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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2025-02-11" NumJO="20250006" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QOSD"><question><idQuestion><numeroQuestion>136</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>588</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Lecamp</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Planification et répartition du développement des énergies renouvelables
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        136. — 11 février 2025. — M. Pascal Lecamp interroge M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, au sujet de la planification et la répartition territoriale du développement des énergies renouvelables. En Nouvelle-Aquitaine, 5 départements sur les 12 qui composent cette région contribuent pour 95,26 % de la puissance éolienne terrestre autorisée au 1er janvier 2022. La Vienne est largement en tête et représente à elle seule plus de 27 %. La programmation pluriannuelle de l’énergie actuellement en consultation prévoit également une contribution au mix énergétique du photovoltaïque pour 100 GW à horizon 2050, dont une grande partie sera issue d’installations agrivoltaïques et de photovoltaïque au sol. Il ne fait aucun doute que le territoire rural et agricole du département, par sa nature, sera amené à produire aussi largement sur ce volet. M. le député précise que ce territoire prend également sa part dans la dimension nucléaire, puisqu’il abrite la centrale de Civaux et ses deux REP de 1 495 MWe chacun. Alors que les discussions sur les futures zones d’accélération des énergies renouvelables, en application de la loi APER, n’ont toujours pas été finalisées, les élus locaux se sont émus de se voir présenter l’implantation de trois postes de transformation de puissance 225/20 kV (deux) et 400/225/20 kV. Ces niveaux de puissance permettront la connexion des futures installations sur les lignes de transport existantes. Pour autant, la puissance relative installée en matière d’éolien, photovoltaïque et agrivoltaïque n’est pas communiquée. M. le député souscrit évidemment à l’objectif de développement des énergies renouvelables, dans un contexte de défense de la souveraineté énergétique française et européenne. Mais le constat est sans appel : la Vienne continuera, souvent au détriment du confort de vie des habitants, des paysages, de la biodiversité locale, du tourisme rural, de faire plus que sa part. Dans ce contexte M. le député demande à M. le ministre ce que peuvent attendre les élus locaux et les citoyens du Sud-Vienne des pouvoirs publics pour mieux équilibrer les efforts de la production énergétique, notamment éolienne et photovoltaïque, entre les territoires. Il lui demande comment on peut assurer une meilleure cohérence entre les planifications régionales, départementales, communales et la puissance finalement installée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>137</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>588</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Attribution de la médaille de la sécurité intérieure - Attentats de Strasbourg
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        137. — 11 février 2025. — Mme Louise Morel interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’attribution de la médaille de la sécurité intérieure à l’ensemble des sapeurs-pompiers présents lors des attentats de Strasbourg. Le 11 décembre 2018, les attentats du marché de Noël de Strasbourg endeuillaient la France. Ce soir-là, les forces de sécurité, ainsi que les sapeurs-pompiers, se sont illustrés par leur courage, leur professionnalisme et leur dévouement, dans des conditions d’une extrême gravité. Cependant, six ans après ces évènements tragiques, un profond sentiment d’injustice persiste parmi certains des sapeurs-pompiers qui ont répondu à l’appel du devoir cette nuit-là. Sur les 75 pompiers mobilisés, 45 ont reçu la médaille de la sécurité intérieure avec agrafe « Attentats de Strasbourg », en reconnaissance de leur engagement. Pourtant, 30 de leurs collègues, tout aussi impliqués dans les opérations de secours et présents sur le terrain, n’ont pas encore bénéficié de cette distinction légitime. Suite à plusieurs interpellations successives depuis 2020 par les prédécesseurs de Mme la députée et elle-même, le ministre de l’intérieur de l’époque avait indiqué en 2020 puis en 2023 avoir chargé les services compétents d’examiner ce dossier pour la prochaine promotion de la médaille de la sécurité intérieure. Aucune avancée concrète n’ayant abouti, une ultime relance a été faite auprès du ministère de l’intérieur fin 2024. En réponse, il a été indiqué « qu’une promotion exceptionnelle de la médaille de la sécurité intérieure, créée à l’occasion d’un évènement ponctuel, [n’avait] pas vocation à récompenser l’ensemble des acteurs et intervenants ». Pourtant, les services de police qui ont fait une demande similaire ont vu leur situation régularisée immédiatement. Qui plus est, certaines médailles ont été attribuées à des personnes qui n’étaient pas sur le terrain, quand des acteurs directs n’ont pas été récompensés. Ce manque de reconnaissance, bien que symbolique, nourrit un sentiment d’oubli profondément injuste. Aussi, elle lui demande quelles mesures il compte prendre pour corriger cette situation et rendre justice à ces 30 professionnels qui, ce soir-là, ont tout donné pour protéger les citoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>138</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>589</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Yves Bony</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Financement des EHPAD
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        138. — 11 février 2025. — M. Jean-Yves Bony attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation financière des établissements d’hébergement pour personnes âgées et dépendantes (EHPAD) publics et notamment ceux situés dans le Cantal. Les EHPAD connaissent depuis plusieurs années une crise économique, conjoncturelle et structurelle, majeure. Selon le rapport d’information n° 778 publié en septembre 2024 par le Sénat, le nombre d’établissements déficitaires est passé de 27 % à 66 % entre 2020 et 2023. En seulement trois ans, le nombre d’établissements déficitaires a non seulement augmenté mais l’ampleur des déficits s’est aggravée exposant de nombreux EHPAD à des difficultés de trésorerie à court terme. Les causes de cette situation sont connues : crise sanitaire covid-19, inflation, revalorisations salariales (n’ayant pas intégralement été compensées par le Ségur), manque d’attractivité des métiers du secteur médico-social, augmentation des besoins et de la dépendance, etc. Les différentes aides ponctuelles (accordées par les agences régionales de santé - ARS - et les départements) ne parviendront pas à résoudre cette crise. À cela, il faut ajouter que la population âgée dépendante augmentera significativement au cours des 25 prochaines années (+ 46 % d’ici 2050). Dans le Cantal, les EHPAD (publics et privés) ont atteint en 2023 un déficit total de plus de 3,4 millions d’euros. Si le conseil départemental mène des politiques volontaristes, notamment en soutenant financièrement ces établissements, les budgets accordés sont en-deçà des besoins réels. Ainsi, il l’interroge sur les actions prioritaires que le Gouvernement entend déployer pour garantir durablement la pérennité financière des EHPAD et sur le calendrier de la présentation de la loi Grand âge, très attendue et sans cesse repoussée, indispensable pour sécuriser l’avenir des établissements et garantir une prise en charge digne des aînés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>139</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>589</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Herbillon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Opération de protection phonique des viaducs de l’autoroute A4/A86
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        139. — 11 février 2025. — M. Michel Herbillon appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’opération de protection phonique des viaducs de l’autoroute A4/A86, dans sa circonscription au niveau de Maisons-Alfort et de Saint-Maurice, dont la mise en œuvre est chaotique. Dernière phase d’un programme d’ensemble de protections acoustiques, le remplacement des murs existants par des écrans acoustiques plus performants au niveau des échangeurs A4/A86 est une nécessité absolue pour les riverains qui subissent les nuisances provoquées par un trafic quotidien particulièrement dense. Initialement, après plusieurs études, ces écrans devaient être installés à partir de 2018, puis en 2019. En février 2021, il a été annoncé que l’opération se ferait en deux temps, en commençant par le viaduc « Paris vers Créteil », dont les études de conception comme la notification du marché étaient programmées en 2021 pour un démarrage effectif des travaux en 2022 pour une durée de 12 mois. Récemment, un comité de pilotage a appris aux élus locaux concernés que cette opération pourrait être remise en cause et ce en dépit de l’engagement renouvelé au plus haut niveau de l’État et exprimé plusieurs fois à l’Assemblée nationale, à effectuer ces travaux essentiels. Ce revirement, après des années de travail et d’études, ne saurait être accepté par les habitants des communes concernées. Il l’interroge pour lui demander s’il compte mobiliser les services de l’État afin que les travaux puissent enfin débuter dès cette année.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>140</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>589</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Lepers</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Concurrence déloyale du e-commerce asiatique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        140. — 11 février 2025. — M. Guillaume Lepers alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les difficultés, voire la disparition, de grandes enseignes françaises victimes de la concurrence déloyale des géants du e-commerce asiatique, qui se développent de manière exponentielle depuis quelques années. Ces entreprises ont d’abord bouleversé le monde de la mode, mais s’attaquent désormais aux secteurs de la décoration, de l’ameublement, de l’équipement du quotidien, c’est-à-dire progressivement à tous les secteurs. Ces géants du e-commerce asiatique s’appuient sur des prix extrêmement bas, rendus possibles par des conditions de production plus que contestables. Ils ne respectent en effet aucune des normes que l’on exige des entreprises européennes, tant sur le plan social qu’environnemental ou sanitaire. Pour autant, ils profitent de conditions de commercialisation sur le continent européen qui restent très confortables. Ainsi, malgré la mise en place depuis 2021 d’une TVA dès le premier euro pour les achats de marchandises hors UE, les commandes d’un montant inférieur à 150 euros bénéficient d’une franchise de droits de douane. Avec un panier moyen des consommateurs français allant de 13 à 53 euros, ces entreprises bénéficient d’un avantage fiscal considérable. Dans le même temps, les entreprises françaises traditionnelles n’arrivent plus à résister à une telle concurrence. Le seul secteur du textile est devenu la troisième industrie la plus déficitaire, avec plus de 12 milliards d’euros, soit plus de 20 % du déficit commercial global du pays (hors énergie). Alors que les États-Unis d’Amérique mènent une politique commerciale active pour protéger leur tissu entrepreneurial et leurs emplois, on ne peut pas subir une telle invasion des marchés sans réagir. Il en va de l’équilibre économique et, à terme, de la souveraineté européenne. Aussi, face à l’appétit croissant de ces géants étrangers du e-commerce low-cost, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre pour préserver les industries françaises, soutenir les acteurs locaux et promouvoir un modèle de consommation plus durable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>141</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>590</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexis Corbière</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Face aux phénomène de maltraitance institutionnelle, le Gouvernement doit agir !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        141. — 11 février 2025. — M. Alexis Corbière interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur un problème encore méconnu, la maltraitance institutionnelle, sur lequel ATD Quart-Monde a publié un rapport il y a quelques mois. Quand on parle de maltraitance institutionnelle, on parle de traitements inadaptés et parfois violents que va subir le public, qui lui, est souvent dans une situation de détresse. Le non-recours aux prestations sociales est l’un des marqueurs de la maltraitance institutionnelle. Quand 34 % des personnes éligibles au RSA ne perçoivent pas cette prestation, alors c’est de la maltraitance institutionnelle. Quand 39 % des personnes éligibles à la prime d’activité ne la perçoivent pas, alors c’est de la maltraitance institutionnelle. Les raisons de ce non-recours sont pourtant connues : des bénéficiaires ne sont pas informés de leurs droits, des démarches trop complexes et longues, le manque d’accompagnement dans les différentes démarches. Tout cela fait que les personnes abandonnent. À cela s’ajoute le manque de moyens et financiers pour la mise en œuvre des politiques publiques. La dématérialisation, voulue pour faciliter les démarches, produit pourtant l’effet inverse. Comme s’en féliciter quand l’INSEE dit qu’en France, 17 % de la population souffre d’illectronisme ? Beaucoup de citoyens n’ont pas d’accès internet ou, tout simplement, ne maîtrisent pas l’outil numérique. Le numérique ne peut se substituer à un accueil physique de qualité pour tous. M. le député est personnellement confronté à la maltraitance institutionnelle quand, chaque semaine, il rencontre à sa permanence des personnes qui éprouvent des difficultés à renouveler leur titre de séjour ou encore à prendre rendez-vous en préfecture, que ce soit par téléphone ou par mel. L’association La Cimade, que M. le député a rencontrée, réalise des permanences à Montreuil afin d’apporter une aide juridique aux personnes confrontées à ces mêmes problèmes. Entre le dépôt d’une demande de renouvellement de titre de séjour et l’obtention de celui-ci, il peut s’écouler 18 mois ! Le site de l’ANEF qui permet aux personnes d’effectuer leurs démarches a pris le pas sur l’accueil physique et les témoignages abondent sur les dysfonctionnements du site, notamment sur l’impossibilité des prises de rendez-vous. Une difficulté supplémentaire s’ajoute quand on sait qu’il existe, comme M. le député le rappelait en 2019, un marché parallèle autour des prises de rendez-vous et dont les personnes désespérées sont les premières victimes. Parmi les associations qui luttent contre cette problématique, il y a Espaces, Conseils et Découvertes de Montreuil : 15 bénévoles mobilisés qui, chaque semaine, se rendent au domicile d’une vingtaine de personnes en difficulté pour leur apporter une aide administrative. Délais de réponse des institutions anormalement longs ou pas de réponses du tout ; abandon des démarches : ils sont chaque jour les témoins de cette maltraitance institutionnelle. Ce phénomène doit être traité avec sérieux et a des conséquences néfastes, puisque les personnes qui en souffrent sont susceptibles de basculer dans une dépression profonde, une grande précarité. Comment M. le ministre compte-t-il agir concrètement pour que le non-recours aux prestations sociales baisse considérablement ? Comment s’assurer que chaque citoyen puisse réaliser ses démarches administratives dans des délais convenables et sans passer par des épreuves insurmontables ? Il lui demande s’il compte donner des moyens aux services publics et permettre un meilleur accueil physique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>142</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>590</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des frais kilométriques des infirmières/infirmiers en ruralité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        142. — 11 février 2025. — Mme Marie Pochon interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la prise en charge des frais kilométriques des infirmières et infirmiers en milieu rural. Les professionnels de santé exerçant en milieu rural, et plus particulièrement les infirmiers et infirmières, font face à des défis considérables liés à la pénibilité de leur métier et à leur mobilité. En effet, ces professionnels assurent des soins à domicile sur de longues distances, souvent dans des zones peu denses ou difficiles d’accès, ce qui engendre des frais kilométriques importants ainsi que des temps passés sur la route et non en consultation, qui sont peu pris en compte. Ces longs déplacements sont toutefois indispensables pour garantir l’accès aux soins, dans les territoires ruraux, de certains habitants parfois très isolés pour qui la venue d’infirmiers à domicile est tout simplement essentielle. Encore aujourd’hui, du fait du manque d’accès aux soins, l’espérance de vie des habitants des territoires ruraux est de deux ans plus courte que la moyenne. Au pôle sanitaire et médico-social de Curnier par exemple, les aides à domicile et personnels infirmiers sont amenés à parcourir en moyenne 90 km/jour et jusqu’à 200 km/jour pendant les week-ends. Par ailleurs, les infirmières et infirmiers bénéficient d’une enveloppe limitée en ce qui concerne le remboursement de ces frais. Ce système ne permet pas de garantir un remboursement suffisant pour couvrir l’intégralité des déplacements nécessaires à l’exercice de leur profession. Cette enveloppe, par exemple à La-Chapelle-en-Vercors ou dans le Royans, est fréquemment épuisée pour les infirmiers opérant dans le secteur dès le milieu de matinée, contraignant ceux-ci à assumer par eux-mêmes des frais de déplacement importants pour continuer à assurer leurs tournées et l’accès aux soins de toutes et tous, ou à privilégier des déplacements les moins éloignés aux dépens des personnes vivant dans les villages isolés. En outre, la profession d’infirmière et d’infirmier est particulièrement marquée par la rotation importante des professionnels en raison de la pénibilité du travail et des conditions d’exercice. Il faut se rendre compte : la moyenne de la durée d’exercice du métier d’infirmier à domicile dans la Drôme est de cinq ans. Face à cette situation, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage pour garantir aux infirmières et infirmiers en milieu rural le fait que chacun de leur kilomètre soit pris en charge, considérant l’importance des temps de déplacements sur des routes parfois montagneuses ou sinueuses, impactant le nombre d’actes qu’ils et elles peuvent effectuer, créant un déséquilibre entre professionnels en milieu urbain et rural ; et ainsi garantir l’accès aux soins pour tous les compatriotes, quel que soit leur code postal.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>143</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>591</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Construction des commissariats à Berck-sur-Mer et au Touquet-Paris-Plage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        143. — 11 février 2025. — M. Philippe Fait alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les projets de construction de commissariats dans les communes de Berck-sur-Mer et du Touquet-Paris-Plage, situées dans la 4e circonscription du Pas-de-Calais. Annoncés il y a un an par le Gouvernement, ces projets répondent à une demande légitime des forces de l’ordre et des élus locaux. Si le projet du Touquet semble avancer, celui de Berck-sur-Mer suscite de grandes inquiétudes. Les conditions de travail dans le commissariat provisoire y sont particulièrement dégradées et les promesses initiales paraissent aujourd’hui suspendues. Cette incertitude alimente un climat de doute parmi les habitants et les forces de sécurité. Dans un contexte où la sécurisation de la Côte d’Opale et la lutte contre l’immigration irrégulière restent des priorités stratégiques, ces infrastructures sont indispensables. La construction d’un nouveau commissariat à Berck-sur-Mer permettrait de renforcer les capacités d’action des forces de l’ordre dans cette région exposée. Il souhaite donc connaître ses engagements pour garantir la réalisation dans les plus brefs délais de ces deux projets et notamment celui de Berck-sur-Mer, essentiel pour assurer la sécurité et améliorer les conditions de travail des forces de l’ordre locales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>144</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>591</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Brosse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pérennité des nouvelles brigades de gendarmerie votées dans la LOPMI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        144. — 11 février 2025. — M. Anthony Brosse attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’inquiétude des maires quant à l’avenir des futures brigades de gendarmerie votées dans la loi de programmation du ministère de l’intérieur et sur leur hésitation à apporter des financements aux logements, permettant à ces projets d’aboutir. Il lui demande si ces nouvelles casernes ont vocation à se pérenniser et à ne pas être des déploiements de brigades temporaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>145</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>591</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Établissement d’une zone protégée forte (ZPF) dans l’archipel de Chausey
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        145. — 11 février 2025. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’établissement d’une zone protégée forte (ZPF) dans l’archipel de Chausey. La France s’est engagée depuis 2022 à classer en aire protégée 30 % de ses écosystèmes terrestres et marins, dont 10 % sous protection forte. L’archipel de Chausey est un quartier insulaire de Granville, situé à 17 km de la côte normande. La perspective d’y établir une ZPF engendre de très fortes et légitimes inquiétudes. L’environnement naturel exceptionnel de l’archipel de Chausey est un joyau déjà soumis à plusieurs dispositifs de protection et jalousement préservé. Son état de conservation témoigne d’ailleurs de la capacité des acteurs à avoir pris soin de ces espaces, qui constituent leur environnement quotidien. Les herbiers de zostères, riches en faune benthique et utiles à la biodiversité, présentent tous les signes de bonne santé. Ils y sont d’ailleurs en phase d’expansion géographique depuis 1982, Chausey abritant le deuxième plus grand herbier de France. Et pourtant, ils sont au centre de ce projet de création d’une ZPF. Pêcheurs professionnels, conchyliculteurs, élus du territoire, pêcheurs de loisirs sont tous investis ici dans une logique durable et œuvrent en ce sens. Ils s’opposent à ce projet alors qu’ils ont intégré des pratiques vertueuses visant une empreinte environnementale réduite. Les pêcheurs professionnels de Granville pratiquent une pêche artisanale, côtière qui n’a rien en commun avec la pêche industrielle et le pillage des fonds marins. La conchyliculture, vertueuse par l’action de filtration des bivalves, participe à l’amélioration de la qualité des eaux et régule d’elle-même ses zones d’élevage. Les associations encadrant la pêche de loisirs et la plaisance œuvrent au quotidien, parallèlement aux actions de l’OFB, pour sensibiliser et éduquer aux bonnes pratiques. Les acteurs du tourisme et les gestionnaires du site sont investis dans une logique de développement durable avec la volonté de limiter la fréquentation afin d’offrir aussi aux visiteurs une expérience de qualité. Les activités maritimes soutiennent l’économie et les emplois. Ces filières sont déjà économiquement fragilisées par une succession de crises (covid, Brexit, prédation des araignées de mer, flambée de l’énergie, raréfaction du bulot par le réchauffement des eaux, norovirus…). Les pénaliser entraînerait un déclin socio-économique global du bassin granvillais. L’objectif de préservation environnementale n’est ni rejeté, ni négligé. Bien au contraire, cette protection est un enjeu majeur pour les pêcheurs et éleveurs marins dont l’activité et son devenir dépendent directement de la santé des écosystèmes. Le souhait, unanime, est toutefois d’étudier et d’évaluer les interactions entre les activités humaines et les habitats benthiques avant d’adopter toute nouvelle mesure. Du reste, pour être efficace, la préservation de l’environnement s’inscrit nécessairement dans un temps long. Or il n’y a pas de politique durable sans adhésion des populations et pas d’adhésions dans l’incompréhension. Les acteurs de proximité, les élus locaux sont des alliés à associer. Aussi, il souhaiterait savoir si le Gouvernement entend préserver l’instance de concertation mise en place par l’État en avril 2023 et confortée le 29 juin 2023 par le ministre de la mer de l’époque, M. Hervé Berville.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>146</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>592</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annie Vidal</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Projet de contournement est de Rouen - Liaison A28-A13
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        146. — 11 février 2025. — Mme Annie Vidal attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur le projet de contournement est de Rouen, une infrastructure attendue depuis de nombreuses années par les élus locaux, les acteurs économiques et les citoyens de la métropole Rouen Normandie et au-delà. Ce projet vise à fluidifier la circulation en allégeant le trafic dans le centre-ville de Rouen, notamment en détournant une partie du flux de poids lourds, tout en renforçant l’attractivité économique et industrielle du territoire. Mme la députée rappelle que ce projet structurant, qui a fait l’objet d’une large concertation et a été reconnu d’intérêt général par le Conseil d’État en novembre 2020, répond à plusieurs enjeux majeurs : l’amélioration des conditions de circulation, la sécurisation des axes secondaires, le développement du Grand port maritime de Rouen, ainsi que la connexion facilitée entre l’Eure et la métropole rouennaise. Confirmé par le Premier ministre en décembre 2021, ce projet bénéficie aujourd’hui d’un financement sécurisé grâce à la mobilisation conjointe de l’État, de la région Normandie et du département de la Seine-Maritime. Toutefois, alors que la procédure d’appel d’offres suit son cours, Mme la députée constate qu’aucune communication récente n’a été faite sur son avancement. Les habitants et les entreprises du territoire attendent avec impatience la concrétisation de cette infrastructure essentielle. Il lui paraît donc primordial que le calendrier annoncé soit respecté. Aussi, elle souhaiterait savoir quel est l’état d’avancement de la procédure de concession, notamment en ce qui concerne les candidatures reçues, et souhaite savoir si l’ensemble des étapes prévues permettront bien un démarrage des travaux à l’horizon 2027-2028 pour une mise en service en 2030-2031. Enfin, elle souhaite connaître les actions que l’État entend mener pour assurer le bon déroulement du projet et garantir aux citoyens que cette infrastructure, essentielle à l’attractivité et à la mobilité du territoire rouennais, sera bien réalisée dans les délais annoncés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>147</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>593</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Graziella Melchior</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dotations en soins EHPAD
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        147. — 11 février 2025. — Mme Graziella Melchior interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la détermination des dotations en soins dans les EHPAD. Les EHPAD jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement des aînés, mais ils font face à des défis croissants. Les besoins augmentent, le recrutement reste difficile et les financements actuels ne permettent pas toujours de soutenir pleinement les établissements dans leurs missions. Il devient nécessaire de repenser le modèle de financement pour qu’il prenne mieux en compte les réalités du vieillissement et valorise les initiatives qui améliorent la qualité de vie des résidents. Aujourd’hui, les dotations en soins des EHPAD sont principalement déterminées par la coupe Pathos, un outil d’évaluation qui attribue des points en fonction de l’état de santé des résidents. Plus un résident nécessite d’actes médicaux et de soins techniques, plus son score est élevé et donc plus l’établissement reçoit de financements pour répondre aux besoins. En théorie, cela semble logique, mais en pratique, ce système pénalise lourdement les établissements qui investissent dans la prévention. Dans la circonscription de Mme la députée, l’exemple du centre Saint-Vincent de Lannouchen à Landivisiau, géré par la Fondation Ildys, illustre cette incohérence. En 2019, son score Pathos était de 282 points. Grâce à un travail de fond des équipes sur la prévention du risque gériatrique - en luttant contre la dénutrition, en réduisant les risques de chute et en favorisant le maintien du lien social -, ce score est descendu à 256 points. Résultat : une perte de financement de 300 000 euros, soit l’équivalent de six postes d’aides-soignants en moins. Autrement dit, plus un EHPAD met en place des actions efficaces pour éviter l’aggravation de l’état de santé des résidents, plus il risque de voir ses financements baisser. Comment peut-on aujourd’hui sanctionner financièrement un établissement qui fait bien son travail et qui améliore le quotidien de ses résidents ? Cette logique est contre-productive. Si l’on veut des EHPAD capables d’assurer un accompagnement respectueux et adapté aux besoins des aînés, il faut changer de paradigme. Elle lui demande ce qu’il compte faire pour réformer le modèle de financement afin qu’il valorise les établissements qui investissent dans la prévention, plutôt que de les pénaliser.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>148</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>593</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Conséquence de la baisse du financement par l’État des contrats PEC à La Réunion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        148. — 11 février 2025. — Mme Karine Lebon alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences dramatiques de la diminution du financement par l’État des contrats Parcours emploi compétences (PEC) à La Réunion.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>149</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>593</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Elsa Faucillon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Des moyens pour le logement social
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        149. — 11 février 2025. — Mme Elsa Faucillon alerte Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur la situation désastreuse du logement social, avec des temps d’attente insupportable pour les demandeurs. Elle lui demande quels moyens sont prévus pour le logement social.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>150</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>593</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Albertini</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Cadre normatif pour la technologie par injection de CO2 dans l’eau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        150. — 11 février 2025. — M. Xavier Albertini attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la nécessité d’une clarification législative concernant l’utilisation de la technologie de mise à l’équilibre calco-carbonique par injection de CO2 alimentaire dans l’eau potable, promue notamment par l’entreprise marnaise Ecobulles. Chaque année, entre 70 000 et 80 000 dispositifs de traitement du calcaire sont vendus aux particuliers en France. Trois principales technologies occupent le marché : les adoucisseurs au sel (90 % des parts de marché), les systèmes électromagnétiques (environ 6 % des parts de marché) et les procédés par injection de CO2 dans l’eau (environ 4 % des parts de marché). Si les adoucisseurs au sel, bien qu’efficaces, sont de plus en plus critiqués pour leur impact environnemental, en raison du rejet de chlorures polluants, d’une surconsommation d’eau et des risques bactériens, la technologie par injection de CO2 présente de nombreux avantages : aucune déminéralisation, aucun dénaturement du goût, aucune surconsommation d’eau ni rejet polluant, une utilisation d’un CO2 capté et en grande majorité neutralisé par l’application et la neutralisation des risques bactériens. Néanmoins, le développement de cette technologie porteuse est freiné par une contradiction légale entre la circulaire N° DGS/VS4/2000/166 du 28 mars 2000, autorisant l’utilisation de dioxyde de carbone en qualité de procédé de traitement des eaux destinées à la consommation humaine, et l’article R. 1321-53 du code de la santé publique. Ce dernier article considère que les réseaux intérieurs de distribution mentionnés au 3° de l’article R. 1321-43 peuvent comporter un dispositif de traitement complémentaire de la qualité de l’eau uniquement sur l’eau chaude. Face à cette confusion réglementaire, il souhaite savoir dans quel délai le Gouvernement entend proposer une adaptation législative qui permettrait de lever cet obstacle. Une telle évolution pourrait encourager l’adoption de procédés plus écologiques, en phase avec les objectifs de préservation de l’environnement et de santé publique, tout en soutenant les entreprises françaises innovantes comme Ecobulles. Il lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>151</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>594</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Brard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Versement à juste droit des indemnités journalières aux assurés des CPAM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        151. — 11 février 2025. — M. Jean-Michel Brard alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le versement à juste droit des indemnités journalières aux assurés des caisses primaires d’assurance maladie de Loire-Atlantique et de Vendée. En effet, pour remplir cette mission essentielle de l’assurance maladie, un chantier informatique d’envergure a été initié avec la mise en place d’un système d’information de liquidation des indemnités journalières : ARPEGE TS. Ce projet est inscrit dans la convention d’objectif et de gestion qui lie l’assurance maladie avec l’État. Le déploiement d’ARPEGE TS aux caisses primaires d’assurance maladie de Loire-Atlantique et de Vendée constitue une phase préalable à sa généralisation. Depuis la fin du mois d’août 2024, M. le député a été interpellé à plusieurs reprises par des personnes de sa circonscription de Loire-Atlantique. Elles lui ont fait part de l’interruption brutale du versement de leurs indemnités journalières. Aucune communication ou explication ne leur a été faite par les services compétents. Au moins 5 000 assurés ligériens se sont retrouvés dans cette situation. Ces personnes témoignent d’une grande détresse. Pour réduire, autant que faire se peut le préjudice, les CPAM concernées versent des acomptes mais ils ne correspondent pas aux sommes exactes dues. Il faudra ensuite régulariser la situation de chaque assuré et cela prendra du temps : les agents de ces caisses ont déjà cumulé plus d’un an de retard sur le traitement de leurs dossiers. Ces agents, qui ne peuvent plus assurer leur mission de service public, vivent eux-mêmes très mal la situation. Ils ne parviennent plus à répondre aux demandes d’acompte et aux situations d’urgence des assurés. Ils ne constatent pas, à ce jour, d’amélioration : des milliers de dossiers sont toujours en souffrance, en particulier pour les affections longue-durée, les mi-temps thérapeutiques, les accidents de travail et les maladies professionnelles. M. le député a pris connaissance des mesures de renfort et d’urgence déjà prises par l’assurance maladie mais il semble qu’elles ne suffisent pas à améliorer la situation des assurés et des agents. Il l’interroge donc sur les solutions envisagées pour que l’assurance maladie puisse remplir ses missions en Vendée et en Loire-Atlantique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>152</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>594</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Vannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Non à la fermeture du service de chirurgie bariatrique de l’hôpital d’Argenteuil
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        152. — 11 février 2025. — M. Paul Vannier alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la suspension de l’autorisation d’exercer du service de chirurgie bariatrique du Centre hospitalier Victor Dupouy d’Argenteuil (CHA) par l’Agence régionale de santé d’Île-de-France (ARS), à compter du 1er janvier 2025. Cette décision brutale met en péril un service essentiel dans la lutte contre l’obésité et ses pathologies associées, qui touchent une part considérable de la population du Val-d’Oise, en particulier les plus modestes. Elle dégraderait encore l’accès aux soins des habitants du bassin d’Argenteuil, qui vivent déjà dans un désert médical. Elle mettrait en péril des pans entiers de l’activité de l’hôpital d’Argenteuil. Du traitement contre le cancer, aux urgences les plus fréquentées de France en passant par la chirurgie viscérale et digestive. L’ARS justifie cette fermeture par une baisse d’activité entre 2020 et 2023, période marquée par la crise du covid-19 et la réduction temporaire des interventions non urgentes. Or cette évaluation semble insincère : depuis 2023, le service connaît une reprise significative avec 26 interventions réalisées entre juin et décembre 2023, 74 en 2024 et plus de 100 prévues pour 2025. Cette décision est vivement contestée par les personnels, leurs organisations syndicales, les usagers et l’ensemble des élus du territoire. Député, sénateur, maires, conseillers régionaux et départementaux ont adressé un courrier commun au directeur général de l’ARS d’Île-de-France pour dénoncer l’impact désastreux de cette fermeture et réclamer son annulation. À ce jour, aucune réponse n’a été apportée. Actuellement, 70 patients sont en attente d’une intervention. La mutualisation à l’étude avec le Groupe hospitalier Eaubonne Montmorency (GHEM) ne constitue pas une alternative viable, ce dernier ayant déjà indiqué son incapacité à absorber une nouvelle patientèle. À l’aune de ces éléments, il souhaite savoir quelles mesures elle entend prendre pour garantir le maintien du service de chirurgie bariatrique du Centre hospitalier d’Argenteuil, assurer une prise en charge adaptée aux patients concernés et préserver l’offre de soins hospitalière dans le Val-d’Oise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>153</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>595</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Prud’homme</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Mise à jour du Nutriscore
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        153. — 11 février 2025. — M. Loïc Prud’homme interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la mise à jour de l’indicateur nutritionnel Nutriscore. Le 1er janvier 2024, le logo nutritionnel Nutriscore faisait évoluer ses règles de calcul pour améliorer son classement des aliments en intégrant les nouvelles connaissances scientifiques. Le nouvel algorithme permet de pénaliser plus efficacement les produits trop sucrés ou salés, la viande rouge ou encore les aliments ultra-transformés qui sont défavorables à la santé. Depuis plus d’un an, cette version améliorée du Nutriscore est utilisée en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas ou encore en Suisse, mais toujours pas en France où sa mise en vigueur est bloquée par l’absence de publication d’un arrêté interministériel officialisant l’évolution de son mode de calcul. Le Nutriscore est pourtant un outil de santé publique plébiscité par les soignants et les soignantes, les consommateurs et l’Organisation mondiale de la santé. Selon un rapport récent de l’OCDE, la généralisation de cet indicateur pourrait permettre d’éviter deux millions de cas de maladies chroniques en Europe d’ici à 2050. Malgré ce consensus scientifique, le Nutriscore fait l’objet d’attaques répétées de la part de lobbies agroalimentaires. Récemment, c’est notamment la marque Danone qui, mécontente de la nouvelle classification, a annoncé retirer le logo nutritionnel de certains de ses produits, comme de ses yaourt à boire consommés principalement par des enfants. L’actuelle ministre de l’agriculture s’était également prononcée en faveur d’une restriction de son champ d’application. En 20 ans, le nombre de personnes atteintes de diabète ou d’obésité en France ont doublé. La malbouffe représente aujourd’hui le troisième facteur de risque de cancer évitable et favorise l’apparition de maladies cardiovasculaires. Le pays, qui connaît une véritable épidémie de maladies chroniques liées aux mauvaises alimentations, ne doit pas céder aux pressions de quelques lobbies et gouvernements européens conservateurs. La santé doit passer avant leurs profits. Il souhaiterait donc savoir s’il s’engage à publier l’arrêté interministériel modifiant officiellement les règles d’attribution du Nutriscore pour favoriser l’accès des consommateurs à une alimentation saine et transparente, et sous quel délai.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>154</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>595</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Inégalité des chances dans l’école de la République en Seine-Saint-Denis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        154. — 11 février 2025. — M. Thomas Portes attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les conditions d’éducation en Seine-Saint-Denis. En maternelle, à tout juste 3 ans, les enfants apprennent à apprécier la compagnie des autres, à créer du lien, à s’attacher à d’autres personnes qu’à leurs parents. À Neuilly-sur-Marne, à la maternelle Jean-Baptiste Du Hamel, des enfants de 3 ans le font dans les odeurs d’excréments. Depuis près d’un an, une invasion de souris perturbe les enseignements. Les rongeurs envahissent tout le bâtiment et ils grignotent les draps, les vêtements, les livres et même les travaux des enfants. Les premiers signalements remontent à mars 2024. Diverses interventions, trop espacées, ont eu lieu sans régler la situation. Au CP, les enfants apprennent à lire, à écrire et à compter. Ces apprentissages sont d’autant plus clés, que savoir lire et écrire, autrement dit l’alphabétisation, est l’un des facteurs à la lumière duquel l’ONU évalue un territoire et son taux de développement. Dans les écoles de Noisy-le-Grand, Neuilly-Plaisance ou Gournay-sur-Marne, les élèves passent des mois sans professeur dans des cours surchargés. À l’école primaire primaire Marcel Cachin de Neuilly-sur-Marne, 18 enfants sont sans maître ou maîtresse depuis plus de 30 jours, au plus grand désarroi de leurs parents. Certaines classes comptent jusqu’à 45 élèves. Le collège marque le début de l’adolescence. À 11 ou 12 ans, les jeunes apprennent à prendre des risques et des responsabilités, prenant confiance en eux et en les autres. Mais à Neuilly-sur-Marne, là encore il faut choisir, choisir entre le papier blanc et le papier toilette. Dans les collèges Braque et Camus, les feuilles blanches sont tant venues à manquer que les parents d’élèves ont dû organiser des collectes solidaires de ramettes de papier. Dans certains collèges ont pu être observés des manques de papier toilette. M. le député interpelle Mme la ministre sur l’impossibilité d’enseigner ou d’apprendre dignement lorsque l’on ne peut assurer son hygiène la plus élémentaire. À l’aube de leur majorité, lorsqu’ils sont au lycée, jeunes hommes et jeunes femmes doivent oser se projeter, se choisir des passions et de potentiels métiers. Pourtant, l’année passée, c’étaient 23 000 jeunes de Seine-Saint-Denis qui étaient empêchés de faire leur rentrée, faute d’affectation à un lycée. Lorsqu’ils et elles ont la chance de pouvoir y entrer, ces jeunes y sont encore en grande majorité entourés d’enseignants contractuels, inexpérimentés, pas encore eux-mêmes préparés, comme le souligne le rapport parlementaire sur le département paru en novembre 2023. Lorsqu’il arrive à la fin de son lycée, un jeune de Seine-Saint-Denis a, en cumulé, perdu en moyenne un an de scolarité par rapport à son concitoyen parisien. Il a 30 % de probabilité d’avoir grandi dans les déjections de souris et autres nuisibles. 1 sur 2 d’avoir étudié dans un bâtiment glacé parce que sous-chauffé. Il n’a probablement presque pas connu les sorties culturelles, laissées au libre financement des parents faute de fonds, dans le département le plus pauvre de l’hexagone. À l’heure où le jeune de Paris calcule ses chances d’entrée dans les grandes écoles, lui en a 1 sur 3 de vivre sous le seuil de pauvreté. M. Le député interroge Mme la ministre sur les politiques envisagées pour rétablir l’égalité des chances par l’éducation en Seine-Saint-Denis. Depuis des mois, la communauté éducative se bat dans les diverses administrations, pour exiger un plan d’urgence pour le 93, le recrutement de 5 000 enseignants supplémentaires et la création de 3 000 postes de vie scolaire. Les AESH, en particulier, prennent souvent en charge plusieurs enfants à temps partiel, pour un salaire moyen de moins de 800 euros nets, bien en dessous du seuil de pauvreté. Récemment, les agents de cantine de Gournay-sur-Marne et de Noisy-le-Grand ont mené une mobilisation d’ampleur, interrompant pour plusieurs jours leur service dans presque toutes les écoles de la ville. Ils et elles disent que le mauvais taux d’encadrement ne leur permet plus d’assurer dignement les repas des élèves. Il rappelle le besoin urgent de répondre aux revendications des enseignants, des parents, des agents et des accompagnants éducatifs de la Seine-Saint-Denis et souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>155</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>596</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Nosbé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Production de logements sociaux (notamment PLAI)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        155. — 11 février 2025. — Mme Sandrine Nosbé interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur le relancement de la production HLM et leur rénovation, ainsi que sur le nombre d’agréments distribués pour répondre aux 2,6 millions de demandes sur le territoire. En effet, Mme la députée déplore un manque flagrant de logements sociaux et encore davantage de logements très sociaux (PLAI) au sein de sa circonscription. Plusieurs familles de la circonscription de Mme la députée sont en situation de précarité du fait de logements sociaux insalubres qui sont de véritables passoires. Sur sa circonscription, environ 3 % des logements sont considérés comme des passoires, en dessous donc de la moyenne nationale, mais ces logements sont exclusivement respectivement classés F et G (au-dessus donc de la moyenne nationale). Depuis janvier 2025, la plupart de ces logements ne sont donc plus louables et une autre partie le sera en 2028. Mme la députée déplore donc un manque de rénovation des logements sociaux, faisant ainsi sortir de nombreux logements du parc au sein de sa circonscription. Aussi, plusieurs familles dans plusieurs communes de la circonscription de Mme la députée ont sombré ou sombrent dans la précarité extrême du fait de l’attribution d’un logement social PLUS, PLS ou PLI à des personnes normalement éligibles au PLAI. Et ce, du fait du manque de construction et de places d’un logement social PLAI. Plus précisément enfin, elle souhaite savoir si des dispositifs vont être mis concrètement en place pour que le dispositif de la loi « solidarité et renouvellement urbain » visant à rééquilibre l’offre de logement social soit respecté véritablement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>156</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>596</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance de Pélichy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Rassemblement Vie et Lumière - Nevoy, Loiret
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        156. — 11 février 2025. — Mme Constance de Pélichy alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le rassemblement « Vie et Lumière » qui se tient tous les ans à l’occasion de l’Ascension dans la commune de Nevoy, située dans sa circonscription. Mme la députée souhaite s’assurer que l’État allouera les mêmes moyens en matière de maintien de l’ordre public que lors de l’édition 2024 et qu’aucun second rassemblement ne sera autorisé lors du week-end de l’Assomption. Dans cette perspective, elle lui demande si l’État s’engage à trouver un terrain dans un autre département pour le rassemblement religieux de l’Assomption.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>157</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>596</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Serva</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Retard dans la mise en place du dispositif d’aide au retour au pays par LADOM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        157. — 11 février 2025. — M. Olivier Serva attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur la mise en place du dispositif d’aide au retour au pays par l’Agence de l’outre-mer pour la mobilité (LADOM), voté dans le cadre du projet de loi de finances pour 2024. Cette mesure, introduite par amendement de M. le député, vise à financer les billets d’avion pour les Ultramarins désireux de retourner dans leur territoire d’origine, conformément à ce qui a été acté lors du Comité interministériel des outre-mer (CIOM) de juillet 2023 et à la proposition de loi de M. le député et de M. Max Mathiasin, adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale le 8 juin 2023. Le dispositif « Passeport pour le retour au pays » a été élaboré en réponse aux besoins de continuité territoriale et de soutien aux Ultramarins souhaitant regagner leur région d’origine. Le financement des billets d’avion retour, à ce jour toujours trop coûteux, permettrait à de nombreux natifs des territoires d’outre-mer de revenir et de contribuer au développement de leur territoire. Ce dispositif est crucial pour répondre aux besoins des Ultramarins, particulièrement en Guadeloupe et en Martinique, où les indicateurs démographiques révèlent une diminution et un vieillissement de la population. Lors de son passage en Guadeloupe en avril 2024, le directeur de LADOM, M. Saïd Ahamada, a précisé que ce projet était en cours de finalisation, mais les textes d’application devaient encore être rédigés et l’appel d’offres pour le choix des structures parties prenantes était censé être lancé avant les grandes vacances scolaires 2024. Le budget de LADOM avait été augmenté de 20 millions d’euros pour soutenir ce dispositif ; néanmoins, des questions subsistaient quant aux détails de la mise en œuvre pratique de ce passeport de retour. M. le député souhaite donc savoir quand exactement ce dispositif sera mis en place de manière effective et quelles sont les étapes précises déjà initiées pour sa mise en œuvre. Enfin il lui demande comment le Gouvernement compte densifier le dispositif pour accompagner les bénéficiaires dans leur réinstallation. Plus concrètement, il s’agirait d’inclure dans ce passeport des mesures d’accompagnement élargies aux bénéficiaires, au-delà de la simple prise en charge des billets d’avion. Il pourrait s’agir de la prise en charge partielle ou totale des frais de déménagement, des coûts de fret ou des premiers mois de loyer sur place. Cela représenterait des compléments indispensables pour assurer une réinstallation réussie. Il souhaite connaître son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>158</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>597</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Financement d’un passage à niveau à Perpignan
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        158. — 11 février 2025. — Mme Sophie Blanc alerte M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la dangerosité du passage à niveau n° 419 à Perpignan, situé sur un axe particulièrement fréquenté à proximité d’établissements scolaires et commerciaux. Bien qu’un comité de suivi ait été mis en place et qu’une étude ait été réalisée en vue de la suppression de ce passage, le projet demeure bloqué par un financement insuffisant. Le coût total de l’opération est estimé à 28 millions d’euros, dont 50 % seront financés par l’État, la région et SNCF Réseau. Cependant, le reste à charge pour la ville, soit 14 millions d’euros, constitue un fardeau financier insoutenable pour une commune comme Perpignan, particulièrement dans un contexte de baisse continue des dotations aux collectivités territoriales. Mme la députée appelle donc à un soutien financier accru de l’État afin de garantir la sécurité des usagers tout en préservant les finances locales déjà sous pression. Elle lui demande si la préfecture sera force d’impulsion, notamment dans l’engagement des études techniques, tout en confiant à SNCF Réseau le rôle de maître d’ouvrage et ce, face l’impérieuse nécessité de garantir la sécurité de tous les usagers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>159</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>597</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Parmentier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Maintien du service de contrôle aérien de l’aéroport Merville-Lestrem
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        159. — 11 février 2025. — Mme Caroline Parmentier attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur le maintien de la tour de contrôle de l’aéroport de Merville-Lestrem. La décision de fermeture, prise sans concertation, menace gravement le développement économique et l’attractivité du territoire. Depuis 2021, la communauté de communes Flandre-Lys (CCFL) a démontré un engagement constant dans la modernisation et la sécurisation de cet aéroport, avec des investissements structurants : rénovation d’infrastructures, création de logements étudiants, développement d’écoles spécialisées et réhabilitation du parc de loisirs EOLYS. Ces efforts ont produit des résultats tangibles. En moins de deux ans, la CCFL a réduit les non-conformités de 92 à 12, témoignant d’une gestion rigoureuse. Avec plus de 30 000 mouvements annuels, l’aéroport constitue une alternative aux aéroports belges pour l’aviation d’affaires et accueille de nouvelles activités innovantes comme la voltige aérienne et les formations de drones. La suppression du service de contrôle aérien aurait des conséquences désastreuses : coûts prohibitifs pour la CCFL, compromission de la sécurité avec un service AFIS moins performant et menace directe sur la compétitivité de l’école de pilotage EPAG NG. Elle lui demande donc s’il entend revenir sur la décision de fermeture du contrôle aérien de l’aéroport de Merville-Lestrem, cruciale pour l’avenir de l’aéroport et le développement socio-économique du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>160</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>598</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Weber</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Insécurité à Mont-Saint-Martin : demande d’une BAC pour rétablir l’ordre</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        160. — 11 février 2025. — M. Frédéric Weber attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la montée inquiétante de l’insécurité à Mont-Saint-Martin, en Meurthe-et-Moselle. Cette commune frontalière est confrontée à une multiplication des violences et des trafics, accentuée par sa proximité avec le Luxembourg et la Belgique. Depuis plusieurs semaines, une série d’explosions nocturnes secoue notamment le quartier de la ZUP. Malgré la mobilisation des forces de l’ordre, les moyens actuels ne permettent pas de lutter efficacement contre ces phénomènes criminels. Il lui demande s’il compte créer une brigade anti-criminalité (BAC) à Mont-Saint-Martin, afin de renforcer la lutte contre les trafics de drogue et les violences qui gangrènent la commune.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>161</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>598</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gabarron</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Nécessité d’amélioration des taux d’expulsion des OQTF suite à placement en CRA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        161. — 11 février 2025. — M. Julien Gabarron appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la nécessité d’amélioration des taux d’expulsion des OQTF suite à leur placement en CRA. En France, une mesure d’obligation de quitter le territoire français (OQTF) est prononcée toutes les 5 minutes. Mais sur les 100 000 OQTF prononcées par les préfets en moyenne tous les ans, le taux d’exécution reste inférieur à 20 %. Pour augmenter le nombre d’exécution des OQTF, le placement préalable en centre de rétention administrative (CRA) est un préalable indispensable. Il faut créer plus de CRA en France. Cependant, le taux d’exécution des OQTF après rétention atteint seulement les 45 %. À Béziers, sur la circonscription de M. le député, l’implantation d’un CRA est prévue et elle est nécessaire si l’on veut lutter collectivement contre l’immigration illégale. Cependant, avec un taux d’exécution de 45 %, c’est plus de la moitié des clandestins en rétention qui seront ensuite relâchés sur le territoire biterrois. La question de l’accueil et de la gestion sur ce territoire des personnes sous OQTF non expulsées et relâchées du CRA se pose alors légitimement. Afin de résoudre cette problématique de faible taux d’exécution des OQTF après placement en CRA, il lui demande s’il peut ainsi préciser les mesures concrètes qui seront effectivement mises en place pour tendre enfin vers les 100 % d’exécution.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>162</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>598</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Roullaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Détournement du contrat d’apprentissage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        162. — 11 février 2025. — Mme Béatrice Roullaud alerte Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur les dysfonctionnements constatés dans sa circonscription dans le cadre de contrats d’apprentissage. Ces contrats, pour encourager l’embauche de jeunes gens, sont assortis d’une aide à l’embauche de 6 000 euros versée dès la première année à l’entreprise qui s’est engagée à recruter le jeune pendant deux ans pour l’obtention de son diplôme, lequel requiert deux années d’apprentissage. Or il se trouve que certains d’entre eux sont laissés au milieu du gué, sans possibilité d’obtenir leur diplôme, leur entreprise refusant de poursuivre au-delà de la première année après avoir perçu l’aide. Ce qui pose un problème certain à l’heure où l’emploi des jeunes constitue un enjeu majeur. Allant encore plus loin dans le détournement de l’aide, certains employeurs gérants de plusieurs sociétés exploitent une faille dans le dispositif en transférant le jeune en contrat d’apprentissage d’une société à l’autre au terme de la première année afin de percevoir deux fois l’aide à l’embauche. Elle lui demande en conséquence quelles mesures elle compte prendre pour contrôler ces mauvaises pratiques qui s’apparentent à la fraude et pénalisent fortement les jeunes apprentis.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>163</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>598</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Golliot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Capitaux étrangers au sein de la filière pêche française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        163. — 11 février 2025. — M. Antoine Golliot alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la présence importante des capitaux étrangers dans la pêche française. Si ces investissements permettent aux armements de maintenir leur activité dans un secteur où les investissements sont limités, ils suscitent également des inquiétudes. En effet, leur impact sur la maîtrise nationale de cette filière stratégique soulève de nombreuses interrogations. Certains craignent que la prise de contrôle progressive par des intérêts étrangers n’entraîne une délocalisation des décisions stratégiques et un risque de dépendance économique. Alors que la souveraineté alimentaire et maritime devient un enjeu majeur, comment le Gouvernement entend-il garantir que ces investissements ne remettent pas en cause l’indépendance du secteur ? Il lui demande si des mesures sont envisagées pour protéger les acteurs français et assurer un contrôle national sur cette filière essentielle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>164</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>599</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Fégné</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Aéroport Tarbes Lourdes Pyrénées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        164. — 11 février 2025. — M. Denis Fégné attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la situation de l’aéroport Tarbes Lourdes Pyrénées. De Lourdes au Pic du Midi, en passant par Tarbes, Gavarnie, site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, Cauterets Pont d’Espagne, la réserve naturelle du Néouvielle, pour ne citer qu’eux, le département des Hautes-Pyrénées dispose de formidables atouts touristiques, agricoles et industriels. Pour exploiter ce potentiel et être source d’attractivité, la question des mobilités est incontournable. Le rail est l’un des modes de transport les plus écologiques pour décarboner le secteur des transports, mais Tarbes, chef-lieu du département, demeure à plus de cinq heures de train de Paris ; les temps de trajet sont souvent de plus de sept à huit heures sur les transversales. Le transport aérien joue alors un rôle important dans le désenclavement et l’attractivité des Hautes-Pyrénées comme pour d’autres territoires du sud de la France et la continuité de ses lignes est un enjeu majeur pour leur développement économique et touristique. Cependant, depuis les nouvelles pratiques de travail générées par la covid-19, une importante baisse des voyages d’affaires est remarquée. Ainsi, les aéroports qui tirent aujourd’hui leur épingle du jeu sont ceux qui bénéficient d’une puissante attractivité touristique. C’est le cas de Biarritz avec la Côte basque et c’est aussi le cas de l’aéroport Tarbes Lourdes Pyrénées, avec plus de 3 millions de visiteurs annuels au sanctuaire de Lourdes et un important tourisme thermal et de montagne. Ainsi, l’aéroport Tarbes Lourdes Pyrénées est en bonne santé, avec 590 000 passagers par an et des liaisons avec sept capitales européennes, dont Paris dans le cadre d’une délégation de service public (DSP) vers Paris-Orly. Cette dernière, avec ses deux rotations quotidiennes, fonctionne particulièrement bien comme le démontrent les 144 000 passagers enregistrés en 2024, soit une hausse de 30 % par rapport à 2019 et avec 82 % de coefficient de remplissage. Par ailleurs, tout un éco-système s’est créé autour de l’aéroport ; le groupe industriel français de services aéronautiques Tarmac Aerosave ( leader mondial dans le recyclage écologique des avions) avec ses 270 emplois, le groupe Daher, acteur majeur de l’industrie aéronautique, avec ses 1 800 emplois et l’inauguration en janvier 2025 d’un centre d’excellence de 2 100 m2 dédié à l’aviation durable. En plus de ces deux fleurons industriels engagés dans la transition écologique, ce sont près de 3 500 emplois qui sont recensés sur la zone Pyrénia et Pyrène aéropôle. Pour toutes ces raisons, objectives et chiffrées, il n’existe, contrairement à ce que peuvent affirmer des élus du Béarn, aucune situation de concurrence avec l’aéroport palois. Un constat renforcé par le récent rapport de l’inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD), réalisé à la demande du ministre délégué chargé des transports en 2024, qui indique : « La situation a profondément changé depuis la crise sanitaire du covid avec une très forte baisse du marché des voyages d’affaires liée au développement du télétravail et aux politiques des entreprises en faveur de l’environnement les conduisant à privilégier le train (…) ceci conduit à une situation de crise pour l’aéroport et le tissu industriel et politique de Pau ». Le diagnostic est clair et sans appel : les deux aéroports ne sont pas en concurrence car ils ne visent tout simplement pas le même public. Cependant, les contextes économiques et environnementaux et la proximité géographique des deux entités, voisines d’une cinquantaine de kilomètres, doivent conduire à une bonne coopération, plutôt qu’à une opposition, voire à un rapprochement. Mais ce processus doit se faire dans une démarche apaisée, sans intervention arbitraire, en tenant compte de l’attractivité des territoires, des chiffres de fréquentation, des autres moyens de locomotion permettant le désenclavement. Les élus bigourdans souhaitent cette synergie mais pas à n’importe quel prix. Dans ce contexte, il souhaiterait savoir si le Gouvernement, dans l’hypothèse où les conclusions de l’étude juridique en cours, cofinancée par les deux structures afin d’étudier la régularité d’une OSP commune ou partagée entre les deux aéroports, seraient négatives, garantirait au nom de l’État et pour les Pyrénées le maintien de la situation actuelle entre Orly et Tarbes-Lourdes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>165</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>599</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Eskenazi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Prise en charge du relogement par les assurances en cas d’arrêté de péril
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        165. — 11 février 2025. — M. Romain Eskenazi appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation alarmante des petits propriétaires face aux conséquences d’un arrêté de mise en sécurité pour cause de péril pris par un maire. Le 13 janvier 2025, en pleine nuit, 143 personnes ont été contraintes d’évacuer leur logement à Montmorency, dans le Val-d’Oise, en raison du risque imminent d’effondrement du parking de leur résidence, aménagé sur un sol sableux et faisant courir le risque qu’un immeuble s’écroule sur celui d’une autre résidence située en contrebas. Les habitants ont été contraints pendant plusieurs jours de dormir dans un gymnase, dans des hôtels lorsque les rares compagnies d’assurance prenaient en charge quelques nuitées dans cette situation, chez des proches ou de généreux habitants, ou dans le pire des cas, dans leur voiture. Le rapport provisoire de l’expert judiciaire adressé à la mairie 11 jours plus tard a conclu que les résidents ne pourraient rentrer chez eux « avant nouvel ordre », jusqu’à la réalisation de travaux de sécurisation du parking qui prendront certainement plusieurs semaines dans le meilleur des cas, plus probablement plusieurs mois. Conseiller municipal de cette commune, M. le député a demandé au maire de consacrer une part du budget du centre communal d’action sociale (CCAS) de la ville au relogement temporaire des familles en difficulté et remercie la municipalité d’avoir finalement accepté de débloquer un fonds de solidarité pour venir financièrement en aide aux résidents sinistrés sans solution. En effet, si les locataires doivent être légalement relogés par leur propriétaire, les propriétaires occupants sont démunis dans ces circonstances. Or cette situation n’est pas un cas isolé. En décembre 2023, la ville de Sarcelles, sur la même circonscription, a vécu la même situation et avait également consacré une partie non négligeable du budget de son CCAS pour reloger des propriétaires modestes qui se sont retrouvés à la rue du jour au lendemain après la mise en sécurité de leur immeuble pour péril. Alors que la législation prévoit une indemnisation et une prise en charge du relogement pour les sinistres liés aux catastrophes naturelles, aux inondations ou aux incendies, il est incompréhensible qu’un arrêté de mise en sécurité, pris précisément pour protéger la population d’un drame, n’entraîne aucune obligation pour les assurances d’assurer le relogement des propriétaires évacués. Ces derniers doivent ainsi faire face à des charges multiples (remboursement de leur prêt, charges du logement qu’ils continuent à payer, frais de location temporaire) sans aucun soutien institutionnel, sauf bonne volonté des municipalités, qui n’ont aucune obligation légale en la matière. M. le député interroge donc M. le ministre sur l’absence de dispositif législatif imposant aux assurances de couvrir le relogement des propriétaires frappés par un arrêté de mise en sécurité, au même titre que pour d’autres natures de sinistres. Il souhaite savoir si le Gouvernement entend réformer la loi afin de mettre fin à cette situation profondément injuste et irrationnelle pour garantir une véritable protection des propriétaires confrontés à de telles catastrophes ou, a minima, s’il est favorable à des initiatives parlementaires en ce sens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>166</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>600</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Désenclavement de la Lozère
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        166. — 11 février 2025. — Mme Sophie Pantel appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur le désenclavement de la Lozère. L’absence d’investissements conséquents ces 30 dernières années sur les routes nationales RN 88 et RN 106 a conduit la région Occitanie à se retirer de l’expérimentation transférant la maîtrise d’ouvrage. La situation du rail n’est pas mieux lotie et contribue à accentuer depuis des années un sentiment d’abandon et de déclassement pour la population qui constate des temps de trajets qui ne cessent d’augmenter, des retards, des pannes à répétition, du matériel roulant vieillissant ou encore des gares fermées, autrement dit un service public qui régresse, un service au public dégradé. Seul le désenclavement numérique est en passe d’aboutir grâce à un investissement du conseil départemental depuis 2015. La question du maintien et du développement du fret est un enjeu majeur pour la transition écologique, pour le soutien à l’industrie, pour les déplacements du quotidien des usagers dont les scolaires issus des départements voisins. Les territoires de montagne apportent beaucoup à la Nation à travers les aménités et sont dans l’attente de la solidarité inhérente au pacte républicain. La Lozère, département de montagne, demeure le département de France le plus enclavé physiquement, l’accès à la capitale ne peut se réaliser à moins de 6 h 30 (les demandes de modernisation de la ligne Clermont-Paris sont une première étape que Mme la députée soutient), l’accès à la capitale régionale 3 h 30. C’est le seul département dont la ville préfecture n’est pas desservie par une autoroute, ni par un aéroport. Le H lozérien (toujours dans le schéma européen du fret) relie deux trains d’équilibre du territoire, à l’est le Cévenol, à l’ouest l’Aubrac. L’Aubrac conditionne le maintien de l’usine Arcelor Mittal et au-delà celle de Fos, la desserte des lycées de Saint-Chély-d’Apcher. Les régions Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes ont donc participé fortement aux travaux d’urgence d’un montant de 40 millions d’euros. Une rupture d’approvisionnement ne permet pas à l’usine d’Arcelor Mittal de fonctionner de manière optimale et entraîne des ralentissements, voire des fermetures ponctuelles, et conduit également à mettre des camions sur les routes en très grand nombre pour transporter les bobines. Cette usine fait partie du fleuron industriel français en participant à la fabrication des véhicules électriques. Le département et la SEM départementale se sont toujours impliqués en faveur de son maintien et de son développement. Le Cévenol permet une desserte aussi importante pour les scolaires de Villefort et Langogne dans un secteur montagneux très enclavé. Devant nous sont les travaux de modernisation qui sont évalués à 150 millions d’euros pour l’Aubrac. En premier lieu, Mme la députée souhaite donc savoir si M. le ministre est prêt à s’engager à y participer et à les porter auprès de SNCF Réseaux. Par ailleurs, un projet de tri-branche permettant de desservir notamment Marvejols en Lozère existe, aujourd’hui l’état du réseau le permet. Ainsi, en second lieu, Mme la députée souhaite savoir si le Gouvernement entend répondre positivement à cette demande avec des horaires optimisés et adaptés permettant le retour de ce train de nuit. Enfin, concernant la ligne du Cévenol depuis le déraillement du TER lors des épisodes cévenols, Villefort et Langogne ne sont plus desservis ; elle souhaite connaître la date prévue pour la remise en service ainsi que les engagements que l’État entend prendre pour la rénovation de cette ligne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>167</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>601</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claudia Rouaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Centre pénitentiaire de Rennes - Vezin
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        167. — 11 février 2025. — Mme Claudia Rouaux attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les problématiques rencontrées au centre pénitentiaire de Rennes-Vezin. Cet établissement est confronté à un manque de personnel tandis que le nombre de détenus dépasse les capacités d’accueil. Dans le quartier de semi-liberté, il n’y a qu’un seul agent pour 21 détenus présents. Cette situation de surpopulation carcérale est source de tensions et de difficultés au quotidien. Par ailleurs, des problèmes sécuritaires existent. Face à la démultiplication des projections, il est nécessaire d’installer un filet anti-projections ainsi qu’un grillage entre les deux maisons d’arrêt. Il manque également des places à l’isolement. C’est pourquoi elle souhaite connaître les mesures que compte prendre le Gouvernement pour remédier à ces difficultés dans les meilleurs délais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>168</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>601</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Trébuchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Dégradation du service TER
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        168. — 11 février 2025. — M. Vincent Trébuchet alerte M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la dégradation croissante de la fiabilité des TER, illustrée par la multiplication des annulations et des retards. Cette détérioration résulte en partie d’un sous-investissement chronique dans les infrastructures ferroviaires locales, au profit du réseau à grande vitesse. Malgré les mises en garde répétées de la Cour des comptes et du Sénat, les « petites lignes » restent sous-dotées, avec des conséquences directes pour les usagers, notamment en milieu rural. Dans un contexte de restrictions budgétaires, M. le député souhaite connaître les engagements du Gouvernement quant au financement de leur réhabilitation. Il l’interroge également sur la mise en place d’une politique ferroviaire équilibrée, reconnaissant les TER comme un service public essentiel et garantissant ainsi leur pérennité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>169</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>601</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bartolomé Lenoir</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Licenciements par la société AMIS-SIFCOR
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        169. — 11 février 2025. — M. Bartolomé Lenoir attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur les licenciements décidés par la société AMIS-SIFCOR. La société AMIS, sous-traitant automobile et filiale du groupe SIFCOR, installée dans la Creuse, à Guéret, est placée en redressement judiciaire depuis le 30 octobre 2024, entraînant le licenciement de 40 employés pour motif économique. Pour l’heure aucun reclassement spécifique n’est prévu pour ces employés licenciés, hormis l’accompagnement de France Travail avec lequel des rendez-vous sont prévus. Un plan de sauvegarde emploi (PSE) a été signé à Lyon le 29 janvier 2025 et un administrateur a été nommé. Ces ouvriers et leurs familles déjà fragilisés par des années de chômage partiel subi ne pourront même pas bénéficier de primes supralégales. Aussi, il lui demande quelles mesures elle entend prendre pour assurer un reclassement rapide et effectif pour ces employés licenciés.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>3850</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>623</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Conditions légales cumul des fonctions exercées par un fonctionnaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3850. — 11 février 2025. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur les conditions légales encadrant le cumul des fonctions exercées par un fonctionnaire titulaire à temps complet lorsqu’il est également élu d’une commune et amené à occuper des responsabilités dans une société publique locale (SPL). Elle souhaiterait savoir si un fonctionnaire titulaire à temps complet, élu d’une collectivité territoriale, peut être nommé président ou président-directeur général d’une SPL sans qu’il soit nécessaire d’obtenir une autorisation préalable de cumul d’activités de la part de son autorité hiérarchique. Cette interrogation porte notamment sur les cas où l’élu-fonctionnaire agit en tant que mandataire de la collectivité territoriale dont il est issu, les fonctions de direction de la SPL découlant directement de son mandat électif au sein de la société. Cette question revêt une importance particulière au regard de l’article 25 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, qui impose à ces derniers, sauf exceptions prévues par la loi, une obligation de consacrer l’intégralité de leur activité professionnelle aux tâches qui leur sont confiées dans le cadre de leur emploi public. Or l’exercice de responsabilités au sein d’une SPL, bien que lié au mandat électif, pourrait être considéré comme une activité parallèle impliquant des responsabilités importantes, notamment en matière de gestion et de gouvernance. Mme la députée souligne également que les sociétés publiques locales, créées par la loi n° 2010-559 du 28 mai 2010, constituent des outils essentiels pour permettre aux collectivités territoriales d’exercer certaines compétences de manière flexible et efficace. Ces sociétés jouent souvent un rôle clé dans la gestion des services publics locaux, mais elles fonctionnent selon les règles du droit privé, ce qui peut susciter des interrogations quant à la compatibilité des fonctions exercées par un fonctionnaire public à plein temps dans un tel cadre. Mme la députée demande donc à M. le ministre de clarifier les points suivants : si un fonctionnaire titulaire à temps complet, élu d’une commune, peut être désigné président ou président-directeur général d’une SPL sans solliciter une autorisation de cumul d’activités ; si l’exercice de cette fonction au sein d’une SPL relève d’une activité distincte nécessitant une autorisation spécifique ou si elle peut être directement assimilée à son mandat électif. Enfin, elle l’interroge sur les garanties existantes pour éviter les conflits d’intérêts ou incompatibilités entre le statut de fonctionnaire et les fonctions de direction d’une SPL. Toutefois, elle rappelle que la loi n° 2013-907 du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique et ses décrets d’application de 2014 prévoient des mécanismes de contrôle rigoureux pour prévenir de tels risques. Elle souhaite donc savoir si ces dispositions sont suffisantes pour garantir la sécurité juridique des élus-fonctionnaires concernés et éviter tout contentieux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3907</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>623</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Attentes des ATSEM en matière de conditions de travail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3907. — 11 février 2025. — M. Olivier Falorni attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la situation et les attentes des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM) en matière de conditions de travail, de reconnaissance et de rémunération. Les ATSEM font partie de la filière médico-sociale et relèvent d’un cadre d’emploi de la catégorie C, le moins élevé des trois catégories dans lesquelles sont répartis les fonctionnaires. Ces professionnels de la petite enfance, qui jouent un rôle absolument essentiel dans le bon déroulement de la scolarité des plus petits, sont particulièrement en souffrance du fait du manque de reconnaissance à la fois de l’importance des missions qu’ils accomplissent et de l’engagement que celles-ci requièrent. La loi n° 2019-791 du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance a instauré une obligation de scolarisation des enfants dès 3 ans, contre 6 ans auparavant. L’admission en maternelle est conditionnée, tacitement, à la capacité pour l’enfant d’être propre et relativement autonome. PAr ailleurs, le développement croissant de l’accueil en école maternelle des enfants de moins de trois ans est un aspect essentiel de la priorité donnée au primaire. Or, en rendant la scolarisation obligatoire dès 3 ans et facultative avant cet âge, sont admis à l’école maternelle des enfants qui ne sont pas encore physiologiquement autonomes et dont les ATSEM devront, de fait, s’occuper notamment en changeant leurs couches, au détriment de leurs fonctions habituelles d’accompagnement des enfants durant le temps scolaire et périscolaire. Ces charges supplémentaires, qui n’ont pas été prévues explicitement par la loi, peuvent générer des conflits dans beaucoup d’écoles entre les parents, les ATSEM et les services municipaux. L’augmentation du temps de présence des enfants dans les écoles maternelles en dehors des horaires scolaires stricto sensu les a conduits à une plus grande mobilisation dans des missions nouvelles, notamment en matière d’encadrement et d’animation d’activités périscolaires. Les ATSEM sont devenus des adultes de référence pour les enfants tout au long de la journée ; ils le sont aussi pour les parents qui, le matin ou le soir, n’ont plus affaire à l’enseignant mais à l’ATSEM chargé du périscolaire, qui est, le plus souvent, celui affecté à la classe de leur enfant. Ils assurent donc aujourd’hui, de facto, dans une grande proportion de situations un accompagnement éducatif complet sur l’ensemble de la journée. La diversité et l’importance pour le bien-être des enfants des fonctions des ATSEM et les nombreuses évolutions de leur métier justifient une meilleure reconnaissance de leurs missions et de leurs compétences en tant que membres de la communauté éducative, notamment via une revalorisation salariale et statutaire. Alors que les auxiliaires de puériculture ont été reclassés en catégorie B par le décret n° 2021-1882 du 29 décembre 2021, les personnels ATSEM, dont les missions quotidiennes se rapprochent de l’activité des auxiliaires de puériculture, portent la revendication d’un reclassement de leur profession en catégorie B. Une telle évolution permettrait notamment de reconnaître leur rôle pédagogique en lien avec les professeurs des écoles. C’est pourquoi il l’interroge sur les réponses que pourrait apporter le Gouvernement en matière de revalorisation statutaire et salariale des ATSEM.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3925</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>624</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Statut public harmonisé pour les enseignants en activité physique adapté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3925. — 11 février 2025. — M. Édouard Bénard appelle l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur le statut et la rémunération des enseignants en activité physique adaptée (EAPA). Personnels essentiels au sein des établissements de santé, ils exercent auprès de patients présentant des besoins spécifiques d’activité physique bénéfique pour leur santé du fait d’une maladie, d’une limitation fonctionnelle, d’une déficience, d’une vulnérabilité, d’une situation de handicap, d’exclusion, d’une inactivité ou d’une sédentarité. Ces professeurs bénéficient d’une fiche métier publiée par le ministère de la santé, qui distingue les enseignants des coordinateurs en APA, fixe le niveau et les conditions de diplôme pour l’exercice de la profession. Acteur du parcours de soin, les EAPA ont ainsi la faculté d’accéder et d’écrire sur le dossier médical de leurs patients. Si les enseignants en APA ont acquis récemment cette reconnaissance administrative de leur profession, ils déplorent que cette mesure ne se soit pas assortie de la reconnaissance d’une grille salariale associée au sein de la filière autonome de la fonction publique hospitalière. L’absence d’harmonisation du statut d’EAPA au sein de la fonction publique hospitalière génère des disparités de traitement en matière de rémunération et d’avancement de carrière en fonction des établissements hospitaliers d’exercice. Ainsi, certains EAPA exercent actuellement leur profession sous le statut de moniteur-éducateur (catégorie B) quand d’autres professionnels bénéficient du statut d’éducateur technique spécialisé (catégorie A) dans d’autres établissements. Aussi, il lui demande quelles dispositions il entend prendre pour unifier par le haut, le statut des EAPA au sein de la fonction publique hospitalière afin de garantir une pleine reconnaissance de ce métier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3927</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>624</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Difficultés d’accès au logement des fonctionnaires dans les zones tendues
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3927. — 11 février 2025. — Mme Michèle Tabarot appelle l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur les difficultés rencontrées par les agents publics pour accéder au logement, en particulier dans les zones tendues. En 2023, 105 000 demandes de logement social ont été déposées, mais seulement 21 000 attributions ont été effectuées, soit un taux de satisfaction d’environ 20 %. Bien que le contingent préfectoral permette aux préfets de disposer de jusqu’à 5 % du parc de logements sociaux pour les fonctionnaires de l’État, de nombreux agents publics continuent de rencontrer des difficultés pour se loger à proximité de leur lieu de travail. En 2016, 182 000 agents publics travaillant à Paris et en petite couronne vivaient en grande couronne et près de 20 000 hors de l’Île-de-France. Par ailleurs, un arrêté du 5 juillet 2024 a ajouté 865 communes à la liste des « zones tendues », où les prix de l’immobilier continuent d’augmenter, rendant l’accès au logement encore plus difficile pour les agents publics. Ce constat constitue un frein majeur au recrutement et à la « fidélisation » des agents publics, notamment dans les zones urbaines tendues, où, bien que 81 % des agents soient éligibles au parc social, seuls 12 % y ont accès. Cette problématique pénalise particulièrement les services déconcentrés de l’État, qui, dans les zones de forte tension immobilière, se heurtent à un déficit d’attractivité souvent insuffisamment compensé par des aides spécifiques. Face à cette situation, elle lui demande de bien vouloir lui préciser quelles mesures pourraient être envisagées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3978</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>625</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Davy Rimane</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Recrutement - Recourir aux concours nationaux à affectation locale en Guyane
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3978. — 11 février 2025. — M. Davy Rimane interroge M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur l’opportunité d’étendre, en Guyane, le champ des concours nationaux à affectation locale. En effet, les services de l’État y rencontrant des difficultés pour recruter des titulaires, il paraît opportun d’y recourir. Cette voie de recrutement est pertinente, puisque le décret n° 2020-121 du 13 février 2020 relatif à l’organisation de concours nationaux à affectation locale pour le recrutement de fonctionnaires de l’État, vise les situations dans lesquelles sont constatées, par l’autorité organisatrice, des difficultés particulières à pourvoir les emplois relevant du corps concerné. Ces vacances de postes participent aux difficultés d’accès aux services publics endurés quotidiennement par de nombreuses populations guyanaises. Pourtant, il existe localement des profils susceptibles d’occuper ces emplois. En témoigne, le recrutement régulier de contractuels ou de vacataires, notamment dans l’éducation nationale. Si la volonté de se présenter à un concours pourrait les animer, rien ne garantit leur affectation immédiate en Guyane, circonstance pouvant leur sembler rédhibitoire. L’organisation en 2023, d’un concours national de greffiers à affectation en Guyane, constitue un pas qu’il faut saluer. Il a de plus, suscité un certain engouement auprès de personnels contractuels et de titulaires y voyant l’opportunité de connaître une évolution de leur carrière, avec la certitude d’être affectés dans leur territoire. Le nombre des corps concernés par ce type de concours, fixé par un arrêté du 11 septembre 2020 étant non seulement important mais également évolutif, les besoins de recrutement en Guyane pourraient être appréhendés par cette voie. Cette démarche présenterait d’une part l’avantage d’offrir des solutions locales de recrutement, sur un territoire connaissant un fort taux de chômage. Elle permettrait d’autre part de susciter l’intérêt de candidats n’ayant pas vocation à quitter leur région et disposant parfois d’une expérience professionnelle au sein d’un ou plusieurs services de l’État. Il l’interroge donc pour savoir s’il est envisagé de recourir à ce mode de recrutement en Guyane pour d’autres corps.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4073</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>625</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Lutte contre l’illectronisme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4073. — 11 février 2025. — Mme Marie Pochon interroge M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la pérennité des conseillers numériques France Services. La France est touchée par une fracture numérique importante, avec, selon l’INSEE, 15 % de la population en situation d’illectronisme, 28 % des usagers avec des capacités électroniques faibles, 30 % des ménages ruraux et de montagne seulement disposant de la fibre. Pourtant, dans le même temps, l’État se fixe l’objectif d’atteindre la dématérialisation de 100 % des démarches d’accès aux services publics, mettant ainsi en péril la garantie de l’accès aux droits et aux libertés pour toutes et tous. Dans ce contexte, le travail des 4 000 conseillers numériques pour favoriser l’inclusion numérique de toutes et tous est primordial. Depuis 2022, ce dispositif a permis de toucher 2,7 millions de bénéficiaires et 4 millions d’accompagnements de personnes habituellement éloignées du numérique. Selon le bilan et l’impact du dispositif de conseiller numérique, 97 % des personnes accompagnées ont le sentiment d’avoir progressé. Dans la 3e circonscription de la Drôme, les conseillers numériques accompagnent dans les espaces France Services des personnes sous ou pas équipées, isolées, qui ont grandement besoin de cet appui pour pouvoir retrouver un emploi, avoir accès à leurs droits, leurs calculs retraite ou leurs droits MSA. Toutefois, leur avenir est compromis par le budget 2025 qui prévoit de réduire significativement ses financements au dispositif, qui passerait d’une enveloppe de 62 millions d’euros en 2024 à 27 millions d’euros seulement en 2025. La conséquence directe de cette coupe budgétaire serait la suppression d’emplois utiles et de services essentiels sur nos territoires, notamment ruraux et un recul incompréhensible pour l’inclusion numérique seulement deux ans après la mise en place opérationnelle de ces postes. Ainsi, elle l’interroge pour savoir quelles mesures seront mises en place pour garantir le financement et la pérennité des conseillers numériques et favoriser l’inclusion numérique de toutes et tous.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3811</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>626</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Crises entre le monde agricole et l’OFB
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3811. — 11 février 2025. — Mme Christine Loir attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la nécessité d’apaiser les relations entre le monde agricole, les chasseurs et les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) dans le cadre des contrôles effectués sur le terrain. Mme la députée tient en préambule à condamner fermement toute forme de violence, qu’elle vise un agent de la fonction publique dans l’exercice de ses missions ou un agriculteur dans son travail quotidien. Les tensions croissantes entre agriculteurs et agents de l’OFB ne peuvent être ignorées et certains propos, comme la comparaison particulièrement malheureuse d’un représentant syndical de l’OFB, assimilant les agriculteurs à des dealers, ne font qu’aggraver ce climat délétère. Si le port d’arme par les agents de l’OFB dans certaines situations peut être légitime, il est essentiel qu’il ne devienne pas un facteur d’intimidation ou de crispation. L’intervention de l’OFB doit être fondée sur un processus de contrôle transparent et équitable, non sur un rapport de force perçu comme disproportionné par les agriculteurs et les chasseurs. À ce titre, la circulaire que le ministère vient d’adresser au début de l’année 2025 aux agents de l’OFB, afin d’encadrer un port d’arme « plus discret », confirme que cette problématique n’est pas une simple perception, mais bien une réalité dénoncée par le monde agricole. Aussi, elle lui demande quelles mesures concrètes elle compte mettre en œuvre pour rétablir un dialogue apaisé entre l’OFB et les acteurs du monde agricole, afin que les contrôles puissent s’effectuer dans un climat de confiance et de respect mutuel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3812</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>626</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Kervran</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Hausse droits de douanes sur les engrais russes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3812. — 11 février 2025. — M. Loïc Kervran interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la position de la France vis-à-vis de la proposition de la Commission européenne de taxer les importations d’engrais russes. La Commission a adopté le 28 janvier 2025 une proposition visant à augmenter les droits de douanes sur les engrais venant de Russie. Aujourd’hui une part significative des engrais utilisés par les agriculteurs français vient de ce pays et seraient donc concernés par l’impact de la taxe proposée par la Commission. Il existe un risque important de renchérissement de ces matières essentielles aux agriculteurs français alors que les trésoreries sont déjà tendues. Aussi, il aimerait connaître la position officielle de la France sur la proposition de la Commission et les éventuelles mesures visant à développer la production nationale d’engrais et à accompagner les agriculteurs dans la période de transition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3813</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>626</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Portier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Homologation de la flumioxazine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3813. — 11 février 2025. — M. Alexandre Portier appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’homologation de la flumioxazine. La décision de l’ANSES de ne pas renouveler l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de la flumioxazine dont sont composés les herbicides PLEDGE et RAMI menace les exploitations viticoles et arboricoles. Ces herbicides sont nécessaires pour l’entretien des parcelles viticoles et arboricoles, car aucune solution alternative n’existe à ce jour. En interdisant la flumioxazine, l’ANSES prive les exploitants des seules solutions de désherbage dont ils disposent. Sans substances actives, la prolifération des herbes dans les parcelles porte atteinte au développement des vignes et vergers. L’Union européenne a pourtant réhomologué ce produit le 13 janvier 2022 pour 15 ans. Cette décision a été prise sur le fondement de l’étude de dangerosité menée par l’agence sanitaire grecque missionnée par l’Union européenne. Toutefois, l’ANSES a finalement décidé d’interdire l’usage de cette molécule en France du simple fait d’un désaccord administratif avec la Grèce, pays partenaire. Dans un contexte où les agriculteurs et viticulteurs français subissent la concurrence déloyale de leurs voisins européens non soumis aux mêmes normes environnementales, il est essentiel que le Gouvernement donne des garanties et de la visibilité aux professionnels. Le retrait de la flumioxazine aurait un grave impact économique sur les filières viticoles et arboricole et porterait atteinte à la souveraineté alimentaire du pays. L’homologation dure jusqu’à la fin de l’année 2026. Il souhaiterait connaître ses intentions vis-à-vis de l’homologation des herbicides PLEDGE et RAMI.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3814</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>627</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Installation des jeunes agriculteurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3814. — 11 février 2025. — M. Serge Muller attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les graves difficultés que la loi relative à la lutte contre l’artificialisation des sols (ZAN) engendre pour l’installation des jeunes agriculteurs. Cette loi, en imposant des restrictions rigides à la construction, complique considérablement la reprise d’exploitations agricoles. Dans de nombreux cas, les anciens propriétaires continuent d’occuper le logement principal lié à l’exploitation. Cette situation empêche les jeunes repreneurs de s’y installer et les contraint à envisager la construction d’un nouveau logement. Or la loi ZAN rend cette possibilité quasi impossible, même lorsque cela est indispensable pour garantir la viabilité de l’exploitation. Ces blocages risquent d’aggraver la crise de renouvellement générationnel dans le secteur agricole, en décourageant les jeunes de s’engager dans une activité déjà confrontée à de multiples défis. M. le député demande donc à Mme la ministre de mettre en place une dérogation spécifique permettant, dans des cas justifiés, la construction ou l’aménagement d’un logement sur une exploitation agricole. Une telle mesure est essentielle pour soutenir les jeunes agriculteurs et préserver le tissu agricole des territoires. Il lui demande également quelles actions elle compte entreprendre pour remédier rapidement à ces difficultés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3815</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>627</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Menace pour l’apiculture : acarien Tropilaelaps</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3815. — 11 février 2025. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la menace croissante que représente l’acarien Tropilaelaps pour l’apiculture en France. Cet acarien, actuellement aux portes de l’Europe, constitue un danger majeur pour la santé des colonies d’abeilles et par conséquent, pour l’ensemble de l’agriculture française, qui dépend de la pollinisation de ces insectes. Dans ce contexte, plusieurs organisations apicoles européennes, dont l’Union nationale de l’apiculture française, appellent à des mesures préventives urgentes afin d’éviter la propagation de ce parasite sur le territoire national. M. le député souhaite savoir quelles sont les mesures envisagées pour renforcer la stratégie de lutte contre ce parasite et en particulier s’il est prévu d’interdire, à titre préventif, l’importation de reines, essaims et paquets d’abeilles en provenance de pays contaminés, ou de pays limitrophes à ceux déjà touchés. Il souhaiterait également savoir si des mesures d’indemnisation pour les apiculteurs seront prévues en cas de détection du parasite, afin d’assurer la pérennité de l’apiculture française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3816</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>627</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Utilisation des drones dans l’agriculture
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3816. — 11 février 2025. — M. Éric Pauget appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’utilisation des drones dans le secteur de l’agriculture. Il rappelle que l’agriculture est un enjeu majeur pour l’indépendance et l’autonomie de la France. L’utilisation des technologies capables d’améliorer la productivité des agriculteurs à moindre coût leur permettrait, ainsi qu’à la France, de retrouver sa compétitivité sur un marché toujours plus concurrentiel. Cependant, l’utilisation de drones pour l’épandage et la pulvérisation de produits phytopharmaceutiques, qui permettrait d’apporter une réponse aux multiples défis des agriculteurs, est désormais interdite depuis 2015. Or les drones offrent une possibilité drastique d’augmentation de la productivité grâce à leur capacité d’atteindre rapidement et facilement toute parcelle même sur les terrains les plus escarpés et ce à un coût 20 fois inférieur à l’utilisation de machines agricoles traditionnelles. Par ailleurs, les drones présentent l’avantage de pouvoir répondre aux risques que présente l’utilisation de machines massives générant de nombreux accidents du travail. De plus, la pulvérisation par drone peut s’effectuer de façon extrêmement ciblée grâce aux buses anti-dérives et à des altitudes de vol largement inférieures à celles d’un hélicoptère, annihilant ainsi tout risque de pollution involontaire des zones environnantes. Enfin, M. le député rappelle que les drones, volant grâce à des batteries électriques, présentent également une très faible empreinte carbone et ne rejettent aucun gaz à effet de serre. Aujourd’hui, l’évolution technologique de ces appareils dont l’usage agricole fut interdit il y a 10 ans, pourrait permettre d’envisager une évolution de la réglementation encadrant l’utilisation des drones agricoles. Mesurant l’importance de renforcer et de moderniser la compétitivité de l’agriculture française tout en renforçant la lutte contre la pollution environnementale, il lui demande s’il serait prêt à étudier une évolution de la règlementation sur l’utilisation des drones agricoles qui demeure le seul frein à leur utilisation comme certains voisins européens qui ont déjà franchi le pas.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3818</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>628</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Inéligibilité rétroactive des aides France AgriMer à la promotion des vins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3818. — 11 février 2025. — Mme Louise Morel appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la situation préoccupante rencontrée par plusieurs entreprises françaises spécialisées dans la vente et la promotion de vins sur les marchés des pays tiers. Ces entreprises, initialement jugées éligibles aux aides financières attribuées dans le cadre du règlement européen n° 1308/2013, se voient aujourd’hui confrontées à des demandes de remboursement rétroactives à la suite d’un changement d’interprétation des critères d’éligibilité par France AgriMer. En effet, une décision du 27 juillet 2021 est venue préciser pour la première fois que les entreprises agissant en qualité d’agent commercial étaient exclues du dispositif, alors même que ces dernières avaient auparavant bénéficié des aides en toute conformité avec les conditions définies par une décision antérieure de France AgriMer. Cette rétroactivité des remboursements menace gravement l’équilibre économique de ces entreprises et pourrait conduire certaines à cesser leur activité. Cette situation soulève des interrogations quant à la sécurité juridique des dispositifs d’aides publiques et au respect du principe de confiance légitime pour les entreprises qui ont engagé des investissements sur la base de règles antérieurement établies. Aussi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir la sécurité juridique des entreprises concernées et éviter que de tels changements d’interprétation rétroactive ne fragilisent davantage un secteur clé de l’économie française et du rayonnement international de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3820</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>628</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Audit sur les abattoirs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3820. — 11 février 2025. — Mme Alexandra Martin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conditions d’abattage des animaux. Les dernières images publiées par l’association L214, dénonçant la situation d’un abattoir du Rhône, montrent des pratiques et des installations non conformes à la réglementation, dangereuses pour les employés et qui entraînent des souffrances extrêmes pour les animaux. Alors même que des vidéos et des photos montrent des animaux égorgés conscients malgré l’étourdissement préalable, ou encore d’autres animaux décapités alors qu’ils sont encore vivants, seul l’abattage des porcins a été suspendu par les services de l’État. Face à ce constat, un audit généralisé de tous les abattoirs de France doit être réalisé et étendu aux abattoirs de volailles et lagomorphes. En effet, un état des lieux transparent pour l’ensemble des contribuables semble essentiel ainsi que la publication des rapports de chaque établissement. En conséquence, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour veiller à une meilleure protection des animaux au sein des abattoirs ainsi qu’à une meilleure information des consommateurs sur les conditions d’abattage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3821</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>628</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Belouassa-Cherifi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Conditions d’abattage inacceptables à Saint-Romain-de-Popey
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3821. — 11 février 2025. — Mme Anaïs Belouassa-Cherifi alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conditions de mise à mort des animaux dans un abattoir public dans le Rhône. Une enquête a récemment révélé un non-respect manifeste de la réglementation en vigueur, fixée par l’arrêté du 12 décembre 1997 relatif aux procédés d’immobilisation, d’étourdissement et de mise à mort des animaux et aux conditions de protection animale dans les abattoirs. Des vaches y sont décapitées vivantes et égorgées conscientes malgré l’étourdissement, les animaux y sont brutalisés, paniqués de voir les autres animaux traités de cette manière. Cet abattoir produit 3 200 tonnes de viande par an et prévoit d’augmenter sa capacité de 1 300 tonnes d’ici à 2026, tout en étant largement financé par de l’argent public. L’abattoir alimente aujourd’hui les cantines scolaires, supermarchés et bouchers du Rhône, sous certification Label rouge ou bio du Beaujolais. Le 3 février 2025, la préfète du Rhône a partiellement suspendu l’activité de l’abattoir, notamment la chaîne porcine à la suite d’une visite de la direction départementale de la protection des populations qui a constaté des « anomalies majeures en matière de protection animale durant l’abattage ». Elle lui demande si des procédures strictes de mise en conformité et de redressement sont prévues et si la généralisation des suspensions d’activité est envisagée face à l’ampleur du problème.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3822</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>629</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérémie Iordanoff</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Conditions de vie des animaux dans les systèmes d’élevage intensif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3822. — 11 février 2025. — M. Jérémie Iordanoff attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la dernière enquête de l’association L214. Celle-ci met en lumière les conditions de vie des animaux dans les systèmes d’élevage intensif, ainsi que les pressions économiques insoutenables subies par les éleveurs. L’élevage intensif suscite une opposition croissante au sein de la population française en raison de ses impacts négatifs sur l’environnement, le bien-être animal et les conditions de travail des agriculteurs. Les animaux sont entassés et confinés dans des enclos inadéquats sans accès à l’extérieur. 80 % des animaux abattus en France sont issus d’élevages intensifs. Dans ce contexte, il serait pertinent de s’interroger sur les mesures concrètes que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour limiter ces pratiques et accompagner les exploitants agricoles vers des modèles plus durables. L’élevage intensif détruit la profession. Alors que les exploitations s’agrandissent et que les volumes de production doublent, le nombre d’agriculteurs s’effondre. Aussi, il lui demande quelles actions elle compte entreprendre pour accompagner les agriculteurs, économiquement et techniquement, dans l’abandon progressif du modèle intensif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3824</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>629</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Formation du personnel dans les abattoirs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3824. — 11 février 2025. — Mme Anna Pic appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les pratiques d’abattage et la formation du personnel dans les abattoirs français. Les enquêtes récentes menées par les associations de protection des animaux ont mis en lumière des pratiques préoccupantes dans certains établissements d’abattage, soulignant des écarts par rapport à la réglementation en vigueur. Cela soulève des questions importantes sur la formation des salariés et l’efficacité des contrôles. Renforcer la formation initiale et continue des employés d’abattoirs, notamment en matière de bien-être animal, semble devoir être nécessaire. En 2021, le programme France Relance initié par le Gouvernement se dotait d’un plan abattoir, accompagné d’une enveloppe de 115 000 000 euros pour moderniser, accompagner et mieux contrôler ces établissements indispensables à l’industrie agroalimentaire française. Mme la députée souhaiterait savoir quelles sont les constatations des premières évaluations de ce plan. Elle lui demande également quelles sont ses propositions pour co-construire, avec les professionnels du secteur, une évolution des pratiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3825</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>629</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Réactivité de l’État vis-à-vis des abattoirs français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3825. — 11 février 2025. — M. Serge Muller appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la réactivité de l’État vis-à-vis des abattoirs français, suite à l’incident dans un abattoir du Rhône. Les incidents mis en avant par l’association L214 dans cet abattoir sont des pratiques collectivement non admises par la société française. En effet, on ne peut admettre que des actes barbares soient commis dans les abattoirs. La France est un pays consommateur et producteur de viande depuis longtemps. Néanmoins, la consommation de viande doit s’accompagner d’une protection animale accrue, excluant ainsi toute pratique barbare à l’égard des animaux. Toutefois, cet évènement démontre que l’État n’agit que tardivement dans ce domaine, alors même que cela paraît fondamental pour un circuit alimentaire sain. Ainsi, il lui demande quelles mesures elle compte prendre pour assurer aux Français une réaction rapide de la part de l’État face aux abattoirs ayant des pratiques inhumaines.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3864</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>629</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Étiquetage des produits du Sahara occidental
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3864. — 11 février 2025. — Mme Marie Pochon interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’étiquetage des produits agricoles en provenance du Sahara occidental. Un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) dans l’affaire C-399/22 - Confédération paysanne (Melons et tomates du Sahara occidental) qui a pris effet le 4 octobre 2024 estime que les produits agricoles, notamment les melons et les tomates cultivées au Sahara occidental doivent désormais porter une étiquette indiquant leur véritable territoire d’origine, à savoir « Sahara occidental » au lieu du « Maroc », dans les supermarchés européens. Toutefois, depuis le 4 octobre 2024, des tomates cerises de la marque Azura en provenance de Dakhla sont encore commercialisées sous une étiquette incorrecte. Alors que les consommateurs demandent de plus en plus, à raison, un renforcement de la traçabilité et de la transparence par un étiquetage clair, à l’heure où les producteurs français demandent des engagements face à la concurrence déloyale, le non-respect de cet arrêt de la CJUE dans les supermarchés, l’étiquetage « Maroc » pourrait induire induire en erreur dans les choix de consommation. Cette situation interroge également la capacité de respecter, ou non, semble-t-il librement, les arrêts de la CJUE. Ainsi, elle souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour mettre en conformité l’étiquetage des produits issus du Sahara occidental et garantir une véritable transparence pour les consommateurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3886</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>630</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Conséquences de l’épizootie de FCO3 sur la viabilité des exploitations d’élevage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3886. — 11 février 2025. — Mme Laurence Robert-Dehault attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conséquences de l’épizootie de FCO3 qui mettent en péril la viabilité des exploitations de la filière élevage. Elle a été saisie par les JA et la FRSEA Grand Est, qui demandent à l’État de bien vouloir prendre les mesures complémentaires suivantes d’accompagnement des éleveurs, suite à l’épizootie de FCO3, qui menace l’existence de nombreuses exploitations dans le GrandEst : élargissement des dispositifs d’indemnisation à toutes les pertes, directes et indirectes ; prise en compte des animaux morts entre la naissance et le premier mois ; mise en place d’un guichet de déclaration de l’ensemble des pertes indirectes subies par les éleveurs ; renouvellement par l’État de la commande et du financement des vaccins en masse contre la FCO des sérotypes 3 et 8 et contre la maladie hémorragique épizootique (MHE) ; distribution rapide dans les fermes des fonds mobilisés par la puissance publique. Elle souhaite donc connaître sa position à ce sujet et savoir si elle compte adopter ces mesures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3887</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>630</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Lemaire</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Conséquences des maladies épizootiques FCO et MHE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3887. — 11 février 2025. — M. Didier Lemaire attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire quant aux grandes attentes des éleveurs bovins face aux lourdes conséquences engendrées par la fièvre catarrhale ovine (FCO), qui touche un grand nombre d’élevages du Haut-Rhin et de la France. Alors que le Gouvernement avait mis en place la gratuité de la vaccination contre la FCO3, les éleveurs regrettent l’absence d’indemnisation quant à la vaccination contre la FCO8 et la maladie hémorragique épizootique (MHE) qui menacent leurs élevages. De plus, des agriculteurs de sa circonscription rapportent être d’ores et déjà en possession des vaccins mais douter par manque de stratégie nationale clairement établie quant à la marche à suivre. Au-delà de la mortalité animale directement causée par ces épizooties et compensées par des fonds européens, de nombreuses pertes indirectes non indemnisées impactent fortement l’économie des exploitations : baisse importante de la production laitière, avortements récurrents, chute non négligeable de la fertilité et de la natalité, forte augmentation des prestations vétérinaires. Aussi, il lui demande quelles mesures sont envisagées par le Gouvernement afin d’accompagner les éleveurs, de les aider à traverser cet épisode épizootique ravageur et de préserver les filières agricoles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3888</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>630</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Rossi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Dangerosité des chiens de protection dans les zones d’élevage et d’alpage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3888. — 11 février 2025. — Mme Valérie Rossi attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la problématique croissante liée à la dangerosité des chiens de protection dans les zones d’élevage et d’alpage. Si ces chiens, tels que les patous ou les bergers d’Anatolie, jouent un rôle essentiel dans la défense des troupeaux face aux attaques de loups, de nombreux incidents sont régulièrement rapportés. Ils concernent notamment des agressions sur des randonneurs, des vététistes ou encore des animaux de compagnie, mettant en lumière les défis que représente leur présence dans les espaces naturels partagés. Ces incidents nuisent à la cohabitation entre les différents usagers de la montagne et soulèvent des inquiétudes quant à la sécurité des personnes et au développement touristique de ces territoires. Dans ce contexte, Mme la députée interroge Mme la ministre sur les mesures envisagées pour encadrer et réguler l’utilisation des chiens de protection. Plus précisément : quelles initiatives pourraient être mises en place pour garantir la sécurité des usagers de la montagne tout en maintenant la protection des troupeaux ? Le Gouvernement prévoit-il de renforcer la formation des éleveurs et des chiens ou d’introduire des dispositifs de signalisation et de prévention adaptés ? Une réflexion est-elle en cours pour évaluer l’impact touristique et économique de cette situation sur les territoires concernés et pour proposer des solutions équilibrées ? Elle lui demande de bien vouloir apporter des éléments de réponse et des perspectives concrètes pour prévenir tout drame et améliorer la cohabitation dans ces espaces.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3889</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>631</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Vuibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Disponibilité et gratuité des vaccins contre la FCO
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3889. — 11 février 2025. — M. Lionel Vuibert attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la disponibilité des vaccins contre la fièvre catarrhale ovine et sur la prise en charge de ces vaccins par l’État. Après les difficultés rencontrées lors de la campagne de vaccination contre la FCO-3, au cours de laquelle les éleveurs ardennais ont dû faire face à des retards significatifs dans l’approvisionnement des vaccins, la situation actuelle suscite de vives inquiétudes. Les éleveurs, déjà durement touchés par les crises sanitaires, se trouvent à nouveau confrontés à une pénurie de vaccins. En effet, les vaccins BLUEVAC BTV8 ou le BTV PUR 4-8 ne seront disponibles qu’à l’été 2025, un délai bien trop long pour assurer une prévention efficace contre la FCO8/4. Cette situation rappelle que les vaccins pour la FCO-3 ne sont arrivés qu’après la déclaration des premiers foyers dans les Ardennes, alors que ces mêmes vaccins étaient déjà autorisés depuis plusieurs mois en Belgique. Par ailleurs, la gratuité des premiers lots de vaccins contre la FCO-3, attribués aux éleveurs, avait facilité la gestion des coûts de vaccination et accéléré de manière significative l’atteinte de l’immunité collective. Toutefois, ces lots sont désormais épuisés, alors même que la propagation des variants est toujours présente. Dans ce contexte, où les éleveurs doivent parfois assumer les frais liés aux déplacements des vétérinaires, il apparaît essentiel que l’État puisse prendre en charge les coûts des vaccins contre les variants actuellement présents sur le territoire. Cela permettrait de soulager les éleveurs d’un poids financier et de soutenir la pérennité de leurs exploitations. Ainsi, il souhaite l’interroger sur les mesures envisagées pour renforcer la disponibilité des vaccins contre la FCO et la MHE, ainsi que sur la possibilité d’accompagnement de l’État à la vaccination des différents variants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3890</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>631</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Moratoire sur l’élevage intensif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3890. — 11 février 2025. — Mme Colette Capdevielle attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les préoccupations croissantes concernant le bien-être animal dans les abattoirs et les pratiques d’élevage intensif. Les articles R. 214-63 à R. 214-81 du Code rural et de la pêche maritime encadrent les procédés d’immobilisation, d’étourdissement et de mise à mort des animaux dans les abattoirs. De surcroît, depuis la promulgation de la loi Agriculture et alimentation, tous les abattoirs sont tenus de nommer un responsable de la protection des animaux chargé de veiller au respect des règles de bien-être animal au sein de l’établissement. Néanmoins, des révélations récentes, notamment par l’association L-214, ont mis en lumière des conditions d’abattage préoccupantes, soulevant des questions sur la conformité aux normes en vigueur et sur l’attribution de labels de qualité, tels que le Label Rouge ou le label bio, à des produits issus de ces établissements. Par ailleurs, un décret récent a relevé les seuils à partir desquels une évaluation environnementale est obligatoire pour les élevages intensifs, facilitant ainsi l’extension de ces pratiques. Cette évolution réglementaire suscite des inquiétudes quant à l’impact sur le bien-être animal et l’environnement. Compte tenu du soutien majoritaire des Français en faveur d’une transformation durable des pratiques d’élevage et à quelques semaines de l’ouverture du salon de l’agriculture 2025, Mme la députée souhaite savoir si elle envisage d’instaurer un moratoire sur l’élevage intensif, en interdisant toute nouvelle construction d’installations confinant des animaux sans accès à l’extérieur. Elle s’interroge également sur la volonté du ministère d’élaborer un plan structuré, en concertation avec les acteurs concernés, afin d’accompagner une transition vers des modes de production plus respectueux du bien-être animal et de l’environnement. Enfin, elle souhaite connaître les mesures prévues pour renforcer les contrôles dans les abattoirs et garantir la transparence des résultats, dans le but d’assurer le respect des normes de bien-être animal et la légitimité des labels de qualité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3906</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>631</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Suppression de postes d’enseignants dans l’enseignement agricole
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3906. — 11 février 2025. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire au sujet des profondes restrictions budgétaires qui affectent l’enseignement agricole public et se traduiront, à la rentrée 2025, par la suppression de 45 postes d’enseignants. Toute proportion gardée, cette diminution est comparable aux 4 000 suppressions de postes prévues dans l’éducation nationale dans le cadre du budget de M. Barnier. Sans concertation préalable, la direction générale de l’enseignement et de la recherche a procédé à des réductions de dotations horaires globales dans l’ensemble des régions, à l’exception de l’Auvergne-Rhône-Alpes. Cette décision engendre de lourdes conséquences : fermeture de classes, notamment de sections de BTS agricoles, regroupement de spécialités distinctes en bac pro, diminution du nombre d’élèves admis en classe de seconde générale et technologique, laquelle constitue pourtant un vivier essentiel pour la poursuite d’études dans les lycées agricoles. De surcroît, ces restructurations produiront inévitablement un effet significatif sur les personnels enseignants, qui se retrouvent plongés dans une profonde incertitude quant à leur avenir. Aucune mesure d’accompagnement ne semble avoir été anticipée, qu’il s’agisse de perspectives de reconversion ou de possibilités de mutation vers des postes vacants. Cette absence de planification accentue l’inquiétude et la précarité des enseignants concernés. Par ailleurs, cette réduction des capacités de formation dans l’enseignement agricole apparaît en totale contradiction avec les ambitions portées par le futur projet de loi d’orientation agricole, dont l’examen est imminent au Sénat. Ce projet de loi vise pourtant à assurer le renouvellement des générations d’agriculteurs, à renforcer les compétences des professionnels du secteur, à accompagner les transitions climatiques et environnementales et à former 30 % d’actifs supplémentaires d’ici cinq ans. Comment ces objectifs pourront-ils être atteints si les moyens alloués à l’enseignement agricole public sont drastiquement réduits ? Aussi, il lui demande quelles dispositions elle entend prendre afin de préserver et de renforcer l’enseignement agricole public, élément essentiel de la pérennité et du dynamisme de ce secteur stratégique. En outre, il souhaite savoir si des ajustements sont envisagés afin de revenir sur ces suppressions de postes, dans un souci de garantir l’attractivité et la qualité des formations dispensées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3980</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>632</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Davy Rimane</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Relancer et adapter l’agriculture en outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3980. — 11 février 2025. — M. Davy Rimane interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les politiques envisagées pour soutenir la filière agricole en outre-mer. En effet, alors que l’ensemble de la profession traverse une crise profonde tant sur le plan national qu’européen, les territoires ultramarins n’échappent pas à ces difficultés. Qui plus est, le secteur agricole ultramarin se caractérise par des spécificités qui y intensifient les enjeux et défis. Il s’agit notamment de la présence d’acteurs parfois informels et se situant par conséquent hors du champ des procédures administratives et des aides pouvant en découler. Les outre-mer ne sont par ailleurs pas épargnés par la crise des vocations que connaît cette profession. À ces problématiques, s’ajoute celle de la pollution des terres par l’usage de pesticides, voire l’absence de maîtrise du foncier. En outre, les agriculteurs ultramarins doivent concilier leur activité avec la sauvegarde d’une biodiversité souvent riche. Plus encore, les normes et mécanismes transformant l’agriculture pour appréhender les défis induits par la transition écologique ne paraissent pas toujours adaptés aux différents contextes ultramarins. Au surplus, les agriculteurs de l’outre-mer sont souvent contraints de composer avec des conditions climatiques hostiles à leurs activités et une biodiversité à préserver. Bien qu’entravé par les défis précités, le secteur agricole ultramarin présente de nombreux avantages tant pour les agriculteurs que pour les populations. Ainsi, sa survie impliquerait la sauvegarde de plusieurs emplois. En outre, alors qu’il est de plus en plus question d’autonomie alimentaire à l’horizon 2030, sa réalisation passe, entre autres, par l’existence d’une agriculture saine et dynamique. Par ailleurs, l’agriculture ultramarine dispose, comme l’a démontrée l’étude « 4 pour 1000 », réalisée par l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), d’importantes potentialités en matière de stockage de carbone. Enfin, si le programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité (POSEI) constitue une aide importante pour les agriculteurs, sa répartition entraîne des disparités exposées par une étude de la Cour des comptes en date du 15 septembre 2023 intitulée « Les subventions à l’agriculture et à la pêche en outre-mer de 2015 à 2022 ». En effet, les magistrats ont relevé que la Réunion perçoit plus de la moitié de ces subventions, la Guyane 3 % alors qu’elle constitue le principal producteur de fruits et légumes en volume. Ils ont en outre fait remarquer que la part des Antilles est dix fois supérieure à celle de la Guyane, qui produit pourtant deux fois plus de fruits et légumes que ces territoires. Par conséquent, les modalités de répartition jusqu’ici privilégiées pénalisent le dynamisme de l’agriculture guyanaise. Il interroge donc M. le ministre pour connaître les mesures envisagées pour créer les conditions d’une agriculture en outre-mer à la fois capable de faire face à ses spécificités et aux enjeux plus transversaux et globaux qui caractérisent le secteur agricole. Il souhaiterait également connaître les suites données à l’étude de la Cour des comptes précitée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3839</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>633</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Primes d’assurances-inondations dans le Nord
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3839. — 11 février 2025. — M. Matthieu Marchio appelle l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la situation alarmante des communes du département du Nord, confrontées à une explosion des primes d’assurance suite aux inondations récentes. De nombreuses municipalités rencontrent aujourd’hui des difficultés croissantes pour assurer leurs biens et infrastructures, certaines faisant face à des hausses de primes allant jusqu’à 50 %. Dans les cas les plus critiques, des communes se voient même refuser toute couverture assurantielle, en raison des risques jugés trop élevés par les compagnies d’assurance. Cette situation place les collectivités dans une grande précarité financière, d’autant plus que les budgets locaux, déjà contraints, ne permettent pas d’absorber de tels surcoûts. Cette crise de l’assurance affecte directement la capacité des communes à protéger leurs habitants et à reconstruire les infrastructures essentielles. Face à ces défis, il semble nécessaire d’envisager des mesures de soutien, telles que la mutualisation des risques à l’échelle nationale, des dispositifs de régulation pour encadrer l’évolution des primes, ou encore la création d’un fonds de solidarité spécifique pour les collectivités touchées par des catastrophes climatiques. En conséquence, il souhaite savoir quelles actions le Gouvernement compte mettre en œuvre pour accompagner les communes du Nord-Pas-de-Calais dans cette situation critique, garantir l’accès à des assurances adaptées et durables et préserver la résilience des territoires face aux évènements climatiques extrêmes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3840</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>633</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Défaut de sécurité des airbags Takata
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3840. — 11 février 2025. — M. Corentin Le Fur interroge M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur le défaut de sécurité des airbags Takata et le danger qu’ils représentent pour les usagers de la route. En 2014, un scandale mondial a éclaté concernant les airbags fabriqués par l’entreprise Takata, responsables de nombreux blessés et décès à travers le monde. Ces airbags défectueux présentent un danger mortel car, sous l’effet d’un choc, le gaz utilisé pour les gonfler peut provoquer une explosion violente, projetant des fragments métalliques à grande vitesse dans l’habitacle. Ces éclats peuvent causer des blessures graves, des pertes de vision, des défigurations et, dans certains cas, des décès. Malgré une médiatisation du scandale dès 2014, les rappels ont été bien trop lents, et certains constructeurs n’ont pas commencé à rappeler leurs véhicules avant 2017. Bien que la société Takata ait été condamnée en 2017, il subsiste un nombre important de véhicules non rappelés. Contrairement à d’autres pays (Australie, Corée du Sud, Chine, États-Unis, Malaisie, Japon) qui imposent des rappels obligatoires aux constructeurs automobiles, la France n’a adopté aucune mesure contraignante. Les rappels des véhicules équipés d’airbags défectueux dépendent donc uniquement de la volonté des fabricants, entraînant opacité, inégalités et retards aux conséquences lourdes. Selon les derniers rapports, près de 100 000 véhicules avec des airbags défectueux circulent toujours en outre-mer et près 500 000 en métropole. De nombreux conducteurs n’ont toujours pas été informés du danger que représente l’airbag Takata dans leur voiture, et les délais de remplacement sont souvent longs, voire inexistants dans certaines régions. Ce problème est d’autant plus critique en outre-mer, où les conditions climatiques chaudes et humides accélèrent la dégradation des airbags, augmentant ainsi les risques d’accidents graves. En 2021, une femme a été grièvement blessée en Guadeloupe à la suite de l’explosion d’un airbag Takata dans son véhicule, et en 2023, une jeune femme est décédée dans des circonstances similaires en Guadeloupe. En métropole, pour la première fois en novembre 2024, un homme a été tué dans les Hautes-Pyrénées par un éclat métallique de l’airbag défectueux de son véhicule. À ce jour, le défaut des airbags Takata a causé la mort d’au moins 15 personnes en France, dont 14 en outre-mer, et a blessé au moins 15 personnes gravement. C’est pourquoi il lui demande quelles actions il compte entreprendre pour garantir la sécurité des usagers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3851</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>634</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Expansion du périmètre d’intervention de l’EPF de l’Ain
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3851. — 11 février 2025. — M. Romain Daubié attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur l’expansion du périmètre d’intervention de l’Établissement public foncier (EPF) de l’Ain pour inclure la commune de Jassans-Riottier. En effet, la commune de Jassans-Riottier est située dans le département de l’Ain. Cependant, elle appartient également à l’Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) de Villefranche-sur-Saône, qui se trouve dans le département du Rhône. Ainsi, en raison d’un vide juridique, Jassans-Riottier ne relève ni du périmètre de l’Établissement public foncier (EPF) de l’Ain, ni de celui de l’Établissement public foncier de l’Ouest Rhône Alpes (EPORA). En vertu de l’évolution de la législation sur les EPF, la commune ne peut adhérer à titre individuel à ces établissements, ce qui l’empêche de bénéficier de leur concours pour des projets d’aménagement sur son territoire. En conséquence, la commune ne peut bénéficier du soutien de ces établissements pour des projets d’aménagement. Cette exclusion crée de nettes difficultés pour les élus locaux et entrave de manière considérable le développement et l’aménagement de la commune. Cette situation soulève deux interrogations majeures : d’une part, le manque d’adaptation actuelle des délimitations des périmètres des EPF aux besoins des communes en pleine expansion telles que Jassans-Riottier ; d’autre part, l’absence de possibilité pour certaines communes de rejoindre un EPF à titre individuel pour pallier les exclusions inéquitables. Il souhaite alors l’interroger sur le périmètre d’intervention d’un EPF et sur les actions qu’il envisage pour que des communes comme Jassans-Riottier, qui se trouvent exclues du périmètre d’intervention des EPF à cause d’un vide juridique, puissent bénéficier de leur assistance pour leurs projets d’aménagement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3855</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>634</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frank Giletti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Temporalité en matière d’attribution et de versement de la DETR et de la DSIL
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3855. — 11 février 2025. — M. Frank Giletti attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la temporalité en matière d’attribution et de versement de la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR) et de la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) pour les communes rurales et les intercommunalités. La DETR et la DSIL représentent, pour les territoires et intercommunalités concernés, une source de financement considérable pour un grand nombre de projets. Toutefois, les maires ruraux et les intercommunalités soulignent depuis plusieurs années les difficultés liées à la temporalité d’obtention et de décaissement de ces deux dotations. Afin de correspondre au mieux aux exigences des critères d’attribution de la DETR et de la DSIL, les communes bâtissent souvent leur plan de financement en fonction et autour de ces deux dotations. Tandis qu’il leur faut présenter un projet suffisamment mature et quasiment prêt à démarrer en N-1 de l’année de financement, le montant définitif de l’enveloppe globale n’est connu avec certitude qu’au courant de l’année N. La fenêtre de tir est ainsi très réduite puisqu’un projet pas assez avancé se verra refusé, car jugé « non mature » et qu’aucune subvention ne peut être accordée si l’opération a connu, à l’inverse, un commencement d’exécution. Les difficultés continuent puisqu’une fois la demande effectuée, il faut attendre plusieurs mois pour avoir une réponse qui, même si elle est positive, peut conduire à l’obtention d’un montant différent, ce qui déstructure le plan de financement. Sauf qu’au vu des délais de réponse il est très compliqué, voire impossible, de reporter ce changement sur d’autres financeurs (régions, départements, etc.), qui ont eux aussi leur propre calendrier de demande de financement. Par ailleurs, si le projet présente une certaine complexité ou connaît des surcoûts (liés aux matériaux, par exemple), on comprend aisément que cela puisse rapidement représenter une difficulté importante pour une petite commune rurale. Enfin, le délai entre l’attribution de la dotation et le versement effectif peut aller de 6 à 8 mois. Cela entraîne des difficultés dans l’exécution des projets et surtout pour leur paiement. Le cas le plus emblématique étant celui de communes rurales ayant dû emprunter le montant prévu de la DETR afin de pouvoir réaliser le projet en attendant le versement de cette subvention. En matière de DETR et de DSIL, le recours à l’avance de trésorerie pour les communes devient de plus en plus fréquente. Face à toutes ces difficultés, M. le député demande à M. le ministre quelles pistes peuvent être envisagées afin d’offrir plus de lisibilité et surtout de réduire les délais de réponse et d’attribution effective de la DETR et de la DSIL auprès des communes et des intercommunalités. Il lui demande si l’on ne pourrait pas réduire les délais d’attribution et de versement de ces deux dotations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3885</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>635</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Grégoire</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Réforme du mode de scrutin « PLM »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3885. — 11 février 2025. — M. Emmanuel Grégoire attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur l’avenir du mode de scrutin applicable aux élections municipales à Paris, Lyon et Marseille, régi par la loi dite « PLM » du 31 décembre 1982. La France subit une crise du logement sans précédent, les grands enjeux écologiques sont passés à la trappe de l’actualité politique du Gouvernement, la loi sur la fin de vie promise maintes fois n’est toujours pas inscrite à l’agenda parlementaire et le changement constitutionnel sur la proportionnelle, le grand cheval de bataille de M. le Premier ministre, n’a pas bougé d’un iota depuis sa nomination. Pendant ce temps, voilà quelle est sa nouvelle priorité : s’atteler « avant mars » au mode de scrutin spécifique à Paris, Lyon et Marseille. Effectivement, depuis plusieurs mois, des responsables politiques ont exprimé leur souhait de réformer ou d’abroger le mode de scrutin spécifique. Et il est vrai qu’aucune règle n’est immuable et qu’une démocratie saine doit continuellement chercher à s’améliorer afin que les électeurs, au cœur du fonctionnement, s’y retrouvent. Mais le débat doit se faire avec eux, avec les élus locaux, avec exigence et sérieux, loin de vaines passions et de fugaces intérêts. Or de vaines passions et de fugaces intérêts, voilà quelles étaient les motivations de députés parisiens du groupe EPR qui déposaient, le 15 octobre 2024, une proposition de loi visant à introduire deux scrutins distincts simultanés : l’un pour désigner les conseillers de Paris ou les conseillers municipaux de Lyon et Marseille, l’autre pour élire les membres des conseils d’arrondissement. Ce travail, qui n’est ni fait ni à faire, n’est pas à la hauteur du débat que les trois plus grands centres urbains que le pays mériterait. D’abord, il faut rappeler quelques fondamentaux. Premièrement, le mode de scrutin « PLM » garantit une représentation équilibrée des différents territoires et permet ainsi de préserver la légitimité des conseils d’arrondissement et l’ancrage local des élus municipaux. Aucune réforme ne saurait aboutir à un affaiblissement de la démocratie locale ni à une concentration excessive des pouvoirs au niveau municipal. Deuxièmement, il faut rappeler qu’à ce jour, aucun maire, pas même M. le Premier ministre à Pau, n’est élu en France au suffrage universel direct : les Français élisent des conseillers municipaux qui eux-mêmes élisent le ou la maire. Il semblerait difficilement concevable d’engager une réforme qui ne s’inscrit pas dans une réflexion plus large sur l’élection des intercommunalités, dont la représentativité démographique est aujourd’hui insuffisante. Traiter uniquement de Paris, Lyon et Marseille sans traiter également de cette question ne serait absolument pas compréhensible. La question du mode de scrutin ne saurait également être posée sans questionner la répartition du rapport entre les communes et les intercommunalités - donc des compétences et des moyens alloués pour ces collectivités locales et EPCI. Enfin, une question fondamentale réside : celle de la précipitation de l’action gouvernementale. Comment justifier une telle hâte pour réformer un scrutin qui, en plus d’avoir démontré son effectivité à maintes reprises, présente bien plus de critères de représentativité que peuvent en avoir les élections législatives ? Si le sujet de la représentativité préoccupe tant le Gouvernement, pourquoi ne pas prendre le temps d’une concertation saine, plutôt que d’introduire à marche forcée un projet de réforme qui paraît être amené pour défendre les intérêts électoraux des élus de ses rangs ? Aussi, M. le député souhaite savoir si le Gouvernement envisage de porter lui-même une réforme du mode de scrutin des élections municipales à Paris, Lyon et Marseille et selon quelles orientations. Il demande également à M. le ministre de préciser les principes qui guideront cette réforme, en particulier quant à la préservation de la représentation démocratique des arrondissements et à l’articulation d’un éventuel nouveau scrutin avec la gouvernance intercommunale et la logique électorale aujourd’hui en vigueur au sein des intercommunalités. Enfin, il souhaite connaître les motivations qui pousseraient le Gouvernement à engager un tel projet sans qu’aucune concertation préalable, ni des citoyennes et citoyens, ni des élus des oppositions, n’ait été réalisée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3874</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>635</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Interrogations sur les VBMR face aux cyberattaques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3874. — 11 février 2025. — Mme Gisèle Lelouis interroge M. le ministre des armées sur les failles concernant les véhicules blindés multi-rôles (VBMR). Depuis la parution du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale en 2013 et dans le cadre du programme Scorpion visant à moderniser l’armement terrestre, la France remplace ses nombreux véhicules de l’avant blindés (VAB) au profit du VBMR. Ce remplacement, sans réelle augmentation des effectifs blindés, posait déjà la question d’une dispersion des modèles pour l’industrie quand la France n’en avait autrefois qu’un, évitant un « cauchemar logistique », alors qu’il est connu que la haute intensité se joue aussi sur la masse (car il faut du nombre pour contrôler une zone, ce qu’une armée d’échantillons, même la plus sophistiquée, ne peut faire) avec des modèles « bon marché » rapides à produire, d’excellentes capacités tout-terrains, etc., même si l’indispensable capacité de projection « des gabarits SNCF » est assurée. Ces derniers véhicules blindés multi-rôles, incarnés par les Griffon et les Serval, sont de véritables laboratoires technologiques, avec de grandes capacités, démontrant le savoir-faire de l’industrie française. Coûtant donc le double d’un VAB, ils sont en train de devenir la colonne vertébrale de l’armée de terre française, malgré certains retards de livraison. Sur les 1 872 VBMR Griffon prévus en 2019 pour l’horizon 2030, 575 ont bien été livrés en 2024 et 208 VBMR-L Serval sur 978. Ces blindés assurent ainsi les fonctions de protection balistique, le transport, la communication et l’observation sur le terrain. Cependant, au cours de l’entraînement interarmées de cyberdéfense (DEFNET) organisé du 18 au 29 mars 2024, un militaire est parvenu à mettre en panne un véhicule blindé multi-rôle Griffon. En effet, à l’aide d’un télémètre développé par l’armée, le militaire est parvenu à perturber le système informatique du véhicule, le forçant à freiner et le mettant momentanément hors de combat. Plus encore, les dégâts causés au véhicule par l’appareil peuvent compromettre le réseau de communication. L’impact de cet incident ne doit pas être négligé. En effet, le véhicule blindé multi-rôle Griffon se décline en plusieurs modèles. Il joue donc des rôles clefs dans de nombreux secteurs tels que le transport de troupes (Griffon VTT), l’observation de l’artillerie (Griffon VOA), le commandement (Griffon VPC) et les opérations médicales (Griffon SAN), etc. La mise hors combat de ces véhicules à la suite d’une cyberattaque en fait une cible facile pour l’adversaire et la compromission du réseau de communication qui en découle fragilise grandement l’intégrité de tout le réseau de communication de l’armée française. Cet évènement met également en lumière la portée informationnelle de telles attaques. En effet, la diffusion d’images des véhicules immobilisés à la suite de cyberattaque au sein de l’espace médiatique peut saper la confiance que portent les Français, y compris militaires, dans l’efficacité de l’armée. Ainsi, l’armée française doit être en mesure de répondre à ces éventuelles diffusions et pallier sa vulnérabilité actuelle aux cyberattaques tactiques. Il est également possible de questionner la portée globale de cette vulnérabilité aux cyberattaques. Celle-ci concerne-t-elle tous les types de véhicules blindés multi-rôles ? L’EBRC Jaguar, dont 60 exemplaires ont été réceptionnés sur les 300 prévus pour 2030, présente-t-il la même vulnérabilité au cyber ? Ce dernier présentait déjà un défaut avec sa tourelle T40, qui héberge deux missiles MMP sous blindage, dans un lanceur rétractable, avec deux autres munitions disponibles en soute, obligeant l’un des trois membres d’équipage ayant perdu à la courte paille, de s’exposer pour recharger, la menace cyber lui ajoutant un possible nouveau défaut. La stratégie politico-industrielle du tout technologique nécessite une adaptabilité et des ajustements nécessaires, malheureusement coûteux pour maintenir une opérabilité efficace des armées. Ainsi, dans la mesure où cette vulnérabilité s’étendrait à l’ensemble des modèles VBMR ou véhicules blindés reliés au réseau, cet évènement pose la question de la vulnérabilité et de la place des systèmes informatiques au sein des forces armées. La protection et l’intégrité de ces systèmes sont une nécessité absolue pour assurer le bon fonctionnement de l’armée de terre. Alors, faut-il revoir la place et l’importance des systèmes informatiques au sein des véhicules blindés, ou renforcer la sécurisation des systèmes informatiques de ceux-ci ? Si c’est le cas, Mme la députée demande à M. le ministre ce qu’il compte faire pour pallier la vulnérabilité des systèmes informatiques des VBMR face aux éventuelles cyberattaques, afin d’assurer l’efficacité de l’armée française. Par ailleurs, certaines questions se posent sur les blindés « remplacés » par les VBMR, à savoir les VAB. M. le ministre a annoncé l’envoi à l’étranger de « centaines de blindés » français d’occasion. Elle lui demande s’il ne serait pas aussi judicieux d’en garder en stock pour « faire masse », pallier d’éventuelles défaillances des VBMR, voire d’en équiper les unités élémentaires de réserve de l’armée de terre au vu des projets de croissance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3875</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>636</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frank Giletti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Présence croissante du secteur privé dans la sécurité des bases militaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3875. — 11 février 2025. — M. Frank Giletti interroge M. le ministre des armées à propos à propos de la privatisation croissante des missions normalement assurées par les forces armées, en particulier en ce qui concerne la gestion des accès et la sécurité des sites militaires. Aujourd’hui, la plus grande partie des sites militaires voient le contrôle de leurs accès assurés par des entreprises de sécurité privée. Il en est de même pour la question de la surveillance d’un nombre non négligeable de sites militaires. Rien ne semble inverser cette tendance de fond et l’on parle même, pour certains sites ou secteurs sensibles, d’une possibilité à terme d’armer les agents de sécurité privée. Il est devenu évident que le secteur privé se voit de plus en plus sollicité en raison du manque croissant d’effectifs militaires pour assumer ces missions cruciales. Cette tendance soulève pourtant des questions. Si la supervision, la formation et l’engagement des agents de sécurité privée est aujourd’hui encadrée, il n’en reste pas moins que les forces armées devraient être en capacité de s’occuper elles-mêmes des accès aux infrastructures militaires et de leur sécurité. Les risques potentiels liés à un désengagement complet de cette partie des activités militaires existent, avec des conséquences possibles sur la sécurité nationale. Même si on doit rester réaliste, le ministère se doit de faire face à ces défis et de maintenir un équilibre adéquat entre les partenariats avec le secteur privé et la préservation des missions fondamentales des forces armées. Dans cette perspective, M. le député demande à M. le ministre quelles sont les démarches et mesures prises pour garantir la préservation de la souveraineté nationale et la capacité des forces armées à assumer les fonctions qui les concernent dans ce cadre précis. Enfin, il souhaite savoir comment il compte maintenir l’équilibre susmentionné.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3876</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>637</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frank Giletti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Site Boréale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3876. — 11 février 2025. — M. Frank Giletti interroge M. le ministre des armées concernant le statut du site Boréale (bulletin officiel des armées), référencé par le site Légifrance, en « maintenance de longue durée » depuis 2019. Il y apparaît que le dernier bulletin officiel chronologique consultable sur le site Boréale a été publié le 7 juin 2019. Un lien propose de renvoyer les visiteurs du site Boréale vers une autre page permettant de consulter « les textes officiels, classé par mois et par année » postérieurs à cette date. Si cette solution peut paraître une alternative satisfaisante de prime abord, cela ne justifie pourtant pas que le site Boréale demeure en maintenance depuis bientôt cinq ans. De plus, si des améliorations ont pu avoir lieu depuis sa mise en place, l’onglet consultable sur le site du ministère des armées est loin d’être fonctionnel. En effet, celui-ci se présente comme un simple catalogue tandis qu’il s’est vu amputé de plusieurs fonctionnalités de recherche et de navigation. À l’image des failles présentées par la plupart des outils numériques des différents ministères, il apparaît d’autant plus invraisemblable que le ministère des armées, chargé d’assurer la sécurité des infrastructures sur le plan cyber et présentant de grandes ambitions sur le cyberespace, ne soit pas capable d’assurer au profit des citoyens le bon fonctionnement d’un site internet aussi basique et de répondre aux obligations mentionnées par le code des relations entre le public et l’administration. Dans cette perspective, il souhaiterait connaître les raisons qui empêchent le rétablissement de cette problématique et les mesures que compte urgemment mettre en place le Gouvernement pour remédier à cette situation inacceptable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3935</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>637</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Océane Godard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Rénovation du quartier Deflandre à Dijon pour les gendarmes et leurs familles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3935. — 11 février 2025. — Mme Océane Godard interroge M. le ministre des armées sur la situation alarmante des infrastructures du quartier Deflandre, qui accueille l’état-major de la région de gendarmerie Bourgogne-Franche-Comté à Dijon et regroupe plusieurs unités opérationnelles. Ce site, où travaillent 600 personnes et résident environ 1 030 personnes, souffre d’une vétusté préoccupante qui impacte directement les conditions de vie et de travail des gendarmes et de leurs familles. Construit en 1973-1974, ce quartier n’a bénéficié d’aucune opération majeure de rénovation depuis son édification. Les besoins en réhabilitation ont pourtant été identifiés dès 2009, mais les tensions budgétaires ont conduit à l’absence de concrétisation, hormis des opérations d’entretien ponctuelles et correctives. L’état des infrastructures est aujourd’hui critique : absence d’isolation thermique et phonique, dysfonctionnements récurrents du chauffage et de la distribution d’eau chaude sanitaire, infiltrations d’eau, état de délabrement avancé des salles de bain et cuisines, installations électriques défaillantes et risques structurels nécessitant un contrôle des balcons. L’hiver dernier, jusqu’à 50 % des logements ont été privés de chauffage pendant plusieurs jours et récemment, en octobre 2024, 78 familles ont encore été touchées par des pannes. De plus, entre août et octobre 2024, 250 logements ont subi des coupures d’eau chaude hors période hivernale, révélant une dégradation supplémentaire du réseau. Cette situation est particulièrement préoccupante pour les familles avec de jeunes enfants, qui vivent dans des conditions précaires indignes du statut des personnels engagés pour la sécurité du territoire. Un projet ambitieux de restructuration avait été annoncé pour répondre à ces besoins. Il prévoyait notamment la construction d’un nouveau bâtiment de service et la rénovation des logements. Cependant, faute de financements, seule la construction du bâtiment de service a été maintenue (travaux débutés en décembre 2024), tandis que la réhabilitation des logements a été abandonnée en décembre 2023, laissant les familles dans une situation d’incompréhension et de frustration. Cette annulation a suscité une vive émotion, illustrée par de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et dans la presse locale. Elle lui demande quelles mesures concrètes il entend prendre pour répondre à cette urgence et assurer aux gendarmes et à leurs familles des conditions de vie dignes. Elle souhaite savoir si des financements supplémentaires pourraient être mobilisés pour garantir la pérennité et la modernisation des infrastructures du quartier Deflandre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3942</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>638</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Dufosset</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Attribution par l’armée d’un marché à un acteur potentiellement malgache
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3942. — 11 février 2025. — M. Alexandre Dufosset interroge M. le ministre des armées sur l’attribution à la société Paul Boyé Technologies, le 20 février 2024, à l’issue d’une procédure d’appel d’offres, d’un important marché d’habillement au profit du personnel militaire des armées. Après des années de service, le groupement Marck et Balsan / Abilis n’est donc plus fournisseur du ministère pour ce marché et devra fermer son usine de Calais, dans les Hauts-de-France. Dans son communiqué, le ministère des armées prétend que ce nouveau contrat « contribue au maintien du savoir-faire industriel français », dans la mesure où le nouveau titulaire « s’est engagé à ce que 90 % de la valeur ajoutée et une partie de la production » dudit contrat « soient réalisés en France ». Mais des zones d’ombre subsistent. La question se pose sur ce que recouvrent les « 90 % » mentionnés par le ministère et ce qu’il entend par « valeur ajoutée » ou par « une partie de la production ». Au contraire, un certain nombre d’informations conduisent à craindre que ladite production soit réalisée, non en France par des salariés français, mais à Madagascar, par des salariés malgaches. En effet, dans ce pays, la société-mère de la société Paul Boyé Technologies possède deux filiales de droit local, Tecma (propriétaire à 99 %) et Paul Boyé Industries (propriétaire à 16 %), ainsi que ses deux principaux sites de production, l’un à Antananarivo, l’autre à Itaosy, lesquels emploient plusieurs centaines de personnes. Si les vêtements commandés par les armées françaises devaient être fabriqués dans un pays situé à 9 000 km de la France, non seulement un fournisseur de facto étranger aura été préféré à un fournisseur national, mais les biens produits à Madagascar devront être acheminés sur le territoire national au prix d’un bilan carbone désastreux, alors que le ministère des armées, dans le même communiqué, annonçait « la création d’une filière industrielle française de recyclage des effets d’habillement des armées », confortant ainsi sa politique de durabilité et de protection de la nature. Il souhaite donc savoir quelle part mesurable du temps de travail « fournisseur » nécessaire à l’exécution de ce contrat sera bel et bien réalisée sur le sol français, permettant ainsi d’y soutenir l’emploi, sans que cela nuise collatéralement à l’environnement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3944</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>638</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jocelyn Dessigny</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Fermeture de l’usine de fabrication d’uniformes militaires français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3944. — 11 février 2025. — M. Jocelyn Dessigny attire l’attention de M. le ministre des armées sur la fermeture d’une usine de fabrication d’uniformes militaires français à Calais, après la perte d’un contrat avec l’armée : les uniformes militaires seraient désormais fabriqués à Madagascar, battant en brèche le principe du made in France défendu becs et ongles par les entrepreneurs français. En effet, depuis 25 ans, l’armée française s’habillait dans un atelier textile de l’entreprise Marck et Balsan à Calais qui proposait une confection 100 % made in France. Mais en décembre 2024, l’entreprise a paradoxalement perdu l’appel d’offres de l’armée française pour les quatre prochaines années si bien que la direction de l’entreprise calaisienne a donc décidé de fermer le site de production de Calais qui emploie 65 salariés, le marché représentant la quasi-totalité de la production du site calaisien de l’entreprise. Au désastre industriel local s’ajoute un désastre social et commercial au regard de tous les emplois salariaux et autres induits par les 65 emplois d’origine. Enfin, les salariés de l’entreprise calaisienne étant majoritairement des femmes aux carrières longues dans un domaine de luxe, à la perte d’un savoir-faire français s’ajoute une aggravation du principe d’égalité salariale hommes-femmes. M. le député demande à M. le ministre de porter une attention toute particulière sur le fait que l’appel d’offres ait été paradoxalement remporté par un concurrent français qui fabrique à Madagascar. Il lui demande comment il est possible de neutraliser en amont ces appels d’offres aux effets pervers, comment éviter cette aggravation de l’égalité salariale hommes-femmes et comment éviter cette fuite hors de France d’une stratégie industrielle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4012</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>638</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jocelyn Dessigny</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Agression de la RDC par les miliciens du groupe M23
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4012. — 11 février 2025. — M. Jocelyn Dessigny attire l’attention de M. le ministre des armées sur la situation en République démocratique du Congo (RDC). En effet, depuis plusieurs mois, la RDC est le théâtre d’un conflit dévastateur, marqué par l’offensive du groupe armé M23, largement soutenu par le Rwanda selon de nombreux rapports internationaux. Cette situation constitue une violation manifeste de la souveraineté congolaise et entraîne une crise humanitaire d’une ampleur dramatique, avec des millions de déplacés et des exactions de grande ampleur. Or face à l’agression de l’Ukraine par la Russie, la France et ses partenaires européens ont réagi avec célérité et fermeté, en mobilisant des moyens diplomatiques, militaires et financiers d’une ampleur sans précédent. Pourtant, lorsque la RDC subit une invasion de son territoire par des milices appuyées par un État voisin, la réaction de la communauté internationale, y notamment celle de la France, apparaît bien timide. Comment le Gouvernement justifie-t-il cette différence de traitement entre ces deux crises, alors même que les principes de souveraineté et d’intégrité territoriale sont en jeu dans les deux cas ? Quelles mesures concrètes la France compte-t-elle prendre pour condamner cette agression, soutenir la RDC et œuvrer à une résolution définitive du conflit ? Enfin, au regard de cette apparente asymétrie des réactions face aux violations du droit international, comment la France peut-elle espérer préserver la cohérence et la crédibilité de son engagement diplomatique et militaire dans cette région de l’Afrique ? Il lui demande de porter une attention toute particulière sur ce risque d’embrasement de cette région de l’Afrique et de s’interroger sur l’attitude française à géométrie variable qui justifierait la décision de plusieurs États africains de rompre leurs accords militaires avec la France. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4055</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>639</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Santé mentale au sein des forces armées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4055. — 11 février 2025. — Mme Anna Pic appelle l’attention de M. le ministre des armées sur la politique de santé mentale au sein des forces armées. La santé mentale et les troubles psychiques constituent un enjeu de société et de santé publique majeur en France. 13 millions de Français sont touchés par un problème de santé mentale et 64 % des Français déclarent avoir déjà ressenti un trouble ou une souffrance qui y était liée. C’est la raison pour laquelle le sujet a été érigé grande cause nationale pour l’année 2025. À l’image de la société, cette problématique est également prégnante au sein des corps d’armée et ne concerne pas uniquement les militaires souffrant de troubles post-traumatiques à la suite d’un retour d’opération. À titre d’exemple, le 27 septembre 2024, un militaire participant à l’opération sentinelle mettait fin à ses jours, avec son arme de service et au sein même de sa caserne. Les raisons poussant ces militaires à commettre de tels actes sont multiples et complexes : pressions inhérentes à la fonction, traumatismes liés à des évènements vécus en mission, harcèlement au sein de l’unité, ou bien encore des problèmes personnels indépendants de leur fonction. Si des dispositions existent pour les militaires déployés en opération extérieure, la santé mentale peut également être fragilisée au sein même des casernes, soulignant la nécessité d’une prise en charge globale et continue. Dès lors, il apparaît nécessaire d’améliorer l’anticipation et le repérage des militaires en détresse psychologique, pour une prise en charge précoce et efficace. Une des solutions pourrait notamment être la formation de l’ensemble de la chaîne de commandement à la détection des signes précurseurs et à l’orientation vers des services compétents. Alors que la santé mentale a été décrétée grand cause nationale 2025, elle souhaiterait savoir quelles sont les intentions du ministre des armées pour garantir à chaque militaire qui le souhaite, un suivi psychologique adapté, accessible et confidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3899</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>639</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Protection de l’enfance - Aide sociale à l’enfance Nord
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3899. — 11 février 2025. — M. Matthieu Marchio alerte Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la situation alarmante de la protection de l’enfance dans le département du Nord. Le 6 février 2025, plus de 1 300 travailleurs sociaux se sont rassemblés devant le siège du conseil départemental à Lille pour dénoncer le manque criant de moyens alloués à l’aide sociale à l’enfance (ASE). Actuellement, près de 200 enfants, pourtant reconnus en danger par des décisions judiciaires, demeurent sans solution de placement faute de places disponibles en foyers ou en familles d’accueil. Cette situation est d’autant plus préoccupante que le président du département a récemment été auditionné par la commission d’enquête parlementaire sur les manquements des politiques publiques de protection de l’enfance. Lors de cette audition, il a souligné les vulnérabilités spécifiques du Nord, tout en sollicitant une aide de 50 millions d’euros de l’État pour pallier ces insuffisances. Face à cette situation dramatique, il a choisi le mépris et la brutalité verbale en prenant à partie les travailleurs sociaux avec des propos inqualifiables témoignant d’un dédain absolu pour les professionnels qui, malgré l’absence de moyens, continuent de protéger les enfants en danger. Lors de son audition devant la commission d’enquête parlementaire, il a persisté dans cette posture, minimisant les dysfonctionnements pourtant avérés et refusant d’admettre l’ampleur du drame humain qui se joue dans son département. Plutôt que d’assumer ses responsabilités, il s’est contenté d’accuser l’État tout en imposant lui-même des coupes budgétaires de 3 millions d’euros dans la prévention spécialisée, menaçant la suppression de 60 postes d’éducateurs de rue. Ces professionnels jouent pourtant un rôle essentiel auprès des jeunes des quartiers prioritaires, en prévenant notamment le décrochage scolaire et la délinquance. Face à ces constats, il lui demande donc quelles mesures elle entend prendre pour garantir la protection effective des enfants en danger dans le Nord en assurant leur placement conforme aux décisions judiciaires, soutenir financièrement le département afin de remédier aux carences actuelles de l’ASE, préserver les actions de prévention spécialisée, en maintenant les financements nécessaires au maintien des postes d’éducateurs de rue. Il est en effet impératif d’agir rapidement pour assurer la sécurité et le bien-être des enfants concernés et pour soutenir les professionnels dévoués qui œuvrent quotidiennement à leur protection.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3985</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>640</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Cécile Violland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Application de la loi 11 février 2005
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3985. — 11 février 2025. — Mme Anne-Cécile Violland appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur le sujet des vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. S’il s’agit d’une des grandes lois de la République, son anniversaire met en lumière qu’elle n’a pas eu tous les effets escomptés. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la cité et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis : la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création de la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie en 2020. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la branche autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé par le Collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique, etc.) n’est toujours pas une réalité. L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie des personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3986</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>640</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain David</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Calcul du montant de la retraite des personnes en invalidité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3986. — 11 février 2025. — M. Alain David attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur l’injustice du mode de calcul de la retraite appliqué aux personnes en situation d’invalidité. Actuellement, le montant de la retraite de ces personnes est déterminé sur la base des 25 meilleures années, identique au calcul appliqué aux personnes ayant eu une carrière complète. Cette méthode de calcul désavantage toutefois les personnes dont la carrière a été brutalement interrompue par une invalidité et qui ne peuvent donc compter que sur leur début de carrière, souvent marquée par des salaires plus modestes, proches du SMIC, ou encore des temps partiels, ce qui réduit significativement le montant de leur retraite. Pour corriger cette inégalité, il serait pertinent de réévaluer le mode de calcul de la retraite pour les personnes en situation d’invalidité en prenant en compte les meilleures années de leur carrière avant l’interruption due à l’invalidité et en adaptant ce calcul au nombre d’années travaillées. Par exemple, pour une personne ayant travaillé pendant 20 ans, les 11 meilleures années pourraient être retenues, permettant ainsi d’établir un montant de retraite plus équitable par rapport aux personnes ayant une carrière complète. Ce mode de calcul proportionnel viserait à refléter le ratio appliqué aux carrières complètes, où les 25 meilleures années sont prises en compte sur les 43 années nécessaires pour une carrière complète d’ici 2035. Par ailleurs, les besoins de santé des personnes en situation d’invalidité sont souvent accrus au moment de la retraite et augmentent avec l’âge. Il est donc crucial d’améliorer le montant de leur retraite afin de leur garantir une meilleure qualité de vie et un accès adéquat aux soins dont elles ont besoin. Il lui demande donc si elle envisage une révision du mode de calcul de la retraite pour les personnes en situation d’invalidité afin de mieux prendre en compte leur parcours professionnel et de garantir une retraite plus juste et adaptée à leurs besoins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3987</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>641</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Éligibilité d’équipements pour personnes âgées et handicapées MaPrimeAdapt
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3987. — 11 février 2025. — M. Pierrick Courbon appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur une situation préoccupante concernant la prise en charge des aménagements de logements destinés aux seniors et aux personnes en situation de handicap. Ces aménagements, essentiels pour permettre le maintien à domicile, ne sont malheureusement pas systématiquement pris en compte par la prime Adapt’, et ce, malgré leur rôle crucial dans la facilitation de l’autonomie et la réduction des risques d’accidents domestiques. En effet, les mécanismes de cuisine, salle de bains, baignoire à porte, dressing accessibles, conçus pour répondre aux besoins spécifiques des personnes âgées et handicapées, ne sont pas toujours éligibles à cette aide, selon les décisions des antennes locales de l’Agence nationale de l’habitat (Anah). Cette disparité de traitement entre les départements et l’absence de liste exhaustive des produits pris en charge ou non dans les textes de loi récents créent une situation d’inégalité et de confusion pour les bénéficiaires potentiels. Il est important de souligner qu’au lancement de MaprimeAdapt’, des aménagements tels que les mécanismes de cuisines adaptées, les salles de bain accessibles, les dressings adaptés et les WC réglables en hauteur figuraient explicitement dans la liste des travaux éligibles. Aujourd’hui, cette liste a été remplacée par des mentions vagues, ce qui ne permet plus de savoir clairement quels dispositifs sont pris en charge. Cette évolution rend les démarches plus complexes pour les bénéficiaires et les professionnels, tout en excluant des solutions pourtant essentielles pour l’autonomie des personnes concernées. Pourtant, ces dispositifs représentent une solution concrète pour améliorer la qualité de vie des personnes concernées et répondre à un enjeu de société majeur. Avec une augmentation prévue du nombre de seniors dans les prochaines années, avec un pic démographique prévu d’ici 10-15 ans, la France ne pourra pas compter uniquement sur des structures d’accueil, souvent saturées. L’aménagement du logement doit donc devenir une priorité absolue pour permettre à chacun de vieillir dignement chez soi. Il lui demande donc quelles sont les intentions du Gouvernement afin d’harmoniser les pratiques entre départements et pour clarifier les textes et sécuriser professionnels et consommateurs désireux d’adapter leurs logements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3990</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>641</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Buchou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Loi du 11 février 2005
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3990. — 11 février 2025. — M. Stéphane Buchou attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Elle comprend deux dispositifs : la nécessaire compensation du handicap qui permet de prendre en compte l’ensemble des surcoûts induits par le handicap et l’obligation d’accessibilité de l’ensemble de la chaîne des déplacements. En 2025, la France compte 12 millions de personnes en situation de handicap. Or 20 ans après le vote de cette loi, des disparités au niveau de ces deux principes persistent : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre et l’accessibilité universelle n’est toujours pas une réalité. Aussi, il l’interroge sur la possibilité de prendre des mesures complémentaires afin d’atteindre les objectifs fixés par la loi de 2005.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3991</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>641</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Manon Meunier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Loi du 11 février 2005 - Bilan
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3991. — 11 février 2025. — Mme Manon Meunier appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, au sujet des vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. S’il s’agit d’une des grandes lois de la République, son anniversaire met en lumière qu’elle n’a pas eu tous les effets escomptés. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la cité et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis : la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création de la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie en 2020. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la branche autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé par le Collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique, etc.) n’est toujours pas une réalité. L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie des personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3992</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>642</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Mazaury</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Mettre en oeuvre la loi du 11 février 2005 sur le handicap - Accessibilité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3992. — 11 février 2025. — M. Laurent Mazaury attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, au sujet des vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. S’il s’agit d’une des grandes lois de la République, son anniversaire met en lumière qu’elle n’a pas eu tous les effets escomptés. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la cité et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis : la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création de la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie en 2020. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la branche autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé par le collectif handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique, etc.) n’est toujours pas une réalité. L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences du handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie des personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3995</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>643</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain David</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Prise en charge des transports liés à la vie sociale des résidents en FAM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3995. — 11 février 2025. — M. Alain David appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la problématique de la prise en charge des transports liés à la vie sociale des personnes en situation de handicap, bénéficiant d’une place en foyer d’accueil médicalisé (FAM). Actuellement, ces personnes peuvent bénéficier d’une prise en charge partielle de ces frais de transport dans le cadre de la prestation de compensation du handicap (PCH). Cependant, cette prise en charge se révèle souvent insuffisante. Pourtant, ces déplacements, tels que les visites familiales, les activités sociales et culturelles ou encore les loisirs, sont essentiels à leur bien-être et à leur équilibre psychologique et social. Ces transports représentent un élément clé de l’inclusion sociale et de l’amélioration de la qualité de vie de ces personnes, pour lesquelles la mobilité est souvent limitée par des contraintes physiques et financières. L’insuffisance de la prise en charge des transports hors soins médicaux génère une inégalité d’accès à la vie sociale pour les résidents des FAM. De plus, cette situation place une charge supplémentaire sur les familles, qui doivent souvent supporter les frais et les contraintes liés aux déplacements, rendant leur organisation quotidienne encore plus difficile. En conséquence, il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage une révision des dispositifs en place afin d’améliorer la prise en charge des transports liés à la vie sociale pour les personnes en situation de handicap résidant en FAM et ainsi contribuer à une meilleure inclusion sociale des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3998</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>643</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Belouassa-Cherifi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3998. — 11 février 2025. — Mme Anaïs Belouassa-Cherifi attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap sur les vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. S’il s’agit d’une des grandes lois de la République, son anniversaire met en lumière qu’elle n’a pas eu tous les effets escomptés. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la cité et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis : la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création de la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie en 2020. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la branche Autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé par le Collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique etc.) n’est toujours pas une réalité. L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie des personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. La Fondation pour le logement des défavorisés a indiqué dans son rapport annuel que seuls 6 % des logements sociaux sont à la fois accessibles et adaptés aux personnes handicapées. La loi Elan de 2018 a aggravé la situation en limitant à 20 % l’obligation de logements neufs accessibles. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle elles doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3999</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>644</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>20 ans de la loi du 11 février 2005
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3999. — 11 février 2025. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. S’il s’agit d’une des grandes lois de la République, son anniversaire met en lumière qu’elle n’a pas eu tous les effets escomptés. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la cité et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis : la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création de la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie en 2020. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la branche Autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé par le Collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique etc.) n’est toujours pas une réalité. L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie des personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3857</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>644</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Baubry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Crise multifactorielle des artisans boulangers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3857. — 11 février 2025. — M. Romain Baubry appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur un sujet qui touche tous les Français : la crise des artisans boulangers. La crise de la boulangerie artisanale est multifactorielle. Le premier problème est d’ordre économique : les boulangers ont été frappés de plein fouet par la hausse du prix de l’électricité consécutive à la guerre en Ukraine et la hausse du prix des matières premières comme le beurre. Dans un secteur en tension, ces difficultés sont venues compromettre un équilibre déjà fragile. Des milliers d’artisans boulangers ont dû mettre la clé sous la porte ; beaucoup luttent toujours pour rétablir leur situation financière. En un an, le prix du beurre a augmenté de 92 % pour atteindre 8 180 euros la tonne en septembre 2024. Pour maintenir leur marge ou simplement rester à l’équilibre, les artisans boulangers n’ont par conséquent d’autre choix que d’augmenter leur prix, ce qui pèse sur leur attractivité. À cela s’ajoute la concurrence de certaines chaînes qui, grâce à des économies d’échelle, peuvent pratiquer des prix plus avantageux et attirer de nouveaux clients. Une troisième raison est d’ordre social et culturel : le manque d’attractivité du métier. Le pain a beau être au cœur des pratiques alimentaires de la culture française, au point d’être inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO, les artisans boulangers ont du mal à recruter et fidéliser leurs employés, en raison notamment de la faiblesse des salaires et de la pénibilité des tâches à accomplir. Les statistiques montrent que de nombreux apprentis ou repreneurs jettent l’éponge au bout de quelques années, voire quelques mois. Il souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement compte mettre en place pour aider les artisans boulangers à traverser les difficultés structurelles et conjoncturelles qui frappent leur profession.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4081</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>645</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Bonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Pouvoir d’achat des micro-entrepreneurs de la Loire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4081. — 11 février 2025. — Mme Sylvie Bonnet appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur les vives inquiétudes des micro-entrepreneurs de la Loire. Jusqu’à maintenant, les micro-entrepreneurs bénéficient de la franchise en base de TVA, leur permettant de ne pas facturer cette taxe tant qu’ils restent sous un certain chiffre d’affaires : 85 000 euros pour les commerçants et 37 500 euros pour les prestataires de services et professions libérales. Cependant, à partir du 1er mars 2025, 250 000 micro-entreprises, jusqu’à maintenant exonérées, devront facturer et reverser la TVA à l’État. En effet, le projet de loi de finances pour 2025 - sur lequel le Gouvernement de M. François Bayrou a engagé sa responsabilité le 3 février 2025 - fixe un nouveau seuil unique d’exemption de TVA, établi à 25 000 euros à compter du 1er mars 2025. Les micro-entrepreneurs de la Loire déplorent cette décision qui va avoir un impact considérable sur la viabilité de leur activité. Faute de pouvoir augmenter leurs tarifs dans le contexte actuel de crise du pouvoir d’achat, ce sont leurs revenus qui vont diminuer brutalement. Elle souhaite par conséquent connaître les mesures correctives envisagées par le Gouvernement pour protéger le pouvoir d’achat des micro-entrepreneurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3860</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>645</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur et Français de l’étranger</ministreJO><Objet>Augmentation des droits de douane américains contre la France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3860. — 11 février 2025. — M. Vincent Rolland attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger, sur l’éventuelle augmentation des droits de douane américains contre la France. Dès sa prise de fonction, le président Donald Trump a confirmé sa volonté de renforcer les droits de douane américains contre l’Union européenne. En cause selon lui, les insuffisantes importations du Vieux Continent en voitures et produits agricoles. Avec un déficit commercial situé autour de 150 milliards d’euros, bien loin des 350 milliards évoqués par le président Trump, les USA envisageraient de rétablir les droits de douane sur l’acier et l’aluminium et seraient également tentés de procéder à une augmentation générale de 10 % sur les importations. Une politique protectionniste dont les répercutions pourraient être désastreuses pour l’économie et les emplois français. Une telle hausse ferait chuter les exportations de la France vers les États-Unis d’Amérique et impliquerait indéniablement des fermetures de sites. L’économie française ne peut se permettre de subir ces menaces entre pays amis sans réagir. C’est la raison pour laquelle il lui demande ce que compte mettre en œuvre le Gouvernement pour éviter que ces menaces se concrétisent et à défaut, quelle stratégie il compte mettre en œuvre afin de limiter ses impacts via une coordination des pays européens visant à protéger les intérêts nationaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3828</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>645</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Festival - Demande de clarification de gestion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3828. — 11 février 2025. — Mme Sandra Delannoy interroge Mme la ministre de la culture sur le rapport de la chambre régionale des comptes des Hauts-de-France datant de 2022 concernant une association créée en 2009 afin de développer des activités liées aux arts de la scène et du spectacle vivant et notamment le festival précédemment organisé par la communauté d’agglomération Maubeuge Val de Sambre et la commune de Maubeuge elle-même. Pour mener à bien ses activités, elle emploie six salariés permanents, a recours à des intermittents du spectacle et à de nombreux bénévoles. Elle dispose d’un budget annuel moyen de 3,3 millions d’euros. Un peu plus de la moitié de ses recettes proviennent de subventions, principalement apportées par la communauté urbaine de Dunkerque, la région Hauts-de-France, la communauté d’agglomération Maubeuge Val de Sambre, le département du Nord et la commune d’Aulnoye-Aymeries. Elle dispose également de ressources propres issues des recettes de billetterie pour le festival local, ainsi que des ventes de boissons et divers objets publicitaires. La situation financière de l’association est satisfaisante. Elle est parvenue à absorber les déficits antérieurs, grâce à des reports à nouveau positifs à compter de 2019. Malgré deux exercices très impactés par la crise sanitaire en 2020 et 2021, l’association a réussi à minorer ses dépenses et à négocier en partie le maintien de subventions 2020 contre l’engagement d’actions futures. Ces mesures, combinées aux dispositifs d’aides de l’État, lui ont permis de préserver son équilibre financier. Néanmoins, ce rapport fait état de nombreux manquements comme des procès-verbaux d’assemblées générales peu précis ou inexistants, de même pour les rapports d’activité annuels ; des fournisseurs n’étant pas payés sous 30 jours alors même que l’association se doit d’appliquer les dispositions du code de la commande publique en vertu de l’article L. 1211-1 sur la qualité du pouvoir adjudicateur ; ou encore des quorums d’assemblée générales non atteints. Ces irrégularités et les recommandations idoines avaient déjà été formulées par la chambre lors de son précédent contrôle. Cela n’a visiblement pas entraîné une correction de ces manquements. Mme la députée demande donc à Mme la ministre ce qu’elle envisage de faire dans ce cas précis, dans la mesure où tout est connu : le financement, les irrégularités, les recommandations de corrections, que celles-ci ont été transmises à qui de droit et que cela n’a eu aucun effet. Quelle est donc la prochaine étape pour que le clair soit fait et les lois appliquées dans la gestion de cette association ? Elle souhaite savoir si elle peut demander un nouveau contrôle de la chambre régionale des comptes des Hauts-de-France ainsi que la publication des retombées économiques de cette association en 2024 afin de s’assurer qu’en plus de respecter le cadre légal, celle-ci soit vecteur d’activité économique directe et indirecte pour le territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3972</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>646</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Bothorel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Redevance copie privée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3972. — 11 février 2025. — M. Éric Bothorel attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’article 20 de la loi n° 2021-1485 du 15 novembre 2021 visant à réduire l’empreinte environnementale du numérique en France, dite « loi REEN », qui précise dans son second alinéa que « le Gouvernement remet également au Parlement, au plus tard le 31 décembre 2022, une étude des impacts économiques de la rémunération pour copie privée, en particulier sur les supports d’enregistrement d’occasion au sens de l’article L. 321-1 du Code de commerce. Cette étude formule des scénarii d’évolution possible de cette rémunération ». M. le député demande quand le Gouvernement remettra cette étude au Parlement, alors que deux ans sont passés depuis l’échéance initialement fixée. Au-delà, il s’étonne de la faible participation des représentants des ministres aux réunions de la commission pour la rémunération de la copie privée. En effet, l’article L311-5 du code de la propriété intellectuelle précise que « Trois représentants des ministres chargés de la culture, de l’industrie et de la consommation participent aux travaux de la commission, avec voix consultative. ». Or les comptes rendus des séances font trop rarement état de la présence de ces représentants. Par conséquent, il souhaite savoir si les trois ministères concernés entendent davantage s’investir dans cette commission.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3997</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>646</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Sous-titres pour les sourds et malentendants (OCAP) dans les cinémas français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3997. — 11 février 2025. — Mme Colette Capdevielle attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur le manque d’accessibilité des salles de cinéma pour les personnes sourdes et malentendantes. La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » impose l’accessibilité des établissements recevant du public aux personnes en situation de handicap. En outre, le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) a mis en place des aides pour accompagner la mise en accessibilité des œuvres, notamment par le soutien à la réalisation de fichiers de sous-titrage pour les sourds ou malentendants. Néanmoins, malgré ces dispositions, la diffusion en salles de films français avec des sous-titres spécifiques pour sourds et malentendants (OCAP) reste limitée et demeure à l’initiative des cinémas. Par exemple, à Bayonne, le cinéma l’Atalante a pris cette initiative mais ne propose qu’une ou deux projections hebdomadaires de films sous-titrés, souvent l’après-midi, ce qui les réserve essentiellement à un public de retraités. Ceci restreint l’accès pour une partie du public. L’état de fait engendre une exclusion culturelle pour de nombreux citoyens et citoyennes en situation de handicap, contraire aux principes de la République. Mme la déptée souhaite donc savoir si Mme la ministre envisagerait d’instaurer une obligation pour les cinémas de projeter les films français avec des sous-titres OCAP, en appliquant cette obligation à une proportion conséquente de séances hebdomadaires ou à une part définie des films projetés en soirée, en concertation avec les distributeurs, afin de garantir une transition harmonieuse et une véritable inclusion culturelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4078</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>647</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Abaissement du seuil de franchise en base de TVA pour les auteurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4078. — 11 février 2025. — Mme Sophie Blanc alerte Mme la ministre de la culture sur les conséquences désastreuses que l’abaissement du seuil de franchise en base de TVA fera peser sur les auteurs français et, par extension, sur la vitalité de la littérature nationale. L’article 49.3 de la Constitution a une nouvelle fois été utilisé pour imposer, sans véritable débat parlementaire, une réforme lourde de conséquences : l’abaissement du seuil de franchise en base de TVA à 25 000 euros. Ce nivellement arbitraire efface d’un trait les spécificités des différentes professions, notamment celles des écrivains, qui bénéficiaient jusqu’alors d’une franchise plus élevée, fixée à 47 700 euros en 2024. Cette exception n’était pas un privilège, mais la reconnaissance d’une réalité économique bien particulière : celle d’une profession marquée par des revenus aléatoires, différés et souvent précaires. Derrière l’image romantique de l’auteur isolé dans sa tour d’ivoire, il y a une réalité économique implacable. Contrairement à d’autres professions indépendantes, l’écrivain ne perçoit pas de revenus immédiats pour son travail : il écrit parfois durant des mois, voire des années, sans toucher un centime, avant que son œuvre ne soit éditée et, si le succès le permet, exploitée sur plusieurs années sous forme de droits d’auteur fluctuants. Cette temporalité particulière rend l’imposition de la TVA d’autant plus problématique : elle contraindra de nombreux écrivains à gonfler artificiellement leurs tarifs pour absorber la taxe, au risque de dissuader éditeurs et lecteurs. Déjà précarisés, nombre d’auteurs verront leur situation s’aggraver. Selon la Société des gens de lettres (SGDL), 41 % des écrivains perçoivent un revenu annuel inférieur au SMIC et une grande partie d’entre eux exerce une autre activité pour subvenir à leurs besoins. Ce coup porté au monde littéraire n’est pas seulement une question de fiscalité. C’est une atteinte directe à la diversité culturelle et à la pérennité de la création littéraire en France. En affaiblissant les écrivains, c’est l’ensemble du secteur du livre qui vacille : les éditeurs verront leurs relations contractuelles complexifiées, les libraires seront confrontés à une offre éditoriale de plus en plus formatée et, in fine, les lecteurs eux-mêmes subiront un appauvrissement de l’offre littéraire. À l’heure où la littérature française doit se défendre contre l’hégémonie des grandes plateformes numériques et la standardisation de la production culturelle, le Gouvernement prend le parti inverse : non seulement il refuse de protéger ceux qui font vivre la langue et la culture françaises, mais il les fragilise davantage en alourdissant leur fardeau fiscal. Le Gouvernement a-t-il pleinement mesuré les effets délétères de cette réforme sur l’avenir du livre et de ses auteurs ? Elle lui demande donc les mesures qu’elle entende prendre pour préserver l’exception littéraire française et garantir que la réforme de la TVA ne soit pas, pour nombre d’écrivains, le dernier chapitre d’une carrière déjà difficile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3849</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>647</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Compensation du non-recouvrement des titres de perception
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3849. — 11 février 2025. — M. Mathieu Lefèvre interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur le recouvrement des titres de perception. Le seuil de recouvrement d’une créance d’une collectivité ou d’un établissement public local a été fixé à quinze euros au lieu de cinq euros par le décret n° 2017-509 du 7 avril 2017 modifiant l’article D. 1611-1 du code général des collectivités territoriales. Le relèvement de ce seuil entraîne un manque à gagner pour les communes qui font face à de nombreux petits montants impayés, comme le paiement de la restauration scolaire par exemple. En dépit des recours à des régies, du regroupement des créances lorsqu’elles sont répétitives et face à l’explosion du nombre d’impayés, M. e député demande à Mme la ministre si une compensation est envisagée par le Gouvernement pour soulager les trésoreries des communes et leur permettre de combler ce manque à gagner. De surcroît, il l’interroge sur la possibilité de revenir à un seuil de recouvrement à 5 euros, comme cela est le cas pour les établissements publics de santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4034</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>647</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Extension de la "prime Ségur" aux salariés du secteur sanitaire et social
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4034. — 11 février 2025. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur l’extension de la « prime Ségur » aux salariés du secteur sanitaire, social et médico-social. En effet, au début du mois d’août 2024, le gouvernement avait pris un arrêté visant à étendre un accord conclu dans le secteur sanitaire, social et médico-social à but non lucratif. Plus précisément, cet arrêté généralise à l’ensemble des salariés de ce secteur le bénéfice de la « prime Ségur », répondant ainsi à une attente forte pour des professions indispensables et éprouvantes, exercées majoritairement par des femmes. Cette mesure s’inscrit dans le prolongement de l’accord signé le 4 juin 2024 par les partenaires sociaux de la branche des activités sanitaires, sociales et médico-sociales privées à but non lucratif, accord ayant été agréé par un arrêté ministériel en date du 25 juin de la même année, signé par Mme Catherine Vautrin, ministre des solidarités. Cependant, force est de constater que cette revalorisation salariale ne bénéficie pas pleinement aux associations tutélaires, pourtant indispensables à la protection juridique des majeurs vulnérables. Lors des discussions sur le projet de loi de finances pour 2025, la ministre déléguée chargée de l’autonomie et du handicap, Mme Charlotte Parmentier-Lecocq, a expressément invité les sénateurs à rejeter l’amendement n° 1805, défendu par la sénatrice Annie Le Houérou lors de la séance publique du 22 janvier 2025 au Sénat, au motif d’une situation budgétaire défavorable ; les sénateurs ont suivi cette recommandation. Cet amendement visait pourtant à allouer aux associations tutélaires les crédits nécessaires afin de garantir le financement de la revalorisation salariale induite par le Ségur. De surcroît, cette dotation apparaît d’autant plus essentielle que, dès 2024, de nombreux départements ont signalé des difficultés à financer leur part de cette augmentation, mettant ainsi en péril l’équilibre économique des Services mandataires judiciaires à la protection des majeurs (MJPM). Or, conformément à l’article L. 314-6 du Code de l’action sociale et des familles, l’accord du 4 juin 2024 est juridiquement opposable aux financeurs des services MJPM, parmi lesquels figure l’État, en vertu de l’article L. 361-1 du dit code. En l’absence d’une correction budgétaire sur ce point, nombre d’employeurs risquent de se trouver dans une situation critique, n’ayant d’autre recours que l’engagement d’un contentieux long et coûteux contre les financeurs afin d’obtenir l’application de leurs droits. Aussi, il lui demande quelles mesures elle entend prendre afin de garantir le financement effectif de cette revalorisation pour les associations tutélaires et d’éviter ainsi une multiplication des contentieux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3833</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>648</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stella Dupont</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Déduction des cotisations de complémentaire santé des retraités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3833. — 11 février 2025. — Mme Stella Dupont interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’impossibilité pour les retraités de déduire de leur revenu imposable les cotisations versées au titre d’une assurance complémentaire santé. Actuellement, les salariés bénéficiant d’un contrat collectif obligatoire peuvent, sous certaines conditions, déduire de leur revenu imposable la part salariale des cotisations de complémentaire santé. En revanche, cette disposition ne s’applique pas aux retraités, qui doivent assumer seuls le coût croissant de leur couverture santé, leurs cotisations augmentant avec l’âge. Face à cette inégalité fiscale entre actifs et retraités, elle souhaite savoir s’il envisage de permettre aux retraités de déduire ces cotisations de leur revenu imposable afin de rétablir une plus grande équité sur ce point spécifique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3834</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>648</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frank Giletti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Hausse des tarifs des complémentaires santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3834. — 11 février 2025. — M. Frank Giletti alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la hausse démesurée des tarifs des complémentaires santé. À l’heure où, dans tous les secteurs, des millions de Français subissent les lourdes conséquences de l’épidémie de la hausse tarifaire, l’accès à des soins de qualité demeure essentiel. En effet, force est de constater que ces augmentations n’épargnent pas les tarifs des complémentaires santé, en augmentation constante et non contrôlée. Plus qu’inquiétante, cette évolution a des répercussions majeures sur la vie de nombreuses familles. En effet, elle rend l’accès aux soins de plus en plus difficile pour une partie de la population qui peine à joindre les deux bouts, laquelle se voit déjà lourdement impactée par l’augmentation du prix des énergies et la baisse de son pouvoir d’achat. Les primes d’assurance santé, nécessaires pour compléter la couverture de la sécurité sociale, deviennent un fardeau financier insoutenable pour un nombre exponentiel de Français. En conséquence, de plus en plus de citoyens se trouvent confrontés à un choix difficile et doivent souvent renoncer à souscrire une couverture complémentaire santé, afin de faire face à des dépenses courantes et mensuelles de plus en plus élevées. Cette situation met en péril la santé financière de nombreux foyers et génère un profond sentiment d’injustice. Par conséquence, il lui demande si le Gouvernement envisage des mesures urgentes pour protéger la santé des Français sans sacrifier leur porte-monnaie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3842</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>649</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Ballard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Fraudes au faux conseillers bancaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3842. — 11 février 2025. — M. Philippe Ballard interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la politique qu’il compte mener en matière de lutte contre les fraudes aux faux conseillers bancaires. Ce type de fraude est en forte hausse depuis quelques mois, avec 500 appels en 2024 et une hausse de 60 % par rapport à 2023 selon France Victime, et près de 50 parcours d’assistances relatifs à ces arnaques créés en moyenne par jour sur le site CyberMalveillance.gouv.fr. Néanmoins, malgré de nombreux moyens de prévention mis en place, la technicité employée face aux victimes démontre de nombreuses failles permettant encore à toujours plus de victimes de se faire piéger. L’une d’elle est l’usurpation de numéro de téléphone des banques de ces victimes. Cependant dans un arrêt de la Cour de cassation du 23 octobre 2024, la Cour a estimé que le fait pour une victime de se faire arnaquer par un faux conseiller qui a usurpé le numéro de sa banque, ne constitue pas une négligence grave de la victime et peut donc obliger la banque a indemniser la victime. Néanmoins, dans une grande partie des cas, les banques rejettent la faute sur les victimes et refusent de les indemniser malgré le caractère frauduleux avéré. C’est pourquoi il lui demande quelles sont les mesures prises afin de faciliter le recouvrement pour les banques des fonds subtilisés frauduleusement et le cas échant pour permettre aux victimes d’être indemnisées plus facilement par leurs banques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3856</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>649</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jorys Bovet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Augmentation du trafic de cigarettes en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3856. — 11 février 2025. — M. Jorys Bovet alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la forte augmentation du trafic de cigarettes en France. En France, 44 % de la consommation est importée de pays tiers. L’Hexagone obtient la première place de la consommation illégale de cigarette avec 16,8 milliards de cigarettes illégales consommées en 2023 (ce qui représente près de la moitié des volumes illégaux de l’Union européenne). Ce trafic a des répercussions dramatiques pour les 23 000 buralistes français, mais également fiscale avec une perte de 7 milliards d’euros de recettes pour le pays. Ce commerce illicite alimente des réseaux criminels mais accroît également l’insécurité des rues avec une multiplication des points de contrebande dans l’espace public. En juillet 2023, une loi visant à donner aux douanes les moyens de faire face aux nouvelles menaces a été adoptée à l’Assemblée nationale. Or, pour le moment, aucune amélioration de la situation n’a été constatée. Face à l’urgence de la situation, il souhaite savoir si des mesures seront prochainement prises pour renforcer la lutte contre ce trafic et ainsi améliorer la surveillance et le contrôle des points de vente de cigarettes en France, dans le cadre du projet de loi de finances et du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3861</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>649</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Lutte contre les pratiques déloyales des plateformes chinoises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3861. — 11 février 2025. — Mme Lise Magnier appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les pratiques dangereuses et déloyales des plateformes asiatiques, comme Shein et Temu, qui menacent gravement l’écosystème du commerce français et européen. Selon Philippe Wahl, président directeur général de La Poste, Temu et Shein représentent désormais 22 % des colis acheminés par l’entreprise sur le territoire national, contre moins de 5 % il y a cinq ans. Shein et Temu figurent ainsi parmi les 10 sites commerçants les plus visités en France et comptent plusieurs millions de clients, dépassant ainsi les acteurs français établis. Après son lancement en France en avril 2023, Temu a multiplié ses ventes par six en six mois. De son côté, Shein est désormais le site e-commerce le plus populaire dans la mode féminine en France, avec plus de 20 % de parts de marché, devant tous les leaders européens et mondiaux. Or ces nouveaux acteurs font peser une réelle menace sur l’ensemble du tissu commercial français et européen. Cette menace est d’autant plus inquiétante que ces groupes s’appuient sur des financements considérables, y compris étatiques, qui créent des distorsions de concurrence impossibles à résorber. Ces pratiques soulignent que les enjeux dépassent les simples considérations économiques. Par ailleurs, ces acteurs ne respectent pas les réglementations en vigueur en France et en Europe. Cela crée des distorsions de concurrence graves et nourrit l’incompréhension des acteurs du commerce et du e-commerce implantés en France et qui respectent le cadre légal en vigueur. Ces pratiques se font aussi au détriment de la sécurité des consommateurs (selon une étude de Toy industries of Europe, 95 % des jouets testés sur Temu sont non conformes aux normes de sécurité) et de la protection de l’environnement. Aujourd’hui, ces sites agissent sur le sol français au mépris des lois et en toute impunité, alors même que les moyens légaux permettant de mettre un terme à ces agissements existent, comme l’ont prouvé les mesures prises en d’autres temps à l’encontre du site Wish. Malgré l’annonce faite il y a deux ans par les autorités d’une enquête à l’encontre de ces sites, ces procédures n’ont toujours pas abouti. Enfin, ces acteurs bénéficient d’avantages disproportionnés, tels que des tarifs postaux préférentiels et des exemptions douanières, qui faussent le marché et affaiblissent le tissu commercial national. Elle souhaiterait savoir comment le Gouvernement entend protéger le marché français face à cette concurrence déloyale et quelles mesures immédiates sont mises en place pour assurer le respect des réglementations en vigueur, garantir la sécurité des consommateurs et préserver l’équité vis-à-vis des commerçants français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3865</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>650</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Kervran</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Persistance du démarchage téléphonique abusif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3865. — 11 février 2025. — M. Loïc Kervran interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la persistance du démarchage téléphonique abusif. Cette pratique continue de susciter un fort mécontentement parmi la population malgré de nombreuses mesures prises par le législateur et le Gouvernement afin d’éradiquer cette nuisance. Le registre Bloctel mis en place en 2016 mais aussi les interdictions sectorielles et les restrictions d’horaires mises en place en 2023 ont un impact limité. De nombreux consommateurs continuent de signaler des appels intempestifs malgré l’inscription sur le registre Bloctel, mais aussi des pratiques trompeuses, ou encore l’utilisation de numéros masqués. Les personnes en situation vulnérable sont particulièrement victimes de cette pratique. Ainsi, il lui demande les intentions du Gouvernement concernant un durcissement de la législation en vigueur et quelles actions concrètes il souhaite mettre en œuvre pour dissuader et sanctionner plus efficacement les pratiques abusives liées au démarchage téléphonique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3912</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>650</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Saint-Pasteur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Dysfonctionnement du guichet unique INPI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3912. — 11 février 2025. — M. Sébastien Saint-Pasteur attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les défaillances du guichet unique de l’institut national de la propriété industrielle (INPI). Ce guichet unique, issu de la loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises, répond à un objectif de simplification et de modernisation en permettant à une société, quels que soient la forme juridique ou le secteur d’activité, d’effectuer ses formalités (création, modification, cessation, dépôts d’actes isolés et de comptes annuels). Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités doivent être faites sur cette plateforme, ce qui engendre des dysfonctionnements réguliers, parfois pendant plusieurs jours, dus à la massification des flux et des connexions. En Gironde, la chambre des métiers et de l’artisanat constate de nombreux désagréments ainsi que des remontées négatives de la part des professionnels et des collaborateurs. En pratique, l’accomplissement des formalités d’entreprise est entravé, les professionnels ne pouvant pas faire leurs démarches dans un délai raisonnable. Aussi, il lui demande de diligenter les mesures nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de ce guichet unique nécessaire à la réalisation des formalités d’entreprise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3913</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>650</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Jolivet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Encadrement des pratiques tarifaires des éditeurs de logiciels de gestion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3913. — 11 février 2025. — M. François Jolivet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les difficultés des entreprises françaises et plus particulièrement les petites et moyennes entreprises qui se retrouvent confrontées à une problématique croissante liée au quasi-monopole exercé par certains éditeurs de logiciels de gestion, comptabilité et paie. Ces acteurs dominants imposent des hausses tarifaires récurrentes, ce qui alourdit considérablement les charges des entreprises utilisatrices. Cette situation met en péril leur compétitivité, d’autant plus que ces outils sont indispensables pour répondre aux exigences légales et fiscales. Dans ce contexte, plusieurs interrogations émergent : ne serait-il pas opportun de mieux encadrer les prix pratiqués par ces éditeurs afin de protéger le tissu économique français ? Quelles mesures le Gouvernement envisage-t-il de prendre pour encourager l’émergence de solutions logicielles alternatives, innovantes et concurrentielles, afin de réduire la dépendance des entreprises à ces éditeurs dominants ? Est-il envisageable de promouvoir des solutions open source ou des initiatives nationales permettant de diminuer ces charges fixes qui pèsent sur les entreprises ? L’enjeu est crucial pour garantir la pérennité et la compétitivité des entreprises françaises face à ces pratiques qui, à défaut d’intervention, risquent de s’aggraver. Il souhaiterait donc savoir ce qu’il compte mettre en œuvre pour réguler cette situation qui devient insoutenable pour un grand nombre d’entreprises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3938</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>651</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Liger</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Conditions d’application de l’exonération de la TPF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3938. — 11 février 2025. — M. Thierry Liger attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conditions d’application de l’exonération de taxe de publicité foncière (TPF) prévue en application des dispositions de l’article 1594-0 G du code général des impôts (CGI). Aux termes du II du A de l’article 1594-0 G du CGI, l’exonération de TPF est subordonnée à la condition que l’acquéreur assujetti à la TVA justifie, à l’expiration d’un délai de quatre ans, sauf prorogation, de l’exécution des travaux conduisant à un immeuble neuf au sens du 2° du 2 du I de l’article 257 du CGI ou nécessaires pour terminer un immeuble inachevé. Il a été précisé, notamment dans une réponse ministérielle « Sallé » (publiée au JO AN, 14 juin 1969, n° 4451), que le bénéfice de l’exonération prévue à l’ancien article 1371 du CGI (devenu article 691 du CGI et codifié aujourd’hui à l’article 1594-0 G du CGI) n’était pas remis en cause dès lors qu’un immeuble était édifié et achevé dans le délai de quatre ans à compter de son acquisition, quand bien même lesdits travaux n’auraient pas été le fait de l’acquéreur. La teneur de cette réponse ministérielle n’a pas été reprise au Bulletin officiel des finances publiques-impôts référencé BOI-ENR-DMTOI-10-40, par lequel l’administration fiscale a commenté le dispositif de l’exonération de TPF liée à l’engagement de construire. Aussi, souhaite-t-il lui demander de préciser si la solution énoncée dans la réponse ministérielle « Sallé », précitée, est toujours d’actualité. En cas de réponse affirmative, il lui demande de préciser : si la condition prescrite par le premier alinéa du II du A de l’article 1594-0 G du CGI peut être considérée comme remplie lorsque les constructions éligibles ont été édifiées par le locataire, y compris dans le cadre d’un bail à construction, seul ou conjointement avec l’acquéreur (propriétaire) du bien ; s’il en est de même dans le cas où les travaux éligibles ne deviennent la propriété du bailleur par voie d’accession qu’à la fin du bail et non pas au fur et à mesure de la réalisation des travaux ; et si, pour la détermination du régime des droits de mutation et de la taxe sur la valeur ajoutée applicables à la revente, il doit seulement être tenu compte du statut TVA du vendeur et des caractéristiques de l’immeuble au jour de la revente (immeuble achevé depuis moins de cinq ans, par exemple), abstraction faite de la personne qui a réalisé les travaux et, le cas échéant, du propriétaire des travaux (bailleur ou locataire) au jour de la revente.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3939</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>651</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Yadan</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Double imposition des retraités français résidant en Italie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3939. — 11 février 2025. — Mme Caroline Yadan interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la double imposition des retraités français résidant en Italie, source de préoccupation majeure pour un grand nombre de Français établis hors de France. À ce jour, un grand nombre de retraités français résidant en Italie subissent de plein fouet les conséquences de la double imposition de leurs pensions de retraite avec une surcharge fiscale exorbitante en Italie de 327 à 1 450 % soit pour 1 000 euros d’impôt sur le revenu en France deviennent en Italie la somme de 3 270 à 14 500 euros. Cette double imposition donne lieu à d’importantes pénalités financières de la part du fisc italien qui, depuis 2021, procède à des redressements fiscaux en raison d’une nouvelle interprétation de la convention fiscale franco-italienne du 5 octobre 1989 (le 2 de l’article 18). Plusieurs centaines de personnes seraient touchées par cette décision et se retrouvent redevables de sommes pouvant atteindre 80 000 euros par an. Ces retraités, qui perçoivent souvent des pensions de retraite modestes et n’ont pas les moyens de s’offrir les services d’un avocat, sont complètement démunis face à la brutalité de la décision du fisc italien, qui procède à des redressements fiscaux remontant de 6 à 9 ans, majorés de pénalités et d’intérêts de retard de l’ordre de 150 %. Des recours amiables ont été déposés en application de la directive UE 2017/1852 auprès des ministères des finances français et italien les 1er août 2023 et 10 mars 2024 par huit personnes sur les années 2015 à 2018, représentant au total quatorze redressements émis par les services fiscaux italiens, tous avec double imposition et surcharge fiscale. La directive précitée concernant le règlement des différends dans l’Union européenne a pour but d’améliorer l’effectivité et l’efficacité de la procédure d’élimination des impositions non conformes aux conventions signées entre les États membres de l’Union européenne. Transposée en droit interne par la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018 aux articles L. 251 B et suivants du livre des procédures fiscales, les dispositions françaises reprennent largement les dispositions de la directive, tout en adaptant la procédure aux contraintes et aux particularités du droit français. Conformément aux articles précités, un contribuable a la possibilité d’engager une procédure de règlement des différends auprès de l’administration fiscale française. Cette directive européenne interdit, en son article 2.c, la double imposition et une augmentation de la charge fiscale. Malgré la transposition de la directive (UE) 2017/1852 dans le droit français, un échange de courriers entre l’administration fiscale française et huit contribuables met en lumière certaines infractions à la législation française et à la directive précitée. Premièrement, l’administration fiscale française n’aurait pas respecté le délai de six mois pour notifier sa décision d’acceptation ou de rejet de la demande d’ouverture de la procédure de règlement des différends. Or le dépassement de ce délai entraîne automatiquement l’acceptation de la demande. Deuxièmement, l’administration fiscale française ne se conformerait pas au délai de réclamation prévu à l’article 3 de la directive (UE) 2017/1852, fixé à trois ans à compter de la réception de la première notification de la mesure qui entraîne ou entraînera un différend. Troisièmement, l’administration fiscale française exclurait du champ d’application de la directive (UE) 2017/1852 les réclamations portant sur des exercices fiscaux antérieurs à 2018. Si l’article 23 de la directive précitée s’applique à toute réclamation introduite à compter du 1er juillet 2019 qui porte sur des différends relatifs à des revenus ou à des capitaux perçus au cours d’un exercice fiscal commençant le 1er janvier 2018 ou après cette date, il prévoit également la possibilité pour les autorités compétentes d’appliquer la présente directive en ce qui concerne toute réclamation introduite avant le 1er juillet 2019 ou portant sur des exercices fiscaux antérieurs à 2018. Sur ce dernier point, un courrier de l’ Agenzia delle Entrate adressé à huit contribuables ayant engagé une procédure de règlement des différends auprès de l’administration fiscale italienne fait état d’un accord conclu en juillet 2024 entre les autorités française et italienne qui exclurait les exercices fiscaux antérieurs au 1er janvier 2018 du champ d’application de la directive précitée. Un grand nombre de personnes déplore le fait que cet accord n’ait jamais été communiqué par l’administration fiscale française, tant aux contribuables ayant engagé la procédure de règlement des différends qu’à l’ensemble des retraités français résidant en Italie. Enfin, une correspondance entre l’administration fiscale italienne et huit contribuables ayant engagé une procédure de règlement des différends révèle également un certain nombre d’infractions à la directive européenne précitée, qu’il s’agisse du non-respect des délais d’introduction d’une réclamation et de notification de la décision d’acceptation ou de rejet de demande d’ouverture de la procédure, ou de l’interaction avec les procédures et dérogations nationales. Compte tenu de ces éléments, elle lui demande de préciser les raisons du non-respect par l’administration fiscale française du délai de notification prévu à l’article L. 251 E du livre des procédures fiscales ainsi que du délai d’introduction de la réclamation prévue à l’article 3 de la convention précitée. Elle lui demande également de communiquer le contenu exact de l’accord conclu entre l’administration fiscale française et italienne en juillet 2024 quant au champ d’application de la directive (UE) 2017/1852 et de préciser les négociations engagées par les autorités françaises auprès de leurs homologues italiens afin d’obtenir la suppression de la double imposition frappant les Français retraités résidant en Italie, ou à tout le moins, l’annulation des sanctions et pénalités qui leur sont infligées, voire les aides envisagées pour les soutenir face à cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3941</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>652</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Conséquences liées au lancement de l’outil Gérer mes biens immobiliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3941. — 11 février 2025. — M. Corentin Le Fur interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences financières et organisationnelles liées au lancement de l’outil « Gérer mes biens immobiliers » en 2023. Destiné à permettre aux 24 millions de propriétaires français de déclarer la fonction et les occupants de leurs biens immobiliers, cet outil numérique devait simplifier les démarches déclaratives via le site impots.gouv. Cependant, selon le rapport de la Cour des comptes du 23 janvier 2025, ce dispositif a connu un déploiement marqué par de nombreux dysfonctionnements. Initialement estimé à 12,7 millions d’euros, le coût total de sa mise en œuvre s’élève désormais à plus de 56 millions d’euros, incluant 19 millions liés à des mesures d’urgence. Ces dysfonctionnements ont également entraîné des erreurs dans l’imposition de certains contribuables, nécessitant des dégrèvements massifs estimés à 1,3 milliard d’euros, entièrement supportés par l’État. Par ailleurs, le rapport souligne que l’outil reste inachevé et qu’un travail important est encore nécessaire pour fiabiliser les données et finaliser l’automatisation du recouvrement des taxes foncières. Ces surcoûts et ces erreurs, survenus dans un contexte de contrainte budgétaire, interrogent sur la pertinence de la planification et du suivi de ce projet numérique. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures il envisage pour rectifier les erreurs liées à l’outil « Gérer mes biens immobiliers » et en assurer le bon fonctionnement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3945</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>653</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frank Giletti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Quel avenir pour le site Latécoère de Toulouse-Montredon ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3945. — 11 février 2025. — M. Frank Giletti interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’effacement de 183 millions d’euros de dettes accordé à Searchlight. Depuis 2019, la société aéronautique française Latécoère, fournisseur de portes d’embarquement, de tronçons de fuselage et de câblage électrique pour Airbus, Boeing ou Dassault, est détenue par un fonds américain, Searchlight Capital, dont le siège est basé aux îles Caïman. Cependant, entre 2020 et 2021, ce fonds américain s’est vu octroyer trois prêts garantis par l’État pour un montant de 218 millions d’euros, un prêt par la Banque européenne d’investissement pour un montant de 55 millions d’euros, une aide du conseil régional d’Occitanie pour un montant de 1,7 millions d’euros et une subvention de l’État pour un montant de 5,4 millions d’euros afin de construire une usine ultra-moderne dans le quartier Montredon à Toulouse. Le 8 mai 2023, sous l’égide du Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI), Searchlight Capital a obtenu l’effacement de sa dette à hauteur de plusieurs centaines de millions d’euros, dont plus de la moitié étaient des prêts garantis par l’État. De plus, le fonds a obtenu un rééchelonnement de 85 millions d’euros de prêts garantis par l’État. Aujourd’hui, pour remercier l’État de son geste, Searchlight Capital a annoncé délocaliser les activités industrielles de Toulouse-Montredon en République tchèque et au Mexique, menaçant ainsi plus de 150 emplois français. Toutefois, malgré cette annonce, Latécoère a promis de conforter son implantation toulousaine en se concentrant sur les activités à forte valeur ajoutée. En conséquence, comment M. le ministre explique-t-il l’effacement de 183 millions d’euros de dettes accordé à Searchlight, basé aux îles Caïman et propriétaire du groupe aéronautique toulousain Latécoère, dont 60 % étaient des prêts garantis par l’État ? Quelles mesures va-t-il prendre pour garantir la transparence et la responsabilité de telles décisions financières ? Il lui demande comment il prévoit de suivre et d’évaluer les engagements pris par Searchlight et Latécoère concernant le maintien de l’emploi et des sites industriels en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3959</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>653</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Hablot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Sur une meilleure protection juridique des propriétaires de mobile-homes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3959. — 11 février 2025. — M. Stéphane Hablot souhaite attirer l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’absence de cadre juridique spécifique encadrant les droits des propriétaires de mobile-homes et les déséquilibres contractuels qui en résultent. Actuellement, ces propriétaires relèvent du droit commun et du droit de la consommation, ce qui les place dans une situation de grande précarité juridique face aux exploitants de terrains de camping ou de parcs résidentiels. En l’absence d’un statut propre, ces derniers peuvent imposer des conditions contractuelles déséquilibrées, notamment par le biais de contrats à durée courte sans obligation de renouvellement et par des hausses arbitraires des loyers, sans justification ni contrepartie. Sur ces pratiques, il avait été envisagé de saisir la commission des clauses abusives (CCA), placée auprès du ministre chargé de la consommation. Il souhaiterait savoir si cette démarche a abouti et quelles suites y ont été données. Par ailleurs, les propriétaires de mobile-home sont soumis à de nombreuses obligations, souvent perçues comme injustifiées et particulièrement coûteuses. À titre d’exemple, il leur est souvent interdit d’héberger leurs proches sans autorisation préalable de l’exploitant de la parcelle. Bien que les propriétaires de mobile-home bénéficient du statut de consommateur, cette qualification juridique demeure insuffisante pour encadrer et clarifier efficacement leur situation. S’agissant principalement de retraités, ces derniers sont en position de vulnérabilité et nécessitent une véritable protection contre tout abus et dérives. Dans ces conditions, il lui demande s’il prévoit la reconnaissance d’un statut juridique spécifique pour les propriétaires de mobile-homes, à l’instar de celui applicable aux locataires de logements, afin de mieux encadrer leurs droits et de prévenir les pratiques abusives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3970</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>653</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Fraudes et délits numériques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3970. — 11 février 2025. — M. Vincent Ledoux alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les fraudes et délits numériques dont la recrudescence est particulièrement inquiétante. Au moyen d’appels téléphoniques, e- mails, SMS, messages sur les réseaux sociaux, vidéos, sites ou annonces diverses, ces escrocs 3.0 tentent de soutirer le maximum d’argent de leurs victimes. Parmi les arnaques les plus courantes dont sont victimes les compatriotes figurent les usurpations d’identité, les escrocs 3.0 qui jouent sur les sentiments ou se font passer pour des célébrités ou médias reconnus ou encore les fausses formations en ligne. À titre d’exemple, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution estime le préjudice moyen à 69 000 euros dans l’arnaque aux faux livrets bancaires en 2024. Les préjudices sont financiers mais aussi psychologiques. Les fraudes qui progressent le plus sont : vol et usurpation d’identité + 93 %, fraude à la carte bancaire + 87 %, faux conseiller bancaire + 78 %. Il lui demande donc, après lui avoir dressé un retour sur les différents outils mis en œuvre par le Gouvernement pour aider et soutenir les victimes - le site cybermalveillance.gouv.fr, la plate forme téléphonique Info Escroqueries, le site masecurite.intérieur.gouv.fr, le dispositif 17 Cyber et bien d’autres encore -, de bien vouloir lui indiquer les voies et moyens qu’elle compte prendre pour renforcer l’efficacité des dispositifs déjà en œuvre face à une cyberdélinquance qui s’adapte au jour le jour et pour mieux protéger les citoyens et l’économie française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3973</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>654</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Abaissement de la franchise de TVA pour les micro-entrepreneurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3973. — 11 février 2025. — M. Max Mathiasin alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences négatives prévisibles de l’abaissement du seuil de la franchise de TVA pour les micro-entrepreneurs. L’article 10 du projet de loi de finances (PLF) pour 2025 modifie l’article 293 B du code général des impôts en instaurant un seuil unique de la franchise en base de TVA pour les micro-entrepreneurs et en le fixant à 25 000 euros de leur chiffre d’affaires national total. Les micro-entrepreneurs dénoncent une mesure insérée dans le PLF et adoptée sans aucune concertation préalable, sans étude d’impact et sans prise en compte de leurs particularités. En Guadeloupe, comme dans d’autres territoires, les très petites entreprises qui subissent déjà la vie chère, l’étroitesse des marchés, la concurrence déloyale du secteur informel, les difficultés administratives, risquent de disparaître en nombre avec cette obligation de soumettre leurs opérations à la TVA dès 25 000 euros. Il lui demande quelles sont les possibilités d’annuler ou de suspendre l’abaissement du seuil de la franchise de TVA à 25 000 euros pour les micro-entrepreneurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3979</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>654</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Davy Rimane</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Réforme de l’octroi de mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3979. — 11 février 2025. — M. Davy Rimane alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la réforme de l’octroi de mer. En effet, celle-ci est susceptible d’avoir une incidence sur des problématiques aussi essentielles que la vie chère et les finances, déjà fragiles, des collectivités territoriales ultramarines. Nul ne conteste l’inadéquation aujourd’hui, d’un impôt conçu au XVIIe siècle. Il fait ainsi l’objet de critiques portant notamment sur son inefficacité quant au développement économique des territoires ultramarins, son incidence sur le coût de la vie et l’opacité qui caractérise son régime. Dans une étude publiée en 2020, la Fondation pour les études et recherches pour le développement international préconise, entre autres, son remplacement par une TVA, compte tenu de la neutralité d’un tel impôt. Dans son rapport du 5 mars 2024, la Cour des comptes retient notamment l’hypothèse d’une TVA dite régionale. Si cette réforme est par ailleurs rendue nécessaire par le respect des règles découlant des traités européens, les collectivités territoriales ultramarines, qui tirent une part substantielle de leurs ressources de l’octroi de mer, expriment un certain scepticisme. Plus encore, si ce projet de réforme est présenté comme un levier de la lutte contre la vie chère, encore faudrait-il que sa mise en œuvre ne s’appuie pas sur des mécanismes qui viendraient à produire des effets équivalents. Dans ce contexte, la préoccupation majeure, au-delà de la piste in fine retenue, est celle de l’amélioration des conditions de vie en outre-mer. S’agissant de la TVA régionale, il apparaît légitime de se demander si sa mise en place découlerait mécaniquement sur un abaissement du coût de la vie. Quelle serait en outre son incidence sur les services en Guyane et à Mayotte, territoires au sein desquels la TVA ne s’applique pas à l’heure actuelle ? Plus encore, le remplacement de l’octroi de mer soulèvera nécessairement la problématique de la compensation des pertes qu’il entraînerait pour les collectivités territoriales ultramarines. Enfin, la diversité de l’octroi de mer, parfois à l’intérieur même de chaque territoire, s’apparente à un défi qui invite à une approche territoriale. Une solution globale, non fondée sur les spécificités de chaque territoire serait ainsi inadaptée. Il interroge donc le ministre pour obtenir des éclaircissements quant aux pistes et mesures envisagées s’agissant de cette réforme, incontestablement nécessaire, mais qui, si elle était conduite dans la précipitation et en dehors de toute concertation, pourrait se décliner au détriment de l’intérêt des collectivités et des populations ultramarines. Il souhaiterait en particulier connaître les suites qui seront données au rapport précité de la Cour des comptes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4011</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>655</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Boulogne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>La situation et les prévisions économiques de la France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4011. — 11 février 2025. — M. Anthony Boulogne interpelle M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation économique de la France et les prévisions de croissance pour le pays. Les indicateurs économiques publiés récemment par l’Insee mettent en lumière la conjoncture maussade qui touche l’économie tricolore. Le premier point d’inquiétude concerne la croissance du produit intérieur brut (PIB), qui se replie légèrement au quatrième trimestre de l’année 2024, avec -0.1 %. Ce recul constaté de la richesse nationale produite s’explique en partie par la diminution des exportations (-0.2 % au quatrième trimestre, après -0.8 % au troisième trimestre). En moyenne sur l’année 2024, l’investissement en France enregistre un recul de -0.3 %, contribuant donc négativement à la croissance nationale. Sur l’ensemble de l’année, la croissance s’est établie à 1.1 %, tirée, en partie, par les retombées économiques des Jeux olympiques de Paris. Pour l’année 2025, les prévisions macroéconomiques n’augurent rien de bon : dans son avis relatif aux PLF et PLFSS amendés pour l’année 2025, le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) souligne le caractère « optimiste » de la prévision de croissance du PIB pour 2025, établie par le Gouvernement (+0.9 %), la prévision du consensus des économistes étant fixée à +0.7 %. Le Haut Conseil estime que « la prévision de déficit repose aussi sur des hypothèses macroéconomiques un peu optimistes ». Les prévisions de croissance économique déterminant directement le niveau des retombées fiscales, il est essentiel que ces prévisions correspondent aux réalités macroéconomiques. Il en va de la crédibilité du budget de la nation. Il lui demande de lui détailler les mesures que le Gouvernement compte prendre afin de stimuler la croissance pour l’année 2025. Il lui rappelle que la crédibilité des prévisions macroéconomiques est indispensable pour garantir celle des comptes publics. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4024</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>655</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Non-versement de la GIPA 2024 pour les agents des CMA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4024. — 11 février 2025. — Mme Colette Capdevielle attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation préoccupante des agents des Chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) concernant la Garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA). Instituée par le décret n° 2008-539 du 6 juin 2008, la GIPA vise à compenser la perte de pouvoir d’achat des agents publics lorsque l’évolution de leur traitement indiciaire brut sur une période de quatre ans est inférieure à celle de l’indice des prix à la consommation. Pour les agents des CMA, les modalités spécifiques de la GIPA sont définies par l’avis relatif à une décision de la commission paritaire nationale, publié au Journal officiel le 10 décembre 1952. Or, en décembre 2024, une majorité des personnels des CMA éligibles à la GIPA ont été informés de la réduction du plafond de cette indemnité de 720 à 420 points, décision prise par l’assemblée générale de CMA France. Cette mesure a pour conséquence d’exclure plus de 80 % des agents du réseau CMA du bénéfice de la GIPA, malgré une inflation cumulée de 12,37 % sur la période 2019-2023. Cette situation engendre une perte de rémunération significative pour de nombreux agents, avec des montants non perçus allant de 300 à 1 200 euros brut par agent concerné. Les CMA, établissements publics administratifs, jouent un rôle essentiel dans le soutien à l’artisanat et à l’économie locale. Leur efficacité repose sur l’engagement de leurs 11 000 agents, dont 1 700 en Nouvelle-Aquitaine. La GIPA qui aurait dû être versée à la fin 2024 devait constituer un rattrapage salarial destiné à compenser la perte de pouvoir d’achat sur la période du 31 décembre 2019 au 31 décembre 2023. Son versement n’aurait donc aucun lien avec le budget prévisionnel de 2025, d’autant plus que les montants correspondants auraient déjà été provisionnés par les CMA dans leur budget 2024. elle souhaite en conséquence savoir quelles mesures seront prises pour garantir le versement intégral de la GIPA 2024 aux agents des CMA éligibles, conformément aux dispositions légales en vigueur et ainsi préserver leur pouvoir d’achat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4047</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>655</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Développement du DAB+ en zone rurale.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4047. — 11 février 2025. — M. Fabrice Brun attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le développement de la technologie radio Digital Audio Broadcasting (DAB+) dans les zones rurales et le maintien de la Frequency Modulation (FM) dans les territoires ruraux. En effet, la technologie radio DAB+ a connu un développement exponentiel depuis le début du XXIe siècle. Elle présente plusieurs atouts, allant d’un meilleur son, à la possibilité d’utiliser plusieurs radios sur la même fréquence. Depuis 2019, de nombreux appareils commercialisés en France sont équipés de récepteurs permettant de capter cette technologie. À ce titre, le Gouvernement et l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM), ont souhaité développer le DAB+ sur le territoire français, qui doit remplacer à terme la FM encore majoritairement utilisée en France. Or, si la technologie DAB+ est aujourd’hui développée au sein des agglomérations françaises, son audience resterait faible dans les zones rurales comme l’Ardèche. Si les véhicules neufs sont équipés de cette technologie, ce n’est pas le cas de l’ensemble des véhicules ; la transition des auditeurs vers ce format demeure lente et représente un véritable défi pour les zones peu denses. Une situation qui n’est pas sans conséquences pour les radios locales associatives, qui font face à deux problématiques. D’une part, il semble que l’ARCOM ne souhaite plus accorder de nouvelles fréquences FM aux radios locales. D’autre part, plusieurs remontées du terrain indiquent que le déploiement du DAB+ n’est pas encore prévu pour les territoires comme l’Ardèche, ce qui freine les perspectives de développement de radio locales associatives sur le territoire. Par ailleurs, il semblerait également que le développement de la technologie DAB+ soit plus difficile en zone rurale. Face à cette situation, la conservation du FM, notamment pour les habitants des communes ardéchoises devrait permettre de conserver ce tissu local, plutôt que de développer une technologie qui ne semble pas aujourd’hui adaptée à ces territoires. Face à ces considérations, il lui demande ce que le Gouvernement entend mettre en place pour conserver la technologie FM au sein des zones rurales, permettant une juste coexistence entre la FM et le développement du DAB+ en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4076</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>656</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Buisson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Abaissement du seuil de franchise de la TVA pour les micro-entrepreneurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4076. — 11 février 2025. — M. Jérôme Buisson alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’abaissement du seuil de franchise de la TVA pour les micro-entrepreneurs. Sous couvert de simplification et d’harmonisation fiscale, cette mesure est en réalité dangereuse pour la compétitivité des auto-entrepreneurs, qui sont des piliers de l’économie. Ils représentent près de 14,1 % du chiffre d’affaires total des entreprises françaises et plus de 2,5 millions d’emplois. Cet abaissement du seuil de franchise à hauteur de 25 000 euros risque de se répercuter sur leur compétitivité et par extension sur les rentrées fiscales de l’État, dont la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) constitue la principale source de recettes. Les entreprises dépassant ce montant fatidique n’auront que deux options pour ne pas mettre en péril leurs comptes. Soit répercuter la TVA directement sur les prix de vente, alors que le pouvoir d’achat des Français est en berne et que la concurrence est rude dans ces secteurs ; soit l’absorber, en mettant en péril leur équilibre financier. Dans les deux cas, de nombreux auto-entrepreneurs risquent d’être fragilisés, alors même que le nombre de défaillances d’entreprises n’a jamais été aussi élevé en 2024 et que les micro-entreprises sont particulièrement sensibles à la mauvaise conjoncture. Pour éviter la défaillance, certains envisagent de basculer dans l’illégalité en ne déclarant pas leurs revenus afin d’éviter de payer la TVA. Cette nouvelle hausse de la fiscalité ne satisfait ni les consommateurs, ni l’État, ni les entreprises concernées et menace directement l’économie. Il souhaite savoir si M. le ministre compte déposer un projet de loi pour rectifier cet arbitrage. Il aimerait également connaître les raisons qui l’ont poussé à prendre cette décision.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4077</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>656</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Abaissement du seuil de franchise en base de TVA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4077. — 11 février 2025. — M. Bruno Bilde interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’abaissement du seuil de franchise en base de TVA à 25 000 euros pour les micro-entrepreneurs, mesure inscrite dans le projet de loi de finances pour 2025. Alors que la France traverse une crise du pouvoir d’achat et que la simplification administrative devait être une priorité gouvernementale, cette décision représente une attaque frontale contre l’auto-entrepreneuriat, moteur essentiel de l’activité économique et de l’emploi indépendant dans le pays. En contraignant 250 000 micro-entrepreneurs supplémentaires à collecter et reverser la TVA, le Gouvernement impose une complexification comptable majeure à des travailleurs indépendants qui ont précisément choisi ce statut pour sa simplicité. De plus, cette mesure se traduira soit par une hausse des prix de 20 % pour les clients pénalisant notamment les particuliers et les associations soit par une baisse des marges pour les auto-entrepreneurs menaçant ainsi leur viabilité économique. Le Gouvernement qui prétend soutenir l’entrepreneuriat et le dynamisme des petites activités envoie ici un signal catastrophique aux Français qui veulent se lancer et créer leur propre emploi. Pire encore, en rendant plus difficile le maintien sous ce seuil, cette réforme pourrait inciter à la sous-déclaration du chiffre d’affaires et au travail dissimulé, un paradoxe absolu pour un Gouvernement qui prétend lutter contre la fraude. Il lui demande comment il justifie cette attaque contre les auto-entrepreneurs qui risque de freiner l’élan entrepreneurial en France et de fragiliser les plus petits acteurs économiques au seul motif de colmater les brèches d’un déficit public aggravé par l’irresponsabilité budgétaire du Gouvernement. Il lui demande s’il entend revenir sur cette mesure injuste et destructrice qui va à l’encontre du bon sens économique et des engagements pris envers les travailleurs indépendants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4079</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>657</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Liger</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Accession sociale : taux réduit de la TVA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4079. — 11 février 2025. — M. Thierry Liger attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’article 278 sexies, III-2°-b) du CGI. Aux termes de cet article, « Dans le secteur de l’accession sociale à la propriété, relèvent des taux réduits de la taxe sur la valeur ajoutée mentionnés à l’article 278 sexies -0 A [.] Les livraisons et livraisons à soi-même des logements et travaux faisant l’objet d’un contrat d’accession à la propriété pour lequel le prix de vente ou de construction n’excède pas le plafond prévu pour les logements mentionnés au 1° du présent III lorsque, à la date du dépôt de la demande de permis de construire, ces logements et travaux [.] sont intégrés à un ensemble immobilier partiellement situé à moins de 300 mètres et entièrement situé à moins de 500 mètres de la limite d’un quartier prioritaire de la politique de la ville faisant l’objet d’un contrat de ville prévu à l’article 6 de la loi n° 2014-173 du 21 février 2014 précitée et d’une convention de renouvellement urbain ». Cet article soulève des difficultés d’application s’agissant des projets d’une certaine ampleur, lorsqu’un ensemble immobilier tel que défini au I-B-2-a § 60 du BOI-TVA-IMM-30 est partiellement situé à moins de 300 mètres mais s’étend au-delà des 500 mètres. Les commentaires publiés au BOI-TVA-IMM-20-20-20 § 60 précisent que « dans le cas de ventes d’appartements d’immeubles collectifs, la situation de certaines parties communes hors, pour partie ou entièrement, de ce périmètre (aire de stationnement, espaces verts) n’est pas de nature à remettre en cause l’éligibilité du logement au dispositif. Il en va de même des dépendances bâties (emplacement de parkings en sous-sol, garages, boxes) situées hors de ce même périmètre, étant toutefois précisé que ces dernières sont alors non éligibles au taux réduit. Ces mêmes dépendances bâties sont en revanche éligibles au taux réduit si leur vente ou leur construction sont concomitantes à la vente ou à la construction du logement éligible et si elles sont entièrement situées dans ce périmètre ». Dans ce contexte, il lui demande de bien vouloir préciser le taux de TVA applicable à la vente des logements entièrement situés dans la limite des 500 mètres lorsque, par exemple, le dépassement provient de dépendances bâties ou non bâties ou encore de locaux non affectés à l’habitation (ex : des commerces). Il lui demande également de préciser le taux de TVA applicable à la vente des logements situés partiellement au-delà de la limite des 500 mètres.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4080</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>657</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Liger</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Dispense de TVA - Article 257 <em>bis</em> du CGI</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4080. — 11 février 2025. — M. Thierry Liger attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’article 257 bis du CGI. Aux termes de cet article, « Les livraisons de biens et les prestations de services, réalisées entre redevables de la taxe sur la valeur ajoutée, sont dispensées de celle-ci lors de la transmission à titre onéreux ou à titre gratuit, ou sous forme d’apport à une société, d’une universalité totale ou partielle de biens. » En matière immobilière, le rescrit publié RES N° 2006/58 (TCA) du 26 décembre 2006 (BOI-TVA-DED-60-20-10-20180103) précise que « la cession d’un immeuble inscrit à l’actif immobilisé d’une entreprise qui l’avait affecté à la réalisation d’une activité de location immobilière (immeubles non destinés à la revente), avec reprise, avec ou sans négociation, du ou des baux en cours, doit être regardée comme intervenant dans le cadre de la transmission d’une universalité de biens puisque, dans cette hypothèse, la transmission en cause s’inscrit dans une logique de transmission d’entreprise ». Cet article soulève des difficultés d’application s’agissant des immeubles intégralement loués mais dont une partie seulement des loyers est soumise à la TVA, de plein droit ou sur option (ex : immeubles comprenant des bureaux, des locaux commerciaux et des locaux d’habitation). Ainsi que le rappellent les commentaires publiés au Bulletin officiel des finances publiques (BOFIP) sous la référence BOI-TVA-CHAMP-10-10-50-10-20221025, au § 50, la dispense de TVA doit être appliquée dans une situation où les parties sont des redevables partielles au titre de l’universalité transmise. En revanche, le BOFIP n’apporte aucune précision s’agissant du calcul du coefficient de taxation forfaitaire des parties à la transmission, s’agissant de l’année de la cession lorsque la cession intervient en cours d’année. Dans ce contexte, il lui demande de bien vouloir préciser les modalités de calcul du coefficient de taxation forfaitaire du vendeur et de l’acquéreur au titre de cette année, le sort des prorata de loyers reversés par le vendeur à l’acquéreur, et la détermination des régularisations annuelles auxquelles les parties sont tenues au titre de l’année de la vente. À cet égard, il est rappelé que lorsque des franchises de loyers sont accordées au titre d’une partie de l’année de cession de l’immeuble, le coefficient de taxation forfaitaire peut varier fortement selon les réponses apportées aux questions posées. Le timing de perception des loyers peut également avoir un impact significatif. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4082</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>658</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Régime de TVA appliqué aux SPA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4082. — 11 février 2025. — Mme Colette Capdevielle attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la nécessité de réviser le régime de TVA appliqué aux sociétés protectrices des animaux (SPA), notamment sur leurs dépenses essentielles que sont les médicaments vétérinaires et les aliments pour animaux. Les SPA, qui jouent un rôle primordial dans la protection des animaux abandonnés ou maltraités, sont confrontées à des difficultés financières croissantes. En tant qu’organisations à but non lucratif, elles dépendent en grande partie de dons privés et de subventions publiques, souvent insuffisants pour couvrir l’ensemble de leurs dépenses. Depuis la Covid-19 et la hausse significative de l’inflation, la SPA constate une baisse des taux d’adoptions, ce qui empêche les refuges de libérer de nouvelles places, augmentant ainsi encore leurs coûts. Parallèlement, la hausse des prix des soins vétérinaires et de l’alimentation des animaux pèse lourdement sur leurs budgets. Parmi leurs dépenses, les frais liés aux soins vétérinaires et à l’alimentation des animaux (notamment les croquettes) constituent une part considérable de leur budget. Actuellement, ces produits sont soumis à une TVA au taux normal de 20 %, ce qui pèse lourdement sur leurs finances. Cette situation contraste avec le traitement fiscal accordé à d’autres secteurs agricoles, tels que les producteurs de denrées alimentaires pour le bétail, la volaille ou les poissons d’élevage, qui bénéficient d’un taux de TVA réduit de 5,5 %. Il semble paradoxal que des produits destinés à des animaux d’élevage puissent être soumis à un taux minoré, alors que les SPA, qui œuvrent dans l’intérêt général pour la protection animale, en soient exclues. Elle souhaite donc l’interroger sur la possibilité de réviser le régime de TVA applicable aux SPA, en envisageant deux pistes principales : l’instauration d’une exonération totale de TVA sur les médicaments vétérinaires et les aliments pour animaux qu’elles acquièrent, ou à défaut l’application d’un taux réduit de 5,5 %.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4083</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>658</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Liger</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Régularisations annuelles de TVA - immeubles immobilisés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4083. — 11 février 2025. — M. Thierry Liger attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les régularisations annuelles de TVA prévues à l’article 207, II de l’annexe II au Code général des impôts s’agissant des immeubles immobilisés. Aux termes de cet article, « 1. Pour les biens immobilisés, une régularisation de la taxe initialement déduite est opérée chaque année pendant cinq ans, dont celle au cours de laquelle ils ont été acquis, importés, achevés, utilisés pour la première fois ou transférés entre secteurs d’activité constitués en application de l’article 209. 2. Chaque année, la régularisation est égale au cinquième du produit de la taxe initiale par la différence entre le coefficient de déduction de l’année et le coefficient de déduction de référence mentionné au 2 du V. Elle prend la forme d’une déduction complémentaire si cette différence est positive, d’un reversement dans le cas contraire. 3. Par dérogation à la durée mentionnée au 1 et à la fraction mentionnée au 2, cette régularisation s’opère pour les immeubles immobilisés par vingtième pendant vingt années ». Ces dispositions soulèvent des difficultés d’interprétation en cas de changement de méthode de déduction de TVA entre l’année de détermination du coefficient de taxation de référence et une année postérieure, par exemple, l’application des règles de l’affectation pour le coefficient de taxation de référence et application d’un coefficient de taxation unique au titre d’une année postérieure. Dans ce contexte, il lui demande de bien vouloir préciser les conséquences de ce changement au titre des régularisations annuelles de TVA. À cet égard, il lui demande de bien vouloir préciser si ces conséquences sont identiques lorsque le coefficient de référence a été déterminé en application de la tolérance administrative prévue au § 160 du BOI-TVA-CHAMP-50-10 ou du § 30 du BOI-TVA-IMM-10-30.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4084</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>658</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Liger</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>TVA  : droits à déduction - Immeubles en stock
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4084. — 11 février 2025. — M. Thierry Liger attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’article 271, 1 du CGI et les articles 205 à 209 de l’annexe II au CGI. Ces articles soulèvent des difficultés d’application s’agissant des immeubles inscrits en stock (marchands de biens et promoteurs) notamment en raison de la règle de l’annualité du coefficient de taxation forfaitaire / unique et de l’impossibilité d’opter à la TVA en application de l’article 260, 5° bis lors de l’acquisition de l’immeuble (CE 27-11-2020 n° 426091). Il lui demande tout d’abord de bien vouloir préciser si les éventuels loyers perçus par ces opérateurs ne sont pas à prendre à en considération pour la détermination des droits à déduction de la TVA (CE 27-11-2020 n° 426091 et CE 9-10-1992 n° 82144) sauf en ce qui concerne (i) la TVA grevant les dépenses non immobilisées et régulièrement comptabilisées en classe 6 qui sont engagées en vue de la location ou de l’utilisation de l’immeuble (BOI-TVA-IMM-10-30-20210317 § 100) et (ii) le régime de l’assimilation prévue à l’article 207, IV-3 de l’annexe II au CGI ainsi qu’il a déjà été commenté dans une réponse en date du 27 juin 2023 et au BOI-TVA-IMM-10-30-20210317 § 300 s. En ce qui concerne la TVA grevant les dépenses comptabilisées en stock (ex : &amp;VA d’acquisition, frais d’acquisition, études et travaux), il lui demande de bien vouloir préciser les règles permettant de déterminer le quantum de la TVA déductible et le timing de la déduction de la TVA lorsqu’une opération comprend la rénovation d’un immeuble achevé depuis plus de cinq ans (ex : travaux ne conduisant pas à un immeuble neuf au sens de l’article 257, I-2-2° du CGI) et une construction nouvelle (ex : extension, surélévation, construction d’un second bâtiment), étant précisé que, de manière classique, les premières dépenses peuvent être engagées au cours d’une année N et que la ou les premières reventes (revente en bloc ou à la découpe) interviendront uniquement à compter de N+1. Dans le cadre de l’option prévue à l’article 260, 5° bis du CGI, la revente de la partie rénovée peut être totalement soumise à la TVA (ex : vente d’un immeuble de bureau) ou seulement partiellement (vente d’un immeuble mixte comprenant de l’habitation, du bureau et/ou des commerces) (BOI-TVA-IMM-10-30-20210317 § 170 s’agissant d’une vente en bloc). La revente à la découpe peut s’étaler sur plusieurs années et donner lieu, le cas échéant, à des ventes en l’état futur d’achèvement (VEFA) ou des vente d’immeuble à rénover (VIR). Il lui demande enfin de préciser les règles de déduction s’agissant de la TVA grevant les frais généraux (ex : expertise-comptable) étant précisé que certaines années et notamment en année N, la structure qui porte l’opération peut n’avoir aucun chiffre d’affaires (ou éventuellement uniquement des loyers qui peuvent n’être que partiellement soumis à la TVA). Il est à cet égard précisé que certaines dépenses peuvent être "affectées" (article 207, III-1 et 2 de l’annexe II au CGI) mais que d’autres sont nécessairement mixtes en raison soit de la rédaction des contrats et des factures correspondantes (ex : marché unique et facture globale) soit de la nature même de la dépense (ex : ravalement de façade BOI-TVA-AU-40-20240221 § 260). Par ailleurs, par souci de simplification, les opérateurs peuvent souhaiter appliquer un coefficient de taxation unique à l’ensemble des dépenses (article 206, V-1-2° de l’annexe II au CGI) sous réserve d’être, chaque année, des redevables partiels (CE 11-12-2020 n° 427136), ce qui n’est pas nécessairement évident tous les ans (ex : absence de vente, ventes exclusivement taxées ou exonérées, ou encore perception uniquement de loyers si ceux-ci ne sont pas à prendre en considération). Il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3869</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>659</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>« Pass Culture » gelé, accès à la culture sacrifié !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3869. — 11 février 2025. — M. Abdelkader Lahmar alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le scandaleux gel des crédits de la part collective du « pass Culture » entériné dans la précipitation et sans qu’aucun dialogue préalable ne soit engagé avec les enseignants, les chefs d’établissement et les acteurs du monde de la culture. Alors que 97 millions d’euros étaient initialement prévus pour cette politique essentielle au financement des activités scolaires à vocation culturelle (sorties au théâtre, au cinéma, au musée, intervention d’artistes dans les classes, etc.) ; le budget du « pass Culture » scolaire subit une sévère cure d’austérité et se voit limité à 72 millions d’euros. Sur ce total, 22 millions sont réservés pour la période septembre-décembre 2025 et 40 millions ont déjà été dépensés entre septembre 2024 et janvier 2025. Il ne restait donc que 10 millions d’euros à se partager en urgence les 30 et 31 janvier 2025 entre tous les établissements scolaires du pays. Cela représente moins de 170 euros par établissement pour la période février-juin 2025 ! Le rétropédalage ministériel du 4 février 2025 assurant que tous les projets « validés » ou « préréservés » « seront financés » ne change rien à l’affaire, ces montants sont dramatiquement insuffisants. Or le « pass Culture » est devenu un moyen de financement incontournable pour de nombreux projets face à la baisse des subventions des collectivité territoriales, elles aussi soumises à d’importantes restrictions budgétaires. C’est donc l’ensemble de l’action culturelle en milieu scolaire qui se retrouve fragilisée par cette coupe brutale. Les enseignants et les chefs d’établissement vivent légitimement cet évènement comme une humiliation et un manque de respect flagrant pour leur travail au service de l’émancipation et du développement intellectuel des élèves. Ce sont des films « collège au cinéma » qui ne seront pas diffusés, des sorties - préparées depuis des semaines - qui n’auront pas lieu. Certains enseignants, qui préparent des projets à long terme pour les futures années scolaires, vont hésiter à se lancer, à trop s’investir, de peur de devoir tout annuler du jour au lendemain. Les acteurs du monde de la culture sont également touchés par ce gel soudain. Nombre de compagnies, de cinémas ou d’institutions de médiation culturelle ont besoin des projets scolaires pour assurer leur viabilité économique. Pour les artistes, ce sont des heures de travail en moins qui risquent d’empêcher nombres d’entre eux d’avoir accès au régime de l’intermittence. C’est un secteur d’activité entier qui se trouve au bord de la faillite du fait d’une décision arbitraire venue du sommet de l’État. Au-delà des considérations éducatives et économiques, la méthode employée est plus que critiquable. Le ministère de l’éducation a agi soudainement et brutalement, empêchant ainsi une quelconque anticipation des acteurs concernés. Déjà, en 2024, le financement des heures dédiées aux projets pédagogiques et aux remplacements avait été gelé du jour au lendemain, avant que les protestations du corps enseignant ne permettent de bloquer cette décision. La politique éducative de la Nation ne semble donc plus avoir pour objectif la réussite et l’épanouissement de la jeunesse mais paraît uniquement répondre à des injonctions budgétaires de court terme. C’est ainsi l’avenir de tous les enfants et adolescents du pays qui est sacrifié sur l’autel d’une austérité absurde et mortifère. Il lui demande ce qu’attend donc le Gouvernement pour changer de cap et refaire de l’éducation et de la culture une priorité pour la jeunesse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3870</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>660</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Modification des crédits du pass Culture
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3870. — 11 février 2025. — Mme Delphine Lingemann alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la diminution de crédits de la part collective du pass Culture dans le projet de loi de finances 2025. Depuis sa mise en place en 2021, le Pass culture permet aux élèves de bénéficier de projets artistiques et culturels variés. En 2024, la part collective du dispositif était dotée de 97 millions d’euros. Or le projet de loi de finances 2025 prévoit une réduction significative de cette enveloppe, qui passerait à 72 millions d’euros. Cette coupe budgétaire entraînerait une répartition en deux tranches : 50 millions d’euros de janvier à juin et seulement 22 millions pour le second semestre. À la date du 29 janvier 2025, 40 millions d’euros sont déjà engagés au titre de l’année scolaire 2024-2025. Cela signifie que le plafond des 50 millions d’euros sera atteint très rapidement, bloquant ainsi toute nouvelle validation de sorties culturelles pour les établissements scolaires. Cette annonce, tombée brutalement le 31 janvier, a suscité une vive inquiétude au sein des équipes enseignantes, des acteurs culturels et des familles. Cette restriction budgétaire impacte en priorité les collégiens et lycéens, en particulier ceux issus de milieux défavorisés qui sont déjà éloignés de la culture. Si la maîtrise des dépenses publiques est une nécessité, une telle mesure prise sans concertation met en difficulté les enseignants, les élèves et les partenaires culturels, ne leur permettant pas de respecter les engagements pris. Elle souhaiterait connaître quels seront la méthode et le calendrier qui seront mis en œuvre par le Gouvernement afin d’assurer la continuité des actions culturelles en milieu scolaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3900</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>660</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Attribution de la prime informatique au personnel AESH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3900. — 11 février 2025. — Mme Delphine Lingemann alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la non-attribution de la prime d’équipement informatique aux AESH. Consécutivement à la pandémie et ses conséquences sur les enseignements, le ministère avait alors décidé d’octroyer aux personnels enseignants, une prime d’équipement informatique afin de contribuer au financement d’un ordinateur, tout du moins pour ceux qui n’étaient pas dotés par leur employeur de matériel informatique. Le décret n° 2020-1524 publié le 6 décembre 2020 institue cette prime d’équipement informatique. Les personnels enseignants titulaires ou stagiaires (à l’exception des documentalistes), les psy-EN (titulaires ou stagiaires) ainsi que les enseignants et psy-EN contractuels (sous réserve d’avoir accumulé une ancienneté d’un an par des contrats successifs qui ne sont pas interrompus pendant plus de 4 mois) perçoivent cette indemnité. Son montant est de 150 euros (en net) annuels et elle est versée en une seule fois. À ce jour, l’éducation nationale ne prévoit pas le versement de cette prime pour les personnels AESH et APSH. Pourtant, de plus en plus, il est demandé à ces personnels d’avoir accès à un ordinateur et à internet pour remplir certaines démarches administratives recevables seulement de manière dématérialisée. À une heure où le numérique est devenu la règle dans tous les milieux professionnels, le métier d’AESH suit le même sort et il est impossible pour un professionnel de ce secteur de ne pas être équipé de matériel informatique pour des missions telles que l’aide aux élèves et l’accès aux logiciels spécialisés, à l’ENT ou aux mails professionnels. Les AESH font partie intégrante de l’équipe éducative et doivent par conséquent avoir les moyens pour travailler efficacement. Aussi, Mme la députée demande que soit étudiée la possibilité d’évolution du décret de 2020 pour que les AESH soient ajoutés aux bénéficiaires de cette prime. Cette aide pour financer l’acquisition de matériel informatique est nécessaire pour certains d’entre eux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3901</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>661</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Inégalité entre professeurs maîtres formateurs et conseillers pédagogiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3901. — 11 février 2025. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur une inégalité de traitement entre les professeurs des écoles maîtres formateurs (PEMF) et les conseillers pédagogiques de circonscription (CPC) dans l’attribution de l’indemnité de tutorat pour l’accompagnement des professeurs des écoles stagiaires (PES). Actuellement, cette indemnité, prévue par le décret n° 2014-1016 du 8 septembre 2014, est attribuée aux PEMF mais non aux CPC, bien que ces derniers possèdent le même grade, la même certification et assurent des missions similaires, incluant l’accompagnement, la formation et l’évaluation des PES. Cette exclusion repose sur une circulaire du 10 octobre 2014 aux dispositions contradictoires : elle reconnaît aux CPC le grade de maître formateur tout en les excluant du bénéfice de l’indemnité au motif que le tutorat ferait partie de leurs missions générales. Or, si tel est le cas, il n’y a pas lieu de distinguer leur situation de celle des PEMF, dont les missions précisent explicitement le tutorat des PES. Par ailleurs, une circulaire ne peut prévaloir sur un décret qui ne prévoit aucune exclusion des CPC. De ce fait, il lui demande de clarifier cette situation et de reconsidérer l’éligibilité des CPC à cette indemnité, afin de garantir une égalité de traitement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3902</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>661</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Instruction en famille
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3902. — 11 février 2025. — Mme Katiana Levavasseur interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les graves difficultés rencontrées par les familles souhaitant exercer leur droit à l’instruction en famille (IEF), une liberté fondamentale mise à mal depuis l’entrée en vigueur de la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021. Ce texte, présenté comme un rempart contre le séparatisme, a instauré une procédure d’autorisation en lieu et place de la déclaration préalable, rendant l’accès à l’IEF particulièrement complexe et opaque. Malgré les promesses de l’ancien ministre de l’éducation nationale, qui assurait que les familles pratiquant déjà l’IEF pourraient continuer à le faire, la réalité démontre l’inverse. Les refus d’autorisation se multiplient, même face à des projets éducatifs solides et après des contrôles favorables. Les familles, pourtant respectueuses des principes républicains, se voient opposer des motifs flous ou excessivement restrictifs. Lors de la précédente législature, le Gouvernement avait éludé les préoccupations croissantes exprimées par des milliers de familles et leurs représentants. À ce jour, aucune réponse satisfaisante n’a été apportée pour résoudre cette situation alarmante. Les conséquences de cette législation restrictive, couplées aux défis majeurs que rencontrent les établissements scolaires - baisse du niveau, harcèlement, comportements contraires aux valeurs républicaines -, soulignent l’urgence de rouvrir le débat sur l’IEF, qui ne saurait être assimilée à une menace pour la République. Elle appelle donc Mme la ministre à se positionner clairement sur ce sujet, plébiscité par de nombreuses familles, et lui demande si elle envisage de réviser les critères d’autorisation afin de rétablir un juste équilibre entre les exigences républicaines et le respect de la liberté d’instruction.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3903</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>661</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Manquements à la neutralité professorale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3903. — 11 février 2025. — Mme Gisèle Lelouis alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’augmentation des manquements au principe de neutralité scolaire alors que, comme le souligne la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, « le fonctionnaire exerce ses fonctions avec dignité, impartialité, intégrité et probité. Dans l’exercice de ses fonctions, il est tenu à l’obligation de neutralité ». Pourtant, une tribune collective parue sur Slate en 2017 et signée par 314 membres du corps professoral dont 3 à Marseille, exprimait l’engagement de certains professeurs d’avoir cessé d’enseigner la règle de grammaire du « masculin qui l’emporte sur le féminin », dénotant une politisation de l’enseignement de la langue. Ces derniers appelaient à « ne pas sanctionner les énoncés s’éloignant de la règle enseignée jusqu’à présent », en dépit des normes établies par l’Académie française, par souci idéologique, alors que le nombre d’erreurs d’orthographe des élèves de CM2 aux dictées a presque doublé en 30 ans, passant de 11 en 1987 à 19 en 2021, selon les chiffres du ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse. Mme la députée s’inquiète donc de l’endoctrinement idéologique dans les écoles républicaines, institutions chargées de la transmission des valeurs démocratiques de la République et des connaissances, comme en témoigne son observation en date de 2022 sur un devoir maison d’éducation morale et civique intitulé « Retourne en Afrique : à l’Assemblée, le RN montre son vrai visage », dépeignant une dimension raciste, alors même que jamais le député Grégoire de Fournas ne fut condamné en ce sens. Cet exercice, imprégné d’une orientation idéologique, a été donné à une classe de 4e en 2022 et demandait aux élèves d’identifier les éléments montrant que le député RN était « conscient de la gravité de ses propos ». Bien que l’ancien ministre de l’éducation M. Blanquer ait inscrit dans sa loi de 2019 l’obligation de réserve, le pouvoir de contrôle des corps d’inspection en la matière n’est pas encore assez considérable, permettant donc au corps professoral de s’écarter bien trop souvent du devoir de neutralité. Par ailleurs, l’école est aussi en proie à l’intervention d’associations fréquemment militantes, parfois même agréées par le ministère. En effet, une fois l’agrément aux associations intervenant dans les établissements scolaires donné, les contrôles sont rares et l’organisation est généralement déléguée à des surveillants déjà surchargés, donnant du crédit, d’ailleurs, à la proposition de Mme la députée rendant obligatoire le signalement des cas problématiques sous peine de sanctions à l’encontre des encadrants. Ce qui permettrait d’accroître le pouvoir des corps d’inspection et de faire appliquer la loi d’une manière plus efficace. La qualité du système éducatif étant déterminante pour l’avenir de la France, l’école doit former aux outils fondamentaux et impartiaux qui permettront aux enfants de forger plus tard leurs propres opinions politiques. Plusieurs enseignants et parents d’élèves tirent la sonnette d’alarme : ils dénoncent l’usage du statut de professeur, excusant une sorte de propagande politique « sous couvert de générosité et de respect de la diversité ». Une autre enseignante, dans Le Figaro , dénonçait la venue d’une militante d’extrême-gauche dans son établissement, au titre de son comité, avec pour sujet d’intervention : « Les violences policières ». Par ailleurs, la conséquence de ce type de pratique peut nuire à la cohésion entre les élèves, comme le démontre le témoignage d’une lycéenne de la banlieue parisienne décrivant le « climat de haine » ayant remplacé la solidarité préexistante après un cours d’éducation morale et civique intitulé « Le racisme anti-blancs existe-t-il ? », scindant la classe en deux : les « racisés » contre les « non-racisés privilégiés par le système français ». Toujours selon Le Figaro, l’enseignante aurait verrouillé les échanges en statuant qu’il n’existait pas. D’autres cas plus subtils sont observés, portant sur le choix des textes de certains auteurs marqués par une ligne idéologique identifiable, comme le témoignent de nombreux parents d’élèves, notamment le président d’une association de parents d’élèves. Mme la députée déplore donc l’inefficacité des contrôles du corps professoral au regard des prises de position idéologiques manifestes. Ainsi, elle lui demande ce qu’elle compte mettre en œuvre afin de reprendre en main le contenu et les modalités des enseignements permettant, à terme, de rétablir l’excellence éducative française, là où le niveau global des élèves baisse, ce qui ne relève pas d’un manque de financement au vu du doublement de la dépense publique par élève depuis 40 ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3904</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>662</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Statistiques relatives à la troisième campagne d’autorisation d’IEF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3904. — 11 février 2025. — M. Thomas Ménagé interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la communication des chiffres relatifs à la troisième campagne de demande d’autorisation d’instruction en famille (IEF), mise en place depuis l’entrée en vigueur du régime d’autorisation préalable instauré par la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République. Alors que la troisième campagne d’autorisation d’IEF a été menée pour la rentrée 2024, aucune donnée officielle consolidée n’a encore été rendue publique sur le nombre total de demandes déposées, le nombre d’autorisations accordées et le taux de refus enregistré aux échelles nationale et académique. Or la transparence sur ces chiffres est essentielle pour apprécier l’évolution de la mise en œuvre du dispositif et son impact sur les familles. Dans ce cadre, il lui demande de bien vouloir lui communiquer les chiffres complets de cette troisième campagne, en détaillant le nombre de demandes déposées, le nombre d’autorisations accordées, le nombre de refus, ainsi que la répartition de ces données par académie et, si possible, par motif. Il souhaite également savoir si une évaluation globale de l’application du régime d’autorisation de l’IEF est prévue et si des ajustements sont encore envisagés pour garantir un traitement plus harmonisé des demandes sur le territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3905</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>663</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Carles Grelier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Valorisation de l’action des délégués départementaux de l’éducation nationale.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3905. — 11 février 2025. — M. Jean-Carles Grelier attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la reconnaissance et les moyens dus aux délégués départementaux de l’éducation nationale (DDEN). Le plus souvent rassemblés autour d’une association locale, les DDEN ont un rôle clé dans le système éducatif. Nommés par l’inspecteur d’académie en conseil départemental de l’éducation nationale, les DDEN sont membres de droit du conseil d’école et à ce titre ils endossent une responsabilité de médiateur entre les différentes composantes de la communauté éducative (parents d’élèves, collectivités territoriales, personnels…). Ce positionnement central par la force des choses confère aux DDEN une mission de contrôle, qu’animés et guidés par le seul intérêt supérieur de l’enfant, ils peuvent assurer en toute indépendance. Si la fédération des DDEN est, elle, reconnue d’utilité publique, les délégués qui se dévouent bénévolement ne se voient accorder aucune gratification. Ce manque de moyens financiers peut entraver le bon exercice de fonctions pourtant si utiles au tissu éducatif. En cette année 2025, alors que les fédérations départementales doivent procéder à leur renouvellement quadriennal, l’octroi d’une aide pécuniaire à ces DDEN serait un geste salutaire et bienvenu. Cette aide pourrait par exemple prendre la forme d’une enveloppe dédiée mise à la disposition des DASEN pour qui les DDEN sont des interlocuteurs réguliers et parfaitement identifiés. Il lui demande donc s’il entend allouer en 2025 aux DDEN les moyens financiers que leur contribution au bon fonctionnement du système éducatif justifie dûment.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3908</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>663</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Organisation des rythmes scolaires dans les écoles publiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3908. — 11 février 2025. — M. Corentin Le Fur interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’organisation des rythmes scolaires dans les écoles publiques. Dans la perspective de l’année scolaire 2025-2026, les conseils municipaux qui souhaitent déroger au droit commun en matière de rythmes scolaires doivent délibérer en ce sens. Le décret nº 2017-1108 du 27 juin 2017 relatif aux dérogations à l’organisation de la semaine scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires publiques a en effet ouvert la possibilité pour les communes de revenir à la semaine de 4 jours. Bien que le cadre légal de référence inscrit dans le code de l’éducation fixe toujours l’organisation scolaire à 9 demi-journées hebdomadaires, comprenant 5 matinées, cette dérogation est largement sollicitée et appliquée. En effet, dès la rentrée 2018, 87 % des communes ayant au moins une école publique avaient choisi de répartir le temps d’école sur 4 jours. À la rentrée 2023, selon les données du ministère de l’éducation nationale, cette proportion atteignait les 93 %, soit plus de 21 000 communes ayant adopté ce fonctionnement. Depuis 2018, l’organisation scolaire dans les écoles publiques s’effectue donc très majoritairement sur une semaine de 4 jours. Mais, chaque année, une délibération des conseils municipaux est nécessaire pour renouveler la dérogation. Alors que la dérogation constitue une exception au droit commun, en matière de rythmes scolaires l’exception est devenue de la norme. Dans ces conditions, la pertinence d’une modification du droit commun mérite d’être posée. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement envisage d’adapter la réglementation en vigueur afin qu’elle soit plus en adéquation avec la réalité des pratiques observées dans les communes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3910</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>663</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élise Leboucher</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Mise en cause des libertés académiques en France par la Turquie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3910. — 11 février 2025. — Mme Élise Leboucher attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le fait que lors du cinquième procès de Mme Pinar Selek à Istanbul en juin 2024, l’université de Côte d’Azur a été mise en cause par le ministère de l’intérieur de la République de Turquie. En effet, le ministère de l’intérieur a argué qu’à la faveur d’une conférence organisée par le CNRS et l’Institut de recherche pour le développement, l’université de Côté d’Azur participait à des activités terroristes. Ces accusations fallacieuses sont très graves et visaient à jeter le discrédit sur l’université française, sa liberté académique et ses enseignants-chercheurs notamment Mme Pinar Selek, sociologue, persécutée par le régime turc depuis 25 ans en raison de ses engagements politiques et universitaires. Mme Selek, par ses travaux sur les communautés kurdes et arméniennes en Turquie, sur les femmes, les personnes LGBTQIA+, sur la toxicité des imaginaires masculins propagés par le service militaire obligatoire turc, donne à voir la réalité d’un régime qui souhaite à tout prix la cacher ; c’est pour ces raisons qu’elle est harcelée judiciairement par le régime turc depuis plus de 25 ans. Par ces accusations, la liberté académique - chère à la France, cardinale pour le fonctionnement des universités et de la recherche publique françaises - est remise en cause. De telles menaces proférées par une puissance étrangère ne doivent pas perturber le travail de recherche dans le pays. Mme la députée souhaite savoir comment Mme la ministre considère ces accusations et quelles mesures elle compte engager pour soutenir l’université de Côte d’Azur, ses chercheurs et au-delà, les chercheurs français attaqués dans le monde en raison de leurs travaux, au premier rang desquels Mme Pinar Selek. Aussi, elle a pu entendre, de diverses sources, que la diplomatie turque aurait cherché à empêcher l’université de Nice Côte d’Azur de participer à la troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC 25) qui doit se tenir à Nice au mois de juin 2025. À nouveau, cette inacceptable pression mise sur la France par la Turquie, ciblant l’université de Nice Côte d’Azur, serait motivée par le fait que Mme Pinar Selek exerce dans cette université. Elle lui demande de confirmer la participation de l’université de Nice Côte d’Azur à cette conférence internationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3923</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>664</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Soumya Bourouaha</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Mieux reconnaitre l’ancienneté hors éducation nationale des enseignants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3923. — 11 février 2025. — Mme Soumya Bourouaha alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur une faille dans l’actuel système de rémunération des enseignants, ne prenant pas toujours en compte leur véritable degré d’ancienneté. L’expérience obtenue par les professeurs avant de rentrer dans l’éducation nationale est, en principe, valorisée, notamment par un échelon plus élevé en début de carrière, s’accompagnant d’une valorisation salariale. Cependant, de nombreux retours d’expérience sur l’ensemble du territoire français démontrent que cette conversion est loin d’être automatique. Malheureusement, les recours au médiateur de l’éducation nationale sont souvent vains, tout comme de nombreuses procédures de reclassement engagées par ces fonctionnaires. Alors qu’aujourd’hui la France traverse une crise de recrutement de professeurs, ces professionnels compétents, expérimentés et diplômés peuvent se retrouver découragés de rester (ou de rentrer) dans l’éducation nationale, craignant de voir leur ancienneté minorée et leur salaire faiblement valorisé. Ainsi, elle lui demande ce qu’elle compte faire pour que les années d’ancienneté hors éducation nationale des enseignants fonctionnaires soient pleinement reconnues et valorisées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3924</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>664</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Respect du principe de neutralité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3924. — 11 février 2025. — M. Roger Chudeau interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’organisation d’une formation syndicale intitulée « L’école et la fonction publique face au danger de l’extrême droite » par la Fédération syndicale unitaire (FSU). Ce type de formation soulève de légitimes interrogations au sein du corps enseignant qui reçoit régulièrement des messages partisans sur les boîtes de messagerie professionnelle. M. le député rappelle que, conformément à l’article L. 121-2 du Code général de la fonction publique, les agents publics sont tenus à une stricte obligation de neutralité, qui leur interdit toute manifestation d’opinion politique dans l’exercice de leurs fonctions. Si le droit syndical permet aux organisations représentatives d’organiser des formations, celles-ci ne sauraient introduire une orientation partisane dans la formation des enseignants ni contrevenir aux principes régissant la fonction publique. Or la formation citée ci-dessus est clairement contraire à cette obligation, à partir du moment où elle est proposée aux enseignants dans l’exercice de leurs fonctions. Aussi, il lui demande de bien vouloir préciser la position du ministère sur la conformité de cette initiative avec les exigences de neutralité et d’impartialité qui s’imposent aux agents de l’éducation nationale, ainsi que les mesures envisagées pour garantir le respect de ces principes dans l’organisation des formations syndicales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3982</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>664</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Situation des écoles et de l’enseignement à Mayotte
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3982. — 11 février 2025. — M. Thierry Frappé attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les difficultés rencontrées dans les établissements scolaires de Mayotte après le passage du cyclone Chido. Les dégâts causés par cette catastrophe naturelle ont gravement impacté les infrastructures scolaires, retardant la rentrée pour de nombreux élèves et enseignants. À ce jour, plusieurs écoles, collèges et lycées restent fermés ou fonctionnent dans des conditions précaires, avec des salles de classe inutilisables, des toits endommagés et des équipements défaillants. Cette situation suscite une vive inquiétude chez les parents, les enseignants et les élèves. Le manque de moyens pour sécuriser et réhabiliter rapidement les bâtiments aggrave les inégalités d’accès à une éducation de qualité. Certains élèves, particulièrement ceux en classes d’examen, pourraient voir leur scolarité durablement impactée. Cette crise semble également alimenter une fuite d’élèves vers d’autres territoires, notamment La Réunion et la métropole, au détriment du système éducatif local. Face à ces défis, il lui demande quelles mesures concrètes et quels engagements il envisage pour répondre à l’urgence de cette situation, garantir des conditions d’apprentissage dignes et sécurisées à Mayotte et assurer un avenir éducatif stable et équitable pour les jeunes de ce territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3989</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>665</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Sicard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Exclusion d’élèves en situation de handicap de la part scolaire du Pass culture
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3989. — 11 février 2025. — Mme Anne Sicard appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’exclusion d’élèves en situation de handicap, de la part collective du Pass culture. Ce dispositif, qui permet aux enseignants de financer, au profit de leurs classes, des activités artistiques et culturelles, bénéficie à tous les élèves de la 6e à la terminale, à l’exception de ceux, en situation de handicap, scolarisés dans des établissements rattachés au ministère de la santé et des solidarités. De nombreux professeurs, à l’initiative de projets innovants et adaptés aux élèves en situation de handicap, déplorent ne pas être en mesure de les financer, faute d’accès aux crédits du Pass culture. Pourtant, a l’occasion du comité interministériel du handicap qui s’est tenu le 16 mai 2024, le Premier ministre Gabriel Attal avait promis que cette rupture d’égalité serait rapidement corrigée et annoncé que, dès la rentrée scolaire 2024/2025, tous les élèves, y compris ceux scolarisés dans des établissements spécialisés, disposeraient d’un identifiant national élève (numéro INE) leur permettant de bénéficier du Pass culture. Cette promesse n’a pas été tenue. Aussi, elle souhaite connaître le calendrier de mise en œuvre du numéro INE et la date à laquelle l’offre scolaire du Pass culture sera enfin accessible aux élèves en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3922</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>665</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Financement de l’extension de la prime Ségur pour les salariés des CIDFF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3922. — 11 février 2025. — M. Jean-Michel Jacques attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur la situation inquiétante des centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) en Bretagne et plus largement en France. Par arrêté du 6 août 2024, l’extension de la prime Ségur a été actée pour les salariés du secteur social privé, incluant ceux et celles des CIDFF, sans qu’aucune compensation financière ne soit prévue. Si cette revalorisation salariale constitue une reconnaissance légitime du travail mené par ces professionnels, son absence de financement place ces associations dans une situation budgétaire difficilement tenable. En Bretagne, les CIDFF accompagnent chaque année plus de 6 000 personnes individuellement, dont 2 500 victimes de violences et près de 10 000 personnes collectivement. Or la charge financière supplémentaire de 281 000 euros par an à l’échelle régionale et de 5,7 millions d’euros pour l’ensemble du réseau national met directement en péril leur existence. Alors même que l’État appelle à un renforcement des services de proximité pour garantir l’accès aux droits et la lutte contre les violences faites aux femmes, il risque de provoquer la fermeture de ces structures faute de financement adapté. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir la pérennité financière des CIDFF et assurer que l’extension de la prime Ségur ne se traduise pas par une fragilisation des associations œuvrant pour les droits des femmes et des familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3909</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>666</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Léaument</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Mise en cause des libertés académiques en France par la Turquie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3909. — 11 février 2025. — M. Antoine Léaument attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le fait que lors du cinquième procès de Mme Pinar Selek à Istanbul en juin 2024, l’université de Côte d’Azur a été mise en cause par le ministère de l’intérieur de la République de Turquie. En effet, le ministère de l’intérieur a argué qu’à la faveur d’une conférence organisée par le CNRS et l’Institut de recherche pour le développement, l’université de Côté d’Azur participait a des activités terroristes. Ces accusations fallacieuses sont très graves et visaient à jeter le discrédit sur l’université française, sa liberté académique et ses enseignants-chercheurs notamment Mme Pinar Selek, sociologue, persécutée par le régime turc depuis 25 ans en raison de ses engagements politiques et universitaires. Mme Selek, par ses travaux sur les communautés kurdes et arméniennes en Turquie, sur les femmes, les personnes LGBTQIA+, sur la toxicité des imaginaires masculins propagés par le service militaire obligatoire turc, donne à voir la réalité d’un régime qui souhaite à tout prix la cacher ; c’est pour ces raisons qu’elle est harcelée judiciairement par le régime turc depuis plus de 25 ans. Par ces accusations, la liberté académique - chère à la France, cardinale pour le fonctionnement des universités et de la recherche publique françaises - est remise en cause. Il est inacceptable que de telles menaces proférées par une puissance étrangère viennent perturber le travail de recherche dans le pays. M. le député souhaite savoir comment M. le ministre considère ces accusations et quelles mesures il compte engager pour soutenir l’université de Côte d’Azur, ses chercheurs et au-delà, les chercheurs français attaqués dans le monde en raison de leurs travaux, au premier rang desquels Mme Pinar Selek. Aussi, il semblerait que la diplomatie turque aurait cherché à empêcher l’université de Nice Côte d’Azur de participer à la troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC 25) qui doit se tenir à Nice au mois de juin. À nouveau, cette inacceptable pression mise sur la France par la Turquie, ciblant l’université de Nice Côte d’Azur, serait motivée par le fait que Mme Pinar Selek exerce dans cette université. Il lui demande ainsi de confirmer la participation de l’université de Nice Côte d’Azur à cette conférence internationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3911</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>666</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Kervran</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Rétablissement financement IFE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3911. — 11 février 2025. — M. Loïc Kervran interroge M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le désengagement de l’État dans le financement du principal institut de formation du territoire national. En effet, depuis dix ans, l’institut de formation en psychomotricité Sorbonne université (IFP), lieu historique du premier enseignement de la psychomotricité en France et dans le monde, n’a plus de financement étatique. Reposant uniquement sur la région Ile de France et sur la faculté de santé Sorbonne université, le financement de l’IFE ne permet plus aujourd’hui de maintenir cet enseignement de qualité. Malgré tous les efforts réalisés depuis la perte du financement étatique via une gestion économe et raisonnée, la Sorbonne est désormais contrainte de réduire drastiquement les effectifs et à terme c’est le maintien même de l’IFE qui est en jeu. Alors que la profession de psychomotricien est plébiscitée dans de nombreux plans de santé publique, il lui demande s’il compte rétablir le financement étatique de l’IFE.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3967</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>666</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Portier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Dérives thérapeutiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3967. — 11 février 2025. — M. Alexandre Portier attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les risques de dérives sectaires au sein des formations liées au bien-être. Le nombre de signalements à la MIVILUDES concernant des dérives thérapeutiques au sein des formations de médecine douce augmente de manière inquiétante. Pourtant, l’organisme est actuellement limité dans ses moyens d’action. D’une part, les agents ne peuvent agir qu’en aval à la suite des plaintes. D’autre part, l’enseignement est libre et ne peut être encadré trop strictement. Au-delà de la vérification des certifications, le contrôle de ces formations s’avère particulièrement ardu. Ce sujet a déjà fait l’objet d’un rapport du Sénat en avril 2013 qui étudiait le phénomène des médecines non conventionnelles et de l’absence de contrôle de formations en pleine expansion. Ces pratiques emportent des risques pour la santé mentale et physique des participants et sont amplifiées par leur promotion sur les réseaux sociaux. L’Ordre des médecins a alerté sur ces dérives le 27 juin 2023, sans provoquer de réaction à la hauteur de l’enjeu de la part des pouvoirs publics. En février 2024, l’Assemblée nationale a adopté une loi contre les dérives sectaires dont un article qui prévoit la création d’un délit pour « provocation à l’abandon de soins ». Malgré ces dispositions, le problème persiste et trop peu de moyens de contrôle existent. Ces formations sont financées par des organismes comme l’OPCO et le FAFCEA avec l’aval de l’État. La suppression des aides pourrait participer à faire cesser ces pratiques illicites. Dès lors, il lui demande si le Gouvernement entend réfléchir à des mesures pour renforcer le contrôle de ces formations et faire cesser de tels agissements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4029</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>667</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Refonte de la formation des orthophonistes : intégrer les professionnels</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4029. — 11 février 2025. — Mme Sandrine Le Feur appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la refonte de la formation initiale des orthophonistes. L’orthophonie a acquis une place incontournable dans les prises en charge de nombreux patients à tous les âges de la vie et la demande est de plus en plus forte. En janvier 2024, le gouvernement a lancé un travail de rénovation de la maquette de formation initiale des orthophonistes. Depuis les réformes de 2013, devenir orthophoniste nécessite l’obtention d’un master et après une dizaine d’année de retours d’expérience sur ce cursus, il semblait effectivement légitime d’interroger le référentiel de formation. Malheureusement, les professionnels de terrain ont été très rapidement écartés de la réflexion et en sont aujourd’hui exclus. La Fédération des orthophonistes de France dénonce une concertation qui se mènerait à distance des principaux intéressés, sans les enseignants et les centres de formation universitaires en orthophonie. Afin de viser une plus grande adéquation entre la théorie et la pratique, dans un contexte où certaines pathologies liées au vieillissement et aux modes de vie accroissent la demande de rééducation des troubles langage et nécessitent une évolution des pratiques professionnelles, ils relèvent que la formation initiale ne prépare pas suffisamment les étudiants à affronter la réalité de leur métier et la diversité de leurs patients. Ils tiennent à insister sur l’importance des stages pratiques et défendent la place primordiale du stage comme un espace de découverte clinique et d’apprentissage à part entière du métier, propice à donner aux orthophonistes en devenir l’envie de s’engager dans la profession sereinement et d’y rester. Dans cette optique, certains stages tirent leur force pédagogique à s’inscrire dans la durée, par exemple une journée par semaine pendant un semestre minimum. Ils permettent ainsi aux étudiants de mesurer la réalité des rythmes propres à l’exercice : rythme du parient, du professionnel, de l’évolution des troubles, etc. En outre, ils demandent que les stages respectent un juste équilibre entre exercice salarié et libéral, permettant ainsi une meilleure découverte clinique du métier. Toutes ces remarques sont motivées par l’importance de donner à l’étudiant la posture d’orthophoniste clinicien capable de s’adapter aux spécificités de chaque patient, de s’ajuster en permanence à une grande hétérogénéité de troubles. Les programmes de rééducation et protocole enseignés sont à ce titre jugés quelque peu rigides et standardisés. Elle lui demande s’il va tenir compte de ces retours d’expérience et inclure davantage les professionnels concernés dans la concertation sur les études d’orthophonie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4030</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>667</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Kervran</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Réingénierie profession psychométricien
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4030. — 11 février 2025. — M. Loïc Kervran interroge M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la reprise de la réingénierie du métier de psychomotricien. La réingénierie des professions de santé, commencée en 2008, vise à actualiser les contenus de formation et les champs d’intervention de chaque métier concerné, dans le cadre de la réforme licence-master-doctorat (LMD) voulue par l’Union européenne. Alors que d’autres professions du secteur (infirmier, ergothérapeute, orthophoniste, kinésithérapeute) ont terminé leur réingénierie, celle des psychomotriciens est interrompue depuis 2011. Les psychomotriciens attendent une prise en compte des réalités de leur profession, de l’exigence renforcée des contenus théoriques et de la prise en charge de plus en plus de pathologies, en passant la durée des études de trois à cinq ans, pour acquérir le niveau élevé d’expertise indispensable pour garantir aux Français des soins psychomoteurs de haute qualité. Il apparaît aujourd’hui nécessaire de considérer leur rôle important dans les enjeux actuels de santé publique, notamment la prise en soins de l’autisme, de la maladie d’Alzheimer ou encore du vieillissement de la population. Leur champ de compétence ne cesse en effet de s’élargir : mal-être, handicap, retards de développement moteur, troubles d’orientation ou du comportement etc. Ils sont également un soutien indéniable aux aidants, leur prodiguant conseils et informations utiles à l’accompagnement de leurs proches. Ainsi, il lui demande quelles sont les mesures qu’il compte prendre concernant la réingénierie de la formation de la profession de psychomotricien indispensable à l’avenir de la profession.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4013</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>668</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jocelyn Dessigny</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé de l’Europe</ministreQuestion><ministreJO>Europe</ministreJO><Objet>Financement de l’UNRWA par des deniers publics français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4013. — 11 février 2025. — M. Jocelyn Dessigny attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé de l’Europe, sur l’engagement financier de la France envers l’UNRWA. En effet, outre les précédentes accusations pesant sur l’UNRWA et la complicité de 19 de ses employés avec les terroristes du Hamas, une ancienne otage du Hamas, libérée le 19 janvier 2025, affirme avoir été détenue dans des locaux de l’UNRWA (l’Agence de l’Onu pour les réfugiés palestiniens). Dans un communiqué, l’UNRWA a déclaré que cette « allégation très sérieuse » devait faire l’objet d’une enquête. La mère de la jeune femme de 24 ans a mis en cause l’agence des Nations unies dans un message le 31 janvier 2025 sur X : le Hamas a détenu sa fille dans des installations de l’UNRWA et lui a refusé l’accès à un traitement médical après lui avoir tiré dessus à deux reprises, celle-ci ayant perdu deux doigts de la main gauche après avoir été blessée par balle par des terroristes du Hamas lors de son enlèvement le 7 octobre 2023. La porte-parole de l’UNRWA a elle-même déclaré à la BBC que « ces allégations sont absolument sérieuses » et a signalé que des enquêtes indépendantes doivent être menées sur ces allégations. Selon le porte-parole du gouvernement israélien, l’UNRWA regorgerait de centaines d’employés, membres du Hamas. Or le 28 janvier 2025, au Conseil de sécurité de l’ONU, à New York, le représentant permanent de la France auprès des Nations Unies, a tenu à réaffirmer le plein soutien de la France à l’UNRWA, ainsi qu’à son Commissaire général. Il a fermement précisé que la France continuera d’être un partenaire de l’Office en 2025 et annoncé une nouvelle contribution de 50 millions d’euros pour la population de Gaza en 2025, dont 20 millions d’euros pour l’UNRWA. En 2024, la France avait financé l’UNRWA à hauteur de 33 millions d’euros. M. le député demande à M. Le ministre de porter une attention toute particulière sur ce risque de dévoiement de l’attitude française vis-à-vis de l’UNRWA soupçonnée d’employer des membres du Hamas. Il lui demande si la France ne prend pas également le risque de dévoiement de deniers publics si précieux dans ces temps d’économie budgétaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3829</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>668</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Yadan</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation des Pieux établissements de la France à Rome et à Lorette
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3829. — 11 février 2025. — Mme Caroline Yadan appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation inquiétante des Pieux établissements de la France à Rome et à Lorette (PEFRL), institution placée sous l’autorité de l’ambassadeur et du ministère. Dans son rapport rendu le 3 septembre 2024, la Cour des comptes a mis en évidence des dérives multiples au sein de cette entité : une administration défaillante, une gestion du patrimoine approximative et porteuse de risques, une gestion financière et des ressources humaines opaque et artisanale, une action mal encadrée. Cette situation, qui perdure depuis plusieurs décennies, entache la réputation de la France et lui fait encourir des risques financiers et juridiques importants. Sur ce dernier point, la haute juridiction italienne a confirmé, dans un arrêt de 2016, toutes les décisions des juridictions du premier et second degré, qui déduisaient le régime fiscal applicable aux biens gérés par les Pieux établissement de leur appartenance à l’État français. Ce n’est pourtant pas la position du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, lequel a confirmé en 2020, que les Pieux établissements relevaient du droit privé italien, qualifiant leur statut de sui generis. L’ambiguïté du cadre juridique actuel des Pieux établissements entretient ainsi les errements précités, raison pour laquelle la Cour a recommandé la création d’un établissement public dans le but de donner aux Pieux un statut conciliant autonomie, transparence et contrôle. Si le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères ne juge pas viable la recommandation de la Cour, comme il l’a précisé dans ses observations faites au rapport, nulle mention n’est faite du statut cible envisagé afin de sortir de cette ambiguïté. Compte tenu de l’urgence de la situation, elle lui demande de détailler les mesures prises par le ministère depuis la publication de ce rapport, de préciser le statut cible envisagé pour les PEFRL et son délai de mise en œuvre et de reclarifier la position française au regard de la jurisprudence italienne afin de se prémunir quant au risque contentieux en matière fiscale et sociale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4014</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>669</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Bigot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Montants de l’aide publique au développement pour l’Algérie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4014. — 11 février 2025. — M. Guillaume Bigot attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’opportunité des aides financières servies par la France à l’Algérie, dans un contexte diplomatique marqué par l’absence de coopération de la part de cet État et même par l’expression de sa franche hostilité. En 2022, la France a engagé près de 132 millions d’euros d’aide publique au développement en direction de l’Algérie, dont l’essentiel (121 millions, soit 92 % du montant total de l’aide) a été allouée à des bourses d’étudiants algériens en France. En dépit de cette générosité, l’Algérie persiste à refuser systématiquement la réadmission de ses ressortissants sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), laissant chaque année près de 10 000 reconduites non exécutées. Entre 2019 et 2022, sur les 58 700 OQTF prononcées à l’encontre de ressortissants algériens, seulement 2 600 ont été effectivement exécutées, soit un taux d’exécution dérisoire de 4,4 %. Ce comportement d’Alger à l’égard de la france n’est pas qu’inamical, il traduit une violation des engagements souscrits par l’Algérie. Face à cette mauvaise volonté manifeste, M. le député souhaite obtenir communication du montant exact des crédits engagés en 2024 et prévus pour 2025, au titre de l’aide au développement et destinés à l’Algérie et connaître les raisons pouvant encore justifier le maintien de ces financements alors que ce pays bafoue ouvertement les accords de réadmission de 1968. M. le député demande aussi à être informé de l’ensemble des flux financiers partant de France et à destination de l’Algérie, incluant non seulement les financements publics mais également les transferts privés effectués par la diaspora algérienne. Ces flux pourraient constituer un levier stratégique dans les relations bilatérales. Il souhaite connaître leur volume exact et leur impact économique global. Il appelle également le ministre à bien vouloir l’informer de son intention ou non de conditionner strictement l’aide publique au développement à une réadmission effective des ressortissants algériens sous le coup d’une mesure d’éloignement. Compte tenu du refus obstiné de l’Algérie de coopérer sur les OQTF et de libérer le ressortissant Boualem Sansal, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage de prendre d’autres mesures de rétorsion et, le cas échéant, lesquelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4015</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>669</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle D’Intorni</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Positionnement de la France vis-à-vis du régime syrien
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4015. — 11 février 2025. — Mme Christelle D’Intorni alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le positionnement de la France vis-à-vis du régime syrien. Depuis des décennies, la France a oscillé entre rapprochements stratégiques et médiations dans les conflits régionaux. Et, la chute de Bachar al-Assad doit, avant tout, être l’occasion de s’interroger sur les relations complexes voir ambigües entre la France et la Syrie. Force est de constater que la diplomatie française n’a d’ailleurs jamais réussi à imposer sa position à ses alliés européens. Pire, durant de trop nombreuses années, notre pays, sous couvert de « realpolitik », a en réalité contribué à forger un vernis de respectabilité à des États totalitaires de la région. Historiquement, Jacques Chirac avait pour sa part décoré le dictateur Bachar el-Assad en 2001 et Nicolas Sarkozy avait invité celui-ci à parader lors du défilé militaire sur les Champs-Élysées le 14 juillet 2008. Ce faisant, en la matière, Emmanuel Macron semble une nouvelle fois avoir eu comme boussole la politique du « en même temps ». D’un côté, le Président de la République portait en bandoulière la défense des valeurs face au régime syrien en particulier aux termes de déclarations martiales. À ce titre, lors de ses vœux aux corps diplomatiques du 4 janvier 2018 le Président de la République déclarait : « Disant cela, je considère que nous devons sortir de postures morales qui parfois nous impuissantent mais que nous devons aussi sortir de concessions faites à certaines puissances qui pensent qu’à quelques-uns, reconnaissant une partie d’une opposition désignée depuis l’extérieur, ils pourraient régler de manière stable et durable la situation en Syrie ». Or, dans le même temps, le chef de l’État s’employait à décorer des proches du régime syrien participant, à certains égards, au moins indirectement à, au contraire, crédibiliser l’entourage du régime sanguinaire. À l’instar d’un photographe officiel du régime de Bachar al-Assad et proche dignitaire du dictateur déchu qui, par arrêté du 25 septembre 2017 portant nomination et promotion dans l’ordre des Arts et des Lettres, était fait Chevaliers des Arts et des Lettres. Cela, alors que ce dernier a d’ailleurs reconnu lui-même sa proximité avec le pouvoir de Bachar al-Assad et, par conséquent, son implication, tant sur le plan interne dans la diffusion de la propagande du régime, que sur le plan international en participant aux déplacements diplomatiques de l’ancien président syrien. Si bien que de nombreux intellectuels et journalistes s’interrogent aujourd’hui sur la pertinence de la conservation de telle décorations honorifiques qui engagent les valeurs du pays et sa crédibilité sur le plan diplomatique. Pour toutes ces raisons, elle souhaite connaître la position de la France sur les relations que compte désormais entretenir notre pays depuis la chute du régime de Bachar el-Assad et, plus précisément, si les décorations précitées seront retirées aux complices de son régime.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4016</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>670</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Rambaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Procès politique au Haut-Karabakh
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4016. — 11 février 2025. — M. Stéphane Rambaud attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation préoccupante de seize prisonniers politiques arméniens, capturés illégalement par l’armée azerbaïdjanaise lors de la prise de l’Artsakh en septembre 2023, qui doivent comparaître devant un tribunal militaire à Bakou. Ces personnalités - pour la plupart des anciens dirigeants de l’Artsakh dont l’ancien ministre d’État du Haut-Karabakh Ruben Vardanyan ainsi que trois anciens présidents de l’Artsakh, Arkadi Ghukasyan (1997-2007), Bako Sahakyan (2007-2020) et Ariyak Harutyunyan (2020-2023) - sont emprisonnés depuis plus de dix-huit mois en Azerbaïdjan, dans des conditions extrêmement difficiles. Tous sont poursuivis pour de nombreux chefs d’accusation : « planification et conduite d’une guerre d’agression », « violation du droit international humanitaire pendant un conflit armé », « meurtre », « terrorisme » ou encore « formations de groupes armés non prévus par la loi ». Le procès qui débute est uniquement politique et son issue très probable risque d’être la prison à vie pour l’ensemble des accusés. L’objectif non avoué de l’Azerbaïdjan est clair : tuer symboliquement la République de l’Artsakh après le nettoyage ethnique systématique qui a été mené durant des mois, après avoir chassé la population, détruit le patrimoine religieux, culturel, les cimetières, l’art et les archives de trois mille ans de présence arménienne sur ce territoire. Face à cette situation très inquiétante, il lui demande de bien vouloir lui indiquer, devant cette parodie de justice, les mesures diplomatiques énergiques envisagées afin de manifester le mécontentement de la France et les sanctions économiques ciblées qu’il souhaite prendre contre l’Azerbaïdjan et ses dirigeants afin de concrétiser pleinement la position de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4018</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>670</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Rupture des engagements pris par la junte militaire en Guinée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4018. — 11 février 2025. — M. Aurélien Saintoul alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation en Guinée. Le général Mamadi Doumbouya qui a évincé par un coup d’État l’ancien président guinéen Alpha Condé le 5 septembre 2021, n’a pas tenu sa promesse de rendre aux civils la direction de l’État, au plus tard le 31 décembre 2024. En décembre 2023, il avait fait la promesse d’un référendum pour la création d’une nouvelle Constitution nécessaire à l’organisation du scrutin présidentiel, qui n’a, à ce jour, pas été respectée. La junte guinéenne avance donc sans calendrier électoral, sa feuille de route étant le maintien au pouvoir du général Doumbouya. Cela s’est confirmé puisqu’en février 2025 la junte et le Gouvernement ont appelé à une candidature du général Doumbouya à la présidentielle. Le retour à l’ordre constitutionnel s’éloigne tandis que le régime militaire s’enracine durablement à la tête de l’État guinéen. Depuis juillet 2024, Foniké Menguè et Billo Bah, deux membres du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), ont été enlevés par un commando assimilé aux forces de sécurité. Habib Marouane Camara, journaliste, a aussi disparu depuis le 3 décembre 2024 et n’a toujours pas été retrouvé. La même année, plusieurs médias considérés comme opposés au régime ont par ailleurs été fermés. En décembre 2024, les Forces Vives de Guinée, collectif rassemblant des groupes d’opposition au Gouvernement putschiste, ont publié un communiqué réitérant leur décision de ne plus reconnaître la junte au pouvoir à partir de 2025. Or la posture actuelle de la junte guinéenne montre qu’elle est décidée à ne pas respecter un quelconque processus démocratique et à le faire savoir violemment contre ses opposants. Bien que la Guinée ait été suspendue des instances de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et de l’Union Africaine depuis le coup d’État, les sanctions qui pesaient sur elle à cause du putsch, ont été levées en février 2024. Lors du sommet de l’organisation ouest-africaine à Abuja en décembre 2024, son cas n’a même pas été évoqué. Par ailleurs, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a finalement décidé de réintégrer la Guinée et d’accepter sa participation lors du sommet d’octobre 2024 qui s’est tenu en France. Ces éléments renforcent l’idée d’un traitement de faveur pour la Guinée et le sentiment d’impunité dans lequel la junte s’enlise. Il souhaite donc savoir si M. le ministre prévoit de condamner la rupture des engagements pris par la junte militaire au pouvoir depuis décembre 2021.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4019</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>670</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Sur la situation critique des minorités religieuses et ethniques en Syrie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4019. — 11 février 2025. — M. Emmanuel Fernandes attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation critique des minorités religieuses et ethniques en Syrie. Si la chute du régime dictatorial de Bachar el-Assad est un évènement salutaire, son remplacement par des extrémistes islamistes ne permettrait pas d’éliminer les menaces pesant sur le peuple syrien et ne résout pas les problèmes auxquels il est confronté. En particulier, M. le député souligne l’urgence à soutenir la protection des minorités ethniques et religieuses, notamment des Kurdes, des Alevis, des Chrétiens, des Assyriens, des Yézidis, des Druzes, des Alaouites et des Ismaéliens et garantir la coexistence pacifique de toutes les communautés. Or des informations font état d’attaques inacceptables et de crimes que le nouveau pouvoir syrien n’endigue pas ou dont, au mieux, il s’accomode. La stabilité de la Syrie repose également sur le respect de son intégrité territoriale, l’évacuation immédiate de toutes les forces occupantes étrangères et le respect du droit international. Toutefois, les évènements récents démontrent que ces conditions ne sont pas remplies, les incursions des forces israéliennes et turques menaçant les frontières syriennes. Il souhaite savoir si M. le ministre a l’intention d’appeler officiellement Israël à cesser toute velléité expansionniste sur la Syrie, et la Turquie et ses alliés à mettre un terme aux attaques en cours, principalement dirigées contre les Kurdes de Rojava. L’avenir de la Syrie doit garantir les libertés civiles, les droits des femmes et protéger ses diverses communautés, sans tolérance pour le fondamentalisme religieux. Un processus démocratique doit émerger et aboutir à des élections libres et équitables, permettant ainsi au peuple syrien de reprendre le contrôle de son destin. La communauté internationale, dont la France, doit prendre ses responsabilités et aider le peuple syrien à rétablir une constitution plus démocratique, basée sur des principes de stabilité, d’inclusivité et de respect des droits et des libertés fondamentaux. La Fédération européenne des Alévis arabes (AAAF), la Confédération des syndicats alévis européens (AABK) et la Fédération des Bektashi alévis (ABF) ont demandé, le 20 janvier 2025, au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) d’assurer la protection des minorités en Syrie. Il souhaite savoir quelle réponse la France compte apporter à ces demandes. Enfin, il souhaite connaître les moyens mis en œuvre par la France pour contribuer à garantir l’intégrité territoriale de la Syrie et y favoriser l’émergence d’un processus démocratique, qui puisse déboucher sur des élections libres et un peuple syrien réellement maître de son avenir, dans toute sa diversité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4041</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>671</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Bothorel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Déplacements des refugiés syriens de France vers la Syrie.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4041. — 11 février 2025. — M. Éric Bothorel interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la façon dont la France entend garantir aux membres de la diaspora syrienne résidant actuellement en France et désireux de participer à la transition démocratique en cours en Syrie, la délivrance systématique et inconditionnelle de sauf-conduits leur permettant de se rendre sur place sans perdre leur droit au séjour sur le territoire français. À ce jour, le droit national ne permet pas cette participation sans un risque de renonciation au droit d’asile, à la protection subsidiaire ou à la protection internationale constatée par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). L’absence d’un cadre juridique clair permettant de protéger les droits des Syriens en exil met donc en danger leur dignité, leur sécurité et leur droit fondamental à participer à la transition syrienne. Alors que le régime de Bachar Al-Assad est tombé le 8 décembre 2024, les Syriennes et Syriens de France ont célébré, comme nombre de leurs compatriotes, la fin de l’autoritarisme. Dès le 9 décembre 2024, les autorités françaises et européennes ont annoncé la suspension de l’examen des demandes d’asile des Syriens et Syriennes. Le même jour, le ministre de l’intérieur a décidé de s’emparer politiquement du sujet et disait travailler à une suspension de ces demandes d’asile. Seule la pression populaire sur les dirigeants actuels de la Syrie peut toutefois éviter que la Syrie ne redevienne un État autoritaire. Cela passe par la constitution d’un espace de parole où la critique du Gouvernement est libre et sans risque. La participation de la diaspora syrienne à ce débat public et démocratique syrien est donc absolument capitale. Il existe une solution technique à cet enjeu politique fondamental : les Syriens et Syriennes vivant en France et titulaires d’une protection internationale (statut de réfugié ou protection subsidiaire) doivent pouvoir bénéficier de façon systématique et inconditionnelle, sur simple demande, d’un sauf-conduit leur permettant de se rendre en Syrie et de revenir en France sans perdre leur protection et donc leur droit au séjour. Il lui demande donc s’il entend s’engager en ce sens et d’accorder cette garantie aux réfugiés syriens qui ont choisi la France pour fuir la barbarie d’Al-Assad.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4042</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>671</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Le Gall</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation des réfugiés syriens en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4042. — 11 février 2025. — M. Arnaud Le Gall interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation des réfugiés syriens en France. Le 7 décembre 2024, l’offensive de l’opposition syrienne a renversé Bachar El-Assad, le forçant à quitter le pays sur lequel il régnait sans partage et sans pitié depuis près d’un quart de siècle. La chute du régime baasiste a été vécue comme une libération par l’immense majorité de la population, soumise pendant des années à l’oppression, la kleptocratie et à la répression sanglante. À ce stade, l’avenir de la Syrie demeure incertain. Il n’appartient pas à la France, d’ailleurs, d’en décider. Le nouveau régime doit encore donner des garanties. Et le pays est, en toute hypothèse, soumis à des ingérences multiples hypothéquant la possibilité qu’il recouvre sa souveraineté. Quoi qu’il en soit, la France doit tenir compte des attentes des Syriens eux-mêmes - à commencer par ceux qui résident sur son sol. Depuis la chute d’Assad, nombreux sont les réfugiés syriens qui souhaitent pouvoir retourner dans leur pays d’origine sans rompre pour autant les liens qu’ils ont tissés avec la France. Ils désirent se rendre temporairement en Syrie pour retrouver leurs familles, chercher la trace de leurs proches disparus, rendre à ceux qui ont été tués l’hommage qui leur est dû. Après une longue et douloureuse attente, ils souhaitent renouer avec leur terre là-bas, sans abandonner ce qu’ils ont construit ici. Cette aspiration est légitime. Elle relève de l’humanité la plus fondamentale. Mais les modalités d’attribution des visas et titres de séjour rendent très compliqués les allers-retours. Il souhaite donc savoir ce que le Gouvernement compte faire, concrètement, pour permettre aux Syriens de France de se rendre sans retard en Syrie, d’y séjourner le temps nécessaire aux retrouvailles, puis, pour ceux qui le souhaitent, de revenir dans le pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3848</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>672</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Fugit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Clarifier l’exécution de l’article L. 294‑1 III <em>bis</em> du code de l’énergie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3848. — 11 février 2025. — M. Jean-Luc Fugit attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la nécessité de clarifier l’exécution de l’article L. 294-1 III bis du code de l’énergie vis-à-vis de l’obligation d’information des autorités locales d’un projet de production d’énergie renouvelable s’agissant des opérations de cessions intragroupes L’article 93 de la loi d’autoproduction d’énergie renouvelable (APER) a ajouté, à l’article L. 294-1 du code de l’énergie, une obligation pour les porteurs de projets de production d’énergie renouvelable d’informer les communes et EPCI du territoire d’implantation des projets lors de la constitution et de la cession de participation en capital d’une société de projet. Cette obligation est codifiée à l’article L. 294-1 III bis du code de l’énergie qui précise les sociétés concernées (les sociétés par actions (SA ou SAS), les sociétés d’économie mixte locales et les sociétés coopératives), les opérations visées (la constitution et la cession de participation de sociétés de projet, à l’exclusion de toute autre opération sur le capital) et la procédure applicable. Les développeurs et producteurs d’énergies renouvelables (EnR) doivent donc désormais informer le maire de la commune et le président de l’EPCI sur le territoire duquel un projet est implanté, avec un préavis minimal de deux mois, de leur souhait de créer une société de projet ou de céder tout ou partie de leur participation dans une société de projet, afin de permettre à la commune ou à l’EPCI de formuler une offre en vue d’acquérir une participation dans le capital de cette société. Le deuxième alinéa de l’article L. 294-1 III bis du code de l’énergie vise ainsi bien les opérations de vente de participation en capital, ce qui permet d’exclure avec certitude les opérations de transfert (fusion, apport, etc.), ainsi que les cessions indirectes, c’est-à-dire les ventes de participation dans des sociétés détenant le capital de société de projet et donc les cessions de titres de « holding ». Une incertitude demeure cependant s’agissant de l’inclusion, ou non, des opérations de cessions intragroupes dans le champ d’application de cette obligation de notification. Les cessions intragroupes n’ont pas pour objet d’ouvrir le capital à des tiers investisseurs, mais de procéder à des réorganisations internes notamment pour optimiser les conditions de refinancement de certains portefeuilles de projets. Par conséquent, il paraît a priori surprenant que le vendeur soit tenu de proposer aux communes et EPCI de faire une offre dans un tel cas de figure. De la même manière, il paraît chronophage et peu adéquat pour les collectivités concernées d’avoir à proposer des offres pour chaque opération de cession intragroupe. Toutefois, l’article L. 294-1 du code de l’énergie ne précisant pas expressément ce point, il est aujourd’hui impossible de répondre avec certitude aux entreprises qui souhaitent travailler sur ce sujet. Au vu des contraintes administratives liées la mise en œuvre de cette obligation (parfois plus d’une centaine de notifications pour une opération de cession), et ce tant pour les porteurs de projets qui doivent notifier, que pour les collectivités qui devront répondre à chacune des notifications individuellement, une clarification semble nécessaire. Au regard de l’importance et de la fréquence de ces opérations, la question est essentielle et loin d’être marginale puisqu’elle concerne un grand nombre de cas et d’entreprises. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3893</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>672</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Barème de l’aide MaPrimeRénov’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3893. — 11 février 2025. — M. Serge Muller attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la révision envisagée du barème de l’aide MaPrimeRénov’, notamment pour le chauffage au bois. Depuis le 1er avril 2024, une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois a été mise en œuvre. Le Gouvernement prévoit une nouvelle diminution de 50 % à compter du 1er janvier 2025. En moins d’un an, cela équivaudrait à réduire par trois le soutien public à l’installation de ces appareils, sans distinction entre les performances énergétiques, les matériaux utilisés, les remplacements d’équipements polluants, ou les spécificités des territoires concernés. Pourtant, le chauffage au bois, et en particulier au granulé, est reconnu comme une solution vertueuse par des organismes tels que l’ADEME. Il s’agit d’une énergie économique, locale, vertueuse pour l’environnement et inscrite dans une logique d’économie circulaire. De plus, le chauffage au bois contribue à la souveraineté énergétique française grâce à une production nationale largement autonome. Cette réduction drastique des aides semble en contradiction avec les objectifs de transition énergétique de la France et les recommandations du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE). Ce dernier soutient que le chauffage domestique au bois, lorsqu’il est moderne et performant, peut être encouragé dans une logique de réduction des émissions de CO2 et de renforcement du mix énergétique. En conséquence, il lui demande s’il envisage de revoir cette révision du barème de MaPrimeRénov’pour le chauffage au bois, en concertation avec les acteurs du secteur. Il l’interroge également sur les mesures envisagées pour garantir la compatibilité entre les objectifs de décarbonation industrielle et ceux liés au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3896</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>673</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Boulogne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Prix de l’énergie et production industrielle française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3896. — 11 février 2025. — M. Anthony Boulogne alerte M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur le coût élevé de l’énergie, qui pèse sur le tissu industriel français et grève la compétitivité économique du pays. Lors de son audition par la commission des affaires économiques du Sénat, mercredi 22 janvier 2025, le président du groupe Michelin, M. Florent Menegaux, a posé un constat sans concession de la situation industrielle française : coûts de production trop élevés, productivité en berne, poids de la bureaucratie, autant de facteurs qui rendent illusoires la réindustrialisation du pays. La productivité de l’industrie française est minée par les prix de l’énergie : comme l’a indiqué M. Menegaux dans son audition, le coût moyen de l’électricité en France s’élève à 108 euros par mégawattheure (MWh), contre 68 euros par MWh en Amérique du Nord. Pareillement, le coût moyen du gaz naturel atteint 51 euros par MWh en France, mais seulement 16 euros par MWh en Amérique du Nord. Comment garantir la compétitivité de l’industrie française et favoriser la réindustrialisation du territoire lorsque les coûts énergétiques français, qui déterminent en grande partie les coûts de production des entreprises tricolores, sont deux à trois fois plus élevés ? C’est impossible et c’est bien le constat alarmant posé par M. Menegaux. Au-delà du simple constat, largement documenté, de la perte de compétitivité de l’industrie tricolore, l’État doit agir pour assurer aux entreprises françaises, de mêmes qu’aux particuliers, des prix de l’électricité en adéquation avec les coûts de production. La France bénéficie en effet d’un parc électronucléaire assurant une production abondante, décarbonée et peu chère, mais les industriels français ne peuvent pas profiter de cet atout économique national. Défendre la compétitivité des sites industriels passe, en premier lieu, par leur assurer un accès à une énergie bon marché, ce que la France peut réaliser puisqu’elle dispose de capacités massives de production d’électricité. Il lui demande donc quelles mesures il compte mettre en place afin d’aligner les prix de l’électricité sur les coûts de production nationaux, première étape nécessaire pour débuter la réindustrialisation de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3897</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>673</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Révision de MaPrimeRenov et chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3897. — 11 février 2025. — Mme Colette Capdevielle interroge M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois est envisagée. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et reviendrait, en huit mois, à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme moins impactant pour le réchauffement climatique que ses concurrents par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt) et une forme d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (issue de bois peu ou pas valorisé à 90 %). Le granulé permet aussi une diversification du mix énergétique tout en limitant les pics de demande électrique. Il renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Ce projet de décision apparaîtrait contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Il méconnaîtrait la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils moins performants par des appareils modernes efficaces). En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisagerait de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs du secteur. Enfin, elle l’interroge sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3943</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>674</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Boulogne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>État de l’industrie et compétitivité économique en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3943. — 11 février 2025. — M. Anthony Boulogne interpelle M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la situation industrielle de la France et de l’Union européenne. En novembre 2024, la Cour des comptes a publié un rapport intitulé : « 10 ans de politiques publiques en faveur de l’industrie : des résultats encore fragiles », dans lequel la situation industrielle française est détaillée avec précision, en incluant des comparaisons européennes pertinentes. Sur la période 2012-2022, la France reste le troisième pays industriel de l’Union européenne, derrière l’Allemagne et l’Italie, avec une part de la valeur ajoutée s’élevant, en 2023, à 15 % de la valeur ajoutée totale de l’économie française, contre 20 % en Italie et 24,5 % en Allemagne. Concernant la part de l’emploi industriel, en 2023, celle-ci s’est stabilisée autour de 10 % dans l’emploi total en France, contre 17 % en Italie et 18 % en Allemagne. Concernant le niveau des prélèvements obligatoires sur les entreprises, celui-ci s’établit à 18 % en France, 14,3 % en Italie et 10,5 % en Allemagne, la Cour précisant que la France « se caractérise par une structure de prélèvements pesant davantage sur l’appareil productif et de façon moindre sur la consommation ». La problématique des impôts de production se pose, le rapport estimant que « les modalités de calcul de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) et de la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) restent cependant défavorables au développement du l’industrie en France par rapport aux autres pays ». Afin d’améliorer la valeur ajoutée de l’industrie dans l’économie française et d’augmenter le nombre d’emplois industriels, il apparaît essentiel de réduire la fiscalité qui pèse sur la production nationale. Il lui demande donc de lui détailler la stratégie industrielle du Gouvernement. Il en profite pour lui rappeler que la compétitivité de notre tissu industriel passe par un allègement des charges fiscales, notamment en actant la suppression définitive de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises qui pèse négativement sur l’activité des industriels. Il l’interroge sur sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3817</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>674</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Bourgeaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Accès des secours médicaux dans les immeubles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3817. — 11 février 2025. — M. Jean-Luc Bourgeaux attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’accès des secours médicaux à l’entrée des immeubles et logements. À ce jour, il existe de très nombreux systèmes de contrôle à l’accès des immeubles : code, digicode, interphone avec liste défilante ou non, interphone avec ouverture par caméra ou non, pass magnétique individuel, clefs, etc. Il est regrettable de constater que seuls les services de secours et médicaux de secours du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) pompiers et du SAMU ont la possibilité d’utiliser le pass Vigik-La Poste, magnétique, code natif, première version. Dès février 2025, l’association Vigik-La Poste mettra à la disposition des pompiers et du SAMU le nouveau systéme Vigik Plus. Ce nouveau système consiste en une application sur smartphone ou Iphone qui nécessitera une nouvelle installation par les gestionnaires d’immeubles du nouveau système Vigik plus sur leurs immeubles. Aussi, ne serait-il pas souhaitable de mettre à disposition de tous les services médicaux de secours qui doivent accéder au domicile des requérants 24 heures sur 24 (médecins de SOS médecins qui interviennent jour et nuit, ambulanciers de transport vers hôpital délégués par le SAMU), ce nouveau système Vigik Plus ? Actuellement, les médecins de SOS Médecins et les ambulanciers envoyés par le SAMU n’ont que peu de moyens pour accéder en cas d’urgence dans les immeubles. Pour cette raison, les appels aux services médicaux de secours par les demandeurs se tournent en majorité vers les pompiers même quand cela n’est pas justifié. Une étape complémentaire serait nécessaire pour atteindre le « 100 % sécurité secours médicaux » et concerne l’entrée des logements par l’installation d’un équipement qui permettrait en toute circonstances de rentrer dans le logement du requérant sur sa demande ou celle de sa famille. Cet équipement fiable techniquement et peu coûteux consiste en une double serrure sur la porte et une boîte à clef avec code à la porte du résident. M. le député rappelle à M. le ministre qu’en 2035, le nombre de personnes de plus de 80 ans augmentera de 47 % en ayant fait le choix de rester à domicile. C’est pourquoi il lui demande de lui préciser ses intentions en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3827</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>675</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Léaument</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Face aux monarchistes, la République doit riposter
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3827. — 11 février 2025. — M. Antoine Léaument alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la tenue de manifestation d’extrême droite rendant hommage à la monarchie et défiant la République. Le samedi 18 janvier 2025, plusieurs centaines de personnes ont défilé dans l’ouest parisien, sous les slogans « Vive le roi ! À bas la République ! », ou encore « Tout le monde déteste la République ! ». L’objectif est affiché : rendre hommage au roi Louis XVI, célébrer la monarchie et conspuer la République. Au-delà de l’affront politique que représente un tel rassemblement, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur le fait qu’il était organisé par l’association « Souvenir de Louis XVI », créée en 2019 et issue de la mouvance d’extrême-droite Action française. L’Action française n’a cessé de se montrer virulente envers la République française et violente envers les citoyens. Cette ligue fut particulièrement active lors de la tentative de coup d’État du 6 février 1934. Elle n’a cessé d’être un danger pour les valeurs et s’est par exemple ralliée à Philippe Pétain dès 1940. Il faut rappeler encore que les fondateurs de l’Action française furent condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité pour intelligence avec l’ennemi, concernant Charles Maurras, et à la dégradation nationale, concernant Maurice Pujo. Par ses multiples affronts, l’Action française n’a finalement obtenu rien de plus que l’indignité nationale. M. le député rappelle à M. le ministre que la forme républicaine des institutions est définie à l’article 410-1 du code pénal comme faisant partie des intérêts fondamentaux de la Nation et qu’aux termes de l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, provoquer à porter atteinte à ces intérêts fondamentaux est puni de cinq ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Par ailleurs, aux termes de ce même article, « tous cris ou chants séditieux proférés dans les lieux ou réunions publics seront punis de l’amende prévue pour les contraventions de la 5° classe », soit 1 500 euros. Aussi, les questions de M. le député sont simples. Il lui demande ce qu’il entend faire pour protéger la République de ceux qui veulent la détruire et ce qu’il attend pour faire appliquer les lois qui la protègent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3845</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>675</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Émilie Bonnivard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Habilitation des agents de l’ONF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3845. — 11 février 2025. — Mme Émilie Bonnivard attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conditions de sécurité des exploitations forestières en forêt communale ou domaniale, sur des terrains relevant du régime forestier et plus particulièrement sur les moyens à mettre en œuvre pour éviter que des personnes étrangères aux chantiers accèdent sur les lieux des chantiers. Dans ce cadre, des arrêtés municipaux temporaires de voirie, sur un motif de sécurité afin d’interdire l’accès au chantier par les randonneurs, cueilleurs de champignons, etc., doivent être pris au préalable. Malheureusement, ces arrêtés ne sont pas toujours respectés, des personnes s’introduisant sur les parcelles en exploitation, gênant les exploitants et risquant en cas d’accident d’envoyer au contentieux les exploitants, l’Office national des forêts (ONF) et le maire de la commune. Les agents de l’ONF sont assermentés et habilités à verbaliser des contrevenants sur des arrêtés municipaux basés sur des motifs environnementaux (cueillette de champignons, route fermée pour raison environnementale, etc.) mais ils ne le sont pas si l’arrêté temporaire est pris sur un motif de sécurité. Dans ce cas d’infraction, une intervention du maire, d’un garde communal ou de la gendarmerie est nécessaire et, dans l’attente, le chantier est stoppé entraînant des conséquences financières importantes. Elle souhaiterait donc savoir s’il serait possible d’habiliter, pour tous les arrêtés temporaires sur des terrains relevant du régime forestier, les agents de l’ONF, quel que soit le motif de l’arrêté, environnemental ou de sécurité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3852</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>676</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Lioret</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Financement des services départementaux d’incendie et de secours
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3852. — 11 février 2025. — M. René Lioret M. interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, au sujet de la révision de la fraction de la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) dédiée au financement des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS). Les SDIS sont des établissements publics administrés par un conseil d’administration composé d’élus locaux et placés sous la double autorité du préfet et de ce conseil. Leur financement repose très largement sur les contributions des collectivités territoriales (départements, communes ou EPCI) et, dans une moindre mesure, sur des dotations de l’État. Historiquement, la part de la TSCA dite « taxe incendie » participait au financement direct des moyens de lutte contre l’incendie, avant que diverses réformes ne la fassent évoluer vers un modèle de centralisation et de compensation budgétaire. Dans un contexte où la charge pesant sur les SDIS s’accroît (modernisation des équipements, développement de nouvelles missions, recrutement et fidélisation des sapeurs-pompiers volontaires, renforcement de la sécurité civile), de nombreuses voix, parmi lesquelles des représentants d’élus locaux et la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, s’élèvent pour réexaminer la part « SDIS » de la TSCA. Elles plaident pour un fléchage plus lisible et plus pérenne d’une fraction de cette taxe, afin de soulager les collectivités territoriales, de mieux faire correspondre le volume de ressources aux besoins opérationnels et d’assurer la continuité du service public de secours. Aussi, M. le député souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de réviser la part de la TSCA dédiée aux SDIS afin de renforcer leur financement et d’alléger la pression sur les budgets départementaux et communaux. Il souhaiterait également connaître les pistes de réflexion retenues pour pérenniser et clarifier l’affectation de ces ressources, tout en répondant aux enjeux de prévention, de modernisation et de solidarité territoriale. Enfin, il lui demande quelles concertations sont prévues avec les différents acteurs concernés (collectivités, SDIS, assureurs) pour élaborer une réforme qui concilie sécurité civile, équité territoriale et stabilité fiscale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3871</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>676</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claire Lejeune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Décret interdisant l’usage des feux rouges arrière clignotants sur les vélos
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3871. — 11 février 2025. — Mme Claire Lejeune attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences du décret n° 2024-1074 du 29 novembre 2024 interdisant l’usage des feux rouges arrière clignotants sur les vélos. Selon le dernier baromètre de l’ONISR (septembre 2024), la mortalité des cyclistes est en hausse, avec 240 décès ces 12 derniers mois, soit une augmentation de +10 % par rapport à la période précédente et +28 % par rapport à 2019. Dans ce contexte préoccupant, cette interdiction réduit la visibilité des cyclistes sur la route et compromet directement leur sécurité. Les feux arrière clignotants constituent un dispositif essentiel, particulièrement en milieu rural, de nuit ou par mauvais temps, où ils améliorent la perception des cyclistes par les automobilistes. Leur suppression va à l’encontre des recommandations des experts en sécurité routière et des associations spécialisées. Par ailleurs, cette mesure apparaît en contradiction avec les objectifs de développement des mobilités douces. Encourager l’usage du vélo suppose d’en garantir la sécurité et toute restriction fragilisant les cyclistes risque d’avoir un effet dissuasif. C’est pourquoi Mme la députée demande à M. le ministre dans quels délais le Gouvernement compte abroger ce décret. Elle souhaiterait également connaître les raisons qui ont conduit à prendre cette décision et demande que soit publiée l’étude d’impact justifiant que cette interdiction n’est pas préjudiciable à la sécurité des cyclistes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3872</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>676</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Monique Griseti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Augmenter les moyens de l’État pour lutter contre les dépôts sauvages de déchets
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3872. — 11 février 2025. — Mme Monique Griseti appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la prolifération des dépôts sauvages de déchets, notamment à Marseille, où des zones entières se transforment régulièrement en décharges illégales. Malgré un cadre légal prévoyant des sanctions pouvant aller jusqu’à 1 500 euros d’amende et 75 000 euros assortis d’une peine de 2 ans de prison en cas de dépôt illégal avec un véhicule, ces sanctions sont trop rarement appliquées faute de moyens de contrôle suffisants. Dans les faits, la multiplication des dépôts anarchiques démontre l’inefficacité de la lutte actuelle contre ce fléau. Cela a non seulement pour conséquence d’affecter gravement l’environnement lors d’épisodes de mistral ou de fortes pluies mais aussi la santé publique et la qualité de vie des Marseillais, qui subissent quotidiennement une ville sale. Pour répondre à cette situation préoccupante, à laquelle les institutions locales peinent à apporter une réponse, elle lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement entend mettre en place pour renforcer les des forces de l’ordre dans la lutte contre ces infractions. Mme la députée suggère notamment un renforcement des effectifs de police dédiés à l’environnement, une augmentation des moyens de surveillance et un durcissement des sanctions et de leur application effective pour lutter plus efficacement contre les dépôts sauvages. Elle souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3879</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>677</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Prolifération inquiétante des drogues de synthèse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3879. — 11 février 2025. — M. Karl Olive attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’augmentation inquiétante de la consommation par les plus jeunes d’un cannabinoïde de synthèse, la molécule 5F-AKB4, appelée communément « Buddha blue » ou « Pète ton crâne » (PTC). La molécule de synthèse en question agit sur les mêmes récepteurs cérébraux que le tétrahydrocannabinol (THC) mais engendre des effets bien plus puissants. Ce cannabinoïde synthétique équivaut à une concentration de 95 % de THC, avec des effets pouvant être jusqu’à 100 fois plus intenses que ceux du cannabis naturel, tout en étant nettement plus addictif. Inodore, incolore et souvent présenté sous forme de liquide pour cigarette électronique, le « PTC » est indétectable à l’œil nu et échappe aux tests de dépistage du cannabis en raison de l’absence de THC. Ses effets peuvent être particulièrement graves : épisodes de « bad trips » prolongés, agitation, troubles de la conscience, convulsions, voire arrêts cardiaques. Cette drogue de synthèse a été inscrite sur la liste des stupéfiants par un arrêté du 31 mars 2017. Toutefois, une hausse alarmante de sa consommation et des intoxications a été observée récemment : entre 2019 et 2022, quelques dizaines de cas d’intoxications étaient recensés chaque année, contre près de 200 en 2024, selon le chef de service du centre antipoison de Paris. Cette recrudescence s’explique par la facilité d’accès au « PTC », disponible à bas prix (environ 10 euros par flacon) sur internet, notamment via des plateformes comme Snapchat. Ce produit attire une population jeune, principalement des collégiens et lycéens peu informés des graves conséquences de sa consommation. Il souhaite donc savoir quelles mesures il prévoit pour endiguer le phénomène de la généralisation et de l’accessibilité des drogues de synthèse en général et cette nouvelle drogue « PTC » en particulier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3884</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>677</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Date des élections municipales de 2032
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3884. — 11 février 2025. — M. Karl Olive interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la date des élections municipales de 2032. Les prochaines élections municipales se tiendront comme prévu en 2026, une information confirmée par le ministère de l’intérieur à l’Association des maires de France le 9 novembre 2024. Étant entendu que le mandat municipal dure six ans, les élections municipales suivantes devraient théoriquement avoir lieu en 2032. Cependant, l’année 2032 est également celle des prochaines élections présidentielles après celles de 2027, avec des premiers tours prévus en mars et en avril respectivement. Dans ce contexte, il souhaiterait savoir si le ministère de l’intérieur envisage de décaler les élections municipales de 2032 afin d’éviter leur chevauchement avec les élections présidentielles, à l’instar de la modification apportée par la loi n° 2021-191 du 22 février 2021, qui avait permis de reporter les élections départementales de 2021.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3926</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>677</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frank Giletti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Échelons de catégorie C pour les policiers municipaux et les gardes-champêtres
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3926. — 11 février 2025. — M. Frank Giletti appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, à propos des échelons de catégorie C des policiers municipaux et des gardes-champêtres. Très engagés auprès des élus, ils contribuent à assurer la sécurité publique sur le territoire national aux côtés de la gendarmerie et de la police nationales. Cependant, cette filière ne comptabilise que 4 % de ces agents de catégorie B et A, tandis que 96 % du reste des agents relève de la catégorie C et ce, malgré leurs obligations de formations. Certes, la dernière mesure adoptée par le Gouvernement visant à supprimer l’échelon spécial du dernier grade de catégorie C pour le remplacer par un échelon terminal et les mesures prises relativement au grade de garde-champêtre chef principal sont des avancées. Toutefois, cette filière, qui revendique 11 000 futurs recrutements d’ici 5 ans, mérite plus de considération. Dans cette perspective, au regard de la situation et des avancées susmentionnées, il souhaiterait savoir pourquoi le Gouvernement ne crée pas un nouveau grade de catégorie C, lequel permettrait de donner de nouvelles perspectives de carrière aux personnels concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3928</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>678</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Indemnité de responsabilité des sapeurs-pompiers professionnels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3928. — 11 février 2025. — Mme Marie Pochon interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le régime indemnitaire des sapeurs-pompiers professionnels et plus précisément sur l’indemnité de responsabilité. Conformément au décret n° 90-850 du 25 septembre 1990 portant dispositions communes à l’ensemble des sapeurs-pompiers professionnels, l’indemnité de responsabilité est calculée « en pourcentage du traitement indiciaire brut moyen de chaque grade », le taux d’indemnité de responsabilité maximal étant fixé en fonction des grades et des responsabilités exercées. Or, depuis 2012, l’indemnité de responsabilité, préalablement calculée en pourcentage du traitement indiciaire brut moyen du grade concerné, est adossée à un arrêté, daté du 20 avril 2012, qui fixe des indices fictifs pour chacun des grades et qui n’a pas évolué au gré des modifications des grilles indiciaires des différents grades. Certains syndicats de sapeurs-pompiers professionnels proposent ainsi une amélioration du dispositif actuel pour que la base de calcul de l’indemnité de responsabilité soit réévaluée en fonction de l’évolution des grilles indiciaires et non plus au gré des mises à jour de l’arrêté de 2012 pour une mise en cohérence avec les progressions de carrière. Ils demandent également que l’indemnité de responsabilité soit prise en compte dans le calcul du montant des pensions de retraite. Une réflexion sur le régime indemnitaire était envisagée dans le cadre de la réforme de la filière, or celle-ci fait l’objet de discussions depuis de nombreuses années sans véritables avancées pour les professionnels qui ont, légitimement, de fortes attentes pour améliorer leur statut, quand leur fonction et leur engagement devient de plus en plus essentiel pour les compatriotes, notamment en zone rurale. Aussi, elle lui demande par quels moyens les attentes des professionnels seront prises en considération pour améliorer à la fois l’indemnité de responsabilité et leur régime des retraites.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3936</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>678</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Dominique Voynet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délivrance de titres de séjour à Mayotte
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3936. — 11 février 2025. — Mme Dominique Voynet interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les statistiques de délivrance de titres de séjour à Mayotte. Elle lui demande de lui communiquer les statistiques, de 2018 à 2024, année par année, à Mayotte, du nombre de titres de séjour délivrés, par nationalité des demandeurs et par typologie (famille, travail, etc.) ainsi que le nombre total de dossiers de demandes de titre de séjour enregistrés à la préfecture au 31 décembre de chaque année sur la même période.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3952</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>678</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Théo Bernhardt</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Disparités entre l’accès aux soins en milieu pénitentiaire et en zones rurales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3952. — 11 février 2025. — M. Théo Bernhardt attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les disparités flagrantes entre l’accès aux soins en milieu pénitentiaire et celui dont bénéficient les populations rurales en France. Un récent rapport de l’Institut pour la justice met en lumière les écarts significatifs qui existent en matière de densité médicale et de qualité des soins entre les établissements pénitentiaires et les territoires ruraux. Ainsi, les données présentées révèlent que les détenus bénéficient en moyenne de 7,39 consultations de médecine générale par an, contre 3,99 dans les zones environnantes. Les chiffres sont encore plus frappants pour d’autres spécialités : en médecine psychiatrique, le ratio moyen de consultations est de 4,42 en prison contre 3,56 dans la population générale et en médecine dentaire, il est de 2,74 consultations par an en détention, contre seulement 1,3 en moyenne nationale. De plus, les établissements pénitentiaires disposent de ratios de personnel soignant largement supérieurs à ceux constatés dans les zones rurales. Par exemple, pour la médecine générale, le ratio moyen est de 0,32 équivalent temps plein (ETP) de médecin pour 100 détenus, contre 0,12 ETP pour une population générale comparable. Cette disparité est encore plus criante pour les infirmiers, où la moyenne pénitentiaire atteint 1,69 ETP par 100 détenus, contre seulement 0,16 dans les territoires environnants. Les délais d’attente pour accéder à une consultation médicale sont également nettement inférieurs en milieu pénitentiaire : en maison d’arrêt, ils oscillent entre 2 et 3 jours pour un médecin généraliste, contre 10 jours en moyenne pour des territoires ruraux comparables. Ces chiffres interpellent d’autant plus que les établissements pénitentiaires, souvent situés en zones rurales, bénéficient d’une organisation de soins et d’un financement qui contrastent fortement avec les carences subies par les populations environnantes. Par ailleurs, le rapport souligne que les détenus étrangers en situation irrégulière bénéficient d’une affiliation automatique à la sécurité sociale et d’une prise en charge intégrale de leurs frais de santé. Cette différence de traitement alimente un sentiment d’injustice parmi les populations rurales, particulièrement exposées aux difficultés d’accès aux soins. En parallèle, le coût des dépenses de santé en milieu pénitentiaire est important : le rapport Lefèvre de 2017 estime que les dépenses annuelles par détenu s’élèvent à environ 5 000 euros, contre 2 475 euros pour une personne affiliée au régime général. Selon des projections actualisées, le coût total des soins pour les personnes détenues atteindrait entre 420 et 455 millions d’euros en 2024. Dans ce contexte, M. le député souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre pour réduire les inégalités d’accès aux soins entre les détenus et les populations rurales, particulièrement dans les zones sous-denses en médecins et autres professionnels de santé. Il souhaiterait également savoir si une révision des priorités dans l’allocation des ressources médicales pourrait être envisagée pour répondre de manière plus équitable aux besoins de l’ensemble des citoyens, en particulier dans les territoires les plus touchés par la désertification médicale. Enfin, il interroge M. le ministre sur les critères précis qui justifient une prise en charge largement supérieure des soins en milieu pénitentiaire, notamment pour les détenus étrangers en situation irrégulière et demande si une réforme de ces dispositifs est envisagée pour aligner les conditions d’accès aux soins sur celles des autres citoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3976</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>679</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Davy Rimane</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Opération 100 % des contrôles à l’aéroport de Cayenne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3976. — 11 février 2025. — M. Davy Rimane appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur le dispositif « 100 % contrôle » mis en œuvre à l’aéroport Félix Éboué de Cayenne. Bien qu’il s’inscrive dans la lutte nécessaire contre le trafic de stupéfiants, ce dispositif soulève de nombreuses interrogations et suscite un malaise croissant. Ce mécanisme, régulièrement vanté pour ses résultats en matière de saisies de stupéfiants et d’interpellations de passeurs à destination de la France hexagonale, est cependant perçu négativement par une partie de la population. D’une part, sa base juridique pose question. Fondé sur les pouvoirs de police administrative du préfet aux abords de la zone aéroportuaire, le dispositif semble parfois flirter avec les prérogatives de la police judiciaire, brouillant la frontière entre ces deux domaines. D’autre part, sa mise en œuvre laisse planer un sentiment de ciblage discriminatoire. À titre d’exemple, le 4 février 2023, le juge des référés du tribunal administratif de la Guyane a annulé un arrêté préfectoral d’interdiction d’embarquer, jugé injustifié. Dans ce cas précis, la personne ciblée ne remplissait aucun des critères définis pour justifier une telle mesure. Si ce type de décision est rare, cela semble moins tenir à la légalité des arrêtés qu’au fait que peu de passagers concernés engagent des recours. Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’elle conduit régulièrement des voyageurs innocents à être injustement suspectés de transporter des stupéfiants. Ces contrôles approfondis, qui les isolent des autres passagers, sont souvent vécus comme humiliants. Par ailleurs, les conséquences peuvent être lourdes : impossibilité de prendre leur vol, soit à cause de la durée excessive des contrôles, soit en raison d’un arrêté préfectoral d’interdiction d’embarquer. Dans un contexte où les populations guyanaises se sentent déjà stigmatisées - notamment après des mesures discriminatoires vécues durant la crise sanitaire - ce dispositif, mal calibré et générateur d’effets indésirables, renforce leur sentiment d’injustice. Il lui demande donc des précisions sur le fondement juridique du dispositif « 100 % contrôle » à l’aéroport de Cayenne. Il souhaite également savoir quelles mesures pourraient être envisagées pour corriger les dysfonctionnements de ce dispositif et garantir qu’il ne porte plus atteinte, de manière injustifiée, à la liberté d’aller et venir de voyageurs respectueux des lois.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4008</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>679</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Fégné</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Conditions d’accès aux métiers pour des personnes diabétiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4008. — 11 février 2025. — M. Denis Fégné attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur ,sur le caractère discriminatoire de la réglementation en vigueur concernant l’accès à certains métiers dans le domaine des forces de l’ordre pour les personnes diabétiques. Un citoyen a attiré son attention sur cette problématique persistante, dont il est victime. Atteint de diabète de type 1, il se voit refuser l’accès à un poste de réservistes au sein de la police nationale. Cette exclusion repose sur l’idée que les contraintes liées au traitement et les risques d’hypoglycémie pourraient poser problème dans l’exercice de certaines fonctions. À cet effet, l’accès à certaines professions et écoles notamment militaires sont refusés aux personnes diabétiques. Cependant, la réglementation repose sur des dispositions datant de 2010, tandis que le référentiel médical SYGICOPE, qui évalue les profils médicaux, remonte à 2012. Bien que ce référentiel ait été abrogé pour certaines professions en 2022, les restrictions restent encore en vigueur pour d’autres secteurs. M. le député souligne que la législation n’a pas évolué au regard des avancées significatives dans les traitements médicaux et les dispositifs d’autosurveillance glycémique. Aujourd’hui, ces progrès médicaux permettent aux personnes atteintes de diabète de type 1 de mener une vie active et épanouie, tout en gérant leur maladie avec rigueur et sérieux. La dangerosité souvent associée à cette pathologie est souvent mal interprétée et ne devrait plus constituer un critère discriminant. Par ailleurs, M. le député met en lumière une incohérence dans l’application de cette réglementation. En effet, lorsque le diabète est diagnostiqué après l’intégration d’un agent dans les forces de l’ordre, celui-ci bénéficie d’un aménagement de poste pour adapter leurs conditions de travail à leur état de santé. Il semble donc paradoxal que ce même aménagement ne soit pas envisageable pour les candidats diabétiques souhaitant intégrer la police. Dans ce contexte et en s’inspirant de certains pays européens qui ont aboli a priori ces mesures discriminatoires, M. le député propose une révision plus ambitieuse de la règlementation actuelle que la levée du SYGICOPE. Bien qu’un décret daté du 25 novembre 2022 permette désormais une appréciation au cas par cas de l’aptitude médicale dans les métiers de la police et de la gendarmerie, cette mesure demeure insuffisante, car de nombreuses personnes restent victimes de discriminations. Ce modèle pourrait inspirer une réforme plus large, soit s’étendant à d’autres métiers, soit en ouvrant davantage de métiers aux personnes diabétiques sous conditions spécifiques, soit en supprimant purement et simplement les interdictions. M. le député préconise également la mise en place d’un mécanisme de révision périodique de ces critères en fonction des avancées scientifiques et médicales. L’ancien ministre des armées avait déclaré que « chaque Français qui le souhaite doit pouvoir s’engager dans nos armées, dans l’active comme dans la réserve ». En partageant cet objectif d’égalité des chances et de justice, il lui demande quelles mesures le Gouvernement compte adopter pour supprimer ces discriminations et enrichir les rangs de la police, de la gendarmerie et des armées avec des profils diversifiés et motivés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4009</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>680</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Insécurité à Marseille, appel au maintien du commissariat de Saint-Just
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4009. — 11 février 2025. — Mme Gisèle Lelouis attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la vive inquiétude des habitants du quartier Saint-Just, dans le 13e arrondissement de Marseille, face à la fermeture annoncée du commissariat annexe dans le cadre du regroupement des services de police des 13e et 14e arrondissements. Alors que la délinquance et les incivilités sont une préoccupation quotidienne pour de nombreux Marseillais, cette décision suscite une profonde incompréhension parmi les riverains, qui redoutent une détérioration de la situation sécuritaire dans leur quartier. Dès la fermeture du commissariat actuel à 17 h, une recrudescence des actes d’incivilité et des faits de délinquance est déjà constatée, notamment aux abords du commissariat et près de l’école Yavne, établissement de confession juive, où la montée de l’insécurité inquiète particulièrement. Cette situation risque d’être aggravée par la disparition d’une présence policière de proximité, qui constitue un rempart essentiel face à l’augmentation des actes de délinquance. Plus largement, cette décision s’inscrit dans un contexte marqué par des enjeux sécuritaires majeurs. Si les opérations « Place nette » ont permis des coups de filet ponctuels contre les trafics de drogue, leur bilan reste contrasté, faute de moyens pérennes et d’un ancrage suffisant des forces de l’ordre sur le terrain. Les habitants de nombreux quartiers de Marseille expriment le sentiment que ces opérations, bien que médiatisées, n’ont pas permis d’apporter des solutions durables face à l’emprise grandissante de la criminalité. Ainsi, la fermeture de commissariats va à rebours des attentes des Marseillais, qui demandent une présence policière renforcée et permanente plutôt qu’une approche épisodique de la lutte contre l’insécurité. Dans ces conditions, Mme la députée demande à M. le ministre quelles garanties il entend apporter pour assurer la sécurité des habitants du quartier Saint-Just après la fermeture du commissariat annexe. Elle l’interroge également sur la possibilité de maintenir un point de présence policière dans ce secteur afin d’éviter toute aggravation de la situation et de répondre aux préoccupations des riverains. Plus largement, elle souhaite savoir s’il compte enfin engager une politique de sécurité à Marseille fondée sur un redéploiement durable des forces de l’ordre, avec une présence policière de proximité réelle et efficace, au-delà des opérations ponctuelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4010</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>680</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Suppression de la vidéosurveillance systématique en garde à vue
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4010. — 11 février 2025. — M. Thomas Ménagé interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences de l’entrée en vigueur, au 1er octobre 2024, des articles R. 256-1 et suivants du code de la sécurité intérieure, qui mettent fin à l’enregistrement systématique de la vidéosurveillance des locaux de garde à vue. Ces dispositions, issues du décret n° 2022-1382 du 31 octobre 2022, remplacent le dispositif antérieur par un régime d’enregistrement conditionné, selon les termes de l’article L. 256-2 du même code, à une décision du chef du service responsable de la sécurité des lieux concernés ou de son représentant lorsqu’il existe des raisons sérieuses de penser que la personne gardée à vue pourrait tenter de s’évader ou représenter une menace pour elle-même ou pour autrui. Dans les faits, cette évolution suscite des inquiétudes quant à son impact sur le bon déroulement des gardes à vue, sur l’organisation des services et sur la sécurité des policiers, qui sont susceptibles d’être victimes d’agressions violentes. Ces derniers alertent également sur une nécessaire réorganisation des effectifs qui implique que certains d’entre eux soient retirés du terrain pour assurer la surveillance physique des personnes en garde à vue, compensant ainsi l’absence de vidéosurveillance. Une telle situation risque d’affecter la disponibilité des forces de l’ordre pour leurs missions de lutte contre la délinquance dans un contexte où les effectifs sont déjà sous tension, en particulier dans des territoires marqués par une forte insécurité. Au-delà de cette problématique opérationnelle, la suppression de la vidéosurveillance systématique soulève également des interrogations sur la protection des droits des gardés à vue et des policiers. Les enregistrements vidéo constituaient jusqu’à présent un élément de preuve objectif permettant d’éviter d’éventuels contentieux liés à des accusations de violences ou des agressions commises par des personnes en garde à vue. En l’absence d’une captation automatique et systématique, ces contentieux pourraient se multiplier, rendant plus complexes les enquêtes et procédures disciplinaires. Il lui demande donc si le Gouvernement entend revenir sur cette réforme ou, à défaut, s’il compte prendre des mesures pour assurer la protection des policiers et éviter qu’elle ne désorganise leur action.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4050</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>681</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Transport des prélèvements biologiques en milieu urbain
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4050. — 11 février 2025. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la question du transport des prélèvements biologiques en milieu urbain et les contraintes de circulation auxquelles sont confrontés les laboratoires d’analyses médicales lorsqu’ils doivent assurer la rapidité d’acheminement des échantillons nécessitant une analyse urgente. Si ces analyses ne relèvent pas d’une urgence absolue engageant immédiatement le pronostic vital, elles s’inscrivent néanmoins dans une logique d’urgence relative, conditionnant la prise en charge médicale et le suivi efficace des patients. Or, dans les grandes agglomérations, la congestion du trafic peut considérablement allonger les délais de transport, retardant ainsi la réalisation des examens et la transmission des résultats aux professionnels de santé. À titre de comparaison, certaines catégories de véhicules bénéficient d’aménagements spécifiques pour garantir leur rapidité d’intervention. Les ambulances, selon leur mission, peuvent emprunter les voies réservées aux bus et taxis, tandis que les ambulances dédiées aux transplantations disposent d’un cadre réglementaire leur permettant d’optimiser le transport des greffons. Les laboratoires d’analyses médicales, pourtant soumis à des impératifs de délai dans certains cas, ne disposent pas de telles facilités, ce qui peut compromettre l’efficacité du diagnostic et des traitements. Dans un contexte où la fluidité des déplacements en ville est un enjeu majeur, elle demane si le Gouvernement envisage d’autoriser, sous conditions, l’accès des véhicules de transport de prélèvements biologiques aux voies réservées aux bus et aux taxis, dans le cadre d’analyses devant être réalisées en urgence. Une telle mesure permettrait d’améliorer la réactivité du système de santé urbain tout en garantissant une meilleure prise en charge des patients concernés. Elle souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4056</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>681</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Alerte aux intrusions !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4056. — 11 février 2025. — Mme Gisèle Lelouis interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les intrusions dans les établissements accueillant des enfants, comme à la crèche Mazargues à Marseille le vendredi 15 mars 2024. Ce jour-là, malgré l’alerte donnée par les agents de la crèche, la police nationale, débordée, n’a pu intervenir. L’individu a pu être interpellé par la police municipale 40 minutes après son intrusion. Il convient de saluer l’action de l’équipe encadrante qui a agi avec un grand professionnalisme appliquant la procédure adéquate. Il est également possible de se réjouir que la personne qui s’est introduite n’avait a priori pas de mauvaises intentions. Cependant, cette intrusion n’est pas un cas isolé et montre une faiblesse des dispositifs de sécurité et d’interventions. Récemment encore, le mardi 30 janvier 2025, encore à Marseille, un dealer s’est réfugié dans l’école Chanteperdrix pour fuir une fusillade et le 5 février 2025, une personne mentalement instable s’est introduite dans une école du XIIe arrondissement de Paris avec des lames de cutter avant d’être appréhendée par la police. Il n’est pas acceptable de mettre les équipes enseignantes et les enfants face à ce genre de situation. Ces intrusions successives sont plus qu’inquiétantes, l’attentat islamiste au parc d’Annecy le 8 juin 2023 montre que les terroristes n’épargnent pas les enfants et l’attentat islamiste d’Arras le 13 octobre 2023 qui a causé la mort du professeur Dominique Bernard démontre que les établissements scolaires peuvent effectivement être la cible des terroristes. Face à la menace terroriste, la protection des enfants doit être une priorité. Mme la députée déplore de plus que ce risque fasse l’objet de nombreux canulars, ainsi depuis la fin de la semaine 130 écoles ont reçu des menaces d’attentats. Le passage récent du plan Vigipirate en urgence-attentat, à la suite de l’attentat islamiste de Moscou, impose de nouvelles mesures (restriction des activités aux abords des écoles, contrôle des sacs etc.) mais celles-ci ne permettent pas d’empêcher l’intrusion de personnes mal-intentionnées dans ces établissements. Il paraît nécessaire d’agir au plus vite et en amont (vigiles, agents de sécurité, caméras, etc.). Ainsi, elle lui demande si de nouvelles mesures sont prévues pour assurer la sécurité dans les écoles et les lieux recevant des enfants avant qu’un drame n’advienne. De plus, pour évaluer la menace, elle souhaiterait connaître avec précision le nombre d’intrusions dans les crèches et établissements scolaires français ces dernières années.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4058</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>682</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Marseille : urgence sécuritaire face à la violence</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4058. — 11 février 2025. — Mme Gisèle Lelouis alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’urgence d’un sursaut sécuritaire à Marseille. En effet, 6 mois après les opérations « place nette » censées marquer un coup d’arrêt au trafic de stupéfiants et à la violence qu’il apporte avec lui, la situation à Marseille est toujours hors de contrôle. Le 24 septembre 2024, près de 90 impacts de balles sont constatés sur les vitres du collège Stéphane Mallarmé dans le 13e arrondissement de Marseille, poussant les professeurs à exercer leur droit de retrait pour « danger grave et imminent », entraînant ainsi la fermeture de l’établissement pendant deux jours. Le 16 octobre 2024, un individu retranché et armé dans un appartement du boulevard Flemming a nécessité de boucler ce secteur du 4e arrondissement, interrompant ainsi la circulation sur l’ensemble du secteur. Ces deux évènements sont de nouvelles preuves, s’il en fallait encore, que la ville est plongée dans un cycle de violence qui vient à menacer la continuité du service public. Plus encore, la situation actuelle à Marseille contraint des centaines de familles à vivre dans la peur que leurs enfants soient, un jour, victimes des violences liées au trafic de stupéfiants. Ainsi, plusieurs mois après les opérations « place nette », le bilan sécuritaire de Marseille ne cesse de se détériorer. Mme la députée demande à M. le ministre jusqu’à quand le laxisme du Gouvernement en matière de sécurité va contraindre les Marseillais à vivre dans la peur au sein d’une ville gangrénée par le trafic de stupéfiants et par la violence. Ainsi, elle lui demande quelles mesures concrètes il propose pour assurer le retour de l’ordre et de la tranquillité publique au sein de la cité phocéenne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4059</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>682</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Mandon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Mesures pour faire connaitre le 0800 112 112 au grand public</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4059. — 11 février 2025. — M. Emmanuel Mandon appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur le numéro unique, le 0800 112 112, pour rappeler les personnes ayant contacté les secours. Depuis le 1er octobre 2024, les services d’urgence (17, 18, 112 ou 197) utilisent un numéro unique. Concrètement, ces rappels sont effectués par les centres d’appel afin d’obtenir des informations essentielles aux interventions. Or ce changement de numéro a des conséquences inattendues sur lesquelles le SDIS de son département, la Loire, l’a alerté. Quand il s’affiche sur l’écran de leur portable, les personnes rappelées confondent le 0800 112 112 avec du démarchage téléphonique et du hameçonnage et ne décrochent pas. Cela a de graves conséquences sur le suivi et le traitement de l’alerte : impossibilité d’obtenir une précision d’adresse, d’adapter les moyens engagés, d’obtenir des informations nécessaires à la bonne conduite de l’intervention Aussi, il lui demande quelles mesures il compte prendre pour faire connaître ce numéro ou permettre d’identifier l’appel sur les portables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4060</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>682</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Montée de l’insécurité et les moyens alloués aux forces de l’ordre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4060. — 11 février 2025. — M. Emmanuel Blairy interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la montée inquiétante de l’insécurité dans les communes et sur les moyens alloués aux forces de l’ordre pour y faire face. Le 2 février dernier, à Brebières dans sa circonscription, un père de famille de 43 ans a été violemment agressé et poignardé à trois reprises en tentant de protéger son fils, pris à partie par une bande de jeunes. L’auteur des faits, âgé de 15 ans, a été interpellé grâce au travail coordonné de la gendarmerie nationale et de la police municipale. Si cette action rapide de la force publique mérite d’être saluée, cet acte témoigne de l’insécurité qui ne cesse de s’aggraver. Chaque jour en France, 3 homicides, 120 attaques au couteau, 600 cambriolages et 1 000 agressions sont recensés. Dans les territoires ruraux et périurbains, les élus locaux, comme ceux de Brebières, se battent pour maintenir un niveau de sécurité acceptable, mais constatent le manque de moyens criant des services compétents et l’insuffisance des sanctions judiciaires. Face à cette insécurité galopante, les Français ne veulent plus de mesurettes ni de discours sans lendemain. Ils attendent des actes forts et une protection efficace. Aussi, il souhaite savoir quelles mesures concrètes le Gouvernement compte mettre en place pour renforcer la sécurité dans les communes et assurer aux forces de l’ordre les moyens nécessaires à l’accomplissement de leurs missions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4061</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>683</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sécurité et conditions de travail : agir pour les agents pénitentiaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4061. — 11 février 2025. — Mme Gisèle Lelouis attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur l’urgence d’un renforcement des mesures de sécurité et de l’amélioration des conditions de travail des agents pénitentiaires. En effet, à Marseille et dans ses environs, les agents pénitentiaires sont particulièrement exposés à une violence accrue liée au narcobanditisme, un phénomène qui s’étend désormais au-delà des murs des établissements de détention. Les surveillants des Baumettes et d’autres centres pénitentiaires de la région ont fait face à des agressions ciblées, téléguidées depuis les prisons, menaçant leur intégrité physique et leur vie privée. Ces actes incluent des expéditions punitives, des intimidations et même des incendies criminels, comme en témoignent les récents incidents à Aix-Luynes et aux Baumettes. Chaque jour qui passe, le poids du narcobanditisme transforme progressivement leurs conditions de travail en un véritable cauchemar et met en lumière la vulnérabilité du personnel pénitentiaire face à des réseaux criminels toujours plus organisés. En outre, les récents évènements dramatiques tels que l’attaque du fourgon pénitentiaire à Incarville en mai 2024, ayant coûté la vie à deux agents et blessé trois autres, ont mis en lumière les risques extrêmes auxquels sont confrontés les agents pénitentiaires dans l’exercice de leurs fonctions. Malgré des mesures prises, comme le « protocole Incarville » incluant la sécurisation des véhicules et le déploiement de technologies telles que les brouilleurs de téléphones ou dispositifs anti-drones, les syndicats et les agents pénitentiaires continuent de dénoncer l’insuffisance des moyens alloués et l’exposition au danger quotidien. Ainsi, à la lumière de ce bilan dramatique, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour assurer la protection physique et psychologique des agents pénitentiaires sur et hors de leur lieu de travail, améliorer significativement leurs conditions de travail, notamment par le renforcement des effectifs, de la formation et de l’équipement et garantir une meilleure gestion des détenus à haut risque, en limitant leur capacité à nuire depuis les établissements pénitentiaires grâce à des dispositifs renforcés de surveillance et de renseignement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4062</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>683</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation sécuritaire de Montargis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4062. — 11 février 2025. — M. Thomas Ménagé alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la dégradation préoccupante de la situation sécuritaire et des conditions de vie des habitants de certains quartiers de Montargis, qui est notamment due à l’implantation et à l’expansion du trafic de stupéfiants. La presse locale s’est à plusieurs reprises faite l’écho de ce que le quartier De-Lattre-de-Tassigny, par exemple, est devenu un point névralgique du trafic de drogue rythmé par des nuisances incessantes, des actes de vandalisme et des affrontements violents entre trafiquants. La situation a culminé avec deux fusillades survenues en 2024, dont l’une a causé la mort d’un individu et grièvement blessé un autre. Ces évènements ont profondément choqué les riverains et renforcé un climat d’insécurité permanent. De nombreux habitants expriment aujourd’hui leur sentiment d’abandon face à une situation qui semble hors de contrôle. En plus du danger direct représenté par ces violences, le quotidien des habitants est fortement altéré par la présence continue des trafiquants, qui occupent halls d’immeubles et parkings, imposent leur loi et détériorent les parties communes. Les locataires du rez-de-chaussée de certaines résidences doivent composer avec des odeurs d’urine, des attroupements bruyants à toute heure et des intimidations à peine voilées. Les femmes de ménage des immeubles, dépassées par l’ampleur des dégradations, ont même tenté d’interpeller les trafiquants par écrit pour leur demander de respecter un minimum d’hygiène. L’installation d’une caméra de vidéosurveillance a été immédiatement suivie de sa destruction, son poteau de fixation ayant été scié en pleine nuit. Les habitants pointent également le manque d’effectifs, notamment de police nationale, qui limite la capacité d’intervention et permet aux trafiquants de se réinstaller à chaque tentative de dispersion. Contrairement à d’autres communes confrontées à des problématiques similaires, Montargis ne bénéficie pas d’une présence policière renforcée et peine ainsi à enrayer la spirale de l’insécurité, en témoignent les émeutes de 2023 dont la ville a été victime. Cette situation est d’autant plus préoccupante que plusieurs établissements scolaires se trouvent à proximité des points de deal, exposant les enfants à des scènes de violence et à un environnement délétère. Les habitants redoutent à juste titre un drame impliquant un innocent, victime collatérale d’un règlement de comptes. Face à cette dégradation continue de la qualité de vie à Montargis, il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour sécuriser durablement et efficacement la ville, renforcer les effectifs du commissariat, intensifier la lutte contre le trafic de drogue et mobiliser les moyens nécessaires pour protéger les habitants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4063</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>684</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Statut des sapeurs-pompiers en renfort sur le territoire national
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4063. — 11 février 2025. — Mme Lise Magnier appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la situation des sapeurs-pompiers professionnels (SPP) appelés à intervenir en dehors du département auquel ils sont rattachés, particulièrement ceux qui partent apporter leur soutien en territoire mahorais. À la lumière des évènements récents ayant secoué Mayotte, il est tout à fait légitime que les sapeurs-pompiers (SPP) effectuent des missions de solidarité et de renfort auprès de ces habitants. Il est nettement moins justifiable que ces mêmes sapeurs-pompiers soient obligés de s’engager sur leur temps de congés ou sous le statut de sapeur-pompier volontaire (SPV), deux régimes portant atteinte à leurs droits et libertés. Dans un premier temps, il convient de rappeler que le temps consacré aux congés est un temps de repos et non de travail, aussi solidaire que ce dernier puisse être. Dans un second temps, le statut de SPV donnant accès à une protection moindre, ces pompiers n’ont alors que très peu de garanties concernant leur santé et sécurité au travail. En ce sens, elle lui demande de quelle manière il entend répondre à ce problème et quelles mesures il envisage de prendre dans le but de garantir les droits des pompiers et d’apporter la reconnaissance légitimement demandée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4064</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>684</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Brard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Subventions refusées pour des projets de vidéoprotection en Loire-Atlantique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4064. — 11 février 2025. — M. Jean-Michel Brard appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la question des subventions refusées pour des projets de vidéoprotection dans plusieurs communes de sa circonscription. Plusieurs maires, notamment ceux des communes de Villeneuve-en-Retz, Les Moutiers-en-Retz, Saint-Père-en-Retz, Saint-Lumine-de-Coutais et Saint-Étienne-de-Mer-Morte, ont vu leurs demandes de subvention rejetées dans le cadre du fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) et, pour certaines, au titre de la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR). Ces projets avaient été élaborés en étroite collaboration avec les forces de gendarmerie locales, qui en ont la nécessité pour assurer la sécurité des habitants et appuyer les actions de prévention de la délinquance. Les maires de ces communes, surpris et déçus par ces refus, s’inquiètent de l’impact de cette décision sur la sécurité publique et le bien-être de leurs administrés. À un moment où la lutte contre la délinquance et l’insécurité est une priorité, ces refus semblent paradoxaux et soulevent de nombreuses questions. Dans ce contexte, il souhaiterait savoir quelles sont les raisons qui ont conduit au rejet de ces demandes de financement et si des alternatives sont envisagées pour permettre à ces communes d’obtenir les moyens nécessaires à la protection de leurs habitants. Il insiste sur la nécessité de garantir un accompagnement adapté aux collectivités locales pour faire face aux enjeux de sécurité qui pèsent sur ces territoires. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4065</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>684</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Violences d’extrême-gauche, quelles réponses face à l’augmentation des attaques ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4065. — 11 février 2025. — Mme Gisèle Lelouis alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la recrudescence des violences perpétrées par des groupes d’extrême-gauche. Ces derniers mois, les actes de violence visant des élus, des représentants politiques et même des étudiants se sont multipliés. La recrudescence de dégradations et d’agressions, souvent revendiquées par des groupes prônant des idéologies radicales, appelle une réponse ferme du Gouvernement. Parmi ces incidents, peuvent être citées les attaques répétées contre des permanences parlementaires, dont celle de Mme la députée à Marseille dans la nuit du 21 au 22 octobre 2024, marquée par des dégradations accompagnées de slogans antifascistes. Ces agissements, qui visent notamment des élus du groupe Rassemblement National, constituent une menace grave pour le fonctionnement de la démocratie française et mettent en danger la sécurité des élus, garants des institutions républicaines. En outre, des agressions récentes, notamment sur des campus universitaires tels que celui de Tolbiac, ont vu des militants d’extrême gauche armés de lames et de chaînes user de violence à l’encontre d’étudiants, comme en témoigne l’agression dénoncée par l’association « La Cocarde Étudiante ». Ces groupes d’extrême-gauche, comme « Le Poing Levé », se réclament d’une idéologie radicale, affichent un mépris total pour le débat démocratique et agissent dans un climat d’impunité qui fragilise la République. Ces actes dépassent le cadre de simples divergences politiques et s’inscrivent dans une volonté manifeste d’intimidation et de déstabilisation. Il est impératif d’y répondre avec fermeté pour protéger la démocratie et les valeurs républicaines. Ainsi, face à ces agissement, elle lui demande quelles initiatives il compte prendre pour garantir le respect du débat démocratique dans le pays et empêcher que ces violences idéologiques ne s’intensifient et si, à l’instar des procédures entamées pour dissoudre des organisations prônant des discours ou des actes contraires à la loi comme certaines associations islamistes, il envisage de lancer une procédure de dissolution à l’encontre des collectifs d’extrême-gauche impliqués dans des actes de violence avérés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4069</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>685</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lutte contre les fraudes à l’examen du code de la route
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4069. — 11 février 2025. — M. Bruno Bilde alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’ampleur préoccupante des fraudes à l’examen du code de la route. Selon le Syndicat national des inspecteurs, cadres et administratifs du permis de conduire (Snica FO), 40 % des attestations de réussite au code de la route seraient obtenues frauduleusement. Depuis la privatisation des centres d’examen du code de la route en 2016, une recrudescence des fraudes est constatée : tricheries lors des épreuves, complicité de surveillants ou encore achat d’attestations falsifiées sur internet. Or la possession frauduleuse de cette attestation permet d’accéder à l’examen pratique et ainsi d’obtenir un permis de conduire. Les conducteurs ayant obtenu leur code de la route frauduleusement représentent un danger pour eux-mêmes mais surtout pour les autres usagers de la route. Les sanctions prévues en cas de fraude sont théoriquement lourdes : trois ans d’emprisonnement, 45 000 euros d’amende et cinq ans d’interdiction de se présenter à un examen. Pourtant ces peines ne dissuadent nullement les fraudeurs. Par ailleurs, les services compétents, notamment les directions départementales des territoires (DDT), peinent à mener des contrôles exhaustifs sur l’ensemble du territoire. Face à cette situation alarmante, il lui demande quelles mesures il envisage de prendre pour renforcer les contrôles et lutter plus efficacement contre ces fraudes. Il souhaite savoir si une réévaluation du système d’examen privatisé est envisagée et si des moyens supplémentaires seront alloués aux services de contrôle pour garantir l’intégrité des examens du code de la route et assurer la sécurité routière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4070</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>685</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Mise en place d’un EAD pour les stupéfiants pour les transporteurs de voyageurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4070. — 11 février 2025. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la nécessité de renforcer la sécurité dans les transports en commun par la mise en place d’un dispositif de dépistage des stupéfiants pour les conducteurs. Depuis 2015, les autocars affectés au transport en commun d’enfants ont l’obligation d’être équipés d’un éthylotest anti-démarrage (EAD), afin de prévenir les risques liés à l’alcool au volant. Toutefois, l’usage de stupéfiants au volant constitue également un danger majeur pour la sécurité des passagers et des autres usagers de la route. Actuellement, les contrôles de stupéfiants reposent principalement sur des tests salivaires réalisés par les forces de l’ordre, mais aucun dispositif préventif similaire à l’EAD n’est imposé dans le cadre du transport collectif de voyageurs. Dans un objectif de cohérence et de renforcement de la prévention, il serait pertinent d’étudier la possibilité d’un dispositif de dépistage des stupéfiants avant la prise de poste des conducteurs de transports en commun, notamment sous la forme de tests salivaires obligatoires ou de dispositifs embarqués similaires à l’EAD. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de renforcer la réglementation en ce sens et d’intégrer un dépistage systématique des stupéfiants dans les obligations des entreprises de transport routier de voyageurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4071</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>685</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pénurie d’inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4071. — 11 février 2025. — M. Romain Daubié alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’engorgement de l’épreuve pratique du permis de conduire et sur le manque d’inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR). Dans les régions péri-urbaines, le permis est tant un tremplin vers de nouvelles opportunités qu’une nécessité pour les jeunes adultes. Sans le permis de conduire, beaucoup se retrouvent dans une impasse, parfois au point de ne pas pouvoir s’engager dans des études supérieures ou bien dans un travail, ce qui les place, dès lors, dans une situation de précarité importante. En 2024, 38 postes supplémentaires d’IPCSR ont été créés et aucun d’entre eux n’a été affecté au département de l’Ain, pourtant en tension. De surcroit, depuis le printemps 2024, l’Ain ne dispose plus que de 8 inspecteurs contre 11 auparavant, ce qui entraîne une attente moyenne de 115 jours entre deux passages à l’examen contre 105 à l’échelle nationale, soit une durée de trois mois et demi. Par ailleurs, l’abaissement de l’âge requis pour l’examen pratique du permis de conduire en vigueur depuis janvier 2024 contribue à l’allongement de la durée d’attente des élèves, qui entraîne en conséquence, des dépenses supplémentaires afin de conserver la maîtrise de leur véhicule d’une part et une perte de motivation d’autre part. Ces conditions résultent du manque croissant d’IPCSR. Bien qu’en février 2025 un agent de la Poste en reconversion vienne renforcer les effectifs, son rôle ne se limitera qu’au permis B. S’agissant des poids lourds, le département de l’Ain ne dispose que de 2 inspecteurs pour ce type de permis et cette branche est en tension également. Aussi, il lui demande ses ambitions s’agissant de l’engorgement de l’épreuve pratique du permis de conduire et de la pénurie d’inspecteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4017</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>686</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (MD)</ministreJO><Objet>Relations diplomatiques conflictuelles entre la France et l’Algérie.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4017. — 11 février 2025. — M. Serge Muller alerte M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les relations diplomatiques conflictuelles entre la France et l’Algérie. Depuis plusieurs semaines, les relations entre la France et l’Algérie connaissent une dégradation notable, marquée par des comportements offensants et moralisateurs. Pour reprendre les propos de M. le ministre, l’Algérie « cherche à humilier la France ». Or il est inacceptable de bafouer l’intégrité et l’honorabilité du pays. Par conséquent, dans ce contexte et face à des tensions croissantes, il est urgent et impératif d’agir afin de faire respecter l’autorité de la France partout et par tous. Des mesures efficaces doivent être prises afin d’endiguer le comportement offensif qu’adopte l’Algérie à l’égard de la France, notamment au travers des déclarations de ses représentants. Il lui demande par quels moyens d’action il compte agir pour, d’une part, faire respecter la France et, d’autre part, pour stopper le comportement belliqueux qu’adoptent les autorités algériennes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4057</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>686</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jocelyn Dessigny</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (MD)</ministreJO><Objet>Conditions d’engagement des sapeurs-pompiers lors des missions de renfort
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4057. — 11 février 2025. — M. Jocelyn Dessigny attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les préoccupations croissantes des sapeurs-pompiers professionnels (SPP) et volontaires (SPV) concernant leurs conditions d’engagement lors des missions de renfort, notamment à la suite de catastrophes naturelles comme le cyclone Chido à Mayotte. Certains services d’incendie et de secours (SIS) imposent aux sapeurs-pompiers de poser leurs congés annuels ou de basculer sous le statut de sapeur-pompier volontaire pour participer à ces missions de solidarité. Cette pratique soulève de vives inquiétudes quant au respect des droits des agents, à leur santé et à la reconnaissance de leurs efforts au service de la nation. Ces situations entraînent des disparités entre les SIS et soulignent l’absence d’un cadre réglementaire harmonisé. De plus, le recours au statut de volontaire dans ce contexte expose les agents à des conditions de travail non encadrées, notamment en matière de repos, ce qui pourrait mettre en péril leur sécurité et celle des populations qu’ils servent. Il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour garantir une harmonisation des règles d’engagement des sapeurs-pompiers dans le cadre des missions de renfort et assurer la reconnaissance pleine et entière de ces missions dans le temps de travail des sapeurs-pompiers professionnels afin de faciliter leur mobilisation sans porter atteinte au modèle français de sécurité civile, fondé sur la solidarité et le volontariat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3971</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>686</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Les défaillances en cybersécurité des entreprises françaises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3971. — 11 février 2025. — M. Aurélien Saintoul alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur les défaillances en cybersécurité des entreprises françaises. En 2024, une masse très alarmante de données sensibles ont été volées aux Français par le biais de cyberattaques. En février 2024, 33 millions de Français ont été concernés par des attaques visant Viamedis et Almerya, deux entreprises clés du secteur de la santé publique puisqu’elles assurent le fonctionnement du tiers-payant de la Sécurité sociale. Ce genre d’opération met en lumière la faiblesse structurelle des entreprises face à ces menaces qui ne sont désormais plus nouvelles. En mars 2024, c’est France Travail qui a été visée par une attaque touchant 43 millions de Français, permettant aux cybercriminels de revendre ces données à des acheteurs du monde entier. Ces mêmes acheteurs en profitent ensuite pour usurper l’identité des citoyens afin d’alimenter des trafics criminels allant de l’escroquerie au terrorisme. Ce phénomène d’ampleur a aussi touché en 2024 de nombreuses entreprises de la grande distribution telles que Boulanger, Cultura, Fnac, Darty, Picard, Truffaut, Auchan et Intermarché. Des entreprises de télécommunications ont, par ailleurs, été atteintes comme Free et SFR, qui à la suite de cyberattaques cumulent à elles deux, près de 23 millions de données d’utilisateurs volées. Les attaquants ont obtenu les relevés d’identité bancaire des clients de SFR et Free et en ont revendu une partie à des réseaux criminels internationaux selon Les Échos. Pourtant, les entreprises de télécommunications sont des « opérateurs d’importance vitale » (OIV) et sont donc tenues à des obligations de renforcement et de détection des intrusions sur leurs systèmes. Or ces obligations n’ont visiblement pas suffi à protéger les données privées des usagers. La France est désormais particulièrement visée par les cybercriminels : car ces pirates se concentrent d’abord sur les cibles faciles dont les failles et les données sont déjà connues. D’autant plus que la France accuse toujours un retard dans la transposition de la directive européenne Sécurité des réseaux et de l’information 2 (NIS2) dont la date limite de transposition était le 17 octobre 2024 ; et que cette mesure n’a pourtant toujours pas été débattue à l’Assemblée nationale, au Sénat ni même en Conseil des ministres. Ainsi, M. le député voudrait savoir ce que le Gouvernement prévoit pour lutter contre les cyberattaques dans les secteurs public et privé et s’il s’est fixé un calendrier afin de transposer la directive NIS2 dans le droit français dans les plus brefs délais. Il voudrait connaître les accompagnements prévus par le Gouvernement pour les victimes de cyberattaques et pour les entreprises ciblées et sacoir si des mesures de réparations et des campagnes de sensibilisation sont prévues. Il demande si des sanctions sont à l’agenda pour les entreprises négligentes à l’égard de leur système de sécurité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3868</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>687</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Jolivet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Accès aux adresses personnelles de copropriétaires par le conseil syndical
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3868. — 11 février 2025. — M. François Jolivet attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les difficultés de certains conseils syndicaux de copropriété pour obtenir les adresses physiques des copropriétaires auprès de leurs syndics de copropriété. Peut-on opposer le règlement général sur la protection des données - RGPD - à un président de conseil syndical alors qu’il souhaite convoquer une assemblée générale pour mettre fin aux fonctions du syndic ? Les informations demandées sont les noms des copropriétaires, leurs adresses physiques ainsi que leurs adresses dématérialisées. Il souhaiterait donc connaître les limites de la confidentialité dans l’accès à ces données.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3880</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>687</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Trafic à Marseille, quelles actions face à l’échec judiciaire ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3880. — 11 février 2025. — Mme Gisèle Lelouis appelle l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’urgence d’un renforcement de l’appareil judiciaire pour faire face aux trafics de stupéfiants qui gangrènent Marseille. En effet, lancée il y a plus de 6 mois à Marseille, l’opération « place nette XXL » n’a pas permis d’endiguer le trafic de stupéfiants. L’échec cuisant de cette opération révèle au grand jour l’inefficacité des pouvoirs publics qui s’acharnent dans une stratégie d’actions chocs et ponctuelles pour faire face à un phénomène enraciné, qui persiste et s’adapte très rapidement. Plus encore, de nouveaux points de deal réapparaissent déjà comme à la résidence Vert Parc dans le 14e arrondissement. Au sein de la cité phocéenne, le nombre de points de deal ne cesse d’augmenter et ce alors que leur nombre culminait déjà au nombre faramineux de 127 en 2023. L’apparition de ces nouveaux points de deal est un véritable fléau pour la population de ces quartiers, qui voit son mode de vie totalement modifié en raison du trafic. Nuisance sonore, montée de l’insécurité et de la violence, la population de ces quartiers se sent progressivement délaissée par l’État qui ne met rien en place pour lutter contre le trafic. Ce bilan est d’autant plus catastrophique que la justice semble faire preuve d’un certain laxisme à l’égard des trafiquants. En effet, le 14 octobre 2024, un redoutable narcotrafiquant présenté comme le chef du clan « Marignane » a été remis en liberté 11 jours avant son procès par la Cour de cassation. Au vu du travail des policiers et des risques qu’ils encourent sur le terrain pour arrêter les narcotrafiquants, la décision de la Cour de cassation ne peut qu’indigner, tant les forces de l’ordre que la population qui endure quotidiennement les graves répercussions du trafic de drogue. Ainsi, à la lumière de ce constat, elle lui demande les mesures qu’il entend mettre en œuvre afin de punir plus sévèrement les narcotrafiquants. Par ailleurs, elle souhaite connaître les mesures concrètes que le Gouvernement compte mettre en place à Marseille, où le trafic est devenu endémique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3934</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>688</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pieyre-Alexandre Anglade</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Délais de la justice française pour les Français de l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3934. — 11 février 2025. — M. Pieyre-Alexandre Anglade interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les difficultés rencontrées par les Français établis hors de France pour accéder à la justice française, en raison des délais postaux internationaux et de l’absence de solutions de communication dématérialisée avec les juridictions. En matière civile, l’article 643 du code de procédure civile prévoit une adaptation des délais de procédure pour les justiciables résidant à l’étranger, avec un délai allongé de deux mois pour les Français établis hors de France. Toutefois, une telle disposition n’existe pas en matière pénale, ce qui pénalise les Français établis hors de France dans le cadre de certaines procédures, notamment lorsqu’ils portent plainte avec constitution de partie civile. À titre d’exemple, l’article 186 du code de procédure pénale prévoit un délai de dix jours pour interjeter appel d’une ordonnance de non-lieu, ce délai courant à compter de l’expédition de la notification par lettre recommandée. Or les délais de réception du courrier varient considérablement selon les pays et peuvent conduire un justiciable à être forclos avant même d’avoir eu connaissance de la décision. Par ailleurs, il n’existe actuellement aucune alternative numérique fiable permettant aux Français de l’étranger d’être informés en temps utile des décisions de justice les concernant. À l’heure où d’autres administrations, notamment fiscales, ont mis en place des dispositifs de communication électronique accessibles via FranceConnect, une évolution similaire dans le domaine judiciaire garantirait un meilleur accès au droit pour les Français établis hors de France. Il lui demande donc s’il envisage d’adapter la procédure pénale afin de prendre en compte ces spécificités, soit en harmonisant les délais avec ceux déjà prévus en matière civile, soit en développant une notification dématérialisée permettant aux justiciables d’être informés plus rapidement des décisions les concernant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3950</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>688</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Charge pour l’Etat - Juridiction administrative et droit des étrangers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3950. — 11 février 2025. — M. Michel Guiniot interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la publication des chiffres clés pour 2024 de la juridiction administrative et en particulier sur les chiffres du droit des étrangers. En 2024, en France, 128 123 affaires ayant trait au contentieux des étrangers ont été enregistrés et traités par la juridiction administrative, représentant 43 % des affaires des tribunaux administratifs, 55 % des affaires des cours administratives d’appel et 16 % des affaires jugées par le Conseil d’État. S’il va sans dire que le simple sujet du contentieux lié au droit des étrangers est en partie responsable de l’engorgement des tribunaux administratifs, M. le député souhaite avoir des éclaircissements sur la charge que cela représente pour les finances publiques et donc pour le contribuable français. En conséquence, il lui demande la part d’aides juridictionnelles totale ayant été attribuées dans le traitement des affaires qui relèvent du domaine contentieux du droit des étrangers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3951</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>688</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Liberté de la presse et impartialité de la justice
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3951. — 11 février 2025. — M. Julien Odoul attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur ses récentes déclarations critiquant une enquête journalistique relative à l’utilisation de l’aide juridictionnelle pour la défense de personnes en situation irrégulière. Si le droit à la défense est un principe fondamental qui ne saurait être remis en cause, il apparaît néanmoins légitime de s’interroger sur le fait que cette défense contre l’État puisse être financée par l’argent public. Cette situation découle d’une décision du Conseil constitutionnel en date de mai 2024, dont l’application pose question au regard des attentes légitimes des citoyens quant à l’usage des deniers publics. Par ailleurs, la mise en cause de l’indépendance des avocats spécialisés en droit des étrangers par une enquête journalistique est un choix éditorial qui ne saurait être remis en question par le pouvoir exécutif. En effet, celle-ci s’est bornée uniquement à investiguer sur la base de faits sourcés et vérifiés et dont les données sont à la disposition de chaque citoyen. Dès lors, il convient de s’interroger sur les fondements d’une telle critique et sur la conception de la liberté d’informer qu’elle sous-tend. En outre, cette prise de position conduit à s’interroger sur la cohérence de l’action gouvernementale en matière de politique migratoire et judiciaire. En affirmant se ranger du côté de certaines associations et organisations d’avocats dont l’objectif revendiqué est la régularisation massive des étrangers en situation irrégulière et la contestation systématique des obligations de quitter le territoire français (OQTF), y compris dans des cas impliquant des individus condamnés pour des infractions graves, M. le ministre fragilise le principe d’autorité de la justice et brouille la lisibilité des priorités gouvernementales en la matière. Enfin, cette réaction face aux critiques formulées par un organe de presse, dans un contexte où les syndicats du monde judiciaire les plus marqués idéologiquement manifestent chaque jour leurs options politiques, soulève une interrogation quant à l’indépendance de la justice et à l’équilibre des pouvoirs. En cédant aux pressions de certains groupes, une telle position semble difficilement compatible avec une volonté affichée de réforme de la justice et de rétablissement de la confiance des citoyens en son impartialité. Aussi, il lui demande de bien vouloir préciser la manière dont il entend concilier le respect de la liberté de la presse et du droit à l’information avec le soutien affiché à une corporation qui se pense intouchable. Il lui demande également de clarifier la ligne du Gouvernement en matière d’aide juridictionnelle allouée à des étrangers en situation irrégulière et de justifier cette prise de position au regard des principes fondamentaux d’équité et de responsabilité dans l’usage des fonds publics.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3953</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>689</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Monique Griseti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Transferts de détenus et effectif des établissements pénitentiaires pour mineurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3953. — 11 février 2025. — Mme Monique Griseti alerte M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les problématiques liées aux transferts des détenus mineurs et à leurs répercussions sur les conditions de travail et d’accompagnement dans les établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM). Lors de sa visite de l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Marseille, situé dans le quartier de la Valentine, Mme la députée a constaté l’engagement remarquable des agents pénitentiaires, en coopération avec la protection judiciaire de la jeunesse, les services sociaux, sanitaires et les magistrats. Ces professionnels s’efforcent d’assurer un suivi éducatif et réintégratif auprès d’un public souvent marqué par une grande violence. Parmi leurs initiatives figurent la réintégration scolaire et l’exposition des jeunes à des institutions telles que les armées pour favoriser leur insertion républicaine. Cependant, cette mission essentielle est compromise par des insuffisances en effectifs, tant au sein des personnels pénitentiaires que de la magistrature. Ce manque criant entraîne des difficultés spécifiques concernant les transferts des mineurs devant les juges : faute de personnel suffisant, ces déplacements ne peuvent être organisés, contraignant les juges à recourir à des visioconférences. Cette pratique limite la possibilité pour les magistrats d’évaluer pleinement les situations individuelles, de dialoguer directement avec les jeunes, et d’exercer leur discernement dans les meilleures conditions pour rendre des décisions judiciaires adaptées. De plus, le déficit en magistrats disponibles pour se déplacer dans ces établissements accentue les tensions et entrave le bon fonctionnement des missions éducatives et répressives. Les acteurs de la justice des mineurs, rencontrés lors de cette visite, ont unanimement exprimé leur inquiétude quant à cette situation qui compromet la réinsertion des jeunes et fragilise l’autorité de la justice dans les EPM. Face à ces constats préoccupants, elle lui demande quelles mesures concrètes il entend mettre en oeuvre pour renforcer les effectifs dans les établissements pénitentiaires pour mineurs afin d’assurer des transferts réguliers et sécurisés des détenus vers les magistrats ; augmenter les moyens alloués à la magistrature, notamment pour les juges spécialisés dans la justice des mineurs ; garantir que les jeunes pris en charge par ces établissements puissent bénéficier d’un accompagnement éducatif et judiciaire de qualité, condition essentielle pour leur réintégration. Il est impératif que l’État assume pleinement sa responsabilité envers cette jeunesse en grande difficulté, afin de préserver les missions essentielles des EPM et de restaurer leur bon fonctionnement. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3954</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>689</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Markowsky</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Urgence sécuritaire à la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3954. — 11 février 2025. — M. Pascal Markowsky alerte M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les conditions de travail éprouvantes et les difficultés sécuritaires majeures dont les agents de la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré sont victimes, menaçant leur intégrité et le bon exercice de leur mission. Construit en 1875, cet établissement souffre de graves carences structurelles. Les bâtiments vétustes, marqués par l’humidité, les défaillances électriques et les installations sanitaires inadaptées, ne répondent plus aux exigences actuelles de sécurité et de dignité. Ces dysfonctionnements affectent autant les agents que les détenus, contribuant à un climat de tension exacerbé. Un programme immobilier a certes été défini pour remédier à ces insuffisances, mais la moindre opération est évaluée à deux millions d’euros et le calendrier de mise en œuvre demeure incertain. Il apparaît donc essentiel d’accélérer ce processus afin de garantir des conditions de travail et de détention conformes aux normes en vigueur. Par ailleurs, la sécurité de l’établissement reste compromise par la recrudescence des actes de violence et des intrusions d’objets illicites. En juin 2024, la découverte d’une arme de poing dans un colis projeté sur le site a illustré l’ampleur des menaces. À cela s’ajoutent des bagarres régulières entre détenus, impliquant parfois des armes artisanales, dans les cours de promenade. La rénovation de la vidéosurveillance, bien que prévue à compter de 2025 pour un montant estimé à deux millions d’euros, ne saurait suffire à restaurer un climat sécurisé pour les agents et les détenus sans un renforcement immédiat des moyens humains et matériels. Un incident particulièrement violent en 2022, impliquant l’agression d’un agent, souligne encore davantage les risques auxquels sont exposés les personnels. De plus, les demandes répétées de fouilles générales restent sans réponse, augmentant la vulnérabilité de l’établissement. À ces anomalies sécuritaires s’ajoutent des conditions de travail extrêmement éprouvantes. Les agents, soumis à des journées pouvant atteindre 13 heures, subissent une fatigue intense qui les expose à des risques accrus, mettant en danger leur santé et leur vigilance, à court comme à long terme. Si l’affectation de stagiaires et de titulaires a apporté une amélioration temporaire, le taux de couverture demeure insuffisant pour garantir une répartition équitable de la charge de travail. Concernant la rémunération des heures supplémentaires, le plafond trimestriel de 108 heures non rémunérées accentue un sentiment d’injustice. Les agents peuvent accomplir un service supérieur à ce seuil et sollicitent régulièrement la non-application de ce quota, qui dépend toutefois d’une décision de la direction régionale des finances publiques (DRFIP), demande accordée dans certains départements. Le contexte local de l’île de Ré aggrave ces difficultés. Les agents doivent faire face à un coût de la vie parmi les plus élevés de France, incluant des prix immobiliers et des dépenses courantes bien supérieures à la moyenne nationale. De surcroît, les frais de passage du pont reliant l’île au continent représentent une charge supplémentaire importante pour les non-résidents. Contrairement à d’autres zones comme Paris, Marseille ou Bordeaux, l’île de Ré n’est pas éligible à l’indemnité de résidence de 3 %, alors que les contraintes économiques y sont comparables, sinon supérieures. Cette absence de reconnaissance financière fragilise encore davantage le maintien des effectifs, provoquant des départs massifs et rendant les recrutements extrêmement difficiles. Le décret n° 85-1148 du 24 octobre 1985, relatif à la rémunération des personnels civils et militaires de l’État et à l’indemnité de résidence, classe les communes de France en trois zones, avec un taux de 3 %, 1 % ou 0 % selon le coût de la vie. Une révision de ces critères pourrait être envisagée par le Gouvernement pour que les agents de la maison centrale puissent légitimement en bénéficier. Face à ces constats, il devient urgent que le Gouvernement prenne des mesures concrètes et immédiates. L’état actuel de cet établissement constitue un risque majeur pour la sécurité des agents et l’efficacité de leur mission régalienne. Une revalorisation des infrastructures et des moyens alloués est impérative pour éviter l’aggravation d’une situation déjà critique. Ainsi, M. le député demande à M. le ministre quelles mesures urgentes le Gouvernement entend prendre pour rétablir la sécurité des agents, garantir des conditions de travail dignes et répondre aux enjeux structurels afin d’assurer la pérennité de la plus grande maison centrale de France. Il souhaite également savoir si une revalorisation de l’indemnité de résidence des agents affectés sur l’île de Ré est envisagée, afin de favoriser le maintien des effectifs et d’attirer de nouveaux agents dans cet établissement stratégique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4040</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>690</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé de Lépinau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Article LO. 149 du Code électoral
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4040. — 11 février 2025. — M. Hervé de Lépinau interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice sur l’interprétation précise de l’article LO. 149 du Code électoral, notamment en ce qui concerne l’expression « atteinte au crédit ou à l’épargne ». L’article LO. 149 stipule qu’il est interdit à tout avocat inscrit à un barreau, lorsqu’il est investi d’un mandat de député, d’accomplir directement ou indirectement, sauf devant la Haute Cour de justice et la Cour de justice de la République, aucun acte de sa profession dans les affaires à l’occasion desquelles des poursuites pénales sont engagées devant les juridictions répressives pour, entre autres, « atteinte au crédit ou à l’épargne ». Cette disposition vise à prévenir les conflits d’intérêts potentiels en interdisant aux députés-avocats d’intervenir dans certaines affaires sensibles. Cependant, l’expression « atteinte au crédit ou à l’épargne » demeure sujette à interprétation. Il serait pertinent de préciser si cette interdiction concerne uniquement les affaires impliquant des institutions publiques, telles que des fraudes affectant le Trésor public ou des organismes étatiques, ou si elle s’étend également aux affaires relevant de la sphère privée, comme des litiges entre particuliers ou des entreprises privées concernant des questions de crédit ou d’épargne. Une clarification sur le périmètre exact des infractions et affaires visées par cette disposition permettrait aux députés-avocats d’exercer leur profession en toute conformité avec la loi, tout en respectant les obligations déontologiques inhérentes à leur double statut. En conséquence, il souhaite connaître l’interprétation officielle du ministère de la justice concernant l’application de l’article LO. 149 du Code électoral et plus spécifiquement la portée de l’expression « atteinte au crédit ou à l’épargne ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4066</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>691</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Danger des refus d’obtempérer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4066. — 11 février 2025. — Mme Gisèle Lelouis alerte M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur le fléau des refus d’obtempérer, qui ne cessent de se multiplier, alors que leurs auteurs sont toujours plus jeunes, comme ce fut le cas dans le quartier des Arnaveaux dans le 14e arrondissement de Marseille le jeudi 9 mai 2024. Ce jour-là, le conducteur, âgé de 16 ans et sans permis de conduire, a refusé de se soumettre à un contrôle et a percuté les trois policiers de la compagnie de sécurité routière (CSR) qui lui faisaient face. Les trois agents de police n’ont pas, fort heureusement, été gravement blessés. Toutefois, il ne s’agit pas du premier ni du seul refus d’obtempérer commis par un mineur. Le 17 avril 2024 à Schiltigheim, un mineur de 17 ans fonçait sur un policier avec sa motocross, refusant d’obtempérer aux injonctions de s’arrêter. Le 26 novembre 2023 à Toulouse, un mineur de 15 ans tentait d’échapper à un contrôle routier. Le 2 mai 2023 à Nantes, un adolescent de 16 ans au volant d’une voiture volée a refusé d’obtempérer lors d’un contrôle de police et a renversé puis traîné l’un des policiers sur 20 mètres, ce pour quoi il a été condamné à 35 heures de travaux d’intérêt général (TIG). C’est sans rappeler l’affaire très médiatisée concernant Nahel, âgé de 17 ans, qui avait commis le 27 juin 2023 un refus d’obtempérer et dont le décès tragique avait provoqué des émeutes sans précédent. Ces épisodes de violences ont coûté près d’un milliard d’euros aux contribuables. Cet ensauvagement de la société est particulièrement préoccupant, d’autant plus que près de 4 000 mineurs sont impliqués dans des délits routiers, dont des refus d’obtempérer. Alors qu’il y a moins d’un refus d’obtempérer toutes les 20 minutes en France, leur nombre a augmenté de 19,4 % entre 2017 et 2023. De plus, pendant que la candidate aux européennes de la majorité refusait d’admettre le lien incontestable et chiffré entre l’immigration de masse et l’augmentation de la délinquance, il est nécessaire de rappeler qu’à Marseille, plus de 67 % des actes de délinquance sont commis par des étrangers et qu’un mineur isolé étranger sur dix commet un acte de délinquance en France. Mme la députée déplore qu’aucune mesure ne permette à ce jour de garantir la sécurité des forces de l’ordre et de l’ensemble des Français. Alors que la candidate aux européennes de la majorité pensait que le dédoublement des classes dans les écoles permettrait d’éradiquer la délinquance chez les jeunes, il conviendrait surtout d’apporter une réponse ferme et sérieuse à travers la mise en œuvre d’une mesure spécifique aux mineurs impliqués dans un refus d’obtempérer ou ayant porté atteinte aux forces de l’ordre. Ainsi, elle lui demande ce qu’il compte faire pour éradiquer sérieusement et concrètement ce fléau, qui s’accentue partout sur le territoire et qui renforce chaque jour l’insécurité vécue aussi bien par les forces de l’ordre que par tous les Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3955</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>691</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Intégration du logement intermédiaire dans le quota de 25% de logements sociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3955. — 11 février 2025. — M. Mathieu Lefèvre interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur l’intégration du logement intermédiaire dans le quota de 25 % de logement sociaux fixé par la loi SRU. En effet, cette disposition avait été adoptée en juin 2025 en commission des affaires économiques au Sénat dans le cadre de l’examen du projet de loi relatif au développement de l’offre de logements abordables. Cette mesure permettrait de construire des logements locatifs intermédiaires, destinés aux classes moyennes. Il lui demande si le Gouvernement envisage de reprendre cette disposition à brève échéance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3956</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>692</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Logements en état d’insalubrité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3956. — 11 février 2025. — Mme Gisèle Lelouis attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement sur le délabrement récurrent de certains HLM en France et notamment dans les quartiers prioritaires. À Marseille, ce sont près de 40 000 logements qui sont qualifiés d’habitats indignes dont une quantité importante se trouve dans les quartiers nord. Pour rappel, l’article 1-1 de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 visant la mise en œuvre du droit au logement dispose que « constituent un habitat indigne les locaux ou les installations utilisés aux fins d’habitation et impropres par nature à cet usage, ainsi que les logements dont l’état, ou celui du bâtiment dans lequel ils sont situés, expose les occupants à des risques manifestes pouvant porter atteinte à leur sécurité physique ou à leur santé ». Eugène Michelis, qui était le premier secrétaire de l’OPHBM en 1919 (Office public d’habitations à bon marché), rejetait tout projet de rachat de logement insalubres qu’il qualifiait de « baraques infectes et taudis » pour les remplacer par de grands immeubles à logements collectifs aussi appelés « tours ». Construire est une nécessité mais rénover et entretenir vont de pair. Si la politique actuelle du Gouvernement ne reproduisait pas ce schéma erroné, alors le drame d’Aubagne de 2018, qui causa la mort de 8 personnes suite à l’effondrement d’un immeuble du centre-ville, aurait pu être évité. Encore, le 4 décembre 2023 survenait l’effondrement d’un immeuble aux Chutes-Lavie dans le 4e arrondissement de Marseille. 37 personnes ont ainsi dû être relogées. Des risques sanitaires sont aussi à prendre en compte comme la moisissure qui peut être vectrice d’infections respiratoires. Toutefois, il est aussi question d’un mauvais entretien des outils nécessaires à la mobilité des habitants au sein de l’immeuble. Des cages d’escaliers insalubres qui servent de planque aux dealers, perturbant ainsi le droit à la tranquillité des habitants et faisant renoncer certains d’entre eux à sortir de leur domicile pour ne pas avoir à croiser leur route. Dans des cas encore plus extrêmes, des locataires ne peuvent plus accéder à leur logement à cause de squatteurs. Dans un article du Figaro publié le 28 mai 2024, des propriétaires se sont munis de machettes pour tenter de déloger les squatteurs et regagner leur résidence, dans la circonscription de Mme la députée. Des pannes d’ascenseur quasi systématiques compliquent la vie des riverains et plus particulièrement celle des personnes les plus vulnérables comme les aînés et les citoyens en situation de handicap. À ce sujet, Mme la députée invite Mme la ministre à Marseille pour s’en rendre compte. Cette politique de la sourde oreille quand il s’agit d’effectuer des travaux, aménagements ou rénovations, pénalise les individus concernés ainsi que les familles en règle générale qui doivent parfois monter jusqu’au quinzième étage en empruntant les escaliers. Pour celles et ceux qui sont dans l’impossibilité d’effectuer un tel effort physique, alors c’est l’isolement. La loi n° 2003-590 du 2 juillet 2003 urbanisme et habitat dite « loi SAE » de juillet 2003 a rendu obligatoire la mise en sécurité de l’ensemble des ascenseurs existant et l’article R. 162-1 du code de la construction et de l’habitation dispose que « les bâtiments d’habitation collectifs et leurs abords doivent être construits et aménagés de façon à être accessibles aux personnes handicapées, quel que soit leur handicap ». L’obligation d’accessibilité porte notamment sur les circulations communes intérieures et extérieures, une partie des places de stationnement automobile, les logements, les ascenseurs, les locaux collectifs et leurs équipements. Cet abandon n’est et ne sera jamais acceptable. Au nom de la liberté d’aller et venir protégée par les articles 2 et 4 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, elle lui demande quand le Gouvernement cessera de contraindre les aînés et les citoyens en situation de handicap à un isolement non choisi. Les habitants sont déjà impactés par les trafiquants de stupéfiants qui perturbent leurs déplacements au sein des immeubles, si la sécurité reste le sujet principal, le lieu de vie doit aussi être aux normes. Elle lui demande quelles sont ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3958</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>692</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Renforcer le pouvoir des maires dans l’attribution des logements sociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3958. — 11 février 2025. — M. Mathieu Lefèvre interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur le renforcement du pouvoir des maires dans l’attribution des logements sociaux. En effet, cette disposition avait été adoptée au Sénat en commission des affaires économiques en juin 2024 dans le cadre de l’examen du projet de loi relatif au développement de l’offre de logements abordables. Cette mesure prévoyait, entre autres, que les maires président les commissions d’attribution des logements et d’examen de l’occupation des logements, qu’ils puissent classer les différentes candidatures proposées pour chaque logement à attribuer et qu’ils disposent d’un droit de véto sur les candidatures proposées. Il lui demande si le Gouvernement envisage de reprendre ces dispositions à brève échéance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3960</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>693</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Jenft</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Taxe des logements vacants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3960. — 11 février 2025. — M. Pascal Jenft appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, au sujet des effets néfastes de la taxe d’habitation sur les logements vacants. En effet, l’article 232 du code général des impôts dispose que, sous certaines conditions, les logements, non habités depuis au moins un an, sont soumis à une taxe annuelle dite de logement vacant. La somme due représente 17 % de la valeur locative la première année et 34 % la seconde année. Cette taxe a été mise en place dans certaines zones pour inciter les propriétaires à louer leur logement, cependant, cette charge supplémentaire pénalise les propriétaires et n’opère pas l’effet escompté. En effet, les personnes propriétaires d’un logement peuvent être dissuadées de louer au vue du déséquilibre entre les droits des locataires et des propriétaires dans la législation française. Louer son logement comporte le risque que le preneur à bail ne règle pas les loyers et puisse se maintenir dans le logement (trêve hivernale, procédures d’expulsion interminables, etc) ce qui est extrêmement coûteux pour les petits propriétaires. Mais encore, ces derniers doivent se conformer à de multiples obligations telles que l’interdiction de louer un logement avec un diagnostic de performance énergétique trop faible comme le DPE classé G. Enfin, la volonté de louer son bien devrait rester la liberté absolue des propriétaires, c’est leur propriété. C’est pourquoi la taxe d’habitation des logements vacants, en plus d’être un énième matraquage fiscal, n’est pas la solution pour inciter les propriétaires à louer. Il est urgent de donner la garantie aux propriétaires d’obtenir le règlement des loyers convenus dans le bail de location et des expulsions efficaces dans le cas contraire. Avec de telles mesures, les tensions immobilières de certaines villes et région devraient trouver un point d’équilibre. Il lui demande si elle compte œuvrer en faveur des droits des propriétaires de logements afin de rééquilibrer la législation locative.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3974</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>693</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Application de la Charte sociale européenne dans les outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3974. — 11 février 2025. — Mme Karine Lebon appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur la question de l’application de la Charte sociale européenne dans les outre-mer. Adoptée en 1961, ratifiée par la France en 1973 et révisée en 1996, la Charte sociale européenne est un traité du Conseil de l’Europe qui, complétant la Convention européenne des droits de l’Homme, garantit aux individus des droits sociaux et économiques fondamentaux. Plus rigoureusement, elle leur assure un large éventail de droits tels que le droit à l’emploi, le droit au logement, le droit à la santé, le droit à l’éducation, le droit à la protection sociale, le droit aux services sociaux etc. Aussi, elle met l’accent sur la protection des personnes vulnérables comme les personnes âgées, les enfants, les personnes handicapées et les migrants. Néanmoins, en dépit de la ratification faite du texte en 1973 par les autorités françaises, il semble qu’à ce jour, aucune mesure n’ait été prise pour qu’il soit fait application de la Charte sociale européenne dans les territoires ultramarins. En effet, selon les termes de la Charte, une telle application aurait nécessité des autorités gouvernementales d’adresser au Secrétaire général du Conseil de l’Europe une déclaration faisant état de cette dite application ultramarine de la Charte. Or en l’absence d’une telle déclaration, aucune procédure de réclamations collectives ne semble à ce jour pouvoir être introduite au profit des droits sociaux et économiques fondamentaux des ultramarins devant le Comité européen des droits sociaux. En conséquence de cela, elle lui demande de préciser les mesures que le Gouvernement souhaite prendre pour que la présente Charte puisse désormais bénéficier aux territoires ultramarins et leurs populations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3975</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>693</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Davy Rimane</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Crise économique en Nouvelle-Calédonie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3975. — 11 février 2025. — M. Davy Rimane interroge M. le ministre d’État, ministre des outre-mer sur la crise économique que traverse actuellement la Nouvelle-Calédonie. Exacerbée par les violences de mai 2024, causées par le projet de loi constitutionnelle visant à modifier le corps électoral calédonien, qui ont détruit de nombreuses entreprises, le territoire connaît une augmentation significative du chômage. Le nombre de chômeurs de droit commun est passé de 2 400 en 2023 à environ 5 500 en janvier 2025. Cette situation met en péril le financement des allocations chômage, la CAFAT prévoyant un déficit mensuel de 850 millions de francs CFP (soit plus de 7 millions d’euros) pour 2025, ce qui constitue un manque de 10 milliards de francs CFP sur l’année. Face à cette situation alarmante, le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a présenté un plan de sauvegarde et de reconstruction (PS2R) visant à revitaliser l’économie locale et à assurer la viabilité de la protection sociale. Il interroge donc le ministre sur les intentions de l’État français concernant un possible accompagnement du gouvernement calédonien dans la mise en œuvre du PS2R, notamment en ce qui concerne les réformes fiscales et économiques prévues pour assurer la viabilité à long terme de la protection sociale et la relance économique du territoire, ainsi que sur la mise en place d’une convention entre l’État et la Nouvelle-Calédonie visant à garantir le financement pérenne des dispositifs de chômage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3981</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>694</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Davy Rimane</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Renforcer la coopération régionale en outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3981. — 11 février 2025. — M. Davy Rimane appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer sur la nécessité d’encourager le développement de la coopération régionale en outre-mer. En effet, rendu possible grâce à la loi n° 2000-1207 du 13 décembre 2000, ce mécanisme pourrait participer au développement économique et régional des territoires ultramarins. Toutefois, bien que disposant de cette faculté, les outre-mer réalisent, pour la plupart, l’essentiel de leurs échanges et coopération avec l’Hexagone. Or une meilleure insertion dans leur environnement régional leur apporterait un certain nombre d’avantages. D’une part, les producteurs et artisans locaux y trouveraient l’opportunité de valoriser leurs créations ou produits auprès des territoires voisins. En outre, la facilitation des échanges commerciaux permettrait l’accès à des produits, notamment alimentaires, plus abordables, pour les populations ultramarines. Certes, cette démarche supposerait une réflexion quant à l’adaptation des normes pouvant constituer des freins aux échanges, au demeurant envisagée par le comité interministériel des Outre-mer (CIOM). D’autre part, s’agissant notamment de la circulation des biens, l’empreinte carbone se trouverait amoindrie par rapport à celle induite par les échanges avec l’Hexagone. Il convient en outre de rappeler que la dynamisation de la coopération régionale fait partie des 72 mesures préconisées par le CIOM du 18 juillet 2023, qui la juge prioritaire pour le développement et le rayonnement international des territoires ultramarins. Il l’interroge donc sur les mesures envisagées pour renforcer la coopération régionale des territoires ultramarins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3881</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>694</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement</ministreQuestion><ministreJO>Relations avec le Parlement</ministreJO><Objet>Gestion des compétences « eau » et « assainissement »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3881. — 11 février 2025. — M. Vincent Rolland interroge M. le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement, sur la proposition de loi visant à assouplir la gestion des compétences « eau » et « assainissement » à l’Assemblée nationale. M. le Premier ministre Michel Barnier avait indiqué vouloir supprimer l’obligation de transfert des compétences eau et assainissement aux intercommunalités qui devait intervenir au 1er janvier 2026. Une proposition de loi visant à assouplir la gestion des compétences « eau » et « assainissement » avait été d’ailleurs adoptée au Sénat le 17 octobre 2024 puis transmise à l’Assemblée nationale. Aussi il lui demande si le Gouvernement souhaite mettre cette proposition de loi à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3882</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>694</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement</ministreQuestion><ministreJO>Relations avec le Parlement</ministreJO><Objet>Transfert obligatoire de la compétence eau et assainissement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3882. — 11 février 2025. — M. Julien Rancoule attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement, sur la gestion des compétences « eau et assainissement ». En octobre 2024, l’ancien Premier ministre Michel Barnier avait pris l’engagement devant le Sénat qu’il n’y aurait pas de transfert obligatoire de la compétence communale « eau et assainissement » aux intercommunalités en 2026 avant de déclarer qu’il était « temps de clôturer la NOTRe de 2015 ». Le 17 octobre 2024, le Sénat avait voté une proposition de loi visant à assouplir la gestion des compétences « eau » et « assainissement ». Cette proposition de loi doit maintenant être examinée à l’Assemblée nationale mais ne figure toujours pas à l’ordre du jour malgré l’engagement du Gouvernement précédent. Le 29 janvier dernier, M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation se déclarait lui aussi favorable à la différenciation territoriale et donc à la fin de l’obligation de transfert des compétences eau et assainissement des communes vers les EPCI, tout en s’opposant à un retour en arrière pour les communes ayant déjà transféré leurs compétences. De nombreux maires comptent sur l’aboutissement de ce texte et expriment une inquiétude légitime de perdre le contrôle de ces compétences essentielles pour l’avenir de ces petites communes. À ce titre, il lui demande de remettre la proposition de loi visant à assouplir la gestion des compétences « eau » et « assainissement » à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale le plus rapidement possible, afin que le débat puisse avoir lieu et que le texte soit définitivement adopté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3862</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>695</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité</ministreJO><Objet>Délai de communication des documents budgétaires pour les communes rurales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3862. — 11 février 2025. — M. Philippe Bonnecarrère interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité, sur l’intérêt du délai de 12 jours pour la communication aux conseils municipaux des documents budgétaires dans le cadre de la nouvelle nomenclature dite M 57. Le délai antérieur était de 5 jours francs. Une bonne information du conseil municipal est pertinente. Si ce changement de délai se comprend pour l’urbain et notamment pour les communes de plus de 3 500 habitants dont le mode électoral favorise la présence d’une opposition, il est plus surprenant dans son application aux communes rurales. C’est le caractère général de la mesure qui est discutable. Dans les communes rurales modestes et honorables, qui sont les plus nombreuses dans le pays, la pratique montre que les budgets peuvent être établis par les conseils municipaux jusqu’à la séance même qui permet l’adoption. Et ceci est bien fait, démocratique, sans mériter l’opprobre du code général des collectivités territoriales (CGCT) ! Certes, rien n’empêche la modification jusqu’au conseil municipal mais la validité de la convocation peut être mise en cause si elle n’est pas assortie des documents adéquats et du respect du délai. Tout ceci est bien lourd pour les communes rurales et très éloigné de la volonté de simplification mise en avant dans le discours de politique générale de M. le Premier ministre et dans sa dernière intervention au Congrès des maires. M. le député demande à Mme la ministre si une étude d’impact de cet allongement des délais a été faite ou au minimum un bilan avantages/inconvénients de sa généralisation aux 35 000 communes françaises. Il lui est suggéré de revenir au délai traditionnel de 5 jours au moins pour les communes rurales. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3883</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>695</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Edwige Diaz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité</ministreJO><Objet>Vétusté du réseau de distribution d’eau en ruralité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3883. — 11 février 2025. — Mme Edwige Diaz attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité, sur la fréquente vétusté du réseau de distribution d’eau potable dans les collectivités et le besoin urgent de renforcer leurs moyens en vue de sa rénovation. À une précédente question posée le 20 septembre 2022, une réponse écrite évasive a été apportée par un précédent Gouvernement le 10 octobre 2023 (à l’issue d’un intervalle d’une année), sans que la concrétisation des engagements ne soit observable notamment dans le département de la Gironde en 2025, ce que Mme la députée constate par les légitimes préoccupations que les élus et les administrés lui font parvenir lors de rencontres régulières sur le terrain. Selon l’Office français de la biodiversité, 937 millions de mètres cubes d’eau sont perdus chaque année en raison de fuites dues à la vétusté du réseau, équivalant à la consommation annuelle de 18 millions d’habitants et à 20 % de la production totale d’eau potable. En outre, le décret n° 2012-97 du 27 janvier 2012 visant à réduire les pertes d’eau n’a manifestement pas permis d’inverser cette tendance. Dès lors, de nombreuses collectivités locales ne peuvent financer des travaux de rénovation (contre le vieillissement des canalisations et l’usure des joints d’étanchéité par exemple) sans augmenter drastiquement la tarification de l’eau. Aussi, il est admis que le taux de renouvellement moyen des réseaux est de seulement 0,67 % par an, ce qui semble largement insuffisant. Dans le département de la Gironde, à Saint-Savin, le Syndicat des eaux du Blayais doit assurer la gestion d’un réseau au sein duquel 300 kilomètres de canalisations demeurent en fonte, provoquant des fuites annuelles de 445 000 mètres cubes et des eaux ferrugineuses inappropriées pour la consommation des usagers. Le syndicat a entrepris des travaux de renouvellement des canalisations pour un coût de plus de 1,5 million d’euros entre 2022 et 2023 sans que tous les ouvrages ne puissent être achevés avant 2024, et le SIAEPA des Côteaux de l’estuaire à Blaye a entrepris un renouvellement des canalisations en septembre 2023 pour lutter contre le gaspillage des flux sur le cours Bacalan. Cependant, pour les communes rurales, les fonds nécessaires à la réalisation de l’entièreté des travaux requis sont rarement réunis, et peuvent rarement se débloquer rapidement notamment en cas d’urgence, ainsi que ce fut le cas lors de la détection d’une fuite sous l’autoroute A 62 à Langon le 8 novembre 2024. Pour l’exemple et dans le détail relaté par le journal Haute-Gironde, la commune de Cars a connu des travaux pour un montant de 236 019 euros sur 600 mètres de canalisation, à Saint-Ciers-sur-Gironde, des rénovations de 172 676 euros, à Saint-Martin-Lacaussade, 211 870 euros, 159 806 euros à Laruscade ou encore 297 187 euros à Pugnac. Selon le Syndicat des eaux du Blayais, l’État n’aurait versé en 2024 que la moitié des subventions pourtant attendues. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement entend prévoir des accompagnements financiers structurels à destination des syndicats d’eaux communaux et intercommunaux en vue de leur permettre de rénover les réseaux hydrauliques des municipalités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3832</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>696</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Coût des mutuelles en 2025
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3832. — 11 février 2025. — M. Gérard Leseul appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, au sujet de l’augmentation du coût des mutuelles en 2025. En effet, en 2024, les cotisations avaient déjà augmenté de 8,1 % en moyenne sur les contrats mutualistes. Les différentes mutuelles justifient cette hausse en évoquant une croissance des dépenses de santé, l’inflation et les revalorisations de salaires. La sénatrice Marie-Claire Carrère-Gée et le sénateur Xavier Iacovelli, dans un rapport du mois de septembre 2024, estiment que les causes évoquées ne sont pas suffisantes pour expliquer ces hausses et concluent plutôt, dans leurs propres calculs, à des augmentations comprises entre 4,5 et 6,5 %. Cette année 2025, les cotisations devraient croître à nouveau. Les chiffres de la Mutualité française estiment une hausse de 5,3 % en 2025 pour les particuliers et de 7,3 % pour les salariés, caractérisant ainsi une troisième année de hausses consécutives. Ces augmentations s’inscrivent dans un contexte général de forte inflation et s’ajoutent à la revalorisation du tarif des consultations chez les médecins généralistes, par extension à l’augmentation de la participation forfaitaire et de surcroît à la baisse du taux de remboursement des médicaments par la sécurité sociale de 5 %. Ces mesures ont d’ailleurs fait réagir de nombreux acteurs qui dénoncent « un pas de plus vers la privatisation de notre système de santé ». Il lui demande donc ce qu’il prévoit de faire pour permettre aux particuliers de ne pas avoir à choisir entre leur santé et leur porte-monnaie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3877</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>696</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Maintien de températures acceptables au bénéfice des résidents en Ehpad
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3877. — 11 février 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la question du maintien de températures acceptables au bénéfice des résidents en Ehpad. En effet, s’il existe bien une obligation d’avoir un espace collectif de fraîcheur au sein de ces établissements, aucune ne concerne la climatisation de l’ensemble des chambres. Alors que la France est confrontée concomitamment à un vieillissement de sa population et à une hausse des températures, cette situation apparaît comme imparfaite. Face à ces éléments, il lui demande quelle est la stratégie mise en place par le ministère de la santé pour résoudre cette problématique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3878</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>696</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>« Pète ton crâne », une drogue de synthèse qui menace les jeunes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3878. — 11 février 2025. — Mme Sandra Delannoy alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur le fléau que représente la nouvelle drogue de synthèse en vogue aux sorties de collèges et lycées, drogue communément appelée « Pète ton crane ». Cette drogue s’avère d’autant plus sournoise qu’elle présente un aspect relativement inoffensif. Fabriqué en laboratoire, ce produit de synthèse - qui imite la composition et les effets du cannabis - se consomme sous forme de liquide, inséré dans une banale cigarette électronique. Son coût, comparé à celui du cannabis, est dérisoire. Dix euros suffisent pour obtenir une fiole de 100 millilitres. À l’entrée des établissements scolaires, où puffs et autres substituts de la cigarette prospèrent, les vapeurs inodores du « PTC » ne laissent rien présager de son caractère illégal et nocif. Cependant, quelques bouffées suffisent apparemment à ressentir des effets largement décuplés du cannabis, le « PTC » étant décrit par certaines études et médecins comme « 200 fois plus fort » que le THC naturel et bien plus addictif. Puis, la redescente serait proportionnelle à la montée, c’est-à-dire aussi soudaine que brutale. Ces derniers mois, les intoxications se multiplient et laissent entrevoir un large faisceau d’effets délétères. Ils vont d’un état comateux à l’automutilation, en passant par des crises de tachycardie, de paranoïa, des vomissements, ou encore des convulsions. Un tiers des cas d’intoxications ont été répertoriés en Île-de-France. Cependant, sur ce triste podium, viennent ensuite la région Hauts-de-France, puis le Grand Est. Elle lui demande donc si une campagne de prévention dédiée à cette drogue est prévue et quels sont les leviers que le Gouvernement compte actionner pour endiguer ce phénomène de mode aussi attractif que dangereux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3914</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>697</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Plassard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Double facturation d’une journée d’hospitalisation.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3914. — 11 février 2025. — M. Christophe Plassard appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les règles de tarification des hospitalisations. En effet, sur la base de l’article R. 162-27 du code de la sécurité sociale tel que modifié par décret en date du 8 juillet 2019, de plus en plus d’hôpitaux et cliniques facturent deux nuits et suppléments aux patients n’ayant passé qu’une seule nuit en chambre. Si une telle tarification est justifiée si le patient est entré la matinée et sorti le lendemain après-midi, elle est en revanche incompréhensible pour celui entré en fin de journée, voire le soir et sorti en matinée le lendemain. Ce faisant, de nombreux établissements facturent ainsi une même chambre deux fois au cours de la même journée : une première fois au patient qui part et la deuxième fois à celui qui fait son entrée dans l’après-midi. De ce fait, la sécurité sociale, les mutuelles et les patients n’ayant passé qu’une journée d’hospitalisation se voient appliquer une double facturation non justifiée par les établissements de santé concernés. À l’heure où il est demandé à chacun de fournir des efforts pour le redressement des comptes publics, il lui demande ainsi combien de ces doubles facturations ont été effectuées en 2024 sur le territoire, combien cela représente de différence budgétaire avec une tarification normale et s’il entend réécrire l’article R. 162-27 du code de la sécurité sociale pour rationaliser le système de tarifications afin de mettre fin aux doubles facturations injustifiées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3915</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>697</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mélanie Thomin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Obsolescence du logiciel Centaure 15 pour la gestion des appels d’urgence du 15
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3915. — 11 février 2025. — Mme Mélanie Thomin alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’obsolescence du logiciel Centaure 15, utilisé pour la gestion des appels d’urgence au sein des SAMU et des centres 15. Ce logiciel de régulation médicale, utilisé par de nombreux centres de réception et de régulation des appels d’urgence, dont le CHU Brest-Carhaix, permet de localiser les appels des patients qui composent le 15, par une cartographie de l’endroit où l’intervention doit avoir lieu. Si cette solution informatique permet de faciliter le travail des agents du SAMU et in fine la prise en charge des patients, force est de constater qu’au sein du CHU Brest-Carhaix, le personnel du 15 rapporte qu’une part importante des adresses localisées sont erronées. En effet, la direction du CHU Brest-Carhaix n’a pas effectué de mise à jour du système d’adressage du logiciel Centaure 15 depuis plus de cinq ans. Ce problème engendre du retard de prise d’information et accentue de fait les délais de prise en charge des patients. Cette tendance est particulièrement criante en milieu rural, où des modifications récentes ont été apportées aux systèmes d’adressage. En effet, la loi n° 2022-217 du lundi 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l’action publique locale a introduit, pour les communes de moins de 2 000 habitants, l’obligation d’adressage (numérotations des habitations). Ainsi, Mme la députée demande à M. le ministre quelles solutions il envisage pour remédier à ce dysfonctionnement, afin de garantir la sécurité des patients et l’efficacité des services de secours. Elle souhaite notamment savoir s’il est prévu d’allouer des financements aux CHU n’ayant pas suffisamment de trésorerie, afin que les agents du SAMU puissent accéder à la dernière version du logiciel Centaure 15 et ainsi répondre aux exigences de sécurité et d’efficacité indispensables pour la gestion des appels d’urgence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3917</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>697</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Rodwell</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accord franco-algérien d’accès aux soins des ressortissants algériens en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3917. — 11 février 2025. — M. Charles Rodwell attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le dispositif d’accord franco-algérien d’accès aux soins des ressortissants algériens en France pour des soins qui ne sont pas réalisables en Algérie. Les accords franco-algériens comprennent un protocole relatif aux soins de santé dont la mise en œuvre a fait l’objet d’une instruction du 17 octobre 2019 précisant les modalités de délivrance des soins de santé dispensés en France aux ressortissants algériens résidant en Algérie. Ce dispositif est unique s’agissant d’un État qui n’est pas membre de l’Union européenne. Ce protocole de soins de santé précise les modalités selon lesquelles un assuré d’un régime algérien peut à la demande expresse de la caisse algérienne de sécurité sociale (CNAS) venir se faire soigner dans un établissement de santé français. Elle détaille la procédure administrative et financière à suivre par les établissements de santé sollicités par la caisse algérienne ainsi que les informations qui doivent remonter vers l’assurance maladie française. Ce protocole met en place une facturation unique à la caisse algérienne via le Centre national des soins à l’étranger (CNSE). La dette ainsi contractée devient une dette globale qui passe entièrement par la « procédure migrant centralisée » (au CNSE) pour être ensuite réglée dans le cadre des apurements de comptes entre les autorités compétentes. La Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés centralise les justificatifs de dépenses et recouvre les créances étrangères, par l’intermédiaire de son organisme de liaison, le Centre national des soins à l’étranger (CNSE) en charge du recouvrement des créances françaises auprès de l’institution algérienne. Dans ce cadre, M. le député souhaiterait connaître, depuis la mise en œuvre du protocole au 1er février 2019, d’une part le montant de cette dette, le taux de recouvrement auprès de la caisse algérienne et d’autre part le montant des restes à charge non facturés aux patients mais à la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). Il souhaite également savoir pourquoi les Algériens sont les premiers demandeurs de titres de séjour pour soins (article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile), à la charge de l’assurance maladie, malgré l’existence de cet accord franco-algérien.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3947</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>698</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Cession des établissements sanitaires MGEN à VYV3
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3947. — 11 février 2025. — Mme Marie Pochon appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation préoccupante des 4 000 salariés des 35 établissements sanitaires, médico-sociaux et centres médicaux, dentaires, optiques et audio de la MGEN, cédés en juin 2023 aux dix régions du groupe VYV, dont les établissements de Saint-Thomas-en-Royans et de Saint-Laurent-en-Royans dans la Drôme. Cette cession, réalisée sans véritable concertation, suscite une profonde inquiétude quant au maintien des droits sociaux et des conditions de travail des salariés concernés. Depuis des décennies, ces derniers œuvrent dans des secteurs exigeants, souvent marqués par des conditions de travail difficiles, en incarnant les valeurs de l’économie sociale et solidaire portées historiquement par la MGEN. Or les salariés au travers de leurs syndicats représentatifs dénoncent une remise en cause drastique de ces droits, alors même que cette cession s’inscrit dans une logique économique visant à permettre à la MGEN de répondre aux appels d’offres de la protection sociale complémentaire (PSC) des agents publics. Par ailleurs, le procédé consistant à conserver les biens immobiliers tout en transférant les salariés à une entité distincte renforce le sentiment d’abandon ressenti par ces derniers, qui craignent une dégradation de leur statut social et une précarisation croissante de leurs emplois. Dans ce contexte et au regard des mobilisations sociales croissantes, il est urgent d’assurer que ces salariés conservent leurs droits acquis, en particulier leurs garanties sociales et conventionnelles. Leur dévouement mérite une reconnaissance concrète et non une détérioration de leurs conditions de travail. Elle lui demande donc quelles mesures il entend mettre en œuvre pour garantir le maintien des droits et des conditions de travail des salariés concernés et s’assurer que la cession des établissements ne se traduise pas par une casse sociale, au détriment de la qualité des soins et de l’accompagnement des patients, dans un secteur déjà en crise d’attractivité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3949</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>698</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Mazars</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Revalorisation des métiers de l’accompagnement social et médico-social
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3949. — 11 février 2025. — M. Stéphane Mazars alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des établissements médico-sociaux et sociaux privés à but non lucratif face au sous-financement chronique qu’ils supportent par suite de l’attribution des primes dites « Ségur, Laforcade et Conférences des métiers » à destination de leurs salariés. En effet, nombreux sont les organismes gestionnaires qui sollicitent une réévaluation de leur dotation annuelle en raison d’une sous-évaluation des besoins de financement. Les différentes enquêtes et remontées des structures sont sans appel : les primes Ségur et apparentées (Ségur, Laforcade, Conférence des métiers) sont continûment sous-compensées par les financeurs du secteur, constituant une des premières causes de déficits de ces structures. Plusieurs financeurs (collectivités, ARS,…) ont d’ailleurs manifesté leur impossibilité de compenser les organismes gestionnaires associatifs, faute de moyens octroyés par l’État. Face aux difficultés rencontrées par ces établissements agissant au nom de l’intérêt général et pour la cohésion sociale sur l’ensemble du territoire national, il souhaiterait obtenir une estimation chiffrée du montant de ces sous-financements et lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu’il entend prendre pour répondre à l’urgence d’une situation qui s’avère intenable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3961</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>699</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Extension du protocole Depisma à toutes les régions de France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3961. — 11 février 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’extension du protocole Depisma à toutes les régions de France. L’amyotrophie spinale infantile (SMA) est une maladie génétique rare qui touche les neurones moteurs et entraîne une atrophie progressive des muscles. Dans sa forme la plus grave, la SMA type I, 95 % des enfants atteints meurent avant l’âge de 2 ans. Grâce aux thérapies innovantes, il existe désormais plusieurs traitements disponibles pour la SMA. Cependant, pour être efficaces, ces traitements doivent être administrés le plus tôt possible, avant l’apparition des premiers symptômes. Le protocole Depisma, lancé par l’AFM-Téléthon, permet de dépister la SMA de manière généralisée chez tous les nouveau-nés. Ce dépistage précoce permet aux enfants atteints de SMA de bénéficier des traitements les plus efficaces et donc de vivre une vie normale. Lancé en janvier 2023 dans les régions Grand Est et Nouvelle-Aquitaine, le protocole Depisma a permis de dépister la maladie sur quatre bébés et de la traiter. Étendre ce dispositif à toutes les régions de France permettrait de sauver de nombreuses autres vies. Il l’interroge quant à la volonté gouvernementale en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3962</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>699</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Lancement du quatrième plan maladies rares
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3962. — 11 février 2025. — Mme Alexandra Martin attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur le quatrième plan national maladies rares (PNMR) qui aurait dû être lancé avant l’été 2024 et qui serait prévu pour le début d’année 2025. La loi relative à la politique de santé publique promulguée le 9 août 2004 plaçait la lutte contre les maladies rares comme l’une des 5 priorités de santé publique. La France a donc mis en place un PNMR1 piloté par le ministère des solidarités et de la santé, suivi par deux autres plans dont le dernier, le PNMR3, a pris fin en 2022. Aujourd’hui, en France, plus de 3 millions des concitoyens sont atteints par environ 7 000 maladies rares. 95 % de ces maladies n’ont pas de traitements. Si des thérapies innovantes ont montré leur efficacité dans certaines maladies rares, les investisseurs se focalisent malheureusement sur les maladies offrant le plus de perspectives commerciales. Le développement des traitements pour les maladies les plus rares et les plus complexes se heurte à l’absence de financement. Ce quatrième plan doit améliorer les possibilités de diagnostic en renforçant le lien vers la médecine génomique, notamment le diagnostic néonatal pour lequel la France accuse un important retard par rapport à son voisin européen l’Italie. En effet, chaque année en France, il y a environ une centaine de naissances d’enfants atteints d’amyotrophie spinale, dont soixante sont concernés par la forme la plus grave avec une espérance de vie de 18 à 24 mois. Le diagnostic néonatal pourrait les sauver. Alors que le pays ne dépiste que 13 maladies à la naissance, certains pays en dépistent parfois plus de 40. Il est donc urgent de mettre en place une véritable politique de dépistage à la naissance. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement prévoit de lancer très rapidement le quatrième plan maladies rares dont le rôle est essentiel pour permettre des avancées structurantes dans le développement des traitements de ces maladies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3964</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>699</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Mazars</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Stratégie nationale pour les maladies neurodégénératives 2025‑2029
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3964. — 11 février 2025. — M. Stéphane Mazars alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence de stratégie nationale pour les maladies neurodégénératives (SNMN) aujourd’hui en France. Les maladies neurodégénératives non rares (maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer et maladies apparentées, sclérose en plaques) touchent pourtant près de 2 millions de personnes et autant de proches aidants et de familles. De plus, ces maladies constituent la 1ère cause de perte d’autonomie, face à laquelle le maintien à domicile s’avère souvent très compliqué, pour ne pas dire impossible. Le bilan du dernier plan national sur les maladies neurodégénératives (PMND) a pointé dès 2019 l’insuffisance des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés, mais aussi de nombreux aspects non couverts. À l’issue d’un travail concerté et constructif impliquant les associations engagées, les professionnels, les sociétés savantes et les services ministériels, une nouvelle stratégie pluriannuelle devait voir le jour en janvier 2024. Il n’en est rien. Pour faire face au défi démographique et au doublement de la population en perte d’autonomie attendu à l’horizon 2050, il est désormais urgent d’apporter une réponse collective, coordonnée, cohérence et lisible aux spécificités de chaque maladie neurodégénérative, en matière de prévention, de parcours de soins, d’accompagnement et de recherche. Il lui demande donc de lancer dans les meilleurs délais une nouvelle stratégie nationale pour les maladies neurodégénératives en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3965</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>700</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Rossi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Trouble déficitaire de l’attention (TDAH)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3965. — 11 février 2025. — Mme Valérie Rossi attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur sur la situation préoccupante liée à la prise en charge du trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) chez les enfants en France. Ce trouble, bien que diagnostiqué sur la base de symptômes comportementaux, sans test biologique spécifique, a vu une augmentation significative des prescriptions de médicaments, en particulier le méthylphénidate (MPH), dans les dernières années. Cette tendance soulève plusieurs interrogations sur la médicalisation excessive des comportements des jeunes, notamment chez les enfants les plus jeunes de leur classe et issus de milieux sociaux défavorisés. Entre 2010 et 2019, le nombre d’enfants traités par le méthylphénidate a doublé, avec une prolongation des durées de prescription, souvent sans suivi médical adéquat. Par ailleurs, des co-prescriptions de médicaments psychotropes ont été observées, exposant les enfants à des risques pour leur santé. Bien que des approches psychothérapeutiques, éducatives et sociales soient recommandées en priorité, les prescriptions médicamenteuses semblent prendre de plus en plus de place. Face à cette situation, Mme la députée souhaite savoir quelles mesures sont envisagées pour réguler de manière plus stricte la prescription du méthylphénidate et encourager des approches thérapeutiques alternatives qui privilégient l’accompagnement éducatif et psychothérapeutique des enfants. De plus, quelles actions seront mises en place pour assurer un meilleur respect des conditions de prescription, notamment en matière de suivi médical et de prévention des dérives ? Face à cette situation, Mme la députée souhaiterait connaître les mesures envisagées pour encadrer de manière plus stricte la prescription du méthylphénidate et promouvoir des approches thérapeutiques alternatives, axées sur l’accompagnement éducatif et psychothérapeutique des enfants. Par ailleurs, elle souhaiterait savoir quelles actions seront mises en oeuvre pour garantir le respect des conditions de prescription, en particulier en ce qui concerne le suivi médical et la prévention des dérives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3966</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>700</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Santé mentale des internes de médecine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3966. — 11 février 2025. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, au sujet de la détérioration constante de la santé mentale des internes en médecine. Selon une étude réalisée par l’Intersyndicale nationale des internes (ISNI) et publiée en 2021, la situation apparaît particulièrement préoccupante : 67 % des étudiants en médecine déclarent avoir été confrontés à un syndrome de burn-out, 75 % présentent des symptômes anxieux, 39 % souffrent d’un état dépressif et 19 % rapportent des pensées suicidaires. La fréquence et la banalisation de ces troubles psychiques devraient figurer parmi les priorités du ministère, d’autant plus que le nombre de cas de dépression et de suicides ne cesse de croître d’année en année. Il est essentiel de rappeler que l’internat en médecine constitue un cadre particulièrement propice à l’émergence de ces troubles psychosociaux. Les internes sont soumis à une charge de travail excessive, avec une durée moyenne hebdomadaire de 58 heures, selon l’ISNI. À cela s’ajoutent des horaires irréguliers, des gardes fréquentes, notamment nocturnes et une pression constante, autant de facteurs aggravant leur vulnérabilité psychologique. Par ailleurs, le taux de suicide chez les internes en médecine est trois fois supérieur à celui de la population générale, ce qui illustre avec une acuité dramatique la gravité de la situation. Dans la mesure où ces jeunes médecins constituent les futurs praticiens du pays et alors que la France est confrontée à une désertification médicale croissante, il apparaît impératif de s’attaquer aux causes profondes de ce mal-être persistant. De surcroît, il est nécessaire de repenser les modalités de formation des internes, d’améliorer leurs conditions de travail et de lutter fermement contre les formes de violence psychologique et de maltraitance institutionnelle qui traversent leur parcours. Aussi, il souhaite savoir quelles mesures concrètes et ambitieuses le Gouvernement entend mettre en place afin de prévenir et limiter les risques psychosociaux en internat, notamment en renforçant les dispositifs de prévention et d’accompagnement destinés aux internes en médecine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3968</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>701</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Invasion des punaises de lit à Marseille
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3968. — 11 février 2025. — Mme Gisèle Lelouis attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur la problématique des punaises de lit qui sévissent toujours à Marseille, véritable enjeu de santé publique. En effet, après la région Île-de-France et la région du Limousin, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur est la région la plus touchée entre 2014 et 2020 par l’invasion des punaises de lit. En effet, près d’un foyer sur cinq est concerné par une infestation dans les Bouches-du-Rhône. Depuis la crise d’octobre 2023, la problématique des punaises de lit n’a pas été résolue à Marseille. Le vendredi 22 mars 2024, l’école élémentaire de Saint-Mitre dans le 13e arrondissement a fermé ses portes le temps qu’une désinfection totale soit effectuée. Mais l’action des pouvoirs publics tarde. La présidente des parents d’élèves n’hésite pas à souligner la faible réactivité de la mairie. Il y a sur cet enjeu une véritable défaillance des pouvoirs locaux. La fermeture d’écoles pour cause d’infestation de parasite n’est pas une nouveauté. Ainsi, en 2018, pas moins de 11 écoles avaient été fermées pour cause d’infestation. En outre, comme Mme la députée le rappelait précédemment dans une question écrite sur les dépôts sauvages, la ville de Marseille n’est pas connue pour être un modèle de propreté. Ces dépôts sauvages sont souvent composés de mobiliers pouvant être infestés par les punaises de lit. Il apparaît urgent d’agir contre la multiplication de tels dépôts afin de stopper la prolifération des punaises de lit, qui sont un véritable danger de santé publique. En effet, la prolifération de ces parasites est telle qu’en septembre 2023, près de 30 % des agents de la Régie des transports métropolitains, qui gère les transports en commun marseillais, se sont mis en arrêt maladie. L’invasion des punaises de lit à Marseille dégrade également la qualité de vie des foyers infectés. Les piqûres de ces parasites causent des troubles du sommeil, pouvant même conduire à de l’anxiété voire à un certain isolement social. Plus encore, certains particuliers qui décideraient d’agir pour lutter contre l’infestation de leur logement s’exposent à des problèmes de santé liés à l’épandage de puissants insecticides. Les punaises de lits ne sont pas un complot, mais une réalité pour beaucoup de marseillais, qui attendent l’action du Gouvernement. Elle lui demande donc ce qu’il compte faire pour garantir les bonnes conditions de travail, d’études et de vie des Français au sein de leurs foyers et quelles seront les mesures prises pour pallier les déficiences des pouvoirs publics locaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3977</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>701</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Davy Rimane</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prévention des suicides au sein des populations autochtones guyanaises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3977. — 11 février 2025. — M. Davy Rimane interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les mesures prises en matière de prévention des suicides auprès des populations autochtones de Guyane. En effet, depuis le début des années 2000, prévaut, en particulier à Camopi et à Trois Sauts, un important taux de suicides. Selon le baromètre 2021 de santé publique France, leur nombre était huit fois supérieur à la moyenne nationale, tendance que confirment les dernières études. Ce problème affecte particulièrement les autochtones, puisque le reste de la Guyane connaît un taux inférieur à la moyenne nationale. Autre particularité, il touche principalement les jeunes et les personnes mineures, puisque 38 % des personnes concernées avaient moins de 19 ans et 62 % avaient moins de 30 ans. Ce phénomène a donné lieu à un rapport publié le 30 novembre 2015 par la sénatrice Aline Archimbaud et la députée Marie-Anne Chapdeleine. Plusieurs causes ont ainsi été identifiées : isolement géographique, désœuvrement et absence de perspectives, raisons économiques et sociales, causes sanitaires, intrafamiliales, identitaires et culturelles. Les deux parlementaires ont formulé trente-sept propositions pour inverser cette tendance. En 2017, le programme, « Bien-être des populations de l’intérieur » (BEPI) a été mis en place et confié au groupe SOS Jeunesse (GSOSJ) en 2018. En 2023, celui-ci a été remplacé par le « Plan Mieux-Être ». En dépit de ces mesures et des propositions figurant dans le rapport de 2015, cette situation, connue depuis près d’un quart de siècle, perdure. Il l’interroge donc sur les suites données aux préconisations du rapport précité et plus généralement, sur les mesures envisagées pour renforcer la prévention des suicides auprès des populations concernées, compte tenu de la persistance de ce drame, que vivent particulièrement les populations autochtones de Guyane.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3983</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>702</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Mazars</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Inadaptation de la grille AGGIR dans l’évaluation du niveau de dépendance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3983. — 11 février 2025. — M. Stéphane Mazars appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le caractère résolument inadapté de la grille AGGIR (Autonomie Gérontologique et Groupe Iso Ressources), destinée à mesurer la perte d’autonomie des personnes âgées, que ce soit au sein des établissements les accueillant ou à domicile. La mesure du niveau de dépendance des personnes âgées dans le pays est historiquement basée sur l’évaluation de leurs incapacités (ce qu’elles ne peuvent plus faire seules, ou sans aide extérieure) et s’effectue principalement grâce à la grille dite AGGIR. Dans le cadre d’un accueil en établissements, les critères actuels cette grille ne permettent pas de valoriser le travail des équipes spécialisées en gérontologie cherchant à maintenir, voire à améliorer, l’autonomie des personnes âgées. Au contraire, le financement actuel des structures pour personnes âgées dépendantes, qui s’appuie sur la grille AGGIR, pénaliserait les structures dont le niveau de perte d’autonomie est plus faible ou tend à s’améliorer. Dans le cadre d’un maintien à domicile, il est largement admis, depuis longtemps et par tous (bénéficiaires, familles et professionnels en charge de l’accompagnement), que la grille AGGIR en qualité de référentiel national d’évaluation du niveau de dépendance, ne permet pas de répondre, comme il se doit, aux besoins des personnes atteintes de troubles cognitifs, avec en pratique des plans d’aides inadaptés et l’attribution d’un nombre très insuffisant d’heures allouées au titre de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA). Pourtant, d’autres outils existent pour évaluer le niveau de dépendance des personnes âgées, à domicile ou en établissement, notamment selon leurs « capabilités », en valorisant le maintien d’une autonomie fonctionnelle et en tenant compte de la réalité des troubles cognitifs propres notamment à la maladie d’Alzheimer et aux maladies apparentées. C’est pourquoi, dans un souci d’amélioration de l’accès aux soins et d’une prise en charge plus efficiente des personnes dépendantes dans le pays, il souhaite connaître ses intentions concernant une refonte totale du référentiel national AGGIR, conçue il y a près de trente ans maintenant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3996</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>702</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Errante</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation préoccupante des associations tutélaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3996. — 11 février 2025. — Mme Sophie Errante alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation préoccupante des associations tutélaires. L’inter-fédération de la protection juridique des majeurs (IF-PJM), regroupant la fédération nationale des associations tutélaires (FNAT), l’union nationale des associations familiales (Unaf) et l’union nationale des associations de parents d’enfants inadaptés (Unapei), alerte sur la mise en péril de la protection juridique de plus de 450 000 personnes vulnérables en raison du non-respect par l’État de son engagement financier concernant la prime Ségur. En effet, par l’arrêté du 26 juin 2024, le gouvernement a acté l’octroi de cette prime aux professionnels concernés, avec un engagement de financement par l’État. Or les services et associations tutélaires ont dû avancer ces revalorisations, entraînant un surcoût de 32 millions d’euros en 2024 et ce montant n’a toujours pas été pris en charge. Pour 2025, la somme totale devrait atteindre les 64 millions d’euros. Bien que cette mesure ait été validée par l’État, aucun financement n’a été prévu dans le projet de loi de finances 2025. Pire encore, le Gouvernement ayant même rejeté l’amendement sénatorial visant à intégrer ces crédits dans l’action 16 du programme 304 (« Inclusion sociale et protection des personnes »). Face à cette situation qui fragilise directement l’accompagnement des personnes protégées et met en péril l’équilibre financier des associations tutélaires, elle souhaiterait savoir quelles mesures immédiates le Gouvernement prévoit pour garantir le financement des 64 millions d’euros dûs en 2024 et 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4001</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>702</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claire Lejeune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie de médicaments
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4001. — 11 février 2025. — Mme Claire Lejeune appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les pénuries de médicaments. En effet, en 2023, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a enregistré une augmentation des signalements de ruptures de stock ou de risque de ruptures de stock. Ainsi, 4 925 déclarations ont été déposées en 2023 contre 3 761 en 2022 et 2 160 en 2021. Selon l’ANSM « toutes les classes de médicaments sont concernées », y compris des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) comme les médicaments cardio-vasculaires, anti-infectieux ou encore anti-cancéreux. Cette année encore, de nombreux médicaments prescrits par les médecins généralistes sont en rupture de stock comme l’antibiotique « augmentin » particulièrement prescrit pour lutter contre les infections bactériennes chez l’adulte et l’enfant. Dans ses rapports, l’ANSM alerte depuis plusieurs années sur l’insuffisante capacité de production de médicaments de la France. Par ailleurs, l’annonce faite par Sanofi de la cession de 50 % de sa filiale pharmaceutique Opella à un fonds d’investissement américain est extrêmement inquiétante et risque fortement de mettre en péril le plan de relocalisation, déjà insuffisant, prévu par le Gouvernement et plus globalement la capacité de production française de médicaments et de ses principes actifs. Aussi, elle lui demande quelles mesures elle entend prendre pour garantir aux citoyens leur accès aux médicaments et mettre fin aux ruptures de stocks et d’approvisionnement des officines de pharmacie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4002</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>703</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie des traitements à base de vitamine B12
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4002. — 11 février 2025. — M. Julien Gokel interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la pénurie de vitamine B12, qui constitue la base de traitements indispensables à la santé de nombreux patients. En juillet 2024, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) avait déjà alerté sur les risques de pénurie en raison des difficultés d’approvisionnement rencontrées par deux des principaux laboratoires fabricants de vitamine B12 en solution injectable ou buvable. L’ANSM avait envisagé un approvisionnement échelonné des pharmacies afin d’éviter une rupture totale des stocks et de couvrir les besoins des patients à partir de novembre 2024. Pourtant, de nombreux patients, notamment dans le dunkerquois, signalent encore aujourd’hui des difficultés à se procurer ce traitement dans leurs pharmacies de ville. Par ailleurs, la vitamine B12 en comprimés a été privilégiée faute de solutions buvables ou injectables, mais ces comprimés ne sont parfois pas assimilés efficacement par certains patients, qui restent en attente d’injections. Leur taux de vitamine B12 continue ainsi de baisser, sans qu’ils aient de visibilité sur la reprise de leur traitement. Cette pénurie expose les patients à des risques graves pouvant conduire à une hospitalisation, une transfusion, voire à mettre en jeu leur pronostic vital. Il lui demande donc de l’éclairer sur les raisons de cette pénurie, sur les moyens mis en œuvre à court terme pour y remédier, ainsi que sur les mesures prévues pour éviter qu’une telle situation ne se reproduise. Il en va de la santé de nombreux des citoyens, qui risquent des complications graves en l’absence de traitement adapté. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4003</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>703</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénuries de médicaments et conditions de travail en pharmacie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4003. — 11 février 2025. — Mme Gisèle Lelouis alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur les conditions de travail en pharmacie et les ruptures de médicaments qui deviennent de plus en plus fréquentes. Jeudi 30 mai 2024, 9 pharmacies sur 10 sont restées fermées sur tout le territoire français comme le relate Le Point dans un article publié le même jour. À Marseille, ce sont plus de 500 officinaux qui ont défilé de la préfecture jusqu’au Vieux-Port. Parmi eux défilaient pharmaciens, préparateurs, représentants de l’ordre et syndicats qui ont fait part de leur angoisse de voir leur profession directement impactée. Les ruptures de médicaments se révèlent très angoissantes pour les patients et difficiles à gérer pour les pharmacies. Pierre-Olivier Variot, qui préside l’Union des syndicats et des pharmaciens d’officine (USPO) depuis 2021, explique, dans un entretien accordé à RMC le 31 mai 2024, que ses collègues passent en moyenne 12 heures par jour pour trouver des médicaments à leurs patients. L’augmentation des charges nuit grandement à l’exercice de la profession de pharmacien car elle provoque une baisse de rentabilité d’autant plus que le pharmacien titulaire doit verser le salaire à une équipe souvent constituée de 6 membres regroupant pharmaciens adjoints, préparateurs en pharmacie et le personnel de vente. Tous ces aléas contraignent de nombreux établissements à mettre la clé sous la porte comme en témoignent les 36 fermetures enregistrées en janvier 2024, deux fois plus qu’en 2023 à la même période. Le risque de libéralisation de la vente de médicaments en ligne constitue également un facteur à risque pour l’industrie pharmaceutique car cela créée de la concurrence déloyale. Ce marché peut s’avérer dangereux s’il n’est pas bien régulé car n’importe quel individu pourrait vendre clandestinement des produits pharmaceutiques sans avoir de diplôme et sans avoir de réelle connaissance de la substance délivrée. Si les pénuries l’emportent sur les pharmacies françaises, de nombreuses personnes seront tentées de se procurer leurs médicaments en ligne, le tout sans être averties des effets secondaires que leur traitement peut engendrer et sans réelle certitude que le produit délivré est le bon s’il est question de « marché noir ». Elle lui demande donc quelles actions nouvelles il compte mener pour combattre les pénuries de médicament et répondre aux attentes des pharmaciens et du personnel pharmaceutique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4004</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>704</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Quid de la liberté des résidents d’EHPAD à choisir leur officine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4004. — 11 février 2025. — Mme Sandra Delannoy interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur la liberté des résidents d’EHPAD à choisir l’officine qui fournit leurs médicaments. En effet, Mme le député a l’exemple dans sa circonscription d’une commune dans laquelle un EHPAD s’est installé. Dans cette commune se trouve également une pharmacie. Jusqu’à ce que les personnes âgées de la commune ne choisissent de rejoindre l’EHPAD, celles-ci se procuraient majoritairement leurs médicaments à la pharmacie du village. Lors de l’admission d’un nouveau résident à l’EHPAD, un contrat d’environ 70 pages est proposé à la signature au néo résident. Au milieu de ce contrat à la lecture fastidieuse, se trouve une page sur laquelle il est précisé que le patient « a la possibilité de conserver le libre choix de sa pharmacie et la faculté de demander par écrit que son approvisionnement soit assuré par l’officine de son choix ». Outre la formulation peu claire de cette possibilité que Mme le député ne relèvera pas plus, il apparaît que suite à un appel d’offre, dont l’une des conditions d’obtention du marché que représente l’EHPAD, fut finalement que l’officine ait un système automatisé de préparation de doses administrées (PDA). L’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes a choisi d’établir une convention avec la pharmacie de la ville voisine, équipée dudit système. Cependant, le système PDA est seulement recommandé par l’agence régionale de santé (ARS) et l’observatoires des médicaments, dispositifs médicaux et innovations thérapeutiques (OMEDIT), pas obligatoire. De fait, dans la mesure où les patients ont selon l’article L. 1110-8 du Code de santé publique, le droit au libre choix du mode de prise en charge, principe fondamental de la législation sanitaire, le bon sens voudrait que, si le patient avait en plus fait savoir qu’il souhaitait conserver un approvisionnement émanant de la pharmacie du village, l’EHPAD installé dans une commune se fournisse en médicaments dans l’officine de la commune. Elle souhaiterait connaître son avis quant à savoir s’il vaut mieux faire prévaloir une pharmacie plus éloignée de l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, quitte à bafouer le droit des patients à choisir leur mode de prise en charge, préférant la praticité des installations, ou boien privilégier, dans un contexte national de fragilisation des officines, l’officine présente dans la commune, quand bien même elle n’aurait pas le système PDA recommandé par l’ARS et l’OMEDIT.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4005</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>704</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Santé enfant - Numérique - Lecteurs diabète
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4005. — 11 février 2025. — M. Matthieu Marchio alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les conséquences de la disparition des lecteurs glycémiques au profit des applications pour smartphones, dans le cadre du suivi des patients diabétiques. Cette évolution, constatée avec les dispositifs Freestyle 2 et 3, pose de graves problèmes pour les enfants diabétiques, en particulier ceux en âge scolaire, comme les élèves de primaire ou de collège. Ces enfants n’ont pas toujours accès à un smartphone ou n’ont pas le droit de l’utiliser en classe, les plaçant dans une situation délicate pour le contrôle de leur glycémie durant la journée. Un exemple marquant est celui de Léo, 11 ans, diabétique depuis trois ans, dont les parents se heurtent à l’impossibilité d’obtenir un lecteur glycémique auprès de leur pharmacie ou du site du fabricant. Cette situation contraint ces familles à utiliser des solutions inadaptées ou à multiplier les demandes de remboursement à la sécurité sociale, avec un impact direct sur le quotidien des jeunes patients. M. le député souhaite savoir quelles mesures immédiates le Gouvernement envisage de prendre pour garantir la disponibilité des lecteurs glycémiques physiques adaptés aux enfants et s’assurer que cette évolution ne compromette pas la prise en charge des jeunes diabétiques, notamment dans le cadre scolaire. Il lui demande également si une concertation avec les fabricants est prévue pour s’assurer que les innovations technologiques ne se fassent pas au détriment des besoins spécifiques des mineurs diabétiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4006</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>704</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Suites à donner à l’expérimentation du cannabis thérapeutique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4006. — 11 février 2025. — Mme Sandrine Le Feur interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur le devenir de l’expérimentation de l’usage médical du cannabis lancée en France en mars 2021. Le 25 octobre 2019, l’Assemblée nationale donnait son feu vert à une expérimentation de l’usage du cannabis médical dans le cadre de l’examen du projet de budget de la sécurité sociale pour 2020. En application du décret relatif à l’expérimentation de la délivrance de cannabis thérapeutique à usage médical par les pharmaciens, paru au Journal officiel le 9 octobre 2020, une expérimentation sur la délivrance de cannabis thérapeutique a débuté fin mars 2021. Initialement autorisée pour deux ans, comme en dispose l’article 43 de la loi n° 2019-14446 du 24 décembre 2019 de financement de la sécurité sociale pour 2020, cette expérimentation a été prolongée d’une année par l’article 57 de la loi n° 2022-1616 du 23 décembre 2022 de financement de la sécurité sociale pour 2023. La philosophie initiale était de prolonger l’expérimentation jusqu’à ce qu’un médicament à base de cannabis soit dûment autorisé et qu’en somme le cadre commun de la réglementation ne vienne remplacer une situation expérimentale et dérogatoire. L’expérimentation s’est déroulée dans un cadre contrôlé et limité à trois mille patients souffrant de maladies graves, telles que les douleurs neuropathiques réfractaires aux thérapies accessibles, certaines formes d’épilepsie pharmaco-résistantes, ou encore certains symptômes rebelles en oncologie. Les données récoltées lors des deux premières années de l’expérimentation ont montré un circuit de distribution sécurisé et opérationnel, une efficacité du cannabis dans les indications de l’expérimentation, maintenue sur plusieurs mois chez certains patients, ainsi qu’un profil de sécurité attendu et rassurant avec peu d’effets indésirables graves. Ces conclusions sont solides et étayées, car reposant sur une large concertation ainsi que sur la caution scientifique d’un comité de suivi associant patients, professionnels de santé, médecins généralistes, spécialistes des indications thérapeutiques retenues pour le cannabis médical, pharmaciens, représentants des centres régionaux de pharmacovigilance et des centres d’évaluation et d’information sur la pharmacodépendance-addictovigilance. Les témoignages de patients intégrés à l’expérimentation mettent en avant la disparition de leurs douleurs et des spasmes musculaires, sans que cela ne soit assorti d’effets secondaires impactant leur quotidien. L’essai clinique a donné énormément d’espoir à ces patients, se déclarant soulagés de leurs souffrances quotidiennes. On arrive aujourd’hui à l’échéance de l’expérimentation, sans qu’une position claire du Gouvernement quant au recours au cannabis thérapeutique dans le système de santé ne se fasse clairement jour. Les patients concernés ont toutefois été informés par leur médecin qu’il va engager leur sevrage. Eu égard au bilan satisfaisant de l’expérimentation, elle lui demande s’il prévoit les modalités d’une utilisation pérenne et encadrée du cannabis thérapeutique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4007</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>705</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Usage du cannabis à usage thérapeutique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4007. — 11 février 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la question du cannabis à usage thérapeutique. Autorisé par expérimentation depuis 2020, dans un cadre contrôlé et limité auprès de patients souffrant de maladies graves, l’usage médical du cannabis thérapeutique devrait se poursuivre avant d’être, à terme, potentiellement généralisé. Au-delà de l’autorisation de prescription visant à reconnaître un droit d’accès à ces traitements pour les patients en « impasse thérapeutique », M. le député interroge M. le ministre sur les modalités d’application de cette mesure. Les questions afférentes à la délivrance de licences (autorité compétente, prix, bénéficiaires) ainsi que la position future des agriculteurs français - dont la capacité de production, le savoir et les connaissances agronomiques sont reconnus - face aux grands groupes de l’industrie demeurent sans réponse. Il paraît essentiel à M. le député de protéger les agriculteurs et de mettre en avant une approche made in France sur ces sujets. À ce titre, il aimerait connaître sa position sur ces problématiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4023</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>705</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Présence de microplastiques dans l’eau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4023. — 11 février 2025. — M. Thierry Frappé attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les récentes études scientifiques mettant en lumière la présence de microplastiques dans l’eau potable, qu’elle soit en bouteille ou issue du robinet. Une étude menée par des chercheurs toulousains, publiée dans la revue Plos Water, révèle que toutes les marques d’eau en bouteille analysées contiennent des quantités mesurables de microplastiques, avec des niveaux allant de 19 à 1 154 particules par litre. Plus préoccupant encore, 98 % des particules détectées mesurent moins de 20 microns et 94 % moins de 10 microns, seuils en dessous desquels elles peuvent potentiellement circuler dans le sang et affecter l’ensemble de l’organisme. Les études sur modèles animaux révèlent des impacts inflammatoires et oxydants inquiétants. Par ailleurs, les analyses ont montré que les polymères les plus présents dans l’eau, comme le polyéthylène et le polypropylène, ne proviennent pas directement des bouteilles elles-mêmes. Ces données suggèrent que la pollution plastique pourrait être liée à la contamination des ressources en eau ou aux processus industriels de mise en bouteille. Face à ces constats, M. le député s’interroge sur les mesures prévues par le Gouvernement pour renforcer les contrôles et analyses sur la présence de microplastiques dans les eaux consommées par les Français. Il souhaite également savoir si des études sont envisagées pour évaluer précisément les risques sanitaires associés à l’ingestion de ces particules, notamment les nanoparticules. Enfin, il appelle à une réflexion sur l’amélioration des normes européennes et nationales encadrant les seuils et méthodes de détection des microplastiques dans l’eau potable, ainsi que sur la mise en place de stratégies visant à réduire cette contamination à sa source. Dans un contexte où la pollution plastique ne cesse de croître, il est crucial de garantir la sécurité sanitaire des ressources en eau et de protéger la santé des citoyens. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer les initiatives qui seront prises en ce sens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4026</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>706</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Convention constitutive des groupements de coopération sanitaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4026. — 11 février 2025. — Mme Laurence Robert-Dehault attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les GCS ou groupements de coopération sanitaire. Elle souhaiterait savoir si la convention constitutive prévue à l’article L. 6133-3 du code de la santé publique est communicable à toute personne physique ou morale. Enfin, elle lui demande la liste des GCS existant à ce jour sur le territoire de la région Grand Est, ainsi que de ceux en cours de constitution sur ce même territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4027</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>706</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Juvin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Exclusion des psychothérapeutes du dispositif « Mon soutien Psy »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4027. — 11 février 2025. — M. Philippe Juvin attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur l’exclusion des psychothérapeutes du dispositif « Mon soutien Psy ». Depuis plus de 10 ans, ces professionnels de santé exercent sous un titre réglementé et leur exercice est encadré par un enregistrement au répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS). Ils affirment avoir participé à l’expérimentation initiale, pourtant, leur exclusion lors de la généralisation du dispositif n’a fait l’objet d’aucune explication formelle. Alors que la santé mentale a été désignée grande cause nationale pour 2025 et que l’accès aux soins reste une préoccupation majeure, il souhaite connaître les raisons ayant conduit à ce choix et savoir si une réévaluation de cette exclusion est envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4031</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>706</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Graziella Melchior</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Simplification de la gestion administrative des actes IDE financés par les SSIAD
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4031. — 11 février 2025. — Mme Graziella Melchior attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la complexité administrative liée à la gestion des actes infirmiers réalisés par les infirmiers libéraux conventionnés et financés par les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD). À ce jour, la facturation de ces actes nécessite une succession d’étapes : saisie et codage des actes par l’infirmier libéral dans son logiciel métier, impression d’une feuille de soins, contrôle et validation par l’infirmier coordinateur (IDEC), puis saisie manuelle des données par le personnel administratif du SSIAD avant leur transmission au service de facturation. Ce processus, particulièrement lourd et répétitif, mobilise une part significative des ressources humaines des SSIAD et augmente les risques d’erreurs. À titre d’exemple, sur la circonscription de Mme la députée, un SSIAD autorisé à 224 places traite plus de 1 000 feuilles de soins par mois, mobilisant l’équivalent de 0,6 temps plein (ETP) uniquement pour cette gestion. Mme la députée s’interroge sur l’opportunité d’instaurer un cadre national pour simplifier ce processus, à l’image de la déclaration sociale nominative (DSN), qui a permis de fluidifier et de sécuriser les démarches administratives dans le domaine de la gestion sociale. Une solution numérique intégrée, permettant une saisie unique des actes directement interconnectée avec les systèmes de facturation, pourrait considérablement alléger la charge administrative des SSIAD, tout en renforçant la traçabilité et en limitant les erreurs. Elle souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de poser un cadre national pour dématérialiser et simplifier la gestion des actes infirmiers financés par les SSIAD et quelles mesures d’accompagnement pourraient être mises en œuvre pour soutenir les structures concernées dans cette transition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4032</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>706</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Statut des auxiliaires de puériculture
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4032. — 11 février 2025. — M. Karl Olive appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation des auxiliaires de puériculture diplômées d’État, qui ne bénéficient pas de la possibilité d’exercer en tant que travailleurs libéraux. Les auxiliaires de puériculture, comme d’autres professionnels paramédicaux (sages-femmes, infirmiers, aides-soignants), contribuent activement au suivi et au soutien des patients, en particulier dans les domaines de la périnatalité et du développement de l’enfant. Toutefois, l’absence de statut libéral les prive d’une autonomie professionnelle pourtant nécessaire pour mieux répondre aux besoins des familles et renforcer l’offre de soins sur tout le territoire. Ainsi, il souhaite connaître les raisons pour lesquelles ce statut libéral n’a pas été étendu aux auxiliaires de puériculture et demande si des mesures sont envisagées pour remédier à cette inégalité, dans un souci de reconnaissance de leurs compétences et de renforcement du système de santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4049</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>707</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation des listes d’attente pour une greffe en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4049. — 11 février 2025. — M. Christophe Naegelen appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation des listes d’attente pour une greffe en France. De nombreux Français s’inquiètent de l’éligibilité de patients étrangers non-résidents sur le sol français aux listes de greffes françaises. La France, au travers de l’agence de la biomédecine, a mis en place des critères précis pour garantir l’équité entre les patients. Même si cette équité est respectée, nombre de soignants et de Français s’interrogent sur la manière dont les étrangers malades non-résidents sur le territoire français trouvent leur place sur ces listes. En effet, les places étant très limitées et l’attente pour une greffe prenant parfois plusieurs années, près de 2,5 ans pour un rein à titre d’exemple, la vocation universelle de greffe étendue aux étrangers qui ne résident pas sur le territoire français, est ressentie et perçue comme profondément injuste. La question sous tendue par ce sujet sensible est le risque pour les patients français de perdre leur chance à la greffe, surtout lorsqu’en moyenne 400 personnes inscrites sur la liste nationale d’attente meurent, faute de greffon. En 2023, il manquait ainsi 8 675 greffes pour répondre à la demande globale. Le fait que des patients étrangers non-résidents sur notre sol, arrivant parfois de manière illégale pour bénéficier d’une greffe, peuvent, au regard des critères fixés par l’agence de la biomédecine, être prioritaires par rapport à des patients français compte tenu de leur état de santé et de leur âge, n’est pas perçue comme juste. C’est d’ailleurs le cas pour des greffes de rein et des jeunes patients étrangers souffrant d’insuffisance rénale avancée. En 2024, l’Observatoire de l’immigration et de la démographie (OID) consacrait d’ailleurs une partie de sa note à ce sujet. Dans cette note, l’OID indiquait que 503 demandes de séjour pour une insuffisance rénale nécessitant une dialyse, voire une greffe, avaient été enregistrées en 2022. Ce dispositif de séjour pour soins est unique au monde. Le processus d’attribution des greffons est rigoureux, là n’est pas la question. La question réside dans le manque de clarté et de transparence, notamment sur le nombre de patients étrangers non résidents sur le sol français, qui bénéficient d’une greffe et d’un séjour pour soins et son évolution au cours des années. Il demande donc au Gouvernement de lui transmettre ces chiffres, de revoir les critères d’attribution pour prioriser les patients français en attente d’une greffe et d’apporter une réponse claire et juste à l’égard de ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4051</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>707</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Céline Thiébault-Martinez</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Fermeture des cabines de téléconsultation aggravant la désertification médicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4051. — 11 février 2025. — Mme Céline Thiébault-Martinez alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation alarmante de l’accès aux soins dans son département et plus particulièrement sur la fermeture brutale de cabines de téléconsultation, un dispositif de premier recours, essentiel pour les habitants des zones sous-dotées en professionnels de santé. Le vendredi 27 septembre 2024, le département de Seine-et-Marne a annoncé la fermeture définitive des dix cabines de téléconsultation installées depuis 2020. Cette décision fait suite à la liquidation judiciaire de la société H4D, responsable de leur gestion. Ces cabines, présentes dans des villes comme Brie-Comte-Robert et Grisy-Suisnes, jouaient un rôle crucial dans l’accès aux soins pour des populations déjà confrontées à une grave pénurie de médecins. Avec seulement 5,7 médecins généralistes pour 10 000 habitants en 2021, contre une moyenne nationale de 14,7, la Seine-et-Marne se classe au 98e rang sur 101 départements en matière de densité médicale. La désertification médicale y est particulièrement aiguë et ces cabines permettaient aux habitants de bénéficier d’une consultation dans un délai raisonnable et sans devoir parcourir de longues distances. La liquidation judiciaire de la société H4D et la fermeture soudaine des cabines ont semé la confusion et le désarroi parmi la population et les élus locaux. La société H4D a reçu des soutiens financiers conséquents de la part des pouvoirs publics. Pas plus tard qu’en décembre 2023, lors de l’émission d’un emprunt obligataire d’un montant de 5 862 798 euros, Bpifrance participation a acquis une créance de 2 406 685 euros. En outre, entre 2021 et 2023, la société H4D a reçu 1 412 765 euros de crédit impôt recherche et 186 993 euros de crédit impôt innovation. Comment de telles décisions ont pu être prises sans qu’aucune alerte ne soit lancée au préalable ? Le ministère était-il au courant de la dégradation de la situation financière de l’entreprise H4D et des risques que cela faisait courir à des milliers de citoyens dépendants de ce dispositif ? Mme la députée demande également à M. le Ministre quelles mesures concrètes et immédiates le Gouvernement entend prendre pour remédier à la pénurie médicale qui touche particulièrement des départements comme la Seine-et-Marne. En tant que représentante d’un territoire qui figure parmi les plus mal classés en termes d’accès aux soins, elle souhaite savoir quelles solutions pérennes seront mises en oeuvre pour assurer un meilleur maillage territorial en matière de soins de santé. Enfin, elle l’interroge sur les dispositions futures que le Gouvernement compte proposer pour éviter qu’une situation similaire ne se reproduise : des mécanismes de suivi et d’alerte ne pourraient-ils pas être mis en place afin que les élus et les habitants ne soient pas pris au dépourvu, comme cela a été le cas ici ; elle demande des réponses rapides et des engagements concrets pour ne pas laisser les habitants de la Seine-et-Marne dans une situation aussi critique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4052</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>708</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Di Filippo</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Interdiction des bloqueurs de puberté pour les personnes mineures
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4052. — 11 février 2025. — M. Fabien Di Filippo alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur la nécessité de mieux protéger les mineurs face aux dangers des pratiques liées aux « transitions de genre », notamment la prescription de bloqueurs de puberté. Actuellement, en France, aucun texte n’encadre ou n’interdit les interventions liées au changement de sexe pour les mineurs. Les médecins s’appuient sur les recommandations internationales, notamment l’association mondiale des professionnels en santé transgenre (World Professional Association for Transgender Health). Or celle-ci recommande d’attendre la majorité pour des opérations irréversibles de personnes souffrant de dysphorie de genre, c’est-à-dire d’un sentiment d’inadéquation entre le sexe de naissance et « l’identité de genre ». En revanche, un adolescent peut se faire prescrire des « bloqueurs de puberté », un traitement hormonal pour développer son corps vers le genre souhaité. Certains hôpitaux, comme la Pitié-Salpêtrière et Robert Debré à Paris, accompagnent donc les mineurs qui se questionnent à ce sujet. En 2020, ils étaient environ 700 à être suivis par des équipes de pédopsychiatres et d’endocrinologues. Ces hôpitaux peuvent parfois prescrire des inhibiteurs d’hormones, ou bloqueurs de puberté. L’hôpital de la Pitié-Salpêtrière indique ainsi en avoir prescrit pour 44 % de ses patients entre 2012 et 2022. Plusieurs études révèlent pourtant leurs effets souvent négatifs sur la santé mentale des adolescents. Une étude de 2021 indique ainsi que 34 % des jeunes ayant pris des bloqueurs de puberté ont vu leur santé mentale se détériorer après 12 mois d’injections. En juillet 2022, le pédiatre Hilary Cass a publié pour le National Health Service (NHS) une étude intermédiaire sur l’utilisation des bloqueurs de puberté, insistant sur le fait que leurs bénéfices potentiels n’avaient pas été prouvés et soulignant le manque d’éléments et de données pour suivre ce que deviennent les jeunes qui prennent un tel traitement. En plus des conséquences psychiques, les bloqueurs de puberté peuvent entraîner des conséquences physiques et sexuelles irréversibles, avec l’atrophie des parties génitales qui conduit à la stérilité ou à l’absence de désir et plaisir sexuel. Bloquer la puberté provoquerait également des dommages irrémédiables sur le cerveau, qui atteint sa majorité biologique à 25 ans. Un professeur de neuropsychologie clinique de Londres a récemment appelé à des recherches « urgentes » sur l’impact de ces médicaments sur les fonctions cérébrales des enfants, indiquant qu’ils risquent d’abaisser leur quotient intellectuel. S’appuyant sur ces études montrant qu’il n’y a pas de preuves de l’efficacité de ces traitements pour le bien-être des patients et dénonçant la dangerosité de leurs effets secondaires, l’hôpital suédois Karolinska, pionnier du traitement de la dysphorie de genre, a arrêté de prescrire des hormones aux mineurs qui veulent changer de sexe, invoquant le principe de précaution. D’autres établissements lui ont depuis emboîté le pas, en attendant une prise de position des autorités sanitaires. La Suède a pourtant été le premier pays au monde à reconnaître, en 1972, la dysphorie de genre et à proposer dès l’âge de 16 ans, ou plus tôt, des soins pour accompagner les transgenres dans leur démarche, leur donnant notamment accès à des bloqueurs de puberté ou des injections d’hormones. Désormais, le conseil national de santé suédois déclare que « les risques de traitements hormonaux sont supérieurs aux bénéfices possibles », puisqu’ils favoriseraient notamment les maladies cardiovasculaires, certains cancers, l’ostéoporose et les thromboses. Les praticiens de l’hôpital Karolinska ont aussi indiqué se poser des questions sur l’emballement des courbes. En 2001, seules 12 personnes de moins de 25 ans ont été diagnostiquées avec une dysphorie de genre dans cet hôpital. En 2018, c’était près de 1 900, avec une hausse spectaculaire des filles adolescentes voulant devenir des garçons. En Suède, les diagnostics de « dysphorie de genre » chez les filles ont augmenté de 1 500 % en dix ans. En Angleterre, les autorités de santé ont mis fin en mars dernier à la prescription de bloqueurs de puberté aux mineurs, après une consultation publique sur la question et un rapport indépendant sur le sujet alertant sur l’explosion du nombre de consultations au service spécialisé de développement d’identité de genre d’un centre hospitalier de Londres. En effet, en 2021-2022, 5 000 patients ont été orientés vers ce service, contre moins de 250 dix ans plus tôt, soit 20 fois plus de patients en 10 ans. Il y a également en France une hausse exponentielle du nombre de personnes souhaitant transitionner : entre 2012 et 2020, les demandes d’opération chirurgicale de réassignation ont été multipliées par 4 (plus de 450 demandes en 2020, selon l’assurance maladie). Le nombre total de séjours hospitaliers liés au transsexualisme, lui, a triplé (1 615 séjours en 2020). Pour certains médecins, l’une des causes de cette vague tient à une sorte de contagion sociale, qui émanerait des réseaux sociaux. De plus, d’après plusieurs psychiatres pour enfant, l’immense majorité des jeunes patients dans cette situation souffrent d’autres pathologies : autisme, dépression, anxiété, syndrome post-traumatique… Face à un enfant qui pense souffrir d’une dysphorie de genre, il est donc avant tout essentiel d’évaluer la situation et de faire en sorte que les soins soient basés sur des preuves et des avis d’experts. La transition de genre ne doit pas être utilisée comme un remède à d’autres troubles psychiques. Or de nombreux médecins encouragent trop rapidement les jeunes à transitionner : c’est ce qui ressort des témoignages toujours plus nombreux de ceux qui regrettent leur transition et qui souffrent des effets irréversibles des actions entreprises. Mais alors que les voisins européens invoquent la prudence et reculent sur le sujet, la France semble choisir la fuite en avant, mettant en danger la santé physique et mentale des jeunes mineurs. Publiée en 2021, la circulaire Blanquer « pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire » exige notamment des enseignants qu’ils utilisent et fassent utiliser par tous les élèves le prénom et le genre choisis par l’enfant et organisent l’utilisation des lieux d’intimité par les élèves se déclarant transgenres. À cela s’ajoute le projet de recommandations sur les personnes trans rédigé en novembre 2024 par la Haute autorité de santé (HAS), qui propose entre autres l’accès gratuit à la transition de genre pour tous à partir de 16 ans. Il est important de rappeler que la HAS, saisie en 2021 par le ministère des solidarités et de la santé pour se prononcer sur les bonnes pratiques que les professionnels de santé doivent observer à l’égard des personnes souhaitant effectuer une transition de genre, avait désigné à cet effet un panel d’experts chargés d’étudier le sujet mais avait refusé de communiquer leurs noms, malgré les demandes de plusieurs associations. Elle y a finalement été contrainte par la justice et il s’est avéré que le quart de ce panel était constitué de personnes ayant déjà effectué une transition de genre. Six des membres étaient de simples militants au sein d’associations transactivistes. La plupart des autres membres étaient des professionnels de santé ayant pris publiquement position en faveur des revendications portées par les associations transactivistes. Seule une des expertes, qui a démissionné en jugeant que la composition de ce groupe était trop partiale, appartenait à un mouvement opposé aux revendications des principales associations transactivistes. Une telle partialité est inacceptable et les recommandations formulées ne peuvent être suivies aveuglément, au risque de porter gravement atteinte à la santé physique et mentale des jeunes. Il est au contraire essentiel de protéger les personnes mineures, spécialement dans la période de construction de soi qu’est l’adolescence. Alors que de nombreuses demandes de transition disparaissent d’elles-mêmes au passage à l’âge adulte, que celles-ci sont souvent révélatrices de pathologies qui doivent être traitées de façon appropriée et face aux regrets exprimés par de nombreuses personnes ayant entamé très jeunes un parcours de transition, il est urgent de faire preuve de la plus grande prudence. Il lui demande donc de prononcer l’interdiction, par principe de précaution, des bloqueurs hormonaux aux mineurs et de privilégier les soins psychiatriques et psychologiques dans l’attente de leur majorité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4053</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>709</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>L’épilepsie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4053. — 11 février 2025. — Mme Valérie Bazin-Malgras attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur la politique de santé publique envisagée pour les malades souffrant d’épilepsie. L’épilepsie est une affection neurologique qui touche un nombre significatif de personnes en France, environ 600 000, souvent accompagnée de préjugés et de méconnaissance. Les malades regrettent que le Gouvernement n’ait pas reconnu l’épilepsie comme grande cause nationale. Il serait pertinent d’évoquer plusieurs axes de réflexion concernant cette pathologie : une meilleure sensibilisation pour une meilleure compréhension afin de réduire la stigmatisation, un meilleur accès aux soins pour améliorer les traitements et la qualité de vie des personnes épileptiques, un meilleur soutien pour encourager les initiatives soutenant les malades et leurs familles, un investissement plus important dans la recherche pour mieux comprendre l’épilepsie et développer de nouveaux traitements. Face à ces constats et à la méconnaissance du grand public sur cette maladie, elle souhaite connaître la feuille de route et les mesures qu’il compte mettre en œuvre concernant l’épilepsie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3830</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>710</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Situation financière des associations
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3830. — 11 février 2025. — M. Serge Muller interroge Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la situation financière critique des associations. En effet, les associations jouent un rôle crucial dans la vie sociale, économique et culturelle, notamment dans les territoires ruraux, comme dans la 2e circonscription de la Dordogne. Elles forment souvent le dernier lien social que certains peuvent avoir et sont un levier essentiel dans la formation et l’éducation des générations futures. Elles sont également des actrices clés dans l’enrichissement culturel des communes. Pourtant, de nombreux témoignages d’associations locales font état de difficultés croissantes dues à la diminution, voire à la suppression, des subventions accordées par les collectivités territoriales (régions, départements) et l’État. Cette situation est particulièrement préoccupante dans un contexte où le rôle des associations est d’autant plus indispensable pour maintenir un tissu social vivant en milieu rural. Face à cette crise, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour soutenir financièrement les associations et leur permettre de continuer à jouer leur rôle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3933</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>710</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-José Allemand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Équivalence formation accompagnateur de montagne pour les pisteurs-secouristes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3933. — 11 février 2025. — Mme Marie-José Allemand attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’absence d’équivalence de l’unité de formation hivernale d’accompagnateur en montagne pour les pisteurs-secouristes. Un pisteur-secouriste est titulaire d’un brevet national de pisteur-secouriste et un accompagnateur en montagne détenteur du diplôme d’État (DE) d’accompagnateur en montagne (AeM), dont l’une des unités porte sur le milieu montagnard enneigé. Si les moniteurs de ski alpin ou de fond disposent d’une équivalence automatique pour l’unité portant sur le milieu montagnard enneigé du DE AeM, les pisteurs-secouristes du second degré n’en disposent plus, alors même que leur brevet englobe l’ensemble des items de cette unité de formation. S’il souhaite obtenir le DE AeM, un pisteur-secouriste doit ainsi repasser une unité complète sur des sujets sur lesquels il est expert et ce, durant la haute saison de ski, nécessitant un congé sans solde, auquel s’ajoutent les frais de formation et des frais d’hébergement. Par ailleurs, les pisteurs qui n’auraient pas l’accord de leur station pour être libérés durant cette période, se verraient exclus de ce diplôme d’État. L’arrêté ministériel du 19 décembre 2023 relatif à la formation spécifique du diplôme d’État d’alpinisme - accompagnateur en moyenne montagne prévoit des dispenses de l’unité de formation 2 optionnelle (UF2a) dans son article 25. Une dispense pour les pisteurs-secouristes de deuxième degré permettrait de pallier les difficultés mentionnées ci-dessus. Elle l’interroge sur les mesures qu’elle compte prendre afin de permettre une équivalence de cette unité entre ces professions, qui participent à la vie des territoires de montagne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4074</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>710</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Avenir de la Salmagne - Développement d’un pôle mutimodal mécanique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4074. — 11 février 2025. — Mme Sandra Delannoy interroge Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur le développement nécessaire et opportun d’un pôle multimodal mécanique ainsi que d’activités économiques annexes dans la troisième circonscription du Nord. En plus de l’école de pilotage de l’aérodrome déjà présente sur le territoire de la Salmagne à Vieux-Reng, M. Guérin, président de l’association Locomotion avesnoise mécaniques historiques souhaite développer un pôle multimodal mécanique via l’association Tous moteurs en Sambre Avesnois. Au sein de ce pôle il y aurait un circuit automobile terre-goudron, demandé par la Fédération française du sport automobile, potentiellement homologué par la FIA ; un stand de tir international et un mémorial pour les aviateurs alliés tombés dans les Hauts-de-France pendant la seconde guerre mondiale. Une brasserie, un estaminet, une boutique de produits régionaux et de nombreux commerces dynamiseraient la zone également et attireraient des clients et éventuels touristes. Voilà ce que souhaitent les acteurs économiques du secteur. Pour rappel, dès 2021, M. Yoann Descamps, président de l’Association sportive automobiles 59 recevait l’appui et les encouragements du Président de la République lui-même à porter ce projet, via un courrier émanant de son chef de cabinet, M. Brice Blondel. Dans ce contexte et relativement à de nombreux projets potentiellement industriels évoqués actuellement, elle lui demande si elle a des éléments à porter à sa connaissance quant au soutien que le Gouvernement compte apporter à ce projet, notamment sur le fait de diligenter une étude de faisabilité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4075</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>711</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Recrutement d’arbitres officiels pour les clubs de la FFTA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4075. — 11 février 2025. — M. Julien Odoul interroge Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la pénurie préoccupante d’arbitres officiels au sein de la Fédération française de tir à l’arc (FFTA), laquelle compromet le bon déroulement des compétitions sur l’ensemble du territoire. Avec 79 001 licenciés, dont 39 312 compétiteurs, répartis dans 1 605 clubs, la FFTA repose sur un corps arbitral dont le rôle est essentiel à l’équité et à la régularité des épreuves. Or il apparaît que la fédération ne compte qu’environ 1 200 arbitres officiels, un chiffre notoirement insuffisant pour répondre aux besoins des compétitions. Cette situation entraîne des difficultés croissantes pour organiser les épreuves dans des conditions optimales et conduit parfois à des annulations faute de juges en nombre suffisant. Ce manque de vocations s’explique en grande partie par les contraintes financières qui pèsent sur les arbitres. En effet, ces derniers doivent bien souvent supporter des frais importants sans contrepartie satisfaisante. Dans les compétitions régionales et départementales, aucune rémunération n’est prévue et les arbitres exercent leur mission à titre entièrement bénévole. De plus, les indemnités kilométriques allouées sont généralement inférieures au coût réel des déplacements, notamment dans un contexte de hausse du prix des carburants. L’absence de prise en charge systématique des repas et de l’hébergement constitue un frein supplémentaire, obligeant de nombreux arbitres à avancer des frais qu’ils ne récupèrent que partiellement et tardivement, quand ils ne les supportent pas eux-mêmes. S’agissant des compétitions nationales, si une indemnité de 30 à 50 euros par jour peut être accordée, elle reste insuffisante pour couvrir les dépenses engagées. Par ailleurs, les arbitres doivent souvent réserver et avancer eux-mêmes leurs frais de transport et de logement, sans garantie de remboursement rapide. À ces difficultés financières s’ajoutent des critères d’accès à la fonction d’arbitre particulièrement exigeants. Pour être admis en formation, un candidat doit justifier d’au moins deux ans de licence à la FFTA, avoir une licence en cours de validité, ne pas avoir été sanctionné par la fédération, avoir une expérience en compétition, être âgé de 14 à 16 ans pour les jeunes arbitres. Ces conditions restreignent considérablement le vivier de nouveaux candidats et ne permettent pas de répondre aux besoins grandissants du corps arbitral, alors même que l’effet post-Jeux Olympiques de Paris 2024 a suscité un regain d’intérêt pour la discipline et une augmentation du nombre de pratiquants. Ce manque d’arbitres officiels menace la survie de nombreux clubs dont les frais de compétition constituent une source de financement majeure. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures elle entend prendre pour assouplir la réglementation relative à l’accès à la fonction d’arbitre au sein de la FFTA et renforcer les dispositifs de prise en charge des frais engagés par ces derniers, afin d’assurer la pérennité et le bon déroulement des compétitions sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4085</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>711</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Lechanteux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Tourisme</ministreJO><Objet>Loi Le Meur : quelles mesures pour protéger l’économie du tourisme ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4085. — 11 février 2025. — Mme Julie Lechanteux attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme sur les conséquences du décret d’application de la loi Le Meur pour l’économie du tourisme en France et dans le Var. Plus précisément, elle a récemment reçu les cris d’alarme de professionnels de sa circonscription exerçant, comme activité d’appoint, la location d’une chambre d’hôtes. Ceux-ci craignent pour la viabilité de leur activité et, naturellement, pour leur pouvoir d’achat. De fait, la loi Le Meur prévoit une révision de certaines incitations fiscales, en premier lieu la réduction drastique du plafond du régime micro-BIC pour les meublés non classés. En effet, la transition d’un ancien régime prévoyant un abattement de 50 % pour une limite de 77 700 euros de revenus locatifs annuels à un taux de 30 % pour un plafond de 15 000 euros suscite de vives inquiétudes. Les professionnels concernés par cette mesure sont généralement des retraités touchant une petite pension et souhaitant bénéficier d’un revenu d’appoint. Bien qu’il s’agisse d’une activité locative, elle présuppose tout de même du travail et de l’investissement. Par conséquent, ces petits propriétaires considèrent le décret d’application de la loi Le Meur comme une menace majeure pour leur pouvoir d’achat. En parallèle, cette disposition présente un danger pour l’avenir du tourisme en France. Enregistrant 100 millions de visiteurs en 2024, l’économie du tourisme est un atout majeur et stratégique pour le pays, représentant des centaines de milliers d’emplois directs et indirects. Ce tournant sur la fiscalité des petites maisons d’hôtes risque d’atrophier l’offre d’hébergement touristique dans les départements les plus sous tension pendant les périodes estivales. Au cœur de la circonscription varoise, la crainte est d’assister à une flambée des prix et à un resserrement du marché autour de grands groupes nationaux et internationaux, incitant ainsi des visiteurs potentiels à revoir leur projet de séjour dans la région. Ainsi, elle lui demande quelles mesures elle envisage de prendre pour prévenir les externalités négatives de la loi Le Meur, en premier lieu sur les gérants de petites maisons d’hôtes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3823</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>712</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Dégâts causés par les sangliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3823. — 11 février 2025. — M. Serge Muller attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la problématique des dégâts causés par les sangliers dans le département de la Dordogne. En 2024, près de 1 000 hectares de cultures ont été saccagés par ces animaux, impactant gravement les exploitants agricoles, les collectivités locales et les particuliers. Malgré les efforts significatifs des chasseurs, avec plus de 9 100 sangliers prélevés en novembre 2024 (soit une augmentation de 1 600 par rapport à 2023), ainsi que l’intervention des lieutenants de louveterie, qui ont éliminé 650 sangliers, ces actions restent insuffisantes pour enrayer la croissance de la population. Ces dégâts récurrents mettent en péril la viabilité économique des exploitations agricoles, tout en engendrant des coûts significatifs pour les communes et les citoyens. Les battues administratives, organisées sous la responsabilité des lieutenants de louveterie, représentent un outil essentiel pour répondre à cette problématique. Pourtant, leur fréquence et leur ampleur semblent actuellement insuffisantes pour maîtriser la situation. Il lui demande donc si elle envisage d’augmenter le nombre de battues administratives en Dordogne afin de renforcer la régulation de la population de sangliers. Il souhaite également savoir si des mesures complémentaires pourraient être prises pour soutenir les agriculteurs et les collectivités confrontés à ces nuisances croissantes et pour assurer un équilibre agro-sylvo-cynégétique durable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3826</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>712</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Bourgeaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Prédation dans la conchyliculture - mytiliculture
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3826. — 11 février 2025. — M. Jean-Luc Bourgeaux attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les expositions aux prédations des baies mytilicoles bretonnes. La production mytilicole bretonne représente 40 % de la production nationale. Elle contribue à n’en pas douter à la souveraineté alimentaire du pays et fait la fierté comme la richesse culturelle et économique des territoires littoraux. C’est aujourd’hui toute la filière conchylicole qui est en crise avec un risque aggravé pour les entreprises et leurs salariés. Le Comité régional de la conchyliculture Bretagne nord illustre la situation par les chiffres d’affaires de 15 exploitations mytilicoles installées en département des Côtes d’Armor qui, sur la saison 2024-2025, affichent des pertes globales à 3,2 millions d’euros (-50 % en 2024 ; estimation évaluée à près -75 % en 2025, comparativement l’année à 2023). Les expérimentations de lutte menées par les professionnels se sont révélées laborieuses et insuffisantes pour permettre aux métiers de la production mytilicole de redevenir rentables et attractifs, d’une part, et de faire face au caractère invasif de l’araignée de mer, espèce qui n’a pas de prédateur, d’autre part. Dans ce contexte, il lui demande si elle envisage de prendre des dispositions spécifiques et proportionnées permettant aux conchyliculteurs d’assurer la protection des concessions conchylicoles avant le 1er avril 2025, mois marquant le début de la prédation de l’araignée de mer ; si elle engage le décret en préparation avec la profession relatif aux dispositions spécifiques à la protection des élevages portant sur les effarouchements dans les concessions de cultures marines et si les travaux sur le statut des prédateurs, tant au niveau français qu’européen, sont en cours afin de pouvoir prélever les individus et les valoriser ; enfin, si en décrétant un tel cadre, elle prévoit un volet assurantiel qui permettra à l’État d’apporter des aides qui se limitent à ce jour au de minimis et qui n’ont toujours pas été perçues.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3841</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>713</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Interdiction des véhicules Crit’air 3
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3841. — 11 février 2025. — M. Mathieu Lefèvre alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’interdiction des véhicules de Crit’Air 3 dans les zones à faibles émissions (ZFE). En effet, cette mesure entrée en vigueur au 1er janvier 2025 au sein de la métropole du Grand Paris touche particulièrement les foyers modestes, inquiets quant à la possibilité d’utiliser leur véhicule actuel pour assurer leurs trajets du quotidien et qui, en dépit des différentes aides financières, ne peuvent envisager un changement de véhicule. Ainsi, s’il partage l’objectif écologique, il l’interroge sur la possibilité d’envisager d’autres mesures d’accompagnement afin que les plus modestes puissent s’adapter et prendre les dispositions nécessaires à cette nouvelle restriction.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3843</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>713</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Hausses successives des éco-contributions pour la filière bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3843. — 11 février 2025. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche au sujet des conséquences des hausses successives des éco-contributions pour la filière bois, dans le cadre de la responsabilité élargie du producteur (REP) appliquée aux produits et matériaux de construction du bâtiment (REP PMCB). Instauré par la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) de 2020, le dispositif de responsabilité élargie du producteur repose sur le principe du pollueur-payeur et vise à assurer la collecte et la valorisation des déchets en fin de vie. À ce titre, les entreprises concernées adhèrent à des éco-organismes et leur versent une éco-contribution, dont le montant est censé refléter à la fois la nature du produit et le coût de son traitement en fin de vie. Toutefois, la filière bois se trouve aujourd’hui particulièrement victime de ce mécanisme. En dépit des qualités intrinsèquement écologiques du bois - matériau renouvelable et biodégradable -, les entreprises du secteur sont confrontées à une augmentation exponentielle de leurs contributions, dans des proportions qui apparaissent contraires aux objectifs initiaux de la loi AGEC. Cette situation suscite une vive inquiétude, amplifiée par l’absence de visibilité sur les tarifs à venir. Face à cette instabilité, près de 70 % des entreprises du bois ont d’ores et déjà pris la décision de se retirer de leur éco-organisme, anticipant de nouvelles hausses en ce mois de janvier 2025. Cette crise révèle une incohérence majeure dans l’application du dispositif REP, menaçant directement la compétitivité du bois face à d’autres matériaux et créant un déséquilibre injustifié. Dès lors, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en place pour rétablir une juste application de la loi AGEC, en garantissant un cadre plus adapté aux spécificités de la filière bois et en préservant les entreprises qui s’engagent dans une démarche éco-responsable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3844</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>713</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Lioret</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>La REP PMCB menace la filière bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3844. — 11 février 2025. — M. René Lioret appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche au sujet des difficultés auxquelles fait face la filière bois française depuis l’instauration de la responsabilité élargie des producteurs pour les produits et matériaux de construction du bâtiment (REP PMCB). Mise en place en mars 2023 avec la loi AGEC, cette REP était censée encourager le recyclage et la valorisation des matériaux, or le dispositif aboutit paradoxalement à un alourdissement financier pour la filière bois au profit de matériaux moins écologiques. En effet, les éco-contributions sur le bois - parfois quinze fois supérieures à celles du béton - pénalisent son utilisation, en dépit de ses propriétés essentielles pour la captation du carbone. Pour une production de sciage valorisée à 200 euros/m3, l’éco-taxe représentera bientôt 4 % du chiffre d’affaires (en 2025) et pourrait encore doubler d’ici 2027, générant un impôt de production de plus de 220 millions d’euros en 2025, alors même que la moitié des entreprises du secteur sont déjà déficitaires. Cette situation crée une véritable distorsion de concurrence au détriment des entreprises locales spécialisées dans les produits bois, tout en favorisant les importations étrangères, souvent moins vertueuses sur le plan environnemental. Elle conduit également de nombreux acteurs à se retirer du dispositif, comme en témoigne le retrait préventif de 70 % d’entre eux des éco-organismes. De plus, les prévisions sont catastrophiques : une étude menée par l’organisme coordonnateur des trois éco-organismes agréées (OCAB) révèle que le coût global des éco-contributions pour la filière bois s’élèveront à 262 millions d’euros en 2027, soit 62 euros d’éco-contribution par tonne de bois vendue, un chiffre bien supérieur aux 13 euros d’éco-contribution par tonne de béton vendue et aux 10 euros d’éco-contribution par tonne d’acier vendue. Au regard de ces éléments, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre pour rétablir l’équité et soutenir la compétitivité de la filière bois. Il lui demande en particulier si une révision des contributions ou une réforme en profondeur de la REP PMCB sont envisagées afin de sauver la filière bois.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3846</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>714</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Catherine Rimbert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Préoccupations de l’impact des forêts primaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3846. — 11 février 2025. — Mme Catherine Rimbert appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche, sur les forêts primaires. En effet, le débat en cours au sein du Parlement européen sur les forêts primaires suscite de vives préoccupations quant à la proposition d’instaurer des zones strictement protégées, où toute intervention humaine serait prohibée. Si ces forêts jouent un rôle indéniable dans la préservation de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique, leur classement en zones intouchables pourrait engendrer des risques significatifs. En effet, l’absence de gestion sylvicole active accroît les dangers d’incendies dévastateurs, comme en témoignent les feux récents en Europe et spécialement dans le sud de la France, et une telle absence d’activité pourrait encore augmenter ce nombre déjà important. De plus, ces forêts peuvent devenir des foyers de propagation de maladies végétales ou abriter des espèces invasives qui menacent les écosystèmes adjacents et les activités humaines, notamment agricoles. Dans ce contexte, Mme la députée souhaite connaître la position de la France sur ce débat européen, qui serait une véritable menace pour les écosystèmes entourant ces forêts et en particulier sur la proposition d’interdiction totale des interventions dans ces forêts primaires. Cette interdiction serait une véritable menace pour la sécurité des populations et la résilience des territoires voisins. Mme la députée souhaite également savoir quelles mesures sont envisagées pour défendre un cadre d’intervention pragmatique, permettant une gestion raisonnée de ces espaces pour prévenir les risques d’incendies, limiter les impacts sur les activités agricoles environnantes et préserver la santé des forêts, comme le prévoient l’article L. 211-1 du code de l’environnement et l’article L. 121-1 du code forestier. Enfin, dans le cas où ces dispositions seraient adoptées à l’échelle européenne, elle souhaite connaître les mesures nationales envisagées pour protéger les agriculteurs et les habitants proches de ces zones contre les conséquences potentielles, comme les maladies ou les incendies, de ces restrictions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3847</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>714</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Interdiction de la pêche au vif et empoisonnement des milieux aquatiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3847. — 11 février 2025. — M. Bruno Bilde interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la pratique controversée de la pêche au vif. Cette méthode de pêche de loisir consiste à utiliser un poisson vivant comme appât, en le mutilant en le transperçant d’un hameçon pour attirer un prédateur carnassier. L’appât peut ainsi être maintenu de longues minutes en attente de la mort. Cette pratique engendre de grandes souffrances pour les poissons ainsi exploités et soulève d’importantes préoccupations éthiques, tout en perturbant l’équilibre des écosystèmes aquatiques. Les études scientifiques ont démontré que les poissons sont sensibles à la douleur. Pourtant, contrairement à plusieurs pays européens tels que l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, l’Irlande ou l’Écosse, qui ont interdit cette pratique, la pêche au vif demeure autorisée par la législation française. La vente de poissons destinés à cette technique, notamment par certaines grandes enseignes de vente d’équipements sportifs, soulève des questions en matière de bien-être animal. Les conditions d’élevage et de stockage sont souvent inadaptées : surpopulation, oxygénation insuffisante, conservation prolongée dans des sacs plastiques ou des seaux. Enfin, cette pratique favorise l’apparition de maladies et accroissent les risques de dissémination d’espèces invasives et de pathogènes dans les milieux aquatiques. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’interdire la pêche au vif afin de lutter contre la souffrance animale et préserver l’environnement aquatique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3853</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>714</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Financement par l’État de récupérateurs d’eau pour les collectivités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3853. — 11 février 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la possibilité d’un financement par l’État de récupérateurs d’eau pour les collectivités. Dans le cadre de l’adaptation au changement climatique, les collectivités végétalisent leur territoire en vue de créer, à terme, des îlots de fraîcheur. Ceux-ci sont nécessaires pour assurer le maintien de la qualité de vie de ces villes dans le futur. Cependant, les périodes de sécheresse se multiplient année après année, accompagnées de leur lot de restrictions. Les services techniques de ces collectivités se trouvent contraints dans leur gestion de ces espaces, notamment pour ce qui est de l’arrosage des plantes et ce, malgré des choix d’essences d’arbres généralement guidés par l’adaptation au réchauffement climatique. Ces espaces sont ainsi menacés, alors même que ceux-ci seront demain nécessaires pour lutter efficacement contre le changement climatique et préserver les biotopes et la biodiversité. Or aucune mesure d’aide aux collectivités pour l’équipement en récupérateurs d’eau de taille n’est prévue par le Fonds vert mis en place par le Gouvernement. Ces derniers permettraient le stockage de l’eau en hiver pour une utilisation lors des périodes de restriction, dans des communes ayant souvent de grandes capacités de récupération d’eau, notamment grâce aux toitures publiques. La pérennisation de tels îlots de fraîcheur est une nécessité pour les villes des territoires si l’on souhaite y préserver la possibilité d’y vivre décemment. Il l’interroge sur la possibilité d’envisager de tels financement par le Fonds vert mis en place en vue d’accélérer la transition écologique dans les territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3873</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>715</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Redistribution de l’éco-participation par les éco-organismes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3873. — 11 février 2025. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la redistribution de l’éco-participation ou éco-contribution, collectée par les éco-organismes. L’éco-participation est reversée intégralement à des éco-organismes agréés par l’État, qui sont chargés du tri, de la collecte, du recyclage et de la dépollution des produits en fin de vie, réduisant ainsi leur impact sur l’environnement. Certaines entreprises, spécialisées dans le traitement des déchets et la séparation des matériaux, allant même jusqu’au réemploi, par exemple dans le domaine des D3E (déchets d’équipements électriques et électroniques), s’étonnent de ne pas être éligibles à la redistribution de l’éco-participation, la plus grande part semblant attribuée à la collecte et au tri. Si le collecteur de déchets a comptabilisé des câbles dans sa demande d’aide auprès d’un éco-organisme, ces mêmes câbles ne pourront pas être de nouveau comptabilisés par l’entreprise de recyclage qui les transforme, auprès de son éco-organisme, car le « déchet » ne peut être déclaré une seconde fois. Cette situation a pour effet de pénaliser les entreprises de recyclage qui interviennent en aval des opérateurs de collecte. D’autre part, les entreprises doivent choisir leur éco-organisme, mais le choix est entravé par un manque de clarté dans les tarifs, très variables d’une structure à l’autre et très fluctuants. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de revoir la redistribution des éco-participations, afin qu’elles soient mieux réparties entre la collecte, le tri, la transformation pour le réemploi des matériaux, l’innovation et la recherche et développement, et si une approche plus transparente des tarifs pourrait être exigée auprès des éco-organismes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3891</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>715</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mélanie Thomin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Systématisation des tests salivaires en cas d’attaques sur le bétail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3891. — 11 février 2025. — Mme Mélanie Thomin interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’expérimentation dans le Finistère de la systématisation des tests salivaires en cas d’attaques sur le bétail. Après un siècle d’absence, le loup s’est réimplanté en Bretagne. Si cette nouvelle est un signe positif quant à l’évolution de la biodiversité et est un résultat concret des politiques menées pour sa préservation et son développement, conformément à la signature de la Convention de Berne entrée en vigueur le 1er juin 1982, il est nécessaire d’en assumer toutes les conséquences. Partout en France les cas d’attaques sur le bétail se multiplient. En 2024, 26 nouveaux départements ont été concernés par le déploiement de l’aide à la protection des troupeaux contre la prédation par le loup, faisant passer leur nombre total à 87. Pour beaucoup de ces attaques, il est difficile de déterminer avec précision quel animal est responsable. Cependant, cet enjeu est de taille au regard des règles d’indemnisation pour les éleveurs : s’il n’est pas possible de conclure sur l’origine des dommages, ceux-ci risquent de ne pas être dédommagés en fonction du contexte de prédation local. De plus, si la mort est consécutive à une prédation et que la responsabilité du loup n’est pas exclue, alors l’éleveur perçoit une aide financière. Il y a donc trois problématiques : le besoin des éleveurs dont le bétail a bien été victime du loup d’être justement indemnisés, le devoir pour les finances publiques que les aides de l’État correspondent bien à leur fléchage et la nécessité de déterminer précisément l’impact du loup sur les activités humaines. La mise en place de tests salivaires pourrait y répondre. Ceux-ci sont réalisés sur les carcasses des animaux d’élevage tués, où est prélevé sur les blessures ayant causé la mort un échantillon salivaire dont l’ADN permet d’identifier si un loup en est responsable. Bien que le plan national d’actions loup et activités d’élevage 2024-2029 ne prévoit pas ce dispositif, celui-ci est déjà expérimenté dans le département des Ardennes conformément à l’article 2.1. Inciter à l’innovation et encourager l’expérimentation, évaluer l’efficacité des procédés de ce même plan. Dans le Finistère, en 2024, ce sont plus de 40 % des dommages sur le bétail dont l’origine est indéterminée. Autoriser cette expérimentation donnerait aux services préfectoraux plus de moyens pour travailler à une coexistence apaisée entre l’humain et le loup, répondrait aux attentes concrètes des agriculteurs dans un département reconnu comme terre d’élevage et permettrait à ces services d’évaluer la pertinence de cette procédure. Elle lui demande donc s’il est envisagé d’expérimenter dans le Finistère la systématisation de ces tests salivaires, sur des communes préalablement ciblées, en cas d’attaque sur le bétail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3894</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>716</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Distances de sécurité entre les parcs éoliens et les infrastructures électriques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3894. — 11 février 2025. — M. Corentin Le Fur interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la réglementation encadrant les distances de sécurité entre les parcs éoliens et les infrastructures électriques. L’arrêté ministériel nº ECOI0100130A du 17 mai 2001, fixant les conditions techniques auxquelles doivent satisfaire le transport et la distribution d’énergie, ne prévoit pas de distance minimale spécifique entre les éoliennes et les ouvrages électriques tels que les lignes de haute tension. Pourtant, les recommandations du Réseau de transport d’électricité (RTE) préconisent systématiquement une distance égale au moins à la hauteur des éoliennes en bout de pale afin de prévenir les risques liés à l’effondrement d’éoliennes, à la projection d’éléments depuis les pales et aux oscillations des câbles conducteurs dues aux turbulences générées par le déplacement d’air des éoliennes. De surcroît, avec l’augmentation de la taille des éoliennes et l’intensification des tempêtes, les risques s’amplifient. Au vu de ces éléments et afin de ne pas compromettre la sécurité des infrastructures électriques et des personnes, il serait pertinent de préciser le droit en vigueur. Il est donc nécessaire d’adapter l’arrêté afin qu’une distance minimale entre les parcs éoliens et les lignes hautes tensions y soit inscrite. Cette évolution est d’autant plus souhaitable que dans de nombreuses régions, le développement anarchique de l’éolien pose des problèmes de sécurité publique et de stabilité des réseaux électrique. C’est pourquoi il lui demande s’il envisage de réviser l’arrêté du 17 mai 2001 afin d’instaurer des distances minimales obligatoires entre les éoliennes et les infrastructures électriques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3895</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>716</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Modification du périmètre d’autoconsommation collective
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3895. — 11 février 2025. — Mme Delphine Lingemann appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche, sur le périmètre d’autoconsommation collective tel qu’actuellement défini dans le plan climat air énergie territorial (PCAET). À travers l’élaboration des PCAET, les EPCI deviennent véritablement les coordinateurs de la transition énergétique sur leur territoire. Depuis 2019, il est obligatoire pour les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) de plus de 20 000 habitants. Des PCAET volontaires peuvent également être élaborés. Le PCAET est un véritable levier pour le développement des énergies renouvelables (EnR) dans les territoires. Par extension, ces projets d’EnR permettent aux collectivités de diversifier leurs ressources financières : vente d’électricité issue des installations d’EnR, valorisation du foncier dédié à la production d’EnR, etc. De nombreux EPCI, essentiellement ruraux, sont en train d’élaborer leur PCAET. À titre d’exemple, de nombreux EPCI du Puy-de-Dôme travaillent sur des projets d’installation de centrales photovoltaïques sur les toitures de leurs biens immobiliers. Or les EPCI situés en zones rurales, communautés de communes ou agglomérations, se heurtent au périmètre de 2 km alors même que leur patrimoine immobilier s’étend sur une distance bien supérieure. De fait, aujourd’hui, leurs projets sont bloqués. Sans l’extension de ce périmètre, les projets doivent être revus à la baisse afin de réduire le nombre d’installation ou leur puissance ainsi que le nombre de bâtiments concernés par l’autoconsommation collective. Ce blocage est d’autant plus néfaste que ce sont les bâtiments situés en zone très rurale et donc les plus éloignés qui sont les plus consommateurs d’électricité (gymnases, stations d’épuration, etc.) et les intégrer dans la boucle d’autoconsommation permettrait d’obtenir le meilleur taux d’autoconsommation. Dans ce contexte, elle lui demande de réviser le périmètre légal d’autoconsommation collective avec la mise en place d’un système dérogatoire en zone rurale afin qu’il puisse être en corrélation avec le périmètre de l’EPCI qui porte le projet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3940</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>716</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>TGAP : pénalisation des collectivités vertueuses</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3940. — 11 février 2025. — M. Philippe Bonnecarrère interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la trajectoire de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP). Le contrat moral entre le Gouvernement et les collectivités locales organisatrices de la gestion des déchets portait sur une augmentation progressive de la TGAP avec une atténuation pour les collectivités qui atteignaient les objectifs fixés. Une surtaxe TGAP a été mise en place qui a l’inconvénient majeur de rompre l’accord passé entre le Gouvernement et les collectivités puisque même les collectivités vertueuses supportent cette surtaxe. Il est impossible d’expliquer aux citoyens que mieux ils trient, plus cela ne change rien au coût supporté. La logique voudrait que la surtaxe TGAP soit supprimée pour les acteurs ayant atteint les objectifs de la loi. Il lui demande si tel est bien son projet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3969</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>717</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Céline Thiébault-Martinez</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Nuisances sonores et environnementales provoquées par l’aviation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3969. — 11 février 2025. — Mme Céline Thiébault-Martinez appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les nuisances sonores et environnementales provoquées par l’aviation, qui affectent un nombre important de Françaises et de Français, notamment en ce qui concerne l’aviation légère. Alors que la transition vers des moyens de transport plus respectueux de l’environnement s’intensifie, Mme la députée juge frappant de constater que des avions particulièrement bruyants, utilisant encore du carburant au plomb, continuent de survoler chaque jour des zones d’habitation et des établissements scolaires, sans régulation spécifique. Mme la députée souligne qu’en France, aucune réglementation n’encadre aujourd’hui ces vols, autorisés 365 jours par an, ce qui contribue à une pollution sonore et atmosphérique préoccupante. En bordure de sa circonscription, l’aérodrome de Lognes crée tant de nuisances qu’une association s’est constituée pour interpeller les pouvoirs publics. En rappelant que certains des voisins européens, comme l’Allemagne, ont déjà instauré des mesures pour limiter les nuisances de cette aviation et protéger leurs citoyens, elle lui demande quand la France prendra des mesures similaires en adoptant une réglementation stricte pour l’aviation et en particulier pour l’aviation légère, dans l’objectif de préserver la santé et le bien-être des riverains.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4022</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>717</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Le Pen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Metaleurop : demande de confirmation par l’État des indemnités</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4022. — 11 février 2025. — Mme Marine Le Pen interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche concernant les indemnisations promises par Mme la ministre aux riverains du site de l’ancienne usine de Metaleurop à Noyelles-Godault. Mme la députée rappelle que les indemnités sont issues de décisions rendues par la Cour administrative d’appel de Douai le 23 mai 2024 en faveur de ces riverains qui subissent une contamination au plomb et au cadmium liée à la pollution générée par l’ancienne usine Metaleurop. Elle souhaite ainsi obtenir une confirmation écrite des propos de sa part qui indique que son intention n’est pas de remettre en cause ces indemnisations, actuellement sécurisées sur des comptes de caisse des règlements pécuniaires des avocat (Carpa), même si un pourvoi a été déposé contre les arrêts de la Cour administrative d’appel. Elle lui demande si l’État considère que ces sommes sont effectivement acquises aux riverains.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4086</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>717</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claire Lejeune</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Mise en application des zones à faibles émissions (ZFE)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4086. — 11 février 2025. — Mme Claire Lejeune attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la mise en application des zones à faibles émissions (ZFE), imposées par la loi n° 2021-1104 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets (dite loi « climat et résilience »). L’instauration des ZFE aurait dû avoir pour corollaire une incitation suffisante des ménages à envisager une conversion vers un véhicule plus propre, ainsi qu’une densification substantielle du maillage de transports en commun. Cependant, les objectifs du Gouvernement établis pour la fin d’année 2024 n’ont pas été atteints, la France ayant enregistré une chute des ventes de voitures électriques de 24,4 %, les RER métropolitains n’étant pas prêts et le réseau des transports collectifs étant largement sous-financé. En effet, malgré les différentes aides à l’électrification du parc automobile, l’achat d’un véhicule électrique demeure inaccessible pour les classes populaires et les ménages moyens. Le reste à charge pour l’achat d’une voiture neuve et l’installation d’une borne de recharge peut varier entre 10 000 et 40 000 euros selon les modèles. De ce fait, les ménages les plus précaires font face à des injonctions contradictoires. Ceux résidant dans les territoires ruraux et périurbains et qui sont contraints d’utiliser la voiture pour leurs déplacements doivent s’équiper d’un véhicule à faible émissions, alors que le marché leur est inaccessible. Ce sont actuellement 12 millions de véhicules de particuliers ou de professionnels de Crit’Air 3, 4, 5 qui sont en circulation, dont 36 % des propriétaires déclarent qu’ils seront dans l’impossibilité d’effectuer une conversion vers un véhicule électrique faute de budget. Derrière ce pourcentage, ce sont des situations sociales dramatiques qui se dessinent : les citoyens seront forcés de risquer l’amende simplement pour aller travailler. Cette impréparation de l’État, ainsi que les reculs sur les budgets de transports en commun et des aides à l’achat d’un véhicule électrique, vont introduire des inégalités massives en matière de droit à la mobilité. La précarité mobilité explosera. C’est bien le principe d’égalité, fondement de la République, qui est en jeu. Dans l’attente de solutions de mobilités permettant à ces ménages une utilisation réduite de la voiture individuelle pour leurs trajets du quotidien, les aides à la conversion pour un véhicule plus propre doivent au contraire être accrues. Ce retard en matière d’électrification du parc automobile et de développement des transports en commun aura un coût social, sanitaire et écologique considérable pour les territoires concernés et les habitants qui y résident. Aussi, elle lui demande comment elle entend garantir que les classes populaires et moyennes ne soient pas des victimes collatérales de l’instauration des ZFE à cause des insuffisances de l’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3819</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>718</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frank Giletti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Accès à la ZA du plateau de Signes et au circuit Paul Ricard du Castellet.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3819. — 11 février 2025. — M. Frank Giletti attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur le tracé de nouvelles routes d’accès à la zone d’activité du plateau de Signes et au circuit Paul Ricard du Castellet ainsi que du contournement des communes, dans le but de s’engager collectivement au développement économique d’une des zones économiques du Var, tout en conciliant les enjeux environnementaux. Le département du Var compte sur son territoire la zone d’activité du plateau de Signes qui regroupe près de 180 entreprises pour 1 800 salariés, dont 60 % sont originaires du Var et 40 % des Bouches-du-Rhône, et le circuit Paul Ricard du Castellet, qui héberge notamment le mythique Bol d’Or. Cependant, ces infrastructures rencontrent depuis de nombreuses années des problèmes majeurs d’accessibilité routière qui restent sans solution. Les habitants des communes du Beausset, de Signes et de Cuges-les-Pins, pour n’en nommer que quelques-unes, sont confrontés à des problèmes de circulation des poids lourds dans leur centre-ville. En période de courses automobiles ou motos, cette problématique s’aggrave, avec un afflux considérable de spectateurs se rendant sur le circuit Paul Ricard du Castellet. Bien que les maires, la présidente de la Communauté d’agglomération Sud Sainte Baume, la chambre du commerce et de l’industrie soient pleinement engagés dans cette démarche, avec notamment la mise en place d’une grande enquête mobilité, le dossier d’accessibilité est au point mort. Dans cette optique, il lui demande quelles mesures le Gouvernement compte engager afin de soutenir les élus locaux ainsi que les acteurs économiques de la zone d’activité du plateau de Signes et du Circuit Paul Ricard du Castellet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3863</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>718</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Indemnisation des communes pour la gestion des fourrières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3863. — 11 février 2025. — M. Mathieu Lefèvre interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la gestion des fourrières par les communes. Considérée comme un service public obligatoire, cette gestion est imposée aux collectivités qui peuvent exercer une régie directe ou une délégation de service public. Toutefois, ces deux solutions pèsent sur les finances des collectivités qui, en plus de la gestion de ce service, doivent parfois supporter les frais d’enlèvement des véhicules dont les propriétaires s’avèreraient inconnus, introuvables ou insolvables. Ainsi, il l’alerte sur la nécessité d’instaurer une compensation à destination des collectivités afin de leur permettre d’assurer ce service public obligatoire et souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4067</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>719</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Défauts techniques des airbags
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4067. — 11 février 2025. — M. Paul Molac attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports sur la gestion des rappels des véhicules équipés d’airbags défectueux de la marque Takata. Ces airbags sont à l’origine du décès de 15 personnes sur l’ensemble du territoire et de plusieurs dizaines de blessés, qui ont donné lieu pour la plupart à l’ouverture d’informations judiciaires. Par ailleurs, les airbags défectueux Takata concerneraient 500 000 véhicules encore en circulation, dont 100 000 en outre-mer. Susceptibles de se dégrader progressivement avec le temps, notamment sous l’effet de la chaleur et de l’humidité, les airbags Takata connaissent un risque d’explosion plus important encore pour les territoires d’outre-mer. Or, malgré ce risque élevé d’accidents, il n’existe pas à ce jour une liste complète et fiable des marques et modèles concernés par l’équipement d’un airbag défectueux. Si le Ministère des transports a pu entreprendre une campagne d’information invitant les conducteurs ultramarins à vérifier le numéro de série (VIN) de leur véhicule sur la base d’une liste comprenant 19 marques, les lacunes existantes du dispositif placent la majorité des automobilistes en incapacité de vérifier si leur véhicule est concerné ou non, faute de listes complètes disponibles ; en cause notamment, l’absence de communication fiable et transparente des fabricants automobiles. Ainsi, il lui demande quelles mesures il envisage pour remédier à la lenteur et l’inefficacité des rappels des véhicules équipés d’airbags défectueux, ainsi que pour assurer une prise en charge rapide et équitable dans les territoires ultramarins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4068</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>719</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>L’état préoccupant du réseau routier en milieu rural et l’urgence d’intervenir
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4068. — 11 février 2025. — M. Julien Guibert attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports sur l’état préoccupant du réseau routier en milieu rural et l’urgence d’une intervention pour assurer son entretien et sa rénovation. Dans de nombreux territoires ruraux, les routes départementales et communales se dégradent à un rythme alarmant, mettant en péril la sécurité des usagers et l’attractivité économique de ces zones. Nids-de-poule, fissures, accotements affaissés : autant de dangers qui rendent la circulation difficile, voire périlleuse, pour les automobilistes, les transporteurs et les services de secours. Les collectivités locales, déjà asphyxiées financièrement, peinent à assumer seules la charge de l’entretien de ces infrastructures. Pourtant, dans des départements de grande ruralité comme la Nièvre, où la voiture individuelle reste le principal mode de déplacement en raison de l’absence d’alternatives de transport en commun suffisantes, l’état du réseau routier est un enjeu crucial pour la vie quotidienne des habitants et l’économie locale. Alors que l’État investit massivement dans les infrastructures des grandes métropoles, les territoires ruraux se sentent une fois de plus délaissés. Cette situation renforce le sentiment d’abandon ressenti par de nombreux Français vivant en dehors des grandes agglomérations. L’argent fléché par l’État est largement insuffisant pour le coût colossal que cela représente. Aussi, il lui demande s’il entend mettre en place un plan d’urgence national pour la rénovation du réseau routier rural et quelles mesures concrètes seront prises afin d’assurer un financement suffisant aux collectivités locales, permettant ainsi de garantir des infrastructures sûres et adaptées aux besoins des territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4087</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>719</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Grèves dans les transports
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4087. — 11 février 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la question des grèves des personnels de la SNCF lors des périodes de forte affluence. Un grand nombre de citoyens se trouvent injustement pénalisés par ces mouvements sociaux causés par une minorité de personnels à la forte capacité d’action sur la circulation des flux. À l’heure où, pour des raisons environnementales, le rôle de l’État est d’encourager les Français à privilégier le transport ferroviaire, il apparaît opportun de réfléchir à des solutions qui permettraient aux Français de ne pas connaître de tels désagréments. En Italie, par exemple, l’ensemble des salariés du secteur des transports ne sont pas autorisés à faire grève lors des fêtes de fin d’années et sur le temps des vacances scolaires. Il l’interroge sur les mesures envisagées pour permettre d’éviter de tels désagréments dans les transports lors des journées de forte affluence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4088</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>720</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Transport ferroviaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4088. — 11 février 2025. — M. Matthieu Marchio attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’effondrement alarmant du transport ferroviaire de marchandises en France, qui a enregistré une chute de 16,7 % en 2023, atteignant ainsi son plus bas niveau depuis 1980, selon les données du service des données et études statistiques (SDES) du ministère. Malgré l’objectif affiché par le Gouvernement de porter la part modale du fret ferroviaire à 18 % d’ici cinq ans, celle-ci ne dépasse pas aujourd’hui 8,9 %, en recul de 1,3 point en un an. Les explications avancées, mouvements sociaux et prix élevé de l’électricité, ne sauraient à elles seules justifier une telle dégringolade, d’autant plus que cette tendance à la baisse est continue depuis plusieurs années. Le transport de produits manufacturés chute de près de 24 %, celui des matériaux de construction de 21 % et la dynamique du transport combiné est totalement brisée. Cet effondrement est un non-sens écologique et économique à l’heure où la transition vers des modes de transport moins polluants devrait être une priorité. Comment le Gouvernement peut-il maintenir un tel objectif alors même que les faits démontrent un désengagement manifeste de l’État en faveur du fret ferroviaire ? Il lui demande donc quelles mesures concrètes et immédiates il entend prendre pour inverser cette tendance, soutenir efficacement le secteur et s’assurer que la stratégie nationale pour le développement du fret ferroviaire ne reste pas un simple affichage sans résultats tangibles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3854</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>720</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Impact de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) sur les collectivités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3854. — 11 février 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques interroge Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur l’attribution de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) et son impact sur les collectivités territoriales, en particulier dans le contexte actuel de fragilité financière de ces entités. Actuellement, la législation permet que la perte involontaire d’emploi, suivie d’une période de travail dans le secteur privé excédant 65 jours, neutralise la démission dans la fonction publique territoriale, conduisant à l’octroi rétroactif de l’ARE. Cette contrainte financière est imposée aux collectivités. Face à cette situation, il lui demande si le Gouvernement envisage favorablement des modifications législatives visant à « sécuriser » les collectivités territoriales face à ces demandes d’ARE, compte tenu de leur situation budgétaire précaire et du caractère obligatoire de cette indemnisation, contrairement aux situations similaires dans le secteur privé qui sont examinées en commission.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3859</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>720</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Reconnaissance des conjointes collaboratrices issues du monde commerçant
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3859. — 11 février 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur la stratégie que le Gouvernement entend mettre en place afin de reconnaître la place des conjointes collaboratrices issues du monde commerçant et artisan. En effet, de nombreuses Françaises sont largement impactées notamment du point de vue financier après de nombreuses années de travail au côté de leur conjoint. Une action de l’État pour les soutenir apparaît comme étant nécessaire. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3993</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>720</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Ouverture des droits à l’ARE des travailleurs en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3993. — 11 février 2025. — M. Thomas Ménagé attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi sur les difficultés rencontrées par certaines personnes en situation de handicap pour ouvrir des droits à l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) lorsqu’elles exercent une activité professionnelle. En effet, de nombreuses personnes en situation de handicap occupent des emplois à temps partiel, souvent en raison des limitations fonctionnelles liées à leur état de santé. Or l’ouverture des droits à l’assurance chômage repose principalement sur une durée d’affiliation minimale, fixée à 6 mois de travail sur les 24 derniers mois, critère qui peut être plus difficile à remplir pour ces travailleurs dont le volume horaire est réduit. Selon la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES), en 2021, 45 % des personnes en situation de handicap en emploi travaillaient à temps partiel, contre 18 % pour l’ensemble de la population active. Cette proportion particulièrement élevée s’explique par la difficulté à exercer une activité à temps plein, mais aussi par la nature des emplois proposés dans le cadre de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH), qui relèvent souvent de contrats précaires ou à durée déterminée. En conséquence, lorsqu’ils perdent leur emploi, ces travailleurs se trouvent plus fréquemment en situation de non-éligibilité à l’assurance chômage, ce qui les expose à une précarité accrue. Le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) et plusieurs associations alertent régulièrement sur ce point, soulignant que les critères d’éligibilité actuels ne prennent pas suffisamment en compte la réalité du travail pour ces publics. Dans un contexte où l’insertion et le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap constituent un enjeu majeur, ces obstacles à l’accès aux droits à l’assurance chômage peuvent avoir un effet dissuasif sur leur accès au marché du travail. Les dernières réformes de l’assurance chômage n’ont par ailleurs pas apporté de réponse spécifique à cette problématique, alors même que le taux de chômage des travailleurs handicapés demeure bien supérieur à la moyenne nationale. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage d’adapter les critères d’ouverture des droits à l’assurance chômage pour mieux prendre en compte la situation des travailleurs en situation de handicap exerçant une activité à temps partiel et, le cas échéant, quelles mesures pourraient être mises en œuvre afin de garantir une meilleure protection de ces publics.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4025</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>721</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Errante</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Assistantes maternelles face aux salaires impayés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4025. — 11 février 2025. — Mme Sophie Errante attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur les difficultés rencontrées par les assistantes maternelles en cas de non-paiement de leur salaire. Actuellement, les parents employeurs perçoivent la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE), une aide définie à l’article L. 511-1 du code de la sécurité sociale comme une prestation familiale. Toutefois, selon l’article L. 533-4 du même code, ces prestations sont insaisissables, sauf en cas de fraude avérée ou de fausse déclaration de l’allocataire. Ainsi, lorsqu’une assistante maternelle n’est pas rémunérée et engage une procédure judiciaire, les sommes allouées par l’État pour la garde des enfants ne peuvent être utilisées pour régler la dette salariale. Cette situation peut placer les assistantes maternelles dans une précarité alarmante. Même lorsque les prud’hommes statuent en leur faveur, les huissiers se retrouvent dans l’impossibilité d’exécuter les décisions de justice, laissant ces professionnelles sans recours. En plus de ne pas percevoir leur dû, elles doivent assumer des frais judiciaires élevés et se voient souvent privées de leurs documents de fin de contrat nécessaires à l’ouverture de leurs droits aux indemnités de chômage. De nombreuses assistantes maternelles finissant par renoncer à leur métier face à ces impayés, les organisations représentatives, syndicales et associatives ont statué en faveur de la création d’un fonds national de garantie des salaires, or il semble qu’aujourd’hui aucune mesure concrète n’ait encore été prise pour remédier à cette injustice. Elle lui demande donc quelles actions le Gouvernement envisage pour répondre à cette problématique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4044</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>721</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain David</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Indemnisation des arrêts maladie en cas de cumul emploi-retraite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4044. — 11 février 2025. — M. Alain David appelle l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur la limitation des indemnités journalières versées en cas d’arrêt maladie, dans le cadre du dispositif cumul emploi-retraite. En effet, depuis la loi n° 2019-1446 du 24 décembre 2019 de financement de la sécurité sociale pour 2020, l’article L. 323-2 du code de la sécurité sociale limite le nombre d’indemnités journalières pouvant être perçues par les personnes en situation de cumul emploi-retraite. Depuis le 13 avril 2021, cette limite est fixée par décret à 60 jours pour l’ensemble de la période pendant laquelle l’assuré perçoit un avantage vieillesse. Cette décision peut sembler particulièrement injuste compte tenu des cotisations versées par ces personnes, au même titre que les autres actifs, au régime de la sécurité sociale. De plus, la limitation à 60 jours, sur une période qui varie selon la situation de chaque assuré, est également une source d’inégalité. Aujourd’hui en France, ce sont près d’un demi-million de personnes, tous régimes de retraite confondus, qui ont choisi de retravailler tout en continuant à percevoir leurs pensions. Dans certaines circonstances, ce choix a été contraint économiquement par un niveau de pension très faible. Ces personnes sont alors particulièrement dépendantes de leur revenu complémentaire. Dès lors, la restriction de l’indemnisation des arrêts maladie risque d’inciter ces individus âgés à poursuivre leur activité professionnelle, au détriment de leur santé personnelle. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement envisage de revoir ce dispositif et permettre une meilleure indemnisation des arrêts maladies des personnes en situation de cumul emploi-retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4046</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>722</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Taxation de l’indemnité de départ à la retraite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4046. — 11 février 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur la question de la taxation des primes de départ à la retraite. Pour un certain nombre de Français, ces primes constituent une somme tout à fait conséquente au regard de leur salaire. Certaines personnes aux revenus parfois modestes peuvent alors bénéficier de primes issus de nombreuses années de travail, parfois difficiles. Si auparavant il leur était possible d’échelonner la perception de cette prime, ces personnes sont aujourd’hui contraintes de la percevoir en une seule fois. Ce changement a en effet un effet direct : la taxation de ces primes. Aussi, il le sollicite aux fins de recueillir des éléments sur la possibilité donnée à des Français modestes de ne pas être taxés sur leur prime de départ.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3831</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>722</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>SPA et accès à la formation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3831. — 11 février 2025. — Mme Colette Capdevielle alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur une anomalie juridique portant atteinte aux conditions de travail des salariés et salariées de la Société protectrice des animaux (SPA). La SPA, association à but non lucratif reconnue d’utilité publique, œuvre depuis 179 ans pour sauver, protéger et faire adopter des milliers d’animaux et ce, dans un cadre bien spécifique. Cependant, elle est actuellement rattachée à la convention collective des fleuristes, de la vente et des services des animaux familiers (IDCC 1978), qui régit les relations de travail entre employeurs et salarié (e) s dans le secteur des fleuristes et des animaleries. Cette affiliation semble non seulement inappropriée, mais également contre-productive, car elle ne prend pas en compte la spécificité des missions et des objectifs de la SPA. Les SPA n’ont pas pour vocation de vendre des animaux ou de les soigner dans un cadre commercial, mais d’offrir une protection aux animaux victimes de maltraitance, de négligence ou abandonnés. Les métiers dans ces structures, très différents de ceux des fleuristes ou des animaleries, nécessitent une approche adaptée en matière de formation et de conditions de travail, notamment en raison de l’impact psychologique de situations extrêmes telles que la maltraitance animale, la torture ou la zoophilie, auxquelles sont confrontés quotidiennement les salariés et salariées. Ce rattachement à une convention collective qui ne correspond pas à leur réalité professionnelle empêche les salariés et salariées d’accéder à des formations adéquates et spécialisées. Bien qu’elles cotisent chaque année des milliers d’euros auprès d’opérateurs de compétences des entreprises de proximité (OPCO EP) pour la planification et la logistique de la formation professionnelle, les SPA se retrouvent privées d’un accès à des formations qui répondent à leurs besoins spécifiques. Ce manque de soutien nuit également à leur évolution professionnelle, rendant les métiers de la SPÀ moins attractifs et aggravant encore les difficultés de recrutement dans ce secteur essentiel. Il est à noter qu’avant l’introduction de la convention collective des fleuristes et des animaleries, les SPA étaient précédemment soumises au droit du travail classique, ce qui leur permettait de mieux gérer leurs spécificités. Leur rattachement à cette convention a eu lieu en 2011, mais il semble qu’aucune réflexion n’ait été menée sur les spécificités du travail dans les refuges, qui diffèrent largement de ceux liés à la vente d’animaux ou à la floriculture. Aujourd’hui, l’intégration des refuges animaliers dans cette convention collective en 2011 est perçue comme une erreur par de nombreux acteurs du secteur. Elle souhaiterait donc savoir si elle envisagerait de revoir la catégorisation des refuges animaliers afin de les rattacher à une convention collective plus appropriée, permettant ainsi de garantir une meilleure prise en charge de la formation des salariés et salariées et de favoriser leur épanouissement au sein de ces structures qui jouent un rôle social fondamental.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3835</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>723</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Di Filippo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Hausse des tarifs des mutuelles et taxes gouvernementales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3835. — 11 février 2025. — M. Fabien Di Filippo alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la hausse importante des tarifs des mutuelles en 2024 et sur les nouvelles hausses pour 2025. Depuis 2021, les cotisations pour l’assurance santé ne cessent d’augmenter, mettant particulièrement à mal les retraités, pour qui ce poste de dépense devient parfois le premier derrière l’alimentation. Selon une enquête de la Mutualité française, après une hausse de 8 % en 2024, les complémentaires santé à statut mutualiste vont augmenter de 6 % en 2025. Pour de nombreux assurés, l’augmentation est bien plus importante. Certains retraités voient ainsi leurs cotisations flamber, parfois de 40 %, alors que le tableau des garanties évolue peu, voire se réduit. Devant les hausses extrêmement importantes des tarifs des mutuelles, un grand nombre d’entre eux s’interrogent sur l’utilité de continuer à en souscrire une, la différence entre les cotisations et les remboursements s’effectuant de plus en plus à leur désavantage. Certains se retrouvent même tout simplement contraints de prendre le risque d’y renoncer. Ces hausses sont de plus variables selon les territoires, ce qui crée un profond sentiment d’injustice chez les assurés. En effet, les organismes de mutuelle ajustent leurs tarifs à la hausse ou à la baisse selon les départements, en fonction de plusieurs critères, comme la consommation médicale des habitants (les habitants se rendent régulièrement chez les professionnels de santé, ils consomment plus de médicaments) et les dépassements d’honoraires des médecins. Selon UFC-Que choisir, seuls 25 % des prestataires proposent des tarifs relativement homogènes d’un département à l’autre. À l’inverse, 30 % font fortement varier leurs prix en fonction de la ville de résidence. Face aux difficultés que rencontrent de plus en plus de citoyens pour avoir accès aux soins, des mesures fortes doivent être prises en urgence. Un contrôle renforcé sur les différences de tarifs entre les territoires doit être effectué, afin que cessent ces inégalités et que les mutuelles continuent de jouer leur rôle pour l’accès aux soins pour tous à un tarif maîtrisé. De plus, les tarifs de la mutuelle santé augmentent chaque année en fonction de l’âge de l’assuré, de la composition de sa famille, de son régime social, mais aussi de l’évolution des taxes gouvernementales (taxe de solidarité de la CMU et taxe de solidarité additionnelle). Or ces taxes sont particulièrement importantes, puisqu’elles s’élèvent à 14,1 % du montant de la cotisation pour les contrats dits responsables et à 21,1 % pour les contrats non responsables. Elles représentent donc deux mois de cotisation pour les adhérents. La Fédération des mutuelles de France indique qu’en 20 ans, la taxation sur les contrats santé a été multipliée par 9 (ces taxes représentaient 1,75 % du montant des cotisations en 2000), ce qui va à l’encontre d’un accès à la couverture santé pour tous. Cette fiscalité exponentielle sur les contrats de santé est une particularité française sans équivalent dans les pays voisins européens qui se répercute directement sur le pouvoir d’achat des assurés. Il lui demande donc quelles mesures elle entend prendre pour assurer une plus grande égalité dans l’accès aux soins, mieux protéger les citoyens face à la hausse exponentielle des tarifs des mutuelles, notamment les personnes retraitées et mettre fin aux taxes gouvernementales qui renchérissent le coût de ces mutuelles dans un contexte de forte inflation, qui assimilent la santé à une marchandise et qui portent atteinte à la possibilité pour chacun de bénéficier des soins dont il a besoin.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3836</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>723</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Jenft</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Cumul des pensions d’invalidité des personnes en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3836. — 11 février 2025. — M. Pascal Jenft attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles au sujet des règles de cumul des pensions d’invalidité des personnes en situation de handicap. Lorsqu’une personne souffre d’un handicap, l’empêchant de poursuivre son activité professionnelle à temps plein, une aide lui est versée par l’État pour lui éviter une perte de revenus. Selon l’article R. 341-1 du code de la sécurité sociale, cette aide est déterminée selon le montant du « salaire de comparaison ». C’est soit la moyenne des meilleurs salaires des dix dernières années travaillées ou le salaire de l’année précédant la période d’invalidité. L’aide en question doit permettre de conserver le niveau de vie de la personne. Cependant, ce dispositif présente une limite : il empêche la progression des revenus. En effet, si le bénéficiaire perçoit une prime ou obtient une augmentation dans le cadre de son activité professionnelle, son allocation est réduite pour ne pas dépasser un seuil de revenu tel que calculé lors de l’octroi de cette aide. Ainsi, son niveau de vie ne peut évoluer favorablement. Ce système procure aux personnes concernées, déjà frappées par la maladie ou le handicap, un sentiment d’injustice. De plus, si leurs revenus ne peuvent augmenter, la motivation à progresser professionnellement risque de s’évaporer et ainsi nuire à l’économie du pays. Pour ces raisons, il lui demande de prendre en considération cette problématique et lui demande quelles solutions elle compte mettre en place pour permettre aux personnes percevant une pension d’invalidité de voir leurs revenus évoluer grâce à leur activité professionnelle, sans que cela ne se traduise par une diminution systématique de leur aide.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3837</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>724</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frank Giletti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Cumul emploi-retraite et indemnités journalières de sécurité sociale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3837. — 11 février 2025. — M. Frank Giletti interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le cumul emploi-retraite avec les indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS). Il est permis aux personnes retraitées de continuer à travailler, que ce soit par choix ou par nécessité, pour compléter leur pension de retraite (de base et complémentaire) par une rémunération professionnelle. On parle alors de « cumul emploi-retraite ». En effet, le cumul des revenus d’une activité professionnelle et d’une pension de retraite est un droit ouvert à tout retraité. Or, depuis le 13 avril 2021, les personnes ayant atteint l’âge légal de la retraite, titulaires d’une pension (rente ou allocation de vieillesse) et en situation de cumul emploi-retraite, ne peuvent plus disposer que de 60 jours d’IJSS pour l’ensemble de la période pendant laquelle ce cumul est effectif (CSS art. R 323-2 modifié). Ces dispositions s’appliquent de manière rétroactive aux arrêts de travail prescrits depuis le 1er janvier 2021. Par conséquent, les salariés en situation de cumul emploi-retraite ayant atteint l’âge légal de départ à la retraite qui se trouveraient ou seraient amenées à se trouver en arrêt maladie peuvent se voir contraintes de rembourser un trop-perçu à la sécurité sociale en cas de dépassement de 60 jours d’IJSS. Un problème se pose pour les personnes concernées par une longue maladie dont l’employeur aurait omis d’appliquer ces nouvelles dispositions, tout en faisant une subrogation de maintien de salaire. En effet, il existe un nombre conséquent de cas subissant la lenteur de la sécurité sociale, qui met un temps considérable pour identifier une situation de cumul-emploi retraite avec un dépassement de 60 jours des IJSS. Ce faisant, la demande de régularisation intervenant de nombreux mois après ce dépassement, des sommes conséquentes peuvent ainsi être demandées aux salariés quand bien même ceux-ci ne seraient pas responsables de la situation du fait d’un employeur ne les ayant pas avertis et n’ayant pas tenu compte de l’article R. 323-2 du code de la sécurité sociale (CSS). Beaucoup de personnes exerçant un cumul emploi-retraite le font par nécessité du fait d’un montant de pension bien trop faible pour pouvoir en vivre. Si l’on ajoute à cela la situation de longue maladie souvent due à des raisons de santé grave comme un cancer ou autre, il s’agit d’une injustice flagrante pour les retraités concernés. Ainsi, il lui demande comment le Gouvernement prévoit de prendre en compte les situations particulières et difficiles des personnes en situation d’emploi-retraite et en longue maladie dont l’employeur aurait omis de tenir compte du seuil de 60 jours maximum pour le paiement des IJSS.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3838</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>724</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Déremboursement des tests antigéniques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3838. — 11 février 2025. — M. Corentin Le Fur interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur un potentiel déremboursement des tests antigéniques de dépistage du covid-19. Depuis le début de la pandémie de covid-19, déclarée le 11 mars 2020, la propagation du virus a nécessité l’utilisation de nombreux tests antigéniques. Avant le 1er mars 2023, les tests RT-PCR et antigéniques étaient exceptionnellement pris en charge à 100 % par l’assurance maladie obligatoire, pour les personnes vaccinées sans prescription médicale. Depuis le 1er mars 2023, les tests antigéniques de dépistage de la covid-19 réalisés par les professionnels de santé ne sont plus remboursés qu’à 70 %, voire 60 % (selon le professionnel de santé réalisant le test) sauf pour les mineurs et les plus de 65 ans. Ces dernières semaines, la question d’un nouveau recul de cette prise en charge a été envisagée. Les tests antigéniques de dépistage du covid-19 pourraient ne plus être remboursés, selon un projet d’arrêté rendu public par l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). Ce potentiel déremboursement interroge, surtout en période d’épidémies hivernales. Il lui demande donc de bien vouloir indiquer sa position en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3858</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>724</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Obligation de fermeture hebdomadaire pour les boulangers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3858. — 11 février 2025. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur une réglementation datant de 1919, qui impose aux boulangeries et dépôts de pain une obligation de fermeture hebdomadaire. Cette disposition, conçue à l’époque pour préserver le repos hebdomadaire des travailleurs, pourrait aujourd’hui faire l’objet d’une réflexion approfondie afin de mieux tenir compte des réalités économiques et sociales contemporaines. À ce jour, 50 départements autorisent par arrêté préfectoral l’ouverture des boulangeries sept jours sur sept, tandis que 45 départements maintiennent encore une fermeture hebdomadaire obligatoire. Dans le département du Doubs, un arrêté préfectoral du 4 mars 1997 impose cette fermeture hebdomadaire, en application de l’article L. 3132-29 du code du travail. Cet article, à portée générale, confère aux préfets le pouvoir de réglementer les fermetures hebdomadaires dans différents secteurs d’activité, y compris la vente de pain. Cette mesure, initialement conçue pour garantir une journée de repos aux artisans boulangers travaillant souvent seuls ou en famille, a joué un rôle essentiel à son époque. Cependant, les évolutions des modes de vie, des attentes des consommateurs et de l’organisation des entreprises de boulangerie justifient aujourd’hui d’évaluer si cette disposition reste adaptée. Dans certains cas, elle peut limiter les possibilités de développement des entreprises ou fragiliser la présence de commerces de proximité, particulièrement dans des territoires où ces derniers jouent un rôle crucial. Permettre l’ouverture des boulangeries sept jours sur sept offrirait une option supplémentaire aux artisans qui souhaiteraient mieux répondre aux attentes de leurs clients et optimiser leur compétitivité. Il est important de souligner que cette mesure ne remettrait pas en cause la possibilité, pour ceux qui le souhaitent, de continuer à observer une fermeture hebdomadaire. Elle viserait simplement à leur offrir plus de flexibilité, tout en assurant une équité avec d’autres acteurs économiques, comme les grandes surfaces, qui ne sont pas soumises à de telles restrictions. Cette ouverture facultative pourrait également bénéficier aux jeunes en recherche de contrats adaptés pour financer leurs études, ainsi qu’aux employés qui verraient leur pouvoir d’achat augmenter grâce aux majorations salariales appliquées le dimanche. En tout état de cause, cette possibilité reposerait sur le volontariat, tant pour les employeurs que pour les salariés, permettant ainsi une adaptation aux spécificités et aux besoins de chacun. En permettant cette ouverture, le Gouvernement valoriserait le dynamisme des artisans boulangers, qui sont également des chefs d’entreprise engagés dans leurs territoires. Une telle mesure pourrait renforcer l’attractivité des métiers de l’artisanat, encourager l’emploi et contribuer à la revitalisation des territoires. Par ailleurs, elle répondrait à une demande croissante des consommateurs, soucieux d’avoir accès à des produits frais et locaux au quotidien. Mme la députée souhaite donc connaître la position de Mme la ministre concernant cette obligation de fermeture hebdomadaire imposée aux boulangeries. Elle l’interroge sur les éventuelles démarches envisagées pour réviser l’article L. 3132-29 du code du travail, afin d’adapter cette réglementation aux réalités actuelles, tout en maintenant une concurrence équitable au sein du secteur. Enfin, elle souhaiterait savoir comment elle entend réduire les disparités entre les départements, afin de promouvoir une égalité territoriale et d’assurer aux boulangers des conditions équitables, quel que soit leur lieu d’implantation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3866</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>725</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Publication de l’arrêté interministériel modifiant l’affichage du nutri-score
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3866. — 11 février 2025. — Mme Louise Morel interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le retard de publication de l’arrêté interministériel modifiant l’affichage du nutri-score, dont l’actualisation a été validée par la gouvernance transnationale en septembre 2023 et qui devait entrer en vigueur au 1er janvier 2024. Cette mise à jour du nutri-score, fruit du travail d’un comité scientifique indépendant regroupant des experts de sept pays européens, vise à renforcer l’information des consommateurs en prenant mieux en compte les dernières avancées scientifiques en matière de nutrition. Son objectif est de refléter plus fidèlement la qualité nutritionnelle des aliments, notamment en réévaluant les produits riches en sucres, en sel, en graisses saturées ou encore ultra-transformés. Or alors que plusieurs pays européens ont déjà adopté cette mise à jour, la France n’a toujours pas publié l’arrêté permettant son application sur son territoire, alors même que la période de notification à la Commission européenne est achevée depuis avril 2024. Les justifications liées au contexte politique récent (élections européennes, dissolution de l’Assemblée nationale) ne semblent plus pertinentes aujourd’hui pour expliquer ce retard. De nombreux professionnels de santé, scientifiques et associations de consommateurs s’interrogent donc sur les raisons de ce blocage, qui semble être lié à des pressions exercées par certains acteurs de l’industrie agroalimentaire. La récente décision de Danone de retirer le nutri-score de plusieurs de ses produits, dont les boissons lactées sucrées, souligne à quel point l’actualisation de cet outil d’information dérange certains industriels. Aussi, elle lui demande de préciser quel est l’état d’avancement de la publication de cet arrêté ; il en va de la transparence vis-à-vis des consommateurs et du respect des engagements de la France en matière de santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3867</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>726</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexis Corbière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Scandale des eaux Nestlé : le Gouvernement doit protéger les consommateurs !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3867. — 11 février 2025. — M. Alexis Corbière alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles concernant le scandale des eaux en bouteilles qui vise la multinationale Nestlé, en France et plus particulièrement dans les départements des Vosges et du Gard. Il s’agit ici d’interroger les agissements des usines Nestlé sur le traitement des eaux minérales naturelles dans les Vosges, où la multinationale produit les marques Contrex, Hépar et Vittel, ainsi que dans le Gard où est produite l’eau Perrier. Le code de la santé publique affirme que ces eaux sont naturellement saines et ne présentent pas de risque face à la pollution. Ainsi, nul besoin de les désinfecter par l’usage de microfiltration, comme il est autorisé de le faire pour l’eau du robinet. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a établi le seuil de microfiltration à 0,8 micromètre, seuil limite pour ne pas perturber la composition microbienne de l’eau. En deçà, l’eau naturelle perd alors ses bénéfices. Une enquête de Médiapart révèle pourtant que Nestlé utilise bien des microfiltres de 0,2 micromètre et ce, depuis 2010. La France fait alors exception en Europe car de tels seuils ne sont atteints nulle part ailleurs. Seuls deux pays utilisent des microfiltres de 0,4 micromètre, à savoir la Belgique et l’Espagne. Plus grave encore, l’enquête croisée du Monde et de Radio France affirme qu’en février 2023, les préfets concernés ont reçu, suite à une réunion interministérielle, l’autorisation de valider la microfiltration à 0,2. Quelques mois plus tard, les agences régionales de santé (ARS) Vosges et Occitanie ont déclaré que les différentes eaux concernées ne répondaient plus au critère de pureté originelle. En décembre 2024, la même ARS Occitanie a préconisé l’arrêt de la production de Perrier car l’eau présentait un potentiel risque viral pour les consommateurs. Le rapport de l’agence évoque des résultats microbiologiques inhabituels pour une eau minérale naturelle et la présence de micro-organismes dans les eaux brutes, ce qui est interdit par la réglementation. Le rapport de l’ANSES de 2024 affirme que la qualité des eaux du groupe n’est pas respectée et qu’une surveillance élargie est nécessaire. En plus de cela, l’ANSES pointe la contamination généralisée des sources d’eau minérale du groupe Nestlé ainsi que la présence de traces de polluants éternels. Pour rappel, dans le Gard en avril 2024, ce ne sont pas moins de deux millions de bouteilles de la marque Perrier qui ont été détruites par Nestlé suite à la contamination de la source par des bactéries fécales. Sans la décision du préfet de détruire ces bouteilles, comment être assurés que ces mêmes bouteilles n’allaient pas finir sur les étalages des différents points de vente ? C’est ce que l’ONG Food Watch pointe. En juillet 2022, le rapport de l’nspection générale des affaires sociales (IGAS) est remis au Gouvernement. La direction générale de la santé (DGS) affirme que toutes les eaux Nestlé font l’objet de traitements non conformes et parle d’un risque médiatique fort ainsi que d’un risque de contentieux avec la commission européenne. En octobre, la DGS demande au Gouvernement des instructions sur les suites du rapport IGAS mais n’a aucun retour et se dit favorable à la suspension immédiate de l’autorisation d’exploiter les sources de Nestlé. Malgré l’accord du ministère de la santé dans un premier temps, le Gouvernement fait marche arrière et autorise Nestlé à utiliser des microfiltres inférieurs à 0,8 micromètre. L’enquête de Radio France révèle que Nestlé a pu faire pression en utilisant l’argument d’un plan social avec 190 licenciements supplémentaires si le traitement des eaux par microfiltration était interdit. Pleine lumière doit être faite sur le traitement des eaux effectué par les différentes usines Nestlé ainsi que sur la qualité des eaux embouteillées. Ainsi, M. le député demande à Mme la ministre quelles sont les démarches qui vont être entreprises pour que les Français puissent connaître en toute transparence le fonctionnement des usines Nestlé en France. Il souhaite savoir si elle peut assurer que la santé des consommateurs sera assurée. Enfin, il l’interroge sur la teneur des échanges entre Nestlé et les différents ministères concernés par ce scandale et souhaite savoir pourquoi la direction générale de la santé n’a pas été entendue sur ces différentes alertes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3892</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>726</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Augmentation du nombre de demandeurs d’emploi
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3892. — 11 février 2025. — M. Thierry Frappé attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le ralentissement préoccupant du marché de l’emploi en France. Après une période de forte dynamique sur le front de l’emploi, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de manière significative, avec une progression de 3,9 % au quatrième trimestre 2023 pour la catégorie A. Ce retournement s’inscrit dans un contexte économique marqué par des défaillances d’entreprises en hausse (+ 16,8 % en 2024). Alors que les politiques économiques précédentes, notamment les incitations à l’apprentissage et les baisses de charges pour les entreprises, ont permis de soutenir l’emploi, ces mesures semblent aujourd’hui atteindre leurs limites. Par ailleurs, l’environnement international, avec une récession en Allemagne et un déplacement des investissements vers les États-Unis d’Amérique, accentue les difficultés pour les entreprises françaises. Dans ce contexte, il est essentiel d’anticiper les risques de fragilisation durable du marché du travail et de désindustrialisation. Il l’interroge donc sur les actions concrètes qu’il entend mettre en œuvre pour enrayer cette dynamique négative. Il souhaite savoir quelles mesures sont prévues pour soutenir l’investissement, favoriser la compétitivité des entreprises françaises et renforcer la politique de l’emploi, tout en répondant aux impératifs de maîtrise des finances publiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3898</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>727</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Thiébaut</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Avenir des micro-crèches privées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3898. — 11 février 2025. — M. Vincent Thiébaut attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur une problématique touchant au secteur de la petite enfance, en particulier les micro-crèches privées. Un projet de décret gouvernemental, prévu pour entrer en vigueur le 1er janvier 2026, impose une refonte des qualifications requises pour les personnels des micro-crèches. Cette mesure préoccupe le secteur de la petite enfance qui redoute notamment la fermeture de nombreuses structures privées, la perte d’emplois locaux et une pression accrue sur les services publics d’accueil déjà saturés. Les professionnels du secteur de la circonscription de M. le député sont particulièrement inquiets face à cette situation. Ils craignent une réduction drastique des capacités d’accueil et une pénurie de solutions adaptées pour les enfants, surtout ceux ayant des besoins spécifiques. Aussi, il lui demande quelles mesures elle envisage de prendre pour éviter ces conséquences préjudiciables et garantir la pérennité des structures de petite enfance privées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3916</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>727</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Situation des hôpitaux, notamment dans le Val-de-Marne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3916. — 11 février 2025. — Mme Clémence Guetté attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences dramatiques de la détérioration du monde hospitalier, particulièrement des services d’accueil et des urgences. Le 10 janvier 2025, une femme de 26 ans est décédée aux urgences de Villeneuve-Saint-Georges. Elle y avait passé plusieurs heures dans l’attente d’être examinée. Le parquet de Créteil a ouvert une enquête pour connaître les causes de sa mort, mais elle pourrait s’ajouter aux nombreux décès pour « faute de soins » aux urgences. Plusieurs citoyens ont signalé des problèmes parfois graves de prise en charge dans des hôpitaux du Val-de-Marne. De fait, le fonctionnement en flux tendu, les fermetures de service et les dysfonctionnements des SAMU à cause du manque de matériel et d’effectifs sont les causes directes de ce que les professionnels appellent les « morts évitables », évaluées autour de 1 500 à 2 000 par an. Depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, 34 000 lits d’hôpitaux ont été supprimés, malgré une augmentation des besoins. 85 % des soignants considèrent que les conditions de prise en charge des patients se sont dégradées ces dernières années et 87 établissements ont dû déclencher un plan blanc cet hiver. Comme le témoignait une infirmière : « La sécurité des patients et des soignants n’est plus assurée. On devient maltraitant par manque de temps ». Alors qu’ils étaient applaudis durant l’épidémie du covid-19, ils sont en réalité abandonnés par les gouvernements successifs et en détresse. Selon l’association Soins aux professionnels de la santé, environ trois soignants se suicident tous les deux jours. Elle l’interroge donc sur ce qu’elle compte entreprendre pour sauver l’hôpital public français, alors que tant les professionnels que le groupe La France insoumise - Nouveau Front populaire demandent que les moyens nécessaires à son fonctionnement lui soient accordés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3918</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>727</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Conséquences du décret no 2023‑785 du 16 août 2023</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3918. — 11 février 2025. — Mme Clémence Guetté appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la date butoir du 31 mars 2025 pour l’entrée en vigueur de l’utilisation exclusive des gamètes et embryons pour lesquels les donneurs ont consenti à la transmission de leurs données non identifiantes et à la communication de leur identité. En effet, l’article 5 de la loi du 2 août 2021 relative à la bioéthique indique qu’à compter d’une date fixée par décret, ne peuvent être utilisés pour une tentative d’assistance médicale à la procréation que les gamètes et les embryons proposés pour lesquels les donneurs ont consenti à la transmission de leurs données non identifiantes et à la communication de leur identité en cas de demande des personnes nées de leur don. Le décret n° 2023-785 du 16 août 2023 a fixé cette date au 31 mars 2025. Si des craintes ont pu apparaître quant à d’éventuelles conséquences négatives de la levée de l’anonymat sur le nombre de donneurs, elles se sont avérées injustifiées. Des campagnes régulières de l’Agence de biomédecine permettent de recruter de nouveaux donneurs. Le nombre de donneurs de sperme a ainsi augmenté en 2022, puis est resté stable lors de l’année 2023. En même temps, l’ouverture de la PMA à de nouveaux publics a entraîné un afflux de demandes. De ce fait, les délais d’attente déjà conséquents ont été augmentés, notamment en l’absence d’augmentation suffisante des moyens humains et matériels dédiés à l’assistance médicale à la procréation. Dans ce contexte, les conséquences de la date butoir du 31 mars 2025 inquiètent de nombreux professionnels et associations. Le journal Le Monde du 25 janvier 2025 indique qu’« à ce stade aucune décision définitive n’a été prise », quant au devenir des gamètes à partir du 31 mars, citant une source au sein du ministère de la santé. Aussi, plusieurs questions nécessitent des réponses claires, d’urgence. D’abord, quels moyens compte-t-elle mettre sur la table afin d’aider les CECOS à utiliser ces gamètes avant le 31 mars, ou de leur permettre de recueillir le consentement des donneurs quant à la levée de leur anonymat ? Ensuite, dans quelle mesure la conservation de gamètes de donneurs anonymes au-delà de cette date est-elle envisagée afin de mener à son terme le processus de recueil du consentement dans le cas où il n’aurait pas été possible d’obtenir une réponse de tous les donneurs d’ici là ? Enfin, a-t-elle étudié les éventuelles conséquences négatives de l’entrée en vigueur de ce décret sur les délais d’attente à partir du 31 mars et le cas échéant, envisage-t-il de donner un délai supplémentaire aux CECOS ? Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3919</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>728</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Hablot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Répartition de l’APL entre des parents séparés ou divorcés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3919. — 11 février 2025. — M. Stéphane Hablot alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la question de la répartition de l’aide personnalisée au logement (APL) entre deux parents séparés ou divorcés en cas de garde alternée. Le Haut conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA), dans son rapport intitulé « Les ruptures de couples avec enfants mineurs » publié en janvier 2020, avait mis en lumière les difficultés rencontrées par les parents séparés dans l’accès aux prestations familiales et sociales, en particulier en cas de résidence alternée. Bien que le Conseil d’État ait reconnu dans un arrêt du 21 juillet 2017 la possibilité de partager les APL entre les deux parents, cette répartition demeure aujourd’hui largement inapplicable en raison de l’absence de base légale claire et des contraintes administratives invoquées par les caisses d’allocations familiales (CAF). Cette situation crée donc une inégalité de traitement entre les parents, notamment lorsque l’un d’eux ne perçoit aucune aide au logement malgré la charge effective de l’enfant pendant son temps de résidence. Elle constitue également un frein à la mise en place de la garde alternée, alors que celle-ci répond aux besoins de nombreux enfants et familles. Toutefois, il est évident qu’une évolution vers un partage plus équilibré des prestations ne peut être envisagée sans prendre en compte ses effets redistributifs potentiellement négatifs. Comme le souligne le HCFEA, si une répartition stricte des aides entre les deux parents devait être mise en place, elle pourrait conduire à une baisse des prestations pour certains foyers, touchant en premier lieu les parents disposant des ressources les plus faibles, qui sont aujourd’hui très majoritairement des femmes. Conscient de ces enjeux, le secrétaire d’État chargé de l’enfance et des familles avait en 2020 demandé à ses services d’expertiser différentes orientations, en analysant prestation par prestation l’opportunité d’avancer vers un partage plus équitable entre les parents. Cette réflexion s’inscrit dans une approche globale de meilleure prise en compte des situations de séparation, avec toujours à l’esprit l’intérêt supérieur de l’enfant. Toute solution retenue devrait être lisible et équitable pour toutes les familles, quelle que soit leur situation matrimoniale (familles monoparentales, séparées, ou recomposées) et quel que soit le mode de résidence choisi pour l’enfant après la séparation (résidence alternée, garde exclusive avec un droit de visite élargi, etc.). Dans ce contexte, il lui demande où en sont ces travaux, quelles conclusions ont pu être tirées des expertises menées et si elle envisage aujourd’hui des évolutions législatives ou réglementaires permettant d’assurer un traitement plus juste des parents en situation de garde alternée, tout en préservant l’équilibre financier et social du système des prestations familiales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3920</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>728</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Brard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Suivi et gestion des fonds attribués aux pupilles de l’État à leur majorité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3920. — 11 février 2025. — M. Jean-Michel Brard appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation de certains jeunes pupilles de l’État, orphelins de leurs deux parents, qui, à leur majorité, se retrouvent souvent sans accompagnement adéquat pour la gestion des fonds qui leur sont attribués. Ces sommes peuvent parfois atteindre des montants importants et sont malheureusement trop souvent dilapidées en moins d’un an, notamment en raison de leur vulnérabilité et de possibles addictions (jeux, drogues, etc.). En effet, certains pupilles se voient attribuer par les tribunaux, en réparation de préjudices subis (violence, disparition brutale de leurs parents…), des sommes d’argent destinées à compenser ce préjudice et parfois les montants sont importants. Ces sommes, prises en charge jusqu’à leur majorité par les conseils départementaux, leur sont versées directement sous forme de capital à leur 18e année. Actuellement aucun dispositif de suivi ou de contrôle de l’utilisation de ces fonds ne semble mis en place pour les accompagner. Certes, ils sont devenus majeurs, mais il est fréquent que ces jeunes, ayant souvent connu des parcours de vie marqués par l’instabilité et les difficultés, gaspillent cet argent à diverses fins inutiles, faute d’accompagnement et de repères. Cette situation accroît leur précarité et compromet leur insertion sociale et professionnelle. Ainsi, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement, en lien avec les départements, a déjà mises en place pour accompagner ces jeunes dans la gestion de leur projet de vie à leur majorité. Afin d’éviter que ces jeunes dilapident en peu de temps l’argent alloué, il lui demande s’il est prévu un accompagnement, soit en amont, soit après la perception de leur indemnité et s’il est envisagé de revoir cette attribution, non pas sous la forme d’un capital, mais plutôt d’annuités ou de rentes. De tels versements étalés dans le temps leur permettraient de s’habituer à une gestion responsable des sommes versées après leur sortie du dispositif de protection de l’enfance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3921</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>729</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mélanie Thomin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Compensation financière des revalorisations salariales du Ségur pour les CIDFF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3921. — 11 février 2025. — Mme Mélanie Thomin alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation financière du réseau des Centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) de Bretagne concernant les difficultés liées à l’application de l’arrêté du 6 août 2024, portant extension du Ségur de la santé à l’ensemble des salariés du secteur sanitaire, social et médico-social, y compris ceux des CIDFF. Jusqu’à présent, les salariés des CIDFF ne bénéficiaient pas de la « Prime Ségur », à hauteur de 183 euros nets mensuels. Ainsi, cette extension de revalorisation salariale est essentielle pour reconnaître l’engagement des professionnels qui jouent un rôle clé dans la lutte pour l’égalité femmes-hommes et la défense des droits des femmes. Toutefois, cette mesure représente un surcoût de 5,7 millions d’euros pour l’ensemble du réseau national des CIDFF. En Bretagne, cette hausse de la masse salariale représente 281 000 euros, dont 97 000 euros pour le CIDFF du Finistère. L’absence de compensations financières de l’État pénalise gravement les finances des CIDFF. La situation est telle que le CIDFF du Finistère pourrait être en cessation de paiement d’ici avril. Dans ce contexte, il est absolument nécessaire de procéder à une réévaluation de la dotation annuelle versée par l’État au réseau des CIDFF, afin d’éviter la réduction voire la cessation de leur mission d’intérêt général reconnue et agréée par l’État. Elle lui demande donc de bien vouloir lui préciser ses intentions quant à cette proposition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3929</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>729</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Injustice envers agents publics de France Travail de Seine-saint-Denis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3929. — 11 février 2025. — M. Thomas Portes interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la question des agents publics de Pôle Emploi - France Travail et leur droit à la prime de fidélisation en Seine-Saint-Denis. Des agents publics des Pôle Emploi - France Travail ont fait part à M. le député de leur interrogation quant à leur droit à toucher la prime de fidélisation en Seine-Saint-Denis, qui permet de toucher 12 000 euros après cinq ans de travail dans la fonction publique dans le département. Cette prime a été mise en place dans le cadre du plan du Gouvernement « l’État plus fort en Seine-Saint-Denis ». Suite à la fusion de l’ANPE public et des Assédic privés en 2008, ces agents, comme 20 % d’entre eux à l’époque, ont fait le choix de rester sous statut public, malgré les sacrifices que cela impliquait, comme le renoncement au quatorzième mois proposé aux agents privés. En Seine-Saint-Denis, ils sont au nombre d’une centaine environ aujourd’hui. Dans un département au taux de chômage de plus de 10 %, ces agents jouent un rôle particulièrement important. Des représentants syndicaux de ces agents publics ont rencontré le directeur général de France Travail pour lui demander s’ils pouvaient bénéficier de cette prime. Ce à quoi ils ont reçu pour réponse qu’ils n’étaient pas concernés. M. le député demande donc, avec ces agents publics des Pôle Emploi - France Travail, une clarification sur cette question qui touche plus largement à leur statut. Il demande pourquoi, s’ils ont fait le choix de demeurer agents de l’État, ils se voient refuser les droits accordés à leurs pairs dans d’autres secteurs. M. le député demande aussi à Mme la ministre pourquoi, s’ils ne sont pas concernés par ces droits, ils n’ont pas la possibilité non plus de bénéficier des droits accordés à leurs collègues de statut privé. Il lui demande enfin quelles initiatives sont envisagées, de manière générale, à propos du statut et des droits de ces travailleurs de France Travail ayant fait le choix de rester des agents de l’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3930</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>730</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nadège Abomangoli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Injustice envers agents publics de France Travail en Seine-Saint-Denis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3930. — 11 février 2025. — Mme Nadège Abomangoli interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la question des agents publics de Pôle Emploi - France Travail et leur droit à la prime de fidélisation en Seine-Saint-Denis. Des agents publics des Pôle Emploi - France Travail ont fait part à Mme la députée de leur interrogation quant à leur droit à toucher la prime de fidélisation en Seine-Saint-Denis, qui permet de toucher 12 000 euros après cinq ans de travail dans la fonction publique dans le département. Cette prime a été mise en place dans le cadre du plan du Gouvernement « l’État plus fort en Seine-Saint-Denis ». Suite à la fusion de l’ANPE public et des Assédic privés en 2008, ces agents, comme 20 % d’entre eux à l’époque, ont fait le choix de rester sous statut public, malgré les sacrifices que cela impliquait, comme le renoncement au quatorzième mois proposé aux agents privés. En Seine-Saint-Denis, ils sont au nombre d’une centaine environ aujourd’hui. Dans un département au taux de chômage de plus de 10 %, ces agents jouent un rôle particulièrement important. Des représentants syndicaux de ces agents publics ont rencontré le directeur général de France Travail pour lui demander s’ils pouvaient bénéficier de cette prime. Ce à quoi ils ont reçu pour réponse qu’ils n’étaient pas concernés. Mme la députée demande donc, avec ces agents publics des Pôle Emploi - France Travail, une clarification sur cette question qui touche plus largement à leur statut. Elle demande pourquoi, s’ils ont fait le choix de demeurer agents de l’État, ils se voient refuser les droits accordés à leurs pairs dans d’autres secteurs. Mme la députée demande aussi à Mme la ministre pourquoi, s’ils ne sont pas concernés par ces droits, ils n’ont pas la possibilité non plus de bénéficier des droits accordés à leurs collègues de statut privé. Elle lui demande enfin quelles initiatives sont envisagées, de manière générale, à propos du statut et des droits de ces travailleurs de France Travail ayant fait le choix de rester des agents de l’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3931</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>730</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Rossi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Conditions d’exercice d’une activité de formateur occasionnel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3931. — 11 février 2025. — Mme Valérie Rossi appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conditions d’exercice d’une activité de formateur occasionnel par des professionnels ne relevant pas de l’URSSAF. Ils doivent déposer une déclaration initiale d’activité en préfecture et transmettre tous les ans un bilan pédagogique et financier. S’ils ne font pas ces démarches, ce qui est le cas de la majorité des artisans en particulier dans les métiers manuels, ils doivent être salariés par les centres de formation qui les sollicitent de manière occasionnelle (souvent pour des périodes très courtes). Ces démarches compliquées pour les professionnels concernés et les organismes de formation sont dissuasives. L’embauche de ces formateurs ponctuels occasionne un travail administratif extrêmement lourd pour des interventions courtes, certaines d’une ou deux journées seulement. Cela suppose d’établir une déclaration d’embauche puis une fiche de paye, un solde de tout compte, etc., pour des professionnels qui payent déjà des charges sociales dans le cadre de leur entreprise. Si un artisan ou un travailleur indépendant pouvait intervenir comme formateur de manière occasionnelle (moins de 30 jours par an) dans le cadre normal de l’activité de son entreprise et facturer sa prestation, cela représenterait une simplification administrative importante. Cette mesure encouragerait l’intervention des professionnels en activité dans les centres de formation et favoriserait l’emploi au travers des liens qui se tissent entre formateurs et apprenants. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui faire connaître sa position sur cette proposition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3932</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>730</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Manon Bouquin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Décret dérogatoire pour l’aide à l’apprentissage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3932. — 11 février 2025. — Mme Manon Bouquin attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’aide à l’embauche en apprentissage pour les petites entreprises de moins de 250 salariés. Ce dispositif est particulièrement important dans des secteurs qui structurent l’activité locale et nécessitent l’acquisition et le maintien de hauts niveaux de compétences pratiques. C’est notamment le cas du secteur maritime dont les activités sont profondément impactées par des épisodes conjoncturels, les politiques européennes et des difficultés de renouvellement générationnel, au point de questionner leur pérennité. Dans ce contexte, les contrats d’apprentissage sont un outil précieux pour les acteurs du secteur conchylicole qui sont, pour la majorité, des professionnels indépendants à la tête de petites entreprises familiales. L’aide à l’apprentissage contribue ainsi à encourager les formations dans ces métiers et à faciliter de futurs recrutements. Or, depuis le 1er janvier 2025, le décret dérogatoire permettant de solliciter l’aide à l’apprentissage pour la première année de contrat jusqu’au niveau master ne s’applique plus. L’aide est par conséquent restreinte jusqu’au niveau bac uniquement. Cette situation perdurera jusqu’à la parution d’un nouveau décret dérogatoire pour 2025 dont l’attente crée un flottement et une incertitude qui gênent le fonctionnement de certaines formations et en questionnent la viabilité. La filière BTS aquaculture du lycée de la mer dans l’étang de Thau est dans ce cas. Déjà fragilisé par le recul prévu de l’aide à l’apprentissage qui passerait de 6 000 à 5 000 euros, elle ne peut opérer correctement sans l’assurance d’un cadre bien établi pour l’année 2025. Elle l’interroge sur le délai envisagé pour la publication du décret dérogatoire pour 2025. Initialement annoncé pour fin janvier 2025, tout retard supplémentaire constitue un frein à des formations utiles pour lesquelles la demande existe pourtant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3937</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>731</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Traitement fiscal des pensions alimentaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3937. — 11 février 2025. — M. Serge Muller appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le traitement fiscal des pensions alimentaires. Actuellement, la pension alimentaire versée à un parent ayant la garde exclusive ou principale d’un enfant après une séparation est considérée comme un revenu imposable et intégrée dans le calcul du quotient familial. Cette situation peut entraîner une hausse de l’impôt à payer et une réduction des aides sociales, mettant ainsi en difficulté de nombreux parents, notamment ceux en situation de précarité. Dans certains cas, cette imposition peut faire basculer une famille monoparentale dans une tranche fiscale plus élevée et augmenter le coefficient utilisé par la CAF pour le calcul des aides, impactant directement le coût des services périscolaires comme la cantine ou les garderies. Ainsi, ce qui devrait constituer une aide à l’éducation et à l’entretien de l’enfant devient paradoxalement une contrainte financière pour le parent bénéficiaire. Il lui demande si elle envisage une réforme permettant d’exclure les pensions alimentaires du calcul du quotient familial et de ne plus les considérer comme un revenu imposable afin de ne pas pénaliser financièrement les familles concernées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3946</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>731</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Piquemal</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Sauvegarde de l’emploi à Thales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3946. — 11 février 2025. — M. François Piquemal attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les objectifs stratégiques de sauvegarde de l’emploi et de partage de la valeur en entreprise. Fleuron français hérité de la politique de soutien aux grands groupes menée par la France des années 2000, le groupe Thales se porte bien. Ses résultats sont édifiants : un chiffre d’affaires de 14,1 milliards d’euros en 2024, en hausse de 9,4 % en variation totale ; plus de 15 milliards d’euros de commande représentant une croissance totale de 26 %. La pérennité du groupe est donc confirmée, sa rentabilité n’est plus à prouver et sa capacité d’investissement est assurée. Le seul aspect présenté comme point faible par le groupe serait son volet spatial, dont les résultats demeurent stables et qui n’est donc pas en danger. Pourtant, prétextant un contexte difficile, la direction de Thales a annoncé opérer une suppression de près de 1 000 postes dans la branche Thales Alenia Space présente en France. Bien que le PDG du groupe ait assuré que ces emplois allaient être réaffectés à d’autres activités, la question demeure de la sauvegarde de l’emploi au sein d’un secteur stratégique amené à évoluer durant les prochaines années, afin d’assurer la continuité de l’autonomie stratégique française. Il est par ailleurs étonnant que le motif évoqué soit une baisse de la demande, alors que Thales Alenia Space s’élève en Europe comme un des chefs de file du secteur, au point de signer en janvier 2025 un nouveau contrat avec l’Agence spatiale européenne lui confiant le développement d’Argonaut, un atterrisseur lunaire autonome à horizon 2030, pour un montant de 862 millions d’euros. Pour les travailleurs dont l’emploi ne serait pas menacé, la situation n’est pas plus réjouissante. Les négociations annuelles ont ainsi été marquées par une absence généralisée d’augmentation salariale, alors même que le travail des salariés a permis à l’entreprise d’atteindre un montant record en bourse en 2023 et 2024, ainsi que de générer un milliard d’euros de dividendes l’an passé. C’est ce décalage criant entre rémunération du travail et du capital qu’interrogent les salariés de Thales Alenia Space, mobilisés depuis plus d’une semaine dans un large mouvement qui ne faiblit pas. Peu d’autres choix existent en réalité : l’intersyndicale, ayant désiré jouer le jeu du dialogue social et en suivre les règles, a fait face au mutisme de la direction qui a suspendu les négociations. Il semble anormal que l’évocation d’un meilleur partage de la valeur au sein des entreprises mène au repli sur soi de la part des décisionnaires. Bien que ces derniers disposent de leur liberté de gestion, l’État demeure premier actionnaire du groupe Thales en capital et en droits de vote : il possède donc une voix forte vis-à-vis des orientations prises par le groupe et devrait faire valoir les besoins futurs du pays sur le temps long dans le secteur. La continuité de la force industrielle française, tout comme des compétences en son sein, est en effet primordiale pour résister aux nouvelles pressions mondiales du spatial et assurer une indépendance stratégique face aux acteurs privés ou aux velléités expansionnistes étasuniennes et chinoises dans ce domaine. Dans ce contexte, il lui demande qu’un éclairage soit fait sur la politique de sauvegarde de l’emploi poursuivie dans les secteurs stratégiques, amenés à représenter un enjeu de sécurité nationale et de guerre économique annoncée ; ainsi que sur les dispositions prévues pour s’assurer d’un meilleur partage de la valeur au sein des grands groupes français et d’une reprise du dialogue social en cas de blocage par la direction.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3948</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>732</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Maltraitances et abus dans les foyers d’enfants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3948. — 11 février 2025. — Mme Gisèle Lelouis alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, sur les maltraitances et abus dans les foyers d’enfants, notamment dans la ville de Marseille. En effet, Antoine de Saint-Exupéry écrivait dans son ouvrage Le Petit Prince : « Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants, mais peu d’entre elles s’en souviennent ». Désastreusement, il arrive que des traumatismes d’enfance puissent marquer la mémoire d’un être, pourtant sous la responsabilité de l’État : c’est le cas d’un bon nombre d’enfants placés dans les foyers pourtant garants de leur protection. Alors que, selon un rapport de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale publié en 2021, 306 800 mineurs dépendaient de la protection de l’enfance en 2018, beaucoup d’entre eux témoignent d’abus et leurs histoires échappent aux statistiques. Dans son pamphlet « Chroniques du mépris ordinaire » dont la presse s’est fait l’écho, l’avocat marseillais Michel Amas révèle plusieurs histoires sordides : agressions sexuelles, viols, prostitution, trafic de stupéfiants, violences physiques et psychologiques, négligence, suicides… Certains sombrent, par ailleurs, dans la maladie psychique, la violence, l’errance et la délinquance. Un rapport récent de l’IGAS, l’inspection générale des affaires sociales, mettait en exergue que Marseille est la ville la plus touchée en France par la prostitution des enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE). Certains foyers finissent même par devenir des lieux de recrutement pour jeunes proxénètes, comme le montre un récent reportage de Sept à huit, où plusieurs rabatteuses recrutent des jeunes filles placées, faisant que la moitié des adolescentes qui se lancent dans la prostitution seraient sous la protection de l’ASE, selon un rapport ministériel. Toujours à Marseille, le pédopsychiatre Jokthan Guivarch intervient, depuis deux ans, auprès d’enfants placés dans le cadre de son unité psychiatrique mobile rattachée aux hôpitaux de la cité phocéenne et alerte : « Un enfant sur deux confiés à l’ASE soufre de trouble mental, soit quatre fois plus que pour le reste de la population ». Tout cela a des conséquences sur la santé mentale des enfants, induisant des traumatismes complexes. Au-delà de ces réalités alarmantes, la pénurie d’éducateurs formés et la saturation des foyers d’urgence sont préoccupantes et affectent gravement la vie des enfants : ballottés de famille d’accueil en foyer, ils subissent souvent des mauvais traitements. Plusieurs syndicats des Bouches-du-Rhône ont ainsi porté plainte contre le conseil départemental pour « non-assistance à enfants en danger ». Au tribunal correctionnel d’Avesnes-sur-Helpe en novembre 2023, plusieurs éducateurs non diplômés et stagiaires, alors soupçonnés de maltraitance, ont témoigné sur la charge de travail et la polyvalence nécessaires, menant parfois à des abus ou ingérences. Mme la députée regrette donc le manque d’éducateurs formés ainsi que l’inefficacité des actions gouvernementales pour mieux protéger les pupilles de l’État, malgré le plan de lutte contre les violences faites aux enfants de 2023, qui ne cible pas spécifiquement les violences commises dans les maisons d’enfance. La mise en place, dans chaque département, d’un réseau de soins psychiatriques pour les enfants pris en charge par l’ASE, afin de leur fournir les soins psychiatriques et le soutien psychologique nécessaires, est crucial. L’unité psychiatrique mobile de Marseille en est une preuve. De plus, les foyers offrent rarement l’affection, la sérénité et des conditions d’études adéquates, ce qui fait que 70 % des enfants placés n’obtiennent aucun diplôme. Il est donc urgent de rendre la fonction de famille d’accueil plus attractive et de favoriser le placement chez des membres de la famille élargie. Cela passe par l’évaluation systématique des avantages et inconvénients afin d’éviter tous types de placements abusifs. Elle lui demande donc quelles sont les mesures envisagées afin de lutter contre les abus en foyers sociaux, pouvant engendrer délinquance et violences, alors-même que les placements dans ces derniers sont présentés comme une mesure efficace.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3963</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>732</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Rossi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la fibromyalgie en affection longue durée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3963. — 11 février 2025. — Mme Valérie Rossi appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation des personnes atteintes de fibromyalgie. La fibromyalgie a été reconnue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2006 comme une maladie à part entière. Cependant, elle n’est toujours pas reconnue comme telle en France, notamment par l’Académie nationale de médecine. Cette affection chronique se caractérise par des douleurs diffuses, de la fatigue, des troubles du sommeil, ainsi que des symptômes variés tels que des problèmes digestifs, des céphalées ou des troubles cognitifs, affectant sévèrement la qualité de vie. En France, elle touche environ 1,5 à 2 % de la population, majoritairement des femmes et concerne près de 700 000 personnes. Actuellement, la fibromyalgie ne figure pas parmi les affections de longue durée (ALD), ce qui empêche une prise en charge complète par l’assurance maladie. Cette absence de prise en charge intégrale engendre des coûts importants pour les patients, qui doivent souvent recourir à une combinaison de traitements médicaux et non médicaux, en plus de multiplier les consultations spécialisées. Le ministère de la santé justifie son refus de classer la fibromyalgie comme ALD par l’absence de causes claires et de critères diagnostiques définis. Dans ce contexte, il apparaît crucial d’inscrire la fibromyalgie sur la liste des affections de longue durée (ALD), afin de permettre un remboursement intégral des soins par la sécurité sociale et ainsi alléger la charge financière pesant sur les patients. Cette mesure offrirait un soutien tangible et indispensable aux personnes touchées par cette maladie chronique. C’est pourquoi elle lui demande les intentions du Gouvernement concernant la reconnaissance de la fibromyalgie en affection longue durée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3984</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>733</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Soins dentaires des résidents d’EHPAD
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3984. — 11 février 2025. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la prise en charge des soins dentaires des résidents d’EHPAD. La dentition est plus fragile au fur et à mesure que l’âge avance. Les soucis dentaires sont monnaie courante chez les personnes âgées. Ces troubles entraînent non seulement des douleurs, mais aussi une halitose qui induit une perte de confiance en soi et de sociabilité, ainsi que des difficultés pour l’alimentation. C’est dire l’importance de la prise en charge dentaire en maison de retraite. La dépendance n’a pas pour seule conséquence la perte d’autonomie physique ou psychique. Elle altère grandement le confort dentaire des personnes âgées. À leur arrivée en maison de retraite, la plupart des résidents sont déjà lourdement dépendants et n’ont pas consulté de dentiste depuis plusieurs années. L’état dentaire de la personne âgée est en effet souvent dégradé dès l’admission en établissement, en raison des difficultés qu’elle a rencontrées à domicile souvent liées à la mobilité. Il paraît donc essentiel de mettre en place des examens bucco-dentaires réguliers dans le cadre de la prise en charge dentaire en maison de retraite, afin de préserver le nombre de dents fonctionnelles des personnes âgées en maison de retraite et éviter la propagation de bactéries. Suivant leur degré de dépendance, le transport de ces personnes peut nécessiter une prise en charge par un moyen médicalisé adapté lorsqu’une consultation doit avoir lieu et que celle-ci ne peut se tenir au sein même de l’établissement de résidence. Les personnes atteintes d’une affection de longue durée (ALD) bénéficient du remboursement de leurs frais de transport, sur prescription médicale et uniquement si le transport est en lien direct avec leur ALD. En dehors et dans le cas où la consultation d’un dentiste est non disponible sur le lieu de vie, les coûts de transport sont à charge et peuvent représenter des montants conséquents pour les résidents, ajoutés aux frais d’hébergement mensuels. Devant ces charges, force est de constater que beaucoup d’entre eux renoncent à ces soins pourtant considérés comme indispensables. Dès lors et dans un objectif de santé publique des aînés, la prise en charge du bon de transport généré par le déplacement des résidents vers des cabinets de dentiste est une nécessité. Celle-ci pourrait s’inscrire dans le cadre de mesures de maîtrise des coûts et du respect de strictes conditions telles qu’une prescription médicale par le médecin coordinateur ou le médecin gérontologue de l’établissement de résidence ; des professionnels dont les cabinets de consultation sont les plus proches en distance géographique ou temps de trajet ; une prise en charge du transport subordonnée à des conditions médico-administratives et au respect du référentiel médical de prescription des transports. Dans ce contexte, elle lui demande si le Gouvernement entend permettre la prise en charge des frais de transport des résidents d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, lorsque ceux-ci sont liés à la consultation d’un dentiste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3988</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>733</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Enfants handicapés : alléger la charge des familles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3988. — 11 février 2025. — Mme Gisèle Lelouis attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation des familles françaises ayant un enfant en situation de handicap accueilli dans des maisons d’accueil spécialisées (MAS). En raison du manque de places disponibles en France, de nombreux parents sont contraints de voir leur enfant pris en charge par des structures étrangères. Toutefois, ces familles rencontrent aujourd’hui des difficultés financières grandissantes en raison de l’obligation qui leur est faite de supporter le coût des trajets de retour de leur enfant lorsqu’il rentre à domicile. Cette charge supplémentaire représente une inégalité de traitement insoutenable pour les parents concernés, qui sont souvent dans une situation déjà précaire en raison des exigences liées au handicap de leur enfant. Face à cette situation, trois choix s’offrent à ces familles : assumer ces coûts, ce qui est souvent impossible financièrement ; renoncer à accueillir leur enfant chez eux, une décision humainement dramatique ; ou tenter de le faire réintégrer dans un établissement en France, solution qui se heurte à une pénurie de places disponibles. Cette situation révèle l’insuffisance des moyens alloués à la prise en charge du handicap en France et la tendance à faire porter sur les familles le poids financier de ces défaillances institutionnelles. Mme la députée souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour répondre à cette injustice. Envisage-t-il d’assumer directement les frais de transport de ces enfants, comme cela devrait être le cas dans un cadre de solidarité nationale ? Quelles actions sont mises en place pour réduire la dépendance de la France envers les établissements de soins à l’étranger et renforcer l’offre d’accueil en France, afin que ces enfants puissent être soignés au plus près de leur famille ? Elle souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3994</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>734</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ségolène Amiot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Places en IME et accompagnement des enfants en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3994. — 11 février 2025. — Mme Ségolène Amiot attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation préoccupante des enfants en situation de handicap en Loire-Atlantique, confrontés à un manque criant de solutions adaptées. La loi du 11 février 2005 a affirmé le droit fondamental des enfants en situation de handicap à accéder à une éducation adaptée. Pourtant, vingt ans après son adoption, la réalité reste bien éloignée des ambitions affichées. De nombreux rapports et témoignages de parents confirment que des enfants sont toujours plus nombreux, déscolarisés partiellement ou totalement, faute de places en établissement médico-social ou d’un accompagnement suffisant en milieu ordinaire. En Loire-Atlantique, les chiffres sont alarmants. Selon l’Adapei 44, 1 374 enfants en situation de handicap sont sur liste d’attente pour une prise en charge adaptée, dont près de 500 pour une entrée en institut médico-éducatif (IME). À titre d’exemple, l’IME du centre de Nantes ne dispose que de 20 places alors que 55 jeunes attendent d’y être admis. Cette saturation est accentuée par la présence d’adultes de plus de 20 ans, qui, faute de solutions adaptées pour leur parcours en milieu adulte, occupent des places destinées aux enfants. Ainsi, 100 des 600 personnes présentes dans ces structures sont des adultes faute d’alternative. Par ailleurs, 75 enfants se trouvent aujourd’hui en rupture totale d’accompagnement, contraignant leurs familles à assumer seules leur éducation, souvent au prix de lourds sacrifices financiers et professionnels. Dans l’attente d’une place en IME ou en dispositif médico-social adapté, ces enfants sont accueillis dans des classes ordinaires dans des conditions inacceptables : un manque d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) : les 2 200 AESH du département sont en nombre insuffisant avec des situations critiques notamment à Nantes, dans sa couronne et dans l’Est du département ; des moyens inadaptés : des heures d’accompagnement trop faibles par rapport aux notifications de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), un manque de formation des enseignants, des AESH et une surcharge de travail pesant sur les équipes éducatives ; des conséquences inquiétantes : déscolarisation partielle ou totale, situations de violence impactant les professionnels et les autres élèves et grande détresse des familles. Ces constats rejoignent les alertes de la Défenseure des droits et de la médiatrice de l’éducation nationale. En 2021, 20 % des saisines adressées à la Défenseure concernaient des difficultés d’accès à l’éducation des enfants en situation de handicap. Elle rappelait que l’État a l’obligation légale de garantir une scolarisation adaptée, indépendamment des contraintes budgétaires ou des difficultés de recrutement des AESH. En 2014 déjà, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe recensait 20 000 enfants sans solution éducative en France. De même, l’Unapei et l’association TouPI ont mis en évidence un manque structurel d’accompagnement : à la rentrée 2021, 27 % des enfants concernés étaient sans AESH et 7 % totalement déscolarisés. Au-delà des engagements annoncés, notamment la circulaire du 7 décembre 2023 et le plan de création de 50 000 nouvelles solutions médico-sociales à l’horizon 2030, elle lui demande quelles mesures urgentes le Gouvernement compte mettre en place pour réduire ces listes d’attente, renforcer les moyens alloués aux IME et garantir à chaque enfant en situation de handicap une scolarisation et un accompagnement dignes de ce nom.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4000</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>734</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Cartographie des officines de pharmacie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4000. — 11 février 2025. — M. Paul Molac attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la cartographie des officines de pharmacie en Bretagne. Les critères définis par le ministère de la santé ne correspondent pas pleinement à la réalité de terrain et ne permettent pas à l’ARS Bretagne de pouvoir agir afin de maintenir un maillage territorial cohérent et permettant d’assurer dans le temps la continuité du service pharmaceutique aux patients. Dans un contexte globalement difficile, ce ne sont pas moins de 160 officines qui ont disparu en Bretagne ces dix dernières années, dont 35 officines en l’espace de deux ans. De plus, les professionnels du secteur ont également identifié cinquante officines actuellement en difficulté. La proposition de l’ARS tenant compte des critères nationaux concerne 11 territoires de vie-santé (TVS) et seulement 9 officines pourraient prétendre à l’aide financière prévue par la convention pharmaceutique. Or le but de la concertation mise en place entre le ministère de la santé et les représentants de la profession était de conforter les officines en difficulté. L’application des critères nationaux ne permet pas aujourd’hui de remplir le but fixé. Il est donc urgent de modifier les critères et de laisser les acteurs de terrain définir leur méthode, dans le but de renforcer le maillage indispensable à une bonne prise en charge de la population. Ainsi, il lui demande quelles mesures elle entend mettre en œuvre pour y parvenir ; à défaut, le territoire breton verrait son maillage extrêmement fragilisé dans les prochaines années et priverait des milliers de patients d’un accès à une pharmacie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4020</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>735</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Herouin-Léautey</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Contrôle de la présence des PFAS en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4020. — 11 février 2025. — Mme Florence Herouin-Léautey attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation relative aux polluants éternels (ci-après dénommés PFAS), persistants dans l’environnement et nocifs pour la santé, notamment sur le développement de cancers et de cholestérol, comme le rappelait le Centre international de recherche sur le cancer en décembre 2023. En l’espèce, une étude publiée le 23 janvier 2025 alerte sur une présence massive de PFAS dans l’eau du robinet et dans plusieurs fleuves français. Les communes de Normandie situées le long de l’axe Seine sont particulièrement concernées par cette pollution, laissant parfois observer jusqu’à 11 PFAS différents, relevés dans un même prélèvement à Sotteville-lès-Rouen et 3 PFAS différents dans l’eau courante du centre-ville de Rouen. Par ailleurs, Mme la députée tient à rappeler que les communes situées le long de cet axe font toutes face à des taux de surmortalité due aux cancers situés entre +5 et +45 % par rapport à la moyenne hexagonale, comme le pointe le diagnostic régional du cancer en Normandie publié le 18 avril 2024 par OncoNormandie et réalisé en collaboration avec l’ARS-Normandie, Santé publique France et de nombreux acteurs de la santé du territoire. Mme la députée tient à souligner que, bien que la concentration de PFAS relevée soit inférieure à la norme française autorisée, les seuils applicables en France sont bien éloignés de ceux des voisins européens, notamment du Danemark, où 25 des 30 prélèvements réalisés en France par les ONG précitées seraient à des niveaux trop importants si l’on appliquait leur échelle des taux. Face à cette situation, Mme la députée souhaite connaître les mesures mises en place par les services de l’État pour contrôler la qualité de l’eau et notamment le taux de PFAS présent dans les eaux fluviales et dans les réseaux d’eau potable français. Le cas échéant, elle aimerait également savoir quels sont les dispositifs de protection des populations prévus en cas de dépassement des taux. Enfin, elle désire savoir si le Gouvernement envisage d’aligner ses taux sur les pays européens les plus exigeants sur cette question majeure de santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4021</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>735</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frank Giletti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Détection de la charge corporelle en métaux lourds.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4021. — 11 février 2025. — M. Frank Giletti attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la détection de la charge corporelle en métaux lourds, en particulier le mercure et son impact sur la santé publique. Cette préoccupation est soulevée à la lumière des inquiétudes exprimées par de nombreux citoyens, ainsi que par des professionnels de la santé et des chercheurs, concernant les méthodes actuellement utilisées pour procéder à une telle évaluation. Il est largement admis que l’exposition aux métaux lourds, comme le mercure, peut avoir des conséquences graves sur la santé humaine, notamment en ce qui concerne les maladies chroniques type Alzheimer mais aussi le cancer, la sclérose en plaques et l’autisme. Cependant, des inquiétudes surgissent quant à la capacité des analyses biologiques validées - telles que les prises de sang et les prélèvements urinaires - à fournir une image précise de la charge corporelle réelle de ces métaux. Des études scientifiques récentes suggèrent que ces analyses ne sont pas suffisamment sensibles pour détecter les métaux stockés dans les organes, notamment le cerveau, les os, le foie, les muscles et les articulations. Pourtant, il s’agit d’un sujet controversé dans le milieu scientifique. En effet, certains scientifiques estiment que les méthodes de détection actuelles ne sont pas adéquates pour diagnostiquer l’intoxication au mercure et à d’autres métaux lourds. Des recherches suggèrent que des tests de mobilisation, par exemple l’utilisation du test sodium, 2,3 dimercaptopropane-1 sulfonate (DMPS), pourraient offrir une évaluation plus précise de la charge corporelle totale en métaux. En tant que ministre de la santé, Mme la ministre a la responsabilité de veiller à la santé et au bien-être de la population. C’est pourquoi il souhaiterait l’interroger sur les actions entreprises par le ministère pour aborder ces préoccupations légitimes concernant la détection de la charge corporelle en métaux lourds.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4028</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>736</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Vuibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Harmonisation de l’attribution du complément de traitement indiciaire - CTI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4028. — 11 février 2025. — M. Lionel Vuibert attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les inégalités liées à l’attribution du complément de traitement indiciaire (CTI), dont certains professionnels de santé demeurent exclus, notamment ceux issus des conseils départementaux. Instauré par le décret n° 2020-1152 du 19 septembre 2020 relatif au versement d’un complément de traitement indiciaire à certains agents publics, dans le cadre du Ségur de la santé, ce dispositif vise à revaloriser les rémunérations et à renforcer l’attractivité des métiers hospitaliers. Toutefois, plusieurs milliers d’agents des établissements sociaux et médico-sociaux autonomes, relevant des filières administratives, techniques ou ouvrières, sont écartés de ce complément, alors qu’ils exercent des fonctions similaires à celles des bénéficiaires. La décision du Conseil constitutionnel du 21 mars 2024, qui a validé cette exclusion et entériné la différence de traitement entre les agents, a suscité une vive déception parmi les professionnels et les représentants des établissements, qui dénoncent une rupture d’égalité. Cette situation fragilise le fonctionnement des établissements concernés, aggravant les difficultés de recrutement et la démotivation des agents exclus. Face à cette situation préoccupante, M. le député interroge Mme la ministre sur une révision des critères d’attribution du CTI, afin de garantir une équité entre l’ensemble des professionnels de santé, ainsi que les agents exerçant des missions relevant de la fonction publique hospitalière, dans l’esprit des accords du Ségur de la santé. Une telle harmonisation permettrait de répondre efficacement aux besoins des établissements et de préserver la qualité du service public. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4033</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>736</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Décret modifiant les conditions d’accès au poste de directeur en crèche
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4033. — 11 février 2025. — M. Romain Daubié attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences potentiellement préoccupantes du projet de décret visant à aligner les exigences de qualification du personnel des micro-crèches sur celles des structures d’accueil de plus grande taille. Les micro-crèches sont de petites structures pouvant accueillir jusqu’à 12 enfants et ont été conçues pour répondre à des besoins spécifiques. Elles sont très présentes en zones périurbaines et rurales. Elles répondent aux besoins des parents ayant des horaires de travail décalés et constituent un travail de proximité pour les salariés. De ce fait, ces organismes jouent un rôle central dans l’offre de garde d’enfant, particulièrement dans le département de l’Ain. Le projet de décret en cours d’examen au Conseil d’État prévoit de supprimer les dérogations dont les micro-crèches bénéficient, qui avaient pour but initial de faciliter l’installation et l’ouverture de ces structures, en recrutant des personnes titulaires de CAP. Le décret viserait la mise en place d’une obligation de détention d’un diplôme de niveau 1 pour tout personnel à la direction de l’une de ces structures ainsi que pour les personnes ayant sous leur responsabilité au moins 3 berceaux. Dès lors, bien que cette initiative vise à renforcer la sécurité et la qualité d’accueil suite à des faits divers ayant suscité une vive émotion, elle soulève des inquiétudes quant à sa faisabilité et son impact sur le terrain. En effet, le décret exigerait le recrutement du personnel diplômé d’État à partir du 1er janvier 2026, signifiant qu’un nombre de personnel suffisant doive être formé avant la fin de l’année 2025. Cet objectif paraît difficilement atteignable compte tenu de la pénurie actuelle de professionnels qualifiés dans le secteur de la petite enfance. Le sujet de l’équilibre économique des micro-crèches ne doit pas être occulté. En conséquence, cette mesure aurait comme effet de compromettre le maintien de l’ouverture de nombreuses micro-crèches. En l’espèce, il apparaît indispensable, pour la faisabilité du projet, d’instaurer des mesures de transition, telles que l’accélération de la validation des acquis de l’expérience (VAE) qui prend aujourd’hui entre 12 et 18 mois pour aider le personnel déjà en poste à obtenir les formations requises, ou des dérogations et aménagements pour les zones les plus rurales qui sont de facto les plus en besoin de ces structures. C’est pourquoi il souhaite l’interroger sur les mesures qu’elle compte mettre en place pour permettre aux micro-crèches de s’adapter à ces nouvelles exigences, à défaut de report ou d’une phase dérogatoire de transition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4035</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>737</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Pfeffer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Financement de la prime Ségur dans les organismes de formation en travail social
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4035. — 11 février 2025. — M. Kévin Pfeffer appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles au sujet du financement de la prime Ségur dans les organismes de formation en travail social. En juin 2024, un accord de branche a été signé, prévoyant l’extension de la prime Ségur de 183 euros nets mensuels à l’ensemble des salariés du secteur sanitaire, social, médico-social privé à but non lucratif, avec effet rétroactif au 1er janvier 2024. Cet accord, agréé par arrêté le 25 juin 2024, vise à corriger certaines inégalités salariales qui perduraient encore et à renforcer l’attractivité des métiers du secteur. Cependant, la mise en œuvre de cette revalorisation salariale engendre des coûts significatifs pour les organismes de formation et la majorité des régions ont confirmé l’absence de compensations financières de l’État. Au regard du contexte budgétaire difficile des régions, ces dernières ne peuvent pas non plus couvrir ces dépenses supplémentaires. Cette situation compromet donc la capacité des organismes de formation à former les futurs professionnels du travail social. M. le député demande quelles sont les dispositions prises pour que les engagements de l’accord de financement intégral de la prime Ségur dans les organismes de formation en travail social soient assurés. Il demande également les garanties d’une répartition équitable des financements entre l’État et les régions pour que les structures de formation soient soutenues de manière viable et équilibrée par l’ensemble des parties prenantes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4036</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>737</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Impact de la réforme des normes d’encadrement des micro-crèches
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4036. — 11 février 2025. — M. Bruno Bilde attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences du projet de décret concernant la révision des normes d’encadrement des micro-crèches qui impose la présence d’au moins 40 % de professionnels diplômés d’État d’ici 2026. Bien que cette réforme vise à améliorer la qualité d’accueil des enfants, elle suscite une vive inquiétude parmi les gestionnaires de micro-crèches, en particulier dans les zones rurales et dans un contexte de pénurie de professionnels qualifiés. En effet, de nombreuses micro-crèches qui ont permis de répondre à un besoin crucial de places d’accueil risquent de fermer leurs portes faute de personnel diplômé disponible. Les gestionnaires du secteur confrontés à cette pénurie de professionnels s’inquiètent également de la hausse des coûts de fonctionnement qui pourrait entraîner une augmentation des tarifs pénalisant ainsi les familles. Certains redoutent même une fermeture massive de places de crèches entraînant des conséquences dramatiques pour les enfants et les parents. Face à cette situation, il apparaît que les nouvelles exigences risquent de fragiliser un modèle qui a prouvé son efficacité en matière de disponibilité des places et d’adaptabilité aux besoins locaux. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage de revoir les modalités de cette réforme pour mieux prendre en compte les réalités du terrain afin d’éviter que la qualité d’accueil des enfants ne se fasse au détriment de l’accessibilité des places en crèche et de la pérennité des micro-crèches existantes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4037</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>737</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Florent Boudié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Impact des revalorisations salariales sur l’aide à domicile des personnes GIR 1
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4037. — 11 février 2025. — M. Florent Boudié attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences des revalorisations salariales des employés d’aide à domicile. Afin d’améliorer les conditions de travail des professionnels du secteur, de favoriser les recrutements et de sécuriser la continuité des interventions auprès des personnes dépendantes, le tarif horaire des services d’aide à domicile a régulièrement été revalorisé. Si ces revalorisations représentent une avancée indispensable pour soutenir ces métiers essentiels, elles entraînent cependant, dans certains cas, des conséquences regrettables pour les bénéficiaires. En effet, notamment pour les personnes classées en GIR 1, qui correspond au niveau de dépendance le plus élevé, ces revalorisations peuvent provoquer une diminution du nombre d’heures d’aide attribuées par le département en raison du plafonnement des aides définies par une réglementation nationale. Ce plafonnement, bien qu’uniforme, ne prend pas en compte la hausse des coûts induite par l’augmentation des salaires, ce qui peut réduire le nombre d’heures dont ont besoin les personnes les plus vulnérables. Il lui demande donc quelles mesures elle entend prendre pour adapter la réglementation en matière de plafonnement des aides afin d’assurer une prise en charge conforme aux besoins des personnes dépendantes, en particulier celles classées en GIR 1 et pour éviter que des revalorisations tarifaires, pourtant nécessaires, ne se traduisent par une diminution des services rendus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4038</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>738</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Projet de décret réorganisant la politique d’accueil de la petite enfance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4038. — 11 février 2025. — M. Pierre Cordier appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le projet de décret réorganisant la politique d’accueil de la petite enfance, notamment en micro-crèches. Ce projet de décret, sur lequel la CNAF a émis un avis défavorable, créerait une vague de licenciements « pour raison d’une nouvelle norme » en plaçant des professionnelles diplômées « en défaut du bon diplôme ». Le 31 décembre 2025 à minuit, les micro-crèches devraient ainsi licencier 15 000 professionnels titulaires de CAP pour les remplacer par des diplômés d’État qui n’existeront pas encore à cette date ! Par ailleurs, ce texte entraînerait la fermeture de dizaines de milliers de places de crèches et de micro-crèches car le coût des licenciements ne serait pas absorbable. Il fermerait également l’accès à une carrière professionnelle créé en 2021 pour 27 % des salariés, sans passer de nouveaux diplômes et l’accès à la promotion professionnelle d’un échelon pour 58 % des salariés de toutes les crèches privées, associatives, publiques, alors que le secteur souffre d’attractivité et a des enjeux de fidélisation. De nombreux établissements, en particulier dans le département des Ardennes, ne pourront vraisemblablement pas appliquer ces nouvelles règles compte tenu de la situation et de l’équilibre financier des structures qui font face à une pénurie de personnels et de manques de places de formation. Selon les organisations professionnelles du secteur, l’application de ce décret déstabiliserait l’équilibre fragile de l’ensemble des structures d’accueil de la petite enfance sur l’ensemble du territoire national. Les micro-crèches ayant été créées pour répondre à un réel besoin de diversification des modes de garde d’enfants, notamment en zone rurale, il est essentiel de pouvoir conserver ce mode d’accueil qui est une solution adaptée à de nombreuses familles. Des solutions existent pour garantir un accueil de qualité dans toutes les crèches de toutes tailles et de tous statuts. En effet, en 2024, encore au moins 200 des 400 millions dédiés à la création de places n’ont pas dépensés, tout comme en 2025, année pré-électorale et 2026, année d’élection municipale. Il y a environ 600 millions d’euros déjà budgétés qui peuvent être consacrés à empêcher la destruction des places existantes et à soutenir la qualité d’accueil dans toutes les crèches publiques comme associatives ou privées, de toute taille et PSU comme PAJE. Alors que le taux de natalité n’a jamais été aussi bas en France, il est indispensable d’explorer toutes les solutions possibles pour accompagner les parents de jeunes enfants plutôt que d’ajouter des contraintes intenables, à l’instar de ce que ce décret prévoit. Il souhaite par conséquent connaître les mesures envisagées pour préserver le secteur des micro-crèches et l’accueil des jeunes enfants sur l’ensemble du territoire et en particulier dans le département des Ardennes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4039</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>738</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Soutien aux centres sociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4039. — 11 février 2025. — M. Jean-Michel Jacques interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation des centres sociaux en France. Un an après leur mobilisation du 31 janvier 2024, ces structures font état de difficultés persistantes, liées notamment à l’augmentation des besoins sociaux, aux contraintes administratives et à des tensions budgétaires. Si certaines mesures ont été mises en place en 2024, comme le Fonds d’aide exceptionnel de la CNAF et le renforcement du soutien de la Caisse centrale de mutualité sociale agricole (CCMSA) et de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV), les acteurs concernés signalent que ces dispositifs restent insuffisants pour répondre durablement aux enjeux identifiés. Des interrogations demeurent sur l’évolution du modèle socio-économique des centres sociaux et sur les perspectives de simplification administrative annoncées. Dans ce contexte, il lui demande quelles orientations le Gouvernement entend donner pour accompagner ces structures et garantir la continuité de leurs missions, notamment en matière de financement et d’adaptation aux contraintes actuelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4043</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>738</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Catherine Rimbert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Carrières hachées et âge de départ à la retraite à taux plein
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4043. — 11 février 2025. — Mme Catherine Rimbert appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation des femmes ayant des carrières hachées, notamment celles ayant pris des congés parentaux ou ayant dû s’arrêter de travailler pour élever leurs enfants. Ces femmes se retrouvent souvent contraintes d’attendre l’âge de 67 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein, ce qui engendre une inégalité par rapport à d’autres catégories de retraités. Un témoignage concret d’une femme de sa circonscription met en lumière cette problématique. Après une carrière de 23 ans dans une société, suivie d’une période en tant qu’assistante maternelle, elle se trouve aujourd’hui sans emploi. Avec un niveau de formation limité et des interruptions dans son parcours professionnel dues à ses responsabilités familiales, elle est confrontée à la perspective d’une retraite à taux plein à 67 ans, pour un montant de 1 137 euros brut. Si elle choisit une retraite anticipée, elle subira une décote de 25 %, ce qui accentue son sentiment d’injustice, surtout en comparaison avec le minimum vieillesse accordé à ceux n’ayant jamais travaillé. Dans ce contexte, Mme la députée souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour mieux reconnaître les contributions de ces femmes aux carrières hachées, en particulier celles ayant dû s’arrêter de travailler pour des raisons familiales. Il serait pertinent de considérer un abaissement de l’âge de la retraite à taux plein pour ces femmes, afin de leur éviter une décote pénalisante et de leur assurer une retraite digne. Par ailleurs, elle lui demande si elle envisage de rouvrir le débat sur ces questions, afin de proposer des solutions justes et équitables pour ces femmes souvent oubliées des réformes successives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4045</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>739</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Révision du principe de cristallisation des pensions de réversion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4045. — 11 février 2025. — M. Christophe Marion attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le principe de « cristallisation » qui prévoit que le montant des pensions de réversion est calculé de manière définitive, dès lors que le bénéficiaire perçoit en propre l’intégralité de ses droits à la retraite. Si ce dispositif permet d’éviter les recalculs successifs des pensions et a pour vertu de sécuriser les revenus des veufs et des veuves, il existe un revers pour certains bénéficiaires dont la situation financière ultérieure serait en décalage significatif avec celle lors du départ en retraite. C’est le cas, dans la circonscription de M. le député, lorsqu’il existe un cumul emploi-retraite qui perdure, parfois de manière courte, au-delà des 3 mois après le dernier point de départ de la dernière retraite personnelle. Par conséquent, il souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement entend proposer pour réviser ces limites de la cristallisation dans lesquelles se retrouve une partie des citoyens âgés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4048</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>739</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frank Giletti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Plan plasma 2026 - Souveraineté nationale.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4048. — 11 février 2025. — M. Frank Giletti interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le plan « plasma 2026 » proposé par l’Établissement français du sang (EFS). Chaque année, l’EFS assure des prélèvements de plasma (900 000 litres) nécessaires au Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (LFB) pour fabriquer des médicaments dérivés du sang. Or ces prélèvements ne permettent de couvrir que 35 % des besoins nationaux en immunoglobulines. Ces prélèvements sont réalisés conformément à un modèle éthique fondé sur le bénévolat, l’anonymat, la non-marchandisation du corps humain et sur la sécurité des donneurs en limitant les prélèvements de plasma à un maximum de 24 fois par an. En contraste, il est important de souligner que le reste des immunoglobulines est fabriqué à partir du plasma qui provient de dons rémunérés aux États-Unis d’Amérique, où ces prélèvements peuvent atteindre jusqu’à 104 fois par an. Afin de répondre à un enjeu de souveraineté nationale dans le domaine des médicaments dérivés du sang, l’Établissement français du sang (EFS) propose un plan plasma dans le but de répondre, au cours des prochaines années, à une demande de plasma en constante augmentation dans le monde entier et atteindre les 1 400 000 litres nécessaires au LFB. Ainsi, il lui demande comment le Gouvernement prévoit de financer l’Établissement français du sang (EFS) pour ce plan plasma qui nécessite d’importants moyens immobiliers, matériels, humains et une mobilisation des équipes de l’EFS pour recruter et fidéliser de nouveaux donneurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4054</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>739</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la fibromyalgie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4054. — 11 février 2025. — M. Marc Chavent appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la reconnaissance de la fibromyalgie comme affection de longue durée (ALD) par la sécurité sociale. En effet, la fibromyalgie n’est actuellement pas reconnue alors même qu’elle est médicalement caractérisée par une affection chronique avec des douleurs diffuses persistantes dans le corps empêchant temporairement toute activité. L’OMS a d’ailleurs reconnu la maladie depuis 1992 alors même que la France la considère toujours comme un simple syndrome, ce qui engendre un refus des demandes de dossier d’allocation aux adultes handicapés (AAH) et d’invalidité. La fibromyalgie remplit pourtant les critères médicaux d’une affection de longue durée en ce qu’elle est une affection dont la gravité ou le caractère chronique nécessite un traitement prolongé et des thérapies régulières, aujourd’hui à la charge exclusive des personnes atteintes. Les chiffres de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) indiquent que plus d’1,5 million des Français seraient touchés par cette maladie entraînant parfois des situations de précarité en ce que les malades sont empêchés de travailler et doivent dans le même temps assumer les dépenses de santé. En conséquence, l’INSEE a même indiqué dans un rapport de 2016 que les tentatives de suicide étaient 37 fois supérieures chez les personnes affectées par la fibromyalgie que dans l’ensemble de la population. Aussi, il y a urgence à reconnaître la fibromyalgie en affection de longue durée (ALD). Il lui demande si elle entend mettre en œuvre rapidement une politique de reconnaissance de cette maladie eu égard au nombre des citoyens touchés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4072</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>740</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Reconnaissance des sociétés mandataires dans l’aide à domicile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4072. — 11 février 2025. — M. Mathieu Lefèvre interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la reconnaissance des sociétés mandataires dans l’aide à domicile, notamment pour les seniors. En effet, deux formes de structures coexistent dans ce secteur : d’une part, les sociétés prestataires qui salarient les intervenants et d’autre part, les sociétés mandataires, agréées par la Direction régionale interdépartementale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DRIEETS), qui organisent l’emploi direct par les particuliers employeurs. Toutefois, les conseils départementaux proposent exclusivement les services de sociétés prestataires aux bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), décourageant ainsi le recours aux mandataires. Au-delà de cette inégalité de traitement, M. le député s’interroge sur la qualité du service rendu aux seniors, le fonctionnement des prestataires conduisant à des changements fréquents d’intervenants, ainsi que sur l’efficacité budgétaire d’une telle décision, les plans d’aide pour les mandataires ayant une base horaire moins couteuse que ceux des prestataires. Dès lors, il souhaite l’alerter sur la nécessité de restaurer une équité entre ces deux modèles et à mettre en valeur l’impact positif des mandataires de l’aide à domicile et lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3957</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>740</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ville</ministreQuestion><ministreJO>Ville</ministreJO><Objet>Nombre de foyers bénéficiaires du droit au logement opposable (DALO) en Charente
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3957. — 11 février 2025. — Mme Caroline Colombier interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ville, sur le nombre de foyers bénéficiaires du droit au logement opposable (DALO) dans le département de la Charente et en attente de relogement. Elle lui demande le détail des chiffres des bénéficiaires dudit droit pour les années 2023 et 2024, par année et classé par motif d’attribution du DALO ainsi que le nombre de logements attribués dans le cadre du dispositif. Elle demande en outre, pour chaque année, le nombre de bénéficiaires n’ayant pas obtenu de solution de (re) logement par la préfecture de la Charente dans les trois mois suivant la signification du DALO ainsi que le nombre de recours devant le tribunal administratif.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2056</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>754</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Murielle Lepvraud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Reduction des effectifs de l’IHEDN</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2056. — 19 novembre 2024. — Mme Murielle Lepvraud interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur les réductions budgétaires prévues dans le projet de loi de finances pour 2025 qui auront pour conséquence une réduction notable des effectifs de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), avec la suppression de 20 postes sur les 71 existants d’ici 2027. Cette réduction d’effectifs - représentant près d’un tiers du personnel de l’institut - commence dès janvier 2025 avec la suppression de cinq postes, puis dix en 2026 et enfin deux en 2027. Ces coupes risquent de compromettre sérieusement la mission de formation de l’IHEDN et son rayonnement international dans le domaine de la défense, à un moment où les tensions géopolitiques et les menaces internationales sont accrues. Alors que ses effectifs sont déjà passés de 111 personnes en 2000 à 71 en 2020, il semble essentiel de maintenir l’ensemble des ressources humaines nécessaires au bon fonctionnement de cette institution. Par ailleurs, d’autres instituts, comme l’Institut national du service public (INSP) et l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), subissent également des coupes budgétaires dans le cadre du programme 129 « Coordination du travail gouvernemental ». Mme la députée souhaite savoir si cela constitue une nouvelle orientation gouvernementale concernant ces institutions. Elle l’interroge donc sur ce qu’il compte mettre en place pour assurer que ces coupes n’affecteront ni la qualité ni le nombre de formations dispensées par l’IHEDN. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>754</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le projet annuel de performance 2025 ramène le plafond d’emplois de l’institut à 66 équivalents temps plein travaillé (ETPT), soit une baisse de 5 emplois. De façon concrète, la baisse du plafond d’emplois se matérialisera par le départ de trois agents avant la fin du premier trimestre 2025, puis potentiellement de 2 autres agents ultérieurement. L’Institut mène depuis quelques années une réflexion globale sur ses missions, visant à ajuster ambition et moyens. Dans cet esprit et depuis sa réorganisation en 2021, l’Institut s’est déjà rationalisé et continue à le faire, permettant par son dynamisme une forte hausse de son activité, la création de nouvelles « majeures » au sein de la session nationale et une hausse importante des auditeurs accueillis chaque année. Ainsi, au titre de la session nationale, 170 auditeurs étaient accueillis en 2014 et 289 en 2024. Le rayonnement, de l’IHEDN sous la tutelle du Premier ministre permet à l’esprit de défense d’irriguer notre pays, ce qui est essentiel dans un contexte international marqué par toujours plus de violence désinhibée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2457</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>754</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Marleix</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Jumeaux numériques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2457. — 3 décembre 2024. — M. Olivier Marleix appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les risques de malveillance ou de sabotages des installations critiques et sensibles françaises évoqués par le Délégué général de l’armement (DGA) lors de son audition du 23 octobre par la commission de la défense et des forces armées de l’Assemblée nationale. Il souhaite plus particulièrement l’alerter sur la situation des jumeaux numériques des infrastructures d’importance vitale et autres réseaux critiques ou sensibles. Commandés par de grandes entreprises ou des opérateurs de services (EDF, RTE, circulation aérienne, SNCF…), ces jumeaux sont en effet indispensables à la conduite des installations ou aux simulations en mode normal ou dégradé des installations. Leur importance a notamment été évoquée lors du sabotage du réseau TGV survenu le jour de lancement des jeux Olympiques 2024 rendu possible par une connaissance très pointue du réseau. C’est pourquoi M. le député souhaite connaître le niveau de connaissance qu’a l’État de ces jumeaux numériques. En premier lieu, l’État dispose-t-il d’une liste des jumeaux numériques critiques ou sensibles ? Ensuite l’État a-t-il connaissance des entreprises qui développent ces clones numériques au profit des opérateurs et grandes entreprises ? Quelles sont les nationalités de ces entreprises ? L’État a-t-il connaissance des nationalités des détenteurs finaux ? Dans l’affirmative, dans quels pays sont développés ces jumeaux ? Sur quels serveurs sont-ils stockés et là encore dans quels pays ? Si ces entreprises sont françaises, font-elles l’objet d’une protection spécifique ? Enfin, les personnels des sociétés de services informatiques qui travaillent ou développent ces clones numériques font-ils l’objet d’un criblage par les services de sécurité intérieure ? Il souhaite obtenir des précisions à ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>755</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le sujet des jumeaux numériques revêt des enjeux stratégiques en termes de souveraineté nationale et sur le plan capacitaire. Les problématiques de souveraineté reposent sur le traitement de données, pouvant être sensibles, par ces outils complètement dématérialisés. A ce titre, l’Etat porte une attention particulière à l’utilisation faite des jumeaux numériques (à différentes échelles : bâtiment, infrastructure, site ou territoire), notamment lorsqu’ils sont couplés avec des systèmes d’hypervision en temps adapté. L’offre est multiple : Dassault Systems, Sopra Steria, SNEF, ERIMA (titulaire du marché SECPRO de la défense), PRYSM, et des entreprises de taille plus modeste qui, en ajoutant des couches logicielles vendent leurs services à des sites sensibles, collectivités territoriales ou services de l’Etat. A titre d’exemple, l’IGN travaille actuellement sur le déploiement d’un jumeau numérique à l’échelle nationale qui comportera des restrictions sur les zones interdites à la prise de vue aérienne (ZIPVA). L’Etat ne dispose pas à ce jour de liste exhaustive des opérateurs mettant en œuvre des jumeaux numériques sur leurs sites, mais les opérateurs d’importance vitale (OIV) sont régulièrement sensibilisés sur le partage d’informations. Depuis 2013, les opérateurs d’importance vitale (OIV), désignés au titre du dispositif de sécurité des activités d’importance vitale (SAIV), régi par les articles L. 1332-1 et suivants du code de la défense, doivent identifier au sein de leurs structures les systèmes d’information d’importance vitale sans lesquels ils ne pourraient pas assurer leur protection ou la bonne réalisation de l’activité d’importance vitale pour laquelle ils ont été désignés. Ils ont l’obligation de déclarer les systèmes d’information identifiés et de mettre en œuvre les mesures de cybersécurité établies par l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI). Le dispositif de SAIV prévoit aussi la possibilité pour les OIV de demander à ce que des enquêtes administratives de sécurité soient effectuées, en application de l’article L. 1332-2-1 du code de la défense, à la condition que ces enquêtes soient prévues dans les plans de protection validés par l’autorité administrative et qu’elles s’effectuent sur des personnes ayant un accès physique à un point d’importance vitale – soit un lieu, un site ou un établissement désigné comme infrastructure critique. Le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité (PRMD2412608L), déposé au Sénat le 15 octobre 2024, visant notamment à transposer la directive (UE) 2022/2557 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 sur la résilience des entités critiques (REC), prévoit la possibilité pour un opérateur d’importance vitale de demander la réalisation d’une enquête pour les personnes ayant accès à distance à des systèmes d’information d’importance vitale ou pour les personnes qui occuperaient des fonctions sensibles au sein de l’entité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1685</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>755</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Piquemal</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Nominations et absentéisme des hauts-fonctionnaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1685. — 5 novembre 2024. — M. François Piquemal interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur la lutte contre l’absentéisme dans la fonction publique. L’article 15 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen énonce que : « La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration ». Les travailleurs de la fonction publique sont pour la plupart recrutés par concours sur des critères qui évaluent leurs compétences mais aussi leur alignement avec les valeurs de la République. Pour beaucoup, le bien commun est l’objectif principal de leur engagement et constitue le point central du sens qu’ils donnent à leur action quotidienne. Or des méthodes de recrutement discrétionnaires existent, qui font parfois planer le doute quant à l’action réelle de certains agents, particulièrement dans la haute fonction publique. Ces méthodes créent par la force des choses des situations d’absentéisme, notamment quand elles entraînent un cumul des mandats. Un exemple est ainsi emblématique des doutes pesant sur la réalité du travail effectué par les personnalités nommées au « tour extérieur » par un décideur non originaire du corps d’accueil. En 2008, une personnalité a été nommée au Contrôle général économique et financier du ministère de l’Économie et des Finances (CGefi) par M. Sarkozy, alors Président de la République et proche de cette personnalité, jetant un doute sur les véritables raisons de cette nomination. Un poste que ce haut-fonctionnaire a conservé depuis son élection comme maire. Bien que ce cumul soit légal malgré les problèmes démocratiques qu’il sous-tend, la position lourde en responsabilités qu’il occupe ne semble en pratique pas cumulable avec la fonction de premier magistrat d’une ville de France. L’intéressé a lui-même déclaré ne pas être en capacité de s’impliquer dans son emploi ministériel au degré requis par la fonction. Plusieurs enquêtes journalistiques ont également pointé le caractère minime de l’implication de ce haut-fonctionnaire dans les travaux réalisés par le CGefi et celui-ci n’a pu démontrer la preuve de son travail de manière convaincante malgré une rémunération de plusieurs milliers d’euros d’argent public chaque mois. Alors que M. le ministre dit lutter contre le soi-disant absentéisme des fonctionnaires essentiels des hôpitaux et nos écoles, en réduisant leur nombre de jours de carence, il n’a pas un mot concernant ce haut-fonctionnaire et ceux qui bénéficient de l’argent du contribuable au mépris de la responsabilité qui leur incombe. Pour ceux-là, nul besoin de « faire le concours Lépine du plus présent ». Cet état de fait empiète sur l’intérêt général : à la fois pour le Trésor public, dont un agent ne peut s’impliquer autant dans ses missions qu’il ne devrait ; ainsi que pour la ville et ses citoyens, que le maire néglige au profit d’une fonction dans la capitale. Face à cette situation, M. le député souhaiterait connaître les dispositions de suivi et de contrôle prévues par M. le ministre pour s’assurer de la présence effective des hauts-fonctionnaires ainsi que du caractère concret de leurs travaux. Il lui demande également s’il est prévu d’établir une revue systématique des nominations de « tour d’extérieur » par les membres du corps d’accueil, afin d’éviter les emplois de complaisance propices à la répétition de situations similaires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>756</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Avant la mise en extinction du corps du contrôle général économique et financier à compter du 1er janvier 2023 par le décret n° 2021-1550 du 1er décembre 2021 portant statut particulier du corps des administrateurs de l’État, le statut particulier de ce corps prévoyait que les nominations au grade de contrôleur général de première classe au titre du tour extérieur, étaient prononcées, en application de l’article 8 de la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 relative à la limite d’âge dans la fonction publique et le secteur public, dont les dispositions sont désormais codifiées aux articles L. 326-5 à L. 326-9 du code général de la fonction publique, et du décret n° 94-1085 du 14 décembre 1994 relatif aux modalités de nomination au tour extérieur dans certains corps d’inspection et de contrôle de la fonction publique de l’État, par décret en conseil des ministres. La commission instaurée par la loi du 13 septembre 1984 auditionnait les candidats proposés par le Gouvernement, appréciait leur aptitude à exercer les fonctions d’inspecteur général ou de contrôleur général et rendait un avis qui ne liait pas le Gouvernement. Elle était présidée par un membre ou ancien membre du Conseil d’État et comprenait un magistrat ou ancien magistrat de la Cour des comptes, le directeur général de l’administration et de la fonction publique ou son représentant, un inspecteur général chargé des fonctions de chef du service et deux inspecteurs généraux en activité élus par leurs pairs. Les modalités du tour extérieur, qui avaient pour finalité de pourvoir aux vacances d’emplois dans le grade d’avancement du corps, sans condition d’âge, dans la limite d’un emploi vacant sur cinq, étaient donc réalisées de manière rigoureuse, transparente et collégiale, conformément aux dispositifs prévus par la loi. La réforme de l’encadrement supérieur de l’État, qui a notamment créé le corps à vocation interministérielle des administrateurs de l’État, a également prévu un recrutement au tour extérieur dans ce corps, suivant des modalités profondément rénovées consistant en une présélection sur dossier par un comité ministériel pour chaque ministère, puis une sélection après audition par un comité interministériel. Le statut particulier du corps des administrateurs de l’État prévoit également que le volume de recrutements effectué par cette voie est au moins égal au volume des recrutements par la voie de l’Institut national du service public (INSP) afin de répondre aux besoins de recrutements des employeurs publics. Enfin, le cumul d’un emploi avec un mandat exécutif local constitue un droit accordé à tout élu local, salarié ou agent public, prévu et encadré aux articles L. 2123-1 et suivants du code général des collectivités territoriales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1885</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>756</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Congés maladie des agents de la fonction publique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1885. — 12 novembre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur les chiffres des congés de maladie des agents par fonction publique : État, territoriale et hospitalière. Disposer d’une vision de l’absentéisme pour raison de santé au sein de la fonction publique permettrait une analyse sectorielle précise. Cette demande concerne les congés de maladie ordinaire (CMO), les congés de longue maladie (CLM) et les congés de longue durée (CLD). Ces éléments aideront à identifier les leviers d’amélioration en matière de prévention des risques de santé, de suivi des agents et d’optimisation de la gestion des ressources humaines. Dans un contexte où le bien-être des agents publics et l’efficience des services sont au cœur des priorités, une telle analyse est nécessaire pour mettre en œuvre des politiques adaptées. En outre, obtenir une estimation du coût financier de chacun de ces types de congés maladie pour chaque fonction publique serait nécessaire. Cette estimation pourrait inclure le coût des indemnités versées aux agents en congé, ainsi que les dépenses liées au remplacement temporaire des personnels absents. Par conséquent, dans un souci de transparence et de gestion optimale des ressources humaines, il lui demande les chiffres de l’année 2023 relatifs aux différents congés maladie des fonctionnaires (congés ordinaires, congés longue maladie et longue durée) au sein des différentes branches de la fonction publique, par corps et cadre d’emploi ainsi que leurs coûts.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>756</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Chaque année, dans le cadre du rapport annuel sur l’état de la fonction publique, le service statistique ministériel de la fonction publique mobilise l’enquête Emploi de l’Insee pour produire des indicateurs en lien avec les absences pour raison de santé sur la base des données suivantes : proportion d’agents absents au moins un jour pour raison de santé sur une semaine donnée ; nombre moyen de jours d’absences pour raison de santé dans l’année ; ainsi que ces mêmes indicateurs déclinés par sexe et tranche d’âge. Selon cette enquête, la part des agents absents au moins un jour en 2023 pendant la semaine de référence pour raison de santé est plus importante dans la fonction publique territoriale (7 %) et la fonction publique hospitalière (6 %) que dans la fonction publique d’Etat (4 %). Les agents de la fonction publique se sont absentés 12,0 jours en moyenne en 2023, et cette moyenne recouvre des réalités de terrain très hétérogènes. Ainsi, par exemple, les agents de la FPE hors enseignants se sont absentés 8,4 jours en moyenne pour raison de santé, contre 9,3 jours pour les enseignants, 14,0 jours dans la FPH et 14,7 jours dans la FPT. Ces absences peuvent être liées à différentes causes telles que les maladies ou les accidents du travail ; elles n’incluent pas les congés maternité ou paternité ni, depuis 2021, les absences pour garde d’enfant malade. Ces statistiques s’appuient sur les déclarations des personnes enquêtées par l’INSEE. Elles ne reposent pas usr les catégories relatives aux congés de maladie ordinaire (CMO), congés de longue maladie (CLM) congés de longue durée (CLD) mais permettent, en distinguant les enseignants, d’avoir un suivi depuis 2014 par versant de la fonction publique. Dans son rapport, la Cour des Comptes évaluait le nombre moyen de jours d’absences en 2018, à 7,4 jours dans la FPE, 13,7 jours dans le FPT et 14,4 jours dans la FPH ; soit un nombre de jours ouvrés de congés maladie de 56,89 millions correspondant à l’activité de 252 000 ETP (4,9 % des ETP des trois versants). L’application des salaires moyens bruts chargés des trois versants de la fonction publique permettait ainsi d’établir un coût « brut » approximatif pour les employeurs publics des journées non travaillées de l’ordre de 12,4 Md€.De son côté, le rapport IGAS-IGF publié en juillet 2024 estime que le coût lié à la rémunération des jours d’absences pour raison de santé des agents publics "s’élève à 4,8 Md€ dans la FPE (hors compte d’affectation spécial« Pensions »), 5,3 Md€ dans la FPT et 4,3 Md€ dans la FPH, soit un total pour les trois versants de la fonction publique de 14,4 Md€". Pour obtenir des résultats consolidés, la DGAFP travaille à obtenir des données plus précises relatives aux CMO, CLM et CLD dans le cadre de la base de de données sociales (BDS) de la fonction publique d’État conformément au décret n° 2020-1493 du 30 novembre 2020 relatif à la base de données sociales et au rapport social unique dans la fonction publique (FPE), en parallèle des travaux conduits par la DGCL et la DGOS respectivement pour les versants territorial et hospitalier. Jusqu’à présent, les remontées ministérielles sont parcellaires en ce qui concerne la FPE et devraient progresser dans le cadre des travaux en cours de refonte de l’arrêté pris en application du décret précité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1936</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>757</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Mutation des agents dans leur territoire d’origine outre-mer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1936. — 12 novembre 2024. — M. Max Mathiasin interroge M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur les demandes des agents visant à être affectés ou à être mutés dans leur territoire d’origine et singulièrement en Guadeloupe. Cette problématique se pose de manière récurrente dans tous les territoires d’outre-mer. Les demandes d’affectation ou de mutation dans le territoire d’origine des agents ultramarins ne reçoivent que rarement une réponse favorable. Or un agent originaire des outre-mer n’est pas dans une situation comparable à celle d’un agent de l’Hexagone affecté dans un autre département de l’Hexagone : les contraintes physiques et pécuniaires, les frais et les temps de déplacement sont sans commune mesure. De plus, il apparaît que les règles relatives au CIMM (centre des intérêts matériels et moraux) ne sont pas toujours respectées par les administrations de l’Hexagone. Les agents ultramarins peuvent attendre jusqu’à une vingtaine d’années leur décision de mutation, au prix de grosses difficultés financières et d’une grande souffrance morale. Il lui demande si les demandes d’affectation, de mutation ainsi que les recours contre ces mutations peuvent être traités de manière plus individualisée en prenant mieux en considération les critères « irréversibles » et notamment les liens familiaux, avec le conjoint, les enfants ou les parents restés au pays.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>757</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 512-19 du code général de la fonction publique dispose que : « Dans toute la mesure compatible avec le bon fonctionnement du service (…), les affectations prononcées tiennent compte des demandes formulées par les intéressés et de leur situation de famille. / Les demandes de mutation sont examinées en donnant priorité aux fonctionnaires de l’Etat relevant de l’une des situations suivantes : / (…) 4° Justifier du centre de ses intérêts matériels et moraux dans une des collectivités régies par les articles 73 et 74 de la Constitution ou en Nouvelle-Calédonie ; ». La circulaire du 2 août 2023 relative à la mise en œuvre des critères liés aux centres des intérêts matériels et moraux (CIMM) précise les modalités d’application du CIMM, notamment pour ce qui concerne l’appréciation de ces critères au titre de la priorité légale d’affectation outre-mer, afin de favoriser le retour des agents concernés dans le territoire où ils ont leurs attaches et dans le respect des besoins et de l’intérêt du service. À des fins de simplification dans l’examen des demandes, cette circulaire instaure un principe de conservation sans limitation de durée du bénéfice de la reconnaissance du CIMM lorsque celui-ci a déjà été attribué sur la base d’au moins trois critères « irréversibles » pour le même territoire. Cette reconnaissance sans limite de durée autorise l’employeur à ne pas répéter la vérification du CIMM pour de nouvelles demandes de l’agent au cours de sa carrière. Toutefois, cette circulaire ne prive pas l’administration de son pouvoir d’appréciation au titre d’une demande initiale de reconnaissance de la localisation des CIMM sur un territoire donné. Cette appréciation se fonde sur un faisceau d’indices (avis du Conseil d’État n° 328510 du 7 avril 1981, confirmé par plusieurs décisions récentes du juge administratif), analysé au regard de plusieurs critères, dont certains sont identifiés par la circulaire. Ainsi, la reconnaissance d’un CIMM est un élément nécessaire pour bénéficier de la priorité légale de mutation pour tout fonctionnaire ultra-marin qui aspire à revenir sur ses terres natales. Néanmoins, il importe de relever que les mutations ou affectations sont dépendantes et tributaires des vacances de postes. Enfin, s’agissant d’une décision individuelle, l’agent peut contester celle-ci en cas de refus par son administration, par l’ensemble des voies de recours qui lui sont ouvertes par les articles L. 410-1 à L. 412-8 du code des relations entre le public et l’administration (CRPA).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2092</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>758</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Pour une meilleure information sur les coûts des agences de l’État</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2092. — 19 novembre 2024. — M. Éric Pauget appelle l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur le coût pour les finances publiques des agences de l’État. Leur nombre, leurs missions multiformes, qui vont de l’aménagement des transports à la politique sanitaire, et l’ampleur de leurs effectifs impactent le quotidien des citoyens. On ne décompte aujourd’hui pas moins de 438 opérateurs, 314 commissions diverses et des centaines de structures aux statuts juridiques divers. Ces structures emploient 479 000 agents, ce qui représente un tiers de l’effectif de la fonction publique et partant, un maquis administratif souvent inextricable. Leurs financements, en augmentation constante, représentent en conséquence, un enjeu budgétaire important pour les finances publiques. En effet, le total de leurs financements publics rapporté en annexe du projet de loi de finances pour 2023 se monte à près de 77 milliards d’euros, contre 65 milliards pour l’exercice précédent. À titre d’exemple, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), avec 4,2 milliards d’euros de budget annuel en 2023, semble illustratif de ce phénomène. En conséquence, il le remercie de bien vouloir lui indiquer les raisons qui ont présidé à l’augmentation des coûts, notamment de fonctionnement, de ces agences et s’il envisage un contrôle accru de l’utilisation de leur financement ; il en va de la bonne gestion des finances publiques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>758</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La notion d’agence ne fait pas l’objet d’une définition juridique. Par conséquent, il ne s’agit pas d’une notion utilisée dans la pratique administrative française. A l’inverse, les différentes catégories juridiques opérationnelles dans lesquelles s’inscrivent les organismes publics de l’Etat (établissement public administratif, établissement public industriel et commercial, groupement d’intérêt public…) sont définies par la loi. Leurs conditions de création, de gouvernance et de gestion administrative sont encadrées avec précision par la loi, les textes règlementaires et la jurisprudence administrative. En outre, elles sont justifiées (Circulaire du PM n° 5647/SG du 9/4/2013) dans le cadre des études d’impact et d’opportunité préalables à toute création. Chaque organisme est donc l’objet d’un texte institutif explicitant ses missions, les politiques publiques qui lui sont confiées et les modalités de contrôle qu’exerce sur lui l’Etat. Le paysage des organismes publics de l’Etat est donc fortement structuré par le droit. Ce cadre existant permet à l’Etat de confier, quand cela s’avère opportun, des politiques publiques à des structures dotées d’une certaine autonomie opérationnelle dans un cadre administratif adapté à des modèles économiques diversifiés. C’est le cadre dans lequel se déploie par exemple l’autonomie des Universités, dans lequel sont gérés les musées nationaux mais aussi Météo-France, le commissariat général à l’énergie atomique ou France Travail, par exemple. Néanmoins, pour faciliter le contrôle budgétaire du Parlement et améliorer la lisibilité de ces agences, la notion d’opérateurs a toutefois été créée avec la mise en œuvre de la loi organique sur les lois de finances (LOLF), afin de ne pas limiter la portée de cette dernière au seul budget de l’État, alors que des personnes morales, créées par lui et jouissant de la personnalité morale, participent de manière parfois déterminante à ses missions grâce à son concours financier et sous son contrôle. Ce périmètre correspond, quelle que soit leur qualification juridique, à des entités à qui l’Etat a confié une mission de service public relevant de ses compétences, majoritairement financées par des subventions de l’État ou des taxes affectées et porteuses d’enjeux importants pour l’État. Les opérateurs de l’Etat font en conséquence l’objet de circuits de financements prévus par la LOLF et sont soumis à un plafond d’autorisations d’emplois voté chaque année par le Parlement (2°bis de l’article 34 de la LOLF, introduit par la loi organique n° 2021-1836). Ils font également l’objet d’une information renforcée au Parlement dans les annexes budgétaires à la loi de finances, à travers les volets opérateurs des projets et rapports annuels de performance et le Jaune budgétaire relatif aux opérateurs de l’Etat, détaillant notamment les financements apportés par l’Etat et les comptes des entités. Le Jaune budgétaire relatif aux opérateurs permet ainsi de documenter l’évolution des concours de l’Etat qui leur sont dédiés. L’évolution de ces financements entre 2022 et 2023 repose sur de nombreux facteurs, compte-tenu de la diversité du périmètre des opérateurs de l’Etat mais correspond aussi aux priorités données par le Gouvernement aux dispositifs d’aides et de retour à l’emploi, à la transition écologique, à la mise en œuvre des lois de programmation sectorielles sur les champs de la Recherche, de l’Intérieur ou des Armées, ainsi qu’à la contribution d’un grand nombre d’opérateurs à la réalisation du plan de relance (Ademe, Anah, Agence de services et de paiement…). Elle tient compte également du financement de la hausse du point d’indice de la fonction publique. Au regard de la diversité du champ des opérateurs et des enjeux budgétaires afférents, la rationalisation du périmètre des opérateurs est une préoccupation constante du Gouvernement. La circulaire du Premier ministre du 5 juin 2019 a initié une rationalisation du périmètre des opérateurs dont le nombre est passé de 483 en 2020 à 438 en 2024, soit près de 10 % de baisse. Cette évolution est le résultat de différents mouvements et notamment des fusions, des ré-internalisations et des dissolutions. A titre d’exemple, la liste des opérateurs de l’Etat pour 2024 prend en compte la ré-internalisation sous forme de service à compétence nationale (SCN) de l’institut des hautes études pour la science et la technologie, traduisant la volonté du Gouvernement de réinterroger régulièrement la pertinence de telle ou telle structure. Le Gouvernement continue de porter des projets de rationalisation notamment par la fusion de certains organismes, comme par exemple celle de l’Autorité de sûreté nucléaire et de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire ou les projets de fusion de l’ENSTA Bretagne avec l’ENSTA Paris, et, de La cité de la Céramique – Sèvres et Limoges avec le Mobilier national. Il convient aussi de souligner que les opérateurs de l’Etat contribuent à l’effort transversal de maîtrise des finances publiques, ce qu’illustrent les mesures de régulation les concernant dans le cadre du décret d’annulation mis en œuvre en 2024 ou dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025. De manière plus prospective, le Gouvernement privilégie la voie des revues de dépenses, ayant spécifiquement pour objet de proposer des mesures ambitieuses de rationalisation du paysage des opérateurs, à même de générer des gains budgétaires significatifs. Avant de rejoindre le Gouvernement, Madame Véronique LOUWAGIE, députée (DR) de l’Orne, avait été nommée parlementaire en mission sur la simplification administrative comme source de réduction des dépenses de l’Etat. Cette mission qui sera certainement confiée à un autre parlementaire, consistera notamment à formuler une proposition de simplification du paysage des opérateurs, agences, commissions et instances consultatives et délibératives sur la base d’une évaluation des économies qui pourraient être réalisées dans le cadre d’une nouvelle organisation. À cet égard, il peut être précisé que le sujet des comités ou commissions devenues inutiles - dont la nature est assez différente des opérateurs évoqués plus haut - a été abordé récemment dans le cadre de la proposition de loi déposée par la Sénatrice Goulet et continuera à faire l’objet de travaux.Enfin, dans son discours de politique générale, le Premier ministre a réaffirmé la volonté du Gouvernement de poursuivre cet objectif de rationalisation et d’opérer "un puissant mouvement de réforme de l’action publique" en trouvant "des méthodes d’organisation de l’État qui ne requerront pas d’augmentation de nos dépenses publiques".Le projet de loi visant à simplifier la vie économique des entreprises et d’autres textes législatifs permettront également aux parlementaires et au Gouvernement de s’exprimer sur cette question.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2939</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>759</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Avenir du dispositif de prépas talents</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2939. — 24 décembre 2024. — Mme Julie Delpech attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur l’avenir des prépas talents et des places réservées aux étudiants boursiers dans les concours de la haute fonction publique. Ce dispositif, instauré en 2021, a pour objectif de promouvoir la diversité sociale en offrant aux étudiants issus de milieux modestes un accompagnement adapté pour préparer les concours de catégorie A+. Il inclut notamment des classes préparatoires talents, des bourses pouvant atteindre 4 000 euros et un quota d’environ 10 % de places réservées dans certains concours. Expérimenté pour quatre ans, il arrive à son terme à la fin de 2024, sans qu’une décision officielle n’ait été annoncée quant à sa pérennisation. Cette incertitude suscite une vive préoccupation parmi les étudiants et les acteurs concernés. Sa suppression risquerait de mettre un coup d’arrêt aux efforts engagés pour diversifier les recrutements et offrir des conditions favorables aux candidats issus de milieux modestes. L’absence de visibilité, à l’approche des concours de 2025, expose les étudiants à une instabilité juridique et morale, particulièrement ceux ayant investi temps et ressources dans ce parcours exigeant. Cette situation est d’autant plus préoccupante que l’évaluation du dispositif, attendue pour éclairer les décisions, n’a pas encore été rendue publique. Dans ce contexte, Mme la députée interroge M. le ministre sur les intentions du Gouvernement concernant la reconduction de ce programme ou la mise en place d’une alternative durable. Elle souhaite également connaître les conclusions de l’évaluation en cours et les mesures envisagées pour garantir la diversification des recrutements au sein de la haute fonction publique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>760</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre du Plan Talents du service public et afin de diversifier la haute fonction publique, l’ordonnance n° 2021-238 du 3 mars 2021 favorisant l’égalité des chances pour l’accès à certaines écoles de service public a permis l’ouverture, à titre expérimental, d’un concours externe spécial dans certaines écoles. Ces écoles ont été identifiées par le décret n° 2021-239 du 3 mars 2021 instituant des modalités d’accès à certaines écoles de service public et relatif aux cycles de formation y préparant. Six concours externes spéciaux d’accès à cinq écoles (INSP, INET, EHESP, ENAP et ENSP), destinés aux boursiers de l’enseignement supérieur et aux demandeurs d’emploi qui ont suivi un cycle de formation sélectif de préparation à ces concours (dénommés les « Prépas Talents ») ont donc été créés. Cette ordonnance, prise en application de la loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique, fixe la fin de cette expérimentation au 31 décembre 2024. Lors d’une visite aux élèves de l’institut national du service public et de l’institut national des études territoriales, le 16 janvier 2025, le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification a annoncé sa volonté de prolonger le dispositif des concours Talents. Dès le 20 janvier suivant, le Gouvernement a engagé la procédure accélérée sur la proposition de loi n° 763 visant à proroger le dispositif d’expérimentation favorisant l’égalité des chances pour l’accès à certaines écoles de service public, déposée à l’Assemblée nationale et renvoyée à la commission des lois, afin de permettre aux écoles déjà engagées dans cette expérimentation de pouvoir la poursuivre dans les meilleurs délais.Enfin, le débat parlementaire permettra de revenir sur les premiers éléments tangibles de ce dispositif.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>93</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>760</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul-André Colombani</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Cadre légal des activités dans le prolongement de l’acte de production agricole</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            93. — 8 octobre 2024. — M. Paul-André Colombani interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt, sur la cohérence du cadre légal en vigueur relatif aux activités dans le prolongement de l’acte de production agricole, à savoir les activités de transformation, de conditionnement et de commercialisation qui s’exercent sur des produits animaux ou végétaux de l’exploitation à l’exclusion de toute autre origine. En effet, depuis l’élargissement des règles de construction en discontinuité de l’existant apporté par la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 dite « loi ELAN », le règlement national d’urbanisme (RNU) distingue dans le cadre des autorisations en dehors des parties urbanisées de la commune (article L. 111-4 du code de l’urbanisme) les constructions et installations nécessaires à la transformation, au conditionnement et à la commercialisation des produits agricoles, lorsque ces activités constituent le prolongement de l’acte de production (alinéa 2 bis ). Cette modification n’a pas été retranscrite dans les articles L. 122-11 et L. 121-10 du code de l’urbanisme portant respectivement sur l’aménagement et la protection de la montagne et du littoral et précisant les conditions de dérogation à la règle d’extension de l’urbanisation en continuité avec les formes existantes. Ainsi, ces deux articles ne visent que les constructions ou installations nécessaires aux activités agricoles ou forestières, sans citer les activités qui en constituent le prolongement. Cette absence de retranscription s’avère problématique en Corse notamment, où de nombreuses communes sont soumises à la fois à la loi littoral et à la loi montagne ; cet état de fait conduit par exemple à permettre à un éleveur ovin installé dans une de ces communes de bénéficier d’une autorisation à réaliser des constructions et installations nécessaires à son exploitation agricole en dérogeant donc à l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme, alors même qu’il ne bénéficiera pas d’une dérogation lui permettant de réaliser des constructions et installations de transformation et de conditionnement de sa production agricole. Cela implique, au cas d’espèce, d’autoriser l’implantation d’un bâtiment abritant une salle de traite, car nécessaire à la production agricole, tout en refusant l’implantation d’une fromagerie, puisque qu’il s’agit d’une construction visant transformation de cette production, qui est pourtant constitutive de l’activité agricole pratiquée par l’éleveur. Dès lors, il lui demande si elle entend clarifier le cadre légal actuel relatif aux règles de constructibilité des installations nécessaires aux activités constituant le prolongement de l’acte de production agricole. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>760</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pour répondre à la préoccupation de maintenir des activités agricoles en zone littorale, la loi Littoral a prévu une dérogation au principe de l’extension de l’urbanisation en continuité. Avant la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 dite « loi ELAN », cette dérogation était soumise à une double contrainte : la construction ou l’installation devait être liée aux activités agricoles ou forestières et être incompatible avec le voisinage des zones habitées. Par ailleurs, les cultures marines n’entraient pas dans le champ d’application de cette dérogation, ce qui faisait obstacle au développement de cette activité. La loi ELAN a donc assoupli la loi Littoral à deux titres : d’une part, en supprimant la condition selon laquelle les constructions en cause doivent être incompatibles avec le voisinage des zones habitées ; et, d’autre part, en étendant le bénéfice de cette dérogation aux activités de culture marine, y compris dans les espaces proches du rivage. Il s’agit là d’assouplissements importants qui ont justifié, en contrepartie, que la loi ELAN circonscrive le bénéfice de cette dérogation aux constructions ou installations réellement nécessaires, et non à celles qui sont simplement liées aux activités agricoles ou forestières, ou aux cultures marines. Toute construction ou installation indispensable aux activités mentionnées à l’article L. 311-1 du code rural et de la pêche maritime entre bien dans le champ d’application de la dérogation de l’article L. 121-10 du code de l’urbanisme, et qu’un local destiné à la transformation en fromages est bien une construction considérée comme nécessaire à l’activité agricole. À titre d’illustration, la jurisprudence confirme cette interprétation en considérant, en tenant compte du cas d’espèce, que la construction d’une serre de stockage de matériel agricole, d’une serre à usage de chèvrerie et d’un laboratoire de chèvrerie sont indispensables à l’activité agricole de fabrication de fromage (Cour administrative d’appel de Marseille, 10 novembre 2011, n° 09MA02839). En revanche, il est important de rappeler que les locaux prévus pour la dégustation ou la valorisation de produits issus de l’activité de production ne bénéficient pas de la dérogation permise par l’article L. 121-10 du code de l’urbanisme. Par exemple, un local de vente de miel n’est pas une « construction nécessaire à l’activité agricole » (Cour administrative d’appel de Marseille, 23 septembre 2004, n° 00MA00726). Cette jurisprudence établie au regard des dispositions du règlement national d’urbanisme peut être transposée dans le cadre de l’application des dispositions de l’article L. 121-10 du code de l’urbanisme.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>173</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>761</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Sécuriser les baux coproneurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            173. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le sujet des baux coproneurs, émanant de la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014. Avant cette loi, les baux copreneurs étaient régis par un cadre ne permettant pas la désolidarisation des preneurs, ce qui posait des difficultés en cas de départ d’un copreneur, telles que la retraite ou le divorce et obligeait les copreneurs à maintenir une coexploitation, même contre leur volonté. La loi d’avenir pour l’agriculture du 13 octobre 2014 a introduit les alinéas 3 et 4 à l’article L. 411-35 du code rural et de la pêche maritime, permettant au preneur restant de demander au bailleur que le bail se poursuive à son seul nom en cas de cessation d’activité d’un des copreneurs. Cependant, l’article L. 411-31 du code précité fixant les causes de résiliation du bail n’a pas évolué. Ainsi, toute contravention à l’article L. 411-35 demeure sanctionnée par la résiliation. De fait, un preneur poursuivant l’exploitation seul au départ de l’autre preneur en omettant de solliciter la poursuite du bail à son seul nom auprès du bailleur s’expose à la résiliation. La Cour de cassation, par un arrêt du 30 novembre 2023 (n° 21-22.539), modifie cette interprétation en précisant que l’article L. 411-35 (al. 3 et 4) ne crée « pour le copreneur resté en activité, qu’une simple faculté, dont le non-usage ne constitue pas une infraction aux dispositions de l’article L. 411-35, de nature à permettre la résiliation du bail sur le fondement de l’article L. 411-31, II, 1° ». Cette évolution jurisprudentielle apporte une stabilité apparente à la situation des copreneurs, mais des interrogations persistent quant à sa « définitivité », notamment en l’absence d’évolution des textes. Dans ce contexte, il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour sécuriser la situation des baux copreneurs et ainsi renforcer la confiance des acteurs du secteur agricole à l’égard de ce type de bail.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>761</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux dispositions de l’article L. 411-35, alinéa 3, du code rural et de la pêche maritime (CRPM), le copreneur désireux de continuer à exploiter le fonds loué peut effectivement demander, en cas de cessation d’activité de l’autre copreneur, la poursuite du bail à son seul nom. Il convient cependant de préciser que le formalisme prescrit par le CRPM ne s’impose que lorsque la cessation d’exploitation est de la seule initiative du copreneur partant et ne concerne que les baux conclus depuis plus de trois ans, à moins que la cessation d’activité du copreneur résulte d’un cas de force majeure comme le précise les dispositions précitées du CRPM. Il est aussi à noter que le copreneur désireux de continuer l’exploitation du fonds loué n’est pas astreint à l’application du formalisme défini par l’article L. 411-35 en cas de résiliation judiciaire du bail. Le bailleur ne peut s’opposer à la poursuite du bail qu’en saisissant, dans un délai de deux mois à compter de la notification de la lettre recommandée, le tribunal paritaire des baux ruraux. La jurisprudence précise les conditions qui doivent être réunies pour que cette résiliation puisse éventuellement être prononcée par le juge, qui s’assure de la bonne foi du preneur, du respect de ses obligations légales par ce dernier et de sa capacité à poursuivre seul l’exploitation du fonds ainsi que des intérêts légitimes du bailleur (Cour de cassation, troisième chambre civile, 7 sept. 2017, n° 16-15.028). L’arrêt de la Cour de cassation du 30 novembre 2023 (troisième chambre civile, n° 21-22.539) a précisé que ce formalisme n’est qu’une simple faculté pour le copreneur restant, et le fait qu’il n’en fasse pas usage ne constitue pas une infraction susceptible d’entraîner une résiliation du bail. En conséquence, il n’apparaît pas, en l’état actuel du cadre juridique en vigueur, nécessaire de modifier la réglementation régissant la poursuite du bail par le copreneur désireux de poursuivre l’exploitation du fonds loué et remplissant les conditions fixées par le CRPM et la jurisprudence qui lui est afférente.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>222</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>762</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Application inadaptée du décret no 2021‑835 du 29 juin 2021</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            222. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’application inadaptée aux producteurs laitiers fermiers affiliés à la MSA du décret n° 2021-835 du 29 juin 2021 relatif à l’information des consommateurs sur la règle de tri des déchets issus des produits soumis au principe de responsabilité élargie du producteur, et publié au Journal officiel le 30 juin 2021. En effet, les producteurs de fromages et autres produits laitiers français achètent soit des emballages non nominatifs n’engageant pas la responsabilité du producteur, soit des emballages nominatifs engageant ainsi la responsabilité de ce dernier. Pour les emballages non nominatifs, à savoir des conditionnements ne portant pas de marque spécifique ni d’indication sur le fabricant, il apparaît paradoxal de reporter la responsabilité de l’info-tri sur l’emballage aux producteurs fermiers, mais également contreproductif d’un point de vue environnemental d’apposer un autocollant avec les indications éco-tri en générant davantage de déchets. Le coût économique d’une telle démarche est également à prendre en compte pour les producteurs fermiers, qui n’ont par ailleurs pas connaissance de la composition du matériau de l’emballage, le fabricant refusant de donner ces informations sauf à ce que les producteurs fermiers cotisent à un éco-organisme. Concernant les emballages nominatifs, se pose la pertinence pour le producteur fermier de cotiser à un éco-organisme en raison de la surcharge administrative, telle que la réalisation annuelle d’une déclaration auprès du dit organisme pour déterminer le montant de la cotisation, ou encore concernant le fait que cette même cotisation ne lui permette pas de connaître la composition de l’emballage. Il lui demande donc si le Gouvernement, soucieux de participer à la simplification administrative, va exclure le pictogramme de l’info-tri sur les emballages.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>762</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément au 1° de l’article L. 541-10-1 du code de l’environnement, les emballages servant à commercialiser les produits consommés ou utilisés par les ménages, y compris ceux susceptibles de l’être et ceux consommés hors foyer, relèvent du principe de responsabilité élargie du producteur. La définition de producteur est prévue au 7° du III de l’article R. 543-43 du code de l’environnement qui précise qu’il s’agit de « toute personne qui, à titre professionnel, emballe ou fait emballer ses produits en vue de leur mise sur le marché, tout importateur dont les produits sont commercialisés dans des emballages ou, si le producteur ou l’importateur ne peuvent être identifiés, la personne responsable de la première mise sur le marché de ces produits ». Les producteurs et les distributeurs doivent ainsi prendre en charge la gestion de la fin de vie des produits qu’ils mettent sur le marché. Cette prise en charge est réalisée soit par le financement, soit par l’organisation de la collecte et du traitement des déchets issus des produits, via notamment la mise en place d’éco-organismes. Pour les emballages ménagers, les producteurs et les distributeurs doivent ainsi payer l’éco-contribution à l’éco-organisme chargé de gérer leurs déchets (au choix parmi les éco-organismes agréés par l’État). Les producteurs en circuit courts, qui vendent des produits emballés (fromages emballés dans des feuilles/boîtes, yaourts…), doivent, comme tout metteur en marché de produit, s’acquitter de leur responsabilité vis-à-vis de la gestion de ces déchets. Ils doivent ainsi payer l’éco-contribution à l’un des éco-organismes chargé de gérer ce type de déchets (Citeo/Adelphe ou Léko selon leur choix). Dans le cadre de la loi AGEC « Anti-Gaspillage et Economie Circulaire » (Article 17), l’affichage de l’info-tri sur l’emballage est obligatoire depuis le 1er janvier 2022 pour apporter des règles claires et précises au consommateur sur le bon geste de tri et optimiser les performances de recyclage. L’article R. 541-12-18 du code de l’environnement prévoit que les producteurs qui ont transféré l’obligation de responsabilité élargie à un éco-organisme appliquent la signalétique et cette information sur leurs emballages. Les producteurs sont donc responsables de l’apposition de l’info-tri, et peuvent être sanctionnés en cas de non-apposition (article L. 541-9-4 du même code). La signalétique s’applique donc également aux producteurs laitiers fermiers qui mettent sur le marché des produits. Si l’emballage est neutre et non nominatif, c’est au fabricant de cet emballage d’inscrire l’info-tri (par exemple sac de « vrac » fruits et légumes). En pratique, afin de respecter cette obligation, les producteurs doivent dans leurs appels d’offres auprès des fabricants d’emballages exiger la présence de l’info-tri. Si c’est le producteur qui vend un produit dans un emballage qu’il personnalise, c’est à lui d’apposer l’info-tri. Citeo par exemple met à disposition de ses clients un outil permettant de générer l’info-tri simplement (https://www.citeo.com/easy-info-tri-generez-votre-info-tri-en-toute-simplicite). Les producteurs laitiers fermiers et leurs organisations peuvent rechercher des solutions collectives afin de faciliter l’application de cette réglementation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>264</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>763</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Restrictions chinoises sur les produits laitiers européens</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            264. — 8 octobre 2024. — Mme Hélène Laporte attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les conséquences pour la filière laitière française des mesures annoncées par la Chine quant à l’importation de produits laitiers d’origine européenne. Le 21 août 2024, le gouvernement de la République populaire de Chine a annoncé ouvrir une enquête sur les subventions de soutien à la production laitière pratiquées dans l’Union européenne, au motif que celles-ci pourraient constituer un acte de dumping justifiant une surtaxe de ces produits pour protéger les producteurs chinois. Intervenant à la suite de l’annonce par l’Union européenne de l’imposition de droits de douane élevés sur les véhicules électriques de fabrication chinoise, cette enquête revêt évidemment un caractère de mesure de rétorsion, dans le cadre de ce que de nombreux analystes décrivent déjà comme une guerre commerciale. Alors que 40 % de la production laitière française est exportée, la Chine représente un marché de plus en plus important pour les éleveurs et l’industrie agroalimentaire française. En effet, entre 2000 et 2022, les exportations de matières grasses laitières (beurre et crème) françaises vers la Chine (hors Hong Kong) a été multiplié par 100 (de 55 à 5 500 tonnes), représentant aujourd’hui 10 % des volumes exportés hors de l’UE. Les exportations de lait entier en poudre, passant de 42 à 8 400 tonnes, soit une multiplication par 200, représentent quant à elles plus de 10 % des volumes totaux exportés par la France, au sein et en dehors de l’UE. En 2023, la France était le deuxième fournisseur de produits laitiers à la Chine et les bénéfices se chiffraient à 1,68 milliard d’euros. Alors que la filière laitière française risque de perdre un débouché d’une importance aujourd’hui capitale, elle doit dans le même temps subir une concurrence croissante de la part d’acteurs tels que la Nouvelle-Zélande, renforcée sur le marché européen par l’accord de libre-échange conclu le 9 juillet 2023 et entré en vigueur le 1er mai 2024, lequel prévoit des réductions majeures de droits de douane pour de larges contingents de produits laitiers néo-zélandais, avec notamment 25 000 tonnes de fromages et 3 500 tonnes de lactosérum totalement exonérés et 15 000 tonnes de beurre taxés à hauteur de 5 %. Ainsi, les producteurs français sont doublement handicapés par la libéralisation des importations vers l’Europe et la restriction des exportations vers des marchés comme la Chine. La filière laitière française, historiquement une des plus grandes forces de l’agriculture nationale, est aujourd’hui dans une crise profonde, comme l’illustre la décapitalisation massive du cheptel bovin laitier à hauteur de 400 000 têtes (soit -11 %) depuis 2015. Par ailleurs, en raison des difficultés croissantes à tirer un revenu digne de cette profession, le nombre d’éleveurs laitiers a diminué de 27 % entre 2010 et 2020. Dans cette conjecture désastreuse, elle la prie de lui faire connaître les actions qu’elle compte entreprendre pour protéger les producteurs laitiers.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>763</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le 21 août 2024, le ministère du commerce de la République populaire de Chine (MOFCOM) a ouvert une enquête antisubventions couvrant certains produits laitiers européens (crèmes et fromages), qui cible à la fois les entreprises européennes et certains dispositifs nationaux et européens. Cette enquète s’ajoute à celles ouvertes par la Chine sur le « brandy » (catégorie qui inclut le Cognac et l’Armagnac), d’une part, et les produits porcins, d’autre part. En effet, ces enquêtes constituent clairement une mesure punitive contraire au droit commercial international, suite à l’enquête lancée par la Commission européenne sur les véhicules électriques ; elles sont injustifiées et inacceptables. Le Gouvernement accompagne les professionnels depuis l’ouverture de cette enquête afin, notamment, de s’assurer que tous les producteurs concernés puissent répondre aux questions des autorités chinoises dans les meilleures conditions possibles. Il accompagne également la filière pour faciliter les discussions avec les autorités chinoises. Le ministère chargé de l’agriculture est particulièrement mobilisé dans cette tâche, aux côtés du ministère chargé de l’économie et du ministère de l’Europe et des affaires étrangères. En outre, pour défendre les producteurs français, le Gouvernement appelle systématiquement les autorités européennes à contester fermement ce détournement des instruments de défense commerciale par la Chine. Le Gouvernement a également, à plusieurs reprises, alerté la Commission européenne sur sa grande vigilance compte-tenu des enjeux économiques associés pour la filière. Il est demandé à celle-ci de poursuivre les échanges avec les autorités chinoises, en faisant valoir que l’imposition de ces droits additionnels constituerait une mesure punitive inacceptable, et qu’elle ne saurait donc rester sans réponse de la part de l’Union européenne. Ceci conduirait à une escalade à laquelle la Chine n’a aucun intérêt, au vu de la forte contribution qu’apporte son commerce extérieur à sa croissance économique. La Chine gagnerait donc à se garder de prendre de telles mesures qui, in fine, se retourneraient contre elle. Par ailleurs, les autorités françaises sont mobilisées directement vis-à-vis des autorités chinoises, auprès desquelles elles font systématiquement valoir avec force leurs arguments. Cela a notamment été le cas lors du déplacement de la ministre déléguée chargée du commerce extérieur et des français de l’étranger, du 3 au 6 novembre 2024 à Shanghai, lors duquel elle a pu rappeler avec fermeté aux autorités chinoises la détermination française à défendre les filières françaises contre ces enquêtes infondées en droit. Enfin, plus généralement, cette filière comme l’ensemble des filières d’élevage, fait l’objet d’une attention particulière dans le cadre du plan de reconquête de la souveraineté de l’élevage actuellement déployé par le Gouvernement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>764</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>764</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Jolivet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Agriculture - Lutte contre les retards de versement des aides publiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            764. — 15 octobre 2024. — M. François Jolivet interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les retards récurrents dans le versement des aides publiques, qu’il s’agisse des primes PAC ou des mesures agroenvironnementales. Il est inacceptable que ces retards aggravent encore davantage la situation financière des agriculteurs, déjà en grande difficulté. M. le député propose donc l’application de pénalités de retard sur le versement des aides, selon un taux légal de référence, afin de garantir un respect strict des calendriers de paiement. Il souhaiterait connaître les actions immédiates du Gouvernement pour corriger cette situation devenue insupportable. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>764</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La programmation 2023-2027 de la politique agricole commune a été marquée par plusieurs nouveautés, notamment la nouvelle définition de l’agriculteur actif, la mise en œuvre de nouvelles aides, comme l’écorégime, la mise en place du système de suivi des surfaces en temps réel mais également la reconnaissance du droit à l’erreur, qui permet à chaque exploitant de modifier en tout ou partie sa demande d’aides jusqu’au 20 septembre. Ces nouveautés ont nécessité des évolutions structurantes et complexes pour les systèmes d’instruction et de paiement des aides. Par ailleurs, la prise en compte du droit à l’erreur, avec des possibilités de modification des demandes jusqu’au démarrage des opérations de paiement, a pour conséquence que certains dossiers ne pourront pas être payés au 16 octobre si le demandeur a transmis des demandes de modifications tardives. Si quelques dossiers restent encore à régulariser, la campagne 2023 est aujourd’hui quasiment terminée. Concernant la campagne 2024, le premier versement de l’avance a été effectué le 16 octobre 2024 dans les conditions prévues, soit le premier jour autorisé par la règlementation européenne. Plus de 253 000 exploitants, soit près de 93 % des demandes, ont ainsi reçu dès la mi-octobre un paiement ceci, malgré l’impact des intempéries sur l’instruction des demandes, témoignant de l’engagement continu de l’administration aux côtés des agriculteurs. Certains dossiers restent à payer, en particulier parce qu’ils sont concernés par un contrôle ou parce que l’instruction de leur caractère « agriculteur actif » nécessite des expertises complémentaires mais les services sont mobilisés pour qu’ils perçoivent leur aides au plus vite. S’agissant du versement du solde des paiements directs et des mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) /bio, le calendrier de versement devrait être conforme au calendrier de l’ancienne programmation, à savoir en décembre pour les aides découplées, l’indemnité compensatoire de handicaps naturels et les aides aux petits ruminants, le premier trimestre 2025 pour les autres aides couplées et à partir de mars pour les MAEC/Bio.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>773</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>764</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jordan Guitton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Importations de sucre en provenance d’Ukraine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            773. — 15 octobre 2024. — M. Jordan Guitton interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les importations de sucre en provenance d’Ukraine. La Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) Champagne Bourgogne alerte sur les conséquences de la guerre en Ukraine sur la filière betteravière. En effet, le taux d’importations de betterave en provenance d’Ukraine est passé de 20 000 tonnes à 400 000 tonnes en 2022-2023 puis jusqu’à 700 000 tonnes en 2023, faisant ainsi baisser de 30 % les cours du sucre au sein de l’Union européenne. Cette chute des prix impacte directement les betteraviers français. L’Union européenne, en plus de ne pas protéger la filière française de la betterave, autorise l’importation de betteraves ne respectant pas les normes imposées aux producteurs de betteraves français. En effet, 29 substances actives (fongicides, insecticides, herbicides) sont utilisables en Ukraine alors qu’elles sont interdites dans l’Union européenne. Le Parlement européen vient de décider de limiter le nombre d’importations de betteraves en provenance d’Ukraine (260 000 tonnes par an), mais seulement pour 2024-2025. M. le député souhaiterait savoir si Mme la ministre compte agir rapidement afin de protéger les producteurs de betterave dès 2024, après plus de deux ans d’inaction. Il souhaiterait également savoir si la France compte enfin imposer à l’Ukraine les mêmes standards de production qu’en France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>764</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En soutien à l’économie ukrainienne face à la guerre d’agression russe, l’Union européenne (UE) a libéralisé, avec l’appui du Gouvernement français, ses échanges avec l’Ukraine depuis le 4 juin 2022 pour une durée initiale d’un an. Le 6 juin 2023, le règlement (UE) n° 2023/1077 a prolongé la libéralisation d’une année supplémentaire soit jusqu’au 5 juin 2024. L’ouverture des échanges avec l’Ukraine a entraîné une augmentation significative des importations de sucre ukrainien dans l’UE. Elles ont ainsi atteint 496 000 tonnes (t) en 2023, contre 152 000 t en 2022 et 18 000 t en 2021. En 2023, les importations ukrainiennes ont représenté 26 % des importations extra-européennes. Dans ce contexte, la France a soutenu et obtenu, en lien avec une majorité de parlementaires européens et certains États membres ayant soutenu la démarche, que la nouvelle prolongation des mesures de libéralisation des échanges avec l’Ukraine [règlement (UE) n ° 2024/1392], pour une année supplémentaire jusqu’au 5 juin 2025, soit assortie de clauses de sauvegarde renforcées. L’une de ces sauvegardes est particulièrement intéressante puisque son déclenchement est automatique (mécanisme dit de « frein d’urgence »). Le frein d’urgence couvre sept produits agricoles, dont le sucre. Pour les produits concernés, ce mécanisme permet de rétablir des droits de douane dès que les importations européennes en provenance d’Ukraine atteignent un certain niveau. Ce seuil correspond à la moyenne annuelle des importations européennes en provenance d’Ukraine constatées entre le 1er juillet et le 31 décembre 2021, en 2022 et en 2023. Pour le sucre, ce niveau s’établit à 262 652,68 t pour l’année 2024. Ainsi, le 1er juillet 2024, le volume d’importation fixé dans le frein d’urgence ayant été atteint, la Commission européenne a rétabli les droits de douane pour les importations européennes de sucre ukrainien jusqu’au 31 décembre 2024. Pour la période entre le 1er janvier 2025 et le le 5 juin 2025, ce seuil est fixé à 109 438,62 t, soit cinq douzièmes du seuil pour une année entière. Les droits de douane seront également rétablis automatiquement si le niveau d’importations de sucre ukrainien atteint ce seuil. Ces mesures de sauvegarde automatique ont vocation a limiter l’impact sur le marché de l’UE des importations de sucre ukrainien. Elles ont été activées pour plusieurs produits depuis l’été 2024, preuve de l’efficacité du mécanisme qui a été décidé et soutenu par le Gouvernement. Il s’agit d’un outil permettant, sans remettre en cause la nécessaire solidarité envers l’Ukraine face à l’agression russe, de tenir dûment compte de la sensibilité de certaines des filières agricoles européennes aux flux d’importations ukrainiens. Concernant les prix du sucre, après avoir atteint un pic historique en novembre 2023, avec 856 euros (€) /t, le prix moyen dans l’UE s’élevait à 760 €/t en septembre 2024, soit une baisse de 7 % par rapport à septembre 2023. Sur la campagne 2023-2024 (de septembre 2023 à août 2024), le prix moyen de l’UE a atteint 828 €/t, contre 737 €/t pour la campagne 2022-2023 et 440 €/t pour celle de 2021-2022. Si le prix moyen dans l’UE suit bien une tendance baissière depuis plusieurs mois, qu’il convient de surveiller, il reste néanmoins à un niveau élevé par rapport à la moyenne des dernières années. Par ailleurs, concernant les conditions d’importation de sucre, les produits agricoles ukrainiens qui rentrent sur le territoire de l’UE doivent respecter, au même titre que l’ensemble des produits agricoles importés dans l’UE, les normes européennes de commercialisation, qui préservent la santé et la sécurité des consommateurs européens. Toutefois, ni l’UE ni la France ne peuvent imposer à l’Ukraine l’ensemble de leurs propres standards de production. En revanche, le Gouvernement est attaché à ce que l’UE progresse dans le déploiement de mesures miroirs pertinentes dans la règlementation européenne, permettant d’imposer certaines méthodes et conditions de production applicables dans l’UE aux pays-tiers qui exportent des produits dans l’UE, dans le respect des règles de l’organisation mondiale du commerce, notamment en matière sanitaire, de bien-être animal, d’environnement ou de normes sociales de production. En outre, s’agissant spécifiquement de l’Ukraine, dans la perspective de son adhésion à l’UE le pays devra reprendre progressivement mais intégralement « l’acquis européen » (ensemble des règles et normes applicables dans l’UE) et ses producteurs agricoles appliquer les mêmes normes de production que le reste des producteurs des pays membres de l’UE. La renégociation de l’accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) sera importante pour décider des modification à apporter à la relation commerciale entre l’Union européenne et l’Ukraine. Il est important que cette renégociation ne se fasse pas dans la précipitation, alors que la Commission européenne a annoncé le lancement de ce travail. La ministre chargée de l’agriculture y veillera, comme elle veillera à préserver les intérêts agricoles et agroalimentaires français dans d’autres négociations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>877</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>765</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Aides à la formation des vétérinaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            877. — 15 octobre 2024. — Mme Sandrine Le Feur attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les difficultés constatées dans l’accès aux formations vétérinaire. Comme prévu au livre VIII du code rural et de la pêche maritime, le ministère de l’agriculture est compétent pour organiser l’enseignement supérieur vétérinaire sur le territoire national. À ce titre, il organise la formation vétérinaire au sein de cinq écoles vétérinaires, soit quatre écoles nationales et une école vétérinaire privée d’intérêt général. La profession est indispensable à l’élevage et à la « ferme France ». Toutefois, nombre d’étudiants désireux de s’engager dans cette voie et d’ainsi allier la passion des animaux, de ceux qui les élèvent, à une carrière porteuse d’utilité en ruralité, sont contraints de suivre des cursus vétérinaires à l’étranger, notamment au sein de l’Union européenne. Les écoles vétérinaires hexagonales sont extrêmement sélectives, ce qui peut interroger eu égard à la pénurie de vétérinaires, notamment ceux pratiquant « la rurale », dans les territoires agricoles. Sans rien renier des exigences sanitaires, le renforcement de la capacité d’accueil des écoles nationales vétérinaires est un sujet à prendre à bras le corps. On parle aujourd’hui de déserts vétérinaires qui plongent les éleveurs, pour qui leur présence est vitale, dans le désarroi. Le haut degré d’exigence des écoles vétérinaires semble résulter d’une tradition bien française, il n’est qu’à les comparer avec leurs homologues des voisins européens. Des jeunes justifiant pourtant d’un excellent niveau, de la mention « très bien » au baccalauréat, ne trouvent pas à y être admis et se tournent en nombre vers les formations dispensées en Belgique, en Espagne ou encore en Roumanie et reviennent diplômés pratiquer dans les campagnes où les besoins se font de plus en plus criants. Aujourd’hui, près de la moitié des vétérinaires inscrits au registre de l’Ordre des vétérinaires ont obtenu leur diplôme dans un autre pays de l’Union européenne. La Roumanie fait partie des pays les plus attractifs pour les étudiants français, ce qui s’explique notamment grâce à la mise en place de cursus francophones. Cependant, le prix de la scolarité (les frais d’inscription s’élèvent en moyenne à 6 000 euros l’année, soit 36 000 euros pour les 6 années du cursus), auquel s’ajoute le coût des logements, en font une destination universitaire particulièrement onéreuse pour les étudiants et les familles. Ces étudiants ne sont alors pas éligibles aux aides et bourses françaises, alors que les étudiants français inscrits dans des cursus de médecine humaine en Roumanie sont éligibles à des bourses d’études et des aides financières de la part de l’État ; les élèves en cursus de médecine vétérinaire en sont exclus. Il y a là une inégalité de traitement alors que les enjeux sanitaires sont comparables. En effet, les circulaires ESRS2315208C du 17 juillet 2023 et DGER/SDPFE/2023-486 du 26 juillet 2023 relatives aux modalités d’attribution des bourses sur critères sociaux de l’enseignement supérieur, des aides au mérite et des aides à la mobilité internationale pour l’année 2023-2024 ne prévoient pas que la préparation du diplôme de vétérinaire dans un État membre de l’Union européenne rende l’étudiant éligible aux bourses sur critères sociaux de l’État. Le système s’avérant dans l’incapacité d’accueillir les étudiants et de former suffisamment de futurs vétérinaires, des aménagements semblent justifiés. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement envisage de rendre éligibles les étudiants vétérinaires effectuant leurs études à l’étranger aux bourses nationales, à défaut si des aides européennes sont prévues pour compenser l’absence d’aides nationales. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>766</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La circulaire du ministère chargé de l’enseignement supérieur, relative aux modalités d’attribution des bourses sur critères sociaux de l’enseignement supérieur, des aides au mérite et des aides à la mobilité internationale ne prévoit pas que la préparation du diplôme de vétérinaire dans un État membre de l’Union européenne (UE) rende l’étudiant éligible aux bourses sur critères sociaux de l’État français. Néanmoins, la législation autorise désormais les collectivités territoriales à soutenir l’installation et le maintien des vétérinaires exerçant en productions animales, ainsi que les projets professionnels des étudiants vétérinaires issus des écoles vétérinaires françaises ou des facultés vétérinaires européennes, souhaitant exercer dans ces zones. Les collectivités territoriales peuvent ainsi accorder une indemnité de logement et de déplacement pour tout stage comprenant des mises en situation professionnelle de soins aux animaux d’élevage. Elles peuvent également accorder une indemnité d’étude et de projet professionnel vétérinaire si les étudiants s’engagent à exercer en tant que vétérinaire contribuant à la protection de la santé publique et assurant la continuité et la permanence aux soins aux animaux d’élevage pendant au moins cinq années consécutives sur leur territoire. Cette aide fait l’objet d’un contrat entre la collectivité concernée et l’étudiant, et le contrat peut prévoir une obligation d’installation. Le ministère chargé de l’agriculture a conduit plusieurs réformes profondes de l’enseignement vétérinaire. Pour endiguer la pénurie de vétérinaires, les trois augmentations successives du nombre d’étudiants dans les écoles nationales vétérinaires (ENV) va permettre, à l’horizon 2030, de disposer de 840 vétérinaires par an formés en France qui arriveront chaque année sur le marché du travail, soit 75 % de plus qu’en 2017 auxquels s’ajoute le concours des étudiants formés dans les facultés vétérinaires européennes. De surcroît, une initiative parlementaire a ouvert la possibilité de création d’écoles vétérinaires privées d’intérêt général, sous contrat avec le ministère chargé de l’agriculture. L’école vétérinaire UniLaSalle de Rouen a ainsi obtenu un agrément dès 2022 et bénéficie d’engagements de soutiens de la région Normandie, du département de Seine-Maritime et de la métropole de Rouen-Normandie pour les investissements nécessaires. Pour garantir une formation vétérinaire de haut-niveau, outre le renforcement des moyens des écoles nationales vétérinaires, des stages tutorés destinés à des étudiants de 6eme année préparant un projet professionnel d’exercice en rurale a rencontré un vif succès auprès des étudiants. Pour élargir la base sociale et géographique du recrutement des quatre écoles publiques vétérinaires, un accès post-baccalauréat aux ENV a été mis en place en 2021. Ce nouveau mode de recrutement a permis de réduire la durée des études conduisant au diplôme d’État de docteur vétérinaire à six ans, comme celle observée dans la plupart des pays de l’UE. Enfin, un rapport du conseil général de l’agriculture, de l’alimentation et des espaces ruraux (CGAAER) publié en décembre 2024 a mis en exergue qu’à l’horizon 2030 et au-delà, avec le concours des étudiants français formés dans les facultés vétérinaires européennes, un flux annuel de 1 700 à 1 800 diplômés vétérinaires entrant sur le marché du travail pour exercer la médecine et la chirurgie des animaux, alors que l’analyse prospective des besoins de vétérinaires praticiens se stabilise entre 1 200 et 1 400 par an.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>878</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>767</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-René Cazeneuve</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Bureau des entreprises dans les lycées agricoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            878. — 15 octobre 2024. — M. Jean-René Cazeneuve interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la mise en place d’un « bureau des entreprises » dans les lycées professionnels. Depuis la rentrée scolaire 2023, le ministère de l’éducation nationale déploie au sein de ses lycées professionnels un bureau des entreprises. Ce dispositif est le point d’entrée privilégié dans les lycées professionnels pour les entreprises du bassin d’emploi. Il s’agit d’un réel appui aux enseignants et formateurs dans les interactions avec le monde professionnel, de la mise en place d’actions conjointes entre le lycée, le monde professionnel et les acteurs locaux, d’une ressource pour trouver et réussir des stages, périodes de formation en milieu professionnel et alternances de qualité et d’assurer le suivi des réussites de parcours professionnel et d’insertion de chaque personne formée dans l’établissement. À ce dispositif vient s’ajouter la gratification des stagiaires pendant leur période de formation en milieu professionnel, la mise en place des dossiers et du paiement nécessité également un travail supplémentaire. Ces décisions sont essentielles pour faire des lycées professionnels et agricoles des voies d’excellence, cependant, il faut donner aux chefs d’établissement les moyens des ambitions. Ainsi, il lui demande quels seront les moyens déployés pour assurer ces nouvelles missions.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>767</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif « bureau des entreprises », tel que mis en place dans les établissements de l’éducation nationale, répond à l’intention de générer des interactions pérennes entre le lycée et le monde professionnel. Un diagnostic de situation a été conduit pour vérifier la manière dont cette intention était prise en compte dans les établissements d’enseignement agricole, et quel dispositif complémentaire devait éventuellement être mis en place. Ce diagnostic a montré que les interactions entre les établissements agricoles et le monde professionnel sont d’ores et déjà solidement établies. En effet, plusieurs éléments, spécifiques à l’enseignement agricole, constituent des facteurs d’interaction profonds et pérennes entre établissements et partenaires professionnels. C’est en particulier le cas de l’intégration presque systématique, dans tous les établissements publics locaux d’enseignement et de formation professionnels agricoles, de centres de formation par apprentissage ou de formation continue, ainsi que d’exploitations agricoles ou ateliers technologiques. Par ailleurs, le monde professionnel est très présent dans les conseils d’administration des établissements publics. En particulier, la présidence des conseils d’administration est souvent dévolue à une personne du monde professionnel. Néanmoins, afin de mieux encore organiser l’interaction entre ces partenaires et les établissements d’enseignement agricole, il a été décidé qu’une des missions éligibles au « pacte enseignants » dans l’enseignement agricole viserait la mise en cohérence entre ces partenaires professionnels et l’action pédagogique au sein des lycées agricoles. Ainsi, pour l’année scolaire 2023-2024, 847 missions ont été confiées à ce titre à des enseignants, qui ont bénéficié pour la conduire de l’octroi d’un complément de rémunération à travers le « pacte enseignant ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1074</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>767</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Droit de préemption des communes sur les terrains naturels et agricoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1074. — 22 octobre 2024. — M. Stéphane Viry interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation au sujet du droit de préemption des communes sur les terrains naturels et agricoles, notamment lorsque les sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (SAFER) n’exercent pas leur droit de préemption sur les terrains agricoles, conformément aux articles L. 143-1 et suivants ainsi que R. 143-1 et suivants du code rural et de la pêche maritime. En effet, lorsque les SAFER n’exercent pas leur droit de préemption, le terrain peut être librement acheté. Or la municipalité pourrait se porter acquéreur du terrain pour divers projets d’intérêt général. Cependant, elle ne dispose pas de ce même droit sur les terres agricoles, ce qui expose de nombreuses mairies à des situations de concurrence avec d’autres acheteurs souhaitant s’installer sur des terrains inappropriés, notamment pour une vie sédentaire. Leur proposition, souvent avantageuse pour le vendeur, prive les municipalités de terrains qui pourraient être utilisés dans un but d’intérêt général. Malgré l’existence de la loi n° 2019-1461 du 27 décembre 2019 relative à l’engagement dans la vie locale et à la proximité de l’action publique, qui prévoit des dispositions dans le code de l’urbanisme pour régulariser sous astreinte les constructions, travaux et installations réalisés en infraction, ce dispositif agit a posteriori et implique des procédures administratives pour les municipalités. Ainsi, il semblerait opportun de permettre aux mairies d’exercer un droit de préemption lorsque la SAFER ne le fait pas, offrant ainsi aux maires la possibilité d’agir en amont pour prévenir les installations illicites contraires aux plans locaux d’urbanisme sans avoir à acheter le terrain à un prix excessif pour s’aligner aux autres propositions. Cela permet ainsi de protéger les deniers publics et assure l’usage du terrain dans but d’intérêt général. En outre, il semble judicieux d’informer et de consulter les maires avant toute vente de terrains agricoles situés sur leur territoire. En tant qu’acteurs de proximité, les communes jouent un rôle essentiel dans l’aménagement de leur territoire, la préservation des espaces naturels et agricoles, ainsi que la prise en compte des besoins de leurs habitants. Une coopération renforcée entre les communes et les acteurs du territoire, tels que les SAFER, est donc indispensable pour garantir un aménagement territorial adéquat. En ce qui concerne spécifiquement les gens du voyage, les communes participent déjà à leur installation à travers les schémas départementaux, conformément à la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000. Il serait donc légitime que les communes disposent d’un droit de préemption pour agir en amont de l’achat du terrain et orienter les gens du voyage vers les aires d’accueil prévues à cet effet. Ainsi, M. le député interroge Mme la ministre sur les mesures qu’elle envisage de prendre pour impliquer davantage les communes dans les transactions territoriales. Il aimerait savoir si la position du Gouvernement concernant la possibilité de créer un droit de préemption en faveur des communes a évolué depuis septembre 2023. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>768</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Il convient de rappeler qu’il existe un droit de préemption du maire afin de protéger les espaces naturels ou agricoles. En effet, le cadre légal actuel prévoit, outre le droit de préemption urbain qui permet à une commune dotée d’un document d’urbanisme de préempter un terrain dans une zone définie dans le but de réaliser un équipement ou une opération d’aménagement d’intérêt général, le droit de préemption commercial qui s’exerce sur les cessions de fonds artisanaux et fonds de commerce et le droit de préemption dans les zones d’aménagement différé, qui permet à une collectivité de préempter un terrain dans des zones urbaines ou naturelles afin de constituer des réserves foncières. Il prévoit aussi des dispositifs qui ont vocation à instituer des droits de préemption pour des motifs environnementaux. Par ailleurs, les sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (SAFER) détiennent aussi un droit de préemption qui leur permettent d’acheter en priorité un bien agricole ou rural pour le rétrocéder en vue d’un usage agricole, conformément aux dispositions des articles L. 143-1 et suivants et R. 143-1 et suivants du code rural et de la pêche maritime (CRPM). Dans leurs zones d’intervention, à savoir les terrains situés dans une zone agricole, à l’intérieur des périmètres de protection des espaces agricoles et naturels périurbains protégée, dans une zone agricole ou une zone naturelle et forestière délimitée par un document d’urbanisme, cet outil leur permet de contribuer notamment à maintenir la vocation agricole du bien, mais également à protéger l’environnement et à éviter la surenchère sur les prix. À cet égard, une application optimale des droits de préemption respectifs des collectivités et des SAFER nécessite une coopération forte entre les deux titulaires de ces droits. Ainsi, conformément aux dispositions de l’article L. 143-7-2 du CRPM, la SAFER informe les maires de toutes les déclarations d’intention d’aliéner portant sur des biens situés sur le territoire de leur commune. Ces dispositions peuvent permettre à une collectivité et à la SAFER de s’informer mutuellement du risque de dévoiement d’usage sur un bien préemptable par l’une ou par l’autre. En outre, la SAFER peut apporter son concours technique aux collectivités (article L. 141-5 CRPM) notamment pour l’assistance à la mise en œuvre de leur propre droit de préemption, la négociation de transactions immobilières, la gestion de leur patrimoine foncier, le suivi du marché foncier sur leur territoire et ainsi assurer une vigilance foncière pour le compte de la collectivité. Au-delà des outils coercitifs, notamment ceux de la loi n° 2019-1461 du 27 décembre 2019 relative à l’engagement dans la vie locale et à la proximité de l’action publique, qui prévoient des dispositions dans le code de l’urbanisme pour régulariser sous astreinte les constructions, travaux et installations réalisés en infraction, des outils de prévention existent donc et sont articulés avec les outils coercitifs. Enfin, la multiplication des droits de préemption de titulaires différents, voire en concurrence, sur des mêmes biens risquerait de nuire à la lisibilité pour les usagers lors des ventes immobilières situées hors zones urbaines et de retarder ces ventes par l’obligation d’addition des durées de purge de ces droits qui serait faite aux notaires instrumentaires des ventes. Pour l’ensemble de ces raisons, le Gouvernement n’envisage pas de faire évoluer la législation qui tendrait à instituer un nouveau droit de préemption au bénéfice des communes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1584</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>768</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Organisation du scrutin des élections professionnelles agricoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1584. — 29 octobre 2024. — Mme Chantal Jourdan interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les inquiétudes exprimées par la Confédération paysanne concernant les prochaines élections professionnelles agricoles qui auront lieu début 2025. Le précédent Gouvernement avait pour projet de modifier l’organisation de ce scrutin ainsi que les règles de financement des syndicats agricoles. Or on peut craindre que cela se fasse au détriment des syndicats minoritaires. En effet, les élections déterminent entre autres la gouvernance des chambres d’agriculture. Cette dernière fait déjà l’objet de critiques au sujet de l’absence de démocratie au vu de la place accordée aux syndicats minoritaires. Elles sont énoncées par exemple au sein du rapport d’information parlementaire relatif aux chambres d’agriculture et à leur financement publié en décembre 2020 ou encore au sein du rapport public annuel de 2021 de la Cour des comptes. Concernant les questions de financement, le changement envisagé par le ministère engendrerait, selon les syndicats, la perte de plus de centaines de milliers d’euros par an pendant 6 ans pour les syndicats minoritaires. À l’heure de la nécessaire transition écologique, les recherches de nouveaux modes de production doivent être débattues de façon équitable par l’ensemble des représentants des diverses organisations professionnelles. Plus que jamais, la confrontation de différents points de vue et de différentes solutions doit faire partie des débats afin de fournir des conditions de négociations éclairantes. Le pluralisme syndical doit être respecté, c’est un impératif pour permettre de mieux répondre aux demandes sociétales actuelles. Ainsi, elle souhaiterait obtenir des précisions quant à ce changement envisagé par le ministère. C’est pourquoi elle lui demande de bien vouloir lui indiquer comment elle entend répondre aux préoccupations des syndicats.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>769</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre de l’organisation des élections 2025 des membres des chambres d’agriculture, le ministère chargé de l’agriculture a publié un décret relatif à la composition des chambres d’agriculture et à l’élection de leurs membres. Il s’agit du décret n° 2024-817 du 8 juillet 2024. Si ce texte comporte diverses évolutions applicables aux prochaines élections des membres des chambres d’agriculture, il ne modifie en rien les seuils de représentativité et modalités de répartition de l’enveloppe de crédits de financement des organisations syndicales d’exploitants agricoles. Ainsi, la clé de répartition prévue par le décret n° 2002-451 du 2 avril 2002, fonction pour 75 % du nombre de voix obtenues et pour 25 % du nombre de sièges remportés, demeure inchangée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1585</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>769</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emeric Salmon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Règles de représentation au sein des chambres d’agriculture</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1585. — 29 octobre 2024. — M. Emeric Salmon interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les négociations en cours entre le Gouvernement et les syndicats d’agriculteurs à propos des règles de représentation au sein des chambres d’agriculture. Selon certaines chambres d’agriculture, il apparaît que le Gouvernement souhaite modifier les conditions pour voter ou être représenté au sein du collège des anciens. M. le député interroge Mme le ministre sur sa potentielle volonté de limiter à six années après le bénéfice de la retraite la possibilité de voter ou d’être élu membre du collège des anciens au sein des chambres d’agriculture. Par ailleurs, M. le député ne comprend pas quel intérêt il y a à modifier les règles actuelles en matière de représentation des agriculteurs retraités. Il souhaiterait donc savoir si Mme le ministre veut changer les normes de représentation des agriculteurs retraités en matière de vote et d’éligibilité. Si tel est le cas, il souhaiterait savoir quelles raisons motivent pareil changement des règles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>769</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre de l’organisation des élections 2025 des membres des chambres d’agriculture, le Gouvernement a publié un décret relatif à la composition des chambres d’agriculture et à l’élection de leurs membres, le décret n° 2024-817 du 8 juillet 2024. Si ce texte comporte diverses évolutions applicables aux prochaines élections des membres des chambres d’agriculture, il ne modifie en rien les conditions pour voter et être représenté au sein du collège des anciens exploitants. L’article R. 511-8 du code rural et de la pêche maritime liste les différentes catégories d’électeurs individuels et vise bien au 4° les anciens exploitants, sans restriction quant à la date de départ en retraite.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1634</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>769</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Information du consommateur sur la présence d’hexane dans les aliments</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1634. — 5 novembre 2024. — M. Karl Olive interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la présence préoccupante d’hexane dans divers produits alimentaires. Ce solvant d’origine pétrochimique, utilisé dans la fabrication d’aliments tels que le lait infantile, la margarine et certaines huiles, est reconnu pour sa nocivité et son implication dans le développement de certaines maladies. Malgré sa présence dans ces produits, l’hexane n’est pas mentionné sur les étiquettes en raison de sa faible concentration, soulevant des questions sur la transparence et la protection des consommateurs. Par ailleurs, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a récemment encouragé une réévaluation de la sécurité de l’hexane, en raison des risques potentiels pour la santé publique. Il souhaite connaître les recommandations actuelles du ministère concernant l’utilisation de l’hexane dans les produits alimentaires ainsi que la position de la France vis-à-vis des autorités européennes, afin d’envisager un renforcement de la réglementation relative à ce solvant.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>769</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’hexane est un solvant organique provenant de la distillation du pétrole ou du gaz naturel. Il est utilisé pour la production de caoutchouc synthétique, dans des produits pharmaceutiques, ainsi que pour la formulation de divers produits, tels que des colles, peintures et encres d’imprimerie. Dans l’industrie alimentaire, l’hexane est utilisé en tant qu’auxiliaire technologique pour l’extraction d’huiles végétales. L’utilisation de l’hexane à cette fin est encadrée par la directive 2009/32/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 avril 2009 relative au rapprochement des législations des États membres concernant les solvants d’extraction utilisés dans la fabrication de denrées alimentaires et de leurs ingrédients. En l’espèce, l’hexane peut être utilisée uniquement pour les utilisations suivantes, et chacune de ces utilisations est assortie d’une limite maximale de résidus (LMR) autorisée dans les denrées alimentaires ou les ingrédients extraits : - production ou fractionnement de graisses d’huile et production de beurre de cacao [LMR : 1 milligramme par kilo (mg/kg) dans la graisse, l’huile ou le beurre de cacao] ; - préparation de produits à base de protéines et de farines dégraissées (LMR : 10 mg/kg dans la denrée alimentaire contenant le produit à base de protéines dégraissées et les farines dégraissées ; 30 mg/kg dans les produits dégraissés de soja, tels que vendus au consommateur final) ; - préparation de germes de céréales dégraissées (LMR : 5 mg/kg dans les germes de céréales dégraissées). Indépendamment de ce règlement, il revient au professionnel de maîtriser les risques sanitaires relatifs aux denrées alimentaires qu’il met sur le marché. Cette obligation et cette responsabilité première est rappelée dans la règlementation européenne dite du « Paquet Hygiène » : « la responsabilité première en matière de sécurité alimentaire incombe à l’exploitant du secteur alimentaire  » [article 1er, règlement (CE) n° 852/2004 du 29 avril 2004 relatif à l’hygiène des denrées alimentaires], et « Aucune denrée alimentaire n’est mise sur le marché si elle est dangereuse  » [article 14, règlement (CE) n° 178/2002 établissant les principes généraux et les prescriptions générales de la législation alimentaire]. En 2013, l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) avait établi une valeur toxicologique de référence (VTR) pour l’exposition à l’hexane par inhalation. À l’heure actuelle, ni l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), ni l’Anses ne disposent de VTR pour l’exposition à l’hexane par voie orale. Le 4 septembre 2024, l’EFSA a publié un rapport technique concluant à la nécessité de mettre à jour l’évaluation concernant la sécurité de l’utilisation de l’hexane en tant que solvant d’extraction pour la production de denrées alimentaires. Dans ces conditions, et dans un objectif de maintien d’un niveau élevé de protection de la santé publique et de la sécurité sanitaire des aliments, la France soutiendra une saisine de l’EFSA par la Commission, afin de réévaluer l’hexane utilisé en tant qu’auxiliaire technologique dans la production de denrées alimentaires, de façon, si nécessaire, à revoir son utilisation telle qu’elle est actuellement prévue par la directive 2009/32/CE. Le règlement (UE) n° 1169/2011 du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2011 concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires (dit règlement « INCO ») fixe les règles relatives à l’étiquetage des denrées alimentaires et l’information des consommateurs. Ce règlement prévoit, parmi les mentions obligatoires, l’information du consommateur sur les ingrédients mis en œuvre dans la fabrication des denrées alimentaires sous la forme d’une liste des ingrédients. Les solvants d’extraction, en tant que substances non consommées comme ingrédient alimentaire en soi, utilisées dans la transformation de matières premières, de denrées alimentaires ou de leurs ingrédients pour répondre à un certain objectif technologique pendant le traitement ou la transformation et pouvant avoir pour résultat la présence non intentionnelle mais techniquement inévitable de résidus de cette substance ou de ses dérivés dans le produit fini, sont des auxiliaires technologiques. Ils ne sont pas considérés comme des ingrédients alimentaires. En l’état de la réglementation communautaire, les éventuels résidus liés à l’emploi de ces auxiliaires technologiques dans le processus de fabrication ne font pas l’objet d’une information du consommateur final. Cependant, le règlement 1333/2008 sur les additifs alimentaires pose une double condition préalable à l’utilisation d’un auxiliaire technologique : l’absence tant de risque sanitaire, qui au cas d’espèce sera réévalué au vu du rapport de l’EFSA publié le 4 septembre 2024, que d’effets technologiques persistant sur le produit fini qui seraient liés à la présence de résidus de ces auxiliaires technologiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1840</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>770</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Dufosset</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Crise de la boulangerie artisanale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1840. — 12 novembre 2024. — M. Alexandre Dufosset appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur un sujet qui touche tous les Français : la crise des artisans boulangers. Dans le département du Nord, où l’on recense 843 boulangeries artisanales, plus de 200 d’entre elles ont fermé depuis 2019 et il n’en reste qu’une pour 2 000 habitants, contre une moyenne nationale de 1 800. La crise de la boulangerie artisanale est multifactorielle. Le premier problème est d’ordre économique : les boulangers ont été frappés de plein fouet par la crise de la covid-19 puis par la hausse du prix de l’électricité consécutive à la guerre en Ukraine. Dans un secteur en tension, ces difficultés sont venues compromettre un équilibre déjà fragile. Des milliers d’artisans boulangers ont dû mettre la clé sous la porte ; beaucoup luttent toujours pour rétablir leur situation financière. À ce marasme économique s’ajoute un problème sanitaire, à savoir l’épidémie de fièvre catarrhale, laquelle provoque une flambée du coût du beurre. En un an, ce dernier a augmenté de 92 % pour atteindre 8 180 euros la tonne en septembre 2024. Pour maintenir leur marge ou simplement rester à l’équilibre, les artisans boulangers n’ont par conséquent d’autre choix que d’augmenter leur prix, ce qui pèse sur leur attractivité. À cela s’ajoute la concurrence de certaines chaînes qui, grâce à des économies d’échelle, peuvent pratiquer des prix plus avantageux et attirer de nouveaux clients - sans évoquer les « points chauds » et autres dépôts de pain, qui, heureusement, n’ont pas le statut de boulangerie, mais n’en connaissent pas moins un succès croissant auprès des consommateurs à faible pouvoir d’achat. Une troisième raison est d’ordre social et culturel : le manque d’attractivité du métier. Le pain a beau être au cœur des pratiques alimentaires - et des références symboliques - de la civilisation française, au point d’être inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO, les artisans boulangers ont du mal à recruter et fidéliser leurs employés, en raison notamment de la faiblesse des salaires et de la pénibilité des tâches à accomplir. Les statistiques montrent que de nombreux apprentis ou repreneurs jettent l’éponge au bout de quelques années, voire quelques mois. M. le député souhaite donc savoir si le Gouvernement compte mettre en place des aides spécifiques pour aider les artisans boulangers à traverser les difficultés structurelles et conjoncturelles qui frappent leur profession. Il s’interroge sur l’avenir du pain, élément majeur de l’identité nationale, dont nul ne peut souhaiter qu’il devienne un produit de supermarché standardisé.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>771</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En 2022, la crise ukrainienne a amplifié les tendances inflationnistes déjà observées depuis l’automne 2021, notamment en ce qui concerne les coûts de l’énergie. Le Gouvernement a été totalement mobilisé dès le début de la crise. Avec le plan de résilience économique et sociale annoncé en mars 2022, il a mis en place une série de mesures destinées à limiter l’impact de l’inflation. Le plan de résilience a notamment inclus un dispositif d’aide au paiement des factures de gaz et d’électricité, ouvert en juillet 2022. Ce dispositif a consisté en une subvention prenant en charge une partie du surcoût de gaz et d’électricité, selon les règles établies par l’encadrement temporaire de crise adopté par la Commission européenne le 23 mars 2022. Le nouvel encadrement européen des aides énergétiques du 28 octobre 2022 a permis à la France de prolonger ce dispositif en 2023 et d’augmenter le soutien aux entreprises. En complément, pour les très petites entreprises (TPE) dont l’installation électrique était de faible puissance [inférieure à 36 kilovoltampères (kVA)], le bouclier tarifaire a permis de plafonner la hausse des factures d’électricité à 15 % depuis le 1er février 2023. Toutes les TPE ayant conclu un contrat au second trimestre 2022 ont également bénéficié d’un tarif réglementé de l’électricité de 280 euros (€) par mégawattheure (MWh) en moyenne sur l’année 2023. Enfin, toutes les TPE qui n’étaient pas protégées par le bouclier tarifaire car elles disposaient d’un compteur électrique d’une puissance supérieure à 36 kVA et toutes les petites et moyennes entreprises ont bénéficié de l’amortisseur électricité mis en place le 1er janvier 2023. Ce dispositif a instauré un soutien à hauteur de 50 % de la différence entre le prix du contrat et un prix minimum de 180 €/MWh. Cet amortisseur a pu être cumulé avec l’aide aux surcoûts d’électricité, ce qui a permis de porter le niveau de prise en charge jusqu’à 40 % du montant de la facture. En 2024, le tarif réglementé du prix de l’électricité pour les TPE a été maintenu à 280 €/MWh pour les entreprises ayant renouvelé ou souscrit leur contrat avant le 30 juin 2023. L’amortisseur a également été maintenu pour les professionnels non éligible à la garantie tarifaire, de taille petite et moyenne entreprise ou plus petite et ayant signé un contrat avant le 30 juin 2023. Il a été choisi de le rendre plus protecteur avec une couverture de la facture de 75 % contre 50 % en 2023. De surcroît, le montant unitaire de l’amortisseur n’a plus été plafonné au-delà d’un prix de l’électricité de 500 €/MWh. Enfin, le seuil de déclenchement de la part énergie de la facture a été relevé à 250 €/MWh (180 €/MWh en 2023). Le Gouvernement a par ailleurs soutenu le lancement de la plateforme « chasseursdegraines.fr », pour inciter les jeunes à rejoindre les métiers de la meunerie et de la boulangerie, lors du salon de l’agriculture 2024.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1842</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>771</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Accord commercial du Mercosur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1842. — 12 novembre 2024. — M. Patrice Martin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’imminence possible de la conclusion de l’accord commercial entre l’Union européenne et le bloc sud-américain du Mercosur d’ici à la fin de l’année 2024. Cette perspective s’intensifie suite à l’accélération des discussions menées par la Commission européenne, soutenue notamment par l’Allemagne et l’Espagne. Selon les dernières informatives relatées par la presse, cet accord pourrait être divisé en deux volets : l’un politique, axé sur les investissements et l’autre purement commercial. Ce second volet pourrait entrer en vigueur par un vote à la majorité qualifiée des vingt-sept États membres (15 États représentant 65 % de la population de l’Union européenne), suivi de l’approbation du Parlement européen, sans consultation des parlements nationaux. Cette procédure, si elle est retenue, constituerait une erreur politique dans le contexte actuel, alors que la France, affaiblie par la récente dissolution et le manque de soutien de certains partenaires européens, peine à défendre ses intérêts. Par ailleurs, les agriculteurs français expriment toujours leur inquiétude concernant l’absence de « clauses miroirs » qui imposeraient aux producteurs du Mercosur les mêmes exigences que celles pesant sur les agriculteurs européens. En réponse à la colère agricole, la Commission européenne envisage la création d’un fonds d’accompagnement des filières les plus exposées, doté d’un milliard d’euros, mais dont le déblocage ne serait envisagé qu’en 2028 et uniquement en cas de distorsion de concurrence avérée. Un tel dispositif ne créerait pas vraiment un climat de confiance pour la conclusion de l’accord commercial, puisqu’il exprime bien les difficultés créées pour certaines filières agricoles et reporte les mesures de soutien à un horizon lointain, sans garantie de compensation immédiate des impacts négatifs de l’accord. À la lumière de ces observations, il demande au Gouvernement de préciser sa position concernant la création de ce fonds d’accompagnement, jugé insuffisant pour compenser les pertes potentielles de l’agriculture française que la ratification de cet accord pourrait engendrer, ainsi que de détailler les actions envisagées pour défendre les intérêts des agriculteurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>772</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement estime que l’annonce de la conclusion de l’accord de commerce avec le Mercosur, le 6 décembre 2024, par la Présidente de la Commission européenne, est particulièrement regrettable. En tout état de cause, cette annonce, si elle engage la Commission, n’engage pas les États membres. En effet, alors que l’annonce de la Commission pouvait laisser penser qu’il s’agissait de la fin du processus, en réalité, ce n’est que le début d’une nouvelle phase dans ces négociations qui durent depuis plus de vingt ans, celle de la ratification et de la signature de l’accord conclu. Ce n’est donc pas la fin de l’histoire. Dans le nouveau texte, il apparaît que les amendements apportés ne sont pas en mesure de répondre aux conditions posées par la France pour rendre l’accord acceptable. Ainsi, il demeure donc inacceptable en l’état. En effet, l’accord conclu comporte de nouvelles concessions faites par l’Union européenne (UE) par rapport au contenu de l’accord de 2019, notamment sur le porc et le biodiésel, sans contrepartie pour les filières européennes et françaises, ce qui risque d’aggraver l’impact anticipé sur l’agriculture européenne. Le texte introduit également un mécanisme de rééquilibrage des concessions inédit et particulièrement regrettable, qui pourrait fragiliser la capacité de l’UE à élaborer et à déployer des mesures de réciprocité adaptées à l’avenir. Or la France a posé des exigences très claires concernant le respect des normes de production sanitaires et des contrôles. Il est essentiel que des règles de commerce justes soient garanties, qui protègent les agriculteurs européens de la concurrence déloyale engendrée par l’importation de produits qui ne respectent pas les mêmes règles de production que celles applicables dans l’UE. De nombreux États membres comme des parlementaires européens partagent les préoccupations du Gouvernement français. En outre, nombreux sont ceux, dans la société civile au sens large, qui refusent que l’agriculture soit considérée comme une variable d’ajustement dans les accords de libre-échange. L’ensemble des conditions que la France a posées n’étant pas satisfaites a priori, la France continuera à s’opposer à la ratification de cet accord. Le Gouvernement reste ainsi déterminé à défendre les intérêts de l’agriculture française avec toute la rigueur nécessaire. Concernant l’agriculture, la Commission évoque l’existence d’un mécanisme de compensation qui serait activable en cas d’impact de l’accord sur les filières européennes. La Commission indique également que les fonds ne seront versés qu’en cas de circonstances exceptionnelles et non prévues. Sur ce sujet, la position du Gouvernement n’a pas changé : la voie de la compensation ne répondra toujours que très imparfaitement à la question de la préservation des intérêts des filières et n’est pas de nature à infléchir la position d’opposition de la France à l’accord. En ce qui concerne le fonds de compensation d’un milliard d’euros, annoncé par la Commission comme une panacée à même de compenser l’impact négatif qu’aurait la mise en œuvre de cet accord sur les filières de production européennes, il convient d’être très circonspect quant à sa réalité, les modélités de sa mise en œuvre et, enfin, sa capacité à effectivement compenser cet impact. La présentation de la Commission, venue présenter l’accord devant le Parlement européen, en janvier, est loin d’avoir rassuré sur ce sujet. S’agissant du calendrier, la Commission indique que la version finale du texte ne devrait être disponible qu’à l’été 2025, après un travail de nettoyage juridique et de traduction. D’ici là, elle devra décider quelle forme juridique elle compte choisir pour l’architecture de l’accord, ce choix déterminant la procédure pouvant conduire à sa signature. En cas de scission de l’accord, la ratification de sa partie commerciale serait possible sans la consultation des parlements nationaux et avec une majorité qualifiée au Conseil de l’UE. La France ne pourrait alors s’y opposer seule : une minorité de blocage constituée d’au moins quatre États membres représentant plus de 35 % de la population européenne serait alors nécessaire pour empêcher sa ratification, ou un rejet d’une majorité au Parlement européen. S’il s’oppose à cette possible scission de l’accord, le Gouvernement se mobilise toutefois depuis déjà plusieurs mois pour réunir, le cas échéant, une minorité de blocage et faire peser les voix nombreuses qui s’opposent à un tel accord. Ce travail commence à porter ses fruits, et la France ne relâchera pas ses efforts.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1998</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>773</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Mauvieux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Conséquences des importations de sucre ukrainien dans l’Union européenne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1998. — 19 novembre 2024. — M. Kévin Mauvieux appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les conséquences des importations de sucre ukrainien en franchise de droits de douane dans l’Union européenne. Depuis juin 2022, l’ouverture des frontières à ces importations a entraîné une augmentation significative des volumes de sucre ukrainien sur le marché européen, accentuant la pression sur les producteurs de sucre locaux, déjà confrontés à des coûts élevés et à une concurrence accrue. Cette situation affecte directement la filière betterave en Europe, menaçant sa durabilité économique et la survie de certaines usines, comme ce fut le cas avec la fermeture de l’usine de Cagny en 2019. M. le député demande donc au Gouvernement quelles actions il envisage pour garantir que les accords de libre-échange, notamment ceux liés aux contingents de sucre, n’affaiblissent pas la production sucrière européenne. Il souhaite également savoir si la France entend défendre auprès de la Commission européenne un contingentement strict des importations de sucre ukrainien afin de protéger la filière agricole et industrielle sucrière européenne.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>773</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En soutien à l’économie ukrainienne face à la guerre d’agression russe, l’Union européenne (UE) a libéralisé, avec l’appui du Gouvernement français, ses échanges avec l’Ukraine depuis le 4 juin 2022 pour une durée initiale d’un an. Le 6 juin 2023, le règlement (UE) 2023/1077 a prolongé la libéralisation d’une année supplémentaire, soit jusqu’au 5 juin 2024. L’ouverture des échanges avec l’Ukraine a entraîné une augmentation significative des importations de sucre ukrainien dans l’UE. Elles ont ainsi atteint 496 000 tonnes (t) en 2023, contre 152 000 t en 2022 et 18 000 t en 2021. En 2023, les importations ukrainiennes ont représenté 26 % des importations extra-européennes. Dans ce contexte, la France a soutenu et obtenu, en lien avec une majorité de parlementaires européens et certains États membres ayant soutenu la démarche, que la nouvelle prolongation des mesures de libéralisation des échanges avec l’Ukraine [règlement (UE) 2024/1392], pour une année supplémentaire jusqu’au 5 juin 2025, soit assortie de clauses de sauvegarde renforcées. L’une de ces sauvegardes est particulièrement intéressante puisque son déclenchement est automatique (mécanisme dit de « frein d’urgence »). Le frein d’urgence couvre 7 produits agricoles, dont le sucre. Pour les produits concernés, ce mécanisme permet de rétablir des droits de douane dès que les importations européennes en provenance d’Ukraine atteignent un certain niveau. Ce seuil correspond à la moyenne annuelle des importations européennes en provenance d’Ukraine constatées entre le 1er juillet et le 31 décembre 2021, en 2022 et en 2023. Pour le sucre, ce niveau s’établit à 262 652 t pour l’année 2024. Ainsi, le 1er juillet 2024, le volume d’importation fixé dans le frein d’urgence ayant été atteint, la Commission européenne a rétabli les droits de douane pour les importations européennes de sucre ukrainien jusqu’au 31 décembre 2024. Pour la période entre le 1er janvier 2025 et le le 5 juin 2025, ce seuil est fixé à 109 438 t, soit cinq douzièmes du seuil pour une année entière. Les droits de douane seront également rétablis automatiquement si le niveau d’importations de sucre ukrainien atteint ce seuil au cours de la période. Ces mesures de sauvegarde automatique ont vocation a limiter l’impact sur le marché de l’UE des importations de sucre ukrainien. Elles ont été activées pour plusieurs produits depuis l’été 2024, preuve de l’efficacité du mécanisme soutenu par le Gouvernement. Il s’agit d’un outil permettant, sans remettre en cause la nécessaire solidarité envers l’Ukraine face à l’agression russe, de tenir dûment compte de la sensibilité de certaines des filières agricoles européennes aux flux d’importations ukrainiens. Concernant les prix du sucre, après avoir atteint un pic historique en novembre 2023, avec 856 euros par t (€/t), le prix moyen dans l’UE s’élevait à 760 €/t en septembre 2024, soit une baisse de 7 % par rapport à septembre 2023. Sur la campagne 2023-2024 (de septembre 2023 à août 2024), le prix moyen de l’UE a atteint 828 €/t, contre 737 €/t pour la campagne 2022-2023 et 440 €/t pour celle de 2021-2022. Si le prix moyen dans l’UE suit bien une tendance baissière depuis plusieurs mois, qu’il convient de surveiller, il reste néanmoins à un niveau élevé par rapport à la moyenne des dernières années. Sur la question plus large des accords de libre-échange, le Gouvernement défend systématiquement auprès de la Commission l’exclusion des produits les plus sensibles des négociations en cours. Il défend également la nécessité de mieux prendre en compte le cumul des concessions accordées dans les différentes négociations sur les filières sensibles, dont le sucre fait partie. La renégociation de l’accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) sera importante pour décider des modification à apporter à la relation commerciale entre l’UE et l’Ukraine. Il est important que cette renégociation ne se fasse pas dans la précipitation, alors que la Commission européenne a annoncé le lancement de ce travail. La ministre chargée de l’agriculture y veillera, comme elle veillera à préserver les intérêts agricoles et agroalimentaires français dans d’autres négociations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1999</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>774</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Lioret</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Délais de versement de la PAC aux agriculteurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1999. — 19 novembre 2024. — M. René Lioret attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt au sujet des délais de versement des aides de la politique agricome commune (PAC). Les aides de la PAC sont gérées par l’ASP (Agence de service et de paiement), qui est chargée du versement et du contrôle des divers fonds de soutien et d’aide à l’agriculture (comprenant notamment les aides au développement rural, les aides à l’installation, l’indemnité compensatoire de handicap naturel (ICHN), les aides à l’investissement, les mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC) etc…). Or plusieurs agriculteurs soulignent des retards de versement de ces aides, pourtant vitales à leur exploitation. Alors même que les agriculteurs respectent leurs engagements et répondent à des délais de déclarations stricts, la totalité des versements ne sont pas réalisés dans les temps, tandis que les services de l’ASP justifient ces retards par des « problèmes informatiques ». Certains exploitants se retrouvent dans l’incapacité de payer leurs factures, accusent des retards de paiement et se voient contraints d’utiliser leurs économies personnelles pour faire vivre leurs élevages et cultures. Au regard de l’urgence de la situation, M. le député demande à Mme la ministre d’intervenir directement afin que les versements de la totalité des aides de la PAC soient rapidement régularisés et que les délais soient respectés. Il lui demande également de réfléchir à la mise en place d’un versement des aides PAC à 70 % des montants à tous les agriculteurs avant le 18 octobre de chaque année, y compris ceux qui ont un contrôle en cours car les sommes défalquées en cas de problème n’atteignent jamais plus de 30 % des aides, y compris dans les cas les plus litigieux. Cette mesure simple permettrait de soulager les trésoreries des exploitants agricoles. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>774</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La programmation 2023-2027 de la politique agricole commune (PAC) a été marquée par plusieurs nouveautés, notamment la nouvelle définition de l’agriculteur actif, la mise en œuvre de nouvelles aides, comme l’écorégime, la mise en place du système de suivi des surfaces en temps réel mais également la reconnaissance du droit à l’erreur, qui permet à chaque exploitant de modifier en tout ou partie sa demande d’aides jusqu’au 20 septembre. Ces nouveautés ont nécessité des évolutions structurantes et complexes pour les systèmes d’instruction et de paiement des aides. Par ailleurs, la prise en compte du droit à l’erreur, avec des possibilités de modification des demandes jusqu’au démarrage des opérations de paiement, a pour conséquence que certains dossiers ne peuvent pas être payés au 16 octobre si le demandeur transmet tardivement ces demandes de modifications. Concernant la campagne 2024, le premier versement de l’avance a été effectué le 16 octobre 2024, soit le premier jour autorisé par la réglementation européenne. Les avances ont été payées au taux maximum permis par la réglementation, à savoir 85 % pour l’indemnité compensatoire de handicaps naturels et 70 % pour les aides du premier pilier de la PAC. Plus de 253 000 exploitants, soit près de 93 % des demandes, ont ainsi reçu dès la mi-octobre 2024 un paiement, malgré l’impact des intempéries sur l’instruction des demandes, témoignant de l’engagement continu de l’administration aux côtés des agriculteurs. S’agissant du versement du solde des paiements directs et des mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) /bio, le calendrier de versement est conforme au calendrier de l’ancienne programmation. Ainsi, les versements du solde arrivent sur les comptes des agriculteurs depuis le 4 décembre 2024. Le solde de la prime aux petits ruminants dans les départements d’outre-mer et les avances de l’aide au développement et au maintien de cheptel allaitant (ADMCA), de la prime à l’abattage des bovins (PAB), ainsi que des aides Mayotte (aide de base et majorations) a également été versé. Concernant les prochains versements, en particulier le solde des aides couplées végétales et les MAEC/Bio, ils s’étaleront, comme chaque année, sur le 1er trimestre 2025. Par ailleurs, à compter de la campagne PAC 2025, afin de pouvoir rapidement payer les aides à un plus grand nombre de bénéficiaires, le ministère chargé de l’agriculture a décidé que les acomptes seront versés à tous les agriculteurs dès la date permise par la réglementation européenne, y compris en cas de contrôle.  Le versement du solde des aides de la PAC 2024 est arrivé sur les comptes des agriculteurs à partir du 4 décembre. Il concerne les aides découplées (aide de base au revenu, aide redistributive complémentaire au revenu, écorégime et aide complémentaire au revenu pour les jeunes agriculteurs), une partie des aides couplées animales (aides ovines et caprines, aide aux petits ruminants en Corse), ainsi que l’ICHN. Le solde de la prime aux petits ruminants dans les DOM et les avances de l’aide au développement et au maintien de cheptel allaitant (ADMCA), de la prime à l’abattage des bovins (PAB), ainsi que des aides Mayotte (aide de base et majorations) ont également été versés. Ces versements du solde représentent un montant total de plus de 2 milliards d’euros. Compte-tenu des avances déjà versées depuis mi-octobre, ces paiements, effectués à partir du 4 décembre, portent le montant total versé aux exploitants agricoles à 7,02 milliards d’euros au titre de la campagne PAC 2024 ; ils concernent plus de 99 % des bénéficiaires. Dans le détail, ces bénéficiaires sont les suivants : - 261 881 agriculteurs qui bénéficient au total de 3,69 milliards d’euros au titre de l’aide de base et redistributive ; - 27 882 exploitations qui bénéficient au total de 123,2 millions d’euros perçus au titre de l’aide complémentaire au revenu pour les jeunes agriculteurs ; - 246 892 agriculteurs qui bénéficient au total de 1,64 milliard d’euros au titre de l’écorégime ; - 22 005 agriculteurs qui bénéficient au total de 108 millions d’euros au titre des aides ovines, de l’aide caprine et de l’aide aux petits ruminants en Corse ; - concernant l’indemnité compensatoire d’handicap naturel (ICHN), 85 451 agriculteurs bénéficient d’un montant total de plus de 1 milliard d’euros. Des versements complémentaires sont encore intervenus en décembre. Les prochains versements, en particulier le solde de l’aide bovine et les aides couplées végétales, s’étaleront sur le 1er trimestre 2025, comme chaque année. À ce jour 99 % des agricultrices et agriculteurs ont reçu des paiements de la PAC, dont 7 milliards d’euros ont ainsi déjà été versés. La ministre chargée de l’agriculture a conscience de l’importance de ces aides pour conforter les exploitations et donc la souveraineté alimentaire et le dynamisme des territoires ruraux. Les agents du ministère, tout particulièrement dans les directions départementales, et ceux de l’agence de services et de paiement, ont permis, par leur mobilisation, d’obtenir ces résultats. Enfin, pour l’avenir, les acomptes des aides PAC seront versés à tous les agriculteurs à compter du 16 octobre 2025, soit dès la date permise par la réglementation communautaire, y compris à ceux qui sont sélectionnés pour un contrôle.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2040</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>775</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Consignes de la loi dite « EGAlim »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2040. — 19 novembre 2024. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les règles parfois contradictoires émanant de la loi dite « EGAlim ». En effet, la loi impose aux services de restauration collective de proposer 50 % de produits dits de qualité et durables, dont 20 % de produits biologiques. Un produit de qualité et durable au sens de l’objectif fixé par la loi dite « EGAlim » doit bénéficier d’un label parmi une liste précise (AOP, Label rouge, IGP …). La loi impose également aux services de restauration de proposer une part de produits locaux. Les consignes imposent ainsi l’utilisation de produits biologiques, labellisés et locaux. Or pour certaines communes, ces consignes peuvent s’avérer contradictoires. En effet, toutes les communes ne disposent pas de producteurs locaux labellisés et se voient donc dans l’obligation d’acheter des produits issus d’autres régions. Cela génère des coûts de transport et creuse l’empreinte carbone des communes alors que la loi vise justement à la réduire. L’importance de privilégier les produits locaux a aussi été un message important des récentes mobilisations d’agriculteurs. Aussi, elle attire son attention sur les demandes d’éclaircissement de certaines communes quant aux consignes imposées aux services de restauration collective publics concernant les produits utilisés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>775</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous, dite loi « EGALIM », a introduit l’obligation d’atteindre, depuis le 1er janvier 2022, une part au moins égale, en valeur, à 50 % de produits durables et de qualité (tels que définis par la loi et le décret d’application) dans les repas servis dans les restaurants collectifs rendant un service public, les produits biologiques devant représenter une part au moins égale, en valeur, à 20 %. La loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, dite loi « Climat et résilience », a complété ces dispositions en ajoutant, depuis le 1er janvier 2024, l’obligation de 60 % de viandes et produits de la pêche de qualité et durables et en étendant ces objectifs à tous les restaurants collectifs, publics et privés. Cette loi a également introduit une nouvelle catégorie « EGALIM » de produits durables et de qualité, comptabilisable au titre des 50 %, pour des « produits dont l’acquisition a été fondée, principalement, sur les performances en matière de protection de l’environnement et de développement des approvisionnements directs de produits de l’agriculture, dans le respect des règles du code de la commande publique ». Par conséquent, la loi n’impose nullement de proposer une part de produits locaux, ce qui serait contraire aux principes constitutionnels de la commande publique (liberté d’accès à la commande publique et d’égalité de traitement des candidats) rappelés à l’article L. 3 du code de la commande publique, et aux principes de non-discrimination et de liberté de circulation des personnes, des capitaux et des services énoncés dans les traités de l’Union européenne. Néanmoins, la volonté du Gouvernement et des organisations-gestionnaires de restaurants collectifs, en particulier les collectivités territoriales, est bien d’assurer la souveraineté alimentaire, dans des périmètres territoriaux en adéquation avec les filières de production, et dans un objectif de qualité des produits, de soutien de l’économie agricole des territoires, de réduction de l’impact environnemental des filières et de sécurisation des approvisionnements en produits vivriers. La mise en œuvre de la catégorie introduite par la loi climat et résilience citée ci-avant, impliquant l’utilisation conjointe des deux critères, « performances environnementales » et « développement des approvisionnements directs », dans le cadre de marchés publics ou appels d’offre, peut permettre la sélection de produits locaux ou nationaux. Pour cela, des guides pratiques pour les acheteurs ont été produits dans le cadre des travaux du conseil national de la restauration collective (CNRC) et diffusés sur la plateforme gouvernementale « ma cantine », à disposition de tous les acteurs de la restauration collective. Ces guides donnent des clés aux acheteurs pour construire des stratégies d’achats, conformes au code de la commande publique, qui permettent aux producteurs locaux ou nationaux (ou groupements de producteurs ou entreprises de production, transformation ou distribution) de candidater sur des marchés publics, avec une offre nationale, voire locale. Ces stratégies font appel notamment au « sourcing » des fournisseurs et aux techniques d’allotissement des marchés. Par ailleurs, l’article L. 230-5-1 du code rural et de la pêche maritime, modifié par la loi climat et résilience, indique que les gestionnaires de restaurants collectifs doivent développer « l’acquisition de produits dans le cadre des projets alimentaires territoriaux définis à l’article L. 111-2-2 » du même code. Ces projets alimentaires territoriaux (PAT), très majoritairement pilotés par des collectivités territoriales, sont des vecteurs opérationnels permettant le rapprochement des producteurs, transformateurs et distributeurs de denrées avec les consommateurs, et notamment les acheteurs de la restauration collective, sur un territoire. Ainsi, la mise en œuvre des techniques indiquées ci-avant, pour permettre la candidature et la sélection de fournisseurs locaux et nationaux aux marchés publics (sourcing et allotissement), est facilitée dans le cadre d’un PAT.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2063</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>776</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Extension des programmes opérationnels de la PAC à l’élevage français</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2063. — 19 novembre 2024. — Mme Hélène Laporte interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la stratégie de soutien de la France à ses filières d’élevage dans le cadre de la politique agricole commune. Les articles 42 et suivants du règlement n° 2021/2115 du 2 décembre 2021 prévoient, dans le cadre du fonds européen d’aide au développement rural (FEADER), un financement par l’Union européenne d’interventions en faveur de filières déterminées, à travers les organisations de producteurs (OP) et associations d’organisations de producteurs (AOP) établies par le règlement n° 1308/2013 du 17 décembre 2013. Conformément à l’article 43 du règlement de 2021, pour trois secteurs, ces interventions revêtent un caractère obligatoire dans l’ensemble de l’Union européenne : celui des fruits et légumes (articles 49 et suivants), celui de l’apiculture (articles 54 et suivants) et celui du vin (articles 57 et suivants), auxquels s’ajoute, pour la France, l’Italie et la Grèce, celui de l’huile d’olive et des olives de table et, pour l’Allemagne, celui de la culture de houblon. Pour l’ensemble des autres secteurs visés à l’article 42 du règlement, l’intervention revêt un caractère seulement facultatif. Elle permet le financement des objectifs des OP et AOP lesquels englobent la planification et l’organisation de la production, la concentration de l’offre, les investissements dans la recherche et le développement pour améliorer la compétitivité de la production, sa soutenabilité environnementale ou encore sa résilience face aux organismes nuisibles, maladies et aléas environnementaux. La PAC 2023-2027 permet ainsi aux États membres de financer avec une grande latitude des programmes opérationnels dans les filières de leur choix, à l’image de ceux mis en place au niveau européen pour les fruits et légumes. Dans le contexte de grave crise de l’élevage français et eu égard au rôle majeur que les OP et AOP sont amenées à jouer dans la structuration de l’offre de matière première agricole afin de garantir aux éleveurs un revenu digne, il existe une carence manifeste de l’investissement dans l’élevage dont aucune filière n’est pour l’heure couverte par un programme opérationnel dans le cadre du plan stratégique national, à l’exception, depuis mai 2024, de la filière veau label rouge. Elle souhaite donc connaître ses intentions quant à l’opportunité d’une utilisation plus large des possibilités d’intervention financière en faveur des OP et AOP offertes par le cadre européen, en vue notamment de protéger les filières animales françaises gravement menacées par la perte de marchés en France et à l’étranger et la fragilité de leur position dans le cadre des négociations avec l’aval.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>776</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le plan stratégique national (PSN) a fait l’objet d’une validation par la Commission européenne le 31 aout 2022 après une large phase de concertation. La version du PSN actuellement en vigueur prévoit la mobilisation de la dotation destinée aux paiements directs pour la mise en œuvre des programmes opérationnels « autres secteurs » dans les filières suivantes : « riz » « plantes vivantes et produits de la floriculture », « veau sous signe de qualité label rouge », « fourrages séchés », « oléagineux, protéagineux et légumes secs » et « cunicole ». Des modifications du PSN peuvent intervenir chaque année et elles doivent faire l’objet d’une présentation et d’un avis du comité national de suivi, avant d’être transmises à la Commission européenne pour validation. Le règlement européen prévoit effectivement que les États membres peuvent décider d’utiliser jusqu’à 3 % de leurs dotations destinées aux paiements directs pour les interventions programmes opérationnels « autres secteurs », toutefois, une ouverture à de nouveaux secteurs entraînerait la baisse des paiements directs de l’ensemble des agriculteurs. Ce type de modifications ayant un impact financier important pour l’ensemble des agriculteurs, s’il devait être proposé, nécessiterait un accord préalable de l’ensemble des parties prenantes. Cela étant, les éleveurs peuvent d’ores et déjà se voir financer leurs investissements via les aides aux investissements prévues par le PSN et gérées par les conseils régionaux en qualité d’autorités de gestion régionales. Le PSN en vigueur pour l’application de la politique agricole commune (PAC) en 2024, comme pour celle qui vaudra en 2025, a fait l’objet d’une large consultation de toutes les parties intéressées, pour sa rédaction comme pour son adoption : non seulement les organisations professionnelles agricoles mais aussi, les organisations non gouvernementales impliquées dans la politique commune ont ainsi pu se prononcer sur les modalités de mise en œuvre de la PAC, et un relatif consensus sur celles-ci a pu être obtenu, même si toutes les demandes n’ont pas pu être satisfaites. La proposition de révision pour 2025, envoyée à la Commission européenne pour son acceptation, début novembre 2024, a ainsi fait l’objet d’un avis favorable à l’unanimité. Il faut désormais se projeter vers l’avenir et réfléchir : - non seulement à la prochaine modification du PSN, en 2026, qui correspondra à une révision à mi-parcours ; - mais aussi, dès maintenant, dans la perspective de la prochaine réforme PAC post-2027.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2206</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>777</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Ricourt Vaginay</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Importation de blé ukrainien en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2206. — 26 novembre 2024. — Mme Sophie Ricourt Vaginay attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les importations massives de blé ukrainien. Pour soutenir l’Ukraine et « son effort de guerre », voilà plus de deux ans que l’Union européenne lui permet d’exporter du blé, sans quota, ni frais de douane. Certains agriculteurs français se demandent aujourd’hui, à juste titre, si cette mesure ne favorise pas une concurrence déloyale. Les volumes de blé ukrainien exportés dans les 27 pays membres de l’Union ont été multipliés par 17 en 2023, passant de 351 000 tonnes avant la guerre contre la Russie à plus de 6 millions de tonnes, selon les chiffres de la Commission européenne. Du coup, le prix du blé français, qui cotait entre 350 et 410 euros la tonne pour l’exportation au second trimestre 2022, n’était que de 213 euros ce mois-ci. Si certains produits agricoles ukrainiens ont subi certaines restrictions au début de l’année 2024, notamment avec le retour des droits de douane au-dessus d’un certain volume exporté, le blé et l’orge en ont été exclus. Ainsi, faisant face à cette concurrence déloyale, à la baisse des prix mais aussi aux intempéries successives qui minent les récoltes, les producteurs de blé français sont en danger. Elle souhaiterait donc connaître sa position sur le sujet et les mesures qu’elle entend prendre pour protéger et sauver les producteurs de blé français.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>777</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis le début de la guerre, le Gouvernement français a toujours soutenu les mesures de solidarité vis-à-vis de l’Ukraine, y compris en matière de politique commerciale. Toutefois, compte-tenu de la sensibilité de certaines filières agricoles et du risque de déséquilibre des marchés induit par des importations trop importantes, les autorités françaises ont porté dans le cadre du renouvellement des mesures commerciales autonomes en 2024, la mise en place de mesures destinées à mieux contrôler les volumes d’importation sur le marché européen de certains produits agricoles en provenance d’Ukraine, permettant de trouver un juste équilibre entre la solidarité vis-à-vis de l’effort de guerre ukrainien et la nécessité de ne pas déstabiliser le secteur agricole européen. De ce fait, les règlements 1392/2024 du 14 mai 2024 et 1671/2024 du 6 juin 2024 prévoient la mise en place du mécanisme de frein d’urgence pour les importations en provenance d’Ukraine, rapidement mobilisable après le dépassement des seuils définis par l’accord. Le périmètre produit du frein d’urgence concerne la volaille, les œufs, le sucre, le maïs, le gruau, l’avoine et le miel. La France avait également soutenu l’inclusion du blé et de l’orge dans les produits concernés par ces mécanismes, mais sans succès car d’autres États membres européens s’y étaient opposés. Par ailleurs, la Commission européenne a déclaré dans un communiqué le 29 mai 2024 qu’elle accorderait une attention particulière au suivi des importations de céréales, en particulier de blé, et a également rappelé que les importations en provenance d’Ukraine pouvaient faire l’objet d’une surveillance en vertu du chapitre IV du règlement (UE) 2015/478 du Parlement européen et du Conseil du 11 mars 2015 relatif au régime commun applicable aux importations, qui peut prendre la forme de licences d’importation si l’évolution des importations menace de causer un dommage aux producteurs de l’Union européenne (UE) et si les intérêts de l’UE l’exigent. Les cours européens du blé tendre sont en grande partie influencés par les marchés mondiaux. La baisse des prix peut cette année s’expliquer par différents facteurs, en particulier les niveaux de production mondiaux et la forte présence de la Russie à des prix très compétitifs sur les marchés d’export européens et français. Aussi, outre les tensions géopolitiques et commerciales, la filière française doit faire face à un contexte climatique difficile qui a nettement altéré le potentiel de production des céréales d’hiver pour la campagne commerciale en cours. La récolte de blé a été retardée et compliquée conduisant à une production historiquement faible. Face à cette situation, l’État s’est mobilisé pour répondre à la crise à travers une grande diversité d’actions mises en œuvre, au niveau national comme au niveau local. En particulier, différents dispositifs d’indemnisation des pertes de récolte en grandes cultures liées aux aléas climatiques ont pu être mobilisés. L’assurance récolte et notamment de l’indemnité de solidarité nationale pour les risques d’ampleur exceptionnelle constituent un gage de sécurisation pour les producteurs. D’autres dispositifs permettent également d’accompagner les producteurs : avances de la politique agricole commune, déduction pour épargne de précaution, reports des cotisations de la mutualité sociale agricole ou encore dégrèvement de taxe sur le foncier non bâti… Conscient des difficultés du monde agricole, la mobilisation de l’État se poursuit par la mise en place de deux dispositifs de soutien à la trésorerie des exploitations. Une première aide accompagne les agriculteurs qui traversent des difficultés conjoncturelles, du fait d’aléas climatiques ou sanitaires, et une seconde aide permettra de soutenir les agriculteurs qui traversent des difficultés plus structurelles du fait, par exemple, de l’impact du changement climatique. La renégociation de l’accord de libre-échange complet et approfondi (ALECA) sera importante pour décider des modification à apporter à la relation commerciale entre l’UE et l’Ukraine. Il est important que cette renégociation ne se fasse pas dans la précipitation, alors que la Commission européenne a annoncé le lancement de ce travail. La ministre chargée de l’agricuture y veillera, comme elle veillera à préserver les intérêts agricoles et agroalimentaires français dans d’autres négociations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2209</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>778</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Laussucq</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Normes sanitaires des produits issus du Mercosur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2209. — 26 novembre 2024. — M. Jean Laussucq interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt au sujet des importations croissantes de produits agricoles ne respectant pas les normes sanitaires et environnementales imposées aux producteurs français. Selon un rapport publié par le Sénat sur l’agriculture française, entre 10 % et 25 % des produits agricoles et alimentaires importés en France venant du Mercosur ne respectent pas ces normes minimales, ce qui constitue une atteinte grave à la sécurité alimentaire, à la santé publique et à la compétitivité des producteurs français. Ces produits, souvent issus de standards moins exigeants, génèrent une concurrence déloyale pour les agriculteurs français et menacent leurs revenus. En outre, la non-conformité aux normes françaises entraîne des risques sanitaires pour les consommateurs, en raison de substances potentiellement, nocives présentes dans ces produits. Ce constat s’inscrit également dans un contexte où les accords commerciaux, notamment avec le Mercosur, favorisent l’importation de ces produits au détriment des standards français et européens, remettant en question les engagements de la France en matière de qualité de son agriculture. Face à ce constat, M. le député souligne l’urgence de prendre des mesures adaptées pour répondre à cette situation préoccupante. Il propose de déclarer officiellement ces produits agricoles comme impropres à la consommation, compte tenu du risque réel qu’ils représentent pour la santé de la population. Bien que M. le député reconnaisse que les produits agricoles constituent une partie des échanges commerciaux, il estime que le niveau de risque encouru reste trop important pour la santé des concitoyens. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>778</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France a fait de la réciprocité des normes une des priorités de sa présidence du Conseil de l’Union européenne (UE) au premier semestre 2022 et continue de porter des initiatives et des propositions sur ces sujets avec la même détermination, à travers le déploiement des outils pertinents aux niveaux national, multilatéral et bilatéral. Il convient tout d’abord de distinguer les normes de commercialisation et les normes de production des denrées alimentaires. L’ensemble des produits importés dans l’UE doit impérativement respecter les normes de commercialisation européennes, qui visent à garantir la qualité du produit et protéger la santé des consommateurs européens. Les normes de production correspondent quant à elles aux conditions dans lesquelles les produits sont cultivés, récoltés et transformés. Via les outils de réciprocité, ce sont ces dernières, souvent mieux-disantes dans l’UE que dans une grande partie des autres régions du monde, que la France cherche à promouvoir dans les pays tiers. Ainsi, le Gouvernement agit de manière déterminée en matière de cohérence des politiques dans le contexte du déploiement du pacte vert européen, et continuera d’agir pour la réciprocité des normes de production agricole, en incitant en particulier la Commission européenne à déployer davantage les outils pertinents : réexamen des limites maximales de résidus des produits phytopharmaceutiques, coopération dans les instances de normalisation internationale, renforcement de l’étiquetage, application des normes européennes pertinentes aux produits importés au moyen de mesures miroirs dans les réglementations de l’UE et mise en place de conditionnalités tarifaires dans les accords commerciaux. Plusieurs avancées en ce sens ont été obtenues ces dernières années : abaissement des limites maximales de résidus pour deux substances néonicotinoïdes, adoption de l’acte d’exécution nécessaire à la mise en application de la mesure miroir sur les médicaments vétérinaires pour lutter contre l’antibiorésistance, adoption du règlement européen de lutte contre la déforestation et la dégradation forestière. Dans l’attente de l’application effective de la mesure miroir sur les médicaments vétérinaires à partir de septembre 2026, le Gouvernement a prolongé le 26 juin 2023 l’arrêté interministériel portant suspension d’introduction, d’importation et de mise sur le marché en France de viandes et produits à base de viande issus d’animaux provenant de pays tiers à l’UE et ayant reçu des médicaments antimicrobiens pour favoriser la croissance ou augmenter le rendement. Concernant les produits phytopharmaceutiques interdits dans l’UE mais autorisés dans certains pays tiers, le Gouvernement continue à se mobiliser auprès de la Commission européenne en faveur de la poursuite et de l’accélération des travaux de révision globale des limites maximales de résidus et des tolérances à l’importation. Le Gouvernement insiste également auprès de la Commission européenne et de l’organisation mondiale du commerce (OMC) pour la prise en compte des aspects environnementaux dans les réglementations sur les produits phytopharmaceutiques. La France porte également auprès de l’UE le renforcement de la qualité des contrôles et un accroissement des missions d’audit sur les normes de production dans les pays tiers qui souhaitent exporter dans l’UE, afin de s’assurer entre autres du respect des normes de commercialisation européennes, de la bonne application des mesures miroirs, et de manière générale, de garantir pleinement la sécurité des consommateurs européens. Il convient enfin de souligner que l’ensemble de ces mesures doivent s’inscrire dans le respect des règles de l’OMC, qui fonde le système multilatéral, notamment dans un contexte marqué par une dégradation des relations internationales et une augmentation des tensions et des incertitudes commerciales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2211</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>779</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Modification de l’arrêté du 9 mai 2006 relatif aux compléments alimentaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2211. — 26 novembre 2024. — M. Jean-Michel Jacques* interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la modification prévue de l’arrêté du 9 mai 2006, relatif aux nutriments pouvant être employés dans la fabrication des compléments alimentaires. La refonte de cet arrêté, envisagée pour le début de l’année 2025, intervient en parallèle d’un processus d’harmonisation menée par la Commission européenne révisant les niveaux maximums autorisés en vitamines et minéraux qui devrait aboutir, pour sa part, courant 2025. Chaque modification de leur cadre demande aux entreprises de reformuler leurs produits pour un coût compris entre 10 000 et 50 000 euros. En modifiant son cadre réglementaire quelques mois avant l’harmonisation européenne, la France oblige la filière, qui représente 400 entreprises et 16 000 emplois, à deux reformulations successives. Aussi, il lui demande dans quelle mesure la refonte de l’arrêté français pourrait être coordonnée avec les travaux européens, afin d’éviter tout surcoût pour les entreprises du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2406</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>779</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Modification de l’arrêté « vitamines et minéraux »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2406. — 3 décembre 2024. — Mme Delphine Lingemann* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le projet d’arrêté initié par la direction générale de l’alimentation au sujet des nutriments employés dans la fabrication des compléments alimentaires. En modifiant ce cadre règlementaire sans attendre l’harmonisation européenne, la France va imposer aux opérateurs français du complément alimentaire deux reformulations successives de leurs produits. Reformuler un produit coûte entre 10 000 et 50 000 euros à un opérateur (coût de recherche et développement, réalisation d’études de stabilité, refonte de l’étiquetage, analyse et démarches règlementaires) sans compter les coûts liés aux éventuelles destructions de stocks de produits et d’étiquetages. Elle souhaite savoir si la refonte de l’arrêté français peut se faire de manière coordonnée avec les travaux européens, afin que les professionnels du secteur ne subissent qu’une seule refonte de leur cadre règlementaire et que celle-ci puisse être réalisée après consultation des opérateurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2686</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>779</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Utilisation des vitamines et minéraux dans les compléments alimentaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2686. — 10 décembre 2024. — Mme Lise Magnier* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’utilisation des vitamines et minéraux dans les compléments alimentaires. La direction générale de l’alimentation (DGAL) a présenté son projet d’arrêté qui vise à modifier le cadre réglementaire autour de l’utilisation des vitamines et minéraux dans les compléments alimentaires. Ce dernier réduirait très significativement les doses autorisées en France pour la moitié des nutriments, alors qu’aucun cas de nutrivigilance lié à la consommation de ces compléments alimentaires n’a été identifié. La publication de cet arrêté est prévue pour le début de l’année 2025, alors même que la Commission européenne a initié un processus d’harmonisation de ces doses au sein de l’Union européenne, ce travail devant aboutir en fin d’année 2025. Le coût d’une reformulation de dose se chiffre entre 10 000 et 50 000 euros par produit et par opérateur, avec un impact financier estimé entre 50 et 350 millions d’euros pour le secteur. Ainsi, les entreprises françaises devraient connaître un premier bouleversement franco-français avant d’avoir à en subir un second via les décisions de l’Union européenne. Cette incohérence calendaire risque de peser fortement sur leur compétitivité. Aussi, elle lui demande de suspendre les travaux de la DGAL et d’attendre les décisions au niveau européen afin d’éviter de fragiliser la filière française des compléments alimentaires, un des leaders européens dans ce domaine.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>780</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les compléments alimentaires sont des denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire habituel : il s’agit donc de produits qui peuvent être consommés par toute personne, sans obligatoirement de contrôle ou de conseil de professionnels de santé. Or certains nutriments, consommés au-delà de certaines teneurs, peuvent comporter des risques sanitaires (soit pour la population générale, soit pour des personnes vulnérables ou sous traitement médical). Les nutriments qui ne présentent pas de tels risques en propre, peuvent toutefois contribuer à fatiguer de façon prématurée le foie ou les reins. Les doses maximales en nutriments (vitamines et minéraux) fixées dans l’arrêté du 9 mai 2006 n’ont jamais été modifiées bien que la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) -précédente administration chargée du secteur des compléments alimentaires avant la police sanitaire unique- ait permis une évolution des teneurs maximales admissibles pour certains nutriments, en publiant sur son site internet des lignes directrices jusqu’en janvier 2019. Avec la mise en œuvre de la police sanitaire unique, la direction générale de l’alimentation (DGAL) a donc, dès 2023, annoncé aux organisations professionnelles du secteur des compléments alimentaires, engager des travaux visant à actualiser ce texte. La méthode suivie a été la suivante : les doses maximales précédemment admises par la DGCCRF ont été intégrées dans un projet d’arrêté (ayant vocation à remplacer l’arrêté de 2006) et l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a été saisie de ce projet de texte en septembre 2023. Sur la base de l’expertise rendue par l’Anses cet été, la DGAL a modifié certaines doses maximales journalières, en concertation avec la direction générale de la santé (DGS), co-signataire du texte, en suivant de façon systématique les recommandations de l’Anses : pour certains nutriments, les doses maximales sont plus faibles que les valeurs actuelles. Fin novembre 2023, soit après la saisine de l’Anses sur le projet de texte révisant l’arrêté « nutriments », les réflexions sur la fixation de doses maximales harmonisées pour les nutriments ont repris au niveau européen, dans le cadre d’un groupe de travail dédié, dont la dernière réunion s’est tenue à Bruxelles le 19 novembre 2024. À ce jour, il n’y a pas de projet de texte européen relativement consensuel, ni de calendrier prévisionnel de publication. Par conséquent, la Commission n’est pas en mesure d’initier la consultation des parties prenantes qu’elle souhaite mener. Ces réflexions ne sont donc pas assurées d’aboutir à moyen terme. D’autant plus que des travaux similaires avaient été conduits entre 2006 et 2009 avant qu’ils ne soient suspendus par la Commission européenne, a priori faute de consensus entre les États membres. Une réunion de concertation a été organisée par la DGAL le 7 novembre 2024 avec l’ensemble des associations représentatives du secteur des compléments alimentaires. À cette occasion, il a été convenu de continuer d’échanger pendant deux mois sur leurs principales sources d’inquiétudes : la diminution des teneurs maximales de certains nutriments pour lesquels l’Anses n’a pu se prononcer concernant leur sécurité (tant dans cet avis que dans les précédents avis rendus sur la base de la procédure « article 18 ») et les mesures transitoires. Ce n’est qu’une fois que les réunions de concertation avec la filière seront terminées que le projet de texte pourra être notifié au titre de la directive (UE) n° 2015/1535 du Parlement européen et du Conseil du 9 septembre 2015 prévoyant une procédure d’information dans le domaine des réglementations techniques et des règles relatives aux services de la société de l’information (étape indispensable pour que les dispositions soient opposables aux opérateurs et qui suppose d’attendre au minimum trois mois afin d’envisager la publication du texte). Il est de l’intérêt de tous de poursuivre les réflexions pour la mise à jour de l’arrêté relatif aux nutriments dans les compléments alimentaires, tant pour une question de transparence (accessibilité de la règlementation pour tous les opérateurs), de sécurité sanitaire, que pour porter les teneurs françaises en nutriments auprès de la Commission européenne dans le cadre des négociations à venir (sous réserve que ces travaux ne soient pas de nouveau suspendus).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2285</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>780</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jonathan Gery</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Conditions générales d’accès à la profession d’ostéopathe animal</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2285. — 26 novembre 2024. — M. Jonathan Gery attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’avenir de la profession d’ostéopathe animalier ainsi que sur la détresse de centaines d’étudiants confrontés aux conditions parfois opaques d’accès à l’examen et sa réussite, organisé par le conseil national de l’ordre des vétérinaires (CNOV). La France est ainsi l’un des pays pionniers en matière de formation et de pratiques ostéopathiques pour les animaux. Des chevaux de compétition aux animaux de rente tels que les bovins ou encore aux animaux de compagnie tels que chiens et chats, l’ostéopathie animale a su démontrer son rôle en complémentarité et non en concurrence avec les vétérinaires. Le parcours des étudiants est fastidieux. En effet, au terme de leurs cinq années d’étude, assez onéreuses, dans des établissements d’enseignement supérieur privés, les futurs ostéopathes animaliers se voient délivrer un titre du répertoire national des compétences professionnelles (RNCP) validé par France compétence sanctionnant des formations sérieuses et de qualité, sous l’autorité du ministère du travail. Malgré l’obtention de leur diplôme, les ostéopathes animaliers ne peuvent exercer légalement puisqu’ils doivent, de surcroît, réussir un examen, organisé par le CNOV, composé d’une épreuve théorique et d’une épreuve pratique comme le prévoit l’article D. 243-7 du code rural. Les coûts dispendieux de ces épreuves (plus de 1 400 euros) et surtout des délais de passage de l’examen qui s’avèrent très longs et qui bloquent les étudiants, les empêchent d’exercer. De surcroit, une grille d’évaluation de l’examen opaque, des réponses aux recours des étudiants ambigües, entraînent des difficultés fiscales et sociales pour des étudiants sans ressources et dans l’incapacité d’exercer le métier pour lequel ils se sont préparés pendant cinq années. Cette liste n’est pas exhaustive, mais révèle les difficultés d’organisation et la frustration des étudiants en ostéopathie animale et des syndicats professionnels qui ont dénoncé ces anomalies à plusieurs reprises. Aussi, il demande que le Gouvernement précise sa position sur ces dysfonctionnements et veut savoir également quelles dispositions entend-il adopter pour répondre aux craintes légitimes, notamment de ces étudiants qui ressentent une injustice qui les pénalise, dont ils ne sont nullement responsables et qui résulte de l’absence de définition claire et précise de cette formation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>781</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dès lors qu’elles justifient de compétences définies et évaluées par le conseil national de l’ordre des vétérinaires (CNOV), les personnes non vétérinaires inscrites sur la liste tenue par l’ordre des vétérinaires et s’engageant, sous le contrôle de celui-ci, à respecter des règles déontologiques définies par décret en Conseil d’État, peuvent réaliser des actes d’ostéopathie animale. L’inscription sur la liste tenue par l’ordre des vétérinaires est subordonnée à la réussite d’une épreuve d’aptitude dont le jury est présidé par le président du CNOV ou son représentant. Les personnes qui réalisent des actes d’ostéopathie animale interviennent sans être sous l’autorité médicale d’un vétérinaire, ni consécutivement à une prescription vétérinaire. C’est pour cette raison qu’une exigence particulière est portée aux compétences que doivent acquérir ces personnes avant de prétendre réaliser des actes d’ostéopathie animale. En ce qui concerne la mise en œuvre de cette épreuve d’aptitude, des efforts importants ont été mis en place pour assurer la meilleure transparence possible et une association effective des ostéopathes animaliers : - le référentiel de compétences et le règlement de l’examen sont disponibles sur le site internet du CNOV ; - les questions ont été élaborées de manière participative, proposées très majoritairement par les écoles formant en ostéopathie animale, au surplus par des vétérinaires dont les enseignants-chercheurs des écoles nationales vétérinaires. Pour autant, il est constaté des taux de réponses correctes faibles en anatomie, matière pourtant centrale de la pratique d’actes d’ostéopathie sur des animaux ; - les jurys comprennent des vétérinaires et des ostéopathes animaliers ; - les statistiques de réussite aux sessions d’examens sont publiées sur le site internet du CNOV dans sa partie en accès libre, Le CNOV anime des réunions régulières avec les acteurs concernés. Les frais d’inscription à l’épreuve d’aptitude financent les conditions d’examen (frais logistiques relatifs à la mise à disposition d’un animal par candidat, indemnisation des membres du jury, organisation administrative de l’épreuve, réservation des locaux, etc.). Ce dispositif est le fruit d’une réflexion et d’une concertation, depuis l’ordonnance de 2011, entre l’administration, les organisations vétérinaires et les organismes représentatifs des personnes non vétérinaires réalisant des actes d’ostéopathie animale. De plus, les organismes préparant aux épreuves d’aptitude pour justifier des compétences requises, compte-tenu de leur statut d’établissements privés, fixent librement le montant de leurs tarifs, dans le respect de la règlementation relative aux pratiques commerciales et des dispositions protectrices du droit des consommateurs. Le conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAEER) a été chargé d’un examen du dispositif d’évaluation des compétences des personnes, non vétérinaires, destinées à réaliser des actes d’ostéopathie animale. L’ensemble des travaux a donné lieu au rapport d’ostéopathie animale du CGAEER n° 23025 de juillet 2023, qui est sur internet : « Évaluation du dispositif de l’épreuve d’aptitude et de l’enseignement dispensé par les établissements de formation ». La mission estime que le dispositif de l’épreuve d’aptitude confié au CNOV doit perdurer pour garantir la qualité et la sécurité des soins aux animaux. Le ministère chargé de l’agriculture a par ailleurs entrepris la mise en œuvre des recommandations énoncées dans ce rapport et a d’ores et déjà missionné un expert de haut niveau pour constituer et coordonner un groupe de travail composé de vétérinaires et de formateurs en ostéopathie animale dédié à l‘écriture d’un référentiel de compétences et de formation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2399</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>781</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie-Laurence Roy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Difficultés des agriculteurs face à l’accumulation des normes et du Mercosur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2399. — 3 décembre 2024. — Mme Sophie-Laurence Roy attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les difficultés rencontrées par les agriculteurs français face à l’accumulation des normes administratives et à la concurrence déloyale que pourraient exacerber certains accords internationaux, notamment celui entre l’Union européenne et le bloc sud-américain du Mercosur. Les exploitants agricoles français sont soumis à des normes sociales, fiscales parmi les plus lourdes au monde et à des normes sanitaires, environnementales et de sécurité alimentaire parmi les plus exigeantes au monde. Prétendument nécessaires pour garantir la qualité des produits et répondre aux attentes sociétales, ces règles génèrent surtout une surcharge administrative importante et des coûts considérables, particulièrement pour les petites exploitations qui n’ont plus aucune raison d’être dès lors que les accords internationaux, comme celui avec le Mercosur, introduisent en France des produits ne respectant pas les mêmes standards et donc considérablement moins chers pour le consommateur final ! À titre d’exemple, sur les 190 pesticides autorisés au Brésil, 52 sont interdits dans l’Union européenne et certaines limites maximales de résidus y sont jusqu’à 400 fois plus élevées. De même, l’utilisation d’antibiotiques comme promoteurs de croissance, interdite en Europe depuis 2006, demeure courante dans plusieurs pays du Mercosur. Enfin, les normes de bien-être animal restent largement inférieures à celles imposées aux agriculteurs français, créant une distorsion de concurrence flagrante et pénalisant les exploitants français qui s’engagent dans des démarches de qualité. Ces écarts normatifs ne peuvent être compensés par des « clauses miroirs » assurant la réciprocité des règles, puisque celles qui sont envisagées ne prennent pas en compte la totalité des distorsions entre la situation des agriculteurs du reste du monde et les agriculteurs français (dimensions des exploitations, cotisations sociales, impôts, taxes, ventes à perte etc.). Cette concurrence totalement déloyale est d’ailleurs reconnue par l’Europe qui va créer un fonds d’indemnisation au profit des agriculteurs ! Mais les agriculteurs français ne veulent que vivre dignement de leur travail. Ils ne veulent ni de la charité européenne ni de prêts bonifiés pour survivre en attendant que les dossiers FEADER (fonds européen agricole pour le développement rural) qui ont pris deux ans de retard soient enfin réglés ! Mme la députée demande donc au Gouvernement de défendre les agriculteurs français pour préserver la souveraineté alimentaire du pays et assurer la pérennité de l’agriculture française face aux défis actuels. Mme la députée demande à Mme la ministre quand elle compte prendre les décrets nécessaires pour alléger réellement les démarches administratives pesant sur les exploitants agricoles et réformer les normes nationales. Enfin, elle souhaite savoir quelles mesures concrètes elle envisage pour garantir une stricte loyauté de concurrence dans tous les accords commerciaux internationaux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>782</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France a fait de la réciprocité des normes une des priorités de sa présidence du Conseil de l’Union européenne (UE) au premier semestre 2022 et continue de porter des initiatives et des propositions sur ces sujets avec la même détermination, à travers le déploiement des outils pertinents aux niveaux national, multilatéral et bilatéral. À ce titre, le Gouvernement défend l’évaluation systématique dans les études d’impact de la Commission européenne de la pertinence d’introduire des mesures miroirs dans la règlementation européenne ainsi que des conditionnalités tarifaires dans les accords commerciaux. Plusieurs avancées en ce sens ont été obtenues ces dernières années : abaissement des limites maximales de résidus pour deux néonicotinoïdes, adoption de l’acte d’exécution nécessaire à la mise en application de la mesure miroir sur les médicaments vétérinaires pour lutter contre l’antibiorésistance, l’adoption du règlement européen de lutte contre la déforestation et la dégradation forestière ou encore l’introduction dans l’accord commercial entre l’UE et la Nouvelle-Zélande d’une conditionnalité réservant l’accès au contingent de viande bovine aux produits issus d’animaux élevés au pâturage. Concernant les produits phytopharmaceutiques interdits dans l’UE mais autorisés dans certains pays tiers, le Gouvernement continue à se mobiliser auprès de la Commission européenne en faveur de la poursuite et de l’accélération des travaux de révision globale des limites maximales de résidus et des tolérances à l’importation. Le Gouvernement insiste également auprès de la Commission européenne et de l’organisation mondiale du commerce pour la prise en compte des aspects environnementaux dans les réglementations sur les produits phytopharmaceutiques. La France porte également auprès de l’UE le renforcement de la qualité des contrôles et un accroissement des missions d’audits sur les normes de production dans les pays tiers qui souhaitent exporter dans l’UE. L’insuffisance de prise en compte des exigences de réciprocité dans l’accord conclue entre la Commission européenne et le Mercosur, notamment en termes de contrôle et d’application effective par les exportateurs du respect des exigences européennes constitue l’une des raisons de l’opposition déterminée de la France à la signature de ce traité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2685</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>782</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Application de la loi EGalim dans la restauration scolaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2685. — 10 décembre 2024. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les modalités d’application de la loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous dite « loi EGalim ». La restauration collective représente près de 4 milliards de repas servis par an dans plus de 90 000 cantines, d’hôpitaux, d’Ehpad, d’entreprises… Agir sur la composition des assiettes est un levier fort pour améliorer l’impact sur la santé et sur l’environnement tout en influençant positivement les filières d’agriculture biologique et de qualité. Le cadre réglementaire et les lois « EGalim » (2018) et « Climat et Résilience » (2021) ont fixé des objectifs en matière de promotion d’une alimentation saine et respectueuse de l’environnement, de réduction des inégalités d’accès à une alimentation durable et de qualité et de garantie d’une juste rémunération des agriculteurs du secteur agricole. Avant le 1er janvier 2024, ces lois imposaient aux restaurants collectifs de service public au moins 50 % de produits durables et de qualité, dont au moins 20 % de produits bio dans les repas servis. Depuis le 1er janvier 2024, les restaurants collectifs doivent intégrer au moins 60 % de produits durables et de qualité en ce qui concerne les familles de produits « viandes » et « poissons », ce taux est porté à 100 % pour les restaurants collectifs de l’État et des établissements publics de l’État. Dans les faits, la notion de « produits durables et de qualité » englobe une définition beaucoup trop large de denrées et les objectifs poursuivis par les lois« EGalim » et « Climat et Résilience » sont finalement contournés. Aussi, Mme la députée propose que soit modifiée cette formulation afin de la rendre plus restrictive et donc plus en cohérence avec la finalité de la loi en indiquant une obligation de 30 % de produits sous signes d’identification de la qualité et de l’origine (SIQO) afin de s’assurer que ces produits soient élaborés selon les éléments définis dans chacun des cahiers des charges qui les caractérise. Ces produits seraient alors strictement issus de filières valorisées pour leur origine (IGP, AOC, AOP, STG) ou leur méthode de conception (agriculture biologique ou label rouge). Cette garantie est importante pour le consommateur, ainsi que pour les professionnels, qui interviennent dans l’élaboration des produits, permettant ainsi de les protéger et d’améliorer les conditions de santé publique. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>783</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous, dite loi « EGALIM », a introduit l’obligation d’atteindre, depuis le 1er janvier 2022, une part au moins égale, en valeur, à 50 % de produits durables et de qualité (tels que définis par la loi et le décret d’application) dans les repas servis dans les restaurants collectifs rendant un service public, les produits biologiques devant représenter une part au moins égale, en valeur, à 20 %. La loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, dite loi « Climat et résilience », a complété ces dispositions en ajoutant, depuis le 1er janvier 2024, l’obligation de 60 % de viandes et produits de la pêche de qualité et durables, et en étendant ces objectifs à tous les restaurants collectifs, publics et privés. En vertu de l’article L. 230-5-1 du code rural et de la pêche maritime (CRPM), les produits durables et de qualité entrant dans le décompte des 50 % de produits durables et de qualité doivent répondre à une des onze catégories citées ci-dessous : - les produits issus de l’agriculture biologique (à hauteur de 20 % minimum) ou en conversion ; - les produits bénéficiant des autres signes officiels d’identification de la qualité et de l’origine (SIQO) : le label Rouge, les appellations d’origine contrôlée et protégée (AOC/AOP), l’indication géographique (IGP), la spécialité traditionnelle garantie (STG) ; - les produits bénéficiant de la mention « issu d’une exploitation à haute valeur environnementale » (HVE) ; - jusqu’au 31 décembre 2026 uniquement, les produits issus d’une exploitation bénéficiant de la certification environnementale de niveau 2 ; - les produits bénéficiant de la mention « fermier » ou « produit de la ferme » ou « produit à la ferme », uniquement pour les produits pour lesquels existe une définition réglementaire des conditions de production ; - les produits issus du commerce équitable ; - les produits issus de la pêche maritime bénéficiant de l’écolabel « Pêche durable » ; - les produits bénéficiant du logo « Région ultrapériphérique » (RUP) ; - les produits satisfaisant, au sens du code de la commande publique, de manière équivalente aux produits bénéficiant des signes, mentions, écolabels ou certifications précédemment cités ; - les produits acquis selon des modalités prenant en compte les coûts imputés aux externalités environnementales liées au produit pendant son cycle de vie ; - les produits dont l’acquisition a été fondée, principalement, sur les performances en matière de protection de l’environnement et de développement des approvisionnements directs de produits de l’agriculture. Les catégories autres que les produits « SIQO » (dont bio) sont bien en adéquation avec les objectifs initiaux de la loi EGALIM. En effet, elles permettent à la fois la garantie de la qualité et de la durabilité des produits achetés, dans un objectif de santé publique, de garantie de la juste rémunération des agriculteurs (par exemple les produits issus du commerce équitable) et d’accompagnement des agriculteurs dans une transition vers des autres productions labelisées (par exemple RUP, HVE ou l’écolabel « Pêche durable »). Par ailleurs les différentes cibles retenues pour les différentes catégories émanent du pouvoir législatif. Pour autant, alors que les objectifs de 2022 ne sont pas atteints, le ministère chargé de l’agriculture est favorable à une stabilité dans les cibles. Enfin, pour rappel, les projets alimentaires territoriaux (PAT), dont l’émergence et certaines actions sont soutenues financièrement par l’État, sont des vecteurs opérationnels permettant cette transition sur les territoires vers des productions labellisées, avec des débouchés assurés par la restauration collective.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2783</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>784</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Nilor</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Régime spécifique d’approvisionnement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2783. — 10 décembre 2024. — M. Jean-Philippe Nilor attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la réévaluation de l’enveloppe du régime spécifique d’approvisionnement. Dans le cadre du programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité (Posei), le régime spécifique d’approvisionnement, ou RSA, vise à faciliter l’approvisionnement en produits essentiels à la consommation humaine ou à la production agricole et agro-industrielle dans les territoires dits d’outre-mer. Unanimement, les filières concernées n’ont eu de cesse d’alerter l’État sur le caractère insuffisant de cette enveloppe, dont le plafond est bloqué depuis 2013 à 27 millions d’euros, soit un manque flagrant de 8 millions d’euros. Dans un contexte structurellement marqué par la vie chère, par des taux de chômage endémiques, par l’inflation galopante et par la domination impériale des importations sur nos productions, le défaut d’actualisation des moyens financiers affectés au RSA a pour effet d’aggraver ces féaux en générant une augmentation des prix des productions locales, leur perte de compétitivité et la mise en péril des emplois directs et indirects de ces filières. En dépit des engagements à réévaluer cette dotation dans le cadre d’une aide d’État, réitérés par les gouvernements successifs, les actes se font cruellement attendre, alors qu’il y a urgence et que Bruxelles n’attend que la notification de l’État. Cette situation écarte les outre-mer chaque jour un peu plus des objectifs de souveraineté et de sécurité alimentaires omniprésents dans les discours des différents ministres. Les outre-mer n’ont pas vocation à demeurer sempiternellement des terres de consommation de produits finis importés, au détriment de toute production locale. Au-delà de la réévaluation du RSA qui s’impose de droit, il lui demande quelles mesures concrètes elle entend prendre en vue de renforcer et de préserver la production locale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>784</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le régime spécifique d’approvisionnement (RSA) est un dispositif de soutien à l’approvisionnement des départements et régions d’outre-mer en produits essentiels. Ce dispositif favorise en priorité l’importation de matières premières en faveur d’abord de l’alimentation animale puis des industries agroalimentaires et enfin de l’alimentation humaine. L’enveloppe du RSA de 26,9 millions d’euros (M€) est financée par le fonds européen agricole de garantie (FEAGA), et est fixée par la règlementation européenne. À la suite d’une question soulevée par la France, la Commission a confirmé fin juin 2023 qu’il était possible d’abonder le budget du RSA par des fonds nationaux complémentaires dans le cadre d’une modification du programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité (POSEI). Il appartient désormais aux collectivités d’outre-mer de se saisir de la possibilité d’abonder le budget de cette mesure, au bénéfice des éleveurs et de l’amélioration de la souveraineté alimentaire de ces territoires. L’État s’est engagé à abonder la poche RSA d’un montant égal à ce que les collectivités contribueraient - dans une limite totale de 8 M€. De plus, il convient de noter qu’à compter de 2024, l’État a décidé d’accompagner le développement de la production locale par un soutien renforcé des aides à la diversification du POSEI à hauteur de 15 M€ supplémentaires, pour atteindre 60 M€. En outre, à ce stade, il apparaît que les demandes de financement supplémentaires des filières animales de La Réunion et des Antilles formulées en 2023 et 2024 n’ont pas été constantes et n’ont pas permis de définir une trajectoire claire d’évolution des soutiens. Il semble donc important de stabiliser les besoins au sein des filières en même temps que les modalités de financement supplémentaires, avec un nécessaire partage de l’effort entre État et collectivités. Enfin, il convient de rappeler qu’il existe un deuxième mécanisme dans le RSA, neutre sur le plan du budget du POSEI, qui consiste en une exonération de droits à l’importation pour des produits en provenance de pays tiers et qui porte sur les mêmes catégories de produits que l’aide financière. Ce mécanisme demeure sous-utilisé par les opérateurs (23 % d’utilisation des quotas en 2022) et mériterait d’être davantage mobilisé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2832</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>784</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Murielle Lepvraud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Allongement du délai de réclamation pour la défiscalisation des rentes ATEXA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2832. — 17 décembre 2024. — Mme Murielle Lepvraud alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les rentes ATEXA, qui sont des sommes versées aux exploitants agricoles ou à leurs ayants droit lorsqu’ils subissent un accident du travail ou contractent une maladie professionnelle qui entraîne une incapacité permanente. Certains bénéficiaires, en activité ou retraités, ont été imposés sur le montant de ces rentes via la Mutualité sociale agricole ou les caisses de retraite, quand d’autres n’ont fait l’objet d’aucun prélèvement. Cela entraîne donc des disparités de traitements injustes. En réponse à l’association Phyto-victimes qui s’interrogeait sur la fiscalité appliquée à ces rentes, le ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique a répondu en juin 2024 que ces rentes entraient dans le champ des « rentes versées dans le cadre d’un régime obligatoire de sécurité sociale ». En conséquence, les rentes ATEXA ne sont pas imposables - et ne l’ont jamais été. Les bénéficiaires de ces rentes ont donc la possibilité, jusqu’au 31 décembre 2024, de réclamer le remboursement des sommes prélevées injustement sur les 3 années précédentes. Or la MSA a commencé à prévenir les bénéficiaires courant novembre seulement et certains ne sont toujours pas informés à cette heure. Mme la députée sollicite donc l’intervention de Mme la ministre afin d’allonger exceptionnellement le délai de réclamation de 6 mois, jusqu’au 30 juin 2025 et ainsi laisser le temps aux bénéficiaires de faire les démarches administratives nécessaires. Elle souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>785</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Par principe, en vertu des dispositions prévues au 8° de l’article 81 du code général des impôts (CGI), les prestations et rentes viagères servies aux victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles (AT-MP) salariées, ou à leurs ayants droit, sont affranchies en totalité de l’impôt sur le revenu. Le traitement fiscal applicable aux rentes versées aux non-salariés agricoles (NSA) en cas d’AT-MP ou en réparation des maladies causées par des pesticides a fait l’objet d’évolutions au cours de ces dernières années. Par le passé, les caisses de mutualité sociale agricole (MSA) faisaient application d’une note de l’administration fiscale de 2003, qui considérait que les rentes AT-MP versées aux chefs d’exploitation ou d’entreprises agricoles devaient être soumises, pour l’intégralité de leur montant, à une imposition sur le revenu. Cette doctrine fiscale s’appliquait également au complément d’indemnisation, visé à l’article R. 752-88 du code rural et de la pêche maritime, créé dans le cadre de l’indemnisation des victimes de pesticides, qui garantit une amélioration du niveau de prestations versées aux non-salariés agricoles en l’alignant sur celui, plus favorable, des salariés. L’exclusion de toute exonération pour les exploitants agricoles actifs se justifiait par le fait que leur cotisation AT-MP était déductible fiscalement. Toutefois, en précisant que l’exonération prévue au 8° de l’article 81 du CGI concerne les rentes viagères versées aux victimes d’AT-MP « qui sont allouées en vertu d’obligations résultant de la loi ou de dispositions réglementaires », la jurisprudence du Conseil d’État a confirmé l’application de cette disposition à l’ensemble des rentes versées dans le cadre d’un régime obligatoire de sécurité sociale. Consciente de la différence de traitement qui perdurait entre les salariés et les non-salariés agricoles, l’administration fiscale en a tiré les conséquences par un courrier adressé le 26 juin 2024 au président de l’association Phyto-victimes. Il en résulte que sont, désormais, affranchies en totalité de l’impôt sur le revenu : - les rentes versées aux assurés ou à leurs ayants droit au titre du régime d’assurance obligatoire contre les AT-MP des non-salariés des professions agricoles ; - les rentes versées aux assurés relevant du régime précité en réparation des maladies causées par des pesticides, à la fois au titre de ce régime obligatoire et au titre de la solidarité nationale (b du 1° et a du 2° de l’article L. 491-1 du code de la sécurité sociale). Cette exonération est également applicable aux indemnités en capital pouvant être versées dans ce cadre aux assurés dont le taux d’incapacité permanente est inférieur à 10 %. La caisse centrale de la MSA, officiellement informée les 29 octobre et 12 novembre 2024 du nouveau traitement fiscal précité, assure son application, depuis les rentes versées au titre de novembre 2024, à l’ensemble des non-salariés agricoles concernés. Elle veille également à assurer un accompagnement de ces derniers dans leurs démarches auprès des services des impôts des particuliers, afin de leur permettre d’obtenir le reversement du trop payé d’impôt pour les années (non atteintes par le cours de la prescription fiscale) au cours desquelles ces rentes ont été fiscalisées. Les réclamations doivent être présentées à l’administration fiscale, au plus tard le 31 décembre de la deuxième année suivant celle de la réalisation de l’évènement qui motive la réclamation. Autrement dit, au 31 décembre 2024, le délai de réclamation s’achève pour l’impôt sur les revenus 2021. Ce délai de réclamation pour les revenus 2021 étant très court, la direction générale des finances publiques (DGFIP) a confirmé que les services fiscaux feraient preuve de bienveillance et accepteraient toutes réclamations au-delà du 31 décembre 2024 et au moins jusqu’au 31 janvier 2025. Une note a été adressée par la DGFIP aux services des impôts, afin de leur permettre d’assurer le traitement des demandes présentées par les assurés de la MSA ou leurs ayants droit.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3015</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>785</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Indemnité compensatrice aux handicaps naturels en Saône-et-Loire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3015. — 7 janvier 2025. — M. Aurélien Dutremble rappelle à Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire que cinq communes de Saône-et-Loire ont perdu leur statut de zone défavorisée simple en 2019 et, par conséquent, l’ICHN (indemnité compensatrice aux handicaps naturels) versée aux agriculteurs installés sur leurs territoires. En effet, l’arrêté ministériel du 24 mars 2019 a validé un nouveau zonage agricole et déclassé huit communes initialement concernées. Depuis, et après une forte mobilisation des élus, des éleveurs et de leurs représentants, trois communes ont été réintégrées en mars 2020 dans la zone de montagne du Mâconnais-Clunisois. Aujourd’hui, les cinq communes de Cortambert, Bray, Chissey, Chapaize et Champagny, ainsi que plusieurs dizaines d’agriculteurs, restent néanmoins victimes de la modification cartographique de 2019. Cette situation demeure particulièrement incompréhensible. Pour qui connaît les cinq communes concernées, l’injustice est flagrante et doit être réparée. Aussi, il lui demande selon quel calendrier elle entend corriger cette décision technocratique, éloignée de la réalité du territoire et des exploitations ; au nom de l’homogénéité territoriale et de l’équité, les agriculteurs de Cortambert, Bray, Chissey, Chapaize et Champagny doivent pouvoir à nouveau bénéficier de l’ICHN.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>786</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les zones défavorisées simples (ZDS) avaient été définies à la fin des années 1970 en se fondant sur des critères socio-économiques mais aussi, parfois, d’opportunité. Un rapport de la Cour des comptes européenne de 2003 a pointé l’utilisation de critères non harmonisés conduisant à des situations très disparates au sein de l’Union européenne et à un classement contestable dans un certain nombre de cas. Une révision était donc nécessaire pour pérenniser les soutiens prévus aux agriculteurs de ces zones, en particulier l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) en assurant une homogénéité de traitement pour les agriculteurs européens. Le règlement européen n° 1305-2013 relatif au soutien au développement rural par le fonds européen agricole pour le développement rural obligeait l’ensemble des États membres à réviser leur zonage avant la fin de l’année 2019. Des discussions ont donc été engagées dès 2016 avec les professionnels agricoles et les régions afin d’établir ce nouveau zonage, qui se compose de deux parties : - une première partie, les « zones soumises à contraintes naturelles » (ZSCN), qui découle de l’application stricte de critères européens biophysiques et climatiques, sur laquelle il n’y a pas de marge de discussion. La carte établie sur la base de ces critères a été soumise à l’approbation du centre commun de recherche de la Commission européenne ;  - une deuxième partie, les « zones soumises à contraintes spécifiques » (ZSCS), sur laquelle la prise en compte de certaines spécificités est permise. Ainsi, dans le respect du plafond de 10 % du territoire pouvant être classé sous cette catégorie, le caractère extensif de l’élevage dans certains territoires, ou encore certaines particularités d’intérêt pour l’environnement ou le paysage (présence de haies ou parcellaire morcelé, présence de surfaces peu productives ou de zones humides, zones soumises à déprise agricole, ou encore insularité) ont été prises en compte. La détermination des différents critères étudiés et retenus a fait l’objet d’une concertation étroite avec l’ensemble des organisations professionnelles agricoles. Un « réglage fin » est appliqué de manière transversale à l’ensemble de ces critères. Il permet de s’assurer que les territoires soumis à contraintes n’ont pas surmonté par ailleurs leurs handicaps. Il s’opère en comparant aux valeurs moyennes nationales, les valeurs locales de la production brute standard (PBS), du chargement des exploitations d’élevage et du rendement du blé. Le projet de zonage présenté par la France a été adopté par la Commission européenne le 27 février 2019. Les textes réglementaires nationaux, c’est-à-dire le décret n° 2019-243 du 27 mars 2019 relatif à la révision des critères de délimitation des zones agricoles défavorisées autres que les zones de montagne et l’arrêté du 27 mars 2019 portant délimitation des zones agricoles défavorisées, ont été publiés le 29 mars 2019 permettant ainsi l’entrée en vigueur du nouveau zonage au 31 mars 2019. La réforme du zonage a eu un impact global positif pour les zones agricoles défavorisées autres que les zones de montagne en France, car 5 074 communes se sont vues nouvellement classées contre 1 293 communes sortantes. En particulier, les communes de Bray, Chapaize et Chissey-les-Mâcon ne satisfont pas aux critères biophysiques européens pour atteindre un minimum de 60 % de surface agricole contrainte permettant le classement en ZSCN. La commune de Cortambert dépasse les limites établies pour le classement en ce qui concerne les critères économiques. Toutes ces communes ne respectent pas non plus les conditions spécifiques dont celle relative à l’homogénéité territoriale, pour être classées en ZSCS. Dans ces conditions, ces communes ne peuvent donc prétendre à être classées au titre des zones agricoles défavorisées autres que les zones de montagne. À la suite de la révision du zonage des ZDS, les communes de Bray, Chissey-les-Mâcon et Cortambert ont été classées partiellement en zone de montagne dès 2020. La commune de Champagny-sous-Uxelles a quant à elle été maintenue en ZSCS. La communauté de communes du Clunisois et la confédération paysanne de Saône-et-Loire ont introduit un recours contentieux devant le tribunal administratif de Dijon pour contester cette réforme, puis devant la Cour administrative d’appel (CAA) de Lyon notamment pour obtenir l’intégration en zone défavorisée des communes de Bray, Chissey-les-Mâcon et Cortambert. Dans son arrêt du 17 mai 2023, la CAA de Lyon a rejeté cette demande et statué sur la pertinence du nouveau zonage des zones agricoles défavorisées autres que les zones de montagne. La méthode utilisée pour réaliser le nouveau zonage des zones agricoles défavorisées autres que les zones de montagne est celle validée par la Commission européenne, elle est identique à celle expliquée et diffusée lors de la concertation nationale préalable avec les organisations professionnelles agricoles et les régions. Largement disponibles, les éléments de méthodologie sont de nature à confirmer que la décision de classement repose sur des critères objectifs, fondés sur des données fiables et exhaustives.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>192</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>787</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Rétablir le FCTVA pour les collectivités chargées de l’entretien des cours d’eau</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            192. — 8 octobre 2024. — Mme Christelle Petex appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la possibilité de rétablir le Fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA) pour les collectivités responsables de l’entretien des cours d’eau. Les collectivités locales, les syndicats mixtes ou intercommunaux qui assuraient, il y a peu de temps, la maintenance des rivières et des cours d’eau pouvait bénéficier du FCTVA. Malheureusement, cette possibilité a été supprimée, alors même que ces entités territoriales remplissent bien souvent cette mission d’intérêt général sur les cours d’eau relevant du domaine public de l’État. Il est regrettable que l’État perçoive les recettes de TVA provenant des travaux d’entretien réalisés par les agents des collectivités territoriales pour des dépenses qu’il aurait dû engager. Les collectivités ou syndicats entreprennent ces travaux d’entretien dans le but de préserver leur écosystème, de protéger les infrastructures, les habitations ainsi que les zones naturelles et de prévenir les risques d’inondations. En ce sens, elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement quant à la remise en vigueur du FCTVA pour les collectivités et établissements publics qui s’engagent dans cette mission d’intérêt général.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>787</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 251 de la loi n° 2020-1721 du 29 décembre 2020 de finances pour 2021 a instauré l’automatisation de la gestion du fonds de compensation de la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA) pour les dépenses exécutées à compter du 1er janvier 2021. Cette réforme a consisté à remplacer une procédure « manuelle », dans le cadre de laquelle les collectivités devaient déclarer leurs dépenses d’investissement pour bénéficier d’une attribution de FCTVA, par un système fondé sur l’imputation régulière dans les comptes d’une collectivité d’une dépense d’investissement lui permettant de percevoir automatiquement le FCTVA auquel elle a droit. L’automatisation du FCTVA a conduit à revoir la définition de l’assiette des dépenses d’investissement éligibles. Toutefois s’agissant des dépenses relatives aux travaux d’entretien sur les cours d’eau réalisés en lieu et place de propriétaires privés ou de l’Etat afin d’assurer la bonne application de la politique de gestion des milieux aquatiques et de protection des inondations (GEMAPI), celles-ci peuvent être éligibles au FCTVA dans certaines conditions. Ainsi, conformément au quatrième alinéa de l’article L.1615-2 du code général des collectivités territoriales (CGCT), par dérogation, les collectivités territoriales et leurs groupements bénéficient des attributions du FCTVA au titre des dépenses d’investissement exposées sur des biens dont ils n’ont pas la propriété, dès lors qu’elles concernent des travaux de lutte contre les inondations présentant un caractère d’intérêt général ou d’urgence. Cela concerne tout autant les travaux de lutte contre les inondations sur le domaine public de l’Etat que ceux réalisés à la place de propriétaires privés. Ces dépenses ne font pas l’objet d’un traitement automatisé et doivent faire l’objet d’un état déclaratif par les collectivités ou établissements publics locaux concernés conformément au second alinéa du II de l’article L.1615-1 du CGCT.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>825</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>787</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Jacobelli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Panneaux faisant la publicité de la participation financière d’une collectivité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            825. — 15 octobre 2024. — M. Laurent Jacobelli interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur le cas d’une collectivité qui impose la pose de panneaux de communication aux communes qui bénéficient d’une subvention, faisant la publicité de la participation financière de la collectivité. Ces panneaux, en aluminium et de grande taille, sont à installer aux entrées routières. Il lui demande si ces panneaux sont à considérer comme de la publicité scellée au sol, ou installée directement sur le sol, puisqu’ils sont installés sur des supports qui n’existaient pas préalablement. D’une manière générale, il souhaite savoir quelles sont les interdictions qui s’appliquent, notamment pour les communes de moins de 10 000 habitants, dans le cadre de l’installation de ces panneaux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>787</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans un objectif de protection du cadre de vie, les articles L. 581-1 et suivants du code de l’environnement et les articles R. 581-1 et suivants du même code pris pour leur application, encadrent le régime applicable à la publicité extérieure, définie par l’article L. 581-3 du même code comme toute inscription, forme ou image destinée à informer le public ou à attirer son attention. En vertu de cet objectif, plusieurs interdictions générales de publicité sont édictées par le code de l’environnement. Ainsi, l’article L. 581-7 du code de l’environnement interdit, par principe et à l’exception des trois dérogations qu’il mentionne, toute publicité hors agglomération. Dans le même sens, l’article L. 581-4 du même code édicte notamment une interdiction de publicité sur les immeubles classés ou inscrits au titre des monuments historiques, sur les monuments naturels et les sites classés, dans les cœurs des parcs nationaux et les réserves naturelles et sur les arbres. En agglomération, des interdictions générales de publicité sont également prévues par l’article L. 581-8 du même code. Outre ces interdictions générales, le code de l’environnement édicte des interdictions particulières à chaque typologie de publicité. En particulier, les articles R. 581-30 et suivants du code de l’environnement règlementent spécifiquement l’installation des publicités non lumineuses scellées au sol ou installées directement sur le sol, qui comprennent notamment les panneaux fixés sur un ou plusieurs pieds et plantés dans le sol à cet effet. Ainsi, en application des articles R. 581-30 et suivants du code l’environnement, l’installation des dispositifs publicitaires non lumineux scellés au sol ou installés directement sur le sol est interdite dans les espaces boisés classés (EBC) en application de l’article L. 113-1 du code de l’urbanisme, dans les zones à protéger en raison de la qualité des sites, des milieux naturels, des paysages et de leur intérêt notamment au point de vue esthétique ou écologique, et figurant sur un plan local d’urbanisme (PLU), ainsi que dans les agglomérations de moins de 10 000 habitants ne faisant pas partie d’une unité urbaine de plus de 100 000 habitants. En vertu du deuxième alinéa de l’article R. 581-31 du code de l’environnement, leur installation est également interdite dans les communes de plus de 10 000 habitants ou dans les communes de moins de 10 000 habitants faisant partie d’une unité urbaine de plus de 100 000 habitants lorsque les affichages publicitaires sont visibles d’une autoroute ou d’une bretelle de raccordement à une autoroute ou à une route express, ainsi que d’une déviation ou d’une voie publique situées hors agglomération. Enfin, des interdictions locales d’installation des dispositifs publicitaires non lumineux scellés au sol ou installés directement sur le sol peuvent être édictées par les collectivités locales. En effet, l’article L. 581-14 du code de l’environnement les habilite à définir, dans le cadre de leur règlement local de publicité (RLP), le cas échéant intercommunal, des zones dans lesquelles s’appliquent des prescriptions en matière de publicité plus restrictives que celles résultant des dispositions nationales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>834</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>788</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Subdélégation du maire aux responsables de services communaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            834. — 15 octobre 2024. — Mme Colette Capdevielle interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les délégations de signature octroyées par le maire aux responsables de services. En effet, l’article L. 2122-19 du code général des collectivités territoriales (CGCT) prévoit que « le maire peut donner, sous sa surveillance et sa responsabilité, par arrêté, délégation de signature : 1° Au directeur général des services et au directeur général adjoint des services de mairie ; 2° Au directeur général et au directeur des services techniques ; 3° Aux responsables de services communaux ». Dans une réponse ministérielle ( Journal officiel, Sénat, 2 septembre 2010, p. 2274, question n° 10021), le Gouvernement a précisé, d’après un arrêt de la cour administrative d’appel de Nancy (CAA Nancy, 7 août 2004, n° 98NC01059), qu’un responsable administratif peut recevoir délégation de signature du maire pour les matières dont il a lui-même reçu préalablement délégation d’attribution de la part du conseil municipal, dès lors que ce dernier l’a explicitement autorisé dans sa délibération. Toutefois, les chambres régionales des comptes (CRC) ne partagent pas cette interprétation de la règle de droit. En effet, les CRC considèrent que l’arrêt précité s’appuie sur des textes antérieurs à la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 (publiée le 17 août 2004) qui a exclu du dispositif de subdélégation les responsables de services communaux, contrairement notamment à ce qui est prévu pour les établissements publics de coopération intercommunale (article L. 5211-9 du CGCT : « […] La délégation de signature donnée au directeur général des services, au directeur général adjoint des services, au directeur général des services techniques, au directeur des services techniques et aux responsables de service peut être étendue aux attributions confiées par l’organe délibérant au président en application de l’article L. 5211-10, sauf si cet organe en a décidé autrement dans la délibération délégant ces attributions au président. […] »). Ainsi, faute de texte, les CRC attirent l’attention des communes sur les risques juridiques de la pratique consistant, pour le maire, à donner délégation de signature à un responsable de services dans des matières déléguées par le conseil municipal. Elle souhaite ainsi savoir si le Gouvernement envisage de modifier la règlementation en la matière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>788</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les possibilités de délégation du maire à ses collaborateurs sont encadrées par l’article L. 2122-19 du CGCT. Ces délégations subsistent tant qu’elles ne sont pas rapportées. Pour ce qui concerne d’abord la liste des collaborateurs pouvant obtenir une délégation des compétences détenues par le maire, elle a fait l’objet d’une extension aux « responsables de services communaux » avec la modification de l’article L. 2122-19 du CGCT par la loi n° 2009-526 du 12 mai 2009 (art. 86). Dans une réponse ministérielle du 8 octobre 2020, il est précisé que « la qualité de responsable de service peut être reconnue aux agents qui occupent effectivement des fonctions de chef de service, de directeur ou de chef de bureau mais aussi à ceux qui sont chargés de missions impliquant une réelle autonomie de décision, des fonctions d’encadrement et un certain niveau de responsabilités  » (Rép. min. n° 17057 : JO Sénat 8 oct. 2020, p. 4593). S’agissant des EPCI, l’article 167 de la loi n° 2004-809 du 17 août 2004 avait déjà consacré une telle extension aux responsables de service. A ce titre, la rédaction de l’article L. 2122-19 ne limite pas le champ matériel des délégations de signature susceptibles d’être accordées aux agents concernés et peut porter sur tout domaine relevant des compétences propres du maire, comme le précise la note d’information ministérielle du 20 mai 2020 (Note d’information NOR : COTB2005924C du 20 mai 2020 portant rappel des mesures à prendre par les conseils municipaux et les organes délibérants des établissements publics de coopération intercommunale à la suite du renouvellement général, page 6). Pour ce qui concerne ensuite les conditions de subdélégation des compétences déléguées par le conseil municipal au maire, elles ont fait l’objet d’une précision par le juge administratif avec l’arrêt de la cour administrative d’appel de Nancy (CAA Nancy, 7 août 2004, n° 98NC01059). Ainsi, les collaborateurs peuvent recevoir délégation de signature du maire pour les matières dont il a lui-même reçu préalablement délégation d’attribution de la part du conseil municipal, dès lors que ce dernier l’a explicitement autorisé dans sa délibération. Cette précision – apportée sous l’ancienne version de l’article L. 2122-19 du code général des collectivités territoriales, comme souligné par les chambres régionales des comptes – n’est pas remise en cause par l’élargissement ultérieur de la liste des collaborateurs pouvant recevoir une délégation de compétences du maire, incluant désormais les « responsables de services communaux ». Ainsi, le maire peut subdéléguer sa signature aux collaborateurs mentionnés à l’article L. 2122-19 du CGCT dans les matières pour lesquelles le conseil municipal lui a donné délégation de pouvoir, uniquement sur autorisation expresse dudit conseil (réponse à la question écrite n° 12656 du sénateur Daniel REINER, JO Sénat 14/05/2015, page 1141). Réponse : Les possibilités de délégation du maire à ses collaborateurs sont encadrées par l’article L. 2122-19 du CGCT. Ces délégations subsistent tant qu’elles ne sont pas rapportées. Pour ce qui concerne d’abord la liste des collaborateurs pouvant obtenir une délégation des compétences détenues par le maire, elle a fait l’objet d’une extension aux « responsables de services communaux » avec la modification de l’article L. 2122-19 du CGCT par la loi n° 2009-526 du 12 mai 2009 (art. 86). Dans une réponse ministérielle du 8 octobre 2020, il est précisé que « la qualité de responsable de service peut être reconnue aux agents qui occupent effectivement des fonctions de chef de service, de directeur ou de chef de bureau mais aussi à ceux qui sont chargés de missions impliquant une réelle autonomie de décision, des fonctions d’encadrement et un certain niveau de responsabilités  » (Rép. min. n° 17057 : JO Sénat 8 oct. 2020, p. 4593). S’agissant des EPCI, l’article 167 de la loi n° 2004-809 du 17 août 2004 avait déjà consacré une telle extension aux responsables de service. A ce titre, la rédaction de l’article L. 2122-19 ne limite pas le champ matériel des délégations de signature susceptibles d’être accordées aux agents concernés et peut porter sur tout domaine relevant des compétences propres du maire, comme le précise la note d’information ministérielle du 20 mai 2020 (Note d’information NOR : COTB2005924C du 20 mai 2020 portant rappel des mesures à prendre par les conseils municipaux et les organes délibérants des établissements publics de coopération intercommunale à la suite du renouvellement général, page 6). Pour ce qui concerne ensuite les conditions de subdélégation des compétences déléguées par le conseil municipal au maire, elles ont fait l’objet d’une précision par le juge administratif avec l’arrêt de la cour administrative d’appel de Nancy (CAA Nancy, 7 août 2004, n° 98NC01059). Ainsi, les collaborateurs peuvent recevoir délégation de signature du maire pour les matières dont il a lui-même reçu préalablement délégation d’attribution de la part du conseil municipal, dès lors que ce dernier l’a explicitement autorisé dans sa délibération. Cette précision – apportée sous l’ancienne version de l’article L. 2122-19 du code général des collectivités territoriales, comme souligné par les chambres régionales des comptes – n’est pas remise en cause par l’élargissement ultérieur de la liste des collaborateurs pouvant recevoir une délégation de compétences du maire, incluant désormais les « responsables de services communaux ». Ainsi, le maire peut subdéléguer sa signature aux collaborateurs mentionnés à l’article L. 2122-19 du CGCT dans les matières pour lesquelles le conseil municipal lui a donné délégation de pouvoir, uniquement sur autorisation expresse dudit conseil (réponse à la question écrite n° 12656 du sénateur Daniel REINER, JO Sénat 14/05/2015, page 1141). https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE834]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>847</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>789</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Modalités de contrôle des installations d’assainissement non collectif</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            847. — 15 octobre 2024. — M. Thomas Ménagé attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les modalités de contrôle des installations d’assainissement non collectif, qui concernent les immeubles non raccordés au réseau public de collecte. En effet, le 2° du III de l’article L. 2224-8 du code général des collectivités territoriales dispose que ce contrôle, pour les installations qui ne sont ni neuves ni à réhabiliter, consiste en une vérification de leur fonctionnement et de leur bon entretien tel qu’imposé par l’article L. 1331-1-1 du code de la santé publique. L’exercice de la mission susvisée entraîne la perception d’une redevance dans les conditions fixées aux articles R. 2224-19 et suivants du code général des collectivités territoriales, qui permet d’appliquer une tarification forfaitaire aux opérations de contrôle. La mission de contrôle, qui peut être assurée en régie par un établissement public de coopération intercommunale (EPCI), obéit par ailleurs aux prescriptions de l’arrêté du 27 avril 2012 et particulièrement de son annexe I, qui fixe la liste des points à contrôler a minima lors du contrôle des installations d’assainissement non collectif. Cependant, des disparités peuvent être observées dans la rigueur avec laquelle ces contrôles sont effectués et ont déjà été constatées, notamment, par la Cour des comptes. Les particuliers qui ont recours à un système d’assainissement non collectif peuvent faire part de leur incompréhension face à l’inadéquation entre la redevance versée et les opérations de contrôle effectuées, les dispositions légales et réglementaires encadrant le service public d’assainissement non collectif (SPANC) étant au surplus complexes et parfois difficiles à mettre en œuvre par les collectivités qui en ont la charge. Il lui demande donc si le Gouvernement est susceptible de lui fournir des données concernant l’application effective de ces dispositions et, le cas échéant, si elles feront l’objet d’une évolution permettant d’améliorer leur lisibilité et leur compréhension par tous les acteurs de ce service public.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>790</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le contrôle des installations d’assainissement non collectif est une compétence relevant des communes ou de leurs groupements. Le service public d’assainissement non collectif (SPANC) a pour mission de s’assurer du bon fonctionnement et de l’entretien des installations ainsi que de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation. Conformément aux dispositions des articles L. 2224-11 et L. 2224-12-3 du code général des collectivités territoriales (CGCT), le SPANC est un service public à caractère industriel et commercial dont le financement est assuré par les redevances perçues auprès des usagers pour le service rendu. La redevance est perçue auprès des usagers pour couvrir soit les charges de contrôle de la conception, de l’implantation et de la bonne exécution des travaux, soit les charges de contrôle du bon fonctionnement des installations. La fréquence et le prix des contrôles des SPANC sont fixés par les collectivités exerçant la compétence en matière d’ANC. L’article R.2224-19-5 du CGCT précise que la part représentative des opérations de contrôle des installations d’ANC doit tenir compte notamment de la situation, de la nature et de l’importance des installations. Le coût de la redevance prélevée au titre de l’ANC peut donc varier d’une collectivité à l’autre, en raison notamment de la différence du mode d’organisation et de gestion du service, de la taille du service mais aussi des enjeux sanitaires et environnementaux locaux ou encore de la nature et de l’importance du parc des installations d’ANC. La conformité d’une installation d’assainissement non collectif (ANC) est établie par le SPANC, conformément aux modalités prévues par l’arrêté du 27 avril 2012. Dans le cadre du plan d’actions national sur l’assainissement non collectif (PANANC), plusieurs documents et guides d’accompagnement nationaux ont été rédigés par le « groupe de travail SPANC ». Ce groupe de travail a pour objectif d’accompagner les collectivités territoriales dans la mise en place des politiques en matière d’assainissement non collectif et favoriser l’harmonisation de leurs pratiques. Ces documents sont librement accessibles sur le portail interministériel sur l’assainissement non collectif. Des données sur la qualité et le prix des services publics d’assainissement non collectif sont disponibles sur le site de l’observatoire des services publics d’eau et d’assainissement. Ces informations donnent lieu annuellement à la publication, par l’office français de la biodiversité, d’un panorama de ces services. Par ailleurs, un état des lieux des SPANC, élaboré en 2022 est également disponible sur le portail eaufrance (https://www.eaufrance.fr/sites/default/files/2022-11/memO_n3_VF.pdf).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>849</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>790</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Sanction mise aux normes d’une installation d’assainissement non collectif</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            849. — 15 octobre 2024. — M. David Habib attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l’autorité compétente pour mettre en œuvre les dispositions de l’article L. 1331-6 du code de la santé publique relatif à l’exécution d’office de travaux en cas d’assainissement autonome non conforme. En effet, celles-ci prévoient que « faute par le propriétaire de respecter les obligations édictées aux articles L. 1331-1, L. 1331-1-1, L. 1331-4 et L. 1331-5, la commune peut, après mise en demeure, procéder d’office et aux frais de l’intéressé aux travaux indispensables ». Dans une réponse ministérielle (J.O., Sénat, 19 octobre 2017, p. 3259, question n° 137), il était précisé que « si le propriétaire refuse de procéder aux travaux prescrits dans les délais impartis, le service public de l’assainissement non collectif peut faire usage des prérogatives du maire au titre du pouvoir de police et de salubrité et, après mise en demeure préalable du propriétaire, faire procéder d’office aux travaux nécessaires aux frais du propriétaire ». Dans l’hypothèse où le SPANC relève d’un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) avec ou sans fiscalité propre, cela revient à dire que son président dispose des prérogatives du maire. Or le pouvoir de police spéciale de ce dernier en matière d’assainissement n’est pas transférable au président d’un syndicat et s’il l’a été au profit du président d’une communauté de communes ou d’agglomération par exemple, il concerne uniquement le pouvoir de réglementer l’activité d’assainissement. Il lui demande si, lorsque le SPANC relève d’un EPCI avec ou sans fiscalité propre, l’exécution d’office des travaux prévue à l’article L. 1336-1 du code de la santé publique incombe toujours au maire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>790</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 1331-1 du code de la santé publique prévoit l’obligation de raccordement des immeubles aux réseaux d’assainissement collectif dans les deux ans de la mise en service de ce réseau et l’article L. 1331-1-1 du même code que les immeubles non raccordés au réseau public de collecte des eaux usées sont équipés d’une installation d’assainissement non collectif dont le propriétaire assure l’entretien régulier et qu’il fait périodiquement vidanger. Les dispositions des articles L. 1331-4 et L. 1331-5 imposent la prise en charge par le propriétaire d’une part des ouvrages nécessaires pour amener les eaux usées à la partie publique du branchement et d’autre part dès l’établissement du branchement la mise hors d’état de servir ou de créer des nuisances à venir des fosses et autres installations de même nature. L’article. 1331-4 précise que « la commune contrôle la conformité des installations [de raccordement] correspondantes. » Le respect de ces obligations s’imposant aux propriétaires des immeubles relève ainsi du pouvoir de contrôle que les communes exercent dans le cadre de leur compétence en matière d’assainissement. De la même manière, l’article L. 1331-6 du même code prévoit que « Faute par le propriétaire de respecter les obligations édictées aux articles L. 1331-1, L. 1331-1-1, L. 1331-4 et L. 1331-5, la commune peut, après mise en demeure, procéder d’office et aux frais de l’intéressé aux travaux indispensables. » Cette procédure organise l’intervention de la commune et non pas celle du maire. Elle ne relève par conséquent pas de l’exercice par le maire de son pouvoir de police et de salubrité mais de l’exercice par la commune de sa compétence en matière d’assainissement. Dès lors, le transfert de la compétence assainissement de la commune à un établissement public de coopération intercommunale entraine la possibilité pour celui-ci de mettre en œuvre ces dispositions.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>954</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>791</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Fixation du tarif des concessions funéraires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            954. — 15 octobre 2024. — Mme Colette Capdevielle appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l’autorité compétence pour fixer le tarif des concessions funéraires. En effet, l’article L. 2223-15 du code général des collectivités territoriales (CGCT) dispose que « les concessions sont accordées moyennant le versement d’un capital dont le montant est fixé par le conseil municipal ». Pour autant, l’article L. 2122-22 du même code prévoit que « le maire peut, en outre, par délégation du conseil municipal, être chargé, en tout ou partie et pour la durée de son mandat : […] 2° De fixer, dans les limites déterminées par le conseil municipal, les tarifs […] des droits prévus au profit de la commune qui n’ont pas un caractère fiscal […] ». Or il ne ressort pas de l’article L. 2331-3 du code précité que le tarif des concessions funéraires présente un caractère fiscal. C’est pourquoi elle souhaite savoir si le maire peut recevoir délégation du conseil municipal sur le fondement du 2° de l’article L. 2122-22 du CGCT pour fixer le tarif des concessions funéraires de même que pour celui des caveaux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>791</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 2223-15 du code général des collectivités territoriales (CGCT) dispose que : « Les concessions sont accordées moyennant le versement d’un capital dont le montant est fixé par le conseil municipal ». Le conseil municipal est donc l’autorité compétente pour fixer le montant de la redevance acquittée lors de la délivrance des concessions funéraires. Par ailleurs, l’article L. 2122-22 du CGCT précise les compétences que le maire peut exercer par délégation du conseil municipal. En particulier, l’article dispose dans son 2° que le maire peut être chargé par le conseil municipal :  « De fixer, dans les limites déterminées par le conseil municipal, les tarifs des droits de voirie, de stationnement, de dépôt temporaire sur les voies et autres lieux publics et, d’une manière générale, des droits prévus au profit de la commune qui n’ont pas un caractère fiscal, ces droits et tarifs pouvant, le cas échéant, faire l’objet de modulations résultant de l’utilisation de procédures dématérialisées ». Dès lors, le maire peut recevoir délégation de la part du conseil municipal afin de définir les tarifs et montants des droits n’ayant pas un caractère fiscal. Or, les recettes fiscales de la commune sont limitativement définies par l’article L. 2331-3 du CGCT, qui ne mentionne pas les recettes perçues en contrepartie de la délivrance de concessions funéraires. En outre, l’article L. 2331-2 du CGCT définissant les catégories de recettes non-fiscales vise, au 4° :  « Le produit des terrains communaux affectés aux inhumations et la part revenant aux communes dans le prix des concessions des cimetières ». Compte tenu de ces éléments, il apparaît que le maire peut recevoir délégation de la part du conseil municipal afin d’exercer la compétence d’établissement du tarif des concessions funéraires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1056</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>791</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Autorisation d’urbanisme pour le maire intéressé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1056. — 15 octobre 2024. — Mme Colette Capdevielle interroge Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur l’autorité compétente pour signer l’autorisation d’urbanisme pour laquelle le maire est intéressé dans une commune ne disposant pas de document d’urbanisme (carte communale ou plan local d’urbanisme). En effet, l’article L. 422-7 du code de l’urbanisme dispose que « si le maire ou le président de l’établissement public de coopération intercommunale est intéressé au projet faisant l’objet de la demande de permis ou de la déclaration préalable, soit en son nom personnel, soit comme mandataire, le conseil municipal de la commune ou l’organe délibérant de l’établissement public désigne un autre de ses membres pour prendre la décision ». Or le juge administratif a confirmé qu’il « résulte de termes mêmes de cette disposition que l’obligation qu’elle édicte ne s’impose qu’à l’examen des demandes de permis de construire instruites au nom de la commune, à l’exclusion de celles instruites au nom de l’État s’agissant des communes dépourvues de plan local d’urbanisme » (CAA de NANCY, 1ère chambre, 6 février 2020, 19NC02223). Elle souhaite ainsi savoir si dans le cas d’une commune dépourvue d’un document d’urbanisme, lorsque le maire est intéressé à la demande d’autorisation d’urbanisme, il y a lieu d’appliquer la règle de la suppléance pour la signature de cette dernière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>792</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La disposition évoquée (article L. 422-7 du code de l’urbanisme) concerne les cas dans lesquels le maire peut être regardé comme intéressé au projet faisant l’objet d’une demande d’autorisation d’urbanisme ; elle prévoit que l’organe délibérant de la collectivité doit désigner, par délibération, un autre de ses membres pour prendre la décision. Dans ce cas, le maire est l’autorité compétente au nom de la commune, car la commune est dotée d’un plan local d’urbanisme ou d’un document d’urbanisme. En revanche, lorsque la commune ne s’est pas dotée d’un document d’urbanisme, le maire est l’autorité compétente au nom de l’Etat (article L. 422-1.b du code de l’urbanisme). Par conséquent, la disposition visée (article L. 422-7 du code de l’urbanisme) n’est pas applicable aux communes dépourvues d’un document d’urbanisme, et le maire est compétent pour délivrer l’autorisation d’urbanisme même s’il peut être regardé comme intéressé au projet. L’arrêt cité de la cour administrative d’appel fait application de ces règles de droit : la commune de Saint-Loup-en-Champagne ne disposait pas de plan local d’urbanisme ou d’un document en tenant lieu, le permis de construire en cause a été délivré par le maire au nom de l’Etat. La Cour a jugé inopérant le moyen tiré de l’article L. 422-7 du code de l’urbanisme. A titre complémentaire, l’instruction des décisions prises au nom de l’Etat est effectuée par le service de l’Etat dans le département chargé de l’urbanisme (article R. 423-16 du code de l’urbanisme). Ce service a la responsabilité de proposer à la signature du maire une décision découlant de cette instruction. Lorsque le maire et le responsable du service de l’Etat dans le département chargé de l’instruction sont en désaccord sur la décision à prendre, le préfet est compétent pour délivrer l’autorisation au nom de l’Etat, en application de l’article R. 422-2. Alinéa e) du code de l’urbanisme.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>626</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>792</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Calcul de la retraite des militaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            626. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur le calcul de la retraite des militaires. L’article L. 351-8 du code de la sécurité sociale prévoit que les anciens combattants bénéficient du taux plein, même s’ils ne justifient pas de la durée requise d’assurance ou de périodes équivalentes dans le régime général et un ou plusieurs autres régimes obligatoires. Toutefois, certaines opérations ne sont pas intégrées dans ce programme et les indemnités des militaires qui ont opéré sur ces terrains ne sont pas comptées dans ce calcul. En effet, les participations à la guerre du Golfe, en ex-Yougoslavie, aux opérations en Irak par exemple, ne sont pas retenues dans ce calcul. Cette situation n’est pas juste. Ces militaires se sont battus pour la France au même titre que leurs camarades et pourtant ils se voient désavantagés au moment de la retraite. Il lui demande donc de lui indiquer pourquoi certaines opérations ne sont pas prises en compte dans le calcul de la retraite des militaires concernés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>792</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément au 5° de l’article L. 351-8 du code de la sécurité sociale, les conditions dans lesquelles les anciens prisonniers de guerre et les anciens combattants bénéficient d’une pension de retraite à taux plein sont fixées par décret. L’article D. 351-2 du même code subordonne ainsi, pour les anciens combattants, le bénéfice de ce taux plein à une durée minimale de « services militaires en temps de guerre ». Le « temps de guerre » désigne limitativement les opérations ayant donné lieu à une déclaration de guerre en application de l’article 35 de la Constitution et celles ayant été qualifiées rétroactivement de « guerres » par la loi. Les opérations les plus récentes ayant reçu cette qualification par le Législateur sont celles conduites pendant la guerre d’Algérie (cf. loi n° 99-882 du 18 octobre 1999 relative à la substitution de l’expression « aux opérations effectuées en Afrique du Nord » par l’expression « à la guerre d’Algérie ou aux combats en Tunisie et au Maroc). En conséquence, la participation aux opérations mentionnées et, plus généralement, aux opérations conduites par les forces armées françaises depuis 1962, n’est pas assimilable à des « services militaires en temps de guerre ». Elle n’ouvre de ce fait pas droit au taux plein prévu à l’article L. 351-8 du code de la sécurité sociale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>56</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>793</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Prud’homme</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Déficit notoriété no d’urgence 114 réservé aux personnes sourdes/malentendantes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            56. — 1 octobre 2024. — M. Loïc Prud’homme* alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur le déficit de notoriété du numéro d’urgence 114 réservé aux personnes sourdes, sourdaveugles, malentendantes et aphasiques. Le numéro d’urgence 114 a été créé en septembre 2011 dans l’objectif de répondre à l’obligation légale d’assurer l’accessibilité des services publics d’urgence à l’ensemble des citoyens dans le cadre de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Sous l’égide des ministères de la santé et de l’intérieur et piloté par le CHU Alpes-Grenoble, le numéro d’urgence 114 traite près de 28 000 appels par an et assure l’interface avec les services du service d’aide médicale urgente (SAMU), de la police, de la gendarmerie et des pompiers. Cependant, malgré les campagnes d’information et le dévouement de l’unique unité de régulation d’urgence du 114 située au centre hospitalier universitaire (CHU) de Grenoble, ce service connaît encore un important déficit de notoriété. Plus de dix ans après sa création, les résultats du baromètre Viavoice de janvier 2024 montre que seulement 6 % des personnes sourdes et malentendantes en France connaissent ce numéro d’urgence. La méconnaissance de ce service peut entraîner de graves conséquences pour les personnes sourdes et malentendantes qui risquent d’être confrontées à des retards ou à des défauts de prise en charge dans des situations d’urgence pour leur santé ou leur sécurité. Il apparaît donc nécessaire de prendre des mesures pour renforcer la notoriété de ce service, en investissant des moyens supplémentaires afin d’améliorer notamment les campagnes d’information et d’affichage dans les établissements recevant du public. L’intervention de l’État doit également permettre de développer les initiatives mises en œuvre en faveur de la formation des agents de police et de secours en lien avec le personnel de régulation d’urgence du 114. Les professionnels du secteur insistent enfin sur la nécessité de renforcer l’accessibilité de la formation d’assistant de régulation médicale pour les personnes sourdes et malentendantes afin de leur permettre de bénéficier d’une meilleure reconnaissance de leurs qualifications et compétences. Il l’interroge donc sur les mesures qu’elle entend mettre en œuvre afin d’assurer la promotion de l’outil indispensable que représente le numéro d’urgence 114 dans l’objectif de garantir l’effectivité du principe d’égalité des droits et de favoriser une meilleure inclusion des personnes sourdes et malentendantes. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2594</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>793</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Prud’homme</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Déficit notoriété no d’urgence 114 réservé aux personnes sourdes/malentendantes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2594. — 3 décembre 2024. — M. Loïc Prud’homme* alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur le déficit de notoriété du numéro d’urgence 114 réservé aux personnes sourdes, sourdaveugles, malentendantes et aphasiques. Le numéro d’urgence 114 a été créé en septembre 2011 dans l’objectif de répondre à l’obligation légale d’assurer l’accessibilité des services publics d’urgence à l’ensemble des citoyens dans le cadre de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Sous l’égide des ministères de la santé et de l’intérieur et piloté par le centre hospitalier universitaire (CHU) Alpes-Grenoble, le numéro d’urgence 114 traite près de 28 000 appels par an et assure l’interface avec les services du service d’aide médicale urgente (SAMU), de la police, de la gendarmerie et des pompiers. Cependant, malgré les campagnes d’information et le dévouement de l’unique unité de régulation d’urgence du 114 située au CHU de Grenoble, ce service connaît encore un important déficit de notoriété. Plus de dix ans après sa création, les résultats du baromètre Viavoice de janvier 2024 montre que seulement 6 % des personnes sourdes et malentendantes en France connaissent ce numéro d’urgence. La méconnaissance de ce service peut entraîner de graves conséquences pour les personnes sourdes et malentendantes qui risquent d’être confrontées à des retards ou à des défauts de prise en charge dans des situations d’urgence pour leur santé ou leur sécurité. Il apparaît donc nécessaire de prendre des mesures pour renforcer la notoriété de ce service, en investissant des moyens supplémentaires afin d’améliorer notamment les campagnes d’information et d’affichage dans les établissements recevant du public. L’intervention de l’État doit également permettre de développer les initiatives mises en œuvre en faveur de la formation des agents de police et de secours en lien avec le personnel de régulation d’urgence du 114. Les professionnels du secteur insistent enfin sur la nécessité de renforcer l’accessibilité de la formation d’assistant de régulation médicale pour les personnes sourdes et malentendantes afin de leur permettre de bénéficier d’une meilleure reconnaissance de leurs qualifications et compétences. Il l’interroge donc sur les mesures qu’elle entend mettre en œuvre afin d’assurer la promotion de l’outil indispensable que représente le numéro d’urgence 114 dans l’objectif de garantir l’effectivité du principe d’égalité des droits et de favoriser une meilleure inclusion des personnes sourdes et malentendantes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>794</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le 114 est un numéro d’urgence unique, national et gratuit, accessible sous plusieurs formats (application, site internet, téléphone, visio, tchat, images, fax et SMS). Des agents, sourds ou entendants, gèrent la situation en lien direct avec le service d’urgence (SAMU, sapeurs-pompiers, police, gendarmerie) le plus proche. Pour assurer l’effectivité de ce service auprès des quelques sept millions de personnes déficientes auditives en France (sourds profonds, sourds d’une oreille, devenus sourds, malentendants, personnes âgées atteintes de presbyacousie etc.) et des 450 000 personnes en incapacité d’utiliser le téléphone du fait de leur handicap, les pouvoirs publics se sont mobilisés pour promouvoir cette ligne d’urgences dédiée. Un kit de communication est ainsi proposé pour informer le public concerné par ce service et expliquer son mode d’emploi en fonction du type de difficulté rencontré par la personne. Une vidéo explicative permet de présenter les modalités et le déroulé des interventions du 114. Pour renforcer le service rendu, une dynamique de développement de la notoriété du 114 et de la formation de tous les secteurs d’urgence concernés est engagée. Des ateliers de co-construction organisés en 2023 avec les différents publics cibles ont permis de tester la perception de la notoriété de la plateforme et la compréhension globale de son fonctionnement et ainsi de faire évoluer les outils d’information. Deux campagnes de communication (médias, presse, réseaux sociaux) ont été soutenues en 2024 pour promouvoir le dispositif et se poursuivront en 2025, afin de maintenir la visibilité du 114 tout au long de l’année et de renforcer la connaissance du grand public et de manière plus ciblée vers les services de secours.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>946</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>794</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Lavalette</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Reconnaissance de l’électro-hypersensibilité (EHS)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            946. — 15 octobre 2024. — Mme Laure Lavalette interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur sa position quant à la reconnaissance de l’électro-hypersensibilité comme handicap. Pour rappel, l’électro-hypersensibilité (EHS) est liée aux radiofréquences générées par des dispositifs de téléphonie mobile, le wifi ou encore de l’électroménager comme des fours à micro-ondes. Les personnes atteintes se plaignent de symptômes tels que des troubles digestifs, des insomnies, des vertiges, des troubles de la concentration etc. Selon les associations de victimes, l’EHS toucherait plusieurs dizaines de milliers de personnes en France. En 2005, l’Organisation mondiale de la santé a reconnu l’existence du syndrome d’électro-hypersensibilité et les symptômes associés. En avril 2014, la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de l’Essonne a quant à elle accepté d’octroyer des aides financières à une personne souffrant de l’EHS afin d’atténuer les symptômes avec l’installation d’un dispositif « anti-ondes » dans son logement. En 2015, le tribunal du contentieux de l’incapacité de Toulouse a fait état de la réalité du handicap. En effet, il a reconnu une invalidité égale à 85 % d’une patiente et lui a accordé de ce fait une allocation adulte handicapée (AAH) pour trois années renouvelables. Cependant, si la réalité de la maladie peut être reconnue, la causalité n’a jamais été démontrée. En effet, dans son analyse de 2013, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a relevé l’absence d’effets avérés des radiofréquences sur la santé. Dans son rapport au Parlement sur l’électro-hypersensibilité d’octobre 2019, le Gouvernement expose plusieurs actions relevant du maintien des ressources budgétaires existantes et de la mobilisation de ressources pour élaborer des outils à destination des professionnels de santé et pour développer des actions de communication. Si la loi n° 2015-136 du 9 février 2015 relative à la sobriété, à la transparence, à l’information et à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques a été promulguée, les associations de patients souffrant d’EHS n’ont pas trouvé les réponses suffisantes en matière de reconnaissance. Depuis et ce alors même que l’ANSES poursuit ses travaux sur ce sujet, elles continuent de réclamer, entre autres, la reconnaissance de l’électro-hypersensibilité comme handicap. Elle lui demande donc quelle est sa position sur la reconnaissance de l’EHS comme d’un handicap et si le sujet sera à nouveau étudié et débattu. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>794</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) relatif à l’expertise sur « l’hypersensibilité électromagnétique (EHS) ou intolérance environnementale idiopathique attribuée aux champs électromagnétiques (IEI-CEM) » a été publié le 26 mars 2018. L’expertise réalisée constitue un travail d’ampleur de revue de la littérature, travail complété par des auditions. Celle-ci a conduit l’agence à conclure ainsi : « Au final, en l’état actuel des connaissances, il n’existe pas de preuve expérimentale solide permettant d’établir un lien de causalité entre l’exposition aux champs électromagnétiques et les symptômes décrits par les personnes se déclarant électro-hypersensibles ». Cependant, l’Agence souligne que les plaintes (douleurs, souffrance) exprimées par les personnes se déclarant EHS correspondent à une réalité vécue et que ces personnes ont besoin d’adapter leur quotidien pour y faire face. L’Anses souligne en particulier l’errance médicale qui caractérise le parcours de ces personnes et formule des recommandations sur leur prise en charge.  Afin d’améliorer la prise en charge des personnes concernées, le ministère chargé de la santé a saisi, fin 2019, la Société française de santé au travail (SFST) afin d’élaborer un recueil de repères, à destination des professionnels de santé, pour la prise en charge des personnes électro-hypersensibles. Le rapport final de ces travaux « Personnes se déclarant électro-hypersensibles - Repères pour la pratique médicale » est désormais en ligne sur le site internet de la SFST. Les personnes électro-hypersensibles peuvent se rapprocher des centres régionaux de pathologies professionnelles et environnementales pour établir un diagnostic. Ces centres assurent des activités cliniques de consultation pour les pathologies professionnelles et environnementales et ont vocation à prendre en charge des personnes atteintes de pathologies en lien suspecté ou avéré avec l’environnement. Ils sont membres du réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (RNV3P) piloté par l’Anses. Par ailleurs, en termes de reconnaissance, la définition du handicap posée par la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, permet, au vu de l’évaluation par l’équipe pluridisciplinaire des maisons départementales des personnes handicapées, du désavantage subi et des besoins de compensation, de prendre en compte les conséquences de l’état de santé d’une personne sur ses activités habituelles et sa participation à la vie sociale indépendamment de l’étiquette diagnostique. Cette question fait depuis 2011 l’objet de travaux s’inscrivant dans le programme de recherche sur l’impact sur la santé des radiofréquences initié par l’Anses. Une dizaine de projets de recherche sur cette thématique a ainsi été financée. Les résultats de ces travaux ont été pris en compte lors de l’expertise conduite par l’agence sur l’électro-hypersensibilité publiée en 2018. Un appel à volontaires aux personnes électro-hypersensibles a également été lancé par l’Anses en janvier 2023. Il s’agit de participer à une étude visant à recueillir des données dans l’objectif de renforcer la prise en charge médicale et d’améliorer la qualité des futures recherches scientifiques sur l’électro-hypersensibilité. Enfin, le dispositif de surveillance et de mesure de l’exposition du public aux rayonnements électromagnétiques, piloté par l’Agence nationale des fréquences (ANFR), donne également la possibilité à chacun de solliciter gratuitement une mesure de son exposition, tant dans les locaux d’habitation que dans des lieux accessibles au public. Dans les cas très rares où les niveaux mesurés ne respectent pas les limites réglementaires, l’ANFR demande un arrêt immédiat de l’émetteur radioélectrique en cause.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>965</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>795</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Aide à la parentalité - Bénéficiaires de l’ACTP</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            965. — 15 octobre 2024. — Mme Hélène Laporte attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap sur l’inapplicabilité de la prestation de compensation du handicap (PCH) parentalité aux bénéficiaires de l’allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP). La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 a remplacé l’ACTP par un nouveau dispositif - la PCH - organisant la prise en charge financière par la collectivité de l’aide humaine, technique et animalière nécessaire aux personnes handicapées. Toutefois, cette même loi a prévu, en son article 95, la possibilité pour les personnes alors bénéficiaires de l’ACTP d’opter pour un maintien de l’ancien dispositif. En conséquence, depuis 2006, les deux prestations coexistent : au 31 décembre 2022, on dénombrait ainsi 383 000 bénéficiaires de la PCH et 47 000 bénéficiaires de l’ACTP. Par la suite, le 31 décembre 2020 est paru le décret n° 2020-1826 relatif à l’amélioration de la prestation de compensation du handicap. Celui-ci a ouvert le bénéfice de la PCH au besoin liés à l’exercice de la parentalité des personnes handicapées. Ce texte institue ainsi une allocation mensuelle permettant la rémunération d’une personne pour assister le parent au quotidien auprès de l’enfant, celle-ci s’élevant à 1 350 euros pour un parent seul et à 900 euros pour un parent vivant en couple jusqu’aux trois ans de l’enfant, ces montants étant divisés par deux entre les trois ans de l’enfant et ses sept ans. Cette aide humaine est doublée d’une aide technique ponctuelle permettant l’acquisition de matériel adapté, versée à la naissance de l’enfant (1 400 euros), pour ses trois ans (1200 euros) et pour ses six ans (1 000 euros). Ces dispositions nouvelles s’insérant au chapitre du code de l’action sociale et des familles régissant la PCH (articles R. 245-1 et suivants), elles ne concernent que les bénéficiaires de ce dispositif, les personnes relevant du régime de l’ACTP se trouvant quant à elles exclues de l’aide à la parentalité. Cette exclusion constitue manifestement une anomalie eu égard à la similarité des situations des bénéficiaires des deux prestations. De plus, étant donné l’âge moyen des bénéficiaires de l’ACTP actuellement, le faible nombre de parents d’enfants en bas âge parmi eux autoriserait une extension du dispositif à leur bénéfice à un coût acceptable pour les comptes publics, réparant ainsi une disparité de traitement manifestement contraire au principe d’égalité. Elle l’invite en conséquence à mettre en place un dispositif permettant aux bénéficiaires de l’ATCP de recevoir une aide à la parentalité conforme aux particularités de leur régime réglementaire et souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>796</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La Prestation de compensation du handicap (PCH), créée par la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, a succédé au 1er janvier 2006 à l’Allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP), instituée par la loi d’orientation en faveur des personnes handicapées du 30 juin 1975. Ces deux dispositifs visent à compenser le handicap mais diffèrent dans leur approche, leurs modalités et leurs montants. La PCH est une prestation en nature soumise à contrôle d’effectivité, destinée à couvrir les charges liées aux besoins en aides humaines, en aides techniques, à l’aménagement du logement et du véhicule, à des dépenses spécifiques ou exceptionnelles et à des aides animalières. Plusieurs avancées majeures récentes ont permis d’élargir le champ de la prestation, afin de mieux répondre aux besoins des personnes en situation de handicap, dont la mise en place, depuis le 1er janvier 2021, d’aides à la parentalité. Les parents bénéficiaires de la PCH peuvent ainsi bénéficier d’un forfait mensuel pour le financement d’aide humaine et d’un forfait ponctuel pour le financement d’aides techniques. Contrairement à la PCH, l’ACTP est une prestation forfaitaire s’adressant aux personnes en situation de handicap dont le taux d’incapacité permanente est évalué à au moins 80 %, avec des montants variables en fonction du niveau de handicap. Depuis l’introduction de la PCH, l’ACTP n’est plus accessible aux nouveaux demandeurs et n’a plus vocation à évoluer dans sa configuration. Il n’est donc pas envisageable d’étendre les aides à la parentalité aux bénéficiaires de l’ACTP. En revanche, ceux-ci peuvent, à tout moment, opter pour le bénéfice de la PCH qui leur permettra, s’ils en remplissent les conditions, d’accéder aux aides à la parentalité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>969</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>796</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Sabatou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Obtention de place en institut médico-éducatif</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            969. — 15 octobre 2024. — M. Alexandre Sabatou appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation critique des enfants en situation de handicap inscrits sur liste d’attente pour intégrer un institut médico-éducatif (IME). La France accuse un retard important dans l’accueil et la prise en charge des enfants en situation de handicap. En janvier 2023, le Gouvernement avait signalé que plus de 11 000 enfants étaient concernés à l’échelle nationale. Dans l’Oise, 148 enfants sont actuellement sur liste d’attente pour intégrer l’IME Raphaël Fleury de Beauvais, qui ne peut accueillir qu’une dizaine de nouveaux élèves chaque année. Dans cette liste d’attente figure un jeune garçon de 7 ans, actuellement scolarisé dans une école inadaptée à sa situation. Cette pénurie de places oblige de nombreux enfants à intégrer des écoles classiques, qui ne disposent pas des ressources et du personnel formé pour répondre aux besoins spécifiques des élèves en situation de handicap. Les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), censés apporter un soutien quotidien, sont en nombre insuffisant, mal rémunérés et souvent insuffisamment formés. De plus, leur présence n’est pas garantie durant les temps périscolaires, comme à la cantine, rendant encore plus difficile la prise en charge des enfants. Au-delà de la circulaire DGCS/3B/DSS/1A/CNSA/DFO/2023/176 du 7 décembre 2023 relative à la mise en œuvre du plan de création de 50 000 nouvelles solutions et de transformation de l’offre médico-sociale à destination des personnes en situation de handicap 2024-2030, issu de la Conférence nationale du handicap 2023, il lui demande quelles actions concrètes seront prises par le Gouvernement pour améliorer la prise en charge des enfants en situation de handicap et réduire les listes d’attente dans les IME. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>796</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Président de la République a annoncé la création de 50 000 nouvelles solutions à destination des personnes en situation de handicap à l’horizon 2030. Cette mesure vise à proposer à chaque personne en situation de handicap une réponse adaptée à sa situation, considérant ses besoins et attentes. Fort de cet engagement, le ministère chargé des solidarités a décliné cette mesure avec une attention toute particulière pour les territoires les moins dotés en termes de solutions, dans une logique d’équité territoriale, tant sur le territoire métropolitain qu’en Outre-mer. La circulaire DGCS/3B/DSS/1A/CNSA/DFO/2023/176 du 7 décembre 2023 relative à la mise en œuvre du plan de création de 50 000 nouvelles solutions et de transformation de l’offre médico-sociale à destination des personnes en situation de handicap 2024-2030, issue de la conférence nationale du handicap 2023, précise les modalités de mise en œuvre de ce plan. Doté de 1,5 milliard d’euros financés par la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, ce plan constitue un effort inédit de la Nation en direction de ce public afin de permettre à chaque personne de réaliser son projet de vie. Ces crédits visent à faire émerger de nouvelles solutions modulaires et tournées vers le milieu ordinaire, pour accélérer la transformation des établissements et services et passer d’une logique de places à une logique de plateformes de services coordonnés avec la personne en situation de handicap. Les agences régionales de santé réaliseront des diagnostics territoriaux en lien étroit avec l’ensemble des parties prenantes et, notamment, les associations représentant les personnes, ainsi que les départements, chefs de file de l’action sociale sur leur territoire. A partir des besoins identifiés dans les territoires avec l’ensemble des acteurs concernés, seront établies des programmations pluriannuelles de solutions à développer dans les territoires. Les instituts médico-éducatifs bénéficieront, ainsi, de créations de places visant à réduire les listes d’attente.  Afin de suivre ce plan, un suivi national sera assuré par la ministre déléguée chargée de l’autonomie et du handicap, dans le cadre d’un comité de pilotage national de la transformation de l’offre réuni tous les six mois. Par ailleurs, le Gouvernement est également engagé dans le développement de l’offre médico-sociale à l’école, pour permettre aux enfants en situation de handicap de bénéficier d’accompagnements spécifiques répondant à leurs besoins dans l’école inclusive. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>971</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>797</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Manon Bouquin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Scolarisation des enfants en situation de handicap</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            971. — 15 octobre 2024. — Mme Manon Bouquin* appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur la scolarisation des enfants en situation de handicap dans le département de l’Hérault. Les ressources attribuées aux instituts médico-éducatifs (IME) et aux services d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) dans le département sont insuffisantes pour assurer pleinement le droit à la scolarisation des enfants concernés. Ces structures, qui accueillent des enfants et adolescents en situation de handicap intellectuel, cognitif ou de polyhandicap, souffrent d’un manque de moyens humains et financiers. Le nombre insuffisant d’enseignants spécialisés réduit les heures de scolarisation et le manque de places allonge les listes d’attente, perturbant ainsi les parcours éducatifs. Selon l’Unapei de l’Hérault, 40 % de ces enfants bénéficient de moins de 6 heures de scolarisation par semaine et plus de 27 % n’en ont aucune. Par ailleurs, 258 enfants sont actuellement sur listes d’attente pour intégrer ces structures. Les solutions des « 50 000 nouvelles solutions » et les mesures de l’acte II de l’école inclusive, ne couvrent pas tous les moyens du département. Elle souhaite donc connaître les mesures qui seront prises pour combler le manque de places en IME et SESSAD et d’enseignants dans ces structures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>972</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>797</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Carrière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Scolarisation des enfants en situation de handicap dans l’Hérault</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            972. — 15 octobre 2024. — M. Sylvain Carrière* interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur la scolarisation des enfants en situation de handicap dans l’Hérault. Les moyens octroyés aux instituts médico-éducatifs (IME) et aux services d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) présents sur le département sont insuffisants pour garantir pleinement le droit à la scolarisation de ces enfants. Ces établissements et services qui accueillent des enfants et des adolescents en situation de handicap intellectuel, cognitif (troubles du développement intellectuel, du spectre de l’autisme etc.) ou de polyhandicap, connaissent depuis de nombreuses années d’importantes difficultés, en raison d’un manque chronique de moyens humains et financiers. Le nombre d’enseignants formés ou d’enseignants spécialisés dans ces structures est insuffisant pour offrir à l’ensemble des élèves qui s’y trouvent, la totalité des heures de scolarisation auxquelles ils ont droit. Le manque de places disponibles au sein de ces établissements et les délais d’admission qui s’étendent parfois sur plusieurs années ont, par ailleurs, de graves conséquences sur le parcours de scolarisation des enfants. L’Unapei 34 présente sur le département de l’Hérault a évalué le nombre d’enfants n’ayant pas accès à la scolarisation en mesurant les heures de cours dont bénéficient les enfants accompagnés au sein des établissements et services (IME et SESSAD). Le constat est alarmant. Près de 40 % (39,67 %) bénéficient de moins de 6 heures de scolarisation par semaine. Plus de 27 % d’entre eux n’ont même eu aucune heure de scolarisation. Et 258 enfants, pourtant orientés en IME ou en SESSAD par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de l’Hérault, sont actuellement inscrits sur les listes d’attente des établissements mais ne peuvent y être acceptés faute de place et ne bénéficient donc pas d’une solution adaptée à leurs besoins. Les solutions déployées dans le cadre des « 50 000 nouvelles solutions » et les mesures mises en place dans le cadre de l’acte II de l’école inclusive ne suffiront pas pour répondre à l’ensemble des besoins du département. Dans ce contexte, il souhaite connaître les mesures qu’elle entend mettre en œuvre pour pallier le manque de places en IME et en SESSAD et remédier ainsi au manque d’enseignants dans ces structures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2135</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>798</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Laernoes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Nombre de places insuffisant pour les enfants en situation de handicap</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2135. — 19 novembre 2024. — Mme Julie Laernoes* interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur la scolarisation des enfants en situation de handicap en Loire-Atlantique. Les moyens octroyés aux Instituts médico-éducatifs (IME) et aux Service d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) du département de Loire-Atlantique sont insuffisants pour garantir pleinement le droit à la scolarisation de tous les enfants. Les délais d’admission au sein de ces services et établissements s’étendent parfois sur plusieurs années, ont de graves conséquences sur le parcours de socialisation, d’apprentissages et de scolarisation des enfants. En Loire-Atlantique, l’association Adapeila a recensé le nombre de jeunes inscrits sur ses listes d’attente pour intégrer un IME ou un SESSAD : le constat est alarmant. 502 jeunes sont en attente d’un accompagnement en IME et 427 en attente d’un accompagnement par un SESSAD, soit un total de 929 jeunes ne bénéficiant pas d’une solution adaptée à leurs besoins. C’est-à-dire un chiffre plus important que l’offre totale existante de l’Adapeila. Ce chiffre augmente d’année en année. Entre 2020 et 2024, pour cette seule association, il est observé une augmentation des listes d’attente de 40 %. Il faut rappeler ici que les orientations vers ces modalités de soutien à la scolarisation des enfants, sont notifiées par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Elles correspondent à leurs besoins évalués. Les solutions déployées dans le cadre des « 50 000 nouvelles solutions » et les mesures mises en place dans le cadre de l’acte II de l’école inclusive, ne suffiront pas pour répondre à l’ensemble des besoins du département. Dans ce contexte, elle souhaite connaître les mesures qu’elle entend mettre en œuvre pour pallier ce déficit d’offre de réponses en IME et en SESSAD et donc d’enseignants mis à disposition pour assurer leur scolarisation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>798</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Président de la République a annoncé la création de 50 000 nouvelles solutions à destination des personnes en situation de handicap à l’horizon 2030. Cette mesure vise à proposer à chaque personne en situation de handicap une réponse adaptée à sa situation, considérant ses besoins et attentes. Fort de cet engagement, le ministère chargé des solidarités a décliné cette mesure avec une attention toute particulière pour les territoires les moins dotés en termes de solutions, dans une logique d’équité territoriale, tant sur le territoire métropolitain, qu’en Outre-mer. La circulaire DGCS/3B/DSS/1A/CNSA/DFO/2023/176 du 7 décembre 2023 relative à la mise en œuvre du plan de création de 50 000 nouvelles solutions et de transformation de l’offre médico-sociale à destination des personnes en situation de handicap 2024-2030, issue de la conférence nationale du handicap 2023, précise les modalités de mise en œuvre de ce plan. Doté de 1,5 milliard d’euros financés par la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, ce plan constitue un effort inédit de la Nation en direction de ce public, afin de permettre à chaque personne de réaliser son projet de vie. Ces crédits visent à faire émerger de nouvelles solutions modulaires et tournées vers le milieu ordinaire, pour accélérer la transformation des établissements et services et passer d’une logique de places à une logique de plateformes de services coordonnés avec la personne en situation de handicap.  Une partie de ces mesures permettent de renforcer l’école inclusive et offriront aux enfants en situation de handicap la possibilité de bénéficier d’une scolarité améliorée, avec le renfort de services médico-sociaux directement dans les murs de leur établissement. Les agences régionales de santé réaliseront des diagnostics territoriaux en lien étroit avec l’ensemble des parties prenantes et, notamment, les associations représentant les personnes ainsi que les départements, chefs de file de l’action sociale sur leur territoire. A partir des besoins identifiés dans les territoires avec l’ensemble des acteurs concernés, seront établies des programmations pluriannuelles des solutions à développer dans les territoires. Les instituts médico-éducatifs, tout comme les services d’éducation spéciale et de soins à domicile et l’ensemble des établissements sociaux et médico-sociaux, bénéficieront ainsi de créations de places visant à réduire les listes d’attente.  Afin de suivre ce plan, un suivi national sera assuré par la ministre déléguée chargée de l’autonomie et du handicap, dans le cadre d’un comité de pilotage national de la transformation de l’offre réuni tous les six mois.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1291</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>798</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Personnes handicapées et retour vers l’emploi</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1291. — 22 octobre 2024. — M. Philippe Bonnecarrère interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur le parcours vers l’emploi des personnes handicapées. Tout d’abord l’Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées (Agefiph) a indiqué le 10 juin 2024 mettre fin à ses aides à la formation dans le cadre du parcours vers l’emploi. L’association ne donne pas d’explication et laisse ainsi de très nombreuses personnes dans l’incompréhension voire dans un certain désarroi. Est-ce qu’il y a un lien avec l’annonce faite dans le projet de loi de finances pour 2025 ? Plus généralement le parcours vers l’emploi des personnes en situation de handicap, surtout quand il s’effectue en cours de carrière après un accident de la vie ou à l’issue d’une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, est perçu et vécu comme une épreuve supplémentaire. La formation, qu’elle vise ou non à une reconversion, est particulièrement difficile d’accès. Des efforts ont été faits, avec quelques résultats notamment en matière de chômage dont le taux a baissé de cinq points ces dix dernières années. Mais les chiffres de l’emploi des personnes en situation de handicap restent largement insatisfaisants : la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) indique en effet qu’en 2022 seulement 38 % des personnes handicapées sont en emploi. Il souhaiterait donc lui demander les intentions du Gouvernement pour accompagner plus efficacement les personnes handicapées vers l’emploi et pour renforcer l’offre et l’accès à la formation professionnelle.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>799</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées (AGEFIPH) est financée principalement par le produit de la contribution versée par les entreprises de vingt salariés et plus qui n’atteignent pas le seuil de six pourcents de travailleurs handicapés dans leur effectif salarié annuel, au titre d’une année de référence. En 2024, l’association, administrée paritairement, a tiré les conséquences de deux années consécutives (2022 et 2023) d’un niveau de ressources effectivement collecté plus faible que les prévisions inscrites dans son budget initial de l’année. Afin de maintenir la soutenabilité de ses actions, l’association s’est engagée dans une revue de ses dépenses et a pris des décisions transitoires visant à recentrer son action sur des aides et services s’inscrivant dans une stricte logique de compensation du handicap tant auprès des personnes que des employeurs. L’association a ainsi mis fin au financement du coût pédagogique de formations pour les demandeurs d’emploi, qui peuvent trouver un relais de financement par ailleurs dans le droit commun.  Aujourd’hui, l’engagement de l’AGEFIPH sur le champ de la formation professionnelle doit être regardé sous l’angle d’une meilleure articulation avec le droit commun. La contractualisation de l’Etat avec les régions, à travers les pactes régionaux d’investissement dans les compétences, cible parmi les publics prioritaires notamment les personnes en situation de handicap car elles sont le plus souvent les moins qualifiées ou les plus éloignées du marché du travail. En outre, dans le prolongement de la Conférence nationale du handicap (CNH) du 26 avril 2023, le droit commun a vocation à intégrer de manière native les besoins en formation des personnes handicapées dans le cadre de la construction de leurs parcours. Ainsi, France Travail, en tant qu’acheteur de formation, a fait évoluer le cadre de ses marchés pour mieux rémunérer les organismes de formation qui conçoivent dès le départ leurs formations pour inclure les personnes en situation de handicap. Cet engagement, issu de la CNH, prévoit également de tester pour étendre cette évolution avec des collectivités régionales volontaires. L’AGEFIPH demeure présente sur tous les besoins de financement de la compensation du handicap. En outre, deux mesures supplémentaires répondent à l’objectif de favoriser l’accès à la formation « ordinaire » de tous : - le développement de plateformes de prêt de matériel, qui visent à rendre possible le prêt des matériels correspondant à leur besoin d’aménagement technique pour les personnes qui entrent en formation ou qui sont recrutées sur un contrat court ; la création d’un système d’information géré par la caisse des dépôts et consignations, dit « sac à dos numérique », visant à collecter les informations relatives aux aménagements dont a bénéficié la personne en situation de handicap pendant sa scolarité, en formation professionnelle ou en emploi. Les décisions de l’association sont donc déconnectées de la mesure de plafonnement de la taxe affectée inscrite dans le projet de loi de finances pour 2025. Sur ce point, le Gouvernement, en lien avec l’AGEFIPH, a déposé durant les débats parlementaires un amendement supprimant ce plafonnement et sécurisant le financement des entreprises adaptées à hauteur de 50 millions d’euros.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1730</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>799</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Berrios</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Délais de traitement des dossiers au sein des MDPH</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1730. — 5 novembre 2024. — M. Sylvain Berrios* appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur les délais de traitement des dossiers au sein des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). En effet, depuis la création des MDPH en 2006, le nombre de décisions et d’avis rendus a été multiplié par trois. Aussi, la durée réglementaire de traitement des dossiers ne doit pas excéder quatre mois selon l’article R. 241-33 du code de l’action sociale et des familles. Toutefois, si les dispositifs accordés sont indispensables à l’autonomie des personnes en situation de handicap, les délais de traitement des dossiers demeurent excessivement longs et bien supérieurs aux délais prévus par le code de l’action sociale et des familles. Il lui demande si le Gouvernement entend se saisir de cette question et si de nouveaux moyens seront alloués aux MDPH à l’avenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3560</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>800</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Délais de traitement des dossiers par les MDPH</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3560. — 28 janvier 2025. — M. Mathieu Lefèvre* interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les délais de traitement des dossiers pour les personnes handicapées auprès des maisons départementales pour les personnes handicapées. Alors que le délai annoncé est de minimum 20 mois, dans les faits, le traitement d’un dossier dure en moyenne 24 mois. Il lui demande si des mesures sont envisagées par le Gouvernement pour réduire ces délais et accélérer le versement des aides allouées aux personnes handicapées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>800</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis leur création en 2006, les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ont connu une augmentation continue de leur activité, marquée par une multiplication par trois du nombre de décisions et d’avis rendus entre 2006 et 2021, passant de 1,58 à 4,7 millions. Cette tendance se poursuit, comme en témoigne les volumes importants de dossiers à traiter. La MDPH de Seine-Saint-Denis, par exemple, a enregistré en 2024 une hausse de 10 % du nombre de dossiers déposés, atteignant 45 000 (hors recours). En 2023, cette même MDPH a prononcé 180 000 avis et décisions pour 52 000 dossiers. Les MDPH sont ainsi confrontées à un niveau d’activité intense et croissant dont la gestion ne doit pas se faire au détriment de la qualité du service rendu aux usagers. Le délai moyen de traitement des dossiers, qui est un indicateur important, en premier lieu pour les personnes en situation de handicap et leurs représentants eux-mêmes, demeure préoccupant. En effet, bien que la durée règlementaire de traitement soit fixée à quatre mois (article R. 241-33 du code de l’action sociale et des familles), le délai moyen de traitement national des demandes (tous droits et prestations confondus) au deuxième trimestre 2024 était de 4,7 mois. Ces délais restent trop longs pour nos concitoyens, avec des variations importantes entre les territoires et selon la complexité des dossiers. Par exemple, en 2023, les délais moyens de traitement pour des prestations comme la carte mobilité inclusion stationnement, l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé ou l’allocation aux adultes handicapés étaient compris entre 3,8 et 4,8 mois, tandis que ceux pour la prestation de compensation du handicap, plus complexe, atteignaient 5,9 mois. Au niveau national, de nombreuses mesures visant à améliorer le service rendu par les MDPH ont, d’ores et déjà, été menées et des moyens y ont été affectés. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 a notamment augmenté de 15 millions d’euros par an, de manière pérenne, le financement national au titre des MDPH. Par ailleurs, 10 M€ supplémentaires ont été affectés à l’appui des MDPH en difficulté et une mission d’appui opérationnel aux MDPH en difficulté a été créée au sein de la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie afin d’apporter des réponses concrètes à ces dernières pour répondre au mieux aux demandes.  L’amélioration des délais de traitement, l’équité de traitement et un meilleur accompagnement des personnes en situation de handicap restent des priorités fortes, comme l’a rappelé le Président de la République lors de la sixième conférence nationale du handicap du 26 avril 2023. Des simplifications du parcours sont à l’étude. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1728</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>800</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Joubert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Exonération des taxes sur le Loto du Patrimoine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1728. — 5 novembre 2024. — Mme Florence Joubert interroge Mme la ministre de la culture sur l’exonération des taxes liées au Loto du patrimoine. En décembre 2024, on connaîtra les recettes de la 7e édition, qui dépassent chaque année les 200 millions d’euros. Or seulement une petite partie de ces recettes est réellement reversée aux lauréats de la Mission Patrimoine, portée par M. Stéphane Bern. Celle-ci n’a engrangé que 28,4 millions d’euros en 2023. Le reste des recettes est en fait partagé entre les gagnants du loto, La Française des Jeux, le détaillant et enfin l’État, qui prélève plusieurs millions d’euros de taxes. Pour rappel, l’aide accordée par cette Mission Patrimoine constitue une manne financière indispensable pour les lauréats sélectionnés. C’est pourquoi dès 2019, le Sénat avait adopté un amendement dans le projet de loi de finances pour 2020 prévoyant l’exonération des taxes prélevées par l’État sur ce loto, texte qui fut finalement rejeté par l’Assemblée nationale. Pour prendre un exemple concret, la Maison de La Boétie, monument historique classé à Sarlat-la-Canéda, a obtenu 170 000 euros par ce biais en 2023 sur une dépense retenue de 595 835 euros HT, soit 28,53 % du montant total des travaux. Ainsi, devant l’augmentation du nombre de restaurations des bâtiments historiques et la hausse continuelle du coût des travaux, elle lui demande si elle envisage de renoncer au prélèvement de ces taxes, ceci afin d’inciter davantage de Français à participer à ces jeux et permettre de soutenir plus fortement les lauréats.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>801</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les jeux de loterie commercialisés par La Française des Jeux, sous la forme de jeux de grattage ou de tirage, sont soumis aux mêmes règles de prélèvements fiscaux et sociaux. Cette règle vaut donc pour les jeux sur le produit desquels sont effectués les prélèvements affectés à la Fondation du patrimoine pour la mise en œuvre du « loto du patrimoine », institué par l’article 90 de la loi n° 2017-1775 du 28 décembre 2017 de finances rectificative pour 2017, qui s’élèvent en 2024 à 28,4 millions d’euros. Dans le cadre de la mission Patrimoine en péril, pour soutenir les édifices protégés au titre des monuments historiques sélectionnés, le ministère de la culture procède, à la fin de chaque exercice budgétaire, au dégel d’une partie des crédits du programme 175 « Patrimoines », afin de compenser le montant des taxes perçues sur les jeux de grattage et de tirage destinés au « loto du patrimoine » et de renforcer ainsi sa participation au financement de leur restauration. Ainsi, depuis 2018, plus de 88 millions d’euros de crédits du ministère de la culture ont été consacrés à subventionner la restauration des monuments historiques, publics ou privés, sélectionnés dans le cadre de la mission Patrimoine en péril, en plus des crédits ordinaires du programme 175. Tel est le cas de la maison de La Boétie à Sarlat-la-Canéda, édifice protégé au titre des monuments historiques, qui bénéficiera de subventions du ministère de la culture destinées à sa restauration.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2015</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>801</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Joubert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Inégalité territoriale dans la répartition des ABF</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2015. — 19 novembre 2024. — Mme Florence Joubert interroge Mme la ministre de la culture sur la nécessaire évolution des architectes des bâtiments de France (ABF). En effet, leurs missions sont aujourd’hui multiples : conservation des monuments historiques, contribution au contrôle scientifique et technique des monuments historiques, contrôle et expertise des projets en espaces protégés et promotion de la qualité architecturale, urbaine et paysagère. Or par manque de temps et de moyens, les ABF se concentrent majoritairement sur les missions de contrôle au détriment des missions de conseil. Cette carence pénalise les propriétaires privés et les communes dans l’accompagnement de leurs projets, notamment dans les zones rurales. Cela détériore aussi le dialogue avec les collectivités, propriétaires de 41 % des monuments historiques du pays. Par ailleurs, cette profession est marquée par une forte inégalité territoriale. Près de 40 % des départements n’en disposent que d’un, quand d’autres, pourtant de tailles équivalentes, peuvent en avoir jusqu’à 7. Certains départements sont donc pénalisés quand il faut se déplacer entre des sites éloignés de plusieurs heures de route. Par exemple, la Dordogne, avec 9 060 km carrés, soit le troisième plus grand département de France, n’en possède que deux. Elle détient pourtant 879 édifices protégés au titre des monuments historiques, 28 sites classés, 121 sites inscrits et 39 sites patrimoniaux remarquables (SPR), dont 3 secteurs sauvegardés. Ainsi, elle lui demande si elle compte renforcer les moyens alloués aux architectes des bâtiments de France afin de réduire cette inégalité territoriale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>801</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la culture, pleinement conscient des défis auxquels les architectes des Bâtiments de France (ABF) sont confrontés, s’emploie à limiter les disparités territoriales en matière de répartition des postes pour favoriser la mise en œuvre efficiente de leurs missions. Une revue des missions des ABF et plus largement de leurs services, les unités départementales de l’architecture et du patrimoine (UDAP), a été lancée en 2023, permettant d’établir un plan d’action. Dix orientations prioritaires ont été retenues en 2024, notamment en matière de stratégies nationale et régionales à décliner, de valorisation des missions des UDAP par le biais d’une campagne de communication lancée en novembre 2024 et de réflexions visant à la réforme du concours des architectes urbanistes de l’État, en lien avec le ministère chargé de l’écologie. L’objectif du ministère de la culture est, d’une part, de hiérarchiser les missions des ABF pour rationaliser les conditions de leur exercice et, d’autre part, de favoriser l’attractivité de ces postes. L’une des mesures du plan Culture et Ruralité lancé par le ministère de la Culture porte sur le renforcement des effectifs des UDAP dans les départements ruraux en tension, avec l’objectif de disposer d’au moins deux ABF dans ces départements, répartis sur l’ensemble du territoire. Le ministère de la culture travaille également à la modernisation des outils numériques à disposition des ABF et de leurs services afin de réduire les contraintes logistiques et de maximiser leur efficacité, notamment par la consultation et l’analyse à distance. Depuis le 1er janvier 2022, les UDAP sont en mesure d’instruire les demandes d’autorisation de travaux et d’apporter une réponse de manière dématérialisée. À cette fin, le ministère de la Culture a déployé l’application Patronum, outil d’instruction des demandes d’autorisation de travaux qui facilite les échanges d’informations entre les différents acteurs de la chaîne d’instruction. Un nouvel outil support, Dédale, a également été développé et permet à tout porteur de projet, particulier et collectivité territoriale, de saisir les UDAP d’un avant-projet à partir d’une plateforme en ligne dédiée afin de bénéficier des conseils de l’ABF avant tout dépôt d’une demande d’autorisation de travaux. Le développement de ces outils informatiques a pour objectif de simplifier l’instruction des dossiers soumis à l’ABF, dont le volume a significativement augmenté ces dernières années et d’améliorer l’accompagnement des usagers. Enfin, le ministère de la culture met en avant l’importance de la proximité dans la gestion du patrimoine, notamment par la participation des services patrimoniaux des directions régionales des affaires culturelles, dont les UDAP, aux programmes interministériels de revitalisation des centres anciens (« Action Cœur de ville » et « Petites Villes de demain »), qui peuvent favoriser la collaboration entre les élus et les ABF. Ces efforts visent à mieux intégrer les enjeux de conservation, de réhabilitation et de mise en valeur du patrimoine dans les projets de revitalisation et permettent le renforcement de la dimension de conseil, essentielle pour accompagner les propriétaires privés et les collectivités territoriales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2223</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>802</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Associations en milieu rural</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2223. — 26 novembre 2024. — M. Antoine Vermorel-Marques interroge Mme la ministre de la culture sur la fragilité économique et structurelle des associations en milieu rural, qui jouent un rôle crucial dans l’amélioration de la qualité de vie des concitoyens grâce à leurs initiatives culturelles et sociales. Dans ce contexte, beaucoup d’entre elles peinent à poursuivre leurs activités en raison de financements complexes et incertains. Les subventions annuelles et les appels à projets ponctuels entravent une planification sereine de leur développement à long terme. Cette fragilité est aggravée par le fait que ces associations reposent fortement sur un bénévolat souvent surchargé par des démarches administratives lourdes. Aussi, il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement compte mettre en place et surtout, il lui demande son avis sur la proposition d’accorder pour un minimum de 3 ans les subventions de fonctionnement ainsi que les appels à projets octroyés aux associations en milieu rural.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>802</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la culture est pleinement conscient de la fragilité économique et structurelle des associations en milieu rural. C’est pourquoi le Plan culture et ruralité a été annoncé en juillet 2024, à la suite de la consultation nationale du Printemps de la ruralité. Il s’agit d’un plan exceptionnel à destination des acteurs culturels en milieu rural, y compris les associations. Il comprend 23 mesures tous secteurs confondus qui ont d’ores et déjà mobilisé 20,5 millions d’euros en 2024. Parmi elles, certaines peuvent être soulignées plus particulièrement : La mesure 1 « Villages en fête » a pour objectif de soutenir les pratiques culturelles festives et collectives portées par des associations (chant choral, danses, contes, fanfares, carnavals, théâtre, parade…) : elle a permis de soutenir 123 projets dans 142 villages en 2024 ; La mesure 5 « Accroître le soutien aux radios associatives rurales et d’outre-mer » crée un bonus de 10 000 euros pour les 270 radios associatives rurales et ultramarines ; La mesure 9 « Festivals à l’année » prévoit un renforcement du soutien aux festivals en milieu rural, majoritairement associatifs : ce soutien bénéficiera à 30 festivals en 2025 ; La mesure 10 a pour objectif le déploiement de 50 scènes culturelles de proximité portées par des associations de l’éducation populaire ; La mesure 14 « Approfondir la diffusion du cinéma dans tous les territoires », pilotée par le Centre national du cinéma et de l’image animée, comporte un soutien financier aux 114 circuits de cinéma itinérants associatifs : ils ont bénéficié en 2024 d’un soutien exceptionnel à l’investissement de 1 million d’euros afin de leur permettre de renouveler leurs équipements (projecteurs, camionnettes, écrans) complété par un soutien pérenne au fonctionnement pour renforcer l’emploi dans leurs structures ; La mesure 19 « Libérer l’ingénierie à tous les niveaux pour coordonner et renforcer des projets culturels dans les territoires ruraux » va permettre la création de postes FONJEP (Fonds de coopération de la jeunesse et de l’éducation populaire) en 2025, afin de renforcer l’ingénierie des associations culturelles rurales. Monsieur le député mentionne également les subventions annuelles et les appels à projets ponctuels qui pourraient entraver le développement à long terme des associations. Il faut préciser que nombre d’entre elles bénéficient de subventions pluriannuelles dans le cadre par exemple de leurs conventions pluriannuelles d’objectifs (CPO) ou de l’engagement des directions régionales des affaires culturelles (DRAC) à soutenir leurs projets sur plusieurs années, à travers des dispositifs tels que le fonds d’innovation territorial ou les contractualisations territoriales par exemple. De plus, les appels à projets constituent un moyen efficace pour de nombreuses associations rurales de bénéficier d’un premier soutien de la part de la DRAC comme c’est le cas avec l’Eté culturel, le plan fanfare, ou encore le fonds d’encouragement aux initiatives artistiques et culturelles des amateurs. Ces appels à projets permettent donc d’élargir le nombre d’associations soutenues par le ministère de la culture. Ce soutien est aussi un levier important qu’elles valorisent à l’égard de leurs autres partenaires institutionnels (communes, communautés de communes, départements, régions). Aussi, l’alliance entre des cadres de soutien pluriannuel et des appels à projets permet la souplesse et la complémentarité. Enfin, le thème du bénévolat et de son importance dans les associations en milieu rural est un marqueur fort de la consultation du Printemps de la ruralité. L’un des axes du Plan culture et ruralité consiste précisément en l’accompagnement des porteurs de projet par une ingénierie adaptée. Cet axe comprend cinq mesures dont celle, mentionnée ci-dessus, de contribuer au financement de postes pour les associations culturelles en milieu rural (via le FONJEP, qui entraîne précisément un soutien sur 3 ans, renouvelable). Le ministère de la culture est totalement engagé pour répondre aux problématiques rencontrées par les associations en milieu rural : c’est l’objet du Plan culture et ruralité. Le ministère de la culture porte une très grande attention aux territoires ruraux, au cœur du pacte de l’engagement de l’État en faveur d’une plus grande équité culturelle à l’échelle territoriale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3020</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>803</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Bellay</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Culture : lever les freins au portage salarial dans les pays des océans</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3020. — 7 janvier 2025. — Mme Béatrice Bellay attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur les conditions d’emploi dans le secteur du cinéma et de l’audiovisuel dans les pays des océans, dits départements et territoires outre-mer. La culture est un socle, un héritage et surtout une richesse essentielle de chacun de ces « pays des océans » et elle doit être au cœur de l’action publique. Si la loi n° 2017-256 du 28 février 2017 de programmation relative à l’égalité réelle outre-mer (EROM) a permis de réduire des inégalités, de rattraper certains des retards structurels entre l’Hexagone et ces pays des océans, certaines inégalités subsistent comme dans les embauches dans le secteur du cinéma audiovisuel entre l’Hexagone et les outre-mer. En effet, les intermittents du spectacle basés dans les outre-mer ne peuvent être employés sur une structure que si celle-ci est référencée APE sous les codes suivants 5911A, 5911B, 5911C, 9001Z, permettant l’embauche directe des intermittents locaux ; autrement, lorsque ces structures ne sont pas identifiées sous ces codes d’activités, les intermittents ne peuvent exercer leur profession en portage salarial (comme les chèques InterCachet, MovieMotion, etc.) comme c’est pourtant le cas dans l’Hexagone. Cette situation ne fait qu’encourager le recours à l’emploi clandestin de ces professions. Elle lui demande quelles sont les mesures que la puissance publique d’État compte mettre en œuvre afin de mettre un terme à cette inégalité de traitement devant l’emploi, contraire aux principes constitutionnels.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>803</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Madame la députée appelle l’attention sur les conditions d’emploi dans le secteur du cinéma et de l’audiovisuel dans les outre-mer, en indiquant que certaines inégalités subsisteraient par rapport à la métropole dans la mesure où les intermittents du spectacle résidant sur ces territoires ne peuvent, lorsqu’ils ne sont pas employés par une structure disposant de certains codes d’activité principale exercée (APE), exercer leur activité en portage salarial. Le bénéfice du régime de l’intermittence suppose que les techniciens et artistes concernés soient directement embauchés par un employeur ayant une activité dans certains secteurs identifiés, notamment ceux du cinéma et de l’audiovisuel. Ces secteurs font partie de ceux pour lesquels l’article L. 1242-2 3° du code du travail autorise le recours aux contrats à durée déterminée dits d’usage (CDDU), concernant des emplois pour lesquels il est d’usage constant de ne pas recourir au contrat de travail à durée indéterminée en raison de la nature de l’activité exercée et du caractère par nature temporaire de ces emplois. Sont en effet visés les secteurs d’activités, définis par décret ou par convention ou accord collectif étendu, tels que ceux du spectacle, de l’action culturelle, de l’audiovisuel ou de la production cinématographique. En pratique, les entreprises relevant de ces secteurs et pouvant donc recourir aux CDDU, ouvrant droit au bénéfice du régime de l’intermittence, sont couramment identifiées par le code APE qui leur est délivré à titre indicatif par l’Institut national de la statistique et des études économiques au regard de la nomenclature française (NAF). À titre d’exemple, la convention collective nationale de la production audiovisuelle précise les conditions de recours aux CDDU applicables aux entreprises relevant notamment des codes 5911A et 5911B de la NAF mentionnés dans la question écrite. La situation évoquée dans la question, qui n’est donc pas spécifique à l’outre-mer, est conforme à cette réglementation, le code APE permettant de s’assurer que la structure employeur appartient bien aux secteurs pour lesquels le recours aux CDDU est autorisé. Dans ce cadre, et là encore sans spécificité territoriale, le recours au portage salarial n’est pas compatible avec le régime de l’intermittence. En effet, les contrats de travail en portage salarial, strictement encadrés par les articles L. 1254-1 et suivants du code du travail, ne peuvent être conclus qu’avec des entreprises de portage salarial qui exercent cette activité à titre exclusif. Cette exclusivité ne permet donc pas à ce type d’entreprises d’exercer une activité entrant dans le champ de celles autorisant le recours à des intermittents.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>294</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>804</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Soumya Bourouaha</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Étendre l’indemnité REP aux enseignants contractuels</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            294. — 8 octobre 2024. — Mme Soumya Bourouaha interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’attribution de l’indemnité REP aux contractuels qui enseignent dans des établissements classés REP ou REP+. Depuis plusieurs années, l’éducation nationale peine à recruter autant d’enseignants sur concours que le nombre de postes ouverts. Le métier d’enseignant, qui attirait beaucoup de candidats par le passé, connaît aujourd’hui une baisse de son attractivité auprès des jeunes sortis d’études. Les postes occupés dans les établissements REP et REP + sont ceux qui ont le plus de difficulté à être pourvus en raison de conditions de travail plus difficiles auprès d’élèves qui connaissent plus de difficultés scolaires et parfois ont des parcours de vie plus complexes. Pour rendre ces postes plus attractifs et en limiter la vacance, une indemnité spécifique est versée aux enseignantes et enseignants exerçant dans ces établissements. Malheureusement, cette indemnité n’est pas attribuée à celles et ceux qui enseignent dans ces mêmes établissements, dans les mêmes conditions que leurs collègues mais sous le statut de contractuels. Alors que leur engagement est le même, il apparaît profondément injuste que ces personnels impliqués pour la réussite des élèves ne bénéficient pas de l’indemnité REP. Par ailleurs, cette décision ne permet pas de fidéliser des enseignants dont l’implication sur le long terme est indispensable pour la stabilité des établissements et des équipes. Ainsi, elle l’interroge quant à sa volonté de répondre à cette injustice et de permettre aux enseignants contractuels en établissements REP et REP+ de bénéficier au même titre que les titulaires d’une indemnité prenant en compte les conditions particulières dans lesquelles ils exercent.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>804</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère chargé de l’éducation nationale est résolument engagé à renforcer l’attractivité et à améliorer les conditions d’exercice du métier d’enseignant. Depuis le 1er septembre 2023, l’ensemble des enseignants a bénéficié d’une revalorisation inconditionnelle de rémunération, quels que soient leur corps, leur statut (titulaire, contractuel ou stagiaire) ou leur ancienneté. La politique d’éducation prioritaire vise à réduire les écarts de réussite entre les élèves scolarisés en éducation prioritaire et ceux qui ne le sont pas. Elle répond aux objectifs de l’article L.111.1 du code de l’éducation. Elle se fonde sur une cartographie des réseaux, chaque réseau étant composé d’un collège et des écoles de son secteur. Il existe deux types de réseaux : les « réseaux d’éducation prioritaire » (REP) et les « réseaux d’éducation prioritaire renforcés » (REP+). Les enseignants en REP et REP + disposent de conditions particulières d’exercice pour tenir compte des sujétions inhérentes à l’exercice dans ces écoles et établissements. Une indemnité de sujétions a également été créée à destination des personnels exerçant dans les écoles et établissements relevant des programmes REP et REP+. Cette indemnité spécifique en faveur des personnels exerçant dans les écoles et établissements relevant des programmes REP et REP+ est prévue par le décret n° 2015-1087 du 28 août 2015. Les articles 1 et 6 du décret du 28 août 2015 prévoient notamment son versement aux personnels enseignants exerçant dans les écoles ou établissements relevant des programmes « réseau d’éducation prioritaire » (REP) et « réseau d’éducation prioritaire renforcé » (REP+). Le décret n° 2016-1171 du 29 août 2016 relatif aux agents contractuels recrutés pour exercer des fonctions d’enseignement, d’éducation et d’orientation dans les écoles, les établissements publics d’enseignement du second degré ou les services relevant du ministre chargé de l’éducation nationale prévoit dans son article 11 que les agents contractuels perçoivent dans les mêmes conditions que les agents titulaires exerçant les mêmes fonctions, les primes et indemnités dont ces derniers bénéficient, sauf disposition règlementaire en réservant expressément le bénéfice aux seuls fonctionnaires. Il n’y a aucune distinction entre enseignants titulaires et enseignants contractuels, s’agissant de l’indemnité de sujétions REP et REP+. Dans ce cadre, tous les agents contractuels qui exercent des fonctions d’enseignement bénéficient de cette indemnité de sujétions avec des montants différenciés selon qu’ils exercent dans une école ou un établissement REP ou REP+. Ces montants sont identiques à ceux versés aux enseignants titulaires exerçant les mêmes fonctions.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>306</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>804</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Sanvert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>STOP aux fermetures de classes dans les milieux ruraux !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            306. — 8 octobre 2024. — M. Arnaud Sanvert alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur les fermetures de classes qui entraînent une surcharge des effectifs dans les écoles rurales. La politique actuelle de réduction du nombre de classes, notamment en milieu rural, a des conséquences désastreuses sur la qualité de l’éducation dispensée aux enfants. Trop souvent, les zones rurales sont sacrifiées au profit des grandes villes, créant un déséquilibre dans l’accès à une éducation de qualité. L’exemple de l’école de la commune de Messey-sur-Grosne en Saône-et-Loire illustre parfaitement cette situation. Suite à une fermeture de classe en mars 2023, les élèves se retrouvent répartis dans trois classes à niveaux multiples, une configuration qui ne présente aucun bénéfice pédagogique, contrairement à ce qu’avait assuré Mme la directrice académique de Saône-et-Loire. Ces classes à triple niveau compliquent l’apprentissage et la progression des élèves et ne favorisent pas un environnement propice à un enseignement de qualité. Au-delà des difficultés rencontrées cette année, la rentrée scolaire 2024/2025 s’annonce encore plus préoccupante. En effet, les effectifs prévisionnels, en augmentation, devraient atteindre 74 élèves, une hausse qui était d’ailleurs prévisible. Si l’organisation reste inchangée avec seulement trois classes, cela entraînerait des effectifs compris entre 18 et 29 élèves par classe. Une telle situation serait bien loin des standards nationaux. Il est important de rappeler que la moyenne des classes élémentaires en France est de 23 élèves par classe, contre 19 élèves en moyenne dans les pays de l’OCDE. La fermeture d’une classe est souvent une décision rapide à mettre en œuvre, tandis que la réouverture d’une classe s’avère plus compliquée et tardive, comme en témoignent de nombreux exemples à travers le pays. Face à cette politique guidée par les chiffres plutôt que par la qualité de l’enseignement, il apparaît essentiel de revoir en profondeur les règles de fermeture et d’ouverture de classes en milieu rural. Cette révision permettrait de garantir à ces élèves les mêmes chances de réussite que ceux des grandes villes. Il lui demande donc si elle va reconsidérer cette politique de fermetures de classes en milieu rural, afin de préserver l’équité dans l’accès à une éducation de qualité sur tout le territoire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>805</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La carte scolaire est avant tout un levier de politique éducative que l’éducation nationale mobilise pour s’adapter à la réalité des territoires en constante évolution. C’est donc un travail continu qui est mené avec l’ensemble des parties prenantes de ces territoires pour que chaque élève dispose des meilleures conditions d’enseignement possibles. Il convient de préciser que d’une manière générale, les travaux de préparation de la rentrée scolaire donnent lieu à de nombreux échanges avec les élus locaux et ont lieu sur la base d’une appréciation fine et objective de la situation de chaque école et des spécificités de chaque territoire. Ce processus, initié dès septembre, se poursuit jusqu’à la rentrée scolaire suivante dans un dialogue continu avec les élus et un suivi très attentif des évolutions éventuelles d’effectifs. La répartition des moyens dans le premier degré tient notamment compte du caractère plus ou moins rural de chaque académie, département et de chaque école. À la maille la plus fine, celle de l’école, les temps de transport des élèves sont également pris en compte. Pour mieux répondre aux préoccupations exprimées par les élus locaux, en 2024, le dialogue et la coordination ont été renforcés en amont des conseils départementaux de l’éducation nationale (CDEN), dans le cadre de l’observatoire des dynamiques rurales, instance de concertation mise en place dans ces territoires pour donner de la visibilité sur les évolutions démographiques et en partager les implications potentielles pour la structure des écoles, dans une logique pluriannuelle. S’agissant plus particulièrement de la zone rurale saône-et-loirienne à la rentrée 2024, le milieu rural participe au-delà de son poids scolaire démographique (55 %) à la baisse des effectifs globaux départementaux (443 élèves sur 705, soit 63 % de cette baisse). Le nombre d’élèves par classe y est de 20,73 en légère amélioration par rapport à la rentrée précédente (20,79), illustrant ainsi l’accompagnement local de la carte scolaire en faveur de ces territoires ruraux. Le taux d’encadrement en zone rurale éloignée demeure stable (E/C de 20,06) et en zone rurale périphérique le nombre d’élèves par classe est de 21,39 en amélioration de 0,12. Concernant la commune de Messey-sur-Grosne qui est située en zone rurale périphérique de Chalon-sur-Saône, elle accueille une école primaire de 3 classes et 73 élèves (contre 86 élèves à la rentrée 2018). Aucun retrait d’emploi n’y a été effectué à cette rentrée. Le taux d’encadrement est de 24,33 élèves par classe. La répartition de ces moyens est la suivante : une classe de PS/MS/GS à 29 ; une classe de CP/CE1/CE2 à 25 et une classe de CM1/CM2 à 19. La sieste des petites sections permet le décloisonnement l’après-midi. Cette répartition est un choix de l’équipe pédagogique, dont l’intérêt a été explicité par l’inspection de circonscription auprès de la communauté éducative (parents d’élèves et élus), au cours d’une réunion publique le 19 septembre dernier. L’inspecteur de circonscription a par ailleurs prévu d’effectuer un bilan sur le fonctionnement de cette répartition pédagogique lors du prochain conseil d’école. Une brigade de remplacement est également administrativement rattachée à cette école. Ainsi, l’école de Messey-sur-Grosne bénéficie, tant sur le plan des moyens que du fonctionnement qualitatif (répartition pédagogique, brigade de remplacement rattachée, accompagnement de l’inspecteur de circonscription sur le terrain) d’un enseignement de qualité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>317</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>805</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Création d’une MANCAV au lycée Bagatelle de Saint-Gaudens</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            317. — 8 octobre 2024. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur le dossier de la création d’une MANCAV (mise à niveau en cinéma audiovisuel) au lycée Bagatelle de Saint-Gaudens. Finalement l’ouverture de cette mise à niveau BTS cinéma audiovisuel n’a pas été retenue pour la dernière rentrée par les services de l’académie de Toulouse. C’est une décision regrettable tant ce dossier concorde avec les objectifs du projet de l’établissement sur le développement de l’offre post-bac et au territoire du Comminges-Savès. En effet, cette remise à niveau en cinéma audiovisuel permet par la suite d’intégrer sur concours les grandes écoles de cinéma ou les BTS qui sont totalement saturés (97 % de refus au BTS des Arènes à Toulouse par exemple) et donc très difficiles d’accès juste après le bac. Toutes les matières dispensées dans cette formation sont enseignées au lycée (histoire des arts, musique…) et le partenaire de la section cinéma, le cinéma Le Régent, de par son statut de cinéma indépendant, de par son label DRAC et de par son dynamisme, est idéal pour fournir les professionnels et les stages nécessaires aux étudiants. De plus, cette formation de l’éducation nationale n’existe pas pour l’instant dans la région Occitanie. Il n’y a que trois lycées publics qui la dispensent dans toute la France et quelques lycées privés. La formation la plus proche se trouve à Sarlat en Dordogne, c’est-à-dire dans une ville et un bassin équivalent à celui de Saint-Gaudens et son taux de recrutement est de 18 % (82 % de refus car seulement 18 places). Ce serait également une formation publique nouvelle en Occitanie qui s’insèrerait parfaitement dans la carte des formations actuelles et qui correspond à de réels besoins pour les étudiants. Aussi, il aimerait savoir si les services de l’éducation nationale peuvent étudier à nouveau la possibilité de la création de cette offre post-bac.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>806</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La création d’une classe de mise à niveau en cinéma audiovisuel (MANCAV) au lycée Bagatelle de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) a fait l’objet d’une attention particulière de la part des services académiques. Cependant, il ressort du dossier que cette classe n’a pas de finalité d’insertion professionnelle. Il s’agit d’une mise à niveau pour des élèves de la voie générale ou technologique (hors STD2A et ST12D) qui souhaitent s’engager sur des formations du champ de l’audiovisuel, et demeure sur une approche culturelle et artistique et scientifique. Cette classe prépare essentiellement à l’entrée en BTS métiers de l’audiovisuel (BTS MAV). Le BTS MAV est un BTS industriel qui forme des techniciens supérieurs à concevoir des organisations et des productions techniques, financières et juridiques de projets audiovisuels. Le lycée Bagatelle ne dispose d’aucune ressource humaine sur les enseignements techniques associés, et ne dispose pas non plus des équipements nécessaires pour la mise en œuvre d’activités à caractère professionnel. Ce lycée est uniquement en situation d’accompagner une formation artistique et culturelle dans le domaine du cinéma. Toutefois, les attendus du BTS vont au-delà de ces considérations. Par ailleurs, que ce soit pour la dimension artistique et culturelle ou pour la dimension professionnelle, le lycée devrait forcément être accompagné par des acteurs culturels dont le financement relèverait pour tout ou partie de la direction régionale des affaires culturelles (DRAC). Dans l’académie de Toulouse, le lycée des Arènes de Toulouse a une identité audiovisuelle et dispose des ressources et des compétences dans ce domaine. Son dimensionnement apparaît suffisant pour garantir une insertion professionnelle au regard des besoins au niveau local. Par ailleurs, cet établissement met en place une formation complémentaire d’initiative locale (FCIL) pour la rentrée 2024 en réponse à ce besoin Bac+1 dans le domaine de l’audiovisuel des entreprises. Aussi, le projet d’une classe de mise à niveau cinéma-audiovisuel au lycée Bagatelle de Saint-Gaudens n’a pas été retenu pour une ouverture à la carte des formations post-bac.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>419</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>806</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Dispositif Cordées de la réussite</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            419. — 8 octobre 2024. — Mme Lise Magnier attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur le bilan du dispositif des Cordées de la réussite. Lancées fin 2008, les « Cordées de la réussite » visent à promouvoir l’égalité des chances dans l’accès aux formations d’excellence. Le dispositif repose sur des partenariats entre, d’une part, un ou plusieurs établissements d’enseignement supérieur (grandes écoles, universités) et, d’autre part, des lycées ou collèges. Par des actions de tutorat et d’accompagnement, il s’agit d’aider les jeunes issus de milieux modestes, de quartiers prioritaires, ou de zones rurales et isolées à lever les obstacles psychologiques et culturels qui les font trop souvent renoncer à s’engager dans la voie des études longues. Le dispositif des Cordées de la réussite n’a cessé de monter en puissance depuis sa création il y a une quinzaine d’années, au point d’intéresser aujourd’hui 185 000 élèves par an. Le rapport d’information sur l’évaluation de l’accès à l’enseignement supérieur du 20 juin 2023 met en avant la complexité de réaliser un bilan de ce dispositif fort intéressant pour les jeunes car « il n’y a pas de suivi des élèves encordés, il est difficile d’en mesurer les effets dans le temps », ce qui est fort dommageable. Aussi, afin de démontrer l’efficacité réelle de ce dispositif, elle lui demande les mesures qui vont être prises pour corriger ce dysfonctionnement et ainsi assurer un suivi régulier des élèves qui en ont bénéficié.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>806</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[À la rentrée 2020, les dispositifs des cordées de la réussite et parcours d’excellence ont fusionné sous l’appellation unique de cordées de la réussite, afin de créer un continuum d’accompagnement de la classe de quatrième jusqu’à la terminale. L’objectif est de faire de l’accompagnement à l’orientation un réel levier d’égalité des chances. Des établissements d’enseignement supérieur « têtes de cordée » et un établissement d’enseignement secondaire « encordé » mettent en place des actions pour donner à chaque élève les moyens de sa réussite dans l’élaboration de son projet d’orientation, quel que soit le parcours envisagé, poursuite d’études dans l’enseignement supérieur ou insertion professionnelle. Le dispositif remodelé, destiné en priorité aux élèves scolarisés en éducation prioritaire ou en quartier prioritaire politique de la ville (QPV), aux lycéens professionnels et technologiques, a été étendu aux zones rurales et/ou isolées, où les ambitions des collégiens et lycéens sont souvent bridées du fait de l’éloignement des opportunités. Il est donc ouvert à une plus large part des élèves de chaque établissement « encordé », sans se limiter aux élèves scolairement les plus brillants. Une nouvelle modalité de reporting introduite à partir de l’année scolaire 2021-2022 permet une évaluation quantitative plus précise du dispositif des cordées de la réussite : désormais, les chefs d’établissement sont tenus d’enregistrer dans la base SIECLE (système d’information scolarité des élèves du 2nd degré) le parcours personnalisé relatif aux cordées de la réussite pour chaque élève bénéficiaire. Ce nouveau reporting doit permettre d’alléger le processus d’enquêtes réalisées auprès des chefs d’établissement mais, si la saisie est effectuée de mieux en mieux, elle ne fait pas encore l’objet d’une complète appropriation, ce qui induit une sous-estimation. En 2023-2024, 162 259 élèves sont accompagnés, contre 90 000 en 2019-2020. 3 693 établissements publics et privés sont encordés (soit 32,6 % du nombre total d’établissements publics et privés) dont 2 248 collèges et 1 434 lycées. Parmi les collèges encordés, 70,3 % sont situés en éducation prioritaire et 40,3 % des EPLE encordés sont situés en quartier prioritaire politique de la ville selon la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) et représentent près de 44,1 % du nombre total d’élèves bénéficiaires. L’objectif de 20 000 élèves bénéficiaires en collège rural fixé par l’Agenda rural a été largement dépassé avec 39 913 collégiens et lycéens ruraux encordés. On compte 1 006 cordées et 859 têtes de cordées parmi lesquelles 471 lycées (STS et/ou CPGE), 172 UFR d’universités/IUT, 161 grandes écoles, 16 IFSI et 14 écoles du service public (dont INSP, INET, IRA). Concernant le département de la Marne, on dénombre 37 établissements encordés et 11 têtes de cordée pour un total de 718 élèves bénéficiaires du dispositif. Afin d’apprécier l’efficacité du dispositif, le ministère a également pris des mesures pour assurer le suivi des élèves bénéficiaires : une enquête qualitative bisannuelle portant sur l’année 2022-2023 a été menée du 9 novembre au 15 décembre 2023 auprès des établissements de l’enseignement secondaire encordés : 2 195 établissements ont répondu à l’enquête. Cette enquête qualitative révèle en particulier que pour 56,9 % des collèges répondants et 71, 5 % des lycées répondants, la cordée de la réussite a une influence sur le choix d’orientation des élèves. 85 % des lycées déclarent que la moitié ou plus de la moitié des élèves bénéficiaires des cordées ont formulé des voeux plus ambitieux sur Parcoursup. Et selon 58,3 % d’entre eux, les élèves ont aussi reçu un plus grand nombre de propositions dans des délais plus courts. En complément de cette enquête périodique, le ministère de l’éducation nationale a pris l’initiative, conjointement avec le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, de lancer un appel à projet de recherche en juin 2024 pour conduire une évaluation des cordées de la réussite. Elle débute cette année et portera sur l’efficacité de l’accompagnement mis en oeuvre dans le cadre de ce dispositif sur le parcours scolaire et la réussite dans l’enseignement supérieur des élèves qui en ont bénéficié. Trois axes d’observation ont été retenus : 1/ les effets de la participation d’un élève à une cordée sur sa réussite dans l’enseignement supérieur ; 2/ les dispositifs mis en place par les établissements d’enseignement supérieur pour accompagner dans leur parcours les élèves ayant participé à une cordée de la réussite ; 3/ les modes d’accompagnement mis en oeuvre dans le cadre des cordées et leur influence sur le parcours scolaire de l’élève encordé, notamment en termes d’ambition scolaire, d’ouverture des possibles et de construction progressive du projet d’orientation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>640</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>807</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Régime additionnel de retraite (RAR) des enseignants du privé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            640. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le régime additionnel de retraite (RAR) des enseignants du privé sous contrat. Inscrit dans la loi n° 2005-5 du 5 janvier 2005 dite « loi Censi », ce régime avait pour but de compenser la différence entre le montant de la retraite des enseignants du privé et de leurs homologues de l’enseignement public. Ce régime est financé à parts égales par l’État employeur et par les maîtres. Mais, depuis 2015, le Syndicat professionnel de l’enseignement libre catholique (Spelc), comme d’autres syndicats, alerte le ministère sur la fin des réserves prévues en 2025 et, aujourd’hui, la question de la pérennité du régime est posée. En effet, faute de pouvoir abonder le régime, l’État souhaite augmenter le taux de cotisation (de 2 à 3 %) et qu’elle soit partagée entre l’administration et l’enseignent, ce que refusent les syndicats. Or tous les autres régimes complémentaires ont appliqué une répartition de 40 % pour les enseignants et 60 % pour l’État. Pourquoi en serait-il autrement ? S’ajoute également que les fonds non utilisés du RETREP (régime temporaire de retraite de l’enseignement privé), environ 7 millions par an, servent à réduire la dette de l’État ! Or ces fonds devraient très logiquement flécher pour abonder le RAR. Quelles sont les mesures spécifiques que le ministère envisage de mettre en place pour garantir la stabilité financière du régime additionnel de retraite de l’enseignement privé en 2025 et au-delà ? Et plus largement, il lui demande quelles garanties le ministère peut fournir aux enseignants de l’enseignement privé quant à la sécurité de leurs prestations de retraite dans le cadre du régime additionnel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>808</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le régime additionnel de retraite (RAR) a été créé par la loi n° 2005-5 du 5 janvier 2005 relative à la situation des maîtres des établissements d’enseignement privés sous contrat. Ce régime permet aux personnels enseignants exerçant dans les établissements privés sous contrat de bénéficier d’une pension additionnelle de retraite dans l’objectif de compenser, à terme et à carrière comparable, l’écart de pension avec les enseignants du public. Afin de garantir la sécurité financière du RAR, un arrêté augmentant progressivement les taux de cotisations salarial et patronal a été publié en juin 2024. Cependant, l’augmentation prévue des ressources du régime ne suffit pas à garantir sa pérennité à moyen terme. Ainsi, le ministère de l’éducation nationale a travaillé, en collaboration avec la direction de la sécurité sociale, la direction du budget et le ministère de l’agriculture, sur un projet de décret en Conseil d’État (DCE) visant à modifier certains paramètres techniques de pilotage du régime afin de sécuriser dans la durée le versement des pensions aux bénéficiaires. Ce projet de décret a fait l’objet d’un groupe de travail avec les organisations syndicales représentatives de l’enseignement privé et devrait être publié prochainement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>711</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>808</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Bellamy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Pratique du sport à l’école - Héritage des Jeux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            711. — 8 octobre 2024. — Mme Béatrice Bellamy appelle l’attention de M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative, au sujet du développement de la pratique sportive dans le cadre scolaire. Il y a quelques jours, la dernière page des jeux Olympiques et Paralympiques était tournée. La circulaire pour la rentrée 2024 porte la volonté de « dynamiser la pratique de trente minutes d’activité physique quotidienne dans le premier degré ». Ce document comporte également l’ambition de « renforcer l’offre sportive dans le second degré, avec le dispositif Deux heures de sport en plus ». Pour ces deux dispositifs importants, M. le ministre peut-il préciser ce qu’entend le ministère de l’éducation nationale par « dynamiser » et « renforcer » ? Plus globalement, le ministère de l’éducation nationale souhaite participer et cultiver l’héritage des JO. C’est un puissant enjeu de santé publique et d’épanouissement pour la jeunesse. Elle aimerait savoir s’il peut éclairer la représentation nationale sur la politique sportive envisagée par son ministère. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>808</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’héritage des jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) repose sur quatre objectifs initiaux :  - développer des projets structurants avec les clubs sportifs du territoire ; - participer aux événements promotionnels olympiques et paralympiques ; - adapter les parcours scolaires des sportifs de haut niveau ; - ouvrir les équipements sportifs des établissements scolaires. Plusieurs dispositifs ont d’ores et déjà été impulsés et constituent les premières briques de l’héritage : les deux heures de sport en plus au collège pour les élèves les plus éloignés de la pratique sportive, les trente minutes d’activité physique quotidiennes pour tous les élèves de l’école primaire, le dispositif sport-études pour les élèves sportifs de haut niveau et à haut potentiel sportif, l’expérimentation des tests de forme physique en début de classe de sixième. Ces dispositifs viennent en complément d’une part de l’EPS, discipline qui concerne tous les élèves du CP au baccalauréat avec un volume total sur l’ensemble de la scolarité parmi les plus élevés des pays développés, et d’autre part du sport scolaire assuré par l’USEP et l’UNSS dans l’enseignement public et par l’UGSEL dans l’enseignement privé. L’héritage des JOP Paris 2024, c’est aussi un calendrier événementiel dynamisé, avec la semaine olympique et paralympique (SOP) organisée chaque printemps depuis désormais 8 ans et qui sensibilise des millions d’élèves aux bienfaits de la pratique physique quotidienne et à l’importance des valeurs du sport. La SOP a vocation à être pérennisée. Là encore, cela vient en complément d’événements préexistants comme la journée nationale du sport scolaire organisée chaque année au mois de septembre. Une politique sportive scolaire ambitieuse reposant d’abord sur l’EPS, dont les programmes du CP à la troisième sont en cours de réécriture, mais aussi sur l’ensemble des dispositifs complémentaires, répond aux objectifs d’universalité/accessibilité (permettre à tous les élèves de faire plus de sport grâce au sport scolaire, aux sections sportives scolaires ou aux 30’ d’activités physique quotidiennes, inclure les élèves en situation de handicap grâce à des pratiques de sport partagé), d’excellence (accompagnement du parcours des élèves sportifs de haut niveau et à haut potentiel sportif) et de professionnalité par la préparation aux métiers du sport (offre d’un enseignement de spécialité dédié au cycle terminal de la voie générale, unités facultatives secteur sportive dans la voie professionnelle…). Cette politique sportive scolaire doit également reposer sur un renforcement de la formation des professeurs, en particulier des professeurs des écoles, et sur un approfondissement des partenariats entre monde scolaire et monde sportif à toutes les échelles grâce à la poursuite du travail engagé entre le ministère de l’éducation nationale et le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative. Le ministère de l’éducation nationale a organisé un séminaire national sur l’héritage des JOP Paris 2024 le 6 novembre 2024 avec des cadres académiques et formalisera sa politique sportive dans une feuille de route au cours des prochains mois.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>876</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>809</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-René Cazeneuve</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Rémunération des professeurs principaux de BTS</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            876. — 15 octobre 2024. — M. Jean-René Cazeneuve appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la reconnaissance du travail réalisé par les enseignants assurant la charge de « professeur principal » ou de « référent pédagogique » ou encore « professeur coordonnateur » dans les sections de techniciens supérieur de l’éducation nationale. Le décret n° 95-55 du 15 janvier 1993 indique que l’ensemble des enseignants du second degré bénéficient de l’indemnité de suivi et d’orientation des élèves (ISOE) pour sa part fixe, c’est d’ailleurs cette indemnité qui a été revalorisée à la rentrée 2023, passant de 1 256,03 euros à 2 550 euros bruts annuels. La part modulable de l’ISOE est allouée aux enseignants qui assurent les fonctions de professeur principal ou de professeur référent, d’une classe ou d’un groupe d’élèves suivant la configuration des établissements, son montant est variable suivant le niveau, de 748,92 euros bruts annuels pour un groupe d’élèves à 1 609,44 euros bruts annuels pour un professeur agrégé en seconde. L’article D. 421-49-1 du code de l’éducation précise que le chef d’établissement désigne les professeurs principaux des classes, ce chef d’établissement désigne également un professeur principal pour les classes de techniciens supérieurs. Cependant, le professeur assurant cette mission ne bénéficie pas de l’ISOE part variable dans ce cadre. De lourdes disparités existent suivant les établissements avec des enseignants qui peuvent bénéficier d’une portion d’HSA (heures supplémentaires annualisées), d’une réduction du temps de service, d’une part d’IMP (indemnités pour mission particulière), des modalités de rémunération qui ne sont aucunement satisfaisantes compte tenu du travail réalisé par ces enseignants. Le travail reste identique, un professeur principal de section de technicien supérieur assure une tâche de coordination tant du suivi des élèves que de la préparation de leur orientation, en liaison avec les psychologues de l’éducation nationale et en concertation avec les parents d’élèves. Depuis la rentrée 2023, les chefs d’établissement bénéficient d’un outil important pour reconnaître les missions des enseignants « le pacte », M. le député pense qu’une brique de celui-ci pourrait parfaitement être adaptée pour rémunérer cette mission. Le prédécesseur de Mme la ministre a démontré sa volonté et la volonté du Gouvernement de mieux reconnaître et mieux rémunérer les enseignants, cette problématique doit être prise en compte pour une plus juste reconnaissance du travail réalisé par les enseignants au quotidien. Il lui demande comment elle compte reconnaître le travail des enseignants assurant la mission de professeur principal dans les sections de technicien supérieur et permettre une harmonisation des pratiques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>809</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément à l’article D. 421-49-1 du code de l’éducation, le chef d’établissement désigne les professeurs principaux des classes, avec l’accord des intéressés. Le professeur principal d’une classe assure une tâche de coordination tant du suivi des élèves que de la préparation de leur orientation. La reconnaissance financière des fonctions de professeur principal se traduit par le versement de la part modulable de l’indemnité de suivi et d’orientation des élèves (ISOE), régie par le décret n° 93-55 du 15 janvier 1993 instituant une indemnité de suivi et d’orientation des élèves en faveur des personnels enseignants du second degré. Les montants de la part modulable de l’ISOE varient en fonction de la division dans laquelle l’intéressé exerce ses fonctions. L’arrêté du 15 janvier 1993 fixant les montants de l’ISOE instituée en faveur des personnels enseignants du second degré fixe les montants de la part modulable par division. Aucune classe post-baccalauréat n’est mentionnée dans cet arrêté : seuls les enseignants exerçant les fonctions de professeur principal dans les classes de sixième à la terminale peuvent percevoir cette indemnité. Dès lors, il n’est pas possible d’attribuer une part modulable de l’indemnité de suivi et d’orientation des élèves aux enseignants désignés en classe post-baccalauréat. A ce jour, il n’est pas envisagé d’évolution réglementaire sur ce point. De la même manière, la possibilité d’attribuer une part fonctionnelle de l’ISOE dans le cadre des missions complémentaires exercées au titre du Pacte enseignant n’est pas possible en l’état de la règlementation. Les missions complémentaires pouvant être exercées dans ce cadre sont limitativement énumérées par l’arrêté du 15 janvier 1993. Aucune de ces missions ne correspond aux fonctions exercées par un professeur principal. En outre, il n’est pas possible de rémunérer les fonctions de professeur principal au titre d’heures supplémentaires annuelles qui doivent être réservées à des heures d’enseignement, d’accompagnement éducatif ou de surveillance. L’article 7 du décret n° 2014-940 du 20 août 2014 relatif aux obligations de service et aux missions des personnels enseignants exerçant dans un établissement public d’enseignement du second degré prévoit une pondération du service d’enseignement qui prend en compte la spécificité d’exercer en sections de technicien supérieur. Pour tenir compte des spécificités en matière de préparation et de recherches personnelles nécessaires à la réalisation des heures d’enseignement et en matière d’évaluation des élèves, chaque heure d’enseignement réalisée dans une section de technicien supérieur ou dans une formation technique supérieure assimilée, pour le décompte des maxima de service d’enseignement, est affectée d’un coefficient de pondération de 1,25. Les enseignants des classes de BTS peuvent en outre exercer des missions de coordonnateur, de référent ou de tutorat au sein de leur établissement et bénéficier à ce titre de l’indemnité pour mission particulière prévue par le décret n° 2015-475 du 27 avril 2015 instituant une indemnité pour mission particulière allouée aux personnels enseignants et d’éducation exerçant dans un établissement public d’enseignement du second degré.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1141</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>810</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claudia Rouaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Calendrier de révision de la carte de l’éducation prioritaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1141. — 22 octobre 2024. — Mme Claudia Rouaux attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur le calendrier de révision de la carte de l’éducation prioritaire. Créée par Alain Savary en 1981 avec la volonté de « donner plus à ceux qui ont le moins », l’éducation prioritaire a pour ambition de lutter contre les inégalités sociales et territoriales ainsi que de promouvoir l’égalité des chances. Elle poursuit l’objectif de réduire à moins de 10 % les écarts de niveau entre les élèves qu’elle scolarise et les autres. Elle repose sur un renforcement de l’action pédagogique et éducative dans les réseaux d’éducation prioritaire (REP) et les réseaux d’éducation prioritaire renforcés (REP+) pour les quartiers les plus défavorisés. En 2023, l’éducation prioritaire comptait 1,1 million d’écoliers répartis dans 6 594 écoles et 572 500 collégiens répartis dans 1 093 collèges. Quatre décennies après sa création, cette politique publique a réussi à contenir les écarts de niveau scolaire dans un environnement socio-économique qui s’est dégradé sur de nombreux territoires, selon un rapport d’évaluation de la Cour des comptes d’octobre 2018. Depuis la dernière refonte de la carte de l’éducation prioritaire, la sociologie des territoires a évolué, en étant parfois marquée par une paupérisation croissante. Il existe aujourd’hui des établissements classés en REP dont l’indice de position sociale (IPS) est inférieur à des établissements classés en REP+. Lors d’une séance de questions au Gouvernement le 22 mai 2024, Mme Nicole Belloubet, alors ministre de l’éducation nationale, indiquait que le Gouvernement préparait une révision de la carte de l’éducation prioritaire pour la rentrée 2025. C’est pourquoi elle souhaite savoir si le Gouvernement entend maintenir ce calendrier afin de mieux adapter l’éducation prioritaire aux besoins réels des élèves.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>810</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[À la rentrée scolaire 2024-2025, la carte de l’éducation prioritaire est constituée de 1 094 réseaux (362 réseaux d’éducation prioritaire renforcée (REP +) et 732 réseaux d’éducation prioritaire (REP) ). Elle résulte de la refondation de 2014-2015. En complément des réseaux, le ministère a expérimenté à la rentrée 2021 les contrats locaux d’accompagnement (CLA). Établis par les autorités académiques pour une durée de trois ans, ils bénéficient aux écoles et établissements socialement proches de l’éducation prioritaire ou bien ayant des besoins d’accompagnement particuliers en apportant une réponse proportionnée, différenciée et rapide aux difficultés identifiées. Initialement lancée dans les académies de Lille, Nantes et Aix-Marseille, la mesure s’est élargie à la rentrée 2022 dans les cinq académies ultramarines de Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Martinique et Mayotte et dans les académies de Grenoble, Lyon, Montpellier, Reims, Strasbourg et Versailles. Ces contrats, créés pour introduire plus de progressivité dans l’allocation des moyens, visent à intensifier les prises en charge éducatives des élèves en répondant au mieux à leurs besoins. Ce dispositif permet donc une prise en compte sur mesure du projet porté par une équipe éducative et des caractéristiques, notamment sociales, de l’établissement. Néanmoins, les évolutions socio-économiques intervenues depuis les arbitrages réalisés en 2014-2015 présentent désormais une carte qui nécessite d’être révisée et, conformément aux annonces de la ministre chargée de l’éducation nationale, les travaux prospectifs de la refonte de la carte sont désormais engagés. La révision de la carte de l’éducation prioritaire s’inscrit cependant dans un calendrier respectant les opérations réglementaires tant sur le plan budgétaire que sur le plan des ressources humaines. S’agissant de ce dernier point, le recrutement et les mobilités en REP et REP+ des personnels enseignants et non enseignants font l’objet de procédures spécifiques qui débutent en novembre. Cette révision est par voie de conséquence contrainte par un calendrier précis qui impose une stabilisation de la carte au moins dix mois avant une rentrée scolaire. Elle ne pourra donc pas être réalisée pour la rentrée 2025 et l’échéance la plus brève est dorénavant la rentrée scolaire 2026.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1436</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>810</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Weber</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Pénurie d’enseignants dans plusieurs établissements scolaires du Pays-Haut</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1436. — 29 octobre 2024. — M. Frédéric Weber alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’absence de professeurs qui affecte gravement les établissements scolaires du Pays-Haut, notamment le collège Théodore-Monod de Villerupt et le collège Léodile-Béra de Longlaville. Depuis la rentrée, les élèves de ces établissements, en particulier ceux de Segpa et les classes de 6e et 5e, sont confrontés à des absences prolongées de professeurs dans des matières essentielles telles que le français, la physique-chimie et les modules d’aide spécifique. Malgré les efforts des établissements et du rectorat pour recruter des remplaçants, ces démarches demeurent insuffisantes pour assurer la continuité pédagogique de ces élèves, qui accusent déjà un retard conséquent. Ainsi, certains élèves n’ont pas bénéficié de plusieurs dizaines d’heures de cours depuis le début de l’année scolaire, une situation jugée intolérable par les parents d’élèves, qui dénoncent également une inégalité de traitement entre les classes. Bien que la pénurie nationale d’enseignants soit un fait connu, M. le député interroge Mme la ministre sur les mesures concrètes que le Gouvernement entend mettre en place pour pallier cette situation. Il lui demande notamment si des solutions d’urgences sont envisagées pour garantir aux élèves un enseignement de qualité dans les meilleures conditions. Enfin, il souhaite savoir quelles actions spécifiques sont entreprises par le ministère pour garantir un suivi efficace et rapide des besoins en remplacement dans les établissements du Pays-Haut, où la continuité du service public de l’éducation est actuellement mise à mal.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>811</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le remplacement des professeurs absents, constitue une priorité du service public de l’éducation nationale. Son efficacité dans les écoles, les collèges et les lycées répond à des objectifs de continuité pédagogique et de garantie de la qualité du service rendu aux élèves et à leur famille. L’ensemble des services du ministère, administration centrale et services déconcentrés (rectorats et direction des services départementaux de l’Éducation nationale) sont pleinement mobilisés pour améliorer le remplacement des enseignants absents, qu’il s’agisse des absences de courte durée (inférieures à 15 jours) ou bien des absences de longue durée (supérieures à 15 jours). S’agissant des établissements des collègues de Villerupt et Longlaville, les services de l’académie de Nancy-Metz ont particulièrement suivi ces situations en complément des mesures prises au sein même des établissements pour apporter des solutions de continuité pédagogique pour toutes les classes et les élèves concernés dans le cadre de remplacements de courte durée. Ces établissements du « Pays Haut » de l’académie sont effectivement confrontés à des besoins de remplacement depuis le début de l’année scolaire. Un dispositif transitoire a néanmoins été mis en œuvre dans l’attente de nomination d’une ressource pérenne (soit un titulaire/contractuel sur zone de remplacement disponible, soit un contractuel nouvellement recruté) : il repose sur la mobilisation d’un titulaire de la zone de remplacement numérique (TZRN) ou de professeurs de l’établissement en heures supplémentaires en complément de leur service. Ainsi, les besoins de remplacement de longue durée dans ces deux établissements ont pu recevoir une réponse dans la discipline Lettres modernes dans l’attente de candidatures pour un recrutement dans un contexte où le « Pays Haut » fait face à une difficulté plus prégnante en termes de recrutement en raison de sa situation frontalière avec le Luxembourg plus attractif. Cependant, cette difficulté géographique ne doit pas masquer l’amélioration du remplacement et l’important travail réalisé pour dynamiser le remplacement de professeurs absents par le rectorat et la direction départementale des services de l’éducation nationale de Meurthe-et-Moselle. Parmi différents axes de travail, l’académie Nancy-Metz a engagé le rééquilibrage des zones de remplacement lors de deux moments clé de gestion : les affectations sur zone de remplacement des titulaires et la reconduite des enseignants contractuels. Les ressources enseignantes ont été, à cette rentrée 2024 optimisées afin de mieux répondre aux besoins des zones en tension et en hausse démographique notamment sur la zone géographique frontalière de Longwy-Thionville. Le ministère travaille en lien étroit avec les rectorats pour optimiser le potentiel de remplacement, dans le premier degré comme dans le second degré. Partout, il s’agit d’élaborer une réponse durable au plus près des territoires, en proposant une offre éducative de qualité et de proximité permettant de garantir une continuité des enseignements dans écoles, les collèges et les lycées. Si les moyens dédiés à la suppléance et au remplacement sont croissants ces dernières années dans le 1er et le 2d degrés au niveau national, ils ne permettent pas toujours de couvrir tous les besoins dans tous les territoires d’autant que pour le 2d degré l’efficacité du remplacement des enseignants absents, et plus particulièrement la capacité des services académiques à mobiliser les ressources de remplacement, se heurte à une double contrainte géographique et disciplinaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1438</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>811</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Statut des personnels dits titulaires sur zone de remplacement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1438. — 29 octobre 2024. — Mme Sandrine Le Feur appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur le statut des enseignants nommés en qualité de titulaire sur zone de remplacement (TZR). L’éducation nationale est dotée de TZR, dont la fonction est de réagir par bassin aux absences de collègues ou dans le cadre de postes non pourvus. Ils assurent prioritairement des remplacements de longue durée mais devraient également être prioritaires pour les postes non pourvus. On connaît depuis quelques années un déficit d’enseignants, une crise des vocations qui se fait particulièrement sentir sur certaines académies, notamment en région parisienne. Le chiffre de trois mille postes vacants à la rentrée 2023 a pu être évoqué. En cours d’année, les besoins en remplacement de professeurs absents sont également importants. Cette situation était à même de remettre en cause le droit à l’enseignement pour tous, à la continuité et à la qualité du service public ; elle constituait donc à juste titre une priorité majeure du ministère de l’éducation nationale, qui a mené le Gouvernement à s’engager à ce qu’il y ait bien un enseignant dans chaque classe à la rentrée. Toutefois, il est constaté que ces postes non pourvus sont prioritairement occupés par des contractuels sans que les TZR ne soient mobilisés. Ce régime de priorité génère une précarisation des TZR et une mise en concurrence directe avec les enseignants contractuels. On a ainsi le témoignage de personnels titulaires qui se sont vus affecter des zones très éloignées de leur domicile alors qu’il existait encore des blocs d’heures non remplacés, voire des temps pleins beaucoup plus proches. Certaines académies indiquent même chercher à fidéliser les contractuels qui seraient susceptibles de refuser de travailler loin de chez eux. On est donc dans une situation où les personnels qui ont la vocation et s’engagent dans la fonction publique d’État ne sont pas prioritaires et sont moins bien lotis que des agents ne partageant pas le même engagement pour le service public et n’ayant de surcroît pas toujours le même niveau de qualification. Elle lui demande son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>812</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le remplacement des professeurs absents, constitue une priorité du service public de l’éducation nationale. Son efficacité dans les écoles, les collèges et les lycées répond à des objectifs de continuité pédagogique et de garantie de la qualité du service rendu aux élèves et à leur famille. L’ensemble des services du ministère, administration centrale et services déconcentrés (rectorats et direction des services départementaux de l’éducation nationale) sont pleinement mobilisés pour améliorer le remplacement des enseignants absents, qu’il s’agisse des absences de courte durée (inférieures à 15 jours) ou bien des absences de longue durée (supérieures à 15 jours). Dans le second degré, les académies disposent d’un vivier composé de personnels titulaires sur zone de remplacement (TZR). Il s’agit d’enseignants expérimentés dédiés au remplacement dont l’expertise est particulièrement précieuse et requise pour permettre d’intervenir dans tout établissement et dans tout contexte éducatif. À l’issue du mouvement intra-académique ils sont affectés sur une zone de remplacement afin d’y exercer une mission spécifique à l’échelle d’un territoire qui permet de répondre aux besoins de suppléance et de remplacement tout au long de l’année scolaire. Les académies sont libres de procéder aux affectations des personnels titulaires et contractuels selon leurs caractéristiques territoriales pour assurer le bon fonctionnement du service public d’éducation et notamment le remplacement des enseignants absents qui est une priorité gouvernementale et ministérielle. Mais l’efficacité du remplacement repose sur une optimisation par les services académiques de cette ressource afin de disposer de TZR, afin qu’ils soient disponibles à tout moment et ce dans plusieurs disciplines. Une attention particulière est évidemment accordée à la situation de ces personnels titulaires et l’utilisation de ce vivier est donc effectuée selon la localisation, la durée de l’absence, le niveau d’enseignement. Ainsi au regard de leur expertise et des besoins, ils sont priorisés et maintenus sur des missions de remplacement pour garantir la continuité pédagogique et les heures d’enseignement dues aux élèves.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1439</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>812</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Uniformes à l’école : coût, évaluation et signalements</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1439. — 29 octobre 2024. — Mme Sandra Regol attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’expérimentation de l’uniforme à l’école. Alors que le Gouvernement ne cesse de rappeler que la France se trouve dans une situation budgétaire catastrophique, l’expérimentation de l’uniforme à l’école est maintenue, sans que l’on connaisse précisément son coût. Certaines estimations font état de plusieurs milliards d’euros de dépenses publiques, partagées entre l’État et les collectivités territoriales, dans le cas d’une généralisation, une dépense considérable alors même que des efforts sont demandés partout ailleurs et que cette mesure ne présente aucun caractère essentiel ni même traditionnel puisque la blouse était l’accessoire porté par les élèves français dans les écoles publiques. Par ailleurs, cette expérimentation est censée conduire à une évaluation permettant de juger de la pertinence de cette tenue unique. Pourtant, les remontées du terrain semblent indiquer que les parents d’élèves n’ont aucune information sur cette évaluation, pas plus que n’ont été données d’informations publiquement sur les modalités concrètes qui l’encadrent. Enfin, certains parents d’élèves opposés à la tenue unique semblent avoir été signalés par des directions d’établissement aux rectorats, comme l’a notamment rapporté Le Républicain lorrain pour la ville de Metz, dont 6 établissements scolaires participent à l’expérimentation. Cette pratique pose question, à la fois sur ses fondements juridiques et sur ses objectifs. Par conséquent, Mme la dépuéte souhaite tout d’abord savoir si le Gouvernement persiste à vouloir mettre en place l’uniforme à l’école au regard du coût considérable que cela induirait pour les finances publiques et connaître le coût de l’expérimentation actuellement menée comme l’estimation du coût de sa généralisation. Elle souhaite ensuite connaître les modalités concrètes d’évaluation de l’expérimentation, qu’il s’agisse de l’entité chargée de la réaliser ou des critères précis qui seront employés pour juger de sa pertinence et de son efficacité au regard des objectifs poursuivis. Elle souhaite enfin savoir quel fondement juridique permet aux établissements qui mettent en place l’expérimentation de signaler des familles opposées à l’uniforme au rectorat et quel est l’objectif de ces signalements.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>812</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans la perspective d’améliorer le climat scolaire et la réussite éducative, le Gouvernement a souhaité lancer, au titre des années scolaires 2024-2025 et 2025-2026, une expérimentation du port d’une tenue commune par les élèves des écoles et des établissements scolaires. Cette expérimentation repose sur l’engagement volontaire et concerté d’une centaine d’établissements et de leurs collectivités territoriales de rattachement. En l’état actuel du droit, la décision de rendre obligatoire le port d’une tenue commune par les élèves relève du règlement intérieur de l’école ou de l’établissement scolaire du second degré, qui est adopté par leurs instances (conseil d’école ou conseil d’administration) en associant l’ensemble de la communauté éducative. Des écoles et des établissements scolaires, notamment en Guadeloupe, ont ainsi fait le choix depuis de nombreuses années de rendre obligatoire pour les élèves le port d’une tenue vestimentaire commune. Dès lors que le port d’une tenue scolaire est inscrit au règlement intérieur, les élèves et leurs familles doivent s’y conformer. Le refus du port de la tenue scolaire par un élève constitue un manquement au règlement intérieur de l’école ou de l’établissement scolaire. Le cas échéant et après une phase de dialogue, il appartient au directeur d’école et au chef d’établissement de prendre les mesures adaptées en cas de non-respect des obligations prévues par le règlement intérieur. S’agissant du financement de l’expérimentation, il appartient aux collectivités territoriales concernées de passer leur propre marché et de prendre en charge la fourniture des trousseaux des élèves. Ces dernières ont pu bénéficier, dans le cadre du Conseil national de la refondation, d’un cofinancement par l’État à hauteur de 50 % dans la limite d’un montant maximum de 100 euros par élève. À la mi-octobre 2024, près de 2 millions d’euros ont été alloués aux académies pour la mise en œuvre de cette expérimentation. Par ailleurs, durant les deux années de sa mise en œuvre, l’expérimentation fera l’objet d’une évaluation objective permettant de mesurer ses effets en termes de bien-être des élèves, de climat scolaire, de réussite scolaire ainsi que son impact socio-économique. Dès lors, chaque école et établissement scolaire expérimentant le port de la tenue commune par les élèves est invité à évaluer les effets de sa mise en œuvre et à partager les fruits de cette évaluation avec les membres de la communauté éducative, dont les parents d’élèves. Parallèlement et en complémentarité, le ministère chargé de l’éducation nationale a engagé un appel à manifestation d’intérêt auprès des chercheurs des disciplines de sciences humaines et sociales dans la perspective de la remise d’un rapport d’évaluation globale. Ce dispositif global d’évaluation s’appuiera sur les outils et ressources statistiques du ministère ainsi que sur des enquêtes qualitatives menées dans les écoles et établissements scolaires engagés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1453</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>813</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Aide de 500 euros pour le permis de conduire des élèves en lycée professionnel</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1453. — 29 octobre 2024. — Mme Annaïg Le Meur* attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’extension aux élèves en lycée professionnel de l’aide financière prévue à l’article 2 du décret n° 2019-1 du 3 janvier 2019 visant à financer leur permis de conduire. En juin 2023, Mme Élisabeth Borne, alors Première ministre, avait en effet annoncé la création d’une aide de 500 euros pour aider les jeunes en lycée professionnel à financer leur permis de conduire, élargissant le dispositif dont bénéficient déjà les élèves en alternance. Toutefois, à ce jour, aucun décret d’application correspondant n’a été publié, suscitant l’interrogation des familles et des établissements qui cherchent à obtenir des précisions sur la concrétisation de cette mesure. Ainsi, elle lui demande de bien vouloir préciser si la réalisation de ce projet est toujours d’actualité et d’apporter des précisions sur la date de son application.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2519</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>813</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Travert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Aide de 500 euros pour le permis de conduire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2519. — 3 décembre 2024. — M. Stéphane Travert* attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’élargissement aux élèves de lycées professionnels de l’aide de 500 euros destinée à financer en partie le passage du permis de conduire B. Cette aide est attribuée aux apprentis depuis déjà plusieurs années. En juin 2023, Mme Élisabeth Borne, alors Première ministre, avait annoncé l’extension de cette aide de 500 euros aux élèves de lycées professionnels, potentiellement confrontés à des problématiques de déplacements pendant leurs stages, particulièrement en zones rurales. Cette extension devait être effective au 1er janvier 2024, mais elle n’a pas pu s’appliquer en l’absence de décret. Il était alors envisagé de décaler l’application de cette mesure à cette rentrée de septembre 2024. Sauf que ce n’est toujours pas le cas, les familles s’interrogent, les établissements également. Aussi, il lui demande de bien vouloir préciser si la concrétisation de cette mesure est toujours d’actualité et, dans l’affirmative, d’apporter des précisions sur la date de son application.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>813</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Seuls les apprentis bénéficient de l’aide financière de 500 euros dédiée à leur préparation au permis de conduire. Les élèves en lycée professionnel peuvent recourir à d’autres modes de financement. Le versement d’une allocation aux lycéens en voie professionnelle pour les périodes de formation en milieu professionnel qu’ils doivent obligatoirement effectuer au cours de leur cursus (périodes de 12 à 20 semaines selon le diplôme visé), créée par décret et arrêté en 2023, a été mis en place depuis la rentrée 2023-2024. Cette gratification est d’un montant de 50 à 100 euros par semaine effectuée, en fonction de l’année du diplôme préparé (CAP, bac professionnel, brevet des métiers d’art…). Sans lui être spécifiquement destinée, cette gratification peut être mobilisée pour le financement de la préparation au permis de conduite des jeunes scolarisés en voie professionnelle de niveau secondaire. Les lycéens bénéficiant de premières expériences professionnelles peuvent utiliser le compte personnel de formation. Enfin, tout lycéen peut recourir au prêt à taux zéro ouvert à tous les jeunes de 15 à 25 ans.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1454</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>814</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Allocation destinée aux lycéens de la filière professionnelle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1454. — 29 octobre 2024. — Mme Christine Loir appelle l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur le paiement de l’allocation destinée aux lycéens de filière professionnelle ayant réalisé un stage. En effet, le 4 mai 2023, le Président de la République, Emmanuel Macron, a tenu un discours dans un lycée professionnel dans la ville de Saintes, afin d’annoncer qu’une allocation financière sera mise en place pour les lycéens des filières professionnelles des établissements et organismes de formation du service public de l’éducation. Lors de son discours, le chef de l’État a détaillé le montant de l’indemnité : « 50 euros par semaine en première année de CAP et de seconde, 75 euros par semaine en deuxième année de CAP et en première et 100 euros par semaine en terminale ». Cette aide vise à reconnaître l’investissement des élèves dans leur parcours de formation et à valoriser les périodes de stages effectuées en milieu professionnel. Cette réforme, instaurée par décret et arrêté du 11 août 2023, est significative car elle offre une première expérience rémunérée et encadrée, ce qui constitue un atout important dans le parcours scolaire, en renforçant l’employabilité des stagiaires après l’obtention de leur diplôme. Le versement de l’allocation pour les périodes de formations en milieu professionnel réalisées en 2023 devait intervenir à compter du 1er janvier 2024. Néanmoins, de nombreux parents d’élèves ont interpellé Mme la députée car, en septembre 2024, il semble qu’aucun paiement n’avait encore été effectué pour l’année 2023. Si ce retard de paiement est confirmé, cela empêcherait les étudiants de financer certains projets, comme l’obtention du permis de conduire pour gagner en indépendance et en autonomie. Ce serait alors un manquement à la reconnaissance du mérite de leur travail. En outre, Mme la députée souhaite attirer l’attention du Gouvernement sur l’annonce récente de M. le Premier ministre concernant la baisse des primes à l’apprentissage dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025, qui pourrait affecter davantage les jeunes en formation. Il est essentiel de reconnaître le travail accompli des élèves stagiaires en filière professionnelle et de leur permettre de réussir dans leurs projets grâce à cette ressource financière. C’est pourquoi elle lui demande de vérifier si les engagements pris envers les étudiants ont été tenus, en saisissant l’Agence de services et de paiement, afin de s’assurer que les versements des périodes de formations en milieu professionnel réalisées depuis la rentrée scolaire de l’année 2023-2024 ont bien été effectués, et souhaite connaître le résultat de ces vérifications. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>814</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La création d’une allocation à destination de chaque lycéen professionnel réalisant des périodes de formation en milieu professionnel dans le cadre de la préparation de son diplôme est une des principales mesures de la réforme des lycées professionnels, prise pour renforcer l’employabilité et l’insertion professionnelle des jeunes. Pour la mettre en œuvre, une solution dédiée, l’application ApLyPro, a été développée pour permettre aux établissements de saisir les renseignements réglementaires nécessaires à la mise en paiement de cette allocation. Le dossier doit être complet et parfaitement avec les pièces suivantes : décision d’attribution ouvrant le droit à la percevoir, informations liées à la civilité du bénéficiaire et de ses responsables légaux, et nombre de jours réellement effectués conformément à l’attestation de stage renseignée par l’entreprise. Tous ces éléments doivent pouvoir être recueillis par les établissements auprès des familles sous peine de bloquer la demande de paiement. À l’heure actuelle, et en fonction des éléments précédemment cités, 18,21 % des dossiers sont considérés incomplets. En conséquence, le paiement par l’Agence de services et de paiement n’est pas encore possible. 787 392 élèves des lycées professionnels de l’Éducation nationale, des lycées agricoles et des lycées maritimes bénéficient de l’allocation pour les périodes de formation en milieu professionnel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1502</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>814</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémentine Autain</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Commande publique de matériel du ministère de l’éducation nationale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1502. — 29 octobre 2024. — Mme Clémentine Autain interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur la commande publique de matériel effectuée par son ministère. Les prix proposés par les entreprises titulaires du marché public pour certains produits semblent complètement disproportionnés (l’entreprise Sordalab proposant par exemple des lampes de chevet à 80 euros et ampoules à 48,6 euros pour les collèges et lycées). Ces prix très élevés pèsent inévitablement sur le budget de l’éducation nationale, alors que, dans le même temps, les besoins sont criants sur d’autres postes de dépenses hautement plus stratégiques. Une vraie augmentation de la rémunération des enseignants, comme ce qui se fait dans les pays voisins à la France, serait nécessaire pour combler le nombre d’emplois de professeurs vacants, qui se fait de plus en plus important à chaque rentrée scolaire (3 000 emplois vacants en cette rentrée 2024). Dans le contexte de finances publiques extrêmement tendu que l’on connaît et du manque croissant de moyens alloués aux écoles, elle demande des explications à Mme la ministre sur les prix proposés dans ces marchés publics. Elle lui demande ce qu’elle compte mettre en œuvre pour résoudre ce problème. Il en va de l’efficacité de la dépense publique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>815</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les achats des collèges et des lycées ne sont pas gérés par le ministère de l’éducation nationale mais sont de la responsabilité de leurs collectivités locales de rattachement. Il s’agit donc de dépenses réalisées directement par des établissements publics locaux d’enseignement, qui ne relèvent pas de l’État. Si la demande concerne le prix d’une lampe du catalogue de l’entreprise Sordalab, dont un article est paru dans la presse (https://www.liberation.fr/checknews/80-euros-la-lampe-et-50-euros-lampoule-les-etablissements-scolaires-sont-ils-obliges-de-se-fournir-a-prix-dor-20241021_F3QEIW7EFVB3TASPGP4YOQYMY4), la société Sordalab n’est titulaire d’aucun marché du ministère de l’éducation nationale. Sous le contrôle des collectivités locales responsables desdits achats, voici les premiers éléments généraux qui pourraient être avancés : - sur le prix de la lampe : le prix de la lampe peut à première vue paraitre élevé, mais il s’agit en fait d’une lampe spécifique aux TP de physique-chimie qui dispose de propriétés particulières pour les TP de dissection ce qui justifierait son coût élevé ; - concernant les principes généraux applicables aux marchés publics : le principe premier du droit de la commande publique est d’assurer la transparence de l’utilisation des fonds publics. Si le facteur économique est prépondérant, acheter sur la seule base du prix le moins élevé est contreproductif car cela se fait généralement au détriment d’une qualité minimale (et notamment d’une manipulation intensive par les élèves). Aussi, les entreprises sont choisies à l’issue de procédures de mises en concurrence (marchés publics) en fonction de critères répondant à un ratio qualité/prix. Afin de garantir l’égalité de traitement des entreprises, les administrations dans le cadre des marchés publics, ne peuvent « démarcher » les entreprises durant la procédure. Elles sont donc tributaires des réponses qu’elles obtiennent après publication de leur marché au BOAMP ; - sur les tarifs pratiqués : il est nécessaire de comparer ce qui est comparable. Les lampes doivent ainsi pour être comparées avoir toutes les mêmes caractéristiques (qualité des matériaux employés (exemple : métal et non plastique), socle lesté, indice de luminosité (exprimé en lumen), mais aussi durée de garantie, pays de fabrication, modalités et délais de livraison, etc.). Il s’agit apparemment ici d’une lampe spécifique pour les ateliers de chimie et non d’une lampe ordinaire. Par ailleurs, le prix doit s’analyser en coût complet (qualité/durabilité/recyclage) et non en simple coût d’achat initial. Les entreprises titulaires de marchés publics s’engagent à appliquer des prix sur l’ensemble du catalogue qu’elles confectionnent pour répondre aux besoins de l’administration et à maintenir leurs prix sur toute la durée du marché (soit en général 4 ans).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1582</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>815</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Critères d’obtention de l’attestation du savoir nager en sécurité (ASNS)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1582. — 29 octobre 2024. — M. Thomas Portes alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur les critères d’obtention de l’attestation du savoir nager en sécurité (ASNS) régies par le Bulletin officiel n° 9 du 3 mars 2022, l’arrêté du 28 février 2022 relatif à l’attestation du « savoir-nager » en sécurité (NOR : MENE2129642A) et la note de service de l’éducation nationale du 28 février 2022 (NOR : MENE2129643N). Ce dispositif a pour objectif d’attester de la compétence à nager en sécurité, dans un établissement de bains ou un espace surveillé (piscine, parc aquatique, plan d’eau calme à pente douce). Ainsi, l’attestation de « savoir-nager » permet aux élèves d’accéder à toute activité aquatique ou nautique susceptible d’être programmée dans le cadre des enseignements obligatoires ou d’activités optionnelles en éducation physique et sportive (EPS), ou à l’extérieur de l’école, notamment pour la pratique des activités sportives mentionnées aux articles A. 322-42 et A. 322-64 du code du sport. La circulaire du 28 février 2022 établit dans son annexe 2 que l’élève ne doit pas porter de lunettes pour valider l’obtention de son attestation du savoir nager en sécurité. Toutefois, pour certains élèves, il est très difficile d’ouvrir les yeux sous l’eau et l’impossibilité de mettre des lunettes amoindrit considérablement leur capacité à nager correctement. Cela a pour conséquence de les défavoriser lors de ces tests alors même qu’ils savent très bien nager et sont parfaitement à l’aise dès lors qu’ils portent des lunettes. D’ailleurs, les risques d’infection oculaire parfois irréversibles dus à l’exposition des yeux à l’eau chlorée ont été documentés par plusieurs organismes. Il est aussi à noter qu’en parallèle de l’ASNS, un autre dispositif, intitulé « Pass nautique » existe et permet aussi d’attester de l’aisance d’un enfant dans un milieu aquatique, pour lequel il est autorisé d’utiliser une brassière de sécurité pour le « Pass nautique ». M. le député rappelle à Mme la ministre l’importance d’obtenir cette attestation qui conditionne la possibilité d’accéder à toutes les activités aquatiques ou nautiques dans le cadre scolaire et attire son attention sur les inégalités que ce critère génère pour nombre d’élèves. Il l’interroge sur la volonté du Gouvernement de conserver le critère « sans lunettes » pour l’obtention de l’attestation du « savoir-nager ».]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>816</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre les noyades et le développement de l’aisance aquatique sont des axes prioritaires du Gouvernement. L’attestation du savoir-nager en sécurité (ASNS) valide les compétences nécessaires à une évolution en sécurité dans le milieu aquatique. Elle repose sur la réalisation d’un parcours aquatique d’une distance d’environ 50 mètres, sans reprise d’appui, et sur la preuve de la maîtrise de connaissances et d’attitudes liées à la sécurité en milieu aquatique. L’élève doit notamment réussir une succession de tâches motrices comme entrer dans l’eau, s’immerger, réaliser des surplaces, se déplacer sur le ventre et le dos. Ces tâches sont toutes normées. Par exemple, l’entrée dans l’eau doit se faire par un renversement arrière, renversement qui induit une perte de repères visuels et une désorientation momentanée du nageur. Cette contrainte répond au besoin de simuler une chute impromptue dans l’eau. Être capable de rejoindre la surface sans paniquer est un élément à maîtriser. De la même manière, nager sans lunettes contribue à reproduire les conditions d’une nage non prévue avec une vision altérée nécessitant la construction de nouveaux repères. Autoriser le port de lunettes est donc un élément modifiant en profondeur le principe du test mais également les apprentissages sous-jacents. L’ASNS s’inscrit ainsi dans une logique de formation du nageur lui permettant d’évoluer en sécurité en milieu aquatique, sans aide extérieure et dans des conditions simulant l’imprévu. Concernant le Pass nautique, il permet l’accès aux activités nautiques et aquatiques dans le cadre des accueils collectifs de mineurs conformément aux dispositions des articles A. 322-3-1 et A. 322-3-2 du code du sport et n’implique pas de maîtriser le même niveau de compétences et de connaissances que l’ASNS.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1660</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>816</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Absence de remplacement des enseignants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1660. — 5 novembre 2024. — M. Bruno Bilde attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la problématique croissante du non-remplacement des enseignants absents, un phénomène qui s’aggrave depuis plusieurs années et suscite de vives inquiétudes parmi les parents d’élèves. Récemment, les familles de Cuinchy ont manifesté leurs préoccupations quant à l’absence prolongée de professeurs de français au lycée Marguerite Yourcenar de Beuvry depuis la rentrée scolaire et des absences similaires ont été constatées au collège Georges Sand de Béthune. Ces parents déplorent non seulement l’interruption de la scolarité de leurs enfants, mais aussi le manque total d’informations sur la durée de ces absences, ce qui compromet sérieusement la continuité pédagogique. La situation a atteint un point critique puisque l’État a été condamné récemment par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise pour « carence dans l’organisation du service public de l’enseignement ». Cette décision historique souligne les manquements graves dans le dispositif de remplacement des enseignants, privant de nombreux élèves de la continuité éducative indispensable à la réussite de leur parcours scolaire. Dans ce contexte, M. le député souhaite connaître les mesures concrètes que Mme la ministre envisage de mettre en œuvre pour assurer le remplacement rapide des enseignants absents, informer les familles concernées et garantir un parcours scolaire sans interruption pour tous les élèves, en particulier dans les établissements les plus fragiles. Il souhaiterait également savoir comment le Gouvernement compte répondre aux inquiétudes des parents et pallier ces manquements afin de préserver l’égalité des chances pour tous les élèves.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>816</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le remplacement des professeurs absents, constitue une priorité du service public de l’éducation nationale. Son efficacité dans les écoles, les collèges et les lycées répond à des objectifs de continuité pédagogique et de garantie de la qualité du service rendu aux élèves et à leur famille. L’ensemble des services du ministère, administration centrale et services déconcentrés (rectorats et direction des services départementaux de l’éducation nationale) sont pleinement mobilisés pour améliorer le remplacement des enseignants absents, qu’il s’agisse des absences de courte durée (inférieures à 15 jours) ou bien des absences de longue durée (supérieures à 15 jours). L’académie de Lille poursuit son action afin de pourvoir tous les besoins de remplacement, dans le premier comme dans le second degré, dans le cadre d’un suivi renforcé de chaque situation afin d’apporter une réponse la plus rapide dans chaque école et dans chaque établissement. Les services académiques, en lien étroit avec la direction départementale des services de l’éducation nationale du Pas-de-Calais ont tout particulièrement été vigilants quant aux établissement évoqués. S’agissant du lycée professionnel Marguerite Yourcenar à Beuvry, un besoin de 6 heures hebdomadaires dans la discipline « lettres-histoire » est effectivement resté non couvert à la rentrée de septembre 2024. Le problème est désormais résolu puisque les enseignements font actuellement l’objet d’une répartition entre deux enseignants de l’établissement. En outre, un poste vacant en lettres-anglais à la rentrée a été couvert par une enseignante titulaire dès le début de l’année scolaire. Quant au collège Georges Sand à Béthune, des besoins ont été signalisés dans la discipline « lettres modernes ». L’affection d’un enseignant TZR (titulaire en zone de remplacement) ainsi que le recrutement d’un enseignant contractuel ont été opérés par les services académiques dès les premières semaines de la rentrée scolaire. Le ministère travaille en lien étroit avec les rectorats pour optimiser le potentiel de remplacement, dans le premier degré comme dans le second degré. Partout, il s’agit d’élaborer une réponse durable au plus près des territoires, en proposant une offre éducative de qualité et de proximité permettant de garantir une continuité des enseignements dans écoles, les collèges et les lycées. Si les moyens dédiés à la suppléance et au remplacement sont croissants ces dernières années dans le 1er et le 2d degrés au niveau national, ils ne permettent pas toujours de couvrir tous les besoins dans tous les territoires d’autant que pour le 2d degré l’efficacité du remplacement des enseignants absents, et plus particulièrement la capacité des services académiques à mobiliser les ressources de remplacement, se heurte à une double contrainte géographique et disciplinaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2074</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>817</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Revalorisation salariale des directeurs d’écoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2074. — 19 novembre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la revalorisation salariale des directeurs d’écoles. Les 43 000 directeurs qui œuvrent au quotidien pour ouvrir les écoles, accueillir les élèves et leur permettre de réussir dans de bonnes conditions, se sentent profondément méprisés. Aujourd’hui, un directeur d’école gagne environ 2 245 euros brut par mois, en début de carrière et à l’échelon 1. Cette rémunération est complétée par l’indemnité de résidence et le supplément familial directement liés à la situation de l’agent. Chaque jour, ils effectuent une multitude de tâches comme la gestion et la sécurité de l’établissement, du personnel y travaillant, des élèves et de leurs familles, etc. Tout repose donc sur leurs épaules. Néanmoins, un directeur d’école gagne moins qu’un chef d’établissement dans le secondaire, alors que leur travail n’est pas moindre. L’ensemble de la profession ressent ainsi une profonde injustice et se demande les raisons de cette différence. Le rôle du personnel éducatif dans sa globalité et notamment celui des directeurs d’écoles est primordial dans l’éducation des enfants. Ainsi, malgré la situation économique et la nécessité de lutter contre le déficit, il lui demande si le Gouvernement va revaloriser la rémunération des directeurs d’écoles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>817</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est pleinement conscient de l’envergure des missions confiées aux directeurs d’école, essentiels au bon fonctionnement du service public de l’éducation. Leurs responsabilités sont multiples et se sont accrues au cours des dernières années (pilotage pédagogique, fonctionnement de l’école, relations avec les parents et les partenaires de l’école). Aussi, l’amélioration des conditions d’exercice des directeurs d’école a constitué l’un des principaux chantiers de l’agenda social du ministère de l’éducation nationale ces dernières années. La loi n° 2021-1716 du 21 décembre 2021 créant la fonction de directrice ou de directeur d’école est venue préciser et renforcer leur rôle. Elle reconnaît la spécificité de la fonction et prévoit un meilleur accompagnement dans leurs missions. Elle a nécessité plusieurs décrets d’application qui ont été publiés et notamment le décret n° 2023-777 du 14 août 2023 relatif aux directeurs d’école qui définit leurs missions, fixe les conditions de nomination et d’exercice des fonctions des directeurs d’école. Ce décret met également en place un mécanisme d’avancement accéléré en faveur des professeurs des écoles et des instituteurs exerçant cette fonction. Ainsi, à l’issue de chaque année de services continus accomplis en tant que directeur d’école, les personnels mentionnés bénéficient, pour l’avancement au sein de leur corps respectif, d’une bonification d’ancienneté de trois mois.  Depuis 2021, le régime de décharges d’enseignement des directeurs d’école a fait l’objet d’une attention particulière du Gouvernement pour sa pleine adaptation aux missions de ces professionnels avec un accroissement des jours de décharge de service d’enseignement au bénéfice de la quasi-totalité des directeurs d’école dans le cadre de ressources humaines et budgétaires supplémentaires qui leur ont été dédiées. Les conditions d’exercice du métier ont ainsi été améliorées pour donner plus de temps aux directeurs de petites écoles et rapprocher les conditions d’exercice des directeurs d’écoles maternelles et élémentaires. La rémunération des directeurs d’école a également connu des évolutions significatives depuis 2021. Outre la rémunération indiciaire de son corps d’appartenance, cette rémunération comprend : - une nouvelle bonification indiciaire de 8 points ; - une bonification indiciaire, en fonction de la taille de l’école, de 3 à 40 points ; - une indemnité de sujétions spéciales constituée d’une part principale fixe et d’une part variable liée à la taille de l’école, majorée en éducation prioritaire. L’indemnité de sujétions spéciales a bénéficié d’une revalorisation au 1er septembre 2023 (doublement de la part variable). Les taux annuels de cette indemnité s’élèvent désormais : - pour les écoles de 1 à 3 classes, à 2 970,62 € ; - pour les écoles de 4 à 9 classes, à 3 370,62 € ; - pour les écoles de 10 classes et plus, à 3 770,62 €.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>269</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>818</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Panifous</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Demande d’augmentation du CAS-FACE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            269. — 8 octobre 2024. — M. Laurent Panifous appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les inquiétudes exprimées par les syndicats d’énergie d’Occitanie concernant les financements des réseaux de distribution publique d’électricité. L’électricité est un bien commun de première nécessité. La qualité des réseaux d’acheminement est primordiale pour le fonctionnement des différents services publics. Or les montants d’aide provenant du fonds CAS-FACE (Compte d’affectation spéciale - Financement des aides aux collectivités pour l’électrification rurale), outil principal de financement en zone rurale des travaux de structuration, de renforcement et de modernisation des réseaux publics de distribution de l’électricité, n’ont jamais été revalorisés depuis la création du CAS-FACE en 2011, ne serait-ce que pour prendre en compte l’inflation. Il est à souligner que le CAS-FACE ne constitue pas une simple subvention mais est un mécanisme de péréquation visant à garantir une qualité de service équivalente entre les zones urbaines et rurales. Il est essentiel de maintenir cette égalité d’accès à l’électricité pour tous les citoyens, quel que soit leur lieu de résidence. Une hausse structurelle des montants d’aide semble indispensable pour permettre aux autorités organisatrices de distribution de l’électricité de faire face à deux enjeux majeurs. D’une part, les évènements climatiques de plus en plus fréquents et intenses peuvent endommager les réseaux de distribution d’électricité. D’autre part, l’évolution des besoins en électricité dans les zones rurales avec le transfert progressif du chauffage au fioul et au gaz vers des solutions électriques ainsi que le développement de l’électromobilité et des productions électriques renouvelables, nécessite la transformation rapide des réseaux. Aussi, il lui demande s’il prévoit une augmentation du CAS-FACE afin de répondre aux problématiques soulevées par les syndicats d’énergie. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>818</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Financement des Aides aux Collectivités pour l’Electrification rurale (Facé) est un outil indispensable pour soutenir les investissements dans les réseaux électriques en territoire rural, au bénéfice des collectivités et des populations. Le Gouvernement apporte historiquement son soutien au Facé. Le Facé est nécessaire à l’action des collectivités qui apportent la résilience aux réseaux de distribution nécessaire au maintien de la qualité de la distribution et à l’accueil des installations de production d’électricité nécessaires à la transition énergétique. Ainsi, les dotations du Facé dans leur ensemble représentent une part de 62% dans le total des investissements réalisés par les autorités organisatrices de la distribution d’électricité (AODE) dans les réseaux de distribution en zone rurale.  L’électrification de nouveaux usages et le raccordement de nouvelles installations de production d’énergies renouvelables va en effet solliciter davantage les réseaux électriques et va nécessiter leur renforcement. La multiplication des intempéries renforce également le besoin d’investissement dans les réseaux, particulièrement en zone rurale. Ainsi, en novembre 2023, les tempêtes Ciaran et Domingos ont provoqué la destruction d’un grand nombre d’ouvrages des réseaux électriques de distribution, notamment dans les départements bretons. Le service d’électricité a pu être rétabli dans les jours et semaines qui ont suivi les évènements mais les consolidations définitives, qui doivent être réalisées dans les mois qui suivent, restent souvent à la charge des collectivités, avec l’aide du Facé. L’enveloppe du Facé était de 360 M€ en 2024. La dotation des sous-programmes faisant l’objet d’une répartition départementale, qui représente habituellement l’essentiel de l’enveloppe, a dû être réduite pour 2024 de 28 M€ par rapport à 2023 afin d’abonder le sous-programme dédié aux intempéries et de réaliser une première étape de consolidation sur quatre prévues. De nouvelles programmations de crédits destinées à la réparation des dégâts d’intempéries devront intervenir dans les années à venir. Le Gouvernement travaille au bon dimensionnement du Facé dans le cadre des débats parlementaires sur le PLF 2025. Le montant de l’enveloppe Facé initialement prévu dans le PLF 2025 était stable par rapport à 2024. Les débats parlementaires ont conduit à un ajustement à la hausse de ce montant. Par ailleurs, le PLF prévoit que le financement du Facé, actuellement assuré par une contribution des gestionnaires de réseau de distribution, eux-mêmes financés par le Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Electricité (TURPE) payé par les consommateurs d’électricité, soit dorénavant intégré à l’accise sur l’électricité, elle aussi assise sur les consommations d’électricité. Cette réforme est sans impact sur le fonctionnement du Facé et permet de réexaminer plus régulièrement le montant global des aides distribuées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>271</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>818</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Frais de relève des usagers dépourvus d’un compteur Linky</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            271. — 8 octobre 2024. — M. Hervé Saulignac appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la facturation par Enedis, à partir de janvier 2025, des relevés de compteurs anciennes générations réalisés par les individus eux-mêmes. À ce jour, un grand nombre de Français ne sont toujours pas équipées d’un compteur Linky. Enedis a déployé 37,2 millions de compteurs, soit un taux d’équipement de 94,5 %. Près de deux millions de clients restent à équiper. Si certains refusent explicitement son installation, d’autres en sont privés pour des raisons diverses et indépendantes de leur volonté (problèmes techniques, difficultés de contact…). Quel que soit le motif, les personnes non-équipées d’un compteur Linky doivent, au moins une fois par an, transmettre leur index de consommation à Enedis afin que le fournisseur puisse leur facturer leurs consommations réelles. Ceux qui s’y refusent doivent supporter les frais d’auto-relève. Jusqu’au 1er janvier 2025, aucun frais de relève ne s’applique pour les clients qui fournissent leur index à Enedis, conformément à la délibération n° 2022-82 du 17 mars 2022 de la Commission de régulation électrique (CRE) relative à la mise en place des modalités de facturation spécifique de la relève résiduelle pour la fin de la période du tarif d’utilisation des réseaux publics de distribution d’électricité 6 (TURPE 6). Cette décision du CRE semble juste et cohérente : dans la mesure où l’activité de relève est une mission de service public d’Enedis inscrite à l’article L. 322-8 du code de l’énergie, la facturation des auto-relevés de compteurs paraîtrait totalement injuste pour ceux dont l’installation a pris du retard pour des raisons qui ne dépendent pas de leur volonté (problèmes techniques, difficultés de contact, etc…). Toutefois, à partir de janvier 2025 et de la fin de la période TURPE 6, la facturation des frais de relève s’appliquera, mais aucune précision n’a été rendue publique sur le montant de ces frais, qui doivent être fixés par la CRE dans le cadre du dispositif de tarification TURPE 7. Il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement compte mettre en place, après la fin de la période TURPE 6 fixée à 2025, pour les personnes n’étant toujours pas équipées de compteurs Linky. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>819</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A ce jour, plus de 37 millions de compteurs communicants Linky ont été posés sur le périmètre d’Enedis, soit un taux de 95 % de déploiement. Ce programme poursuit quatre objectifs : l’amélioration du fonctionnement du réseau, la réduction des coûts pour ses gestionnaires, la facilitation de l’ouverture du marché de l’électricité à la concurrence et la maîtrise de la demande de l’énergie. S’agissant de la réduction des coûts, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a chiffré les gains à 1 milliard d’euros sur la période 2021-2024. La CRE, autorité administrative indépendante, est chargée d’établir un cadre régulatoire incitatif au déploiement de ces compteurs s’appliquant aux gestionnaires de réseaux et aux consommateurs. La CRE a ainsi présenté lors de sa consultation publique sur le nouveau tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (TURPE 7), qui s’est tenue du 17 octobre jusqu’au 22 novembre 2024, le dispositif envisagé de facturation des coûts spécifiques générés par les clients non équipés de compteurs non communicants pour la période tarifaire de 2025 à 2029. Ce dispositif prendrait la suite du cadre régulatoire transitoire valable pour la fin de la période tarifaire du TURPE 6. Dans sa délibération du 17 mars 2022, la CRE a effectivement fixé un dispositif pour la phase courant du 1er janvier 2022 au 31 juillet 2025. A l’issue de la phase de déploiement massif des compteurs Linky fin 2021, et constatant que 3,8 millions d’utilisateurs restaient équipés de compteurs non communicants à cette date, la CRE a souhaité s’assurer que les coûts associés à l’activité de relève spécifique aux compteurs non communicants (déplacement des techniciens sur place, coûts de systèmes d’information et coûts des contrôles), ne soient pas supportés par la collectivité mais par les consommateurs qui les génèrent. Une composante tarifaire supplémentaire, s’ajoutant à la composante de comptage, a donc été introduite. Les clients qui ne sont pas équipés d’un compteur Linky et qui n’ont pas mis à disposition d’index de consommation depuis plus de 12 mois se voient facturer une composante de 9,48€ tous les deux mois au titre des coûts qu’ils génèrent. Avant de déclencher la facturation, Enedis effectue plusieurs relances (par SMS, e-mails, courriers et appels) pour inciter les consommateurs concernés à demander la pose d’un compteur intelligent ou à transmettre leurs index auto-relevés. Pour la période TURPE 7, la CRE propose de faire évoluer ce dispositif transitoire : à compter du 1er août 2025, les clients non équipés d’un compteur communicant pourraient se voir facturer cette composante tarifaire supplémentaire, même en cas d’auto-relève, à l’exception des cas d’impossibilité technique indépendante du client identifié. Le montant mentionné par la CRE dans son document de consultation est estimé à 6,93 € facturés tous les deux mois. Le Gouvernement estime que cette régulation incitative est de nature à favoriser le déploiement des compteurs communicants dans les cas résiduels, et d’éviter, dans un souci d’équité, que les coûts de la relève manuelle soient supportés par l’ensemble des consommateurs d’électricité. Le Gouvernement est attentif à ce que ces frais de relève résiduelle ne s’appliquent pas en cas de difficulté technique, ou de raison indépendante du client concerné, ce que la CRE propose. Il est également favorable à ce que sa mise en place dans les territoires desservis par des entreprises locales de distribution et dans les zones non interconnectées soit conditionnée à l’atteinte d’un certain taux de déploiement des compteurs évolués dans le territoire de desserte (par exemple, 90%, comme le propose la CRE).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>273</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>820</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Panneaux photovoltaïques et thermiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            273. — 8 octobre 2024. — M. Ian Boucard appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques s’agissant du déploiement des panneaux photovoltaïques et thermiques en France. En effet, les installations solaires sont aujourd’hui encore assez peu présentes chez les particuliers. De plus, ces dernières ne dépassent généralement pas 3 kilowatt-crête (kWc), une puissance qui ne permet pas de couvrir totalement les besoins en électricité d’une maison individuelle. Il semblerait que le choix de cette puissance est probablement dû à une surcharge importante de démarches administratives qui provoquerait un frein chez les individus possédant des panneaux photovoltaïques. Par ailleurs, les panneaux photovoltaïques permettent aux particuliers de devenir en quelque sorte producteur d’énergie et de répondre ainsi, par eux-mêmes, à leurs besoins en électricité. En équipant son domicile d’une installation solaire, un ménage peut effectivement couvrir une bonne partie de sa consommation en électricité. Cette hausse pourrait également être une solution écologique car elle favoriserait l’autonomie énergétique en donnant la possibilité aux personnes possédant un véhicule électrique de recharger leur batterie grâce à l’énergie produite par les panneaux solaires. D’autre part, l’installation de panneaux photovoltaïques est une solution compatible avec les ambitions écologiques du pays car elle limiterait le besoin de production des centrales électriques qui fonctionnent au gaz, au charbon ainsi qu’au fioul. C’est pourquoi il souhaite savoir si le Gouvernement entend prendre des mesures pour encourager davantage les particuliers à la pose de panneaux photovoltaïques et thermiques. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>820</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’État a encouragé l’installation de panneaux photovoltaïques sur bâtiments de puissance inférieure à 9 kilowatt-crête (kWc) et le recours à l’autoconsommation de l’électricité produite par ces panneaux au moyen du dispositif de soutien défini par l’arrêté tarifaire du 6 octobre 2021 (également appelé « arrêté tarifaire S21 »). L’arrêté prévoit que ces installations peuvent bénéficier d’une part d’une prime à l’investissement, versée lors de la mise en service des panneaux, et d’autre part de la possibilité de vendre à un acheteur obligé l’électricité non-autoconsommée (injection du surplus d’électricité sur le réseau public de distribution). Les montants de la prime et du tarif de vente du surplus sont actualisés tous les trimestres, pour tenir compte de l’évolution du coût du crédit et des coûts industriels. En outre, l’installation des panneaux de puissance inférieure à 3 kWc bénéficie d’un taux réduit de TVA. Selon les statistiques réalisées par le ministère [1], à la fin du second trimestre 2024, 12,7 % de la puissance photovoltaïque installée produit de l’électricité entièrement ou partiellement autoconsommée. Cela représente 500 000 installations au 30 juin 2024 et une puissance installée de 2,6 GW, soit une hausse de 79 % en un an. Le rythme de déploiement de ces opérations est très élevé, le soutien de l’État devant être ajusté au regard de cette dynamique. L’État soutient également le développement des installations solaires thermiques, pour des applications à basse et moyenne température (production d’eau chaude dans les secteurs résidentiel, tertiaire et industriel notamment) ou à haute température (production de vapeur pour l’industrie par exemple). Le soutien aux installations solaires thermiques individuelles et collectives s’appuie principalement sur : - Les aides à la rénovation énergétique des logements destinées aux particuliers (aides MaPrimeRénov’de l’Anah, aides des Certificats d’économies d’énergie). Depuis juillet 2023, l’ensemble des ménages peuvent notamment bénéficier d’un montant minimal de prime Coup de pouce "chauffage" de 5 000 € pour l’installation d’un système solaire combiné en remplacement d’une chaudière individuelle au charbon, au fioul ou au gaz. - Les aides au déploiement des réseaux de chaleur et des installations de production de chaleur EnR&amp;R destinées à l’habitat collectif, aux collectivités et aux entreprises. Le Fonds Chaleur opéré par l’Ademe soutient également le développement de "Grandes Installations Solaires Thermiques" (GIST) via un appel à projets dédié dans les secteurs résidentiel, tertiaire, industriel et agricole (opérations dédiées à la production d’eau chaude sanitaire et aux procédés industriels, installations couplées à un réseau de chaleur, systèmes solaires combinés destinés à la production d’eau chaude sanitaire et de chauffage, pompes à chaleur solaires destinées à la production d’eau chaude sanitaire). Par ailleurs, les installations solaires thermiques relèvent des prestations de rénovation énergétique des logements éligibles au taux réduit de TVA 5,5 %. S’agissant des réseaux de chaleur, la fourniture de chaleur est éligible au taux réduit de TVA 5,5 % lorsqu’elle est majoritairement produite à partir d’énergies renouvelables et de récupération. [1] Disponible sur https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/publicationweb/668]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>275</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>820</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Prix de rachat par EDF OA du surplus des petites installations photovoltaïques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            275. — 8 octobre 2024. — Mme Christine Arrighi attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur le prix de rachat du surplus des installations de panneaux photovoltaïques de puissance inférieure ou égale à 3 kWc. En effet, les particuliers qui ont installé des panneaux photovoltaïques sur leurs maisons revendent à EDF Obligation d’achat (EDF OA) le surplus de leur production. Aujourd’hui, cette revente se fait au tarif de 0,10 euro non soumis à TVA. Or depuis la mise en service en septembre 2022, cas de référence, ce prix de rachat n’a pas changé alors que le prix de vente EDF, pour le consommateur, est passé de 0,14497 euro (hors TVA de 20 %) à 0,188190 euro (hors TVA de 20 %), dernier tarif connu. La marge d’EDF sur le kWh acheté a pratiquement doublé en l’espace d’un an. Cela paraît anormal car ce sont les particuliers et non EDF qui font l’effort d’investissement, un investissement utile écologiquement et qui renforce l’autonomie énergétique du pays. Il serait donc nécessaire aujourd’hui que le prix de rachat du kWh par EDF soit établi aux alentours de 45 %, taux pratiqué au dernier trimestre 2022. Tous les autres contrats (qui sont soumis à la TVA de 20 %) font l’objet d’une revalorisation périodique du kWh racheté. Seule fait exception la vente du surplus des installations de puissance inférieure ou égale à 3 kWc exonérées de la TVA, ce qui est manifestement injuste. C’est pourquoi elle lui demande comment elle entend garantir une revalorisation périodique du kWh racheté concernant la vente du surplus des installations de panneaux photovoltaïques de puissance inférieure ou égale à 3 kWc, par l’indexation au prix de vente pratiqué par EDF et par une limite de la marge d’EDF. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>821</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les installations de moins de 9kWc qui bénéficient d’un tarif de vente en surplus ont pour principal but l’autoconsommation. Ils bénéficient pour cela d’une prime à l’investissement, dont le montant évolue en fonction du nombre de demandes par rapport aux objectifs fixés sur le segment. Le tarif d’achat du surplus a pour objectif d’offrir une débouchée à l’électricité qui n’est pas autoconsommée par les petits producteurs. Il évolue, en application de l’arrêté du 6 octobre 2021 fixant les conditions d’achat de l’électricité produite par les installations implantées sur bâtiment, hangar ou ombrière utilisant l’énergie solaire photovoltaïque en fonction d’un coefficient KN prenant en compte le coût horaire du travail et l’indice des prix à la production de l’industrie française et permet ainsi au tarif d’achat de mieux refléter la réalité économique du coût des panneaux. En outre, une fois le contrat actif, le tarif est revalorisé à chaque date anniversaire selon le coefficient L défini à l’article 9 de l’arrêté. Le coefficient L est représentatif de l’évolution des coûts des matériels et du travail dans l’industrie. Les tarifs proposés dans le cadre des arrêtés tarifaires sont librement disponibles sur le site de la Commission de régulation de l’énergie : https://www.cre.fr/documents/open-data/arretes-tarifaires-photovoltaiques-en-metropole.html. Au dernier trimestre 2024, il s’élève à 13c€/kWh. Par ailleurs, il convient de distinguer les tarifs d’achat de l’électricité qui correspond à un mécanisme de soutien à la production d’électricité renouvelable et les tarifs réglementés de vente qui incluent l’achat de l’électricité, les taxes et le tarif d’utilisation du réseau. Le différentiel entre les deux ne peut donc pas être considéré comme une marge pour ED]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>278</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>821</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, chargée de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Énergie</ministreJO><Objet>Revente en surplus de l’électricité produite par panneaux solaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            278. — 8 octobre 2024. — Mme Louise Morel attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, chargée de l’énergie, sur le prix de revente en surplus de l’électricité produite par panneaux solaires par les particuliers. Certains Français, soucieux de répondre aux défis écologiques et environnementaux, investissent dans l’installation de panneaux solaires pour leur foyer. Ces investissements ont pour objectif une baisse de leur facture électrique grâce à la revente du surplus d’électricité produite. Or le prix de vente de l’électricité est autour de 10 centimes d’euros HT le KWh pour les particuliers. Ce prix est resté stable alors même que les fournisseurs d’énergies, acheteurs de ces surplus, augmentent sensiblement le prix de vente au consommateur final. Si cette augmentation peut s’expliquer par une hausse des coûts de productions, notamment liés aux déséquilibres géopolitiques, il n’en reste pas moins que les particuliers producteurs d’énergie ont le sentiment de ne pas être encouragés dans leur contribution à la souveraineté énergétique du pays. En ce sens, elle lui demande ce qu’elle entend mettre en œuvre pour assurer une plus juste répartition de la valeur, cela dans une perspective d’augmentation du pouvoir d’achat des Français et d’atteindre les objectifs écologiques fixés par le Gouvernement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>821</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les modalités du soutien de l’État à l’installation de panneaux solaires de moins de 9 kWc sur des bâtiments sont définies par l’arrêté du 6 octobre 2021. Lorsque le producteur choisit d’autoconsommer l’électricité produite par son installation, il bénéficie d’une prime à l’investissement, dont le montant est fixé par l’arrêté, et de la possibilité de revendre à un acheteur obligé l’électricité produite en surplus, à un tarif également fixé par l’arrêté. Ce dispositif permet aux producteurs de réduire leur facture d’électricité en consommant l’électricité produite par leur installation. Ils réduisent ainsi la quantité d’électricité achetée auprès de leur fournisseur et sont protégés des variations des prix de marché. La revente d’électricité peut également leur permettre des revenus supplémentaires, mais qui ne sont pas l’objectif de ce dispositif pour les petits particuliers. Depuis le 1er novembre 2022, le prix d’achat du surplus est indexé par un coefficient qui prend en compte l’évolution du coût de la dette, des prix des matières premières, de la production industrielle et de la main d’œuvre. Il s’agit là d’une des mesures d’urgence prises par le gouvernement dès 2022 pour maintenir le développement du photovoltaïque pour les particuliers, malgré l’augmentation des coûts. Les montants des tarifs d’achat du surplus pour la tranche 0 à 9 kilowatt crète (kWc) sont publiés sur le site internet de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). A titre d’exemple, pour les installations dont la demande complète de raccordement au réseau a été effectuée entre le 1er novembre 2024 et le 31 janvier 2025, le tarif est 12,69 c€/kWh.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>279</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>822</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Seuil minimal d’obtention de la RIIPM pour les projets hydroélectriques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            279. — 8 octobre 2024. — M. Antoine Villedieu appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur le seuil minimal de puissance fixé afin d’obtenir la reconnaissance impérative d’intérêt public majeur pour les nouveaux projets hydroélectriques. En vertu de l’article 19 de la loi du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables, le Gouvernement a soumis à une concertation publique le décret qui précise les conditions de la reconnaissance impérative d’intérêt public majeur (RIIPM) des nouveaux projets hydroélectriques. Dans sa forme actuelle, le décret précise que les projets susceptibles de bénéficier de cette RIIPM devront atteindre une puissance minimale de 3 MW. Ce seuil minimal anormalement élevé apparaît en décalage non seulement avec les revendications des principaux représentants de la filière, les recommandations du Conseil supérieur de l’énergie mais également avec les objectifs réels de la RIIPM. En effet, cette dernière permet de protéger sur le plan juridique les petits projets, très majoritaires dans le développement de l’hydroélectrique et qui éprouveraient d’importantes difficultés à démontrer leur intérêt public majeur. En fixant arbitrairement ce seuil minimal à 3 MW, le Gouvernement se prive de l’essentiel du potentiel d’une filière porteuse d’avenir alors que la France revendique hautement de hautes ambitions dans le domaine du développement des énergies renouvelables. Quant aux craintes suscitées par de potentielles atteintes à la biodiversité, il convient de rappeler que tout projet doit cumuler trois conditions pour l’obtention d’une dérogation à l’interdiction de destruction ou d’altération d’espèces protégées et que la RIIPM n’est que l’une d’entre elles. Sur la base de ce constat, il lui demande si elle va abaisser ce seuil à 150 kW pour qu’il soit davantage adapté à la réalité de la filière comme le recommande le Conseil supérieur de l’énergie. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>822</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement souhaite préserver de développer les capacités de production hydroélectrique en France, qui correspondent en 2023 à près de 13 % de couverture de la demande d’électricité et à la moitié de la production d’électricité renouvelable. La révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie, en cours de consultation, prend également en compte le potentiel de la petite hydroélectricité. En outre, le Gouvernement a conscience des efforts fournis par la filière pour répondre aux enjeux de continuité écologique, et de l’intérêt que portent les élus locaux à cette énergie décarbonée à forte valeur ajoutée pour les territoires. La reconnaissance automatique de la RIIPM, dans certaines conditions, pour les projets de production d’énergies renouvelables a été introduite par l’article 19 de la loi du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables selon des modalités à fixer par décret. L’application de ce décret a des implications sur l’instruction de l’autorisation environnementale des futurs projets hydroélectriques, en particulier pour l’obtention de la dérogation « espèces protégées » dont la RIIPM est un des trois critères. La détermination du seuil doit donc tenir compte des différents enjeux énergétiques et environnementaux. A la suite des consultations du public, du Conseil supérieur de l’énergie, de la Mission interministérielle de l’eau et du Conseil national de la protection de la nature, le Gouvernement a choisi d’établir le seuil de la RIIPM pour l’hydroélectricité à 1 MW, en cohérence avec la façon dont ont été définis les seuils pour les autres énergies renouvelables terrestres en terme de proportion d’installations d’une part, et avec le seuil de l’appel d’offres « petite hydroélectricité » prévu par la programmation pluriannuelle de l’énergie d’autre part. Ainsi, le décret relatif à la RIIPM sur le territoire métropolitain, qui a été adopté définitivement le 28 décembre 2023, fixe un seuil de 1 MW pour l’hydroélectricité. Dans les zones non-interconnectées au réseau électrique continental, ce seuil a été fixé à 500 kW par décret du 4 octobre 2024 dans la mesure où les installations de production électrique sont de taille plus modeste dans ces territoires. Compte tenu de la contribution relativement faible des installations de moins de 1 MW à l’atteinte des objectifs énergétiques nationaux et des enjeux de renaturation des cours d’eau et de continuité écologique, établir un seuil à 150 kW n’a pas été jugé pertinent. De plus, bien qu’elles ne bénéficient pas de la présomption de reconnaissance de la RIIPM, les installations de moins de 1 MW pourront tout de même continuer à solliciter une dérogation « espèces protégées », qui restera susceptible d’être délivrée selon les conclusions des services instructeurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>411</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>823</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Concurrence déloyale dans le secteur photovoltaïque</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            411. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la situation alarmante de l’industrie française et européenne de fabrication de panneaux solaires. La transition vers une économie plus respectueuse de l’environnement et la relocalisation des industries sont de véritables priorités pour le pays. Cependant, de nombreux fabricants français et européens de panneaux solaires sont aujourd’hui menacés de fermeture en raison de la concurrence déloyale exercée par les produits chinois subventionnés par le Gouvernement. Par conséquent, la capacité des entreprises nationales et européennes à jouer un rôle majeur dans ce processus est sérieusement compromise par ces pratiques commerciales injustes. En effet, la baisse brutale des prix pratiqués par les produits chinois, conséquence directe des subventions gouvernementales massives, a eu un impact dévastateur sur les fabricants français. Cette concurrence déloyale a entraîné une diminution drastique des commandes pour certaines entreprises mettant ainsi en péril des dizaines d’emplois et compromettant la pérennité même de l’industrie photovoltaïque nationale et donc de la souveraineté énergétique française. Il souhaiterait donc connaître les mesures et les actions étudiées visant à contrer le dumping exercé par les fabricants chinois, permettant ainsi de restaurer l’équité sur le marché et de garantir une viabilité économique des entreprises opérant dans le secteur photovoltaïque. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>823</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’adoption du règlement européen pour une industrie « zéro net » (Net Zero Industry Act ou NZIA) le 13 juin 2024 offre aux Etats membres de nouveaux leviers pour accompagner les industries critiques à la transition énergétique. En effet, de nouveaux critères hors-prix devront être introduits dans les dispositifs de soutien des Etats membres afin de prendre en compte la contribution des projets à la résilience, à la durabilité, à la responsabilité sociétale, à la cybersécurité, etc. Pour préciser ce règlement, la Commission adoptera : - un acte délégué au plus tard le 30 mars 2025, afin de recenser la liste des composants spécifiques sur lesquels introduire ces critères. - un acte d’exécution sur le niveau de dépendance de ces composants au marché. Un premier projet de texte devrait être communiqué dans les prochaines semaines. Le Gouvernement français envisage d’introduire, en cohérence avec la montée en charge des fabricants européen, un critère de résilience dans ses dispositifs de soutien : un composant serait qualifié de « résilient » s’il est fabriqué par une entreprise qui ne réalise pas la majorité de sa production dans un pays tiers représentant plus de 50 % des importations européennes. Le respect de ce critère de résilience serait nécessaire pour être éligible à un dispositif de soutien à la production d’électricité. D’autre part, depuis la période 8 de l’appel d’offres pour des projets d’installations de production photovoltaïque sur bâtiment de puissance supérieur à 500 kWc, la méthodologie d’évaluation carbone repose uniquement sur les valeurs d’émissions de gaz à effet de serre par pays, données dans le cahier des charges : plus la région de fabrication du composant est carbonée, plus la valeur du bilan carbone augmente. Cette mesure a pour but de favoriser les panneaux provenant de pays à faible empreinte carbone. Un retour d’expérience sera tiré de l’utilisation de cette méthode, pour apprécier l’utilité de sa généralisation aux autres dispositifs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>452</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>823</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dépistage des glaucomes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            452. — 8 octobre 2024. — Mme Félicie Gérard attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le dépistage du glaucome, première cause de cécité absolue en France. Les glaucomes sont une malade chronique de l’œil du fait de lésions du nerf optique. Dans la majorité des cas, l’hypertonie oculaire est la première étape de l’évolution vers le glaucome. Selon l’Union nationale des aveugles et des déficients visuels (UNADEV), plus d’1 million de personnes en France sont atteintes de cette pathologie, dont plus de la moitié l’ignore. Or un dépistage réalisé en amont permet de prévenir la maladie, ou le cas échéant d’en limiter les risques et les effets. À partir de 40 ans, les risques de développer cette maladie augmentent : il est donc nécessaire de se faire dépister régulièrement. Avec le « bus du glaucome », l’UNADEV propose des consultations ophtalmologiques gratuites afin de dépister le glaucome. Cependant, cela est loin d’être suffisant et encore trop de Français méconnaissent l’importance de se faire dépister régulièrement chez un spécialiste à partir de leurs 40 ans. S’agissant d’un enjeu de santé majeur, elle lui demande si elle compte renforcer les campagnes de prévention sur le sujet en France et mettre en place des dépistages organisés et régulés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>823</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le glaucome est une maladie de l’œil responsable de lésions du nerf optique, qui, non traitée, peut engendrer une déficience visuelle, voire la cécité. Elle est le plus souvent due à une élévation de la pression interne de l’œil. Cependant, certains sujets ayant une hypertension intraoculaire modérée peuvent ne jamais développer de glaucome. Le glaucome est une maladie qui évolue de manière silencieuse, difficile à dépister en l’absence d’un test simple de dépistage. Le diagnostic ne se fonde pas sur un examen unique, mais sur un faisceau d’arguments cliniques et paracliniques. La Haute autorité de santé (HAS) a publié en mars 2022 des recommandations concernant le diagnostic et la prise en charge de l’hypertonie oculaire et du glaucome primitif à angle ouvert. Ces recommandations soulignent l’importance d’adresser à un ophtalmologiste tout patient présentant un des facteurs de risque : âge de 40 ans et plus, antécédent personnel d’hypertonie oculaire, antécédent familial de glaucome, myopie forte, corticothérapie prolongée, mélanodermie, malformations oculaires, antécédent (s) de pathologie oculaire, même ancienne, telle que décollement de rétine opéré, uvéite, traumatisme oculaire. La HAS précise que la sensibilisation à l’importance du dépistage de l’hypertonie oculaire et du glaucome peut être réalisée par tous les intervenants de la filière de soin visuelle : ophtalmologistes, orthoptistes, mais également, et plus généralement, par les professionnels de santé, médecins, infirmiers, pharmaciens et les associations de patients. Le dépistage du glaucome en population générale ne s’inscrit pas actuellement dans un cadre de recommandations de bonnes pratiques validé. Néanmoins, le diagnostic et une prise en charge précoce des troubles visuels constituent et restent une préoccupation du ministère chargé de la santé. Les rendez-vous de prévention aux âges clés en cours de déploiement dans le cadre du dispositif « Mon bilan prévention » viendront y contribuer.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>601</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>824</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Stationnement des infirmières et infirmiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            601. — 8 octobre 2024. — M. Vincent Rolland appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés liées au stationnement des infirmières et infirmiers libéraux pour assurer les soins à domicile. Les infirmières et infirmiers libéraux sont des acteurs de premier plan de la santé publique de proximité. Ils interviennent la plupart du temps au domicile des patients. En effet, leur intervention à domicile permet de limiter les séjours en hôpital grâce à une offre de soins à domicile. Ces personnels de santé sont toutefois confrontés à une réelle difficulté dans l’exercice de leur activité avec la problématique du stationnement. L’augmentation de la tarification du stationnement représente une charge supplémentaire qui complique l’exercice à domicile des soins infirmiers et la rémunération des actes médicaux réalisés à domicile ne permet pas de supporter le coût du stationnement. Sans parler des stationnements en centre-ville devenus compliqués. Les conséquences sont lourdes, allant jusqu’à l’obligation de refus de certaines prises en charge à domicile, ce qui affecte non seulement les patients, mais aussi la mission même des infirmières et infirmiers libéraux. L’état de saturation des urgences est à un niveau élevé et le manque de lits à l’hôpital font que les retours à domicile deviennent de plus en plus nombreux. Il lui demande que tout infirmier d’exercice libéral puisse recevoir une carte de stationnement pour « infirmier libéral ». Elle permettra à son titulaire d’utiliser à titre gratuit toutes les places de stationnement ouvertes au public à l’occasion de ses déplacements professionnels. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>824</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 63 de la loi n° 2014-58 du 27 janvier 2014 de Modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (MAPTAM), a engagé la dépénalisation et la décentralisation du stationnement public payant sur voirie en France. Cette réforme majeure, entrée en vigueur au 1er janvier 2018, donne aux élus de nouveaux moyens pour renforcer l’efficacité de leur politique de stationnement en faveur du report vers les modes alternatifs à la voiture. En effet, l’ancien dispositif pénal national, qui passait par l’acquisition d’une durée de stationnement et, en cas de défaut, par une amende forfaitaire de 17 € identique sur tout le territoire, était insuffisamment incitatif au paiement spontané du prix du stationnement, en particulier dans les grandes agglomérations.  Ainsi, depuis le 1er janvier 2018, le dispositif repose sur une redevance d’occupation du domaine public. En cas de défaut ou d’insuffisance de paiement, un Forfait de post-stationnement (FPS) fixé localement, pouvant atteindre le montant total de la redevance due pour la durée maximale journalière, est payé par l’usager. Le produit du FPS, directement perçu par la collectivité, est établi en vue de favoriser la fluidité de la circulation, la rotation du stationnement des véhicules sur voirie et l’utilisation des moyens de transport collectifs ou respectueux de l’environnement. Il tient compte de l’ensemble des coûts nécessaires à la collecte du produit de la redevance de stationnement. S’agissant de la détermination du barème forfaitaire incluant une éventuelle plage gratuite pour les personnels de santé intervenant à domicile, celui-ci relève de chaque collectivité qui apprécie l’opportunité d’y recourir en vertu du principe de libre administration des collectivités territoriales. Cette possibilité est donc déjà donnée par le cadre législatif actuel (code général des collectivités territoriales), lequel ne nécessite pas d’évolution spécifique.  À cet égard, certaines villes comme Paris ou Lyon ont fait le choix de mettre en place un tarif spécifique pour les professionnels de santé amenés à se déplacer très régulièrement aux domiciles de leurs patients. En tout état de cause, il apparaît que le caractère récent de la réforme nécessitera de la part des collectivités un temps de prise en compte de cette nouvelle compétence, pour à terme pouvoir proposer aux usagers des politiques tarifaires pleinement adaptées aux réalités du terrain.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>650</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>825</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Soumya Bourouaha</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Améliorer la sensibilisation aux signes et aux dangers des AVC</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            650. — 8 octobre 2024. — Mme Soumya Bourouaha* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le manque de prévention publique relatif aux signes et aux dangers des accidents vasculaires cérébraux (AVC). Près de 150 000 Français sont touchés chaque année par un AVC, dont plus de 1 000 enfants ce qui représente environ un cas toutes les 4 minutes sur le territoire national. Ces accidents sont la seconde cause de mortalité des Français et la première pour les femmes. Les femmes sont aujourd’hui plus touchées par les AVC que les hommes, ce qui peut s’expliquer pour plusieurs raisons : le risque augmente avec l’âge alors que les femmes vivent en moyenne plus longtemps ; elles sont davantage touchées par l’hypertension artérielle (ménopause, risques hormonaux liés à la contraception et à la grossesse etc.) ; enfin, les femmes sont plus sujettes à la fibrillation auriculaire, une forme d’arythmie cardiaque. Le diagnostic précoce est l’une des clefs pour sauver des vies. Or certains signes peuvent s’apparenter à ceux d’une menstruation douloureuse ou d’un malaise vagal, comme des maux de tête ou une perte d’équilibre, ce qui peut ralentir le diagnostic alors que chaque seconde compte. Pourtant, il est possible d’identifier les symptômes de l’AVC, notamment de par leur apparition rapide et brutale, mais encore faut-il les connaître. Sensibiliser le grand public aux dangers de l’AVC et surtout à ses symptômes, apparaît aujourd’hui comme une nécessité. C’est pour cela qu’elle l’interpelle sur l’importance de créer une vaste campagne de sensibilisation publique autour des accidents vasculaires cérébraux. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>661</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>825</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Delogu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Il faut lancer une campagne nationale de prévention contre les risques d’AVC !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            661. — 8 octobre 2024. — M. Sébastien Delogu* appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le sujet de la problématique des accidents vasculaires cérébraux (AVC), en particulier sur le manque d’information et de sensibilisation de la population à ce propos. Chaque année, 150 000 personnes sont touchées par un AVC dont 30 000 qui en meurent et tant d’autres qui en survivent mais avec un handicap à vie. Pourtant, la majorité des Français ignorent les signes d’urgence et il n’existe pas à ce jour de grande campagne de sensibilisation ou de dépistage. Une pétition rassemblant près de 25 000 signatures a été présentée à de nombreuses reprises aux ministres prédécesseurs et au ministère de la santé, en vain. Il lui demande si elle entend prendre le sujet à bras le corps en lançant une campagne nationale ambitieuse de prévention contre les risques d’AVC sur le modèle des actions menées contre le tabagisme, la mortalité routière ou encore le cancer du sein.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>670</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>825</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prévention des accidents vasculaires cérébraux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            670. — 8 octobre 2024. — Mme Alexandra Martin* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les moyens à mettre en œuvre pour prévenir les accidents vasculaires cérébraux (AVC). Chaque année en France, ce sont 150 000 personnes qui sont touchées par un AVC. Première cause de mortalité chez la femme et troisième chez l’homme, 30 000 personnes décèdent d’un AVC chaque année. Première cause de handicap chez l’adulte, ce sont 500 000 personnes qui vivent avec des séquelles motrices, neurologiques, psychologiques aujourd’hui en France. La prise en charge se doit d’être la plus rapide possible. Le risque d’AVC augmente fortement avec l’âge, mais 1 % des AVC concernent des nouveaux nés, des enfants ou des adolescents, soit entre 500 et 1 000 cas par an. La prévention des AVC est donc un enjeu majeur de santé publique pour lequel il est urgent de mettre en place un véritable plan de communication. En effet, l’information de l’ensemble de la population, la formation des professionnels de santé et la promotion d’une meilleure hygiène de vie doivent faire l’objet d’un grand plan d’actions visant à mieux prévenir les risques et mieux repérer les symptômes de l’AVC. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement compte réaliser une campagne durable d’information et de prévention semblable à certaines déjà existantes telles que la lutte contre le tabagisme, la sécurité routière, les violences sexuelles. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>674</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>826</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Faure</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Sensibilisation aux AVC</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            674. — 8 octobre 2024. — M. Olivier Faure* interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en compte par l’État de l’accident vasculaire cérébral (AVC), qui frappe 150 000 Français de tout âge par an, dont 1 000 enfants. Cela représente une victime toutes les 4 minutes. 30 000 d’entre eux en décèdent, soit 1 sur 5. L’AVC est la première cause de handicap du pays. Aussi, il souhaite savoir si des campagnes de sensibilisation sont envisagées pour que les AVC puissent être rapidement identifiés par la population et pris en charge, afin d’améliorer les chances de celles et ceux qui en sont victimes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1570</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>826</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Bruneau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prévention des risques d’accidents vasculaires cérébraux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1570. — 29 octobre 2024. — M. Joël Bruneau* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le risque d’augmentation du nombre d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) en France et de la nécessité de mettre en œuvre un plan de prévention. Chaque année, plus de 150 000 personnes sont touchées par un AVC. Avec le vieillissement démographique que connaît le pays, mais également l’augmentation de facteurs de risque liés aux modes de vie, notamment la sédentarité et l’obésité, le nombre d’AVC devrait augmenter de manière significative. Dans un article publié dans son magazine en 2020, l’Inserm alertait déjà sur le risque de voir le nombre d’AVC bondir de 34 % d’ici à 2035, c’est-à-dire à plus de 200 000 AVC par an. Parce qu’on a les moyens de réduire certains facteurs de risque par une activité physique régulière, une alimentation plus équilibrée et une consommation réduite de tabac et d’alcool, il souhaite savoir si le Gouvernement a prévu de mettre en place un plan de prévention contre les AVC et, plus globalement, un plan de communication faisant la promotion d’un mode de vie plus sain, réduisant ainsi les coûts à long terme pour la sécurité sociale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>826</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La communication relative à la connaissance des symptômes de l’Accident vasculaire cérébral (AVC) auprès du grand public a été développée dès le plan national d’actions AVC 2010-2014, et entretenue par de nombreux acteurs : agences régionales de santé, associations, sociétés savantes, notamment à l’occasion de la journée annuelle mondiale de l’AVC, le 29 octobre 2024. Le centre national de référence AVC de l’enfant, créé dans les suites du plan AVC 2010-2014, compte parmi ses missions celles d’améliorer les connaissances, de développer l’information et la formation des professionnels de santé, des patients, de leurs proches et des usagers. Ces efforts portent leurs fruits. Selon une enquête de Santé publique France, en 2019, plus de 90% des adultes avaient connaissance des principaux symptômes de l’AVC ; près de 90% auraient le réflexe d’appeler les services de secours. Ces efforts doivent être poursuivis. La Haute autorité de santé prévoit la publication d’un guide parcours de santé de l’AVC. L’enjeu de prévention est considérable. On estime que 80% des AVC précoces sont évitables. Les orientations de la stratégie nationale de santé 2018-2022 et du plan national de santé publique « Priorité prévention » ont pris en compte cet enjeu de prévention. Des actions auprès de la population portent sur les déterminants du risque cardio-neurovasculaire : lutte contre le tabagisme, promotion d’une alimentation favorable à la santé, d’une activité physique régulière, réduction des comportements sédentaires, réduction de la consommation nocive d’alcool, lutte contre l’obésité, actions sur l’environnement, santé au travail, bonne santé mentale. Un autre axe repose sur le repérage et la prise en charge des facteurs de risque par les médecins traitants. La Haute autorité de santé publiera prochainement un guide de bonne pratique pour la prise en charge du risque cardiovasculaire global en médecine de premier recours. Le dispositif « Mon bilan prévention », déployé par le ministère chargé de la santé et par l’Assurance maladie, témoigne de l’ambition de prévention et promotion de la santé pour agir sur les déterminants des maladies chroniques, dont l’AVC. Il a été mis en place par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2023. Accessible et pris en charge à 100 % et sans avance de frais, ouvert aux assurés sociaux qui ont entre 18 et 25 ans (inclus), 45 et 50 ans, 60 et 65 ans et 70 et 75 ans, il ambitionne un virage préventif du système de santé en aidant chaque citoyen à devenir acteur de sa santé. Le ministre chargé de la Santé et de l’Accès porte une attention particulière à ce sujet. Il avait ainsi déposé une proposition de loi visant à une meilleure information et un meilleur dépistage des facteurs de risque des maladies cardio-neurovasculaires (n° 2665, le 28 mai 2024) lorsqu’il siégeait comme député.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1162</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>826</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Fermeture temporaire de certains services d’urgence</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1162. — 22 octobre 2024. — M. Thierry Frappé attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les fermetures temporaires des services d’urgences durant l’été 2024. En effet, de nombreux établissements ont dû suspendre temporairement leurs services en raison d’un manque de personnel médical et d’une surcharge d’activité, à l’instar des services d’urgence de Sarlat, Carpentras, Saint-Brieuc, Ancenis et Laval. Ces fermetures ont parfois lieu quotidiennement sur certaines plages horaires et dans d’autres cas, un jour par semaine. À l’heure de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025, il l’alerte sur la gravité de cette situation dans les hôpitaux publics et interroge le Gouvernement sur les mesures envisagées pour renforcer l’offre de soins, notamment au sein des services d’urgences.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>827</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Chaque été et chaque hiver, les tensions structurelles sont renforcées par la difficulté à remplir les tableaux de garde du fait des congés des professionnels de l’établissement mais aussi des médecins de ville, avec pour effet un report vers les services d’urgences. Ces dernières années, plusieurs actions ont été mises en place (Pacte de refondation des urgences en 2019, Mission du Dr Braun de 2022) qui ont notamment posé les bases de la réforme des urgences de 2023. Le principal enjeu, comme pour l’ensemble de notre système de santé, est celui des ressources médicales. Cette réforme a ainsi vocation à préserver du temps médical et à éviter les fermetures des services, notamment l’été ou l’hiver. Les travaux s’articulent selon 3 niveaux : - éviter les passages aux urgences de patients pouvant être pris en charge en ville : c’est notamment l’objet du Service d’accès aux soins (SAS). Le 15 évolue et n’est plus réservé aux urgences mais permet également de répondre à ces besoins de soins non-programmés (89 SAS sont opérationnels au 1er octobre 2024). - améliorer l’organisation et le maillage des urgences avec la possibilité de créer des antennes de médecine d’urgence, ou encore d’envoyer une Structure mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) paramédicalisée sur évaluation du médecin régulateur, pour adapter au mieux le temps médical. - travailler à une stratégie sur l’aval des urgences, à savoir être en capacité de trouver un lit pour les personnes ayant besoin d’être hospitalisées. Par ailleurs, les territoires disposent de nouvelles solutions pour éviter les fermetures sèches là où les tensions sont les plus fortes. Ils ont désormais la possibilité : - de créer un nouveau type de structure, les antennes de médecine d’urgence. Ouvertes au minimum 12 heures par jour, celles-ci fonctionneront en lien étroit avec les urgences ouvertes en continu les plus proches pour mutualiser les moyens au sein d’une équipe commune. Sauf exception pouvant être décidée par l’ARS, toute antenne sera adossée à un SMUR afin de garantir le maintien d’accès aux urgences vitales, y compris la nuit, possibilité ouverte à partir de 2025. - ils peuvent également envoyer en intervention un équipage du SMUR composé uniquement d’un infirmier et d’un ambulancier. - de reconduire et d’encadrer la régulation à l’entrée des urgences. - d’étendre le dispositif des « médecins correspondants du SAMU » à de nouveaux professionnels pour les territoires les plus éloignés d’une structure des urgences. - de renforcer la gestion de l’aval des urgences, avec l’obligation pour tout établissement concerné de mettre en place un dispositif de gestion des lits (portant sur l’activité d’hospitalisation programmée et non-programmée) ou de participer à un dispositif existant, mis en place soit par son groupement hospitalier de territoire (GHT) soit conjointement à d’autres établissements. Enfin, des outils, conçus par et en lien avec les Agences régionales de santé, sont mis à leur disposition par le ministère pour construire l’organisation de la médecine d’urgence au plus près des besoins et spécificités locales. Ils aideront notamment à formaliser des plans territoriaux d’accès aux soins non programmés et à revoir le maillage des urgences et des SMUR d’ici l’été 2025. En revanche, les solutions ne devront pas s’arrêter à la porte des urgences ; la réponse doit être globale, s’étendant de l’amont des urgences à leur aval. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1737</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>827</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Souveraineté industrielle de la production de médicaments et pénuries constatées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1737. — 5 novembre 2024. — M. André Chassaigne interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la souveraineté industrielle de la production des médicaments et sur les pénuries toujours constatées. En effet, il existe actuellement de fortes tensions, voire des ruptures de stock sur des médicaments essentiels, comme l’Ozempic, le Victoza et surtout le Trulicity du laboratoire Lilly qui traitent les patients souffrant de diabète 2. Il en est de même pour la production de Concerta avec des conséquences graves pour le traitement des troubles du déficit de l’attention (TDAH) de milliers d’enfants et d’adolescents. Pourtant, le Gouvernement avait annoncé sa volonté d’avancer sur des projets de relocalisation d’une cinquantaine de molécules prioritaires et avait déclaré prendre des mesures adaptées comme les « feuilles de route » pluriannuelles contre les pénuries de produits de santé, la publication d’une liste de médicaments « essentiels » et un plan de sécurisation sur les pathologies hivernales. Par ailleurs, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024 a instauré des dispositifs sur la reprise de droits de production des médicaments d’intérêt majeur en arrêt de commercialisation, l’encadrement de la vente directe aux officines et des prescriptions en cas de rupture d’approvisionnement et sur l’élargissement des dispositifs de productions alternatives. Une charte d’engagement collective et solidaire des acteurs de la chaîne pharmaceutique a aussi été signée le 22 novembre 2023. Le risque récent de perte de souveraineté du pays sur la production du Doliprane met encore plus en évidence la nécessité d’une politique plus forte et efficace de sécurisation de la production et de la distribution des médicaments sensibles pour pallier les risques de pénurie. De plus, les difficultés de la société EuroApi, créée pour dynamiser la production européenne de principes actifs pharmaceutiques, sont révélateurs de l’échec d’une politique de développement industriel dans ce domaine. Force est de constater que les annonces et les mesures prises depuis des années sont aujourd’hui totalement insuffisantes, avec des conséquences importantes pour les professionnels de santé, les pharmaciens et bien sûr pour la santé des patients. Il lui demande d’agir rapidement et efficacement contre la pénurie de certains médicaments, notamment par une politique pérenne et volontariste de sécurisation de la production au niveau national, sinon européen. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>828</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La disponibilité des médicaments dans les pharmacies est un sujet de préoccupation majeur pour tous nos concitoyens et a un impact important sur leur vie quotidienne. Les causes des tensions constatées en officines sont multifactorielles : prévalence des épidémies hivernales, disponibilité des matières premières, tensions sur le marché mondial, problèmes dans les chaînes de fabrication… Face à ce constat, le Gouvernement est actif : - identification à l’été 2023 d’une liste de 450 médicaments essentiels faisant l’objet d’un suivi renforcé ; - annonce, par le Président de la République en juin 2023, de la relocalisation sur sol français de la production de 25 médicaments stratégiques dans le cadre du plan France 2030 ; - signature, par l’ensemble des acteurs de la chaîne du médicament, d’une charte d’engagement en novembre 2023, visant à mieux contrôler et réguler les approvisionnements, favoriser la transparence de l’information, et responsabiliser chacun dans l’intérêt premier du patient ; - vote, par le législateur dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale 2024, de dispositions permettant d’accroître la capacité d’action des autorités sanitaires pour lutter contre les tensions d’approvisionnement ; - publication, en février 2024, d’un plan d’action volontariste pour trois années permettant de relever le défi des pénuries avec méthode, détermination et réalisme. En janvier 2025, les ministres chargés de la santé et de l’industrie ont annoncé un nouveau soutien de l’Etat à la relocalisation industrielle pharmaceutique. En annonçant le soutien par France 2030 de 7 projets industriels, soit 21 M€ injectés pour 160 M€ d’investissements industriels, l’Etat vient appuyer la production ou la relocalisation de médicaments essentiels. Ces projets, ainsi que ceux soutenus dans le cadre de France Relance, permettent de renforcer la production de médicaments essentiels sur le territoire national pour 42 médicaments essentiels, dont l’approvisionnement du marché français est vulnérable aux importations extra-européennes. S’agissant plus spécifiquement de la situation des médicaments utilisés dans le traitement du diabète et notamment ceux de la classe des agonistes GLP1 Victoza, Ozempic et Trulicity, plusieurs tensions sont effectivement identifiées, notamment dues à une augmentation importante de la demande mondiale. Ces tensions surviennent dans un contexte de mésusage dans lequel ces spécialités sont utilisées à des fins de perte de poids. Pour rappel, ces spécialités sont indiquées dans le diabète de type 2 insuffisamment contrôlé en complément d’un régime alimentaire et d’une activité physique. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) travaille depuis l’été 2022 en lien étroit avec les sociétés savantes et les associations de patients concernées par la prise en charge du diabète. Ainsi, l’ANSM a publié dès septembre 2022 des recommandations à destination des professionnels de santé, après concertation de la Société francophone du diabète et de la Fédération française des diabétiques qui ont d’ailleurs rappelé l’importance de respecter strictement l’indication des autorisations de mise sur le marché et de ne prescrire ces médicaments qu’aux patients atteints de diabète de type 2. Ces recommandations ont ensuite été réactualisées en mars et décembre 2023 au regard des annonces des laboratoires concernés qui ont indiqué qu’ils allaient devoir faire face à des tensions d’approvisionnement pour l’ensemble de l’année 2024. Aussi, afin que les patients déjà traités puissent continuer à recevoir leur traitement, l’ANSM a mis à jour les recommandations pour les médecins prescripteurs, en concertation avec la Société francophone du diabète (SFD), la fédération française des diabétiques, la fédération française de nutrition, le collège de la médecine générale et les syndicats de pharmaciens (FSPF et USPO) en demandant aux prescripteurs de ne plus initier de traitement et de réserver la prescription des spécialités Victoza, Ozempic et Trulicity uniquement aux patients déjà sous traitement. Depuis début octobre 2024, ces médicaments étant de nouveau disponibles en quantités limitées, les initiations de traitement ont pu reprendre progressivement. En outre, ces situations de rupture de stock ont amené l’ANSM à prendre des mesures sur les stocks de sécurité de ces médicaments. Ainsi, par décision du 2 février 2024, le seuil du stock de sécurité pour les spécialités Trulicity (0,75 mg, 1,5 mg, 3 mg et 4,5 mg) a été augmenté à 4 mois de couverture des besoins des patients en France. Par décision du 2 juillet 2024, le seuil du stock de sécurité pour les spécialités Ozempic dosées à 0,25 mg, 0,5 mg et 1 mg et Victoza 6 mg/ml a également été augmenté à 4 mois de couverture des besoins des patients en France. L’ANSM renvoie par ailleurs aux recommandations de la SFD sur les stratégies d’utilisation des traitements anti-hyperglycémiants dans le diabète de type 2 qui ont été publiées le 1er décembre 2023. Ces communications se sont également accompagnées de courriers adressés aux professionnels de santé par les laboratoires concernés ainsi que par des fiches qui détaillent les tensions d’approvisionnement ainsi que les mesures de gestion mises en place pour chacune des trois spécialités. L’ANSM et la Caisse nationale de l’assurance maladie ont mis en place une surveillance active de l’utilisation de ces spécialités par le suivi des données de vente et de remboursement issues du Système national des données de santé, et par le suivi des signalements d’usages non conformes et des déclarations d’effets indésirables aux centres régionaux de pharmacovigilance. Enfin, l’ANSM a mis en place, depuis décembre 2023, un comité scientifique temporaire sur les analogues du GLP1 qui s’est réuni cinq fois depuis sa création. Composé d’experts multidisciplinaires, ce comité est chargé de dresser un état des lieux de l’utilisation des analogues du GLP1, déterminer les risques associés à la prise de ces médicaments et élaborer des recommandations pour leur utilisation en cas de difficultés d’approvisionnement. S’agissant des tensions portant sur les spécialités à base de Méthylphénidate indiquées dans la prise en charge du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité et la narcolepsie, il convient de souligner que ces produits sont des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur au sens de la règlementation en vigueur et font l’objet d’une attention particulière de la part de l’ANSM. L’ANSM a mis en place des actions pour assurer la continuité de traitement des patients traités par ces médicaments.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>163</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>829</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Contrôle antipollution des véhicules utilitaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            163. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur le contrôle antipollution que les véhicules utilitaires doivent obligatoirement effectuer chaque année. En effet, si tous les véhicules doivent se présenter régulièrement au contrôle technique, les véhicules de type utilitaires légers doivent, eux, impérativement passer tous les ans un contrôle routier complémentaire, portant principalement sur la mesure et le contrôle de leurs émissions polluantes. Lors du passage d’un véhicule au contrôle technique, 133 points de sécurité sont analysés. Toutefois depuis 1999, les véhicules utilitaires doivent également se présenter, dans les deux mois qui précèdent l’anniversaire de la visite périodique, à un contrôle technique complémentaire portant sur trois points principaux. Ils sont liés aux fonctions d’identification, aux mesures de pollution et aux éléments d’information des véhicules utilitaires. Il concerne l’ensemble des véhicules utilitaires à essence en circulation depuis le 1er janvier 1972 et tous les véhicules utilitaires diesel en circulation depuis le 1er janvier 1980. De plus, depuis le 1er septembre 2015, l’ensemble des véhicules utilitaires diesel et à essence circulant le long du réseau routier français sont soumis aux restrictions imposées par les normes européennes d’émission. Toutefois, il serait judicieux d’intégrer ce contrôle dans le contrôle technique effectué tous les deux ans, dès 4 ans de mise en service du véhicule, notamment pour permettre aux Français de gagner en temps, en déplacement et financièrement, d’autant plus dans le contexte actuel de perte de pouvoir d’achat. Ainsi, il lui demande pourquoi ce contrôle annuel n’est pas intégré au contrôle technique qui doit être effectué tous les deux ans et si le Gouvernement compte le faire prochainement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>829</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement a le souci de concilier la lutte contre la pollution et la réduction des contraintes qui pèsent sur les usagers. Le contrôle technique des véhicules inclut un contrôle des émissions des véhicules, en application des dispositions de l’annexe 1 de l’arrêté du 18 juin 1991 relatif à la mise en place et à l’organisation du contrôle technique des véhicules dont le poids n’excède pas 3,5 tonnes. L’article R. 323-22 du code de la route prévoit en son II que « - (…) les véhicules légers de catégorie N1 doivent faire l’objet, dans les deux mois précédant l’expiration d’un délai d’un an après chaque contrôle technique, d’un contrôle technique complémentaire portant sur le contrôle des émissions polluantes. Cette disposition n’est pas applicable aux camionnettes de collection. » Cette disposition, qui les contraint à une vérification complémentaire, s’explique par le fait que les véhicules utilitaires légers, qui appartiennent à la catégorie N1, requièrent une vigilance renforcée en raison de l’usage particulier dont ils font l’objet : en effet, les véhicules utilitaires légers (VUL) sont en général en moins bon état que les véhicules particuliers. En 2023, le taux de contre-visite atteint 23 % pour les VUL alors qu’il correspond à 19 % pour les véhicules particuliers. Cette vérification est complémentaire au contrôle technique périodique effectué tous les deux ans et ne peut donc être intégrée à celui-ci. De plus, il est important de souligner que les VUL sont une source importante d’émissions de gaz à effet de serre et de polluants, comme en témoigne le rapport Secten 2024 du CITEPA.  ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1105</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>830</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Le Coq</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>À quand la création du fichier national du permis de chasse ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1105. — 22 octobre 2024. — M. Aurélien Le Coq interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la création du fichier national du permis de chasse. Depuis 2018, les « accidents de chasse » ont fait 39 morts et 520 blessés, dont beaucoup n’étaient pas chasseurs. Rien que sur la saison 2022-2023, on dénombre 6 morts et 78 blessés, victimes du non-respect des règles encadrant cette pratique. Les associations de riverains excédés d’être mis ainsi en danger et les associations de protection de la faune sauvage demandent plus de moyens alloués aux agents de l’Office français de la biodiversité (OFB). C’est le cas notamment de l’association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) qui rappelle que, 4 ans après la date prévue, le fichier national du permis de chasse n’est toujours pas mis en place. Malgré l’obligation légale, l’État n’a jamais pris le décret d’application nécessaire. Ce fichier national doit permettre aux agents de l’OFB d’avoir accès en un clic aux informations nécessaires à l’encadrement et au contrôle de la chasse. Le permis de chasse est-il valide, suspendu ou retiré ? Le chasseur a-t-il le droit d’acheter ou de détenir une arme ? A-t-il été déjà condamné ? Saisi par l’Aspas, le Conseil d’État, le 13 novembre 2023, a fait connaître sa décision « quand bien même (…) l’élaboration du décret se serait heurtée à certaines difficultés d’ordre juridique et technique (…), ces difficultés ne sont pas de nature à justifier une abstention qui s’est prolongée au-delà d’un délai raisonnable ». Il lui demande quand le Gouvernement compte prendre les mesures nécessaires à la création du fichier national du permis de chasse.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>830</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le fichier national du permis de chasser était appelé par l’article L. 423-4 du code de l’environnement dans sa rédaction issue des modifications apportées par l’article 13 de la loi n° 2019-773 du 24 juillet 2019 portant création de l’Office français de la biodiversité, modifiant les missions des fédérations des chasseurs et renforçant la police de l’environnement. Le Gouvernement a d’ores-et-déjà pris les mesures nécessaires concernant la création du fichier national du permis de chasser. Le décret n° 2024-889 du 4 septembre 2024 relatif au fichier national du permis de chasser a été publié au Journal officiel du 5 septembre 2024. Le fichier national du permis de chasser a pour finalité, au niveau national, le contrôle administratif des titulaires d’un permis de chasser, d’une validation du permis de chasser ou d’une autorisation de chasser. Le fichier national du permis de chasser permettra à l’ensemble des personnes habilitées par les articles D. 423-1-1 à D. 423-1-8 du code de l’environnement à le consulter afin, d’une part, de vérifier la situation administrative des personnes participant à une chasse au regard des titres (permis de chasser et validation du permis de chasser et autorisation de chasser) et, d’autre part, de rechercher et de constater les infractions aux dispositions du code de l’environnement relatives à la police de la chasse et aux textes pris pour leur application. S’agissant plus précisément de l’état d’avancement de la création du fichier national du permis de chasser, il convient de préciser que conformément à la délibération n° 2024-056 du 18 juillet 2024 de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), une analyse d’impacts relative à la protection des données (AIPD) doit être effectuée préalablement à la mise en œuvre concrète du projet de traitement de données à caractère personnel en application de l’article 35 du règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 (RGPD). Les travaux de réalisation de cette analyse d’impacts relative à la protection des données ont débuté au début du mois de novembre 2024 et ont fait l’objet d’échanges nourris entre l’Office français de la biodiversité et la Fédération nationale des chasseurs. Ces deux institutions sont les responsables du traitement conformément à l’article L. 423-4 du code de l’environnement. Ces travaux consistent, notamment en l’élaboration préalable d’un cahier des charges commun aux responsables du traitement afin de rapprocher les systèmes informatiques deux fichiers sources du fichier national du permis de chasser, à savoir le fichier central des titres permanents du permis de chasser géré par l’Office français de la biodiversité et le fichier central des validations et autorisations de chasser géré par la Fédération nationale des chasseurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1609</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>830</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Golliot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Brexit et secteur de la pêche</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1609. — 5 novembre 2024. — M. Antoine Golliot attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur la clause de revoyure de l’accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, communément appelé Brexit, prévue en 2026. Le secteur de la pêche a d’importantes attentes sur le sujet, pourtant il n’en a été fait aucune mention dans la déclaration de politique générale début octobre 2024. Une absence perçue par les professionnels du secteur comme un manque de soutien et de préparation de la part du Gouvernement face à cette échéance. Depuis le Brexit, les pêcheurs français subissent une réduction de leurs zones de pêche dans les eaux britanniques d’environ 25 %. Ces restrictions concernent notamment les ressources halieutiques dans la zone économique exclusive (ZEE) britannique, dans laquelle les navires français pêchaient environ 30 % de leurs prises avant 2021. Cette diminution a eu des répercussions économiques importantes et a engendré une réduction drastique de la flotte de pêche française. La communauté des pêcheurs des Hauts-de-France est inquiète quant à l’absence d’action entreprise par le Gouvernement dans le cadre de la préparation de la revoyure de 2026, qui doit réexaminer les termes de l’accord post- Brexit. Il souhaite comprendre la stratégie du Gouvernement pour défendre les intérêts de la pêche française auprès de la Commission européenne et face aux Britanniques, qui sont prêts à compliquer davantage la situation des pêcheurs français dans les eaux territoriales britanniques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>831</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne a constitué un enjeu d’ampleur pour le secteur de la pêche française. A la suite d’intenses négociations, l’Accord de Commerce et de Coopération a été conclu en 2020 entre l’Union européenne et le Royaume-Uni avec une partie qui régit les relations de pêche entre les deux Parties. L’accord garantit depuis 2020 un accès total aux eaux britanniques pour l’ensemble des navires européens, dont les français, et réciproquement un accès total aux eaux européennes pour les britanniques. Il prévoit également le transfert progressif jusqu’en 2026, de 25% des parts des quotas de pêche de l’Union européenne au Royaume-Uni. A compter du 1er juillet 2026, l’ACC prévoit la fin du régime dérogatoire permettant cet accès total et réciproque aux eaux des deux parties. Or l’accès total conféré aujourd’hui aux navires français dans les eaux britanniques est crucial pour la viabilité du secteur de la pêche. Les autorités françaises ont alerté les autorités européennes sur l’importance de conserver cet accès aux eaux britanniques pour les navires français après 2026. Cette position a encore été récemment portée, conjointement avec les autres Etats membres concernés, à l’occasion du dernier conseil de l’Union européenne de l’année réunissant les ministres chargés de la pêche le 10 décembre 2024. Un travail a été engagé avec les professionnels concernés, via le comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM) pour affiner les objectifs et la stratégie française. Les autorités françaises sont ainsi pleinement mobilisées sur le sujet, et déterminées à défendre les intérêts de la pêche française et européenne. Notamment dans le cadre du portefeuille ministériel actuel de la ministre de transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche dans son action auprès de la Commission européenne et de ses homologues. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1961</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>831</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Taupiac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Dérogation à la formation « certibiocide désinfectants » pour les vétérinaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1961. — 12 novembre 2024. — M. David Taupiac attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’obligation, à compter du 1er janvier 2025, pour les vétérinaires d’obtenir la certification « certibiocide désinfectants », conformément aux nouvelles dispositions de l’arrêté du 23 janvier 2023 modifiant celui du 9 octobre 2013. Les vétérinaires utilisent des biocides pour assurer la prévention des infections dans leurs établissements, la gestion des maladies nosocomiales et pour accompagner les éleveurs dans le maintien de la santé animale, notamment lors de crises sanitaires. Leur formation initiale et continue, assurée par les organisations professionnelles vétérinaires, inclut déjà des modules sur la désinfection et la gestion des infections microbiennes et parasitaires. De plus, les vétérinaires exercent sous habilitation sanitaire pour le compte de l’État, ce qui les amène à intervenir directement dans la gestion des crises sanitaires animales. M. le député souligne que les organisations représentantes de la profession de vétérinaires estiment cette obligation disproportionnée au regard de leurs responsabilités et de leurs compétences déjà reconnues en matière de désinfection et d’usage des biocides. Cette mesure paraît d’autant plus injustifiée que des exemptions existent pour d’autres professionnels, notamment pour les agriculteurs (« certibiocide nuisibles ») et pour les personnels médicaux et paramédicaux (pour les biocides de type TP1). M. le député demande donc à Mme la ministre de bien vouloir préciser les raisons pour lesquelles les vétérinaires ne sont pas exemptés de cette formation pour les biocides des types TP2, TP3 (hygiène vétérinaire) et TP4, alors que ces produits sont essentiels à leur exercice professionnel. Il souhaite savoir si elle envisage de modifier cette réglementation afin de dispenser les vétérinaires de cette formation, considérant leur expertise en matière d’hygiène et de gestion des biocides et leur rôle indispensable dans la préservation de la santé publique animale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>831</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif Certibiocide a été mis en place par le Gouvernement, il y a plus de 10 ans, en réponse à un besoin d’encadrement des usages de certains biocides. Il s’agit d’un certificat individuel obligatoire, destiné aux utilisateurs, acheteurs et vendeurs de certains produits biocides à usage professionnel. Il a pour objectif de garantir une utilisation responsable, durable et sécuritaire de ces produits, afin de protéger l’environnement et les populations exposées. Encadré par l’arrêté du 9 octobre 2013, le dispositif a été révisé en 2023 pour l’étendre aux produits désinfectants incluant ainsi de nouveaux professionnels, notamment ceux du secteur de la désinfection. Le nouveau cadre du Certibiocide est en vigueur depuis le 1er janvier 2024. Afin de permettre à ces nouveaux professionnels de se conformer à la réglementation, un délai avait initialement été accordé jusqu’au 1er janvier 2025 pour obtenir leur Certibiocide. Toutefois, depuis l’été 2024, certains professionnels concernés qui n’avaient pas anticipé leur inclusion dans le dispositif ont fait part de leurs inquiétudes. Compte tenu du nombre important de professionnels de la désinfection restant à former, un délai d’une année supplémentaire a été accordé à ces derniers, soit jusqu’au 1er janvier 2026. Ce délai sera également mis à profit pour examiner les modalités pour permettre à certaines professions médicales et vétérinaires de bénéficier du certificat certibiocide pour tenir compte de leurs formations initiales et de leurs obligations de formation continue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2351</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>832</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Claude Raux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Interdiction du flufénacet pour protéger la qualité de l’eau potable</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2351. — 26 novembre 2024. — M. Jean-Claude Raux alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la contamination de l’eau potable de la population française au TFA, un métabolite de pesticides PFAS, dont le flufénacet. Le 27 septembre 2024, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié - après onze années de retard - les conclusions de la revue par les pairs concernant le pesticide flufénacet. Ses conclusions sont alarmantes : le flufénacet est un perturbateur endocrinien dont l’usage conduit à de fortes concentrations d’acide trifluoroacétique (TFA) dans les eaux souterraines et in fine dans l’eau potable. Le risque de perturbation du fonctionnement thyroïdien et d’une affectation possible du développement du cerveau chez les enfants est ainsi bien établi par l’EFSA. Le flufénacet est un herbicide de la famille des substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), autrement appelées pollutants éternels, dont 911 tonnes ont été acquises en France en 2022, quasiment le double depuis 2019. Autorisé sur le marché en 2004 pour dix ans, il est identifié en 2015 comme substance candidate à la substitution. Pourtant, il a bénéficié depuis le 31 décembre 2013 de neuf prolongations successives qui ont autorisé son utilisation pendant onze années supplémentaires et l’ont hissé à la neuvième place des herbicides les plus utilisés dans le pays. Le TFA, un des métabolites du flufénacet, est particulièrement préoccupant pour la santé publique de la population car il menace la qualité de l’eau potable et possède potentiellement des effets néfastes sur la santé. Selon la méthodologie de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), le flufénacet étant à présent classé comme perturbateur endocrinien, ses métabolites - dont en premier lieu le TFA - doivent être considérés comme pertinents pour le contrôle de la qualité de l’eau potable. Son usage engendre des concentrations supérieures à 10 µg/L dans les eaux souterraines selon une modélisation de l’ANSES de 2017 et de nombreuses études relatent la présence de TFA dans l’eau potable à des concentrations supérieures à la limite réglementaire de 0,1 µg/L. Dans le même temps, les techniques conventionnelles de traitement des eaux destinées à la consommation humaine sont inefficaces pour l’élimination du TFA et les technologies avancées très onéreuses ne garantissent pas non plus une efficience certaine. Pour garantir la sécurité sanitaire de la population française et l’approvisionnement d’une eau potable de qualité, il est urgent d’interdire immédiatement l’utilisation du flufénacet en France, qui concernerait 80 produits. À l’instar de Générations futures, M. le député demande à parvenir à un retrait du marché des pesticides PFAS pour lesquels il est démontré l’émission de TFA dans l’environnement, tel le fongicide fluopyram. Il l’interroge ainsi sur les actions menées par le Gouvernement auprès de l’Union européenne pour parvenir rapidement à une interdiction du flufénacet, à la suite des conclusions de l’EFSA et, dans l’attente d’une telle décision, sur le retrait de l’autorisation de mise sur le marché des produits à base de flufénacet en France, tel que l’a déjà initié l’Allemagne. Enfin, il demande à connaître les mesures entreprises pour le contrôle de la qualité de l’eau potable des Français vis-à-vis du TFA.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>832</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement partage pleinement les préoccupations concernant les éventuels risques environnementaux et sanitaires liés à la présence dans l’eau potable de substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), dont l’acide trifluoroacétique (TFA) qui est notamment un métabolite du flufénacet. Suite à la publication des conclusions de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur le flufénacet, publiées le 27 septembre 2024, la Commission européenne devrait proposer dans les prochains mois un projet de décision ne renouvelant pas l’approbation de cette substance. Les autorités françaises établiront une position de vote en adéquation avec les conclusions de l’EFSA. A l’issue de la décision concernant le statut de cette substance active, la France mettra en œuvre les dispositions conséquentes pour les produits à base de flufénacet. Il est à rappeler que dès novembre 2022, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a été saisie au sujet des PFAS. Cette saisine avait notamment pour objectifs la détermination de valeurs toxicologiques de référence, ainsi que le bilan de la contamination des milieux, dont l’eau, par ces composés. La production de ces éléments par l’Anses fait partie intégrante du plan d’action interministériel sur les PFAS publié en avril 2024. Au-delà de la surveillance des milieux et de la caractérisation des risques associés aux PFAS, ce plan s’attache, dans un objectif de prévention, à réduire les émissions de PFAS, la contamination des milieux, et l’exposition des populations et des écosystèmes. En effet, la connaissance des risques sanitaires liés à la présence de TFA dans les eaux destinées à la consommation humaine reste encore parcellaire. L’expertise scientifique de l’Anses en cours intègre le TFA. La Commission européenne a également sollicité l’OMS fin 2023 pour conduire une évaluation des risques sanitaires liés aux PFAS, dont le TFA, dans l’eau potable. Les résultats sont attendus prochainement. A la demande du ministère chargé de la santé, la campagne exploratoire de mesure dans les eaux mise en œuvre par le laboratoire d’hydrologie de Nancy intègre les PFAS dont le TFA. Enfin, la Commission européenne a saisi l’EFSA en juillet 2024 pour qu’elle fixe les valeurs toxicologiques de référence pour le TFA. Les conclusions de ces travaux, attendues pour fin octobre 2025, contribueront à déterminer des valeurs de gestion dans les différents milieux, dont les eaux, fondées sur des données scientifiques validées par la communauté internationale. Les résultats de ces travaux alimenteront les mesures de gestion sur le territoire national.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>81</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>833</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Autoroute sans péage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            81. — 1 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur les difficultés liées à la mise en place d’autoroutes à flux libre. Ce système de « péages sans barrière » a commencé à être déployé. Après une phase de test, notamment sur l’A79, il a été récemment déployé sur l’autoroute A13. La promesse est attrayante : grâce à un système d’identification des plaques d’immatriculation, les automobilistes n’ont plus besoin de s’arrêter aux péages, ce qui fluidifierait le trafic. Mais son déploiement provoque nombre de problèmes. Les conducteurs ne sont pas forcément informés en amont de la présence de ce système et surtout du prix qu’ils seront amenés à payer, entraînant un manque de transparence. Pour celles et ceux qui n’ont pas de badge de télépéage ou qui n’ont pas lié leurs coordonnées bancaires à leur plaque d’immatriculation en ligne, reste la possibilité de payer en ligne ou sur des bornes de paiement physiques sur des aires de repos. Mais encore faut-il savoir que l’on a quelque chose à régler et comment le faire. À défaut de paiement dans les trois jours, l’automobiliste doit payer 90 euros d’amende. Cela a amené à majorer dans des proportions démesurées les factures de conducteurs mal informés, ou pour qui le paiement numérique est difficile. Un an après la mise en place du service, 5 % des utilisateurs de l’autoroute A79 avaient été concernés par des impayés et 80 000 dossiers de pénalité étaient en cours. La « transition numérique » et la dématérialisation ne doivent pas amener à pénaliser abusivement des conducteurs mal informés de ces changements par les sociétés d’autoroute, ou qui connaissent des difficultés à utiliser les outils numériques. La bonne information des automobilistes quant à ce dispositif n’est pas optimale. C’est pourquoi il lui demande comment le Gouvernement aborde cette période de l’année et si une indulgence au regard de la nouveauté du dispositif pourrait être pratiquée durant un certain laps de temps.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>833</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le système de péage en flux libre permet l’identification des véhicules et le paiement sans arrêt. Il est déployé à grande échelle depuis plusieurs années dans d’autres états européens. Il a des impacts positifs en matière de temps de parcours, d’écoulement des flux, de sécurité routière, d’émissions de gaz à effet de serre et de consommation foncière. Du fait de son caractère nouveau à cette échelle en France, la mise en place de ce système, à la demande de l’Etat, sur l’autoroute A79 a constitué un changement important pour les usagers, qu’il a fallu accompagner. Avec l’État, le concessionnaire a ainsi mis en œuvre une communication forte, avec une importante composante locale, ainsi qu’une séquence de signalisation complète. Les premiers retours sont positifs sur le fonctionnement technique du système sur A79 puisque 88 % des usagers en sont satisfait. Si 65 % des trajets au global pour la concession de l’A79 sont effectués par des usagers disposant de badge pour qui le système donne pleine satisfaction, des améliorations continues sont recherchées et mises en œuvre, notamment pour les usagers non abonnés et occasionnels dont deux-tiers d’entre eux règlent déjà son péage spontanément dans un délai de 72 heures après leur utilisation de l’autoroute. Un travail entre le concessionnaire et les services de l’Etat a permis de renforcer la signalisation, et les actions d’information et de communication sur le système se poursuivront. De plus, pour faciliter les démarches des usagers non abonnés, le concessionnaire d’A79 propose maintenant aux usagers une solution de paiement du péage dans des commerces de proximité sur l’ensemble du territoire. Le retour d’expérience montre ainsi une amélioration de l’appréhension du dispositif par les usagers, avec une croissance continue du taux de paiement spontané. Sur A79, moins de 3 % des passages restent susceptibles de donner lieu à une infraction passible d’une amende de 375 €. Pour les déploiements à venir du système de péage en flux libre qui concernent les nouveaux projets et, concernant les concessions existantes, les seules autoroutes A13 et A14, l’Etat a demandé aux concessionnaires de déployer le niveau d’exigence le plus élevé en termes de service aux usagers, profitant du retour d’expérience de l’autoroute A79, et notamment une séquence de signalisation renforcée et une solution commune de paiement du péage dans des commerces de proximité. Sur A13-A14, l’État a ainsi mis en place une signalisation réglementaire (arrêté du 18 mars 2024) pour aider les usagers à identifier clairement l’entrée dans une zone de péage en flux libre. Plus de 200 panneaux de signalisation ont été installés sur les sections concernées. Afin de renforcer la démarche de pédagogie vis-à-vis des usagers, les sociétés concessionnaires concernées par le flux libre déploient en continu des actions de communication détaillant, notamment, les solutions de paiement offertes aux usagers. En parallèle, l’Etat met actuellement en œuvre sa propre campagne via différents supports dont un site internet dédié qui apporte des réponses aux principales questions que se posent les usagers sur ce nouveau système.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>216</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>834</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Contrôle technique des véhicules motorisés à deux-roues historiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            216. — 8 octobre 2024. — Mme Marine Hamelet attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le contrôle technique des véhicules motorisés à deux-roues considérés comme historiques. En effet, de nombreux collectionneurs se voient imposer un contrôle technique sur leurs deux-roues qui au vu de leur âge ne répondent pas aux critères actuels de sécurité et de pollution. La volonté de ces collectionneurs est de maintenir en ordre de marche et le plus fidèlement possible ces machines qui ont marqué des générations et qui ont révolutionné leurs déplacements. Elle lui demande donc comment il compte alléger les mesures du contrôle technique des deux-roues motorisés considérés comme historiques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>834</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La directive européenne 2014/45 demande la mise en place, à partir du 1er janvier 2022, d’un contrôle technique périodique des véhicules à deux ou trois roues et quadricycles à moteur, de cylindrée supérieure à 125 cm3, à moins que les Etats membres puissent démontrer qu’ils ont mis en place des mesures alternatives de sécurité routière, en tenant compte, notamment, des statistiques pertinentes en matière de sécurité routière pour les cinq dernières années. Le Gouvernement a pris acte de la décision du Conseil d’Etat du 31 octobre 2022 et œuvré à l’élaboration des textes réglementaires complétant le cadre juridique du contrôle technique des deux ou trois roues motorisés et quadricycles à moteur. Ces textes, un décret et un arrêté, ont été publiés le 23 octobre 2023. La mise en place du contrôle technique de cette catégorie de véhicules se fait de manière échelonnée, en fonction de l’ancienneté du véhicule. Le contrôle comporte un nombre limité de vérifications de défaillances et doit être réalisé tous les cinq ans après la première mise en circulation du véhicule puis tous les trois ans. Les véhicules de collection soumis au contrôle technique sont les véhicules mis en circulation après le 1er janvier 1960. En application de l’article R 323-27 du code de la route, « (…) 4° Pour les véhicules de collection, le délai entre deux contrôles techniques est porté à cinq ans à l’exception des cas de mutation.  »  Le Gouvernement souligne que ce contrôle technique se réalise dans de bonnes conditions. Environ 800 000 contrôles techniques ont été réalisés entre le 15 avril et le 30 novembre 2024. Environ 12 % des véhicules présentent au moins une défaillance majeure et sont mis en contre-visite, ce qui démontre l’utilité du contrôle technique sur le plan de la sécurité routière ainsi que de la maîtrise des émissions polluantes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>740</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>834</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Cyrielle Chatelain</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Montant des financements du RER métropolitain de Grenoble</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            740. — 8 octobre 2024. — Mme Cyrielle Chatelain attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le déploiement du RER métropolitain de Grenoble. En annonçant le 12 mai 2024, dans Le Dauphiné Libéré, l’ouverture d’un premier tronçon du service express régional métropolitain (SERM) entre Grenoble et Brignoud à l’horizon 2025, le Premier ministre a surpris tous les acteurs engagés sur ce dossier depuis plusieurs années. Alors que le projet n’est toujours pas lancé, une ouverture dès l’année 2025 est en effet inenvisageable. Le président de la métropole de Grenoble, après consultation de la SNCF, indique au mieux une mise en service d’ici 2028, à condition que les financements soient réunis au plus vite, afin de lancer enfin les travaux d’infrastructures et l’achat de matériel roulant. Au vu des difficultés de circulation, des objectifs de report modal et de décarbonation, mais aussi au vu de la multiplication alarmante des retards et annulations de TER autour de l’étoile ferroviaire grenobloise, le RER métropolitain de cette métropole est une nécessité. Ce projet est ainsi soutenu par de très nombreuses collectivités et entreprises du territoire, mais aussi des élus de tous bords politiques, désireux de le voir advenir au plus vite. Pourtant, alors que le projet est prêt depuis plusieurs années, sa mise en œuvre n’avance pas. Si la loi n° 2023-1269 du 27 décembre 2023 relative aux services express régionaux métropolitains dite « loi SERM » a permis de clarifier le cadre juridique et opérationnel pour créer ces nouveaux SERM, le projet grenoblois reste toujours à quai. Pour l’heure, aucun groupement d’intérêt public, prévu par l’article 3 de la loi SERM n’a ainsi été créé. Surtout, les financements n’ont pas suivi, notamment en raison de l’absence d’accord sur le volet mobilités du contrat-plan entre l’État et la région Auvergne-Rhône-Alpes, attendu depuis un an et demi. Or plus l’attentisme perdure, plus le coût des infrastructures nécessaires augmente. Pour la seule branche Grenoble-Brignoud, le président de la métropole de Grenoble évoque ainsi un surcoût de 26 millions d’euros, pour un coût initialement prévu de 32 millions d’euros. Ainsi, au-delà des effets d’annonce, elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement pour lancer au plus vite les travaux du RER grenoblois et plus généralement de la dizaine de projets en France. Elle voudrait également savoir si le financement de ces SERM fera l’objet d’une loi de programmation pluriannuelle. Enfin, concernant le projet grenoblois, elle désire notamment connaître la date de mise en place d’un groupement d’intérêt public dédié, le montant des financements que l’État compte accorder et l’échéance de leur versement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>835</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le projet de service express régional métropolitain (SERM) grenoblois est l’un des plus mature de France et fait l’objet d’un large consensus de la part des élus et des acteurs économiques depuis 2018. Les porteurs du projet - région, métropole et syndicat mixte - ont formalisé leur intention par une lettre daté du 20 mars 2024. Le lancement officiel de la démarche partenariale, a été réalisé le 27 mai dernier, avant que le projet soit labellisé par le ministre chargé des transports le 27 juin 2024 qui a confirmé la possibilité de réaliser la phrase de préfiguration avec l’aide de la Société des grands projets. Les premiers travaux ont été engagés dès 2022 sur Brignoud et en 2023 pour le déplacement de la halte de Pont de Claix, avec une première mise en service fin 2024 et un horizon de livraison de la première phase en 2028. Il convient maintenant d’engager les discussions, territoire par territoire, pour apprécier la répartition des investissements entre partenaires et définir la gouvernance. Au niveau national, la programmation budgétaire prévoit un volet spécifique dans les contrats de plan État-régions (CPER) représentant un montant de l’ordre de 900 millions d’euros pour l’État, pour un total de financements publics à mobiliser à hauteur de 2,6 milliards d’euros. Le protocole mobilité du CPER 2023-2027 signé avec la région Auvergne- Rhône-Alpes,  prévoit 322 M€ dont 147 M€ de part Etat pour les SERM. La loi n° 2023-1269 du 27 décembre 2023 relative aux services express régionaux métropolitains a, par ailleurs, adapté notre cadre législatif : des recettes affectées aux projets pourront aussi être mis en place, si les collectivités portant le projet le souhaitent et selon des modalités qu’elles définiront. La conférence nationale de financement des mobilités, qui aura lieu au premier semestre 2025, permettra de nourrir plus largement des propositions sur la fiscalité des mobilités.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>741</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>835</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Projet de ligne nouvelle Montpellier-Béziers-Perpignan</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            741. — 8 octobre 2024. — Mme Anaïs Sabatini interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le projet de ligne nouvelle Montpellier-Béziers-Perpignan. Ce projet représente le dernier maillon manquant dans la liaison entre la France et l’Espagne, reliant le Nord et le Sud de l’Europe. La ligne à grande vitesse reliant Paris à Lyon s’arrête à Montpellier, tandis que la ligne internationale venant de Madrid et Barcelone s’achève à Perpignan. La liaison entre ces deux villes se fait à vitesse réduite sur une infrastructure inadaptée à la grande vitesse. Le projet de ligne à grande vitesse est en discussion depuis plus de 30 ans, mais n’a toujours pas été réalisé. Les habitants des Pyrénées-Orientales ont, de ce fait, le sentiment d’être délibérément marginalisés par les autorités publiques. Pourtant, il ne reste qu’un seul tronçon à finaliser sur cette ligne. Avant d’envisager la création des nouvelles lignes à l’horizon 2045, il est essentiel de donner la priorité aux lignes inachevées. Mme la députée tient à se faire le relais de l’impatience croissante des habitants des Pyrénées-Orientales quant à la réalisation de la ligne à grande vitesse dans leur département. Elle lui demande de clarifier et de garantir le calendrier, d’exposer la localisation des nouvelles gares et de préciser la répartition des financements du tronçon Béziers-Perpignan.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>835</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le projet de ligne nouvelle entre Montpellier et Perpignan consiste à créer 150 km de lignes nouvelles et comprend deux phases : Montpellier-Béziers (première phase) et Béziers Perpignan (deuxième phase). Il répond à la demande de mobilités croissante sur l’unique axe ferroviaire de l’arc languedocien, proche de la saturation entre Montpellier et Béziers, renforce sa résilience en créant un doublet de ligne et permet de relier le littoral languedocien et l’Espagne au réseau à grande vitesse français et européen. L’exposé des motifs de la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités prévoit le lancement des travaux de la première phase d’ici 2029 et ceux de la deuxième phase d’ici 2039. La première phase a été déclarée d’utilité publique en février 2023. Concernant la phase 2, il a été décidé en 2016, en cohérence avec les attentes locales alors exprimées, la création de deux nouvelles gares le long du tracé, à l’est de Béziers et à l’ouest de Narbonne. Toutefois, afin de tenir compte des évolutions intervenues depuis, de nouvelles études ont été lancée en 2024 afin de réexaminer les fonctionnalités de la section entre Béziers et Perpignan, en particulier concernant la capacité de la ligne à accueillir du trafic fret ou non (mixité de la ligne) et l’implantation d’éventuelles gares nouvelles, dans le cadre d’une consultation territoriale qui se déroulera jusqu’à l’automne 2025. Ainsi, à l’issue des études en cours et de la consultation des territoires, une décision sur l’implantation de futures gares nouvelles pourra être prise confirmant ou amendant la décision ministérielle de 2016. Le financement de la première phase a fait l’objet en décembre 2021 d’un protocole d’accord entre l’Etat et les collectivités concernées, préalablement à la création d’un établissement public local, la Société de la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (SLNMP), chargé de porter le financement des collectivités et doté de ressources fiscales affectées. Le financement de la deuxième phase, sera défini par les partenaires du projet préalablement à sa déclaration d’utilité publique. La SLNMP pourra, le moment venu, intervenir également pour cette deuxième section. Par ailleurs, dès à présent, dans le contrat de plan entre l’État et la région Occitanie, il est prévu que l’État finance à 50 % les études jusqu’à la déclaration d’utilité publique et les acquisitions foncières de la phase 2 de la LNMP, la région et les collectivités partenaires prenant en charge l’autre moitié.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>742</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>836</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Respect des engagements pour la ligne ferroviaire Clermont-Ferrand - Paris</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            742. — 8 octobre 2024. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la situation problématique de la ligne ferroviaire Paris-Clermont-Ferrand, un des 3 trains d’équilibre du territoire en France. Délaissée depuis près de 50 ans, cette ligne, d’environ 400 km, constitue un axe Nord-Sud stratégique permettant une desserte fine de l’ensemble des territoires qu’elle traverse ou dessert : le Cher, la Nièvre, l’Allier, le Puy-de-Dôme, le Cantal et la Haute-Loire. Son schéma directeur approuvé en 2019 prévoit un programme de travaux : de régénération, pour un total de 760 millions d’euros, financés par SNCF Réseau, en cours de réalisation pour achèvement en 2025 afin de garantir la sécurité et améliorer la robustesse de l’exploitation - de mise en place d’un nouveau matériel roulant déployé fin 2026 (livraison initialement prévue à l’été 2025) pour un total de 350 millions d’euros - de modernisation, pour un montant de 130 millions d’euros, afin d’améliorer la qualité de service et diminuer les temps de parcours. Mme la députée souhaite savoir si le Gouvernement va respecter les engagements pris en faveur de la fiabilité et de la qualité du service de cette ligne au bénéfice de l’Auvergne, du Limousin et de leurs habitants en particulier au niveau de la trajectoire budgétaire malgré les contraintes qui pèsent sur le prochain projet de loi de finances ; du planning des travaux ; des nouveaux délais de livraison du matériel roulant par CAF, ainsi que la réaffectation complète des pénalités de retard qui seront perçues sur la ligne Clermont-Paris ; de la nécessité d’un plan de sécurisation de la ligne Clermont-Paris qui réponde aux mêmes exigences qu’une ligne à grande vitesse et de la poursuite des comités de suivi organisés par le préfet du Puy-de-Dôme.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>836</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La ligne ferroviaire Paris-Clermont-Ferrand bénéficie d’investissements conséquents, dans le cadre du schéma directeur élaboré en 2018, pour rattraper les années de sous-investissement et pour moderniser l’infrastructure et le matériel roulant. Environ 1,3 milliards d’euros sont mobilisés pour régénérer l’infrastructure, pour la moderniser et pour financer l’acquisition des nouvelles rames Oxygène pour les dessertes des Trains d’Équilibre du Territoire (TET). Ainsi, des opérations de régénération, financées à hauteur de 760 M€ par SNCF Réseau, sont réalisées et la cible d’investissement sera atteinte dès 2025. En parallèle, l’État et la région Auvergne-Rhône-Alpes se sont engagés à financer un programme de modernisation de l’infrastructure de 130 M€ qui permettra d’améliorer la robustesse, la régularité et les temps de parcours sur la ligne : à partir de décembre 2027, ceux-ci atteindront environ 3h15 entre Clermont-Ferrand et Paris pour les trains avec quatre arrêts intermédiaires, contre 3h26 en 2018. Le temps de trajet du train sans arrêt intermédiaire sera consolidé et fiabilisé à 3h06. Pour ce programme de modernisation, les travaux commenceront une fois la déclaration d’utilité publique obtenue, en vue d’une mise en service des fonctionnalités à la fin de l’année 2027. Enfin, l’État mobilise 365 M€ pour l’achat des nouvelles rames Oxygène, qui remplaceront progressivement le matériel Corail sur la ligne, et pour les installations de maintenance associées : le déploiement du nouveau matériel sur les axes Paris-Clermont-Ferrand et Paris-Limoges-Toulouse commencera à la fin du premier trimestre 2027 et sera complet à la fin de l’année 2027. Les schémas directeurs des lignes seront alors en service, et chaque axe bénéficiera d’un aller-retour supplémentaire. La nécessité et le bien-fondé de ces investissements massifs sont illustrés par des grands retards sur la ligne. Pour y faire face et sans attendre la fin des travaux de régénération et de modernisation et l’arrivée des nouvelles rames Oxygène pour que la situation s’améliore, le gouvernement a présenté le 23 février 2024 à Clermont-Ferrand un plan de mesures d’urgence visant à mieux prévenir et mieux gérer les retards sur la ligne. Ce plan d’action a été engagé sans délai et s’inscrit dans la durée, au bénéfice d’une remontée sensible et durable de la qualité de service sur la ligne. Les mesures engagées, dont le déploiement d’une locomotive de protection supplémentaire à Nevers ou le financement d’un plan de maîtrise de la faune et de la flore, ont en effet déjà permis d’améliorer la régularité sur la ligne. Ainsi, le nombre de retards supérieurs à deux heures a été divisé par deux entre 2023 et 2024. Dans ce contexte, l’intégralité des pénalités prévues au titre du contrat entre SNCF Voyageurs et le constructeur CAF contribuera au financement de la prolongation du parc de voitures Corail existant et des locomotives qui en assurent la traction, l’État complétant le financement de cette opération, pour un montant total de l’ordre de 100 M€. Enfin, le suivi régulier et transparent de l’ensemble des avancées de ces différents programmes a vocation à se poursuivre. Il se fonde en particulier sur les comités de suivi des dessertes ferroviaires ainsi que sur les réunions du groupe de travail technique auxquels tous les acteurs et élus locaux sont conviés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>746</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>837</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Di Filippo</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Mise en œuvre de l’indexation carburant dans le secteur du transport de marchand</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            746. — 8 octobre 2024. — M. Fabien Di Filippo appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la mise en œuvre de l’indexation carburant dans le secteur du transport de marchandises en France. Ce mécanisme, introduit pour compenser les fluctuations des prix des carburants sur les coûts des transporteurs, joue un rôle crucial dans le maintien de l’équilibre financier des entreprises du secteur. Conformément aux articles L. 3222-1 et L. 3222-2 du code des transports, un dispositif de révision du prix du transport impose la mise en œuvre d’un mécanisme d’ajustement des charges de carburant dans le temps, afin de garantir que les variations de ces charges ne déséquilibrent pas économiquement les contrats. L’indexation est calculée sur la part du carburant dans le prix du transport, qui doit être explicitement mentionnée sur la facture, en montant ou en pourcentage et non sur la totalité du prix du transport. Cependant, des acteurs de cette filière ont signalé des difficultés dans l’application de cette indexation. Les parties au contrat de transport ont la liberté de choisir les indices et pondérations carburant pour le calcul de la variation des coûts. En l’absence de contrat, les indices et pondérations proposés par le Comité national routier (CNR) s’appliquent par défaut, mais c’est aux transporteurs de choisir les indices en fonction du carburant et du véhicule utilisés. Il apparaît que ces marges de liberté, sans cadre strict, peuvent induire un manque de transparence et des retards dans l’application des barèmes. De plus, bien qu’une amende de 15 000 euros soit prévue par l’article L. 3242-3 du code des transports en cas de non-respect des obligations liées à l’indexation carburant, il apparaît que cette sanction soit rarement appliquée. Les entreprises concernées peuvent hésiter à poursuivre en justice les transporteurs qui ne respecteraient pas l’indexation, car elles dépendent de ces derniers pour l’acheminement de leurs marchandises. Dans ce secteur où les relations commerciales sont cruciales, il est préférable d’éviter les conflits afin de ne pas perturber les chaînes d’approvisionnement. Bien qu’un simulateur d’indexation et un mode d’emploi soient disponibles sur le site du Comité national routier, en l’absence d’un cadre réglementaire renforcé pour contrôler les abus, certaines entreprises se retrouvent sans recours efficace. il souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre pour renforcer et clarifier le cadre législatif relatif à l’indexation carburant, ainsi que les mécanismes de contrôle et de sanction, afin de protéger les entreprises du transport routier et d’assurer une application équitable de cette indexation. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>837</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le mécanisme d’indexation « énergie » joue, dans le secteur du transport routier de marchandises, un rôle essentiel dans un contexte où les relations contractuelles entre donneurs d’ordre et transporteurs sont souvent déséquilibrées et où les marges des entreprises demeurent particulièrement faibles. Aussi, les dispositions législatives prévues aux articles L. 3222-1 et L. 3222-2 du code des transports visent à protéger les transporteurs en leur garantissant une juste valorisation de leurs prestations, en fonction des variations des prix de l’énergie. Le Gouvernement est particulièrement attentif à une application effective de ce dispositif. À cet effet, des travaux ont été menés conjointement par la direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités (DGITM) et la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) avec pour objectif d’analyser les pratiques commerciales existantes, d’identifier les éventuels abus et de renforcer le corpus doctrinal en la matière. Les conclusions de ces travaux ont été diffusées aux services de la DGCCRF compétents pour procéder à la vérification de l’application de ces dispositions. Des actions de contrôle ont été réalisées et ont montré toute leur efficacité. Cette politique de contrôle se poursuit en s’inscrivant dans une approche plus large qui intègre également, au-delà de l’indexation, des vérifications sur les pratiques tarifaires. En complément des missions du Médiateur des entreprises qui peut intervenir pour fluidifier les relations entre les transporteurs et leurs donneurs d’ordre en amont d’éventuels contentieux, les transporteurs routiers peuvent également saisir les services de l’État, directement ou par l’intermédiaire des organisations professionnelles, en vue d’orienter les actions de contrôle. Le Gouvernement reste pleinement engagé aux côtés des entreprises de transport routier pour garantir un cadre contractuel équilibré et protéger les acteurs les plus fragiles face aux fluctuations des coûts énergétiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>812</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>838</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Réemploi des voitures</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            812. — 15 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la perte de valeur afférente à la mise à la destruction prématurée des véhicules essence classés Crit’air 3 dans le cadre du dispositif de la prime à la conversion et ce jusqu’à la prise d’effet de la loi « réemploi des véhicules », au service des mobilités durables et solidaires sur les territoires. Dans ces conditions, M. le député souhaite savoir s’il est envisagé de donner instruction aux sous-préfets d’engager sans délai dans chaque département l’enlèvement de ces véhicules chez les concessionnaires automobiles et leur stockage temporaire par l’État jusqu’à ce que les véhicules soient gracieusement transmis aux collectivités territoriales organisatrices de la mobilité qui les demanderont. Ces dispositions permettraient d’assurer qu’un maximum de personnes éligibles bénéficient, le jour venu, de voitures à loyer modéré. Il lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>838</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les transports étaient responsables en 2022 de 31 % des émissions françaises de gaz à effet de serre (GES), ce qui en fait le secteur le plus émetteur. A elles seules, les voitures particulières sont responsables de plus de la moitié du total de ces émissions. Le transport routier est également un émetteur majeur de polluants atmosphériques locaux (particules fines et dioxydes d’azote en particulier). Afin d’accélérer la mise au rebut des véhicules les plus polluants et leur remplacement par des véhicules performants en la matière, une prime à la conversion des véhicules a été mise en place en 2015. La loi n° 2024-310 du 5 avril 2024 visant à favoriser le réemploi des véhicules devait permettre aux autorités organisatrices de la mobilité (AOM) de récupérer gratuitement des véhicules destinés à être mis au rebut dans le cadre de la prime à la conversion, afin de développer des services de mobilité solidaire. Un décret devait préciser les modalités d’application de cette loi. Cependant, dans un contexte budgétaire contraint et dans une volonté de rationaliser le nombre de dispositifs et de cibler le soutien de l’Etat sur l’acquisition de véhicules électriques neufs pour soutenir l’atteinte de nos objectifs environnementaux, le Gouvernement français a fait le choix fort de maintenir une aide à l’achat de voitures 100% électriques pour les particuliers, mais a supprimé la prime à la conversion, dans le cadre du décret n° 2024-1084 du 29 novembre 2024 relatif aux aides à l’achat ou à la location de véhicules peu polluants. En l’état, la loi susmentionnée ne pourra donc pas faire l’objet de la prise d’un décret d’application, la suppression de la prime à la conversion rendant inapplicable le dispositif de réemploi. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1051</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>838</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Financement des projets de création de SERM</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1051. — 15 octobre 2024. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le financement des services express régionaux métropolitains (SERM). À l’heure de l’urgence climatique et de la réduction des dépendances à la voiture individuelle, les transports en commun sont une solution évidente. Dans les territoires ruraux, tels que le Puy-de-Dôme, ils sont parfois le seul lien qui permet aux habitants de communes éloignées de rejoindre un pôle de centralité. Le ferroviaire constitue un atout tant en matière de services offerts aux populations de ces territoires péri-urbains et ruraux, qu’en terme de transition écologique. Or ces habitants, notamment des zones rurales, sont fortement pénalisés par l’absence d’offre ferroviaire fiable et cohérente. SNCF Réseau a présenté fin 2020 une étude intitulée « Étoile ferroviaire et services express métropolitains » qui identifie le potentiel de développement, dans une trentaine de zones urbaines. Le concept s’appuie sur les flux majeurs de trains express régionaux (TER) existants et envisage de proposer un nouveau service incluant un meilleur cadencement, une multiplication des arrêts ou encore une intégration de l’offre ferroviaire aux services de transports urbains. En septembre 2023, M. le Président Emmanuel Macron annonçait le déblocage par l’État de 700 millions d’euros pour bâtir 10 à 15 « RER métropolitains ». Une enveloppe d’amorçage avec l’idée de doubler la part du ferroviaire dans les déplacements du quotidien autour des grands pôles urbains. Le territoire clermontois a été identifié comme un site de flux de train express régional majeur, sur un axe allant de Vichy à Brassac-les Mines avec une trentaine de trains par jour et par sens. Mme la députée soutient la mise en œuvre d’un service express régional métropolitain sur ce territoire. Un dispositif qui serait pertinent pour relier l’axe Brassac-les-Mines, Issoire, Parent-Coudes, Vic-le-Comte, Longues, Clermont-Ferrand, Riom et Vichy mais aussi l’axe Thiers-Clermont-Ferrand en passant par Vertaizon. Ces services express régionaux métropolitains contribuent à donner une colonne vertébrale de développement territorial en cohérence avec les enjeux climatiques et écologiques globaux. Le 27 juin 2024, le ministère des transports a annoncé la labellisation de quinze projets de services express régionaux métropolitain (SERM). Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, ce sont six projets qui sont sélectionnées dont celui du SERM Clermont-Auvergne. Cette labellisation permet de lancer une étude, avec l’aide de la Société des grands projets, précisant les objectifs, la feuille de route pour les atteindre, le plan de financement et la gouvernance du projet. Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025, Mme la députée insiste pour que cette volonté politique soutenant le déploiement des SERM soit maintenue avec les investissements permettant de mener à terme des projets dont le coût prévisionnel est estimé entre 15 et 20 milliards par le COI (Conseil d’orientation des infrastructures). Elle attire son attention sur l’intérêt du SERM Clermont-Auvergne qui jouera un rôle crucial dans l’attractivité économique et dans la vie des usagers d’un territoire auvergnat trop souvent oublié des politiques publiques en matière de mobilité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>839</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le projet de service express régional métropolitain (SERM) pour l’aire urbain de Clermont-Ferrand a été formalisé par les porteurs du projet : la région Auvergne Rhône Alpes, Clermont Auvergne métropole, les communautés urbaines de Vichy et de Riom, les communautés de communes de Thiers et d’Issoire. Elles ont formalisé leur intention le 26 avril 2024. Le lancement officiel de la démarche partenariale, a été réalisé le 4 juin, avant que le projet soit labellisé par le ministre chargé des transports le 27 juin 2024 qui a confirmé la possibilité de réaliser la phrase de préfiguration avec l’appui de la Société des grands projets. Il convient maintenant d’approfondir ce projet dans la perspective d’une demande de statut qu’il appartiendra aux porteurs du projet de solliciter. Cette demande devra énoncer les objectifs assignés au SERM en matière de lutte contre le changement climatique et d’aménagement du territoire, caractériser les offres de services cibles et les aménagements nécessaires, expliciter les démarches entreprises afin de coordonner les services, et maîtriser l’urbanisation ; définir le calendrier progressif de déploiement et les investissements associés par phases ; formaliser la gouvernance du projet, la structure locale de coordination, les périmètres de maîtrise d’ouvrage et d’intervention des cofinanceurs ; expliciter les modalités de financement retenues. Concernant le financement, au niveau national, les contrats de plan État-régions (CPER) programment un montant de l’ordre de 900 millions d’euros pour l’État, pour un total de financements publics à mobiliser à hauteur de 2,6 milliards d’euros, pour les projets de SERM. Le protocole d’accord du volet « mobilités » de l’avenant au CPER 2023-2027, qui a été signé le 15 mai 2024 avec la région Auvergne- Rhône-Alpes,  prévoit un investissement total de 322 M€ dont 147 M€ de part État pour les SERM. La loi n° 2023-1269 du 27 décembre 2023 relative aux services express régionaux métropolitains a, par ailleurs, prévu un cadre législatif permettant le financement dans le long terme de ces projets : des recettes affectées aux projets pourront aussi être mis en place, si les collectivités portant le projet le souhaitent et selon des modalités qu’elles définiront. La conférence de financement des SERM, qui aura lieu au début de l’année 2025 dans le cadre plus global de la conférence nationale de financement des SERM, permettra d’étudier des pistes concrètes de financement des projets qui concrétisent l’ambition du Gouvernement de développer les mobilités longues du quotidien.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1591</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>839</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Dégradation du transport des céréales en train</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1591. — 29 octobre 2024. — M. Christophe Marion alerte M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la situation du transport ferroviaire des céréales. La coopérative Axereal est le plus gros chargeur de céréales en train du pays. Chaque année, des milliers de wagons partent de ses silos et usines, contribuant ainsi à réduire l’empreinte écologique du secteur du transport. En moyenne, le train représente neuf fois moins d’émissions de CO2 que la route. Pleinement consciente de l’importance de développer le fret ferroviaire, la coopérative finance la rénovation de lignes, en partenariat avec SNCF réseau, l’État et les collectivités territoriales (régions, départements, communautés de communes ou d’agglomération). Malheureusement, la qualité du service rendu par la SNCF a eu tendance à se dégrader fortement ces derniers mois. 54 trains ont été annulés entre janvier et mars 2023 et par conséquent, plus de 2 500 camions ont été mobilisés pour compenser ces problèmes. La dégradation de la performance ferroviaire, qui repose sur plusieurs causes (investissements insuffisants dans les voies, usure du matériel, problèmes de personnel, etc.), ne concerne pas seulement la région Centre-Val-de-Loire : elle touche l’ensemble du territoire national (avec une dégradation de cette performance estimée entre 10 et 15 %). Ces dysfonctionnements fragilisent l’ensemble de la filière et la sécurité alimentaire du pays. En conséquence, il lui demande s’il est possible d’obtenir de la SNCF des éléments d’explication quant à cette situation et un plan d’amélioration de la qualité du service attendu.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>839</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’État est pleinement engagé dans le développement du fret ferroviaire, afin d’atteindre l’objectif d’un doublement de la part modale d’ici 2030 (à 18 %), conformément aux objectifs fixés par la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets. L’État a publié à cet effet une stratégie nationale pour le développement du fret ferroviaire en septembre 2021. Parmi ses 73 mesures opérationnelles, construites en partenariat étroit avec les acteurs du secteur, 17 mesures concernent spécifiquement l’amélioration de la qualité du service rendu par SNCF Réseau et les opérateurs ferroviaires. Par ailleurs, dans le cadre du plan de relance, l’État a investi près de 250 M€ en faveur des infrastructures dont dépend le fret ferroviaire. Le secteur des produits de l’agriculture (dont les céréales) représente le troisième segment du fret ferroviaire, avec notamment de nombreux silos expéditeurs en régions Centre-Val de Loire, Bourgogne-Franche Comté et Grand Est, et des flux particulièrement importants pendant l’été en raison des moissons ; le transport ferroviaire de céréales se poursuit toutefois le reste de l’année pour vider les silos. Ces flux sont parfois peu prévisibles du fait de leur sensibilité à plusieurs facteurs dont la météo ou le prix des céréales sur les marchés mondiaux, ce qui rend plus difficile la programmation des circulations en amont. Comme les autres coopératives céréalières, les silos d’Axereal sont reliés au réseau ferroviaire principal par des petites lignes dédiées aux fret, les « capillaires », qui sont aujourd’hui âgés et en mauvais état. En 2022, parmi les 30 % de trains d’Axereal qui n’ont pas pu circuler, 60 %des non-circulations sont imputables aux entreprises ferroviaires qui assurent l’exploitation des trains ; les 40 % restants sont imputables à SNCF Réseau ou à des causes externes. Cela correspond par exemple à des annulations dues aux fortes chaleurs, à des détériorations physiques de l’infrastructure, au manque de capacité lié à des travaux sur l’infrastructure ou encore à des incidents au niveau des installations terminales embranchées appartenant aux chargeurs. Pour limiter les impacts de ces non-circulations, les équipes de SNCF Réseau échangent continuellement avec les équipes opérationnelles d’Axereal pour partager les prévisions de circulations et anticiper autant que possible les risques d’annulations, par exemple en cas de conflit avec des travaux d’infrastructure ou en cas de prévision de fortes chaleurs. Pour améliorer la situation, SNCF Réseau travaille sur trois axes d’amélioration : d’une part, un ensemble de mesures a permis de réduire à presque néant, en 2023 et 2024, les annulations de trains en Centre-Val de Loire dues à des fortes chaleurs en décalant les horaires de circulation durant les journées chaudes (de 22h à 12h) ; d’autre part, les investissements destinés à la régénération des capillaires ont été multipliés par trois entre 2021 et 2023, via les contrats de plan État-régions (la participation de l’État aux lignes capillaires fret est programmée à hauteur de plus de 39 M€ en 2024, dont 16 M€ pour la région Centre-Val-de Loire, soit le financement des opérations prévues sur les lignes Vendôme–Montoire-sur-le-Loir et les Aubrais–Marigny) ; enfin, un nouveau programme d’optimisation de la planification des travaux a été lancé par SNCF Réseau à la fin 2021 pour atténuer voire supprimer l’impact des travaux sur les sillons fret, ce qui a permis par exemple de préserver des trains transportant des céréales d’Axereal entre Chartres et Courtalain et qui permet de sauver entre 3 000 et 4 000 sillons fret chaque année.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1787</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>840</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Rambaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Implantation des ralentisseurs routiers et précisions juridiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1787. — 5 novembre 2024. — M. Stéphane Rambaud attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le respect du décret n° 94-447 encadrant strictement l’implantation des ralentisseurs de type dos d’âne (de forme bombée) et de type trapézoïdal (de la forme d’un trapèze). À la question écrite n° 3041 ( Journal officiel du 8 novembre 2022) déjà déposée sur le sujet, il s’étonne de la réponse partielle et imprécise qui lui a été apportée ( Journal officiel du 11 juillet 2023, page 6576). C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui donner des précisions quant à la forme géométrique exacte des ralentisseurs que le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) (ex CERTU) nomme dans son guide « Coussins et plateaux » de 2010, « plateaux », « plateaux traversants », « plateaux surélevés », « plateaux ralentisseurs », « coussins berlinois » ou encore « coussins lyonnais ». Il lui demande aussi de lui indiquer la raison pour laquelle le Cerema incite dans ce guide les élus locaux au non-respect du décret n° 94-447, alors qu’il y est écrit que « Ce guide méthodologique n’a pas de valeur réglementaire » et que « les photos présentées dans ce document ont pour objectif l’illustration des propos et ne représentent pas forcément l’exemple à suivre ».]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>840</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les ralentisseurs de type « plateaux », également appelés « plateaux traversants », « plateaux surélevés », « plateaux ralentisseurs » sont des dispositifs de surélévation de la chaussée s’étendant sur une certaine longueur et occupant toute la largeur de la chaussée d’un trottoir à l’autre. Les caractéristiques qu’il est recommandé de suivre pour ces ralentisseurs, sont précisées dans le guide « Coussins et plateaux » du Cerema de 2010 : hauteur maximale de 15 cm ; pentes du profil en travers du plateau identiques à celles de la chaussée en amont et en aval ; rampes d’accès perpendiculaires à l’axe de la chaussée ; cassure de profil en long, en haut et en bas de la rampe, doit être franche et non arrondie,  ; saillie d’attaque inférieure à 5 mm ; pente des rampes d’accès inférieure à 10 %. Les ralentisseurs de type « coussins », également appelés « coussins berlinois » ou, plus rarement, « coussin lyonnais », sont des dispositifs en surélévation qui, à la différence des ralentisseurs, ne recouvrent qu’une partie de la chaussée. Les caractéristiques qu’il est recommandé de suivre pour ces ralentisseurs, sont également précisées dans le guide « Coussins et plateaux » du Cerema de 2010 : la largeur au sol comprise entre 1,75 m et 1,90 m ou 1,80 m si l’itinéraire est fréquenté par des poids lourds ou des bus à roues jumelées ; largeur du plateau comprise entre 1,15 et 1,25 m ; la largeur des rampants latéraux comprise entre 30 et 35 cm ; largeur des rampants avant et arrière est comprise entre 45 et 50 cm ; longueur totale est variable entre 3 et 4 m ; hauteur comprise entre 6 et 7 cm ; saillie d’attaque inférieure à 5 mm. Dans une décision du 29 février 2024, le tribunal administratif de Paris a rappelé que « les auteurs du décret n° 94-447 du 27 mai 1994 n’ayant pas entendu désigner comme étant de « type trapézoïdal » l’ensemble des ralentisseurs dont le profil présente la forme géométrique d’un trapèze ». En conséquence, les ralentisseurs de types « coussins » et « plateaux » sont exclus du champ d’application du décret n° 94-447 du 27 mai 1994. Pour ceux-ci, le guide du CERTU de 2010 fait toujours référence, bien que n’ayant pas de valeur réglementaire, ainsi que la jurisprudence administrative analyse de manière constante les guides, qui constituent des outils d’aide à la décision. Il constitue une recommandation consacrant l’état de l’art à un moment donné. Le devoir de respecter l’état de l’art s’impose à toute personne réputée compétente professionnellement (services techniques de l’État ou des collectivités territoriales, bureau d’études, maître d’œuvre et entreprises). Ce guide présente, pour des situations variées et des objectifs précis, des recommandations et exemples d’installations de ralentisseurs, autre que les ralentisseurs de type trapézoïdal, couverts par le décret n° 94-447 du 27 mai 1994. Il ne peut donc pas être interprété comme recommandant de ne pas respecter le décret n° 94-447 du 27 mai 1994. Des travaux sont actuellement en cours, en lien avec les collectivités territoriales, afin de préciser les caractéristiques techniques de tous les types de ralentisseurs dans un texte unique de valeur réglementaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2231</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>841</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Exemption de malus écologique aux véhicules automoteurs spécialisés (VASP)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2231. — 26 novembre 2024. — Mme Julie Delpech interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’exemption de malus écologique accordée aux véhicules automoteurs spécialisés (VASP), tels que les vans aménagés, les fourgons et les camping-cars. Bien que cette mesure vise à soutenir une industrie stratégique, génératrice de milliers d’emplois et moteur d’une croissance économique significative, elle semble en décalage avec les objectifs nationaux de réduction des émissions de CO2. Certains de ces véhicules affichent en effet des niveaux d’émissions pouvant atteindre 250 g de CO2 par km, bien au-delà des seuils imposés aux véhicules particuliers soumis au malus écologique. Dans ce contexte, Mme la députée souhaite savoir quelles actions le Gouvernement envisage pour concilier le soutien à cette filière essentielle à l’économie et aux territoires avec les impératifs de transition écologique. Plus précisément, elle souhaiterait connaître les mesures prévues pour inciter les constructeurs de VASP à développer des modèles moins polluants, tout en préservant les emplois et en limitant les impacts pour les ménages modestes qui pourraient être affectés par une éventuelle révision de cette exemption. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>841</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les malus CO2 et masse s’appliquent aux véhicules de tourisme tels que définis à l’article L. 421-2 du code des impositions des biens et services. Cette définition couvre les voitures particulières qui ne sont pas à usage spécial (à l’exception des véhicules accessibles en fauteuil roulant, mais qui font l’objet d’une exonération de malus dans des articles suivants du code) et les pick-up pouvant faire l’objet d’un usage familial. De même que les véhicules utilitaires légers (hors pick-up susmentionnés), les véhicules automoteurs spécialisés (VASP) autres que VASP handicap ne sont pas considérés, du fait de leurs caractéristiques spécifiques, comme des véhicules assimilables à des voitures particulières, et ils ne sont donc pas assujettis aux malus. Le dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE) peut apporter un soutien à l’acquisition de VASP électriques, dans le cadre des fiches d’opérations standardisées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2676</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>841</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Didier Berger</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Informations sur le prolongement au sud de la ligne 4</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2676. — 3 décembre 2024. — M. Jean-Didier Berger interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’étude envisagée d’un prolongement de la ligne 4 du métro de Paris en direction de Verrières-le-Buisson. Ce projet de prolongement sud de la ligne 4 du métro parisien, qui s’arrête actuellement à Bagneux, pourrait permettre de rejoindre à terme le tramway T10 en correspondance et de desservir des territoires peu dotés en transports en commun. Le prolongement présente des avantages significatifs, tels que l’optimisation de la ligne principale du RER B, très perturbée, en supprimant la courte branche du RER B entre Bourg-la-Reine et Robinson. Ainsi, la totalité des rames emprunteraient la ligne principale qui dessert le sud des Hauts-de-Seine, le nord-ouest de l’Essonne, de Massy-Verrières, en passant par Palaiseau, Orsay, Bures et Gif-sur-Yvette, jusqu’à Saint-Rémy-lès-Chevreuse dans les Yvelines. Ce prolongement du métro, en utilisant une partie des voies existantes de la courte branche du RER supprimée, pourrait engendrer un chantier moins coûteux. Ce prolongement permet également de répondre aux recommandations du SDRIF de mieux desservir le sud des Hauts-de-Seine (Sceaux, Bourg-la-Reine, Fontenay-aux-Roses, le Plessis-Robinson, Châtenay-Malabry) et le nord de l’Essonne jusqu’à Verrières-le-Buisson, zones en fort développement démographique mais encore mal desservies. Enfin, cet allongement de la ligne 4 doit permettre le maillage cohérent avec le tram T10 au niveau de Chatenay-Malabry et alléger des réseaux de bus, qui nécessitent plus de moyens et sont moins efficients. Alors que ce projet a été inscrit au Contrat de Plan État-région (CPER) 2023-2027 pour étude, les élus locaux n’ont pas été informés des étapes prévues concernant ce projet. Aussi, il l’interroge sur les prochaines étapes prévues concernant le prolongement de la ligne 4.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>842</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’État accompagne le développement et la modernisation des infrastructures de transport collectif en Île-de-France via les contrats de plans État-régions (CPER). Après avoir investi plus de 2,3 Md€ pour le volet « Mobilités et transports collectifs » du CPER Île-de-France sur la période 2015-2022, l’État engage plus de de 2,5 Md€ d’investissements dans le cadre de la nouvelle contractualisation 2023-2027 de ce même volet, formalisé dans un avenant signé le 26 septembre 2024 à l’issue d’une consultation du public menée au cours de l’été. Une enveloppe de 120 M€ a été inscrite dans cette nouvelle contractualisation pour le financement des études des futurs prolongements de métro. Il est prévu que l’autorité organisatrice Île-de-France Mobilités (IDFM) lance une étude générale permettant d’apprécier la faisabilité et le niveau de priorisation des différents prolongements de métro mentionnés dans cet avenant, parmi lesquels figure le projet de prolongement de la ligne 4 à Châtenay Malabry. Les prochaines étapes de ce projet relèvent de la compétence d’IDFM qui détermine les projets d’infrastructures nouvelles, d’extension et d’aménagement de lignes existantes et les approuve. Ces projets font, le cas échéant, l’objet d’un schéma de principe et d’un avant projet.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2680</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>842</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>État de la voirie française</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2680. — 3 décembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports sur l’état de la voirie française. L’autoroute A13 a été fermée entre la mi-avril 2024 et la fin juin. Cette fermeture fait suite à la découverte d’une fissure importante dans la chaussée dans le secteur de Saint-Cloud. Une voie a pu être réouverte en mai 2024 dans le sens de circulation en destination de Paris pour les véhicules légers seulement. Au-delà de cet exemple récent, la question de l’état de la voirie pose question. Selon le dernier rapport du forum économique mondial, la France se trouve dorénavant à la 18e place au classement international de la qualité des infrastructures routières, contre première du classement 12 ans auparavant. D’après le rapport paru en 2023 de l’Observatoire national de la route, presque 20 % du réseau routier national non concédé est en mauvais état. Si les fonds alloués au réseau routier national non-concédé devraient augmenter jusqu’en 2027, la Cour des comptes estime ces montants encore insuffisants. Et cela en lien avec les travaux d’envergure qui devraient être réalisés pour la résilience des routes face au changement climatique, concernant les vagues de chaleur, les précipitions intenses, les submersions et le gonflement des argiles. Par ailleurs, les concessions autoroutières ont occasionné une gabegie considérable d’argent public. Les investissements publics qui ont permis leur construction ont été bradés au privé. Le privé engrange des bénéfices gigantesques grâce aux investissements publics, fait porter un coût prohibitif aux usagers, pour un entretien des routes insuffisant. Ce scandale doit cesser. S’il convient de concentrer les efforts sur la bifurcation écologique et les mobilités décarbonées, se déplacer est un nécessité et un droit. En l’absence d’alternatives plus respectueuses de l’environnement, l’État demeure le garant de la sécurité et la viabilité du réseau routier français. En 2018, un pont s’est effondré à Gênes, causant la mort de 43 personnes. Ce drame doit alerter sur la sécurité de la voirie et engager à faire les travaux nécessaires pour qu’une telle catastrophe n’advienne pas. Ainsi, il souhaite savoir ce qu’il compte faire afin de garantir la sécurité des usagers ainsi que l’accessibilité et la pérennité des infrastructures routières.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>842</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La fermeture de l’autoroute A13 entre Paris et Vaucresson (92) du 18 avril au 24 juin 2023 a été causée par une fissure importante, induite par des travaux engagés sur une parcelle mitoyenne au pied du mur de soutènement de l’autoroute : cet incident ne résulte pas d’un défaut d’entretien par l’État de cet axe routier, qui a bénéficié d’investissements récents. Pour autant, face au défi du vieillissement du réseau routier, il importe que chaque gestionnaire prenne ses responsabilités. L’Etat est gestionnaire de 10 228 km de routes nationales et d’autoroutes composant le réseau routier national non concédé. Il communique chaque année, en toute transparence, l’état des chaussées et des ouvrages d’art du réseau routier national non concédé via le site internet du ministère des Transports et de l’Observatoire national des routes (ONR). Ce réseau comprend notamment 11 850 ouvrages d’art, surveillés selon l’instruction technique pour la surveillance et l’entretien des ouvrages d’art qui impose une évaluation régulière du patrimoine : contrôle annuel, visite « image qualité ouvrages d’art » tous les trois ans, inspection détaillée périodique tous les six ans. L’Etat mène un effort budgétaire considérable depuis ces dernières années avec un budget dédié à l’entretien et à la rénovation des routes et ouvrages d’art en nette croissance depuis 2018 sur la base de la trajectoire retenue suite à l’audit externe réalisé qui avait pour objectif d’identifier le meilleur scénario pour remettre en état le patrimoine du réseau national. Ces budgets permettent notamment de réparer annuellement plus de 320 ponts du réseau routier national. Cet effort en faveur de l’entretien du réseau existant sera poursuivi en 2025, malgré le contexte budgétaire très contraint. En 2023, 14,5 % des ponts nécessitaient des réparations structurelles, contre 11,1 % en 2018. Cette légère dégradation s’explique notamment par le vieillissement du patrimoine, en particulier des ouvrages construits entre 1951 et 1975. Elle reste conforme aux simulations de cet audit externe qui avait conclu à la nécessité d’une augmentation progressive des moyens financiers alloués à l’entretien et à la réparation des ouvrages en tenant compte de la capacité à faire des services gestionnaires et de la préparation nécessaire des études avant de lancer des travaux. L’amélioration notable de l’état général des ouvrages d’art est donc attendue à partir de 2030. En ce qui concerne les collectivités territoriales : l’observatoire national de la route montre également une hausse des dépenses de grosses réparations d’ouvrages d’art par km de réseau de 84 % entre 2016 et 2023, pour les routes départementales. S’agissant des communes, prenant acte du besoin d’accompagnement des petites communes exprimé par le rapport sénatorial de 2019 sur la sécurité des ponts, l’Etat a lancé le programme national ponts pour les aider. Il est doté au total de 110M€, dont la gestion a été confiée au Cerema. Une large partie des dépenses a été consacrée au recensement et à l’évaluation de l’état de près de 64 000 ouvrages d’art. Le programme se poursuit avec des subventions pour les travaux. Par ailleurs, le changement climatique introduit un défi complémentaire à celui de l’entretien des infrastructures de transport, celui de leur résilience. L’État a engagé en septembre 2023 une étude de vulnérabilité face aux effets du changement climatique pour l’ensemble du réseau routier national, concédé et non concédé, représentant près de 20 000 km de routes. Les conclusions de cette étude, attendues en 2025, permettront d’identifier les secteurs les plus sensibles, de proposer des pistes d’adaptation face aux aléas climatiques et de préciser les budgets nécessaires dans les années à venir.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2946</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>843</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Besse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Taxes sur l’affectation des véhicules à des fins économiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2946. — 24 décembre 2024. — Mme Véronique Besse attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les taxes sur l’affectation des véhicules à des fins économiques (anciennement TVS). En effet, ces deux taxes (taxe annuelle sur les émissions de CO2 et la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques) touchent sans distinction toutes les entreprises. Pour les plus petites structures et notamment pour les auto-entrepreneurs, ces taxes sont une charge supplémentaire qui menace leur stabilité économique. Par ailleurs, ce mécanisme a notamment pour objectif d’inciter à l’achat de plus petits véhicules ou de véhicules électriques. Certaines entreprises n’ont pas le choix d’acheter des gros véhicules afin de pouvoir tracter des poids ou encore atteler de grosses remorques. Le changement pour des véhicules électriques ou plus petits représente un coût supplémentaire conséquent et peu durable. En effet, la puissance de ces derniers n’est pas suffisante et ils s’usent donc plus vite. Pour les auto-entrepreneurs, les TPE et les PME, les taxes sur l’affectation des véhicules à des fins économiques sont perçues comme injustes et menacent leur pérennité. Elle lui demande donc si le Gouvernement à l’intention de mettre en place des mécanismes permettant une plus grande justice fiscale vis-à-vis des petites entreprises notamment concernant les taxes sur l’affectation des véhicules à des fins économiques. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>843</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 421-111 du code des impositions des biens et services dispose que le montant cumulé des taxes pour l’ensemble des véhicules de tourisme affectés à des fins économiques sur le territoire de taxation par une même entreprise fait l’objet d’une minoration de 15 000 € (dans le respect des conditions prévues, notamment, par le règlement général de minimis). Cette minoration répond précisément à l’enjeu que vous soulevez vis-à-vis des petites entreprises, étant entendu qu’il convient néanmoins d’inciter l’ensemble des utilisateurs de véhicules à recourir à des véhicules plus propres, afin de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air et à la lutte contre le réchauffement climatique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>39</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>844</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Mise en danger du modèle économique des Geiq</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            39. — 1 octobre 2024. — Mme Christine Arrighi appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la mise en danger du modèle économique des Geiq (Groupement d’employeur pour l’insertion et la qualification). Le 1er mai 2024, les Geiq ont subi la conséquence directe de la suppression de l’aide au contrat de professionnalisation. Deux mois plus tard, c’est la parution du décret n° 2024-764 relatif au financement de l’alternance par France compétences, en date du 8 juillet 2024, qui vient une nouvelle fois impacter directement les Geiq. Ce décret relatif à la prise en charge du financement de l’alternance par France compétences revoie à la baisse le montant maximum que les opérateurs de compétences peuvent consacrer aux emplois dits non éligibles à la péréquation (formation des tuteurs, accompagnement professionnel des alternants en entreprise…). Cette décision conduit les opérateur de compétences (OPCO) à réduire les budgets prévus sur ces thématiques. Si les différents OPCO ne se sont pas encore prononcés sur la mise en application de ce décret, l’OPCO 2i a annoncé, aux lendemains de sa parution, ne plus prendre en charge l’exercice de la fonction tutorale. En 2023, cette aide représentait 93 898 euros pour le Geiq Industrie Gard, Delta et Vallée du Rhône et 40 710 euros pour le Geiq des Industries d’Oc alors qu’ils avaient respectivement accompagnés 55 et 26 équivalents temps plein (ETP). À ce jour, il n’est pas exclu que d’autres OPCO soient contraints de prendre position en ce sens et par conséquent, que d’autres Geiq soient également impactés. La mission des Geiq est de construire des parcours d’insertion et de qualification en s’appuyant sur des contrats en alternance adaptés aux besoins et aux profils des candidats issus d’un public éloigné de l’emploi. Cette perte va, non seulement, limiter leur capacité d’action au bénéfice des publics les plus fragiles, mais, également, contribuer à accroitre les difficultés de recrutement dans les secteurs en tension sur lesquels les Geiq interviennent. Les diverses coupes budgétaires prises dans le champ de la formation - entre autres - ne visent pas nécessairement et volontairement les Geiq, mais les impactent directement sans aucun doute. Mme la députée souhaite donc alerter Mme la ministre sur l’impact collatéral subi par les Geiq du fait de ces mesures restrictives prises successivement et, ce, sans délai de prévenance. Elles viennent mettre en péril la capacité des Geiq à agir en faveur de la qualification et de l’insertion durable des demandeurs d’emploi, par exemple dans la région Occitanie. Les Geiq agissent en faveur de la lutte contre la pénurie de main d’œuvre, en faveur du développement économique des entreprises et associations sur les territoires, en faveur de publics éloignés de l’emploi quel que soit leur âge ou leur parcours. Il apparaît urgent de préserver les outils économiques que sont les GEIQ dans le respect de l’arrêté du 17 août 2015 relatif aux modalités de reconnaissance des groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification. Parce que les Geiq doivent être considérés comme des outils incontournables et doivent être protégés lorsque de telles mesures sont décidées, plusieurs pistes vous ont été proposées par l’intermédiaire d’un courrier adressé le 3 mai 2024 par la Fédération française des Geiq. Le premier souhait est que soit pris en compte pour ces structures, les entreprises et publics éloignés de l’emploi, cet impact direct pour les Geiq et que soient recherchées dans les plus brefs délais des solutions pérennes pour permettre le maintien de l’activité des Geiq ou leur laisser la possibilité de s’adapter à d’éventuelles nouvelles orientations de la formation professionnelle. Beaucoup de Geiq prévoient d’ores et déjà de subir des pertes d’exploitations sur leurs prochains exercices. Mme la députée insiste donc sur l’urgence de la situation. L’avenir des Geiq est, dans un contexte budgétaire contraint, plus que jamais soumis aux multiples décisions qui pourraient être prises en matière de réduction des financements des dépenses publiques alors que ces Geiq sont plus que jamais confrontés à des tensions de recrutement sur leurs métiers. C’est pourquoi elle lui demande les mesures qu’elle entend prendre pour soutenir les Geiq, tenir compte de leur spécificité dans les réformes mises en place afin de préserver leur modèle économique et donc leur existence. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>844</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le partenariat des Groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ) avec l’Etat est ancien et se renforce au fil des années, notamment depuis la loi du 5 mars 2014 sur la formation professionnelle et un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales intervenu la même année ayant conclu à l’opportunité de développer ce dispositif. Depuis, l’Etat participe à la labellisation annuelle des GEIQ en vertu des articles D. 1253-45 à D. 1253-49 du code du travail et plusieurs mesures ont été prises pour assurer le financement des GEIQ. Le soutien financier de l’Etat a progressivement augmenté de manière significative, dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’investissement des compétences et du pacte ambition pour l’insertion par l’activité économique, passant de 3 millions en 2017 à 13.5 millions en 2024 par élargissement des publics bénéficiaires de l’aide à l’accompagnement social et professionnel puis, en dernier lieu, par revalorisation du montant de l’aide pour les publics les plus éloignés de l’emploi de manière à se rapprocher de ce qui prévaut en faveur des structures d’insertion par l’activité économique. Par ailleurs, des textes ont été pris pour sécuriser le financement des GEIQ par les Opérateurs de compétences (OPCO). Ainsi, un décret du 10 septembre 2020 fixe à 15 euros par heure au moins le niveau de prise en charge par les OPCO des temps de formation des salariés en parcours d’insertion au sein des GEIQ sauf décision contraire prise par les partenaires sociaux de la branche concernée. Il s’agit de simplifier et sécuriser le financement minimal du niveau de prise en charge des contrats de professionnalisation par les opérateurs de compétences pour les contrats conclus avec les salariés en insertion au sein de ces structures. Autre texte sécurisant les ressources issues de la formation professionnelle, l’arrêté du 2 septembre 2020 relatif au plafonnement des versements effectués au titre de la péréquation des contrats de professionnalisation et aux reconversions ou promotions par alternance a augmenté le niveau de refinancement des OPCO par France compétences de 8 000 euros à 12 000 euros dans le cadre de la péréquation afin d’obtenir une meilleure couverture des parcours GEIQ, permettant ainsi de viser les formations longues et coûteuses. La ministre du travail et de l’emploi a pleinement conscience de l’intérêt que représentent les GEIQ pour l’insertion par l’activité économique mais aussi du service apporté aux très petites entreprises - petites et moyennes entreprises en matière de recrutements et de ressources humaines sur des métiers en tension. C’est pourquoi les GEIQ sont désignés par la loi relative au plein emploi du 18 décembre 2023 comme membres du réseau pour l’emploi, la Fédération française des GEIQ participant pour sa part au comité national pour l’emploi. Concernant la suppression par le décret n° 2024-392 du 27 avril 2024 de l’aide exceptionnelle aux employeurs de salariés en contrat de professionnalisation pour le recrutement de salariés de moins de 30 ans en contrat de professionnalisation pour les contrats conclus à partir du 1er mai 2024. Cette aide exceptionnelle a été instaurée en juillet 2020, pour prévenir les conséquences économiques de la situation sanitaire dans le cadre du plan « un jeune, une solution ». Sa suppression correspond à un retour à la normale, à la situation avant Covid. Par ailleurs, il est important de souligner que les employeurs de demandeurs d’emploi de plus de 30 ans en contrat de professionnalisation ne bénéficiaient pas de cette aide, ce qui suscitait des incompréhensions et entraînait des différenciations de traitement sur le seul critère de l’âge. Il est également à noter que les aides à l’embauche versées par France Travail pour les demandeurs d’emploi de 26 ans et plus (2 000 euros) et pour les demandeurs d’emploi de 45 ans et plus (2 000 euros) en contrat de professionnalisation sont maintenues et cumulables afin de favoriser le retour à l’emploi des demandeurs d’emploi.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>40</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>845</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Usages de certains organismes de compétences - Certification Qualiopi</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            40. — 1 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur une problématique liée aux obligations de certification Qualiopi et les usages de certains organismes de compétences. En effet, certains organismes de compétences, comme les organismes de compétences interindustriel OPCO 2i, ne référencent pas toutes les entreprises dans leur guide, alors même que ces entreprises sont certifiées. Ce choix de référencer une entreprise certifiée plutôt qu’une autre n’est pas juste, d’autant plus s’il n’est pas justifié par des critères. Ainsi, il souhaiterait savoir dans un premier temps si les OPCO ont le droit de choisir et d’imposer à leurs adhérents l’entreprise de leur choix et sur quels critères ils se basent. Dans un second temps, il souhaiterait savoir ce que le Gouvernement compte faire pour permettre plus de justice dans le libre choix de ces organismes. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>845</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La certification Qualiopi permet à un organisme de formation de pouvoir bénéficier des fonds mutualisés de la formation professionnelle via les financements des opérateurs de compétences, mais aussi des conseils régionaux, de France Travail ou des fonds d’assurance formation des non-salariés. Elle n’empêche en rien ces financeurs, dans le cadre de procédures de publicité et mise en concurrence, de définir ensuite des priorités selon des critères transparents, leur permettant ensuite de procéder à un choix parmi ces organismes. En effet, il revient aux opérateurs de compétences, sur proposition de leurs commissions et sur validation de leur conseil d’administration paritaire, de décider des modalités d’allocation de leurs fonds, notamment ceux dédiés au financement du plan de développement des compétences des entreprises de moins de cinquante salariés alloués par France compétences. Ces financements étant limités, des priorités doivent être fixées par l’opérateur afin d’optimiser la gestion de ces fonds. C’est le cas par exemple pour le dispositif « Actions Clés en Main », proposé par l’Opérateur de compétences interindustriel (OPCO 2i), service qui permet aux entreprises, en particulier les plus petites, de bénéficier de façon simplifiée d’actions de formation sur les thématiques prioritaires pour les branches de l’opérateur, comme la transition écologique. Il est ainsi mis en œuvre dans le cadre d’une procédure de publicité et de mise en concurrence dans le respect des règles qui s’imposent aux opérateurs de compétences. L’entreprise garde le choix de sélectionner un organisme dans ce dispositif, ou non. Aussi, depuis l’année dernière, des travaux ont été conduits par la commission compétente de l’OPCO 2i pour déterminer les leviers possibles d’optimisation de cette dotation. Le conseil d’administration d’OPCO 2i a validé la proposition de sa commission paritaire de procéder à un test court et circonscrit (6 mois sur les trois régions, dont la région Grand-Est), pour certains types d’actions, qui a aujourd’hui pris fin, visant à apprécier les effets qu’une procédure de mise en concurrence des prestataires de formations pourrait avoir sur le niveau qualitatif et financier des actions de formations financées. Il s’est ainsi agi, pendant ces quelques mois, de réserver le financement d’actions de formation en matière de « prévention sécurité » à celles réalisées par les prestataires retenus, au terme d’une procédure de publicité et de mise en concurrence, au regard de la qualité des actions proposées et de leur prix. Tous les organismes de formation certifiés et habilités à délivrer de telles formations pouvaient bien entendu présenter leur candidature à cet appel à propositions.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>265</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>846</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Le Pen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Liquidation judiciaire de Milee - conséquences pour ses 10 000 salariés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            265. — 8 octobre 2024. — Mme Marine Le Pen* alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi au sujet des 10 000 salariés de l’entreprise Milee se trouvant actuellement en liquidation judiciaire, dont 200 sont affectés au dépôt de Libercourt, dans le Pas-de-Calais. Plus particulièrement, Mme la députée tient à signaler que, pour une partie des salariés, la délivrance des documents permettant le solde de tout compte, qui comprennent le certificat de travail, est actuellement annoncée pour le début de l’année 2025 par les administrateurs judiciaires nommés par le tribunal de commerce de Marseille. Or ces documents sont indispensables pour que les salariés puissent bénéficier de leurs droits à l’accompagnement au retour à l’emploi vis-à-vis de France Travail. Mme la députée tient à alerter Mme la ministre sur l’extrême précarité que risquent les salariés licenciés qui ne peuvent pas bénéficier d’un accompagnement légitime en l’absence de ces documents et en particulier l’aide au retour à l’emploi (ARE) qui leur permet de subvenir à leurs besoins immédiats. Elle lui demande si l’État est en capacité d’agir afin que le dossier puisse avancer dans l’intérêt de nombreux salariés licenciés qui subissent une double peine : celle de ne pas pouvoir envisager de nouvelles perspectives professionnelles après un licenciement brutal.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>266</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>846</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Redressement judiciaire de l’entreprise Milee</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            266. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer* attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le redressement judiciaire de l’entreprise Milee. Le 12 mars 2024, la société a annoncé renoncer à la distribution des imprimés publicitaires dans les boîtes aux lettres, ce qui était sa principale mission jusqu’alors. Ce changement de cap était déjà assorti d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) prévoyant de ne pas sauvegarder l’emploi de 3 500 travailleuses et travailleurs. Le 30 mai 2024, le tribunal de commerce de Marseille a placé le distributeur en redressement judiciaire, levant indûment une épée de Damoclès sur l’avenir de 9 000 salariées et salariés. Les difficultés de l’entreprise notamment au niveau de sa trésorerie, tout comme les problèmes récurrents qui ont pu être signalés par les salariés (dysfonctionnement des badgeuses, retard de paiements, etc.), soulèvent des inquiétudes quant au reclassement des futurs licenciés. Mme la députée tient à souligner le profil des distributrices et distributeurs de Milee qui est bien trop souvent celui d’une personne âgée tâchant péniblement de compléter sa faible retraite. Les premières négociations entamées confirment les appréhensions puisque ce sont les travailleurs les moins jeunes qui seront d’abord remerciés et ce, avec des conditions de départ extrêmement préoccupantes, pour ne pas dire dangereuses. Pourtant, la holding propriétaire de l’entreprise Hopps Group affiche des bons résultats financiers et ses actionnaires se classent même parmi les plus fortunés de France. À la lumière de ces informations et des risques importants qui pèsent sur des milliers de travailleuses et de travailleurs, elle souhaiterait savoir dans quelle mesure le Gouvernement compte intervenir afin de préserver l’emploi et de garantir un départ serein à toutes celles et ceux qui travaillent aujourd’hui au service de l’entreprise Milee.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>318</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>846</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Loubet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Aide aux 10 000 salariés de Milee (ex-Adrexo) suite à la liquidation judiciaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            318. — 8 octobre 2024. — M. Alexandre Loubet* alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation des 10 000 salariés de la société Milee (ex-Adrexo) qui viennent de perdre leur emploi en raison de la liquidation du groupe. Le 9 septembre 2024, le groupe Milee a été placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Marseille, avec arrêt immédiat de l’activité et sans repreneur. Spécialisée dans la distribution de brochures publicitaires et de courrier professionnels, Milee (Société de distribution et de promotion, puis Adrexo) comptait 10 000 employés à temps plein ou partiel en France, jusqu’en juillet 2024, employés qui se retrouvent aujourd’hui tous sans emploi et sans salaire. Au regard du nombre conséquent de dossiers, le mandataire judiciaire en charge de la liquidation judiciaire a indiqué pouvoir traiter les indemnités des salariés, en liaison avec l’Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés (AGS), dans un délai de trois mois. Pour une grande partie des employés, dans une situation de précarité, ce délai est intenable et les placera ainsi que leurs familles dans une situation financière très difficile. Dans ce contexte d’urgence sociale, il aurait souhaité connaître quels voies et moyens le Gouvernement peut-il mettre en œuvre pour accélérer le délai de traitement des indemnités par le mandataire, par exemple par la création d’une équipe consacrée aux salariés de Milee au sein de l’AGS, afin que 10 000 personnes ne se retrouvent pas sans ressource pendant près de trois mois avant que leur inscription à France Travail ne puisse être effective.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>861</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>847</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Paul Lecoq</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Liquidation judiciaire de l’entreprise Milee</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            861. — 15 octobre 2024. — M. Jean-Paul Lecoq* interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les conséquences économiques et sociales de la liquidation judiciaire de l’entreprise Milee prononcée le 9 septembre 2024. Cette liquidation d’une rare ampleur aboutit aux licenciements de 10 000 salariés dont 200 personnes au Havre. L’incompréhension et la colère sont grandes parmi ces salariés de cette entreprise spécialisée dans la distribution de prospectus. En effet, ils n’obtiennent pas de réponses du liquidateur et il semble bien que les deux seuls cabinets mandatés pour conduire cette liquidation à travers tout le pays soient dans l’incapacité de suivre les dossiers, faire les virements, ou transmettre les contrats de sécurisation professionnelle à France Travail. Si la loi « Oui pub » visant à rendre impossible la distribution non adressée de documents publicitaires en boîtes aux lettres sans apposition d’un auto-collant « Oui pub » aurait entraîné, selon sa direction, cette liquidation, des choix stratégiques pourraient également expliquer ce marasme, tels que la vente de « Colis privé » ou encore le possible versement de 70 millions d’euros aux actionnaires, en décembre 2023, alors que les fragilités de l’entreprise étaient connues. Ces chiffres donnent le vertige quand on sait que 10 000 salariés se retrouvent sans salaire ni ressources après avoir subi de longs mois de retards dans le versement des salaires. Ces hommes, femmes, seniors et pour une majorité d’entre eux à temps partiel et rémunérés 500 à 600 euros par mois étaient déjà avant la liquidation en grande précarité ou en situation de pauvreté. Aujourd’hui, ce qu’ils subissent accroît encore plus leurs difficultés. Aussi, il l’interroge sur les dispositions prises ou programmées dans l’accompagnement et la protection de ces nombreux salariés, mais également sur les responsabilités ayant conduit à ce désastre social. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>880</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>847</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Accompagnement des ex-salariés de Milee</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            880. — 15 octobre 2024. — M. Pierre-Yves Cadalen* alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation des salariés de l’entreprise Milee, ex-Adrexo, en grande difficulté suite à la liquidation judiciaire de l’entreprise prononcée le 9 septembre 2024. Depuis cette date, plusieurs milliers d’employés n’ont toujours pas reçu leur salaire du mois d’août, alors même que la liquidation de l’entreprise a entraîné la fin de leur contrat de travail sans notification officielle de licenciement. Cela empêche ces salariés de prétendre à leurs droits au chômage, aggravant ainsi une situation déjà critique pour de nombreuses familles qui se retrouvent sans ressources pour subvenir à leurs besoins élémentaires. Plusieurs témoignages font état de difficultés pour payer les charges courantes, voire de découvert bancaire pour certains salariés, dans un contexte où aucune solution immédiate ne leur est proposée. Ces salariés, souvent en situation de précarité ou en emploi à temps partiel, dépendent entièrement de ces revenus. Or, malgré les promesses d’une indemnisation rapide via les mécanismes d’assurance garantie des salaires (AGS), la réalité est que nombre d’entre eux attendent toujours leur salaire ainsi que leur solde de tout compte. Cette situation insoutenable provoque une détresse économique et psychologique importante au sein de ces ménages. M. le député souhaiterait donc savoir quelles mesures urgentes le Gouvernement entend mettre en place pour garantir le versement des salaires dus aux salariés de Milee, ainsi que pour accélérer l’envoi des lettres de licenciement afin que ces derniers puissent bénéficier de leurs droits à l’assurance chômage dans les plus brefs délais. Il demande également si des aides spécifiques sont envisagées pour soutenir les familles en attendant la résolution complète de ce dossier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2470</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>848</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jorys Bovet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Situation des salariés suite à la liquidation judiciaire de Milee</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2470. — 3 décembre 2024. — M. Jorys Bovet* interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation alarmante de 5 000 salariés de l’entreprise Milee (ex-Adrexo) sans emploi suite à la liquidation judiciaire de l’entreprise. S’ajoutent à ce chiffre les 5 000 salariés déjà concernés par un plan de sauvegarde de l’emploi. Le 9 septembre 2024, le groupe Milee a été placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Marseille, provoquant un arrêt immédiat de l’activité, sans repreneur. Les employés se retrouvent aujourd’hui sans emploi et sans salaire. Le mandataire financier en charge du dossier, ainsi que l’Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés (AGS), ont indiqué qu’ils n’avaient malheureusement pas le temps de gérer un dossier si important. En l’état, les salariés ne perçoivent aucun revenu et sont dans l’incapacité de s’inscrire à France Travail, ne disposant pas des documents nécessaires. La perspective de rester plusieurs mois sans aucune ressource place des milliers de familles dans une situation d’urgence sociale et de précarité, avec des conséquences dramatiques sur le plan personnel et financier. Dans ce contexte d’urgence sociale, il souhaite connaître les mesures exceptionnelles qui pourraient être mises en place pour accélérer les paiements et alléger les difficultés que rencontrent les familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2854</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>848</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Liquidation judiciaire de Milee</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2854. — 17 décembre 2024. — M. Thomas Ménagé* alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les répercussions de la liquidation judiciaire de la société Milee, anciennement connue sous le nom d’Adrexo, spécialisée dans la distribution de prospectus publicitaires. Cette liquidation, prononcée le 9 septembre 2024, a conduit au licenciement de près de 10 000 salariés, constituant ainsi l’un des plus importants plans sociaux en France depuis les années 1980. Depuis cette décision, de nombreux anciens employés n’ont toujours pas perçu leurs salaires des mois d’août et de septembre, ni leur solde de tout compte, les plaçant dans une situation financière précaire. Malgré les assurances de Mme la ministre indiquant que les salaires seraient versés entre le 28 et le 31 octobre 2024 et les soldes de tout compte mi-novembre, une majorité des salariés n’ont pas encore reçu les sommes dues. Cette situation engendre des difficultés majeures pour les anciens employés, dont certains se retrouvent sans aucun revenu depuis plusieurs mois, les empêchant de subvenir à leurs besoins essentiels. De plus, l’absence de délivrance des documents de fin contrat complique leur inscription à France Travail, retardant ainsi leur accès aux allocations et à des dispositifs d’accompagnement vers un nouvel emploi. Face à cette crise sociale et économique, il est impératif que le Gouvernement prenne des mesures urgentes pour assurer le versement rapide des salaires et indemnités dus aux anciens salariés de Milee. Il apparaît également essentiel de mettre en place des dispositifs d’accompagnement renforcés pour faciliter leur réinsertion professionnelle, en tenant compte des spécificités régionales et des profils des travailleurs concernés. Il lui demande donc quelles actions concrètes le Gouvernement envisage de déployer pour accélérer le versement des salaires et indemnités dus aux anciens salariés de Milee et quels dispositifs spécifiques seront mis en place pour soutenir leur reconversion professionnelle, notamment dans les régions les plus touchées par cette liquidation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>848</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La situation des salariés de l’entreprise Milee (anciennement Adrexo), inédite en raison de son ampleur (dix mille salariés licenciés, pour la plupart à temps très partiel) et de sa complexité juridique (plusieurs sociétés au sein du groupe Hopps sont en redressement ou en liquidation judiciaire), appelait des mesures exceptionnelles et une action coordonnée des services de l’Etat, des mandataires judiciaires, de l’Association pour la gestion du régime de garantie des salaires (AGS) et de France Travail. La ministre du travail et de l’emploi a mobilisé, dès sa nomination, ses services et les acteurs de la procédure pour traiter des dysfonctionnements constatés dans ce dossier. Afin de pouvoir assurer le traitement de tous les salaires et créances de l’ensemble des salariés, et avec l’accord de l’AGS, la cellule liquidative a ainsi été prolongée et renforcée dans son effectif afin de rattraper le retard administratif qui a été engendré par l’interruption par Milee du paiement des prestataires de paie externes. Neuf salariés du groupe Hopps, dont six de Milee, sont venus appuyer les quinze salariés mobilisés par les mandataires et spécialement dédiés au traitement de la situation de Milee. L’AGS, dans le respect du cadre légal et réglementaire, a déjà avancé plus de 41 millions d’euros pour la période entre le mois de juin 2024 et le 9 septembre 2024, date de prononcé de la liquidation, au fur et à mesure de la réception des relevés de créances. Cette mobilisation se poursuit en vue d’un règlement des créances restantes dans les meilleurs délais possibles : fin octobre 2024, toutes les sommes dues (salaires et frais professionnels) ont été payées, dont près de dix-huit millions au cours du seul mois d’octobre 2024. Les indemnités de rupture et les soldes de tout compte devraient être payés avant la fin du mois de novembre 2024 pour les salariés ayant adhéré au Contrat de sécurisation professionnelle (CSP) et vers début décembre 2024, pour les salariés n’ayant pas adhéré au CSP. S’agissant des représentants du personnel, dont le licenciement est soumis à des délais plus longs en raison du fait qu’ils sont des salariés protégés, il a été proposé de pouvoir raccourcir, dans le respect du cadre légal, la procédure prévoyant un délai de deux mois maximum de prise de la décision d’autorisation de licenciement par l’inspection du travail. Le ministère du travail et de l’emploi a décidé parallèlement de la mise en place par France Travail d’un accompagnement exceptionnel des salariés licenciés en activant la prestation « grands licenciements ». France Travail s’est aussi mobilisée de façon exceptionnelle pour contacter individuellement chacun des salariés concernés. La ministre a rencontré, le 24 octobre 2024, les délégués syndicaux de Milee afin de leur faire part des avancées concrètes quant à la résolution des difficultés qu’ils rencontrent s’agissant du versement des salaires, au traitement accéléré de l’indemnisation du chômage des salariés licenciés et à l’accompagnement vers la formation et l’emploi dont pourront bénéficier les salariés licenciés ayant fait le choix de s’inscrire à France Travail. Dans ce contexte inédit et douloureux pour les salariés, la ministre, son cabinet, les services de l’Etat et tous les acteurs œuvrant pour la sécurisation de l’emploi sont mobilisés pour apporter les réponses attendues et résoudre toute difficulté administrative que pourraient rencontrer les salariés licenciés de Milee et accompagner ces derniers vers le retour à l’emploi.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>380</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>849</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre de l’éducation nationale, chargé de la réussite scolaire et de l’enseignement professionnel</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Contrats d’apprentissage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            380. — 8 octobre 2024. — M. Charles Sitzenstuhl interroge M. le ministre délégué auprès de la ministre de l’éducation nationale, chargé de la réussite scolaire et de l’enseignement professionnel, au sujet des contrats d’apprentissage. Aujourd’hui, les jeunes qui souhaitent poursuivre une voie d’apprentissage ne peuvent suivre qu’une formation théorique, sans contrat d’apprentissage, avant le jour de leur quinzième anniversaire. Cette contrainte génère des inégalités de traitement entre les jeunes alternants d’une même classe, en fonction de leur date de naissance. Il souhaite connaître son avis sur la possibilité de modifier les critères d’approbation des contrats d’apprentissage pour tout jeune étant dans sa quinzième année, s’il justifie avoir accompli la scolarité du premier cycle de l’enseignement scolaire. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>849</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 32 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne prévoit l’interdiction du travail des enfants et la protection des jeunes au travail. Il stipule que l’âge minimal d’admission au travail ne peut être inférieur à l’âge auquel cesse la période de scolarité obligatoire, sans préjudice des règles plus favorables aux jeunes et sauf dérogations limitées. En France, l’âge minimal d’admission au travail est ainsi fixé à la 16ème année du jeune. L’apprentissage bénéficie déjà d’une dérogation à ce principe fondamental puisqu’un jeune âgé de 15 ans peut signer un contrat d’apprentissage dès lors qu’il a terminé la fin du premier cycle du secondaire (fin du collège).  Par ailleurs, les jeunes qui ont 14 ans à la rentrée de septembre et auront 15 ans avant la fin de l’année civile (novembre par exemple) peuvent étudier et être inscrits en centre de formation des apprentis, sous statut scolaire. Ils peuvent avoir signé un contrat d’apprentissage, mais l’exécution de ce contrat en entreprise ne pourra démarrer qu’à partir de l’anniversaire de leurs 15 ans. Il s’agit ici de distinguer la signature contractuelle de son début d’exécution ; et si une personne mineure peut valablement conclure un contrat d’apprentissage avant cet âge d’entrée, ce contrat pourra commencer à s’exécuter, sous la condition d’avoir terminé le cycle du collège, dès 15 ans et un jour. Abaisser l’âge d’entrée en apprentissage ne semble donc pas opportun, le nombre de jeunes ayant précocement fini le premier cycle scolaire restant marginal.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>382</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>849</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Impact des arrêts maladie sur la durée d’apprentissage et sur les entreprises</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            382. — 8 octobre 2024. — Mme Louise Morel attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’impact des arrêts maladie à la fois sur la durée d’apprentissage pour les jeunes et sur les entreprises qui les embauchent. Il semblerait que de plus en plus de maîtres d’apprentissage se plaignent auprès des chambres de métiers et de l’artisanat de l’augmentation inquiétante du nombre d’arrêts maladies posés par les apprentis et les conséquences en matière de formation et de compétences au sein de leurs entreprises. En effet, en l’état actuel des choses, les apprentis sont à même d’obtenir leur diplôme malgré des arrêts maladie de plusieurs semaines ou mois ayant nécessairement un impact sur la maîtrise de leur métier. Dans le même temps, cette situation est difficile pour les entreprises qui choisissent d’accueillir des apprentis, tant financièrement que sur le plan des effectifs. Une solution pourrait être le report des jours d’arrêt maladie et l’obligation de totaliser deux années effectives de formation au sein de l’entreprise pour valider le diplôme. Aussi, elle la prie de bien vouloir lui indiquer s’il existe des statistiques en la matière, ainsi que les dispositions qu’entend prendre le Gouvernement le cas échéant pour remédier à cette situation, qui pénalise à la fois les entreprises désireuses de transmettre leurs savoir-faire et les apprentis qui ne bénéficient pas d’une formation complète.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>850</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A l’instar de tous les salariés, les apprentis ont droit à des arrêts de travail pour maladie ou maladie professionnelle. Il s’agit là de droits fondamentaux. Si de telles suspensions contractuelles peuvent éventuellement obérer la capacité de l’apprenti à obtenir un titre ou un diplôme inscrit au répertoire national des certifications professionnelles, le code du travail prévoit d’ores et déjà cette situation en permettant, par accord des parties au contrat mais aussi du centre de formation d’apprentis, de se présenter aux épreuves nécessaires lors de la session suivante (article R. 6222-10 du même code). De plus, il est toujours possible d’augmenter initialement la durée contractuelle en apprentissage (article L. 6222-7-1, alinéa 3 du même code). Dès lors, il existe des solutions pour favoriser la réussite des apprentis et il n’existe pas de suivi statistique sur ces situations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1016</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>850</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Politique de prévention de la santé mentale au travail</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1016. — 15 octobre 2024. — Mme Christelle Petex alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’importance de développer une politique nationale axée sur la prévention de la santé mentale au travail, en particulier en ce qui concerne la gestion du stress et de la fatigue au sein des entreprises. En effet, le stress et la fatigue liés au travail sont des facteurs majeurs de détérioration de la santé mentale des salariés, pouvant conduire à des incidents graves, tels que des burn-out, des dépressions ou d’autres troubles psychologiques. Ces situations, en plus d’avoir un coût humain élevé, représentent également un poids économique pour les entreprises et le système de santé. Malgré certains efforts déployés pour améliorer la prise en charge des pathologies mentales, la prévention reste insuffisamment développée. Il semble que l’approche actuelle reste majoritairement centrée sur le traitement des symptômes plutôt que sur leur prévention. Or une politique de prévention active permettrait d’agir en amont, en identifiant et en réduisant les facteurs de risque au sein des entreprises et ainsi de limiter les conséquences néfastes pour les salariés. Dans ce contexte, Mme la députée souhaite savoir pourquoi une politique plus ambitieuse de prévention de la santé mentale au travail, n’est pas davantage encouragée et développée à l’échelle nationale. Elle l’interroge également sur les mesures envisagées pour inciter les entreprises à adopter des pratiques de prévention qui permettraient de « prévenir plutôt que guérir », afin d’améliorer le bien-être des salariés et de réduire les risques d’incidents liés à la santé mentale. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>850</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La politique de santé au travail, portée par le ministère chargé du travail, les partenaires sociaux ainsi que les organismes de prévention, mobilise plusieurs leviers pour renforcer la prévention des Risques psycho-sociaux (RPS) au sein des entreprises. Ces actions s’inscrivent dans une approche globale visant à promouvoir une meilleure santé mentale au travail et à encourager des démarches de prévention. Le ministère chargé du travail accompagne ainsi les entreprises pour agir sur les RPS dans le cadre du 4e plan de santé au travail. En lien avec les opérateurs de la santé au travail comme l’agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail et l’institut national de recherche et de sécurité, il déploie des actions visant à sensibiliser les entreprises, les salariés et leurs représentants sur les RPS et à les outiller pour mettre en place les mesures de prévention adaptées pour leurs collectifs de travail. Par ailleurs, dans le cadre de la convention d’objectifs et de gestion 2024-2028, signée à l’été 2024, la branche accidents du travail-maladies professionnelles du régime général de la sécurité sociale s’est engagée à déployer un programme national de prévention des RPS et à mettre en œuvre une détection et un accompagnement adaptés des entreprises dans lesquelles une situation de risque est constatée. Ces actions se déploient en complément de l’action quotidienne de l’ensemble des acteurs de la santé au travail sur les RPS en entreprise, et en particulier des services de prévention et de santé au travail (interventions collectives en entreprise, accompagnement de salariés, etc.), de l’inspection du travail (conseil et contrôle) et des ingénieurs-conseils des caisses d’assurance retraite et de santé au travail. Dans le cadre de la priorité donnée à la santé mentale en 2025, l’ensemble de ces actions ont vocation à se poursuivre et à s’amplifier en concertation avec les organisations syndicales et professionnelles représentatives.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1367</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>850</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Convention collective dans le secteur du jeu vidéo</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1367. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le manque de régulation dans l’industrie du jeu vidéo. Cette problématique découle largement, selon les acteurs du secteur, de l’absence de convention collective commune et unifiée ; un flou juridique persiste ainsi sur la définition des travailleurs du jeu vidéo. Actuellement, la moitié des studios de production environ applique la convention Syntec (qui régit les bureaux d’études techniques, cabinets d’ingénieurs conseils, sociétés de conseils), qui n’est pas adaptée aux spécificités de la production vidéoludique. Le reste des professionnels est rattaché à plusieurs conventions, allant du jouet (pour 11,6 % des studios) au commerce de gros (1,2 %) en passant par l’animation (3 %). Cette disparité renforce le déséquilibre du rapport de force entre employeurs et employés, pourtant déjà défavorable à ces derniers du fait du niveau de concurrence important dans l’industrie. La mise en place d’une convention collective unifiée permettrait d’encadrer de manière significative et plus pertinente les pratiques ayant actuellement cours dans le secteur. Le manque de régulation actuel donne lieu à des situations problématiques, qui font également écho à une application incomplète et imparfaite du droit du travail, au détriment des travailleurs. Ainsi, le manque de protection qui pèse sur elles et eux les incite fortement à ne pas se plaindre de leurs conditions de travail, alors même que les représentants élus du personnel ne sont souvent pas admis à la table des négociations avec les employeurs. La logique ultralibérale qui régit le secteur du jeu vidéo tire également les salaires vers le bas, sans que les années d’expérience ou les diplômes n’aient un impact significatif. Ainsi, par exemple, un programmeur peut espérer y toucher 30 000 euros annuels, contre 45 000 pour un programmeur dans le secteur web. Un autre modèle est pourtant possible, comme en atteste l’exemple de Motion Twin. Il s’agit d’un studio de production indépendant au sein duquel chacun travaille le même nombre d’heures à l’année, touche un même salaire qui a été décidé collectivement et où les décisions sont discutées et prises en groupe dans une logique plus égalitaire. Mais il ne s’agit que d’une exception, possible du fait de la volonté et du travail d’une poignée d’individus, qui ne pourra se généraliser tant que le cadre légal ne sera pas plus complet. Le syndicalisme naissant doit ainsi être reconnu et ses représentants invités à négocier aux côtés de ceux des employeurs, afin qu’un cadre de régulation commun soit convenu. Le 15 octobre 2024, c’est une grève historique qui a eu lieu chez Ubisoft avec plus de 700 salariés mobilisés sur les 4 000 que compte l’entreprise en France, selon une estimation du Syndicat des travailleurs du jeu vidéo (STJV), pour protester contre la décision prise mi-septembre 2024 par le groupe contre ses salariés. Il souhaite donc en savoir plus sur la possibilité de réunir les différents acteurs du secteur afin d’instaurer une convention collective unique, pour en protéger les travailleurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>851</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[De très nombreuses entreprises interviennent à différentes étapes de l’industrie du jeu vidéo. Pour chaque entreprise concernée, la convention collective qui lui est applicable est déterminée par l’activité principale de cette dernière. La détermination de l’activité principale n’est pas soumise à une norme d’origine légale ou réglementaire. L’administration opère une distinction fondée sur la nature de l’entreprise, qui est aussi celle retenue par l’Insee : l’activité principale d’une entreprise à caractère industriel est celle qui occupe le plus grand nombre de salariés (Cass. soc., 23 avr. 2003, n° 01-41.196), alors que l’activité principale d’une entreprise à caractère commercial est déterminée par le chiffre d’affaires le plus important (Cass. soc., 25 févr. 1998, n° 96-40.206). Lorsque l’entreprise a des activités à la fois industrielles et commerciales, le critère lié à l’effectif est retenu lorsque le chiffre d’affaires relatif à l’activité industrielle est égal ou supérieur à 25 % du chiffre d’affaires total (Rép. min. à QE n° 10230, JO Sénat Q, 5 mai 1971, p. 293). Lorsque l’entreprise n’est ni à caractère industriel ni commercial, d’autres critères peuvent être retenus, comme celui de la répartition du temps de travail des salariés par exemple (Cass., soc., 15 mars 2017, n° 15-19.958, publié). C’est la raison pour laquelle les entreprises qui interviennent dans le secteur du jeu vidéo peuvent relever de différentes conventions collectives (bureaux d’études techniques, jouet, animation, etc., dont les champs d’activités couvrent une partie de l’activité du jeu vidéo). Lorsqu’un champ conventionnel ne recouvre qu’imparfaitement ou ne recouvre pas les activités d’entreprises relevant d’un même secteur d’activité, comme c’est le cas pour les conventions collectives citées, il appartient au premier plan aux partenaires sociaux de déterminer conjointement les garanties conventionnelles qu’ils souhaitent se voir appliquer. Cela peut notamment passer par le rapprochement avec une branche existante, afin de bénéficier de la couverture conventionnelle existante, amendée le cas échéant afin de prendre en compte les particularités d’activités propres au secteur concerné. Ce n’est qu’en dernier recours, à défaut d’initiative des partenaires sociaux, que, eu égard à l’intérêt général attaché à la restructuration des branches, le ministre chargé du travail peut, en application du II de l’article L. 2261-32 du code du travail, et après avis motivé de la commission nationale de la négociation collective, prononcer l’élargissement du champ d’application géographique ou professionnel d’une convention collective, afin qu’il intègre un secteur territorial ou professionnel non couvert par une convention collective. Cet élargissement est discuté avec les organisations syndicales d’employeurs et de salariés représentatives au niveau national interprofessionnel dans le cadre de la sous-commission de la restructuration des branches professionnelles. Dans ce cas, il convient de souligner que le corpus conventionnel de la convention collective désignée s’appliquera alors intégralement.Pour améliorer la couverture conventionnelle des travailleurs du secteur du jeu vidéo, les ministères du travail et de la culture travaillent actuellement de concert à une mission d’accompagnement des acteurs concernés qui sera lancée prochainement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1378</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>852</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Temps de travail applicable aux entreprises de travaux agricoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1378. — 29 octobre 2024. — M. Christophe Marion interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les dérogations à la durée maximale hebdomadaire absolue de travail dans le secteur agricole. L’agriculture est en effet soumise à la forte pression du changement climatique qui affecte les activités de celles et ceux (agriculteurs mais également entreprises de travaux agricoles) qui nourrissent le monde. Cette variable aléatoire et incontrôlable oblige les exploitations à adapter leur temps de travail. Actuellement, un dispositif de dérogation à la durée maximale hebdomadaire absolue de travail est déterminé annuellement par la directions régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS). Celle-ci fixe plusieurs périodes de l’année durant lesquelles les entreprises de travaux agricoles peuvent déroger au temps de travail maximal, sur des périodes données pour la réalisation de tâches particulières (semis, moisson, ensilage, etc.). Chaque année, les entreprises doivent renouveler leur demande de dérogation en ayant peu de marge d’adaptation en dehors des périodes déterminées par l’administration. De plus, ces demandes nécessitent des démarches administratives récurrentes. Dans quelle mesure la DREETS pourrait-elle instaurer une autorisation de dérogation non plus annuelle mais quinquennale (parallèlement, le registre d’heure à transmettre resterait sur le mode actuel, c’est-à-dire annuel) ? Les entreprises pourraient-elles disposer d’un nombre de semaines déterminé avec la liberté de les utiliser à toute période de l’année ? Cette évolution ne devrait pas remettre en cause la comptabilité du temps de travail et les périodes de repos exigées. Décision de simplification administrative, elle apporterait de la souplesse aux entreprises de travaux agricoles qui sont confrontés à des changements climatiques de grande ampleur. Il souhaite connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>852</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux articles L. 3121-20 et L. 3121-21 du code du travail qui sont des dispositions d’ordre public, au cours d’une même semaine, la durée maximale hebdomadaire de travail est de 48 heures. Les Directions régionales de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) peuvent néanmoins autoriser le dépassement à cette durée maximale en cas de circonstances exceptionnelles entraînant temporairement un surcroît extraordinaire de travail, sans toutefois que ce dépassement puisse avoir pour effet de porter la durée du travail à plus de 60 heures par semaine. Aucune autre dérogation n’est possible ni par négociation collective, ni par des dispositions supplétives prévues par la loi. Les articles R. 3121-8 à R. 3121-10 du code du travail, précisant les modalités d’application de l’article L. 3121 du même code (et renvoi de l’article R. 713-13 du code rural et de la pêche maritime), prévoient que cette durée du travail de 48 heures ne peut être dépassée « qu’en cas de circonstance exceptionnelle entraînant temporairement un surcroît extraordinaire de travail », dont il appartient aux demandeurs de démontrer l’existence. De plus, pour tous les employeurs (y compris pour la production agricole), l’autorisation de dépassement de la durée maximale hebdomadaire absolue ne peut être accordée que pour une durée expressément fixée par l’autorité compétente (article R. 3121-8 du code du travail). A l’expiration de cette durée, une nouvelle autorisation ne peut résulter que d’une nouvelle décision expresse faisant suite à une nouvelle demande. Les dépassements à la durée maximale hebdomadaire peuvent être assortis de mesures compensatoires (R. 3121-9) afin de permettre le repos des salariés garanti par la législation européenne et nationale. En outre, le Code rural et de la pêche maritime (CRPM) prévoit qu’une demande de dépassement de la durée maximale hebdomadaire absolue de travail puisse être présentée par l’organisation patronale intéressée (article R. 713-11 du CRPM) et être applicable aux entreprises relevant d’un même type d’activité dans une région déterminée, ce qui dispense chacune des entreprises concernées de présenter une demande de dérogation individuelle. Afin de se conformer à ces exigences législatives et règlementaires, les DREETS ne peuvent donc accorder que des dérogations dont l’ampleur et la durée sont limitées, en fonction de l’activité des entreprises et des périodes de travaux agricoles concernées par ces circonstances exceptionnelles. Ainsi, une dérogation pluriannuelle contreviendrait à l’article L. 3121-21 du code du travail qui n’autorise la dérogation qu’en cas de circonstances exceptionnelles. En effet, cette dérogation ne permettrait pas à l’autorité administrative, d’une part, de circonscrire la durée de la dérogation à ce qui est réellement nécessaire au regard des justifications apportées par l’employeur ni de fixer, d’autre part, le cas échéant, des mesures compensatoires permettant en pratique de garantir la sécurité des travailleurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1669</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>852</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Éligibilité de l’usine Europhane aux aides du FEM</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1669. — 5 novembre 2024. — M. Timothée Houssin appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la fermeture imminente de l’usine Europhane, située aux Andelys, qui entraînera le licenciement de 85 salariés. Cette décision fait suite à la fermeture de l’entreprise Holophane en 2023, avec 208 licenciements, et aggrave la situation économique locale. Bien que le nombre de licenciements d’Europhane soit inférieur au seuil de 200 travailleurs requis pour l’éligibilité au Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM), M. le député souhaite rappeler que le règlement (UE) n° 2021/691, à son article 5, point 3, permet une exception lorsque les licenciements ont une incidence grave sur l’emploi local ou régional. Les fermetures successives de ces deux grandes entreprises industrielles ont des répercussions profondes sur l’économie et le tissu social des Andelys, ainsi que sur les familles concernées. M. le député invite donc le Gouvernement à envisager la soumission d’une demande d’aide au titre du FEM, en justifiant cette requête par l’impact économique et social de ces fermetures. De plus, il suggère d’explorer la possibilité de regrouper ces licenciements avec ceux d’autres entreprises régionales ou du même secteur, conformément à l’article 5, point 3, afin de satisfaire les critères d’éligibilité au FEM. Les fonds du FEM permettraient de financer des actions telles que des formations professionnelles, des conseils à la reconversion ou des allocations pour accompagner les salariés dans cette période de transition et minimiser l’impact social des pertes d’emploi. Il lui demande donc de bien vouloir étudier cette demande dans les délais impartis et de l’informer des démarches entreprises, ainsi que des réponses apportées par la Commission européenne. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>853</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation en faveur des travailleurs licenciés (FEM) permet de cofinancer, sans se substituer aux obligations légales qui incombent aux employeurs, des mesures de retour vers l’emploi à la suite d’une restructuration de grande ampleur. Créé en 2007 pour la période 2007-2013 et renouvelé à deux reprises pour les périodes 2014-2020 par le règlement (UE) n° 1309/2013 et 2021-2027 par le règlement (UE) n° 2021/691, le FEM est doté d’un budget annuel moyen de 209 millions d’euros pour la période 2021-2027. Le FEM a pour objectifs de faire preuve de solidarité et de promouvoir des emplois durables dans l’Union en apportant un soutien en cas de restructurations de grande ampleur, en particulier celles causées par des problèmes résultant de la mondialisation, tels que les modifications de la structure du commerce international, les différends commerciaux, les changements importants intervenant dans les relations commerciales de l’Union ou la composition du marché intérieur, et les crises financières ou économiques, ainsi que la transition vers une économie à faible intensité de carbone, ou découlant de la numérisation ou de l’automatisation. En principe, en cas de restructuration de grande ampleur, une contribution financière du FEM peut être apportée lorsque survient la cessation d’activité d’au moins 200 travailleurs licenciés ou travailleurs indépendants, sur une période de référence de quatre mois. Selon le règlement (UE) n° 2021/691, le FEM est mobilisable, à titre dérogatoire au critère du seuil de 200 ruptures de contrat, dans le cas de marchés du travail de taille réduite ou de circonstances exceptionnelles impliquant des Petites et moyennes entreprises (PME) dont les licenciements ont une incidence grave sur l’emploi et l’économie locale, régionale ou nationale. Selon le règlement, une contribution financière du FEM est apportée lorsque le seuil de 200 ruptures de contrat est atteint par des PME opérant dans le même secteur d’activité et étant situées dans un ou plusieurs départements voisins durant la période de référence de six mois, ou bien, lorsque le seuil de 200 ruptures de contrat est atteint par des PME opérant dans le même ou dans différents secteurs d’activité et étant situées dans un même département durant une période de référence de quatre mois. En première analyse, l’entreprise Europhane, qui procède à une restructuration d’ampleur moyenne dans un marché du travail ne présentant pas de spécificités, ne semble pas se trouver dans l’un de ces cas de figure. Il est par ailleurs nécessaire pour l’entreprise d’avoir une trésorerie suffisante pour avancer les fonds. En effet, le FEM n’intervient qu’ex post et en cofinancement pour rembourser une part de 85 % des actions et mesures mises en place au-delà des obligations légales de l’entreprise. Le règlement (UE) n° 2021/691 prévoit également deux phases de contrôle interne réalisées par l’Etat membre, a posteriori (24 mois après le versement des fonds), impliquant un archivage de l’ensemble des pièces permettant de justifier les dépenses des mesures cofinancées par le FEM. L’entreprise doit s’assurer d’avoir les ressources nécessaires et les moyens pour assurer ce suivi. S’agissant de l’entreprise Holophane, il convient de rappeler, ainsi que cela a pu être exposé dans la réponse publiée le 14 mai 2024 à la question écrite n° 13444, que l’Etat est intervenu en permettant aux salariés de l’entreprise de bénéficier des mesures du fonds d’accompagnement des salariés de la filière automobile. Les ex-salariés de cette entreprise bénéficient actuellement d’un accompagnement dans le cadre de leur contrat de sécurisation professionnelle et font l’objet d’un suivi particulièrement resserré de la part de France Travail. Il résulte de tout ce qui précède qu’il appartient à l’entreprise de choisir de s’inscrire ou non dans une démarche en vue de bénéficier de fonds permettant de cofinancer des mesures de reclassement de qualité pour ses salariés et, le cas échéant, de soumettre une demande en vue de bénéficier du cofinancement du FEM. L’Etat accordera l’attention nécessaire à cette demande si elle devait être formulée. En toute hypothèse, les services déconcentrés de l’Etat sont pleinement conscients de la situation rencontrée sur ce territoire et suivent avec attention les restructurations en cours.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1802</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>854</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Visite médicale de reprise pour les intérimaires ayant plusieurs employeurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1802. — 5 novembre 2024. — M. Timothée Houssin interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la question des visites médicales de reprise des intérimaires lorsque ceux-ci sortent d’une période d’arrêt de travail (article R. 4624-32 du code du travail). Les textes prévoient que le salarié intérimaire n’a aucune somme à payer pour la visite médicale en intérim (article L. 1251-2 du code du travail). Ainsi, l’entreprise de travail temporaire prend en charge les frais de la visite mais aussi du transport jusqu’au lieu de visite. Néanmoins, un intérimaire n’est pas nécessairement inscrit auprès d’une unique agence d’intérim. Celles-ci sont alors tentées de se renvoyer la responsabilité de la prise en charge, empêchant toute reprise du travail pour l’intérimaire. Dans cette situation, il lui demande qui est l’employeur responsable, quelles seraient les règles applicables en la matière et si elle envisage de renforcer les dispositions légales ou réglementaires en vigueur afin de clarifier les responsabilités et d’améliorer la prise en charge des visites médicales d’information et de prévention et des visites de reprise pour les intérimaires en situation d’arrêt de travail.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>854</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La situation des travailleurs intérimaires ayant une pluralité d’employeurs est désormais régie par les dispositions du décret n° 2023-547 du 30 juin 2023 relatif au suivi de l’état de santé des travailleurs ayant plusieurs employeurs pris en application de l’article L. 4624-1-1 du code du travail introduit par la réforme issue de la loi n° 2021-1018 du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail. Ce décret permet d’assurer l’ensemble du suivi médical des travailleurs, y compris les travailleurs temporaires ayant une pluralité d’employeurs, de manière mutualisée, de sorte que la réalisation d’une visite par l’un des employeurs soit valable pour chacun des employeurs concernés d’une part, et d’autre part, que la cotisation acquittée pour ce suivi soit partagée à parts égales entre les employeurs concernés par des travailleurs en situation de pluri-emploi. L’article D. 4624-59 du code du travail définit les trois critères cumulatifs nécessaires pour que soit caractérisée une situation de pluri-emploi : - une exécution simultanée par le travailleur d’au moins deux contrats de travail ; - des emplois qui doivent relever du même code de la nomenclature des professions et des catégories socioprofessionnelles des emplois salariés des employeurs privés et publics ; - un suivi individuel de l’état de santé du travailleur devant être identique. Le service de prévention et de santé au travail interentreprises chargé du suivi mutualisé est celui de l’entreprise de travail temporaire principale, laquelle est celle qui détient la relation contractuelle la plus ancienne avec le travailleur temporaire. Plus précisément, l’article D. 4624-63 du code du travail prévoit que la visite de reprise est demandée : - par l’employeur principal, si cette visite est consécutive à un congé maternité, ainsi qu’à une absence d’au moins soixante jours pour cause de maladie ou d’accident non professionnel ; - par l’employeur principal, si cette visite est consécutive à une absence pour cause de maladie professionnelle ; - par l’employeur ayant déclaré un accident du travail du travailleur concerné, si cette visite est consécutive à une absence d’au moins trente jours à ce titre.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2193</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>854</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Renault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Contrôle du statut des travailleurs sur les parcs éoliens en mer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2193. — 19 novembre 2024. — M. Matthias Renault appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les modalités du contrôle du statut des travailleurs impliqués dans l’installation des éoliennes en mer d’une part, ainsi que sur la formation des personnels de l’inspection du travail chargés de cette vérification d’autre part. Le secteur des énergies renouvelables, en particulier celui des parcs éoliens en mer, connaît un développement rapide en France. C’est notamment le cas dans la Somme qui, avec 747 éoliennes, possède le parc éolien le plus important du pays et qui se trouve par ailleurs affectée par des projets voisins comme le parc éolien en construction au large de Dieppe et du Tréport en Seine-Maritime. Toutefois, ce secteur industriel implique des conditions de travail spécifiques, tant sur le plan technique que sur le plan juridique, notamment en ce qui concerne le statut des travailleurs naviguant en mer. Les travailleurs installant les éoliennes en mer peuvent être soumis à des régimes législatifs variés, en fonction de leur statut de salarié, de leur lieu d’affectation ou de l’application de conventions internationales telles que la Convention du travail maritime. De plus, la présence de travailleurs détachés, souvent impliqués dans des projets internationaux, soulève des questions concernant le respect des conditions de travail et des normes sociales en vigueur en France. Dans ce contexte, M. le député souhaite savoir quelles sont les modalités spécifiques mises en place par le ministère du travail et de l’emploi pour assurer le contrôle du statut de ces travailleurs. Quelles actions concrètes sont prises par l’inspection du travail pour s’assurer du respect des normes de sécurité, des conditions de travail et des droits des salariés, en particulier en mer ? Par ailleurs, en raison de la spécificité de ce secteur, il apparaît indispensable que les inspecteurs du travail soient formés à ces particularités. M. le député s’interroge sur les dispositifs de formation existants pour les inspecteurs du travail, afin qu’ils puissent exercer efficacement leur mission de contrôle des conditions de travail dans le cadre de l’installation des éoliennes en mer. Ces formations incluent-elles une connaissance approfondie des règles internationales applicables aux travailleurs navigants, ainsi que des spécificités techniques de ce secteur en pleine expansion ? Enfin, quelles sont les mesures prises pour garantir une coopération efficace entre les autorités étatiques, les acteurs de l’industrie éolienne et les autres institutions impliquées dans la régulation du travail en mer ?]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>855</pageJO><datePublication>2025-02-11</datePublication><noPublication>20250006</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En vue de réduire ses émissions de gaz à effet de serre, l’Etat français augmente la production d’énergie décarbonée avec un objectif d’une neutralité carbone d’ici 2050. Cette stratégie nécessite le développement de nouveaux moyens de production d’énergie renouvelable, dont l’éolien en mer. Ainsi, la direction générale de l’énergie et du climat élabore et met en œuvre cette stratégie tout en favorisant les échanges et la bonne information des acteurs institutionnels impliqués. Suite à la promulgation de la loi n° 2023-175 du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables, le champ d’application du dispositif « Etat d’accueil » prévu par l’article L. 5561-1 du code des transports a été élargi à « toute activité de prestation de service exercée sur le plateau continental ou dans la zone économique exclusive en vue de la construction, de l’installation, de la maintenance et de l’exploitation d’installations relatives à la production d’énergie renouvelable en mer ». A ce titre, et conformément à l’article L. 5562-1 du code des transports, tout salarié employé à bord des navires réalisant une prestation entrant dans le champ d’application est soumis aux mêmes dispositions légales et conventionnelles applicables aux entreprises de la même branche d’activité établie en France sur 9 points réglementaires, dont notamment la durée du travail, le salaire minimum et les règles relatives à la santé et la sécurité au travail. Conformément à l’article L. 5567-2 du code des transports, les agents de l’inspection du travail et les agents des services des affaires maritimes sont compétents pour réaliser des contrôles et relever les infractions à ce dispositif. Des contrôles sur place ont pu ainsi se dérouler sur les différents sites des parcs éoliens. En vue de favoriser la coopération inter-services, une convention entre la Direction générale du travail (DGT) et la Direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture (DGAMPA) a ainsi été signée en juillet 2023. Cette convention, déclinée dans une stratégie, a pour objet de renforcer les contrôles de l’application du droit social français auprès des navires battant pavillon étranger entrant dans le champ d’application du dispositif « Etat d’accueil ». En termes d’appui, cette stratégie prévoit des actions de formation à destination des agents de contrôle des deux administrations. La convention DGT-DGAMPA prévoit également la réalisation d’outils méthodologiques ainsi que la tenue régulière d’un séminaire dédié à cette thématique. Les agents de l’inspection du travail bénéficient par ailleurs de formations dédiées au secteur maritime via l’institut national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle.  A noter, enfin, que, pour les salariés d’entreprises non domiciliées en France qui ne seraient pas dans le champ d’application de l’état d’accueil, le régime juridique relatif au détachement peut leur être applicable. Ainsi, conformément aux articles L. 1262-1 et suivants du code du travail, toute entreprise établie hors de France qui envoie ses salariés en vue de fournir un service de manière temporaire doit respecter un ensemble de démarches dont l’envoi préalable d’une déclaration de détachement. Suivant l’article L. 1262-4 du code du travail, les salariés détachés doivent alors bénéficier des mêmes conditions de travail que celles applicables en France.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>