<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2025-02-18" NumJO="20250007" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>4091</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>878</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Boccaletti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Fonctionnement de France Expérimentation et durée de traitement des dossiers.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4091. — 18 février 2025. — M. Frédéric Boccaletti interroge M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur le dispositif France expérimentation qui permet à des demandeurs, comme les chambres d’agriculture par exemple, de déposer des projets d’expérimentation de modifications législatives sur une période donnée et d’en estimer la portée. La chambre d’agriculture du Var a déposé un dossier (n° 4838244) via le formulaire FE-4D-Legislatif sur le site « demarches-simplifiees.fr » le 29 juin 2021. La date envisagée du début de l’expérimentation de 60 mois était le 1er janvier 2022. Malheureusement, trois ans et demi après, la chambre d’agriculture du Var n’a toujours pas reçu de réponse officielle. M. le député souhaite donc savoir où en est l’instruction de ce dossier et si elle est terminée, quelle réponse a obtenu ce projet d’expérimentation. Le Var est porteur d’initiatives uniques comme le Plan de reconquête agricole, lancé en 2018, salué alors par le ministre de l’agriculture Didier Guillaume et la ministre de la transformation et de la fonction publiques Amélie de Montchalin. C’est d’ailleurs la ministre qui a orienté la chambre d’agriculture du Var vers le dispositif France expérimentation. Le projet déposé crée de nouvelles solutions : démarche collective défrichement, bourse foncière, géoportail « reconquête agricole » qui pourraient ensuite bénéficier à d’autres territoires en fonction des résultats. Ce projet permet de trouver des solutions au principal frein du développement économique agricole dans le Var : le foncier agricole. Outre cette demande d’expérimentation spécifique, il souhaiterait connaître le volume de demandes d’expérimentation annuelles, le délai moyen de traitement des dossiers, le pourcentage de refus et d’acceptations, ainsi que le nombre de projets qui ont ensuite été étendus au niveau national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4203</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>878</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Legavre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Injustice envers les agents publics de France Travail de Seine-Saint-Denis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4203. — 18 février 2025. — M. Jérôme Legavre interroge M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la question des agents publics de Pôle Emploi - France Travail et leur droit à la prime de fidélisation en Seine-Saint-Denis. Des agents publics des Pôle Emploi - France Travail ont fait part à M. le député de leur interrogation quant à leur droit à toucher la prime de fidélisation en Seine-Saint-Denis, qui permet de toucher 12 000 euros après cinq ans de travail dans la fonction publique dans le département. Cette prime a été mise en place dans le cadre du plan du Gouvernement « l’État plus fort en Seine-Saint-Denis ». Suite à la fusion de l’ANPE publique et des Assédic privés en 2008, ces agents, comme 20 % d’entre eux à l’époque, ont fait le choix de rester sous statut public, malgré les sacrifices que cela impliquait, comme le renoncement au quatorzième mois proposé aux agents privés. En Seine-Saint-Denis, ils sont au nombre d’une centaine environ aujourd’hui. Dans un département au taux de chômage de plus de 10 %, ces agents jouent un rôle particulièrement important. Des représentants syndicaux de ces agents publics ont rencontré le directeur général de France Travail pour lui demander s’ils pouvaient bénéficier de cette prime. Ce à quoi ils ont reçu pour réponse qu’ils n’étaient pas concernés. M. le député demande donc à M. le ministre, avec ces agents publics des Pôle Emploi - France Travail, une clarification sur cette question qui touche plus largement à leur statut. Il lui demande pourquoi, s’ils ont fait le choix de demeurer agents de l’État, ils se voient refuser les droits accordés à leurs pairs dans d’autres secteurs. Il lui demande aussi pourquoi, s’ils ne sont pas concernés par ces droits, ils n’ont pas la possibilité non plus de bénéficier des droits accordés à leurs collègues de statut privé. Il lui demande enfin quelles initiatives sont envisagées, de manière générale, à propos du statut et des droits de ces travailleurs de France Travail ayant fait le choix de rester des agents de l’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4204</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>878</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Pension de réversion des fonctionnaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4204. — 18 février 2025. — M. Antoine Armand interroge M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la position du Gouvernement quant à une possible modification du régime de pension de réversion des fonctionnaires, afin d’en faire bénéficier le partenaire survivant pacsé avec le fonctionnaire défunt. En effet, aujourd’hui, selon l’article L. 353-1 du code de la sécurité sociale, seul le conjoint survivant peut bénéficier de cette pension de réversion. Par conséquent, les personnes ayant conclu un pacte civil de solidarité (PACS) sont exclues de ce régime, sans que le nombre d’années de vie commune ou la naissance d’un ou plusieurs enfants n’entrent en compte. Bien que les partenaires de PACS s’engagent « à une vie commune, ainsi qu’à une aide matérielle et une assistance réciproques » selon l’article 515-4 du code civil, ils se voient privés d’une mesure de solidarité visant à assurer le maintien du niveau du partenaire survivant. Aujourd’hui, alors que le nombre de mariages est en très net recul et que plus de 200 000 PACS sont conclus chaque année, ce versement de la pension de réversion aux seuls couples mariés constitue une atteinte au principe d’égalité, au détriment des couples non mariés et qui ne se justifie pas par des obligations de nature différentes. Ainsi, il souhaite connaître l’état d’avancement des réflexions du Gouvernement sur l’extension du bénéfice de la pension de réversion au partenaire survivant, éventuellement assortie de conditions liées au nombre d’année de vie commune avec les fonctionnaires défunts, ou à la naissance d’un ou plusieurs enfants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4253</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>879</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Belouassa-Cherifi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Concours de la fonction publique et personnes en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4253. — 18 février 2025. — Mme Anaïs Belouassa-Cherifi attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur l’accès aux concours de la fonction publique pour les personnes en situation de handicap. Des aménagements, indispensables pour garantir l’accessibilité des épreuves, nécessitent la présentation d’un certificat médical délivré par un médecin agréé. Or cette consultation représente un coût important, entraînant un reste à charge parfois élevé. Cela constitue un réel frein pour les personnes en situation de handicap souhaitant passer les concours de la fonction publique et constitue une inégalité financière avec les autres candidats. Mme la députée a été interpellée à plusieurs reprises pour dénoncer cette inégalité. Bien que l’article 53 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatif à la « désignation des médecins agréés, à l’organisation des conseils médicaux, aux conditions d’aptitude physique pour l’admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires » dispose que « les honoraires et les autres frais médicaux résultant des examens prévus au présent décret et les frais éventuels de transport du malade examiné, sont à la charge du budget de l’administration intéressée », celui-ci ne précise pas expressément que la prise en charge par l’administration est prévue en cas d’examen médical destiné à apprécier les aménagements nécessaires au concours, comme l’indique le Défenseur des droits, dans son règlement amiable RA-2019-083 du 24 juin 2019. Elle lui demande si des modifications réglementaires sont prévues afin d’inclure une prise en charge des frais d’honoraires des médecins agréés dans le cadre des concours de la fonction publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4270</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>879</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joseph Rivière</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Indemnité spéciale de sujétion de la police en poste diplomatique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4270. — 18 février 2025. — M. Joseph Rivière appelle l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur l’absence d’indemnité versée aux fonctionnaires de police détachés dans les postes diplomatiques et consulaires. En effet, les fonctionnaires de police, en fonction dans nos postes diplomatiques et consulaires assurent la sécurité des emprises diplomatiques, des agents sur place et surtout du représentant de la France à l’étranger. Alors qu’ils se trouvent en position normale d’activité, exercent une mission de police, portent l’uniforme français, sous la double supervision de la direction de la sécurité diplomatique du quai d’Orsay et de la direction de la coopération internationale de sécurité de la place Beauvau, ceux-ci ne perçoivent plus l’indemnité spéciale de sujétion de la police (ISSP). Or la circulaire 2179 du 28 janvier 2009, faisant suite au décret n° 2008-370 du 18 avril 2008 organisant les conditions d’exercice des fonctions en position d’activité dans les administrations de l’État, précise que, dans le cadre d’un détachement dans une autre administration « en ce qui concerne les indemnités, le fonctionnaire bénéfice par principe des dispositions réglementaires applicables liées à son statut », ce qui est le cas de l’ISSP. De plus, les fonctionnaires de police, sont prélevés sur leur bulletin de salaire, de la contribution sociale généralisée (CSG) sur une indemnité non perçue. Dans le même temps, les gendarmes affectés en postes diplomatiques et consulaires, perçoivent cette ISSP créant ainsi une différentiation de traitement injustifiée. Au regard de ces observations, il lui demande les raisons objectives qui conduisent à refuser le versement de l’ISSP aux policiers détachés auprès de la division de la sécurité diplomatique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4092</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>880</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Cellule Demeter et observatoires de l’agribashing
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4092. — 18 février 2025. — Mme Marie Pochon alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la cellule Demeter et les observatoires de l’ agribashing. Une enquête exclusive parue dans le Journal Le Monde le 27 décembre 2024 remet en question la légitimité de la cellule de renseignement Demeter, créée le 3 octobre 2019, alors que le Conseil d’État vient de valider ses missions de « suivi (…) des actions idéologiques », visant à surveiller des « atteintes » d’ordre réputationnel au monde agricole. Cette enquête s’appuie sur les réponses et documents fournis par dix préfectures de l’ouest de la France en charge des « observatoires de l’ agribashing » obtenues par l’ONG ARIA. Elle montre que, d’une part, depuis 2020 les agriculteurs ne se sont pas emparés de ce dispositif et que, d’autre part, il existe une vraie disproportion entre les menaces d’ agribashing invoquées en 2019 à la création de la cellule Demeter et la mise en place des observatoires de l’ agribashing et les infractions recensées depuis. En effet, dans nombre des préfectures contactées, les observatoires de l’ agribashing ne s’étaient pas réunis pendant de longs mois voire années. À l’échelon national et toujours selon l’enquête exclusive parue dans Le Monde, la gendarmerie nationale ne semble pas non plus être en capacité d’obtenir un bilan des actions menées par la cellule Demeter depuis sa création, en matière de nombre d’enquêtes, d’interpellations ou de condamnations. Dans ce contexte, elle lui demande quels sont les financements et les moyens humains mis à disposition de la cellule Demeter et des observatoires de l’ agribashing, quel est le nombre d’enquêtes et d’arrestations effectuées dans le cadre des actions de la cellule et pourquoi aucune évaluation de ce dispositif n’est faite alors même qu’il semble sous-utilisé voire inutilisé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4093</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>880</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Meurin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Fin de l’étiquetage Sud de France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4093. — 18 février 2025. — M. Pierre Meurin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la décision du ministère de l’agriculture, de mettre fin à l’étiquetage « Sud de France » sur les bouteilles de vin depuis le 18 juillet 2023. Pour la filière viti-vinicole du Languedoc-Roussillon, déjà dans une situation difficile, cette décision a provoqué la surprise de beaucoup de viticulteurs de la région. La marque « Sud de France » est un outil de commercialisation efficace pour les viticulteurs qui peinent à maintenir leurs ventes. Elle réunit tous les vins AOP et IGP du bassin du Languedoc et représente pour les clients un gage de qualité. En effet, les vignerons du Languedoc-Roussillon ont à cœur de produire des vins de qualité qui participent à l’économie locale et au rayonnement de la France à l’international. Depuis presque 20 ans, cette marque aide à la commercialisation de ces vins notamment à l’export. Cette année, 7 300 vins d’Occitanie devront ôter de leurs étiquettes le logo « Sud de France », ce qui représente un coût de six millions d’euros pour les entreprises. Or les acteurs de la filière considèrent qu’il existe des alternatives à cette injonction européenne. Il lui demande donc comment elle compte préserver la marque « Sud de France ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4094</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>880</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Fonds FEADER Bourgogne Franche-Comté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4094. — 18 février 2025. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire au sujet du blocage persistant des crédits du fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) en Bourgogne-Franche-Comté, une situation qui met en péril la pérennité des exploitations agricoles de la région. Depuis plusieurs mois, les jeunes agriculteurs de Bourgogne-Franche-Comté alertent sur des retards considérables dans le versement des fonds européens destinés à la modernisation des exploitations agricoles. Alors qu’un plan de sortie de crise a été voté en décembre 2024 et qu’il était censé apporter une réponse aux blocages rencontrés, il faut déplorer que la situation demeure inchangée. De surcroît, de nombreux agriculteurs continuent de se heurter à des obstacles administratifs incompréhensibles et à une absence totale de communication de la part du conseil régional. Les remontées du terrain s’avèrent sans équivoque : des dossiers déposés depuis juin 2023 ne sont toujours pas validés, des modifications de critères d’éligibilité en cours de traitement perturbent les agriculteurs et l’opacité des échanges avec l’administration ne fait qu’exacerber leur désarroi. Chaque jour qui passe aggrave la situation économique des exploitants, qui ne peuvent pas investir ou réparer leur matériel. À titre d’illustration, Florian, éleveur en Haute-Saône, a déposé en juin 2023 une demande d’aide pour l’aménagement d’un point de gestion de l’eau et l’installation de clôtures. Après des mois d’attente sans réponse claire, son dossier s’est vu opposer un refus sous prétexte d’un permis de construire requis, avant qu’il ne soit informé plus tard que cette obligation n’existait finalement pas. Six mois après, il reçoit un mail lui signifiant l’impossibilité d’aboutir en raison du non-dépôt de ce même permis de construire. Ce cas, loin d’être isolé, illustre les aberrations administratives qui asphyxient les agriculteurs et les empêchent d’avancer. M. le député demande comment une telle situation peut être tolérée et comment justifier ces délais interminables, qui pénalisent les acteurs d’un secteur vital pour le pays. Il demande des mesures urgentes pour mettre fin à cette situation. Il est impératif que les porteurs de projets reçoivent rapidement les conventions papier afin de débloquer les fonds et de permettre enfin aux agriculteurs de se projeter vers l’avenir. Attendre juillet 2025 pour une mise en conformité des outils numériques ne constitue pas une option envisageable. De plus, la CRP prévue en mars 2025 doit impérativement aboutir à un traitement accéléré des dossiers déposés fin 2023. Les agriculteurs de Bourgogne-Franche-Comté ne peuvent plus attendre. Il demande une intervention sans délai afin de lever ces blocages administratifs et garantir le versement rapide des aides FEADER. La pérennité de nombreuses exploitations en dépend. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4095</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>881</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Engrand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Lacune dans l’indemnisation des agriculteurs suite aux inondations de 2024
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4095. — 18 février 2025. — Mme Christine Engrand appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur une lacune du dispositif d’indemnisation des pertes agricoles liées aux inondations ayant frappé le Pas-de-Calais et le Nord en novembre 2023 et en janvier 2024. Suite à ces évènements, certains terrains sont restés gorgés d’eau en raison d’un volume de précipitations resté important au cours de l’année 2024. Selon le bilan annuel de Météo France, les précipitations dans les Hauts-de-France ont été 19 % supérieures aux normales. Des parcelles sont demeurées des lacs durant plusieurs mois, parfois même au-delà de la période estivale, empêchant ainsi les exploitants de mettre en culture leurs terres. Une communication avec le préfet à ce sujet a confirmé qu’il n’existait pour l’heure aucun dispositif permettant d’indemniser la persistance d’eau sur les parcelles en 2024 : l’indemnisation de solidarité nationale (ISN) perte de culture ou calamités perte de récoltes nécessite notamment qu’il y ait eu semis/plantation et perte de récolte, ce qui exclut le cas susvisé. L’ancien ministre de l’agriculture avait été sensibilisé à cette problématique lors de sa visite du marais audomarois au printemps 2024, sans qu’aucune suite ne semble avoir été donnée. Aussi, elle lui demande comment elle prévoit d’indemniser les agriculteurs lorsque la mise en culture a été rendue impossible au cours de l’année 2024 en raison de la persistance d’eau sur les parcelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4096</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>881</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Lioret</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Reconnaissance des droits sociaux des exploitants agricoles pluriactifs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4096. — 18 février 2025. — M. René Lioret attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire au sujet de la reconnaissance des droits sociaux des exploitants agricoles pluriactifs et de l’incohérence du dispositif d’indemnisation du congé paternité. De nombreux exploitants agricoles, pour assurer la viabilité économique de leur exploitation, exercent une activité salariée en complément de leur travail agricole. Cette pluriactivité implique une double cotisation aux régimes sociaux, tant en tant que travailleurs indépendants via la MSA qu’en tant que salariés via le régime général. Pourtant, lorsqu’ils sollicitent une indemnisation au titre du congé paternité, ces travailleurs se retrouvent confrontés à une règle particulièrement contraignante et injuste. En effet, la réglementation actuelle impose une cessation complète de toute activité professionnelle pour bénéficier de l’indemnisation. Ainsi, un exploitant agricole qui cotise à deux régimes de protection sociale doit choisir entre : percevoir son indemnisation salariale mais assumer intégralement le coût d’un remplaçant pour gérer son exploitation, ce qui peut s’avérer impossible financièrement ; ou percevoir une aide pour financer un salarié temporaire sur son exploitation mais perdre son maintien de salaire lié à son activité salariée. Cette situation entraîne une iniquité flagrante, d’autant plus que les exploitants pluriactifs cotisent doublement aux régimes sociaux sans pour autant bénéficier d’un droit équitable à l’indemnisation. Elle participe également au malaise agricole grandissant en imposant des choix administratifs et financiers complexes à des professionnels déjà soumis à de fortes pressions économiques et climatiques. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour adapter le cadre réglementaire afin de garantir aux exploitants agricoles pluriactifs une indemnisation plus juste et en adéquation avec leur contribution effective aux régimes de protection sociale et si une réforme du dispositif de congé paternité est envisagée pour permettre une indemnisation plus adaptée aux réalités du monde agricole.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4097</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>882</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Situation économique des agriculteurs français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4097. — 18 février 2025. — Mme Anna Pic attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la situation économique des agriculteurs français. Les différentes lois EGALIM, issues des États généraux de l’alimentation de 2017, visaient à améliorer la qualité et la durabilité des produits agricoles. Cependant, un arrêté du 26 janvier 2021 a permis à la Charte EVA, encadrant a minima les élevages de volailles, d’être reconnue comme certification environnementale de niveau 2 pour répondre à l’obligation des 50 % d’alimentation durable dans les cantines scolaires. Cette reconnaissance a été accordée malgré l’absence de critères stricts sur l’environnement, la provenance ou le bien-être animal, favorisant ainsi les pratiques d’élevage intensif et confortant les grands groupes de l’industrie agroalimentaire dans ce modèle de production. Ce type d’élevage est néfaste pour l’environnement et difficilement viable économiquement pour les agriculteurs de petites exploitations qui subissent la pression d’un marché international basé sur ces mêmes pratiques. Ces conditions menacent leur survie économique et, par conséquent, la souveraineté alimentaire française. Il y a un an, le Président de la République avait exprimé son souhait de créer un « EGALIM européen » pour protéger les agriculteurs contre la concurrence déloyale et imposer une réciprocité des normes dans les accords commerciaux. Elle lui demande donc quelles mesures sont envisagées pour améliorer le bien-être animal dans le secteur agricole et où en est la France dans son projet d’« EGALIM européen ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4098</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>882</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Soutien à l’agriculture française face à la concurrence.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4098. — 18 février 2025. — Mme Tiffany Joncour alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les défis rencontrés par les agriculteurs de sa circonscription, notamment dans le secteur des céréales et du maraîchage, face à la concurrence croissante des produits importés à bas prix en provenance de pays où les normes de production sont moins strictes. L’agriculture de l’est lyonnais, en particulier dans des communes comme Pusignan, est dominée par la culture de céréales (blé, maïs, colza), mais ces exploitations sont de plus en plus confrontées à des produits en provenance de pays d’Europe de l’Est comme la Pologne, la Roumanie ou la Hongrie, où les coûts de production et les régulations sont plus souples. Il en va de même pour le secteur du maraîchage avec des communes comme Colombier-Saugnieu et Saint-Bonnet-de-Mure qui sont également touchées par l’importation de légumes de saison et de fruits, notamment du Maroc, de Tunisie ou d’Égypte. Ces produits arrivent à des prix bien inférieurs, mettant en péril la rentabilité des producteurs locaux. Cette concurrence nuit à ces exploitations françaises, particulièrement celles qui respectent des normes environnementales strictes. Les producteurs locaux se heurtent aussi à des obstacles liés à l’accès à la terre et à la fiscalité, tandis que la pression de la concurrence étrangère renforce leurs difficultés économiques. Beaucoup de ces agriculteurs se sont engagés dans des démarches de qualité, comme l’agriculture biologique ou raisonnée, mais peinent à maintenir leur compétitivité face aux produits importés, souvent moins chers et de qualité variable. Compte tenu de ces éléments, elle souhaite savoir quelles mesures elle envisage pour réguler les importations de produits agricoles, soutenir les circuits courts et aider les exploitations locales à faire face à la concurrence déloyale. Elle demande également des actions pour faciliter l’accès à la terre et aux financements pour les jeunes agriculteurs dans les communes du Rhône, où l’urbanisation rapide réduit l’espace agricole disponible.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4100</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>882</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Mise en oeuvre des contrôles sur les conditions de mise à mort en abattoir
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4100. — 18 février 2025. — M. Hervé Saulignac interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’efficacité de contrôle des services de l’État dans les abattoirs. Depuis plusieurs années, nombre d’associations de défense des animaux diffusent des images insoutenables de sévices graves et de mauvais traitements au sein de certains abattoirs. Si la grande majorité des abattoirs respecte les règles sanitaires, d’hygiène et de bien-être animal imposées par la réglementation, ces dérives isolées jettent l’opprobre sur l’ensemble des établissements et cultivent une suspicion généralisée à leur égard. Si chacun convient du caractère intolérable de ces pratiques barbares, celles-ci sont aussi le révélateur d’un dysfonctionnement dans le déroulement des contrôles en abattoirs et notamment des audits volontaires mis en place depuis plusieurs années, dont l’efficacité semble limitée. Le « Plan abattoir », initié en juillet 2021 pour garantir une stricte application des exigences de protection animale lors de l’abattage, ne semble pas être parvenu à mettre un terme aux dérives. Aussi, il l’interroge sur les mesures de contrôle, d’inspection et de sanctions qu’elle compte mettre en œuvre auprès des abattoirs afin de garantir des conditions de mise à mort respectueuse des animaux et d’éviter les dérives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4104</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>883</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Charlotte Garin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Utilisation d’animaux à des fins scientifiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4104. — 18 février 2025. — Mme Marie-Charlotte Garin appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la nécessité de renforcer les contrôles inopinés dans les établissements utilisant des animaux à des fins scientifiques, aussi appelés les animaux de laboratoire. Au sein de l’Union européenne, les établissements hébergeant des carnivores domestiques ou des primates, doivent être contrôlés chaque année. Pour les autres établissements, la fréquence est fixée à tous les trois ans. La directive européenne 2010/63/UE dispose qu’une « proportion appropriée » d’inspections doit être réalisée de façon inopinée, dont l’on comprend l’intérêt évident. En 2021, l’association Animal Testing, chargée d’enquêter sur les animaux de laboratoire, a ainsi été interpelée par une lanceuse d’alerte, dénonçant les pratiques de son laboratoire, qui forçait le personnel à « tout nettoyer » (et donc, à évacuer des animaux « abîmés », mutilés ou morts) avant l’inspection. Les contrôles annoncés n’ont donc aucun intérêt, contrairement aux contrôles inopinés, qui permettent de considérer avec sérieux le rôle initial de l’inspection vétérinaire : vérifier la conformité légale des pratiques telles qu’elles ont lieu au quotidien et garantir la prise en compte du bien-être animal. S’il revient à chaque État membre de définir ce qu’il considère comme « proportion appropriée » d’inspections inopinées, la France est particulièrement en retard par rapport à ses voisins, comme le souligne le rapport de l’UE de 2020. 15 % en 2017 pour la France, alors que la moyenne européenne est de 40 %. Si ce taux est passé à 26,22 % pour un objectif de 25 % en 2019, il a reculé à 10 % en 2020 - le ministère de l’agriculture invoquant la crise sanitaire pour justifier ce recul. L’objectif annoncé pour 2022 était de 50 % d’inspections inopinées, les établissements présentant des antécédents de non-conformités moyennes ou majeures ayant la priorité pour ces contrôles. Or depuis, aucun chiffre concernant ces inspections inopinées n’a été publié. Elle lui demande donc à quelle date précise elle envisage de publier les chiffres des inspections depuis 2021 et si elle compte fixer un taux d’au moins 50 % d’inspections inopinées annuelles aux directions départementales de la protection des populations, qui sont en charge de ces contrôles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4127</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>883</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Loi d’orientation sur la forêt no 2002‑602 du 9 juillet 2001</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4127. — 18 février 2025. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la loi d’orientation sur la forêt n° 2002-602 du 9 juillet 2001. Suite à cette loi, tout citoyen qui effectue des plantations de feuillus sur ses propriétés non bâties peut bénéficier d’une exonération foncière de 50 ans. Or cette loi ne s’applique pas aux plantations antérieures à cette date et taxe dès la 31e année de plantation. Il y a donc inégalité de traitement. D’une part, une plantation de 32 ans d’âge qui commence à capter beaucoup de carbone va payer plus d’impôt qu’une plantation de 23 ans qui ne paiera aucun impôt et, d’autre part, des opérations de réduction de gaz à effets de serre peuvent bénéficier d’un crédit carbone. Ainsi une entreprise va payer pour réduire son empreinte carbone, elle le peut en plantant des arbres pour compenser ses émissions de gaz à effets de serre. Une entreprise polluante ne sera ainsi pas pénalisée alors qu’un particulier avec une plantation âgée de plus de 30 ans doit lui payer des impôts. Aussi, il lui demande quelle sont les possibilités d’adaptation de cette loi pour ne plus pénaliser les particuliers ayant une plantation de plus de 30 ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4137</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>883</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Entretien et nettoyage des cours d’eau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4137. — 18 février 2025. — Mme Anaïs Sabatini interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’entretien et le nettoyage des cours d’eau. L’entretien des cours d’eau est une obligation et consiste dans le maintien ou la restauration de la libre circulation des eaux, mais également de l’ensemble de l’écosystème qui y est associé c’est-à-dire le lit, les berges et leur végétation. Un bon entretien des cours d’eau est également essentiel en matière de sécurité pour les populations. Un cours d’eau mal entretenu est susceptible de créer des embâcles, c’est-à-dire des barrages constitués d’amas d’arbres et de végétaux qui dès lors qu’ils cèdent constituent des vecteurs d’inondation dangereux pour les populations. Dans les Pyrénées-Orientales, les épisodes de sécheresse récents ont provoqué l’envahissement des lits des rivières par des arbres et autres végétaux. Selon l’article L. 215-14 du code de l’environnement, l’entretien régulier a pour objet de : « maintenir le cours d’eau dans son profil d’équilibre, de permettre l’écoulement naturel des eaux et de contribuer à son bon état écologique ou, le cas échéant, à son bon potentiel écologique ». Le propriétaire ou l’exploitant riverain est responsable de l’entretien régulier du cours d’eau. Toute intervention sur le cours d’eau, ses berges et leurs végétations, en dehors de certaines périodes, doit être justifiée et faire l’objet d’une autorisation administrative. D’autre part, tout projet d’intervention mécanique dans le lit d’un cours d’eau doit être porté à la connaissance de la direction départementale des territoires avant travaux. Cette intervention est soumise à une procédure de déclaration ou d’autorisation au titre de la loi sur l’eau. Les délais administratifs de la procédure de déclaration ou d’autorisation sont souvent très importants et inadaptés à l’augmentation des aléas climatiques qui dégradent les cours d’eau et leurs écosystèmes. De même, les avis prescriptifs des services instructeurs sont souvent dissuasifs, car la lecture que l’administration a de la « contribution au bon état écologique » revient souvent à ne prescrire aucune intervention. Mme la députée demande à Mme le ministre de prendre la mesure du caractère inadapté des dispositifs déclaratifs et d’autorisation actuels face à l’augmentation des aléas climatiques qui nécessitent des processus allégés, des délais plus courts et une réelle incitation au bon entretien des cours d’eau. Ainsi, elle lui demande quelles mesures elle entend mettre en œuvre pour faciliter les démarches administratives pour l’entretien des cours d’eau.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4153</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>884</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Conditions des animaux dans les élevages ultra-intensifs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4153. — 18 février 2025. — M. Karim Benbrahim interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les contrôles réalisés dans les élevages ultra-intensifs. Des témoignages, enquêtes et reportages récents sur les conditions d’élevage dans l’agriculture intensive ont mis en lumière des pratiques qui préoccupent et suscitent la réaction de citoyennes et de citoyens soucieux du bien-être animal. S’il ne s’agit pas de jeter une forme de suspicion sur l’ensemble des élevages, il semble en revanche important de pouvoir s’assurer du respect des réglementations françaises et européennes. M. le député interroge donc Mme la ministre sur les mesures qu’elle entend mettre en place pour contrôler les conditions dans lesquelles les animaux sont élevés dans les fermes intensives. Confrontés à une baisse de leurs revenus et à des accords de libre-échange qui ouvrent le marché européen à des productions ne respectant pas les normes environnementales et sociales françaises, il convient par ailleurs de souligner les difficultés croissantes auxquelles sont confrontés les agriculteurs français. L’amélioration du bien-être animal nécessite donc aussi de protéger les éleveurs de ces formes de concurrence déloyale. Il lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4154</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>884</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Contrôle des conditions d’abattage des animaux dans les abattoirs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4154. — 18 février 2025. — M. Karim Benbrahim interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les moyens de contrôle des conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs. Des témoignages, enquêtes et reportages récents sur les conditions d’abattage des animaux dans certains abattoirs ont mis en lumière des pratiques qui préoccupent et suscitent des réactions de citoyennes et de citoyens attachés au bien-être animal. Face à ces révélations, assurer la transparence sur la manière dont les animaux de boucherie sont mis à mort dans les abattoirs français apparaît comme une nécessité. S’il ne s’agit pas de jeter une forme de suspicion sur l’ensemble des abattoirs, il semble en revanche important d’assurer un contrôle efficace des abattoirs afin de permettre à l’État d’identifier ceux ne respectant pas les réglementations françaises, dans l’intérêt du bien-être animal, mais aussi dans l’intérêt de cette filière professionnelle. Les conditions dans lesquelles les animaux sont abattus doivent ainsi faire l’objet de contrôles rigoureux et réguliers pour s’assurer du respect de toutes les normes exigées par la réglementation.Il l’interroge donc sur les moyens mis en œuvre pour réaliser ces contrôles et sur les mesures envisagées pour renforcer les moyens alloués aux services de l’État chargés de réaliser ces contrôles ; construire une agriculture et une industrie agroalimentaire soutenables et durables apparaît comme un impératif de la nécessaire transition écologique que l’on doit réaliser.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4176</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>885</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Feld</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Amputation des moyens alloués à l’enseignement agricole public
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4176. — 18 février 2025. — Mme Mathilde Feld appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la baisse significative des moyens alloués à l’enseignement agricole public et son impact sur la filière agricole française. Selon des informations du SNETAP-FSU, début 2025, la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF) Nouvelle-Aquitaine a annoncé la suppression de 5 500 heures de dotation globale horaire (DGH). À l’échelle nationale, ce sont 28 830 heures de DGH qui seraient supprimées. Cette réduction devrait entraîner la disparition de 45 équivalents temps plein (ETP) au niveau national, dont 25 affectant directement les établissements publics agricoles. En Nouvelle-Aquitaine, l’enseignement agricole public perdra pour sa part 8,5 ETP. Plus précisément, le lycée de Blanquefort perdra ainsi 1 100 heures, menaçant une classe de BTSA viticulture-oenologie, tandis que le lycée de Bourcefranc devra fusionner des classes de première bac pro avec une réduction de 550 heures. Ces décisions semblent aller à l’encontre des objectifs affichés par le ministère dans le projet de loi d’orientation pour la souveraineté agricole et le renouvellement des générations en agriculture, concernant la formation nécessaire d’effectifs croissants et la transition agricole et environnementale. Elles fragilisent la capacité de l’enseignement agricole à former des professionnels aptes à relever les défis stratégiques du secteur, notamment dans des domaines cruciaux tels que la viticulture, l’ostréiculture, les cultures céréalières et la production laitière. De plus, cette diminution budgétaire est particulièrement incompréhensible alors que le Gouvernement a renforcé les crédits des maisons familiales rurales (+ 12 millions d’euros), accentuant la disparité entre l’enseignement public et privé. Face à ces mesures, elle lui demande de bien vouloir lui exposer les raisons de cette contradiction entre l’objectif annoncé de renouvellement des générations en agriculture ainsi que de leur nécessaire formation pour la transition agricole et environnementale et la réalité des financements accordés à l’enseignement public agricole, amputé de 45 ETP dans ce nouveau budget 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4177</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>885</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Suppression de postes d’enseignants dans les établissements agricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4177. — 18 février 2025. — M. Jean-Michel Jacques alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la loi de finances 2025 et la suppression de 45 postes d’enseignants dans les établissements agricoles à la rentrée 2025. Réduire la capacité de l’appareil de formation dans l’enseignement agricole est en contradiction avec les objectifs de la future loi d’orientation agricole (LOA) qui est actuellement examinée Sénat. L’une des grandes orientations du PLOA vise à traiter la problématique du renouvellement des générations en agriculture, à l’heure où environ 1 agriculteur sur 2 aura atteint l’âge de la retraite d’ici à 2030. Elle fixe donc des objectifs ambitieux en matière de hausse du nombre d’élèves de l’enseignement agricole. La suppression de 25 postes dans l’enseignement public et 20 postes dans l’enseignement privé aura des conséquences importantes sur l’atteinte de cet objectif et par là-même sur la formation des agriculteurs de demain et la souveraineté alimentaire de la France. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures elle entend prendre pour garantir la pérennité des postes d’enseignants dans les établissements d’enseignement agricole.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4288</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>885</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Girard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Pénurie de vétérinaires dans les territoires ruraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4288. — 18 février 2025. — M. Christian Girard alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la pénurie de vétérinaires dans les territoires ruraux. Dans de nombreux départements français et particulièrement dans les Alpes-de-Haute-Provence, la pénurie de vétérinaires s’accroît d’année en année. Cette situation engendre de graves conséquences, plus de la moitié des structures vétérinaires cherchent à recruter, en vain, des personnels. Si la pénibilité des gardes de nuit et de week-end n’est pas la seule raison à cette difficulté de recrutement, elle revient régulièrement comme un « argument » pour ne pas donner suite aux candidatures que les centres vétérinaires reçoivent. Par ailleurs, beaucoup de salariés actuels sont tentés par l’arrêt de la pratique rurale et par un déménagement dans des territoires urbains, plus denses et dont les interventions concernent, en majorité, les animaux « classiques » de compagnie. Dans ces territoires, des structures spécifiques pour les gardes existent et prennent le relais la nuit. Malheureusement, ce type de schéma n’est pas compatible avec les territoires ruraux qui nécessitent du vétérinaire des déplacements de nuit pour intervenir sur une césarienne de vache ou une colique de jument par exemple. L’urgence est au recrutement afin de soulager la gestion de la continuité de soins la nuit et les dimanches et jours fériés. Même si des solutions existent, comme la mise en place de plateformes de régulation téléphonique des appels d’urgences, elle n’est pas suffisante pour assurer les permanences de garde dans les territoires moins bien dotés de structures ou de personnels. Aussi, il lui demande quelles mesures incitatives il envisage pour encourager l’installation des nouveaux vétérinaires dans ces départements moins bien pourvus, afin d’assurer enfin le soin nécessaire aux animaux et de sauvegarder le bien-être animal.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4315</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>886</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Lutte contre les incivilités sur les terrains agricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4315. — 18 février 2025. — M. Marc Chavent attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les difficultés croissantes rencontrées par les agriculteurs face aux intrusions et aux dégradations sur leurs exploitations. Ces actes d’incivilité, qui prennent diverses formes, détérioration des cultures, intrusion de véhicules à deux-roues ou encore abandon de déchets, portent atteinte à leur outil de travail et compromettent la pérennité de leurs activités. Or, malgré la gravité de ces faits, les forces de l’ordre se heurtent à un cadre juridique qui ne leur permet pas d’intervenir avec l’efficacité nécessaire pour prévenir ces atteintes et sanctionner leurs auteurs. Ainsi, il souhaiterait savoir quelles actions elle entend mettre en place pour renforcer la protection des exploitants agricoles, garantir le respect de leur droit de propriété et doter les forces de l’ordre des moyens adaptés pour lutter contre ces actes préjudiciables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4131</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>886</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Statut de l’élu local
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4131. — 18 février 2025. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation au sujet de l’urgence d’une réforme du statut de l’élu local à l’approche des échéances municipales de 2026. À l’heure où la crise des vocations pour l’engagement municipal se fait de plus en plus pressante, de nombreuses communes, en particulier en milieu rural, éprouvent d’importantes difficultés à rassembler un nombre suffisant de candidats pour former des listes électorales complètes. Cette situation, si elle devait perdurer, menace directement la vitalité démocratique et l’organisation institutionnelle des territoires. Loin d’être un constat isolé, cette problématique a été soulevée à maintes reprises au cours des derniers mois, pas seulement par les élus eux-mêmes mais aussi par le Conseil d’État, qui a récemment souligné, dans son étude annuelle consacrée à la souveraineté, qu’« un renforcement du statut des élus locaux paraît souhaitable ». De surcroît, il est aujourd’hui indispensable qu’il se saisisse sans délai de cette question afin de doter les élus locaux d’un véritable statut juridique garantissant des conditions d’exercice du mandat à la hauteur des responsabilités qui lui incombent. Il s’agit notamment de faciliter l’exercice du mandat en assurant une meilleure articulation avec la vie professionnelle ou encore de renforcer la reconnaissance et la solennité de cette fonction essentielle à la vie de la nation mais également d’apporter des garanties solides en matière de sécurités matérielle, physique et juridique. À l’aube du renouvellement des conseils municipaux, il est impératif que les pouvoirs publics adressent un signal fort aux 500 000 élus locaux qui s’apprêtent à prendre ou à renouveler leur engagement au service des citoyens. Aussi, il appelle de ses vœux une reprise rapide des travaux législatifs en la matière et souhaite savoir quelles dispositions concrètes il entend prendre afin d’assurer la mise en place, dans les meilleurs délais, d’un cadre législatif ambitieux et adapté aux défis contemporains de l’engagement municipal.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4145</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>886</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Réinvestissement dans les forces terrestres
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4145. — 18 février 2025. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho appelle l’attention de M. le ministre des armées sur l’urgence de réinvestir massivement dans l’équipement des forces terrestres dans le contexte actuel de réarmement mondial et de retour des risques de conflits de haute intensité. En effet, tandis qu’il y a trente ans, la France disposait de plus de 1 200 chars de combat, elle n’en possède aujourd’hui que 200. En ce sens, si les ateliers de construction de Roanne ont produit 862 chars de série et une dizaine de prototypes du char AMX 56 LECLERC dont 388 pour les Émirats Arabes Unis et 406 pour l’armée de terre française (sur les 1 500 prévus pour elle au départ), malheureusement, beaucoup ayant été retirés du service, leur programme de modernisation ne porte actuellement que sur 200 Leclerc version XLR pour l’armée de terre française avec une livraison étalée jusqu’en 2035. Dès lors, environ 200 châssis supplémentaires existent qui pourraient parfaitement eux aussi être portés à la version XLR en vue de renforcer efficacement le nombre de chars de combat de l’armée de terre en attendant l’arrivée du futur MGCS. Aussi, compte tenu du réarmement mondial actuel et du conflit en Ukraine, elle lui demande s’il envisage d’engager une réflexion afin de moderniser l’ensemble des châssis disponibles au standard XLR, ainsi que de racheter d’occasion ceux vendus aux Émirat Arabe Unis afin de porter le total du parc de chars Leclerc de l’armée de terre à 600.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4302</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>887</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laetitia Saint-Paul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Inaptitude définitive
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4302. — 18 février 2025. — Mme Laetitia Saint-Paul appelle l’attention de M. le ministre des armées sur la légalité de l’arrêté conjoint avec le ministre de l’intérieur adopté en date du 12 août 2024 modifiant l’arrêté du 20 septembre 2006 pris en application de l’article 6 du décret n° 2006-1166 du 20 septembre 2006 relatif à la commission de réforme des militaires. Cet arrêté remplace notamment les termes liés à la radiation des cadres des militaires et des gendarmes pour « inaptitude physique » par « l’inaptitude médicale ». L’annexe I jointe à l’arrêté relatif aux mentions du procès-verbal de l’avis de la commission de réforme ajoute la mention « inaptitude médicale sans infirmité constatée : OUI-NON ». L’arrêté de radiation des cadres pris en conformité avec l’avis d’inaptitude médicale définitive prononcé par la commission de réforme précise en cas d’absence d’infirmité constatée que le militaire est radié sans bénéfice de la pension militaire à jouissance immédiate prévue à l’article 6-2 du Code des pensions civiles et militaires de retraite (CPCMR). Les militaires et gendarmes qui n’ont pas atteint le nombre d’années de service pour bénéficier d’une retraite du Code des pensions civiles et militaires de retraite de l’État se voient désormais refuser le droit à la liquidation de leur pension de retraite à jouissance immédiate pour infirmité au sens de l’article 6-2 du CPCMR. Cette situation engendre de nombreuses difficultés et plus particulièrement pour les militaires qui ne pourront pas bénéficier d’une retraite de l’État et qui devront reverser au régime général et payer les charges IRCANTEC alors qu’ils ont été involontairement privés d’emploi. Auparavant, cette distinction n’existait pas et tout militaire radié pour inaptitude définitive entraînait la liquidation de la retraite à jouissance immédiate. De même, Mme la députée s’interroge sur la notion artificielle mise en œuvre entre inaptitude médicale définitive et infirmité au sens du Code des pensions civiles et militaires de retraite. Elle appelle son attention sur la rupture d’égalité que cette modification engendre entre militaires qui font l’objet d’une réforme pour inaptitude médicale définitive.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4237</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>887</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Pradié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Meilleure prise en charge du syndrome de Williams-Beuren
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4237. — 18 février 2025. — M. Aurélien Pradié alerte Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la prise en charge du handicap des personnes atteintes du syndrome de Williams-Beuren. En effet, qualifiée de maladie orpheline, monosomique, cette maladie génétique est liée à la perte d’un morceau du chromosome 7, entraînant la perte d’environ 29 gènes. Elle se caractérise par une anomalie du développement avec un malformation cardiaque, un retard psychomoteur et intellectuel, une dysmorphie du visage et un profil cognitif spécifique. Si les personnes atteintes de cette maladie démontrent de l’empathie, une sociabilité, une grande capacité auditive et de mémorisation, cependant, il ne faut pas en déduire une capacité réelle à s’insérer dans la société et à être autonome. Car dénuées de méchanceté, elles sont vulnérables et émotives, souvent très anxieuses ou dépressives, avec une capacité cognitive altérée. Elles sont atteintes de problèmes psychomoteurs, vasculaires et cardiaques en raison du déficit de la protéine élastine (rôle dans l’élasticité des tissus, le vieillissement des artères, la fabrication de protéine nécessaire au cerveau). L’annexe 2-4 du Code de l’action sociale et des familles, dans sa section 1, « déficiences intellectuelles et difficultés de comportement de l’enfant et de l’adolescent », précise que « la mise en évidence d’une anomalie chromosomique autosomique (trisomie ou monosomie) de l’enfant (par exemple dans le cadre des examens médicaux de la première semaine, du neuvième et du vingt-quatrième mois) signe d’emblée une déficience intellectuelle plus ou moins importante, souvent associée à des difficultés du comportement. Aussi ils justifient, dès le diagnostic posé, de l’attribution d’un taux égal à 80 %, quel que soit l’âge de l’enfant ». Cependant, cette disposition n’est pas toujours appliquée par les commissions des droits et de l’autonomie des personnes handicapées pour les enfants et adolescents atteints de ce syndrome. Cette maladie occasionne des dysfonctionnements singuliers mais qui ne doivent pas tromper sur le réel handicap de personnes atteintes de cette maladie. Souvent le diagnostic posé de l’évaluation aboutit avec un taux de handicap compris entre 50 et 79 % chez l’adulte alors que le syndrome de Williams-Beuren a un retentissement important sur les troubles cognitifs, la fonction visuelle, la motricité et occasionne un déficit d’autonomie global qui relève d’un taux d’incapacité de 80 %. Il lui demande donc comment elle entend veiller à une meilleure prise en charge des personnes atteintes du syndrome de Williams-Beuren.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4251</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>888</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Simion</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Bilan de la loi du 11/02/2005 en faveur des personnes handicapées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4251. — 18 février 2025. — M. Arnaud Simion attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, au sujet des vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. S’il s’agit d’une des grandes lois de la République, son anniversaire met en lumière qu’elle n’a pas eu tous les effets escomptés. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la cité et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis : la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010 et la création de la cinquième branche de la sécurité sociale dédiée au soutien à l’autonomie en 2020. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la branche autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé par le collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique, etc.) n’est toujours pas une réalité. L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences de son handicap sur le quotidien relève du parcours du combattant, entravant largement les projets de vie des personnes. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement, ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait de la situation de handicap. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. Par conséquent, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4255</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>888</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Brard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Délais de traitement des dossiers MDPH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4255. — 18 février 2025. — M. Jean-Michel Brard appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les délais de traitement des dossiers MDPH. Dans le département de la Loire Atlantique,114 092 personnes bénéficient d’un droit en cours auprès de la MDPH44 soit 8 % de la population départementale avec une évolution importante ces dernières années avec + 4,9 % par an en moyenne. Or les délais de traitement des dossiers sont souvent excessivement longs. En 2018, le délai moyen de réponse des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) sur l’ensemble du territoire national était de 4 mois et 12 jours. Aujourd’hui, il n’est désormais pas rare que dans certains départements, ces délais puissent atteindre un an voire beaucoup plus, aggravant ainsi les difficultés rencontrées par les demandeurs et leur famille. Ces délais importants, notamment en Loire-Atlantique, restent trop longs pour les citoyens, avec des variations importantes selon les complexités des dossiers. Ils ont, dès lors, des répercussions significatives sur la vie quotidienne des familles confrontées à des difficultés dans leur quotidien. Aussi, il lui demande quelles mesures sont prévues afin de faciliter le travail de traitement des dossiers par les MDPH et ainsi réduire les délais d’attente des demandeurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4256</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>889</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Duplessy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Handicap : bilan et perspectives vingt ans après la loi du 11 février 2005</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4256. — 18 février 2025. — M. Emmanuel Duplessy attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les vingt ans de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Comme le relève le Collectif Handicaps, son anniversaire met en lumière qu’elle n’a pas eu tous les effets escomptés puisqu’elle n’a pas été mise en œuvre. En effet, les 12 millions de personnes en situation de handicap, visible comme invisible, ne peuvent toujours pas vivre dignement dans la cité et agir comme des citoyens à part entière. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international. D’autre part, la branche Autonomie reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Le bilan rédigé par le Collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, est formel : l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ils doivent faire face, le manque de professionnels de l’accompagnement et du soin et l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi il souhaite savoir quelles mesures elle entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4257</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>889</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Inadéquation de l’âge pour la PCH des déficients visuels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4257. — 18 février 2025. — Mme Michèle Tabarot appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la situation des personnes en situation de déficience visuelle. Actuellement, ces personnes sont privées de la prestation de compensation du handicap (PCH) dès l’âge de 60 ans, étant requalifiées non plus comme personnes handicapées, mais comme personnes âgées dépendantes. Cette requalification les exclut des aides spécifiques nécessaires à leur prise en charge, alors même que la prévalence de la déficience visuelle augmente avec l’âge, touchant environ 20 % des personnes âgées de 85 à 89 ans et 38 % des personnes âgées de 90 ans et plus. En sus, 60 % des personnes en situation de handicap visuel sont âgées de plus de 60 ans. Dans un contexte de vieillissement démographique et face à la progression des pathologies liées à la perte de la vue, cette restriction d’âge apparaît inadaptée et contribue à accroître la vulnérabilité de nombreuses personnes âgées, privées d’un accompagnement spécifique et de soutien adapté à leurs besoins. Par conséquent, elle souhaiterait connaître les dispositions qu’elle pourrait prendre pour garantir un accès équitable aux aides pour les personnes âgées souffrant de déficience visuelle, afin de leur assurer un soutien digne et adapté aux défis qu’elles rencontrent au quotidien.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4260</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>889</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain David</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Pour l’assouplissement du cumul de l’AAH avec la pension de réversion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4260. — 18 février 2025. — M. Alain David attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la suppression ou la diminution de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) rencontrées par certains allocataires de l’AAH lorsqu’ils perçoivent une pension de réversion. En effet, les allocataires de l’AAH qui perdent leur conjoint se retrouvent souvent dans une situation financière précaire. Cette vulnérabilité est aggravée par l’impossibilité de cumuler pleinement l’AAH avec la pension de réversion, l’AAH étant versée uniquement à titre différentiel. Pour les personnes concernées, ce dispositif constitue une double peine : non seulement elles doivent faire face à la perte de leur partenaire et assumer seules des charges de santé souvent élevées, mais elles subissent en plus une réduction, voire une suppression, de leur allocation en raison du versement de cette pension. La récente déconjugalisation de l’AAH, qui a permis de dissocier cette allocation des revenus du conjoint, marque un progrès majeur pour les personnes en situation de handicap. Elle reflète la volonté du législateur de renforcer leurs droits, ainsi que leur indépendance. Dans ce même esprit, il semblerait juste et nécessaire de déconnecter l’AAH de la pension de réversion. Ainsi, il lui demande si elle envisage de prendre des mesures visant à assouplir les conditions de cumul entre l’AAH et la pension de réversion, afin de préserver l’autonomie financière des personnes concernées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4261</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>890</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Quel bilan pour les 20 ans de la loi Handicap ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4261. — 18 février 2025. — Mme Karen Erodi attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, au sujet du bilan de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, vingt ans après son adoption. Cet anniversaire met en lumière que l’application concrète de cette loi n’a pas eu tous les effets escomptés. En effet, les attentes des 12 millions de personnes en situation de handicap et de leurs proches restent vives. En 2025, les personnes handicapées ne peuvent toujours pas vivre dignement et agir comme des citoyens à part entière. Cette situation persiste malgré les nouveaux engagements pris par la France depuis 2005 notamment avec la ratification de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées en 2010. D’une part, le droit français et l’action publique ne se sont toujours pas mis pleinement en cohérence avec le droit international, malgré les condamnations répétées des instances internationales. D’autre part, la cinquième branche de la sécurité sociale sur l’autonomie, créée en 2020, reste insuffisamment dotée et sans vision politique pluriannuelle cohérente, empêchant de répondre réellement aux besoins sur le terrain. Selon le bilan rédigé par le collectif Handicaps, regroupant 54 associations de défense des droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles, l’urgence doit être de rendre effectifs les droits fondamentaux des personnes handicapées, sur l’ensemble du territoire, à commencer par les deux piliers de la loi, l’accessibilité universelle et le droit à compensation. En effet, vingt ans après la promulgation de la loi handicap, l’accessibilité universelle (cadre bâti, transport, communication, numérique, etc.) n’est toujours pas une réalité. En ce qui concerne l’accessibilité, de nombreux logements font face à un mépris des objectifs en matière de personnes à mobilité réduite (PMR). L’accès à une compensation effective et personnalisée des conséquences du handicap sur le quotidien relève donc du parcours du combattant. Le niveau de vie des personnes en situation de handicap et de leurs proches est aussi inférieur à l’ensemble de la population : une personne en situation de handicap sur quatre est pauvre. Les droits à l’éducation, à l’emploi, au logement ou encore à la santé continuent d’être bafoués du simple fait du handicap. Peu d’avancées ont également été réalisées dans la prise en compte et la reconnaissance des nouveaux handicaps. En somme, la stigmatisation et l’invisibilisation des personnes en situation de handicap et de leurs aidants, la précarité à laquelle ilsdoivent faire face, le manque de professionnels d’accompagnement et du soin, ainsi que l’inaccessibilité générale sont autant de freins, d’injustices et d’inégalités qui ne sont plus acceptables en 2025. C’est pourquoi elle lui demande quelles mesures elle entend prendre pour traduire les promesses de la loi du 11 février 2005 en actes et rendre enfin effectifs les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4263</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>890</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Révision de l’accompagnement des familles d’enfants handicapés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4263. — 18 février 2025. — Mme Sandra Delannoy attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les aides attribuées aux parents d’enfant atteint d’un très lourd handicap. En effet, souvent, avoir un enfant en situation de handicap a pour corollaire un déséquilibre émotionnel, financier et organisationnel de toute la famille, d’autant plus quand le handicap équivaut ou dépasse 80 %. Par conséquent, elle lui demande s’il est envisageable de revoir à la hausse les allocations dédiées aux parents d’enfants handicapés à au moins 80 % et s’il est possible de créer des postes de référents, tels des coordinateurs, qui seraient joignables par téléphone, en cas de problèmes, ou simplement pour accompagner les familles. Ce référent serait compétent quant aux renseignements pratiques et paramédicaux dont pourraient avoir besoin les familles au quotidien. Elle souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4292</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>890</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Graziella Melchior</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Simplification des transmissions entre SIDOBA et logiciels métiers des SSIAD
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4292. — 18 février 2025. — Mme Graziella Melchior interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap sur la charge administrative pesant sur les professionnels des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et notamment sur les infirmiers coordinateurs. Ces derniers, qui jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie, consacrent une part importante de leur temps à des tâches administratives, comme la saisie et la transmission des données sur la plateforme SIDOBA, gérée par la CNSA. Cette charge réduit leur disponibilité pour des missions prioritaires de terrain, telles que les évaluations de l’autonomie et la coordination des soins et interventions au domicile des bénéficiaires. De plus, ces retranscriptions répétitives augmentent les risques d’erreurs, pouvant nuire à la qualité et à la fiabilité des données transmises. Les éditeurs de logiciels métiers utilisés par les SSIAD ont confirmé leur capacité à transmettre directement les données nécessaires vers SIDOBA via des interfaces de programmation ouvertes (API). Une telle interopérabilité permettrait de simplifier et d’automatiser les transmissions, réduisant à la fois la charge administrative et les erreurs potentielles, tout en libérant du temps pour les missions de terrain. Elle lui demande donc quelles mesures le Gouvernement envisage pour permettre cette interopérabilité et renforcer ainsi l’efficacité des transmissions de données, tout en recentrant les professionnels sur leurs missions auprès des bénéficiaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4293</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>891</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Graziella Melchior</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Simplification : interopérabilité entre RESID-ESMS et logiciels métiers des SSIAD</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4293. — 18 février 2025. — Mme Graziella Melchior interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap sur la charge administrative générée par l’utilisation de la plateforme RESID-ESMS, gérée par la CPAM, dans les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD). Ces structures, essentielles au maintien à domicile des personnes en perte d’autonomie, doivent régulièrement transmettre des données administratives et financières via RESID-ESMS. Actuellement, ces transmissions nécessitent des saisies manuelles répétées, mobilisant infirmiers coordinateurs et secrétaires sur des tâches administratives au détriment de leur présence auprès des bénéficiaires. En outre, ces processus augmentent le risque d’erreurs dans les retranscriptions, ce qui peut entraîner des complications administratives et financières. Les éditeurs de logiciels métiers utilisés par les SSIAD ont confirmé leur capacité à transmettre automatiquement les données nécessaires vers RESID-ESMS via des interfaces de programmation ouvertes (API). Une telle automatisation garantirait une transmission simplifiée, fiable et conforme des données, réduisant ainsi la charge administrative et les erreurs, tout en libérant du temps pour les missions de terrain. Elle souhaite savoir si le Gouvernement prévoit de rendre RESID-ESMS interopérable avec les logiciels métiers afin de renforcer la qualité et la fiabilité des transmissions de données et d’accompagner les professionnels des SSIAD dans leurs missions auprès des bénéficiaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4135</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>891</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Soutien au commerce de proximité face au e-commerce
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4135. — 18 février 2025. — M. Bertrand Sorre appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur la menace du commerce électronique et la déprise commerciale du commerce de proximité. Alerté par ses collègues élus de collectivités locales rurales et par des commerçants eux-mêmes, il ne peut que constater les difficultés pour maintenir les magasins de détail et de proximité, espaces où s’échangent les biens mais où s’entretient aussi le lien social. Dans le même temps, le commerce électronique gagne des parts de marché, ouvrant grandes les portes du marché économique français, inondé de produits importés en provenance d’usines lointaines d’Asie ou d’Amérique. Les évolutions des attentes et des comportements des consommateurs sont telles qu’elles imposent d’adapter les petits commerces au numérique et de rééquilibrer le contexte concurrentiel entre les sites marchands et plates-formes électroniques et les magasins de détail et de proximité. Les leviers sont tant liés à la sensibilisation de tous sur l’impact des choix en tant que consommateurs, qu’à la fiscalité, l’aide à l’adaptation et le soutien financier aux commerces locaux. Aussi, il souhaiterait connaître les mesures envisagées pour le soutien au commerce de proximité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4324</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>891</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jorys Bovet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Abaissement du seuil de la franchise de la TVA pour les micros entrepreneurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4324. — 18 février 2025. — M. Jorys Bovet interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur l’abaissement du seuil de la franchise de la TVA pour les micro-entrepreneurs. En effet, le PLF 2025, adopté par 49.3, prévoit à partir du 1er mars 2025 d’abaisser le seuil de la franchise de la TVA pour les micro-entrepreneurs à 25 000 euros contre 37 500 euros aujourd’hui pour les prestations de services et de 85 000 euros pour les activités de commerce. Cette réforme pénalise plus de 200 000 micro-entrepreneurs et constitue une charge supplémentaire pour les petites entreprises qui peinent déjà à boucler leurs fins de mois. Réduction de la compétitivité, complexité administrative dans un pays déjà étouffé par la bureaucratie, augmentation des prestations et produits pour les clients : tels sont les impacts auxquels il faudra faire face si une revalorisation n’est pas envisagée. Pourtant, le Premier ministre a annoncé ne pas avoir pris connaissance de cette baisse brutale dans le PLF 2025. Suspendue pour le moment, cette mesure soulève des inquiétudes. Il lui demande s’il envisage de l’abandonner afin de soutenir les entreprises et de préserver le pouvoir d’achat des citoyens déjà durement impacté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4328</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>892</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Tavernier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Le devenir de l’abaissement du seuil de franchise des auto entreprises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4328. — 18 février 2025. — M. Boris Tavernier rappelle à Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, que l’adoption du projet de loi de finances 2025 et de ses dispositions a suscité de nombreuses inquiétudes, en particulier pour les auto-entrepreneurs et auto-entrepreneuses. En effet, l’abaissement du seuil de franchise en base de TVA à 25 000 euros a conduit à une mobilisation rapide des personnes concernées. Cette mobilisation est d’autant plus compréhensible au regard de l’absence de concertation préalable à l’application de cette mesure. M. le député souhaite attirer l’attention de Mme la ministre sur le fait que s’il convient d’évaluer et de réformer le statut de l’auto entreprise, tant pour accompagner les mutations du secteur que pour mieux protéger les professionnels et professionnelles, ces évolutions ne peuvent se faire de manière précipitée et vectrice de précarité. Par ailleurs, l’abaissement du seuil de franchise ne peut être justifié par la seule lutte contre la concurrence déloyale, alors que ledit abaissement est appliqué de manière indiscriminée à des secteurs qui n’y sont pas sujets et ce, alors que la franchise en base n’est pas le propre du régime de la micro-entreprise. Face à cette contestation, le ministère a réagi en annonçant le 6 février 2025 une suspension provisoire de la réforme ainsi qu’une concertation à venir. Bien que ce moratoire paraisse de bon sens, cette séquence a également mis en lumière le fait que les auto-entrepreneurs et auto-entrepreneuses sont des travailleurs et travailleuses fragilisées par un droit du travail parcellaire ou mal appliqué et donc sensibles à toute évolution du cadre juridique. Vu les éléments précités, il lui demande si elle sera à l’initiative d’un projet de loi visant à commuer la suspension de l’abaissement du seuil de franchise en abrogation de la réforme, ainsi que d’un projet qui permettra à la représentation nationale de travailler sérieusement à réformer le statut et les droits des auto-entrepreneurs et auto-entrepreneuses.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4329</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>892</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Maudet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Micro-entreprises, une taxe injuste sur les plus précaires !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4329. — 18 février 2025. — M. Damien Maudet interpelle Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur l’abaissement du seuil de facturation de la TVA pour les micro-entreprises. « Je viens de découvrir avec stupeur la baisse de la franchise de TVA à 25 000 euros de CA. Concrètement, ça va nous faire perdre 2 à 3 000 euros cette année. Le prix des vacances quoi », selon Baptiste, micro-entrepreneur à Limoges. Pendant 7 ans de mandat, Emmanuel Macron a vanté les mérites de l’auto-entreprises et poussé les Français à se lancer dans ce statut précaire, sans sécurité de l’emploi ni protection sociale. Sous son premier quinquennat, ce sont plus de 2 millions de micro-entreprises qui ont été créées, lui permettant de vanter des créations d’emplois et une baisse du chômage, souvent factices car beaucoup font rapidement faillite. Après avoir tant encouragé ces micro-entreprises, le Gouvernement avait décidé de les punir avec une taxe injuste et cachée dans un budget passé de force par 49.3. En effet, alors que les micro-entreprises bénéficient, en-dessous d’un certain seuil, d’une exemption de facturation de la TVA à leur client en échange d’un non-remboursement par l’État de leurs consommations intermédiaires, Mme la ministre a décidait arbitrairement d’abaisser ce seuil : de 37 000 euros de chiffres d’affaires dans les services et de 85 000 euros dans le commerce à un seuil unique de 25 000 euros. Cet abaissement du seuil serait équivalent à une taxe supplémentaire pour les concernés, car l’exemption dont bénéficient ces micro-entreprises aujourd’hui leur permet de proposer à leurs clients des prix plus attractifs car exemptés de TVA, quand leur chiffre d’affaires est encore faible, notamment au moment où ils lancent et développent leur activité. Avec 20 % de TVA supplémentaires, ils devraient soit augmenter leurs prix d’autant et perdre de nombreux clients, soit répercuter cette augmentation sur leur marge, bien souvent très faible. L’impact est estimé en moyenne à 2 000 euros par an pour les concernés, le montant moyen d’un mois de leur chiffre d’affaires ! M. le député se réjouit qu’à la suite de la large mobilisation contre cette mesure, Mme la ministre ait décidé de suspendre la mesure. Mais il demande sa suppression pure et simple. Sur Franceinfo, il est écrit : « Selon les services de François Bayrou, 200 000 petites structures sont potentiellement concernées ». Ce sont donc 200 000 personnes, aux revenus et à la situation souvent précaires, poussés par le Président à lancer leur micro-entreprise, qui se verraient prélever 2 000 euros supplémentaires par an. La raison ? Selon Franceinfo toujours : « à la demande de Matignon, l’administration fiscale ne va plus s’attaquer aux PME et aux grandes entreprises mais aux petits entrepreneurs ». C’est on ne peut plus clair. Il lui demande si le projet du Gouvernement actuel est bien de s’en prendre aux petits entrepreneurs pour financer les cadeaux faits aux actionnaires des grandes entreprises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4103</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>893</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Fatiha Keloua Hachi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Spectacles d’animaux sauvages dans les établissements zoologiques fixes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4103. — 18 février 2025. — Mme Fatiha Keloua Hachi attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’exploitation des animaux sauvages dans le cadre des spectacles organisés au sein des établissements zoologiques fixes. La loi du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et à renforcer le lien entre l’homme et l’animal prévoit, en son article 46, qu’à partir de 2028, seront « interdits, dans les établissements itinérants, la détention, le transport et les spectacles incluant des espèces d’animaux non domestiques ». Par ailleurs, les parcs zoologiques ont pour mission de participer aux actions de conservation des espèces animales, comme le dispose clairement le chapitre 6 de l’arrêté du 25 mars 2004. Ce texte définit les règles générales de fonctionnement et les exigences applicables aux établissements zoologiques fixes et permanents présentant au public des spécimens vivants de la faune locale ou étrangère. Toutefois, les spectacles impliquant des animaux sauvages restent autorisés dans les établissements fixes (dont les parcs zoologiques), en contradiction avec les objectifs de bien-être animal et de conservation des espèces menacées. À travers des méthodes de dressage coercitives, les animaux sauvages, qui sont particulièrement présents dans ce type de spectacles, sont largement exploités. Aussi, elle souhaiterait savoir quelles mesures elle envisage afin de remédier à cette situation et d’assurer une meilleure protection des animaux sauvages dans les établissements zoologiques fixes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4140</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>893</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Situation de l’accès des jeunes à la culture et à l’éducation aux médias
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4140. — 18 février 2025. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la situation de l’accès des jeunes à la culture et à l’éducation aux médias. Le gel du budget de la part collective du pass culture à 50 millions d’euros pour 2025 et la suspension des entrées en mission de service civique à compter du 1er février 2025 menacent gravement l’accès des jeunes à la culture, à l’éducation aux médias et à l’engagement associatif. Le pass culture permet aux établissements scolaires de financer des interventions essentielles sur l’éducation aux médias et à l’information, contribuant ainsi à la lutte contre la désinformation. La réduction de son budget entraînera l’annulation de nombreux projets, fragilisant également les journalistes pigistes impliqués dans ces actions. De même, la suspension du service civique met en péril des missions d’intérêt général portées par les associations, notamment dans les écoles, médiathèques et centres sociaux, affectant directement le tissu associatif local et le maillage de la vie citoyenne. Dans un contexte où la lutte contre la désinformation est un enjeu démocratique majeur, ces décisions risquent de priver les territoires d’outils indispensables à la formation des citoyens de demain. Aussi, il lui demande si elle peut préciser quelles garanties elle entend apporter pour assurer le financement de l’éducation aux médias et du tissu associatif, ainsi que le maintien et le développement du service civique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4248</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>893</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Patrimoine - Inclusion des chiens courants dans la liste des PCI de l’UNESCO
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4248. — 18 février 2025. — Mme Joëlle Mélin interroge Mme la ministre de la culture sur la reconnaissance patrimoniale de la pratique des chiens courants. En effet, Mme la députée sollicite des informations détaillées sur les modalités et la possibilité d’inclure les chiens courants dans la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Cette initiative a pour objectif de valoriser le rôle que ces chiens ont joué et continuent de jouer dans le patrimoine culturel et dans les traditions. Depuis des siècles, les chiens courants ont été partie intégrante de la vie rurale en France, participant à la chasse, mais également à divers autres aspects de la vie quotidienne. La relation symbiotique entre l’homme et ces chiens a non seulement contribué à façonner les traditions et les coutumes, mais aussi l’identité culturelle française. Mme la députée croit fermement que l’inclusion des chiens courants dans la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO pourrait contribuer à la préservation de cette tradition, à la promotion de la culture et à la sensibilisation du public à l’importance de la relation entre l’homme et l’animal dans la société. Aussi, le ministère de la culture travaille-t-il à l’inclusion des chiens courants au sein de la liste des PCI de l’UNESCO, comme le demandent plusieurs associations, notamment la Fédération des associations de chasseurs aux chiens courants (FACCC) ? Par ailleurs, quel pourrait être le calendrier probable pour une telle initiative ? Elle souhaite enfin savoir quels seraient les obstacles potentiels à cette candidature et comment elle compte les surmonter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4249</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>894</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Auguste Evrard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Sauver le château de Westhove
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4249. — 18 février 2025. — M. Auguste Evrard alerte Mme la ministre de la culture sur la situation du château de Westhove, situé à Blendecques dans le Pas-de-Calais et inscrit aux monuments historiques depuis 2011. Ce bâtiment, érigé en 1905, se trouve aujourd’hui dans un état de délabrement avancé. La municipalité a pris un arrêté le 20 décembre 2024 pour interdire l’accès au site en raison de son instabilité et du danger imminent qu’il représente pour le public. Malgré ces mesures, les intrusions et les dégradations persistent et la démolition du château semble désormais inéluctable, faute de projet de rénovation et de réhabilitation viable. En 2022, un projet de sauvetage porté par l’entreprise Manualis spécialisée dans la restauration du patrimoine avait pu émerger, avant d’être abandonné deux ans plus tard du fait notamment des contraintes imposées par les services des bâtiments de France. Depuis, les initiatives pour trouver une solution durable n’ont pas abouti. Cette situation témoigne de la difficulté à concilier préservation du patrimoine et réalités financières et administratives, même pour des bâtiments protégés par leur inscription au titre des monuments historiques. Il lui demande donc quelles mesures concrètes elle envisage pour éviter la disparition du château de Westhove et, plus largement, pour soutenir efficacement les collectivités locales et les acteurs privés dans la mission de sauvegarde des monuments historiques en péril.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4300</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>894</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Lutte contre le piratage des oeuvres culturelles grâce à l’IA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4300. — 18 février 2025. — Mme Sophie Blanc interroge Mme la ministre de la culture sur sur les mesures envisagées pour lutter de manière efficace et innovante contre le piratage des oeuvres culturelles en France. Cette problématique, bien que persistante depuis plusieurs années, prend une ampleur préoccupante avec l’évolution rapide des technologies numériques et l’essor des plateformes illégales. Le Japon, acteur clé de l’industrie culturelle mondiale grâce à son expertise dans les mangas et l’animation, a, en avril 2024, déployé des systèmes basés sur l’intelligence artificielle pour identifier et traquer les contenus piratés en ligne. Selon une enquête de l’Agence japonaise des affaires culturelles, présentée en 2023, le piratage des mangas a entraîné une perte estimée à environ 2,4 milliards de dollars pour l’industrie japonaise entre 2021 et 2022. Cette situation a été aggravée par une prolifération rapide des sites illégaux de téléchargement et de streaming, qui génèrent plus de 100 millions de visites mensuelles à l’échelle mondiale. L’agence japonaise a proposé de s’appuyer sur l’intelligence artificielle (IA) pour automatiser la détection des contenus piratés en ligne. Ce projet s’inspire de l’approche adoptée par la Corée du Sud, qui utilise également l’IA pour protéger ses industries culturelles, notamment dans le domaine de la musique et des Kdramas, ce qui a eu comme conséquences de renforcer la compétitivité de son industrie audiovisuelle et musicale, fortement exportée à l’international. L’initiative japonaise inclut le développement d’un système capable de détecter les images et textes illicites sur les sites pirates, avec un budget initial de 300 millions de yens (environ 1,9 million d’euros). En parallèle, la stratégie « Cool Japan », adoptée en 2022, vise à stimuler l’exportation des biens culturels, notamment les mangas et animés, qui représentent une part importante des revenus culturels japonais. En Europe, des initiatives commencent à émerger. En Allemagne, des systèmes d’IA sont testés pour lutter contre la distribution illégale de musique et de films sur les plateformes de streaming. Au Royaume-Uni, des outils similaires sont intégrés dans les programmes de protection des droits d’auteur, en particulier dans le domaine de l’audiovisuel. En France, le piratage des oeuvres culturelles reste un problème majeur. D’après le rapport annuel de l’ARCOM publié en décembre 2022, environ 10 millions de Français accèdent régulièrement à des contenus illégaux, qu’il s’agisse de films, de séries, de livres numériques ou de musiques. Cette pratique a des conséquences économiques et culturelles graves. Elle fragilise les artistes et les producteurs, réduit les investissements dans la création et menace des secteurs stratégiques comme l’édition de mangas, qui connaît une croissance importante en France mais est particulièrement touchée par le piratage numérique. En France, la lutte contre le piratage repose aujourd’hui sur des moyens essentiellement réactifs, tels que les signalements manuels et les actions judiciaires. Bien que nécessaires, ces outils montrent leurs limites face à l’ampleur et à la complexité du problème. Dans un contexte où les technologies utilisées par les pirates évoluent rapidement, il devient impératif que la France adopte une approche plus proactive et s’appuie sur les innovations technologiques, notamment l’intelligence artificielle. L’IA offre des perspectives prometteuses dans la lutte contre le piratage. Ses capacités d’analyse rapide et de traitement massif des données permettent de détecter efficacement les contenus illicites sur les plateformes de streaming et les réseaux sociaux. En France, certaines start-ups, telles que ContentArmor et LeakID, ont déjà développé des solutions innovantes dans ce domaine, mais leur adoption à grande échelle reste limitée par des contraintes budgétaires et un manque de coordination entre les acteurs publics et privés. L’ampleur des pertes économiques et le risque de désaffection des créateurs pour des secteurs comme le cinéma, la musique ou l’édition justifient une mobilisation accrue. Le rayonnement culturel de la France, tout comme la compétitivité de ses industries culturelles, est en jeu. L’intégration de l’intelligence artificielle dans les politiques de lutte contre le piratage représente une opportunité majeure pour protéger le patrimoine culturel français et soutenir ses créateurs face aux défis posés par l’économie numérique mondiale. Quelles sont les initiatives actuelles ou prévues par le ministère pour soutenir le développement et l’adoption d’outils d’intelligence artificielle destinés à protéger les oeuvres culturelles françaises contre le piratage ? Le ministère envisage-t-il de collaborer avec des partenaires internationaux, comme le Japon ou la Corée du Sud, pour mutualiser les efforts et les technologies dans ce domaine ? Des fonds spécifiques seront-ils alloués pour encourager les start-ups françaises spécialisées dans l’IA et la cybersécurité à développer des solutions adaptées aux besoins de l’industrie culturelle ? Comment le ministère prévoit-il de sensibiliser les consommateurs français aux conséquences économiques et culturelles du piratage, en particulier auprès des jeunes publics fortement exposés à ces pratiques ? Enfin, elle lui demande si le Gouvernement compte renforcer le cadre législatif actuel pour faciliter la mise en oeuvre de ces technologies et accélérer le retrait des contenus illégaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4323</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>895</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Fraude sociale - Sanctions prises contre les fraudeurs sociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4323. — 18 février 2025. — Mme Joëlle Mélin interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur les mesures prises dans le cadre de la lutte engagée contre la fraude sociale. Ces mesures significatives visent à endiguer ce fléau qui coûterait à l’État entre 6 et 8 milliards d’euros par an. Parmi ces mesures, celle mise en œuvre depuis le 1er janvier 2024 impose une pénalité additionnelle de 10 % aux individus reconnus coupables de fraude aux allocations sociales, représentant les frais de dossier. Cette initiative vise à renforcer la dissuasion et l’équité, en veillant à ce que les charges liées à la gestion des fraudes ne soient pas supportées par les contribuables respectueux des règles. Dans ce contexte, elle le prie de bien vouloir lui indiquer combien de fraudeurs ont été assujettis à cette pénalité depuis son instauration ; cette information permettrait d’évaluer l’efficacité de cette mesure et son impact sur la réduction des fraudes sociales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4327</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>895</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Inquiétudes des micro-entrepreneurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4327. — 18 février 2025. — M. Pierre Cordier appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur les vives inquiétudes des micro-entrepreneurs, anciennement appelés auto-entrepreneurs, qui sont des travailleurs indépendants soumis à un régime fiscal et social simplifié. Jusqu’à présent, l’exonération de TVA dépendait de leur activité : 85 000 euros pour les activités commerciales et artisanales et 37 500 euros pour les prestations de services et professions libérales. En dessous de ces montants, ils bénéficiaient d’une franchise de TVA leur permettant de ne pas la facturer ni de la reverser à l’État. Avec près de 2,7 millions de micro-entrepreneurs aujourd’hui, ce statut n’a jamais été aussi populaire. Pourtant, le projet de loi de finances pour 2025, sur lequel le Gouvernement a engagé sa responsabilité le 3 février 2025, fixe un nouveau seuil unique d’exemption de TVA, établi à 25 000 euros à compter du 1er mars 2025, quel que soit le secteur d’activité. Les micro-entrepreneurs sont très inquiets de cette réforme qui va avoir un impact considérable sur la viabilité de leur activité. Ils vont devoir collecter la TVA sur leur compte bancaire et la reverser de manière semestrielle à l’État, ce qui va complexifier ce statut dont la raison première était d’encourager l’entreprenariat par la simplification. Faute de pouvoir augmenter leurs tarifs de 20 %, ce sont donc les revenus de près de 250 000 personnes qui vont diminuer de 20 % brutalement dans deux semaines. Il lui demande par conséquent quelles mesures correctives sont envisagées par le Gouvernement pour protéger les micro-entrepreneurs et encourager et valoriser le travail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4101</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>896</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Fégné</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Loterie nationale en faveur du bien-être des animaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4101. — 18 février 2025. — M. Denis Fégné appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le financement des structures d’aide et de protection des animaux. À l’instar de la fondation 30 millions d’amis ou de la Société protectrice des animaux (SPA), de nombreuses associations sont mobilisées en faveur du bien-être animal à travers des refuges pour animaux abandonnés et maltraités, des campagnes de stérilisation, des aides à des animaux sauvages et diverses actions. Elles jouent également un rôle d’information et de sensibilisation en éduquant le public sur les droits et devoirs envers les animaux. Leurs actions sont essentielles. Il est donc fondamental que l’État les soutiennent, avec des moyens matériels et financiers, pour qu’elles puissent agir contre la misère animale et garantir un avenir paisible pour tous les êtres vivants. Or bon nombre de ces structures manquent d’argent. Ainsi, certaines associations sont même dans l’obligation de refuser d’accueillir certains animaux par manque de place et de moyens. Il apparaît donc nécessaire d’aider financièrement ces associations à œuvrer pour le bien-être des animaux. Une association implantée en Seine-et-Marne a eu l’idée et porte le projet d’une loterie nationale en faveur des animaux sur le modèle du loto du patrimoine. Grâce à cette initiative, il serait envisageable de mobiliser des financements significatifs pour la cause animale. Ainsi il lui demande quels moyens l’État compte allouer pour soutenir ces associations et de considérer la demande de loterie nationale, afin d’assurer le bien-être animal.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4106</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>896</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Absence de financement par l’État de la prime Ségur pour les associations
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4106. — 18 février 2025. — M. Yannick Monnet interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’absence de financement par l’État de la prime Ségur pour les associations qui œuvrent dans le champ de la branche de l’action sanitaire et sociale. Par l’arrêté du 26 juin 2024, le Gouvernement a ordonné l’octroi de la prime Ségur - avec effet rétroactif au 1er janvier 2024 - aux salariés du secteur sanitaire, social et médico-social à but non lucratif. De nombreuses structures alertent aujourd’hui sur l’absence de financement de cette prime et les conséquences qui en découlent à court terme. Certaines d’entre elles ont avancé les sommes correspondant à cette prime, c’est le cas de l’Association tutélaire nord Auvergne qui exerce 2 600 mesures de protection juridique sur les départements de l’Allier et du Puy-de-Dôme et emploie 113 salariés. Au total, les associations tutélaires ont avancé 32 millions d’euros en 2024, un montant qui atteindra 64 millions d’euros en 2025. L’absence de financement de la prime Ségur va compromettre l’accompagnement de 450 000 majeurs protégés par ces associations. D’autres structures, dans l’attente d’un financement fléché en direction des départements, n’ont toujours pas versé à leurs salariés les sommes liées à la prime Ségur. C’est le cas de l’association Vendômois Handicap. Pour elle, les sommes non réglées s’élèvent à 39 327 euros. Pour elle également, l’absence d’une compensation financière de la part du Gouvernement serait délétère et préjudiciable, en dehors du fait qu’elle mettrait l’association dans l’incapacité de respecter la loi. Il lui demande quels moyens il compte mettre en œuvre afin que l’État respecte son engagement visant à compenser les financements non perçus par les associations au titre des revalorisations salariales Ségur annoncées en 2024 et non versées à ce jour.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4124</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>897</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Kervran</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Compensation des produits dérivés sur le marché financier européen
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4124. — 18 février 2025. — M. Loïc Kervran interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la prolongation de l’équivalence permettant aux banques et autres institutions financières de l’Union européenne de continuer à utiliser les chambres de compensation britanniques pour la compensation des produits dérivés. Les chambres de compensation jouent un rôle essentiel sur les marchés financiers en atténuant le risque de contrepartie et en assurant la stabilité des processus de compensation et de règlement. En garantissant le paiement au vendeur et la livraison à l’acheteur, elles constituent un outil indispensable pour la réduction des risques et la résilience des marchés. Au-delà de leur fonction de stabilisation financière, les chambres de compensation sont également un instrument clé de souveraineté, car elles permettent aux juridictions de garder le contrôle sur des infrastructures financières critiques. Cette question est devenue particulièrement pertinente dans le contexte du Brexit et des évolutions géopolitiques plus larges. Toutefois, en l’absence d’infrastructures opérationnelles suffisantes au sein de l’Union européenne pour compenser certains produits financiers, la Commission européenne avait accordé en 2020 une équivalence temporaire afin de permettre aux banques et autres institutions financières de continuer à utiliser les services des chambres de compensation britanniques. Cette équivalence a été renouvelée en février 2022, puis à nouveau prolongée il y a quelques semaines. Cette décision met en évidence l’incapacité actuelle de l’Europe à finaliser le processus prévu dans le cadre du Brexit, la compensation des dérivés étant la seule équivalence accordée par la Commission. La France ne peut se satisfaire d’une telle situation. Aussi, M. le député souhaiterait connaître la position de M. le ministre sur l’émergence d’une solution européenne pour la compensation des produits dérivés. Compte tenu de la puissance de sa place financière, la France a un rôle particulièrement important à jouer dans cette dynamique. Il lui demande également quelles actions le Gouvernement entend mener pour résoudre ce dernier point encore en suspens, qui maintient la dépendance du système financier européen vis-à-vis du Royaume-Uni pour une infrastructure aussi cruciale, tant pour le secteur financier que pour les contribuables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4125</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>897</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Le Peih</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Diminution des distributeurs automatiques de billets
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4125. — 18 février 2025. — Mme Nicole Le Peih alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la diminution des distributeurs automatiques de billets (DAB) en zone rurale. Depuis 2018, leur nombre a chuté de plus de 12 % en France métropolitaine, avec une baisse marquée dans les communes rurales. L’accès aux espèces constitue un enjeu essentiel pour la vitalité et l’attractivité de ces territoires, où de nombreux habitants et commerçants dépendent encore des paiements en liquide pour leurs achats du quotidien. Or la disparition progressive des DAB accentue les difficultés d’accès à l’argent liquide, aggravant ainsi la fracture territoriale et financière. Ce phénomène risque de s’aggraver avec la décision de BNP Paribas, Société générale et Crédit mutuel d’accélérer la mutualisation de leurs distributeurs sous l’enseigne Cash Services. Il est inadmissible que certaines communes soient contraintes de financer elles-mêmes l’installation d’un DAB, comme le proposent certains opérateurs privés tels que les transporteurs de fonds Brink’s ou Loomis. En tant que co-présidente du groupe d’études Ruralité, elle lui demande quelles mesures il entend prendre pour garantir qu’aucun automate ne soit fermé dans les zones rurales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4133</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>897</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Brigand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Lutte contre le marché parallèle de la vente de tabac
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4133. — 18 février 2025. — M. Hubert Brigand attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les inquiétudes exprimées par les buralistes de Côte d’Or concernant l’avenir de leur profession. En effet, qu’il soit légal (commerce transfrontalier) ou illégal (contrebande, contrefaçon etc.), le marché parallèle du tabac, qui représente désormais 38 % de la consommation totale, les place dans une situation de concurrence déloyale de nature à compromettre leur survie, tout particulièrement en milieu rural. Ainsi, les bureaux de tabac sont, pour près de la moitié d’entre eux, situés dans des communes de moins de 3 500 habitants. Lieux de vie et de lien social dans les territoires ruraux, il semble indispensable de les défendre et de favoriser leur maintien. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer comment il entend lutter contre le marché parallèle de vente de tabac pour sauvegarder l’activité des 100 000 employés du secteur et des 27 000 débitants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4134</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>898</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Fégné</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Répartition des fonds de roulement des CCI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4134. — 18 février 2025. — M. Denis Fégné attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la répartition des fonds de roulement des chambres de commerce et d’industrie (CCI). Lors du PLF 2024, il a été décidé que le réseau CCI France contribue à l’effort économique national via un prélèvement sur ses fonds de roulement de 100 millions d’euros sur la période 2024 à 2027. Ce prélèvement a connu ses premiers effets en 2024 et se situe à un niveau de 40 millions d’euros. Le 17 janvier 2025, l’assemblée générale de CCI France est venue acter les modalités de prélèvement sur fonds de roulement pour chacune des CCI régionales, territoriales et locales. Ainsi, a-t-il été décidé, à partir du montant du fonds de roulement au 31 décembre 2023, alors que sont parfaitement connues les conditions de réalisation de l’exercice 2024, de mettre en place une contribution « socle commun » de 56 000 euros et ce, quelle que soit la taille de la CCI, de ne pas prendre en compte les fonds de roulement provenant des immobilisations et participations financières, très peu présentes dans les CCI territoriales et rurales plus particulièrement et de prendre en compte partiellement les plans d’investissements à hauteur de 33 % de ceux-ci sans distinguer les sommes déjà engagées ou dépensées de celles qui ne sont que programmées à moyen ou long terme. Cette démarche interne se fait au détriment des plus petites chambres, notamment des CCI rurales qui se retrouvent fragilisées. C’est le cas de la CCI Tarbes et Hautes-Pyrénées qui fait face à un prélèvement de 1 529 000 euros, la plaçant en grande difficulté financière car excédant sa trésorerie au 31 janvier 2025. M. le député alerte M. le ministre sur cette modalité de répartition injuste et inéquitable dans un contexte où les TPE-PME ont plus que jamais besoin de soutien. Il lui demande donc s’il peut se rapprocher du Président de CCI France pour lui demander d’infléchir cette décision afin de préserver les capacités des plus petites CCI et leur permettre de soutenir efficacement le tissu entrepreneurial local. Il lui demande aussi, en sa qualité de tutelle des chambres de commerce et d’industrie, de veiller à ce que la répartition des prochains prélèvements sur fonds de roulement (60 millions d’euros sur trois exercices) soit assise sur le périmètre consolidé des CCI afin que celles d’entre elles qui disposent d’un patrimoine important contribuent à la hauteur de celui-ci.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4147</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>898</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Elargissement de la liste des motifs - déblocage de l’épargne salariale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4147. — 18 février 2025. — M. Antoine Armand appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’élargissement de la liste des motifs permettant le déblocage de l’épargne salariale, au financement d’un projet de rénovation énergétique ou d’installation d’un équipement de production d’énergie renouvelable. Encadré par l’article R. 3324-22 du code du travail, le déblocage anticipé du placement en épargne des avoirs de la participation et de l’intéressement versés aux salariés, est limité à des cas arrêtés parmi lesquels la naissance, le décès, l’invalidité, le surendettement ou l’acquisition d’une résidence principale. L’article ne prévoit pas de situation de déblocage liée au financement de projets de rénovation énergétique ou de production d’énergie. Or l’article 33 de l’accord national interprofessionnel (ANI) relatif au partage de la valeur au sein de l’entreprise, signé le 10 février 2023 par les organisations patronales et syndicales, a demandé la mise en place de nouveaux cas de déblocage anticipé de l’épargne, notamment pour « les dépenses liées à la rénovation énergétique des résidences occupées à titre principal ». Soutenu par le Gouvernement, dans le cadre du projet de loi visant à transposer cet ANI, la modification proposée à l’article L. 3324-10 du code du travail, afin que « les dépenses liées à la transition énergétique » fassent partie des motifs permettant un déblocage anticipé des sommes placées sur un plan d’épargne salariale n’a finalement pas été retenu dans le texte final. Interpellé par un citoyen désireux de financer l’installation de panneaux photovoltaïques avec son épargne salariale, il l’interroge sur la possibilité d’élargir la liste des motifs de déblocage exceptionnel de l’épargne salariale aux projets de rénovation énergétique, aux équipements de production d’énergie renouvelable et leur installation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4161</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>899</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4161. — 18 février 2025. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse est applicable depuis le 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de combustibles, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh, 15 fois moins que le fioul) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE), qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ), sous certaines conditions. En conséquence, il lui demande s’il envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRénov’concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, il l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4186</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>899</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Dezarnaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Difficultés des TPE-PME au remboursement des prêts garantis par l’État
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4186. — 18 février 2025. — Mme Sylvie Dezarnaud attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les obstacles rencontrés par les TPE-PME dans le remboursement des prêts garantis par l’État (PGE), un mécanisme qui, bien que salvateur durant la crise de la covid-19, met aujourd’hui en péril de nombreuses entreprises. Pour surmonter les fermetures administratives et les baisses d’activité, ces entreprises ont contracté des PGE avec des conditions initiales de remboursement sur cinq ans. Cependant, plusieurs facteurs économiques, tels que l’envolée des prix des matières premières à la suite de la guerre en Ukraine et le ralentissement actuel de nombreux secteurs, ont considérablement réduit leur capacité de remboursement. Dans la circonscription de Mme la députée, une entreprise de construction illustre parfaitement cette difficulté à laquelle se heurtent des milliers d’autres. Confrontée à une baisse d’activité et à des marges réduites, elle se trouve dans l’impossibilité d’honorer les échéances de son PGE tout en maintenant les investissements nécessaires à sa survie. Une demande de renégociation auprès de sa banque pour un étalement sur dix ans des échéances a été refusée, en raison des impacts négatifs qu’une telle démarche aurait sur sa cotation Banque de France. De plus, une inscription à la Banque de France compromettrait son accès aux assurances crédit, indispensables pour garantir ses relations avec ses fournisseurs et clients. Ce cumul d’obstacles plonge cette entreprise dans une situation critique, risquant à terme de provoquer une cessation d’activité et la perte d’emplois locaux. Mme la députée rappelle l’urgence d’apporter des solutions concrètes et adaptées pour préserver l’activité économique des entreprises concernées, essentielles au tissu économique local et national. Elle lui demande donc s’il pouvait mettre en place un dispositif national permettant l’allongement des durées de remboursement des PGE sur une période de 10 ans pour les entreprises en difficulté, sans impact sur leur notation bancaire, ou un gel temporaire des remboursements, sur un à deux ans, pour permettre aux entreprises de retrouver une capacité d’autofinancement, et un mécanisme simplifié de renégociation des PGE, sans recours obligatoire au médiateur de crédit, afin de répondre rapidement aux besoins des entreprises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4187</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>900</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Indépendance dans le cadre de l’examen de conformité fiscale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4187. — 18 février 2025. — M. Corentin Le Fur interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’absence de précision entourant la notion d’indépendance dans le cadre de l’examen de conformité fiscale (ECF). La loi pour un État au service d’une société de confiance (ESSOC) a introduit plusieurs mesures destinées à renforcer la transparence et la sécurité juridique des entreprises en matière fiscale. Dans cette logique, le décret nº 2021-25 du 13 janvier 2021 a instauré l’ECF, permettant à un prestataire qualifié (expert-comptable, commissaire aux comptes ou avocat) d’auditer la conformité des déclarations fiscales d’une entreprise. Toutefois, ce texte présente un flou juridique en ce qui concerne l’indépendance du prestataire chargé de l’audit. L’article 1 du décret nº 2021-25 mentionne que celui-ci doit agir en toute indépendance, mais sans définir cette exigence. Cette absence de précision soulève une incertitude pour les professionnels concernés et leurs concurrents, qui ne peuvent déterminer si certaines situations sont conformes ou non aux règles en vigueur. À titre d’exemple, il n’est pas précisé si un même prestataire peut assurer à la fois la tenue comptable d’une entreprise et réaliser en parallèle un ECF pour cette même entreprise. Cette double mission pourrait interroger sur l’indépendance effective du contrôle et sur la nécessité que ces deux prestations soient réalisées par des entités distinctes. Ainsi, il souhaite savoir s’il envisage de préciser ou modifier le décret afin d’assurer une interprétation claire des règles encadrant l’ECF.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4207</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>900</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Caure</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Frais de gestion administrative pour les Français de l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4207. — 18 février 2025. — M. Vincent Caure attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation des Français résidant à l’étranger, qui se voient de plus en plus confrontés à des frais de gestion administrative élevés sur leurs comptes bancaires en France, en raison de leur résidence fiscale à l’étranger. Bien que les banques aient la liberté de moduler leurs conditions tarifaires, conformément à la loi et après notification préalable au client dans un délai de deux mois, il semble que l’augmentation régulière et significative de ces frais, simplement en raison de la résidence, constitue une forme de discrimination à l’égard des Français de l’étranger. Face à cette situation, il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de prendre des mesures visant à plafonner ces frais de gestion, notamment pour les comptes bancaires détenus en France depuis plusieurs années, voire plusieurs décennies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4210</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>900</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bénédicte Auzanot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Article 156 II du code général des impôts
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4210. — 18 février 2025. — Mme Bénédicte Auzanot attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’article 156 II du code général des impôts. Cet article permet de déduire des impôts l’aide apportée par des résidents français à leurs familles à l’étranger dans le cadre de l’obligation alimentaire. Une personne peut donc déclarer des sommes transmises en espèce ou par virements à des membres de sa famille dans un pays étranger et les déduire de ses impôts. Cela constitue une véritable « évasion fiscale » : non seulement des revenus échappent à l’impôt mais en n’étant pas utilisés sur le territoire national, ils échappent également à la TVA. C’est une double peine qui est infligée en favorisant les départs d’argent et les pertes de richesses de la France. À cela s’ajoutent les risques d’un potentiel blanchiment, puisque l’État n’est pas en mesure de contrôler l’origine ni la destination de ces fonds. Dans ce contexte, elle souhaite que lui soit communiqué le montant global annuel ainsi défiscalisé et sa répartition par pays. Elle lui demande également s’il envisage de prendre une mesure visant à supprimer cette niche fiscale et, si oui, à quelle échéance, afin de contribuer ainsi au rétablissement des comptes publics.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4212</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>900</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Engrand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Fiscalité des activités de conseil en immobilier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4212. — 18 février 2025. — Mme Christine Engrand interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la fiscalité pesant sur les conseillers en immobilier. Cette activité présente la particularité d’être rémunérée presqu’exclusivement par l’intermédiaire d’une commission. Lorsqu’une part de salaire fixe est comprise dans le revenu, celle-ci couvre rarement plus de la moitié de ce que gagne le conseiller. Il en découle que le train de vie d’un conseiller en immobilier dépend de ses performances et de la conjoncture du marché de l’immobilier. Or celle-ci va en s’aggravant depuis quelques mois. Ainsi, la FNAIM, le syndicat des professionnels de l’immobilier, précise dans une note de conjoncture de septembre 2022 que la hausse des taux d’intérêt, couplée au contexte de crise ambiant, conduit à un ralentissement du nombre de transactions réalisées. Dans ces conditions, les conseillers en immobilier indépendants de petite à moyenne envergure sont menacés d’une baisse substantielle de leur revenu. En effet, un agent immobilier indépendant moyen effectue seulement 6 à 8 ventes par an. Si les commissions peuvent paraître élevées aux yeux des clients, il faut considérer que le conseiller doit pouvoir vivre entre deux ventes. Ce n’est pas chose aisée puisqu’il faut compter en moyenne 3 mois avant de percevoir la commission, en concluant la vente chez le notaire. En l’état actuel des choses, certains conseillers se sentent pris à la gorge par la fiscalité qui leur est imposée. En effet, il faut se départir de l’idée que l’ensemble de la commission versée par le client revient au conseiller. Il y a d’abord 20 % de cette commission à remettre à l’État sous forme de TVA, que le conseiller n’est d’ailleurs pas en mesure d’amortir puisque le montant de la commission est réglementé par un taux plancher et un taux plafond. À cela s’ajoute, le cas échéant, le versement d’un quart du montant restant à l’agence à laquelle il est rattaché. Enfin, 20 % du reliquat est dédié aux cotisations sociales. Dans ces conditions c’est parfois plus de six dixièmes de la commission qui se sont envolés, dont une large partie dans les caisses de l’État. La soustraction de 0,8 % du taux de cotisations dues à l’URSSAF intervenue en octobre 2022 pour les prestations commerciales ne participera pas à pérenniser suffisamment les acteurs les moins importants de ce marché. Sans parler du choix discutable de réduire les montants perçus par la sécurité sociale plutôt que ceux perçus par l’État par l’intermédiaire de la TVA. Ainsi, elle lui demande quelles sont les pistes envisagées pour soutenir les conseillers en immobilier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4213</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>901</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Forfait fiscal déductible au titre des frais d’obsèques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4213. — 18 février 2025. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le forfait fiscal déductible au titre des frais d’obsèques. Dans le cadre du règlement fiscal des successions, le montant déductible au titre des frais d’obsèques s’élève forfaitairement à la somme de 1 500 euros. Cela résulte de l’article 775 du Code général des impôts (loi de finances de décembre 2002). Or en 2024, soit 22 ans plus tard, les frais d’obsèques sont de plus en plus onéreux et s’élèvent en moyenne à 4 000 euros. Aussi, dans un contexte économique difficile, où le pouvoir d’achat est la préoccupation majeure des citoyens, il serait juste et bien fondé d’adapter ce forfait fiscal au coût de la vie en le faisant passer de 1 500 euros à 3 000 euros. Il lui demande son avis sur cette demande légitime.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4214</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>901</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Girard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Impact économique de la taxe soda sur le secteur CHRD
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4214. — 18 février 2025. — M. Christian Girard alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences potentiellement désastreuses de l’augmentation de la taxe sur les boissons sucrées pour le secteur des cafés, hôtels, restaurants et débits de boissons (CHRD) prévue par l’article 9 bis du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025. Même si la taxe soda répond à une préoccupation de santé publique liée à l’augmentation de l’obésité chez les jeunes, cette nouvelle taxe risque de porter un coup fatal au secteur CHRD, déjà bien fragilisé par les 8 557 défaillances d’entreprises en 2024. Ainsi, en moins de cinquante ans, le nombre de cafés en France est passé de 200 000 à moins de 30 000. Alors que ce secteur joue un rôle essentiel, particulièrement en zones rurales, dans le maintien du lien social et l’animation des territoires, la hausse de cette fiscalité risque d’aggraver les difficultés financières des professionnels et de conduire à de nouvelles fermetures, menaçant ainsi des milliers d’emplois. En effet, les boissons non alcoolisées, dont les sodas, représentent plus de la moitié du chiffre d’affaires de ces établissements. Une hausse significative de la taxe pourrait entraîner une baisse de la consommation, affectant directement les revenus des cafetiers et restaurateurs, particulièrement en zones rurales où ils jouent souvent un rôle crucial. Cette mesure s’ajoute à d’autres charges pesant déjà sur le secteur, telles que la taxe sur les consignes et la taxe sur l’alcool, menaçant la viabilité de nombreuses entreprises et, par conséquent, l’emploi et l’aménagement du territoire. Face à cette situation, il lui demande si le Gouvernement envisage de suspendre cette augmentation de la taxe sur les boissons sucrées et d’intégrer cette réflexion dans le cadre plus large du débat sur l’alimentation annoncé par Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles le 19 janvier dernier. Il souhaite également savoir quelles mesures alternatives pourraient être proposées pour soutenir le secteur CHRD tout en poursuivant les objectifs de santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4215</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>902</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Industrie - menaces contre le secteur du luxe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4215. — 18 février 2025. — Mme Joëlle Mélin alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les récentes manifestations menées par des groupes environnementalistes, notamment la PETA, lors des « fashion weeks » internationales et plus particulièrement celles ciblant des marques de luxe françaises. Elles soulèvent des questions préoccupantes concernant l’avenir de l’industrie française du luxe. Ces actions, visant à dénoncer l’utilisation de matières animales et l’impact environnemental de la production de luxe, ont reçu une large couverture médiatique et pourraient potentiellement nuire à la réputation de cette industrie emblématique du patrimoine et du savoir-faire du pays. En tant que pilier économique et culturel de la France, le secteur du luxe - dont celui du cuir - contribue de manière significative à l’économie nationale, à l’emploi et au rayonnement international du pays. Toutefois, les préoccupations environnementales et éthiques grandissantes des consommateurs et des organisations militantes posent un défi majeur à ce secteur. Dans ce contexte, Mme la députée souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour soutenir et défendre l’industrie du luxe français. Elle lui demande également comment il compte accompagner ces maisons de luxe dans leur adaptation aux nouvelles exigences en matière de durabilité et de respect de l’environnement, tout en préservant l’héritage et le savoir-faire qui font la renommée de cette industrie du luxe à travers le monde.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4217</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>902</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Laisney</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Absence de financement par l’État de la prime Ségur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4217. — 18 février 2025. — M. Maxime Laisney appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation financière critique de plusieurs associations. Sous l’impulsion de la mobilisation du secteur social et médico-social, un arrêté du 26 juin 2024 a permis à tous les professionnels de ces secteurs de bénéficier de la « prime Ségur ». Cependant, l’État n’a pas accordé de moyens financiers pour permettre aux structures employant les personnels concernés de verser cet indispensable complément de salaire, alors même qu’il s’y était engagé. Malgré plusieurs propositions d’amendements de députés et de sénateurs destinés à remédier à cette situation d’insécurité financière des associations à vocation sociale, l’inquiétude reste la même. Plusieurs associations, notamment France Victimes 77, ont alerté sur l’état déficitaire alarmant de leurs comptes pour l’année 2024. En l’absence de financements supplémentaires alloués par l’État à ces structures, c’est leur pérennité toute entière qui est menacée pour l’année à venir. L’inter-fédération IF-PJM de la protection juridique des majeurs réunissant la FNAT, l’Unaf et l’Unapei alerte également sur la nécessité pour l’État de financer le surcoût que représente le versement de la « prime Ségur ». Ainsi, il lui demande s’il est en mesure de répondre à la demande de ces associations qui font un travail essentiel au quotidien auprès des concitoyens et dont la pérennité est menacée par le désengagement de l’État dans le financement de la « prime Ségur ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4223</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>902</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Déclaration de biens immobiliers auprès de l’administration fiscale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4223. — 18 février 2025. — M. Antoine Armand appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la complexité de déclaration de biens immobiliers auprès de l’administration fiscale. Requise pour le calcul de la valeur locative cadastrale servant de base d’imposition à divers impôts locaux, la déclaration de la surface d’un bien auprès de l’administration fiscale est obligatoire et doit être actualisée dès lors qu’un changement affecte la valeur locative du bien (nouvelles constructions ou reconstruction ; changement de consistance, d’affectation, de caractéristiques physiques, d’environnements). Or le manque de lisibilité de la procédure de déclaration et la multiplication des différentes méthodologies de calcul de surface rendent cette procédure commune extrêmement difficile. Conformément à l’article 324 M de l’annexe III au Code général des impôts, la détermination de la surface pondérée d’une propriété retient la surface réelle déclarée par le propriétaire, qui doit être mesurée au sol entre murs ou séparations et arrondie au mètre carré inférieur, après application des corrections prévues aux articles 324 N à 324 S de l’annexe III au Code général des impôts. Elle permet de réaliser le calcul de la valeur locative qui doit, dans certaines circonstances, être réajustée, notamment dans le cas d’une habitation mansardée. La surface réelle à déclarer se distingue ainsi de la surface habitable ou de la surface dite « loi Carrez » définie à l’article R. 156-1 du Code de la construction et de l’habitation, qui déduit de la surface plancher construite les surfaces notamment occupées par les murs et cloisons, marches et cages d’escaliers et les espaces d’une hauteur inférieure à 1,80 mètre. Alerté par certains citoyens désireux de déclarer la surface réelle de leur bien, sur l’absence de répertoriage des surfaces mansardées assimilées à des surfaces non habitables par l’administration fiscale, il l’interpelle plus largement sur la complexité du processus de déclaration ici présenté et sur le manque de lisibilité d’une procédure qui retient des calculs de surface extrêmement compliqués, décorrélés des surfaces habitables communément utilisés par les propriétaires et locataires. Il l’interroge sur les mesures de simplification pouvant être entreprises par l’administration fiscale pour alléger ces démarches.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4224</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>903</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mélanie Thomin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Décret autorisant le cumul du prêt à taux zéro (PTZ) et de MaPrimeRénov
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4224. — 18 février 2025. — Mme Mélanie Thomin interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la publication d’un décret entérinant la possibilité de cumuler un prêt à taux zéro (PTZ) et le dispositif MaPrimeRénov parcours accompagné. Actuellement, certains ménages ayant bénéficié d’un PTZ pour l’achat ou la construction d’un logement, doivent attendre un délai de cinq ans avant de pouvoir prétendre à MaPrimeRénov parcours accompagné pour financer des projets de rénovation énergétique. C’est le cas des ménages modestes, dont les dossiers sont examinés au niveau départemental. A contrario, les ménages intermédiaires et supérieurs, dont les dossiers sont examinés à l’échelle nationale, peuvent cumuler un PTZ et une aide Ma Prime Rénov’parcours accompagné. Cette situation est ressentie comme injuste par de nombreux foyers modestes, qui, faute de moyens, ne peuvent réaliser les travaux de rénovation énergétique et ce, dans un contexte où il est crucial de placer la sobriété énergétique au cœur des priorités politiques. La publication d’un décret devait théoriquement pallier cette difficulté. Or les ménages concernés ainsi que les professionnels attendent sa publication depuis plusieurs mois. Ainsi, elle lui demande si une date indicative de publication dudit décret peut être communiquée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4246</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>903</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Maillot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Seuil de franchise de TVA pour les micro-entrepreneurs réunionnais
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4246. — 18 février 2025. — M. Frédéric Maillot alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’uniformisation du seuil de franchise de TVA passant à 25 000 euros prévue pour le 1er mars 2025. Les discussions budgétaires ont abouti à l’adoption d’une mesure qui met en péril l’activité des micro-entrepreneurs de La Réunion et plus largement des entrepreneurs ultramarins. À La Réunion, plus de 90 % du tissu économique local repose sur les TPE et PME dont 9 entreprises sur 10 fonctionnent avec un seul salarié. De plus, 59 % des créations d’entreprises du territoire sont des micro-entreprises. M. le député été interpellé par beaucoup de micro-entrepreneurs qui ne comprennent pas cette mesure injuste qui s’ajoute au fardeau des charges qui leur incombent. En effet, ces derniers seront contraints soit d’augmenter leur prix, ce qui engendrerait une perte de clients, soit de diminuer leur marge s’ils prennent la TVA à leur charge. À cela s’ajouterait la charge administrative des déclarations périodiques de TVA en étant obligé de se tourner vers un expert-comptable, alors même que leurs revenus sont déjà faibles. Si des concertations avec les acteurs concernés sont à l’ordre du jour, il souhaite que les demandes des entrepreneurs ultramarins soient entendues afin qu’une telle mesure arbitraire ne soit adoptée sans leur approbation. Le seuil de franchise en base de TVA à 37 500 euros HT pour les prestataires de services et professions libérales doit être maintenu. En ce sens, il souhaiterait connaître ses orientations à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4325</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>903</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Abrogation de la mesure d’abaissement du seuil d’exonération de TVA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4325. — 18 février 2025. — M. Mathieu Lefèvre interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le seuil d’exonération de TVA pour les autoentrepreneurs. La loi de finances pour 2025 prévoit en effet l’abaissement du seuil d’exonération de TVA de 37 500 euros à 25 000 euros, mesure qui nuirait gravement à plus de 200 000 auto-entrepreneurs. Or le rétablissement des finances publiques ne doit pas se faire au détriment des artisans, commerçants et professions libérales. L’esprit entrepreneurial français doit être préservé de toute taxe supplémentaire. Toute augmentation du coût du travail enverrait un signal désincitatif et pourrait conduire les entrepreneurs à limiter volontairement leur chiffre d’affaires pour éviter de dépasser le seuil. Ainsi, M. il l’appelle à abroger purement et simplement cette mesure plutôt qu’à la suspendre et ce, sans attendre le lancement d’une concertation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4326</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>904</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Hausse de la TVA applicable aux équipements de protection individuelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4326. — 18 février 2025. — M. Yannick Monnet alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la hausse significative, depuis le 1er janvier 2025, du taux de TVA applicable aux équipements de protection individuelle (EPI) et ses répercussions plus particulièrement pour les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Pour rappel, un taux réduit de 5,5 % avait été instauré en mai 2020, dans un contexte de crise sanitaire, afin de favoriser l’accès à ces équipements essentiels. La fin de cette mesure exceptionnelle au 31 décembre 2024 a marqué le retour au taux normal de TVA de 20 %. Dans le secteur médico-social, ces équipements concernent spécifiquement les gants à usage unique, les gants de toilette molletonnés, les gels hydroalcooliques, les masques, les charlottes, les surchaussures, les combinaisons, etc. Il n’est aujourd’hui plus à démontrer à quel point ces produits sont incontournables pour minimiser les risques de contamination entre professionnels et patients ou résidents, ils demeurent indispensables dans le fonctionnement quotidien des établissements, particulièrement en période de circulation de la grippe et autres virus respiratoires. Or aujourd’hui, 85 % des Ehpad publics sont déficitaires, le déficit cumulé étant estimé à 1,3 milliard d’euros. Cette hausse va donc creuser encore un peu plus l’abîme financier et ajouter encore au mal-être des professionnels qui se sentent une fois de plus abandonnés. Il lui demande quelle disposition il envisage de prendre afin de soutenir les Ehpad publics face à cette nouvelle charge financière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4330</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>904</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Réforme fiscale et sociale appliquée aux auto-entrepreneurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4330. — 18 février 2025. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences de la récente réforme fiscale et sociale appliquée aux auto-entrepreneurs et, plus particulièrement aux propriétaires de chambres d’hôtes en milieu rural. Cette modification entraîne une baisse drastique du seuil de TVA, ainsi qu’une augmentation des charges fiscales et sociales, mettant en difficulté de nombreux professionnels du secteur. D’une manière générale, cette réforme, décidée sans concertation avec les organisations représentatives, met en danger plus de 350 000 travailleurs indépendants et petites associations et affaiblit le régime de l’auto-entrepreneur qui a pourtant prouvé son efficacité depuis plus de 15 ans. Concernant les chambres d’hôtes, qui sont souvent un modèle économique essentiel au dynamisme des territoires ruraux, il est primordial de les laisser dans la catégorie des « ventes de marchandises » et de ne pas les classer en « prestation de services ». Ce reclassement ne correspond pas à la réalité économique des chambres d’hôtes qui incluent la fourniture de biens (hébergement, repas…) et non simplement la prestation de service. Il lui demande donc sa position sur ce dossier et si oui ou non, il souhaite abandonner définitivement ces réformes fiscales inappropriées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4165</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>904</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>« DHG » : les établissements scolaires condamnés à l’austérité éternelle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4165. — 18 février 2025. — M. Abdelkader Lahmar alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les dotations horaires globales largement insuffisantes accordées à de nombreux établissements scolaires. Suite au vote d’un budget 2025 plus austéritaire que jamais, les établissements scolaires sont, en ce mois de février 2025, en train de se voir attribuer leurs dotations horaires globales (DHG) pour la rentrée de septembre 2025. Les remontées du terrain sont unanimes : les moyens sont en baisse dans de nombreux établissements et ne sont absolument pas à la hauteur des besoins. Comme un mauvais sketch qui se répète encore et encore, les établissements scolaires semblent, chaque année, condamnés à un horizon d’austérité qui s’aggrave toujours. Au lycée Robert Doisneau de Vaulx-en-Velin, par exemple, les effectifs vont augmenter dans la plupart des classes de première et de terminale pour dépasser les 35 élèves par division. L’absence de moyens alloués va aboutir à la suppression d’options pourtant prisées par les élèves. Enfin, les heures d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), pourtant obligatoires et dont le programme vient d’être publié, ne pourront être assurées faute de financement. Cet exemple est loin d’être un cas isolé. Partout sur le territoire, des enseignants et des parents d’élèves interpellent les élus et se mobilisent pour dénoncer cette austérité inacceptable et violente qui met en péril l’avenir des enfants et des adolescents scolarisés. Il est d’ailleurs douloureux de constater que ce sont souvent les établissements concentrant le plus de difficultés sociales qui se voient abandonnés par la hiérarchie ministérielle. Il est absurde de donner de grands et beaux objectifs d’émancipation et d’égalité des chances à l’éducation nationale si les moyens humains, matériels et financiers ne suivent pas et rendent illusoires la réalisation de ces mêmes objectifs. Si l’institution tient aujourd’hui, c’est par le dévouement et le sens du service public des équipes éducatives qui travaillent sans compter leurs heures au service des élèves. Mais l’épuisement est là et le point de rupture n’est pas loin. Il est urgent que le Gouvernement reconnaisse l’investissement sans faille des agents et leur donne les moyens d’accomplir leur mission. Les solutions sont connues : augmentation des DHG, recrutements massifs d’enseignants, de conseiller principaux d’éducation (CPE), d’assistants d’éducation (AED), d’accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), d’infirmiers et de psychologues scolaires pour faire face aux besoins, baisses des effectifs par classe, dotations accordées en négociation avec les personnels et partant des réalités du terrain, etc. La résolution de la crise que traverse l’enseignement public passera également par une revalorisation des métiers du secteur éducatif. Il lui demande ce qu’elle attend pour agir en ce sens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4166</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>905</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élisa Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Conditions de travail des TZR et leur statut
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4166. — 18 février 2025. — Mme Élisa Martin souhaite encore une fois attirer l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les conditions de travail des TZR et leur statut. Le 22 octobre 2024, un député a posé une question sur la détérioration des conditions de travail des enseignants TZR et sur leur mise en concurrence avec les contractuels. On s’attendait à une réponse en lien avec les réalités soulevées. Toutefois, le 4 février 2025, Mme la ministre a opposé une réponse toute faite qui ne correspond pas à la réalité. En effet, elle a, à juste titre, rappelé que le remplacement répond à des objectifs de continuité pédagogique et de garantie de la qualité du service public. Toutefois, quand des arrêtés signés par certains recteurs somment les TZR d’être effectifs le jour même et d’être face à des classes qu’ils ne sont pas sûrs de revoir parce que remplacés par un contractuel à la dernière minute ou quand le personnel TZR est affecté de manière incohérente sur un ou plusieurs établissements sans prise en compte des distances entre les établissements eux-mêmes ou entre les établissements et le domicile, peut-on sérieusement et de bonne foi affirmer que le remplacement, tel que conçu par le ministère, garantit un service public de qualité ? Il faudra admettre que la manière dont Mme la ministre traite les TZR et sa conception du remplacement ne prennent pas en compte la continuité pédagogique exigée par les enseignants, soucieux d’effectuer une progression annuelle, logique et pertinente, et ne prennent pas en compte non plus le bien-être des élèves qui doivent sans cesse s’adapter ainsi que bien-être des enseignants titulaires qui se sentent dégradés, dévalorisés et malmenés. Les témoignages des enseignants TZR de différentes académies sont accablants. Non, aucune attention particulière n’est accordée à ces personnels et la réponse de Mme la ministre en est la preuve. Ses affirmations ne correspondent pas à la réalité, aux vécus et aux expériences des enseignants TZR. Les répéter ne les fera pas ériger en vérités. Mme la ministre ne doit-elle pas admettre que les TZR ne sont plus prioritaires sur les postes de remplacements longue durée et qu’ils récupèrent uniquement les postes refusés ou désertés par les contractuels ? Les règles de recrutement dans la fonction publique n’imposent-elles pas de rechercher en priorité l’affectation d’un agent titulaire avant de recourir à un contractuel ? Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4167</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>905</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lisette Pollet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Dérives du programme d’éducation sexuelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4167. — 18 février 2025. — Mme Lisette Pollet attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les dérives du programme d’éducation sexuelle dans sa dernière version approuvée par le CSE. Le projet modifié de programme d’« éducation affective, relationnelle et à la sexualité » (EVARS), destiné aux enfants et adolescents, publié le 6 février 2025 au Bulletin officiel de l’éducation nationale, est marqué d’une très forte empreinte idéologique et suscite de légitimes inquiétudes chez les parents d’élèves. En premier lieu, la suppression de l’information des parents avant chaque séance provoque l’incompréhension. C’est en effet à eux qu’il revient de « protéger dans sa sécurité, sa santé, sa vie privée et sa moralité » leur enfant, « pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne » selon l’article 371-1 du code civil. Ils doivent, à ce titre, pouvoir prendre connaissance du programme des enseignements qui leurs sont dispensés, en particulier si l’on tient compte de la nature du programme d’EVARS qui aborde l’intimité et la conscience des élèves. Cela est encore plus vrai concernant ceux du premier degré, âgés de 2 à 11 ans, quand bien même ils échapperaient à la partie « sexualité » stricto sensu. En second lieu, c’est le contenu même du programme qui est foncièrement inadapté à un public mineur, quelle que soit la tranche d’âge. La volonté affichée de promouvoir l’égalité sert de prétexte à un discours militant tendant à contredire systématiquement la différence entre homme et femme tout en accréditant la notion caricaturale d’un « patriarcat systémique » censé les empêcher de choisir leurs métiers ou leurs jeux. Il faudrait au contraire souligner la dignité propre des filles et des garçons et offrir une vision positive de la liberté fondée sur l’assurance en soi-même plutôt que sur un ressentiment sans objet. Le fait d’exposer dès la classe de cinquième les thèses propres à l’idéologie du genre ne trouve aucune justification. D’autant moins que rien n’est dit sur les risques physiques et psychologiques inhérents aux changements de sexe, notamment du fait des produits destinés à contrer le développement des caractères sexuels comme les bloqueurs de puberté. De même, ce programme d’éducation « affective » et « relationnelle » pêche par une approche purement négative et pathologique de la maternité à travers l’exemple des grossesses non-désirées, oubliant totalement la paternité et ne disant mot sur le couple ni sur la famille. L’aspect éthique, moral et psychologique des choix posés n’est pas abordé, y compris au sujet du consentement à l’acte sexuel. Aussi, elle lui demande si elle entend corriger les graves dérives que contient ce programme d’éducation pour, enfin, assurer un développement équilibré des enfants et jeunes adolescents ainsi que le respect de leurs parents.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4168</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>906</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Joubert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Dérives du programme EVARS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4168. — 18 février 2025. — Mme Florence Joubert alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les dérives du programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS). Commandé en 2023 au Conseil supérieur des programmes (CSP) par l’ancien ministre Pap Ndiaye, pour renforcer la loi du 4 juillet 2001 prévoyant « une information et une éducation à la sexualité dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d’au moins trois séances annuelles et par groupes d’âge homogène », ce programme a été réécrit par la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO). Si l’éducation à la sexualité peut, sur le principe, aller dans le sens de l’intérêt de l’enfant, l’occurrence de la notion « d’identité de genre », mentionnée 17 fois dans la version initiale, a suscité de vives controverses. Ainsi, le 27 novembre 2025, à l’occasion de la séance des questions au Gouvernement au Sénat, l’ancien ministre délégué à la réussite scolaire, M. Alexandre Portier, s’inquiétait d’une possible intrusion de la « théorie du genre » dans les écoles et demandait « un encadrement très strict de tous les intervenants qui auront à porter ces sujets ». Or la nouvelle version du programme, malgré certains aménagements, évoque toujours l’idée d’une distinction entre sexe et genre dès la classe de cinquième. Par ailleurs, cet enseignement semble plutôt relever des instituteurs et professeurs, habilités par leurs formations à transmettre un savoir en fonction de l’âge des élèves, plutôt que d’être confié à des intervenants extérieurs faisant craindre un biais idéologique. Ainsi, afin de protéger les enfants, elle lui demande si elle envisage de supprimer de ce programme les occurrences liées à l’identité de genre, tout en s’engageant à confier son application pratique aux enseignants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4169</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>906</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pouria Amirshahi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Fermeture de classes dans l’académie de Paris
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4169. — 18 février 2025. — M. Pouria Amirshahi interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les fermetures de classe et les baisses de dotations horaires dans l’académie de Paris. Dans le cadre de la refonte de la carte scolaire pour la rentrée 2025, le rectorat de Paris a annoncé la fermeture de 198 classes dans le premier degré et de 43 classes dans le second degré. Ces fermetures de classes impliquent 200 suppressions de postes et s’ajoutent aux 280 postes supprimés sur les deux dernières années. Dans la cinquième circonscription de Paris, cela représente la fermeture de 15 classes. De plus, l’académie a également annoncé la fin du régime dérogatoire des décharges de direction dans le premier degré et une baisse des dotations horaires pour les dispositifs d’accompagnements des élèves en difficulté pour les élèves allophones (UPE2A : unité pédagogique pour élèves allophones arrivants et NSA : élèves non scolarisés antérieurement) et ceux en situation de handicap (ULIS : unité localisée pour l’inclusion scolaire) dans le second degré. Ces dégradations brutales interviennent alors que le Gouvernement a annoncé revenir sur les suppressions de 4 000 postes dans l’éducation nationale. Elles auront pour effet de détériorer les conditions d’enseignement et les conditions d’apprentissage des élèves, notamment les plus fragiles. La baisse démographique au sein de l’académie de Paris ne peut pas constituer le prétexte à toutes ces fermetures de classes, au risque de voir ses établissements rejoindre le retard d’autres académies, alors qu’il eut fallu à l’inverse permettre aux académies les plus en difficulté de rejoindre les taux et niveaux d’encadrement de celles les mieux dotées. L’ensemble de la communauté éducative et des parents le demande : il faut maintenir un taux d’encadrement suffisant afin de permettre aux élèves parisiens d’étudier dans les meilleures conditions. Il l’interroge sur les mesures qu’elle entend prendre pour permettre le maintien de ce taux d’encadrement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4170</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>907</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Fermetures de classes en Saône-et-Loire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4170. — 18 février 2025. — M. Aurélien Dutremble alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les fermetures de classes dans les communes rurales de Saône-et-Loire. La direction académique des services de l’éducation nationale a récemment rendu public son projet de carte scolaire pour la rentrée de septembre 2025. Celui-ci prévoit la suppression de 62 classes et de 3 écoles dans le département. Alors que le Gouvernement affirme accorder une attention particulière aux territoires ruraux, ces nouvelles fermetures frappent une fois de plus les jeunes élèves des villages de Saône-et-Loire. En dix ans, plus de 360 classes ont été supprimées dans le département, le plus rural de Bourgogne-Franche-Comté, entraînant de graves conséquences : dégradation des conditions d’apprentissage et d’accueil des élèves, suppressions de postes d’enseignants et d’ATSEM. Dans ce contexte, M. le député interroge Mme la ministre sur plusieurs points : comment justifier la fermeture de classes alors que le « choc des savoirs » est présenté comme une priorité pour élever le niveau de l’école en France ? Comment accepter l’augmentation des effectifs après ces fermetures, quand il est établi que les classes surchargées nuisent aux élèves les plus fragiles et à la réussite scolaire ? Pourquoi fermer dans la circonscription de M. le député des classes dans les écoles rurales de Laizy, Saint-Pierre-de-Varenne, Fontaines, Verdun-Ciel ou encore Givry, alors que les établissements en réseau d’éducation prioritaire (REP) sont pour la plupart épargnés par ces mesures ? Chaque enfant en France doit bénéficier des mêmes conditions d’enseignement, quel que soit son lieu de résidence. Les fermetures annoncées accentuent les inégalités et mettent en péril l’avenir scolaire des élèves des territoires ruraux. Il lui demande donc si elle va reconsidérer ces décisions et engager enfin un véritable dialogue avec les parents d’élèves, les élus locaux et les acteurs de l’éducation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4171</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>907</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Lioret</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Les lacunes et manquements du projet de programme EVARS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4171. — 18 février 2025. — M. René Lioret attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, au sujet du programme EVARS. Le programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) vise à aider les élèves à mieux comprendre leur corps, à appréhender la relation à l’autre et à se préparer à la vie affective et familiale. Cependant, plusieurs points suscitent aujourd’hui des interrogations importantes quant à l’équilibre et à la complétude de ce programme. En effet, aucune mention n’est faite du sens de la puberté, de la place de l’homme et de la femme, ni du rôle du couple, de la maternité ou de la paternité. Or ces sujets, intimement liés à la sexualité et à la préparation à la vie d’adulte, mériteraient d’être abordés de façon claire et bienveillante. Dans un contexte où les réseaux sociaux, certains influenceurs et divers activismes exercent une forte pression sur les adolescents, l’EVARS ne mentionne pas les risques majeurs pour la santé physique et psychologique que comportent les traitements hormonaux de transition et les bloqueurs de puberté (effets irréversibles sur la croissance, altération de la fertilité, etc.). De plus, présenter le genre comme indépendant du sexe biologique peut créer des confusions chez des adolescents en quête de repères et en pleine construction identitaire. Au regard de ces éléments, M. le député souhaite connaître les mesures qu’elle entend prendre pour rééquilibrer le programme EVARS, en intégrant davantage de contenus positifs sur la féminité, la masculinité, la parentalité et le couple ; renforcer la prévention autour de la pornographie ; et aborder de manière adaptée la question des bloqueurs de puberté et des hormones de transition, en signalant clairement les risques encourus. Dans le respect du principe de neutralité de l’école, il paraît indispensable que l’EVARS fournisse aux élèves des clés de compréhension solides et scientifiques et non idéologiques. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4172</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>908</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Précarité des assistants d’éducation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4172. — 18 février 2025. — Mme Sandrine Le Feur attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la précarité du statut des assistants d’éducation (AED). Le 16 janvier 2025, un mouvement national des AED se tenait afin de dénoncer leurs conditions de travail et la faiblesse des rémunérations. Les AED remplissent des missions très diverses, qui sont loin de se borner à un rôle de surveillance et d’encadrement des élèves. Un large spectre d’activités liées à l’assistance à l’équipe éducative les concerne. Ils sont ainsi fréquemment mobilisés pour participer à des tâches administratives diverses. Au contact permanent de la vie scolaire, ils sont amenés à exercer un rôle de médiateur et peuvent au besoin assurer le suivi de certains profils d’élèves pour pallier les manques de psychologue, conseiller d’orientation ou assistants sociaux que connaissent des établissements, particulièrement en zone REP. Leur très grande polyvalence en fait un rouage indispensable au vivre ensemble dans les établissements de l’éducation nationale. Depuis la loi de 2012, les postes d’AED sont ouverts à tous et ne sont plus uniquement un emploi tremplin pour des étudiants comme cela pouvait l’être auparavant. D’ailleurs, sur le terrain, aujourd’hui seulement 30 % des AED seraient également étudiants. La profession ne peut donc plus être considérée comme un complément de revenu ou un simple « job étudiant ». Cette évolution réglementaire répond à celle de la société, à celle des réalités scolaires qui nécessitent une montée en compétence et des profils différents. Alors que la fonction d’AED est devenu un métier à part entière, il conviendrait de faire évoluer le statut pour davantage de reconnaissance des spécificités de cette profession. À ce titre, les AED aspirent à avoir droit à une formation spécifique à l’accompagnement social pour être mieux armés au quotidien, mais aussi pour préparer une insertion professionnelle durable. La plupart d’entre eux ont acquis des compétences professionnelles qui ne peuvent être actuellement reconnues par l’éducation nationale et qui ne peuvent donner lieu à une validation des acquis de l’expérience. En contrat d’un an renouvelable six fois, ils connaissent également une réelle précarité qui ne leur permet pas d’envisager sereinement l’avenir. Le quotidien des AED est en effet marqué par l’inquiétude, chaque fin de contrat peut être l’occasion d’un non-renouvellement, et l’accès au CDI reste soumis au bon vouloir des chefs d’établissements. Dans ce contexte, les AED revendiquent plus particulièrement la généralisation de contrats CDD d’une durée maximale de trois ans, la transparence sur l’accès au CDI et un véritable droit au CDI au bout de six ans, la gestion des personnels AED par les services académiques, une grille de salaire commune avec les AESH, car ramené au taux horaire, les AED sont moins bien rémunérés que les AESH, le versement d’une prime REP/REP+ complète avec rétroactivité depuis 2015. Le statut d’AED devrait être plus sécurisant pour des personnels sans lesquels l’éducation nationale ne peut fonctionner correctement. Elle lui demande donc si elle envisage des mesures pour améliorer la reconnaissance des AED et leurs conditions d’exercice.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4173</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>908</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Priorité donnée aux enseignants contractuels face aux titulaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4173. — 18 février 2025. — M. Olivier Falorni attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la part grandissante des enseignants contractuels au détriment des enseignants titulaires dans l’éducation nationale. Dans un rapport intitulé « La fonction ressources humaines au ministère de l’éducation nationale », paru au mois d’octobre 2024, la Cour des comptes rappelle cette tendance qui inquiète les enseignants. Aujourd’hui, un enseignant sur dix, notamment en technologie, dans certaines langues et dans les disciplines professionnelles, exerce ce métier sans avoir eu les concours de l’enseignement. Certes, la place des non-titulaires reste minoritaire dans le secteur public, mais certains territoires sont plus touchés que d’autres, à commencer par l’académie de Créteil qui emploie dans le second degré près de 12 % de contractuels, dont 39,2 % en contrat à durée indéterminée. Et surtout, leur nombre a augmenté de 26,3 % entre 2015 et 2020. Fait nouveau, cette hausse atteint même 80 % dans le premier degré qui, jusqu’alors, n’était pas concerné. La Cour des comptes précise dans son rapport que « pour atteindre l’objectif de mettre un enseignant devant chaque classe et d’assurer les remplacements, certaines académies admettent chercher à fidéliser leurs contractuels, public plus volatile, en privilégiant leurs souhaits d’affectation par rapport à ceux des titulaires. Ce type de pratique, dont on comprend l’intérêt à court terme, est susceptible de dévitaliser à moyen terme les concours ». Des arrêtés, publiés en fin d’année et qui prévoient l’ouverture de 232 postes de moins en 2025 qu’en 2024 au Capes externe, dans des disciplines déficitaires (mathématiques, physique-chimie, allemand, lettres…), montrent qu’il y a bien une volonté de faire davantage appel à des contractuels pour tenter de combler les besoins qui ne manqueront pas de se faire ressentir. C’est pourquoi il lui demande si elle entend mettre un frein à cette tendance afin de faciliter le mouvement des enseignants titulaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4174</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>909</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Réforme du concours de professeur des écoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4174. — 18 février 2025. — Mme Karine Lebon interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le calendrier de mise en œuvre de la réforme du concours de professeur du premier degré de l’éducation nationale. En effet, le Président de la République avait annoncé en avril 2024 que le concours des professeurs du premier degré serait ouvert dès l’obtention d’une licence et non plus d’un master, à l’horizon 2025. Cependant, les étudiants en dernière année de licence ne savent toujours pas s’ils pourront passer le concours dès cette année comme initialement annoncé en raison de l’absence de communication du ministère de l’éducation nationale à ce sujet. Il en va de même pour les étudiants en deuxième année de licence en sciences de l’éducation, diplôme préparant initialement à l’entrée en master Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation, qui n’appréhenderont pas de la même manière leur troisième année selon qu’ils passeront le concours ou non. De plus, cette annonce a entraîné la suspension des contrats de préprofessionnalisation dans le domaine de l’éducation, ouverts de la deuxième année de licence à la première année de master. Ces contrats étaient pourtant essentiels à une approche pratique des étudiants voués à l’enseignement avec le monde de l’éducation nationale. Si la réforme annoncée par le Président de la République n’est finalement pas mise en œuvre, la suppression de ces contrats n’aura été que contreproductive et leur remise en place se doit d’être rapide. Ainsi, Mme la députée demande à Mme la ministre si elle prévoit de confirmer ou d’infirmer au plus tôt la mise en œuvre de cette réforme dès le printemps 2025 afin que les étudiants concernés puissent se préparer dans de bonnes conditions. Elle lui demande également si le concours des conseillers principaux d’éducation est aussi concerné par cette réforme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4175</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>909</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Suppressions de postes et fermetures de classes dans l’académie de Lille
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4175. — 18 février 2025. — M. Bruno Bilde interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la situation préoccupante des suppressions de postes et des fermetures de classes annoncées pour la rentrée scolaire 2025 dans l’académie de Lille. Il apparaît que cette académie concentre une part particulièrement importante des suppressions de postes prévues au niveau national avec 127 postes supprimés dans le premier degré et 175 dans les collèges et lycées, ce qui suscite de vives inquiétudes parmi les enseignants, les parents d’élèves et les élus locaux. Cette situation est d’autant plus alarmante que le territoire est marqué par des difficultés sociales significatives, une forte concentration d’établissements en éducation prioritaire et un taux d’élèves en situation de handicap nettement supérieur à la moyenne nationale. Dans ce contexte, M. le député souhaiterait savoir quelles justifications précises conduisent à cibler de manière aussi disproportionnée l’académie de Lille pour ces suppressions de postes. Il aimerait également connaître les mesures que Mme la ministre envisage pour garantir l’égalité des chances et la qualité de l’enseignement dans des territoires confrontés à des défis éducatifs majeurs. Enfin, il l’interroge sur ses intentions quant à la possibilité de revoir ces décisions à l’approche des comités départementaux de l’éducation nationale prévus fin février 2025 afin de préserver les moyens nécessaires au bon fonctionnement des écoles du Nord et du Pas-de-Calais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4178</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>909</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Justine Gruet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Assouplissement des seuils d’effectifs scolaires en milieu rural
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4178. — 18 février 2025. — Mme Justine Gruet attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’encadrement des effectifs scolaires en milieu rural. L’engagement de limiter à 24 élèves maximum les classes de grande section, CP et CE1 constitue une avancée importante pour améliorer les conditions d’apprentissage des élèves. Toutefois, en milieu rural, certains seuils restent appliqués de manière rigide, conduisant à des fermetures de classes dès qu’un effectif minimal n’est plus atteint, parfois sans prise en compte des spécificités locales. Si Mme la députée est pleinement consciente des enjeux démographiques, cette approche strictement comptable pénalise les territoires ruraux, où la fermeture d’une classe peut fragiliser l’ensemble d’une école et accélérer la désertification scolaire. À l’inverse, dans les quartiers relevant de la politique de la ville, la limitation à 24 élèves a été complétée par la possibilité d’abaisser encore davantage les effectifs, jusqu’à 15 élèves par classe, lorsque les besoins éducatifs l’exigent. Cette souplesse mériterait d’être étendue aux territoires ruraux, qui connaissent eux aussi des difficultés spécifiques nécessitant un accompagnement renforcé. Elle lui demande donc si elle envisage d’assouplir les seuils en milieu rural afin d’éviter des fermetures automatiques de classes et d’assurer une véritable équité entre les territoires dans l’organisation scolaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4179</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>910</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Justine Gruet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Devenir des enseignants affectés par les fermetures de classes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4179. — 18 février 2025. — Mme Justine Gruet attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le devenir des enseignants concernés et la gestion des ressources humaines. Si Mme la députée est consciente des évolutions démographiques qui influencent la carte scolaire, il est essentiel que toute décision de fermeture de classe repose sur une analyse des dynamiques de population à moyen terme. Trop souvent, des fermetures sont décidées sur la seule base d’une baisse conjoncturelle des effectifs, sans anticipation des besoins futurs. Cette gestion à court terme conduit ou conduira à des cycles de fermeture et de réouverture de classes, générant des mouvements d’enseignants et une instabilité préjudiciable à la continuité pédagogique, mais également à une instabilité pour les élus locaux qui investissent dans l’entretien, la modernisation et le confort des écoles, souvent dans un effort d’amélioration de l’accueil de l’environnement d’apprentissage des élèves. En outre, ces fermetures ont des impacts directs sur les enseignants concernés. Certains sont contraints à des mutations subies, parfois sur plusieurs dizaines de kilomètres, compliquant leur organisation familiale et professionnelle. D’autres sont affectés à des postes fractionnés, morcelant leur mission d’enseignement. Plus préoccupant encore, certaines suppressions de classes se traduisent par le retrait d’enseignants de leur fonction d’enseignement devant élèves, les affectant à des tâches administratives ou à des missions de remplacement ponctuelles. Ce glissement progressif vers des postes hors de la classe ne répond ni aux attentes des enseignants, ni aux besoins réels du service public d’éducation. Mme la députée demande donc à Mme la ministre quelles mesures elle entend mettre en place pour garantir qu’aucune fermeture de classe ne soit décidée sans un dialogue approfondi avec les élus locaux et une prise en compte des réalités du territoire. Elle souhaite également savoir quelles garanties seront apportées afin qu’aucun enseignant ne soit écarté de son rôle fondamental d’enseignement devant les élèves à la suite d’une fermeture de poste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4180</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>910</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Mutation des professeurs des écoles stagiaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4180. — 18 février 2025. — M. Thibault Bazin attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les difficultés de mutation rencontrées par les enseignants dont le conjoint est militaire. Le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse et le ministère des armées ont signé une convention visant à faciliter la mobilité des conjoints de militaires mutés. Selon cette convention, les enseignants doivent d’abord participer au mouvement de mutation en cas de mutation de leur conjoint militaire. Si, à l’issue de ce processus, l’enseignant n’obtient pas de mutation, la convention stipule que le MENJ et le ministère des armées examineront ensemble chaque situation. La DGRH réalise alors une étude individuelle tenant compte de la situation familiale, personnelle et professionnelle de l’enseignant ainsi que de la capacité d’accueil de l’académie demandée, afin de déterminer si une mutation peut être imposée ou si une affectation provisoire renouvelable peut être accordée. Cependant, les professeurs des écoles stagiaires participent au mouvement départemental et ne peuvent demander une mutation interdépartementale qu’à partir de décembre pour la rentrée suivante. Si un professeur des écoles stagiaire souhaite suivre son conjoint militaire, il doit demander une disponibilité pour suivi de conjoint. De plus, ce professeur des écoles stagiaire ne peut pas être recruté par son administration en tant qu’agent contractuel (Conseil d’État, 13 novembre 1981, requête n° 11564 ; 23 février 1966, demoiselle Brillé, requête n° 64259). Par conséquent, il ne peut exercer son métier durant une année scolaire. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir aux professeurs des écoles stagiaires, conjoints de militaires, une participation au mouvement interdépartemental.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4181</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>911</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Justine Gruet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Pérenniser les investissements face aux fermetures de classes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4181. — 18 février 2025. — Mme Justine Gruet attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la question de la pérennité des lieux d’enseignement gérés par les collectivités. En effet, de nombreuses municipalités investissent activement dans la construction, la rénovation et l’entretien des écoles, afin d’assurer aux élèves et aux enseignants des conditions d’apprentissage et de travail de qualité. Ces efforts contribuent non seulement à l’amélioration du cadre scolaire, mais aussi à la valorisation du service public d’éducation au sein des territoires. Cependant, ces investissements peuvent être menacés en cas de fermeture de classes ou de réorganisation du réseau scolaire. Il est essentiel de garantir que ces lieux d’enseignement, construits et entretenus avec des fonds publics, ne soient pas remis en cause du fait de décisions de fermeture qui répondent juste à des logiques comptables. Dans cette optique, elle lui demande dans quelle mesure elle peut garantir et pérenniser ces investissements des collectivités dans le temps, en assurant une protection contre les fermetures de classes injustifiées qui pourraient remettre en cause la qualité des infrastructures scolaires et des conditions d’enseignement pour les élèves.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4182</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>911</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Fermeture du groupe scolaire Al Kindi
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4182. — 18 février 2025. — M. Roger Chudeau interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le retrait du contrat d’association liant l’État à un groupe scolaire musulman par la préfecture Auvergne-Rhône Alpes. Le rapport de saisine établi après la commission de concertation académique met en évidence de graves manquements aux obligations légales et contractuelles de cet établissement sous contrat avec l’État. Parmi ces faits, figurent des atteintes aux valeurs de la République, un enseignement non conforme aux programmes officiels, une confusion entre les classes sous contrat et hors contrat (impliquant un possible détournement de financements publics), une opacité dans la gestion financière de l’établissement et des interventions de personnels véhiculant des discours contraires aux valeurs de la République. Par exemple, il est mis à la disposition des élèves au CDI des ouvrages faisant la promotion de la charia, du djihad et de la violence. On trouve notamment une incitation à affronter les mécréants, à se perfectionner dans l’art de la guerre (…) pour assurer la suprématie de la parole de Dieu (…). ; la promotion rigoureuse de la charia (peine de mort pour apostasie, lapidation des homosexuels avant de les jeter du haut d’une construction ; l’affirmation de la supériorité des musulmans sur le reste de l’humanité, la légitimation des violences conjugales, la légitimation de la polygamie, la légitimation des relations sexuelles avec des mineures, la peine de mort en cas de blasphème, le déni de l’égalité homme/femme…) Comme le dispose l’article L. 442-2 IV 1° du code de l’éducation, « en cas de risques pour l’ordre public, la santé et la sécurité physique ou morale des mineurs dans les conditions de fonctionnement de l’établissement (1° IV du L. 442-2), l’arrêté de fermeture du préfet est pris après avis de l’autorité académique ». Par conséquent, il lui demande quelles mesures elle entend prendre pour envisager la fermeture administrative de cet établissement, afin de garantir le respect des valeurs de la République et la sécurité éducative des élèves.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4185</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>911</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Dezarnaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Aide financière pour le permis de conduire des lycéens professionnels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4185. — 18 février 2025. — Mme Sylvie Dezarnaud appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’aide financière annoncée par l’État pour les lycéens professionnels visant à financer leur permis de conduire. En effet, en juin 2023, Mme Élisabeth Borne avait annoncé la création d’une aide de 500 euros pour les lycéens professionnels inspiré du dispositif existant déjà pour les apprentis. Cette aide visait à faciliter l’obtention de leur permis de conduire. Néanmoins, depuis cette annonce, rien ne semble avoir été concrétisé et aucun décret ne semble avoir été pris en vue d’une mise en œuvre de cette mesure. Mme la députée est d’ailleurs régulièrement interrogée par les familles et les établissements sur le devenir de cette proposition. Aussi, elle lui demande ce qu’il adviendra de ce dispositif promis, les conditions et le calendrier de sa mise en œuvre, tout en sachant que de nombreux étudiants non apprentis comptent sur cet appui financier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4219</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>912</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Lemaire</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Impact de l’extension de la Prime Ségur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4219. — 18 février 2025. — M. Didier Lemaire attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la situation critique des organismes de formation en travail social face à l’extension de la prime Ségur de 183 euros nets mensuels à l’ensemble des salariés du secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif. Cet accord agréé par arrêté le 25 juin 2024 vise à corriger des inégalités salariales persistantes et à renforcer l’attractivité des métiers du secteur. Toutefois, la mise en œuvre de cette revalorisation salariale engendre des coûts significatifs pour les organismes de formation. Un poids financier qui place les structures dans une situation économique précaire, compromettant leur capacité à former les futurs professionnels du travail social, indispensables au bon fonctionnement de notre système de santé et de solidarité. Aussi, il lui demande quelles mesures elle envisage afin de soutenir efficacement les organismes de formation en travail social et de trouver des solutions pérennes assurant la viabilité économique des organismes ainsi que la qualité de la formation dispensée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4241</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>912</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frantz Gumbs</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Contextualisation dans l’enseignement scolaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4241. — 18 février 2025. — M. Frantz Gumbs attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la nécessité d’adapter les critères de reconnaissance du centre des intérêts matériels et moraux (CIMM) ainsi que sur l’importance d’une contextualisation des programmes scolaires. L’école, en tant que pilier de la République, doit œuvrer à la réussite de tous les élèves. À Saint-Martin, au collège Roche Gravée de Moho de Quartier d’Orléans, 50 % des collégiens sont issus de catégories socio-professionnelles défavorisées. Par ailleurs, seuls 4 % d’entre eux utilisent le français à la maison, tandis que 62 % parlent anglais, 16 % espagnol et 19 % créole haïtien. Face à des résultats bien en deçà des moyennes académiques et nationales, il est essentiel d’adopter des mesures adaptées à ce contexte linguistique et social particulier. Si la diversité des parcours et expériences des enseignants favorise la réussite scolaire, il est tout aussi crucial que les contenus pédagogiques résonnent avec les élèves et une partie de leurs professeurs, en tenant compte de leur histoire et de leur culture. Ne serait-il pas pertinent de profiter de la baisse des effectifs pour permettre l’amélioration des conditions de travail des enseignants et des élèves, renforçant ainsi les chances de réussite de ces derniers ? Ne faudrait-il pas ajuster les critères d’affectation et de recrutement en modifiant les ratios et les profils des enseignants, notamment en renforçant le dispositif CIMM ? Une révision des critères réversibles et irréversibles permettrait à davantage d’enseignants éloignés de leur territoire d’origine de retrouver leurs repères, garantissant ainsi une véritable équité territoriale. L’objectif ne serait pas seulement l’égalité de traitement, mais bien l’égalité des chances. Par ailleurs, sur la question des contenus, on ne peut ignorer que la France est un pays de patrimoine riche, notamment à travers l’étude de la Révolution française ou des fleuves et reliefs hexagonaux. Mais qu’en est-il des spécificités des territoires ultramarins ? Pour les élèves de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, ne serait-il pas légitime d’intégrer l’histoire de ces territoires ? Ne conviendrait-il pas d’inclure, aux côtés des reliefs hexagonaux, une étude des volcans de l’arc antillais ? Il l’interroge sur les réponses qu’elle compte apporter à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4265</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>912</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Statut des AESH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4265. — 18 février 2025. — Mme Maud Petit attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la situation des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) et notamment celles (la très grande majorité des AESH sont des femmes) exerçant dans les Landes et en Dordogne. Ces personnels accompagnant les élèves en situation de handicap et exerçant dans ces deux départements ont été contactés au mois de décembre 2024 par les services de l’éducation nationale afin de leur signaler qu’à compter du 1er février 2025, une diminution de 10 % de leur temps de travail s’appliquerait. Par voie de conséquence, leur salaire en sera logiquement impacté : seules les heures de travail effectif seraient prises en compte. Si cette décision est avérée, elle sera lourde de conséquences avec, entre autres, des répercussions sur l’accompagnement des élèves en situation de handicap et sur les enseignants qui se retrouveront en charge totale de ces élèves. Logiquement, cette décision affecterait aussi les AESH, qui ont déjà des revenus faibles et se retrouveraient dans une situation financière encore plus précaire. Mme la députée rappelle qu’un grand nombre de ces agents vivent actuellement sous le seuil de pauvreté. Bien consciente de la situation tendue des finances publiques, elle s’étonne cependant de cette décision et des personnels ciblés et interroge Mme la ministre sur les motivations de celle-ci. Elle souhaite lui rappeler les difficultés structurelles de cette profession alors que les AESH jouent un rôle essentiel dans la réussite, l’épanouissement et l’inclusion en milieu scolaire des élèves en situation de handicap, malgré des conditions de travail difficiles : en effet, elle rappelle qu’il n’y a, a priori, qu’une AESH pour environ 3,6 enfants en situation de handicap. Si elle salue la hausse du nombre d’AESH (+ 90 % en l’espace d’une décennie au point de devenir, avec 132 000 contrats signés à la rentrée 2024, le deuxième métier de l’éducation nationale derrière les enseignants), elle souligne que le nombre d’enfants en situation de handicap et porteurs d’une notification de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) a connu, lui aussi, une forte augmentation, passant de 155 000 en 2006 à 436 000 en 2022. Elle lui demande dans quelle mesure il serait envisageable de créer un véritable statut pour les AESH afin de mieux encadrer et protéger cette profession et de mieux en définir les missions. Cela pourrait se faire, par exemple, par une revalorisation de leur rémunération et de leur contrat de travail et par l’obtention d’une certification de leurs compétences à travers une formation. Il s’agirait d’une formidable avancée qui aurait également le mérite de renforcer l’attractivité de ce beau métier. Elle souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4297</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>913</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>La nécessité de créer un véritable statut de fonctionnaire pour les AESH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4297. — 18 février 2025. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la nécessité de créer un véritable statut de fonctionnaire pour les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). Les AESH jouent un rôle essentiel dans l’école inclusive mais leurs conditions d’emploi et de travail restent précaires et indignes du service public d’éducation. Malgré certaines avancées, nombre d’entre eux se trouvent contraints à des temps partiels subis, une instabilité des affectations et une charge de travail excessive. Il est urgent d’offrir à ces personnels un véritable statut de fonctionnaire garantissant un temps plein pour ceux qui le souhaitent, une formation initiale et continue adaptée, ainsi que la reconnaissance du temps consacré aux réunions et aux déplacements inter-établissements comme du temps de travail effectif. Aussi, il lui demande quelles mesures elle entend prendre pour répondre à ces exigences et engager la création d’un statut protecteur et attractif pour les AESH réclamé par les personnes concernées et les syndicats.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4298</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>913</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Manque de personnels AESH et reconnaissance de leur métier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4298. — 18 février 2025. — M. Karim Benbrahim attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le manque d’accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) et l’interroge sur les mesure qu’elle entend mettre en œuvre pour assurer une juste reconnaissance de cette profession. Les AESH jouent un rôle clef pour faciliter l’accueil en milieu scolaire d’enfants en situation de handicap. Cependant, de nombreuses alertes remontent sur des difficultés de recrutement d’AESH, entraînant un manque de moyens humains pour accompagner les élèves en situation de handicap. Ces difficultés de recrutement se traduisent par des volumes horaires d’accompagnement insuffisants accordés aux enfants ainsi que par des délais pour bénéficier de l’accompagnement d’un AESH jugés trop longs. Accentuées dans certains territoires, ces difficultés de recrutement entraînent par ailleurs une disparité territoriale préoccupante. Le manque de reconnaissance et donc d’attractivité de cet emploi semble être la cause première des difficultés de recrutement. En effet, avec des rémunérations insuffisantes, des contrats de travail souvent à temps partiels, des journées hachées et des conditions de travail difficiles, cet emploi, pourtant essentiel, souffre d’un manque de reconnaissance et il apparaît nécessaire d’en améliorer l’attractivité. Il convient par ailleurs de souligner que les mises en place d’accompagnements mutualisés s’accompagnent souvent, du fait d’un trop faible nombre d’AESH disponibles, d’un accompagnement insuffisant au regard du handicap auquel l’enfant scolarisé doit faire face. Alors même que le Gouvernement a annoncé l’ouverture de 2 000 postes d’AESH, des dispositions allant dans le sens d’une reconnaissance accrue des AESH apparaissent comme nécessaires pour atteindre cet objectif. Par conséquent, il souhaite connaître les mesures (rémunération, formation, parcours professionnels, statut, temps de travail, conditions de travail) qu’elle envisage de mettre en œuvre pour améliorer l’attractivité du métier d’AESH et ainsi remédier à la pénurie dont souffre cette activité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4196</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>914</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ségolène Amiot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Menaces pesant sur le CIDFF Loire-Atlantique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4196. — 18 février 2025. — Mme Ségolène Amiot attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur la situation alarmante du Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) de Loire-Atlantique, association nationale signataire d’une convention d’objectifs et de moyens avec l’État. Ses missions essentielles de lutte contre les violences faites aux femmes et d’accompagnement vers l’insertion et l’égalité professionnelle sont aujourd’hui gravement menacées par des restrictions budgétaires. Depuis plus de 50 ans, les CIDFF exercent une mission d’intérêt général, soutenue par l’État, en assurant un accès gratuit à l’information juridique, en accompagnant les femmes dans leurs démarches d’insertion et en menant des actions de prévention contre les violences sexistes et sexuelles. En Loire-Atlantique, le CIDFF assure plus de 2 400 accompagnements par an, notamment en milieu rural, où ses permanences sont parfois les seules structures d’accueil pour les femmes en difficulté. Pourtant, le CIDFF Loire-Atlantique fait aujourd’hui face à une double crise financière. En effet, la suppression des subventions régionales par la région des Pays de la Loire, soit une perte de 32 700 euros, met en péril la tenue de 225 permanences annuelles dans 15 communes rurales, tandis que l’absence de compensation par l’État de la prime Ségur, qui représente un surcoût de 71 000 euros, contraint l’association à envisager la suppression de 2,6 équivalents temps plein. Le CIDFF voit ainsi son budget grevé de 100 000 euros sur un total de 600 000 euros, soit 1/6 pour l’année 2025. Cette situation est d’autant plus incompréhensible qu’elle est en contradiction flagrante avec les engagements pris par l’État et la région dans le cadre du contrat de plan État-région (CPER) 2021-2027. L’objectif stratégique 4.5 de ce contrat prévoit en effet un engagement de 6 millions d’euros mobilisés à parité par l’État et la région pour favoriser l’égalité entre les femmes et les hommes et lutter contre les violences faites aux femmes. Ce même document affirme que l’État et la région doivent coordonner leurs financements pour garantir une couverture territoriale efficace des associations œuvrant dans ce domaine. De plus, cette remise en cause des financements des CIDFF va à l’encontre des engagements du Gouvernement en matière d’égalité entre les femmes et les hommes. Le Gouvernement s’est en effet engagé à concrétiser cette égalité sur le plan professionnel, économique et social en adoptant un plan d’action interministériel couvrant la période 2023-2027. Ce plan, annoncé le 8 mars 2023, a été présenté comme une grande cause du quinquennat. Or comment prétendre faire de cette cause une priorité tout en laissant des associations comme les CIDFF, qui en sont des actrices majeures, en grande difficulté financière ? Le CIDFF Loire-Atlantique est un acteur essentiel et reconnu dans la lutte contre les violences faites aux femmes et pour l’égalité professionnelle. Sa fragilisation budgétaire est en contradiction totale à la fois avec les engagements du CPER et avec ceux du Gouvernement. Dans ce contexte, Mme la députée interroge Mme la ministre sur les points suivants : dans quels délais et à quel niveau l’État compte-t-il compenser la prime Ségur pour le CIDFF Loire-Atlantique et les autres structures associatives concernées ? Comment le Gouvernement explique-t-il qu’un acteur clé de l’accompagnement des femmes en difficulté voie ses financements réduits, alors même que le CPER prévoit des engagements clairs en faveur des associations luttant contre les violences faites aux femmes ? Quels dispositifs de contrôle l’État entend-il mettre en place pour s’assurer que la région respecte ses engagements financiers dans le cadre du CPER et ne se désengage pas de missions pourtant essentielles ? Elle souhaite obtenir des précisions sur ces différents points.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4197</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>914</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Ruffin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Ordonnance de protection : à quand la fin de la double condition ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4197. — 18 février 2025. — M. François Ruffin interroge Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur la suppression de la double conditionnalité pour l’octroi des ordonnances de protection. Cette femme redoutait que son mari, violent, ne revienne, ne la frappe à nouveau. Mais que lui a répondu la justice : « Tout danger est écarté : Mme est relogée et M. a quitté le domicile conjugal ». Comme si l’agresseur ne risquait pas de revenir, de rôder, de la poursuivre. Et alors que la victime réclamait une mesure : être protégée grâce à, comme son nom l’indique, une ordonnance de protection. L’ordonnance de protection est décidée par le juge aux affaires familiales et permet de protéger les femmes victimes de violences conjugales, mais également leurs enfants. Elle consiste, par exemple, à interdire à l’agresseur d’entrer en contact avec la victime, de se rendre dans certains lieux désignés, d’accueillir ses enfants ou encore de porter une arme. Mais aujourd’hui, pour qu’une victime de violences conjugales obtienne une ordonnance de protection, il faut que deux conditions soient remplies : des violences vraisemblables et un danger actuel. Or « en général », note Anne Bouillon, avocate spécialiste des violences faites aux femmes, « la première condition est remplie, mais les juges opposent la seconde, comme si les violences ne constituaient pas une mise en danger. Et pour les femmes, c’est un camouflet ». Christine Rostand, magistrate honoraire, membre du Comité national de pilotage des ordonnances de protection (CNOP) affirme elle aussi, en s’appuyant sur l’examen de 454 dossiers d’ordonnances de protection rendues au sein des tribunaux judiciaires de Créteil, Paris, Meaux, Bobigny et Charleville-Mézières, que « l’appréciation du danger séparément des violences alléguées donne lieu à de nombreuses décisions de rejet ». Elle, comme de nombreuses magistrates, avocates et associations féministes réclament donc que le « et » soit remplacé par un « ou », c’est-à-dire que l’une des conditions - la vraisemblance des violences ou le danger actuel - suffise à obtenir l’ordonnance de protection. En partant du principe que lorsqu’il y a des violences vraisemblables, il y a nécessairement du danger et qu’il peut également y avoir du danger sans violence vraisemblable (ex : menace de mort). Ainsi, il lui demande si elle compte supprimer la double conditionnalité d’octroi des ordonnances de protection pour protéger plus efficacement les victimes de violences conjugales et leurs enfants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4301</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>915</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Saint-Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>KeyLabs : un moratoire en trompe l’oeil ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4301. — 18 février 2025. — M. Arnaud Saint-Martin interroge M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le « moratoire » annoncé sur les KeyLabs, suite à la mobilisation significative de la communauté scientifique contre ce projet qui promet de sélectionner des « laboratoires d’excellence » pour y concentrer la plupart des efforts de financement, laissant ainsi 75 % des unités de recherche sur le carreau. Une pétition, signée par plus de 10 000 chercheurs désireux de protéger leurs libertés académiques, des présidents d’universités et des membres du CNRS, atteste que ce projet inégalitaire et « darwinien » ne fait pas consensus, et pour cause. le PDG du CNRS a proposé un moratoire sur le projet, jusqu’à l’été. Ce moratoire n’est pas un abandon du projet, il n’est qu’une diversion qui ne masque en rien la stratégie qu’il avance pour l’ensemble de la recherche française. Alors que le projet de loi de finances 2025 prévoit une drastique diminution du budget de la recherche et de l’enseignement supérieur, avec 630 millions d’euros d’économies, le PDG du CNRS, en plein accord avec le Gouvernement, continue d’agir pour un pilotage de le recherche d’inspiration néolibérale et validant une vision capitaliste de « l’économie de la connaissance », au mépris des apports fondamentaux de la science, des libertés académiques et des conditions de travail des chercheurs. Alors que les gouvernements successifs s’épuisent depuis de nombreuses années dans une course à l’ « excellence », dans la mise en concurrence des unités de recherche, dans le surcontrôle bureaucratique des chercheurs par le Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES), ou la reconduction de dispositifs aussi coûteux qu’inutiles de mise en compétition des unités par l’Agence nationale de la recherche (ANR), la mise en place des KeyLabs vient entériner un mode de fonctionnement délétère. C’est une entrave à l’essor d’une recherche libre, autonome et non contrainte par des intérêts extrinsèques, notamment économiques. M. le député tient à rappeler à M. le ministre qu’aujourd’hui, la science est gouvernée contre sa communauté, à la recherche du profit, au mépris du bien commun. C’est une idéologie mortifère qui n’a que trop duré. L’investissement dans l’enseignement supérieur et la recherche est crucial pour l’avenir économique, social et scientifique de la France. Le sous-financement chronique de la recherche publique française est alarmant : avec seulement 2,2 % du PIB consacré à la recherche et au développement en 2022, la France est loin derrière l’objectif de 3 % fixé par l’Union européenne. Ainsi il l’interroge : une concertation sera menée dans le cadre du moratoire ? Quelle sera le cadre de cette concertation ? Qui sera concerté ? Pourquoi cette concertation se tient-elle à l’été 2025 et non dès maintenant ? Quelles seraient les conditions d’un arrêt pur et simple de ce projet ? Enfin, il lui demande s’il compte enfin entendre les chercheurs concernés par ces mesures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4136</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>916</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Forme juridique de l’accord UE - Mercosur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4136. — 18 février 2025. — Mme Hélène Laporte interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les informations dont il dispose concernant la forme juridique retenue pour l’accord de partenariat entre l’Union européenne et le Mercosur dont le contenu a été arrêté à Montevideo le 6 décembre 2024. En effet, si les clauses contenues dans l’accord, lesquelles reprennent substantiellement celles du projet d’accord signé en 2019, sont connues, aucune information publique n’a été encore été donnée à ce jour sur la forme prise par cet accord et en particulier le point de savoir s’il sera rassemblé en un seul instrumentum ou divisé en deux accords distincts. Ce point est d’une importance politique extrême car la possibilité pour les États-membres de bloquer le texte comportant les mesures commerciales en dépend. En effet, un simple accord commercial peut être adopté par le Conseil à la majorité qualifiée de 55 % des membres représentant au moins 65 % de la population de l’Union, tandis qu’un accord unique, qui revêtirait un caractère d’accord d’association, serait soumis à la règle de l’unanimité. La division de l’accord permettrait ainsi de contourner une opposition de la France. Dans un contexte d’inquiétude plus forte que jamais des filières agricoles qui redoutent un abandon de la part du Gouvernement français, elle souhaite donc savoir si son ministère dispose d’informations à ce sujet et l’appelle à mettre tout en œuvre pour empêcher qu’il soit fait recours à un procédé institutionnel qui permettrait à la Commission européenne et aux États partisans de la conclusion de l’accord de contourner l’opposition française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4242</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>916</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frantz Gumbs</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Défis posés par le statut de région ultrapériphérique (RUP) à Saint-Martin
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4242. — 18 février 2025. — M. Frantz Gumbs appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les défis posés par le statut de région ultrapériphérique (RUP) à Saint-Martin. Si ce statut offre des avantages certains, il soumet également l’île à la transposition automatique des normes et directives européennes, qui peuvent parfois constituer un frein au développement économique local et contribuer à un coût de la vie chère. Ces rigidités réglementaires poussent de nombreux habitants et entreprises à se tourner vers la partie néerlandaise de l’île, où les contraintes européennes ne s’appliquent pas de la même manière, mettant ainsi en difficulté les structures françaises. Conscient de cette problématique, le gouvernement avait déjà soutenu, en 2024, un projet de cadre dérogatoire permettant d’assouplir certaines normes européennes pour l’importation de matériaux de construction. Cette mesure, adoptée par le Parlement européen, avait été présentée comme une priorité par le précédent gouvernement. M. le député demande à M. le ministre de préciser l’état actuel de cette dérogation. Par ailleurs, lorsque la France transpose les directives européennes en droit national, ces règles s’appliquent uniformément à toutes les RUP françaises, mais aussi à Saint-Barthélemy dans les domaines où cette collectivité, bien que PTOM, a conservé certaines compétences. Or ces normes ne sont pas toujours adaptées aux réalités locales des RUP et peuvent représenter des contraintes excessives, notamment en matière d’approvisionnement régional. Afin de garantir un développement économique équilibré, de réduire le coût de la vie et d’assurer un cadre réglementaire plus souple sans compromettre la sécurité sanitaire et environnementale, une plus grande flexibilité semble nécessaire. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage d’ouvrir des discussions avec l’Union européenne afin d’adapter certaines réglementations, notamment en matière d’approvisionnement énergétique et alimentaire, pour mieux répondre aux spécificités de Saint-Martin et des autres RUP.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4274</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>916</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Gernigon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Action de la France pour la paix au Kivu en République démocratique du Congo
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4274. — 18 février 2025. — M. François Gernigon alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères concernant la situation géopolitique dans la région des Grands Lacs et plus spécifiquement au Kivu en République démocratique du Congo. Depuis plus de 20 ans, de nombreuses violations des droits de l’Homme sont constatées dans la région. De nombreux massacres de populations civiles ainsi que des violences sexuelles à l’encontre des femmes et des enfants sont commis par différents groupes armés. Le bilan est catastrophique : on compte ainsi plus de 6 millions de morts depuis 1998, 4 millions de déplacés, sans compter les millions de femmes et d’enfants victimes de viols et de mutilations depuis le début de ces guerres. Les richesses minières, très présentes dans la région du Kivu, alimentent les conflits. Le lien entre ces derniers et l’exploitation du coltan, un minerai extrêmement convoité et nécessaire à la création des téléphones portables, est tel qu’on en vient à parler désormais de « coltan de sang ». Dans la nuit du dimanche 26 au lundi 27 janvier 2025, la capitale de la province congolaise du Nord-Kivu, Goma, a été prise par le groupe armé M23, qui sévit dans cette province depuis plusieurs années. Ce groupe est activement soutenu par les forces armées rwandaises selon plusieurs rapports de l’ONU. Cet évènement alarmant souligne les fragilités structurelles auxquelles la République démocratique du Congo est confrontée. À terme, l’approvisionnement français en minerais stratégiques risque d’être entièrement contrôlé par des groupes armés comme le M23 qui se renforcent de jour en jour grâce à leur exploitation, comme en témoigne le contrôle de la mine de Rubaya. C’est pourquoi à la suite de cette étape de plus dans un engrenage interminable de la violence, il l’interroge concernant l’action de la France pour protéger les populations civiles et aboutir à un apaisement du conflit. Plus largement, il demande si la France envisage des sanctions financières ciblées sur l’exportation du coltan afin de priver le M23 et ses soutiens de cette source de financement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4275</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>917</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Andrée Taurinya</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Loi sur l’achat de terres en Cisjordanie occupée et poursuite de la colonisation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4275. — 18 février 2025. — Mme Andrée Taurinya attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur une proposition de loi israélienne actuellement en cours d’examen à la Knesset visant à « éliminer la discrimination dans les achats immobiliers en Judée et Samarie ». Ce texte a pour but de faciliter et d’encourager l’achat de terres en Cisjordanie par des colons israéliens, ce qui constitue une violation manifeste du droit international. En effet, l’annulation de la loi jordanienne en vigueur et la levée des restrictions à l’achat foncier par des citoyens israéliens dans les territoires occupés renforceraient l’implantation de colonies israéliennes en Cisjordanie. Ce texte est donc en contradiction avec la Quatrième Convention de Genève, qui interdit à une puissance occupante de transférer sa propre population civile dans le territoire qu’elle occupe et avec la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU du 18 septembre 2024, qui exige qu’Israël mette fin à sa présence illicite dans le Territoire palestinien occupé au plus tard dans 12 mois. Dans cette démarche, en légiférant directement sur un territoire occupé militairement, la Knesset affirme sa volonté d’annexion de la Cisjordanie. Ce texte risque d’aggraver l’apartheid à l’encontre de la population palestinienne en lui rendant encore plus difficile l’accès à ses propres terres et en permettant aux colons de bénéficier d’un régime de plus en plus favorable. Face à ces préoccupations, elle lui demande quelle est la position du Gouvernement sur ce projet de loi et les actions qu’il entend entreprendre pour défendre le droit international et les droits des Palestiniens face à ce nouveau développement de la colonisation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4276</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>917</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sabrina Sebaihi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>M. Netanyahu a survolé l’espace aérien français malgré un mandat d’arrêt (CPI)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4276. — 18 février 2025. — Mme Sabrina Sebaihi attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le survol de l’espace aérien français par M. Benjamin Netanyahu, visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), le dimanche 2 février. Dans le cadre de son voyage vers Washington, M. Netanyahu a survolé l’espace aérien de la Grèce, de l’Italie et de la France. D’après l’article 1er de la Convention de Chicago de 1944, la France à la souveraineté totale sur son espace aérien, qui constitue en droit international une partie de son territoire. Selon l’article 86 du Statut de Rome auquel la France est partie, cette dernière a l’obligation de coopérer avec la Cour dans les enquêtes et poursuites qu’elle mène et a donc l’obligation d’arrêter quelconque personne visée par un mandat de la CPI présente sur son territoire. La seconde chambre préliminaire de la CPI a clarifié le 24 octobre 2024 que, selon l’article 27 du statut de Rome, les chefs et d’État et de gouvernement - dont ceux qui ne proviennent pas d’État partie - n’ont aucune immunité face aux mandats d’arrêt. Dans ce contexte, elle lui demande de préciser la position du Gouvernement sur le survol du territoire national par une personne visée par un mandat d’arrêt de la CPI et d’indiquer si la France a expressément permis à M. Netanyahou d’emprunter l’espace aérien français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4277</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>918</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Montant des dettes d’États étrangers pris en charge par la France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4277. — 18 février 2025. — Mme Marine Hamelet interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le montant des créances étrangères pris en charge par la France. Depuis la fin des années 1990, la crise de la dette a conduit le Fonds monétaire international et la Banque mondiale à lancer l’initiative dite « Pays pauvres très endettés » (« PPTE ») pour permettre à une quarantaine de pays, parmi les plus pauvres et les plus endettés de la planète, de voir annuler une partie de leurs créances afin de retrouver un niveau d’endettement jugé « soutenable ». Dans son volet bilatéral, l’initiative PPTE dite « renforcée » s’est traduite par une annulation d’au moins 90 % des créances non concessionnelles, jusqu’à atteindre le niveau dit « de soutenabilité ». Les créances contractées au titre de l’aide publique au développement (« APD ») n’étaient, en principe, pas concernées mais la plupart des créanciers bilatéraux décidèrent d’annulations complémentaires. À titre d’exemple, la France a décidé en juin 1999 de l’annulation additionnelle de l’intégralité de ses créances d’APD sur les pays éligibles à l’IPPTE. Une vingtaine de pays étaient concernés, pour un montant total de dettes alors estimé à 3,7 milliards d’euros. Le Contrat de désendettement et de développement (« C2D »), mis en place par la France en 2001 au titre de sa politique d’APD, constitue le principal volet bilatéral additionnel français de l’initiative PPTE d’allègement de la dette des pays en développement. Concrètement, une fois qu’un pays pauvre très endetté a signé un C2D avec l’AFD, le pays continue d’honorer sa dette jusqu’à son remboursement et, à chaque échéance remboursée, l’AFD reverse au pays la somme correspondante sous forme de don. Plusieurs États, principalement africains, ont bénéficié de ce mécanisme depuis sa création. Si des informations existent, concernant les montants des allègements ou des annulations de dettes, les sources sont éparses et non actualisées. Dans le cadre de sa politique d’APD, la France procède également à des échanges dette-nature, aussi appelés « échanges dette-développement » qui permettent à la France d’annuler ou de restructurer une partie de la dette d’un État débiteur en échange d’engagement à investir dans des projets de protection de l’environnement, de développement durable ou de développement social. Outre ces initiatives, la France participe à une multitude de mécanismes d’allègement ou d’annulation de dettes envers d’autres États à travers diverses institutions ou clubs informels. Parmi ces mécanismes, l’initiative de suspension du service de la dette (« DSSI ») a été lancée en avril 2020 par le G20 en réponse à la crise économique provoquée par la pandémie de covid-19. Elle permet aux pays les plus pauvres de suspendre temporairement le remboursement de leur dette publique bilatérale, afin de libérer des ressources pour faire face à la crise sanitaire et économique. La France, en tant que membre du G20 et l’un des principaux créanciers bilatéraux, a activement participé à cette initiative. Après la fin de la DSSI, la France a soutenu la mise en place du Cadre commun pour les traitements de la dette du G20, qui vise à offrir des solutions plus durables pour les pays surendettés. Ce cadre inclut des restructurations ou des annulations de dette pour les pays qui en ont besoin. La France, participe également à plusieurs annulations de créances françaises ou non, via des contributions à des fonds régionaux ou internationaux. L’on peut citer l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale (« IADM ») par laquelle la France a contribué à annuler la dette de plusieurs États envers des institutions multilatérales comme la banque mondiale et le FMI. Ou encore des contributions au Fonds africain de développement (« FAD ») qui permettent au FAD de financer des projets de développement et d’annuler des dettes pour les pays africains les plus pauvres. Enfin, des créances françaises semblent pouvoir faire l’objet d’annulation en vertu d’initiatives personnelles du président français, dans le cadre du club de Paris. En 2021, M. Emmanuel Macron a annoncé l’annulation de la dette du Soudan envers la France d’un montant de 4,1 milliards d’euros. Mme la députée souhaiterait connaître les montants, par mécanisme utilisé et par pays, des différentes dettes étrangères pris en charge par la France depuis 2017, qu’il s’agisse de créances françaises ou de créances d’un État étranger envers un État tiers ou une institution internationale ou régionale. Notamment, elle souhaiterait connaître les montants, par pays, de dette étrangère que la France a pris à sa charge depuis 2017 : au titre de l’initiative PPTE ; au titre du C2D ; au titre des échanges dette-développement ; au titre du DSSI puis du Cadre commun pour les traitements de la dette ; au titre de la contribution de la France a des fonds internationaux, notamment du FAD ou au via l’IADM ; au titre d’initiative personnelle du Président de la République, comme cela fut le cas pour le Soudan et, s’il existe, le fondement juridique qui habilite le Président de la République à prendre une telle décision.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4278</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>918</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Tavernier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Sort des lauréats du programme de recherche PAUSE à Gaza
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4278. — 18 février 2025. — M. Boris Tavernier attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le programme PAUSE du Collège de France et plus particulièrement sur ses lauréats gazaouis. Le programme PAUSE permet depuis 2017 à des chercheurs vivant dans des pays dévastés par la guerre de rejoindre des laboratoires français pendant un an. Ceci leur permet d’améliorer leurs compétences avant de retourner chez eux pour contribuer à la reconstruction du monde académique une fois le conflit apaisé. Ceci permet aussi aux chercheurs français de collaborer avec ces universités étrangères pendant cette reconstruction. Ce programme réunit au sein de son comité de direction les ministères de l’Europe et des affaires étrangères, de l’intérieur et de la culture ainsi que de grands acteurs de la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche Les enseignants-chercheurs gazaouis remplissent le critère d’éligibilité au programme PAUSE, les 10 universités de la bande de Gaza subissant des bombardements depuis octobre 2023. Le professeur Husam Al Najar, dont la maison fut aussi bombardée dès octobre 2023, devint le premier lauréat du programme PAUSE en signant un contrat avec l’IRD le 28 décembre 2023. Ce contrat prévoyait qu’il intègre le laboratoire PRODIG à compter du 1er février 2024. Il est pourtant toujours à Deir al Balah dans la bande de Gaza. 49 autres chercheurs et artistes gazaouis furent ensuite sélectionnés par le programme PAUSE. Tous ceux qui se trouvaient dans la bande de Gaza lors de leur sélection y sont encore bloqués à ce jour. Depuis le 1er mai 2024, la France attend des autorités israéliennes qu’elles émettent un permis de sortie pour les lauréats du programme PAUSE bloqués à Gaza. La France demande systématiquement un permis de sortie à Israël pour tout ressortissant palestinien à Gaza qu’elle souhaite accueillir, quel que soit le statut de cet accueil. Pourtant, ces Palestiniens de Gaza ne sont pas ressortissants israéliens et ne vivent pas dans le territoire national israélien. Le passage par la porte de Rafah, en particulier, concerne l’Egypte puisque la France fait alors traverser le territoire égyptien aux Gazaouis qu’elle accueille ensuite, mais pas Israël. En l’état, quels sont les éléments motivant les autorités françaises à demander systématiquement un permis de sortie du territoire à Israël dans le cas des lauréats du programme PAUSE ? Plus largement, constatant que l’ensemble des lauréats gazaouis du programme PAUSE qui se trouvaient dans la bande de Gaza lors de leur sélection y sont encore bloqués à ce jour et que, pour l’ensemble des lauréats PAUSE, seules 4 familles ont vu chacun de leurs membres recevoir un permis de sortie, questionnant le caractère arbitraire de l’attribution de ces permis, il lui demande quelles sont les pistes envisagées par la France pour assurer ses engagements auprès des lauréats du programme PAUSE et de leurs familles, ainsi que leur sécurité par un rapatriement efficace sur le territoire français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4155</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>919</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Laisney</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Concessions pétrolières de Seine-et-Marne et reconversion de l’industrie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4155. — 18 février 2025. — M. Maxime Laisney attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur les concessions pétrolières de Seine-et-Marne et la reconversion de l’industrie pétrolière française pour respecter les engagements climatiques de la France. Il faut rappeler d’abord que la production pétrolière de la France représente 1 % de sa consommation. Parmi les 63 concessions pétrolières accordées en France hexagonale, 18 se situent dans le département de Seine-et-Marne. De plus, le Gouvernement a signé fin 2023 un décret autorisant extension de la concession de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux, dite « concession de Nonville » (Seine-et-Marne), à la société Bridge Energies SAS. Cette extension est conséquente et étend le périmètre à une surface 5 fois plus vaste qu’auparavant, englobant plusieurs sites de préservation de la biodiversité Natura 2000 et des points de captage d’eau potable de l’établissement public Eau de Paris. Cette décision inquiète d’autant plus M. le député qu’elle résonne avec les propos du ministre des outre-mer Manuel Valls, qui s’est dit le 11 février 2025 auprès du Sénat favorable pour revenir sur l’interdiction de la recherche et l’exploitation des hydrocarbures en France. Cependant, conformément à ses engagements climatiques et aux préconisations scientifiques, la France devra sortir progressivement des énergies fossiles afin d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 ; condition sine qua none pour atténuer le changement climatique et ses effets sur la santé humaine. À cet effet, la France a voté en 2017 la loi « Hulot » mettant fin à la recherche ainsi qu’à l’exploitation des hydrocarbures à horizon 2040. Or la sortie des énergies fossiles doit être planifiée, tant d’un point de vue énergétique que social. Selon le ministère de l’aménagement du territoire et de la transition écologique, la filière exploration et production de pétrole et de gaz rassemblerait environ 64 000 emplois. Pour éviter de reproduire l’annonce de la fermeture sèche des dernières centrales au charbon de septembre 2024 par EDF et le Gouvernement, inacceptable d’un point de vue social, il s’agirait dès lors de planifier la reconversion des salariés et salariées de l’industrie pétrolière. Le Conseil supérieur de l’énergie l’a notamment pointé dans son avis sur le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie en « [appelant] l’attention sur l’avenir des emplois liés à la décroissance de l’activité dans les secteurs pétroliers et gaziers afin d’anticiper la nécessaire reconversion des salariés concernés ». Ainsi, il lui demande quel est le plan de son ministère quant à la reconversion des salariés de l’industrie pétrolière. Il souhaite également savoir comment il justifie l’ouverture de nouveaux puits de pétrole en Seine-et-Marne au regard des engagements internationaux du pays en matière de lutte contre le changement climatique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4156</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>920</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Conditionnement des aides à l’installation de panneaux photovoltaïques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4156. — 18 février 2025. — M. Antoine Armand attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur le conditionnement des aides à l’installation de panneaux photovoltaïques. Conformément à l’arrêté du 6 octobre 2021 fixant les conditions d’achat de l’électricité produite à partir d’énergie solaire photovoltaïque, les tarifs d’achat et de prime à l’investissement d’installations photovoltaïques sont fixés en fonction de la puissance cumulée installée. Pour cela, la puissance-crête, c’est-à-dire la puissance que peut délivrer une installation en fonctionnement optimal, qui n’est quasiment jamais atteinte, est retenue. Les aides accordées pour l’installation de panneaux photovoltaïques ne tiennent pas compte de l’efficacité réelle des installations. La prime à l’investissement est donc dissociée de paramètres centraux influençant fortement l’intérêt du déploiement de panneaux photovoltaïques tels que la situation géographique du territoire, qui affecte le taux d’ensoleillement, et la température ambiante ou les caractères de la structure d’accueil de l’installation (inclinaison du toit, composition du sol, etc.). Pour franchir ce mur énergétique, M. le député rappelle que le déploiement massif d’installations renouvelables, et notamment des panneaux photovoltaïques, est nécessaire mais il souligne que la mesure doit être l’électricité effectivement produite et les émissions carbonées effectivement évitées. Par conséquent, M. le député interroge M. le ministre sur les mesures qu’il prévoit de prendre pour assurer que les aides pour l’installation de panneaux photovoltaïques soutiennent réellement le déploiement de ce type d’installations dans les territoires pertinents. Sur proposition d’un citoyen de sa circonscription, il l’interroge également sur la possibilité de prendre en compte, pour la fixation de la prime à l’investissement, les besoins énergétiques d’un logement afin d’orienter l’installation de panneaux photovoltaïques en priorité vers les logements énergivores.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4157</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>920</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Durée de fixation du tarif de rachat de l’électricité solaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4157. — 18 février 2025. — M. Antoine Armand attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la durée de fixation du tarif de rachat de l’électricité solaire produite par des particuliers ou des entreprises. L’article 10 de la loi n° 2000-108 du 10 février 2000 relative à la modernisation et au développement du service public de l’électricité prévoit la possibilité pour EDF et pour ses concurrents, depuis 2016, de racheter l’électricité solaire produite par des particuliers, via la contractualisation d’une obligation d’achat solaire (OA) entre l’opérateur et le producteur d’électricité. Le contrat engage les deux parties sur des modalités, dont le prix de rachat de l’électricité est fixé par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), pour une durée de vingt ans. Si la CRE revoit les tarifs de vente de l’électricité chaque trimestre, ces derniers ne s’appliquent pas aux contrats déjà conclus. La seule évolution du prix de rachat de l’électricité résulte de l’indexation des prix de l’électricité sur l’inflation prévue par un arrêté du 6 octobre 2021. Interpellé par un citoyen de sa circonscription, M. le député interroge M. le ministre sur la possibilité de prendre en compte l’évolution des prix de l’électricité dans le prix de rachat de l’électricité précisé dans les contrats d’OA. Les informations actualisées sur le cadre de rachat de l’électricité pour les particuliers ou les professionnels sont difficilement accessibles sur un site gouvernemental ; il attire donc également son attention sur le manque de lisibilité et d’accessibilité desdites informations et souhaite connaître les perspectives d’amélioration à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4159</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>920</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Meurin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Les surprofits des promoteurs éoliens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4159. — 18 février 2025. — M. Pierre Meurin attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur les surprofits des promoteurs éoliens. Avant 2022, ces derniers bénéficiaient d’un contrat de complément de rémunération avec EDF, dans le but de soutenir le développement de l’énergie renouvelable. Ces contrats prévoyaient que, lorsque les prix de vente de l’électricité étaient inférieurs au prix de référence du MWh, les promoteurs recevaient pour équilibrer une prime de compensation par EDF. À l’inverse, lorsque les prix étaient supérieurs à ce prix de référence, les promoteurs devaient alors reverser, sous forme d’une prime négative, les gains excédentaires. Cette prime négative était plafonnée au montant des aides reçues. Cependant, la forte hausse des prix de l’électricité, à partir de 2022, a permis aux promoteurs éoliens de réaliser des gains très importants, jusqu’à supérieurs à 60 % de leur chiffre d’affaires, ce qui est donc bien supérieur au plafond de la prime négative. Face à ces surprofits colossaux, le Gouvernement a tenté de corriger cette anomalie, en déplafonnant totalement la prime, lors du projet de loi de finance pour 2024. Le déplafonnement de la prime avec effet rétroactif aurait permis à l’État de récupérer 1,84 milliard d’euros, si la loi n’avait pas été censurée par le Conseil constitutionnel le 24 janvier 2025 après le recours des promoteurs. Le Gouvernement dispose désormais d’un délai courant jusqu’au 31 décembre 2025 pour trouver une solution acceptable par le Conseil constitutionnel. Alors que, les promoteurs éoliens disposent déjà de nombreux avantages comme la priorité sur le réseau, il lui demande donc comment le Gouvernement entend mettre fin à ces effets d’aubaine indus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4162</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>921</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Simplification de la facturation énergétique des particuliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4162. — 18 février 2025. — M. Antoine Armand attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la possibilité de simplifier la facturation énergétique des particuliers. Depuis la loi n° 2000-108 du 10 février 2000 relative à la modernisation et au développement du service public de l’électricité, les particuliers peuvent revendre l’énergie produite par leurs installations d’énergies renouvelables à EDF ou aux entreprises locales de distribution. Bien qu’un particulier producteur d’électricité soit en capacité de revendre une partie de sa production, il n’en devient pas autonome énergétiquement dans la mesure où la production de l’électricité issue d’énergies renouvelables est, par nature, intermittente et fluctuante. Par conséquent, les particuliers revendeurs de leur électricité sont également clients d’un fournisseur d’électricité pour assurer un approvisionnement électrique permanent, ces deux opérateurs pouvant être différents. M. le député interroge M. le ministre sur les mesures mises en place pour simplifier la facturation énergétique des particuliers et professionnels revendeurs d’électricité. Sur proposition d’un citoyen de sa circonscription, il l’interpelle sur la possibilité de créer des offres de couplage fournisseur/acheteur dont le fonctionnement pourrait s’appuyer sur un système de compensation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4216</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>921</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jocelyn Dessigny</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>La fermeture éventuelle des derniers hauts-fourneaux de France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4216. — 18 février 2025. — M. Jocelyn Dessigny attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la suspension par ArcelorMittal des investissements censés décarboner les quatre derniers hauts-fourneaux en France. En effet, si en 2024, l’UE a pour la première fois depuis 2021, vu sa production d’acier brut progresser, les volumes restent inférieurs à ceux enregistrés en 2020, au plus fort de la crise sanitaire. Quant à la France, si elle a vu sa production augmenter de 7,6 % en 2024 à 10,76 millions de tonnes contre 14 millions de tonnes brutes en 2021, les chiffres de 2023 étaient très mauvais après qu’un incendie a mis à l’arrêt un haut-fourneau durant plusieurs mois chez ArcelorMittal à Dunkerque. Pour le patron d’ArcelorMittal France, dans une déclaration du 23 janvier 2025, tous les sites de productions d’acier en Europe sont menacés de fermeture, ceci pouvant expliquer la suspension par ArcelorMittal des investissements censés décarboner les quatre derniers hauts-fourneaux en France. De plus, le coût trop important de l’énergie en Europe, malgré une amélioration relative pour les ménages, reste une charge très lourde pour la métallurgie française très dévoreuse d’énergie et déloyalement concurrencée par le dumping économique de la Chine qui inonde le monde avec un acier à des prix très bas. Avec des charges fiscales beaucoup plus lourdes et qui ne vont pas s’arranger à la lecture de l’endettement de la France, l’acier français ne pourra pas rivaliser et va mourir. Enfin, le troisième élément déterminant réside dans une demande intérieure atone à cause d’une économie qui tourne au ralenti. La crise qui s’annonce est violente. Il lui demande de porter une attention toute particulière sur ce risque de fermeture des derniers hauts-fourneaux de France et quelles mesures il compte prendre pour empêcher cette fermeture qui s’annonce.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4331</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>921</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Conséquences de l’arrêt des réseaux 2G et 3G
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4331. — 18 février 2025. — M. Karim Benbrahim attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie sur les conséquences du calendrier d’arrêt des réseaux 2G et 3G. Les opérateurs télécoms ont annoncé la fermeture des réseaux 2G et 3G, respectivement en 2026 et en 2028/2029. Or ces réseaux sont aujourd’hui utilisés par de nombreux services essentiels pour la sécurité des citoyens (téléassistance, téléalarmes des ascenseurs, télésurveillance et alarmes connectées, équipements médicaux, services d’appel d’urgence des véhicules). Près de huit millions d’équipements fonctionneraient encore actuellement sur ces réseaux et quatre millions d’équipements fonctionnant en 2G devront être migrés d’ici 2026. Pour conserver les services aujourd’hui disponibles, l’extinction de ces réseaux impose de développer des solutions technologiques fonctionnant sur des réseaux alternatifs, de les industrialiser et de réaliser les opérations de migration qui requièrent des interventions humaines sur les différents équipements. Sans remettre en question les fermetures de ces réseaux, les acteurs de ces secteurs demandent aux opérateurs de repousser ces échéances de deux ans. Aussi, il lui demande quelles mesures il compte prendre pour éviter l’arrêt potentiel de centaines de milliers d’équipements nécessaires à la sécurité des concitoyens et notamment s’il envisage d’exiger un report du calendrier de fermeture des réseaux 2G et 3G. Il souhaite également savoir quelles dispositions seront prises pour qu’une telle situation ne se reproduise pas avec les générations suivantes de réseaux (4G, 5G).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4107</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>922</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Limongi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Associations d’aide aux migrants et fonds publics
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4107. — 18 février 2025. — M. Julien Limongi appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’utilisation des fonds publics pour le financement d’associations impliquées dans l’attribution de logements sociaux, dont certaines agiraient de manière opaque. En effet, plusieurs associations œuvrent en faveur des mineurs non accompagnés, des primo-arrivants et des demandeurs d’asile, parfois au détriment des familles françaises modestes qui rencontrent des difficultés croissantes pour accéder à un logement décent. Il est légitime de s’interroger sur l’usage des subventions publiques attribuées à ces structures, notamment lorsque certaines semblent privilégier des personnes en situation irrégulière. Une association de Seine-et-Marne illustre cette problématique. Cette structure ne se limite pas au logement social mais intervient également dans le secteur privé en achetant, rénovant et attribuant des logements à des étrangers. Plusieurs maires de ce département ont exprimé leur impuissance face à ces pratiques, qui exercent une pression croissante sur les communes. Celles-ci doivent en effet faire face à une augmentation rapide de la population, avec des conséquences directes sur les écoles, les services publics et les infrastructures locales, sans qu’aucun moyen supplémentaire ne leur soit alloué. Cette situation pose des questions de transparence et d’équité. À ce jour, il est difficile d’obtenir une vision claire du financement de ces associations et de leurs actions. Aussi, il lui demande de bien vouloir établir un rapport détaillé recensant les montants précis des financements publics alloués aux associations intervenant dans l’attribution de logements sociaux, le nombre total d’associations bénéficiant de ces financements, la répartition géographique de ces subventions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4109</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>922</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dissolution d’un groupuscule d’xtrême gauche
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4109. — 18 février 2025. — M. Julien Odoul attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les agissements d’un groupuscule d’extrême gauche, dont les actions violentes et les exactions répétées constituent une atteinte grave à l’ordre public et aux libertés fondamentales, notamment la liberté syndicale des étudiants dans les universités françaises. Depuis sa fondation en 2018 à Lyon, ce groupuscule s’est illustrée par de nombreuses opérations violentes à travers le pays. Parmi les faits reprochés à ce groupuscule : le 6 février 2022 : agression de plusieurs militants se rendant à un meeting politique à Lille, le 23 février 2022 : à l’occasion d’une conférence à la faculté Rennes 2, des membres ont frappé et séquestré un participant identifié comme militant de droite en raison d’une coque de téléphone arborant une fleur de lys, le 5 mai 2022 : série d’agressions filmées sur des militants patriotes à Lyon, attaqués individuellement par des groupes de membres du groupuscule, le 21 septembre 2023 : agression de membres des « Jeunes avec Macron » sur le campus de la faculté de Nanterre, le 27 juin 2024 : huit membres du groupuscule ont été mis en examen pour « violences en réunion en raison de la race, de l’ethnie ou de la religion » après l’agression d’un mineur de 15 ans dans le métro parisien, soupçonné par ces militants d’appartenir à la Ligue de défense juive, le 13 janvier 2025 : à Montpellier, un étudiant de 18 ans, membre de « La cocarde », a été violemment agressé par quatre membres de ce groupuscule pour avoir retiré un de leurs autocollants à la sortie d’un restaurant universitaire. Une plainte a été déposée et sept jours d’incapacité totale de travail (ITT) ont été prescrits. Le 22 janvier 2025 : à Strasbourg, quatre membres du syndicat étudiant « La cocarde » ont été suivis, insultés, puis frappés par des membres du groupuscule. Chacun des étudiants agressés a reçu quatre jours d’ITT et une plainte a été déposée. Le 11 février 2025 : à Toulouse, des militants de l’UNI ont été violemment agressés sur le campus de l’université par des individus se revendiquant de ce groupuscule. Trois blessés sont à déplorer, dont un hospitalisé. Ces exemples récents illustrent une escalade de la violence orchestrée par le groupuscule, visant systématiquement des individus ou des groupes en raison de leurs opinions politiques ou de leur appartenance réelle ou supposée à des mouvements de droite. Ces agissements instaurent un climat de terreur au sein des universités et de la société civile en portant clairement atteinte à la liberté d’expression et de réunion, à la liberté de manifester et au pluralisme politique et syndical. En conséquence, il lui demande à nouveau quand il compte engager la dissolution de ce groupuscule d’extrême gauche, conformément à l’article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure, afin de garantir la sécurité des étudiants et de rétablir un climat de liberté et de sérénité au sein des établissements d’enseignement supérieur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4110</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>923</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Explosion des subventions publiques données aux associations d’aide aux migrants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4110. — 18 février 2025. — M. Bruno Bilde alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’augmentation vertigineuse des financements accordés aux associations chargées de l’accompagnement des réfugiés et des demandeurs d’asile. Selon un rapport de la Cour des comptes publié le mardi 11 février, les crédits de la mission « Immigration, asile et intégration » ont bondi de 23 %, atteignant 2,3 milliards d’euros. Plus alarmant encore, les subventions versées aux associations d’aide aux migrants ont explosé de 52 %, dépassant 1,1 milliard d’euros. Parallèlement, le coût des centres d’hébergement a augmenté de 36 %, atteignant 3 000 euros par place, dans un contexte où la France traverse une crise du logement et où nombre de Français peinent à se loger dignement. Ce rapport met en lumière l’absence totale de contrôle sur l’utilisation de ces fonds et sur la pertinence des actions menées. Il révèle ainsi que l’État subventionne à l’aveugle des structures dont l’opacité budgétaire et l’idéologie immigrationniste posent un véritable problème démocratique. Dans un contexte de crise budgétaire historique et de pression fiscale inédite, il apparaît choquant que le Gouvernement fasse preuve d’une telle générosité à l’égard des associations d’aide aux migrants, alors que les besoins des Français en matière de logement, de santé et de sécurité sont sacrifiés. Il lui demande pourquoi l’État fait preuve d’une telle générosité budgétaire, sans contrôle rigoureux, au profit d’associations dont l’objectif est d’accueillir toujours plus de migrants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4116</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>923</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Ott</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Difficultés des SDIS face à la hausse des coûts d’assurance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4116. — 18 février 2025. — M. Hubert Ott attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés croissantes rencontrées par les services d’incendie et de secours (SDIS) en matière d’assurance. Dans un contexte budgétaire déjà fragilisé par l’inflation des dépenses de fonctionnement, l’augmentation des interventions pré-hospitalières dues aux tensions dans les établissements de santé et l’impact des bouleversements climatiques, les SDIS font désormais face à une hausse spectaculaire des primes d’assurance. En effet, de nombreuses compagnies se désengagent du secteur ou appliquent des majorations très importantes sur les primes en cours de contrat et lors de leur renouvellement, atteignant parfois 80 % d’augmentation, tout en réduisant les garanties et en augmentant les franchises. Pour le SDIS du Haut-Rhin, par exemple, les cotisations d’assurance sont passées de 543 000 euros en 2022 à un prévisionnel de 931 000 euros pour 2025, soit une hausse de 71 % en trois ans. Ce phénomène semble se généraliser à l’ensemble du territoire, comme en attestent les retours des SDIS à l’échelle nationale. Face à cette situation préoccupante, il paraît urgent d’engager une réflexion sur la couverture assurantielle des SDIS afin de garantir leur capacité opérationnelle et d’éviter que ces hausses ne mettent en péril leur bon fonctionnement. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour remédier à cette crise assurantielle et accompagner les SDIS dans cette période difficile. Il l’interroge également sur l’opportunité de repenser le mode de couverture des risques encourus par les SDIS, afin de garantir leur pérennité et leur efficacité face aux défis croissants de la sécurité civile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4117</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>924</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements de l’ANTS sur l’immatriculation des véhicules de collection
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4117. — 18 février 2025. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les modalités de délivrance des cartes grises par l’Agence nationale des titres sécurisés via le site https://ants.gouv.fr. En effet, il arrive malheureusement que des erreurs de numéro de série interviennent lors de l’immatriculation ou bien qu’un véhicule ancien souvent antérieur à 1960 soit dépourvu de carte grise (notamment s’il s’agit d’un ancien véhicule militaire, pompiers, vendu par les domaines il y a très longtemps). Or dans ce cas précis et bien que la FFVE ait pu délivrer une attestation justifiant qu’il s’agit bien d’un véhicule de collection, il apparaît que l’ANTS refuse de délivrer la carte grise et exige la production d’une réception à titre isolé par la DREAL. Or ces véhicules dont le type a pu servir dans les armées ou administrations françaises ont forcément fait l’objet à un moment donné d’une réception pour pouvoir circuler sur les routes françaises. Dès lors, exiger de ces véhicules anciens qui n’ont pas été modifiés une réception à titre isolé par la DREAL apparaît incohérent, déloyal et contraire au principe de neutralité de l’administration en plus d’un excès de pouvoir manifeste. En fait, il s’agit ici de faire preuve de pragmatisme en trouvant une solution quand une personne a acheté un véhicule de collection qui existe bien mais qui est dépourvu de papier. Aussi, elle lui demande quelles mesures il entend prendre pour mettre bon ordre au sein de l’ANTS qui du fait de sa délégation de pouvoir en la matière ne saurait s’écarter des principes évoqués précédemment et ce afin de faciliter véritablement la préservation du patrimoine automobile aujourd’hui mis à mal par son action considérée par bon nombre de collectionneurs et citoyens français comme irresponsable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4120</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>924</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Modalités de délivrance des cartes grises de collection
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4120. — 18 février 2025. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les modalités de délivrance des cartes grises de collection par l’Agence nationale des titres sécurisés et la FFVE. En effet, il apparaît que les délais pour obtenir ce document et pouvoir rouler sur les routes françaises dépasse souvent six mois et parfois jusqu’à une année. Un tel délai est d’autant plus inadmissible qu’un citoyen peut être sanctionné conformément aux dispositions de l’article R. 322-1 du code de la route par une contravention de cinquième classe en pareil cas. D’autant plus que selon l’article R. 322-5 du code de la route « le nouveau propriétaire d’un véhicule déjà immatriculé doit, s’il veut le maintenir en circulation, faire établir, dans un délai d’un mois à compter de la date de la cession, un certificat d’immatriculation à son nom ». Ainsi, il apparaît que les modalités et obligations administratives excessives imposées par ces deux organismes aux citoyens français s’adonnant à la collection de véhicules anciens portent atteintes à leurs droits. Il en est ainsi notamment de leur droit de propriété, lorsque ces deux organismes confondent la carte grise avec un titre de propriété et demandent des justificatifs excessifs pour établir la propriété alors que cela ne relève pas de leur compétence mais de celle d’un juge conformément aux dispositions du code civil (art. 544, 550, 1582, 1615, 2228, 2276, 2277). En effet, il est de jurisprudence constante que la preuve de la propriété d’un bien meuble s’apporte par tout moyen (Civ. 1ère, 11 janvier 2000 ; Civ 1ère ; 21 février 2006 ; Civ 1ère, 19 mars 2008) et qu’en fait de meuble la possession vaut titre sachant que la bonne foi est présumée. D’ailleurs, en cas de vol, la chose ne peut être revendiquée que pendant trois ans. Aussi, elle lui demande quelles mesures il entend prendre pour mettre bon ordre au sein de l’ANTS et de la FFVE qui du fait de leur délégation de pouvoir en la matière ne sauraient s’écarter des principes évoqués précédemment et ce afin de faciliter véritablement la préservation du patrimoine automobile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4121</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>924</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Réglementation des véhicules anciens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4121. — 18 février 2025. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les modalités de délivrance des cartes grises par l’Agence nationale des titres sécurisés via le site https://ants.gouv.fr. En effet, si la fameuse carte grise collection (CGC) a beaucoup évolué depuis ses débuts et particulièrement ces dernières années, aujourd’hui, il conviendrait de ne pas oublier pourquoi celle-ci a été créée en 1966 ! Deux raisons l’expliquent : de nombreuses cartes grises ont été égarées ou détruites durant la guerre et l’occupation, laissant ainsi un pan complet du parc automobile français sans papiers. Au vu de l’évolution technique rapide de l’industrie automobile, beaucoup de véhicules anciens sont délaissés au profit de modèles plus récents aux technologies plus modernes. C’est pourquoi à partir de 1966 sous l’impulsion de la FFAE (Fédération française des automobiles d’époque) et de passionnés d’automobiles anciennes, ont commencé à être établies les bases du « véhicule de collection » afin de sauvegarder des véhicules autrement destinés à la casse et permettre la circulation des voitures dont les cartes grises originales ont été perdues. C’est alors qu’apparaît progressivement la mention « véhicule de collection » sur les cartes grises, selon des critères mentionnés par le propriétaire. Plus tard, l’arrêté du 5 novembre 1984 va permettre aux véhicules de plus de 25 ans sans certificat d’immatriculation initial (certificat perdu, véhicule étranger importé et non commercialisé en France) d’être réimmatriculés sans passer par le service des Mines. Cette mission est alors déléguée à la FFVE. Malheureusement, en 2009, est instauré le nouveau système d’immatriculation des véhicules (SIV) apportant des modifications majeures sur les véhicules immatriculés en collection, dont certaines particulièrement négatives. Ainsi, notamment, un contrôle technique périodique tous les 5 ans est désormais imposé aux véhicules légers immatriculés en collection fabriqués après 1960 mais sans prévoir une exemption lors de leur passage en collection et ce, que ces véhicules aient été fabriqués avant ou après 1960. Or cet oubli constitue aujourd’hui un très lourd handicap à la bonne préservation du patrimoine automobile ancien pour les véhicules légers (voitures et motos), les poids lourds en étant exemptés compte tenu de leurs spécificités inconciliables avec un contrôle technique. Aussi, elle lui demande quelles mesures il entend prendre pour faire cesser cette exigence de contrôle technique préalable lors du passage d’un véhicule léger de la carte grise normale (ou de l’absence de carte grise) à la carte grise collection et tout particulièrement pour ceux antérieurs à 1960 qui sont exemptés de contrôle technique périodique afin de faciliter leur préservation dans les mêmes conditions que les poids lourds de collection.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4122</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>925</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Simplification de l’immatriculation des véhicules anciens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4122. — 18 février 2025. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les modalités de délivrance des cartes grises par l’Agence nationale des titres sécurisés via le site https://ants.gouv.fr, un site semblant particulièrement complexe à utiliser et qui, de l’avis de nombreux citoyens, relèverait d’un véritable parcours du combattant dès lors que la demande ne rentre pas dans le profil type d’un véhicule récent. En ce sens, le Défenseur des droits a été destinataire de nombreuses saisines contre l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) dans le cadre des certificats d’immatriculation après la mise en place du Plan préfectures nouvelle génération (PPNG). Or, s’agissant des véhicules anciens dits « de collection », il apparaît que certains d’entre eux découverts en piteux état et abandonnés depuis longtemps dans une grange soient dépourvus de leur carte grise originelle. Or, après achat et restauration, lors de leur immatriculation par leur nouveau propriétaire, l’ANTS et la FFVE refusent souvent de délivrer l’attestation et la carte grise en exigeant des justificatifs que la loi ne demande pas ; ce qui porte atteinte à la pleine propriété de ces véhicules par leur propriétaire ainsi qu’à la bonne conservation de ce patrimoine puisque ne pouvant être immatriculés par une administration française trop pointilleuse, leurs propriétaires éconduits préfèrent les revendre à l’étranger où apparemment cela ne pose aucune difficulté pour les immatriculer. Le problème vient du fait qu’un véhicule est un bien meuble immatriculé et que l’article R. 221-1 du code de la route prévoit que le conducteur d’un véhicule doit être en mesure de présenter aux fonctionnaires ou agents chargés de constater les infractions à la police de circulation un permis de conduire ainsi qu’un certificat d’immatriculation afférent au véhicule. Or le certificat d’immatriculation, bien qu’établi au nom du propriétaire du véhicule (personne physique ou morale, ou jouissant de la personnalité morale), ne peut en aucun cas être considéré comme un titre de propriété (Rép. Delnatte à question écrite n° 53904, JOAN du 22/02/2005). En effet, l’article 2 de l’arrêté du 5 novembre 1984 modifié relatif à l’immatriculation des véhicules dispose que la carte grise, bien qu’établie au nom du propriétaire du véhicule, ne peut être considérée comme un titre de propriété. Elle est un titre de police ayant pour but d’identifier un véhicule et dont la détention est obligatoire pour la mise ou le maintien en circulation dudit véhicule sur les voies ouvertes à la circulation publique. La carte grise est donc une pièce administrative permettant la circulation d’un véhicule. Elle peut créer une présomption de propriété du véhicule à l’égard de son titulaire qui n’est pas nécessairement son détenteur puisque le véhicule peut être prêté ou loué. Mais cette propriété peut se prouver ou être infirmée par d’autres moyens. À titre d’exemple, dans une décision du 14 septembre 2000, la cour d’appel de Paris a jugé que la facture d’achat du véhicule, le chèque établi en paiement et le prêt contracté pour cet achat, constituaient une preuve valable de propriété d’un véhicule (Rép. Masson à question écrite n° 06166, JO Sénat du 19/06/2003). Ainsi, le rôle de la FFVE ou de l’ANTS n’est pas d’établir la propriété du véhicule en délivrant l’attestation et la carte grise mais de permettre aux forces de l’ordre d’envoyer à qui de droit les amendes pour non-respect du code de la route. En effet, seul un juge judiciaire est habilité à dire qui est le propriétaire d’un bien meuble immatriculé après que son légitime propriétaire l’a régulièrement saisi s’il a été porté atteinte à sa propriété. Or il apparaît que la FFVE et l’ANTS exigent une traçabilité complète de tous les propriétaires quasi impossible à apporter, ainsi que chaque cession fasse l’objet d’une carte grise, ce qui est là encore quasi impossible quand le véhicule a changé de mains sans être apte à passer le contrôle technique préalable à l’immatriculation. Il faut préciser qu’une restauration peut durer plusieurs années et que le propriétaire peut mourir, divorcer, perdre son emploi ou encore se lasser avant de terminer la restauration dudit véhicule de collection. Aussi, elle lui demande quelles mesures il entend prendre pour faire cesser ces exigences absurdes et faciliter l’immatriculation des véhicules anciens en carte grise de collection.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4126</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>926</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Arrêté relatif à la sécurisation incendie dans la construction des ERP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4126. — 18 février 2025. — Mme Chantal Jourdan interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, au sujet des vives préoccupations formulées par les professionnels du bois. Ces inquiétudes proviennent du projet de modification de l’arrêté du 25 juin 1980 relatif à la sécurisation incendie dans la construction des établissements recevant du public (ERP). La réglementation en vigueur exige déjà des performances strictes en matière de réaction et de résistance au feu. Par ailleurs, les statistiques des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) ne démontrent pas d’augmentation notable du nombre d’interventions causées par des incendies. De plus, à l’heure de la nécessaire transition écologique, l’utilisation du bois dans la construction est un atout. Tout comme les matériaux biosourcés, il limite grandement l’empreinte carbone sur l’environnement par rapport notamment au béton ainsi qu’à l’acier. Une modification réglementaire limitant l’usage du bois apparaît donc en décalage avec ces données. Cela viendrait également contredire les orientations précédentes découlant de la RE2020. Ainsi, elle lui demande s’il entend prêter attention aux préoccupations des professionnels du bois en les impliquant dans les réflexions, le cas échéant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4132</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>926</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Meurin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Déstabilisation du réseau des buralistes par le marché illégal du tabac
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4132. — 18 février 2025. — M. Pierre Meurin attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la déstabilisation du réseau des buralistes par le marché illégal du tabac et leur concurrence européenne. En 2024, 40 % de la consommation de cigarettes en France provenait du marché parallèle, contre 23 % il y a 5 ans. Cette augmentation s’explique conjointement par une augmentation du prix du tabac et une expansion de son trafic. Le tabac est devenu un produit de luxe, facilement revendable, qui alimente ainsi une recrudescence des braquages et des cambriolages de bureau de tabac. Les circonstances actuelles alimentent autant l’insécurité des buralistes qu’elles les mettent en danger économiquement. En effet quand le paquet de 20 cigarettes coûte en moyenne 13 euros en France, il ne coûte que 5 euros en Espagne et 6 euros en Italie, les débiteurs de tabac français sont dans une position de concurrence déloyale face à leurs voisins européens. Pour combler le manque à gagner, les buralistes tentent de se diversifier, mais cela ne suffit pas : 11 000 bureaux de tabac ont disparu en 20 ans. Il lui demande donc ce qu’il compte faire pour protéger les buralistes du danger contenu à la fois dans le réseau illégal de vente de tabac et dans la concurrence déloyale constitué par leurs homologues européens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4194</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>926</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élisa Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Régularisation des travailleurs sans papiers - JO - Site de l’Arena
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4194. — 18 février 2025. — Mme Élisa Martin interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le sort des dossiers déposés à la Préfecture de Paris à plusieurs reprises par le collectif des Gilets noirs pour le compte des travailleurs sans papiers sur le chantier de l’Arena. Le 17 octobre 2023, des travailleurs sans-papiers ont fait une grève sur le chantier des jeux Olympiques de l’Adidas Arena de Paris situé Porte de la Chapelle. Des négociations ont abouti à la signature d’un protocole d’accord entre les maîtres d’œuvre (3 entreprises sous-traitantes) sous l’égide de la Mairie de Paris et le maître d’ouvrage. À travers cet accord, les entreprises sous-traitantes se sont engagées à fournir tous les documents nécessaires à la régularisation de tous ceux qui ont travaillé pour ces entreprises sur un chantier du maître d’ouvrage, 5 mois avant le 17 octobre 2023 et 3 mois après. Grâce à cet accord, 14 dossiers ont été déposés à la préfecture de Paris par M. Emmanuel Grégoire, à l’époque premier adjoint à la Mairie de Paris. Pourtant, le lendemain de la signature de l’accord qui stipulait le maintien de l’emploi des salariés pendant l’instruction de leurs dossiers, le maître d’ouvrage ainsi que deux des entreprises sous-traitantes ont refusé l’accès au chantier aux travailleurs concernés. Ces salariés restés sans ressources pendant des mois, ont perdu leur logement. Le collectif des Gilets noirs et le syndicat CNT-SO sont retournés sur le site de l’Arena à deux reprises : le 1er décembre 2023 et le 11 février 2024 afin que les grévistes puissent, entre autres, obtenir des récépissés. À cette occasion, le collectif a réussi à obtenir l’appui de M. Bernard Thibault, ancien secrétaire général de la CGT et coprésident du Comité de suivi de la charte sociale des jeux Olympiques, et les dossiers ont été déposés. Depuis le dépôt des dossiers à la préfecture, un seul travailleur sur les quatorze a reçu un rendez-vous à la préfecture le 17 avril 2024. Toutefois, ce dernier n’a jamais obtenu le récépissé dans les 4 mois prévus. À ce jour, aucun autre travailleur gréviste de l’Arena n’a reçu de convocation, ni de récépissé. Pourtant, les 502 grévistes de la CGT, qui se sont mobilisés à la même période ont tous obtenu des récépissés, ce qui interroge. Selon Mme Rahmani du syndicat CNT-SO, chargée du suivi des dossiers de régularisation, le ministère de l’intérieur bloquait spécifiquement ces dossiers. M. Emmanuel Grégoire a été destinataire d’une réponse semblable de la part de la préfecture. Le 30 janvier 2025, le collectif des Gilets noirs a redéposé des demandes de régularisation pour ces travailleurs sans papiers. Aujourd’hui, personne n’est en mesure d’expliquer les raisons de ce blocage institutionnel, ni l’état d’avancement des dossiers. La situation est intenable pour ces travailleurs sans papiers. Elle lui demande de lui communiquer les raisons de ces blocages ainsi que les mesures qu’il compte engager en faveur de la régularisation légitime de ces travailleurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4209</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>927</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Le Peih</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Conditions d’accès aux métiers opérationnels pour des personnes diabétiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4209. — 18 février 2025. — Mme Nicole Le Peih attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les restrictions d’accès aux fonctions d’actives et de réserve de la police nationale et de la gendarmerie pour les personnes atteintes de diabète de type 1. Les avancées médicales et technologiques récentes ont considérablement amélioré la gestion du diabète de type 1, permettant aux patients de maintenir une stabilité glycémique optimale. Ces progrès offrent aux personnes concernées la possibilité de mener une vie professionnelle pleinement active. La loi n° 2021-1575 du 6 décembre 2021 vise à supprimer les restrictions d’accès à certaines professions en raison de l’état de santé, préconisant une évaluation individuelle de l’aptitude des candidats. Cependant, malgré la suppression du référentiel SIGYCOP, pour les réservistes notamment, des obstacles persistent, limitant l’accès des personnes diabétiques à ces fonctions. Dans le cadre des métiers militaires, notamment au sein de la gendarmerie, les restrictions sont souvent justifiées par les exigences opérationnelles, telles que les déploiements en opérations extérieures (OPEX). Toutefois, il est envisageable d’adapter les affectations en fonction de l’état de santé des personnels. Par exemple, un gendarme atteint de diabète de type 1 pourrait être assigné à des missions départementales, évitant ainsi les contraintes des déploiements en OPEX. Mme la députée souhaite donc savoir quelles mesures sont envisagées pour faciliter l’intégration des personnes atteintes de diabète de type 1 dans les forces de police et de gendarmerie, tant pour les postes actifs que pour les réserves, tout en tenant compte des impératifs opérationnels et de sécurité. Elle lui demande également si des directives spécifiques seront émises pour garantir une évaluation médicale individualisée, conformément aux dispositions législatives en vigueur, afin de limiter les discriminations envers les personnes souffrant de maladies chroniques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4239</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>927</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Brosse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pratique de l’humusation en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4239. — 18 février 2025. — M. Anthony Brosse interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’évolution possible des possibilités d’inhumation en France. Les rites funéraires actuellement reconnus par la législation française sont l’inhumation et la crémation. Traditionnelles, ces pratiques présentent des inconvénients écologiques non négligeables, à l’instar de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre et d’une consommation importante de ressources naturelles, participant ainsi à la pollution des sols. Une nouvelle méthode, susceptible de répondre à ces enjeux, est celle de l’humusation. Ce procédé écologique de compostage humain vise à transformer les corps des défunts en humus, une terre fertile. Cette méthode est déjà appliquée dans quatre États américains : Washington, le Colorado, l’Oregon et le Vermont, tandis que la Californie prévoit de l’adopter d’ici 2027. Le compostage humain fait l’objet de discussions en Australie et en Nouvelle-Zélande, alors que la Belgique a lancé des expérimentations autour de ce nouveau protocole funéraire. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement compte engager une réflexion à ce sujet et si des modifications législatives ou réglementaires sont envisagées pour permettre l’introduction de cette pratique en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4269</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>928</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yoann Gillet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dissolution du GSP du commissariat de Beaucaire-Tarascon
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4269. — 18 février 2025. — M. Yoann Gillet alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la dissolution du groupe de sécurité de proximité (GSP) du commissariat de Beaucaire-Tarascon qu’il découvre. Le manque d’effectifs aurait apparemment contraint les autorités à choisir entre le maintien d’une équipe de nuit et celui du GSP. M. le député rappelle que la ville de Beaucaire compte deux importants quartiers prioritaires (QPV), tandis que celle de Tarascon en compte un. Si la situation à Beaucaire est calme et apaisée, en raison notamment d’une politique municipale volontariste en la matière, la sécurité des habitants ne peut reposer que sur la police municipale, dont les prérogatives sont malheureusement bien trop restreintes par la loi pour pouvoir se passer de l’appui de la police nationale. Par ailleurs, la délinquance est forte à Tarascon, notamment dans le quartier des Ferrages. Cette commune des Bouches-du-Rhône ne bénéficie pas des mêmes choix en matière d’effectifs de police municipale que sa voisine gardoise. La suppression du GSP fragilise davantage la situation de la commune de Tarascon et retire à celle de Beaucaire la possibilité de se faire assister de policiers luttant contre la délinquance du quotidien. Cette situation soulève une interrogation sur la cohérence entre les déclarations médiatiques récentes de M. le ministre et les décisions prises sur le terrain. M. le député s’étonne de ne pas avoir été informé officiellement de la suppression du GSP et s’interroge sur la véritable volonté du Gouvernement. Il exige des mesures nécessaires pour que des effectifs supplémentaires soient déployés au sein du commissariat de Beaucaire/Tarascon afin que le GSP puisse être recréé. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4271</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>928</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sécurité - Nouveau commissariat d’Aubagne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4271. — 18 février 2025. — Mme Joëlle Mélin interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la construction du nouveau commissariat d’Aubagne, ville de 48 000 habitants et dont la construction est à l’agenda depuis 20 ans. L’ancien commissariat est devenu vétuste et inadapté à la situation locale. Le projet de nouveau commissariat est inlassablement reporté ou repoussé, sans que les citoyens qui en dépendent n’aient de réponses adaptées quant aux solutions que l’État et le Gouvernement comptent mettre en place pour assurer la qualité du service public qui en découle. Pire, des moyens très importants sont mis à disposition de la ville de Marseille dans le cadre de « Marseille en grand » et dans la tentative gouvernementale tardive de juguler l’activité délictuelle et criminelle sur ce territoire. Or les délinquants et les criminels ont d’ores et déjà anticipé les effets de cette nouvelle politique en déportant les violences et les trafics sur les communes adjacentes. Évidemment, celle d’Aubagne ne fait pas exception et subit même cette lourde double peine qui cumule un commissariat inadapté et vétuste et une explosion des actes répréhensibles par la loi. Par conséquent, Aubagne devrait pouvoir bénéficier des mêmes avantages que Marseille, puisqu’elle hérite de ses violences. Autrement dit, elle lui demande s’il peut lui préciser quand la ville d’Aubagne sera dotée d’un nouveau commissariat, puisque le ministre Jean-François Carenco, en charge de lui répondre lors des questions orales sans débat (réponse publiée au Journal officiel du 24 mai 2023), ne lui avait pas donné de réponse circonstanciée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4272</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>928</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation préoccupante des effectifs policiers à Oyonnax
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4272. — 18 février 2025. — M. Marc Chavent alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation préoccupante des effectifs policiers à Oyonnax. Rien n’illustre mieux cette réalité que le fait que, sur 60 jours, la ville est restée sans patrouille de police durant 21 jours, exposant ainsi la population à une insécurité accrue et inadmissible. Lors d’une rencontre avec le syndicat de police Alliance au commissariat d’Oyonnax, il a été constaté une diminution alarmante des effectifs. En effet, si le commissariat comptait 44 personnels opérationnels en 2021, ils ne sont plus que 36 aujourd’hui et passeront à 35 dès le 1er mars 2025. Cette baisse compromet gravement la capacité des forces de l’ordre à assurer la sécurité des habitants et à lutter efficacement contre la délinquance. Le service du renseignement territorial est particulièrement touché, avec une réduction de deux agents à un seul, alors qu’il en faudrait au moins quatre pour répondre aux besoins en matière de lutte contre la radicalisation et l’économie souterraine. Un article de Valeurs Actuelles, datant du 22 janvier 2025 et intitulé « Entrisme islamiste, supérettes halal, école coranique, Bienvenue à Oyonnax, surnommée « Turcabad », décrivait l’emprise du communautarisme turc sur la ville. Si la lutte contre le trafic de drogue est une priorité nationale, Oyonnax ne paraît pas concernée. Il n’y aurait plus aucun agent dédié au traitement des affaires de stupéfiants. Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’un des dix plus gros trafiquants français est originaire de la ville et demeure très actif localement. Pendant ce temps, la ville de Dole, plus petite et confrontée à des problématiques moins complexes, bénéficie de 65 policiers sur le terrain. La police judiciaire est également en grande difficulté, avec seulement huit agents pour traiter 3 000 dossiers, contre 39 agents pour 8 000 dossiers à Bourg-en-Bresse. La surcharge de travail et la complexité croissante des procédures rendent ces postes peu attractifs, ce qui empêche leur renforcement. Face à cette situation critique, il apparaît indispensable d’augmenter les effectifs du commissariat d’Oyonnax et de lancer un appel ponctuel à candidatures spécifique pour renforcer ces services prioritaires. Les annonces de Mme la préfète concernant l’ouverture de cinq postes profilés à Oyonnax paraissent insuffisantes et inopérantes, puisque ces postes ne seront probablement pas tous ouverts et qu’ils peinent à trouver preneurs. Il lui demande donc quelles mesures concrètes il compte prendre pour renforcer durablement les effectifs policiers d’Oyonnax, garantir la présence continue de patrouilles, redonner au renseignement territorial les moyens de remplir ses missions et assurer un traitement efficace des affaires de stupéfiants et de criminalité organisée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4273</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>929</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Taché de la Pagerie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Suppression du GSP de Tarascon
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4273. — 18 février 2025. — M. Emmanuel Taché de la Pagerie alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la suppression du groupe de sécurité et de proximité (GSP) du commissariat de Beaucaire - Tarascon, essentiellement dédié à la lutte contre l’insécurité du quotidien (cambriolages, violences intra-familiales). En tant qu’élu de la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône, M. le député tenait tout d’abord à lui faire part de son étonnement et de son inquiétude de ne pas avoir été officiellement informé de cette décision, qui aura des conséquences certaines sur la sécurité au quotidien au sein du territoire. En outre, il est profondément surpris par cette décision qui vient en contradiction avec les propos réguliers de M. le ministre quant au renforcement de la lutte contre l’insécurité et qui fragilisera inévitablement le travail des forces de l’ordre sur la commune de Tarascon. Ainsi, malgré ses discours apparemment volontaristes et musclés sur la question, il constate une nouvelle fois qu’il poursuit la politique des gouvernements précédents ayant mené à une réduction drastique des effectifs et donc à une présence toujours moins importante des forces de l’ordre sur le terrain. Pourtant, l’insécurité au quotidien, en France comme dans la circonscription que M. le député représente, n’est pas un sentiment mais une réalité. Plusieurs faits divers récents, comme l’incendie volontaire d’un appartement à Miramas ou encore l’agression violente de plusieurs surveillants de la maison centrale d’Arles, en attestent. Il se permet de lui rappeler qu’il avait d’ailleurs alerté la préfecture de police plusieurs mois à l’avance sur ces problématiques, notamment les 15 avril et 7 septembre 2024, à l’occasion de réunions en préfecture de région à Marseille. Ainsi, il lui demande de revenir sur cette décision et de renforcer les effectifs du commissariat de Tarascon Beaucaire afin que la sécurité des citoyens soit assurée comme il se doit.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4311</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>929</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Yaël Ménaché</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Cambriolages de logements dans la Somme : de la fermeté !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4311. — 18 février 2025. — Mme Yaël Ménaché alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les chiffres de l’insécurité et de la délinquance en 2024 publiés le 30 janvier 2025 par le ministère de l’intérieur. En effet, quasiment l’ensemble des chiffres de l’évolution du nombre de faits dans la Somme, entre 2023 et 2024, a augmenté de manière indubitable. Effectivement, dans le département de la Somme, les cambriolages de logements ont augmenté de plus de 8 %. Ces chiffres sont alarmants et les Français demandent de la fermeté. Face à cette insécurité galopante, qui ne cesse de prospérer d’année en année, elle souhaiterait connaître les mesures qu’il compte enfin prendre afin de stopper cette manifestation de violence et de rétablir l’ordre public sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4312</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>929</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Galzy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Compensation des congés des pompiers mobilisés à Mayotte après le cyclone Chido
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4312. — 18 février 2025. — Mme Stéphanie Galzy interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la prise en charge des congés des pompiers mobilisés à Mayotte après le cyclone Chido. Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido a frappé l’île de Mayotte, causant des dégâts importants et des pertes humaines. Dans ce contexte, de nombreux pompiers, tant professionnels que volontaires, ont été mobilisés pour prêter secours à la population sinistrée. Cependant, pour participer à cette mission de solidarité, plusieurs pompiers ont dû poser des jours de congés afin de ne pas pénaliser les effectifs restés en métropole, assurant ainsi la continuité du service public de secours en France. Cette organisation a permis de répondre aux urgences de Mayotte, mais a également eu pour conséquence de soumettre ces personnels à une gestion complexe de leurs congés et de leurs obligations professionnelles. Cette situation a soulevé des interrogations sur les compensations ou ajustements possibles relatifs à ces jours de congé posés pour une mission d’intérêt national et humanitaire. Dans ce cadre, elle lui demande si le Gouvernement envisage une forme de compensation ou d’ajustement pour les pompiers ayant dû poser des jours de congé pour leur engagement à Mayotte. Une telle mesure permettrait de reconnaître le soutien humain précieux fourni par ces hommes et femmes, tout en assurant une prise en charge équitable de leurs efforts dans cette mission de secours exceptionnelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4313</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>930</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Yaël Ménaché</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Coups et blessures volontaires dans la Somme : stop à la violence</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4313. — 18 février 2025. — Mme Yaël Ménaché alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les chiffres de l’insécurité et de la délinquance en 2024 publiés le 30 janvier 2025 par le ministère de l’intérieur. En effet, quasiment l’ensemble des chiffres de l’évolution du nombre de faits dans la Somme entre 2023 et 2024 a augmenté de manière indubitable. Effectivement, dans le département de la Somme, les coups et blessures volontaires ont augmenté de plus de 6 %. Ces chiffres sont alarmants et les Français demandent de la fermeté. Face à cette insécurité galopante, qui ne cesse de prospérer d’année en année, elle souhaiterait connaître les mesures qu’il compte enfin prendre afin de stopper cette manifestation de violence et de rétablir l’ordre public sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4314</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>930</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Criminalité et délinquance dans le Rhône.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4314. — 18 février 2025. — Mme Tiffany Joncour attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation préoccupante de la délinquance dans son département, comme l’ont révélé les derniers chiffres publiés par le service statistique ministériel de la sécurité intérieure pour l’année 2024. Selon ces données, plusieurs tendances inquiétantes sont à signaler : une hausse significative des homicides, avec un record de 27 meurtres dans le Rhône en 2024, soit une augmentation de 42 % par rapport à l’année précédente. Les cambriolages connaissent également une nouvelle progression, avec 8 316 faits enregistrés et les vols dans les véhicules, notamment les « vols à la roulotte », atteignent désormais 17 701 cas, en forte hausse par rapport à 2019. De plus, le nombre d’infractions liées aux stupéfiants a également connu une forte augmentation, avec près de 10 000 délits recensés ; les escroqueries continuent de progresser, avec 14 941 faits en 2024. En parallèle, bien que les violences physiques semblent connaître une légère baisse, les violences sexuelles demeurent à un niveau élevé. Ces augmentations des délits et des crimes participent grandement à l’accentuation d’un climat d’insécurité qui pèse lourd sur les citoyens. La priorité est de rétablir l’ordre. Dans ce contexte, elle souhaiterait savoir quelles mesures concrètes et renforcées il entend mettre en place pour lutter contre cette explosion de la délinquance dans le département du Rhône. Elle l’interroge sur les ressources supplémentaires qui seront allouées aux forces de l’ordre locales pour endiguer cette progression alarmante des faits criminels. Enfin, elle souhaite savoir s’il envisage d’adopter des politiques de prévention plus ambitieuses afin de réduire ces phénomènes dans les années à venir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4317</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>930</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pour plus de transparence sur les attaques au couteau en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4317. — 18 février 2025. — M. Éric Pauget interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’inquiétante multiplication des agressions et des meurtres au couteau en France. Il rappelle que pas une journée ne passe sans que des adolescents s’agressent à coup de couteau, qu’une personne soit poignardée ou pire, qu’elle trouve la mort à coup de couteau. Terrible illustration de ces drames à Antibes, deux agressions au couteau ont entraîné la mort d’un jeune homme de 20 ans au petit matin du dimanche 1er septembre 2024 et causé de graves blessures à une seconde personne. Pire encore, l’indifférence croissante qui entoure le fléau des attaques au couteau est devenu telle que les échos de la presse relayent désormais ces actes inacceptables qui tuent, au rang des simples faits divers. Au fil des années, l’incapacité du pays à trouver des solutions face aux dangereuses dérives d’une jeunesse délinquante qui ne cesse encore de se durcir, a si profondément transformé les moeurs des enfants, que le port du couteau est quasiment devenu la règle pour certains d’entre eux. Or il rappelle que les couteaux et autres poignards sont des objets pouvant constituer une arme dangereuse pour la sécurité publique et qu’à ce titre ils sont classés comme des armes de catégorie D-a). Si les armes classée en catégorie D, donc les couteaux, peuvent être achetées et détenues librement, il rappelle que leur vente aux mineurs ainsi que leur port et leur transport hors du domicile est interdit sans motif légitime. Et pourtant, malgré l’explosion des faits divers relatant des agressions au couteau, il rappelle qu’il n’existe toujours aucune statistique publique sur le nombre d’attaques, de blessures ou même d’homicide par couteau. Soucieux d’apporter des réponses adaptées au fléau des couteaux qui gangrène une partie de la jeunesse et parce que ne sont résolus que les problèmes connus, il lui demande quelle est l’ampleur de ce phénomène dans le pays. Aussi, comme le dernier bilan « Insécurité et Délinquance en 2024 » du service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) ne distingue pas ces éléments, il souhaiterait savoir combien d’attaques au couteau ont été perpétrées en France en 2021, 2022, 2023 et 2024. Enfin, il lui demande, parmi ces attaques, combien d’entres elles ont causé des blessures ou des homicides et quel était le nombre d’auteurs ou de victimes mineures concernées par ces agissements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4318</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>931</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Yaël Ménaché</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Trafic de stupéfiants : halte à la banalisation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4318. — 18 février 2025. — Mme Yaël Ménaché alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les chiffres de l’insécurité et de la délinquance en 2024 publiés le 30 janvier 2025 par le ministère de l’intérieur. En effet, quasiment l’ensemble des chiffres de l’évolution du nombre de faits dans la Somme, entre 2023 et 2024, a augmenté de manière indubitable. Effectivement, dans le département de la Somme, le trafic de stupéfiants a augmenté de plus de 39 %. Ces chiffres sont alarmants et les Français demandent de la fermeté. Face à cette insécurité galopante, qui ne cesse de prospérer d’année en année, elle souhaiterait connaître les mesures qu’il compte enfin prendre afin de stopper cette manifestation de violence et de rétablir l’ordre public sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4319</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>931</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Monique Griseti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Urgence du déploiement de la vidéoprotection à Marseille
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4319. — 18 février 2025. — Mme Monique Griseti interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’urgence d’un déploiement massif de la vidéoprotection à Marseille, deuxième ville de France, où l’inaction des autorités locales contribue à aggraver l’insécurité du quotidien. Alors que la vidéoprotection a démontré son efficacité à de nombreuses reprises, notamment lors des Jeux olympiques et paralympiques de l’été 2024, Marseille reste sous-équipée en la matière. Le nombre de caméras n’aura en effet quasiment pas évolué depuis 2020. En 2025, il n’y a qu’une caméra pour 545 habitants, un ratio très insuffisant, notamment comparé à une ville comme Nice où une caméra est en fonction pour 87 habitants ! Cette situation est d’autant plus préoccupante que la délinquance, la criminalité et les incivilités du quotidien sont devenues systémiques dans la cité phocéenne, alimentées par des trafics de stupéfiants et une violence qui empoisonnent la vie des Marseillais. L’État ne peut rester passif face au manque d’initiatives locales, d’autant plus que l’article L. 252-1 du Code de la sécurité intérieure prévoit la mise en place de systèmes de vidéoprotection sur la voie publique dans les zones particulièrement exposées aux infractions. Aussi, Mme la députée demande à M. le ministre quelles mesures il entend prendre pour pallier l’inaction municipale et provoquer enfin un véritable plan ambitieux de déploiement de la vidéoprotection à Marseille. Elle souhaite savoir s’il envisage d’édicter une doctrine claire à destination des représentants de l’État pour généraliser ce dispositif. Elle lui demande de s’inspirer du plan « Marseille en ordre », qui prévoit l’installation de 3 000 caméras en six ans, afin d’inciter fortement la deuxième ville de France à se doter des moyens de sécurité que ses habitants méritent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4320</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>931</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Yaël Ménaché</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Violences sexuelles dans la Somme : à quand le retour de l’autorité ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4320. — 18 février 2025. — Mme Yaël Ménaché alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les chiffres de l’insécurité et de la délinquance en 2024 publiés le 30 janvier 2025 par le ministère de l’intérieur. En effet, quasiment l’ensemble des chiffres de l’évolution du nombre de faits dans la Somme, entre 2023 et 2024, a augmenté de manière indubitable. Effectivement, dans le département de la Somme, les violences sexuelles ont augmenté de plus de 19 %. Ces chiffres sont alarmants et les Français demandent de la fermeté. Face à cette insécurité galopante, qui ne cesse de prospérer d’année en année, elle souhaiterait connaître les mesures qu’il compte enfin prendre afin de stopper cette manifestation de violence et de rétablir l’ordre public sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4321</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>932</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Yaël Ménaché</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Vols avec armes : cessez le feu !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4321. — 18 février 2025. — Mme Yaël Ménaché alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les chiffres de l’insécurité et de la délinquance en 2024 publiés le 30 janvier 2025 par le ministère de l’intérieur. En effet, quasiment l’ensemble des chiffres de l’évolution du nombre de faits dans la Somme, entre 2023 et 2024, a augmenté de manière indubitable. Effectivement, dans le département de la Somme, les vols avec armes ont augmenté de plus de 17 %. Ces chiffres sont alarmants et les Français demandent de la fermeté. Face à cette insécurité galopante, qui ne cesse de prospérer d’année en année, elle souhaiterait connaître les mesures qu’il compte enfin prendre afin de stopper cette manifestation de violence et de rétablir l’ordre public sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4322</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>932</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Yaël Ménaché</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Vols dans les véhicules dans la Somme : à quand le coup de frein ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4322. — 18 février 2025. — Mme Yaël Ménaché alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les chiffres de l’insécurité et de la délinquance en 2024 publiés le 30 janvier 2025 par le ministère de l’intérieur. En effet, quasiment l’ensemble des chiffres de l’évolution du nombre de faits dans la Somme entre 2023 et 2024 a augmenté de manière indubitable. Effectivement, dans le département de la Somme, les vols dans les véhicules ont augmenté de plus de 41 %. Ces chiffres sont alarmants et les Français demandent de la fermeté. Face à cette insécurité galopante, qui ne cesse de prospérer d’année en année, elle souhaiterait connaître les mesures qu’il compte enfin prendre afin de stopper cette accélération manifeste de vols et de rétablir l’ordre public sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4111</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>932</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (MD)</ministreJO><Objet>Lutte contre les groupuscules incitant à la haine et la violence
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4111. — 18 février 2025. — M. Julien Gokel alerte M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les agissements d’un groupuscule et sur les circonstances du meurtre de M. Djamel Bendjaballah, survenu le 31 août 2024 à Cappelle-la-Grande (59). La victime a été assassinée par l’ex-conjoint de sa concubine, aujourd’hui mis en examen et placé en détention provisoire. Ce drame a fait suite à plusieurs plaintes déposées par M. Bendjaballah, qui dénonçait le harcèlement, les propos racistes dont il était la cible, ainsi que la détention d’armes à feu par son futur assassin. Lors d’une audition au commissariat de police de Dunkerque en septembre 2023, l’auteur présumé aurait reconnu partiellement les faits reprochés et après le meurtre, la perquisition à son domicile aurait permis de découvrir une demi-douzaine d’armes à feu, des centaines de munitions, plusieurs grenades assourdissantes ainsi que des obus fumigènes de l’armée française. Plus récemment, une enquête du média Blast a révélé que l’accusé serait un membre actif, dans le département du Nord, d’un groupuscule d’extrême droite. Ce groupe semble organiser des camps d’entraînement armés et diffuser sur les réseaux sociaux des appels à la guerre civile raciale. Le harcèlement et l’assassinat de M. Bendjaballah semblent s’inscrire dans l’idéologie xénophobe et séparatiste véhiculée par ce groupuscule. À la lumière de ces éléments, M. le député souhaite savoir si une enquête est en cours sur cette organisation. Si cette enquête venait à confirmer que le groupuscule et ses membres tiennent et diffusent des discours incitant à la haine, à la discrimination ou à la violence en raison de l’origine, de la race ou de la religion, il souhaite savoir si sa dissolution est envisagée au regard de l’article 212-1 du code de la sécurité intérieure. Au nom de la lutte contre la haine, pour la sécurité des citoyens et pour la mémoire et la famille de Djamel Bendjaballah, il lui demande de bien vouloir étudier la dissolution de ce groupuscule.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4148</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>932</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Prisca Thevenot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Lutte contre la diffusion de stéréotypes sexistes en ligne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4148. — 18 février 2025. — Mme Prisca Thevenot attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur la diffusion de contenus en ligne véhiculant des stéréotypes sexistes et infondés, particulièrement à l’encontre des jeunes filles prénommées « Manon ». Par un courrier en date du 27 novembre 2024, cette problématique préoccupante touchant directement au bien-être et à la protection de notre jeunesse avait déjà été portée à son attention. N’ayant pas reçu de réponse à ce jour, Mme la députée se permet de la relancer sur ce sujet qui demeure une préoccupation majeure pour de nombreux parents et éducateurs. Cette question avait initialement été soumise le 25 octobre par son collègue Philippe Fait à travers un courrier, ainsi que par l’ensemble des courriers qu’il a adressés aux supports médias. En effet, plusieurs parents ont signalé des contenus circulant sur diverses plateformes en ligne et relayés sur les réseaux sociaux et certains médias, véhiculant des stéréotypes sexistes et infondés. Ces publications, souvent fondées sur des interprétations subjectives et non validées historiquement, alimentent des représentations dévalorisantes et préjudiciables aux jeunes filles concernées. Cela peut conduire à des moqueries et, dans les cas les plus graves, à des situations de harcèlement scolaire. En attribuant aux prénoms des traits de caractère arbitraires et discriminants, ces contenus participent à la diffusion de stéréotypes nuisibles qui fragilisent nos jeunes et les exposent à une perception erronée de leur identité. Députée engagée dans la lutte contre le harcèlement scolaire et pour la protection de l’enfance, elle mesure pleinement l’impact que ces discours peuvent avoir sur le bien-être et l’estime de soi des enfants et des adolescents concernés. Aussi, elle sollicite son intervention afin qu’un examen approfondi de ce phénomène soit entrepris et qu’une réflexion soit menée. Il semble en effet nécessaire d’encadrer et de prévenir ces dérives, en particulier sur les médias et plateformes en ligne, afin de protéger les jeunes contre des discours susceptibles de les fragiliser et de les exposer à des discriminations, voire à des situations de harcèlement. Elle souhaite connaître les mesures qu’elle entend mettre en place pour encadrer ces pratiques et prévenir leurs effets néfastes sur la jeunesse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4188</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>933</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Utilisation de la commande publique comme levier de soutien aux start-ups
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4188. — 18 février 2025. — M. Marc Chavent attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur l’opportunité d’utiliser la commande publique comme levier de soutien aux start-ups du numérique, notamment dans les domaines stratégiques que sont l’intelligence artificielle ou le quantique. La France s’est dotée d’une ambition forte en matière de souveraineté numérique et d’innovation technologique. Certaines de ses start-ups font partie des plus performantes au monde et jouent un rôle crucial dans le développement de l’économie nationale. Pourtant, ces entreprises peinent à bénéficier de la commande publique française, se heurtant à des obstacles majeurs tels que des procédures administratives complexes et une préférence implicite pour les acteurs établis. En 2021, la 10e édition du baromètre de la performance économique et sociale des start-ups du numérique en France révélait que 55 % des start-ups souhaitaient avoir davantage recours aux marchés publics, mais qu’elles en étaient dissuadées. Parmi elles, 34 % déclaraient ne pas répondre aux appels d’offres publics en raison de la durée et de la complexité des procédures, tandis que 30 % estimaient que les critères de sélection étaient inadaptés à leurs spécificités. Or, dans d’autres pays, la commande publique est utilisée comme un levier stratégique pour stimuler l’innovation et favoriser l’émergence de champions technologiques nationaux. Si le cadre réglementaire actuel des marchés publics permet déjà des dispositifs tels que l’achat innovant ou les marchés de partenariat, leur mise en œuvre demeure limitée. Dans un contexte de concurrence internationale accrue, il est impératif que la France adopte une politique plus proactive en la matière. Dès lors, il souhaite savoir quelles mesures concrètes et réelles elle envisage de mettre en œuvre pour faciliter l’accès des start-ups françaises du numérique aux marchés publics et faire de ces derniers un véritable levier de soutien à l’innovation et à la souveraineté technologique nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4102</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>933</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Requalification juridique du vol de chiens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4102. — 18 février 2025. — Mme Valérie Bazin-Malgras attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la requalification juridique du vol de chiens. En effet, les chiens, tout comme d’autres animaux de compagnie, sont souvent considérés comme des membres d’une famille et leur vol engendre, non seulement des pertes matérielles, mais également un traumatisme pour leur propriétaire. L’article 515-14 du code civil mentionne que « les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité » alors que le code pénal les considère encore comme de simples biens matériels. La prise en compte de ce statut d’être sensible pourrait permettre une meilleure protection de ces animaux face à des actes criminels. Aussi, elle lui demande s’il envisage une requalification des vols de chiens en vol aggravé, afin d’apporter une réponse judiciaire plus adéquate.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4190</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>934</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benoît Biteau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Transparences sur les autopsies liées aux algues vertes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4190. — 18 février 2025. — M. Benoît Biteau attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice ? sur la bonne application de la loi concernant la publication des informations d’intérêt public sur le sujet des algues vertes en Bretagne. Dans cette perspective, les associations, Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre et Défense des victimes des marées vertes demandent que le Procureur de la République de Brest rende publics les rapports d’autopsie sur la mort suspecte de plusieurs sangliers en automne 2024 sur les plages de la Baie de Saint-Brieuc. Et pour cause, les autopsies de ces animaux sont confiées au procureur de la République de Brest et couvertes par le secret de l’enquête. Alors même que, comme le prévoit l’article 11 du code de procédure pénalE : « pour mettre fin à un trouble à l’ordre public ou lorsque tout autre impératif d’intérêt public le justifie, le procureur de la République peut, […] rendre publics des éléments objectifs tirés de la procédure ». L’histoire semble se répéter, alors même que le procureur de Saint-Brieuc vient de signifier au médecin urgentiste Pierre Philippe la « disparition » de l’autopsie de Jacques Thérin, mort au milieu des algues vertes à Saint-Michel-en-Grève en 1989. Ses demandes obstinées, par courrier, depuis plus de 15 ans n’ont pas permis de lever le secret sur ce document. Pourtant, il eût été de première importance, à l’époque, que l’on connaisse officiellement les causes de ce décès très vraisemblablement lié à la putréfaction des algues vertes qui produisent ce gaz toxique violent, l’hydrogène sulfuré. Les autorités, notamment les services de santé, auraient alors pu prendre toutes les précautions nécessaires et entre autres équiper les ramasseurs des algues échouées avec masque à gaz et détecteur. Et Thierry Morfoisse ne serait peut-être pas mort en 2009 en transportant des algues en décomposition sans que son employeur ne lui ait signifié le danger lié à cette activité. Vu la gravité de la situation, il est urgent d’informer complètement les usagers des zones concernées par les algues vertes, des risques qu’ils encourent en les fréquentant. En sus, pour la bonne information du juge administratif et le bon déroulement des procédures en cours, cette information essentielle sur la cause du décès de ces animaux en lien avec l’état des lieux où ils sont morts, ne saurait être soustraite à la connaissance des juges administratifs. M. le député demande donc à M. le ministre de veiller au respect du droit de la procédure pénale, pour que la justice puisse rendre publics les résultats des autopsies concernant les morts suspectes ; mais aussi d’enquêter sur la disparition du dossier Auffray et l’absence de réponse satisfaisante aux demandes d’un médecin œuvrant pour faire advenir la vérité. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4220</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>934</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Joubert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>État de l’affectation des véhicules saisis ou confisqués
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4220. — 18 février 2025. — Mme Florence Joubert interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’état des affectations au profit des services d’enquête et des services pénaux des juridictions de première instance de biens meubles, en particulier des véhicules automobiles saisis ou confisqués dans le cadre de procédures pénales. En effet, le parc automobile des services d’enquêtes (police et gendarmerie) nécessite un fort renouvellement et demeure toujours très limité eu égard aux impératifs de service. Quant à celui à la disposition des magistrats de première instance en charge des enquêtes pénales, il reste dérisoire. Dans son rapport 2022, l’Agrasc (Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués) faisait état de l’existence de plusieurs limites en matière d’affectation de biens meubles, parmi lesquelles l’impossibilité de faire affecter ou de maintenir l’affectation de biens confisqués dans le cadre de procédures concernant les trafics de stupéfiants, ou encore l’impossibilité d’affecter avant jugement des véhicules immatriculés en plaques provisoires ou en plaques étrangères. Dans ce même rapport, l’Agrasc annonçait une volonté de développer une plateforme des affectations, accessible sur un espace sécurisé du site internet de l’agence. En l’état actuel, si la loi prévoit bien la saisie (en phase d’enquête) puis l’éventuelle confiscation (après jugement) de biens ayant notamment servis à commettre certaines infractions, il ne semble pas que des statistiques soient tenues sur les confiscations effectives, notamment des véhicules. En outre, si le droit actuel prévoit la possibilité pour les services d’enquête de se voir affecter, avant jugement, des véhicules saisis, il ne semble pas en être de même pour les services judiciaires pénaux. Ainsi, elle lui demande si une directive pourrait être prise afin d’inviter les chefs de parquet à systématiser des réquisitions visant aux saisies puis aux confiscations des véhicules automobiles produits des infractions pénales. En outre, elle aimerait savoir s’il envisage d’étendre aux tribunaux judiciaires (et, en leur sein, aux services en charge du suivi des affaires pénales) la possibilité actuellement ouverte aux services d’enquête de se voir attribuer des véhicules saisis. De façon plus générale, elle aimerait savoir quel est l’état actuel des saisies et des confiscations pénales effectives par rapport au nombre d’affaires dans lesquelles celles-ci sont juridiquement possibles, ainsi que les solutions envisagées pour développer et fluidifier de telles affectations au profit de l’ensemble des services de la chaîne pénale pré-sentencielle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4221</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>935</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Enquête sur le suicide survenu à la maison d’arrêt de Pau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4221. — 18 février 2025. — Mme Colette Capdevielle interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur un suicide survenu à la maison d’arrêt de Pau. Au 22 août 2024, 94 suicides selon l’administration pénitentiaire ont eu lieu dans les lieux privatifs de liberté. D’après le Conseil de l’Europe, la France comptait 19,1 suicides pour 10.000 personnes détenues en 2022, soit le troisième taux le plus élevé parmi les 47 pays étudiés. Le taux moyen était de 7,1. En France il y a dix fois plus de suicides en prison qu’à l’extérieur. Le vendredi 7 février 2025, un jeune homme de 30 ans s’est suicidé à la maison d’arrêt de Pau, le lendemain de son placement en détention. Cet homme devait être jugé en comparution immédiate le lundi 10 février. Après avoir commis les faits pour lesquels il était poursuivi, il avait été placé en garde à vue puis avait subi deux mois d’hospitalisation en hôpital psychiatrique. À peine sorti de l’hôpital psychiatrique, il avait été placé en garde à vue, puis présenté au parquet du tribunal judiciaire de Pau et déféré au juge des libertés et de la détention qui l’incarcérait. Mme la députée souhaite savoir si cet homme a été examiné par un psychiatre à son entrée en détention et s’il a bénéficié du dispositif anti-suicide dès son incarcération ainsi que les conditions dans lesquelles il a été incarcéré, à savoir seul, sans surveillance ou avec un ou plusieurs détenus. Elle souhaite que les conclusions de l’enquête soient rendues publiques et connaître les mesures concrètes qu’il entend engager pour lutter contre les suicides en détention.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4222</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>935</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Joubert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Surpopulation carcérale en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4222. — 18 février 2025. — Mme Florence Joubert interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la surpopulation carcérale en France. Avec plus de 79 000 détenus pour 62 000 places, les prisons du pays sont de plus en plus exsangues. Cette situation rend les conditions de détention particulièrement difficiles, tout comme l’univers de travail des agents pénitentiaires. Si la construction de nouvelles structures paraît inévitable, leurs inaugurations sont sans cesse repoussées. Ainsi, en 2017, le Président de la République Emmanuel Macron avait annoncé un plan contenant 15 000 nouvelles places de prison d’ici 2027. Or, le 19 novembre dernier, lors de son audition devant la commission des lois du Sénat concernant le budget de la justice pour 2025, l’ancien ministre M. Didier Migaud a reconnu d’importants retards, qui ne rendent cet objectif réalisable qu’à l’horizon 2029 ! Devant cette situation préoccupante, il serait tout à fait possible de transférer rapidement les quelque 4 000 condamnés étrangers ressortissants d’un État de l’Union européenne dans leurs pays d’origine, comme le prévoit le droit européen. En effet, il est possible de faire appliquer la décision-cadre 2008/909/JAI du Conseil du 27 novembre 2008, qui est transcrite dans le droit national aux articles 728-10 à 728-17 du Code de procédure pénale. Ainsi, elle lui demande s’il envisage d’activer à court terme cette directive européenne pour désengorger le système pénitencier français au bord du gouffre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4243</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>935</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Mobilité des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation ultramarins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4243. — 18 février 2025. — Mme Florence Goulet attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la récente remise en cause de la priorité de mobilité accordée aux Conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation ultramarins (CPIP). Jusqu’à présent, cette priorité garantissait à ces agents une possibilité de mutation facilitée vers leur territoire d’origine, dans le respect de leurs attaches familiales, culturelles et des particularités géographiques ultramarines. Toutefois, leur note de mobilité récente soumise au vote du Comité social d’administration des services pénitentiaires d’insertion et de probation remet en cause ce dispositif. Ce changement détériorerait les conditions de mutation de ces agents, affaiblirait la reconnaissance des spécificités ultramarines dans la fonction publique et risquerait d’entraîner leur désengagement, alors même que la profession souffre déjà d’une pénurie critique de professionnels. En Meuse, par exemple, les agents ultramarins représentent une part importante des effectifs du centre de détention de Montmédy. Aussi, toute transformation du secteur pourrait fragiliser les perspectives de mobilité en matière de recrutement et de maintien des effectifs dans un environnement déjà sous-doté. Aussi, elle lui demande quelles sont les raisons qui ont conduit à cette intention de modifier le dispositif et s’il envisage de garantir le maintien et la pérennisation de la priorité de mobilité pour les personnels pénitentiaires ultramarins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4244</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>936</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Mobilité des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation ultramarins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4244. — 18 février 2025. — M. Max Mathiasin appelle l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les critères de mutation des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP) originaires des territoires d’outre-mer. Un projet de note de la direction de l’administration pénitentiaire (DAP) relative aux règles de gestion de la mobilité du corps des CPIP établirait un nouveau système d’attribution de points, de cotation et de conditions, reléguant à la marge les critères liés au centre des intérêts matériels et moraux (CIMM) et remettant ainsi en cause la priorité donnée aux agents originaires des territoires ultramarins. Des syndicats de personnels pénitentiaires s’inquiètent légitimement d’un tel projet contraire à la législation en vigueur, alors que l’on déplore déjà, dans différents ministères, des entorses au respect de la réglementation relative aux CIMM. Il lui demande quelles mesures il entend mettre en place pour faire respecter, dans les textes relatifs à la mobilité et dans leur mise en œuvre, la priorité aux fonctionnaires justifiant du centre de leurs intérêts matériels et moraux dans un territoire ultramarin.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4245</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>936</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marcellin Nadeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Remise en question des CIMM dans l’administration pénitentiaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4245. — 18 février 2025. — M. Marcellin Nadeau interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur une récente prise de position de la direction de l’administration pénitentiaire qui pourrait gravement remettre en cause la priorité de mobilité des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP) originaires d’outre-mer. Jusqu’à présent, la reconnaissance du centre des intérêts matériels et moraux (CIMM) permettait d’accorder une priorité aux agents originaires d’outre-mer souhaitant obtenir une mutation vers leur territoire d’origine. Cette mesure, garante d’une équité territoriale et d’un respect des attaches personnelles et familiales des agents, risque d’être remise en cause par la nouvelle note de mobilité, soumise au vote du comité social d’administration des services pénitentiaires d’insertion et de probation (CSA SPIP) le 4 février 2025. Cette note, soutenue par certaines organisations syndicales minoritaires, permettrait ainsi à des agents ne disposant pas de CIMM d’obtenir une mobilité avant ceux qui en bénéficient. Cette évolution serait profondément injuste et préjudiciable aux agents originaires d’outre-mer. En souhaitant effacer la priorité de mutation actuellement permise par le respect des critères des intérêts matériels et moraux (CIMM), l’administration pénitentiaire nie la spécificité des attaches familiales et culturelles de ces agents, les contraignant à une mobilité qui les éloigne de leur territoire et de leurs repères. Cette remise en cause pourrait avoir également bien des répercussions au-delà des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP) en ouvrant la voie à une généralisation de cette remise en cause pour d’autres corps de l’administration pénitentiaire, notamment les personnels de surveillance où les originaires des outre-mer sont très représentés. Ce serait ainsi tout le droit des personnels originaires des outre-mer qui serait remis en question. C’est pourquoi il lui demande de revenir sur cette disposition et d’indiquer comment il compte à l’avenir garantir aux personnels issus des outre-mer dans l’administration pénitentiaire le respect de leurs CIMM.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4184</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>936</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Taxe d’habitation pour les étudiants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4184. — 18 février 2025. — M. Vincent Rolland attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur la situation des étudiants en alternance qui, en raison de la localisation de leur établissement d’enseignement supérieur et du lieu de stage, se trouvent contraints de résider dans deux logements distincts : l’un à proximité de leur université et l’autre proche de leur entreprise d’alternance. Actuellement, ces étudiants sont soumis à la taxe d’habitation sur leur logement étudiant, bien qu’il ne s’agisse pas de leur résidence principale à proprement parler. Cette situation peut engendrer une charge financière lourde pour des jeunes aux ressources souvent limitées, alors même que la suppression progressive de la taxe d’habitation pour les résidences principales a été mise en place pour alléger le poids fiscal des ménages. Aussi, il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage une adaptation du régime fiscal applicable aux étudiants en double résidence, afin d’exonérer ou d’alléger la taxe d’habitation sur leur logement étudiant, dans un souci d’équité et de soutien à la réussite universitaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4225</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>937</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Diagnostic de performance - Bâti ancien
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4225. — 18 février 2025. — M. Antoine Armand appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur le recours au diagnostic de performance énergétique (DPE) pour le bâti ancien et sur la rénovation énergétique des bâtiments concernés. La rénovation énergétique du bâti ancien - bâtiments construits avant 1948 -, constituant près d’un tiers du parc immobilier français, doit composer avec des contraintes architecturales et esthétiques plus importantes que le bâti neuf. Elle nécessite l’acquisition, pour les réalisateurs de DPE et de travaux de rénovation, de compétences thermiques, hygrothermiques et architecturales spécifiques et une disponibilité suffisante de ces compétences sur l’ensemble du territoire. Le 1er février 2023, lors de la table-ronde organisée par la commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat, le directeur général des patrimoines et de l’architecture a mentionné la préparation d’une feuille de route interministérielle portant notamment sur la rénovation du bâti ancien. Il l’interroge donc sur la prise en compte, par cette feuille de route interministérielle, du développement des compétences des réalisateurs de DPE et de travaux de rénovation énergétique dans le bâti ancien et sur le calendrier de communication de celle-ci. Il attire également son attention sur les propositions d’harmonisation et d’amélioration de la méthodologie du DPE sur le bâti ancien présentées par les acteurs du secteur lors de la table-ronde précédemment mentionnée et souhaite connaître les suites qui leur seront données.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4226</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>937</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Huyghe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Logements vacants en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4226. — 18 février 2025. — M. Sébastien Huyghe attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur la crise des logements vacants en France. En 2023, selon l’Insee, 3,1 millions de logements étaient vacants en France hors Mayotte, soit 8,2 % du parc de logements. Si l’on se cantonne à la vacance dite structurelle, c’est-à-dire qui dure depuis plus de deux ans, il en reste 1,1 million. En parallèle, selon la fondation Abbé Pierre, plus de 4 millions de personnes sont mal-logées. Pour faire face à cette situation, le gouvernement a mis en place en 2020 le Plan national de lutte contre les logements vacants, visant notamment à remettre sur le marché les 1,1 million de logements vacants depuis au moins deux ans, dont 300 000 situés en zones tendues. Ce plan s’articule avec d’autres politiques publiques, telles que l’objectif de zéro artificialisation nette, la redynamisation des centres-villes (programmes Action cœur de ville et petites villes de demain) et l’accès à un logement digne et accessible. Cependant, malgré ces initiatives, de nombreux élus et acteurs du logement constatent que ces dispositifs peinent à produire des résultats significatifs à l’échelle nationale. La complexité des démarches administratives, le manque d’incitations attractives et les difficultés de rénovation freinent la mobilisation de ces logements. Il lui demande donc si des ajustements ou des mesures supplémentaires pour accélérer la remise sur le marché des logements vacants, notamment dans les zones les plus tendues sont envisagés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4227</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>937</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Modalités de calcul du DPE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4227. — 18 février 2025. — M. Antoine Armand attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les modalités de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) et sur l’évaluation de effets de la rénovation énergétique. Le DPE, document de référence sur la performance énergétique d’un logement ou d’un bâtiment, permet d’établir le classement des logements par étiquette (de A à G) qui fonde le calendrier d’interdiction de mise en location de passoires thermiques prévue par la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets. Le 1er juillet 2021, le DPE a évolué pour intégrer un nouveau seuil de référence - les émissions de gaz à effet de serre (GES) - afin de ne plus dépendre uniquement de la consommation primaire du logement. Ainsi, après une concertation avec les acteurs du secteur, le gouvernement a déterminé un double seuil pour les catégories E et F (330 kWh/m2/an en énergie primaire et 70 kgCO2eq/m2/an en émissions de GES) lui permettant de définir les double-seuils des autres classes. Le calcul de la consommation d’énergie par le DPE intègre un coefficient de conversion d’énergie primaire en fonction de l’énergie finale de 2,3 pour l’électricité et de 1 pour les autres énergies. Or, dans son règlement délégué (UE) n° 2023/807 du 15 décembre 2022 relatif à la révision du facteur de conversion en énergie primaire de l’électricité en application de la directive n° 2012/27/UE, l’Union européenne incite les États membres à fixer ce coefficient à 1,9 ou à justifier l’établissement d’un coefficient différent. Il l’interroge sur la manière dont elle prévoit de prendre en compte les recommandations européennes relatives à l’abaissement du coefficient de conversion de l’électricité à 1,9. Il souhaite également l’interroger sur le suivi des effets des rénovations énergétiques des bâtiments ou des logements en matière de baisse des émissions de gaz à effet de serre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4228</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>938</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Obligation d’installation de compteurs d’eau individuels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4228. — 18 février 2025. — M. Romain Daubié attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement sur une imprécision concernant l’obligation d’installation de compteurs d’eau individuels dans un immeuble neuf à usage d’habitation. En effet, l’article L. 152-3 du Code de la construction et de l’habitation dispose que « toute nouvelle construction de bâtiment à usage principal d’habitation comporte une installation permettant de déterminer la quantité d’eau froide fournie à chaque local occupé à titre privatif ou à chaque partie privative d’un lot de copropriété, ainsi qu’aux parties communes, le cas échéant. (…) Un décret précise les conditions d’application du présent article ». L’article L. 135-1 du Code de la construction et de l’habitation précise en outre que la pose de compteurs divisionnaires d’eau froide s’avère obligatoire dans les copropriétés, uniquement lorsque deux conditions cumulatives sont réunies : cette copropriété doit être affectée principalement à l’habitation ; la demande de son permis de construire doit avoir été déposée auprès des services d’urbanisme après le 1er décembre 2007. Or, aujourd’hui, le décret d’application de l’article L. 152-3 du Code de la construction et de l’habitation n’a pas été publié, malgré une modification par ordonnance en 2021. L’absence de décret d’application crée ainsi une confusion. L’article du Code de la construction et de l’habitation ne précise pas, en effet, à qui incombe l’obligation d’installation de compteurs d’eau individuels. Cette imprécision crée une insécurité juridique, permettant notamment aux promoteurs qui développent des immeubles neufs d’échapper à cette obligation et de laisser le coût et le soin de cette installation aux copropriétaires. Il y a un vide juridique à ce niveau, à savoir qui est responsable de l’installation de ces compteurs d’eau individuels obligatoires. Il l’interroge sur les délais dans lesquels ce décret d’application sera publié et, dans l’attente, lui demande de lui préciser à qui incombe l’obligation de pose de compteurs d’eau individuels dans le cas de l’article L. 152-3 du Code de la construction et de l’habitation pour clarifier cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4229</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>938</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Marchive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Production et distribution collective de l’eau chaude sanitaire (ECS)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4229. — 18 février 2025. — M. Bastien Marchive attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les difficultés liées à la production et à la distribution collective de l’eau chaude sanitaire (ECS). Ce mode de fonctionnement, très énergivore, représente un angle mort dans les démarches de rénovation énergétique des bâtiments collectifs. En effet, les audits énergétiques révèlent que les systèmes de production et de distribution collective de l’ECS nécessitent une consommation énergétique de 2,5 à 5 fois supérieure à celle des solutions individuelles, en raison du maintien permanent d’une température élevée. En outre, cela entraîne un inconfort thermique important pour les habitants, notamment en période estivale, car les colonnes de distribution diffusent une chaleur significative dans les logements. Malgré ces constats, les bureaux d’études techniques (BET) et les chauffagistes n’intègrent pas la suppression ou la modification de ces systèmes collectifs dans les plans de travaux, en raison des contraintes imposées par l’article 10 de la loi du 10 juillet 1965. Cet article dispose que tout copropriétaire doit contribuer au financement des « équipements d’utilité commune », rendant leur suppression ou leur modification quasi-impossible, le changement de système impliquant en effet un vote unanime des copropriétaires. Pourtant l’individualisation de la production d’eau chaude, avec l’installation de ballons d’eau chaude modernes et performants, constituerait une solution plus économe en énergie, plus confortable et à la hauteur des enjeux de transition énergétique. Dans ce cadre, il lui demande si le Gouvernement envisage de retirer le système collectif d’eau chaude des équipements d’utilité publique de l’article 10 de la loi de 1965, afin de faciliter l’individualisation des systèmes de production d’eau chaude sanitaire dans les copropriétés et si des mesures spécifiques pourraient être prises pour encourager ces adaptations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4230</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>939</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Réalisation d’un diagnostic technique global (DTG)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4230. — 18 février 2025. — M. Antoine Armand appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les difficultés rencontrées par les copropriétaires dans la réalisation d’un diagnostic technique global (DTG). Introduit par la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové à l’article L. 731-1 du Code de la construction et de l’habitat, le diagnostic technique global (DTG), document d’information à destination des propriétaires présentant la situation générale de l’immeuble, est nécessaire à l’élaboration d’un plan pluriannuel de travaux (PPT). La décision de réalisation d’un DTG doit être prise par l’assemblée générale des copropriétaires dans les conditions précisées à l’article 24 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis. Au délai induit par les modalités de prise de décision, s’ajoutent les délais de réception des devis des professionnels du bâtiment chargés de la réalisation des DTG, l’adoption d’un devis au cours d’une nouvelle assemblée générale puis la réalisation de travaux qui, cumulés, peuvent atteindre plusieurs années. Par ailleurs, les analyses de l’état de l’immeuble, la présentation des améliorations possibles et le diagnostic de performance énergétique (DPE) composant le DTG n’intègrent pas toujours les dernières réglementations en vigueur. Or les difficultés de décisions et de recours à un professionnel réalisant des DTG énumérées précédemment n’encouragent pas les propriétaires à solliciter de nouveaux avis. Sensible aux inquiétudes de nombreux citoyens désireux de s’informer avec précision de l’état de leur immeuble et d’entreprendre des travaux de rénovation de qualité, il l’interroge sur le calendrier de réforme des règles de copropriétés qu’elle a annoncé. Il lui demande également les mesures qu’elle prévoit de prendre pour renforcer l’accompagnement des copropriétaires et pour s’assurer de la mise à jour des compétences des réalisateurs de DTG.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4231</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>939</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Rénovation énergétique des logements locatifs de tourisme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4231. — 18 février 2025. — M. Antoine Armand appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur la rénovation énergétique des logements locatifs de tourisme. Une partie des « passoires thermiques », c’est-à-dire les logements les plus consommateurs d’énergie au m2 pour le maintien de la chaleur, ne répondent plus aux critères de décence et sont ainsi interdits à la location depuis le 1er janvier 2023. Cette mesure mise en place par le décret n° 2021-19 du 11 janvier 2021 relatif au critère de performance énergétique dans la définition du logement décent poursuit un double objectif : lutter contre la précarité énergétique des locataires de longue durée et inciter davantage à la rénovation énergétique pour permettre la réalisation d’économies d’énergie et la réduction des émissions de gaz à effet de serre associées. Cependant, les propriétaires de logements locatifs de tourisme ne seront pas assujettis à cette obligation. Selon une précédente réponse ministérielle d’avril 2022 à la question écrite n° 43689 du député Bertrand Sorre sur ce sujet, cette exemption n’a pas vocation à être supprimée puisque les locataires de courte durée ne subissent pas une situation de précarité énergétique en seulement quelques jours ou semaines de location. Il convient pourtant de rappeler que la rénovation énergétique des bâtiments poursuit aussi un objectif de réduction de l’empreinte carbone française, dans l’esprit de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets. De plus, cette différence de traitement crée un risque de basculement de nombreux logements du parc privé locatif de longue durée vers une location de type meublés de tourisme, alors que de trop nombreuses zones touristiques, y compris les zones de montagne et particulièrement la Haute-Savoie, rencontrent déjà de grandes difficultés face à la multiplication des meublés de tourisme au détriment des locations de longue durée. Ainsi, il souhaite savoir quelles mesures seront mises en place par le Gouvernement pour rendre obligatoire la rénovation énergétique des logements de tourisme, à l’instar des obligations qui pèsent sur les propriétaires qui proposent leur logement à la location de longue durée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4232</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>940</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Syndics et respect des règlements des copropriétés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4232. — 18 février 2025. — M. Antoine Armand attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les difficultés rencontrées par les syndics quant au respect des règlements des copropriétés dont ils ont la charge. Conformément à l’article 18 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, les syndics sont responsables de l’exécution des dispositions du règlement de copropriété. En cas de violation de ces dispositions et en présence de récalcitrance de la part d’un ou plusieurs copropriétaires, le syndic doit obtenir l’approbation de l’assemblée générale des copropriétaires, votée à la majorité, pour engager une action en justice. M. le député relaie les alertes émises par certains résidents de Haute-Savoie, notamment d’Annecy, sur la difficulté qu’ont les syndics pour obtenir la majorité requise pour agir en justice. En effet, le règlement de copropriété peut préciser l’usage de l’immeuble, permettant ainsi aux copropriétaires d’interdire la mise en location d’un lot de copropriété en tant que meublé de tourisme. Dans certaines copropriétés, les propriétaires récalcitrants, arrivés après l’adoption à l’unanimité des dispositions du règlement de copropriété arrêtant l’usage de l’immeuble, sont majoritaires et s’opposent, lorsqu’elle est discutée en assemblée générale, à la demande des syndics d’agir en justice pour faire respecter les dispositions du règlement. Il l’interroge donc sur les moyens qu’il entend mettre à disposition des syndics et des copropriétaires minoritaires pour s’assurer de la bonne application des dispositions des règlements de copropriété, tout particulièrement s’agissant de l’application des restrictions de mise en location des meublés de tourisme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4233</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>940</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Clauses anti-spéculatives du dispositif prêt social location-accession
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4233. — 18 février 2025. — M. Antoine Armand attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement sur les conséquences des clauses anti-spéculatives du dispositif prêt social location-accession (PSLA) lors de la revente d’un bien. Instauré par la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, le PSLA est un dispositif d’accession sociale à la propriété destiné aux ménages aux ressources modestes. Le dispositif repose sur une convention, passée entre un opérateur et l’État ou la collectivité délégataire des aides à la pierre, par laquelle l’opérateur s’engage à construire, acheter ou, depuis 2020, à réhabiliter des logements, afin de les vendre à des ménages sous conditions de ressources dans le cadre d’un contrat de location-accession. Chaque opération est agréée par l’État ou son délégataire. Le dispositif est rendu d’autant plus attractif qu’il permet au projet de bénéficier de nombreux avantages financiers et fiscaux. Alerté par des citoyens de sa circonscription, il l’interpelle sur les effets de la clause anti-spéculative, qui interdit, pendant une période pouvant atteindre 35 ans, de revendre le logement à un prix supérieur à son prix d’achat. Bien qu’efficace pour contenir les prix du logement, cette disposition entre en contradiction avec la pratique retenue par les notaires qui retiennent, en cas de donation, la valeur vénale du bien au moment de la donation. Il relaie ainsi l’exemple d’une famille de sa circonscription qui a, dans le secteur de La Clusaz, acheté un logement dans le cadre du dispositif PSLA en 2005. La clause anti-spéculative s’applique jusqu’à 2040. Or les notaires retiennent pour le bien de cette famille cluse, qui souhaite en faire une donation aujourd’hui, la valeur vénale qui dépasse de 160 % la valeur d’achat. Cette contradiction entre la valeur de vente plafonnée par le dispositif et la valeur retenue par les notaires au moment de la donation, constitue un frein majeur à la donation de biens achetés dans le cadre du dispositif PSLA. Il l’interroge sur les mesures qu’elle prévoit de prendre pour lever ce frein à la donation et la valeur qu’elle prévoit de retenir afin que l’accès au logement via le dispositif PSLA soit rendu le plus juste possible.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4144</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>940</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Lechanteux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Mémoire et anciens combattants</ministreJO><Objet>Faire évoluer la médaille d’or de la défense nationale pour citation sans croix
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4144. — 18 février 2025. — Mme Julie Lechanteux interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants, sur les conditions d’obtention de la médaille d’or de la défense nationale pour citation sans croix. Créée en 1982 par le ministre de la défense, Charles Hernu, la médaille de la défense nationale récompense les services honorables rendus par les militaires à l’occasion de leur participation aux activités opérationnelles ou de préparation opérationnelle des armées. Manœuvres, exercices, services de campagne ou interventions au profit des populations figurent parmi les actes pris en compte pour son obtention, par décision personnelle du ministre des armées. Le décret n° 2004-4 du 2 janvier 2004, complété par l’instruction n° 3250 du 1er mars 2004 et le décret n° 2004-624 du 25 juin 2004, a profondément réformé les conditions d’attribution de cette médaille. L’une des principales nouveautés fut son attribution immédiate, sans condition d’ancienneté ni de points, aux personnels militaires d’active et de réserve s’étant distingués à l’occasion d’une action comportant un risque aggravé et récompensés par une citation individuelle sans croix. En 2014, ce dispositif a été étendu à l’attribution d’une citation sans croix individuelle aux membres d’équipage opérationnels d’active ou de réserve, français ou étrangers, des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) s’étant distingués à l’occasion d’une action au sein de la Force océanique stratégique (FOST). En 2019, certaines unités des Forces aériennes stratégiques (FAS) sont à leur tour devenues éligibles à une médaille d’or pour citation sans croix. Récompenser les titulaires d’une citation sans croix est un geste cohérent avec l’expression de la gratitude de la Nation. Ceux qui ont risqué leur vie pour la France et qui se sont vu décerner cette citation méritent solennellement de recevoir une médaille d’or de la défense nationale. Cependant, malgré l’élargissement de cette disposition à de nouveaux corps de l’armée, celle-ci ne présente pas d’effet rétroactif permettant de récompenser les détenteurs d’une citation sans croix antérieure aux décrets de 2004. Dès lors, cette situation apparaît profondément injuste. Elle prive d’anciens militaires, dont le courage a été formellement reconnu au cours d’une action à risque aggravé, d’une distinction qui leur revient légitimement au regard des dispositions actuelles. Leur décerner la médaille d’or de la défense nationale s’inscrirait pleinement dans la continuité de notre devoir de reconnaissance envers ceux qui ont porté notre uniforme et défendu la Patrie lors d’activités et de préparations opérationnelles des armées. Ainsi, elle lui demande s’il est envisagé de publier prochainement un décret permettant d’introduire cet effet rétroactif et de corriger cette injustice envers les anciens combattants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4208</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>941</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Mémoire et anciens combattants</ministreJO><Objet>Journée défense et citoyenneté en ligne - Français de l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4208. — 18 février 2025. — M. Frédéric Petit interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants, sur le déploiement de la Journée défense et citoyenneté (JDC) en ligne pour les jeunes Français de l’étranger. Il avait été annoncé que cette mise en place serait effective d’ici la fin du premier semestre 2024. Or, à ce jour, il semble que ce dispositif ne soit toujours pas opérationnel. Une mission de la Cour des comptes a pourtant conforté la direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire (DFAE) dans la nécessité de déployer cette JDC en ligne, notamment pour alléger la charge pesant sur les services consulaires. Actuellement, ces derniers doivent assurer cette mission dans des conditions qui mobilisent des ressources importantes au détriment d’autres missions essentielles. Face à ces difficultés, la mise en place de la JDC dans les postes diplomatiques et consulaires a progressivement été abandonnée, les jeunes Français bénéficiant alors de dérogations. Aussi, il souhaiterait connaître l’état d’avancement de ce projet et savoir à quelle échéance le ministère des armées prévoit effectivement de rendre la JDC en ligne accessible à l’ensemble des jeunes Français résidant à l’étranger. Cette réforme, en plus de répondre aux attentes des Français résidant à l’étranger, permettrait d’assurer une meilleure continuité du service public et de préserver les capacités d’action des services consulaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4163</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>941</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Disparitions inquiétantes de mineurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4163. — 18 février 2025. — Mme Joëlle Mélin attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur la problématique des disparitions inquiétantes de mineurs en France. En 2022, 1 140 cas ont été signalés, représentant un léger recul de 2,9 % par rapport à l’année précédente, mais néanmoins une augmentation de 30 % entre 2018 et 2021. La majorité de ces disparitions concernent des jeunes filles (56 %) et sont souvent des fugues requalifiées en disparitions inquiétantes après une période prolongée. Il est préoccupant de constater que les plus jeunes, de moins de 15 ans, représentent 46 % de ces disparitions, une proportion en hausse. De plus, 116 000 Enfants disparus soulève dans son rapport de 2022 la difficulté pour les parents de faire qualifier une disparition comme inquiétante par les autorités et souligne le manque de ressources face aux disparitions de jeunes majeurs (18-21 ans). Dans ce contexte, Mme la députée demande à M. le ministre s’il peut lui indiquer quelles sont les mesures envisagées ou en cours de développement pour inverser cette tendance inquiétante. Quelles stratégies sont mises en place pour améliorer la prise en charge et la qualification rapide des disparitions de mineurs ? Elle lui demande de plus quelle est sa position concernant les disparitions de jeunes majeurs et les moyens déployés pour répondre à l’incompréhension et à l’anxiété des familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4306</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>942</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité</ministreJO><Objet>Conditions de vie des jeunes en zone rurale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4306. — 18 février 2025. — M. Thomas Ménagé attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité, sur les difficultés spécifiques rencontrées par les jeunes vivant en milieu rural en matière d’insertion sociale et professionnelle. Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), publié en novembre 2024 et intitulé « Pauvreté et conditions de vie des jeunes dans le monde rural : comment adapter les réponses institutionnelles ? », met en évidence un certain nombre d’inégalités qui affectent ces jeunes, à la fois dans l’accès à l’éducation, à l’emploi, aux services publics et à la mobilité. Les jeunes ruraux, qui représentent environ 24 % de leur classe d’âge, sont pourtant moins visibles dans les politiques publiques en raison de leur dispersion géographique. Ce manque de prise en compte aggrave leur précarité, d’autant plus que la statistique publique peine à fournir des données récentes et détaillées sur leur situation. Le rapport estime ainsi, sur la base de données de 2014, que 338 000 jeunes ruraux de 18 à 24 ans vivent sous le seuil de pauvreté. Dans certaines zones particulièrement isolées, le taux de chômage des jeunes peut atteindre 40 %, alors qu’il est déjà de 22,4 % en moyenne pour les 16-29 ans en milieu rural. Par ailleurs, les formes d’emplois précaires, telles que les contrats à durée déterminée et l’intérim, concernent 37,8 % des jeunes ruraux en activité, rendant leur insertion professionnelle plus instable et limitant leur accès à des ressources pérennes. Le rapport souligne que l’accès à l’enseignement supérieur constitue un défi majeur pour la jeunesse rurale. Seuls 28 % des jeunes ruraux poursuivent des études supérieures contre 37 % des jeunes urbains, notamment en raison de l’éloignement des établissements universitaires et des formations qualifiantes. Le coût élevé des déplacements, la difficulté à trouver un logement à proximité des lieux d’études et le poids des représentations sociales contribuent à une forme d’autocensure qui freine leur ambition scolaire et professionnelle. Cette réalité impacte directement leurs perspectives d’insertion sur le marché du travail. L’accès aux services publics et aux dispositifs d’accompagnement est également plus limité pour les jeunes ruraux. Les structures d’accompagnement à l’emploi, à la formation ou à l’insertion sociale, telles que les missions locales ou les agences France Travail, sont principalement implantées dans les villes, ce qui rend leur accès plus difficile pour les jeunes vivant dans des territoires plus éloignés. Le rapport met par ailleurs en lumière un non-recours aux droits particulièrement élevé, notamment en raison de l’éloignement des services, du manque d’information et des difficultés liées à la dématérialisation des démarches administratives. Les difficultés liées à la mobilité constituent aussi un frein majeur à l’autonomie des jeunes en milieu rural. Le coût du permis de conduire, l’achat et l’entretien d’un véhicule personnel représentent des dépenses importantes que de nombreux jeunes ruraux ne peuvent assumer, alors même que 92 % d’entre eux utilisent une voiture ou un deux-roues pour leurs déplacements quotidiens. L’absence de transports en commun et/ou d’un cadencement adaptés accentue leur isolement et limite leur accès à l’emploi, à la formation et aux loisirs. Par ailleurs, l’accès au logement autonome est particulièrement contraint dans ces territoires, où le marché locatif est restreint et souvent inadapté aux besoins des jeunes. Nombre d’entre eux sont ainsi contraints de rester plus longtemps au domicile familial, ce qui retarde leur processus d’émancipation et d’insertion professionnelle. Le rapport met également en avant les effets de l’isolement social sur le bien-être des jeunes ruraux. La précarité et l’éloignement des structures de prise en charge aggravent par ailleurs les risques liés à la santé mentale, notamment en raison de la difficulté d’accès aux soins psychologiques. Ce constat est encore plus marqué pour les jeunes femmes rurales, qui sont davantage exposées aux violences conjugales et rencontrent des obstacles spécifiques en matière d’accès à la santé sexuelle et reproductive. Malgré ces constats alarmants, les dispositifs existants peinent à s’adapter aux contraintes de la ruralité. Le Contrat d’engagement jeune (CEJ), censé proposer un accompagnement renforcé aux jeunes en difficulté, peine à se déployer dans les territoires ruraux, en raison du manque de structures locales et d’un modèle économique inadapté aux zones à faible densité de population. Le rapport souligne que les financements alloués aux missions locales et aux opérateurs de formation sont généralement calculés en fonction du nombre de bénéficiaires, ce qui pénalise les territoires ruraux où la population est plus dispersée. Face à ces difficultés, le rapport recommande plusieurs pistes d’amélioration, notamment la création d’un cadre de priorisation des jeunes ruraux précaires, à l’image des quartiers prioritaires de la politique de la ville, afin de mieux cibler les interventions publiques. Il préconise également l’ajout de bonifications financières pour compenser les surcoûts liés à l’éloignement et à la faible densité de population, afin d’adapter les dispositifs d’accompagnement aux réalités des territoires ruraux. Le développement de dispositifs mobiles et de permanences itinérantes est également recommandé pour faciliter l’accès aux services publics et aux structures d’accompagnement. Enfin, la pérennisation et l’élargissement des initiatives innovantes, telles que les campus connectés, les internats ruraux ou les antennes mobiles des écoles de la deuxième chance, sont envisagés comme des leviers essentiels pour améliorer l’insertion des jeunes ruraux. Il lui demande donc quelles mesures elle entend mettre en place pour garantir un accès équitable aux opportunités pour les jeunes ruraux, notamment en matière de formation, d’insertion professionnelle, de mobilité et de logement. Il souhaite savoir si des adaptations des dispositifs existants sont envisagées afin de mieux prendre en compte les réalités spécifiques des territoires ruraux et d’assurer une égalité des chances entre jeunes urbains et jeunes ruraux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4307</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>943</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Eric Liégeon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité</ministreJO><Objet>Situation des jeunes ruraux, suites données aux rapport de l’IGAS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4307. — 18 février 2025. — M. Eric Liégeon appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité, sur les récentes conclusions d’une étude de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) sur la situation des jeunes en milieu rural. Alors que près de 3 millions de jeunes vivent à la campagne, dont au moins 338 000 sous le seuil de pauvreté, l’IGAS met en lumière, à travers cette étude, les difficultés rencontrées par ces jeunes. L’accès à l’emploi constitue la première de ces difficultés puisque le taux de chômage pour les 16-29 ans s’établit en zones rurales à 23 %. Et quand ils ne sont pas au chômage, l’étude révèle que leur emploi est souvent précaire puisque près de 40 % des jeunes ruraux sont soit en CDD, soit en intérim. Au-delà de l’emploi, ils connaissent également des difficultés d’accès au logement liées à leur situation professionnelle précaire mais aussi des difficultés propres à la jeunesse rurale du fait de la moindre présence des services publics, des transports en commun (l’usage d’un véhicule personnel restant un vecteur déterminant d’autonomie et d’émancipation), des choix plus contraints en matière de formation les empêchant d’évoluer plus. L’étude note également que les jeunes ruraux vivent parfois une exclusion sociale et ont tendance à s’isoler plus que les jeunes urbains du fait de la forte dématérialisation de leur quotidien qui, bien que conçue au départ comme une solution pour les territoires ruraux, trouve ses limites et tend à exclure. Malgré des politiques publiques déployées ces dernières années pour pallier ces difficultés, l’offre d’accompagnement destinée aux jeunes ruraux peine à « s’implanter dans les territoires ruraux isolés » relève l’étude de l’IGAS qui formule une trentaine de recommandations opérationnelles. Il s’agit d’apporter des réponses spécifiques aux besoins des jeunes ruraux à travers des mécanismes adaptés à la non-densité, notamment à travers un cadre de priorisation renouvelé appuyé sur le nouveau zonage France ruralité revitalisation (FRR) en intégrant par exemple, dans ces territoires, des priorités d’accès aux programmes d’accompagnement vers l’emploi ou la formation, sur le modèle de ce qui est mis en place dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Il est également proposé de renforcer le soutien aux solutions hybrides de formation et d’apprentissage au travers notamment du dispositif des Campus connectés ou de poursuivre le déploiement de proximité des dispositifs de prise en charge de la santé mentale comme les maisons des adolescents ou l’accompagnement des jeunes par les missions locales en matière de santé. Enfin, sur le sujet de la mobilité des jeunes ruraux, l’étude recommande de lever les freins à cette mobilité à travers des accompagnements individualisés, de renforcer les aides des jeunes accompagnés par France travail (aide au permis de conduire, aide subsidiaire à la mobilité…) ou de poursuivre le déploiement des simulateurs de conduite dans les missions locales. Moins nombreux que les jeunes urbains, les jeunes ruraux focalisent moins l’attention alors que leur place et les choix qu’ils réalisent (partir ou rester) sont cruciaux pour l’avenir des territoires ruraux. En conséquence, il lui demande si elle entend suivre les recommandations de l’IGAS et déployer dès que possible de nouveaux dispositifs plus ambitieux et adaptés aux besoins des jeunes en milieu rural.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4113</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>944</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Colin-Oesterlé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Encadrement des contrats des organismes complémentaires d’assurance maladie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4113. — 18 février 2025. — Mme Nathalie Colin-Oesterlé attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la nécessité de mieux encadrer les contrats que les organismes complémentaires d’assurance maladie (OCAM) proposent aux assurés. Les assurances maladie complémentaires sont le deuxième financeur du système de santé après l’assurance maladie obligatoire : elles ont versé 29,7 milliards d’euros de prestations en 2022, ce qui représente 12,6 % de la consommation de soins et de biens médicaux. Cependant, le fonctionnement de ces assurances est devenu complexe. Pour souscrire un contrat, les assurés doivent avoir suffisamment d’informations sur les prix et les garanties proposées afin de faire jouer la concurrence. Or la structuration des remboursements (particulièrement en audiologie, dentaire et optique) s’est beaucoup compliquée ces dernières années, rendant plus difficile la compréhension des niveaux de remboursement et des options. Malgré certains progrès, la situation reste perfectible : il persiste beaucoup de zones d’ombre et d’incompréhension pour les assurés. C’est pourquoi l’idée d’imposer des contrats types, plus lisibles, aux organismes complémentaires progresse. Cette mesure irait dans le sens des recommandations de la mission d’information sénatoriale « Les complémentaires santé et mutuelle, l’impact sur le pouvoir d’achat des Français », qui appelle à mieux protéger les assurés grâce à une transparence accrue. Dans ce contexte, elle lui demande s’il envisage d’engager des travaux sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4114</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>944</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Rauch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Affiliation sociale des enfants de travailleurs frontaliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4114. — 18 février 2025. — Mme Isabelle Rauch alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, à propos de l’impossible rattachement d’enfants dont les parents sont travailleurs frontaliers aux cartes vitale de leurs deux parents. En effet, en cas de séparation ou de divorce, qu’il y ait garde alternée ou non, un seul parent peut bénéficier du tiers-payant et de la télétransmission pour le remboursement des actes médicaux de ses enfants. Cette difficulté trouve sa source dans l’article 11.1 du règlement CE n° 883/2004 qui réaffirme le principe d’unicité de la législation applicable : les enfants doivent être rattachés sur le compte d’un seul ouvrant droit. La législation française permet, par dérogation à toutes les dispositions contraires, le rattachement de l’enfant au dossier des deux parents (article R. 161-8 du code de la sécurité sociale) dès lors que les parents sont tous deux affiliés au régime français de sécurité sociale. Le fait que les travailleurs frontaliers ne puissent, en raison de l’affiliation sociale au Luxembourg, profiter de ce principe semble engendrer une rupture de l’égalité de traitement, avec des frais médicaux plus ou moins élevés à avancer. Recourir à une feuille de soins, comme le propose l’assurance maladie, n’ouvre le remboursement qu’au parent auquel l’enfant est rattaché et non à celui qui se serait acquitté du coût de l’acte médical. Cette situation est aggravée dans le cas d’une résidence alternée de l’enfant. Aussi, elle lui demande, d’une part, si ces cas spécifiques peuvent donner lieu à des dérogations particulières et, d’autre part, si la France défend une modification du règlement CE n° 883/2004 pour favoriser l’égalité des droits entre les travailleurs frontaliers et les autres.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4115</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>944</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Didier Berger</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des frais de transport bariatrique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4115. — 18 février 2025. — M. Jean-Didier Berger appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la question de la prise en charge des frais de transport bariatrique par la sécurité sociale. Ce type de transport, destiné aux personnes en situation d’obésité, requiert des équipements adaptés, notamment des brancards plus larges et mécanisés pour garantir la sécurité du patient, ainsi que des ambulances spécifiques. Il nécessite, pour les cas les plus sévères, la mobilisation de plusieurs ambulanciers pour permettre le déplacement du patient. Les coûts générés par ce type de transport sont de facto conséquents : ils varient entre 300 et 1 000 euros pour un trajet et sont donc doublés pour un aller-retour vers le lieu de prise en charge. Or l’assurance maladie ne prend pas en charge ces frais supplémentaires pour les personnes en situation d’obésité. Celles-ci ne bénéficient que d’un remboursement basé sur un transport classique en ambulance, laissant un reste à charge souvent très lourd. Ce coût, difficilement supportable pour de nombreux patients, est d’autant plus problématique que les personnes concernées doivent fréquemment se rendre à des consultations médicales, parfois plusieurs fois par mois. En effet, l’obésité s’accompagne bien souvent d’autres pathologies qui nécessitent un suivi médical régulier. Face à cette situation, certains renoncent à des soins essentiels, au risque d’une aggravation de leur état de santé. Ce phénomène risque de s’amplifier avec l’augmentation des taux d’obésité que connaît la France, phénomène qui touche particulièrement les populations modestes. Cette inégalité de prise en charge, qui met en péril l’accès aux soins et soulève une question de justice sociale, ne saurait perdurer. Aussi, il l’interroge sur les mesures qu’il envisage afin de garantir un remboursement amélioré des frais de transport bariatrique et sur le calendrier des actions qui seront entreprises sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4164</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>945</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Néonatologie et mortalité infantile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4164. — 18 février 2025. — Mme Joëlle Mélin appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur la publication par la Société française de néonatologie (SFN) le 9 octobre 2023, intitulée « Qualité des soins et sécurité des nouveau-nés requérant des soins critiques », qui a révélé des constatations alarmantes. Cette étude souligne que la mortalité infantile en France est en hausse depuis 2012 et dépasse même la moyenne européenne depuis 2015, reléguant la France de la 3e à la 20e position en Europe pour la faible mortalité infantile. L’étude met également en lumière le manque de capacité en soins critiques néonatals, avec des taux d’occupation oscillant entre 91,3 % et 93,8 % et dépassant même les 100 % pendant 20 % du temps. Cette situation conduit à ce que 23 % des services refusent des admissions critiques par manque de place. De plus, le personnel infirmier est souvent en sous-effectif et les pédiatres sont confrontés à des charges de travail excessives qui les épuisent, avec 80 % travaillant plus de 50 heures par semaine. Face à ces révélations préoccupantes, elle souhaite savoir si des mesures d’urgence sont envisagées afin de préserver la qualité du service public de néonatologie française et de renforcer la protection et les soins des nouveau-nés malades ou particulièrement vulnérables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4191</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>945</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Bornes de recharge électrique dans les établissements de santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4191. — 18 février 2025. — M. Gérard Leseul attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’installation de bornes de recharge électrique ultra puissantes dans les établissements de santé. En 2023, le secteur du transport sanitaire des patients s’articulait autour de 5 212 entreprises s’appuyant sur une flotte de 14 772 ambulances et 14 285 véhicules sanitaires légers (VSL). Ces véhicules sont encore très majoritairement équipés de moteurs thermiques. Les 5 212 entreprises du secteur du transport sanitaire privé mais aussi les services d’incendie et de secours vont devoir s’adapter à la nécessaire transition énergétique et écologique en abandonnant progressivement les moteurs thermiques. Face à cette dynamique de « verdissement » des flottes, le déficit d’infrastructures de recharge électrique ne doit pas constituer un frein à l’achat d’un véhicule électrique. Car, s’il ne s’agit pas de la seule alternative technique, les véhicules à moteur électrique devraient s’imposer majoritairement. Au 31 décembre 2024, la France comptait 154 694 points de recharge ouverts au public (sur les sites d’entreprises, de commerces, de parkings, sur la voirie) selon l’Association nationale pour le développement de la mobilité électrique, AVERE France, soit 230 points de recharge en moyenne pour 100 000 habitants. On ne compte parmi eux que 10 % des points de recharges en puissance de 150 kW. Par ailleurs, ces équipements souffrent encore de nombreux inconvénients limitant leur efficacité (forte implantation des bornes en ville, temps d’attente, dysfonctionnement des bornes ou des systèmes de paiement). Dans ce contexte, la question cruciale de l’autonomie des véhicules, notamment chargés de transporter des patients, va se poser. Après avoir transporté un patient vers un hôpital, parfois sur plusieurs centaines de kilomètres, une ambulance doit pouvoir rechanger sa batterie sur place afin de pouvoir garantir le retour du patient à son domicile ou tout simplement le retour du véhicule auprès d’un autre patient ou à son dépôt. Il importe donc que les établissements de santé soient rapidement et suffisamment bien pourvus en matière de bornes de recharge électrique ultra puissantes permettant de monter de 20 % à 80 % d’autonomie en vingt minutes en direction des véhicules de transport sanitaire. Il y a plus d’un an de cela, l’un des prédécesseurs de M. le ministre indiquait dans une réponse à une question écrite que « s’il n’est pas prévu à ce stade d’équiper nationalement les hôpitaux en bornes de recharge électrique, des travaux seront engagés dans les prochains mois afin de réfléchir, notamment avec les représentants du transport sanitaire, aux modalités optimales de transition vers des mobilités à faibles ou très faibles émissions ». Or il ne s’est rien passé depuis et le besoin reste criant. Le déficit d’infrastructures dans les hôpitaux doit être comblé afin de garantir la continuité du service public du transport sanitaire. C’est pourquoi il lui demande quelles sont ses intentions pour équiper davantage des hôpitaux en bornes de recharges ultra puissantes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4192</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>946</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élise Leboucher</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Délais d’attente pour l’accès aux centres de traitement de la douleur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4192. — 18 février 2025. — Mme Élise Leboucher appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les délais d’attente pour l’accès aux centres de traitement de la douleur. L’accès à une médecine d’évaluation et de traitement de la douleur est un besoin essentiel pour nombre de patients souffrant de douleurs chroniques. C’est notamment le cas pour les personnes atteintes de fibromyalgie, de cancers ou de pathologies qui occasionnent des souffrances physiques aiguës, persistantes et diffuses. Ces personnes ont un besoin impérieux d’accès à un suivi médical régulier de soins anti-douleurs. Pourtant, il s’avère que l’accès effectif à ce suivi régulier se trouve entravé par de très longs délais d’attente. Des témoignages de patients font état de délais pouvant fréquemment dépasser les 6 mois avant de pouvoir obtenir un premier rendez-vous auprès des centres d’évaluation et de traitement de la douleur du centre hospitalier du Mans et du Pôle santé sud. Ces délais d’attente supérieur à 6 mois sont d’ailleurs confirmés de manière tout à fait transparente. Les équipes médicales et paramédicales des différents établissements du territoire œuvrent pourtant au maximum de leurs possibilités pour répondre au mieux aux besoins des patients concernés. En 2024, pour le Pôle santé sud, ce sont ainsi 2 550 consultations qui ont été réalisées pour un total de 1 580 patients suivis. Cependant, malgré cet engagement quotidien des personnels de la médecine de la douleur, les moyens existants ne permettent pas d’empêcher ces longs mois d’attente avant l’obtention d’un premier rendez-vous et le début d’un suivi. Ces délais s’expliquent pour majeure partie par les difficultés rencontrées par les différents établissements pour recruter des médecins algologues détenteurs d’une capacité « douleur », en nombre suffisant. Cette pénurie médicale est elle-même la conséquence d’un nombre insuffisant de médecins formés dans la spécialité. Ces délais sont totalement incompatibles avec les besoins des patients qui se retrouvent ainsi laissés dans l’attente avec des souffrances physiques parfois extrêmement intenses. Cette situation ne peut rester en l’état, il s’agit d’une question de dignité. Une action doit être menée par le ministère de la santé et les ARS, pour que les services de santé puissent être en capacité de réduire ces délais d’attente de manière conséquente et ainsi de redonner aux patients concernés la possibilité de recevoir en temps utile les soins qui leur sont indispensables pour améliorer leur qualité de vie. Elle lui demande donc quelle action il entend mettre en œuvre pour enrayer cette problématique de durée excessive d’attente d’accès à un premier rendez-vous dans un centre d’évaluation et de traitement de la douleur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4193</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>946</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hendrik Davi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dette de l’APHM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4193. — 18 février 2025. — M. Hendrik Davi alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation financière alarmante des hôpitaux publics et en particulier ceux de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille (AP-HM). L’AP-HM, deuxième centre hospitalier universitaire (CHU) de France, fait face à une dette de 857 millions d’euros (pour un budget de 1,8 milliard d’euros). Celle-ci entrave le bon fonctionnement des services et compromet la qualité des soins. Face à cette situation, son directeur, François Crémieux, a lancé un appel fin janvier 2025 pour que l’État intervienne vite. Les organisations syndicales craignent elles aussi une crise hospitalière majeure. Cette situation n’est pas seulement conjoncturelle, mais résulte des politiques néolibérales de réduction budgétaire imposées depuis plusieurs décennies, au détriment du droit fondamental à la santé. En réalité, les dotations et les tarifs de la T2A sont sous-évalués, creusant ainsi la dette des hôpitaux. L’obligation d’emprunter auprès de banques commerciales pratiquant des taux d’intérêt exorbitants a fait exploser les charges : 35 millions d’euros en 2024 pour l’APHM et 1 milliard d’euros en moyenne chaque année pour l’ensemble des hôpitaux publics. S’est rajouté à cela l’inflation, avec une augmentation des coûts de maintenance du matériel biomédical, des dépenses en informatique et des achats pharmaceutiques et alimentaires. Pour l’AP-HM, cela représente un surcoût non compensé par l’État de 25 millions d’euros en 2023. Enfin, les augmentations de salaires des soignants obtenues lors du Ségur de la santé n’ont pas été compensées par l’État, en dépit des promesses. Alors que Marseille compte des taux de précarité et de pauvreté parmi les plus élevés du pays, cette situation hospitalière creuse encore davantage les inégalités en matière d’accès aux soins. Ce déficit met en péril l’investissement dans des équipements médicaux pourtant indispensables. Il impacte négativement aussi un certain nombre d’entreprises, les fournisseurs et prestataires locaux, qui subissent des délais de paiement toujours plus longs. L’enveloppe accordée par l’État dans le cadre du plan « Marseille en Grand » ne suffit pas pour résorber la dette structurelle de l’AP-HM et répondre aux besoins urgents en équipements hospitaliers et ressources humaines. Le cas de l’AP-HM illustre un problème plus large touchant de nombreux CHU français, notamment dans les grandes métropoles comme Lyon, Bordeaux ou Toulouse, également soumis à des restrictions budgétaires qui compromettent leur mission de service public. Avec un déficit qui plonge à 3,5 milliards d’euros pour l’ensemble des hôpitaux publics, l’augmentation de l’Ondam hospitalier est largement insuffisante. M. le député interroge donc M. le ministre sur les mesures immédiates que le Gouvernement compte mettre en place pour effacer ou alléger la dette de l’AP-HM. Il est urgent de permettre à l’hôpital public d’assurer pleinement sa mission de soin. Il lui demande comment le Gouvernement compte remédier aux inégalités territoriales en matière d’accès aux soins, particulièrement pour les populations les plus précaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4195</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>947</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Difficultés de l’allaitement au travail en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4195. — 18 février 2025. — Mme Angélique Ranc appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le droit d’allaitement au travail. Alors que l’OMS prône une durée d’allaitement d’au moins six mois et que cette volonté des femmes semble de plus en plus commune, la société et le contexte économique actuel incitent à reprendre une activité rapidement après la grossesse. Ainsi, il est prévu dans le droit français qu’une salariée puisse allaiter son enfant durant les heures de travail pendant un an à partir de sa naissance. Pour cela, elle bénéficie d’une heure de pause non rémunérée par jour, souvent divisée en deux plages de 30 minutes. Aux termes de l’article L. 1225-32 du code du travail, une salle dédiée n’est obligatoire que si l’entreprise dans laquelle elle est employée compte plus de 100 femmes. Cependant, beaucoup de femmes ne peuvent pas profiter de ce droit, car elles ne disposent en réalité pas d’un endroit approprié pour le faire. Rares sont celles qui peuvent jouir d’un local à l’abri des regards et équipé convenablement : si le local doit répondre à huit critères comme le fait d’être aéré, muni de fenêtres ou à proximité d’un lavabo, les prises électriques et les réfrigérateurs n’en font pas partie. Enfin, si l’employeur peut être mis en demeure par l’inspecteur du travail d’installer un local d’allaitement dans son établissement ou à proximité, il convient de noter que ce dernier terme n’est pas clairement défini et pose problème. En somme, l’effort à fournir semble tel que beaucoup de femmes n’ont toujours pas la possibilité de tirer leur lait suffisamment souvent pour assurer une production suffisante à leur bien-être et à celle de leur enfant. De ce fait, Mme la députée souhaiterait appeler l’attention de M. le ministre sur l’absence de prises électriques pour les tire-laits et de frigos pour la conservation du lait maternel dans les locaux prévus à cet effet. Elle lui demande également des précisions quant au nombre de mises en demeure sur le sujet au cours de ces dernières années ainsi que le nombre de minutes ou de mètres maximal acceptable entre ledit local d’allaitement et le lieu effectif de travail de la salariée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4198</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>947</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Santé - Bas salaires chez les psychologues du secteur public
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4198. — 18 février 2025. — Mme Joëlle Mélin appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation préoccupante des salaires des psychologues dans le secteur public. Actuellement, ils débutent avec un salaire de 1 919 euros brut, aligné sur celui des infirmiers à bac+3. Historiquement, en 1995, les psychologues avaient un indice salarial supérieur à d’autres professions médicales, mais cette dynamique a changé, les plaçant aujourd’hui en dessous dans l’échelle salariale. Cette différence de traitement salarial se maintient tout au long de leur carrière, exacerbant les difficultés de recrutement et de fidélisation dans la fonction publique hospitalière. Cette sous-évaluation salariale entraîne une dévalorisation de la profession, poussant de nombreux psychologues à se détourner de l’hôpital public, bien que la demande pour leurs services augmente. Une étude de la DREES en 2023 révèle que cette tendance de départ est similaire chez les infirmières, nombreuses à quitter l’hôpital après dix ans en raison de salaires insuffisants et de conditions de travail difficiles. Cette méconnaissance des défis auxquels font face les psychologues dans le secteur public est préoccupante. Mme la députée suggère qu’une politique salariale plus attractive et valorisante pourrait inverser cette tendance. Ainsi, elle lui demande quelles mesures concrètes sont envisagées pour revaloriser la rémunération des psychologues et à quel délai ces changements pourraient être mis en œuvre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4199</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>947</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Barthès</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Ségur - fonction publique hospitalière secteur handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4199. — 18 février 2025. — M. Christophe Barthès attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le manque de considération envers les 3 000 agents de la fonction publique hospitalière secteur handicap. Ils effectuent un travail essentiel au quotidien, bien souvent dans des conditions difficiles. Ces agents n’ont pas perçu la prime dite « prime Ségur » mise en place pendant la crise sanitaire, malgré une mobilisation de chaque instant. Or, face aux difficultés de recrutement de ce secteur, il est nécessaire de le rendre attractif et de donner aux professionnels la reconnaissance qu’ils méritent. Il lui demande pourquoi ne pas attribuer la prime Ségur aux agents de la fonction publique hospitalière secteur handicap et ce qu’il compte faire pour améliorer leurs conditions de travail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4206</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>948</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Délais de traitement des remboursements des soins pratiqués à l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4206. — 18 février 2025. — M. Antoine Armand appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les délais de traitement des remboursements des soins de santé pratiqués à l’étranger. En effet, les patients doivent bien souvent attendre plus de 12 mois pour percevoir leur remboursement. Cela est particulièrement pénalisant pour les Français résidant dans les territoires frontaliers. Il aimerait l’alerter sur les lenteurs et les difficulté administratives de l’unique Centre national des soins à l’étranger situé à Vannes et connaître les perspectives d’amélioration.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4236</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>948</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Détection de l’état d’hikikomori chez les jeunes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4236. — 18 février 2025. — M. Didier Le Gac attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le « hikikomori », ce syndrome qui pousse les gens à rester enfermés chez eux. Le syndrome est apparu dans les années 90 au Japon, en même temps que le début de la crise économique. Le phénomène se développe partout dans le monde, raison pour laquelle il est important d’identifier les signes avant-coureurs. Du verbe japonais « hikikomoru », qui signifie « se cloîtrer », ce syndrome japonais d’isolement volontaire touche de plus en plus de jeunes Français. Accéléré par la crise de la Covid, ce « retrait social » est difficile à vivre aussi pour les familles. Au Japon, environ 1 million de personnes (en grande majorité des hommes, soit près de 3,3 % de la population âgée de 15 à 50 ans) vivraient recluses dans leur chambre depuis au moins six mois et parfois depuis des années. Au Japon, la pathologie est reconnue et une prise en charge est mise en place. Dans la mesure où le hikikomori n’est pas reconnu dans le DSM-V, le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux et des troubles psychiatriques qui sert de référence internationale, aucune définition ne fait encore consensus. En France, il s’agit d’un phénomène silencieux mais bien réel. Il reste cependant très difficile à quantifier. Il n’est pas fait mention de ces jeunes, car ils ne dérangent personne : ils restent chez eux où leurs parents les assument matériellement dans une solitude souvent épuisante. Dans sa circonscription, il a été alerté par une famille concernée par le « retrait social » du fils. Âgé de 25 ans, ni en emploi, ni en formation, ce jeune est sans revenu et hors de tout radar administratif. Des cas comme celui-ci sont mal recensés pour plusieurs raisons : le manque de consensus sur la définition, l’absence de plainte des personnes concernées et la difficulté pour les proches de reconnaître la gravité de la situation. « Les hikikomoris sont probablement et en partie inclus dans ce qu’on appelle les NEETs (les jeunes de 15 à 29 ans sans étude, sans formation et / ou sans emploi). En 2021, ces derniers représentent près de 12,8 % de cette tranche d’âge en France, soit plus d’1,4 million de personnes. On peut donc raisonnablement considérer qu’il y a plusieurs milliers de hikikomoris en France », estiment les experts. L’isolement de la société coïncidant souvent avec un problème de santé mentale et la santé mentale ayant été, il y a peu, déclarée grande cause nationale pour 2025, il lui demande de quelle manière il serait davantage possible de médiatiser ce syndrome pour libérer la parole, aider à sa détection et venir ainsi en soutien à ces jeunes et à leurs aidants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4266</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>948</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Le faible recours aux traitements hormonaux en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4266. — 18 février 2025. — Mme Marie-Noëlle Battistel attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le faible recours aux traitements hormonaux. En effet au début des années 2000, une Française ménopausée sur deux suivait un traitement hormonal substitutif (THS). Aujourd’hui, ce chiffre est tombé à moins de 10 %. Pourtant, l’administration d’estradiol et de progestérone, sauf contre-indications, permet de réduire significativement les symptômes de la ménopause, notamment les bouffées de chaleur et de prévenir certaines complications, comme l’ostéoporose et aussi les problèmes cardio-vasculaires. Cette diminution semble être la conséquence d’une inquiétude accrue face aux risques potentiels du THS, mais également d’un accès restreint à ces traitements, lié à des réticences médicales et à une moindre disponibilité des traitements. Une situation également aggravée par le faible nombre de gynécologues qui ne cesse de décroitre dans le pays. Or de nombreuses études récentes tendent à montrer que, lorsque le traitement est bien encadré et adapté au profil de chaque patiente, ses bénéfices peuvent être significatifs. Il est à noter également que si les femmes sont plus concernées par les troubles du développement hormonal liée à l’âge, les hommes n’en sont pour autant pas exempts, il serait opportun de développer l’information à ce sujet. Aussi, elle souhaiterait savoir quelles mesures il envisage pour mieux informer les patients et les professionnels de santé sur l’usage sécurisé du THS et garantir aux patients qui en ont besoin un accès facilité et accru à ces traitements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4267</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>949</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Eric Liégeon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Lutte contre le gaspillage de médicaments
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4267. — 18 février 2025. — M. Eric Liégeon appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la problématique du gaspillage des médicaments et des dispositifs médicaux. Ce gaspillage résulte souvent de conditionnements et de prescriptions inadaptés aux traitements et, selon le réseau des pharmaciens, son coût estimé s’élèverait à près de 1,5 milliard d’euros par an. Au-delà des conséquences financières pour l’assurance maladie, il y a aussi des conséquences environnementales non négligeables avec des emballages cartonnés ou plastiques surdimensionnés et non adaptés à la durée des traitements prescrits. Or, dans un contexte de réduction des dépenses publiques, il apparaît nécessaire de promouvoir une meilleure adaptation des conditionnements aux besoins réels des traitements prescrits. L’une des pistes envisageables pourrait être de confier aux pharmaciens d’officine le conditionnement final des médicaments afin de délivrer exactement la quantité prescrite, comme cela se pratique déjà dans certains systèmes de santé étrangers. Il serait également souhaitable de faciliter le don aux associations caritatives en assouplissant les règles régissant ces dons puisque si les dispositifs médicaux, comme les pansements, peuvent être donnés, les médicaments ne sont plus éligibles à ce don même s’ils n’ont jamais été ouverts, les pouvoirs publics préférant les faire brûler dans des incinérateurs. En conséquence, il lui demande si des actions sont aujourd’hui à l’étude et prêtes à être déployées prochainement pour encourager les laboratoires et groupes pharmaceutiques à adapter le conditionnement des médicaments afin de lutter contre le gaspillage des emballages. Il souhaite également savoir quel est son avis sur la question de la délivrance de la quantité exacte de la prescription par les pharmaciens d’officine et sur la possibilité de faciliter le don de médicaments aux associations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4268</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>949</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Plassard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie de médicaments à base de quétiapine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4268. — 18 février 2025. — M. Christophe Plassard attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la pénurie de médicaments à base de quétiapine. Ces antipsychotiques de seconde génération font en effet l’objet de pénuries sur l’ensemble du territoire, dans l’ensemble de ses dosages et de ses formules. Les conséquences de cette pénurie entraînent une détresse inédite pour l’ensemble des personnes concernées, au premier rang desquelles figurent évidemment les patients, dont le traitement est personnalisé et ajusté sur plusieurs mois pour garantir son efficacité et limiter les effets secondaires. Malheureusement, un changement brutal de molécule ou de dosage multiplie par trois le risque de rechute et par deux le risque d’hospitalisation psychiatrique. L’arrêt pur et simple du traitement, quant à lui, pourrait entraîner l’augmentation des suicides des personnes concernées, dans la mesure où il est le seul mis sur le marché pour traiter les personnes atteintes de trouble bipolaire et que les patients non traités pour ce trouble décèdent par suicide. Il lui demande quel plan d’action il entend mettre en œuvre pour mettre fin à cette pénurie et prévenir le renouvèlement d’un évènement semblable pour l’avenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4279</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>949</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Maximi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accès aux soins kinésithérapiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4279. — 18 février 2025. — Mme Marianne Maximi interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la régulation de l’installation des kinésithérapeutes dans les zones sous-dotées. 87 % du territoire français est un désert médical et les grandes agglomérations comme les zones rurales sont impactées par un accès aux soins de plus en plus difficile. Face à la désertification médicale et à la difficulté de se soigner, la loi du 27 décembre 2023 visant à améliorer l’accès aux soins par l’engagement territorial des professionnels n’a pas répondu aux attentes des patients qui sont majoritairement favorables à la régulation de l’installation des médecins. L’arrêté du 20 mars 2024 relatif à la méthodologie applicable à la profession de masseur-kinésithérapeute pour la détermination des zones prévues par l’article L. 1434-4 du code de la santé publique modifié par la loi Valletoux ainsi que l’arrêté du 21 août 2023 portant approbation de l’avenant n° 7 à la convention nationale organisant les rapports entre les masseurs-kinésithérapeutes libéraux et l’assurance-maladie sont venus créer un dispositif de régulation limitant le conventionnement des masseurs-kinésithérapeutes dans les zones excédentaires et encourageant les professionnels à s’installer dans les zones sous denses. Dans les bassins de vie qui comptent plus de 30 000 habitants, les deux arrêtés précités s’appuient sur un découpage des zones basé sur le canton-ou-ville, appelé également pseudo-canton. Cette méthodologie entraîne de profondes inégalités de traitement dans l’accès aux soins. Ainsi, alors que la densité moyenne nationale est de 13,5 kinésithérapeutes pour 10 000 habitants, le canton de Clermont-Ferrand 1 compte 3,3 kinésithérapeutes pour 10 000 habitants. Pourtant, la caisse primaire d’assurance-maladie empêche toute installation de kinésithérapeutes dans ce territoire sous-doté, car il figure dans le pseudo-canton de Clermont-Ferrand considéré comme sur doté. Ainsi, elle souhaite savoir s’il entend mettre fin à cette anomalie administrative et ainsi permettre d’assurer une maille applicable plus fine pour assurer aux patients un accès aux soins de proximité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4280</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>950</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Conditions d’exercice des orthophonistes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4280. — 18 février 2025. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les conditions d’exercice de la profession d’orthophoniste. Les postes en salariat ne sont plus pourvus et cette tendance risque de s’accentuer puisque plus de 63 % des orthophonistes salariés ont plus de 60 ans. La tension sur les cabinets libéraux n’a jamais été aussi forte. Les patients doivent attendre des mois avant de bénéficier de soins orthophoniques. Le désintérêt s’explique donc, en grande partie, par le manque d’attractivité salariale. En effet, malgré le niveau master obtenu il y a 10 ans, les grilles de salaire dans le médico-social n’ont pas changé et les orthophonistes sont donc toujours rémunérés à un niveau bien inférieur à leur diplôme. En 2024, avec un bac + 5, le salaire de base est à peine supérieur à 1700 euros brut, soit une rémunération inférieure au SMIC. C’est pourquoi elle estime qu’il est urgent de répondre aux difficultés de la profession. Plusieurs propositions ont été faites en ce sens. L’accès direct aux soins orthophoniques apportera une réponse concrète aux patients vivant dans des territoires où il est difficile d’avoir accès à un médecin généraliste. La plateforme prévention et soin en orthophonie (PPSO), les listes d’attente communes territoriales (LAC) et l’association dépistage et prévention orthoptistes et orthophonistes (DP2O) sont des outils de régulation développés par les orthophonistes afin d’améliorer l’orientation, d’optimiser la régulation des demandes de soins en orthophonie et de permettre une prise en charge cohérente des patients. Le financement de ces outils est aujourd’hui en suspens dans certains territoires. De même, alors que 97 % des orthophonistes en France sont des femmes, le versement d’une aide financière complémentaire pour cause de maternité ou paternité, sur le modèle de ce qui existe pour les médecins, serait un moyen efficace de renforcer l’attractivité de l’exercice libéral de cette profession. Enfin, les orthophonistes souhaitent que les indus en cas de double prise en charge soient réclamés et supportés par les établissements ou services sociaux ou médico-sociaux et non par eux-mêmes. La mise en chantier d’un statut de maître de stage universitaire est aussi un sujet prioritaire ainsi que l’augmentation des capacités en formation initiale. C’est pour toutes ces raisons qu’elle souhaite savoir quelles mesures il entend prendre pour revaloriser la profession d’orthophoniste, améliorer ses conditions d’exercice et prévoir une augmentation de leur nombre afin de répondre aux besoins croissants de la population.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4282</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>950</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Murielle Lepvraud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Disparition progressive de l’IFP Sorbonne Université
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4282. — 18 février 2025. — Mme Murielle Lepvraud alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la disparition progressive de l’Institut de formation en psychomotricité (IFP) Sorbonne université. Souvent méconnu du grand public, le métier de psychomotricien est pourtant un maillon essentiel des soins de réadaptation, dont l’action est reconnue dans l’accompagnement des troubles neurodéveloppementaux, de la douleur, du cancer, des situations de burnout, d’accompagnement des personnes âgées, de la petite enfance. Garantir la meilleure prise en charge possible aux patients signifie donc qu’il est essentiel d’investir sérieusement dans une formation publique et de qualité des psychomotriciens, alors que la pénurie de personnel qualifié entraîne déjà d’importants délais de prise en charge pour les patients et leurs familles. Pourtant, le Gouvernement semble décidé à laisser disparaître le plus ancien lieu d’enseignement de psychomotricité en France et dans le monde. L’Institut de formation en psychomotricité de Sorbonne université, rattachée à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, accueille chaque année 150 étudiantes et étudiants, pour une formation professionnalisante de 3 ans. Il est reconnu pour la qualité de son enseignement et son engagement pour la pérennité et l’évolution de la profession et, plus largement, du soin en France. Pourtant, cette formation, intégrée à l’université et relevant du ministère de la santé, n’a pas reçu de financement étatique depuis plus de 10 ans. Dans un communiqué de presse du 2 décembre 2024, le professeur Bruno Riou, doyen de la faculté de santé et la professeure Nathalie Drach-Temam, présidente de Sorbonne université, déplorent le fait que « [malgré] des courriers répétés aux ministres successifs de la santé ces dernières années, malgré une évaluation précise administrative du coût annuel d’un étudiant en psychomotricité, le dossier du financement de cette formation reste au point mort ». L’IFP et Sorbonne université ont déjà procédé à de considérables efforts afin de réduire les coûts, notamment concernant les locaux d’enseignements et la mutualisation de plusieurs enseignements avec d’autres filières paramédicales (orthophonistes, orthoptistes). Face au désengagement de l’État, le financement de l’IFP est supporté uniquement par la région Île-de-France (avec une subvention annuelle couvrant un quart de ses dépenses) et par la Faculté de santé Sorbonne université. Cependant, dans un contexte de restrictions budgétaires croissantes imposées aux universités françaises, Sorbonne université se retrouve dans l’incapacité de subventionner la formation et se voit donc contrainte de réduire son offre de formation en psychomotricité. Le nombre de places sera ainsi abaissé de 155 à 120 places pour la rentrée 2025, réduction qui se poursuivra chaque année jusqu’à une proportion de 25 % de l’offre actuelle, avec un risque de disparition totale. Sans action résolue de la part de l’État pour soutenir l’IFP Sorbonne université, c’est non seulement un enseignement de qualité qui est menacé de disparition, mais aussi une part d’histoire de la psychomotricité ainsi qu’un lieu d’échanges, de réflexions et de transmission, moteur et créatif dans le monde de la santé. Sans action résolue de la part de l’État, matérialisée par des financements pérennes, c’est la capacité de l’enseignement supérieur public à former les psychomotriciens qui est remise en cause, c’est le risque d’une privatisation de la formation des soignants, alors que fleurissent les écoles privées à plus de 10 000 euros l’année. Sans action résolue de la part de l’État, c’est l’accès aux soins qui risque d’être toujours plus dégradé. Dans ce contexte, elle lui demande de rendre compte des actions qu’il entend mener, notamment au niveau budgétaire, afin de soutenir l’IFP Sorbonne université en particulier et la formation publique en psychomotricité en général.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4284</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>951</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Croizier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Encadrement de l’exercice en intérim pour certaines professions de santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4284. — 18 février 2025. — M. Laurent Croizier attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les conséquences du décret n° 2024-583 du 24 juin 2024, dit décret Valletoux, encadrant l’exercice en intérim de certaines professions de santé. Ce décret impose, à compter du 1er juillet 2024, une durée minimale de deux ans d’exercice avant de pouvoir effectuer une mission d’intérim pour les sages-femmes, infirmiers, aides-soignants, éducateurs spécialisés, assistants de service social, moniteurs-éducateurs et accompagnants éducatifs et sociaux des établissements et services sociaux et médico-sociaux. Cependant, beaucoup de professionnels de santé et infirmiers n’ont eu d’autre choix que de travailler exclusivement en intérim dès l’obtention de leur diplôme en raison de la difficulté à trouver un poste en milieu hospitalier. Certains de ces professionnels comptabilisent donc près d’une dizaine d’années d’exercice en intérim uniquement et se retrouvent dans l’obligation de retourner exercer en établissement pour valider les deux ans en structure demandés par le décret afin de pouvoir continuer à exercer en intérim. Cette nouvelle réglementation a des conséquences importantes sur leur vie personnelle, familiale et financière. La vie familiale nécessite, du jour au lendemain, d’être réorganisée autour de la garde des enfants, l’école, les inscriptions en cantine et garderie qui sont de plus en plus difficiles du fait du nombre limité de places disponibles. De plus, il semblerait qu’au moment des discussions autour de ce décret, ait été évoquée la possibilité que celui-ci ne s’applique qu’aux nouveaux diplômés. Il lui demande quelle est la possibilité de prendre en compte l’ancienneté dans l’application de ce décret afin qu’il ne vienne pas pénaliser ceux qui exercent en intérim depuis déjà plusieurs années.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4285</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>952</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Colin-Oesterlé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Explosion du nombre de diplômés en odontologie issus d’un autre pays de l’UE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4285. — 18 février 2025. — Mme Nathalie Colin-Oesterlé attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les conséquences de l’explosion du nombre de diplômés en odontologie issus d’un autre pays de l’Union Européenne. L’augmentation du numerus clausus en France, qui a donné ses effets à partir du milieu des années 2010, n’a pas inversé cette tendance. En effet, alors même que la formation en odontologie est gratuite en France, elle souffre depuis ces dernières années de la concurrence agressive de très lucratifs et coûteux organismes de formation privés espagnols et portugais. Ce n’est donc pas le coût des études qui explique cette hémorragie des étudiants français vers l’Espagne ou vers le Portugal mais vraisemblablement un niveau de sélection qui rend la réussite plus accessible dans ces pays qu’en France. Si la courbe du nombre d’étudiants français formés dans un autre pays de l’Union européenne devait continuer à progresser avec autant de dynamisme, au détriment de la formation française, c’est l’avenir de toute notre filière odontologique d’excellence qui pourrait être en péril. Par ailleurs, cela engendre des conséquences concrètes sur les dépenses de l’assurance maladie : si l’assurance maladie peut effectuer des projections de dépenses à partir du nombre de diplômés issus de la filière française, puisque le numerus clausus est connu à l’avance, il lui est matériellement impossible d’anticiper le nombre de chirurgiens-dentistes entrant en France du fait du mécanisme de la reconnaissance automatique de leur diplôme. Étant désormais plus nombreux que les chirurgiens-dentistes issus de la filière française, ils contribuent à augmenter très significativement la dépense globale des soins dentaires donnant une impression trompeuse de dépenses hors de contrôle. Ce qui entraine des mesures de maîtrise des dépenses au détriment des patients et des professionnels, alors que la dépense « par tête » est en vérité stable. Aussi, elle lui demande quelles mesures sont envisagées pour infléchir significativement et durablement cette tendance, et ses conséquences.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4287</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>952</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Mazars</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>"Oubliés du Ségur" au sein des établissements sociaux et médico-sociaux publics
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4287. — 18 février 2025. — M. Stéphane Mazars appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les inégalités de traitement engendrées par une application différenciée du Ségur de la santé au sein des établissements sociaux et médico-sociaux publics. En excluant certains agents (services généraux et administratifs) du complément de traitement indiciaire (CTI), cette disparité salariale fragilise ces structures en favorisant le départ du personnel vers des établissements mieux rémunérateurs. Cette situation nuit à la stabilité des équipes, à la qualité de l’accompagnement des usagers et au bon fonctionnement des services. Par conséquent, il l’interroge sur les mesures envisagées pour corriger cette iniquité et garantir une reconnaissance équitable de l’engagement de tous les agents, sans exclusive.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4289</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>952</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Allisio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Problématique des dépassements d’honoraires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4289. — 18 février 2025. — M. Franck Allisio interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les dépassements d’honoraires pratiqués par certains professionnels de santé. Ces dépassements, parfois très élevés, constituent un frein à l’accès aux soins pour de nombreux Français, notamment les personnes aux revenus modestes ou les retraités. Malgré les dispositifs existants, ces pratiques continuent de peser lourdement sur les patients. Dans ce contexte, il souhaite savoir s’il entend se pencher sur cette problématique et de quelle façon il entend y répondre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4290</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>952</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Régulation et reconnaissance de la profession d’ostéopathe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4290. — 18 février 2025. — M. Paul Molac attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le besoin actuel de régulation et de reconnaissance concernant la pratique de l’ostéopathie en France. En effet, le Registre des ostéopathes de France (ROF) recommande vivement l’établissement d’un cadre de gouvernance clair pour la profession. Soulignant l’incapacité des agences régionales de santé à répondre à toutes les demandes de contrôle et de sanction, les professionnels du secteur s’appuient sur les conclusions du rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) n° 021-095R, paru en avril 2022, pour préconiser la mise en place d’un système de gouvernance unique pour tous les ostéopathes. Censée garantir une meilleure régulation de la profession, la mise en place d’une telle structure assurerait également une meilleure sécurité et une plus grande qualité dans les soins prodigués aux patients. Pour remédier à l’hétérogénéité constatée dans la formation et l’exercice de l’ostéopathie, l’IGAS intègre également la possibilité de décharger le ministre de la santé de la responsabilité de l’agrément des écoles et de créer une nouvelle structure chargée de développer et de réglementer l’ostéopathie. La régulation et la sécurité des pratiques ostéopathiques en seraient ainsi renforcées. Le ROF formule également trois mesures d’urgence afin de sécuriser la qualité de la formation en ostéopathie. Outre l’instauration d’un  numerus clausus annuel rationnalisant le nombre de professionnels, un contrôle annuel et obligatoire des établissements de formation ainsi que le renforcement des liens avec l’université sont évoqués. Enfin, les professionnels pointent la nécessité d’une amélioration de leur statut, avec en toile de fond la nécessaire reconnaissance de l’ostéopathie comme profession de santé à part entière. Si l’ostéopathie paraît sollicitée par un nombre croissant de patients, il semble autant nécessaire de réguler cette évolution afin d’assurer la sécurité des patients que de reconnaître cette pratique pour renforcer l’accès aux soins. Ainsi, il lui demande quelles mesures il entend mettre en œuvre pour répondre aux recommandations formulées dans le rapport de l’IGAS et instaurer une meilleure régulation et reconnaissance de la profession d’ostéopathe.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4294</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>953</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation alarmante de la psychiatrie en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4294. — 18 février 2025. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation alarmante de la psychiatrie en France et plus particulièrement dans la région Bourgogne-Franche-Comté. La situation actuelle reflète des défis structurels et humains majeurs, qui affectent gravement la prise en charge des patients et les conditions de travail des professionnels de santé. Dans le Doubs et l’ensemble de la région, la psychiatrie souffre d’un manque cruel de ressources. Les établissements psychiatriques, tels que ceux du Nord Franche-Comté, font face à des pénuries criantes de lits, de personnels et d’équipements. Par exemple, le centre hospitalier de Belfort-Montbéliard illustre ces dérives avec une tension extrême sur les lits disponibles. Une étude récente met en évidence que la région compte bien moins de lits d’hospitalisation que la moyenne nationale, une situation aggravée par des fermetures successives de services psychiatriques ces dernières années. Ce déséquilibre territorial pèse lourdement sur les familles et sur les malades, souvent contraints de parcourir des distances importantes pour accéder aux soins. Cette crise, loin d’être uniquement locale, reflète un problème national. En France, le rapport du Haut Conseil de la santé publique souligne une dégradation continue des infrastructures psychiatriques, un sous-financement chronique du secteur et un désintérêt politique pour cette discipline pourtant cruciale. Des établissements, comme celui du Bas-Rhin évoqué dans un récent rapport, font état d’une offre de soins largement insuffisante avec seulement 56 lits pour 100 000 habitants, bien en deçà des besoins. Le manque de personnel constitue un enjeu central. Le Nord Franche-Comté, comme d’autres régions, subit une pénurie dramatique de psychiatres, de psychologues et de soignants. Cette tension rend difficile la mise en place d’un suivi régulier et individualisé pour les patients souffrant de troubles graves et accroît le risque de décompensations non prises en charge à temps. En outre, la charge de travail excessive et l’épuisement professionnel des soignants conduisent à un cercle vicieux d’érosion des effectifs. Selon une étude nationale, près de 30 % des psychiatres prévoient de partir à la retraite d’ici cinq ans, sans perspective claire de remplacement. La France accuse également un retard significatif dans l’utilisation des technologies modernes et des approches innovantes en santé mentale. Alors que certains pays européens ont adopté des modèles combinant soins en communauté et soutien numérique, la France reste trop souvent enfermée dans des logiques hospitalo-centrées. Dans des régions rurales comme la Franche-Comté, l’absence d’initiatives télémédicales prive les patients de solutions pourtant adaptées à leurs besoins. Les conséquences de cette crise sont lourdes. D’abord, pour les patients eux-mêmes : faute de soins précoces et accessibles, leurs troubles s’aggravent souvent jusqu’à nécessiter des hospitalisations d’urgence dans des conditions souvent indignes. Ensuite, pour les familles : démunies face à des situations de grande souffrance, elles supportent une charge émotionnelle, financière et logistique écrasante. Enfin, pour l’ensemble de la société : l’insuffisance des soins en santé mentale augmente les risques d’exclusion sociale, d’échec scolaire, de violences ou encore de suicide. Face à cette situation, il est urgent de repenser en profondeur la politique publique de santé mentale. Une augmentation des investissements financiers, à hauteur des besoins réels, est indispensable. En parallèle, il faut repenser la formation et le recrutement des professionnels de santé pour valoriser ces carrières et renforcer les effectifs. L’émergence de modèles de soins plus souples et mieux adaptés à chaque territoire, comme des équipes mobiles ou des structures de jour, doit être encouragée. Les régions comme la Bourgogne-Franche-Comté illustrent aussi le besoin de développer des partenariats entre les différents acteurs de la santé mentale : médecins généralistes, structures hospitalières, associations d’aide aux patients et collectivités locales. Une coordination renforcée permettrait une meilleure prise en charge, en particulier pour les personnes en situation de grande précarité ou isolées. Quelles mesures concrètes et immédiates le Gouvernement entend-il mettre en place pour répondre à la crise de la psychiatrie ? Quels moyens supplémentaires seront débloqués pour les établissements en tension, notamment dans le Doubs et en Bourgogne-Franche-Comté, afin de garantir un accès à des soins psychiatriques de qualité pour tous ? Quelles réformes structurelles sont envisagées pour renforcer l’attractivité des carrières en psychiatrie et moderniser les pratiques ? Elle demande s’il pense déployer des solutions innovantes, telles que la télépsychiatrie et les programmes de réhabilitation psychosociale, qui pourraient pallier certaines insuffisances actuelles, notamment en milieu rural.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4296</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>954</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation et statut de la profession d’ostéopathe en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4296. — 18 février 2025. — M. Romain Daubié attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le besoin d’un meilleur encadrement de la formation et de la profession d’ostéopathe. Malgré une demande croissante de soins ostéopathiques et l’évolution démographique, la profession d’ostéopathe se trouve confrontée à plusieurs défis, notamment en matière de régulation, de reconnaissance et de conditions économiques. Bien que la réforme de 2014, visant à encadrer la formation et l’agrément des établissements de la profession ait conduit à des progrès notables dans la structuration de la profession, il apparaît nécessaire d’envisager une réforme supplémentaire pour garantir la pérennité et qualité de cette pratique. En effet, alors que de plus en plus de citoyens font appel à des ostéopathes et que certaines mutuelles privées remboursent désormais ces consultations, il devient impératif d’instaurer un cadre règlementaire adéquat pour éviter les dérives liées à la pratique de l’ostéopathie. Le rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) a formulé 26 recommandations visant à réformer cette profession. Le rapport met en lumière des disparités préoccupantes dans la qualité et la cohérence des formations dispensées, ce qui compromet l’homogénéité des compétences des professionnels à l’échelle nationale. Ainsi, le registre des ostéopathes de France souligne l’importance cruciale d’une régulation stricte et uniforme des établissements agréés pour garantir une formation de qualité sur tout le territoire. Cela permettrait de mettre fin aux dérives dangereuses qui mettent en jeu la vie et la santé des patients pour défaut de régulation. En outre, la démographie professionnelle soulève des interrogations. En 2022, La France comptait 36 881 ostéopathes inscrits au registre ADELI, mais seulement 15 043 d’entre eux étaient actifs, ce qui reflète une surdensité et un déséquilibre dans l’exercice de la profession. Cela se traduit tant par une disparité démographique importante entre les régions faute de limites règlementaires claires que par une paupérisation des ostéopathes. Environ un quart des praticiens perçoivent moins de 830 euros par mois, ce qui pousse certains à abandonner leur activité. En conséquence il apparaît important de réguler cette croissance démographique à la baisse. Ainsi, la position ambiguë que la profession d’ostéopathe occupe actuellement dans le système de santé doit cesser. Elle doit être reconnue comme une profession de santé à part entière. C’est pourquoi il souhaiterait connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour établir un cadre règlementaire plus strict et unifier la profession, pour renforcer les moyens de contrôle et de sanction des agences régionales vis-à-vis des praticiens, pour réguler la démographie de la profession et pour améliorer la formation initiale dans l’objectif de mieux encadrer la pratique et de protéger les patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4310</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>954</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Tesson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Suppression du budget alloué à la recherche sur le cancer pédiatrique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4310. — 18 février 2025. — M. Thierry Tesson interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la suppression du budget alloué à la recherche sur le cancer pédiatrique. Chaque année, environ 2 300 enfants et adolescents sont diagnostiqués d’un cancer en France, dont près de 150 nouveaux cas dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais. Ces maladies représentent aujourd’hui la première cause de décès par maladie chez les enfants de plus d’un an. Malgré les progrès scientifiques, de nombreux cancers pédiatriques restent difficiles à traiter en raison d’un manque de financements dédiés à la recherche et au développement de thérapies adaptées. Le budget supprimé était pourtant essentiel pour soutenir les équipes de chercheurs, accélérer l’innovation médicale et garantir aux jeunes patients l’accès à des traitements plus efficaces. Cette décision soulève donc de nombreuses interrogations quant à la volonté du Gouvernement de faire de la lutte contre ces cancers une priorité de santé publique. Il lui demande donc comment il peut justifier cette suppression de crédits indispensables et quelles mesures seront prises pour assurer la poursuite des efforts en faveur des enfants malades.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4108</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>955</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Assujettissement de la taxe d’habitation pour les associations
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4108. — 18 février 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’assujettissement de la taxe d’habitation pour les associations disposant de locaux. Dans un contexte compliqué pour les associations, il paraît primordial de porter une attention particulière à l’ensemble de ces structures, de leurs dirigeants et leurs bénévoles et ne pas fragiliser leurs finances. L’ensemble des associations sur le territoire jouent un rôle fédérateur, de lien social, de développement de soi, de pratique sportive ou culturelle, et il est important de ne pas les mettre en péril par des impôts trop lourds à supporter. Plus précisément, seuls les locaux associatifs ouverts au public sont exonérés de cette taxe. Pour les autres associations, elles doivent payer la taxe sur leurs locaux meublés pour leur occupation générale à titre privatif, de même que sur leurs locaux mis à disposition gratuitement. Or beaucoup d’associations locales disposent de fonds très limités et le maintien de cette taxe d’habitation, alors qu’elle est supprimée pour les particuliers sur les résidences principales, obère progressivement leurs finances. Certes, les collectivités subventionnent leurs associations mais, là encore, le contexte économique actuel, l’alourdissement des charges ne permettront pas aux municipalités d’augmenter les dotations aux associations. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage favorablement la demande d’exonération de la taxe d’habitation aux associations à but non lucratif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4247</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>955</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Serva</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Tourisme</ministreJO><Objet>Valorisation de la destination touristique des îles de Guadeloupe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4247. — 18 février 2025. — M. Olivier Serva interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme, sur la valorisation touristique de la Guadeloupe. En effet, selon une étude de l’Insee parue le 16 janvier 2025, en septembre 2023, la Guadeloupe a une croissance exponentielle du nombre de nuitées totales dans les hôtels de 74,5 %. Cependant, depuis cette date, ce taux ne dépasse pas les 8,4% et a connu une baisse record de 32,2 % en septembre 2024. Il peut donc être observé une chute drastique de la fréquentation touristique en Guadeloupe. De plus, des facteurs d’attractivité tels que le prix des services du transport aérien national a augmenté de 10,4% en décembre 2024, d’après une étude de l’Insee, parue le 24 janvier 2025. Cette hausse de prix nuit à l’attractivité touristique, d’autant plus que la majorité des touristes réside en France hexagonale. En outre, un communiqué de presse de la préfecture de la région Guadeloupe conjoint à l’Insee démontre qu’un autre facteur d’attractivité que sont les prix à la consommation a augmenté de 2,7 % en Guadeloupe contre 1,8 % pour l’ensemble du territoire national sur l’ensemble de l’année 2024. Ces augmentations nuisent fortement à l’attraction touristique pour la Guadeloupe. Pourtant, la Guadeloupe dispose d’un haut potentiel touristique. Le 7 février 2025, un article du New-York Times hissait la Guadeloupe à la 3e place des destinations caribéennes abordables et conseillées aux touristes américains dans la Caraïbes. Par ailleurs, dans les classements touristiques mondiaux, les îles caribéennes sont souvent très bien classées en raison de leurs plages magnifiques, de leur climat agréable, de leur culture riche et de leurs nombreuses activités de loisirs. Des destinations comme les Bahamas, la Jamaïque, Saint-Martin et les îles Caïmans figurent régulièrement parmi les meilleures destinations touristiques. Il lui demande donc ce que met son ministère en place pour valoriser les destinations françaises situées dans le bassin caribéen et en particulier celles des îles de Guadeloupe.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4332</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>955</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Lepers</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Tourisme</ministreJO><Objet>Distinction fiscale entre les gîtes et les biens loués sur des plateformes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4332. — 18 février 2025. — M. Guillaume Lepers attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme, sur les effets indésirables de la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale. En effet, l’alignement fiscal des chambres d’hôtes avec les meublés classés ainsi que la réduction de l’abattement fiscal de 71 % à 50 % des deux régimes met en danger le modèle économique de nombreux gîtes ruraux et chambres d’hôtes en bouleversant l’équilibre économique de ces structures. Pourtant, à la différence des grandes plateformes, les chambres d’hôtes et gîtes ruraux n’ont jamais engendré de tension immobilière puisque les propriétaires résident sur place et ne sont pas dans une logique de plateformisation de l’habitat, un phénomène qui déstabilise le marché de l’immobilier depuis son émergence. Ces hébergements touristiques participent également à la requalification des centres-bourgs et au dynamisme des communes rurales. Aussi, alors que les chambres d’hôtes et gîtes ruraux participent à l’activité économique et touristique des villages, il souhaite savoir dans quelle mesure elle entend distinguer ces établissements des habitats qui sont loués sur de courtes durées sur des plateformes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4099</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>956</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Conséquence de la réforme des redevances eau sur le secteur agroalimentaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4099. — 18 février 2025. — Mme Géraldine Bannier attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les effets de la récente réforme des redevances eau sur le secteur industriel et notamment agroalimentaire. Dans le cadre du financement du plan eau, les industriels contribuent à travers les redevances des agences de l’eau, à hauteur de 220 millions d’euros au niveau national. Or il semble que cette réforme ait été mise en place sans analyse d’impact économique préalable et donc sans chiffrage des coûts induits pour les différentes branches industrielles concernées. Ces chiffres révèlent pourtant une augmentation moyenne de 115 % des redevances pour le secteur agroalimentaire à l’échelle de la France et supérieure à 200 % en Loire-Bretagne. Les sites qui étaient concernés par le plafonnement de la redevance pollution domestique à 6 000 m3 font face, pour ce qui les concerne, à des hausses bien plus importantes suite à la suppression de ce plafond. Interpellée par des acteurs de l’industrie agro-alimentaire sur ce sujet, ceux-ci lui ont affirmé que de telles hausses ne seraient pas soutenables pour un certain nombre de sites qui devraient sans doute fermer pour quelques-uns d’entre eux si la réforme des redevances continuait de s’appliquer sous sa forme actuelle. C’est pourquoi elle lui demande des éléments sur l’impact réel de la hausse des redevances auprès des agences de l’eau ; de lui notifier aussi les industries dont la hausse de redevances est significative ; enfin ce que le Gouvernement entend proposer comme solutions viables pour le bon fonctionnement des sites concernés par ces hausses. Plus généralement, elle lui demande, au regard des importantes répercussions économiques et sociales générées par la réforme des redevances sur l’eau, ce que le Gouvernement compte faire pour revoir les termes de cette dernière afin de protéger le tissu industriel et ses emplois.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4105</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>956</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Markowsky</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Manque de transparence de l’Observatoire Pélagis pour les pêcheurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4105. — 18 février 2025. — M. Pascal Markowsky alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le manque de transparence de l’Observatoire Pélagis en matière d’accès aux données collectées dans le cadre de sa mission de suivi et d’étude sur les échouages de cétacés sur la façade atlantique. Alors que des mesures d’interdiction de pêche ont été mises en œuvre dans le golfe de Gascogne par l’Union européenne à l’initiative de la France en vue de protéger les mammifères marins, la pêche professionnelle, garante de la souveraineté alimentaire française, se trouve stigmatisée et fragilisée du fait de cette situation et de ces mesures. Le Gouvernement a même imposé d’emporter des caméras embarquées sur 150 navires fileyeurs du golfe de Gascogne pour mener une expérimentation obligatoire sur les captures accidentelles de cétacés par les navires de pêche artisanale. Ces mesures se fondent essentiellement sur l’analyse des données collectées et étudiées par l’Observatoire Pélagis qui recense les échouages de cétacés sur la façade atlantique. Chargé du suivi des échouages et de la collecte de données issues des échouages de cétacés sur le littoral atlantique, l’Observatoire Pélagis se targue de « produire des indicateurs d’abondance relative, de distribution, d’état de santé ou d’évaluer les zones et les causes de mortalité des mammifères marins ». L’organisme est ainsi reconnu comme une référence scientifique en matière de recensement et d’étude des cétacés échoués. Parallèlement, l’Observatoire Pélagis développe une analyse concernant l’impact des captures accidentelles par des engins de pêche sur la mortalité des cétacés. Pourtant, l’Observatoire Pélagis, malgré les annonces de son directeur dans la presse, refuse toujours de communiquer ses données aux représentants des pêcheurs professionnels qui en ont fait la demande. Après avis favorable de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), le Syndicat national pour la défense des pêcheurs artisans (SYNADEPA) a donc saisi, en janvier 2025, après un an de sollicitations restées lettres mortes, le tribunal administratif de Poitiers pour obtenir la communication des comptes rendus d’autopsies de dauphins effectuées depuis 2019 par cet organisme, précisant le nom du vétérinaire responsable de l’examen et son organisme de rattachement ; le recensement des dauphins échoués sur la façade atlantique depuis 2019 ; la part de dauphins échoués ayant fait l’objet d’une autopsie depuis 2019 et le nombre de ces autopsies ayant conclu à la mort des suites d’une capture accidentelle dans un engin de pêche ainsi que le protocole scientifique d’autopsie mis en œuvre par la structure. Compte tenu de l’impact essentiel de ces données aussi bien en matière de préservation de ces espèces essentielles à l’équilibre de la faune marine que pour le soutien à la filière pêche dans son ensemble, M. le député souligne l’importance de la traçabilité et du respect d’un protocole scientifique strict et transparent appliqué à leur collecte et à leur traitement par la structure qui en a la charge, à savoir l’Observatoire Pélagis. Il lui demande de veiller au respect de la transparence de ces données et au suivi d’un protocole scientifique efficient et impartial, afin que celles-ci constituent une base fiable sur laquelle des décisions puissent se fonder et non un outil qui sert malheureusement trop souvent à stigmatiser une profession déjà bien éprouvée par la conjoncture socio-économique et les multiples restrictions qui impactent son travail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4128</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>957</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Allisio</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Nouvelles recommandations européennes en matière de chasse au gibier d’eau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4128. — 18 février 2025. — M. Franck Allisio appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les préoccupations exprimées par les chasseurs de gibier d’eau quant aux recommandations qui seront prochainement émises par la Commission européenne concernant la chasse des oiseaux migrateurs. Ces recommandations, basées sur les travaux du Task Force for Recovery of Birds (TFRB), suscitent une vive inquiétude parmi les chasseurs, car elles pourraient entraîner la disparition progressive de cette pratique traditionnelle, qui joue un rôle important dans la gestion et la préservation des écosystèmes locaux. De plus, le comptage des anatidés sur lequel se basent ces recommandations s’avère être discutable, car il exclut au niveau géographique la Russie et la Biélorussie, qui sont pourtant les deux pays où les concentrations d’anatidés sont les plus importantes en Europe. Dans ce contexte, il lui demande de bien vouloir préciser la position de la France face à ces nouvelles recommandations européennes afin de savoir si la France soutiendra ou s’opposera à ces recommandations, compte tenu des impacts qu’elles pourraient avoir sur la pratique de la chasse au gibier d’eau et sur les chasseurs, qui se sont toujours montrés responsables et engagés dans la préservation des espèces migratrices.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4129</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>957</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Déficit d’ingénierie territoriale des collectivités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4129. — 18 février 2025. — M. Antoine Armand alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le déficit d’ingénierie territoriale des collectivités et sur ses conséquences dans la réalisation de projets de transition écologique. La transition écologique nécessite la mobilisation des collectivités pour le développement de projets écologiques locaux. Pour financer ces projets, la Première ministre avait annoncé, en août 2022, la création d’un Fonds d’accélération de la transition écologique dans les territoires - le Fonds vert -, entériné par la loi de finances pour 2023. Coordonné par la direction générale de l’aménagement du logement et de la nature (DGALN), le fonds apporte un soutien financier à l’émergence et à la réalisation d’actions territoriales. Cependant, selon la Société centrale pour l’équipement des territoires (SCET), le développement et la réalisation de projets locaux d’aménagement se heurtent à un déficit important en ingénierie territoriale, tout particulièrement dans les territoires ruraux. Ainsi, 26 départements français sont dépourvus des compétences et de l’expertise nécessaires à la conduite de projets complexes et impliquant plusieurs acteurs. Il l’interroge donc sur les moyens en ingénierie territoriale et sur les dispositifs existants visant à accompagner les collectivités dans la réalisation de leurs projets. Alerté sur les difficultés de lisibilité du Fonds vert par les collectivités de son territoire, il l’interroge également sur les mesures prévues pour simplifier et clarifier le fonctionnement du Fonds vert.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4138</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>958</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Dezarnaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Impacts sur la filière piscicole iséroise de l’arrêté « gestion des cormorans »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4138. — 18 février 2025. — Mme Sylvie Dezarnaud attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les impacts du projet d’arrêté fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant les grands cormorans, notamment sur l’économie piscicole et la biodiversité locale, particulièrement dans le département de l’Isère. Ce territoire, qui abrite près de 4 000 hectares d’étangs, une des plus importantes concentrations en France, joue un rôle crucial dans le développement économique rural et le maintien d’une biodiversité riche. La filière piscicole y représente plusieurs centaines d’emplois directs et indirects, principalement dans les zones rurales. En outre, ces étangs contribuent à la régulation des écosystèmes, par exemple via la captation de carbone et la préservation de nombreuses espèces aquatiques et aviaires. Toutefois, le projet d’arrêté dans sa version actuelle soulève de vives inquiétudes. Premièrement, l’exigence de preuves scientifiques démontrant des « dommages et impacts avérés » liés au grand cormoran représente une charge disproportionnée pour les pisciculteurs, tant sur le plan financier que logistique. Deuxièmement, il est crucial de revoir les délais et modalités imposés aux exploitants, notamment l’obligation de transmettre les comptes-rendus de destruction sous 24 heures, qui paraît irréaliste et administrativement lourde. Une fréquence semestrielle semble plus adaptée. Par ailleurs, Mme la députée s’interroge sur le calcul des plafonds de destruction, qui nécessiterait une clarification des critères, incluant les types de recensements (nicheurs, hivernants ou les deux). Il convient également de s’assurer que ces plafonds ne soient pas appliqués de manière injustifiée à d’autres contextes que les cours d’eau. De plus, l’élargissement de la période autorisée pour la protection des poissons à l’ensemble de l’année apparaît essentiel, étant donné la présence continue des cormorans sur les territoires concernés. Enfin, les dispositions relatives à l’effarouchement et au dérangement d’espèces périphériques nécessitent d’être revues afin d’éviter d’introduire des contraintes supplémentaires non discutées avec les parties prenantes initiales. En conséquence, elle lui demande quelles mesures elle entend prendre pour alléger les contraintes administratives pesant sur les pisciculteurs, notamment en révisant les obligations de transmission des comptes-rendus et les preuves scientifiques exigées, préciser les critères de calcul des plafonds de destruction et leur champ d’application, revoir la période autorisée de protection des poissons pour mieux correspondre aux réalités locales, réexaminer les dispositions relatives aux effarouchements et dérangements d’espèces périphériques. Enfin, elle souhaite savoir si elle est disposée à reporter l’adoption de cet arrêté afin de permettre une reprise des discussions avec les parties prenantes concernées et à intégrer pleinement les spécificités locales de territoires comme l’Isère, modèle de gestion durable des ressources naturelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4139</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>958</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Pollution des eaux - Programme de dépollution de l’Huveaune
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4139. — 18 février 2025. — Mme Joëlle Mélin alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la situation inquiétante et des pollutions récurrentes de l’Huveaune. Depuis 2013, le comité de rivière du Syndicat intercommunal du bassin de l’Huveaune (SIH) est chargé de mettre en place le contrat de rivière pour répondre aux exigences de la directive-cadre européenne sur l’eau. Adopté en 2000, ce texte prévoit la suppression de plusieurs dizaines de substances toxiques (métaux lourds, pesticides, hydrocarbures…) dans toutes les eaux souterraines et de surface. En théorie, les États membres avaient jusqu’à la fin de l’année 2015 pour atteindre cet objectif de « bon état général » des eaux. Or, concernant l’Huveaune, ce fleuve qui traverse la circonscription de Mme la députée, les objectifs de la directive n’ont, semble-t-il, jamais été atteints. Le comité de rivière faisait état en 2015 de la construction de plusieurs stations d’épuration et de la disparition de la plupart des industries polluantes dans la vallée, mais que le fleuve porte encore les stigmates des années 60 et 70, notamment le PCB que l’on trouve dans les sédiments. Or ces molécules peuvent mettre des années avant de disparaître. Le comité évaluait que certaines portions du fleuve pourraient répondre aux critères de la directive en 2021. Le contrat de rivière de l’Huveaune, qui détaille les actions pour améliorer la qualité des eaux (études, travaux, contrôles de la qualité etc.), a mis autour de la table 27 communes du bassin-versant du fleuve. Ce contrat était doté d’un budget de 16,5 millions d’euros, dont 8 millions d’euros consacrés à l’assainissement à Aubagne et au Pays de l’Étoile. Le programme d’actions du contrat de rivière du bassin versant de l’Huveaune a suivi une mise en œuvre sur 6 ans, au cours de deux phases : la première de 2015 à 2017 (qui a vu la publication d’un rapport de mi-parcours) et la seconde de 2018 à 2020 (qui n’a donné lieu à aucun bilan, ni présentation publique des résultats). Pire, l’Huveaune connaît des recrudescences de pollution, à la faveur des épisodes de plus en plus fréquents d’inondations. Aussi, elle lui demande quelles sont les mesures que l’État prend aujourd’hui pour vérifier l’application effective des objectifs de dépollution des fleuves en France et s’il prévoit des aides supplémentaires pour les régions particulièrement exposées aux inondations afin de prévenir la pollution des fleuves qui en résulte.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4150</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>959</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Loi « climat et résilience » : application de l’article 49</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4150. — 18 février 2025. — M. Roger Chudeau interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche, à la demande de la FFAM (Fédération française des associations de sauvegarde des moulins), sur les modalités d’application de l’article 49 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre les effets du dérèglement climatique, dite loi « climat et résilience », qui modifie l’article L. 214-17 du code de l’environnement dans le but d’interdire la destruction des moulins à eau dans le cadre des obligations de continuité écologique. En l’espace de 15 ans, sur un total de 60 000 ouvrages en rivière recensés en 2010 par l’OFB, 12 000 ont été « partiellement » ou « totalement » détruits dans le cadre du « plan de restauration de la continuité écologique » mis en œuvre par la circulaire du 25 janvier 2010. Sur ces 12 000 ouvrages détruits, 10 000 environ sont des chaussées de moulins à eau ou leurs vannages. Ces destructions massives d’un patrimoine installé depuis des siècles sur les rivières françaises se sont accompagnées d’une explosion du coût de la sinistralité climatique en France (inondations, sècheresses), passé de moins de 3 milliards d’euros en moyenne au début des années 2010, à 6 milliards actuellement. En effet, en relevant le niveau des eaux des rivières et en ralentissant les écoulements sur l’ensemble du réseau hydrographique français, les dizaines de milliers de petites retenues de moulins à eau ont pour vertu à la fois de préserver les eaux et la vie aquatique lors des sècheresses estivales, de nourrir les nappes tout au long de l’année ; mais également, lors des fortes pluies, de faciliter les débordements précoces dans les plaines alluviales permettant de limiter le pic de crue et les inondations à l’aval des bassins versants. Dans le Pas-de-Calais par exemple, qui a subi de graves inondations en novembre 2023, 320 ouvrages ont été partiellement ou totalement détruits. Sur le seul bassin de la Vilaine, 100 ouvrages ont été détruits. Les eaux ne sont plus préservées, leur flux n’est plus régulé, ce pour quoi ces ouvrages avaient été aménagés et entretenus durant des siècles. En outre, alors que ces destructions devaient favoriser le retour des poissons migrateurs sur les rivières, ces espèces n’ont jamais été aussi peu nombreuses qu’en 2023. Ce résultat était prévisible, comme la FFAM l’a déjà fait connaître. À l’instar des barrages de castors de hauteur équivalente et modeste auxquels les chaussées de moulins n’ont fait que succéder : en conservant d’importants volumes d’eau dans les rivières lors des sècheresses estivales, ils préservent la vie et permettent le développement des alevins et juvéniles de saumons ou de truites. En conclusion, assise non sur la connaissance, mais sur une dangereuse dialectique d’opposition entre l’homme et la nature, cette politique de destruction est fille de l’ignorance et du dévoiement des lois. Elle aura déjà coûté plusieurs milliards d’euros à la France et ses conséquences sur la sinistralité climatique se fera de plus en plus durement sentir à mesure que les destructions s’accumulent. C’est pourquoi il lui demande si l’article 49 de la loi n° 2021-1104, qui interdit de détruire ces ouvrages anciens, sera enfin appliqué par les administrations de l’eau et si seront rénovés et remontés certains ouvrages détruits afin de rétablir les équilibres d’autrefois et juguler ces phénomènes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4151</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>959</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Piscines privées et restrictions d’usage de l’eau potable
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4151. — 18 février 2025. — M. Antoine Armand appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’encadrement de la construction de piscines privées, en particulier dans les territoires fréquemment soumis à des restrictions d’usage de l’eau potable. D’après les travaux de la Fédération des professionnels de la piscine et du spa publiés en 2024, la France compte environ 3,5 millions de piscines sur son territoire. Interpellé par certains élus des communes de Haute-Savoie, inquiets des conséquences de la croissance du parc de piscines privées sur la disponibilité de la ressource en eau potable, il l’interroge sur les réflexions en cours pour mettre à disposition des élus locaux des outils d’encadrement, de régulation et de priorisation de la ressource en eau potable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4152</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>959</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Redevance eau sur les industriels et industries alimentaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4152. — 18 février 2025. — M. Romain Daubié attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les effets de la réforme des redevances eau, entrée en vigueur au 1er janvier 2025, et ses répercussions financières sur les industries du secteur agroalimentaire. Introduisant trois nouvelles redevances pour remplacer les redevances de pollution domestique et de modernisation des réseaux de collecte, la réforme inquiète le secteur. Les industriels contribuent de manière significative, à hauteur de 220 millions d’euros, au financement du plan national de l’eau. Cette réforme ajoute une charge substantiellement plus lourde à ces acteurs qui subiront une hausse non négligeable des redevances. Plus particulièrement, les sites auparavant soumis à un plafonnement de la redevance pollution domestique, désormais supprimée, à 6 000 m3 devront faire face à d’importantes hausses. Ainsi, cela engendrerait pour ces sites une charge financière telle qu’elle pourrait les contraindre à fermer et donc à la perte de plusieurs centaines d’emplois. En effet, en fonction des bassins, la hausse varie entre 15 % et 200 %, elle est de 59,62 % pour le bassin Rhône-Méditerranée-Corse. Dans ce contexte, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour répondre aux préoccupations économiques et sociales soulevées et demande une évaluation des apports de l’instauration de cette nouvelle réforme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4158</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>960</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Énergie - Approvisionnement électrique de la zone industrialo-portuaire de Fos
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4158. — 18 février 2025. — Mme Joëlle Mélin appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la question capitale de l’approvisionnement énergétique de la zone industrialo-portuaire de Fos, située dans le département des Bouches-du-Rhône. Cette zone, qui connaît un développement économique rapide et accueille des industries à forte consommation d’énergie, est confrontée à un défi majeur pour répondre à ses besoins croissants en électricité. Selon les prévisions, un nouvel axe de 400 000 volts sera nécessaire à partir de 2028 pour garantir la fiabilité et la pérennité de l’approvisionnement énergétique de cette zone stratégique pour l’économie nationale. Dans ce contexte, Mme la députée souhaiterait interroger Mme la ministre sur les mesures qu’elle entend prendre pour piloter efficacement la réponse aux besoins en énergie de la zone industrialo-portuaire de Fos. Plus précisément, quelles sont les actions prévues pour assurer la construction et la mise en service de cet axe de 400 000 volts dans les délais requis ? Comment Mme la ministre compte-t-elle travailler en collaboration avec les gestionnaires de réseau de transport d’électricité, les entreprises concernées et les collectivités territoriales pour coordonner et optimiser les investissements nécessaires à ce projet d’infrastructure énergétique ? Par ailleurs, Mme la députée souhaiterait connaître les dispositions que Mme la ministre envisage de mettre en place pour garantir la conformité de ce projet avec les objectifs de la transition écologique et énergétique du pays. Comment compte-t-elle promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables et encourager la mise en œuvre de solutions innovantes pour réduire la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre des industries implantées dans la zone industrialo-portuaire de Fos ? Quelles seront les mesures d’accompagnement et de soutien destinées aux entreprises et aux acteurs locaux pour favoriser une transition énergétique réussie et durable dans cette zone ? Enfin, Mme la députée souhaiterait savoir si Mme la ministre a prévu des mesures spécifiques pour veiller à la sécurité des infrastructures énergétiques et prévenir les risques d’incidents ou de pannes électriques susceptibles d’affecter la continuité de l’approvisionnement en électricité de la zone industrialo-portuaire de Fos. Elle lui demande comment elle envisage de renforcer la résilience du réseau électrique et d’assurer une gestion optimisée des flux d’énergie pour répondre aux enjeux de la transition énergétique et aux impératifs économiques de cette zone stratégique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4160</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>960</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Ramassage des rémanents par RTE et ENEDIS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4160. — 18 février 2025. — M. Thibault Bazin interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le règlement des ramassages des rémanents par le réseau de transport électrique (RTE) et d’Enedis. En effet, l’article L. 323-4 du code de l’énergie dispose que « la déclaration d’utilité publique confère au concessionnaire le droit : […] 4° De couper les arbres et branches d’arbres qui, se trouvant à proximité des conducteurs aériens d’électricité, gênent leur pose ou pourraient, par leur mouvement ou leur chute, occasionner des courts-circuits ou des avaries aux ouvrages ». Toutefois, l’article L. 323-6 précise que les servitudes n’entraînent aucune dépossession. Il en résulte que si du fait de la servitude, les propriétaires ne peuvent pas s’opposer à l’entretien de la végétation, qui est une condition impérative de sécurité des ouvrages, les gestionnaires des réseaux publics de transport ou de distribution d’électricité doivent procéder en respectant le droit de propriété. L’article 53 du Guide des modalités de gestion de la végétation sous et aux abords des lignes électriques, de RTE et d’Enedis, précise que « les produits de la coupe n’étant ni la propriété, ni sous la responsabilité d’Enedis et RTE, ceux-ci ne sont pas tenus de les évacuer. Au demeurant, Enedis et RTE ne peuvent disposer librement de ces produits de la coupe sans accord préalable et écrit des propriétaires des parcelles. Le code de l’environnement précisant que la valorisation est à privilégier et dans le but de diminuer le coût d’entretien de la végétation, Enedis et RTE peuvent proposer aux propriétaires de céder à leur prestataire travaux les produits de la coupe aux fins de valorisation ». Il lui demande s’il serait envisageable qu’Enedis ou RTE récupère gratuitement les résidus de coupe, sur demande du propriétaire, pour les personnes âgées, en situation de handicap ou disposant de revenus insuffisants pour faire appel à un prestataire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4189</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>961</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benoît Biteau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Transparence sur les algues vertes et les morts suspectes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4189. — 18 février 2025. — M. Benoît Biteau alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la mort suspecte de plusieurs sangliers en automne 2024 sur les plages de la Baie de Saint-Brieuc. Selon la préfecture des Côtes d’Armor, des études en recherche d’hydrogène sulfuré ont été réalisées dans le cadre d’une autopsie sur le cadavre des quatre derniers animaux retrouvés en octobre 2024. Toutefois, les autopsies de ces animaux ont été confiées au procureur de la République de Brest et sont, à ce jour, couvertes par le secret de l’enquête. Pourtant, comme le demandent les associations, Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre et Défense des victimes des marées vertes, il apparaît essentiel de rendre publics les résultats des autopsies réalisées sur les animaux, pour prendre, le cas échéant, les mesures sanitaires nécessaires. Le préjudice écologique a par ailleurs été reconnu par le tribunal de Rennes, dans un jugement du18 juillet 2023 : les juges ont conclu à la destruction des habitats et l’effondrement massif de la biodiversité, dus à la présence d’hydrogène sulfuré issu de la décomposition des algues échouées massivement. Dans de telles conditions, attestées par une décision judiciaire, il est impossible d’envisager qu’un mammifère de passage ne soit pas intoxiqué mortellement. Et il suffit de se rendre sur les lieux de la mort de ces sangliers comme le font régulièrement les associations, en prenant toutes les mesures de sécurité, pour saisir le lien hautement probable entre la mise en évidence in situ du gaz toxique qu’est l’hydrogène sulfuré, issu de la décomposition des algues vertes échouées, et son inhalation mortelle par ces animaux de passage. À cet égard, il est important de rappeler que déjà en 2011, 36 sangliers, deux ragondins et un blaireau avaient connu le même sort sur les mêmes lieux, et que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) et l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS), après autopsies, avaient conclu à la cause hautement probable du décès de ces animaux que constituait la présence in situ d’hydrogène sulfuré issu de la décomposition des algues vertes échouées. M. le député demande donc la mise en place d’un protocole strict dans le cas d’une mort suspecte, pour faire toute la transparence sur la dangerosité des algues vertes. Ceci visant à confirmer la présence, ou non, d’hydrogène sulfuré dans les tissus ou le sang des animaux autopsiés, ou encore la mise en évidence d’un œdème pulmonaire. Vu le caractère grave et urgent de la situation, il souhaite également savoir si elle a enfin prévu de prendre toutes les mesures sanitaires qui s’imposent ; les usagers de la zone concernée doivent également être informés des risques qu’ils encourent en la fréquentant, au-delà de simples panneaux minimisant les risques d’intoxication mortelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4316</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>961</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Pilato</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Obligations légales de débroussaillement prévues dans la loi du 10 juillet 2023
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4316. — 18 février 2025. — M. René Pilato attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’application de la loi du 10 juillet 2023 visant à renforcer la prévention et la lutte contre l’intensification de l’extension du risque incendie. Ladite loi renforce en effet une obligation, pour les terrains situés à moins de 200 mètres des bois et forêts, de débroussaillement sur 50 mètres aux abords des constructions et sur 10 mètres de part et d’autre des voies privées d’accès aux constructions. Dans le cadre d’un plan de prévention des risques contre les incendies de forêt (PPRIF), l’obligation peut être portée jusqu’à 100 mètres aux abords des constructions. Le débroussaillement incombe à tout propriétaire, ou ayant droit (locataire), de constructions, chantiers ou installations de toute nature, situés à moins de 200 mètres de bois et forêt. La loi prévoit également l’augmentation de l’amende en cas de non-respect de l’obligation légale de débroussaillement (OLD) de 30 euros à 50 euros par mètre carré soumis à cette obligation. Si elle va dans le bon sens dans le cadre de la lutte nécessaire contre les incendies, cette obligation fait donc peser l’OLD sur les personnes dont les biens se situent à proximité d’une forêt, mais qui dans la plupart des cas ne possèdent pas la forêt. Or débroussailler un bois ou une lisière comme l’exige la loi, n’est pas un acte anodin. Il peut être dangereux. Ce sont parfois des troncs d’arbres de plusieurs dizaines de centimètres de diamètre qui doivent être coupés. Beaucoup de personnes n’auront pas les moyens physiques, matériels ou financiers de se mettre en conformité avec cette nouvelle réglementation. Comment s’assurer que des personnes âgées ou précaires vivant près d’une forêt et n’ayant pas les moyens physiquement ou financièrement vont abattre des arbres autour de leur maison ou de leur terrain ? Dans l’actuel contexte d’inflation, ne devrait-on pas libérer les particuliers de cette charge et confier cette mission au service public ? S’ajoute le fait que le cadre réglementaire fixe « des mesures d’évitement et de réduction d’impact sur les espèces protégées et leurs habitats » que les particuliers devront consulter et respecter. De fait, en cas de dégâts d’incendie, les personnes soumises à l’OLD pourraient ne pas être remboursées par leur assurance, si cette dernière met en avant le non-respect de la loi. Concrètement, comment pourront-elles abattre des arbres sur des terrains dont elles ne sont pas propriétaires ? Comment gérer les nombreux problèmes de voisinage que cela va inévitablement entraîner ? L’OLD implique également un contrôle par les polices municipales, or ces nouvelles missions n’ont pas été compensées par l’État. De plus, 20 % des communes ne disposent pas de police municipale, ce qui implique que cette mission reviendra aux maires dont on imagine les difficultés qu’ils rencontreront dans le cadre de cette mission vis-à-vis de la relation avec leurs administrés. Ceci rend incertain le réel contrôle de l’application de la loi. Face au péril que représentent l’augmentation et l’intensification des incendies et à l’absence de perspective d’amélioration compte tenu du changement climatique, la résilience ne saurait s’organiser efficacement en restant au niveau individuel et par des moyens répressifs. La prévention et la lutte contre les incendies, ainsi que plus généralement la protection des forêts, doit relever d’une politique interministérielle, coordonnée et dotée de moyens à la hauteur des enjeux. Les maires et les particuliers ont besoin de réponses. Il demande à Mme la ministre si elle envisage une évaluation de la mise en œuvre des OLD, du respect de celles-ci et de l’impact financier qu’elles ont sur les particuliers. Il souhaite également savoir ce qu’elle prévoit de mettre en place afin que les particuliers et les communes ne soient pas démunis face à cette tâche. Enfin, il lui demande comment elle compte soutenir les maires dans leur charge de faire respecter les OLD sur leurs communes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4118</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>962</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Extension de l’aide du permis de conduire aux apprentis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4118. — 18 février 2025. — M. Antoine Villedieu interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’élargissement de l’aide de l’État au permis de conduire pour les jeunes apprentis. Le décret n° 2023-1214 du 20 décembre 2023 portant abaissement de l’âge minimal d’obtention de la catégorie B du permis de conduire à dix-sept ans avait permis aux plus jeunes d’accéder à ce précieux sésame à partir du 1er janvier 2024. Néanmoins, l’aide au financement du permis de 500 euros pour les apprentis demeure conditionnée aux mêmes critères, soit un âge minimal de 18 ans malgré l’abaissement de l’âge minimal de l’obtention du permis. En effet, le décret n° 2019-1 du 3 janvier 2019 relatif à l’aide au financement du permis de conduire pour les apprentis est demeuré inchangé forçant les jeunes apprentis de 17 ans à devoir patienter un an supplémentaire avant de pouvoir accéder à cette aide précieuse. Il lui demande donc s’il envisage d’abaisser également à 17 ans l’âge requis afin de pouvoir ouvrir l’accès à l’aide aux apprentis afin de le mettre en cohérence avec l’abaissement de l’âge minimal à 17 ans pour l’obtention du permis de conduire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4119</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>962</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Meurin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Fraudes massives concernant l’examen théorique du permis de conduire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4119. — 18 février 2025. — M. Pierre Meurin attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les fraudes massives concernant l’examen théorique du permis de conduire appelé communément « code de la route ». Selon un article du Monde du 16 juillet 2024, un examen sur trois du code de la route serait passé de manière irrégulière. Depuis 2016 et la privatisation de l’examen, au bénéfice des opérateurs privés agréés par l’État, il y a une recrudescence des fraudes. Certes, l’externalisation de l’examen à des partenaires privés a permis de réduire les délais de passage du code de la route, mais cela rend aussi la fraude plus facile. Selon la délégation à la sécurité routière, en 2024, 7 000 examens ont été annulés et 83 centres agréés ont été fermés pour fraudes et ce alors même qu’ils suspectent que ces chiffres ne représentent que la partie immergée de l’iceberg. Ces fraudes prennent diverses formes, comme acheter directement le code la route sur les réseaux sociaux, corrompre l’examinateur, ou encore faire passer l’examen à une tierce personne. Les préfectures peinent à lutter contre ce réseau frauduleux et à contrôler les centres agréés. Ces fraudes, qui coûtent cher à l’État, sont un danger pour la sécurité routière. Les moniteurs de conduite sont démunis face à ces fraudeurs qui ne connaissent donc pas les règles de sécurité routière comme le dénonce le syndicat national Force ouvrière des inspecteurs ou encore l’École de conduite française. Il lui demande donc quels sont les moyens mis en place afin de lutter contre les fraudes aux tests du code de la route.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4123</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>963</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Véhicules de collection de plus de 3,5 tonnes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4123. — 18 février 2025. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les difficultés rencontrées par les collectionneurs pour conduire leurs véhicules historiques de plus de 3,5 tonnes. En effet, les collectionneurs de poids lourds anciens dont les véhicules de collection ne peuvent pas transporter des marchandises (article 23 bis de l’arrêté du 5 novembre 1984), sachant ici que seul leur poids à vide a un sens et celui-ci est souvent inférieur à 3,5 tonnes. Pour rappel, en France, le poids lourd est défini par la norme NF P-98-082 comme un véhicule dont le poids total autorisé en charge est au moins égal à 3,5 tonnes (PTAC = 35 kilonewtons). Cette définition diffère sensiblement de celle qui prévalait jusqu’en 1998, puisque le poids lourd était défini comme le véhicule dont la charge utile était d’au moins 5 tonnes (CU = 5 kilonewtons). De plus, la dérogation B79 au permis de conduire permet aux détenteurs du permis B de conduire un poids lourd de moins de 4,5 tonnes (notamment les camping-cars), à condition d’avoir obtenu le permis avant le 20 janvier 1975 et la dérogation 96 au permis B permet la même chose pour une remorque. Par ailleurs, il apparaît qu’en Allemagne, le permis VL est valable pour conduire certains véhicules jusqu’à 4,5 tonnes. Enfin, les acteurs de la sécurité civile (sapeurs-pompiers, militaires, démineurs et bénévoles des associations agréées de sécurité civile) détenteurs du permis B ont la possibilité de conduire des véhicules de plus de 3,5 tonnes sans excéder 5,5 tonnes à la seule condition qu’ils suivent une formation spécifique d’une journée (7 heures). Aussi, dans la mesure où nombre de véhicules de collection ont un poids à vide inférieur à 5,5 tonnes, cette formation intéresse beaucoup les collectionneurs de poids lourds anciens qui souhaiteraient pouvoir en bénéficier. En effet, il convient de les maintenir roulants et éviter leur vente à l’étranger du fait de l’impossibilité de les conduire en France. Aussi, compte tenu de l’intérêt culturel de préserver le patrimoine automobile que constituent les poids lourds de plus de trente ans et de la baisse (surtout parmi les jeunes générations) du nombre de Français détenteurs du permis C avec la fin du service militaire, elle lui demande s’il envisage d’entendre les collectionneurs détenteurs d’un simple permis B et de leur offrir la possibilité d’effectuer cette formation de 7 heures, conformément au respect du principe d’égalité de traitement entre les citoyens et de l’intérêt général.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4141</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>963</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Controle technique Vélosolex
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4141. — 18 février 2025. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’obligation de contrôle technique des deux-roues applicable depuis le 15 avril 2024. Il souhaite exposer le cas précis des cyclomoteurs Vélosolex. Cette marque Solex, emblématique de la jeunesse pour bon nombre de Français, a fabriqué entre 1946 et 1988 plus de 8 millions de ces cyclomoteurs restés populaires et conservés précieusement par des amateurs passionnés qui en possèdent souvent plusieurs. La règlementation entrée en vigueur prévoit un contrôle technique tous les 3 ans pour ces Solex de plus de trente ans et tous les 5 ans s’ils sont déclarés véhicules de collection. Ceux mis en circulation avant 1960 sont quant à eux dispensés de contrôle technique. Ce vélomoteur réputé pour sa faible vitesse (très inférieure à 45 km/h), ne présente pas un réel danger dès lors que ses utilisateurs respectent le code de la route et les règles les plus élémentaires de sécurité. De plus, ces Vélosolex sont souvent utilisés de façon occasionnelle lors de sorties organisées et encadrées. Compte tenu de ces spécificités, il lui demande si les Vélosolex pourraient, dans des conditions précises à définir, être soumis à un contrôle technique aménagé dont le coût et la fréquence ne seraient pas dissuasifs pour les passionnés qui les conservent et les maintiennent dans un état de bon fonctionnement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4142</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>963</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Évolutions des modalités du contrôle technique des véhicules motorisés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4142. — 18 février 2025. — M. Philippe Brun appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, au sujet des modalités du contrôle technique des véhicules motorisés à deux ou trois roues. Par un décret et un arrêté du 23 octobre 2023 en application d’une directive européenne, ce contrôle technique a été rendu obligatoire à compter du 15 avril 2024. S’il est parfaitement compréhensible au regard des enjeux de sécurité et de tranquillité des autres usagers de la voie publique, ce contrôle technique implique une charge financière obligatoire. Or celle-ci est non négligeable pour une part significative des citoyens possédant une moto. Outre une prise en charge par l’État de ce contrôle technique imposé, une évolution des modalités de contrôle respectant les exigences européennes semble possible, comme en atteste l’exemple portugais. Dès lors, il souhaite connaître ses intentions sur les évolutions des modalités du contrôle technique des véhicules motorisés à deux ou trois roues.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4143</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>964</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Dezarnaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Exonération du contrôle technique dédié aux deux-roues "collection" et L1/L2
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4143. — 18 février 2025. — Mme Sylvie Dezarnaud appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la mise en place du contrôle technique dédié aux véhicules deux-roues, trois-roues et quadricycles motorisés. Le contrôle technique est désormais obligatoire pour les deux-roues, trois-roues et quadricycles motorisés, à la suite d’un arrêté publié au Journal officiel le 24 octobre 2023. Sa mise en place est cependant échelonnée selon la date de la première immatriculation des véhicules. Pour les plus anciens, le premier contrôle technique doit être réalisé entre le 15 avril et le 14 août 2024. Mme la députée s’interroge sur la pertinence d’une mise en place d’un contrôle technique pour l’ensemble des deux-roues sans en exclure les véhicules immatriculés avec une mention « collection » à leur carte grise. Les véhicules immatriculés comme tel ont plus de 30 ans, ne sont plus produits et leurs caractéristiques techniques n’ont pas été modifiées. Les utilisateurs de ces véhicules ont un usage spécifique qui rend cette obligation inopportune à deux titres. D’une part, les propriétaires de véhicules de collection ont, de fait, un entretien plus rigoureux de leur véhicule assorti d’un usage moins fréquent que la moyenne. Aussi, les propriétaires de ces véhicules de collection sont bien souvent membres d’associations de passionnés et des fédérations ancrées dans les circonscriptions, des réseaux importants pour consolider le lien social et culturel des territoires. Par ailleurs, elle rappelle que la réglementation nationale repose sur une surinterprétation de la directive européenne à laquelle elle prétend se conformer. Ainsi, seuls les véhicules à moteur de deux, trois ou quatre roues de cylindrée supérieure à 125 cm (catégories L3e, L4e, L5e, L7e) doivent se soumettre au contrôle technique obligatoire, excluant les catégories L1 et L2 pourtant incluses dans l’arrêté du gouvernement. Elle lui demande donc s’il peut, d’une part, exonérer du contrôle technique les véhicules présentant un intérêt historique, rappelant à ce titre la directive européenne 2014/45/UE et, d’autre part, revenir sur la décision d’y soumettre les véhicules de catégories L1 et L2.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4205</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>964</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Transport - Financement du permis moto
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4205. — 18 février 2025. — Mme Joëlle Mélin alerte M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’application de la loi n° 2023-479 du 21 juin 2023 visant à faciliter le passage et l’obtention de l’examen du permis de conduire. Des préoccupations sérieuses ont été soulevées quant à la révision potentielle des conditions de financement du permis moto via le compte personnel de formation (CPF). Il est entendu que le projet de décret envisage de limiter le financement CPF aux personnes ne détenant aucun permis de conduire préalable, ce qui exclurait de facto ceux désirant obtenir un permis moto alors qu’ils possèdent déjà une autre catégorie de permis. Cette approche semble non seulement contrevenir à l’esprit de la loi qui vise à généraliser l’accès aux différentes catégories de permis de conduire, mais également à la hiérarchie des normes, un décret ne pouvant restreindre une loi. De plus, le permis moto est crucial pour de nombreux professionnels pour qui la mobilité est essentielle, notamment dans les secteurs de la livraison, des soins à domicile et divers métiers commerciaux. Aussi, elle lui demande un éclairage sur les intentions précises du Gouvernement concernant ces restrictions et quelle justification il peut apporter à ces mesures qui semble contrevenir à la mobilité professionnelle de nombreux citoyens ainsi qu’à l’accès à l’emploi dans des secteurs clés nécessitant une mobilité accrue.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4333</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>964</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>La gestion des rappels des véhicules équipés d’airbags défectueux TAKATA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4333. — 18 février 2025. — M. Alexandre Allegret-Pilot alerte M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la gestion des rappels des véhicules équipés d’airbags défectueux TAKATA, en France. Cette situation représente un problème de sécurité publique majeur ayant entraîné la mort de quinze personnes et de plusieurs dizaines de blessés. En outre, il n’existe pas à ce jour une liste complète et fiable des marques et modèles concernés par l’équipement d’un airbag défectueux. Bien que l’affaire des airbags TAKATA soit connue depuis plusieurs années, il semble que le ministère ait tardé à mettre en place une campagne d’information efficace et généralisée. Celle-ci a été limitée dans sa portée, inégale selon les régions et trop tardive pour permettre une prise en charge rapide de la sécurité des conducteurs. De plus, il apparaît que cette campagne a été insuffisante pour informer de manière adéquate l’ensemble des conducteurs concernés, notamment ceux résidant dans les départements et collectivités d’outre-mer, qui courent un risque accru en raison de la distance géographique, de la disponibilité restreinte des pièces de remplacement et de la lenteur des services de maintenance. Il s’interroge également sur l’absence de mesures coercitives à l’égard des constructeurs automobiles, qui semblent avoir manqué de rigueur dans la gestion de ce problème de sécurité et sur l’inefficacité des incitations à procéder à ces rappels dans des délais raisonnables. Dans ce contexte, il lui demande de bien vouloir répondre aux questions suivantes : quelles actions concrètes le ministère a-t-il mises en place pour garantir une campagne d’information large et efficace à destination des conducteurs ? Pourquoi aucune mesure coercitive n’a-t-elle été mise en place à l’encontre des constructeurs automobiles afin de forcer le respect des délais de rappel et d’assurer la sécurité des conducteurs ? Quelles mesures le ministère envisage-t-il de prendre pour pallier le risque accru auquel sont exposés les conducteurs des départements et territoires d’outre-mer face à cette défectuosité, notamment en termes de logistique et d’approvisionnement des pièces de remplacement ? Enfin, il souhaite savoir quelles mesures seront prises pour garantir une meilleure transparence et un suivi des rappels de sécurité afin d’éviter de nouveaux drames à l’avenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4334</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>965</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Dégradation continue des infrastructures ferroviaires de la Nièvre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4334. — 18 février 2025. — M. Julien Guibert attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la dégradation continue des infrastructures ferroviaires dans son département, en particulier sur la ligne TER Auxerre-Clamecy-Corbigny. Depuis plusieurs années, les habitants de la Nièvre constatent une détérioration progressive du service ferroviaire, avec la réduction des horaires des guichets, des horaires de moins en moins adaptés aux usagers qui se rendent au travail, le manque d’entretien des infrastructures et la substitution croissante des trajets ferroviaires par des liaisons routières. Cette situation menace directement l’avenir du transport ferroviaire dans les territoires ruraux, pourtant essentiel tant pour les voyageurs que pour le fret. Si la région Bourgogne-Franche-Comté, dirigée par une majorité socialo-écolo-communiste, partage une part de responsabilité avec SNCF Réseau, l’État, en tant qu’actionnaire unique de la SNCF, ne peut se soustraire à la sienne. Il dispose des leviers nécessaires pour orienter les choix stratégiques, garantir un entretien adapté des infrastructures et assurer un financement à la hauteur des besoins des territoires. Dans un contexte de forte inflation et de prix très élevé des carburants, il est contradictoire de parler de transition énergétique tout en réduisant les alternatives ferroviaires, obligeant ainsi les habitants à se reporter sur des solutions plus polluantes, comme la voiture individuelle ou les transports routiers. Aussi, il souhaite savoir quelles mesures concrètes il entend prendre pour garantir le maintien et la modernisation des infrastructures ferroviaires dans les territoires ruraux et notamment dans la Nièvre. Il lui demande si des engagements seront pris afin que la SNCF, sous son autorité, mette en œuvre un plan de sauvegarde des lignes fines essentielles à la mobilité et au développement économique local. Il est indispensable de mettre en place des travaux d’urgence sur la ligne du Morvan pour garantir sa pérénité et ainsi assurer le dernier lien de désenclavement du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4335</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>965</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Dominique Voynet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Désenclavement ferroviaire de la Haute-Saône : suite étude DGITM</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4335. — 18 février 2025. — Mme Dominique Voynet interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’étude de développement de nouvelles lignes de trains d’équilibre du territoire (TET), produite par la direction générale des infrastructures, des transports et de la mer (DGITM) en mai 2021 et plus précisément sur son impact en Franche-Comté. La loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités prévoyait que l’État étudierait le développement de nouvelles lignes de TET en veillant à l’articulation avec le programme de régénération et de modernisation du réseau ferroviaire. Il s’agissait notamment de préciser les conditions d’une amélioration voire d’une remise en service de l’offre de trains visant à répondre aux besoins de désenclavement des territoires les plus éloignés des grands axes de circulation, de création de liaisons nationales et intra-européennes et de réduction de l’empreinte écologique. La Haute-Saône est aujourd’hui fort mal desservie. Comble de malchance, la gare principale, celle de Vesoul, a été récemment ravagée par un incendie. L’étude précitée ouvre la possibilité de remettre en service une ligne Vesoul-Nancy desservant Épinal. Cette ligne participerait au désenclavement de la Haute-Saône et de la Franche-Comté en l’ouvrant davantage sur le sillon lorrain et les villes de Nancy, Metz et Luxembourg. À l’inverse de ce développement potentiel, c’est la fermeture de la ligne TER actuelle Lure -Epinal qui est aujourd’hui envisagée par la région Bourgogne Franche-Comté faute de moyens pour financer la remise à niveau de l’infrastructure. Le Président de la République a fait part de sa volonté de rouvrir les petites lignes de chemin de fer lors de son allocution télévisée du 3 octobre 2022. Il ne s’est depuis rien passé. Mme la députée l’alerte sur la nécessité de crédits nationaux, au-delà des moyens contractualisés dans le CPER actuel, pour garantir à court terme le maintien de la ligne Lure-Épinal. Elle lui demande aussi quelles suites il compte donner à l’étude de la DGITM pour pouvoir inscrire à moyen terme la remise en service de la ligne Vesoul-Nancy.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4183</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>966</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Prisca Thevenot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Encadrement de l’allocation de titres RNCP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4183. — 18 février 2025. — Mme Prisca Thevenot attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur les problématiques liées à l’allocation de titres RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles). Par un courrier en date du 29 novembre 2024, cette problématique préoccupante avait déjà été portée à son attention. N’ayant pas reçu de réponse à ce jour, Mme la députée se permet de relancer Mme la ministre sur ce sujet qui demeure une préoccupation majeure pour les acteurs de l’enseignement supérieur. Le rapport d’information de la mission parlementaire sur l’enseignement supérieur privé à but lucratif, rendu public le 10 avril 2024, met en lumière plusieurs enjeux majeurs associés à cette pratique : la multiplication des partenariats entre certificateurs et organismes de formation tiers complexifie le paysage éducatif, au risque d’induire en erreur les étudiants et leurs familles quant à la reconnaissance réelle des formations. Certains acteurs profitent de cette pratique pour percevoir des financements publics importants, notamment via les niveaux de prise en charge des contrats d’apprentissage (NPEC), sans garantie suffisante quant à la qualité des formations dispensées. Les dispositifs actuels, tels que la certification Qualiopi ou les inspections des services régionaux de contrôle de la formation professionnelle (SRC), présentent des limites susceptibles de compromettre la rigueur des formations et des évaluations. Députée engagée pour la qualité de l’enseignement supérieur, elle sollicite l’intervention de Mme la ministre afin qu’un examen approfondi de ce phénomène soit entrepris. Il semble en effet nécessaire d’encadrer et de prévenir ces dérives, afin de garantir la qualité des formations concernées et de protéger les étudiants contre des pratiques susceptibles de nuire à leur parcours académique. Elle souhaite connaître les mesures qu’elle entend mettre en place pour encadrer ces pratiques et prévenir leurs effets néfastes sur le système de l’enseignement supérieur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4201</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>966</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Coquerel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Injustice envers agents publics de France Travail de Seine-Saint-Denis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4201. — 18 février 2025. — M. Éric Coquerel interroge Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur la question des agents publics de Pôle Emploi - France Travail et leur droit à la prime de fidélisation en Seine-Saint-Denis. Des agents publics des Pôle Emploi - France Travail ont fait part à M. le député de leur interrogation quant à leur droit à toucher la prime de fidélisation en Seine-Saint-Denis, qui permet de toucher 12 000 euros après cinq ans de travail dans la fonction publique dans le département. Cette prime a été mise en place dans le cadre du plan du Gouvernement « l’État plus fort en Seine-Saint-Denis ». Suite à la fusion de l’ANPE public et des Assédic privés en 2008, ces agents, comme 20 % d’entre eux à l’époque, ont fait le choix de rester sous statut public, malgré les sacrifices que cela impliquait, comme le renoncement au quatorzième mois proposé aux agents privés. En Seine-Saint-Denis, ils sont au nombre d’une centaine environ aujourd’hui. Dans un département au taux de chômage de plus de 10 %, ces agents jouent un rôle particulièrement important. Des représentants syndicaux de ces agents publics ont rencontré le directeur général de France Travail pour lui demander s’ils pouvaient bénéficier de cette prime. Ce à quoi ils ont reçu pour réponse qu’ils n’étaient pas concernés. M. le député demande donc, avec ces agents publics des Pôle Emploi - France Travail, une clarification sur cette question qui touche plus largement à leur statut. Il lui demande pourquoi, s’ils ont fait le choix de demeurer agents de l’État, ils se voient refuser les droits accordés à leurs pairs dans d’autres secteurs.Elle lui demande aussi pourquoi, s’ils ne sont pas concernés par ces droits, ils n’ont pas la possibilité non plus de bénéficier des droits accordés à leurs collègues de statut privé. Il lui demande enfin quelles initiatives sont envisagées, de manière générale, à propos du statut et des droits de ces travailleurs de France Travail ayant fait le choix de rester des agents de l’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4089</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>967</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>ACAATA pour les ouvriers dockers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4089. — 18 février 2025. — Mme Florence Goulet attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le dispositif de l’allocation de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante (Acaata) pour les ouvriers dockers. Actuellement, le bénéfice de l’Acaata est reconnu pour les ouvriers dockers ayant travaillé dans des ports inscrits sur la liste fixée par arrêté interministériel. Cependant, cette reconnaissance reste limitée aux embauches antérieures à 2004, alors que l’exposition à l’amiante dans les ports perdure bien au-delà de cette date. Cette situation crée une inégalité de traitement entre les travailleurs exposés avant et après 2004, alors que le danger persiste toujours. C’est d’ailleurs en conscience de la persistance de ce risque que l’arrêté du 29 décembre 2022 a prolongé la période d’inscription des établissements de la réparation navale jusqu’au 31 décembre 2027. Il serait donc cohérent d’appliquer une mesure similaire pour les ouvriers dockers, compte tenu de leur exposition à l’amiante. Aussi, elle lui demande si le bénéfice de l’Acaata aux ouvriers dockers embauchés après 2004 est envisagé afin de garantir une protection équitable à l’ensemble des travailleurs concernés et si elle entend prolonger le dispositif jusqu’au 31 décembre 2027.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4090</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>967</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Reconnaissance des risques de cancer liés à l’activité de sapeur-pompier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4090. — 18 février 2025. — Mme Florence Goulet attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le manque de reconnaissance des risques de cancer liés à la toxicité de l’activité de sapeur-pompier. Alors que l’OMS reconnaît depuis 2022 un lien entre l’exposition des sapeurs-pompiers et au moins sept types de cancer, la France reste en retrait en ne reconnaissant que le cancer du nasopharynx. Pourtant, de nombreuses études internationales attestent de cette corrélation. Une étude canadienne a révélé un risque de cancer du sein cinq fois plus élevé chez les sapeurs-pompières et un risque deux fois plus élevé de cancer des testicules chez les sapeurs-pompiers. Une autre étude américaine indique que 68 % des pompiers développent un cancer au cours de leur carrière. Face à ces risques, plusieurs pays, dont le Canada, les États-Unis d’Amérique, la Belgique ou encore l’Australie, reconnaissent jusqu’à 23 types de cancer liés à cette activité et ont renforcé la prévention. La reconnaissance du risque de cancer dans le cadre de l’activité de sapeur-pompier est essentielle pour un suivi médical adapté, une prise en charge précoce et un accès facilité aux soins et indemnisations. La mise en place d’une politique de prévention serait alors nécessaire. Aussi, elle lui demande si, face à ces risques, elle envisage d’instaurer des mesures de prévention, de renforcer l’accompagnement des sapeurs-pompiers et d’étendre cette reconnaissance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4112</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>967</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain David</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prime Ségur non compensée : les associations tirent la sonnette d’alarme</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4112. — 18 février 2025. — M. Alain David attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les inquiétudes des associations de la branche de l’action sanitaire sociale. Ces inquiétudes font suite à l’arrêté du 5 août 2024, qui rend obligatoire la prime Ségur pour tous les employeurs et salariés concernés par l’accord national professionnel n° 2005-03 du 18 février 2005, conclu dans le secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif. Bien que cette revalorisation salariale soit une avancée attendue pour ces professionnels, elle met en grande difficulté les associations de ce secteur, qui, en l’absence de compensations financières, risquent des licenciements économiques, le gel des recrutements, voire la fermeture de certaines structures. C’est le cas en particulier des associations qui exercent des délégations de service public, notamment dans l’accompagnement de victimes et de publics vulnérables et qui ne disposent pas des ressources propres nécessaires pour absorber les coûts supplémentaires engendrés par cette prime. La mise en œuvre rétroactive au 1er janvier 2024 aggrave ces difficultés, ajoutant une charge financière imprévue. Le manque de soutien financier de l’État pourrait gravement affecter l’accès aux droits des publics accompagnés. Cela aurait des répercussions directes sur la continuité des missions de ces associations, qui jouent pourtant un rôle essentiel dans la cohésion sociale sur les territoires. Face à cette situation alarmante, six organisations (Citoyen et justice, Le planning familial, FNCIDFF, solidarité femmes, France victimes et Mouvement du nid) ont tiré la sonnette d’alarme dans un communiqué de presse daté du 30 septembre 2024. Ainsi, il lui demande quelles mesures elle envisage de mettre en place pour garantir la compensation financière de la prime Ségur, afin de permettre à ces associations de poursuivre leurs missions d’utilité publique sans mettre en péril leur équilibre financier déjà fragile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4146</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>968</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Mazaury</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Permettre une meilleure prise en charge des séjours de répit pour les aidants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4146. — 18 février 2025. — M. Laurent Mazaury attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés rencontrées par les proches aidants et la nécessité d’une meilleure coordination nationale pour renforcer l’accès aux séjours de répit dans le cadre de la stratégie gouvernementale. Le nombre d’aidants sursollicités a considérablement augmenté ces dernières années, atteignant près de 11 millions, principalement en raison du vieillissement de la population. Ces aidants, essentiels à la prise en charge quotidienne de millions de personnes vulnérables, sont exposés à des risques psychosociaux graves : troubles du sommeil, épuisement, surmenage, voire dépression. Bien que des dispositifs de répit existent, leur accès reste inégal et leur financement morcelé. Selon une étude de la Fondation France répit, 53 % des aidants déclarent manquer de répit au quotidien, un besoin nettement supérieur au manque de soutien financier (25 %). Plus grave, selon la Silver Eco, 30 % des aidants décèderaient avant le proche malade ou handicapé. Ces données illustrent l’urgence de consolider l’offre de répit dans le cadre de la deuxième stratégie nationale pluriannuelle 2023-2027, qui s’engage notamment à renforcer l’accès à ces dispositifs. Les freins actuels à l’accès aux séjours de répit découlent de l’éclatement des offres et de la diversité des financements. Cela pénalise autant les aidants que les opérateurs. Il semble indispensable de renforcer la coordination entre les acteurs nationaux et locaux pour créer un cadre plus lisible et équitable. Si les dispositifs de répit existants se concentrent principalement sur la prise en charge temporaire de la personne aidée (hébergement, accueil de jour, relayage), peu d’entre eux intègrent une offre spécifiquement destinée à soutenir et accompagner directement les aidants eux-mêmes, ce qui constitue une lacune majeure. Les caisses de retraite complémentaire, regroupées au sein de l’Agirc-Arrco, jouent un rôle central mais leur intervention reste hétérogène d’un territoire à l’autre. De même, les caisses de retraite de la fonction publique sont encore peu impliquées dans le financement de ces dispositifs, créant une inégalité d’accès. Une concertation nationale regroupant le ministère de la santé, les agences régionales de santé, la CNSA et ces différents acteurs pourrait permettre d’harmoniser les modalités de financement et d’accès. Enfin, M. le député insiste sur la nécessité de promouvoir des dispositifs universels de répit, inspirés par exemple du modèle des cures thermales, financés par l’assurance maladie. Ces dispositifs contribueraient non seulement à préserver la santé des aidants, mais également à réduire les dépenses liées aux pathologies évitables, telles que le burn-out ou la dépression. Dans ce cadre, il souhaite savoir si elle entend harmoniser les financements des séjours de répit, notamment en intégrant les caisses de retraite complémentaire (Agirc-Arrco) et celles de la fonction publique dans une stratégie commune pour un financement national équitable. Il lui demande également quels outils sont envisagés pour renforcer la coordination entre les acteurs institutionnels et simplifier les démarches pour les aidants. Enfin, il souhaite savoir quelles pistes de réflexion elle développe pour garantir l’égalité d’accès au répit sur l’ensemble du territoire, en lien avec les objectifs de la stratégie nationale pluriannuelle 2023-2027.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4149</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>968</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Ott</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Conséquences de la grève des hydrogéologues agréés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4149. — 18 février 2025. — M. Hubert Ott interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences du mouvement de grève des hydrogéologues agréés, qui perdure depuis octobre 2023. Ces experts des eaux souterraines jouent un rôle essentiel dans la préservation des ressources en eau et la sécurisation des captages destinés à l’alimentation en eau potable. Sollicités par les agences régionales de santé (ARS) dès lors qu’un projet est susceptible d’affecter la ressource en eau, ils rendent des avis sur la disponibilité en eau et les mesures de protection des captages. Depuis octobre 2023, ces professionnels ont engagé une grève nationale pour dénoncer leurs conditions de travail et demander davantage de reconnaissance. Leurs revendications portent principalement sur la revalorisation de leurs salaires, ainsi que sur l’amélioration de leur protection juridique face aux menaces auxquelles ils peuvent être confrontés. Ils demandent notamment une indexation de leurs rémunérations sur l’indice ingénierie, plus adapté à leur niveau d’expertise et de responsabilité. Depuis plus d’un an, ce mouvement entraîne un blocage des procédures nécessitant leur expertise, avec des conséquences notables pour de nombreux projets locaux. En particulier, la mise en service de nouveaux captages d’eau est retardée, faute d’avis d’un hydrogéologue agréé. À titre d’exemple, à Ribeauvillé, dans le Haut-Rhin, un projet de forage destiné à la réserve incendie et au renforcement de l’alimentation en eau de La Clausmatt, une auberge et lieu de vie qui accueille depuis 1986 des personnes en difficulté sociale et psychologique afin de les aider à se réinsérer dans la société, ne peut être finalisé en raison de l’absence de l’avis nécessaire d’un hydrogéologue agréé. D’autres projets se retrouvent confrontées à des situations similaires, compromettant la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour répondre aux attentes légitimes de la profession, afin de permettre la reprise normale de leurs missions essentielles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4200</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>969</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Injustice envers agents publics de France Travail de la Seine-Saint-Denis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4200. — 18 février 2025. — M. Bastien Lachaud interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la question des agents publics de Pôle Emploi - France Travail et leur droit à la prime de fidélisation en Seine-Saint-Denis. Des agents publics des Pôle Emploi - France Travail ont fait part à M. le député de leur interrogation quant à leur droit à toucher la prime de fidélisation en Seine-Saint-Denis, qui permet de toucher 12 000 euros après cinq ans de travail dans la fonction publique dans le département. Cette prime a été mise en place dans le cadre du plan du Gouvernement « l’État plus fort en Seine-Saint-Denis ». Suite à la fusion de l’ANPE public et des Assédic privés en 2008, ces agents, comme 20 % d’entre eux à l’époque, ont fait le choix de rester sous statut public, malgré les sacrifices que cela impliquait, comme le renoncement au quatorzième mois proposé aux agents privés. En Seine-Saint-Denis, ils sont au nombre d’une centaine environ aujourd’hui. Dans un département au taux de chômage de plus de 10 %, ces agents jouent un rôle particulièrement important. Des représentants syndicaux de ces agents publics ont rencontré le directeur général de France Travail pour lui demander s’ils pouvaient bénéficier de cette prime. Ce à quoi ils ont reçu pour réponse qu’ils n’étaient pas concernés. M. le député demande donc à Mme la ministre, avec ces agents publics des Pôle Emploi - France Travail, une clarification sur cette question qui touche plus largement à leur statut. Il lui demande pourquoi, s’ils ont fait le choix de demeurer agents de l’État, ils se voient refuser les droits accordés à leurs pairs dans d’autres secteurs. Il lui demande aussi pourquoi, s’ils ne sont pas concernés par ces droits, ils n’ont pas la possibilité non plus de bénéficier des droits accordés à leurs collègues de statut privé. Il lui demande enfin quelles initiatives sont envisagées, de manière générale, à propos du statut et des droits de ces travailleurs de France Travail ayant fait le choix de rester des agents de l’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4202</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>969</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aly Diouara</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Injustice envers des agents publics France Travail de Seine-Saint-Denis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4202. — 18 février 2025. — M. Aly Diouara interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la question des agents publics de Pôle Emploi - France Travail et leur droit à la prime de fidélisation en Seine-Saint-Denis. Des agents publics des Pôle Emploi - France Travail ont fait part à M. le député de leur interrogation quant à leur droit à toucher la prime de fidélisation en Seine-Saint-Denis, soit près de 12 000 euros après cinq ans de travail dans la fonction publique au sein du département. Cette prime a été mise en place dans le cadre du plan du Gouvernement « l’État plus fort en Seine-Saint-Denis ». Suite à la fusion de l’ANPE public et des Assédic privés en 2008, ces agents, comme 20 % d’entre eux à l’époque, ont fait le choix de rester sous statut public, malgré les sacrifices que cela impliquait, comme le renoncement au quatorzième mois proposé aux agents privés. En Seine-Saint-Denis, ils sont au nombre d’une centaine environ aujourd’hui. Dans un département au taux de chômage de plus de 10 %, ces agents jouent un rôle particulièrement important. Des représentants syndicaux de ces agents publics ont rencontré le directeur général de France Travail pour lui demander s’ils pouvaient bénéficier de cette prime, ce à quoi ils ont reçu pour réponse qu’ils n’étaient pas concernés. M. le député demande donc, avec ces agents publics des Pôle Emploi - France Travail, une clarification sur cette question qui touche plus largement à leur statut. Il demande pourquoi, s’ils ont fait le choix de demeurer agents de l’État, ils se voient refuser les droits accordés à leurs pairs dans d’autres secteurs. Il lui demande aussi pourquoi, s’ils ne sont pas concernés par ces droits, ils n’ont pas la possibilité non plus de bénéficier des droits accordés à leurs collègues de statut privé. Il lui demande enfin quelles initiatives sont envisagées, de manière générale, à propos du statut et des droits de ces travailleurs de France Travail ayant fait le choix de rester des agents de l’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4211</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>970</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Roussel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Exonération de la THRS pour les maisons d’assistants maternels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4211. — 18 février 2025. — M. Fabrice Roussel attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le régime fiscal auquel sont soumises les MAM. Les Maisons d’assistants maternels (MAM) contribuent à la diversification des modes d’accueil du jeune enfant et permettent de répondre aux besoins des familles, notamment en milieu rural ou dans les territoires où l’offre d’accueil proposée par les collectivités territoriales est insuffisante. Ces MAM sont aujourd’hui soumises à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS), alors même que les locaux qu’elles occupent sont utilisés à des fins professionnelles et ne constituent pas des résidences secondaires au sens courant du terme. Cette charge fiscale représente un poids significatif sur leur budget et met en exergue l’absence d’un statut juridique propre pour ces structures, ce qui entraîne des ambiguïtés en matière fiscale et administrative. Afin d’assurer la pérennité et le développement de ce mode d’accueil, il conviendrait d’envisager une exonération partielle ou totale de la THRS pour les locaux utilisés par les MAM, à l’instar de certains allégements fiscaux existant pour d’autres structures d’accueil de la petite enfance. Aussi, il lui demande d’engager une réflexion en ce sens, afin d’alléger les MAM de cette charge fiscale et ainsi mieux reconnaître leur rôle essentiel dans le paysage de la petite enfance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4218</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>970</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Joubert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Explosion des dépenses départementales liées à l’ASE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4218. — 18 février 2025. — Mme Florence Joubert alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’explosion des dépenses des départements relatives à l’aide sociale à l’enfance (ASE). Depuis 1983, l’ASE est une compétence décentralisée aux départements, dont le rapport du Sénat n° 837 du 5 juillet 2023 donne une définition précise. Elle « apporte un soutien matériel, éducatif et psychologique aux mineurs et à leur famille confrontés à des difficultés risquant de mettre en danger la santé, la sécurité, la moralité de ces mineurs ou de compromettre gravement leur éducation ou leur développement physique, affectif, intellectuel et social ». L’ASE est en constante augmentation sur tout le territoire national depuis 2021, représentant 7 milliards d’euros en 2023, soit une hausse d’un peu plus de 10 % sur un an ! En Dordogne, son coût est d’environ 85 millions d’euros, avec notamment des frais d’hébergement qui sont en hausse de près de 19 %. En cause, le nombre de mineurs suivis par ce dispositif qui a quintuplé en dix ans dans le département, passant de 970 en 2015 à 5 027 en 2023, dont 1 722 ont été placés. Pour le financement de ce dispositif, l’État soutient les départements via un fonds de 140 millions d’euros pour les signataires d’un contrat départemental de prévention et de protection de l’enfance (CDPPE), ainsi qu’un autre de 50 millions d’euros pour prévenir les sorties sèches de l’ASE, des fonds qui paraissent bien insuffisants face à l’explosion des dépenses. Ainsi, elle lui demande de reconsidérer le montant de l’aide de l’État au regard des enjeux financiers supportés par les départements et d’envisager de débloquer une enveloppe supplémentaire pour soutenir les départements dans le financement de l’ASE.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4234</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>970</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Rousseau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Améliorer la prise en charge de l’endométriose
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4234. — 18 février 2025. — M. Aurélien Rousseau appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la prise en charge de l’endométriose. L’endométriose est une pathologie qui touche environ 10 % des femmes et dont la reconnaissance, le diagnostic et la prise en charge doivent encore être renforcés. Malgré la stratégie lancée par le Président de la République en 2022 et les actions entreprises, de nombreuses femmes atteintes de cette maladie continuent à taire leur douleur. Le développement de programmes d’éducation thérapeutique, en lien avec les associations de patientes, constitue l’une des actions de la stratégie de lutte contre l’endométriose. Cependant, la mise en place de ces programmes reste à ce jour encore trop hétérogène selon les régions. Ces programmes jouent pourtant un rôle central dans l’amélioration de la qualité de vie des patientes, en renforçant leur autonomie et en les outillant pour mieux gérer la maladie au quotidien. Par ailleurs, les dispositifs permettant la prise en charge financière des soins relatifs à l’endométriose, et notamment la reconnaissance en affection longue durée au titre de l’ALD 31, doivent être réévalués à la suite des engagements pris à l’automne 2023 concernant l’harmonisation des critères d’attribution, la formation des professionnels et l’information des malades et leur entourage. Il lui demande quelle est l’analyse de l’évolution du nombre de femmes atteintes d’endométriose qui ont eu accès à une reconnaissance en ALD 31 ou à d’autres dispositifs de prise en charge financière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4235</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>971</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Rousseau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Améliorer la prise en charge des malades chroniques du Covid-19
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4235. — 18 février 2025. — M. Aurélien Rousseau interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la structuration d’une offre de soins qui permet une prise en charge du Covid long. Selon une étude de Santé publique France, environ 4 % de la population française en âge adulte serait touchée par un Covid long. Ces personnes sont pour la plupart en errance médicale. Le Covid long a, au-delà des symptômes médicaux, un impact sur le quotidien des patients, que ce soit dans le cadre professionnel ou privé. La loi de 2022 visant la création d’une plateforme de référencement et de prise en charge des malades chroniques du Covid-19 doit être pleinement mise en application, afin de construire un parcours de soins adapté. Il lui demande quelle est l’avancée de ces travaux qui doivent permettre une juste prise en charge des concitoyens atteints de cette maladie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4238</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>971</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle D’Intorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Proportionnalité de la périodicité de la cotisation annuelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4238. — 18 février 2025. — Mme Christelle D’Intorni appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles au sujet de la proportionnalité de la périodicité de la cotisation annuelle payée par les employeurs par rapport à l’obligation de visite médicale dont la périodicité est d’une fois tous les 5 ans. En effet, l’article R. 4624-16 du Code du travail dispose que, sauf pour certains travailleurs soumis à une surveillance renforcée, la périodicité des visites médicales peut être portée à cinq ans. Toutefois, les employeurs continuent de cotiser annuellement pour ces visites médicales. Il faut rappeler en outre qu’avant l’entrée en vigueur du décret n° 2016-1908 du 27 décembre 2016, cette périodicité était fixée à deux ans pour une cotisation qui était déjà annuelle. Les visites médicales n’étant désormais obligatoires qu’une fois tous les cinq ans, elle s’interroge sur la proportionnalité du caractère annuel de la cotisation, notamment par rapport au nombre effectif de visites médicales effectuées chaque année. En définitive, elle lui demande quelles actions elle envisage pour harmoniser la fréquence de ces cotisations avec celle des visites médicales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4240</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>971</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Davy Rimane</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Améliorer la prise en charge des évacuations sanitaires depuis la Guyane
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4240. — 18 février 2025. — M. Davy Rimane attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés liées à la prise en charge des évacuations sanitaires (EVASAN) des patients guyanais vers la France hexagonale. Chaque année, plus de trois mille patients et patientes sont transférés vers l’Hexagone pour recevoir des soins indisponibles localement, entraînant des coûts considérables pour l’assurance maladie et soulevant des problématiques administratives importantes. Si la prise en charge à 100 % des frais de transport est prévue pour certaines situations, notamment les affections longue durée (ALD) ou les soins urgents, de nombreux patients se retrouvent en difficulté financière en raison de refus de remboursement, de délais administratifs excessifs ou d’une absence de prise en charge des billets de retour. Plusieurs cas rapportés indiquent que des patients ont vu leur demande rejetée faute de justificatifs suffisants ou en raison de modifications de leur date de retour non couvertes par l’assurance maladie. Le rapport conjoint de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR) et de l’Inspection générale de l’administration (IGA) publié en 2020 sur le renforcement de l’offre de soins en Guyane souligne également ces problématiques. Il met en avant les insuffisances structurelles du système de santé guyanais, qui entraînent une forte dépendance aux évacuations sanitaires vers l’hexagone. Le rapport insiste sur les difficultés administratives rencontrées par les patients, ainsi que sur le manque de coordination entre les différents acteurs impliqués, ce qui peut retarder ou compliquer la prise en charge des EVASAN. Par ailleurs, les conditions d’éligibilité à la prise en charge des EVASAN sont parfois jugées trop strictes, notamment lorsque des soins spécialisés ne sont pas disponibles en Guyane mais que le patient ne relève pas d’une ALD exonérante. En conséquence, certaines familles doivent avancer des frais considérables ou renoncer aux soins nécessaires avec une issue parfois fatale pour la personne nécessitant l’EVASAN. M. le député rappelle ici que 53 % des Guyanais et Guyanaises vivent sous le seuil de pauvreté local. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures elle envisage pour améliorer la transparence, l’efficacité et l’équité du dispositif d’évacuation sanitaire depuis la Guyane. En particulier, il souhaiterait savoir si une simplification des démarches administratives et une extension des critères de prise en charge des billets de retour sont à l’étude afin d’assurer un accès égal aux soins pour tous les patients concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4250</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>972</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Laussucq</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Allocation personnalisée d’autonomie en mode mandataire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4250. — 18 février 2025. — M. Jean Laussucq attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le tarif socle de l’allocation personnalisée d’autonomie en mode mandataire. Il existe une inégalité de traitement en matière de prise en charge financière entre l’allocation personnalisée d’autonomie en mode prestataire et l’allocation personnalisée d’autonomie en mode mandataire. La loi de financement de la sécurité sociale de 2022 a fixé un tarif minimum pour les services en mode prestataire sans inclure les services en mode mandataire. Aujourd’hui, le secteur de l’emploi à domicile est le premier employeur à domicile de France avec 3,3 millions de particuliers employeurs et 1,3 million de salariés. Face au vieillissement de la population constaté en France, le secteur apparaît comme un des grands enjeux sociétaux des prochaines années. Les personnes âgées choisissent de plus en plus le maintien à domicile ainsi que le mode mandataire, permettant de conserver le contrôle sur la sélection, l’embauche et la gestion des employés. À ce jour, le montant d’allocation personnalisée d’autonomie en mode mandataire est très différent d’un département à l’autre et avec un écart de 30 à 50 % avec l’allocation personnalisée d’autonomie en mode prestataire. À ce titre, il lui demande si elle envisage l’instauration d’un tarif socle pour l’allocation personnalisée d’autonomie en mode mandataire et son alignement par exemple sur le montant de l’allocation de compensation du handicap (PCH) à 20,86 euros/heure, sachant que l’allocation personnalisée d’autonomie en mode prestataire vient d’être augmentée de 23,50 à 24,58 euros/heure. Cela permettra une tarification plus juste et évitera de pénaliser les familles qui font le choix du mode mandataire, entraînant une confusion et le renoncement à l’emploi à domicile pour certains particuliers. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4252</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>972</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Portier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Cadre juridique des absences des adultes handicapés résidants en foyer de vie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4252. — 18 février 2025. — M. Alexandre Portier interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le cadre juridique des absences des adultes handicapés résidants en foyer de vie en qualité d’internes. Il associe à cette question le député Thomas Gassilloud. Le cadre actuel délègue aux conseils départementaux le droit de fixer le nombre de jours d’absences autorisés au travers des règlements départementaux d’aide sociale (RDAS). Ces autorisations de journées d’absence annuelle varient grandement d’un département à un autre, allant de 30 à 50 jours, en ne tenant compte parfois ni des week-ends ni des jours fériés. Ce dispositif contraignant excessivement la liberté des personnes à s’absenter de leur foyer de vie est d’autant plus inquiétant que l’on constate une tendance à la baisse du nombre de jours d’absences autorisés. Certains RDAS prévoient en outre des sanctions lors du dépassement du nombre de jours d’absence autorisés : exonération ou non des personnes de leur contribution aux frais d’entretien et d’hébergement, voire la suspension du bénéfice de l’aide sociale à l’hébergement. La liberté d’aller et venir est une composante essentielle de la vie des personnes. Aussi, maintenir le lien familial est primordial pour l’inclusion des personnes accueillies. Pourtant, l’hétérogénéité actuelle du système ainsi que l’obsolescence de la législation aboutissent à des discriminations et des disparités majeures pour les personnes en situation de handicap ainsi que leurs familles. C’est pourquoi ils lui demandent comment elle envisage de clarifier la réglementation relative à la prise en compte des jours d’absence des adultes handicapés résidants en foyer de vie en qualité d’internes afin de mettre fin aux inégalités entre territoires et de privilégier le maintien du lien familial, favorisant l’inclusion de ces adultes handicapés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4254</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>972</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophia Chikirou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Défense des droits des personnes en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4254. — 18 février 2025. — Mme Sophia Chikirou interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’inaction du Gouvernement en faveur des personnes en situation de handicap. Presque vingt ans après la loi du 11 février 2005, censée garantir l’égalité des droits et des chances des personnes en situation de handicap, les gouvernements successifs, y compris celui auquel elle appartient, n’ont cessé de multiplier les renoncements. L’accessibilité universelle est un mirage, les infrastructures restent impraticables et l’école inclusive demeure une chimère pour des milliers d’enfants laissés sur le bord de la route. Deux condamnations internationales de l’ONU et du Conseil de l’Europe ont d’ailleurs frappé l’État français pour violation des droits des personnes handicapées et de leurs familles. Les chiffres sont alarmants : selon le Collectif Handicaps, plus de 12 millions de personnes en France vivent avec un handicap et une large majorité d’entre elles subit des discriminations systémiques qui réduisent leurs chances d’intégration, de développement et d’autonomie. Mme la ministre, l’ordo-libéralisme mène inexorablement au darwinisme social : ainsi, l’austérité budgétaire accroit l’exclusion des personnes en situation de handicap et de leurs familles. L’accessibilité des transports en commun est particulièrement déplorable : à Paris, 90 % des stations de métro parisiennes restent inaccessibles aux fauteuils roulants ! Quant aux logements, seuls 10 % des nouvelles constructions respectent les normes d’accessibilité, ce qui condamne des milliers de personnes à l’exclusion et à l’isolement. Les maisons départementales pour les personnes handicapées (MDPH) font face à un manque de moyens tels que les délais de traitement des dossiers plongent des familles entières dans la précarité et le désespoir. Les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), précarisés et sous-payés, ne sont pas en nombre suffisant pour assurer une éducation digne à tous les enfants. Quant à la déconjugalisation de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), elle a été retardée avec un cynisme inacceptable, mettant en lumière le mépris du Gouvernement pour l’autonomie des personnes en situation de handicap. L’emploi des travailleurs handicapés reste un combat quotidien. Le taux de chômage des personnes en situation de handicap atteint 14 %, soit plus du double de la moyenne nationale. Plutôt que d’accompagner l’insertion professionnelle, le Gouvernement préfère supprimer des obligations d’embauche ou déroger aux sanctions appliquées aux entreprises qui ne respectent pas leurs quotas. Dans les faits, la politique gouvernementale envers les personnes en situation de handicap oscille entre renoncements et indifférence coupable. Mme la ministre doit entendre le cri du Collectif Handicaps ! Mme la députée souhaiterait savoir quelles mesures elle entend prendre pour répondre aux revendications de ce collectif représentatif, dont la synthèse des demandes est consultable au lien suivant : https://www.collectifhandicaps.fr/wp-content/uploads/2025/01/Bilan-de-la-loi-synthese-des-revendications.pdf. En particulier, elle souhaiterait connaître sa position sur l’abrogation de l’article 64 de la loi Elan qui limite l’accessibilité des logement et sur le rétablissement du principe de 100 % des points d’arrêt de transports publics.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4258</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>973</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Maintien de la PCH pendant 3 mois pour les parents endeuillés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4258. — 18 février 2025. — M. Dominique Potier attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la nécessité de maintenir le versement de la prestation compensatrice de handicap (PCH) pendant 3 mois, lors du décès d’un enfant. Dans de nombreux foyers, la PCH constitue une ressource essentielle pour les parents qui diminuent ou renoncent à leur activité professionnelle afin d’accompagner leur enfant. C’est également le cas pour ceux qui ont besoin qu’une aide à domicile soit réalisée par un tiers salarié. Suite à la sollicitation de parlementaires, les décrets n° 2022-85 et 2022-86 du 30 janvier 2022 permettent désormais, lors du décès d’un enfant, le maintien et la prolongation des aides sociales (AAEH) pendant trois mois pour les familles bénéficiaires de prestations des caisses d’allocations familiales ou des caisses de mutualité sociale agricole. Or ce n’est pas le cas de la PCH qui, quant à elle, cesse d’être versée à partir du mois suivant le décès. Alors même que la famille est bouleversée et dans un état de fragilité lié au deuil de l’enfant disparu, le parent qui a renoncé à son emploi peut se retrouver dans une situation extrêmement précaire sur le plan social et économique. Dans l’hypothèse où une personne aurait été employée pour s’occuper de l’enfant, les frais de préavis ou de licenciement représentent également une charge importante pour la famille concernée. Il lui demande s’il peut être envisagé de maintenir la PCH durant les 3 mois qui suivent le décès de l’enfant afin de permettre aux parents d’un enfant décédé de préparer la reconstruction d’un équilibre familial et professionnel en étant libéré d’un maximum de contraintes budgétaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4259</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>973</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Non-rétroactivité de l’assurance vieillesse des aidants (AVA)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4259. — 18 février 2025. — M. Philippe Brun interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la non-rétroactivité de l’assurance vieillesse des aidants (AVA). Venue remplacer l’assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF) à partir du 1er septembre 2023, l’AVA n’est pas rétroactive. Ainsi, pour les parents aidant un enfant handicapé, l’AVA ne s’applique qu’à compter de cette date et non sur la totalité de la durée de prise en charge à partir du moment où l’enfant a été reconnu comme porteur d’un handicap ouvrant droit à l’AVA pour le parent. Dès lors, il souhaite connaître ses intentions quant à la modification du dispositif actuel afin de rendre l’AVA rétroactive.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4262</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>974</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Retards dans la mise en oeuvre de la revalorisation de la pension d’invalidité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4262. — 18 février 2025. — M. Antoine Armand attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les retards constatés dans la mise en œuvre de la revalorisation de la pension d’invalidité, prévue initialement pour le mois d’avril 2024. De nombreux citoyens bénéficiaires ont exprimé leur inquiétude et leur incompréhension face à l’absence de cette revalorisation dans leurs versements mensuels. En effet, malgré l’annonce de cette mesure, il semblerait que des problèmes techniques au sein de la Caisse d’assurance maladie aient empêché son application dans les délais prévus. Ce retard cause des désagréments importants aux personnes concernées, souvent vulnérables et dépendantes de ces prestations pour leur subsistance quotidienne. Il souhaite donc savoir quelles mesures elle entend prendre pour résoudre ce problème dans les plus brefs délais et garantir que les paiements de la revalorisation seront effectués de manière rétroactive, afin de compenser le préjudice subi par les bénéficiaires. Il aimerait également être informé des actions mises en place pour éviter que de tels retards ne se reproduisent à l’avenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4264</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>974</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Santé - Handicap mental
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4264. — 18 février 2025. — Mme Joëlle Mélin attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la mise en œuvre du dispositif d’emploi accompagné pour les personnes en situation de handicap mental. En effet, leur insertion en milieu professionnel ordinaire reste un défi majeur en France, peu abordé par les politiques publiques. On estime que plus de 80 % des 750 000 personnes concernées en âge de travailler souhaitent trouver un emploi, mais actuellement, seule une petite fraction y parvient. La loi du 8 août 2016, dite loi « travail », et le décret d’application du 27 décembre 2016 ont institué le dispositif d’emploi accompagné, financé par l’État. Ce dispositif est conçu pour soutenir les personnes en situation de handicap afin qu’elles puissent obtenir et conserver un emploi rémunéré dans le marché du travail. Il inclut un accompagnement pour le salarié ainsi que pour l’employeur. En 2023, ce dispositif ne permet d’accompagner que 8 200 personnes, alors que les besoins globaux sont estimés à 50 000 personnes. L’objectif gouvernemental d’accompagner 30 000 personnes d’ici 2027 illustre la lenteur de sa mise en place. En Île-de-France, seulement 5 % des 1 050 personnes accompagnées ont une déficience intellectuelle, la majorité ayant des troubles psychiques. Par ailleurs, la mise en œuvre de la plateforme d’emploi accompagné, initiée par la circulaire du 31 décembre 2021, rencontre de nombreux obstacles. Dans certaines régions, la capacité d’accompagnement dépasse le nombre de personnes effectivement accompagnées, tandis que les listes d’attente demeurent longues. De plus, l’intégration de nouveaux opérateurs capables d’accompagner ces personnes, notamment celles avec une déficience mentale, est au point mort. Ces préoccupations sont accentuées par une augmentation attendue des besoins en accompagnement, suite à la loi du 18 décembre 2023, qui dispose que l’orientation des personnes en situation de handicap en milieu professionnel ordinaire devient la norme. Dès lors, elle l’interroge sur les mesures prévues pour accélérer le développement de ce dispositif et garantir une meilleure intégration des personnes en situation de handicap mental.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4281</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>974</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Diplômés étrangers en dentisterie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4281. — 18 février 2025. — Mme Joëlle Mélin alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur une préoccupation concernant l’augmentation significative du nombre de nouveaux diplômés en dentisterie venant d’autres pays membres de l’Union européenne. D’après les chiffres fournis par l’Ordre des chirurgiens-dentistes, en 2022, le total des nouveaux inscrits au tableau de l’Ordre ayant obtenu leur diplôme à l’étranger (1 313) a excédé pour la première fois le nombre de ceux gradués des universités françaises en odontologie (1 294). La croissance du nombre de diplômés de l’UE autres que la France a été remarquable, passant de 255 en 2011 à 1294 en 2022, plus 19 venant de pays hors UE. Malgré l’augmentation du numerus clausus en France depuis le milieu des années 2010 et l’ajout de cinq nouvelles facultés d’odontologie, cette tendance ne semble pas ralentir. Ce phénomène est d’autant plus préoccupant que les études d’odontologie sont gratuites en France, contrairement aux formations coûteuses mais moins sélectives proposées par des établissements privés en Espagne et au Portugal. Cette situation pourrait non seulement compromettre l’avenir de l’excellence de l’enseignement odontologique français, notamment dans les facultés de Marseille et de Nice, mais également affecter la répartition de l’offre de soins dentaires en France. En effet, les diplômés français ont tendance à s’établir près de leur université d’origine, tandis que ceux formés en Espagne et au Portugal choisissent d’autres régions, influençant ainsi la distribution géographique des soins. Elle lui demande donc quelles stratégies sont envisagées pour contrecarrer cette tendance de manière significative et durable, ainsi que pour redresser ses répercussions potentielles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4283</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>975</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Bruneau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Encadrement de l’enseignement et de la pratique de l’ostéopathie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4283. — 18 février 2025. — M. Joël Bruneau interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’encadrement de l’enseignement et de la pratique de l’ostéopathie en France. Lors de la dernière campagne de délivrance d’agréments, le ministère, constatant une « dégradation notable de la qualité des cursus » et après avis de la commission consultative nationale d’agrément (CCNA), avait initialement recalé 9 écoles sur 31. Finalement, les agréments avaient été prolongés d’un an, puis jusqu’en 2026. Cette prolongation des agréments, suivie d’une enquête de l’inspection générale interministérielle du secteur social (IGAS) dont les conclusions ont été publiées en 2022 (rapport 2021-0958), devait être l’occasion de réétudier l’encadrement de l’enseignement et de la pratique de l’ostéopathie en France. Comme le souligne le rapport, la France a connu un accroissement spectaculaire du nombre d’ostéopathes en exercice et compte aujourd’hui une densité de praticiens très nettement supérieure à celle que l’on peut trouver dans d’autres pays de l’OCDE. Cette augmentation notable du nombre de praticiens, qui se confirme au regard du nombre d’étudiants inscrits dans les écoles délivrant le diplôme d’ostéopathe, conduit aujourd’hui à une précarisation d’au moins 50 % des praticiens qui, selon l’IGAS, ont des revenus très faibles et doivent, pour un certain nombre, cumuler avec d’autres activités. Au-delà du nombre trop important d’ostéopathes, le rapport de l’IGAS pointe une trop grande disparité de niveau entre ces professionnels, les formations n’étant pas harmonisées. Si le soin est laissé à l’Académie de médecine ou encore à l’institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) de déterminer la nature de cette pratique, il est en revanche du rôle des pouvoirs publics d’encadrer une pratique très largement répandue en France, plus de 3 millions des citoyens ayant recours à un ostéopathe chaque année. Le rapport préconisait notamment de mettre en place un numerus clausus, de mieux encadrer les formations en exerçant un contrôle sur place plus approfondi avant délivrance de l’agrément et d’inscrire l’ostéopathie dans le livre III du code de la santé publique afin de pouvoir mieux encadrer cette pratique aujourd’hui largement répandue. Il l’interroge donc sur ses réflexions à ce sujet alors que la campagne de renouvellement des agréments interviendra en 2026.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4286</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>975</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Le Peih</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Loi infirmières et infirmiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4286. — 18 février 2025. — Mme Nicole Le Peih interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le report de l’examen de la future loi « infirmières, infirmiers » en raison de la dissolution de l’Assemblée nationale. Après un an et demi de concertation avec les professionnels, ce texte était en phase de finalisation et devait formaliser de nouvelles missions pour les infirmières et infirmiers, applicables dès 2025. Ce projet de loi, attendu par l’ensemble de la profession, soit 640 000 infirmières et infirmiers en France, dont 28 000 en Bretagne, est perçu comme une avancée essentielle pour renforcer l’accès aux soins. Cependant, son report suscite des interrogations et des inquiétudes parmi les professionnels, notamment ceux que Mme la députée a pu rencontrer, en particulier les représentants de l’Ordre des infirmiers. Ceux-ci expriment la nécessité d’obtenir un calendrier précis pour son adoption et de disposer de garanties quant à la mise en œuvre des mesures qu’il prévoit. Elle souhaite ainsi connaître le calendrier envisagé pour la présentation et l’examen de cette loi au Parlement. Par ailleurs, la loi de 2023 a introduit plusieurs évolutions pour la profession, notamment en matière d’accès direct et de primo-prescription pour les infirmiers en pratique avancée (IPA), ainsi que pour les soins spécifiques liés aux plaies et cicatrisations. Or les décrets d’application relatifs à ces dispositions ne sont toujours pas publiés, retardant leur mise en œuvre. Elle lui demande donc de préciser l’état d’avancement de ces textes réglementaires et les délais prévus pour leur publication effective, afin que ces nouvelles compétences puissent être exercées dans les meilleurs délais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4291</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>975</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Allisio</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Révision de la réglementation sur le cumul d’activités pour les agents de la FPH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4291. — 18 février 2025. — M. Franck Allisio interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la possibilité de réviser la réglementation sur le cumul d’activités pour les agents de la fonction publique hospitalière. Par nécessité, de nombreux agents cherchent à exercer une activité complémentaire dans des secteurs en tension. Cependant, la réglementation actuelle sur le cumul d’activités reste très restrictive, exposant ces agents à des sanctions disciplinaires, alors même que ces secteurs souffrent d’une pénurie de main-d’œuvre. Dans ce contexte, il lui demande si elle envisage d’assouplir cette réglementation afin de permettre aux agents hospitaliers de cumuler une activité complémentaire tout en respectant leur mission principale ; de répondre aux besoins des secteurs en tension ; et de garantir une meilleure protection juridique à ces agents.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4295</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>976</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Rossi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Situation des praticiens à diplôme hors Union européenne (PADHUE)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4295. — 18 février 2025. — Mme Valérie Rossi attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation des praticiens à diplôme hors Union européenne (PADHUE). La loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 portant organisation et transformation de notre système de santé avait pour objectif de faciliter l’accès des PADHUE à l’exercice plein de la médecine en France, dès lors que leurs diplômes, leurs compétences et leur expérience le permettent. En conséquence, la France a entrepris de régulariser la situation de milliers de médecins déjà en exercice, grâce à la procédure dite « stock » et de simplifier l’entrée en activité des médecins nouvellement arrivés, via la procédure « flux ». Cependant, six ans après l’adoption de cette loi, le parcours de ces praticiens reste semé d’obstacles. La lenteur et les moyens insuffisants déployés pour accélérer la pleine intégration de ces médecins dans le système de santé sont particulièrement préoccupants, alors même que la France fait face à une pénurie de médecins, avec des postes et des cabinets de plus en plus vacants. Il est donc impératif que les PADHUE spécialisés en médecine générale bénéficient rapidement d’une autorisation d’exercice complet afin de répondre aux besoins urgents en matière de médecine générale. Par ailleurs, il est essentiel que les praticiens d’autres spécialités accèdent également, dans les plus brefs délais, au statut de praticien hospitalier et non plus de praticien attaché, dans des conditions à définir. Reconnaissant le rôle crucial que ces praticiens peuvent jouer dans la lutte contre les déserts médicaux, elle lui demande de prendre sans délai les mesures nécessaires pour résoudre la situation des praticiens à diplôme hors Union européenne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4299</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>976</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Service Public de la Petite Enfance : finances publiques locales en danger</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4299. — 18 février 2025. — Mme Karen Erodi alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le service public de la petite enfance qui a été remodelé au 1er janvier 2025, redéfinissant les contours de l’accueil et de la garde des enfants de moins de trois ans. Il est supposé officialiser une compétence communale et communautaire. Si l’ambition de conférer au niveau local une mission d’analyse des besoins et de déploiement concerté de l’offre de crèches est louée par les élus locaux, ce début d’année fut en la matière une douche froide. Les décrets d’application ne sont toujours pas parus, malgré les nouvelles obligations qui sont en vigueur. L’enveloppe de 86 millions d’euros, prévue dans les annexes budgétaires du projet de loi de finances 2025, est totalement insuffisante et ne couvrira pas l’ensemble des dépenses induites. « Entre 50 et 80 % » pour les communes, ce qui est trop peu. Mais en plus, il n’y a, à date, pas de compensation pour les EPCI, qui ont souvent absorbé cette prérogative dans la ruralité ! Certes, le texte dispose bien que « l’État accompagne financièrement les communes pour l’exercice de leurs compétences obligatoires en matière d’accueil du jeune enfant ». Mais la fin de l’article précise que cet accompagnement est réparti « en tenant notamment compte du nombre de naissances et du potentiel financier par habitant de chaque commune ». Qu’en dit l’association de maires de France (AMF), qui n’a jamais consultée pour le moindre décret d’application ? « Les critères de répartition de la compensation financière, actuellement envisagés, à savoir le potentiel financier et le nombre de naissances, sont imparfaits et insuffisants et ils doivent être redéfinis en concertation avec les maires de France ». Il y a par exemple ce point aveugle dans les clefs de répartition : les jeunes enfants qui viennent d’emménager sur un territoire avec leur famille et qui ne comptent pas dans le calcul des financements. On pourrait croire à une impréparation, voire à un amateurisme dans la mise en œuvre, qui conduit le Gouvernement à jouer avec les finances publiques locales déjà exsangues. De manière générale, il manque 10 000 personnels. À ce rythme, l’objectif de créer 200 000 places en crèche d’ici à 2030 est d’ores et déjà caduque, selon l’AMF. Par conséquent, Mme la députée demande à Mme la ministre d’agir en urgence sur ces enjeux. Quelques mois après la sortie du nouveau livre choc du journaliste d’investigation Victor Castanet, « Les Ogres », à la lumière du travail d’enquête sur les crèches privées de son ancien collègue député William Martinet et après la tragédie survenue à Lyon au sein du groupe « People and Baby », on aurait pu espérer des acteurs publics une révolution en actes pour la petite enfance. Alors que Mme la députée soutient la volonté de mieux répondre aux besoins et de renforcer les contrôles, l’opération « crèches mortes » du secteur privé lucratif vient décupler les craintes des parents, des professionnels et des élus : en effet, cette opération était motivée par un chantage à l’emploi et à la place en crèche pour résister au renforcement de la sécurité des enfants, ce qui est inacceptable. Elle lui demande donc de répondre à la demande des exécutifs locaux, à savoir que l’État investisse 86 millions d’euros supplémentaires, pour faire face à l’augmentation des coûts et à la pénurie des 10 000 professionnels manquants dans ces services publics. Elle lui demande également d’agir pour endiguer les velléités d’un marché privé toujours aussi vorace et d’enfin planifier le déploiement d’un service vraiment public de la petite enfance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4303</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>977</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Bonification de trimestres de retraite des sapeurs-pompiers volontaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4303. — 18 février 2025. — M. Antoine Armand attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la bonification de trimestres de retraite des sapeurs-pompiers volontaires. L’article 24 de la loi du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale accorde aux sapeurs-pompiers volontaires engagés au moins dix ans, de manière continue ou non, des trimestres supplémentaires pris en compte pour la détermination du taux de calcul de la pension et la durée d’assurance dans leur régime de retraite et prévoit d’en préciser les conditions et les limites par décret. Actuellement au Conseil d’État, le projet de décret se limiterait uniquement aux sapeurs-pompiers volontaires professionnellement inactifs et ne compenserait que le déficit de trimestres pour celles et ceux ayant des carrières hachées. Par conséquent, le décret exclurait les sapeurs-pompiers volontaires exerçant une activité professionnelle. Le 16 octobre 2021, lors du congrès des sapeurs-pompiers à Marseille, le Président de la République avait affirmé son attachement à la reconnaissance de l’engagement de tous les sapeurs-pompiers volontaires. Cet attachement est soutenu par les parlementaires, qui ont intégré un amendement au projet de loi de financement rectificatif de la sécurité sociale de 2023 accordant un droit à trois trimestres de cotisation supplémentaires pour dix années d’engagement comme sapeur-pompier volontaire, complété par l’attribution d’un trimestre supplémentaire tous les cinq ans au-delà de dix ans d’engagement. L’amendement a toutefois été supprimé en commission mixte paritaire pour être renvoyé au décret précédemment mentionné et en cours d’élaboration. Alerté par l’Union départementale des sapeurs-pompiers de Haute-Savoie sur l’absence de cette disposition dans le projet de décret, M. le député relaie les inquiétudes de la profession, qui connaît une crise de l’engagement et qui appelle à des marques de reconnaissance identique pour tous les sapeurs-pompiers volontaires et des mesures incitatives pour attirer davantage. Il attire son attention sur le projet de décret, sur la nécessité de prendre en compte les appels de la profession ainsi que sur la demande des sapeurs-pompiers de clarifier la situation et souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4304</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>977</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Bonification des trimestres de retraite des sapeurs-pompiers volontaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4304. — 18 février 2025. — M. Thomas Ménagé interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les modalités d’application de l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023, qui a procédé à la création de l’article L. 173-1-5 du code de la Sécurité sociale disposant que les assurés ayant accompli au moins dix années de service, continues ou non, en qualité de sapeur-pompier volontaire ont droit à des trimestres supplémentaires pris en compte pour la détermination du taux de calcul de la pension et la durée d’assurance dans le régime sous réserve des limites prévues par un décret en Conseil d’État. Le projet de décret qui avait été communiqué notamment à la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) à la fin de l’année 2023 soulevait son inquiétude dans la mesure où il prévoyait, en réalité, que le bénéfice de cette mesure de reconnaissance ne soit ouvert qu’aux seuls sapeurs-pompiers volontaires n’ayant pas validé l’ensemble des trimestres de cotisation retraite au cours de leur carrière. Cette vision allait à l’encontre de l’esprit de l’amendement ayant introduit l’article susvisé, qui a par ailleurs fait l’objet d’un vote transpartisan, mais aussi à l’encontre des objectifs de ce dispositif qui visait à accroître l’attractivité du volontariat et récompenser les près de 200 000 sapeurs-pompiers volontaires qui donnent de leur temps à la communauté, parfois au péril de leur propre vie. La FNSPF soulignait par ailleurs la rupture d’égalité qui serait créée entre les volontaires selon qu’ils exercent ou non une activité professionnelle et s’inquiétait également que le bénéfice de la solidarité nationale soit réservé à une minorité de citoyens qui détourneraient la nature et l’esprit de l’activité de sapeur-pompier volontaire pour l’exercer à titre permanent. Dans tous les cas, la mesure d’application concernée n’avait pas été conçue telle que le gouvernement souhaitait l’appliquer et la restreindre : ce projet trahissait donc la volonté de la représentation nationale de même que les annonces du Président de la République lui-même lors du congrès national de la FNSPF en 2021. À ce jour, aucun décret n’application n’est paru. Il lui demande donc si elle compte prendre des dispositions conformes à la volonté du législateur et, le cas échéant, dans quel délai.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4305</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>978</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Portier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Hausse du plafond de cumul emploi retraite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4305. — 18 février 2025. — M. Alexandre Portier attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le plafond du cumul emploi retraite. L’activité salariée attire de nombreux retraités, car ces revenus supplémentaires permettent de combler la baisse du pouvoir d’achat, maintenir un niveau de vie acceptable et potentiellement venir en aide financièrement à ses proches. Pour de nombreux retraités, la possibilité de cumuler une pension de retraite et des revenus d’activité est plafonnée. En effet, les personnes ayant liquidé leurs droits avant 67 ans sans atteindre la durée d’assurance requise ou ayant bénéficié d’une retraite anticipée sont soumis à un plafond de 2 882,88 euros brut mensuel pour la somme des revenus. Si ce plafond est dépassé, la pension de retraite est diminuée d’autant. De telles dispositions comportent un fort effet désincitatif au travail pour des retraités ayant l’énergie et la volonté de continuer à exercer une activité rémunérée. Le rehaussement ou la suppression de ce plafond permettrait à de nombreuses personnes de reprendre une activité et augmenter de manière réelle leur niveau de vie. La pension de retraite n’est que la juste réversion des années de cotisation. Il souhaite connaître ses intentions sur la hausse du plafond emploi retraite qui permettrait à un grand nombre de retraités d’augmenter leurs revenus tout en participant à la richesse nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4308</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>978</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Mise en place d’un dépistage national pour le cancer de la prostate
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4308. — 18 février 2025. — M. Dominique Potier attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le manque de prévention du cancer de la prostate en France. Le cancer de la prostate est le plus fréquent chez l’homme. Avec plus de 60 000 nouveaux cas recensés par an, il est à l’origine de 9 000 décès annuels en France. Rare avant l’âge de 50 ans, c’est autour de 70 ans que les cas sont les plus majoritairement diagnostiqués. Cette maladie qui est liée à des facteurs génétiques et environnementaux se singularise par des symptômes pénibles affectant l’estime de soi. Son traitement peut également occasionner des changements d’habitudes de vie d’ordres intimes et sexuels affectant la vie du patient. Contrairement au cancer du sein ou de celui du côlon, il n’existe pas de campagne de dépistage national pour ce cancer. Actuellement, le dépistage est réalisé sur demande lors d’un rendez-vous chez un médecin généraliste ou chez un urologue. Peu connu par les citoyens, les opérations de sensibilisation sont rares et sont à la seule initiative des médecins généralistes. Il demande les conditions dans lesquelles elle pourrait mettre en œuvre une campagne de sensibilisation et plus largement une politique de prévention et de dépistage pour le cancer de la prostate, en tant qu’enjeu de santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4309</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>978</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Santé - Alerte sur la financiarisation du secteur de la santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4309. — 18 février 2025. — Mme Joëlle Mélin attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le fait que l’Ordre des médecins a récemment exprimé de vives préoccupations concernant la montée des fonds d’investissement dans le secteur de la santé, notamment en ce qui concerne le rachat de parts de laboratoires, de cabinets de radiologie et de centres dentaires. Ces pratiques sont perçues comme pouvant nuire à l’intégrité et à l’efficacité du système de soins, en favorisant potentiellement une multiplication des actes médicaux les plus rémunérateurs, au détriment de la qualité des soins offerts aux patients. Dans un communiqué, le Conseil national de l’Ordre des médecins a sollicité une législation qui interdirait rétroactivement à des acteurs non professionnels de posséder des parts dans des sociétés d’exercice libéral de médecins, soulignant que la législation actuelle limite déjà à 25 % la part du capital que peuvent détenir ces tiers. À cet égard, Mme la députée souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de prendre des mesures législatives pour répondre à ces inquiétudes. Plus précisément, elle lui demande s’il existe des projets de loi en préparation qui viseraient à réguler plus strictement l’entrée de capitaux issus de fonds d’investissement dans le secteur des soins de santé libéraux, afin de garantir que la gestion de ces structures reste prioritairement entre les mains de professionnels de la santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4130</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>979</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ville</ministreQuestion><ministreJO>Ville</ministreJO><Objet>Révision du classement des communes en zones géographiques « A/B/C »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4130. — 18 février 2025. — M. Antoine Armand appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ville sur la révision du classement des communes en zones géographiques « A/B/C ». Le zonage « A/B/C », mis en place par l’article D. 304-1 du code de la construction et de l’habitation prévoyant l’établissement, par arrêté ministériel, d’un classement des communes du territoire national en zones géographiques selon le degré de tension de leur marché immobilier local, est utilisé pour déterminer l’éligibilité des communes et le niveau des aides financières à l’investissement locatif et à l’accession à la propriété, au logement locatif intermédiaire et à la fixation des plafonds de certains loyers. L’article D. 304-1 du code de la construction et de l’habitation prévoit la révision du zonage « A/B/C » au moins tous les trois ans afin de correspondre au mieux à la situation des territoires. Par son arrêté du 16 février 2022 modifiant l’arrêté du 1er août 2014 pris en application de l’article D. 304-1 du code de la construction et de l’habitat, le Gouvernement a confirmé la tension immobilière à laquelle la Haute-Savoie est confrontée en reclassant 34 communes en zone B1 et 5 en zone A. Or, dans ce département et après ladite révision, comme certaines communes de l’Albanais ou du lac d’Annecy à l’image de Lathuile, certaines communes géographiquement proches et soumises à des tensions immobilières similaires n’ont pas bénéficié du même reclassement. Sans remettre en cause le réexamen du zonage des communes de février 2022, il lui demande si elle envisage une révision du classement des communes pour répondre à cette disparité, en concertation avec les acteurs locaux les plus pertinents pour le suivi des facteurs de tension ou, à tout le moins, de lui indiquer si une consultation de ces derniers est prévue dans le cadre du suivi de la révision.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2541</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>989</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Fin du grade de directeur territorial</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2541. — 3 décembre 2024. — M. David Habib attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique, sur la fin du grade de directeur territorial. Ainsi, la quasi-totalité des directeurs territoriaux ont été nommés attachés hors classe. Ceux qui ne l’ont pas encore été, c’est en raison du non-respect de critères édictés par le décret n° 2016-1798 du 20 décembre 2016, ou en raison de critères définis par leur collectivité. Aussi, considérant le nombre peu important de directeurs territoriaux n’ayant pas été nommés au regard de ceux qui l’ont été, considérant aussi que ces derniers ont été déjà fortement pénalisés par la suppression de la GIPA (Garantie individuelle de pouvoir d’achat) et la non intégration du régime indemnitaire dans le calcul des pensions de retraite CNRACL, il lui demande s’il peut être envisagé de procéder à leur intégration dans le grade d’attaché hors classe.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>989</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application du protocole relatif aux parcours professionnels, carrières et rémunérations et à l’avenir de la fonction publique (PPCR), le décret n° 2016-1798 du 20 décembre 2016 a modifié le décret n° 87-1099 du 30 décembre 1987 portant statut particulier du cadre d’emplois des attachés territoriaux. Le décret de 2016 précité a eu pour effet de créer, à partir du 1er janvier 2017, le grade d’attaché hors classe au sommet du cadre d’emplois des attachés et mis en extinction celui de directeur territorial. L’article 21 du décret n° 87-1099 modifié précise les conditions d’accès au grade d’attaché hors classe. Ainsi, peuvent être nommés au grade d’attaché hors classe au choix, par voie d’inscription à un tableau annuel d’avancement : - les attachés principaux ayant atteint au moins le 5ème échelon de leur grade ainsi que les directeurs territoriaux ayant atteint au moins le 3ème échelon de leur grade à condition toutefois d’avoir occupé préalablement certains emplois ou certaines fonctions correspondant à un niveau particulièrement élevé de responsabilité ; - les attachés principaux ayant atteint le 10ème échelon de leur grade et les directeurs territoriaux ayant atteint le 7ème échelon de leur grade ayant fait preuve d’une valeur professionnelle exceptionnelle. Une nomination au grade d’attaché hors classe à ce titre ne peut être prononcée qu’après quatre nominations intervenues dans les conditions du paragraphe précédent. Enfin l’article 21-1 du même décret précise que le nombre d’attachés hors classe en position d’activité ou de détachement dans les collectivités et établissements publics ne peut excéder 10 % de l’effectif des fonctionnaires en position d’activité et de détachement dans ce cadre d’emplois au sein de la collectivité, considéré au 31 décembre de l’année précédant celle au titre de laquelle sont prononcées les promotions. Au 31 décembre 2022 (source Rapport social unique), l’effectif des attachés hors classe s’élevait à 2 349 agents et celui des directeurs territoriaux à 1 920 agents. La part restant de directeurs territoriaux est donc encore loin d’être négligeable. Intégrer l’ensemble des membres du grade de directeur territorial dans le grade d’attaché hors classe, comme il est proposé, serait contraire à l’esprit même de la réforme portée par le décret du 20 décembre 2016. En effet, cette dernière avait pour objectif de créer un grade à accès fonctionnel, contingenté en fonction des effectifs et, en outre, conditionné à l’exercice de fonctions spécifiques pendant un certain nombre d’années. En tout état de cause, outre les contraintes statutaires, l’absence de nomination à la hors classe des directeurs territoriaux peut résulter du choix de l’employeur. Dans ces conditions, le pouvoir réglementaire ne saurait imposer un tel reclassement. La question de l’intégration du régime indemnitaire dans le calcul des pensions de retraite relève quant à elle d’une réflexion plus large portant notamment sur la structure de la rémunération des agents publics. Néanmoins, comme pour les autres fonctionnaires territoriaux, le régime indemnitaire dont bénéficient les directeur territoriaux est d’ores et déjà pris en compte au titre de la retraite additionnelle de la fonction publique, dans la limite de 20 % du traitement indiciaire brut, depuis l’entrée en vigueur le 1er janvier 2005 du décret n° 2004-569 du 18 juin 2004 relatif à la retraite additionnelle de la fonction publique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2543</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>989</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Répartition départementale des hautes rémunérations de la fonction publique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2543. — 3 décembre 2024. — M. Christophe Blanchet interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics sur le « rapport sur l’état de la fonction publique et les rémunérations », publié en annexe au projet de loi de finances. Ce document a été obtenu du Gouvernement après que la représentation nationale l’a demandé par la loi et présente, notamment, « un état des hautes rémunérations dans la fonction publique », comme indiqué à l’article 37 de la loi de transformation de la fonction publique du 6 août 2019. Si la publication de ces chiffres représente une avancée certaine en matière de publication de l’information et de contrôle de la haute administration, ces données gagneraient à être appréciées au regard d’autres indicateurs. Ainsi, il lui demande quelle est l’évolution médiane et moyenne des dix plus hautes rémunérations des trois versants de la fonction publique dans chacun des départements depuis la première édition de ce rapport. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>990</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre de l’application de l’article L 716-1 du code général de la fonction publique, les départements ministériels, les régions, les départements, les collectivités territoriales de plus de 80 000 habitants [1], les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre de plus de 40 000 habitants et les établissements publics hospitaliers dotés d’un budget de plus de 200 millions d’euros publient chaque année, sur leur site internet, la somme des dix rémunérations les plus élevées des agents relevant de leur périmètre, en précisant également le nombre de femmes et d’hommes figurant parmi ces dix rémunérations les plus élevées. Dans ce contexte, la DGAFP réalise une enquête auprès des ministères, une enquête relayée par la DGOS auprès des établissements publics hospitaliers et la DGCL conduit l’enquête auprès des collectivités concernées par le dispositif législatif. Pour chacune de ces entités, nous avons la somme des rémunérations versées et la répartition femmes/hommes, mais en aucun cas des données individuelles précisant la rémunération, le sexe et la localisation. Aussi, les données recueillies par la DGAFP étant composées de la somme de la masse salariale des dix plus hautes rémunérations versées par employeur concerné et de la part des femmes, il n’est pas possible d’en déduire l’évolution moyenne ou une médiane pour un département. L’ensemble des données disponibles figure dans le rapport annuel sur l’état de la fonction publique 2024 [2]. Par ailleurs, ce dispositif est censé éclairer la situation en termes d’égalité femmes hommes sur les hauts revenus au niveau employeur. Calculer des indicateurs au niveau départemental, même par versant, conduirait à additionner des revenus d’employeurs différents, ce qui n’apporterait aucun élément complémentaire sur cette problématique. En outre, ces indicateurs sont très sensibles aux effets d’entrées-sorties compte tenu que l’on additionne les dix plus hautes rémunérations. De ce fait, les évolutions médiane et moyenne seraient des indicateurs sans robustesse statistique et qui là encore ne permettraient pas d’éclairer la problématique étudiée. [1] Ce seuil vaut pour les données diffusées jusqu’à présent (données 2023 pour le dernier rapport annuel sur l’état de la fonction publique diffusée le 15 novembre 2024. [2] https://www.fonction-publique.gouv.fr/toutes-les-publications/rapport-annuel-sur-letat-de-la-fonction-publique-edition-2024]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2751</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>990</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Devenir du dispositif prépa talents</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2751. — 10 décembre 2024. — M. Rodrigo Arenas alerte M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur la situation des élèves des classes prépa talents de la fonction publique. Le 2 décembre 2024, M. le député a appris la suppression programmée du dispositif des places réservées aux concours de la haute fonction publique (classes prépa talents) dès 2025. En effet, l’ordonnance qui prévoyait la mise en place de ce dispositif arrive à son terme au 31 décembre 2024. Dès lors, la suppression de cette voie d’accès aurait lieu alors même que les concours externes spéciaux se tiennent pour l’INSP dès le mois de mars 2025, alors même que les candidats se sont déjà inscrits au troisième concours externe spécial. Ce sont plusieurs dizaines d’étudiants qui voient leur situation évoluer dans un sens défavorable en raison de l’impréparation Gouvernementale. Une reconduction de l’ordonnance du 3 mars 2021 apparaît nécessaire, à moins que M. le ministre ne justifiie d’une volonté de mettre, à bas bruit, un terme à ce dispositif qui favorise l’égalité des chances. Aussi, l’association La Cordée, qui agit en faveur de la diversité sociale dans la fonction publique, a demandé par l’entremise de son président, de proroger les concours talents et de publier le rapport d’évaluation du dispositif. Aujourd’hui, il l’appelle à faire droit aux revendications des étudiants prépa talents et souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>990</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre du Plan Talents du service public et afin de diversifier la haute fonction publique, l’ordonnance n° 2021-238 du 3 mars 2021 favorisant l’égalité des chances pour l’accès à certaines écoles de service public a permis l’ouverture, à titre expérimental, d’un concours externe spécial dans certaines écoles. Ces écoles ont été identifiées par le décret n° 2021-239 du 3 mars 2021 instituant des modalités d’accès à certaines écoles de service public et relatif aux cycles de formation y préparant. Six concours externes spéciaux d’accès à cinq écoles (INSP, INET, EHESP, ENAP et ENSP), destinés aux boursiers de l’enseignement supérieur et aux demandeurs d’emploi qui ont suivi un cycle de formation sélectif de préparation à ces concours (dénommés les "prépas talents") ont donc été créés.  Cette ordonnance, prise en application de la loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique, prévoit l’expérimentation de ce dispositif jusqu’au 31 décembre 2024. S’agissant des concours d’accès à l’INSP, l’arrêté du 12 septembre 2024 a ouvert un concours externe « Talents » et offre, pour cette voie de recrutement, 4 postes. L’article 13 de la loi organique n° 2023-1058 du 20 novembre 2023 relative à l’ouverture, à la modernisation et à la responsabilité du corps judiciaire a mis en œuvre une mesure similaire pour l’accès à l’école nationale de la magistrature pour une durée de trois ans jusqu’au 31 décembre 2026. L’arrêté du 14 janvier 2025 a ainsi ouvert le premier concours spécial pour le recrutement d’auditeurs de justice. Lors d’une visite aux élèves de l’institut national du service public et de l’institut national des études territoriales, le 16 janvier 2025, le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification a annoncé sa volonté de prolonger le dispositif des concours Talents. Dès le 20 janvier, le Gouvernement a engagé la procédure accélérée sur la proposition de loi n° 763 visant à proroger le dispositif d’expérimentation favorisant l’égalité des chances pour l’accès à certaines écoles de service public, déposée le 19 décembre 2024 à l’Assemblée nationale et renvoyée à la commission des lois, afin de permettre aux écoles déjà engagées dans cette expérimentation de pouvoir la poursuivre dans les meilleurs délais.Le proposition de loi susmentionnée a été adoptée par la commission des Lois le 5 février dernier et sera étudiée en séance publique à l’Assemblée nationale le 18 février.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2752</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>991</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Rist</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Don de congés entre agents publics</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2752. — 10 décembre 2024. — Mme Stéphanie Rist interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les conditions d’application du don de jours de repos à un parent d’enfant gravement malade. Depuis la loi « Salen » du 9 mars 2014, les salariés sont autorisés, en accord avec leur employeur, à renoncer à tout ou partie de leurs jours de congés, afin d’en faire bénéficier un autre salarié assumant la charge d’un enfant en situation de handicap ou gravement malade. Pour les agents publics, cette possibilité est encadrée par le décret n° 2015-580 du 28 mai 2015. Toutefois, ce dispositif prévoit que l’agent donateur et l’agent bénéficiaire doivent nécessairement relever du même employeur, c’est-à-dire du même ministère, de la même collectivité territoriale ou du même établissement public. Il serait donc impossible pour un agent relevant du ministère de l’intérieur de donner ses jours de repos à un agent de la fonction publique hospitalière dont l’enfant serait gravement malade. Pourtant, de nombreux agents publics sont désireux d’exprimer leur solidarité à l’égard de parents d’enfants malades relevant d’une autre administration publique, en particulier lorsqu’ils en ont déjà bénéficié eux-mêmes. Elle lui demande donc s’il est envisageable de permettre le don de jours de repos entre agents publics ne relevant pas directement du même employeur. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>991</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 1er du décret n° 2015-580 du 28 mai 2015 permettant à un agent public civil le don de jours de repos à un autre agent public définit la notion d’employeur comme un département ministériel, une collectivité territoriale, un établissement public (quel que soit son statut juridique), une autorité administrative indépendante, toute autre personne morale de droit public ou toute personne morale de droit privé à laquelle sont rattachés des corps de fonctionnaires. La définition de la notion d’employeur n’emporte pas de conséquence sur le périmètre de gestion des jours donnés, qui peut être déconcentré au gré des ministères, collectivités ou établissements publics de santé. Ces derniers peuvent, par arrêté, définir les autorités comprises dans leur périmètre auprès desquelles les jours ainsi cédés sont déposés : service déconcentré régional ou départemental, service à compétence nationale, direction centrale, etc. La fongibilité est alors assurée par les services RH centraux pour l’ensemble du périmètre ministériel, hors opérateurs qui conservent une autonomie en la matière. La possibilité de transferts de jours entre employeurs publics n’est pas ouverte, notamment en raison d’évidentes difficultés opérationnelles de mise en œuvre. Il n’existe en effet pas de système d’information en ressources humaines unifié commun au sein de chaque fonction publique, ni au sein des trois versants de la fonction publique, qui permettrait le transfert effectif et anonymisé des jours cédés à un agent relevant d’un autre employeur public. Le dispositif actuel semble toutefois répondre aux besoins des bénéficiaires. En effet, les statistiques disponibles dans le champ de l’Etat montrent que le dispositif « don de jours » est largement mobilisé par les agents « donateurs ». Les stocks de dons ainsi générés permettent de répondre aux besoins exprimés voire de bénéficier de stocks excédentaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3032</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>991</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Florent Boudié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Évolution de carrière des DGS non détachés sur un emploi fonctionnel</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3032. — 7 janvier 2025. — M. Florent Boudié attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur une difficulté réglementaire freinant l’évolution de carrière des directeurs généraux des services (DGS) lorsqu’ils sont non détachés sur des emplois fonctionnels. La réforme introduite par le décret n° 2016-1798 du 20 décembre 2016, qui modifie le cadre d’emplois des attachés territoriaux régi par le décret n° 87-1099 du 30 décembre 1987, a supprimé le grade de directeur territorial et créé un nouveau grade d’attaché hors classe. Ce dernier vise à reconnaître les responsabilités élevées des attachés principaux exerçant dans des fonctions stratégiques. Cependant, les conditions d’accès à ce grade pénalisent les DGS non détachés. En effet, pour être promus, les attachés principaux doivent remplir l’une des conditions suivantes : soit avoir été détachés pendant au moins six ans sur un emploi culminant à un indice brut d’au moins 985 ; soit avoir été détachés pendant au moins huit ans sur des emplois culminant à un indice brut de 966 ; soit justifier de huit années d’exercice dans un cadre d’emplois de catégorie A en assumant des fonctions de direction, d’encadrement, de conduite de projet ou d’expertise correspondant à un niveau élevé de responsabilité, sous l’autorité hiérarchique d’un DGS. Or les DGS non détachés se retrouvent dans une situation paradoxale : ils ne peuvent remplir les critères de détachement requis (1re et 2e situations), car ils n’ont jamais occupé d’emplois fonctionnels détachés. Ils ne peuvent non plus répondre au critère hiérarchique de la 3e situation, car, en tant que DGS, ils ne peuvent pas être sous l’autorité d’un DGS. Cette situation crée une véritable impasse pour ces agents, qui ne peuvent ni prétendre au grade d’attaché hors classe ni accéder au grade de directeur territorial, désormais supprimé. Par conséquent, alors qu’ils assument des responsabilités essentielles au bon fonctionnement de leurs collectivités, ils se trouvent privés de toute perspective d’avancement. Paradoxalement, cette réforme avantage leurs collaborateurs directs, qui peuvent, eux, satisfaire au 3e critère et prétendre au grade d’attaché hors classe. Il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour garantir aux DGS non détachés des perspectives d’évolution de carrière équitables, en cohérence avec leurs responsabilités et leur niveau d’expertise.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>992</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En vertu des dispositions de l’article 4 du décret n° 87-1101 du 30 décembre 1987, un fonctionnaire ne peut occuper un emploi fonctionnel de directeur général des services (DGS) dans la fonction publique territoriale que par la seule voie du détachement. De ce fait, un « DGS non détaché », comme évoqué, n’est statutairement pas possible. En conséquence, les conditions fixées par le statut particulier des attachés territoriaux pour accéder au grade d’attaché hors classe, principalement liées à l’occupation d’un emploi fonctionnel en détachement, sont pleinement applicables à tous les DGS nommés conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>35</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>992</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Situation des EHPAD-Grand âge</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            35. — 1 octobre 2024. — M. Matthieu Marchio* appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation critique que traversent actuellement les EHPAD en France. Deux établissements sur trois connaissent des difficultés financières selon les acteurs du secteur. Le modèle de financement des EHPAD semble à bout de souffle et les causes de cette crise sont multiples. La situation s’est considérablement détériorée pour nombre d’établissements, affectant directement la qualité de la prise en charge des résidents. La désaffection des familles, en partie liée à la crise sanitaire de la covid-19, les révélations de maltraitance dans certaines structures et la mauvaise image véhiculée par le livre « Les Fossoyeurs » ont engendré une baisse de fréquentation des chambres, aggravant la situation économique de nombreux EHPAD. De plus, la hausse des charges salariales, en partie due aux accords du Ségur de la santé, et l’inflation du coût de l’énergie et des denrées alimentaires continuent de creuser les déficits. Certaines structures ont dû fermer, faute de moyens financiers suffisants. Le cercle de réflexion « Matières grises » a alerté également sur l’incapacité croissante des établissements à financer les investissements nécessaires pour répondre aux défis démographiques et épidémiologiques futurs. Certaines maisons de retraite retardent désormais des travaux essentiels ou se voient dans l’obligation de réduire leur personnel qualifié. Bien que des fonds d’urgence aient été alloués par l’État ces dernières années, y compris une enveloppe de 100 millions d’euros débloquée en juillet 2023, ces mesures demeurent insuffisantes pour répondre à l’ampleur de la crise. La promesse de compenser les hausses de salaire liées aux accords du Ségur n’a pas été entièrement tenue. Il est donc impératif de s’assurer que les prochaines réformes, notamment la loi sur le « bien vieillir » qui doit entrer en vigueur en janvier 2025, n’auront pas pour conséquence une discrimination tarifaire entre résidents aux revenus différents, ce qui de fait exclura les familles les plus modestes. Face à cette situation, il lui demande quelles actions concrètes le Gouvernement entend entreprendre pour réformer de manière structurelle le financement des EHPAD, assurer leur viabilité financière à long terme et améliorer la prise en charge des résidents dans un contexte de vieillissement de la population. Il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour garantir une gestion financière durable des EHPAD et si une révision des mécanismes de financement est prévue afin de soulager les établissements en difficulté et améliorer la qualité de vie des personnes âgées. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>337</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>993</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Situation budgétaire des Ehpad publics</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            337. — 8 octobre 2024. — M. Daniel Grenon* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur a situation budgétaire critique des Ehpad publics. Depuis le début de l’année 2022, la Fédération hospitalière de France (FHF) a continuellement attiré l’attention des autorités publiques sur la détérioration rapide et significative de la situation financière des Ehpad publics. Une enquête menée par la FHF en mars 2024 révèle qu’environ 85 % des Ehpad publics ont clôturé l’exercice 2023 avec un résultat déficitaire, malgré les aides exceptionnelles accordées en 2023, alors qu’ils étaient globalement équilibrés en 2019. Les causes de cette situation déplorable sont les suivantes : premièrement, l’écart croissant entre l’augmentation des dépenses, influencée par l’inflation (notamment pour l’énergie et l’alimentation) et l’évolution des tarifs d’hébergement et de dépendance fixés par les conseils départementaux. Ensuite, le sous-financement de certaines mesures cruciales de revalorisation salariale, notamment celles concernant les secteurs d’hébergement et de dépendance. Enfin, les dépenses supplémentaires dues à l’augmentation des taux d’intérêt pour les emprunts ou à des changements dans le régime fiscal, notamment pour les Ehpad soumis à la TVA. Les établissements ne sont aucunement responsables des causes évoquées, étant donné qu’ils n’ont pas de marge de manœuvre, ni en ce qui concerne les dépenses obligatoires qui leur incombent, ni en ce qui concerne les recettes. Les tarifs, maintenus à un niveau bas depuis trois ans, sont fixés de manière administrative. En 2023, cette crise budgétaire sans précédent a conduit à la mise en place de commissions de suivi des établissements en difficulté dans chaque département, ainsi qu’à la mobilisation d’un fonds d’urgence de 100 millions d’euros. Cependant, ce montant, largement insuffisant, n’a permis de venir en aide, via des avances de trésorerie, qu’aux Ehpad les plus en difficulté. Au sein des Ehpad publics, les dépenses de personnel représentent les trois quarts des dépenses totales. Tous les rapports récents convergent pour souligner la nécessité d’une augmentation significative des effectifs pour améliorer le temps d’accompagnement des résidents. Dans ce contexte, sans ressources supplémentaires, la FHF attire l’attention sur le fait que de nouvelles mesures visant à maîtriser les dépenses risquent sérieusement de compromettre la qualité de l’accompagnement. Aujourd’hui, au niveau national, il serait pertinent d’augmenter le forfait soin des Ehpad pour maintenir les ressources existantes et mettre en œuvre des mesures approuvées, ainsi que de confirmer la création d’une loi sur le « Grand Âge », prévoyant les ressources nécessaires pour répondre aux défis démographiques et réviser les réglementations défavorables aux Ehpad publics. Au niveau départemental, une augmentation des tarifs d’hébergement est suggérée, alignée sur le taux de croissance fixé pour les Ehpad privés. Face à la situation exceptionnellement dégradée sur le plan budgétaire des Ehpad de France, il lui demande si le Gouvernement entend mettre en place les mesures nécessaires pour pallier les problèmes financiers que rencontrent ces établissements de santé. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>340</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>993</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Situation des Ehpad</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            340. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation préoccupante des Ehpad, déjà mise en lumière par la sénatrice Maryse Carrère. Les établissements d’Ehpad du département des Hautes-Pyrénées, à l’image de l’ensemble des Ehpad de France, sont en grande difficulté. Si en 2019, les Ehpad français étaient 44 % à finir l’année avec des résultats déficitaires, en 2023, une étude de la FHF (Fédération hospitalière de France) montre que ce chiffre a presque doublé pour atteindre les 85 % d’établissements déficitaires. Cette sonnette d’alarme est tirée par les élus nationaux comme les collectivités locales : le conseil départemental des Hautes-Pyrénées, le 29 mars 2024, a pris une motion dans ce sens. En effet, la réponse engagée par le Gouvernement avec la loi du 8 avril 2024 portant sur les mesures pour bâtir la société du bien-vieillir et de l’autonomie est insuffisante. L’amélioration du financement et la mise en place de fonds d’urgence et de crédits complémentaires sont certes des avancées, mais elles ne prennent pas en compte l’ampleur de l’inflation et de la généralisation des déficits. Si elles permettent d’améliorer les soins, qui bénéficient prioritairement des aides exceptionnelles, pour la FHF, en 2023, l’hébergement et la dépendance restent largement déficitaires dans respectivement 84 % et 86 % des cas. De plus, le reste à charge pour les familles est conséquent, dépassant les 500 euros par mois. Les Françaises et Français ne peuvent subir les retombées d’un financement lacunaire des Ehpad. Ainsi, elle demande l’augmentation des moyens humains, matériels et financiers pour ces établissements garantissant une amélioration des conditions de vie des résidents. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1876</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>994</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Situation des établissements accueillant des personnes âgées dépendantes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1876. — 12 novembre 2024. — M. Bruno Bilde* interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation financière des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) publics. La hausse des coûts de fonctionnement conséquence de l’application de la prime Ségur, de la revalorisation du point d’indice et de l’inflation a mis en difficulté de nombreux établissements accueillant des personnes âgées dépendantes. Ainsi, en 2023, 85 % de ces organismes étaient en déficit alors qu’en 2019 une majorité d’entre eux connaissaient l’équilibre financier. Certains Ehpad qui bénéficient pourtant de crédits octroyés par les agences régionales de santé sont dans une situation proche de la cessation de paiements. Le plan d’urgence de 100 millions d’euros mis en place par le Gouvernement s’est avéré largement insuffisant. Les conséquences de cette fragilité financière sont déjà perceptibles, illustrées par des coupes dans les budgets de recrutement et d’investissement. À terme, la qualité du service d’accueil des personnes âgées dépendantes risque d’être détériorée. La conception de l’État du financement des soins et de la dépendance ne permet désormais plus de garantir le bien-être des résidents d’Ehpad. La dignité des personnes âgés dépendantes devrait être une des priorités de la politique de soins nationale. Il lui demande de mettre en œuvre des mesures de soutien aux Ehpad afin que les aînés puissent être accueillis dans des conditions dignes. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3735</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>994</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Assurer la pérennité des EHPAD</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3735. — 4 février 2025. — Mme Angélique Ranc* alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les difficultés financières que rencontrent de plus en plus d’EHPAD. En effet, ces derniers font face à une augmentation des charges et à la revalorisation des salaires du personnel qui pèsent sur leurs finances. À titre d’exemple, l’Association de soins, d’informations médicales et d’accompagnement de Troyes (ASIMAT) gère plusieurs EHPAD dans l’Aube dont beaucoup enregistrent un niveau de dépenses supérieur à leur financement. L’électricité, le gaz, l’alimentation, la masse salariale et les loyers représentent en moyenne 80 % des dépenses de ces établissements. Ces charges mettent l’ASIMAT dans une situation préoccupante qui pourrait conduire à une cessation de paiement et à un dépôt de bilan. Or cette conjoncture intervient au moment où la population de l’Aube est vieillissante comme l’indiquait déjà une étude de l’INSEE publiée en 2023. Au niveau national, les projections montrent que le nombre de personnes âgées de plus de 85 ans va même doubler au cours de la prochaine décennie. La prise en charge des personnes âgées, mise en péril par les difficultés rencontrées par les EHPAD, est donc un enjeu majeur pour la France en général et pour le département de l’Aube en particulier. Face à cette situation préoccupante, elle lui demande quelles mesures il entend prendre pour soutenir ces établissements et garantir la qualité de la prise en charge des personnes âgées dépendantes. Plus précisément, elle souhaite connaître les solutions envisagées par le Gouvernement pour aider ces EHPAD à surmonter leurs difficultés financières et à maintenir un niveau de soins optimal. Elle lui demande comment assurer leur financement pérenne, afin de garantir la qualité de l’accueil et des soins dispensés aux résidents. Il semble urgent d’agir pour garantir la pérennité des EHPAD et assurer un accompagnement digne et de qualité aux personnes âgées dépendantes. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>994</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dès la fin juillet 2023, le Gouvernement a entendu le constat d’urgence sur les difficultés financières rencontrées par les Etablissements d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes (EHPAD) et a demandé la mise en place, dès la rentrée 2023, dans chaque département, d’une commission dédiée au suivi et à l’examen de la situation financière des structures médico-sociales en difficulté. Un soutien exceptionnel de 100 millions d’euros a été mis à disposition des Agences régionales de santé (ARS) afin de répondre aux besoins de trésorerie les plus urgents. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2025 prévoit un fonds d’urgence de 300 M€ pour les EHPAD les plus en difficulté. Les commissions départementales ont toutes été mises en place dès la fin septembre 2023 et continuent de réunir les financeurs et les créanciers publics, afin d’examiner les difficultés de trésorerie et d’accorder des souplesses dans le paiement des dettes sociales ou fiscales, ou des aides ponctuelles.  Par ailleurs, des travaux d’ampleur ont été ouverts en concertation avec les différents acteurs des EHPAD. L’objectif était de mener une réflexion d’ensemble sur le modèle économique des EHPAD et de dégager des orientations de travail dont le Gouvernement pourrait se saisir pour l’élaboration d’un nouveau cadre de financement des établissements. Ainsi, l’efficience de l’organisation territoriale, la structure et les responsabilités des autorités de tarification, les modalités de financement et la transformation de l’offre sont autant de questions qui ont été débattues. Une première réforme structurante a été adoptée dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024 (article 79) et est précisée par l’article 21 du PLFSS pour 2025 ; cette mesure instaure dans les départements volontaires une expérimentation, à compter de 2025, de la fusion des sections « Soins » et « Dépendance » des EHPAD au profit d’un nouveau forfait global unique, relatif aux soins et à l’entretien de l’autonomie. Tous les acteurs du secteur appellent de leurs vœux une simplification du régime actuel de financement. L’ambition du Gouvernement est que le régime adapté de financement soit, à terme, généralisé à l’ensemble des EHPAD, afin d’améliorer globalement la prise en charge des résidents, dont les parties soin et autonomie sont aujourd’hui largement interdépendantes. Les EHPAD habilités à l’aide sociale à l’hébergement auront aussi la possibilité, dès 2025, de différencier plus facilement les tarifs « hébergement » opposables aux bénéficiaires de l’aide sociale à l’hébergement et ceux appliqués aux non bénéficiaires de cette aide. Par ailleurs, dès 2025, les EHPAD publics autonomes devront se constituer en groupements territoriaux sociaux et médico-sociaux. Cette mesure inscrite dans la loi " bâtir la société du bien vieillir" vise à réduire l’isolement de ces EHPAD, à renforcer l’offre sur les territoires et à mutualiser les compétences. Dans le cadre de la campagne budgétaire 2024, un effort financier pérenne est consacré aux EHPAD. L’effort financier pérenne consacré aux EHPAD dans le cadre de la campagne budgétaire 2024 se traduit notamment par : - un taux de reconduction de 3 % pour les EHPAD, ce qui constitue un effort budgétaire significatif, salué par les fédérations ; - des mesures nouvelles complémentaires, notamment salariales, de plus de 380 M€ également allouées. L’essentiel de ces crédits, correspondant à une volonté politique forte de soutien pérenne et adapté aux EHPAD, a été délégué aux ARS, dans le cadre de la première instruction budgétaire 2024. Face à la complexité grandissante des accompagnements et au contexte économique contraint, nous devrons en tout état de cause continuer collectivement la réflexion sur le modèle des EHPAD et sur les réponses que nous souhaitons apporter aux enjeux du grand âge.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>507</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>995</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Loi de programmation pour la loi grand âge</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            507. — 8 octobre 2024. — M. Xavier Breton* appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la possibilité d’une loi de programmation pour la loi grand âge. Le Gouvernement avait promis en fin d’année dernière de présenter une loi de programmation sur le grand âge d’ici à l’été pour une adoption au second semestre 2024. Lors de l’examen de la proposition de loi portant diverses mesures relatives au grand âge et à l’autonomie au Sénat, la ministre avait pris ses distances vis-à-vis de la présentation d’une loi de programmation, indiquant alors que la Constitution « ne prévoit pas la notion de loi de programmation pour le secteur médico-social », avait-t-elle fait valoir. Elle précisait que le Conseil d’État devait se prononcer sur ce point le 8 février. Alors qu’une nouvelle législature commence, il lui demande que soit rendu public cet avis en vue d’une prochaine loi sur le grand âge. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>964</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>995</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Présentation projet de loi relatif au grand âge</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            964. — 15 octobre 2024. — M. Vincent Descoeur* appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur la nécessité de soumettre au Parlement un projet de loi de programmation relatif au « grand âge » comme le Gouvernement précédent s’y était engagé lors de l’examen de la proposition de loi portant mesures pour bâtir la société du bien vieillir et de l’autonomie en mars 2024. Après la crise de covid-19, les établissements et services à domicile pour personnes âgées subissent des déficits massifs et généralisés, voire des cessations d’activité. Le défi du vieillissement de la population appelle une loi de programmation pluriannuelle sur le « grand âge ». Dès 2030 en effet, les plus de 65 ans seront plus nombreux que les moins de 15 ans. Il y a urgence sociétale et sociale à répondre au sujet de l’aide aux personnes âgées. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement sera en mesure de présenter ce projet de loi relatif au « grand âge ». – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>995</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est engagé dans une démarche visant à garantir l’augmentation des financements pour le secteur du grand âge. Le financement de la cinquième branche de la sécurité sociale, spécialement consacrée à l’autonomie, a augmenté cette année de 2,6 milliards d’euros. Cette augmentation est continue, avec un financement qui devrait atteindre près de 44 Mds d’euros par an en 2027, contre un peu plus de 40 Mds d’euros aujourd’hui. Pour accompagner les quelque 200 000 bénéficiaires supplémentaires de l’allocation personnalisée d’autonomie attendus entre 2021 et 2030, une trajectoire d’accroissement de l’offre a déjà été annoncée. Elle prévoit notamment d’atteindre 50 000 équivalents temps plein en Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) supplémentaires et la création de 25 000 places de services infirmiers à domicile. Malgré la situation budgétaire, le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2025 poursuit de manière volontariste cette trajectoire à la hausse. Il va même plus loin en initiant notamment une réforme majeure du financement des EHPAD afin de leur permettre d’accompagner au mieux les usagers malgré des taux d’occupation qui ne sont pas encore repartis suffisamment à la hausse. Le Gouvernement a cependant la conviction qu’une réflexion en profondeur doit être conduite, avec une approche non pas du bien vieillir, mais du bien vivre avec une transformation des modalités de prise en charge renforçant les solutions intermédiaires (résidence autonomie, habitat inclusif). La loi Bien vieillir évoquée prévoit déjà de nombreux outils allant dans ce sens qui sont en cours de déploiement, dont notamment le service public départemental de l’autonomie. Naturellement, ce travail doit être poursuivi en lien avec les départements, particulièrement pour préparer l’entrée de générations nombreuses dans la dépendance à partir de 2030, afin de poursuivre la transformation des financements et de la gouvernance du secteur médico-social sans sacrifier à l’élaboration d’une vision stratégique pluriannuelle les réponses concrètes à apporter à court terme.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>515</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>996</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Bénéfice de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) avant 20 ans</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            515. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Marion appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur les conditions de versement de l’allocation aux adultes handicapés. En effet, selon les articles L. 821-1, L. 541-1 et R. 512-2 du code de la sécurité sociale, les bénéficiaires de cette allocation doivent au moins avoir 20 ans. Avant cet âge, peut être demandée l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé mais celle-ci est versée aux parents ayant la charge de l’enfant en situation de handicap. Une exception permet toutefois à une personne en situation de handicap de bénéficier de l’allocation aux adultes handicapés avant ses 20 ans : à partir de ses 16 ans si elle n’est plus considérée comme étant à la charge de ses parents c’est-à-dire si elle a quitté le domicile familial ou si elle perçoit des revenus professionnels supérieurs à 55 % du salaire minimum interprofessionnel de croissance mensuel brut. Ces conditions suscitent l’incompréhension des personnes en situation de handicap qui ont un emploi et qui aimeraient pouvoir, en conséquence, être considérées comme des adultes par les caisses d’allocations familiales et percevoir l’allocation aux adultes handicapés avant leurs 20 ans. Le travail est émancipateur, il permet d’acquérir de l’autonomie et d’envisager la construction d’une vie indépendante à l’extérieur du domicile familial. Néanmoins, pour une personne en situation de handicap, l’accès à l’emploi est plus difficile, notamment à temps complet, la perception d’un salaire suffisant l’est donc tout autant. C’est pourquoi il l’interroge sur la pertinence du seuil de rémunération retenu pour autoriser le versement de l’allocation aux adultes handicapés aux personnes ayant entre 18 et 20 ans. Aussi, ne faudrait-il pas revoir les intitulés et conditions d’éligibilité de ces deux allocations pour renforcer l’accompagnement matériel et la considération que notre société souhaite offrir aux personnes en situation de handicap ? Il souhaite connaître sa position sur le sujet. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>996</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Garantir aux personnes en situation de handicap une autonomie renforcée et un accompagnement adapté à chaque étape de leur vie est une préoccupation majeure du Gouvernement. En complément de l’accès aux dispositifs de droit commun et de l’accompagnement par les établissements et services médico-sociaux, le soutien à l’autonomie des personnes en situation de handicap passe par l’accès à des prestations telles que l’Allocation pour l’éducation d’un enfant handicapé (AEEH) et l’Allocation aux adultes handicapés (AAH). L’AAH a été conçue de manière cohérente et articulée avec l’AEEH. Ainsi, l’article L. 821-1 du code de la sécurité sociale prévoit que toute personne ayant dépassé l’âge d’ouverture du droit à l’AEEH et présentant un taux d’incapacité d’au moins 80 % ou un taux d’incapacité compris entre 50 % et 79 % assorti d’une restriction substantielle et durable pour l’accès à l’emploi peut percevoir l’AAH sous réserve de remplir par ailleurs les conditions administratives, dont une condition de ressources. Toutefois, les objectifs de ces deux prestations diffèrent largement : - l’AEEH est une prestation familiale qui a pour objectif de permettre à des parents dont l’enfant est en situation de handicap, de l’éduquer et d’en prendre soin, par le versement d’une aide financière dont le montant varie en fonction des besoins de celui-ci. Comme toute prestation familiale, son versement est conditionné à la notion de charge effective et permanente de l’enfant ; - l’AAH est un minimum social destiné à garantir à la personne en situation de handicap un revenu minimum de subsistance, notamment du fait de son éloignement de l’emploi. L’articulation entre ces deux allocations repose sur la notion d’enfant à charge du foyer. En effet, une personne ne peut à la fois ouvrir droit à l’AAH tout en étant prise en compte en tant qu’enfant à charge dans le calcul du droit aux prestations familiales, et parmi elles, à l’AEEH. L’ouverture du droit à l’AAH est ainsi soumise à une condition d’âge de 20 ans, âge auquel cesse le droit à la majorité des prestations familiales, dont l’AEEH. Par exception, le droit à l’AAH peut être ouvert à partir de 16 ans, à condition que la personne ne soit pas considérée à charge au sens des prestations familiales (articles L. 821-1 et L. 541-1 du code de la sécurité sociale). La charge cesse notamment lorsque l’enfant perçoit, à partir de ses 16 ans, une rémunération nette supérieure à 55 % du salaire minimum interprofessionnel de croissance. L’articulation actuelle de ces deux prestations vise en effet à s’assurer que le jeune en situation de handicap dispose de suffisamment de ressources pour garantir un certain niveau d’autonomie et d’indépendance financière. C’est donc logiquement que la cessation de versement de l’AEEH avant l’âge limite de 20 ans est soumise à un plancher de ressources suffisamment élevé. Par ailleurs, dès lors qu’il perçoit lui-même des prestations, le jeune en situation de handicap ne sera plus considéré comme un enfant à charge. Ainsi, ses parents ne pourront plus percevoir de prestations familiales au titre de cet enfant. Plus globalement, ne plus considérer ces jeunes comme enfants à charge du foyer allocataire (en abaissant le niveau de ressources minimales) présente un risque de réduction de droits au titre d’autres prestations – notamment du Revenu de solidarité active (RSA) ou de la prime d’activité, majorées selon la composition du foyer – sans pour autant que ces jeunes se voient nécessairement ouvrir droit à l’AAH. La réglementation est donc conçue pour articuler correctement le versement de ces prestations pour les enfants en situation de handicap à charge de leurs parents et les jeunes en situation de handicap qui ne le sont plus. Pour toutes ces raisons, une modification du seuil de ressources au-delà duquel les jeunes âgés de plus de 16 ans ne sont plus considérés comme à charge de leurs parents pour le droit aux prestations familiales, au RSA et à la prime d’activité, pour permettre aux jeunes en situation de handicap de remplir un des critères d’accès à l’AAH, sans garantie de se voir effectivement ouvrir un droit, ne me parait pas souhaitable. Le Gouvernement demeure engagé dans une réflexion constante pour adapter notre système de protection sociale aux besoins des personnes en situation de handicap afin de favoriser leur autonomie et leur accès au marché du travail.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3564</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>997</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Situation financière des ESSMS dans le champ du handicap</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3564. — 28 janvier 2025. — Mme Anna Pic attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap sur la situation financière alarmante des établissements sociaux et médico-sociaux publics (ESSMS) agissant dans le champ du handicap. Les ESSMS, définis par l’article L. 312-1 du code de l’action sociale et des familles, apparaissent aujourd’hui en grande difficulté. Leur situation financière est, en effet, selon une enquête du Groupe national des établissements publics sociaux et médico-sociaux (GEPSo), particulièrement alarmante. Il semblerait que près de 90 % des ESSMS œuvrant dans le domaine du handicap soient en déficit. Cette situation financière est grande partie dûe à un niveau de charges très élevé et, dans le même temps, à des recettes inférieures à celles initialement prévues. Or les crédits et compensations financières n’ont, semble-t-il, pour autant pas été suffisamment au rendez-vous. Des politiques de réduction des dépenses ont donc dû être mises en place dans de nombreux établissements entraînant, de fait, une baisse de la qualité de l’accompagnement des personnes. À cela, s’ajoutent des difficultés en matière de recrutement. Au vu de l’importance de l’action des ESSMS dans l’accompagnement des personnes en situation de handicap, il apparaît nécessaire que les pouvoirs publics apportent une aide à ces établissements. Elle souhaite donc savoir quelles actions elle entend mettre en place pour répondre à ces problématiques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>997</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les structures médico-sociales jouent un rôle essentiel en offrant aux personnes prises en charge un accompagnement adapté à leurs besoins. Le Gouvernement est conscient des enjeux de l’impact des charges sur ces établissements et des difficultés qu’ils rencontrent, notamment en termes de moyens humains et financiers, et veille au maintien de bonnes conditions d’exercice de leurs missions. À ce titre, plusieurs mesures ont été prises : - une augmentation des financements dédiés aux structures médico-sociales. Ces financements ont été revalorisés pour accompagner les établissements face aux évolutions économiques et permettre le recrutement de personnel supplémentaire. Les crédits alloués aux Agences régionales de santé (ARS) ont ainsi connu une revalorisation votée en Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) de 5,9 % en 2023 puis de 3,8 % en 2024, malgré les fortes contraintes budgétaires pour nos finances publiques. - une politique volontariste en faveur des métiers du soin et de l’accompagnement. Pour répondre au manque de personnel, le Gouvernement a lancé un plan ambitieux pour renforcer l’attractivité des métiers du médico-social. Cela passe par des revalorisations salariales, des campagnes de recrutement et un soutien accru à la formation des professionnels. - un suivi renforcé des structures rencontrant des difficultés financières. La situation financière de nos établissements accueillant des personnes âgées ou en situation de handicap est un sujet prioritaire pour le Gouvernement. C’est pourquoi les ARS sont particulièrement mobilisées pour suivre ces situations et pouvoir leur apporter un accompagnement et des solutions dans le cadre des commissions départementales de suivi des établissements sociaux et médico-sociaux en difficulté, mises en œuvre depuis septembre 2023 dans chaque département. Cet accompagnement peut se traduire par des crédits complémentaires de soutien mais également la mise en place d’un plan d’accompagnement en lien avec la banque des territoires, la direction départementale des finances publiques ou, bien encore, les organismes de sécurité sociale sur le volet des dettes fiscales et sociales. L’ensemble de ces démarches et prises en charge font l’objet de remontées d’information très régulières par les ARS auprès de l’administration centrale et des cabinets du ministère de l’autonomie et du handicap et du ministère du travail, de la santé, des solidarités et des familles. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1689</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>998</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée du commerce extérieur et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur et Français de l’étranger</ministreJO><Objet>Fracture numérique - Français de l’étranger</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1689. — 5 novembre 2024. — M. Frédéric Petit attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée du commerce extérieur et des Français de l’étranger, sur la fracture numérique qui peut exister pour les concitoyens de l’étranger dans leurs démarches vis-à-vis de la France. Si les citoyens français établis sur le territoire national peuvent bénéficier d’ateliers de formation à l’informatique (organisés par exemple par les mairies ou centres sociaux locaux), les Français de l’étranger n’ont pas accès à ce type de services pour les accompagner dans leurs démarches administratives. À titre d’exemple, la déclaration des biens immobiliers introduite en 2023 ne peut être établie que par voie dématérialisée sur l’espace personnel du site impots.gouv.fr. Aucune déclaration papier n’est possible, pénalisant ainsi les concitoyens de l’étranger touchés par la fracture numérique. Dans ce cas précis, un résident peut se rendre dans un centre des impôts en France, mais cette solution n’existe pas pour un Français qui réside à l’étranger. Par ailleurs, M. Le député est régulièrement interpelé sur les dysfonctionnements dans l’usage du dispositif FranceConnect+ liés au statut de non-résident et également dans le déploiement progressif de l’identité numérique pour les Français de l’étranger. Aussi, M. le député considère qu’il est nécessaire d’accompagner la digitalisation des services auprès des Français de l’étranger. Dans ce contexte, il souhaiterait savoir quelles initiatives elle compte mettre en place pour pallier le manque d’accompagnement lors de ces démarches (tournées de formation dans les consulats de France, lignes téléphoniques dédiées aux Français de l’étranger…).]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>998</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre de la politique prioritaire du Gouvernement « Améliorer la qualité du service rendu aux Français de l’étranger » dont il a la charge, le ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) est pleinement engagé dans une démarche de modernisation de l’administration consulaire et de dématérialisation des démarches, tout en veillant au maintien des services consulaires proposés aux guichets de consulats et au renforcement du réseau consulaire. Celui-ci a ainsi été renforcé depuis deux ans avec l’ouverture de trois consulats supplémentaires (Florence, Séville et Melbourne), la transformation en consulats généraux des sections consulaires à Rome et Athènes et la création de 16 emplois nouveaux en 2023, et de 16 autres également en 2024, dans le secteur de l’administration des Français.  Le ministère a également mis en place, depuis 2021, le centre de contacts « Service France Consulaire » (SFC), qui assure une réponse téléphonique en français de 9h à 17h (heure de Paris), du lundi au vendredi, aux demandes d’informations administratives et consulaires des Français établis à l’étranger. A ce jour, ce service couvre 80 pays, soit plus de 59 % des Français de l’étranger. Le calendrier de déploiement à venir prévoit l’intégration du reste du monde (Moyen-Orient, Amérique, Asie) d’ici fin 2025. Si les consulats n’ont ni la compétence, ni les ressources suffisantes pour animer au profit des Français de l’étranger des ateliers de formation à l’informatique, en revanche certaines associations de Français de l’étranger pourraient être sollicitées en ce sens, afin d’aider les publics en situation de fracture numérique, y compris sous la forme de projets qui pourraient bénéficier de subventions dans le cadre du dispositif de soutien au tissu associatif des Français de l’étranger. En ce qui concerne plus spécifiquement la déclaration des biens immobiliers introduite en 2023, l’administration fiscale indique, pour les usagers qui rencontreraient des difficultés pour utiliser les outils numériques, qu’il est désormais possible de remplir un formulaire papier, et qu’une assistance téléphonique pour remplir sa déclaration est proposée au 08 09 401 401 (numéro non surtaxé), du lundi au vendredi de 8h30 à 19 h. S’agissant de l’accès depuis l’étranger à FranceConnect, certains usagers peuvent rencontrer des difficultés d’accès via des fournisseurs privés d’identité numérique, tels que La Poste ou Yris, pour plusieurs raisons (défaut de couverture géographique, mauvaise réception des SMS, personnes nées à l’étranger qui ne figurent pas au répertoire national d’identification des personnes physiques). Par ailleurs, un grand nombre d’usagers résidant à l’étranger ne disposent pas de compte Ameli auprès de l’assurance maladie ou de compte impôts.gouv.fr auprès de l’administration fiscale, qui permettent également d’accéder à FranceConnect. Le MEAE travaille activement, en lien avec le ministère de l’Intérieur, au déploiement de France Identité, solution régalienne d’identité numérique de niveau élevé, adossée à la carte nationale d’identité électronique (CNIe), au profit des Français établis à l’étranger, comme peuvent en bénéficier les Français établis en France. Cette solution est fondée sur le décret n° 2022-676 du 26 avril 2022 autorisant la création d’un moyen d’identification électronique dénommé « Service de garantie de l’identité numérique » (SGIN). A cet effet, le ministère est pleinement mobilisé pour que les Français de l’étranger puissent procéder dans les meilleurs délais à la certification de leur identité numérique dans les consulats, tant à l’occasion d’une remise de CNIe ou d’une démarche spécifique pour ceux d’entre eux qui disposent déjà d’une CNIe. Il est prévu que cette procédure soit mise en œuvre à compter du premier semestre 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2409</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>999</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eléonore Caroit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée du commerce extérieur et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur et Français de l’étranger</ministreJO><Objet>Fiscalisation de l’indemnité de résidence à l’étranger</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2409. — 3 décembre 2024. — Mme Eléonore Caroit attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée du commerce extérieur et des Français de l’étranger, sur le sujet de la fiscalisation progressive de l’indemnité de résidence à l’étranger (IRE) des fonctionnaires civils et militaires français, actuellement en débat au Parlement. L’IRE constitue une compensation essentielle permettant aux agents français en poste à l’étranger de faire face aux charges spécifiques liées à leurs missions : surcoût de la vie, contraintes locales et exigences liées à leur affectation. Ces agents, engagés au service de la France, doivent faire face à des frais particulièrement élevés, notamment pour la scolarisation de leurs enfants dans les lycées français à l’étranger et leurs dépenses de santé, dont les coûts peuvent être conséquents. Cette indemnité est calculée de manière très précise et ses taux, fixés par arrêtés ministériels, sont régulièrement actualisés pour refléter au mieux les évolutions des conditions de vie locales. L’exonération fiscale de l’IRE est reconnue comme un élément d’équilibre indispensable. Elle permet de garantir des conditions adaptées pour ces agents, qui jouent un rôle crucial dans le fonctionnement de réseau diplomatique et consulaire français, ainsi que dans la représentation et l’influence de la France à l’étranger. Alors que le budget alloué aux Français de l’étranger subit déjà des coupes régulières, la fiscalisation de l’IRE risquerait de mettre en difficulté ces agents, fragilisant encore davantage un réseau diplomatique et consulaire déjà sous forte tension. Dans un contexte international marqué par des défis croissants, affaiblir ces moyens essentiels compromettrait gravement la capacité de la France à maintenir une présence efficace à l’étranger et à répondre aux attentes des Français établis hors de France. Il est impératif de préserver les ressources allouées à notre action extérieure afin de garantir la pérennité de ce réseau stratégique, pilier de la présence et de l’influence internationale de la France. Particulièrement préoccupée par l’adoption de cet amendement par le Sénat et l’avis donné par le Gouvernement, elle souhaite savoir quelles mesures elle mettre en œuvre pour préserver l’indemnisation des agents de l’État en poste à l’étranger, afin de leur garantir des conditions de travail adaptées et leur permettre d’exercer pleinement leurs missions au service de la France et des Français établis hors de France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>999</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aux termes du décret du 28 mars 1967, l’indemnité de résidence à l’étranger a vocation à compenser forfaitairement les conditions locales d’existence et les sujétions liées aux fonctions que les personnels expatriés de l’Etat exercent à l’étranger. Cette indemnité, qui est exclusive de toute autre rémunération ayant le même objet, constitue le principal émolument servi à l’étranger. Elle représente donc un enjeu essentiel pour les agents et pour le bon fonctionnement de notre réseau diplomatique et consulaire. Les montants de cette indemnité sont fixés selon des règles précises, qui reposent sur des indices portant sur le coût de la vie, le coût du logement et les conditions de vie communiqués chaque année par un prestataire extérieur, opérant dans plus de 250 pays. Elle est ajustée chaque trimestre pour tenir compte des variations de change et d’inflation, afin de préserver le pouvoir d’achat des personnels. De façon complémentaire, une révision annuelle des montants par pays ou localité permet d’intégrer des éléments plus qualitatifs, tels que la sécurité, la pollution ou les conditions d’exercice des fonctions. Cette révision est menée de façon collégiale au cours d’un exercice approfondi, qui associe les services concernés du Département, ainsi que les autres ministères les plus représentés à l’étranger, comme le ministère des armées. Le ministre relève avec satisfaction que le Sénat n’a finalement pas retenu l’amendement visant à instaurer la fiscalisation progressive de l’indemnité de résidence à l’étranger. Le maintien de l’exonération fiscale permettra de continuer à garantir que l’indemnité de résidence à l’étranger compense effectivement les charges et les sujétions auxquels les personnels font face, et d’assurer ainsi un fonctionnement optimal du réseau diplomatique et consulaire, au service de notre pays et de nos compatriotes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1392</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1000</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Accessibilité des chaînes de télévision du service public outre-mer et en région</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1392. — 29 octobre 2024. — M. Max Mathiasin alerte Mme la ministre de la culture sur l’accessibilité des personnes sourdes ou malentendantes, aveugles ou malvoyantes, aux programmes télévisés des chaînes outre-mer La Première et des décrochages régionaux de France 3. La loi prévoit, aux heures de grande écoute, une obligation d’accessibilité aux programmes des chaînes dont l’audience moyenne annuelle dépasse 2,5 % de l’audience totale des services de télévision, c’est-à-dire les grandes chaînes nationales et une possibilité d’allègement de cette obligation pour les services de télévision à vocation locale. Mais en pratique, les chaînes locales du service public, que ce soit les chaînes outre-mer La Première dans les territoires ultramarins, comme Guadeloupe La 1ère, ou les décrochages régionaux de France 3 dans l’Hexagone, n’offrent aucune adaptation. Or plusieurs millions de Français souffrent d’un handicap auditif ou visuel. Il lui demande de bien vouloir examiner la possibilité d’une modification du cahier des charges de la société nationale de programme France Télévisions annexé au décret n° 2009-796 du 23 juin 2009 fixant le cahier des charges de la société nationale de programme France Télévisions, de façon à instaurer une obligation d’adaptation aux personnes sourdes ou malentendantes, aveugles ou malvoyantes, des programmes des chaînes outre-mer La Première et des décrochages régionaux de France 3, au moins pour le journal télévisé du soir, un magazine de santé ou de société et les principaux débats électoraux lors des élections locales et nationales.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1000</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est particulièrement attaché à ce que soit garantie l’accessibilité des médias aux personnes en situation de handicap. La loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication prévoit ainsi le principe d’adaptation des programmes des services de télévision aux personnes sourdes ou malentendantes et aux personnes aveugles ou malvoyantes. S’agissant du sous-titrage des grandes chaînes hertziennes dont l’audience moyenne annuelle dépasse 2,5 % de l’audience totale, ainsi que des chaînes publiques, indépendamment de leur audience, cette obligation d’adaptation s’applique à la totalité des programmes, à l’exception de quelques dérogations justifiées par leurs caractéristiques. Le cahier des charges de France Télévisions prévoit ainsi une dérogation pour les programmes régionaux et locaux, y compris en outre-mer. Cette exonération s’explique par un volume cumulé des décrochages régionaux qui serait trop conséquent à sous-titrer pour France Télévisions. Il atteint en effet désormais plus de 39 000 heures par an du fait de l’extension des cases régionales (lancement du « 18h30 » depuis janvier 2021) et de la poursuite du déploiement des matinales communes avec le réseau ICI de Radio France (anciennement dénommé France Bleu). Un tel volume de programmes à sous-titrer représenterait des coûts très significatifs pour France Télévisions au regard des bassins d’audience. L’entreprise rencontrerait par ailleurs des difficultés à disposer de ressources humaines qualifiées pour procéder au sous-titrage « manuel » des programmes en direct. On peut rappeler que le Gouvernement a récemment renforcé les dispositions du cahier des charges de France Télévisions en matière d’accessibilité de ses programmes aux personnes handicapées. Dans ce cadre, Franceinfo propose, depuis novembre 2024, le sous-titrage intégral et synchronisé de son antenne de 6h30 du matin à minuit. La chaîne devient ainsi la première offre française d’information en continu accessible aux sourds et malentendants. Cette évolution a nécessité trois ans d’expérimentations en lien avec les associations de sourds et malentendants, et des investissements techniques pour développer un outil de sous titrage automatique recourant à l’intelligence artificielle. S’agissant du sous-titrage de l’offre régionale et ultra marine, cet outil se heurte cependant toujours à des difficultés techniques liées aux spécificités toponymiques et patronymiques. France Télévisions mène actuellement un projet collaboratif associant à cet outil automatique de l’assistance humaine à la correction, avec le but de permettre, à terme, le sous-titrage des éditions régionales d’information. Dans l’hypothèse où cette solution donnerait des résultats satisfaisants, l’entreprise estime qu’elle pourrait être répliquée sur le réseau ultra-marin. L’ambition de disposer d’une offre 100% sous-titrée sur ses réseaux régionaux et ultra-marins ne pourra passer que par une automatisation du sous-titrage du fait des surcoûts financiers et humains d’une solution dite « manuelle ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2838</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1000</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Éligibilité des cafés-théâtres au FONPEPS</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2838. — 17 décembre 2024. — M. Corentin Le Fur appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’éligibilité des cafés-théâtres au Fonds national pour l’emploi pérenne dans le spectacle (FONPEPS). Prolongé jusqu’au 31 décembre 2025 par le décret n° 2023-21 du 23 janvier 2023, le Fonds national pour l’emploi pérenne dans le spectacle prévoit notamment un dispositif de soutien à l’emploi du plateau artistique de spectacles vivants diffusés dans des salles de petites jauges (APAJ). Extrêmement utile pour les acteurs culturels de petites tailles, ce dispositif est destiné aux entreprises ou associations répondant à plusieurs critères cumulatifs. Bien qu’ils répondent à l’ensemble des critères fixés par décret, plusieurs cafés-théâtres se sont étonnement vu refuser le bénéfice dudit dispositif. Il semble que les rejets de leurs demandes soient fondés sur une erreur d’appréciation relative à leur activité de café. Si elle est réelle, cette dernière reste accessoire et surtout directement liée à l’activité de théâtre puisqu’elle n’est effective que durant les représentations. D’ailleurs le code APE/NAF des cafés-théâtres ne laisse aucune place à l’ambiguïté puisqu’il est celui des arts du spectacle vivant (9001Z) et non celui attribué aux débits de boissons par exemple. Dans ces conditions, rien ne justifie que les cafés-théâtres soient privés d’un dispositif qui a notamment été institué pour eux. Les cafés-théâtres sont précieux et permettent aux concitoyens d’accéder à la culture partout sur le territoire national. À ce titre ils ont besoin et ils méritent d’être soutenus par l’État et singulièrement par le ministère de la culture, qui a fait de la culture pour tous une priorité. Le caractère indispensable et nécessaire de ladite aide est d’autant plus prégnant que le paiement des cachets des artistes constitue une charge sensible pour les cafés-théâtres. Derrière leur éligibilité à ce dispositif d’aide, c’est leur pérennité mais aussi la vitalité de notre vie artistique qui sont en jeu. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures entend prendre le Gouvernement et quelles instructions il entend donner afin que les cafés-théâtres ne soient plus injustement privés d’accès au FONPEPS et plus précisément à son dispositif d’aide au soutien à l’emploi du plateau artistique des spectacles vivants diffusés dans des salles de petite jauge (APAJ).]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1001</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif du Fonds national pour l’emploi dans le spectacle (FONPEPS) est composé de plusieurs aides à l’emploi dont l’aide à l’emploi du plateau artistique (APAJ), une aide destinée aux employeurs de plateaux artistiques de petites jauges, réservée aux représentations ayant lieu dans une salle dont la jauge est inférieure à 500 places. Elle consiste en la prise en charge par l’État d’une fraction du cachet des artistes employés. Son intensité augmente avec le nombre d’artistes au plateau. L’aide peut également prendre en charge le cachet d’un technicien employé dans le même spectacle. Cette aide est accessible à toutes les structures créées depuis au moins 12 mois, dès lors qu’elles disposent de la licence d’entrepreneur du spectacle, que l’emploi de l’artiste ou du technicien relève des annexes VIII et X du régime général d’assurance-chômage (couramment dénommé régime de l’intermittence) et que l’employeur applique, pour la rémunération des salariés concernés, l’une des deux conventions collectives du spectacle vivant (convention collective nationale pour les entreprises artistiques et culturelles – IDCC 1285 ou convention collective des entreprises du secteur privé du spectacle vivant – IDCC 3090). Les établissements relevant de la convention collective des hôtels, cafés, restaurants (IDCC 1979) sont en revanche exclus du dispositif de l’APAJ car ils relèvent d’une autre aide à l’emploi, le groupement d’intérêt public (GIP) cafés cultures, qui comme son nom l’indique soutient l’emploi artistique dans les hôtels, cafés et restaurants via le fonds HCR (hôtels, cafés, restaurants). Les cafés-théâtres sont un précieux outil d’accès à la culture sur l’ensemble du territoire national. À ce titre, ils bénéficient d’aides à l’emploi : le ministère de la culture veillera à ce que les cafés-théâtres remplissant les conditions d’accès au FONPEPS puissent bien bénéficier de l’aide. Les structures relevant de la convention collective des HCR peuvent déposer des demandes d’aide auprès du GIP cafés cultures. Les services du ministère de la culture, ainsi que ceux de l’Agence des services et des paiements (ASP,  opérateur du FONPEPS) peuvent être sollicités pour tout complément d’information.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>313</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1001</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Enseignement de la santé dans le Var</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            313. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’absence de structure d’enseignement de la santé dans le département du Var. Le département connaît une désertification médicale inquiétante, même dans les secteurs les plus urbanisés, en raison de nombreux départs à la retraite. Les hôpitaux connaissent des problèmes structurels de personnels et les libéraux ont du mal à satisfaire la demande dans un département où d’une part la population vieillit et où d’autre part elle augmente considérablement lors des saisons vacancières. Pour les jeunes étudiants de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur qui souhaiteraient s’orienter vers les études de médecine, ils ne trouvent à leur disposition que les facultés de médecine de Nice Sophia-Antipolis et d’Aix-Marseille (cette dernière étant répartie sur deux sites, tous deux implantés dans la ville de Marseille). Ce maillage est de toute évidence largement insuffisant pour une région de plus de 5 millions d’habitants ayant de plus en plus forts besoins médicaux, comme c’est le cas, singulièrement, dans le département du Var. Il est étonnant qu’un département comme le Var, qui compte plus d’un million d’habitants permanents, n’ait aucune structure d’enseignement supérieur en santé rattachée à l’université de Toulon par exemple, que ce soit une UFR créée à l’initiative de l’université, une école ou un institut, créées par arrêté ministériel. Il lui demande donc si elle envisage la création d’une UFR de médecine dans le Var ou à défaut, dans un premier temps, un parcours accès spécifique santé (PASS) ou une licence accès santé (LAS), qui représenteraient un premier pas afin non seulement de résorber la pénurie de médecins mais aussi d’accueillir des jeunes du département et d’ailleurs et, de fait, de renforcer les chances qu’ils viennent s’y installer.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1002</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé a rénové en profondeur l’accès aux formations de médecine, de pharmacie, d’odontologie et de maïeutique (MPOM) en supprimant depuis la rentrée universitaire 2020 le numérus clausus et en permettant l’accès en deuxième ou en troisième année du premier cycle de ces formations à partir d’une pluralité de parcours de formation : une licence « accès santé » (LAS) qui correspond à une licence dans différentes disciplines avec une option « accès santé », un parcours spécifique « accès santé » (PASS) avec une option dans une autre discipline ou encore une formation paramédicale. Ces trois parcours de formation se substituent à la première année commune aux études de santé (PACES). Les objectifs principaux de cette réforme sont de diversifier le profil des étudiants recrutés dans les formations MPOM et de favoriser leur réussite, qu’ils soient admis ou non dans les études de santé. Par ailleurs, le nombre de professionnels de santé à former sur le territoire au cours des trois prochaines années a été défini par l’arrêté du 13 septembre 2021. En effet, cet arrêté fixe les objectifs nationaux pluriannuels (ONP) relatifs au nombre de professionnels de santé à former, par université, pour chacune des filières de santé, pour la période 2021-2025. Ces objectifs sont définis pour répondre aux besoins du système de santé, réduire les inégalités d’accès aux soins et permettre l’insertion professionnelle des étudiants, sur proposition d’une conférence nationale réunissant les acteurs du système de santé et des organismes et institutions de formation des professionnels de santé. Pour proposer les ONP, la conférence nationale a tenu compte des propositions établies par les agences régionales de santé et les universités, à l’issue des concertations régionales associant les acteurs régionaux du système de santé, et qui tiennent compte notamment des besoins de santé et d’accès aux soins du territoire, des capacités de formation disponibles jusqu’au terme de chaque formation concernée, des objectifs de diversification des lieux de stages et des données démographiques nationales. Les ONP sont encadrés par un seuil minimal et maximal d’évolution possible. S’agissant plus particulièrement du département du Var, l’université de Toulon propose d’ores et déjà plusieurs licences accès santé, dans le cadre d’une convention de partenariat pédagogique entre les universités de Toulon, d’Avignon et d’Aix-Marseille. La LAS est un parcours de formation universitaire conduisant à l’obtention du diplôme national de licence (180 crédits ECTS). Elle s’articule autour d’une majeure hors santé (par exemple droit, physique-chimie, science de la vie, etc.) et d’une mineure santé permettant l’obtention d’au moins 10 crédits ECTS indispensables à la poursuite d’études dans les formations MPOM. Il est ainsi possible aux étudiants varois de suivre une licence composée d’une majeure dans une discipline autre que la santé, suivie à l’université de Toulon et d’une mineure santé sous la forme d’un enseignement à distance proposé par la faculté de médecine d’Aix-Marseille Université. S’ils réussissent les épreuves d’admission aux formations de santé, les étudiants peuvent intégrer la formation de santé choisie au sein de l’université d’Aix-Marseille. Dans le cas contraire, ils peuvent poursuivre leur cursus de licence avec accès santé à l’université de Toulon avant d’éventuellement présenter une seconde candidature à l’accès aux formations de santé. Pour mieux répartir les étudiants en médecine, il est aussi crucial qu’ils puissent réaliser des stages dans les différents hôpitaux de la région, en dehors des CHU. Il faut inciter les directeurs d’hôpitaux et chefs de service à rencontrer l’ARS et les facultés de médecine de Nice et Marseille pour ouvrir plus de stages en 2e et en 3e cycles des études médicales dans le Var. La découverte de l’exercice dans vos hôpitaux et votre territoire peut les inciter à s’y installer plus tard. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1149</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1002</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Croizier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Création d’une filière doctorale en orthophonie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1149. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Croizier attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la création d’une filière doctorale en orthophonie. Depuis 10 ans, les orthophonistes attendent la création d’un doctorat et d’une section Conseil national des universités (CNU) afin de reconnaître les sciences orthophoniques. Actuellement, la section 91 du CNU « Sciences de la rééducation » dont l’orthophonie fait partie, restreint considérablement la prise en compte de toutes les spécificités du métier. Le diplôme d’orthophoniste s’obtient par l’obtention du grade de master depuis 2013. Après ce master, rien n’est envisagé en matière de formation, de doctorat ou encore de recherche. Les orthophonistes s’engagent alors à travers d’autres filières, comme les sciences du langage ou la neurologie par exemple, ce qui ne permet pas de couvrir l’ensemble de la profession (éducation, rééducation, prévention, relation thérapeutique au patient, etc.). Un doctorat en orthophonie existe déjà dans d’autres pays d’Europe ce qui permet aux orthophonistes de poursuivre leur exercice clinique tout en contribuant à l’avancée scientifique de la profession. La recherche et la clinique sont deux domaines complémentaires, il semble primordial de mettre en place une filière doctorale. Il souhaite connaître les intentions du Gouvernement sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1003</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La formation conduisant à la délivrance du certificat de capacité d’orthophoniste confère depuis 2013 le grade de master, première initiation à la recherche. D’autres efforts ont été entrepris par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche dans le domaine de la recherche concernant l’orthophonie, avec la création de la section 91 intitulée « Sciences de la rééducation/réadaptation » au sein de la liste du Conseil national des universités (CNU). La création d’une filière doctorale dédiée à l’orthophonie ne s’inscrirait pas dans l’organisation actuelle du doctorat en France. En effet, l’article L. 612-7 du code de l’éducation, prévoit que le troisième cycle est une formation à la recherche et par la recherche qui comporte, dans le cadre de formations doctorales, la réalisation individuelle ou collective de travaux scientifiques originaux qui s’inscrivent dans un cadre transversal et pluridisciplinaire. Le rapport conjoint IGAS-IGESR « Ressources humaines et statuts des encadrants et enseignants-chercheurs dans les formations paramédicales universitarisées » de 2023 préconise dans ses recommandations, notamment la recommandation n° 17, d’encourager les universités avec composante santé à créer des spécialités du diplôme national de doctorat en lien notamment avec la section CNU 91 « Sciences de la rééducation/réadaptation ». Cette recommandation permet aux orthophonistes de poursuivre leur exercice clinique tout en contribuant à l’avancée scientifique de la profession et de favoriser la recherche et permettre de réduire le déficit de la France en termes de production scientifique dans ce domaine porteur d’innovation. La création d’une filière doctorale concernant exclusivement l’orthophonie n’est donc pas envisagée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1268</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1003</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Difficultés de de l’université de la Nouvelle-Calédonie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1268. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Metzdorf attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les difficultés auxquelles fait face l’université de la Nouvelle-Calédonie (UNC). Accueillant aujourd’hui plus de 3 000 étudiants, l’UNC joue un rôle important pour la Nouvelle-Calédonie. L’accord de Nouméa du 5 mai 1998, indique que « L’université devra répondre aux besoins de formation et de recherche propres à la Nouvelle-Calédonie ». Cependant, cette dernière doit faire face à certains problèmes. L’UNC a la double caractéristique et contrainte d’être une université pluridisciplinaire et de taille modeste, dans un environnement insulaire, entourée d’universités anglophones et très éloignée de la métropole française. Les faibles effectifs en enseignants et enseignants-chercheurs ne lui permettent pas de déployer une offre de formation complète et soutenable. L’offre de master a été limitée en raison de la faiblesse du vivier d’étudiants et de leur penchant à poursuivre leur formation hors Nouvelle-Calédonie. La rupture dans l’offre de formation post-licence générait une double difficulté : la nécessité pour les étudiants de poursuivre ailleurs la formation master et un frein pour les enseignants-chercheurs à la spécialisation de leur recherche sur des thématiques locales. Un autre problème crucial un des enjeux majeurs de l’UNC : le taux de réussite extrêmement faible des étudiants en licences générales, plus particulièrement au niveau de la première année ( cf. domaines de formation et de réussite des étudiants). Le taux de réussite moyen sur les licences générales est de 41 % contre 57 % au niveau national. Il souhaiterait donc savoir quelles actions il compte engager, ou a déjà engagées pour accompagner l’université de la Nouvelle-Calédonie.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1003</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans son environnement spécifique, l’université de Nouvelle-Calédonie (UNC) développe des formations et une recherche de bonne qualité. Son offre de formation comme le souligne le récent rapport du HCERES, couvre une diversité thématique et plusieurs types de diplômes jusqu’au doctorat, est « cohérente avec le positionnement disciplinaire et thématique de l’établissement ». Elle est « clairement structurée et répond aux enjeux de formation, de poursuite d’études et d’insertion professionnelle d’un vivier d’étudiants issus de baccalauréats variés, tout en tenant compte avec réalisme des contraintes insulaires ». En ce qui concerne la possibilité de poursuite des études en master, contrainte pour des raisons de vivier et de soutenabilité, il convient de relever que l’université porte malgré tout 9 mentions de master. L’UNC, avec le soutien du ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, se mobilise en particulier en faveur de l’aide à la réussite des étudiants. Entre 2017 et 2023, la subvention pour charges de service public versée a ainsi augmenté de 7,4 M€, soit + 29 % dont 6,3 M€ alloués de manière pérenne notamment au titre de la réussite des étudiants. Par ailleurs, il peut être rappelé que depuis 2021, le ministère a apporté un soutien spécifique pour la mise en place de l’antenne de Baco. Forte de son autonomie stratégique et institutionnelle, l’UNC mène aussi des projets ambitieux comme la mise en place d’une réforme d’ensemble du premier cycle. Prenant acte de ses difficultés, des publics accueillis et des contraintes insulaires qui s’imposent à elle, l’université a su répondre avec succès à des appels d’offres compétitifs, notamment dans la cadre des investissements d’avenir et de France 2030 pour affirmer sa stratégie. Le projet Nouveaux cursus à l’université (NCU) « Trajectoires réussite pour les étudiants calédoniens », financé à hauteur de 6 M€ sur 10 ans, vise à réduire le taux d’échec en licence et propose, en articulant le calendrier austral au calendrier hexagonal, deux parcours de licence selon deux rythmes : soit en deux ans et demi (cinq semestres), soit en trois ans et demi (sept semestres). Cette nouvelle organisation de la licence repose sur une modulation des rythmes d’apprentissage et le renforcement de l’accompagnement des étudiants qui s’engagent dans un cursus. L’offre de formation est ainsi accompagnée d’outils pertinents qui structurent des dispositifs de flexibilisation des parcours d’accompagnement de la réussite étudiante et d’évolution des pratiques pédagogiques incluant le numérique pédagogique et l’enseignement à distance. Dans le cadre de l’appel à projets France 2030 « Accélération des stratégies de développement des établissements d’enseignement supérieur et de recherche (ASDESR) », le projet START UNC (1,36 M€) doit lui permettre de transformer sa stratégie de développement en augmentant ses ressources propres issues des prestations de formation continue. Enfin, le projet DiversitéS - Comprendre, préserver et valoriser les diversités des socio-écosystèmes tropicaux dans un contexte de changement global (14,98 M€), porté par l’UNC propose une stratégie de différenciation et d’excellence académique au service de la Nouvelle-Calédonie. Autour de la thématique des diversités biologiques, culturelles et linguistiques qui caractérisent l’archipel, ce projet prévoie en particulier le déploiement de stations de recherche dans les trois Provinces du territoire, le développement d’enseignements sur le terrain pour consolider les liens entre l’université et la société et le renforcement de l’influence de l’université dans le Pacific Islands Universities Research Network. Ainsi, au travers de l’augmentation de sa subvention annuelle et du financement des projets de l’établissement, l’État accompagne l’UNC à la mesure de l’importance de son rôle social, économique et culturel. La palette variée d’actions financées lui permet d’assurer pleinement ses missions dans le champ de la recherche et de la formation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>62</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1004</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bénédicte Auzanot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Cause de la baisse des émissions de GES</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            62. — 1 octobre 2024. — Mme Bénédicte Auzanot interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la baisse de 3,6 % des émissions de gaz à effet de serre en France sur le premier semestre 2024, selon des chiffres publiés par le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa). Le Citepa indique, secteur par secteur, les baisses d’émissions mais n’en donne pas les causes. Mme la députée lui demande donc quelle est la part de la désindustrialisation dans cette baisse et, si cette part est inconnue, pourquoi elle n’est pas calculée afin de mieux éclairer le débat. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1004</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le CITEPA a mis en ligne une estimation provisoire des évolutions d’émissions sur les deux premiers trimestres de 2024. Le baromètre montre que les émissions de gaz à effet de serre brutes (hors puits de carbone) ont baissé de 3,6% au premier semestre 2024 par rapport aux six premiers mois de 2023. Sur 12 mois glissants, la baisse des émissions est de 4,8%. La baisse de 3,6% observée sur le premier semestre 2024 par rapport à 2023 correspond à une diminution de 7,1 MtCO2e (hors soutes), dont 40% est portée par le secteur de l’énergie (-2,9 Mt), le reste étant lié au secteur du bâtiment (-1,6 Mt), du transport (-1,3 Mt) et l’industrie (-1,3 Mt). La baisse principale sur le premier semestre 2024 concerne le secteur de l’énergie (-15,1% d’évolution en 2024 par rapport à 2023 pour ce secteur) et s’explique à près de 90% par les émissions de la production d’électricité, en raison d’une moindre mobilisation des centrales thermiques, due à l’amélioration de la disponibilité des centrales nucléaires, du développement des énergies renouvelables et de l’arrêt de la production des centrales à charbon. S’agissant de l’industrie, les baisses les plus significatives proviennent des minéraux et matériaux de construction (-0,6 MtCO2), de l’agro-alimentaire (-0,3 MtCO2) et de la métallurgie des métaux ferreux (-0,2 MtCO2). Il n’est pas possible à ce stade de préciser la part des efforts de sobriété, d’efficacité, ou de ralentissement de la production. L’INSEE relève que certains secteurs industriels ont été touchés par la crise énergétique, et notamment les industries du bois-papier, de la chimie, du caoutchouc-plastique ou de la métallurgie, ce qui s’est traduit par une baisse tendancielle de leur production depuis 2022 (effet mesuré par l’indice de la production industrielle) [1]. Cette évolution de la production industrielle n’est toutefois pas corrélée à une délocalisation d’industries. Une collaboration entre l’INSEE et le Citepa est en cours, et devrait permettre à partir de 2025 d’affiner ces éléments de contextualisation avec des analyses et explications plus précises de l’évolution des émissions de GES sur le volet social, économique et politique. [1]  https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2024/10/14/flash-conjoncture-france-l-insee-confirme-sa-prevision-de-croissance-2024-a-1-1]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>165</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1005</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Fin des voitures thermiques pour 2035</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            165. — 8 octobre 2024. — M. Thierry Frappé alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur l’interdiction des voitures thermiques d’ici 2035. M. le député alerte Mme la ministre au sujet du fait que le pays n’arrivera pas à tenir son engagement pour l’année 2035. En effet, pour parvenir à cet objectif, il faudrait immatriculer environ 5 000 véhicules électriques par jour… M. le député constate également que certains pays, notamment l’Allemagne, reculent la mise en application de cette loi européenne. Il souhaite connaître la position du Gouvernement sur ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1005</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le secteur des transports est responsable de 31 % des émissions françaises de gaz à effet de serre (GES), ce qui en fait le secteur le plus émetteur. Il est le seul à avoir vu ses émissions croître depuis 1990 (+ 9 %). A elles seules, les voitures particulières sont responsables de plus de la moitié du total des émissions. Par ailleurs, leurs émissions se sont accrues de 35 % depuis 1990. Outre la maîtrise de la demande de mobilité ou le report modal, la transition vers les véhicules zéro émission constitue un levier essentiel pour atteindre la neutralité carbone en 2050. L’Union européenne s’est fixée plusieurs objectifs, dont celui de la fin de vente des véhicules légers thermiques neufs en 2035. Cette règle est applicable à tous les Etats membres. Adopté dans le cadre du paquet "Fit for 55", le règlement établissant des normes de performance en matière d’émissions de CO2 pour les voitures particulières neuves et véhicules utilitaires légers neufs révisé impose aux constructeurs de réduire les émissions moyennes de CO2 annuelles à l’échelle du parc des voitures et camionnettes neuves vendues par rapport à 2021 comme suit : de 15 % pour la période 2025-2029 (objectif établi dès 2019) ; de 55 % pour les voitures neuves et de 50 % pour les camionnettes neuves, pour la période 2030-2034 ; et de 100 % à partir du 1er janvier 2035. En cohérence avec cet objectif, la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) a été révisée à la suite des consultations menées jusqu’au 15 décembre dernier. Ces travaux de planification écologique visent l’atteinte de 26 % de véhicules électriques dans les immatriculations de voitures particulières neuves et 17 % dans les immatriculations de véhicules utilitaires légers (VUL) neufs en 2025. Pour 2030, cette part de l’électrique dans les immatriculations de véhicules neufs augmente à 66 % pour les voitures particulières neuves et 51 % pour les véhicules utilitaires légers neufs. La SNBC fixe également un objectif de décarbonatation complète des transports terrestres en 2050. Depuis plusieurs années, la part de marché de l’électrique dans les ventes de voitures particulières neuves progresse : 9,6 % en 2021, 13,1 % en 2022 et 16,7 % en 2023. Sur les 10 premiers mois de 2024, la part de marché moyenne des voitures électriques neuves s’établit à 16,8 %. Afin de poursuivre l’électrification du parc automobile, et atteindre les trajectoires précitées, l’État s’engage auprès de la filière automobile française dans son ensemble (constructeurs automobiles, sous-traitants, équipementiers et autres fournisseurs de la chaîne de valeur automobile) via les dispositifs France 2030 de soutien aux projets d’électrification avec un objectif de production de 2 millions de véhicules électrifiés par an d’ici 2030, soit un peu plus de 5 000 véhicules/jour. L’obligation pour les constructeurs de réduire de 100% les émissions à l’échappement de leurs véhicules légers neufs à partir de 2035, appelle également la filière à accélérer la transition énergétique et écologique. Un contrat stratégique de filière a été établi avec les différents acteurs français de l’écosystème, afin de décliner cet objectif en un plan d’action. Concernant la demande, les leviers incitatifs sont appelés à évoluer dans le temps notamment pour conserver ou renforcer leur dimension environnementale, comme cela a été réalisé sur le bonus écologique avec son recentrage sur les véhicules à faible empreinte carbone. Un dispositif de leasing social visant à faciliter l’équipement des ménages modestes en véhicules électriques a été mis en place en 2024. Enfin, le projet de loi de finances pour 2025 contient une mesure relative au verdissement des flottes professionnelles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>272</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1005</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Interdiction des chaudières à gaz d’ici 2026</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            272. — 8 octobre 2024. — M. Antoine Villedieu interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la position du Gouvernement vis-à-vis de l’interdiction des chaudières à gaz dès l’année 2026. De nombreuses organisations syndicales ainsi que des spécialistes du bâtiment ont tiré la sonnette d’alarme sur la faisabilité d’une telle mesure. Leur connaissance technique du sujet est indiscutable et ils disposent de la légitimité suffisante pour apprécier toutes les conséquences potentielles de cette interdiction. Selon les statistiques officielles, le chauffage au gaz concerne près de 12 millions de foyers, à savoir 33 % des maisons et 50 % des logements. Si l’intention du précédent gouvernement de remplacer les chaudières à gaz par des pompes à chaleur peut paraître noble à première vue pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, elle apparaît difficile à mettre en oeuvre dans le contexte actuel où la forte inflation impacte lourdement le pouvoir d’achat des ménages. En effet, le remplacement des chaudières à gaz par des pompes à chaleur implique un surcoût non négligeable qui devra être pris en charge par le consommateur et cela en dépit des dispositifs existants comme MaPrimeRénov’dont les complications administratives dissuadent par ailleurs les Français d’y recourir. Une difficulté supplémentaire réside dans la pénurie de main-d’œuvre qualifiée que connaît actuellement la filière. Si l’interdiction était mise en place dès 2026, le déficit de formation des professionnels sur les compétences nécessaires à l’usage de cette technologie se ferait rapidement ressentir avec des conséquences désastreuses qui impacteraient des milliers de foyers. Aujourd’hui, la France ne dispose pas des moyens pour réaliser cet objectif en 2026. La solution de passer au tout-électrique est irréaliste au regard de la production actuelle d’électricité nécessaire au fonctionnement des pompes à chaleur. Alors que la filière du bâtiment fait d’innombrables efforts pour verdir son gaz, cette mesure porterait le coup de grâce à un secteur durement touché à la fois par la hausse des coûts des matières premières et par les contraintes posées par de lourdes normes environnementales. Compte tenu de ces interrogations légitimes et après les concertations lancées par le précédent gouvernement avec la filière, il lui demande sa position sur ce sujet et souhaite savoir si le Gouvernement a l’intention de repousser la date d’interdiction des chaudières à gaz ou de revoir les conditions d’application de cette mesure. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1006</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pour atteindre nos objectifs climatiques, il est nécessaire de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre dans tous les secteurs et notamment celui du bâtiment, qui représente 18% des émissions en France. Les politiques publiques doivent donc inciter à la sortie du pétrole et du gaz, qui peuvent également subir des fluctuations de prix importantes, pour s’affranchir progressivement des importations de combustibles fossiles. Plus précisément, l’objectif de sortie des énergies fossiles dans le secteur du bâtiment est fixé par les textes européens, en particulier la directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments (DPEB), qui précise le calendrier à tenir : au 1er janvier 2025, supprimer toute incitation financières à l’installation de chaudières autonomes consommant des énergies fossiles ; au 1er janvier 2040 la cible est la disparition des chaudières fossiles dans le secteur du bâtiment. Il n’existe aujourd’hui aucune mesure d’interdiction des chaudières à gaz à partir de 2026. Cependant, compte tenu de la durée de vie des chaudières gaz qui est d’une vingtaine d’années, il est nécessaire d’anticiper leur remplacement et de promouvoir les solutions alternatives dès maintenant. Le projet de loi de finances pour 2025 prévoit un retour au taux de TVA normal à 20 % pour l’installation de toute chaudière au gaz ou au fioul. Actuellement, les chaudières dites à très haute performance énergétique bénéficient d’un taux de TVA de 5,5 % ce qui renforce la rentabilité de ces systèmes fossiles par rapport à des systèmes renouvelables pourtant plus efficaces sur le plan énergétique et climatique. Le Gouvernement est conscient que la décarbonation de notre parc de logement est un objectif qui pourra seulement se réaliser dans la durée compte tenu de la complexité du remplacement de systèmes au gaz, notamment pour le chauffage individuel en logement collectif. Un accompagnement devra être organisé par l’Etat et les collectivités pour assurer une transition en douceur, notamment pour améliorer la connaissance de la filière sur les technologies disponibles, développer les réseaux de chaleur lorsque cela est possible, ou encore soutenir l’intégration des pompes à chaleur en milieu urbain ou de la géothermie. Enfin, le député indique que le remplacement du gaz par des solutions électriques, notamment les pompes à chaleur est irréaliste au regard de la production actuelle d’électricité nécessaire au fonctionnement des pompes à chaleur (PAC). Le gestionnaire du réseau public de transport d’électricité, RTE, a étudié, à la demande des services, des trajectoires comportant une forte accélération du déploiement des PAC d’ici 2030 et 2035 dans le cadre de son bilan prévisionnel 2023. Ces travaux démontrent que la hausse prévue de la pointe de consommation du chauffage électrique (+6 GW à horizon 2030, +4 GW à horizon 2035) est absorbable par le réseau et que cette hausse peut même être atténuée par des mesures complémentaires (plus forte isolation, meilleure performance des PAC).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1425</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1006</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Important retard des travaux des réacteurs Hinkley Point C</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1425. — 29 octobre 2024. — M. Jean-Philippe Tanguy interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’allongement du calendrier du chantier des deux réacteurs Hinkley Point C en Angleterre. Initialement prévue pour 2025, EDF repousse sa mise en service en 2027 puis en 2029, sans exclure l’hypothèse d’une ouverture en 2030 voire 2031. En effet, les travaux de montage électromécanique (câbles et tuyaux) devaient durer vingt-huit mois ; finalement cette étape en prendra cinquante-deux. La multiplication par deux de la durée des travaux a des effets dévastateurs sur les finances, la crédibilité d’EDF et plus largement de la France. Selon l’électricien, les coûts atteindraient entre 7 à 9,3 milliards de livres supplémentaires, par rapport aux coûts estimés en 2015. À cela s’ajoute la sortie du groupe chinois China Genetal Nuclear Power Group (CGN), entraînant une hausse de contribution significative, à hauteur de 6 milliards de livres, pour le groupe français EDF, seul à supporter ces surcoûts. Une fois encore, il semble qu’aucune leçon n’ait été tirée des fiascos finlandais et de Flamanville. Personne n’est jamais responsable de rien ! Ce retard de plusieurs années pénalise à court, moyen et long terme la capacité de la France à exporter son savoir-faire par la signature de plusieurs contrats : des pays d’Europe de l’Est, l’Inde, ou encore les Pays-Bas semblent réticents à acheter des EPR d’EDF. Par exemple, en vue d’une vente, le gouvernement tchèque a retenu deux candidats à son appel d’offres : EDF et le sud-coréen KHNP. Ces commandes sont nécessaires pour remplir le plan de charge du nouveau nucléaire français, qui prévoit la construction de 1,5 à 2 EPR par an. Afin d’atteindre les objectifs qu’il s’est fixé, la filière du nucléaire devra être capable de produire en série. Il ne serait pas surprenant que le gouvernement tchèque choisisse le groupe sud-coréen, capable de construire des réacteurs nucléaires en l’espace de 7 ans contrairement au groupe français. L’accumulation des retards du projet Hinkley Point C impacte la crédibilité d’EDF, courant le risque de ne pas signer cet important contrat. Il lui demande comment le Gouvernement peut expliquer une telle dérive et les mesures qu’il entend mettre en œuvre pour l’éviter à l’avenir. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1007</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est attentif au projet de construction de deux réacteurs à eau pressurisée (EPR) qu’EDF conduit comme maître d’ouvrage sur le site d’Hinkley Point C (HPC). Si des jalons majeurs ont été atteints [1], les retards s’expliquent par les deux années de pandémie de COVID, pendant lesquelles les personnels, les ressources et la chaîne d’approvisionnement ont été durement éprouvés, ce qui a limité leur efficacité, ainsi que par l’allongement de la durée des montages électromécaniques et ses conséquences sur les autres lots. EDF envisage un démarrage de la production d’électricité du réacteur 1 vers la fin de la décennie et met en œuvre des plans d’action et de maîtrise des risques dans cet objectif. Le groupe EDF conduit également des revues de projet détaillées régulières afin d’anticiper toute dérive dans les étapes de construction du réacteur 1, et travaille à l’optimisation des procédures en bénéficiant du retour d’expérience du premier réacteur pour diminuer le temps de construction du second réacteur. [1] La signature de la décision finale d’investissement (Final Investment Decision – FID) en septembre 2016, la coulée des deux dalles de béton des deux unités respectivement en juin 2019 et juin 2020 et la pose du dôme du réacteur 1, grand jalon du projet, en décembre 2023.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1785</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1007</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stella Dupont</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Abaissement de l’âge de la conduite supervisée</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1785. — 5 novembre 2024. — Mme Stella Dupont attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’absence d’abaissement de l’âge de la conduite supervisée en lien avec l’abaissement de l’âge minimum du passage du permis de conduire. Le décret n° 2023-1214 a abaissé à dix-sept ans l’âge minimal requis pour obtenir le permis de conduire de catégorie B. Avant l’examen du permis de conduire, le candidat peut opter pour la conduite supervisée. Elle lui permet de poursuivre sa formation initiale via une phase de conduite dite « supervisée », encadrée par un accompagnateur. Cependant, l’article R. 211-5-1 du code de la route n’a pas été modifié en conséquence, maintenant à dix-huit ans l’âge minimum pour débuter cette période de conduite supervisée. Elle lui demande si une adaptation réglementaire est envisagée pour harmoniser ces dispositions.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1007</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L.211-4 du code de la route modifié par l’article 99 de la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités définit les conditions d’accès au mode d’apprentissage de la conduite appelé conduite supervisée. Ce texte précise que toute personne âgée d’au moins dix-huit ans peut suivre un apprentissage en conduite supervisée. L’âge définit par ce texte n’est plus en corrélation avec l’âge minimum d’obtention du permis de conduire fixé à dix-sept ans depuis le 1er janvier 2024. Le préalable à la modification de l’article R.221-5-1 du code de la route est donc la modification de l’article L. 211-4 dans le cadre d’un projet ou d’une proposition de loi, qui pourrait supprimer les dispositions relatives à l’âge d’accès à cette formation du niveau législatif pour les confier au pouvoir réglementaire. En effet, l’article L. 211-7 du code de la route renvoie déjà à un décret en Conseil d’Etat les conditions d’application des articles L. 211-1 A à L. 211-6.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1788</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1007</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Permis de conduire des jeunes forains</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1788. — 5 novembre 2024. — M. Timothée Houssin attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation particulière des jeunes issus de la profession foraine concernant l’obtention du permis de conduire de catégorie poids lourds. En effet, depuis 2016, une modification réglementaire a supprimé la dérogation permettant aux enfants de forains de passer leur permis poids lourds avant l’âge de 21 ans. Cette situation crée une inégalité notable par rapport aux jeunes de moins de 21 ans autorisés à conduire des poids lourds inférieurs à 7,5 tonnes et aux enfants d’agriculteurs de 16 ans, lesquels peuvent conduire des tracteurs agricoles sur route sans restriction de poids, même sans détenir le permis B. Cette restriction impose un frein significatif au développement professionnel des jeunes forains. Bien qu’ils puissent légalement ouvrir un registre du commerce et contracter des emprunts bancaires pour l’achat de manèges ou de stands, l’impossibilité de transporter leur équipement avant 21 ans retarde leur entrée dans le monde entrepreneurial, avec un impact économique négatif sur leur activité. Alors que le Gouvernement a récemment abaissé à 17 ans l’âge minimum pour passer l’examen de conduite, facilitant ainsi la mobilité des jeunes, la Confédération française d’associations et de syndicats de la profession foraine demande une révision législative permettant aux enfants de forains de passer leur examen de conduite pour les permis poids lourds (catégories C et EC) sans restriction de tonnage dès l’âge de 18 ans. Dans ce contexte, il souhaite savoir quelles mesures il envisage de prendre pour rétablir l’équité entre les jeunes forains et les autres catégories de jeunes conducteurs et si une adaptation législative est prévue pour faciliter l’accès des jeunes forains au permis de conduire poids lourds, contribuant ainsi à leur insertion professionnelle et au développement économique de la profession foraine.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1008</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement attache une attention particulière à l’insertion professionnelle des jeunes. La directive 2006/126/CE du Parlement européen et du Conseil relative au permis de conduire a été transposée en droit français par le décret n° 2011-1475 du 9 novembre 2011. Cette directive instaure une progressivité dans l’acquisition des compétences pour la conduite des véhicules poids lourds. Les conditions minimales requises pour l’obtention des différents types de permis de conduire sont prévues par l’article R. 221-5 du code de la route, lequel prévoit qu’il faut être âgé d’au moins 21 ans révolus pour la conduite des véhicules des catégories C et CE. Ces prescriptions réglementaires n’ont fait l’objet d’aucune dérogation depuis leur mise en œuvre. Toutefois, l’accès à la conduite des poids lourds peut être anticipé, sous réserve d’avoir suivi et obtenu une qualification initiale à l’issue d’une formation professionnelle longue de 280 heures comprenant les épreuves du permis de conduire. Cette formation est sanctionnée par un examen final, dont la réussite permet l’obtention d’un titre professionnel de conduite routière délivré par le ministre chargé de l’emploi. L’article R. 3314-4 du code des transports précise que l’obtention de la qualification initiale mentionnée aux articles R. 3314-2 et R. 3314-3 permet à son détenteur d’obtenir un permis de conduire poids lourds dès l’âge de 18 ans autorisant la conduite des véhicules nécessitant un permis de conduire des catégories C1, C1E, C ou CE. C’est donc dans le seul cadre de ces formations professionnelles que l’âge de la conduite des poids lourds peut être abaissé à 18 ans. En ce qui concerne la conduite des véhicules agricoles, elle est ouverte aux conducteurs dès l’âge de 16 ans sous des conditions restrictives : le véhicule doit appartenir à une exploitation agricole, à une entreprise de travaux agricoles ou à une coopérative d’utilisation de matériels agricole. Par ailleurs, cette faculté n’est ouverte qu’aux véhicules n’excédant pas une largeur de 2,50 mètres. Enfin, la vitesse de ces véhicules n’excède par 40 km/h. La conduite de poids lourds sur la voie publique est une activité particulièrement dangereuse qui justifie un encadrement réglementaire rigoureux pour protéger l’ensemble des usagers de la voie publique. Ainsi, le Gouvernement n’envisage pas de faire évoluer cette réglementation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1789</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1008</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Monique Griseti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pratique des « wheeling » sur la voie publique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1789. — 5 novembre 2024. — Mme Monique Griseti attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la prolifération de la pratique du « wheeling » sur la voie publique. Mme la députée a été maintes fois interpelée par les habitants de sa circonscription qui lui ont fait part d’une grande inquiétude, quant à ce phénomène qui s’accroît et qui met en danger l’ensemble des usagers de la route et qui a malheureusement couté la vie d’une jeune fille en septembre 2024 à Vallauris. Ces manœuvres acrobatiques communément appelées « wheeling » font déjà l’objet d’une réglementation avec le décret n° 2024-528 du 10 juin 2024 qui les sanctionne d’une perte de plein droit de deux points sur le permis de conduire et une peine d’amende prévue pour les contraventions de 3e classe ne pouvant donc excéder plus de 450 euros. Au regard de la dangerosité de ces pratiques et leur récurrence dans l’espace public, les dispositions réglementaires sont insuffisantes et non dissuasive pour les auteurs de ces « wheeling ». Il ne faut pas omettre non plus que les auteurs mettent également en péril leur propre intégrité physique. Il est du devoir du Gouvernement d’établir des règles pour que la sécurité, la tranquillité et la salubrité publique puissent être respectées. L’insécurité qui est vécue par les Français doit être une priorité et cela passe par des règles qui doivent présenter un caractère réellement dissuasif et des peines qui permettent de protéger les citoyens en cas d’irrespect. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement entend modifier le décret n° 2024-528 du 10 juin 2024 afin d’augmenter le quantum des peines contraventionnelles pour ces manœuvres manifestement dangereuses et les endiguer pour que chacun soit en sécurité sur la voie publique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1009</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre les rodéos motorisés qui sont sources de troubles à l’ordre public, mais aussi d’insécurité pour l’ensemble des usagers, constitue une priorité pour les forces de sécurité intérieure. Plusieurs évolutions juridiques récentes sont venues renforcer les moyens de lutte contre ces rodéos. La loi n° 2018-701 du 3 août 2018 a ainsi créé le délit de rodéo motorisé et les sanctions associées de un an (deux ans s’il y a plusieurs auteurs) à cinq ans d’emprisonnement - selon les circonstances aggravantes - de conduite sous l’empire d’un état alcoolique, de produits stupéfiants mais également la saisie des véhicules utilisés et leur confiscation obligatoire si les auteurs en sont propriétaires. La loi n° 2022-52 du 24 janvier 2022 et son décret d’application renforcent les obligations de déclaration des engins motorisés non-immatriculés et ont permis une destruction plus rapide et plus certaine de ces véhicules lorsqu’ils sont utilisés lors de rodéos. Cependant, pour être caractérisé, le délit de rodéo exige la répétition intentionnelle de manœuvres qui constituent des violations d’obligations particulières de sécurité ou de prudence. Avant l’entrée en vigueur du décret n° 2024-528 du 10 juin 2024, lorsque les manœuvres acrobatiques n’étaient pas répétées, seule la contravention de deuxième classe pour conduite d’un véhicule dans des conditions ne permettant pas de manœuvrer aisément pouvait être relevée par les forces de l’ordre. D’un montant maximum de 150€, cette contravention ne comportait aucun retrait de point. En créant et sanctionnant, d’une contravention de troisième classe avec perte de deux points, l’exécution non-répétée de manœuvres acrobatiques, le décret n° 2024-528 du 10 juin 2024 répond, de manière équilibrée et graduée, à la problématique des comportements imprudents pouvant constituer les prémices d’un rodéo sans que celui-ci ne soit encore constitué.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1850</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1009</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-José Allemand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dates des élections municipales de 2026</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1850. — 12 novembre 2024. — Mme Marie-José Allemand interroge M. le ministre de l’intérieur sur la date des prochaines élections municipales prévues en 2026. L’article L. 227 du code électoral dispose que « les conseillers municipaux sont élus pour six ans ». Ce même article dispose que « lors même qu’ils ont été élus dans l’intervalle, ils sont renouvelés intégralement au mois de mars ». Or en raison de la crise sanitaire liée au covid-19, l’installation des conseils municipaux lors des dernières élections municipales de 2020 s’est faite en deux temps. Dans 30 143 communes, les conseils municipaux élus au complet à l’occasion du premier tour organisé le 15 mars 2020 sont entrés en fonction le 18 mai 2020, conformément aux dispositions du décret n° 2020-571 du 14 mai 2020 pris en application de la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020. Dans 4 855 communes, représentant 16,5 millions d’électeurs, où les conseils municipaux n’ont pas été élus au complet à l’issue du premier tour, la date du second tour a été fixée au 28 juin 2020 par le décret n° 2020-642 du 27 mai 2020. L’installation de ces derniers avait donc eu lieu au début du mois de juillet 2020. Dès lors, une part significative des conseillers municipaux serait élue pour moins de six ans si les élections municipales de 2026 étaient convoquées en mars, conformément à l’article L. 227 du code électoral. Aussi, au regard des conditions particulières dans lesquelles se sont déroulées les élections municipales de 2020, des dispositions du code électoral et de la pratique électorale, elle lui demande à quelles dates il entend fixer les prochaines élections municipales de 2026.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1009</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2020-760 du 22 juin 2020 tendant à sécuriser l’organisation du second tour des élections municipales et communautaires de juin 2020 et à reporter les élections consulaires prévoit (article 17) que « les conseillers municipaux et communautaires ainsi que, le cas échéant, les conseillers d’arrondissement et, à Paris, les conseillers de Paris, élus à l’issue de ces scrutins sont renouvelés intégralement en mars 2026 ». Cette loi qui a permis, dans le contexte de la crise sanitaire, le report du second tour des élections municipales de 2020, a été adoptée conformément aux dispositions du code électoral qui prévoient le renouvellement intégral des conseils municipaux tous les six ans. L’article L. 227 du code électoral prévoit ainsi le renouvellement intégral des conseils municipaux au mois de mars à l’expiration du délai de six ans depuis le dernier renouvellement intégral, y compris lorsque des conseillers municipaux ont été élus dans l’intervalle des six ans de durée de mandat. En effet, cette disposition précise que, quand bien même des conseillers municipaux auraient été élus postérieurement au renouvellement intégral, les conseils municipaux « sont renouvelés intégralement au mois de mars à une date fixée au moins trois mois auparavant par décret pris en Conseil des ministres. » Ainsi, le prochain renouvellement des conseillers municipaux interviendra au mois de mars 2026.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2655</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1010</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Réglementation relative à l’assurance obligatoire des véhicules et PM</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2655. — 3 décembre 2024. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur une problématique essentielle soulevée par l’évolution récente de la réglementation relative à l’assurance obligatoire des véhicules et plus spécifiquement l’impact que cela pourrait avoir sur l’efficacité des missions des polices municipales dans la lutte contre l’insécurité routière et la protection des usagers de la route. En effet, depuis l’annonce de la suppression de la vignette verte sur le pare-brise des véhicules, prévue pour le 1er avril 2024, et la mise en place du fichier des véhicules assurés (FVA) comme nouveau moyen de preuve de l’assurance, un flou persiste quant aux modalités de contrôle pour les policiers municipaux. Cette réforme, qui vise une simplification administrative et une meilleure gestion des documents liés à l’assurance automobile, a pourtant suscité de nombreuses interrogations, notamment sur l’accès au FVA pour les agents de la police municipale. À ce jour, la police municipale ne dispose pas de droit d’accès à ce fichier crucial pour effectuer ses contrôles d’assurance, ce qui pourrait rendre son action bien plus complexe, voire inefficace, dans la gestion quotidienne de la sécurité routière. La vignette automobile, qui a accompagné les automobilistes français pendant plusieurs décennies, est en passe de disparaître en raison de la volonté du législateur de simplifier la gestion des assurances et de réduire les démarches administratives imposées aux conducteurs. Depuis la promulgation du décret n° 2023-1152 du 8 décembre 2023, l’obligation de présentation d’une carte verte au contrôle routier a été remplacée par l’inscription obligatoire du véhicule au FVA pour présumer de l’assurance. Le décret précise que ce fichier permettra désormais de valider le respect de l’obligation d’assurance en vertu de l’article R. 211-14 du code des assurances. L’objectif de cette réforme est de moderniser et de simplifier les contrôles administratifs, notamment en supprimant la nécessité pour les conducteurs de présenter une attestation d’assurance physique lors de chaque contrôle. Cependant, ce changement législatif, bien qu’opéré dans un souci de simplification pour le grand public, impose des défis inédits pour les forces de l’ordre, en particulier les policiers municipaux, qui se retrouvent démunis face à une nouvelle réalité juridique. En l’état actuel de la réglementation, les policiers municipaux n’ont pas accès au FVA, contrairement aux forces de l’ordre nationales (police nationale et gendarmerie) et aux autres acteurs habilités comme les entreprises d’assurance ou les intermédiaires d’assurances. Cette restriction d’accès au FVA est d’autant plus problématique que l’obligation de présentation d’un certificat d’assurance sur le pare-brise des véhicules a été supprimée en avril 2024. Les policiers municipaux, qui n’auront plus cette information visuelle directe pour vérifier qu’un véhicule est bien assuré, se trouveront donc dans une situation d’incertitude et d’inefficacité dans le cadre de leurs contrôles. Aujourd’hui, lorsqu’un agent de la police municipale soupçonne qu’un véhicule est non assuré, il doit encore contacter les forces de police nationale ou la gendarmerie pour obtenir une confirmation sur l’état d’assurance du véhicule. Ce délai de transmission d’informations non seulement ralentit l’action des policiers municipaux, mais crée également un climat de tension et d’incompréhension avec les usagers de la route, en particulier lorsqu’un conducteur est contraint de patienter longuement pour un contrôle. Plus encore, cela crée des risques juridiques en cas d’accident impliquant un véhicule non assuré, car il devient plus difficile pour la victime d’obtenir réparation ou indemnisation. L’absence d’un accès direct au FVA pour la police municipale pourrait également avoir des répercussions néfastes sur la sécurité routière. En effet, le contrôle de l’assurance des véhicules est un outil fondamental dans la lutte contre l’insécurité routière. L’assurance permet de garantir que les conducteurs sont couverts en cas d’accident et, par conséquent, que les victimes d’accidents sont indemnisées de manière appropriée. Si un véhicule n’est pas assuré, il représente non seulement un risque financier pour les victimes, mais aussi un danger potentiel pour la sécurité de tous. Or, si la police municipale ne peut pas accéder au FVA, elle ne pourra pas accomplir correctement sa mission de contrôle et des véhicules potentiellement non assurés pourraient circuler en toute impunité. Ce risque s’ajoute à celui des véhicules non immatriculés ou non contrôlés, qui échappent déjà en partie à la vigilance des forces de l’ordre locales. L’accès au FVA est donc une nécessité pour permettre aux policiers municipaux de remplir leur mission de prévention et de répression des infractions routières. L’ambiguïté qui entoure la distinction entre contravention pour défaut de présentation de l’assurance et délit pour défaut d’assurance, renforcée par les modifications apportées au code de la route et au code des assurances, nécessite également d’être éclaircie. Si la police municipale doit, à partir du 1er avril 2024, consulter le FVA pour vérifier un défaut d’assurance, cela risque de créer une confusion entre les contrôles relevant de la contravention (non-présentation de l’attestation d’assurance) et ceux du délit (défaut d’assurance). Cette situation est d’autant plus complexe que la police municipale n’est pas habilitée à constater les délits de défaut d’assurance, une compétence réservée aux officiers de police judiciaire. Il devient ainsi indispensable de revoir l’accès au FVA pour les policiers municipaux, afin qu’ils puissent continuer à exercer leurs missions de manière cohérente et sans ambiguïté. En l’absence de cette révision, la police municipale peut se retrouver dans une situation juridique fragile, sans les moyens de constater efficacement les infractions liées à l’assurance automobile, ce qui mettrait en péril la sécurité des citoyens. La suppression de la vignette automobile et la réforme associée, bien qu’elles répondent à un impératif de simplification administrative, ne doivent pas se faire au détriment de l’efficacité des forces de l’ordre locales et en particulier des policiers municipaux. L’accès au fichier des véhicules assurés (FVA) est un levier essentiel pour permettre à ces agents de poursuivre leur mission de contrôle en toute sécurité et dans le respect de la loi. Elle lui demande s’il compte permettre aux policiers municipaux un accès direct et sécurisé au fichier des véhicules assurés ; une telle mesure permettrait de renforcer la sécurité routière tout en respectant l’objectif de simplification et de rationalisation de l’administration des assurances automobiles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1011</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis le 1er avril 2024, les conducteurs de véhicules immatriculés ne sont plus obligés d’apposer une vignette d’assurance ou de détenir une carte verte, la vérification de la couverture assurantielle du véhicule se faisant désormais exclusivement par consultation du fichier des véhicules assurés (FVA). Mesure de simplification pour les usagers, la suppression de la carte verte est également destinée à lutter plus efficacement contre les risques de falsification élevés en raison de la faible sécurité des anciens documents d’assurance. Les infractions de non-présentation ou de non-apposition de la vignette sur un véhicule immatriculé ont par conséquent disparu en même temps que l’objet physique. L’obligation d’assurance demeure et la conduite ou la mise en circulation d’un véhicule sans assurance est un délit. Pour être mis en évidence, il nécessite une consultation du FVA, action considérée comme un acte d’enquête. Or, comme l’a rappelé le Conseil Constitutionnel dans sa décision du 20 mai 2021, relative à la loi pour une sécurité globale préservant les libertés, la qualification judiciaire des policiers municipaux et leur subordination hiérarchique au maire ne leur permettent pas d’exercer des attributions en matière délictuelle, tout comme elles ne leur permettent pas de réaliser des actes d’enquête. Par conséquent, en l’état actuel du droit, la consultation du FVA ne peut pas être autorisée aux policiers municipaux. Le « Beauvau des polices municipales », relancé le 21 novembre 2024, a vocation, parmi ses différents chantiers, à examiner ce point et les évolutions possibles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2717</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1011</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Manuel Bompard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Modalités d’organisation d’une élection présidentielle anticipée</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2717. — 10 décembre 2024. — M. Manuel Bompard interroge M. le ministre de l’intérieur sur les modalités d’organisation d’une élection présidentielle anticipée. En effet, si le Président de la République venait à présenter sa démission, une élection anticipée devrait avoir lieu dans un délai de 20 à 35 jours, ce qui pose des questions en matière d’organisation. Cette question fait suite à un courrier envoyé le 28 novembre 2024. D’abord, le dépôt des 500 parrainages doit être effectué au plus tard le troisième mardi précédant le premier tour de scrutin. M. le ministre peut-il indiquer comment ce délai peut être compatible avec celui indiquant que l’élection doit avoir lieu entre 20 et 35 jours ? De plus, quel est le délai qu’il prévoit en cas de démission du Président de la République pour l’acheminement des formulaires de présentation des candidats auprès des élus et les listes d’élus destinataires sont-elles à jour ? Ensuite, M. le ministre peut-il indiquer quelles mesures ont ou vont être prises pour assurer l’impression des bulletins de vote ainsi que l’acheminement des documents de propagande officielle ? Comment envisage-t-il la possibilité pour les candidats de réaliser ces clips dans les délais constitutionnels prévus pour une élection anticipée du Président de la République ? Enfin, au mois de juin 2024, après la dissolution de l’Assemblée nationale, le ministère de l’intérieur a refusé de rouvrir le délai d’inscription sur les listes électorales afin de permettre aux citoyennes et aux citoyens de pouvoir voter aux élections législatives anticipées. Dès lors, compte tenu de l’enjeu décisif d’une élection présidentielle anticipée, il lui demande quel délai il prévoit pour assurer aux citoyens français la possibilité de s’inscrire sur les listes électorales. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1011</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application de l’article 6 de la Constitution du 4 octobre 1958, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. La loi n° 62-1292 du 6 novembre 1962 relative à l’élection du Président de la République prévoit avec précision les modalités d’organisation d’un scrutin présidentiel anticipé en cas de vacance de la Présidence de la République. S’agissant des formulaires de parrainage, l’article 3 de la loi du 6 novembre 1962 précise le délai dans lequel les « présentations de candidat » (aussi appelées parrainages) doivent être reçues par le Conseil constitutionnel : « Les présentations doivent parvenir au Conseil constitutionnel au plus tard le sixième vendredi précédant le premier tour de scrutin à dix-huit heures. Lorsqu’il est fait application des dispositions du cinquième alinéa de l’article 7 de la Constitution [qui prévoit la vacance de la Présidence de la République], elles doivent parvenir au plus tard le troisième mardi précédant le premier tour de scrutin à dix-huit heures. » Afin de pouvoir respecter ces délais légaux en toute circonstance, les stocks de formulaires de parrainage sont systématiquement renouvelés après chaque élection présidentielle. Le réassort des formulaires de parrainage a été réceptionné par les préfectures en 2023. Le cas échéant, les préfets seraient en charge de remettre immédiatement à chaque élu concerné le formulaire prévu dès la publication du décret de convocation des électeurs. La liste des élus autorisés à présenter un candidat est définie par l’article 3 de la loi du 6 novembre 1962 : il s’agit des membres du Parlement, des conseils régionaux, de l’Assemblée de Corse, des conseils départementaux, du conseil de la métropole de Lyon, de l’Assemblée de Guyane, de l’Assemblée de Martinique, des conseils territoriaux de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin et de Saint Pierre-et-Miquelon, du Conseil de Paris, de l’assemblée de la Polynésie française, des assemblées de province de la Nouvelle-Calédonie, de l’assemblée territoriale des îles Wallis-et-Futuna, maires, maires délégués des communes déléguées et des communes associées, maires des arrondissements de Paris, de Lyon et de Marseille, conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger ou présidents des conseils consulaires. Les présidents des organes délibérants des métropoles, des communautés urbaines, des communautés d’agglomération, les présidents des communautés de communes, le président du conseil exécutif de Corse, le président du conseil exécutif de Martinique, le président de la Polynésie française, le président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et les ressortissants français membres du Parlement européen élus en France peuvent également présenter un candidat à l’élection présidentielle. L’application Répertoire national des élus, prévue par le décret n° 2014-1479 du 9 décembre 2014, recense tous les élus de France et fait l’objet d’une actualisation quotidienne par les préfectures. Les préfets sont donc en mesure de disposer immédiatement de la liste des élus concernés de leur territoire afin de leur transmettre leur formulaire de parrainage en temps utile. Il en est de même pour l’administration centrale du ministère de l’intérieur pour les représentants au Parlement européen et pour le ministère de l’Europe des affaires étrangères pour les élus des Français de l’étranger. Dans le cadre de l’élection présidentielle, l’impression des bulletins de vote est assurée par l’administration comme le prévoient les articles 20 et 23 du décret du 8 mars 2001 relatif à l’élection présidentielle. Les marchés d’impression sont directement pilotés par les préfectures ou mutualisés entre plusieurs départements, afin d’obtenir une prestation d’impression efficace au meilleur coût. En outre, un stock d’enveloppes nécessaires à l’envoi de la propagande électorale à chaque électeur et d’enveloppes de scrutin utilisées le jour du vote est constitué par le ministère de l’intérieur. Ce stock est déconcentré, mobilisable rapidement et intégralement renouvelé après chaque élection. Les élections législatives de 2024 ont montré toute la pertinence de l’organisation du ministère de l’intérieur puisque la mise sous pli puis l’acheminement des plis se sont déroulés de manière nominale malgré des délais très contraints. La campagne électorale audiovisuelle relève des prérogatives de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), autorité administrative indépendante, responsable du traitement médiatique de la campagne et de la campagne audiovisuelle diffusée sur le service public. S’agissant de l’inscription sur les listes électorales, les dispositions du code électoral s’appliquent à l’élection présidentielle. Dès lors, la date limite d’inscription sur les listes électorales est fixée par la loi au sixième vendredi précédant le scrutin (article L. 17 du code électoral). Ce délai permet de sécuriser l’organisation des opérations électorales : réunion des commissions de contrôle des listes électorales en amont du scrutin, nécessité de disposer d’une liste stabilisée des électeurs afin de préparer l’envoi de la propagande électorale, impression des listes d’émargement, etc. Il convient enfin de souligner que l’organisation de l’élection présidentielle est strictement contrôlée par le Conseil constitutionnel ainsi que par la Commission nationale de contrôle de la campagne pour l’élection présidentielle présidée par le vice-président du Conseil d’Etat prévue par l’article 13 du décret n° 2001-213 du 8 mars 2001. Les élections législatives de 2024, qui ont vu se déplacer aux urnes près de 67 % de nos concitoyens, ont démontré que le ministère de l’intérieur est en tout temps en mesure de remplir pleinement sa mission d’organisation des scrutins, et ce même dans des délais contraints.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2748</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1012</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sarah Legrain</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Attaques masculinistes contre une soirée en non-mixité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2748. — 10 décembre 2024. — Mme Sarah Legrain interroge M. le ministre de l’intérieur sur son silence suite à l’attaque au tir de mortiers visant des participantes d’une soirée en non-mixité de genre qui se tenait dans la circonscription de Mme la députée au club le 211 situé dans le parc de la Villette, à l’occasion de la soirée d’Halloween, le 31 octobre 2024. Aux alentours de deux heures du matin cette nuit-là, environ 75 participantes de la soirée sont présentes sur la terrasse de l’établissement et ces dernières se retrouvent alors visées par des tirs délibérés de feux d’artifice, tirés par quatre hommes alors postés dans le parc de la Villette. Plusieurs femmes ont subi des brûlures. Les hommes ont pris la fuite avant l’arrivée des services de police et n’ont, à ce jour, pas été interpellés. Ce n’est malheureusement pas la première fois que des participantes sont attaquées lors d’une soirée en non-mixité organisée par le collectif. En 2023, à Marseille, de l’essence avait été jeté sur des femmes fumant une cigarette et un mois plus tard, des bouteilles de verre avaient été projetées sur des participantes, ces deux soirées étaient alors organisées par le collectif La Bringue. Mme la députée alerte sur ces actes qui semblent avoir pour motivation d’instaurer un climat de terreur dans ces évènements en non-mixité de genre où les femmes présentes recherchent précisément un espace de sécurité. Dans une société où 217 000 femmes sont victimes de viols, tentatives de viol ou agressions sexuelles par an, où 98 % des auteurs présumés de violences sexuelles sont des hommes, on ne peut que comprendre cette recherche d’espaces festifs exclusivement féminins. Plus encore lorsque le procès de Mazan met en lumière la soumission chimique comme stratégie possible et lorsqu’on sait que l’alcool est un facteur déterminant dans les violences sexistes et sexuelles. Cet évènement qui peut apparaître comme mineur est une illustration frappante de la prégnance de la violence machiste dans la société française, qui poursuit les femmes jusque dans les lieux où elles cherchent à s’en protéger. Faut-il que les auteurs de violences soient des narcotrafiquants ou des étrangers sous le coup d’OQTF pour que M. le ministre de l’intérieur daigne s’y intéresser ? Devant son silence au sujet de cet évènement et plus largement au sujet des violences faites aux femmes, dont on voit quotidiennement la dimension systémique, Mme la députée tient à rappeler à M. le ministre de l’intérieur que la sécurité des femmes relève de sa responsabilité. À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, y aura-t-il une annonce sur les moyens mis en œuvre par le ministère de l’intérieur pour faire du traitement de ce fléau sa priorité ? Ou faudra-t-il toujours comprendre derrière la soi-disant « grande cause » un sempiternel « cause toujours » ? Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1013</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 2024, plusieurs individus ont procédé à des tirs de mortiers en direction de la terrasse et de la porte d’entrée du Bar le 211, situé au 211, avenue Jean Jaurès, dans le Parc de la Villette à Paris 19e, avant de prendre la fuite. Aucun dégât n’est à déplorer et les clientes, dont l’une a légèrement été brûlée au niveau d’un mollet, ont rapidement été mises à l’abri par le personnel présent. Les plaintes des victimes, au nombre de 5, ont été reçues et immédiatement prises en compte. Les plaignantes ont déclaré ne pas être en mesure de reconnaître les individus auteurs des faits. En revanche, l’exploitation de la vidéo du Parc de la Villette a permis de relever la présence de six individus dont le visage était masqué par des capuches et des cagoules. Le parquet de Paris a qualifié les faits de violences volontaires commises en réunion et l’enquête a été confiée, le 2 novembre 2024, au service de l’accueil et de l’investigation de proximité du 19ème arrondissement de Paris. À ce stade, les auteurs des tirs n’ont pu être identifiés et l’enquête reste en cours. A ce jour, les faits constatés devant cet établissement demeurent isolés, mais les services de police restent particulièrement vigilants. S’agissant de l’institution policière, la lutte contre les violences faites aux femmes, et plus globalement contre toutes les formes de discriminations, est une priorité. Les actions mises en place sont nombreuses et concrètes : elles concernent la formation des agents, la mise en place de référents dans chaque commissariat, l’amélioration de l’accueil des victimes, en particulier des femmes victimes de violences sexistes ou sexuelles, ainsi qu’un dispositif d’alerte, de protection et de plainte rénové. L’ensemble des personnels est également régulièrement destinataire de communications destinées à informer et réduire les comportements sexistes au sein des services. Ainsi, au quotidien, les forces de sécurité intérieure, au sein desquelles de plus en plus de femmes font carrière, sont particulièrement engagées et investies sur ces thématiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>407</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1013</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Difficultés d’accès au logement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            407. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la situation des communes concernées par la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, conformément aux dispositions prévues par le décret n° 2023-822 du 25 août 2023 modifiant le décret n° 2013-392 du 10 mai 2013 relatif au champ d’application de la taxe annuelle sur les logements vacants instituées par l’article 232 du code général des impôts. Même si une partie de ces communes n’est pas éligible aux aides « Pinel », conformément aux dispositions prévues à l’article D. 304-1 du code de la construction et de l’habitation, elles ne sont pas pourtant exemptées de difficultés d’accès au logement. Précisément, dans les communes concernées par la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, des tensions d’accession au logement sont très présentes et empêchent les locaux de trouver des logements décents à des prix raisonnables. Sans pour autant appartenir à une zone d’urbanisation continue de plus de cinquante mille habitants, ces communes sont confrontées à un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements, entraînant ainsi des difficultés sérieuses d’accès au logement sur l’ensemble du parc résidentiel existant, dues notamment à la proportion élevée de logements affectés à l’habitation autres que ceux affectés à l’habitation principale, par rapport au nombre total de logements. Toutefois, la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires ne permettra pas, à elle seule, d’endiguer ces problèmes. Il convient donc d’apporter d’autres solutions. Il lui demande donc si le Gouvernement va étudier cette question et apporter une réponse concrète et rapide aux communes concernées et à leurs habitants.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1013</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 73 de la loi de finances pour 2023 a revu les critères de définition des communes où existe un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements, entraînant des difficultés sérieuses d’accès au logement, dans lesquelles s’applique la taxe annuelle sur les logements vacants (TLV). Auparavant applicable dans les seules communes en tension appartenant à une zone d’urbanisation continue de plus de 50 000 habitants, ce zonage a ainsi été étendu aux communes, même lorsqu’elles ne se situent pas dans une telle zone d’urbanisation, dès lors qu’elles présentent également une forte tension immobilière en raison notamment du niveau élevé des loyers et des prix d’acquisition des logements anciens et de la proportion élevée de logements affectés à des usages autres que ceux affectés à l’habitation principale. Le zonage TLV emporte aussi la possibilité de pratiquer l’encadrement des loyers. Cette réforme constitue une avancée importante en vue d’accroître l’offre de logements disponibles et de limiter la hausse des prix et des loyers, en tenant compte des spécificités des territoires. Elle permet de donner un levier fiscal incitatif supplémentaire aux élus des communes, notamment touristiques, qui connaissent ces dernières années un développement important des résidences secondaires sur leurs territoires au détriment de l’offre d’habitations principales. Outre la taxation des logements vacants, l’entrée dans le zonage en question emporte pour les communes concernées la faculté de majorer la cotisation de taxe d’habitation sur les résidences secondaires et autres locaux meublés non affectés à l’habitation principale (THRS). Le décret d’application du 25 août 2023, pris après concertation avec les associations d’élus, notamment ceux des communes touristiques qu’elles soient communes rurales, littorales ou de montagne, a ainsi actualisé et élargi le zonage de la TLV applicable au 1er janvier 2024. Il a permis à plus de 2 200 nouvelles communes touristiques tendues d’être en mesure de délibérer en prenant les décisions les plus appropriées pour leur territoire pour une application éventuelle de la majoration de la cotisation de THRS à compter de l’année 2024. Au-delà de cette mesure, d’autres mesures peuvent être effectivement envisagées afin de lutter contre les déséquilibres des marchés locaux du logement. Ainsi, l’adoption définitive de la proposition de loi visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale modifie le régime d’imposition des revenus issus de la location de meublés de tourisme en diminuant l’abattement dont ces revenus bénéficient. Elle donne également aux communes des compétences élargies pour mieux réguler les locations touristiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>937</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1014</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eva Sas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Prise des décrets d’application portant sur les compétences des Ccapex</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            937. — 15 octobre 2024. — Mme Eva Sas appelle l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur l’application de la loi n° 2023-668 du 27 juillet 2023 visant à protéger les logements contre l’occupation illicite et plus particulièrement sur ses dispositions visant à accroître et harmoniser les compétences des commissions de coordination des actions de prévention des expulsions locatives (Ccapex). Plus d’un an après l’adoption de cette loi, les décrets d’application de son deuxième et troisième volet, c’est-à-dire ses articles 9 à 13, n’ont pas été pris, les rendant inapplicables. Ces dispositions font partie des rares visant à accompagner les locataires en difficulté ; il est fondamental de les rendre effectifs pour donner à cette loi un semblant d’équilibre. Systématiser le signalement des impayés de loyers à la Ccapex dès le commandement de payer, étendre ses prérogatives, procéder à sa refonte et rendre obligatoire la réalisation du diagnostic social et financier (DSF) dès le commandement de payer sont un premier pas vers la prise en compte de la situation dans laquelle se trouvent les locataires en difficulté. L’agence national pour l’information sur le logement (ANIL) précise que 58 % des situations d’impayés locatifs qu’elle a été amenée à rencontrer découlent d’une diminution des ressources, elle-même liée à un évènement imprévu comme la perte d’un emploi, un problème de santé ou une séparation. Mener une réelle politique d’accompagnement de ces locataires permettrait d’éviter dans de nombreuses situations d’arriver au stade de l’expulsion. Par exemple, la Ccapex de Paris estime être saisie dans 70 % des cas au moment où le commissaire de justice sollicite l’octroi du concours de la force publique : son intervention est alors trop tardive. Cette situation est d’autant plus regrettable que 36 % des ménages expulsés ont une dette locative inférieure à dix mille euros, qui aurait donc pu potentiellement être résorbée si un accompagnement social avait été mis en place. Comme le pointait déjà le rapport d’information sur la mise en application de la loi n° 2023-668 du 27 juillet 2023 visant à protéger les logements contre l’occupation illicite, paru le 15 mai 2024, Mme la députée souhaite savoir quand sera effectivement révisé le décret n° 2015-1384 du 30 octobre 2015 relatif à la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives ; le décret n° 2016-748 du 6 juin 2016 relatif aux aides personnelles au logement et le décret n° 2021-8 du 5 janvier 2021 relatif au contenu et aux modalités de réalisation du diagnostic social et financier effectué dans le cadre d’une procédure judiciaire aux fins de résiliation du bail. Enfin, Mme la députée s’interroge sur la revalorisation des moyens alloués aux Ccapex, déjà fortement en difficulté : le ratio le plus élevé entre les situations étudiées et le nombre d’assignations en justice est en dessous de 20 % pour le département avec les meilleurs résultats et de 3,2 % pour le département avec les moins bons. Étendre les prérogatives de ces commissions doit s’accompagner de moyens financiers et humains suffisant, la clé de voûte de l’accompagnement social des locataires en difficulté et de la prévention des expulsions locatives ne peut être une coquille vide. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1015</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La prévention des impayés locatifs est un enjeu majeur du Logement d’abord décliné dans le cadre du plan d’actions interministériel de prévention des expulsions locatives que pilote mon ministère. La loi n° 2023-668 du 27 juillet 2023 visant à protéger les logements contre l’occupation illicite est venue renforcer la prévention des expulsions locatives à travers dix-huit évolutions législatives dont l’objectif est à la fois d’éviter la précarisation des locataires et de sécuriser les bailleurs en cas d’impayés de loyers. Ces nouvelles dispositions prévoient pour la majorité d’entre-elles un renforcement des prérogatives des commissions locales de coordination de prévention des expulsions (CCAPEX) en termes d’apurement des dettes locatives, de maintien de l’allocation logement en cas d’impayé de loyer et de coordination des acteurs locaux. Au regard des enjeux liés à la bonne mise en œuvre de cette réforme et de l’importance des CCAPEX pour l’efficacité du dispositif national de prévention des expulsions locatives, le décret d’application les concernant a été rédigé non seulement afin d’intégrer les nouvelles dispositions légales mais également de manière à améliorer structurellement l’organisation et le fonctionnement de ces instances après dix années de leur déploiement dans le cadre du précédent décret les régissant - décret n° 2015-1384 du 30 octobre 2015. L’objectif premier poursuivi dans le cadre de cette rédaction a été d’intégrer l’expertise ainsi que l’expérience d’usage accumulées par les préfectures et les collectivités territoriales qui en assurent localement la gestion depuis leur création et de tenir compte de l’existant sur les territoires. Ce faisant, il s’agissait d’éviter de mettre en place un modèle règlementaire conçu « en chambre » au niveau national par l’administration centrale qui eut été rapidement publié mais dont l’opérationnalité et la pertinence eut été grandement compromises au détriment de la politique publique de prévention des expulsions. A cette fin, la Délégation interministérielle à l’hébergement et l’accès au logement a réalisé de septembre 2023 à janvier 2024 une concertation avec les préfectures et les services déconcentrés en charge de la prévention des expulsions ainsi qu’un bilan de leur déploiement réalisé entre novembre 2023 et février 2024 auprès de l’ensemble des services de l’Etat en charge des CCAPEX. Ce bilan, auxquels 94 départements représentant 95 % de la population française ont participé, a par la suite été consolidé par des entretiens bilatéraux avec différents services déconcentrés. Les résultats obtenus dans le cadre de ces concertations ont par la suite fait l’objet d’un traitement par l’administration centrale durant le second trimestre 2024 et ont permis d’aboutir à la rédaction d’un projet de décret qui a été présentée à mon cabinet. Avant d’être publié, ce projet doit néanmoins recevoir la validation du Conseil d’Etat et faire l’objet de consultations obligatoires, notamment devant le Conseil national de l’évaluation des normes ou encore le Conseil National de l’Habitat. Les services du Ministère ont d’ores et déjà engagé les démarches nécessaires au recueil de ces avis et validations qui devraient permettre une publication du décret d’ici la fin du premier trimestre 2025. Faisant l’objet d’une réalisation complémentaire sur le fond et parallèle dans les formes comme dans le processus de validation à celui relatif aux CCAPEX, la révision du décret n° 2016-748 du 6 juin 2016 relatif aux aides personnelles au logement en lien avec la CNAF et la CCMSA sera également effectif sous le même horizon temporel. Par ailleurs, si les services du Ministère ont bien procédé à la révision du décret n° 2021-8 du 5 janvier 2021 relatif au contenu et aux modalités de réalisation du diagnostic social et financier conformément aux nouvelles dispositions légales, sa publication a cependant été reportée pour faire droits aux recommandations du Haut Comité du Travail Social (HCTS) dont le contenu a été transmis à l’administration centrale le 30 octobre 2024. Un travail d’adaptation règlementaire ainsi que du contenu du formulaire Cerfa sera engagé sur cette base dans les prochaines semaines avec le HCTS afin de permettre la publication d’une version consolidée et opérationnelle du décret début 2025. Enfin, en ce qui concerne les moyens alloués aux CCAPEX pour mettre en œuvre leurs nouvelles missions, le Gouvernement a renforcé substantiellement ces moyens humains entre 2021 et 2022 pour un montant total de 6,6 millions d’euros afin de permettre aux services déconcentrés qui assurent la gestion des CCAPEX de faire face aux défis exceptionnels soulevés par l’état d’urgence sanitaire et la gestion de la sortie de crise. Au vu des nouvelles missions confiées aux CCAPEX par la loi en 2023, ces renforts initialement alloués à titre expérimental et pour une durée de temps limitée dans le cadre de la Stratégie pauvreté ont été pérennisés et augmentés l’année dernière par le Gouvernement pour un montant annuel de 3,7 millions d’euros permettant le financement de 73 ETP au niveau national. 3 millions d’euros supplémentaires ont par ailleurs été mis à disposition dans le cadre du Pacte des Solidarités afin de permettre le financement additionnel de nouveaux renforts d’effectifs à destination des CCAPEX suivant les besoins identifiés localement par les Conseils départementaux et les métropoles. Ces différents éléments témoignent de la détermination du Gouvernement à mettre en œuvre l’objectif de la politique publique en matière de prévention des expulsions locatives : réduire de manière pérenne et significative le nombre d’expulsions d’impayés locatifs sur l’ensemble du territoire national.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>939</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1016</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stella Dupont</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Optimisation des contrôles pour les bénéficiaires de MaPrimeRénov’et CEE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            939. — 15 octobre 2024. — Mme Stella Dupont attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine, sur les contrôles successifs pour bénéficier de MaPrimeRénov’. MaPrimeRénov’est un outil utile et efficace pour aider les propriétaires modestes dans la rénovation énergétique de leur logement. L’Agence nationale de l’habitat (Anah), comme pilote de cette aide, doit s’assurer de sa bonne utilisation, les fraudes ayant été mises en évidence de la part d’entreprises de travaux de rénovation énergétique. C’est pourquoi en application de l’article 10 du décret modifié du 14 janvier 2020 relatif à la prime de rénovation énergétique, l’Anah fait réaliser par Bureau Veritas en France métropolitaine, des contrôles sur place de conformité, des travaux effectués financés par MaPrimeRénov’. Toutefois, pour un même chantier, un usager peut bénéficier de MaPrimeRénov’et d’une prime certificats d’économies d’énergie (CEE). L’obtention d’une prime CEE peut aussi faire l’objet d’un contrôle aléatoire dans le cadre de l’arrêté du 28 septembre 2021. Ainsi, des bénéficiaires de MaPrimeRénov’et des CEE s’étonnent d’être contrôlés deux fois et parfois par le même bureau de contrôle à des dates différentes. Elle souhaite savoir si un mécanisme empêchant le double contrôle peut être déployé, c’est-à-dire lorsqu’un contrôle est effectué au titre de MaPrimeRénov’, faire en sorte qu’il n’y ait pas d’autre contrôle au titre de la prime CEE.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1016</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pour permettre aux ménages d’améliorer le confort de leur logement, réduire leur consommation d’énergie et lutter contre le changement climatique, le Gouvernement fait de la rénovation énergétique une priorité. Au total, les aides financières aux rénovations énergétiques ont représenté en 2024, pour le parc résidentiel, un montant prévisionnel d’aides CEE engagées d’environ 4 Md€ et, pour le parc résidentiel privé, un montant d’aides MaPrimeRénov’ engagées de 3,3 Md€. Le secteur de la rénovation est, du fait de ces montants, exposé à des pratiques commerciales trompeuses, fraudes et escroqueries dont les victimes sont à la fois les ménages abusés, les dispositifs d’aides publiques et les entreprises. Le Gouvernement lutte toutefois avec la plus grande détermination contre les diverses pratiques frauduleuses observées, notamment pour protéger les particuliers et les professionnels du secteur. Un plan interministériel cohérent associant l’ensemble des acteurs concernés a été présenté par le Gouvernement en novembre 2023. L’un des axes de ce plan est de renforcer les contrôles pour détecter et combattre la fraude. Ces contrôles sont diligentés par différents acteurs, avec des responsabilités et des objectifs qui leurs sont propres. Notamment, les contrôles menés au titre des certificats d’énergie (CEE) sont pour l’essentiel diligentés pour ou par les producteurs d’énergie, en amont du dépôt de leurs déclarations de financement de travaux de rénovation énergétique auprès de la direction générale de l’énergie et du climat pour valoir certificat d’économie d’énergie. Leur programme de contrôle répond à la fois aux seuils imposés par la réglementation des CEE et à la politique de maitrise des risques de l’entreprise. Ceci représente chaque année environ 125 000 contrôles sur site réalisés par un organisme d’inspection accrédité, tel que le Bureau Veritas. La direction générale de l’énergie et du climat assure un contrôle de second rang sur les demandes de CEE qui lui sont déposées. Ainsi de l’ordre de 8 000 contrôles sur site ont été réalisés en 2024 et 200 000 vérifications par courrier ou mailing afin de lutter spécifiquement sur les risques de fraude de la rénovation globale et les thermostats connectés. S’agissant des contrôles diligentés par le pôle lui-même, bien qu’une attention soit apportée par la DGEC à éviter de contrôler sur place des travaux déjà contrôlés par le producteur d’énergie, de telles situations peuvent rester nécessaire à la lutte contre certains schémas frauduleux qui seraient signalés au pôle après délivrance des CEE soit par les bénéficiaires eux-mêmes soit par les administrations partenaires. S’agissant des contrôles menés sur le dispositif d’aide MaPrimeRénov’, ils sont tous diligentés par l’ANAH et ses délégations locales. La liste des contrôles effectués par l’agence est transmise conformément à l’article 12 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique au pôle national des certificats d’économie d’énergie (PNCEE) afin d’assurer une coordination avec les contrôles diligentés sur les CEE. De plus, depuis le 1er janvier 2024, l’Anah intègre directement les CEE dans les subventions Ma Prime Rénov’ pour des rénovations d’ampleur. Ainsi, un seul contrôle sur place sera conduit, le cas échéant. Certains doubles contrôles restent possibles aujourd’hui principalement pour les travaux financés à la fois par le dispositif CEE et par le dispositif MaPrimeRénov’ « gestes », a fortiori si le ménage n’a pas respecté l’obligation de déclaration des deux aides. Supprimer ces doublons nécessite que les fournisseurs d’énergie tiennent informée l’ANAH de l’ensemble des contrôles qu’ils mènent. Cette transparence doit être conciliée avec les impératifs économiques de ces acteurs et de maîtrise des risques supportés par l’ANAH. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1043</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1017</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Assouplissement des règles s’appliquant à la vente d’immeubles à rénover</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1043. — 15 octobre 2024. — M. Romain Daubié* attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les règles qui s’appliquent à la vente d’immeubles à rénover. Les articles L. 262-1 et suivants ainsi que les articles R. 261-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation encadrent les dispositions particulières relatives à ce type de vente. Elle est définie comme la vente d’un bien immobilier dont la destination, antérieure et postérieure aux travaux, est l’habitation et l’usage professionnels. Le vendeur s’engage à réaliser des travaux de rénovation dans le cadre d’une échéance déterminée, de sorte que la vente soit sécurisée pour l’acquéreur. Dans un rapport en date du 21 septembre 2020, dit renouveau urbain et rénovation environnementale des bâtiments, le plan bâtiment durable ainsi que la RICS en France, missionnés le 23 juin 2020 par le ministre de la ville et du logement et la secrétaire d’État auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire, ont établi une stratégie globale de nature à accélérer et amplifier le renouveau urbain et la rénovation environnementale des bâtiments. Dans cette acception, certaines dispositions législatives ne permettent pas la réalisation des objectifs urbains précités. L’article L. 262-1 alinéa 3 du code de la construction et de l’habitation dispose que les travaux de rénovation d’un immeuble au sens de l’article L. 261-1 sont ceux portant sur un immeuble bâti, n’incluant pas des travaux d’agrandissement ou de restructuration complète, assimilables à une reconstruction, rendant à l’état neuf la majorité de la consistance des façades hors ravalement. La conception des façades est au cœur des défis de performance énergétique, en ce qu’elle permet d’intégrer des solutions bioclimatiques au sein de l’habitation. À ce titre, il fait sens d’augmenter le seuil de modification des façades à 75 %, afin de permettre de favoriser la réalisation de façades plus performantes par la création de balcons et de loggias. S’agissant de la consistance des façades, l’administration fiscale assimile à des travaux de reconstruction, soumis à un taux de 20 % de TVA (contre 10 % pour des travaux de rénovation), le simple remplacement de plus de 50 % des parois vitrées de bureaux alors que l’ossature de l’immeuble n’est pas affectée, défavorisant ainsi la transformation de locaux en vacants. De plus, à ce jour, la surélévation d’un immeuble existant ne peut bénéficier, au regard de la loi, du taux de TVA de 10 % applicable à la restauration de logements, supportant de facto un taux de 20 %. En résulte généralement l’abandon des contraintes techniques et juridiques. Au regard de la densification des villes, il serait opportun de permettre, dans ce cadre spécifique, une TVA au taux réduit de 10 %. L’application de cette TVA réduite pourrait être étendue à l’intégralité des postes du bilan et plus seulement aux postes liés aux travaux, ce qui constituerait un véritable avantage dans le cadre des démarches entreprises vers la rénovation urbaine et environnementale. Il l’invite à se prononcer sur cette demande de modification afin d’assouplir diverses règles encadrant le régime de la vente à rénover et mieux favoriser la rénovation énergétique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3708</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1017</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Assouplissement des règles s’appliquant à la vente d’immeubles à rénover</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3708. — 4 février 2025. — M. Romain Daubié* appelle l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les règles qui s’appliquent à la vente d’immeubles à rénover. Les articles L. 262-1 et suivants ainsi que les articles R. 261-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation encadrent les dispositions particulières relatives à ce type de vente. Elle est définie comme la vente d’un bien immobilier dont la destination, antérieure et postérieure aux travaux, est l’habitation et l’usage professionnels. Le vendeur s’engage à réaliser des travaux de rénovation dans le cadre d’une échéance déterminée, de sorte que la vente soit sécurisée pour l’acquéreur. Dans un rapport en date du 21 septembre 2020, dit Renouveau urbain et rénovation environnementale des bâtiments, le plan bâtiment durable ainsi que la RICS en France, missionnés le 23 juin 2020 par M. le ministre de la ville et du logement et Mme la secrétaire d’État auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire, ont établi une stratégie globale de nature à accélérer et amplifier le renouveau urbain et la rénovation environnementale des bâtiments. Dans cette acception, certaines dispositions législatives ne permettent pas la réalisation des objectifs urbains précités. L’article L. 262-1 alinéa 3 du code de la construction et de l’habitation dispose que les travaux de rénovation d’un immeuble au sens de l’article L. 261-1 sont ceux portant sur un immeuble bâti, n’incluant pas des travaux d’agrandissement ou de restructuration complète, assimilables à une reconstruction, rendant à l’état neuf la majorité de la consistance des façades hors ravalement. La conception des façades est au cœur des défis de performance énergétique, en ce qu’elle permet d’intégrer des solutions bioclimatiques au sein de l’habitation. À ce titre, il fait sens d’augmenter le seuil de modification des façades à 75 %, afin de permettre de favoriser la réalisation de façades plus performantes par la création de balcons et de loggias. S’agissant de la consistance des façades, l’administration fiscale assimile à des travaux de reconstruction, soumis à un taux de 20 % de TVA (contre 10 % pour des travaux de rénovation), le simple remplacement de plus de 50 % des parois vitrées de bureaux alors que l’ossature de l’immeuble n’est pas affectée, défavorisant ainsi la transformation de locaux vacants. De plus, à ce jour, la surélévation d’un immeuble existant ne peut bénéficier, au regard de la loi, du taux de TVA de 10 % applicable à la restauration de logements, supportant de facto un taux de 20 %. En résulte généralement l’abandon des contraintes techniques et juridiques. Au regard de la densification des villes, il serait opportun de permettre, dans ce cadre spécifique, une TVA au taux réduit de 10 %. L’application de cette TVA réduite pourrait être étendue à l’intégralité des postes du bilan et plus seulement aux postes liés aux travaux, ce qui constituerait un véritable avantage dans le cadre des démarches entreprises vers la rénovation urbaine et environnementale. Il lui demande de se prononcer sur cette demande de modification afin d’assouplir diverses règles encadrant le régime de la vente à rénover et mieux favoriser la rénovation énergétique. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1018</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La rénovation énergétique des logements est une priorité du Gouvernement afin de répondre au triple enjeu de transition écologique dans une logique de sobriété foncière et énergétique, de pouvoir d’achat et de qualité de vie. Elle donne lieu à un taux réduit de TVA de 5,5 %. Afin de massifier la rénovation des logements et d’accélérer les économies d’énergie, plusieurs leviers sont mobilisés. C’est en premier lieu la refonte de MaPrimeRénov’, principale aide de l’État à la rénovation énergétique pour tous les propriétaires (occupants ou bailleurs) ainsi que les copropriétés. Depuis le 1er janvier 2024, ce sont deux parcours types plus lisibles et attractifs, les rénovations d’ampleur et la rénovation par gestes pour la sortie des énergies fossiles, qui permettent de s’adapter à la situation et aux besoins de chaque ménage. Le service public de la rénovation de l’habitat, France Rénov’, point d’entrée unique pour tous les parcours de travaux permet un égal accès à l’information et à l’orientation des ménages dans leur projet de rénovation. La loi de finances pour 2024 a également prévu la prorogation jusqu’en décembre 2027 et l’aménagement de l’éco-prêt à taux zéro (Eco-PTZ) ainsi que l’instauration d’un crédit d’impôt au titre des prêts avance mutation ne portant pas intérêt pour financer des travaux de rénovation énergétique. Le prêt à taux zéro (PTZ) dans l’ancien avec travaux, également prolongé jusqu’en 2027, peut être mobilisé lors de l’achat d’une résidence principale. Les propriétaires bailleurs peuvent prétendre au bénéfice de la réduction d’impôt « Denormandie dans l’ancien » pour financer leurs acquisitions avec travaux ou encore de la réduction d’impôt « Loc’Avantages » qui peut se combiner avec la réalisation de travaux ouvrant droit aux aides de l’agence nationale de l’habitat (ANAH). S’ajoute l’actualisation des conditions pour bénéficier d’une exonération de taxe foncière au titre des travaux de rénovation énergétique des logements de même que celle du périmètre des travaux pouvant bénéficier d’une TVA au taux réduit de 5,5 % ou encore la mesure de doublement du déficit foncier imputable sur le revenu global, pour les bailleurs engageant des travaux de rénovation énergétique permettant de sortir un bien loué du statut de « passoire énergétique ». Au-delà de la rénovation énergétique, le taux de 10 % pour les autres travaux de rénovation demeure applicable dans les mêmes conditions. En revanche, les taux réduits de TVA prévus pour la rénovation de logements anciens ne s’appliquent pas aux travaux qui concourent à la production d’un immeuble neuf. Une révision des critères utilisés aurait des effets de bord sur les opérateurs en sortant du champ d’application de la TVA des opérations lourdes alors qu’il convient d’assurer un traitement fiscal similaire aux constructions neuves, de travaux portant sur des immeubles existants qui ont consisté en une surélévation ou qui ont rendu à l’état neuf la majorité des éléments dits de gros œuvre. De plus, la baisse du taux de TVA aurait un coût budgétaire immédiat non soutenable dans le cadre de la stratégie pluriannuelle de redressement des comptes publics. D’autres pistes devront être privilégiées, en sus des dispositifs précités, afin de faciliter les opérations de rénovation lourde et de transformation de bâtiments en locaux à usage d’habitation par exemple.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1190</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1018</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Batho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Fraude au dispositif MaPrimeRénov’</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1190. — 22 octobre 2024. — Mme Delphine Batho interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur l’ampleur de la fraude aux aides publiques MaPrimeRénov’gérées par l’Agence nationale de l’habitat. Le précédent gouvernement, par la voix du ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, avait déclaré en mai 2024 que « sur MaPrimeRénov’par exemple, j’ai reçu des signalements de Tracfin pour environ 400 millions d’euros ». L’ancien Premier ministre avait confirmé le 15 mai 2024 devant la représentation nationale que ce montant concernait la seule année 2023. L’ampleur de cette fraude est considérable. Elle porte gravement préjudice à l’État et aux contribuables. Elle affecte les moyens budgétaires disponibles pour la politique d’économies d’énergie et abîme la confiance des citoyennes et des citoyens, mais aussi des artisans, dans les politiques publiques de sobriété énergétique. Or l’alerte de Tracfin date de fin 2022. De plus, les problématiques de fraude sont notoires depuis l’origine du dispositif MaPrimeRénov’et étaient censées avoir été corrigées. Ainsi, dès juillet 2020, l’Anah indiquait observer « une recrudescence de pratiques commerciales agressives et frauduleuses » et avoir mis en place des mesures pour y remédier. Au regard de l’antériorité des problématiques de fraude sur les politiques publiques d’économies d’énergie, notamment concernant les certificats d’économies d’énergie (CEE), Mme la députée prie M. le ministre de bien vouloir indiquer quel défaut de vigilance explique une fraude de près d’un demi-milliard d’euros en 2023. Elle lui demande de bien vouloir indiquer si le préjudice s’est poursuivi pour l’année 2024. Elle le prie également de bien vouloir indiquer le montant total du préjudice pour l’État depuis la mise en place du dispositif en 2020, les montants recouvrés ainsi que les informations sur les bénéficiaires de ces détournements de fonds et les poursuites engagées. Enfin, au regard des actions de contrôle mises en place, qui ont des répercussions négatives sur la diligence dans le traitement de dossiers conformes et réguliers, elle le prie de bien vouloir l’informer des actions mises en place pour lutter contre la fraude sans pénaliser la politique d’économies d’énergie. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1019</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pour permettre aux ménages d’améliorer le confort de leur logement, réduire leur consommation d’énergie et lutter contre le changement climatique, le Gouvernement fait de la rénovation énergétique une priorité. Au total, les aides financières aux rénovations énergétiques ont représenté en 2024, pour le parc résidentiel, un montant prévisionnel d’aides CEE engagées d’environ 4 Md€ et, pour le parc résidentiel privé, un montant d’aides MaPrimeRénov’ engagées de 3,3 Md€. Le secteur de la rénovation est, du fait de ces montants, exposé à des pratiques commerciales trompeuses, fraudes et escroqueries dont les victimes sont à la fois les ménages abusés et les dispositifs d’aides publiques et les entreprises. Sur ce dernier point, il convient de ne pas confondre le montant réel du préjudice subi par l’État avec la somme de 398 M€ des déclarations de soupçon reçues par Tracfin de la part des banques. Après investigation, il est fréquent que soit ces signalements ne correspondent pas à des fraudes réelles, soit qu’ils les surestiment largement. Plus significatifs pour juger de la fraude détectée par Tracfin sont les montants en jeu dans ses transmissions à la justice, après investigations du service, dénonçant des escroqueries. Depuis 2022, 15 notes ont été transmises pour un montant total de préjudice s’élevant à 14,2 M€. Le Gouvernement lutte avec la plus grande détermination contre les diverses pratiques frauduleuses observées, notamment pour protéger les particuliers et les professionnels du secteur. Une cellule de veille interministérielle anti-fraude aux aides publiques rattachée à la mission interministérielle de lutte anti-fraude (MICAF) a été mise en place le 5 décembre 2023. Elle réunit, en vue d’une meilleure détection et sanction, les services de gendarmerie, de police, la DGCCRF, la DGFIP, Tracfin, la DG Travail, le parquet de la JUNALCO, le parquet européen et les services en charge de la conception et du déploiement de la politique de rénovation énergétique des logements (DGALN, DGEC, ANAH). Elle définit des stratégies d’action et d’enquête concertées. Un plan interministériel cohérent associant l’ensemble des acteurs concernés a également été présenté par le Gouvernement en novembre 2023. Le premier axe de ces mesures est d’améliorer la prévention et de limiter les risques d’escroquerie. Une communication adaptée a été mise en place par la DGCCRF et l’Anah (campagnes de communication, sites internet du service public de l’habitat France Rénov, espaces conseils France Rénov’, Maisons France Service) pour rendre plus accessible l’information sur les bons réflexes que doit avoir un ménage pour se protéger des fraudeurs. Le ménage est également informé qu’il peut faire un signalement et doit, s’il est victime d’une escroquerie, porter plainte pour faire valoir ses droits. Ces signalements et dépôts de plaintes des ménages complètent les diverses informations dont les administrations disposent, à l’image des déclarations de soupçons reçues par Tracfin. Ces informations font l’objet d’une exploitation et d’un partage dans le cadre législatif en vigueur afin de déceler les tentatives de fraudes, qui sont par nature dissimulées et complexes. Ces signalements contribuent également à cibler les actions de contrôle et de détection, qui constituent le second axe de lutte contre la fraude. Pour faire face aux pratiques trompeuses, dont notamment le démarchage frauduleux, la DGCCRF pilote depuis 2014 c’est à dire avant l’entrée en vigueur du dispositif MaPrimeRénov’, une enquête nationale pluriannuelle visant l’ensemble des professionnels de la rénovation énergétique au stade précontractuel. L’enquête nationale réalisée en 2023 auprès de 797 établissements dans le secteur de la rénovation énergétique a ainsi fait ressortir, parmi ces établissements ciblés, un taux d’anomalie de 50 % (contre 54 % en 2022). Ces anomalies ont donné lieu à un nombre important de suites : 139 avertissements (mesures pédagogiques rappelant les dispositions en vigueur), 203 injonctions administratives, 122 procès-verbaux pénaux et 77 procès-verbaux administratifs. En 2024, le renforcement des moyens consacrés à ces enquêtes, et notamment le doublement des effectifs CCRF dédiés, a permis la réalisation de plus de 1 300 visites. Des sanctions pénales significatives ont été prononcées à la suite d’enquêtes des services de la CCRF ; par exemple en 2024, 16 salariés d’une entreprise de la Haute-Vienne ont été condamnés à des peines de prison : le dirigeant a notamment été condamné à 5 années d’emprisonnement, donc 4 fermes. Les contrôles des aides versées aux ménages par l’Anah sont aussi renforcés et diversifiés. Le système d’instruction des demandes de prime MaPrimeRénov’ repose sur une instruction en deux étapes, avant et après les travaux, et 100% des dossiers sont contrôlés à chaque étape. Ce système est complété d’un contrôle de second niveau, soit de manière aléatoire, soit selon des critères de risques de fraude qui a été renforcé. Il est parachevé par des contrôles sur place, avant paiement, ciblés sur les dossiers les plus à risque, pour environ 10% des dossiers, contre 7% en 2023. En outre, les données des usagers sont davantage protégées grâce à la sécurisation des comptes mise en place sur les plateformes d’aide avec France Connect +, déployée courant 2024, ainsi qu’à un meilleur contrôle des données fiscales et bancaires. Dans le cas des rénovations d’ampleur, vient s’ajouter l’obligation depuis le 1er janvier 2024 de recourir à un assistant à maitrise d’ouvrage agréé par l’Etat (« Mon Accompagnateur Rénov’ ») qui permet de sécuriser l’usager, l’entreprise, et l’Etat tout au long du parcours de travaux aidés ; dispositif qui fait l’objet lui-même d’un contrôle tant des structures agréées que des prestations. Face à la recrudescence des fraudes, la loi de finance initiale pour 2024 a mis en place les fondements législatifs nécessaires à des exigences de garanties financières plus fortes de la part des mandataires. Les dirigeants des entreprises mandataires condamnées pour des schémas frauduleux pourront en outre être personnellement sanctionnés. Afin d’améliorer le ciblage des contrôles et mieux détecter les schémas de fraude et les tentatives de fraude en temps réel, les outils informatiques et l’analyse des données ont été renforcés. Toutes ces lignes de défense peuvent être par ailleurs complétées de vérifications supplémentaires : à titre d’exemple, l’Anah a initié au printemps 2024 une campagne massive de vérification d’identité des bénéficiaires, complémentaire aux procédures de contrôle déjà existantes. Enfin, en cas de suspicion de fraude sur un dossier, sa mise en paiement est suspendue systématiquement par l’ANAH et des vérifications approfondies sont menées. Ces vérifications sont essentielles car une suspicion, ou même une non-conformité à la suite d’un contrôle de l’Anah, ne signifie pas nécessairement une tentative de fraude à l’aide publique. Le Gouvernement est également conscient des tentatives de fraude qui existent sur le dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE). Le taux de contrôle imposé aux producteurs d’énergie avant dépôt de leur dossier augmente progressivement (10 % en 2023, 15 % en 2025). Pour les dispositifs les plus à risque, le taux de contrôle demandé est de 100 %. Ainsi, chaque année, les entreprises demandeuses de CEE réalisent environ 125 000 contrôles sur site par un organisme d’inspection accrédité. En complément, le nombre de contrôles mandatés par la direction générale de l’énergie et du climat est également en augmentation : de l’ordre de 8 000 contrôles sur site ont été réalisés en 2024 et plus de 200 000 vérifications par courrier ou mailing afin de mener des contrôles ciblés sur les travaux de rénovation globale et les thermostats connectés. Les exigences d’indépendance des organismes d’inspection du dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE) ont également été renforcées et les pouvoirs de supervision du comité français d’accréditation (Cofrac) et des services de l’État ont été étendus. De surcroît, le financement des rénovations globales de maisons individuelles par le dispositif CEE a été réformé au 1er janvier 2024 et celui des bâtiments collectifs depuis septembre 2024, pour mieux maîtriser les conséquences de fausses déclarations. Les textes CEE évoluent pour s’adapter en quasi temps réel aux fraudes détectées (renforcement des contrôles avant dépôt sur certains travaux, demande des pièces justificatives supplémentaires en réaction à des schémas de fraude…). Depuis janvier 2023, 34 décisions de sanction ont été prises à l’encontre de 25 entreprises différentes, sous forme de sanctions financières, d’un montant total de 12 M€ et d’annulations de CEE, représentant de l’ordre de 21,1 M€. Enfin, afin de renforcer encore les leviers d’action des services de l’Etat, depuis la prévention jusqu’aux sanctions, le Gouvernement a pris connaissance avec intérêt de la proposition de loi contre toutes les fraudes aux aides publiques, n° 447, déposée le mardi 15 octobre 2024 par M. le député Thomas Cazenave. Il s’attachera à soutenir les mesures qui y sont proposées et/ou à proposer de les amender dans l’objectif d’aller plus loin en matière de lutte contre la fraude à la rénovation énergétique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1424</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1020</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Raphaël Schellenberger</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Gestion des réseaux d’énergie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1424. — 29 octobre 2024. — M. Raphaël Schellenberger appelle l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la question de la gestion des réseaux d’énergie, notamment dans le secteur du bâtiment. Les maîtres d’ouvrages de nouvelles constructions ou les chargés de rénovation rencontrent un problème récurrent en phase de montage de projet. Alors qu’ils sollicitent les distributeurs d’énergie largement en amont du début des travaux, généralement lors du montage de la phase APS (avant-projet sommaire), ces derniers n’acceptent d’intervenir qu’à compter du dépôt du permis de construire, en transmettant leur plan de raccordement au moment où le projet est déjà ficelé et déposé. En conséquence, les maîtres d’ouvrage se voient obligés de bousculer leurs plans initiaux, allongeant ainsi les délais administratifs et le chantier. L’anticipation est un enjeu crucial d’avenir et plus largement quand il est question de la gestion des réseaux énergétiques. Alors que le cadre réglementaire a évolué, celui-ci semble mettre du temps à produire ses effets. En effet, alors que les besoins énergétiques augmentent de façon exponentielle, que de nouveaux moyens de production d’électricité intermittente s’ajoutent au réseau et que le secteur du bâtiment neuf intègre progressivement des maisons à énergie positive dans le maillage, la question du pilotage et de la gestion de ces réseaux de distribution constitue un réel défi. Aussi, il souhaite connaître la façon dont le Gouvernement entend s’assurer de la bonne mise en œuvre des règles permettant aux initiateurs de conduire leurs projets à terme.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1021</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La complétude d’une demande de raccordement aux réseaux de distribution d’énergie nécessite que le porteur de projet fournisse au gestionnaire de réseau le permis de construire relatif à son projet, afin de recevoir un devis de raccordement. Ce dernier nécessite une étude électrique pour laquelle le client fournit des informations détaillées dont le bilan de puissance définitif, le schéma de colonne électrique, etc. Cette articulation permet d’éviter les dépôts de demandes de raccordement de projets qui ne sont pas matures, ce qui aurait pour conséquence de réserver administrativement des capacités de raccordement pendant une période inconnue et potentiellement longue. Il s’agit donc de réserver les capacités de raccordement disponibles pour les projets matures et de répondre à ces demandes dans les meilleurs délais. Toutefois, pour l’électricité, afin de fluidifier la phase de montage des projets et permettre une meilleure anticipation des besoins en raccordement, le client peut disposer d’un devis en demandant à ENEDIS en phase amont du projet une prestation de type « demande de raccordement anticipée ». Le devis reçu deviendra ferme à réception du permis de construire. Cette prestation est payante mais déductible du coût du raccordement si le permis est effectivement obtenu dans un délai de 3 mois. ENEDIS met enfin à disposition d’autres outils destinés à faciliter la gestion des projets, notamment en phase d’Avant-Projet Sommaire (APS) lorsque la faisabilité technico-économique du projet est étudiée. La prestation « L’impact de Votre Projet sur le Réseau » mise en place récemment permet un accompagnement par ENEDIS du porteur de projet dès la phase APS pour les projets d’aménagement urbain intégrant des infrastructures de recharge pour véhicules électriques ou des installations de production ENR. Le porteur de projet dispose par ce biais d’une étude électrique qui précise les paramètres majeurs du raccordement et d’une estimation des coûts et délais associés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1646</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1021</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Chèque énergie et logements APL</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1646. — 5 novembre 2024. — M. Timothée Houssin attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les difficultés auxquelles sont confrontés certains bénéficiaires du chèque énergie, en particulier ceux résidant dans des logements conventionnés APL (aide personnalisée au logement) détenus par des établissements publics. Le chèque énergie, instauré en 2018 pour remplacer les tarifs sociaux de l’énergie, vise à soutenir les ménages à faibles revenus en les aidant à payer leurs factures d’énergie, à acheter des combustibles ou à réaliser des travaux énergétiques. Cependant, des obstacles persistent pour certains bénéficiaires, comme en témoigne le cas d’un locataire d’un logement mis à disposition dans un lycée public de l’Eure. Ce locataire se trouve dans l’incapacité d’utiliser son chèque énergie d’une valeur de 277 euros, bien qu’il ait droit à cette aide. En effet, bien qu’il réside dans un logement conventionné APL, il ne dispose pas de compteur électrique à son nom propre. La loi n° 2020-1525 du 7 décembre 2020 d’accélération et de simplification de l’action publique ainsi que le décret n° 2020-1763 du 30 décembre 2020 ont introduit une obligation pour tous les gestionnaires d’établissements d’hébergement pour personnes âgées (EHPA), d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), de résidences autonomie et d’établissements ou d’unités de soins de longue durée (ESLD, USLD) d’accepter les chèques remis par leurs résidents, alors qu’ils ne disposent pas de compteur électrique ou de sous-compteur électrique à leur nom. De plus, l’article 231 de la loi de finances pour 2024 prévoit également la possibilité pour les locataires de logements HLM d’utiliser le chèque énergie pour réduire le montant de leur facture d’énergie. Ces locataires, bien qu’équipés d’un sous-compteur, ne détiennent pas d’abonnement en leur nom. Depuis cette loi, ils bénéficient également du dispositif chèque énergie. Il semble qu’une modification soit nécessaire concernant l’acceptation du chèque énergie, notamment lorsque les charges sont incluses dans le loyer et que le bénéficiaire n’est pas le titulaire du contrat énergétique. Ainsi, il lui demande les mesures envisagées par le Gouvernement pour garantir que tous les bénéficiaires du chèque énergie qui sont locataires dans un logement du parc public, conventionné, puissent effectivement bénéficier de cette aide essentielle.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1021</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis la généralisation du chèque énergie en 2018, les catégories des professionnels pouvant accepter ont été élargis au fur et à mesure, avec l’inclusion des gestionnaires d’EHPA, EHPAD, les résidences autonomie et les établissements ou unités de soins de longue durée (ESLD, USLD) en 2021. Dans ce cas, l’article R.124-4 du code de l’énergie prévoit que le montant du chèque énergie peut être utilisé pour le paiement du montant acquitté pour l’occupation d’un logement au sein de ces établissements. L’article 231 de la loi de finances pour 2024 a introduit l’obligation pour les gestionnaires de logements du parc social conventionnés APL d’accepter le chèque énergie. Les modalités d’application de ces nouvelles dispositions ont été précisées par le décret du 4 mai 2024, qui a fait l’objet d’une concertation avec l’Union sociale pour l’habitat. Ainsi, l’article R.124-4 du code de l’énergie prévoit également que le chèque énergie peut être utilisé pour le paiement des charges récupérables incluant des frais d’énergie quittancés pour l’occupation d’un logement social conventionné APL. Dans ces deux cas, les bénéficiaires du chèque énergie peuvent bien l’utiliser même s’ils ne disposent pas d’un contrat de fourniture d’énergie à leur nom. L’élargissement des acceptants du chèque énergie à d’autres catégories que celles actuellement prévues doit être étudié au regard des modalités de gestion et de contrôle de ces entités. S’agissant d’une dépense publique, il est en effet nécessaire que le statut des entités demandant à être acceptant du chèque énergie puisse être encadré et contrôlé, afin d’éviter tout risque de fraude. Le Gouvernement veille à maintenir un cadre opérationnel afin de préserver l’efficacité et l’accessibilité de ce dispositif au plus grand nombre.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1710</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1022</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Travaux de rénovation monogestes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1710. — 5 novembre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la possibilité de prolonger les autorisations des travaux monogestes pour bénéficier de MaPrimeRénov’. Les contraintes introduites en janvier 2024 pour la rénovation énergétique ayant conduit à une baisse très sensible des travaux de rénovation, le Gouvernement a décidé, à juste titre, par décret et arrêtés publiés au Journal officiel le 22 mars 2024, d’autoriser à nouveau, à compter du 15 mai 2024, les travaux monogestes pour l’obtention de MaPrimeRénov’. Parallèlement, il a levé l’obligation préalable de réaliser un geste de chauffage ainsi que l’obligation de fournir un diagnostic de performance énergétique (DPE). Un récent rapport, ainsi que de nombreux retours de terrain, ont illustré que les modifications constantes dans la réglementation de la rénovation énergétique freinaient considérablement la réalisation de ces travaux et pouvaient mettre de nombreux ménages désireux de les réaliser dans des situations difficiles, d’autant que les réponses de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) n’apparaissaient, du fait de ces mêmes changements, pas toujours fiables dans le temps. En outre, si nombre de ménages sont désireux d’effectuer des travaux, leurs moyens ne leur permettent pas d’entamer des travaux de rénovation globale et seule la rénovation monogeste leur est possible. Cependant, les textes susvisés autorisent ce processus uniquement jusqu’au 31 décembre 2024. Il apparaît essentiel de prolonger cette autorisation, pour permettre aux ménages modestes de réaliser néanmoins des travaux et pour garantir une stabilité dans les règles du jeu, qui a fait cruellement défaut jusqu’ici. Il convient en l’espèce d’avoir une position pragmatique et non idéologique. Il lui demande donc de lui confirmer que cette possibilité sera reconduite au-delà du 31 décembre 2024. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1022</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La réforme de MaPrimeRénov’ mise en œuvre au 1er janvier 2024 visait à renforcer la complémentarité entre des objectifs de massification et de performance des rénovations énergétiques. Néanmoins, le début de l’année 2024 a été marqué par une baisse très importante du nombre de dossiers déposés sur le parcours par geste. A l’issue d’échanges avec les fédérations des entreprises du bâtiment, le parcours par geste a été simplifié par rapport à la réforme mise en place au 1er janvier 2024. Ainsi, depuis le 15 mai 2024 : - Les ménages ne sont plus obligés de faire réaliser et fournir un DPE ou un audit pour déposer leur dossier ; - Les ménages peuvent accéder au parcours par geste quelle que soit l’étiquette DPE de leur logement ; - Les ménages peuvent solliciter la prime pour la réalisation d’un geste d’isolation alors qu’ils étaient contraints de l’associer à une demande de prime pour la réalisation d’un geste de chauffage éligible depuis le 1er janvier 2024. Ces mesures d’assouplissement ont eu un effet positif sur le nombre de dossiers déposés sur le parcours par geste. Afin de poursuivre cette dynamique, essentielle à la décarbonation du secteur du logement et à la maitrise des factures d’énergie des ménages, le Gouvernement a décidé de prolonger jusqu’au 1er janvier 2026 ces mesures d’assouplissement, grâce au décret n° 2024-1143 du 4 décembre 2024 et à l’arrêté du 4 décembre 2024 relatifs à la prime de transition énergétique. Ces mesures permettront d’assurer la stabilité du régime des aides MaPrimeRénov’ autour d’un parcours de rénovation par geste et d’un parcours accompagné pour les rénovations d’ampleur accessible à tous.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2269</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1022</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2269. — 26 novembre 2024. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30% des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50% pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1re janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de combustibles, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 kms de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh, 15 fois moins que le fioul) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90%). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85%). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE), qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ), sous certaines conditions. En conséquence, il lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRénov’concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, il l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1023</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2315</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1024</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Exigences illégales de certains propriétaires envers de potentiels locataires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2315. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les exigences disproportionnées et illégales de certains propriétaires envers de potentiels locataires. D’après les récentes informations parues dans la presse, nombreux sont les propriétaires, notamment en Île-de-France, qui vont bien au-delà de ce que la loi autorise. Ils cherchent à imposer des contraintes illégales à leurs locataires. Certains exigent par exemple que le garant figure sur le bail comme colocataire, afin de se prémunir d’un éventuel défaut de paiement du loyer. Ce procédé est illégal. Mais ce n’est pas la seule absurdité relevée. Ainsi, il peut arriver que les propriétaires cherchent à interdire à de potentiels locataires de fumer ou de vivre avec un animal de compagnie dans leur logement. Ces exigences sont parfaitement illégales et contraires au droit à la vie privée. Certains propriétaires possèdent un double des clés sans informer le locataire, ce qui est illégal, ou s’en servent pour menacer le locataire de vérifier ce qu’il fait dans son logement, ce qui est également interdit par la loi. D’autres encore fournissent délibérément un lit simple dans un logement, afin d’entraver la capacité de leur locataire à vivre en couple au sein du logement. La liste des exigences et mesquineries illégales serait longue. Elles visent toutes à imposer des contraintes aux locataires, qui ne sont pas en situation de refuser au vu de l’extrême tension du marché locatif et des grandes difficultés à trouver un autre logement. Les candidats à la location n’ont d’autre choix que se soumettre à ces demandes, sous peine de se voir refuser le bail. Plus encore, l’article fait état de nombreuses autres pratiques discriminatoires, où les dossiers seraient sélectionnés ou refusés selon la religion, le métier ou l’origine de la personne. Enfin, les dépôts de garantie demandés atteignent parfois des sommes astronomiques, jusqu’à 2 ans de loyer. Cela excède de très loin le montant prévu par la loi, qui est fixé à un mois de loyer hors charges maximum pour une location nue et deux mois pour une location meublée. Ces pratiques compromettent le droit au logement, dans un secteur privé où règne l’arbitraire. En 2019, près de la moitié des annonces de location dans une ville comme Paris ne respectaient pas l’encadrement théorique des loyers prévu par la loi. Ces abus portent gravement atteinte au droit au logement. Ainsi souhaite-t-il savoir ce qu’elle compte faire pour réguler le marché de la location privée et protéger les locataires des pratiques illégales et abusives de certains propriétaires. La question avait déjà été posée le 2 avril 2024 et n’avait pas eu de réponse à la date de la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin 2024.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1024</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans un objectif d’équilibre entre les droits et obligations de chacune des parties au contrat d’habitation, la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986 est l’un des principaux textes qui encadre les relations entre locataire et bailleur. Elle comporte des dispositions d’ordre public qui s’imposent au bailleur et au locataire. Son article 1er reconnaît le droit au logement comme un droit fondamental et prévoit qu’aucune personne ne peut se voir refuser la location d’un logement pour un motif discriminatoire défini à l’article 225-1 du code pénal. Son article 4 liste les clauses réputées non écrites, c’est-à-dire privées d’existence juridique, et permet au locataire d’ignorer ces clauses. Il en va ainsi de toute clause interdisant au locataire d’héberger des personnes ne vivant pas habituellement avec lui ou de toute clause imposant au locataire le versement, lors de l’entrée dans les lieux, de sommes d’argent en plus des honoraires de location et du montant du dépôt de garantie. La connaissance de leurs droits et obligations par le locataire et le bailleur est d’intérêt général. D’une part, l’Etat apporte un soutien financier au réseau des agences départementales d’information pour le logement (ADIL), qui participent à la diffusion de l’information et offrent des conseils juridiques gratuits. Les associations de défense des consommateurs spécialisées dans le droit au logement contribuent à cette mission d’intérêt général. Elles sont soutenues par l’État. D’autre part, les instances représentatives des bailleurs et des professionnels de l’immobilier contribuent à la diffusion de l’information et à la connaissance de la réglementation auprès de leurs adhérents. Les professionnels de l’immobilier doivent suivre une formation pour pouvoir exercer leur profession. Récemment, cette formation a été complétée par un module de sensibilisation aux risques de pratiques discriminatoires. Enfin, des instances de conciliations, telles que la commission départementale de conciliation et les conciliateurs de justice, peuvent aider à résoudre certains conflits locatifs, avant de porter, si nécessaire, le conflit devant le juge. Le recours à ces instances est gratuit. Le non-respect du cadre légal ci-avant est passible de sanctions. La loi n° 2024-322 du 9 avril 2024 visant à l’accélération et à la simplification de la rénovation de l’habitat dégradé et des grandes opérations d’aménagement a par exemple renforcé les outils de sanction en prévoyant une peine d’un an d’emprisonnement et 20 000 euros d’amende pour le fait, pour un bailleur ou un intermédiaire, de refuser l’établissement d’un contrat de bail conforme à la loi, la délivrance d’un reçu ou d’une quittance, ou de dissimuler ces obligations. Le législateur a par ailleurs prévu des mesures pour garantir l’effectivité de l’encadrement des loyers sur les territoires des collectivités engagées dans cette expérimentation. Sur ces territoires, les annonces immobilières doivent contenir des informations relatives à l’encadrement des loyers, notamment le loyer de référence à ne pas dépasser pour le logement mis en location. Le préfet du département peut initier une procédure de sanction administrative lorsqu’il constate qu’un contrat de bail ne respecte pas le loyer de référence majoré applicable au logement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2472</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1025</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Mette</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Aides au chauffage au bois domestique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2472. — 3 décembre 2024. — Mme Sophie Mette interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteurs de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 kilomètres de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ), sous certaines conditions. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, elle l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1025</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2473</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1026</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Baisse de l’aide au chauffage au bois  dans le barème de l’aide MaPrimeRenov</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2473. — 3 décembre 2024. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov qui prévoit une baisse de l’aide au chauffage au bois pour le 1er anvier 2025. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois serait applicable au 1er janvier 2025. En huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de C02 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 900/0). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui nous expose à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ), sous certaines conditions. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage au bois et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, elle l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1027</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2474</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1027</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Travert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Baisse des aides au chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2474. — 3 décembre 2024. — M. Stéphane Travert* interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteurs de gaz à effet de serre et de particules fines, ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ), sous certaines conditions. En conséquence, il lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, il l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2481</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1028</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Ma PrimeRénov’et baisse de l’aide au chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2481. — 3 décembre 2024. — Mme Christine Pirès Beaune* attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la baisse inacceptable de 50 % des aides MaPrimeRénov’pour l’installation de systèmes de chauffage au bois, prévue pour le 1er janvier 2025. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, une nouvelle baisse pourrait avoir des conséquences graves pour les ménages modestes, en particulier dans les zones rurales et périurbaines, où le chauffage au bois représente une alternative accessible et économique. Cette décision soulève également de grandes inquiétudes pour les entreprises de la filière. Cette baisse paraît difficilement justifiable lorsqu’on sait que le chauffage au bois, notamment les poêles et chaudières à granulés, constitue une solution efficace, peu coûteuse (moins de 350 euros la tonne) et parmi les moins émettrices de CO2. Ce type de chauffage soutient également l’économie locale, en créant de la valeur pour la filière bois et en contribuant à une économie circulaire. En outre, cette filière connaît déjà une baisse importante des ventes, avec une chute de 70 % pour les chaudières et de 60 % pour les poêles en 2023 par rapport à 2022. La réduction des aides semble être motivée par un arbitrage politique qui privilégie l’utilisation de la biomasse forestière pour la décarbonation de l’industrie, au détriment du chauffage domestique. Or il est crucial de ne pas opposer les différents usages de la biomasse forestière, d’autant plus lorsque le secrétariat général à la planification écologique recommande de soutenir le chauffage au bois domestique, à condition qu’il soit performant et remplace des systèmes de chauffage plus polluants. Dans ce contexte, elle lui demande d’indiquer si le Gouvernement va reconsidérer cette baisse des aides pour le chauffage au bois et de prendre en compte les impacts économiques et sociaux de cette décision, afin de soutenir les familles les plus modestes et les entreprises du secteur. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1028</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2477</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1029</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Émilie Bonnivard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Barème de l’aide MaPrimeRénov’concernant le chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2477. — 3 décembre 2024. — Mme Émilie Bonnivard interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteurs de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’ADEME. C’est une énergie économique (la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayons de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleur » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française. Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes, efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé, sous certaines conditions. C’et pourquoi elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème MaPrimeRenov concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, elle l’interroge sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1030</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2479</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1030</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Demande de révision barème de l’aide MaPrimeRénov’, chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2479. — 3 décembre 2024. — Mme Tiffany Joncour interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et, en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteurs de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleur » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE qui explique, dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024), que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé (merit order), sous certaines conditions. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, elle l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1031</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2484</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1032</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision de MaPrimeRénov’</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2484. — 3 décembre 2024. — Mme Corinne Vignon interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de combustibles, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernes. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh, 15 fois moins que le fioul) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose à des problèmes de pic de demande électrique. Le granule renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé sous certaines conditions. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, elle l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1032</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2486</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1033</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Barèges</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRenov’(chauffage au bois)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2486. — 3 décembre 2024. — Mme Brigitte Barèges interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de combustibles, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2, par kWh, 15 fois moins que le fioul) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE), qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ), sous certaines conditions. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov’concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, elle l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1033</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2487</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1034</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jonathan Gery</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRenov concernant le chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2487. — 3 décembre 2024. — M. Jonathan Gery interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteurs de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ), sous certaines conditions. En conséquence, M. le député demande à M. le ministre si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, il l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1035</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2488</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1035</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Benbrahim</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2488. — 3 décembre 2024. — M. Karim Benbrahim interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la révision annoncée du barème de MaPrimeRénov’, qui prévoit une baisse de 50 % des aides au chauffage domestique au bois à compter du 1er janvier 2025, après une première réduction de 30 % en avril 2024. En moins d’un an, cette décision reviendrait à diviser par trois le soutien à l’installation d’appareils de chauffage au bois. Le chauffage au bois et en particulier le chauffage au granulé, est reconnu comme une solution économique, locale et vertueuse pour l’environnement. Il s’inscrit dans une logique d’économie circulaire et contribue à la diversification du mix énergétique. Par ailleurs, cette énergie renforce la souveraineté énergétique de la France avec une autonomie nationale de production de 85 %. La révision du barème apparaît donc en contradiction avec les objectifs de transition écologique et les recommandations du secrétariat général à la planification écologique (SGPE), qui encourage sous conditions le maintien d’un soutien au chauffage au bois domestique. Cette mesure semble fondée sur des hypothèses de concurrence entre les usages industriels et résidentiels de la biomasse, alors même que des processus de réduction progressive de la consommation de bois à travers des équipements modernes et des combustibles de meilleure qualité sont déjà en cours. En conséquence, M. le député demande à M. le ministre si le Gouvernement envisage de revoir ce projet, d’évaluer plus finement son impact sur les filières concernées et d’engager un dialogue avec les acteurs du secteur. Enfin, il l’interroge sur la compatibilité entre la nécessaire décarbonation des grands sites industriels et la poursuite d’une politique ambitieuse de soutien au chauffage décarboné dans le secteur résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1036</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2489</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1037</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’concernant le chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2489. — 3 décembre 2024. — Mme Virginie Duby-Muller interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de combustibles, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh, 15 fois moins que le fioul) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleur » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé, sous certaines conditions. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRénov’concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, elle l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1037</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2492</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1038</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laetitia Saint-Paul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aideMaPrimeRénov’concernant le chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2492. — 3 décembre 2024. — Mme Laetitia Saint-Paul interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement préparerait une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et, en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteurs de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %) en ce qui concerne les granulés. Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le barème de MaPrimeRénov’concernant le chauffage bois. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1038</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2493</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1039</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision du barème MaPrimeRénov’concernant le chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2493. — 3 décembre 2024. — M. Christophe Marion interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ), sous certaines conditions. En conséquence, il lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRénov’concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, il l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1039</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2494</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1040</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Galzy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision du barème MaPrimRénov’</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2494. — 3 décembre 2024. — Mme Stéphanie Galzy attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’inquiétude de la filière bois au sujet des baisses prévues en faveur des aides à la rénovation concernant les appareils de chauffage domestique au bois. Ce type d’énergie est reconnu comme vertueux par des organismes publics tels l’ADEME ou le SGPE. Cette énergie est non seulement vertueuse pour l’environnement mais aussi très économique pour les citoyens et issue de productions locales. La diminution de ces aides aurait des conséquences sur le pouvoir d’achat des citoyens. Elle lui demande s’il compte revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRénov’concernant le chauffage en privilégiant cette filière vertueuse. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1040</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2570</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1041</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Grégoire</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Travaux de rénovation énergétique et MaPrimeRénov’</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2570. — 3 décembre 2024. — M. Emmanuel Grégoire appelle l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les difficultés rencontrées par les propriétaires dans la réalisation de travaux de rénovation énergétique dans leurs logements. Ces travaux, essentiels pour améliorer la performance énergétique des logements et atteindre les objectifs nationaux de transition écologique, se heurtent à plusieurs obstacles liés aux dispositifs d’aide existants. Parmi ces dispositifs, MaPrimeRénov’doit accompagner les ménages dans leurs démarches, mais son fonctionnement révèle des contraintes parfois inadaptées. Par exemple, l’obligation de réaliser deux gestes d’isolation peut s’avérer irréaliste pour certains logements, notamment en copropriété dense. De plus, le manque de coordination entre les opérateurs de MaPrimeRénov’(Agence nationale de l’habitat (Anah) et France Rénov’) laisse souvent les usagers sans réponses claires à leurs interrogations. Enfin, le coût élevé des diagnostics préalables (de plusieurs milliers d’euros), combiné à l’absence de garantie d’éligibilité aux aides, décourage de nombreux propriétaires. Si le diagnostic révèle que les travaux nécessaires dépassent leurs capacités financières, les propriétaires se retrouvent dans une impasse économique. En conséquence, il souhaite savoir si elle envisage des ajustements pour renforcer l’efficacité et l’accessibilité des dispositifs d’aide à la rénovation énergétique, notamment pour mieux répondre aux contraintes spécifiques de certains types de logements et aux besoins des propriétaires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1041</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pour répondre aux contraintes propres aux immeubles d’habitat collectif rencontrés dans des contextes urbains, patrimoniaux ou autres, des dispositifs ad hoc ont été élaborés pour faciliter la rénovation énergétique en copropriété. D’une part, l’aide MaPrimeRénov’ Copropriétés, ouverte depuis janvier 2021, est réservée aux travaux sur les parties communes de copropriétés et aux travaux sur parties privatives déclarés d’intérêt collectif. Elle concerne les copropriétés de plus de 15 ans avec au moins 75 % de résidences principales (65 % depuis le 1er janvier 2024 pour celles de moins de 20 lots d’habitation). Cette aide finance les travaux de rénovation globale permettant un gain énergétique d’au moins 35 %, à hauteur de 30 % du montant des travaux, voire 45 % pour un gain supérieur à 50 %, plafonné à 25 000 € par logement. Des primes supplémentaires s’appliquent pour les copropriétés fragiles, en difficulté ou sortant du statut de passoire énergétique, ainsi que des aides individuelles pour les propriétaires occupants modestes et très modestes. Depuis le 1er janvier 2024 et pour une durée de 3 ans, une expérimentation a été mise en place pour permettre aux petites copropriétés situées en centre ancien (comprenant au maximum 20 lots et dont 65 % sont des résidences principales), d’accéder au financement MaPrimeRénov’ Copropriétés même si elles ne parviennent pas à atteindre le gain énergétique de 35 % exigé. Les enseignements de cette expérimentation permettront de mieux adapter le dispositif aux contraintes des copropriétés en centre dense. D’autre part, sur les parties privatives des copropriétés, les ménages peuvent solliciter l’aide MaPrimeRénov’, tant par le « parcours accompagné » (pour les rénovations d’ampleur), que par le parcours « par gestes ». Pour bénéficier de ce dernier, il n’est pas obligatoire de réaliser deux gestes d’isolation. Par ailleurs, depuis le 15 mai 2024, des mesures d’assouplissement ont permis de faciliter l’accès à ce parcours : les ménages peuvent y accéder quelle que soit l’étiquette de leur logement, ils ne sont plus obligés de fournir un DPE ou un audit pour déposer leur dossier et ils peuvent solliciter la prime pour la réalisation d’un geste d’isolation alors qu’ils étaient contraints de l’associer à un geste de chauffage préalablement. Suite à l’adoption des lois de finances pour 2022 et 2024, un couplage a également été rendu possible entre l’éco-PTZ et les aides MaPrimeRénov’, simplifiant le parcours des emprunteurs pour le financement de leur reste à charge après subvention. Par ailleurs, loi du 9 avril 2024 visant à l’accélération et à la simplification de la rénovation de l’habitat dégradé et des grandes opérations d’aménagement à créer un nouvel emprunt collectif : une copropriété peut souscrire ce type de prêt, au nom du syndicat des copropriétaires, pour financer la réalisation de travaux de réparation, d’amélioration ou d’entretien d’un immeuble. Un tel emprunt ne devra plus forcément être adopté à l’unanimité en assemblée générale. Il pourra être adopté à la majorité (selon les mêmes règles déjà applicables pour le vote des travaux que l’emprunt permet de financer). Et les copropriétaires qui ne souhaitent pas émarger à ce prêt collectif doivent s’en libérer en versant leur quote-part des travaux. Pour l’année 2025, le décret et l’arrêté parus le 4 décembre 2024 confirment la stabilité des différents régimes d’aides à la rénovation énergétique de l’Anah, notamment les mesures de simplification mises en œuvre en mai 2024 sont prolongées. Cette stabilité est une garantie de lisibilité et de maitrise par les usagers et, surtout, les acteurs de la filière au bénéfice d’un prolongement en 2025 de la bonne dynamique des demandes d’aides de l’Anah observée durant le deuxième semestre 2024. La diversité des dispositifs de financement existants permet de répondre au caractère spécifique voire unique de chaque logement et chaque ménage. Ces dispositifs offrent des leviers de financement parfois très généreux pour les projets des ménages et sont donc associés à des parcours accompagnés – comprenant notamment un audit énergétique – dont le coût reste en règle général faible au regard de l’investissement à consentir et qui est par ailleurs éligible aux aides. L’orientation amont des ménages ou des syndicats de copropriétaires vers les dispositifs les plus adaptés à leur situation est donc une étape essentielle pour limiter le risque d’impasse et maximiser à la fois la satisfaction des ménages et l’efficacité de la politique publique. Ainsi, outre les outils d’aide au financement des travaux de rénovations énergétiques, l’Etat et l’Agence nationale de l’habitat (Anah) portent avec les collectivités territoriales le service public de la rénovation de l’habitat (SPRH), France Rénov’. Incarné par une plateforme d’information en ligne, un numéro de téléphone national et, surtout, près de 600 Espaces Conseil France Rénov’ répartis sur l’ensemble du territoire et dont la mission est de pouvoir informer, conseiller et accompagner l’ensemble des publics, dont les copropriétés, dans leurs projets de rénovation. Depuis le 1er janvier 2025, une contractualisation renouvelée entre l’Etat, l’Anah et les collectivités territoriales se met en place afin d’améliorer davantage le parcours et l’information des usagers grâce à une exigence d’animation par les collectivités des différents opérateurs intervenant auprès des usagers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2722</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1042</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Avenir des aides au bois de chauffage domestique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2722. — 10 décembre 2024. — M. Dominique Potier interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les conséquences d’une révision du barème du dispositif MaPrimeRénov’concernant les aides au bois de chauffage domestique à partir du 1er janvier 2025. Ce projet de révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique conduirait à une baisse de 50 % des montants pour le chauffage domestique au bois. Cela reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation de chauffage au bois en 8 mois. Entre 2020 et 2022, l’installation de poêles à bois en remplacement de chauffage à énergies fossiles a représenté près de 30 % des gestes de rénovation thermique. Le chauffage au bois constitue l’une des énergies renouvelables les plus utilisées par les particuliers avec près de 7,2 millions de ménages équipés, représentant 25 % de la chaleur consommée pour le secteur résidentiel en France. C’est aussi l’une des sources d’énergie la plus financièrement accessible, loin devant le chauffage électrique. Par ailleurs, la filière bois représente aujourd’hui 40 000 emplois, majoritairement issus de petites et moyennes entreprises (PME) et d’entreprises de taille intermédiaire (ETI). La fragilisation de ce dispositif pourrait venir contraindre durablement le tissu économique de cette filière. Le chauffage au bois participe à décarboner le secteur du chauffage, dépendant des énergies fossiles, et donc à l’atteinte des objectifs de réduction d’émissions de gaz effet de serre. Le dispositif MaPrimeRénov’joue un rôle central, dans un esprit de justice sociale. Il participe à la nécessaire accélération de la rénovation thermique tout en accompagnant les foyers précaires dans cette transition. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement entend revenir sur la refonte du dispositif MaPrimeRénov’et dans quelle mesure les potentiels impacts de ce choix ont été évalués et pris en compte, à la fois pour les ménages mais aussi pour la filière bois. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1043</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2727</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1043</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision des barèmes d’aides pour le chauffage au bois domestique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2727. — 10 décembre 2024. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les conséquences préoccupantes de la révision annoncée des barèmes d’aides pour le chauffage au bois domestique, notamment dans le cadre du dispositif MaPrimeRénov’. Depuis le 1er avril 2024, le montant des aides allouées à l’installation d’appareils de chauffage au bois a été réduit de 30 %. Une nouvelle diminution, cette fois-ci de 20 %, est envisagée à partir du 1er janvier 2025. En moins d’un an, cette décision entraînerait une réduction cumulée de 50 % des subventions accordées pour l’installation d’équipements performants tels que les poêles et chaudières à granulés de bois. Or le bois est une énergie locale, durable et compétitive. Le bois énergie est depuis longtemps reconnu comme une source de chauffage durable, économique et résiliente. Plusieurs arguments plaident en faveur de son maintien comme solution prioritaire. Premièrement, l’économie et le pouvoir d’achat des ménages : malgré la volatilité des prix de l’énergie, les granulés de bois se sont stabilisés autour de 350 euros la tonne. Cette énergie reste ainsi deux à trois fois moins coûteuse que le gaz, le fioul ou l’électricité. Pour les foyers les plus modestes, elle représente une solution viable et accessible pour chauffer leur logement. Deuxièmement, l’impact environnemental : avec des émissions moyennes de 26 g de CO2 par kWh, les granulés de bois s’imposent comme une des solutions les moins carbonées. À titre de comparaison, l’électricité produite par des centrales fossiles, ainsi que les combustibles comme le gaz ou le fioul, génèrent des émissions nettement supérieures. Troisièmement, la souveraineté énergétique : 85 % des granulés consommés en France sont produits sur le territoire national, souvent dans un rayon de moins de 200 km entre le site de production et les lieux de consommation. Ce bilan logistique renforce notre autonomie énergétique et réduit notre dépendance aux importations de combustibles fossiles. Quatrièmement, l’économie circulaire et la valorisation des déchets : la production de granulés repose sur l’utilisation de coproduits issus de l’industrie forestière (sciures, chutes de bois), ce qui évite leur mise en décharge et optimise l’utilisation des ressources naturelles. Il s’agit en outre d’une décision contradictoire avec les objectifs de transition énergétique. La réduction drastique des aides au chauffage au bois, sans distinction de performance ni de type d’usage, envoie un signal contradictoire. Elle semble ignorer les recommandations du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE), qui préconise de maintenir le soutien au chauffage au bois domestique moderne, à condition qu’il remplace des systèmes plus émetteurs de CO2. Le chauffage au bois contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre (les équipements modernes, couplés à des combustibles de qualité, permettent de diviser par trois ou quatre les émissions de particules fines par rapport aux appareils obsolètes), limiter la pression sur le réseau électrique (face à la montée en puissance des pompes à chaleur, le chauffage au bois joue un rôle clé en diversifiant les solutions de chauffage et en réduisant les risques de pics de demande électrique). En décidant de réorienter la biomasse forestière vers des usages industriels, notamment pour la décarbonation des grands sites industriels, le Gouvernement prend le risque d’opposer deux objectifs pourtant complémentaires : celui de réduire les émissions industrielles et celui de décarboner le chauffage résidentiel. Cette décision aurait par ailleurs un impact économique et social désastreux pour la filière bois et les territoires ruraux. Le Doubs, comme d’autres départements ruraux, est directement concerné par cette révision. La filière bois, qui repose sur une économie locale et circulaire, risque de subir des pertes significatives. Selon les données du secteur, en 2023, les ventes de poêles ont chuté de 60 % et celles de chaudières de 70 % par rapport à 2022. Une telle contraction du marché pourrait entraîner des fermetures d’entreprises, mettant en péril des centaines d’emplois dans les zones rurales. Cette révision du barème générerait une économie budgétaire limitée face aux pertes induites. La justification avancée par le Gouvernement, selon laquelle cette révision permettrait d’économiser 40 à 50 millions d’euros annuels, est contestable. À long terme, les pertes en recettes de TVA liées à la diminution des ventes d’appareils de chauffage, couplées aux coûts sociaux des fermetures d’entreprises, risquent de surpasser les économies espérées. Cette mesure irait à l’encontre des attentes des acteurs de la filière. Plusieurs associations professionnelles ont exprimé leur désarroi face à cette décision. Elles réclament une concertation avec les parties prenantes avant toute modification des barèmes, une approche différenciée, qui maintienne le soutien aux équipements modernes et performants et un plan de transition clair, intégrant le chauffage au bois comme une solution d’avenir et non comme un concurrent des usages industriels. Il faut assurer une cohérence nécessaire dans la politique énergétique. La politique énergétique nationale gagnerait à clarifier ses priorités, en adoptant une vision équilibrée et pragmatique. Une opposition stérile entre les usages industriels et résidentiels de la biomasse risquerait de compromettre les deux objectifs. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage de reconsidérer cette révision du barème MaPrimeRénov’, notamment pour les équipements modernes et performants, quelles mesures d’accompagnement seront mises en œuvre pour éviter les répercussions sociales et économiques sur la filière bois et comment le Gouvernement compte articuler les objectifs de décarbonation industrielle et résidentielle, sans sacrifier l’un au profit de l’autre. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1044</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2728</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1045</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRenov’, concernant le chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2728. — 10 décembre 2024. — Mme Josiane Corneloup appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision ne répond pas aux objectifs de transition énergétique de la France et aux recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ), sous certaines conditions. Il ne prend pas en considération la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov’concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, elle l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1046</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2731</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1046</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision du barème MaPrimeRenov’</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2731. — 10 décembre 2024. — M. Roger Chudeau interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov’concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale, vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois. Le bois énergie permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique et renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ), sous certaines conditions. En conséquence, il lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, il l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1047</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2769</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1048</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>DPE et transition énergétique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2769. — 10 décembre 2024. — Mme Colette Capdevielle attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur les défis et opportunités liés à l’application et à l’évolution du diagnostic de performance énergétique (DPE), devenu opposable depuis le 1er juillet 2021. Le DPE, outil central de la transition énergétique, joue un rôle décisif dans la régulation du marché immobilier, influençant la valeur des biens et l’accès au logement. Toutefois, sa mise en œuvre a révélé des limites techniques et méthodologiques, notamment des erreurs fréquentes de classification énergétique. Des études récentes, menées par UFC-Que Choisir et 60 Millions de consommateurs, ont mis en lumière des divergences importantes dans les diagnostics réalisés pour un même bien. Ces incohérences, souvent dues à des défauts de saisie ou à un manque de rigueur, fragilisent la confiance des professionnels et des particuliers. En parallèle, l’interdiction progressive de location des passoires thermiques (logements classés G dès 2025, F en 2028 et E en 2034) pose des défis spécifiques dans les zones tendues, où l’offre locative est déjà sous pression. Les locataires, premières victimes des logements énergivores, supportent des factures élevées et des conditions de vie précaires, tandis que certains bailleurs se retrouvent confrontés à des coûts de rénovation difficiles à assumer. De plus, les méthodologies actuelles, fondées sur un logiciel uniformisé, semblent parfois inadaptées à des situations spécifiques. La Chambre des diagnostiqueurs immobiliers a évoqué plusieurs pistes de réflexion pour améliorer la fiabilité des diagnostics, telles que l’encadrement des prestations et la création d’une branche professionnelle. Dans ce contexte, Mme la députée souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage des ajustements pour optimiser la méthodologie et la fiabilité du DPE afin de mieux refléter la réalité des logements et proposer un accompagnement renforcé pour les ménages situés en zones tendues dans le but de garantir un équilibre entre la transition énergétique et le maintien de l’accès au logement. Elle souligne l’importance de faire du DPE un levier véritablement efficace pour la rénovation énergétique en prenant en compte les contraintes locales et en préservant les objectifs de neutralité carbone à l’horizon 2050. Elle souhaite connaître son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1048</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le diagnostic de performance énergétique (DPE) est un outil majeur de la politique de rénovation énergétique des bâtiments et plusieurs mesures marquantes lui sont adossées : - depuis le 22 août 2022, le loyer des passoires énergétiques (logements dont le DPE est classé F ou G) est gelé ; - depuis le 1er avril 2023, la vente de maisons individuelles qui sont des passoires énergétiques (F ou G sur le DPE) doit être accompagnée d’un audit énergétique ; - depuis le 1er janvier 2023, le respect d’un niveau de performance énergétique minimal (450 kWh/m2/an en énergie finale) est devenu un critère de décence et, à ce titre, les logements ne respectant pas ce critère ne peuvent plus faire l’objet d’une nouvelle location, d’un renouvellement ou de la reconduction tacite du contrat. Ce niveau de performance au titre de la décence sera progressivement rehaussé. Au regard des enjeux juridiques et économiques - sur la vente et la location de logements - qui reposent sur le DPE, l’administration a fortement renforcé ce dispositif sur le plan réglementaire. La réforme entrée en vigueur le 1er juillet 2021 a permis de fiabiliser le DPE : sa méthode de calcul a été revue et consolidée. Désormais, le DPE ne s’appuie que sur les caractéristiques physiques du logement, notamment le bâti, la qualité de l’isolation, le type de fenêtres ou le système de chauffage. De plus, le DPE utilise des données d’entrée plus fiables. En effet, toutes les données renseignées par le diagnostiqueur pour réaliser le DPE doivent désormais être justifiées : données mesurées ou observées sur place, issues d’un document justificatif (une facture de travaux d’isolation par exemple), issues d’internet lorsqu’une notice a été publiée (une notice de chaudière permettant de connaitre ses caractéristiques par exemple) ou bien prises par défaut lorsqu’aucune des justifications précédemment évoquées n’est possible. Les justificatifs oraux des propriétaires ne sont donc plus acceptés. Dans le cas de logements dotés d’un dispositif collectif (chauffage, eau chaude sanitaire, etc.), il est prévu par l’article R. 126-17 du code de la construction et de l’habitation que le propriétaire de ce dispositif collectif, son mandataire ou, le cas échéant, le syndic de copropriété fournit à la personne qui demande un diagnostic de performance énergétique et aux frais de cette dernière des informations nécessaires pour établir le diagnostic. La refonte a donc apporté plus de fiabilité méthodologique, mais également plus de fiabilité dans la réalisation (justification des données saisies), nécessaires pour rendre le DPE opposable juridiquement, à l’instar des autres diagnostics du bâtiment. Néanmoins, face au constat que la qualité de réalisation des DPE continue d’être hétérogène, une feuille de route a été mise en place par le ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires en concertation avec les professionnels de la filière. Elle vise à améliorer la qualité de réalisation des DPE, et notamment l’homogénéisation des pratiques des diagnostiqueurs par le biais de différents chantiers : - La mobilisation des acteurs, du client, au notaire ou l’agent immobilier, en passant par le diagnostiqueur, via notamment la réalisation d’une fiche de préparation du DPE, d’une notice support et de communication auprès des acteurs ; - Le renforcement des compétences des diagnostiqueurs via notamment l’organisation d’une journée de sensibilisation, et la révision de l’arrêté encadrant leurs compétences (formations, examens…) publié le 20 juillet 2023 ; - L’outillage des organismes de certification via notamment la facilitation de l’analyse des données bibliographiques, l’homogénéisation et la surveillance de leur pratique et la densification des contrôles terrain. - Enfin, depuis le mois de février 2024, le Gouvernement a décidé de corriger un biais statistique du calcul du DPE jusqu’alors préjudiciable aux logements d’une surface inférieure à 40m2 . Cette évolution permettra à 140 000 logements de sortir de la catégorie des passoires énergétiques et de rester sur le marché.  Ce bouquet d’actions, initié en septembre 2022, se poursuit afin de continuer à accompagner la filière vers un dispositif toujours plus robuste, qualitatif et fiable.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2852</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1049</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Saint-Pasteur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision du barème MaPrimeRénov concernant le chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2852. — 17 décembre 2024. — M. Sébastien Saint-Pasteur attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov’concernant le chauffage au bois. En avril 2024, les aides à l’installation d’appareils de chauffage ont diminué de 30 %. Une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique est actuellement envisagée, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cela reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics tels que l’Agence de transition écologique. C’est en effet une énergie à la fois économique car le prix est compétitif malgré la volatilité récente, locale car les granulés sont souvent distribués dans un rayon de 200 kilomètres autour du point de prélèvement en forêt et qui s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des co-produits de l’industrie forêt-bois. Ce système fait enfin l’objet d’une large adhésion de la part des Français. Cette énergie est donc bénéfique à plusieurs titres et pour différents usages qu’il ne faut pas opposer. Comme le souhaite le Gouvernement, la biomasse forestière doit pouvoir être dirigée vers la décarbonation des grands sites industriels, mais elle doit aussi être utilisée pour le chauffage domestique, à condition qu’il soit performant et qu’il remplace un chauffage carboné. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement envisage une révision du barème de MaPrimeRenov’concernant le chauffage et l’interroge sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1049</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2924</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1050</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Mette</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Baisse des aides au chauffage au bois domestique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2924. — 24 décembre 2024. — Mme Sophie Mette interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov’, concernant le chauffage au bois. Mme la députée a été interpellée par Comptoir Energies et se fait le relai de son message. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le gouvernement de M. Michel Barnier préparaît une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ), sous certaines conditions. En conséquence, Mme la députée demande à M. le ministre si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov’concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, elle l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1050</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3.  Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3001</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1051</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Lutte contre la fraude aux aides à la rénovation énergétique des logements</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3001. — 31 décembre 2024. — M. Aurélien Dutremble interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la proposition de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB) concernant le renforcement de la lutte contre la fraude aux aides à la rénovation énergétique des logements. En 2023, Tracfin évaluait les fraudes liées à la rénovation énergétique à 400 millions d’euros. Le 6 décembre 2024, une escroquerie à MaPrimeRénov, dispositif d’aide publique à la rénovation énergétique, a encore été démantelée comme l’indique le parquet de Nanterre pour un préjudice estimé à 27 millions d’euros. Ces fraudes, souvent dues à des sociétés organisées et mafieuses, ternissent évidemment l’image des entreprises du bâtiment et atteignent la confiance des particuliers dans les dispositifs d’aides. Face à la montée en puissance de la fraude à la rénovation énergétique des logements, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et l’Agence nationale de l’habitat (Anah) renforcent leurs contrôles qui demeurent malheureusement insuffisants pour venir à bout du problème. Limiter la sous-traitance pour les travaux organisés pourrait comme le propose la CAPEB, avec d’autres fédérations de professionnels de bâtiment, lutter contre la fraude organisée, permettre ainsi une économie massive pour les finances publiques et enfin valoriser les entreprises honnêtes. Dans l’attente qu’une initiative législative puisse être votée par la représentation nationale, il souhaite connaître les mesures concrètes qu’elle entend mettre en œuvre dans le domaine. La rénovation énergétique des logements cache aujourd’hui une véritable industrialisation de la fraude aux aides publiques à laquelle il faut mettre un terme de façon urgente. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1051</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pour permettre aux ménages d’améliorer le confort de leur logement, réduire leur consommation d’énergie et lutter contre le changement climatique, le Gouvernement fait de la rénovation énergétique une priorité. Au total, les aides financières aux rénovations énergétiques ont représenté en 2024, pour le parc résidentiel, un montant prévisionnel d’aides CEE engagées d’environ 4 Md€ et, pour le parc résidentiel privé, un montant d’aides MaPrimeRénov’ engagées de 3,3 Md€. Le secteur de la rénovation est, du fait de ces montants, exposé à des pratiques commerciales trompeuses, fraudes et escroqueries dont les victimes sont à la fois les ménages abusés, les dispositifs d’aides publiques et les entreprises. Sur ce dernier point, il convient de ne pas confondre le montant réel du préjudice subi par l’État avec la somme de 398 M€ des déclarations de soupçon reçues par Tracfin de la part des banques. Après investigation, il est fréquent que soit ces signalements ne correspondent pas à des fraudes réelles, soit qu’ils les surestiment largement. Plus significatifs pour juger de la fraude détectée par Tracfin sont les montants en jeu dans ses transmissions à la justice, après investigations du service, dénonçant des escroqueries. Depuis 2022, 15 notes ont été transmises pour un montant total de préjudice s’élevant à 14,2 M€. Le Gouvernement lutte toutefois avec la plus grande détermination contre les diverses pratiques frauduleuses observées, notamment pour protéger les particuliers et les professionnels du secteur. Une cellule de veille interministérielle anti-fraude aux aides publiques rattachée à la mission interministérielle de lutte anti-fraude (MICAF) a été mise en place le 5 décembre 2023. Elle réunit, en vue d’une meilleure détection et sanction, les services de gendarmerie, de police, la DGCCRF, la DGFIP, Tracfin, la DG Travail, le parquet de la JUNALCO, le parquet européen et les services en charge de la conception et du déploiement de la politique de rénovation énergétique des logements (DGALN, DGEC, ANAH). Elle définit des stratégies d’action et d’enquête concertées. Un plan interministériel cohérent associant l’ensemble des acteurs concernés a également été présenté par le Gouvernement en novembre 2023. Le premier axe de ces mesures est d’améliorer la prévention et de limiter les risques d’escroquerie. Une communication adaptée a été mise en place par la DGCCRF et l’Anah (campagnes de communication, sites internet du service public de l’habitat France Rénov, espaces conseils France Rénov’, Maisons France Service) pour rendre plus accessible l’information sur les bons réflexes que doit avoir un ménage pour se protéger des fraudeurs. Le ménage est également informé qu’il peut faire un signalement et doit, s’il est victime d’une escroquerie, porter plainte pour faire valoir ses droits. Le second axe de ce plan est de renforcer les contrôles pour détecter et réprimer la fraude. Les contrôles des aides versées aux ménages par l’Anah sont aussi renforcés et diversifiés. Le système d’instruction des demandes de prime MaPrimeRénov’ repose sur une instruction en deux étapes, avant et après les travaux, et 100% des dossiers sont contrôlés à chaque étape. Ce système est complété d’un contrôle de second niveau – soit de manière aléatoire, soit selon des critères de risques de fraude –qui a été renforcé. Il est parachevé par des contrôles sur place, avant paiement, ciblés sur les dossiers les plus à risque, pour environ 10% des dossiers, contre 7% en 2023. En outre, les données des usagers sont davantage protégées grâce à la sécurisation des comptes mise en place sur les plateformes d’aide avec France Connect +, déployée courant 2024, ainsi qu’à un meilleur contrôle des données fiscales et bancaires. Dans le cas des rénovations d’ampleur, vient s’ajouter l’obligation depuis le 1er janvier 2024 de recourir à un assistant à maitrise d’ouvrage agréé par l’Etat (« Mon Accompagnateur Rénov’ ») qui permet de sécuriser l’usager, l’entreprise, et l’Etat tout au long du parcours de travaux aidés ; dispositif qui fait l’objet lui-même d’un contrôle tant des structures agréées que des prestations. En cas de suspicion de fraude sur un dossier, sa mise en paiement est suspendue systématiquement par l’ANAH et des vérifications approfondies sont menées. Ces vérifications sont essentielles car une suspicion, ou même une non-conformité à la suite d’un contrôle de l’Anah, ne signifie pas nécessairement une tentative de fraude à l’aide publique. Le Gouvernement est également conscient des tentatives de fraude qui existent sur le dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE). Le taux de contrôle imposé aux producteurs d’énergie avant dépôt de leur dossier augmente progressivement (10% en 2023, 15% en 2025). Pour les dispositifs les plus à risque, le taux de contrôle demandé est de 100%. Ainsi, chaque année, les entreprises demandeuses de CEE réalisent environ 125 000 contrôles sur site par un organisme d’inspection accrédité. En complément, le nombre de contrôles mandatés par la direction générale de l’énergie et du climat est également en augmentation : de l’ordre de 8 000 contrôles sur site ont été réalisés en 2024 et 380 000 vérifications par courrier afin de lutter spécifiquement contre les risques d’usurpation d’identité. Les exigences d’indépendance des organismes d’inspection du dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE) ont également été renforcées et les pouvoirs de supervision du comité français d’accréditation (Cofrac) et des services de l’État ont été étendus. De surcroît, le financement des rénovations globales de maisons individuelles par le dispositif CEE a été réformé au 1er janvier 2024 et celui des copropriétés depuis septembre 2024, pour mieux maîtriser les conséquences de fausses déclarations. Les textes CEE évoluent pour s’adapter en quasi temps réel aux fraudes détectées (renforcement des contrôles avant dépôt sur certains travaux, demande des pièces justificatives supplémentaires en réaction à des schémas de fraude…). Depuis janvier 2023, 25 décisions de sanction ont été prises à l’encontre de 22 entreprises différentes, sous forme de sanctions financières, d’un montant total de 5,8 M€ et d’annulations de CEE, représentant de l’ordre de 20,1 M€. Enfin, pour renforcer encore les leviers d’action des services de l’Etat, depuis la prévention jusqu’aux sanctions, le Gouvernement a pris connaissance avec intérêt de la proposition de loi contre toutes les fraudes aux aides publiques, n° 447, déposée le mardi 15 octobre 2024 par M. le député Thomas Cazenave. Il s’attachera à soutenir les mesures qui y sont proposées et/ou à proposer de les amender dans l’objectif d’aller plus loin en matière de lutte contre la fraude à la rénovation énergétique. Toutefois, une régulation éventuelle de la sous-traitance dans le secteur de la rénovation pourrait avoir des conséquences importantes sur l’organisation entre acteurs du secteur, la partage de la valeur et l’accès des petites entreprises aux programmes de rénovations globales. Elle doit donc être étudiée avec attention et les bénéfices espérés en matière de lutte contre la fraude pourraient être limités.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3146</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1053</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>MaprimeRénov</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3146. — 14 janvier 2025. — M. Ian Boucard* appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov, concernant le chauffage au bois. En effet, une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois est appliquée depuis le 1er avril 2024. L’arrêté interministériel du 5 décembre 2024 acte une nouvelle baisse concernant le barème de l’aide à l’installation d’appareils de chauffage au bois, depuis le 1er janvier 2025. Cette nouvelle baisse revient ainsi à diviser par trois le soutien de l’état à l’installation d’appareils de chauffage au bois. Ce type de chauffage est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’agence de transition écologique. Cette énergie est l’une des moins couteuses, elle est également produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois. Aussi, cette décision, qui est prise au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et de la concurrence entre les usages industriels, apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique du pays. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement envisage de reconsidérer la révision du barème de MaPrimeRénov afin que les Français se chauffant au bois ne soient pas pénalisés. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3265</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1053</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRenov, concernant le chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3265. — 21 janvier 2025. — Mme Géraldine Bannier* attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels I’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose les Français à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du secrétariat général à la planification écologique (SGPE), qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé sous certaines conditions. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage ; plus généralement, elle souhaite l’interroger sur la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1053</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3262</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1054</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Got</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>MaPrimeRénov’- Aide au chauffage au bois domestique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3262. — 21 janvier 2025. — Mme Pascale Got alerte M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la baisse envisagée de l’aide MaPrimeRénov’pour le chauffage au bois. Après une diminution de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage en avril 2024, une nouvelle baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois est prévue. En quelques mois, cela reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État alors que le bois est un combustible au prix compétitif, créateur d’emplois locaux et bénéfique pour l’environnement puisque parmi les énergies les mois émettrices de CO2. Ce type de chauffage est reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, dont l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). Une telle refonte du barème aurait des conséquences non négligeables, à la fois pour les ménages et particulièrement ceux aux revenus modestes, mais aussi pour la filière bois qui fait part de sa vive inquiétude. Elle semble contradictoire avec les objectifs de la France en matière de transition écologique. Cette énergie est bénéfique à plusieurs titres et pour différents usages qu’il ne faut pas opposer et doit continuer à être encouragée, à condition qu’elle soit performante et remplace un chauffage carboné. Aussi, elle lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement en la matière et s’il envisage de revenir sur cette baisse envisagée des aides pour le chauffage au bois et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur afin de concilier l’objectif de décarbonation des grandes sites industriels et le soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1054</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3263</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1055</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Pouvoir d’achat - chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3263. — 21 janvier 2025. — M. Matthieu Marchio attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie sur la révision envisagée du barème de l’aide MaPrimeRénov’concernant le chauffage au bois. Depuis avril 2024, les aides à l’installation d’appareils de chauffage ont déjà été réduites de 30 % et une nouvelle baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois est actuellement envisagée. Cela équivaut à diviser par trois le soutien de l’État à ces installations, sans distinction entre les performances des appareils, les matières utilisées, ou les territoires concernés. Pourtant, le chauffage au bois, en particulier le chauffage aux granulés, est reconnu comme une solution vertueuse par de nombreux organismes publics. C’est une énergie à la fois économique et locale, grâce à des prix compétitifs et une distribution souvent située dans un rayon de 200 kilomètres autour des points de prélèvement forestier. En outre, il s’agit d’une filière inscrite dans une logique d’économie circulaire, puisque les granulés sont produits à partir des co-produits de l’industrie bois-forêt. Cette énergie bénéfique à la transition écologique pourrait être pénalisée par cette révision des aides, malgré son rôle crucial dans la décarbonation des usages résidentiels. Le chauffage performant au bois, lorsqu’il remplace des systèmes plus émetteurs de gaz à effet de serre, constitue une solution concrète et largement plébiscitée par les Français. Il s’interroge sur la compatibilité entre cette baisse de soutien et les ambitions affichées de décarbonation des grands sites industriels tout en préservant le chauffage domestique décarboné. Il demande donc si le Gouvernement envisage de réviser son barème pour maintenir un appui équilibré entre ces deux priorités environnementales et de quelle manière il compte encourager l’utilisation du bois comme source d’énergie sans compromettre son accessibilité pour les ménages. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1056</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3319</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1056</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Travaux de rénovation monogestes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3319. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la possibilité de prolonger les autorisations des travaux monogestes pour bénéficier de MaPrimeRénov’. Les contraintes introduites en janvier 2024 pour la rénovation énergétique ayant conduit à une baisse très sensible des travaux de rénovation, le Gouvernement a décidé, à juste titre, par décret et arrêtés publiés au Journal officiel le 22 mars 2024, d’autoriser à nouveau, à compter du 15 mai 2024, les travaux monogestes pour l’obtention de MaPrimeRénov’. Parallèlement, il a levé l’obligation préalable de réaliser un geste de chauffage ainsi que l’obligation de fournir un diagnostic de performance énergétique (DPE). Un récent rapport, ainsi que de nombreux retours de terrain, ont illustré que les modifications constantes dans la réglementation de la rénovation énergétique freinaient considérablement la réalisation de ces travaux et pouvaient mettre de nombreux ménages désireux de les réaliser dans des situations difficiles, d’autant que les réponses de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) n’apparaissaient, du fait de ces mêmes changements, pas toujours fiables dans le temps. En outre, si nombre de ménages sont désireux d’effectuer des travaux, leurs moyens ne leur permettent pas d’entamer des travaux de rénovation globale et seule la rénovation monogeste leur est possible. Cependant, les textes susvisés autorisaient ce processus uniquement jusqu’au 31 décembre 2024. Il apparaît essentiel de prolonger cette autorisation, pour permettre aux ménages modestes de réaliser néanmoins des travaux et pour garantir une stabilité dans les règles du jeu, qui a fait cruellement défaut jusqu’ici. Il convient en l’espèce d’avoir une position pragmatique et non idéologique. Il lui demande donc de lui confirmer que cette possibilité sera reconduite au-delà du 31 décembre 2024. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1057</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La réforme de MaPrimeRénov’ mise en œuvre au 1er janvier 2024 visait à renforcer la complémentarité entre des objectifs de massification et de performance des rénovations énergétiques. Néanmoins, le début de l’année 2024 a été marqué par une baisse très importante du nombre de dossiers déposés sur le parcours par geste. A l’issue d’échanges avec les fédérations des entreprises du bâtiment, le parcours par geste a été simplifié par rapport à la réforme mise en place au 1er janvier 2024. Ainsi, depuis le 15 mai 2024 : - Les ménages ne sont plus obligés de faire réaliser et fournir un DPE ou un audit pour déposer leur dossier ; - Les ménages peuvent accéder au parcours par geste quelle que soit l’étiquette DPE de leur logement ; - Les ménages peuvent solliciter la prime pour la réalisation d’un geste d’isolation alors qu’ils étaient contraints de l’associer à une demande de prime pour la réalisation d’un geste de chauffage éligible depuis le 1er janvier 2024. Ces mesures d’assouplissement ont eu un effet positif sur le nombre de dossiers déposés sur le parcours par geste. Afin de poursuivre cette dynamique, essentielle à la décarbonation du secteur du logement et à la maitrise des factures d’énergie des ménages, le gouvernement a décidé de prolonger jusqu’au 1er janvier 2026 ces mesures d’assouplissement, grâce au décret n° 2024-1143 du 4 décembre 2024 et à l’arrêté du 4 décembre 2024 relatifs à la prime de transition énergétique. Ces mesures permettront d’assurer la stabilité du régime des aides MaPrimeRénov’ autour d’un parcours de rénovation par geste et d’un parcours accompagné pour les rénovations d’ampleur accessible à tous.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>71</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1057</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Valider les trimestres TUC pour le dispositif départ en retraite carrière longue</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            71. — 1 octobre 2024. — M. Édouard Bénard* interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la reconnaissance des travaux d’utilité collective (TUC) et dispositifs assimilés pour la prise en compte du dispositif carrière longue. Si la loi du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023, imposée par le Gouvernement sans vote du Parlement, a eu pour conséquence de durcir les conditions d’accès au droit à la retraite, celle-ci a néanmoins ouvert la faculté d’intégrer des trimestres effectués au titre des TUC dans le calcul des droits à la retraite. Les textes réglementaires, adoptés en août 2023 en application de l’article ouvrant droit aux trimestres pour les dispositifs susmentionnés, précisent que les trimestres TUC sont dorénavant comptés comme assimilés. Si cette disposition constitue un premier pas portant reconnaissance des périodes de travail effectuées au titre des TUC pour prétendre à une pension retraite à l’âge de 64 ans, elle ne permet pas d’ouvrir droit à une retraite anticipée pour carrière longue. En l’état des dernières dispositions réglementaires, les trimestres TUC sont comptés comme assimilés et non cotisés. Le dispositif de départ en retraite pour carrière longue nécessite d’avoir cotisé 172 trimestres. Cette disposition pénalise grandement les personnes ayant assuré des TUC. En effet, 70 % d’entre eux pourraient potentiellement bénéficier du dispositif de départ en retraite pour carrière longue puisque les contrats TUC ciblaient en premier lieu les chercheurs d’emploi âgés de 16 à 21 ans. Cette exclusion des TUC du dispositif carrière longue n’a jamais été mentionnée par le Gouvernement à l’occasion des travaux préparatoires au projet de loi ainsi que lors des débats parlementaires comme une hypothèse envisagée pour les décrets d’application. Au contraire, le Parlement a manifesté à plusieurs reprises une intention claire à ce sujet en indiquant que les trimestres TUC doivent être considérés cotisés et pas seulement assimilés. Cela apparaît notamment dans l’exposé des motifs de la proposition de loi des co-auteurs de la mission flash dédiée des députés Arthur Delaporte et Paul Christophe ainsi que dans le rapport sur le projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023, dans lequel la rapporteure générale de la commission des affaires sociales précisait qu’il était « nécessaire que ces périodes soient bien « réputées cotisées » pour ouvrir droit au dispositif de départ anticipé pour carrières longues » (extrait disponible à la page 222 du rapport). En conséquence, M. le député attire l’attention de Mme la ministre sur l’urgence à corriger le dispositif pour que ces trimestres soient réputés cotisés, à l’instar d’autres dispositifs (périodes de chômage indemnisés, maladie, etc.). Il est important que la réparation de cette injustice n’ouvre pas d’autres injustices pour ces femmes et ces hommes ayant participé à ces dispositifs et qui sont aujourd’hui lourdement pénalisés, une fois encore. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>630</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1058</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Pilato</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Bénéfice du dispositif carrières longues pour les anciens salariés TUC</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            630. — 8 octobre 2024. — M. René Pilato* interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la prise en compte des trimestres acquis dans le cadre des TUC (travaux d’utilité collective) instaurés en 1984 ou d’une formation professionnelle similaire, pour l’accès au dispositif carrières longues défini par loi du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale. En effet, la loi de finance du 14 avril 2023 a permis que les périodes de « stage » dont les cotisations ont été prises en charge par l’État soient prises en compte pour l’ouverture des droits à pension. Le décret n° 2023-799 du 21 août 2023 portant application des articles 10, 11, 22 et 23 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 prévoit que les trimestres travaillés sous le statut TUC sont considérés comme « assimilés » et non « cotisés. Ils ne permettent pas la prise en compte de ces trimestres travaillés pour le droit au bénéfice du dispositif carrière longue. L’association « Tuc, les oubliés de la Retraite » estime à 350 000 le nombre de salariés qui ont été, avant cette loi, privés de leur droit à la retraite, pour certains pour les deux premières années de leur vie professionnelle. Si cette injustice a été réparée, de nombreuses personnes proches de faire valoir leur droit à la retraite n’ont pas pu et ne pourront pas le faire avant l’âge de 64 ans, comme le prévoit le dispositif carrières longues. Dans la réponse, à la question écrite de M. Christophe Bex le 11 juillet 2023, qui s’inquiétait de la publication à temps des décrets d’application de la loi pour des personnes souhaitant constituer leur dossier, le prédécesseur de Mme la ministre s’était engagé à publier les décrets d’application de la modification de l’article L. 351-3 du code de la sécurité sociale : « un décret viendra préciser prochainement les modalités d’application de cet article. Cela concernera les travaux d’utilité collective (TUC) en vigueur de 1984 à 1990 (…). Le décret qui en précisera les modalités d’application est en cours de rédaction ». Cette inquiétude était fondée, on le sait maintenant. Cette demande a été appuyée sous la 16e législature par 35 questions écrites restées sans réponse, de la part de députés de tous bords. Il lui demande si elle s’engager à modifier le dispositif réglementaire afin de permettre aux anciens salariés TUC de bénéficier de la reconnaissance de leur carrière longue dans les mêmes conditions que les autres travailleurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>639</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1058</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Faure</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Reconnaissance des TUC</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            639. — 8 octobre 2024. — M. Olivier Faure* attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la reconnaissance des travaux d’utilité collective (TUC) et dispositifs assimilés pour la prise en compte du dispositif carrière longue. Alors que les textes réglementaires ont été pris en août 2023 afin de préciser les modalités d’application de l’article ouvrant droit aux trimestres pour les dispositifs susmentionnés, les trimestres TUC étant comptés comme assimilés et non cotisés ne permettent pas de prétendre à la retraite anticipée pour carrière longue qui nécessite d’avoir validé la durée minimale requise pour le taux plein, soit 172 trimestres. M. le député est particulièrement surpris de cette disposition qui pénalise grandement les bénéficiaires des TUC et qui n’a jamais été mentionnée auparavant par le Gouvernement comme une hypothèse envisagée des décrets. Au contraire, le Parlement a manifesté à plusieurs reprises son intention claire à ce sujet et que les trimestres soient réputés cotisés et non assimilés. Il est important que la réparation de cette injustice n’ouvre pas d’autres injustices pour ces femmes et ces hommes ayant participé à ces dispositifs et qui sont aujourd’hui lourdement pénalisés, une fois encore. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1007</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1058</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Prise en compte des trimestres de travaux d’utilité collective</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1007. — 15 octobre 2024. — Mme Lise Magnier* attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les trimestres TUC (travaux d’utilité collective). La réforme de 2023 prévoit que les travaux d’utilité collective soient pris en compte dans l’ouverture des droits à la retraite. À ce jour, les dispositifs réglementaires nécessaires pour la prise en compte des trimestres réputés cotisés en qualité de TUC n’ont pas été mis en place. Cette reconnaissance est indispensable pour de nombreux assurés qui ont participé aux TUC et qui méritent la reconnaissance de leurs efforts dans le calcul de leurs droits à la retraite. C’est pourquoi elle lui demande ce qu’elle compte faire pour accélérer la publication des décrets nécessaires à cette reconnaissance des TUC dans le calcul des droits à la retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1765</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1059</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Prise en compte des trimestres TUC</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1765. — 5 novembre 2024. — M. Jean-Michel Jacques* interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation des anciens participants aux travaux d’utilité collective (TUC) dans les années 1980 et 1990, qui dénoncent un manque de reconnaissance des périodes travaillées dans le calcul de leurs droits à la retraite. Plusieurs initiatives parlementaires, dont le rapport n° 814 de Mme la députée Stéphanie Rist, la mission flash de MM. Arthur Delaporte et Paul Christophe, ainsi que la proposition de loi n° 1410 portée par Mme Marine Hamelet, ont souligné l’importance de considérer les trimestres TUC comme réputés cotisés pour que ces périodes soient incluses dans le calcul des droits à la retraite. Cette reconnaissance permettrait de valoriser l’engagement des participants aux TUC et d’assurer une meilleure équité pour leurs droits à la retraite. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de prendre des mesures concrètes pour permettre la validation des trimestres de TUC en tant que trimestres cotisés. Il souhaiterait connaître les dispositions que le Gouvernement envisage dans cette perspective pour concrétiser cette demande de justice sociale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1969</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1059</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Contrats de travaux d’utilité collective (TUC)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1969. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne* attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les délais de mise à jour par l’assurance maladie de la prise en compte des trimestres travaillés sous la forme de contrats de travaux d’utilité collective (TUC) dans le calcul des droits à la retraite. Deux décrets du 21 août 2023 portant application des articles 10, 11, 22 et 23 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 ont permis notamment de traduire la mesure en faveur des anciens contrats TUC. En effet, le Gouvernement s’est engagé à corriger une injustice du passé, consistant à ne pas prendre en compte jusqu’ici les périodes travaillées sous la forme de contrats de travaux d’utilité collective (TUC) dans les droits à retraite. Grâce à ces décrets, les assurés sociaux qui avaient effectué des stages dont les cotisations sociales ont été prises en charge par l’État sans toutefois permettre d’acquérir des droits bénéficieront désormais de trimestres de retraite. Outre les TUC, sont également concernés les stages jeunes volontaires (1982-1987), les stages pratiqués en entreprise du plan Barre (en vigueur de 1977 à 1988), les stages d’initiation à la vie professionnelle (1985-1992) et les programmes d’insertion locale (PIL) (1987-1990). Près de 1,7 million d’assurés ont participé à un contrat TUC entre 1984 et 1990 et près de 1,15 million de personnes ont intégré les quatre autres dispositifs entre 1977 et 1992. Une mesure que M. le député salue et qui permettra d’ouvrir droit à un trimestre supplémentaire pour chaque période de 50 jours de stage, dans la limite de quatre trimestres maximums. Afin d’assurer la bonne mise en œuvre de ce nouveau dispositif et de faciliter les démarches des citoyens, il souhaiterait connaître les délais de mise à jour par l’assurance maladie de la prise en compte des trimestres travaillés sous la forme de contrats TUC une fois la déclaration faite par l’assuré.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2165</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1059</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Vallaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Considération des TUC dans le calcul des droits à la retraite</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2165. — 19 novembre 2024. — M. Boris Vallaud* attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la prise en compte des travaux d’utilité collective (TUC) dans le calcul des droits à la retraite. Créés par le décret n° 84-819 du 16 octobre 1984, les TUC, contrats aidés sous le statut de stagiaire de la formation professionnelle, ont donné accès à 350 000 personnes sans emploi, entre 1984 et 1990, à des missions de service public et à des fonctions indispensables au bon fonctionnement des établissements contractants. À présent, les bénéficiaires des TUC, ayant travaillé plusieurs mois, voire plusieurs années, se retrouvent à la veille de la retraite, sans pouvoir comptabiliser leurs trimestres, retardant ainsi de plusieurs mois leur légitime accès à la retraite. En conséquence, il lui demande de préciser quelles sont les mesures compensatoires que le Gouvernement compte prendre et dans quel délai afin de corriger cette injustice sociale et salariale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2630</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1060</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claudia Rouaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Reconnaissance des TUC pour la prise en compte du dispositif carrière longue</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2630. — 3 décembre 2024. — Mme Claudia Rouaux* attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la reconnaissance des travaux d’utilité collective (TUC) et dispositifs assimilés pour la prise en compte du dispositif de carrière longue. Près de 2 millions de personnes sont concernées par des travaux d’utilité collective (TUC) réalisés dans les années 1980 ou par des stages d’insertion effectués entre les années 1970 et 1990. Suite aux nombreuses interpellations parlementaires, la loi du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 a enfin permis de prendre en compte les trimestres travaillés sous le statut de TUC en modifiant l’article L. 351-3 du code de la sécurité sociale. Toutefois, il ressort de ces décrets que les trimestres TUC sont considérés comme des trimestres assimilés et non comme des trimestres cotisés, ce qui ne permet pas de prétendre à la retraite anticipée pour carrière longue, qui nécessite d’avoir validé la durée minimale d’assurance requise pour le taux plein, soit 172 trimestres. Cette disposition pénalise donc les bénéficiaires des TUC, c’est pourquoi il est important de réparer cette injustice. En conséquence, elle lui demande d’indiquer les mesures que compte prendre le Gouvernement pour que les TUC soient pleinement reconnus dans la prise en compte du dispositif de carrière longue, afin que ces trimestres soient réputés cotisés. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2888</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1060</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Droits à la retraite carrières longues pour les travaux d’utilité collective</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2888. — 17 décembre 2024. — M. Antoine Villedieu* interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la reconnaissance des périodes travaillées dans le calcul des droits à la retraite des anciens travailleurs ayant participé aux travaux d’utilité collective. En effet, la loi du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale a entraîné la modification de l’article L. 351-3 du code de la sécurité sociale pour que les droits à pension pour les périodes de stage soient ouverts. En outre, la prise en compte de ces trimestres de cotisation pour les salariés faisant valoir leurs droits à la retraite à l’âge légal de départ a été effectuée par les deux décrets du 21 août 2023. Néanmoins, la prise en compte des trimestres cotisés en travaux d’utilité collective pour les carrières longues se fait toujours attendre. Une proposition de loi n° 1410 visant à ouvrir les droits au dispositif de retraites anticipées au titre des carrières longues pour les bénéficiaires de travaux d’utilité collective et dispositifs comparables avait été portée et déposée par Mme Marine Hamelet le 20 juin 2023. M. le député souhaite savoir si le Gouvernement a l’intention de prendre les dispositions réglementaires nécessaires afin de permettre aux bénéficiaires des travaux d’utilité collective de valider les trimestres de cotisations pour pouvoir bénéficier des carrières longues.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1060</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 23 de la Loi de financement rectificative de la sécurité sociale (LFRSS) pour 2023 a ouvert la validation de trimestres de retraite pour les bénéficiaires des stages "jeunes volontaires", des Travaux d’utilité collective (TUC) et autres dispositifs assimilés à la suite de nombreuses sollicitations adressées au ministère chargé du travail et des conclusions de la mission d’information de la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale. Le ministère chargé du travail s’est mobilisé pour que cette rectification devienne effective rapidement dans le cadre de la mise en application de la réforme des retraites. Ainsi, dès le 21 août 2023, le décret n° 2023-799 a publié les conditions d’application de cette disposition. Par la suite, le ministre du travail, du plein emploi et de l’insertion a annoncé l’ouverture d’un téléservice dédié aux démarches des bénéficiaires de ces contrats, afin de simplifier au maximum les étapes et l’instruction des dossiers par les caisses de retraite. Ce nouveau service en ligne est effectif depuis le 12 septembre 2023 à l’adresse suivante : https://www.lassuranceretraite.fr/portail-info/hors-menu/annexe/services-en-ligne/declarer-mes-stages-et-tuc.html. Ce droit est désormais effectif, ouvert et financé par la réforme des retraites pour réparer cette injustice du passé. Le dispositif mis en œuvre par l’article 23 de la LFRSS 2023 suit la recommandation de la mission flash conduite par les députés Paul Christophe et Arthur Delaporte sur les droits à la retraite des bénéficiaires de TUC et dispositifs comparables, qui recommandait la prise en compte des périodes de TUC ou de stages « jeunes volontaires » sous forme de périodes assimilées à des durées d’assurance. Or les périodes assimilées ne sont pas des périodes cotisées et ne sont donc pas prises en compte dans l’éligibilité au dispositif de retraite anticipée pour carrière longue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>562</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1060</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Éligibilité des particuliers employeurs à la prime de partage de la valeur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            562. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’éligibilité des particuliers employeurs à la prime de partage de la valeur. La loi du 29 novembre 2023 dispose que la prime de partage de la valeur bénéficie aux salariés liés à l’entreprise par un contrat de travail, aux intérimaires mis à disposition de l’entreprise utilisatrice, aux agents publics relevant de l’établissement public ou aux travailleurs handicapés liés à un établissement ou service d’aide par le travail mentionné à l’article L. 344-2 du code de l’action sociale et des familles. Malgré la mobilisation des salariés du particulier employeur pendant la crise sanitaire pour permettre aux travailleurs des « métiers essentiels » d’exercer leur profession, ils en sont toujours exclus. Cependant, le Bulletin officiel de la sécurité sociale indique quant à lui que, s’agissant des salariés éligibles à la prime de partage de la valeur, « l’ensemble des salariés titulaires d’un contrat de travail est éligible à l’exonération de cotisations sociales ». Il lui demande donc de préciser si les salariés du particulier employeur, qui sont titulaires d’un contrat de travail, peuvent bénéficier de la prime de partage de la valeur.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1061</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Instituée par la loi n° 2022-1158 du 16 août 2022 portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat, la prime de partage de la valeur remplace la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat. Ce dispositif permet aux employeurs de verser à leurs salariés une prime de partage de la valeur exonérée de cotisations et contributions sociales dans la limite de 3 000 €, et jusqu’à 6 000 € pour les entreprises ayant mis en place un dispositif d’intéressement ou de participation volontaire. Au terme du II de l’article 1 de la loi n° 2022-1158 du 16 août 2022 portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat, les employeurs pouvant verser une prime de partage de la valeur sont ceux mentionnés à l’article L. 3311-1 du code du travail qui peuvent mettre en place un dispositif d’intéressement. Il s’agit des employeurs de droit privé, des établissements publics à caractère industriel et commercial et des établissements publics administratifs lorsqu’ils emploient du personnel de droit privé. Les particuliers-employeurs sont exclus du champ d’application de l’intéressement. A ce champ d’application, il a été ajouté les établissements ou services d’aide par le travail pour les travailleurs handicapés bénéficiant d’un contrat de soutien et d’aide par le travail. Lorsque le Bulletin officiel de la sécurité sociale indique que « l’ensemble des salariés titulaires d’un contrat de travail est éligible à l’exonération de cotisations sociales », il s’agit des salariés des employeurs éligibles à l’exonération de la prime de partage de la valeur. Etant exclus du champ d’application de l’intéressement, les particuliers-employeurs sont donc exclus de ce dispositif. Leurs salariés ne peuvent pas bénéficier de la prime de partage de la valeur.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>634</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1061</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Marchive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Cumul emploi-retraite - Nouveaux droits à pension</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            634. — 8 octobre 2024. — M. Bastien Marchive attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les règles du cumul emploi-retraite. Modifiées par les articles 19 et 20 de la loi n° 2014-40 du 20 janvier 2014, elles ne permettent plus de valider des trimestres et des points supplémentaires, en dehors du seul cas de retraite progressive, qui permet d’acquérir de nouveaux droits. Ainsi, la reprise d’activité, après la cessation de l’ensemble des activités professionnelles et la liquidation de toutes les pensions, n’ouvre aucun nouveau droit à pension, malgré le versement des cotisations, dites uniquement « de solidarité ». Cependant, en application du VIII de l’article 19 précité, ces nouvelles mesures entrées en vigueur le 1er janvier 2015 s’appliquent aux assurés dont la première pension prend effet à compter de cette date. En conséquence, dans le secteur privé, les retraités dont la première pension a pris effet avant le 1er janvier 2015 ne sont pas concernés par ces règles. Ils restent soumis à la législation en vigueur avant la loi du 20 janvier 2014. À l’inverse, les fonctionnaires territoriaux qui ont pris leur retraite, liquidé une première pension avant le 1er janvier 2015 et qui ont repris une activité dans le secteur privé ou public en qualité de contractuel se constituent de nouveaux droits à la retraite auprès du régime de retraite de base et du régime de retraite complémentaire auxquels ils sont affiliés du fait de l’exercice de cet emploi. Alors que de nombreux retraités sont dans l’obligation de reprendre une activité pour compléter leur niveau de pensions et dans un souci de justice sociale, il lui demande s’il n’est pas envisagé que la reprise d’une activité professionnelle, après liquidation des pensions, puisse créer de nouveaux droits à pension supplémentaire quel que soit le régime pour lequel sont enregistrées les cotisations.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1061</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi de 2014 garantissant l’avenir et la justice du système de retraites a harmonisé les règles de cumul emploi-retraite en aménageant certaines situations, en particulier pour les militaires. Elle proscrit également, pour l’ensemble des régimes obligatoires de base, la création de nouveaux droits à pension. L’interdiction de création de droit ne s’est en effet appliquée qu’au seul flux des nouveaux pensionnés afin de ne pas porter atteinte à l’espérance légitime des assurés déjà en retraite et qui avaient construit leur équilibre financier sur la base des règles antérieures. La loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 est revenue sur ce principe en mettant en place le cumul emploi-retraite créateur de droits. Ainsi, les dispositions des articles L. 161-22-1-1 et suivants du code de la sécurité sociale permettent, depuis le 1er septembre 2023, aux assurés qui remplissent les conditions nécessaires au cumul emploi-retraite intégral, d’acquérir de nouveaux droits à retraite après avoir liquidé une première pension. Sont retenues pour le calcul de cette nouvelle pension les périodes cotisées par l’assuré au titre de son activité professionnelle depuis le 1er janvier 2023. Ce dispositif est ouvert, sous réserve d’une absence de reprise d’activité chez le même employeur dans un délai de six mois après la prise d’effet de la première pension. Seuls des droits contributifs pourront être constitués pour la liquidation de la seconde pension, qui bénéficiera alors du taux plein sans décote ni surcote. Un formulaire inter-régimes est en cours d’élaboration afin de faciliter les demandes simultanées de seconde pension de retraite des assurés poly-affiliés. Le cumul emploi-retraite créateur de droits offre ainsi une meilleure transition entre l’emploi et la retraite en permettant aux assurés d’aménager la fin de leur carrière professionnelle en fonction de leurs attentes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>757</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1062</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Teleperformance, leader de la maltraitance sociale ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            757. — 8 octobre 2024. — M. Hadrien Clouet alerte Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la maltraitance subie par les salariés de l’entreprise Teleperformance, victimes d’un dumping social sciemment organisé par un de ses dirigeants et menacés par un plan social déguisé. En décembre 2023, dans une question orale sans débat adressée au ministre du travail, du plein emploi et de l’insertion, M. le député dénonçait le soutien apporté par l’État à l’entreprise Teleperformance, en dépit de cette maltraitance connue et reconnue. En effet, malgré les 340 interventions de l’inspection du travail depuis 2016, 60 contrôles sur place visant au respect de la réglementation du travail, 150 lettres d’observation, une douzaine de rapports et huit mises en demeure envers Teleperformance, le Gouvernement continuait de confier à l’entreprise la gestion de ses nombreux numéros verts. Pour rappel, la multinationale avait fait l’objet en 2020 d’une plainte internationale devant l’OCDE, dénonçant les conditions de travail inhumaines dans 10 pays, dont la France. Un rapport de plus de 20 pages relatait les maltraitances dont sont victimes les salariés, contraints de dormir sur leur lieu de travail pendant la crise sanitaire, menacés de ne pas être payés, forcés de demander à leur supérieur l’autorisation de se rendre aux toilettes ou encore licenciés pour faute grave à cause de quelques minutes de retard. Aujourd’hui, six mois plus tard, force est de constater que rien n’a été mis en place par le ministère du travail pour faire respecter le droit du travail. Pire encore, la situation s’est aggravée puisque l’entreprise fait l’objet de deux nouvelles mises en demeure de la direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités pour ses sites de Blagnac et du Mans, exigeant la mise en oeuvre de mesures de prévention des risques psychosociaux. Avec le rachat en avril 2023 pour trois milliards d’euros de son principal concurrent Majorel - leader du marché des relations client qui emploie 82 000 personnes dans 44 pays - Teleperformance a entrepris un véritable plan social déguisé. En effet, dans le but d’augmenter ses profits, la direction de l’entreprise transfère progressivement son activité vers Majorel considérée comme étant plus rentable, mettant en danger des centaines d’emplois à Teleperformance. Alors que les deux entités ont fusionné dans tous les pays étrangers où le groupe est implanté, Majorel et Teleperformance se partagent en France un seul et même marché. Toutes deux ont donc les mêmes clients, qui accordent le plus souvent leurs contrats vers l’entreprise la moins chère - en l’occurrence Majorel, puisque les salariés ne bénéficient ni de titres-restaurants, ni d’une couverture partielle des carences maladie, ni d’un planning prévisionnel d’activité, ni d’une cybersécurité acceptable, en témoigne le vol des données personnelles de 10 millions de personnes dans le cadre du contrat de prestation avec Pôle emploi. Ainsi, plusieurs groupes ont déjà renoncé à leurs partenariats avec Teleperformance au profit de Majorel, notamment EDF ou Véolia. Les salariés du même groupe sont donc mis en concurrence, créant un inquiétant phénomène de dumping social. Aujourd’hui, malgré toutes ces alertes, l’État continue de couvrir cette entreprise qui ne respecte aucune règle. Ne pas agir relève à ce niveau d’une complaisance vis-à-vis du PDG de Teleperformance, proche de plusieurs réseaux politiques, en témoigne la présence au conseil d’administration d’un ancien sénateur, également président du conseil de surveillance de l’entreprise. Aussi M. le député demande-t-il à Mme la ministre comment elle compte préserver cet outil productif de pointe qu’est Teleperformance, multinationale de très haut niveau sabotée de l’intérieur. Comment fera-t-elle respecter le code du travail et les droits des salariés ? Comment renégociera-t-elle les partenariats et prestations publiques à cette fin ? Une montée de l’État au capital est-elle envisagée, pour s’assurer de l’intégrité de l’entreprise en voie de démantèlement entre différents pays d’Europe ? Finalement, il lui demande si, à Teleperformance comme ailleurs, elle a l’intention d’interdire l’usage des logiciels espions TP Observer et TP Interact et tout autre logiciel similaire afin de protéger l’intégrité, la santé mentale et les données personnels de tous les travailleurs exerçant en télétravail.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1062</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La société Téléperformance France emploie environ 1 900 salariés sur dans 14 établissements en France. Ses principaux sites d’implantation sont Fleury-les-Aubrais (45400), Le Mans (72100), Villeneuve-d’Ascq (59493), Bordeaux (33300), Blagnac (31700). D’autres sociétés du groupe Téléperformance sont également présentes en France. L’Etat se mobilise via l’inspection du travail pour contrôler cette société et faire respecter le droit du travail. Depuis 2016, 360 interventions sont recensées sur les sites de cette entreprise. Pour rappel, il est interdit d’utiliser des logiciels à l’insu des personnes contrôlées. En effet, la surveillance des salariés, quelle qu’en soit la nature, est soumise à des règles strictes visant à faire respecter les droits des salariés, même au temps et/ou au lieu de travail. Le code du travail prévoit à cet effet plusieurs dispositions protectrices. En premier lieu, l’obligation d’exécution de bonne foi du contrat de travail prévue à l’article L. 1222-1, l’obligation d’informer expressément le salarié, préalablement à leur mise en œuvre, des méthodes et techniques d’évaluation professionnelles mises en œuvre à son égard selon l’article L. 1222-3 du code du travail, l’obligation d’informer, au préalable également, le salarié de tout dispositif permettant la collecte d’informations personnelles le concernant, font obstacle à ce que des logiciels de contrôle soient mis en place à l’insu des salariés. Il en est de même pour l’information et la consultation du comité social et économique prévues aux articles L. 2312-37 et suivants du code du travail. Ainsi, la mise en place du logiciel doit être effectuée dans le respect des procédures, les méthodes de surveillance doivent être, en application des articles L. 1121-1 et L. 1321-3 du code du travail, justifiées par la nature de la tâche à accomplir et proportionnées au but recherché. L’employeur doit être en mesure de démontrer la nécessité de mettre en place un tel dispositif et l’impossibilité d’atteindre l’objectif poursuivi par un moyen moins intrusif. L’article L. 1222-3 précité précise en outre que « Les méthodes et techniques d’évaluation des salariés doivent être pertinentes au regard de la finalité poursuivie ». Une surveillance constante est d’ailleurs considérée comme excessive par les juges. Enfin, les contrôles de l’inspection du travail ont effectivement permis de constater des relations individuelles et collectives de travail dégradées et le suivi de cette société par l’inspection du travail se poursuit.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1054</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1063</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Impact des clauses de non-concurrence sur l’activité de France Travail</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1054. — 15 octobre 2024. — M. Philippe Brun interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’article L. 134-14 du code du commerce qui prévoit la possibilité pour les entreprises d’inclure une clause de non-concurrence dans le contrat de travail. Selon cet article, une telle clause peut s’étendre jusqu’à deux ans et concerner le secteur géographique et l’activité du travail du salarié pour l’entreprise. Bien souvent, il handicape le retour à l’emploi en cas de départ de l’entreprise, y compris dans le cas des ruptures conventionnelles, dont le nombre connaît une hausse forte et continue (132 428 en 2024, en hausse de 3,2 % par rapport à 2023). Si les clauses de non-concurrence peuvent s’entendre pour certaines activités, de nombreux secteurs, tels que l’immobilier, y ont désormais recours. Or en plus des difficultés posées aux travailleurs qui doivent bien souvent allonger considérablement leur temps de trajet quotidien pour retrouver un emploi, les clauses de non-concurrence handicapent l’action d’accompagnement de France Travail sur le terrain et augmentent de façon évitable les dépenses d’indemnisation chômage. Dans le contexte de pression sur les finances publiques accrue, il lui demande ce que prévoit le Gouvernement pour mieux encadrer géographiquement et sectoriellement les clauses de non-concurrence. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1063</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La clause de non-concurrence est une clause du contrat de travail par laquelle le salarié s’engage à ne pas exercer, pendant une période déterminée à partir de la cessation de la relation de travail, une activité concurrente à celle de son employeur, pour son propre compte ou celui d’un autre employeur. Ces clauses visent à protéger l’entreprise (confidentialité, savoir-faire, etc.). Le régime juridique de ces clauses a été dégagé par la jurisprudence. Si celui-ci n’est pas respecté, la nullité de la clause peut être décidée par le juge. Sous le double visa du principe fondamental du libre exercice d’une activité professionnelle et de l’article L. 1121-1 du code du travail selon lequel « nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives des restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché », la Cour de cassation subordonne la validité d’une clause de non-concurrence au respect de cinq conditions obligatoires et cumulatives. Ainsi, pour être licite, la clause de non-concurrence doit être indispensable à la protection des intérêts légitimes de l’entreprise, être limitée dans le temps et dans l’espace, tenir compte des spécificités de l’emploi du salarié et comporter l’obligation pour l’employeur de verser au salarié une contrepartie financière. À défaut de l’une des conditions précitées, la clause de non-concurrence est considérée par la Cour de cassation comme étant illicite et le salarié, seul, peut en demander la nullité. Ces conditions cumulatives de validité permettent d’opérer un équilibre entre la protection des intérêts de l’entreprise et du salarié.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1595</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1063</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Conduite de véhicules dangereux agricoles par des mineurs apprentis</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1595. — 29 octobre 2024. — Mme Géraldine Bannier attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les dérogations accordées aux mineurs pour la conduite de véhicules dangereux agricoles. Interpellée à ce sujet par la « Fédération nationale entrepreneurs des territoires », organisation professionnelle qui rassemble les entreprises de travaux agricoles, forestiers et ruraux, il lui a été indiqué que les jeunes en apprentissage, de 16 à 18 ans, peuvent bénéficier au cours de leur formation d’une dérogation pour la conduite de véhicules dangereux agricoles qui englobent, dans les faits, les engins à prise de force. Toutefois ces dérogations prenant fin à l’issue exacte de leur formation, soit à la fin du mois de juin, il en résulte que ces jeunes, encore mineurs, ne peuvent être employés au cours des deux mois d’été suivant, pour certains travaux nécessitant l’usage d’engins à prise de force, la dérogation n’ayant plus d’effet. Les entreprises membres de la « Fédération nationale entrepreneurs des territoires » regrettent cette situation qui interdit à ces jeunes de prendre le relais de salariés qui, en une période dense en activités agricoles, pourraient ainsi bénéficier de davantage de congés durant la période estivale et passer ainsi plus de temps en famille. C’est pourquoi elle lui demande s’il serait envisageable de proroger ces dérogations à la conduite de ces véhicules pour les mineurs en apprentissage durant la période estivale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1064</pageJO><datePublication>2025-02-18</datePublication><noPublication>20250007</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En l’état actuel du droit, afin de protéger leur santé, il est interdit d’affecter les jeunes travailleurs aux travaux dangereux mentionnés dans les articles D. 4153-16 à D. 4153-37 du code du travail. Toutefois, pour les besoins de leur seule formation professionnelle et sous certaines conditions, les jeunes peuvent être affectés à ces travaux, qui sont alors qualifiés de travaux réglementés, via une procédure de déclaration de dérogation d’une durée de 3 ans. Elle est préalable à l’affectation des jeunes à ces travaux et adressée à l’inspection du travail. Cette dérogation n’est ainsi valable que dans le cadre du cursus de formation dans lequel s’est engagé le jeune. Cette déclaration de dérogation répond à plusieurs exigences, dont l’obligation de préciser la qualité ou la fonction de la ou des personnes compétentes chargées d’encadrer les jeunes pendant l’exécution des travaux. Il n’est ainsi pas permis à l’employeur de mettre en situation de travail le jeune travailleur sans encadrement en raison des risques inhérents au poste et équipements de travail utilisés. L’article D. 4153-27 du code du travail prévoit notamment qu’il est interdit d’affecter les jeunes à la conduite d’équipements de travail mobiles automoteurs et d’équipements de travail servant au levage dont l’utilisation est requise pour effectuer ces travaux, sauf dérogation. L’employeur doit également être en possession de l’avis médical d’aptitude prévu à l’article R. 4153-40 du code du travail dont la délivrance par le médecin du travail est annuelle. Dans ce cadre, l’instruction interministérielle n° DGT/CT1/DGEFP/DPJJ/DGESCO/DGS/DGER/DAFSL/2016/273 du 7 septembre 2016 relative à la mise en œuvre des dérogations aux travaux interdits pour les jeunes âgés de quinze ans au moins et de moins de dix-huit ans souligne que cet avis médical n’est pas donné pour une aptitude à un poste de travail ou de formation, mais pour une aptitude à suivre une formation professionnelle qui nécessite d’affecter le jeune à des travaux réglementés. Ainsi, les jeunes travailleurs qui seraient amenés à travailler à l’issue de leur formation en utilisant des équipements pour lesquels une dérogation est nécessaire ne répondraient plus aux dispositions prévues par les articles R. 4153-38 à R. 4153-45 du code du travail relatifs à l’autorisation de dérogation pour les jeunes en formation professionnelle. Il résulte de ce qui précède qu’en l’état actuel du droit, il n’est pas possible de proroger ce type de dérogation sur des travaux qui sont initialement interdits du fait des risques auxquels sont exposés les jeunes mais dont l’exécution est nécessaire à l’obtention de leur diplôme. En outre, le Gouvernement est attentif aux conditions de travail et aux moyens de prévention des accidents du travail. Il convient de souligner que les jeunes sont plus fortement exposés aux risques, le taux de fréquence des accidents du travail de cette population étant supérieur à l’ensemble des salariés. Dans ce cadre, le plan santé au travail 4, en cours jusqu’en 2025, consacre l’un de ses axes à la prévention renforcée des accidents du travail dont il fait un objectif transversal à l’ensemble des actions de prévention de santé au travail, notamment en direction des publics les plus touchés que sont les jeunes. De même, le plan national d’action de l’inspection du travail en cours jusqu’en 2025 vise, dans son 1.4, la protection des travailleurs vulnérables avec une attention particulière aux jeunes travailleurs, et en particulier aux apprentis et aux stagiaires. Or, l’une des mesures de prévention contre les accidents du travail réside dans l’encadrement dont les jeunes bénéficient lors de l’exécution des travaux réglementés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>