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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2025-02-04" NumJO="20250005" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>3724</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>434</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Lutte contre l’illectronisme et dispositif Conseiller numérique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3724. — 4 février 2025. — Mme Marie Pochon interroge M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la pérennité des conseillers numériques France Services. La France est touchée par une fracture numérique importante, avec, selon l’INSEE, 15 % de la population en situation d’illectronisme, 28 % des usagers avec des capacités électroniques faibles, 30 % des ménages ruraux et de montagne seulement disposant de la fibre. Pourtant, dans le même temps, l’État se fixe l’objectif d’atteindre la dématérialisation de 100 % des démarches d’accès aux services publics, mettant ainsi en péril la garantie de l’accès aux droits et aux libertés pour toutes et tous. Dans ce contexte, le travail des 4 000 conseillers numériques pour favoriser l’inclusion numérique de toutes et tous est primordial. Depuis 2022, ce dispositif a permis de toucher 2,7 millions de bénéficiaires et 4 millions d’accompagnements de personnes habituellement éloignées du numérique. Selon le bilan et l’impact du dispositif de Conseiller numérique, 97 % des personnes accompagnées ont le sentiment d’avoir progressé. Dans la 3e circonscription de la Drôme, les conseillers numériques accompagnent dans les espaces France Services des personnes sous ou pas équipées, isolées, qui ont grandement besoin de cet appui pour pouvoir retrouver un emploi, avoir accès à leurs droits, leurs calculs retraite ou leurs droits MSA. Toutefois, leur avenir est compromis par le budget 2025 qui prévoit de réduire significativement ses financements au dispositif, qui passerait d’une enveloppe de 62 millions d’euros en 2024 à 27 millions d’euros seulement en 2025. La conséquence directe de cette coupe budgétaire serait la suppression d’emplois utiles et de services essentiels sur les territoires, notamment ruraux et un recul incompréhensible pour l’inclusion numérique seulement deux ans après la mise en place opérationnelle de ces postes. Ainsi, Mme la députée l’interroge pour savoir quelles mesures seront mises en place pour garantir le financement et la pérennité des conseillers numériques et favoriser l’inclusion numérique de toutes et tous.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3622</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>434</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jonathan Gery</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Interdiction d’utiliser la flumioxazine en juin 2026
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3622. — 4 février 2025. — M. Jonathan Gery attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’inquiétude exprimée par les vignerons et plus particulièrement les producteurs des crus du Beaujolais concernant l’interdiction prochaine de la flumioxazine, matière active présente dans l’herbicide Pledge, dont l’utilisation sera proscrite à partir de juin 2026 suite à une décision de l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). La flumioxazine, réhomologuée au niveau européen en janvier 2022 pour une durée de 15 ans, reste le dernier herbicide à large spectre capable de lutter efficacement contre l’érigéron, une plante invasive dont le développement rapide menace les parcelles viticoles. Si des alternatives mécanisées existent pour les parcelles en plaine, leur application est particulièrement difficile, voire impossible, dans les coteaux. Dans ces zones, l’arrachage manuel représente souvent la seule solution, ce qui alourdit la pénibilité du travail, dissuade les jeunes de s’installer et complique davantage le recrutement, déjà problématique. Cette interdiction risque d’entraîner une hausse des coûts de production, une fragilisation accrue des exploitations viticoles et une multiplication des friches dans les paysages, au détriment du patrimoine agricole et culturel local. Dans ce contexte, il lui demande quelles sont les alternatives efficaces et accessibles que le Gouvernement prévoit de proposer pour remplacer la flumioxazine et préserver la compétitivité des exploitations. Par ailleurs, il veut savoir quelles sont les aides techniques et financières qui seront mises en place pour soutenir les exploitants, en particulier ceux des coteaux, face aux contraintes accrues liées à l’arrachage manuel ou à la mécanisation. Enfin, il l’interroge de façon plus générale sur les actions que le Gouvernement entend engager pour répondre à ces préoccupations et garantir la pérennité des vignobles, notamment ceux des crus du Beaujolais, dont la préservation est essentielle au patrimoine local et national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3629</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>435</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Demande rapport sur l’article 11 de la loi no 1539 du 30 novembre 2021</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3629. — 4 février 2025. — Mme Corinne Vignon attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’application de la loi n° 1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter les liens entre les animaux et les hommes en ce qui concerne les chats errants. Bien que le nombre officiel de chats errants ne soit pas connu, leur population est estimée à plusieurs millions en France et ne semble pas diminuer. Des associations de protection animale se mobilisent aux niveaux local et national pour améliorer la gestion éthique des populations de chats errants, par exemple en stérilisant les chats pour limiter leur reproduction, en les nourrissant et leur prodiguant des soins, en sensibilisant les habitants à l’importance de l’identification et de la stérilisation, en mobilisant l’ensemble des acteurs de la communauté. Ces multiples actions ne font pas l’objet d’un suivi précis, pourtant essentiel pour évaluer leur pertinence et permettre d’améliorer la situation des chats et de diminuer leur nombre. En effet, les chats errants souffrent de maladies, du manque de soin et de confort, parfois de maltraitance et représentent un risque pour la santé publique, en étant vecteur de maladies. La loi n° 1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter les liens entre les animaux et les hommes prévoit, en son article 11, la présentation au Parlement d’un rapport dressant un diagnostic chiffré sur la question des chats errants et d’un rapport présentant les conclusions de l’expérimentation d’une convention entre les régions et les communes au sujet de la gestion des chats errants dans un délai de six mois après promulgation de la loi. Plus de trois ans après, ces rapports n’ont toujours pas été présentés. Ainsi, elle lui demande sous quel délai ces rapports seront présentés au Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3660</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>435</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élise Leboucher</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Conséquences des maladies épizootiques sur les filières d’élevage bovin et ovin
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3660. — 4 février 2025. — Mme Élise Leboucher attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la problématique des maladies épizootiques touchant les élevages bovins et ovins. Ces dernières années, les foyers épidémiques de fièvre catarrhale ovine (FCO) et de maladie hémorragique épizootique (MHE) venant affecter les troupeaux de bovidés et d’ovinés ont tendance à se démultiplier, touchant de plus en plus de départements et d’exploitations agricoles sur le territoire. Ces maladies virales animales, si elles ne sont pas transmissibles à l’être humain, emportent néanmoins de graves conséquences sur la santé des animaux touchés. Selon les chiffres du Groupement de défense sanitaire de la Sarthe, la FCO multiplie ainsi par 3,5 la mortalité du bétail affecté. Ces maladies ont également pour conséquence une diminution non-négligeable de la production laitière, de l’ordre d’un kilo de lait par jour et par vache. Au-delà des implications sanitaires sur les troupeaux d’animaux qui souffrent de symptômes graves, la croissance des foyers épidémiques entraîne donc aussi de fortes répercussions économiques menaçant la viabilité des filières d’élevage bovin et ovin. Depuis quelques années, pour faire face à cette progression épidémique, une politique nationale de vaccination a été développée pour protéger les animaux d’élevage contre la FCO (sérotype 3). Pour amplifier la couverture vaccinale du bétail, le ministère avait, à juste titre, pris la décision d’acheter des stocks de vaccins, pour une mise à disposition gratuite aux éleveurs par l’intermédiaire des services vétérinaires. Or, pour ce qui concerne les troupeaux de bovins, il s’avère que les stocks commandés n’ont permis de couvrir que 40 % des effectifs dans la zone touchée par l’épidémie. En conséquence, en Sarthe comme dans d’autres départements, de nombreux éleveurs bovins ne peuvent pas avoir accès à cette couverture vaccinale gratuite, seul des stocks payants restant disponibles à l’achat auprès du secteur privé. En septembre 2024, alors qu’elle venait d’être désignée au ministère de l’agriculture par l’ancien Premier ministre Michel Barnier, Mme la ministre avait également annoncé la mise en place d’un fond d’indemnisation visant à soutenir les éleveurs, en cas de perte économique liée aux conséquences de ces épidémies. Or il s’avère que ce fond ne permet pas l’indemnisation des éleveurs bovins pour ce qui concerne la mortalité des veaux âgés de moins d’un mois en lien avec ces épidémies et ce, malgré la perte économique que cela représente. La situation ne peut rester en l’état, les répercussions de la progression de ces épidémies épizootiques sur la viabilité économique de la filière française de l’élevage sont de plus en plus importantes. L’État se doit donc de renforcer son soutien aux éleveurs en favorisant encore davantage l’accès à la vaccination gratuite et en renforçant l’indemnisation des pertes subies. Elle souhaite donc l’interroger pour connaître l’action qu’elle entend mettre en œuvre pour renforcer le soutien de l’État à l’élevage français face à ces épidémies ; et d’une manière plus précise, pour savoir si le ministère compte acheter des stocks supplémentaires de vaccins qui permettraient de garantir un accès gratuit pour tous les éleveurs et une couverture totale parmi les troupeaux de bovins. Enfin, elle souhaite savoir si elle entend mettre en place une possibilité d’indemnisation des éleveurs pour la mortalité des veaux de moins d’un mois, liée à ces épidémies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3661</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>436</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Disponibilité et coûts des vaccins FCO
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3661. — 4 février 2025. — M. Jean-Luc Warsmann interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la question des disponibilités et des coûts des vaccins contre les différentes formes de FCO. Lors d’un échange du 28 janvier dernier à la salle des fêtes de Rumigny avec la Fédération nationale ovine (FNO) et la Fédération des éleveurs de moutons des Ardennes (FEMA 08), les difficultés rencontrées en 2024 pour l’approvisionnement en vaccins ainsi que les coûts des vaccins disponibles ont été largement évoqués. L’ampleur de l’épidémie, les taux de mortalité et les réactions en plusieurs temps - et souvent tardives - des autorités ont laissé des traces douloureuses parmi les éleveurs, tant psychologiques qu’économiques. Conscients des efforts que le ministère a pu fournir en fin d’année 2024, les éleveurs ont néanmoins déploré une forme d’impréparation des pouvoirs publics français. En effet, les voisins espagnols, par exemple, ont pu produire plus de vaccins plus rapidement, ce qui a permis à leurs éleveurs d’exporter et de mettre sur le marché leur production, contrairement aux éleveurs français, quand les moucherons, eux, passent les frontières sans encombre. Une gouvernance vaccinale européenne, ou a minima une réponse concertée à l’échelon européen face aux épidémies futures, leur semble indispensable. Mme la ministre a récemment affirmé l’objectif d’une anticipation renforcée, sur la question des vaccins contre les FCO en particulier, qui devrait être présentée lors des assises du sanitaire animal le 30 janvier 2025. Il lui demande donc quelles actions le Gouvernement compte mener pour améliorer significativement les disponibilités des vaccins contre les FCO et réduire les coûts à la charge des éleveurs d’une part et pour faciliter une réaction européenne d’autre part, afin que les agriculteurs français ne soient pas défavorisés sur le marché européen.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3662</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>436</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Personnes pouvant pratiquer des actes liés à la reproduction équine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3662. — 4 février 2025. — M. Romain Daubié alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les personnes pouvant pratiquer des actes liés à la reproduction équine. La reproduction équine française représente 83 400 juments saillies en 2021, soit une augmentation de 8 % depuis 2016. Cette reproduction a trois destinations principales : sport et loisir, courses et travail. Parmi ces juments, 76 % nécessitent un suivi des chaleurs et de la gestation par échographie. Cependant, la filière se heurte à un manque de vétérinaires qui risque de s’intensifier avec les années. En effet, seuls 2,3 % des vétérinaires se spécialisent dans les animaux de rente et la filière équine, alors qu’ils représentent deux tiers des intervenants en reproduction équine. De plus, les jeunes vétérinaires se désintéressent de la médecine rurale, entraînant une chute des vétérinaires en exercice auprès des animaux de production de 18,5 % en 5 ans. Géographiquement, des zones de « déserts vétérinaires » peuvent également être identifiées, y compris dans les départements dénombrant plus de 300 élevages équins. Ainsi, les centres de reproduction ont de grandes difficultés à trouver des vétérinaires pouvant assurer un suivi gynécologique toutes les 24 à 48 heures et il y a peu de permanences gynécologiques le week-end. Ces problématiques s’ajoutent à la complexification des procédures d’insémination qui exigent des échographies toutes les 6 heures. L’équitation est un sport important en France, qui tient sa place dans les 5 premiers sports nationaux. Les chevaux utilisés par les cavaliers licenciés de la Fédération française d’équitation ou encore ceux qui sont destinés à la compétition sont majoritairement issus de l’élevage français. L’État doit soutenir cette filière qui est gage d’une excellence à la française. Ainsi, pour permettre de résoudre certaines des problématiques liées au manque de vétérinaires, une des solutions serait de permettre que certains actes n’aient pas à être exercés par des vétérinaires mais par les inséminateurs. En effet, les échographies nécessaires lors d’une insémination représentent un temps d’intervention très court pour chaque jument mais chronophage pour les vétérinaires, qui doivent se déplacer entre 1 et 3 fois par jour, démultipliant les trajets et les kilomètres. Souvent, l’inséminateur est le propriétaire du centre de reproduction et vit sur place. L’arrêté du 5 octobre 2011 (JORF n° 2033 du 7 octobre 2011) fixe la liste des actes de médecine et de chirurgie des animaux que peuvent réaliser certaines personnes n’ayant pas la qualité de vétérinaire. L’idée serait de pouvoir en modifier le contenu afin d’y ajouter la catégorie des inséminateurs exerçant leur activité depuis 5 ans minimum. Il lui demande de modifier cet arrêté afin d’ajouter à la liste des personnes autorisées à effectuer des actes de médecine et de chirurgie des chevaux les inséminateurs justifiant d’une activité de 5 ans minimum, afin d’apporter une réponse concrète au manque de vétérinaires nécessaires à la reproduction équine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3756</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>437</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Obligation de publication des rapports et données sur les émissions d’ammoniac
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3756. — 4 février 2025. — M. Mickaël Bouloux alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le respect des dispositions prévues dans la législation européenne et française quant à la publication des émissions d’ammoniac. La loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets prévoit la mise en place d’un plan d’action national en vue de la réduction des émissions d’ammoniac afin d’atteindre l’objectif de réduction de 13 % des émissions d’ammoniac en 2030 par rapport à 2005. Cette loi prévoit aussi la transmission annuelle au Parlement par le Gouvernement d’un rapport de suivi du plan d’action national. Or ni plan d’action national, ni rapport n’ont été publiés, ce qui pose de sérieux problèmes de transparence sur les données environnementales et sanitaires au vu des dangers de l’ammoniac pour la santé humaine et l’environnement. En conséquence, M. Mickaël Bouloux demande la date de la publication obligatoire des rapports et données sur les émissions d’ammoniac.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3758</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>437</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Bouyx</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Consolidation du secteur des cliniques vétérinaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3758. — 4 février 2025. — M. Bertrand Bouyx attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les enjeux de consolidation du secteur des cliniques vétérinaires. Dans ses décisions du 10 juillet 2023, le Conseil d’État a rappelé et précisé la loi dans le sens d’une plus grande vigilance, en caractérisant l’impératif de contrôle effectif pour les vétérinaires. En revanche, le Conseil d’État n’a pas énuméré les critères garantissant l’indépendance des vétérinaires par ce contrôle effectif. À la suite des décisions du Conseil d’État, une mission de conciliation a été opérée par le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire entre l’Ordre des vétérinaires et les principaux fonds en non-conformité. La doctrine d’emploi résultant de cette conciliation, publiée sur le site du ministère, se subdivise en deux parties relatives, d’une part, à la gouvernance des sociétés d’exercice vétérinaire et, d’autre part, à l’exercice effectif d’un vétérinaire associé au sein de chaque domicile professionnel d’exercice (DPE). Elle retient deux modèles, le premier avec des sociétés par actions simplifiées (SAS) en cascade et le second avec une structure juridique unique et plusieurs DPE associés. M. le député s’interroge sur la valeur juridique de cette publication qui a minima incite l’ensemble des groupes vétérinaires à s’orienter vers le second modèle, qui ne nécessite pas de vote régulier de la part des vétérinaires. Si les vétérinaires abandonnent leurs droits politiques dès leur entrée dans leurs statuts, ils n’auront plus recours à leur garantie d’indépendance. Cette situation inquiète dans le sens où elle peut perturber à moyen et long terme le caractère indépendant de la profession et donc la garantie de soin de qualité aux animaux. Il souhaite savoir si le Gouvernement compte instaurer dans la loi et en concertation avec le Parlement un ensemble de critères de nature à garantir l’indépendance des vétérinaires au sein des fonds financiers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3782</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>437</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benoît Biteau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Cadmium et santé publique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3782. — 4 février 2025. — M. Benoît Biteau alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le lien entre cadmium et santé publique. Le 26 janvier, l’émission « Zone interdite » a révélé la présence inquiétante de cadmium dans de nombreux produits alimentaires de consommation courante, notamment les pains, les céréales, les pâtes, ainsi que dans des produits d’origine végétale comme les fruits et légumes. Ce métal lourd, dont l’origine remonte à la pollution industrielle des sols depuis la fin du XIXe siècle, pénètre dans l’alimentation principalement par les sols contaminés et par les amendements agricoles phosphatés, utilisés pour tenter d’améliorer les rendements agricoles. Il est important de souligner que la France importe une grande partie de son phosphate en provenance du Maroc, où la teneur en cadmium est plus élevée qu’ailleurs, ce qui augmente la contamination des sols et, par conséquent, des produits alimentaires. Le taux maximum admissible de cadmium dans les engrais phosphatés ayant d’ailleurs été remonté, non pas en référence à la protection de la santé humaine et de la biodiversité, mais bien pour permettre la libération des importations de phosphates marocains. Cette situation est d’autant plus préoccupante que près de 47 % des adultes et près de 20 % des enfants en France présentent des niveaux de cadmium supérieurs aux seuils recommandés par les autorités sanitaires. Ce métal, classé cancérigène, mutagène et toxique pour la reproduction, est responsable de graves atteintes à la santé, notamment des risques accrus de cancers, des troubles rénaux et des fragilités osseuses. De plus, une surexposition au cadmium pourrait exacerber les cas de cancer du pancréas, comme l’indique santé publique France. Les efforts pour réduire cette contamination semblent insuffisants, alors que plusieurs pays européens, tels que la Finlande et la Slovaquie, ont déjà pris des mesures pour réduire la concentration de cadmium dans les engrais. Pourtant, la France tarde à suivre cet exemple, malgré l’impact grave que cette pollution a sur la santé publique. M. le député souhaite savoir si le Gouvernement prendra enfin des mesures concrètes pour réduire la contamination par le cadmium, en révisant immédiatement la réglementation sur les engrais, en particulier ceux contenant du phosphate et en renforçant drastiquement les contrôles sur les produits alimentaires, en particulier les importations, qui présentent des risques élevés. Il apparaît comme essentiel de baisser de manière significative le taux de cadmium autorisé dans le phosphate, passant de 60 à 20 grammes par tonne, comme recommandé par l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Il demande également à ce que des actions soient engagées pour sensibiliser la population aux dangers du cadmium et pour promouvoir des pratiques alimentaires protectrices, comme la consommation de produits biologiques et d’aliments riches en fer qui peuvent réduire le stockage du cadmium dans l’organisme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3653</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>438</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Situation financière des départements
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3653. — 4 février 2025. — M. Julien Gokel appelle l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la situation financière préoccupante des départements, en particulier celle du département du Nord. Comme la majorité des départements français, le département du Nord subit un véritable « effet ciseaux » : d’un côté, une hausse sans précédent de ses dépenses qui ne sont pas pilotables et de l’autre, une baisse de ses recettes, désormais soumises aux fluctuations économiques. Les dépenses liées à l’action sociale et à la solidarité connaissent une augmentation constante. L’allongement de la durée de vie, les besoins croissants en autonomie, ainsi que l’inflation estimée à environ 1 % en 2025, exercent une pression de plus en plus forte sur les budgets départementaux. En outre, les dépenses obligatoires des départements ne sont que partiellement compensées, notamment pour l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), la prestation de compensation du handicap (PCH) et l’aide sociale à l’enfance (ASE), ce qui accentue les difficultés financières des départements. Depuis la suppression de la taxe sur le foncier bâti, les départements ont perdu un levier fiscal crucial pour ajuster leurs ressources en fonction de leurs besoins. Aujourd’hui, leurs recettes dépendent de la dynamique économique, qu’il s’agisse de la fraction de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ou des droits de mutation à titre onéreux (DMTO), particulièrement sensibles aux fluctuations du marché immobilier. Avec des dépenses obligatoires en hausse, des économies de plus en plus difficiles à réaliser et sans autonomie fiscale, les départements sont pris en étau. Dans ce contexte, M. le député interroge le Gouvernement sur les moyens qu’il entend mettre en œuvre pour garantir aux départements les ressources nécessaires à l’exercice de leurs missions. Il lui demande notamment s’il prévoit une compensation, à hauteur de 50 %, des dépenses liées à l’APA, à la PCH et à l’ASE, ainsi que des mesures pour renforcer la dynamique de la TVA et augmenter les DMTO de 1 % perçus par les départements. Les départements doivent retrouver les moyens de leurs actions, particulièrement en matière de protection de l’enfance et de prévention spécialisée. Il en va de la vie de millions de Français, de l’emploi de milliers de travailleurs sociaux et de la préservation du modèle social français. Enfin, il l’interroge sur le dialogue et la concertation qu’il entend mener avec les collectivités pour une révision plus globale et équilibrée des finances publiques locales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3659</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>438</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Stations d’épuration par lagunage dans le ZAN
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3659. — 4 février 2025. — M. Thibault Bazin appelle l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la situation des stations d’épuration par lagunage dans le cadre de l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN). Ces stations, qui assurent l’assainissement des eaux, jouent un rôle bénéfique dans la préservation de l’environnement. Cependant, malgré leurs avantages écologiques, les communautés de communes rencontrent des difficultés pour en construire de nouvelles en raison de la stratégie ZAN, définie dans l’article 192 de la loi Climat et résilience. Bien que la loi du 20 juillet 2023 prévoit déjà des exemptions pour certains projets d’envergure régionale, le statut des stations de lagunage demeure incertain. Aussi, il lui demande s’il envisage de clarifier explicitement leur statut dans le cadre de la loi ZAN, en les intégrant dans la liste des projets pouvant être exemptés de la comptabilisation de l’artificialisation au niveau local. Cette clarification permettrait de faciliter le développement de ces solutions écologiques d’assainissement, tout en restant conforme aux objectifs environnementaux du ZAN.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3708</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>439</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Assouplissement des règles s’appliquant à la vente d’immeubles à rénover
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3708. — 4 février 2025. — M. Romain Daubié appelle l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les règles qui s’appliquent à la vente d’immeubles à rénover. Les articles L. 262-1 et suivants ainsi que les articles R. 261-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation encadrent les dispositions particulières relatives à ce type de vente. Elle est définie comme la vente d’un bien immobilier dont la destination, antérieure et postérieure aux travaux, est l’habitation et l’usage professionnels. Le vendeur s’engage à réaliser des travaux de rénovation dans le cadre d’une échéance déterminée, de sorte que la vente soit sécurisée pour l’acquéreur. Dans un rapport en date du 21 septembre 2020, dit Renouveau urbain et rénovation environnementale des bâtiments, le plan bâtiment durable ainsi que la RICS en France, missionnés le 23 juin 2020 par M. le ministre de la ville et du logement et Mme la secrétaire d’État auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire, ont établi une stratégie globale de nature à accélérer et amplifier le renouveau urbain et la rénovation environnementale des bâtiments. Dans cette acception, certaines dispositions législatives ne permettent pas la réalisation des objectifs urbains précités. L’article L. 262-1 alinéa 3 du code de la construction et de l’habitation dispose que les travaux de rénovation d’un immeuble au sens de l’article L. 261-1 sont ceux portant sur un immeuble bâti, n’incluant pas des travaux d’agrandissement ou de restructuration complète, assimilables à une reconstruction, rendant à l’état neuf la majorité de la consistance des façades hors ravalement. La conception des façades est au cœur des défis de performance énergétique, en ce qu’elle permet d’intégrer des solutions bioclimatiques au sein de l’habitation. À ce titre, il fait sens d’augmenter le seuil de modification des façades à 75 %, afin de permettre de favoriser la réalisation de façades plus performantes par la création de balcons et de loggias. S’agissant de la consistance des façades, l’administration fiscale assimile à des travaux de reconstruction, soumis à un taux de 20 % de TVA (contre 10 % pour des travaux de rénovation), le simple remplacement de plus de 50 % des parois vitrées de bureaux alors que l’ossature de l’immeuble n’est pas affectée, défavorisant ainsi la transformation de locaux vacants. De plus, à ce jour, la surélévation d’un immeuble existant ne peut bénéficier, au regard de la loi, du taux de TVA de 10 % applicable à la restauration de logements, supportant de facto un taux de 20 %. En résulte généralement l’abandon des contraintes techniques et juridiques. Au regard de la densification des villes, il serait opportun de permettre, dans ce cadre spécifique, une TVA au taux réduit de 10 %. L’application de cette TVA réduite pourrait être étendue à l’intégralité des postes du bilan et plus seulement aux postes liés aux travaux, ce qui constituerait un véritable avantage dans le cadre des démarches entreprises vers la rénovation urbaine et environnementale. Il lui demande de se prononcer sur cette demande de modification afin d’assouplir diverses règles encadrant le régime de la vente à rénover et mieux favoriser la rénovation énergétique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3810</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>439</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Riotton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Conséquences de la démarche d’amélioration de l’adressage par les communes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3810. — 4 février 2025. — Mme Véronique Riotton appelle l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les conséquences non maîtrisées de la démarche d’amélioration de l’adressage par les communes. L’article 169 de la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 dispose de l’obligation pour les communes de procéder à la dénomination des voies, des voies privées ouvertes à la circulation et des lieux-dits. Le numérotage fait l’objet d’un arrêté du maire et les données sont versées dans des bases adresses locales (BAL) qui alimentent la base adresse nationale (BAN). Ainsi, les conseils municipaux renomment nécessairement certaines voies en se basant sur le guide des bonnes pratiques édité par l’agence nationale de la cohésion des territoires et en ayant soin de modifier le minimum d’adresse pour ne pas gêner la population. La démarche a été initiée par l’État dans le but d’une meilleure rapidité des services d’urgence, d’un meilleur acheminement du courrier et des colis, d’une optimisation des services et d’une meilleure navigation. Les sociétés de services, de livraison et les particuliers utilisent des GPS derrière lesquels des sociétés fournissent des cartes. Or il s’avère que ces sociétés n’intègrent pas dans des délais raisonnables les modifications d’adresses validées par la base adresse nationale. Il en résulte des difficultés, notamment pour les livraisons et une incompréhension totale des administrés, remontée auprès des maires qui leur ont vanté un dispositif censé améliorer la situation alors qu’au final elle se trouve dégradée. Aussi, elle lui demande quelle mesure le Gouvernement entend prendre afin que le changement d’adresse imposé par l’État soit effectivement pris en compte par les sociétés de géolocalisation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3652</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>440</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Actualisation de la revue stratégique de cyberdéfense
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3652. — 4 février 2025. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de M. le ministre des armées sur l’actualisation de la revue stratégique de cyberdéfense. Conscient que l’augmentation des cyberattaques et de leur intensité était susceptibles de porter atteinte, à tout moment, aux intérêts et à la souveraineté de la Nation, Edouard Philippe, alors Premier ministre, avait confié au Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN) le soin de rédiger en 2018 une revue stratégique de cyberdéfense. Véritable livre blanc, cette revue est le premier grand exercice de synthèse stratégique dans ce domaine et dresse un panorama de la cybermenace, formule des propositions d’amélioration de la cyberdéfense de la Nation et ouvre des perspectives visant à améliorer la cybersécurité de la société française. Si cette première édition marque le début d’une véritable prise de conscience de la menace et d’une stratégie pour le pays, 6 ans plus tard, force est de constater que les menaces cyber auxquelles il faut faire face ont évolué, augmenté et se sont intensifiées. Les crédits inédits (4 milliards) alloués à la cyberdéfense dans le cadre de la LMP 2024-2030 ou encore la future transposition de la directive NIS 2 témoignent de la nécessité d’investir et de renforcer l’arsenal aussi bien matériel que législatif dans le domaine cyber. Comme le recommande le rapport sur les défis de la cyberdéfense (2024) dont Mme la députée est co-auteure, il est nécessaire de mettre à jour cette revue stratégique afin de prendre en compte de nouveaux enjeux et de nouveaux acteurs telles que les collectivités locales. Enfin, alors que le Président de la République, lors de ses vœux aux armées le lundi 20 janvier 2025 a demandé l’actualisation de la revue nationale stratégique (RNS) d’ici le mois de mai prochain, notamment au regard du contexte géopolitique, la mise à jour de la revue stratégique de cyberdéfense apparaît très opportune. Aussi, elle souhaite savoir quand paraîtra l’actualisation de la revue stratégique de cyberdéfense.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3737</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>440</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Accessibilité universelle et compensation du handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3737. — 4 février 2025. — M. Mickaël Bouloux attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les difficultés persistantes que rencontrent les 12 millions de personnes en situation de handicap et leurs proches, vingt ans après l’adoption de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. De fait, en 2025, les personnes en situation de handicap ne peuvent toujours pas vivre dignement et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré deux nouveaux engagements pris par la France depuis 2005 : la ratification de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création de la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie en 2020. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la branche Autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé pour les vingt ans de la loi de 2005 par le collectif Handicaps est formel. Pour ce collectif qui regroupe 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et leurs familles, l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes en situation de handicap sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi : l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique, etc.) n’est toujours pas une réalité. De même, l’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, alors même que le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Enfin, les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3739</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>441</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Bonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Droits des personnes en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3739. — 4 février 2025. — Mme Sylvie Bonnet appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur le vingtième anniversaire de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. S’il s’agit d’une des grandes lois de la République, elle n’a malheureusement pas eu tous les effets escomptés. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la cité et agir comme des citoyens à part entière. En effet, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. Par ailleurs, la branche Autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le constat dressé par le collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. Vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique, etc.) n’est toujours pas une réalité. Quant à l’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien, il relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie des personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est ainsi très inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. La stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. Elle souhaite par conséquent connaître les mesures que le Gouvernement va prendre en 2025 pour enfin rendre effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3740</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>441</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Encadrement de la profession d’AESH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3740. — 4 février 2025. — Mme Hélène Laporte attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur le caractère insuffisant de l’encadrement de l’exercice de la profession d’accompagnant d’élève en situation de handicap (AESH) et de leur carrière. À la rentrée 2024, près de 490 000 élèves handicapés étaient scolarisés en milieu ordinaire, encadrés par plus de 132 000 AESH, dont le recrutement est assuré par les académies et dont la rémunération est intégrée aux dépenses de personnel de l’État. Ces professionnels assurent ainsi, aux termes de leurs contrats, l’accompagnement de l’élève handicapé dans les actes de la vie quotidienne et dans ses activités sociales et relationnelles. En décembre 2022, le Comité des droits sociaux du Conseil de l’Europe a estimé que la France méconnaissait ses obligations envers les personnes handicapées, notamment en raison d’un accompagnement insuffisant des enfants en situation de handicap dans leur scolarité. Dans son rapport sur l’inclusion scolaire des enfants en situation de handicap publié en septembre 2024, la Cour des comptes a relevé (p. 55-56) que de nombreuses académies déclarent rencontrer des difficultés pour recruter des AESH afin de pourvoir l’ensemble des postes nécessaires. Selon la Cour des comptes, les mesures prises entre 2021 et 2023 pour revaloriser la profession (revalorisations indiciaires et indemnitaires, raccourcissement de six à trois ans du délai au-delà duquel l’AESH peut se voir proposer un contrat à durée indéterminée) se révèlent insuffisantes. En effet, la rémunération des AESH demeure faible en pratique, eu égard au faible nombre d’heures travaillées (2 % seulement travaillent à temps plein et 86 % ont une quotité de travail inférieure ou égale à 70 %). Cette situation s’explique en grande partie par le décalage entre une rémunération horaire envisagée sur la base d’un temps plein et la réalité imposée par les rythmes scolaires, qui limitent considérablement le nombre d’heures effectuables en pratique. En plus de cette dimension financière, la Cour relève que les missions des AESH sont insuffisamment étayées, créant un certain flou sur l’articulation de cette fonction avec celle de l’enseignant auprès de l’élève handicapé. Les rôles assurés par l’AESH et donc les compétences nécessaires, sont par ailleurs très divers selon le handicap et l’âge de l’élève accompagné. De plus, la Cour note un fréquent sentiment de mise à l’écart chez les AESH, en raison de leur participation aléatoire aux instances de l’établissement et du manque de lisibilité du cadre des responsabilités hiérarchiques et fonctionnelles qui leur est applicable. Aussi préconise-t-elle des efforts pour permettre une meilleure gestion des conditions d’exercice et de carrière des AESH. Interrogé sur le sujet en mars 2024, M. Frédéric Valletoux, alors ministre délégué chargé de la santé et de la prévention, avait affirmé que la fonctionnarisation des AESH n’était pas une voie appropriée pour répondre au déficit d’attractivité de la profession, en raison des conditions de nationalité et de diplôme requises pour accéder à la fonction publique. Ces arguments ne semblent toutefois pas de nature à écarter définitivement une telle solution. De plus, d’autres solutions que l’intégration des AESH aux effectifs de la fonction publique peuvent être envisagées pour clarifier leur statut et renforcer l’attractivité de la profession. Elle souhaite donc connaître les mesures projetées par Mme la ministre pour répondre au déficit d’accompagnement des élèves en situation de handicap, relevé par de multiples acteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3744</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>442</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Où en sont les droits des personnes en situation de handicap ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3744. — 4 février 2025. — M. Abdelkader Lahmar attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. S’il s’agit d’une des grandes lois de la République, son anniversaire met en lumière qu’elle n’a pas eu tous les effets escomptés. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la cité et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis : la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création de la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie en 2020. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la branche autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé par le Collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique, etc.) n’est toujours pas une réalité. L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie des personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures elle entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3747</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>443</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Vingt ans après la loi du 11 février 2005
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3747. — 4 février 2025. — M. Philippe Fait attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Cette loi, reconnue comme une avancée majeure pour les droits des personnes en situation de handicap, met pourtant en lumière, vingt ans après sa promulgation, des résultats en deçà des attentes. En effet, malgré les engagements forts qu’elle portait, les attentes des 12 millions de personnes handicapées et de leurs proches demeurent vives, et ces derniers continuent de faire face à des difficultés qui les empêchent de vivre pleinement comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré des engagements internationaux, comme la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010, et des évolutions nationales, notamment la création en 2020 de la cinquième branche de la Sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie. D’une part, les lois françaises et l’action publique restent insuffisamment alignées sur les engagements internationaux, malgré les rappels à l’ordre réguliers des instances internationales. D’autre part, la branche autonomie est encore trop faiblement dotée et ne s’inscrit pas dans une stratégie pluriannuelle cohérente, limitant son impact sur le terrain. Le bilan établi par le Collectif handicaps, qui regroupe 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap, est clair : il est urgent de rendre effectifs les droits fondamentaux garantis par la loi de 2005, en particulier en matière d’accessibilité universelle et de droit à compensation. Cependant, l’accessibilité universelle, qui englobe les bâtiments, les transports, la communication ou encore le numérique, est encore loin d’être une réalité. Par ailleurs, l’accès à une compensation personnalisée pour faire face aux conséquences du handicap reste un véritable parcours du combattant. Les conséquences sont graves : une personne en situation de handicap sur quatre vit en dessous du seuil de pauvreté. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement ou à la santé sont encore largement bafoués, et la stigmatisation ainsi que l’invisibilisation des personnes handicapées et de leurs aidants demeurent une réalité inacceptable en 2025. Dans ce contexte, il souhaite savoir quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour traduire enfin en actes les promesses de la loi du 11 février 2005 et pour rendre effectifs les droits des personnes en situation de handicap. Il lui demande également quelles ressources et stratégies seront mises en oeuvre pour garantir l’accessibilité universelle et une véritable compensation des conséquences du handicap, tout en assurant une meilleure inclusion des personnes concernées dans la société.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3748</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>443</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>20 ans de la loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3748. — 4 février 2025. — Mme Maud Petit attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, au sujet des vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. S’il s’agit d’une des grandes lois de la République, son anniversaire met en lumière qu’elle n’a pas eu tous les effets escomptés, 20 ans plus tard. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la société française ni agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis la ratification de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création, en 2020, de la cinquième branche de la sécurité sociale, dédiée au soutien à l’autonomie. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées de la France par les instances internationales. D’autre part, la branche Autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins de terrain. Le bilan rédigé par le collectif Handicaps, qui regroupe 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi : l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle, qui a pour but équité et approche inclusive (cadre bâti, transports, communication, numérique, etc.) n’est toujours pas une réalité. L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie de ces personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. Mme la députée déplore la pérennité de la stigmatisation et de l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale, qu’elle considère comme autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables dans la France de 2025. C’est pourquoi elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes pragmatiques et efficaces et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3640</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>444</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Clavet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Gestion financière de France Télévisions
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3640. — 4 février 2025. — M. Bruno Clavet alerte Mme la ministre de la culture sur la gestion financière préoccupante de France Télévisions. Alors que l’audiovisuel public bénéficie d’un financement de l’État à hauteur de 3,2 milliards d’euros chaque année, l’entreprise accuse pourtant un déficit de plus de 40 millions d’euros pour 2025. Cette situation soulève donc des interrogations sur la gestion des ressources publiques allouées à cette entité. Depuis 2016, la Cour des comptes souligne pourtant des difficultés structurelles, notamment un manque d’anticipation stratégique et une maîtrise insuffisante des coûts. L’entreprise peine, selon la Cour des comptes, à contenir sa masse salariale, qui représente près de 40 % de son budget et n’a réduit ses effectifs que de manière marginale, malgré des engagements en ce sens. Force est de constater que, depuis 2015, ces alertes répétées n’ont pas conduit aux réformes structurelles nécessaires. Par ailleurs, l’évolution du marché audiovisuel et la montée en puissance des plateformes numériques ont entraîné une baisse des revenus publicitaires, accentuant la dépendance de France Télévisions aux financements publics. Cette situation interroge sur la capacité du groupe à s’adapter aux mutations du secteur et à développer des ressources propres pour assurer sa viabilité à long terme. En outre, le nombre important de chaînes au sein du groupe entraîne un éparpillement des moyens et la coexistence de doublons structurels en matière de gestion et de production de contenus. Cette dispersion questionne l’optimisation des ressources et la pertinence d’un modèle qui multiplie les antennes sans toujours justifier leur complémentarité ni leur rentabilité. Enfin, la question du pluralisme éditorial demeure préoccupante. L’audiovisuel public, en tant que service financé par l’impôt, a l’obligation d’assurer une représentation équilibrée des opinions. Or de nombreux Français estiment que certaines sensibilités sont insuffisamment, voire « caricaturalement » représentées, ce qui pourrait à terme les détourner de ces chaînes au profit d’autres sources d’information perçues comme plus impartiales. Ce risque de perte d’audience interroge sur la capacité de France Télévisions à remplir pleinement sa mission de service public et à fédérer un public large, condition pourtant essentielle à sa légitimité et à son modèle de financement. Dans ce contexte, il souhaiterait connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour garantir une gestion plus efficiente de l’audiovisuel public. Il souhaiterait également savoir si une évolution du périmètre de France Télévisions ou une réflexion plus profonde sur son modèle de financement sont à l’étude, notamment pour garantir une meilleure adéquation entre les ressources engagées et la qualité du service rendu aux Français dans le contexte budgétaire actuel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3727</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>444</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Formations en musique, danse et art dramatique aux Antilles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3727. — 4 février 2025. — M. Max Mathiasin appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur les formations en musique, danse et art dramatique aux Antilles. Il existe, aux Antilles, quelques écoles de musique et de danse très dynamiques qui sensibilisent et forment à la musique, la danse et l’art dramatique et qui participent à différentes manifestations culturelles. Toutefois, la Guadeloupe et la Martinique souffrent de l’absence de conservatoire de musique, danse et art dramatique ou de conservatoire à rayonnement régional doté de parcs instrumentaux diversifiés pour former les jeunes désireux d’acquérir un haut niveau de pratique ou de devenir professionnels et pour offrir un programme ambitieux de concerts et de conférences à tous les publics. L’absence de conservatoire entraîne une inégalité d’accès à un certain niveau de pratique et une perte de chance pour tous ces passionnés de musique, de danse ou d’art dramatique. Il lui demande de dresser un état des lieux des formations en musique, danse et art dramatique et de présenter les perspectives de son ministère en faveur du développement des infrastructures d’enseignement artistique et des programmes spéciaux d’accompagnement des jeunes talents en Guadeloupe et en Martinique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3778</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>445</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Eric Liégeon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Pass Culture, renforcer son efficacité en milieu rural
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3778. — 4 février 2025. — M. Eric Liégeon appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’efficacité du pass Culture, en particulier en milieu rural. Dans son récent rapport du 17 décembre 2024 portant « premier bilan du pass Culture », la Cour des comptes souligne en effet les limites de ce dispositif qui peine à atteindre ses objectifs malgré un budget annuel très conséquent (267 millions d’euros de subventions - 210 millions du ministère de la Culture pour les achats effectués individuellement par les jeunes et 57 millions de l’éducation nationale pour l’utilisation collective impulsée par les enseignants). Parallèlement, les conclusions d’un récent rapport sénatorial sur l’accès à la culture en milieu rural font le constat de difficultés toujours persistantes d’accès à l’offre culturelle en zones rurales, notamment du fait de problématiques de mobilité et d’une offre plus limitée qu’en milieu urbain. Le rapport préconise trois axes d’actions : « aller vers » le public, le « faire venir » et développer une stratégie sur le long terme au niveau de l’État. Ainsi, il serait intéressant de se demander comment le pass Culture pourrait jouer sa part en allant mieux et plus vers les jeunes des territoires ruraux. En conséquence et afin de mieux répondre aux besoins culturels de ces jeunes, il l’interroge sur les mesures qu’elle entend prendre pour renforcer l’impact du pass Culture en milieu rural et en faciliter l’accès et la compréhension.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3636</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>445</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Transparence de la rémunération des dirigeants d’associations subventionnées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3636. — 4 février 2025. — M. Thomas Ménagé interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur la transparence des rémunérations des dirigeants d’associations bénéficiant de subventions publiques. Les associations jouent un rôle essentiel dans le tissu économique et social français, en intervenant notamment dans les domaines de la culture, de la solidarité, du sport ou encore de l’éducation populaire. Afin de soutenir ces actions, les pouvoirs publics leur attribuent chaque année des subventions conséquentes. Selon le ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, les associations perçoivent ainsi environ 5 milliards d’euros d’aides publiques annuelles de la part de l’État et des collectivités territoriales. Cependant, des interrogations récurrentes se posent quant à l’utilisation de ces fonds publics, notamment en ce qui concerne la rémunération des dirigeants d’associations. L’article 10-1 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations impose aux associations subventionnées de produire un compte rendu financier détaillant l’emploi des fonds reçus, mais cette obligation ne permet pas toujours de garantir une information claire et accessible sur les salaires et avantages versés à leurs dirigeants. Le rapport annuel de la Cour des comptes de 2021 a souligné que, dans certains cas, les rémunérations allouées à des dirigeants d’associations subventionnées peuvent atteindre des montants disproportionnés au regard des missions exercées et des objectifs d’intérêt général poursuivis. Cela suscite une légitime inquiétude, d’autant plus que ces rémunérations échappent souvent à un contrôle effectif. À titre d’exemple, certaines associations d’envergure nationale perçoivent plusieurs millions d’euros de subventions, tout en rémunérant leurs dirigeants à des niveaux comparables à ceux des cadres dirigeants du secteur privé. Un renforcement des obligations de déclaration et de publicité relatives aux rémunérations versées par les associations subventionnées permettrait de restaurer la confiance du public dans l’utilisation des deniers publics, tout en favorisant une meilleure gouvernance associative. D’autres mesures pourraient également inclure des plafonds de rémunération ou l’obligation de publier les salaires des dirigeants sur une plateforme nationale accessible au public, à l’image des obligations pesant sur les entreprises cotées. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage d’introduire des mesures spécifiques visant à renforcer la transparence des rémunérations des dirigeants d’associations bénéficiant de subventions publiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3695</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>446</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Effets contre-productifs de l’augmentation des taxes sur le tabac
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3695. — 4 février 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur l’efficacité pour le moins discutable, voire les effets contre-productifs, de la politique actuelle de lutte contre le tabagisme et ses deux piliers, la hausse du prix du tabac et la prohibition des alternatives. Le Gouvernement continue en effet à augmenter le prix du paquet de cigarettes par les droits d’accise. Ce prix atteint désormais 13 euros début 2025, contre 11,14 en moyenne en 2023 et 8 euros en 2018. Or cette évolution continue ne réduit désormais plus la prévalence tabagique dans le pays, comme l’illustrent les différentes études sur le sujet et notamment les chiffres de Santé publique France. Son impact est avant tout de développer les trafics et le marché parallèle, de pénaliser les buralistes, surtout frontaliers, qui jouent pourtant un rôle social essentiel en zone rurale et même de réduire les recettes fiscales,  a priori  de plusieurs centaines de millions en 2024 par rapport aux chiffres escomptés, compte tenu de la part croissante de cigarettes de contrebande (que certaines études documentées chiffrent à plus de 40 % de la consommation française). Parallèlement, alors que l’exemple de plusieurs pays devrait conduire à soutenir le développement des alternatives (sachets de nicotine et vapotage), la tendance affichée actuelle serait plutôt la prohibition, au moins sur les sachets. Là encore, cette politique apparaît contre-productive. Un meilleur encadrement de ces alternatives, tant dans leur composition que leur distribution, en les soumettant à un réel contrôle, percevant des droits limités et confiant leur distribution aux seuls buralistes et boutiques spécialisées, apparaîtrait là encore préférable tant en matière de santé que de finances publiques. Il lui demande donc si le Gouvernement est prêt à sortir de l’idéologie qui a présidé à la définition de la trajectoire actuelle en limitant l’évolution future des droits d’accise à l’inflation et en promouvant une consommation encadrée des produits de la nicotine alternatifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3626</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>446</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Maurel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Enrichissement Euro Disney
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3626. — 4 février 2025. — M. Emmanuel Maurel alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les informations contenues dans le rapport de la Cour des comptes rendu vendredi 10 janvier 2025 au sujet de l’EPA France et plus particulièrement sur l’avenant n° 9 de la convention pour la création et l’exploitation d’EuroDisneyland signée le 24 mars 1987. Cette convention permet depuis 1987 à EuroDisneyland d’avoir la maîtrise de l’aménagement de plus de 2 000 hectares. Cette maîtrise avait pour objet de lui permettre un développement progressif des infrastructures du parc dans un cadre budgétaire déterminé. Il avait été stipulé que le prix de cession des terrains devait être établi à partir du prix de revient pour l’EPA (prix des terrains en 1987 et coût des travaux d’aménagement), augmenté d’une marge de 25 %. Il en ressort que les cessions des terrains sont opérées au seul profit de la société Euro Disney et à des prix très largement inférieurs à ceux du marché. Or, comme l’indique le rapport de la Cour des comptes, il s’avère que la société Euro Disney procède à des opérations de promotions immobilières, lors desquelles elle achète au prix de la convention de 1987, puis revend des terrains le jour même aux prix du marché. Euro Disney réalise ainsi des plus-values jusqu’à 955 % et en moyenne 200 %. La Cour des comptes n’est pas parvenue à établir le montant exact de ces plus-values, mais elle les estime dans une fourchette de 100 à 200 millions d’euros. S’il était nécessaire de conclure une convention pour assurer le développement à long terme du parc EuroDisneyland, il paraît en revanche injustifiable que cette convention soit détournée dans le seul but de réaliser des plus-values immobilières. En conséquence, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour mettre fin à cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3645</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>447</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Aurélie Trouvé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Suppression du label Entreprises du patrimoine vivant
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3645. — 4 février 2025. — Mme Aurélie Trouvé alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la suppression du label Entreprises du patrimoine vivant, dont les subventions ont été drastiquement réduites dans le projet de loi de finances pour 2025. Ce label est pourtant essentiel en ce qu’il permet à 1 035 entreprises de poursuivre leur activité sereinement. Il s’agit de TPE, PME et ETI conciliant innovation et tradition, créativité et haute-technicité industrielle, local et international. Plusieurs domaines d’activités sont concernés : la mode, le traitement de matériaux bruts, la gastronomie, ou encore la conservation du patrimoine. Parmi ces artisans, on trouve l’atelier Quoirin spécialiste de la construction et la restauration d’orgues et qui a sauvé celui de Notre-Dame. En plus de préserver un patrimoine commun, ces entreprises s’inscrivent dans une démarche éco-responsable par la priorisation de circuits courts, une consommation d’énergie maîtrisée et favorisent la formation d’apprentis à des métiers rares qui ne sont pas enseignés par les voies de formation habituelles. Elles préservent des savoir-faire traditionnels, promeuvent les identités locales des territoires et représentent un des piliers de l’économie nationale : en 2023, les Entreprises du patrimoine vivant employaient plus de 59 000 personnes, pour un chiffre d’affaires cumulé de plus de 14,2 milliards d’euros. Plus largement, elles jouent un rôle important dans la réindustrialisation française, notamment en étant des sous-traitants et des partenaires performants pour de grands groupes souhaitant relocaliser tout ou partie de leur production en France. Ce sont des avantages sans lesquels ces entreprises ne pourraient exister qui sont en jeu : notamment des aides à l’export et un crédit d’impôts de 15 % plafonné à 30 000 euros sur les dépenses directement liées à la création d’ouvrages. En 2024, ces avantages représentaient 1,05 million d’euros dans le budget de l’État. Pour 2025, le budget octroyé par le Gouvernement tombe à 200 000 euros. Face à ce danger pour les artisans et pour le rayonnement de la France, elle l’interroge quant aux mesures budgétaires que le Gouvernement compte proposer afin de répondre à la détresse des artisans labellisés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3647</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>447</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Avenir du magazine 60 millions de consommateurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3647. — 4 février 2025. — M. Aurélien Saintoul alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation du magazine 60 millions de consommateurs, magazine et site internet de service public édité par l’Institut national de la consommation (INC). Depuis 1970, l’article R. 822-1 du code de la consommation dispose que l’INC doit informer le grand public des problèmes de consommation en publiant des enquêtes, essais et études juridiques et économiques, mission qu’il effectue par la publication régulière de 60 millions de consommateurs rassemblant une cinquantaine de juristes, journalistes et ingénieurs. Depuis 50 ans, ce titre investigue et alerte sur les arnaques, les produits dangereux, les services défaillants, les conditions de travail à l’origine des produits, les mensonges et manipulations issues des pratiques publicitaires, les conséquences de la surconsommation sur l’environnement ou encore sur l’origine réelle de l’inflation des prix. Or, bien que le conseil d’administration de l’INC ait adopté en septembre 2024 un plan d’investissement sur la proposition de l’ancienne ministre déléguée à la consommation du gouvernement de M. Attal et des représentants du personnel de l’institut et du magazine, le titre est désormais menacé par un projet de cession à un opérateur privé, engagé au dernier trimestre 2024 par le gouvernement de M. Barnier, sans aucune réflexion sur les conséquences juridiques, économique et sociales d’un tel projet. La quasi-totalité des associations de consommateurs s’est publiquement opposée à cette privatisation qui mettrait en danger immédiat la mission de cet organe indépendant, expert et lanceur d’alerte, au service des consommateur depuis plus de 50 ans. Aussi, il lui demande s’il souhaite renoncer à privatiser de 60 millions de consommateurs et revenir au projet d’investissement initialement proposé en 2024 afin de protéger l’existence de ce titre connu de tous les Français et la mission de service public qu’il porte.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3655</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>447</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Absence de convention fiscale franco-suisse sur les successions
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3655. — 4 février 2025. — M. Marc Chavent attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’absence de convention fiscale bilatérale relative à la double imposition des successions entre la France et la Suisse. Depuis la dénonciation par la France, le 17 juin 2014, de la convention fiscale franco-suisse du 31 décembre 1953 en matière d’impôts sur les successions, les contribuables concernés sont soumis à un risque significatif de double imposition. Cette situation crée une incertitude juridique et financière importante pour les familles aindinoises, notamment lorsque des biens ou des héritiers sont situés de part et d’autre de la frontière. L’absence d’un cadre fiscal clair et harmonisé complique la transmission du patrimoine et peut entraîner des charges fiscales cumulées, souvent excessives et confiscatoires, pour les héritiers. Dans un contexte de mobilité internationale croissante, cette incertitude est particulièrement préjudiciable, en particulier entre deux économies aussi interdépendantes que la France et la Suisse. Dans ce contexte, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement concernant une éventuelle reprise des négociations avec les autorités suisses afin de conclure une nouvelle convention fiscale sur la double imposition des successions. Il lui demande également quelles mesures pourraient être envisagées à court terme pour offrir davantage de sécurité juridique aux familles concernées, tout en renforçant les liens économiques et fiscaux entre les deux pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3667</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>448</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Révision à la baisse du barème de l’aide MaPrimeRenov chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3667. — 4 février 2025. — M. André Chassaigne interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la révision à la baisse du barème de l’aide MaPrimeRenov’concernant le chauffage au bois. Juste avant d’être censuré, le Gouvernement de M. Barnier a pris un décret réduisant d’environ 30 % l’aide à l’acquisition d’équipements de chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % appliquée au 1er avril 2024, le gouvernement a ainsi acté un nouveau rabais de l’aide à la rénovation énergétique pour le chauffage domestique au bois. Pour les acteurs du secteur, cette nouvelle baisse conséquente, applicable dès le 1er janvier 2025, est incompréhensible à plus d’un titre. Tout d’abord, elle intervient au moment où l’État soutient le chauffage au bois et alors que les avantages du chauffage aux granulés de bois sont connus. Ensuite, elle pénalise en premier lieu les ménages les plus modestes. En effet, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, l’ADEME, 7,5 millions de Français se chauffent au bois car c’est l’énergie la moins chère devant le fioul, le gaz ou l’électricité. Au-delà d’être économique, c’est aussi une énergie parmi les moins émettrices de CO2 avec une moyenne de 26g de CO2 par kWh quand le fioul ou l’électricité en rejettent entre 200g et 300g. Par ailleurs, c’est une énergie locale puisque le rayon de distribution entre le lieu de prélèvement en forêt et le lieu de consommation est généralement inférieur à 200 km. Enfin, c’est une énergie qui s’inscrit dans une logique d’économie circulaire car en produisant des granulés à partir de sciures de bois, c’est-à-dire des résidus de l’industrie forêt-bois, elle contribue à créer de la valeur pour un sous-produit qui autrement, serait considéré comme un déchet. Aussi, les acteurs du secteur ne s’expliquent pas cette décision qui ne semble liée qu’à des questions d’économies budgétaires. D’après les échanges qu’ils ont eus avec le gouvernement précédent, elle serait également motivée par une volonté de diriger la biomasse forestière vers la décarbonation des grands sites industriels plutôt que vers le chauffage domestique. Dans un marché d’installation de poêles et de chaudières à bois déjà fragilisé, cette orientation serait catastrophique pour la filière. Sans être opposés à la décarbonation de notre industrie, les professionnels considèrent qu’il ne faut pas opposer les usages, alors même que le Secrétariat général à la planification écologique (SGPE) recommande de continuer à encourager le chauffage au bois domestique, à condition qu’il soit performant et qu’il remplace un chauffage carboné. Au regard de ces éléments, M. le député demande à M. le ministre si le Gouvernement envisage de revenir sur la réduction du barème de MaPrimRenov’concernant le chauffage au bois, notamment en engageant une discussion avec les acteurs du secteur. Il souhaite également connaître sa position sur la compatibilité entre la nécessaire décarbonation des grands sites industriels et la non moins nécessaire politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3698</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>448</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Un sous-traitant automobile en danger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3698. — 4 février 2025. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation critique que traverse F2J Japy, sous-traitant automobile historique et fleuron industriel de Valentigney, dans le pays de Montbéliard. Entreprise emblématique de la région, F2J Japy est spécialisée dans la fabrication de boîtes de vitesses et collabore principalement avec le groupe Stellantis. Depuis plusieurs années, elle est confrontée à des crises récurrentes, qui illustrent les difficultés structurelles de l’industrie automobile française face aux mutations du secteur. En effet, l’entreprise a dû mettre en œuvre six plans de sauvegarde de l’emploi en huit ans, réduisant ses effectifs de façon drastique. Alors qu’elle employait encore plus de 600 salariés au début des années 2000, ce chiffre a chuté à 102 en 2024 et pourrait tomber à 62 d’ici quelques mois, avec la suppression prévue de 40 postes, soit 40 % de ses effectifs actuels. Ce nouveau plan social, qui prendra effet en mars 2025, s’explique principalement par la chute des commandes liées à la production de véhicules thermiques, en raison des nouvelles normes environnementales européennes et de l’arrêt programmé des moteurs thermiques d’ici 2035. F2J Japy, dont le cœur de métier repose sur ces technologies, peine à s’adapter à cette transition écologique, imposée de façon brutale et sans anticipation suffisante. Par ailleurs, l’entreprise doit faire face à une concurrence étrangère toujours plus féroce, provenant notamment de pays où les normes sociales et environnementales sont bien moins exigeantes. Au-delà des chiffres, cette situation met en péril un savoir-faire unique et stratégique pour l’industrie automobile française. F2J Japy est reconnue pour la qualité de ses productions, qui reposent sur une expertise accumulée depuis plusieurs décennies. Cependant, faute d’un accompagnement adéquat, cette entreprise risque de disparaître, emportant avec elle des compétences précieuses et un outil industriel performant. Cette crise n’est pas seulement celle d’une entreprise isolée, mais celle de tout un territoire. Le pays de Montbéliard, déjà durement frappé par les restructurations dans l’industrie automobile, voit son tissu économique et social se fragiliser davantage. De nombreuses familles dépendent directement ou indirectement de F2J Japy et des autres sous-traitants de Stellantis. À titre d’exemple, la fermeture d’usines ou les licenciements massifs dans cette région ont des répercussions sur les commerces de proximité, les services publics, ainsi que sur l’attractivité générale du territoire. Malgré cela, la direction de F2J Japy et ses salariés ne baissent pas les bras. Ils ont exprimé leur volonté de diversifier l’activité de l’entreprise, notamment vers des solutions plus adaptées aux nouvelles exigences du marché, comme la fabrication de composants pour les véhicules hybrides ou électriques. Cependant, cette transition nécessite des investissements importants, que l’entreprise ne peut pas assumer seule dans un contexte de fortes pressions concurrentielles et de baisse des volumes de production. Cette situation illustre également l’incapacité structurelle de la France à anticiper les mutations économiques. Alors que l’Union européenne impose des normes environnementales contraignantes, les outils d’accompagnement pour aider les entreprises à relever ces défis restent insuffisants ou inadaptés. Par ailleurs, le manque de protection des industries nationales face à la concurrence internationale aggrave les difficultés rencontrées par les entreprises françaises, notamment dans des secteurs stratégiques comme l’automobile. Dans ce contexte, Mme la députée demande à M. le ministre quelles mesures concrètes et immédiates il envisage pour accompagner financièrement et stratégiquement la diversification de F2J Japy, afin de préserver son outil industriel, ses savoir-faire et ses emplois. Elle souhaite savoir s’il est prévu de mobiliser des fonds spécifiques, comme ceux du plan France 2030 ou des dispositifs européens, pour permettre à cette entreprise de se repositionner sur des marchés porteurs. Elle souhaite également savoir ce qui est prévu pour renforcer l’anticipation des transitions industrielles, afin d’éviter que des territoires entiers ne subissent une désindustrialisation massive et connaître les politiques que le Gouvernement compte mettre en place pour garantir une adaptation plus fluide des entreprises aux normes environnementales, tout en soutenant les sous-traitants, souvent les premières victimes de ces transformations. Elle souhaite savoir ce que le Gouvernement envisage pour soutenir le bassin d’emploi du pays de Montbéliard, en développant des dispositifs de formation et de reconversion adaptés et en favorisant l’installation de nouvelles activités industrielles et s’il envisage de créer des zones franches industrielles ou des incitations fiscales pour relancer l’attractivité de cette région fortement marquée par les crises économiques successives. Mme la députée appelle donc à une action rapide et ambitieuse pour préserver l’avenir industriel du pays de Montbéliard. L’exemple de F2J Japy illustre la nécessité de repenser le modèle économique et industriel, afin de garantir une transition écologique juste et équitable, sans sacrifier les savoir-faire ni les territoires qui font la force du pays. Elle lui demande si le Gouvernement est prêt à mettre en œuvre des solutions à la hauteur des enjeux, pour protéger les entreprises, les emplois et la souveraineté industrielle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3712</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>449</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Service en ligne « Gérer mes biens immobiliers » de Bercy</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3712. — 4 février 2025. — M. Alexandre Allegret-Pilot attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le lancement en 2023 par Bercy de l’application « Gérer mes biens immobiliers », présentée comme un outil moderne destiné à simplifier les démarches des 24 millions de propriétaires en France pour déclarer la fonction du logement qu’ils possèdent. Ce lancement a rapidement été marqué par de nombreux dysfonctionnements et un mécontentement des usagers : afflux de connexions, bugs informatiques. Pour y remédier, le prédécesseur de M. le ministre a demandé en 2024 de déclarer seulement les changements ou modifications d’occupation de l’année précédente. Malgré cela, deux ans après le lancement de l’application, la Cour des comptes a publié un rapport sur ce service. Elle dresse un bilan préoccupant de cet outil, qui a eu des très lourdes conséquences financières pour l’État. Loin des 12,7 millions prévus initialement, la direction générale des Finances publiques avance un montant total de ce projet à 37,2 millions d’euros. À cela s’ajoutent les mesures d’urgence que le rapport estime à 19,2 millions d’euros. À ce jour, la mise en place de « Gérer mes bien immobiliers » avait donc coûté 56,4 millions d’euros d’après la Cour des comptes. Cette dérive budgétaire est partagée par de nombreux grands projets informatiques portés par l’État. En outre, le coût des dégrèvements que l’État a dû supporter est considérable, s’élevant à 1,3 milliard d’euros. Cette somme correspond aux annulations d’impôts causées par 50 % d’erreurs supplémentaires sur les résidences secondaires. Dans ce contexte, M. le député souhaite interroger M. le ministre et lui demander quelles sont selon lui les principales causes des dysfonctionnements de l’application « Gérer mes biens immobiliers », ainsi que les mesures précises qui ont été prises par la DGFIP pour améliorer l’application depuis son lancement en 2023 et leurs résultats concrets. Il souhaite également connaître les actions supplémentaires qui sont envisagées pour restaurer la confiance des usagers et garantir la fiabilité de l’outil. Enfin, il souhaite savoir comment le ministère envisage de réévaluer la stratégie de développement et de déploiement des outils numériques publics, afin de tirer les enseignements des multiples retours d’expériences afin d’éviter que de telles dérives budgétaires ne se matérialisent à nouveau.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3713</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>450</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Vojetta</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Statut des résidences en France des Français de l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3713. — 4 février 2025. — M. Stéphane Vojetta attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le statut des résidences détenues par les Français expatriés à l’étranger. Dans la plupart des cas, le besoin de garder sa résidence en France est souvent impératif pour les expatriés. Aussi, la location saisonnière leur permet notamment de couvrir les frais afférents à la conservation de leur bien immobilier, tout en gardant l’opportunité d’utiliser le logement lors du retour en France, au même titre qu’une résidence principale. À ce titre, il semblerait opportun, compte tenu de la situation particulière de Français résident hors de France, que leur résidence ne soit pas traitée par l’administration fiscale comme une « résidence secondaire » au même titre que celles de leurs compatriotes dont la résidence principale est établie en France. M. le député précise également que la particularité juridique de « l’habitation unique » en France d’un contribuable non-résident français ou européen existe déjà à l’article 150 U du code général des impôts. Par extension, il souhaiterait savoir si l’élaboration d’un statut juridique spécifique pour l’habitation détenue en France par des Français de l’étranger serait envisageable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3726</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>450</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Chikungunya et hausse des prix des produits anti-moustiques à La Réunion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3726. — 4 février 2025. — Mme Karine Lebon alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation sanitaire de l’île de La Réunion et les conséquences de l’épidémie de chikungunya sur les prix des produits anti-moustiques. Alors que La Réunion est une nouvelle fois en proie à une épidémie de chikungunya, le préfet de l’île a annoncé le 13 janvier 2025 le déclenchement du niveau 3 du dispositif de gestion de crise. Depuis le 23 août, 192 cas de cette maladie transmise par le moustique-tigre ont en effet été comptabilisés dans le département. Les services de l’État, conscients du risque engendré par les maladies vectorielles, ont maintenu le financement des contrats Parcours emploi compétences à un niveau stable afin de lutter contre la propagation des moustiques-tigres et de toutes les maladies dont ils sont porteurs. Les Réunionnaises et Réunionnais tentent également au quotidien de se protéger des piqûres de ces insectes dont la multiplication fait courir un grave risque sur leur santé. Le geste principal consiste à appliquer sur sa peau une quantité suffisante de produit anti-moustique ou de brancher des diffuseurs électriques dans les pièces de vie afin d’éloigner les insectes. Or depuis plusieurs mois les prix de ces produits anti-moustiques explosent aussi bien en grande surface qu’en pharmacie. Le 23 janvier 2025, le produit de la marque Raid « 3 en 1 - 60 nuits » de 36 millilitres était par exemple vendu 12,49 euros dans un magasin de Saint-Paul, alors même qu’il peut être acheté dans l’Hexagone au prix de 6,35 euros, soit un prix deux fois inférieur. La crise sanitaire d’une ampleur considérable associée à un niveau de vie parmi les plus faibles de France obligent à une réaction forte et rapide face à cet effet d’aubaine. C’est la raison pour laquelle il semble nécessaire de mettre en place un mécanisme de blocage des prix des produits anti-moustiques à La Réunion dans les plus brefs délais. Les marges aberrantes des grands groupes et des distributeurs dans les outre-mer ne sont plus un secret pour personne. Profiter d’une telle crise pour s’enrichir encore plus ne peut être toléré. Lors de l’épidémie de covid-19, l’État avait pris la décision de bloquer les prix de vente de certains produits, comme les masques chirurgicaux et les gels hydroalcooliques. Ce mécanisme est donc possible à mettre en œuvre et c’est au Gouvernement d’assumer sa responsabilité. Il en va de la santé des Réunionnaises et des Réunionnais. Elle lui demande donc quelle mesure il compte mettre en œuvre afin d’assurer la sécurité sanitaire des habitants de La Réunion face à l’épidémie de chikungunya et s’il envisage de bloquer les prix des produits anti-moustiques pour éviter tout effet d’aubaine de la part des grands groupes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3755</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>451</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Bigot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Fermetures de bureaux de poste
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3755. — 4 février 2025. — M. Guillaume Bigot alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le démantèlement inquiétant du service public postal qui s’accélère sous couvert de « transformation numérique », menaçant directement la cohésion des territoires ruraux. La stratégie imposée à La Poste bafoue ouvertement les obligations de service public et de présence territoriale inscrites dans la loi du 2 juillet 1990, sacrifiant sur l’autel de la rentabilité les missions fondamentales de cet opérateur historique. Les dysfonctionnements s’accumulent de façon alarmante : retards de distribution retenant plus d’un million de courriers atteignant jusqu’à un mois et demi dans une dizaine de départements, réduction drastique des horaires d’ouverture, disparition du tri postal local. Un bureau de poste ferme chaque semaine pour « absence de rentabilité ». Le Territoire de Belfort, comme tant d’autres départements ruraux, subit de plein fouet cette dégradation du service public postal. L’effondrement du maillage territorial est d’autant plus alarmant qu’il contredit les obligations légales fondamentales : le maintien de 17 000 points de contact et la garantie qu’aucun citoyen ne se trouve à plus de cinq kilomètres d’un point postal. Plus grave encore, l’amputation de 50 millions d’euros du budget de présence postale territoriale, annoncée lors du congrès des maires ruraux en septembre 2024, condamnera 10 000 points relais à la disparition. Cette décision, en dépit des 177 millions d’euros de financement public annuel prévu pour 2023-2025, témoigne d’un abandon délibéré des campagnes par l’État. Tout aussi grave, La Banque Postale, censée être le dernier rempart contre l’exclusion bancaire, déserte progressivement les territoires ruraux. Quant au service d’accompagnement des personnes âgées, sa marchandisation et sa probable sous-traitance témoignent d’un renoncement inacceptable aux missions sociales historiques de La Poste. Face à cette situation critique, M. le député demande à M. le ministre quelles mesures d’urgence il envisage pour arrêter l’hémorragie des services postaux dans les territoires ruraux et faire respecter strictement les obligations de la loi de 1990. Il le prie également de bien vouloir l’informer comment il entend maintenir la présence effective de La Banque Postale dans les zones rurales, conformément à sa mission d’intérêt général. Aussi, il lui demande par quels moyens concrets le Gouvernement envisage de lutter contre le désengagement territorial qui fragilise encore davantage les populations les plus favorables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3801</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>451</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance de Pélichy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Faire cesser le démarchage téléphonique abusif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3801. — 4 février 2025. — Mme Constance de Pélichy interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les dérives du démarchage téléphonique. Ces dernières années, le Gouvernement a mis en place plusieurs règles afin de limiter les nuisances que cause le démarchage téléphonique. Les plages horaires d’appels ont été limitées (de 10 h à 13 h puis de 14 h à 20 h sauf les week-ends et jours fériés où cela est complétement interdit) et la création de la liste Bloctel a permis à ceux et celles qui ne voulaient pas être importunés de ne plus être contactés. Néanmoins, aujourd’hui les Français sont de nouveau harcelés par les démarcheurs téléphoniques que cela soit avec des numéros dédiés commençants autant qu’avec des numéros courants voire des numéros dédiés aux téléphones portables qui ne sont en aucun cas référencés comme démarcheurs téléphoniques. Même les personnes inscrites sur Bloctel reçoivent ces appels. Ces divers comportements sont proscrits par la loi. Ces appels incessants sont une pollution permanente pour tout le monde et de surcroît aboutissent souvent à des escroqueries. Ainsi face à ce nom respect des normes et à la création de nouveaux moyens illégaux pour faire des démarchages téléphoniques, elle lui demande ce qu’il compte faire pour que ces pratiques cessent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3669</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>452</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Baisse du niveau de français des élèves
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3669. — 4 février 2025. — M. Marc Chavent alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la baisse du niveau de français des élèves. En effet, l’étude du 10 décembre 2024 réalisée par l’OCDE sur le niveau de compréhension du français à l’écrit révèle un effondrement en ce que 28 % des 15-25 ans sont considérés avec un niveau « faible » pour seulement 55 % d’individus avec un niveau estimé « satisfaisant ». Comparativement, la même étude réalisée en 2012 relevait que 22 % des Français de la tranche d’âge 15-25 ans avaient un niveau faible. La compréhension de la langue par les élèves place à présent la France en deçà de la moyenne des pays de l’OCDE. En outre, le corps enseignant alerte de manière croissante sur les difficultés de terrain auxquelles il est confronté quotidiennement dans le domaine de la compréhension de la langue. Or cette compréhension est prioritaire dans toutes disciplines d’enseignement. Les élèves ont perdu, primaire et collège cumulés, 522 heures d’enseignement de français depuis 1968, soit l’équivalent de deux ans de formation. Dans les établissements classés réseau d’éducation prioritaire (REP), le phénomène est accentué dans la mesure où nombre d’élèves ne pratiquent pas nécessairement le français à la maison. Là encore, les enseignants alertent sur la difficulté d’un nombre croissant d’élèves qui arrivent au collège sans avoir une maîtrise satisfaisante du français, les plaçant ainsi en grande difficulté dans la poursuite de leur parcours scolaire. Aussi, il lui demande si elle compte prioriser l’enseignement du français qui s’avère être une nécessité pour permettre aux écoliers de mener un parcours scolaire dans des conditions d’apprentissage optimales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3670</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>452</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Demande de rapprochement de conjoint
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3670. — 4 février 2025. — M. Paul Christophle attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les nouvelles règles relatives à la mobilité des personnels de l’éducation dans le cadre d’une demande de rapprochement de conjoint. En octobre dernier, le ministère a réintroduit l’obligation de fournir la preuve d’une imposition commune pour les fonctionnaires pacsés. Or l’article 6 du code général des impôts permet aux partenaires liés par un PACS d’opter pour une déclaration séparée distincte lors de la première année du PACS. Ainsi, les personnels qui se seraient pacsés en 2023 et qui ont opté pour l’imposition séparée ne peuvent fournir une preuve de déclaration d’imposition commune pour 2024 et les personnels pacsés en 2024 se retrouvent également dans la même situation. Ces personnels se retrouvent donc pénalisés dans leur demande de rapprochement de conjoint, quand bien même ils sont en mesure fournir d’autres preuves de vie commune avec leur conjoint. Ceci crée de fait une inégalité de traitement en empêchant de nombreux agents nouvellement pacsés de bénéficier des points de bonification au titre du rapprochement de conjoint. Face à ces difficultés, il lui demande quelles mesures sont envisagées afin de prendre en compte la réalité de ces situations et permettre à ces agents de bénéficier des mêmes conditions pour l’examen de leur demande de rapprochement de conjoint.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3671</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>452</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Aurélie Trouvé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Précarité des accompagnants d’élèves en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3671. — 4 février 2025. — Mme Aurélie Trouvé alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la situation des plus de 130 000 accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) exerçant en France. Au mois de novembre, lors d’une rencontre avec les enseignants de l’école Anatole France du Pré Saint-Gervais, commune de sa circonscription, Mme la députée a pris connaissance des tensions quotidiennes engendrées par le manque d’accompagnants d’élèves en situation de handicap depuis la rentrée scolaire 2024. Les données réunies par les représentants de parents d’élèves le démontrent : à titre d’exemple, dans cette école, seules 47 % des 330 heures notifiées par la maison départementale des personnes handicapées étaient assurées au 15 octobre. Par ailleurs, l’école accueille un dispositif d’unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis). L’enseignante du dispositif, bien que volontaire (elle doit en être remerciée), n’est pas formée. Il y a une seule AESH pour dix élèves qui devraient pourtant avoir une présence individualisée ; plusieurs de ces élèves appellent donc à leurs côtés des professionnelles qui devraient intervenir auprès d’autres élèves, en classe ordinaire. Ces problématiques ne sont pas propres à l’école Anatole France : les mêmes dysfonctionnements ont été remontés par la communauté éducative des 6 autres écoles publiques du Pré Saint-Gervais. À l’école Rosa Parks, ce sont près de 140 h qui sont notifiées auprès de différents élèves de l’école et seulement 69 heures sont couvertes, soit environ 49 %. À l’école Nelson Mandela, ce sont près de 803 heures qui sont notifiées auprès de différents élèves de toutes les écoles de la commune, dont des élèves inscrits en Ulis et seulement 464 heures sont couvertes, soit environ 58 %. Au niveau du département, l’intersyndicale estime que 50 % des élèves sont sans AESH. Aujourd’hui, un assistant d’éducation (AED) ou un AESH travaillant en collège d’éducation prioritaire ne perçoit que 64 % de la prime REP/ REP+. Les difficultés des AESH ont des conséquences directes sur les élèves en situation de handicap, qui se retrouvent parfois sans accompagnement adéquat. Au-delà de l’impact sur les AESH, c’est donc la question de l’accès à l’école publique pour les enfants en situation de handicap qui est posée. Les AESH portent plusieurs revendications : création d’un corps de fonctionnaire de catégorie B, augmentation significative des rémunérations et indexation sur l’inflation, reconnaissance d’un temps complet sur la base d’un accompagnement élève de 24 heures, recrutement à hauteur des besoins, abandon des pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL), instauration d’un véritable plan de formation continue. Il s’agit là de mesures strictement nécessaires alors que le salaire moyen d’un AESH est d’environ 850 euros net par mois et que la majorité d’entre eux sont à temps partiel. Les contrats à temps partiel sont d’autant plus problématiques et précarisants que la direction des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN) opère une harmonisation de contrats pour les mettre en conformité avec le dernier cadre de gestion établi en juin 2019. Celui-ci distingue un nombre d’heures effectives en présence de l’enfant et des heures d’activités connexes (préparation, réunion, formation). Avec cette grille de lecture, 70 % de quotité de travail d’avant 2019 équivalent à 27 h 25 d’heures hebdomadaires avec l’élève : ce sont ces 3 h 25 de différence avec le temps de classe en premier degré que l’administration veut économiser aujourd’hui. Pour « assurer une équité de traitement entre tous nos personnels », argumente la DSDEN. Ces activités dites connexes ne sont plus considérées comme des heures de travail, ce qui engendre une baisse du temps de travail des AESH. Certains se retrouvent obligés d’accepter des propositions de contrat à 60 % sous peine de licenciement pour « refus de modification substantielle d’un élément du contrat de travail ». Face à cette détresse, plusieurs réponses politiques ont été esquissées. La loi du 16 décembre 2022 a permis une avancée avec l’accès au CDI après 3 ans de CDD. Cependant, cette loi ne traite pas de la question du salaire. Le Gouvernement a par ailleurs promis la création de 2 000 postes d’AESH pour soutenir l’école inclusive. Cette mesure vise à répondre à l’augmentation des besoins d’accompagnement des élèves en situation de handicap. Cependant, les syndicats et les AESH eux-mêmes soulignent que ces créations de postes sont insuffisantes pour pallier le manque existant. Dans les Côtes-d’Armor par exemple, il manquerait 180 AESH et la création de 2 000 postes n’en créerait qu’une vingtaine. Cette promesse n’aurait pu se concrétiser : pour cela, il aurait fallu que le Gouvernement parvienne à revenir comme il l’avait annoncé, sur la suppression de 4 000 postes d’enseignants prévue dans le projet de loi de finances pour 2025. Or ces suppressions ont été maintenues dans la version du texte votée par le Sénat. La loi du 27 mai 2024 a transféré la responsabilité de la rémunération des AESH pendant la pause méridienne de la commune à l’État. Toutefois, la mise en œuvre de cette loi a causé des problèmes et des baisses de temps de travail pour certains AESH. Enfin, Mme la ministre a elle-même annoncé engager une « grande consultation sur le temps scolaire » qui pourrait impacter l’organisation des journées des AESH, tout comme elle a promis de mettre « à l’agenda social » des discussions pour pouvoir proposer un « vrai parcours professionnel » aux AESH. Tout cela restant de l’ordre de l’annonce, sans mesure concrète, elle lui demande quelles dispositions elle compte proposer afin de répondre à la détresse des AESH.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3672</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>453</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Suppression d’emplois d’enseignants dans l’Oise - 2025
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3672. — 4 février 2025. — M. Michel Guiniot alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la suppression de 88 postes d’enseignants dans l’académie d’Amiens et en particulier sur les suppressions de poste dans le département de l’Oise. À l’Assemblée nationale, le rejet du budget aura contredit le souhait du gouvernement de réaliser des économies par le biais de suppressions de postes au sein de l’éducation nationale. Le bilan aura été le même au Sénat. Ainsi, dans l’attente d’un vote définitif de la loi de finances pour 2025, il semble malvenu pour les recteurs d’académie d’annoncer des suppressions de poste alors que leur budget n’a pas fait l’objet de réduction. De plus, Mme la ministre a annoncé au courant du mois de janvier 2025 qu’un « large consensus s’est élevé pour revoir » les plafonds d’emploi. Il lui demande donc pourquoi les recteurs d’académie commencent à annoncer des suppressions de postes alors que ni le nombre d’emploi ni le budget alloué à l’éducation nationale n’ont été définitivement définis par le Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3673</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>454</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Zahia Hamdane</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Des conditions d’études indécentes à la sité scolaire d’Amiens sud
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3673. — 4 février 2025. — Mme Zahia Hamdane interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, au sujet de la situation inacceptable dans laquelle se trouvent les élèves et les personnels de la cité scolaire d’Amiens. Depuis plusieurs semaines, ces derniers étudient et travaillent dans des conditions indignes en raison d’un chauffage largement insuffisant, incapable d’assurer un minimum de confort thermique. Mme la députée rappelle que, début janvier 2025, les élèves de cet établissement ont décidé de se mettre en grève pour alerter sur ce problème récurrent. Les conditions sont particulièrement alarmantes : des cours de sport se déroulent dans un gymnase où la température ne dépasse pas 5°C et les salles de classe peinent à atteindre les 12°C. Les internes, quant à eux, doivent dormir avec leurs manteaux dans des dortoirs glacials. Cette situation se répète chaque année, plongeant l’ensemble de la communauté scolaire dans une inquiétude permanente à l’approche de l’hiver. Pourtant, malgré les 65 millions d’euros investis ces dernières années, aucune rénovation complète du système de chauffage n’a été envisagée. La cité scolaire, composée d’une trentaine de bâtiments dispersés sur un site de 40 hectares, repose toujours sur une seule chaudière, manifestement inadaptée aux besoins de l’établissement. Face à l’urgence, le président de la région a fait livrer des chauffages d’appoint, mais cette solution temporaire soulève de nouvelles préoccupations. Les installations électriques des couloirs, insuffisantes, ne supportent pas la charge liée à ces appareils, entraînant régulièrement des coupures d’électricité dans tout un couloir. Cette situation oblige les élèves à choisir entre se chauffer, se sécher les cheveux ou recharger leurs appareils électroniques. De plus, les câbles de plusieurs mètres traînent dans les salles, augmentant le risque d’accidents. Le véritable problème réside dans la nécessité de rénover en profondeur le système de chauffage. La stratégie actuelle, qui consiste à remplacer les radiateurs progressivement, s’avère inefficace : chaque fois qu’un radiateur est remplacé ou réparé, un autre tombe en panne, rendant la situation intenable. Mme la députée demande donc à Mme la ministre quelles mesures immédiates seront prises pour garantir des conditions de travail et de vie décentes aux élèves et aux personnels de la cité scolaire d’Amiens. Elle souhaite également comprendre pourquoi, alors que des travaux coûteux ont été réalisés, la question du chauffage n’a pas été traitée en priorité. Enfin, elle l’interpelle sur les actions prévues pour éviter que de telles situations ne se reproduisent à l’avenir. Il est essentiel que la cité scolaire d’Amiens ne devienne pas un symbole de la négligence des lycées publics. Alors que des subventions conséquentes sont régulièrement accordées aux établissements privés, il est légitime de s’interroger sur la volonté politique de préserver et d’améliorer les lycées publics en France. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3675</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>454</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Weber</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Manque de professeurs au lycée Alfred-Mézières de Longwy
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3675. — 4 février 2025. — M. Frédéric Weber alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la situation préoccupante au lycée Alfred-Mézières de Longwy, où le manque de professeurs pénalise gravement les élèves depuis plusieurs mois. Depuis la rentrée, les parents d’élèves dénoncent des absences prolongées non remplacées dans des matières fondamentales telles que le français, les mathématiques, l’anglais et les sciences physiques. Certains enseignants, absents pour congé ou autres motifs, n’ont pas été remplacés, plongeant les élèves, notamment ceux en classes terminales, dans une situation alarmante à l’approche des épreuves du baccalauréat. Ces difficultés illustrent plus largement les tensions qui frappent les établissements du Pays-Haut, un phénomène déjà évoqué dans une précédente question écrite déposée par M. le député le 29 octobre 2024 et qui reste, à ce jour, sans réponse. Malgré les efforts ponctuels du rectorat, les solutions apportées, comme l’affectation temporaire de remplaçants, demeurent insuffisantes et trop tardives, générant une inquiétude croissante chez les familles et un retard important pour les élèves. Les démarches répétées des parents auprès des autorités académiques n’ont abouti à aucune amélioration notable, conduisant à des actions de mobilisation par les familles pour alerter sur cette situation critique. Face à cette crise, M. le député demande à Mme la ministre quelles mesures urgentes elle entend mettre en œuvre pour garantir un remplacement systématique des enseignants absents, afin de restaurer la continuité pédagogique pour tous les élèves. Il l’interroge également sur les actions spécifiques envisagées pour les établissements du Pays-Haut, où les difficultés de recrutement et de remplacement des enseignants sont particulièrement exacerbées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3677</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>455</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Bigot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Inégalités d’accès à l’enseignement supérieur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3677. — 4 février 2025. — M. Guillaume Bigot appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’existence d’inégalités préoccupantes touchant l’accès des jeunes issus de territoires ruraux à l’enseignement supérieur. Selon une étude réalisée par l’institut de sondages ViaVoice commandée par six associations expertes dans le domaine de l’égalité des chances, à peine 18 % des lycéens ruraux envisagent d’accéder aux grandes écoles, contre 56 % des jeunes issus de milieux favorisés. Par ailleurs, les jeunes ruraux, à difficultés sociales ou scolaires identiques, ont deux fois moins de chances de bénéficier des moyens de l’éducation prioritaire que leurs homologues issus de milieux urbains. Dans certaines zones rurales, le taux de jeunes non insérés atteint le niveau catastrophique de 32 %, près du triple de la moyenne nationale. Le quotidien de ces jeunes relève parfois du parcours du combattant, comme le montre une étude de Victor Delage et de Salomé Berlioux pour Institut Terram : 2 h 37 en moyenne dans les transports, 528 euros de budget mensuel pour la mobilité, dont 461 euros uniquement pour le véhicule individuel. L’absence de solutions de transport condamne d’ailleurs 38 % d’entre eux à renoncer à des entretiens d’embauche, deux fois plus que leurs camarades urbains. Dans ces conditions, la poursuite d’études supérieures relève du sacrifice : 80 % des néo-bacheliers sont contraints à délaisser leur région faute d’une offre de formation de proximité. Cette mobilité forcée, conjuguée à des coûts de transports élevés et des coûts de logement exorbitants, précipite 20 % des 18-24 ans sous le seuil de pauvreté. Aussi, il lui demande quelles mesures d’urgence elle compte prendre pour mettre fin à cette discrimination territoriale dans l’accès à l’enseignement supérieur. Il voudrait aussi savoir comment elle entend corriger le déséquilibre de l’offre de formation supérieure qui contraint 80 % des néo-bacheliers ruraux à partir, loin de chez eux, se former sans en avoir nécessairement les moyens. Enfin, il souhaite également être informé des moyens concrets par lesquels elle entend lutter contre l’autocensure des jeunes ruraux et leur redonner confiance dans leurs capacités de réussite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3678</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>455</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gabriel Amard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Mise en cause des libertés académiques en France par la Turquie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3678. — 4 février 2025. — M. Gabriel Amard attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le fait que lors du cinquième procès de Mme Pinar Selek à Istanbul en juin 2024, l’université de Côte d’Azur a été mise en cause par le ministère de l’intérieur de la République de Turquie. En effet, le ministère de l’intérieur a argué qu’à la faveur d’une conférence organisée par le CNRS et l’Institut de recherche pour le développement, l’université de Côté d’Azur participait à des activités terroristes. Ces accusations fallacieuses sont très graves et visaient à jeter le discrédit sur l’université française, sa liberté académique et ses enseignants-chercheurs notamment Mme Pinar Selek, sociologue, persécutée par le régime turc depuis 25 ans en raison de ses engagements politiques et universitaires. Mme Selek, par ses travaux sur les communautés kurdes et arméniennes en Turquie, sur les femmes, les personnes LGBTQIA+, sur la toxicité des imaginaires masculins propagés par le service militaire obligatoire turc, donne à voir la réalité d’un régime qui souhaite à tout prix la cacher ; c’est pour ces raisons qu’elle est harcelée judiciairement par le régime turc depuis plus de 25 ans. Par ces accusations, la liberté académique - chère à la France, cardinale pour le fonctionnement des universités et de la recherche publique françaises - est remise en cause. De telles menaces proférées par une puissance étrangère ne doivent pas perturber le travail de recherche dans le pays. M. le député souhaite savoir comment Mme la ministre considère ces accusations et quelles mesures elle compte engager pour soutenir l’université de Côte d’Azur, ses chercheurs et au-delà, les chercheurs français attaqués dans le monde en raison de leurs travaux, au premier rang desquels Mme Pinar Selek. Aussi, il a pu entendre, de diverses sources, que la diplomatie turque aurait cherché à empêcher l’université de Nice Côte d’Azur de participer à la troisième Conférence des Nations unies sur l’Océan (UNOC 25) qui doit se tenir à Nice au mois de juin 2025. À nouveau, cette inacceptable pression mise sur la France par la Turquie, ciblant l’université de Nice Côte d’Azur, serait motivée par le fait que Pinar Selek exerce dans cette université. Il lui demande ainsi de confirmer la participation de l’université de Nice Côte d’Azur à cette conférence internationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3679</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>455</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danièle Obono</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Respect des libertés académiques françaises par la Turquie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3679. — 4 février 2025. — Mme Danièle Obono attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le fait que lors du cinquième procès de Mme Pinar Selek à Istanbul en juin 2024, l’université de Côte d’Azur a été mise en cause par le ministère de l’intérieur de la République de Turquie. En effet, le ministère de l’intérieur, a argué qu’à la faveur d’une conférence organisée par le CNRS et l’Institut de recherche pour le développement, l’université de Côté d’Azur participait à des activités terroristes. Ces accusations fallacieuses sont très graves et visaient à jeter le discrédit sur l’université française, sa liberté académique et ses enseignants-chercheurs, notamment Mme Pinar Selek, sociologue, persécutée par le régime turc depuis 25 ans en raison de ses engagements politiques et universitaires. Mme Selek, par ses travaux sur les communautés kurdes et arméniennes en Turquie, sur les femmes, les personnes LGBTQIA+, sur la toxicité des imaginaires masculins propagés par le service militaire obligatoire turc, donne à voir la réalité d’un régime qui souhaite à tout prix la cacher ; c’est pour ces raisons qu’elle est harcelée judiciairement par le régime turc depuis plus de 25 ans. Par ces accusations, la liberté académique, chère à la France, cardinale pour le fonctionnement des universités et de la recherche publique françaises, est remise en cause. De telles menaces par une puissance étrangère ne doivent pas perturber le travail de recherche dans le pays. Mme la députée souhaite savoir comment Mme la ministre considère ces accusations et quelles mesures elle compte engager pour soutenir l’université de Côte d’Azur, ses chercheurs et au-delà, les chercheurs français attaqués dans le monde en raison de leurs travaux, au premier rang desquels Mme Pinar Selek. Aussi, elle a pu entendre, de diverses sources, que la diplomatie turque aurait cherché à empêcher l’université de Nice Côte d’Azur de participer à la troisième Conférence des Nations unies sur l’océan (UNOC 25) qui doit se tenir à Nice au mois de juin 2025. À nouveau, cette inacceptable pression mise sur la France par la Turquie, ciblant l’université de Nice Côte d’Azur, serait motivée par le fait que Mme Pinar Selek exerce dans cette université. Elle lui demande de confirmer la participation de l’université de Nice Côte d’Azur à cette conférence internationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3746</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>456</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Bruneau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Situation des AESH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3746. — 4 février 2025. — M. Joël Bruneau attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la situation des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Chargés de l’aide humaine, ils ont pour mission de favoriser l’autonomie de l’élève en situation de handicap. Acteurs-clés, ils contribuent à la mise en place d’une école pleinement inclusive, pour offrir à chaque élève, de la maternelle au lycée, une scolarité adaptée à ses besoins. Malheureusement, malgré ces objectifs ambitieux et généreux, le constat est inquiétant. En 20 ans, le nombre d’élèves en situation de handicap a triplé, passant de 155 000 à 436 000 en 2022. Face à cela, il y a un manque de candidats, des scolarisations en milieu ordinaire d’élèves présentant des besoins allant au-delà des possibilités d’accueil des écoles et une précarité accrue des personnes accompagnantes. Sans véritable statut durable, dépendantes des décisions de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), elles ne bénéficient que trop rarement d’offres de formation continue, de suivi ou d’encadrement adaptées à la spécificité de ce métier. D’autre part, il apparaît que les mises en place d’accompagnements mutualisés les mettent dans des situations difficiles où, malgré leur engagement, elles ne peuvent faire face aux besoins importants de plusieurs élèves en situation de handicap. Il l’alerte sur cette situation qui ne peut rester en état et qui appelle à une réaction rapide. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3770</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>456</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Sabatou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Idéologisation de l’IA au détriment de la rationalité scientifique.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3770. — 4 février 2025. — M. Alexandre Sabatou alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’idéologisation de l’intelligence artificielle (IA) au détriment de la rationalité scientifique. Ouverte au public le 23 janvier pour une première phase de test, l’IA française « Lucie » a été désactivée deux jours plus tard. Les internautes ont massivement critiqué les manquements de cette IA pour ses erreurs répétées. Comme le reconnaissent ses créateurs, la version mise en ligne n’était pas prête. Ces fautes demeurent habituelles d’une IA en phase de test et le projet « Lucie » n’est actuellement pas dans un état de défaillance plus inquiétant que ses prédécesseurs au même stade de développement. Cependant, « Lucie » a également révélé l’absence de filtres vis-à-vis de nombreux sujets historiques sensibles en montrant des biais militants, prenant la défense de l’idéologie communiste et de ses régimes totalitaires. L’intégration de ces biais idéologiques n’est pas le fruit de l’IA : ils sont inscrits dans le code de l’intelligence artificielle par les programmeurs. La science se doit pourtant d’être rationnelle et de poursuivre un but d’objectivité. Cette initiative lancée par Linagora a été soutenue par l’État dans le cadre du plan d’investissement France 2030, mais également par le CNRS et par l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Ces structures sont de plus en plus sujettes aux critiques du public, comme le démontrent les liens du CNRS avec le récent scandale « HelloQuitteX ». M. le député se préoccupe de l’implantation des biais militants politiques et idéologiques, systématiquement identifiés à gauche, au détriment de la qualité de la recherche et des résultats scientifiques. Par conséquent, il demande à Mme la ministre les mesures que son ministère compte prendre contre l’idéologisation de la recherche et de l’enseignement supérieur et demande à la ministre comment son ministère compte pleinement prendre en compte les recommandations du rapport établi au nom de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) sur les nouveaux développements de l’intelligence artificielle en date du 29 novembre 2024 afin de soutenir la recherche française en matière d’IA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3634</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>457</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Hollande</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Financements en soutien aux activités du planning familial
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3634. — 4 février 2025. — M. François Hollande attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur les menaces pesant sur le financement du planning familial. Les associations du planning familial jouent un rôle essentiel dans la promotion de la santé sexuelle et reproductive, en particulier dans les territoires ruraux, en accueillant chaque année près de 500 000 personnes. Ces structures assurent des missions cruciales : information sur la contraception et l’interruption volontaire de grossesse, prévention des violences, éducation à la sexualité et accompagnement des publics les plus isolés. Cependant, en Corrèze, la décision de l’État de ne pas renouveler la convention de financement liée à l’agrément Espace de vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) prive l’association départementale de 20 430 euros annuels. Cette décision intervient alors même que cet agrément est valide jusqu’en 2031 et que l’association est la seule structure EVARS du département. Cette réduction de moyens menace directement la continuité des interventions de proximité et la pérennité des permanences d’accueil à Tulle, Peyrelevade et Meymac, ainsi que des actions itinérantes dans les zones isolées. Cette décision s’inscrit dans un contexte plus large de fragilisation du tissu associatif, déjà affecté par l’alourdissement des charges salariales liées à l’extension de la prime Ségur. Faute de financements stables, de nombreuses associations essentielles risquent de réduire leurs activités, voire de disparaître, au détriment des publics qu’elles accompagnent. En conséquence, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour garantir un soutien financier pérenne aux associations telles que le planning familial, pour préserver leur capacité d’action dans les territoires ruraux et pour assurer ainsi le maintien de l’accès aux droits fondamentaux en matière de santé sexuelle et reproductive.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3654</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>457</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Jenft</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Régime de transmission du « bois bourgeois »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3654. — 4 février 2025. — M. Pascal Jenft attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur le régime de transmission du « bois bourgeois ». Ce droit séculaire autorise les descendants mâles de chaque famille historiquement implantée dans le comté à percevoir chaque année, après le 11 novembre, un lot provenant des forêts domaniales. Ce droit tire son origine des ordonnances forestières des comtes de Linange, dont celle de 1613 qui codifie en 23 articles les droits d’usage. Ces droits ont été confirmés en 1905 par la cour d’appel de Colmar puis par la cour d’empire de Leipzig. C’est pourquoi il lui demande quelle est sa position face au régime de transmission du « bois bourgeois », dans la mesure où seuls les descendants masculins peuvent hériter de ce droit. Est également à noter que jusqu’à présent, aucune des questions écrites sur le sujet n’ont obtenu de réponse, qu’elles émanent de l’Assemblée nationale ou du Sénat. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3694</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>457</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Grégoire</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Lutte contre le cybersexisme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3694. — 4 février 2025. — M. Emmanuel Grégoire attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur la question du cybersexisme. De nombreux prénoms, le plus souvent féminins, sont victimes de pratiques cybersexistes et d’injures dégradantes sur le net. Le prénom « Manon », par exemple, fait régulièrement l’objet d’attaques de ce type, mais il ne s’agit pas d’un cas isolé. D’autres prénoms, comme Emma, Natacha, Capucine, Fanny ou Marie, sont également ciblés par des propos dégradants, parfois relayés par des plateformes médiatiques ou des sites à forte visibilité. Ce phénomène, parfois amplifié par des « guides de prénoms », des jeux de mots sexistes ou des références inappropriées à des actrices pornographiques, perpétue des stéréotypes de genre et nuit à la dignité des personnes concernées. Le caractère sexiste de ces raids n’est plus à démontrer. Si des signalements ont déjà été adressés à l’administration, notamment via la déléguée départementale aux droits des femmes ou directement aux services de Mme la ministre, des réponses concrètes n’ont pas été encore apportées. Différentes pistes sont pourtant facilement exploitables et pourraient être explorées : allongement du délai de prescription au-delà des 3 mois, délais ne correspondant pas aux réalités de la visibilité des contenus sur les réseaux sociaux et sites en ligne ; inscription dans la loi de la protection des prénoms contre les pratiques cybersexistes et les propos injurieux ; extension des compétences de Pharos et e-Enfance dans la lutte contre les propos sexistes liés aux prénoms. Pour répondre à une situation alarmante, M. le député demande à Mme la ministre quelles mesures elle envisage de prendre pour répondre à cette problématique et garantir un cadre juridique adapté et efficace. Il souhaite également savoir si elle entend renforcer les outils de signalement et de sensibilisation pour protéger les personnes concernées par ces pratiques. Il lui demande enfin si une campagne de sensibilisation pour inciter les sites, médias et plateformes numériques à faire preuve de vigilance et à supprimer les contenus sexistes concernant les prénoms est prévue. Il rappelle que le cyberharcèlement mène à des situations dramatiques que les Français ont malheureusement déjà connues. Toutes et tous ont en mémoire le nom de Juliette, disparue en 2021, ou celui de Lindsay, disparue en 2023, deux jeunes filles qui se sont donné la mort après avoir été prises pour cibles par des actes de cyberharcèlement. Selon une étude de e-Enfance, une famille sur quatre serait confrontée à des situation de cyberharcèlement, prolongement du harcèlement subi dans le milieu scolaire. La répétition de ces drames ne peut rester sans réponse de la part du Gouvernement. L’urgence de la situation oblige Mme la ministre. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3676</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>458</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Français de l’étranger - étudiants médecine - retour en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3676. — 4 février 2025. — M. Frédéric Petit attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la réintégration d’étudiants français effectuant leurs études de médecine à l’étranger. M. le député est alerté par des étudiants de sa circonscription, établis en Roumanie pour leurs études de médecine, de difficultés à réintégrer un cursus en France à leur retour. Ils mettent en cause la réforme des épreuves dématérialisées nationales (EDN) qui autorise les étudiants en sixième année n’ayant pas obtenu la note minimale requise à la première épreuve à redoubler pour se représenter l’année suivante. Ce système n’est pas adapté aux étudiants qui valident leur sixième année en Roumanie, sans passer les EDN, et les empêche donc de réintégrer un cursus français. Ils ne peuvent en effet pas se présenter aux EDN sans faire invalider leur sixième année d’étude par le Centre national de gestion au préalable. Il faut reconnaître que c’est absurde ! Dans un contexte où la santé est un des chantiers prioritaires du pays, cette situation prive la France de jeunes talents très bien formés alors que certains territoires se trouvent en situation de désert médical. Ces étudiants expatriés demandent ainsi la création d’un statut d’auditeur libre qui leur permettrait à la fois de valider leur sixième année d’études en Roumanie et de se représenter aux EDN. Un tel statut pourrait également leur permettre d’effectuer des stages en France avant d’intégrer l’internat. Il souhaiterait donc connaître les mesures envisagées pour permettre une meilleure réintégration des étudiants de médecine formés en Europe dans les cursus français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3680</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>458</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nadège Abomangoli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Suppression des examens en distanciel à Paris 8
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3680. — 4 février 2025. — Mme Nadège Abomangoli alerte M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les problématiques rencontrées par un nombre important d’étudiant de l’Institut d’études à distance (IED) de l’université Paris 8, qui accueille plus de 3 600 étudiants. Ceux-ci sont confrontés à une suppression des examens en distanciel, alors que cette modalité était en place depuis plusieurs années et répondait aux besoins spécifiques des étudiants. Malgré les alertes répétées de députés, dont deux courriers de Mme la députée et plusieurs parlementaires ainsi qu’une pétition signée par plus de 540 étudiants dénonçant cette situation, l’université et l’IED imposent toujours des examens en présentiel, inadaptés aux étudiants éloignés géographiquement, en situation de handicap ou en reconversion. Par ailleurs, un témoignage d’un élu étudiant à la commission de la formation et de la vie universitaire de l’IED laisse entendre que les modalités de contrôle des connaissances et des compétences (MCCC) de l’IED ont été rejetées en 2023 et n’ont pas été votées en 2024. Si cela était avéré, cette situation serait particulièrement préoccupante, car l’université Paris 8 semblerait ne pas valider annuellement les MCCC des différentes composantes, en contradiction avec l’article L. 613-1 du code de l’éducation, qui impose une approbation explicite des modalités d’évaluation chaque année. L’organisation actuelle des examens reposerait dès lors sur une base potentiellement illégale, mettant en cause la validité des évaluations en cours. Enfin, l’absence d’examen en distanciel va à l’encontre des principes d’accessibilité de l’enseignement supérieur. Alors que la CNIL déconseille l’usage du proctoring, jugé intrusif, anxiogène et contraire à la protection des données personnelles, cette suppression brutale du distanciel s’est faite sans prise en compte des recommandations pédagogiques modernes. De nombreuses recherches scientifiques ont démontré que le proctoring détériore la performance académique des étudiants, en générant un stress excessif et des biais cognitifs qui nuisent à l’équité des évaluations. À l’inverse, des méthodes alternatives existent et ont prouvé leur efficacité, notamment des examens en ligne avec limitation du temps et accès aux ressources, favorisant la réflexion critique et des évaluations basées sur des études de cas, des projets ou des rapports, mieux adaptées à l’évaluation des compétences. Mme la députée demande à M. le ministre quelles mesures il entend prendre pour enquêter sur la gouvernance de Paris 8 et les responsabilités dans ces décisions. Elle lui demande comment il compte garantir que les formations à distance puissent proposer des examens en distanciel, conformément aux besoins des étudiants et aux recommandations de la CFVU. Elle sollicite une enquête du ministère pour examiner les conditions de validation des modalités de contrôle des connaissances et des compétences de l’IED, contrairement aux obligations fixées par le code de l’éducation. Enfin, elle lui demande quelles actions sont envisagées pour encadrer ou interdire le proctoring, au regard de ses effets négatifs sur le bien-être étudiant et de l’existence d’alternatives pédagogiques plus adaptées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3624</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>459</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Attaque contre l’ambassade de France en République Démocratique du Congo
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3624. — 4 février 2025. — M. Michel Guiniot interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les évènements qui ont eu lieu à Kinshasa, en République démocratique du Congo. En effet, le 28 janvier 2025, des groupes de manifestants ont attaqué l’ambassade et la représentation diplomatique française sur place. M. le ministre s’est exprimé à ce sujet en déclarant que ces actes étaient « inadmissibles ». Il lui demande si des mesures supplémentaires seront prises pour sécuriser la présence diplomatique française ainsi que pour assurer la sécurité des Français sur place.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3688</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>459</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation des couples binationaux extra-européens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3688. — 4 février 2025. — Mme Anna Pic attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les difficultés rencontrées par les couples binationaux extra-européens dans leurs démarches de reconnaissance de leur union et d’obtention de visa. Selon les chiffres de L’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), parmi les 236 300 mariages conclus en France en 2015, près de 15 % unissaient une personne de nationalité étrangère et une personne de nationalité française, alors qu’ils ne représentaient que 6 % en 1950. Néanmoins, nombre de ces couples font face à des procédures administratives particulièrement complexes, souvent perçues comme un véritable parcours du combattant et dont les conséquences peuvent être lourdes, que cela soit sur le plan psychique ou pratique. À titre d’exemple, le Collectif des couples franco-indiens souligne que ces démarches peuvent être vécues comme un traumatisme, laissant planer une suspicion d’union de complaisance presque systématique. Cet état de fait, conjugué à l’exigence de fournir des documents administratifs qui n’ont parfois pas d’équivalents dans leur pays d’origine, complexifie encore davantage leur situation. Ces obstacles entraînent des séparations prolongées et une grande détresse pour les couples concernés. Elle lui demande donc comment le Gouvernement entend répondre aux préoccupations exprimées par ces couples et ainsi permettre l’exercice effectif de leurs droits.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3803</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>460</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Négociations sur une convention fiscale franco-suisse sur les successions
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3803. — 4 février 2025. — M. Marc Chavent alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’absence de convention fiscale bilatérale relative à la double imposition des successions entre la France et la Suisse. Depuis la dénonciation par la France, en 2014, de la convention fiscale franco-suisse en matière de succession, les contribuables concernés sont soumis à un risque significatif de double imposition. Cette situation crée une incertitude juridique et financière importante pour les familles, notamment lorsque des biens ou des héritiers sont situés de part et d’autre de la frontière. L’absence d’un cadre fiscal clair et harmonisé complique la transmission du patrimoine et peut entraîner des charges fiscales cumulées, parfois excessives, pour les héritiers. Dans un contexte de mobilité internationale croissante, cette incertitude est particulièrement préjudiciable, en particulier entre deux économies aussi interdépendantes que la France et la Suisse. Cette situation est également susceptible de nuire à l’attractivité de la France pour les investisseurs et les résidents suisses, ainsi qu’aux relations économiques bilatérales entre ces deux pays. Dans ce contexte, M. le député demande à M. le ministre si des négociations ont été engagées avec les autorités suisses en vue de conclure une nouvelle convention fiscale sur la double imposition des successions. Il lui demande également quelles sont les perspectives pour parvenir à un accord et les mesures envisagées par le Gouvernement pour traiter cette question dans les meilleurs délais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3621</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>460</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Valletoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Fermeture de la sucrerie de Souppes-sur-Loing
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3621. — 4 février 2025. — M. Frédéric Valletoux alerte M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la fermeture définitive de la sucrerie de Souppes-sur-Loing. Cette entreprise emblématique du sud de la Seine-et-Marne, active depuis plus de 150 ans, constitue un acteur clé de la filière agricole locale. Elle emploie près de 80 salariés (hors saisonniers) et représente une part importante de l’activité économique et sociale du territoire. Si des solutions ont été mises en place pour assurer l’avenir de la culture betteravière dans le sud du département, notamment grâce à l’accord avec le groupe coopératif Cristal Union permettant aux agriculteurs d’écouler leur production vers d’autres sites, la fermeture de cette sucrerie constitue un choc pour les salariés directement impactés et pour l’équilibre économique du territoire. Face à cette situation, il lui demande quelles mesures il entend mettre en œuvre pour accompagner les salariés concernés par cette fermeture, notamment en matière de reconversion professionnelle et de soutien social. Il souhaite également savoir quelles initiatives seront envisagées pour assurer le devenir de ce site industriel de Souppes-sur-Loing ; une reconversion réussie de ce site pourrait non seulement limiter l’impact économique de la fermeture, mais également permettre d’envisager une transition durable pour l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3664</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>460</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Loubet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Convertir la centrale Huchet de Saint-Avold pour sauver les emplois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3664. — 4 février 2025. — M. Alexandre Loubet alerte M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur l’avenir de la centrale Émile Huchet de Saint-Avold. En septembre 2023, le Président de la République M. Emmanuel Macron s’est engagé à convertir les centrales à charbon françaises pour garantir la sécurité d’approvisionnement électrique du pays tout en réduisant les émissions de CO2 du mix électrique national. Un impératif également préconisé par le Réseau de transport d’électricité (RTE), qui insiste sur le besoin d’unités de production électrique pilotables pour répondre aux pics de consommation et ainsi assurer l’indépendance énergétique nationale. Sans décision rapide du Gouvernement pour autoriser la conversion de la centrale à charbon de Saint-Avold en énergie moins émettrice de CO2 (biomasse ou gaz), elle risque de fermer en avril 2025, menaçant des centaines d’emplois directs et indirects, le développement de plusieurs projets industriels locaux et la souveraineté énergétique du pays. De plus, plutôt qu’importer de l’électricité d’Allemagne à base de charbon lignite particulièrement polluant, il est indispensable de prolonger la durée de vie de la centrale Emile Huchet tout en décarbonant sa production électrique. Il lui demande ce qu’attend le Gouvernement pour mettre en place un appel d’offres permettant de garantir la disponibilité de cette centrale, par sa conversion en combustibles moins émetteurs de CO2.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3725</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>461</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Lhardit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Retards de déploiement de la fibre optique dans les zones très denses
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3725. — 4 février 2025. — M. Laurent Lhardit appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur les retards préoccupants du déploiement de la fibre optique dans les zones urbaines très denses, notamment à Marseille. Lancé en février 2013, le plan France très haut débit (PFTHD) visait à couvrir l’intégralité du territoire en très haut débit d’ici 2022. Cette échéance a ensuite été modifiée par le Président de la République en une couverture non plus en très haut débit seulement, mais en fibre optique jusqu’à l’abonné (FttH), d’ici la fin 2025. Pour atteindre cet objectif, les décisions n° 2009-1106 et n° 2013-1475 de l’Autorité de régulation des communications éléctroniques des postes et de la distribution de la presse (ARCEP) ont notamment défini, sans les consulter pour autant, une liste de communes constituant les zones très denses du territoire, sur lesquelles le régulateur a considéré, avec le soutien des principaux opérateurs privés, comme « économiquement viable pour plusieurs opérateurs de déployer leurs propres infrastructures, en l’occurrence leurs réseaux de fibre optique, au plus près des logements ». Environ 7,9 millions de locaux d’habitation et professionnels en France, dont l’intégralité des 530 000 locaux marseillais, relèvent ainsi de ces zones sur lesquelles seuls les opérateurs privés peuvent intervenir, exclusivement sur leurs fonds propres. Sur la base des chiffres les plus récents publiés par l’ARCEP (troisième trimestre 2024), l’objectif de couverture complète des foyers et entreprises en très haut débit est loin d’être atteint et ce, environ un an avant le terme fixé par le Président de la République. Le taux de locaux raccordables à la fibre s’élève ainsi à un peu plus de 85 % à Marseille (soit presque 80 000 locaux restant à couvrir), avec de très importantes disparités constatées d’un arrondissement à l’autre (seulement 49 % dans le premier arrondissement de la ville). Ce chiffre à l’échelle de la ville est comparable à celui de Nancy, mais d’autres grandes villes sont également éloignées de l’atteinte de l’objectif de complétude fixé : environ 88 % à Montpellier, 90 % à Toulon, Lille, Strasbourg et Toulouse, 91 % à Nantes et Bordeaux. Par ailleurs, il y a, localement comme à l’échelle nationale, un très net ralentissement des volumes de locaux traités en zones très denses. Ainsi, à Marseille, seulement 17 592 prises optiques ont été réalisées entre les troisièmes trimestres 2023 et 2024. Ce rythme ralentit depuis début 2022 au point que, sans action corrective massive, la couverture complète en fibre des communes des zones très denses ne serait pas atteinte avant la décennie 2030. Cette stagnation des déploiements pénalise grandement les citoyens et les entreprises pour lesquels une connexion à un internet à très haut débit de qualité est nécessaire au quotidien pour leurs usages numériques. Cette pénalisation deviendra une sanction pour ces mêmes habitants et entreprises si demain Orange est autorisée à fermer son réseau cuivre et donc l’ADSL, y compris en l’absence de fibre optique, sachant qu’en l’état l’ARCEP ne peut que retarder de quelques mois une telle fermeture, mais nullement l’interdire. À titre d’exemple, l’opérateur Orange envisage la fermeture technique de ce réseau en janvier 2028 dans le 9ème arrondissement de Marseille. Pourtant, le taux de locaux raccordables au troisième trimestre 2024 y est inférieur à 93 % et seules 157 prises y ont été réalisées depuis le deuxième trimestre 2024, 3 039 locaux demeurant à raccorder. Les habitants des zones très denses ne comprennent pas les retards très importants de déploiement de la fibre et n’acceptent pas des solutions alternatives aux coûts et caractéristiques non comparables (FTTO, 4G et 5G fixe, satellite) que les opérateurs et parfois l’État, entendent leur proposer. Ne disposant pas des calendriers des déploiements des opérateurs, les élus des communes en zones très denses sont désarmés pour leur apporter des réponses. Force est de constater que la dynamique des investissements des opérateurs dans les réseaux en fibre optique, presque exclusivement assumés par la société Orange, est aujourd’hui devenue largement insuffisante, alors qu’eux seuls ont le droit d’intervenir tant d’un point de vue réglementaire que du strict régime des aides d’État tel que fixé par l’Union européenne. Il apparaît donc urgent que le Gouvernement et l’ARCEP prennent acte des carences actuelles de l’initiative privée en zones très denses et établissent de concert un nouveau cadre réglementaire contraignant les opérateurs à reprendre et accélérer les déploiements de fibre optique, en leur imposant des échéances à respecter impérativement. Ce nouveau cadre doit à tout le moins interdire et non pas seulement retarder, la fermeture du réseau cuivre en l’absence de fibre optique. À défaut, il conviendrait que l’État et le régulateur laissent les collectivités reprendre la main sur l’intégralité de l’aménagement numérique de la zone très dense, y compris nécessairement sur les prises déjà déployées, afin de garantir la complétude que les acteurs privés n’auront pas été en mesure de faire. Aussi, il lui demande quelles mesures sont envisagées pour assurer dans les délais les plus brefs un raccordement en fibre optique de l’intégralité des locaux des zones très denses et plus globalement tenir l’engagement pris par le Président de la République de la couverture de l’ensemble du territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3618</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>462</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Bourgeaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Usurpation du numéro d’enregistrement préfectoral harmonisé (NEPH)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3618. — 4 février 2025. — M. Jean-Luc Bourgeaux attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les contraintes qu’impose le numéro d’enregistrement préfectoral harmonisé (NEPH) et les conséquences qu’il peut engendrer en cas de vol de données, de vol simple ou aggravé ou de perte d’un permis de conduire. Le NEPH est attribué par les services de la préfecture à une personne présentant un dépôt de dossier d’inscription au permis de conduire. C’est également ce numéro qui sera reporté sur le CEPC (certificat d’examen au permis de conduire) et qui sera inscrit sur la demande de fabrication du permis définitif. En cas de déclaration de vol et de demande de duplicata, le nouveau permis de conduire inclut à nouveau le pérenne NEPH, numéro strictement personnel. Force est de constater que l’attribution d’un numéro par individu, non par document, peut engendrer des conséquences administratives aggravées. Plus de 30 000 affaires d’usurpation d’identité ont été recensées par le ministère de l’intérieur en 2022 dont une partie des cas concerne le permis de conduire. Si des dispositifs existent pour contester une infraction ou une perte de points, ils n’empêchent pas les contraintes exponentielles que subissent les victimes d’usurpation d’identité : pertes de points, suppressions de permis et nécessité de repasser les épreuves de conduite, saisies sur comptes bancaires voire saisies sur salaires, recours à une procédure juridique énergivore et onéreuse. Dans un contexte où l’usurpation d’identité est facilitée par les démarches administratives désormais numériques, il lui demande s’il envisage de prendre en considération les victimes toujours plus nombreuses d’usurpation d’identité et de simplifier les procédures de rectification en raison de la situation subie ; s’il prévoit de modifier la procédure et de substituer le NEPH initial par un nouveau numéro d’enregistrement dans les bases de données de l’État pour tout titulaire en cas de fraude déclarée et avérée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3625</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>462</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Martinez</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Réciprocité des conditions de circulation des diplomates algériens en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3625. — 4 février 2025. — Mme Michèle Martinez appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conditions de circulation sur le territoire national des diplomates de la République algérienne démocratique et populaire. Alors que les autorités algériennes insultent quotidiennement la France et mènent une campagne d’influence hostile sur le sol français, la libre circulation des diplomates algériens pose question. Ces représentants de l’État algérien peuvent, en toute liberté, circuler en France alors que, par contraste, les diplomates français affectés en Algérie font l’objet de restrictions de circulation tout aussi humiliantes que contraignantes. De fait, les diplomates français n’ont pas le droit de franchir, sans y être dûment autorisés, un périmètre de 40 km autour d’Alger. Au vu des actions hostiles du pouvoir algérien sur le sol français, il apparaît indispensable d’appliquer aux diplomates algériens le même traitement que celui réservé à leurs homologues français en Algérie. Elle lui demande s’il compte, comme il en la possibilité par décret, appliquer une restriction de circulation aux diplomates algériens présents sur le territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3641</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>462</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Fraude au code de la route
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3641. — 4 février 2025. — M. Michel Guiniot interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les conséquences de l’externalisation de l’épreuve théorique générale du permis de conduire. Selon la presse, plus de 7 000 épreuves ont été annulées pour suspicion de fraude et 83 centres agréés ont été fermés pour l’année 2024 et ce chiffre est croissant depuis 2016. De plus, si le nombre d’examen a considérablement augmenté, il est a noter que l’externalisation a entraîné une chute du taux de réussite à cet examen, passant de 71 % à 53 % en moins de 10 ans. Il en résulte des effets dramatiques sur la sécurité routière en amenant sur les routes de France des individus qui sont en méconnaissance totale du code de la route, même s’ils peuvent avoir une pratique de la conduite acceptable. Il lui demande donc des précisions sur les mesures qui peuvent être prises par le Gouvernement afin de réduire la fraude et les conséquences sur la sécurité routière que cela induit.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3642</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>463</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Système de répartition des dates d’examen du permis de conduire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3642. — 4 février 2025. — M. Mathieu Lefèvre interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les dysfonctionnements du système de répartition des dates d’examen du permis de conduire. D’une part, le système dans son ensemble pose de nombreuses difficultés. Lorsqu’ils se connectent sur la plateforme dédiée, les responsables des auto-écoles n’ont que quelques secondes pour tenter d’obtenir des places dans les centres d’examen pour le mois suivant, générant une pression excessive. D’autre part, après des mois d’attente pour obtenir une date d’examen et un investissement personnel et financier conséquent, les candidats val-de-marnais au permis de conduire font face, de manière récurrente, à des annulations pour « imprévu de dernière minute ». Or le mécanisme de réserve actuel ne permet pas de compenser efficacement ces annulations, la totalité des annulations ne bénéficiant pas d’un rattrapage. Ce dysfonctionnement laisse auto-écoles et candidats sans alternative ni solution. Dès lors, il attire son attention sur la nécessité de repenser le système actuel de répartition des dates d’examen du permis de conduire et sur la possibilité de mettre en place une réserve dédiée, spécifiquement attribuée aux auto-écoles ayant subi des annulations au cours du mois.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3643</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>463</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Dufosset</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Le SUAP, angle mort juridique dans le CGCT
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3643. — 4 février 2025. — M. Alexandre Dufosset interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la législation relative au secours d’urgence aux personnes (SUAP). En vertu de l’article L. 1424-2 du Code général des collectivités territoriales (CGCT), les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) ont pour mission principale d’assurer les secours d’urgence et la protection de la population contre les risques d’incendie. Cependant, aux termes du même CGCT, le SUAP, qui est pourtant un dispositif de secours médical d’urgence, n’est pas expressément intégré dans les missions obligatoires des infirmiers sapeurs-pompiers, ce qui constitue un angle mort juridique aux multiples conséquences. En effet, les infirmiers sapeurs-pompiers interviennent régulièrement en tant qu’agents de premiers secours dans les situations d’urgence, en particulier pour les secours médicaux. Le SUAP représente d’ailleurs aujourd’hui plus de 80 % des interventions, contre 50 % dans les années 90. L’absence de clarté juridique susmentionnée peut donc nuire à l’efficacité du dispositif de secours, créer des disparités d’organisation dans les départements et laisser libre cours aux aléas décisionnels, aussi bien en matière administrative que financière. Il l’interroge donc sur les mesures que le Gouvernement envisage de prendre afin de préciser la législation relative au SUAP dans le Code général des collectivités territoriales, par exemple en complétant les missions obligatoires des infirmiers sapeurs-pompiers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3646</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>463</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Bigot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Trafics liés au tabac
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3646. — 4 février 2025. — M. Guillaume Bigot appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la progression alarmante du double fléau que constituent la contrebande et la contrefaçon de cigarettes et de la véritable capitulation de l’État face à l’explosion de ce phénomène. En 2023, 43 % des cigarettes consommées en France provenaient de ces circuits illégaux, plaçant le pays au premier rang européen pour la consommation de tabac illicite, alors qu’il n’était que de 33 % en 2019. À titre d’exemple, au premier semestre 2024, dans la ville de Belfort, 46,7 % de la consommation de cigarettes ne provenait pas du réseau des buralistes. Ce phénomène engendre un manque à gagner fiscal pour l’État estimé, au minimum, à 4 milliards d’euros par an et compromet la survie économique des buralistes. Alors que l’État ne cesse d’alourdir les taxes sur le tabac, son laxisme laisse prospérer les trafics qui échappent à toute fiscalité. Alors qu’ils ne perçoivent que 80 centimes par paquet vendu légalement, les buralistes, ayant déjà vu la valeur de leur licence de tabac diminuer de 60 %, assistent à l’effondrement de leur activité. Les buralistes expérimentent, comme tant de Français, à quel point l’État sait se montrer faible avec les forts et fort avec les faibles. La disproportion des sanctions est particulièrement choquante : alors qu’un buraliste de Belfort s’est vu infliger une lourde amende et quinze jours de fermeture pour avoir vendu un jeu à un mineur de presque 18 ans, les trafiquants de cigarettes ne risquent qu’une saisie de leur marchandise et une amende de 90 euros. Les cigarettes contrefaites, fabriquées dans des conditions insalubres, contiennent souvent des taux alarmants de substances toxiques : trois fois plus de cadmium et d’arsenic, sept fois plus de mercure et huit fois plus de plomb que les cigarettes légales et parfois même du ciment, des plastiques et des déjections animales, les rendant ainsi selon les services des douanes « impropres à la consommation ». Or dans la circonscription de M. le député, au vu et au su de tous, des épiceries vendent du tabac sans autorisation, proposant même des cigarettes à l’unité. Dans le Territoire de Belfort, des pages Facebook proposent des cigarettes de contrebande et offre même un service de livraison à domicile. En région parisienne, où des milliers de paquets contrefaits ou importés illégalement d’Algérie sont vendus quotidiennement, ce trafic revêt une ampleur quasiment industrielle. Il lui demande quelles mesures seront prises pour alourdir les sanctions contre les trafiquants de cigarettes et garantir leur application effective, comment le trafic organisé via les réseaux sociaux sera combattu et, enfin, de quelle manière sera assurée la sensibilisation du public aux dangers sanitaires extrêmes liés à ces produits.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3648</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>464</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Maudet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Quelles mesures contre le trafic illicite de tabac ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3648. — 4 février 2025. — M. Damien Maudet interpelle M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la colère des buralistes face au trafic illégal de cigarettes. « On a bien conscience qu’il faut que les gens fument moins. Mais là on est soumis à une concurrence déloyale. J’ai plein de collègues qui sont pris à la gorge ! » C’est Christophe, buraliste à Saint-Léonard-de-Noblat, qui lui a fait part de son désespoir. Toute la profession prévoit une grève nationale le 3 février 2025. À cause du commerce illicite de tabac, ce sont 100 000 employés et 27 000 débitants qui sont soumis à une concurrence déloyale. Et ce trafic mine les efforts réalisés pour diminuer la consommation de cigarettes. Selon une mission d’information de l’Assemblée nationale en 2021, le marché parallèle représenterait entre 14 % et 17 % de la consommation française et entre 16 % et 20 % des volumes de vente. De nombreux rapports, notamment du Parlement européen, pointent du doigt la responsabilité des leaders de l’industrie dans cette situation, qui pousseraient eux-mêmes le commerce illicite afin de servir leurs intérêts, au détriment donc des buralistes et de la santé publique. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour lutter efficacement contre le commerce illicite de tabac.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3657</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>464</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Plan narcotrafic et trafic illicite de tabac
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3657. — 4 février 2025. — Mme Delphine Lingemann alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la recrudescence de trafics illicites de tabac. En 2024, le nombre de cigarettes achetées en dehors du réseau légal des buralistes français continue d’augmenter. La France concentre 47 % des volumes illégaux de l’Union européenne malgré les efforts des forces de l’ordre pour démanteler des usines clandestines ainsi que des réseaux de grossistes. Ce marché parallèle illégal entraîne une vague de cambriolages chez les buralistes, sans précédent depuis 2024. Le département du Puy-de-Dôme est particulièrement touché avec plus de 30 cambriolages durant cette unique année. Et ce, malgré la signature en 2022 d’une convention de partenariat relative à la sécurité et à la lutte contre les marchés parallèles de tabac entre la fédération des buralistes du Puy-de-Dôme, la préfecture, la douane, la police nationale, la gendarmerie nationale et le procureur de la République en vue d’obtenir une sécurisation de ce secteur d’activité. Ces séries d’incidents criminels répétés représentent une menace importante pour la sécurité publique, en particulier pour les buralistes, mais aussi pour leur clientèle. Dans la mesure où ce trafic illicite de tabac provoque des actes de violences qui prennent des proportions similaires à ceux induits par le trafic de stupéfiants, elle lui demande s’il pourrait être envisagé d’intégrer dans le plan national de narcotrafic, ce trafic illicite de tabac.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3658</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>464</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Weber</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Taux actuels de recouvrement des amendes dressées pour trafic de stupéfiants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3658. — 4 février 2025. — M. Frédéric Weber attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les taux actuels de recouvrement des amendes forfaitaires dressées pour infractions liées aux stupéfiants. En juin 2023, le Président de la République annonçait dans le quotidien La Provence la mise en place d’un système permettant le paiement immédiat des amendes forfaitaires délictuelles pour consommation de stupéfiants, afin d’en améliorer le recouvrement et de renforcer son efficacité dissuasive. Il indiquait également qu’au total, 350 000 amendes avaient été dressées depuis septembre 2020, mais que seulement 35 % d’entre elles avaient été recouvrées. Cependant, les premiers bilans dévoilés récemment soulignent que les paiements immédiats demeurent très faibles. Entre mai et novembre 2023, seulement 544 amendes auraient été réglées sur le champ par carte bancaire ou en espèces, un chiffre qui semble dérisoire au regard des objectifs fixés. Au regard des enjeux de sécurité publique et de lutte contre l’usage de stupéfiants, il est impératif d’évaluer l’impact réel de cette mesure. Ainsi, il lui demande de bien vouloir lui communiquer les taux actuels de recouvrement des amendes forfaitaires dressées dans le cadre des infractions liées aux stupéfiants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3674</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>465</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Expérimentation des classes de reconquête républicaine dans la ruralité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3674. — 4 février 2025. — Mme Delphine Lingemann appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la mise en œuvre de l’expérimentation d’une classe de reconquête républicaine dans les territoires ruraux, fruit d’un amendement qu’elle avait porté et qui, suite à son adoption, figure dans la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur (LOPMI) du 24 janvier 2023. L’article 2.6 du rapport annexé de la LOPMI prévoit la création de cent classes de reconquête républicaine dans les quartiers de reconquête républicaine (QRR) et dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Ces classes doivent permettre aux jeunes décrocheurs de préparer les concours de la fonction publique - et du ministère de l’intérieur en particulier - ou les inciter à s’engager dans les réserves opérationnelles. Cette initiative pertinente vise à lutter contre les inégalités d’accès à l’emploi public et à renforcer le lien entre les forces de l’ordre et la population. Plusieurs ouvertures de ces classes de reconquête républicaine ont déjà eu lieu sur le territoire. L’article 2.6 du rapport annexé de la LOPMI, tel que modifié par un amendement présenté par Mme la députée, précise qu’un dispositif similaire sera expérimenté dans les territoires ruraux. En effet, les jeunes des territoires ruraux souffrent encore d’inégalités territoriales qui limitent leurs ambitions professionnelles. Ces inégalités se manifestent notamment par un accès limité à l’information sur les concours et les emplois de la fonction publique, qui peut les conduire à s’imposer eux-mêmes un plafond de verre. L’expérimentation des classes de reconquête républicaine dans les territoires ruraux constituerait une réponse à ces inégalités territoriales et permettrait de renforcer ainsi la cohésion territoriale de la République. Dans le Puy-de-Dôme, plusieurs établissements ont fait part de leur intérêt pour ce dispositif. Pourtant, bien que la loi soit entrée en vigueur depuis plus de deux ans, l’expérimentation n’a pourtant toujours pas été lancée. Elle lui demande donc quand il envisage de mettre en œuvre de cette expérimentation dans les territoires ruraux ; elle souhaite également positionner son territoire, le Puy-de-Dôme, comme territoire d’expérimentation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3684</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>465</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Accès aux soins lacunaire des personnes en centre de rétention administrative
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3684. — 4 février 2025. — M. Édouard Bénard interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la prise en charge des personnes retenues en centre de rétention administrative. Quoique perfectible, la prise en charge médicale des détenus au sein des établissements pénitentiaires est assurée par le service public hospitalier dans des conditions équivalentes à celles dont bénéficie la population. À ce titre, les personnes détenues bénéficient de soins délivrés par des professionnels exerçant en milieu hospitalier (médecin, dentistes, psychologues, infirmiers…) ainsi qu’au sein des unités de consultations de soins ambulatoire (USCA) de l’établissement pénitentiaire. Ceux-ci sont affiliés au régime général de la sécurité sociale, disposent d’un dossier médical établi lors de leur entrée dans l’établissement pénitentiaire et peuvent demander à obtenir une consultation au sein de l’USCA. La demande de consultation peut également émaner du personnel pénitentiaire ou de toute autre personne agissant dans l’intérêt du détenu. À l’inverse, l’accès aux soins pour les personnes retenues en centre de rétention administrative est jugé très largement perfectible par les organisations assurant une mission d’information et d’aide à l’exercice des droits auprès des retenus. Ainsi, le rapport pour l’année 2023 publié par les associations Forum réfugiés, France Terre d’asile, le groupe SOS solidarités - Assfam, La Cimade et Solidarité Mayotte sur la situation dans les centres de rétention administrative fait état de l’insuffisante prise en compte de l’état de santé des étrangers malades retenus en CRA. Si les unités médicales des centres de rétention administrative (UMCRA) sont rattachées à un établissement de santé par le biais d’une convention signée par le préfet territorialement compétent et ledit établissement, il ressort du rapport précité que les UMCRA ne parviennent pas toujours à assurer le niveau de présence et de diversité des prises en charge prévu par les textes. À titre d’exemple, le CRA de Lille-Lesquin, qui dispose de 116 places, supposerait selon l’instruction du Gouvernement du 11 février 2022 (NOR : INTV2119176J) la présence de médecins 10 demi-journées par semaine. Dans les faits, les trois médecins assurant l’astreinte n’ont pas d’horaires de présence fixes et ne se déplacent que sur demande. Jusqu’en 2022 aucun médecin n’intervenait au CRA de Guadeloupe. Les CRA de Lyon St-Exupéry ont sous-traité les missions des UMCRA à une société privée DOKEVER, qui devait pallier les difficultés des hôpitaux de Lyon, société qui est elle-même incapable de remplir les conditions de présence exigées par la convention signée avec l’État. Le rapport précité indique que la plupart des unités médicales n’ont pas d’accès systématique à un interprétariat professionnel, rendant l’application des droits relatifs au consentement aux soins ou au refus de soins aléatoire au regard de la langue maîtrisée par la personne retenue. Par ailleurs, le rapport indique que la confidentialité de la prise en charge médicale des personnes retenues s’avère problématique dans de nombreux CRA. Alors que la présence d’un personnel de surveillance du CRA peut être sollicitée, à titre exceptionnel, par le personnel de l’UMCRA, des agents de police sont placés de manière systématique devant la porte du local dans certains CRA pendant tout le temps d’ouverture du service médical. Pire encore, les policiers et les gendarmes sont présents dans les locaux de l’UMCRA au moment des rendez-vous médicaux dans les deux CRA de Lyon St-Exupéry. L’accès à des spécialistes depuis les CRA est particulièrement complexe, ceux-ci se déplaçant rarement dans les CRA. L’administration du CRA argue bien souvent de problématiques d’escortes pour justifier les difficultés d’accès aux spécialistes. De fait, des situations d’interruption de suivi médical, pourtant considéré comme urgent et indispensable, dont bénéficiait la personne à l’extérieur, ou pendant sa période de détention précédant son arrivée au CRA, sont relevées par le rapport. De même, des personnes retenues en CRA rencontrées par les associations ont témoigné de difficultés d’accès à leurs traitements médicaux habituels quand d’autres, souffrant de troubles addictifs, se retrouvent dans une situation de sevrage forcé sans un appui médical en CRA. Par ailleurs, les textes en vigueur ne prévoient pas de transfert automatique du dossier médical des anciens détenus transférés en CRA, ce qui peut conduire a une interruption de traitement. En ce qui concerne les locaux de rétention administrative, créés sur décision du préfet, aucun accès aux soins n’y est prévu par les textes. La seule possibilité pour la personne retenue de voir un médecin consiste à solliciter une consultation d’un médecin extérieur conditionnée au seul bon vouloir de la police. Alors que les personnes retenues en CRA ne font pas l’objet d’une sanction pénale mais d’une décision administrative, pouvant conduire à un enfermement de 90 jours, ceux-ci disposent concrètement d’un accès aux soins inférieur à celui des détenus. Aussi, il lui demande quelles dispositions il entend prendre pour améliorer et rendre effectif l’accès aux soins aux personnes retenues dans les CRA et les LRA ainsi que pour garantir le respect du secret médical. Par ailleurs, il lui demande de préciser s’il prévoit d’organiser un transfert automatisé du dossier médical des anciens détenus transférés à leur sortie en CRA au personnel de santé dûment habilité intervenant pour le compte des CRA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3685</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>466</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Interprétation pour les compagnons d’Emmaüs de la circulaire du 23 janvier 2025
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3685. — 4 février 2025. — M. Yannick Monnet interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur l’interprétation, pour les compagnons d’Emmaüs, de la circulaire du 23 janvier 2025 fixant les orientations générales relatives à l’admission exceptionnelle au séjour prévue aux articles L. 435-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Cette circulaire fixe à 7 années la durée de présence en France constituant un « indice d’intégration pertinent » pour la mise en œuvre des dispositions de l’article L. 435-1. L’article L. 435-2, quant à lui, évoque une notion de « perspectives d’intégration » au sujet des étrangers accueillis par les organismes mentionnés au premier alinéa de l’article L. 265-1 du code de l’action sociale et des familles (typiquement, Emmaüs), leur permettant de prétendre à un titre de séjour s’ils justifient de 3 années d’activité ininterrompue au sein de ces organismes. Dès lors, la question se pose de savoir si les « indices d’intégration » définis dans cette circulaire pour la mise en œuvre des dispositions de l’article L. 435-1 sont également valables pour l’appréciation des « perspectives d’intégration » définies à l’article L. 435-2. Cette interprétation remettrait en cause les 3 années de présence requises, chez Emmaüs, pour pouvoir prétendre à un titre de séjour. De la même manière, cette circulaire évoque les publics concernés par les récentes évolutions législatives, telles que les victimes de traite des êtres humains, les victimes de violences conjugales ou les étrangers accueillis par les organismes tels qu’Emmaüs, invitant les préfets à « privilégier strictement, sauf circonstances exceptionnelles, la voie du droit commun et les critères prévus par la loi pour répondre à ces situations ». Cette formulation interroge sur la nature des « circonstances exceptionnelles » qui permettront, le cas échéant, de déroger au droit commun et d’appliquer aux compagnons d’Emmaüs les dispositions de l’article L. 435-2. Aussi, il lui demande de clarifier, sur ces deux points, l’interprétation qui doit être faite de la circulaire du 23 janvier 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3686</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>467</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Nombre de personnes étrangères inscrites au FSPRT
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3686. — 4 février 2025. — Mme Caroline Colombier interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le nombre d’étrangers inscrits au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) depuis le 1er janvier 2023. Elle lui demande par ailleurs si, pour les étrangers concernés, leur expulsion hors du territoire national met fin à l’inscription au fichier et si non, elle lui demande le nombre exact de ces personnes présentes sur le territoire national et le nombre exact de personnes effectivement expulsées. Dans les deux cas, elle lui demande de préciser la nationalité des personnes concernées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3687</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>467</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ségolène Amiot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Refus de visa pour 16 journalistes afghans menacés de mort
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3687. — 4 février 2025. — Mme Ségolène Amiot attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation préoccupante des 16 journalistes afghans dont les demandes de visa ont été récemment rejetées par les autorités françaises. Ce refus de visa intervient dans un contexte particulièrement sensible, alors que l’Afghanistan est sous le régime des talibans, un régime qui persécute systématiquement les journalistes, en particulier ceux qui défendent la liberté d’expression et d’opinion. Il semble que cette décision, prise dans un contexte politique particulièrement sensible, soit avant tout motivée par des considérations diplomatiques. En effet, la France semble avoir fait le choix de limiter l’accueil de réfugiés et notamment de journalistes afghans, au moment même où elle se positionne sur la scène internationale concernant la situation en Afghanistan. Ce choix pourrait être perçu comme une décision purement politique, qui va à l’encontre des engagements internationaux de la France en matière de protection des droits des réfugiés et des journalistes persécutés. En tant que signataire de la Convention de Genève et des autres instruments internationaux relatifs à la protection des droits humains, la France a une responsabilité envers les journalistes fuyant les violences et les persécutions, en particulier lorsque ces individus risquent leur vie pour défendre la liberté d’expression et d’opinion. En refusant d’accueillir ces journalistes, la France se trouve en contradiction avec ses valeurs et ses engagements internationaux, tout en énonçant sa volonté de lutter contre les régimes autoritaires et le terrorisme. Le rejet de ces demandes de visa soulève également des préoccupations graves en matière de dignité humaine. Du fait de ce refus d’obtention de visa français, ces journalistes sont menacés d’expulsion, ainsi que de retour dans leur pays d’origine. La France les expose à des risques accrus de persécution en cas de retour et fait preuve d’un manque de moyens et de volonté politique pour mettre en place une réponse adaptée à la situation d’urgence à laquelle ces personnes sont confrontées. Depuis la prise de pouvoir des talibans en 2021, la situation des journalistes en Afghanistan est extrêmement dangereuse. Plus de 50 journalistes ont été tués ou blessés depuis 2021, avec une forte hausse des agressions et menaces (CPJ). 200 médias ont été fermés et les journalistes sont soumis à une censure stricte. Ceux qui couvrent des sujets sensibles risquent des arrestations ou des menaces de mort. Des visas ont été refusés à des journalistes femmes, alors même que le M. le Premier ministre François Bayrou a exprimé lors de son discours de politique générale la volonté de lutter contre les oppressions subies par les femmes afghanes. Depuis la prise de pouvoir des talibans en 2021, les femmes afghanes sont sévèrement persécutées. La répression des libertés des femmes est systématique et brutale. Dans ce contexte, Mme la députée interroge M. le ministre sur les raisons exactes de ces refus et sur la politique qui a présidé à cette décision. Elle souhaite savoir quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour respecter ses engagements internationaux et protéger les journalistes afghans persécutés, notamment en facilitant leur accueil et leur protection en France. Enfin, elle lui demande quel renforcement des moyens serait envisagé afin d’assurer une prise en charge adéquate de ces personnes vulnérables, en cohérence avec les valeurs humaines et démocratiques que la France prône sur la scène internationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3690</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>467</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Indemnité de responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3690. — 4 février 2025. — Mme Michèle Tabarot appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les interrogations relatives à l’indemnité de responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels. Actuellement, un arrêté du 20 avril 2012 fixe des indices fictifs pour chaque grade afin de déterminer le montant de cette indemnité. Cependant, ces indices n’ont pas été ajustés pour tenir compte des évolutions des grilles indiciaires des grades concernés. Ce décalage, de plus en plus marqué, pénalise les agents et nuit à la juste reconnaissance des responsabilités qu’ils assument dans l’exercice de leurs missions. Une réforme visant à simplifier le mode de calcul de cette indemnité est envisagée depuis 2021, avec un retour à un calcul basé sur un pourcentage du traitement indiciaire brut des grades. Aussi, elle souhaiterait qu’il puisse lui indiquer les mesures qu’il pourrait éventuellement envisager pour rendre plus juste le mode de calcul de l’indemnité de responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3693</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>468</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-François Portarrieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Déploiement du plan de création de nouvelles gendarmeries
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3693. — 4 février 2025. — M. Jean-François Portarrieu attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le déploiement du plan de création de nouvelles gendarmeries sur le territoire national et plus particulièrement dans le Nord toulousain. Suite à l’annonce, en 2023, de la création de 239 brigades de gendarmerie, la Haute-Garonne s’est vue attribuer 4 unités dont 1 mobile à Saint-Jory, commune du Nord toulousain. À la suite d’un incendie qui a détruit le local qui devait accueillir les nouveaux effectifs au sein de l’actuelle gendarmerie, Saint-Jory ne figurait pas dans les 80 premières unités créées en 2024. Depuis, grâce aux efforts de la municipalité mais également des gendarmes, d’importants travaux ont rendu le local totalement opérationnel. Aujourd’hui, pour les habitants et les maires concernés, cette brigade mobile reste plus que jamais nécessaire sur ce périmètre urbain qui enregistre une croissance démographique importante, avec toutes les conséquences pour la sécurité des biens et des personnes. Aussi, il souhaiterait savoir si les effectifs de gendarmes de cette brigade mobile de Saint-Jory seront affectés en 2025 au titre des 57 nouvelles brigades annoncées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3701</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>468</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Manon Meunier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Coût de la cellule DEMETER
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3701. — 4 février 2025. — Mme Manon Meunier interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le coût de fonctionnement de la cellule nationale de suivi des atteintes au monde agricole (cellule DEMETER). Il convient de rappeler que la cellule DEMTER a été créée en octobre 2019 afin d’assurer la prévention et le suivi des actes crapuleux, qu’il s’agisse d’une délinquance de proximité et d’opportunité ou bien d’une criminalité organisée voire internationale ; des actions de nature idéologique, qu’il s’agisse de simples actions symboliques de dénigrement ou d’actions dures ayant des répercussions matérielles ou physiques. Elle souhaiterait savoir quel est le coût global de fonctionnement de la cellule de suivi des atteintes au monde agricole et ce, depuis sa création en octobre 2019.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3704</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>468</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Léaument</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Menaces de mort contre des magistrats, quelles mesures sont prises ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3704. — 4 février 2025. — M. Antoine Léaument alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les menaces de mort dont sont victimes les magistrats dans le cadre de leur fonction. Le mardi 28 janvier 2025, l’agence de presse Reuters a révélé que les magistrats en charge de l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement National ont fait l’objet de graves menaces sur le site d’extrême droite Riposte laïque. Plus précisément, le 6 octobre 2024, le site Riposte laïque a posté un article intitulé : « Un procès stalinien mis en place pour ruiner le RN » avec, en illustration, une photo de la présidente du tribunal. En commentaire de cet article, on peut lire : « Elle mérite une balle de 9 millimètres dans la nuque », « Elle doit être éliminée au plus vite » ou encore, « Cette gueule de juge ne me revient pas. Encore une gauchiasse, une merde qui veut dicter son idéologie ». De plus, deux procureurs dans cette affaire ont également été menacés. Et ce, à la suite d’un article les citant nommément posté par le même site. On peut lire dans la section commentaires : « Il faut les trouver, tirer à vue et flamber leurs nids douillets », un autre formule le souhait d’une « liquidation des magistrats et crapules rougeâtres ». Pour rappel, l’article 433-3 du code pénal dispose que l’acte de menacer, de commettre un crime ou un délit contre un magistrat est sanctionné d’une peine d’emprisonnement de trois ans et de 45 000 euros d’amende. De surcroît, la peine est portée à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende lorsqu’il est question d’une menace de mort. C’est en ce sens que le Pôle national de lutte contre la haine en ligne a ouvert une enquête « pour les menaces de mort au préjudice de magistrats, proférées sur internet ». Le parquet a également rappelé que « s’en prendre nommément aux personnes qui incarnent l’institution judiciaire ne saurait être accepté ». La procureure de Paris a affirmé que ces faits graves s’inscrivent dans un contexte plus large de « menaces de mort et de propos complètement décomplexés » formées à l’encontre de « tous ceux qui exercent des fonctions d’autorité ». Elle alerte sur une « dérive extrêmement inquiétante » depuis ces dernières années. Devant la gravité des faits, le ministre de la justice a affirmé dans un post sur le réseau social X (ex-Twitter) : « Soutien aux magistrats qui subissent des menaces inacceptables ». M. le ministre ne s’est quant à lui, pas exprimé à ce jour. Il lui demande donc, devant la gravité de la situation, ce qu’il compte mettre en œuvre pour assurer la protection des magistrats.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3721</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>469</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Prud’homme</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Évolution réglementaire concernant l’humusation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3721. — 4 février 2025. — M. Loïc Prud’homme interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, au sujet de l’évolution réglementaire concernant l’humusation, une méthode funéraire écologique encore interdite en France. L’humusation, qui consiste en la transformation naturelle des corps en humus sain et fertile, représente une alternative respectueuse de l’environnement, complémentaire aux pratiques existantes d’inhumation et de crémation, toutes deux sources de pollution. Ce procédé répond à des enjeux écologiques majeurs, tels que la préservation des nappes phréatiques, la limitation des émissions de gaz à effet de serre et l’optimisation de l’espace dans les cimetières. Il s’inscrit également dans une demande croissante des citoyens désireux de rester cohérents avec leurs valeurs écologiques jusqu’à leur dernier souffle. Lors d’une précédente réponse au Parlement, le Gouvernement avait annoncé la création d’un groupe de travail, sous l’égide du Conseil d’État, visant à examiner les aspects éthiques, sociétaux et juridiques liés à l’humusation, en vue d’une éventuelle évolution de la réglementation. Ce groupe de travail devait être constitué avant la fin du premier semestre 2024. M. le député souhaite donc savoir où en est la mise en place de ce groupe de travail et quelles avancées ont été réalisées à ce jour. Il demande de préciser le calendrier prévu pour aboutir à une décision quant à la légalisation de cette méthode innovante et respectueuse de l’environnement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3734</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>469</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Vojetta</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Prolongation carte nationale d’identité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3734. — 4 février 2025. — M. Stéphane Vojetta attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés que rencontrent les compatriotes avec la reconnaissance par l’Espagne et le Portugal de leur carte nationale d’identité (CNI) dont la durée officielle de validité est dépassée. En effet, la durée de validité de la CNI pour les personnes majeures a été prolongée de 5 ans le 1er janvier 2014 en passant de 10 à 15 ans. Cela signifie que pour les cartes d’identité délivrées aux personnes majeures entre 2006 et 2013, la prolongation de 5 ans est automatique et ce, sans modification de la date de validité inscrite sur la CNI. Cette dernière est reconnue comme document de voyage dans tous les États membres de l’Union européenne, ainsi que d’autres pays d’Europe ou d’Afrique du Nord. Les cartes en apparence caduques mais en réalité prolongées de 5 ans ont été officiellement acceptées dans certains pays comme Andorre, Monaco, l’Italie ou la Suisse, alors que d’autres pays, tels que la Belgique, ont officiellement refusé de prendre en compte cette adaptation. L’Espagne et le Portugal font partie des pays qui n’ont pas officiellement statué sur leur acceptation comme document de voyage de la carte nationale d’identité française durant sa période de prolongation de 5 ans. Cette situation génère une confusion réelle chez les compatriotes amenés à voyager entre la France et ces deux pays, mais aussi pour les Français qui résident au Portugal et en Espagne. Aussi, il souhaiterait savoir s’il peut évoquer ce sujet avec ses homologues portugais et espagnol.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3741</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>469</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Enregistrement de la carte mobilité inclusion stationnement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3741. — 4 février 2025. — M. Thibault Bazin attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le contrôle du stationnement payant sur voirie par des véhicules équipés de caméras de lecture automatisée des plaques d’immatriculation (LAPI), en ce qui concerne le stationnement pour les personnes handicapées. Actuellement, les détenteurs de la carte mobilité inclusion stationnement (CMI-S) doivent s’enregistrer auprès de chaque commune pour bénéficier de la gratuité de leur stationnement. Les véhicules de contrôle LAPI peuvent lire les plaques d’immatriculation et sans cet enregistrement, les personnes handicapées risquent d’être verbalisées, même si leur carte est visible dans le véhicule. Bien que l’inscription sur un registre soit compréhensible, il est nécessaire que chaque titulaire de la carte CMI-S s’enregistre dans chaque commune utilisant ce système. Il lui demande donc s’il envisage de créer un registre national unique, afin d’éviter que les détenteurs de la carte CMI-S ne soient obligés de répéter cette démarche dans chaque commune.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3750</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>470</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>État préoccupant des locaux et du matériel du commissariat de Verdun
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3750. — 4 février 2025. — Mme Florence Goulet appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’état préoccupant des locaux et du matériel du commissariat de Verdun. Les locaux actuels du commissariat de Verdun sont dans un état de vétusté avancée, ne respectant plus les normes minimales de sécurité, de salubrité et de confidentialité. Cette situation affecte directement les conditions de travail des forces de l’ordre pour assurer leurs missions de protection et de sécurité publique. Le matériel informatique utilisé est obsolète, un logiciel dépassé ralentit considérablement les procédures administratives, opérationnelles, ce qui nuit à l’efficacité technologique au détriment du travail considérable pourtant fourni par les agents. Face à cette situation, la concrétisation du projet immobilier d’un nouveau commissariat à Verdun, attendu depuis longtemps, apparaît comme une nécessité absolue. Ce projet permettrait de doter les forces de l’ordre d’un environnement adapté aux exigences de leurs missions. Par ailleurs, elle regrette que les ministres successifs pourtant alertés sur la situation du commissariat de Verdun, n’aient pas répondu à cette urgence. Aussi, elle souhaite connaître ses intentions quant à la concrétisation de ce projet, indispensable à la modernisation des conditions de travail des policiers de Verdun dans la lutte contre l’insécurité et la délinquance qui altèrent de plus en plus l’agglomération verdunoise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3751</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>470</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Manque de moyens humains du commissariat de Verdun
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3751. — 4 février 2025. — Mme Florence Goulet appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation alarmante des forces de l’ordre dans la sous-préfecture de Verdun, où la délinquance et le trafic de drogue gangrènent plusieurs quartiers. Le manque de moyens humains et matériels contraint les policiers à des situations particulièrement difficiles. Le commissariat de Verdun souffre d’un sous-effectif chronique. Si trois policiers ont été récemment affectés, les départs sont bien plus nombreux et la capacité des forces de l’ordre n’en est donc pas renforcée, face à un environnement pourtant de plus en plus dégradé. Dans ce contexte, la transposition de la réglementation européenne relative à la vidéosurveillance des gardes à vue, qui met fin à la surveillance en continu de cette dernière, complique encore davantage le travail des policiers. L’absence de vidéosurveillance continue place désormais une pression supplémentaire sur les agents, qui doivent assurer cette tâche sans disposer des ressources humaines supplémentaires, ce qui aggrave les difficultés organisationnelles du commissariat de Verdun pourtant en sous-effectif. Par ailleurs, elle précise avoir alerté sur ce sous-effectif chronique les ministres successifs et encore récemment, en octobre 2024 mais sans avoir obtenu de réponse. Aussi, elle lui demande quelles mesures concrètes sont envisagées pour renforcer les effectifs policiers à Verdun et quels moyens pourraient pallier l’impact de la nouvelle réglementation sur la surveillance des gardes à vue.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3752</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>470</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Ruffin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Adultes-relais : M. le ministre a tout faux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3752. — 4 février 2025. — M. François Ruffin interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la suppression des « adultes-relais » : veut-il vraiment lutter contre le narcotrafic ? « "Les pouvoirs publics ne réalisent pas ce qu’ils font. Sont-ils au courant de l’impact que ça a pour nous ? Connaissent-ils l’aide que ça nous apporte ? Se rendent-ils compte qu’on ne peut pas tenir sans ces postes ? ", s’inquiète Rombo Togbahoun, fondateur et président du club UGBD Grigny Boxe, présent dans les quartiers de Grigny ». C’est ainsi que débute un article du Monde daté du 24 janvier 2025, intitulé : « Sidérés, les quartiers populaires perdent leurs derniers emplois aidés ». « Atelier vélo », « atelier assiette de vie », « atelier temps parents » : autant d’activités qui, dans toutes les villes, tous les quartiers, seront supprimés. Et toutes les associations, partout, unanimes, dénoncent « une décision brutale et unilatérale », alertent sur « les répercussions catastrophiques sur la cohésion sociale ». La copie est la même à Amiens. À l’ALCO, centre interculturel d’Amiens nord : « Si on perd les adultes-relais, on met en péril la médiation, toutes les animations, l’accès aux droits des habitants, l’aide qu’on apporte pour les CV, le numérique. Déjà qu’on passe un temps fou dans les appels à projets, qu’on est contrôlés de tous les côtés, qu’on fait plus d’administratif qu’autre chose, si on réduit nos moyens, ça va être très compliqué ». À l’autre bout de la ville, à la Salamandre, c’est l’association L’un et L’autre : « C’est l’inverse, il nous faudrait au moins un poste supplémentaire pour mener à bien toutes nos missions. Nos ateliers couture, le soutien scolaire, les cours de cuisine ». Mais pourquoi, alors, adresser cette question à M. le ministre ? Pourquoi pas, plutôt, ce serait plus logique, à Mme la ministre chargée du travail ? Ou à Mme la ministre chargée du budget ? Parce que, avec son collègue de la justice, M. le ministre déclaré la guerre au narcotrafic. M. le député s’en félicite. La drogue pourrit la vie des habitants, elle angoisse les parents, elle menace les enfants, elle contraint à une surveillance des adolescents, de l’itinéraire qu’ils empruntent pour se rendre au collège, d’appeler quand ils en rentrent. M. le député approuve M. le ministre : oui, ces trafiquants, il doit les frapper au porte-monnaie. Traquer leur patrimoine. Observer leur train de vie. Lutter contre le blanchiment. Fermer les commerces gris. Mais cette guerre-là, M. le ministre ne pourra pas la mener, il ne pourra pas la remporter, que de l’extérieur, qu’avec des forces de police, des contrôleurs des impôts, des inspecteurs des douanes, intervenant du dehors. Sans cela, ce ne seront que des châteaux de sable et les gros bonnets arrêtés seront aussitôt remplacés. C’est une bataille pour l’information, une bataille de l’espace public, une bataille des esprits que l’État mener avec des alliés de l’intérieur. Avec des soutiens du dedans, en les appuyant, en renforçant les hommes et les femmes de bonne volonté. En les érigeant en contre-modèle, d’engagement, de citoyenneté félicitée. Les associations, dans les quartiers, sont bien évidemment ce point d’appui, trop faible, trop fragile. Mais que M. le ministre, le Gouvernement, font le choix d’affaiblir encore, de fragiliser. Elles exercent en terres hostiles, avec trois bouts de ficelle et pour économiser des bouts de chandelle, M. le ministre les abandonne. La vertu est alors punie. Le vice récompensé. Voilà les conclusions à en tirer. Si le Gouvernement voulait, vraiment, enrayer le narcotrafic, il créerait des contrats adultes-relais, plutôt que de les détruire, il les sortirait de la précarité, il leur offrirait une pérennité. Car qui, en bas des tours HLM, qui réussit encore parfois, patiemment, à tisser un lien avec des jeunes, qui leur ouvre un horizon, un autre chemin, par le sport, la cuisine, la photo ? M. le ministre fait reculer la République, là où, il le sait, elle est le plus en danger. Il laisse du vide, que d’autres sauront occuper. Il lui demande son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3771</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>471</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Runel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Fermeture anticipées de places en hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3771. — 4 février 2025. — Mme Sandrine Runel attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les cas fermetures anticipées des places en hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile (HUDA) remontées par les associations, survenues alors même qu’aucune loi de finances n’a encore été définitivement adoptée. En octobre 2024, le projet de budget prévoyait la suppression de 6 500 places HUDA. Cependant, la démission du Gouvernement consécutive à l’adoption d’une motion de censure a rendu caduques ces orientations budgétaires. Malgré cela, plusieurs associations de terrain ont signalé que des préfectures avaient déjà procédé à des fermetures de places. Ces décisions, prises de manière unilatérale, suscitent des interrogations quant au respect des prérogatives parlementaires et de la hiérarchie des normes. De plus, ces fermetures interviennent dans un contexte où les capacités d’accueil sont déjà largement insuffisantes pour répondre à des besoins en forte croissance. Elles risquent d’aggraver considérablement les conditions de vie des personnes concernées, les exposant à l’errance et à une vulnérabilité extrême. Par ailleurs, elles mettent en difficulté les associations qui assurent, au quotidien, l’accueil et l’accompagnement de ces publics, avec des moyens souvent limités. Dans ces conditions, elle lui demande si le Gouvernement entend rappeler fermement aux préfets qu’il ne saurait y avoir d’anticipation prématurée sur des dispositions budgétaires tant que la loi de finances n’a pas été adoptée par la représentation nationale. Elle souligne que ces décisions, prises sans fondement juridique solide, constituent un contournement préoccupant des règles de fonctionnement de la démocratie. Elle souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3790</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>471</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Boulogne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Bilan 2024 de l’insécurité et de la délinquance en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3790. — 4 février 2025. — M. Anthony Boulogne alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les chiffres inquiétants de l’insécurité et de la délinquance pour l’année 2024. Les données du service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), issues des bases statistiques des infractions, des victimes ou des mis en cause enregistrés ou élucidés par la police et la gendarmerie nationales, mettent en lumière le niveau d’insécurité grandissant dans le pays, pour le plus grand malheur de la population. En 2024, le nombre d’homicides en France s’élève à 1 186 (ce qui représente 3 homicides par jour) ; 338 980 coups et blessures volontaires (soit 928 par jour) ; 123 634 violences sexuelles (soit 338 par jour) ; 220 714 cambriolages de logements (604 par jour) et 525 744 faits de destructions et dégradations volontaires (1 440 par jour). Les chiffres démontrent bien la réalité du phénomène d’ensauvagement du pays : ainsi, entre 2016 et 2024, le nombre d’homicides a progressé de 28 % (en passant de 926 à 1 186). Une telle situation sécuritaire, parce qu’elle menace l’ensemble du territoire (et d’une manière encore plus dramatique les territoires d’outre-mer), doit être combattue sans relâche par l’État. La mobilisation pleine et entière des pouvoirs publics est requise pour faire refluer la marée de l’insécurité française. Il lui demande donc de détailler la stratégie du Gouvernement et les mesures concrètes qu’il compte mettre en place afin de lutter contre la hausse de la délinquance et de la criminalité et garantir la protection des Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3791</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>472</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Caméras VPI (Visualisation des plaques d’immatriculation) de vidéoprotection
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3791. — 4 février 2025. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les conséquences de la position de la commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) sur le cas des caméras VPI (visualisation des plaques d’immatriculation) de vidéoprotection. En effet, si les caméras de « contexte » (plan large permettant d’observer un espace comme une place, un parking ou une intersection de routes ne permettant pas une identification précise des personnes ou des véhicules) ne semblent pas poser problème, les caméras de « visualisation des plaques d’immatriculation » (plan étroit permettant de visualiser les plaques d’immatriculation des véhicules en circulations de jour comme de nuit), en revanche, semblent poser difficulté lorsqu’elles sont installées par les municipalités. En ce sens, depuis quelque temps, la CNIL réalise des contrôles de système de vidéoprotection des communes et considère illicite l’usage des caméras VPI en précisant que ces capteurs sont assimilés à un traitement automatisé des plaques d’immatriculation de type LAPI (lecture automatisée des plaques d’immatriculation) au sens de l’arrêté du 18 mai 2009. Or l’usage de systèmes LAPI n’est autorisé que pour la police nationale, la gendarmerie nationale et les douanes. Toutefois, contrairement au système VPI, les traitements LAPI peuvent être rapprochés du traitement automatisé des données relatives aux véhicules volés ou signalés ainsi que du système d’information Schengen. Par ailleurs, la CNIL considère que les municipalités ne peuvent stocker ces données tandis que le maire (même s’il est officier de police judiciaire) et les policiers municipaux n’ont pas le droit d’y accéder. La CNIL exigerait même des communes qu’elles investissent dans de coûteux serveurs et relais qui rapatrieraient immédiatement les images au sein de chaque groupement de gendarmerie ou direction départementale de la sécurité publique (DDSP) sans rien laisser au plan communal. Pourtant, non seulement les référents-sûreté police et gendarmerie ont largement demandé aux communes au travers du diagnostic ou audit de vidéoprotection le déploiement de caméras VPI pour qu’elles obtiennent des subventions et qu’elles optimisent l’efficacité de leur futur système de vidéoprotection contre la délinquance, mais encore, l’État, les régions et les départements les ont largement poussées à y recourir grâce à des incitations techniques et financières au regard de l’intérêt que cela représente, puisque cet outil permet un gain de temps considérable lors des investigations en aidant à la résolution du nombre d’infractions. C’est pourquoi les municipalités ont décidé d’investir dans des systèmes de vidéoprotection en suivant les préconisations des forces régaliennes et ont donc déployé des caméras dit VPI dont l’efficacité n’est plus à démontrer. Or depuis la décision de la CNIL, beaucoup de communes s’interrogent sur la pertinence de continuer à s’équiper ou à développer la vidéoprotection compte tenu de son coût d’investissement et de fonctionnement, si cela ne sert uniquement que la gendarmerie, la police nationale et les douanes, mais jamais la police municipale. D’autant plus que depuis peu, les directions des forces de sécurité intérieure ont rappelé à leurs personnels que les communes n’avaient plus le droit de lire les plaques d’immatriculation en utilisant des algorithmes, mais uniquement de remettre des séquences vidéo n’offrant aucune donnée intelligente permettant de faciliter la recherche de plaque minéralogique ; ce qui impose aux enquêteurs de lire la séquence vidéo et de relever manuellement les numéros d’immatriculation des véhicules. Dès lors, si le principe de ne pas attenter aux libertés individuelles pour assurer la sécurité de tous est louable, c’est sous réserve de ne pas revenir à « l’âge de pierre » de la vidéoprotection. En ce sens, il est intéressant de souligner que le déploiement des caméras LAPI sur les portiques du projet abandonné d’écotaxe n’avait pas soulevé d’inquiétudes de la CNIL dans sa délibération n° 2013-038 du 14 février 2013, qui considérait que les modalités de conservation et l’accès prévu pour les destinataires de ces données étaient pertinents et non excessifs. Aussi, dans la mesure où cette technologie permet d’identifier plus rapidement et facilement les délinquants et ainsi, disposer de plus de personnels sur le terrain pour la sécurité de la population, plutôt que de passer des jours à éplucher des séquences vidéo dans un bureau, il apparaît que priver les polices municipales de cet outil constitue un nouvel obstacle dans le cadre de leurs missions de sécurisation de l’espace public et de protection des administrés. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement entend adapter les textes en vigueur afin, d’une part, d’autoriser l’usage des caméras VPI dans le cadre de fonctions de recherches tant par la gendarmerie, la police nationale et les douanes que par la police municipale et d’autre part, éviter des investissements coûteux et contreproductifs aux communes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3792</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>472</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claire Marais-Beuil</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Faits de délinquance contre les personnes mineures
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3792. — 4 février 2025. — Mme Claire Marais-Beuil attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’augmentation préoccupante des faits de délinquance contre les personnes mineures. La violence chez les mineurs, en constante augmentation, semble désormais être totalement désinhibée. Tout récemment, une jeune lycéenne a été victime d’un tabassage mené par un groupe de jeunes filles mineures, après avoir déposé plainte dans une affaire de viol. Violentée, insultée, mise à terre et rouée de coups, la jeune fille est désormais harcelée, vivant dans une inquiétude permanente. Les vidéos de ces actes de délinquance sont bien souvent mises en ligne fièrement par leurs auteurs sur les réseaux sociaux, accentuant ainsi la détresse de leurs victimes. Ces situations dramatiques peuvent parfois être génératrices d’actes irréparables de victimes ne voyant aucune issue favorable à leur situation ayant tourné au calvaire. Face à ces actes délictueux en constante hausse, la réponse pénale doit être forte et rapide. Il est également urgent de se pencher sur les dispositifs pouvant être mis en place afin de bloquer la diffusion en ligne de ces contenus haineux. En conséquence, elle lui demande de bien vouloir lui dresser un état des lieux de la situation ainsi que de lui faire part des mesures concrètes qui pourraient être mises en œuvre dans les meilleurs délais afin de faire cesser ces pratiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3794</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>473</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Roullaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Prérogatives des forces de l’ordre face aux violences intra-familiales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3794. — 4 février 2025. — Mme Béatrice Roullaud alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les moyens d’action des forces de sécurité pour intervenir dans un domicile privé en cas de violences domestiques avérées sur une personne physique. Il est important d’établir des protocoles clairs pour l’intervention des forces de l’ordre, afin qu’elles puissent agir rapidement et efficacement tout en assurant la sécurité des victimes. En cas d’urgence, si la vie d’une personne est en danger, la police doit pouvoir entrer dans un bâtiment sans mandat ni consentement et disposer de tous les moyens afin d’agir au plus vite pour sauver une vie. Elle doit pouvoir avoir accès aux systèmes de sécurité d’un l’immeuble (comme des clés pass) sans accords spécifiques avec les gestionnaires de biens. Chaque semaine 1 enfant meurt sous les coups de ses parents, 135 décès liés aux violences conjugales ont été recensés en 2024 : dans la plupart des cas, des signalements ont été faits, des voisins ont prévenu, des plaintes ont été déposées mais ces drames sont toujours trop nombreux. Ainsi, le récent meurtre d’une jeune femme de 34 ans, morte à Brétigny-sur-Orge (Essonne) sous les coups de son conjoint (troisième féminicide en ce début d’année) en présence de leurs enfants de 4 ans et 7 ans met en lumière les insuffisances des politiques mises en place. Si les forces de l’ordre sont courageusement intervenues, après avoir été appelées par un voisin qui avait entendu des hurlements provenant du logement de la victime, elles n’ont pu entrer à temps pour la sauver. Elle lui demande en conséquence les mesures qu’il entend prendre pour enrayer cette spirale de violences intrafamiliales et donner aux forces de l’ordre toutes les prérogatives nécessaires pour mettre à l’abri les personnes menacées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3795</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>473</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Report de la cessation d’activité des sapeurs-pompiers volontaires à 65 ans
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3795. — 4 février 2025. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la nécessité de réexaminer les conditions d’âge limitant l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires (SPV), en l’élevant à 65 ans. Actuellement, les articles R. 723-52 et R. 723-7 du code de la sécurité intérieure imposent une cessation d’activité de plein droit à 60 ans, avec une prolongation possible jusqu’à 65 ans sous réserve d’une validation par la direction et d’une aptitude médicale. Pourtant, au regard de l’augmentation de l’espérance de vie, cette limite peut apparaître trop restrictive pour certains. De nombreux sapeurs-pompiers disposent encore de l’énergie, de l’expérience et de la motivation nécessaires pour poursuivre leur engagement au-delà de 60 ans. Une telle mesure serait particulièrement bénéfique dans les zones où le besoin en effectifs de SPV est croissant. Elle permettrait également de renforcer la présence des volontaires durant les périodes critiques et de mieux valoriser leur expérience au service de la sécurité publique. Un tel aménagement offrirait enfin un parcours plus souple, mieux adapté aux capacités et aux aspirations des volontaires, sans remettre en cause la possibilité d’un départ dès 55 ans à leur demande. Ellee souhaiterait donc savoir s’il envisage d’assouplir ces conditions afin de faciliter la prolongation de l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires jusqu’à 65 ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3796</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>473</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Limite d’âge pour l’exercice du contrôle médical de l’aptitude à la conduite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3796. — 4 février 2025. — M. Roger Chudeau interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’âge limite des praticiens habilités à effectuer des visites médicales pour la restitution des permis de conduire. Pour cette activité, la limite d’âge était fixée à 73 ans, avant d’être prorogée à 75 ans le 28 mars 2022 par un arrêté conjoint des ministères de la santé et de l’intérieur. Un médecin libéral peut exercer son activité de généraliste sans limite d’âge, mais n’est, précisément en raison de son âge, plus apte à délivrer un certificat médical de permis de conduire s’il intervient dans le cadre administratif. Dans le département de Loir-et-Cher comme ailleurs, de nombreux médecins œuvrant dans les services du permis de conduire verront leur agrément suspendu dans les très prochaines années. Or l’évolution de la démographie des professionnels de santé et la tension sur les effectifs sont telles que le risque d’une dégradation du service public est réel. C’est pourquoi il aimerait savoir si une modification de l’article 6 de l’arrêté du 31 juillet 2012 relatif à l’organisation du contrôle médical de l’aptitude à la conduite pourrait être envisagée, afin de supprimer la mesure d’âge ; ceci permettrait d’éviter l’encombrement des services du permis de conduire et de maintenir la rapidité du traitement des dossiers de citoyens qui ont besoin de ce certificat pour pouvoir exercer leur métier et se déplacer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3797</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>474</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Vidéosurveillance A22
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3797. — 4 février 2025. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la nécessité de renforcer le contrôle du respect des réglementations en vigueur sur l’autoroute A22, notamment en matière de transit des poids lourds et de limitation de vitesse. L’A22 est soumise à une interdiction de transit des poids lourds dans le sens sud-nord ainsi qu’à des limitations de vitesse, mais ces mesures ne sont pas systématiquement respectées. Cette situation engendre des nuisances importantes pour les habitants des communes de Tourcoing, Bondues, Marcq-en-Baroeul et Mouvaux et pose des enjeux de sécurité routière. À ce titre, un collectif local a sollicité l’instauration d’un dispositif de contrôle automatisé et permanent, permettant une meilleure application des règles en vigueur. Une solution efficace serait l’installation d’un dispositif de vidéosurveillance avec lecture automatisée des plaques d’immatriculation. Ce système permettrait d’identifier les contrevenants et de vérifier si un poids lourd est en simple transit ou non. Par ailleurs, ce dispositif pourrait s’appuyer sur des infrastructures existantes, telles que les portiques ex-écotaxes présents aux accès autoroutiers autour de Lille. Un modèle similaire est déjà en place avec le programme Ecobonus de la Métropole européenne de Lille (MEL), qui utilise des caméras pour détecter les véhicules en covoiturage. Cependant, la mise en œuvre d’un tel dispositif pourrait nécessiter des adaptations législatives et réglementaires, notamment en ce qui concerne les articles R. 413-15 et R. 130-11 du code de la route, ainsi que les dispositions relatives à la protection des données personnelles. Aussi, elle souhaite savoir s’il envisage d’examiner la faisabilité de cette proposition et quelles mesures pourraient être mises en place pour permettre son déploiement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3804</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>474</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation entre taxis, Uber et véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3804. — 4 février 2025. — M. Vincent Rolland alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation entre Uber, taxis et véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) itinérants en Savoie. Les taxis locaux doivent faire face à une concurrence étrangère et des grandes métropoles, qui exerce parfois dans l’illégalité. Des transporteurs de véhicules de tourisme viennent de toute l’Europe, pour proposer leurs services aux visiteurs des territoires de montagne. Cependant, ils proposent des prix « cassés », des démarchages illégaux sont effectués et les horaires de travail ne sont pas respectés. Pour les taxis, les prix des trajets sont fixés par la préfecture via leur compteur quand dans le même temps, certaines plateformes appliquent la loi de l’offre et de la demande. Conséquences : les prix explosent les samedis des vacances scolaires par exemple ou aux heures de pointes certains jours de la semaine. De plus, pour opérer, des normes strictes ont été instaurées pour les plateformes de VTC. Ces normes incluent l’obligation pour les chauffeurs de retourner à leur base ou dans une zone d’attente entre deux courses si aucune réservation n’est enregistrée. Cette mesure vise à empêcher la concurrence déloyale avec les taxis et à réguler le trafic dans les zones urbaines congestionnées. Les chauffeurs itinérants ne les respectent pas et tournent en permanence pour prendre des courses, ce que l’on appelle la « maraude ». C’est pourquoi il souhaite savoir si le Gouvernement entend prendre des mesures contre cette concurrence déloyale en opérant avec des contrôles intensifs et réguliers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3696</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>475</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Extension du dispositif 2D-DOC à l’avis de taxe foncière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3696. — 4 février 2025. — Mme Louise Morel attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur l’extension du dispositif 2D-DOC à l’avis de taxe foncière. Conçu par l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) en 2012, le dispositif 2D-DOC est un outil précieux pour lutter contre la fraude documentaire et simplifier les démarches administratives, mais également pour sécuriser les données échangées entre l’usager et l’administration. En effet, en scannant le code-barres se trouvant sur les justificatifs concernés (factures eau, téléphone, EDF, RIB, revenus…), un agent public peut tout de suite s’assurer de l’authenticité et de l’intégrité des données signées par l’usager. En étendant le code-barres à l’avis de taxe foncière, le dispositif 2D-DOC permettrait également de sécuriser les données échangées entre un propriétaire et un locataire. En effet, avec les documents concernés actuellement par le dispositif, un propriétaire peut s’assurer de l’existence du locataire mais l’inverse n’est pas possible. Le seul document dont un locataire pourrait se servir pour s’assurer de l’existence et du sérieux d’un propriétaire est l’avis de taxe foncière mais il ne contient malheureusement aucun code-barres 2D-DOC. Le nombre d’arnaques en ligne ne cesse d’augmenter, que ce soit pour les locations longue durée ou les locations courte durée, tant il est facile de se faire passer pour un propriétaire en utilisant une fausse identité sur les plateformes de location. Il serait donc pertinent que les locataires bénéficient d’un outil pour vérifier la qualité de propriétaire. Si le dispositif 2D- DOC était étendu à l’avis de taxe foncière, il suffirait au locataire de demander ce document au « supposé » propriétaire et de vérifier la véracité des informations en utilisant le code-barres. Aussi, elle lui demande ce que Gouvernement prévoit pour lutter contre les faux propriétaires et protéger les locataires et s’il prévoit l’extension du dispositif 2D-DOC à l’avis de taxe foncière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3723</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>475</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tivoli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Intelligence artificielle : échec d’une plateforme</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3723. — 4 février 2025. — M. Lionel Tivoli appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur le retard engendré par la France sur la scène internationale en matière d’intelligence artificielle (IA). Le récent lancement d’une plateforme d’intelligence artificielle, conçue pour « refléter les valeurs européennes », s’est soldé par une déception majeure. Développée par une société en partenariat avec un organisme de recherche public, cette plateforme a montré des failles critiques dès ses premiers jours, soulevant des questions quant à la perspicacité du projet, mais également de la gestion des deniers publics. En effet, cette intelligence artificielle s’est avérée incapable de réaliser des calculs élémentaires et a diffusé des informations erronées, comme l’idée que « les vaches pondent des œufs » entraînant son retrait précipité du marché seulement deux jours après son lancement. Ce fiasco numérique démontre à quel point la France et l’Europe dans sa globalité sont à la traîne en matière d’avancées technologiques et d’intelligence artificielle face aux géants américains et chinois. En effet, depuis la récente arrivée au pouvoir de Donald Trump épaulé par son ministre Elon Musk, les États-Unis d’Amérique ont annoncé un investissement de 500 milliards de dollars dans l’intelligence artificielle, peu après l’incroyable succès rencontré par Space X et Tesla. Dans le même temps, la Chine conteste l’hégémonie américaine et frappe un grand coup dans le monde de l’IA avec DeepSpeek, système qui révolutionne le marché avec des puces moins puissantes et à moindre coût. En plus du déclin de la France qui se voit être à la traîne sur la scène internationale, l’investissement public dans cette plateforme soulève des interrogations en matière d’éthique et de résultats. En effet, ce projet représente un gaspillage d’argent public dans un contexte budgétaire où les ressources doivent être utilisées de manière judicieuse pour des avancées technologiques significatives. Ce projet met en lumière non seulement la nécessité de développer une IA compétente, mais pose également des questions plus larges de compétence et d’efficacité dans l’administration des fonds publics en France. Il lui demande donc quelles actions elle compte mettre en œuvre pour remédier à cela. Il souhaite également savoir si elle va engager une révision des processus de sélection et de financement pour garantir que l’innovation technologique serve véritablement le bien public. Il lui demande si elle souhaite développer une politique ambitieuse pour répondre et concurrencer les géants chinois et américains dans ce secteur et si elle compte rompre les partenariats de l’État avec cette entreprise qui a largement failli dans le domaine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3700</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>476</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Appels préfectoraux systématiques et surcharge des magistrats
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3700. — 4 février 2025. — M. Hadrien Clouet interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les effectifs et le temps de travail de magistrats ponctionné par les appels abusifs, car systématiques, des préfets contre toute remise en liberté d’une personne retenue en centre de rétention administrative (CRA). En octobre 2024, le gouvernement Barnier envisageait une énième loi immigration devant porter à 210 jours le temps maximal de détention d’un étranger en situation dite irrégulière en CRA, contre 90 jours dans l’état actuel du droit. Une telle orientation a pris la forme intermédiaire de la circulaire de novembre 2024 du ministre de l’intérieur, ordonnant aux préfets de « systématiquement faire appel » contre la remise en liberté d’une personne étrangère sur décision d’un magistrat. Ce faisant, l’exécutif prend une position strictement hostile et contraire au corps des magistrats, dont il conteste la compétence et l’appréciation en matière de libertés publiques et individuelles. Il engage une politique juridique strictement fondée sur le statut national, visant à contrarier l’accès et l’exercice du droit des personnes étrangères. En conséquence, les magistrats dilapident une quantité d’heures effroyable par semaine à traiter les recours préfectoraux contre les décisions de leurs collègues. Bilan : les magistrats voient les affaires judiciaires s’accumuler plus vite qu’ils ne peuvent les traiter, les étrangers connaissent un acharnement extraordinaire sur ordre de l’exécutif et les usagers des tribunaux connaissent un accroissement du temps d’attente avant traitement des affaires. À Toulouse, par exemple, quatre magistrats perdent désormais un jour par semaine à examiner les recours préfectoraux, pour les écarter dans la grande majorité des cas. Si les magistrats disposent d’un pouvoir d’appréciation de la conformité légale des rétentions et de l’aptitude des personnes à la supporter, c’est que les CRA sont des espaces de traitement inhumain. En 1981, la durée maximale de rétention était de 7 jours ; elle atteint aujourd’hui les trois mois. On y observe de nombreuses atteintes à la dignité : surpopulation, entassement des retenus dans les « chambres », discours racistes, nourriture rationnée, températures inadaptées, lumière allumée en continu, perte des repères temporels, difficile accès au soin ou à un médecin, etc. Ces mauvais traitements structurels, que l’on retrouve dans le centre de Cornebarrieu en dépit des efforts du personnel d’assurer une dignité minimale aux retenus, ont pour conséquences des séquelles psychologiques et sanitaires graves. Si aucun acte ne justifie une maltraitance de retenus, il faut rappeler que la majorité des personnes en rétention n’ont commis aucun acte de délinquance, mais y sont regroupées pour un simple défaut de titre de séjour. D’autant que cette politique de rétention est un échec évident. Si leur rétention est validée en droit, les retenus en CRA peuvent faire l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Celles-ci connaissent un faible taux d’exécution, qui vient acter une inflation absurde qui relève de la plus pure communication politique. Un faible taux de ces OQTF sont exécutées, car la masse de délivrances conduit à un nombre exorbitant d’erreurs, souligné par le rapport de janvier 2024 de la Cour des comptes, pointant des « OQTF à des personnes insérées dans la société », voire à des ressortissants de pays en guerre - qui par définition ne peuvent être renvoyés. Mal rédigées, les OQTF sont souvent annulées (près de 20 % par les tribunaux administratifs). À côté des OQTF illégales et donc non-appliquées de ce fait, le démantèlement de la diplomatie française, l’alignement de Paris sur Washington et l’arrogance impériale du Président de la République depuis 2017 ont dégradé les relations de la France avec nombre de partenaires. Or, sans document d’identité valable, le pays vers lequel est expulsé l’individu ne l’admet que via un laissez-passer consulaire qu’il remet à sa propre appréciation. Enfermer et déshumaniser des êtres humains dans des CRA, au prétexte d’un titre de séjour manquant, n’a donc aucun effet sur le taux d’exécution des OQTF, mais abîme le système judiciaire. Augmenter le temps maximal en rétention ne convaincra pas non plus les gouvernements étrangers de délivrer davantage de laissez-passer consulaires et n’a pour seule conséquence que la dégradation des conditions de santé des personnes retenues. Il faut donc en finir avec l’internement abusif de personnes étrangères et la monopolisation des moyens judiciaires pour nier leurs droits fondamentaux ou s’acharner sur leurs libertés, alors que les magistrats aspirent à dégager du temps pour traiter les litiges de la fonction publique, de l’environnement, de l’urbanisme ou de la fiscalité. Aussi, il lui demande le volume horaire consacré par les magistrats au traitement des recours systématiques préfectoraux contre la remise en liberté de personnes retenues au CRA ; dit autrement, le nombre d’ETP de magistrats qui seraient libérés par la fin de ces recours systématiques et le respect du droit des individus libérés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3702</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>477</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Manon Meunier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Les condamnations pour « agribashing »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3702. — 4 février 2025. — Mme Manon Meunier interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur le nombre de condamnations pour des faits relevant de l’ agribashing depuis la création de la cellule DEMETER créée en octobre 2019. Pour rappel, la cellule DEMETER a pour périmètre de compétences la prévention et le suivi « des actions de nature idéologique, qu’il s’agisse de simples actions symboliques de dénigrement ou d’actions dures ayant des répercussions matérielles ou physiques ». Elle souhaiterait donc connaître l’ampleur des condamnations relevant de tels actes et de telles actions, en particulier les éventuelles condamnations pour : infractions de violation de domicile (article 226-4 du code pénal), organisation d’une manifestation illicite (article 431-9 du code pénal), de groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations (article 222-14-2 du code pénal), de délit d’entrave à l’exercice de la liberté du travail (article 431-1 du code pénal), les infractions de dégradation ou destruction volontaire du bien d’autrui (articles 322-1 et suivants du code pénal), de menace de destruction avec ordre de remplir une condition (articles 322-12 et suivants du code pénal) ou les infractions de violences (articles 222-13 et suivants du code pénal).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3703</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>477</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Menace sur les maisons de justice et du droit
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3703. — 4 février 2025. — M. Hadrien Clouet interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la fermeture des maisons de justice et du droit en Haute-Garonne. Le département compte aujourd’hui théoriquement trois maisons de la justice et du droit (MJD). Une se trouve dans la commune de Tournefeuille, deux dans la commune de Toulouse. Les MJD sont un lieu de proximité essentiel, permettant un accès plus proche à la justice, à la fois gratuit et anonyme. Au nombre de 144, elles sont placées sous l’autorité du procureur de la République et la présidence du tribunal judiciaire de leur territoire. Elles informent les citoyens sur leurs droits lors de consultations juridiques et concourent à la prévention. Elles facilitent les règlements des petits conflits à l’amiable, permettant une déjudiciarisation de la société. Elles accueillent des cas et des personnes qui seraient sinon renvoyés auprès des tribunaux, déjà sous-dimensionnés et engorgés. Finalement, elles assurent les procédures substitutives aux poursuites ou aux peines et reçoivent des mineurs confiés à la protection judiciaire de la jeunesse. Or force est de constater qu’une seule des trois MJD, dans le quartier de la Reynerie à Toulouse, fonctionne avec des permanences régulières et des horaires d’ouverture compatibles aux besoins de la population. La MJD de Toulouse-Nord n’est plus ouverte, quant à elle, que trois jours par semaine, contre cinq jours auparavant. Pire encore, la MJD de Tournefeuille est fermée depuis le mois de décembre 2024. Cette situation est la conséquence directe des politiques d’austérité. En effet, les MJD fonctionnent à partir d’un personnel issu du ministère de la justice, des collectivités locales et des associations. Ces trois types d’acteurs sont tous concernés par les baisses de budgets. Le ministère de la justice demeure le parent pauvre de l’Europe, avec un budget qui progresse moins vite que le nombre et la complexité des affaires. Les collectivités subissent une réduction incessante de leurs dotations, qui les amène à sacrifier certains services publics. Les associations sont victimes à la fois de la réduction des subventions d’État et des collectivités. Tout cela se noue au sein des MJD, étranglées dans la Haute-Garonne comme ailleurs. Mais la justice ne peut pas être une variable d’ajustement des budgets étatiques, départementaux et associatifs. Ces coups de rabot nuisent directement aux usagers du service public et aux magistrats. Chaque fermeture d’antenne provoque une recentralisation des services de justice vers l’antenne principale, mais avec un nombre d’agents équivalent. L’engorgement des tribunaux n’est pas causé par un soi-disant ensauvagement de la société, mais par une casse du service public de la justice orchestré par l’austérité budgétaire des gouvernements actuels et précédents. Aussi M. le député demande-t-il à M. le ministre s’il compte mettre en place un plan d’urgence pour sauver les maisons de justice et du droit, qui ferment en nombre à cause du manque de moyens des collectivités, des associations et de l’État. Il souhaite savoir ce qu’il propose aux usagers et au personnel des MJD Tournefeuille et Toulouse-Nord, désormais privés d’une offre de consultation, d’information et d’activité judiciaire de proximité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3705</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>478</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Création d’une prison de haute sécurité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3705. — 4 février 2025. — Mme Valérie Bazin-Malgras interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la création d’une prison de haute sécurité. En effet, le 12 janvier 2025, M. le ministre a fait part de sa volonté de créer une prison de haute sécurité afin d’incarcérer les « 100 plus gros narcotrafiquants ». Il prévoit pour ce faire de vider une prison alors que les prisons françaises sont pleines, ce qui paraît peu réaliste. Aussi, Mme la députée souhaite attirer son attention sur la situation de l’ancienne maison centrale de Clairvaux, située dans l’Aube, qui a été fermée en 2023 et ce, malgré des travaux de réhabilitation d’un montant de 16 millions d’euros réalisés peu de temps avant sa fermeture. Cette décision a provoqué une profonde désolation économique et sociale pour le territoire, entraînant la perte de nombreux emplois directs et indirects, ainsi qu’un sentiment d’abandon chez les habitants de ce bassin de vie. Suite à l’annonce de M. le ministre, il pourrait être particulièrement intéressant d’étudier la possibilité de réutiliser le site existant de Clairvaux qui peut pleinement répondre à ces besoins. L’investissement considérable consenti pour rénover cette prison et son potentiel stratégique en matière d’implantation et de capacités semblent justifier une évaluation de son réinvestissement dans le cadre de votre projet d’isolement des détenus liés au narcotrafic. Cet établissement pénitentiaire emblématique a permis d’assurer la surveillance et l’isolement des criminels les plus dangereux pendant deux siècles. À l’heure où le narcotrafic représente une menace majeure pour la sécurité dans le pays, le site de Clairvaux peut à nouveau être au rendez-vous de l’histoire pénitentiaire. Elle lui demande s’il envisage ainsi d’intégrer le site de Clairvaux dans les réflexions sur la création de nouvelles prisons de haute sécurité, afin de conjuguer efficacité budgétaire, respect des engagements de l’État, revitalisation des territoires touchés par la fermeture de telles infrastructures et rapidité du déploiement d’une telle politique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3707</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>478</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Bruneau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Utilisation de la procédure de transfert des condamnés européens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3707. — 4 février 2025. — M. Joël Bruneau attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, au sujet de la surpopulation carcérale. Alors même que les prisons françaises étaient remplies à plus de 126 % au 1er juin 2024, environ 3 000 ressortissants d’un État de l’Union européenne ou y ayant leur résidence principale exécutent une peine d’enfermement au sein des établissements pénitentiaires. En application de la décision-cadre 2008/909/JAI du 27 novembre 2008 transcrite dans les articles 728-10 à 728-17 du code de procédure pénale, ces condamnés peuvent faire l’objet d’un transfert intra-européen. Pour autant, il semble que ces dispositions ne sont que très peu utilisées par la France, à la différence d’autres États de l’Union, notamment en raison de limites techniques du logiciel DOT, qui n’intègre pas cette procédure. Il lui demande s’il va lever les freins à l’utilisation de cette procédure et de transférer davantage les prisonniers issus de l’Union dans leurs pays d’origine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3665</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>478</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Financement du calorifugeage par les CEE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3665. — 4 février 2025. — M. Mathieu Lefèvre interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement sur le financement public des rénovations thermiques et notamment des calorifuges des réseaux de chauffage en collectif. Le calorifugeage est un moyen efficace de réduire les déperditions thermiques des bâtiments tertiaires et des copropriétés dont les réseaux de chauffage sont mal isolés. Les Certificats d’économie d’énergie (CEE) permettent, à juste titre, le financement de ces travaux. Alors que l’état actuel des finances publiques oblige à réduire les dépenses publiques inefficaces, le coût réel des travaux effectués est, dans certains cas, en-deçà de la rémunération perçue par l’entreprise réalisant les travaux via le dispositif des CEE. Il lui demande si le Gouvernement envisage de mettre en place des mesures permettant un meilleur encadrement du versement des CEE et des autres subventions destinées à la rénovation énergétique des calorifuges afin d’assurer toute la transparence et l’efficience du financement public.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3709</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>479</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Commission de conciliation Pays basque
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3709. — 4 février 2025. — Mme Colette Capdevielle attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur la nécessité de créer une commission départementale de conciliation (CDC) locale au Pays basque. Les commissions départementales de conciliation (CDC) sont régies par l’article 7-1 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, qui encadre les rapports entre locataires et bailleurs. Elles ont pour mission de faciliter le règlement amiable des différends, notamment concernant les loyers, les charges et les réparations locatives. Dans un contexte de crise du logement amplifiée au Pays basque, la mise en place d’une CDC locale apparaîtrait essentielle pour encourager les locataires à faire valoir leurs droits et accompagner le récent encadrement des loyers de novembre 2024. Cette mesure, qui fait déjà face à des recours de la part de certains professionnels de l’immobilier, devrait être soutenue par des instances de médiation locales, afin de garantir l’efficacité du dispositif et éviter que les litiges ne se transforment en contentieux. En outre, selon les données du ministère de la justice, les contentieux liés à l’habitat ont augmenté de manière significative depuis 2017. En 2023, cette tendance s’est encore accélérée, notamment avec l’inflation, les conséquences de la covid-19 et de la guerre en Ukraine, impactant le pouvoir d’achat des locataires. Au Pays basque, cette situation a engendré une explosion des prix et une dérégulation accrue des loyers, accentuant la précarité des locataires à revenus modestes. Comme le révèle un sondage IFOP de 2023, les habitants du Pays basque font face à une pression immobilière particulièrement forte ; le logement est ainsi leur troisième préoccupation, après le pouvoir d’achat et le dérèglement climatique. Fin 2024, l’association ALDA constatait que sur les 1 125 annonces de logements à louer sur internet, 490 d’entre elles indiquaient encore un loyer dépassant les plafonds autorisés par l’arrêté du 21 octobre 2024, soit 43,55 % des annonces consultées. Actuellement, la CDC des Pyrénées atlantiques est la seule instance de conciliation existante pour tout le département, ce qui représente un obstacle majeur pour les habitants du Pays basque en raison de la distance et des frais de déplacement. L’autoroute reliant Bayonne à Pau est l’une des plus chères de France, le coût total d’un aller-retour en voiture entre Bayonne et Pau, essence et péages (19 euros) compris, atteint environ 39,40 euros. Face à cette réalité, il devient impératif de créer une CDC locale spécifiquement conçue pour faire respecter l’encadrement des loyers et garantir un accès équitable à la médiation. Elle lui demande donc si elle envisage la création d’une CDC Pays basque, permettant ainsi aux locataires de résoudre plus facilement leurs litiges avec les bailleurs et de renforcer l’efficacité des mesures de régulation des loyers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3710</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>479</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Dégradation de logements loués
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3710. — 4 février 2025. — M. Fabrice Brun interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les dégradations des logements mis en location, notamment par des particuliers. En effet, nombreux sont les particuliers qui choisissent d’investir dans la pierre et de mettre leur bien en location. Or il arrive parfois que ces logements fassent l’objet de nombreuses dégradations par des personnes locataires peu scrupuleuses. Les dégâts causés peuvent être très importants, laissant aux propriétaires une lourde facture pour réparer et louer à nouveau leur bien. Ainsi, selon l’article 7 c de la loi du 6 juillet 1989, « le locataire est obligé de répondre des dégradations et pertes qui surviennent pendant la durée du contrat dans les locaux dont il a la jouissance exclusive, à moins qu’il ne prouve qu’elles ont eu lieu par cas de force majeure, par la faute du bailleur, ou par le fait d’un tiers qu’il n’a pas introduit dans le logement ». Pourtant, les remontées du terrain indiquent que malgré la loi, les dégradations reviendraient souvent à la charge du propriétaire. Dans ces cas-là, la conservation du dépôt de garantie ne suffit pas à couvrir les dépenses induites par ces dégradations. En zone rurale, ces biens appartiennent souvent à des retraités qui utilisent ces locations afin de pouvoir obtenir un complément sur leur retraite. Ces dégradations peuvent se révéler très pénalisantes pour des personnes n’ayant pas les moyens de payer ces réparations. M. le député est pleinement conscient de la nécessité d’assurer à chacun le droit de se loger ; il est toutefois plus que regrettable que des propriétaires se retrouvent eux-mêmes avec des frais de remise en état de leur bien, parfois pour des travaux conséquents. Il semble ainsi fondamental de pouvoir mieux accompagner et protéger les propriétaires face à ces dégradations. Face à cette situation, il lui demande ce qu’elle entend faire afin de protéger les propriétaires de ces agissements qui les mettent eux-mêmes dans des situations personnelles et financières particulièrement délicates.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3711</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>480</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>DPE et coefficient d’énergie primaire de l’électricité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3711. — 4 février 2025. — Mme Annaïg Le Meur attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur le coefficient de conversion en énergie primaire de l’électricité utilisé dans le diagnostic de performance énergétique (DPE). Actuellement fixé à 2,3, ce coefficient est supérieur à la recommandation européenne de 1,9 et au coefficient de 1 appliqué au gaz naturel. Cette situation défavorise les logements chauffés à l’électricité, malgré un mix énergétique français majoritairement décarboné grâce au nucléaire. En octobre 2024, Mme Agnès Pannier-Runacher, alors ministre de la Transition énergétique, a évoqué un possible abaissement de ce coefficient. Mme la ministre du logement a également mentionné des ajustements du DPE pour réduire la pénalisation des logements chauffés à l’électricité. Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G sont interdits à la location. Une révision du coefficient de conversion pourrait permettre à de nombreux logements de sortir du statut de passoire thermique et valoriser davantage les systèmes tels que les pompes à chaleur dans le DPE. Elle souhaite par conséquent connaître l’état d’avancement de cette réforme du DPE et lui demande quelles sont les mesures envisagées pour ajuster le coefficient de conversion en énergie primaire de l’électricité, afin de mieux refléter la réalité du mix énergétique français et d’assurer une équité entre les différents modes de chauffage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3728</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>480</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mereana Reid Arbelot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Loi d’homologation des peines d’emprisonnement en matière d’assurance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3728. — 4 février 2025. — Mme Mereana Reid Arbelot attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur l’homologation des peines d’emprisonnement prévues par la loi du pays n° 2024-10 du 2 juillet 2024 portant modification du code des assurances applicable en Polynésie française. En effet, conformément à l’article 21 de la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004, pour qu’une infraction aux actes prévus à l’article 140 de ladite loi dénommés « lois du pays » soit assortie d’une peine d’emprisonnement, une loi d’homologation doit être adoptée par le Parlement. Jusqu’à l’entrée en vigueur de cette loi, seules les peines d’amende et les peines complémentaires éventuellement prévues sont applicables. Ainsi, le Gouvernement de la Polynésie émet le vœu de l’adoption d’une loi d’homologation des peines d’emprisonnement prévues aux articles LP 324-2, LP 331-19, LP 331-20, LP 331-21, LP 514-1, LP 514-2 de la loi du pays n° 2024-10 du 2 juillet 2024 portant modification du code des assurances applicable en Polynésie. Ces peines n’excèdent pas la peine maximum prévue par la loi nationale pour une infraction de même nature. Les infractions prévues sanctionnent notamment le non-respect de la forme sociale. Par conséquent, elle lui demande s’il entend prendre les mesures nécessaires pour que les peines d’emprisonnement prévues par les lois du pays soient homologuées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3729</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>480</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mereana Reid Arbelot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Loi d’homologation des peines d’emprisonnement en matière fiscale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3729. — 4 février 2025. — Mme Mereana Reid Arbelot interroge M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur l’adoption d’une loi d’homologation des peines d’emprisonnement en matière fiscale. En effet, aux termes de l’article 21 de la loi organique n° 2004-192 modifiée portant statut d’autonomie de la Polynésie française : « La Polynésie française peut assortir les infractions aux actes prévus à l’article 140 dénommés lois du pays de peines d’emprisonnement n’excédant pas la peine maximum prévue par les lois nationales pour les infractions de même nature, sous réserve d’une homologation préalable de sa délibération par la loi. Jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi d’homologation, seules les peines d’amende et les peines complémentaires éventuellement prévues par la délibération sont applicables ». Ainsi, le Gouvernement de la Polynésie française souhaite que soit adoptée une loi d’homologation des peines d’emprisonnement prévues aux articles LP 520, LP 521 et LP 522 du code des impôts de la Polynésie française. Ces peines n’excèdent pas la peine maximum prévue par la loi nationale pour les infractions de même nature. Par conséquent, elle lui demande s’il entend proposer une telle loi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3730</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>481</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mereana Reid Arbelot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Lutte contre le travail illégal en Polynésie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3730. — 4 février 2025. — Mme Mereana Reid Arbelot attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer sur la lutte contre le travail illégal en Polynésie. Le travail illégal en Polynésie a des conséquences sociales et économiques délétères. Cette pratique consiste pour une entreprise à conseiller le statut d’autoentrepreneur à des personnes qui sont, en fait, des salariés à part entière. En effet, elle conduit à la précarisation des travailleurs et à une perte de revenu considérable pour les collectivités. Afin de parfaire son arsenal législatif pour lutter contre cette pratique, la Polynésie entend mettre en place des sanctions dissuasives et des procédures de contrôle plus efficaces. Pour ce qui est des sanctions, la mise en place de peines d’emprisonnement et l’allongement des peines existantes nécessitent une homologation législative préalable prévue par l’article 21 de la loi organique du n° 2004-192 du 27 février 2004 portant statut d’autonomie de la Polynésie. Ainsi, en mai 2019, le conseil des ministres polynésien a émis le vœu que la République française adopte une loi d’homologation des peines d’emprisonnement prévues par la loi du pays n° 2018-20 du 4 mai 2018. Cette loi apporte des moyens coercitifs supplémentaires : d’une part, la peine d’emprisonnement initiale est doublée, passant d’un an à deux ans afin de permettre la confiscation de plein droit des biens ayant servi à commettre l’infraction en application de l’article 131-21 du code pénal et d’autre part, les sanctions pénales prévues en cas de marchandage sont étendues aux situations de prêt illicite de main d’œuvre. Cette année, le Gouvernement de la Polynésie française a renouvelé ce vœu. Il est essentiel pour la Polynésie que des peines fortes viennent assortir les infractions instaurées en matière de lutte contre le travail illégal. En outre, a été transmis, une nouvelle fois, au ministère en charge des outre-mer un projet de loi du pays qui vise à mettre en place des mesures de recherche et de constatation des infractions relatives au travail illégal, en application de l’article 32 de la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004. Conformément à l’article 32 de loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 portant statut d’autonomie de la Polynésie, pour adopter des lois du pays intervenant dans le champ de l’article 31 du même statut (notamment la recherche et la constatation des infractions), le président du Pays ou de l’Assemblée de la Polynésie doit transmettre le projet de loi du pays au ministre des outre-mer, qui dispose d’un délai de deux mois après l’accusé de réception pour présenter au Premier ministre un projet de décret. Ce projet a pour objet de préciser la liste des agents de l’administration du Pays et de l’État qui peuvent intervenir dans le domaine ainsi que les échanges d’informations entre tous les acteurs concernés par la lutte contre le travail illégal et leurs moyens d’action. Par conséquent, elle lui demande s’il entend prendre les mesures nécessaires afin d’aider la Polynésie à lutter contre le travail illégal.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3731</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>481</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mereana Reid Arbelot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Lutte contre les infractions liées aux affaires maritimes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3731. — 4 février 2025. — Mme Mereana Reid Arbelot attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur les infractions liées aux affaires maritimes. D’une part, le Gouvernement de la Polynésie française a une nouvelle fois transmis au ministre en charge des outre-mer un projet de loi du pays relative à la recherche et la constatation des infractions en matière d’affaires maritimes, conformément à l’article 32 de la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004. Conformément à cet article, pour adopter des lois du pays intervenant dans le champ de l’article 31 du même statut (notamment la recherche et constatations des infractions), le président du Pays ou de l’Assemblée de la Polynésie doit transmettre le projet de loi du pays au ministre des outre-mer, qui dispose d’un délai de deux mois après l’accusé de réception pour présenter au Premier ministre un projet de décret. Il s’agit notamment de dispositions qui permettent de confier les pouvoirs d’enquête, de visites domiciliaires, de perquisitions et de saisies à des fonctionnaires et agents du service administratif de la Polynésie sous le contrôle de l’autorité judiciaire. Les deux précédentes saisines, en 2020 et 2022, sont restées sans réponse. D’autre part, le conseil des ministres polynésien a émis le vœu que la République française adopte une loi d’homologation de la peine d’emprisonnement prévue à l’article L. 38 de la loi du pays n° 2020-16 du 2 juillet 2020 relative au pilotage maritime, qui prévoit une peine de trois mois d’emprisonnement et une amende de 447 400 FCFP en répression de la méconnaissance par un pilote maritime de ses obligations d’assistance à un navire en danger. Conformément à l’article 21 de la loi organique précitée, seule la peine d’amende peut être appliquée, la peine d’emprisonnement nécessitant une homologation par une loi nationale pour être appliquée. Par conséquent, elle lui demande s’il entend permettre à la Polynésie de lutter efficacement contre les infractions liées aux affaires maritimes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3732</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>482</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Position du Gouvernement sur le drapeau calédonien (compétitions sportives)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3732. — 4 février 2025. — M. Bastien Lachaud interroge M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur la réponse apportée par le ministre des sports dans une réponse à une question écrite parlementaire n° 1284 posée par le député M. Nicolas Metzdorf, publiée le 10 décembre 2024, à propos de l’utilisation du drapeau pour les équipes sportives calédoniennes dans les compétitions internationales. Dans cette réponse, le Gouvernement prend parti en faveur de l’exclusion du drapeau Kanaky des compétitions internationales, alors que le double pavoisement était d’usage depuis 2011. En effet lors de la cérémonie d’ouverture des jeux du Pacifique, présidée par Nicolas Sarkozy, alors Président de la République française, deux porte-drapeau avaient porté le drapeau tricolore et le drapeau de Kanaky, instaurant un usage qui, s’il ne faisait pas l’unanimité, avait du moins perduré depuis. Cette décision unilatérale du Gouvernement de revenir sur cet usage, pour supprimer le drapeau de Kanaky est en contradiction totale avec l’impartialité que devrait avoir l’État. Le Gouvernement prend une fois encore parti en faveur du mouvement non-indépendantiste. Or l’impartialité de l’État est un des principes fondamentaux des accords de Matignon-Oudinot, qui ont permis de retrouver la paix civile après les évènements qui ont ensanglanté le territoire dans les années 1980. C’est parce qu’ils ont rompu avec cette impartialité que les gouvernements Castex, Borne et Attal ont provoqué une crise politique, économique et sociale qui s’aggrave de jour en jour, dont le projet de dégel unilatéral du corps électoral en dehors de tout consensus local a été le déclencheur. Plus encore, le moment de cette décision est donc singulièrement inopportun puisqu’elle intervient au moment où les acteurs calédoniens doivent engager un cycle de discussions autour de l’avenir institutionnel du territoire. La question du drapeau est un sujet éminemment identitaire, qui ne peut pas manquer de raviver les tensions déjà exacerbées et les tensions qui fracturent la société calédoniennes. Aussi, il lui demande quand le Gouvernement compte revenir sur cette décision inopportune.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3733</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>482</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jiovanny William</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Sur l’application effective du "Passeport pour le retour"
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3733. — 4 février 2025. — M. Jiovanny William attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur le nouveau dispositif dénommé « Passeport pour le retour », introduit par l’article 236 de la loi de finances pour 2024 et codifié à l’article L. 1803-6-1 du code des transports. Le dispositif mis en place élargit les missions de l’Agence de l’outre-mer pour la mobilité (LADOM) et dépasse la simple vision d’une aide à la continuité territoriale. Le passeport au retour consiste en un financement plus global du coût des titres de transport et le versement d’une allocation d’installation pour accompagner un projet individuel. Toutefois, les contours du dispositif posent problème et son bénéfice a été jusqu’ici limité aux bénéficiaires des précédentes aides à la continuité territoriale versées par LADOM. Cette condition n’est pourtant pas posée par la loi et ne satisfait pas l’ambition du « retour au pays » afin de lutter contre le choc démographique actuel, effet boomerang du Bureau pour le développement des migrations intéressant les départements d’outre-mer (BUMIDOM). La mise en œuvre de ce dispositif nécessite par ailleurs l’adoption d’un décret, lequel ne semble pas encore avoir été publié à ce jour selon le baromètre de l’application des lois au 1er décembre 2024. Il le prie de bien vouloir préciser le périmètre des personnes bénéficiaires de ce dispositif et de publier dans les meilleurs délais le décret d’application nécessaire à l’effectivité du « passeport pour le retour ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3633</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>483</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Roussel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Extension de la prime Ségur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3633. — 4 février 2025. — M. Fabrice Roussel appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la prime Ségur. Le 6 août 2024, le Gouvernement démissionnaire a acté l’extension de la prime Ségur aux salariés du secteur sanitaire, social et médicosocial privé, répondant de ce fait à une véritable injustice qui excluait jusqu’ici les plus bas salaires des grilles salariales. Par l’arrêté du 6 août 2024, les salariés à temps plein du secteur sanitaire, social et médicosocial privé, bénéficient à compter du mois d’août d’une prime mensuelle de 183 euros net, représentant pour l’employeur un montant de 248 euros brut auquel il faut ajouter les charges patronales. Pour autant, sa mise en œuvre concrète pourrait poser de graves difficultés aux associations, qui n’ont, à ce stade, reçu aucune garantie que l’État la compensera. Les associations concernées ne disposent, en effet, pas de fonds propres et doivent assurer un budget à l’équilibre qui est déjà insuffisant, pour exercer leurs délégations de service public. Sans compensations, les associations pourraient se retrouver contraintes de licenciements économiques, de devoir geler les recrutements ou encore de fermer de nombreuses structures. La mise en place immédiate de la prime Ségur, sans compensation financière et avec l’effet rétroactif au 1er janvier 2024, met donc en grave difficulté les associations. Ce phénomène va provoquer sur le temps long l’apparition de véritables zones blanches de l’accès aux droits, particulièrement préjudiciables pour les femmes et pour les publics les plus vulnérables qui ne pourront plus être assurés d’être pris en charge. Cette difficulté s’installe dans un secteur qui est déjà très tendu, avec des effectifs inconstants et va avoir un réel impact tant sur ses missions que sur l’attractivité de ses métiers. Il lui demande si l’État prendra toute sa part dans le financement de cette prime.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3637</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>483</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Clauses abusives des organismes de complémentaire santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3637. — 4 février 2025. — Mme Karine Lebon alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’encadrement des contrats proposés par les organismes complémentaires d’assurance maladie aux assurés sociaux. L’assurance maladie complémentaire est le deuxième plus important financeur de la santé après l’assurance maladie obligatoire, représentant 29,7 milliards d’euros de prestations, soit 12,6 % de la consommation de soins et biens médicaux en 2022. Or l’opération d’assurance dans le secteur de la santé est devenue complexe à plusieurs égards. Tout d’abord parce que les opérations de souscription exigent un certain niveau d’information, également des connaissances sur les prix et les produits pour permettre aux assurés de bénéficier d’une concurrence accentuée. Ensuite, parce que la structuration des remboursements des dépenses de soins a gagné en complexité ces dernières années notamment en audiologie, dentaires et optique. Tout ceci rend difficile l’expression, la lisibilité et la compréhension des niveaux de remboursement et des options proposés par les organismes complémentaires. Malgré les efforts accomplis ces dernières années, la situation reste encore aujourd’hui très largement perfectible tant les zones d’opacité et d’incompréhension demeurent importantes pour les assurés. Aussi, l’idée d’imposer des contrats types aux organismes complémentaires d’assurance maladie garantissant une bonne lisibilité des contrats des organismes complémentaires d’assurance maladie fait son chemin. Cette solution irait d’ailleurs dans le sens des préconisations issues de la mission d’information sénatoriale « Les complémentaires santé et mutuelle, l’impact sur le pouvoir d’achat des Français » souhaitant particulièrement mieux protéger les assurés, notamment en allant plus loin en matière de transparence de l’information. Elle permettrait également de mettre fin aux clauses abusives, parfois dans des proportions importantes, imposées par les organismes complémentaires d’assurance maladie aux assurés sociaux. Ces clauses ont d’ailleurs été dénoncées à plusieurs reprises dernièrement, notamment par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes dans une enquête publiée le 20 mai 2021 et par la Commission des clauses abusives dans sa recommandation n° 17-01. Aussi, elle lui demande si une réflexion est menée par ses services sur l’établissement de contrats-types par les organismes complémentaires d’assurance maladie et si des mesures particulières sont envisagées pour mettre un terme aux clauses abusives fréquemment imposées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3638</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>484</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Fraudes à la carte Vitale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3638. — 4 février 2025. — M. Patrice Martin attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les risques liés à la fraude aux cartes Vitale et ses répercussions sur les finances publiques. Lors d’une déclaration devant le Parlement en février 2020, la directrice de la sécurité sociale avait estimé à 2,6 millions le nombre de cartes Vitale surnuméraires. La Cour des comptes a estimé en 2023 que la fraude globale aux prestations sociales pourrait représenter entre 2,5 et 3,2 milliards d’euros par an, soit environ 3,1 % des prestations versées par les CAF. Cette fraude inclut notamment l’utilisation abusive de cartes Vitale en surnombre, facilitée par l’absence d’identification biométrique et des lacunes dans la mise à jour des données des assurés. Ce phénomène intervient dans un contexte où la sécurité sociale fait face à un déficit prévu de 16,6 milliards d’euros pour 2024, selon le rapport de la Commission des comptes de la sécurité sociale. Une situation qui appelle à un renforcement des contrôles et à la modernisation des dispositifs, notamment par la généralisation de la carte Vitale biométrique, discuté régulièrement au Parlement ces dernières années mais abandonné en 2023 par le ministre des comptes publics d’alors, M. Gabriel Attal, après en avoir été le promoteur. Face à ces constats, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour revenir sur une mise en place de la carte Vitale biométrique ou d’un autre dispositif allant dans le sens d’une mise en place d’une carte Vitale biométrique, renforcer les contrôles contre la fraude et garantir que les économies réalisées contribuent directement à la pérennité du système de protection sociale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3639</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>484</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Réduction du délai de prescription des indus
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3639. — 4 février 2025. — M. Philippe Bonnecarrère interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le délai de prescription des indus en matière sociale. La caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) dispose d’un délai de 3 ans pour revendiquer des indus. Il n’est pas question de contester la possibilité d’agir pour des indus que cela soit au crédit ou au débit de la CPAM. M. le député demande par contre à M. le ministre si, au titre des multiples mesures de simplification qui seraient utiles dans la société française, le délai de prescription pourrait être amené de 3 à 2 ans. En effet, les infirmières libérales expliquent que lorsqu’elles sont interrogées par la CPAM, elles peuvent avoir des difficultés pour réunir des pièces justificatives demandées lorsque par exemple, les médecins sont partis à la retraite ou ont déménagé ou encore lorsque les patients sont décédés. Il demande s’il accepterait de soutenir soit par voie réglementaire, soit par voie législative une telle réduction du délai de prescription.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3651</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>484</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Médaille de l’engagement face aux épidémies
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3651. — 4 février 2025. — Mme Sandra Regol attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la médaille de l’engagement face aux épidémies. Lors de la pandémie de Covid-19, en mai 2020, le gouvernement s’était engagé à recréer cette médaille, qui avait été mise en place en mars 1885 à la suite de l’épidémie de choléra avant de disparaître en 1960. L’ambition légitime était de reconnaître et valoriser le dévouement des soignants qui avaient, par leur action quotidienne, permis à la France de faire face au virus. L’annonce d’un décret devant préciser les modalités de délivrance de cette médaille avait même été effectuée, laissant penser que la création de la médaille n’était qu’une question de mois. Or à ce jour, près de 5 ans après, aucun décret n’est paru pour concrétiser cette parole gouvernementale. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement compte toujours réactiver la médaille de l’engagement face aux épidémies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3682</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>484</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Hôpital de Perpignan
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3682. — 4 février 2025. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les récentes annonces du directeur de l’hôpital de Perpignan concernant l’acquisition d’un appareil de tomographie par émission de positons (TEP) pour améliorer la détection des cancers, la création d’un hôtel hospitalier et le développement d’une unité de soins palliatifs. Ces initiatives témoignent de l’engagement de l’établissement à renforcer la qualité des soins offerts aux patients. Cependant, la mise en œuvre de ces projets dépend fortement des subventions attendues de l’agence régionale de santé (ARS). Les retards dans l’octroi de ces financements compromettent la réalisation de ces équipements et services essentiels, retardant ainsi l’amélioration de la prise en charge des patients atteints de cancer. Compte tenu de l’urgence sanitaire liée à la progression des cancers, il est crucial de garantir un soutien financier rapide et adéquat aux établissements de santé. Elle lui demande de bien vouloir préciser les mesures qu’il envisage pour accélérer le versement des subventions nécessaires à l’hôpital de Perpignan, ainsi que le calendrier prévu pour leur attribution.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3683</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>485</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Boulogne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation capacitaire de CHRU de Nancy
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3683. — 4 février 2025. — M. Anthony Boulogne appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation capacitaire du Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Nancy, en Meurthe-et-Moselle. La chambre régionale des comptes (CRC) du Grand Est, dans son rapport d’observations définitives relatif à l’examen de la gestion du CHRU sur la période 2018-2022, s’intéresse au programme capacitaire du centre : fin décembre 2022, celui-ci dispose de 1 712 lits et places, soit une diminution de 77 lits et places par rapport à 2018. Dans le détail, on constate une diminution de 22 % des places installées de chirurgie et la suppression de 41 lits installés en chirurgie. 39 lits en médecine - dont 11 lits de soins intensifs et réanimation - ont été supprimés entre 2018 et 2022. La situation capacitaire du CHRUN, plus que préoccupante, s’explique, en partie, par un manque chronique de soignants. Ainsi, selon le rapport de la CRC : « Durant la période de contrôle, le CHRUN enregistre un déficit chronique de postes dans trois professions médicales : les médecins anesthésistes réanimateurs, les radiologues et les anatomopathologistes. Depuis la crise sanitaire, ce déficit s’est accru. De 44 % en 2019, le taux de vacance total s’élève en 2023 à 56 %. Le CHRUN fonctionne actuellement avec moins de la moitié des effectifs sur ces trois professions médicales ». La pénurie de personnel médical se traduit dans le nombre de lits disponibles, comme l’indique la chambre : « Entre 2018 et 2022, le nombre de fermetures de lits a triplé », passant de 29 fermetures fin 2018 à 90 en 2022. Le manque de personnel médical et soignant, les multiples fermetures de lits et de places, remettent en cause l’offre de soins disponible pour les Meurthe-et-Mosellans. Il lui demande donc quels moyens il compte mobiliser pour rétablir la situation capacitaire du CHRU de Nancy et pallier les difficultés de personnel médical et soignant rencontrées par ce site hospitalier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3689</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>485</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Données sur la fin de vie en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3689. — 4 février 2025. — M. Romain Daubié appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les conclusions de la mission d’évaluation de l’Assemblée nationale de la loi du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vite, dite « Claeys-Leonetti ». Celle-ci constate une « absence de données robustes » relatives à la fin de vie et elle précise que la mission s’est déroulée « dans un contexte singulier », en raison des difficultés rencontrées dans « le travail d’évaluation quantitative de la loi ». Aussi, elle reconnaît que si elle a su mener à bien son travail d’évaluation qualitative de la loi, « il en va différemment du travail d’évaluation quantitative de la loi, pour lequel la mission a rencontré des difficultés que les rapporteurs souhaitent souligner ». Après le constat d’une méconnaissance réelle des circonstances exactes de la fin de vie posé par l’Inspection générale des affaires sociales en 2018, le manque d’indicateurs sur la mise en œuvre de la loi « Claeys-Leonetti » et, plus globalement, sur la fin de vie en France, est aujourd’hui d’une évidence criante. En l’absence de données robustes, la mission souligne qu’elle n’a pas été en mesure d’évaluer précisément l’écart entre l’offre et les besoins de soins palliatifs. Les données relatives aux directives anticipées restent aussi incertaines, tandis que l’on ne sait pas dénombrer précisément les sédations profondes et continues administrées chaque année, ni même les demandes à cet effet, pas plus que les procédures collégiales organisées. Les données publiées sont rares et parfois anciennes ou issues d’un échantillon peu représentatif. De plus, les données collectées sont muettes sur le parcours et l’expérience de la personne en fin de vie, dont les besoins sont mal évalués. Cette absence de retour d’expérience, limite la capacité à évaluer l’effectivité des dispositifs légaux en vigueur. Enfin, les travaux de recherche sont, eux aussi, largement manquants. Malgré la création en 2018 d’une plateforme nationale pour la recherche sur la fin de vie, ayant pour but de contribuer à la structuration, au développement et à la valorisation de la recherche française dans le domaine de la fin de vie et des soins palliatifs, les travaux de recherche ne sont pas à la mesure de l’importance de l’enjeu que constitue la fin de vie aujourd’hui. Ainsi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles sont les mesures concrètes qu’il entend prendre et dans quel délai, afin de remédier à cette situation qui hypothèque tout débat sur la fin de vie en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3706</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>486</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Nombre de personnels de santé affectés aux établissements pénitentiaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3706. — 4 février 2025. — Mme Caroline Colombier interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le nombre de médecins affectés aux établissements pénitentiaires. Elle lui demande de lui indiquer, par région ainsi que pour chacun des établissements pénitentiaires français, le nombre précis de médecins, d’infirmiers, de psychologues et d’addictologues affectés à ces établissements. Elle lui demande ensuite de rapporter les chiffres donnés sur un rapport numérique pour 1 000 détenus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3715</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>486</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Maladies neurodégénératives : situation des malades et de leurs proches aidants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3715. — 4 février 2025. — M. Mickaël Bouloux appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation des près de 4 millions de Françaises et de Français concernés par les maladies neurodégénératives, qu’ils soient malades ou proches aidants. Le bilan du plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a révélé de nombreuses insuffisances, avec des aspects importants non couverts et des objectifs non atteints. La feuille de route du PMND 2021-2022, qui aurait dû être lancée en 2021, n’a pas été mise en œuvre de manière concrète et financée et, bien que des propositions aient été validées fin 2023 pour une nouvelle stratégie 2024-2028, aucune annonce n’a été faite à ce jour. De ce fait, M. le député s’inquiète de l’absence d’une politique nationale cohérente sur ce sujet majeur de santé publique et des conséquences pour les malades et leurs aidants : errance diagnostique, difficultés d’accès aux soins, manque de suivi thérapeutique, isolement, pénurie de moyens pour la recherche, etc. Dans ce contexte, il lui demande quelles seront les décisions du Gouvernement concernant la stratégie nationale des maladies neurodégénératives, l’affectation de financements adaptés aux besoins réels et la mise en place d’un pilotage rigoureux pour assurer l’efficacité des actions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3717</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>486</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Politique de santé publique envisagée pour les maladies neurodégénératives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3717. — 4 février 2025. — Mme Valérie Bazin-Malgras attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la politique publique envisagée pour les maladies neurodégénératives. Les maladies neurodégénératives touchent près de 4 millions de citoyens (personnes malades et proches aidants) et constituent la première cause de perte d’autonomie. Alors qu’une feuille de route a été adoptée en 2021, le plan pluriannuel élaboré pour 2024/2028 devrait être mis en œuvre, mais aujourd’hui force est de constater que l’accompagnement et la gestion de ces maladies restent un sujet de préoccupation pour nombre de citoyens. Il est urgent d’agir. En effet, les délais de prise en charge sont en décalage entre la temporalité de la maladie et l’accès effectif aux aides, de nombreux patients doivent financer eux-mêmes leur matériel. L’obtention de la prestation de compensation du handicap attribuée pour faire face aux besoins humains et techniques des malades est d’environ 6 mois, ce qui est incompatible avec une maladie qui peut évoluer très vite. Enfin, il ne faut pas oublier les errances diagnostiques, l’isolement des personnes malades, le manque de soutien des proches aidants. Face à ces constats et ces exemples criants, elle lui demande quelles sont les mesures d’urgence qu’il compte mettre en œuvre, à court terme, pour proposer des solutions efficaces répondant aux besoins et aux attentes des malades et de leurs proches.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3718</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>486</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pour une stratégie nationale maladies neurodégénératives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3718. — 4 février 2025. — M. Philippe Fait attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’urgence d’une stratégie nationale dédiée aux maladies neurodégénératives. Les maladies neurodégénératives touchent près de 4 millions de citoyens, malades et proches aidants et représentent aujourd’hui la première cause de perte d’autonomie. Cet enjeu majeur de santé publique nécessite une prise en charge globale, cohérente et ambitieuse, adaptée aux besoins de terrain. Le plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019, bien qu’engagé, a montré ses limites. Le bilan établi à son terme a souligné à la fois l’insuffisance des réalisations et les nombreux aspects non couverts. Après une année de vacance, une feuille de route 2021-2022 a été présentée en juin 2021, mais celle-ci n’a jamais été mise en œuvre ni financée, à l’exception de quelques reconductions de crédits. Cette feuille de route est arrivée à échéance fin 2022, laissant depuis lors les acteurs et les malades dans une grande incertitude. En 2023, sous l’égide de M. François Braun, alors ministre de la santé, un engagement avait été pris pour élaborer une stratégie pluriannuelle ambitieuse pour les maladies neurodégénératives. Les associations et fondations membres du Collectif maladies neurodégénératives (France Parkinson, APF France handicap, Fondation France sclérose en plaques, France Alzheimer et maladies apparentées, Fondation Médéric Alzheimer), en concertation avec les sociétés savantes et les services du ministère, ont travaillé à la construction d’un nouveau plan quinquennal 2024-2028. Validée en décembre 2023, cette stratégie devait être annoncée en janvier 2024. Cependant, aucun progrès concret n’a été constaté depuis. L’absence de stratégie nationale depuis plus de cinq ans est inacceptable pour les millions de Français concernés. Il est impératif de mettre fin à l’approche fragmentaire actuelle, où ces maladies sont traitées de manière dispersée dans des plans larges tels que ceux dédiés au « bien vieillir », aux aidants ou à la modernisation du système de santé, sans coordination ni cohérence globale. Face à l’errance diagnostique, aux difficultés d’accès aux soins, à la rupture des parcours de soins, à l’isolement des personnes malades, au manque de soutien pour les aidants, à la pénurie de moyens pour la recherche et à la paupérisation des familles, il est urgent que des mesures concrètes soient mises en œuvre. Aussi, il souhaite connaître ses intentions concernant la mise en place de cette stratégie pluriannuelle 2024-2028, l’affectation de dotations adaptées aux besoins réels, ainsi que les modalités de pilotage et d’évaluation des actions entreprises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3719</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>487</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Inquiétudes relatives à la réforme de la 4e année de médecine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3719. — 4 février 2025. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, au sujet de l’état préoccupant de la réforme de la quatrième année de médecine générale actée depuis deux ans, dont la mise en œuvre est prévue dans un an. Malgré ce délai, aucun cadre réglementaire n’a encore été défini pour cette année cruciale, supposée enrichir la formation des futurs généralistes. Cette absence d’organisation constitue un manque de considération manifeste à l’égard des internes, des maîtres de stage universitaires, des enseignants de médecine générale et des patients eux-mêmes. Alors que cette réforme, imposée par le biais de l’article 49, alinéa 3, lors du PLFSS pour 2022, demeure inaboutie, les conditions de formation, les moyens alloués et les modalités pédagogiques nécessaires ne sont toujours pas précisés. Les inquiétudes portent sur plusieurs points majeurs. Tout d’abord, l’absence d’un cadre clair pour organiser la formation des docteurs juniors ambulatoires, notamment la convention entre les maîtres de stage universitaires et ces docteurs juniors. Ensuite, les contenus pédagogiques de cette quatrième année ne sont pas encore publiés, ce qui freine toute préparation efficace. De surcroît, au niveau local, aucune aide ni mise à disposition de locaux n’est prévue, ce qui rend impossible l’exercice en cabinet pour ces futurs praticiens. S’ajoute à cela la problématique des thèses, qui doivent désormais être soutenues avant la fin de la troisième année d’internat afin que les internes puissent devenir docteurs juniors ambulatoires dès la quatrième année. Or cette exigence est difficilement réalisable en raison du nombre insuffisant d’enseignants et de directeurs de thèse en médecine générale. Jusqu’à présent, les internes disposaient de six ans pour soutenir leur thèse, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur le fait que cette durée a été divisée par deux sans que les moyens humains nécessaires aient été renforcés. De ce fait, la réforme nécessite d’assurer une transition vers l’exercice ambulatoire par une professionnalisation des docteurs juniors ambulatoires. Cela passe ainsi par une rémunération adaptée associant une base salariale et une part variable liée à leur activité, afin de garantir une stabilité financière tout en valorisant leur travail auprès des patients. M. le député demande à M. le ministre quelles mesures concrètes il compte prendre pour pallier ces nombreux manquements. Il lui demande également quand les textes réglementaires encadrant cette réforme seront publiés. Il l’interroge sur la façon dont il souhaite garantir l’encadrement pédagogique des docteurs juniors ambulatoires, tant au niveau des maîtres de stage universitaires que des directeurs de thèse. Enfin, il lui demande s’il envisage d’adapter les délais de soutenance des thèses ou bien d’augmenter le nombre d’enseignants afin de permettre aux internes de respecter ces nouvelles exigences sans compromettre leur formation ; il lui demande d’agir rapidement et concrètement pour répondre aux attentes des internes, des enseignants et des patients et pour préserver l’avenir de la médecine générale en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3735</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>488</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Assurer la pérennité des EHPAD
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3735. — 4 février 2025. — Mme Angélique Ranc alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les difficultés financières que rencontrent de plus en plus d’EHPAD. En effet, ces derniers font face à une augmentation des charges et à la revalorisation des salaires du personnel qui pèsent sur leurs finances. À titre d’exemple, l’Association de soins, d’informations médicales et d’accompagnement de Troyes (ASIMAT) gère plusieurs EHPAD dans l’Aube dont beaucoup enregistrent un niveau de dépenses supérieur à leur financement. L’électricité, le gaz, l’alimentation, la masse salariale et les loyers représentent en moyenne 80 % des dépenses de ces établissements. Ces charges mettent l’ASIMAT dans une situation préoccupante qui pourrait conduire à une cessation de paiement et à un dépôt de bilan. Or cette conjoncture intervient au moment où la population de l’Aube est vieillissante comme l’indiquait déjà une étude de l’INSEE publiée en 2023. Au niveau national, les projections montrent que le nombre de personnes âgées de plus de 85 ans va même doubler au cours de la prochaine décennie. La prise en charge des personnes âgées, mise en péril par les difficultés rencontrées par les EHPAD, est donc un enjeu majeur pour la France en général et pour le département de l’Aube en particulier. Face à cette situation préoccupante, elle lui demande quelles mesures il entend prendre pour soutenir ces établissements et garantir la qualité de la prise en charge des personnes âgées dépendantes. Plus précisément, elle souhaite connaître les solutions envisagées par le Gouvernement pour aider ces EHPAD à surmonter leurs difficultés financières et à maintenir un niveau de soins optimal. Elle lui demande comment assurer leur financement pérenne, afin de garantir la qualité de l’accueil et des soins dispensés aux résidents. Il semble urgent d’agir pour garantir la pérennité des EHPAD et assurer un accompagnement digne et de qualité aux personnes âgées dépendantes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3749</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>488</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Lauzzana</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Intégration des sujets environnementaux dans les approches CEPS.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3749. — 4 février 2025. — M. Michel Lauzzana appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’intégration des sujets environnementaux dans les approches du Comité économique des produits de santé (CEPS). L’article 29 de l’accord-cadre entre les entreprises du médicament (Leem) et le CEPS prévoit l’attribution d’avoirs sur remises en fonction des investissements industriels réalisés par les entreprises pharmaceutiques, notamment en France et dans l’Union européenne, visant en particulier le développement des produits, l’augmentation, l’optimisation ou la digitalisation des capacités de production. Ces investissements sont essentiels au développement des capacités de production et à la souveraineté sanitaire. Dans le rapport « Pour un « new deal » garantissant un accès égal et durable des patients à tous les produits de santé » de la mission « Financement et régulation des produits de santé » mise en place par la Première ministre Elisabeth Borne en janvier 2023, une des recommandations est d’intégrer les sujets environnement dans les approches CEPS, notamment en confiant une enveloppe de « crédits green », qui pourraient être une poche de crédits conseil stratégique des industries de santé (CSIS) supplémentaire. Les analyses de l’impact environnemental du secteur de la santé en général montrent un poids important des produits de santé. The Shift Project, dans son rapport intermédiaire « Décarbonons les industries du médicament » présenté le 16 janvier 2025, indique que la production des médicaments pour répondre à la consommation française « devrait vraisemblablement se situer entre 5 et 15 millions de tonnes de CO2 équivalent. Ainsi, il apparaît comme urgent de se saisir des leviers accessibles pour diminuer l’impact environnemental des produits de santé. Il lui demande donc d’éclaircir la position du Gouvernement sur cette recommandation de la mission « Financement et régulation des produits de santé » mais aussi quelles mesures entend prendre le Gouvernement pour intégrer les sujets environnementaux dans la politique de régulation des produits de santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3757</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>488</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Choix du prestataire de matériel médical en sortie d’hôpital
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3757. — 4 février 2025. — M. Thomas Ménagé interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence de cadre réglementaire imposant aux établissements de santé de proposer plusieurs choix de prestataires de matériel médical lors de la sortie d’hôpital des patients. Actuellement, il est constaté que certains hôpitaux ou centres hospitaliers renvoient systématiquement les patients vers un prestataire unique pour la fourniture de matériel médical ou de dispositifs nécessaires à la poursuite de leur traitement. Cette pratique, bien que courante, soulève des questions relatives au libre choix des patients et à la concurrence entre les prestataires. En effet, l’article L. 1110-8 du code de la santé publique garantit au patient la liberté de choisir son professionnel ou son établissement de santé, mais cette disposition ne semble pas s’appliquer explicitement à la désignation des prestataires de matériel médical. Or il est essentiel que les patients disposent de plusieurs alternatives afin de choisir le prestataire qui répond le mieux à leurs besoins, notamment en matière de qualité, de coût, de proximité ou de services proposés. Selon une enquête réalisée en 2022 par la Fédération des prestataires de santé à domicile (FEDEPSAD), plus de 35 % des patients signalent n’avoir reçu aucune information sur les prestataires alternatifs disponibles lors de leur sortie d’hôpital. Cette situation est particulièrement problématique dans les territoires ruraux, où les patients sont parfois contraints d’accepter un prestataire éloigné ou coûteux faute d’avoir été informés d’autres options. Ce phénomène contribue également à des déséquilibres économiques au détriment des prestataires indépendants ou des petites entreprises locales. Dans le Loiret et en région Centre-Val de Loire, où les populations rurales et les personnes âgées sont sur-représentées, cette problématique est d’autant plus marquée. Selon les données de l’Observatoire régional de la santé de 2023, environ 42 % des sorties d’hôpital concernent des patients nécessitant un suivi à domicile ou du matériel médical. Pourtant, ces derniers sont rarement informés des différents prestataires disponibles dans leur territoire. Il semblerait opportun, au vu de ces éléments, de s’inspirer de certains dispositifs étrangers, comme ceux en vigueur en Allemagne, où les hôpitaux sont tenus d’établir une liste d’au moins trois prestataires certifiés que le patient peut librement consulter. Une telle obligation renforce la transparence, garantit la neutralité des établissements hospitaliers et protège les droits des patients. Le choix éclairé des prestataires revêt, finalement, une importance cruciale pour le pouvoir d’achat des Français, notamment en ce qui concerne les équipements coûteux. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage d’instaurer des mécanismes prévoyant, pour les établissements de santé, d’informer les patients sur au moins deux prestataires alternatifs de matériel médical lors de leur sortie afin de renforcer la liberté de choix des usagers et d’assurer une plus grande équité entre les différents acteurs du secteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3759</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>489</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jonathan Gery</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Difficultés de fonctionnement des maisons d’accueil spécialisé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3759. — 4 février 2025. — M. Jonathan Gery attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les difficultés rencontrées par les maisons d’accueil spécialisé (MAS) dans leur fonctionnement quotidien, notamment en milieu rural. La MAS de Claveisolles, dans le Rhône, illustre ces problématiques. Bien que l’Agence régionale de santé (ARS) ait récemment accordé un rebasage budgétaire annuel, cet effort louable ne suffit pas encore à couvrir les besoins pour un fonctionnement à plein effectif. À ce jour, l’établissement n’a pu ouvrir que 40 lits sur les 60 prévus, faute de financements suffisants alors même que la prise en charge des patients est jusqu’à trois fois inférieure à celle d’un hôpital psychiatrique. Par ailleurs, le recrutement des personnels nécessaires est devenu un enjeu critique, en raison d’une offre salariale peu attractive et de l’absence de perspectives d’évolution pour les professionnels diplômés. Au-delà des problématiques budgétaires, le secteur médico-social subit une érosion préoccupante de son attractivité. Depuis une décennie, les formations médico-sociales peinent à attirer des jeunes, entraînant des difficultés de recrutement. De plus, pour pallier ce manque, les établissements se voient contraints d’embaucher des personnes non qualifiées, avec les risques que cela implique en matière de qualité de l’accompagnement et de rotation. Il lui demande quelles mesures il entend prendre pour garantir une adaptation des financements aux réalités économiques des établissements médico-sociaux, afin qu’ils puissent fonctionner sans déficit chronique. Par ailleurs, il souhaite savoir comment il entend renforcer l’attractivité des métiers du médico-social, notamment par une revalorisation salariale et des perspectives de carrière adaptées à la pénibilité et à la valeur sociale de ces professions. Enfin, il l’interroge pour savoir si le ministère envisage des initiatives pour simplifier les exigences administratives, qui réduisent aujourd’hui le temps consacré directement à l’accompagnement des personnes vulnérables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3760</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>489</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Boulogne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie de chirurgiens-dentistes en Meurthe-et-Moselle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3760. — 4 février 2025. — M. Anthony Boulogne interpelle M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les difficultés d’accès aux soins dentaires et la pénurie de chirurgiens-dentistes dans le département de Meurthe-et-Moselle. La publication du nouveau zonage des chirurgiens-dentistes par l’Agence régionale de santé (ARS) du Grand Est classe les territoires de vie-santé de Pont-à-Mousson et de Jarny en zones « très sous-dotées » concernant l’implantation de chirurgiens-dentistes. Comme le précise l’ARS, la classification en zone très sous-dotée « reflète un déficit de professionnels de santé, ce qui peut entraîner des disparités en matière de santé bucco-dentaire » : un allongement des délais d’attente pour obtenir un rendez-vous ou l’impossibilité d’accès à certains soins spécialisés. À l’échelle départementale, la densité moyenne de chirurgiens-dentistes s’élève à 6,1 pour 10 000 habitants en Meurthe-et-Moselle ; sur le secteur mussipontain, la densité est de 5,3 chirurgiens-dentistes pour 10 000 habitants. Pour remédier à cette tendance, a été mise en place une régulation permettant une installation libre pour les chirurgiens-dentistes dans les zones sous-dotées, tandis que l’implantation dans des zones non prioritaires, disposant d’un maillage de soins bucco-dentaires suffisant, est strictement encadré. Devant l’ampleur des difficultés d’accès aux soins bucco-dentaires en Meurthe-et-Moselle, une telle mesure ne saurait malheureusement pas suffire. Il lui demande quelles mesures il compte mettre en œuvre et quels moyens il compte mobiliser pour assurer la réduction des inégalités territoriales d’accès aux soins, afin de garantir une répartition équitable des professionnels de santé sur le territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3761</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>490</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Graziella Melchior</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prescription en EHPAD : renforcer le rôle des médecins coordonnateurs et des IPA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3761. — 4 février 2025. — Mme Graziella Melchior interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur la possibilité d’élargir les prérogatives des médecins coordonnateurs en EHPAD, en leur permettant, sur une base volontaire et avec l’accord des résidents, de devenir prescripteurs principaux. Actuellement, les médecins coordonnateurs ne sont autorisés à prescrire que dans des cas limités, notamment en cas d’urgence ou en l’absence du médecin traitant, alors qu’ils disposent de la formation nécessaire pour assurer le suivi médical des résidents. Dans un contexte marqué par une pénurie importante de médecins généralistes en ville, cette restriction engendre des délais parfois longs pour les consultations et prescriptions, au détriment des résidents d’EHPAD, souvent fragiles et en besoin de soins rapides et adaptés. L’élargissement des prérogatives des médecins coordonnateurs pourrait permettre de sécuriser le parcours de soins des résidents en leur offrant un suivi médical régulier directement au sein de l’établissement. Cette mesure contribuerait également à rendre le métier de médecin coordonnateur plus attractif en valorisant leurs compétences et leur rôle central dans les EHPAD. Par ailleurs, les infirmiers en pratique avancée (IPA) pourraient être mobilisés pour soutenir ces médecins dans leurs missions quotidiennes, notamment dans le suivi des pathologies chroniques stabilisées, l’ajustement des traitements et l’éducation thérapeutique des résidents. Cette complémentarité renforcerait l’efficience des soins au sein des établissements et permettrait également de récupérer du temps pour développer des actions de prévention primaire et secondaire, essentielles pour anticiper et limiter l’évolution des pathologies. Elle souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de permettre aux médecins coordonnateurs des EHPAD d’assumer, avec l’accord des résidents, le rôle de prescripteur principal, tout en renforçant leur collaboration avec les infirmiers en pratique avancée afin de répondre de manière plus efficiente aux besoins de santé des résidents et de contribuer à alléger la pression sur le système de santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3762</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>490</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Quatrième année du diplôme d’études spécialisées de médecine générale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3762. — 4 février 2025. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la mise en œuvre de la quatrième année du diplôme d’études spécialisées (DES) de médecine générale, adoptée le 23 décembre 2022 dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2023, par l’utilisation du 49.3. Deux ans après, cette réforme suscite encore une vive opposition chez les internes en médecine et leurs syndicats. Lors de son adoption, cette réforme visait officiellement à répondre à l’urgence de renforcer l’accès aux soins, en particulier dans les zones sous-dotées en médecins généralistes. Toutefois, les modalités d’application de cette quatrième année, imposée de manière précipitée et sans concertation suffisante avec les acteurs concernés, demeurent aujourd’hui floues et incomplètes. Aucun décret d’application n’a encore été publié pour encadrer cette mesure, laissant les étudiants, les enseignants et les maîtres de stage universitaires (MSU) dans une incertitude totale quant à leurs missions, leurs responsabilités et leurs conditions de travail. Les syndicats d’internes, notamment l’Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (ISNAR-IMG) et l’Intersyndicale nationale des internes (ISNI), soulèvent plusieurs problèmes majeurs. Tout d’abord, l’absence de réglementation claire concernant les terrains de stage pose un véritable obstacle à la mise en œuvre de cette réforme. Les MSU, censés accueillir et superviser les docteurs juniors en cabinet de ville, centres de santé ou autres structures de proximité, sont encore trop peu nombreux. De plus, ces professionnels signalent un manque criant de ressources et d’accompagnement pour assumer efficacement leurs rôles pédagogiques. Ces insuffisances compromettent la qualité de la formation des futurs médecins et risquent de décourager les vocations à un moment où la France fait face à une pénurie alarmante de généralistes. Ensuite, les conditions d’accueil des docteurs juniors ambulatoires, tout comme leurs conditions de rémunération, restent également évasives. Ces professionnels en formation, bien qu’ayant déjà obtenu leur diplôme de docteur en médecine, subissent une pression supplémentaire en raison de l’absence de règles claires et d’une rémunération souvent jugée insuffisante par rapport aux responsabilités qu’ils doivent assumer. Cette situation génère un sentiment de dévalorisation et d’injustice chez ces jeunes praticiens. Le manque de concertation préalable lors de l’élaboration de cette réforme est largement critiqué. Les syndicats d’internes ont exprimé leur opposition à une mise en œuvre précipitée et mal préparée. Ils soulignent que cette quatrième année ne répond pas aux besoins réels des étudiants et des patients, mais semble plutôt relever d’une mesure symbolique destinée à apaiser les critiques sur la gestion de la crise des déserts médicaux. En conséquence, l’ISNAR-IMG et l’ISNI ont appelé à une grève nationale les 28 et 29 janvier 2025, mobilisant à la fois les internes en médecine générale et ceux d’autres spécialités. Les revendications des internes sont claires et légitimes : ils demandent un report immédiat de la mise en œuvre de la quatrième année du DES, tant que les conditions nécessaires à son bon fonctionnement ne sont pas garanties. Ils exigent la publication des décrets d’application et des textes réglementaires précisant les missions des docteurs juniors, les critères de sélection des terrains de stage, les modalités de supervision, ainsi que les conditions de rémunération et de responsabilité. Ils demandent également une concertation approfondie avec l’ensemble des parties prenantes, afin de réviser cette réforme dans l’intérêt des étudiants, des MSU et des patients. Il est donc légitime de s’inquiéter des conséquences néfastes que pourrait avoir cette réforme sur l’accès aux soins dans les territoires sous-dotés. En imposant une quatrième année sans garantie sur les moyens alloués et sans stratégie claire pour renforcer l’attractivité des zones rurales ou périurbaines, le Gouvernement risque d’accentuer les disparités territoriales en matière de santé. Les syndicats soulignent que la simple création de postes de docteurs juniors ne suffira pas à résoudre la crise des déserts médicaux sans une politique globale et ambitieuse, incluant des incitations financières et matérielles pour les jeunes médecins. En outre, cette réforme soulève des interrogations sur la capacité de l’État à accompagner efficacement les étudiants en médecine dans leur parcours de formation. Les retards accumulés dans la mise en place des décrets d’application et l’absence de dialogue constructif avec les représentants des internes traduisent un manque de considération pour les attentes et les besoins des jeunes praticiens. Cette situation risque d’éroder la confiance entre les étudiants et les pouvoirs publics, compromettant ainsi la qualité de la formation médicale en France. Quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour répondre aux préoccupations des internes et de leurs syndicats ? Quelles garanties le Gouvernement peut apporter en matière de financement, de supervision, de qualité des stages et d’attractivité des zones sous-dotées, afin que cette réforme puisse atteindre son objectif initial : améliorer l’accès aux soins pour tous les Français, sans compromettre la formation des futurs médecins. Le Gouvernement compte-t-il clarifier les mesures envisagées pour pallier le manque de MSU et garantir des conditions de travail acceptables pour les docteurs juniors ? Ces professionnels doivent être pleinement valorisés et soutenus, non seulement pour assurer la qualité des soins, mais également pour encourager les jeunes médecins à s’installer durablement dans les territoires où leurs compétences sont le plus nécessaires. Dans ce contexte, elle demande si le Gouvernement compte reconsidérer la planification et les priorités de cette réforme, afin de répondre aux attentes des internes et de garantir une meilleure prise en charge des patients dans tous les territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3763</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>491</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remboursements des frais kilométriques pour les infirmiers en zone rurale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3763. — 4 février 2025. — Mme Marie Pochon attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la problématique des remboursements des frais kilométriques pour les infirmiers et infirmières exerçant en milieu rural. En zone rurale et encore plus en zone montagneuse, les déplacements des professionnels de santé sont particulièrement longs et indispensables pour garantir l’accès aux soins des populations locales, souvent isolées. Au pôle sanitaire et médico-social de Curnier, les aides à domicile et personnels infirmiers sont amenés à parcourir en moyenne 90 km/jour et jusqu’à 200 km/jour pendant les week-ends. Or le système actuel de remboursement des frais kilométriques repose sur une enveloppe budgétaire fixe qui s’avère régulièrement insuffisante. Cette enveloppe, par exemple à La-Chapelle-en-Vercors ou dans le Royans, est fréquemment épuisée dès le milieu de matinée, contraignant les infirmiers à assumer eux-mêmes des frais de déplacement importants pour continuer à assurer leurs tournées et l’accès aux soins de tous. Cette situation est aggravée par la tendance au regroupement des pôles de santé dans des villes plus importantes, ce qui allonge les distances à parcourir pour les professionnels intervenant dans ces territoires ruraux. Ces difficultés financières et logistiques pèsent lourdement sur l’exercice des infirmiers et, à terme, risquent de compromettre l’accès aux soins pour des patients vulnérables. En conséquence, elle demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour adapter le mécanisme de remboursement des frais kilométriques aux réalités des territoires ruraux, notamment dans des zones géographiquement exigeantes, mais aussi pour assurer une couverture budgétaire suffisante tout au long de la journée pour les déplacements des professionnels de santé concernés et pour garantir l’équité dans l’accès aux soins entre les zones urbaines et rurales, en renforçant le soutien aux soignants de proximité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3764</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>492</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Revalorisation des actes infirmiers libéraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3764. — 4 février 2025. — M. Romain Daubié attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation des infirmiers libéraux et notamment celle du montant de leurs actes. Comme les autres professions médicales, les Français les ont applaudis tous les soirs à 20 h pendant le confinement, pour saluer leur engagement malgré la pandémie. Cet engagement ne s’est pas arrêté à cette période et existait déjà bien avant. Les infirmiers libéraux se relaient 365 jours par an pour assurer le maintien ou le retour à domicile des aînés en perte d’autonomie. Ils accompagnent certaines personnes isolées, parfois jusqu’à leur dernier souffle. Ils sont un relais essentiel également pour lutter contre l’isolement de ces personnes, dont c’est parfois la seule visite de la journée. Leurs conditions de travail sont très exigeantes : ils doivent manipuler des patients plus ou moins lourds, qui ont plus ou moins d’autonomie. Ils font souvent aussi des actes qui dépassent leurs prérogatives, toujours dans un souci de soin à la personne. De plus, une forme d’injustice par rapport au reste du corps médical persiste, notamment sur les indemnités kilométriques. Bien que le Gouvernement ait revalorisé ces indemnités de 25 centimes début 2024, le coût du déplacement d’un infirmier libéral est bien moins élevé que celui d’un kinésithérapeute ou d’un médecin. De même, les montants de rémunération des différents actes sont encore très bas, surtout compte tenu des actes effectués : pour un patient grabataire, avec un alitement strict, l’infirmier passe deux fois dans la journée pour 33,7 euros bruts, soit 16,85 euros nets pour la journée. Ce montant découle notamment de la généralisation du forfait pour les patients dépendants (BSI). Avec l’inflation, cela représente une perte de leurs revenus de 21 % depuis les 15 dernières années. En parallèle, la sécurité sociale a la possibilité de leur réclamer des indus sur la totalité de leur activité et pas seulement sur les anomalies relevées lors des contrôles. Cette façon de fonctionner fait peser sur la profession des contraintes administratives très lourdes pour des personnes réalisant de très grosses journées de travail, alors même que les nomenclatures complexes qu’ils ont à respecter font souvent l’objet d’interprétations diverses. Il lui demande comment il compte revaloriser les actes des infirmiers libéraux et également assouplir les contrôles de la sécurité sociale à leur encontre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3765</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>492</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Saturation des urgences de l’hôpital de Sens et accès aux soins dans l’Yonne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3765. — 4 février 2025. — M. Julien Odoul attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur la saturation persistante des urgences de l’hôpital de Sens, conséquence directe du manque de médecins en médecine de ville dans l’Yonne. La désertification médicale, particulièrement marquée dans les territoires ruraux, contraint de nombreux habitants à se tourner vers l’hôpital pour des soins qui, en temps normal, relèveraient de la médecine de ville. Faute de pouvoir consulter un médecin généraliste en temps utile, les patients se rendent aux urgences, engendrant un engorgement du service hospitalier, au détriment des soins urgents et vitaux. Cette situation met en tension les équipes soignantes et allonge considérablement les délais de prise en charge, avec des conséquences préoccupantes sur la qualité et la sécurité des soins. L’abandon progressif de la ruralité en matière de santé est une préoccupation majeure. Alors que le droit à la santé est un principe fondamental, il est aujourd’hui mis à mal par une répartition inégalitaire des professionnels de santé sur le territoire. L’Yonne illustre tragiquement cette réalité, avec des patients contraints de parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour obtenir une consultation ou bien de renoncer à se soigner. Face à cette situation alarmante, il lui demande quelles mesures urgentes le Gouvernement entend mettre en œuvre pour remédier à la saturation des urgences hospitalières et garantir un accès équitable aux soins sur l’ensemble du territoire, notamment en matière d’attractivité pour l’installation de médecins en zone sous-dotée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3766</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>493</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation des kinésithérapeutes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3766. — 4 février 2025. — M. Romain Daubié attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation préoccupante des kinésithérapeutes. En 2024, la profession a obtenu une revalorisation de 0,06 point sur la lettre clé (c’est-à-dire sur ses honoraires), ce qui correspond à une augmentation de 2,8 %, soit entre 0,45 et 0,55 centimes bruts d’augmentation. Cette revalorisation est par ailleurs la première depuis 2012. Dans le contexte d’inflation actuelle, chiffrée à 4,9 % selon l’INSEE, cette faible augmentation des honoraires des kinésithérapeutes ne permet pas de compenser l’augmentation des prix. En 2022, le bénéfice non commercial (BNC) moyen de la profession a baissé de 10,6 % par rapport à 2021, allant jusqu’à 18,6 % pour certains cabinets. La profession est durement touchée par cette inflation, qui menace de nombreux cabinets de proximité de fermeture. À ce stade, les kinésithérapeutes indiquent qu’avec cette rémunération, s’ils veulent maintenir leur activité essentielle pour les patients, ils seraient dans l’obligation soit de diminuer la qualité de leurs soins, en diminuant la durée des séances, soit de délaisser les secteurs qui leur sont les plus défavorables, en premier lieu les interventions à domicile. Les kinésithérapeutes interviennent à tous les âges de la vie, de la pédiatrie à la gériatrie, en passant par les jeunes et interviennent sur des pathologies relevant de domaines très divers (neurologie, traumatologie, cancérologie, troubles musculo-squelettiques…). Grâce à leur travail, de nombreuses personnes retournent au travail suite à des accidents, les moins autonomes peuvent être maintenues à domicile et certaines reviennent même à l’activité physique. Leurs soins sont finalement essentiels au fonctionnement de la société. Récemment, le nombre de départements pour tester l’accès direct à un kinésithérapeute dans les limites de leur champ de compétences a été élargi. Cette mesure va dans le bon sens. Néanmoins, ces améliorations doivent s’accompagner d’autres évolutions, notamment dans leurs conditions d’exercice. Il lui demande quelles mesures il compte mettre en œuvre prochainement pour permettre aux kinésithérapeutes d’exercer leur profession sans ces difficultés financières.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3779</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>493</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Eric Liégeon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Don de plasma, quelles suites aux conclusions du rapport du CCNE ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3779. — 4 février 2025. — M. Eric Liégeon appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les enjeux sanitaires et sociétaux du don de plasma. Dans un récent avis publié le 15 janvier 2024, le Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE) souligne l’urgence de répondre à la dépendance croissante de la France envers les importations de plasma, représentant actuellement 70 % de l’approvisionnement national principalement depuis les États-Unis d’Amérique, tout en respectant les principes éthiques fondamentaux de gratuité, d’anonymat et de non-commercialisation qui régissent ce don en France. Face à une demande en hausse constante des patients pour les médicaments dérivés du plasma et à une compétition internationale accrue, le Comité appelle à une réflexion sur la souveraineté sanitaire française et formule cinq recommandations clés, notamment l’optimisation de la filière, une communication renforcée pour mobiliser les donneurs et l’encadrement des prescriptions. Il est impératif de répondre à ces enjeux dans l’intérêt des patients, tout en préservant les valeurs fondamentales du don et en renforçant la souveraineté sanitaire de la France. C’est pourquoi il l’interroge sur les mesures que le Gouvernement entend prendre pour renforcer l’attractivité du don de plasma auprès de la population française, en particulier des jeunes générations, pour optimiser la filière nationale (en clarifiant par exemple les rôles respectifs de l’Établissement français du sang et du Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies), ainsi que pour garantir une meilleure reconnaissance de l’engagement des donneurs, tout en veillant à la pérennité du modèle altruiste français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3780</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>493</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Bentz</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accès aux soins visuels (ophtalmologie) dans les zones rurales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3780. — 4 février 2025. — M. Christophe Bentz interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les disparités préoccupantes entre les zones urbaines et rurales dans l’accès aux soins ophtalmologiques. Selon une étude OpinionWay réalisée en 2022, 56 % des Français attendent plus de quatre mois pour une consultation ophtalmologique, voire plus de 217 jours dans certains départements de la région Grand Est, contre seulement 20 jours à Paris. Par ailleurs, une enquête Ipsos menée en mars 2024 révèle que les habitants des zones rurales doivent parcourir en moyenne trois quarts d’heure pour se rendre chez leur ophtalmologue. Cette situation résulte principalement d’une répartition territoriale inégale des ophtalmologistes - largement concentrés dans les grandes villes attractives et du coût élevé des équipements nécessaires à cette spécialité. Elle soulève une question majeure d’équité dans l’accès aux soins visuels sur l’ensemble du territoire national. La faiblesse de l’offre de soins ophtalmologiques dans certaines zones rurales est particulièrement préoccupante, avec des conséquences notables : un Français sur dix renonce aux soins visuels et les populations vieillissantes des zones sous-dotées rencontrent des difficultés accrues. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement envisage pour inciter à l’installation d’ophtalmologistes dans les zones rurales et périurbaines et étendre ainsi l’accès aux soins visuels pour tous les Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3781</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>494</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Avenir du dispositif "Mon soutien psy"
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3781. — 4 février 2025. — Mme Michèle Tabarot appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’avenir du dispositif « Mon soutien psy » qui est essentiel pour garantir l’accès aux soins psychologiques dans un contexte où la santé mentale constitue une priorité nationale. Depuis sa création, ce dispositif a permis à 243 000 patients d’accéder à des consultations psychologiques remboursées, levant ainsi des obstacles financiers souvent rédhibitoires. Toutefois, plusieurs limites peuvent en atténuer l’efficacité. D’une part, le dispositif reste restreint aux troubles légers à modérés, excluant ainsi les patients souffrant de troubles complexes. D’autre part, les tarifs actuels dissuadent de nombreux psychologues d’intégrer ce dispositif. En sus, la limitation du remboursement à 12 séances par an peut apparaître parfois insuffisante pour répondre aux besoins des patients souffrant de troubles chroniques ou de dépressions prolongées. Connaissant l’attachement du ministre à cette question de santé publique majeure, elle souhaiterait connaître son avis sur le dispositif et sur les possibilités d’améliorations éventuellement envisagées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3786</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>494</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Maximi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Protégeons les victimes du Covid long
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3786. — 4 février 2025. — Mme Marianne Maximi interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’application de la loi n° 2022-53 du lundi 24 janvier 2022 visant à la création d’une plateforme de référencement et de prise en charge des malades chroniques du Covid-19. En France, plus de deux millions de personnes présentent une affection post-Covid. Alors que deux tiers des adultes touchés par le Covid long sont toujours malades deux ans après l’infection, les patients frappés par le Covid long peinent à obtenir un diagnostic faute de réponse médicale adaptée après la fermeture d’unités Covid long. Par leur nombre et par la gravité de la situation dans laquelle sont ces patients, il y a urgence à définir une politique de prévention, de formation auprès du personnel médical et de moyens dédiés à la recherche sur le Covid long. La loi du 24 janvier 2022 prévoyait la mise en place d’une plateforme de suivi pour permettre à tous les patients qui le souhaitent de se faire référencer comme souffrant ou ayant souffert de symptômes post-Covid ainsi que la création d’un protocole d’action. Ainsi, elle souhaite savoir si le Gouvernement entend prendre le décret précisant les modalités d’application de cette plateforme et reconnaître le Covid-19 comme une affection pouvant perturber durablement la vie des personnes qui en souffrent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3787</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>494</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Risques sanitaires liés à l’exposition au débit d’absorption spécifique (DAS)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3787. — 4 février 2025. — M. Mathieu Lefèvre alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’incertitude quant aux risques sanitaires pour les adultes et les enfants exposés à de hauts niveaux de débit d’absorption spécifiques (DAS). La recommandation européenne 1999/519/CE fixe la valeur limite du « DAS tête » et du « DAS tronc » à 2W/kg, valeur reprise par le décret n° 2002-775 du 3 mai 2002. Pourtant, l’Agence nationale de sécurité sanitaire, alimentation, environnement, travail (ANSES), s’appuyant sur les mesures de l’Agence nationale des fréquences (ANFR), a établi dans son rapport de juillet 2019 qu’une majorité de téléphones testés présente des valeurs de DAS bien supérieures à la limite autorisée, certaines valeurs pouvant aller jusqu’à 7 à 8 W/kg. M. le député s’interroge sur les éventuels effets sanitaires à long terme des ondes émises par les téléphones, notamment sur l’activité cérébrale ou sur le risque de développer une forme de cancer. D’autre part, pour le « DAS tronc », la norme NF EN 50566 prévoit une mesure faite à une distance pouvant être fixée librement par les constructeurs entre 0 mm et 25 mm jusqu’en avril 2016. Aujourd’hui, cette distance est restreinte à 5 mm maximum du fait de l’utilisation croissante de kits mains libres. En 2020, le gouvernement français a saisi la Commission européenne pour obtenir une norme de mesure à 0 mm du corps. Ainsi, il l’interroge sur les suites données à une telle proposition et sur la possibilité de renforcer les normes sur le territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3789</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>495</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Stratégie nationale maladies neurodégénératives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3789. — 4 février 2025. — Mme Virginie Duby-Muller attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur l’absence prolongée d’une stratégie nationale cohérente et efficace pour faire face à l’enjeu majeur des maladies neurodégénératives. Ces pathologies, qui touchent près de 4 millions de personnes malades et proches aidants, représentent la première cause de perte d’autonomie en France. Le bilan du Plan Maladies Neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a mis en lumière de nombreux objectifs non atteints et des besoins non couverts. La Feuille de route MND 2021-2022, lancée tardivement, n’a pas été mise en œuvre ni financée de manière adéquate et sa version enrichie pour 2023-2024, pourtant validée en concertation avec les acteurs concernés, n’a jamais été appliquée. Alors que le précédent ministre de la santé s’était engagé en faveur d’une stratégie pluriannuelle 2024-2028, validée par les parties prenantes en décembre 2023, cette dernière n’a toujours pas été annoncée ni déployée. Cette absence de politique publique coordonnée depuis cinq ans engendre une errance diagnostique, des difficultés d’accès aux soins, des ruptures dans les parcours de soin, ainsi qu’un manque de soutien aux proches aidants et de moyens pour la recherche. Elle demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour mettre en œuvre sans délai une stratégie nationale ambitieuse et pluriannuelle, dotée de financements adaptés aux besoins, ainsi qu’un pilotage rigoureux et une évaluation des actions menées, afin de répondre à cet enjeu prioritaire de santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3798</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>495</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Chenu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dettes des patients algériens en France : un fardeau pour les hôpitaux publics</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3798. — 4 février 2025. — M. Sébastien Chenu appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’alourdissement constant des dettes hospitalières impayées par l’Algérie vis-à-vis des établissements de santé français. Selon un article publié par L’Opinion le 20 janvier 2025, les factures laissées chaque année par des patients algériens pris en charge par l’AP-HP, les Hospices civils de Lyon, les Hôpitaux de Marseille et d’autres centres hospitaliers régionaux s’accumulent, atteignant 44,9 millions d’euros en 2023 pour la seule AP-HP. Ce montant contribue au déficit de 460 millions d’euros enregistré par cette institution en 2024. M. le député souligne également que des patients algériens, titulaires d’un visa touristique, se rendent régulièrement en France pour des pathologies lourdes non couvertes par l’assurance exigée lors de l’obtention de leur visa, ces pathologies étant souvent préexistantes. De plus, des personnalités algériennes détentrices de passeports diplomatiques, bénéficiant d’un accès privilégié à certains grands services hospitaliers, laissent également des créances importantes. Ce fut notamment le cas à Lille, où une facture de 30 000 euros est restée impayée par un membre du consulat. M. le député demande à M. le ministre le montant global actualisé de la dette algérienne envers les hôpitaux publics français, ainsi que le montant des créances impayées, pays par pays, concernant les soins de santé prodigués par la France. Il souhaite savoir quelles mesures concrètes le Gouvernement entend mettre en œuvre pour recouvrer ces créances, tout en prenant en compte les impératifs déontologiques et humanitaires propres au système de santé français. Il rappelle que cette situation fragilise non seulement les finances des hôpitaux publics, mais aussi la qualité des soins proposés aux Français. Il insiste sur la nécessité de prendre des mesures rapides et efficaces pour remédier à ce problème récurrent. Il lui demande son avis à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3800</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>495</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Manon Bouquin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Tarification des courses de taxi par la CNAM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3800. — 4 février 2025. — Mme Manon Bouquin attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les conséquences préoccupantes des nouvelles propositions de tarification envisagées par la Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM) pour le transport de patients assuré par les artisans taxis. D’une part, le recours à des systèmes de transport partagé risque de nuire aux patients les plus fragiles, confrontés à des attentes prolongées et des trajets rallongés. D’autre part, les règles de tarification envisagées par la CNAM pourraient mettre en péril l’équilibre économique des artisans taxis. Ces professionnels jouent un rôle crucial, notamment dans les zones rurales où ils assurent quasi exclusivement des transports médicaux. Or une tarification inadaptée pourrait entraîner la disparition de nombreux taxis, réduisant ainsi la capacité d’une profession déjà essentielle à répondre aux besoins de transport des patients vers des structures de soins souvent éloignées. Les artisans taxis interrogent la légitimité de la CNAM à intervenir sur des prix fixés par les préfectures en concertation avec la profession, alors qu’elle devrait se limiter à négocier les réductions applicables. Mme la députée demande à M. le ministre quelles mesures il compte prendre pour garantir la pérennité économique des artisans taxis, tout en préservant le bien-être des patients, particulièrement dans les zones rurales. Elle l’interroge également sur les intentions du Gouvernement quant au respect des compétences des préfectures en matière de tarification des taxis dans le cadre de transports médicaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3793</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>496</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bolo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Modification du certificat médical pour la surveillance de baignade
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3793. — 4 février 2025. — M. Philippe Bolo interroge Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la réglementation actuelle relative à l’exercice des activités de surveillance de baignade, notamment sur l’arrêté du 26 juin 1991. Son annexe 1 impose une mention particulière sur le certificat médical qu’il faut produire pour exercer des activités de surveillance de baignade et exige ainsi que la personne qui souhaite assurer ces missions « n’a [it] jamais eu de perte de connaissance ou crise d’épilepsie ». Cette formulation a pour conséquence d’écarter systématiquement des candidats ayant fait des crises d’épilepsie par le passé, alors même que leur état est aujourd’hui parfaitement stabilisé et contrôlé médicalement. Les professionnels de santé soulignent pourtant que seules les affections entraînant un risque réel de perte brutale de connaissance rendent un individu inapte à l’exercice des activités de surveillance de baignade. Ils recommandent une approche nuancée, où des affections bien contrôlées - y compris l’épilepsie - devraient être reconnues compatibles avec ces missions, sous réserve d’un avis spécialisé approfondi par neurologue dans l’hypothèse d’un candidat souffrant ou ayant souffert d’épilepsie. Cette approche est déjà intégrée dans d’autres cadres réglementaires, comme celui se rapportant à la délivrance du diplôme de maître-nageur sauveteur ou encore pour l’obtention du permis bateau. Dans ces deux cas, le certificat médical exigé mentionne que des affections bien contrôlées peuvent être tolérées dès lors qu’elles ne compromettent pas la sécurité des personnes et que leur compatibilité est évaluée au cas par cas par un spécialiste. Aussi, il souhaite savoir si, conformément aux recommandations des professionnels de santé et à l’exemple d’autres règlementations, M. le ministre envisage de modifier les mentions figurant sur le modèle de certificat médical prévu par l’annexe 1 de l’arrêté du 26 juin 1991 pour la délivrance du brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique. Il s’agirait d’aligner sa rédaction sur celle retenue par le modèle de certificat médical de non contre-indication à l’exercice de la profession de maître-nageur-sauveteur présenté à l’annexe III de l’arrêté du 22 janvier 2022 qui est rédigé comme suit : « Je soussigné (e), docteur en médecine, atteste avoir pris connaissance de la nature des épreuves de la session d’évaluation du certificat d’aptitude à l’exercice de la profession de maître-nageur-sauveteur, certifie avoir examiné M. /Mme, candidat (e) à ce certificat et n’avoir constaté à la date de ce jour, aucune contre-indication médicale apparente à la pratique et à l’encadrement des activités physiques et sportives concernées par la certification professionnelle ». Il souhaite avoir son avis à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3802</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>496</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Di Filippo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Tourisme</ministreJO><Objet>Chambres d’hôtes et loi« Airbnb »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3802. — 4 février 2025. — M. Fabien Di Filippo alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme, sur les conséquences pour les chambres d’hôtes de la loi promulguée le 19 novembre 2024, dite loi « Airbnb », dont l’objectif est d’encadrer la location des meublés de tourisme afin d’en réduire le nombre. Sur le plan fiscal, cette loi impose des contraintes particulièrement lourdes : la réduction de l’abattement du régime micro-BIC de 71 % à 50 % augmente mécaniquement les cotisations URSSAF et le revenu imposable, tandis que l’abaissement du plafond de chiffre d’affaires autorisé de 188 700 euros à 77 700 euros fragilise davantage les petites structures. Si cette loi vise à répondre à la crise du logement permanent dans les secteurs touristiques et les grandes villes, en encadrant une activité qui a causé la pénurie de logements classiques et une hausse des loyers, elle englobe également les chambres d’hôtes, une activité pourtant bien différente et qui n’aggrave en rien cette crise. En effet, les chambres d’hôtes jouent un rôle essentiel pour la vitalité des territoires. Elles constituent souvent la seule solution d’hébergement à la nuitée dans les zones rurales, contribuant à la lutte contre la désertification et représentent une activité économique essentielle pour de nombreux ménages, De plus, en accueillant personnellement leurs hôtes, les propriétaires valorisent le savoir-vivre et le savoir-accueillir à la française, faisant de ce type d’hébergement une spécificité culturelle enviée à l’international. Elles mettent également en avant la gastronomie et la cuisine de terroir tout en participant à l’entretien de bâtisses de caractère, assurant ainsi la préservation du patrimoine. Enfin, elles ne se prêtent pas aux locations longue durée, étant obligatoirement situées au sein de la résidence principale du loueur ou dans une dépendance. Pourtant, la loi actuelle, en appliquant les mêmes règles qu’aux meublés de tourisme, met en péril ce modèle économique unique. Les chambres d’hôtes, pour échapper à cette évolution législative, devraient potentiellement adopter le statut de société, souvent inadapté et avec des conséquences fiscales encore plus pénalisantes lorsque les investissements importants ont déjà été réalisés. Le nombre de chambres d’hôtes en France, stable depuis des années autour de 20 000, témoigne de l’équilibre d’une activité qui ne cherche ni à profiter d’avantages fiscaux indus, ni à concurrencer les meublés de tourisme, dont le nombre ne cesse d’augmenter et est aujourd’hui estimé à 800 000. Pourtant, elles deviennent des victimes collatérales d’une législation conçue pour répondre à une problématique qui ne les concerne pas. M. le député appelle le Gouvernement à différencier clairement les chambres d’hôtes des meublés de tourisme dans le cadre législatif et à ne pas entraver le développement des premières, qui apportent une réelle valeur ajoutée aux territoires ruraux et au patrimoine. Il souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3619</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>497</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Bigot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Dérives de l’OFB
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3619. — 4 février 2025. — M. Guillaume Bigot appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le fonctionnement inquiétant de l’Office français de la biodiversité (OFB). Depuis plusieurs années, les incidents opposant les agriculteurs aux agents de l’OFB se multiplient de façon alarmante : locaux incendiés à Brest par des pêcheurs excédés en mars 2023, bureaux murés à Blanzy en novembre 2024, déversement de fumier devant les locaux de l’OFB à Tulle le 15 janvier 2025, agents menacés nominativement et 37 cas d’intimidation relevés par les agents de l’OFB entre novembre et décembre 2024. Cette escalade de la violence témoigne d’une fracture profonde entre cette structure et les exploitants agricoles. Une nouvelle étape a été franchie en janvier 2025 lorsqu’un agent syndiqué de l’OFB, sur les ondes de France Inter, a osé comparer les agriculteurs français à des « dealers ». Cette provocation inqualifiable a conduit des représentants du monde agricole à exiger, légitimement, la suspension immédiate des contrôles. Désormais, la plupart des agriculteurs perçoivent les agents de l’OFB comme des militants écologistes armés ayant le droit de pénétrer, à tout moment et sans autorisation d’un juge sur leur propriété. M. le Premier ministre lui-même a dû reconnaître dans son discours de politique générale du 14 janvier 2025 l’absurdité de la situation : « Quand les inspecteurs de la biodiversité viennent inspecter les fossés ou les points d’eau avec une arme à la ceinture, dans une ferme déjà mise à cran par la crise, c’est une humiliation et c’est donc une faute ». Cette lucidité tardive n’a pourtant été suivie d’aucun acte. Un an s’est écoulé depuis l’engagement de M. Gabriel Attal, alors Premier ministre, de placer l’OFB sous la tutelle des préfets. Un an de tergiversations et d’immobilisme. Face à cette situation qui ne cesse de se dégrader, il lui demande quand elle compte enfin concrétiser l’engagement de placer les agences départementales de l’OFB sous l’autorité des préfets, une mesure que ces derniers appellent de leurs vœux, mais aussi quelles mesures concrètes et immédiates elle compte prendre pour mettre fin à cette dangereuse défiance entre l’OFB et le monde rural, qui démoralise la profession agricole et décrédibilise l’action de l’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3620</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>498</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Sécurité des agents de l’Office français de la biodiversité (OFB)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3620. — 4 février 2025. — Mme Clémence Guetté alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la sécurité des agents de l’Office français de la biodiversité (OFB). En effet, au-delà des deux milliards de coupes budgétaires annoncées par le Gouvernement pour les agences et les opérateurs de l’État dont il fait partie, ses agents sont directement menacés dans leur intégrité physique. Ce phénomène n’est pas nouveau. Le 31 mars 2023, les locaux de l’Office français de la biodiversité ont été incendiés à Brest (29 200), au lendemain d’une manifestation de pêcheurs. La présidente du conseil d’administration de l’OFB, Mme Sylvie Gustave-dit-Duflo, a constaté, depuis 2024 et le début de la crise agricole, plus de 55 agressions visant l’établissement et ses agents. Le 8 octobre 2024, l’une des roues de la voiture du directeur départemental de l’OFB du Tarn-et-Garonne (82) a été déboulonnée. Un mois plus tard, un véhicule de service occupé par deux agents de l’OFB a été directement visé par un tracteur. L’agence a déposé plus d’une cinquantaine de plaintes. Très récemment, le 22 janvier 2025, le siège de l’OFB dans l’Aude (11) a, à son tour, été tagué et incendié. Dans ce contexte, il est inadmissible que le Premier ministre ait directement repris les arguments anti-OFB de certains syndicats agricoles en s’exprimant ainsi lors de son discours de politique générale : « Quand les inspecteurs de la biodiversité viennent inspecter les fossés ou les points d’eau avec une arme à la ceinture dans une ferme déjà mise à cran par la crise, c’est une humiliation, donc une faute ». La fausse opposition entretenue par le Gouvernement entre les normes environnementales et une vie digne pour les agriculteurs aggrave ce climat de défiance, alors même que seuls 7,5 % des contrôles annuels exercés par les agents de l’OFB concernent le monde agricole. Ainsi, en 2023, seulement 1 % des exploitations agricoles ont été contrôlées. Au regard de cette situation préoccupante, elle souhaite savoir si le Gouvernement entend cesser de cibler injustement les personnels de l’OFB et quelles mesures il compte prendre pour garantir leur sécurité et la pérennité de leurs missions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3627</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>498</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Autorisation formelle des spectacles de fauconnerie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3627. — 4 février 2025. — M. Yannick Monnet interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les interdictions visant les spectacles itinérants avec animaux sauvages et la situation particulière des voleries et spectacles de fauconnerie. La loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes prévoit, dans son article 46, l’interdiction « d’acquérir, de commercialiser et de faire se reproduire des animaux appartenant aux espèces non domestiques en vue de les présenter au public dans des établissements itinérants ». Cette interdiction visait, selon les instigateurs de la loi, les circassiens et leurs animaux. Une précision a été apportée en commission mixte paritaire, indiquant clairement que « les voleries ne sauraient être concernées par l’interdiction de détention des animaux sauvages, dans la mesure où les spectacles de fauconniers ne relèvent pas de l’itinérance ». Lors de la lecture des conclusions de la commission mixte paritaire au Sénat, la rapporteure avait répété, avec l’accord du Gouvernement, que « les voleries ne relèvent pas de l’interdiction prévue ». Le rapport d’information n° 686 (2022-2023) déposé le 7 juin 2023 au Sénat sur l’application de cette loi identifie clairement le besoin de formaliser davantage le cas des spectacles de fauconnerie, par deux recommandations (sur 16) qui les concernent directement : recommandation n° 8 : « Exempter clairement les voleries des interdictions visant les spectacles itinérants avec animaux sauvages en définissant pour elles un régime spécifique - soit en modifiant l’arrêté du 25 mars 2004 relatif aux zoos, soit, de préférence, en prenant un arrêté spécifique à cette activité » ; recommandation n° 9 : « Donner rapidement un horizon clair aux voleries, qui vivent aujourd’hui dans l’incertitude, en leur permettant d’exercer leur activité en dehors de leur point fixe sur des périodes d’au moins sept jours consécutifs et en accompagnant la création de points fixes pour multiplier les solutions temporaires d’hébergement ». Il lui demande quelle suite elle envisage de donner à ces recommandations et quelles mesures elle entend mettre en œuvre pour donner un cadre clair et incontestable aux organisateurs de spectacles de rapaces en vol libre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3628</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>498</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Avenir des animaux du parc marin Marineland
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3628. — 4 février 2025. — M. Bruno Bilde interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’avenir des animaux du parc marin antibois Marineland. La loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 relative à la lutte contre la maltraitance animale et confortant le lien entre les animaux et les hommes interdit, à compter du 1er décembre 2026, la participation de cétacés à des spectacles ainsi que tout contact avec le public. Un mois après la fermeture de Marineland, après 55 ans d’activité, le sort des différents animaux qui y étaient hébergés est préoccupant. Les dirigeants du parc marin avaient alors communiqué en assurant que leur priorité était de transférer l’ensemble des spécimens aquatiques dans les structures existantes les plus adaptées. Aujourd’hui, le devenir des animaux et leurs différents lieux d’arrivée demeurent incertains. Des associations évoquent des transferts vers l’étranger dans des parcs européens voire au Canada ou même au Japon, pays dans lequel les normes de bien-être animal sont largement inférieures à ce qui est autorisé en Europe. Il est fondamental que ces spécimens soient accueillis dans un environnement respectueux de leurs besoins. Cependant, aucun projet concret n’a encore été confirmé. Il lui demande ainsi de préciser les lieux de transfert des animaux hébergés au parc marin Marineland d’Antibes ainsi qu’un calendrier précis pour chacune des espèces concernées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3630</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>499</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annie Vidal</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Régulation de la population de sangliers et indemnisation des dégâts causés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3630. — 4 février 2025. — Mme Annie Vidal attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la régulation de la population de sangliers et l’indemnisation des dégâts causés par ces animaux. Depuis la loi du 27 décembre 1968, les fédérations départementales de chasseurs supportent l’indemnisation des dégâts causés par les sangliers aux cultures agricoles. Or, ces dernières décennies, la prolifération des sangliers est devenue un problème majeur partout en France. En Seine-Maritime, environ 12 000 sangliers sont abattus chaque année, un chiffre qui ne suffit pas à contenir leur natalité. Cette prolifération est exacerbée par la diminution du nombre de chasseurs et l’existence de zones non chassables, représentant environ 30 % du territoire, pour des raisons de sécurité ou d’opposition idéologique à la chasse. Ces zones deviennent des refuges pour ces animaux, qui causent des dommages importants non seulement aux cultures agricoles, mais aussi aux infrastructures urbaines comme les terrains de sport et les routes, où ils sont impliqués dans de nombreux accidents. En 2024, les dégâts causés par les sangliers en Seine-Maritime ont représenté environ 1,4 million d’euros d’indemnisation, un coût de plus en plus difficile à supporter pour les fédérations de chasseurs. De plus, les sangliers, porteurs de maladies comme la peste porcine, représentent une menace pour les élevages porcins, avec des conséquences économiques potentielles considérables pour les éleveurs. Si l’accord national global signé le 1er mars 2023 entre la Fédération nationale des chasseurs et les organisations professionnelles agricoles a permis des avancées notables, certains points nécessitent encore des évolutions législatives. Cela concerne notamment l’autorisation exceptionnelle de tir autour de points d’appâtage, inspirée des pratiques en Alsace et Moselle, ou une meilleure articulation entre les procédures d’indemnisation non-contentieuses et judiciaires qui est essentielle pour garantir une indemnisation juste et efficace. Dans ce contexte, elle lui demande quelles mesures elle envisage pour accroître l’efficacité de la régulation de la population de sangliers. Elle l’interroge également sur les actions prévues pour partager ou alléger la charge financière des indemnisations aujourd’hui assumées par les fédérations de chasseurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3631</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>499</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Tonussi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Prolifération du crabe bleu dans l’étang de Berre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3631. — 4 février 2025. — M. Romain Tonussi attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la prolifération du crabe bleu dans l’étang de Berre et les menaces qu’elle fait peser sur l’activité économique locale des pêcheurs. Originaire d’Amérique du Nord, cette espèce invasive constitue un danger pour la biodiversité de l’étang, en s’attaquant aux autres espèces et en perturbant leur écosystème. Par ailleurs, les pinces robustes de ce crustacé endommagent les filets de pêche, causant des pertes matérielles significatives et fragilisant la viabilité économique des pêcheurs de la région. Bien que des études scientifiques et un programme de pêche pour réguler la population de cette espèce soient conduites par le groupement d’intérêt public pour la réhabilitation de l’étang de Berre (GIPREB), les pêcheurs expriment une vive inquiétude face à l’aggravation de la situation et redoutent des conséquences irréversibles pour leur activité. Il lui demande donc quelles actions le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour contenir la prolifération du crabe bleu dans l’étang de Berre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3632</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>500</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Renault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Publication de l’arrêté relatif à la régulation du grand cormoran en eaux libres
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3632. — 4 février 2025. — M. Matthias Renault interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’absence de publication de l’arrêté ministériel relatif à la régulation du grand cormoran en eaux libres, conformément à la décision du Conseil d’État du 8 juillet 2024. Par cette décision, le Conseil d’État a partiellement annulé l’arrêté du 19 septembre 2022, qui interdisait la régulation du grand cormoran en eaux libres. Il a notamment considéré que si cette espèce n’était pas la cause principale du déclin de certaines espèces piscicoles vulnérables, telles que l’ombre commun, le brochet commun ou l’anguille européenne, sa prédation pouvait néanmoins, dans certains contextes, aggraver leur état de conservation. En conséquence, le juge administratif a enjoint le Gouvernement de prendre un arrêté modificatif dans un délai de quatre mois, afin de fixer des plafonds départementaux de destruction de grands cormorans en eaux libres pour la période 2022-2025. Ce délai est désormais écoulé depuis plusieurs semaines et pourtant aucun arrêté n’a été publié à ce jour. Cette situation préoccupe les acteurs de la pêche et de la protection des milieux aquatiques, qui alertent sur l’impact du retard pris dans l’application de cette décision. L’absence de régulation en eaux libres fragilise davantage des espèces déjà menacées et compromet l’équilibre des écosystèmes concernés. Aussi, il lui demande de préciser les raisons de ce retard et d’indiquer à quelle date l’arrêté modificatif sera publié, afin d’assurer la mise en œuvre effective de la décision du Conseil d’État et de répondre aux enjeux de préservation des espèces piscicoles vulnérables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3635</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>500</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Buchou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Les associations syndicales autorisées (ASA) de défense de la mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3635. — 4 février 2025. — M. Stéphane Buchou attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les associations syndicales autorisées (ASA) de défense de la mer. Les ASA regroupent l’ensemble des propriétaires sur un périmètre défini, pour y réaliser des travaux collectifs allant dans le sens de l’intérêt général. Elles sont constituées sous la forme d’établissements publics administratifs placés sous la tutelle de l’État et relèvent du droit public. L’objectif de ce type de groupement de propriétaires fonciers est d’entretenir à frais communs des ouvrages d’intérêt collectif et public. Une ASA peut également être constituée en vue de prévenir les risques naturels ou sanitaires, les pollutions et les nuisances. L’érosion côtière et les risques de submersion conduisent les propriétaires en section de littoral ou insulaire à constituer des ASA de défense contre la mer. Ce type de regroupement participe à une gestion efficace du littoral et représente à court et moyen matière des économies pour les collectivités. Ainsi, il interroge la ministre sur la mise en place d’incitations financières afin d’encourager la constitution de ce type de regroupement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3650</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>500</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Peytavie</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Un système de gestion des déchets injuste en Dordogne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3650. — 4 février 2025. — M. Sébastien Peytavie alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la gestion des déchets en Dordogne par le syndicat mixte départemental des déchets de la Dordogne. La gestion des déchets est un enjeu crucial dans le département, notamment en matière de tarification des services de collecte et d’impact environnemental et social. Le collectif « Luttes Déchets 24 » a alerté M. le député à plusieurs reprises sur les problématiques actuelles et les solutions envisageables pour améliorer le système de gestion des déchets dans le département. Actuellement, aucune filière spécifique n’existe pour traiter les « sur-déchets », tels que les couches pour adultes ou les protections menstruelles. Les personnes incontinentes par exemple, se retrouvent ainsi confrontées au système de tarification actuel avec la taxe d’enlèvement des ordures ménagères incitative (TEOMI) et aux frais supplémentaires pour les dépassements de quota, inadaptés à leurs besoins. Le Syndicat départemental des déchets de la Dordogne (SMD3) estime la hausse de la fiscalité pour une personne incontinente à plus de 1 000 euros par an, une charge injuste pour les plus précaires. Dans cette optique, il est essentiel de bifurquer vers des tarifs sociaux permettant aux collectivités de moduler les coûts en fonction des situations locales, bien que la réglementation actuelle interdit au SMD3 de pratiquer une telle tarification. M. le député relève donc ici l’importance qu’il pourrait être de créer et de soutenir une véritable filière du recyclage vertueux des matériaux utilisés dans la santé. Ce nouveau circuit de collecte et de recyclage se doit d’être efficace et non intrusif, c’est-à-dire qu’il doit respecter le secret médical. Afin de faciliter l’introduction de ce type de tarification, la caisse d’allocations familiales (CAF) pourrait également jouer un rôle clé. En effet, la CAF dispose déjà des infrastructures et des systèmes de vérification pour évaluer les situations financières des foyers. En s’appuyant sur l’expérience de la CAF dans la gestion des allocations et des aides sociales, il serait envisageable de mettre en place un système de prestation sociale. Ce système pourrait permettre une modulation des tarifs en fonction des ménages et des besoins spécifiques des usagers, comme c’est le cas pour les femmes avec les protections menstruelles, en payant la part indue. Ainsi, les foyers à faibles revenus ou les personnes bénéficiant de prestations sociales pourraient bénéficier d’exonérations sur les « sur-déchets » afin qu’il n’y ait pas de surfacturation, ces personnes devant par ailleurs déjà payer des coûts médicaux. Ainsi, il lui demande de considérer toutes les mesures possibles allant dans le sens d’une gestion des déchets plus juste et équitable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3663</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>501</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Conséquences pour les communes accueillant des installations nucléaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3663. — 4 février 2025. — M. Romain Daubié attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche au sujet de la circulaire du 17 février 2010 relative à la maîtrise des activités au voisinage des installations nucléaires de base (INB) susceptibles de présenter des dangers à l’extérieur du site, dite circulaire « Borloo ». En droit, la loi n° 2006-686 du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire, dite loi TSN, fixe le cadre juridique nécessaire à la maîtrise des activités autour des installations nucléaires de base. La maîtrise de l’urbanisation et des activités dans l’environnement des installations nucléaires de base doit notamment être réalisée par des servitudes d’utilité publique, conformément à l’article 31 de loi susmentionnée. La circulaire en date du 17 février 2010, dite circulaire « Borloo », a complété la loi du 13 juin 2006 en précisant les modalités de maîtrise des activités autour des installations nucléaires. Concrètement, sur la base des informations techniques communiquées par la division territoriale de l’autorité de sûreté nucléaire à propos des zones de danger, les préfets doivent informer les communes ou les établissements publics de coopération intercommunale ayant compétence en matière d’urbanisme concernés. La circulaire indique de privilégier un développement des activités à l’extérieur de cette zone. À l’intérieur de cette zone, le texte permet de refuser les projets qui s’avéreraient incompatibles avec les objectifs de sécurité des populations concernées ou de prescrire des conditions les rendant acceptables en application de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme. Reste que si cette circulaire n’était mise en place que de façon transitoire à l’origine, à ce jour, elle perdure et engendre des difficultés pour les projets d’urbanisme des communes ayant des centrales ou des établissements nucléaires implantés sur leur territoire. Ces communes, regroupées au sein de l’association des représentants des communes d’implantation de centrales et établissements nucléaires (ARCICEN), font l’objet de nombreux recours administratifs vis-à-vis des projets d’urbanisme qu’elles souhaitent mettre en place, alors même que ceux-ci sont nécessaires pour la création de logements, d’écoles, de gendarmeries ou encore de maisons de santé, face à la hausse d’habitants aux abords des centrales. Dans l’attente du rapport sur la circulaire dite « Borloo » attendu pour le mois de juin 2024 et compte tenu de la mise en application de la loi n° 2023-491 du 22 juin 2023 relative à l’accélération des procédures liées à la construction de nouvelles installations nucléaires à proximité de sites nucléaires existants et au fonctionnement des installations existantes, il semble également nécessaire de prendre des mesures s’agissant de la circulaire dite « Borloo » afin que les communes d’implantation et d’établissements nucléaires puissent mener à bien les projets d’urbanisme utiles à la collectivité publique. Il lui demande de prendre les mesures nécessaires pour faire face aux difficultés engendrées par cette circulaire pour les communes d’implantation et d’établissements nucléaires et souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3666</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>501</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Mesures de soutien afin de compenser les coûts d’exploitation de l’électrolyse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3666. — 4 février 2025. — M. Fabrice Brun interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la publication du décret appliquant des mesures de soutien afin de compenser les coûts d’exploitation de l’électrolyse pour les moteurs à hydrogène. En effet, l’hydrogène connaît un développement significatif sur le territoire français ces dernières années, la politique mise en place par la région Auvergne-Rhône-Alpes en témoigne. Cette énergie représente un atout pour la décarbonation de secteurs qui ne disposent pas d’alternatives et peut être essentielle à la transition énergétique du pays. Au vu de l’importance de ces projets pour notre souveraineté énergétique, il semble fondamental que l’ambition des Gouvernements successifs en matière d’hydrogène puisse être suivie d’actes concrets. À ce titre, la filière d’hydrogène souhaiterait s’appuyer sur la taxe incitative relative à l’utilisation d’énergie renouvelable dans le transport (TIRUERT) afin d’abaisser le coût du kilogramme d’hydrogène et ainsi développer le transport lourd à hydrogène. La TIRUERT est un mécanisme introduit dans l’article 266 quindecies du code des douanes. Ce dernier crée un marché dans lequel des obligés (le plus souvent des pétroliers et distributeurs de carburants routiers et aériens) se doivent d’atteindre des objectifs d’incorporation d’énergie renouvelable. Abaisser le coût du kilogramme d’hydrogène permettrait à la filière de bénéficier de prix plus compétitifs et de mieux la développer. À ce titre, cette disposition évoquée en janvier 2023 au sein du ministère de la transition écologique a été suivi d’annonces de mesures de soutien afin de compenser les coûts d’exploitation plus élevés de l’électrolyse. Force est de constater que depuis ces annonces ministérielles, aucun décret n’a vu le jour. Face à ces considérations, il lui demande si elle entend publier ce décret et dans quels délais. Il lui demande également ce qu’elle compte mettre en place afin de poursuivre le développement de l’utilisation de l’hydrogène en France, sujet d’importance pour la mobilité décarbonée de demain au cœur des territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3681</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>502</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Nécessaire réforme de l’Office français de la biodiversité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3681. — 4 février 2025. — M. Aurélien Dutremble alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la situation de l’Office français de la biodiversité (OFB). Depuis plusieurs mois, l’OFB affronte une défiance inédite par son ampleur chez les agriculteurs, les chasseurs ou encore les collectivités. Rigidité administrative, absence d’écoute réelle, en moins de 5 années d’existence, l’office fait l’unanimité contre lui et ne parvient toujours pas à acquérir la légitimité nécessaire sur le terrain à l’accomplissement serein de ses missions notamment de police de l’environnement. Comme l’indique le Sénat dans son rapport d’évaluation de septembre 2024, un vrai travail sur le cadre d’intervention des agents doit être entrepris afin de démontrer ses actions tangibles, améliorer sa relation avec les citoyens et homogénéiser notamment les postures dans le traitement d’un même dossier pour en terminer avec les critiques de partialité, de militantisme, voire de dogmatisme. Ainsi en Saône-et-Loire, département le plus agricole de Bourgogne Franche-Comté, l’Office français de la biodiversité peine à démontrer sa plus-value et son action concrète et aidante dans le dossier du loup et ses ravages sur les cheptels (plus de 200 animaux d’élevage tués en 2024 y compris des bovins) ; au contraire il s’illustre jusqu’à la caricature en déposant plainte contre un agriculteur autunois aux prises dans son champ avec des castors. Compte tenu des moyens publics très importants consacrés à l’OFB (plus de 659 millions d’euros en autorisation d’engagements, 270 implantations territoriales) et devant une situation qui rend illisible l’action de l’office telle que le législateur avait pu lui confier en 2019, il lui demande de communiquer les mesures correctives indispensables qu’elle entend mettre en œuvre à court, moyen et long terme, ainsi que son évaluation de l’état actuel de l’établissement public.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3697</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>502</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Bruneau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Effets de la réforme des redevances eau sur les industriels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3697. — 4 février 2025. — M. Joël Bruneau alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les effets de la réforme des redevances eau sur les industriels et notamment les industries agroalimentaires. En effet, l’application de la réforme du financement du plan eau via le versement aux agences de l’eau risque d’impacter très fortement les entreprises concernées et spécialement celles qui bénéficiaient du plafonnement à 6 000 m3 de la redevance pour pollution domestique et dont le plafond est supprimé par cette réforme. Les entreprises du secteur agroalimentaire notamment risquent de voir leur pérennité financière très lourdement impactée par cette réforme. Sans étude d’impact préalable, sans communication auprès des contribuables, sans information des augmentations prévues (de 15 % à 200 % selon le bassin), cette réforme, si elle est appliquée dans l’état, risque de mettre en danger des secteurs économiques entiers. Il l’alerte sur les conséquences économiques et sociales dramatiques que pourrait causer cette réforme si elle était appliquée sans préparation et souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3754</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>502</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gabriel Amard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Lanceur d’alerte et dissimulations de Veolia en matière environnementale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3754. — 4 février 2025. — M. Gabriel Amard interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche au sujet de la pollution de l’eau dissimulée par l’entreprise Veolia. Médiapart, qui a révélé cette affaire, s’est entretenu avec Hervé X, responsable d’équipe d’assainissement chez Véolia de 2020 à 2023, qui a indiqué des dysfonctionnements nombreux concernant les stations de traitement des eaux usées à Embrun. Il a notamment mentionné que le 1er novembre 2022, 3 200 litres de chlorure ferrique ont été accidentellement déversés dans la Durance par l’entreprise. Le chlorure ferrique étant extrêmement acide, il abaisse le PH naturel de l’eau et bouleverse complètement la biodiversité présente dans le milieu, entraînant la mort de nombreuses espèces aquatiques. Cependant, cet incident n’a pas été signalé à la police de l’eau, en violation des obligations légales. Hervé X dénonce de nombreuses autres dissimulations de ce type, précisant que Véolia a pour habitude de décaler les autosurveillances en cas de résultats non conformes. Révélateur de ce qu’il appelle le « système Véolia », Hervé X qui a été reconnu lanceur d’alerte par le Défenseur des droits, a subi des pressions et a même été licencié par son entreprise pour avoir dénoncé ces pratiques. Dans ce contexte, M. le député souhaiterait savoir comment le Gouvernement compte renforcer les contrôles et la surveillance des entreprises comme Veolia, afin de garantir qu’elles respectent pleinement les normes environnementales et de sécurité dans la gestion des ressources naturelles. De plus, il aimerait connaître les moyens mis en œuvre par le Gouvernement pour condamner ces entreprises qui dissimulent délibérément des incidents de pollution, ainsi que les dispositifs existants ou à mettre en place pour protéger efficacement les lanceurs d’alerte.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3805</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>503</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Le Gall</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Déploiement des zones à faibles émissions (ZFE)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3805. — 4 février 2025. — M. Arnaud Le Gall interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le déploiement des zones à faibles émissions (ZFE). Le groupe LFI-NFP partage l’objectif d’améliorer la qualité de l’air et de protéger la population des émissions de particules fines, notamment dans les zones densément peuplées et encourage le développement des mobilités vertes comme levier essentiel de la transition écologique. Mais, en l’état, la mise en place des ZFE ne répond pas aux objectifs affichés et créé une fracture sociale dans l’accès aux villes. Ainsi, dans la 9e circonscription du Val-d’Oise, faute d’alternatives fiables et efficaces en matière de transports en commun, de nombreux habitants sont contraints d’utiliser leurs véhicules personnels, dont certains sont désormais interdits de circulation dans les ZFE. En l’état, les ZFE n’ont vocation qu’au renouvellement du parc automobile, sans offrir d’alternatives aux usagers n’ayant pas les moyens d’acheter un « véhicule propre ». En effet, les infrastructures de transport en commun, comme le RER D, sont connues pour leur manque de fiabilité (retards, dysfonctionnements et défaillances quasi quotidiens), leur saturation et leur manque de régularité en journée, rendant les déplacements difficiles. À cela s’ajoute l’insuffisance de liaisons locales adaptées et le manque de dessertes fiables dans les zones plus rurales. Autant de facteurs renforçant la dépendance aux véhicules individuels. Enfin, la diminution du bonus écologique pour l’achat de véhicules propres et la suppression de la prime à la conversion compliquent davantage la transition vers des modes de transport respectueux de l’environnement pour de nombreux ménages. Or il est impératif d’accompagner ces transformations par des dispositifs ambitieux et adaptés, afin de ne pas pénaliser davantage les populations vulnérables. Dans ce contexte, M. le député, député du Val-d’Oise, demande donc à Mme la ministre si une suspension du déploiement des ZFE est envisagée afin que des alternatives ne renforçant pas les inégalités en matière de mobilité puissent voir le jour. Par ailleurs, que compte-t-elle mettre en œuvre pour permettre le renforcement et la modernisation du réseau de transports publics dans le Val-d’Oise afin de proposer des alternatives crédibles à l’utilisation des voitures individuelles ? Enfin, quel soutien financier est envisagé pour permettre à l’ensemble des ménages l’acquisition de véhicules moins polluants, notamment dans les zones où l’offre de transports collectifs est insuffisante, afin d’encourager la transition écologique ?]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3649</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>503</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Nury</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Kit de conversion de vélo avec assistance électrique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3649. — 4 février 2025. — M. Jérôme Nury attire l’attention M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les restrictions croissantes concernant l’équipement des vélos traditionnels par des kits de conversion en vélos à assistance électrique (VAE). Ces kits, qui permettent à de nombreux Français de transformer leur vélo en un moyen de transport écologique et adapté aux trajets du quotidien, représentent une alternative économique à l’achat d’un VAE neuf, souvent bien plus coûteux. Il apparaît cependant que les normes techniques et réglementations encadrant ces équipements tendent à limiter leur utilisation par les particuliers. Cette situation est préoccupante, notamment pour les habitants des territoires ruraux ou périurbains, où le vélo est un mode de transport essentiel pour pallier l’insuffisance de l’offre de transport en commun. Certains assureurs refusent d’ailleurs de couvrir les particuliers ayant transformé leur vélo, en vélo à assistance électrique (VAE) à l’aide d’un kit homologué et ce même lorsque la modification respecte strictement les normes en vigueur. Ce refus d’assurance place les utilisateurs dans une situation juridique et financière incertaine. C’est la raison pour laquelle M. le député souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage d’assouplir les dispositions en vigueur afin de permettre aux particuliers de continuer à équiper leur vélo d’un kit VAE dans des conditions sécurisées et conformes aux exigences légales. Il s’interroge également sur les mesures qui pourraient être prises pour promouvoir cette solution innovante et accessible, en cohérence avec les objectifs de transition écologique et de développement de la mobilité douce. Enfin, il sollicite des précisions sur les perspectives de dialogue avec les acteurs du secteur pour établir un cadre réglementaire clair, garantissant à la fois la sécurité des particuliers avec une bonne couverture assurancielle et l’accès à des solutions de mobilité adaptées à tous les budgets.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3722</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>504</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Nuisances aériennes de Paris-Orly : interrogations sur le choix d’un scénario</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3722. — 4 février 2025. — Mme Maud Petit interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la manière dont sera prise la décision de limiter les nuisances aériennes générées par l’aéroport de Paris-Orly. Mme la députée rappelle que plus de 740 000 riverains sont concernées par ces nuisances aériennes, qui ont des conséquences néfastes sur leur santé : troubles du sommeil, anxiété, maladies cardio-vasculaires… On estime également que l’espérance de vie des personnes subissant ces nuisances aériennes est de 8,4 mois inférieure à celle d’un individu non soumis à de tels désagréments. Ce chiffre peut même aller jusqu’à trois ans dans les zones les plus touchées par ces nuisances aériennes. Le coût sanitaire de celles-ci est, quant à lui, estimé à 1,940 milliard d’euros. En 2023, afin de respecter la réglementation européenne, une étude avait été lancée pour étudier les différentes possibilités de réduction des nuisances aériennes liées à l’aéroport de Paris-Orly. Dans ses conclusions, cette étude élaborait trois scénarii. Scénario A : maintien du couvre-feu actuel (23 h 30 jusqu’à 6 h 00 du matin) et interdiction des vols les plus bruyants à partir de 22 h 00 ; scénario B : maintien du couvre-feu actuel (23 h 30 jusqu’à 6 h 00), interdiction des vols les plus bruyants à partir de 22 h 00 et interdiction des décollages à partir de 23 h 00 ; scénario C : extension du couvre-feu (23 h 00 jusqu’à 6 h 00) et interdiction des vols les plus bruyants à partir de 22 h. En l’état actuel, l’État semble avoir opté pour le scénario A, le plus favorable aux compagnies aériennes, dont l’impact est quasiment nul sur la santé et l’amélioration des conditions de vie des riverains. En outre, ce scénario A ne permet pas d’atteindre la baisse de 6 décibels en période nocturne comme exigé par la directive européenne n° 2002/49/CE. Afin de sonder les principaux intéressés, une consultation publique a été lancée en avril 2024 sous l’égide du préfet du Val-de-Marne. Près de 1 900 riverains y ont participé et ont plébiscité, à une très large majorité (95 %), le scénario C. Parallèlement, plus de 250 parlementaires et élus - dont Mme la députée fait partie - ont interpellé le ministre chargé des transports pour lui expliquer en quoi les scénarii A et B n’amélioraient en rien les conditions de vie et la santé des riverains de l’aéroport de Paris-Orly et que seul le scénario C le permettait. Pourtant, c’est bien un projet d’arrêté reprenant les grands axes du scénario A que la Commission consultative environnementale de Paris-Orly a examiné et rejeté le 15 janvier 2025. Malgré une mobilisation sans précédent des riverains et des élus de tous bords, malgré les mises en garde de diverses organisations dans le domaine de santé, l’État semble donc déterminé à valider le scénario A. Mme la députée s’étonne de l’acharnement de l’État à défendre coûte que coûte un scénario qui privilégierait les intérêts des compagnies aériennes au détriment de la santé des riverains de l’aéroport d’Orly. Après avoir pris connaissance d’une enquête parue dans Mediapart ce 22 janvier 2025, elle souhaite l’interroger afin de savoir si le choix de privilégier cette option est le fruit d’une réflexion murie ou si des pressions auraient été exercées pour défendre ce scénario qui ne satisfait que les compagnies aériennes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3806</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>504</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Pratiques commerciales trompeuses sur la facturation des sièges à bord des avion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3806. — 4 février 2025. — M. Marc Chavent appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les pratiques de certaines compagnies aériennes concernant la facturation des sièges, qui peuvent être assimilées à des pratiques commerciales trompeuses. De nombreux consommateurs ignorent que le paiement d’un billet d’avion inclut d’ores et déjà l’attribution d’un siège sans supplément. Toutefois, les interfaces des sites internet de certaines compagnies aériennes présentent l’option de choix de siège comme une étape quasi obligatoire, induisant en erreur les passagers, notamment les plus vulnérables comme les personnes âgées ou peu familières avec les outils numériques. Ces derniers, souvent par manque d’information, procèdent au paiement d’un supplément qui aurait pu être évité. Dans ce contexte, il lui demande si le Gouvernement envisage d’encadrer de manière plus stricte les pratiques des compagnies aériennes en matière de facturation des sièges ou de les contraindre à mieux informer les consommateurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3807</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>505</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Financement des réparations des infrastructures SNCF en juillet 2024
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3807. — 4 février 2025. — Mme Marine Hamelet interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports sur les conséquences financières liées aux dégradations subies par les infrastructures ferroviaires de la SNCF durant le mois de juillet 2024. En effet, à la veille de l’ouverture tant attendue des jeux Olympiques, le trafic des trains à grande vitesse (TGV) a été gravement perturbé en raison d’actes de sabotage d’une ampleur inhabituelle. Ces actes délictueux ont eu des répercussions directes sur environ 800 000 usagers, provoquant des retards et des désagréments majeurs pour les voyageurs ainsi que des perturbations pour le fonctionnement global du réseau ferroviaire national. Au-delà des pertes financières enregistrées par la SNCF, elle souhaiterait obtenir des précisions sur la provenance des fonds ayant permis la remise en état des infrastructures endommagées. Plus précisément, elle souhaite savoir si ces financements proviennent des assurances, de l’État, ou d’autres sources. Par ailleurs, elle lui demande le montant total des travaux de réparation entrepris pour rétablir le bon fonctionnement du réseau et toutes les conséquences financières indirectes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3808</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>505</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Valletoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Sécurité routière dans la forêt de Fontainebleau et le sud Seine-et-Marne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3808. — 4 février 2025. — M. Frédéric Valletoux alerte M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les problématiques persistantes de sécurité et de nuisance liées à la forte circulation de poids-lourds dans la forêt de Fontainebleau et le sud de la Seine-et-Marne. Les échanges réguliers avec les habitants et les élus du territoire soulignent les impacts négatifs que représente le trafic routier, principalement celui des poids-lourds, sur les communes du sud Seine-et-Marne et sur le massif forestier de Fontainebleau. De Voulx à La Chapelle-la-Reine, en passant par Lorrez-le-Bocage, Moncourt-Fromonville ou Ury, de nombreuses communes subissent chaque jour la pression de centaines de poids-lourds, notamment internationaux, traversant leurs cœurs de village. Ces passages répétés, liés en partie à des parcours d’évitement de péages autoroutiers, entraînent des nuisances importantes pour les riverains et des risques accrus pour la sécurité routière. Depuis des années, avec l’appui de nombreux élus locaux, M. le député alerte sur ce problème. Pourtant, aucune mesure structurante n’a été mise en œuvre pour y remédier efficacement. Outre les enjeux de sécurité, attachés aux conditions particulières d’un massif forestier, cette situation compromet également la préservation environnementale d’un site naturel exceptionnel. La forêt de Fontainebleau, classée dans le réseau des réserves de biosphère, bénéficiant du label « Forêt d’Exception » et candidate à l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO, reste un point noir en matière d’insécurité routière. Récemment, un nouvel accident dramatique impliquant un poids-lourd s’est produit, illustrant encore une fois l’urgence d’agir. Ainsi, il lui demande quelles actions concrètes sont envisagées pour limiter l’impact des poids-lourds sur la forêt de Fontainebleau et, plus largement, sur les communes du sud Seine-et-Marne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3692</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>505</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-José Allemand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Embauche en contrat d’apprentissage dans un débit de tabac
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3692. — 4 février 2025. — Mme Marie-José Allemand interroge Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur les règles relatives à l’embauche de mineurs dans un débit de tabac, dans le cadre d’un contrat d’apprentissage. Dans les débits de boissons à consommer sur place, l’emploi ou l’affectation au service du bar de mineurs est interdit, conformément aux articles L. 4153-6 du code du travail et L. 3336-4 du code de la santé publique. Toutefois, cette interdiction ne s’applique pas aux mineurs de plus de 16 ans s’ils bénéficient d’une formation comportant une ou plusieurs périodes accomplies en entreprise leur permettant d’acquérir une qualification professionnelle sanctionnée par un diplôme ou un titre à finalité professionnelle enregistré dans le répertoire national des certifications professionnelles, sous réserve de l’obtention d’un agrément délivré par le préfet de département. Aussi, elle souhaite qu’elle lui indique si ces dispositions s’appliquent également aux débits de tabac. Dans le cas contraire, elle souhaite qu’elle lui précise les conditions applicables aux débits de tabac.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3772</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>506</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements dans l’application de la revalorisation des petites retraite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3772. — 4 février 2025. — M. Daniel Labaronne alerte Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi sur les dysfonctionnements constatés dans l’application de la revalorisation des petites retraites, telle que prévue par la réforme des retraites de 2023. Cette réforme, entrée en vigueur en septembre 2023, vise à garantir un minimum contributif équivalent à 85 % du Smic net, répondant ainsi aux attentes des retraités modestes. Toutefois, malgré un second versement en septembre 2024, incluant le rattrapage des 12 mois d’augmentation non perçus, certains allocataires font face à des rejets ou à des erreurs dans le traitement de leur dossier. C’est notamment le cas d’une citoyenne de sa circonscription dont la situation met en lumière plusieurs anomalies. Percevant une retraite mensuelle de 733,82 d’euros et une pension complémentaire de 95,21 d’euros, elle aurait dû bénéficier d’une augmentation mensuelle de 84,94 d’euros selon les indications du simulateur officiel. Pourtant, son dossier a été rejeté au motif qu’elle ne comptabilise que 65 trimestres cotisés, malgré une carrière validant 170 trimestres et une majoration pour trois enfants non prise en compte. Ces éléments, souvent liés à des carrières hachées, soulignent une application des critères de la réforme qui pénalise particulièrement les femmes et les retraités ayant des parcours professionnels discontinus. Il l’interroge donc sur les mesures envisagées pour remédier à ces dysfonctionnements dans l’instruction des dossiers et garantir une application conforme aux dispositions de la réforme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3777</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>506</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arthur Delaporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Situation des bénéficiaires TUC et dispositifs assimilés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3777. — 4 février 2025. — M. Arthur Delaporte attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi sur la situation ubuesque traversée par les bénéficiaires des travaux d’utilité collective (TUC) et dispositifs assimilés depuis désormais de longs mois. En effet, alors qu’une injustice pouvait enfin être réparée à la suite des travaux engagés par la mission flash menée par MM. Delaporte et Christophe et inscrits depuis dans la loi, les témoignages faisant part des difficultés des assurés à effectivement faire valider les trimestres TUC s’accumulent. Combien de questions écrites et d’alertes au Gouvernement seront nécessaires pour que les caisses de retraite disposent des éléments nécessaires de la part du ministère pour valider les trimestres et débloquer des dossiers en souffrance ? Alors que, théoriquement, l’ensemble des textes réglementaires auraient dû être pris pour que les caisses de retraite puissent traiter les dossiers, force est de constater que ce n’est toujours pas le cas. Aussi, M. le député interroge Mme la ministre sur l’urgence à résorber les difficultés traversées par les TUCistes dans leurs démarches. En outre, il l’interroge de nouveau sur l’injustice créée par le Gouvernement en caractérisant les trimestres comme assimilés et non réputés cotisés et l’invite à modifier le décret idoine pour que les TUCistes puissent bénéficier du dispositif carrières longues.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3623</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>507</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Sanvert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Alcool sur les réseaux : comment protéger les jeunes ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3623. — 4 février 2025. — M. Arnaud Sanvert alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’augmentation des publicités pour des produits alcoolisés sur les réseaux sociaux, un phénomène particulièrement préoccupant en raison de son impact potentiel sur les jeunes et les adolescents, publics à la fois exposés et vulnérables. La loi Évin du 10 janvier 1991, modifiée depuis, encadre strictement la publicité pour l’alcool en France afin de limiter son influence, notamment sur les populations à risque. Toutefois, face à l’évolution des modes de consommation médiatique, l’application de ces dispositions sur les plateformes numériques et les réseaux sociaux semble insuffisante. En effet, de nombreux influenceurs, créateurs de contenu et campagnes publicitaires de marques d’alcool utilisent des formats interactifs et attractifs pour promouvoir leurs produits auprès d’un public largement présent sur ces plateformes. Ces contenus, diffusés notamment sur Instagram, TikTok ou Snapchat, emploient des codes visuels et langagiers adaptés aux jeunes, contournant parfois les dispositions légales. Par exemple, sur Instagram, 45 % des contenus signalés n’ont pas été supprimés. Une étude de l’École des hautes études en santé publique (EHESP) révèle que 79 % des 15-21 ans déclarent voir des publicités pour de l’alcool chaque semaine sur les réseaux sociaux. De plus, une enquête de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) indique que 23 % des jeunes exposés à ces publicités admettent qu’elles leur ont donné envie de consommer de l’alcool. Ces données montrent que les adolescents exposés à ces publicités sont plus enclins à adopter des comportements de consommation précoce, augmentant ainsi les risques d’addiction et de graves conséquences sur leur santé physique et mentale. Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a d’ailleurs alerté à plusieurs reprises sur l’impact du marketing digital et sur l’insuffisance des mécanismes de contrôle pour contrer ces pratiques. Bien que le décret du 28 octobre 2020 relatif aux campagnes publicitaires en ligne impose certaines obligations aux acteurs numériques, les moyens de contrôle et de sanction restent limités face à des plateformes internationales souvent peu réactives aux injonctions nationales. Il est également préoccupant de constater que certaines campagnes publicitaires ciblent les jeunes avec des messages banalisant la consommation d’alcool, en l’associant à des valeurs comme la fête, la réussite sociale ou l’émancipation personnelle, tout en occultant délibérément les risques liés à une consommation excessive. Aussi, M. le député demande à Mme la ministre quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour renforcer la régulation et le contrôle des publicités pour des produits alcoolisés sur les réseaux sociaux, en particulier celles visant les jeunes. Il souhaite savoir si des discussions sont en cours avec les géants du numérique pour garantir une application stricte de la loi Évin sur ces plateformes. Enfin, il lui demande si le Gouvernement envisage de mettre en place des campagnes de sensibilisation spécifiques, adaptées aux jeunes, pour contrer les effets de ce marketing et promouvoir des comportements responsables en matière de consommation d’alcool.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3644</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>507</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Buchou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prise en charge ARE par les collectivités territoriales - faute grave
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3644. — 4 février 2025. — M. Stéphane Buchou attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences pour les collectivités territoriales de la prise en charge des allocations pour recherche d’emploi (ARE) dans des situations où un agent a été licencié pour faute grave ou condamné pénalement. Actuellement, les règles en vigueur imposent aux collectivités territoriales de prendre en charge les ARE de ces agents, même lorsque leur comportement est contraire aux principes d’exemplarité attendus dans la fonction publique. Cette situation crée un paradoxe : les collectivités, déjà contraintes par des impératifs de rigueur budgétaire, se voient dans l’obligation de supporter des charges financières importantes, ce qui peut paraître injuste et contre-intuitif au regard des responsabilités des employeurs publics. Il lui demande si le Gouvernement envisage de réexaminer ces dispositions afin d’introduire des règles plus équilibrées et équitables, qui préserveraient à la fois les droits des agents concernés et les impératifs de bonne gestion des deniers publics pour les collectivités territoriales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3656</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>507</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Mandon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Lancement campagne communication et de lutte contre la consommation de drogues
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3656. — 4 février 2025. — M. Emmanuel Mandon attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’impérative urgence, parallèlement à l’adoption prochaine de la proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic, de lancer une campagne massive de prévention et d’information contre la consommation de drogues. Selon la dernière étude de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) publiée le 15 janvier 20525, la consommation de drogues en 2024 (au moins une fois dans les 12 derniers mois) concerne désormais 1,1 million de Français (âgés de 11 à 75 ans) pour la cocaïne et 750 000 pour l’ecstasy/MDMA. Quant au cannabis, il demeure la drogue illégale la plus consommée, avec près de 1 million de consommateurs quotidiens. Selon le récent rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur l’impact du narcotrafic en France, cette augmentation extrêmement inquiétante résulte d’une explosion simultanée massive et prolongée sur notre territoire de l’offre et de la demande de stupéfiants. Désormais, la consommation de stupéfiants touche l’intégralité du territoire national et toutes les couches sociales, s’étendant aux villes moyennes, voire petites, et les zones rurales jusqu’à présent épargnées. Elle s’accompagne de l’émergence de nouveaux produits et d’une concentration accrue en principe actif et d’une « uberisation » du trafic avec des méthodes de vente où les stupéfiants, même les plus « durs », sont dorénavant disponibles tout le temps et partout. Elle est responsable de conduites à risque, notamment au volant dont les effets sont sous-estimés par les conducteurs alors que 700 personnes sont tuées dans un accident impliquant un conducteur ayant consommé des drogues, soit 21 % de la mortalité routière. Cette réalité dramatique constitue une véritable menace pour la santé publique et sanitaire des Français. Pour y faire face, une prise de conscience collective et individuelle de la dangerosité de la consommation de stupéfiants est indispensable. Cependant, l’État fait beaucoup moins d’efforts de prévention contre la consommation de drogues que contre le tabac et l’alcool. Une telle inertie est incompréhensible. Aussi, il lui demande si elle entend donner suite à la proposition du Sénat du lancement d’une campagne massive de communication ciblée sur certains publics (les jeunes, les métiers pénibles, les milieux festifs) relayée par un véritable plan de lutte contre la consommation, sur le modèle du plan « tabac ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3668</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>508</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Inquiétudes sur la pérennité des micro-crèches
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3668. — 4 février 2025. — M. Hervé Saulignac appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’inquiétude des gérants, personnels et usagers de micro-crèches quant à l’avenir de ces structures, du fait notamment de l’application de certaines dispositions issues de la loi Plein Emploi. Les micro-crèches, structures majoritairement privées pouvant accueillir un maximum de 12 enfants, se sont beaucoup développées ces dernières années, palliant la baisse des capacités d’accueil des structures classiques de la petite enfance, particulièrement en zone rurale. À l’heure où près de 200 000 places d’accueil manquent en France, les micro-crèches représentent 50 % des créations d’établissements d’accueil du jeune enfant entre 2010 et 2020. Si ce modèle a fait la preuve de sa pertinence, notamment dans les territoires ruraux, les gestionnaires de micro-crèches s’inquiètent de nouvelles contraintes, notamment portées par le projet de décret « réorganisant la politique d’accueil de la petite enfance » issu de la Loi Plein emploi de 2023.  Porté par la direction générale de la cohésion sociale (DGCS), ce projet de décret inscrit l’obligation, d’ici à 2026, de remplacer au moins 40 % des effectifs titulaires de CAP accompagnement éducatif petite enfance (AEPE), formés en 2 ans après la 3e, par des diplômés d’État d’auxiliaires de puériculture ou d’éducateurs de jeunes enfants, en niveau bac + 2 minimum. Les micro-crèches dénoncent le délai extrêmement court de mise en œuvre de cette mesure, alors même que trop peu d’auxiliaires et éducateurs arrivent sur le marché de l’emploi. Le décret prévoit également que les salariés disposant d’un CAP AEPE ne pourront pas accueillir plus de trois enfants, tandis que les assistantes maternelles à domicile ou en maison d’assistantes maternelles peuvent en accueillir jusqu’à six. Les personnels des micro-crèches, mais également les familles qui ont recours à leurs services, sont très inquiets des conséquences que l’application de ces mesures pourraient engendrer. Aussi, il lui demande quelles mesures sont envisagées afin de rassurer les gestionnaires et personnels des micro-crèches et de garantir la pérennité de ces structures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3691</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>508</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Vuibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Alignement des aides au financement du permis de conduire pour les apprentis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3691. — 4 février 2025. — M. Lionel Vuibert attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la discordance entre les dispositions du décret n° 2019-1 du 3 janvier 2019 relatif à l’aide au financement du permis de conduire pour les apprentis et du décret n° 2023-1214 du 20 décembre 2023 portant abaissement de l’âge minimal d’obtention de la catégorie B du permis de conduire à dix-sept ans. Les gouvernements successifs de ces huit dernières années ont multiplié les mesures en faveur de l’autonomie des jeunes et de leur accès à l’emploi, notamment à travers le développement de l’apprentissage, qui rassemble aujourd’hui près d’un million d’apprentis. Ces efforts ont permis des avancées significatives, mais ont également engendré certains décalages dans l’articulation des dispositifs existants. Le décret n° 2019-1 prévoit une aide forfaitaire de 500 euros destinée aux apprentis de plus de 18 ans, titulaires d’un contrat d’apprentissage en cours d’exécution et engagés dans un parcours d’obtention du permis de conduire de catégorie B. Cette aide représente un soutien indispensable pour réaliser l’autonomisation des jeunes apprentis. Dans une démarche complémentaire, le décret n° 2023-1214 a abaissé l’âge minimal d’obtention du permis de conduire à 17 ans, avec des résultats très positifs : un an après son entrée en vigueur, le taux de réussite des candidats de 17 ans atteint 73 %, contre une moyenne nationale de 58 %. Cependant, cette réforme met en lumière une incohérence : les apprentis âgés de 17 ans, qui remplissent les conditions pour passer leur permis, ne peuvent bénéficier de l’aide au financement prévue par le décret de 2019, bien qu’ils en aient tout autant besoin. Il souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’adapter les conditions d’éligibilité de l’aide au financement du permis de conduire pour les apprentis, afin de les aligner sur l’âge minimal d’obtention du permis B et ainsi garantir un traitement équitable pour tous les jeunes concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3699</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>509</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Absence de compensation financière par l’État de l’extension de la prime Ségur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3699. — 4 février 2025. — M. Karim Benbrahim attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’absence de compensation financière par l’État de l’extension de la prime Ségur et de son impact sur la pérennité des structures concernées. Il l’interroge sur les dispositions que le Gouvernement entend mettre en place pour accompagner ces structures. L’accord de branche étendu du 4 juin 2024 a introduit l’extension de la prime Ségur à des professionnels, jusque-là exclus, au sein des structures relevant de la branche des activités sanitaires, sociales et médico-sociales privées à but non lucratif (BASS). Cette mesure se traduit par une revalorisation mensuelle à hauteur de 238 euros brut, avec un effet rétroactif au 1er janvier 2024. Cette revalorisation apparaît comme un levier nécessaire pour répondre au manque de reconnaissance de métiers pourtant essentiels. Cependant, faute de compensation financière par l’État, elle place nombre de structures concernées dans une situation financière extrêmement délicate. Avec un risque de suspension de projets, de licenciements voire d’interruption d’activités, ce sont des services essentiels à la cohésion sociale et à la solidarité qui risqueraient de disparaître. Dans ce contexte, il lui demande la mise en place de mesures concrètes pour compenser le financement de la prime Ségur étendue ; il s’agit d’un impératif pour assurer non seulement la viabilité financière des organismes concernés, mais également la pérennité des emplois concernés et des missions essentielles exercées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3714</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>509</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Feuille de route pour lutter contre les maladies neurodégénératives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3714. — 4 février 2025. — Mme Corinne Vignon attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les maladies neurodégénératives. Ces maladies touchent près de 4 millions de citoyens (personnes malades et proches aidants) et constituent la première cause de perte d’autonomie. Malheureusement, le bilan du plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a pointé l’insuffisance des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés mais aussi de nombreux aspects non couverts. À l’issue de ce plan, une feuille de route MND a été mise en place. Celle-ci, dont la première version 2021-2022 n’a été officiellement lancée qu’en juin 2021 par le ministre Olivier Véran, n’a dans les faits jamais été mise en œuvre ni financée, à quelques exceptions près. Alors qu’elle est arrivée à échéance le 31 décembre 2022, les associations et fondations membres du collectif MND se sont mobilisées, avec les sociétés savantes et ont travaillé des mois durant, dans une volonté de concertation et de co-construction avec les directions centrales du ministère de la santé et de la prévention, sur une version enrichie de cette feuille de route. Cette dernière, censée être mise en application pour les deux années suivantes, soit 2023-2024, n’a jamais été validée. Pourtant, le ministre de la santé de l’époque, M. François Braun, avait confirmé son souhait de repartir sur un plan pluriannuel pour faire face à cet enjeu majeur de santé publique. Un nouveau travail collectif avec des associations et fondations a abouti à la validation, fin décembre 2023, de mesures pour la mise en place d’une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028. Cette stratégie quinquennale devait être annoncée en janvier 2024. Or les annonces se font encore attendre. Aussi, elle lui demande s’il entend mettre en place cette feuille de route afin de lutter contre les errances de diagnostic, les difficultés d’accès aux soins, les défauts de prise en charge, car il est impérieux d’accompagner dignement les millions de Françaises et de Français concernés par les maladies neurodégénératives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3716</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>510</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Mise en place plan pour lutter contre les maladies neurodégénératives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3716. — 4 février 2025. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les maladies neurodégénératives. Ces maladies touchent près de 4 millions de citoyens (personnes malades et proches aidants) et constituent la première cause de perte d’autonomie. Malheureusement, le bilan du plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a pointé l’insuffisance des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés mais aussi de nombreux aspects non couverts. À l’issue de ce plan, une feuille de route MND a été mise en place. Celle-ci, dont la première version 2021-2022 n’a été officiellement lancée qu’en juin 2021 par le ministre Olivier Véran, n’a dans les faits jamais été mise en œuvre ni financée, à quelques exceptions près. Alors qu’elle est arrivée à échéance le 31 décembre 2022, les associations et fondations membres du collectif MND se sont mobilisées, avec les sociétés savantes et ont travaillé des mois durant, dans une volonté de concertation et de co-construction avec les directions centrales du ministère de la santé et de la prévention, sur une version enrichie de cette feuille de route. Cette dernière, censée être mise en application pour les deux années suivantes, soit 2023-2024, n’a jamais été validée. Pourtant, le ministre de la santé de l’époque, M. François Braun, avait confirmé son souhait de repartir sur un plan pluriannuel pour faire face à cet enjeu majeur de santé publique. Un nouveau travail collectif avec des associations et fondations a abouti à la validation, fin décembre 2023, de mesures pour la mise en place d’une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028. Cette stratégie quinquennale devait être annoncée en janvier 2024. Or les annonces se font encore attendre. Aussi, il lui demande si elle entend mettre en place cette feuille de route afin de lutter contre les errances de diagnostic, les difficultés d’accès aux soins, les défauts de prise en charge, car il est impérieux d’accompagner dignement les millions de Françaises et de Français concernés par les maladies neurodégénératives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3720</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>510</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Maximi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Présence d’amiante dans les carrières françaises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3720. — 4 février 2025. — Mme Marianne Maximi alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la présence d’amiante naturel dans des carrières alluvionnaires françaises. L’amiante reste présent dans plusieurs bâtiments publics dont des établissements scolaires, comme cela a été relevé récemment dans la presse quotidienne régionale dans les Bouches-du-Rhône, dans le Val-de-Marne, dans la Manche ou dans le Vaucluse. Alors que l’utilisation de ce matériau est interdite depuis 1997, Santé publique France relevait en 2019 que l’amiante était un cancérogène avéré, responsable d’environ 2 600 à 6 500 morts chaque année depuis la fin de son utilisation. Selon les projections de l’ANDEVA réalisées en 2021, l’amiante pourrait encore causer 1 600 morts par an d’ici 2050. Outre la présence d’amiante dans des constructions, l’amiante est naturellement présent dans certains massifs rocheux français, dont certains sont exploités pour produire des granulats dans des carrières alluvionnaires. En décembre, le ministère du travail a indiqué que le Bureau de recherche géologique et minière avait relevé la présence de seize carrières alluvionnaires parmi les vingt-trois contrôlées. De ces analyses, les services de l’État auraient demandé en juillet 2024 aux exploitants d’évaluer et de prévenir le risque d’exposition aux fibres d’amiante des travailleurs. Ainsi, elle souhaite savoir si elle entend contrôler l’action des exploitants pour protéger les travailleurs de l’amiante et si les autres carrières qui contiennent potentiellement ce minéral feront l’objet d’une nouvelle étude du Bureau de recherche géologique et minière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3736</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>510</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Possibles effets pervers du décret no 2024‑1270 dans les EHPAD</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3736. — 4 février 2025. — M. Paul Molac alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la possibilité d’augmentation jusqu’à 35 % des tarifs en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) prévue par le décret n° 2024-1270. En effet, ce décret, publié au Journal officiel le 1er janvier 2025, prévoit la possibilité d’un écart de tarif maximum de 35 % entre les bénéficiaires de l’aide sociale à l’hébergement (ASH) et les résidents ne disposant pas de cette aide. Il s’applique aux nouveaux résidents à compter du 1er janvier 2025, au sein des EHPAD habilités à l’aide sociale (établissements publics et associatifs, représentant à eux seuls 70 % du parc de lits). Ce décret découlant de la loi « Bien vieillir » du 8 avril 2024 a pour objectif de garantir davantage de flexibilité aux EHPAD dans la gestion de leurs tarifs afin de soulager financièrement ces établissements, dont les deux tiers sont en déficit. Cette mesure pourrait donc faire passer le tarif de séjour journalier moyen de 65,50 euros à plus de 85 euros. Le décret autorisant la diminution de la proportion de résidents bénéficiaires de l’ASH à maximum 25 % sur six ans, le risque que les établissements discriminent les bénéficiaires de l’ASH ne peut être écarté. En effet, pour des raisons lucratives, les établissements concernés pourraient être tentés de privilégier l’accueil de nouveaux résidents aisés plutôt que ceux éligibles à l’ASH. En outre, cette augmentation peut conduire à davantage de précarité pour les membres de la classe dite « moyenne », c’est-à-dire les personnes ne percevant pas d’importantes pensions de retraite mais dépassant de peu les plafonds leur permettant de bénéficier de l’ASH. Ceux-ci pourraient avoir tendance à renoncer à une entrée en EHPAD parce qu’ils n’auront pas les capacités financières de supporter des tarifs plus élevés ; et cela d’autant qu’ils ne peuvent pas bénéficier d’une réduction d’impôt de 25 % comme peuvent y prétendre les personnes les plus aisées. À ce titre, selon le Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA), les résidents touchant entre 1 800 et 2 200 euros par mois seront directement affectés par ce décret. Il considère en effet que « le taux maximal d’augmentation du tarif par rapport à celui fixé par le conseil départemental, ne peut être aussi élevé que proposé sans mettre en danger de reste à charge non finançable des personnes âgées modestes et leurs familles ». De ce fait, il estime qu’« un taux plafond de 15 % au maximum serait plus adapté ». C’est pourquoi il lui demande quelles mesures il compte mettre en place afin de lutter contre les potentiels effets pervers de ce décret. Aussi, il lui demande des garanties quant à la préservation des places attitrées aux personnes éligibles à l’ASH et de revoir à la baisse l’écart de pourcentage tarifaire maximum établi par ce décret entre les résidents bénéficiaires et non-bénéficiaires de l’ASH.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3738</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>511</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Léa Balage El Mariky</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Bilan de l’application de la loi du 11 février 2005 sur le handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3738. — 4 février 2025. — Mme Léa Balage El Mariky alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles au sujet des vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. S’il s’agit d’une des grandes lois de la République, son anniversaire met en lumière qu’elle n’a pas eu tous les effets escomptés. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la cité et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis, à savoir : la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création de la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie en 2020. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la branche Autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé par le Collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique etc.) n’est toujours pas une réalité. L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie des personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3742</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>511</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Charlotte Garin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Handicap : quel bilan de la loi du 11 février 2005 ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3742. — 4 février 2025. — Mme Marie-Charlotte Garin attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles à l’occasion des vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. S’il s’agit d’une des grandes lois de la République, son anniversaire met en lumière qu’elle n’a pas eu tous les effets escomptés. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la cité et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis : la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création de la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie en 2020. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la branche Autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé par le Collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique etc.) n’est toujours pas une réalité. L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie des personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3743</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>512</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Fégné</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Loi 2005‑102 du 11 février 2005
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3743. — 4 février 2025. — M. Denis Fégné attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Cet anniversaire met malheureusement en lumière que cette loi n’a pas tenu toutes ses promesses d’inclusion. Les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En effet, les personnes handicapées en 2025 ne peuvent toujours pas vivre dignement dans l’espace public et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis la ratification de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création de la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie en 2020. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la branche Autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé par le Collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique etc.) n’est toujours pas une réalité. L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie des personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3745</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>513</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prise en charge du matériel d’aide à l’autonomie de seconde main
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3745. — 4 février 2025. — M. Dominique Potier interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la prise en charge du matériel d’aide à l’autonomie de seconde main. Mme la ministre et Mme la ministre déléguée chargée des personnes âgées et des personnes handicapées l’ont annoncé en avril 2024, après l’engagement pris par le Président de la République il y a un an : les fauteuils roulants seront remboursés intégralement d’ici à la fin de l’année 2024. Aujourd’hui, le reste à charge peut demeurer élevé pour certains équipements et peser lourdement dans le budget santé des personnes en situation de handicap physique ou moteur. La prise en charge à 100 % des fauteuils roulants par l’assurance maladie et les complémentaires santé est donc une bonne nouvelle. Cependant, cette mesure ne concernerait que le matériel médical neuf, ignorant les fauteuils roulants d’occasion. Pourtant, la loi du 24 décembre 2019 de financement de la sécurité sociale pour 2020 a prévu, dans son article 39, la prise en charge par l’assurance maladie des dispositifs médicaux « remis en bon état d’usage ». Alors que le décret d’application de cette mesure n’a toujours pas été publié, les annonces du Gouvernement interrogent sur l’avenir de la filière du matériel médical de seconde main. Compromise par les négociations sur la réforme de la nomenclature des véhicules pour personnes handicapées, la publication en amont de ce décret s’appliquant au cadre actuel permettrait le développement d’une économie sociale et environnementale, notamment par la garantie d’un service accessible à tous. Le bénéfice attendu par les pionniers du matériel médical d’occasion est bien la création d’une filière d’économie circulaire qui permettrait de prolonger la durée de vie des aides techniques en les reconditionnant, de favoriser l’accessibilité des aides techniques en proposant du matériel jusqu’à 50 % moins cher que son équivalent neuf, ou encore de contribuer à la décarbonation du secteur de la santé, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre liées à l’extraction de la matière, à la fabrication et au transport du matériel. Les économies réalisées sur le budget de la sécurité sociale seraient non négligeables. Une évaluation de l’année 2023 sur la base d’un rachat de matériel à moins 50 % du prix du matériel neuf sur 40 % des fauteuils qui ne seraient plus utilisés en France permettrait une économie allant de 65 à 70 millions d’euros sur le budget de la sécurité sociale. Aussi, il lui demande la mise en application de la loi de finance 2020 et la publication du décret d’application de l’article 39 afin de soutenir et développer la filière du matériel médical « remis en bon état d’usage », qui représente une vraie solution pour réduire les dépenses publiques, tout en soutenant les principes de l’économie sociale et solidaire et de la transition écologique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3753</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>513</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Conséquences de la réforme de l’évaluation de la qualité des ESSMS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3753. — 4 février 2025. — M. Thibault Bazin appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences pour les collectivités territoriales de la réforme de l’évaluation de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) issue de la loi relative à l’organisation et la transformation du système de santé (OTSS) du 24 juillet 2019. La réforme issue du décret n° 2021-1476 du 12 novembre 2021 relatif au rythme des évaluations de la qualité des ESSMS et du décret modificatif n° 2022-695 du 26 avril 2022 fixe un cycle quinquennal d’évaluation établi par des arrêtés de programmation des autorités de tarification et de contrôle (ATC). Le décret n° 2022-742 du 28 avril 2022 relatif à l’accréditation des organismes pouvant procéder à l’évaluation de la qualité des ESSMS pose quant à lui le principe que les évaluations doivent être réalisées par des organismes évaluateurs accrédités par le Comité français d’accréditation (COFRAC) sur la base de la norme EN ISO/IEC 17020, du document INS REF 02, de toutes règles définies par l’organisme d’accréditation et des exigences complémentaires fixées par le cahier des charges de la HAS. Auparavant, certaines collectivités locales avaient la possibilité de procéder à une évaluation interne de la qualité de leurs foyers-hébergement. Aujourd’hui, ces mêmes collectivités qui continuent d’assurer un service public non obligatoire mais répondant à un besoin crucial des habitantes et des habitants, notamment les plus fragiles ou vieillissants, sont contraintes à une nouvelle charge financière de plusieurs milliers d’euros liée au recours à un évaluation externe. Le risque est grand que des collectivités locales soient amenées à renoncer, à court ou moyen terme, à ce service public en fermant leurs ESSMS. Dans la mesure où la réforme précise que les auto-évaluations, bien que non obligatoires, sont fortement recommandées dans un objectif d’amélioration continue de la qualité et que toute autre démarche interne relative à la qualité et complémentaire au dispositif des évaluations peut être envisagée, il lui demande donc si un dispositif dérogatoire pour les foyers-hébergement des communes pourrait être envisagé pour réintroduire la possibilité d’une expertise interne, conditionnée et encadrée ; ou à défaut un encadrement forfaitaire de la prestation d’expertise externe ; ou encore une compensation financière de la charge induite au regard du service public rendu.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3767</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>514</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Rambaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Avenir des micro-crèches
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3767. — 4 février 2025. — M. Stéphane Rambaud attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les craintes que suscite la rédaction d’un nouveau décret menaçant le développement et l’avenir des micro-crèches, par exemple celles de Hyères et de La Garde dans le Var. En effet, sans concertation avec les professionnels du secteur de la petite enfance, le Gouvernement a annoncé en décembre 2024 vouloir modifier les règles organisationnelles et structurelles des micro-crèches au 1er janvier 2026. Au regard des informations qui ont filtré, ce projet de décret risque d’avoir des répercussions dramatiques sur les structures de petite enfance privées ainsi que sur les familles et les professionnels qui en dépendent. Ce décret prévoit une refonte globale des personnels habilités à exercer dans les micro-crèches supprimant certaines qualifications aujourd’hui reconnues sans laisser le temps de former de nouveaux professionnels. En particulier, le nouveau décret pourrait ainsi conduire à licencier au 31 décembre 2025  a minima  40 % des salariés actuels diplômés de l’éducation nationale pour les remplacer par des professionnels titulaires de diplômes d’État délivrés en un à trois ans, alors même que le secteur manque de personnel. Un tel dispositif aurait inévitablement comme conséquence de réduire drastiquement les possibilités d’accueil et de priver de nombreuses familles de solutions adaptées que seules les micro-crèches sont en capacité d’offrir actuellement. Face à l’urgence de la situation et de la légitimité des inquiétudes qui se font jour, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures pouvant être avancées et susceptibles de rassurer les gestionnaires des micro-crèches et leurs personnels sur leur avenir mais aussi les familles extrêmement inquiètes de la situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3768</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>514</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Conséquences des futures normes prévues pour les micro-crèches
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3768. — 4 février 2025. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences des nouvelles normes prévues pour les micro-crèches dans le cadre d’un projet de décret dont l’application est prévue au 1er janvier 2026. Les nouvelles exigences visant notamment à limiter les diplômes reconnus au seul titre de l’État, tel que celui d’auxiliaire de puériculture, se traduiraient par l’exclusion immédiate de nombreux professionnels qualifiés exerçant actuellement, par exemple les titulaires du CAP accompagnement éducatif petite enfance. D’après les professionnels du secteur, cette mesure entraînerait la suppression directe de 40 % des emplois dans les micro-crèches, soit environ 9 000 personnes. Le décret ne prévoit aucune période transitoire qui permettrait de former, si tant est que cela soit possible, suffisamment de nouveaux professionnels. Il faut rappeler qu’il s’agit d’un secteur actuellement en tension concernant les recrutements. Aussi, ce projet de décret inquiète légitimement les professionnels et les familles. Par ailleurs, les micro-crèches sont en grande partie tributaires des aides publiques, notamment les financements de prestations d’accueil de jeunes enfants (PAJE) ou de service unique (PSU), lesquels sont plafonnés depuis 2016 et n’ont connu aucune revalorisation depuis, afin de compenser l’inflation et la hausse des coûts de fonctionnement. Avec un tarif horaire limité à 10 euros, de nombreuses structures se trouvent actuellement dans une situation précaire. Certaines envisagent d’ores et déjà des licenciements et des fermetures de places compte tenu du projet de décret. Si rien n’est fait, les familles seront privées dans les prochaines années de ce moyen d’accueil, indispensable dans les territoires. Aussi, elle souhaite savoir quelles mesures envisage le Gouvernement afin d’accompagner ce secteur : instauration d’une période de transition, revalorisations etc…Par ailleurs, sans remettre en cause la nécessité de mettre en place de nouvelles normes, elle rappelle la nécessité d’associer les professionnels du secteur à l’élaboration du projet de décret. Elle souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3769</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>514</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Bourgeaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Extension de la prime Ségur aux associations de santé et médico-sociales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3769. — 4 février 2025. — M. Jean-Luc Bourgeaux attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les préoccupations exprimées par les associations de santé et d’action sociale dont le planning familial. Le 6 août dernier, le gouvernement démissionnaire a acté l’extension de la prime Ségur aux salariés du secteur social et médico-social privé. Ainsi, les salariés toucheront une prime mensuelle de 183 euros net par mois, reconnaissance de leur travail et de leur implication. Mais les modalités pratiques posent problème. Avec la baisse des dotations des collectivités locales, cette prime relève de l’unique effort financier des associations concernées et constituent une charge financière particulièrement lourde qui pourra mettre en danger leur action auprès des publics ciblés. C’est pourquoi il souhaite connaître les pistes de réflexion et les solutions envisagées pour permettre aux associations de santé et d’action sociale d’assurer le versement de cette indemnité sans diminuer leurs activités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3773</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>515</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Inclure la profession d’ASH à la liste dérogatoire du cumul emploi-retraite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3773. — 4 février 2025. — M. Paul Molac alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la nécessité de modifier les règles de cumul emploi-retraite pour les agents de service hospitalier (ASH), lors des contextes sanitaires difficiles, tels que l’ont été la période Covid et post-Covid. En effet, au vu de la situation sanitaire en France durant la période Covid et post-Covid, des membres du personnel de santé à la retraite ont été rappelés en urgence par des établissements médicaux afin de répondre au manque de personnels. C’est pourquoi l’article L. 86 du code des pensions civiles et militaires de retraite prévoit que la pension de retraite peut être cumulée avec les revenus perçus à l’occasion de l’exercice des activités de professionnels de santé, au sens de la quatrième partie du code de la santé publique, exercées dans les zones mentionnées au 1° de l’article L. 1434-4 du même code. Les professionnels de santé éligibles à ce cumul sont donc : les médecins, sages-femmes et odontologistes ; les pharmaciens, préparateurs en pharmacie, préparateurs en pharmacie hospitalière, physiciens médicaux ; les aides-soignants, auxiliaires de puériculture, ambulanciers et assistants dentaires, infirmiers, masseurs kinésithérapeutes, pédicures-podologues, ergothérapeutes et psychomotriciens, orthophonistes et orthoptistes, manipulateurs d’électroradiologie médicale et techniciens de laboratoire médical, audioprothésistes, opticiens-lunetiers, prothésistes et orthésistes, diététiciens. Il en résulte que les ASH ne figurent pas dans cette liste limitativement énumérée. Les ASH, ayant été délibérément exclus des dérogations accordées, à titre exceptionnel, à la réglementation relative au cumul emploi-retraite, se voient aujourd’hui contraints de rembourser plusieurs milliers d’euros à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL) pour cause de dépassement du plafond de rémunération autorisée, alors même qu’ils n’ont bien souvent pas été prévenus par l’établissement qui les a sollicités des risques financiers encourus en échange de leur service. Cette différence de traitement entre les ASH et les autres professionnels de santé est donc discriminatoire car non justifiée. Pourtant, nombre d’ASH, faisant fonction d’aides-soignantes, dont la profession est éligible au cumul emploi-retraite, ont assuré les besoins urgents de prise en charge des personnes âgées. Leur travail a permis d’alléger la charge de travail des équipes de l’hôpital dans un contexte particulièrement difficile pour les établissements de santé. Ainsi, alors que les ASH à la retraite désiraient apporter leur contribution lors de la crise, ils se retrouvent actuellement dans une situation précaire, à devoir rembourser plusieurs centaines d’euros par mois à la CNRACL qui leur réclame des trop-perçus, tandis que leurs collègues ont pu cumuler leur emploi avec leur retraite. Il l’interroge donc sur la nécessité d’élargir aux ASH la liste des professions de santé pouvant bénéficier des dérogations accordées à titre exceptionnel relatives aux règles de cumul emploi-retraite. Il lui demande également d’agir urgemment et de manière rétroactive afin que les centaines d’ASH concernés par la réclamation de trop-perçus par la CNRACL puissent bénéficier d’une dérogation exceptionnelle et puissent être libérés des milliers d’euros qui leur sont réclamés alors qu’ils n’ont fait que rendre service aux à la société.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3774</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>515</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Bourgeaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Retraite : non-déductibilité fiscale des cotisations complémentaires de santé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3774. — 4 février 2025. — M. Jean-Luc Bourgeaux attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la non-déductibilité fiscale des cotisations complémentaires de santé pour les retraités, alors même que le passage à une période d’inactivité se traduit forcément par une baisse de revenus et de pouvoir d’achat. Il lui demande de lui indiquer les raisons de cette situation fiscale particulièrement pénalisante pour les personnes âgées et de lui indiquer les mesures qu’elle entend prendre en matière de régime fiscal des cotisations versées par les retraités au titre des contrats d’assurance complémentaires santé et prévoyance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3775</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>515</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gabrielle Cathala</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Retraite des sapeurs-pompiers suite à la « réforme des retraites » de 2023</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3775. — 4 février 2025. — Mme Gabrielle Cathala attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le projet à paraître de décret d’application de l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 concernant l’octroi de trimestres de retraite supplémentaires pour les sapeurs-pompiers volontaires. La « réforme des retraites » a été imposée sans que le texte n’ait été soumis à un vote de l’Assemblée nationale, contre l’opinion majoritaire des Français et alors qu’ils se mobilisaient dans le plus grand mouvement social depuis 1968. Tous les experts, dont le Conseil d’orientation des retraites (COR), ont expliqué que la réforme n’était pas dictée par un souci d’équilibre financier mais relevait d’un choix politique. En particulier le choix de faire porter le coût du financement du système des retraites sur les travailleurs de première ligne, déjà les plus exposés à la précarité, aux conditions difficiles de travail et à l’érosion de leur pouvoir d’achat. Parmi ces travailleurs de première ligne, les agents des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), dont les sapeurs-pompiers, ont été directement lésés par cette réforme. Leur âge minimum de départ à la retraite a été repoussé de 57 à 59 ans, à la condition de justifier d’une durée minimale de 27 ans de service effectif dont 17 ans en qualité de sapeur-pompier professionnel. Une brutalisation odieuse pour un métier pénible et essentiel, incohérente avec la parole du Président de la République, M. Emmanuel Macron, qui affirmait en 2022 : « les pompiers sont des héros absolus ». Pour amoindrir ce recul des droits à la retraite des sapeurs-pompiers, la loi de 2023 accorde le droit à des trimestres de retraite supplémentaires aux assurés ayant accompli au moins dix années d’engagement, continu ou non, en qualité de sapeur-pompier volontaire. La bonification de la durée d’assurance est de 3 trimestres pour les sapeurs-pompiers volontaires ayant accompli 10 années de service, complétée par l’attribution d’un trimestre supplémentaire tous les 5 ans au-delà de 10 ans d’engagement. Le projet de décret d’application limiterait toutefois cette bonification aux seuls sapeurs-pompiers volontaires professionnellement inactifs et ne compenserait que le déficit de trimestres pour celles et ceux ayant une carrière fragmentée. Les sapeurs-pompiers volontaires représentent pourtant 79 % de l’effectif total des sapeurs-pompiers et une écrasante majorité d’entre eux remplissent leur engagement en parallèle d’une activité professionnelle. C’est grâce au courage de ces hommes et de ces femmes prêts à s’engager en plus de leurs obligations professionnelles que les SDIS parviennent à accomplir leurs missions de service public. Mme la députée partage l’évaluation de la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, pour qui une telle déclinaison réglementaire enverrait « un contre-message en réservant le bénéfice de la solidarité nationale à l’infime minorité de citoyens qui détournent la nature et l’esprit de l’activité de sapeur-pompier volontaire pour l’exercer à titre permanent à l’exclusion de toute activité professionnelle. Elle entraînerait une rupture d’égalité à la légalité douteuse entre les sapeurs-pompiers volontaires selon qu’ils exercent ou non une activité professionnelle. Enfin, elle susciterait une grande déception, voire un sentiment de trahison, chez les sapeurs-pompiers volontaires, alors que cette disposition devait au contraire contribuer à renforcer leur reconnaissance ». C’est pourquoi elle lui demande de respecter l’esprit de l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 en prenant un décret d’application qui n’en réduise pas la portée ni le public concerné. Elle souhaite également savoir si elle se considère toujours solidaire de cette « réforme des retraites » inique, minoritaire, adoptée sans être soumise au vote et qui pénalise le plus durement les travailleurs occupant des métiers pénibles et exposés aux risques tels que les sapeurs-pompiers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3776</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>516</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Retraites des sapeurs-pompiers volontaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3776. — 4 février 2025. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les retraites des sapeurs-pompiers volontaires. L’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 a créé un dispositif permettant aux sapeurs-pompiers volontaires, justifiant d’une durée minimum d’engagement, de valider des trimestres de retraite pour compléter, le cas échéant, leur carrière professionnelle au titre de la reconnaissance de leur engagement au service des citoyens. Cet article dispose ainsi que « les assurés ayant accompli au moins dix années de service, continues ou non, en qualité de sapeur-pompier volontaire ont droit à des trimestres supplémentaires pris en compte pour la détermination du taux de calcul de la pension et la durée d’assurance dans le régime, dans des conditions et des limites prévues par décret en Conseil d’État ». Cet article avait été introduit au Sénat suite au vote d’amendements identiques déposés par des sénateurs de plusieurs groupes. Or depuis l’adoption de la loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023, les sapeurs-pompiers volontaires sont toujours dans l’attente de la publication du décret permettant que cette disposition de la loi soit appliquée. Aujourd’hui de nombreux sapeurs-pompiers volontaires auraient déjà pu bénéficier de cette mesure non applicable faute de décret d’application. C’est pourquoi il lui demande quand le Gouvernement entend publier ce décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3783</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>517</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>De l’urgence à lutter contre les perturbateurs endocriniens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3783. — 4 février 2025. — Mme Sandra Regol alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la nécessité de lutter efficacement contre les perturbateurs endocriniens. Les dangers des perturbateurs endocriniens, ces molécules qui affectent le fonctionnement hormonal des êtres vivants, ne sont plus à démontrer. Santé publique France liste ainsi les nombreuses maladies pour lesquelles il existe des preuves certaines qu’elles découlent d’une exposition à ces substances. L’inspection générale des affaires sociales et l’inspection générale de l’environnement et du développement durable ont pris position pour l’élaboration d’une nouvelle stratégie ambitieuse visant l’exposition zéro aux perturbateurs endocriniens d’ici 15 ans, déclinée dans un premier temps en un plan d’action ciblé sur 5 ans. Des collectivités locales n’ont par ailleurs pas attendu le Gouvernement pour agir, comme c’est le cas de Strasbourg, qui a mis en place le dispositif de l’ordonnance verte, permettant aux femmes enceintes de bénéficier de séances de sensibilisation aux perturbateurs endocriniens ainsi que de paniers de fruits et légumes issus de l’agriculture biologique pour réduire l’exposition et consommer mieux et local. Elle lui demande donc si le Gouvernement compte élaborer et mettre en œuvre une nouvelle stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens, suivant les recommandations des inspections générales, en particulier pour lutter contre la mortalité infantile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3784</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>517</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Fonds d’intervention régional et accès au soin
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3784. — 4 février 2025. — M. Stéphane Viry interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’efficacité et la gestion du Fonds d’intervention régional (FIR). Alors que l’accès aux soins constitue une priorité pour une majorité de citoyens, de nombreuses données révèlent une situation préoccupante : près d’un Français sur deux rencontre des difficultés d’accès aux services de santé et près d’un sur dix y est tout simplement privé. Ce constat semble paradoxal dans un pays doté d’un système de santé parmi les plus développés. En juin 2023, le Gouvernement a présenté un plan visant à lutter contre la désertification médicale, en promettant la création de 4 000 maisons de santé pluriprofessionnelles. Bien que cette initiative réponde aux attentes des nouvelles générations de médecins, qui plébiscitent ces structures collaboratives, la concrétisation de cette ambition est entravée par des problématiques de financement et de mise en œuvre. Le Fonds d’intervention régional, conçu pour soutenir de telles initiatives, demeure sous-utilisé et d’une complexité administrative dissuasive, ralentissant les projets innovants dans les territoires. De plus, le modèle de financement actuel repose encore sur des dispositifs saturés, tels que la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR). Cette situation contraint les collectivités locales à assumer une part disproportionnée des coûts, malgré des budgets déjà fortement sollicités. Dans les Vosges, par exemple, une trentaine de maisons de santé fonctionnent en 2024, mais une dizaine supplémentaire serait nécessaire pour répondre aux besoins identifiés. Les collectivités locales, déjà en difficulté financière, peinent à accompagner ces projets, comme en témoignent les initiatives inachevées à Châtel-sur-Moselle, Saint-Nabord, Plombières-les-Bains et Moyenmoutier. Face à ces défis, il devient impératif de clarifier la position de l’État et des agences régionales de santé. Le FIR, doté d’une certaine souplesse dans son principe, semble aujourd’hui incapable de jouer son rôle. Pourquoi ces fonds, essentiels pour l’adaptation territoriale, sont-ils si difficiles à mobiliser ? Le Gouvernement considère-t-il encore les maisons de santé pluriprofessionnelles comme une priorité stratégique ? Ou bien, en pratique, cette responsabilité est-elle transférée aux collectivités, au mépris de leurs capacités financières ? Il souhaite également savoir quelles mesures immédiates seront prises pour simplifier l’accès aux financements, alléger les contraintes administratives et garantir que les objectifs fixés en matière d’accès aux soins soient atteints ; sans actions concrètes et rapides, le décalage entre les annonces gouvernementales et leur mise en œuvre risque de renforcer la défiance des citoyens envers l’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3785</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>517</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Mesmeur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>L’accès aux soins et la nécessité de pérenniser les SECpa
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3785. — 4 février 2025. — Mme Marie Mesmeur attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la nécessité de garantir la pérennité des structures d’exercice coordonné participatives (SECPa). Les vingt-six SECPa déployées en France sont des structures de soins qui accueillent les patients dans les quartiers prioritaires permettant une approche de proximité. Elles sont chargées de suivre le parcours de santé des habitants et habitantes, qu’il soit généraliste ou gynécologique, d’accompagner les démarches administratives pour l’accès aux droits et de mener des actions de prévention en matière de santé. Ce sont donc des leviers cruciaux pour répondre aux besoins en santé des populations, notamment dans les territoires les plus fragiles. Depuis leur création, les SECPa ont permis le financement de postes clés, indispensables à l’accueil, à l’orientation et au suivi des patients. À titre d’exemple, dans la circonscription de Mme la députée, le centre de santé du Blosne dépend de cette dotation pour près d’un tiers de son budget global. Ce financement est crucial pour assurer le suivi des 1 552 patients, un nombre en constante augmentation depuis 2023. Ces structures rencontrent ainsi des difficultés à obtenir des informations concrètes sur leur maintien de financement, notamment dans le cadre du PLFSS en cours, qui ne prévoit aucune ligne clairement identifiée pour garantir leur pérennité. Cette incertitude fait peser un risque sur leur avenir, alors qu’elles jouent un rôle essentiel auprès des concitoyens les plus vulnérables. C’est pourquoi elle lui demande quelles actions seront entreprises pour garantir la poursuite et la pérennisation de cette expérimentation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3788</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>518</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Stratégie nationale de lutte contre la maladie d’Alzheimer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3788. — 4 février 2025. — M. Max Mathiasin interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la stratégie nationale de lutte contre la maladie d’Alzheimer et les maladies neurodégénératives (MND) qui touchent près de quatre millions des concitoyens (personnes malades et proches aidants) et constituent la première cause de perte d’autonomie en France. Selon France Alzheimer, le bilan du plan maladies neurodégénératives 2014-2019 a pointé l’insuffisance des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés mais aussi de nombreux aspects non couverts. Ce n’est qu’en juin 2021 qu’une feuille de route MND a été lancée officiellement, mais elle n’a jamais été mise en œuvre, faute de financement, à quelques exceptions près (financements annuels reconduits). En 2022, les associations et les fondations membres du collectif MND se sont mobilisées avec les sociétés savantes et ont travaillé des mois durant, dans une volonté de concertation et de co-construction avec les directions centrales du ministère de la santé et de la Prévention, sur une version enrichie d’une feuille de route 2023-2024 ; celle-ci n’a toutefois jamais été validée. Fin décembre 2023, toujours avec le soutien du ministère, un nouveau travail collectif des associations et fondations a abouti à la validation de mesures pour la mise en place d’une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028. Mais un an après, cette stratégie quinquennale n’a même pas été annoncée, alors que les besoins sont criants sur les territoires. Errance diagnostique, difficultés d’accès aux soins, défaut de prise en charge, insuffisance de suivi thérapeutique, rupture du parcours de soin, isolement des personnes malades, manque de soutien des proches aidants, paupérisation de la cellule familiale, dispositifs peu adaptés, politique d’inclusion peu lisible, pénurie de moyens pour la recherche, il est urgent d’accompagner dignement les millions de Françaises et de Français concernés. Il s’agit d’un enjeu de santé publique majeur pour la France. Après cinq années d’inertie, il lui demande quand sera enfin mise en œuvre, avec les dotations nécessaires et de manière cohérente et coordonnée sur le terrain, la stratégie quinquennale de lutte contre la maladie d’Alzheimer et les maladies neurodégénératives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3799</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>518</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Menace sur le transport de malades
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3799. — 4 février 2025. — Mme Sandra Regol attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les risques qui pèsent sur les taxis conventionnés. En effet, des négociations entre la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) et les représentants des entreprises de taxis sont en cours pour aboutir à une convention-cadre applicable pour les cinq prochaines années avec pour volonté affichée du côté de la CNAM d’aboutir à une baisse conséquente de la tarification au kilomètre des transports de malades. Or cet objectif d’économie sur le transport sanitaire, qui pourra être imposé de manière unilatérale en l’absence d’accord fin juin 2025, menace la survie de très nombreuses entreprises de taxis. Ces courses représentent en effet la moitié des trajets réalisés sur une ville comme Strasbourg et jusqu’à 90 % des courses dans les zones rurales. Persister dans cette direction aurait donc des effets désastreux non seulement en matière d’emplois mais aussi pour la santé des Françaises et des Français en privant nombre d’entre eux de ce service de transport dont beaucoup dépendent. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement compte revenir sur cette volonté de baisser les tarifs au kilomètre, qui menace à la fois les artisans taxis conventionnés et l’accès aux soins des concitoyennes et concitoyens et maintenir les tarifs actuels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3809</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>519</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Besse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Travail des jeunes entre 16 et 18 ans les jours fériés dans le secteur agricole
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3809. — 4 février 2025. — Mme Véronique Besse appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, sur la possibilité pour les jeunes entre 16 et 18 ans de pouvoir travailler les jours fériés dans les exploitations agricoles. En effet, la législation actuelle ne permet pas aux jeunes entre 16 et 18 ans de travailler les jours fériés. Pourtant, il existe des dérogations dans certains secteurs notamment pour l’hôtellerie, les traiteurs, les cafés et tabacs, les boulangeries, les magasins de fleurs naturelles ou encore les spectacles. À titre d’exemple la convention collective nationale de la restauration rapide du 18 mars 1988 prévoit dans son article 15 une autorisation pour les jeunes entre 16 et 18 ans de pouvoir travailler les jours fériés. Cependant, sont exclus de ces exceptions les métiers agricoles alors même que leur activité est indispensable et continue. Ainsi, les soins aux animaux ou les récoltes ne connaissent pas de jour de repos et ont des besoins particuliers en fonction des saisons. Comme dans les autres professions citées précédemment, le besoin en main d’œuvre est donc constant. De plus, une dérogation pour le travail des jeunes entre 16 et 18 ans les jours fériés dans le secteur agricole favoriserait l’attractivité de ces professions et permettrait aux employés permanents de bénéficier plus facilement des jours fériés. Enfin, cette demande est aussi celle des jeunes eux-mêmes, notamment dans les zones rurales, pour qui cette activité est souvent un premier emploi rémunérateur, proche de chez eux et facilement accessible. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement compte faire évoluer la législation sur le travail des jeunes les jours fériés dans les exploitations agricoles.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>901</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>528</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Délai applicable entre deux prises de congé bonifié</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            901. — 15 octobre 2024. — M. Max Mathiasin interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur l’interprétation par son administration de la règle relative au délai applicable entre deux prises effectives de congé bonifié pour des vacances. L’administration impose aux agents un délai de 12 mois entre deux séjours de vacances, en se fondant sur l’article 2.2.3. du « Guide des congés bonifiés pour les agents des trois versants de la fonction publique ». Or cet article ne concerne pas le cas d’un agent qui demande un congé bonifié à l’occasion de ses vacances mais celui de l’agent qui cumule un congé bonifié pour ses vacances et un autre à l’occasion d’une maladie ou d’un stage. De plus, cet article vise le cumul au cours d’« une même année » ce qui, selon la jurisprudence, signifie une même année civile et non 12 mois consécutifs comme l’interprète de manière erronée son administration. En vertu de l’article 9 du décret n° 78-399 du 20 mars 1978 relatif à la prise en charge des frais de voyage du congé bonifié, si un agent bénéficiait de l’ouverture d’un droit à congé bonifié à compter du 1er janvier 2022, son droit suivant serait ouvert à compter du 1er janvier 2024, même si, à la demande de son administration par exemple, il n’avait effectivement pris son congé qu’en 2023. Le guide précité explique ce cas sans ambiguïté dans l’exemple parfaitement explicite de l’article 2.3.2.1. Il lui demande quelles mesures il compte mettre en œuvre pour faire respecter par l’administration le principe posé par le premier alinéa de l’article 9 du décret n° 78-399 du 20 mars 1978 relatif au congé bonifié, qui établit une durée minimale de 24 mois de service entre l’ouverture d’un premier droit à congé bonifié et l’ouverture d’un second droit et non entre les prises effectives de ces congés bonifiés pour des vacances.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>528</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La prise en charge d’un voyage à l’occasion d’une maladie ou d’un stage n’entre pas dans le cadre du congé bonifié. Il s’agit d’un autre motif de voyage, dont les frais sont pris en charge par l’État. En effet, la règle posée dans l’article 2.2.3 du guide des congés bonifiés pour les trois versants de la fonction publique a pour objet de limiter la prise en charge des frais de voyage, et instaure un délai minimum de 12 mois entre la date de retour d’un voyage pris en charge et la date de départ du voyage suivant pris en charge. Néanmoins, il est tout à fait possible de prendre un congé bonifié dans un délai inférieur à 12 mois après la date d’un retour de voyage pris pour maladie, si l’agent cumule bien ses 24 mois de service effectif depuis le précédent congé bonifié. Dans ce cas, les frais de celui-ci ne seront pas pris en charge par l’État. Cette règle, imposant un délai de 12 mois entre deux voyages pris en charge, n’impacte pas le principe général selon lequel il est nécessaire de cumuler 24 mois de service pour générer l’ouverture d’un droit à congé bonifié. La durée de ces 24 mois de service effectif étant nécessaire entre deux ouvertures de droit à congé bonifiés et non entre deux prises effectives de ce droit. Dans le contexte budgétaire actuel, le Gouvernement n’envisage pas d’élargir cette règle.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1883</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>528</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Protection sociale complémentaire de la fonction publique territoriale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1883. — 12 novembre 2024. — Mme Danielle Brulebois appelle l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur la mise en œuvre de la réforme de la protection sociale complémentaire des agents de la fonction publique territoriale. L’ordonnance n° 2021-175 du 17 février 2021 relative à la protection sociale complémentaire dans la fonction publique introduit l’obligation de participation des employeurs publics au financement de la complémentaire santé et prévoyance de leurs agents. Cette réforme est une avancée sociale majeure car elle participe à la revalorisation et à l’attractivité du service public par un maintien du niveau de vie et une amélioration de la couverture des risques liés à la santé des agents territoriaux. Dans ce cadre, les employeurs publics territoriaux et les organisations syndicales ont réalisé une étape primordiale avec la signature le 11 juillet 2023 d’un accord collectif national portant réforme de la protection sociale complémentaire des agents publics territoriaux, visant notamment à garantir la participation minimale des employeurs publics à hauteur de 50 % du montant de la cotisation en prévoyance tout en garantissant un maintien de 90 % du revenu net des agents territoriaux malades ou en invalidité depuis plus de 3 mois. Depuis, cet accord ne connaît aucune transposition législative, pourtant nécessaire pour son entrée en vigueur. Alors que l’ordonnance précitée prévoit une obligation de participation des employeurs publics dès 2025 pour le volet prévoyance et à compter de 2026 pour le volet santé, le retard accumulé dans la transposition de cet accord national inquiète tout autant les associations des collectivités territoriales qui auront à le mettre en œuvre que les syndicats des personnels de la fonction publique territoriale qui en seront les bénéficiaires. Aussi, elle lui demande quels sont le calendrier de mise en œuvre de la réforme et le véhicule législatif auquel le Gouvernement envisage de recourir pour la transposition de l’accord du 11 juillet 2023. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>529</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le cadre juridique de la protection sociale complémentaire dans la fonction publique territoriale a été renouvelé par l’ordonnance n° 2021-175 du 17 février 2021. Ce texte à notamment prévu qu’à compter du 1er janvier 2025, l’ensemble des employeurs territoriaux devront participer financièrement à la couverture de prévoyance de leurs agents a minima à hauteur de 7 euros par mois et par agent. Cette participation pourra être versée au titre d’un contrat individuel labellisé ou d’un contrat collectif à adhésion soit facultative soit obligatoire si un accord local majoritaire est conclu entre l’autorité territoriale et les organisations syndicales représentatives. Par ailleurs, l’ordonnance n° 2021-174 du 17 février 2021 est venue refondre le cadre de la négociation et la conclusion des accords collectifs dans la fonction publique. Ce texte prévoit notamment la faculté pour l’autorité territoriale et les organisations syndicales représentatives de négocier et conclure des accords collectifs pouvant comporter des dispositions de nature réglementaire sans pour autant porter sur des règles que la loi réserve à un décret en Conseil d’État. Dans une dynamique favorable à la négociation et la conclusion d’accords collectifs au niveau national, les organisations syndicales représentatives et certaines associations d’élus ont conclu un accord au niveau national le 11 juillet 2023 portant sur la protection sociale complémentaire des agents territoriaux. Toutefois, les objectifs de cet accord ne sont juridiquement pas contraignants à l’égard des collectivités territoriales et de leurs établissements publics au regard du principe de libre administration des collectivités territoriales inscrit à l’article 72 de la Constitution du 4 octobre 1958. Les signataires de cet accord ne peuvent engager juridiquement l’ensemble des collectivités territoriales et leurs établissements publics en matière de négociation collective. Dès lors, seul un vecteur législatif peut rendre obligatoire à l’ensemble des collectivités territoriales et leurs établissements publics les éléments essentiels de l’accord (contrat collectif à adhésion obligatoire, participation minimale des employeurs à hauteur de 50 % du coût de la cotisation ou de la prime d’assurance). Le Gouvernement étudie actuellement le véhicule législatif le plus opportun, étant rappelé que le Parlement peut également se saisir de cette question. En tout état de cause, les collectivités territoriales et leurs établissements publics peuvent déjà au niveau local se saisir de l’accord collectif national du 11 juillet 2023 afin d’améliorer la protection sociale complémentaire de leurs agents dans la limite des dispositions relatives à la négociation collective dans la fonction publique rappelées ci-dessus.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2095</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>529</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Proença</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Secrétaires de mairie : rappel des engagements du ministre</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2095. — 19 novembre 2024. — M. Christophe Proença appelle l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur la réforme statutaire visant à revaloriser la fonction de secrétaire de mairie adoptée le 30 décembre 2023 et la circulaire d’application édictée par la direction générale des collectivités locales en date du 18 octobre 2024. Les mesures de la circulaire ont été une déception partagée par nombre de secrétaires de mairie en catégorie C1. Ces agents, qui œuvrent au quotidien pour maintenir un service public de proximité dans les communes rurales, avaient reçu l’assurance de M. le ministre de la fonction publique qu’ils seraient inclus dans la voie de promotion vers les fonctions de secrétaire général de mairie. La circulaire d’application de cette réforme, en date du 18 octobre 2024, ne respecte pas cet engagement, excluant les agents C1 des dispositifs de promotion interne dérogatoire, en contradiction avec les annonces faites. En effet, dans une interview écrite accordée à la presse locale à l’occasion du Congrès des secrétaires de mairie en date du 12 octobre 2024, M. le ministre déclare que la circulaire « va faciliter l’application de cette loi, notamment pour les catégories C1 » et « permettra de progresser et de suivre un parcours pour des secrétaires recrutés en catégorie C1, qui vont pouvoir avoir accès à une progression de carrière et donc passer dans les échelons et catégorie supérieurs de façon facilitée ». Les secrétaires de mairie en catégorie C1 sont souvent au premier rang pour répondre aux besoins des citoyens dans les petites communes. Ce recul dans la mise en œuvre pratique de la réforme est un signal négatif qui pourrait encore fragiliser l’attractivité des postes de secrétaires de mairie, pourtant cruciaux pour l’administration locale, notamment en milieu rural. M. le député appelle l’attention de M. le ministre sur le besoin primordial de mettre en conformité la circulaire de la DGCL et les engagements pris le 12 octobre 2024, par l’inscription d’un accès équitable aux possibilités de promotion interne dérogatoire pour les agents en catégorie C1. Au-delà de la situation des agents de cette catégorie, M. le député tient à rappeler l’importance de revaloriser l’ensemble de la fonction de secrétaire de mairie, indispensable au bon fonctionnement des communes rurales. Cette profession, véritable cheville ouvrière des services publics de proximité mérite une reconnaissance plus forte pour garantir l’avenir d’un service public local efficace et accessible. Il lui demande quelles sont ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>530</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 2 de la loi n° 2023-1380 du 30 décembre 2023 a déterminé le vivier des fonctionnaires éligibles à la promotion interne ad hoc, hors quota, prévue pour les secrétaires de mairie en catégorie C. Le premier alinéa de cet article réserve cette voie aux "fonctionnaires de catégorie C relevant des grades d’avancement". Le législateur a ainsi fait le choix de confirmer les textes réglementaires en la matière. Cependant, comme il s’avère que des agents en C1 exercent, de fait, cette fonction, le décret n° 2024-826 du 16 juillet 2024 a permis la prise en compte de l’ancienneté de service en C1 pour bénéficier du dispositif de promotion interne, dès lors qu’ils sont promus en C2. Dans son discours au congrès des secrétaires de mairie, le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique a ainsi indiqué que le dispositif bénéficierait "sous certaines conditions" aux agents anciennement en C1 promus en C2. Pour mémoire, la circulaire ne pouvait aller plus loin que les termes fixées par la loi et ses décrets d’application. Elle rappelle toutefois qu’il appartient aux employeurs de promouvoir les agents concernés, qui remplissent les conditions d’avancement, en C2 afin qu’ils puissent ensuite bénéficier du plan de requalification dont le terme est prévu au 31 décembre 2027. Par ailleurs, il convient également de rappeler que la promotion interne hors quota prévue au profit des secrétaires de mairie est inédite dans la fonction publique territoriale et très favorable. Le fait que le décret du 16 juillet précité ne proratise pas la durée d’exercice des fonctions pour les agents à temps non complet sur des petites quotités de travail pour détenir les 4 années de services effectifs exigées, également par dérogation au droit commun pour les agents à temps non complet, est de nature à favoriser l’application de ces mesures aux agents ayant de faibles quotités de travail. Les employeurs ont donc maintenant en main les outils nécessaires pour promouvoir les secrétaires de mairie dont ils souhaitent reconnaître et valoriser la compétence au regard des services que ces agents rendent aux administrés de leurs territoires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2224</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>530</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Runel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Champ d’application du report de la protection sociale complémentaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2224. — 26 novembre 2024. — Mme Sandrine Runel interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur le décalage de l’entrée en vigueur de la protection sociale complémentaire. En effet, l’article 58 du projet de loi de finances pour 2025 prévoit le report de l’obligation, pour les employeurs publics de l’État, de financer la protection complémentaire santé à hauteur de 50 %. Alertée par la Mutualité de la fonction publique, Mme la députée a une demande de précision quant au champ d’application de ce décalage. Celui-ci ne concerne-t-il que les ministères ayant pris du retard dans le processus de passation des appels d’offre, ou également les ministères qui ont d’ores et déjà choisi leur opérateur complémentaire pour une mise en œuvre effective prévue au 1er janvier 2025 ? En effet, il serait déplorable que les ministères ayant choisi leur opérateur et prévu les financements nécessaires à la mise en place de la nouvelle protection sociale complémentaire dans le projet de loi de finances pour 2025 puissent, par opportunité, reporter son entrée en vigueur. Elle souhaiterait pouvoir obtenir une clarification de sa part sur la question, si possible avant l’adoption du projet de loi de finances pour 2025.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>530</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’ordonnance n° 2021-175 du 17 février 2021 relative à la protection sociale complémentaire dans la fonction publique définit un nouveau cadre afin de favoriser et d’améliorer la couverture sociale complémentaire des agents de la fonction publique. Aussi, prévoit-elle le recours à la négociation collective dans un esprit de dialogue et de responsabilité de l’ensemble des parties prenantes. Sur cette base légale, les employeurs publics des trois versants se sont saisis de cet objet de négociation collective. Dans la fonction publique de l’État, l’accord interministériel relatif à la protection sociale complémentaire en matière de couverture des frais occasionnés par une maternité, une maladie ou un accident dans la fonction publique de l’État a été signé unanimement le 26 janvier 2022 entre l’État et l’ensemble des organisations syndicales représentatives. Il permet de définir le régime de protection sociale complémentaire « santé » et facilite l’accès des agents aux soins en leur assurant une couverture sociale complémentaire de qualité à un coût maîtrisé. À cet effet, il instaure un socle interministériel de garanties en santé identiques pour tous, une couverture large et solidaire des bénéficiaires actifs et retraités ainsi que de leurs familles et, le cas échéant, des veufs et orphelins. En outre, la cotisation « santé » comprend une part solidaire, définie en considération de la situation financière individuelle de chaque agent.  La conclusion de cet accord interministériel transposé par décret et arrêté au printemps 2022 constitue une avancée majeure pour le secteur public. Sur le fondement de ce nouveau cadre, des négociations ministérielles se sont engagées pour décliner l’accord secteur ministériel par secteur ministériel. Les négociations ministérielles qui durent plusieurs mois, sont suivies d’une période d’appel d’offres en vue de sélectionner un opérateur dans le cadre d’un marché public, puis d’une période d’affiliation des agents. Les ministères ayant sélectionné un opérateur et procédé à l’affiliation de leurs agents ont commencé à mettre en place le régime de protection sociale complémentaire « santé » à compter du 1er janvier 2025. Aussi, seuls les ministères qui n’ont pas encore franchi toutes ces étapes, ont besoin d’un délai supplémentaire et sont donc concernés par la mesure de décalage prévue par le projet de loi de finances pour 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2656</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>531</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Pour l’inclusion numérique : quel avenir pour les conseillers numériques ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2656. — 3 décembre 2024. — M. Karim Benbrahim attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur le financement des postes de conseillers numériques dans le cadre du dispositif « conseillers numériques France Services ». Ces postes ont permis de répondre à une demande croissante en matière d’accompagnement numérique, en particulier pour des démarches administratives de plus en plus dématérialisées. À titre d’exemple, dans une association locale de Loire-Atlantique, quatre conseillers numériques ont contribué à la formation de près de 400 personnes en 2023 à travers 80 ateliers, tout en apportant une aide directe à plus de 2 600 habitants chaque année. Cependant, la diminution progressive des subventions étatiques met en péril la pérennité de ces postes. Cela risque d’aboutir à la suppression de certains de ces emplois dès 2026, entraînant une perte importante pour les habitants et un gaspillage des investissements publics alloués à leur formation. Il l’interroge donc pour savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour garantir la continuité des financements nécessaires à ces postes et éviter ainsi une rupture dans le service d’accompagnement numérique des citoyens.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>531</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Complémentaire au dispositif France Services, le dispositif des conseillers numériques (anciennement conseilllers numériques France Services) a été déployé depuis 2021 dans le cadre du Plan France Relance. Ces professionnels ont pour mission d’accompagner nos concitoyens dans leurs usages du numérique au quotidien (communiquer en ligne, utiliser les réseaux sociaux, travailler à distance, consulter un médecin, suivre la scolarité de son enfant…), de les sensibiliser aux enjeux du numérique et, en cas d’urgence, d’accompagner les usagers dans la réalisation de démarches administratives. Cet accès du plus grand nombre aux usages du numérique du quotidien représente un enjeu majeur de cohésion de notre société et de nos territoires. Depuis 2021, l’État co-finance les postes de conseillers numériques ainsi que leur formation initiale et continue. Fin 2024, ce sont près de 4 000 conseillers employés à hauteur de 60 % par des collectivités locales et 40 % par des associations de proximité, qui sont déployés sur le territoire. Près de 3 millions de personnes ont déjà été accompagnées depuis 2021, 97 % d’entre elles ont le sentiment d’avoir progressé et plus de 4,5 millions d’accompagnements ont été réalisés. En décembre 2022, des modalités de financement dégressives des conseillers numériques ont été communiquées aux structures employeuses. 70 % des structures se sont réengagées dans le dispositif et ont bénéficié du soutien financier de l’État via des dotations budgétaires dédiées au sein du programme 349 (loi de finances initiale 2023) puis 343 (loi de finances initiale 2024) provenant du ministère de l’économie et des finances. Le projet de loi de finances pour 2025, présenté au Parlement à l’automne 2024, prévoyait 28 M€ d’autorisations d’engagement et de crédits de paiement sur l’action 3 du programme 343 permettant le financement de 1800 conseillers. Cette proposition initiale était en cours de discussion parlementaire au moment de la motion de censure. Ces discussions seront reprises lors de l’examen à venir du projet de loi de finances pour 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2805</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>531</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Mazars</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Cumul emploi-retraite dans la fonction publique et règle d’écrêtement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2805. — 10 décembre 2024. — M. Stéphane Mazars appelle l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur la situation des retraités fonctionnaires qui ne répondent pas aux conditions d’éligibilité du cumul emploi-retraite intégral, telles que définies par les articles L. 84 et suivants du code des pensions civiles et militaires de retraite. En effet, dans le cadre du cumul emploi-retraite, tous les retraités fonctionnaires ne sont pas logés à la même enseigne. Il y a, d’une part, ceux qui remplissent les conditions permettant de cumuler intégralement un revenu d’activité avec une pension de retraite à taux plein et, d’autre part, ceux qui ne remplissent pas les conditions requises. Parmi ces derniers, il faut également distinguer ceux qui bénéficient d’une pension d’invalidité ou exercent des activités particulières définies à l’article L. 86 du code des pensions civiles et militaires de retraite et les autres dont le « montant brut des revenus d’activité ne peut, par année civile, excéder le tiers du montant brut de la pension pour l’année considérée », auquel s’ajoute un montant forfaitaire égal à la moitié du minimum garanti, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État. Si un excédent est constaté, il est alors déduit de la pension et s’il est supérieur au montant du plafond, la pension est suspendue. Pour autant, certains de ces fonctionnaires retraités, non éligibles au cumul intégral, ayant fait valoir leurs droits à pension anticipée il y a près de dix ans, font depuis face à des changements de situation personnelle (divorce, perte d’emploi du conjoint, études supérieures des enfants) auxquels s’ajoutent la hausse généralisée et incompressible du coût de la vie. Concrètement, il en veut pour exemple la situation d’une fonctionnaire retraitée qui, pour raison de santé, a fait le choix d’une retraite anticipée après plus de 20 ans d’exercice en tant qu’éducatrice de jeunes enfants, avant de devenir formatrice, d’abord auprès du GRETA, puis d’assistantes maternelles et du CNFPT. En dépit d’une activité qui la passionne et des besoins en formation dans le secteur de la petite enfance, le plafonnement du cumul de pension et ses revenus d’activités ne lui permettent pas de joindre les deux bouts, avec un revenu net mensuel qui, au cas d’espèce, n’excède pas 1700 euros. Cette situation est ressentie comme particulièrement injuste. C’est pourquoi il l’interroge sur les possibilités existantes qui permettraient à ces fonctionnaires retraités non éligibles au cumul intégral de poursuivre l’exercice d’une activité professionnelle à la faveur d’une augmentation tangible de leur pouvoir d’achat. En tout état de cause, il souhaiterait connaître ses intentions quant à une éventuelle modification de la règle d’écrêtement et des modalités de détermination du plafond d’exigibilité, étant rappelé que le plafonnement n’est pas spécifique à la fonction publique puisqu’il peut également s’appliquer au régime général.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>532</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif du cumul emploi-retraites (CER), ouvert aux fonctionnaires en application des articles L. 84 à L. 86 du code de pensions civiles et militaires de retraite (CPCMR), permet, sous certaines conditions d’âge et de durée d’assurance, de cumuler une pension de retraite avec des revenus d’activité. Lorsque les conditions de cumul intégral des revenus d’activité avec la pension ne sont pas remplies, le montant brut des revenus d’activité ne peut, par année civile, excéder le tiers du montant brut de la pension pour l’année considérée. Lorsqu’un excédent est constaté, il est déduit de la pension après application d’un abattement égal à la moitié du minimum garanti. Ces conditions de taux plein ne s’appliquent pas aux bénéficiaires de pensions de retraite pour invalidité : ces assurés peuvent bénéficier d’un cumul emploi-retraite intégral, sans condition d’âge. Leur départ anticipé est en effet lié à leur état de santé qui ne leur permet plus d’être apte à occuper un emploi au sein de la fonction publique, sans qu’ils aient de marge de manœuvre sur leur âge de départ. Sans méconnaître les situations difficiles dans lesquelles peuvent se trouver certaines personnes en raison d’un changement de situation personnelle et de la hausse du coût de la vie, il convient de rappeler que les autres possibilités de retraite anticipée se conçoivent comme une dérogation au dispositif de droit commun, en permettant le départ avant l’âge d’ouverture des droits. Ces départs anticipés relèvent d’un choix de l’assuré. Aussi, le dispositif d’écrêtement prévu dans le cadre du cumul emploi-retraite a vocation à favoriser la poursuite d’activité jusqu’à l’atteinte de la durée d’assurance requise pour percevoir une pension complète, plutôt qu’un départ trop précoce visant le cumul d’une pension avec des revenus d’activité. L’accession au dispositif de cumul emploi-retraites intégral est de ce fait ouvert uniquement aux agents ayant atteint le taux plein (par l’âge ou par la durée d’assurance), condition qui s’inscrit en cohérence avec le respect du principe de contributivité et de solidarité de notre système de retraites. Il n’est ainsi pas envisagé de faire évoluer les règles d’écrêtement, ce dispositif ayant déjà évolué en faveur des assurés lors de la dernière réforme des retraites. En effet, depuis la réforme des retraites de 2023, il est possible, pour les assurés ayant atteint le taux plein et pouvant donc bénéficier d’un cumul intégral, de se créer de nouveaux droits à retraite au titre de l’activité exercée dans le cadre du CER. Ce cumul intégral est ainsi possible lorsque l’ancien fonctionnaire atteint soit 67 ans, soit à compter de 64 ans, s’il dispose d’une durée d’assurance de 172 trimestres. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2809</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>532</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Dive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Réduction des inégalités entre droits familiaux dans le secteur public et privé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2809. — 10 décembre 2024. — M. Julien Dive attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur les droits spécifiques dont bénéficient les parents dans le cadre de leur retraite. Certains dispositifs existent. Même si parfois ils ne sont pas toujours simples à comprendre, dans certains cas, ils peuvent même créer des inégalités. Si ce constat peut être fait sur la question de l’âge de départ à la retraite, d’autres principes du régime ne sont pas mieux lotis. C’est l’état des lieux sur les droits familiaux que fait la Cour des comptes dans son rapport annuel sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale, publié en octobre. Lors du départ à la retraite, pour calculer le montant de la pension, le nombre d’enfants est pris en compte. Or lors de la naissance ou l’adoption d’un enfant, le régime général et les régimes alignés attribuent huit trimestres supplémentaires. En revanche, les régimes de la fonction publique attribuent seulement quatre trimestres pour les enfants nés avant le 1er janvier 2002 et deux trimestres pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2004. M. le député souligne l’importance de mener une réflexion approfondie sur la nécessité de réduire cette inégalité entre le secteur privé et le secteur public. Il lui demande des précisions quant aux intentions du Gouvernement afin de faire face à cette disparité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>533</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les réformes des retraites successives ont rapproché les règles en vigueur dans le régime général de retraite de celles applicables pour les régimes spéciaux des fonctionnaires sur plusieurs aspects : par exemple, la durée de services nécessaire pour obtenir le taux maximum de pension, l’instauration d’un système de décote ou de surcote, l’alignement de l’âge d’ouverture des droits et des conditions de revalorisation des pensions, l’ouverture du cumul emploi-retraite et plus récemment l’instauration de la retraite progressive. Toutefois, chacun des régimes est autonome, si bien que des spécificités peuvent subsister dans certains domaines, tel que le rappelle le Conseil d’État dans son avis des 16 et 23 janvier 2020 portant sur un projet de loi instituant un système universel de retraite. C’est notamment le cas dans le domaine des droits familiaux et conjugaux. A titre d’exemple, au sein du régime général, la condition de non remariage n’est pas imposée au conjoint survivant ou divorcé d’un salarié du secteur privé pour bénéficier d’une pension de réversion, alors qu’elle est appliquée au régime spécial des fonctionnaires de l’État. Inversement, s’il existe dans le régime général une condition de ressources pour l’obtention d’une pension de réversion, aucune condition de même nature ne figure dans le régime des fonctionnaires, qui est donc plus avantageux sur ce point. S’il n’a pas été envisagé de faire évoluer les droits familiaux dans le cadre de la réforme des retraites de 2023, à l’exception de la création de la surcote famille, ce sujet est bien pris en compte par le Gouvernement, qui participe activement à un travail de réflexion plus vaste sur la révision des droits familiaux, animé par le Conseil d’orientation des retraites (COR). Ce travail, initié courant 2023, réunit les différents acteurs du domaine des retraites et permet d’expertiser plusieurs pistes d’évolution des droits familiaux et conjugaux de façon à ce qu’ils restent pertinents au regard des évolutions socio-démographiques. Ces travaux visent à rechercher une convergence de ces droits familiaux, tout en restant compatibles avec la soutenabilité financière des régimes de retraite et en mesurant les effets redistributifs d’une telle convergence.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2865</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>533</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Revalorisation du statut de secrétaire de mairie pour les agents de catégorie C</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2865. — 17 décembre 2024. — M. David Habib attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur la réforme du cadre statutaire applicable aux secrétaires généraux de mairie. Les agents de catégorie C relevant du premier grade (C1) exerçant les missions de secrétaire général de mairie sont exclus de la loi n° 2023-1380 du 30 décembre 2023 visant à revaloriser le métier de secrétaire de mairie. Cependant, dans les faits, une grande partie des secrétaires généraux de mairie de communes rurales a été recrutée sur ce grade pour pallier le manque de candidats C2 et C3. Les arrêtés de nomination n’ont pour autant pas été retoqués par le contrôle de légalité. Il apparaîtrait donc normal que la même tolérance puisse aussi se faire pour permettre à ces agents d’accéder à un grade en adéquation avec leurs missions et donc de pouvoir bénéficier des mêmes dispositions que les agents C2 et C3. Au-delà, il pourrait être mis en place un régime dérogatoire et automatique de promotion de tous les C1 au grade de C2 dès lors que ces agents exercent des missions de secrétaire général de mairie. Aussi, considérant cette situation, il lui demande si ces agents de catégorie C du premier grade pourront bénéficier de la loi n° 2023-1380 du 30 décembre 2023.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>533</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 2 de la loi n° 2023-1380 du 30 décembre 2023 a déterminé le vivier des fonctionnaires éligibles à la promotion interne spécifique, hors quota, prévue pour les secrétaires de mairie en catégorie C. Le premier alinéa de cet article réserve cette voie aux "fonctionnaires de catégorie C relevant des grades d’avancement". Le législateur a ainsi fait le choix de confirmer les textes réglementaires en la matière. Cependant, comme il s’avère que des agents en C1 exercent, de fait, cette fonction, le décret n° 2024-826 du 16 juillet 2024 a permis la prise en compte de l’ancienneté de service en C1 pour bénéficier du dispositif de promotion interne, dès lors qu’ils sont promus en C2. La circulaire interministérielle du 18 octobre 2024 ne pouvait aller plus loin que les termes de la loi et ses décrets d’application. Toutefois, elle a rappelé qu’il appartient aux employeurs de promouvoir les agents concernés, qui remplissent les conditions d’avancement, en C2 afin qu’ils puissent ensuite bénéficier du plan de requalification dont le terme est prévu au 31 décembre 2027. Par ailleurs, il convient de rappeler que la promotion interne hors quota prévue au profit des secrétaires de mairie est inédite dans la fonction publique territoriale et très favorable. En outre, le fait que le décret du 16 juillet précité ne proratise pas la durée d’exercice des fonctions pour les agents à temps non complet sur des petites quotités de travail pour détenir les quatre années de services effectifs exigées, également par dérogation au droit commun pour les agents à temps non complet, est de nature à favoriser l’application de ces mesures aux agents ayant de faibles quotités de travail. Dans ces conditions, le Gouvernement considère que les outils sont à la disposition des employeurs territoriaux pour promouvoir les secrétaires de mairie actuellement en catégorie C1 et leur faire bénéficer de la reconnaissance de leur métier prévue dans la loi.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2942</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>534</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Grégoire</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Sauver le dispositif « Talents du service public »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2942. — 24 décembre 2024. — M. Emmanuel Grégoire attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur l’avenir du dispositif « Talents du service public » et plus particulièrement sur la pérennisation des concours externes « Talents » destinés aux étudiants boursiers les plus méritants et aux demandeurs d’emplois. Instaurées dans le cadre de la réforme de l’encadrement supérieur de l’État initiée en 2021 par la suppression de l’École nationale d’administration (ENA) et son remplacement par l’Institut national du service public (INSP), les classes préparatoires « Talents » et leurs concours associés incarnent une avancée significative en matière d’égalité des chances. Ce dispositif expérimental garantit environ 15 % de places supplémentaires dans les concours externes de cinq grandes écoles de service public : l’Institut national du service public (INSP), l’Institut national des études territoriales (INET), l’École des hautes études de santé publique (EHESP), l’École nationale supérieure de la police (ENSP) et l’École nationale d’administration pénitentiaire (ENAP). Ce dispositif offre ainsi aux étudiants boursiers et aux demandeurs d’emploi des conditions favorables pour accéder à la haute fonction publique. Cependant, ces concours, et le principe d’égalité des chances qu’il venait consolider, sont aujourd’hui menacés. Les étudiants ont pris connaissance par voie de presse que, sans texte législatif adopté avant le 31 décembre 2024, les places qui leurs étaient destinées pourraient disparaître. Cette situation est à l’origine d’une profonde insécurité juridique et compromet l’avenir des dizaines d’étudiants engagés dans des préparations exigeantes, qui ont fait le choix de ne s’inscrire qu’à ces concours spécifiques. Face à l’urgence et en écho aux revendications des étudiants concernés, M. le député demande à M. le ministre, d’une part, si le rapport d’évaluation du concours externe « Talents », prévu par l’article 5 de l’ordonnance du 3 mars 2021, sera publié dans les délais impartis afin d’informer le Parlement et les parties prenantes sur les résultats de cette expérimentation ; d’autre part, quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour garantir la continuité des concours « Talents » en 2025, que ce soit par une prolongation de l’expérimentation ou par une intégration définitive dans le cadre législatif existant. Ce dispositif symbolise l’engagement de l’État en faveur d’une administration plus représentative de la diversité de la société française, sans renoncer aux exigences d’excellence. Il est donc essentiel que cette promesse soit tenue. M. le député appelle ainsi le Gouvernement à clarifier ses intentions pour préserver cette initiative et à garantir aux étudiants concernés la sérénité nécessaire pour préparer leurs épreuves. Il souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>534</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre du Plan Talents du service public et afin de diversifier la haute fonction publique, l’ordonnance n° 2021-238 du 3 mars 2021 favorisant l’égalité des chances pour l’accès à certaines écoles de service public a permis l’ouverture, à titre expérimental, d’un concours externe spécial dans certaines écoles. Ces écoles ont été identifiées par le décret n° 2021-239 du 3 mars 2021 instituant des modalités d’accès à certaines écoles de service public et relatif aux cycles de formation y préparant. Six concours externes spéciaux d’accès à cinq écoles (INSP, INET, EHESP, ENAP et ENSP), destinés aux boursiers de l’enseignement supérieur et aux demandeurs d’emploi qui ont suivi un cycle de formation sélectif de préparation à ces concours ont donc été créés. Cette ordonnance, prise en application de la loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique, fixe la fin de cette expérimentation au 31 décembre 2024. Lors d’une visite aux élèves de l’institut national du service public et de l’institut national des études territoriales, le 16 janvier 2025, le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification a annoncé sa volonté de prolonger l’expérimentation du dispositif des concours Talents. Dès le 20 janvier suivant, le Gouvernement a engagé la procédure accélérée sur la proposition de loi n° 763 visant à proroger ce dispositif d’expérimentation, déposée le 19 décembre 2024 à l’Assemblée nationale et renvoyée à la commission des lois, afin de permettre aux écoles déjà engagées dans cette expérimentation de pouvoir la poursuivre.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>779</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>535</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Protection des dénominations propres aux denrées alimentaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            779. — 15 octobre 2024. — M. Corentin Le Fur alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’utilisation fallacieuse, par les industriels spécialisés dans la production de produits à base de protéines végétales, de dénominations animales pour décrire, promouvoir ou commercialiser leurs produits. En application des dispositions de la loi n° 2020-699 du 10 juin 2020 relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires : « Les dénominations utilisées pour désigner des denrées alimentaires d’origine animale ne peuvent être utilisées pour décrire, commercialiser ou promouvoir des denrées alimentaires comportant des protéines végétales ». Ces dispositions, codifiées à l’article L. 412-10 du code de la consommation, ont fait l’objet des décrets d’application n° 2022-947 du 29 juin 2022 relatif à l’utilisation de certaines dénominations employées pour désigner des denrées comportant des protéines végétales et n° 2024-144 du 26 février 2024 relatif à l’utilisation de certaines dénominations employées pour désigner des denrées comportant des protéines végétales. Le vendredi 4 octobre 2024, saisie par le Conseil d’État à la suite d’un recours déposé par une association de défense des industriels des protéines végétales, la Cour de justice de l’Union européenne a estimé que les alternatives végétales à la viande pouvaient être qualifiées de « steak », « jambon » ou « saucisse ». Elle a enjoint le Conseil d’État de rendre une décision définitive sur l’utilisation de ces termes. La loi relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires a été votée par les représentants du peuple, puis promulguée. Malgré cela, la Cour de justice de l’Union européenne a estimé que les pays de l’Union européenne ne peuvent interdire aux entreprises qui fabriquent des substituts de viande à base de plantes de les appeler « steaks », « jambon » ou « saucisse ». C’est un arrêt qui est extrêmement mal vécu par les agriculteurs et les professionnels de l’industrie agro-alimentaire. Il n’est acceptable ni pour les éleveurs, qui subissent une concurrence insidieuse, ni pour les consommateurs, qui sont privés d’accès à une information claire lorsque des produits à base de protéines végétales sont présentés sous une appellation propre aux denrées d’origine animale. C’est pourquoi il lui demande quels leviers le Gouvernement entend actionner afin de faire appliquer la loi votée il y a plus de quatre ans maintenant et s’il envisage, en parallèle, d’agir au niveau européen pour protéger les dénominations et ainsi assurer la promotion de la gastronomie européenne à l’international.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>535</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans un souci de protection du consommateur, le Parlement a décidé en 2020 avec la loi relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires d’interdire, pour désigner les denrées alimentaires comportant une part de protéines végétales, l’utilisation de dénominations traditionnellement associées aux produits d’origine animale, lorsque cette part de protéines végétales excède un seuil fixé par décret. En juin 2022, le Gouvernement a pris, en application de cette loi un décret, pour mettre en œuvre cette interdiction et encadrer l’usage des dénominations relatives aux denrées d’origine animale. Ce décret devait entrer en vigueur au 1er octobre 2022. En juillet 2022, saisi par l’association Protéines France, le Conseil d’État a suspendu l’exécution de ce décret et posé plusieurs questions préjudicielles à la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) relative à l’interprétation du règlement concernant l’information du consommateur sur les denrées alimentaires, dit règlement INCO. Ces questions visent à clarifier si le règlement INCO autorise un État membre à règlementer l’usage des dénominations associées aux produits d’origine animale qui sont usuelles ou descriptives, ainsi que les modalités pour les règlementer. Par ailleurs, conformément à la volonté du législateur, le Gouvernement a pris en février 2024 un nouveau décret, tenant compte des observations du Conseil d’État qui se substituait au précédent décret. La CJUE a rendu son arrêt le 4 octobre 2024 dont le Gouvernement examine le contenu et les conséquences éventuelles à tirer en droit.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>952</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>535</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Pradié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Cérémonie d’obsèques sans corps</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            952. — 15 octobre 2024. — M. Aurélien Pradié interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la question de l’organisation d’obsèques dans le cas d’une disparition sans corps. Le deuil sans le corps du défunt est une épreuve pour les familles, car le processus de deuil ne peut se réaliser sans les différentes étapes qui conduisent à l’organisation de funérailles dont la mise en terre ou au tombeau. Sans le corps, la conscience du décès est alors altérée, car peut perdurer un espoir, pourtant irrationnel. L’organisation d’une cérémonie et l’enterrement au cimetière sont donc des étapes du processus de deuil. Il est donc important que les proches puissent s’inscrire dans l’ensemble des moments des obsèques lorsque le corps du défunt n’est pas présent en raison de circonstances tragiques laissant penser au décès. La matérialisation de cette séparation est laissée à la discrétion de la famille car la liberté d’organiser des funérailles est une liberté individuelle reconnue depuis le XIXe siècle. Les proches sont ainsi libres de prendre les dispositions qui correspondent le mieux aux circonstances de la disparition par l’organisation d’une cérémonie religieuse ou civile. Depuis toujours, il est possible de se faire enterrer avec des objets personnels, ou de glisser des objets dans le cercueil, des photos, des fleurs, des bijoux, des lettres ou des symboles religieux. Tous les objets déposés doivent répondre à des caractéristiques de biodégradabilité. Ainsi, les proches peuvent-ils souhaiter, de symboliser la présence du disparu dans le caveau familial en déposant des objets personnels lui ayant appartenu, des objets significatifs de sa personnalité. En l’absence de cercueil, ce rite permet « d’enterrer le défunt » avec les siens, il n’est plus disparu. Cependant, l’autorisation d’ouverture d’un caveau n’est prévue que dans les hypothèses d’une inhumation, du dépôt d’une urne funéraire ou d’une exhumation. Le caveau familial au sein d’un cimetière représente la réunion des défunts d’une même famille. Il est le lieu de recueillement et de mémoire, de respect envers les défunts qui s’inscrit dans le temps. La famille d’un disparu doit pouvoir enterrer symboliquement le disparu, en déposant dans le caveau familial des objets qui le représentent, comme il est possible de déposer des objets personnels dans un cercueil. Cette possibilité n’est pas expressément prévue par les dispositions législatives des opérations funéraires du code général des collectivités territoriales, or elle ne s’oppose pas aux principes édictés. Aussi il lui demande ce qu’elle entend faire pour que les familles puissent procéder à cet enterrement symbolique dans un caveau familial.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>536</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aux termes de l’article L. 2213-8 du code général des collectivités territoriales (CGCT), « Le maire assure la police des funérailles et des cimetières ». L’article L. 2213-9 du même code dispose que « Sont soumis au pouvoir de police du maire le mode de transport des personnes décédées, le maintien de l’ordre et de la décence dans les cimetières, les inhumations et les exhumations, sans qu’il soit permis d’établir des distinctions ou des prescriptions particulières à raison des croyances ou du culte du défunt ou des circonstances qui ont accompagné sa mort ». Au titre de ces pouvoirs de police spéciale, le maire délivre les autorisations d’ouverture de caveau, qui ne font pas l’objet de dispositions spécifiques du CGCT, mais sont indispensables à la réalisation d’autres opérations consécutives au décès, notamment l’inhumation du cercueil ou de l’urne au sein d’une concession de famille. Cependant, le droit en vigueur n’a pas entendu limiter explicitement à l’accomplissement de ces opérations la délivrance d’une autorisation d’ouverture de caveau. Ainsi, compte tenu de l’article 16-1-1 du code civil, postulant notamment les principes de respect, dignité, décence à observer à l’égard des défunts, du respect de l’ordre public au sein du cimetière, de l’accord des ayants droits, de la biodégradabilité et de l’absence de pollution pour les sols induite par les objets en question, ainsi que des justifications apportées à l’appui de la demande, il appartient au maire, dans le cadre de l’exercice de son pouvoir de police spéciale des funérailles, de déterminer si une autorisation d’ouverture de caveau peut être délivrée afin d’accéder à la demande de dépôt d’objets personnels ayant appartenu à un défunt au sein d’une concession de famille, placés dans un reliquaire, dans le cas où aucun corps n’a pu être retrouvé. Il est rappelé par ailleurs que le guide de recommandations relatif aux urnes funéraires et aux sites cinéraires mentionne la possibilité d’autoriser l’inhumation ou le dépôt dans une case de columbarium d’une urne vide, pour les personnes relevant des catégories listées par l’article L. 2223-3 du CGCT, lorsqu’il est établi que les circonstances du décès ne permettent pas de retrouver le corps.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1109</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>536</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Transfert de compétences « eau et assainissement » prévu par la loi NOTRe</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1109. — 22 octobre 2024. — M. Marc Chavent interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l’application du transfert de compétences en matière d’eau et d’assainissement prévu par la loi NOTRe du 7 août 2015. En effet, bien que M. le Premier ministre ait annoncé qu’il n’y aurait plus de transfert obligatoire aux communautés de communes lors des questions d’actualité au Sénat le 9 octobre dernier, les élus communautaires sont dans l’expectative des modalités d’application budgétaire de cette réforme dans l’hypothèse où le choix de transfert de compétences serait approuvé. Aussi, afin de garantir la réussite de cette transition, il lui demande d’apporter une clarification sur les budgets alloués par l’État en cas de transfert de compétences « eau et assainissement » aux communautés de communes afin de leur permettre d’engager une politique d’investissement et de fonctionnement des services ad hoc le cas échéant.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>536</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le renouvellement des réseaux et leur mise aux normes dans les années à venir sont un très fort enjeu pour le bloc communal, dont c’est une compétence historique. Toutefois, il s’agit aussi d’un service public industriel et commercial qui a vocation à largement s’auto-financer. Ce type de travaux peut déjà bénéficier de la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) et de la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR) – maintenus à un niveau élevé en 2024, de respectivement 570 M€ et 1,046 Md€ en autorisations d’engagement. A titre d’illustration, les différentes dotations d’investissement de l’État ont permis de soutenir en 2023 près de 1 300 opérations relatives à la compétence eau et assainissement des collectivités (modernisation des réseaux d’eau potable, des points de captage, stations d’épuration). Ces travaux peuvent, par ailleurs, bénéficier des aides des agences de l’eau ou encore du fonds vert.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1224</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>537</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Croizier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Adhésion des communes à un établissement public foncier local</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1224. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Croizier attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les modalités d’adhésion des communes à un établissement public foncier local (EPFL). La loi pour l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN), promulguée en 2018, est venue modifier les articles L. 324-2 et L. 324-2-1 A du code de l’urbanisme de telle sorte que l’adhésion d’une commune à un EPFL n’est possible que lorsqu’elle n’est pas membre d’un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre, soit à savoir les seules îles maritimes constituées d’une seule commune. Aussi, cette modification de la loi ne permet pas de prendre en compte la diversité des situations territoriales au sein des EPCI et des disparités qui peuvent exister en leur sein. En effet, dans le cas d’un EPCI à forte propension rurale, seule une minorité de communes peuvent avoir la nécessité des services offerts par un EPFL. En l’absence de majorité et compte tenu de la taxe spéciale d’équipement (TSE) dont doit s’acquitter l’EPCI en cas d’adhésion à un EPLF, certaines assemblées ne souhaitent pas délibérer en faveur d’une adhésion. Ainsi, des communes sont privées de cet outil foncier précieux pour l’aménagement du territoire et la réalisation de projets de développement. Aussi, il l’interroge afin de connaître les mesures qu’elle entend entreprendre pour résoudre cette difficulté et permettre à ces communes de faire appel à un établissement public foncier local au service de leur stratégie d’acquisition et d’aménagement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>537</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 55 de la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Elan) a modifié les articles L. 324-2 et L. 324-2-1 A du code de l’urbanisme, en supprimant le critère de compétence des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) en matière de programme local de l’habitat, pour adhérer à un établissement public foncier local (EPFL) et en y substituant la précision « à fiscalité propre ». Cette modification a été introduite par amendement parlementaire lors de l’examen du projet de loi en commission au Sénat afin, selon son exposé des motifs, de « faciliter la création et l’adhésion des établissements publics de coopération intercommunale et des communes à un établissement public foncier local », de manière à améliorer la couverture du territoire national par des établissements publics fonciers locaux. Il découle désormais de la rédaction des articles L. 324-2 et L. 324-2-1 A que l’adhésion d’une commune à un EPFL n’est possible que lorsqu’elle n’est pas membre d’un EPCI à fiscalité propre. Par conséquent, seules les communes mentionnées au V de l’article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales (CGCT), à savoir les communes nouvelles issues de la fusion de toutes les communes membres d’un ou de plusieurs EPCI à fiscalité propre et les îles maritimes constituées d’une seule commune, peuvent désormais adhérer à un EPFL à titre individuel. Pour autant, cette modification est sans incidence pour les communes ayant adhéré à un EPFL avant l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions, soit le 25 novembre 2018, puisqu’elles peuvent demeurer membres de l’EPFL. L’adhésion des seuls EPCI à fiscalité propre aux EPFL à compter de novembre 2018 vise ainsi à favoriser une politique d’acquisition foncière et immobilière volontariste portée au niveau intercommunal, dans l’intérêt des communes membres de l’EPCI.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1271</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>537</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Formation des élus du Pacifique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1271. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Metzdorf interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l’exercice par les élus locaux du Pacifique de leur droit individuel à la formation. En effet, depuis la loi du 31 mars 2015, les élus français ont un droit individuel à la formation (DIFE) leur permettant de réaliser les formations de leur choix sans ponctionner le budget de leur collectivité (même si la ligne budgétaire « formation des élus » est obligatoire). De 2015 à 2022, les élus devaient remplir un formulaire papier, tamponné par l’organisme de formation agréé, pour s’inscrire à une formation. Le 7 janvier 2022, est entrée en application la plateforme « Mon Compte Elu » issue de celle nationale « Mon Compte Formation » qui gère notamment le CPF des salariés du privé pour procéder à cette inscription. Dans un souci d’harmonisation, à défaut de simplification effective, la gestion des fonds personnels des élus (DIFE), comme ceux des salariés (CPF), a été confiée à la Caisse des dépôts et consignations. Et, depuis le 25 octobre 2022, les élus doivent pour consulter leurs droits et s’inscrire à une formation : d’une part, créer une identité numérique La Poste, d’autre part, se connecter via leur numéro de sécurité sociale. Or cette évolution a des conséquences négatives directes pour les élus locaux du Pacifique car non seulement, ils ne disposent pas d’un régime de protection sociale propre et autonome reconnu par « Mon Compte Élu » lors de la saisie de leur numéro personnel. Mais encore, le service La Poste n’existe pas en Polynésie français, ce qui ne leur permet pas de créer une identité numérique La Poste. Par conséquent, depuis le début du mandat de 2020, les élus polynésiens sont prélevés via la cotisation obligatoire de 1 % afin d’alimenter leur DIFE mais la mise en place en 2022 de la connexion obligatoire via la sécurité sociale et l’identité numérique La Poste, prive techniquement les élus polynésiens et calédoniens de la possibilité d’exercer leur droit individuel à la formation. Ainsi, il lui serait reconnaissant de bien vouloir l’éclairer sur les moyens qu’elle entend mettre en œuvre pour répondre à cette difficulté.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>538</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les ordonnances n° 2021-45 du 20 janvier 2021 et n° 2021-71 du 27 janvier 2021 portant réforme de la formation des élus locaux ont profondément rénové le dispositif permettant aux élus locaux de se former pour l’exercice de leur mandat. Depuis janvier 2022, ces élus peuvent directement mobiliser leur droit individuel à la formation (DIF) via Mon Compte Élu (MCE), une plateforme numérique adossée à Mon Compte Formation (MCF) dont la gestion est assurée par la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Face aux nombreuses fraudes et tentatives de fraudes sur la plateforme MCF, des mesures de sécurité renforcées ont dû être mises en place, bénéficiant automatiquement à MCE. Un niveau supérieur de sécurité, France Connect +, qui suppose la création en amont d’une identité numérique, est déployé depuis le 25 octobre 2022 pour l’achat d’une formation sur MCF et MCE. Cette bascule a constitué une étape essentielle en matière de cybersécurité et vise à préserver les droits des utilisateurs. Si les ordonnances précitées ont bien étendu le bénéfice de cette plateforme aux élus municipaux du Pacifique (Polynésie Française &amp; Nouvelle Calédonie) en prévoyant, pour ces territoires, une comptabilisation des droits en francs CFP, celle-ci n’est, en l’état, pas accessible à ces élus. En effet, son fonctionnement implique l’utilisation d’un système d’identification reposant notamment sur le numéro de sécurité sociale (NIR). Or, les élus locaux de Polynésie Française et de la Nouvelle-Calédonie ne disposent pas de NIR, la sécurité sociale relevant de la compétence locale. C’est pourquoi ces élus bénéficient, depuis l’entrée en vigueur de la réforme, d’une procédure spécifique qui ne nécessite pas de connexion à un espace en ligne et donc à France Connect +. Leur demande est directement traitée par un gestionnaire de la Caisse des dépôts et consignations via des formulaires de contact accessibles sur le site https://www.moncompteformation.gouv.fr/espace-prive/html/#/aide/ELU/etape/762. En outre, les évolutions liées au passage à France connect + ayant constitué un obstacle pour les élus souhaitant utiliser leurs droits individuels à la formation, le Gouvernement a tenu compte des difficultés rencontrées dans l’accès et l’utilisation de la plateforme et a rehaussé de 700€ à 800€ le plafond des droits pouvant être détenus par chaque élu sur son compte, de manière pérenne. L’arrêté du 27 mars 2023 modifiant l’arrêté du 12 juillet 2021 portant diverses mesures applicables au droit individuel à la formation des élus locaux a étendu cette augmentation aux élus de Polynésie Française et de la Nouvelle-Calédonie, qui ont donc bénéficié de cette revalorisation même s’ils n’ont pas été concernés par le passage à France Connect +. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1522</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>538</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Transport des élèves en situation de handicap vers le lieu de pratique sportive</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1522. — 29 octobre 2024. — M. Lionel Causse interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur le transport des élèves en situation de handicap entre leur établissement scolaire et le lieu de pratique dans le cadre des cours d’éducation physique et sportive (EPS) lorsqu’il se situe à l’extérieur de l’établissement. La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a posé le principe du droit à une scolarité en milieu ordinaire pour les enfants en situation de handicap. La scolarité inclue l’intégralité des disciplines et les enseignants d’éducation physique ont accompagné cette évolution en faveur des élèves en situation de handicap en adaptant leurs enseignements. Il subsiste des situations dans lesquelles le département refuse de prendre en charge le transport et le lieu de pratique de l’EPS et où l’autorité académique n’apporte pas de solution aux usagers. Ainsi, il aimerait connaître les modalités de prise en charge des transports des élèves en situation de handicap afin de se rendre sur le lieu de l’enseignement. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>538</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aux termes de l’article L. 3111-1 du code des transports le département est, hors de la région Ile-de-France, l’autorité compétente pour le transport des élèves en situation de handicap vers les établissements scolaires. En effet, l’article 15 de la loi n° 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République a transféré aux régions les compétences exercées par les départements en matière de transports non urbains, à l’exclusion du transport spécial des élèves handicapés vers les établissements scolaires. Par ailleurs, l’article R. 3111-24 du même code dispose que les frais de déplacement exposés par les élèves handicapés qui fréquentent un établissement d’enseignement général, agricole ou professionnel, public ou privé placé sous contrat ou reconnu aux termes du livre VIII du code rural et de la pêche maritime, et qui ne peuvent utiliser les moyens de transport en commun en raison de la gravité de leur handicap, médicalement établie, sont pris en charge par le département du domicile des intéressés. Le département est ainsi compétent, hors de la région Ile-de-France, pour la prise en charge des frais de transport des élèves en situation de handicap vers leur établissement scolaire. Aucune disposition légale ou réglementaire ne permet au département de refuser la prise en charge des frais de transport des élèves en situation de handicap vers le lieu de pratique de l’éducation physique et sportive lorsqu’il se situe à l’extérieur de l’établissement. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1640</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>539</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Assainissement non collectif</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1640. — 5 novembre 2024. — Mme Laurence Robert-Dehault attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’application des articles L. 1331-1-1 et L. 1331-8 du code de la santé publique (CSP), concernant l’assainissement non collectif, qui est contrôlé par les communes ou leurs établissements publics de coopération exerçant la compétence en matière d’assainissement. En effet, Mme la députée a été interpellée par un propriétaire qui doit réhabiliter son dispositif d’assainissement non collectif dans les deux ans à venir (article L. 1331-1-1 du CSP) (l’ancien propriétaire n’a rien fait pendant 8 ans et il n’en a pas informé l’actuel propriétaire lors de la vente), sous peine d’astreinte financière annuelle (484 euros TTC en l’espèce, montant révisable chaque année), facturée chaque année tant qu’il n’aura pas satisfait à cette obligation légale (article L. 1331-8 du CSP). Le devis des travaux de mise en conformité est de 23 356,99 euros et ce propriétaire ne peut toucher qu’une aide de 1 500 euros de sa communauté de communes, soit 6,42 % de la somme totale. Or il n’a pas les moyens de payer le restant (21 856,99 euros) et il ne peut emprunter, ayant déjà des emprunts en cours. Elle lui demande donc quelles sont les intentions du Gouvernement à ce sujet et ce qu’il compte faire pour permettre aux personnes concernées d’être mieux aidées financièrement en la matière. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>539</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 1331-1-1 du code de la santé publique prescrit aux propriétaires d’immeubles non raccordés au réseau publique de collecte des eaux usées de s’équiper d’une installation d’assainissement non collectif et d’en assurer l’entretien régulier. Conformément à l’article L. 2224-8 du code général des collectivités territoriales, les communes ou leurs groupements assurent le contrôle de ces installations et établissent un document à l’attention du propriétaire précisant, le cas échéant, les travaux à réaliser. Dès lors, en cas d’une vente de tout ou partie d’un immeuble à usage d’habitation non raccordé au réseau public de collecte des eaux usées, ce document doit être joint au dossier de diagnostic technique prévu aux articles L. 271- 4 et L. 271-5 du code de la construction et de l’habitation. Il doit être daté de moins de trois ans au moment de la signature de l’acte de vente. Si le contrôle des installations d’assainissement non collectif est daté de plus de trois ans ou inexistant, sa réalisation est à la charge du vendeur (article L. 1331-11-1 du code de la santé publique). Par ailleurs, en l’absence, lors de la signature de l’acte de vente du document précité en cours de validité, le vendeur ne peut pas s’exonérer de la garantie des vices cachés correspondante (II de l’article L. 271-4 du code de la construction et de l’habitation). En cas de constatation de la non-conformité de l’installation, le propriétaire a l’obligation de réaliser les travaux mentionnés dans un délai de quatre ans à compter de la notification du document établi à l’issue du contrôle par les collectivités territoriales, sous peine d’être astreint, en application de l’article L. 1331-8 du code de la santé publique, « au paiement d’une somme au moins équivalente à la redevance qu’il aurait payée au service public d’assainissement si son immeuble avait été raccordé au réseau ou équipé d’une installation d’assainissement autonome réglementaire, et qui peut être majorée dans une proportion fixée par le conseil municipal ou le conseil de la métropole de Lyon dans la limite de 400 %  ». En cas de non-conformité de l’installation d’assainissement non collectif lors de la signature de l’acte authentique de vente, il revient à l’acquéreur de faire procéder aux travaux de mise en conformité dans un délai d’un an après l’acte de vente (article L271-4 du code de la construction et de l’habitation). Toutefois, afin d’alléger la charge financière supportée par les propriétaires procédant aux travaux de réhabilitation, divers dispositifs ont été mis en place par l’Etat en fonction du statut de la personne effectuant les travaux. Dans l’hypothèse de travaux réalisés par des entreprises privées, les propriétaires peuvent bénéficier, sous conditions, d’aides de l’Agence Nationale pour l’Amélioration de l’Habitat (ANAH), ou du prêt destiné à l’amélioration de l’habitat de la Caisse d’Allocations Familiales. En outre, ces travaux bénéficieront du taux réduit de la TVA à 10 %. Enfin, depuis la loi de finances n° 2008-1425 du 27 décembre 2008, les propriétaires éligibles peuvent également bénéficier, sans condition de ressources, de l’éco-prêt à taux zéro pour des travaux dans un logement à usage de résidence principale. Il s’agit d’un prêt pour les travaux de réhabilitation d’une installation d’assainissement non collectif par un dispositif ne consommant pas d’énergie, qui est cumulable avec les autres aides. Par ailleurs, les propriétaires peuvent également décider de confier la réalisation de ces travaux aux communes ou à leurs groupements. Ils devront alors s’acquitter des frais correspondant aux travaux après déduction d’éventuelles subventions pouvant être versées à la commune par les agences de l’eau et offices de l’eau ou par les conseils départementaux. Les communes ou leurs groupements compétents en matière d’assainissement peuvent proposer aux propriétaires de bénéficier de l’étalement du remboursement de ces frais.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1930</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>540</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Dignité des sépulture sans monument</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1930. — 12 novembre 2024. — Mme Sandrine Le Feur interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la réglementation relative au secteur du funéraire. De nombreuses disposition du code général des collectivités territoriales (CGCT) régissent l’organisation matérielle des sépultures et les possibilités pour les proches de matérialiser celles-ci. Ainsi, s’agissant des sépultures en terrain commun, l’article R. 2223-4 du CGCT dispose que « les fosses sont distantes les unes des autres de 30 à 40 centimètres sur les côtés et de 30 à 50 centimètres à la tête et aux pieds ». Ces distances devant impérativement être respectées, la délimitation de ces emplacements doit être effectuée au sein du cimetière et incombe à la commune. S’agissant des espaces concédés, l’article L. 2223-13 du CGCT prévoit que « le terrain nécessaire aux séparations et passages établis autour des concessions de terrains mentionnées ci-dessus est fourni par la commune ». Là encore, le droit en vigueur fait obligation à la mairie de réserver un espace entre chaque emplacement concédé, ce qui doit permettre de matérialiser ceux-ci au sein du cimetière et par rapport aux emplacements voisins. Par ailleurs, l’article L. 2223-12 du code précité dispose que « tout particulier peut, sans autorisation, faire placer sur la fosse d’un parent ou d’un ami une pierre sépulcrale ou autre signe indicatif de sépulture ». Ces dispositions s’appliquent tant aux sépultures en terrain commun qu’aux concessions. Toutefois, ce corpus réglementaire se révèle imparfait et insuffisant. Les dispositions en matière de délimitation ne sont dans les faits pas toujours respectées. Surtout elles sont suffisamment imprécises pour que rien n’oblige à aménager ou délimiter une concession ni à indiquer le nom d’un défunt. C’est pourquoi on rencontre des situations de sépulture totalement anonymes, sans aménagement ni délimitation, qui choquent certaines sensibilités. Ces situations sont principalement rencontrées suite à une inhumation, quand la famille est en attente d’un monument. Sans contrevenir à la liberté individuelle du défunt de définir ses funérailles, son mode de sépulture et les ornements à apporter à celle-ci, il apparaît opportun d’étayer la réglementation du funéraire afin que chaque sépulture présente l’aménagement minimal assurant la dignité de l’emplacement : un emplacement délimité et le nom du défunt. Elle lui demande en conséquence quelles instructions elle envisage de donner afin de prendre en compte ces situations.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>540</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Plusieurs dispositions du code général des collectivités territoriales (CGCT) ont trait à l’organisation matérielle des sépultures et à la possibilité dont disposent les proches des défunts pour matérialiser celles-ci. Tout d’abord, s’agissant des sépultures en terrain commun, l’article R. 2223-4 du CGCT dispose que : « Les fosses sont distantes les unes des autres de 30 à 40 centimètres sur les côtés, et de 30 à 50 centimètres à la tête et aux pieds ». Ces distances devant impérativement être respectées, la délimitation de ces emplacements doit être effectuée au sein du cimetière et incombe à la commune. Par ailleurs, s’agissant des espaces concédés, l’article L. 2223-13 du CGCT prévoit que « Le terrain nécessaire aux séparations et passages établis autour des concessions de terrains mentionnées ci-dessus est fourni par la commune ». Là encore, le droit en vigueur fait obligation à la mairie de réserver un espace entre chaque emplacement concédé, ce qui permet de matérialiser ceux-ci au sein du cimetière et par rapport aux emplacements voisins. L’article L. 2223-12 du code précité dispose en outre que « Tout particulier peut, sans autorisation, faire placer sur la fosse d’un parent ou d’un ami une pierre sépulcrale ou autre signe indicatif de sépulture ». Ces dispositions s’appliquent tant aux sépultures en terrain commun qu’aux concessions. Le droit en vigueur n’interdit donc pas aux familles qui le souhaitent, dans l’attente de la pose d’un monument funéraire définitif, de faire placer sur la sépulture un dispositif provisoire, dans la mesure où les dispositions du règlement de cimetière sont respectées. Au surplus, la loi du 15 novembre 1887 relative à la liberté des funérailles prévoit, en son article 3 que « Tout majeur ou mineur émancipé, en état de tester, peut régler les conditions de ses funérailles, notamment en ce qui concerne le caractère civil ou religieux à leur donner et le mode de sa sépulture. Il peut charger une ou plusieurs personnes de veiller à l’exécution de ses dispositions.Sa volonté, exprimée dans un testament ou dans une déclaration faite en forme testamentaire, soit par devant notaire, soit sous signature privée, a la même force qu’une disposition testamentaire relative aux biens, elle est soumise aux mêmes règles quant aux conditions de la révocation ». La volonté du défunt quant à ses funérailles et son mode de sépulture peut porter sur les ornements à apporter à celle-ci. Il n’apparaît donc pas opportun, eu égard aux principes essentiels garantis par cette loi ainsi qu’aux dispositions précitées du CGCT, d’envisager une évolution de la réglementation funéraire prescrivant l’obligation d’apposer un signe distinctif sur toute sépulture, qui pourrait se révéler contraire à la volonté exprimée par le défunt.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2333</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>541</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Maillot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Indisponibilité de l’offre d’audiodescription à La Réunion</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2333. — 26 novembre 2024. — M. Frédéric Maillot interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur l’indisponibilité de l’offre d’audiodescription pour les personnes mal voyantes et aveugles à La Réunion. L’Association des personnes non voyantes et mal voyantes de La Réunion a alerté M. le député sur l’indisponibilité de l’offre d’audiodescription des programmes Canal+. L’accessibilité des programmes proposés par Canal+ se trouve ainsi restreinte si ce n’est inexistante pour plus de 15 000 à 18 000 personnes qui payent un abonnement de 41,99 euros sans pour autant disposer de cette option a contrario de leurs homologues hexagonaux. L’association a fait part de leurs multiples tentatives pour tenter d’avoir un contact avec le service client. Mais les tentatives sont restées infructueuses. C’est face à ce mutisme des services de Canal + que M. le député souhaite tirer la sonnette d’alarme afin que ce service soit enfin disponible. Dans le bilan d’activité des services des médias audiovisuels du groupe Canal+ pour l’année 2022, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) a attiré l’attention de l’éditeur du service Canal+ sur : « la nécessité de veiller, à l’avenir, au strict respect de son obligation relative à la diffusion hebdomadaire d’une émission culturelle en langue des signes française ». Si l’obligation de sous-titrage a été testée avec un respect du dispositif à 100 %, l’alerte de l’association réunionnaise laisse perplexe quant à ce test pour ce territoire. Dans la convention conclue entre l’ARCOM et Canal+ publiée le 19 juillet 2023, à l’article 3-1-5 est mentionné l’accord de principe pour l’accès aux programmes audiodescriptifs. Nonobstant, il semblerait que cette option ne soit pas disponible pour La Réunion. Il souhaiterait donc comprendre les dysfonctionnements de ce service et quelles actions elle peut entreprendre pour combler cette rupture d’égalité. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>541</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est attaché à ce que soit garantie l’accessibilité des médias aux personnes en situation de handicap, permettant de leur assurer une meilleure intégration sociale. Depuis 2009, la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication prévoit des obligations de diffusion par les services de télévision de programmes accessibles aux personnes aveugles ou malvoyantes. Pour les chaînes publiques, le cahier des charges applicable à France Télévisions, adopté par le Gouvernement par décret, détermine les proportions des programmes de télévision et de services de médias audiovisuels à la demande accessibles aux personnes aveugles ou malvoyantes. Pour Arte-France, ces proportions sont fixées dans son contrat d’objectifs et de moyens conclu avec l’État. Pour les chaînes du secteur privé, la loi prévoit que l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) fixe dans la convention qu’elle conclut avec chaque service dont l’audience dépasse 2,5 % de l’audience totale des services de télévision les proportions de programmes devant être audiodécrits. Les distributeurs de services de télévision doivent mettre à disposition de leurs abonnés l’audiodescription des programmes des chaînes qu’ils proposent dans leurs offres. L’audience de Canal + ne dépasse pas ce seuil de 2,5 %. Toutefois, sa convention prévoit que l’éditeur : diffuse chaque année au moins 180 programmes inédits audiodécrits, les rediffusions devant comporter l’audiodescription ; veille à ce que ces programmes soient diffusés en particulier aux heures de grande écoute. Il s’efforce de proposer des programmes audiodécrits à destination des enfants et des adolescents. Le rapport relatif à l’accessibilité des programmes aux personnes handicapées, publié par l’ARCOM pour l’exercice 2023, indique que l’ensemble des services de télévision concernés ont respecté leurs obligations en matière de diffusion de programmes audiodécrits. Canal + a même très largement dépassé son obligation en diffusant plus de 350 programmes inédits et 200 programmes non-inédits, pour un total de plus de 550 programmes audiodécrits, représentant plus de 3 400 heures, soit 24 % de l’offre totale de programmes télévisés audiodécrits en 2023. Canal + est ainsi la première chaîne en nombre de programmes et en volume horaire et le groupe Canal +, avec ses différentes chaînes, est, de loin, le premier diffuseur de programmes audiodécrits (9 292 heures). Par ailleurs, le Gouvernement a renforcé l’accessibilité des programmes aux personnes aveugles ou malvoyantes en introduisant, dans la loi du 30 septembre 1986 précitée, plusieurs mesures concourant à cet objectif dans le cadre de l’ordonnance no2020-1642 du 21 décembre 2020 transposant la directive sur les services de médias audiovisuels. L’ARCOM doit désormais s’assurer que les programmes des services de télévision accessibles aux personnes aveugles ou malvoyantes sont également rendus accessibles lorsqu’ils sont proposés par un service de télévision de rattrapage. En outre, l’ordonnance précitée a étendu aux services de médias audiovisuels à la demande (SMAD) les obligations d’accessibilité auxquelles sont soumis les services de télévision : les conventions conclues entre l’ARCOM et les éditeurs de SMAD doivent dorénavant déterminer les proportions de programmes qui doivent être rendus accessibles aux personnes en situation de handicap. En matière de qualité de l’audiodescription, l’ARCOM indique dans son rapport 2023 se féliciter « que certains éditeurs prennent des initiatives en faveur de la qualité de l’accessibilité, allant au-delà de ce qui est prévu dans les Chartes et les guides. À titre d’exemple, depuis septembre 2023, le Groupe Canal+ a développé « Dystitles », une police pour les sous-titres spécialement conçue pour faciliter leur lecture par les personnes dyslexiques. Cette option est disponible sur « myCanal. ». Enfin, concernant son obligation conventionnelle de diffusion au sein d’une émission culturelle hebdomadaire en clair une séquence accompagnée d’une traduction en langue des signes, le rapport de l’ARCOM au titre de 2022 indique que Canal + a globalement respecté celle-ci. À La Réunion, Canal+ propose une déclinaison dénommé « Canal+ Réunion » consistant en la rediffusion, intégrale ou partielle, du programme principal Canal+. Les obligations de diffusion de programmes audiodécrits ne sont pas ventilées entre chaque déclinaison proposée par Canal+, de sorte que la chaîne Canal+ pourrait respecter son obligation sans proposer de programmes accessibles sur sa déclinaison Canal+ Réunion. L’ARCOM a récemment constaté que des programmes ayant été rendus accessibles aux personnes aveugles et malvoyantes au moyen d’une audiodescription sur le programme principal du service Canal+, n’avaient pas fait l’objet d’une audiodescription lors de leur diffusion sur la déclinaison Canal+ Réunion. L’instance de régulation a sollicité la chaîne qui lui indiqué que la résolution de ce problème, qui nécessite la commande de matériels et la mobilisation de moyens humains, devrait être effective prochainement et permettra une diffusion en linéaire des programmes audiodécrits.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>399</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>542</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Coordonner la DGFiP et la Fondation du patrimoine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            399. — 8 octobre 2024. — Mme Sophie Pantel attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur l’enjeu d’une meilleure coordination entre la Fondation du patrimoine et la direction des finances publiques quant à la qualification des travaux pouvant ouvrir droit aux avantages fiscaux prévus au titre de la rénovation des édifices labellisés. La Fondation du patrimoine peut délivrer un label à des édifices présentant un intérêt patrimonial (caractéristiques du patrimoine local etc.). Ce label, attribué sous conditions et pour une durée de trois ans, permet notamment aux propriétaires de bénéficier d’un dispositif fiscal incitatif, en ce que le coût des travaux de rénovation éligibles peut être déduit du revenu global imposable (à hauteur de 50 % ou 100 % selon les cas). Pour être éligibles au dispositif présenté ci-dessus, les travaux doivent (entre autres critères) être des travaux dits de « réparation et d’entretien ». Ainsi, les travaux plus structurels, qualifiés notamment de destruction, construction, reconstruction ou agrandissement sont considérés comme non-éligibles. Il s’avère que, dans plusieurs cas, la frontière entre des travaux de « réparation » et des travaux de « reconstruction » est relativement fine et que la nature de ces derniers peut être appréciée de manière différenciée par la Fondation du patrimoine lors de l’instruction du dossier d’une part et par les services des finances publiques d’autre part. Un contribuable peut dès lors être confronté à une situation où des dépenses ont été considérées ex ante comme éligibles par la Fondation du patrimoine mais n’ouvre pas in fine le droit à la réduction d’impôt afférente eu égard à une lecture différente de la nature de ces travaux par la direction des finances publiques. Mme la députée appelle le Gouvernement à considérer la mise en place en place d’un dispositif de coordination entre la Fondation du patrimoine et la direction des finances publiques afin d’avoir une lecture commune de l’éligibilité des travaux et ainsi sécuriser le bénéficiaire. À défaut, elle lui demande si l’ouverture d’un canal d’échange et de formation des bénévoles et salariés de la Fondation du patrimoine avec le concours de la direction des finances Publiques est envisageable et sous quel calendrier.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>542</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aux termes de l’article L.143-2 du code du patrimoine, la Fondation du patrimoine peut attribuer un label à certains immeubles non protégés au titre des monuments historiques, bâtis ou non bâtis. Les travaux réalisés sur les immeubles visibles de la voie publique ou que le propriétaire s’engage à rendre accessibles au public ayant reçu le label délivré par la Fondation du patrimoine sont déductibles de l’impôt sur le revenu, dans les conditions prévues aux articles 156 et 156 bis du code général des impôts (CGI), sous réserve que la Fondation du patrimoine octroie une subvention pour leur réalisation, dont le montant ne peut être inférieur à 2 % de leur coût. En application des dispositions du 3° du I et du 1° ter du II de l’article 156 du CGI, les propriétaires d‘immeubles ayant reçu le label délivré par la Fondation du patrimoine, si ce label a été accordé sur avis favorable du service départemental de l’architecture et du patrimoine, bénéficient, pour la détermination de l’assiette de l’impôt sur le revenu, de modalités dérogatoires de prise en compte des charges foncières supportées à raison de ces immeubles. Les charges foncières afférentes à ces immeubles peuvent être déduites, soit en totalité du revenu foncier procuré par l’immeuble lorsque celui-ci donne lieu à la perception de recettes imposables et n’est pas occupé par son propriétaire et le déficit foncier éventuellement constaté est imputable sur le revenu global sans limite de montant (articles 31 et 156 I 3° du CGI), soit du revenu global du propriétaire, dans les conditions et limites fixées à l’article 41 I bis de l’annexe III au CGI, lorsque l’immeuble ne procure aucune recette (article 156 II-1° ter du CGI), soit encore, pour partie du revenu foncier et pour partie du revenu global, lorsque l’immeuble procure des recettes mais est occupé en partie par son propriétaire. Dans le cas des immeubles procurant des recettes imposables, les charges susceptibles de générer le déficit foncier sont celles énumérées au 1° du I de l’article 31 du CGI. En ce qui concerne les travaux, il s’agit des dépenses de réparation et d’entretien et des dépenses d’amélioration afférentes à des locaux d’habitation, à l’exclusion des frais correspondant à des travaux de construction, de reconstruction ou d’agrandissement. Pour les immeubles qui ont reçu le label délivré par la Fondation du patrimoine et qui ne procurent pas de recettes imposables, l’article 41 I bis de l’annexe III au CGI prévoit que les charges déductibles afférentes à ces immeubles sont exclusivement celles qui correspondent aux travaux de réparation et d’entretien. Les travaux de destruction, de reconstruction, de restauration et de remise en état qui ont pour objet de restaurer l’immeuble dans sa situation d’origine ouvrent également droit à déduction lorsqu’ils sont prescrits par l’unité départementale de l’architecture et du patrimoine. Le légitime souhait de la Fondation du patrimoine de sécurisation des labels qu’elle décerne et de qualification fiscale des travaux engagés peut être satisfait au travers de la procédure de rescrit prévue par le 1° de l’article L. 80 B du livre des procédures fiscales, qui lui permet, comme aux investisseurs eux-mêmes, avant la souscription, selon le cas, des déclarations de revenu global ou de revenus fonciers, de solliciter auprès des services de la DGFiP, une prise de position formelle opposable par la suite à l’administration fiscale, sur l’éligibilité de ces travaux au régime dérogatoire de déduction fiscale lorsque l’identification des dépenses éligibles apparaît délicate. Par ailleurs, la Fondation du patrimoine est invitée à signaler à la direction générale des finances publiques les éventuelles divergences d’appréciation avec l’administration fiscale qu’elle a eu à connaître sur la nature des travaux pouvant ouvrir droit à déduction.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>623</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>543</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Protection des acteurs industriels innovants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            623. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la protection des entreprises industrielles françaises qui innovent et déposent des brevets technologiques, scientifiques et informatiques français. De nombreuses entreprises françaises déposent des brevets à l’Office européen des brevets, mais la validité de ces brevets peut être contestée par des procédures de revendication de copropriété initiées par des acteurs étrangers. Cette démarche peut être longue et coûteuse, particulièrement pour les entreprises manquant de ressources financières. Par contraste, de nombreux partenaires étrangers financent des universités ou entreprises avec des moyens considérables, ce qui rend les entreprises françaises vulnérables aux revendications étrangères concernant leurs brevets. Dans ce contexte et face à l’augmentation de ces incidents, il interroge le Gouvernement sur les mesures envisagées pour soutenir ces entreprises et protéger l’innovation française ainsi que la fuite de ces brevets.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>543</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La propriété industrielle joue un rôle majeur et croissant dans les processus d’innovation et dans l’amélioration de la compétitivité des entreprises. D’une part, l’essor rapide de l’économie de la connaissance conduit désormais les actifs de propriété industrielle, dont les brevets d’invention, à devenir des objets de transaction marchande, contribuant à l’allocation des technologies au niveau mondial et à l’échange des savoirs. D’autre part, la gestion de la propriété industrielle reste pour l’entreprise la condition indispensable d’un dispositif d’innovation efficace, de défense de son savoir-faire dans les relations avec ses partenaires, voire d’approches offensives vis-à-vis de ses concurrents dans la compétition mondiale. Les entreprises françaises doivent pouvoir lutter à armes égales avec leurs concurrents, voire disposer en la matière d’avantages compétitifs. Pour cela, il est indispensable qu’elles puissent déployer de fortes capacités de protection et de valorisation de leurs innovations face à leurs concurrents mondiaux. C’est également une question de souveraineté technologique pour la France et l’Europe. L’amplification du soutien à l’innovation dans le cadre du plan de relance et du plan France 2030 a constitué pour l’État une opportunité pour renforcer l’accompagnement des entreprises en matière de propriété industrielle, en particulier les petites et myennes entreprise (PME) et les start-ups, en recentrant son action autour de deux axes stratégiques. Il s’agit en premier lieu de développer et systématiser les actions de sensibilisation des entreprises aux enjeux de la propriété industrielle et d’assurer une meilleure coordination des établissements des structures de transfert technologique en France. L’institut national de la propriété industrielle (INPI) propose ainsi des services complets de soutien aux entreprises, cadencés au rythme de leur développement. Le périmètre d’action s’étend depuis le diagnostic personnalisé jusqu’à des prestations de conseil à haute valeur ajoutée et d’un coût modéré, telles que la réalisation de cartographie de brevets.  Pour sa part, Bpifrance a déployé au cours des trois dernières années une offre de services centrée sur la mise en valeur des enjeux de propriété industrielle et l’élaboration d’une stratégie de valorisation des actifs immatériels. Le renforcement de l’action des structures de transfert de technologie (sociétés d’accélération et organismes de transfert de technologies - SATT et OTT) permet aujourd’hui de mieux accompagner la croissance des start-ups qu’elles ont essaimées, en particulier en les guidant dans leurs choix en matière de propriété industrielle. Le second axe stratégique vise à consolider la structuration du marché de la propriété industrielle dans le cadre des filières d’avenir, en favorisant les synergies intra-sectorielles et en encourageant la collaboration des acteurs publics et privés. Sur le plan opérationnel, les organismes et instituts de recherche (IRT, ITE) ont pour mission d’assurer une coordination plus étroite en matière de propriété industrielle en capitalisant les connaissances issues des collaborations technologiques mises en place notamment dans le cadre des Programmes et équipements prioritaires de recherche (PEPR). Ces établissements ont ainsi un rôle accru pour établir, selon une logique sectorielle et en fonction d’analyses d’intelligence économique, les bases d’une stratégie de protection et de défense (détection des brevets connexes, constitution de grappes de brevets, consolidation des actifs immatériels détenus) sur lesquelles les entreprises peuvent s’appuyer en aval pour développer leur portefeuille de titres de propriété industrielle et assurer la sécurité juridique de leurs actifs immatériels. L’ensemble de ces dispositifs vise à massifier l’accompagnement des entreprises et garantir un continuum au soutien apporté par l’État en matière de propriété industrielle, depuis la recherche fondamentale jusqu’au stade de l’exploitation à l’échelle industrielle.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1362</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>544</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pieyre-Alexandre Anglade</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Ratification de la convention fiscale France-Belgique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1362. — 22 octobre 2024. — M. Pieyre-Alexandre Anglade attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la date d’entrée en vigueur de la future convention fiscale bilatérale entre la France et la Belgique. Une nouvelle convention fiscale bilatérale entre la France et la Belgique a été signée le 9 novembre 2021 qui doit remplacer l’actuelle convention de 1964. Pour que celle-ci puisse pleinement entrer en vigueur, il est nécessaire que les deux parties à la convention la ratifient. La procédure de ratification française nécessite un vote au sein de l’Assemblée nationale et du Sénat ; la procédure de ratification belge, compte tenu de son organisation politique, nécessite un examen de la convention par différentes assemblées, à différents échelons (fédéral, régional, communautaire). Cette procédure de ratification par la Belgique peut prendre du temps au vu du nombre important d’acteurs concernés, chacun étant maître de son ordre du jour. M. le député souhaiterait savoir si les autorités françaises connaissent le niveau d’avancement de la procédure de ratification de la convention en Belgique et si l’on peut s’attendre à une accélération de ce dossier maintenant que les élections belges (tant fédérales que locales) sont passées. De plus, puisque l’exécutif français n’a pas encore déposé de projet de loi autorisant la ratification de cette convention, il aimerait connaître les raisons de ce délai. Il lui demande s’il s’agit d’attendre les autorités belges ou si des discussions sont en cours entre les autorités belges et françaises pour intégrer d’éventuelles modifications de la convention avant sa mise en œuvre.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>544</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le 9 novembre 2021, la France et la Belgique ont signé une nouvelle convention fiscale destinée à remplacer celle conclue le 10 mars 1964. Son entrée en vigueur suppose que chacun des deux États signataires ait ratifié la convention en respectant la procédure prévue par son droit interne. En réponse aux inquiétudes exprimées par certains contribuables au sujet des nouvelles règles d’imposition des rémunérations publiques, les autorités compétentes françaises et belges se sont rapprochées, parallèlement à la ratification de la convention du 9 novembre 2021, en vue d’étudier les différents aménagements possibles. Les discussions engagées sur ce point sont toujours en cours. Il conviendra dès qu’elles seront achevées de soumettre la convention et son protocole à une seule et même procédure de ratification. Le Gouvernement français est pleinement mobilisé pour soumettre la nouvelle convention à la ratification du Parlement dans les meilleurs délais. Dans l’attente, la convention du 10 mars 1964 reste en vigueur et continue de produire ses effets. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1515</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>545</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Crédit à la consommation - sécurité - vol de données personnelles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1515. — 29 octobre 2024. — M. Frédéric Petit interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur les démarches pour prévenir l’ouverture de crédits à la consommation après un vol d’informations personnelles. M. le député est alerté par un de ses concitoyens de l’absence en France de démarches préventives à l’ouverture de crédits à la consommation à la suite d’une usurpation d’identité. Aujourd’hui, le fichage d’une victime à la Banque de France n’est possible que lorsque l’usurpation est avérée. Dans d’autres pays de sa circonscription, comme en Pologne, un document permet d’empêcher l’ouverture de crédits à la consommation dès lors qu’un vol de documents personnels et justificatifs d’identité est signalé par le citoyen. Il lui demande donc si la mise en place d’un tel document verrouillant l’ouverture de crédits à la consommation pour prévenir les cas d’usurpations d’identité était également en réflexion en France. Il lui apparaît en effet qu’une telle mesure harmonisée à l’échelle européenne permettrait de protéger les victimes d’usurpation d’identité. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>545</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est conscient des difficultés auxquelles peuvent être confrontées les personnes qui sont victimes d’une usurpation d’identité notamment dans le cadre de la souscription d’un contrat de crédit. Il convient de rappeler que le cadre juridique français prévoit d’ores et déjà des mesures visant à prévenir l’ouverture d’un crédit à la consommation pour une personne usurpant l’identité d’une autre plusieurs obligations de vérification de l’identité de leurs clients sont imposées aux établissements de crédit, et ce aux différentes phases de la relation d’affaire. En effet, conformément aux dispositions prévues à l’article L. 561-5 du code monétaire et financier, ces établissements ont l’obligation, avant d’entrer en relation d’affaires avec un client ou de l’assister dans la préparation ou la réalisation d’une transaction, d’identifier leur client ainsi que de vérifier les éléments d’identification en exigeant la fourniture de documents écrits à caractère probant. Ces mêmes établissements doivent identifier et vérifier dans les conditions susmentionnées l’identité de leurs clients occasionnels dans certaines circonstances, notamment lorsqu’elles soupçonnent qu’une opération pourrait participer au blanchiment des capitaux ou au financement du terrorisme ou au regard de la nature de l’opération ou de son montant. Ces obligations s’imposent donc aux établissements de crédits et aux sociétés de financements lorsqu’ils commercialisent des crédits auprès de leurs clientèles. En parallèle, il peut être souligné que les établissements de crédit, les sociétés de financement, notamment, doivent consulter le fichier national de remboursement des crédits aux particuliers (FICP) avant d’accorder un crédit. Cette opération doit aussi être effectuée dans le cadre du renouvellement des moyens de paiement par les établissements de crédits, les établissements de monnaie électronique et les établissements de paiement. Pour rappel, le FICP recense les informations sur les incidents de paiement caractérisés liés aux crédits accordés aux personnes physiques pour des besoins non professionnels et les situations de surendettement, ce fichier est géré par la Banque de France (BDF). Concernant les incidents, la BDF ne peut inscrire ou radier, de sa propre initiative, un incident dans les fichiers, seuls les établissements bancaires peuvent décider de l’inscription et de la radiation d’un incident dans les fichiers. Dans le cadre d’une usurpation d’identité, la BDF intervient au niveau des fichiers qu’elle gère suite à la saisie de la personne usurpée. En effet, si une personne constate qu’elle est fichée pour des incidents déclarés dont elle n’est pas responsable, elle peut déposer un dossier auprès de la BDF pour usurpation d’identité. Suite au dépôt du dossier, la BDF saisit les établissements bancaires qui ont inscrit la personne sur le/les fichier (s) d’incidents. Dès lors que l’usurpation est confirmée par les établissements bancaires, la mention particulière apposée dans les fichiers de la BDF permet d’indiquer que la personne n’est pas responsable de l’incident inscrit. Cette opération a pour objectif de limiter les dommages que peuvent faire les fraudeurs avec une identité usurpée. Le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie et la Banque de France resteront vigilants au sujet de l’usurpation d’identité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1613</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>545</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Augmentation de la surprime CatNat et affectation des recettes au fonds Barnier</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1613. — 5 novembre 2024. — M. Hervé Saulignac attire l’attention de M. le Premier ministre sur l’augmentation de la surprime « CatNat » au 1er janvier 2025 et l’affectation de ces moyens nouveaux au « fonds Barnier ». Par un arrêté publié le 28 décembre 2023, le ministère de l’économie a prévu une augmentation substantielle de la surprime assurantielle « catastrophe naturelle » appliquée aux contrats d’assurance auto, habitation et biens professionnels au 1er janvier 2025. Ainsi, le taux de la surprime sera porté de 12 à 20 % pour les assurances multirisque habitation (MRH) et les biens professionnels et de 6 à 9 % pour les assurances auto. Or, jusqu’à la modification opérée en 2021 du système de financement du fonds Barnier, le produit de la surprime y était directement affecté. Depuis lors, comme l’a relevé le rapport sur le régime d’indemnisation des catastrophes naturelles publié par la commission des Finances du Sénat en mai 2024, ces recettes sont très largement affectées à la réduction du déficit du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles. Ce rapport a par ailleurs mis en exergue la déconnexion observée depuis 2021 entre la hausse des recettes issues de la taxe sur les contrats d’assurance et le montant budgétisé du fonds Barnier. Pour l’année 2023, le différentiel observé entre le produit de la surprime et le budget alloué au fonds s’établissait déjà à 73 millions d’euros. Le niveau de recettes prévu pour 2025, conséquent à l’augmentation du taux de la surprime, est estimé par ce même rapport à environ 450 millions d’euros. Dans le même temps, M. le Premier ministre a annoncé une augmentation de 75 millions d’euros des moyens alloués au fonds Barnier, le portant à 300 millions d’euros. Le différentiel observé s’établirait alors à 150 millions d’euros pour l’année 2025. Or l’acceptabilité de cette surprime, par les assurés comme par les assureurs, réside précisément dans la dimension préventive de l’affectation de ses recettes. Le rapport susmentionné de la commission des finances du Sénat recommandait à cet effet de présenter ces recettes au sein des documents budgétaires afin d’assurer la transparence de leur affectation au fonds Barnier lors du vote du budget. Dès lors, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quel est le montant exact de la surprime que l’État prévoit d’encaisser pour l’année 2025 et de détailler son affectation précise au budget de l’État au regard, notamment, du financement du fonds Barnier. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>546</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement a annoncé une augmentation de la surprime « catastrophes naturelles » (« Cat Nat ») pour assurer la pérennité du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles, dans un contexte de hausse de la sinistralité avec le changement climatique. Ces cotisations n’avaient pas été réévaluées depuis près de 25 ans. Au 1er janvier 2025, le taux de la surprime Cat Nat passera de 12 à 20 % pour les contrats d’assurance dommages aux biens d’habitation et professionnels, et de 6 à 9 % sur les garanties vol et incendie des contrats automobiles. Au total, le régime d’indemnisation des catastrophes naturelles (« Cat Nat ») disposera ainsi d’une capacité de couverture supplémentaire de 1,2 Md€ par an. Le montant du prélèvement sur la surprime Cat Nat devrait atteindre 450 M€ en 2025 selon une estimation provisoire de la Caisse centrale de réassurance (CCR). Ce rééquilibrage permettra notamment de renforcer les moyens d’action du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles et de mettre en œuvre les mesures prises par le Gouvernement afin d’améliorer l’indemnisation des sinistrés : assouplissement des critères de reconnaissance des sécheresses à travers la prise en compte des sécheresses successives et de la situation des communes limitrophes, prise en charge obligatoire des frais de relogement notamment. Au-delà, ce rééquilibrage confortera une soutenabilité au régime Cat Nat, indispensable pour maintenir l’assurabilité du territoire français face à l’augmentation des risques climatiques. Par ailleurs, le Gouvernement consacre des moyens conséquents à la prévention des risques naturels majeurs. Le fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM) ou « fonds Barnier » finance des actions de prévention ou de protection de personnes et des biens exposés aux risques naturels majeurs. Ce fonds peut être mobilisé par les collectivités territoriales, les petites entreprises, les particuliers, les établissements publics fonciers et les services de l’État pour préserver les vies humaines gravement menacées et mettre en place des démarches de prévention des dommages. Depuis sa création en 1995, le périmètre d’intervention du FPRNM a été progressivement élargi (information préventive, études et travaux, réduction de la vulnérabilité) pour devenir la principale source de financement de la politique de prévention des risques naturels de l’État. En 2021, les crédits du FPRNM ont été rattachés au programme 181 « Prévention des risques ». Cette évolution permet au Parlement de se prononcer sur les dépenses effectuées par le Fonds. Plafonné à 131,5 M€ avant la budgétisation, les ressources du fonds en 2021 ont été portées à 205 M€ en autorisations d’engagement (AE) et en crédits de paiement (CP) avec des compléments ponctuels liés à des évènements d’ampleur (80 M€ pour la tempête Alex sur 2021 et 2022). La loi de finances pour 2024 a à nouveau augmenté ses ressources à 225 M€ en AE et 220 M€ en CP. Le fonds Barnier pourrait être abondé à hauteur de 300 M€ en 2025 sous réserve d’une confirmation dans la loi de finances à venir. L’État finance, par ailleurs, des expérimentations de solutions de prévention innovantes. À titre d’illustration, c’est le cas en matière de retrait-gonflement des argiles (RGA) avec le lancement d’un appel à projet France 2030 doté de 13 M€ en 2023. Cet appel à projets visait à faire émerger des solutions innovantes pour remédier aux désordres causés par le RGA et identifier des dispositifs simples et peu coûteux de prévention pour les propriétaires en vue d’une éventuelle généralisation. La thématique de la prévention est également inscrite dans le troisième plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC-3), soumis à consultation jusqu’à fin décembre 2024. Le Gouvernement souhaite renforcer la protection des particuliers et des professionnels face à des aléas naturels tels que les inondations (cf. mesure 3 du Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) -3 "Protéger la population des inondations en adaptant la politique de prévention des risques") ou le retrait-gonflement des argiles (cf. mesure 5 du PNACC-3 "Protéger la population des désordres sur les bâtiments liés au retrait-gonflement des argiles").]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1796</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>547</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Taux réduit de TVA appliquée aux parcs zoologiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1796. — 5 novembre 2024. — Mme Anaïs Sabatini interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la situation des parcs zoologiques et la pérennité de la TVA à taux réduit sur les prix d’entrée. Plusieurs amendements déposés à l’Assemblée nationale lors de la discussion sur le projet de loi de finances pour 2025 envisagent de remettre en cause l’application d’un taux de TVA réduit aux parcs zoologiques et aux structures équivalentes. Ces zoos participent pourtant à des programmes de conservation d’espèces menacées et participent à la sensibilisation du grand public sur la nécessaire protection de la biodiversité et des espèces animales. Le taux réduit actuellement applicable aux entrées de ces structures permet de financer des programmes de protection des espèces animales en danger et d’autres missions d’intérêt public. L’augmentation du taux de TVA appliqué aux parcs zoologiques mettrait en péril toute une filière et les emplois directs et indirects qui y sont liés. Elle lui demande de bien vouloir lui garantir la volonté du Gouvernement de pérenniser le taux de TVA réduit en application actuellement aux parcs zoologiques et aux structures équivalentes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>547</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les principes et règles en matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sont issus du droit de l’Union européenne (UE) et, plus particulièrement, de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 relative au système commun de la TVA (dite « directive TVA »). Dans ce cadre, l’application de taux réduits de TVA est strictement encadrée, les États membres de l’UE ne pouvant les appliquer qu’à certaines catégories de biens ou de services limitativement prévues. À ce titre, le point 3 de l’annexe III de la directive TVA autorise notamment les États membres à appliquer un taux réduit aux droits d’admission aux parcs zoologiques. Le législateur national a fait usage de cette faculté en prévoyant d’appliquer le taux réduit de 5,5 % de la TVA aux droits d’entrée pour la visite des parcs zoologiques en application des dispositions du L de l’article 278-0 bis du code général des impôts (CGI) sous réserve qu’ils répondent aux conditions posées par l’arrêté du 25 mars 2004 fixant les règles générales de fonctionnement et les caractéristiques générales des installations des établissements zoologiques à caractère fixe et permanent, présentant au public des spécimens vivants de la faune locale ou étrangère. L’application du taux réduit de 5,5 % de la TVA dont les parcs zoologiques bénéficient depuis 2018 est justifiée par leurs missions. À cet égard, il est relevé que les parcs zoologiques, qui ont pris des engagements en faveur du bien-être animal, jouent un rôle très particulier en ce qui concerne la conservation des espèces. De plus, ils constituent au quotidien des lieux d’apprentissage sur les enjeux écologiques et collaborent à la recherche. De manière générale, le Gouvernement est mobilisé et agit en faveur de la protection animale comme en témoignent les engagements pris récemment en la matière (plan gouvernemental en faveur du bien-être animal adopté le 28 janvier 2020, loi agriculture et alimentation promulguée le 1er novembre 2018, loi visant à lutter contre la maltraitance animale adoptée le 30 novembre 2011, versement d’aides aux associations et refuges pour animaux à hauteur de 35 millions d’euros dans le cadre du plan de relance). Ainsi, pour l’ensemble de ces raisons, le Gouvernement n’envisage pas de proposer au Parlement de revenir sur le taux réduit de TVA actuellement applicable à la filière. En outre, une suppression ou un relèvement de ce taux aurait pour effet d’affecter le pouvoir d’achat des ménages alors même que le Gouvernement n’entend pas, compte tenu du contexte économique actuel, accroître les charges fiscales ni pénaliser la consommation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1853</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>547</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Maximi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Conditionner les crédits d’impôt à la sauvegarde des emplois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1853. — 12 novembre 2024. — Mme Marianne Maximi interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’utilisation des crédits d’impôt par les grands groupes industriels. En octobre 2024 pour réaliser des économies, Michelin a mis en congés forcés plusieurs de ses sites, dont celui des Gravanches à Clermont-Ferrand. Puis, le 5 novembre 2024, Michelin a annoncé la suppression de 1 263 emplois et la fermeture des sites de production de Cholet et de Vannes. Pourtant, Michelin reste une entreprise qui réalise d’importants bénéfices. Preuve de cette santé financière, Michelin a versé en 2023 un milliard d’euros de dividendes alors que cette année-là, une action chez Michelin rapportait aux actionnaires 270 % de plus qu’en 2019. Par ailleurs, en février 2024, la direction a annoncé aux actionnaires un plan de rachat d’actions de 1 milliard d’euros entre 2024 et 2026. Pour réaliser ces objectifs de compétitivité, Michelin a été largement soutenu par la puissance publique. La multinationale a ainsi perçu 65 millions de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) de 2013 à 2019 et bénéficient depuis de baisses de cotisations. L’entreprise reçoit également 42 millions de crédit d’impôt de recherche chaque année. La perception de ces crédits d’impôt n’a assuré en rien la sauvegarde de l’emploi à Michelin mais aussi dans d’autres grandes entreprises comme Auchan ou Sanofi. Interrogé dans l’hémicycle sur les récentes suppressions de postes menées par Michelin, M. le Premier ministre a affirmé que le Gouvernement allait poser des questions aux groupes industriels ayant bénéficié d’argent public pour savoir si « cet argent avait été mal ou bien utilisé ». Elle s’étonne que cette information ne soit pas déjà connue du Gouvernement. Ainsi, elle souhaite savoir si M. le ministre compte communiquer le résultat de ce travail d’enquête aux parlementaires et sous quels délais. Elle souhaite également savoir comment l’État contrôle ou non l’usage que font les entreprises des sommes d’argent public qu’elles touchent, notamment par le biais des crédits d’impôt.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>548</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Au préalable, il convient de préciser, s’agissant des crédits d’impôts en faveur des entreprises, et en particulier le CICE et le CIR, que l’éligibilité à ces aides fiscales n’est pas soumise à une condition tenant au maintien des emplois. Ces dispositifs fiscaux permettent néanmoins de créer des conditions permettant d’accroître la compétitivité des entreprises françaises et donc de renforcer l’attractivité économique et l’emploi sur le territoire. Le CICE a ainsi favorisé une baisse générale du coût du travail pour l’ensemble des salariés employés en France à l’exception des rémunérations supérieures à 2,5 fois le SMIC. Le CIR, plus particulièrement, a contribué à accroître la compétitivité des entreprises par l’innovation et a permis une prise en charge par la dépense fiscale d’une partie du coût de la recherche des entreprises établies en France. Ces aides ont participé au soutien de l’emploi et, dans le cas du CIR, ont facilité le recrutement d’une main d’œuvre hautement qualifiée (les dépenses de personnel constituant l’élément principal de l’assiette du CIR). Toutefois, aussi vertueuses que peuvent être les mesures fiscales en faveur de la compétitivité des entreprises, leur efficacité repose en partie sur la fiabilité du système de contrôle des déclarations fiscales. C’est le rôle des services de la DGFIP qui s’astreignent à vérifier, dans les entreprises concernées, la réalité des dépenses en contrepartie desquelles sont versés les crédits d’impôts. Ce contrôle est systématique lors des vérifications de comptabilité des entreprises bénéficiaires. Ainsi, en 2023, plus de mille rectifications ont été effectuées sur les déclarations de CIR pour un montant total d’impôt éludé de 212 857 248 €. En cumulé sur les dix dernières années (2014 à 2023), le contrôle du CIR a permis de recouvrer plus de 2 milliards d’euros de droits supplémentaires et celui du CICE plus de 3 milliards d’euros alors même que, depuis 2019, ce dernier a été supprimé au profit d’un allègement des cotisations patronales. Il est à noter que les applications du contrôle fiscal ne font ressortir que les seules affaires ayant donné lieu à rectification. Afin de renforcer la coopération interministérielle sur ces sujets transverses, une convention tripartite révisée entre la DGFIP, le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche et la Direction des Grandes Entreprise est en cours de signature. Au-delà des considérations d’efficacité de la dépense fiscale, les opérations de contrôle ciblant les crédits d’impôt des entreprises concourent également à la lutte contre la fraude qui est l’une des politiques prioritaires du Gouvernement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1899</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>548</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Exonération de la taxe sur les salaires pour les ambulanciers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1899. — 12 novembre 2024. — Mme Maud Petit appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’iniquité existante en matière d’exonération de taxe sur les salaires entre les SDIS (services départementaux de lutte contre les incendies) et les entreprises de transport sanitaire spécialement aménagés (ambulances) exonérés de TVA. Les premiers bénéficient d’une exonération de cette taxe à la différence des seconds. Mme la députée s’en étonne car il existe une très grande similitude entre les activités des SDIS et celle des ambulanciers. Concourir aux secours et aux soins d’urgence aux personnes ainsi qu’à leur évacuation, participer à la réalisation d’actes de télémédecine afin de réaliser des actes de secours et de soin font partie des principales activités des SDIS. Or les ambulanciers sont, eux aussi, chargés du transport non urgent ou urgent des malades, blessés et parturientes. Lors du transport, l’ambulancier est également chargé de veiller à la surveillance du patient et à l’exécution des gestes appropriés à l’état du patient. L’ambulancier participe aussi au service de garde dans le cadre du transport sanitaire urgent. Le SAMU fait alors appel en priorité aux ambulanciers privés et, à titre subsidiaire, au SDIS pour répondre aux demandes de transport sanitaire urgent. A cette occasion, l’ambulancier réalise des actes de télémédecine dans le cadre de ses compétences. Que ce soient le SDIS ou les ambulanciers, ils concourent tous les deux au service public du transport sanitaire urgent. Mme la députée interroge donc Mme la ministre sur la possibilité d’exonérer également de la taxe sur les salaires les salariés des véhicules de transport sanitaire spécialement aménagés (ambulances), exonérés de TVA. Une telle mesure permettrait de réorienter les sommes économisées pour rendre cette profession plus attractive notamment au niveau des conditions salariales. Selon les estimations de France Travail, il y aurait 18 000 postes à pourvoir dans ce secteur. À l’heure où l’urgence écologique fait partie des priorités du Premier ministre et du Gouvernement, cette exonération permettrait aussi d’accompagner les ambulanciers vers la transition écologique en les aidant à financer l’achat de véhicules électriques. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>548</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application des dispositions de l’article 231 du code général des impôts (CGI), sont soumis à la taxe sur les salaires (TS) les employeurs qui ne sont pas soumis à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), ou qui le sont sur moins de 90 % de leur chiffre d’affaires, à l’exception de certains employeurs limitativement énumérés, parmi lesquels figurent notamment, outre les collectivités locales, les services départementaux de lutte contre l’incendie (SDIS). Les entreprises de transport sanitaire à l’aide de véhicules spécialement aménagés (ambulances) bénéficient d’une exonération de la TVA en application des dispositions du 3° du 4 de l’article 261 du code général des impôts (CGI). Ainsi, dès lors qu’elles ne relèvent pas des employeurs bénéficiant d’une exonération de TS, ces entreprises sont soumises de plein droit à cette taxe. Sans méconnaître l’utilité de ces entreprises, notamment dans les territoires où l’offre médicale est moindre, le Gouvernement n’envisage pas pour autant de les exonérer de la TS. En effet, d’une part, les activités et missions de service public des SDIS se distinguent des activités de transport sanitaire dans la mesure où les SDIS se voient assigner la prévention des risques de toute nature, l’information des populations, la protection des personnes, des biens et de l’environnement et qu’ils sont essentiellement financés par des ressources publiques. Dans ce cadre, les transports sanitaires de personnes, essentiellement opérés dans le cadre du secours d’urgence, ne constituent qu’une facette de leurs activités. D’autre part, il n’est pas envisagé de créer de nouveaux dispositifs d’exonération de TS pour certains secteurs d’activité, une telle démarche ne pouvant que susciter, à terme, des demandes reconventionnelles d’autres employeurs toutes aussi légitimes. Cela se traduirait au final par un coût potentiellement très élevé et donc un manque à gagner significatif au détriment des organismes de sécurité sociale auxquels les recettes de la TS sont intégralement affectées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2017</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>549</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Soutien public au dispositif du microcrédit</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2017. — 19 novembre 2024. — M. Pierrick Courbon interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le soutien public au dispositif du microcrédit. Le microcrédit est une solution de financement qui s’adresse aux personnes exclues du système bancaire classique du fait d’une insuffisance de revenus ou d’une situation de précarité sociale. Il est destiné à faciliter le retour vers l’emploi et à encourager la création ou la reprise d’entreprise par des personnes disposant d’une capacité de remboursement (même limitée) et ayant besoin d’être accompagnées. Plusieurs rapports soulignent la pertinence de cet outil, à l’instar du rapport de l’inspection générale des finances sur le microcrédit (2009) qui pointait son utilité sociale et économique « remarquable ». Le modèle français du microcrédit se caractérise par l’intervention coordonnée de différents acteurs publics, associatifs et bancaires, impliqués dans la sélection, le financement et l’accompagnement social des bénéficiaires de crédit. C’est notamment le cas des associations familiales ou d’aide aux personnes en difficulté, qui sont agréées et financées pour remplir ces missions. Or la Caisse des dépôts et des consignations, qui contribuait à ce financement, a décidé de s’en désengager. Au regard de la situation fragile de ces associations, plus sollicitées que jamais dans un contexte d’inflation et de baisse du pouvoir d’achat, elles ne pourront pas faire face à une baisse du financement de leurs missions. Aussi, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement en vue de compléter le financement de l’accompagnement du microcrédit par les acteurs associatifs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>549</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Il convient de rappeler que la situation financière précaire d’un grand nombre de personnes ou foyers constitue un handicap durable à leur insertion sociale et professionnelle ainsi qu’à la création d’entreprises à partir de projets personnels dont ils sont les porteurs. C’est pour répondre à ces situations multiples, dommageables socialement et économiquement, que la loi n° 2005-32 du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale, a institué le Fonds de Cohésion Sociale (FCS), destiné à garantir à des fins sociales des prêts à des personnes physiques ou morales et des prêts à des chômeurs ou titulaires de minima sociaux créant leur entreprise. Par convention, l’Etat a confié la gestion du FCS à Bpifrance. Les crédits accordés par l’État au FCS, dits « dotations », servent à couvrir les appels de garantie présentés en cas de défaillance de l’emprunteur. Le fonds n’a pas de personnalité juridique Le microcrédit accompagné peut être « personnel » ou « professionnel ». Concernant le microcrédit personnel, le financement est alloué à des personnes physiques afin de leur permettre de mener à bien un projet personnel (mobilité, logement, frais de santé, formation, permis de conduire, etc.). Dans une large majorité de situations, le prêt est souscrit afin de contribuer à l’achat d’une voiture. Le microcrédit personnel a un montant maximal de 8 000 euros. Il est remboursable sur sept ans maximum. Le microcrédit professionnel sert quant à lui à financer les projets de création, reprise d’entreprises par des publics en difficultés et notamment des femmes, pour le développement d’entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS) et TPE, des associations employeurs de contrat aidés. Pour répondre aux besoins accrus des emprunteurs et à l’inflation, le plafond du microcrédit professionnel a été augmenté à 17 000 euros (auparavant 12 000 € en métropole et 15 000 € en outre-mer) par un décret n° 2024-1123 du 4 décembre 2024. Il est remboursable sur cinq ans maximum. Il ressort qu’en 2023 les encours globaux de microcrédit ont continué de progresser sur un an (2,06 milliards d’euros en fin d’année 2023 contre 1,95 milliards en 2022). S’agissant des microcrédits personnels le nombre de nouveaux microcrédits est stable en 2023 avec 19 995 projets financés contre 19 572 projets en 2022. Concernant les microcrédits professionnels, 80 947 microcrédits ont été accordés en 2023 affichant une progression de 7,9 % sur un an. Depuis deux ans, la production de microcrédits professionnels « fonds propres » augmente fortement. L’intégration dans cette catégorie de microcrédits, de nouveaux financements attenants à différents dispositifs de relance, et qualifiables de microcrédits, comme le prêt d’honneur solidaire (PH Solidaire) distribué par Bpifrance explique cette augmentation (source : rapport 2023 de l’Observatoire de l’inclusion bancaire).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2023</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>550</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Extension de la protection juridique à l’ensemble des assurances habitations</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2023. — 19 novembre 2024. — M. Dominique Potier interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le projet de rendre obligatoire pour les compagnies d’assurances, l’inclusion d’une protection juridique à l’ensemble de leurs offres proposants des couvertures multirisques-habitations. Le règlement actuel des assurances prévoit un devoir de conseil juridique en cas de litige mais ne rend pas obligatoire la souscription à une protection juridique dans le cadre d’une assurance habitation ou multirisque. Lorsqu’une assurance propose une protection juridique, elle a le devoir légal de la proposer à son client dans des termes clairs, évoquant le coût supplémentaire que cette protection représente. L’assuré doit en être informé et peut refuser cette protection. En revanche, si l’assurance ne propose aucune protection juridique, elle n’est pas tenue d’en avertir futur assuré. Dans les faits, la plupart des ménages ignorent s’ils bénéficient ou non d’une protection juridique en cas de litige et lorsqu’ils en sont informés de cette option, les personnes les plus précaires économiquement y renoncent. Il existe par ailleurs une aide juridictionnelle de l’État, qui reste la seule voie en cas de contentieux pour les personnes qui ne pourraient couvrir les frais qu’une procédure engage. Mais cette aide est accordée sous conditions de ressources et ne concerne pas l’ensemble des biens considérés. La vulnérabilité de l’immobilier résidentiel face aux changements climatiques est en forte croissance. Les catastrophes naturelles entraînent d’ores et déjà des dommages conséquents sur l’immobilier, avec le mouvement des argiles, les fortes chaleurs ou encore les inondations que l’on connaît déjà aujourd’hui. La Banque de France estime une multiplication par 5 voire 6 de la hausse possible du coût des sinistres climatiques dans certains départements français entre 2020 et 2050. En juillet 2022, France Assureurs estimait à plus d’un demi-milliard d’euros le montant de dégâts occasionnés aux seules habitations pour les intempéries du mois de juin 2024 et estimait à plus de 930 000 les nouveaux sinistres d’habitations liés à des évènements climatiques sur l’année complète en 2023. La responsabilité de la puissance publique (État et collectivités territoriales) en matière de prévention des risques peut être engagée. Pour autant la protection réelle des citoyens apparaît inaccessible en l’absence d’une protection juridique. L’augmentation des litiges à venir questionne sur la garantie d’une défense juridique pour toutes et tous et l’égalité face aux aléas climatiques. Ainsi, il l’interroge sur l’opportunité, pour les compagnies d’assurances, d’étendre à l’ensemble des contrats proposant des assurances habitations et multirisques une protection juridique afin de réduire les inégalités face aux nouveaux périls et de retrouver par la même l’esprit de solidarité universel qui fut à l’origine des systèmes assurantiels.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>550</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La garantie de protection juridique est une assurance facultative définie et encadrée par le Code des assurances, dans ses articles L127-1 à L127-8. Il s’agit d’une assurance dont l’objet consiste à prendre en charge le risque du coût du recours à un conseil juridique, dans un contexte amiable ou contentieux, ainsi qu’aux services d’un expert juridique lors d’un litige. Les services peuvent donc concerner une procédure judiciaire (pénale, civile ou administrative) ou une procédure de règlement amiable, engagée à l’initiative de l’assuré ou de la partie adverse. (Articles L127-1 et L127-2-1). La garantie protection juridique est généralement proposée en option d’un contrat souscrit pour une autre garantie telle que l’habitation (en multi-risques habitation – MRH) ou l’automobile. En outre, elle peut aussi être souscrite en tant que contrat autonome. La mise en œuvre de la garantie dépend des conditions fixées au contrat notamment en termes de procédures et de délais, des frais pris en charge (frais d’avocat, frais d’experts, frais de commissaires de justice, frais de procédures, frais annexes) et de leur montant. En matière d’assurance, la liberté contractuelle est la règle et la tarification des entreprises d’assurance est libre depuis le 1er décembre 1986. Les directives communautaires ont posé la liberté contractuelle et tarifaire comme l’un des principes de base de la réglementation européenne sur l’assurance. Ainsi, l’assureur sollicité pour garantir un risque à un assuré dispose d’une liberté complète pour évaluer et sélectionner les risques qu’il accepte de couvrir et les tarifer suivant sa politique commerciale. Ce principe fondamental de la liberté contractuelle permet aux assureurs de proposer des offres dans un marché encadré mais ouvert et concurrentiel et permet aux assurés de choisir librement les assurances qu’ils souhaitent contracter en fonction de leurs besoins. La liberté contractuelle peut cependant être aménagée par le législateur dès lors qu’elle poursuit un objectif légitime d’intérêt général. En matière d’assurances, il s’agit principalement de couvrir les risques que l’assuré peut faire peser sur un tiers et de protéger ainsi l’ensemble des citoyens. Ainsi, il a été admis qu’une obligation d’assurance puisse être imposée à des fins de protection des citoyens contre un risque social, qui peut avoir un coût financier majeur. Cette obligation porte communément sur les dommages susceptibles d’être causés par les assurés à une victime (dommages engageant la responsabilité civile de l’auteur). A cet égard, la loi impose aux conducteurs de véhicules de souscrire une garantie de responsabilité civile pour circuler. En matière d’habitation, la loi oblige les locataires et co-propriétaires occupants de souscrire une assurance de responsabilité civile garantissant les tiers contre les dommages qu’ils pourraient leur causer. Cette protection est avant tout justifiée parce qu’elle protège la victime de l’assuré, et non l’assuré lui-même. Or, une obligation de souscription de protection juridique ne paraît pas répondre à cet impératif et les associations de consommateurs y sont opposées. Au-surplus, cette extension aurait une incidence limitée. D’une part, la garantie de protection juridique est déjà très répandue sur le marché français. En particulier, les contrats MRH incluent généralement une garantie de protection juridique pour prendre en charge des frais juridiques liés à des sinistres du quotidien. En 2022, le nombre de contrats d’assurance tous types (dont les MRH) intégrant une garantie de protection juridique s’élèvent à 32,9 millions. En outre, près de 10 millions de contrats spécifiques à la protection juridique ont été conclus en 2022. D’autre part, l’intégration obligatoire d’une garantie dans un contrat aurait pour effet d’augmenter le coût global de l’assurance alors que cette garantie spécifique ne répondrait pas systématiquement aux besoins des clients. Enfin, il convient de rappeler que les sociétés d’assurance et le Gouvernement se sont associés pour mettre en place des procédures de règlement amiable des conflits dans un souci de protection du consommateur. Ce recours à la médiation fait par ailleurs l’objet d’une information spécifique dans le contrat d’assurance. Selon l’article L112-2 du Code des assurances, les documents remis au preneur d’assurance doivent indiquer « les modalités d’examen des réclamations qu’il peut formuler au sujet du contrat et de recours à un processus de médiation []. Ainsi, les assurés peuvent saisir le service réclamation de l’assureur en cas de litige persistant avec un assureur dont les coordonnées figurent obligatoirement dans les conditions générales du contrat d’assurance. Celui-ci doit accuser réception de la demande dans un délai de 10 jours et répondre dans les 2 mois après la réception du courrier. Enfin, l’association « La médiation de l’assurance » intervient gratuitement et confidentiellement pour tous les litiges entre assureurs et assurés qui n’auraient pu être résolus directement avec l’assureur. Cette association, constituée d’experts en assurance et de juristes, dispose d’un délai de 90 jours pour proposer aux assurés une assistance et une solution amiable au litige qui les concerne. La Médiation de l’assurance publie régulièrement des fiches synthétiques à destination des assurés, reprenant les problématiques les plus consultées, que chacun peut trouver, sur son site internet : « la Médiation de l’Assurance ». Le Gouvernement est conscient des enjeux en matière de protection juridique des assurés dans l’assurance habitation notamment dans le cadre de l’augmentation des risques de catastrophes naturelles mais n’estime pas necessaire, en l’état actuel du marché, intervenir pour obliger les assureurs à proposer cette garantie. Cependant, il demeure pleinement engagé pour surveiller ce marché et les différents acteurs en lien avec l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), l’organisme de supervision des assurances.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2287</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>551</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Buffet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements du guichet unique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2287. — 26 novembre 2024. — Mme Françoise Buffet souhaite alerter M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les dysfonctionnements que connaissent depuis mois les chambres des métiers, notamment celle de l’Alsace, relatifs à l’utilisation du guichet unique. L’accès à la fonction « valideur » est régulièrement impossible avec des blocages prolongés, de fréquentes « éjections » de la plateforme, des doublons dans les menus déroulants ainsi que des incohérences dans la classification des formalités. L’accès à la fonction « mandataire » présente également des anomalies avec de fréquentes erreurs lors de la saisie, l’impossibilité de déposer des formalités, une incohérence relative aux frais sollicités ainsi qu’un téléchargement des pièces jointes très souvent défectueux. Ces dysfonctionnements ont pour conséquence de rendre l’outil du guichet unique difficilement utilisable, ralentissant le bon déroulement des démarches et la fluidité du traitement des dossiers. Les retards accumulés entraînent de l’incompréhension chez les entrepreneurs dont le guichet unique vise à simplifier les démarches tandis que les collaborateurs des chambres des métiers, soumis à une forte pression, perdent beaucoup de temps suite aux interruptions répétées de la plateforme. Malgré les recherches de l’Institut national de la propriété industrielle, ces difficultés perdurent remettant en cause la fiabilité des informations du Registre national des entreprises compromettant ainsi des procédures sensibles telles que les prochaines élections dans les chambres des métiers. Elle souhaiterait donc l’interroger quant aux mesures correctives pouvant être mises en place afin de remédier à l’ensemble de ces problématiques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>551</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Après des difficultés en 2023, le guichet unique est maintenant fonctionnel et stable. Depuis le 1er janvier 2023, il a permis le dépôt de 5,2 millions de formalités, dont 3,4 millions en 2024 à la date du 8 octobre 2024. Le rythme de dépôt a doublé avec près de 100 000 formalités déposées chaque semaine. Ce sont ainsi cette année 1,3 million de formalités de création, 800 000 formalités de modification, 500 000 formalités de cessation qui ont été réalisées, et 800 000 comptes annuels qui ont été déposés. L’essentiel des formalités est déposé aujourd’hui sur le guichet unique : les formalités sont effectuées sur ce dernier à 100 % pour les entreprises individuelles depuis janvier 2023, et, au global, 100 % des immatriculations, 60 % des modifications, 95 % des cessations, 80 % des dépôts de comptes annuels sont effectués sur le guichet. Avec 92 % des formalités déposées directement par les entreprises, le guichet unique est devenu l’outil privilégié des entreprises qui font le choix de faire seules leurs formalités. En outre, avec 72 % des formalités déposées par des professionnels des formalités (experts-comptables, notaires, avocats, formalistes spécialisés), le guichet démontre qu’il est un outil essentiel pour cette population. Ce sont ainsi 50 000 professionnels différents qui ont déposé depuis 6 mois des formalités sur le guichet unique, avec un taux d’usage légèrement plus intense sur le guichet unique que sur Infogreffe (15 % de formalités supplémentaires). Les formalités déposées sur le guichet unique assurent que la donnée est inscrite aux registres tenus par l’État (registre national des entreprises -RNE- et répertoire SIRENE). Cette inscription permet ensuite la circulation sans délai des données vers les structures fiscales et sociales, en application du principe « Dites-le-nous une fois ». Ce principe permet d’éviter aux usagers de fournir, lors de leurs démarches ultérieures en ligne, des informations ou pièces justificatives déjà détenues par d’autres administrations, en s’appuyant sur le partage automatique de données aux administrations ayant droit d’en connaître. Si d’évidence le projet a occasionné des difficultés en 2023, notamment car il bouleversait les pratiques des déclarants comme des valideurs et les organisations des anciens centres des formalités d’entreprises, il est dorénavant pleinement fonctionnel. Les volumes comme la variété des dépôts attestent de cette réalité. Prévue par un arrêté du 26 décembre 2023, l’actuelle procédure de continuité prend fin le 31 décembre 2024. Elle n’est d’ailleurs ouverte que sur le périmètre des entreprises commerciales et des sociétés, soit environ 50 % des formalités, et dans la mesure où le déclarant constate une difficulté grave sur le guichet unique. Si la procédure de continuité offerte par Infogreffe a été d’un grand secours en 2023, elle occasionne dorénavant deux types de difficulté structurelle ne permettant pas la pleine application de la loi Pacte. La première difficulté est celle de la conduite du changement, car il apparaît que plus de 90 % des recours à Infogreffe se font directement, sans avoir constaté une difficulté, souvent par facilité ou par habitude. Il y a donc un véritable enjeu de conduite du changement auquel l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) est préparé avec une offre de formation et d’accompagnement. La seconde difficulté est celle de la circulation des données au sein de l’État et, plus largement, de ses partenaires. Si la formalité est réalisée sur le guichet unique, il y a l’assurance que la donnée est transcrite directement dans les deux registres tenus par l’État (RNE et répertoire SIRENE), pour qu’elle puisse transiter de manière rapide auprès des administrations fiscales (DGFiP) et sociales (URSSAF). Les greffes locaux éprouvent pour leur part de grandes difficultés à transmettre des données qualitatives et dans les temps. Ainsi, 10 des 35 caisses locales de mutualité sociale agricole (MSA) n’ont pas encore reçu ou n’ont que partiellement reçu l’information attendue, et 25 % des envois de données à l’INSEE ne disposent pas de numéro SIRET ou de code APE. Le recours à Infogreffe occasionne alors des difficultés structurelles pour les entreprises : l’affiliation sociale, l’affiliation fiscale, la vérification de la qualité artisanale (par la CMA), ou encore l’affiliation agricole comme critère d’éligibilité à la PAC (par la MSA) sont complexifiées. Conscient des difficultés rencontrées par les déclarants en 2023, l’INPI s’est reconfiguré à la fois sur le plan organisationnel, pour prendre en compte les recommandations, et sur le plan du service rendu aux usagers avec une structuration de son offre d’accompagnement, notamment en renforçant fortement l’assistance adressée aux usagers, aux professionnels des formalités (mandataires spécialisés, experts-comptables, notaires, avocats) ainsi qu’aux fédérations professionnelles. Son articulation avec l’offre de conseil gratuit des chambres consulaires et de l’URSSAF a été revue. En outre, l’assistance aux utilisateurs, qu’ils soient professionnels des formalités ou déclarants en propre, a été particulièrement renforcée et structurée. La qualité de service de l’assistance téléphonique ouverte tous les jours ouvrés de 9h à 18h répond à toutes les demandes avec une qualité perçue en forte augmentation (note de 8,4/10 depuis plusieurs semaines). L’INPI propose par ailleurs une gamme de services aux déclarants (formation, webinaire, documentation) articulée avec le conseil gratuit proposé par les chambres consulaires (pour les artisans, agriculteurs, commerçants) et l’URSSAF (professionnels libéraux). Concernant l’interface, de très nombreuses améliorations ont été apportées, notamment en travaillant très étroitement avec les utilisateurs, les ordres et fédérations professionnels (FNAE, CPME, U2P, UNAPL, AFEP, CNOEC, CNB, CSN) et l’ensemble des partenaires institutionnels du projet (chambres consulaires, URSSAF, MSA, DGFiP, INSEE, DACS, DGPE, DGE). Dans une démarche d’amélioration continue, l’objectif de l’État est de revoir les interfaces au 1er semestre 2025. Enfin, la mission interministérielle de simplification des formalités d’entreprises a été informée, au mois d’octobre, des difficultés rencontrées par le réseau des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA), notamment par la CMA d’Alsace, pour accéder à certaines fonctionnalités du guichet unique. Ces difficultés sont en cours de résolution grâce aux travaux pilotés par la mission en lien avec l’INPI et font l’objet d’un suivi pérenne par les directions des systèmes d’information de l’INPI et de CMA France. Le Gouvernement a entendu le besoin et les attentes de simplification des entreprises, et mène un travail en ce sens, notamment sur la simplification des parcours de l’usager du guichet unique. Fédérations et ordres professionnels sont régulièrement consultés et associés aux réflexions et travaux d’amélioration du guichet menés de concert avec la direction interministérielle du Numérique (DINUM), dans une logique d’amélioration continue qui sera poursuivie tout au long de l’année 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2335</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>553</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Réassurance et la continuité territoriale du système d’assurance en Calédonie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2335. — 26 novembre 2024. — M. Nicolas Metzdorf alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la réassurance et la continuité territoriale du système d’assurance en Nouvelle-Calédonie. Depuis les évènements tragiques survenus en mai 2024, la Nouvelle-Calédonie traverse une crise économique et sociale sans précédent, marquée par des cicatrices profondes sur le tissu économique et la société calédonienne. Alors que les efforts de reconstruction peinent à se concrétiser, une problématique majeure vient s’ajouter : l’avenir de la réassurance, indispensable pour garantir la continuité territoriale du système d’assurance en Nouvelle-Calédonie. Les réassureurs, qui jouent un rôle clé en absorbant les risques des compagnies d’assurance, expriment des réticences croissantes à couvrir les risques liés aux émeutes en raison de leur intensité, de leur fréquence et du coût élevé des dommages récents. Cette situation fragilise lourdement les assureurs locaux, les contraignant à réduire, voire supprimer, certaines garanties essentielles, notamment celles couvrant les émeutes. Si ce blocage persiste, il remettrait en cause la capacité même des assureurs à maintenir un accès équitable et durable aux services d’assurance en Nouvelle-Calédonie. Les entreprises et les particuliers, déjà fortement impactés par la crise, risquent de se retrouver sans protection adéquate, accentuant encore leur vulnérabilité économique et sociale. Par ailleurs, certains organismes bancaires envisagent de conditionner l’octroi de nouveaux emprunts à l’existence de garanties aujourd’hui fragilisées, ce qui ajouterait une contrainte supplémentaire à une situation déjà critique. Dans ce contexte, une intervention transitoire de l’État pourrait offrir une solution pragmatique pour stabiliser le marché assurantiel local. En jouant un rôle de réassureur des compagnies d’assurance pour les garanties liées aux émeutes, l’État pourrait sécuriser immédiatement le système assurantiel tout en permettant aux compagnies d’assurance de reconstituer progressivement des bases actuarielles solides et de rétablir des taux de couverture normaux sur une période transitoire. Cette approche viserait à protéger les assurés tout en préservant l’écosystème assurantiel et bancaire local, indispensable à la résilience économique et sociale de la Nouvelle-Calédonie. Il l’interroge donc sur les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour répondre à cette crise assurantielle et garantir une protection durable aux entreprises et aux citoyens calédoniens dans ce contexte exceptionnel.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>553</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement a pleinement conscience des difficultés engendrées par ces violences urbaines. Dès le début des émeutes, le Gouvernement a demandé aux assureurs et bancassureurs une mobilisation complète aux côtés des victimes des violences urbaines. Leur ont ainsi été demandé de prolonger les délais de déclaration des sinistres, de réduire les franchises, d’indemniser rapidement les professionnels, et de simplifier le traitement des procédures. En outre, du fait de l’ampleur de ces violences urbaines atteignant 988 000 000 € de dommages assurantiels, plusieurs assureurs ont annoncé retirer la garantie émeute des contrats d’assurance. À la lumière de ces tensions, une réflexion a récemment été engagée entre l’État et les assureurs sur ce sujet pour maintenir une protection des acteurs économiques. Il est important de préciser que, quelles que soient les options envisagées pour un éventuel dispositif de partenariat public-privé, il engendrerait nécessairement une hausse des tarifs d’assurance pour les publics couverts.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2423</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>553</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Assurance sur routes enneigées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2423. — 3 décembre 2024. — M. Vincent Rolland alerte M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur un sujet du quotidien pour les concitoyens qui habitent en zone de montagne, celui des déplacements sur les routes enneigées. En effet, on a désormais un positionnement plutôt axé sur la tolérance et pédagogie s’agissant de l’obligation pour tout véhicule, se déplaçant depuis, vers ou entre des communes de montagne, d’être équipé de pneus neige ou 4 saisons, ou a minima, de posséder des chaînes ou chaussettes dans le coffre. Cependant, la question des assurances reste en suspens quant à la responsabilité en cas d’accident sur routes enneigées sans équipement. Il lui demande demande la clarification de la position des assureurs en cas d’accident impliquant des véhicules ne possédant pas les équipements requis pour évoluer sur les routes de montagne. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>554</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2016-1888 (dite « loi Montagne ») oblige les conducteurs d’automobiles situés dans certains territoires à détenir des équipements adaptés à la conduite par temps de neige ou à équiper son véhicule pour circuler dans ces conditions. En matière d’assurance, l’application de la loi Montagne ne modifie pas le régime de droit commun de l’assurance. Ainsi, l’absence de détention d’équipement neige n’est pas un cas d’exclusion légale de couverture d’un sinistre par les assureurs ou d’inopposabilité de la garantie aux tiers. Néanmoins, assurés et assureurs demeurent libres de fixer les conditions contractuelles de la garantie. Ainsi, les parties peuvent prévoir dans le contrat d’assurance une limitation de la prise en charge d’un sinistre en cas de non-respect de la réglementation ou encore l’application de franchises plus élevées. Dans ce cas, il est nécessaire que ces conditions apparaissent clairement dans le contrat et qu’elles soient consenties par l’assuré. Toutefois, en pratique, il n’apparaît pas que de telles clauses se soient généralisées dans les contrats d’assurance.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2521</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>554</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Thiébaut</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements persistants du guichet unique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2521. — 3 décembre 2024. — M. Vincent Thiébaut attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les dysfonctionnements persistants du guichet unique, qui génèrent de nombreuses insatisfactions auprès des chefs d’entreprises. Ils rencontrent des difficultés récurrentes dans l’utilisation de ce service, ce qui impacte négativement leur activité et leur confiance dans les outils mis à leur disposition par l’État. Il est crucial de garantir la fiabilité et l’efficacité de ce dispositif pour assurer le bon fonctionnement de notre économie et la transparence des informations. En outre, les blocages répétitifs du système remettent en question la fiabilité des informations du registre national des entreprises, compromettant ainsi des procédures sensibles telles que les prochaines élections dans les chambres de métiers. Aussi, il lui demande de bien vouloir l’informer des mesures envisagées pour remédier à ces dysfonctionnements et rétablir la confiance des utilisateurs dans le guichet unique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>554</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Après des difficultés en 2023, le guichet unique est maintenant fonctionnel et stable. Depuis le 1er janvier 2023, il a permis le dépôt de 5,2 millions de formalités, dont 3,4 millions en 2024 à la date du 8 octobre 2024. Le rythme de dépôt a doublé avec près de 100 000 formalités déposées chaque semaine. Ce sont ainsi cette année 1,3 million de formalités de création, 800 000 formalités de modification, 500 000 formalités de cessation qui ont été réalisées, et 800 000 comptes annuels qui ont été déposés. L’essentiel des formalités est déposé aujourd’hui sur le guichet unique : les formalités sont effectuées sur ce dernier à 100% pour les entreprises individuelles depuis janvier 2023, et, au global,  100% des immatriculations, 60% des modifications, 95% des cessations, 80% des dépôts de comptes annuels sont effectués sur le guichet. Avec 92% des formalités déposées directement par les entreprises, le guichet unique est devenu l’outil privilégié des entreprises qui font le choix de faire seules leurs formalités. En outre, avec 72% des formalités déposées par des professionnels des formalités (experts-comptables, notaires, avocats, formalistes spécialisés), le guichet démontre qu’il est un outil majeur pour cette population. Ce sont ainsi 50 000 professionnels différents qui ont déposé depuis 6 mois des formalités sur le guichet unique, avec un taux d’usage légèrement plus intense sur le guichet unique que sur Infogreffe (15% de formalités supplémentaires). Les formalités déposées sur le guichet unique assurent que la donnée est inscrite aux registres tenus par l’Etat (registre national des entreprises (RNE), et répertoire SIRENE). Cette inscription permet ensuite la circulation sans délai des données vers les structures fiscales et sociales, en application du principe « Dites-le-nous une fois ». Ce principe permet d’éviter aux usagers de fournir, lors de leurs démarches ultérieures en ligne, des informations ou pièces justificatives déjà détenues par d’autres administrations, en s’appuyant sur le partage automatique de données aux administrations ayant droit d’en connaître. Conscient des difficultés rencontrées par les déclarants en 2023, l’INPI s’est reconfiguré à la fois sur le plan organisationnel, pour prendre en compte les recommandations, et sur le plan du service rendu aux usagers avec une structuration de son offre d’accompagnement, notamment en renforçant fortement l’assistance adressée aux usagers, aux professionnels des formalités (mandataires spécialisés, experts-comptables, notaires, avocats) ainsi qu’aux fédérations professionnelles. Son articulation avec l’offre de conseil gratuit des chambres consulaires et de l’URSSAF a été revue. De plus, l’assistance aux utilisateurs, qu’ils soient professionnels des formalités ou déclarants en propre, a été particulièrement renforcée et structurée. La qualité de service de l’assistance téléphonique ouverte tous les jours ouvrés de 9h à 18h répond à toutes les demandes avec une qualité perçue en forte augmentation (note de 8,4/10 depuis plusieurs semaines). L’INPI propose par ailleurs une gamme de services aux déclarants (formation, webinaire, documentation) articulée avec le conseil gratuit proposé par les chambres consulaires (pour les artisans, agriculteurs, commerçants) et l’URSSAF (professionnels libéraux). Concernant l’interface, de très nombreuses améliorations ont été apportées, notamment en travaillant très étroitement avec les utilisateurs, les ordres et fédérations professionnels (FNAE, CPME, U2P, UNAPL, AFEP, CNOEC, CNB, CSN et l’ensemble des partenaires institutionnels du projet (chambres consulaires, URSSAF, MSA, DGFiP, INSEE, DACS, DGPE, DGE). Dans une démarche d’amélioration continue, l’objectif de l’Etat est de revoir les interfaces au 1er semestre 2025. Si d’évidence le projet a occasionné des difficultés en 2023, notamment car il bouleversait les pratiques des déclarants comme des valideurs et les organisations des anciens centres des formalités d’entreprises, il est dorénavant pleinement fonctionnel. Les volumes comme la variété des dépôts attestent de cette réalité. Prévue par un arrêté du 26 décembre 2023, l’actuelle procédure de continuité prend fin le 31 décembre 2024. Elle n’est d’ailleurs ouverte que sur le périmètre des entreprises commerciales et des sociétés, soit environ 50% des formalités, et dans la mesure où le déclarant constate une difficulté grave sur le guichet unique. Si la procédure de continuité offerte par Infogreffe a été d’un grand secours en 2023, elle occasionne dorénavant deux types de difficultés structurelles ne permettant pas la pleine application de la loi Pacte. La première difficulté est celle de la conduite du changement, car il apparaît que plus de 90% des recours à Infogreffe se font directement, sans avoir constaté une difficulté, souvent par facilité ou par habitude. Il y a donc un véritable enjeu de conduite du changement auquel l’INPI est préparé avec une offre de formation et d’accompagnement. La seconde difficulté est celle de la circulation des données au sein de l’Etat et, plus largement, de ses partenaires. Si la formalité est réalisée sur le guichet unique, il y a l’assurance que la donnée est transcrite directement dans les deux registres tenus par l’Etat (RNE et répertoire SIRENE), pour qu’elle puisse transiter de manière rapide auprès des administrations fiscales (DGFiP) et sociales (URSSAF). Les greffes locaux éprouvent pour leur part de grandes difficultés à transmettre des données qualitatives et dans les temps. Ainsi, 10 des 35 caisses locales de mutualité sociale agricole (MSA) n’ont pas encore reçu ou n’ont que partiellement reçu l’information attendue, et 25% des envois de données à l’INSEE ne disposent pas de numéro SIRET ou de code APE. Le recours à Infogreffe, en vue d’obtenir l’inscription au RCS et la production d’un extrait Kbis, occasionne sur ce champ des difficultés structurelles pour les entreprises : l’affiliation sociale, l’affiliation fiscale, la vérification de la qualité artisanale (par la CMA), ou encore l’affiliation agricole comme critère d’éligibilité à la PAC (par la MSA) sont complexifiées. Le gouvernement a entendu le besoin et les attentes de simplification des entreprises, et mène un travail en ce sens, notamment sur la simplification des parcours de l’usager du guichet unique. Fédérations et ordres professionnels sont régulièrement consultés et associés aux réflexions et travaux d’amélioration du guichet menés de concert avec la DINUM, dans une logique d’amélioration continue qui sera poursuivie tout au long de l’année 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2578</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>555</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Dragon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Disparition des distributeurs automatiques de billets en ruralité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2578. — 3 décembre 2024. — M. Nicolas Dragon interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la disparition progressive et très inquiétante des distributeurs automatiques de billets dans de nombreuses communes rurales. En effet, d’après un rapport publié par la Banque de France le 24 juillet 2024, le territoire métropolitain ne comptait plus que 44 123 distributeurs automatiques de billets (DAB) sur son sol à la fin 2023, après la suppression de 2 126 automates en l’espace d’une seule année. Pire encore, en l’espace d’une dizaine d’année, d’après un autre rapport de 2021, le nombre d’automates présents sur le sol français a chuté de 25 % en comparaison à 2010. Or, bien plus qu’un simple service, le distributeur automatique de billets est un outil absolument indispensable pour les compatriotes. Aussi, d’un point de vue purement politique, il n’est pas concevable et encore moins acceptable que certains citoyens, parce qu’ils n’habitent pas dans des métropoles mondialisées ou de grandes aires urbaines, soient laissés pour compte et se retrouvent sans aucun moyen de retirer leur argent. À titre d’exemple, dans la circonscription de M. le député, la commune de Liesse-Notre-Dame a vu la fermeture du distributeur de billets de La Poste, un comble quand on sait que La Poste est chargée d’une mission de service public… C’est incroyable quand on sait que l’accès au distributeur de billets doit au contraire être considéré justement comme un service public à part entière, cela pour éviter de creuser encore plus le fossé et accentuer la fracture entre lesdites métropoles et les communes rurales. Ainsi, il lui demande donc d’indiquer sa position sur le sujet et s’il va prendre des mesures réelles pour endiguer ce phénomène qui inquiète et lèse de plus en plus les compatriotes habitant en zone rurale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>555</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est très attentif au maintien de l’accessibilité aux espèces sur l’ensemble du territoire. Nos concitoyens sont en effet particulièrement attachés aux services de proximité et à la vitalité de l’ensemble des territoires, dont l’attractivité passe par la garantie d’accéder à l’euro sous forme d’espèces. En effet, ce moyen de paiement permet les achats de la vie quotidienne. Le Gouvernement veille particulièrement à ce que les espèces continuent d’être acceptées par les agents économiques, partout sur le territoire. Aussi, le Gouvernement a mis en place, en lien avec la Banque de France, dès juillet 2018, un groupe de travail dédié, avec l’ensemble des acteurs de la filière fiduciaire au sein du comité national des moyens de paiement (CNMP). Les travaux, régulièrement actualisés, confirment le maintien à un très bon niveau de l’accessibilité aux billets sur le territoire. Au total, on dénombre 71 541 distributeurs automatiques de billets et points privatifs en France métropolitaine fin 2023, soit une légère baisse par rapport à fin 2022 (-2,3%). Le maillage du territoire pour l’accès aux billets demeure donc très bon. La robustesse de la filière fiduciaire est en permanence garantie : en temps de crise, comme récemment durant les périodes de confinement, l’émission et la distribution des espèces a été maintenue, pour répondre au plus près aux besoins des Français. Ces points d’accès sont, d’une part, composés des distributeurs automatiques de billets. Si le nombre de distributeurs a légèrement reculé en 2023 (44 123 fin 2023, contre 46 249 fin 2022, soit – 4,6 %), cette diminution est concentrée sur les villes les plus peuplées et les mieux équipées, reflétant une optimisation des installations existantes dans les zones les mieux équipées, zones urbaines dans lesquelles il y a un équipement massif et n’étant donc pas de nature à altérer les indicateurs d’accessibilité. L’optimisation des installations existantes dans les zones les mieux équipées se fait au bénéfice du maintien de distributeurs automatiques de billets dans les zones les plus isolées, ce qui est positif. D’autre part, le nombre de points de distribution dans les commerces - qui comprennent les services de retraits d’espèces dans le cadre d’une opération d’achat et effectués sans opération d’achat associée - est en augmentation et permet de maintenir un accès de proximité, notamment dans des territoires isolés. De tels services de retraits s’installent durablement, en renforçant l’attractivité des services de commerce locaux, tout en permettant notamment un lien social renforcé entre consommateurs et commerçants (27 418 emplacements fin 2023 soit une progression de +1,7%) Plus généralement, il convient de rappeler que la France est le second pays d’Europe en termes de densité des réseaux d’agences bancaires (549 agences par million d’habitants), bien au-delà de la moyenne européenne (255 agences par million d’habitants). Ce maillage permet à plus de 98,8% de la population métropolitaine âgée de 15 ans et plus de se situer soit dans une commune équipée d’au moins un automate, soit dans une commune située à moins de quinze minutes en voiture de la commune équipée la plus proche. Par ailleurs, 83 % de la population française dispose d’un accès à un point de retrait d’espèces à moins de cinq minutes. Par ailleurs, la loi du 2 juillet 1990 prévoit que La Poste a l’obligation de faire en sorte que, sauf circonstances exceptionnelles, 90 % de la population de chaque département soit éloignée de moins de cinq kilomètres et de moins de vingt minutes de trajet automobile, des plus proches points de contact de La Poste. À ce titre, La Poste maintient, au-delà de ses besoins commerciaux, un réseau de 17 000 points de contact dans les zones rurales et de montagne, les quartiers prioritaires de la politique de la ville et les départements d’outre-mer. Ces points de contact offrent un accès aux services financiers et au retrait d’espèces, bienvenus, notamment dans des zones rurales. Ces points d’accès permettent également à plus de 1,4 million de personnes, les plus éloignées du système bancaire classique, de bénéficier de la mission d’accessibilité bancaire. En délivrant ses services bancaires dans les bureaux de poste, La Banque Postale offre à ses clients une couverture territoriale et équilibrée. Enfin, il convient d’indiquer que la cartographie des points d’accès aux espèces en France métropolitaine à fin 2023 est accessible via le lien : https://banque-france.articque.com/share/display/3ad7dec40f76161d6a14fcbf910e4d62494daed0 et la cartographie des points d’accès aux espèces par commune en France métropolitaine à fin 2023 peut être consultée en cliquant sur le lien suivant : https://banque-france.articque.com/share/display/9611c69fbfcb6be7c14da0dfa4305e6df6c5d4e2 Dans le cadre de la modernisation des moyens de paiement, le Gouvernement travaille au sein du Comité nationale des moyens de paiement (CNMP) chargé de coordonner et de contribuer à la mise en œuvre de la stratégie nationale des moyens de paiement 2025-2030. Le CNMP rassemble tous les acteurs économiques impliqués dans la chaine économique des paiements. La Banque de France en assure la présidence et la Direction Générale du Trésor le co-secrétariat. L’objectif du Gouvernement, porté par le CNMP, est d’adopter une vision stratégique commune, claire et cohérente pour la Place française à l’horizon 2030, et de décliner ces orientations en actions concrètes visant à soutenir un écosystème des paiements français dynamique et à la hauteur des enjeux de demain. En matière d’accessibilité, le CNMP a pour mission d’affiner les critères relatifs à la qualité de l’accès aux services fiduciaires et prévoir un cadre de remontée d’informations adéquat et pertinent, dans la perspective de l’établissement d’un cadre réglementaire européen portant sur le cours légal des billets et des pièces en euros. Le développement de nouveaux services offerts par des commerçants partenaires des établissements bancaires ou les opérateurs non bancaires de distributeurs automatiques de billets doit également renforcer l’accessibilité aux espèces des citoyens français et européens. Les éventuelles évolutions de l’accessibilité aux espèces feront l’objet d’une surveillance accrue pour prévenir tout risque de dégradation de celle-ci à moyen terme. L’action du CNMP se déploie au travers de quatre groupes de travail qui se réunissent sous des thématiques différentes dont le « cycle des espèces » dit GT fiduciaire. Son objectif est d’assurer le bon fonctionnement de la filière fiduciaire notamment la qualité de l’ensemble des espèces en circulation. Aussi, le Gouvernement adopte à la fois une démarche de suivi de l’accessibilité aux espèces sur le territoire et une démarche pro-active pour suivre la filière fiduciaire et identifier toute action nécessaire à sa bonne santé économique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>289</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>557</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Clarification du régime d’instruction en famille</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            289. — 8 octobre 2024. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur le régime de déclaration d’instruction en famille (IEF). En effet, depuis la rentrée 2022, ce régime est remplacé par un régime d’autorisation préalable. À la suite de la promulgation de la loi confortant le respect des principes de la République, il ne peut donc être dérogé à l’obligation de scolarisation obligatoire que sur autorisation délivrée par les services académiques, pour des motifs tirés de la situation de l’enfant et définis par la loi. Lorsqu’un enfant n’est pas inscrit dans un établissement scolaire en présentiel et que ses parents souhaitent l’inscrire dans un organisme d’enseignement à distance, ils doivent effectuer, au préalable, une demande d’autorisation d’instruction dans la famille au directeur académique des services de l’éducation nationale (DASEN) du département de résidence de l’enfant. L’autorisation d’instruction dans la famille est accordée, après examen du dossier, pour la durée de l’année scolaire au titre de laquelle elle a été accordée (sauf cas particulier, type handicap). Il est donc nécessaire de redéposer une demande d’autorisation chaque année. Il existe aujourd’hui quatre motifs permettant d’effectuer cette demande d’autorisation : l’état de santé de l’enfant ou son handicap ; la pratique d’activités sportives ou artistiques intensives ; l’itinérance de la famille en France ou l’éloignement géographique de tout établissement scolaire public ; l’existence d’une situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif. Lorsqu’elle est accordée, cette autorisation suppose un contrôle prévu par la loi : une enquête du maire (biannuelle - vérifie la réalité administrative de la situation particulière) et une enquête du DASEN (annuelle - vérifie la conformité de l’instruction et le fait que cette instruction ne soit délivrée qu’aux enfants de la famille concernée). Or, si les trois premiers motifs ne posent pas de problème particulier, le quatrième a fait naître quelques difficultés, notamment dans le Puy-de-Dôme (où l’IEF concerne en tout 450 élèves sur 106 000), puisqu’on compte pour l’année écoulée nettement plus de refus que d’autorisations pour ce motif (121 refus et 103 autorisations). Un collectif de parents s’est ému de cette situation auprès du DASEN, en particulier car plusieurs familles qui pendant plusieurs années avaient fait le choix de l’IEF pour leur enfant se sont vues notifier un refus alors que les inspecteurs avaient reconnu la qualité du travail fourni. Ce quatrième motif pose un problème d’interprétation. Elle souhaiterait savoir comment le Gouvernement pense clarifier cette situation afin de dissiper tout problème d’interprétation de ce quatrième motif.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>557</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Conseil d’État a apporté des précisions concernant le traitement des demandes d’autorisation d’instruction dans la famille, effectuées au titre du motif fondé sur la situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif. Le ministère ne prévoit pas d’apporter de précisions supplémentaires par voie réglementaire. L’autorité administrative doit ainsi contrôler que « cette demande expose de manière étayée la situation propre à cet enfant motivant, dans son intérêt, le projet d’instruction dans la famille et qu’il est justifié, d’une part, que le projet éducatif comporte les éléments essentiels de l’enseignement et de la pédagogie adaptés aux capacités et au rythme d’apprentissage de cet enfant, d’autre part, de la capacité des personnes chargées de l’instruction de l’enfant à lui permettre d’acquérir le socle commun de connaissances, de compétences et de culture défini à l’article L. 122-1-1 du code de l’éducation au regard des objectifs de connaissances et de compétences attendues à la fin de chaque cycle d’enseignement de la scolarité obligatoire » (décision CE n° 467550 du 13 décembre 2022). Il en résulte que les responsables légaux sollicitant une autorisation d’instruction dans la famille pour ce motif ne doivent pas seulement justifier de la situation propre de leur enfant et présenter un projet éducatif. Ils doivent justifier que ce projet éducatif est conçu en fonction de la situation de leur enfant et adapté à celle-ci, de telle manière que l’enfant puisse bénéficier d’un enseignement conforme à l’objet de l’instruction obligatoire. Ainsi le fait pour un enfant d’avoir été instruit dans la famille depuis plusieurs années n’entraîne pas d’automaticité de la délivrance de l’autorisation alors même que l’enfant a toujours obtenu des résultats suffisants aux contrôles pédagogiques. Il incombe à ses responsables légaux de démontrer que le projet éducatif répond à la situation propre de leur enfant. Ces éléments ont été précisés aux référents académiques en charge du suivi de l’instruction dans la famille afin de garantir l’application de la loi dans l’intérêt supérieur de l’enfant. Ce cadrage n’entraîne nullement une interdiction sans discernement de tous les dispositifs d’instruction dans la famille et une atteinte aux pratiques positives. Ainsi sur les 576 demandes d’autorisation déposées dans le département du Puy-de-Dôme au titre de l’année scolaire 2023-2024, 495 demandes ont donné lieu à une autorisation, soit 86 % des demandes d’autorisation. Sur les 76 demandes déposées au titre de l’existence d’une situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif (motif 4°), 62 demandes ont donné lieu à une autorisation, soit 81,6 % des demandes d’autorisation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>349</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>558</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Droits du parent séparé ou divorcé dans la vie scolaire de son enfant</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            349. — 8 octobre 2024. — M. Max Mathiasin attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les droits du parent titulaire de l’autorité parentale dans la vie scolaire de son enfant qui ne réside pas de manière habituelle chez lui. Dans sa brochure « L’exercice de l’autorité parentale en milieu scolaire », le ministère de l’éducation nationale précise que « D’une manière générale, les établissements scolaires doivent entretenir avec les deux parents, quelle que soit leur situation familiale, des relations de même nature, leur faire parvenir les mêmes documents, convocations etc. et répondre pareillement à leurs demandes d’information ou de rendez-vous. ». Par ailleurs, il indique que le chef d’établissement, informé que les parents vivent séparément, « envoie systématiquement à chacun des deux parents les mêmes documents et convocations ». Or des témoignages font apparaître que certains chefs d’établissement ne se conforment pas à ces consignes, voire font obstacle, de manière directe ou indirecte, au droit du parent non hébergeant « d’être informé, d’être consulté et de proposer ». Il lui demande de quels recours dispose le parent traité de manière discriminatoire pour obtenir copie des bulletins trimestriels et des documents relatifs aux absences de l’enfant (durée et motif), aux sanctions disciplinaires ou à son orientation et plus généralement, aux décisions importantes relatives à sa scolarité. Il souhaite également savoir si le parent chez qui ne réside pas l’enfant de manière habituelle a le droit de participer aux différentes réunions d’information de l’établissement scolaire, aux réunions parents-professeurs et d’obtenir des rendez-vous avec les enseignants, les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), ou les personnels de direction.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>558</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux dispositions de l’article 372 du code civil, l’exercice en commun de l’autorité parentale est la règle pour les parents. Ce régime est applicable quelle que soit la situation des parents puisque « la séparation des parents est sans incidence sur les règles de dévolution de l’exercice de l’autorité parentale » (article 373-2 du même code). L’exercice conjoint de l’autorité parentale impose donc aux administrations d’entretenir avec les deux parents des relations de même nature. La qualité de la relation construite avec les parents constitue un élément déterminant dans l’accomplissement de la mission confiée au service public de l’éducation. C’est pour cela que les personnels de l’éducation nationale mettent tout en œuvre pour instaurer un dialogue confiant et efficace avec chacun des parents, dans le respect de leurs droits. Les directeurs d’école et les chefs d’établissement doivent donc prendre toutes les mesures adaptées pour que les parents exerçant conjointement l’autorité parentale sur la personne de leur enfant aient connaissance des informations et documents relatifs à la scolarité de l’enfant, dès lors que la fiche de renseignements demandée aux familles en début d’année scolaire mentionne leurs coordonnées respectives, notamment en cas de séparation des parents. Aussi, lorsque l’adresse des deux parents est connue par les directeurs d’école et les chefs d’établissement, ceux-ci peuvent échanger avec les deux parents et leur faire parvenir les mêmes documents, convocations, résultats scolaires et répondent pareillement à leurs demandes d’information ou de rendez-vous via le carnet de correspondance de leur enfant ou l’espace numérique de travail. Il appartient toutefois au parent chez lequel réside l’enfant de prendre toutes les mesures adaptées afin d’informer l’autre parent de tous les éléments reçus concernant la scolarité de leur enfant, notamment ceux transmis via le carnet de correspondance. Si le parent qui ne dispose pas de la garde principale de son enfant estime ne pas disposer d’assez d’informations sur la scolarité de cet enfant, il peut se tourner vers la direction de l’école ou de l’établissement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>524</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>558</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Sanvert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Manque et recrutement des AESH</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            524. — 8 octobre 2024. — M. Arnaud Sanvert appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la problématique du recrutement des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). Ces professionnels jouent un rôle essentiel dans le système éducatif français en assistant les élèves en situation de handicap dans leurs activités scolaires, favorisant ainsi leur inclusion au sein de l’école ordinaire. En plus de leurs missions quotidiennes en classe, les AESH participent également aux réunions de suivi avec les enseignants et les familles pour adapter l’accompagnement des élèves selon leurs besoins. À ce jour, le salaire moyen des AESH s’élève à environ 1 500 euros bruts par mois pour un temps plein. Bien qu’une augmentation de 11 à 14 % ait été mise en place en 2023, celle-ci demeure insuffisante pour attirer et fidéliser ces professionnels. De surcroît, il est à noter que de nombreux AESH occupent des postes à temps partiel, souvent avec des contrats de trois ans renouvelables et la perspective d’un contrat à durée indéterminée n’intervient qu’après six années de service. Le manque de reconnaissance ainsi que le faible temps de travail imposé soulèvent des préoccupations au sein de la profession. En 2024, malgré l’augmentation du nombre d’AESH, qui atteint 135 000, il reste encore 24 000 élèves en situation de difficulté sans accompagnement, ce qui montre un déficit persistant d’effectifs. De nombreux professionnels de la filière réclament également le passage au statut de fonctionnaire, une mesure qui permettrait probablement d’attirer davantage de candidats et d’améliorer la stabilité des équipes. Malgré les améliorations constatées ces dernières années, le besoin d’accompagnement reste criant : à la rentrée 2024, de nombreux élèves n’ont toujours pas accès à un soutien adéquat, ce qui complique la tâche des enseignants et limite les chances de réussite pour les élèves en difficulté. Face à ces difficultés de recrutement, dues à la pénibilité du métier mais également à son caractère indispensable, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en place en matière de statut, de recrutement et de salaire pour garantir que les élèves en grande difficulté puissent bénéficier de l’accompagnement nécessaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>559</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Membres à part entière de la communauté éducative, les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) sont des professionnels qui jouent un rôle essentiel dans l’accueil des élèves en situation de handicap à l’école. Le système scolaire français accueille près de 513 000 élèves en situation de handicap. Leur prise en charge connaît une croissance très élevée de 6 % à 10 % par an. 11 000 postes d’AESH supplémentaires ont été créés depuis la rentrée scolaire 2022 afin de répondre au mieux à l’augmentation des besoins d’accompagnement humain pour les élèves en situation de handicap. Il s’agit là d’une mobilisation très forte et durable de l’État pour faire de l’inclusion une réalité. Face à la diversité des situations qui nécessitent chacune une réponse adaptée, la croissance du nombre d’AESH ne peut être la seule réponse aux besoins des élèves en situation de handicap. Les critères de notification, l’évaluation des besoins des élèves, les relations avec les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ou encore la diversité des formes d’accompagnement sont autant de leviers sur lesquels il convient d’agir. Le ministère chargé de l’éducation nationale est attentif à l’amélioration de la rémunération de cette population qui est essentielle au bon fonctionnement du service public de l’éducation. Plusieurs mesures ont en effet été prises pour revaloriser les AESH. Ainsi, depuis le 1er septembre 2021, les AESH bénéficient d’un dispositif statutaire (grille indiciaire et avancement en fonction de l’ancienneté) qui permet une revalorisation régulière et automatique de leur rémunération. Depuis le 1er janvier 2023, les AESH exerçant dans une école ou établissement relevant d’un réseau d’éducation prioritaire bénéficient d’une indemnité de sujétions annuelle de 1 106 € et les AESH exerçant dans une école ou un établissement relevant d’un réseau d’éducation prioritaire renforcé bénéficient d’une indemnité de sujétions de 3 263 € (part fixe) et d’au plus 448 € (part modulable). Dans la continuité des précédentes mesures d’amélioration des conditions d’emploi et de rémunération des accompagnants des élèves en situation de handicap, une nouvelle étape de leur revalorisation a été franchie à la rentrée 2023. La revalorisation permise par la loi de finances initiale pour 2023 s’est traduite par : - une grille indiciaire revalorisée, notamment avec un indice plancher supérieur au SMIC ; - la création d’une indemnité de fonctions de 1 529 € bruts par an pour un AESH exerçant à temps complet ; - la majoration de 10 % de l’indemnité versée aux AESH référents qui apportent un appui méthodologique et un soutien spécifique aux AESH nouvellement nommés. Depuis la rentrée 2023, les AESH peuvent accéder à un CDI à l’issue d’un premier contrat de 3 ans en cette qualité, contre 6 ans auparavant, conformément à la loi n° 2022-1574 du 16 décembre 2022 visant à lutter contre la précarité des accompagnants d’élèves en situation de handicap et des assistants d’éducation. Aujourd’hui, 63 % des AESH sont ainsi en contrat à durée indéterminée, soit trois fois plus qu’il y a seulement deux ans. Par ailleurs, les AESH bénéficient des mesures générales annoncées pour les agents de la fonction publique : hausse du point d’indice de 1,5 % depuis le 1er juillet 2023, prime exceptionnelle de pouvoir d’achat allant jusqu’à 800 € bruts versée lors du dernier trimestre de l’année 2023 et relèvement des grilles de 5 points d’indice depuis le 1er janvier 2024. Ainsi, entre 2017 et 2025, la rémunération nette mensuelle d’un AESH aura progressé en moyenne de + 41 %, soit + 287 € nets par mois. Les recrutements ainsi que la gestion des AESH seront, au 1er janvier 2025, du seul ressort des services académiques. Ce transfert traduit l’objectif de mieux valoriser leurs fonctions et leur rôle au service de la réussite des élèves mais permettra aussi l’accès pour les AESH concernés à de nouveaux droits en matière d’action sociale notamment. Le ministère est déterminé à continuer dans cette voie d’amélioration des conditions de rémunération des AESH en permettant à celles et ceux qui le souhaitent de bénéficier d’un contrat à temps complet. Depuis la rentrée scolaire 2024, il est désormais proposé aux AESH qui le souhaitent d’augmenter leur quotité de travail en intervenant dans le cadre de la prise en charge par l’État de l’accompagnement humain des élèves en situation de handicap durant le temps de pause méridienne, instaurée par la loi n° 2024-475 du 27 mai 2024.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1139</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>560</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Application des dispositions autorisant l’instruction en famille</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1139. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray* interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’interprétation qui est faite des dispositions relatives à l’autorisation préalable à l’instruction en famille par l’autorité compétente en matière d’éducation, c’est-à-dire par le recteur d’académie ou le directeur académique des services de l’éducation nationale (DASEN) agissant par délégation du recteur. Dans son discours sur le thème de la lutte contre les séparatismes du 2 octobre 2020, le Président de la République a annoncé vouloir rendre obligatoire l’instruction pour tous les enfants âgés de trois à seize ans. Or, en France comme dans de nombreux pays, l’instruction en famille est une des modalités de la liberté d’enseignement. Pour lutter contre les dérives sectaires et la radicalisation, le précédent Gouvernement a toutefois fait le choix de restreindre l’instruction en famille (IEF) lorsque la scolarisation de l’enfant est impossible ou lorsque la situation particulière de l’enfant le justifie. Ce principe a été inscrit dans la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République (dite loi CRPR). À travers l’article 49 de cette loi, l’instruction en famille est désormais soumise au régime de l’autorisation préalable pour quatre motifs : l’état de santé de l’enfant, la pratique d’activités sportives ou artistiques intensives, l’itinérance de la famille ou l’éloignement géographique d’un établissement scolaire et enfin l’existence d’une situation propre à l’enfant motivant un projet éducatif. Ainsi, en ne conservant que les cas relevant de demandes légitimes, il était prévu de lutter contre toutes les tendances qui mettent en cause l’unité de la République. Si un régime dérogatoire perdurait lors des années scolaires 2022-2023 et 2023-2024 pour les enfants instruits dans la famille au cours de l’année scolaire 2021-2022 et pour lesquels les résultats du contrôle ont été jugés suffisants, depuis la rentrée 2024 l’instruction en famille est désormais soumise à autorisation. De ce fait, de nombreux enfants qui remplissent pourtant les critères définis par la loi et dont l’instruction en famille correspond à leur intérêt supérieur sont ainsi contraints de rejoindre les bancs de l’école. Au regard de certaines situations et contrairement à la volonté du législateur, l’application de cette mesure par l’administration témoigne parfois d’un manque de discernement et de transparence sur leurs décisions. Les demandes d’autorisation font ainsi l’objet d’un traitement différencié selon les territoires. Ainsi, le taux d’autorisations délivrées pour le quatrième motif varie fortement d’un département à l’autre. Une telle inégalité territoriale n’est pas acceptable et il est de la responsabilité de Mme la ministre de garantir une application uniforme de la loi du 24 août 2021 sur l’ensemble du territoire et de permettre aux familles qui le justifient pleinement de poursuivre l’instruction en famille. C’est la raison pour laquelle il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour harmoniser l’interprétation des dispositions relatives à l’instruction en famille au niveau national, favoriser la transparence des décisions et le respect du contradictoire et enfin garantir que la situation propre de l’enfant assortie d’un projet éducatif complet soit réellement prise en compte.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1143</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>560</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Markowsky</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Difficultés de l’instruction en famille suite à la loi du 24 août 2021</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1143. — 22 octobre 2024. — M. Pascal Markowsky* alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur les grandes difficultés rencontrées par les familles pratiquant l’instruction en famille (IEF) depuis l’entrée en vigueur de l’article 49 de la loi du 24 août 2021, en particulier pour la rentrée 2024. Alors que l’instruction à domicile relevait d’une simple déclaration, elle est désormais soumise à une autorisation administrative de plus en plus difficile à obtenir, en raison notamment de l’interprétation restrictive du « motif propre à l’enfant » par certaines académies. Le 6 avril 2021, M. Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l’éducation nationale, affirmait au Sénat que « l’instruction en famille est l’une des quatre façons d’instruire les enfants en France (…) [elle] n’est nullement mise en cause. Le régime d’autorisation protège les libertés des familles et les droits des enfants ». Cependant, depuis l’entrée en vigueur de la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République (dite « loi CRPR »), de nombreuses familles se heurtent à l’arbitraire des services académiques dans l’octroi d’autorisations. Ceci malgré les intentions du législateur, les réserves du Conseil constitutionnel et les précisions du Conseil d’État. La loi CRPR a substitué le régime de déclaration de l’IEF par un régime d’autorisation préalable assorti de critères restrictifs. Ces critères incluent des motifs liés à la santé de l’enfant, à une activité sportive ou artistique intensive, à l’itinérance de la famille, ou à une « situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif ». Or comme le souligne le rapport 2023 de la médiatrice de l’éducation nationale, les contours de ce dernier motif sont flous et sources d’interprétations diverses, créant une incompréhension chez les familles. Cela a conduit à une diminution de 27 % du nombre d’enfants suivant l’IEF depuis l’adoption de la loi, tandis que les réclamations auprès des médiateurs de l’éducation nationale ont été multipliées par dix, en grande partie liées à des refus d’autorisation. Cette année, l’académie de Poitiers se distingue par un nombre record de refus, notamment pour des familles ayant déjà été autorisées les années précédentes et qui se retrouvent à recevoir des mises en demeure de scolarisation sous 15 jours, souvent sans explication étayée. Les refus abusifs concernent en particulier les demandes justifiées par le quatrième motif et conduisent à des situations désastreuses pour les familles : fratries séparées, enfants en difficulté scolaire et désorganisation familiale. Le changement de paradigme entre le projet éducatif propre à l’enfant et le projet de vie familial, ajouté à la durée d’autorisation limitée à un an, crée un fort sentiment d’insécurité chez les familles. Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’elle semble en décalage avec l’objectif initial de lutte contre le séparatisme, alors que 92,8 % des contrôles de l’IEF étaient favorables en 2020. Enfin, les saisines auprès de la médiation et des tribunaux administratifs n’ont pas permis de clarifier la portée des nouvelles dispositions, notamment concernant la suffisance d’un projet pédagogique détaillé sans exigence de démonstration de la « situation propre à l’enfant », comme l’a souligné le Conseil constitutionnel dans sa décision n° 2021-823 DC du 13 août 2021. M. le député souhaite donc connaître la position du Gouvernement sur l’évolution de la situation concernant l’instruction en famille. Il interroge également M. le ministre sur les mesures envisagées pour assouplir l’application de l’article 49 de la loi du 24 août 2021, afin de garantir aux familles une réelle liberté dans le choix de l’instruction, en conformité avec les droits en vigueur. Enfin, il demande au Gouvernement si une régularisation des refus abusifs pourrait être envisagée pendant l’année scolaire 2024-2025.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>561</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Conseil d’État a apporté des précisions concernant le traitement des demandes d’autorisation d’instruction dans la famille, effectuées au titre du motif fondé sur la situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif. Le ministère ne prévoit pas d’apporter de précisions supplémentaires par voie réglementaire. L’autorité administrative doit ainsi contrôler que « cette demande expose de manière étayée la situation propre à cet enfant motivant, dans son intérêt, le projet d’instruction dans la famille et qu’il est justifié, d’une part, que le projet éducatif comporte les éléments essentiels de l’enseignement et de la pédagogie adaptés aux capacités et au rythme d’apprentissage de cet enfant, d’autre part, de la capacité des personnes chargées de l’instruction de l’enfant à lui permettre d’acquérir le socle commun de connaissances, de compétences et de culture défini à l’article L. 122-1-1 du code de l’éducation au regard des objectifs de connaissances et de compétences attendues à la fin de chaque cycle d’enseignement de la scolarité obligatoire » (décision CE n° 467550 du 13 décembre 2022). Il en résulte que les responsables légaux sollicitant une autorisation d’instruction dans la famille pour ce motif ne doivent pas seulement justifier de la situation propre de leur enfant et présenter un projet éducatif. Ils doivent justifier que ce projet éducatif est conçu en fonction de la situation de leur enfant et adapté à celle-ci, de telle manière que l’enfant puisse bénéficier d’un enseignement conforme à l’objet de l’instruction obligatoire. En tout état de cause, en cas de décision de refus d’autorisation d’instruction dans la famille, les personnes responsables de l’enfant ont la possibilité de former un recours administratif préalable obligatoire devant une commission présidée par le recteur d’académie et composée d’une équipe pluridisciplinaire qui pourra se prononcer aussi bien sur des aspects pédagogiques que médicaux dans l’intérêt de l’enfant. Le Gouvernement entend bien garantir l’application des dispositions de la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République et de ses textes d’application. Le ministère accompagne les services académiques afin d’harmoniser le traitement des demandes d’autorisation d’instruction dans la famille, dans l’intérêt supérieur de l’enfant et de ses droits, notamment son droit à l’instruction. Par ailleurs, les éventuelles différences de traitement des demandes d’autorisation d’instruction dans la famille en fonction des départements ont récemment fait l’objet de consignes auprès des recteurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1144</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>561</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Lutte contre la dévalorisation du statut de TZR</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1144. — 22 octobre 2024. — M. Pierre-Yves Cadalen appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation des personnels enseignants sous le statut de titulaire en zone de remplacement (TZR), suite à de nombreuses alertes, transmises par des citoyens ou des syndicats, relayées par exemple dans l’article « La Colère des enseignants titulaires remplaçants » dans le journal Le Monde en date du 10 septembre 2024. Ces personnels, au nombre d’environ 9 000 en cette rentrée scolaire, sont essentiels au bon fonctionnement de l’institution puisqu’ils assurent une présence continue face aux élèves en cas de remplacements courts (minimum deux semaines) comme de remplacements longs (une année scolaire). Pour autant, c’est une mission particulièrement difficile. Les TZR doivent être très adaptables, ils sont amenés à enseigner dans des établissements et des classes variés, avec parfois peu de temps pour s’y préparer. Malgré les difficultés, les personnels TZR assurent leur mission avec sérieux et sens du service public. Quelle n’est pas la déception de certains, comme dans l’académie de Bordeaux ou de Rennes en cette rentrée 2024, d’apprendre que le poste sur lequel ils travaillaient précédemment de manière satisfaisante a été confié à un contractuel ou une contractuelle. Comment accepter, après avoir passé le concours et bien souvent enseigné plusieurs années, que les remplacements de longue durée soient d’abord confiés à des contractuels ou des contractuelles qui n’ont ni le concours ni, bien souvent, l’expérience de l’enseignement ? Cette situation est injuste et injustifiable. En voulant fidéliser les contractuels et les contractuelles, le ministère s’expose à la démission massive des TZR devant la dévalorisation de leur statut, réduit aux remplacements courts et la dégradation de leurs conditions de travail. Si postes vacants il y a, le ministère de l’éducation nationale doit recruter des enseignants et des enseignantes et affecter en priorité les TZR en cas de manques. La situation pose de plus le problème de l’égalité des personnels, puisque les rectorats agissent selon leur volonté en la matière, obéissant néanmoins à la volonté du Gouvernement précédent d’optimiser « de la ressource en remplacement« (article du Monde cité ci-dessus). M. le député tient à rappeler qu’avant d’être « de la ressource en remplacement », les personnels TZR sont des êtres humains subissant déjà un statut difficile sans qu’il soit nécessaire d’y ajouter l’humiliation d’être eux-mêmes remplacés par des contractuels. Qu’il ne soit toutefois pas compris que M. le député estime les enseignants contractuels et enseignantes contractuelles dépourvus ou dépourvues de compétences et d’expérience. Pour autant, il est absolument nécessaire de protéger les personnels titulaires du concours afin d’endiguer les démissions massives et la crise du recrutement. Il lui demande donc ce qu’elle compte mettre en place pour protéger le statut des TZR et assurer leur priorité sur les contractuels et les contractuelles quant aux remplacements de longue durée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>562</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le remplacement des professeurs absents, constitue une priorité du service public de l’éducation nationale. Son efficacité dans les écoles, les collèges et les lycées répond à des objectifs de continuité pédagogique et de garantie de la qualité du service rendu aux élèves et à leur famille. L’ensemble des services du ministère, administration centrale et services déconcentrés (rectorats et direction des services départementaux de l’Éducation nationale) sont pleinement mobilisés pour améliorer le remplacement des enseignants absents, qu’il s’agisse des absences de courte durée (inférieures à 15 jours) ou bien des absences de longue durée (supérieures à 15 jours). Dans le second degré, les académies disposent d’un vivier composé de personnels titulaires sur zone de remplacement (TZR). Il s’agit d’enseignants expérimentés dédiés au remplacement dont l’expertise est particulièrement précieuse et requise pour permettre d’intervenir dans tout établissement et dans tout contexte éducatif. À l’issue du mouvement intra-académique ils sont affectés sur une zone de remplacement afin d’y exercer une mission spécifique à l’échelle d’un territoire qui permet de répondre aux besoins de suppléance et de remplacement tout au long de l’année scolaire. Les académies sont libres de procéder aux affectations des personnels titulaires et contractuels selon leurs caractéristiques territoriales pour assurer le bon fonctionnement du service public d’éducation et notamment le remplacement des enseignants absents qui est une priorité gouvernementale et ministérielle. L’efficacité du remplacement repose sur une optimisation par les services académiques de cette ressource afin de disposer de TZR disponibles dans l’ensemble des disciplines. Une attention particulière est évidemment accordée à la situation de ces personnels titulaires et l’utilisation de ce vivier est donc effectuée selon la localisation, la durée de l’absence, le niveau d’enseignement. Ainsi au regard de leur expertise et des besoins, ils sont priorisés et maintenus sur des missions de remplacement pour garantir la continuité pédagogique et les heures d’enseignement dues aux élèves.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1195</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>562</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Avancement des enseignants et prise en compte des années antérieures</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1195. — 22 octobre 2024. — M. Sacha Houlié interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur les récentes modifications apportées par l’article 3 du décret n° 2023-729 du 7 août 2023 à l’article 7 du décret n° 51-1423 du 5 décembre 1951 portant règlement d’administration publique pour la fixation des règles suivant lesquelles doit être déterminée l’ancienneté du personnel nommé dans l’un des corps de fonctionnaires de l’enseignement relevant du ministère de l’éducation nationale et des décrets statutaires régissant ces corps. Désormais, « les années d’activité professionnelle exercées sans avoir la qualité d’agent public et accomplies par les lauréats des concours avant leur nomination dans l’un des corps de fonctionnaires auxquels s’applique le présent décret sont prises en compte dans l’ancienneté pour l’avancement d’échelon, à raison des deux tiers de leur durée ». Ces dispositions, qui doivent être saluées dès lors qu’elles permettent de valoriser les années d’expérience professionnelle antérieures à l’entrée dans la fonction publique, restent toutefois équivoques quant aux personnels qu’elles concernent. L’article 25 du décret du 7 août 2023 prévoit en effet que ses dispositions « sont applicables aux décisions individuelles de classement prenant effet à compter du 1er septembre 2023 », sans expliciter si sont visées les seules décisions initiales d’intégration à la fonction publique, ou toute décision concernant l’avancement d’un fonctionnaire déjà en poste. Dans ces circonstances, il lui demande de confirmer que conformément au principe d’égalité de traitement, le dispositif de reprise d’ancienneté concerne bien non seulement les nouveaux lauréats depuis le 1er septembre 2023, mais également les personnels d’ores et déjà en poste, qui pourront ainsi le cas échéant bénéficier de son application à l’occasion de la prochaine décision relative à leur avancement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>563</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère chargé de l’éducation nationale a engagé depuis plusieurs années un chantier d’ampleur en vue d’améliorer les règles statutaires de reprise des services lors de la nomination dans un corps enseignant, afin de diversifier les profils recrutés et d’offrir des secondes carrières attractives. En 2022, les modifications règlementaires ont porté sur l’amélioration de la reprise des services de droit privé pour les lauréats des troisièmes concours. Cette mesure a été étendue au 1er septembre 2023 aux lauréats issus des autres voies de concours (externe et interne). Certains lauréats des concours bénéficient également d’une reprise plus avantageuse de leurs services publics. Ces mesures concernent le classement à l’entrée dans un corps enseignant ou assimilé et non le déroulement de carrière qui s’ensuit. En effet, les dispositions du décret n° 2023-729 du 7 août 2023 constituent une mesure d’attractivité par le biais d’un nouveau classement plus favorable, et non une mesure de revalorisation des enseignants recrutés antérieurement. Sauf exceptions strictement encadrées, les dispositions règlementaires n’ont pas vocation à régir des situations juridiquement constituées et ne valent que pour l’avenir. Aussi, seuls les nouveaux lauréats d’un concours donnant accès à un corps régi par le décret n° 51-1423 du 5 décembre 1951 peuvent bénéficier de ces modalités de classement. Par ailleurs, selon une jurisprudence constante, un décret instituant des règles de reprise d’ancienneté et ne comportant pas de dispositions permettant d’en faire bénéficier les agents déjà en fonctions ne constitue pas une discrimination contraire au principe d’égalité de traitement des fonctionnaires d’un même corps (par exemple CE n° 260508, 10 décembre 2004, Syndicat national des infirmiers conseillers de santé).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1361</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>563</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Remise en état des réseaux de télécommunication après la tempête Ciaran</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1361. — 22 octobre 2024. — Mme Annaïg Le Meur attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique sur les dégâts persistants de la tempête Ciaran sur les réseaux de télécommunication. Dans la nuit du 1er au 2 novembre 2023, la tempête Ciaran a frappé la Bretagne et une partie des côtes de la Manche, provoquant de d’importants dégâts sur les réseaux aériens d’électricité et de télécommunication, en raison des nombreuses chutes d’arbres. Si les réseaux électriques ont tous été remis en état en trois semaines, il en est tout autrement pour les réseaux de télécommunication. En effet, onze mois après la tempête, plusieurs centaines d’abonnés sont toujours privés d’internet et de téléphone, gênant fortement les particuliers et les entreprises dans leurs activités du quotidien et créant également des problèmes de sécurité des personnes vulnérables, notamment celles équipées en téléalarme. Les abonnés et les collectivités font régulièrement des remontées aux opérateurs, presque tous sans retour de ceux-ci sur des perspectives de retour à la normale. Les services de l’État eux-mêmes éprouvent des difficultés à avoir des réponses de ces opérateurs. Cela devient un vrai problème d’aménagement du territoire, qui s’en trouve aggravé par le recours massif à des sous-traitants sur le terrain qui réduit la réactivité des interventions et le dialogue entre tous les acteurs. Aussi, elle lui demande si elle entend mettre en place une cellule ministérielle avec les opérateurs en télécommunication pour un suivi de la remise en état des derniers réseaux de télécommunication abimés par les tempêtes survenues l’hiver dernier, ainsi que des mesures visant à améliorer les services rendus par ces opérateurs lors de pannes sur leurs réseaux. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>563</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les réseaux télécoms peuvent être particulièrement vulnérables face aux évènements climatiques majeurs, comme cela a été le cas lors des tempêtes Ciaran et Domingos à l’hiver 2023-2024. Leur rétablissement rapide est une priorité en cas d’interruption de service, d’abord pour les communications d’urgence puis pour le retour à une situation nominale pour les usagers. Le Gouvernement a été pleinement attentif aux remontées des préfectures des départements impactés. Afin de tirer les enseignements des tempêtes Ciaran et Domingos, la direction générale des entreprises a organisé en avril 2024 un retour d’expérience en présence des opérateurs et des préfectures de la Manche, du Finistère et de la zone de défense ouest. L’objectif était triple : - dresser le constat de l’impact des tempêtes sur les réseaux fixes et mobiles et des actions mises en œuvre pour permettre un rétablissement rapide des réseaux ; - sensibiliser l’ensemble des acteurs aux enjeux de résilience des réseaux dans le contexte de changement climatique ; - identifier à terme les bonnes pratiques dans l’optique de leur diffusion au niveau national. Ce retour d’expérience a permis de dresser les constats suivants : - La majorité des coupures constatées sur les réseaux fixes et mobiles sont liées à une rupture d’approvisionnement électrique ; - Les coupures sur les réseaux fixes sont liées en minorité à des dégâts physiques sur les appuis aériens d’Enedis et d’Orange. Plusieurs axes de travail ont été identifiés :  - L’amélioration des flux de communication entre opérateurs télécoms, préfectures et opérateurs électriques (principalement Enedis) en période de crise pour permettre une meilleure remontée d’information de l’état des réseaux (télécoms et électriques) et une identification plus rapide des sites à rétablir prioritairement ; - S’agissant des réseaux fixes, les échanges d’information interopérateurs doivent être améliorés pour accélérer le rétablissement compte tenu de la répartition des compétences. - Plus globalement, les préfectures doivent être accompagnées pour mieux appréhender les spécificités des réseaux télécoms. - La généralisation de schéma local de résilience par les collectivités locales doit être encouragée. Afin de structurer les travaux issus du retour d’expérience Ciaran-Domingos, une fiche mesure est soumise à la consultation publique dans le cadre du Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) – (voir mesure n° 32 « Assurer la résilience des services de communications électroniques »). En parallèle, des travaux interministériels doivent être lancés d’ici 3 mois pour établir un plan de travail commun et global sur l’année 2025. Concernant les usagers impactés par la tempête Ciaran et Domingos et dans l’état actuel des connaissances, les cas résiduels relevent de blocages chez les usagers concernés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2310</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>564</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Parmentier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Fabrication de semi-conducteurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2310. — 26 novembre 2024. — Mme Caroline Parmentier interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la stratégie de la France pour établir une filière nationale compétitive dans la fabrication de semi-conducteurs avancés, essentiels à de nombreux secteurs clés. Les tensions géopolitiques et la compétition mondiale accentuent les risques liés à la dépendance du pays à Taïwan, principal producteur mondial. Cette situation pourrait entraîner une « vassalisation technologique » de la France. En réponse à cet enjeu de souveraineté, les États-Unis d’Amérique et la Chine ont annoncé des investissements massifs dans ce domaine. Développer une filière nationale réduirait cette dépendance, garantirait la souveraineté numérique de la France et stimulerait l’innovation et l’emploi. Elle le prie de lui indiquer la stratégie du Gouvernement pour constituer une filière compétitive dans la fabrication de semi-conducteurs avancés. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>564</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La stratégie d’accélération électronique, déclinaison sectorielle du plan France 2030, a pour objectif le renforcement du potentiel scientifique et technologique de la France dans le domaine des semi-conducteurs, ainsi que des capacités de production. Dans le cadre des programmes et équipements prioritaires de recherche (PEPR) électronique, des investissements importants ont été consentis afin de renforcer les moyens à disposition des organismes de recherche (CNRS, Universités, CEA) en vue de préparer les technologies de la prochaine décennie, au travers de travaux de pointe sur les architectures neuromorphiques, l’utilisation de nouveaux matériaux pour la conversion de puissance ou les très hautes fréquences. Des jalons ont également été posés afin de poursuivre la miniaturisation de la technologie de silicium sur isolant entièrement appauvri (FD-SOI) vers les nœuds de 10 et de 7 nanomètres. 450 millions d’euros de crédits France 2030 ont été investis afin de fournir les moyens, notamment en équipement, au CEA-Leti, afin de mener à bien ce projet. L’Union européenne, au travers de l’entreprise commune semi-conducteurs (Chips JU) a également contribué à hauteur de 360 millions d’euros. Ces travaux ouvrent la voie, à l’horizon du début des années 2030, à la production de composants très économes en énergie et dotés d’une haute densité en transistors et donc d’une importe puissance de calcul. Un soutien public a également été apporté à l’innovation des acteurs privés et à l’accroissement des capacités de production, au travers du Projet Important d’intérêt commun européen microélectronique et communication (PIEEC ME/CT) et du projet d’extension de l’usine de Crolles, s’appuyant sur un partenariat entre STMicroelectronics et GlobalFoundries. Ces travaux portent notamment sur l’électronique de puissance, les accélérateurs d’intelligence artificielle dans les microcontrôleurs ou la photonique sur silicium. Au total, ce sont près de 4 milliards d’euros qui ont été engagés en vue de soutenir ces activités de R&amp;D industrielle et d’industrialisation. Ils ont déjà débouché sur des extensions de capacités, à Crolles (STMicroelectronics), Bernin (Soitec) ou Caen (Murata). Le Gouvernement cherche ainsi à renforcer la compétitivité du secteur et la résilience de l’économie en faisant levier sur les points forts de la filière électronique française : expertise en physique des matériaux, en électronique de puissance, en radiofréquence et en systèmes embarqués. En conséquence, le soutien public porte particulièrement sur les semi-conducteurs avancés qui innovent non de par leur niveau de miniaturisation (« More-Moore ») mais parce qu’ils répondent à des cas d’usage spécifiques, en adaptant architecture et matériaux à ces usages. C’est ainsi le cas dans la conversion de puissance (usage de wafers en carbure de silicium ou en nitrure de Gallium), dans les transmissions de données (intégration de lasers miniatures sur des plaques de silicium) ou en matière de capture d’image (utilisation de collages entre plaques pour améliorer la qualité des capteurs et donc des photos numériques). En outre, ces semi-conducteurs avancés répondent bien aux besoins de l’industrie française et européenne, dans le secteur automobile, de l’automatisation, des systèmes électriques ou aéronautique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2453</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>565</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Gestion des matières et déchets radioactifs en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2453. — 3 décembre 2024. — M. Alexandre Allegret-Pilot interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la gestion des matières et déchets radioactifs. Les pouvoirs publics ont décidé une relance de l’utilisation de l’énergie nucléaire en France, incluant la construction de nouveaux réacteurs de puissance et le soutien à des projets de petits réacteurs modulaires. Le Conseil de politique nucléaire de février 2024 a confirmé la politique de retraitement des combustibles nucléaires usés en vue du recyclage des matières fissiles valorisables (pour supprimer à terme la dépendance de la France à l’uranium importé) avec l’objectif de parvenir à terme à la fermeture complète du cycle du combustible nucléaire. Dans son rapport n° 18 de juin 2024, la Commission nationale d’évaluation des études et recherches sur la gestion des matières et déchets radioactifs (CNE) souligne que les réacteurs à neutrons rapides (RNR) de puissance élevée sont la seule filière permettant la fermeture complète du cycle. La CNE a réalisé une revue des stratégies de gestion des déchets radioactifs de haute et moyenne activité, dont notamment les combustibles usés, dans le monde. Il en ressort que le stockage géologique est la solution de référence, même si l’avancement de la mise en œuvre de cette stratégie est très différent d’un pays à l’autre. La Commission doit remettre un avis fin 2025 sur le dossier d’autorisation de création Cigéo, un projet de centre de stockage géologique (la Finlande et la Suède sont les seuls pays ayant à ce jour autorisé la création d’une installation de stockage géologique ; la construction de l’installation finlandaise est très avancée). Face à ce constat, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour permettre le déploiement d’un parc de RNR de puissance élevée (offrant des garanties contre les risques de crise structurelle d’approvisionnement en uranium) et l’avancement concret dans la mise en œuvre d’un centre de stockage géologique en France. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>565</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Conseil de politique nucléaire de février 2024 a confirmé la politique de retraitement des combustibles nucléaires usés en vue du recyclage des matières fissiles valorisables, avec l’objectif de parvenir à terme à la « fermeture du cycle » du combustible nucléaire. Dans ce contexte, le Gouvernement travaille avec les principaux industriels et établissements publics concernés afin de concevoir les futures installations de retraitement des combustibles usées qui permettront de renouveler à l’horizon 2040-2050 les installations existantes et d’établir une stratégie de fermeture du cycle. Afin de parvenir à fermer le cycle, des travaux importants de recherche, de développement et d’industrialisation de procédés seront nécessaires pour concevoir à la fois des réacteurs à neutrons rapides mais également des installations de fabrication et des installations de retraitement des combustibles utilisables dans ces réacteurs. Une feuille de route sera ainsi établie dans ce cadre par les industriels et établissements publics concernés. Par ailleurs, la pertinence du stockage en couche géologique pour les déchets radioactifs de haute activité et de moyenne activité à vie longue est reconnue au niveau international. L’Agence pour l’énergie atomique de l’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) indique ainsi, dans une évaluation internationale de 1999, que « de toutes les options envisagées, l’évacuation en formation géologique profonde est le mode de gestion à long terme le plus approprié pour les déchets radioactifs à vie longue ». L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) indique également, dans une publication de 2003, que « la sûreté du stockage géologique est largement acceptée dans la communauté technique et de nombreux pays ont maintenant décidé d’aller de l’avant avec cette option ». La directive 2011/70/Euratom du conseil du 19 juillet 2011 établissant un cadre communautaire pour la gestion responsable et sûre du combustible usé et des déchets radioactifs précise par ailleurs qu’« il est communément admis que, sur le plan technique, le stockage en couche géologique profonde constitue, actuellement, la solution la plus sûre et durable en tant qu’étape finale de la gestion des déchets de haute activité et du combustible considéré comme déchet ». En France, le projet Cigéo repose sur cette solution technique. Le 16 janvier 2023, l’Andra a déposé la demande d’autorisation de création (DAC) de l’installation Cigéo. L’instruction de ce dossier par l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) et les services de l’État est en cours pour une durée qui pourrait être comprise entre trois et cinq ans. À la suite de la publication du décret d’autorisation de création, qui n’est pas attendue avant 2027, débuteront la phase de construction initiale et la phase industrielle pilote. Cette phase industrielle pilote permettra de conforter en situation réelle les mesures prises pour maîtriser les risques d’exploitation et assurer la surveillance du stockage, de vérifier le bon fonctionnement des équipements, de confirmer les modes opératoires ainsi que la récupérabilité des colis stockés. Des essais seront menés avec des colis factices puis, progressivement avec de vrais colis de déchets lorsque l’autorisation de mise en service de l’installation aura été délivrée. Des décisions et jalons clefs ont été identifiés par la cinquième édition du plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs [1], en particulier son action HAMAVL.2 intitulée : « Confirmer les jalons structurant de la gestion des déchets haute activité et moyenne activité-vie longue (dont les principaux rendez-vous avec le public et les enjeux associés) et prévoir un processus de définition et de consultation pour les jalons ultérieurs ». [1] https://dechets-radioactifs.ecologie.gouv.fr/]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1028</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>566</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lutte contre l’usurpation des plaques d’immatriculation des véhicules</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1028. — 15 octobre 2024. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les usurpations de plaques minéralogiques. Aussi appelée « doublette », l’usurpation de plaques d’immatriculation est un délit qui consiste à utiliser les plaques attribuées à un autre véhicule. Bien que l’article L. 317-4-1 du code de la route stipule que cette infraction soit passible de 7 ans d’emprisonnement, de 30 000 euros d’amende et d’une suspension voire d’une annulation permis de conduire pour l’auteur du délit, force est de constater que ces usurpations de plaques sont de plus en plus nombreuses. Pour faire reconnaître l’usurpation et être exonérées du paiement des amendes reçues à tort, les victimes doivent mener une fastidieuse série de démarches administratives : dépôt de plainte contre X, contestation de la contravention, nouvelle demande de certificat d’immatriculation puis fabrication d’un nouveau jeu de plaques minéralogiques. Or la commercialisation de plaques d’immatriculation n’exige pour l’heure aucun justificatif. Il est donc possible de faire éditer une plaque portant un numéro de son choix, qui ne correspond pas à son propre véhicule. Il demande donc si la règlementation du code de la route peut évoluer afin que soit vérifiée et enregistrée au préalable l’identité du demandeur d’une plaque minéralogique et que celui-ci présente le certificat d’immatriculation du véhicule concerné.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>566</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’usurpation de plaques d’immatriculation ou l’usage de fausses plaques sont des infractions bien identifiées par le ministère de l’Intérieur. 23072 plaintes ont été enregistrées en 2023 par les services de police et les unités de gendarmerie. Ces comportements délictueux ont été à l’origine de grandes difficultés pour les victimes. Pour y remédier, les démarches de contestation ont été facilitées afin que les victimes d’usurpation n’aient pas à payer d’amende, ni même de consignation, et ne risquent pas de perte de points sur leur permis de conduire. Ainsi, après avoir déposé plainte, la victime doit contester l’avis de contravention dans les 45 jours qui suivent sa réception. La procédure de contestation peut se faire par envoi postal d’un courrier recommandé avec accusé de réception, en y joignant une copie de l’attestation de dépôt de plainte (et aucun autre justificatif), ou directement en ligne sur le site de l’agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI). Depuis octobre 2024, le dépôt de plainte est également facilité avec le dispositif de plainte en ligne, évitant ainsi à la victime de devoir se déplacer au commissariat ou à la gendarmerie. Ainsi, dès le dépôt de plainte effectif, l’envoi de nouveaux avis de contravention est bloqué. Dans les cas les plus graves, la victime peut demander qu’une nouvelle immatriculation soit attribuée à son véhicule via le site de l’agence nationale des titres sécurisés (ANTS). Cette ré-immatriculation est quasi gratuite, la personne devant seulement s’acquitter de la somme de 2,76€ correspondant aux frais d’acheminement du nouveau certificat d’immatriculation. Par ailleurs, depuis 2021, l’outil innovant « IA flash » a été déployé sur les chaînes de traitement de l’ANTAI. Il permet, par le recours à une intelligence artificielle, d’effectuer une comparaison marque/modèle entre la photographie d’infraction et les informations contenues dans le système d’immatriculation des véhicules afin de faciliter le traitement par les agents de constatation du centre automatisé de constatation des infractions routières (CACIR). Ainsi, pour les dossiers identifiés comme des usurpations d’immatriculation, l’avis de contravention n’est pas envoyé au propriétaire et le dossier est transmis aux services enquêteurs. Enfin, des travaux interministériels de lutte contre la fraude à l’immatriculation des véhicules sont en cours. Ils sont conduits en concertation avec les représentants des professionnels concernés et visent à sécuriser davantage la délivrance de plaques d’immatriculation pour en garantir une meilleure traçabilité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>368</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>567</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jocelyn Dessigny</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité, commerce et artisanat</ministreJO><Objet>Du recrutement d’agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            368. — 8 octobre 2024. — M. Jocelyn Dessigny attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat, sur les difficultés de recrutement d’agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM). Selon l’article R. 412-127 du code des communes, chaque classe maternelle doit être assistée par un ATSEM pour un effectif de 25 à 30 élèves. Les communes sont responsables du remplacement des postes vacants d’ATSEM. En 2022, la France comptait environ 57 000 ATSEM en poste, un nombre en constante augmentation en raison de la loi pour une école de la confiance qui a rendu la scolarité obligatoire dès l’âge de 3 ans. Selon l’Association des maires de France (AMF), 44 % des ATSEM actuels partiront à la retraite d’ici 6 ans, ce qui représente un défi majeur de renouvellement de ces personnels. De nombreuses communes adoptent des chartes dédiées aux ATSEM afin de formaliser leurs engagements vis-à-vis des administrés. L’Inspection générale de l’éducation nationale (IGEN) et l’Inspection générale de l’administration (IGA) ont d’ailleurs recommandé l’élaboration d’un document d’engagement entre l’AMF et les ministères concernés qui préciserait les modalités de gestion de ces agents territoriaux ainsi que leur rôle au sein de l’école. En 2021, environ 16 % des collectivités locales ont signalé des difficultés de recrutement pour les postes d’ATSEM, notamment dans les petites communes rurales, ainsi que leur remplacement en cas de démissions, d’arrêts maladie ou de départs à la retraite, garant du bon fonctionnement du service public d’éducation. Dans de nombreuses communes, des difficultés notables subsistent pour recruter du personnel qualifié. C’est pourquoi il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement, en partenariat avec les communes, prévoit de mettre en place pour valoriser le statut des ATSEM et garantir des effectifs suffisants et qualifiés dans l’ensemble des classes maternelles françaises.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>567</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les missions des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM) ont été redéfinies et confortées par le décret n° 2018-152 du 1er mars 2018, à la suite d’une concertation menée sur la base d’un rapport des inspections générales de l’administration et de l’éducation nationale, avec l’Association des maires de France et les représentants du personnel. Les dispositions statutaires de ce décret prévoient ainsi expressément que les ATSEM appartiennent à la communauté éducative. Le Gouvernement a tout d’abord renforcé spécifiquement les perspectives d’évolution de carrière des ATSEM, en leur ouvrant des voies d’accès, par concours interne ou par promotion interne, aux cadres d’emplois des agents de maîtrise (catégorie C+) et des animateurs territoriaux (catégorie B). Les ATSEM sont, en outre, éligibles au nouveau dispositif global de promotion interne tel qu’il résulte du décret n° 2023-1272 du 26 décembre 2023 modifiant les dispositions statutaires relatives à la promotion interne dans la fonction publique territoriale. La promotion interne des agents des collectivités territoriales est soumise à des quotas. Ce décret est venu assouplir ce mécanisme de contingentement avec notamment le passage de la règle de 1 promotion pour 3 recrutements externes à la règle de 1 pour 2, en vue de faciliter la promotion des agents et de simplifier la gestion des ressources humaines par les employeurs territoriaux. De plus, afin de régulariser la situation des agents « faisant fonction », à savoir les agents avec le diplôme mais pas recrutés comme ATSEM, le Gouvernement élabore un projet de décret en Conseil d’Etat tendant à instaurer une inversion temporaire des parts respectives de postes ouverts aux concours externe et interne d’accès à ce cadre d’emplois. Cette adaptation est issue des rapports adoptés à l’unanimité par le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) en 2017 et 2018, puis examinée dans le cadre du groupe de travail « concours » en 2022 et réaffirmée par un vœu unanime du CSFPT en juin 2024. Par ailleurs, les ATSEM, comme l’ensemble des agents de la fonction publique, ont bénéficié des revalorisations de la valeur du point d’indice de la fonction publique de 3,5 % au 1er juillet 2022 et de 1,5 % au 1er juillet 2023, ainsi que de l’attribution de cinq points d’indice supplémentaires depuis le 1er janvier 2024. Les employeurs territoriaux disposent également d’un levier important pour améliorer la rémunération des ATSEM en instituant par délibération le régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP), dont le plafond annuel s’élève à 12 600 euros. Enfin, une charte nationale portant engagement pour une meilleure reconnaissance des compétences professionnelles des ATSEM a été signée entre l’État, l’association des maires de France et les représentants des employeurs territoriaux, le 21 novembre 2023. Elle a vocation à favoriser la reconnaissance du rôle joué par les ATSEM pendant le temps scolaire, et permettra notamment d’améliorer la qualité de vie au travail des agents.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1018</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>568</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Lavalette</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Santé mentale périnatale en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1018. — 15 octobre 2024. — Mme Laure Lavalette interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge de la santé mentale périnatale en France. Une tribune portant sur cette thématique cruciale de santé publique, publiée dans les colonnes du quotidien « Le Monde » en date du 8 octobre 2024, a recueilli les signatures d’un consortium de praticiens et d’universitaires. Parmi les signataires figurent d’éminents spécialistes de la santé mentale, notamment des psychiatres et pédopsychiatres, ainsi que des sages-femmes, des chercheurs, des écrivains et des membres du corps professoral. Selon un rapport de Santé publique France publié en septembre 2023, les troubles psychiques périnataux constituent la principale complication périnatale dans le pays. L’ampleur du phénomène se manifeste à travers des statistiques particulièrement éloquentes : deux mois après l’accouchement, une femme sur quatre présente des symptômes d’anxiété importants, une sur six souffre de dépression post-partum et, plus alarmant encore, une sur vingt évoque des idéations suicidaires. Ces situations ont des répercussions considérables, tant sur le plan familial qu’économique. Les études démontrent qu’un premier épisode dépressif périnatal augmente de 50 % le risque de récidive dépressive. Plus préoccupant encore, ces répercussions s’inscrivent dans une dimension transgénérationnelle : les filles dont la mère a connu une dépression post-partum présentent elles-mêmes un risque accru de troubles émotionnels et psychiques après leur propre accouchement, perpétuant ainsi un cycle intergénérationnel préoccupant. Par ailleurs, si des avancées ont été réalisées depuis la crise de la covid-19, notamment avec la mise en place d’un entretien postnatal précoce obligatoire et l’allongement du congé paternité, ces mesures demeurent insuffisantes face à l’ampleur du problème. L’impératif de déstigmatisation de ces troubles, conjugué à la nécessité d’une formation approfondie des acteurs professionnels - tout particulièrement au sein des services de ressources humaines quant à la délicate question de la réinsertion professionnelle post-maternité - constituent des axes stratégiques dont l’importance ne saurait être minimisée. L’incapacité fréquente des mères affectées à maintenir une activité professionnelle stable engendre une précarisation progressive de leur situation financière, notamment dans un contexte d’inflation. La dépression post-partum et les autres troubles psychologiques périnataux frappent avec une acuité particulière les mères confrontées à l’isolement social. L’absence de ressources financières suffisantes entrave l’accès aux suivis thérapeutiques, tandis que la saturation des services publics de santé mentale allonge dangereusement les délais de prise en charge. Les services de protection maternelle infantile, jadis fleurons de la prévention psychosociale, se trouvent aujourd’hui exsangues, leurs moyens dilués face à l’ampleur croissante des besoins, leurs fonctions premières dévoyées. Les professionnels peinent à déployer leurs compétences dans un contexte où l’urgence quotidienne supplante trop souvent l’accompagnement au long cours. Elle lui demande donc quelles actions concrètes seront entreprises pour renforcer la prise en charge de la santé mentale périnatale et accompagner les familles confrontées à ces difficultés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>568</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’organisation de l’offre de soins en santé mentale est un sujet suivi avec attention par le ministère chargé de la Santé. Plusieurs mesures ont été prises ces dernières années à destination de certains publics particulièrement fragiles comme les jeunes ou les femmes enceintes. Ainsi, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024 a prévu à l’article 61 la mise en place d’un parcours de soins dédié aux dépressions post partum. Des travaux sont engagés pour déterminer les modalités de mise en œuvre de cette expérimentation mise en place par les agences régionales de santé. Un groupe de travail a été lancé au printemps 2024 avec les services du ministère de la santé et de l’accès aux soins, les représentants des professionnels concernés, la Commission nationale de la psychiatrie (CNP), des psychiatres experts et la fédération française des réseaux de santé en périnatalité.  Ce groupe de travail a permis d’affiner les grands principes de fonctionnement de l’expérimentation, qui reposera sur le renfort des Dispositifs spécifiques régionaux (DSR) en périnatalité, qui sont les acteurs clés de la coordination territoriale via leur mission d’analyse des besoins et la structuration du parcours de santé. Il s’agit d’un parcours qui associera des professionnels médicaux, des psychologues hospitaliers et libéraux et des puéricultrices, dans le cadre d’une approche pluridisciplinaire visant à mieux accompagner les femmes confrontées à une dépression post partum. Cette expérimentation durera 3 ans, dans six régions. Ce parcours a pour objectif de prendre en charge le plus précocement possible les femmes diagnostiquées, de développer la formation des professionnels médicaux sur les conséquences psychologiques du post-partum, d’améliorer l’orientation de ces femmes, de faciliter leur accès à un suivi psychologique et d’améliorer leur suivi médical. Il vise à systématiser l’information des femmes sur la dépression post partum, sur les possibilités de traitement ou d’intervention et sur les dispositifs de suivi médical et d’accompagnement psychologique disponibles. Le Gouvernement adressera au Parlement un rapport d’évaluation sur la pertinence d’une généralisation à l’issue de l’expérimentation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1561</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>569</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Dogor-Such</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dépistage des cancers du col de l’utérus</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1561. — 29 octobre 2024. — Mme Sandrine Dogor-Such attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les dépistages organisés des cancers du col de l’utérus. En France, environ 3 100 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, causant 1 100 décès. Grâce à un dépistage régulier, 9 cas sur 10 de ce type de cancer peuvent être évités. Dans le département des Pyrénées-Orientales, le taux de participation à ce type de dépistage est de 59,5 %, bien en dessous de l’objectif national de 80 %. De nombreuses femmes méconnaissent les professionnels habilités à réaliser un frottis. Elle lui demande donc ce qu’elle compte mettre en place pour améliorer la communication des patientes sur le rôle des sages-femmes, médecins généralistes et gynécologues ; il est urgent aujourd’hui d’améliorer l’accès à ces dispositifs vitaux de santé publique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>569</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Avec environ 3 100 nouveaux cas par an, le cancer du col de l’utérus représente le 12ème cancer le plus fréquent chez les femmes en France. Le cancer du col de l’utérus est responsable d’environ 1 100 décès par an. Le renforcement de la couverture vaccinale anti-papillomavirus humains chez les adolescents, associé au déploiement du dépistage organisé à partir de 2018, pourrait induire une diminution de l’incidence en France. Depuis 2018, un programme national de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus a été généralisé. Il concerne l’ensemble des personnes de 25 à 65 ans ayant été invitées par courrier à participer au dépistage organisé, ainsi que celles suivies après avoir participé spontanément. L’invitation à réaliser un dépistage du cancer du col de l’utérus concerne les personnes de la population cible n’ayant pas réalisé de dépistage du cancer du col de l’utérus dans les intervalles recommandés. Le courrier d’invitation précise que le dépistage peut être réalisé par un gynécologue, un médecin généraliste, une sage-femme ou un laboratoire de biologie médicale. Le taux de couverture 2020-2022 est de 59,5 %, en augmentation constante depuis la période 2017-2019, mais toujours inférieur au seuil européen acceptable (70 %). La feuille de route 2024-2028 relative aux dépistages organisés des cancers a notamment pour objectif d’augmenter la participation au dépistage organisé du cancer du col de l’utérus. Elle prévoit plusieurs actions pour renforcer la communication et la sensibilisation sur ce dépistage, le déploiement d’actions d’aller-vers, la prise en compte des dépistages des cancers dans les bilans de prévention mais également des mesures plus spécifiques comme l’envoi de kits d’auto-prélèvements avec la relance pour les femmes qui ne participent pas ou insuffisamment. Le dispositif « Mon bilan prévention », déployé par le ministère chargé de la santé et l’Assurance maladie, témoigne de l’ambition de prévention. Médecins, infirmiers, sage-femmes et pharmaciens peuvent accompagner les assurés sociaux lors de bilans de prévention dédiés à différents âges clés de la vie : entre 18 et 25 ans, 45 et 50 ans, 60 et 65 ans et 70 et 75 ans. L’objectif est de prévenir des maladies, et notamment les cancers. L’auto-questionnaire permet de s’assurer de la participation au dépistage du cancer du col de l’utérus. Le cas échéant, lors de l’entretien, le professionnel de santé pourra sensibiliser les personnes à ce dépistage et préciser les professionnels qui peuvent réaliser le prélèvement nécessaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1562</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>569</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Dogor-Such</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dépistage des cancers du sein</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1562. — 29 octobre 2024. — Mme Sandrine Dogor-Such attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les dépistages organisés des cancers du sein dans les Pyrénées-Orientales. Le cancer du sein est à la fois le plus fréquent et le plus meurtrier chez la femme, avec 61 214 nouveaux cas diagnostiqués en 2023 et 12 600 décès en 2021. Le dépistage par mammographie est crucial pour une détection précoce. Elle permet à 99 femmes sur 100 d’être en vie 5 ans après le diagnostic. Elle permet de proposer des traitements moins invasifs et de sauver plus de vies. Dans les Pyrénées-Orientales, la participation au dépistage organisé est de 42,6 %, alors que l’objectif national est fixé à 70 %. La situation dans ce département montre donc que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour atteindre les objectifs et sauver des vies. Mme la députée souhaite donc connaître la position de Mme la ministre sur la création de centres de dépistage avec mammographes sans radiologues sur place. Ces centres permettraient aux femmes de réaliser leur mammographie rapidement et plus facilement. Les clichés pourraient être analysés à distance par des radiologues au centre régional de coordination du dépistage des cancers. Cela soulagerait les centres d’imagerie surchargés et améliorerait l’accès au dépistage, surtout dans les zones sous-denses en professionnel de santé. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>569</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le cancer du sein est, en France, le plus fréquent des cancers chez la femme et la première cause de décès par cancer. Le programme national de dépistage organisé du cancer du sein mis en œuvre dès 2004 permet de détecter précocement et de réduire la mortalité du cancer du sein. Ce dépistage a pour cible les femmes âgées de 50 à 74 ans qui bénéficient d’un examen clinique des seins et d’une mammographie de dépistage tous les 2 ans, ainsi que d’une double lecture systématique en cas de cliché normal ou bénin. La seconde lecture des mammographies est réalisée dans les centres régionaux de coordination des dépistages des cancers par des radiologues expérimentés, sur la base des clichés envoyés par les centres d’imagerie médicale et ne nécessite pas un second déplacement des personnes. En 2022-2023, le taux de participation au dépistage organisé du cancer du sein est de 46,5 % (44,8 % en 2022 et 48,2 % en 2023). A ce taux de participation s’ajoute un taux estimé à 10 % de femmes de 50 à 74 ans se faisant dépister dans le cadre d’une démarche de détection individuelle. En cumulant dépistage organisé et dépistage individuel, le taux de participation global se rapproche de 60 %, l’objectif européen étant de 70 %. Afin d’augmenter la participation aux dépistages organisés des cancers, la stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030 a fixé un objectif d’un million de dépistages supplémentaires d’ici 2025. Par ailleurs, le ministère chargé de la santé a publié, en janvier 2024, une nouvelle feuille de route « dépistages organisés des cancers 2024-2028 », élaborée en lien avec l’Institut national du cancer et la caisse nationale d’Assurance maladie. Elle contient 12 actions qui portent notamment sur l’information, la sensibilisation de la population aux dépistages organisés des cancers, l’amélioration de l’accès aux dépistages, une nouvelle organisation des dépistages, la mise en œuvre d’actions spécifiques pour les personnes les plus éloignées des systèmes de prévention et dans les territoires avec de moindres taux de participation et l’amélioration de la qualité des dépistages organisés. L’arrêté en date du 16 janvier 2024 prévoit la possibilité de mettre en place des unités mobiles en cas d’éloignement de certaines parties du département de tout cabinet de radiologie. Il permet de favoriser l’accès à la mammographie de dépistage. Ce dispositif doit néanmoins rester exceptionnel du fait de l’impossibilité d’interpréter les clichés extemporanément et de réaliser des examens de diagnostic immédiat en cas de mammographie positive. Toutefois, ce dispositif peut être accepté dans certaines régions sous réserve de la justification géographique locale et à condition qu’un médecin, nécessairement formé à la radioprotection, soit présent pour interroger la personne et l’examiner, et sous réserve que l’unité mobile soit soumise aux mêmes exigences de contrôle de qualité que les autres mammographes. En l’absence d’un radiologue dans l’unité mobile, la première lecture des clichés est réalisée en différé au centre de lecture par un radiologue faisant partie du groupe des seconds lecteurs. Si l’ensemble des conditions énoncées dans l’arrêté ne sont pas respectées, le dispositif d’unité mobile doit faire l’objet d’une démarche spécifique de demande de dérogation auprès de la direction générale de la santé. Une étude est actuellement conduite en Normandie pour évaluer l’intérêt de ce type de dispositif.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1812</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>570</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Soumya Bourouaha</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Mieux prendre en charge les cas de soumission chimique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1812. — 12 novembre 2024. — Mme Soumya Bourouaha attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’augmentation exponentielle de cas relatés de soumission chimique. Le récent procès dit des « viols de Mazan » a mis à l’agenda politique le sujet de la soumission chimique, notamment associé à des faits de violences sexuelles. Ce phénomène, n’étant pourtant pas récent, apparaît aujourd’hui comme de plus en plus fréquent. Dans les résultats de l’enquête 2022 sur la soumission chimique de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), publiés en 2024, les cas de « soumissions chimiques vraisemblables » ont augmenté de près de 20 % entre 2021 et 2022 et les cas de « soumissions chimiques possibles » ont été multipliés par plus de 2 dans le même temps. Cette augmentation du nombre de cas recensés n’est pas seulement liée à une aggravation du nombre de délits. En effet, la libération de la parole participe à cette vague de signalements plus importante, qu’il faut continuer à soutenir. De plus, la réouverture des lieux festifs après la pandémie de covid-19 a malheureusement favorisé les situations de soumissions chimiques. Si, dans une majorité des cas, les actes de soumission chimique ont lieu dans un cadre de fête, il ne faut pas oublier, comme rappelé avec l’affaire « des viols de Mazan » ou les faits subis par la députée Sandrine Josso, que beaucoup de victimes connaissent leur agresseur et que ceux-ci opèrent dans un cadre privé. Il apparaît aujourd’hui comme essentiel de favoriser la sensibilisation du grand public pour lutter contre ces actes inqualifiables et défendre la culture du consentement, notamment dans les milieux scolaires et universitaires. La sensibilisation des professionnels de la santé, dès leur formation universitaire, est également nécessaire pour mieux détecter les cas et apprendre à recueillir la parole des victimes. Au-delà de cela, l’Ordre des médecins a récemment argué que les pouvoirs publics devraient rendre plus « accessibles et remboursables » les tests aidant à la détection d’une soumission chimique, d’une valeur de près de 1000 euros. En effet, aujourd’hui, ceux-ci ne sont remboursés que lorsque la victime porte ensuite une action en justice. Ceci peut dissuader de nombreuses victimes d’aller se faire tester et donc de porter plainte. Aussi, elle lui demande ce qu’elle compte faire pour aider à l’accompagnement des victimes de soumission chimique et renforcer les campagnes de prévention pour lutter contre ce phénomène grave.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>570</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale, en cohérence avec la position exprimée par le conseil de l’ordre des médecins, un amendement parlementaire a été adopté par l’Assemblée nationale afin d’améliorer la détection des situations de soumission chimique et la prise en charge des victimes. Le Gouvernement soutient cette initiative et cette disposition d’origine parlementaire a donc été reprise dans le texte sur lequel le Gouvernement a engagé sa responsabilité. Sous réserve de la poursuite de l’examen du texte, le Gouvernement pourra donc mettre en place, dans les prochains mois, le cadre permettant l’expérimentation d’une prise en charge des examens permettant la détection d’une soumission chimique en amont du dépôt éventuel d’une plainte.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>225</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>571</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>La fonction de la filière à responsabilité élargie des producteurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            225. — 8 octobre 2024. — Mme Félicie Gérard appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la question du champ d’application de l’arrêté du 7 décembre 2023 portant cahier des charges des éco-organismes et des systèmes individuels de la filière à responsabilité élargie des producteurs (REP) des emballages ménagers, des imprimés papiers et des papiers à usage unique. En effet, le principe de ces filières à REP repose sur le fait que les producteurs doivent assurer le financement ou l’organisation de la collecte et du traitement des déchets, issus de produits qu’ils mettent sur le marché. Cependant, cet arrêté modifie la fonction de ces REP et impose au secteur industriel de financer également le secteur du réemploi. Les industriels ne craignent que cette mesure soit en contradiction avec la volonté de réindustrialisation de la France et de la promotion d’une écologie à la française. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement prévoit des mesures pour préciser le champ d’application de cet arrêté et notamment à quels organismes ou personnes il s’adresse. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>571</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi anti-gaspillage de février 2020 vise à augmenter la part des emballages réemployés par rapport aux emballages à usage unique. Elle fixe de nouveaux objectifs à atteindre : 5 % des emballages réemployés mis sur le marché en France en 2023 ; 10 % des emballages réemployés mis sur le marché en France en 2027. De fait, l’arrêté établissant le cahier des charges de la filière à responsabilité élargie des producteurs « emballages » adopté fin 2023 impose que les éco-organismes de la filière définissent des gammes d’emballages réemployables, comme il en existe déjà dans certaines régions, c’est notamment le cas de certains brasseurs dans le Nord de la France. Le coût de la mise en œuvre de ces mécanismes de réemploi reste à ce stade très limité par rapport aux coûts nécessaire à l’élimination de la centaine de milliards d’emballages utilisés en France.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>745</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>571</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Dérogation pour les véhicules utilitaires non substituables pour les ZFE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            745. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur les véhicules utilitaires légers qui bénéficient d’une dérogation pour circuler dans les zones à faible émission (ZFE). En effet, depuis le 1er juin 2021 dans la métropole du Grand Paris, les véhicules Crit’Air 4 et 5 et catégories non classées ne peuvent plus circuler les jours ouvrés de 8 h à 20 h. Ces restrictions seront étendues aux véhicules de Crit’Air 3 au 1er janvier 2025 et aux véhicules de Crit’Air 2 à l’horizon 2030. Pour ne pas pénaliser celles et ceux dont l’usage d’un véhicule sous le coup de ces restrictions serait obligatoire, un certain nombre d’exceptions ont été incluses à ces restrictions, notamment pour les véhicules spécialisés non affectés au transport de marchandises tels que définis à l’annexe 5 de l’arrêté du 9 février 2009. Or ces dérogations n’intègrent pas de façon précise les véhicules utilitaires professionnels ou associatifs, dont la substitution par un véhicule équivalent de Crit’Air 1 est impossible. Aussi, il souhaite savoir si elle compte faire évoluer la législation afin de garantir aux professionnels et associatifs la possibilité d’user d’un véhicule dont la substitution par un véhicule équivalent de Crit’Air 1 est impossible.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>571</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les zones à faibles émissions (ZFE) sont un outil à la main des collectivités pour améliorer la qualité de l’air. La mise en place des ZFE répond à une nécessité de protection de la santé publique. Les ZFE ont pour vocation de préserver la santé des habitants en ciblant les polluants atmosphériques émis par les véhicules, tels que les oxydes d’azote et les particules. En effet, le secteur des transports est responsable de la majeure partie des émissions d’oxydes d’azote (NOx) et d’un quart des émissions de particules PM10. D’après Santé Publique France, plus de 40 000 décès sont imputables chaque année à la pollution atmosphérique. Le coût annuel pour la société française de la pollution de l’air en France est estimé à 100 milliards d’euros (Sénat, 2015). L’article L. 2213-4-1 du code général des collectivités territoriales prévoit que les collectivités puissent édicter des dérogations locales aux mesures de restrictions en fonction des critères qu’elles définissent au-delà des cas d’exemptions prévus au niveau national, ces derniers concernant les véhicules affichant une carte à mobilité inclusion, les véhicules d’intérêt général au sens de l’article R. 311-1 du code de la route, les véhicules du ministère de la Défense ainsi que les véhicules de transport en commun à faibles émissions. Les collectivités ont ainsi la possibilité de prévoir des dérogations pour les véhicules ne pouvant être remplacés en raison de la carence du marché.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1622</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>572</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tivoli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Adaptation et gestion des risques face aux aléas climatiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1622. — 5 novembre 2024. — M. Lionel Tivoli attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la recrudescence des catastrophes naturelles « crues-inondations » dans le département des Alpes-Maritimes. En effet, suite à d’énièmes épisodes de type méditerranéen, survenus les 19 et 26 octobre 2024, le département des Alpes-Maritimes, et en particulier le pays grassois, a une nouvelle fois été la cible d’évènements climatiques d’envergure apportant leurs lots de perturbations et de désolation. Inondations, glissements de terrain liés au ruissellement, perturbation du trafic routier : ce sont autant de contraintes qu’ont subies les Maralpins dans cette tempête redoutable. Apportant un cumul de pluie important, concentrée en quelques heures, ces épisodes climatiques de plus en plus réguliers sont une menace pour de nombreux habitants, entreprises et emplois dans ce territoire. Lourdement meurtrie par les ravages de la tempête Alex, la vie des Maralpins ne peut être suspendue à chaque intempérie. Afin de se protéger de ces épisodes meurtriers, qui ne vont cesser de se multiplier dans les prochaines années, il lui demande quel plan d’action elle compte mettre en œuvre afin de renforcer la résilience des territoires de ces moments si chaotiques. Compte-t-elle aider juridiquement, financièrement et administrativement les collectivités locales à adopter des plans plus adaptés aux réalités géographiques ? Bassins de rétention, barrages écréteurs de crues, protection des surfaces agricoles, fin de la loi SRU dans les zones assujetties aux inondations, quelles solutions compte-elle mettre en œuvre pour que les Maralpins n’aient plus à subir les conséquences de la moindre tempête ? Face à l’agacement suscité par la répétition de ces phénomènes climatiques laissés sans réponse, il est urgent d’apporter enfin des solutions durables pour le département. ll lui demande quelles réponses elle entend apporter.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>572</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les Alpes-Maritimes sont particulièrement exposées à l’intensification des épisodes méditerranéens et des inondations, comme l’ont démontré les événements des 19 et 26 octobre 2024. L’État a répondu rapidement pour accompagner les sinistrés, notamment par la reconnaissance accélérée de l’état de catastrophe naturelle, qui a ouvert à indemnisation. La prévention des risques liés aux inondations est une politique publique et une responsabilité partagée entre l’État et les collectivités territoriales compétentes en matière de gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations (compétence GEMAPI). Ce sont elles qui déterminent le niveau de protection et les actions de prévention associées à mettre en œuvre sur leurs territoires. L’État soutient les collectivités dans la mise en œuvre de la compétence GEMAPI via des subventions du fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM- Fonds Barnier) dans le cadre d’une contractualisation au travers des programmes d’actions de prévention des inondations (PAPI). Dans les Alpes-Maritimes, plusieurs PAPI, portés par le SMIAGE Maralpin, visent à structurer ces actions. Par exemple, le PAPI Var 3, labellisé en 2022, bénéficie d’un financement de 29 millions d’euros du FPRNM. Ce programme inclut des actions adaptées aux territoires à la fois montagneux, comme urbanisés et endigués en basse vallée (diagnostics, travaux de réduction de vulnérabilité pour les entreprises, les collectivités et particuliers, …). Concernant les vallées de la Tinée et de la Vésubie, le PAPI engagé vise à améliorer la connaissance des phénomènes et à établir une stratégie d’aménagement du territoire prenant en compte la dynamique naturelle des milieux aquatiques. Une stratégie territoriale pour la prévention des risques en montagne, également portée par le SMIAGE Maralpin, a été labellisée en 2023 pour renforcer la résilience face aux aléas torrentiels et gravitaires. Cette initiative, qui comporte 67 actions, est dotée d’un budget total de 33,5 millions d’euros, dont 13 millions apportés par l’État. Par ailleurs, l’État contribue à améliorer la connaissance des risques avec les plans de prévention des risques d’inondation (PPRI). Ces outils réglementaires encadrent l’aménagement du territoire pour mieux gérer les zones exposées. La vigilance aux crues, via le service Vigicrues opéré par l’État, évoluera à horizon 2030 avec des cours d’eau surveillés supplémentaires, incluant la Siagne et les Paillons, et des prévisions plus détaillées seront fournies pour les secteurs sensibles. Le service Vigicrues Flash sera également étendu pour couvrir davantage de zones dans les prochains mois. Enfin, le troisième plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC-3) marque une étape cruciale dans l’intégration des impacts climatiques dans les stratégies locales et nationales. Ce plan qui a fait l’objet d’une consultation et sera présenté dans les prochaines semaines, propose notamment de réviser les aléas de référence des PPRI pour mieux refléter les nouvelles réalités climatiques. Il fera l’objet de présentations en département, afin de poursuivre les efforts de prise en compte accrue des effets du dérèglement climatique dans les politiques de prévention.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1036</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>573</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Pour une capacité professionnelle de la livraison à domicile harmonisée</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1036. — 15 octobre 2024. — Mme Sandrine Le Feur alerte M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la nécessité de faire évoluer la réglementation de la capacité professionnelle en transport applicable aux livreurs à domicile. Les enjeux du secteur imposent en effet d’adapter la régulation afin qu’elle réponde mieux aux évolutions en matière de professionnalisation du métier, de lutte contre la fraude d’amélioration du statut juridique des livreurs opérant dans la livraison urbaine du dernier kilomètre. La livraison urbaine du dernier kilomètre représente un maillon délicat de la chaîne logistique au carrefour de la performance opérationnelle et d’enjeux environnementaux et sociétaux. Depuis la crise sanitaire, les besoins en livraison s’intensifient et le secteur ne cesse d’accélérer a transformation. Dans ce contexte, la capacité professionnelle en transport routier léger de marchandise exigée de certains livreurs à domicile n’apparaît plus adaptée. Cette capacité professionnelle nécessite cent deux heures de formation, elle inclut même de la comptabilité, du droit des sociétés. Elle est inutilement difficile pour les livreurs indépendants travaillant avec les plateformes de livraison et n’exploitant pas leur propre entreprise de transport. Devant la difficulté, certains livreurs auto-entrepreneurs renoncent à l’obtenir pour exercer leur profession et préfèrent encourir une sanction pénale. En revanche, il n’y a aucune obligation de capacité professionnelle s’agissant des livreurs salariés et des livreurs à vélo. Cela crée une iniquité flagrante entre opérateurs du même secteur. Ce manque d’harmonisation réglementaire ne contribue pas à la nécessaire régulation d’un secteur encore insuffisamment contrôlé. Il conviendrait en ce sens de créer deux nouvelles capacités professionnelles en transport, à savoir une capacité en transport micro-capacitaire et une capacité en transport cyclo-logistique. Une « capacité pour tous », harmonisée, facilitant l’accès du plus grand nombre à une formation agréée par l’État, serait une voie pour professionnaliser un métier qui a connu une forte évolution et lutter contre la fraude. Dans ce cadre, les compétences requises seraient plus en phase avec les réalités de la pratique de terrain, mettant davantage l’accent sur la sécurité routière, le partage de l’espace public, les conséquences environnementales et sociétales des activités de livraison à domicile. Un autre chantier serait de faire certifier par France Compétences les formations associées à l’obtention de ces nouvelles capacités professionnelles en transport, elles seraient ainsi éligibles au compte personnel de formation. Ces évolutions, attendues des opérateurs du secteur, nécessiteraient la publication d’un décret en Conseil d’État, suivi d’un arrêté ministériel pour les modalités pratiques d’application. Elle lui demande les mesures que le Gouvernement compte prendre sur ces enjeux de la livraison à domicile.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>573</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le développement des plateformes d’intermédiation numérique dans le domaine du transport routier de marchandises pour les livraisons urbaines, mis en exergue par l’expansion récente du marché, s’accompagne de l’utilisation croissante de véhicules ultra-légers, motorisés ou non (véhicules motorisés à deux ou trois roues, vélos-cargos), exploités pour une part importante par des travailleurs indépendants. Ces évolutions posent la question de la pertinence des règles d’accès à la profession de transporteur public routier, l’exploitation par un travailleur indépendant de ces véhicules, lorsqu’ils sont motorisés, étant soumise aux mêmes obligations que l’exploitation pour des activités de transport, de véhicules utilitaires légers (VUL) de type camionnettes ou fourgons. En outre, de nombreuses infractions sont constatées, notamment en termes d’exercice illégal de la profession de transporteur public routier par défaut d’inscription au registre électronique national des entreprises de transport par route. Le besoin d’une réforme des conditions d’accès à la profession de transporteur public routier a bien été identifié et des concertations avec l’ensemble des parties prenantes ont été réalisées dès 2021. Ces travaux n’ont, toutefois, pas permis, à ce stade, d’aboutir à un consensus sur des propositions à mettre en œuvre. Le Gouvernement est conscient de la nécessité d’une évolution de la réglementation actuelle et prévoit de poursuivre les travaux engagés avec l’ensemble des parties prenantes. Il sera particulièrement attentif à ce que leur issue prenne en compte, de façon adaptée au secteur, les objectifs de renforcement des compétences des livreurs sur leurs droits, en tant que travailleurs indépendants et sur leurs obligations, en tant que responsables d’entreprises de transport routier, acteurs d’un marché régulé à forte concurrence. Les évolutions envisagées ont également vocation à apporter de la lisibilité à la réglementation, sans multiplier les cadres car elle serait difficile à contrôler et propice aux fraudes. La possibilité de mobilisation du compte personnel de formation devra être appréciée en fonction du caractère plus ou moins qualifiant du dispositif mis en place. Enfin, les conditions d’accès à la profession de transporteur public routier concernent les entreprises et leurs dirigeants et doivent être distinguées des besoins éventuels de formation des livreurs en matière de prévention des risques professionnels, notamment lorsqu’ils sont salariés, sujets qui doivent être traités de façon privilégiée par les partenaires sociaux, au sein de la branche compétente.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1048</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>574</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Saturation des infrastructures - transports en communs - Bourgogne-Franche-Comté</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1048. — 15 octobre 2024. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur une problématique majeure qui affecte la Franche-Comté, mais qui résonne également au niveau national : la saturation croissante des infrastructures de transport en commun. Cette question est particulièrement aiguë dans cette région, où malgré les efforts considérables pour encourager l’utilisation des transports publics, les infrastructures existantes peinent à absorber une demande en forte augmentation. La région Bourgogne-Franche-Comté a su développer une politique ambitieuse en matière de mobilité. Les initiatives en faveur des transports en commun et des mobilités douces se sont multipliées ces dernières années, que ce soit à travers l’amélioration du réseau de transport express régional (TER), le développement de pistes cyclables, ou encore la promotion de l’intermodalité. La région a investi dans le déploiement de pôles d’échanges multimodaux pour favoriser l’articulation entre différents moyens de transport, comme les trains, bus et vélos. Ces efforts, bien qu’indispensables, ne suffisent plus à répondre aux besoins croissants des habitants et travailleurs de la région. Le cas de la ligne TER Besançon-Belfort illustre bien cette situation de saturation. Cette ligne, qui relie deux des plus grandes villes de Franche-Comté, voit une augmentation constante de sa fréquentation. Toutefois, les retards et les surcharges fréquentes des trains engendrent une insatisfaction croissante des usagers. Ils subissent au quotidien les conséquences directes du manque de capacité des infrastructures, rendant les trajets inconfortables et parfois imprévisibles. Alors que les politiques publiques incitent à l’utilisation des transports collectifs pour des raisons écologiques et économiques, la réalité sur le terrain ne suit pas toujours cette ambition. Par ailleurs, la gare de Besançon-Viotte, véritable carrefour pour la région, rencontre des difficultés similaires. Si cette gare a bénéficié de certains aménagements ces dernières années, elle reste insuffisante pour accueillir l’ensemble des voyageurs qui l’empruntent quotidiennement. Le parvis de la gare, tout comme celui de nombreux autres points de connexion dans la région, devient vite saturé aux heures de pointe. Cette congestion rend difficile non seulement l’accès aux transports publics, mais aussi aux autres modes de déplacement doux, comme le vélo. Outre les problèmes de capacité, il est important de souligner que l’état des infrastructures ferroviaires dans certaines zones rurales de Franche-Comté se dégrade. De nombreuses petites lignes, essentielles à la desserte des territoires éloignés, peinent à obtenir les financements nécessaires pour être modernisées. Ces lignes secondaires, pourtant vitales pour assurer une mobilité fluide dans la région, sont souvent négligées par rapport aux grandes lignes TGV. Cela contribue à l’isolement de certaines communes rurales, qui se sentent délaissées dans la stratégie de développement des mobilités régionales. Ce défi infrastructurel ne concerne pas seulement les lignes ferroviaires. Le réseau routier, tout comme les infrastructures cyclables, sont aussi sous forte pression. Le développement de pistes cyclables dans des villes comme Besançon ou Montbéliard est un pas dans la bonne direction, mais les voies restent souvent incomplètes ou mal connectées, limitant ainsi leur efficacité. Les embouteillages routiers aux abords des grandes agglomérations de la région, notamment dans l’axe Belfort-Montbéliard, ajoutent une contrainte supplémentaire à la fluidité des déplacements. D’un point de vue financier, la région Franche-Comté est confrontée à des limitations budgétaires qui freinent l’expansion rapide et nécessaire de ses infrastructures de transport. Bien que des fonds européens et des aides de l’État aient été alloués pour soutenir les efforts en matière de mobilité durable, ces ressources demeurent insuffisantes pour combler les besoins colossaux en matière d’investissement. Par exemple, le coût de la modernisation et de l’extension des infrastructures ferroviaires dépasse largement les capacités financières des collectivités locales. Sans une intervention et un soutien renforcé de l’État, il sera difficile pour la région de répondre efficacement à cette demande croissante. M. le ministre, il est donc impératif que la situation spécifique de la Franche-Comté soit prise en compte dans les futures stratégies nationales en matière de transport. Alors que la France s’engage résolument dans une transition écologique et que les citoyens sont incités à adopter des pratiques de mobilité durable, les infrastructures locales doivent être adaptées pour soutenir cette ambition. Il est essentiel de penser une réponse globale et concertée, avec un soutien accru de l’État, afin de moderniser les infrastructures de transport en commun, de fluidifier les flux dans les gares et pôles d’échanges et de garantir un réseau efficace dans les zones rurales comme dans les agglomérations. Elle lui demande ce qu’il compte faire pour soutenir, améliorer et développer le transport ferroviaire en Franche-Comté.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>574</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement a pleinement conscience de l’importance d’une bonne desserte de tous les territoires par les différents modes de transport au regard des enjeux de désenclavement, de transition écologique et d’attractivité associés. Dans le domaine des transports ferroviaires, la région Bourgogne-Franche-Comté a bénéficié au début de la dernière décennie, de la mise en service entre Besançon et Belfort de la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône. Celle-ci a permis un développement important de la capacité ferroviaire, libérant de la place sur la ligne classique pour augmenter les circulations locales. Plus récemment, l’État a mis en place avec les régions un plan de sauvegarde des lignes de desserte fine du territoire, qui s’est traduit en Bourgogne-Franche-Comté par la signature le 4 mars 2021 d’un protocole entre l’Etat et la région. Dans ce cadre, la ligne Besançon-Morteau-Le Loche, dite « ligne des horlogers », vient d’être rénovée et l’effort en faveur de ces petites lignes pourra être poursuivi grâce aux financements prévus dans le contrat de plan Etat-Région 2023-2027. Par ailleurs, la mobilité de nos concitoyens est aujourd’hui appréhendée dans toutes ses composantes afin de travailler l’ensemble des leviers facteurs de report modal pour offrir une réponse adaptée aux flux et aux différents territoires : développement d’offre, qualité de service, billettique interopérable, information voyageur. L’objectif est d’apporter le bon mode de transport au bon endroit : c’est l’objectif partagé du prochain plan national « services express routiers », que l’État présentera au début de l’année 2025, comme de la démarche de services express régionaux métropolitains qui vise à redonner du pouvoir d’achat et des alternatives aux navetteurs dépendant de leur voiture individuelle.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1589</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>575</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Suppression de la navette Air France Toulouse-Orly d’ici 2026</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1589. — 29 octobre 2024. — M. Julien Rancoule attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le transfert prévu, d’ici 2026, de la navette Air France Toulouse-Orly vers sa filiale low-cost Transavia. En octobre 2023, le groupe Air France avait annoncé la suppression de cette liaison historique, opérationnelle depuis 1996. M. le ministre s’était d’ailleurs publiquement opposé au retrait d’Air France de l’aéroport d’Orly à cette époque. La liaison Toulouse-Orly est cruciale pour la région Occitanie, tant sur le plan économique que social. Elle facilite les déplacements professionnels, touristiques et commerciaux, tout en dynamisant l’économie locale. Sa suppression pénaliserait particulièrement l’Aude, privée de connexion directe avec la capitale, d’autant que la ligne Carcassonne-Orly n’existe toujours pas, compromettant un service essentiel pour les habitants et les entreprises locales. Les précédents transferts vers Transavia, notamment pour Toulon et Montpellier, ont entraîné une baisse de qualité avec des retards, des annulations fréquentes, une réduction des vols et des horaires moins adaptés. Un tel transfert risque d’avoir des conséquences similaires, avec une baisse d’attractivité et une possible suppression définitive de la ligne, comme observé sur d’autres liaisons. De plus, la navette reliant Toulouse à Charles de Gaulle ne constitue pas une alternative efficace. Orly, étant mieux connecté au sud de Paris et aux transports publics, reste plus accessible pour de nombreux voyageurs. En tant qu’actionnaire d’Air France, l’État a le devoir de protéger l’aménagement du territoire et d’éviter un déclin de la connectivité interrégionale, notamment dans une région comme l’Occitanie, déjà insuffisamment desservie en lignes à grande vitesse. M. le député propose, à tout le moins, de reporter cette décision jusqu’à l’ouverture de la ligne à grande vitesse Toulouse-Bordeaux, prévue pour 2032, afin d’assurer une alternative via ble. Il lui demande s’il entend défendre le maintien de la ligne Air France Toulouse-Orly et s’opposer au retrait d’Air France de l’aéroport d’Orly, conformément à ses déclarations d’octobre 2023.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>575</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les annonces de la compagnie Air France à Paris-Orly doivent s’analyser au regard des évolutions structurelles de la demande sur son marché domestique depuis la crise sanitaire. Durant cette crise, les organisations et les habitudes de travail ont profondément évolué et entraîné une baisse du trafic aérien lié au voyage d’affaires, en particulier sur les liaisons radiales du réseau domestique. Le nombre de passagers faisant des allers-retours dans la journée a baissé de 60% et ceux faisant l’aller-retour en deux jours, de 50%. Alors qu’en novembre 2023 le trafic aérien en France avait rejoint son niveau de 2019, la fréquentation sur les lignes radiales du trafic domestique dépassait à peine 75% de son niveau d’avant crise. En particulier, le trafic sur les liaisons domestiques au départ d’Orly a baissé de 40 %, et même de 60 % pour les allers-retours dans la journée. La tendance s’est confirmée en 2024. Cette chute de la demande de transport résulte de l’effet conjugué de la politique gouvernementale qui vise à privilégier le transport ferroviaire, lorsque l’offre est adaptée, et du développement des nouveaux moyens de communication – et notamment de la visioconférence – qui réduisent les déplacements professionnels sur les liaisons domestiques. Dans ce contexte, il est souhaitable qu’Air France mette en œuvre toutes les solutions permettant d’améliorer sa rentabilité ; c’est la condition de sa pérennité face à la concurrence. Or, sur les liaisons domestiques, les pertes qui existaient déjà en 2019, se creusent désormais rapidement. Le groupe Air France continuera de desservir Paris-Orly avec la reprise, par sa filiale à bas prix Transavia, des liaisons domestiques vers Nice, Marseille et Toulouse. Le groupe Air France s’engage à ce que ces évolutions ne se fassent pas au détriment des salariés concernés. S’agissant des salariés basés à Paris-Orly en particulier, il recherche toutes les solutions de mobilité sur la plateforme et s’engage à garantir un emploi équivalent sur le site de Roissy. Les consultations et négociations avec les instances représentatives du personnel se sont poursuivies et ont abouti, le 8 février 2024, à un accord pour les personnels au sol concernées par cette restructuration, qui a été signé des organisations syndicales représentant 83% des personnels au sol. Le Gouvernement reste attentif à un dialogue social de qualité sur le sujet au sein de l’entreprise. Par ailleurs, l’aéroport d’Orly reste particulièrement dynamique ; le trafic de 2019 y a été dépassé, avec plus de 32 millions de passagers en 2023. La connectivité des aéroports de Nice, Toulouse et Marseille sera toujours assurée avec l’ouverture de nouvelles lignes internationales directes et l’augmentation de la desserte de Paris-Charles de Gaulle. Le Gouvernement est conscient de l’importance du maintien de la connectivité de Toulouse, ville du siège social du constructeur aéronautique européen Airbus et capitale mondiale de l’industrie aéronautique et spatiale, et veillera à ce que le Groupe Air France y reste un acteur majeur, au service du territoire et de ses acteurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1592</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>576</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Phase 2 du projet de la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1592. — 29 octobre 2024. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la phase 2 du projet de la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP), dernier maillon indispensable de la LGV en Languedoc-Roussillon. Ce projet, qui s’inscrit dans la continuité de la phase 1 déjà en cours de développement, concerne la portion de ligne entre Béziers et Perpignan. Les fonctionnalités de cette future ligne font actuellement l’objet d’études complémentaires portant sur le trafic, la capacité et les impacts environnementaux et une concertation est prévue à l’automne 2025. Historiquement, le projet LNMP a fait l’objet de décisions majeures, notamment en 2016, lorsque la mixité fret/voyageurs sur la section entre Béziers et Perpignan n’avait pas été retenue. Cette décision ministérielle s’appuyait sur des études prévisionnelles concluant à un bénéfice insuffisant pour l’exploitation et la qualité de service, ainsi qu’à un surcoût financier important en raison de la complexité technique d’une ligne mixte. Cependant, plusieurs facteurs ont évolué depuis 2016, remettant en question la pertinence de cette décision. En effet, le trafic des poids lourds sur les axes autoroutiers du sud de la France a considérablement augmenté, aggravant les problèmes de congestion et de pollution, tandis que la lutte contre le changement climatique et la nécessaire décarbonation des transports sont devenues des priorités absolues pour l’État. Le développement du fret ferroviaire est désormais reconnu comme un élément clé pour atteindre les objectifs du Plan stratégique national de développement du fret, qui vise à doubler le volume du fret ferroviaire d’ici 2030 et à réduire significativement le nombre de poids lourds sur les routes. À cet égard, le tronçon entre Béziers et Rivesaltes, long de 92 kilomètres, risque de devenir un maillon faible dans le corridor fret Méditerranée si la mixité n’est pas retenue pour la phase 2 du projet LNMP. En effet, un train de fret permet de retirer jusqu’à 45 camions de la circulation, réduisant ainsi les émissions de gaz à effet de serre et améliorant la sécurité routière. Or, si la mixité n’est pas intégrée à cette section, les trains de fret devraient continuer à emprunter la ligne classique, déjà saturée et fragile. Cette ligne traverse des zones écologiquement sensibles, notamment les étangs des plaines de l’Aude et du Roussillon et est proche de la mer, la rendant vulnérable aux aléas climatiques, comme l’a montré l’effondrement partiel en 2019. La ligne classique souffre déjà d’une saturation notoire, comme souligné dans un rapport de 2016. Cette saturation est accentuée par des conditions climatiques difficiles, notamment des embruns marins qui affectent le patinage des trains de fret et la captation du courant, obligeant à l’envoi de trains graisseurs pour maintenir l’exploitation. La corrosion due à l’air marin accélère l’usure des rails, nécessitant des opérations de gros entretien et un renouvellement des voies tous les dix ans, au lieu de tous les trente ans en temps normal. Dans ce contexte, l’exploitation intensive de la ligne classique, si la mixité fret/voyageurs n’est pas retenue, entraînerait une surcharge insoutenable. Cette ligne devrait alors absorber le trafic des TER, des Intercités, des TGV dits « caboteurs » et de tous les trains de fret nationaux et internationaux, ce qui compromettrait gravement la qualité de service et la sécurité. En outre, une telle surcharge va à l’encontre des objectifs de report modal de la route vers le rail, pourtant essentiels dans la lutte contre les émissions de CO2. La majorité des élus locaux des territoires concernés soutiennent fermement la mixité fret/voyageurs pour la phase 2 de la LNMP, voyant en elle une solution pour répondre aux enjeux de mobilité, de sécurité et de développement durable dans la région. De plus, le choix de la mixité sur ce tronçon pourrait permettre une augmentation significative du financement européen, la part de participation de l’Union européenne pouvant passer de 20 % à 50 %, un atout considérable pour la réalisation de ce projet. Au vu de ces éléments, Mme la députée souhaiterait savoir si le Gouvernement entend reconsidérer la décision de 2016 en faveur d’une mixité fret/voyageurs sur la section Béziers-Perpignan de la LNMP, afin de répondre aux nouveaux impératifs économiques, écologiques et logistiques de la région. Mme la députée souhaiterait également savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour renforcer la résilience de la ligne classique existante, afin de garantir la sécurité et la fluidité du trafic en cas de surcharge liée à l’absence de mixité sur la LNMP. Enfin, pour toutes ces raisons évoquées, elle lui demande quelle est sa position sur la mixité totale fret/voyageurs du tronçon de la phase 2 du projet de la ligne nouvelle.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>577</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le projet de ligne nouvelle entre Montpellier et Perpignan consiste à créer 150 km de lignes nouvelles et comprend deux phases : Montpellier-Béziers (première phase) et Béziers Perpignan (deuxième phase). Il répond à la demande de mobilités croissante sur l’unique axe ferroviaire de l’arc languedocien, proche de la saturation entre Montpellier et Béziers, renforce sa résilience en créant un doublet de ligne et permet de relier le littoral languedocien et l’Espagne au réseau à grande vitesse français et européen. L’exposé des motifs de la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités prévoit le lancement des travaux de la première phase d’ici 2029 et ceux de la deuxième phase d’ici 2039. La première phase a été déclarée d’utilité publique en février 2023. Concernant la phase 2, il a été décidé en 2016, en cohérence avec les attentes locales alors exprimées, la création de deux nouvelles gares le long du tracé, à l’est de Béziers et à l’ouest de Narbonne. Toutefois, afin de tenir compte des évolutions intervenues depuis, de nouvelles études ont été lancée en 2024 afin de réexaminer les fonctionnalités de la section entre Béziers et Perpignan, en particulier concernant la capacité de la ligne à accueillir du trafic fret ou non (mixité de la ligne) et l’implantation d’éventuelles gares nouvelles, dans le cadre d’une consultation territoriale qui se déroulera jusqu’à l’automne 2025. Ainsi, à l’issue des études en cours et de la consultation des territoires, une décision sur l’implantation de futures gares nouvelles pourra être prise confirmant ou amendant la décision ministérielle de 2016. Le financement de la première phase a fait l’objet en décembre 2021 d’un protocole d’accord entre l’Etat et les collectivités concernées, préalablement à la création d’un établissement public local, la Société de la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (SLNMP), chargé de porter le financement des collectivités et doté de ressources fiscales affectées. Le financement de la deuxième phase, sera défini par les partenaires du projet préalablement à sa déclaration d’utilité publique. La SLNMP pourra, le moment venu, intervenir également pour cette deuxième section. Par ailleurs, dès à présent, dans le contrat de plan entre l’État et la région Occitanie, il est prévu que l’État finance à 50 % les études jusqu’à la déclaration d’utilité publique et les acquisitions foncières de la phase 2 de la LNMP, la région et les collectivités partenaires prenant en charge l’autre moitié.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1990</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>577</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Obligation de remplacement des rames TER en Hauts-de-France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1990. — 12 novembre 2024. — M. Bruno Bilde interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports sur la situation financièrement intenable imposée à la région Hauts-de-France, contrainte de prévoir une dépense d’un milliard d’euros pour remplacer 40 rames de TER contenant de l’amiante, en raison de la directive européenne de 2007 et de l’ouverture à la concurrence des lignes régionales. En effet, ces rames ont été rénovées et sont sécurisées, sans présenter de risque pour les usagers ni pour les agents de la SNCF. Elles pourraient ainsi circuler jusqu’en 2040, mais la réglementation actuelle impose leur remplacement avant l’échéance de 2028. La France est à ce jour le seul pays européen à n’avoir jamais sollicité de dérogation pour les trains, contrairement à d’autres États membres. M. le député s’interroge donc sur l’inaction de l’État en la matière, laquelle impose aux collectivités locales une surcharge financière d’autant plus incompréhensible qu’elle coïncide avec des exigences d’économies strictes dans le cadre du budget. M. le député demande ainsi à M. le ministre de bien vouloir préciser s’il entend intervenir auprès de la Commission européenne pour obtenir, dans les meilleurs délais, une dérogation pragmatique et adaptée à la réalité régionale de la France. Il souhaite savoir quelles mesures concrètes seront mises en place pour défendre les finances locales, préserver les services publics ferroviaires régionaux ; enfin, il insiste sur la nécessité d’une réponse urgente et engageante de sa part en soutien aux usagers, aux agents de la SNCF et aux élus locaux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>577</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le règlement n° 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil du 18 décembre 2006 concernant l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances, dit « REACH » (pour Registration, Evaluation and Authorisation of CHemicals) n’a pas modifié les dispositions du décret en Conseil d’État n° 96-1133 relatif à l’interdiction de l’amiante et ne laisse aucune place possible à un aménagement des dispositions qui font obstacle au transfert de propriété du matériel roulant amianté de SNCF Voyageurs vers une Région et à sa mise à disposition à un nouvel exploitant. Si l’amiante, confinée, ne présente aucun danger pour les voyageurs, cela pourrait ne pas être le cas pour les agents qui pourraient être appelés à intervenir sur la structure des matériels, si des règles de protection n’étaient pas mises en place par l’opérateur ferroviaire ou si elles étaient mal appliquées. Le Gouvernement est conscient de la subsistance, dans les parcs régionaux, de matériels roulants des séries concernées par le règlement REACH alors qu’elles restent indispensables pour la continuité du service. C’est pourquoi le Gouvernement a sollicité la Commission européenne sur ce sujet, le 18 novembre dernier, afin d’identifier les solutions qui pourraient être préconisées et mises en œuvre afin de concilier, concernant l’usage de matériel ancien présentant de l’amiante confinée ne présentant pas de danger pour les voyageurs, le règlement REACH et l’ouverture à la concurrence des services ferroviaires de voyageurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2189</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>578</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Peio Dufau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Agir contre la discontinuité des liaisons ferroviaires transfrontalières</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2189. — 19 novembre 2024. — M. Peio Dufau appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le blocage administratif des liaisons ferroviaires Hendaye-Irun et Cerbère-Portbou. En effet, depuis le 1er juillet 2022, les gestionnaires d’infrastructures et les agences de sécurité ferroviaire imposent un certificat de langue « B1 » aux conducteurs pour circuler entre les gares frontières. Cette disposition revient sur les accords de l’Union internationale des chemins de fer (UIC), pierre angulaire de la construction de l’Europe ferroviaire, qui ont acté dès 1922 que seuls les personnels au sol doivent être bilingues dans les gares internationales. Ce niveau de langue n’est d’ailleurs pas demandé sur les autres frontières européennes. Alors que 100 millions de voyageurs traversent les Pyrénées chaque année, seulement 1,5 % réussissent à le faire en train. Le Pays basque se trouve depuis des années congestionné par l’automobile, alors que la voie ferrée est à l’arrêt. Il est temps de rouvrir en grand les axes ferroviaires. C’est pourquoi il lui demande d’intervenir pour que les opérateurs négocient une exception pour les gares frontières. De façon générale, il lui demande de préciser comment le Gouvernement entend agir pour pallier cette discontinuité des liaisons ferroviaires transfrontalières.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>578</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement promeut le développement des services ferroviaires transfrontaliers ; ceux-ci répondent incontestablement aux besoins de mobilité de nos concitoyens, à la dynamique et à la cohésion des territoires concernés ainsi qu’aux objectifs nationaux et européens de baisse des émissions de carbone. Ce développement ne saurait toutefois intervenir sans garantir la sécurité et l’interopérabilité des circulations ferroviaires, auxquelles se rattache la capacité des personnels ferroviaires à communiquer de façon sûre et efficace sur les sections frontières et les liaisons internationales longue distance avec un niveau de compétence linguistique approprié pour faire face à toutes les situations normales, dégradées et d’urgence. L’ensemble des personnels ferroviaires est soumis à une exigence qui correspond au niveau B1 du cadre européen commun de référence pour les langues en vertu de la réglementation européenne et nationale. Pour les conducteurs de trains, il est possible de mettre en place des dérogations pour les sections frontières avec l’accord des gestionnaires d’infrastructure concernés. Les difficultés rencontrées sur la section frontière franco-espagnole sont bien identifiées. Depuis 2022, les autorités nationales de sécurité française et espagnole, l’établissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) et l’agencia estatal de seguridad ferroviaria (AESF), ont réuni à plusieurs reprises l’ensemble des exploitants des deux États concernés et sont parvenus à trouver une solution permettant de maintenir la continuité des trafics. Désormais, chaque entreprise ferroviaire fait appel à un traducteur aux côtés du conducteur, en cabine de conduite. Le sujet des compétences linguistiques des conducteurs de trains devrait être au centre des discussions relatives à la révision de la directive 2007/59/CE du 23 octobre 2007 relative à la certification des conducteurs, pour laquelle une proposition de la Commission européenne est attendue pour 2025. Les autorités françaises seront, dans ce cadre, particulièrement attentives au traitement de cette question, et ouvertes à toute proposition pertinente d’évolution solidement étayée afin de faciliter les trafics internationaux tout en maintenant un haut niveau de sécurité des circulations ferroviaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2192</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>578</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Conséquences de la réorganisation de transports scolaires en milieu rural</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2192. — 19 novembre 2024. — M. Daniel Grenon attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur les difficultés rencontrées par les familles vivant en milieu rural à la suite de la réorganisation des services de transports scolaires. Dans de nombreuses zones rurales, notamment dans l’Yonne, les ajustements opérés dans le cadre de la rationalisation des coûts, notamment la suppression ou la réduction de certaines lignes de transport scolaire, entraînent des conséquences importantes pour les élèves et leurs familles. La distance entre les lieux de résidence et les établissements scolaires, souvent déjà importante, est encore accrue par ces réorganisations, impliquant des trajets plus longs et des horaires de départ avancés parfois incompatibles avec le rythme de vie des élèves. De plus, cette réorganisation oblige de nombreuses familles à parcourir plusieurs kilomètres en voiture pour accompagner leurs enfants aux nouveaux points de prise en charge, avec des conséquences financières et organisationnelles lourdes. Ces situations participent à l’aggravation des inégalités entre les élèves des zones rurales et ceux des zones urbaines, notamment en matière de fatigue et d’accès à une scolarité dans des conditions optimales. Ces changements contribuent également à la fragilisation des territoires ruraux. La réduction des services publics essentiels, comme les transports scolaires, décourage l’installation de nouvelles familles et accentue la dévitalisation des campagnes, ce qui a un impact direct sur la démographie et l’économie locales. Face à ces enjeux, il souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir un accès équitable au transport scolaire dans les territoires ruraux et quelles solutions pourraient être envisagées afin d’adapter le service de transport aux besoins spécifiques des élèves vivant en milieu rural, tout en prenant en compte les contraintes financières des collectivités. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>579</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’organisation des services de transport scolaire est décentralisée depuis le 1er septembre 1984. La répartition des compétences en matière de transport, régie par le code des transports, a été redéfinie par la loi n° 2015-991 du 7 août 2015 sur la nouvelle organisation territoriale de la République et la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 sur l’orientation des mobilités. Il s’agit ainsi d’un domaine relevant de la seule compétence des collectivités locales, garantie par le principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales : la région est responsable de l’organisation et du fonctionnement des transports scolaires, en coordination avec les autorités organisatrices de la mobilité (AOM) dans leurs ressorts territoriaux. À ce titre, ces autorités déterminent les modalités du service notamment les itinéraires, les points d’arrêt ainsi que la tarification applicable, en rappelant qu’il n’existe pas d’obligation de prise en charge de porte à porte des élèves de leur domicile à leur établissement scolaire. Les conditions de desserte sont ainsi évaluées par l’AOM en fonction de l’organisation de la carte scolaire, des temps de trajet des élèves, de leur sécurité, des coûts des services et de la disponibilité des conducteurs. L’offre de mobilité permettant d’accéder aux services publics dans ces territoires, en particulier aux établissements scolaires, est important et nécessite la mobilisation de toutes les parties prenantes : Etat, AOM, collectivités desservies, établissements scolaires, services de l’Education nationale et opérateurs de transports, en tenant compte des particularités locales. Ainsi, Le « plan d’actions interministériel transport scolaire », lancé le 24 août 2022 par les ministres chargés du travail, de l’éducation nationale et des transports, les fédérations professionnelles du secteur du transport de voyageurs ainsi que les associations de collectivités, prévoit plusieurs mesures pour garantir le transport des élèves sur l’ensemble du territoire et invite à un dialogue régulier entre toutes les parties prenantes. Ce plan a permis de réelles avancées notamment en ce qui concerne la capacité à disposer des conducteurs nécessaires aux services à la rentrée scolaire. Alors qu’il était de 8 000 à la rentrée scolaire 2022 et 6 000 en 2023, le nombre de conducteurs manquant s’est établit cette année à 3 000 conducteurs. Les efforts sont poursuivis pour atteindre un objectif d’absence de conducteurs manquants.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2388</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>579</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Grève annoncée par les syndicats - démantèlement de Fret SNCF</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2388. — 26 novembre 2024. — M. Matthieu Marchio attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la grève annoncée par les syndicats. Les Français sont une nouvelle fois confrontés à une incertitude quant à leurs vacances de Noël en raison de la grève illimitée annoncée par les cheminots pour le 11 décembre 2024. Ce mouvement d’ampleur est motivé par la politique du Gouvernement qui conduit au démantèlement de Fret SNCF. Des milliers de familles de salariés vont se retrouver en péril et, aux yeux de nombreux observateurs, la souveraineté logistique et les engagements environnementaux du pays seront compromis. Le Gouvernement instaure un plan de discontinuité, divisant ainsi Fret SNCF en deux entités distinctes : Hexafret pour le transport et Technis pour la maintenance, dans le but de satisfaire aux exigences de la Commission européenne. Plutôt que de soutenir une transformation responsable de Fret SNCF, un choix a été fait : morceler l’entreprise afin d’éviter une procédure de redressement, mais au prix de la dislocation d’un acteur clé du fret ferroviaire. Cette restructuration concernera environ 5 000 salariés et menace des savoir-faire considérés comme uniques et ce dès le 1er janvier 2025. Dans cette logique de démantèlement, dans la circonscription de M. le député, ce sont 150 salariés de la gare de triage de Somain qui risquent de perdre leur emploi. Des voix s’élèvent contre une privatisation progressive de la SNCF, qui passera, selon elles, par la création de filiales destinées à répondre aux appels d’offres régionaux. En externalisant vers des filiales privées des missions relevant auparavant du service public, il semble que cette stratégie permette aux concurrents de « marchandiser » ce qui devait rester un service universel. Ces décisions sont perçues comme une trahison de l’esprit du service public, au profit de logiques purement économiques, ignorant les dimensions sociales et écologiques. À l’heure de la crise climatique, le remplacement de trains de fret par des poids lourds ou des lignes de cars express n’est pas un choix rationnel. Alors que le transport ferroviaire réduit les émissions pour chaque tonne transportée, le Gouvernement s’emploie à affaiblir ce mode de transport, pourtant essentiel à la transition écologique. Dans ce contexte, la grève annoncée du 11 décembre 2024 ne sera pas seulement une protestation, mais un appel à l’aide des cheminots, qui demandent la mise en place d’un moratoire pour permettre un temps de réflexion stratégique et un véritable dialogue. Une telle pause est nécessaire, selon eux, pour envisager des solutions viables pour Fret SNCF. Aussi, il lui demande s’il envisage de décréter un moratoire pour assurer l’avenir de Fret SNCF et permettre une concertation réelle et s’il prévoit de prendre les mesures nécessaires pour que les familles françaises puissent voyager en toute sérénité durant les fêtes de Noël en répondant aux revendications des salariés de la SNCF.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>580</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’État soutient pleinement le développement du fret ferroviaire, conformément aux objectifs de doublement de sa part modale fixés dans la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, déclinés par la stratégie nationale de développement du fret ferroviaire qui a été approuvée par le décret n° 2022-399 du 18 mars 2022. La mise en œuvre du plan de discontinuité économique de Fret SNCF est un préalable indispensable afin de clore définitivement la procédure d’aide d’État initiée par la Commission européenne, faute de quoi une issue négative se serait traduite par l’obligation pour Fret SNCF de rembourser plus de 5 Md€ et aurait pour effet immédiat sa liquidation, entraînant la suppression de nombreux emplois et le retour de plus d’un million de camions sur les routes chaque année. La création des deux sociétés Hexafret et Technis permet ainsi de relancer les activités exercées par l’entreprise et ses salariés dans une dynamique positive sur le plan économique et social. Cela doit aussi être une opportunité de développer la qualité de service du fret ferroviaire en France, pour fidéliser les clients chargeurs sur le mode ferroviaire et convaincre de nouveaux acteurs des opportunités économiques de recourir au mode de transport de marchandises le plus écologique, en cohérence avec la stratégie nationale de développement du fret ferroviaire. L’État reste particulièrement attentif au respect des principes posés dès 2023 pour cadrer la préparation de la transformation de Fret SNCF : il a ainsi veillé à ce qu’aucun des flux ferroviaires abandonnés par Fret SNCF ne donne lieu à un report modal vers la route et à la mise œuvre de solutions de repositionnement professionnel pour chaque salarié concerné par une suppression d’emploi, sans aucun licenciement pour motif économique. Ainsi, à titre d’exemple, concernant les salariés de Fret SNCF de la gare de triage de Somain, tous ontrejoint la société Hexafret à compter du 1er janvier. L’État tient à saluer la grande qualité du dialogue social mené entre le groupe SNCF et les organisations syndicales représentatives des cheminots qui ont permis d’apporter les garanties nécessaires et sécuriser l’avenir de l’opérateur de fret ferroviaire et de ses salariés. Un accord de transition pour les salariés issus de Fret SNCF sur une longue durée de 36 mois, au lieu de la durée de droit commun de 15 mois, et offrant des garanties sociales de haut niveau a ainsi été signé par deux des quatre organisations syndicales représentatives des cheminots. Ce travail collectif de tous les acteurs a ouvert la voie à la transformation de Fret SNCF à partir de 2025 dans les meilleures conditions possibles pour l’entreprise comme pour les salariés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2392</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>580</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Report de la gare d’interconnexion de Villiers-sur-Marne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2392. — 26 novembre 2024. — Mme Maud Petit attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le report du projet de gare d’interconnexion de Villiers-sur-Marne (94) - également connu sous le nom de « gare de Villiers-Champigny-Bry », un équipement pourtant essentiel dans le cadre des infrastructures du Grand Paris Express. L’interconnexion prévue entre les lignes de transport en commun, notamment les lignes 15 Sud et 15 Est, devait faciliter les déplacements des usagers, avec trois objectifs. Tout d’abord, une interconnexion des réseaux, avec une gare qui sera un point de correspondance entre la ligne 15 du Grand Paris Express, le RER E et le réseau de bus Altival. Ensuite, une amélioration sensible de la mobilité puisqu’elle permettra aux voyageurs du Val-de-Marne et de Seine-et-Marne de se déplacer plus facilement en Île-de-France, sans avoir à passer par le centre de Paris. Et enfin, un accès piéton et vélo grâce à un passage souterrain et un parvis, prévus pour faciliter l’accès à la gare pour ces usagers. Toutefois, les annonces récentes sur le report de cette interconnexion inquiètent fortement les élus locaux et les riverains, particulièrement concernant l’aspect financement de ce projet. Le financement initial de la gare d’interconnexion reposait sur une répartition entre la Société du Grand Paris, les collectivités territoriales et d’autres partenaires institutionnels. Cependant, il semble que des contraintes budgétaires et une reprogrammation des priorités dans les investissements du Grand Paris Express soient à l’origine de ce retard. Ces révisions risquent de fragiliser la cohérence du réseau prévu et de compromettre la réalisation d’une infrastructure indispensable à l’amélioration de la mobilité et la connectivité dans la région parisienne ainsi qu’au développement économique et social de la région. Aussi, elle lui demande d’indiquer ce qu’il en est exactement du projet d’interconnexion et quelles solutions sont envisagées pour en assurer la concrétisation dans des délais raisonnables, en préservant les engagements pris envers les collectivités et les usagers.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>581</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le calendrier de réalisation et mise en service de la gare d’interconnexion de Villiers Champigny Bry a dû être reporté en raison du niveau de tension pesant sur les ressources du maître d’ouvrage SNCF Réseau sur la période 2024-2027 et des limites jugées acceptables par l’autorité organisatrice Île-de-France Mobilités dans la juxtaposition des interruptions temporaires de circulations pour travaux de plusieurs projets intervenant parallèlement sur l’axe ferroviaire Est du réseau francilien : gare Villiers-Champigny-Bry, réaménagement du pôle Val de Fontenay, projet RER E Est+ (amélioration de l’offre entre Villiers-sur-Marne et Roissy-en-Brie), deuxième phase de l’électrification de Gretz-Troyes. La nécessaire coordination de ces travaux a soumise à concertation dans le cadre de la mission de coordination axe Est, conduite sous l’égide du préfet de la région d’Île-de-France et de la préfète de la région Grand-Est et à laquelle participent toutes les parties prenantes : les maitres d’ouvrage dont SNCF Réseau, les opérateurs de transport, Île-de-France Mobilités ainsi que les collectivités locales. A l’issue de ce travail de concertation, les acteurs ont convergé, lors du comité de pilotage axe Est du 18 septembre 2023, pour retenir un nouveau phasage et la mise en service concomitante en 2030 de la gare de Villiers-Champigny-Bry et du projet RER E Est+. Grâce à l’engagement de l’Etat pour la bonne poursuite de ce projet, ainsi qu’aux avances de financement apportées par la Société des grands projets, les travaux préparatoires se poursuivent, depuis le second semestre 2022, et la reprise des études détaillées, de niveau « projet », est en cours pour intégrer la convergence avec le projet RER E Est+. Sous l’égide du préfet du région, tous les acteurs sont mobilisés pour assurer la continuité des financements au-delà du volet « Mobilités » du contrat de plan État-région 2023-2027 d’Île-de-France, qui prévoit une enveloppe globale de 270 M€ tous financeurs dont 135 M€ pour l’État et la Société des grands projets, et plus globalement la bonne poursuite du projet et le respect des délais par le maître d’ouvrage SNCF Réseau.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2452</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>581</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Lutte contre le vol de vélos</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2452. — 3 décembre 2024. — Mme Julie Delpech alerte M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’ampleur croissante des vols de vélos dans le pays, en particulier dans les zones urbaines. Ce phénomène dissuade de nombreux citoyens d’adopter un mode de transport pourtant central pour la transition écologique et la promotion des mobilités douces. Chaque année, plusieurs centaines de milliers de vélos sont dérobés en France et seuls 5 % retrouvent leur propriétaire. La situation est exacerbée par le développement des services de livraison à vélo, qui, en l’absence de contrôles suffisants, peuvent parfois favoriser l’utilisation de cycles volés. Malgré les avancées permises par la loi d’orientation des mobilités (LOM), telles que l’obligation de marquage des vélos et la création du Fichier national unique des cycles identifiés (Fnuci), ces dispositifs semblent insuffisants pour enrayer ce fléau. Les forces de l’ordre disposent souvent de moyens limités pour effectuer des contrôles efficaces et de nombreuses villes manquent encore d’infrastructures sécurisées adaptées au stationnement des vélos. Dans ce contexte, des mesures complémentaires mériteraient d’être envisagées, comme un contrôle systématique des vélos utilisés dans les services de livraison ou une extension de l’obligation de marquage à tous les cycles en circulation. Aussi, elle souhaite connaître les initiatives envisagées par le Gouvernement pour renforcer la lutte contre le vol de vélos, qu’il s’agisse de prévention, de répression ou du développement d’infrastructures sécurisées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>581</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi d’orientation des mobilités (LOM) a rendu obligatoire l’identification des cycles depuis le 1er janvier 2021 afin de lutter contre le vol, le recel et la revente illicite des vélos. Ce dispositif permet, à partir d’un numéro d’identification unique apposé sur le cadre, aux forces de l’ordre de contacter le propriétaire lorsque le vélo est retrouvé et aux particuliers d’éviter l’achat d’un vélo volé. Au total, plus de 6,5 millions de vélos étaient ainsi identifiés à la fin du mois d’octobre 2024, soit plus d’un tiers des vélos actuellement utilisés. Parmi les 63 800 signalements de vols dans le fichier national des cycles identifiés, plus de 11 % des vélos ont été retrouvés ; ce chiffre est en augmentation, avec 11,4 % de vélos retrouvés en 2024, contre 10,3 % en 2023 et 7,5 % en 2022. Avec ce fichier, les forces de sécurité intérieure ont accès aux données personnelles du propriétaire, à partir de l’identifiant via leurs outils numériques nomades ou fixes. L’utilisation de cette fonctionnalité progresse avec plus de 1 300 consultations de la base de données par mois en 2024 (contre 1 042 en 2023 et 500 en 2022). Une campagne de communication « Mon vélo j’y tiens » est effectuée dans les commissariats de police et brigades de gendarmerie, avec des messages à destination des usagers pour faire connaître davantage l’intérêt de l’identification des vélos. Des actions de communication et de formations sont également menées auprès des agents de police municipaux pour améliorer la connaissance de de ce dispositif qui semble tout à fait adapté pour lutter contre le phénomène de vol de vélos, pour peu que sa diffusion et sa connaissance progressent. Par ailleurs, des initiatives ont été prises pour renforcer la sécurité des stationnements vélo dans les gares. En 2021, la LOM fixait un objectif d’équipement en stationnement sécurisé plus de 1 100 gares (sur 3 000). Plusieurs autres programmes financés par certificat d’économie d’énergie mettent le vélo au cœur de leur action, notamment des programmes soutenant des études ou aménagements de stationnement sécurisé : « Alvéole + » pour cofinancer des stationnements sécurisés vélo dans l’espace public, chez les bailleurs sociaux et dans les copropriétés, dans les établissements scolaires et les pôles d’échange multimodaux ; « Objectif Employeur Pro-Vélo » pour acculturer et soutenir les employeurs dans le développement de la mobilité à vélo de leurs salariés, en visant l’accompagnement des employeurs publics et privés vers des actions, notamment le stationnement sécurisé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2670</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>582</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Publication du décret relatif au cotransportage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2670. — 3 décembre 2024. — M. Karim Benbrahim attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’absence de publication du décret relatif au cotransportage. En effet, la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités prévoit la publication d’un décret en Conseil d’État précisant les modalités d’application de l’article 40, qui encadre cette pratique. Or, à ce jour, le décret n’est pas paru au Journal officiel. Le cotransportage est une pratique de livraison innovante, qui permet à des particuliers ou des professionnels de transporter des objets entre un commerçant et un acheteur lors d’un trajet quotidien déjà planifié. Ce système permet de répondre à la problématique de la livraison dite du « dernier kilomètre », en particulier en zone rurale, tout en assurant la persistance du lien social. Il apporte en outre une solution compatible, à condition d’être encadrée, à l’impératif de transition écologique. Cependant, il convient de veiller à la mise en place d’un cadre réglementaire afin de prévenir tout usage professionnel, qui serait contraire à l’ambition écologique et sociale du cotransportage. Des leviers comme l’instauration d’un nombre maximal de livraisons par jour ou d’un plafond concernant le montant annuel de revenus semblent pertinents. Ainsi, la publication du décret permettra aux entreprises du secteur de disposer d’une meilleure visibilité, tout en assurant une utilisation vertueuse du cotransportage. Par conséquent, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre afin d’assurer la publication du décret en Conseil d’État.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>582</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2019-1428 d’orientation des mobilités du 24 décembre 2019 a introduit dans le code des transports l’article L. 3232-1 qui définit le cotransportage comme « l’utilisation en commun, à titre privé, d’un véhicule terrestre à moteur effectuée à titre non onéreux, excepté le partage des frais, pour transporter des colis dans le cadre d’un déplacement qu’un conducteur effectue pour son propre compte ». L’activité de cotransportage, strictement limitée aux particuliers, répond à une demande sociétale en faveur des activités solidaires et collaboratives. Elle s’inscrit dans l’objectif environnemental de réduction des déplacements et peut, ainsi, participer à la transition écologique du transport de marchandises. Enfin, elle est susceptible d’apporter une réponse durable à la livraison du dernier kilomètre, notamment en milieu rural. Le cotransportage, selon qu’il est pratiqué sur longue distance ou en milieu urbain, présente toutefois des caractéristiques très différentes, nécessitant une approche adaptée dans la détermination des modalités réglementaires de son exercice, afin notamment d’en garantir son caractère non commercial. À cet effet, des cycles de concertation avec l’ensemble des parties prenantes ont été initiés par le Gouvernement en 2021 et à l’été 2023. Il ressort de ces travaux que certains modèles de cotransportage, en particulier la livraison de courses à courte distance, rendent particulièrement complexe la définition d’un régime de partage de frais compatible avec le cadre législatif. Le Gouvernement, conscient de la nécessité d’établir un environnement juridique stabilisé et sécurisé au cotransportage, poursuivra les travaux engagés avec l’ensemble des parties prenantes avec les objectifs de permettre l’exercice de cette pratique tout en respectant les caractères non commercial et non concurrentiel prévus par la loi.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2674</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>582</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-François Portarrieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Communication des limitations de tonnage pour les véhicules arrivant sur un pont</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2674. — 3 décembre 2024. — M. Jean-François Portarrieu interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la nécessité d’améliorer la communication des limitations de tonnage pour les véhicules se dirigeant vers les ponts. Suite à l’accident tragique du pont de Mirepoix-sur-Tarn, en Haute-Garonne, il y a cinq ans et alors que le procès de cette catastrophe a débuté, M. le député souhaite réitérer sa proposition. Pour rappel, cet accident a entraîné la perte de vies humaines, dont celle d’un chauffeur de camion et d’une adolescente de 15 ans. L’enquête a révélé qu’au moment de l’effondrement, un convoi exceptionnel transportant un tracteur et une foreuse, dépassant largement les 50 tonnes, empruntait le pont pourtant limité à 19 tonnes pour les camions. Aujourd’hui, la famille de la jeune victime ainsi que les habitants de la commune restent préoccupés par la sécurité des ponts en France et la nécessité de mieux prévenir les conducteurs sur les limitations de tonnage. Cette demande, initiée par la famille de la jeune victime, vise à mettre en place toutes les mesures possibles pour éviter de nouveaux drames similaires. Pour sensibiliser davantage et tout faire pour empêcher de futurs accidents, M. le député propose d’indiquer sur les applications de navigation par GPS la charge maximale autorisée pour passer un pont, sur l’ensemble du réseau routier français, de la même manière que la vitesse maximale est indiquée à l’approche des radars. Il souhaiterait connaître son avis sur cette proposition concrète, ainsi que les possibilités d’accès aux données en accès libre ( open data ) qui pourraient accélérer cette mise en œuvre.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>583</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est pleinement mobilisé pour assurer la sécurité des ouvrages d’art et la nécessité de faire respecter les limitations de tonnage. Le dépassement régulier du tonnage autorisé, par certains véhicules, sur les ouvrages d’art conduit à un endommagement significatif de ceux-ci qui peut conduire à des coupures de circulation de durées importantes, le temps d’y rétablir la circulation. Il est de la responsabilité de chaque conducteur de respecter la signalisation de limitation de tonnage placée en amont de l’ouvrage. La diffusion des limites de tonnage par tous les leviers possibles, y compris par les applications de navigation, apparaît en effet nécessaire. C’est précisément pourquoi le ministère a lancé le projet « DiaLog », qui vise à numériser l’ensemble des arrêtés de circulation, y compris les limitations de tonnage des ouvrages d’art. Cette initiative permettra de constituer une base de données nationale standardisée et actualisée, accessible en open data, des restrictions de circulation applicables sur l’ensemble du réseau routier français. Les données ainsi collectées pourront être intégrées par les fournisseurs de services de navigation GPS, permettant aux conducteurs d’être informés en temps réel des limitations de tonnage sur leur itinéraire, comme le suggère M. le député. Le ministère travaille activement avec les collectivités territoriales pour déployer ce dispositif, qui constitue une avancée majeure pour la sécurité routière.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2831</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>583</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Péages à flux libres</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2831. — 10 décembre 2024. — M. Timothée Houssin attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur les difficultés rencontrées par les automobilistes suite à la mise en place des dispositifs de péage à flux libre sur certaines autoroutes. Ce système, bien qu’il vise à fluidifier le trafic, génère de nombreuses incompréhensions et impayés. L’A79, première autoroute concernée, reliant Montmarault (Allier) à Digoin (Saône-et-Loire), a enregistré en un an près de 180 000 impayés, entraînant 80 000 pénalités et l’envoi de 600 000 courriers pédagogiques par le concessionnaire. Ces chiffres témoignent des difficultés des usagers, qui n’ont souvent pas compris que le tronçon était payant. L’absence de portail de télépéage donne l’impression d’une gratuité pour des usagers mal informés ou ignorant totalement le concept du flux libre. Et si les détenteurs d’un badge télépéage sont prélevés automatiquement, les autres automobilistes doivent s’acquitter de leur paiement en s’arrêtant sur une aire de repos ou en créant un compte sur le site internet du concessionnaire. En cas de non-paiement dans les 72 heures, les automobilistes encourent une amende de 90 euros, qui peut atteindre jusqu’à 375 euros après 60 jours. Alors que ce système se généralise, comme sur l’A13 et l’A14 depuis juin 2024, chaque société d’autoroutes dispose de ses propres applications et modalités de paiement, complexifiant encore la situation pour les usagers. Ainsi, M. le député demande à M. le ministre quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour harmoniser les systèmes de paiement sur l’ensemble du territoire, notamment en développant une plateforme unique. Il souhaite également savoir quelles actions sont envisagées pour améliorer l’information des automobilistes, y compris sur les recours disponibles, afin de garantir la réussite de ce dispositif tout en limitant ses impacts négatifs sur les usagers.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>583</pageJO><datePublication>2025-02-04</datePublication><noPublication>20250005</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le système de péage en flux libre permet l’identification des véhicules et le paiement sans arrêt. Il est déployé à grande échelle depuis plusieurs années dans d’autres états européens. Il a des impacts positifs en matière de temps de parcours, d’écoulement des flux, de sécurité routière, d’émissions de gaz à effet de serre et de consommation foncière. Du fait de son caractère nouveau à cette échelle en France, la mise en place de ce système, à la demande de l’Etat, sur l’autoroute A79 a constitué un changement important pour les usagers, qu’il a fallu accompagner. Avec l’État, le concessionnaire a ainsi mis en œuvre une communication forte, avec une importante composante locale, ainsi qu’une séquence de signalisation complète. Les premiers retours sont positifs sur le fonctionnement technique du système sur A79 puisque 88% des usagers en sont satisfait. Si 65 % des trajets au global pour la concession de l’A79 sont effectués par des usagers disposant de badge pour qui le système donne pleine satisfaction, des améliorations continues sont recherchées et mises en œuvre, notamment pour les usagers non abonnés et occasionnels dont deux-tiers d’entre eux règlent déjà son péage spontanément dans un délai de 72 heures après leur utilisation de l’autoroute. Un travail entre le concessionnaire et les services de l’Etat a permis de renforcer la signalisation, et les actions d’information et de communication sur le système se poursuivront. De plus, pour faciliter les démarches des usagers non abonnés, le concessionnaire d’A79 propose maintenant aux usagers une solution de paiement du péage dans des commerces de proximité sur l’ensemble du territoire. Le retour d’expérience montre ainsi une amélioration de l’appréhension du dispositif par les usagers, avec une croissance continue du taux de paiement spontané. Sur A79, moins de 3 % des passages restent susceptibles de donner lieu à une infraction passible d’une amende de 375 €. Pour les déploiements à venir du système de péage en flux libre qui concernent les nouveaux projets et, concernant les concessions existantes, les seules autoroutes A13 et A14, l’Etat a demandé aux concessionnaires de déployer le niveau d’exigence le plus élevé en termes de service aux usagers, profitant du retour d’expérience de l’autoroute A79, et notamment une séquence de signalisation renforcée et une solution commune de paiement du péage dans des commerces de proximité. Sur A13-A14, l’État a ainsi mis en place une signalisation réglementaire (arrêté du 18 mars 2024) pour aider les usagers à identifier clairement l’entrée dans une zone de péage en flux libre. Plus de 200 panneaux de signalisation ont été installés sur les sections concernées. Afin de renforcer la démarche de pédagogie vis-à-vis des usagers, les sociétés concessionnaires concernées par le flux libre déploient en continu des actions de communication détaillant, notamment, les solutions de paiement offertes aux usagers. En parallèle, l’Etat met actuellement en œuvre sa propre campagne via différents supports dont un site internet dédié qui apporte des réponses aux principales questions que se posent les usagers sur ce nouveau système.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>