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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2025-03-11" NumJO="20250010" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>4808</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1459</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Kervran</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Circulaire 18 octobre 2024 sur les fonctions de secrétaire général de mairie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4808. — 11 mars 2025. — M. Loïc Kervran attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur les conséquences de l’application de la circulaire du 18 octobre 2024 relative aux fonctions de secrétaire général de mairie. Cette circulaire prévoit que ces fonctions ne peuvent être exercées que par un seul agent par commune. Or, dans de nombreuses collectivités et notamment dans les petites et moyennes communes, l’organisation du travail repose sur une répartition des tâches entre plusieurs agents occupant des fonctions équivalentes à celles de secrétaire de mairie. C’est notamment le cas de la commune de Meillant, dans la circonscription de M. le député, où deux agentes partagent ces missions depuis de nombreuses années, avec une répartition équilibrée et efficace du travail, appréciée par les élus et indispensable au bon fonctionnement des services municipaux. L’application stricte de cette circulaire conduit à une situation injuste et préjudiciable pour certains agents, qui se voient contraints d’abandonner leurs fonctions actuelles alors même qu’ils en assument pleinement les responsabilités depuis plusieurs années. Cette mesure, bien que mise en place dans l’objectif de structurer la fonction, a donc des effets indésirables pour des professionnels investis et compétents, dont l’expérience et le savoir-faire sont pourtant essentiels à la gestion des collectivités locales. Aussi, il lui demande si des ajustements ou des assouplissements sont envisagés afin de permettre la reconnaissance et le maintien des fonctions exercées par ces agents, notamment dans les communes où l’organisation repose historiquement sur un travail en binôme. Il souhaiterait également obtenir une définition claire et précise des missions relevant des fonctions de secrétaire général de mairie, afin d’éviter toute application restrictive qui nuirait à la continuité et à l’efficacité du service public local.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4776</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1459</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Désamiantage des bâtiments agricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4776. — 11 mars 2025. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le désamiantage des bâtiments agricoles. Du fait du haut niveau de protection qui s’impose pour les ouvriers intervenant sur ces chantiers, la déconstruction des bâtiments amiantés est très onéreuse (entre 35 et 150 euros le mètre carré selon la configuration des lieux et l’état de la structure). La solution consistant en un vaste plan de désamiantage dont le montant coûterait très cher a donc été écartée. Rien qu’en Bretagne, la chambre d’agriculture estime en effet à 1 250 000 tonnes ces matériaux amiantés dans les bâtiments d’élevage, pour une surface de plus de 6 000 hectares. Alors que le nombre d’élevages décline et que souvent les champs sont repris par d’autres agriculteurs, mais pas les bâtiments, les élus locaux se retrouvent totalement démunis vis-à-vis de ces friches agricoles disséminées sur le territoire, ne pouvant que constater la lente dégradation de ces bâtiments. Dans le prolongement de sa question écrite n° 33471 du 3 novembre 2020 sur les friches des bâtiments agricoles amiantés, M. le député précise que dans le débat sur l’artificialisation des terres, ces friches renaturées pourraient représenter une réelle opportunité foncière et que dans l’objectif de transition énergétique, ces friches pourraient également permettre le déploiement des énergies renouvelables. À la lumière de ces enjeux de transitions et pour aider les élus locaux dans leur recherche de solutions pour gérer ces friches agricoles amiantées, il souhaite connaître les ambitions du Gouvernement sur le dossier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4779</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1460</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Les problématiques liées au statut des chiens de protection
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4779. — 11 mars 2025. — M. Julien Rancoule attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les problématiques liées au statut des chiens de protection, notamment concernant les interactions avec le public. En effet, les chiens de protection sont essentiels pour la sécurisation des troupeaux face aux prédations, comme celles du loup et sont de plus en plus présents dans les zones pastorales. Ces animaux, sélectionnés et formés pour dissuader les prédateurs, peuvent cependant être à l’origine de conflits avec les usagers des espaces naturels, comme les randonneurs, les cyclistes ou les familles. Les signalements d’incidents, parfois graves, soulignent l’importance d’un encadrement spécifique concernant le statut de ces chiens dans leurs interactions avec le public. En revanche, le cadre actuel ne permet pas toujours de clarifier les responsabilités en cas de problème, ni d’informer suffisamment le public sur les comportements à adopter en présence de chiens de protection. Les éleveurs se trouvent parfois exposés à des poursuites judiciaires malgré leur volonté de respecter les réglementations. En ce sens, plusieurs syndicats dénoncent des contraintes supplémentaires qui viennent s’ajouter à la longue liste d’obligations administratives prescrites par le « plan loup » et qui s’imposent aux détenteurs de chiens de protection. Ils doivent désormais fournir à la direction départementale des territoires (DDT) un « certificat d’engagement et de connaissance » lors de l’achat d’un chien de protection. Ce certificat, conçu pour les animaux de compagnie, est l’obligation de trop pour les éleveurs dont le métier consiste à assurer le bien-être de leurs animaux au quotidien. Ainsi, M. le député demande à Mme la ministre si elle envisage de créer un statut spécifique pour les chiens de protection, prenant en compte leur rôle au sein des exploitations agricoles et leurs interactions avec le public. Il souhaite également savoir quelles mesures peuvent être mises en œuvre pour renforcer la sensibilisation des usagers des espaces naturels et mieux protéger juridiquement les éleveurs en cas d’incidents impliquant leurs chiens de protection.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4781</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1460</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Respect du bien-être animal dans les abattoirs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4781. — 11 mars 2025. — Mme Marie Pochon alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le bien-être animal dans les abattoirs. Des conditions d’abattage inquiétantes ont récemment été mises en lumière dans des abattoirs publics dans le Rhône et la Savoie. Les images et témoignages dévoilés appellent une réponse rapide et concrète de la part des autorités publiques et un travail d’évaluation sur l’efficacité des contrôles et la conformité aux normes sanitaires et au respect du bien-être animal telles que prévues à l’article L. 214 du code rural et de la pêche maritime. Les réglementations existent bel et bien, à la fois à l’échelle française et à l’échelle européenne, avec notamment le règlement (CE) n° 1099/2009 dédié à la protection des animaux au moment de leur abattage qui impose des conditions strictes pour la mise à mort des animaux, visant à réduire leur souffrance, avec des dispositifs appropriés pour l’étourdissement des animaux avant l’abattage. À l’heure de ces révélations, ce qui interroge est donc l’application et le contrôle de ces réglementations. Ces révélations apparaissent alors même que la nécessité d’accompagnement des petits abattoirs de proximité dans la mise en place des normes existantes, au risque de menacer leur viabilité et donc l’accès à une viande de qualité en circuit court, se fait durement sentir. Renforcer ces abattoirs paysans de proximité serait une opportunité pour apporter une attention particulière au bien-être animal, à l’hygiène et la qualité des produits, mais aussi à la maîtrise de l’ensemble de la chaîne par les éleveurs, de leurs prix et donc de leur autonomie, alors que tout pousse aujourd’hui à la concentration des cheptels et de l’abattage, tout en revoyant les normes réglementaires selon la taille de ces abattoirs. Ainsi, elle lui demande quelles mesures elle envisage de prendre pour réévaluer les normes appliquées aux abattoirs, afin de garantir une meilleure protection du bien-être animal tout en tenant compte de la spécificité des petites structures et quels moyens seront mis en place pour que des audits réguliers et transparents puissent avoir lieu sur les conditions d’abattage, adaptés à la taille et aux spécificités des établissements contrôlés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4782</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1460</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Situation des vétérinaires contractuels de l’État
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4782. — 11 mars 2025. — Mme Marie Pochon interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la situation des vétérinaires contractuels au sein du ministère de l’agriculture et plus particulièrement sur la mise en œuvre des modifications des référentiels salariaux applicables à cette catégorie de personnels. En effet, en octobre 2023, le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire annonçait une revalorisation des salaires des vétérinaires contractuels, avec la prise en compte de leur ancienneté et de leur expérience professionnelle, avec une date d’application au 1er septembre 2023. Cette annonce était la bienvenue dans un contexte de forte tension sur le marché de l’emploi des vétérinaires et de faible attractivité pour les métiers publics. À titre d’exemple, 60 à 100 postes de vétérinaires officiels étaient vacants dans les abattoirs. Or à ce jour, les vétérinaires contractuels n’ont toujours pas bénéficié de l’application effective de ces nouveaux référentiels salariaux et aucune action concrète n’a été mise en place pour reclasser les vétérinaires contractuels en poste avant septembre 2023. À l’exception de quelques rares revalorisations, sans reprise de l’ancienneté, aucune information n’a été communiquée aux intéressés et aucun accusé de réception n’a été adressé suite à leurs dossiers de reclassement. Cela conduit dès lors à une situation d’inégalité salariale, dans laquelle les vétérinaires contractuels récemment recrutés sont mieux rémunérés que leurs collègues avec une plus grande ancienneté et expérience. Cela crée d’autant plus de frustration que toutes les autres catégories d’agents contractuels du ministère ont vu leur salaire revalorisé fin 2023 ou au cours de l’année 2024, excepté les vétérinaires contractuels. Les vétérinaires contractuels comme leurs collègues titulaires, qui assurent des missions essentielles pour la santé publique, la sécurité alimentaire, la lutte contre les maladies animales (alors que celles-ci sont en hausse) et la protection du bien-être animal, pâtissent de ce manque de reconnaissance alors qu’ils sont dotés de prérogatives et de compétences spécifiques (droit d’accès et de contrôle dans les établissements, pouvoirs de consigne, de saisie et de refoulement de denrées, d’animaux vivants et de produits animaux, etc). Face à cela, il y a un risque que certains choisissent d’interrompre leurs missions, notamment dans les abattoirs ou dans les postes d’inspection frontaliers. Ce phénomène suscite une forte inquiétude au sein de la profession et dans le milieu agricole. Ainsi, elle lui demande quelles mesures elle envisage de prendre pour mettre en œuvre au plus vite la réforme salariale annoncée en octobre 2023 pour l’ensemble des vétérinaires contractuels du ministère, pour garantir un traitement équitable entre les vétérinaires contractuels, anciens et nouveaux et pour éviter une crise de vocation dans cette profession essentielle à la santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4806</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1461</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Structuration de la profession de maréchal-ferrant et création d’un ordre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4806. — 11 mars 2025. — Mme Christine Pirès Beaune attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’absence de structuration de la profession de maréchal-ferrant, pourtant essentielle au bien-être des équidés et au fonctionnement de nombreux secteurs, tels que l’agriculture, les sports équestres et les activités de loisir. À ce jour, cette profession repose sur des compétences techniques spécifiques et un savoir-faire reconnu, mais ne bénéficie pas d’un cadre réglementaire à la hauteur de ses enjeux. Contrairement à d’autres professions réglementées, elle ne dispose pas d’un ordre professionnel garantissant la formation continue, le respect des bonnes pratiques et la protection des professionnels comme des usagers, face aux dérives potentielles. La création d’un tel ordre permettrait d’assurer un niveau de qualification homogène sur tout le territoire, de renforcer la formation continue et de définir des règles déontologiques claires. Elle contribuerait également à lutter contre l’exercice illégal de la profession, à garantir la sécurité des équidés ainsi que celle des propriétaires et utilisateurs et à assurer une meilleure représentation du métier auprès des instances gouvernementales. Aussi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour structurer cette profession et étudier la mise en place d’un cadre juridique adapté, incluant la création d’un ordre des maréchaux-ferrants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4817</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1461</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Redevance eau potable des agences de l’eau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4817. — 11 mars 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la situation des agriculteurs face à la hausse de la redevance pour consommation d’eau potable. La loi de finances pour 2024 adoptée sur le fondement de l’article 49-3 de la Constitution, par son article 101, a réformé le financement des agences de l’eau. Pour des motifs d’économie de la ressource en eau et d’écologie, trois nouvelles redevances remplacent celle sur la pollution domestique et celle la modernisation des réseaux de collecte. Le nouveau système en vigueur s’appuie donc sur une redevance pour la consommation d’eau potable et deux redevances pour la performance des réseaux d’eau potable d’une part et pour celle des systèmes d’assainissement collectif d’autre part. Les nouveaux tarifs de la redevance 2025 pour consommation d’eau potable votés par les conseils d’administration des agences de l’eau s’appuient sur un décret du 9 juillet 2024. Or ces nouveaux tarifs touchent tous les usagers, dont les agriculteurs contraints d’utiliser de l’eau potable pour leur irrigation, qui bénéficiaient jusque-là d’un contrat spécifique avec un tarif restreint, cette eau retournant au milieu naturel et ne faisant pas l’objet d’un traitement post-consommation. Ce surcoût, de 0,43 euro le mètre cube facturé en plus du prix de l’eau, n’est pas absorbable par les exploitations. L’impact financier sur les agriculteurs s’avère particulièrement insoutenable, alors même qu’ils avaient déjà adopté les techniques d’irrigation les plus économes possible, en particulier dans les bassins du sud de la France. L’exploitation maraîchère court ainsi un vrai risque financier en raison de cette réforme dont l’application relève du pouvoir réglementaire. Il lui demande si ce problème peut être résolu en révisant le décret d’application de sorte que les prestataires d’eau potable puissent distinguer l’usage irriguant pour les agriculteurs de l’usage pour les particuliers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4819</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1462</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Eskenazi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Accompagnement de la transition vers un élevage hors-cage en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4819. — 11 mars 2025. — M. Romain Eskenazi attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la nécessité d’accompagnement dans la transition vers un élevage hors-cage en France. À la suite de l’initiative citoyenne européenne « End the Cage Age » (Pour une nouvelle ère sans cage), qui a rassemblé plus de 1,4 million de signatures, la Commission européenne s’est engagée à proposer une interdiction progressive des cages pour les animaux d’élevage le 30 juin 2021. Plusieurs États membres, dont l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique et le Danemark, ont déjà acté ou prévu la fin de l’élevage en cage. En France, la loi EGALIM de 2018 et le décret n° 2021-1647 de 2021 ont marqué un premier pas en interdisant la construction ou l’agrandissement de bâtiments destinés à l’élevage en cage des poules pondeuses. Grâce à ces mesures et aux évolutions du marché, la part des poules élevées en cage est passée de 70 % en 2015 à 27 % en 2023 et la filière vise moins de 10 % d’ici 2030. Toutefois, cette transition reste fragile et nécessite un accompagnement renforcé. De nombreux acteurs de la grande distribution (Métro, Intermarché), de la restauration hors domicile (Sodexo, Paul) et de l’agroalimentaire (Saint Michel, Nestlé) ont déjà pris l’engagement de ne plus utiliser d’oeufs de poules en cage d’ici fin 2025. Par ailleurs, le baromètre IFOP de février 2025 révèle que 89 % des Français sont favorables à la fin de l’élevage en cage dans l’Union européenne. Cette évolution répond à plusieurs enjeux contemporains, à la fois une attente sociétale forte, mais aussi à des impératifs de bien-être animal et de transition vers des systèmes d’élevage plus durables. Dans ce contexte de prise de conscience européenne de l’opinion publique, des législateurs et des acteurs économiques concernant l’impératifs de bien-être animal, il l’interroge sur sa position concernant l’interdiction des cages à l’échelle européenne et sur les mesures qu’il envisage pour accompagner les éleveurs français dans cette transition. Il lui demande si elle entend mettre en place des aides techniques et financières pour soutenir la modernisation des exploitations et garantir une transition juste pour les agriculteurs et si la France prendra une position claire en faveur de l’interdiction des cages dans l’UE et rejoindra ses voisins européens ayant déjà engagé cette transition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4820</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1462</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bolo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Allègement des obligations de mise à l’abri des canards vaccinés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4820. — 11 mars 2025. — M. Philippe Bolo appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les inquiétudes des éleveurs de palmipèdes vaccinés face aux obligations de mise à l’abri. Depuis plusieurs mois, les professionnels de la filière alertent sur les difficultés croissantes liées à la claustration obligatoire des canards vaccinés, alors même que la vaccination a démontré son efficacité en ramenant ces animaux à un niveau de risque sanitaire équivalent à celui des autres volailles élevées en plein air. Malgré cela, les mesures de mise à l’abri pour les élevages de palmipèdes restent plus strictes que celles qui s’appliquent aux autres types de volailles. Cette différence de traitement, perçue comme injustifiée, entraîne une incompréhension grandissante chez les éleveurs de canards, dont certains annoncent déjà qu’ils ne pourront plus respecter ces obligations trop contraignantes. D’autant plus que la situation sanitaire actuelle est particulièrement favorable : retour au statut indemne depuis le 4 février 2025 (12 jours plus tôt que les années précédentes), absence quasi-totale de cas dans la faune sauvage et conditions météorologiques peu propices à la circulation du virus. Les producteurs demandent aujourd’hui la reconduction immédiate de l’allègement temporaire des règles de mise à l’abri qui avait été accordé par arrêté ministériel à la même période en 2024, à compter du 1er mars 2025. Ils réclament également une harmonisation des règles applicables à toutes les espèces avicoles à partir de l’automne 2025 et pour les années suivantes. Il lui demande ainsi si elle envisage de répondre favorablement à cette demande légitime et si elle compte, sans délai, assouplir les conditions de mise à l’abri des canards vaccinés afin de préserver le bien-être animal, la qualité des produits d’une filière française exportatrice et la pérennité économique de la filière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4821</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1463</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Indemnisation des décès d’animaux mort-nés en raison de la FCO
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4821. — 11 mars 2025. — Mme Florence Goulet attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le dispositif d’indemnisation des pertes liées à la fièvre catarrhale ovine. Depuis la fin de l’année 2023, cette épizootie frappe durement les éleveurs français, notamment dans le département de la Meuse, où plus de 600 foyers ont été recensés. Outre les pertes directes dues à la mortalité animale, les exploitations sont confrontées à des avortements, des troubles de la reproduction et une baisse significative de la production laitière, entraînant des conséquences économiques désastreuses. À ce jour, les pertes économiques directes et indirectes s’élèvent à plus de 80 millions d’euros pour la seule région du Grand Est. Si un dispositif d’indemnisation a été mis en place par le ministère de l’agriculture, les dernières règles adoptées par FranceAgriMer sont venues en restreindre le périmètre, excluant notamment l’indemnisation des animaux mort-nés. Cette contradiction entre les annonces du Gouvernement et les modalités finalement appliquées pénalise lourdement les éleveurs et met en péril la pérennité même des exploitations. Aussi, elle lui demande si elle compte faire appliquer les critères d’indemnisation annoncés afin d’inclure les pertes des animaux mort-nés et garantir une compensation adaptée aux réalités du terrain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4822</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1463</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benoît Biteau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Projet d’usine à bovins à Peyrilhac
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4822. — 11 mars 2025. — M. Benoît Biteau alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’absurdité et la dangerosité du projet d’usine à bovins « Terre de Chavaignac ». Ce projet, porté par T’Rhéa, filiale du groupe Carnivor prévoit la création d’un gigantesque centre d’engraissement à partir d’une exploitation existante d’environ 700 bovins. « Terre de Chavaignac » fait face à une opposition importante de la population locale et des associations environnementales, exprimée lors de deux enquêtes publiques totalisant plus de 99 % de contributions défavorables, ainsi qu’à un vote d’opposition des conseils municipaux des communes concernées. Initialement prévu pour accueillir 3 100 bovins, l’ampleur du projet a été réduite à 2 120 bovins suite à l’avis défavorable du commissaire enquêteur du 12 juin 2024, le dossier étant jugé insuffisant concernant les problématiques de gestion de l’eau et les risques de pollution des eaux sur le site. Malgré cette mise en garde, le dimensionnement du site (bâtiments, capacité de stockage d’aliments, fumière, réserve d’eau) n’a pas été modifié et les risques pour l’environnement persistent. De surcroît, le plan présenté par le porteur de projet pour évacuer l’énorme quantité de fumier produite par le site prévoit l’épandage de ce fumier sur des surfaces détenues par plusieurs propriétaires qui n’ont pas été tenus informés de ce projet et qui s’y opposent pour certains, invalidant donc le plan d’épandage escompté. Une difficulté à évacuer le fumier d’autant plus inquiétante que le site est proche de plusieurs étangs, dont certains font l’objet d’une valorisation piscicole, qui seraient donc exposés à un risque de pollution important en cas de réalisation du projet. « Terre de Chavaignac » comporte également plusieurs zones d’ombre sur des éléments essentiels, notamment sur le chiffrage précis de son bilan carbone, comme le relève la mission régionale d’autorité environnementale Nouvelle-Aquitaine. Ainsi, l’implantation de cette usine à bovins dont la viande sera vendue à l’etranger, en lieu et place d’un élevage limousin extensif et véritablement paysan, est le symbole d’un modèle agricole industriel néfaste pour l’environnement, mais également pour l’emploi et le revenu des paysannes et des paysans, ainsi que pour le bien-être animal, préférant ainsi des logiques exportatrices à la souveraineté alimentaire. Il souhaite donc connaître les mesures qu’elle prendra pour éviter l’installation de telles usines à bovins et davantage soutenir l’élevage extensif préservant des prairies accueillant une riche biodiversité et permettant de s’attaquer frontalement au dérèglement climatique en séquestrant très efficacement le carbone.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4823</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1463</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Soutenir les éleveurs bovins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4823. — 11 mars 2025. — M. Jean-Philippe Tanguy alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la situation inquiétante à laquelle sont confrontés les éleveurs bovins. Après quatre années de baisse consécutive, la production française pourrait enregistrer une énième diminution. Le système de polyculture-élevage prédomine au sein du département samarien avec une prépondérance, au sein de la production animale, de la filière bovine. Or, depuis huit ans, les éleveurs font état de la décapitalisation progressive des cheptels français, notamment laitiers et allaitants (perte de 409 000 têtes pour le premier et 564 000 pour le second). Malgré la remontée du cours de la viande, la situation à laquelle sont confrontés ces derniers est alarmante. D’après les prévisions publiées le 23 janvier 2025 par l’Idele (l’institut de l’élevage), la production nationale est attendue à 1,29 millions de tonnes, en déclin de 1,8 % par rapport à 2024, qui avait elle aussi connu une diminution de 0,8 % par rapport à 2023. Faute de naissances, la filière a enregistré une perte de 97 000 animaux, représentant 10 % de la production de veaux sur le dernier trimestre 2024. La FNB (Fédération nationale bovine) déplore également la faible réponse des pouvoirs publics sur le plan sanitaire. En effet, les épizooties se sont multipliées dans les élevages bovins et ovins, provoquant une hausse de la mortalité et des coûts imprévus à la désinsectisation et aux soins vétérinaires. Face à la montée de nouveaux virus, tels que celui de la fièvre catarrhale, les pouvoirs publics doivent mettre en place des mesures de prévention en garantissant notamment la disponibilité de vaccins. S’ajoutant à la hausse de la mortalité, les génisses et les vaches connaissent une baisse drastique de leur fertilité entraînant une nette contraction des naissances. D’autre part, les risques climatiques pèsent grandement sur les éleveurs qui voient les primes versées aux assureurs augmenter ; pourtant la FNB relève que les prairies touchées par les inondations de 2024 n’ont toujours pas été indemnisées. Au cœur de nombreux défis, la filière de l’élevage doit pouvoir compter sur une politique agricole forte pour l’aider à les relever. Pour autant, à l’heure où la souveraineté alimentaire est une priorité absolue, les promesses formulées par le Gouvernement restent muettes. Il lui demande donc les mesures concrètes que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de soutenir la filière bovine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4824</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1464</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Weber</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Soutien financier face aux pertes d’élevage dues à la fièvre catarrhale ovine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4824. — 11 mars 2025. — M. Frédéric Weber appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les insuffisances des dispositifs d’indemnisation mis en place pour les éleveurs confrontés à la fièvre catarrhale ovine (FCO), en particulier dans la région Grand Est. Les éleveurs font face à des pertes considérables, notamment une mortalité accrue des animaux, une baisse de fertilité des troupeaux et une diminution de la production laitière. Bien que le Gouvernement ait annoncé un fonds de 75 millions d’euros pour indemniser les pertes directes liées aux sérotypes 3 et 8 de la FCO, ce montant ne prend pas en compte les pertes économiques indirectes, notamment les surcoûts vétérinaires, les baisses de production et les restrictions commerciales. Par ailleurs, le critère d’éligibilité des indemnisations, qui exclut les animaux morts entre la naissance et leur premier mois de vie, ainsi que les avortements, constitue une aberration administrative. Cette règle ne tient pas compte de la réalité des exploitations, où ces pertes représentent une part significative du cheptel touché par la maladie et engendrent des conséquences économiques lourdes pour les éleveurs. Il apparaît donc nécessaire de réexaminer ce critère afin de garantir une indemnisation plus juste et conforme aux pertes réellement subies par les exploitants. En outre, les retards dans le versement des indemnisations aggravent la détresse financière des exploitations et mettent en péril la pérennité de nombreux élevages déjà fragilisés. Il apparaît essentiel d’élargir les critères d’indemnisation et de garantir un paiement rapide aux exploitants concernés. Pour toutes ces raisons, il lui demande si des mesures sont prévues pour accélérer le versement des aides et réexaminer les critères d’éligibilité des indemnisations, afin d’y inclure les pertes liées aux décès des jeunes animaux. Il souhaite également savoir si une révision plus globale du dispositif d’indemnisation est envisagée afin de couvrir l’ensemble des pertes indirectes et des charges supplémentaires supportées par les éleveurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4956</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1464</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Roumégas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Pour une application effective de l’article 28 de la loi « Egalim »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4956. — 11 mars 2025. — M. Jean-Louis Roumégas interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la manière dont l’État entend agir pour faire respecter de manière effective l’article 28 de la loi « Egalim ». En vertu de l’article 28 de la loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018 « Egalim », les services de restauration collective des établissements scolaires et universitaires ainsi que des établissements d’accueil des enfants de moins de six ans dans les collectivités territoriales de plus de 2 000 habitants, ne peuvent plus utiliser de contenants alimentaires de cuisson, de réchauffe et de service en matière plastique depuis le 1er janvier 2025. Si des sanctions existent en cas d’infraction (amende prévue par l’article R. 541-343 ; mise en demeure et amende prévues par l’article L. 171-8 du code de l’environnement), plusieurs éléments indiquent que cette interdiction n’est, pour autant, pas pleinement respectée et que le calendrier prévu par la loi n’est pas suivi. Du plastique est encore utilisé dans de nombreux services de restauration collective : certaines collectivités continuent d’utiliser des barquettes en plastique, tandis que d’autres ont remplacé les contenants plastiques par des contenants réemployables fabriqués à partir de fibres végétales (barquettes cellulosiques, pulpe de maïs, canne à sucre) mais qui comportent, malgré tout, de fines couches de films plastiques afin d’assurer leur étanchéité. Cette pratique, qui est non conforme aux dispositions de la loi « Egalim », maintient l’exposition des usagers aux perturbateurs endocriniens et autres substances potentiellement dangereuses et va à l’encontre de l’objectif initial de réduction des plastiques dans la restauration collective. Il est pourtant impératif de garantir l’application effective de cette mesure. L’exposition aux plastiques dans l’alimentation constitue un enjeu majeur de santé publique, notamment en raison de la migration de microparticules et de substances chimiques toxiques dans les aliments. Ces substances sont suspectées d’être des perturbateurs endocriniens aux effets délétères sur le développement des enfants et la santé humaine en général. De plus, la pollution plastique est un fléau environnemental, qui nécessite des mesures fermes et un contrôle rigoureux pour garantir une réelle transition vers des alternatives durables et sans danger pour la santé. Aussi, M. le député interroge Mme la ministre sur les actions concrètes mises en place pour garantir le respect de cette interdiction et la mise en conformité des établissements de restauration collective. Il lui demande quels contrôles et mesures le Gouvernement envisage pour garantir l’application effective de la loi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4791</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1465</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Rémunération des intermédiaires d’assurance pour les collectivités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4791. — 11 mars 2025. — M. Mathieu Lefèvre interroge M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la rémunération perçue par les intermédiaires d’assurance lors la conclusion d’un contrat d’assurance avec une collectivité. En effet, alors que les collectivités font face à une hausse conséquente du montant de leurs assurances et qu’un nombre croissant d’entre elles rencontrent des difficultés pour souscrire ce type de contrat, les rémunérations perçues par les courtiers, servant d’intermédiaires entre la collectivité et la compagnie d’assurance sont complexes et méconnues. Un courtier serait ainsi rémunéré à la fois par la collectivité sous forme d’honoraires et par la compagnie d’assurance sous forme de commission, rémunération à laquelle peuvent s’ajouter des frais de gestion. Ainsi, la rémunération totale du courtier peut dans certains cas atteindre le quart de la somme perçue par la compagnie d’assurance, alors que le premier n’est qu’un intermédiaire et que cette dernière porte l’entièreté du risque. Il lui demande si le Gouvernement envisage des mesures visant à rendre la rémunération des intermédiaires d’assurance plus transparente.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4800</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1465</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Dépenses subventionnables DETR
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4800. — 11 mars 2025. — M. Thibault Bazin interroge M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur l’application du code général des collectivités territoriales (CGCT) qui dispose, aux termes du second alinéa de l’article R. 2334-27, que lorsqu’elles contribuent au financement de projets d’investissement, la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR), la dotation politique de la ville (DPV), la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) et la dotation de soutien à l’investissement des départements (DSID) ne peuvent représenter, employées seules ou de manière combinée, plus de 80 % du montant prévisionnel de la dépense subventionnable engagée par le bénéficiaire. Il semble que certaines municipalités aient été informées que le taux maximal de subvention de 80 % est déterminé en se basant sur le montant des dépenses subventionnables mentionné dans l’arrêté accordant la subvention DETR. Cependant, cette interprétation ne semble pas exacte, car lorsque plusieurs organismes financeurs (conseil départemental, conseil régional, Europe, etc.) sont impliqués, ils ne se basent pas tous sur les mêmes dépenses éligibles à la subvention. Si les calculs se basent sur l’arrêté émis par l’État, ce plafond peut apparaître insuffisant au regard du montant total réel. Ce serait un mauvais signal envoyé aux communes rurales. Il lui demande donc si le taux maximal est réellement calculé en fonction des dépenses subventionnables indiquées dans l’arrêté émis par les services de l’État ou s’il est calculé sur le montant total HT réel des travaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4801</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1466</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Tavel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par les communes pour faire assurer leurs biens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4801. — 11 mars 2025. — M. Matthias Tavel attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les difficultés rencontrées par un certain nombre de petites communes pour faire assurer leurs biens. Plusieurs maires de sa circonscription lui ont fait part de difficultés : réduction de la durée d’assurance, hausse des coûts, voire refus sec, amenant certaines communes à ne plus pouvoir assurer des bâtiments communaux, par exemple. Alors que l’association des maires de France alerte depuis des mois sur cette problématique, M. le Premier ministre a écrit aux maires un courrier daté du 17 février 2025, leur indiquant : « Pour prendre la mesure réelle de ces difficultés, j’ai besoin que vous me signaliez directement les refus auxquels vous êtes confrontés lorsque vous tentez de renouveler vos contrats d’assurance ». Et de leur demander de signaler ces difficultés à une adresse mail : assurances.collectivites@pm.gouv.fr. Or il semblerait plus efficace de sommer les assureurs de produire les chiffres traduisant le nombre de contrats résiliés et d’appel d’offres refusés aux communes. À l’occasion des auditions au Sénat mardi 4 mars 2025 de M. Vincent Bony, maire de Rive-de-Gier, Mme Charlotte Goujon, maire de Petit-Quevilly et MM. Didier Lechien, maire de Dinan, Stéphane Leyenberger, maire de Saverne, Sébastien Olharan, maire de Breil-sur-Roya et Christophe Reynier-Duval, maire de Caderousse, sur le thème « Assurances des collectivités territoriales : un an après le rapport du Sénat, quelles avancées ? », c’est la solution de la création d’une nouvelle structure publique ou parapublique qui a été largement plébiscitée par les auditionnés. Il lui demande donc s’il entend accéder à la demande des maires de créer une structure publique ou parapublique ad hoc, afin de permettre aux maires d’assurer l’ensemble des biens de leur commune et, le cas échéant, sous quel délai, ou à défaut, s’il entend imposer aux assureurs des exigences nouvelles pour répondre favorablement aux besoins des collectivités locales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4809</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1466</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Impact du transfert obligatoire de la compétence eau et assainissement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4809. — 11 mars 2025. — M. Julien Guibert interroge M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur l’impact du transfert obligatoire de la compétence eau et assainissement des communes vers les communautés de communes, sans prise en compte des spécificités locales. Jusqu’à présent, cette compétence était exercée soit en régie communale, soit par des syndicats mixtes, garantissant une gestion au plus près des réalités locales et permettant un accès à l’eau potable à un coût maîtrisé. Dans un département rural comme la Nièvre, où les ressources hydriques sont diverses et réparties de manière inégale, cette gestion de proximité offrait souplesse et efficacité. Or la réforme actuelle impose une centralisation des services qui méconnaît ces spécificités et risque de fragiliser l’organisation territoriale existante. Ce transfert imposé engendre de nombreuses conséquences négatives. D’une part, l’harmonisation tarifaire dictée par la loi « NOTRe » conduit à une explosion des coûts pour les usagers, alors que les infrastructures locales ne bénéficient pas toutes du même niveau d’entretien ni des mêmes investissements historiques. D’autre part, l’éloignement des centres de décision entraîne une perte de réactivité des services, en particulier pour les communes rurales, où la proximité des gestionnaires était jusqu’alors un gage de qualité et d’efficacité. Dans certaines communes, cette uniformisation pourrait même se traduire par une baisse de la qualité du service, sans qu’aucune justification objective ne puisse être avancée. Face à ces problématiques, l’inquiétude grandit parmi les élus locaux et les habitants, qui voient dans cette réforme une atteinte au principe de subsidiarité et une remise en cause de la capacité des communes à gérer un bien aussi essentiel que l’eau. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage : de redonner aux communes la liberté de choix quant à la gestion de cette compétence essentielle ; de réévaluer l’impact financier de cette réforme sur les usagers et les collectivités locales ; de réexaminer le cadre réglementaire afin de permettre une gestion plus souple et mieux adaptée aux réalités territoriales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4836</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1466</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Albertini</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Taux d’écrêtement MaPrimeRénov’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4836. — 11 mars 2025. — M. Xavier Albertini alerte M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les évolutions prévues pour le dispositif MaPrimeRénov’, notamment l’écrêtement pour les ménages modestes. En effet, les nouvelles règles du dispositif ont été publiées au Journal officiel du 5 décembre 2024, mais plusieurs ajustements sont encore attendus à ce jour. Un décret devrait prochainement relever le taux d’écrêtement de 80 % à 90 % pour les ménages modestes réalisant des travaux d’ampleur. Plusieurs ménages de sa circonscription l’ont alerté sur l’absence de publication de ce décret, ce qui constitue un frein conséquent à la réalisation de leurs travaux de rénovation énergétique. Aussi, il lui demande de bien vouloir préciser le calendrier de publication de ce décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4860</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1467</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Kervran</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Politique de gestion des chaussées de moulins à eau face aux risques climatiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4860. — 11 mars 2025. — M. Loïc Kervran appelle l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la politique engagée depuis la circulaire du 25 janvier 2010 ayant entraîné la destruction de près de 10 000 ouvrages hydrauliques (principalement des chaussées de moulins à eau) sur un total de 60 000 ouvrages recensés en 2010 par l’office français de la biodiversité (OFB). Ces ouvrages, qui constituent un patrimoine hydraulique millénaire, ont été réalisés et entretenus pendant des siècles pour réguler les cours d’eau, préserver les nappes phréatiques et limiter les inondations en agissant comme de véritables régulateurs naturels des débits. En éliminant ces structures essentielles, la politique mise en œuvre risque d’aggraver significativement les phénomènes climatiques. En effet, en supprimant les retenues naturelles qui ralentissent les écoulements et favorisent la recharge des nappes, on observe une intensification des sécheresses estivales ainsi qu’un accroissement de la fréquence et de la gravité des inondations lors des épisodes de fortes pluies. Ces constats, étayés par plusieurs études et avis d’experts en hydrologie et en environnement, invitent à une reconsidération urgente de cette politique. Ils soulignent la nécessité d’un équilibre entre la modernisation des infrastructures de gestion de l’eau et la préservation d’un patrimoine historique qui a toujours joué un rôle crucial dans la régulation naturelle des écosystèmes fluviaux. Dans ce contexte, il souhaite savoir quelles mesures il envisage pour réévaluer et, le cas échéant, inverser, cette politique qui détruit massivement des ouvrages essentiels à la régulation naturelle des cours d’eau et à la prévention des crues. Il demande également s’il prévoit de modifier les schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) ainsi que les programmes d’aides des agences de l’eau, notamment en intégrant les représentants des moulins à eau dans les instances de gouvernance, afin d’assurer une gestion équilibrée de la ressource hydrique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4892</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1467</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Application impossible de la loi SRU
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4892. — 11 mars 2025. — Mme Joëlle Mélin interroge M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les difficultés rencontrées par certaines communes des Bouches du Rhône pour atteindre les objectifs de construction de logements sociaux fixés par la loi solidarité et renouvellement urbains (SRU). Malgré la volonté des collectivités de respecter ces obligations, plusieurs obstacles freinent considérablement la réalisation de ces logements : rareté du foncier disponible, contraintes environnementales, saturation des infrastructures ou encore refus de permis de construire pour des raisons indépendantes de la volonté des municipalités. Ces difficultés rendent inapplicables les objectifs assignés, tout en exposant les communes concernées à des pénalités financières importantes, aggravant ainsi leur situation budgétaire. Elle lui demande donc si le Gouvernement envisage d’adapter les critères d’application de la loi SRU et du dispositif de carences en particulier, aux réalités locales, en tenant compte des contraintes objectives rencontrées par certaines communes et quelles mesures pourraient être mises en place pour éviter que des collectivités de bonne foi ne soient pénalisées pour des situations sur lesquelles elles n’ont que peu de prise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4966</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1467</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Cyclistes - Interdiction feu de position arrière clignotant
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4966. — 11 mars 2025. — M. Yannick Favennec-Bécot attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la lutte contre l’accidentalité des cyclistes. Selon le bilan 2023 de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, 60 % des accidents cyclistes présentent un facteur de visibilité. De nombreux cyclistes soucieux de renforcer leur sécurité se sont équipés d’un feu de position à l’arrière, rouge, qui clignote à l’approche d’un véhicule, grâce à un détecteur et d’une caméra. Ce feu clignotant provoque ainsi une réaction d’attention de la part de l’automobiliste. Ce feu de position clignotant à l’arrière étant désormais interdit, il lui fait part de l’incompréhensions de nombreux cyclistes quant à cette interdiction et lui demande de bien vouloir lui indiquer la réponse à apporter à ces légitimes préoccupations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4968</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1468</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Port du gilet haute visibilité - cycles et EDPM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4968. — 11 mars 2025. — M. Yannick Favennec-Bécot attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la lutte contre l’accidentalité des cyclistes et des personnes circulant sur des engins de déplacement personnel motorisés (EDPM). Selon le bilan 2023 de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, 60 % des accidents cyclistes présentent un facteur de visibilité. En effet, sur la période 2021/2023, en agglomération, 301 personnes ont perdu la vie à vélo dont 62 personnes la nuit, soit une part nocturne de 21 %. 79 personnes ont perdu la vie en EDPM dont 49 personnes la nuit, soit une part de 51 %. Hors agglomération, la part des usagers à vélo tués la nuit s’établit à 17 % (soit 65/391 tués) et la part des usagers d’EDPM tués la nuit à 79 % (soit 19 sur 24 tués). Enfin, sur la même période, 146 personnes tuées en vélo hors agglomération, sur les 167 pour lesquelles l’information est connue, ne portaient pas de gilet réfléchissant et 19 personnes tuées en EDPM hors agglomération sur les 20 pour lesquelles l’information est connue ne portaient pas de gilet réfléchissant. Selon l’article 1er de l’arrêté du 29 septembre 2008 relatif au gilet de haute visibilité, « lorsqu’ils circulent la nuit, ou le jour, lorsque la visibilité est insuffisante, tout conducteur et passager d’un cycle doivent porter hors agglomération un gilet de haute visibilité conforme à la réglementation ». Alors que le port de ce gilet est fortement recommandé de jour, ainsi qu’en agglomération, les cyclistes sont rarement équipés d’un gilet haute visibilité. Aussi, pour lutter contre l’accidentologie des cyclistes, il lui demande s’il envisage de rendre obligatoire le port du gilet de haute visibilité de jour comme de nuit hors agglomération quelle que soit la visibilité et de nuit en agglomération.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4873</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1468</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Saint-Pasteur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Indemnisation insuffisante des militaires en cas d’accident de service
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4873. — 11 mars 2025. — M. Sébastien Saint-Pasteur attire l’attention de M. le ministre des armées sur la différence de traitement en matière d’indemnisation entre les militaires et les fonctionnaires civils en cas d’accident de service. De manière générale, un militaire bénéficie des mêmes droits que les fonctionnaires civils, mais une exception subsiste en matière d’invalidité. Cette exception s’explique par le fait que les fonctionnaires civils perçoivent une allocation temporaire d’invalidité tandis que les militaires bénéficient d’un autre régime via la pension militaire d’invalidité (PMI). La méthode de calcul de la PMI diffère et est nettement moins avantageuse que le régime de droit commun, ce qui engendre une indemnisation des militaires trois fois inférieure à celle des fonctionnaires civils alors qu’ils devraient bénéficier d’une reconnaissance particulière de la Nation. Même si les militaires bénéficient, en plus de la PMI, d’une indemnisation complémentaire versée aux militaires victimes d’accidents de service sur le fondement de la jurisprudence du Conseil d’État du 1er juillet 2005 (jurisprudence Brugnot), force est de constater qu’une inégalité de traitement manifeste persiste. Bien que ces dispositifs spécifiques et le régime de droit commun ne puissent être comparés stricto sensu tant ils sont de conception et de garanties différentes, l’indemnisation versée devrait a minima être équivalente, peu importe le statut. Il lui demande donc s’il compte aligner le traitement des indemnisations versées aux militaires sur celui des agents civils en cas d’accidents de service.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4875</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1468</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Iniquité salariale des ingénieurs et techniciens contractuels de la DGA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4875. — 11 mars 2025. — M. Daniel Grenon attire l’attention de M. le ministre des armées sur la situation préoccupante des personnels civils du ministère et plus particulièrement des ingénieurs et techniciens contractuels de la direction générale de l’armement (DGA). Depuis plusieurs années, ces agents subissent une stagnation salariale inquiétante, accentuée par le blocage quasi-continu de la valeur du point d’indice, entraînant une perte de pouvoir d’achat estimée à 31,5 % depuis l’an 2000. Cette situation a des conséquences dramatiques : de nombreux agents des catégories C et B se retrouvent en difficulté financière dès le 10 du mois, limitant leur capacité à assurer des conditions de vie dignes à leurs familles. Par ailleurs, l’inégalité salariale entre les personnels de la DGA et ceux relevant de la grille DINUM (direction interministérielle du numérique) est flagrante. Alors que ces derniers bénéficient d’une revalorisation significative de leurs rémunérations, les ingénieurs et techniciens travaillant sur des projets stratégiques tels que les torpilles, radars, missiles ou autres systèmes d’armement sont laissés pour compte. Cette politique crée une iniquité salariale assumée par l’administration et risque de compromettre l’attractivité et la rétention des talents dans des domaines clés pour la souveraineté nationale. Le projet de loi de finances pour 2025 prévoit une enveloppe de 27 millions d’euros pour la revalorisation des salaires, mais avec une répartition inégalitaire : 10,6 millions pour environ 700 agents relevant de la grille DINUM (soit 1 262 euros par personne et par mois), contre seulement 9,2 millions pour environ 3 600 agents hors DINUM (soit 213 euros par personne et par mois). Cette politique salariale à deux vitesses, fondée sur une logique de performance pour certains, pénalise injustement les personnels techniques et administratifs hors DINUM. Enfin, des difficultés persistantes concernant la récupération des heures supplémentaires des personnels en mission embarquée et le manque de perspectives d’évolution pour les ingénieurs et techniciens constituent des freins majeurs à leur engagement et à la reconnaissance de leur travail. Ainsi, il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour remédier à cette iniquité salariale et garantir une juste reconnaissance des compétences des ingénieurs et techniciens contractuels de la DGA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4884</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1469</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Yaël Ménaché</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Fermeture annoncée du site de fabrication d’uniformes militaires français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4884. — 11 mars 2025. — Mme Yaël Ménaché alerte M. le ministre des armées sur la fermeture annoncée du site de fabrication d’uniformes militaires français Marck et Balsan à Calais, suite à la perte d’un contrat avec l’armée. Très paradoxalement, l’appel d’offres a été remporté par une entreprise française mais les uniformes militaires seront désormais fabriqués à Madagascar. Il est évident que le principe du « made in France » défendu bec et ongles par les entrepreneurs français est encore mis à mal. En effet, depuis 25 ans, l’armée française s’habillait dans un atelier textile de l’entreprise Marck et Balsan à Calais qui proposait une confection 100 % made in France. Mais en décembre 2024, l’entreprise a paradoxalement perdu l’appel d’offres de l’armée française pour les quatre prochaines années si bien que la direction de l’entreprise calaisienne a donc décidé de fermer son site de production qui emploie 65 salariés. À un désastre industriel local s’ajoute désormais un désastre social et commercial puisque seront impactés tous les emplois salariaux et autres induits dans l’économie locale. Enfin, les salariés du site calaisien étant majoritairement des femmes aux carrières longues dans un domaine de luxe, à la perte d’un savoir-faire français s’ajoute une violation du principe d’égalité salariale hommes-femmes. Elle lui demande de porter une attention toute particulière sur la neutralisation de cet effet pervers d’un appel d’offres consistant pour un concurrent français à remporter l’appel d’offres et à fabriquer à l’étranger. Elle lui demande quelles mesures il compte mettre en place pour éviter en amont ces appels d’offres aux effets pervers et désastreux pour l’économie française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4928</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1469</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Participation au TIAN pour une diplomatie française au service de la paix.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4928. — 11 mars 2025. — M. Abdelkader Lahmar interroge M. le ministre des armées sur la participation de la France en tant qu’État observateur à la troisième réunion des États parties au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) qui s’est tenue du 3 au 7 mars 2025. Depuis que la France est rentrée dans l’ère du nucléaire militaire le 13 février 1960, elle a, de fait, accepté de porter la responsabilité d’être une puissance en capacité d’embraser la planète dans le cadre d’un conflit avec une autre puissance nucléaire. Or les tensions entre les États s’intensifient, et les tentations de recourir à la solution militaire pour régler un différend politique sont de plus en plus fréquentes. Ainsi, au vu des conflits militaires de ces dernières années, il n’est plus à exclure que des puissances militaires dotées fassent usage de leur arsenal atomique. Or l’unique fois où l’humanité a fait usage de celui-ci, c’est près de 220 000 personnes qui périrent à Hiroshima et Nagasaki. Les bombes nucléaires produites aujourd’hui sont près de 4 000 fois plus puissantes que celles utilisées en 1945. Selon M. le ministre lui-même, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, « la dissuasion nucléaire […] n’est plus toujours consensuelle ». Depuis sa ratification du Traité de non prolifération (TNP), en 1992, la France a été l’un des États les plus ambitieux dans la réduction de son arsenal nucléaire. D’autres États signataires, comme les États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni et la Chine ont réduit ou fait stagner leur arsenal nucléaire. Malheureusement, depuis plusieurs années, la tendance s’est inversée : la Chine a doublé son arsenal nucléaire, et le Royaume-Uni a décidé d’augmenter son stock d’armes nucléaires. Le comportement erratique de l’administration Trump et la guerre en Ukraine pourraient conduire les États-Unis et la Russie à également augmenter leur stock. La France ne doit pas suivre ces exemples et doit au contraire être partie prenante de la lutte pour la réduction des armes nucléaires. Il en va de sa responsabilité en tant que puissance nucléaire et en tant que membre du conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU). Il est aujourd’hui impératif de relancer les processus multilatéraux de désarmement nucléaire et conventionnel dans le cadre de la conférence du désarmement de l’ONU, de penser à la dissuasion de demain avec des options alternatives au nucléaire, et de participer comme État observateur à la réunion des États parties au Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN). L’Australie et l’Allemagne y participent en tant qu’États observateurs. Ainsi, il l’interroge au sujet de la participation de la France en tant qu’État observateur à la troisième réunion des États parties au TIAN. Il souhaite savoir quelle est sa position sur cette participation, et quelle justification il a à apporter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4789</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1470</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Estelle Mercier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la fibromyalgie et de ses handicaps induits
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4789. — 11 mars 2025. — Mme Estelle Mercier alerte Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la reconnaissance de la fibromyalgie comme affection de longue durée (ALD30) en France et la prise en compte de ses handicaps induits. Douleurs diffuses, troubles du sommeil, troubles cognitifs, etc. La fibromyalgie et ses conséquences multiples touchent plus de 2 millions de Français, soit environ 3 % de la population. Alors que l’OMS la reconnaît depuis 1990, son diagnostic reste pourtant tardif en France, prenant 6 ans en moyenne. Dans de nombreux cas, les traitements se révèlent inefficaces. De manière particulièrement alarmante, le risque suicidaire est 37 fois plus élevé que la moyenne pour les patients atteints de fibromyalgie (source : Lacasse et al., 2017). L’association Fibromyalgie maladie incomprise se bat pour la reconnaissance pleine et entière de cette maladie en ALD30. Selon cette association, 80 % des demandes de prise en charge en ALD30 sont refusées par l’assurance maladie, souvent sans justification médicale ni examen du patient. La formation des professionnels de santé est insuffisante : 63 % des médecins généralistes se déclarent démunis face à cette pathologie (source : Inserm, 2020). La sensibilisation du personnel soignant et des formations spécifiques sont donc indispensables. Pourtant, l’article L. 1110-5 du code de la santé publique garantit à chacun le droit au soulagement de la douleur, obligation peu respectée pour ces patients. À l’approche de la journée mondiale de la fibromyalgie du 12 mai, elle lui demande donc les mesures qu’elle compte mettre en œuvre pour assurer la pleine application des droits des patients en matière de prévention, d’évaluation et de traitement de leur douleur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4909</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1470</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Belouassa-Cherifi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Suppression de la limite d’âge maximale pour solliciter la PCH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4909. — 11 mars 2025. — Mme Anaïs Belouassa-Cherifi alerte Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la barrière d’âge, fixée par décret, limitant l’accès à la prestation de compensation du handicap (PCH). En effet, actuellement, une personne dont le handicap visuel est reconnu après 60 ans ne peut pas bénéficier de cette prestation, sauf dans deux cas de dérogation, qui ne concernent qu’une infime minorité des personnes. L’accès aux services de rééducation et de réadaptation, pourtant essentiels au maintien de l’autonomie des personnes âgées en situation de handicap visuel, est également restreint par cette limite d’âge. Par conséquent, la barrière d’âge de 60 ans freine considérablement la qualité de la prise en charge des personnes âgées. Selon l’étude Homère, plus de la moitié des personnes de plus de 60 ans avec une perte de vision irréversible n’ont reçu aucune proposition de prise en charge à la suite de l’annonce du diagnostic. La considération des personnes de plus de 60 ans comme appartenant au champ des personnes âgées, plutôt qu’à celui du handicap, crée un obstacle supplémentaire à leur prise en charge. En effet, au-delà de 60 ans, elles ne relèvent plus du cadre du handicap, mais de celui de la dépendance. Cela entraîne un changement dans les dispositifs d’aide, l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) remplaçant alors la prestation de compensation du handicap (PCH). Toutefois, l’APA rembourse peu les aides techniques relatives au handicap visuel et ses critères d’évaluation ne sont pas adaptés aux personnes âgées déficientes visuelles, ce qui fait que la prise en charge proposée est très souvent inadaptée aux besoins réels de la personne. Les dispositions légales en vigueur vont pourtant dans le sens du respect d’une égalité de traitement entre les citoyens : l’article L. 114-1-1 du code de l’action sociale et des familles garantit à toute personne handicapée le droit à une compensation de son handicap, indépendamment de son âge ou de son mode de vie et l’article 13 de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 prévoit la suppression des distinctions liées à l’âge en matière de compensation du handicap dans un délai de cinq ans. Vingt ans plus tard, ces principes ne sont toujours pas appliqués. Alors que les projections de population estiment qu’une personne sur trois aura plus de 60 ans en 2050 en France et que l’OMS souligne que 80 % des personnes aveugles ou malvoyantes ont plus de 50 ans, cette situation engendre une discrimination fondée sur l’âge qui n’est plus tolérable et qui ignore un problème de santé publique à venir majeur. Le handicap résulte avant tout d’un environnement et de politiques publiques inadaptés. La priorité commune doit être de lever ces obstacles, qui entravent l’autodétermination et l’autonomie des personnes concernées. La France est régulièrement pointée du doigt par les instances internationales pour ses violations répétées des accords relatifs aux droits des personnes handicapées. Cette situation ne peut plus durer, d’autant que des solutions existent et qu’elles sont, pour certaines, déjà inscrites dans la loi. L’austérité budgétaire ne saurait justifier une aggravation de la dépendance des personnes en situation de handicap, au détriment de leurs droits fondamentaux. Dans ce contexte, elle lui demande quelles mesures elle entend mettre en œuvre pour supprimer la limite d’âge de 60 ans, qui prive les personnes âgées en situation de handicap visuel d’un accès égal aux aides et aux droits accordés aux personnes plus jeunes. Afin d’apporter une réponse immédiate à l’urgence de l’autonomie pour ces publics, elle demande également que le remboursement des aides techniques soit traité en priorité et accéléré dans les plus brefs délais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4910</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1471</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lisette Pollet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Accessibilité et handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4910. — 11 mars 2025. — Mme Lisette Pollet attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur l’accessibilité et l’autonomie des personnes en situation de handicap, en particulier concernant les refus d’accès aux chiens guides et l’insuffisance du soutien financier aux bénéficiaires. La loi du 11 février 2005 a posé comme principe fondamental l’accessibilité et l’autonomie des personnes handicapées. Pourtant, en 2025, les refus d’accès aux chiens guides et d’assistance demeurent une réalité préoccupante. Plus de 245 cas ont été signalés en une année, soit près de cinq par semaine. Ces refus illégaux dans les commerces, hôtels, restaurants ou transports ne sont pas de simples incidents, mais des atteintes directes à la liberté de déplacement et à l’inclusion des personnes déficientes visuelles. Aujourd’hui, ces infractions ne sont considérées que comme de simples contraventions, alors qu’elles devraient être reconnues comme des discriminations et sanctionnées comme telles dans le code pénal. Une meilleure application de la loi et une sensibilisation accrue des établissements recevant du public apparaissent comme des mesures indispensables. Par ailleurs, la prestation de compensation du handicap (PCH) - aide animalière, destinée à couvrir les frais liés à l’entretien d’un chien guide, est plafonnée à 50 euros par mois depuis 2005. Cette somme est largement insuffisante face aux dépenses réelles (nourriture, soins vétérinaires, assurance, équipements spécifiques) qui excèdent 130 euros par mois. Une revalorisation de cette aide et son indexation sur le coût de la vie sont nécessaires pour garantir un accompagnement adéquat des personnes concernées. Enfin, la reconnaissance du rôle essentiel des familles d’accueil des chiens guides, qui assurent leur socialisation et leur éducation avant leur remise à un maître, mérite également d’être renforcée. Ces bénévoles jouent un rôle clé dans le bon fonctionnement du dispositif et doivent bénéficier d’un véritable soutien. Aussi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour sanctionner plus sévèrement les refus d’accès aux chiens guides et garantir leur libre accès dans tous les lieux publics et privés ouverts au public ; revaloriser et indexer la PCH - aide animalière afin de mieux couvrir les frais des bénéficiaires ; mieux soutenir et reconnaître l’engagement des familles d’accueil de chiens guides. Elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement sur ces questions essentielles pour l’inclusion et l’autonomie des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4911</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1471</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Brard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Bilan de la loi du 11 février 2005 sur le handicap.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4911. — 11 mars 2025. — M. Jean-Michel Brard appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les suites à donner au bilan de la loi du 11 février 2005 sur le handicap. La loi handicap du 11 février 2005 a marqué un tournant important en France en matière de droits des personnes en situation de handicap. Son objectif principal était de garantir l’égalité des droits et des chances, ainsi que la pleine participation des personnes handicapées à la vie sociale, économique et culturelle. Cette loi a renforcé les droits de ces personnes, en les reconnaissant comme des citoyens à part entière. Cela a également contribué à une meilleure prise en compte de leurs besoins dans les politiques publiques. En termes d’accessibilité, cette loi a imposé des normes pour les bâtiments publics et les transports, ce qui a permis d’améliorer l’accès aux lieux publics pour les personnes en situation de handicap. Cependant, des défis subsistent, notamment dans les infrastructures anciennes et dans l’accès à certains transports. Ce texte a également favorisé l’inclusion scolaire des enfants en situation de handicap, en encourageant leur intégration dans les établissements scolaires ordinaires. Cela a permis à de nombreux enfants de bénéficier d’une éducation adaptée. Des mesures pour favoriser l’emploi des personnes handicapées ont été mises en place comme l’obligation pour les entreprises de recruter un certain pourcentage de travailleurs handicapés. Malgré cela, force est de constater que le taux de chômage reste encore trop élevé pour cette population malgré les différentes politiques instaurées dans ce domaine depuis 20 ans. Cette loi a également instauré la création des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) qui centralisent l’information et l’accompagnement des personnes handicapées, facilitant ainsi l’accès aux droits et aux services. Mais dans beaucoup de départements les délais de traitement sont encore trop longs. Depuis 2017, le Gouvernement a pris conscience de la nécessité d’agir pour et avec les personnes handicapées, en particulier grâce aux soixante-quinze propositions de la Conférence nationale du handicap d’avril 2023. L’année 2024 a été marquée par une réussite des jeux Paralympiques de Paris qui ont largement contribué au changement de regard porté sur les différents handicaps. Aussi, au-delà du bilan des 20 ans de cette loi qui a marqué une avancée importante pour le droit des personnes en situation de handicap, il lui demande quelles mesures elle entend prendre pour mobiliser davantage de moyens pour faire en sorte que ces personnes puissent vivre leur vie plus facilement dans une société plus inclusive et que les freins qui persistent puissent être levés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4914</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1472</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Démarches numériques et exclusion des personnes en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4914. — 11 mars 2025. — Mme Christine Loir attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les difficultés rencontrées par les personnes en situation de handicap pour bénéficier de la gratuité du stationnement, pourtant garantie par la loi n° 2015-300 du 18 mars 2015. L’implantation croissante de systèmes de contrôle automatisé impose dans certaines municipalités une inscription préalable des véhicules, souvent via des démarches numériques complexes et peu accessibles aux personnes âgées ou en difficulté avec l’outil informatique. Cette exigence constitue une discrimination indirecte au sens de l’article 1er de la loi n° 2008-496 du 2 mai 2008, dès lors qu’elle crée un désavantage spécifique pour ces usagers. De plus, elle multiplie les démarches administratives et limite donc la liberté de circulation des titulaires de la carte mobilité inclusion. Une telle pratique est contraire aux engagements de la France en matière d’accessibilité et d’égalité des droits, notamment l’article 9 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées. Aussi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage pour garantir l’application effective du droit au stationnement gratuit, sans contraintes excessives, pour les personnes concernées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4917</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1472</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Huyghe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Iniquité persistante - prise en charge du grand appareillage orthopédique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4917. — 11 mars 2025. — M. Sébastien Huyghe attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur l’iniquité persistante dans la prise en charge du grand appareillage orthopédique en France. Ces dernières années, des avancées notables ont été réalisées en matière d’accessibilité pour les personnes en fauteuil roulant, démontrant la volonté de l’exécutif d’améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap. Il est désormais urgent que cette ambition s’étende aux personnes amputées qui se heurtent aujourd’hui à des inégalités de traitement flagrantes dans l’accès aux prothèses de nouvelle génération. Chaque année, entre 8 000 et 10 000 personnes sont amputées en France. Pourtant, le niveau de prise en charge de leur appareillage orthopédique varie considérablement en fonction de l’origine de l’amputation. Les personnes amputées à la suite d’une maladie ne bénéficient, au titre de la L.P.P.R. (liste des produits et prestations remboursables), que d’une prothèse principale et d’une prothèse de secours souvent technologiquement dépassées. De plus, les prothèses de sport ne sont pas prises en charge pour ces personnes. À l’inverse, les amputés dits assurantiels, qui sont par exemple les personnes amputées à la suite d’un accident, accèdent aux équipements les plus modernes dont ils ont pu justifier l’utilisation avant le fait dommageable, après décision amiable entre les parties ou décision de justice si un désaccord subsiste. Cette situation crée une inégalité de fait entre les personnes amputées, alors même que les nouvelles technologies offrent des solutions innovantes améliorant considérablement l’autonomie et la qualité de vie. Plusieurs associations, dont Debout en Bouts, alertent sur ces disparités et appellent de leurs vœux une réforme visant à garantir un accès équitable aux matériels orthopédiques de pointe, indépendamment de l’origine de l’amputation. Cela passe notamment par une révision des critères de remboursement et une simplification du processus d’inscription des nouveaux produits à la L.P.P.R. Aussi, il souhaiterait savoir quelles mesures elle envisage pour corriger ces inégalités et assurer à toutes les personnes amputées un accès équitable aux prothèses de dernière génération.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4919</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1473</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Prise en charge intégrale des fauteuils roulants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4919. — 11 mars 2025. — M. Thomas Ménagé interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur l’accessibilité de l’information relative à la prise en charge des fauteuils roulants par l’assurance maladie. L’arrêté du 6 février 2025 a profondément modifié les modalités de remboursement des véhicules pour personnes en situation de handicap (VPH), notamment en prévoyant une prise en charge intégrale des fauteuils roulants manuels et électriques et en redéfinissant les catégories de dispositifs concernés. Toutefois, la complexité des informations contenues dans cet arrêté soulève une problématique majeure en matière d’accessibilité administrative et d’information des personnes concernées. En effet, le texte détaille de manière extrêmement technique les spécifications normatives des fauteuils roulants, en s’appuyant sur des références aux normes ISO 7176 et NF EN 12183 et 12184, des classifications en différentes catégories (fauteuils modulaires, non modulaires, électriques, à propulsion manuelle, etc.), ainsi que des exigences de conformité relatives aux matériaux, aux réglages, aux angles d’inclinaison ou encore aux dispositifs de propulsion. Ces éléments, bien que fondamentaux pour les fabricants et les distributeurs, restent largement inaccessibles aux usagers finaux, notamment aux personnes en situation de handicap qui ne disposent pas nécessairement des connaissances techniques requises pour comprendre la portée de ces spécifications. Or une telle technicité dans la présentation des critères de remboursement peut avoir des conséquences directes sur l’accès effectif aux fauteuils roulants adaptés. De nombreuses personnes en situation de handicap se retrouvent dans l’incapacité d’identifier précisément les modèles qui leur sont accessibles sans une médiation spécialisée. Les informations disponibles sur les plateformes officielles, lorsqu’elles existent, se limitent souvent à une reproduction brute de la nomenclature, sans vulgarisation adaptée ni guide simplifié permettant aux usagers de comprendre les différences entre les types de fauteuils, les critères d’éligibilité au remboursement et les démarches à suivre. Cette opacité administrative peut ainsi entraîner des erreurs dans les demandes de prise en charge, des délais supplémentaires et, dans certains cas, un reste à charge imprévu pour l’acquisition d’un fauteuil roulant pourtant censé être remboursé intégralement. Par ailleurs, si l’instauration d’un comité de suivi trimestriel est une avancée, il apparaît que les travaux de ce comité restent confidentiels et peu accessibles aux personnes concernées. La mise en place d’une communication plus claire et plus transparente, sous forme de fiches explicatives simplifiées ou encore de simulateurs en ligne, constituerait une solution pertinente pour garantir une information réellement accessible et utile. Il lui demande donc quelles mesures elle entend mettre en place pour rendre ces informations plus compréhensibles aux personnes en situation de handicap et à leurs proches, notamment à travers des supports adaptés et une simplification des démarches administratives liées à la prise en charge des fauteuils roulants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4972</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1473</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Abrogation de la mesure d’abaissement du seuil de TVA auto-entrepreneurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4972. — 11 mars 2025. — M. Sacha Houlié attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur l’abaissement du seuil de franchise de TVA pour les auto-entrepreneurs. Aujourd’hui cette mesure concerne environ 200 000 auto-entrepreneurs à travers le territoire. Alors que le seuil d’abaissement du taux était jusqu’alors possible pour un chiffre d’affaires entre 37 500 à 85 000 euros selon l’activité exercée, la loi de finances pour 2025 abaisse très significativement ce seuil à 25 000 euros. Adoptée sans concertation préalable, ni étude d’impact, cette disposition condamne l’avenir de nombreuses auto-entreprises. L’application immédiate de la taxe sur la valeur ajoutée pour les auto-entrepreneurs aura pour effet immédiat un renchérissement artificiel de la prestation et une évaporation de la clientèle, là où le statut est justement créé pour permettre de se lancer dans une nouvelle activité ou de bénéficier d’un complément de revenu grâce à une activité complémentaire. Les professions d’artisanat d’art ou de services à la personne seront particulièrement concernées. Ensuite, cette nouvelle mesure favorise irrémédiablement le travail dissimulé et la fraude dès lors que les intéressés seront incités à sous-déclarer les prestations rendues. Elle produira donc des effets inverses à celui recherché. Enfin, il est à noter que les auto-entrepreneurs déplorent une situation qui affecte largement leur statut sans avoir été concertés au préalable. Compte tenu des multiples errements que génère cette mesure susceptible de décourager de très nombreux auto-entrepreneurs ou des les inciter à poursuivre une activité en dehors de tout cadre légal, il apparaît évident que sa suspension ne peut être que regardée que comme un premier pas. Ainsi, il lui demande ses intentions quant à son abrogation et le délai dans lequel cette dernière s’inscrit.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4973</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1474</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Belkhir Belhaddad</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Régime de franchise de TVA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4973. — 11 mars 2025. — M. Belkhir Belhaddad appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire sur la réforme du régime de franchise de TVA créant un plafond unique à 25 000 euros de chiffre d’affaires. La réforme de ce régime de franchise de TVA a suscité de nombreuses inquiétudes et interrogations parmi les milliers de micro-entrepreneurs concernés. Les raisons de cette réforme, exposées dans les communiqués de presse du ministère du 6 et 28 février 2025, à savoir la réduction des distorsions de concurrence entre professionnels qui exercent en franchise de TVA et ceux qui y sont soumis pour une même prestation de service ou de travaux ainsi que la conformité aux règles européennes en matière de TVA, peuvent légitimement venir justifier une réflexion autour de ce régime de franchise de TVA. Néanmoins, cela ne peut se faire sans recueillir l’avis de l’ensemble des parties prenantes et alors que les dispositions ont déjà été votées et promulguées. La concertation lancée au début du mois de février 2025 et pilotée par Mme la ministre avec les acteurs concernés, maintenant achevée, n’a pas permis d’établir les précisions attendues. C’est de clarté et de stabilité dont ont besoin les entrepreneurs et plus largement, l’ensemble du tissu économique. Il l’interroge ainsi sur le maintien ou non de la réforme du régime de franchise de TVA créant un plafond unique à 25 000 euros de chiffre d’affaires, ainsi que sur le calendrier de publication et, le cas échéant, de mise en œuvre des adaptations identifiées de cette mesure prise en loi de finances 2025 à la suite de la concertation achevée en février 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4857</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1474</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Portier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur et Français de l’étranger</ministreJO><Objet>Obligation de traduction des formulaires d’importation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4857. — 11 mars 2025. — M. Alexandre Portier attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger, sur l’obligation de traduction des formulaires d’importation de produits d’origine animale pour la consommation humaine. À titre d’exemple, afin d’importer du Japon de telles marchandises, une certification vétérinaire doit être fournie et constitue une condition au dédouanement des produits par la douane française. Cependant, ce formulaire doit être traduit en français pour le dédouanement des marchandises concernées, ce qui coûte 400 euros par container auprès d’un traducteur certifié. Il est permis de douter de la nécessité de la traduction de ce formulaire pour la bonne compréhension des agents. En effet, les informations à compléter dans ce formulaire concernent l’identité de l’entreprise et un simple descriptif du produit. Par ailleurs, la traduction représente un coût très important qui pèse sur les finances des PME et TPE françaises spécialisées dans l’importation. Pour éviter de telles dépenses, les entreprises font entrer les marchandises sur le marché unique par les ports italiens et hollandais. Ces stratégies d’évitement détournent une partie du commerce de la France et entraîne des risques de retard de marchandises liés au transport routier et aux contrôles aux frontières intra-européennes. Cette obligation n’est pas prévue par l’article 20 du règlement d’exécution n° 2020/2235 dont découle le formulaire d’importation litigieux et peut donc être supprimée par mesure réglementaire. Les entraves à l’importation de marchandises en France doivent être supprimées dans un souci de simplification de la vie économique. Il lui demande de bien vouloir prendre en considération cette demande afin de faciliter le quotidien des entreprises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4810</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1475</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de Courson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Place du Tibet dans la muséologie du musée Guimet
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4810. — 11 mars 2025. — M. Charles de Courson appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur la muséologie du musée national des arts asiatiques Guimet. Avant 2024, les œuvres tibétaines et népalaises se trouvaient dans une salle appelée « Tibet-Népal ». Depuis 2024, ces œuvres appartiennent à un espace de l’exposition permanente dénommé « monde himalayen ». Cette modification concerne également le lieu d’origine de ces œuvres. Alors que leur description indiquait la mention « Tibet », elles sont désormais étiquetées comme « art tibétain ». L’argument selon lequel la présentation des collections se ferait désormais par « aires culturelles » ne tient pas, dès lors qu’il existe toujours des salles dénommées « Afghanistan-Pakistan », « Japon » ou encore « Corée ». Le message politique d’un tel changement est particulièrement malheureux, puisqu’il suppose que le Tibet n’a pas eu d’existence historique propre en dehors de la Chine. Plus encore, il laisse imaginer que le discours officiel de la République populaire de Chine, qui occupe illégalement le Tibet depuis 1950, est partagé par les autorités du musée Guimet. La nomenclature des collections relève, au sein du ministère de la culture, du service des musées de France, qui émet des recommandations sur les mots à utiliser pour décrire les objets conservés par les musées français. Il semblerait cependant que ce sujet, hautement politique, ne soit pas traité de manière spécifique. Le musée du Quai Branly - Jacques Chirac avait également été concerné par ce phénomène, avant de faire marche arrière. Il lui demande quelles actions son ministère peut mettre en œuvre auprès des opérateurs qui relèvent de sa tutelle afin que la culture et l’histoire du peuple tibétain soient reconnues de manière indépendante des œuvres issues de la culture chinoise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4811</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1475</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Situation des musiciens accompagnateurs des conservatoires nationaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4811. — 11 mars 2025. — Mme Géraldine Bannier attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la situation des musiciens accompagnateurs des conservatoires nationaux de Paris et de Lyon. Depuis le 12 février 2025, les musiciens accompagnateurs du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP) et de Lyon (CNSMDL) ont cessé leur travail et sont en grève. Les musiciens accompagnateurs de ces deux institutions jouent un rôle majeur dans la formation des futurs artistes de haut niveau. Ils sont présents tout au long du cursus des élèves de ces conservatoires depuis les classes de chant jusqu’aux déchiffrages complexes pour instrumentistes en passant par la préparation aux concours internes. Aujourd’hui, ces hommes et ces femmes se sont mis en grève pour protester contre des salaires qu’ils jugent indignes au regard de leur travail et du niveau d’excellence qu’il exige. En effet, le traitement de départ des musiciens accompagnateurs avoisine les 1 400 euros nets mensuels en début de carrière pour un temps plein alors que ces professionnels sont souvent titulaires de plusieurs diplômes de haut niveau, comme leurs homologues enseignants. La grille indiciaire des musiciens accompagnateurs, inchangée depuis 2009, est plafonnée à 1 650 euros nets en fin de carrière. Le mouvement de grève des musiciens accompagnateurs des CNSMDP et CNSMDL a recueilli le soutien de nombreuses personnalités éminentes du monde musical. Mais si cette mobilisation inédite des musiciens accompagnateurs a déjà permis d’obtenir la reprise partielle de leur ancienneté, les discussions sur la revalorisation de la grille salariale n’a toujours pas abouti. Les accompagnateurs demandent, notamment, une revalorisation de cette grille à un niveau au moins équivalent à celui de leurs homologues des conservatoires régionaux. Le CNSMDL rappelle que, si des discussions sur la revalorisation des grilles indiciaires ont déjà été amorcées en 2018 et que l’établissement a également mis en place une charte des accompagnateurs professionnels visant à améliorer leurs conditions de travail, la question des salaires dépend, elle, directement du ministère de la culture, avec qui les discussions sont toujours en cours. C’est pourquoi elle lui demande ce que le Gouvernement entend faire pour revaloriser la grille salariale des musiciens accompagnateurs des conservatoires nationaux de Paris et de Lyon.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4852</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1475</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Enseignement de l’improvisation musicale dans les conservatoires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4852. — 11 mars 2025. — Mme Colette Capdevielle attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur les mesures envisagées pour intégrer l’improvisation musicale dans l’enseignement des conservatoires français. En février 2024, le ministère de la culture a confié à M. André Manoukian une mission visant à promouvoir l’enseignement de l’improvisation musicale dans les conservatoires. Ce travail a été suivi d’une tournée à l’automne pour sensibiliser les établissements à cette pratique. Plus récemment, des mesures ont été annoncées pour renforcer l’enseignement de l’improvisation musicale dans les conservatoires, faisant suite aux recommandations de la mission confiée à M. Manoukian. Compte tenu de l’enthousiasme des professeurs et des professionnels des conservatoires pour cet outil pédagogique déjà présent localement, il apparaît nécessaire de structurer et de valoriser davantage cet enseignement. Cependant, les financements alloués aux conservatoires ne semblent plus suffisants pour soutenir efficacement ce développement.Mme la députée souhaite donc savoir quelles mesures Mme la ministre envisage de prendre pour soutenir le déploiement de l’improvisation musicale au sein des conservatoires, tant sur le plan structurel que financier. Elle l’interroge également sur les modalités de formation des enseignants et sur les ressources pédagogiques qui seront mises à leur disposition pour assurer la qualité de cet enseignement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4933</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1476</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Soutien aux diffuseurs de presse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4933. — 11 mars 2025. — M. Bertrand Sorre alerte Mme la ministre de la culture sur le soutien à apporter aux diffuseurs de presse. Les difficultés économiques qui affectent le commerce de proximité n’épargnent pas les commerces de presse. Au sein de la circonscription de M. le député, après celles de Mortain-Bocage et d’Avranches, la Maison de la presse de Saint-Hilaire du Harcouët a fermé ses portes l’été 2024. Au-delà du service, du lien social et de l’animation qu’ils assurent localement, ces diffuseurs de presse jouent d’autres précieux rôles, notamment en milieu rural. Outre la diffusion des idées et de l’information, les commerces de presse permettent un accès à la lecture à destination de tous les publics et notamment des enfants dès leur plus jeune âge. Ils proposent aussi une offre de proximité pour les jeunes bénéficiant du pass culture. Aussi, il souhaite connaître les mesures et aides envisagées pour l’évolution des rémunérations des diffuseurs de presse et pour soutenir cette profession.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4950</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1476</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Clavet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Redevance pour la diffusion de musique lors des cérémonies funéraires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4950. — 11 mars 2025. — M. Bruno Clavet alerte Mme la ministre de la culture sur l’instauration récente d’une redevance pour la diffusion de musique lors des cérémonies funéraires, mise en place par la société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem). Cette décision, qui impose aux familles en deuil une nouvelle charge financière pour rendre un dernier hommage à leurs proches, suscite une vive incompréhension. Il est particulièrement troublant de voir que des droits d’auteur puissent être exigés dans un cadre strictement privé et non lucratif, alors même que les proches sont déjà confrontés à des frais funéraires élevés. Cette mesure semble révélatrice d’une logique purement mercantile qui ne prend aucunement en compte la dimension humaine du deuil. Il paraît inconcevable qu’un hommage rendu par la musique, qui fait partie du patrimoine émotionnel et culturel de tous, soit désormais conditionné à une contribution financière supplémentaire. Aussi, il lui demande si le Gouvernement compte intervenir pour empêcher cette taxation des cérémonies funéraires, soit en interdisant la perception de droits d’auteur dans ce cadre spécifique, soit en exonérant les familles de cette charge injuste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4787</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1476</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Taux de TVA applicable aux associations du patrimoine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4787. — 11 mars 2025. — M. Pierre Cordier appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur le taux de TVA applicable aux associations qui entreprennent des travaux de rénovation du patrimoine. Actuellement, les associations constituées pour la rénovation de patrimoine ancien dont elles sont propriétaires payent une TVA à 20 % sur les travaux de rénovation entrepris. Ces travaux, souvent coûteux, deviennent alors insurmontables pour ces structures associatives à but non lucratif. Si ces associations peuvent obtenir une aide financière des directions régionales des affaires culturelles, elles doivent néanmoins avancer le montant total des travaux et s’acquitter d’une TVA à 20 % sur le reste à charge. Il souhaite par conséquent connaître les solutions envisageables pour faciliter la réalisation de travaux de rénovation par les associations constituées pour la sauvegarde du patrimoine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4796</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1477</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Prélèvements bancaires abusifs et failles juridiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4796. — 11 mars 2025. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur la problématique des prélèvements bancaires abusifs et sur les failles juridiques liées à leur prévention et à leur traitement. Le scandale SFAM a révélé des insuffisances importantes dans la réglementation applicable aux prélèvements bancaires. En vertu du règlement (UE) n° 260/2012 du 14 mars 2012, dit règlement SEPA, tout acteur disposant d’un IBAN peut initier un prélèvement. Toutefois, ce même texte impose que tout prélèvement soit précédé de la signature d’un mandat par le consommateur, document qui doit être conservé par le créancier et produit en cas de contestation. Or, dans la pratique, les consommateurs peinent à s’assurer que les banques vérifient systématiquement l’existence de ce mandat. Cela peut entraîner des litiges et oblige souvent les consommateurs à prouver qu’ils n’ont pas donné leur consentement. Le code monétaire et financier (articles L. 133-18 et suivants) impose aux banques de rembourser immédiatement les sommes indûment prélevées dès qu’un prélèvement est contesté, dans un délai de 13 mois. Cependant, de nombreux dysfonctionnements ont été constatés dans l’application de cette disposition, les clients n’étant pas suffisamment informés de leurs droits. En outre, l’absence d’un mécanisme préventif, tel qu’une alerte systématique des clients à l’arrivée d’un nouveau créancier, aggrave la vulnérabilité des usagers. Ce silence des banques compromet la capacité des victimes à réagir rapidement, laissant un espace d’action aux fraudeurs. Une telle situation porte atteinte à la confiance des consommateurs envers le système bancaire et soulève des interrogations sur la conformité de ces pratiques avec les obligations légales de vigilance et de protection des clients. Des mesures préventives et correctives pourraient être envisagées pour remédier à ces lacunes. L’UFC-Que Choisir appelle par exemple à instaurer une obligation pour les banques de notifier à leurs clients chaque tentative de prélèvement par un nouveau créancier et de leur permettre de le bloquer avant son exécution, afin de renforcer leur protection. Inspirée des règles applicables aux virements bancaires, une telle mesure limiterait les risques de fraude et restaurerait la confiance des consommateurs. Aussi, elle lui demande quelles actions sont prévues pour garantir une meilleure application du code monétaire et financier en matière de remboursement des prélèvements non autorisés et si des discussions sont engagées au niveau européen pour réviser la réglementation SEPA, afin de combler les failles actuelles et mieux protéger les consommateurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4891</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1477</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pieyre-Alexandre Anglade</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Accès MaPrimeRénov’aux Français de l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4891. — 11 mars 2025. — M. Pieyre-Alexandre Anglade interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur l’inaccessibilité du dispositif MaPrimeRénov’pour les Français établis hors de France. Avec ses collègues parlementaires représentant les Français de l’étranger, il a obtenu l’inscription dans la loi de finances pour 2024 de la notion de résidence de repli et travaille désormais à ce qu’elle produise des effets concrets. Parmi les avantages fiscaux que cette notion pourrait apporter figure l’accès à MaPrimeRénov’, un dispositif essentiel pour accompagner la rénovation énergétique des logements. Or le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique impose la transmission du revenu fiscal de référence (RFR), disponible sur la première page de l’avis d’impôt. Cette exigence crée une rupture d’égalité entre les Français établis hors de France qui disposent d’un avis d’imposition (parce qu’ils déclarent des revenus en France) et ceux qui n’en ont pas, faute de revenus imposables sur le territoire national. De plus, même parmi ceux qui disposent d’un avis d’impôt, le RFR ne reflète que les revenus perçus en France et non les revenus mondiaux, biaisant ainsi l’appréciation de leur situation financière réelle. Il est probable que l’administration ait écarté les non-résidents pour éviter ces inégalités. Toutefois, le décret ne semble pas prévoir une telle exclusion, soulevant une question quant à la conformité de cette interprétation avec le cadre réglementaire. Dans l’attente de l’aboutissement des discussions sur l’extension des effets concrets de la résidence de repli, il souhaite savoir comment le Gouvernement entend garantir un accès équitable à MaPrimeRénov’pour les Français établis hors de France, en tenant compte de leur situation spécifique et si des ajustements sont envisagés pour corriger ces incohérences.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4777</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1478</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Prêts aidés pour les agriculteurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4777. — 11 mars 2025. — M. Emmanuel Blairy interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les difficultés rencontrées par certains agriculteurs pour accéder aux prêts aidés mis en place par l’État. Alors que le secteur agricole traverse une période de tensions économiques majeures, l’État a mis en place plusieurs dispositifs de soutien financier, notamment via des prêts bonifiés ou garantis par Bpifrance. Cependant, ces dispositifs restent soumis à l’accord des banques, qui conservent un droit de refus en fonction de leurs propres critères d’octroi. Or de nombreux agriculteurs se retrouvent en difficulté, incapables d’obtenir ces aides essentielles en raison d’une appréciation trop stricte du risque par les établissements bancaires. Cette situation compromet leur capacité à investir, à moderniser leurs exploitations et, pour certains, à simplement maintenir leur activité. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage pour garantir que ces prêts aidés soient réellement et rapidement accessibles aux agriculteurs qui en ont besoin et si une révision des conditions d’octroi, voire un mécanisme de sécurisation supplémentaire, est envisagée afin d’éviter ces refus qui fragilisent encore davantage le monde agricole.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4790</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1478</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Fayssat</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Rectification de l’arrêté du 16 juillet 2018 modifiant l’arrêté du 30 mars 2017
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4790. — 11 mars 2025. — M. Olivier Fayssat attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique concernant l’arrêté du 16 juillet 2018 modifiant l’arrêté du 30 mars 2017 relatif au régime spécial d’assurance maladie et maternité des industries électriques et gazières. Cet arrêté a été pris pour tenter de corriger les effets négatifs de la fiscalisation de la majoration de pension de retraite pour les parents de trois enfants et plus. En effet, cette fiscalisation a eu pour effet de radier de la Caisse d’assurance maladie des industries électriques et gazières (CAMIEG), pour la seule part complémentaire, quelques centaines de conjoints d’agents des industries électriques et gazières au 31 décembre 2014 et plusieurs milliers au 31 décembre 2015. En se basant uniquement sur les ressources perçues en 2013, cet arrêté ne remplit pas l’objectif fixé de maintenir le droit au régime complémentaire de la CAMIEG aux parents de trois enfants et plus. Les effets positifs de cet arrêté n’ont ainsi été en réalité que très partiels, car limités aux seuls bénéficiaires radiés au 31 décembre 2014, oubliant ainsi plusieurs milliers de personnes radiées tardivement au 31 décembre 2015 du fait d’une erreur de la CAMIEG. L’organisme a en effet tardé à obtenir l’accord de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) pour recueillir les données fiscales auprès de la direction générale des finances publiques (DGFiP). Cet accord a été obtenu au bout d’un an et les effets négatifs de la fiscalisation de la majoration pour enfants ont été décalés de la même durée, au 31 décembre 2015. Ainsi, il l’interroge sur la possibilité de modifier cet arrêté afin qu’il corrige entièrement les effets négatifs de la fiscalisation de la majoration de pension de retraite évoqués.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4792</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1478</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Résiliations et souscription d’assurance suite à des accidents non responsables
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4792. — 11 mars 2025. — Mme Annaïg Le Meur attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la prise en compte des accidents non responsables par les sociétés d’assurance pour la résiliation et la souscription de contrats d’assurance automobiles. Un conducteur est considéré comme non responsable d’un sinistre routier lorsqu’il n’a commis aucune faute lors de celui-ci. À l’issue d’un sinistre automobile non responsable, un assuré se voit intégralement rembourser l’indemnisation des dommages subis, sans application d’une franchise et sans malus sur son contrat d’assurance. Mais suite à cette protection, des personnes ayant subi des accidents non responsables se voient régulièrement résilier leur contrat d’assurance automobile au motif d’un nombre important de sinistres non responsables, alors même qu’ils ne sont aucunement en tort vis-à-vis de la loi ou de leur contrat d’assurance. Les assureurs utilisent alors l’article L. 113-12 du code des assurances, leur laissant la possibilité de résilier de manière unilatérale un contrat à l’expiration d’un délai d’un an, par lettre recommandée au moins deux mois avant l’échéance du contrat. Le motif évoqué lors de ces résiliations est l’accumulation de sinistres. Par ailleurs, ces automobilistes ne disposant plus d’assurance automobile éprouvent de grosses difficultés à se réassurer, car leur relevé d’information indique ces sinistres non responsables. Il y a donc dans une situation où des personnes n’ayant commis aucune faute se retrouvent dans l’impossibilité de s’assurer et donc de conduire une automobile, avec des conséquences lourdes dans leur vie, notamment dans les zones rurales où l’usage de la voiture est indispensable pour travailler et vivre au quotidien. Aussi, elle lui demande si des mesures sont envisagées pour empêcher la prise en compte des accidents non responsables dans la résiliation ou la souscription d’assurances automobiles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4794</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1479</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Naufrage de la fabrication automobile française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4794. — 11 mars 2025. — M. Thomas Portes alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le naufrage de la fabrication automobile française. Avec 25 000 emplois supprimés dans les 5 dernières années, des dizaines de fermetures d’usines et la perte de savoir-faire historiques, l’industrie automobile est en perdition alors que la France est pionnière et actrice mondiale majeure dans le secteur depuis 1889. Un exemple emblématique est celui de SOVAB, site de construction de l’entreprise Renault situé à Batilly, spécialisé dans la carrosserie et le montage, qui a récemment annoncé la suppression de 700 emplois intérimaires sur les plus de 3 000 travailleurs de l’usine. Cette suppression d’emplois équivaut à une baisse de 68 % des intérimaires, en très large majorité issue du bassin d’emploi local. Renault est le plus gros employeur privé du secteur mais aussi du département. L’activité du site emmène 10 000 emplois indirects sur la région, en prenant en compte les partenaires et les fournisseurs. C’est un véritable carnage social qui s’annonce. Pourtant, le groupe réalise de solides bénéfices : +1,8 % en 2024 par rapport à 2023, avec une marge opérationnelle historique. Depuis 2022, le groupe touche aussi des aides d’État massives, montant jusqu’à 5 milliards d’euros selon les années. L’État est d’ailleurs d’autant plus partie prenante de cette situation qu’il est actionnaire du groupe Renault à hauteur de 15 %. M. le député interroge donc M. le ministre sur les actions que le Gouvernement compte mettre en place pour préserver les emplois sur ce site emblématique et précieux à l’équilibre territorial ainsi qu’à la souveraineté industrielle française. Il l’interroge sur les actions que le Gouvernement compte mettre en place pour préserver les emplois de l’industrie automobile dans le pays et l’alerte sur l’impérieuse nécessité de conditionner les aides publiques au maintien de l’emploi en France. M. le député interroge M. le ministre sur la manière dont le Gouvernement compte orienter les aides publiques à la production française de véhicules électriques, alors que les dirigeants de l’automobile réclament des financements sans aucune contrepartie sociale et que la relance de la demande pourrait passer par des aides massives aux ménages les plus modestes. Enfin, il l’interroge sur la réglementation des prix de l’électricité, qui pèsent sur le prix de la production de manière significative et qui pourrait être un levier efficace de relance de la compétitivité française dans le secteur. M. le député interpelle M. le ministre : dans l’industrie automobile française, il faut d’urgence stopper l’hémorragie, organiser la bifurcation écologique, encourager une production localisée, ajustée aux besoins de la population, accessible financièrement et répondant aux impératifs environnementaux. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4795</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1479</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Robert Le Bourgeois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Simplifier pour favoriser l’achat d’un véhicule neuf par les familles nombreuses
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4795. — 11 mars 2025. — M. Robert Le Bourgeois appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, sur l’inutile complexité que constitue la procédure de remboursement des taxes de malus écologiques pour les familles nombreuses. En effet, au-delà de la question de la justesse du malus en lui-même, la procédure actuelle pour obtenir une réduction place les familles nombreuses dans une impasse. Beaucoup de familles se voient en effet soumises à ce malus et prétendent ensuite à la réduction à laquelle elles ont droit, selon les conditions fixées. Pour autant, ces familles ciblent deux problématiques. La première concerne le délai de remboursement, théoriquement fixé à 30 jours, mais qui, semble-t-il, est parfois plus important. La seconde concerne les montants que les familles sont tenues d’avancer avant remboursement, s’élevant souvent à plusieurs dizaines de milliers d’euros. M. le député appelle donc l’attention de M. le ministre sur l’opportunité d’appliquer la réduction sur les malus CO2 et masse dès l’achat du véhicule. L’administration fiscale est tout à fait en mesure de mettre en place un tel dispositif et celui-ci serait accueilli très positivement par les familles comme par les concessionnaires automobiles, en tant qu’il faciliterait et favoriserait l’achat de véhicules neufs par les ménages. Il lui demande ce qu’il compte faire à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4798</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1480</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Responsabilité élargie du producteur PMCB filière construction-bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4798. — 11 mars 2025. — Mme Marie Pochon interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la responsabilité élargie des producteurs (REP) pour les produits de construction et matériaux de bâtiment (PCMB) concernant la filière bois. En 2022, 22 200 logements ont été construits en bois en France soit une part de 6 % du total des logements construits dans le pays. Ces chiffres démontrent que la filière construction-bois est structurée et génère de nombreux emplois dans nos régions. Les forêts françaises sont des ressources à préserver et à valoriser. À l’heure de la nécessaire transition écologique vers des pratiques de construction durable, l’usage du bois comme matériau de construction est une opportunité majeure pour tout le secteur du bâtiment. En effet, 1m3 de bois de forêt séquestre 1 tonne de CO2 et ce matériau est facilement recyclable que ce soit en palettes ou bien en granulés pour alimenter la filière bois-énergie. Toutefois, certaines entreprises ont fait part à Mme la députée de leur inquiétude quant à la mise en place des barèmes REP PMCB sur leur filière. Ces écocontributions visant à limiter l’émission de déchets sont une avancée majeure dans la gestion des déchets de construction mais pénaliseraient les petites entreprises du secteur du bois de construction et leurs pratiques durables qu’il s’agirait pourtant de soutenir de façon volontariste. Ainsi, elle lui demande si des mesures visant à soutenir la filière bois de construction, telles que des abattements de taxe, pourraient être envisagées, notamment concernant les petites entreprises du secteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4804</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1480</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Difficultés économiques des boulangers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4804. — 11 mars 2025. — M. Jean-Michel Jacques alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les difficultés économiques conséquentes que rencontrent les boulangers du pays. Au 1er février 2023, un dispositif d’aides a été mis en place pour soutenir les boulangers fortement touchés par la hausse des prix de l’énergie. Deux ans plus tard, leur situation ne s’est pas améliorée : la profession est très affectée par les augmentations successives des matières premières, de l’énergie et des charges sociales rendant la gestion de leurs coûts de production de plus en plus préoccupante. Par ailleurs, la profession n’attire plus les jeunes et les recrutements sont de plus en plus difficiles, obligeant les artisans à réduire leur jours d’ouverture. Véritablement passionnés par leur métier, la plupart d’entre eux sont aujourd’hui usés par la gestion de leur entreprise et désoeuvrés quant à l’avenir de leur profession. Enfin, la fermeture d’une boulangerie dans une commune, qui plus est dans les petites communes rurales, ne se limite pas à la perte d’un commerce, elle entraîne également des conséquences profondes sur la communauté locale, sa vie sociale et l’attractivité de son territoire. Aussi, il lui demande quelles mesures il entend prendre pour protéger les artisans boulangers et améliorer l’attractivité de la profession pour préserver ce précieux commerce de proximité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4805</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1480</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nadine Lechon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Mesures face à l’augmentation de la vente illégale de cigarettes au détail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4805. — 11 mars 2025. — Mme Nadine Lechon attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique au sujet des difficultés rencontrées par les buralistes. Elle est alertée par plusieurs buralistes de sa circonscription sur le développement inquiétant de la vente illégale de cigarettes au détail par des épiceries de nuit, souvent ouvertes jusqu’à 2 heures du matin. Cette vente illégale de tabac soulève de nombreux problèmes : provenance douteuse des cigarettes de contrebande, risque de blanchiment du narcotrafic, vente de cigarettes à des mineurs. Le développement de la contrebande s’ajoute aux nombreuses difficultés déjà rencontrées par la filière officielle de vente de tabac : baisse du chiffre d’affaires en raison de la diminution du volume de ventes de cigarettes, cœur de métier des buralistes, multiplication des cambriolages et des agressions, en particulier pour les tabacs ouverts de nuit. Le montant de l’amende pour la vente illégale de cigarettes au détail est trop faible pour dissuader certains commerces de nuit de s’engager dans cette pratique et les fermetures administratives des établissements récidivistes sont peu nombreuses, car seuls les douaniers sont habilités à fouiller pour récupérer le stock et ainsi qualifier le délit. En outre, force est de constater que les fermetures administratives prononcées ne sont pas toujours respectées et que certaines techniques de contournement de ces fermetures sont couramment utilisées. Elle lui demande donc quelles mesures il compte mettre en place pour faire face à l’augmentation frauduleuse des ventes de tabac, dans un contexte fragilisation de la filière officielle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4814</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1481</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Critères ESG et leur impact sur le financement de la BITD
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4814. — 11 mars 2025. — Mme Caroline Colombier attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’impact des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sur le financement des entreprises du secteur de l’armement. Ces critères jouent un rôle central dans la réorientation des flux financiers vers des projets et entreprises respectueux des objectifs de développement durable. Toutefois, certaines entreprises du secteur de la défense, essentielles à l’autonomie stratégique de la France, expriment des difficultés croissantes pour accéder aux financements, en raison de la manière dont ces critères ESG leur sont appliqués. La base industrielle et technologique de défense (BITD) se retrouve en effet souvent pénalisée par les établissements financiers, qui peuvent interpréter leurs activités comme étant incompatibles avec les objectifs de durabilité et de responsabilité. Cette situation pourrait potentiellement nuire à la compétitivité du secteur de la défense et à l’indépendance stratégique de la France, en restreignant l’accès à des financements nécessaires à leur modernisation et leur développement. La situation est d’autant plus critique au regard du réarmement général du monde. Or la Banque de France, à travers l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), supervise les institutions financières en matière de gestion des risques climatiques et de conformité avec les critères ESG. Dans ce cadre, elle lui demande d’étudier les pistes d’assouplissement des critères ESG en faveur du BITD français sous forme de rapport. De façon générale, elle lui demande quel rôle la Banque de France pourrait jouer pour garantir un meilleur équilibre entre les critères ESG et les besoins de financement des entreprises de défense.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4818</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1481</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Humbert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Requalification de la facture d’eau impayée en dette alimentaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4818. — 11 mars 2025. — M. Sébastien Humbert interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la possibilité de requalifier la facture d’eau impayée en dette alimentaire. Actuellement, nombreux sont les distributeurs d’eau qui se plaignent de factures non honorées par certains particuliers. L’effacement des dettes se traduit, dans la plupart des cas, par une mise en non-valeur par les services de gestion de l’eau. C’est donc une privation directe de moyens financiers pour les distributeurs. Alors que l’on estime à 4 milliards d’euros le montant du déficit d’investissement pour la réfection des réseaux d’eau en France, il serait intéressant d’exporer l’idée d’une requalification de la facture d’eau impayée en dette alimentaire, afin de responsabiliser l’usager, d’encourager les bonnes pratiques et un changement de comportement en la matière et in fine financer une partie de l’investissement pour le renouvellement des réseaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4854</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1481</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Facturation électronique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4854. — 11 mars 2025. — Mme Joëlle Mélin attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’obligation de facturation électronique à compter du 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et entreprises de taille moyenne et à compter du 1er septembre 2027 pour les petites et moyennes entreprises et micro entreprises. L’application de cette mesure, initialement prévue au 1er juillet 2024, a déjà été reportée compte tenu des difficultés engendrées. En effet les entreprises ne pourront plus utiliser des outils bureautiques classiques pour émettre une facture, mais devront obligatoirement utiliser une plateforme de dématérialisation privée et partenaire de l’administration fiscale (PDP) puisque l’option pour un portail public et donc gratuit a été abandonnée. Cette réforme va engendrer des coûts supplémentaires particulièrement difficiles à assumer pour des entreprises déjà fragilisées et une complexité administrative encore accrue. Elle lui demande donc sa position sur le dossier et s’il envisage de suspendre l’application de ces dispositions jusqu’à la mise en place d’une plate-forme publique et donc d’accès gratuit comme cela avait été envisagé initialement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4855</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1482</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Benoit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Généralisation de la facturation électronique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4855. — 11 mars 2025. — M. Thierry Benoit attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le sujet de la généralisation de la facturation électronique. En effet, au 1er septembre 2026, les entreprises établies en France et assujetties à la TVA devront accepter les factures électroniques. L’émission obligatoire de factures électroniques interviendra progressivement entre 2026 et 2027 via les plateformes de dématérialisation partenaires (PDP). Afin de garantir le passage à la facturation électronique des entreprises dans les meilleures conditions possibles, la loi de finances pour 2024 a fixé un nouveau calendrier d’application de cette réforme. L’obligation d’émettre des factures électroniques se fera, le 1er septembre 2026, pour les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et le 1er septembre 2027 pour les petites et moyennes entreprises (PME) et les micro-entreprises. Si les objectifs de cette mesure - en particulier celui de lutter plus efficacement contre la fraude à la TVA - sont clairs, il n’en demeure pas moins que ce dispositif suscite des inquiétudes de la part de certaines entreprises et plus spécifiquement les entreprises individuelles, qui auront l’obligation de réaliser une facturation électronique alors que certaines de ces entreprises individuelles ne sont déjà pas en capacité d’envoyer et de réceptionner des facturations dématérialisées. Aussi, il l’interroge sur la possibilité pour les petites et moyennes entreprises (PME) et les micro-entreprises de continuer à utiliser un facturier papier après le 1er septembre 2027.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4856</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1482</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Midy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Motifs de rejet des demandes de remboursement immédiat du CIR
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4856. — 11 mars 2025. — M. Paul Midy attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’application du II de l’article 199 ter B du code général des impôts, relatif au remboursement immédiat du crédit d’impôt recherche (CIR). Selon cette disposition, certains contribuables, tels que les PME, les jeunes entreprises innovantes (JEI) ou les entreprises en difficulté, peuvent bénéficier d’un remboursement immédiat de leur créance de CIR. Cependant, il est observé que l’administration fiscale rejette fréquemment les demandes de remboursement de ces entreprises, souvent sans fournir de motivation explicite ni de base légale sur laquelle s’appuyer pour justifier ces refus. Dans ce contexte, M. le député souhaite connaître les autres bases légales sur lesquelles l’administration fiscale pourrait fonder ces rejets. Dans le cas où aucune base légale ne serait invoquée, il lui demande comment l’administration fiscale prévoit de respecter les obligations prévues par le II de l’article 199 ter B du code général des impôts, notamment en ce qui concerne le remboursement immédiat des créances de CIR pour les contribuables éligibles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4858</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1482</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Suppression de l’avantage CIR pour l’embauche des jeunes doctorants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4858. — 11 mars 2025. — Mme Christine Arrighi alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la suppression, dans la loi de finances, de l’avantage fiscal lié à l’embauche d’un jeune doctorant dans le cadre du crédit impôt recherche (CIR). Jusqu’ici, ce dispositif permettait aux entreprises de bénéficier d’une prise en charge à 100 % du salaire des doctorants affectés à des activités de recherche, favorisant ainsi leur insertion professionnelle et la dynamique d’innovation des entreprises. Si le CIR fait l’objet de débats récurrents quant à son efficacité et à son équité, notamment vis-à-vis des grandes entreprises, cette mesure spécifique représentait un levier essentiel pour l’emploi des jeunes chercheurs et un soutien particulièrement pertinent pour les PME et les bureaux d’études. Alors que les débouchés académiques se restreignent, la suppression de cet avantage risque d’accentuer les difficultés d’insertion des jeunes doctorants, pourtant détenteurs d’un bagage de très haut niveau, tout en privant les entreprises innovantes d’un accès facilité à ces compétences stratégiques. Par ailleurs, d’autres ajustements du CIR auraient pu être envisagés pour en améliorer l’équité et l’efficacité, notamment en différenciant davantage les mesures selon la taille des entreprises ou en s’attaquant à certaines pratiques contestables, comme le recours quasi obligatoire à des cabinets d’accompagnement, dont les prestations, parfois discutables, ponctionnent jusqu’à 12,5 % des montants obtenus. Aussi, elle lui demande de préciser les justifications de cette suppression et d’indiquer si le Gouvernement envisage des dispositifs alternatifs pour encourager l’embauche des jeunes doctorants, notamment au sein des PME et des structures de recherche appliquée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4872</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1483</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Coût des campagnes de l’Ademe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4872. — 11 mars 2025. — M. Jean-Philippe Tanguy interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le coût détaillé de l’ensemble des campagnes de communication faites par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Cette agence de la transition écologique de l’État multiplie les campagnes de « sensibilisation ». À titre d’exemple elle a récemment fait une campagne de publicité visant à encourager les Français à planter un slip afin de vérifier la santé du sol. De plus, le 31 janvier 2015, l’Ademe a publié des recommandations expliquant à la population combien de jours porter ses vêtements avant de les laver en machine. Est-il sincèrement pertinent de rappeler aux Français, à l’aide de spots publicitaires très coûteux, de ne pas jeter ses déchets dans la nature ou de changer ses sous-vêtements tous les jours ? Dans un contexte de crise économique, l’État fait le choix d’investir l’argent des contribuables dans des campagnes profondément infantilisantes. Alors que l’on est en restrictions budgétaires et qu’il est soi-disant impossible de faire des économies auprès des agences de l’État, l’Ademe dispose d’un budget faramineux, à hauteur de 4,3 milliards d’euros pour l’année 2023, tout en bénéficiant d’une progression de 20 % de ses effectifs en six ans. L’État gaspille l’argent des Français en finançant une multitude d’agences qui poursuivent les mêmes objectifs et dont les initiatives, au-delà de leur utilité plus que relative, frôlent l’absurde. Il lui demande donc le détail des coûts de chaque campagne et comment il justifie une telle dépense.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4878</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1483</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Télétravail travailleurs frontaliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4878. — 11 mars 2025. — Mme Sandra Regol attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation des travailleurs frontaliers employés en Allemagne. La qualification d’un établissement stable au sens de l’article 5 du modèle de convention fiscale de l’OCDE étant appréciable au cas par cas, le télétravail pourrait, dans certains cas, y être assimilé. Refusant de prendre le risque de cette qualification, qui entraînerait des conséquences administratives et financières, de nombreux employeurs allemands refusent le télétravail aux travailleurs frontaliers français. Pour résoudre cette problématique, il serait envisageable d’établir avec l’Allemagne un accord relatif à l’interprétation de l’article 5 du modèle de convention fiscale de l’OCDE dans le cas de salariés travaillant à domicile, comme cela a été mis en place par la Belgique et les Pays-Bas. Elle lui demande si le Gouvernement envisage la conclusion d’un accord amiable avec l’Allemagne visant à permettre le télétravail pour les travailleurs frontaliers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4879</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1483</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Lutte contre le cyberharcèlement sur les plateformes en ligne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4879. — 11 mars 2025. — M. Rodrigo Arenas attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les grandes campagnes de harcèlement ciblées et destructrices qui pullulent sur les grandes plateformes numériques dont les exemples ne manquent pas, ce jusqu’au plus haut niveau de l’État. Le meilleur exemple actuellement est la campagne odieuse qui vise Mme Macron sur la prétendue question de son genre. Ces campagnes complotistes ont souvent pour motivation des intérêts financiers, voire sont utilisées par des puissances étrangères pour déstabiliser la démocratie française. À l’heure où Elon Musk revendique la « liberté absolue » qui ne mène qu’au relativisme et au révisionnisme, l’utilisation massive des réseaux sociaux, maintenant croisée avec l’intelligence artificielle de « bots » plus vrais que nature, oblige des États à d’ores et déjà réagir en sanctionnant ces plateformes. Le Brésil, par exemple, a dû fermer « X », anciennement Twitter, pour avoir encouragé les attaques contre leurs institutions démocratiques après la victoire électorale de la gauche. Le règlement européen sur les services numériques (DSA) qui permet de rendre responsable les plateformes pour le contenu qu’elles diffusent est un premier jalon, mais il est bien insuffisant devant la recrudescence de fake news sur les réseaux sociaux pilotés par l’extrême droite. Il lui demande quand des mesures seront prises et quels moyens seront mis en œuvre pour sanctionner et même fermer les plateformes qui participent à ces campagnes de harcèlement, qui ne respectent ni le droit européen, ni le droit français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4880</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1483</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Émilie Bonnivard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Fiscalité contrats de complémentaire santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4880. — 11 mars 2025. — Mme Émilie Bonnivard attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le niveau important de la fiscalité pesant sur les contrats de complémentaire santé. Ces taxes ne font en rien progresser la couverture des adhérents et se répercutent sur les cotisations à leur détriment, sans tenir compte des populations les plus fragiles ou qui ne bénéficient d’aucun mécanisme de contribution par l’employeur ou d’aide fiscale (jeunes, chômeurs, retraités). En 20 ans, la taxation sur les contrats santé a été multipliée par 8, ce qui va à l’encontre d’un accès à la couverture santé pour tous. Cette fiscalité exponentielle sur les contrats de santé est une particularité française sans équivalent dans les pays voisins européens qui se répercute directement sur le pouvoir d’achat des assurés. Elle souhaiterait qu’il lui indique ses intentions visant à diminuer la fiscalité sur les complémentaires santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4881</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1484</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Falcon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Dégrèvement taxe d’habitation logements meublés soumis CFE location saisonnière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4881. — 11 mars 2025. — M. Frédéric Falcon attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le dégrèvement de la taxe d’habitation pour les propriétaires bénéficiant du statut de loueur meublé professionnel. Les propriétaires disposant du statut de loueur en meublé professionnel acquittent la cotisation foncière des entreprises (CFE), calculée en fonction de la valeur locative des locaux utilisés pour l’exercice de leur activité professionnelle. Par conséquent, ils sont exonérés de la taxe d’habitation. Or dans son interprétation, il semble que l’administration fiscale impose également à certains propriétaires jouissant du statut de LMP la taxe d’habitation sur les logements concernés, notamment ceux loués dans un cadre saisonnier, sous prétexte que ces derniers pourraient être occupés occasionnellement par leurs propriétaires au titre d’une résidence secondaire. Il lui demande de clarifier la position de son administration sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4882</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1484</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Mode de calcul de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4882. — 11 mars 2025. — Mme Marie Pochon interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le sujet du mode de calcul de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM). En 2019, 38,9 tonnes de déchets ménagers avaient été collectées par les services publics de gestion des déchets. Le financement de ce service essentiel au fonctionnement d’une collectivité repose sur la perception de la TEOM qui a permis en 2023 la collecte de 8,535 milliards d’euros pour les collectivités gestionnaires de ce service public. Cette taxe est primordiale pour permettre aux collectivités de collecter et traiter l’ensemble des déchets ménagers produits sur leur territoire. Elle représente, en outre, presque un tiers des dépenses liées à la gestion des déchets en France. Par ailleurs, la collecte des déchets, leur traitement avant leur éventuelle valorisation et recyclage est le premier poste de dépenses de protection de l’environnement pour l’État et cela doit rester une priorité de l’action publique. Pour autant, si une politique ambitieuse en matière de réduction des déchets est souhaitée, il s’agirait sans doute de revoir les modalités de calcul de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères qui peut apparaître injuste aux yeux de propriétaires et locataires. Mme la députée a justement été alertée par un habitant de sa circonscription qui a pu constater que l’un de ses locataires, vivant seul, paye, au mètre carré, une TEOM plus importante que ses voisins vivant à plusieurs dans un logement plus grand et qui produisent par conséquent plus de déchets. L’article 1522 bis du code général des impôts précise qu’une partie incitative peut être décidée par la collectivité locale gestionnaire de la collecte. Il semblerait pertinent que cette part incitative assise sur la quantité de déchets produits puisse faire l’objet d’une revalorisation dans le calcul global de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères afin que cette taxe incite à une plus grande attention aux déchets produits par chaque citoyen. Elle lui demande donc sa position sur le sujet et sur la faisabilité de cette modification du calcul de la TEOM.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4885</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1484</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Fuite de l’acier en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4885. — 11 mars 2025. — Mme Joëlle Mélin attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la question de la fuite de l’acier hors du territoire national. L’industrie sidérurgique française, qui joue un rôle clé dans l’économie et dans la transition vers une production plus durable, fait face à une concurrence accrue de pays appliquant des normes environnementales et sociales moins exigeantes. Cette situation entraîne une délocalisation progressive de la production et une dépendance accrue aux importations d’acier, compromettant la souveraineté industrielle de la France et menaçant des milliers d’emplois. Par ailleurs, cette fuite industrielle a un impact écologique négatif, les importations étant souvent issues de productions plus polluantes. Elle souhaite donc savoir quelles mesures il entend prendre pour renforcer la compétitivité de la filière sidérurgique française, limiter les distorsions de concurrence et garantir un cadre équitable favorisant le maintien et le développement d’une production d’acier sur le territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4886</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1485</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Conséquences de l’absence de financement de l’arrêté du 5 août 2024
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4886. — 11 mars 2025. — M. André Chassaigne alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences de l’absence de financement de l’arrêté du 5 août 2024 portant extension de l’accord du 4 juin 2024 qui étend la prime Ségur à tous les salariés du secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif. Cette extension est la réponse à une revendication légitime des agents de ce secteur, jusqu’ici exclus du Ségur. Or cet accord n’est pas accompagné du financement correspondant, contrairement aux engagements pris par le Gouvernement. Sans la compensation financière promise par l’État, les structures se retrouvent confrontées à une lourde charge budgétaire qui pourrait mettre certaines d’entre elles en péril économique. Bien que cette extension représente une avancée majeure en matière d’équité salariale, la décision prise par le Gouvernement, de manière unilatérale il faut le rappeler, met ainsi les structures devant le fait accompli. Idem pour les départements qui se retrouvent eux aussi abandonnés et sans moyens pour assumer cette dépense imprévue. Aussi, il n’est pas acceptable que le Gouvernement n’ait prévu à ce jour aucune compensation financière, y compris dans le PLFSS pour 2025 qui vient d’être imposé aux députés. Au regard de ces éléments, il lui demande quelles sont les dispositions que le Gouvernement compte prendre au plus vite pour respecter les engagements pris et attribuer les crédits nécessaires à l’application de l’accord sus-cité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4889</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1485</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Bilan de la privatisation de la Française des jeux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4889. — 11 mars 2025. — M. Aurélien Saintoul interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le bilan de la privatisation de la Française des jeux. Depuis le 7 novembre 2019, l’État a décidé de vendre une part considérable de ses actions dans la Française des jeux, réduisant ainsi sa participation de 72 % à environ 20 % du capital. Cette opération de privatisation a été justifiée par le Gouvernement de l’époque comme une incitation à « l’actionnariat populaire », en privilégiant notamment les particuliers. Cependant, seuls 15 % des ménages détiennent des valeurs mobilières (actions, obligations) et le taux de détention le plus élevé concerne les cadres et les professions libérales en retraite. De plus, rien n’empêche que ces actions, détenues par des particuliers, soient revendues à des investisseurs professionnels en cas d’instabilité financière. Le choix du moment reste également particulièrement surprenant : alors que la Française des jeux occupait le quatrième rang mondial dans son secteur, le deuxième en Europe derrière l’Italie et affichait des marges proches de 20 %, la décision de privatiser une part significative de son capital soulève des interrogations quant au discernement dont devraient faire preuve Bercy et Matignon. Bien que l’ensemble des taxes sur les jeux continuent d’être perçues, l’État perd une part conséquente de ses dividendes. En effet, si l’État avait conservé sa participation à son niveau de 2018, le dividende qu’il aurait perçu en 2023 se serait élevé à 245 millions d’euros et le montant des dividendes cumulés procurerait, sur huit ans, autant de recettes qu’en a procurées la cession de la moitié du capital. Une telle perte de recettes sur le long terme ne peut qu’être déplorée, d’autant plus dans un contexte de « dégradation des finances publiques ». Par ailleurs, une inquiétude persiste quant aux addictions liées aux jeux d’argent. L’Observatoire français des drogues et des tendances addictives a montré que près de la moitié des Français majeurs ont joué à un jeu d’argent ou de hasard en 2023 et que 13,4 milliards d’euros de produit brut ont été générés pour les opérateurs cette même année, soit 450 millions d’euros de plus qu’en 2022, année précédente record. Selon Jean-Michel Costes, secrétaire général de l’Observatoire des jeux, « la recherche de la croissance du chiffre d’affaires et la protection contre l’addiction au jeu sont antagonistes. Augmenter le chiffre d’affaires, c’est augmenter les dépenses des joueurs » et il existe une « corrélation nette » entre la hausse de ces dépenses et l’augmentation du nombre de joueurs pathologiques. Dans le même sens, le Conseil d’État et l’Inspection générale des finances estimaient en 2018 que l’ouverture du capital de la Française des jeux présentait des risques, car « les nouveaux actionnaires, soucieux d’accroître la rentabilité de l’entreprise, pourraient se révéler moins sensibles aux impératifs de lutte contre l’addiction au jeu ». Au regard des problématiques budgétaires actuelles, M. le député souhaiterait donc savoir s’il envisage de récupérer les actions vendues par l’État en 2019 ou de prendre des actions pour réévaluer les effets à long terme de cette privatisation sur l’ensemble du secteur des jeux d’argent et notamment sur la concurrence au sein de ce marché. Il lui demande également si le Gouvernement compte mettre en place des mesures spécifiques pour garantir que la lutte contre l’addiction au jeu reste une priorité pour l’entreprise, même après l’ouverture de son capital.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4971</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1486</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Buisson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Abaissement du seuil de franchise de la TVA pour les micro-entrepreneurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4971. — 11 mars 2025. — M. Jérôme Buisson alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’abaissement du seuil de franchise de la TVA pour les micro-entrepreneurs. Sous couvert de simplification et d’harmonisation fiscale, cette mesure est en réalité dangereuse pour la compétitivité des auto-entrepreneurs, qui sont des piliers de l’économie française. Ils représentent près de 14,1 % du chiffre d’affaires total des entreprises françaises et plus de 2,5 millions d’emplois. Cet abaissement du seuil de franchise à hauteur de 25 000 euros risque de se répercuter sur leur compétitivité et par extension sur les rentrées fiscales de l’État, dont la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) constitue la principale source de recettes. Les entreprises dépassant ce montant fatidique n’auront que deux options pour ne pas mettre en péril leurs comptes : soit répercuter la TVA directement sur les prix de vente, alors que le pouvoir d’achat des Français est en berne et que la concurrence est rude dans ces secteurs ; soit l’absorber, en mettant en péril leur équilibre financier. Dans les deux cas, de nombreux auto-entrepreneurs risquent d’être fragilisés, alors même que le nombre de défaillances d’entreprises n’a jamais été aussi élevé en 2024 et que les micro-entreprises sont particulièrement sensibles à la mauvaise conjoncture. Pour éviter la défaillance, certains envisagent de basculer dans l’illégalité en ne déclarant pas leurs revenus afin d’éviter de payer la TVA. Cette nouvelle hausse de la fiscalité ne satisfait ni les consommateurs, ni l’État, ni les entreprises concernées et menace directement l’économie nationale. M. le député souhaite savoir si M. le ministre compte déposer un projet de loi pour rectifier cet arbitrage. Il aimerait également connaître les raisons qui l’ont poussé à prendre cette décision.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4975</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1486</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Conséquences de l’arrêt des réseaux 2G et 3G en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4975. — 11 mars 2025. — Mme Sophie Blanc alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences de l’arrêt progressif des réseaux 2G et 3G en France et s’interroge sur les mesures envisagées pour accompagner les particuliers et les entreprises concernées par cette transition. L’extinction programmée des réseaux 2G et 3G par les opérateurs membres de la FFTélécoms d’ici 2029 s’inscrit dans un mouvement mondial de modernisation des infrastructures de télécommunications. Ces technologies, lancées dans les années 1990 et 2000, ont joué un rôle fondamental dans la démocratisation de la téléphonie mobile et de l’accès à internet. Toutefois, leur maintien représente un frein au déploiement des technologies plus récentes, telles que la 4G et la 5G, en mobilisant des fréquences et des ressources techniques devenues obsolètes. Les arguments avancés pour justifier cette extinction reposent sur plusieurs aspects : la nécessité de libérer des fréquences pour des technologies plus efficaces et moins énergivores, la raréfaction des compétences techniques pour l’entretien des infrastructures 2G et 3G, ou l’impossibilité pour les nouveaux acteurs du marché de supporter ces anciennes technologies dans un contexte de concurrence accrue. Toutefois, cette transition soulève des inquiétudes légitimes quant à son impact sur les utilisateurs, notamment les populations les plus vulnérables, les zones rurales et les entreprises dépendantes des réseaux 2G et 3G pour leurs équipements et objets connectés. En effet, si la couverture 4G atteint aujourd’hui plus de 99 % de la population, l’arrêt des réseaux 2G et 3G impliquera nécessairement un renouvellement forcé des terminaux mobiles, des équipements industriels et des objets connectés qui ne sont pas compatibles avec la 4G VoLTE. Or ce rééquipement massif a un coût non négligeable pour les consommateurs et les entreprises, notamment les PME et les agriculteurs qui utilisent encore des dispositifs de télécommunication fonctionnant exclusivement sur ces anciens réseaux. Par ailleurs, bien que des études indiquent que l’impact carbone de cette transition sera compensé en quelques mois grâce aux gains énergétiques des nouvelles technologies, il demeure essentiel d’évaluer les effets concrets de cette migration sur la fracture numérique et la transition écologique. De nombreuses interrogations subsistent. Comment garantir que cette transition ne laisse pas sur le bord de la route des milliers d’usagers qui ne disposent pas des moyens financiers ou des compétences techniques pour changer d’équipement ? Quelles mesures seront mises en place pour accompagner les entreprises qui doivent adapter leurs infrastructures industrielles et logistiques à la disparition de la 2G et de la 3G ? Quelles garanties les opérateurs doivent-ils fournir pour assurer une couverture mobile de qualité dans toutes les zones, y compris les territoires ruraux et de montagne ? Comment l’État compte-t-il encadrer cette transition afin qu’elle ne se traduise pas par une explosion des coûts pour les consommateurs et les entreprises ? Elle lui demande donc quelles actions concrètes seront mises en œuvre pour accompagner cette transition technologique et garantir qu’elle se fasse dans des conditions justes et équitables pour tous les Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4840</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1487</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Santiago</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Classes SEGPA et choc des savoirs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4840. — 11 mars 2025. — Mme Isabelle Santiago alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les répercussions de l’arrêté du 15 mars 2024 modifiant l’arrêté du 21 octobre 2015 relatif aux classes des sections d’enseignement général et professionnel adapté. Actuellement, 86 000 des jeunes citoyens bénéficient de ces classes à effectifs réduits au sein desquelles le dévouement des enseignants permet une scolarité adaptée pour les élèves confrontés à des difficultés scolaires graves et persistantes. Outre le fait que ces jeunes cumulent plusieurs facteurs de vulnérabilité ayant malheureusement une incidence sur leur réussite scolaire, que certains sont accueillis au sein de l’ASE, on sait que ces élèves sont davantage susceptibles de présenter des handicaps que leurs camarades (30 à 50 %) et reçoivent davantage de notifications MDPH. De ce fait, il incombe à l’éducation nationale de garantir l’égalité des chances de l’ensemble des élèves sous sa responsabilité, en s’assurant de l’effectivité des principes de l’école inclusive permettant l’acquisition des enseignements fondamentaux, l’émancipation et l’épanouissement des jeunes. Pour autant, l’arrêté du 15 mars 2024 modifiant l’arrêté du 21 octobre 2015 relatif aux classes des sections d’enseignement général et professionnel adapté redéfinit à la baisse la grille horaire hebdomadaire de ces élèves. Cette modification, motivée par la mise en œuvre de la réforme du « choc des savoirs » nécessitant davantage de professeurs pour la mise en place de groupes de niveaux, supprime de fait une heure précieuse d’enseignements pour les élèves en classe de 6e SEGPA. Alors que ces élèves aux besoins particuliers méritent une attention soutenue de la part de l’éducation nationale, l’éducation des uns ne peut se faire au détriment des autres. Elle lui demande donc des éclaircissements sur les actions qu’elle envisage afin d’assurer la satisfaction des besoins éducatifs de ces jeunes et que leur éducation ne soit pas compromise par les réformes entreprises. Elle lui demande également de revoir cet arrêté pour stopper cette baisse annoncée des crédits d’heures des classes SEGPA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4841</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1487</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Tavel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Conséquences néfastes du gel de la part collective du « pass culture »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4841. — 11 mars 2025. — M. Matthias Tavel alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les conséquences néfastes du gel de la part collective du « pass culture ». Le budget du « pass culture » pour l’année en cours subit en effet une sévère coupe d’austérité, se voyant limité à 72 millions d’euros, dont 22 millions sont déjà réservé pour la période septembre-décembre 2025. Sachant que 40 millions ont déjà été dépensé entre septembre 2024 et janvier 2025, il ne restait donc que 10 millions d’euros à se partager en urgence les 30 et 31 janvier 2025 entre tous les établissements du pays, soit moins de 170 euros par établissement pour la période février-juin 2025. Cette situation, intervenant après la réduction drastique des financements de la région Pays de la Loire des projets éducatifs et culturels et la réduction de 11 millions d’euros du budget de la Loire-Atlantique consacré à la culture, menace gravement l’ambition pour l’éducation artistique et culturelle des élèves de la circonscription de M. le député et de l’ensemble du pays. La culture doit être accessible à tous. Pourtant, cette situation creuse encore davantage les inégalités entre élèves, notamment pour ceux de classes populaires et/ ou de zones rurales. Il lui demande donc les garanties qu’elle entend apporter pour assurer la continuité des actions culturelles en milieu scolaire et pour assurer l’examen par ses services de toutes les possibilités de soutien à de tels projets.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4842</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1488</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Fermeture des brigades départementales de formation continue
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4842. — 11 mars 2025. — M. Philippe Fait interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la suppression des brigades départementales formation continue (BDFC) dans le Pas-de-Calais. Les brigades départementales formation continue (BDFC) jouent un rôle essentiel dans la formation des enseignants en temps scolaire. Composées d’enseignants ayant choisi ce poste et utilisé leurs points de barème pour y accéder, elles permettent d’organiser des formations d’une journée tout en garantissant la continuité pédagogique grâce à l’anticipation des absences des enseignants concernés. Or l’annonce de leur suppression soulève plusieurs problématiques majeures. D’une part, elle entraînera la disparition des formations organisées en temps scolaire, privant ainsi les enseignants d’un cadre structuré et efficace pour leur montée en compétences. D’autre part, cette suppression affectera directement les enseignants actuellement en poste dans ces brigades, les contraignant à participer au mouvement de mutation sans garantie de réaffectation à proximité de leur domicile, ce qui engendre une forte incertitude et un profond mal-être. Dans un contexte où l’éducation nationale fait face à une crise des vocations et à des difficultés de recrutement, il semble essentiel de ne pas fragiliser davantage l’engagement des enseignants. Supprimer ces brigades reviendrait non seulement à limiter leur accès à la formation continue, mais aussi à accentuer le malaise au sein de la profession et à décourager encore davantage les nouvelles générations d’embrasser le métier d’enseignant. De nombreuses organisations syndicales alertent sur cette situation et demandent le maintien de ces brigades. M. le député souhaite donc connaître les mesures que le Gouvernement envisage de prendre afin d’assurer la continuité de la formation continue des enseignants et d’éviter que cette suppression ne conduise à une nouvelle dégradation de leurs conditions de travail et de formation. Il lui demande également si une concertation sera engagée avec les représentants de la profession afin d’examiner des solutions alternatives et de préserver ce dispositif essentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4843</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1488</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Inégalités dans l’école de la République à Seine-Saint-Denis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4843. — 11 mars 2025. — M. Thomas Portes attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les conditions d’éducation en Seine-Saint-Denis. En maternelle, à tout juste 3 ans, les enfants apprennent à apprécier la compagnie des autres, à créer du lien, à s’attacher à d’autres personnes qu’à leurs parents. À Neuilly-sur-Marne, à la maternelle Jean-Baptiste Du Hamel, des enfants de 3 ans le font dans les odeurs d’excréments. Depuis près d’un an, une invasion de souris perturbe les enseignements. Les rongeurs envahissent tout le bâtiment et ils grignotent les draps, les vêtements, les livres et même les travaux des enfants. Les premiers signalements remontent à mars 2024. Diverses interventions, trop espacées, ont eu lieu sans régler la situation. Au CP, les enfants apprennent à lire, à écrire et à compter. Ces apprentissages sont d’autant plus clés, que savoir lire et écrire, autrement dit l’alphabétisation, est l’un des facteurs à la lumière duquel l’ONU évalue un territoire et son taux de développement. Dans les écoles de Noisy-le-Grand, Neuilly-Plaisance ou Gournay-sur-Marne, les élèves passent des mois sans professeur dans des cours surchargés. À l’école primaire primaire Marcel Cachin de Neuilly-sur-Marne, 18 enfants sont sans maître ou maîtresse depuis plus de 30 jours au plus grand désarroi de leurs parents. Certaines classes comptent jusqu’à 45 élèves. Le collège marque le début de l’adolescence. À 11 ou 12 ans, les jeunes apprennent à prendre des risques et des responsabilités, prenant confiance en eux et en les autres. Mais à Neuilly-sur-Marne, là encore il faut choisir, choisir entre le papier blanc et le papier toilette. Dans les collèges Braque et Camus, les feuilles blanches sont tant venues à manquer que les parents d’élèves ont dû organiser des collectes solidaires de ramettes de papier. Dans certains collèges ont pu être observés des manques de papier toilette. M. le député interpelle Mme La ministre sur l’impossibilité d’enseigner ou d’apprendre dignement lorsque l’on ne peut assurer son hygiène la plus élémentaire. À l’aube de leur majorité, lorsqu’ils sont au lycée, jeunes hommes et jeunes femmes doivent oser se projeter, se choisir des passions et de potentiels métiers. Pourtant, l’année passée, c’étaient 23 000 jeunes de Seine-Saint-Denis qui étaient empêchés de faire leur rentrée, faute d’affectation à un lycée. Lorsqu’ils et elles ont la chance de pouvoir y entrer, ces jeunes y sont encore en grande majorité entourés d’enseignants contractuels, inexpérimentés, pas encore eux-mêmes préparés, comme le souligne le rapport parlementaire sur le département paru en novembre 2023. Lorsqu’il arrive à la fin de son lycée, un jeune de Seine-Saint-Denis a, en cumulé, perdu en moyenne un an de scolarité par rapport à un lycéen parisien. Il a 30 % de probabilité d’avoir grandi dans les déjections de souris et autres nuisibles. 1 sur 2 d’avoir étudié dans un bâtiment glacé parce que sous-chauffé. Il n’a probablement presque pas connu les sorties culturelles, laissées au libre financement des parents faute de fonds, dans le département le plus pauvre de l’hexagone. À l’heure où le jeune de Paris calcule ses chances d’entrée dans les grandes écoles, lui en a 1 sur 3 de vivre sous le seuil de pauvreté. Il lui demande quelles sont les politiques envisagées pour rétablir l’égalité des chances par l’éducation en Seine-Saint-Denis. Depuis des mois, la communauté éducative se bat dans les diverses administrations, pour exiger un plan d’urgence pour le 93, le recrutement de 5 000 enseignants supplémentaires et la création de 3 000 postes de vie scolaire. Les AESH, en particulier, prennent souvent en charge plusieurs enfants à temps partiel, pour un salaire moyen de moins de 800 euros nets, bien en dessous du seuil de pauvreté. Récemment, les agents de cantine de Gournay-sur-Marne et de Noisy-le-Grand ont mené une mobilisation d’ampleur, interrompant pour plusieurs jours leur service dans presque toutes les écoles de la ville. Ils et elles nous disent que le mauvais taux d’encadrement ne leur permet plus d’assurer dignement les repas des élèves. Il lui rappelle le besoin urgent de répondre aux revendications des enseignants, des parents, des agents et des accompagnants éducatifs de la Seine-Saint-Denis. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4844</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1489</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sarah Legrain</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Publication du rapport (Cyber) violences de genre chez les jeunes de 11 à 18 ans
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4844. — 11 mars 2025. — Mme Sarah Legrain interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le blocage de la publication du rapport « (Cyber) violences de genre chez les jeunes de 11 à 18 ans », commandé par le ministère sous la direction de M. Pap Ndiaye. Mme la députée a récemment été sollicitée par des professeurs référents Égalité filles/garçons de plusieurs établissements parisiens, présents à la présentation, en avant-première, de ce rapport mené auprès de 3 800 élèves dans 14 établissements scolaires franciliens. Selon ces enseignants, le cabinet de Mme la ministre a fait savoir que cette étude ne pourrait être publiée avant plusieurs mois, sans raison valable. Ces accusations ont été confirmées par un article de Médiapart du 21 février 2025, intitulé « Violences de genre à l’école : ce que dit le rapport caché par le ministère de l’éducation », qui mentionne l’intervention directe du cabinet pour empêcher la publication de ce rapport à la date initialement prévue, à savoir le mois d’avril 2025. Selon ce rapport de plus de 100 pages, l’état des lieux sur les violences sexistes et sexuelles, les violences psychologiques et les violences physiques que vivent les jeunes, ainsi que sur leur déclinaison en cyberviolences, est tout bonnement accablant. On y apprend notamment que « 43 % des élèves déclarent avoir été victimes de violences sexuelles » au cours de la dernière année écoulée, qu’il s’agisse d’agressions sexuelles, d’outrages sexuels ou d’atteintes à l’image intime. Les filles sont plus concernées (une sur deux) que les garçons (38 %), tandis qu’une grande partie des élèves assignés ou assignées LGBTQIA+ disent en avoir subi, tous genres confondus. Ou encore que « seulement 26 % des victimes de violences disent en parler et que « seulement 13 % des victimes disent se tourner vers des adultes de l’école ». Devant ces enseignements terribles, tirés d’une étude menée de manière indépendante et financée par le ministère, Mme la députée s’interroge, au même titre que les professeurs, les chercheurs, les parents et les enfants, sur le silence de Mme la ministre à ce sujet et sur l’absence de publication officielle de ce document pourtant d’intérêt public. Alors que « l’affaire Betharram » donne une illustration terrible des violences et de l’ omerta qui peuvent trouver leur place à l’école, que la sphère réactionnaire s’est récemment attaquée avec acharnement au programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (Evars) et que les discriminations visant les personnes LGBTQIA+ sont en augmentation constante, le blocage de la publication de ce rapport par le ministère l’interpelle. Dans ce contexte, elle lui demande si elle va lever les doutes qui persistent sur la publication de ce rapport de toute urgence et si elle compte rendre publics les résultats de cette étude.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4845</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1489</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Manon Bouquin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Transparence sur le traitement des demandes d’instruction en famille
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4845. — 11 mars 2025. — Mme Manon Bouquin attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le manque de transparence du processus d’autorisation des instructions en famille (IEF). La loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 « confortant le respect des principes de la République » a considérablement bouleversé les conditions de recours à l’IEF, la faisant passer d’un régime de déclaration à un régime d’autorisation préalable, aux critères restrictifs. Les familles confrontées à ce nouvel écueil administratif s’inquiètent de l’opacité des critères qui président à l’autorisation ou non de l’IEF. Son refus est vécu comme une injustice par nombre de citoyens qui, limités dans leur droit constitutionnel à choisir l’IEF et dans leurs prérogatives naturelles de parents, ne se reconnaissent pas dans le séparatisme islamiste qui devait être visé par les restrictions qui leurs sont appliquées. Le ministère de l’intérieur lui-même admet d’ailleurs que « les refus motivés par le séparatisme occupent effectivement une place marginale ». Les parents, frustrés dans le rôle de premier éducateur de leur enfant, le sont aussi par le manque d’information qui entoure les refus d’autorisation à l’IEF et se plaignent de la difficulté à en obtenir les motifs. Leur nombre, leur répartition académique, les proportions, même, des refus d’autorisation ne font pas l’objet d’une communication transparente de la part du ministère de l’éducation nationale, laissant à la charge d’associations de parents d’élève le soin de l’évaluer dans un flou peu propice à un climat de confiance. Les données collectées par leurs efforts évoquent un taux de refus pouvant aller jusqu’à la moitié et de significatives disproportions entre académies. C’est pourquoi elle lui demande si elle est prête à communiquer le nombre de demandes d’autorisation à l’IEF, le nombre de refus et leurs motifs, par académie et par année. Elle lui demande également si elle a l’intention de soutenir des efforts législatifs visant à restaurer le régime déclaratif pour le recours à l’IEF.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4846</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1490</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Parmentier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Fermetures de classes dans la 9e circonscription du Pas-de-Calais
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4846. — 11 mars 2025. — Mme Caroline Parmentier attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la menace croissante de fermetures de classes dans les communes de territoires ruraux. À l’heure où la carte scolaire pour l’année 2025-2026 est en cours d’élaboration, l’inquiétude est vive chez les élus, les maires, les parents d’élèves et les professeurs, confrontés aux annonces de fermetures potentielles de classes. Ces communes, soucieuses de préserver ce service public essentiel pour leur territoire, assurent souvent des investissements considérables pour moderniser les établissements scolaires. Ces efforts visent non seulement à maintenir un service éducatif de qualité, mais aussi à offrir un cadre de vie attractif aux familles, élément crucial pour la vitalité et la prospérité des territoires. Dans la 9e circonscription du Pas-de-Calais, l’ampleur du problème est particulièrement frappante, avec 11 classes menacées de fermeture, réparties sur les communes de Béthune, Annezin, Laventie, Lestrem, Lillers, Neuve-Chapelle, Verquin et Fouquières-lès-Béthune. Il apparaît évident que les critères d’évaluation appliqués aux zones urbaines densément peuplées ne sauraient être transposés tels quels aux territoires ruraux. Ces derniers présentent des caractéristiques uniques en matière de démographie, de distances à parcourir et de rôle stratégique dans l’équilibre territorial, qui nécessitent une approche adaptée. Face à cette situation critique, elle lui demande de renoncer à ces fermetures. Et elle la prie de lui indiquer si elle envisage une révision en profondeur (indispensable) des critères présidant aux décisions de fermeture de classes en zone rurale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4847</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1490</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Le Pen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Fermetures de classes dans les écoles maternelles et élémentaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4847. — 11 mars 2025. — Mme Marine Le Pen alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les 14 fermetures de classes envisagées à la rentrée 2025 pour le territoire de la 11e circonscription du Pas-de-Calais. Ces 9 fermetures annoncées et ces 5 fermetures à l’étude dans des écoles maternelles et élémentaires de Carvin, de Courcelles-lès-Lens, de Courrières, d’Evin-Malmaison, d’Hénin-Beaumont, de Leforest, de Libercourt, de Montigny-en-Gohelle, de Noyelles-Godault et de Oignies vont avoir un impact important sur des apprentissages pourtant essentiels pour les élèves. À l’échelle du Nord-Pas-de-Calais, ce sont pas moins de 129 postes d’enseignants qui doivent être supprimés, soit 25  % des fermetures de classes prévues pour l’ensemble du pays, alors que le Gouvernement entendait pourtant revenir sur la suppression de 4 000 postes dans l’éducation nationale annoncée précédemment par le Gouvernement Barnier. Mme la député regrette le manque de vision à long terme du Gouvernement puisque la moyenne du nombre d’élèves par classe est déjà l’une des plus élevées parmi les pays européens tandis que de nombreuses communes impactées possèdent des projets de construction de logements ou de rénovation dans le cadre de l’ERBM (Engagement pour le renouveau du bassin minier), lequel est pourtant un dispositif de l’État. Elle lui demande si ces décisions peuvent être revues pour garantir aux élèves de la 11e circonscription du Pas-de-Calais et du bassin minier en général des conditions d’enseignement à la hauteur des enjeux. Le territoire, qui fut en première ligne face à la désindustrialisation, subirait un nouvel abandon durement ressenti par ses habitants si ces décisions devaient être maintenues.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4848</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1490</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Dotation horaire globale du lycée du Noordover de Grande-Synthe (59)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4848. — 11 mars 2025. — M. Julien Gokel appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la baisse inquiétante de la dotation horaire globale (DHG) du lycée du Noordover de Grande-Synthe (59) pour l’année 2025-2026. Alors que le lycée du Noordover a déjà perdu 14 équivalents temps plein (ETP) de professeurs sur les quatre dernières années en raison de la baisse continue de sa DHG, le rectorat a annoncé un nouveau retrait de 4 ETP en vue de la rentrée de septembre 2025. Jusqu’à présent, l’établissement avait réussi à répartir sa DHG de manière à ce que les effectifs ne dépassent pas 25 élèves par classe ou groupe de spécialité, un équilibre qui ne pourra pas perdurer avec cette nouvelle suppression. L’augmentation mécanique du nombre d’élèves par classe apparaît d’autant plus préjudiciable que la majorité des élèves du Noordover viennent de zones REP ou REP+, où les effectifs ne dépassent pas 20 élèves. Un changement brutal des conditions d’apprentissage entre la 3ème et la 2nde risquerait donc de fragiliser de nombreux élèves en difficulté. Par ailleurs, cette baisse de DHG est malvenue alors que de nombreux projets sont envisagés par le lycée pour renforcer son attractivité par rapport aux autres établissements du dunkerquois. À titre d’exemple, l’établissement pourrait proposer de nouvelles formations technologiques afin de s’inscrire pleinement dans le développement industriel du bassin dunkerquois et de ne pas se restreindre aux formations du tertiaire, auxquelles on assigne trop souvent les élèves issus des milieux populaires. L’ouverture de nouvelles spécialités dérogatoires (langues, littératures et cultures étrangères, numérique et sciences informatiques, etc.) permettrait également au lycée d’atteindre le même niveau d’attractivité que les établissements environnants. Pour les professeurs, les parents d’élèves et les élus, cette diminution des moyens est alarmante. M. le député partage leur inquiétude et demande à Mme la ministre si elle entend, au regard des projets et de la situation spécifique du Noordover, geler la baisse de la dotation horaire globale afin de permettre au lycée de rester attractif. La baisse démographique ne doit pas être considérée comme un prétexte pour faire des économies au détriment de l’avenir de la jeunesse. Au contraire, elle doit être perçue comme une opportunité d’améliorer, à moyens constants, les conditions d’apprentissage des élèves et des professeurs. Plus largement, cette nouvelle baisse de DHG interroge le mode d’allocation des moyens aux établissements. Alors que les besoins éducatifs ne se résument pas à de simples projections démographiques, la rigidité du système actuel ne permet ni d’anticiper les dynamiques locales, ni de prendre en compte les spécificités pédagogiques des établissements. La dotation horaire globale devrait être pensée comme un levier d’accompagnement des projets éducatifs et des ambitions des territoires, plutôt qu’une variable d’ajustement budgétaire. Il lui demande si elle envisage une réforme du mode de calcul de la DHG afin de mieux répondre aux enjeux d’attractivité scolaire, de réussite des élèves et de mixité sociale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4849</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1491</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Lopez-Liguori</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Echec de l’enseignement de SNT au lycée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4849. — 11 mars 2025. — M. Aurélien Lopez-Liguori interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’échec constaté de l’enseignement des sciences numériques et technologies (SNT) au lycée, tel que mis en évidence par un rapport de décembre 2024 de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR). Le rapport souligne que l’enseignement de SNT, obligatoire pour tous les élèves de seconde générale, est aujourd’hui largement perçu comme sans enjeu véritable, à la fois par les élèves, les enseignants et les établissements scolaires. En conséquence, cet enseignement peine à éveiller un réel intérêt pour les métiers du numérique et à orienter les élèves vers ces filières stratégiques. Concernant la spécialité « numérique et sciences informatiques » (NSI), les chiffres sont encore plus alarmants : à la rentrée 2023, 53 % des élèves ayant choisi cette spécialité en première ont abandonné l’enseignement en terminale, contribuant à un vivier insuffisant d’élèves pour alimenter le secteur du numérique, alors que la DARES prévoit un déficit de 35 000 ingénieurs dans ce domaine d’ici 2030. En dépit des ambitions affichées par le plan France 2030, qui mise sur la formation de talents dans les métiers numériques, les moyens mis en œuvre à ce jour semblent insuffisants pour inverser cette tendance. Parmi les principales causes identifiées figurent : le manque de formation des enseignants, une approche pédagogique peu concrète, ainsi que des moyens matériels souvent inadaptés dans les établissements. Dans ce contexte, il lui demande si elle prévoit une refonte du programme SNT afin de rendre cet enseignement plus attractif et directement lié aux attentes du marché de l’emploi, notamment en renforçant les partenariats avec les entreprises technologiques et en intégrant davantage de projets concrets pour sensibiliser les élèves aux métiers du numérique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4851</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1491</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Intégration universitaire des études de maïeutique et création d’une UFR dédiée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4851. — 11 mars 2025. — Mme Christine Pirès Beaune attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’intégration universitaire des études de sage-femme à la suite de la loi Chapelier de 2023. Cette réforme consacre l’intégration pleine et entière de la formation de l’université, mais laisse en suspens la question du cadre institutionnel. Actuellement, les écoles de sages-femmes sont généralement rattachées aux UFR de médecine, une situation qui interroge sur la reconnaissance et l’autonomie de la discipline. À Clermont-Ferrand, par exemple, les étudiants en maïeutique s’inquiètent du projet de rattachement de leur école à l’UFR de médecine, alors que la création d’une UFR maïeutique, comme cela a été fait à Brest, permettrait de garantir une meilleure valorisation de leur formation, le développement d’une recherche spécifique et une autonomie disciplinaire. Par ailleurs, ils déplorent un manque de concertation sur la mise en œuvre de cette réforme et se préoccupent du devenir de leurs enseignants et de la qualité des enseignements. Aussi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir une intégration universitaire respectueuse de la spécificité des études de sage-femme, notamment par la création d’UFR dédiées lorsque cela est pertinent. Elle souhaite également savoir comment les préoccupations des étudiants et des enseignants seront prises en compte dans l’application de cette réforme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4876</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1492</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Manon Bouquin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Arrêté sur les formations à l’épilation à la lumière pulsée et au laser
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4876. — 11 mars 2025. — Mme Manon Bouquin attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’application du décret n° 2024-470 du 24 mai 2024 relatif aux actes d’épilation à la lumière pulsée intense et au laser à visée non thérapeutique. Ce décret, publié il y a bientôt un an, a permis, en mettant fin au monopole médical sur ces actes, d’ouvrir de nouvelles perspectives d’activités aux esthéticiens et infirmiers. C’était une attente de ces professions et le demeure toujours, puisque le code de la santé, modifié du décret du 27 mai 2024, prévoit à son article D. 1153-3 que « les modalités des formations et la fréquence des formations de remise à niveau » requises pour l’exercice de ces activités « sont fixées par arrêté des ministres chargés de la santé, de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche ». Or, à ce jour, cet arrêté n’a pas encore été publié. Cette situation entraîne des retards dans des projets de vie professionnelle, gênant le parcours de professionnels entreprenants qui se trouvent empêchés d’exercer en accord avec la loi. Ces circonstances sont aussi un frein au développement de l’activité économique, dont la résorption est d’autant plus pressante que l’activité française est déprimée et les recettes fiscales et sociales, incertaines. Elle lui demande donc si elle a engagé les actions nécessaires à la levée rapide du frein réglementaire imposé à l’activité par l’attente de l’arrêté mentionné et si elle peut donner des assurances aux professionnels concernés quant à sa publication très prochaine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4918</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1492</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jonathan Gery</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Pénurie alarmante d’accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4918. — 11 mars 2025. — M. Jonathan Gery attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la pénurie alarmante d’accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) dans les écoles françaises et sur la précarité persistante de leur statut. Dans de nombreux établissements, comme au groupe scolaire Dolto-Lassagne à L’Arbresle, dans sa circonscription, le manque d’AESH prive des élèves en situation de handicap du soutien auquel ils ont droit, mettant ainsi en péril le principe même de l’école inclusive. Cette situation, loin d’être isolée, concerne l’ensemble du territoire. De nombreuses académies peinent à pourvoir les postes nécessaires, ce qui entraîne des ruptures dans l’accompagnement des élèves et des surcharges de travail pour les enseignants et les personnels périscolaires. Le comité des droits sociaux du Conseil de l’Europe a d’ailleurs estimé, en décembre 2022, que la France ne respectait pas ses obligations en matière d’accompagnement des élèves handicapés. De même, dans son rapport de septembre 2024 sur l’inclusion scolaire, la Cour des comptes souligne que les mesures prises entre 2021 et 2023 pour améliorer l’attractivité du métier (revalorisations salariales, CDI plus rapides, rehaussement indiciaire) restent insuffisantes. En effet, la majorité des AESH travaillent à temps partiel subi (86 % ont une quotité inférieure à 70 %), perçoivent une rémunération insuffisante et sont souvent exclus des instances de concertation dans les établissements. Ce statut précaire nuit au recrutement et pousse certains AESH à quitter la profession, aggravant ainsi la pénurie. Face à cette crise, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour garantir la présence en nombre suffisant d’AESH dans les établissements scolaires. Il souhaite également savoir si des revalorisations salariales et des ajustements statutaires sont envisagés pour améliorer l’attractivité du métier et garantir un accompagnement digne aux élèves en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4866</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1493</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Émilie Bonnivard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Divorce et droits des pères
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4866. — 11 mars 2025. — Mme Émilie Bonnivard appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations sur la nécessité de trouver, pour les enfants, un équilibre parental et une égalité des droits de chacun des parents en cas de séparation. Aujourd’hui, les mères obtiennent majoritairement la garde exclusive. Ce sont souvent les pères qui se trouvent dans l’obligation de payer une pension et qui disposent d’un droit de garde minimum (1 week-end sur 2, soit 4 jours par mois !). Ce temps offert le week-end apparaît comme hors-sol, le cœur de la vie d’une enfant est en semaine, avec les copains, l’école, les activités, le sport, etc. Ne voir un enfant que 4 jours par mois tient le père à distance, rendant difficile son implication éducative. Ce temps insuffisant s’apparente à un service minimum durant lequel il est difficile de maintenir des liens de qualité. Aujourd’hui, les changements sociétaux font que les pères souhaitent de plus en plus élever leurs enfants, au même titre que leurs ex-conjointes. Or ils sont souvent lésés et l’obtention d’une garde exclusive ou alternée s’avère comme un parcours du combattant. Si les parents divorcent, l’enfant, lui, ne divorce pas de ses parents. La famille formée par sa naissance continue d’exister alors que l’enfant est contraint à des choix impossibles. L’enfant devient un enjeu pour faire du mal à l’autre et il est difficile pour le père dans ces conditions de maintenir sereinement le lien avec l’enfant. Pour que cesse la destruction de la relation affective de l’enfant avec l’autre parent (souvent le père) exclu lors de la dislocation de la famille et pour un traitement plus égalitaire, il apparaît aujourd’hui plus qu’indispensable que les lois prennent en compte l’évolution des familles, les intérêts réels de l’enfant et l’égalité des droits de chacun des parents. La loi doit conduire à l’apaisement des tensions de la séparation en plaçant les deux parents sur le même pied d’égalité. Il en va de l’équilibre, de la santé mentale et de l’avenir social des enfants. Elle souhaiterait qu’elle lui indique quelles sont ses intentions en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4868</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1493</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Émilie Bonnivard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Violences économiques post-séparation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4868. — 11 mars 2025. — Mme Émilie Bonnivard appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur les violences économiques post-séparation. La violence ne se limite pas aux actes physiques. Dans le cadre d’une séparation, la violence économique, exercée par l’un des conjoints, est un phénomène réel et dévastateur qui peut perdurer. Cette forme de maltraitance consiste à contrôler ou manipuler l’accès d’une personne à ses propres ressources financières, limitant ainsi sa capacité à subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. À titre d’exemple, certains conjoints séparés se placent en situation d’insolvabilité pour ne pas payer de pension alimentaire ou leurs prêts entraînant leur paiement sur l’autre conjoint. Ils font appel de toutes les ordonnances ou demandent constamment des renvois pour retarder les prises de décisions. Ce sont souvent les femmes qui sont confrontées à ce type de difficultés les plaçant sous une certaine forme d’emprise qui les épuise financièrement et moralement. Bien évidemment, ce type de comportements entraîne également des effets néfastes sur les enfants. Elle lui demande de lui indiquer ses intentions sur le sujet. Rien dans la loi ne punit ces actes de manœuvres dilatoires et de violences économiques ne permettant pas aux victimes de se reconstruire. Elle souhaiterait connaître les mesures qu’elle envisage de mettre en place.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4869</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1493</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Océane Godard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Extension de la prime Ségur CIDFF de Côte d’Or
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4869. — 11 mars 2025. — Mme Océane Godard appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur l’impact financier de l’extension de la prime Ségur pour les centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) et en particulier sur la situation du CIDFF de Côte d’Or. L’arrêté publié au Journal Officiel le 6 août dernier a permis aux salariés des CIDFF de percevoir une prime mensuelle de 238 euros bruts. Si cette mesure constitue une avancée attendue de longue date, elle engendre néanmoins une augmentation significative des charges pour ces structures. Ainsi, pour le CIDFF de Côte d’Or qui emploie six salariés, cette prime représente un surcoût de 21 106 euros par an, répartis comme suit : 14 612 euros pour le service d’accès aux droits, 4 000 euros pour le service de médiation familiale et 2 500 euros pour le centre AVIV, qui accompagne les victimes de violences sexistes et sexuelles. Pour l’année 2024, cette dépense s’élèvera à plus de 8 000 euros. Or à ce jour, aucune information n’a été communiquée sur une éventuelle prise en charge de ces coûts par l’État. Sans compensation financière, le CIDFF de Côte d’Or risque de ne plus être en mesure d’assurer l’ensemble de ses missions, ce qui aurait des conséquences directes sur les femmes qu’il accompagne, en grande majorité en situation de précarité ou victimes de violences. Aussi, elle l’interroge sur les mesures que le Gouvernement entend mettre en place afin de garantir une compensation intégrale de cette charge et d’assurer la pérennité des services essentiels rendus par les CIDFF.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4850</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1494</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Évaluation des formations et universités par l’HCERES
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4850. — 11 mars 2025. — M. Stéphane Peu attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les résultats des évaluations de diplômes universitaires publiés le 14 février 2025 par le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES). M. le député constate avec étonnement que ces évaluations ont fait état d’un nombre anormalement élevé « d’avis défavorables » concernant des formations dispensées par les universités situées en banlieue parisienne, dans les Hauts-de-France et en outre-mer, en somme dans les territoires les plus fragiles du pays et s’associe à la vive inquiétude qui s’exprime depuis au sein du corps professoral. Les critères retenus ainsi que l’indépendance du HCERES sont aujourd’hui au centre des critiques. En effet, l’approche actuelle, centrée sur des indicateurs uniquement quantitatifs et décontextualisés ne prend nullement en compte les conditions d’études, les parcours sociaux des étudiants ni l’impact des mécanismes de sélection comme Parcoursup. Or il apparaît de manière évidente qu’il ne peut y avoir d’évaluation objective sans le strict de respect de ces deux principes : égalité et équité. Cette évaluation peut pourtant entraîner des conséquences lourdes : diminution des financements, refus d’ouverture de postes et fermetures de formations. À l’université Paris 8, par exemple, implantée dans la circonscription de M. le député, quinze licences sur vingt-et-une sont menacées, affectant potentiellement 9 600 étudiants. Cette situation soulève la crainte légitime d’une remise en cause du modèle d’université accessible à tous, à un moment où l’enseignement privé, alternative réservée aux étudiants qui ont les moyens financiers, vient quant à lui d’obtenir de nombreuses et nouvelles accréditations. Dans ce contexte, il lui demande sa position sur l’impact de ces évaluations sur les formations ayant reçu un « avis défavorable » et sur la demande d’une révision des critères d’évaluation respectant les principes de transparence, d’équité et de reconnaissance du travail pédagogique réalisé. Il souhaite également connaître son avis sur les critiques exprimées à l’encontre du HCERES, dont les modalités de désignation de ses membres manquent de transparence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4943</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1494</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Fixation des critères des quotas d’admission dans les formations santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4943. — 11 mars 2025. — Mme Christine Loir attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les critères de fixation des quotas d’admission pour le cursus d’études de la filière maïeutique. En effet, le décret du 4 novembre 2019 relatif à l’accès aux formations de médecine, de pharmacie, d’odontologie et de maïeutique impose aux établissements de formation, dans un objectif de diversification, de ne pas accorder plus de 70 % du nombre total de places à un même parcours de formation. De plus, le décret du 24 mars 2017 dispose que le nombre de places est déterminé par chaque université en fonction de ses capacités d’accueil dans les différentes spécialités. Cependant, le besoin en personnel médical sur le territoire français est réel, ne fait qu’augmenter et une telle mesure empêche certains étudiants de devenir des soignants spécialisés dont la France a besoin. Face à cette situation, elle lui demande des précisions sur le choix des critères retenus pour fixer ces quotas d’admission et les solutions que le Gouvernement envisage afin d’adapter le nombre de places ouvertes avec les réels besoins du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4957</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1495</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Recherche médicale chez les femmes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4957. — 11 mars 2025. — M. Gérard Leseul attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, au sujet de l’indifférenciation faite entre les hommes et les femmes dans la recherche médicale. Plusieurs études mettent en avant le fait que dans de nombreux cas, la recherche médicale sur les produits de santé n’a pas fait de différence entre le sujet masculin et féminin au motif que les caractéristiques biologiques sont identiques. Contrairement à cette théorie, des études plus récentes pointent des différences notables dans l’efficience et les effets secondaires de certains traitements entre les hommes et les femmes. Par exemple, les études scientifiques ont constaté une meilleure efficacité de l’immunothérapie chez les hommes et un risque accru qu’une femme contracte des effets secondaires. De fait, la connaissance actuelle sur l’impact des médicaments sur le corps des femmes et sur leurs grossesses est presque nul. En effet, sur 172 traitements validés entre 2000 et 2010, aucune information concernant leurs conséquences sur le fœtus n’est connue pour 168 d’entre eux. S’il est possible de constater une amélioration de la prise en compte du sexe biologique dans la recherche médicale, la crise de la covid-19 a montré que cet impensé reste encore prégnant, avec seulement 10 % des recherches qui ont pris en compte ce facteur. Il l’interroge pour avoir connaissance des mesures que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre afin de prendre en compte l’impact et les conséquences du sexe biologique dans la recherche biomédicale et in fine sur les traitements afin d’assurer l’efficacité et la sécurité des produits de santé tant pour les hommes que pour les femmes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4863</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1495</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Jolivet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Accès aux soins - Conventions bilatérales - Coût budgétaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4863. — 11 mars 2025. — M. François Jolivet attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la prise en charge des soins médicaux en France pour les ressortissants étrangers provenant de pays ayant signé une convention bilatérale avec la France. Chaque année, la France soigne des patients venus de l’étranger, parfois pour des traitements lourds et coûteux. Ces soins sont pris en charge en vertu d’accords bilatéraux. Or ces accords sont anciens. Ils n’ont pas toujours été révisés à l’aune de l’évolution du système de santé français, ni de l’équilibre réel des remboursements entre États. Ces conventions sont-elles toujours avantageuses pour la France ? La compensation financière versée par ces pays couvre-t-elle l’intégralité des coûts supportés par le système de santé français ? À l’heure où l’hôpital public traverse une crise profonde, il serait légitime de s’assurer que la générosité de la France reste compatible avec la soutenabilité de ses comptes sociaux. Il lui demande donc quels sont les montants réellement remboursés par ces pays à la France et quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour renégocier ces accords lorsque l’équilibre financier n’est plus assuré.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4906</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1495</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Serva</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Intégration de la Guadeloupe dans la CARICOM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4906. — 11 mars 2025. — M. Olivier Serva interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères quant au processus d’intégration de la Guadeloupe dans les instances institutionnelles en présence dans son environnement régional. En effet, l’article L. 4433-4-5 du CGCT permet à la Guadeloupe d’être membre associé au sein d’organismes régionaux. Ainsi, la Guadeloupe qui, par sa particularité géographique, fait partie de l’espace caribéen, a fait valoir un intérêt pour adhérer à la CARICOM en tant que membre associé. En effet, la Guadeloupe a fait une première demande en 2012 puis une deuxième, pour ce même statut, en 2022. De plus, elle est membre associé de l’AEC, depuis 2014. Cette volonté de s’intégrer à son paysage régional est donc démontrée et pourrait être bénéfique pour l’intégration de la Guadeloupe et plus largement de la France dans cette aire géographique. Il lui demande donc où en est le processus d’intégration de la Guadeloupe à la CARICOM trois ans après sa nouvelle demande.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4927</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1496</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Yaël Ménaché</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Légitimité du financement de l’UNRWA par la France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4927. — 11 mars 2025. — Mme Yaël Ménaché attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’engagement de la France envers l’UNRWA sur le plan du subventionnement. En effet, des accusations de complicité de 19 de ses employés avec le mouvement terroriste Hamas pèsent sur l’UNRWA. À ce titre, une jeune otage du Hamas, libérée le 19 janvier 2025, a officiellement affirmé avoir été détenue dans des locaux de l’UNRWA, si bien que l’institution s’est fendue d’un communiqué dans lequel elle affirme que l’allégation de cette jeune otage israélienne de 24 ans était très sérieuse et devait faire l’objet d’une investigation. Cette allégation est corroborée par le témoignage de sa maman qui, dans un message datant du 31 janvier 2025 et posté sur X, déclare que le Hamas avait détenu sa fille dans des installations de l’UNRWA et lui avait refusé l’accès à un traitement médical à la suite de la perte de deux doigts de la main gauche après avoir été blessée par les balles des terroristes du Hamas lors de son enlèvement le 7 octobre 2023. Plus encore, la porte-parole elle-même de l’UNRWA s’est exprimée sur la BBC sur le caractère absolument sérieux de ces allégations et a précisé que des investigations indépendantes devaient être menées. Le porte-parole du gouvernement israélien a lui aussi déclaré que l’UNRWA regorgerait de centaines d’employés membres du Hamas. Or, le 28 janvier 2025, au Conseil de sécurité de l’ONU, à New York, le représentant permanent de la France auprès des Nations unies a réaffirmé le soutien total de la France à l’UNRWA. Il a notamment déclaré que la France continuerait d’être un partenaire de l’UNRWA en 2025 et a annoncé une nouvelle contribution de 50 millions d’euros pour la population de Gaza en 2025, dont 20 millions d’euros pour l’UNRWA. En 2024, la France avait déjà subventionné l’UNRWA à hauteur de 33 millions d’euros. Mme la députée appelle M. le ministre à porter une attention toute particulière sur cette accusation portée à l’égard de l’UNRWA soupçonnée d’employer des terrorises du Hamas. Elle lui demande si la France ne prend pas également le risque d’allouer des deniers publics à une institution infiltrée par une organisation terroriste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4929</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1496</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Relations diplomatiques avec la junte autoritaire au pouvoir en Guinée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4929. — 11 mars 2025. — M. Thomas Portes alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les agissements de la junte militaire en Guinée. En 2021, après sa prise de pouvoir par la force suite au coup d’État mené contre l’ancien président, le chef de la junte avait promis de rendre le pouvoir au peuple de Guinée au bout de trois ans maximum. Quatre ans plus tard, le processus de transition démocratique à été confisqué par le chef de la junte militaire, qui ne semble pas vouloir s’effacer en faveur d’un régime démocratique durable. Le gouvernement guinéen a même entrepris une tournée dans le pays tandis que le président de la transition annonce à demi-mot qu’il présentera sa candidature à la future présidentielle. Face à la montée de la contestation populaire, le régime s’est engagé dans une spirale de répression et de violence envers toute personne demandant un retour à l’ordre constitutionnel. La panoplie des outils répressifs mis en place par la junte vise manifestement à étouffer tout mouvement contestataire : interdiction des manifestations depuis 2022, dissolution des partis politiques d’opposition, suspension de la délivrance des agréments aux associations et organisations non gouvernementales, fermeture des médias non gouvernementaux et autres sites d’information ou encore restriction de l’accès à internet. Amnesty international rapporte que les répressions systématiques des manifestations ont causé la mort d’au moins 47 personnes entre septembre 2021 et avril 2024. Récemment, le 6 janvier 2025, 3 nouveaux manifestants ont été tués par balle lors d’une manifestation pacifique. Depuis quelques mois, le gouvernement a accéléré sa répression, semant la terreur parmi la population, en faisant de l’enlèvement d’opposants une pratique courante. C’est dans ce contexte que deux militants du FNDC ont été enlevés par un groupe d’hommes cagoulés en tenue militaire en juillet 2024, pour être emmenés de force vers un lieu inconnu. Depuis, ils demeurent introuvables. Peu de temps après, le 3 décembre 2024, un journaliste guinéen administrateur général du site d’information Le Révélateur 224, a lui aussi été enlevé en pleine rue, de nuit, par des gendarmes. Depuis lors, il n’a plus donné signe de vie. Enfin, très récemment, le coordinateur du Forum des forces sociales de Guinée a été enlevé à son domicile le 19 février 2025. Il a par la suite été retrouvé le soir-même, non loin d’une base militaire de la junte. Il avait été torturé et ne peut plus se servir de ses membres supérieurs depuis. Pourtant, malgré ces exactions, il semble que la France continue de soutenir la junte, notamment par le détachement de fonctionnaires et de militaires français. Le journaliste Thomas Dietrich souligne, par exemple, qu’un officier français est actuellement détaché en tant que conseiller auprès de la gendarmerie guinéenne. Celui qui dirige cette instance est pourtant suspecté d’avoir notamment orchestré des enlèvements d’opposants. Il est par ailleurs nommément visé par une plainte déposée devant la justice française par les familles des deux militants. M. le député interpelle donc M. le ministre sur la continuité du soutien du Gouvernement à la junte militaire alors même que la France n’a pas hésité à rompre ses relations diplomatiques avec d’autres pays de la région du fait de leurs abus de pouvoir. Il lui demande la nature exacte de la coopération diplomatique et sécuritaire tissée entre la France et le régime guinéen. Il l’interroge sur le nombre et les missions du personnel militaire français engagé auprès des dirigeants au pouvoir en Guinée. Il l’interroge sur les raisons expliquant le différentiel de traitement et de relations diplomatiques entre le pouvoir guinéen et les autres pays de la région aux mains de gouvernements autoritaires. Il l’interroge enfin sur les actions que le Gouvernement compte mettre en place afin de favoriser le respect des droits du peuple guinéen.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4930</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1497</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Salons parisiens de vente de biens immobilier dans les colonies israéliennes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4930. — 11 mars 2025. — M. Thomas Portes interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères concernant des salons organisés en France, avec la présence d’agents immobiliers israéliens proposant des biens situés dans des colonies israéliennes illégales, en plein cœur des territoires palestiniens occupés, une pratique qui enfreint clairement le droit international. Un salon dédié à l’immobilier israélien a eu lieu à deux reprises à Paris en 2024, en mars et en septembre, dans les salons Hoche. Lors de ces évènements, des entreprises proposaient des biens situés non seulement dans des villes israéliennes telles que Tel Aviv, Haïfa ou Eilat, mais également dans des colonies illégales en Cisjordanie. Le 30 janvier 2024, le média indépendant Blast a révélé que des agents immobiliers israéliens proposaient des biens construits dans ces colonies illégales, ce qui constitue une violation flagrante du droit international (https://www.blast-info.fr/articles/2025/au-coeur-de-paris-les-colons-israeliens-mettent-en-vente-la-cisjordanie). Deux journalistes se sont infiltrés dans ces salons et ont indiqué leur souhait d’acheter un bien en Cisjordanie. Deux semaines plus tard, un promoteur immobilier affilié à une société dont les bureaux sont situés en banlieue de Tel Aviv leur a envoyé une plaquette présentant un projet immobilier, situé dans la colonie d’Avnei Hefetz. Cette société, bien qu’en charge de la vente de ces biens à l’international, n’est pas l’auteur de la construction, son client étant un promoteur qui est un acteur central de la colonisation israélienne en Palestine. Sur son site internet, ce promoteur se présentait même comme ayant pour mission de « construire des colonies et des quartiers dans la région de Judée et de Samarie », en mettant en avant des projets situés dans des colonies israéliennes. Ce promoteur, sur son compte Instagram, a également partagé des vidéos et images controversées, notamment de l’un de ses dirigeants, se filmant en tenue militaire dans les ruines de Gaza, illustrant ainsi l’ampleur de son engagement dans des actions liées à la colonisation. On y découvre également un photomontage datant de décembre 2023, illustrant des croquis d’habitations alignées et superposées sur les ruines de Gaza. Selon les informations publiées par l’organisateur de l’évènement, ce salon marquerait la 87e édition de ce type d’évènement en France. Cette activité de vente de biens immobiliers dans les colonies illégales s’inscrit dans un projet de nettoyage ethnique largement soutenu par le gouvernement israélien. Ce processus a d’ailleurs été mis en lumière par des déclarations publiques de figures politiques israéliennes, dont le ministre des finances, pour qui la colonisation a pour objectif de « faire des faits sur le terrain » et d’empêcher la création d’un État palestinien. Les colonies israéliennes en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et dans la bande de Gaza sont illégales au regard du droit international. Depuis 1967, Israël occupe illégalement ces territoires, en violation de la quatrième Convention de Genève, qui interdit le transfert de sa propre population dans les territoires occupés. En outre, la résolution 446 (1979) du Conseil de sécurité des Nations unies qualifie la colonisation israélienne de violation flagrante du droit international et appelle à la cessation immédiate de toute activité coloniale en territoire palestinien. La résolution 465 (1980) exige le démantèlement des colonies israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, réaffirme que ces activités constituent un obstacle à la paix et demande à « tous les États de ne fournir à Israël aucune assistance qui serait utilisée spécifiquement pour les colonies de peuplement des territoires occupés ». La question se pose donc de savoir pourquoi, malgré les condamnations répétées par les autorités françaises des projets de colonisation israélienne, ni la préfecture de police de Paris ni le ministère des affaires étrangères n’ont réagi à ces salons immobiliers. En mars 2024, le Comité des droits inaliénables du peuple palestinien de l’ONU a rapporté l’approbation de milliers de nouveaux logements pour colons dans ces zones, illustrant ainsi l’escalade continue de la politique de colonisation israélienne, en dépit des condamnations répétées par la communauté internationale. Ainsi, M. le député interroge M. le ministre sur les mesures que la France envisage de prendre pour interdire la tenue de salons immobiliers à Paris, qui participent activement à un projet de colonisation et d’annexion des territoires palestiniens, en violation manifeste du droit international. Il souligne également que, dans le contexte des récentes déclarations du président américain Donald Trump concernant Gaza, la diplomatie française a réaffirmé que l’avenir de Gaza doit s’inscrire dans le cadre d’un futur État palestinien et non sous le contrôle d’un État tiers. En conséquence, il lui demande de préciser les échéances envisagées pour reconnaître l’État de Palestine, une première étape concrète pour marquer la position de la France contre la politique de colonisation israélienne en cours.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4931</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1498</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation Politique - République de Guinée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4931. — 11 mars 2025. — M. Lionel Causse attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation politique actuelle en République de Guinée, notamment en ce qui concerne l’organisation des élections présidentielles et législatives annoncées pour 2025. Comme M. le ministre le sait, le président guinéen, Mamadi Doumbouya, a déclaré que ces élections marqueraient une étape cruciale pour le retour à l’ordre constitutionnel et la stabilité démocratique du pays. Cependant, il semblerait qu’à ce jour, les préparatifs nécessaires à la tenue de ces scrutins ne soient pas encore engagés ou avancés. Cette situation suscite des interrogations légitimes sur la faisabilité d’élections libres, transparentes et inclusives dans les délais annoncés. Dans ce contexte, il souhaite connaître sa position sur cette question ainsi que les éventuelles actions diplomatiques que la France pourrait envisager pour accompagner la Guinée dans ce processus électoral ; en tant qu’acteur clé sur la scène internationale et partenaire historique des pays africains, la France pourrait jouer un rôle déterminant pour encourager un dialogue constructif entre les parties prenantes guinéennes et garantir un processus électoral crédible.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4828</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1498</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jonathan Gery</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Mesures transitoires pour le marché des installateurs photovoltaïques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4828. — 11 mars 2025. — M. Jonathan Gery attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur l’urgence de mettre en place des mesures transitoires pour éviter un effondrement du marché des installations solaires en autoconsommation. En effet, les installateurs photovoltaïques œuvrant chez les particuliers sont aujourd’hui confrontés à une période d’incertitude et de fragilité économique en raison des récentes décisions gouvernementales en matière de soutien à l’autoconsommation solaire. D’une part, la baisse de la TVA à 5,5 % pour les installations photovoltaïques en autoconsommation jusqu’à 9 KWc, annoncée pour le 1er octobre 2025, crée un effet d’attente qui freine les investissements des particuliers et met en difficulté la trésorerie des entreprises du secteur. D’autre part, l’arrêté S21 soumis au conseil supérieur de l’énergie prévoit une baisse drastique des primes à l’autoconsommation (divisées par deux) et du tarif de rachat du surplus (divisé par trois), avec une application rétroactive au 1er février 2025. Cette double mesure risque d’entraîner un ralentissement brutal de l’activité pour de nombreuses entreprises artisanales, menaçant des emplois et l’atteinte des objectifs nationaux de transition énergétique. Dans sa circonscription, M. le député a été interpellé par l’entreprise S2FC, basée au Val d’Oingt, qui figure parmi les nombreuses structures concernées. Comme plusieurs autres installateurs, elle se retrouve dans une situation délicate, prise entre des clients en attente d’une baisse de TVA et une baisse immédiate des aides qui fragilise la rentabilité de ses projets. Il lui demande s’il envisage un maintien temporaire des primes et des tarifs de rachat actuels jusqu’à l’entrée en vigueur de la TVA réduite ou bien un avancement de la baisse de la TVA pour limiter l’effet d’attente qui freine les investissements des particuliers. Dans un contexte où le développement du photovoltaïque est essentiel pour atteindre les objectifs de souveraineté énergétique et de transition écologique, il serait paradoxal que des mesures mal calibrées viennent fragiliser une filière qui contribue activement à ces ambitions. Aussi, il souhaite savoir quelles sont les dispositions que le Gouvernement entend prendre afin d’accompagner ces entreprises et éviter un ralentissement brutal du secteur des installateurs photovoltaïques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4830</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1498</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Laernoes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Projet d’arrêté réduisant le soutien au développement du photovoltaïque
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4830. — 11 mars 2025. — Mme Julie Laernoes alerte M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur le projet du Gouvernement visant à réduire les tarifs d’achat aux installations photovoltaïques de petite et moyenne puissance jusqu’à 500 kWC, à travers une révision de l’arrêté dit « S21 », avec une application rétroactive au 1er février 2025. Cette réforme semble avoir été élaborée sans concertation avec les filières des énergies renouvelables, ni avec les collectivités porteuses de projets, ni avec les acteurs du secteur du bâtiment, de l’artisanat et de l’agriculture, pourtant directement concernés. Une telle baisse soudaine des aides compromettrait la viabilité économique de nombreux projets de solarisation de toitures et d’ombrières, essentiels à la transition énergétique et au développement durable des territoires. Alors que le pays accuse déjà un sérieux retard en matière d’énergies renouvelables, cette mesure fait en effet peser un risque accru de non-respect des engagements en la matière au niveau européen, dont l’objectif à atteindre, issu de la directive RED III, est de 42,5 % en 2030. La filière photovoltaïque, qui représente 67 000 emplois et 14 milliards d’euros de chiffre d’affaires, est pourtant un levier indispensable pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables, en évitant l’artificialisation des sols et en maximisant l’autoconsommation locale et réduire notre dépendance aux énergies fossiles. Remettre en cause son développement risque d’entraver sérieusement la décarbonation du mix énergétique et de freiner l’atteinte des objectifs climatiques nationaux et européens. Cette réforme risque également de fragiliser les PME, les artisans, les exploitants agricoles et les collectivités territoriales qui ont investi dans ce type d’installations et de provoquer un effondrement de l’activité comparable au moratoire sur le solaire de 2010, qui avait conduit à la destruction de près de 20 000 emplois. Alors même que le pays est déjà confronté à une nouvelle vague de désindustrialisation, cette réforme va donc affaiblir encore davantage la dynamique industrielle nationale et la trajectoire de réindustrialisation d’un secteur stratégique. Par ailleurs, de nombreuses collectivités avaient prévu d’équiper leurs infrastructures publiques - écoles, hôpitaux, gymnases, parkings - afin de produire une énergie locale et de réduire leurs factures énergétiques. Cette réforme remet ainsi en cause ces projets et la capacité des collectivités à jouer un rôle moteur dans la transition énergétique, alors même que leur implication est cruciale pour atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et garantir une production d’énergie verte et décentralisée. Elle lui demande ainsi de préciser les motivations de cette réforme et de justifier l’absence de concertation avec les acteurs concernés. Elle lui demande également si le Gouvernement envisage de revenir sur cette mesure afin de garantir un cadre de soutien stable et prévisible au photovoltaïque sur toiture, en cohérence avec les engagements climatiques, économiques et industriels de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4832</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1499</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Réforme des certificats d’économie d’énergie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4832. — 11 mars 2025. — M. Charles Sitzenstuhl appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur les certificats d’économie d’énergie (CEE). Ces derniers ont fait l’objet d’un rapport particulièrement critique de la Cour des comptes en juillet 2024. La Cour pointe « un dispositif à réformer car complexe et coûteux pour des résultats incertains », notamment en matière d’économies d’énergie, surestimées. Dans ses recommandations, la Cour indique clairement qu’au vu des défauts et anomalies relevés, la suppression du dispositif des CEE pourrait être envisagée, à l’instar du choix fait par le Danemark. Il lui demande ses intentions sur les CEE.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4834</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1499</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Mazars</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Soutien aux installations photovoltaïques en toiture
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4834. — 11 mars 2025. — M. Stéphane Mazars alerte M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur les conséquences d’une réduction brutale du soutien aux installations photovoltaïques en toiture. Alors que le Gouvernement affiche sa volonté d’accélérer le déploiement des énergies renouvelables, il a récemment présenté un projet d’arrêté réduisant drastiquement les aides aux installations solaires sur bâtiments, hangars et ombrières. Cette décision compromet la pérennité de nombreuses entreprises, mettant en danger des milliers d’emplois, les investissements en cours et la confiance des acteurs économiques. La baisse soudaine du tarif d’achat pour les installations de 100 à 500 kWc fragilise l’équilibre économique des PME, artisans et exploitants agricoles, qui ont structuré leurs projets sur la base d’un cadre réglementaire stable. Les professionnels du secteur avaient pourtant proposé des ajustements progressifs afin d’éviter une rupture brutale, susceptible d’affaiblir une filière essentielle à la transition énergétique. Or aucun mécanisme d’accompagnement n’a été prévu, accentuant les risques pour l’emploi et l’investissement. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend déployer pour garantir la stabilité et la pérennité du photovoltaïque en toiture. Il l’interroge également sur la possibilité d’un réexamen de ces dispositions dans le cadre d’un dialogue renforcé avec l’ensemble des acteurs concernés, afin d’assurer une transition progressive et concertée des dispositifs de soutien.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4835</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1500</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Soutien aux projets solaires sur bâtiment
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4835. — 11 mars 2025. — M. Mathieu Lefèvre interroge M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie sur le soutien aux projets solaires de moins de 500 kWc. Alors que la stratégie énergétique française encourage le mix électrique décarboné, le Gouvernement envisagerait de réduire, de façon rétroactive au 1er février 2025, le soutien financier à ces projets solaires, suscitant de vives inquiétudes pour la profession. Cette mesure affecte particulièrement les petites entreprises, les agriculteurs et les particuliers qui investissent dans des installations photovoltaïques sur bâtiment, menaçant la viabilité économique de nombreux projets et ralentissant la transition énergétique. Les professionnels du secteur dénoncent un manque de concertation et craignent des conséquences négatives sur l’emploi, alors même que le moratoire sur les tarifs de rachats en 2010 avait conduit à la destruction de près de 20 000 emplois. Ainsi, il l’alerte sur l’impact d’une telle mesure sur l’emploi et lui demande si le Gouvernement envisage un nouveau tarif de rachat, permettant la rentabilité de ces infrastructures, ainsi que la mise en place de mesures de soutien protégeant les acteurs de la filière solaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4935</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1500</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Thiériot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Création d’un site de captage et de stockage de dioxyde de carbone
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4935. — 11 mars 2025. — M. Jean-Louis Thiériot interroge M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur le projet de création d’un site de captage et de stockage de dioxyde de carbone sur le territoire de la communauté de communes de la Brie nangissienne. Le projet européen « PilotStrategy » coordonné en France par le Bureau de recherche géologique et minière (BRGM) est un programme de recherche qui s’intéresse aux potentielles propriétés de stockage du dioxyde de carbone des aquifères salins profonds. Le programme a identifié le territoire de la communauté de communes de la Brie nangisienne autour de Grandpuits (Seine-et-Marne) pour y développer un « site pilote » de stockage géologique de CO2. Ce projet suscite, à raison, de vives inquiétudes dans la mesure où il s’agit en réalité de confier à des start-up étrangères, C-Questra et RepAir Carbon, la réalisation d’une expérience grandeur nature d’un procédé nouveau, sans aucun recul sur les risques que pourrait engendrer le stockage permanent de plus de 300 000 tonnes de dioxyde de carbone sous les pieds des habitants de la commune de Grandpuits et de ses environs. Alors que la stabilité de la pression nécessaire à la solidification du gaz dans la nappe phréatique n’est pas certaine et que les promoteurs du projet évoquent un risque « minime » - censé rassurer -, la population redoute d’être la prochaine victime d’une explosion de gaz carbonique à l’instar de l’éruption limnique du lac Nyos au Cameroun qui avait soudainement libéré plusieurs centaines de tonnes de gaz, causant la mort par suffocation de près de 3 000 personnes dans un rayon de 25 kilomètres. Outre le danger intrinsèque du projet, M. le député fait remarquer à M. le ministre que le choix du site a perdu toute sa pertinence depuis la fermeture définitive de l’unité d’ammoniac de l’usine de l’entreprise LAT Nitrogen, qui ne fonctionne depuis 2022 plus qu’entre 20 % et 30 % de ses capacités. La baisse drastique des émissions de CO2 autour du site force aujourd’hui les promoteurs du projet à élaborer des plans d’acheminement de CO2 hors du territoire pour alimenter des nécessités de stockage et justifier la survie du projet. M. le député alerte donc M. le ministre sur les risques inhérents du projet de stockage géologique de dioxyde de carbone à grande échelle sur la commune de Grandpuits, dont l’emplacement n’est plus justifié par une nécessité environnementale locale et dont le maintien ne servirait plus que les intérêts mercantiles de start-up étrangères en quête de terrains d’expérimentation pour leurs innovations. Il l’interroge donc sur l’avancée de ce projet à haut risque. Il lui demande si la règlementation en vigueur en matière d’installations classées pour l’environnement (ICPE) est susceptible de faire échec à sa réalisation et, dans la négative, les mesures qu’il entend prendre en ce sens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4785</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1501</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Santiago</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Projet DISRUPT lancé par l’association Point de contact
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4785. — 11 mars 2025. — Mme Isabelle Santiago appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le lancement d’une initiative visant à protéger les internautes victimes de diffusion non consensuelle de contenus intimes (projet DISRUPT). Initiative à dimension internationale présentée par l’association Point de contact le 9 novembre 2023 dans le cadre du laboratoire pour la protection de l’enfance en ligne, créé sous l’impulsion du Président de la République en novembre 2022, ce projet unique en Europe est l’une des rares initiatives positionnant les victimes au cœur des préoccupations. Grâce à ce nouveau dispositif, les internautes victimes peuvent signaler les contenus intimes qui les concernent pour en obtenir le retrait et en limiter de nouvelles diffusions : en effet, au-delà du premier abus qu’est la diffusion non consentie, la perte de contrôle sur sa propre image devient une charge mentale qui semble irrémédiable. Il convient également de rappeler que ces diffusions non consenties de contenus intimes s’inscrivent bien souvent dans un contexte plus général de harcèlement dont les conséquences peuvent être dramatiques, pour les victimes mais également pour leur entourage. Les initiatives de cette association, en matière de protection des victimes autant que des professionnels du secteur, sont centrées sur l’humain et devraient s’inscrire au cœur des préoccupations tant elles tendent à construire un monde meilleur en s’adaptant aux nouveaux paradigmes des usages numériques et protégeant les populations les plus vulnérables. Engagée depuis plus de 25 ans, cette association dispose d’une expertise certaine en cybercriminalité, tant au niveau juridique que de l’innovation technique et coopère d’ailleurs quotidiennement avec le ministère de l’intérieur depuis 2010, les partenaires internationaux et les plateformes numériques. Pourtant, faute d’un soutien financier suffisant, cette association est dans une situation critique et risque dans les prochaines semaines de disparaître. Aussi, après avoir succinctement présenté les récents travaux de cette structure associative, elle le questionne sur la capacité d’action prompte du Gouvernement qui permettrait à cette association de continuer d’exister.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4786</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1501</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Santiago</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation critique de l’association Point de contact
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4786. — 11 mars 2025. — Mme Isabelle Santiago attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation critique de l’association Point de contact qui œuvre depuis plus de 25 ans à la lutte contre les contenus manifestement illicites en ligne (notamment en matière de lutte contre les abus sexuels sur mineurs, l’incitation à la haine, l’apologie du terrorisme, le proxénetisme, ou encore l’apologie de crimes contre l’humanité). Point de contact, premier signalant professionnel de Pharos et « signaleur de confiance » de la majorité des plateformes numériques, adresse en moyenne 10 000 notifications par an aux autorités et coopère quotidiennement avec l’écosystème afin de permettre l’ouverture d’enquêtes et la suppression des contenus manifestement illicites. Véritable laboratoire d’innovation, cette association est composée d’acteurs publics et privés et a pour mission principale de traiter chaque année des milliers de signalements reçus principalement d’internautes et de ses partenaires membres du réseau international INHOPE. Point de contact a signé en juin 2010 une convention de partenariat avec le ministère de l’intérieur et bénéficie aujourd’hui de la mise à disposition d’un officier de liaison détaché de la gendarmerie. Membre fondateur du réseau international INHOPE, Point de contact lutte aux côtés de ses 54 plateformes de signalement partenaires contre l’exploitation sexuelle des mineurs en ligne à travers le monde, via une plateforme directement rattachée à la base de données d’identification des victimes ICSE de l’Interpol. Point de contact assure la présidence de INHOPE depuis 2020, contribuant ainsi au développement international de la lutte contre la pédocriminalité. En matière de financement, Point de contact est soutenue par ses membres et bénéficie d’une subvention pluriannuelle de la Commission européenne en tant que membre du consortium Safer internet France (aux côtés du 3018 et internet sans crainte), depuis 15 ans. À la suite de la signature d’une convention de partenariat additionnelle signée en novembre 2020 avec le ministère de l’intérieur, Point de contact a bénéficié durant deux années consécutives d’un financement du FIPD (Fonds interministériel de prévention de la délinquance). En 2023, le comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR) n’a pas renouvelé cette subvention, qui représentait 1/3 des financements de Point de contact. Ce désengagement non motivé a aujourd’hui des conséquences critiques à brève échéance quant à la continuité de l’activité de Point de contact, pourtant d’intérêt général. De multiples démarches ont été initiées par l’équipe auprès de différents ministères pour pallier cette carence et alerter sur la situation critique, mais l’association se retrouve aujourd’hui en dernière phase d’une procédure d’alerte ouverte en septembre 2023. La disparition de Point de contact, au-delà de la perte d’une l’expertise technique et juridique de plus de 25 ans, reviendrait à se priver de l’ensemble des notifications d’abus sexuels sur mineurs qu’elle reçoit du réseau international INHOPE et par là même suspendre la transmission de notification de Point de contact vers l’international lorsque ces contenus sont hébergés sur des serveurs étrangers. Elle l’interroge sur l’opportunité de renouveler son soutien financier à cette association qui œuvre quotidiennement à un internet plus sûr dans l’intérêt de tous.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4793</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1502</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Michoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Garages fantômes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4793. — 11 mars 2025. — M. Éric Michoux alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la multiplication des garages fantômes et des fraudes aux plaques d’immatriculation. En effet, si le phénomène n’est pas nouveau, il prend de l’ampleur ces derniers mois, notamment en Saône-et-Loire. Depuis la numérisation des services publics en 2017, un mécanisme de fraude permet de créer de fausses sociétés avec des identités usurpées pour pouvoir ensuite immatriculer des véhicules. Ces garages fantômes font ensuite des demandes de cartes grises pour des activités criminelles ou répréhensibles par la loi. Ce système est notamment utilisé par les narcotrafiquants ou encore les braqueurs pour immatriculer des véhicules qu’ils utilisent ensuite lors de leurs délits. C’est la victime de l’usurpation d’identité qui se retrouve responsable des infractions commises par le garage fantôme. Les victimes de l’usurpation d’identité sont isolées face à de multiples amendes et pertes de points. C’est pourquoi il souhaite savoir quelles sont les intentions du Gouvernement en matière de lutte contre les garages fantômes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4812</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1502</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sécurité des motards sur les routes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4812. — 11 mars 2025. — M. Pierre Cordier appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le contrôle technique des deux-roues motorisés. Cette décision, prise sans justification valable en matière de sécurité, constitue une contrainte financière pour les motards, alors que les statistiques montrent que les accidents impliquant des motos ne sont en aucun cas liés à un défaut technique des véhicules. Si l’objectif du Gouvernement est véritablement de réduire les accidents de moto, alors il serait plus pertinent d’investir dans l’amélioration des infrastructures routières, car l’état des routes est un facteur majeur de danger. Les chaussées déformées, les infrastructures non conformes, les ralentisseurs ne respectant pas la réglementation en vigueur et la présence de « coussins berlinois » glissants mettent quotidiennement en péril la vie des usagers vulnérables que sont les motards. 30 % des accidents mortels sont en effet dus à l’état des routes. Par ailleurs, il faudrait encourager l’équipement de sécurité des motards, en abaissant la TVA à 5,5 % sur les équipements de protection individuelle (casques, gants, vestes avec protections, pantalons renforcés, airbags moto,…). Enfin, la formation et la sensibilisation des conducteurs est essentielle pour améliorer la cohabitation sur la route entre tous les usagers. Ainsi, plutôt que d’imposer un contrôle technique inefficace, l’accent devrait être mis sur une meilleure formation et responsabilisation de l’ensemble des conducteurs. Il souhaite par conséquent savoir si le Gouvernement prévoit une approche pragmatique et efficace via la mise en conformité des infrastructures routières et la facilitation de l’accès à des équipements de sécurité abordables, plutôt que par des mesures inutiles et punitives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4853</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1502</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Cyberattaques contre les PME
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4853. — 11 mars 2025. — Mme Angélique Ranc interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les cyberattaques, qui touchent de plus en plus de petites et moyennes entreprises. Ces attaques peuvent aller de l’usurpation bancaire aux piratages par mel, en passant par des cryptages de données avec demande de rançon. Au niveau local, selon une enquête auprès des entrepreneurs aubois présentée dans la 50e note de conjoncture économique de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de l’Aube, 23 % des répondants affirment avoir subi une cyberattaque en 2024. Le problème n’est pas nouveau : à Nogent-sur-Seine, par exemple, l’entreprise Saipol, du groupe Avril, avait déjà subi une attaque par ransomware le 1er novembre 2021, occasionnant un sinistre de 7,1 millions d’euros. Mais ce sont désormais les petites et moyennes entreprises qui sont les cibles privilégiées des pirates, les grandes entreprises étant aujourd’hui plus susceptibles de perfectionner leur système de protection. Au niveau national, selon la 8e édition du rapport Hiscox sur la gestion des cyber-risques, c’est 46 % des entreprises françaises interrogées qui ont subi au moins une cyberattaque au cours de l’année 2024 et 67 % qui ont signalé une hausse de ces attaques. À nouveau, l’on observe une majorité de petites et moyennes entreprises prises pour cibles. Elle souhaiterait donc savoir quelles mesures il compte prendre afin de protéger les petites et moyennes entreprises contre le risque cyber dans l’Aube et plus globalement sur le territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4859</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1503</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Buisson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Surtransposition d’un règlement européen menaçant  les télépilotes français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4859. — 11 mars 2025. — M. Jérôme Buisson interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation très préoccupante que connaît aujourd’hui la filière professionnelle du drone en France. Depuis l’entrée en vigueur de l’arrêté « espace » du 3 décembre 2020, les télépilotes professionnels français sont confrontés à des contraintes beaucoup plus strictes que leurs homologues européens. Cet arrêté interdit les vols en zone urbaine sous la catégorie ouverte, pourtant prévue par le règlement européen (UE) 2019/947. Partout ailleurs en Europe, cette catégorie permet aux professionnels de travailler en ville, sous réserve de respecter des conditions de sécurité adaptées. En choisissant d’imposer des règles nationales bien plus contraignantes, la France place ses exploitants dans une situation de désavantage concurrentiel majeur. Les professionnels français sont obligés de suivre des formations supplémentaires coûteuses, de modifier leurs drones pour les requalifier en catégorie C5 et de supporter des démarches administratives plus complexes. Ces obligations, qui n’existent pas dans la plupart des autres pays européens, fragilisent de nombreuses entreprises et menacent des milliers d’emplois. Alors même que la réglementation européenne a été pensée pour harmoniser les règles dans tous les États membres et garantir la sécurité des opérations, la France persiste à surtransposer ces règles, sans justification claire ni retour d’expérience probant démontrant la nécessité de ces contraintes supplémentaires. M. le député souhaite donc connaître les raisons qui ont conduit la France à adopter cette surtransposition pénalisante. Il lui demande également s’il envisage de réviser rapidement cet arrêté afin d’aligner la réglementation française sur les règles européennes en vigueur, dans l’objectif de préserver la compétitivité des entreprises françaises et d’assurer l’avenir d’un secteur innovant et stratégique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4862</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1503</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arthur Delaporte</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation des enfants sans identité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4862. — 11 mars 2025. — M. Arthur Delaporte appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le besoin d’assistance aux enfants sans identité, en France et dans le monde. Le rapport « Un bon départ dans la vie [...], mise à jour 2024 » de l’UNICEF estime que 150 millions d’enfants sont « invisibles » dans le monde, soit environ deux enfants sur dix. Ces enfants « invisibles » n’existent pas aux yeux de leur gouvernement : l’accès aux droits, à la santé ou à l’éducation leur est difficile, voire nié. Ils sont aussi plus exposés aux trafics et abus : mariages forcés, prostitution, trafics d’organes, enfants-soldats, esclavagisme, etc. L’objectif de développement durable 16.9 adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2015 a pourtant fait de l’enregistrement des naissances une priorité des politiques nationales. Il vise à « garantir à tous une identité juridique notamment grâce à l’enregistrement des naissances » d’ici 2030. Si la France pays est moins touchée que les pays d’Afrique subsaharienne et du sud de l’Asie (où 87 % des enfants ne sont pas enregistrés), il l’est, s’agissant majoritairement d’enfants isolés au cœur de la forêt guyanaise et d’enfants à Mayotte. Le rapport d’information sur les enfants sans identité, présenté par Mmes Laurence Dumont et Aina Kuric en septembre 2020, préconisait entre autres de renforcer les moyens techniques et humains dédiés à l’état-civil en Guyane et à Mayotte et à développer une coopération régulière en matière d’état-civil avec les pays limitrophes. Il l’interroge donc sur la prise en compte, par le Gouvernement, de ces recommandations, cruciales dans les territoires en crise, trop souvent délaissés par l’État, que sont Mayotte et la Guyane.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4864</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1503</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Santiago</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Grève des travailleurs sans-papiers de Chronopost
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4864. — 11 mars 2025. — Mme Isabelle Santiago attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur des travailleurs sans-papiers de Chronopost d’Alfortville. Ces travailleurs sont en grève depuis maintenant un an. Ils ne sont pas seuls dans leur combat, puisque des syndicats, des élus et des associations leur apportent un soutien important tant leurs revendications semblent être légitimes. Leur grève vise à obtenir leur régularisation sur le sol français. Or il se trouve que La Poste leur refuse cette demande, alors que la circulaire Valls pourrait en toute logique le leur permettre. L’État peut alors, face à l’inaction de La Poste qui se cache derrière ses filiales, organiser la régularisation de ces travailleurs sans-papiers d’Alfortville qui exercent des métiers dont la pénibilité n’est plus à démontrer, mais dont l’existence est vitale pour le fonctionnement de la France. Ce système d’exploitation n’est pas unique, on estime que près de 700 000 personnes sans-papiers travaillent en France. Le 1er novembre 2021, sur Europe 1, M. le ministre dénonçait le rôle des entreprises dans l’exploitation des travailleuses et travailleurs sans-papiers : « C’est aussi de la faute de certains capitalistes d’utiliser la misère humaine ». Dès lors, elle lui demande quelles solutions il compte prendre pour régulariser ces travailleurs sans-papiers qui méritent bien la reconnaissance de la Nation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4865</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1504</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Visa pour les résidences artistiques palestiniennes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4865. — 11 mars 2025. — M. Hadrien Clouet appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le refus de visa à l’égard des artistes internationaux accueillis dans des programmes de résidence artistique et notamment le cas spécifique d’un rappeur palestinien à Ramonville-Saint-Agne. Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères a en effet développé le programme de résidence artistique Sawa Sawa, via le consulat général de France et l’Institut français. En Haute-Garonne, l’association Convivencia a développé un partenariat dans ce cadre avec la ville de Ramonville-Saint-Agne, destiné à accueillir en résidence le rappeur Ahmed Al-Shamely entre février et août 2025. Cet artiste gazaoui était notamment programmé samedi 1er mars 2025 pour l’ouverture du 11ème festival ciné-Palestine Toulouse Occitanie. Cependant, M. Al-Shamely est à ce jour bloqué en Egypte, en raison d’un refus de visa par le ministère de l’intérieur français. Ce refus a un impact direct sur le festival avec la déprogrammation de l’artiste et vient contrecarrer les objectifs du programme de résidence artistique Sawa Sawa, en plus d’annuler les décisions prises par le ministère des affaires étrangères. Cet évènement n’est pas isolé, puisqu’il s’inscrit dans un contexte d’offensive directe du ministère de l’intérieur à l’égard des associations ou des élus entretenant un lien de solidarité quelconque avec le peuple palestinien, victime d’un génocide. Celui-ci comprend une forte dimension culturelle : élimination physique, expulsion ou relégation des artistes, universitaires ou intellectuels, disparition du port de Gaza qui incarnait l’histoire méditerranéenne, destruction des lieux de fouille archéologique, démolition du patrimoine culturel vieux de cinq millénaires (universités, écoles de philosophie, églises byzantines, mosquée Omari, bibliothèques historiques, palais du Pacha, musées dont Al Qarara, dépôts de manuscrits, etc.). Le refus de visa aux artistes menacés est une capitulation face à la politique d’éradication culturelle conduite par le gouvernement d’extrême-droite israélien visant à effacer toute histoire gazaouie et, plus généralement, palestinienne. À une plus large échelle, il apparaît que les démarches d’obtention de visas pour les artistes sont de plus en plus complexes, notamment avec les pays où les contextes politique ou géopolitique sont tendus. En effet, les saisines de visas recensées par le « comité vie artistes » piloté par « Zone Franche - le réseau des musiques du monde », sont en forte hausse. Il n’est pas acceptable que les échanges culturels soient tributaires de conflits armés et que la France subordonne sa politique culturelle au son des armes. La culture doit jouer son rôle de rapprochement et d’échange entre les peuples du monde entier, y compris et surtout en situation de conflit armé ou de violences de masse, car elle représente la clé des reconstructions matérielles et morales de peuples entiers. Ainsi il lui demande qu’il accorde au plus vite le visa nécessaire à M. Shamely pour exercer sa résidence artistique, prévue par le ministère des affaires étrangères. Il lui demande également s’il entend accorder les visas requis à l’ensemble des artistes participant aux projets financés par des ministères français, plutôt que d’opposer le ministère de l’intérieur aux autres ministères chargés de coopération culturelle. Il souhaite savoir comment il facilitera la remise de visas aux artistes issus de zones de conflits, pour accueillir des expressions culturelles menacées ou nécessaires à reconstruire les solidarités populaires quand les armes se taisent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4874</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1504</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Clause de sauvegarde et mise en oeuvre de l’ISFE pour la police municipale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4874. — 11 mars 2025. — Mme Tiffany Joncour interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, au sujet du décret n° 2024-614 du 26 juin 2024, qui a instauré, à compter du 29 juin 2024, un nouveau régime indemnitaire pour les fonctionnaires de la filière police municipale. Ce régime est dénommé « indemnité spéciale de fonction et d’engagement » (ISFE). Le décret abroge également les décrets n° 97-702 du 31 mai 1997, n° 2000-45 du 20 janvier 2000 et n° 2006-1397 du 17 novembre 2006, actuellement en vigueur. À partir du 1er janvier 2025, les fonctionnaires de cette filière ne peuvent plus percevoir l’indemnité d’administration et de technicité (IAT) ni l’indemnité spéciale mensuelle de fonction (ISMF) qu’ils recevaient auparavant. Ce nouveau régime repose sur une prime intitulée « indemnité spéciale de fonction et d’engagement » (ISFE), qui comprend une part fixe basée sur le traitement indiciaire brut perçu, augmenté de la nouvelle bonification indiciaire (NBI), ainsi qu’une part variable prenant en compte l’engagement professionnel et la manière de servir, évalués selon des critères définis par l’organe délibérant. La part variable peut être versée mensuellement, dans la limite de 50 % du plafond fixé par l’organe délibérant et peut être complétée par un versement annuel, sans que la somme totale des versements ne dépasse ce même plafond. L’article 7 du décret 2024-614 stipule : « Lors de la première application des dispositions du présent décret, si, après application de l’alinéa précédent, le montant indemnitaire mensuel perçu par le fonctionnaire est inférieur à celui perçu dans le cadre du régime indemnitaire antérieur, à l’exclusion de tout versement exceptionnel, ce montant peut être conservé, à titre individuel et pour la part variable, au-delà du pourcentage mentionné au même alinéa et dans la limite du montant précisé à l’article 5 ». Dans ce contexte et interpellée à plusieurs reprises par des policiers municipaux de sa circonscription à ce sujet, Mme la députée souhaite obtenir des précisions concernant la durée de la clause de sauvegarde relative à la part variable. La clause sera-t-elle maintenue jusqu’à ce que le montant mensuel précédemment conservé soit dépassé ? Si oui, pendant combien de temps et à quel niveau ? Dans le cas contraire, il serait utile de préciser la mise en œuvre de cette disposition. Enfin, elle demande s’il faut comprendre que cela entraînera une augmentation de la part variable annuelle, tout en respectant le plafond annuel maximum.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4904</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1505</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Demande de dissolution d’un groupuscule d’extrême droite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4904. — 11 mars 2025. — M. Thomas Portes interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les activités d’un groupuscule d’extrême droite et l’impunité dont il bénéficie. Mis en lumière notamment par une enquête du média Blast publiée le 20 janvier 2025, ce groupuscule, actif depuis huit ans, est aujourd’hui composé en grande partie d’anciens militaires. Il s’entraîne à la guérilla urbaine, affirmant se préparer à une prétendue « guerre civile » qu’il juge inévitable. Ses membres ont été impliqués dans des agressions physiques et des campagnes de harcèlement ciblant les populations immigrées. Sur leurs réseaux sociaux, des appels explicites à la violence raciste circulent en toute impunité. Le groupuscule organise des formations paramilitaires, notamment des entraînements au tir et dispose d’une structure hiérarchisée avec une direction nationale et des antennes régionales. On estime à près de 800 le nombre de membres actifs sur l’ensemble du territoire. L’un de ses cadres, responsable pour le Nord du groupuscule, a été mis en examen pour meurtre et placé en détention provisoire depuis le 2 septembre 2024. Le 31 août, à Capelle-la-Grande, il a volontairement percuté à trois reprises avec sa voiture un éducateur spécialisé de 43 ans, le tuant sous les yeux de sa fille de 10 ans. Proche de figures majeures de la mouvance néonazie, il possédait un arsenal de 22 armes, dont 20 retrouvées à son domicile. Ce crime intervient après des mois de harcèlement raciste, au cours desquels l’accusé avait multiplié les menaces et intimidations islamophobes contre la victime. Entre décembre 2022 et août 2024, elle avait déposé trois plaintes, restées sans réponse. Il lui envoyait notamment des saucissons marqués « halal » et l’insultait de « sale bougnoule », sans que les autorités ne prennent de mesures. Six mois après ce crime raciste, ce groupuscule continue ses activités en toute liberté. Son mot d’ordre, « Se préparer et résister », illustre clairement ses intentions violentes. Pourtant, aucune dissolution administrative n’a été prononcée. Face à cette situation intolérable, il l’interroge sur l’inaction de son ministère et exige des explications sur l’absence de mesures visant à dissoudre ce groupuscule d’extrême droite, dont la dangerosité pour la sécurité publique ne fait plus aucun doute.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4905</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1505</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Monique Griseti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pour l’effacement rapide des tags et inscriptions à caractère antisémite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4905. — 11 mars 2025. — Mme Monique Griseti attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la nécessité d’une intervention rapide et systématique pour effacer toute inscription à caractère antisémite ou causant un trouble à l’ordre public. Depuis le 7 octobre 2023, Marseille, comme d’autres villes françaises, connaît une recrudescence inquiétante d’actes antisémites, notamment à travers l’apparition de tags haineux et d’inscriptions antisémites sur l’espace public. Certains de ces graffitis, parfois de grande ampleur, restent visibles de tous pendant plusieurs jours avant d’être effacés. Ils prolongent ainsi leur impact négatif et contribuent à un antisémitisme d’atmosphère. Si la diversité des propriétaires et des gestionnaires des espaces concernés (publics, privés, copropriétés) est incontestable, il est impensable que ces messages de haine puissent perdurer dans le paysage urbain. L’inaction ou la lenteur des interventions ne peut être une fatalité face à de tels actes qui portent atteinte aux valeurs de la France et de la République et troublent l’ordre public. Aussi, elle lui demande quelles mesures il envisage de prendre pour imposer l’effacement obligatoire et systématique de ces inscriptions dans un délai maximal de 24 heures, quels que soient le statut de la propriété concernée et les responsabilités en vigueur. Elle souhaite savoir si des dispositions réglementaires spécifiques peuvent être adoptées ou renforcées pour garantir une réactivité immédiate des services municipaux et préfectoraux, afin que ces actes ne trouvent jamais de place durable à Marseille, comme dans toutes les villes de France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4924</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1506</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Effectifs de police à Vernon
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4924. — 11 mars 2025. — M. Timothée Houssin interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les graves difficultés rencontrées par le commissariat de Vernon (Eure), tant en matière d’effectifs que de moyens matériels. En mars 2021, M. Gérald Darmanin, alors ministre de l’intérieur, annonçait l’arrivée de 16 policiers supplémentaires au commissariat de Vernon. En mai 2021, seuls cinq agents ont été envoyés, avec la confirmation de l’arrivée de onze autres. Près de quatre ans plus tard, ces derniers ne sont toujours pas en poste, ce qui interroge sur la concrétisation de cet engagement. Depuis 2020, le syndicat Alliance police nationale alerte sur le manque d’effectifs, marqué par la disparition de la brigade anti-criminalité et du groupe de sécurité de proximité. Ce déficit s’est encore aggravé en 2024 avec plusieurs mutations non compensées. Les émeutes de juin 2023, qui ont conduit à l’incendie de plusieurs bâtiments publics, dont la mission locale et les Restos du cœur, ont démontré la nécessité urgente d’un renforcement des effectifs. À cette situation préoccupante s’ajoutent des dysfonctionnements administratifs et matériels qui nuisent au bon fonctionnement du commissariat. En février 2025, les agents ont été informés qu’en raison d’un problème informatique, leurs astreintes et heures de nuit ne seraient pas versées, avec un éventuel report en mars sous validation de la DRFIP. Ce type d’incident s’est déjà produit à plusieurs reprises, générant une incertitude inacceptable sur la rémunération des policiers. Certains agents ayant participé aux jeux Olympiques de 2024 attendent encore leurs primes, illustrant une gestion défaillante des rémunérations. Par ailleurs, les conditions de travail sont dégradées par un matériel obsolète. Le logiciel de rédaction de procédure (LRPPN), pourtant censé simplifier la procédure pénale, est jugé inadapté et difficile à utiliser. De plus, les ordinateurs du commissariat sont d’une lenteur extrême, mettant jusqu’à 30 minutes pour ouvrir une session, ce qui entrave considérablement le travail quotidien des agents. Dans ces conditions, M. le député demande à M. le ministre de préciser les mesures et le calendrier que le Gouvernement prévoit pour enfin tenir l’engagement pris en 2021 en affectant les onze policiers toujours attendus à Vernon, garantir aux agents une rémunération sans retard ni dysfonctionnement et moderniser les équipements informatiques et les logiciels utilisés pour améliorer les conditions de travail des policiers. Le commissariat de Vernon est le reflet de la situation de la police nationale dans l’ensemble du pays. L’absence de moyens humains et matériels adéquats ne permet plus d’assurer la mission première des forces de l’ordre, qui est de garantir la sécurité des Français. Il lui demande quelles sont les perspectives d’amélioration.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4925</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1506</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Extension de l’usage de cartouches lacrymogènes par la PM pour maintenir l’ordre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4925. — 11 mars 2025. — Mme Tiffany Joncour attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la nécessité de doter la police municipale de moyens supplémentaires, notamment l’autorisation d’utiliser des cartouches lacrymogènes, afin de mieux répondre aux défis du maintien de l’ordre public. Actuellement, la législation encadre strictement l’utilisation des armes par les forces de l’ordre. Si les policiers municipaux peuvent être équipés de certaines armes non létales, comme les bâtons de défense ou les pistolets à impulsion électrique (« Taser »), ils ne disposent pas des mêmes outils que leurs collègues de la police nationale ou de la gendarmerie, en particulier les cartouches lacrymogènes, pourtant reconnues pour leur efficacité dans la dispersion des foules et la gestion des troubles publics. Lors des émeutes qui ont suivi l’affaire Nahel en juillet 2023, des agents municipaux sur le terrain à Meyzieu, Décines-Charpieu et Saint-Priest ont fait face à des situations particulièrement tendues. Bien qu’ils aient été en première ligne pour assurer la protection des biens et des personnes, ils ont exprimé leur sentiment d’impuissance, ne disposant pas des moyens nécessaires pour disperser les groupes violents. L’absence de cartouches lacrymogènes les a contraints à gérer ces situations sans disposer d’outils adaptés, alors que la police nationale pouvait intervenir avec des moyens plus efficaces. Ces agents ont souligné l’importance d’être mieux équipés pour assurer le maintien de l’ordre sans avoir à recourir à des armes plus controversées comme les lanceurs de balles de défense (LBD), dont l’usage peut entraîner des blessures graves. Face à ces constats, il apparaît essentiel de repenser l’équipement de la police municipale. Permettre à ces agents de faire usage de cartouches lacrymogènes lors de troubles à l’ordre public garantirait une réponse proportionnée, tout en évitant le recours à des armes plus lourdes et dangereuses. C’est pourquoi Mme la députée l’interroge sur les mesures envisagées pour élargir les prérogatives des policiers municipaux. Elle lui demande s’il envisage d’autoriser, par voie législative ou réglementaire, l’usage de cartouches lacrymogènes par la police municipale afin de mieux l’équiper pour gérer les violences urbaines et les émeutes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4962</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1507</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Absence d’un cadre légal lié aux activités d’attelage équestre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4962. — 11 mars 2025. — Mme Christelle Petex alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le vide réglementaire relatif aux activités d’attelage équestre qui a coûté la vie d’une fillette de six ans, Nina. Autorisée à monter et descendre d’une roulotte en mouvement, sous la responsabilité d’un encadrant dépourvu de qualification et utilisant un matériel défaillant, elle a perdu la vie dans des conditions indignes d’une société qui prétend protéger ses enfants. Or, en l’absence de cadre légal spécifique, aucune sanction pénale n’a pu être prononcée contre les responsables de cette négligence manifeste. Ce « non-lieu légal » met en évidence une faille dans le dispositif de protection des mineurs face à certaines pratiques sportives et de loisirs. Aussi, Mme la députée l’interroge sur les mesures que le Gouvernement entend prendre pour encadrer strictement les activités d’attelage équestre, en imposant des normes de sécurité précises et obligatoires, exiger des qualifications certifiées pour les encadrants, afin d’éviter que l’incompétence ne mette des vies en danger, et sanctionner fermement les manquements, afin que des drames comme celui de Nina ne restent pas impunis. Elle lui demande s’il envisage d’instaurer une législation spécifique pour combler ce vide juridique et garantir que plus aucun enfant ne perde la vie faute de réglementation adaptée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4963</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1507</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Baubry</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délinquance et criminalité dans les communes péri-urbaines et rurales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4963. — 11 mars 2025. — M. Romain Baubry attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la progression de la criminalité et de la délinquance dans les communes péri-urbaines et rurales. Ce phénomène, autrefois principalement observé dans les grandes agglomérations, touche désormais de plein fouet les petites villes et les villages de France, accentuant le sentiment d’abandon des habitants. Dans la circonscription de M. le député et plus particulièrement à Sénas, l’escalade préoccupante de la violence et la recrudescence des trafics de drogues s’illustrent aujourd’hui par l’usage d’armes à feu. Les habitants se sentent de plus en plus vulnérables face à la multiplication des vols, des cambriolages, des dégradations et des agressions, qui génèrent un climat d’insécurité récurrent. Beaucoup constatent que l’État détourne le regard et ne prend pas la mesure de la situation sécuritaire. Aussi, il lui demande quelles mesures concrètes il entend prendre pour enrayer cette insécurité croissante dans les petites villes et les villages du pays, notamment en matière de lutte contre les trafics, de contrôle de la circulation des armes et de renforcement des moyens alloués aux forces de l’ordre, qu’elles soient étatiques ou municipales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4964</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1507</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Robert Le Bourgeois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Protection des agriculteurs face aux incendies et dégradations à répétition
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4964. — 11 mars 2025. — M. Robert Le Bourgeois attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les problèmes croissants de sécurité auxquels sont confrontés les agriculteurs. Les récentes séries d’incendies survenus dans des exploitations agricoles en Seine-Maritime, notamment les sinistres ayant détruit des bâtiments agricoles autour de Bacqueville-en-Caux, suscitent une vive inquiétude parmi les agriculteurs. Ces incidents viennent s’ajouter aux vols de matériel agricole, dégradations et introductions illégales sur des propriétés privées par des organisations militantes ou autres individus, souvent à des fins idéologiques. Ces évènements mettent en lumière la vulnérabilité des exploitations agricoles face à des actes de malveillance, qui non seulement compromettent la sécurité des biens et des personnes, mais mettent également en péril l’activité économique d’exploitations essentielles à notre souveraineté alimentaire. Face à cette situation préoccupante, les agriculteurs expriment un profond sentiment d’insécurité, accentué par la répétition de ces actes. Ils appellent à une réponse ferme des autorités, notamment par une surveillance accrue, des enquêtes rigoureuses et des mesures dissuasives contre les intrusions et dégradations. M. le député demande donc à M. le ministre de préciser les mesures qu’il entend prendre pour renforcer la sécurité des exploitations agricoles. Il souhaite connaître les moyens qui seront déployés pour assurer une surveillance efficace et dissuasive des exploitations, notamment dans les zones rurales les plus touchées par ces phénomènes. Il l’interroge sur l’opportunité d’augmenter les effectifs dédiés à la surveillance des zones rurales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4965</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1508</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Di Filippo</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Règles applicables aux usoirs en Moselle et vidéoprotection
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4965. — 11 mars 2025. — M. Fabien Di Filippo attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les problématiques que rencontrent certains riverains immédiats des usoirs de communes rurales dans son département. En Moselle, l’usage prolongé des usoirs par les riverains a fait l’objet d’une « codification des usages locaux à caractère agricole », approuvée par le conseil général en 1961. Actuellement, certaines personnes dont le logement est directement attenant à un usoir et qui sont confrontées à des cambriolages, dégradations, actes de malveillance, souhaiteraient installer des caméras de vidéoprotection sur leurs façades. Or l’article 60 de la codification des usages locaux à caractère agricole du département de la Moselle, qui définit les droits des riverains immédiats des usoirs, ne prévoit bien évidemment pas cette possibilité. L’usoir relevant du domaine public communal, avec le risque que des passants soient filmés à leur insu, il est important de fixer clairement les règles qui doivent s’appliquer. Cela permettra également d’aider les maires à répondre aux demandes de leurs administrés dans ce domaine. Il lui demande donc de lui indiquer si des évolutions sont prévues concernant les règles applicables aux usoirs en Moselle, notamment en ce qui concerne la vidéoprotection.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4970</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1508</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Buffet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Vidéoverbalisation des infractions aux interdictions de circulation municipales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4970. — 11 mars 2025. — Mme Françoise Buffet interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la possibilité d’installer des dispositifs de vidéoverbalisation pour sanctionner les infractions aux interdictions de circulation des poids lourds édictées par arrêté municipal. L’article L. 130-9 du code de la route prévoit en effet la possibilité de constater certaines infractions, dont la liste est fixée par décret en Conseil d’État, par des appareils de contrôle automatique ayant fait l’objet d’une homologation. Cette liste, disposée à l’article R. 130-11 du code de la route, ne prévoit pas explicitement cette possibilité pour les infractions aux interdictions faites aux poids lourds de circuler sur certains axes, édictées par arrêté municipal. Une telle possibilité pourrait cependant être ouverte par le 3° de l’article R. 130-11, qui vise l’usage de voies et chaussées réservées à certaines catégories de véhicules, dès lors que l’arrêté ne concerne pas l’interdiction de la circulation des poids lourds mais la réservation de la voie aux véhicules légers. Mme la députée souhaite donc savoir si les collectivités locales disposent d’une base légale pour mettre en place, dans les conditions de l’article L. 130-9, des dispositifs automatiques de verbalisation du transit de poids lourds interdit. Si tel n’est pas le cas, elle souhaite connaître sa position sur l’opportunité de réviser la liste des infractions disposée à l’article R. 130-11 et sur la possibilité de prendre un arrêté réservant la voie aux véhicules légers, permettant dès lors de se placer dans la situation du 3°.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4974</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1508</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Contrôle des chauffeurs VTC
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4974. — 11 mars 2025. — Mme Sandra Regol attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la concurrence déloyale subie par les taxis en raison du manque de contrôles appliqués aux voitures de transport avec chauffeur (VTC). Ainsi, les chauffeurs de VTC stationnent à proximité des lieux de passage où se situent les emplacements réservés aux taxis (gare, lieux touristiques), alors que leur statut leur impose de rester à leur siège social jusqu’à l’acceptation d’une course. Sans contrôle, cela permet aux chauffeurs VTC de réaliser des maraudes, normalement réservées aux taxis. Le manque de régulation, couplé à un accroissement conséquent du nombre de VTC, met en danger la stabilité financière des chauffeurs de taxi et dégrade l’expérience des clients. Elle lui demande ainsi s’il envisage la mise en place de contrôles renforcés pour les chauffeurs VTC.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4980</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1508</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Thiériot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Arrêté municipal interdisant la circulation de poids lourds en agglomération
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4980. — 11 mars 2025. — M. Jean-Louis Thiériot interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la possibilité pour un maire d’interdire la circulation de poids lourds sur une route départementale traversant son agglomération et dans la positive, sur quels fondements et selon quelles modalités. Il attire son attention sur le cas particulier des communes de Sivry-Courty et du Châtelet-en-Brie (Seine-et-Marne), qui subissent chaque jour la circulation de centaines de poids lourds transitant par leur centre-ville sur la route départementale D605 entre la région parisienne et le reste de l’Europe et causant des embouteillages insupportables aux heures de pointe, alors même que l’autoroute A5 parallèle à celle-ci et située à moins de 5 kilomètres constitue un itinéraire totalement substituable que cependant les entreprises de transport demandent à leurs chauffeurs de ne pas emprunter car payante. Il lui demande donc si un maire peut valablement prendre un arrêté municipal permanent interdisant la circulation des poids lourds en transit à l’intérieur d’une agglomération sur une route départementale dans les conditions suivantes : la circulation concerne des centaines à des milliers de poids lourds par jour portant une atteinte certaine à la tranquillité des riverains (nuisances sonores, pollution) et causant des dommages incontestables à la chaussée ; il existe une autoroute à péage à proximité constituant un itinéraire substituable ; la création par la collectivité d’une nouvelle route contournant l’agglomération coûterait plusieurs millions d’euros et consommerait des terres agricoles ; l’arrêté ne concernerait pas les dessertes locales ni les engins et matériels agricoles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4815</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1509</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (MD)</ministreJO><Objet>Répression transnationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4815. — 11 mars 2025. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur sur l’alerte émise par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) concernant les opérations hostiles menées par certains États étrangers contre leurs opposants résidant en France. Dans une publication datant du 6 janvier 2025 intitulée « Lutte contre la répression transnationale », la DGSI met en garde contre la montée des attaques dites « hybrides » visant des dissidents, opposants politiques, journalistes, activistes ou minorités ethniques et religieuses réfugiés sur le territoire français. Ces opérations, qualifiées de « répression transnationale », incluent des actes d’intimidation, des cyberattaques, des menaces, des pressions sur les familles restées au pays d’origine, voire des tentatives de rapatriement forcé ou des assassinats. Ces pratiques constituent des atteintes graves à la souveraineté nationale et aux droits fondamentaux des personnes protégées par le pays. Dans un contexte d’exacerbation des tensions diplomatiques entre la France et certains États, le risque de voir ce type d’agressions se multiplier sur le territoire national est très important. Aussi, M. le député souhaite connaître les mesures mises en œuvre par le Gouvernement pour lutter contre ces ingérences étrangères sur le sol français. Il lui demande si des dispositifs de soutien spécifiques sont prévus pour protéger les personnes menacées et pour neutraliser les agresseurs identifiés. Enfin, il souhaiterait connaître des chiffres sur l’ampleur de ces phénomènes ainsi que les principaux pays ayant recours à ces méthodes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4903</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1509</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Protection des utilisateurs face à Internet+
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4903. — 11 mars 2025. — M. Gérard Leseul attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique au sujet du contrôle du système de micropaiement téléphonique « Internet+ ». « Internet+ » permet à différents services multimédias de confier aux opérateurs télécoms la facturation de certaines prestations. Ce dispositif apparaît comme un gage de simplicité et de sécurité pour les abonnés, puisqu’il permet à ces derniers de souscrire à un abonnement en quelques clics, sans avoir besoin de fournir des informations personnelles, ni des données bancaires. Cependant, ce système a déjà pu montrer ses failles dans le passé puisque de nombreux consommateurs se sont vu débiter des sommes de quelques euros sans avoir acheté le service pour lequel ils ont été débité. Les solutions de contrôle mises en place par des instituts comme l’Association française pour le développement des services et usages multimédias multi-opérateurs (Af2m), ne semblent pas efficaces et adaptées. En effet, le plafond de dépenses mensuelles, fixé à 300 euros, est trop élevé et est inopérant pour empêcher ces prélèvements. Il apparaît que d’autres solutions ont été envisagées, comme le blocage par défaut de l’option Internet + ou bien la vérification de l’identité du signataire avant la souscription, mais ces solutions ont été rejetées par les opérateurs et les éditeurs qui souhaitent protéger un marché en pleine croissance. Il l’interroge pour avoir connaissance des mesures de régulation que le Gouvernement compte prendre pour protéger les consommateurs vis-à-vis des prélèvements dits « Internet + » non désirés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4976</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1510</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Isolement numérique croissant des territoires ruraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4976. — 11 mars 2025. — M. Julien Guibert attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur l’isolement numérique croissant des territoires ruraux, où des milliers de Français se retrouvent privés de connexion à internet et de téléphonie en raison de la suppression ou de la défaillance d’infrastructures essentielles. Le cas du village de Sermages illustre cette situation alarmante : la disparition d’un pylône de télécommunication prive ses habitants de tout réseau, les contraignant à parcourir plusieurs kilomètres pour passer un simple appel ou envoyer un message. Cette coupure, qui pourrait durer jusqu’en 2027, met en péril l’activité économique locale, complique l’accès aux services publics et accentue la fracture numérique qui touche déjà durement les zones rurales. Au-delà des difficultés du quotidien, cette absence de réseau représente une menace majeure pour la sécurité des habitants. Sans téléphone, il devient impossible de contacter les secours en cas d’accident, de malaise ou d’urgence domestique, exposant particulièrement les personnes âgées et isolées à des risques accrus. L’impossibilité de recevoir des alertes en temps réel en cas de catastrophe naturelle ou d’évènement climatique extrême aggrave encore cette vulnérabilité. Alors que l’État affiche des ambitions de couverture numérique pour tous, les campagnes restent trop souvent laissées pour compte par les opérateurs, qui privilégient les zones urbaines au détriment des territoires moins denses. Les collectivités rurales, quant à elles, se retrouvent démunies face à ces coupures prolongées et ne disposent ni des moyens techniques ni des financements nécessaires pour pallier ces manquements. M. le député souhaite donc savoir quelles mesures urgentes le Gouvernement entend prendre pour garantir un rétablissement rapide de la connexion dans ces villages touchés par une fracture numérique grandissante. Il l’interroge également sur la mise en place de contraintes renforcées pour les opérateurs en matière de maintien et de réparation des infrastructures rurales, ainsi que sur la possibilité de créer un fonds d’urgence permettant aux collectivités locales de financer des solutions alternatives immédiates en cas de coupure prolongée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4867</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1510</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Nom donné à des parents ayant perdu un enfant
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4867. — 11 mars 2025. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, quant au nom donné à des parents ayant perdu un enfant et ce, quel que soit son âge mais aussi quant à l’absence de nom donné à une fratrie ayant perdu un frère ou une soeur. En effet, s’il existe le mot « orphelin » pour l’enfant qui perd ses parents, veuf ou veuve pour celui ou celle qui perd sa femme ou son mari, il n’en existe toujours pas pour les mères et les pères dont le bébé ou l’enfant décède. Il n’existe pas plus de terme pour un frère perdant une soeur. Le terme « parange » a été proposé pour décrire l’impensable. Cependant il s’applique plus dans notre inconscient à des parents ayant perdu un bébé. Or les mots sont porteurs de sens et celui qui viendra représenter les familles endeuillées se doit de les représenter pour ce qu’ils sont : des parents, des frères et des soeurs amputés d’une partie de leur être, traumatisés par le décès de leur enfant, de leur frère ou de leur soeur. Il lui demande quelle est la position du Gouvernement sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4870</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1510</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Cadalen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Protection des femmes victimes de violences
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4870. — 11 mars 2025. — M. Pierre-Yves Cadalen interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur une disposition à prendre afin de protéger les femmes victimes de violences ou de harcèlement par leur conjoint ou ex-conjoint. Il arrive, dans le cadre de certaines procédures, notamment pour des violences conjugales ou intrafamiliales, que l’adresse du domicile de la plaignante soit par la suite dissimulée pour sa protection. Elle est alors domiciliée chez son avocat. Toutefois, pour que l’adresse demeure confidentielle, une preuve de violence conjugale doit être faite dans les procédures ou lors de l’audition. Cette protection doit être étendue car il existe aujourd’hui un problème de fonctionnement et de coordination entre les différents services de la justice qui peut mettre en danger les femmes ciblées par leur conjoint ou ex-conjoint. Ainsi, une femme victime de violences ou d’harcèlement peut voir son adresse personnelle ou de travail divulguée à son ex-conjoint si celui-ci intente une nouvelle procédure judiciaire contre elle via un autre tribunal, comme le tribunal de commerce par exemple. Il est impératif qu’en cas de plaintes pour violences conjugales ou intrafamiliales, ou pour harcèlement du conjoint ou de l’ex-conjoint, la nécessité de dissimulation de l’adresse personnelle de la personne victime de harcèlement soit connue de l’ensemble des juridictions, afin d’éviter toute mise en danger des plaignantes et de leurs enfants et de mettre en alerte les différents services de la justice. Il l’interroge sur les possibilités de mettre un tel dispositif en place et ce dans quels délais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4871</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1511</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Protection des victimes de violences conjugales et de tentatives de meurtre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4871. — 11 mars 2025. — M. Philippe Fait interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice sur la protection des victimes de violences conjugales et de tentatives de meurtre. Aujourd’hui, lorsqu’un individu condamné pour violences conjugales sort de prison après avoir purgé sa peine, aucune disposition systématique ne l’empêche de s’installer à proximité de sa victime, sauf décision judiciaire expresse. Cette situation génère une insécurité permanente et une profonde détresse psychologique pour les victimes, qui vivent dans la crainte constante de recroiser leur agresseur. Dans la circonscription de M. le député, une femme a été victime d’une tentative de meurtre par son ex-conjoint. Condamné à huit ans de prison, ce dernier a été libéré après cinq ans de détention et a choisi de s’installer dans la même rue que sa victime. Alors qu’elle tente de se reconstruire après des années de souffrance, elle se retrouve aujourd’hui dans une situation de grande détresse, contrainte de croiser régulièrement son agresseur et redoutant de potentielles représailles. Si des dispositifs comme le téléphone grave danger existent, leur durée limitée et leur champ d’action ne garantissent pas toujours une protection efficace et durable. Face à ces constats, il apparaît nécessaire de renforcer le cadre législatif afin d’éviter que de telles situations ne se reproduisent. M. le député souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour mieux protéger les victimes de violences conjugales après la libération de leur agresseur, notamment en instaurant, par défaut, une interdiction de résidence à proximité de la victime pour les condamnés pour violences conjugales. Il souhaite également savoir si des réflexions sont engagées pour améliorer l’accompagnement des victimes sur le long terme, afin de leur permettre de se reconstruire dans un cadre sécurisé et apaisé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4890</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1511</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Dragon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Situation alarmante du centre pénitentiaire de Laon
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4890. — 11 mars 2025. — M. Nicolas Dragon attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation alarmante du centre pénitentiaire de Laon. Depuis des mois et des mois, le centre pénitentiaire de Laon est au centre de l’actualité en matière de faits divers concernant la sécurité du personnel de surveillance et des interventions extérieures répétées de livraison de matériel pour les détenus. Sur cette période, cinq individus ont été appréhendés tentant de livrer des paquets à des détenus via un drone survolant l’enceinte de la prison, contenant téléphones portables et chargeurs, voire des stupéfiants, afin de permettre aux personnes incarcérées de continuer à effectuer leurs activités et trafics illégaux, même sous les barreaux. À cela s’ajoute une série d’agressions successives envers le personnel surveillant, totalement désemparé face à la recrudescence des violences verbales et physiques dont il est victime, mettant également en avant la vétusté des cellules et dénoncée par les syndicats de l’établissement. Pour ne citer que le fait le plus récent, le 20 février 2025, un détenu est parvenu à casser une grille de protection de la porte d’un sas et à confectionner une arme artisanale en l’associant à un morceau de son lit. L’individu a été maîtrisé avant qu’un drame supplémentaire ne se produise, mais traduit bien là les risques auxquels sont confrontés les surveillants pénitentiaires, dus à l’état des cellules délabrées permettant aux détenus de se fabriquer des armes de fortune et mettant leur vie en danger, dans un établissement dont la population carcérale bien trop importante est aux alentours des 180 % de taux d’occupation. Une interrogation peut également être portée sur la décision de la direction pénitentiaire d’autoriser la distribution de viande cuisinée dans des colis apportés par l’imam afin de célébrer le ramadan, chose qui avait été refusée pour les fêtes de fin d’année et qui, au-delà du fait d’une certaine soumission politique et religieuse de la direction envers les détenus, pose également des problèmes de sécurité, les plats cuisinés pouvant difficilement être contrôlés. Au vu de cet ensemble d’éléments préoccupants et alarmants sur le fonctionnement du centre pénitentiaire de Laon, de sa surpopulation carcérale et de l’insécurité dans le travail de son personnel, il lui demande donc quelles solutions il compte mettre en œuvre afin d’appliquer enfin une politique carcérale digne de ce nom et cesser de prioriser le bien-être des détenus au détriment de la sécurité des établissements et de leurs personnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4907</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1512</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Prêts consentis par des particuliers aux partis politiques et aux candidats
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4907. — 11 mars 2025. — M. Bruno Bilde interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la faculté ouverte aux personnes physiques de prêter des sommes d’argent à des partis ou groupements politiques en vertu de l’article 11-3-1 de la loi n° 88-227 du 11 mars 1988 relative à la transparence financière de la vie politique, ainsi qu’à des candidats en application de l’article L. 52-7-1 du code électoral. Dans l’attente de la mise en place de la Banque de la démocratie annoncée par le Premier ministre, la faculté conférée aux personnes physiques de prêter aux partis et aux candidats revêt une importance cruciale pour le financement de la vie politique et, par suite, pour la vitalité de la démocratie française. M. le député relève que cette faculté de consentir des prêts est subordonnée à la condition que « ces prêts ne sont pas effectués à titre habituel », la violation de ces dispositions pouvant être punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. C’est pourquoi il demande que soit dressé un état de situation sur l’application de ces mesures précisant le nombre de poursuites engagées sur leur fondement. Il demande également, dans un souci de sécurité juridique, l’exacte interprétation qu’il convient de donner aux dispositions prévoyant que ces prêts ne doivent pas être « effectués à titre habituel ». Il demande en particulier si ces dispositions prévoient une obligation distincte de celle prévue à l’article L. 511-5 du code monétaire et financier qui « interdit à toute personne autre qu’un établissement de crédit ou une société de financement d’effectuer des crédits à titre habituel », ainsi que tendent à l’indiquer les travaux préparatoires de la loi n° 2017-1339 du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique. Elles se bornent à reprendre les dispositions précisées de l’article L. 511-5 du code monétaire et financier telles qu’interprétées et appliquées par la Cour de cassation. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4926</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1512</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Yaël Ménaché</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Réquisitions pour meurtre du parquet de Nantes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4926. — 11 mars 2025. — Mme Yaël Ménaché attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les réquisitions pour meurtre du parquet de Nantes à l’encontre du policier auteur du tir qui a tué Nahel Merzouk, à Nanterre, en juin 2023, alors qu’il commettait un refus d’obtempérer. Cette décision a immédiatement provoqué la colère silencieuse et digne de policiers qui se sont réunis devant le commissariat central Waldeck-Rousseau à Nantes, mercredi 5 mars 2025. Faut-il rappeler que le fait, pour tout conducteur, d’omettre d’obtempérer à une sommation de s’arrêter émanant d’un fonctionnaire ou d’un agent chargé de constater les infractions et muni des insignes extérieurs et apparents de sa qualité, est puni au plus bas mot de deux ans d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende ? De plus, le refus d’obtempérer est aggravé lorsqu’il est commis en exposant directement autrui à un risque de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente. La France est le terrain de près de 25 000 refus d’obtempérer sur une année soit près de 70 refus d’obtempérer par jour ou un refus d’obtempérer toutes les trente minutes que ce soit dans les métropoles ou dans les petites unités urbaines voire les zones rurales. En 2022, sur 26 000 refus d’obtempérer, 5 000 ont été qualifiés de dangereux, avec une augmentation de près de 70 % de cette sous-catégorie par rapport à 2012. L’autorité de l’État n’a jamais cessé de décroitre aux yeux de contrevenants qui peuvent être les vrais criminels. Ces individus agissent avec un sentiment de toute-puissance et d’impunité et n’ont aucune crainte d’être sévèrement sanctionnés. Et quand ils ont cette certitude meurtrière, ils défient l’autorité de l’État. Même s’ils connaissent les risques de leurs métiers, ces gendarmes et ces policiers sont ces hommes et ces femmes qui chaque jour mettent leur vie en péril et laissent leurs familles endeuillées quand des chauffards criminels aux casiers judiciaires bien fournis leur ôtent la vie ou les mutilent en une fraction de seconde. Ces hommes et ces femmes ne rentrent pas dans les forces de l’ordre pour mourir et un policier ou un gendarme ne se lève jamais le matin avec l’intention de tuer. Elle lui demande s’il n’y a pas, au travers de la décision du parquet de Nantes, l’envoi d’un mauvais signal, à l’adresse des citoyens et des forces de l’ordre, d’un manque de considération du travail des policiers et gendarmes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4948</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1513</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Revalorisation des mandataires judiciaires à la protection des majeurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4948. — 11 mars 2025. — M. Paul Molac attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’attractivité du métier de mandataire judiciaire à la protection des majeurs (MJPM). Désignés par des magistrats lors de la mise en place de mesures de protection juridique (tutelle, curatelle, sauvegarde de justice), les MJPM sont chargés d’assister ou de représenter des personnes en situation de vulnérabilité et qui éprouvent des difficultés pour exercer leurs droits au quotidien. En France, ce sont environ 10 000 mandataires qui exercent auprès d’un million de majeurs protégés, pour lesquels 500 000 mesures de protection ont été prises. Les MJPM peuvent exercer en tant que salariés d’un service mandataire, préposés d’un établissement ou à titre individuel, en tant que professionnels libéraux (MJPMi). Or, malgré le caractère essentiel de leur mission, les MJPM souffrent d’un véritable manque de reconnaissance, entraînant un sentiment d’épuisement généralisé au sein de la profession. En cause notamment, le gel de la rémunération des MJPMi depuis plus de 10 ans, indexée jusqu’à 2014 sur le montant de l’AAH et le montant du SMIC horaire. Or ce manque de considération tranche radicalement avec une charge de travail croissante, qui ne fait que s’accélérer avec le vieillissement de la population. Si le nombre de mesures de protection pourrait doubler d’ici à 2040, la question de l’attractivité du métier demeure plus que jamais au cœur des politiques publiques de la PJM. Afin d’accompagner cette évolution, une meilleure valorisation du métier de MJPM doit pouvoir être établie. Ainsi, il lui demande quelles mesures il entend mettre en œuvre afin de revaloriser la profession de MJPM, indéniablement élémentaire pour accompagner sereinement le vieillissement de la population et l’accompagnement juridique des personnes vulnérables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4949</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1513</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Situation des mandataires judiciaires à la protection des majeurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4949. — 11 mars 2025. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation des mandataires judiciaires à la protection des majeurs et, plus largement, sur la reconnaissance et la revalorisation des métiers liés à la protection juridique. À ce jour, plus d’un million de personnes sont placées sous protection juridique en France, dont 76 % relèvent de la prise en charge des services de mandataires judiciaires à la protection des majeurs. Ces professionnels, investis d’une mission essentielle au service des personnes vulnérables, sont régis par les conventions dites de 1951 et de 1966. Or il avait été acté que ces cadres conventionnels seraient fusionnés en une convention unique, permettant notamment la reconnaissance statutaire du métier de mandataire judiciaire. À ce jour, cette profession demeure absente des grilles indiciaires, contraignant ces travailleurs à être rémunérés sur la base du statut d’éducateur spécialisé, en décalage avec leurs compétences et responsabilités. Aussi, il souhaiterait connaître l’état d’avancement de cette réforme et les dispositions que le Gouvernement entend prendre afin de garantir à ces professionnels la reconnaissance qu’ils méritent. Par ailleurs, il attire son attention sur la question des rémunérations et des perspectives d’évolution de carrière au sein de ce secteur. Actuellement, un mandataire judiciaire débute avec un salaire de 1 620 euros, intégrant les 186 euros de la prime « Ségur » et ce, malgré un niveau de qualification minimum équivalent à un bac+2 complété par une licence professionnelle. En outre, le point servant de base au calcul des rémunérations n’a fait l’objet d’aucune revalorisation depuis juillet 2022. Plus largement, l’ensemble des grilles salariales des métiers de la protection juridique apparaît inadapté. Ainsi, les agents administratifs sont recrutés avec un traitement indiciaire inférieur au SMIC et aucune progression salariale n’est prévue au-delà de 15 années d’ancienneté, figeant par le fait la rémunération des agents les plus expérimentés. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en œuvre afin de revaloriser ces métiers indispensables et de garantir une juste reconnaissance de l’engagement de ces professionnels au service des plus vulnérables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4883</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1514</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Possible hausse de la part départementale des frais de notaire en 2025
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4883. — 11 mars 2025. — Mme Marine Hamelet alerte Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les répercussions de la prochaine hausse des droits de mutation à titre onéreux (DMTO), communément appelés « frais de notaire ». Le 16 janvier 2025, M. le Premier ministre a annoncé que les départements pourront, s’ils le souhaitent, augmenter ces frais de 0,5 point pour une durée de trois ans, à l’exception des primo-accédants pour les biens d’une valeur maximale de 250 000 euros. Cette mesure suscite des inquiétudes tant chez les professionnels de l’immobilier que chez les particuliers. Elle ravive les craintes déjà engendrées par une annonce similaire faite en novembre 2024 par M. Michel Barnier. L’appellation « frais de notaire » est trompeuse, ces derniers étant en grande partie constitués de taxes nationales et locales. Ainsi, cette hausse ne profiterait pas aux notaires mais exclusivement aux départements. Actuellement, les DMTO représentent déjà entre 7 et 8 % du prix d’un bien ancien, contre 2 à 3 % pour un bien neuf. Si certains départements appliquent cette augmentation, les acheteurs devront s’acquitter de 500 euros supplémentaires de frais de notaire pour chaque tranche de 100 000 euros, comparé aux montants exigés aujourd’hui. Cette hausse toucherait tous les acheteurs, mais pèserait particulièrement sur les budgets modestes. Le marché immobilier a déjà subi une baisse des transactions de 11 % en 2024 par rapport à 2023. Une augmentation des taxes ne ferait qu’aggraver cette tendance en 2025. Mme la députée soutient les professionnels et les particuliers opposés à cette hausse et espère que ce projet ne verra pas le jour. Elle lui demande donc quelles sont les solutions envisagées pour relancer le secteur immobilier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4894</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1514</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jonathan Gery</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Effets négatifs de la loi Le Meur dans le secteur touristique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4894. — 11 mars 2025. — M. Jonathan Gery alerte Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les effets négatifs de la loi Le Meur sur l’économie et l’attractivité des zones touristiques de montagne et des territoires ruraux. Si cette loi vise légitimement à réguler la location meublée touristique en zones tendues pour préserver l’accès au logement, elle engendre toutefois des conséquences inattendues dans des territoires où le tourisme constitue un levier économique essentiel. De nombreux propriétaires de résidence secondaire en montagne, qui ne relèvent pas de la spéculation immobilière, se trouvent aujourd’hui dissuadés de louer leur bien en raison de la réduction drastique des avantages fiscaux du régime « micro-BIC » et de l’alourdissement des contraintes administratives. Cette situation entraîne un risque de réduction de l’offre d’hébergement touristique et, par conséquent, une baisse de fréquentation pouvant affecter l’ensemble de l’économie locale (commerces, services, emplois saisonniers). Par ailleurs, l’application uniforme des exigences de rénovation énergétique aux résidences secondaires en altitude pose un problème majeur. Le coût des travaux y est plus élevé et leur réalisation est souvent complexe du fait des contraintes climatiques et architecturales. De nombreux logements pourraient ainsi sortir du marché locatif faute de moyens pour respecter les nouvelles normes, ce qui accentuerait la pression sur les infrastructures hôtelières déjà limitées dans certaines stations. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage d’introduire des ajustements réglementaires afin de différencier l’application de la loi selon les spécificités territoriales, en tenant compte des besoins des zones touristiques non tendues. Par ailleurs, il interroge le Gouvernement sur la possibilité de maintenir des incitations fiscales adaptées pour les propriétaires de résidence secondaire qui participent à l’économie locale sans pour autant contribuer à la crise du logement. Enfin, il lui demande que soient revus le calendrier et les exigences des normes énergétiques pour les résidences secondaires en montagne, en tenant compte des contraintes spécifiques à ces territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4895</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1514</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Iimpact des DPE sur le marché locatif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4895. — 11 mars 2025. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les conséquences de l’application de la loi « climat et résilience », qui entraîne, depuis le 1er janvier 2025, l’interdiction de louer les logements classés G selon le diagnostic de performance énergétique, touchant ainsi les deux parties du marché locatif. La location de biens immobiliers est une activité importante, d’une part pour le propriétaire, car c’est une source de revenus stable et un investissement sécurisé, d’autre part pour le locataire, car il y trouve accessibilité et flexibilité. Cependant, depuis la mise en place de la loi sur le DPE empêchant la location des logements dits passoires thermiques, les enjeux sont devenus plus importants et les difficultés se font sentir. Au total, ce sont plus de 1,7 million de logements, représentant 5 % de l’ensemble des biens, qui sont exclus du marché. De plus, la loi prévoit également l’interdiction des biens classés F en 2028 et E en 2034, réduisant davantage les possibilités de location. De ce fait, les propriétaires sont dans l’obligation d’améliorer les performances énergétiques afin de retrouver un statut conforme à la loi. Les rénovations nécessaires, telles que l’isolation ou le chauffage, représentent un investissement financier considérable, souvent impossible à supporter pour les propriétaires, sans compter les délais ajoutant une difficulté supplémentaire à cette situation. L’application de cette réforme augmente également le risque de vacance locative, alors même que la demande est supérieure à l’offre dans la plupart des métropoles françaises, mais aussi sur les côtes et dans un certain nombre de territoires attractifs. Aussi, il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour empêcher concrètement la diminution de l’offre locative, dans un contexte de crise du logement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4945</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1515</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par les vendeurs d’immeubles en monopropriété
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4945. — 11 mars 2025. — M. Vincent Ledoux appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur le fait que la vente d’immeubles en monopropriété mais comprenant des locaux à usage de commerce ou professionnel et des locaux à usage d’habitation, notamment aux étages, pose d’importantes difficultés pratiques pour les vendeurs tenus aux obligations de diagnostic de performance énergétique, voire d’audit énergétique. En effet, les diagnostiqueurs ne sont pas à même de réaliser un DPE sur la globalité de tels bâtiments mixtes car selon le secteur concerné, logement ou tertiaire, les modalités d’établissement des DPE ne sont pas les mêmes. En conséquence, ils font des DPE par locaux en fonction de leur affectation. Or, en toute hypothèse, l’établissement de DPE par local est écarté en cas de vente. Concrètement, en présence de tels bâtiments, il ne serait alors possible d’obtenir qu’un DPE à l’échelle de la partie à usage d’habitation et un autre à l’échelle de la partie à usage tertiaire. Cependant, cette pratique ne semble pas respecter l’obligation pour le vendeur de fournir à l’acquéreur un DPE portant sur la totalité du bien vendu donc à l’échelle de l’immeuble. En outre, peut apparaître la question de l’audit énergétique. Il n’est requis, en cas de vente de bâtiments ou de partie de bâtiments, que s’il s’agit de biens à usage d’habitation (CCH, art. L. 126-28-1). C’est pourquoi relativement à un local commercial, l’audit énergétique n’est pas applicable. Cela étant, dans l’hypothèse de la vente d’un bâtiment à usage mixte, c’est-à-dire comprenant un local à usage d’habitation et un local commercial ou professionnel, il convient de s’interroger sur la nécessité d’établir un tel audit. À partir de l’article L. 126-28-1 du code de la construction et de l’habitation, il apparaît que l’audit énergétique devrait être réalisé si le DPE est E, F ou G mais en ne prenant en compte que celui établi pour la partie à usage d’habitation, donc l’audit énergétique ne serait établi que sur la partie à usage d’habitation du bâtiment. Pour mieux assurer la sécurité juridique de ces ventes, il lui demande donc de bien vouloir clarifier les obligations des vendeurs d’immeubles mixtes en matière de DPE et d’audit énergétique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4802</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1515</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Perrine Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité</ministreJO><Objet>FNGIR et et collectivités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4802. — 11 mars 2025. — Mme Perrine Goulet appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité, sur le fonctionnement et le calcul du fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR), mis en place par la loi de finances pour 2010 (prévoyant notamment la suppression de la taxe professionnelle). Ce fonds avait pour objectif initial de garantir aux collectivités locales un niveau de ressources équivalent à celui qu’elles percevaient avant la réforme de la fiscalité territoriale introduite par la loi de finances pour 2010. Par ailleurs, ce fonds devait assurer une répartition équitable des ressources fiscales entre collectivités, en prenant en compte les disparités économiques et territoriales de celles-ci, grâce à un principe de compensation. Ce principe de compensation supposait que les collectivités ayant bénéficié d’un surplus de ressources fiscales grâce à la réforme devaient contribuer au FNGIR, quand les collectivités ayant subi une perte de ressources devaient recevoir une compensation via ce fonds. Toutefois, le prélèvement et le reversement au titre du FNGIR a été calculé sur la base d’une comparaison des ressources avant et après cette réforme de la taxe professionnelle, pour le seul exercice 2010. Or les montants fixés en 2010 ne tiennent pas compte de l’évolution des besoins des collectivités ni des dynamiques économiques locales. Les collectivités dont l’économie a évolué favorablement continuent de bénéficier d’un surplus fiscal sans voir leur contribution au FNGIR augmenter, tandis que les collectivités rencontrant des difficultés économiques ou démographiques continuent de payer ou de recevoir des montants qui ne reflètent plus leur réalité actuelle. La fixité de ce système contribue à alimenter un sentiment d’injustice au sein de nombreuses collectivités qui se sentent lésées par un système qui ne s’adapte pas à leurs besoins actuels. Enfin, l’opacité de ce système provoque également un sentiment d’injustice entre les différentes communes d’une même agglomération, car il est très difficile de savoir ce dont chacun s’acquitte dans le cadre du financement de ce fonds. Une actualisation périodique du mode de calcul du prélèvement au titre du FNGIR est-elle envisagée par le Gouvernement afin de prendre en compte les évolutions territoriales et fiscales des collectivités ? Elle lui demande si une meilleure transparence entre les collectivités dans le cadre du FNGIR a été évoquée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4861</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1516</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Murielle Lepvraud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Financement public de maternités privées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4861. — 11 mars 2025. — Mme Murielle Lepvraud attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la question du financement public accordé aux maternités privées. Cette situation soulève des interrogations quant à la répartition des budgets publics et l’équité dans l’accès aux soins. En effet, il apparaît que la maternité de l’hôpital privé de Plérin a reçu de l’agence régionale de santé (ARS) des financements publics à hauteur de 300 000 euros pour aider l’établissement à rémunérer le remplacement de 4 pédiatres ayant quitté l’établissement récemment et éviter de fermer la maternité. Cet établissement privé à but lucratif qui se situe à moins de 10 minutes de la maternité publique de Saint-Brieuc a absorbé une partie de l’activité de la maternité de Guingamp dont les accouchements sont suspendus depuis bientôt deux années, faute de professionnels. Comment justifier le subventionnement d’un établissement privé (qui a pour objectif de générer des profits) au détriment d’un établissement public qui garantit une prise en charge équitable sur le territoire ? Pourquoi la priorité n’est-elle pas été donnée à l’hôpital de Guingamp ? Il est à rappeler que l’accès aux soins est un droit fondamental, garanti par à l’alinéa 11 du Préambule de la Constitution française et l’article 35 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Financer des établissements privés pratiquant le dépassement d’honoraire tout en ne donnant pas les moyens suffisants aux établissements de santé publics contrevient à ces principes. L’assurance maladie, via les cotisations sociales des citoyens, finance en grande partie l’ARS. Les subventions allouées par l’ARS devraient donc en priorité bénéficier aux établissements de santé publics. Mme la députée interroge donc M. le ministre sur les critères de sélection des établissements bénéficiant de financements publics, notamment dans un contexte où tous les services de santé publics présentent de grandes difficultés. Elle demande également quelles mesures sont envisagées pour garantir une répartition équitable des ressources, afin de soutenir en priorité les maternités publiques et assurer ainsi un accès universel et de qualité aux soins obstétricaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4897</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1516</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Maintien du recensement des patients covid long
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4897. — 11 mars 2025. — Mme Katiana Levavasseur alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la décision de renoncer à la mise en place d’une plateforme de recensement des patients atteints de covid long, pourtant prévue par la loi n° 2022-53 du 24 janvier 2022. Cette plateforme, qui devait assurer le référencement et la prise en charge des malades chroniques de la covid-19, représentait un outil essentiel pour mieux comprendre et traiter cette pathologie complexe. Aussi, cette annonce suscite une vive inquiétude parmi les associations de patients et les personnes touchées par le covid long. En effet, un suivi précis et systématique des malades est indispensable pour évaluer l’ampleur de cette maladie, suivre son évolution et adapter les politiques de santé publique en conséquence. L’absence d’un tel dispositif risque ainsi d’entraîner de lourdes conséquences. Sans données épidémiologiques fiables, il devient difficile d’appréhender la prévalence et l’évolution du covid long, compliquant la mise en place de mesures adaptées. Les malades pourraient également rencontrer davantage d’obstacles pour accéder aux soins. De plus, en l’absence d’un cadre national structuré, la prise en charge risque d’être fragmentée et inégale sur le territoire. Cela alors que l’impact socio-économique du covid long est considérable : diminution de la qualité de vie, perte de capacité de travail, précarité financière… L’absence de prise en charge adéquate ne ferait qu’aggraver ces difficultés. Face à ces enjeux majeurs, Mme la députée souhaite connaître les alternatives envisagées par le Gouvernement pour garantir un suivi efficace des patients atteints de covid long. Elle lui demande également s’il envisage de revenir sur cette décision et de mettre en place un dispositif équivalent à la plateforme initialement prévue.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4899</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1517</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annie Vidal</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des patients atteints de covid long
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4899. — 11 mars 2025. — Mme Annie Vidal attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les enjeux liés au covid long. Alors que plusieurs études récentes confirment l’existence de troubles cognitifs persistants après une infection au covid, en plus d’autres symptômes durables (fatigue, douleurs, troubles digestifs), Santé publique France estime que plusieurs millions de Français seraient concernés. Pourtant, la recherche sur ce sujet, d’une ampleur majeure, reste sous-financée en France par rapport à d’autres pays et aucune campagne d’information spécifique n’a été mise en place pour sensibiliser la population aux effets à long terme du virus. De plus, le décret d’application de la loi n° 2022-53 du 24 janvier 2022, qui prévoit la création d’une plateforme de référencement et une prise en charge des patients atteints de covid long au titre d’une affection de longue durée (ALD), n’a toujours pas été publié, bien que le texte législatif ait été adopté il y a plus de deux ans. Elle souhaite donc savoir à quelle date le Gouvernement prévoit la publication de ce décret, quels moyens seront alloués à la recherche sur les séquelles du covid et si une campagne de sensibilisation sera mise en place pour informer et prévenir les citoyens sur les risques du covid long.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4901</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1517</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Batho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Retard dans le lancement de la stratégie nationale maladies neuro-dégénératives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4901. — 11 mars 2025. — Mme Delphine Batho interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le retard du lancement de la stratégie nationale maladies neurodégénératives 2024-2028. Les maladies neurodégénératives touchent près de 4 millions de citoyens en comptant les personnes malades et les proches aidants. Elles constituent la première cause de perte d’autonomie. Le bilan du plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a révélé l’insuffisance des réalisations au regard des besoins et des objectifs qui étaient fixés. À l’issue de ce plan, une feuille de route maladies neurodégénératives a été publiée en juin 2021. Cependant, elle n’a jamais été mise en œuvre ni financée, à l’exception de financements annuels reconduits. Cette feuille de route est arrivée à échéance le 31 décembre 2022. Un rapport de l’IGAS évaluant les dispositifs spécialisés de prise en charge des personnes atteintes de maladies neurodégénératives a été remis le 18 juillet 2023 au précédent ministre de la santé et de la prévention. Ce rapport préconisait d’améliorer les « efforts de prévention » et de « prioriser les investissements en faveur d’une prise en charge accrue en ville et dans les places ordinaires d’établissements adaptés aux besoins de leurs nouveaux résidents ». Il indiquait dans sa conclusion que « Les constats dressés le cadre de cette mission de l’IGAS montrent l’importance qu’il y a, en France comme dans les autres pays de l’Union européenne, de se préparer davantage que nous ne l’avons fait jusqu’à présent aux enjeux que représente la progression rapide du nombre des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées, avec leur cortège de troubles cognitifs mais également de troubles psychologiques du comportement ». Le 5 septembre 2023, des concertations ont été lancées autour d’une stratégie maladies neurodégénératives 2024-2028 avec les associations, les fédérations, les administrations compétentes, les représentants des services et des établissements sanitaires et médico-sociaux… afin de construire la future stratégie nationale maladies neurodégénératives 2024-2028. Or celle-ci n’a jamais été validée. Un nouveau travail collectif des associations et fondations a abouti à la validation fin décembre 2023, par l’ensemble des parties prenantes, de mesures pour la mise en place d’une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028. Cette stratégie quinquennale devait être annoncée en janvier 2024. Dans la réponse à la question écrite n° 6547, le Gouvernement indiquait le 9 janvier 2024 que « des arbitrages seront rendus en vue du lancement, tout début 2024, de la nouvelle stratégie maladies neurodégénératives 2024-2028 ». Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer le calendrier de déploiement de la stratégie nationale maladies neurodégénératives 2024-2028 attendue par les personnes malades, les proches aidants, les acteurs de terrain, les chercheurs et les associations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4921</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1518</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Engrand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remboursement par l’assurance maladie des frais de transport bariatrique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4921. — 11 mars 2025. — Mme Christine Engrand appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la prise en charge par l’assurance maladie des frais de transport en ambulance bariatrique pour les patients atteints d’obésité ou de handicap. Une ambulance bariatrique, conçue pour répondre aux besoins spécifiques de ces patients, requiert une équipe de quatre ambulanciers ainsi qu’un matériel médical adapté. Son coût, oscillant en moyenne autour de 500 euros, soit 1 000 euros pour un aller-retour, pèse de manière insoutenable sur des patients contraints à des déplacements réguliers pour leurs soins. Pourtant, alors que l’assurance maladie couvre intégralement les frais de transport des autres malades, elle applique ici un remboursement limité à celui d’une ambulance classique, creusant ainsi un écart intolérable. Cette discrimination financière a des conséquences dramatiques : de nombreuses personnes renoncent à se soigner, faute de pouvoir assumer ces coûts. Consciente de cette problématique, l’assurance maladie a amorcé des travaux en partenariat avec les transporteurs sanitaires pour adapter les modalités de rémunération de ces derniers. En décembre 2020, la signature de l’avenant n° 10 à la convention nationale des transporteurs sanitaires a permis d’allouer une enveloppe financière dédiée au financement des transports bariatriques. Par la suite, un référentiel technique et organisationnel a été élaboré en concertation avec les acteurs du secteur, tandis qu’une enquête nationale menée en octobre 2022 auprès des agences régionales de santé a recensé les besoins et les moyens disponibles pour ces transports spécifiques. L’objectif de ces démarches est de définir un modèle de prise en charge de droit commun des transports bariatriques par l’assurance maladie. Cependant, malgré ces avancées, la réalité demeure inchangée pour de nombreux patients : le reste à charge demeure trop important. Chaque trajet devient un dilemme financier les contraignant parfois à choisir entre un suivi médical indispensable et d’autres dépenses essentielles à leur quotidien. Par ailleurs, les entreprises de transport sanitaire elles-mêmes sont prises en étau. Si elles utilisent une ambulance non adaptée, elles s’exposent à des sanctions lourdes et à des interdictions de transport. De surcroît, les compagnies d’assurance refusent de couvrir les sinistres en cas d’accident impliquant un véhicule non conforme, ce qui freine toute avancée en matière d’équipement. C’est pourquoi elle lui demande s’il prévoit de prendre des mesures concrètes pour aboutir à une prise en charge intégrale des transports bariatriques par l’assurance maladie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4923</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1518</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation pharmaceutique dans le pays
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4923. — 11 mars 2025. — M. Christophe Naegelen interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation pharmaceutique en France, marquée par une augmentation préoccupante des pénuries de médicaments. En 2023, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a enregistré 4 925 signalements de ruptures ou de risques de rupture de stocks, soit une hausse de 30,9 % par rapport à 2022 et de 128 % par rapport à 2021. Ce sont un tiers des Français qui ont été confrontés à une pénurie en 2023. Cette situation affecte toutes les catégories de médicaments, y compris les antibiotiques, les anticancéreux, les corticoïdes, les anesthésiques locaux, ainsi que les traitements pour le diabète, les maladies cardiovasculaires, l’ostéoporose et les vertiges. Face à cette crise, le Gouvernement a présenté en février 2024, une feuille de route 2024-2027 visant à garantir la disponibilité des médicaments et assurer au long terme une souveraineté industrielle. Parmi les mesures annoncées, figurent l’augmentation des stocks de sécurité, la relocalisation de la production de médicaments stratégiques en France et la possibilité pour les pharmaciens de substituer certains médicaments en cas de rupture. Cependant, malgré ces initiatives, les pénuries persistent. En septembre 2024, les autorités sanitaires ont infligé des amendes d’un montant de 8 millions d’euros à onze laboratoires pharmaceutiques pour ne pas avoir maintenu des stocks suffisants de traitements essentiels. De plus, la décision de Sanofi de céder une partie de sa filiale Opella à un fonds d’investissement américain a soulevé des inquiétudes quant à la souveraineté pharmaceutique du pays. Il lui demande donc quelles actions concrètes et immédiates seront mises en œuvre pour garantir l’accès continu des patients aux médicaments essentiels, dans l’objectif de renforcer la souveraineté pharmaceutique nationale et assurer une application stricte des obligations de constitution de stocks par les laboratoires pharmaceutiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4936</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1519</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Augmentation des quotas d’autorisation d’exercer une profession médicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4936. — 11 mars 2025. — Mme Marie Pochon attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les autorisations à exercer une profession médicale délivrées selon l’article L. 4111-2 du code de la santé publique. Ces autorisations permettent chaque année à des personnes qui ont été formées aux métiers de médecin, pharmacien ou chirurgien-dentiste dans un pays de l’Union européenne d’exercer une profession médicale en France. Toutefois, le nombre d’autorisations prévues par le I- bis de l’article L. 4111-2 du code de la santé publique est limité par un quota annuel fixé par arrêté. L’arrêté du 13 mai 2024 fixe ainsi un quota de 257 médecins autorisés à exercer par cette voie. Mme la députée souhaite attirer l’attention de M. le ministre sur cette disposition du code de la santé publique car le Conseil de l’Ordre des médecins de la Drôme l’a alertée concernant la situation d’une médecin cardiologue exerçant dans un centre de réadaptation drômois. En effet, cette cardiologue de nationalité marocaine et formée en Roumanie a formulé une demande d’autorisation d’exercice de sa profession suivant le dispositif prévu par l’article mentionné. Cependant, sur l’ensemble de la profession de médecin-cardiologue, seules 3 autorisations délivrées par le ministre peuvent être accordées par an, alors même que cette profession peine à recruter dans les territoires ruraux tels que la Drôme. Ces médecins sont intégrés, ont parfois déjà organisé leur vie sur le territoire et noué des relations de confiance avec une patientèle, ils sont par ailleurs nécessaires sur les territoires : il semble donc illogique de leur refuser l’autorisation d’exercer au motif d’un trop grand nombre de candidatures. Ainsi, elle lui demande s’il varéévaluer à la hausse les quotas d’autorisation délivrée chaque année par le ministère afin qu’ils permettent d’assurer la continuité des soins pour les patients, notamment dans les très nombreuses zones sous-dotées du territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4937</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1519</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ségolène Amiot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Délais d’attente anormaux pour les mammographies en Loire-Atlantique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4937. — 11 mars 2025. — Mme Ségolène Amiot attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, au sujet des délais d’attente particulièrement longs avant d’obtenir un rendez-vous pour effectuer une mammographie en Loire-Atlantique. Il semble nécessaire de rappeler le caractère indispensable d’un dépistage régulier pour lutter contre le cancer du sein. Les mammographies de dépistage doivent en effet être effectuées tous les deux ans entre 50 et 74 ans afin de limiter les risques de cancer du sein chez les femmes. Les chiffres de la Ligue contre le cancer sont sans appel, le dépistage est absolument indispensable à la lutte contre ce cancer. Une femme sur huit développera un jour cette maladie et avec 900 000 personnes atteintes actuellement et plus de 60 000 nouveaux cas en 2023, il s’agit du cancer le plus répandu chez les femmes en France. Les médecins alertent sur l’absolue nécessité de la prévention et du dépistage dans la prise en charge de ce type de cancer, bien plus facilement soignable lorsqu’il est pris à temps. En effet, avec une prise en charge précoce, les traitements sont moins invasifs et agressifs et le cancer a beaucoup plus de chances d’être guéri. Un cancer dépisté tôt, c’est un taux de survie à 90 %. Une prise en charge tardive, c’est condamner inutilement des patientes et patients à des mutilations, des traitements invasifs aux conséquences lourdes pour la santé voire même, à la mort. En Loire-Atlantique, la situation est particulièrement dangereuse. Les délais d’obtention d’un rendez-vous pour une mammographie de dépistage sont d’un an en moyenne, augmentant ainsi drastiquement les risques pour la population de Loire-Atlantique. La démographie du département n’a de cesse de croître quand le nombre de radiologues et de manipulateurs diminue. L’État doit prendre les mesures nécessaires pour réduire ces délais et accorder des moyens humains et matériels suffisants au département. En laissant la situation s’aggraver, l’État porte la responsabilité du coût humain et financier que représente une prise en charge tardive des cancers du sein. Elle lui demande donc de protéger les femmes ligériennes en accordant des moyens suffisants et un pilotage à l’ARS des Pays de la Loire pour assurer le bon dépistage du cancer du sein en Loire-Atlantique. Elle souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4940</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1519</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Tavel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Différence de traitement injustifiée pour bénéficier de la prime Ségur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4940. — 11 mars 2025. — M. Matthias Tavel attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation injuste résultant de la différence de traitement appliquée entre les personnels exerçant aux seins des ESSMS, d’une part, et entre les salariés de certains établissements autonomes de la fonction publique hospitalière et les salariés exerçant en qualité d’ambulancier, d’autre part. L’agrément de l’accord du 4 juin 2024 sur l’extension du Ségur et à son extension par arrêté en date du 5 août 2024, a permis la généralisation du Ségur pour les professionnels qui n’en avaient pas bénéficié au sein des structures relevant du champ de la branche des activités sanitaires, sociales et médico-sociales privée à but non lucratif (BASS). Pour autant, une centaine de salariés agents des services généraux, agents des services administratifs, formateurs et enseignants de l’Institut OCENS de Loire-Atlantique, qui est un établissement médico-social autonome de la fonction publique hospitalière financé par l’ARS, sont exclus du bénéfice de la prime Ségur. Ces salariés sont eux aussi pleinement mobilisés pour que l’ensemble de l’institution puisse fonctionner et accueillir les usagers et leurs familles. S’agissant des ambulanciers, ils demeurent exclus de ce dispositif au motif que leur activité est réglementée par la convention collective nationale des transports routiers et activités auxiliaires du transport du 21 décembre 1950. Pourtant, pour exercer la profession d’ambulancier, une personne doit obligatoirement être titulaire d’un diplôme agréé d’ambulancier remis par la direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins (DHOS), qui sanctionne une formation ambulancier agréée par le ministère de la santé et de l’accès aux soins d’une durée de 630 heures (455 heures de formation théorique et 175 heures de formation pratique). En outre, le stagiaire doit également préparer et valider une attestation de formation aux gestes et soins d’urgence (l’AFGSU de niveau 2). Si la Fédération nationale des entreprises de transports auxiliaires des collectivités et administrations publiques, sections des services d’ambulance et section des transports pour le compte des PTT, est signataire de la convention collective nationale des transports routiers et activités auxiliaires du transport du 21 décembre 1950, il n’en demeure pas moins que les gestes professionnels des ambulanciers à l’attention des personnes qu’ils transportent, mais également leur promiscuité avec des patients atteints de pathologie physiques et psychiques parfois lourdes, consacre un lien étroit avec le secteur médical et hospitalier. Partant de ce constat, il est anormal que les ambulanciers ne bénéficient pas eux aussi de la prime Ségur. Il lui demande donc quelles mesures il entend prendre pour mettre un terme à l’exclusion des personnels ambulanciers du bénéfice de la prime Ségur, sans préjudicie de l’application de la convention collective nationale des transports routiers et activités auxiliaires du transport du 21 décembre 1950 à l’activité d’ambulancier, mais aussi à celle des agents des services administratifs, formateurs et enseignants de l’Institut OCENS de Loire-Atlantique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4944</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1520</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Optimisation des soins : ouvrir les ordonnances aux infirmiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4944. — 11 mars 2025. — M. Philippe Bonnecarrère interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les moyens de donner plus de fluidité à la relation avec les patients et de soulager les médecins. Comme cela a été fait pour les pharmaciens, il pourrait être intéressant d’ouvrir aux infirmiers libéraux la possibilité de rédiger des ordonnances pour assurer la continuité de certains soins. Les infirmiers libéraux ont déjà la possibilité de prescrire du matériel pour des soins médicaux comme des pansements et autres compresses. Cela évite aux pharmaciens de se retrouver avec des impayés par défaut de présentation d’une prescription que le médecin peinera à établir. Au regard de la pénurie de médecins, ou du moins de temps médical, il arrive de plus en plus souvent que les infirmiers poursuivent des soins, dont ils ont d’ailleurs l’obligation de continuité, alors que l’ordonnance ne couvre plus leurs actes. Plutôt que de surcharger les médecins pour un renouvellement ou de prendre le risque du défaut de paiement, il semblerait pertinent d’ouvrir aux infirmiers la possibilité de rédiger des ordonnances pour assurer la poursuite des soins. Cela supposerait bien sûr qu’un médecin ait prescrit l’ordonnance initiale et que les soins concernés soient ciblés (pansements, injections d’insuline, etc). Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4954</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1520</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Obésité : la bombe sanitaire qui menace la France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4954. — 11 mars 2025. — M. Aurélien Dutremble attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’urgence de la lutte contre l’obésité en France. Les chiffres de cette pathologie sont alarmants : 10 millions de Français en sont aujourd’hui atteints et près de 47 % de la population est en situation de surpoids ou d’obésité. Cette maladie, qui favorise l’apparition ou aggrave l’évolution de nombreuses pathologies chroniques, constitue un enjeu majeur de santé publique. L’Organisation mondiale de la santé estime qu’en 2035, 1,9 milliard de personnes dans le monde pourraient être touchées, soit un quart de l’humanité. Le caractère massif et croissant de cette épidémie nécessite une réponse forte et coordonnée des pouvoirs publics. Or les experts de la revue scientifique The Lancet soulignent que l’inaction des gouvernements depuis 30 ans a largement contribué à l’aggravation de cette crise sanitaire. Face à cette menace, la lutte contre l’obésité doit devenir une priorité nationale, au même titre que d’autres grandes causes de santé publique, comme la santé mentale ou la lutte contre le SIDA. La sensibilisation, la prévention dès le plus jeune âge, l’amélioration de l’accès aux soins et à la prise en charge, ainsi que la lutte contre les inégalités sociales qui favorisent cette maladie, doivent être au cœur des politiques publiques. Aussi, il lui demande s’il envisage de faire de la lutte contre l’obésité une grande cause nationale et quelles mesures concrètes le Gouvernement compte mettre en œuvre à court, moyen et long terme, pour enrayer cette pandémie silencieuse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4955</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1521</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Possibilité d’un congé spécifique pour rendez-vous de contrôle post-cancer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4955. — 11 mars 2025. — M. Patrick Hetzel attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur une difficulté rencontrée par les personnes ayant des rendez-vous de contrôle post-cancer. Pour les personnes habitant en zone rurale éloignée de l’hôpital dans lequel elles ont été suivies, il est souvent nécessaire d’y consacrer une journée. Juste après un traitement, ces patients peuvent avoir jusqu’à cinq rendez-vous médicaux de suivi par an, qui représentent autant de jours de congés pris sur leurs congés annuels. Aussi, il lui demande s’il ne peut pas être envisagé un congé spécifique répondant à cette demande précise afin de ne pas amputer les congés auxquels peuvent légitimement prétendre ces personnes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4958</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1521</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Grégoire</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Régulation des usages de la cryolipolyse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4958. — 11 mars 2025. — M. Emmanuel Grégoire attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’insuffisance de régulation des organismes pratiquant la cryolipolyse, une technique esthétique visant à détruire les cellules graisseuses par le froid. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), le Conseil national de l’Ordre des médecins, la police judiciaire ainsi que la direction générale de la santé ont alerté sur les risques de cette pratique. La Haute Autorité de santé (HAS) a rendu en 2018 un avis sur sa dangerosité : les complications identifiées vont de simples effets transitoires (douleurs, ecchymoses, rougeurs, engourdissements, picotements) à des conséquences plus graves, voire irréversibles, comme des brûlures du troisième degré, des hyperpigmentations, des neuropathies sensorielles périphériques, des hernies inguinales et des hyperplasies paradoxales. Ces dernières complications nécessitent souvent une hospitalisation et une intervention chirurgicale, ce qui semble disproportionné pour un acte esthétique externe. La cryolipolyse à visée esthétique échappe actuellement aux régulations applicables à la chirurgie esthétique, aux produits de santé et aux produits cosmétiques. Son encadrement est lacunaire : les appareils utilisés peuvent relever de normes très différentes, entre le marquage CE concernant les appareils électriques, plus souple que le marquage CE de l’Agence nationale de sécurité du médicament, ou des produits de santé selon le choix du fabricant. Les opérateurs pratiquant cette technique ont des formations très diverses, incluant aussi bien des médecins que des esthéticiens. Aucun registre ne recense les actes réalisés ni les effets indésirables graves. La HAS, dans son rapport de 2018, a recommandé un renforcement de la réglementation afin d’améliorer la protection des patients. Elle préconise notamment : une information écrite, complète et préalable des patients sur les contre-indications et les risques associés ; l’utilisation exclusive d’appareils répondant à des normes strictes de sécurité sanitaire ; une formation et une qualification obligatoires des opérateurs ; un renforcement de ces mesures pour les zones anatomiques sensibles (bras, menton) ; la mise en place d’un système de traçabilité pour chaque acte de cryolipolyse afin d’éviter des complications liées à un usage abusif. En conséquence, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour mieux encadrer la pratique de la cryolipolyse à visée esthétique et prévenir les risques sanitaires associés à cette technique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4959</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1521</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation de la stratégie nationale maladies neurodégénératives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4959. — 11 mars 2025. — M. Thierry Frappé attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence persistante d’une stratégie nationale structurée et financée dédiée aux maladies neurodégénératives, qui touchent directement ou indirectement près de 4 millions des citoyens. Le plan maladies neurodégénératives (MND) 2014-2019 avait déjà mis en lumière des lacunes importantes, avec seulement 25 % des objectifs atteints. La feuille de route MND lancée en 2021 n’a jamais été mise en œuvre de manière effective, faute de financement adéquat et a pris fin en décembre 2022 sans qu’aucune solution durable ne soit mise en place. Depuis, malgré les efforts des associations, fondations et sociétés savantes regroupées au sein du collectif maladies neurodégénératives et la validation en décembre 2023 d’une stratégie pluriannuelle 2024-2028 par toutes les parties prenantes, aucune annonce concrète ni action gouvernementale n’a suivi. Cette absence de politique cohérente se traduit par de nombreuses difficultés : errance diagnostique, défauts de prise en charge, isolement des malades et de leurs proches, ainsi qu’une insuffisance criante des moyens alloués à la recherche. Il est aujourd’hui urgent de répondre à cet enjeu majeur de santé publique. Il l’interroge donc sur les mesures que le Gouvernement entend prendre pour répondre de manière cohérente et ambitieuse aux attentes des millions de Français concernés par ces pathologies, en garantissant un pilotage rigoureux et une coordination efficace des moyens alloués.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4960</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1522</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Stockage de vaccins contre la grippe saisonnière par les médecins généralistes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4960. — 11 mars 2025. — Mme Marie Pochon interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la possibilité pour les médecins généralistes de stocker des vaccins contre la grippe saisonnière. Cet hiver, les virus de la grippe ont touché l’ensemble du territoire, engendrant des situations de tensions dans les hôpitaux ; au pic de l’épidémie courant janvier 2025 une centaine d’hôpitaux avaient déclenché leur plan blanc. Les services d’urgence se sont retrouvés remplis par les patients atteints des virus de la grippe, souffrant des symptômes caractéristiques de cette maladie. Et bien malheureusement, rien que sur les deux premières semaines de l’année 2025, le nombre de décès causés par la grippe est estimé à 600. Si la grippe a des conséquences si fortes cette année, cela est sans doute en partie dû à un taux de couverture vaccinale qui reste trop faible. Au 30 novembre 2024, seuls 35 % de la population à risque était vaccinée contre 38 % l’année précédente. Dans le même temps, 2 028 officines ont disparu du territoire en 10 ans et rien que sur le premier semestre de 2024, 124 pharmacies supplémentaires avaient mis la clef sous la porte, entraînant avec elles de plus grandes difficultés d’accès aux soins, aux médicaments et à la vaccination pour les patients fragiles et isolés. L’Ordre des médecins de la Drôme a alerté Mme la députée à ce sujet et demande à ce que les médecins généralistes puissent stocker des vaccins contre la grippe en période d’épidémie saisonnière, ce qui permettrait de faciliter l’acte de vaccination et optimisant le nombre d’actes, comme cela avait été rendu possible pendant l’épidémie de covid-19. En effet, les médecins traitants ont souvent une relation de confiance, en plus d’une fine connaissance du dossier médical de leur patientèle et sont plus à même de prodiguer ces soins préventifs. Ainsi, elle lui demande si la possibilité pour les médecins généralistes de stocker des vaccins lors des épidémies saisonnières de grippe est à l’étude, afin d’anticiper au mieux la prochaine campagne de vaccination, assurer un taux de couverture optimal et amoindrir le nombre de décès de la grippe dans le pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4961</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1522</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Toxicité de l’acide glyoxylique utilisé dans les produits cosmétiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4961. — 11 mars 2025. — Mme Virginie Duby-Muller interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la toxicité de l’acide glyoxylique, utilisé dans les produits cosmétiques, notamment pour réaliser des coiffures tels que le lissage brésilien. L’acide glyoxylique est un agent chimique utilisé dans les produits de lissage depuis 2013, remplaçant le formaldéhyde interdit pour ses propriétés cancérigènes. Ce produit, lorsqu’il est absorbé par le cuir chevelu, est métabolisé en oxalate par le foie, ce qui peut former des cristaux obstruant les reins et entraîner une insuffisance rénale. Les médecins Thomas Robert, néphrologue à Marseille, et Emmanuel Letovernier, néphrologue à l’hôpital Tenon à Paris, ont mené des recherches confirmant cette toxicité, y compris des tests sur des souris. Leurs conclusions ont été publiées dans le New England Journal of Medicine. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a lancé une alerte en octobre 2024, soulignant l’importance de consulter un médecin en cas de symptômes tels que nausées, douleurs lombaires ou vomissements après un lissage brésilien. L’Anses mène également une expertise sur l’acide glyoxylique, dont les résultats sont attendus en fin d’année. Ainsi, elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage une interdiction de l’acide glyoxylique en raison de sa toxicité et de sa dangerosité pour la population.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4838</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1523</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Émilie Bonnivard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Organisation d’accueils collectifs de mineurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4838. — 11 mars 2025. — Mme Émilie Bonnivard interroge Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur le vide juridique entourant les garanties que doivent fournir ou non certaines associations qui organisent des accueils collectifs de mineurs (ACM) sur le territoire national. Les organisateurs de voyage, quel que soit leur statut, sont tenus d’apporter un haut niveau de protection aux voyageurs, en justifiant d’une immatriculation auprès d’Atout France et donc d’une protection contre l’insolvabilité et d’une assurance responsabilité civile professionnelle. Dans le cadre d’une réponse publiée au Journal officiel le 16 mai 2018 (page 3765), le ministre de l’éducation nationale alors en fonction a décidé de ne pas protéger certains enfants lorsqu’ils partent en colonie de vacances sur le territoire national avec une association bénéficiant d’un agrément de jeunesse et d’éducation populaire, entrant ainsi en violation de la directive européenne n° 2015/2302 relative aux voyages à forfaits. Cette exception à l’immatriculation Atout France a finalement été codifiée à l’article L. 227-6 du code de l’action sociale et des familles. Elle pose problème dans son application. En effet, certains organisateurs d’ACM associatifs disposent d’une offre de voyages pléthorique sur le territoire national mais aussi à l’étranger. Ils sont ainsi tenus d’être immatriculés auprès d’Atout France. Se posent alors de multiples questions sur les garanties à deux vitesses dont ils doivent justifier : quels voyages sont protégés par la garantie financière et l’assurance de responsabilité civile professionnelle (RCP) d’une association bénéficiant d’un agrément de jeunesse organisant des ACM et à la fois sur le territoire national et à l’étranger ? Sont-ils tous protégés dès lors que l’association est immatriculée auprès d’Atout France ou convient-il d’opérer une ventilation selon le lieu de l’ACM ? Que recouvre la notion de « territoire national » pour les besoins de l’application de l’article L. 227-6 du code de l’action sociale et des familles ? Si les associations agréées ne sont pas tenues d’être immatriculées auprès d’Atout France lorsqu’elles n’organisent des voyages que sur le territoire national, échappent-elles également au régime de responsabilité visé aux articles L. 211-1 et suivants du code du tourisme ? Elle souhaite connaître sa position sur le sujet et les mesures qu’elle compte mettre en place pour clarifier ces questions, de manière à s’assureur de la fourniture d’une information claire aux parents qui réservent des séjours en colonies de vacances pour leurs enfants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4902</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1523</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Reconnaissance médecine du sport
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4902. — 11 mars 2025. — M. Olivier Falorni attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la reconnaissance de la médecine du sport. Dans la dynamique des jeux Olympiques et Paralympiques, le Président de la République a décrété la promotion de l’activité physique et sportive comme grande cause nationale 2024. Il fallait effectivement profiter de l’élan des jeux Olympiques et Paralympiques pour inciter les Français à adopter des modes de vie moins sédentaires. Or, comble du paradoxe, bien qu’un médecin du sport détienne une formation spécialisée et les capacités nécessaires lui permettant d’octroyer les soins appropriés, la médecine du sport n’est pas reconnue comme spécialité médicale. Cela a d’ailleurs toujours été le cas. Elle est victime d’une non-reconnaissance médico-juridique depuis fort longtemps et cela perdure encore à notre époque. Cette situation peut s’expliquer par de multiples facteurs : corporatisme, conservatisme, préjugés médicaux, sociaux. Pourtant, les gouvernements successifs ont en fait un instrument de politique de santé publique. La Finlande, les Pays-Bas, l’Italie, la Slovénie, la Lettonie, la Bulgarie, la Roumaine, le Portugal, l’Espagne, Malte, l’Irlande, la Pologne, la Croatie et la Lituanie ont déjà reconnu la médecine du sport comme spécialité médicale à part entière. Les Anglais ont obtenu cette reconnaissance lors des jeux Olympiques de 2012 ! Le Conseil européen a décidé le 31 mai 2024 que la spécialisation de la médecine du sport sera imposée à tous les pays avant la fin de l’année 2026. Aussi, il lui demande si la France peut devancer l’Europe en annonçant officiellement que la médecine du sport devient la 45e spécialité médicale française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4977</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1524</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Tourisme</ministreJO><Objet>Impact d’une réduction des vacances scolaires sur le tourisme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4977. — 11 mars 2025. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme, sur l’éventuel raccourcissement des vacances scolaires d’été et son impact sur le tourisme. Mme Élisabeth Borne, ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la Recherche, a annoncé, le 14 janvier 2025 devant les sénateurs, la volonté du Premier ministre de lancer « une grande concertation sur le temps scolaire ». Cette réforme pourrait notamment conduire à la suppression d’une ou plusieurs semaines de vacances scolaires d’été. Les mois de juillet et d’août sont cruciaux pour une grande partie des professionnels du tourisme. Une telle réforme aurait un impact important sur toute la filière. Dans le département du Gard, une diminution de la durée des vacances scolaires entraînerait inévitablement une baisse du chiffre d’affaires des sites touristiques, que la chambre de commerce et d’industrie estime à au moins 15 %. À l’image de ce département où le million de touristes estivaux est vital pour l’économie locale, de nombreux territoires devraient s’adapter à des vacances scolaires plus courtes. Aussi, il souhaite connaître les intentions du Gouvernement pour concilier les impératifs éducatifs avec la nécessité de préserver l’activité économique des territoires touristiques. Il lui demande si une évaluation approfondie de l’impact économique de cette réforme sera réalisée et si des mesures compensatoires sont envisagées pour soutenir les entreprises du secteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4775</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1524</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stella Dupont</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Collecte sélective et valorisation agricole des excrétats humains
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4775. — 11 mars 2025. — Mme Stella Dupont attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la collecte sélective et la valorisation agricole des excrétats humains. Dans un contexte de transition écologique, économique et énergétique et compte tenu des enjeux de souveraineté, les méthodes traditionnelles de gestion des effluents urbains sont remises en question. Les excrétats humains (urines ou matières fécales), contiennent la majorité des nutriments ingérés. Les urines, en particulier, renferment plus de 80 % de l’azote excrété et peuvent être valorisées comme engrais agricoles, réduisant ainsi la dépendance aux engrais de synthèse. Néanmoins, leur valorisation est difficile une fois dilués dans les eaux usées. Des initiatives locales et à plus grande échelle, accompagnées par des programmes de recherches, comme le programme public de recherche-action d’optimisation des cycles carbone, azote et phosphore en ville (OCAPI), montrent déjà des exemples réussis de collecte et de valorisation des urines. La séparation des excrétats à la source se développe, grâce à des systèmes innovants comme la collecte sous-vide ou les toilettes en circuit fermé. Les lieux pédagogiques, à forte fréquentation et les nouvelles constructions sont particulièrement adaptés. La gestion de ces matières doit être pensée globalement, en tenant compte des usages finaux comme engrais. Pour favoriser le développement des filières de séparation à la source, elle souhaiterait savoir quel est son positionnement, notamment sur la mise en place de mécanismes financiers pour couvrir une partie des coûts liés à l’apprentissage, à la mise en relation des acteurs et au fonctionnement de ces nouvelles filières.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4778</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1524</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Interdiction des pièges à colle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4778. — 11 mars 2025. — M. Paul Molac attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la commercialisation et l’utilisation des pièges à colle visant les rongeurs. Destinés à capturer souris, rats, surmulots et rats noirs, les pièges à colle sont généralement présentés comme cruels pour les animaux visés. D’après les associations de protection animale, les animaux ainsi piégés agonisent plusieurs heures, voire des jours, finissant par ronger leurs propres membres. Interdits dans plusieurs pays européens, les pièges à glu destinés aux rongeurs ont également l’inconvénient de ne pas être sélectifs. De nombreux animaux en sont ainsi victimes et parmi eux des espèces protégées, tels que les hérissons ou les rouges-gorges, démontrant le danger des pièges à colle pour l’ensemble de la faune sauvage. Prenant acte de la capture accidentelle d’autres espèces et de ses conséquences pour la biodiversité, le Conseil d’État a d’ailleurs jugé en 2023 de l’illégalité de la chasse à la glu destinée aux oiseaux. Aujourd’hui, plusieurs enseignes ont déjà fait le choix de ne plus commercialiser les pièges à colle visant les rongeurs, tandis que d’autres magasins se retranchent derrière la légalité de cette pratique et la réglementation en vigueur. Aussi, alors que de nombreuses avancées ont pu être observées concernant les animaux domestiques, il l’interroge sur l’opportunité d’interdire la commercialisation et l’utilisation des pièges à colle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4780</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1525</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Dominique Voynet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Lutter contre la maltraitance animale et le commerce des cétacés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4780. — 11 mars 2025. — Mme Dominique Voynet interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la nécessité de transférer les cétacés vers des sanctuaires marins. Les alertes des associations de protection des cétacés ont sensibilisé l’opinion publique à la souffrance physique et psychologique des mammifères marins en captivité. La loi visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes, adoptée en janvier 2021, prévoit la fin des delphinariums d’ici 2027. En décembre 2022, la commission des affaires économiques a publié un rapport sur l’application de cette loi, soulignant la nécessité d’anticiper des solutions d’accueil adaptées aux orques et dauphins encore détenus en captivité en France. Ont notamment été pointés le risque d’ineffectivité des interdictions en raison des dérogations possibles et le risque de transfert des animaux vers d’autres établissements situés hors de l’UE, où les réglementations en matière de bien-être animal sont bien moins strictes, après un détour de façade vers des parcs européens. Ainsi, le zoo aquarium de Madrid, propriété du groupe Parques Reunidos, s’apprête à envoyer des dauphins au parc Hainan Ocean Paradise en Chine. Fait aggravant : la suspension des services de l’I-FAP empêche tout suivi transparent des déplacements d’animaux. Elle l’alerte sur le sort des cétacés du Marineland d’Antibes, qui appartient également au groupe Parques Reunidos et a fermé ses portes le 5 janvier 2025. Les ONG recommandent un transfert vers des centres spécialisés dans la réhabilitation des animaux en captivité. Le sanctuaire martin de Tarente, en Italie, s’est déclaré prêt à accueillir quatre dauphins actuellement détenus à Antibes. Cette solution, validée par deux vétérinaires mandatés par le ministère, semble pourtant ignorée sans explication claire. Elle lui demande quelles dispositions le Gouvernement entend prendre pour faire respecter la volonté du législateur, garantir l’efficacité de la politique de lutte contre la maltraitance animale et faciliter le transfert des cétacés vers des destinations adaptées, telles que le sanctuaire de Tarente.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4783</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1525</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joseph Rivière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Lutte contre la maltraitance animale chez les poissons
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4783. — 11 mars 2025. — M. Joseph Rivière interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche, sur la souffrance des poissons engendrée par la pratique de l’empoissonnement à visée de pêche. Pratiqué chaque année, l’empoissonnement consiste à relâcher des millions de poissons d’élevage (truites, gardons, black bass, etc.) dans des plans d’eau afin de divertir les pêcheurs. Alors que la sentience des poissons n’est plus à démontrer, leurs intérêts sont négligés à chacune des étapes. En élevage, les densités de poissons peuvent être très élevées provoquant des blessures aux nageoires et une qualité de l’eau déplorable. Une partie d’entre eux peuvent mourir lors du transport. Une fois relâchés, ils ne sont pas adaptés à la vie sauvage et peinent à s’alimenter. L’empoissonnement pour la pêche de loisir est donc une pratique cruelle. Pourtant, il n’existe aucune législation visant à limiter la souffrance des poissons dans ce cadre. Il lui demande donc si elle envisage d’interdire l’empoissonnement à visée de pêche.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4784</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1525</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Nécessité d’une régulation des cormorans pour préserver la filière piscicole
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4784. — 11 mars 2025. — M. Daniel Grenon alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’impact préoccupant de la prolifération des cormorans sur la filière piscicole. Autrefois menacée, cette espèce a vu sa population croître de manière exponentielle ces dernières décennies, exerçant une pression de plus en plus forte sur les ressources piscicoles. En raison de leur mode de chasse en groupe et de leurs besoins alimentaires élevés, ces oiseaux provoquent des pertes importantes pour les exploitations piscicoles, mettant en péril leur équilibre économique et menaçant la biodiversité des milieux aquatiques. Malgré cette situation, la régulation de l’espèce demeure limitée par des obstacles administratifs et juridiques. Plusieurs arrêtés ministériels fixant des quotas de prélèvement ont récemment été annulés, créant un vide juridique qui laisse les pisciculteurs sans solution face aux dommages causés. Par ailleurs, les contraintes imposées aux professionnels du secteur, notamment l’obligation de démontrer scientifiquement les impacts des cormorans ou de respecter des délais administratifs contraignants pour la transmission des rapports de destruction, compliquent encore davantage leur activité. Face à ces enjeux, il est impératif que le Gouvernement prenne des mesures concrètes pour permettre une gestion équilibrée de la population de cormorans et protéger la filière piscicole. Pour toutes ces raisons, il lui demande si le Gouvernement entend mettre en place des mesures concrètes pour les modalités de régulation de ces oiseaux, alléger les contraintes administratives pesant sur les pisciculteurs et reconnaître et indemniser les préjudices subis.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4797</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1526</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Impact de la REP sur la filière bois et sa fiscalité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4797. — 11 mars 2025. — M. Julien Guibert interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’impact de la responsabilité élargie des producteurs (REP) sur la filière bois et la fiscalité qui lui est imposée. Actuellement, la REP soumet la filière bois à une éco-taxe de 17 euros par tonne, un montant en constante augmentation qui fragilise durablement un secteur essentiel à l’économie nationale et locale. Cette fiscalité est d’autant plus incohérente qu’elle pénalise un matériau biosourcé, renouvelable et recyclable, tandis que d’autres matériaux bien plus polluants, comme le béton ou la ferraille, bénéficient d’une taxation nettement inférieure. Cette distorsion de concurrence constitue une aberration économique et environnementale, alors même que le bois représente une alternative durable dans le cadre de la transition écologique. Cette taxation inéquitable a des répercussions particulièrement préoccupantes pour les territoires forestiers comme le Morvan, où de nombreuses scieries et entreprises de transformation du bois sont implantées. La hausse constante des charges menace directement leur compétitivité et favorise les importations de bois à bas coût en provenance de pays non soumis aux mêmes contraintes environnementales et fiscales. Ce déséquilibre nuit au développement d’une filière pourtant stratégique pour la gestion durable des forêts et la réduction de l’empreinte carbone du secteur du bâtiment. Par ailleurs, le manque de transparence sur l’utilisation des fonds collectés via cette taxe suscite de vives interrogations au sein de la profession. Il apparaît essentiel que ces contributions servent effectivement à soutenir des initiatives en faveur du recyclage et de la valorisation des matériaux et non à pénaliser une filière déjà soumise à de nombreuses régulations. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage : d’exclure le bois du dispositif REP en raison de son caractère renouvelable et recyclable ; de rééquilibrer la fiscalité entre les matériaux afin de ne pas pénaliser les filières vertueuses et d’assurer une plus grande transparence quant à l’utilisation des fonds collectés via cette taxation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4807</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1526</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Mazars</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Accès direct des communes aux financements des agences de l’eau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4807. — 11 mars 2025. — M. Stéphane Mazars attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la nécessité de garantir aux communes un accès direct aux financements publics en matière d’eau et d’assainissement, sans obligation de portage intercommunal. Dans leur programme pluriannuel d’intervention, certaines agences de l’eau conditionnent l’octroi des aides publiques à une structuration intercommunale des projets. Or cette exigence interne, qui ne repose sur aucune obligation légale, restreint la capacité des communes compétentes à organiser ces services essentiels en fonction des réalités locales. Cette contrainte est particulièrement inadaptée aux territoires ruraux et de montagne, où une gestion de proximité permet une réponse plus efficace aux besoins des habitants et une meilleure maîtrise des coûts. Ainsi, de nombreuses communes souhaitent conserver la pleine maîtrise de leurs compétences afin d’assurer un service public de l’eau et de l’assainissement cohérent, efficace et adapté à leurs spécificités. Leur capacité à relever les défis sanitaires et environnementaux ne doit pas être entravée par une intercommunalisation imposée, d’autant plus lorsqu’elle entraîne des surcoûts injustifiés, alourdit la gouvernance et complexifie la prise de décision, sans bénéfice tangible pour les usagers. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir aux communes un accès direct et équitable aux financements publics en matière d’eau et d’assainissement, en s’appuyant sur des critères objectifs liés à la qualité de la gestion et aux enjeux territoriaux, plutôt qu’à la seule nature juridique du porteur de projet. Il souligne qu’une telle évolution, attendue par de nombreuses petites communes rurales, relève avant tout du bon sens et d’une gestion optimisée des deniers publics, sans impact budgétaire pour l’État. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4813</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1527</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance de Pélichy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Augmentation préoccupante des dépôts sauvages de déchets
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4813. — 11 mars 2025. — Mme Constance de Pélichy attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’augmentation préoccupante des dépôts sauvages de déchets en milieu naturel et urbain. De nombreux élus locaux et citoyens constatent une recrudescence des ordures abandonnées dans les forêts et aux abords des communes, notamment des déchets dangereux comme l’amiante. Ce phénomène semble être aggravé par la tarification croissante de l’accès aux déchetteries, qui pousse certains individus à se tourner vers des solutions illégales au détriment de l’environnement et de la santé publique. Ces actes d’incivilité ont des conséquences lourdes : pollution des sols et des cours d’eau, danger pour la faune et la flore, coûts croissants pour les collectivités en matière de nettoyage et de gestion des déchets. Malgré les efforts des communes et des départements pour sensibiliser et sanctionner ces infractions, le problème persiste et s’intensifie. Face à cette situation, plusieurs élus locaux et habitants demandent le renforcement des moyens de prévention et de contrôle, notamment par l’installation d’infrastructures dissuasives telles que des barrières ou des dispositifs de surveillance adaptés. Aussi, quelles mesures le Gouvernement envisage-t-il pour lutter plus efficacement contre ces dépôts sauvages ? Envisage-t-il un soutien financier aux collectivités pour renforcer les dispositifs de protection des espaces naturels ? Enfin, une réflexion est-elle engagée sur les conditions d’accès aux déchetteries afin d’éviter que la tarification devienne un frein à l’élimination responsable des déchets ? Un durcissement des peines encourues peut-il être également envisagé ? Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4829</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1527</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Mise en oeuvre du "décret tertiaire"
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4829. — 11 mars 2025. — M. Vincent Descoeur interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la mise en œuvre du décret n° 2019-771 du 23 juillet 2019 relatif aux obligations d’actions de réduction de la consommation d’énergie finale dans des bâtiments à usage tertiaire dit « décret tertiaire ». Publié suite à l’adoption de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, ce décret instaure des objectifs de réduction de consommation d’énergie en 2030, 2040 et 2050 pour les bâtiments d’une surface supérieure ou égale à 1 000 m2 alloués à un usage tertiaire. La sobriété énergétique et le recours aux énergies renouvelables vont concourir à l’accomplissement de ces objectifs. Ainsi, les collectivités et entreprises se dotent d’équipements de production d’énergies renouvelables (photovoltaïque, éolienne, hydroélectrique…) en autoconsommation individuelle et, lorsqu’il y a surplus de production, il est injecté dans le réseau de distribution. Les articles L. 315-2 et suivants du code de l’énergie autorisent la production et la consommation en local d’électricité renouvelable et son partage dans le cadre de l’autoconsommation collective. L’autoconsommation collective permet un partage local de l’électricité produite en local. Il peut s’agir d’un schéma d’autoconsommation collective patrimoniale lorsqu’il est mis en œuvre par une collectivité ou une entreprise pour l’ensemble de ses points de livraison d’électricité. Il peut également s’agir d’une autoconsommation collective ouverte : réunis au sein d’une personne morale organisatrice, les différents partenaires du projet, collectivités, bailleurs sociaux, entreprises et particuliers, producteurs ou consommateurs, se répartissent la production selon des clés de répartition définies entre eux. Transmises au gestionnaire du réseau (Enedis ou le gestionnaire local), ces clés de répartition permettent d’affecter leur part d’énergie d’origine renouvelable à chaque partenaire. Dans le cas d’une opération d’autoconsommation collective, le producteur d’énergie renouvelable, propriétaire ou preneur à bail de bâtiments tertiaires de 1 000 m2, distribue le surplus de sa production entre les partenaires consommateurs, membres de la personne morale organisatrice, suivant les clés de répartition établies entre eux. Ce surplus de production, affecté à la consommation des partenaires consommateurs, vient réduire la quantité finale d’énergie qu’ils soutirent du réseau. La question se pose de savoir si le producteur du surplus d’énergie renouvelable autoproduite et distribuée aux partenaires consommateurs de l’opération d’autoconsommation collective, peut lui-même valoriser ce surplus, afin de répondre aux objectifs du décret tertiaire. C’est pourquoi il lui demande s’il convient d’assimiler une opération d’autoconsommation collective, organisée par un ou des producteurs d’énergie renouvelable, propriétaires ou preneurs à bail de bâtiments tertiaires de 1 000 m2 au profit de partenaires consommateurs, à une action de réduction de la consommation d’énergie finale dans des bâtiments à usage tertiaire, au sens du décret n° 2019-771 du 23 juillet 2019.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4831</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1528</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Réduction des dispositifs de soutien aux installations solaires en toiture
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4831. — 11 mars 2025. — Mme Colette Capdevielle appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la décision récente du Gouvernement de réduire de manière rétroactive les dispositifs de soutien aux installations solaires en toiture, une mesure qui met en péril la filière photovoltaïque et compromet les engagements de la France en matière de transition énergétique. Depuis plusieurs années, la France s’est dotée d’un cadre législatif visant à accélérer le déploiement du photovoltaïque, notamment à travers la loi climat et résilience du 24 août 2021, qui impose aux nouveaux bâtiments de plus de 1 000 m2 d’intégrer des dispositifs de production d’énergie renouvelable et la loi du 10 mars 2023 sur l’accélération des énergies renouvelables, qui impose la solarisation progressive des parkings de plus de 1 500 m2. En complément, des mécanismes de soutien ont été instaurés pour garantir la rentabilité des installations solaires, notamment via des tarifs d’achat garantis et des dispositifs d’appels d’offres, afin d’assurer une stabilité aux acteurs du secteur. Pourtant, le 12 février 2025, le Gouvernement a annoncé une réduction immédiate et rétroactive des aides destinées aux installations solaires sur toiture de moins de 500 kWc. Cette décision, prise sans concertation avec les acteurs concernés, fragilise l’économie du secteur et risque de rendre de nombreux projets non rentables, notamment ceux portés par des agriculteurs, des PME et des collectivités locales. Cette mesure contredit les engagements pris par l’État, notamment dans le cadre du pacte solaire signé en avril 2024 et va à l’encontre des objectifs de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) qui prévoit une forte accélération du développement du photovoltaïque. En outre, cette instabilité réglementaire crée une insécurité juridique et économique, menaçant la confiance des investisseurs et des industriels, tout en mettant en péril des milliers d’emplois qualifiés et non délocalisables. Face aux alertes lancées par les organisations professionnelles et les entreprises du secteur, elle lui demande de préciser les raisons qui ont conduit à cette décision et d’indiquer si le Gouvernement envisage de revenir sur cette réduction des aides afin de garantir un cadre de soutien stable et prévisible aux acteurs du solaire. Elle lui demande également quelles mesures pourraient être mises en place pour accompagner la filière et assurer une transition énergétique efficace, cohérente et respectueuse des engagements pris par la France en matière d’environnement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4833</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1528</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Marsaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Revente du surplus d’électricité produite par des panneaux solaires au sol
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4833. — 11 mars 2025. — Mme Sandra Marsaud attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la revente du surplus d’électricité produite par les installations de panneaux solaires au sol. Actuellement, ces installations ne sont éligibles ni à la prime à l’autoconsommation ni au tarif d’obligation d’achat (EDF OA), contrairement aux installations respectant certains critères d’implantation définis par l’arrêté du 4 mai 2017. En conséquence, les propriétaires de panneaux photovoltaïques au sol ne peuvent pas bénéficier du dispositif de « guichet ouvert » et doivent se tourner vers des appels d’offres, qui privilégient les grandes installations à fort rendement. Ainsi, les particuliers qui choisissent ce type d’installation se retrouvent souvent dans l’impossibilité de monétiser l’énergie non consommée, celle-ci étant injectée gratuitement dans le réseau. Cette situation constitue un frein au développement du photovoltaïque pour de nombreux propriétaires, notamment ceux qui, pour des raisons techniques ou architecturales, ne peuvent installer leurs panneaux en toiture. Dans un contexte de transition énergétique et d’incitation à la production d’énergies renouvelables, elle lui demande si elle envisage de permettre aux propriétaires de panneaux solaires au sol de revendre leur surplus à un gestionnaire, dans le cadre d’un dispositif dédié, afin de garantir une juste valorisation de leur production et d’encourager le développement du photovoltaïque sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4893</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1528</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Florent Boudié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Diagnostic de stabilité obligatoire pour des travaux de rénovation légère
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4893. — 11 mars 2025. — M. Florent Boudié attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les nouvelles exigences du plan de prévention des risques naturels prévisibles de mouvements de terrain (PPRMT) de l’Entre-Deux-Mers, approuvé en juillet 2024 et applicable aux 11 communes concernées du département de la Gironde. Ce règlement impose la réalisation d’un diagnostic de stabilité des cavités souterraines pour les travaux d’entretien et de gestion courante tels que les changements de menuiserie, la réfection de toiture, la pose de panneaux solaires et l’isolation extérieure. Si une telle exigence peut se justifier pour des interventions lourdes générant vibrations et charges importantes, son application systématique à des travaux sans impact structurel, comme le simple remplacement de menuiserie, apparaît disproportionnée. Le coût d’un diagnostic de stabilité des cavités souterraines pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros, il suscite une vive incompréhension parmi les habitants et risque de freiner la réalisation de travaux d’amélioration de l’habitat, y compris ceux visant à renforcer la performance énergétique des logements. Aussi, il souhaite connaître les raisons ayant conduit à cette obligation, en particulier pour des interventions ne présentant pas de risque structurel avéré. Il lui demande également les intentions du Gouvernement quant à l’ouverture de concertations avec les acteurs concernés afin d’examiner la possibilité d’assouplissements ou de dérogations pour certains types de travaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4932</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1529</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Dominique Voynet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Dépollution du Polygone
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4932. — 11 mars 2025. — Mme Dominique Voynet interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la dépollution du Polygone, ancien site d’essais de détonateurs de bombes nucléaires à Moronvilliers, dans la Marne. De 1958 à 2013, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) a utilisé 500 hectares, au cœur d’un territoire peu peuplé, pour des tests de « détonique », destinés à valider les mécanismes d’activation des bombes nucléaires. À quelques kilomètres de la zone de test, dans la commune de Pontfaverger-Moronvilliers, un enfant observait des nuages en champignon depuis son école. Devenu plus tard maire du village, il n’a jamais cessé de chercher la vérité sur les conséquences sanitaires et environnementales de ces essais, alors que des traces de béryllium ont été retrouvées dans les voies respiratoires de villageois décédés du cancer. Le CEA n’a reconnu que tardivement la réalité des essais et plus tardivement encore la présence de substances dangereuses, admettant notamment que 2,7 tonnes d’uranium resteraient stockées dans les puits utilisés pour les explosions souterraines. Au moins 5 des 54 puits d’essais nucléaires présentent des fuites. Des radioéléments - qui migrent dans la craie à raison d’un mètre par an - ont été détectés jusqu’à 40 mètres de profondeur. Si aucune contamination de l’eau potable n’a encore été signalée, une pollution radioactive a été mesurée dans deux rivières. Une réunion annuelle d’information est désormais organisée, qui ne répond guère aux questions que se posent les habitants. Des communiqués lénifiants sont produits. Mais l’accès à l’information reste corseté : pourquoi les données du suivi hydrogéologique sont-elles classées secret défense ? Comment évaluer dans ces conditions l’ampleur de la pollution et de la contamination radioactive au cœur du Polygone ? Au moment où une commission d’enquête parlementaire cherche à établir la vérité sur les conséquences des essais nucléaires en Polynésie, il devient urgent de briser le silence, d’ouvrir les archives - y compris celles du CEA - et de prendre les mesures qui s’imposent pour récupérer les déchets qui peuvent l’être et limiter l’infiltration des substances radioactives dans les nappes phréatiques. Elle lui demande si le Gouvernement va s’engager en ce sens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4979</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1529</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gabriel Amard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Projet de nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin et destruction des masses d’eau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4979. — 11 mars 2025. — M. Gabriel Amard alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le projet de construction d’une nouvelle ligne ferroviaire reliant Lyon à Turin. Ce dernier met en péril les masses d’eau souterraines de la vallée de la Maurienne. Un rapport pour la Commission européenne de 2006 fait par Ecorys Nederland BV montre que ce sont près de 125 millions de m3 d’eau qui seraient drainés chaque année si le creusement du nouveau tunnel reliant Lyon à Turin avait lieu. Le projet est donc dès lors contraire à l’article L. 210-1 du code de l’environnement alors applicable qui dispose que « l’eau fait partie du patrimoine commun de la nation. Sa protection, sa mise en valeur et le développement de la ressource utilisable, dans le respect des équilibres naturels, sont d’intérêt général ». Ainsi, plusieurs arrêtés ont été pris en 2014 et en 2016 notamment afin de protéger les masses d’eau souterraines et les captages d’eau potable. Les travaux étaient alors suspendus pour préserver les 17 points de captages concernés. Or M. le député est extrêmement inquiet du résultat de la dernière enquête d’utilité publique prescrite par le préfet de Savoie le 26 avril 2024 qui autorise finalement le creusement sur les zones de captages d’eau alors que le risque de tarissement irréversible est connu ! Cette décision est contraire à l’article 5 de la Charte de l’environnement qui dispose que le principe de précaution prime sur la réalisation de projet qui « pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement ». TELT, la société maître d’ouvrage des travaux, a ainsi lancé un appel d’offres le 23 septembre 2024 pour 2,5 millions d’euros afin de réaliser des travaux préparatoires et des mesures d’urgence et transitoires pour l’approvisionnement en eau potable dans la vallée de la Maurienne. L’appel d’offres prévoit explicitement l’approvisionnement en eau des habitants de la Maurienne par des camions-citernes, des picks-up et des eaux en bouteille. Le risque de dégradation des masses d’eau est donc bien imminent. Par conséquent, M. le député souhaite savoir si Mme la ministre, en prenant en compte les dispositions de la Charte de l’environnement, de la directive-cadre européenne sur l’eau de 2000 et du code de l’environnement, s’opposera à une telle autorisation de creusement sur les périmètres des captages d’eau jusque-là protégés en Maurienne. Enfin, alors qu’une ligne ferroviaire reliant Lyon à Turin existe déjà et que le projet de nouvelle ligne constitue un gouffre financier et un risque écologique majeur, il lui demande si elle serait favorable à l’abandon de ce projet en faveur d’une meilleure utilisation de la ligne existante.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4967</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1530</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Tavel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Mauvaise gestion des rappels des modèles équipés d’airbags défectueux Takata
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4967. — 11 mars 2025. — M. Matthias Tavel alerte M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports sur la mauvaise gestion des rappels des modèles équipés d’airbags défectueux Takata par les constructeurs automobiles en France. Le 17 février 2025, le groupe Stellantis, via Citroën et DS, a demandé à près de 237 000 propriétaires de C3 et DS 3 immatriculé entre 2008 et 2013 d’immobiliser leur véhicule jusqu’au remplacement de leurs airbags, après une nouvelle série de tests sur une voiture en Loire-Atlantique. Cette annonce choc marque un nouvel épisode de l’affaire des airbags défectueux Takata, pouvant causer de graves blessures et ayant déjà provoqué le décès d’au moins 11 personnes en outre-mer. Cette affaire préoccupante concerne la sécurité des automobilistes en France et plus particulièrement dans les départements, collectivités et régions d’outre-mer. Cela concernerait près de 500 000 véhicules en circulation dont 100 000 en outre-mer. La capsule de ces airbags contient en effet des cristaux de nitrates d’ammonium pouvant se transformer en gaz très instable et entraînant l’explosion de ces airbags. En explosant, les bouts de métal peuvent transpercer la peau des automobilistes comme une balle. De plus, la capsule de ces airbags n’est pas étanche, ce qui fait qu’elle est soumise à l’humidité et aux variations de température et que le nitrate d’ammonium peut devenir très dangereux. Les conditions climatiques spécifiques à l’outre-mer, notamment la chaleur et l’humidité élevées, ont été désignées comme facteurs aggravants de risques d’explosions d’airbags défectueux. Ces facteurs rendent d’autant plus critique une prise en charge rapide et équitable dans ces territoires. Les premiers décès en outre-mer sont intervenus en 2016. Pourtant, le ministère des transports a attendu le 7 janvier 2025 pour lancer la première campagne d’information pour les automobilistes ultramarins, les invitant à vérifier le numéro de série de leur véhicule sur la base d’une liste comprenant 19 marques. Cependant, de nombreuses marques persistent à ne pas fournir ces informations concernant les outre-mer, de nombreux automobilistes étant dans l’impossibilité de vérifier si leur véhicule est concerné ou non. Contrairement à d’autres pays (Australie, Corée du Sud, Chine, États-Unis, Malaisie ou Japon) et, comme le montre le rappel effectué par Stellantis, la France n’impose pas de mesures contraignantes aux constructeurs automobiles, les campagnes de rappels reposant uniquement sur la volonté de ces derniers et laissant place à une grande opacité et à des inégalités et retards aux conséquences pouvant être dramatiques. Dans ce contexte, M. le député demande à M. le ministre quelle garanties il entend prendre pour garantir l’effectivité d’une campagne d’information large et efficace à l’ensemble des automobilistes de France hexagonale et des départements d’outre-mer, y compris en imposant des mesures coercitives aux différents constructeurs, pour protéger les automobilistes. Il lui demande également les mesures que ses services envisagent de prendre afin de pallier le risque supplémentaire auquel sont exposés les conducteurs ultra-marins, notamment les mesures envisagées concernant l’approvisionnement des pièces de remplacement, les conducteurs faisant face pour la plupart à la pénurie des pièces de remplacement nécessaires. De manière plus globale, il souhaite connaître ce qu’il compte mettre en place afin de garantir l’égalité des citoyens et leur sécurité et améliorer les mécanismes de gestion des rappels en cours.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4969</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1530</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Règlementation des ralentisseurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4969. — 11 mars 2025. — M. Jean-Luc Warsmann appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les ralentisseurs de vitesse, l’avenir de ces installations et les règles à suivre par les collectivités. Afin de ralentir la circulation dans les communes, il existe plusieurs dispositifs de ralentissement, dont certains ne sont pas décrits par le décret n° 94-447 du 27 mai 1994, qui fait encore référence aujourd’hui. En effet, seuls les ralentisseurs de type dos d’âne ou de type trapézoïdal sont soumis aux réglementations posées par le décret n° 94-447 du 27 mai 1994 et par la norme NF P98-300. Pour leur part, les coussins (appelés également « coussins berlinois »), les plateaux et les surélévations partielles ne font pas l’objet d’une norme et ne sont pas couverts par le décret n° 94-447 du 27 mai 1994. La norme NF P98-300 ne peut donc pas leur être opposée. Ils font cependant l’objet d’un guide de recommandations du Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques (CERTU) intitulé « Guide des coussins et plateaux », actualisé en 2010, qui n’a pas de valeur réglementaire. Si la jurisprudence montre de manière constante que ce guide est pris comme référence dès lors qu’un coussin, un plateau ou une surélévation partielle en carrefour fait l’objet d’un recours, les contestations se multiplient et de nombreux usagers et associations engagent des procédures sur la base d’une illégalité présumée des ralentisseurs qui n’apparaissent pas dans le décret de 1994. Lors d’une de ces procédures la cour d’appel de Marseille a rappelé en avril 2024 que tout ralentisseur doit être installé suivant les règles énoncées dans le décret de 1994, sans pour autant ordonner la destruction de tous ceux (jusqu’à 90 % des installations existantes, selon les associations) qui n’y sont pas soumis. À ce jour la question de leur maintien ou de leur destruction est en cours d’examen au Conseil d’État, qui doit donner sa réponse en fin d’année 2025. Depuis de nombreuses années, en parallèle, de nouveaux équipements tels que les chicanes ou les radars préventifs sont installés dans les communes et l’ensemble des usagers, à 2 ou à 4 roues, s’y est adapté. Il lui demande donc comment il entend renforcer la sécurité juridique des équipements existants et quelles sont les orientations qu’il compte prendre pour l’avenir en matière de normes et d’équipements visant à diminuer la vitesse de circulation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4978</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1531</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Lopez-Liguori</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Desserte sur la ligne LGV Montpellier-Perpignan
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4978. — 11 mars 2025. — M. Aurélien Lopez-Liguori attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports sur les préoccupations liées au projet de ligne nouvelle Montpellier-Perpignan et ses impacts sur les communes de Sète et Agde. Ce projet, initié en 1990, prévoit la réalisation de 150 km de voie ferrée à grande vitesse entre Montpellier et Perpignan, en complément de la ligne actuelle. Il est divisé en deux phases : la première concerne la liaison entre Montpellier et Béziers, la seconde, celle entre Béziers et Perpignan. La première phase vise donc à établir une ligne directe entre Montpellier et Béziers, sans arrêt dans les gares de Sète et Agde, dans le but de gagner 18 minutes. Les élus et les habitants de ces villes ont exprimé leurs préoccupations quant à l’impact de ce projet sur leur territoire. Le bassin de vie Sète-Agde, qui compte 200 000 habitants à l’année et jusqu’à 500 000 en été, repose sur un secteur touristique essentiel à son économie. L’arrivée de la LGV pourrait entraîner une réduction significative du nombre de TGV desservant ces communes, ce qui affecterait directement leur attractivité économique et touristique, surtout en période estivale. Il lui demande donc si une desserte ferroviaire effective sera maintenue pour les gares de Sète et Agde, que la LGV contourne, avec au minimum six allers-retours quotidiens en TGV tout au long de l’année, incluant une augmentation de la fréquence durant la saison touristique ; cela permettrait d’amortir l’effet de la LGV sur le dynamisme économique et touristique de ces villes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4788</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1531</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par les CPAM avec le logiciel ARPEGE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4788. — 11 mars 2025. — M. Yannick Monnet interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés rencontrées par les Caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) avec le logiciel ARPEGE (logiciel de paiement des indemnités journalières). Les départements de Loire-Atlantique et de Vendée ont été chargés d’une expérimentation de ce logiciel avant son extension prévue prochainement sur l’ensemble du territoire national. Dans ces deux départements pilotes, l’expérimentation semble se transformer en « catastrophe technique et humaine », selon les usagers et les syndicats, avec des conséquences graves sur des milliers d’assurés et sur les conditions de travail des agents de la CPAM. Un article détaillé, publié dans Médiapart à la fin du mois de janvier 2025 par la journaliste Faïza Zerouala, donne une idée de l’ampleur de ces dysfonctionnements. Outre la nécessité de remédier rapidement à la situation dans ces deux départements, il convient également de s’interroger sur la pertinence d’une extension de l’usage de ce logiciel à l’ensemble du territoire national si les déconvenues successives, récurrentes et persistantes rencontrées dans le cadre de cette expérimentation ne sont pas rapidement et définitivement résolues. Aussi, il lui demande de lui faire connaître son appréciation sur ce dossier et ses intentions en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4799</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1532</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Florquin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Situation de l’emploi à Anzin
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4799. — 11 mars 2025. — M. Guillaume Florquin alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la dégradation préoccupante de la situation de l’emploi à Anzin, où les chiffres du chômage connaissent une forte augmentation, tandis que les offres d’emploi diminuent significativement. Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2024, le nombre d’offres d’emploi enregistrées à France Travail a chuté de manière inquiétante, avec une baisse de 21 % des offres en CDD et une diminution de 2 % des offres en CDI. Dans le même temps, la catégorie A des demandeurs d’emploi, c’est-à-dire ceux sans emploi et immédiatement disponibles, a bondi de 27,8 % pour les bac+3 et plus et de 22,6 % pour les sans diplômes et BEPC. Les jeunes actifs sont particulièrement touchés, avec une augmentation de 10,7 % du chômage chez les moins de 25 ans, tandis que les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans voient également leur situation se détériorer, avec une hausse de 6,6 %. Ces chiffres traduisent une dynamique préoccupante à Anzin, 14 000 habitants, et s’étendent à tout le bassin minier où l’offre d’emploi se raréfie, aggravant les difficultés d’insertion professionnelle des jeunes et des seniors, deux catégories déjà vulnérables sur le marché du travail. Cette situation risque d’accentuer encore davantage la précarisation des travailleurs et de fragiliser le tissu économique local. Ainsi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement compte mettre en place pour enrayer cette hausse du chômage à Anzin, relancer la dynamique de l’emploi et garantir aux demandeurs d’emploi, notamment les plus jeunes et les seniors, de véritables perspectives d’insertion professionnelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4803</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1532</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ségolène Amiot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Reconnaissance légale du congé menstruel et harmonisation de son application
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4803. — 11 mars 2025. — Mme Ségolène Amiot interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’absence de cadre législatif concernant la mise en place d’un congé menstruel notamment dans la fonction publique territoriale. Depuis plusieurs années, des collectivités territoriales en France, comme Nantes ou Orvault, ont mis en place des autorisations spéciales d’absence (ASA) pour les agentes souffrant de règles douloureuses et incapacitantes ou ayant subi une interruption de grossesse. Cependant, l’État a récemment rappelé l’absence de base légale pour ces dispositifs, mettant ainsi en péril leur pérennité et plongeant les collectivités volontaires dans une insécurité juridique. Récemment, le tribunal administratif de Toulouse, saisi par le préfet de la Haute-Garonne, a suspendu la décision de plusieurs collectivités locales (Plaisance-du-Touch, son CCAS et la communauté de communes du Grand Ouest toulousain) d’octroyer un congé menstruel sous forme d’ASA. Le juge a estimé qu’aucune loi ni aucun décret ne permet aux communes d’instaurer de telles absences, confirmant ainsi l’absence de base légale pour ces initiatives locales. D’autres collectivités, comme Saint-Ouen ou l’Eurométropole de Strasbourg, voient également leurs dispositifs contestés devant le Tribunal administratif. Dans un contexte où 66 % des salariées se déclarent favorables à un congé menstruel, il apparaît injuste que les collectivités territoriales ne puissent pas expérimenter librement ces avancées sociales, tandis que certaines entreprises privées peuvent le faire sans entrave. Outre cette inégalité public/privé, l’absence d’un cadre réglementaire clair crée également une inégalité territoriale : une agente publique pourra bénéficier de ce congé à Nantes, tandis qu’elle en sera privée dans la ville voisine de Saint Herblain. D’autres pays ont déjà légiféré en faveur du congé menstruel : l’Espagne, la Corée du Sud, Taïwan ou encore la Zambie permettent aux travailleuses concernées de s’absenter sans perte de rémunération. Par ailleurs, selon l’Organisation mondiale de la santé, l’endométriose touche environ 10 % des femmes en âge de procréer dans le monde et une femme sur dix est atteinte du syndrome des ovaires polykystiques. Ces pathologies peuvent provoquer des douleurs sévères et chroniques, rendant difficile, voire impossible, l’exercice d’une activité professionnelle certains jours. Face à cette situation, Mme la députée souhaite savoir si le Gouvernement envisage de légiférer pour sécuriser juridiquement le congé menstruel dans la fonction publique territoriale, afin de garantir aux agentes concernées des conditions de travail dignes et adaptées à leurs réalités. Elle voudrait également interroger Mme la ministre sur l’opportunité de légiférer sur une généralisation de ce congé menstruel à l’ensemble des salariées en France, sur le modèle de l’Espagne, afin d’éviter les inégalités entre secteurs et entre territoires. Enfin, elle souhaite savoir dans quels délais le Gouvernement compte publier un décret précisant les conditions d’octroi des ASA, afin d’apporter une réponse claire aux collectivités qui souhaitent mettre en place ce dispositif sans risquer une annulation par les tribunaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4816</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1533</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Lopez-Liguori</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Politique de fertilité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4816. — 11 mars 2025. — M. Aurélien Lopez-Liguori attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le retard dans la mise en œuvre des mesures annoncées par le Président de la République pour relancer la natalité en France, dans le cadre de ce qu’il avait qualifié de « réarmement démographique ». Le 16 janvier 2024, il y a un an, le chef de l’État avait souligné l’importance de la natalité pour l’avenir de la Nation et avait annoncé un ensemble de mesures pour répondre à la baisse continue du taux de fécondité, établi à 1,62 enfant par femme selon l’INSEE en 2024, bien en deçà du seuil de renouvellement des générations. Parmi ces mesures figuraient la généralisation des consultations d’infertilité dès 20 ans, la création d’un congé de naissance et la création de 100 000 places en crèche d’ici 2027. Ces dispositifs devaient accompagner les familles et répondre aux aspirations des Français, alors même que le désir d’enfant est évalué à 2,3 enfants par femme. Cependant, un an après ces annonces, aucune de ces mesures ne semble avoir été mise en œuvre. Pendant ce temps, l’INSEE a annoncé une nouvelle baisse des naissances en 2024, avec un total de 663 000, soit une diminution de 80 000 par rapport à 2019. Cette situation inquiète d’autant plus qu’elle pourrait mettre en péril le financement du modèle social français, déjà fragilisé par le vieillissement de la population. M. le député souhaiterait savoir quelles raisons expliquent l’absence de mise en œuvre de ces mesures prioritaires, malgré l’urgence des enjeux démographiques et sociaux pour l’avenir du pays. Il souhaiterait également que soit communiqué un calendrier de mise en œuvre de ce « plan fertilité ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4825</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1533</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Thiériot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Arrêt de travail des élus locaux - poursuite du mandat - CERFA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4825. — 11 mars 2025. — M. Jean-Louis Thiériot alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les demandes de remboursement des indemnités journalières réclamées aux élus par l’assurance maladie en cas de poursuite du mandat électif pendant un congé de maladie. Sur le principe, un élu peut être autorisé à poursuivre l’exercice de son mandat pendant un arrêt de travail tout en bénéficiant du versement des indemnités journalières de l’assurance maladie. Cela est tout à fait justifié dans la mesure où les aptitudes physiques requises pour exercer un mandat - notamment de conseiller municipal - et remplir les obligations du contrat de travail ne sont pas nécessairement les mêmes, en particulier lorsque l’arrêt de travail est consécutif d’un accident du travail. L’article L. 323-6 du code de la sécurité sociale dispose précisément que « Les élus locaux peuvent poursuivre l’exercice de leur mandat, sous réserve de l’accord formel de leur praticien ». Or le formulaire Cerfa dont disposaient jusque récemment les médecins ne comportaient pas de paragraphe dédié leur permettant de spécifier une autorisation de poursuite du mandat pendant la durée de l’arrêt de travail laissant pour seule alternative la rédaction d’une attestation annexe formalisant l’accord du médecin. Ce manquement met aujourd’hui des élus locaux en grande difficulté financière. En effet, certains organismes de sécurité sociale, constatant une poursuite du mandat en l’absence d’une inscription de l’accord formel du médecin sur le formulaire CERFA, réclament aujourd’hui aux élus concernés le remboursement des indemnités journalières versés pendant l’arrêt de travail. M. le député déplore que les élus qui s’engagent au service du pays soient les victimes d’une carence administrative dans l’édiction du formulaire Cerfa relatif à l’arrêt de travail. Il lui demande donc les mesures qu’elle entend prendre pour faire cesser immédiatement les procédures de remboursement des indemnités journalières de la sécurité sociale diligentées par les organismes de sécurité sociale à l’encontre des élus concernés. Il lui fait remarquer en outre que l’adresse d’une directive à ses services en ce sens permettrait l’abandon des recours contentieux des élus contre les décisions des caisses concernées et par voie de conséquence un désengorgement des tribunaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4826</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1534</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Simonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Plan de sauvegarde de l’emploi suite à la vente de Bazarchic
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4826. — 11 mars 2025. — Mme Danielle Simonnet appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur au sujet des licenciements en cours au sein du groupe Les Galeries Lafayette. Le groupe Galeries Lafayette est un groupe familial de 130 ans. Ginette Moulin, la 6e femme la plus riche de France, a laissé sa place à son petit-fils Nicolas Houzé, à la tête de la grosse entreprise phare du capitalisme français au chiffre d’affaires de 3,6 milliards d’euros. Dans un contexte de plans sociaux records, Les Galeries Lafayette ont décidé à leur tour de fermer deux magasins à Marseille, ainsi que leur filiale BazarChic.com de commerce en ligne scindée en deux entreprises : Bazarchic SAS et Bazarchic logistique. Au sein des deux entités de Bazarchic, les PSE en négociation depuis deux mois et demi viennent d’entrer en procédure Florange. Une offre de reprise vient d’être effectuée par une société d’investissement basée à Hong-Kong via une filiale basée au Luxembourg. Cette société licenciera 44 des 64 salariés de Bazarchic SAS (le siège) et 14 des 39 salariés de Bazarchic Logistique. La direction du groupe Galeries Lafayette a décidé de se désengager de Bazarchic SAS, là où les licenciements sont les plus nombreux et les plus coûteux et de faire sous-traiter le plan social à cette entreprise après le rachat, alors qu’un accord était sur le point d’aboutir et que les salariés de Bazarchic SAS sont dans une très grande souffrance depuis l’annonce de la fermeture et que les risques psychosociaux sont très élevés. La société d’investissement sus-citée est censée reprendre les négociations du PSE. La différence de traitement entre les salariés de Bazarchic SAS et logistique est incomprise par les salariés du siège et génère beaucoup d’angoisse. Les salariés vont perdre l’accès à des avantages sociaux auxquels ils pouvaient prétendre auprès des Galeries Lafayette, comme le droit le prévoit pour les entreprises de plus de 1 000 salariés. Finis les espoirs de congé de reclassement. Depuis l’annonce de la fermeture de Bazarchic, les négociations sont particulièrement difficiles avec la direction des Galeries Lafayette. Ces derniers prétenderaient se soustraire à l’obligation de faire un plan social à hauteur des moyens de leur groupe. Ils ont été plusieurs fois rappelés à l’ordre par la DRIEETS 92 sur les moyens qu’ils devaient mettre en œuvre : durée des congés reclassement, montant des allocations reclassement, respect de la convention collective applicable à l’entreprise, accompagnement des reclassements internes au sein du groupe. En faisant sous-traiter le plan social par la société d’investissement sus-citée, les Galeries Lafayette se soustrairaient à toutes ces obligations légales et priveraient les salariés des perspectives auxquelles ils se préparaient. Cette situation étant vouée à relancer plusieurs mois de consultations, produisant stress et incertitudes pour les personnes en attente de licenciement. Le cabinet DOH mandaté par le CSE de Bazarchic dans le cadre de l’info-consultation a remis un rapport alarmant sur l’état de stress et de détresse des salariés de Bazarchic. En 10 ans d’expertise, ils n’ont jamais connu un tel niveau et ont alarmé sur le risque grave d’un geste désespéré. Les représentants du personnels sont aujourd’hui extrêmement inquiets sur la santé mentale des salariés de Bazarchic, ils craignent le pire dont des risques de suicide. Ils sont aussi inquiets sur les conséquences sociales pour l’avenir de ces derniers. Ainsi, Mme la députée interroge Mme la ministre sur les actions engagées par le Gouvernement pour préserver les emplois au sein de ce grand groupe français. Elle l’interroge aussi sur le besoin urgent de changer la définition des licenciements économiques, afin de prendre en compte la santé économique des grands groupes, s’ils continuent à distribuer des dividendes et non les filiales prises isolément. De plus, elle l’interroge afin d’avoir connaissance des aides publiques éventuellement accordées aux Galeries Lafayette et savoir si des démarches ont été initiées pour en demander le remboursement du fait des procédures de PSE engagées. Enfin, elle l’interroge sur la nécessité de renforcer les droits des salariés et la nécessité d’instaurer un droit de véto des salariés au CSE et de garantir le temps nécessaire pour que les négociations ne se fassent pas au rabais pour les salariés. Elle lui demande des réponses à ces questions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4827</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1534</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Risque d’exclusion d’une partie des publics accompagnés par les missions locales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4827. — 11 mars 2025. — M. André Chassaigne attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le risque d’exclusion d’une partie des publics accompagnés par les missions locales. En effet, en application de la loi sur le plein emploi entrée en vigueur le 1er janvier 2025, les jeunes sollicitant un accompagnement par les missions locales doivent désormais s’inscrire auprès de France Travail en tant que demandeur d’emploi. Or cette nouvelle disposition va conduire à exclure une partie de ces jeunes : les jeunes ressortissants étrangers, en raison de l’incompatibilité de leur titre de séjour avec les critères d’inscription à France Travail et les jeunes sous statut scolaire et étudiant. Concernant les ressortissants étrangers, il y a notamment la situation des demandeurs d’asile qui pose problème puisque le délai de traitement de leur demande est en moyenne de 18 mois. Sachant que beaucoup d’entre eux obtiendront une réponse favorable, il est regrettable que ces 18 mois ne puissent pas être mis à profit pour favoriser leur intégration. Quant aux scolaires et étudiants, souvent en cours de décrochage scolaire, la priorité est la reprise d’études. Aussi, leur demander de quitter leurs parcours de scolarité pour pouvoir s’inscrire à France Travail et donc bénéficier d’une relation d’accompagnement via les missions locales est un non-sens. De plus, cela met à mal les nombreuses coopérations que les missions locales ont pu développer dans le cadre de l’obligation de formation et de la réforme des lycées professionnels et du supérieur dont un des objectifs est de mettre en place des parcours de prévention et de prise en charge du décrochage scolaire. Au regard de ces éléments, il lui demande quelles sont les dispositions que le Gouvernement envisage de prendre afin que les jeunes ressortissants étrangers ainsi que les scolaires et les étudiants puissent continuer d’être accompagnés par les missions locales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4837</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1535</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hanane Mansouri</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Alerte sur la nécessité de défendre le modèle des micro-crèches
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4837. — 11 mars 2025. — Mme Hanane Mansouri alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences préjudiciables qu’aurait un éventuel alignement des normes d’encadrement des micro-crèches sur celles des crèches classiques. Les structures privées, telles que les micro-crèches, jouent un rôle essentiel en complément des crèches publiques. Le secteur de la petite enfance peine à répondre à l’ensemble des demandes d’inscription. Il est donc primordial de préserver le modèle des micro-crèches, notamment en pérennisant le système d’accueil inter-âges, qui se distingue du fonctionnement en sections d’âge (multi-accueil) des établissements publics. Ainsi, l’objectif d’un taux de 40 % de salariés de catégorie 1 dans ces structures apparaît difficilement atteignable. Le manque de professionnels qualifiés et la durée nécessaire à leur formation compromettent l’application de cette mesure, menaçant ainsi la pérennité du secteur. Les fermetures induites par ces nouvelles normes ne feraient qu’aggraver la pénurie de places et accentuer la pression sur des crèches publiques déjà saturées. De plus, la volonté de limiter les gestionnaires à l’exercice de leurs fonctions dans deux établissements maximum les empêcherait de se développer, alors même qu’ils sont déjà contraints par le nombre restreint de places dans chaque structure. La liberté d’entreprendre de ces gestionnaires de micro-crèches ne devrait pas être entravée. Face à ce constat alarmant, elle lui demande de quelle manière elle compte assurer la pérennité du modèle des micro-crèches et défendre la liberté d’entreprendre des gestionnaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4839</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1535</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Santiago</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Publication tardive du décret d’application no 2024‑119 de la loi Taquet</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4839. — 11 mars 2025. — Mme Isabelle Santiago alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les graves conséquences pesant sur les mineurs et jeunes majeurs pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, suite à la publication du décret n° 2024-119 du 16 février 2024 en application de la loi du 7 février 2022 relative à la protection des enfants. Dans un contexte connu où les structures de protection de l’enfance sont à bout de souffle et alors que les drames se succèdent tristement, seuls 16 décrets sur les 27 nécessaires à l’application de la loi du 7 février 2022, promulguée il y a pourtant plus de 2 ans, sont à ce jour publiés. Les préoccupations des départements comme des associations spécialisées en protection de l’enfance sont fortes et les signaux envoyés par le Gouvernement sont en ce sens très inquiétants, quant à l’importance réservée à cette politique publique pourtant essentielle. Mme la députée s’interroge alors sur la réelle volonté d’aider les jeunes aux parcours déjà traumatiques et fragiles, ainsi que sur les moyens alloués pour un accompagnement adapté à leurs besoins, au regard du décret n° 2024-119 publié ce 18 février 2024. Ayant reçu un avis défavorable du Conseil national de la protection de l’enfance (CNPE), ce décret portant application de l’article 7 de la loi dite « loi Taquet » suscite l’incompréhension des acteurs de la protection de l’enfance : aucun mineur ne doit être dans un hôtel ! En effet, les personnes prise en charge au titre des articles L. 221-1 et L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles, âgées de seize à vingt-et-un an et n’étant pas en situation de handicap, pourront être accueillies au sein de structures hôtelières relevant du régime de déclaration. Mme la députée souligne à ce titre que les structures hôtelières, y compris celles s’étant soumises à une déclaration auprès du président de conseil départemental, restent des hôtels ! Ces structures sont « fondamentalement inadaptées » selon les termes de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS), car elles ne garantissent pas les conditions nécessaires à une vie décente et exposent les jeunes à de nombreux risques, parmi lesquels figurent principalement le trafic et la prostitution. De plus, ce décret autorise de la même manière l’hébergement au sein de structures dites de « jeunesses et de sports », pourtant tout aussi inadaptées à l’accueil de ce public aux besoins spécifiques, ne permettant pas un suivi médico-social d’une qualité suffisante, malgré les précisions relatives au personnel et à leur formation. Enfin, si le décret précise que ces modalités d’hébergement ne doivent être mobilisées que dans des « situations d’urgence », Mme la députée rappelle que l’ensemble des départements alertent sur l’urgence qu’ils connaissent au quotidien quant à l’état de saturation des structures de l’aide sociale à l’enfance dont ils ont la responsabilité, ainsi que sur le manque de moyens et de personnel auquel ils font face pour la bonne mise en œuvre de leurs compétences, au regard des marges de manœuvres financières limitées des collectivités territoriales. Dans ce contexte, elle déplore les mesures dérogatoires prévues par le décret n° 2024-119, clairement pas à la hauteur des enjeux auxquels le pays est confronté. Elle souhaite en ce sens l’interroger sur la vision d’avenir que le Gouvernement porte pour la jeunesse la plus fragile, comme pour les travailleurs sociaux, au moment critique où les nombreux spécialistes (CNPE, UNIOPSS…) appellent de leurs vœux à la mise en place d’un « plan Marshall » pour l’enfance et les départements de gauche demandent la convocation « d’états généraux » pour un réel effort en faveur de l’enfance en danger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4877</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1536</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Martine Froger</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Financement des centres de formation d’apprentis (CFA)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4877. — 11 mars 2025. — Mme Martine Froger appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la concertation qu’elle a engagée en vue de réformer le financement des centres de formation d’apprentis (CFA). La baisse paramétrique des niveaux de prise en charge des contrats d’apprentissage (NPEC), opérée au mois de septembre 2023, a pénalisé très fortement les formations du secteur de l’artisanat et des métiers, de niveau 3 et 4, et fragilisé financièrement les CFA des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA), mettant en péril à terme la formation à des métiers aussi essentiels que pâtissier, boulanger, coiffeur, carrossier, cuisinier, etc. Or il s’agit de métiers qui pour la plupart sont aujourd’hui en tension et pour lesquels le manque de main d’œuvre est déjà une préoccupation des artisans employeurs. Il convient aussi de rappeler que 300 000 entreprises artisanales sont à reprendre dans les dix années qui viennent, soit en moyenne 30 000 par an pendant dix ans. Parce que les apprentis d’aujourd’hui sont les artisans de demain, il est essentiel de ne pas remettre en cause la bonne dynamique de l’apprentissage, depuis la réforme de 2018, dans les métiers de l’artisanat. De nombreux rapports récents (du Parlement, de la Cour des comptes, de l’IGAS ou de l’IGF) sur le sujet du financement de l’apprentissage préconisent de cibler davantage le soutien public à l’apprentissage vers les niveaux 3 et 4 de formation et de mettre fin aux effets d’aubaine dont ont pu bénéficier les formations des niveaux supérieurs. En effet, c’est aux premiers niveaux de formation que l’apprentissage a le plus montré son efficacité, à la fois pour l’accès des jeunes à l’emploi et pour le maintien d’une économie dynamique sur les territoires. La concertation en cours doit répondre à cet objectif et permettre de poser au plus vite les bases d’un financement équitable des CFA, qui prenne en compte la qualité et la plus-value des formations dispensées mais aussi leur situation territoriale (outre-mer, ruralité, QPV). Elle lui demande par conséquent quelles mesures pourraient être envisagées afin d’aboutir à une révision des NPEC qui, d’une part, doit permettre de soutenir et pérenniser les formations des niveaux 3 et 4 dans les métiers de l’artisanat et, d’autre part, doit pouvoir entrer en vigueur dès la rentrée de septembre 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4887</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1536</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Florent Boudié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Encadrement du regroupement des conseils de la vie sociale (CVS)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4887. — 11 mars 2025. — M. Florent Boudié appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, sur les conditions de regroupement des conseils de la vie sociale (CVS) au sein des établissements sociaux et médico-sociaux, conformément à l’article D. 311-3 du code de l’action sociale et des familles. Cet article autorise, sans l’imposer, la création d’une instance commune de participation lorsque plusieurs établissements sont gérés par une même entité publique ou privée pour une même catégorie d’établissements ou de services, alors que, jusqu’alors, chaque établissement disposait de son propre CVS. Si cette possibilité de regroupement peut présenter un intérêt administratif, elle soulève des difficultés qui nuisent à la participation des usagers et de leurs familles. En effet, les établissements concernés peuvent être éloignés géographiquement et accueillir des publics aux besoins distincts, rendant les réunions longues et difficiles à suivre, notamment pour les personnes en situation de handicap. Le nombre élevé de participants complique la prise de parole des plus vulnérables et la réduction du temps accordé à chaque établissement limite la capacité à traiter efficacement leurs enjeux spécifiques. Cette situation risque d’affaiblir le rôle des CVS et de décourager la participation des représentants des familles, pourtant essentiels au bon fonctionnement des établissements et à la défense des droits des usagers. Aussi, M. le député demande à Mme la ministre d’engager une concertation avec les acteurs concernés afin de définir des critères encadrant la création d’une instance commune de participation, garantissant la proximité géographique, l’homogénéité des publics accueillis et un nombre de participants adapté. Il lui demande quels sont les conditions et le calendrier envisagés pour cette concertation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4888</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1537</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Accès au pécule des jeunes majeurs issus de la protection de l’enfance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4888. — 11 mars 2025. — Mme Katiana Levavasseur interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés rencontrées par les jeunes majeurs issus de la protection de l’enfance pour percevoir le pécule constitué à partir du versement de l’allocation de rentrée scolaire, mises en réserve sur un compte géré par la Caisse des dépôts et consignations jusqu’à leur majorité. En effet, la loi du 14 mars 2016 relative à la protection de l’enfance, complétée par le décret du 12 octobre 2016, prévoit ce dispositif afin d’assurer un soutien financier à ces jeunes au moment de leur entrée dans la vie adulte. Toutefois, son effectivité demeure insuffisante. De fait, le versement du pécule n’est pas automatique et nécessite une démarche active de la part des jeunes concernés, qui sont bien souvent mal informés et insuffisamment accompagnés pour en faire la demande. En conséquence, une part significative d’entre eux ne bénéficie pas de cette aide essentielle. En décembre 2022, seuls 42 % des jeunes éligibles avaient pu percevoir leur pécule, ce qui révèle une faille majeure dans le dispositif actuel. Face à cette situation, plusieurs associations de protection de l’enfance ont formulé plusieurs propositions pour garantir un accès effectif à ce pécule, parmi lesquelles le versement automatique dès la majorité, une meilleure transmission des informations entre les organismes gestionnaires et les départements, ainsi qu’une sensibilisation accrue des professionnels encadrant ces jeunes sur leurs droits et les démarches à entreprendre. Le Gouvernement avait d’ailleurs reconnu cette problématique et annoncé en novembre 2023 une réforme du dispositif visant à garantir un soutien financier universel aux jeunes majeurs sortant de l’aide sociale à l’enfance. Cette réforme prévoit notamment la mise en place d’un « coup de pouce financier » de 1 500 euros, destiné à remplacer ou compléter le mécanisme actuel du pécule. Toutefois, des incertitudes demeurent quant aux modalités précises de mise en œuvre de cette aide et aux garanties pour qu’aucun jeune ne soit oublié. Aussi, Mme la députée demande à Mme la ministre quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre afin d’assurer un accès effectif et simplifié au pécule, ou à une aide équivalente, des jeunes majeurs sortant de la protection de l’enfance. Elle souhaite savoir si l’option du versement automatique du pécule est envisagée et quelles garanties seront apportées pour que chaque jeune puisse effectivement bénéficier du soutien financier auquel il a droit dès sa majorité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4896</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1537</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Hausse du nombre de cas de cancers chez les jeunes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4896. — 11 mars 2025. — Mme Florence Goulet interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’augmentation du nombre de cancers chez les jeunes. En effet, selon une récente étude de Santé publique France, l’incidence de six cancers a augmenté chez les 15-39 ans entre 2000 et 2020. Cette étude révèle un rajeunissement sans précédent des patients. Par ailleurs, les cas de cancers augmentent de manière générale dans l’ensemble de la population notamment ceux affectant le cerveau, les seins et le système digestif. Le rapport souligne également que les stratégies de prévention mises en place au cours des vingt dernières années ont permis d’endiguer l’apparition de certains types de cancers, démontrant ainsi l’importance des politiques de prévention et de sensibilisation. Dans le même temps, les facteurs de risque deviennent de plus en plus diffus, multiples et difficiles à identifier, en raison de l’évolution des modes de vie et de consommation ancrés et normalisés par la société. Cette complexité rend plus difficile la prévention et la détection précoce de ces maladies. Aussi, elle lui demande si elle envisage de renforcer et adapter les stratégies nationales de prévention des cancers, en tenant compte de ces nouvelles réalités notamment chez les jeunes générations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4898</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1537</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Santiago</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Pratiques de contention et d’isolement en psychiatrie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4898. — 11 mars 2025. — Mme Isabelle Santiago alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’utilisation des pratiques de contention et d’isolement en psychiatrie. Depuis de nombreuses années, les associations de patients, de leurs familles ainsi que les associations de défense des droits de l’Homme dénoncent le recours généralisé à la contention et à l’isolement en psychiatrie. Ces soins sous contrainte devraient être l’exception. Malheureusement, les nombreuses auditions des professionnels de la psychiatrie et des représentants des patients et des familles dépeignent une réalité différente. En effet, il apparaît que dans de nombreux établissements, faute de moyens humains et financiers, les pratiques de contention et d’isolement sont encore trop nombreuses. M. Joël Aviragnet et Mme Chantal Jourdan, collègues de Mme la députée, ont auditionné des dizaines d’acteurs de la santé mentale pendant près de six mois. Ils ont rédigé un plan paru à la Fondation Jean Jaurès de dix propositions pour faire de la santé mentale une grande cause nationale ainsi qu’une proposition de loi. Parmi les mesures proposées, le groupe Socialistes et apparentés souhaite que le pays aille vers un objectif « zéro contention, zéro isolement ». Pour ce faire, il préconise un renfort massif de professionnels de la santé mentale et un développement de la prévention. Il préconise également le renforcement en soignants des unités recevant des patients en crise et la création d’unités de soins aigus recevant un plus petit nombre de patients, l’expérimentation du contrôle des décisions de contention et d’isolement par un juge des libertés et de la détention qui serait un pair (comme c’est déjà le cas pour les prud’hommes), le soutien et le financement de formations aux prises en charge spécialisées et complexes et l’acculturation des professionnels aux pratiques de la bientraitance. Elle lui demande s’il compte étudier les propositions formulées par le groupe Socialistes et apparentés à propos de la santé mentale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4900</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1538</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Santiago</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prise en compte des nouveaux troubles psychiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4900. — 11 mars 2025. — Mme Isabelle Santiago attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la prise en compte des nouveaux troubles psychiques dus à un contexte social et environnemental difficile, tels que l’éco-anxiété. Les professionnels du secteur de la santé mentale alertent, les études le démontrent, l’état de santé mentale des Françaises et Français se dégrade sévèrement. Ainsi, en décembre 2022, selon l’enquête de Santé publique France, 24,1 % de la population française présentait un état anxieux, soit 11 points de plus par rapport au niveau avant l’épidémie de covid-19 et une personne sur dix avait des pensées suicidaires, soit 6 points de plus par rapport au niveau avant l’épidémie de covid-19. Dans ce contexte, les députés Joël Aviragnet et Chantal Jourdan ont auditionné des dizaines d’acteurs de la santé mentale pendant près de six mois. Ils ont rédigé un plan paru à la Fondation Jean Jaurès de dix propositions pour faire de la santé mentale une grande cause nationale ainsi qu’une proposition de loi. Au-delà de ces propositions d’urgence pour revaloriser les rémunérations des professionnels et procéder à un plan massif d’embauche, ils ont identifié le besoin de travailler sur l’évolution des troubles dans un contexte social et environnemental difficile et de proposer des politiques publiques adaptées. En effet, une part croissante de la population souffre d’un trouble psychique nouveau : « l’éco-anxiété », c’est-à-dire l’anxiété liée au changement climatique. Elle toucherait jusqu’à 45 % des jeunes en France, selon une étude de la revue The Lancet. Il s’agit là d’états de détresse d’un genre nouveau, car ils s’inscrivent dans une double réalité incontestable, notamment pour les plus jeunes générations : des perspectives d’avenir très inquiétantes et un sentiment d’impuissance et de colère face à l’inaction généralement constatée. Ces détresses peuvent se compliquer avec des troubles psychiques classiques (troubles anxieux et dépressifs surtout), nécessitant un diagnostic et des soins et des troubles psychosociaux devant interpeler les pouvoirs publics sur les actions collectives à mener. Outre la plus qu’urgente bifurcation écologique que les députés socialistes défendent, la prise en charge de ce nouveau type de trouble psychique appelle des réponses spécifiques : sensibiliser et former spécifiquement les professionnels à ce type de prise en charge, organiser des temps de détection de l’éco-anxiété dans les écoles, collèges, lycées, universités. Par ailleurs, le contexte global nécessite une politique de prévention d’envergure. Les députés socialistes proposent donc d’y consacrer un effort majeur, par exemple en développant des consultations gratuites de prévention des troubles de santé mentale à plusieurs âges de la vie ; développant les équipes d’interventions précoces et intensives ; entretenant le lien social et en luttant contre l’isolement ; élargissant les missions des services de santé au travail au repérage précoce des facteurs de risque ; étendant la prévention contre les conduites addictives ; massifiant le dispositif de sentinelle en prévention du suicide et en allouant des moyens suffisants au numéro national de prévention du suicide (le 3114). Ainsi, elle lui demande si elle compte étudier les propositions formulées par le groupe Socialistes et apparentés pour la santé mentale des enfants et des jeunes et plus largement pour la santé mentale de l’ensemble de la population.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4908</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1538</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-René Cazeneuve</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Obligation alimentaire des petits-enfants dans le cadre de l’ASH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4908. — 11 mars 2025. — M. Jean-René Cazeneuve interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés d’application de la loi du 8 avril 2024 relative au bien vieillir, notamment en ce qui concerne la suppression de l’obligation alimentaire des petits-enfants dans le cadre de l’aide sociale à l’hébergement (ASH). L’article 9 de cette loi prévoit une dispense automatique des petits-enfants de toute contribution financière lorsqu’une demande d’ASH est formulée pour un grand-parent. Cette disposition vise à harmoniser les pratiques entre départements et à lever un frein au recours à cette aide sociale. Toutefois, des divergences d’interprétation persistent, certains tribunaux continuant d’imposer une obligation alimentaire aux petits-enfants malgré la volonté du législateur. En effet, certaines juridictions maintiennent cette obligation en vertu de l’article 205 du code civil, indépendamment de l’attribution de l’ASH. Dès lors, des petits-enfants se retrouvent contraints de contribuer financièrement à l’hébergement de leurs grands-parents alors même que la loi les en exonère explicitement. Ces décisions compromettent l’égalité de traitement des justiciables et vont à l’encontre de l’objectif de simplification et d’harmonisation poursuivi par la réforme. Par ailleurs, des interrogations subsistent lorsque l’obligation alimentaire est établie sans tenir compte d’une éventuelle demande d’ASH. En effet, un établissement d’hébergement ou un tuteur peut solliciter une contribution alimentaire auprès du juge aux affaires familiales, maintenant ainsi une charge pour les petits-enfants. Cette situation soulève une incertitude quant à la mise en œuvre de la nouvelle législation. Aussi, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir une application homogène de cette dispense sur l’ensemble du territoire, clarifier l’articulation entre l’article 9 de la loi du 8 avril 2024 et l’article 205 du code civil et assurer le plein effet des dispositions visant à favoriser l’accès à l’ASH.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4912</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1539</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Compensation du handicap des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4912. — 11 mars 2025. — M. Max Mathiasin appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la compensation du handicap et de la perte d’autonomie des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. Le système actuel de prise en charge de la perte d’autonomie est organisé autour de la distinction entre handicap et dépendance en fonction de l’âge de la personne : les personnes âgées de moins de 60 ans sont sous le régime de la prestation de compensation du handicap (PCH), celles de plus de 60 ans sous celui de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Ces régimes sont différents et différemment appliqués, selon les départements, ce qui crée des inégalités injustifiables en matière de conditions d’attribution des prestations, traitements, couverture et financement des plans personnalisés, tarification dans les établissements d’hébergement etc. L’association France Alzheimer et maladies apparentées dénonce la barrière de l’âge et sa distinction anachronique et inadaptée qui ne répond pas aux besoins des personnes malades en fonction de leur pathologie et de son évolution. L’article 11 de la loi du n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées instaure une compensation du handicap quel que soit l’âge de la personne. L’article 13 de la loi prévoit la suppression, dans les cinq ans suivant son entrée en vigueur, de la distinction entre les personnes handicapées en fonction de critères d’âge en matière de compensation du handicap et de prise en charge des frais d’hébergement en établissements sociaux et médico-sociaux. Vingt ans plus tard, la distinction persiste… Dans son rapport annuel 2007, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) recommande une « approche qui ignore l’âge en tant que tel pour ne partir que de l’expression des besoins de vie concrète ». Il lui demande quand sera enfin appliquée la loi n° 2005-102 du 11 février 2005, notamment ses articles 11 et 13, et supprimé le critère d’âge dans la compensation du handicap et de la perte d’autonomie des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée pour ne se baser que sur leurs besoins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4913</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1539</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Bruneau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Cumul indemnités journalières et pension d’invalidité pour les indépendants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4913. — 11 mars 2025. — M. Joël Bruneau interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles à propos de l’article D. 622-2 du code de la sécurité sociale. Cet article D. 622-2 énumère les assurés exclus du bénéfice des indemnités journalières en cas d’arrêt maladie, dont les travailleurs indépendants bénéficiaires d’une pension d’invalidité. De cet article résulte une inégalité de traitement entre les salariés et les travailleurs indépendants. En effet, un travailleur indépendant bénéficiant d’une pension d’invalidité ayant repris une activité d’indépendant à minima en raison de ses problèmes de santé et ayant été arrêté pour un motif différent de son invalidité ne peut prétendre, comme le pourrait un salarié, à des indemnités journalières. Il lui demande les raisons qui motivent cette inégalité de traitement. Il l’interroge également afin de savoir si une modification de l’article D. 622-2 du code de la sécurité sociale est envisagée pour y remédier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4915</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1539</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Oberti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Éducateurs spécialisés à domicile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4915. — 11 mars 2025. — M. Jacques Oberti attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’encadrement de la profession d’éducateur spécialisé à domicile. Il y a ces dernières années un développement exponentiel de l’éducation spécialisée à domicile pour accompagner les familles dites fragilisées ne pouvant obtenir un placement en établissement médico-social pour leur enfant. En effet, d’après la DREES, près de 10 000 enfants étaient en liste d’attente en 2021, représentant une hausse de 10 % par rapport à l’année précédente. Afin de pallier les difficultés liées à cette situation, les éducateurs spécialisés libéraux s’y substituent alors même que l’acte éducatif n’est pas reconnu en dehors des établissements. Néanmoins, beaucoup pratiquent sans agrément ni autorisation en raison d’un flou juridique en la matière. Les règles appliquées par les services régionaux de la DREETS et les conseils départementaux varient géographiquement : appel à projets, condition d’autorisation par l’échelon départemental, autorisation mais sans perception de la prestation de compensation du handicap, etc. Il demeure que cette carence juridique pose plusieurs problématiques telles qu’une prise en charge des plus fragiles non adaptée et sans suivi, un défaut de vérification du profil du professionnel (casier judiciaire, diplôme d’État, etc.) ou encore la facturation aléatoire et parfois abusive de ces services aux familles. Afin de prévenir toute dérive dans la pratique de l’éducation spécialisée à domicile et afin de préserver les familles déjà exposées à des grandes difficultés, un encadrement paraît nécessaire voire urgent. À ce titre, il lui demande si une démarche en ce sens va être envisagée pour apporter un cadre juridique à cette nouvelle pratique, poursuivant un objectif de contrôle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4916</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1540</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Saint-Pasteur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Iniquité entre bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4916. — 11 mars 2025. — M. Sébastien Saint-Pasteur attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur une iniquité affectant les bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) selon leur lieu d’hébergement. En effet, il existe une différence de traitement entre les résidents des foyers d’accueil médicalisé (FAM) et ceux des maisons d’accueil spécialisées (MAS) en matière de reste à vivre. Actuellement, les résidents en MAS se voient appliquer une contribution plus élevée sur leur AAH que ceux hébergés en FAM, ce qui réduit significativement leur reste à vivre. Cette situation crée une inégalité de fait entre des personnes aux besoins similaires, qui ne disposent pas des mêmes ressources pour couvrir leurs dépenses personnelles essentielles, telles que l’achat de vêtements, d’activités culturelles ou encore de déplacements pour maintenir un lien social. Cette disparité est d’autant plus problématique qu’elle concerne des personnes en situation de handicap nécessitant une prise en charge lourde et adaptée. Elle contribue à accentuer les inégalités et pèse sur la qualité de vie des résidents en MAS, qui doivent faire face à des contraintes financières plus strictes que leurs homologues en FAM. Aussi, il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de corriger cette iniquité en harmonisant les règles de participation financière entre ces deux types d’établissements, afin de garantir à tous les bénéficiaires de l’AAH un reste à vivre équitable et digne, indépendamment de leur mode d’hébergement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4920</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1540</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Florquin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Réforme de la délivrance des fauteuils roulants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4920. — 11 mars 2025. — M. Guillaume Florquin attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le projet gouvernemental de réforme de la délivrance des fauteuils roulants en contradiction avec la proposition de loi adoptée à l’unanimité le 17 septembre 2024 à l’Assemblée nationale. M. le député souhaite attirer l’attention de Mme la ministre sur le projet de remboursement intégral des fauteuils roulants, correspondant à une promesse du Président de la République et annoncé pour 2025. En effet, bien qu’une proposition de loi ait été déposée et adoptée en 2024 en première lecture à l’Assemblée concernant le remboursement intégral des fauteuils roulants, le Gouvernement poursuit aujourd’hui son projet de réforme préexistante sans adaptation. Préoccupés par la potentielle suppression de 70 % du budget consacré par l’assurance maladie aux locations de fauteuils roulants majoritairement utilisés par les personnes âgées en perte d’autonomie, les acteurs du secteur pharmaceutique de la circonscription de M. le député demandent à ce dernier d’interroger Mme la ministre à ce sujet. Aujourd’hui, c’est une refonte totale de la réglementation relative aux véhicules pour personnes handicapées (VPH) qui s’annonce, bouleversant complètement le modèle économique en vigueur. Sont concernés à la fois les VPH très spécifiques destinés à accompagner une maladie évolutive ou un handicap durable, correspondant au titre IV de la LPP et les fauteuils roulants standards relevant du titre I, actuellement proposés en officine à la location aux personnes en perte d’autonomie. La réforme prévoit également l’impossibilité de louer plus d’une fois par an un fauteuil roulant, ce qui va à l’encontre des recommandations en matière de mobilité et de vie sociale qui sont les outils majeurs de lutte contre la perte d’autonomie. Les acteurs du handicap alertent aujourd’hui sur le fait que les tarifs projetés par la DSS ne couvrent pas leurs coûts de revient et que dans ces conditions, les entreprises devront cesser l’activité de location de fauteuils roulants. Ils craignent d’ailleurs un report de la location vers l’achat, qui coûtera beaucoup plus cher à l’assurance maladie. M. le député souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour éviter que cette réforme ne pénalise les personnes âgées, notamment en garantissant que celles-ci auront toujours accès à un fauteuil roulant en location pris en charge par l’assurance maladie, en quelques heures, quel que soit le territoire où elles vivent. Par ailleurs, il lui demande de lui indiquer si des financements sont prévus pour que les pharmacies, y compris rurales, puissent continuer à assurer la délivrance des fauteuils roulants dans des conditions économiquement viables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4922</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1541</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Garantir l’exercice des pharmaciens d’officine dans les établissements de santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4922. — 11 mars 2025. — M. Jean-Philippe Tanguy attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation de pénurie des pharmaciens dans les pharmacies à usage intérieur, dites PUI, des établissements de santé. En France, depuis près de vingt ans, l’accès aux soins est une problématique grandissante. Les PUI au sein des établissements de santé jouent un rôle essentiel dans la dispensation des médicaments, la sécurité des traitements et l’approvisionnement des unités de soins. Pourtant, une pénurie de pharmaciens qualifiés affecte gravement ses structures en allongeant les délais de traitement et l’accès au soin pour la population française. Cette pénurie s’explique notamment par l’interdiction pour les pharmaciens d’officine d’exercer dans les établissements de santé. Il est entendable qu’au sein d’un grand établissement de santé, la présence d’un pharmacien gérant avec un diplôme hospitalier soit nécessaire, or les pharmaciens d’officine ont toutes les compétences pour exercer dans un petit établissement de soins, ou en tant que pharmacien adjoint dans un gros établissement sous la hiérarchie d’un pharmacien hospitalier. Il apparaît étrange qu’un pharmacien d’officine ait la capacité de prescrire des antibiotiques et des vaccins dans une pharmacie mais qu’il lui soit interdit de délivrer des médicaments au sein d’un établissement de santé. Alors que les pharmaciens d’officine bénéficient d’une formation similaire, ils se voient interdits d’exercer dans ces établissements de santé sans la qualification en pharmacie hospitalière, appelée qualification « H ». Il faut savoir que, pour obtenir le diplôme d’études spécialisées (DES), il est indispensable de suivre un internat pendant quatre années. Alors que le nombre de diplômés spécialisés est déjà insuffisant, l’exigence de ces études rend plus compliquée la reconversion vers cette activité et accroît ainsi le déficit de professionnels formés. Malgré la dérogation, introduite par le décret du 9 mai 2017, permettant aux pharmaciens, cumulant deux années d’expérience à temps plein en PIU, de travailler sans obtention du DES ; l’accès à l’exercice de cette activité reste encore bouché. En effet, la majorité des pharmaciens d’officine ne peuvent pas justifier de ces deux années de travail. La pénurie des pharmaciens découle également d’autres facteurs, tels que l’augmentation des demandes d’intérim et le manque d’attractivité du secteur hospitalier qui s’explique par des conditions de travail déplorables et un manque considérable de moyens pour soigner convenablement les patients. À cela s’ajoute une rémunération inférieure à celle du secteur privé, qui décourage les jeunes de poursuivre dans cette voie. Il est urgent d’apporter des solutions concrètes pour lutter contre cette pénurie qui fragilise la gestion des médicaments et l’accès au soin. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de faciliter l’accès à la qualification dite « H » ouvrant ainsi l’exercice de l’activité de pharmaciens dans les PUI aux pharmaciens d’office.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4934</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1541</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Buffet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Retards de versement des pensions alimentaires par l’ARIPA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4934. — 11 mars 2025. — Mme Françoise Buffet attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les retards signalés dans le versement des pensions alimentaires par l’Agence de recouvrement et d’intermédiation des pensions alimentaires (ARIPA), gérée par la Caisse nationale des allocations familiales et la Mutualité sociale agricole. Des usagers font état de retards récurrents dans les paiements alors même que les prélèvements sur les comptes des débiteurs sont effectués en temps voulu. Ces délais, parfois de plusieurs semaines, compromettent la stabilité financière des familles monoparentales concernées, majoritairement des femmes en situation de précarité. Ces dysfonctionnements semblent en partie liés au mode d’organisation des CAF pivots, chargées de traiter les dossiers de plusieurs départements, ainsi qu’à une surcharge de travail. Cela complique en plus l’accès des bénéficiaires à des informations précises sur l’avancement de leur dossier et les raisons des retards. Mme la députée interroge donc Mme la ministre sur les mesures envisagées pour garantir la régularité des paiements effectués par l’ARIPA et éviter que ces retards ne mettent en difficulté des familles déjà fragilisées. Elle souhaite également savoir si des ajustements ou des recrutements sont prévus pour améliorer la réactivité de ce dispositif et l’accompagnement des usagers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4938</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1542</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Florquin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Désertification médicale Bruay-sur-l’Escaut
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4938. — 11 mars 2025. — M. Guillaume Florquin attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation préoccupante de la commune de Bruay-sur-l’Escaut, 12 000 habitants, dans le département du Nord. Malgré les efforts conséquents déployés par la municipalité pour attirer des professionnels de santé, notamment par la mise à disposition d’une nouvelle maison médicale, la commune continue de souffrir d’un manque criant de médecins généralistes et spécialistes. L’ARS des Hauts-de-France mentionne par ailleurs que la commune est également placée en zone d’intervention prioritaire. Cette situation met en péril l’accès aux soins pour les habitants, en particulier les plus vulnérables et accroît les délais d’attente pour les consultations médicales, entraînant une surcharge des services d’urgence des hôpitaux environnants. Cette situation n’est pas exclusive à ladite commune et se présente en cas d’école d’une situation nationale. En conséquence, M. le député souhaite savoir quelles mesures concrètes le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour remédier à cette situation de désertification médicale persistante à Bruay-sur-l’Escaut. Il lui demande également si le Gouvernement envisage de renforcer les dispositifs existants ou d’en créer de nouveaux pour rendre ces territoires plus attractifs pour les professionnels de santé, notamment à travers des incitations supplémentaires, un soutien renforcé aux maisons de santé pluriprofessionnelles, ou encore des campagnes de sensibilisation auprès des jeunes médecins et étudiants en médecine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4939</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1542</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Déserts médicaux et manque de dermatologues dans la 8e cir. de Haute-Garonne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4939. — 11 mars 2025. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la problématique des déserts médicaux et plus particulièrement le manque de dermatologues dans la 8e circonscription de la Haute-Garonne. La pénurie de médecins, généralistes comme spécialistes, représente un danger majeur pour la santé des Français, notamment ceux qui habitent dans le monde rural. Les disparités territoriales sont très marquées. Ce problème d’accès aux soins revient sans cesse ; par exemple, dernièrement, M. le député a été interpellé par des habitants de sa circonscription sur l’impossibilité de rendez-vous avec un dermatologue sur l’ensemble de sa circonscription (284 communes). Face à cette situation critique, des solutions ambitieuses doivent être mises en œuvre. En 2022, un groupe de travail transpartisan pour lutter contre les déserts médicaux a été créé. L’objectif de ce groupe de travail est de sensibiliser les députés de tous bords, puis de faire évoluer la loi afin de mettre en place la régulation à l’installation des médecins. Concrètement, cette mesure empêcherait l’installation de nouveaux médecins dans les zones déjà bien pourvues, afin de les rediriger vers les territoires qui en manquent. Ce groupe de travail, qui se réunit chaque semaine depuis près de trois ans, a donc rédigé une proposition de loi ambitieuse, signée par plus d’un tiers des députés, le but étant de l’inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Aussi, M. le député demande à Mme la ministre quelles mesures concrètes elle entend prendre pour réduire les déserts médicaux et plus particulièrement assurer la présence de dermatologues dans le sud du département de la Haute-Garonne. Il l’interroge également sur la possibilité d’un engagement du Gouvernement en faveur de cette proposition de loi, afin de garantir un égal accès aux soins pour tous les citoyens, conformément au principe d’égalité républicaine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4941</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1542</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Encadrement des pratiques non médicales en rééducation de l’écriture
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4941. — 11 mars 2025. — M. Sacha Houlié appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’inquiétude grandissante de certaines professions du paramédical, tels que les ergothérapeutes, les orthophonistes, les psychomotriciens et les orthoptistes. En effet, ces professionnels s’interrogent sur leur devenir, au regard de l’émergence de professionnels exerçant sous le nom de graphothérapeutes, ortographothérapeutes et grapho-pédagogues. Ces personnes revendiquant l’accompagnement non médical des enfants pour le graphisme de leurs écritures exercent un métier qui n’est ni reconnu, ni recommandé, ni même encadré par la Haute Autorité de santé. À cet égard, les representants de la profession d’ergothérapeutes exposent que si l’intervention des graphothérapeutes, ortographothérapeutes et grapho-pédagogues, peut avoir des effets à court terme, elle ne traite pas le symptôme de la dysgraphie, lequel peut cacher d’autres pathologies. En outre, de plus en plus de parents se voient conseiller d’y recourir au détriment des spécialistes de ces questions tels que les ergothérapeutes, orthophonistes, les psychomotriciens ou les orthoptistes. Ces professionnels souhaitent alerter sur le retard de diagnostic et la perte de chance pour l’enfant. En considération de la gravité des pathologies dont il est question (dysphasie, dyslexie, dyspraxie), il lui demande s’il compte intervenir pour réguler cette activité nouvelle qui intervient auprès des enfants en dehors de tout cadre légal et s’il compte communiquer ou apporter une réponse au fait que les graphothérapeutes, grapho-pédagogues et orthographothérapeutes ne soient pas des professionnels de santé dès lors que leur pratique n’est fondée sur aucune donnée probante.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4942</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1543</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Florquin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Exode des infirmiers vers la Belgique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4942. — 11 mars 2025. — M. Guillaume Florquin alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’exode des infirmiers vers la Belgique. Dans la circonscription de M. le député, frontalière avec la Belgique, un nombre croissant d’infirmiers quittent les établissements hospitaliers et les EHPAD français pour aller exercer de l’autre côté de la frontière. Attirés par une rémunération plus attractive, une meilleure reconnaissance de leur profession et des conditions de travail plus favorables, ces soignants privilégient des structures offrant un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle, une charge de travail plus supportable et une plus grande stabilité de l’emploi. En France, le salaire moyen annuel brut des infirmiers était de 32 397 euros en 2020, un montant inférieur de 10 % au salaire moyen national. Actuellement, dans la fonction publique hospitalière, un infirmier perçoit en début de carrière 2 102 euros brut et un maximum de 3 578 euros brut en fin de carrière. Ces rémunérations restent bien en-deçà de celles pratiquées dans des pays voisins comme la Belgique, où le salaire moyen annuel brut atteint 62 316 euros, soit près du double du niveau français. Ce différentiel salarial, conjugué à des conditions de travail jugées difficiles en France, contribue à un phénomène d’exode préoccupant vers la Belgique. Ce mouvement aggrave la pénurie de soignants sur le territoire français, mettant en tension les établissements de santé qui peinent à recruter et à fidéliser leur personnel. En conséquence, les postes vacants se multiplient, les équipes restantes sont surchargées et la qualité des soins s’en trouve affectée. Ce phénomène illustre une crise plus large de l’attractivité du métier d’infirmier en France, dans un contexte où l’OCDE souligne une baisse du nombre de jeunes souhaitant embrasser cette profession entre 2018 et 2022. Face à cette situation alarmante qui met en péril l’offre de soins sur le territoire et accentue la crise des vocations, il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement envisage de prendre pour revaloriser la rémunération et les conditions de travail des infirmiers en France et quelles initiatives sont prévues pour rendre plus attractifs les établissements hospitaliers et éviter l’exode des soignants vers les pays frontaliers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4946</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1543</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Renforcer l’accueil familial : quelles réformes pour garantir son avenir ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4946. — 11 mars 2025. — Mme Katiana Levavasseur appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation alarmante des accueillants familiaux, dont l’activité essentielle est aujourd’hui menacée par un manque de reconnaissance, une rémunération insuffisante et un cadre réglementaire inadapté. Pour rappel, l’accueil familial permet à des particuliers agréés d’héberger à leur domicile des personnes âgées ou en situation de handicap ne pouvant plus vivre seules. Il constitue une alternative précieuse entre le maintien à domicile et l’entrée en établissement, en offrant un cadre de vie plus familial et personnalisé. Pourtant, cette solution est aujourd’hui en péril, faute d’attractivité. Le nombre d’accueillants familiaux ne cesse de chuter, passant sous la barre des 8 000 en 2023, contre plus de 9 700 en 2013, soit une baisse de près de 20 % en dix ans. En parallèle, les besoins augmentent, notamment en raison du vieillissement de la population et de la crise des établissements médico-sociaux. Cette désaffection s’explique principalement par un manque de reconnaissance statutaire et une rémunération inadaptée. Contrairement aux autres professionnels du secteur médico-social, les accueillants familiaux n’ont pas accès à l’assurance chômage et restent soumis à un cadre contractuel daté, sans véritable sécurisation de leur activité. Leur rémunération est indexée sur le SMIC horaire brut, avec un minimum de 2,5 SMIC horaires par jour et par personne accueillie (soit environ 30,98 euros brut en 2024). Bien que ces montants aient suivi l’évolution du SMIC, aucune réforme structurelle ni revalorisation significative des contreparties financières n’a été engagée depuis près de 20 ans, alors même que le coût de la vie et les exigences de cette profession ont considérablement évolué. Depuis plusieurs années, les accueillants familiaux et leurs représentants demandent des mesures concrètes pour garantir la viabilité de leur activité. Ils réclament ainsi une revalorisation des contreparties financières, une réforme du contrat d’accueil devenu obsolète, ainsi qu’un accès à l’assurance chômage et une meilleure protection sociale. Ces évolutions sont essentielles pour sécuriser leur parcours professionnel et éviter qu’ils ne se retrouvent sans ressources en cas de départ d’un hébergé. Par ailleurs, ils insistent sur la nécessité de simplifier les démarches administratives et de renforcer l’accompagnement des accueillants, notamment par une meilleure coordination avec les départements. Bien que le Gouvernement ait reconnu la nécessité d’améliorer le statut des accueillants familiaux, aucune réforme concrète n’a encore vu le jour, malgré les multiples alertes du secteur. Une pétition rassemblant plus de 25 000 signatures témoigne de l’urgence de la situation et de la mobilisation croissante des accueillants pour obtenir des réponses. Aussi, Mme la députée demande à Mme la ministre quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir la pérennité de l’accueil familial et répondre aux attentes légitimes des professionnels du secteur. De plus, elle souhaite savoir si un calendrier des réformes est envisagé à court terme, afin d’apporter des réponses concrètes à ces professionnels essentiels au maintien à domicile des personnes vulnérables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4947</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1544</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Kervran</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Revalorisation des accueillants familiaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4947. — 11 mars 2025. — M. Loïc Kervran interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la nécessaire revalorisation des professionnels de l’accueil familial social. Constituant une solution alternative à l’hébergement en établissement, l’accueil familial des personnes âgées ou en situation de handicap présente de nombreux atouts : il offre un environnement familial et chaleureux, un cadre de vie stable, sécurisant et proche de celui dans lequel les accueillis ont évolué le reste de leur vie. Cette solution d’accueil contribue à répondre à l’enjeu du vieillissement de la société, en prévenant la perte d’autonomie et le risque de solitude. Pourtant, ce métier souffre d’un déficit d’attractivité : ainsi, après une baisse de près de 15 % du nombre d’accueillants entre 2019 et 2024, il reste aujourd’hui 8 428 accueillants pour 13 109 accueillis sur l’ensemble de la France. Ce déficit d’attractivité est notamment dû à une forte précarité du statut d’accueillant familial, avec une indemnité journalière de 23 euros nets, la non-perception d’indemnités chômage en l’absence de placement ou encore des indemnités d’entretien particulièrement faibles. Il aimerait connaître sa position sur l’accueil familial social et les éventuels travaux en cours pour sécuriser et revaloriser le statut des accueillants familiaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4951</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1544</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Kervran</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prise en compte des trimestres de maternité dans les carrières longues
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4951. — 11 mars 2025. — M. Loïc Kervran attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la prise en compte des trimestres accordés au titre de la maternité dans le cadre du dispositif de départ anticipé pour carrière longue. Actuellement, si ces trimestres sont bien attribués aux mères de famille dans le calcul de la durée d’assurance, ils ne permettent toutefois pas d’ouvrir droit à un départ anticipé pour carrière longue. Cette situation crée une inégalité pour les femmes qui ont débuté leur activité professionnelle jeunes, ont eu des enfants et ont poursuivi une carrière continue, en les contraignant à travailler jusqu’à l’âge légal sans bénéficier des trimestres pourtant reconnus. Cette absence de prise en compte des trimestres de maternité dans le dispositif carrière longue pénalise particulièrement les femmes, alors même que la maternité implique souvent des interruptions ou des adaptations de carrière, avec un impact sur l’évolution salariale et les droits à la retraite. Dans un souci d’équité et de reconnaissance du rôle des mères dans la société, il serait opportun d’étudier une évolution du dispositif afin que ces trimestres puissent être intégrés au calcul ouvrant droit au départ anticipé. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’introduire une réforme permettant de comptabiliser les trimestres de maternité dans le dispositif des carrières longues, afin de garantir une meilleure équité entre les hommes et les femmes dans l’accès à la retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4952</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1544</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Florquin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Espérance de vie et inégalités de santé dans le bassin minier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4952. — 11 mars 2025. — M. Guillaume Florquin attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation de santé particulièrement préoccupante dans l’ancien bassin minier du Nord, dont une partie est située dans sa circonscription. Selon un récent rapport de l’Observatoire régional de la santé et du social (OR2S), l’espérance de vie dans cette région accuse un retard de 20 ans par rapport à la moyenne nationale, un écart qui s’explique notamment par des facteurs sociaux et économiques défavorables. Le bassin minier, déjà marqué par un taux de chômage élevé et une précarité importante, paie un lourd tribut en matière de santé. En effet, la mortalité y est supérieure de 29 % chez les hommes et de 21 % chez les femmes par rapport à la moyenne française. Les décès liés aux maladies cardio-vasculaires, au tabac et à l’alcool sont particulièrement nombreux, contribuant à cette surmortalité. Le rapport pointe que les décès dus au tabac sont 37 % plus fréquents que dans le reste du pays et que les décès liés à l’alcool sont près de trois fois plus nombreux. Cette situation dégradée est d’autant plus inquiétante qu’elle s’accompagne d’un manque d’accès aux soins adéquats. Une majorité des médecins généralistes du bassin minier approche de la retraite et le renouvellement des praticiens dans ces territoires semble insuffisant. Cela menace directement l’accès aux soins pour une population déjà fragilisée, risquant de plonger davantage ces territoires dans la précarité sanitaire. Face à cette situation, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour réduire ces inégalités territoriales en matière de santé et améliorer l’espérance de vie dans ces zones particulièrement touchées, quelles actions sont envisagées pour renforcer la prévention et pour lutter contre les maladies cardio-vasculaires dans ces territoires et, enfin, quelles solutions sont proposées pour garantir un renouvellement de l’offre de soins et lutter contre la désertification médicale qui frappe ces zones déjà fragiles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4953</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1545</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ségolène Amiot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Garantir une prise en charge conforme au code de la santé de la fibromyalgie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4953. — 11 mars 2025. — Mme Ségolène Amiot interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la nécessité d’investir davantage dans la recherche sur la fibromyalgie afin de garantir une prise en charge conforme aux principes du code de la santé publique. La fibromyalgie touche environ 1,5 à 2 % de la population française, soit plus de 2 millions de personnes, dont 80 % de femmes. Elle se manifeste par des douleurs chroniques diffuses, une fatigue intense, des troubles du sommeil et des difficultés de concentration. Ces symptômes, souvent invalidants, ont un impact majeur sur la qualité de vie des patients, leur capacité à travailler et leur autonomie. En 2022, l’Organisation mondiale de la santé a reclassé la fibromyalgie parmi les douleurs chroniques primaires, mettant fin à son statut de diagnostic d’exclusion. Cette évolution devait faciliter sa reconnaissance et sa prise en charge. Pourtant, en France, les patients continuent de rencontrer de grandes difficultés pour obtenir une reconnaissance médicale et sociale de leur maladie. Malgré certaines avancées récentes, comme l’élaboration de recommandations de la Haute Autorité de santé prévues pour cette année ou le financement de recherches sur la prise en charge de la douleur (FIMOUV et DOUFISPORT), les associations alertent sur un manque de moyens dédiés à la recherche sur cette pathologie. L’absence d’examens diagnostiques objectifs et de traitements spécifiques freine la reconnaissance de la fibromyalgie et limite l’accès des patients à des soins adaptés. Cette situation interroge au regard de l’article L. 1110-5 du code de la santé publique, qui dispose que « toute personne a le droit de recevoir des soins visant à soulager sa douleur. Celle-ci doit être en toute circonstance prévenue, évaluée, prise en compte et traitée ». Or les patients fibromyalgiques continuent d’affronter une minimisation de leurs douleurs et des refus de reconnaissance de leur pathologie. Sans avancées scientifiques permettant d’objectiver cette maladie, leur prise en charge restera insuffisante et inégale sur le territoire. Il apparaît donc indispensable que l’État renforce les investissements dans la recherche sur la fibromyalgie, notamment pour mieux comprendre ses mécanismes, affiner ses critères diagnostiques et développer des traitements spécifiques. Face à ces constats, elle souhaite savoir comment le Gouvernement entend renforcer les investissements dans la recherche sur la fibromyalgie afin de garantir une prise en charge conforme aux principes du code de la santé publique et assurer aux patients des soins adaptés à la réalité de leur maladie.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1556</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>La situation préoccupante des exploitations agricoles et l’audit annoncé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4. — 1 octobre 2024. — M. Julien Guibert* appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation préoccupante des exploitations agricoles. La situation des exploitations agricoles du pays, et plus particulièrement celles de la Nièvre, soulève aujourd’hui de vives préoccupations. Les prévisions pour l’année en cours annoncent une « année noire » pour l’ensemble du secteur céréalier, mais aussi pour d’autres cultures. Ces sombres perspectives sont le reflet de multiples défis auxquels les agriculteurs doivent faire face : les aléas climatiques de plus en plus fréquents et intenses ; les fluctuations des marchés internationaux ; et les charges économiques et administratives toujours plus lourdes. En tant que député de la Nièvre, il souhaite connaître l’état d’avancement de l’audit annoncé par le ministère chargé de l’agriculture. Il est crucial pour évaluer avec précision l’ampleur des difficultés actuelles et donc pour être en capacité d’estimer la perte pour les exploitations. M. le député demande à Mme le ministre si elle pourrait lui fournir des informations détaillées sur l’audit en cours. À quel stade en est-il ? Quels premiers constats peuvent-en être tirés ? Il devrait permettre d’identifier les leviers d’action nécessaires pour apporter une aide concrète et efficace aux exploitations en difficulté. Il est impératif d’être informés de la méthodologie employée, des critères d’évaluation retenus, ainsi que du calendrier prévu pour la publication des résultats. Par ailleurs, il est indispensable d’envisager des mesures d’urgence pour soutenir les agriculteurs en détresse. Quelles actions immédiates Mme la ministre compte-t-elle mettre en œuvre pour pallier les effets désastreux de cette « année noire » ? Envisage-t-elle de mobiliser des aides financières directes, des allégements fiscaux ou des dispositifs de soutien à la trésorerie des exploitations agricoles ? Quelles mesures spécifiques seront prises pour assurer la pérennité de la production céréalière française et plus largement du secteur agricole ? Les exploitants agricoles de la Nièvre, ainsi que leurs collègues de tout le territoire national, attendent des réponses claires, des actions concrètes et directes. Il est crucial de leur redonner confiance et de leur permettre de surmonter cette période de grandes difficultés et de savoir que l’État est à leurs côtés pour la pérennité de leurs activités. En conclusion, il réitère sa demande de transparence et d’efficacité quant à l’audit en cours sur la situation des exploitations agricoles et souhaite savoir quels sont les premiers résultats de cet audit et quelles seront les mesures urgentes prises pour soutenir les agriculteurs en difficulté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1371</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1556</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Baisse de rendement dans la filière agricole</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1371. — 29 octobre 2024. — M. Thierry Frappé* alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation alarmante de la filière agricole française, notamment pour les céréaliers et les betteraviers, qui font face à une récolte 2024 décevante. Selon les données d’Agreste, la production de blé tendre a chuté de 8,7 millions de tonnes et celle de l’orge d’hiver de près de 2 millions de tonnes par rapport à 2023. De plus, les rendements en betteraves sucrières sont également impactés, aggravant la situation des exploitations. Sur les cinq dernières années, les rendements en blé ont diminué de 14,5 % au niveau national et de 19,4 % dans la zone betteravière. Pour le département du Pas-de-Calais, la baisse du rendement en blé atteint 15,8 %. Cette conjoncture met en péril l’équilibre économique de la filière agricole, confrontée à une hausse des coûts de production sans précédent. Les agriculteurs peinent à maintenir leur activité face à cette double pression sur leurs revenus et leur trésorerie. M. le député rappelle que la survie de la filière agricole est essentielle à la souveraineté alimentaire de la France et qu’un soutien fort est désormais nécessaire pour préserver l’avenir des agriculteurs. Il l’interroge sur les mesures urgentes qu’elle compte prendre pour soutenir les agriculteurs, tant sur le plan fiscal que social, ainsi que sur les dispositifs spécifiques à mettre en place pour soulager la trésorerie des exploitations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2001</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1557</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Boulogne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>La situation du secteur agricole dans le Grand Est</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2001. — 19 novembre 2024. — M. Anthony Boulogne* alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’état préoccupant de l’agriculture dans la région Grand Est. La publication d’octobre 2024 de l’Observatoire Grand Est agricole (OGEA) révèle, en effet, une situation assez préoccupante pour les agriculteurs de la région. En 2024, les rendements de blé sont en baisse de 13 % par rapport à l’année précédente ; pour l’orge, les rendements sont en chute de 20 % par rapport à la moyenne quinquennale sur l’ensemble de la région. Les prix de ces deux denrées agricoles ont également connu une nette diminution ces derniers mois, réduisant d’autant la marge des exploitants et agriculteurs. Le constat est le même pour la plupart des protéagineux. Ces mauvaises récoltes s’expliquent par la forte pluviométrie et l’humidité, qui mettent à mal la croissance des cultures. Mais les difficultés qui touchent les agriculteurs de la région ne sont pas toutes liées aux aléas climatiques. Le poids croissant des charges remet en cause la viabilité économique de nombre d’exploitations agricoles. Selon l’OGEA : « Les principaux systèmes de productions agricoles de la région voient les charges progresser de 25 à 30 % depuis 2019 », s’expliquant principalement par la hausse du coût des intrants agricoles. Face à ces coûts, les exploitations se voient contraintes de puiser dans leurs trésoreries pour maintenir leurs équilibres financiers. Les conséquences sont claires : « Les prévisions de résultats courant 2024 semblent en baisse par rapport à 2023 pour toutes les exploitations. La moisson moyenne, voire mauvaise dans certains secteurs, le prix des céréales et des charges qui restent élevées, imputent une nouvelle fois les résultats ». De tels résultats sont une menace directe sur la rentabilité de nombre d’exploitations agricoles du Grand Est. Leur disparition, en plus de représenter un désastre économique et social, impacterait négativement la souveraineté alimentaire de la France. Il lui demande donc quelles mesures elle compte mettre en œuvre afin de soutenir le secteur agricole du Grand Est.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1557</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Compte tenu des conditions particulières de pluviométrie et d’ensoleillement au printemps et à l’été 2024, la production agricole en France a subi des pertes importantes, notamment en céréales, et plus particulièrement en céréales d’hiver, mais aussi pour d’autres cultures. Ces diminutions de production, résultent à la fois d’une réduction des surfaces emblavées, notamment en blé tendre, au profit d’autres cultures de printemps, et d’une baisse des rendements à l’hectare, bien que ces derniers restent supérieurs aux très faibles rendements observés en 2016. Cette situation conjoncturelle s’inscrit dans un contexte de changement climatique et d’instabilité géopolitique marquée par une plus grande variabilité des conditions de cultures et des prix de marché. Face à la situation actuelle, le Gouvernement s’est mobilisé pour répondre à la crise à travers une grande diversité d’actions mises en œuvre, au niveau national comme au niveau local, dans un temps court avec le souci de la simplicité et de l’efficacité. En particulier, différents dispositifs d’indemnisation des pertes de récolte en grandes cultures liées aux aléas climatiques ont pu être mobilisés. L’assurance récolte et notamment l’indemnité de solidarité nationale pour les risques d’ampleur exceptionnelle constituent un gage de sécurisation pour les producteurs. Ces dispositions sont complétées par d’autres : avances politique agricole commune, déduction pour épargne de précaution, prise en charge des cotisations mutualité sociale agricole ou encore dégrèvement de taxe sur le foncier non bâti. Conscient des difficultés du monde agricole, la mobilisation de l’État se poursuit par la mise en place de deux dispositifs de soutien à la trésorerie des exploitations. Une première aide accompagnera les agriculteurs qui traversent des difficultés conjoncturelles, du fait d’aléas climatiques ou sanitaires. Elle prendra la forme des prêts de moyen terme (deux à trois ans) et, grâce à un effort partagé entre la banque prêteuse et l’État, le coût de ce prêt diminuera significativement pour les agriculteurs, pour atteindre des taux d’intérêt maximums de 1,75 % (1,5 % pour les jeunes installés). Une seconde aide permettra de soutenir les agriculteurs qui traversent des difficultés plus structurelles du fait, par exemple, de l’impact du changement climatique. Celle-ci prendra la forme de prêts de consolidation à long terme (maximum deux ans), octroyés par les établissements bancaires, adossés à une garantie publique. Cette garantie sera déployée par Bpifrance à travers un dispositif nouvellement créé dédié aux agriculteurs, dont le pourcentage de couverture sera de 70 % du montant du prêt et dont le coût sera remboursé par l’État. Le montant de ce prêt sera plafonné à 200 000 euros. Ce nouveau dispositif de garantie doté par le ministère chargé de l’agriculture sera opérationnel début 2025. Dans le contexte d’instabilité présent sur les marchés et de variabilité accrue en lien avec le changement climatique, l’État agit également à travers la mise en œuvre de la planification écologique, qui doit permettre d’accompagner les filières dans les changements en cours. L’État est pleinement mobilisé pour répondre aux préoccupations du monde agricole et relever les défis de l’agriculture, en s’appuyant sur des mesures concrètes et adaptées. Il poursuivra ses efforts pour soutenir les agriculteurs face aux enjeux actuels et à venir.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>22</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1558</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Autopsies des animaux d’élevage au sein des clos d’équarrissage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            22. — 1 octobre 2024. — M. Yannick Monnet alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’absence d’obligation faite aux sociétés d’équarrissage privées de permettre aux vétérinaires d’effectuer des autopsies, sur site, dans de bonnes conditions. Le secteur de l’équarrissage est marqué, ces dernières années, par une concentration importante au profit de grandes entreprises et par la disparition du tissu de sociétés d’équarrissage qui maillait autrefois les territoires ruraux, avec des pratiques plus souples et des habitudes de travail plus étroites avec les vétérinaires locaux. Dans ce contexte, il semble que certaines sociétés d’équarrissage ne considèrent plus, aujourd’hui, les activités d’autopsie comme relevant de leur responsabilité et de leurs missions d’entreprise privée. Dans l’état actuel de la législation, aucune contrainte ne leur est imposée pour laisser la possibilité aux vétérinaires ruraux de réaliser ces autopsies dans le clos d’équarrissage, dans des conditions techniques et sanitaires appropriées. Il en va pourtant du bon fonctionnement de l’ensemble de la filière, notamment au plan sanitaire et du maintien d’un « écosystème » favorable aux activités d’élevage aujourd’hui déjà lourdement pénalisées par la disparition de nombreux services de proximité, la fermeture des abattoirs locaux et les difficultés économiques du secteur. Dans la mesure où les sociétés d’équarrissage exercent une véritable mission d’utilité publique, il y a sans doute là une lacune au plan réglementaire qu’il convient de combler. Il lui demande quelles évolutions législatives ou réglementaires sont envisageables afin de remédier à ce problème rendu aujourd’hui d’autant plus aigu par la concentration du secteur de l’équarrissage et par la hausse des préoccupations sanitaires dans les élevages français. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1558</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre législatif actuel, rien ne permet d’imposer aux sociétés d’équarrissage, opérateurs privés, d’assurer cette mise à disposition et donc a fortiori l’entretien des équipements nécessaires à la réalisation des autopsies dans des conditions de sécurité satisfaisantes. La mission de service public à laquelle il est fait référence est quant à elle bien encadrée réglementairement : ainsi, le code rural et de la pêche maritime impose à l’opérateur retenu dans le cadre de l’attribution des marchés publics de l’équarrissage (articles L. 226-1 à 9 et article R. 226-1 à 15) de collecter et traiter les cadavres d’animaux dont l’enlèvement est obligatoire pour des raisons de salubrité publique. Cette mission de service public ne concerne toutefois que le service de collecte et de traitement des animaux morts, et en aucun cas la réalisation des autopsies pour lesquelles les vétérinaires praticiens, dans le cadre de leur activité libérale, interviennent pour le compte de commanditaires privés. Aucune évolution réglementaire n’est de ce fait prévue pour répondre à cette demande. Des solutions locales, s’appuyant par exemple sur un laboratoire d’analyses vétérinaires public ou privé, peuvent par ailleurs être mises en place ou le sont déjà, pour répondre à cette demande.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1558</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Limongi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Prolongation de l’accord de financement de l’ovosexage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25. — 1 octobre 2024. — M. Julien Limongi appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt, sur la fin de l’accord de financement du sexage des poussins dans l’œuf. Cet accord, conclu entre les professionnels de la filière avicole et les fédérations de la grande distribution, avait pour objectif de mettre un terme à l’euthanasie systématique des poussins mâles en introduisant la technique du sexage dans l’œuf. La fin de l’euthanasie systématique des poussins mâles a été imposée aux éleveurs français et allemands depuis le 1er janvier 2023. Cependant, cette méthode, bien que plus éthique, engendre un surcoût annuel de 40 millions d’euros, un fardeau financier que les éleveurs de poules pondeuses ne peuvent assumer seuls. C’est pourquoi cet accord avait été mis en place, au bénéfice de toutes les parties concernées. Toutefois, cet accord interprofessionnel, permettant de financer l’ovosexage, est aujourd’hui remis en cause par certaines filières de la grande distribution, qui refusent de le prolonger au-delà de son échéance, fixée au 30 novembre 2024. Les éleveurs ne peuvent supporter seuls le poids de cette mesure, pourtant souhaitée par les consommateurs et les organisations non gouvernementales (ONG) engagées dans la défense du bien-être animal. Il demande donc si le ministère compte intervenir dans les négociations afin d’inciter, voire contraindre, les filières de la grande distribution à reconduire cet accord. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1558</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En 2022, afin de répondre aux attentes sociétales, la France a interdit l’élimination des poussins mâles, non valorisés par les éleveurs de poules pondeuses, en devenant, avec l’Allemagne, l’un des premiers pays européens à mettre fin à cette pratique pour les œufs de consommation. L’État a notamment mobilisé 10,5 millions d’euros du plan France Relance pour soutenir les investissements liés à l’ovosexage dans les couvoirs français concernés. Un accord interprofessionnel établi par la filière œuf, en octobre 2022, a permis de financer le coût de l’ovosexage, c’est-à-dire la détermination du sexe du futur poussin au stade d’œuf. Conscients de l’importance de cet enjeu pour les éleveurs, les consommateurs et les associations de protection animale, le ministère chargé de l’agriculture travaille activement avec le comité national pour la promotion de l’œuf afin de reconduire cet accord. Afin d’éviter toute interruption brutale, le ministère chargé de l’agriculture et le ministère chargé des finances en collaboration avec les parties prenantes ont prolongé l’accord actuel pour une durée complémentaire de trois mois, jusqu’à fin février 2025. Cette prolongation vise à laisser aux parties prenantes le temps nécessaire pour aboutir à un compromis équilibré avec l’objectif de préserver la compétitivité de l’amont agricole et de ne pas renchérir les coûts de production supportés par les éleveurs. En janvier 2025, le ministère chargé de l’agriculture a rencontré les professionnels de la filière œuf et reste pleinement mobilisé pour accompagner les acteurs de la filière œuf à renouveler cet accord dans le respect du droit de la concurrence et sans rupture brutale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>127</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1559</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Chiffres ICAD sur les abandons de chiens et de chats en 2023</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            127. — 8 octobre 2024. — Mme Alexandra Martin* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les données chiffrées pour l’année 2023 du nombre de chats et de chiens identifiés par les associations et les refuges. En effet, chaque année, les chiffres concernant les abandons restent approximatifs. Les seules certitudes que l’on a sont que les abandons ne cessent d’augmenter et que les adoptions, quant à elles, diminuent inexorablement. L’ICAD, organisme d’identification des carnivores domestiques, créé en 2012 et dépendant du ministère de l’agriculture, a pour mission la gestion du fichier national de ces identifications. Du 1er janvier au 31 décembre de chaque année, il enregistre et informatise les données des animaux enregistrés au nom d’une personne physique, d’une personne morale, d’une association, d’un refuge ou d’un élevage. C’est ainsi qu’en 2022, l’ICAD a pu isoler les chiffres des animaux abandonnés, identifiés par une association, un refuge ou une fourrière : 239 725 chats, 49 276 chiens et 41 854 chats errants. Soit un total de 330 855 animaux abandonnés en France sur une année. Les associations de protection et de défense des animaux souhaiteraient obtenir ces chiffres pour l’année 2023. Aussi, elle lui demande si elle va solliciter l’ICAD afin que ces données chiffrées soient mises officiellement à la disposition du public et des associations le plus rapidement possible.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>136</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1559</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Statistiques sur les abandons d’animaux domestiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            136. — 8 octobre 2024. — Mme Lise Magnier* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les abandons d’animaux domestiques. Il semblerait que, chaque année, le nombre d’abandons d’animaux domestiques communiqué soit à peu près le même, ce qui paraît improbable dans la mesure où aucune donnée n’existe réellement. Cependant, cet état de fait pourrait être corrigé en demandant à l’ICAD de publier ses chiffres. En effet, l’ICAD répertorie et informatise des données d’animaux enregistrés soit au nom d’une personne physique, soit au nom d’une personne morale (association ou refuge). L’ICAD est capable d’établir précisément le nombre d’animaux identifiés en fonction de ces deux items. Il suffirait que le ministère de l’agriculture leur demande chaque année le nombre de chats et de chiens qui ont été identifiés au nom d’une association ou d’un refuge ou qui ont été transférés à l’un de ces organismes. En 2022, le magazine 30 Millions d’amis a demandé à l’ICAD le nombre d’animaux domestiques abandonnés, ce dernier s’élevait à 330 855. Elle lui demande donc si elle compte en faire la demande à l’ICAD et publier officiellement les chiffres exacts afin qu’une politique efficace contre les abandons d’animaux puisse être mise en place le plus rapidement possiblement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>785</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1559</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Accès données chiffrées I-CAD en lien avec les abandons de chiens et chats</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            785. — 15 octobre 2024. — Mme Corinne Vignon* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’absence de données chiffrées liées aux abandons de chiens et de chats. Chaque année, la France détient le record d’abandons en Europe avec 100 000 chiens et chats recueillis dans les refuges. Toutefois, les associations de protection animale ont de grandes difficultés à réellement quantifier le nombre d’animaux abandonnés et principalement les causes liées à ce rejet. Le chiffre avancé annuellement ne reflète aucunement la réalité. Afin d’étayer les causes précises de l’abandon et pour lutter efficacement contre ce phénomène, il est impérieux que les associations puissent bénéficier de chiffres et de données précises. L’accès aux données enregistrées par l’I-CAD, comme les entrées et sorties de refuges et de fourrières, leur permettrait d’identifier le nombre d’animaux réellement abandonnés, placés et adoptés. De plus, l’accès à des données comme la race ou l’âge de l’animal, permettrait également de comprendre les causes réelles de l’abandon afin d’endiguer ce phénomène. En 2022, suite à une sollicitation du magazine 30 millions d’amis, l’I-CAD avait communiqué que 330 855 animaux étaient concernés. Ce chiffre est bien plus élevé que les 100 000 abandons annoncés annuellement. Aussi, elle souhaiterait savoir si le ministère entend donner l’accès à ces données chiffrées aux associations de protection des animaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>790</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1560</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Lutte contre l’abandon d’animaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            790. — 15 octobre 2024. — Mme Christelle Petex* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’abandon croissant des animaux, la transparence autour de ce phénomène et les mesures qui pourraient pallier ce fléau. Chaque année en France, des associations de protection animale estiment à environ 100 000 le nombre de chiens et de chats abandonnés. Cependant, ce chiffre, inchangé depuis plusieurs années, ne repose sur aucune donnée actualisée ou vérifiable. L’organisme I-CAD, chargé de l’identification des animaux domestiques, est capable de fournir des données précises sur le nombre d’animaux identifiés et transférés à des associations ou refuges. En 2022, plus de 330 855 animaux ont ainsi été recensés comme ayant été pris en charge par ces structures. Il serait donc pertinent de demander à I-CAD de transmettre chaque année le nombre d’animaux identifiés et abandonnés, afin de disposer de statistiques précises. Ces données permettraient de mieux comprendre l’ampleur du phénomène et de mettre en place des mesures adaptées pour lutter efficacement contre l’abandon des animaux. Dans cette optique, plusieurs propositions pourraient être envisagées, notamment : une campagne massive de stérilisation des chiens et des chats ; l’annulation de la TVA sur les actes chirurgicaux et l’identification des animaux pour inciter les propriétaires à y recourir ; l’instauration d’un crédit d’impôt pour encourager la stérilisation et l’identification des animaux. Ces mesures contribueraient à maîtriser la population animale, réduire la souffrance animale, limiter le nombre d’animaux errants, ainsi que les euthanasies. Elle lui demande si le Gouvernement envisage de mettre en place des actions concrètes pour obtenir ces données précises sur les abandons et soutenir les mesures proposées afin de lutter contre ce fléau.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1382</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1560</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Pilato</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Abandon d’animaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1382. — 29 octobre 2024. — M. René Pilato* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la demande de nombreuses associations de tenir à jour le nombre annuel d’abandon d’animaux. L’organisme français de l’identification des animaux domestiques (Icad) est en mesure d’actualiser chaque année les chiffres des animaux abandonnés dans le pays. L’I-CAD, du 1er janvier au 31 décembre de chaque année, enregistre et informatise des données d’animaux qui ont été enregistrés au nom soit d’une personne physique, soit au nom d’une personne morale, une association ou un élevage. L’I-CAD est donc capable de faire des segments et de donner le nombre d’animaux identifiés en 2023. En leur demandant simplement le nombre de chats et de chiens qui ont été identifiés au nom d’une association, d’un refuge ou qui ont été transférés à l’un de ces organismes, il est donc possible d’obtenir le nombre d’animaux abandonnés. En 2022, plus de 330 855 animaux ont ainsi été concernés. Ces chiffres ont été communiqués par l’I-CAD suite à une demande du magazine 30 millions d’amis. Il est donc tout à fait possible et particulièrement simple de procéder à cette sollicitation puis d’en partager l’information par communiqué de presse. Pour faire face à ce nombre extrêmement massif d’abandons, il lui demande si elle peut s’engager à lancer chaque année une campagne massive le relayant et appelant à la responsabilité de stérilisation des animaux pour chaque propriétaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2689</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1560</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Statistiques concernant les abandons d’animaux de compagnie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2689. — 10 décembre 2024. — Mme Géraldine Grangier* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’impérieuse nécessité d’établir des statistiques gouvernementales et annuelles concernant les abandons d’animaux de compagnie en France. Depuis de nombreuses années, les associations de protection animale, ainsi que les médias et les pouvoirs publics, estiment qu’environ 100 000 chiens et chats sont abandonnés chaque année dans le pays. Ce chiffre symbolique, fréquemment cité dans les débats relatifs à la maltraitance animale, demeure inchangé d’année en année. Cependant, il apparaît que cette estimation, bien qu’elle témoigne de la gravité du phénomène, n’est pas fondée sur des données précises et fiables. En effet, à ce jour, il n’existe pas de dispositif officiel permettant de comptabiliser exactement le nombre d’abandons d’animaux de compagnie chaque année. Cette lacune statistique complique la compréhension réelle du problème et limite l’efficacité des politiques publiques en matière de lutte contre l’abandon. Or la société attend des réponses concrètes et des actions adaptées pour enrayer ce fléau. La France détient, tristement, le record européen en matière d’abandons d’animaux, avec des chiffres largement supérieurs à ceux de ses voisins. Dans un contexte où la législation se renforce pour protéger les animaux, comme en témoigne la loi du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale, il est impératif de disposer de données fiables pour mieux adapter les mesures de prévention et de répression. À cet égard, l’organisme I-CAD (Identification des carnivores domestiques), chargé de centraliser les informations relatives à l’identification des chiens, des chats et des furets en France, constitue un outil précieux pour établir un décompte précis des animaux abandonnés. I-CAD collecte et enregistre chaque année les données relatives à l’identification des animaux de compagnie, qu’ils soient inscrits au nom de particuliers, d’éleveurs ou encore d’associations de protection animale. Cette base de données nationale permet de suivre le transfert d’animaux vers des refuges ou des associations, un indicateur clé pour mesurer l’ampleur des abandons. En 2022, I-CAD a révélé qu’environ 330 855 animaux (chats, chiens et autres espèces) avaient été identifiés au nom d’associations ou de refuges et ce à la suite d’une demande du magazine 30 Millions d’amis. Ce chiffre, bien supérieur aux estimations habituellement avancées, met en évidence l’importance de disposer de données actualisées et transparentes pour évaluer la situation réelle. L’association Stéphane Lamart, reconnue d’utilité publique et placée sous la tutelle des ministères de l’intérieur, de l’agriculture et de l’environnement, a joué un rôle central dans cette prise de conscience. Son fondateur, Stéphane Lamart, milite activement pour l’obtention de statistiques fiables sur les abandons d’animaux de compagnie en France. En tant que président de cette association, il a formellement demandé aux autorités d’instaurer un comptage officiel des animaux abandonnés, en partenariat avec I-CAD, afin de fournir une image plus précise et représentative de ce fléau. L’association Stéphane Lamart est aujourd’hui l’une des rares structures à avoir entrepris cette démarche concrète, en insistant sur la nécessité d’agir pour mettre fin à des estimations approximatives et inefficaces. Cette demande a permis de sensibiliser davantage le grand public et les institutions à l’urgence de collecter des données fiables et de lutter efficacement contre l’abandon. Ainsi, Mme la députée désire savoir si le Gouvernement envisage de demander à I-CAD de fournir chaque année des statistiques précises sur le nombre d’animaux identifiés et transférés à des associations de protection animale ou des refuges. Cette information permettrait d’avoir un suivi rigoureux de l’évolution du phénomène d’abandon dans le pays. Elle lui demande de publier ces données de manière officielle, par le biais d’un communiqué de presse ou d’un rapport annuel, afin d’informer le public et de sensibiliser les citoyens à la gravité du problème. Cette transparence est indispensable pour mobiliser les énergies et orienter les actions de prévention. Enfin, Mme la députée lui demande de soutenir les associations de protection animale, comme la Société protectrice des animaux (SPA), l’association Stéphane Lamart, ou encore d’autres acteurs du domaine, en renforçant les moyens à leur disposition pour faire face aux vagues d’abandons. La SPA, par exemple, a accueilli en 2022 plus de 45 000 animaux dans ses refuges, un chiffre qui ne reflète qu’une partie de la réalité nationale. Une meilleure coordination avec I-CAD permettrait de centraliser les efforts et d’améliorer la prise en charge des animaux abandonnés. Mme la députée souhaite également rappeler que la lutte contre l’abandon d’animaux passe par une responsabilisation accrue des propriétaires, notamment grâce à l’obligation d’identification des animaux de compagnie, une mesure déjà en place mais qui gagnerait à être renforcée. En effet, un animal identifié peut être suivi et, en cas d’abandon, il est plus facile de retrouver son propriétaire pour engager les actions appropriées. La responsabilisation des propriétaires pourrait aussi passer par des campagnes de sensibilisation plus ambitieuses, mettant en avant les conséquences d’un abandon pour l’animal, mais aussi pour la société dans son ensemble. En conclusion, Mme la députée appelle de ses vœux la mise en place d’une véritable politique publique de suivi des abandons d’animaux de compagnie, basée sur des statistiques fiables et une coordination renforcée avec les acteurs de la protection animale. Elle lui demande donc quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour répondre à cette demande légitime de transparence et d’efficacité dans la lutte contre l’abandon des animaux de compagnie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3207</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1561</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Abandons d’animaux, obligation d’identification et stérilisation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3207. — 21 janvier 2025. — M. Aurélien Dutremble* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la situation des associations et refuges pour animaux domestiques. En France, l’Observatoire de protection des carnivores domestiques (OCAD) estime le nombre de carnivores domestiques à 15,1 millions de chats et 7,5 millions de chiens, soit un animal de compagnie dans plus de la moitié des foyers français. À ceux-ci, se rajoutent entre 200 000 et 300 000 animaux sans propriétaires. Parmi les animaux sans propriétaires, 100 000 sont issus d’abandons par des familles dont 60 000 durant la période estivale. Selon les associations, cette situation fait de la France la championne d’Europe des abandons. Les acteurs du secteur déplorent des refuges pleins à craquer et des bénévoles épuisés. En quelques années, le nombre d’abandons a été multiplié par 3 comme en témoignent auprès de M. le député le collectif des associations d’animaux de Bourgogne et ses membres en Saône-et-Loire. Concernant l’afflux toujours plus important de chats errants, il est impératif de faire respecter l’article L. 212-10 du code rural et de la pêche maritime qui rend obligatoire l’identification des chats avant leur cession. L’identification permet, en cas de perte du chat, de le retrouver, évite les abandons sauvages et, c’est avéré, permet de mettre en œuvre la stérilisation de l’animal. A contrario, l’absence d’identification engendre des proliférations massives car 95 % des propriétaires qui ne font pas identifier leur animal, ne le stérilisent pas non plus. Dans ce contexte de reproduction incontrôlée qui entraîne maltraitance et atteinte intolérable au bien-être animal, il souhaite connaître les mesures que compte mettre en œuvre Mme la ministre, ainsi que les chiffres concernant les sanctions appliquées aux contrevenants à l’obligation d’identification. Enfin, il lui demande quels sont les moyens alloués aux associations assurant le travail de refuge animalier et si elle prévoit une augmentation prochaine de cette enveloppe.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1562</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est depuis plusieurs années engagé en faveur du bien-être animal, en réponse à une attente sociétale forte et légitime et condamne toute action de maltraitance à l’égard des animaux, que ce soit en élevage, dans les établissements d’abattage ou à l’égard des animaux domestiques. À ce titre, depuis 2020 et grâce au plan France Relance, plus de 36 millions d’euros ont été accordés au bénéfice des associations de protection animale et de la médecine vétérinaire solidaire. De même, depuis l’adoption de la loi de lutte contre la maltraitance animale le 30 novembre 2021, quatre décrets d’application et six arrêtés ministériels ont été publiés, afin de permettre le renforcement de la formation des personnels au contact des animaux de compagnie, l’information des nouveaux acquéreurs, le contrôle de l’identification des animaux sur les offres en ligne, ainsi que le renforcement des sanctions contre les actes de maltraitance. Afin de prolonger la dynamique positive engagée par le Gouvernement, un plan dédié au bien-être des animaux de compagnie a été annoncé, le 22 mai 2024. Son comité de suivi national, présidé par le ministre chargé de l’agriculture, associe quatre ministères, les professionnels du secteur et les acteurs de la société civile, afin de veiller à la bonne coordination de ses actions. Pour l’État, l’objectif est d’accompagner et de valoriser pleinement les actions, actuelles et futures, autour de trois enjeux : la prévention et la lutte contre les abandons d’animaux de compagnie, l’amélioration de la gestion de l’errance canine et féline, ainsi que la prévention et la lutte contre la maltraitance des animaux de compagnie. Pour ce faire, il est articulé autour de mesures concrètes contribuant à cinq grands axes : comprendre la situation et identifier les leviers d’action, informer, interroger et former, faciliter les synergies entre les acteurs impliqués dans la protection animale, rendre la réglementation plus protectrice et renouveler les mécanismes de financement. Le premier axe de ce plan consiste à mieux caractériser et objectiver les situations d’abandons, d’errance et de maltraitance et d’aboutir à l’élaboration de statistiques fiables et précises. À cet égard, la mobilisation de l’expertise de l’observatoire de protection des carnivores domestiques et la centralisation sur une plateforme unique des données relatives aux situations susmentionnées permettront une prise de décision éclairée des pouvoirs publics. Par ailleurs, le ministère chargé de l’agriculture veillera à faciliter l’appropriation des nouvelles obligations réglementaires à l’égard des professionnels et des particuliers, dans le cadre notamment d’un parcours d’acquisition responsable, ainsi que par le renouvellement des campagnes de communications ayant trait à la lutte contre les abandons et les maltraitances, sur la stérilisation et l’identification des animaux, et l’accès aux soins pour les personnes démunies. De plus, le ministère s’attachera à intégrer ces préoccupations au sein des formations professionnelles relatives aux animaux. La mise en œuvre efficace de ces mesures nécessite en outre de faciliter les synergies entre les différents acteurs impliqués dans la protection animale, par l’instauration notamment d’une gouvernance interministérielle précisant le rôle de chacun. Dans ce cadre, le ministère chargé de l’agriculture pilote les politiques publiques relatives à la protection des animaux domestiques, le ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires assure celles relatives aux animaux sauvages, le ministère de l’intérieur et des outre-mer assure la répression de la maltraitance et des trafics d’animaux et accompagne les autres ministères dans l’application des procédures judiciaires, sous le contrôle du ministère de la justice. Dans ce cadre, une formation interministérielle sur la lutte contre la maltraitance animale a été développée à l’ensemble des agents concernés, dont les forces de l’ordre, et sera mise en ligne à l’automne 2024. De plus, la plateforme « Ma sécurité », pilotée par le ministère de l’intérieur sera consolidée, afin d’être l’outil privilégié et centralisé des signalements de maltraitance adressés aux services de l’État. De même, une réflexion sera engagée avec les associations de protection animales, afin d’identifier les leviers permettant de professionnaliser les associations locales, en matière de formation aux bonnes pratiques et dispositions réglementaires. Enfin, le ministère de l’agriculture renforcera ses actions de sensibilisation des maires sur la lutte contre l’errance et la gestion des fourrières. Il s’agira également de rendre la réglementation actuelle plus protectrice, en évaluant d’une part l’application de la loi maltraitance animale de 2021 et en actualisant d’autre part l’arrêté du 3 avril 2014 encadrant les activités liées aux animaux de compagnie. De plus, une évolution de la législation européenne est en cours, sous l’impulsion de l’État français, avec la proposition de la Commission européenne, le 7 décembre 2023, relative au bien-être et à la traçabilité des chiens et des chats mis sur le marché européen. Le Gouvernement a participé activement aux discussions européennes sur ce projet de règlement en portant des mesures fortes, telles que l’interdiction de l’usage des colliers électriques, de la caudectomie ou bien de l’usage prolongé de la muselière dans les lieux de détention des animaux. Ce projet de règlement fait actuellement l’objet de discussions au niveau du Parlement européen. L’État sera au rendez-vous afin de renouveler les mécanismes de financement mis en œuvre dans le cadre des précédentes lois de finances, en matière notamment de stérilisation des animaux errants et d’aides aux collectivités territoriales dans ce but, par la création d’un fonds de concours intitulé « France protection animale », destiné à recueillir les éventuels dons émanant d’entreprises. Plusieurs actions de ce plan ont déjà eu lieu, sont en cours, ou sont prévues à court terme, notamment pour responsabiliser les achats d’animaux de compagnie et ainsi prévenir les situations d’abandons. Ainsi, le Gouvernement est déterminé à renforcer les actions menées en matière de protection animale et demeurera attentif aux signalements de situations d’errance, d’abandon et de maltraitance. Ces dernières pourront faire l’objet de poursuites, en métropole et dans les territoires ultramarins.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>130</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1563</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Lutte contre les achats compulsifs des animaux de compagnie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            130. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive* alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la vente de chiens, de chats et de chiots dans les foires, salons et marchés. En effet, après l’application de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et à renforcer le lien entre les animaux et les hommes, la vente de chiens et de chats a été interdite dans les animaleries à partir du 1er janvier 2024. Cette mesure, bien que bénéfique pour éviter l’achat compulsif d’animaux domestiques, a conduit à une augmentation significative de leur vente par d’autres moyens. En effet, d’après une enquête de la Fondation Brigitte Bardot, de nombreuses organisations contournent cette loi pour continuer de vendre ces animaux domestiques. Cela se passe dans les foires, salons et marchés, où la loi n’interdit pas leur vente. À cela s’ajoutent des pratiques illégales telles que des conditions de vie intolérables pour les animaux, des offres promotionnelles interdites, ou encore des fausses informations qui encouragent l’achat irréfléchi et ne respectent pas le bien-être animal. Dans cette situation, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en place pour lutter contre ce commerce illégal et garantir la fin de la vente de ces animaux. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>137</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1563</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Vente d’animaux de compagnie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            137. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait* appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la proposition de loi visant à interdire les ventes d’animaux de compagnie sur les salons, foires, brocantes, marchés et aux expositions de ce type déposée par M. le député Ian Boucard. Une récente enquête menée pendant une année par la Fondation Brigitte Bardot démontre de nombreuses infractions à la législation lors de ces évènements. Les exposants font subir aux animaux des conditions de transport et d’exposition fatigantes et stressantes. lls incitent très fortement à l’achat par des discours déresponsabilisants et par des facilités de paiement excessives, voire illégales. Le délai de réflexion de 7 jours entre la signature du certificat d’engagement et de connaissance et la remise de l’animal n’est pas respecté. Il y a également une absence de sélection et de sensibilisation des acheteurs aux besoins et aux spécificités des races. Et pour finir, un manque d’information et de transparence contrevenant notamment aux obligations légales des articles L. 214-8 et suivants du code rural et de la pêche maritime (CRPM). Ces évènements vont à rebours d’une société où l’on entend responsabiliser les acquéreurs et détenteurs d’animaux. La loi du 30 novembre 2021 visait notamment à lutter contre les achats d’impulsion et contre l’abandon, en bannissant la vente de chiens et de chats en animalerie. Or les salons de chiens et de chats, totalement oubliés par ce texte doivent être définitivement interdits. Cette investigation apporte la démonstration des faits reprochés à ces expositions dont le seul objectif est d’inciter à l’achat, malheureusement sans égard pour le sort des animaux. Face à cette situation et à l’achat coup de cœur, le risque d’abandon est élevé. Aussi, il souhaiterait savoir ce que le Gouvernement entend faire à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1563</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le bien-être des animaux de compagnie est une priorité du Gouvernement. Un plan dédié à cet enjeu a été publié le 22 mai 2024 pour prolonger la dynamique positive engagée depuis 2016, lors de la mise en œuvre de la stratégie bien-être animal du ministère chargé de l’agriculture et soutenue ensuite par le plan France Relance. Pour l’État, l’objectif est d’accompagner et de valoriser pleinement les actions, actuelles et futures, autour de trois enjeux : - la prévention et la lutte contre les abandons d’animaux de compagnie ; - l’amélioration de la gestion de l’errance canine et féline ; - la prévention et la lutte contre la maltraitance des animaux de compagnie. Ce plan d’action est articulé autour de mesures concrètes contribuant à cinq grands axes : - comprendre la situation et identifier les leviers d’action ; - informer, interroger et former ; - faciliter les synergies entre les acteurs impliqués dans la protection animale ; - rendre la réglementation plus protectrice ; - renouveler les mécanismes de financement. Plusieurs actions de ce plan ont déjà eu lieu, sont en cours, ou sont prévues à court terme, notamment pour responsabiliser les achats d’animaux de compagnie. En application de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes, les animaleries ne peuvent plus céder à titre onéreux ou gratuit de chiens et de chats dans leur établissement depuis le 1er janvier 2024. Elles peuvent en revanche présenter des chats et des chiens appartenant à des fondations ou associations de protection animale, en présence de bénévoles desdites fondations ou associations. Le dernier alinéa du paragraphe VI de l’article L. 214-8 du code rural et de la pêche maritime (CRPM) prévoit quant à lui que les animaleries puissent réaliser une cession en ligne à titre onéreux d’animaux de compagnie. Une révision à venir de l’arrêté du 3 avril 2014 fixant les règles sanitaires et de protection animale auxquelles doivent satisfaire les activités liées aux animaux de compagnie d’espèces domestiques permettra d’encadrer plus précisément les locaux de détention des chiens et des chats dans ce cas. Compte tenu du délai nécessaire pour réviser cet arrêté, une période de transition est en cours pendant laquelle une tolérance est appliquée concernant l’hébergement de chiens et de chats par les animaleries pour la vente en ligne. Durant cette période de tolérance, les animaux doivent toutefois bien continuer à être détenus dans des installations conformes aux règles sanitaires et de protection animale. En cas de non-respect de la réglementation en vigueur, les inspecteurs peuvent être amenés à dresser un procès-verbal avec mise en demeure. De plus, sur la vente en ligne, la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes, introduit une obligation de contrôle préalable, par l’annonceur, des offres de cession, onéreuses comme gratuites, de chiens, chats et furets. Seules les annonces vérifiées, contenant toutes les informations obligatoires, pourront être labellisées et mises en ligne. Le contrôle de ces informations obligatoires, relatives à la fois à l’animal et à son propriétaire, doit se faire en lien avec le fichier national des identifications des carnivores domestiques. Pour ce faire, le ministère chargé de l’agriculture a travaillé avec Ingenium Animalis, société chargée de la base de données des identifications, à la mise en place d’un outil permettant la vérification de ces informations obligatoires, et qui est disponible pour les annonceurs depuis le mois de mai 2024. La labellisation apportera aux personnes souhaitant acquérir un chien ou un chat par le biais d’une offre de cession (achat ou vente) en ligne la garantie de l’origine de l’animal, de l’exactitude de sa description et de l’accord du propriétaire déclaré. Si l’absence de contrôle des annonces est passible d’une amende de 7 500 euros, la sensibilisation des particuliers à l’importance de cette labellisation demeure un enjeu majeur pour la réussite de cette mesure. En ce qui concerne la vente de chiens et de chats sur des foires et salons, l’article L. 214-7 du CRPM prévoit que « la cession, à titre gratuit ou onéreux, des chiens et des chats et autres animaux de compagnie est interdite dans les foires, marchés, brocantes, salons, expositions ou toutes autres manifestations non spécifiquement consacrés aux animaux ». L’article R. 214-29 du CRPM prévoit quant à lui que « les activités mentionnées aux articles L. 214-6-1 à L. 214-7 doivent s’exercer dans des locaux et à l’aide d’installations et d’équipements adaptés, selon les espèces concernées, aux besoins biologiques et comportementaux des animaux ainsi qu’aux impératifs sanitaires de l’activité ». Ce même article prévoit que « les règles applicables à l’aménagement et à l’utilisation de ces locaux, installations et équipements sont précisées par arrêté du ministre chargé de l’agriculture compte tenu des caractéristiques de chaque activité ». Ainsi, un projet d’arrêté encadrant les règles applicables à l’aménagement et à l’utilisation de locaux, installations et équipements dans les foires, marchés, brocantes, salons, expositions ou toutes autres manifestations spécifiquement consacrés aux animaux de compagnie est en cours de rédaction. Au niveau européen,  une évolution de la législation européenne est en cours, sous l’impulsion de l’État français, avec la proposition de la Commission européenne, le 7 décembre 2023, relative au bien-être et à la traçabilité des chiens et des chats mis sur le marché européen. Le Gouvernement a participé activement aux discussions européennes sur ce projet de règlement en portant des mesures fortes, telles que l’interdiction de l’usage des colliers électriques, de la caudectomie ou bien de l’usage prolongé de la muselière dans les lieux de détention des animaux. Ce projet de règlement actuellement en cours de débats au Parlement européen.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>132</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1565</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Protection des chiots dans le puppy yoga</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            132. — 8 octobre 2024. — M. Karl Olive attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la nouvelle tendance du puppy yoga, une pratique de yoga qui s’effectue avec des participants entourés de jeunes chiens. Cette activité, qui se rapproche du doga, une pratique de yoga avec son chien personnel, voit son nombre d’adeptes grandir et, bien que bénéfique pour certains, n’est pas encadrée, ce qui soulève des questions concernant la protection animale et le bien-être des chiens impliqués. En effet, les chiots, souvent âgés de quelques semaines seulement, sont très exposés, ce qui nuit à leur développement. De plus, l’environnement dans lequel ils se trouvent ne peut convenir à ces animaux : environnements inconnus, lumières, sons, odeurs corporelles, autant de sources d’anxiété intense pour des chiots. Il l’interroge donc sur les actions que le Gouvernement pourrait entreprendre pour réglementer cette pratique et garantir la protection animale, en évitant tout risque de maltraitance ou de stress pour les animaux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1565</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le I de l’article L. 214-6-1 du code rural et de la pêche maritime (CRPM) encadre diverses activités relatives aux animaux de compagnie dont l’exercice à titre commercial des activités de présentation au public de chiens et de chats. Est considérée comme activité de présentation au public toute activité consistant à présenter des animaux au sein de structures permanentes fixes ou mobiles ouvertes au public dans le cadre d’un spectacle, d’une exposition ou de toute autre prestation au cours de laquelle les animaux sont utilisés ou mis en contact avec du public, y compris en vue d’une cession. Le puppy yoga, consistant en une pratique de yoga qui s’effectue avec des participants entourés de jeunes chiens, correspond ainsi à une activité de présentation au public de chiens et est donc soumis aux obligations règlementaires afférentes, c’est-à-dire : - qu’elles doivent faire l’objet d’une déclaration au préfet ; - qu’elles sont subordonnées à la mise en place et à l’utilisation d’installations conformes aux règles sanitaires et de protection animale pour ces animaux détaillées dans l’arrêté du 3 avril 2014 fixant les règles sanitaires et de protection animale auxquelles doivent satisfaire les activités liées aux animaux de compagnie d’espèces domestiques relevant des articles L. 214-6-1, L. 214-6-2 et L. 214-6-3 du CRPM ; - et qu’elles ne peuvent s’exercer que si au moins une personne, en contact direct avec les animaux, peut justifier soit : - être en possession d’une certification professionnelle en lien avec au moins l’une des espèces concernées ; - avoir suivi une formation dans un établissement habilité par le ministre chargé de l’agriculture afin d’acquérir les connaissances relatives aux besoins biologiques, physiologiques, comportementaux et à l’entretien des animaux de compagnie et disposer d’une attestation de connaissance établie par l’autorité administrative ; - posséder un certificat de capacité délivré par l’autorité administrative en application des dispositions du IV de l’article L. 214-6 dans sa rédaction en vigueur antérieurement à la publication de l’ordonnance n° 2015-1243 du 7 octobre 2015 relative au commerce et à la protection des animaux de compagnie. De plus, une révision de l’arrêté du 3 avril 2014 susmentionné est en cours pour clarifier l’encadrement de certaines pratiques nouvelles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>254</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1565</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Demande de compensations face à la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            254. — 8 octobre 2024. — Mme Sophie Pantel attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les deux arrêtés relatifs à la lutte contre la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR), publiés au Journal officiel pendant la dissolution de l’Assemblée nationale (arrêté du 10 juin 2024 et arrêté ministériel du 26 juin 2024). D’ici 2027, la France doit devenir indemne d’IBR aussi bien dans les bâtiments d’élevage que dans les ateliers d’engraissement. Les deux arrêtés précédemment cités durcissent la réglementation relative aux bovins ayant le statut positif IBR en prévoyant notamment l’abattage des bêtes sur ordre de l’administration. L’IBR est une maladie virale du bétail non transmissible à l’homme. Les animaux ne présentent pas ou presque pas de cas clinique et cela n’empêche pas la production du lait ou de la viande. Pourtant, plusieurs éleveuses et éleveurs ont reçu un courrier brutal de la direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP) indiquant le nouvel échéancier de réforme des animaux de leur exploitation. Or la participation forfaitaire de l’État à hauteur de 180 euros par bovin infecté ne permet pas de compenser les pertes liées à l’abattage des bêtes. Face à cela, elle lui demande si le Gouvernement entend compenser intégralement ces pertes qui pénalisent les éleveurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1565</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Selon la loi de santé animale (LSA), la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR) est une maladie à éradication facultative mais pour laquelle des restrictions aux mouvements entre États membres s’appliquent au sein de l’Union européenne. La France étant un pays exportant près d’un million de bovins par an, cette maladie présente donc un enjeu commercial non négligeable. Afin de limiter les restrictions commerciales et leur impact économique sur la filière, les professionnels se sont engagés dans un programme d’éradication qui a fait l’objet d’une reconnaissance européenne en novembre 2020. Entré en vigueur le 21 avril 2021, celui-ci prévoit une éradication de la maladie pour 2027. Le renforcement des mesures initiées en 2016, puis la mise en œuvre de la LSA en 2021 ont conduit à une baisse de la prévalence nationale. Malgré la mise en œuvre de ces mesures, le conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (CNOPSAV), qui réunit notamment les organisations professionnelles agricoles, a estimé que pour respecter l’échéance d’obtention du statut indemne pour 2027, prévue par le plan d’éradication, il était nécessaire de renforcer les mesures de prévention et de lutte. Afin de répondre à cet objectif, un nouvel arrêté ministériel a été signé le 10 juin 2024 qui prévoit l’élimination des animaux IBR positifs en trois ans maximum pour les élevages les plus impactés. Ces nouvelles mesures techniques sont complétées par un arrêté financier prévoyant des indemnisations pour soutenir les éleveurs. La participation financière de l’État à l’élimination des bovins infectés fixée par l’arrêté du 26 juin 2024 est exceptionnelle et limitée dans le temps de manière à apporter un appui aux éleveurs dans le cadre de l’accélération du plan d’éradication. Pour autant, l’État n’a pas vocation à pallier l’ensemble des pertes supportées par l’éleveur. En complément des mesures mises en place par l’État, dans certains départements, les groupements de défense sanitaire (GDS) et les collectivités territoriales peuvent également apporter des aides financières complémentaires. Par ailleurs, les professionnels peuvent s’organiser dans le cadre du fonds national agricole de mutualisation du risque sanitaire et environnemental (FMSE) pour la mise en place d’un programme d’indemnisation couvrant une partie des coûts et pertes économiques conformément à l’arrêté du 12 avril 2012. L’État contribue à hauteur de 65 % aux dépenses du FMSE.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>304</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1566</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Infirmiers et infirmières de l’enseignement technique agricole public</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            304. — 8 octobre 2024. — M. Daniel Grenon* alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’absence de revalorisation salariale pour les infirmiers de l’enseignement technique agricole public. Après les infirmiers des instituts nationaux des jeunes sourds (INJS) et des instituts nationaux des jeunes aveugles (INJA), ce sont les infirmiers de l’éducation nationale qui voient leurs revenus rehaussés de 49 points d’indice, soit 241 euros brut de plus par mois, à compter du 1er mai 2024, ainsi qu’une prime exceptionnelle de 936 euros bruts grâce au décret 2024-291 leur accordant le CTI / Ségur, publié le 30 mars 2024. De ce fait, les infirmiers de l’enseignement technique agricole public sont les seuls intervenants auprès d’élèves en situation de handicap qui ne perçoivent pas cette bonification indiciaire. Malgré l’annonce d’une revalorisation salariale pour les infirmiers scolaires dans l’enseignement agricole par M. le Premier ministre à l’Assemblée nationale, aucune transposition n’est prévue. Cette situation injuste est de moins en moins tenable pour ces derniers, qui doivent gérer toujours plus de jeunes avec des besoins particuliers liés à des troubles psychologiques et qui sont accueillis bien souvent en internat au lycée. Ils ne disposent pas du soutien de la médecine scolaire, qui se révèle inexistante dans les faits, ni de psychologues scolaires, de pôles de santé, d’assistants scolaires, tout en étant amenés à exercer leurs missions sur les différents centres constitutifs d’établissements publics locaux d’enseignement. Pour toutes ces raisons, il lui demande si le Gouvernement entend mettre en œuvre des mesures afin de revaloriser la rémunération des infirmiers de l’enseignement technique agricole public. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1145</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1566</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Panifous</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Revalorisation des infirmières de l’enseignement agricole</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1145. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Panifous* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le manque de revalorisation salariale des infirmiers scolaires de l’enseignement public agricole. Le décret n° 2024-291 du 30 avril 2024 a accordé une revalorisation de 49 points d’indice à compter du mois de mai 2024 et une prime exceptionnelle de 800 euros aux infirmiers du ministère de l’éducation nationale. Cependant, alors que cette revalorisation devait concerner tous les infirmiers scolaires, sans exception, cette mesure ne bénéficie pas aux infirmiers travaillant dans l’enseignement public agricole, faute de ligne budgétaire prévue à leur encontre. Ils sont donc les seuls intervenants auprès d’élèves en situation de handicap qui ne perçoivent pas de bonification indiciaire. Cette exclusion crée une profonde injustice, aggravant le mal-être au travail et le sentiment d’isolement des 198 infirmiers scolaires de l’enseignement agricole.Il souhaiterait savoir si des évolutions rapides sont envisageables afin que cette mesure soit appliquée de manière équitable et que les infirmiers du ministère bénéficient également de cette revalorisation légitime.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1441</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1567</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Statut des infirmiers de l’enseignement technique agricole public</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1441. — 29 octobre 2024. — Mme Christine Pirès Beaune* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la question du statut et de la revalorisation salariale des infirmières et infirmiers de l’enseignements technique agricole public. Des différences existent entre les traitements des infirmières et infirmiers de l’enseignement technique agricole public, en comparaison à ceux des infirmières et infirmiers de l’éducation nationale. Le décret du 30 mars 2024 leur accordant le complément de traitement indiciaire (CTI) n’est pas suffisant. M. le Premier ministre a indiqué, le 30 janvier 2024, une revalorisation salariale pour les infirmières scolaires dans l’enseignement agricole mais cette annonce n’a pas été suivie de mesures concrètes. Elle lui demande donc d’indiquer les mesures que le Gouvernement compte prendre en faveur d’une revalorisation du point d’indice des infirmières et infirmiers agricoles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1658</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1567</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Maximi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Rémunération des infirmières et infirmiers de l’enseignement agricole</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1658. — 5 novembre 2024. — Mme Marianne Maximi* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation des infirmières et infirmiers de l’enseignement technique agricole public. Le décret n° 2024-291 du 30 mars 2024 a permis aux infirmières et infirmiers de l’éducation nationale, qui se sont mobilisées en nombre pour une rémunération digne, de gagner 49 points d’indice, soit 241 euros brut de plus par mois, ainsi qu’une revalorisation de l’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) d’environ 800 euros. Les infirmières et infirmiers de l’enseignement agricole, qui dépendent du ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire, ne sont pas concernés par ce décret. Cette situation d’inégalité semble particulièrement injustifiée alors que les infirmières et infirmiers de l’enseignement agricole réalisent des missions et tâches similaires à leurs consœurs et confrères qui dépendent du ministère de l’éducation nationale. Ainsi, ils et elles subissent tant les conditions de travail difficiles et le sous-effectif d’autant plus qu’elles ne peuvent compter sur la médecine scolaire ou encore sur des assistants et psychologues scolaires inexistants dans l’enseignement agricole. Par ailleurs, alors que 56 % des jeunes dans l’enseignement agricole sont internes, le suivi que doivent réaliser ces infirmières et infirmiers est souvent conséquent. Aussi, elle souhaite savoir si elle entend accéder à cette demande d’égalité entre les infirmières et infirmiers en milieu scolaire et répondre ainsi à une revendication portée par la profession depuis de longs mois.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1659</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1567</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Marsaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Revalorisation point d’indice des infirmiers de l’enseignement public agricole</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1659. — 5 novembre 2024. — Mme Sandra Marsaud* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la question de la revalorisation des points d’indice et des primes pour les infirmiers. Le décret n° 2024-291 du 30 avril 2024 prévoit une augmentation de 49 points d’indice ainsi qu’une prime de 800 euros pour les infirmières et infirmiers du ministère de l’éducation nationale, ce qui correspond à ce qui a été accordé lors du Ségur de la santé pour les infirmiers de la fonction publique hospitalière. Cependant, cette revalorisation n’inclut pas les infirmiers de l’enseignement public agricole, ce qui crée une inégalité pour ces professionnels qui accomplissent pourtant des missions similaires. Il est important de noter que cette mesure avait été annoncée par M. le Premier ministre lors de son discours de politique générale en janvier 2024 comme s’appliquant à l’ensemble des infirmiers scolaires. Par conséquent, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour corriger cette iniquité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1567</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les infirmiers scolaires affectés au sein des établissements publics locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricole (EPLEFPA) exercent des missions comparables à celles de ceux exerçant au sein des établissements d’enseignement relevant du ministère de l’éducation nationale. Ainsi, ils participent aux actions de prévention et d’éducation à la santé auprès des élèves et des étudiants, et assurent un accompagnement et un suivi personnalisé des élèves tout au long de leur scolarité. Toutefois, ils appartiennent aux corps interministériels de catégorie A et B des infirmiers de l’État gérés par le ministère chargé de la santé et non à des corps propres relevant du ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire ou aux corps des infirmiers et infirmières de l’éducation nationale. Dès lors, ni les revalorisations indiciaires décidées dans le cadre du Ségur de la santé et applicables aux infirmiers de la fonction publique hospitalière, ni celles récemment adoptées par le ministère de l’éducation nationale en faveur des infirmiers relevant de ses corps propres via le décret n° 2024-291 du 30 mars 2024 fixant l’échelonnement indiciaire du corps des infirmiers de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et du corps des infirmières et des infirmiers du ministère chargé de l’éducation nationale ne leur sont directement transposables. Il convient néanmoins de noter que les infirmiers relevant du ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire bénéficient en moyenne d’un régime indemnitaire plus élevé que celui de leurs homologues relevant du ministère de l’éducation nationale. C’est dans ce contexte que le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire et le ministère de l’éducation nationale œuvraient de concert à la définition d’une solution assurant une égalité de traitement entre les infirmiers scolaires exerçant dans les établissements relevant de chacun des ministères permettant de reconnaître les spécificités de leur métier, et in fine de garantir l’attractivité de ces emplois essentiels au sein des EPLEFPA. Plusieurs organisations syndicales ont néanmoins déposé un recours devant le Conseil d’État.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>750</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1568</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Contrôle des exploitations arboricoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            750. — 8 octobre 2024. — M. Thibault Bazin interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les contrôles des exploitations arboricoles effectués par l’inspection du travail pendant la période de récolte. Il souligne que les exploitants arboricoles recrutent des travailleurs saisonniers travaillant en plein air en contrat à durée déterminée et que les conditions météorologiques pendant la saison des récoltes, la maturité et le marché peuvent entraîner des interruptions dans le travail. Or de récentes inspections ont abouti à des sanctions contre les exploitants agricoles de Lorraine en raison de l’absence de spécification de la durée hebdomadaire du travail dans les contrats, même si les durées légales pour les jours travaillés ont été respectées. Pourtant, M. le député tient à rappeler que l’article L. 1242-12 du code du travail ne rend pas obligatoire la mention de la durée hebdomadaire du travail dans les contrats à durée déterminée. De plus, l’accord national du 18 juillet 2002 sur le travail saisonnier en agriculture précise en son article 5 qu’« afin de mieux concilier les besoins d’adaptation du temps de travail liés aux différents impératifs agricoles et les attentes des salariés titulaires d’un contrat de travail à durée déterminée pour mieux apprécier l’emploi proposé, […]. Il peut être conclu entre un salarié et l’employeur un contrat à durée déterminée à terme précis […], complété par une clause fixant un volume total d’heures de travail pour la durée du contrat. Il peut être incorporé dans les éléments du contrat à durée déterminée une clause fixant un volume total d’heures que s’engage à rémunérer l’employeur, sauf en cas d’absence ne donnant pas lieu à indemnisation ou en cas de rupture anticipée ». Il vient donc lui demander si le Gouvernement autorise les exploitants arboricoles à omettre la mention de la durée hebdomadaire du travail dans les contrats des travailleurs saisonniers en plein air, afin d’éviter de verser des heures de salaire pour des périodes non travaillées en cas d’interruptions dues aux conditions météorologiques, de maturité et de marché.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1568</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2016-1088 du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels a précisé la définition des emplois à caractère saisonnier des contrats à durée déterminée (CDD) (article L. 1242-2 du code du travail). Les employeurs peuvent ainsi recourir au contrat à durée déterminée afin de pourvoir des emplois à caractère saisonnier, dont les tâches sont amenées à se répéter chaque année selon une périodicité à peu près fixe, le rythme des saisons ou des modes de vie collectifs. Pour pouvoir être qualifiées de saisonnières, les variations d’activité, tout en étant indépendantes de la volonté des employeurs et des salariés, doivent être régulières, prévisibles et cycliques. Si le CDD saisonnier déroge sur certains aspects au droit commun des CDD, notamment par l’absence de versement de l’indemnité de fin de contrat, celui-ci ne présente pas de particularité concernant sa forme ou son contenu obligatoire. Depuis la loi n° 2023-171 du 9 mars 2023 portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne et son décret d’application, l’employeur remet au salarié, pour tout contrat de travail, un ou plusieurs écrits contenant les informations relatives à la relation de travail, conformément aux articles L. 1221-5-1 et R. 1221-34 du code du travail et notamment les informations sur la durée de travail quotidienne, hebdomadaire, mensuelle […] ainsi que les conditions dans lesquelles le salarié peut être conduit à effectuer des heures supplémentaires ou complémentaires. De plus, la Cour de cassation, dans un arrêt du 7 mai 2014 n° 13-16.095, a précisé que le contrat saisonnier était par nature incompatible avec l’accord collectif de modulation annuelle du temps de travail conclu dans l’entreprise. Par conséquent, il n’est pas possible, pour les salariés saisonniers qui n’entrent pas dans le champ d’application d’un tel accord, de compenser les durées de travail d’une semaine sur l’autre. Par ailleurs, la Cour de cassation a rappelé récemment, dans un arrêt du 28 février 2024 n° 22-24.497, qu’en l’absence de la durée exacte du travail et de sa répartition dans un contrat de travail à temps partiel, celui-ci est présumé à temps plein, et à quelles conditions l’employeur peut renverser cette présomption. Enfin, s’agissant du contrôle de la durée du travail, l’article L. 3171-1 du code du travail impose que tout employeur affiche les heures auxquelles commence et finit le travail ainsi que les heures et les durées des repos. Lorsque la durée du travail est organisée dans les conditions fixées par l’article L. 3121-44 du même code, l’affichage comprend la répartition de la durée du travail dans le cadre de cette organisation. Cette disposition et les articles réglementaires qui précisent ses modalités d’application permettent de veiller à la santé et à la sécurité des travailleurs et de lutter contre le travail illégal. Le Gouvernement entend les besoins des professionnels. Cependant, la filière souffre du manque d’attractivité de ses métiers, en raison notamment de conditions de travail et d’hébergement difficiles. Les dispositions actuelles prévoient d’ores et déjà des dérogations importantes en matière de durée du travail pour le secteur agricole qui, associées à une organisation du travail anticipée, apparaissent suffisantes pour permettre de faire face aux spécificités des travaux agricoles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>511</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1569</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Accueil des enfants porteurs de troubles du neurodéveloppement (TND)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            511. — 8 octobre 2024. — M. Thibault Bazin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur l’accueil des enfants porteurs de troubles du neurodéveloppement (TND) dans une structure adaptée. En effet, de nombreux parents d’enfants porteurs de TDN sont aujourd’hui désemparés face à l’impossibilité de trouver une place pour leur enfant dans une structure adaptée. Aussi, M. le député demande à Mme la ministre, dans une logique de connaissance des besoins, de bien vouloir lui indiquer le nombre de personnes en attente d’une place au sein de structures spécialisées ainsi que le nombre de personnes originaires de France actuellement suivies dans des structures situées à l’étranger, notamment en Belgique. De plus, alors que le Gouvernement a annoncé, lors de la dernière conférence nationale du handicap, la création de 50 000 nouvelles solutions d’accompagnement avec une partie dédiée aux personnes autistes ou atteintes de troubles du développement intellectuel, il lui demande de bien vouloir lui préciser ce que représente concrètement ladite part ainsi que le nombre précis de places qui vont être créées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1569</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Indépendamment du plan des 50 000 solutions, le nombre de places disponibles est en hausse : + 4 % depuis 2018 et + 30 % depuis 2006. 531 000 places sont disponibles dans les établissements ou services médico-sociaux pour les personnes handicapées, parmi lesquelles 355 600 places dédiées aux adultes, 173 800 dédiées aux enfants et adolescents et 1 600 pour enfants ou adultes indifféremment (chiffres issus de l’enquête ES-handicap, direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, publiée en juillet 2024). Conscient des enjeux quantitatifs relatifs à la qualité de l’accompagnement des personnes en situation de handicap, le Gouvernement soutient, à travers le plan dit des « 50 000 solutions », une amplification de l’offre médico-sociale en veillant à son adéquation avec les besoins territoriaux. Le plan pluriannuel de développement de l’offre d’accompagnement a ainsi pour objectifs de conforter l’offre d’accompagnement en volume, de corriger les disparités territoriales constatées et d’accompagner la transformation de l’offre vers la transition inclusive. Conformément à la circulaire DGCS/3B/DSS/1A/CNSA/DFO/2023/176 du 7 décembre 2023 relative à la mise en œuvre du plan de création de 50 000 nouvelles solutions et de transformation de l’offre médico-sociale à destination des personnes en situation de handicap 2024-2030, issue de la Conférence nationale du handicap (CNH) de 2023, les agences régionales de santé ont réalisé des programmations pluriannuelles (2024-2030) en veillant à la fois à l’évolution de leur offre et à la fluidification des parcours des personnes en situation de handicap, et ce, en cohérence avec les diagnostics territoriaux réalisés préalablement en lien étroit avec l’ensemble des parties prenantes, notamment les associations représentant les personnes ainsi que les départements, chefs de file de l’action sociale sur leur territoire. Au titre du suivi des programmations, une attention particulière est portée au respect des engagements pris dans le cadre des différentes stratégies nationales et/ou publics dédiés dont la stratégie nationale 2023-2027 pour les Troubles du neurodéveloppement (TND) et le plan de prévention des départs non souhaités des enfants en situation de handicap en Belgique, annoncé lors de la dernière commission mixte franco-wallonne. Dès 2025, le Gouvernement prévoit le déploiement effectif de 15 000 solutions, associé à une enveloppe portée par le projet de loi de financement de la sécurité sociale à 270 millions d’euros supplémentaires en 2025. En outre, dans le cadre du comité interministériel du handicap 2024, le Gouvernement a annoncé le renforcement de la fonction d’observation des parcours et des besoins à l’échelon territorial. En complément, il est attendu que soit dressé un bilan des mécanismes facilitant l’accueil des personnes dont les situations sont les plus complexes. Il s’agira d’identifier les leviers pertinents et les obstacles persistants. Les enjeux d’identification affinée des besoins des personnes en situation et d’amplification de l’offre médico-sociale constituent une priorité du Gouvernement et s’inscrivent en cohérence avec les démarches d’ores et déjà engagées dans le cadre de la CNH du 26 avril 2023 et du déploiement de la stratégie nationale 2023-2027 pour les TND. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>512</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1570</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Bonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Accueil des jeunes majeurs en IME au titre de l’amendement Creton</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            512. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Bonnet appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur les légitimes inquiétudes de nombreux parents de jeunes adultes handicapés pour leur trouver une place dans une structure adaptée à leurs besoins. Jusque dans les années 1980, ces jeunes se retrouvaient souvent à domicile, sans accompagnement, une fois leur vingtième année arrivée, lorsqu’ils devaient quitter la structure d’accueil pour enfants dont ils dépendaient, faute de places disponibles en structures pour adultes. Pour éviter ces situations, l’« amendement Creton » a été adopté en 1989 et a donné la possibilité aux jeunes adultes handicapés de plus de 20 ans d’être maintenus dans des établissements pour enfants, dans l’attente d’une place dans une structure adaptée. Cette mesure dérogatoire a permis d’éviter les ruptures d’accompagnement en diminuant le nombre de retours à domicile sans activité ni prise en compte médico-sociale. Dans son étude de juin 2019 (dossier n° 36), la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) estimait en 2014 à 5 700 le nombre de jeunes adultes handicapés relevant de l’« amendement Creton ». Pour améliorer l’efficacité de ce système, la loi du 11 février 2005, dont le rapporteur à l’Assemblée nationale était le député ligérien Jean-François Chossy, a prévu, dans son article 67, que tous les deux ans, le représentant de l’État dans le département doit adresser au président du conseil départemental un rapport sur l’application de cet amendement. Ce rapport est également transmis, avec les observations et les préconisations du conseil départemental consultatif des personnes handicapées, au Conseil national consultatif des personnes handicapées afin que toutes les dispositions soient prises en suffisance et en qualité pour créer, selon une programmation pluriannuelle, les places en établissement nécessaires à l’accueil des jeunes personnes handicapées âgées de plus de vingt ans. Malheureusement, près de 25 ans après, on remarque cependant que la mise en œuvre de cet amendement a ses limites. Elle engendre tout d’abord une raréfaction des places disponibles pour des enfants handicapés dans les établissements qui leur sont initialement destinés. Elle complexifie également l’organisation interne des structures qui doivent faire cohabiter des enfants et des adultes ayant des besoins divers et nécessitant des accompagnements différenciés. Elle maintient également ces jeunes adultes et leurs familles dans des situations d’incertitude difficilement compatibles avec un quotidien serein. Certains jeunes doivent enfin malgré tout revenir à domicile, avec une prise en compte partielle qui entraîne souvent une cessation d’activité professionnelle pour l’un des deux parents. Les parents, en tant qu’aidants, n’ont finalement jamais de répit et se trouvent totalement démunis, même si, le 16 novembre 2020, lors du quatrième comité interministériel du handicap, le Gouvernement a annoncé le déploiement de plateformes de répit dans chaque département et le Président de la République s’est engagé à créer 50 000 nouvelles solutions à horizon 2030, mais cette échéance est trop lointaine pour les familles concernées. Elle souhaite par conséquent connaître les mesures envisagées à très court terme par le Gouvernement pour améliorer la prise en compte de ces jeunes adultes handicapés en augmentant le nombre de places en institut médico-éducatif et en structure pour adultes handicapés, en particulier dans le département de la Loire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1570</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Président de la République a annoncé la création de 50 000 nouvelles solutions à destination des personnes en situation de handicap à l’horizon 2030. Cette mesure vise à proposer à chaque personne en situation de handicap une réponse adaptée à sa situation, considérant ses besoins et attentes. Fort de cet engagement, le ministère chargé des personnes en situation de handicap a décliné cette mesure avec une attention toute particulière pour les territoires les moins dotés en termes de solutions, dans une logique d’équité territoriale tant sur le territoire métropolitain qu’en Outre-mer. Concernant la région Auvergne-Rhône-Alpes, de laquelle relève le département de la Loire, ce sont plus de 134 millions d’euros délégués par l’Agence régionale de santé (ARS) qui viendront conforter l’offre d’accompagnement.  Conformément à la circulaire DGCS/3B/DSS/1A/CNSA/DFO/2023/176 du 7 décembre 2023 relative à la mise en œuvre du plan de création de 50 000 nouvelles solutions et de transformation de l’offre médico-sociale à destination des personnes en situation de handicap 2024-2030, issue de la conférence nationale du handicap 2023, les ARS ont réalisé des programmations pluriannuelles (2024-2030) en veillant à la fois à l’évolution de leur offre et à la fluidification des parcours des personnes en situation de handicap, et ce, en cohérence avec les diagnostics territoriaux réalisés préalablement en lien étroit avec l’ensemble des parties prenantes, notamment les associations représentant les personnes ainsi que les départements, chefs de file de l’action sociale sur leur territoire. Conscient des enjeux spécifiques associés aux jeunes adultes accompagnés au titre de l’amendement Creton, le ministère chargé des personnes en situation de handicap identifie ce public comme prioritaire. Ainsi, le déploiement de solutions, inscrites dans le plan des 50 000 solutions, permettra à la fois d’apporter une réponse appropriée aux adultes concernés et de créer des solutions adaptées pour les enfants aujourd’hui en attente. A très court-terme, c’est-à-dire dès 2025, le Gouvernement prévoit le déploiement effectif de 15 000 solutions, associé à une enveloppe portée par le projet de loi de financement de la sécurité sociale à 270 millions d’euros supplémentaires en 2025. En outre, un fonds d’appui à la transformation de l’offre, mobilisable dès l’année 2024, et doté d’un montant de 250 millions d’euros pour la période 2024-2027, permet en complémentarité du plan des « 50 000 solutions », d’appuyer les territoires dans l’ingénierie de projet (conception et développement de solutions d’accompagnement transformées) et de soutenir l’investissement des établissements (modernisation du parc immobilier, développement de systèmes d’information ou accompagnement de l’innovation) qui constitue un enjeu majeur pour la qualité d’accompagnement des personnes en situation de handicap.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>519</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1571</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Dispositif d’emploi accompagné</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            519. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait* attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap sur la mise en œuvre du dispositif d’emploi accompagné après des personnes en situation de handicap relatif à la loi « travail » du 8 août 2016. Le dispositif mis en place a pour but de faciliter le passage du milieu dit « protégé » vers le milieu dit « ordinaire » de travail et se base sur des appels à projets réalisés en fonctions des possibilités des agences régionales de santé (ARS) sur chaque territoire. En 2023, ce dispositif a permis d’accompagner 8 200 personnes, ce qui représente une hausse de 43 % par an. Lancé en 2020, pendant la crise de la covid-19, le département du Pas-de-Calais a permis, jusqu’à aujourd’hui, l’accompagnement de plus de 140 personnes et la formation 9 référents. Pour autant, les besoins globaux estimés à 50 000 personnes sont loin d’être atteints tout comme l’objectif Gouvernemental des 30 000 personnes accompagnées d’ici 2027. Le dispositif a mis du temps à se mettre en place et se confronte à des freins considérables. Dans certaines régions, la capacité d’accompagnement est supérieure au nombre de personnes effectivement accompagnées, alors que les files d’attente pour accéder au dispositif restent pleines. Aussi, l’intégration de nouveaux opérateurs en capacité d’accompagner ces personnes - notamment celles avec déficience mentale - semble être elle aussi à l’arrêt. Par ailleurs, certains organismes de placement spécialisés comme le CAP Emploi ont gagné les appels d’offres des ARS, mais semblent être victimes d’un manque de formation des conseillers en emploi accompagné. Ces lacunes nuisent grandement aux personnes qui sont soumises à ce dispositif d’appui. Dans le panorama complexe de l’emploi accompagné en France, les mois à venir se dessinent comme une période cruciale. Dès lors, il souhaiterait donc connaître les mesures et les actions étudiées par le Gouvernement qui permettront d’atteindre l’objectif ambitieux de 30 000 personnes accompagnées d’ici la fin du quinquennat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4264</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1571</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Santé - Handicap mental</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4264. — 18 février 2025. — Mme Joëlle Mélin* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la mise en œuvre du dispositif d’emploi accompagné pour les personnes en situation de handicap mental. En effet, leur insertion en milieu professionnel ordinaire reste un défi majeur en France, peu abordé par les politiques publiques. On estime que plus de 80 % des 750 000 personnes concernées en âge de travailler souhaitent trouver un emploi, mais actuellement, seule une petite fraction y parvient. La loi du 8 août 2016, dite loi « travail », et le décret d’application du 27 décembre 2016 ont institué le dispositif d’emploi accompagné, financé par l’État. Ce dispositif est conçu pour soutenir les personnes en situation de handicap afin qu’elles puissent obtenir et conserver un emploi rémunéré dans le marché du travail. Il inclut un accompagnement pour le salarié ainsi que pour l’employeur. En 2023, ce dispositif ne permet d’accompagner que 8 200 personnes, alors que les besoins globaux sont estimés à 50 000 personnes. L’objectif gouvernemental d’accompagner 30 000 personnes d’ici 2027 illustre la lenteur de sa mise en place. En Île-de-France, seulement 5 % des 1 050 personnes accompagnées ont une déficience intellectuelle, la majorité ayant des troubles psychiques. Par ailleurs, la mise en œuvre de la plateforme d’emploi accompagné, initiée par la circulaire du 31 décembre 2021, rencontre de nombreux obstacles. Dans certaines régions, la capacité d’accompagnement dépasse le nombre de personnes effectivement accompagnées, tandis que les listes d’attente demeurent longues. De plus, l’intégration de nouveaux opérateurs capables d’accompagner ces personnes, notamment celles avec une déficience mentale, est au point mort. Ces préoccupations sont accentuées par une augmentation attendue des besoins en accompagnement, suite à la loi du 18 décembre 2023, qui dispose que l’orientation des personnes en situation de handicap en milieu professionnel ordinaire devient la norme. Dès lors, elle l’interroge sur les mesures prévues pour accélérer le développement de ce dispositif et garantir une meilleure intégration des personnes en situation de handicap mental. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1572</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Introduit dans le code du travail (article L. 5213-2-1) et le code de l’action sociale et des familles (article L. 243-1) par une disposition de la loi n° 2016-1088 du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels, le dispositif d’emploi accompagné vise à permettre aux personnes en situation de handicap d’accéder à un emploi rémunéré en milieu ordinaire de travail et de le conserver dans la durée. Il repose sur un accompagnement de la personne en situation de handicap (accompagnement médico-social et soutien à l’insertion professionnelle) et de son employeur, sans limitation dans le temps. Une circulaire interministérielle n° DGCS/3B/5A/DGEFP/METH/2017/125 du 14 avril 2017 a fixé les modalités de mise en œuvre du dispositif. Elle a réparti entre les Agences régionales de santé (ARS) les financements pouvant être mobilisés dans ce cadre, sur la base, notamment, de la convention nationale de cadrage du dispositif d’emploi accompagné conclue le 21 mars 2017 entre l’Etat et les fonds d’insertion pour les personnes handicapées (Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées (AGEFIPH) et Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP). L’année 2017 a constitué, sur la base du cahier des charges défini par décret du 27 décembre 2016, la phase de lancement de ces dispositifs avec la publication des appels à candidatures par les ARS et la sélection des gestionnaires des dispositifs, progressivement mis en place en 2018. Outre la construction des méthodes, des outils et des éléments de communication, cette mise en œuvre a nécessité une articulation des acteurs autour des dispositifs d’emploi accompagné et, en particulier, les structures porteuses, les partenaires du service public de l’emploi (France Travail, cap emploi, missions locales) et les maisons départementales des personnes handicapées en charge de l’instruction des demandes d’entrées dans les dispositifs et des prises de décision afférentes en commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées. En fonction des régions, certains publics ont été ciblés plus particulièrement dans le cadre des cahiers des charges établis pour la sélection des structures porteuses. Pour autant, il est ici confirmé que les dispositifs d’emploi accompagné restent ouverts à tout type de public ayant une reconnaissance de travailleurs handicapés. La montée en charge du dispositif s’est faite en effet de manière progressive entre 2018 et 2020. En 2021, conformément à la circulaire DGCS/SD3B/SD5A/DGEFP/METH/2021/237 du 31 décembre 2021 relative au fonctionnement et au déploiement des dispositifs emploi accompagné en mode plateforme, les structures d’emploi accompagné ont évolué en plateformes départementales de services intégrés mutualisant les moyens et savoir-faire des acteurs du médico-social et de l’emploi, sur un même territoire, pour l’accompagnement des personnes handicapées vers et dans l’emploi ordinaire. Un chef de file a ainsi été identifié dans chaque plateforme. Leur déploiement s’est poursuivi en 2023 jusqu’à couvrir l’ensemble des départements. Au 30 juin 2024, 9 411 personnes bénéficient d’un accompagnement par une plateforme, ce qui représente une progression de + 3,7 % sur le 2e trimestre 2024 et correspond à 715 nouvelles entrées dans les plateformes départementales. Aujourd’hui, le nombre de personnes accompagnées est 5 fois supérieur au nombre de personnes qui étaient accompagnées lors du premier recensement en décembre 2018. Les personnes qui entrent dans l’emploi accompagné :  - sont à 58 % des hommes. Cependant, la proportion de femmes entrées dans le dispositif est légèrement plus élevée en 2024 que pour les années 2021, 2022 et 2023. Ainsi, l’écart observé entre la proportion de femmes et d’hommes à entrer dans le dispositif semble se réduire d’année en année ; - sont pour une grande partie des jeunes (66 % ont moins de 35 ans) et présentent principalement des troubles psychiques (36 %), des troubles du spectre de l’autisme (20 %), des troubles cognitifs (18 %) ou des déficiences intellectuelles (10 %) ; - ont un très faible niveau de formation (74 % d’entre elles ont un niveau de formation strictement inférieur au niveau 5 (Bac + 2) ) et plus du quart n’ont jamais travaillé ; - trouvent rapidement un premier emploi. 58 % des personnes sans emploi à l’entrée du dispositif ont trouvé un emploi dans le cadre de l’emploi accompagné. La moitié d’entre elles ont trouvé un premier emploi en moins de 6 mois ; parviennent globalement à se maintenir en emploi : 55 % des personnes ayant trouvé un emploi dans le cadre du dispositif sont toujours en emploi au 31 décembre 2023. Les contrats des personnes accompagnées dans le cadre de l’emploi accompagné sont majoritairement des contrats classiques, Contrat à durée indéterminée (CDI) ou Contrat à durée déterminée (CDD) (52 % de CDI et 23 % de CDD) dont la moitié environ sont à temps partiel, dans des types de postes variés, avec toutefois une prépondérance dans les activités de nettoyage des locaux, restauration, magasinage, espaces vert… (plus de 50 %). Si les niveaux de formation et la durée travaillée avant l’entrée dans le dispositif restent faibles et inchangés depuis plus d’un an, il apparait que les nouvelles personnes accompagnées au deuxième trimestre 2024 présentent des périodes d’inactivités plus courtes et semblent ainsi moins éloignées de l’emploi. Cette tendance est particulièrement suivie en 2024. Plusieurs leviers soutiennent l’atteinte de l’objectif CNH (conférence nationale du handicap) de 30 000 personnes accompagnées à horizon 2027 : - la finalisation du déploiement du fonctionnement en mode plateforme de services intégrés combinée à l’extension au service public de l’emploi de la possibilité de prescrire le dispositif emploi accompagné depuis 2020 ; - l’augmentation de la contribution de l’Etat au financement des plateformes depuis la création des dispositifs d’emploi accompagné. Co-financé par l’Etat (P157 “handicap et dépendance”) et les deux fonds (AGEFIPH et FIPHFP), le budget dédié pour 2024 s’est porté à 53,9 M€ soit :  - 38,2 M€ portés par le P157 « handicap et dépendance », (soit une augmentation de l’ordre de 15 M€ par rapport à 2023 soit + 57 % en 2024 (de 24,5 M€ en 2023 à 38,2 M€ en 2024),  - 15,7 M€ des co-financeurs décomposés comme suit : 12,7 M€ de l’AGEFIPH et 3 M€ du FIPHFP (même montant qu’en 2023) Ce budget devrait permettre de financer le recrutement de nouveaux job coaches et ainsi d’augmenter la file active de 3 500 personnes accompagnées supplémentaires en 2024. Par ailleurs, pour accompagner cette ambition de 30 000 personnes accompagnées en 2027, la loi pour le plein emploi du 18 décembre 2023 permet d’apporter un nouveau schéma conventionnel entre les acteurs des territoires et ouvre plus largement les dispositifs de l’emploi accompagné à des organismes non médico-sociaux (davantage orientés vers l’emploi). In fine, il s’agit de renforcer l’insertion des personnes en situation de handicap en emploi en milieu ordinaire et de mieux identifier l’emploi accompagné dans la palette des solutions sur le champ professionnel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>522</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1573</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>L’amélioration de la situation des IME</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            522. — 8 octobre 2024. — Mme Félicie Gérard attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes au sujet des instituts médicoéducatifs (dits IME) en France. En effet, ces derniers visent à recevoir des enfants et adolescents en situation de handicap, afin de leur permettre un accompagnement personnalisé et adapté. Cependant, ces IME conservent une limite quant à leur absence de garderie au sein des établissements. Cette situation exige donc aux parents de réduire leurs horaires de travail, provoquant donc une réduction de salaire non-négligeable, tandis que leurs dépenses pour suivre la situation de handicap de l’enfant sont diverses. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement prévoit des mesures pour améliorer la situation de ces instituts, tant pour le confort des enfants en situation de handicap que pour celui des parents. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1573</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Président de la République a annoncé la création de 50 000 nouvelles solutions à destination des personnes en situation de handicap à l’horizon 2030. Cette mesure vise à proposer à chaque personne en situation de handicap une réponse adaptée à sa situation, considérant ses besoins et attentes. Fort de cet engagement, le ministère chargé des personnes en situation de handicap a décliné cette mesure avec une attention toute particulière pour les territoires les moins dotés en termes de solutions, dans une logique d’équité territoriale tant sur le territoire métropolitain qu’en Outre-mer. Conformément à la circulaire DGCS/3B/DSS/1A/CNSA/DFO/2023/176 du 7 décembre 2023 relative à la mise en œuvre du plan de création de 50 000 nouvelles solutions et de transformation de l’offre médico-sociale à destination des personnes en situation de handicap 2024-2030, issue de la conférence nationale du handicap 2023, les agences régionales de santé ont réalisé des programmations pluriannuelles (2024-2030) en veillant à la fois à l’évolution de leur offre et à la fluidification des parcours des personnes en situation de handicap, et ce, en cohérence avec les diagnostics territoriaux réalisés préalablement en lien étroit avec l’ensemble des parties prenantes, notamment les associations représentant les personnes ainsi que les départements, chefs de file de l’action sociale sur leur territoire. Conscient des enjeux spécifiques associés aux jeunes adultes accompagnés au titre de l’amendement Creton, le ministère des solidarités identifie ce public comme prioritaire. Ainsi, le déploiement de solutions, inscrites dans le plan des 50 000 solutions, permettra à la fois d’apporter une réponse appropriée aux adultes concernés et de créer des solutions adaptées pour les enfants aujourd’hui en attente. A très court-terme, c’est-à-dire dès 2025, le Gouvernement prévoit le déploiement effectif de 15 000 solutions, associé à une enveloppe portée par le projet de loi de financement de la sécurité sociale à 270 millions d’euros supplémentaires en 2025. En outre, un fonds d’appui à la transformation de l’offre, mobilisable dès l’année 2024, et doté d’un montant de 250 millions d’euros pour la période 2024-2027, permet en complémentarité du plan des « 50 000 solutions », d’appuyer les territoires dans l’ingénierie de projet (conception et développement de solutions d’accompagnement transformées) et de soutenir l’investissement des établissements (modernisation du parc immobilier, développement de systèmes d’information ou accompagnement de l’innovation) qui constitue un enjeu majeur pour la qualité d’accompagnement des personnes en situation de handicap.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>525</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1574</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Observations de l’ONU sur les ESAT</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            525. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les établissements ou services d’aide par le travail (ESAT). Selon le Collectif lutte et handicaps pour l’égalité et l’émancipation (CLHEE), dans le pays, 1 400 ESAT regroupent plus de 130 000 ouvrières et ouvriers. Ces ouvriers ont le statut de travailleurs handicapés et les ESAT sont censés les aider à s’insérer durablement et correctement dans le monde professionnel. Ces travailleurs ne relèvent pas du code du travail, mais du code de l’action sociale et des familles, parce qu’ils sont considérés comme des usagers des établissements avec lesquels ils ont signé un contrat. Par conséquent, ils n’ont pas de contrat de travail, sont dans l’impossibilité de saisir les prud’hommes, de recourir à l’inspection du travail et ne bénéficient ni du droit de grève, ni de droits syndicaux, ni de mutuelles d’entreprise, ni de conventions collectives. Pourtant, la rémunération moyenne des personnes travaillant en ESAT est de seulement 715 euros net mensuels pour 35 heures de travail par semaine, ce qui ne permet pas de cotiser pour une bonne retraite. Or la France a ratifié la convention internationale des droits de personnes handicapées. Son article 27 précise que les personnes handicapées ont le droit de « travailler sur la base de l’égalité avec les autres [ce qui inclut] un travail librement choisi ou accepté sur un marché du travail et un environnement de travail ouverts, inclusifs et accessibles à tous ». En 2022, le Comité des droits des personnes handicapées de l’ONU (CRPD) a rendu une critique détaillée du modèle des ESAT et appelait le Gouvernement à en finir au plus vite. Le CRPD ajoutait que « les environnements de travail ségrégués sont incompatibles avec [le] droit » inscrit à l’article 27. Il souhaite donc savoir quelles suites le Gouvernement entend donner aux observations de l’ONU concernant les droits des personnes travaillant dans les ESAT. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1574</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Autorisés et tarifés par les agences régionales de santé et soutenus par l’Etat via des aides au poste pour compenser le coût des rémunérations et des cotisations afférentes pour les travailleurs, les Etablissements et services d’aide par le travail (ESAT) sont tout à la fois des structures d’accompagnement médico-sociales et de mise au travail, dont la vocation première est de contribuer à l’inclusion et à l’autonomie des personnes accueillies, suite à une décision d’orientation vers le milieu protégé. Ces personnes ont une capacité de travail réelle, mais réduite, et nécessitent un ou plusieurs soutiens médicaux, éducatifs, sociaux et psychologiques. A l’échelle du pays, c’est aujourd’hui environ 1 500 ESAT qui accompagnent près de 120 000 travailleurs, qui dans leur immense majorité, seraient profondément et durablement éloignés de l’emploi en l’absence de telles structures de travail protégé, ce qui se traduirait, « au dire même des personnes en situation de handicap rencontrées, par une insupportable claustration dans le domicile familial ou dans un foyer », comme le relève fort justement le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et de l’Inspection générale des finances (IGF) de 2019. Les deux inspections générales soulignent que « les verbatim des travailleurs handicapés rencontrés qui sont retranscrits dans le rapport sont éloquents à ce titre et permettent de comprendre l’importance du rôle que joue l’ESAT pour eux et la contribution qu’il apporte pour faciliter leur inclusion dans la société ». Par ailleurs, la mission IGAS-IGF s’est prononcée pour le maintien du statut des travailleurs d’ESAT, s’alignant ainsi sur la position du Défenseur des droits (décision n° 2019-160) aux termes de laquelle, notamment, la requalification du contrat en contrat de travail n’est souhaitable ni pour les ESAT ni pour leurs travailleurs, car cela transformerait la relation particulière entre la personne handicapée accueillie et l’encadrant, qui est aujourd’hui basée sur un soutien et un accompagnement médico-social qui contribuent à l’exercice des activités à caractère professionnel confiées au travailleur. En revanche, l’objectif des pouvoirs publics depuis de nombreuses années, rappelé avec force lors de la dernière conférence nationale du handicap du 26 avril 2023, est d’éviter toute assignation en milieu protégé en offrant de nouvelles opportunités de parcours professionnels aux travailleurs handicapés qui y sont accueillis. Cet objectif de soutien à la diversification de leur parcours, qui est essentiel pour les travailleurs qui en expriment le souhait, s’accompagne d’une convergence progressive de leurs droits individuels et collectifs en ESAT vers ceux reconnus aux salariés. Ainsi, parallèlement à la décision en 2013 des pouvoirs publics de geler la création de places supplémentaires en ESAT, suivant un moratoire qui continue de s’appliquer hors Outre-mer, la mission d’accompagnement des travailleurs d’ESAT vers des parcours professionnels moins linéaires s’est considérablement renforcée ces dernières années avec, notamment, le développement des formations destinées à favoriser leur montée en compétences et leur employabilité, mais aussi des mises à disposition auprès d’utilisateurs privés ou publics, permettant à ces travailleurs d’exercer une activité professionnelle aux côtés des salariés de l’utilisateur. Par ailleurs, mis en œuvre depuis l’année 2022, le plan de transformation des ESAT impulsé par le Gouvernement et coconstruit avec l’ensemble du secteur en 2021, y compris des travailleurs accompagnés en ESAT, comporte plusieurs mesures visant à diversifier et sécuriser les parcours professionnels des travailleurs en ESAT. Pris en application de l’article 136 de la loi du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et la simplification de la vie publique locale, le décret du 13 décembre 2022 relatif au parcours professionnel et aux droits des travailleurs handicapés admis en ESAT, prévoit que la décision par laquelle la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) oriente vers un ESAT permet, pendant toute sa durée de validité, au travailleur concerné d’exercer depuis le 1er janvier 2023, simultanément et à temps partiel, une activité au sein de l’ESAT et une activité professionnelle en milieu ordinaire de travail. En outre, depuis le décret du 13 décembre 2022, le travailleur handicapé qui « sort » définitivement de son ESAT pour rejoindre le milieu ordinaire de travail bénéficie obligatoirement, sans nouvelle décision de la CDAPH, d’un parcours renforcé en emploi qui permet à la fois de faciliter des évolutions professionnelles et de statut, tout en sécurisant les changements de trajectoires professionnelles en s’appuyant sur une convention d’appui qui doit obligatoirement être conclue entre l’ESAT et l’employeur et sur un droit à réintégration ou au « retour » en milieu protégé qui vaut pendant toute la durée de validité de la décision de la CDAPH l’orientant en ESAT ou de la convention d’appui, si le terme de la convention est postérieur. S’agissant des droits des travailleurs accompagnés en ESAT, les travaux préparatoires au plan ESAT avaient souligné l’importance de les renforcer et de les faire converger vers ceux reconnus aux salariés. C’est chose faite, d’une part avec le même décret du 13 décembre 2022 (droit aux congés exceptionnels, majoration de la rémunération du travail le dimanche, élection d’un délégué des travailleurs, etc.), d’autre part avec la loi du 18 décembre 2023 pour le plein emploi. Cette dernière prévoit en effet : - l’inscription des « droits collectifs fondamentaux » dans le code de l’action sociale et des familles : le droit syndical et le droit de grève, le droit d’alerte et de retrait ainsi que le droit d’expression directe et collective ; - le renforcement de l’association aux travaux du comité social et économique de l’ESAT de représentants de l’instance mixte usagers-salariés spécifique aux ESAT ;  - la prise en charge des frais de transports domicile-travail ; - l’extension du bénéfice des titres-restaurant et des chèques-vacances ; - le bénéfice d’une complémentaire santé pour ces travailleurs. Ainsi, tout un ensemble de textes permet aux travailleurs handicapés accompagnés en ESAT de bénéficier de l’essentiel des droits individuels et collectifs des salariés et d’être ainsi « assimilés salariés » tout en restant usagers d’une structure médico-sociale et titulaires d’un contrat qui n’a pas la nature d’un contrat de travail et qui ne les place pas sous la subordination juridique de l’ESAT et leur permet d’être protégés contre le licenciement.  La loi pour le plein emploi prévoit, par ailleurs, l’accompagnement par le service public de l’emploi de l’ensemble des personnes en situation de handicap. Une convention-cadre nationale pluriannuelle de partenariat entre le SPE (futur Réseau pour l’emploi) et les organisations représentatives des ESAT signée le 19 novembre 2024, qui doit être déclinée dans l’ensemble des territoires, va permettre de renforcer leurs actions conjointes et la mission d’accompagnement des ESAT de trajectoires professionnelles diversifiées pour leurs travailleurs dont le projet est d’aller vers le milieu ordinaire de travail.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>530</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1575</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Reconnaissance du handicap cognitif des personnes atteintes d’Alzheimer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            530. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le manque de reconnaissance plein et entier du handicap cognitif des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée (MAMA), quel que soit leur âge. La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées introduit la notion de handicap quel que soit son origine, dont l’altération des fonctions cognitives : « Constitue un handicap, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un poly handicap ou d’un trouble de santé invalidant ». Ainsi, la loi met en exergue l’existence de troubles des fonctions cognitives à côté des fonctions mentales et psychiques. De ce fait est reconnue légalement l’existence des conséquences de ces troubles des fonctions cognitives en matière de handicap. Aujourd’hui, en France, lorsque le diagnostic d’une MAMA est posé avant l’âge de 60 ans, les personnes malades sont reconnues adultes handicapés, sans que leurs besoins spécifiques ne soient pour autant totalement appréhendés, du fait d’un handicap considéré comme « invisible ». Lorsque le diagnostic intervient après 60 ans, la personne malade est reconnue personne âgée dépendante et se retrouve lourdement impactée par l’approche catégorielle persistante du système de santé et d’accompagnement. Les personnes atteintes de la MAMA, en fonction de leur âge, ne sont donc pas reconnues comme étant en situation de handicap et cela a de lourdes conséquences sur leur quotidien et leur possibilité d’accéder aux droits dont elles devraient pouvoir bénéficier. Un système à double vitesse, caractérisé par une barrière de l’âge encore à l’œuvre au sein du système de compensation de la perte d’autonomie, qui n’a plus de sens aujourd’hui. Car appréhender la MAMA comme des handicaps cognitifs évolutifs et les personnes malades comme des personnes en situation de handicap cognitif pourrait permettre une plus grande adaptation des réponses qui leur sont apportées quotidiennement. Dans un contexte de chronicité des maladies neurodégénératives du fait de leur incurabilité, le paradigme du handicap permet d’insister sur les compensations et les aménagements de l’environnement (compréhension, acceptation, inclusion) dont les personnes en difficulté cognitive devraient pouvoir bénéficier, afin de maintenir leur qualité de vie et de pouvoir avoir accès aux mêmes droits que les personnes qui ne rencontrent pas ces difficultés. Enfin, la majorité des personnes malades ont plus de 60 ans (on estime que sur plus de 1,2 million de personnes malades aujourd’hui en France, environ 55 000 ont moins de 65 ans) et tombent directement dans le champ de la dépendance et leur handicap quotidien n’est absolument pas reconnu. La barrière élevée entre personnes handicapées et personnes âgées dépendantes est donc à l’origine de traitements discriminatoires et inégaux dans les dispositifs de compensation pour ces deux populations. Il existe en effet des différences en matière de conditions d’attribution des prestations, de couverture et de financement des plans personnalisés, la prestation de compensation du handicap (PCH), attribuée aux personnes handicapées, étant souvent plus avantageuse que l’allocation personnalisée à l’autonomie (APA), attribuée aux personnes âgées dépendantes. Il existe en outre un système de tarification différent pour les établissements d’hébergement des deux populations. Les personnes atteintes de MAMA ont accès à ces aides : APA pour les plus de 60 ans (elles sont reconnues comme personnes âgées dépendantes) et PCH pour les moins de 60 ans (elles sont reconnues adultes handicapés). L’enjeu est que, grâce à la reconnaissance plein et entière du handicap cognitif des personnes atteintes de MAMA, quel que soit leur âge, toutes les personnes diagnostiquées puissent être reconnues comme adultes handicapés avec une compensation, un accompagnement et une garantie d’accessibilité en fonction de leurs besoins et des droits qui sont les leurs. La différence entre ces deux prestations, en matière de dépenses, est-elle à l’origine du frein actuel à la reconnaissance du handicap cognitif de toutes les personnes malades ? Une évolution dans ce domaine apparaît pourtant nécessaire et urgente, pour que les personnes atteintes de ces pathologies neuro-évolutives aient enfin accès aux droits qui sont les leurs, quel que soit leur âge et à une reconnaissance pleine et entière des situations de handicap vécues au quotidien. Elle lui demande donc quelles sont les solutions qu’il compte mettre en place pour faire évoluer cette situation. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1576</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’amélioration de l’accès à la Prestation de compensation du handicap (PCH) des personnes vivant avec une altération des fonctions mentales, psychiques ou cognitives ou des troubles du neuro-développement est une priorité forte, identifiée lors de la Conférence nationale du handicap (CNH) du 11 février 2020. Celle-ci s’est concrétisée avec l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2023, du décret n° 2022-570 du 19 avril 2022 relatif à la prestation de compensation mentionnée à l’article D. 245-9 du code de l’action sociale et des familles, qui a élargi les critères d’éligibilité à la PCH pour apprécier de manière plus fine les difficultés rencontrées par les personnes en situation de handicap psychique, mental, cognitif ou lié à un trouble neuro-développemental et créé un nouveau domaine d’aide humaine, le « soutien à l’autonomie », permettant, au-delà du seul soutien dans les actes essentiels de l’existence, de mobiliser jusqu’à 3 heures d’aide supplémentaire par jour pour renforcer l’accompagnement des personnes dans l’exercice de leur autonomie. Pour bénéficier de la PCH, les personnes doivent satisfaire à la condition liée au handicap avant l’âge de 60 ans, à trois exceptions près : - premièrement, si la personne respectait les conditions d’éligibilité à la prestation avant 60 ans sans avoir pour autant demandé la prestation. Depuis la loi n° 2020-220 du 6 mars 2020, cette possibilité, jusqu’alors réservée aux demandes formulées avant l’âge de 75 ans, est ouverte sans condition d’âge ; - deuxièmement, si le demandeur exerce une activité professionnelle, quels que soient son âge et la date de survenue du handicap ; - troisièmement, les allocataires de l’allocation compensatrice pour tierce personne ont la possibilité d’opter pour la PCH à tout âge. En dehors de ces exceptions, le législateur n’a pas souhaité remettre en cause le principe fixé par les articles L. 245-1 et D. 245-3 du code de l’action sociale et des familles suivant lesquels la première demande de PCH doit être formulée avant l’âge de 60 ans. En effet, la remise en cause de ce principe impliquerait un rapprochement systématique entre les prestations destinées aux personnes en situation de handicap et celles destinées aux personnes âgées, notamment l’allocation personnalisée d’autonomie. Or ces prestations participent de logiques très différentes, même si les deux sont personnalisées, qu’il s’agisse de l’évaluation des besoins, des modalités de détermination des plans d’aide ou de la participation financière des bénéficiaires. L’impact financier d’un tel rapprochement serait enfin majeur, spécialement pour les conseils départementaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>537</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1576</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Vieillissement des adultes porteurs de troubles du spectre autistique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            537. — 8 octobre 2024. — M. Thibault Bazin alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur le vieillissement des adultes porteurs de troubles du spectre autistique. En effet, il tient à souligner que nombre de ces personnes accueillies en foyer d’accueil médicalisé (FAM) sont vieillissantes et qu’une majeure partie d’entre elles pourraient relever d’une maison d’accueil spécialisé (MAS). Aussi, dans une logique de véritable parcours et alors qu’il est déjà possible d’expérimenter une transformation partielle de places de FAM en places de MAS, M. le député demande à Mme la ministre de bien vouloir lui indiquer combien de places de FAM elle entend transformer de manière à mieux s’adapter aux besoins des personnes accueillies. De plus, il souhaiterait connaître le calendrier de déploiement envisagé et savoir si elle compte demander aux agences régionales de santé (ARS) d’accélérer les appels à projets en ce sens en leur allouant les moyens nécessaires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1577</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conscient des difficultés rencontrées par les personnes en situation de handicap concernant l’accès à une prise en charge qui corresponde à leurs besoins, le Président de la République a annoncé la création de 50 000 nouvelles solutions à destination de celles-ci, à l’horizon 2030. Cette mesure vise à proposer à chaque personne en situation de handicap une réponse adaptée à sa situation, considérant ses besoins et attentes. Fort de cet engagement, le ministère du travail, de la santé et des solidarités a décliné cette mesure avec une attention toute particulière pour les territoires les moins dotés en termes de solutions, dans une logique d’équité territoriale, tant sur le territoire métropolitain qu’en Outre-mer. La circulaire DGCS/3B/DSS/1A/CNSA/DFO/2023/176 du 7 décembre 2023 relative à la mise en œuvre du plan de création de 50 000 nouvelles solutions et de transformation de l’offre médico-sociale à destination des personnes en situation de handicap 2024-2030, issue de la Conférence nationale du handicap 2023, précise les modalités de mise en œuvre de ce plan. Doté de 1,5 milliard d’euros financés par la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, ce plan constitue un effort inédit de la Nation en direction de ce public, afin de permettre à chaque personne de réaliser son projet de vie. Ces crédits visent à faire émerger de nouvelles solutions modulaires et tournées vers le milieu ordinaire, pour accélérer la transformation des établissements et services et passer d’une logique de places à une logique de plateformes de services coordonnés avec la personne en situation de handicap. Les agences régionales de santé réaliseront des diagnostics territoriaux en lien étroit avec l’ensemble des parties prenantes et, notamment, les associations représentant les personnes, ainsi que les départements, chefs de file de l’action sociale sur leur territoire. A partir des besoins identifiés dans les territoires avec l’ensemble des acteurs concernés, seront établies, des programmations pluriannuelles des solutions à développer dans les territoires. C’est donc, dès 2025, que devrait s’accélérer la création, l’extension et la transformation de places dans l’ensemble des établissements sociaux et médico-sociaux, incluant foyers d’accueil médicalisés et maisons d’accueil médicalisées. Afin de suivre ce plan, un comité de pilotage national de la transformation de l’offre est réuni tous les six mois par le ministère du travail, de la santé, des solidarités et des familles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1733</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1577</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Situation critique des personnes en situation de polyhandicap</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1733. — 5 novembre 2024. — M. Mickaël Bouloux alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur la situation des enfants et adultes polyhandicapés. La circulaire du 27 octobre 2023 alloue de nouveaux crédits pour l’accompagnement des personnes handicapées, pourtant elle demeure limitée et partiellement inadaptée. L’accompagnement par des solutions de droit commun ne permet pas de construire une solution viable pour les personnes polyhandicapées. Seul un accompagnement définitif au sein de dispositifs spécialisés permet une réelle prise en charge. Les demandes d’intégration des foyers et maisons d’accueil spécialisés (MAS et FAS) se multiplient et les délais augmentent. Cela remet encore en cause l’égalité des droits et des chances des personnes handicapées, pourtant prévue par la loi de 2005. Ainsi, il lui demande quelles mesures sont envisagées par le Gouvernement pour répondre à la situation critique des personnes polyhandicapées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1577</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La circulaire DGCS/3B/DSS/1A/CNSA/DFO/2023/176 du 7 décembre 2023 relative à la mise en œuvre du plan de création de 50 000 nouvelles solutions et de transformation de l’offre médico-sociale à destination des personnes en situation de handicap 2024-2030, issue de la Conférence nationale du handicap (CNH) 2023, précise les modalités de mise en œuvre de ce plan. Doté de 1,5 milliard d’euros financés par la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, ce plan constitue un effort inédit de la Nation en direction de ce public, afin de permettre à chaque personne de réaliser son projet de vie. Ces crédits visent à faire émerger de nouvelles solutions modulaires et tournées vers le milieu ordinaire, pour accélérer la transformation des établissements et services et passer d’une logique de places à une logique de plateformes de services coordonnés avec la personne en situation de handicap. Les agences régionales de santé réaliseront des diagnostics territoriaux en lien étroit avec l’ensemble des parties prenantes et, notamment, les associations représentant les personnes, ainsi que les départements, chefs de file de l’action sociale sur leur territoire. A partir des besoins identifiés dans les territoires avec l’ensemble des acteurs concernés, seront établies des programmations pluriannuelles des solutions à développer dans les territoires. Ils permettront de conforter l’offre d’accompagnement en direction de l’ensemble des publics et, notamment, des personnes en situation de polyhandicap. Afin de suivre la mise en œuvre de ce plan, un suivi national est assuré par la ministre déléguée en charge des personnes en situation de handicap, dans le cadre d’un comité de pilotage national de la transformation de l’offre réuni tous les six mois. Par ailleurs, l’accompagnement précoce des enfants en situation de polyhandicap est un enjeu majeur, afin d’assurer le développement de leur motricité et de leur autonomie tout au long de leur vie. Ainsi, le Président de la République a annoncé, lors de la Conférence nationale du handicap (CNH) de 2020, la création d’un parcours de rééducation et de réadaptation précoce à destination des enfants présentant un polyhandicap ou une paralysie cérébrale. Ce parcours vise à proposer des soins coordonnés de rééducation et de réadaptation précoce, sans reste à charge pour les familles. L’article 81 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2023 a permis de créer ce parcours dans le code de la santé publique (article L. 2136-1 du code de la santé publique), lequel devra se construire en cohérence avec la mise en place du service du repérage et de l’accompagnement précoce pour les enfants de moins de 6 ans, tel qu’annoncé lors de la CNH de 2023.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1734</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1578</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Urgence soutien aux familles des enfants polyhandicapés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1734. — 5 novembre 2024. — Mme Tiffany Joncour attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur la grave pénurie de solutions d’accueil pour les enfants en situation de polyhandicap, en particulier dans le département du Rhône. Cette carence en places au sein des établissements médico-sociaux spécialisés, combinée à la fermeture de structures de répit faute de financements pérennes, laisse de nombreuses familles sans soutien adéquat. Pour les proches aidants, souvent contraints de réduire ou cesser leur activité professionnelle, ce manque de structures compromet gravement leur équilibre familial et la prise en charge de leurs enfants. Mme la députée souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement envisage pour remédier à cette carence en matière de structures d’accueil pour enfants polyhandicapés et pour répondre aux besoins croissants des familles concernées. Elle souhaite également savoir si des dispositifs spécifiques sont envisagés pour renforcer les financements, simplifier les agréments et encourager la création de nouvelles places en établissements médico-sociaux ou de répit, en concertation avec les agences régionales de santé (ARS) et les collectivités locales. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1578</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La circulaire DGCS/3B/DSS/1A/CNSA/DFO/2023/176 du 7 décembre 2023 relative à la mise en œuvre du plan de création de 50 000 nouvelles solutions et de transformation de l’offre médico-sociale à destination des personnes en situation de handicap 2024-2030, issue de la Conférence nationale du handicap (CNH) 2023, précise les modalités de mise en œuvre de ce plan. Doté de 1,5 milliard d’euros financés par la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, ce plan constitue un effort inédit de la Nation en direction de ce public, afin de permettre à chaque personne de réaliser son projet de vie. Ces crédits visent à faire émerger de nouvelles solutions modulaires et tournées vers le milieu ordinaire, pour accélérer la transformation des établissements et services et passer d’une logique de places à une logique de plateformes de services coordonnés avec la personne en situation de handicap. Les agences régionales de santé réaliseront des diagnostics territoriaux en lien étroit avec l’ensemble des parties prenantes et, notamment, les associations représentant les personnes, ainsi que les départements, chefs de file de l’action sociale sur leur territoire. A partir des besoins identifiés dans les territoires avec l’ensemble des acteurs concernés, seront établies des programmations pluriannuelles de solutions à développer dans les territoires. Ils permettront de conforter l’offre d’accompagnement en direction de l’ensemble des publics et, notamment, des personnes en situation de polyhandicap. Afin de suivre la mise en œuvre de ce plan, un suivi national est assuré par la ministre déléguée chargée de l’autonomie et du handicap dans le cadre d’un comité de pilotage national de la transformation de l’offre réuni tous les six mois. Par ailleurs, l’accompagnement précoce des enfants en situation de polyhandicap est un enjeu majeur, afin d’assurer le développement de leur motricité et de leur autonomie tout au long de leur vie. Ainsi, le Président de la République a annoncé, lors de la CNH de 2020, la création d’un parcours de rééducation et de réadaptation précoce à destination des enfants présentant un polyhandicap ou une paralysie cérébrale. Ce parcours vise à proposer des soins coordonnés de rééducation et de réadaptation précoce, sans reste à charge pour les familles. L’article 81 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2023 a permis de créer ce parcours dans le code de la santé publique (article L. 2136-1 du code de la santé publique), lequel devra se construire en cohérence avec la mise en place du service du repérage et de l’accompagnement précoce pour les enfants de moins de 6 ans, tel qu’annoncé lors de la CNH de 2023. Des moyens importants, de l’ordre de 138 M€, ont été consacrés au développement de solutions d’accompagnement médico-social pour les personnes polyhandicapées sur la période 2017-2021. Il s’agissait alors de conforter l’offre disponible au regard de leurs besoins et attentes, ainsi que de ceux de leur famille.  Afin d’amplifier la dynamique, le Président de la République a annoncé la création de 50 000 nouvelles solutions à destination des personnes en situation de handicap à l’horizon 2030. Fort de cet engagement, le ministère chargé des solidarités a décliné cette mesure avec une attention toute particulière pour les territoires les moins dotés en termes de solutions, dans une logique d’équité territoriale, tant sur le territoire métropolitain qu’en Outre-mer.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1828</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1579</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Mesures concrètes pour les télévisions locales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1828. — 12 novembre 2024. — M. Stéphane Viry appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur le rôle des télévisions locale et sur le manque de mesures concrètes à leur égard à l’issue des États généraux de l’information. Ces médias, qui participent activement à la vitalité des territoires, sont au cœur de la démocratie locale. Ils relaient les préoccupations des citoyens, donnent la parole aux acteurs locaux et enrichissent la pluralité des voix. Par leur proximité, ils assurent aussi la circulation de l’information et le lien social, essentiels au dynamisme des territoires. Les États généraux de l’information sont une initiative bienvenue pour renforcer l’indépendance journalistique, lutter contre la désinformation et soutenir l’éducation aux médias. Cependant, comme tout processus de concertation, ce comité ne peut s’arrêter à un simple diagnostic. Les télévisions ont besoin de mesures concrètes, adaptées aux spécificités des différents acteurs du secteur. Sans actions ciblées, ces initiatives risquent de manquer d’impact réel. Les télévisions locales, comme Locale.tv, se disent préoccupés. Bien qu’ils saluent l’intention des États généraux, ils relèvent l’absence de mesures spécifiques aux réalités des télévisions de proximité. En effet, ces derniers ne partagent ni le même modèle économique ni les mêmes contraintes que les grands médias nationaux. Les besoins des médias locaux sont particuliers : ils doivent conjuguer une couverture éditoriale de terrain avec des modèles de financement fragiles. Ils subissent aussi des défis structurels d’accessibilité et de distribution dans les territoires. Pour répondre à ces besoins, des acteurs locaux proposent la création de conventions spécifiques entre les directions régionales des affaires culturelles (DRAC), le Centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information (CLEMI) et les télévisions de proximité. Ces conventions permettraient de renforcer l’éducation aux médias au plus près des territoires. En mettant en place des dispositifs régionaux ciblés, les télévisions locales pourraient mieux jouer leur rôle d’éducation et d’information auprès de la jeunesse, dans le cadre d’un partenariat officiel et structuré. Par ailleurs, les questions de distribution et d’accessibilité des publications locales sont essentielles. Occulter ce sujet serait une erreur, car ces éléments conditionnent l’accès à l’information de proximité pour les citoyens, surtout dans les zones rurales. Ces enjeux sont d’autant plus importants que l’affaiblissement de l’accès aux médias locaux risque d’aggraver les inégalités territoriales. M. le député s’interroge sur la position de Mme la ministre et sur les mesures envisagées pour soutenir les télévisions locales. Quels dispositifs concrets et pérennes pourraient être mis en place pour revaloriser ces médias et renforcer leur mission au service de la démocratie locale et de la cohésion des territoires ?]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1579</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les médias locaux jouent un rôle essentiel en matière d’information, d’accès à la culture et de maintien du lien de proximité entre les citoyens. C’est à ce titre que les radios et les télévisions locales privées ont bénéficié d’un soutien exceptionnel au moment de la crise du covid-19. Au total, ce sont 200 radios et 30 télévisions locales qui ont été soutenues par le fonds de 30 millions d’euros, afin de leur permettre de faire face à la baisse massive de leurs recettes publicitaires. Compte-tenu de la reprise du marché publicitaire en 2021 et 2022, il n’a pas été envisagé de prolonger ces dispositifs exceptionnels. Si le marché publicitaire de la télévision a été marqué par une légère baisse en 2023, il est reparti à la hausse en 2024. Concernant le marché de la radio, il est en progression constante depuis la fin de la crise sanitaire et a retrouvé un niveau supérieur à celui d’avant crise. La préservation du modèle économique des médias, en particulier locaux, demeure néanmoins une priorité du Gouvernement. En effet, le financement des médias par la publicité, qui est la principale source de revenus des médias gratuits, est fragilisé par l’avènement du numérique, qui a permis à de nouveaux acteurs, dont le modèle repose sur la diffusion de contenus de tiers ou sur la fourniture de services numériques, de capter une partie des ressources publicitaires des médias, sans qu’ils ne contribuent au financement de l’information et de la création. L’étude publiée par le ministère de la culture et l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) en janvier 2024 sur l’avenir des médias estime que les médias qui participent au financement de l’information et de la création pourraient perdre 800 millions d’euros de recettes publicitaires d’ici 2030, principalement du fait de la concentration des investissements publicitaires sur les services des très grandes plateformes. Face à ce constat, le rapport des États généraux de l’information formule plusieurs propositions visant à lutter contre la captation de valeur des plateformes numériques. Il est ainsi proposé d’inciter les annonceurs à publier la part des investissements publicitaires qu’ils réalisent dans les médias d’information par rapport aux plateformes numériques, en complétant leur responsabilité sociale et économique par une responsabilité démocratique (proposition n°7). Au niveau européen, il s’agirait de rendre plus concurrentiel le marché de la publicité en ligne, qui est aujourd’hui largement dominé par quelques acteurs extra-européens, en imposant notamment l’interopérabilité des services publicitaires (proposition n° 12). Le ministère de la culture accorde une attention toute particulière à ces propositions, notamment dans le cadre du travail actuellement mené pour déterminer les suites à donner aux différentes préconisations formulées par les États généraux de l’information. L’objectif est en effet de donner une traduction concrète à ces travaux dans les prochains mois. Enfin, il convient de rappeler que l’État soutient massivement le développement de médias ancrés localement et le maintien du pluralisme au plan national et local, au travers de nombreux dispositifs d’aides : Dans le champ de la presse écrite, les aides au pluralisme, à la modernisation et à la diffusion de la presse ont représenté un soutien financier de près de 200 millions d’euros en 2024, avec un effort particulier en faveur de la presse locale. D’une part, l’aide aux quotidiens régionaux, départementaux et locaux d’information politique et générale à faibles ressources de petites annonces (QFRPA) est dotée de 1,4 million d’euros, répartis entre une douzaine de bénéficiaires. L’éligibilité à cette aide donne également droit à des aides à l’exemplaire bonifiées pour les titres de presse postés ou portés. D’autre part, l’aide au pluralisme de la presse périodique régionale et locale (PPR) est dotée de 1,5 million d’euros par an et bénéficie à 250 titres de presse environ. Par ailleurs, le soutien public s’effectue au travers de l’appui, sous la forme d’appels à projets annuels, de programmes d’incubation dédiés aux médias émergents ou fournisseurs de solutions consacrées aux médias, dont plusieurs sont établis en régions (Provence-Alpes-Côte d’Azur, Grand Est, Sud-Ouest, Île-de-France). Enfin, le fonds de soutien aux médias d’information sociale de proximité (FSMISP) permet d’accompagner financièrement le développement de médias ancrés localement, apportant une information de proximité, et favorisant la continuité du lien entre les habitants d’un quartier, d’une ville ou d’une région. Dans le domaine radiophonique, le fonds de soutien à l’expression radiophonique locale (35,7 millions d’euros en 2024) permet de soutenir les radios associatives, dont les ressources publicitaires sont limitées à 20 % de leur chiffre d’affaires. Enfin, un fonds dédié soutient depuis 2016 les médias d’information sociale de proximité ; sa dotation annuelle atteint 1,8 million d’euros depuis 2021 (contre les 1,5 million d’euros précédemment alloués). Le renforcement de l’offre de proximité constitue par ailleurs l’une des priorités portées par le gouvernement pour l’audiovisuel public, telle que déclinée notamment dans les dernières versions des contrats d’objectifs et de moyens (COM) de France Télévisions et Radio France. Sous cette impulsion, des jalons importants ont ainsi été atteints depuis 2019, permettant de renforcer le lien entre les médias publics et les territoires : la régionalisation des éditions d’information du midi et du soir de France 3 (ICI 12/13 et ICI 19/20) depuis la rentrée 2023 en remplacement des éditions nationales, ce qui représente 48 éditions régionales quotidiennes ; le développement de coopérations renforcées entre les réseaux régionaux de France Télévisions et Radio France avec : le déploiement progressif des matinales communes entre France 3 et France Bleu, avec 38 matinales effectivement lancées fin 2024, et un objectif de couverture de l’ensemble du territoire en 2025 ; le lancement de l’application mobile « ICI » en mars 2022, média 360° dédié à la vie locale qui donne accès aux contenus radio et télévision des antennes France Bleu et France 3, ainsi qu’aux articles publiés par les deux rédactions. Il est également à noter que France Télévisions joue un rôle clé dans l’accès à l’information locale en Outre-mer, à travers le réseau des chaînes et des radios La 1ère.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>60</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1580</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Taillé-Polian</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation critique de la presse et de la liberté d’informer en Palestine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            60. — 1 octobre 2024. — Mme Sophie Taillé-Polian* alerte Mme la ministre de la culture sur la situation critique de la presse et de la liberté d’informer en Palestine. La fermeture du bureau d’ Al Jazeera à Ramallah le 22 septembre 2024 par les forces armées israéliennes est une énième entrave au travail des journalistes en Palestine. En Cisjordanie, depuis des années, les professionnels des médias sont empêchés d’exercer leur métier en sécurité, pris pour cible par les forces armées israéliennes. La Palestine est un des dix derniers pays où les journalistes sont le moins en sécurité pour exercer leur métier. Les violations contre la liberté de la presse commises par les forces israéliennes ne sont pas nouvelles, comme en témoigne l’assassinat de la journaliste Shireen Abu Akleh en 2022 en plein reportage. Ces pressions et ces entraves au journalisme sont accentuées depuis le 7 octobre dans les territoires palestiniens occupés comme à Gaza. En effet, Israël cible les journalistes dans l’enclave palestinienne : les bombardements ont causé la mort de près de 150 journalistes. Plusieurs d’entre elles et eux estiment avoir été ciblés spécifiquement alors qu’ils et elles portaient des gilets bleus « Press« identifiables dans le cadre de l’exercice de leurs missions sur le terrain, dans des camps de réfugiés, dans des hôpitaux mais également à leur domicile et dans leurs voitures. Ainsi, la Cour pénale internationale inclue dans son enquête les crimes commis contre les journalistes à Gaza. Gaza continue d’être fermée aux médias internationaux malgré les appels de Reporters sans frontières à ouvrir les frontières aux journalistes qui souhaitent y entrer mais également en sortir. Plusieurs journalistes, syndicats et collectifs ont dénoncé dans plusieurs tribunes le climat de terreur qui règne sur les journalistes palestiniens et palestiniennes et ont rappelé que le ciblage des journalistes constitue un crime de guerre. Ces attaques meurtrières et plus largement ces restrictions portent atteinte à grande échelle à la liberté de la presse et d’expression. Ce schéma d’impunité doit cesser de toute urgence. Ainsi Mme la députée souhaite savoir dans quelle mesure la France compte agir après bientôt un an de massacres pour faire respecter le droit international, garantir une information indépendante et pluraliste sur les évolutions du conflit, empêcher ces crimes de guerre et garantir une mise à l’abri sûre et immédiate pour les journalistes palestiniens et palestiniennes et leurs familles. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>553</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1581</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Taillé-Polian</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation critique de la presse et de la liberté d’informer en Palestine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            553. — 8 octobre 2024. — Mme Sophie Taillé-Polian* alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation critique de la presse et de la liberté d’informer en Palestine. La fermeture du bureau d’Al Jazeera à Ramallah le dimanche 22 septembre 2024 par les forces armées israéliennes est une énième entrave au travail des journalistes en Palestine. En Cisjordanie, depuis des années, les professionnels des médias sont empêchés d’exercer leur métier en sécurité, pris pour cible par les forces armées israéliennes. La Palestine est un des dix derniers pays où les journalistes sont le moins en sécurité pour exercer leur métier. Les violations contre la liberté de la presse commises par les forces israéliennes ne sont pas nouvelles, comme en témoigne l’assassinat de la journaliste Shireen Abu Akleh en 2022 en plein reportage. Ces pressions et ces entraves au journalisme sont accentuées depuis le 7 octobre 2023 dans les territoires palestiniens occupés comme à Gaza. En effet, Israël cible les journalistes dans l’enclave palestinienne : les bombardements ont causé la mort de près de 150 journalistes. Plusieurs d’entre elles et eux, estiment avoir été ciblés spécifiquement alors qu’ils et elles portaient des gilets bleus « Press » identifiables dans le cadre de l’exercice de leurs missions sur le terrain, dans des camps de réfugiés, dans des hôpitaux mais également à leur domicile et dans leurs voitures. Ainsi, la Cour pénale internationale inclue dans son enquête les crimes commis contre les journalistes à Gaza. Gaza continue d’être fermée aux médias internationaux malgré les appels de Reporters sans frontières à ouvrir les frontières aux journalistes qui souhaitent y entrer mais également en sortir. Plusieurs journalistes, syndicats et collectifs ont dénoncé dans plusieurs tribunes le climat de terreur qui règne sur les journalistes palestiniens et palestiniennes et ont rappelé que le ciblage des journalistes constitue un crime de guerre. Ces attaques meurtrières et plus largement ces restrictions portent atteinte à grande échelle à la liberté de la presse et d’expression. Ce schéma d’impunité doit cesser de toute urgence. Ainsi elle souhaite savoir dans quelle mesure la France compte agir après bientôt un an de massacres pour faire respecter le droit international, garantir une information indépendante et pluraliste sur les évolutions du conflit, empêcher ces crimes de guerre et garantir une mise à l’abri sûre et immédiate pour les journalistes palestiniens et leurs familles. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1581</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France est engagée pour la défense de la liberté de la presse, de la liberté d’expression et de la protection des journalistes partout dans le monde. Elle salue le courage des journalistes qui remplissent leur mission, parfois au péril de leur vie. Sur tous les terrains de guerre ou de conflit, et notamment à Gaza, la France porte et portera toujours une voix ferme contre les menaces et les intimidations qui frappent les journalistes dans l’exercice de leur métier. Le ministre de l’Europe et des affaires étrangères a eu l’occasion de le rappeler en novembre 2024, à l’occasion de la remise du prix Anna Politkovskaïa-Arman Soldin du courage journalistique à un journaliste israélien, Yuval Abraham, et à un journaliste palestinien, Basel Adra, pour leurs travaux, individuels et conjoints, sur la colonisation israélienne en Cisjordanie. A ce titre, nous avons, à plusieurs reprises, exprimé notre vive préoccupation s’agissant du lourd tribut payé par les journalistes à Gaza. Selon Reporters sans frontières, plus de 100 journalistes ont trouvé la mort dans l’exercice de leurs fonctions à Gaza depuis le 7 octobre 2023. Nous avons exigé leur protection à plusieurs reprises et demandons que toute la lumière soit faite sur les circonstances de leur décès. Les civils doivent être protégés, particulièrement les journalistes qui doivent pouvoir exercer leur profession librement et en toute sécurité. C’est une obligation internationale, mais c’est aussi un impératif moral. Depuis le mois d’octobre 2023, nous sommes pleinement mobilisés pour permettre à tous les ressortissants français et à leurs ayants droits - dont des journalistes - de quitter la bande de Gaza. Il s’agit d’une opération complexe. À ce jour, 260 personnes au total ont pu partir. S’agissant des journalistes et personnalités qui nous ont été signalées, nous cherchons activement, en lien avec nos partenaires de la région, des solutions pour leur mise en sécurité, hors de la bande de Gaza.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>700</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1582</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Reconnaissance mutuelle des permis de conduire entre la France et l’Ukraine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            700. — 8 octobre 2024. — M. Yannick Favennec-Bécot appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’absence de reconnaissance des permis de conduire ukrainiens par la France. Au 31 mais 2024, la France comptabilisait 107 010 demandes d’asile ou de protection temporaire de la part de réfugiés ukrainiens. Or si les ressortissants ukrainiens bénéficiant de la protection temporaire, peuvent par ce statut, utiliser leurs permis de conduire sur le territoire français, cela n’est pas le cas de ceux s’étant vu octroyer la résidence permanente. Toutefois, l’échange d’un permis de conduire étranger représente un coût financier important que beaucoup de réfugiés ukrainiens ne peuvent malheureusement pas se permettre. Cet aspect affecte directement l’intégration de ces ressortissants qui peinent alors à pouvoir se déplacer. Mais cela a également des conséquences sur les types de demandes des réfugiés ukrainiens faites auprès de l’Ofpra : ces derniers privilégient la demande de protection temporaire plutôt que l’asile. Ainsi, face aux conséquences sur les réfugiés ukrainiens, il souhaiterait savoir si un accord de reconnaissance mutuelle des permis de conduire entre les deux pays peut être envisagé.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1582</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le bénéfice du régime de la protection temporaire, dont, comme vous le précisez, ont demandé à bénéficier la majorité des Ukrainiens ayant trouvé refuge en France après la guerre d’agression russe, est ouvert aux étrangers selon les modalités déterminées par la décision du Conseil de l’Union européenne mentionnée à l’article 5 de la directive 2001/55/CE du Conseil du 20 juillet 2001. L’article L581-3 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers en France et du droit d’asile (CESEDA) prévoit que le bénéficiaire de la protection temporaire « est mis en possession d’un document provisoire de séjour » et que « ce document provisoire de séjour est renouvelé tant qu’il n’est pas mis fin à la protection temporaire ». Or, les dispositions de l’article R222-2 du Code de la route ne prévoient l’obligation d’échanger leur permis de conduire « délivré par un Etat membre de l’Union européenne ou d’un autre Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen, en cours de validité dans cet Etat » que pour « toute personne ayant sa résidence normale en France. » Ce n’est donc pas le cas pour les personnes bénéficiant de la protection temporaire. De même, les étudiants, travailleurs détachés pour une mission dont la durée est définie ou titulaires de titre de séjour spéciaux délivrés par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères bénéficient de la reconnaissance de leur permis ukrainien pendant toute la durée de leurs études ou de leur mission en France. En conséquence, le nombre de ressortissants ukrainiens ayant installé leur résidence normale en France du fait de la guerre en Ukraine semble trop faible pour justifier la négociation d’un accord avec l’Ukraine sur l’échange des permis de conduire. Un tel accord, s’il devait être introduit, devrait ensuite obtenir une approbation parlementaire avant de pouvoir être ratifié par la France.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1128</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1582</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Traite d’êtres humains dans la diplomatie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1128. — 22 octobre 2024. — Mme Sandra Regol* attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation des personnes employées par les diplomates. La longue enquête parue dans le journal Libération en octobre 2024 a en effet remis en lumière les situations vécues par certaines d’entre elles, qui s’apparentent à de l’esclavage. Enfermées et exploitées, corvéables à merci, ces personnes sont bien souvent victimes de viols et de violences, en toute impunité puisque les diplomates sont protégés par leur immunité. Ces affaires ne sont malheureusement pas nouvelles et trop souvent les femmes en sont les premières victimes. L’esclavage a été aboli en France au XIXe siècle. Mme la députée souhaite donc savoir quelles dispositions sont actuellement prises pour protéger les travailleuses et travailleurs employés au service privé et personnel des agents diplomatiques en fonction en France, notamment en lien avec d’autres services de l’administration tels que l’OFII ou l’URSAFF, et quelles nouvelles mesures sont envisagées pour mettre fin à ces pratiques intolérables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2255</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1582</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Face à l’esclavage moderne, l’immunité diplomatique ne peut être absolue !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2255. — 26 novembre 2024. — M. Abdelkader Lahmar* attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la traite des êtres humains à des fins d’exploitation par le travail au sein des domiciles diplomatiques. En 2022, 5 % des 281 personnes accompagnées par le Comité contre l’esclavage moderne (CCEM) disaient avoir été exploitées par des diplomates, y compris à l’âge de leur minorité. Pour ces dernières, l’exploitation par des familles de diplomates protégées par l’immunité diplomatique consiste en une triple peine : elles sont exploitées, incapables de faire valoir leur statut de victimes auprès des juridictions pénales et ne peuvent être indemnisées pour leur travail et les dommages subis par les instances civiles. Lorsqu’elles sont originaires du même pays que leurs employeurs, elles subissent une peine additionnelle, en ne pouvant risquer de retourner dans leur pays après s’être enfuies, du fait des menaces qui pèsent sur elles de la part de leurs anciens exploiteurs et leurs administrations complices. Une problématique identifiée par l’État français, notamment la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF), qui y a consacré une mesure de son nouveau plan national de lutte contre la traite. Alors que des pays voisins de la France, comme la Belgique, commencent progressivement à remettre en question le caractère absolu de l’immunité diplomatique face à cette grave violation des droits fondamentaux qu’est la traite des êtres humains à des fins d’exploitation par le travail, la France, pays pionnier dans la lutte contre la traite, le travail forcé et le travail des enfants au sein de l’Alliance 8.7 depuis 2021, devrait agir pour combattre ces dérives. Ainsi, quelles dispositions le ministère de l’Europe et des affaires étrangères compte mettre en œuvre pour protéger les travailleurs et travailleuses employés au service privé et personnel des agents diplomatiques en fonction en France, notamment en lien avec d’autres services de l’administration, comme l’Urssaf ou l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) ? Enfin, il lui demande quel bilan des dispositions existantes et quelles mesures nouvelles sont à préconiser pour éliminer ces situations inacceptables qui n’honorent ni les pays y ayant recours ni la France qui les tolère.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1583</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le statut de « personnel privé » au service d’un diplomate est prévu dans la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques de 1961. Selon l’article 1 de la Convention « l’expression « domestique privé » s’entend des personnes employées au service domestique d’un membre de la mission, qui, ne sont pas des employés de l’Etat accréditant ». En pratique, ils sont rémunérés directement par le diplomate qui les emploie. Ce « personnel privé », qui arrive en France avec un visa diplomatique bénéficie, une fois installé en France, d’un titre délivré par le Protocole. Il s’agit en l’occurrence d’un Titre de séjour spécial (TSS), les personnels sous Convention de Vienne séjournant en France en dérogation du droit commun. Pour limiter au possible les cas d’esclavage moderne de ces domestiques privés, le Protocole (sous-direction des privilèges et immunités diplomatiques et consulaires) a, de longue date, pris des mesures visant à circonscrire le recours à ces personnels (un à deux personnels pour un chef de mission diplomatique, un seul pour un chef de mission adjoint). Il a ainsi créé une procédure spécifique pour l’octroi du visa diplomatique et la délivrance du TSS à ces personnels privés, soumis à un certain nombre de conditions. Cette procédure a été communiquée en 2015 aux représentations diplomatiques étrangères en France par une note verbale circulaire sur l’emploi des personnels privés. En application de cette procédure, il n’est délivré de visa pour venir en France à ce personnel privé que si un certain nombre de mesures sont respectées : - existence d’un contrat de travail correspondant aux exigences du droit du travail français pour l’emploi de personnel à domicile (en termes de nombre d’heures, de salaire, de jours de repos etc. ; le contrat doit être fourni au Consulat compétent et au Protocole, qui étudie sa conformité avec le droit français) ; - paiement d’une assurance santé par l’employeur au bénéfice du personnel privé (en effet, les personnels sous TSS ne relèvent pas du système de protection sociale français) ; - existence d’une langue commune entre l’employeur et le personnel privé ; - entretien d’un agent du Consulat avec le personnel privé pour s’assurer qu’il a bien connaissance de ses futures conditions de travail. Si l’entretien n’est pas concluant ou si l’une des conditions indiquées n’est pas respectée, le visa ne sera pas accordé. Par ailleurs, la note verbale circulaire de 2015 rappelle l’introduction dans le droit pénal français depuis 2013 de « dispositions visant à réprimer les conditions de travail relavant de l’esclavage moderne, les délits de servitude et de travail forcé ». Une fois le personnel privé arrivé sur le territoire français, la demande de TSS doit être faite dans la période de validité du visa d’entrée (trois mois). Avant de délivrer le TSS à un personnel privé, un agent du Protocole s’entretient avec celui-ci (en face à face) pour vérifier que les dispositions du contrat sont bien respectées, en lui posant une liste de questions précises pour s’assurer qu’il n’est pas victime d’abus (passeport toujours en sa possession, nombre d’heures effectuées conforme au contrat, logement digne etc.). Si le TSS est octroyé, il est limité à une durée d’un an, et toute prolongation n’est accordée qu’après nouvel entretien.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1274</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1583</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Ingérence de l’Azerbaïdjan en outre-mer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1274. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Metzdorf alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les ingérences étrangères grandissantes en outre-mer. Le 13 mai 2024 a vu la Nouvelle-Calédonie être victime d’une vague d’émeutes sans précédent dans son histoire. Des milliers d’émeutiers ont brûlé, pillé, dégradé et détruit des milliers d’entreprises, de biens, de domiciles et même des églises. L’ingérence de l’Azerbaïdjan dans les émeutes qu’ont connu le territoire semble indiscutables. Le 17 juillet 2024 encore, à l’invitation du groupe d’initiative de Bakou dirigé par le régime azéri, des élus indépendantistes se sont rendus à Bakou pour une réunion qui a acté la création d’un front international de libération des colonies françaises. Cette conférence a été l’occasion pour les élus de l’Union calédonienne de remercier l’Azerbaïdjan pour son soutien accordé à la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), soupçonnée d’être le commanditaire des émeutes. Cette conférence a vu aussi la présence d’élus indépendantistes issus d’autres territoires ultramarins. Cette conférence s’inscrit dans la longue durée d’ingérences azerbaïdjanaises en outre-mer depuis 2023, voulant donner une image d’une France néocoloniale. Alors que la Martinique connaît actuellement un climat de grande violence, Bakou a de nouveau saisi l’opportunité pour dépeindre l’image d’une France coloniale à l’internationale, encore une fois via le groupe d’initiative de Bakou. Le régime d’Aliyev s’en est aussi pris à d’autres territoires, notamment Mayotte. Chaque prise de position de Bakou, ne fait qu’alimenter les tensions sur les territoires. Face à l’ingérence flagrante, il est nécessaire que les territoires soient protégés. Il lui demande donc de mettre en place une réponse diplomatique forte, car à ce jour, aucune prise de position contre l’ingérence azerbaïdjanaise en outre-mer n’a eu lieu.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1584</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’Azerbaïdjan a fait le choix de provoquer une crise sans précédent dans nos relations en multipliant les agissements hostiles à notre égard. L’Azerbaïdjan soutient et relaie publiquement des manœuvres informationnelles d’une grande hostilité, qui s’accompagnent de discours et d’actions se rapprochant d’opérations d’ingérence ou pouvant être qualifiés comme telles. Ces manœuvres informationnelles sont bien documentées et reposent sur des modes opératoires similaires aux méthodes russes, avec pour objectif de porter atteinte à nos intérêts. Depuis janvier 2023, plus d’une trentaine de manœuvres informationnelles provenant de l’Azerbaïdjan ont été détectées par VIGINUM, le service de vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères. VIGINUM a notamment documenté, le 17 mai, des manœuvres informationnelles ciblant spécifiquement la Nouvelle-Calédonie. Le ministre de l’intérieur a par ailleurs eu l’occasion de relever les liens que certains indépendantistes entretiennent avec l’Azerbaïdjan. Le 2 décembre, VIGINUM a publié un nouveau rapport sur l’activité numérique du Baku Initiative Group (BIG), un organisme de propagande d’Etat basé en Azerbaïdjan qui tente de remettre en cause la souveraineté de la France dans les DROM-COM et en Corse. Malgré ses tentatives répétées et grossières de s’implanter dans le débat public numérique francophone, cet organisme n’a pas réussi à obtenir la visibilité probablement escomptée auprès des populations ciblées par leurs manœuvres. Des manœuvres informationnelles similaires avaient déjà été détectées précédemment, appelant au boycott des Jeux Olympiques de Paris 2024 (JOP 2024). Il faut cependant évaluer ces manœuvres à leur juste mesure : elles n’ont pas l’impact qu’elles prétendent avoir. Les JOP 2024 l’ont démontré. A ces manœuvres informationnelles s’ajoutent des discours inacceptables portés par les plus hautes autorités azerbaïdjanaises à l’encontre de nos départements, régions et collectivités d’Outre-mer, y compris pendant la COP29. La France a réagi fermement : l’ambassadrice d’Azerbaïdjan en France a été convoquée au ministère de l’Europe et des affaires étrangères le 19 novembre 2023. En accord avec le Président de la République et le Premier ministre, la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques ne s’est pas rendue à Bakou pour la COP29. La France dénonce avec la plus grande fermeté ces agissements inacceptables, qui affectent de manière très négative notre relation avec l’Azerbaïdjan. Nous attendons de ce pays qu’il agisse pour mettre un terme à ces pratiques condamnables et l’avons clairement fait savoir aux autorités azerbaïdjanaises et aux Européens.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1508</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1584</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Américains accidentels</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1508. — 29 octobre 2024. — M. Gérard Leseul* attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères au sujet de la règlementation applicable afin de renoncer à la nationalité étasunienne pour les binationaux franco-américains. Certains citoyens français se trouvent dans une situation de binationalité étasunienne en application du « droit du sol », « droit du sang » sans avoir vécu ou travaillé sur le sol américain. Ces binationaux, se considèrent comme des « américains accidentels » au motif qu’ils ne parlent parfois pas l’anglais et non aucun intérêt ou attachement avec les États-Unis. En application de la législation américaine, l’ensemble des ressortissants étasuniens sont soumis aux obligations fiscales aux États-Unis en supplément de celles de leur pays de résidence. Si les compatriotes franco-américains souhaitent renoncer à la nationalité étasunienne, il convient d’appliquer une procédure spécifique et de s’acquitter de frais non remboursables de 2 350 dollars américains. Il le sollicite pour avoir connaissance des actions diplomatiques mises en place par la France pour simplifier la procédure de renonciation à la nationalité étasunienne pour les binationaux qui n’ont aucun intérêt ou aucun attachement dans ce pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4738</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1585</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation des « Américains accidentels »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4738. — 4 mars 2025. — M. Mickaël Bouloux* appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation critique des « Américains accidentels ». Les « Américains accidentels » sont des citoyens français nés aux États-Unis mais n’y ayant vécu que très peu de temps (quelques mois, voire quelques jours) avant de revenir en France. Ils n’entretiennent aucun autre lien avec les États-Unis. Or, en application de la loi américaine, une personne née sur le sol américain se voit octroyer la nationalité américaine mais a également l’obligation d’y payer des impôts toute sa vie. La réglementation FACTA, ratifiée par la France en 2014, facilite grandement ce mécanisme et renforce l’injustice subie par les « Américains accidentels ». Environ 40.000 de ces Français nés aux États-Unis sont concernés. En dépit de très nombreux courriers et questions au Gouvernement, les « Américains accidentels » rencontrent toujours les mêmes difficultés. Pourtant, des solutions sont proposées dans le rapport d’information de la commission des finances de l’Assemblée nationale (rapport d’information n° 1945). Le Gouvernement pourrait renforcer les garanties portées par les pouvoirs publics, notamment en imposant aux banques de respecter davantage la vie privée de leurs clients et en créant un poste d’attaché fiscal au sein de l’ambassade américaine à Paris. Ces attentes ne seront comblées que si le Gouvernement se saisit réellement de la question. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement compte mettre en place pour améliorer la situation des « Américains accidentels ».]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1585</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France a signé un accord bilatéral reprenant l’intitulé de la loi américaine « Foreign Account tax Compliance Act » (FATCA) le 14 novembre 2013 afin de sécuriser les échanges d’informations personnelles et de prémunir les banques françaises contre les risques de sanction prévues dans le cadre de cette loi promulguée le 18 mars 2010. Certains Français, également nationaux Américains et sans liens effectifs avec cet Etat, surnommés "Américains accidentels", découvrent leurs obligations fiscales envers l’administration américaine lorsqu’ils sollicitent, en France, des services auprès de leur établissement bancaire, et ce, en application de la réglementation FATCA. Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères a entamé des démarches à l’échelle européenne et bilatérale auprès des autorités américaines pour répondre aux difficultés rencontrées par ces ressortissants français binationaux. Au niveau européen, de nombreux échanges avec les autorités américaines ont été conduits à l’occasion de la présidence française du Conseil de l’Union européenne en 2022. Une approche commune de l’Union européenne a été transmise à l’administration fiscale américaine (Internal Revenue Service, IRS) dans ce cadre. Au niveau bilatéral, de nombreux échanges techniques ont été conduits avec les services compétents du Trésor américain. Ce ministère s’est également mobilisé pour faciliter l’accès de plusieurs ressortissants binationaux, notamment en situation de handicap, au service de l’ambassade des Etats-Unis en France chargé d’instruire les demandes de renonciation à la nationalité américaine lors de la pandémie de Covid-19. L’administration fiscale américaine (Internal Revenue Service) a finalement publié une note (« Guidance 23-11 ») le 30 décembre 2022 qui a un impact direct sur les Américains accidentels dans les relations avec leurs établissements bancaires. Cette note octroie une tolérance aux banques lorsqu’elles ne parviennent pas à récupérer les numéros d’identification fiscale de certains contribuables américains. Toutefois, au regard des difficultés administratives trop importantes et de la lourdeur des procédures, certains Américains accidentels souhaiteraient pouvoir renoncer à la nationalité américaine. Or, le coût élevé des frais de dossier constitue à l’heure actuelle un frein pour nombre d’entre eux. En 2023, le Département d’Etat américain a annoncé son intention de réduire ces frais de l’ordre de 80 % (de 2350 dollars à 450 dollars). A ce sujet, le Département d’Etat conduit un projet d’instruction administrative qui entérinerait cette décision (« Schedule of Fees for Consular Services – Administrative Processing of Request for Certificate of Loss of Nationality (CLN) Fee ») et dont la consultation publique s’est clôturée le 1er novembre 2023. Les procédures administratives de droit américain relatives à ce projet d’instruction sont encore en cours.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2403</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1585</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claudia Rouaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Importations d’engrais russes dans l’Union européenne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2403. — 3 décembre 2024. — Mme Claudia Rouaux attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’importation au sein de l’Union européenne (UE) d’engrais produits en Russie. Depuis le 24 février 2022, date du démarrage de l’agression russe en Ukraine, l’Union européenne n’a eu de cesse de soutenir l’Ukraine. Ce soutien s’est matérialisé, notamment, à travers la prise de mesures restrictives afin de sanctionner les actions russes compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine. Le périmètre de ces mesures est large, il comprend des échanges commerciaux, des restrictions de déplacements ou encore des gels d’avoirs d’oligarques russes. Pourtant, de nombreux agriculteurs alertent et s’indignent de l’importation par des centrales d’achat d’engrais russes azotés, au sein du territoire de l’Union européenne. Effectivement, les sanctions mises en place par l’Union européenne excluent explicitement l’approvisionnement alimentaire et les engrais originaires de Russie. De plus, l’Union européenne ne souhaite pas revenir sur cette exclusion. Dans une décision de politique extérieure et de sécurité commune (PESC) 2024/1744 du Conseil en date du 24 juin 2024, modifiant la décision 2014/512/PESC concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine, le Conseil exclut très explicitement les engrais des interdictions de commerce établies à l’encontre de la Russie. Ainsi, bien que l’Union européenne souhaite s’assurer de la pérennité des productions agricoles sur le sol européen, cette absence de sanctions interroge politiquement puisque l’aide européenne à l’Ukraine se retrouve, de facto, limitée par ce soutien économique indirect à la Russie, pays en économie de guerre. Cela interroge aussi économiquement puisque les producteurs européens d’engrais subissent donc la concurrence déloyale de ces engrais russes vendus à bas prix. Enfin cette situation est également susceptible de porter atteinte, à terme, à la souveraineté et l’indépendance alimentaire européenne, en particulier vis-à-vis de la puissance étrangère belligérante qu’est la Russie. Aussi, elle souhaite connaître les mesures que compte prendre le Gouvernement pour limiter les importations en France et en Europe d’engrais produits en Russie.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1586</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis le 24 février 2022, le soutien de l’Union européenne (UE) à l’Ukraine s’est matérialisé par l’adoption de quinze paquets de mesures restrictives afin de sanctionner les actions russes compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine. Les mesures prises ont jusqu’à présent tenu compte du risque pour la sécurité alimentaire mondiale. L’Union européenne, comme la France, œuvrent depuis le début de ce conflit pour préserver la sécurité alimentaire mondiale et cela se matérialise par l’exemption de sanctions sur le secteur agricole. Les produits agricoles doivent pouvoir transiter via l’Union pour qu’ils atteignent leurs marchés finaux extra-européens. Pour autant, dans un souci de soutien à l’Ukraine et de renforcement de l’autonomie stratégique européenne, et conformément aux règles de l’Organisation mondiale du commerce en vigueur (exception de sécurité nationale – Article XXI de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce), des mesures commerciales ont été prises à l’encontre de la Russie et de la Biélorussie afin de prévenir la déstabilisation du marché au sein de l’Union, de protéger les agriculteurs européens et de lutter contre les exportations illégales de céréales ukrainiennes étiquetées comme russes. Les mesures prises visent également à couper les sources de revenus pouvant financer la guerre d’agression menée par la Russie. Ces mesures commerciales n’empêchent pas les produits transitant par l’Union d’atteindre leurs marchés finaux, et ne mettent pas en danger la sécurité alimentaire mondiale. La France oeuvre donc pour orienter l’action de l’UE dans ce domaine, afin qu’elle prenne en compte les intérêts de nos agriculteurs tout en garantissant la sécurité alimentaire mondiale. Si des mesures complémentaires étaient proposées par la Commission européenne, la France s’engagerait pleinement dans leur examen en veillant à préserver cet équilibre.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2533</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1586</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Il faut valoriser Lucie Randoin à l’exposition universelle d’Osaka de 2025 !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2533. — 3 décembre 2024. — M. Julien Odoul appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’opportunité de mettre à l’honneur Lucie Randoin, résistante française et première femme biologiste médicale à avoir enseigné à la faculté de médecine de Paris, à l’occasion de l’exposition universelle d’Osaka, qui se tiendra du 13 avril au 13 octobre 2025. En effet, née à Boeurs-en-Othe dans l’Yonne en 1885, Lucie Randoin a apporté énormément à l’agriculture française par l’étude du sel de Noirmoutier mais aussi des minéraux marins capables de renforcer le calcium de coquille d’œuf. Ses nombreux travaux en nutrition ont également aidé la filière avicole, les pêcheurs de grand fond en quête de produits sains et naturels, ou encore permis la découverte du calcium organique vivant. Avec près de 500 publications, son héritage scientifique a assurément contribué à établir l’importance primordiale d’une alimentation naturelle et équilibrée pour la santé. Lucie Randoin est une héroïne icaunaise et française. Ses travaux scientifiques et ses actes de bravoure lui valent d’être décorée à plusieurs reprises. Elle est faite chevalier de la Légion d’honneur en 1933, puis officier en 1948 avant d’être élevée au rang de commandeur en 1958. Elle se voit également décerner le rang d’officier du Mérite agricole et d’officier de l’Ordre de la santé publique ainsi que le rang de commandeur de l’Ordre des palmes académiques. Un hommage lui est rendu chaque année lors des Journées nationales de diététique et de nutrition avec la remise du Prix Lucie Randoin aux scientifiques œuvrant dans le domaine de l’alimentation. Afin de rendre hommage à cette célèbre biologiste, un timbre postal à son effigie va voir le jour en 2025, année de l’exposition universelle au Japon, dans la rubrique « Industrie, science et technique ». Qui plus est, la renommée et la postérité de Lucie Randoin dépassent les frontières nationales. Pour cette raison, la scientifique française est décorée de l’Ordre du mérite sanitaire de Roumanie et un appel en faveur de l’émission d’un timbre-poste à son effigie a été lancé au niveau mondial. Cet appel a reçu un écho favorable à Hong-Kong, Macao et Singapour. Au regard de son parcours, de ses contributions scientifiques et de son engagement dans des domaines aussi variés que la nutrition, la santé publique, l’agriculture durable et l’écologie, il serait particulièrement pertinent que la France profite de l’exposition universelle d’Osaka pour promouvoir son œuvre, son héritage et de valoriser le talent de ses grands scientifiques à l’international. En outre, le thème de l’exposition, « Concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain », offre un cadre idéal pour mettre à l’honneur les travaux de Lucie Randoin, qui demeurent plus que jamais d’actualité dans un monde confronté aux défis de la souveraineté alimentaire et du développement durable. Au regard de ces éléments, M. le député lui demande quelles initiatives concrètes le Gouvernement, notamment au travers de la Compagnie française des expositions (COFREX), entend prendre pour garantir que Lucie Randoin soit valorisée dans le pavillon France à l’occasion de l’exposition universelle d’Osaka en 2025, afin de rendre hommage à cette figure emblématique et de renforcer la visibilité internationale des avancées scientifiques françaises. À ce titre, M. le député soutient que la création d’une cuvée de jus de pommes issue des vergers de Boeurs-en-Othe, en hommage à Lucie Randoin, constituerait une initiative symbolique alliant la promotion de son héritage scientifique et la mise en avant de l’excellence agricole d’un terroir d’exception. Une telle démarche permettrait de souligner le lien étroit entre la mémoire de cette pionnière et le dynamisme de l’arboriculture locale, illustré par des productions emblématiques telles que le cidre, le jus de pomme, le ratafia ou encore les eaux-de-vie. Il souhaite connaître ses intentions. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1587</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’Exposition universelle Osaka 2025 ouvrira ses portes le 13 avril prochain, pour une durée de six mois. Le Pavillon France aura pour thème « Un hymne à l’amour » et constituera une vitrine de l’excellence et de l’innovation françaises. Il devrait accueillir douze quinzaines thématiques, cinq expositions temporaires et une exposition permanente. Si le Pavillon ne mettra pas en lumière Madame Lucie Randoin en particulier, la programmation de ces 6 mois d’exposition permettra de valoriser fortement la riche histoire, ainsi que les succès français dans les sciences et l’innovation, notamment dans les filières agricole, agroalimentaire, de la santé et de l’écologie. L’excellence des productions françaises comme l’importance de la recherche dans ces domaines seront mises en avant dans le cadre des partenariats et des présentations du Pavillon. A travers ces initiatives, c’est toute la communauté scientifique française œuvrant dans ces secteurs qui sera valorisée. Le Comité Interprofessionnel des Vins d’Alsace (CIVA), partenaire majeur du Pavillon rassemblant près de 3 000 familles de viticulteurs et 700 entreprises, mettra en particulier en avant les produits et savoir-faire du territoire alsacien. Une quinzaine thématique « Territoire et Alimentation » se tiendra du 13 au 30 avril, en partenariat avec Vitagora, association professionnelle agroalimentaire regroupant plus de 670 acteurs de l’industrie. Véritable accélératrice de projets innovants en faveur d’une alimentation saine et durable, l’association a été labellisée Pôle de Compétitivité des régions Bourgogne-Franche-Comté et Ile-de-France. A l’occasion de l’Exposition Osaka 2025, celle-ci prévoit d’emmener une délégation d’entreprises françaises au Japon, d’y organiser un programme de rencontres avec des entreprises locales pour favoriser le développement de partenariats internationaux, ainsi qu’une journée dédiée à l’innovation agricole et agroalimentaire. Enfin, une quinzaine thématique « Egalité et Parité » est également prévue du 1er au 15 mai, en partenariat avec Bel Japon, filiale japonaise du géant français de l’agroalimentaire. À cette occasion, cette dernière prévoit d’organiser des événements visant à promouvoir et soutenir l’activité professionnelle des femmes. Au-delà des seules filières agricoles et agroalimentaires, le Pavillon France contribuera à renforcer la visibilité internationale des acteurs et des avancées scientifiques françaises. Ninapharm, laboratoire pionnier dans la science du microbiome et de la mitochondrie appliquée à la longévité, est l’un des partenaires de premier rang du Pavillon. Le Pavillon compte également le Groupe IGIENAIR parmi ses partenaires Bronze. A travers sa filiale de Recherche et Innovation, ZAACK, celui-ci équipera le Pavillon de dispositifs innovants pour maîtriser la qualité de l’air intérieur. Plusieurs des quinzaines thématiques prévues seront une autre vitrine de l’innovation scientifique française : Ville &amp; Port Durable (16 au 31 mai), Océan (1er au 15 juin), Santé (16 au 30 juin), Climat (1er au 15 juillet), Espace (1er au 15 septembre) et Biodiversité (16 au 30 septembre). Enfin, une exposition temporaire sera organisée par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) du 11 juin au 10 juillet.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2843</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1587</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Rapport de la Cour des comptes sur l’Institut du monde arabe</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2843. — 17 décembre 2024. — M. Michel Guiniot* interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’avenir de l’Institut du monde arabe (IMA) à la suite de la publication d’un rapport accablant de la Cour des comptes à son sujet, en prenant en compte le contexte géopolitique des pays fondateurs de cet institut. Le rapport de la Cour des comptes n° S2024-1394, publié le 9 décembre 2024 pointe de graves dysfonctionnements financiers dans la gestion de l’Institut du monde arabe et en particulier un déficit d’exploitation considérable. Pour reprendre les termes du rapport : « La principale raison de ce déficit d’exploitation est le non-paiement par les États arabes fondateurs de leur quote-part dans le financement de l’IMA, qui devait initialement s’élever à 40 %, aux côtés de la France à hauteur de 60 %. Mais les États arabes n’ont pas respecté l’accord fondateur, malgré les demandes répétées formulées par les représentants du ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) au conseil d’administration de l’IMA ou par les plus hautes autorités de l’État, ce qui illustre leur manque d’intérêt pour l’équilibre financier de l’IMA ». À plusieurs reprises, depuis 1996, des solutions ont été proposées aux États arabes impliqués pour leur permettre de solder leur créance, mais divers rapports parlementaires et référés de la Cour des comptes établissent que celles-ci n’ont pas été suivies d’effet. La France finance donc un institut visant notamment à la coopération entre la France et le monde arabe, sans que le monde arabe ne cherche à coopérer de quelque façon que ce soit. Cette divergence de points de vue entraîne des créances non réglées de plusieurs dizaines de millions d’euros dont 22 pays arabes sont redevables, en des proportions différentes. Il ne paraît pas concevable que le ministère des affaires étrangères finance aux frais de l’État un organisme issu d’une coopération à laquelle l’autre partie ne participe pas dans le but de promouvoir un monde qui aujourd’hui rejette la culture occidentale. M. le député souhaite savoir si le récent bouleversement de la Syrie entraînera une remise en cause de cet investissement à perte et comment il peut être envisageable d’obtenir le recouvrement des sommes dues par les États arabes fondateurs. En complément, il lui rappelle que dès 2012, la fréquentation était surévaluée par l’institut, ce qui continue d’être le cas avec moins de 200 000 visiteurs annuels aux offres culturelles indiqués par la Cour des comptes pour 750 000 annoncés en 2023 par l’Institut du monde arabe.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3240</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1588</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Joubert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation financière de l’Institut du Monde Arabe</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3240. — 21 janvier 2025. — Mme Florence Joubert* alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation financière dramatique de l’Institut du monde arabe (IMA). En effet, la Cour des comptes révèle, dans un rapport détaillé, le gouffre financier dans lequel se trouve l’institut, présidé par M. Jack Lang. Ainsi, le déficit d’exploitation n’est « jamais inférieur à un million d’euros (2022) et peut même dépasser 4 millions (2017), soit 19 % de marge d’exploitation négative ». Par ailleurs, alors que, selon la convention en vigueur, les 22 États arabes fondateurs doivent contribuer à hauteur de 40 % du budget de l’IMA, la France supporte en réalité seule l’intégralité de ce dernier. C’est donc le ministère des affaires étrangères qui abonde chaque année une subvention de 12,3 millions d’euros. Ainsi, elle l’interroge sur les raisons de la non-contribution des pays arabes, ainsi que sur les mesures envisagées par le Gouvernement pour qu’ils respectent leur engagement financier. Dans le cas contraire, une profonde restructuration du modèle stratégique et financier de l’Institut du monde arabe paraît indispensable.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1588</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Si le rapport de la Cour des comptes au sujet de l’Institut du Monde arabe (IMA), publié le 9 décembre 2024, pointe des difficultés financières et un déficit structurel d’exploitation, imputés notamment par la Cour au non-paiement des contributions par les États arabes fondateurs, il évoque également le dynamisme de cette institution, qui a accueilli 750 000 visiteurs en 2023, dont une grande partie de jeunes et de scolaires. Cette fréquentation témoigne du succès de l’IMA dans sa mission pour faire connaître le monde arabe en France, favoriser les échanges culturels et la réflexion commune sur le monde actuel. L’IMA, créée en 1980 dans le cadre d’un partenariat entre la France et 22 Etats arabes, est une fondation française de droit privé reconnue d’utilité publique. Elle est financée chaque année par une subvention du ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE), constante depuis 2012 et qui couvre environ la moitié de son budget. L’Institut bénéficie par ailleurs de recettes propres, comme celles générées par la billetterie, mais aussi de dons de pays arabes. Par exemple, l’Irak a versé 1 million d’euros en 2024 et les Emirats arabes unis ont apporté depuis 2021 une contribution de 3 millions d’euros pour financer les activités d’enseignement de la langue arabe, l’une des missions de l’IMA. Initialement, il était prévu que les États arabes assurent 40 % du financement, tandis que la France s’engageait à hauteur de 60 %. Toutefois, comme le souligne le rapport de la Cour des comptes, cette répartition a fait l’objet de nombreuses difficultés. Il a donc été mis fin à cette modalité en 2014, après que tous les arriérés ont été perçus et versés dans un fonds de dotation qui s’élève à plus de 50 millions d’euros et dont les intérêts viennent alimenter chaque année le budget de l’IMA. Il n’y a donc pas d’impayés des Etats arabes qu’il conviendrait de recouvrer. Le rapport de la Cour des comptes n’en fait d’ailleurs pas état. Conscient des difficultés et des enjeux, le MEAE incite toutefois les pays arabes à améliorer leur contribution financière à l’IMA. À plusieurs reprises, les représentants français au sein des instances de gouvernance de l’IMA les ont appelés à contribuer plus régulièrement à son financement. Ce fut encore le cas lors de la dernière réunion du Haut conseil fin décembre 2024.  L’IMA est une institution singulière qui incarne le lien historique que la France entretient avec les pays et les sociétés dans cette région. Le MEAE est attaché à accompagner la réflexion sur son avenir dans un moment de profonds bouleversements, comme récemment en Syrie. L’IMA est non seulement un lieu de dialogue et de compréhension mutuelle, mais aussi un outil diplomatique et culturel et un acteur essentiel dans la diffusion de nos valeurs. Dans ce contexte, le financement et le soutien à l’IMA sont plus que jamais nécessaires pour assurer le succès de sa mission. La France continuera donc à soutenir l’IMA et l’aidera autant que possible à mobiliser des financements auprès des autres membres fondateurs, mais aussi de fonds privés arabes ou de grands donateurs internationaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>198</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1589</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Compétences DECI pour certaines communes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            198. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge M. le ministre de l’intérieur sur la compétence nouvelle des communes à la suite d’arrêtés préfectoraux concernant la défense extérieure contre l’incendie (DECI). En effet, dans certaines communes, un arrêté préfectoral indique que le service départemental d’incendie et de secours (SDIS) ne participera plus à l’instruction des certificats d’urbanisme et des permis de construire pour les maisons individuelles. Désormais, cette responsabilité revient uniquement aux communes, ce qui pose des défis pour la gestion de l’urbanisme et la sécurité incendie locales. Tout d’abord, de nombreuses communes, en particulier les plus petites, ne disposent pas des ressources humaines et techniques nécessaires pour assumer pleinement la compétence DECI. Le SDIS, avec son expertise spécialisée, jouait un rôle crucial dans l’évaluation des risques et la formulation de recommandations appropriées. L’absence de leur contribution pourrait compromettre la qualité et la sécurité des décisions prises en matière d’urbanisme. De plus, la prise en charge de la DECI implique une charge administrative supplémentaire pour les communes, qui doivent désormais intégrer cette dimension dans l’instruction des dossiers d’urbanisme. Cette nouvelle responsabilité nécessite la mise en place de procédures spécifiques, la formation du personnel municipal et, potentiellement, le recours à des consultants externes pour combler les lacunes en matière de compétences. Par ailleurs, la sécurité incendie des maisons individuelles pourrait être mise en péril si les communes ne parviennent pas à évaluer correctement les risques et à mettre en œuvre des mesures adéquates. Les recommandations du SDIS étaient basées sur des années d’expérience et de connaissances spécialisées. Sans cette expertise, il existe un risque accru que des mesures de sécurité incendie insuffisantes soient adoptées, compromettant ainsi la protection des habitants. De surcroît, pour les communes membres d’une intercommunalité, la gestion de la DECI peut nécessiter une coordination accrue entre les différentes municipalités. La mise en place de solutions mutualisées pourrait être une réponse, mais cela requiert une volonté politique forte et une harmonisation des pratiques locales, ce qui peut s’avérer complexe et long à mettre en œuvre. Enfin, en assumant la compétence DECI, les communes prennent également sur elles la responsabilité juridique en cas de manquement ou de défaut dans l’évaluation des risques et la mise en œuvre des mesures nécessaires. Les élus locaux pourraient être tenus pour responsables en cas d’incidents liés à des insuffisances dans les dispositifs de défense incendie. Pour toutes ces raisons, il lui demande comment alléger la surcharge administrative et permettre une gestion plus efficace des ressources locales des communes en leur retirant la compétence DECI.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1589</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L.2212-2 du code générale des collectivités territoriales (CGCT) précise que "le soin de prévenir par des précautions convenables et de faire cesser, par la distribution des secours nécessaires, les accidents et les fléaux calamiteux ainsi que les pollutions de toute nature, tels que les incendies est une mission confiée aux maires". Le décret n° 2015-235 du 27 février 2015 relatif à la défense extérieure contre l’incendie (DECI), pris en application de l’article 77 de la loi n° 2011-525 du 17 mai 2011 de simplification et d’amélioration de la qualité du droit, est venu clarifier les rôles des maires, des communes, des établissements publics de coopération intercommunale ou des partenaires concernés par la gestion des réseaux d’eau ou de la sécurité civile en la matière. A cette occasion, les prescriptions relatives à la défense extérieure contre l’incendie ont pu être déclinées au niveau local avec la mise en œuvre de règlements départementaux (RDDECI) pris par arrêtés préfectoraux. Cette démarche a ainsi permis de mener, dans chacun de ces territoires, une analyse des risques d’incendie et des besoins en eau, en concertation avec les maires, les services d’incendie et de secours et l’ensemble des acteurs concernés. Par conséquent, des règles adaptées et détaillées viennent apporter le support technique nécessaire à l’exercice de cette compétence par le maire, règles pouvant être détaillées dans le schéma communal de défense extérieure contre l’incendie, déclinaison locale du RDDECI. Le RDDECI constitue en ce sens un référentiel qui dispense de consultation systématique du service départemental d’incendie et de secours sur le sujet lors de l’instruction, par le maire, de dossiers d’urbanisme dont l’examen ne réclame qu’une simple application des règles qu’il contient. Enfin, l’avis du service départemental d’incendie et de secours peut toujours être sollicité quant à des solutions techniques ou dispositions spécifiques qui ne seraient pas décrites dans le RDDECI lors de l’instruction de dossiers importants ou complexes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1637</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1590</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Félicie Gérard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Échelons de la médaille du travail</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1637. — 5 novembre 2024. — Mme Félicie Gérard interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les attributions de la médaille d’honneur régionale, départementale et communale. La médaille d’honneur régionale, départementale ou communale, régie par les articles R. 411-41 et suivants du code des communes, récompense la compétence professionnelle et le dévouement des élus, des agents et des établissements du territoire. Cette récompense comporte à ce jour trois échelons d’attribution selon le nombre d’années de services : l’argent pour 20 ans, le vermeil pour 30 ans et l’or pour 35 ans. Néanmoins, cette médaille dédiée au personnel territorial ne comprend pas de quatrième échelon, contrairement à la médaille du travail concernant les travailleurs du privé. Afin de garantir un système d’équité entre travailleurs du secteur privé et public, elle lui demande si elle prévoit prochainement de mettre en place la création de ce quatrième grade. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1590</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La médaille d’honneur régionale, départementale et communale, créée par décret le 22 juillet 1987, est destinée à récompenser les services rendus aux collectivités territoriales et leurs établissements publics, y compris les offices publics d’habitation à loyer modéré et les caisses de crédit municipal.  Cette médaille comporte trois échelons : l’échelon argent, décerné après vingt ans de services, l’échelon vermeil, décerné après trente ans de service, et l’échelon or, décerné après 35 ans de services. A ce jour, il n’est pas envisagé de créer un quatrième échelon.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>473</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1590</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Latombe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Périmètre du portefeuille du secrétariat d’État chargé de l’IA et du numérique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            473. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Latombe interroge Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur le périmètre de son portefeuille. Alors que le numérique constitue un sujet majeur dans les sociétés et transversal au sein de l’État, la place qu’il occupe dans le gouvernement actuel, au tout dernier rang de l’ordre protocolaire, pose un certain nombre de questions qui méritent d’être éclaircies. Dans les gouvernements précédents, le rattachement du numérique à Bercy était déjà le sujet de critiques de nombreux experts qui appelaient à la création d’un ministère de plein exercice, en mesure de balayer les différentes problématiques d’un domaine qui ne se limite pas à son seul versant économique, essentiel mais non exhaustif. Le rattachement actuel au ministère de l’enseignement supérieur réduit encore drastiquement le périmètre d’intervention de la ministre. Par ailleurs, l’intitulé du portefeuille qui met en exergue l’intelligence artificielle, alors qu’il ne s’agit que d’une composante intrinsèque au numérique, laisse entendre que ce secteur serait privilégié au détriment de tout le reste, ce qui est tout à fait inquiétant dans un contexte national et international, où les enjeux de souveraineté et de cybersécurité, notamment, sont particulièrement prégnants. M. le député souhaite savoir comment Mme la ministre conçoit l’exercice de sa fonction, en particulier vis-à-vis de l’échéance imminente de la transposition de NIS2, de l’application des réglementations européennes, (DMA, DAS et AI Act), de la mise en application de la loi « SREN », de la lutte contre le cyberharcèlement et quels moyens seront mis à sa disposition pour qu’elle puisse mener de front tous ces dossiers. S’il est prévu un éparpillement des différents enjeux numériques au sein de différents ministères, il la remercie de bien vouloir clarifier la situation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1590</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement a récemment procédé à une réorganisation ministérielle afin de préciser la gouvernance du numérique, en cohérence avec les enjeux stratégiques et priorités actuelles. Dans ce cadre, Mme Clara Chappaz a été nommée minstre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du numérique et est désormais rattachée au ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Ce rattachement à Bercy garantit une approche cohérente entre les politiques numériques et les enjeux économiques et technologiques, tout en assurant une coordination efficace avec l’ensemble des autres ministères qui disposent d’une expertise dédiée. Les attributions de Mme Clara Chappaz couvrent plusieurs domaines essentiels. Son rôle est de soutenir le développement de l’écosystème numérique français et européens, en veillant à l’essor des technologies clés et à la compétitivité de ces acteurs, face aux grands opérateurs internationaux. En ce sens, elle accompagne notamment la transformation numérique des entreprises et des services publics en portant une attention particulière aux enjeux de souveraineté y afférent. Par ailleurs, l’intelligence artificielle représente un levier stratégique pour la souveraineté technologique de la France et de l’Europe, et à ce titre, la ministre déléguée pilote la mise en œuvre des politiques publiques visant à favoriser le développement et le déploiement d’une IA éthique, souveraine et compétitive, en cohérence avec la stratégie nationale et les réglementations européennes, notamment l’AI Act. En matière de régulation et de sécurisation du numérique, elle veille à la bonne application des grandes réglementations européennes telles que le Digital Markets Act, le Digital Services Act ou encore la directive NIS2, qui impose des normes de sécurité informatique à un nombre élargi d’entités parmi lesquelles des infrastructures critiques. A cet égard, le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité a été présenté par Madame Clara CHAPPAZ en Conseil des ministre le 15 octobre 2024 et sera examiné par le Parlement à compter du premier trimestre de l’année 2025. La ministre déléguée supervise également l’application de la loi SREN sur la sécurisation et la régulation de l’espace numérique ainsi que les initiatives du Gouvernement en matière de lutte contre le cyberharcèlement et les contenus illicites en ligne. Enfin, avec ses collègues compétents, elle met en œuvre la politique d’inclusion numérique visant à garantir l’accès et l’appropriation, par l’ensemble de la population et dans tous les territoires, des usages et services numériques. Si le numérique est un enjeu transversal nécessitant l’implication de plusieurs ministères, cette organisation permet d’assurer une gouvernance claire et efficace pour mener à bien les projets structurants attachés au numérique. L’action de la ministre déléguée s’inscrit donc dans un cadre organisé permettant une coordination optimale des différentes politiques publiques du numérique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2850</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1591</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Henri Alfandari</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRenov’concernant le chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2850. — 17 décembre 2024. — M. Henri Alfandari interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et, en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). Ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les politiques de transition énergétique menées ces dernières années. Il méconnaît les recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé, sous certaines conditions. M. le député demande à Mme la ministre si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov’concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, il l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1591</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment d’aides publiques renforcées, le chauffage au bois a ainsi contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse pour répondre à la hausse de la consommation énergétique et au développement des usages décarbonés. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. D’autant que des tensions sur la ressource apparaissent dès l’horizon 2030 selon les trajectoires du projet de SNBC3. Face à ce constat, un principe de hiérarchisation des usages est posé qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, ceux à développer raisonnablement et ceux dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires du bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie ainsi que les réseaux de chaleur. Le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages à développer raisonnablement pour les équipements les plus efficaces. Pour tenir compte de cet enjeu de bouclage, il convient de promouvoir l’installation d’équipements à haute performance et de privilégier leur installation en remplacement d’équipements existants. En effet, quand un foyer ouvert affiche un rendement énergétique d’environ 15 à 20 %, un foyer fermé de dernière génération atteint jusqu’à 85 %. Une telle amélioration a des bénéfices importants, tant sur la facture des ménages, notamment modestes, que sur la réduction des émissions de particules fines, essentielles pour la qualité de l’air, dans les vallées en particulier. Il est aussi essentiel de tenir compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il est particulièrement répandu et constitue un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières.  A cela s’ajoutent des contraintes budgétaires qui conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a ainsi été décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour les équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse de l’ordre de 30 %, après une première baisse annoncée de 50%. Cet ajustement permet de concilier contraintes budgétaires, impératifs de durabilité et soutien à la filière, qui est source d’emploi local. L’achat d’équipements de chauffage biomasse continue également d’être soutenu grâce aux certificats d’économie d’énergie (CEE) au Fonds Air Bois de l’Ademe, ainsi que via la TVA réduite sur le bois de chauffage et l’éco-prêt à taux zéro. Plus généralement, le Gouvernement continue à soutenir la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2926</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1592</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Bex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRenov’concernant le chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2926. — 24 décembre 2024. — M. Christophe Bex interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov’concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement préparait une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteurs de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de l’environnement et la maîtrise de l’énergie (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km des distributions de granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans la logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %), comme le soutient d’ailleurs La France insoumise dans son programme l’Avenir en commun. Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et la réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes plus efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ), sous certaines conditions. En conséquence et en concordance avec les conclusions publiées dans un rapport datant de novembre 2024 par l’inspection générale de l’environnement et du développement durable (Igedd), le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) et du Conseil général de l’économie (CGE), M. le député demande à Mme la ministre si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, il l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1592</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment d’aides publiques renforcées, le chauffage au bois a ainsi contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse pour répondre à la hausse de la consommation énergétique et au développement des usages décarbonés. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. D’autant que des tensions sur la ressource apparaissent dès l’horizon 2030 selon les trajectoires du projet de SNBC3. Face à ce constat, un principe de hiérarchisation des usages est posé qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, ceux à développer raisonnablement et ceux dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires du bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie ainsi que les réseaux de chaleur. Le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages à développer raisonnablement pour les équipements les plus efficaces. Pour tenir compte de cet enjeu de bouclage, il convient de promouvoir l’installation d’équipements à haute performance et de privilégier leur installation en remplacement d’équipements existants. En effet, quand un foyer ouvert affiche un rendement énergétique d’environ 15 à 20 %, un foyer fermé de dernière génération atteint jusqu’à 85 %. Une telle amélioration a des bénéfices importants, tant sur la facture des ménages, notamment modestes, que sur la réduction des émissions de particules fines, essentielles pour la qualité de l’air, dans les vallées en particulier. Il est aussi essentiel de tenir compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il est particulièrement répandu et constitue un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières.  A cela s’ajoutent des contraintes budgétaires qui conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a ainsi été décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour les équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse de l’ordre de 30 %, après une première baisse annoncée de 50%. Cet ajustement permet de concilier contraintes budgétaires, impératifs de durabilité et soutien à la filière, qui est source d’emploi local. L’achat d’équipements de chauffage biomasse continue également d’être soutenu grâce aux certificats d’économie d’énergie (CEE) au Fonds Air Bois de l’Ademe, ainsi que via la TVA réduite sur le bois de chauffage et l’éco-prêt à taux zéro. Plus généralement, le Gouvernement continue à soutenir la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations.  Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3143</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1593</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Sécurité des bâtiments</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3143. — 14 janvier 2025. — M. Mathieu Lefèvre interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur la sécurité des bâtiments. De nombreux drames survenus ces dernières années mettent en lumière la gravité des risques structurels bâtimentaires : effondrement d’un immeuble de quatre étages rue de Tivoli à Marseille en avril 2023, effondrement par explosion rue Saint Jacques de l’école de design Paris American Academy en juin 2023, par exemple. Pour éviter de nouveaux incidents, il lui demande quelles mesures seront mises en place par le Gouvernement dans les prochains mois et s’interroge notamment sur la pertinence d’un diagnostic structurel obligatoire visant à garantir la sécurité des bâtiments, avec par exemple, un diagnostic obligatoire tous les quinze ans sur l’ensemble du parc immobilier français.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1593</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Un nombre significatif d’effondrements et d’incendies ont eu lieu au cours des dernières décennies. Dès lors, le renforcement des dispositifs de prévention de ces sinistres à l’attention des collectivités locales est devenu une nécessité aujourd’hui. Toujours est-il que prévenir le risque d’effondrement relève d’un exercice complexe. Les causes de dégradation d’un immeuble sont souvent multiples. Il est donc nécessaire d’appréhender l’ensemble des caractéristiques propres à un immeuble pour estimer son état de dégradation et réduire les risques structurels du bâti. Le diagnostic technique global, le plan pluriannuel de travaux, le diagnostic structurel du bâtiment et l’expropriation des immeubles indignes remédiables sont autant de dispositifs mis en place par le Gouvernement dans le cadre de la loi afin que l’ensemble des acteurs concernés soit en capacité de s’en saisir. Conformément à l’article L 731-1 du Code de la construction et de l’habitation (CCH), le diagnostic technique global est un outil de planification qui permet d’évaluer l’état général de l’immeuble et d’anticiper les travaux à venir. Il est obligatoire lors de la mise en copropriété d’un immeuble de plus de dix ans et permet également de porter à la connaissance des copropriétaires les éventuels travaux qui seront à réaliser dans les dix prochaines années. Depuis le 1er janvier 2025, l’élaboration d’un plan pluriannuel de travaux est obligatoire pour toutes les copropriétés. Ce plan constitue une proposition de travaux à réaliser dans les parties communes de l’immeuble. Il est établi en se basant sur une étude de la structure du bâtiment, de ses équipements et éventuellement du diagnostic de performance énergétique (DPE) et/ou du diagnostic technique global (DTG). Ce document est élaboré par la copropriété afin de mettre en place un échéancier des travaux sur une période de dix ans, notamment pour sauvegarder le bâtiment et en assurer le bon entretien. Par ailleurs, l’article 27 de la loi n° 2024-332 du 9 avril 2024 a attribué au maire un nouveau pouvoir, à savoir celui de définir des secteurs de la commune où chaque bâtiment d’habitation collectif doit faire l’objet d’un diagnostic structurel au moins tous les dix ans. La définition de ces secteurs repose sur la concentration d’habitats dégradés et/ou anciens. Ce diagnostic doit permettre aux copropriétaires, à la commune et à l’État de se doter d’une meilleure connaissance de l’état réel du bâti et de prévenir les risques liés aux défauts structurels des bâtiments. La création de ce diagnostic structurel des immeubles est le reflet du travail collaboratif entrepris avec les collectivités territoriales pour doter les communes d’outils à même de leur permettre de lutter efficacement contre l’habitat indigne. Ainsi, le projet de décret d’application de l’article 27 de la loi précitée fait actuellement l’objet de consultations auprès des acteurs concernés pour permettre, demain, aux communes de mieux se saisir de ce diagnostic structurel. En outre, pour réduire les risques d’effondrement, l’article 9 de la loi précitée crée une nouvelle procédure d’expropriation pour les immeubles indignes dont la dégradation est remédiable. Les objectifs poursuivis par cette procédure sont : l’amélioration de la prise en charge des occupants, la réalisation effective des travaux nécessaires à la réhabilitation des immeubles et la réduction des délais d’intervention de l’administration sur les immeubles indignes. Cette procédure permet à l’autorité administrative de pallier la carence des propriétaires en intervenant en amont de la dégradation définitive d’un immeuble. Enfin, l’une des principales missions du maire dans l’exercice de son pouvoir de police administrative est d’assurer la sécurité publique, et notamment de veiller à la salubrité de l’habitat sur le territoire de la commune. A cette fin, l’État et son opérateur, l’Agence nationale de l’habitat (Anah), mobilisent et allouent les crédits nécessaires aux collectivités engagées dans la réalisation d’office des travaux nécessaires à la réhabilitation de logements identifiés dans le cadre de leur politique de lutte contre l’habitat indigne.  En 2024, les aides de l’ANAH aux ménages et aux copropropriétés pour traiter l’habitat indigne et très dégradé se sont élevées à 250M€ et ont permis la rénovation de 15 501 logements.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3461</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1594</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claudia Rouaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Ma PrimeRenov’et baisse de l’aide au chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3461. — 28 janvier 2025. — Mme Claudia Rouaux attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la baisse inacceptable de 50 % des aides MaPrimeRenov’pour l’installation de systèmes de chauffage au bois, prévue pour le 1er janvier 2025. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, une nouvelle baisse pourrait avoir des conséquences graves pour les ménages modestes, en particulier dans les zones rurales et périurbaines, où le chauffage au bois représente une alternative accessible et économique. Cette décision soulève également de grandes inquiétudes pour les entreprises de la filière. Cette baisse paraît difficilement justifiable lorsqu’on sait que le chauffage au bois, notamment les poêles et chaudières à granulés, constitue une solution efficace, peu coûteuse (moins de 350 euros la tonne) et parmi les moins émettrices de CO2. Ce type de chauffage soutient également l’économie locale, en créant de la valeur pour la filière bois et en contribuant à une économie circulaire. En outre, cette filière connaît déjà une baisse importante des ventes, avec une chute de 70 % pour les chaudières et de 60 % pour les poêles en 2023 par rapport à 2022. La réduction des aides semble être motivée par un arbitrage politique qui privilégie l’utilisation de la biomasse forestière pour la décarbonation de l’industrie, au détriment du chauffage domestique. Or il est crucial de ne pas opposer les différents usages de la biomasse forestière, d’autant plus lorsque le secrétariat général à la planification écologique recommande de soutenir le chauffage au bois domestique, à condition qu’il soit performant et remplace des systèmes de chauffage plus polluants. Dans ce contexte, elle lui demande d’indiquer si elle va reconsidérer cette baisse des aides pour le chauffage au bois et de prendre en compte les impacts économiques et sociaux de cette décision, afin de soutenir les familles les plus modestes et les entreprises du secteur. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1595</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse pour répondre à la hausse de la consommation énergétique et au développement des usages décarbonés. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. D’autant que des tensions sur la ressource apparaissent dès l’horizon 2030 selon les trajectoires du projet de SNBC3. Face à ce constat, un principe de hiérarchisation des usages est posé qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, ceux à développer raisonnablement et ceux dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires du bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie ainsi que les réseaux de chaleur. Le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages à développer raisonnablement pour les équipements les plus efficaces. Pour tenir compte de cet enjeu de bouclage, il convient de promouvoir l’installation d’équipements à haute performance et de privilégier leur installation en remplacement d’équipements existants. En effet, quand un foyer ouvert affiche un rendement énergétique d’environ 15 à 20 %, un foyer fermé de dernière génération atteint jusqu’à 85 %. Une telle amélioration a des bénéfices importants, tant sur la facture des ménages que sur la réduction des émissions de particules fines, essentielles pour la qualité de l’air, dans les valées notamment. Il est aussi essentiel de tenir compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il est particulièrement répandu et constitue un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières.  A cela s’ajoutent des contraintes budgétaires qui conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour les équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse de l’ordre de 30 %, après une première baisse annoncée de 50%. Cet ajustement permet de concilier contraintes budgétaires, impératifs de durabilité et soutien à la filière, source d’emploi local. L’achat d’équipements de chauffage biomasse continue également d’être soutenu grâce aux certificats d’économie d’énergie (CEE) au Fonds Air Bois de l’Ademe, ainsi que via la TVA réduite sur le bois de chauffage et l’éco-prêt à taux zéro.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3667</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1595</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision à la baisse du barème de l’aide MaPrimeRenov chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3667. — 4 février 2025. — M. André Chassaigne interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la révision à la baisse du barème de l’aide MaPrimeRenov’concernant le chauffage au bois. Juste avant d’être censuré, le Gouvernement de M. Barnier a pris un décret réduisant d’environ 30 % l’aide à l’acquisition d’équipements de chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % appliquée au 1er avril 2024, le gouvernement a ainsi acté un nouveau rabais de l’aide à la rénovation énergétique pour le chauffage domestique au bois. Pour les acteurs du secteur, cette nouvelle baisse conséquente, applicable dès le 1er janvier 2025, est incompréhensible à plus d’un titre. Tout d’abord, elle intervient au moment où l’État soutient le chauffage au bois et alors que les avantages du chauffage aux granulés de bois sont connus. Ensuite, elle pénalise en premier lieu les ménages les plus modestes. En effet, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, l’ADEME, 7,5 millions de Français se chauffent au bois car c’est l’énergie la moins chère devant le fioul, le gaz ou l’électricité. Au-delà d’être économique, c’est aussi une énergie parmi les moins émettrices de CO2 avec une moyenne de 26g de CO2 par kWh quand le fioul ou l’électricité en rejettent entre 200g et 300g. Par ailleurs, c’est une énergie locale puisque le rayon de distribution entre le lieu de prélèvement en forêt et le lieu de consommation est généralement inférieur à 200 km. Enfin, c’est une énergie qui s’inscrit dans une logique d’économie circulaire car en produisant des granulés à partir de sciures de bois, c’est-à-dire des résidus de l’industrie forêt-bois, elle contribue à créer de la valeur pour un sous-produit qui autrement, serait considéré comme un déchet. Aussi, les acteurs du secteur ne s’expliquent pas cette décision qui ne semble liée qu’à des questions d’économies budgétaires. D’après les échanges qu’ils ont eus avec le gouvernement précédent, elle serait également motivée par une volonté de diriger la biomasse forestière vers la décarbonation des grands sites industriels plutôt que vers le chauffage domestique. Dans un marché d’installation de poêles et de chaudières à bois déjà fragilisé, cette orientation serait catastrophique pour la filière. Sans être opposés à la décarbonation de notre industrie, les professionnels considèrent qu’il ne faut pas opposer les usages, alors même que le Secrétariat général à la planification écologique (SGPE) recommande de continuer à encourager le chauffage au bois domestique, à condition qu’il soit performant et qu’il remplace un chauffage carboné. Au regard de ces éléments, M. le député demande à M. le ministre si le Gouvernement envisage de revenir sur la réduction du barème de MaPrimRenov’concernant le chauffage au bois, notamment en engageant une discussion avec les acteurs du secteur. Il souhaite également connaître sa position sur la compatibilité entre la nécessaire décarbonation des grands sites industriels et la non moins nécessaire politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1596</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3893</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1596</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Barème de l’aide MaPrimeRénov’</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3893. — 11 février 2025. — M. Serge Muller attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la révision envisagée du barème de l’aide MaPrimeRénov’, notamment pour le chauffage au bois. Depuis le 1er avril 2024, une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois a été mise en œuvre. Le Gouvernement prévoit une nouvelle diminution de 50 % à compter du 1er janvier 2025. En moins d’un an, cela équivaudrait à réduire par trois le soutien public à l’installation de ces appareils, sans distinction entre les performances énergétiques, les matériaux utilisés, les remplacements d’équipements polluants, ou les spécificités des territoires concernés. Pourtant, le chauffage au bois, et en particulier au granulé, est reconnu comme une solution vertueuse par des organismes tels que l’ADEME. Il s’agit d’une énergie économique, locale, vertueuse pour l’environnement et inscrite dans une logique d’économie circulaire. De plus, le chauffage au bois contribue à la souveraineté énergétique française grâce à une production nationale largement autonome. Cette réduction drastique des aides semble en contradiction avec les objectifs de transition énergétique de la France et les recommandations du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE). Ce dernier soutient que le chauffage domestique au bois, lorsqu’il est moderne et performant, peut être encouragé dans une logique de réduction des émissions de CO2 et de renforcement du mix énergétique. En conséquence, il lui demande s’il envisage de revoir cette révision du barème de MaPrimeRénov’pour le chauffage au bois, en concertation avec les acteurs du secteur. Il l’interroge également sur les mesures envisagées pour garantir la compatibilité entre les objectifs de décarbonation industrielle et ceux liés au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1597</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3897</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1597</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision de MaPrimeRenov et chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3897. — 11 février 2025. — Mme Colette Capdevielle interroge M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois est envisagée. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et reviendrait, en huit mois, à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme moins impactant pour le réchauffement climatique que ses concurrents par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt) et une forme d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (issue de bois peu ou pas valorisé à 90 %). Le granulé permet aussi une diversification du mix énergétique tout en limitant les pics de demande électrique. Il renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Ce projet de décision apparaîtrait contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Il méconnaîtrait la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils moins performants par des appareils modernes efficaces). En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisagerait de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs du secteur. Enfin, elle l’interroge sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1598</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4161</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1599</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4161. — 18 février 2025. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse est applicable depuis le 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de combustibles, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh, 15 fois moins que le fioul) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE), qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ), sous certaines conditions. En conséquence, il lui demande s’il envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRénov’concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, il l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1599</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1381</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1600</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Rambaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants (MD)</ministreJO><Objet>Reconnaissance et indemnisation des familles de harkis</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1381. — 29 octobre 2024. — M. Stéphane Rambaud attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre des armées et des anciens combattants sur la situation des harkis et de leurs familles, sur la reconnaissance de leur situation particulière et sur leur indemnisation. Considérant le contexte historique complexe et les évènements tragiques qui ont suivi l’indépendance de l’Algérie, notamment les représailles massives contre les harkis, ainsi que les conditions indignes dans lesquelles certains ont été rapatriés en France, M. le député interroge M. le ministre délégué sur les mesures actuelles prises par le Gouvernement pour reconnaître pleinement les souffrances endurées par cette communauté et leur offrir une juste réparation. Les conclusions de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), dans son arrêt en date du 4 avril 2024, ont mis en évidence des violations des droits fondamentaux des harkis et de leurs familles, notamment en ce qui concerne les conditions de vie dans les camps de transit, en particulier celui de Bias dans le Lot-et-Garonne. C’est pourquoi il lui demande quelles actions concrètes le Gouvernement compte entreprendre pour que soient reconnus à leur juste valeur les manquements de l’État à l’encontre de la communauté harkie et leurs descendants. Plus précisément, il lui demande si le Gouvernement envisage d’ajuster les montants d’indemnisation prévus par la loi de février 2022, afin de mieux refléter les préjudices subis par cette communauté. Les harkis et leurs familles entendent obtenir des indemnisations à hauteur de 50 000 à 80 000 euros pour les enfants et de 100 000 euros pour les parents. De plus, il souhaite que lui soient indiquées les éventuelles mesures supplémentaires qui pourraient être prises pour garantir une juste reconnaissance et une réparation satisfaisante pour la communauté harkie et leurs familles, y compris la possibilité d’étendre la période d’indemnisation jusqu’en 1990 et offrir des rentes à vie de 500 euros pour tous les enfants de harkis, sans distinction.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1600</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Au-delà du déracinement, les Harkis et leurs familles ont connu, pour beaucoup d’entre eux, la précarité et la marginalisation à leur arrivée en France. Beaucoup ont été confrontés à des conditions d’accueil indignes dans des camps et hameaux de forestage. Le 20 septembre 2021, relevant que "face à ceux qui l’avaient loyalement servi, notre pays n’a été fidèle ni à son Histoire ni à ses valeurs", le Président de la République a demandé pardon "aux combattants abandonnés, à leurs familles qui ont subi les camps, la prison, le déni". Cette démarche a conduit le Gouvernement à présenter un projet de loi, adopté au Parlement en février 2022, pour reconnaître la responsabilité de la France et réparer l’accueil indigne qui a été réservé aux harkis et à leur famille passés dans des camps et des hameaux de forestage (loi du 23 février 2022 portant reconnaissance de la Nation envers les Harkis et les autres personnes rapatriées d’Algérie anciennement de statut civil de droit local et réparation des préjudices subis par ceux-ci et leurs familles du fait de l’indignité de leurs conditions d’accueil et de vie dans certaines structures sur le territoire français). La loi institue également une commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les Harkis, rattachée au Premier ministre, pour recueillir la parole des Harkis, leur manifester la reconnaissance de la République et leur accorder les réparations prévues par la loi. Fin 2024, près de 19 000 personnes avaient été indemnisées au titre du droit à réparation institué par la loi de 2022. La France tirera en outre toutes les conséquences de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme du 4 avril 2024 : un décret est en cours de signature pour en organiser la mise en oeuvre. Mais dès avant la loi de 2022, les Harkis et les anciens supplétifs et leurs familles ont bénéficié des mêmes aides publiques que l’ensemble des rapatriés. Les conditions sociales, économiques et culturelles auxquelles ils ont été exposés ont nécessité l’adoption de mesures particulières complémentaires en leur faveur. De nombreuses aides publiques ont ainsi été créées pour les rapatriés et les Harkis. Des mesures ciblées pour leur désendettement ont été prises notamment via la loi n° 61-1439 du 26 décembre 1961 relative à l’accueil et à la réinstallation des Français d’outre-mer et le décret n° 62-261 du 10 mars 1962 relatif aux mesures prises pour l’accueil et le reclassement professionnel et social des bénéficiaires de la loi du 26 décembre 1961. Ces mesures ont été complétées par l’article 44 de la loi n° 86-1318 du 30 décembre 1986 de finances rectificative pour 1986 et le décret n° 99-469 du 4 juin 1999 relatif au désendettement des rapatriés réinstallés dans une profession non salariée. À côté de ces dispositifs financiers, de nombreuses mesures sociales ont été prises avec notamment les subventions pour les rapatriés et l’attribution du secours exceptionnel de la loi n° 94-488 du 11 juin 1994 relative aux rapatriés anciens membres des formations supplétives et assimilés ou victimes de la captivité en Algérie. Elles ont été complétées par des mesures d’aides et de reconnaissance dédiées aux anciens supplétifs et leurs familles sous la forme d’une allocation viagère, régie par le décret n° 2016-188 du 24 février 2016 relatif aux modalités d’attribution de l’allocation prévue à l’article 133 de la loi n° 2015-1785 du 29 décembre 2015 de finances pour 2016, de l’aide spécifique en faveur du conjoint survivant (article 10 de loi du 11 juin 1994), l’aide à la formation scolaire et universitaire (loi n° 2005-158 du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés) et dernièrement du dispositif d’aide aux enfants de Harkis dans le domaine de la santé, du logement, de l’insertion et de la formation professionnelle (décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018, modifié par le décret n° 2020-513 du 4 mai 2020).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2214</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1601</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Chenu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Mémoire et anciens combattants</ministreJO><Objet>Disparition des tombes des anciens combattants et avec de la mémoire collective</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2214. — 26 novembre 2024. — M. Sébastien Chenu attire l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur l’état préoccupant des milliers de tombes de soldats morts pour la France, aujourd’hui en ruines, emportant avec elles une part précieuse de notre mémoire collective. Chaque 11 novembre, la Nation rend hommage aux soldats tombés pour la France lors de la Première Guerre mondiale. Pourtant, de nombreuses sépultures de ces combattants sont de plus en plus menacées d’abandon et de destruction, faute de descendants pour en assurer l’entretien. L’association Le Souvenir Français joue un rôle essentiel dans la préservation de ces sépultures, souvent proches de l’oubli. Malgré son engagement remarquable, ses moyens restent insuffisants face à l’ampleur de la tâche. Chaque jour, des tombes de soldats de 1914-1918 tombent en déshérence ou, lorsque les concessions arrivent à échéance, risquent d’être supprimées, reléguant ces sacrifices au silence des ossuaires. Cette situation alarmante pourrait également se reproduire pour les combattants de la Seconde Guerre mondiale. Avec le passage du temps, les sépultures de ces héros deviennent elles aussi vulnérables, menaçant d’effacer la mémoire de ceux qui ont combattu pour la liberté du pays. Dans ce contexte, M. le député souhaite connaître les mesures envisagées pour prévenir et éviter que les sépultures des combattants de la Seconde Guerre mondiale ne subissent le même sort que celles de leurs prédécesseurs. Il souhaiterait notamment savoir : combien de tombes pourraient être concernées dans les années à venir ? Quels moyens financiers et humains pourraient être mobilisés pour assurer la préservation et l’entretien de ces sépultures ? Quelles actions le Gouvernement envisage-t-il pour garantir que la mémoire de ces soldats morts pour la France ne soit pas condamnée à l’oubli dans les cimetières communaux ? Il lui demande quelles sont les perspectives à ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1601</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Toute personne ayant reçu la mention « Mort pour la France » a droit, conformément à l’article L.522-1 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre (CPMIVG), à une sépulture perpétuelle entretenue par l’État. Dans ce cadre, en France métropolitaine, près de 900 000 personnes, militaires et civiles, reposent en sépultures perpétuelles dans les 275 nécropoles nationales et 2 170 carrés militaires communaux. Le ministère des Armées en assure la conservation et l’entretien.  L’État a cependant pris en compte le désir de certaines familles d’inhumer leurs proches dans des sépultures familiales. Il permet ainsi aux familles d’exercer un libre choix quant à la restitution du corps du défunt, dans les conditions fixées par la loi et le règlement (aujourd’hui codifiée aux articles L.521-1 et R.521-1 du CPMIVG). Cette faculté a été étendue par l’article L521-2 à d’autres personnes physiques ainsi qu’à des personnes morales. Conformément à l’article L.521-3 du CPMIVG, la restitution aux familles fait perdre le droit à la sépulture perpétuelle aux frais de l’État. En conséquence, toutes ces sépultures sont sorties du champ de compétence du ministère et, puisqu’elles ont acquis le statut de sépultures privées, sont régies par les dispositions des articles L.2223-1 et suivants et R.2223-1 et suivants du code général des collectivités territoriales (CGCT). S’agissant de la Première Guerre mondiale, le ministère des armées évalue le nombre de corps identifiés et restitués aux familles à 300 000 (essentiellement des militaires). S’agissant de la Seconde Guerre mondiale, le ministère estime que 80 % des personnes identifiées (militaires, résistants, déportés, ou civils morts par faits de guerre) ont été restituées. En raison de leur spécificité historique et du manque de sources archivistiques fiables, les militaires et les civils décédés lors des conflits de décolonisation, notamment en Indochine et en Afrique du Nord, restitués à leurs familles est à ce jour difficilement estimable. Les sépultures des corps restitués aux familles ne relevant plus des compétences de l’État, le ministère des armées n’a pas non plus de responsabilité dans leur suivi ni dans l’évaluation de leur état. Les communes confrontées à l’abandon de concessions où reposent des personnes attributaires de la mention « Mort pour la France » disposent, en revanche, de compétences utiles pour prévenir ces situations. Certaines communes, en vertu de l’article R.521-9 du CPMIVG, ont pu, par une délibération du conseil municipal, accorder une concession perpétuelle et gratuite dans le cas d’une personne illustre, ou qui a rendu un service éminent à la commune, dont les personnes attributaires de la mention « Mort pour la France » peuvent faire partie, même si la concession demeure de nature privée. D’autres communes décident de prendre en charge l’entretien de sépultures, ce qui va dans le sens de la préservation des mémoires locales. Lorsque l’état des sépultures de personnes mortes pour la France restituées aux familles ne permet pas leur maintien, les communes peuvent mettre en œuvre les procédures de reprise de concessions, prévues par les dispositions des articles L.2223-15 et suivants et R.2223-12 et suivants du CGCT, et transférer les restes mortels dans un ossuaire. Le ministère encourage, dans ce cas, les communes à honorer et perpétuer la mémoire de ces hommes et femmes, par l’apposition de plaques commémoratives mentionnant le nom et la qualité de « Mort pour la France » des défunts. Les communes peuvent aussi se rapprocher des associations mémorielles œuvrant pour la conservation des sépultures de personnes attributaires de la mention « Mort pour la France » dont le corps a été restitué, afin d’anticiper les situations d’abandon des concessions et mettre en œuvre des mesures de conservation le plus tôt possible. Au-delà de la question de l’entretien des tombes des soldats tombés au champ d’honneur et dont les corps ont été restitués aux familles, la mémoire des morts pour la France est entretenue par le travail que conduit le ministère des armées avec le site internet "Mémoires des hommes". Ce dernier met à la disposition du public des documents numérisés et des informations issues des fonds d’archives conservées par le ministère des armées. Il permet de rendre hommage individuellement à la mémoire des morts pour la France comme à celle des morts pour le service de la Nation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2215</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1602</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Mémoire et anciens combattants</ministreJO><Objet>Droit d’indemnisation pour les harkis ayant résidé dans des camps après 1975</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2215. — 26 novembre 2024. — M. Daniel Grenon interroge M. le ministre des armées et des anciens combattants sur les dispositifs d’indemnisation mis en place pour les harkis et leurs familles ayant résidé dans les camps de transit et hameaux de forestage au-delà de 1975. Engagés auprès de la France durant la guerre d’Algérie, les harkis ont fait preuve d’un immense dévouement envers la République. À leur arrivée en métropole, beaucoup ont dû faire face à des épreuves et des conditions de vie difficiles, vivant bien souvent dans des camps de transit et des hameaux de forestage. C’est pourquoi la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 prévoit un dispositif d’indemnisation destiné à reconnaître et réparer les préjudices subis par les harkis, moghaznis et autres personnels des formations supplétives, ainsi que leurs familles. Ce dispositif vise à compléter l’ensemble des mesures déjà en place en faveur des rapatriés. Il inclut une allocation versée aux personnes concernées, leurs conjoints et leurs enfants ayant séjourné dans des structures d’accueil spécifiques entre le 20 mars 1962 et le 31 décembre 1975. Cette loi présente cependant des limites pour de nombreuses familles qui ont vécu et souffert dans les camps de forestage après 1975. En effet, à partir de 1962, ces derniers ont été relogés dans les hameaux de forestage qui ont continué d’exister jusque dans les années 1980. Pour ces familles ayant vécu dans ces camps au-delà de 1975, il ne semble pas que la loi prévoie des dispositifs spécifiques. Ainsi, il souhaite savoir quelles dispositions ont été mises en place afin de tenir compte de ces cas particuliers et si, aucune mesure n’ayant été prévue, le Gouvernement compte adapter le dispositif d’indemnisation prévu par la loi n° 2022-229 du 23 février 2022 pour permettre aux harkis et leurs familles ayant vécu dans les camps au-delà de 1975 d’obtenir une indemnisation. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1602</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2022-229 du 23 février 2022 portant reconnaissance de la Nation envers les harkis et les autres personnes rapatriées d’Algérie anciennement de statut civil de droit local et réparation des préjudices subis par ceux-ci et leurs familles du fait de l’indignité de leurs conditions d’accueil et de vie dans certaines structures sur le territoire français, précise que la période au titre de laquelle les demandeurs peuvent obtenir réparation des préjudices subis s’étend du 20 mars 1962 au 31 décembre 1975, date de fermeture administrative de ces structures, la décision de fermeture des camps et hameaux ayant été actée lors du Conseil des ministres du 6 août 1975. La question de l’extention du bornage temporel au-delà du 31 décembre 1975 a été évoquée par certains interlocuteurs de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis. Le Gouvernement ne prévoit pas de modifier cette limite qui structure le dispositif actuel de réparation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3205</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1603</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jocelyn Dessigny</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Mémoire et anciens combattants</ministreJO><Objet>Conférer la dignité de maréchal de France au général de Castelnau</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3205. — 21 janvier 2025. — M. Jocelyn Dessigny attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants, sur la possibilité de conférer la dignité de maréchal de France au général d’armée de Castelnau, à titre posthume. Bien qu’ayant eu un rôle prépondérant dans la victoire des armées françaises, notamment en 1914, le général Édouard de Curières de Castelnau fut le seul des quatre membres du haut commandement français pendant la Grande Guerre à ne pas avoir été élevé à la dignité de maréchal de France. Pourtant, sans sa victoire décisive à la bataille de la Trouée de Charmes, le miracle de la Marne n’aurait pas été possible. Verdun n’aurait pas été davantage sauvé sans ses décisions prises dès les premières heures de l’attaque. La dignité de maréchal est conférée aux officiers généraux ayant commandé victorieusement en temps de guerre. De l’avis unanime des experts et des historiens, ce fut le cas du général d’armée de Castelnau et la République française s’honorerait de rendre à une telle personnalité sa juste place dans la mémoire collective. Il l’invite à instaurer sur ce sujet une réflexion associant les parties concernées (Office national des combattants et des victimes de guerre, le mémorial de Verdun, l’Union nationale des combattants, le bureau de l’action pédagogique et de l’information mémorielles (BAPIM) et la direction de la mémoire, de la culture et des archives) et l’interroge sur la possibilité de conférer la dignité de maréchal de France au général de Castelnau.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1603</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le général Edouard de Castelnau fut incontestablement l’un des grands artisans de la victoire en 1918, une authentique figure de droiture et un exemple de vertus militaires. Étudiée à maintes reprises au cours des cent dernières années qui nous séparent de ses actes de bravoure, la question de son élévation à titre posthume à la dignité de maréchal de France n’a jamais abouti à une décision favorable. À l’occasion du centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918, les services du ministère des armées ont procédé à un nouvel examen de cette question. Ce travail a permis de remettre en lumière le caractère décisif de certaines de ses décisions pendant la Grande Guerre, mais aussi de mesurer l’importance de ses engagements politiques d’après-guerre, y compris les polémiques qui ont émaillé les différentes périodes où son élévation au maréchalat a fait l’objet de débats, ou de rappeler son refus du régime de Vichy. Mais il n’est pas apparu opportun, plus d’un siècle après les faits, de rouvrir le dossier de son élévation à la dignité de maréchal de France. Le général de Castelnau appartient désormais à l’histoire, aux historiens et à tous ceux qui peuvent puiser dans sa vie des leçons, notamment celles qui sont utiles à tout militaire. Le souvenir de ce grand soldat demeure d’ailleurs présent au sein de l’institution militaire : la promotion 2011-2014 de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr porte ainsi le nom de "promotion de Castelnau" pour rappeler et honorer à la fois, le général Edouard de Castelnau et le sous-lieutenant Xavier de Castelnau, l’un de ses trois fils tombés pour la France au cours du premier conflit mondial.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2006</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1603</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité, commerce et artisanat</ministreJO><Objet>Accompagnement de la rénovation du bâti rural</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2006. — 19 novembre 2024. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat, sur l’accompagnement de la rénovation du bâti rural, public et privé, véritable enjeu sur les territoires. Le plan France ruralités comporte des actions en faveur de l’habitat en milieu rural articulées autour de 2 axes : la lutte contre le logement vacant et la réhabilitation du logement en ruralité porté par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). Les communes sont aussi accompagnées via les dispositifs Cœur de ville, Petites villes de demain et Villages d’avenir pour travailler en amont, sur l’ingénierie territoriale, notamment de l’aménagement des centres bourgs. Mais aujourd’hui, il n’existe aucun modèle économique qui va de l’ingénierie à la finalisation des travaux, pour accompagner la réhabilitation du bâti rural, public et privé. Les « Maires Ruraux de France », réunis en assemblée générale, ont appelé à un « Plan Marshall » de rénovation du bâti rural afin d’accompagner les élus sur cet enjeu majeur car à ce jour aucune instance ne les accompagne tout au long de la mise en œuvre de leurs projets : du pré-diagnostic à l’achèvement des travaux, dans les relations avec les architectes des bâtiments de France, la procédure de préemption de biens privés vacants, la recherche de financements ou tout autre réponse aux problématiques du territoire. Sans opposer les territoires, sur le modèle de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) qui finance et accompagne la transformation de quartiers de la politique de la ville, elle souhaite connaître la position du Gouvernement sur la création d’une agence nationale de la rénovation rurale qui serait l’interlocuteur privilégié des élus ruraux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1604</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’avenir du monde rural est aujourd’hui un des axes d’actions prioritaires du Gouvernement. A cette fin, le Plan France Ruralités élaboré au cours de l’année 2023 est pleinement déployé depuis le 1er janvier 2024. Ce plan comporte plusieurs volets, dont un volet logement orienté sur la réhabilitation de l’habitat en milieu rural et sur la lutte contre la vacance des logements. Il comporte également, en complément des programmes Action Cœur de Ville (ACV) et Petites Villes de Demain, un programme d’appui en ingénierie « Villages d’avenir ». Deux opérateurs de l’État, l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) et l’Agence nationale de l’habitat (Anah), ont été missionnés pour mener à bien le volet logement de ce plan. L’ANCT veille au pilotage et à l’application des mesures du plan relatives à l’ingénierie. L’Anah assure le déploiement des différentes aides du volet habitat. Le déploiement d’opérations de revitalisation de territoire (ORT) valant opérations programmées d’amélioration de l’habitat – renouvellement urbain (OPAH-RU) en milieu rural, assorties des financements par l’Anah pour l’ingénierie et l’animation du dispositif par les collectivités, est aujourd’hui effectif. La prime de sortie de vacance en milieu rural, de 5 000 euros par logement remis à la location, est en vigueur depuis le 1er janvier 2024. L’Anah déploie plusieurs aides de droit commun à disposition de toutes les communes de France, et donc très largement au profit de l’habitat rural. Ainsi, il convient de rappeler qu’en 2024, 24 125 communes rurales ou semi-rurales sont couvertes par un programme de l’Anah (pacte territorial (PACT), programme d’intérêt général (PIG), OPAH, …), soit 78 % des 30 743 communes rurales ou semi-rurales au sens de la grille de densité INSEE. Par ailleurs, 51 % des aides nationales de l’Anah (MaPrime Rénov’) et 39 % des aides à la pierre de l’Anah (rénovation énergétique, lutte contre l’habitat indigne, adaptation des logements à la perte d’autonomie) bénéficient au milieu rural. Le déploiement des aides par les délégations locales de l’Anah dans chaque département est aujourd’hui conforté par les importants moyens d’ingénierie développés par l’ANCT en faveur des collectivités rurales, notamment après le recrutement en 2024 de 100 chefs de projets ruralité installés sur l’ensemble du territoire national. Ces efforts en faveur de l’habitat rural doivent toutefois être poursuivis, notamment en accompagnant les communes rurales les moins dotées en ingénierie. A cette fin, un recensement de l’ensemble des outils et aides mobilisables par les territoires ruraux en faveur du logement a été engagé par les ministères en charge du logement et de la ruralité pour mieux les faire connaître, et ainsi permettre aux acteurs du monde rural de mieux se les approprier. Dans le cadre du plan France ruralités, ces deux ministères travaillent par ailleurs conjointement à l’adaptation des mesures existantes en faveur du logement pour faciliter leur mobilisation dans les territoires ruraux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>55</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1604</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Maillot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie de lait lyophilisé à La Réunion</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            55. — 1 octobre 2024. — M. Frédéric Maillot alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la pénurie de lait maternel à La Réunion. Au mois de février 2024, M. le député a alerté par voie postale et orale, lors des questions au Gouvernement, M. le ministre délégué chargé de la santé et de la prévention que les unités de néonatologie de La Réunion courent un risque de pénurie relatif au manque de lait lyophilisé. Cette situation, causée par le déménagement du lactarium de Marmande à Bordeaux pose un risque sanitaire dans un territoire où naissent deux fois plus de bébés de manière prématurée que dans l’hexagone soit 9 % des naissances en 2020. M. le député est conscient de l’appel à la mobilisation nationale lancé par l’Association des lactariums de France et qui a été relayé par les autorités sanitaires. Toutefois, presque six mois après la mise en alerte, trois mois après la dissolution et la demande de réflexion sur un lactarium pour le bassin Océan indien, aucune réponse n’a été formulée et aucune discussion engagée. Il souhaiterait donc connaître ses ambitions concernant les besoins des services de néonatologie de La Réunion et plus largement s’agissant de l’opportunité de créer un lactarium dans le bassin Océan indien. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1605</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’allaitement maternel est universellement reconnu comme étant essentiel pour la santé et le développement des nourrissons. En plus de ses bienfaits nutritionnels, il renforce le système immunitaire et protège contre les infections, offrant ainsi une base solide pour une croissance optimale. Pour les nourrissons prématurés, dont le système immunitaire est souvent fragile, le lait maternel revêt une importance particulière. Il fournit des nutriments essentiels et des anticorps protecteurs, réduisant ainsi les risques de complications médicales. Cependant, les besoins des enfants prématurés en lait maternel ne sont pas intégralement couverts par leur propre mère. Face à cette réalité, les lactariums jouent un rôle crucial en collectant le lait maternel des mères volontaires souhaitant en faire don. Un financement complémentaire a été accordé par le ministère chargé de la santé pour l’année 2024 afin de soutenir les différentes actions de coordination de l’ensemble des lactariums de France au cours de ces derniers mois. Elles ont toutes contribué, de façon très opérationnelle, à répondre aux besoins des nouveau-nés hospitalisés sur l’ensemble des territoires métropolitain et ultramarin.  Le ministère de la santé suit avec particulièrement d’intérêt les stocks de lait maternel via le système d’information partagé reposant sur la plateforme SI nationale que l’Association des lactariums de France est en train de mettre en place au sein des établissements de santé disposant d’un lactarium, ainsi que par la poursuite des campagnes de communication adaptées selon les besoins des patients.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>63</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1605</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Sabatou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Coût de l’accroissement du nombre de médecins remplaçants dans les hôpitaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            63. — 1 octobre 2024. — M. Alexandre Sabatou appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le coût de l’accroissement du nombre de médecins remplaçants dans les hôpitaux. Selon le rapport de la Cour des comptes (S2024-0749 « Intérim médical et permanence des soins dans les hôpitaux publics », du 23 juillet 2024), le recours aux médecins contractuels dans les hôpitaux a augmenté de 41 % en 2022. Or cette augmentation amène les hôpitaux en situation de faiblesse face à la demande croissante, à accepter des conditions salariales au-delà des plafonds réglementaires. Cette situation est exacerbée par une pénurie structurelle de praticiens, entraînant une « surrémunération » allant de 48 % à 61 % en cinq ans et une concurrence déloyale entre les hôpitaux. Dans l’Oise, les hôpitaux sont confrontés à une pénurie significative de personnel, notamment le CHU de Clermont dans lequel 30 médecins et 66 infirmiers manquent. C’est pourquoi il lui demande ce que le Gouvernement et son ministère comptent mettre en œuvre pour faire face à l’embauche de plus en plus onéreuse de médecins contractuels.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1605</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le recours à l’intérim médical et paramédical a cru ces dernières années. Outre son impact financier majeur dans les budgets des établissements, le recours à l’intérim engendre une déstabilisation des services et des équipes, particulièrement forte dans des territoires marqués par la fragilité de la démographie en professionnels de santé. L’intérim médical fait l’objet depuis 2016 d’un encadrement législatif et réglementaire afin de lutter contre certaines dérives, en particulier tarifaires, et de préserver autant que possible les équilibres au sein des équipes médicales. La rémunération d’un praticien mis à disposition d’un établissement public de santé au titre d’une mission de travail temporaire est ainsi plafonnée. Ces dispositions étant toutefois insuffisamment appliquées dans des établissements confrontés à la nécessité d’assurer la permanence et la continuité des soins, la loi dite Rist 1 du 26 avril 2021 a introduit des contrôles renforcés par les comptables publics des dépenses d’intérim médical, dont la mise en œuvre a débuté en avril 2023. Dans la continuité des mesures de régulation du recours à l’intérim, la loi dite Valletoux du 27 décembre 2023 interdit l’exercice en qualité d’intérimaire en début de carrière dans les établissements de santé, les établissements sociaux et médico-sociaux et les laboratoires de biologie médicale, en imposant une durée minimale d’exercice préalable dans un cadre qui ne soit pas celui de l’intérim pour les personnels médicaux et paramédicaux et les personnels de l’action sociale et médico-sociale. L’objectif de cette mesure est de favoriser l’orientation des jeunes professionnels vers un premier emploi en établissement de santé ou en établissement social et médico-social, afin d’exercer au sein d’une équipe stable, de bénéficier d’un encadrement rapproché et d’acquérir ainsi une solide expérience avant d’éventuellement effectuer des missions d’intérim. Le décret concernant l’encadrement des personnels non médicaux a été publié le 24 juin 2024. Il fixe la durée minimale d’exercice préalable à 2 ans et prévoit les modalités de vérification du respect de cette condition de durée par les entreprises de travail temporaire, qui devront en attester auprès des établissements. Des travaux sont également en cours pour réguler les contrats de type 2 qui permettent aujourd’hui de recruter des praticiens contractuels à des conditions de rémunération dérogatoires au droit commun.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>339</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1606</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation de l’hôpital public</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            339. — 8 octobre 2024. — M. Julien Gokel interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés rencontrées par l’hôpital maritime de Zuydcoote (59), qui s’inscrivent malheureusement dans une tendance générale touchant de nombreux établissements publics hospitaliers à travers la France. Face à la crise profonde qui frappe l’hôpital public, beaucoup d’établissements sont contraints de mettre en œuvre des plans d’économies, souvent synonymes de suppressions de postes et de politiques salariales qui ne suivent pas le rythme de l’inflation que connaît le pays. Ces mesures impactent directement le pouvoir d’achat des agents hospitaliers, les précarisant, alors même qu’ils avaient été salués par la France entière durant la crise du covid-19. De plus, les dernières réformes des grilles salariales semblent s’être concentrées sur les nouveaux arrivants, laissant de côté les personnels expérimentés, dont l’ancienneté et les compétences ne sont pas suffisamment reconnues. Ce manque de considération pousse de nombreux professionnels aguerris à quitter l’hôpital public, aggravant davantage encore le déficit de personnel dans ces structures essentielles. À ce stade, les déclarations du Premier ministre lors de son déplacement du 7 septembre 2024 à l’hôpital Necker sont inquiétantes et laissent présager de nouvelles coupes budgétaires. Compte tenu des résultats des élections législatives de juillet 2024 et du message de changement politique exprimé par les Français, M. le député interroge M. le ministre sur l’intention le Gouvernement de rompre avec la politique de gestion hospitalière menée depuis 2017. Il plaide pour une approche plus ambitieuse en matière de recrutement dans les hôpitaux publics, de revalorisation des métiers et des salaires, ainsi que d’amélioration des conditions de travail. Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2025 représente une opportunité immédiate pour apporter des réponses aux attentes légitimes du personnel hospitalier. Il soutient l’ensemble des personnels hospitaliers et souhaite donc connaître les intentions du Gouvernement en la matière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1606</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est fortement mobilisé pour répondre aux tensions des ressources humaines qui touchent de nombreux établissements de santé. Son action s’inscrit dans la continuité des mesures déjà engagées depuis 2020 (refonte des grilles salariales avec le Ségur de la Santé, revalorisation des astreintes, interdiction de l’intérim pour les jeunes professionnels paramédicaux, plafonnement des rémunérations pour l’intérim médical). Ces mesures ne concernent pas seulement les nouveaux arrivants, mais bénéficient à l’ensemble des professionnels hospitaliers. Les derniers chiffres montrent que, même si la situation reste encore fragile, elle s’améliore dans de nombreux établissements. Cela confirme l’importance de poursuivre les efforts en ce domaine. Parmi les chantiers à venir, figure la refonte du régime indemnitaire qui permettra d’en finir avec la multiplicité des primes actuellement existantes au sein de la fonction publique hospitalière, ce qui ne rend pas nécessairement bien lisibles pour les professionnels les rémunérations proposées et les perspectives de carrière existantes. En parallèle, une campagne de communication autour des métiers du soin a été lancée pour mieux faire connaître la diversité des professions de santé, et donner envie de rejoindre ce secteur crucial pour notre pays.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>357</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1606</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Bordes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dégradation des centres de soins palliatifs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            357. — 8 octobre 2024. — Mme Pascale Bordes attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’état catastrophique des unités de soins palliatifs. Le manque d’unités de soins palliatifs est un problème majeur qui affecte de nombreuses personnes en fin de vie ainsi que leurs proches. Les soins palliatifs sont essentiels pour garantir un accompagnement humain et de qualité en fin de vie, en soulageant la douleur physique, en offrant un soutien émotionnel et en respectant la dignité de chaque individu. Face à ce constat, il est important de rappeler que vingt départements ne sont pas pourvus d’unités de soins palliatifs. Il est primordial de mettre en place des politiques et des programmes de santé publique visant à améliorer l’accès à ces soins, à former davantage de professionnels de santé spécialisés dans ce domaine et à garantir un financement adéquat pour assurer la pérennité de ces services essentiels. Elle souhaite donc connaître quelles mesures concrètes le Gouvernement compte prendre pour remédier au manque criant d’unités de soins palliatifs dans le pays et garantir un accès équitable à des soins de fin de vie de qualité pour tous les citoyens qui en ont besoin.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1606</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Certains départements de France sont encore dépourvus d’unité de soins palliatifs, et le ministère est conscient de l’importance de renforcer l’offre de soins palliatifs pour mieux répondre aux besoins actuels et futurs de nos concitoyens. Le plan de soins palliatifs 2021-2024 a ainsi permis de soutenir par des crédits nouveaux des équipes expertes à hauteur de 80 millions d’euros sur la période et avec la stratégie décennale annoncée en avril 2024, ce sont 100 millions d’euros de mesures nouvelles qui seront dédiées annuellement au renfort des soins palliatifs et à l’accompagnement de la fin de vie. Notamment, des crédits sont alloués pour aider à la création de nouvelles unités, dans un objectif d’accès à des soins très spécialisés, en structure hospitalière et en proximité. Ainsi, ce sont 14 projets qui seront accompagnés par les Agences régionales de santé (ARS) d’ici fin 2024-courant 2025 pour doter en unité de soins palliatifs les départements qui n’en disposent pas. Dans le cadre de la stratégie décennale, le soutien sera maintenu auprès des autres départements concernés. Dans les départements encore dépourvus d’unités de soins palliatifs, les ARS veillent à ce qu’à l’échelle territoriale, l’ensemble des modalités graduées de recours aux soins permettent un accès aux soins palliatifs à l’hôpital et sur le lieu de vie des personnes malades via notamment l’hospitalisation à domicile, l’intervention d’équipes mobiles de soins palliatifs et le développement de l’ambulatoire. Ces filières sont en cours de structuration à l’échelle des territoires pour garantir l’accès à des soins adaptés, dans une logique de proximité de la prise en charge et d’adéquation de l’offre à la demande des personnes malades et de leurs proches. L’enjeu est bien de garantir le déploiement de pratiques et de moyens garants d’une prise en charge conforme à la démarche palliative qui inclut les soins et l’accompagnement. Parce que l’enjeu est tout à la fois de garantir l’accès aux soins palliatifs et de disposer des ressources humaines requises pour réaliser les missions spécifiques des unités de soins palliatifs, ces mesures de soutien de l’offre palliative se combinent nécessairement avec des actions de développement de la formation des professionnels. La formation spécialisée transversale « médecine palliative » ouvre un nombre de postes réévalué tous les ans qui attire des internes de spécialités variées. La thématique de la « Prise en charge palliative et accompagnement de la fin de vie » figure dans les orientations du développement professionnel continue pour 2023-2025 et elle a été retenue comme action de formation nationale pour 2025, et ce, pour quatre ans, dans le cadre du développement des compétences des personnels de la fonction publique hospitalière. En concertation avec les parties prenantes des territoires, les travaux conduits visent ainsi à ce que davantage de professionnels soient formés, que les équipes préexistantes soient soutenues et que de nouvelles structures se mettent en place. C’est le sens de la dynamique impulsée par le ministère pour développer les soins palliatifs et l’accompagnement de la fin de vie avec le 5ème plan national 2021-2024 et qui se poursuivra dans le cadre de la stratégie décennale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>453</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1607</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Développement de nouveaux médicaments pour la maladie d’Alzheimer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            453. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’aide à la recherche de nouveaux traitements de la maladie d’Alzheimer. En effet, les maladies neuro-dégénératives comme la maladie d’Alzheimer touchent 1,3 million de Français, soit 8 % des Français de plus de 65 ans. Cette dernière est la plus fréquente des maladies neuro-dégénératives, avec 225 000 nouveaux cas recensés chaque année. En novembre 2021, la France figurait parmi les derniers pays européens en matière d’accès aux soins pour ces pathologies, alors qu’Alzheimer devrait toucher 1 800 000 personnes d’ici à 2050. Il semble donc que la France ne prenne pas les mesures nécessaires pour faire face à l’importance de cette maladie, au vu de l’absence de la mise en place d’un nouveau plan maladies neurodégénératives après celui achevé en 2019. Ce nouveau plan serait tout à fait à propos dans la recherche de nouvelles solutions pour combattre la maladie. Si l’on ne connaît pas encore de traitement efficace contre cette dernière, plusieurs médicaments pourraient être prochainement mis sur le marché américain. Alors que 30 millions d’euros sont aujourd’hui alloués à la recherche contre Alzheimer en France, il semble essentiel d’allouer plus de moyens afin de développer des solutions durables contre cette pathologie. Aussi, face à la prévalence croissante de la maladie d’Alzheimer dans la société, qui engendre des défis tant humains que socio-économiques significatifs, il lui demande quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour améliorer la recherche, la prévention, le diagnostic précoce, les soins et le soutien aux personnes atteintes de cette maladie ainsi qu’à leurs familles et aidants.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1607</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La maladie d’Alzheimer est la plus fréquente des maladies neurodégénératives. Elle touche environ 1,2 million de personnes en France avec une projection estimée à plus de 2,1 millions à l’horizon 2050 (données Santé publique France 2016). Elle représente un défi d’envergure pour le système médico-social français, en particulier dans le contexte de vieillissement démographique. La prévention de la maladie d’Alzheimer s’appuie sur la lutte contre les facteurs de risque modifiables et la création d’environnements favorables à la santé. Le ministère chargé de la santé mène une politique de promotion des facteurs protecteurs des maladies chroniques portée par une stratégie nationale de santé et un plan national de santé publique « Priorité prévention ». La France a été pionnière en matière de lutte contre les démences, en amont du lancement du « Plan mondial d’action de santé publique contre la démence 2017-2025 » qui représente l’engagement officiel des États membres de l’Organisation mondiale de la santé à élaborer des réponses multisectorielles globales de lutte contre la maladie d’Alzheimer. Après trois plans successifs Alzheimer, le ministère chargé de la santé a adopté en 2014 un Plan de lutte contre les maladies neurodégénératives (PMND 2014-2019) intégrant pour la première fois plusieurs maladies « modèles » dans une seule et même dynamique de progrès, de recherche, de soins et d’accompagnement, et reconnaissant la spécificité des maladies neurodégénératives. Le PMND a été prolongé sous la forme d’une feuille de route interministérielle maladies neurodégénératives 2021-2022. Dans ce cadre ont notamment été actées des mesures concrètes importantes, notamment la refonte de la Banque nationale Alzheimer qui permettra sa mise en relation avec le Health data hub. Depuis septembre 2023, des travaux sont engagés pour l’élaboration d’une nouvelle stratégie maladies neurodégénératives ambitieuse portant sur la période 2024-2028. La prévention et la prise en charge des maladies neurodégénératives, l’accès aux soins, ainsi que l’amélioration de la qualité de vie des personnes malades et de leurs aidants sont au cœur de ces travaux. Un volet recherche et innovation constitue également un axe important de ces travaux avec l’anticipation de l’arrivée des innovations thérapeutiques et diagnostiques dans ce domaine mais également la promotion de projets de recherche dans le champ des sciences sociales et humaines, ainsi que l’évaluation et la poursuite du soutien et de l’accompagnement des centres d’excellence sur les maladies neurodégénératives.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>541</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1608</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Théo Bernhardt</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Gaspillage des médicaments lié aux dates de péremption</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            541. — 8 octobre 2024. — M. Théo Bernhardt appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le gaspillage de médicaments lié aux dates de péremption et leurs conséquences économiques, environnementales et sanitaires. Des études récentes ont montré que la majorité des médicaments, notamment ceux à base de paracétamol et d’ibuprofène, conservent leur efficacité bien au-delà de la date de péremption indiquée sur leurs boîtes. Par exemple, des médicaments censés être périmés depuis plus de 30 ans ont été analysés et se sont révélés encore efficaces, avec une quantité suffisante de substance active pour répondre aux besoins thérapeutiques, comme l’a démontré une étude publiée en septembre 2024 par l’association UFC-Que choisir. Cette situation pose plusieurs problèmes. Tout d’abord, jeter des médicaments encore valides représente un gaspillage économique pour les patients, le système hospitalier et l’assurance maladie. Les médicaments prescrits ou achetés en automédication sont renouvelés de manière prématurée, entraînant des coûts supplémentaires. En outre, l’élimination de ces médicaments crée des déchets qui contribuent à une pollution inutile. D’un point de vue sanitaire, le fait de détruire des médicaments encore utilisables participe à augmenter artificiellement la demande, exacerbant les pénuries ou les tensions d’approvisionnement, particulièrement pour les traitements essentiels comme le paracétamol. Le cadre réglementaire actuel concernant la durée de validité des médicaments semble particulièrement strict en France, en comparaison avec d’autres pays, notamment les États-Unis d’Amérique, qui adoptent une approche plus souple. En effet, la durée de conservation des médicaments est souvent limitée à trois ans et ce, malgré des preuves scientifiques qui pourraient justifier un allongement de cette période. Cela pose la question de la pertinence des critères utilisés pour fixer les dates de péremption et la nécessité d’une révision de ces règles. Dans ce contexte, M. le député souhaite interroger Mme la ministre sur les mesures que le Gouvernement envisage pour réévaluer les règles relatives aux dates de péremption des médicaments. Il souhaiterait notamment savoir si le lancement d’une étude, conduite par l’Agence nationale de sécurité du médicament, était prévu dans les prochains mois afin de rendre compte précisément des éventuels risques sanitaires liés à la consommation de médicaments périmés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1608</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En France, comme en Europe ou aux Etats-Unis d’Amérique, la date de péremption d’un médicament est proposée par le laboratoire pharmaceutique qui le fabrique en s’appuyant sur les études de stabilité qui permettent de démontrer que le médicament reste stable, c’est-à-dire que la quantité de substance active reste identique tout le long de la durée revendiquée. Cette durée est ensuite approuvée le cas échéant par les autorités compétentes après avoir procédé à l’évaluation de l’ensemble des données fournies. Ainsi, il n’y a pas de limitation réglementaire ou de cadre plus strict en France au regard d’autres réglementations concernant les durées de conservation des médicaments. En effet, les données fournies par les fabricants de médicament doivent respecter des normes établies par des lignes directrices et des recommandations scientifiques internationales. Dès lors, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) procède à la vérification du respect de ces normes et, le cas échéant, en cas de manquement, refuse la durée de conservation proposée par le fabricant en déterminant une durée de conservation plus courte au regard des éléments fournis. La durée de conservation des médicaments est généralement de 36 mois (3 ans). Cette dernière peut également être plus courte (18 ou 24 mois) au regard de la fragilité, de l’instabilité de la substance active et/ou de la forme pharmaceutique du médicament. Des durées de conservation plus longues (5 ans) sont également possibles. Dans ce contexte, l’ensemble des médicaments commercialisés sur le territoire français possède une date de péremption qui garantit leur qualité et leur efficacité jusqu’au dernier jour du mois de la date indiquée sur l’emballage, sous réserve que les conditions de conservation, relatives notamment à la température, l’humidité ou encore la luminosité, soient respectées. Ainsi, au-delà de cette date de péremption, l’efficacité et la qualité du médicament ne peuvent plus être garanties. Dans le cadre de ses activités de pharmacovigilance, l’ANSM a reçu depuis 2011, 810 cas mentionnant la prise de médicaments périmés, détériorés ou mal conservés. Parmi ces 810 cas, 177 cas ont présenté un ou plusieurs effets indésirables, dont 17 cas mentionnent un risque d’inefficacité ou une suspicion d’inefficacité. La prise d’un médicament périmé est susceptible d’entraîner une dégradation des substances induisant une efficacité moindre du médicament et/ou la formation de produits de dégradation inactifs ou potentiellement néfastes, voire une contamination microbienne. Dès lors, la seule mesure d’une quantité résiduelle de matière première après plusieurs années n’est pas suffisante pour attester de la qualité, de l’efficacité et de la sécurité d’un médicament dont la date de péremption indiquée aurait été dépassée. A noter que dans le cadre spécifique de la lutte contre les pénuries de médicaments, et afin de permettre à des patients d’accéder à des traitements sans alternatives, l’ANSM peut être amenée à autoriser, après évaluation des données de stabilité fournies par le laboratoire pharmaceutique, l’extension de la durée de conservation de lots encore disponibles sur le marché. Enfin, dans le cadre de la planification écologique du système de santé, l’ANSM réfléchit à des mesures visant à encourager les laboratoires pharmaceutiques à prolonger la durée de conservation des spécialités pharmaceutiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>651</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1609</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Campagne vaccinale contre la covid-19</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            651. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’importance de procéder à un retour d’expérience (RETEX) de la gestion vaccinale de la crise de la covid-19. Le virus de la covid-19 a causé le décès de près de 7 millions de personnes dans le monde dont 160 000 en France. Pour lutter contre la pandémie, les États ont retenu la solution vaccinale ; la mise au point de vaccins par les laboratoires fut alors réalisée dans un temps record, moins d’un an contre dix requis en moyenne habituellement. Force est de déplorer que l’innocuité des doses produites par Pfizer BioNtech, AstraZeneca, Moderna, Janssen ou Nuvaxovid, était loin d’être totale. Dans l’Union européenne, la mort de 11 448 personnes serait directement imputable à l’injection de l’un de ces vaccins, d’après l’Agence européenne du médicament ; quant aux effets secondaires, plus ou moins dangereux ou invalidants, ils ont été constatés chez de nombreux vaccinés. Parmi les effets graves, une hausse significative des myocardites est avérée. Nature a publié en décembre 2023 un article rédigé par plusieurs scientifiques qui alertent sur le fait que 25 % des personnes ayant reçu le vaccin Pfizer ont développé une réponse immunitaire inattendue avec la création par leur organisme de « protéines indésirables » qui se sont substituées à celles prévues initialement par ce vaccin. Face à l’ampleur de ce problème de santé publique qui a déjà entraîné dans d’autres pays des alertes des autorités de santé (Nouvelle-Zélande), l’installation de commissions d’enquête, comme en Grande-Bretagne, en Allemagne, ou des poursuites judiciaires contre Pfizer, engagées par le procureur du Texas, aux États-Unis d’Amérique d’Amérique, elle lui demande de réaliser un bilan des statuts vaccinaux des personnes décédées depuis 2020 et des effets secondaires observés après l’injection des différents vaccins.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1609</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les vaccins contre le Covid-19 sont suivis et analysés en permanence, en tenant compte de l’évolution des connaissances scientifiques, via un dispositif inédit et réactif de surveillance des effets indésirables sur le territoire national, piloté par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), en lien avec le réseau des centres régionaux de pharmacovigilance. Concernant les chiffres clés des données de pharmacovigilance, dans un souci de transparence et d’information, l’ANSM publie sur son site Internet une fiche de synthèse de suivi des cas d’effets indésirables (une dernière version au 6 août 2023 disponible sur son site web). L’agence indique que les données recueillies auprès de centaines de millions de personnes vaccinées confirment que les vaccins contre la Covid-19 autorisés dans l’Union européenne sont sûrs et efficaces. Au 6 août 2023, il a été rapporté 193 934 déclarations de pharmacovigilance au 6 août 2023 depuis le début de la campagne de vaccination pour un total de plus de 156 millions d’injections. La grande majorité des effets secondaires connus sont légers et de courte durée. Des effets secondaires graves peuvent survenir, mais ils sont très rares. Chez les plus de 55 ans, après injection du vaccin Cominarty XBB.1.5, utilisé pour la campagne en cours, les effets indésirables les plus fréquemment observés ont été une douleur au point d’injection (&gt; 60 %), fatigue (&gt; 40 %), céphalées (&gt; 20 %), myalgies et frissons (&gt; 10 %). Au niveau européen, l’Agence européenne du médicament (EMA) examine également attentivement toutes les données de sécurité et indique qu’il n’y a aucune preuve d’une augmentation des décès liés à la vaccination Covid-19. Les décès signalés à la suite de la vaccination sont très rares, selon les dernières données de mai 2023 de l’EMA, disponibles sur son site : 0,001 cas mortel signalé pour 100 doses de vaccin administrées, sans que cela ne signifie que l’événement soit imputable au vaccin. Concernant l’efficacité du vaccin sur la transmission du virus, l’EMA a répondu que les vaccins contre la Covid-19 n’ont pas spécifiquement fait l’objet d’une autorisation de mise sur le marché pour prévenir la transmission virale, compte tenu du manque de données initiales permettant d’évaluer précisément l’efficacité du vaccin sur la transmission du virus. Comme pour les autres vaccins, cela ne signifie pas qu’ils ne peuvent pas réduire la transmission du virus ou qu’ils ne peuvent pas être utilisés dans le but supplémentaire de réduire la transmission. Au contraire, les études menées par la suite ont permis de démontrer que les vaccins contre la Covid-19 pouvaient effectivement réduire la transmission du virus. Cette efficacité dans la prévention de la transmission varie au fil du temps, en fonction des souches virales en circulation et des autres mesures mises en place pour réduire la transmission. Enfin, il n’existe pas de statistiques relatives au statut vaccinal de toutes les personnes décédées, ni de statistiques relatives aux hospitalisations selon le statut vaccinal en général. Des données ont néanmoins été mises à disposition tout au long de la crise sanitaire par la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques sur le statut vaccinal des personnes testées et hospitalisées avec Covid-19. Ces données ont démontré que l’incidence hospitalière, en soins critiques et en hospitalisation conventionnelle, et les décès survenus à l’hôpital avec Covid-19, lorsqu’ils sont rapportés à population comparable, sont généralement plus faibles pour les personnes vaccinées par rapport aux personnes non vaccinées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>657</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1610</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Effets indésirables de prothèses vaginales et réparation du préjudice</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            657. — 8 octobre 2024. — M. Édouard Bénard interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les témoignages de nombreuses femmes subissant des effets indésirables suite à la pose de bandelettes périnéales sous-urétrales et de prothèses vaginales. Depuis la fin des années 1990, des prothèses vaginales et bandelettes sous-urétrales, dispositif interne en polypropylène, ont fait leur apparition pour remédier aux descentes d’organes (ou prolapsus) ainsi que pour traiter les problématiques d’incontinence urinaire pour les femmes qui subissent ces désagréments. Depuis plusieurs années, en France comme à l’étranger, de nombreux témoignages convergent pour faire état de complications extrêmement douloureuses et invalidantes suite à la pose des dispositifs médicaux précités. Alertée, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) mène des enquêtes de matériovigilance depuis quelques années. L’ANSM indique ainsi que 95 signalements d’incidents lui ont été remontés entre 2016 et 2021 sur un volume de 20 000 poses d’implants de renfort pelvien. Concernant les bandelettes sous-urétrales, 189 signalements d’incidents ont été remontés à l’Agence en 2019 pour 30 000 poses de dispositifs. Ces chiffres, basés sur les seules déclarations de matériovigilance des médecins, peuvent être sous-évalués, selon les propos de l’ANSM. En effet, si les chirurgiens français annoncent moins de 1 % de complications, les anglo-saxons avancent plus volontiers 25 %. Les patientes souffrant de complications durables après la pose de ce type de dispositif dénoncent un manque d’information global autour de ce type d’opérations, notamment sur les complications éventuelles et sur les alternatives à l’intervention chirurgicale. Dans le même sens, elles font état d’absence de consultation pluridisciplinaire et d’absence d’inscription de la marque du dispositif implanté dans les comptes rendus opératoires, ainsi que dans les dossiers médicaux, ou encore d’absence d’information sur la complexité de retirer les implants en totalité en cas de complication. Des plaintes collectives se multiplient pour obtenir réparation des préjudices subis, notamment aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie et en Afrique du Sud. Des condamnations ont déjà été prononcées en Australie et aux États-Unis contre la société Ethicon, filiale de Johnson and Johnson, fabricant d’implants en maille pelvienne. Une plainte a été déposée contre X en novembre 2020 en France pour tromperie, tromperie aggravée et b&amp;essures involontaires. L’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique a été saisi par le parquet. À ce jour, il n’existe aucune prise en charge spécifique en France pour ces femmes, dont les douleurs sont souvent incomprises ou assimilées à une dépression par les médecins et professeurs rencontrés. Aucun centre expert pour la prise en charge de complication n’existe actuellement sur le territoire national. Les chirurgiens français sont, à ce jour, incapables d’opérer un retrait complet de ces dispositifs. Seuls certains chirurgiens exerçant aux États-Unis disposent aujourd’hui des compétences nécessaires pour procéder au retrait complet des dispositifs problématiques. En l’absence d’une prise en charge par l’assurance maladie, seules les patientes les plus fortunées peuvent aujourd’hui recourir à ces chirurgiens spécialisés. Pour leur part, les patientes écossaises peuvent bénéficier depuis quelques mois d’une prise en charge par le NHS ( National Service Scotland ) des coûts de la chirurgie de retrait des implants en maille et des coûts associés tels que le voyage et l’hébergement. Une décision qui pourrait inspirer les autorités de tutelle de l’assurance maladie. Les patientes françaises souffrant de complications liées à la pose de ces dispositifs, dont certaines sont aujourd’hui reconnues travailleuses handicapées, ne peuvent bénéficier au mieux, que d’une intervention chirurgicale permettant un retrait partiel des implants et/ou recourir à des antidouleurs permettant d’atténuer les souffrances. Malgré les signalements de complications, les dispositifs en question sont toujours implantés sur le territoire national alors même que le pays n’est toujours pas doté de centres spécialisés de référence. Des centres qui permettraient de former des professionnels de santé au diagnostic et à la prise en charge des complications ainsi qu’aux chirurgies d’ablation des implants permanents transvaginaux dans les meilleures conditions. Aussi, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en œuvre pour apporter des réponses satisfaisantes aux femmes victimes de ces dispositifs ainsi que pour prévenir les risques de faire des victimes supplémentaires. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1611</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les effets indésirables consécutifs à la pose de Bandelettes périnéales sous-urétrales (BSU) et des prothèses destinées au traitement du prolapsus ont fait l’objet d’une surveillance renforcée depuis 2005. Par ailleurs, ces dispositifs médicaux ont fait l’objet d’évaluations individuelles par les agences nationales. S’agissant de la surveillance renforcée, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a mis en place une enquête de matériovigilance, un contrôle du marché, une inspection des fabricants ainsi qu’un observatoire Vigimesh. S’agissant de l’évaluation individuelle des dispositifs, la mise en place du « dispositif intra GHS » (prévu à l’article L. 165-11 du code de la sécurité sociale par la loi du 29 décembre 2011 de renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé) a introduit l’obligation d’une évaluation par la Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDiMTS) de la Haute autorité de santé (HAS) pour toute inscription sur cette liste conditionnant l’achat, la fourniture et l’utilisation de certains dispositifs médicaux, dont les BSU, par les établissements de santé et leur prise en charge au titre des prestations d’hospitalisation à l’inscription sur une liste positive (intra-GHS). Cette évaluation permet d’étayer la pertinence de l’utilisation de ces dispositifs médicaux et sécuriser leur prise en charge. Sur la base de l’avis rendu par la CNEDiMTS, les ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale prennent la décision d’inscrire, ou non, le dispositif sur la liste intra-GHS. Seuls les dispositifs inscrits peuvent ensuite être achetés et utilisés par les établissements de santé. L’arrêté du 22 février 2019 a ainsi établi cinq catégories de dispositifs médicaux faisant l’objet d’une évaluation, parmi lesquelles : Les dispositifs implantables destinés au traitement par voie vaginale du prolapsus des organes pelviens : la CNEDiMTS a estimé que le service attendu de ces dispositifs était insuffisant pour être inscrit sur la liste « intra-GHS ». De ce fait, aucun de ces dispositifs ne peut être utilisé par les établissements de santé (sauf dans le cadre des investigations cliniques). Les dispositifs implantables destinés au traitement par voie vaginale de l’incontinence urinaire : 14 bandelettes sous-urétrales ont été inscrites sur la liste « intra-GHS » dans le traitement de l’incontinence urinaire féminine d’effort. Le renouvellement de l’inscription était toutefois conditionné à la mise en place d’une Etude post-inscription (EPI). Cela inclut le recueil des données applicables en France relatives au taux et type de réinterventions réalisés après implantation et l’évaluation de la qualité de vie et des douleurs rapportées par les patientes implantées. Des demandes de renouvellement d’inscription sur la liste intra-GHS sur la base de ces données sont en cours d’instruction par la HAS et feront l’objet d’une publication début 2025. Un dispositif a fait l’objet d’une évaluation défavorable a été radié de la liste intra-GHS en raison de données insuffisantes. S’agissant des mini-bandelettes sous-urétrales à incision unique, aucune n’a fait l’objet d’une évaluation positive par la CNEDiMTS et n’est donc inscrite sur la liste intra-GHS et ne peut pas être utilisée par les établissements de santé (sauf dans le cadre des investigations cliniques). Les dispositifs destinés au traitement par voie haute du prolapsus des organes pelviens : 5 dispositifs sont actuellement inscrits sur la liste « intra-GHS » et feront l’objet d’une évaluation par la HAS, dans le cadre des demandes de renouvellement d’inscription sur la liste. Un dispositif qui a fait l’objet d’une évaluation défavorable a été radié de la liste intra-GHS GHS en raison de données insuffisantes. S’agissant de l’amélioration du parcours de soins et du renforcement de l’information des femmes, la HAS a élaboré en 2023 un guide de bonnes pratiques de prise en charge des complications de la chirurgie avec prothèse de l’incontinence urinaire d’effort et du prolapsus génital de la femme. Ces recommandations visent à aider les professionnels de santé afin de proposer des solutions thérapeutiques adaptées aux patientes souffrant d’un prolapsus génital (en évitant notamment la survenue d’effets indésirables ou de complications). Dans ce même but, les arrêtés du 23 octobre 2020 et du 22 septembre 2021 encadrent la pratique des actes associés à la pose de ces dispositifs. La patiente doit ainsi être dûment informée des avantages et des risques, donner son accord et bénéficier d’un délai de réflexion suffisant avant la pose d’un dispositif. Des fiches d’information standardisées sont élaborées avec les associations de patientes et les professionnels concernés, accessibles sur le site du ministère et de la HAS. Par ailleurs, ces arrêtés d’encadrement prévoient les mesures suivantes : - la décision de pratiquer une pose est prise en concertation par une équipe pluridisciplinaire de pelvi-périnéologie, après avoir envisagé toutes les autres solutions de prise en charge. Le chirurgien qui réalise la pose doit être formé aux techniques d’implantation ; - à l’issue de l’intervention, un document est systématiquement remis. Il permet d’identifier l’implant, le lieu et la date d’implantation ainsi que le nom du chirurgien ayant réalisé la pose ; - dans le mois suivant l’intervention, une consultation de contrôle est réalisée, ce qui permet d’avoir le retour des patientes sur la qualité de vie et les évènements indésirables survenus ; - un an après l’intervention, au moins une autre consultation est réalisée pour assurer une gestion active des éventuelles complications tardives. La gestion des complications graves fait l’objet d’une concertation pluridisciplinaire et d’une information auprès de la patiente de toutes les options envisageables ; - si une explantation est nécessaire, celle-ci doit être réalisée dans un centre ayant un plateau technique de chirurgie multidisciplinaire, par un chirurgien formé à l’explantation. A la demande du ministère, l’HAS a travaillé en partenariat avec les sociétés savantes d’urologie et de gynécologie pour l’élaboration de bonnes pratiques de prise en charge des complications. Celles-ci sont disponibles sur le site de la HAS. Ces recommandations permettent de guider les praticiens et d’harmoniser les pratiques de prise en charge des complications. Elles ont aussi pour intérêt de délivrer une information claire et appropriée à la patiente, proposer la meilleure prise en charge pour chaque type de complication et soulager et améliorer la qualité de vie des patientes. Un travail en lien avec le conseil national professionnel d’urologie et de gynécologie est en cours, visant d’une part à faire évoluer les critères figurant dans les arrêtés d’encadrement des actes associés à ces dispositifs médicaux et à publier une liste nationale de centres pouvant pratiquer les actes associés à la prise en charge des complications graves, afin d’optimiser notamment la prise en charge et le parcours de soin des femmes présentant des complications.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>680</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1612</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Déclaration du statut de « personne à haut risque vital » et services adaptés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            680. — 8 octobre 2024. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des « personnes à haut risque vital » (PHRV) en cas de coupure d’électricité. En effet, au lendemain du passage de la tempête Ciaràn qui a touché le territoire national, M. le député a été confronté au cas d’une personne sous assistance respiratoire qui s’est retrouvée sans électricité pendant cinq jours. N’étant pas recensée dans la liste des « personnes à haut risque vital » chez Enedis, cette patiente n’a pas pu faire l’objet du traitement automatisé qui aurait normalement dû être déployé en urgence à son égard. A priori, les malades sont appelés à se déclarer « personnes à haut risque vital » auprès de leur agence régionale de santé (ARS), pour être informés des coupures. Selon les informations dont dispose M. le député, le circuit en place pour une demande d’accès à un service particulier d’information est le suivant : en premier lieu, les « patients à haut risque vital » doivent se signaler auprès de leur ARS. Celle-ci leur demande de remplir deux formulaires, dont un certificat médical attestant de leur situation. Ces patients doivent ensuite envoyer ces formulaires par courrier postal à la direction départementale de leur ARS. Une fois ces formulaires reçus et enregistrés, les ARS communiquent les noms des personnes concernées aux distributeurs d’énergie. Selon les dernières estimations, près de 4 000 patients soignés à domicile et répartis sur tout le territoire auraient déjà été identifiés par les ARS et les gestionnaires de réseaux d’électricité. Cependant, quelques centaines de personnes ne seraient pas encore recensées ou ne le feraient pas, face à la complexité de la procédure décrite ci-dessus. Complexité accrue par le fait que le dispositif est activé pour une durée d’une année, à l’issue de laquelle la demande doit être renouvelée selon les mêmes modalités. En cas de changement de domicile provisoire ou définitif, le patient devra donc déposer une nouvelle demande. À la lumière des évènement récents liés à la tempête Ciaràn, M. le député souhaiterait savoir si le circuit décrit ci-dessus vaut pour toutes les ARS de France. Par ailleurs, il souhaiterait connaître la définition exacte d’une « personne à haut risque vital » ou PHRV telle que retenue par les pouvoirs publics et quelle est la procédure exacte pour être reconnue « personne à haut risque vital ». Enfin, il souhaiterait savoir de quelle manière la procédure de déclaration - puis de veille - concernant ces « personnes à haut risque vital » pourrait être encore simplifiée et améliorée à l’avenir.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1612</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les circulaires DGS/SQ2 n° 97-133 du 17 février 1997 et DGS/DUS n° 2009-217 du 16 juillet 2009 prévoient un dispositif d’information des Patients à haut risque vitaux (PHRV) lors d’évènements climatiques entraînant une coupure électrique qui s’adresse aux patients sous respirateur ayant une autonomie inférieure ou égale à quatre heures par jour, ainsi qu’aux enfants sous nutrition parentérale. Elles rappellent les actions à mettre en œuvre au niveau local pour la prise en charge des PHRV et des personnes Hospitalisées à domicile (HAD). Du fait des événements climatiques liés au passage de la tempête Ciaran, le ministère chargé de la santé a transmis aux agences régionales de santé Normandie et Bretagne des informations et recommandations relatives aux mesures d’anticipation et de gestion à mettre en place dans le cadre des délestages électriques, notamment pour la prise en charge des PHRV et des patients HAD ou dialysés. Pour l’accompagnement spécifique des patients HAD et dialysés, le ministère demande notamment aux agences régionales de santé de s’assurer que les établissements ont mis en œuvre l’ensemble des mesures permettant la prise en charge des personnes concernées en cas de délestage électrique (vérification des conventionnements avec les structures HAD, vérification des capacités d’accueil et de prise en charge en établissement, vérification des modalités de transport des patients vers ces structures, sensibilisation des professionnels de santé, report ou décalage des dialyses en fonction des prévisions de délestage, etc.). Afin d’améliorer l’information des PHRV comme celle des patients HAD et dialysés, le ministère chargé de la santé recommande leur inscription au dispositif d’alerte vigilance coupure accessible depuis le lien suivant : https://www.monecowatt.fr/#alert.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>948</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1613</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de Courson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Position concernant la médecine intégrative</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            948. — 15 octobre 2024. — M. Charles de Courson interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur sa position concernant la médecine intégrative, c’est-à-dire la combinaison de la médecine conventionnelle et de médecines complémentaires. Si l’homéopathie ne soigne pas les maladies et notamment les cancers, plusieurs études scientifiques tendent à prouver qu’elle entraîne un bienfait indirect sur la qualité de vie des patients, en diminuant la consommation de médicaments prescrits pour les effets secondaires des traitements anti- cancéreux par exemple. En effet, les patients étudiés font état de moins de douleurs, moins de fatigue et moins de nausées selon une étude publiée dans le journal « The Oncologist » réalisée par l’équipe du professeur Frass à l’université de médecine de Vienne en Autriche. Depuis 2021, l’homéopathie n’est plus remboursée par la sécurité sociale. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet et sa vision de la médecine intégrative.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1613</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’homéopathie n’a pas vocation à soigner les patients et une étude publiée dans la revue « The oncologist » démontre qu’elle peut améliorer leur qualité de vie. En effet, selon cette étude, les patients interrogés feraient état de moins de douleurs, moins de fatigue et moins de nausées. Dans le cadre des parcours de soins des patients atteints de cancer notamment, l’institut national du cancer relaye en effet l’intérêt de soins dits « de support » qui ont vocation à être proposés dès l’annonce du diagnostic et durant la prise en charge médicale de la maladie. Si l’hypno-analgésie, la prise en charge diététique et nutritionnelle ou encore les conseils d’hygiène de vie et l’activité physique constituent le panier de soins de support habituel, l’homéopathie n’y figure pas et son remboursement n’est donc pas envisageable dans ce cadre. Concernant la place de la médecine intégrative, il est essentiel de s’appuyer sur des soins fondés sur des preuves scientifiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1348</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1613</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Risques encourus par les femmes ayant porté un enfant dans le cadre de GPA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1348. — 22 octobre 2024. — Mme Marie-France Lorho interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les risques encourus par les femmes ayant porté un enfant dans le cadre de grossesses pour autrui. À l’occasion d’une étude américaine menée par le Center of Bioethics and Culture parue en juillet 2022, des chercheurs ont souligné les risques encourus par un échantillon de 96 femmes américaines ayant vécu des grossesses pour autrui. Il en résulte qu’une grossesse pour autrui comporterait différents risques : ainsi, les femmes auraient « trois fois plus de risques de finir par une césarienne qu’une grossesse normale » du fait de la planification des naissances qui leur est parfois demandée. La grossesse aurait « 5 fois plus de risques de se terminer prématurément qu’une grossesse normale ». Les femmes sujettes à la GPA connaîtraient un plus fort taux de dépressions post-partum. Enfin, les traitements hormonaux suivis par les femmes pourraient engendrer des effets secondaires importants. Selon une tribune parue en 2015 dans Libération et signée notamment par des professeurs d’universités et des journalistes, les risques contenus dans la GPA sont multiples. Ils comprennent notamment « le syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHSO), la torsion ovarienne, le kyste ovarien, une douleur pelvienne chronique, une ménopause précoce, une perte de fertilité, une tumeur cancéreuse du système reproductif, des caillots sanguins, une insuffisance rénale, un arrêt cardiaque et, dans un certain nombre de cas, la mort ». Cette tribune notait enfin que « les femmes faisant une grossesse à partir d’ovocytes provenant d’autres femmes présentent un risque plus élevé de pré-éclampsie et d’hypertension ». Elle lui demande quel est l’état des connaissances nationales sur les risques encourus par les femmes ayant fait l’objet de telles pratiques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1613</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La législation française interdit expressément toute gestation pour autrui (GPA). La loi sur la bioéthique de 2021 et les débats qui l’ont accompagnée n’ont pas remis en cause cette interdiction. La loi n° 94-653 du 29 juillet 1994 relative au respect du corps humain (dite « loi bioéthique ») a introduit dans le code civil, au chapitre consacré au respect du corps humain, un article 16-7 qui dispose que « toute convention portant sur la procréation ou la gestation pour le compte d’autrui est nulle ». L’article 16-9 de ce même code précise que cette disposition est d’ordre public. Cet interdit, justifié par le principe de respect de la dignité de la personne humaine et par le principe d’indisponibilité du corps humain et de l’état des personnes, se double de sanctions pénales (articles 227-12 et 227-13 du code pénal). Ainsi, aucune étude ni aucun suivi n’existe en France et seuls sont disponibles des résultats d’études menées à l’étranger.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1497</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1614</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ségolène Amiot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accès aux soins et prévention des accidents vasculaires cérébraux (AVC)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1497. — 29 octobre 2024. — Mme Ségolène Amiot attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les disparités et la faiblesse de l’accès aux soins pour les victimes d’un accident vasculaire cérébral (AVC) en France, ainsi que sur l’importance de la prévention pour limiter l’impact humain et économique de cette maladie. Chaque année, 150 000 personnes en France sont victimes d’un AVC, en faisant la première cause de handicap, deuxième cause de mortalité et première cause de décès chez les femmes. Actuellement, seuls 10 % des patients ont accès à la thrombolyse, traitement permettant de dissoudre les caillots sanguins et 4 % à la thrombectomie, intervention chirurgicale nécessaire pour retirer les caillots. En outre, le manque d’unités neuro-vasculaires dans plusieurs départements oblige les patients à se déplacer vers d’autres territoires pour obtenir des soins appropriés. C’est une réelle perte de chance lorsque l’on sait qu’il faut aller très vite pour empêcher les décès et limiter les séquelles : une personne victime d’AVC perd 2 millions de neurones par minute. De plus, 17 % des patients n’ont pas accès à une place en soins de suite et de réadaptation (SSR), pourtant essentiels pour une rééducation complète. Ils doivent alors se tourner vers des soins libéraux coûteux que tous ne peuvent se permettre. La pénurie d’orthophonistes, indispensable à la prise en charge des troubles du langage après un AVC, aggrave encore ces difficultés. Ces écarts géographiques, combinés à une pénurie de professionnels de santé formés, soulignent l’urgence d’une action gouvernementale pour garantir un accès aux soins égalitaire. En parallèle, une politique de prévention efficace permettrait non seulement de sauver des vies, mais aussi de réduire considérablement les coûts liés à la prise en charge des AVC. Déjà en 2009, ces coûts représentaient 8,3 milliards d’euros pour le système de santé. Elle souhaite ainsi savoir quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour améliorer l’accès aux soins spécialisés pour les victimes d’AVC dans tous les territoires, tout en promouvant la prévention pour réduire les coûts humains et économiques associés à cette maladie.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1614</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’Accident vasculaire cérébral (AVC) est un défi de santé publique bien identifié. L’organisation des soins a été structurée dans le cadre du plan AVC 2010-2014 avec la mise en place de filières régionales dédiées à la prise en charge de l’AVC, aux différentes étapes : la régulation par le service d’aide médicale urgente - centre 15, l’accueil en urgence et l’hospitalisation, la réadaptation jusqu’à la phase de consolidation, le retour à domicile et le suivi des patients. Elle s’appuie sur le développement de structures spécialisées, 135 unités neurovasculaires de proximité ou de recours, déployées de façon homogène sur tout le territoire. Elle s’appuie également sur les Unités de soins intensifs neuro-vasculaires (USINV) et les Unités de neuro-radiologie interventionnelle (UNRI). Depuis la réforme des autorisations d’activité de soins amorcée par l’ordonnance n° 2018-3 du 3 janvier 2018 relative à la simplification et à la modernisation des régimes d’autorisations des activités de soins et d’équipements matériels lourds, l’implantation des USINV est soumise à autorisation, au sein de services de soins intensifs de spécialité. Dans le cadre de cette même réforme, les conditions d’implantation et conditions techniques de fonctionnement de l’activité interventionnelle sous imagerie médicale en neuroradiologie, ont créé une mention spécifique de l’autorisation pour les centres pratiquant la thrombectomie mécanique pour le traitement aigu de l’AVC ischémique afin d’aider à la mise en œuvre de cette technique sur le territoire, via un maillage au sein de chaque région dans le cadre du schéma régional de santé établi par chacune des Agences régionales de santé (ARS). Relativement aux Soins médicaux et de réadaptation (SMR), la réforme des autorisations vise à mieux identifier les établissements spécialisés pour la prise en charge des patients concernés, notamment au sein de la mention « système nerveux ». Cette reconnaissance s’accompagne d’une dotation, complémentaire qui permet de renforcer les équipes des services concernés. Il s’agit également d’organiser la prise en charge en Service médical rendu (SMR) dès l’hospitalisation en court séjour. L’ensemble de ces dispositions doit permettre de garantir un parcours coordonné des patients, et des équipes SMR dédiées à leur prise en charge. Elles doivent se traduire par une part croissante de patients bénéficiant d’une prise en charge en SMR, à la suite d’un AVC. Des consultations pluriprofessionnelles post-AVC ont été créées depuis 2015 afin de renforcer le suivi, d’améliorer la réadaptation et de prévenir les récidives. Enfin, des expérimentations au titre de l’article 51, par exemple Diva ou RééducADOM, testent de nouvelles modalités organisationnelles de suivi de l’AVC. De la prise en charge rapide en filière spécialisée dépend la possibilité des traitements réduisant le risque de décès et de séquelles. La communication relative à la connaissance des symptômes de l’AVC auprès du grand public a été développée dès le Plan national d’actions AVC 2010-2014, et entretenue par de nombreux acteurs : ARS, associations, sociétés savantes, notamment à l’occasion de la journée annuelle mondiale de l’AVC, le 29 octobre. Le centre national de référence AVC de l’enfant, créé dans les suites du plan AVC 2010-2014 compte parmi ses missions celles d’améliorer les connaissances, de développer l’information et la formation des professionnels de santé, des patients, de leurs proches et des usagers. Ces efforts portent leurs fruits. Selon une enquête de Santé publique France, en 2019, plus de 90 % des adultes avaient connaissance des principaux symptômes de l’AVC ; près de 90 % auraient le réflexe d’appeler les services de secours. La Haute Autorité de santé prévoit la publication d’un guide parcours de santé de l’AVC. La prévention des AVC est un enjeu majeur, dont témoignent les orientations de la stratégie nationale de santé 2018-2022 et du plan national de santé publique « Priorité prévention ». Des actions auprès de la population portent sur les déterminants du risque cardio-neurovasculaire : lutte contre le tabagisme, promotion d’une alimentation favorable à la santé, d’une activité physique régulière, réduction des comportements sédentaires, réduction de la consommation nocive d’alcool, lutte contre l’obésité, actions sur l’environnement, santé au travail, bonne santé mentale. Un autre axe repose sur le repérage et la prise en charge des facteurs de risque par les médecins traitants. La haute autorité de santé publiera prochainement un guide de bonne pratique pour la prise en charge du risque cardiovasculaire global en médecine de premier recours. Enfin, le dispositif « Mon bilan prévention », déployé par le ministère chargé de la santé et par l’Assurance maladie, témoigne de l’ambition de prévention et promotion de la santé pour agir sur les déterminants des maladies chroniques, dont l’AVC. Pris en charge à 100 % sans avance de frais, ouvert aux assurés sociaux qui ont entre 18 et 25 ans (inclus), 45 et 50 ans, 60 et 65 ans et 70 et 75 ans, il ambitionne un virage préventif du système de santé en aidant chaque citoyen à devenir acteur de sa santé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1563</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1615</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Dogor-Such</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dépistage du cancer colorectal</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1563. — 29 octobre 2024. — Mme Sandrine Dogor-Such attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le dépistage organisé du cancer colorectal. Ce cancer touche plus de 47 000 personnes par an et cause environ 17 000 décès en France. Le dépistage colorectal, via un kit à domicile, permet d’identifier des adénomes ou des cancers, améliorant grandement les chances de guérison. Cependant, le taux de participation dans les Pyrénées-Orientales est de 33 %, loin de l’objectif national de 65 %. Malgré les efforts déployés, des freins limitent la participation aux dépistages organisés. Les courriers d’invitation sont parfois perçus comme complexes ou peu compréhensibles par les patients. Mme la députée demande donc à Mme la ministre les mesures qu’elle compte mettre en place, face à ce constat, pour retravailler le format et le contenu des invitations reçues par courrier à se faire dépister, afin de les rendre plus claires et engageantes. Il semble notamment nécessaire d’inclure des explications concrètes sur les avantages du dépistage précoce. Il faut rappeler que lorsqu’il est dépisté tôt, la survie à 5 ans dépasse 90 % et les traitements sont plus efficaces et moins invasifs. Elle lui demande son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1615</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans une volonté de contribuer à la diminution de l’incidence et de la mortalité des cancers en France, le ministère chargé de la santé (Direction générale de la santé) a élaboré et proposé une feuille de route « priorité dépistages » 2024-2028 en lien avec la Caisse nationale d’Assurance maladie (CNAM) et l’Institut national du cancer (INCa). L’augmentation du nombre de participants aux dépistages organisés des cancers, dont fait partie le programme organisé du dépistage du cancer colorectal, est un enjeu fort de cette feuille de route. Parmi les douze actions de cette feuille de route, figure l’amélioration de la connaissance des freins et des leviers à la participation aux dépistages. Dans cet objectif, l’INCa doit produire un bilan et des propositions. Par ailleurs, le développement de l’espace web dépistage « je fais mon dépistage » permettant la commande en ligne des kits et les actions d’aller-vers individuelles, notamment des appels téléphoniques de relance pour les personnes n’ayant pas réalisé leur dépistage après plusieurs relances, sont des mesures de cette feuille de route d’ores et déjà déployées afin d’augmenter la participation au programme. La rénovation de l’organisation des dépistages organisés des cancers avec le transfert au 1er janvier 2024 de la mise en œuvre des invitations et relances à la CNAM a été l’occasion pour celle-ci, en lien étroit avec l’INCa, d’affiner et d’ajuster les textes dans une perspective de lisibilité et de compréhension facilitée. En tout état de cause, l’analyse de l’éligibilité et des antécédents peut nécessiter, dans certains cas, un point de vue professionnel, comme explicité dans les courriers d’invitations - qui indiquent déjà que les cancers détectés tôt se guérissent dans 9 cas sur 10. Dans un souci d’amélioration continue des outils utilisés dans les dépistages organisés, des travaux de révision des courriers d’invitation sont actuellement menés par l’INCa, conjointement avec l’Assurance maladie et l’ensemble des parties prenantes. La non-participation au dépistage organisé du cancer colorectal, comme celle aux actions de prévention d’une manière générale, est complexe et multifactorielle. La réussite de ce dépistage organisé passe par la mobilisation de tous.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1713</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1615</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Jolivet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prévention du cancer du sein dans l’Indre - désert médical</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1713. — 5 novembre 2024. — M. François Jolivet alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation devenue injustifiable d’inégalités de santé dans le département de l’Indre. L’offre de soins est fragmentaire et la prévention de certaines pathologies n’est plus assurée. C’est par exemple le cas de la prévention du cancer du sein. Les actions de prévention de cette pathologie sont beaucoup trop ponctuelles et les messages de santé publique n’atteignent que rarement leur cible. L’Indre, département le moins doté en médecins et les femmes qui y vivent, méritent mieux. Il souhaite connaître les actions à venir (avec un calendrier) pour permettre de réduire cette fracture sanitaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1616</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le cancer du sein est, en France, le plus fréquent des cancers chez la femme et la première cause de décès par cancer. La prévention primaire et la prévention secondaire du cancer du sein sont des thématiques majeures pour le ministère chargé de la santé. Le nouveau dispositif « Mon bilan prévention » déployé par le ministère chargé de la santé et l’Assurance maladie, témoigne de l’ambition de prévention et de promotion de la santé pour agir sur les déterminants. Médecins, infirmiers, sages-femmes et pharmaciens peuvent accompagner les assurés sociaux lors de bilans de prévention dédiés à différents âges clés de la vie : entre 18 et 25 ans, 45 et 50 ans, 60 et 65 ans et 70 et 75 ans. L’objectif est de prévenir des maladies, et notamment les cancers. L’auto-questionnaire et la fiche d’aide au repérage des risques proposée aux professionnels de santé permettent de repérer les antécédents familiaux, notamment de cancers du sein, ou encore d’évaluer la participation au dépistage organisé du cancer du sein. La première étape de l’entretien avec le professionnel de santé doit permettre l’identification de facteurs de risque du patient, dont les facteurs de risque du cancer du sein. Le programme national de Dépistage organisé du cancer du sein (DOCS), mis en œuvre depuis 2004, permet de détecter précocement et de réduire la mortalité du cancer du sein. Ce dépistage a pour cible toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans à risque moyen qui sont invitées, tous les 2 ans, à réaliser un examen clinique des seins et une mammographie de dépistage. Ces examens de dépistage sont pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie. Une double lecture systématique est réalisée en cas de cliché normal ou bénin. La seconde lecture des mammographies est réalisée dans les Centres régionaux de coordination des dépistages des cancers (CRCDC) par des radiologues expérimentés, sur la base des clichés envoyés par les centres d’imagerie médicaux et ne nécessite pas un second déplacement des personnes. Le ministère chargé de la santé a publié, en janvier 2024, une nouvelle feuille de route « dépistages organisés des cancers 2024-2028 », élaborée en lien avec l’Institut national du cancer et la Caisse nationale d’Assurance maladie (CNAM). L’un des objectifs de cette feuille de route est de mettre en œuvre des actions spécifiques pour les personnes les plus éloignées des systèmes de prévention et dans les territoires avec un moindre taux de participation, pour diminuer les inégalités d’accès aux dépistages des cancers. Ainsi, l’arrêté du 16 janvier 2024 relatif aux programmes de dépistages organisés des cancers prévoit le déploiement d’opérations « d’aller-vers » collectives, sous la coordination des agences régionales de santé, par le CRCDC en lien avec les organismes d’assurance maladie et les autres acteurs locaux. Il prévoit également le déploiement d’actions d’aller-vers individuelles par la CNAM, notamment des appels téléphoniques de relance. Six plateaux d’appels ont été déployés en France métropolitaine et un en Guyane. La possibilité de mettre en place des unités mobiles en cas d’éloignement de certaines parties du département de tout cabinet de radiologie est également prévue par l’arrêté. Une étude est actuellement conduite en Normandie pour évaluer l’intérêt de ce type de dispositif. Enfin, la proposition de loi transpartisane définitivement adoptée le 28 janvier 2025 à l’Assemblée nationale et visant la prise en charge intégrale du renouvellement des prothèses mammaires, du tatouage médical de l’aréole et du mamelon ou de sous-vêtements adaptés permettra de renforcer l’accompagnement des femmes touchées par un cancer du sein. De même, un forfait dédié permettra l’achat de produits prescrits par les médecins, tel que les gels, crèmes et vernis adaptés à la sécheresse grave de la peau et destinés à prévenir la chute des ongles induite par les traitements. Le montant du forfait, la liste des soins et dispositifs concernés seront définis par décret.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1714</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1616</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Gernigon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prévention et recherche sur les cancers pédiatriques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1714. — 5 novembre 2024. — M. François Gernigon attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prévention et la recherche sur les cancers pédiatriques. Chaque année, 2 500 nouveaux cas de cancer sont déclarés chez les enfants et les adolescents, le cancer étant encore la première cause de décès par maladie chez les enfants de plus d’un an. La stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030 présentée le 4 février 2021 par le Président de la République prévoit de poursuivre des actions de recherche ambitieuse sur les causes et origines des cancers pédiatriques, sur les causes et mécanismes de développement de ces cancers, sur les résistances aux traitements et leurs effets secondaires. En 2018, des fonds supplémentaires à hauteur de 5 millions d’euros par an ont été dédiés à la recherche fondamentale sur les cancers pédiatriques, 20 millions d’euros de fonds supplémentaires à la recherche sur les cancers pédiatriques ont ensuite été annoncés fin 2021. Alors que d’impressionnants progrès sont obtenus grâce à la recherche fondamentale et clinique, il semble primordial de poursuivre les efforts initiés ces dernières années. Il l’interroge sur les perspectives pluriannuelles de financement envisagées par le Gouvernement pour la recherche sur les cancers pédiatriques. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1617</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Chaque année, en France, environ 2 300 enfants, adolescents (0-17 ans) sont touchés par un cancer. Les principales localisations sont les leucémies, les cancers du système nerveux central et les lymphomes. Le taux de survie à cinq ans après le diagnostic, souvent synonyme de guérison, est passé, pour les enfants entre 0 et 15 ans, de 81 % pour la période 2000-2004 à 85 % pour la période 2010-2016. Cependant, le cancer reste la première cause de décès par maladie chez les enfants de plus d’un an et certains cancers restent de très mauvais pronostics, tels que le gliome infiltrant du tronc cérébral. Les efforts doivent être accentués et porter particulièrement sur le domaine de la recherche. S’agissant des budgets alloués à la recherche fondamentale sur les cancers pédiatriques, le ministère chargé de la recherche a décidé en 2018 d’un financement supplémentaire dédié de 5 millions d’euros par an. Ce financement doit soutenir des actions de coordination et des projets de recherche fondamentale venant compléter les appels à projets et à candidatures coordonnés par l’Institut national du cancer (INCa) et par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) (8,6 M€ en 2022). Le ministère chargé de la recherche a confié à l’INCa la gestion de ce nouveau financement récurrent, dont l’utilisation est définie en accord avec une task force animée par l’Institut et composée de trois collectifs : Grandir sans cancer, Gravir, Union des associations de parents d’enfants atteints de cancer ou L’eucémie. Les collectifs comprennent des associations de parents, mais aussi des chercheurs, la Société française cancers enfant, la Fondation ARC et la Ligue contre le cancer, ainsi que plusieurs fondations. Les recommandations du Conseil scientifique international de l’Institut sont également prises en considération. Les actions qui répondent aux critères d’utilisation, définis par le ministère en charge de la recherche, des 5 millions d’euros supplémentaires pour la recherche fondamentale en cancérologie pédiatrique, ont été engagées dès 2019. En 4 ans, entre 2019 et 2022, 37 projets très originaux ont été soutenus au travers de 9 appels novateurs. Fin 2021, un amendement au projet de loi de finances a orienté 20 millions d’euros (M€) de crédits de la mission recherche et enseignement supérieur pour créer un fonds de recherche dédié aux cancers pédiatriques. Ainsi, cette dynamique de soutien à la recherche s’accélère encore. Le ministère chargé de la recherche a sollicité l’INCa et l’Inserm pour faire des propositions de programmes ambitieux. Ainsi, deux appels à candidatures ont été lancés pour financer des actions de taille critique et ambitieuses permettant de mieux structurer encore la recherche française en cancérologie pédiatrique et d’attirer des talents internationaux : - en décembre 2022 pour soutenir l’émergence de centres de recherche d’excellence réunissant plusieurs équipes, issues de plusieurs établissements, voire de régions différentes et de disciplines variées. A travers ce programme, trois centres de recherche intégrée d’excellence en cancérologie pédiatrique ont été labellisés pour un budget total de 15 millions d’euros et pour une durée de 5 ans. Chacun de ces centres regroupera un ou plusieurs établissements de santé, ainsi que des établissements de recherche afin de réaliser une recherche d’excellence transposable au bénéfice des enfants et adolescents touchés par un cancer. - en janvier 2023 pour financer des chaires internationales séniors afin de renforcer l’attractivité de la France en cancérologie pédiatrique en accueillant les meilleurs chercheurs internationaux. Les 20 M€ supplémentaires ont aussi permis de développer les actions suivantes : - une étude pilote pour la mise en place d’une grande cohorte FILOMENE couple-enfant en population générale sur les déterminants environnementaux du cancer à ambition internationale, mise en place par l’INSERM ; - une étude sur les registres et cohortes pédiatriques existantes sur les conséquences des traitements et la santé des patients traités durant l’enfance, mise en place par l’INSERM. En 2024, 10 millions d’euros de crédits supplémentaires en faveur de la recherche en cancérologie pédiatrique ont été apportés par la LFI 2024 en vue de : - sélectionner et financer un quatrième centre de recherche d’excellence en cancéropédiatrie afin d’étendre la couverture territoriale et d’améliorer encore l’accessibilité des enfants et de leurs familles à une recherche de pointe ; - mettre en place un programme d’attractivité inspiré des chaires de professeur junior et du programme ATIP-Avenir ; l’objectif de ce programme étant d’accompagner, à travers une chaire, l’émergence de 3 nouvelles équipes de recherche en cancérologie pédiatrique ; - accélérer le développement des connaissances en renforçant l’action internationale. Aussi, l’INCa est depuis 2023 partenaire du Cancer Research UK et du National cancer Institute (EU) dans le cadre de l’opération Cancer Grand Challenge. Cette opération vise à sélectionner les meilleures équipes internationales autour des questions scientifiques les plus compliquées, et à financer des projets. Dans ce cadre, il est proposé de financer l’équipe KOODAC, aux côtés des autres financeurs KiKa (Children Cancer Free Foundation) et cofondateurs, Cancer Research UK (CRUK) et du National Cancer Institute (NCI). Le financement annuel supplémentaire de 5M€ octroyé depuis 2019 et les financements supplémentaires accordés pour 2022 et 2024 proviennent de lignes budgétaires dépendantes du ministère de la recherche qui ne peuvent soutenir la recherche clinique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1978</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1618</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Boccaletti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dépistage du cancer du sein et accès aux soins</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1978. — 12 novembre 2024. — M. Frédéric Boccaletti attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les dysfonctionnements dans la convocation des bénéficiaires du plan de prévention de dépistage du cancer du sein. Octobre Rose est devenu un évènement incontournable de la prévention et du dépistage du cancer du sein chez la femme. Durant ce mois, M. le député en a profité pour rencontrer les professionnels de santé impliqués dans cette prévention, ainsi que des bénéficiaires, au cours de différents évènements locaux. Cette année pourtant, aussi bien les professionnels que les bénéficiaires ont attiré son attention sur un éventuel dysfonctionnement. Concernant la pathologie du cancer du sein, les CPAM envoient des convocations pour un dépistage totalement pris en charge au public cible tous les deux ans. Mais cette année, les bénéficiaires varoises n’auraient pas reçu de convocation. Or, même si la prise en charge est possible sans fournir la lettre de convocation, une grande majorité des femmes l’ignore et attend le courrier pour se faire dépister. Enregistrant une baisse anormale d’activité, des cabinets d’imagerie médicale auraient questionné leurs interlocuteurs à la CPAM du Var, qui auraient évoqué un incident informatique, les empêchant de convoquer les bénéficiaires par voie postale et promis la relance des convocations pour l’année suivante. Au bout de 3 années donc et non plus 2 comme habituellement, ce qui pourrait induire une vraie perte de chance de dépistage précoce du cancer du sein. Conscient que la convocation par voie postale pour un dépistage est parfois la seule chance de capter l’attention de femmes isolées, sans suivi gynécologique et parfois même sans médecin traitant, M. le député interroge Mme la ministre sur ce dysfonctionnement : confirme-t-elle une absence de convocation du public cible varois ? Ce problème est-il uniquement départemental ou est-il national ? Envisage-t-elle une grande opération de communication autour de la prise en charge du dépistage du cancer du sein, sans obligation de fournir physiquement une convocation ? Il souhaiterait obtenir des précisions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1618</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le cancer du sein est, en France, le plus fréquent des cancers chez la femme et la première cause de décès par cancer. La prévention du cancer du sein est une thématique majeure pour le ministère chargé de la santé. Le programme national de Dépistage organisé du cancer du sein (DOCS), mis en œuvre depuis 2004, permet de détecter précocement et de réduire la mortalité du cancer du sein. Ce dépistage a pour cible toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans à risque moyen qui sont invitées, tous les 2 ans, à réaliser un examen clinique des seins et une mammographie de dépistage. Ces examens de dépistage sont pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie. Une double lecture systématique est réalisée en cas de cliché normal ou bénin. La seconde lecture des mammographies est réalisée dans les centres régionaux de coordination des dépistages des cancers par des radiologues expérimentés, sur la base des clichés envoyés par les centres d’imagerie médicaux. Le ministère chargé de la santé a publié, en janvier 2024, une nouvelle feuille de route « dépistages organisés des cancers 2024-2028 », élaborée en lien avec l’Institut national du cancer et la Caisse nationale d’Assurance maladie (CNAM). L’une des actions est relative à la rénovation de l’organisation des dépistages organisés des cancers. Ainsi, l’arrêté du 16 janvier 2024 relatif aux programmes de dépistages organisés des cancers prévoit le transfert à l’Assurance maladie du pilotage des invitations et des relances à participer à un dépistage organisé. Cette nouvelle organisation est mise en œuvre par la CNAM depuis janvier 2024. Entre janvier et septembre 2024, l’Assurance maladie a adressé environ 5 millions d’invitations aux femmes éligibles au dépistage organisé du cancer du sein. La population cible est d’environ 10 millions de femmes sur 2 ans. Aussi, si des modalités techniques ont pu retarder la mise en œuvre des invitations en début d’année, le retard pris a été totalement rattrapé dès juin 2024. Par ailleurs, conformément à l’arrêté du 16 janvier 2024, la CNAM a mis en œuvre des actions d’aller-vers individuelles. Environ 26 000 femmes ont été contactées via les plateformes téléphoniques de l’Assurance maladie au 1er semestre 2024 en vue de leur participation au DOCS.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3197</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1618</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Réduction du délai de recours en cas de licenciement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3197. — 14 janvier 2025. — Mme Angélique Ranc interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la réduction des délais annoncée par le ministre dans le futur projet de loi Pacte II concernant le dépôt d’un recours contre une entreprise en cas de licenciement. Si le délai actuel pour qu’un salarié licencié puisse saisir les prud’hommes est effectivement long de 12 mois, le réduire à deux mois semble particulièrement excessif. Depuis la fin des années 2000, le délai pour contester la cause réelle et sérieuse d’un licenciement a déjà été considérablement raccourci, puisqu’il est passé de trente ans à cinq ans en 2008, puis à deux ans en 2013 et à un an en 2017. Il faut rappeler qu’à ce moment-là, le Gouvernement proposait déjà de ramener ce délai à six mois et que les organisations syndicales s’y étaient fortement opposées. En effet, avant de saisir le juge, il est nécessaire que des périodes de tentatives de négociation et de conciliation puissent avoir lieu. Le système de justice française garantit cette alternative grâce à la mise en place d’un délai de recours suffisamment long. Un délai plus court pourrait rendre difficile l’exploration de solutions amiables, poussant les employés à se précipiter pour engager des actions judiciaires avant l’expiration du délai, augmentant ainsi le nombre de conflits qui atteignent le tribunal. Cette mesure risque donc de provoquer une multiplication et un renforcement contre-productifs des saisines. Par ailleurs, si des mesures de simplification sont nécessaires pour les entreprises, en particulier les plus petites et moyennes, les organisations patronales elles-mêmes indiquent bien que cette réduction des délais de contestation en justice n’est absolument pas leur priorité. En effet, ces organisations ne souhaitent pas alimenter un climat social déjà délétère et craignent également que cette mesure engendre une multiplication des plaintes par précaution qui ajouterait une nouvelle pression judiciaire sur les employeurs. Ainsi, Mme la députée aimerait alerter le ministre sur l’écart considérable entre le délai en vigueur et celui qui est envisagé par le Gouvernement, considérant qu’une telle réforme risque de s’appliquer au détriment des droits et des libertés du justiciable. Elle aimerait s’assurer que le Gouvernement n’a plus pour projet d’établir ce délai de deux mois et interroge sa position actuelle sur la question. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1619</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[À la faveur de l’ordonnance du 24 septembre 2017, les délais de prescription relatifs au contrat de travail ont fait l’objet d’une mise en cohérence et s’élèvent actuellement à deux ans pour l’exécution du contrat et à douze mois pour la rupture du contrat, dont fait partie le licenciement. Cette évolution a concouru à une plus grande lisibilité des délais applicables aux justiciables et accru la sécurité juridique des employeurs, tout en préservant le droit des salariés d’ester en justice. Il est vrai que le délai de contestation du licenciement demeure plus élevé en France que dans la plupart des autres États membres de l’organisation de coopération et de développement économiques. En tout état de cause, toute réflexion sur le sujet devrait faire l’objet d’une concertation approfondie avec les partenaires sociaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>27</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1619</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-René Cazeneuve</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Taux d’encadrement dans les MECS</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            27. — 1 octobre 2024. — M. Jean-René Cazeneuve* appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur la mise en application de la loi n° 2022-140 du 7 février 2022 relative à la protection des enfants qui constitue le volet législatif de la stratégie de prévention et de protection de l’enfance, initiée par le secrétaire d’État en charge de l’enfance et des familles, Adrien Taquet en 2019 et déployée sur le territoire, via une contractualisation entre l’État et les départements. D’après le baromètre de l’application des lois de l’Assemblée nationale, 70 % des décrets nécessaires sont actuellement publiés. Cette loi prévoit notamment l’instauration, par voie réglementaire, d’un niveau minimal d’encadrement et de suivi des mineurs, ainsi que les qualifications requises pour les encadrants, qui s’investissent pleinement dans leur mission. Le nombre d’enfants ayant bénéficié d’une mesure de protection ne cesse de progresser. Les maisons d’enfants à caractère social (MECS) du département du Gers réalisent un travail d’une très grande qualité auprès de ces populations, mais il plane au-dessus d’eux cette attente réglementaire en matière de taux et normes d’encadrement pour leur structure. Par ailleurs, le secteur de la protection de l’enfance souffre d’un déficit d’attractivité, qu’il est urgent de combler. Cela passera par une mobilisation de tous, un soutien plein et entier et une reconnaissance des efforts fournis. Ainsi, il lui demande si elle peut lui indiquer l’avancée des travaux préparatoires concernant ce décret et la temporalité de publication, avec pour objectif de donner davantage de visibilité aux différentes structures. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>286</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1619</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Taux et normes d’encadrement maisons de l’enfance et protection de l’enfance</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            286. — 8 octobre 2024. — Mme Alexandra Martin* appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur le retard de publication du décret établissant les taux et normes d’encadrement pour les maisons d’enfants et les établissements publics de protection de l’enfance. Les taux et normes d’encadrement sont essentiels pour garantir la qualité de l’accueil et de l’accompagnement des enfants et des jeunes accueillis dans ces établissements. Ils permettent de s’assurer que les professionnels présents disposent du temps et des moyens nécessaires pour répondre à leurs besoins, d’assurer une permanence éducative effective tout au long de l’année. Dans un projet de décret d’avril 2022, le taux d’encadrement « socle » prévoyait 8 ETP (équivalent temps plein) de professionnels éducatifs qualifiés par unité de vie de 10 enfants de plus de 6 ans. Deux enquêtes réalisées en 2022 puis en 2023, au sein du réseau ANMECS (Association nationale des maisons d’enfants à caractère social) regroupant plusieurs fédérations, a révélé que les taux d’encadrement observés aujourd’hui dans les associations et établissements publics sont souvent très éloignés de ce taux d’encadrement « socle ». Ainsi, pour les enfants de moins de 6 ans, la présence de 2 personnels éducatifs par groupe de 10 enfants ne serait assurée que jusqu’au 20 septembre de chaque année et dans le meilleur des cas, pour les adolescents de 13 à 18 ans, que jusqu’au 16 novembre. Les professionnels de la protection de l’enfance ont déjà exprimé leurs inquiétudes sur ce sujet. Ils craignent que le retard de publication du décret ne conduise à une dégradation de leurs conditions de travail et à une diminution de la qualité de l’accompagnement des enfants et des jeunes. Les associations de protection de l’enfance ont également exprimé leurs craintes. Elles demandent depuis plusieurs mois au Gouvernement, de prendre toutes les mesures nécessaires pour que le décret soit publié dans les meilleurs délais et de l’assortir du soutien financier garantissant sa bonne application à terme. Elle lui demande donc les raisons du retard de publication de ce décret ainsi que les mesures que le Gouvernement entend prendre pour rassurer ces professionnels et associations de la protection de l’enfance sur les moyens mis en œuvre pour les aider à envisager un futur favorable.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1620</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi dite "Taquet" ne prévoit pas de décret d’application relatif aux taux et normes d’encadrement. Néanmoins, des travaux ont été engagés dès 2021 avec les principales fédérations du secteur de la protection de l’enfance, l’association des départements de France, quelques conseils départementaux (Moselle, Maine-et-Loire, Meurthe-et-Moselle, Pas-de-Calais), des associations représentant des usagers, ainsi que l’Observation nationale de la protection de l’enfance et le groupement d’intérêt public France enfance protégée. La politique de protection de l’enfance se caractérise par un double impératif : protéger les enfants d’une part, et d’autre part, les accompagner dans leur accès à l’autonomie. Ces deux impératifs se combinent de façon différente selon l’âge de l’enfant ou du jeune, son parcours, ses besoins et aspirations, ou encore l’environnement de prise en charge. De façon descriptive, selon la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, en 2017, les 1 963 établissements de l’aide sociale à l’enfance comptaient 55 000 emplois en équivalent temps plein (ETP), ce qui représentait 85 ETP pour 100 places d’hébergement. Le taux d’encadrement varie fortement en fonction des catégories d’établissement : de 67 % dans les lieux de vie qui sont de petites structures avec très peu d’enfants accueillis à 160 % dans les pouponnières, où l’accueil d’enfants en bas âge nécessite plus de personnel, notamment paramédical, et en particulier des auxiliaires de puériculture. Entre ces deux extrêmes, le taux d’encadrement atteint 75 % dans les villages d’enfants, 79 % dans les maisons d’enfants à caractère social et 109 % dans les foyers de l’enfance. Sur la base de ces constats, il est envisagé de définir des taux d’encadrement de façon progressive, selon une trajectoire pluriannuelle, et d’approfondir les travaux sur la qualité des prises en charge et le parcours des enfants accueillis à l’aide sociale à l’enfance, dans le cadre d’une concertation associant l’assemblée des départements de France, les représentants des fédérations d’établissements et l’ensemble des partenaires institutionnels.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>567</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1620</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Versement des allocations familiales aux parents d’enfants placés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            567. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le versement des allocations familiales aux parents d’enfants placés. Le nombre de bénéficiaires à l’aide à l’enfance (ASE) ne cesse de croître en France ; il est passé de 263 494 en 1996 à 380 562 en 2022. Les parents d’un enfant dont la garde leur a été retirée par jugement restent tenus de satisfaire aux obligations prévues aux articles 203 à 211 du code civil (article L. 228-1 du code de l’action sociale et des familles), en particulier l’obligation alimentaire. Ils demeurent donc allocataires pour l’ouverture du droit aux prestations familiales sous réserve que la condition relative à la charge effective et permanente soit remplie, c’est-à-dire que la famille garde avec cet enfant des liens affectifs et éducatifs forts, qu’elle continue à exposer des dépenses pour son éducation et que l’enfant retourne régulièrement chez sa famille, notamment en fin de semaine et pendant les vacances. A contrario, une famille qui n’aurait plus aucun lien avec l’enfant en raison de l’abandon manifeste de l’enfant perdrait le bénéfice des prestations familiales pour celui-ci. Lorsqu’ils sont amenés à constater l’absence des conditions nécessaires à l’établissement de la charge effective et permanente au profit des parents, les organismes débiteurs des prestations familiales sont fondés à supprimer le versement des prestations familiales aux parents. Les prestations familiales peuvent même, dans certains cas, être attribuées à un tiers digne de confiance. Les enfants concernés sont ceux qui font l’objet d’un placement judiciaire dans le cadre d’une mesure d’assistance éducative auprès de l’ASE ou d’un service ou d’un établissement sanitaire ou d’éducation, ordinaire ou spécialisé. Il peut également s’agir d’enfants qui font l’objet d’un placement prononcé en cas d’urgence par le juge des enfants en application de l’article 375-5 du code civil. Malheureusement, nombreux sont les parents des enfants placés qui voient peu leurs enfants, voire pas du tout. Le lien avec les enfants ne saurait se réduire à ces allocations par ailleurs destinées aux enfants. Les enfants placés sont financièrement pris en charge par d’autres structures. Il y a dès lors un doublon dans les financements publics, sans que l’intérêt de l’enfant soit clairement identifié. Ce système engendre des abus et très nombreux sont les exemples de grossesses successives immédiatement suivies de placement des nourrissons. Pour toutes ces raisons, il l’interroge pour savoir si le Gouvernement envisage de renforcer le contrôle d’attribution des allocations familiales afin de détecter les abus et fraudes. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1621</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les lois de 2007, 2016 et 2022 ont réformé la protection de l’enfance et réaffirmé les droits de l’enfant, en mettant l’accent sur la prévention dans la prise en charge des enfants et sur la prise en compte de leurs besoins fondamentaux. Aux termes de l’article L. 123-1 du code de l’action sociale et des familles, le département est responsable de l’aide sociale à l’enfance et en assure le financement. Les conseils départementaux ont ainsi consacré 9,1 milliards d’euros à la politique de protection de l’enfance en 2021, ce qui représente environ 22 % de leurs dépenses d’aide sociale. Selon la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, les dépenses mensuelles moyennes par bénéficiaire vont de 1 380 euros à 2 176 euros. S’agissant du versement des allocations familiales, l’article L. 521-2 alinéa 4 du code de la sécurité sociale prévoit que, « lorsqu’un enfant est confié au service d’aide sociale à l’enfance, les allocations familiales continuent d’être évaluées en tenant compte à la fois des enfants présents au foyer et du ou des enfants confiés au service de l’aide sociale à l’enfance. La part des allocations familiales dues à la famille pour cet enfant est versée à ce service. Toutefois, le juge peut décider, d’office ou sur saisine du président du conseil général, (…) de maintenir le versement des allocations à la famille, lorsque celle-ci participe à la prise en charge morale ou matérielle de l’enfant ou en vue de faciliter le retour de l’enfant dans son foyer ». Si l’article précité pose en effet le principe d’un versement des allocations familiales à l’aide sociale à l’enfance lorsque l’enfant est confié, le juge judiciaire peut décider, d’office ou sur saisine du président du conseil départemental, du maintien par exception du versement des allocations familiales à la famille de l’enfant confié. Le juge dispose donc d’un pouvoir souverain pour apprécier la situation de l’enfant, et c’est dans l’intérêt de ce dernier qu’il peut décider de maintenir le versement des allocations familiales à la famille afin de contribuer au développement du lien parent-enfant, pour ne pas dégrader la situation familiale et ainsi faciliter le retour de l’enfant au sein du foyer familial. De plus, il a la possibilité, lorsqu’il estime que les prestations familiales reçues par la famille ne sont pas employées pour couvrir les besoins de l’enfant, d’ordonner une mesure judiciaire d’aide à la gestion du budget familial en versant tout ou partie des prestations familiales à un tiers, le délégué aux prestations familiales, dans l’objectif de rétablir une bonne gestion des prestations familiales dans l’intérêt et pour les besoins de l’enfant (logement, santé, éducation et entretien).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>607</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1621</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Conditions de travail des assistants familiaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            607. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conditions de travail des assistants familiaux. Il manque actuellement des centaines d’assistants familiaux pour faire face aux demandes de placement des enfants en danger. En cause, le peu d’attractivité que présente le métier. Il est donc urgent de se pencher sur la revalorisation du métier d’assistant familial. Tout d’abord, les salaires sont souvent trop bas et les contrats limités en nombre d’heures. Si la loi « Taquet » a imposé de rémunérer les assistants familiaux a minima au SMIC, aujourd’hui cette mesure n’est pas systématiquement appliquée dans l’ensemble des départements français. Aujourd’hui, le statut des assistants familiaux est précaire car les emplois du temps sont instables, l’annualisation du temps de travail les rendant le plus flexible possible. Aussi, les assistants familiaux font régulièrement remonter des difficultés d’intégration liées à des questions de hiérarchie ou à un manque de considération par rapport au reste des équipes. Il ne s’agit donc pas d’une crise des vocations, comme on peut l’entendre parfois, mais d’une crise des conditions d’accueil. Pourtant, les assistants familiaux, qui s’occupent au quotidien des enfants placés, doivent impérativement donner leurs avis et que ce dernier soit pris en compte. Comment se fait-il que ces derniers ne soient pas entendus avant que les enfants dont ils ont la garde passent devant le juge ? Ce sont les professionnels de l’enfance que l’on entend en dernier ou le moins alors qu’ils sont le plus souvent au contact des enfants. Si les assistants familiaux sont entourés d’une équipe pédagogique, lorsqu’ils doivent faire face à des situations de violences ou de difficultés dans le quotidien, sur le moment, ils doivent y faire face seuls. Là aussi, un service dédié devrait être disponible 24/24 h et 7/7 jours, ce qui n’est pas toujours le cas. L’ensemble de ces conditions font que ces travailleurs subissent une perte de sens, une usure qui agit sur la crise de vocation dans la profession. Il est dommage que le projet de loi sur la protection de l’enfance, qui devait être adopté définitivement en 2022 et avait notamment pour ambition d’améliorer les conditions de travail de ces assistants familiaux, n’ait pas eu les résultats escomptés. En conséquence, elle souhaiterait connaître les dispositions que le Gouvernement compte prendre pour mettre en place des mesures d’urgences et ambitieuses afin d’améliorer les salaires et les conditions de travail de ces professionnels. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>609</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1622</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Départs des familles d’accueil en retraite</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            609. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer* alerte M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les nombreux départs à la retraite des assistants familiaux dans les années à venir. Fin 2021, en France métropolitaine, 74 700 mineurs et jeunes majeurs âgés de moins de 21 ans, soit près de 40 % de l’ensemble des jeunes confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE), sont accueillis par près de 38 000 assistants familiaux. En 2021, neuf assistants familiaux sur dix sont des femmes et la moitié d’entre elles ont 55 ans ou plus. Les personnes exerçant le métier d’assistant familial sont donc particulièrement âgées : en 2021, un quart ont atteint ou dépassé l’âge de 60 ans. La pénurie de familles d’accueil va se faire sentir très prochainement dans tous les départements de France de façon de plus en plus prégnante. La moyenne d’âge des assistants familiaux étant de 55 ans, 80 % d’entre eux partiront en retraite dans moins de dix ans. À ce rythme-là, il n’y aura plus de familles d’accueil d’ici 2030. On compte actuellement environ quarante mille familles d’accueil alors qu’il en faudrait déjà le double. Alors comment répondre à la pénurie, sachant qu’il va en manquer davantage dans quelques années ? Le métier d’assistant familial est l’un des plus utiles, pourtant les départements peinent à recruter des candidats. Si le solde des familles d’accueil ne se renouvelle pas, c’est notamment dû au manque d’attractivité du métier. D’une part, la rémunération des professionnels est très peu élevée. D’autre part, une fois qu’ils ont obtenu un agrément pour accueillir des enfants, de très nombreux assistants familiaux se sentent isolés et peu ou mal accompagnés dans leur activité. Les enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance souffrent de plus en plus souvent de troubles du comportement ou de handicaps, ce qui nécessite un suivi encore plus approfondi, ce qui rajoute à la complexité du métier. Cette diminution inquiétante du nombre d’assistants familiaux entraîne des conséquences dramatiques pour tous les enfants qui doivent être placés et qui sont en danger. Pour y faire face, elle lui demande quelles mesures il envisage pour faciliter le recrutement des assistants familiaux et pallier cette pénurie rapidement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>612</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1622</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>L’absence de revalorisation des salaires des assistants familiaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            612. — 8 octobre 2024. — M. Daniel Grenon* attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’absence de revalorisation des salaires des assistants familiaux. Ces derniers ont déjà été exclus du « Ségur du social », un plan de revalorisation salariale de 183 euros net par mois pour les travailleurs sociaux alors qu’ils appartiennent à cette catégorie professionnelle. En vertu de l’article L. 422-1 du code de l’action sociale et des familles, la rémunération de ces assistants est librement fixée par délibération du conseil départemental lorsque le département les emploie directement. C’est ainsi que dans l’Yonne, le département accordait auparavant une rémunération correspondant à 78 heures de Smic par mois pour l’accueil d’un deuxième enfant et 96 heures de Smic par mois pour l’accueil d’un troisième enfant, elle bascule à une rémunération de 70 heures de Smic par mois pour chaque nouvel accueil. Cette compétence du conseil départemental amène des inégalités entre les différents assistants familiaux, qui se retrouvent parfois lésés vis-à-vis de leurs confrères d’autres départements et alors que bon nombre se retrouvent dans une situation financière compliquée. Les assistants familiaux jouent un rôle crucial dans le soutien et le bien-être des enfants et des jeunes vulnérables. Leur impact va bien au-delà de simples soins physiques : ils offrent un environnement stable, sécurisé et aimant, souvent dans des moments difficiles. En agissant comme figures parentales alternatives, ces professionnels apportent un soutien émotionnel et éducatif essentiel, favorisant le développement sain des enfants placés sous leur garde. Leur engagement à créer des liens affectifs stables et durables contribue à rétablir l’équilibre et la confiance chez les jeunes en situation de fragilité, jouant ainsi un rôle essentiel dans le système de protection de l’enfance. Il est donc indispensable qu’ils travaillent dans de bonnes conditions. Ces derniers se retrouvent confrontés à des horaires interminables liés à leur fonction. L’Union des familles d’accueil et assistants maternels de l’Yonne a par ailleurs alerté M. le député à propos du manque d’application de la loi dite « Taquet » dans la pratique, notamment par l’absence de respect d’un week-end de repos par mois pour les assistants familiaux. Pour toutes ces raisons, il lui demande si le Gouvernement compte, dans le futur, faire bénéficier aux assistants familiaux une revalorisation de leur salaire. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1623</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La profession d’assistant familial a une place centrale dans la politique d’accueil des enfants et des jeunes à l’aide sociale à l’enfance. Comme la plupart des métiers du social, elle est cependant confrontée à un manque d’attractivité. Face à ces enjeux, le Gouvernement est pleinement mobilisé, et a mis en place un certain nombre de mesures pour y pallier, principalement dans la loi n° 2022-140 du 7 février 2022 relative à la protection des enfants, dite loi « Taquet ». Tout d’abord, la loi du 7 février 2022 relative à la protection des enfants a revalorisé et sécurisé la rémunération des assistants familiaux en garantissant une rémunération minimale dès l’accueil du premier enfant, qui ne peut être inférieure au Salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) mensuel, et en prévoyant une indemnité compensatrice d’au moins 80 % de la rémunération prévue pour les assistants familiaux qui se verraient confier un nombre d’enfants inférieur à celui stipulé dans leur contrat de travail. Enfin, la loi garantit un maintien de la rémunération en cas de suspension de l’agrément. La loi susmentionnée a également prévu une majoration de la rémunération en cas de sujétions exceptionnelles. Elles peuvent être causées par des handicaps ou maladies, nécessitant une mobilisation accrue et une vigilance renforcée de la part des assistants familiaux. Pour reconnaître et compenser ces contraintes supplémentaires, cette majoration ne peut être inférieure à 15,5 fois le SMIC par mois pour un enfant accueilli de façon continue et à la moitié du SMIC par jour pour un enfant accueilli de manière intermittente. Outre la revalorisation financière, la loi du 4 février 2022 a renforcé le soutien apporté aux assistants familiaux en confortant leur intégration dans des équipes pluridisciplinaires ainsi que leur participation à l’élaboration du projet pour l’enfant et en prévoyant un suivi régulier et adapté par leur employeur. Enfin, leur droit au repos a été renforcé à travers la possibilité de prévoir dans le contrat de travail le bénéfice d’au moins un samedi et un dimanche consécutifs de repos par mois ne s’imputant pas sur les droits aux congés. Parallèlement, des travaux ont été engagés en vue de la revalorisation et de la réingénierie du diplôme d’assistant familial dans un objectif d’une reconnaissance des responsabilités assumées par ces professionnels au quotidien auprès des enfants par le passage d’un diplôme de niveau 3 à un diplôme de niveau 4 qui devrait être effectif en 2026. Malgré l’engagement de ces différentes mesures, les enjeux d’attractivité du métier d’assistant familial nécessitent de poursuivre et de conforter les actions en la matière.  A cette fin, le Gouvernement envisage le lancement d’un groupe de travail au premier semestre 2025 avec les départements et les associations professionnelles pour identifier les freins et leviers en vue d’identifier des réponses concrètes aux besoins des assistants familiaux]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>608</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1623</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Cumul d’activités des assistants familiaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            608. — 8 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le cumul d’activités des assistants familiaux. Le statut de ces professionnels de la petite enfance est mal reconnu, mal payé et peu valorisé. Par conséquent, l’attractivité du métier d’assistant familial est en berne depuis de nombreuses années et on observe une véritable pénurie. Cette pénurie signifie que des enfants sont en danger faute de prise en charge. Il est donc impératif de trouver des solutions pour pallier ces manquements. Parmi ces solutions, le cumul d’activités professionnelles des assistants familiaux est une piste sérieuse. En effet, s’il ne s’agit pas d’autoriser systématiquement le cumul du métier d’assistant familial avec un second, il est essentiel de pouvoir laisser cette possibilité, sous certaines conditions, pour ceux qui le souhaitent, ce qui constituerait un levier pour la prise en charge de ces enfants. Le métier de familles d’accueil nécessite, il est vrai, une grande disponibilité liée aux nombreux rendez-vous médicaux-psychologiques de suivi de l’enfant, aux réunions avec l’ensemble de l’équipe pédagogique, les visites à la famille biologique ou encore les convocations au tribunal. Mais ce temps de disponibilité n’est pas forcément incompatible avec une autre activité professionnelle à temps partiel. Le cumul d’emploi pourrait être davantage systématisé pour des accueils relais par exemple, pour une prise en charge d’enfants le week-end ou durant les vacances. Cette disposition présenterait à la fois le grand avantage de soulager les assistants familiaux qui accueillent des enfants en continu et qui, actuellement, ne peuvent pas prendre leurs congés et permettrait également aux candidats de se sensibiliser avec l’accueil familial. Dans la mesure où le métier manque cruellement de candidats, il est primordial de laisser une certaine flexibilité aux professionnels et d’étudier chaque demande au cas par cas. Il est grand temps de prendre conscience de cette difficulté majeure qui freine l’engouement pour le métier d’assistant familial. Aujourd’hui, dans le code de l’action sociale des familles, les conditions de cumul d’activités restent trop floues, laissant les autorisations d’agrément à la seule appréciation des services de la protection maternelle et infantile. Bien entendu, les personnes souhaitant cumuler leur activité professionnelle avec leur autre activité, doivent bénéficier d’une formation solide et qualitative. En aucun cas, le cumul d’activité ne doit altérer la qualité de l’accueil de l’enfant. Enfin, afin que les services de PMI ne soient pas les seuls garants pour autoriser les cumuls, il faudrait que le référentiel d’agrément soit précis et définisse clairement les conditions d’exigences. Ce vide juridique doit être rempli urgemment. In fine, il s’agit donc de lever les freins à l’engagement de personnes volontaires pour devenir assistant familial. Ainsi, elle demande au Gouvernement ce qu’il compte faire sur le sujet du cumul d’activités au regard de la pénurie des assistants familiaux et l’enjeu que cela représente. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1624</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La profession d’assistant familial est confrontée à une pyramide des âges défavorable et à un manque d’attractivité du métier. Parmi les solutions envisageables pour pallier cette situation, la question du cumul d’activités professionnelles par les assistants familiaux émerge comme une piste sérieuse et des mesures allant dans ce sens ont déjà été mises en place. En effet, la loi n° 2022-140 du 7 février 2022 relative à la protection des enfants, dite loi « Taquet », a encadré la restriction du cumul d’employeur, en modifiant plusieurs dispositions du Code de l’action sociale et des familles (CASF). Pour les assistants familiaux employés par une personne morale de droit public, le cumul est autorisé à condition qu’il n’altère pas l’exercice des missions d’accueil des enfants, qu’une autorisation préalable soit obtenue de l’employeur, et que la durée totale de travail ne dépasse pas 70 % de la durée légale ou réglementaire (article D. 422-7 du CASF). Pour les assistants familiaux employés par une personne morale de droit privé, en cas de silence dans leur contrat de travail, le cumul d’activités est également possible. Cependant, le contrat de travail peut prévoir que l’exercice de cette autre activité est subordonné à l’accord de l’employeur. Ce dernier peut refuser son autorisation uniquement lorsque l’activité envisagée est incompatible avec l’accueil des enfants confiés (article L. 423-34 et D. 423-27 du CASF). Néanmoins, il est nécessaire de poursuivre les actions en la matière. Le Gouvernement explore donc des pistes visant à lever les freins liés au cumul d’activités, notamment pour les fonctionnaires. Par ailleurs, le Gouvernement poursuit la concertation avec les départements et l’ensemble des acteurs concernés afin d’apporter des réponses concrètes aux besoins des assistants familiaux et de lutter contre la crise de recrutement qui touche ce métier, essentiel à la protection de l’enfance.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1136</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1624</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Droits des parents d’enfants placés à l’aide sociale à l’enfance</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1136. — 22 octobre 2024. — M. Max Mathiasin alerte M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur les droits des parents titulaires de l’autorité parentale dont les enfants sont placés à l’aide sociale à l’enfance (ASE). Le ministère des solidarités et de la santé a publié un guide : « L’exercice des actes relevant de l’autorité parentale pour les enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance » qui s’adresse tout particulièrement aux conseils départementaux avec la double vocation d’aider les professionnels de la protection de l’enfance et d’offrir à l’enfant, dans la mesure du possible, le même quotidien que celui des autres enfants. Ce guide rappelle que le service départemental de l’ASE peut effectuer seul les actes usuels, sous réserve d’en informer les parents et qu’il ne peut pas effectuer seul les actes non usuels, pour lesquels il doit recueillir l’autorisation du ou des titulaires de l’autorité parentale. Or il apparaît à travers divers témoignages de parents que ces principes d’information et d’autorisation ne sont pas toujours respectés, entre autres, sur des sujets relatifs à la scolarité et à la santé de l’enfant, alors qu’aucune décision judiciaire ne s’y oppose. Il arrive même qu’il soit fait obstacle, de manière directe ou indirecte, au droit de visite du parent. Il lui demande comment garantir l’effectivité des droits des parents et quels sont les recours de ceux qui subissent le non-respect de leurs droits de la part d’un agent de l’ASE. Il souhaite également savoir si les agents de l’ASE sont soumis à une obligation de discrétion et de réserve concernant les parents à l’égard des tiers. Enfin, il lui demande quelles mesures, voire sanctions, sont applicables à l’encontre des agents de l’ASE qui ne respectent pas les droits des parents et ne remplissent pas leurs obligations. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1624</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La politique de protection de l’enfance se caractérise par un double impératif : protéger les enfants d’une part, et d’autre part, les accompagner dans leur accès à l’autonomie. Ces deux impératifs se combinent de façon différente selon l’âge de l’enfant ou du jeune, son parcours, ses besoins et aspirations, ou encore l’environnement de prise en charge. Lorsqu’un enfant doit être temporairement placé hors du domicile familial les parents disposent pleinement de l’exercice de leurs droits d’autorité parentale s’ils n’ont pas été privés de tout ou partie de ces droits par une décision judiciaire. L’objectif est de privilégier le dialogue entre les agents de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) et les titulaires de l’autorité parentale. C’est pourquoi, en premier lieu, les parents sont invités à prendre contact avec les agents de l’ASE pour faire valoir leurs demandes, ou saisir le médiateur du département en cas de difficulté persistante. S’ils souhaitent contester une décision de l’ASE, ils ont la possibilité d’exercer un recours gracieux devant le président du conseil départemental ou un recours contentieux devant le tribunal administratif. Lorsque le placement a été ordonné par un juge des enfants, celui-ci peut être alerté des difficultés rencontrées par les parents dans l’exercice de leurs droits. Pour faciliter le dialogue entre parents et service de l’ASE, la direction générale de la cohésion sociale prépare une refonte du guide concernant l’exercice des actes relevant de l’autorité parentale pour les enfants confiés à l’ASE. Ce nouveau guide reprendra acte par acte les compétences des titulaires de l’autorité parentale et celles des services de l’ASE. Concernant l’obligation de discrétion, en application de l’article L. 221-6 du code de l’action sociale et des familles, toute personne participant aux missions de l’ASE est tenue au secret professionnel. Ainsi, un agent ne peut, sauf exception, divulguer les informations personnelles concernant des usagers dont il a connaissance dans le cadre de ses fonctions. De surcroît, la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant sur les droits et obligations des fonctionnaires, s’applique aux agents de l’ASE. Conformément à l’alinéa 2 de l’article 26 de cette loi, ceux-ci doivent faire preuve de discrétion professionnelle pour tous les faits, informations ou documents dont ils ont connaissance dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1138</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1625</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Barthès</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Situation de l’aide sociale à l’enfance</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1138. — 22 octobre 2024. — M. Christophe Barthès* interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur la situation critique de l’aide sociale à l’enfance (ASE) dans le pays. Manque d’éducateurs, places insuffisantes dans les lieux d’accueils, épuisement des assistants familiaux, sont autant de difficultés rencontrées par ce secteur si important. Les mesures annoncées le 20 novembre 2023, comme le renforcement des moyens de prévention ou les 1 500 euros pour les jeunes sortant de l’ASE, vont dans le bon sens, mais restent largement insuffisantes et pas la hauteur des enjeux du secteur. Les assistants familiaux font un travail remarquable, mais leur rémunération est bien trop faible. C’est également le cas de l’indemnité d’entretien, qui est de surcroît inégale selon les départements. Ils doivent faire face à des lois ou décisions absurdes comme le maintien de l’autorité parentale pour un enfant placé, ou le maintien des allocations familiales pour des parents qui n’ont pourtant plus la garde de leurs enfants. De plus, il faut davantage accompagner les jeunes qui terminent leur parcours à l’ASE, car 40 % des jeunes de 25 ans à la rue ont bénéficié d’un parcours à l’aide sociale à l’enfance. L’aide de 1 500 euros proposée n’apparaît pas suffisante et ne répond donc pas à cette problématique. M. le député souhaiterait savoir si les assistants familiaux seront reconnus comme travailleurs sociaux afin d’améliorer leurs conditions de travail. Enfin, il souhaiterait aussi connaître quelles mesures seront prises pour les aider et pour accompagner les jeunes une fois leur parcours d’aide sociale à l’enfance terminée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1547</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1625</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Statut des assistants familiaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1547. — 29 octobre 2024. — Mme Christine Pirès Beaune* attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur la question du statut des assistants familiaux. Ces professionnels ne disposent ni d’un statut de fonctionnaire ni d’une convention collective propre. Des améliorations sont nécessaires et envisageables pour valoriser les assistants familiaux et ainsi assurer une meilleure qualité de la protection de l’enfance. Aussi, elle demande d’indiquer si le Gouvernement envisage d’accorder une reconnaissance de la professionnalisation des assistants familiaux et d’harmoniser et améliorer leurs conditions de travail. Elle s’interroge également sur la correcte application de la loi « Taquet » relative à la protection des enfants du 7 février 2022, qui permet une meilleure intégration des professionnels dans les instances sociales territoriales.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1625</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La profession d’assistant familial est confrontée à une crise d’attractivité. Face à cet enjeu, le Gouvernement est d’ores et déjà engagé et a mis en place un certain nombre de mesures pour y pallier, principalement dans la loi n° 2022-140 du 7 février 2022 relative à la protection des enfants, dite loi « Taquet ». Tout d’abord, la loi du 7 février 2022 relative à la protection des enfants a revalorisé et sécurisé la rémunération des assistants familiaux en modifiant plusieurs dispositions du Code de l’action sociale et des familles (CASF) en garantissant une rémunération minimale dès l’accueil du premier enfant, qui ne peut être inférieure au Salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) mensuel, et en prévoyant une indemnité compensatrice d’au moins 80% de la rémunération prévue pour les assistants familiaux qui se verraient confier un nombre d’enfants inférieur à celui stipulé dans leur contrat de travail. Enfin, la loi garantit un maintien de la rémunération en cas de suspension de l’agrément. La loi susmentionnée a également prévu une majoration de la rémunération en cas de sujétions exceptionnelles. Elles peuvent être causées par des handicaps ou maladies, nécessitant une mobilisation accrue et une vigilance renforcée de la part des assistants familiaux. Pour reconnaître et compenser ces contraintes supplémentaires, il a été prévu que cette majoration ne pouvait être inférieure à 15,5 fois le SMIC par mois pour un enfant accueilli de façon continue et à la moitié du SMIC par jour pour un enfant accueilli de manière intermittente. Outre la revalorisation financière, la loi du 4 février 2022 a renforcé le soutien apporté aux assistants familiaux à travers deux mécanismes afin de limiter leur sentiment d’isolement, d’une part en confortant leur intégration dans des équipes pluridisciplinaires et leur participation à l’élaboration du projet pour l’enfant et d’autre part en prévoyant un suivi régulier et adapté par leur employeur. Enfin, leur droit au repos a été renforcé à travers la possibilité de prévoir dans le contrat de travail le bénéfice d’au moins un samedi et un dimanche consécutifs de repos par mois ne s’imputant pas sur les droits aux congés. Parallèlement, des travaux ont été engagés en vue de la revalorisation et de la réingénierie du diplôme d’assistant familial dans un objectif d’une reconnaissance des responsabilités assumées par ces professionnels au quotidien auprès des enfants par le passage d’un diplôme de niveau 3 à un diplôme de niveau 4 qui devrait être effectif en 2026. Malgré l’engagement de ces différentes mesures, les enjeux de valorisation du métier d’assistant familial nécessitent de poursuivre et de conforter les actions en la matière, notamment concernant la mise en application de la loi du 4 février 2022. A cette fin, le Gouvernement envisage le lancement d’un groupe de travail au premier semestre 2025 avec les départements et les associations professionnelles pour identifier les freins et leviers en vue d’identifier des réponses concrètes aux besoins des assistants familiaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1328</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1626</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Croizier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Iniquité d’attribution de la prime Laforcade</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1328. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Croizier attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’inéligibilité à la prime Laforcade, accordée par le Ségur de la santé, à des personnels dans les services, dispositifs et établissements accompagnant des personnes en situation de handicap. En effet, dans les services administratifs de ces structures, secrétaires, assistants, comptabilité, ressources humaines, directeurs… ne bénéficient pas de cette revalorisation malgré l’indispensabilité de leur fonction pour la réalisation des tâches nécessaires à la bonne effectivité des services auprès des personnes vulnérables. D’autre part, les personnels, quel que soit leur métier (travailleurs sociaux et éducatifs, soignants, encadrants), du secteur médico-social ne sont pas éligibles alors qu’ils exercent des postes identiques aux personnes éligibles dans d’autres secteurs. Cette situation suscite des tensions et un sentiment d’injustice au sein des établissements concernés. Dans un contexte d’attractivité tendu, ces revalorisations permettraient de maintenir et d’attirer de nouveaux entrants dans les secteurs du soin et de l’aide aux personnes vulnérables qui manquent cruellement de personnel. Il lui demande quelles mesures il entend prendre afin de remédier à cette iniquité. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1626</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’attractivité des métiers du secteur sanitaire, social et médico-social est au premier rang de la feuille de route du Gouvernement. L’Etat, aux côtés des départements, a pris d’ores et déjà des décisions historiques en augmentant de 4 milliards d’euros les rémunérations des professionnels du secteur social et médico-social. Au total, ce sont près de 700 000 salariés qui ont bénéficié d’une revalorisation de 183 € net mensuels (192 euros net mensuels pour le secteur public), dont 500 000 environ au titre du Ségur et de la mission dite Laforcade. Il convient de souligner que, par l’article 48 de la Loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2021 créant le Complément de traitement indiciaire (CTI), le Parlement a souhaité que tous les personnels relevant des établissements sanitaires et des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes de la fonction publique hospitalière, en lien avec leur engagement dans la crise sanitaire, bénéficient de la prime Ségur (CTI). A la suite des accords « Laforcade », la LFSS pour 2022 a ensuite élargi le CTI aux personnels soignants, notamment des Etablissements sociaux et médicaux-sociaux (ESMS) de la Fonction publique hospitalière. Ce dispositif a également été étendu par la LFSS 2022 à tous les personnels, y compris administratifs et techniques, des ESMS rattachés à un établissement sanitaire. Cette dernière disposition n’a pas été retenue pour les personnels administratifs et techniques des ESMS sous statut de la fonction publique hospitalière mais rattachés juridiquement à des établissements publics départementaux ou communaux. Il s’agissait de garantir l’unicité des statuts des personnels relevant d’un même établissement hospitalier, tout en prenant en compte les spécificités des métiers selon qu’ils s’exercent en milieu hospitalier ou sous l’autorité d’une collectivité territoriale. Le Conseil constitutionnel, par sa décision n° 2023-1084 QPC en date du 21 mars 2024, a considéré que cette distinction opérée par l’article 48 de la LFSS pour 2021 est conforme à la Constitution, la différence de traitement étant justifiée par une différence de situation Le Gouvernement reste sensible aux questions d’attractivité des professionnels des ESMS publics, conscient que chacun et chacune contribuent à la qualité de l’accompagnement. Des actions ont déjà été portées en faveur de l’attractivité : la revalorisation du point d’indice de la fonction publique au 1er juillet 2022 et au 1er juillet 2023, qui concerne l’ensemble des fonctionnaires, notamment ceux exerçant au sein des établissements et services sociaux et médico-sociaux, a constitué une première réponse afin de garantir le maintien du pouvoir d’achat de ces professionnels engagés dans l’accompagnement des personnes accueillies. Ces mesures générales ont été complétées de mesures ciblées sur les bas salaires (distribution de points supplémentaires, prime pouvoir d’achat). D’autres mesures ont également été annoncées : extension de la prise en charge des transports collectifs, revalorisation des frais de mission et des montants forfaitaires de compte épargne-temps, attribution de 5 points supplémentaires au 1er janvier 2024.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1431</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1627</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Mise en place d’un service public de la petite enfance</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1431. — 29 octobre 2024. — M. Rodrigo Arenas interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur l’aggravation des inégalités économiques entre les femmes et les hommes largement causée par un système de la petite enfance défaillant. En partenariat avec le Crédit municipal de Paris, l’Observatoire de l’émancipation économique des femmes, rattaché à la Fondation des femmes, dresse dans son dernier rapport une analyse des facteurs de court, moyen et long termes pour expliquer les inégalités économiques femmes-hommes en France. Il est aujourd’hui crucial de questionner le manque de solutions de garde pour instaurer de nouveaux rapports plus équilibrés. Car c’est bien la défection de l’État dans l’offre de places qui participe de la structuration des inégalités professionnelles et donc des inégalités économiques. Selon le Haut Conseil de l’enfance, il faudrait ouvrir 230 000 places de crèches d’ici à 5 ans pour répondre aux « besoins immédiats ». Il existe dans la société une injonction silencieuse qui est faite aux femmes de prendre quasi intégralement en charge l’éducation de leur enfant. Elles sont incitées à adapter leur carrière professionnelle en faisant par exemple le choix d’une activité plus proche de leur domicile et du lieu de garde, ou encore à préférer des entreprises plus souples mais moins rémunératrices. On constate aussi que lors de l’année suivant la naissance d’un enfant, 47 % d’entre elles réduisent ou arrêtent leur activité professionnelle pour s’en occuper, contre 6 % des pères, et qu’elles prennent deux fois plus souvent des congés pour enfant malade. Afin d’endiguer cette assignation à résidence, il est urgent de donner des moyens adaptés à la petite enfance. Les annonces faites par Mme la Première ministre le 1er juin 2023 en direction du secteur semblent témoigner d’un début de prise de conscience, ce qui s’avérait nécessaire après 6 ans d’errements et d’absence de résultats des gouvernements successifs. Pour autant, au-delà des effets d’annonce, le Gouvernement a omis de traiter le problème à sa racine. Sa volonté de créer 100 000 places de crèches d’ici à 2027 a logiquement été jugée inatteignable par les professionnels du secteur, alors même qu’il n’est pas à la hauteur des enjeux. Tant que les métiers de la petite enfance ne seront pas sujets à de véritables revalorisations salariales et à une amélioration des conditions de travail, ils resteront désertés et limiteront la création de places. Peut-être serait-il bon de rappeler que la moitié des établissements manquent de personnel et que cette situation participe de la dégradation de l’accueil des jeunes, comme en témoigne le rapport de l’IGAS qui parle de « maltraitance institutionnelle ». Par ailleurs, le choix de l’accueil individuel au détriment du collectif, souvent fait par défaut, n’est pas la solution au manque de places en crèche. Sans compter que l’accueil en collectivité reste plus abordable et mieux adapté au développement de l’enfant. Enfin, une offre de garde plus adaptée aux mères éloignées de l’emploi, en grande partie des mères élevant seules leurs enfants ou à l’inverse, des mères de familles nombreuses ou dont les horaires de travail sont atypiques, serait la bienvenue. À ce titre, les 10 millions d’euros prévus pour les crèches labélisés AVIP semblent largement insuffisants. Ces difficultés que rencontrent les mères sont le symptôme d’une société patriarcale qui ne reconnaît pas le travail de celles qui affrontent une charge mentale toujours plus assommante et aliénante. En 2023, ce sont encore les mères qui supportent presque intégralement les coûts de la parentalité. S’attaquer frontalement au manque de places de crèches revient à limiter une des causes des inégalités entre les femmes et les hommes et donc à agir de fait sur les conséquences que l’on connaît tous : sexisme, misogynie, rapports de domination et de possession qui mènent trop souvent au pire. Il lui demande quand le Gouvernement envisagera sérieusement la mise en place d’un service public de la petite enfance à la hauteur de la détresse de nombreuses mères, car oui, en 2023, ce sont toujours elles que la parentalité pénalise, tout en engageant des revalorisations salariales décentes pour l’ensemble du personnel de la petite enfance.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1627</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi pour le plein emploi du 18 décembre 2023 a créé un nouveau service public de la petite enfance, qui occupe un rôle central dans la lutte contre les inégalités de genre. Il assure un accueil adapté aux enfants en situation de handicap, en précarité, ou issus de familles monoparentales ou socialement isolées, parce qu’il offre des solutions souples et inclusives. Les communes assureront désormais un rôle de pilotage local de cette politique, ce qui améliore la coordination entre les acteurs de la petite enfance et garantit une prise en charge adaptée aux besoins des territoires. Le Gouvernement apporte à ce dispositif un financement inédit de 1,5 milliard d’euros supplémentaires d’ici 2027, ainsi qu’un accompagnement en ingénierie pour les porteurs de projets, en particulier dans les petites communes. Avec l’accès prolongé aux aides pour les familles monoparentales et une augmentation du crédit d’impôt pour les frais de garde, il facilite la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle et soutient une insertion durable pour les familles. Le Gouvernement a entrepris une refonte ambitieuse de la politique d’accueil du jeune enfant, conformément aux engagements pris durant la campagne présidentielle de 2022. Cette réforme vise avant tout à accroître le nombre de places d’accueil pour offrir une solution accessible et adaptée aux besoins de toutes les familles, avec une attention particulière pour les 150 000 parents, en majorité des mères, qui se retrouvent dans l’impossibilité de prendre ou reprendre un emploi faute de structures disponibles et adaptées, pour alléger la charge mentale et les contraintes qui pèsent sur les mères. Cette politique contribue également à réduire les inégalités économiques et professionnelles entre les sexes car elle permet aux femmes de maintenir ou de développer leur activité professionnelle. Depuis juillet 2024, une revalorisation pérenne de 100 euros nets mensuels minimum pour les agents travaillant dans les crèches publiques a été instaurée. En parallèle, un "bonus attractivité" financé aux deux tiers par la caisse d’allocations familiales (environ 475 euros par place en crèche par an) est versé aux collectivités ayant voté cette revalorisation, à condition que leur établissement soit financé par la prestation de service unique. Ce bonus est accessible dès juillet 2024 pour les communes ayant délibéré entre le 2 juillet et le 31 décembre 2024 et, pour l’année suivante, entre le 2 janvier et le 1er juillet 2025. Le service public de la petite enfance a pour objectif de répondre aux besoins spécifiques des mères éloignées de l’emploi, en particulier celles vivant des situations de précarité, comme les mères célibataires, les familles nombreuses ou celles ayant des horaires de travail atypiques. Il vise à lutter contre les inégalités sociales et territoriales, en assurant une équité financière aux familles. Cela passe par l’adaptation des coûts d’accueil en fonction des revenus des familles, afin de garantir un accès au service sans que le prix soit un frein. De plus, l’organisation de l’offre de garde doit être adaptée aux spécificités des territoires, en renforçant le maillage territorial et en harmonisant les services à différents niveaux locaux. L’objectif est de rendre l’offre accessible au plus grand nombre, en l’intégrant dans une politique d’aménagement du territoire qui répond aux besoins des familles. Une autre priorité est de simplifier les démarches administratives pour les parents grâce à la mise en place des guichets uniques et de processus de conventionnement des professionnels avec les collectivités pour éviter aux familles de multiplier les démarches et rendre plus fluides les processus administratifs. La création d’un service public de la petite enfance représente une avancée essentielle pour répondre aux défis actuels liés à la garde des jeunes enfants et à l’égalité des genres. Il ambitionne de structurer l’offre de garde de manière à la rendre accessible à tous, tout en réduisant les inégalités économiques et sociales, notamment celles qui pèsent sur les mères, souvent confrontées à une double charge de travail domestique et professionnelle. Ce service public constitue un point de départ pour des politiques plus larges et plus inclusives en faveur de l’accueil des jeunes enfants. En effet, en travaillant de concert avec les collectivités locales et les associations, le Gouvernement cerne les besoins locaux, notamment pour les familles en situation de précarité ou celles ayant des horaires de travail atypiques, pour mettre en place des solutions innovantes pour garantir un accueil de qualité pour tous les enfants, dans le respect de leur rythme et de leurs besoins fondamentaux. Le service public de la petite enfance vise ainsi à gommer les inégalités existantes et constitue un socle solide pour des politiques publiques futures centrées sur l’égalité des chances pour les enfants et leurs parents. C’est un levier pour faire progresser la justice sociale, en particulier pour les mères, qui offre un meilleur accès aux services de garde et allège la charge économique et psychologique qu’elles rencontrent souvent dans l’accès aux modes de garde.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2270</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1628</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Aide sociale à l’enfance (ASE) - Améliorer la prise en charge des enfants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2270. — 26 novembre 2024. — Mme Michèle Tabarot* appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les dysfonctionnements constatés du fait de manque de moyens dans l’accompagnement des enfants par l’aide sociale à l’enfance (ASE). Selon le Syndicat de la magistrature, un enfant meurt tous les six jours au sein de sa famille et 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles dans le cadre familial. En mai 2024, 3 300 mineurs en danger attendaient d’être placés. De plus, 522 juges des enfants suivent 254 673 mineurs sous mesure judiciaire de protection et 77 % d’entre eux déclarent avoir renoncé à prononcer des placements faute de place dans des structures adaptées. Par ailleurs, l’accueil des enfants au sein des structures de l’ASE a doublé en 20 ans et ce souvent dans des conditions dégradées. Ces éléments soulignent l’urgence de renforcer les moyens de la protection des enfants confiés à l’ASE. Compte tenu de ces éléments, elle souhaiterait connaître les mesures que le ministère pourrait mettre en œuvre pour améliorer la prise en charge et la sécurité de ces enfants. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2496</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1629</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Renault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Défaillances graves de la politique d’aide sociale à l’enfance</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2496. — 3 décembre 2024. — M. Matthias Renault* attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur les conditions de prise en charge des enfants placés dans le cadre de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Récemment, plusieurs médias ont révélé des dysfonctionnements graves au sein d’un foyer de l’ASE à Amiens, dans la Somme. Ces articles font état de conditions d’hébergement indignes, qualifiées d’insalubres et d’une situation alarmante dénoncée par un éducateur finalement licencié après avoir exprimé ses inquiétudes à l’inspection du travail. Ces témoignages décrivent une prise en charge défaillante, avec des conséquences directes sur le bien-être et la dignité des enfants placés, qui comptent parmi les plus vulnérables de la société. Ces dysfonctionnements locaux ont été soulignés par la Défenseure des droits lors de son intervention du 9 octobre 2024 devant la commission des lois de l’Assemblée nationale. Elle y a cité le département de la Somme comme un exemple préoccupant de territoire où la politique d’aide sociale à l’enfance présente des failles majeures et a souligné la nécessité d’une réponse urgente face aux atteintes aux droits fondamentaux des enfants, au premier chef les conditions de vie indignes et le manque de volontarisme des pouvoirs publics pour y répondre. L’aide sociale à l’enfance relève de la compétence des conseils départementaux, mais les défaillances constatées doivent interpeller au plus haut niveau de l’État. Elles soulèvent la question d’un dialogue insuffisant entre les départements et les autorités nationales pour garantir un cadre cohérent et respectueux des droits de l’enfant. M. le député interroge donc Mme la ministre sur l’action qu’elle entend mettre en œuvre pour coordonner efficacement l’action des conseils départementaux, promouvoir des mécanismes de signalement réellement protecteurs et garantir des standards de dignité et de qualité dans les structures de l’ASE. Il lui demande quelles initiatives seront prises pour prévenir ces situations et restaurer la confiance dans ce dispositif, essentiel à la protection de l’enfance.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1629</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans un contexte de situation préoccupante du système de protection de l’enfance et des enfants en situation de danger en attente d’un accueil et d’un accompagnement, le Gouvernement soutient la nécessité d’une attention renforcée à la protection de l’enfance par les départements et par les services de l’État. Dans cet objectif, la ministre déléguée chargée de l’enfance, de la jeunesse et des familles, a lancé, le 12 avril 2024, aux côtés de Départements de France et du Groupement d’intérêt public France enfance protégée, une démarche visant à travailler sur de grands chantiers en protection de l’enfance sous forme de groupes de travail réunissant l’État et les départements. Cette démarche s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de renouer une relation de confiance et de renforcer la coopération entre l’État et les départements, qui disposent de la compétence de la protection de l’enfance. Les sept groupes de travail techniques sur la prévention et la protection de l’enfance ont ainsi été mis en place autour des thématiques suivantes : - l’attractivité des métiers et la fidélisation des professionnels intervenant auprès des enfants ; - les actions de prévention et d’accompagnement de l’enfant au sein de son domicile ; - la sécurisation de la qualité, la diversification des placements (tiers, établissements sociaux et médico-sociaux, etc.) et l’articulation entre justice et aide sociale à l’enfance (ASE) dans le suivi des mesures ; - l’accès au droit commun des enfants de l’ASE en matière de santé, pédopsychiatrie et médico-social ; - les mineurs non accompagnés : de l’évaluation à l’accompagnement ; - l’accompagnement vers l’autonomie des plus de 16 ans et des jeunes majeurs ; - la gouvernance et le financement de la protection de l’enfance.  Composés et animés de manière paritaire par des membres de l’administration de l’État et des collectivités territoriales, ces groupes de travail ont pour objectif de dégager des orientations et recommandations sur la base d’un diagnostic étayé et des expériences réussies sur les territoires. Après deux à trois réunions de chaque groupe de travail, un premier point d’étape a été effectué à l’été 2024, afin de tirer les premiers enseignements de ces travaux. Ces premiers travaux feront l’objet d’une plus large consultation afin de consolider les pistes de travail. Par ailleurs, depuis 2020, la contractualisation en protection de l’enfance constitue la mise en œuvre au niveau local, de la stratégie nationale de prévention et de protection de l’enfance. Sa mise en œuvre repose sur un contrat tripartite conclu entre le préfet, le directeur général de l’agence régionale de santé et le président du conseil départemental. L’État s’engage en appui aux territoires, en mobilisant des fonds du fonds d’intervention régional, de l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM) médico-social et du programme 304. Ces financements doivent permettre un appui sur : - la prévention par la protection maternelle et infantile pour le fonds d’intervention régional ; - le handicap pour l’ONDAM médico-social ; - le repérage et la prise en charge des enfants confiés à l’ASE pour le programme 304. Au titre du programme 304, la contractualisation a notamment permis aux conseils départementaux de financer des projets pour : - renforcer des interventions de travailleurs en intervention sociale et familiale ; - renforcer les moyens, les ressources et la pluridisciplinarité des cellules de recueil des informations préoccupantes ; - systématiser et renforcer les protocoles informations préoccupantes ; - systématiser un volet « maîtrise des risques » dans les schémas départementaux de protection de l’enfance, incluant un plan de contrôle des établissements et services ; - diversifier l’offre en matière de protection de l’enfance à domicile ; - structurer et développer le soutien aux tiers de confiance et aux tiers bénévoles ; - développer le parrainage, le soutien à la scolarité, le mentorat, etc. ; - renforcer la formation des professionnels ; - soutenir des actions dans le cadre du plan de lutte contre la prostitution des mineurs. La contractualisation constitue donc un important levier pour améliorer le repérage, la prise en charge des enfants ainsi que la coordination des acteurs locaux. La contractualisation s’est initialement déployée par vagues et a été progressivement étendue à l’ensemble des départements volontaires. En 2024, 98 départements ont contractualisé pour un montant de 113,5 M€. Le projet de loi de finances (PLF) 2025 a prévu la reconduction de la contractualisation via la mobilisation de crédits à hauteur de 120 M€.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2334</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1630</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Maillot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Prise en charge des enfants de l’ASE et évolution de rémunération des AF</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2334. — 26 novembre 2024. — M. Frédéric Maillot attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur la situation alarmante de l’aide sociale à l’enfance (ASE), notamment dans les départements et régions d’outre-mer tels que La Réunion, Mayotte et la Guyane. Les constats dressés par les professionnels et les rapports parlementaires récents révèlent des dysfonctionnements graves et persistants affectant la protection des enfants et les conditions de travail des assistants familiaux. En 2023, La Réunion a enregistré une augmentation du nombre d’enfants pris en charge, passant de 2 500 à 2 612. Cependant, avec seulement 2,4 places disponibles pour 1 000 jeunes, contre une moyenne nationale de 5,8, la capacité d’accueil est insuffisante. Cette saturation du système met une pression accrue sur les familles d’accueil, souvent contraintes d’accueillir plus d’enfants que la limite légale de trois par famille. Les assistants familiaux sont en première ligne de cette crise, mais leurs rémunérations restent largement inadéquates. Dans les outre-mer, les indemnités d’entretien varient entre 14 et 21 euros par jour, bien en dessous des 36 euros observés en Guadeloupe et à Saint-Martin. Cette disparité territoriale est d’autant plus inacceptable que le coût de la vie dans ces régions est en moyenne supérieur de 40 % à celui de l’Hexagone. Les professionnels demandent une revalorisation à 25 euros minimum par jour et par enfant pour couvrir les besoins essentiels, tels que les repas, le transport et les activités extrascolaires. Par ailleurs, la loi Taquet, adoptée en 2022 pour améliorer la prise en charge des enfants, est insuffisamment appliquée dans les outre-mer. Les retards dans la mise en œuvre des décrets d’application et l’absence de contrôle strict empêchent de garantir les droits des enfants et des professionnels. Les départements peinent à harmoniser les pratiques et à offrir un accompagnement adéquat, notamment pour les jeunes majeurs exclus des contrats de suivi après 21 ans, malgré les recommandations du collectif « Cause Majeur ! » d’étendre ce soutien jusqu’à 25 ans. Face à ces constats, M. le député appelle l’attention de Mme la ministre sur les mesures nécessaires pour harmoniser les indemnités d’entretien des assistants familiaux, en tenant compte du coût de la vie dans les outre-mer et pour garantir une rémunération équitable sur tout le territoire. Les enfants de l’ASE sont parmi les plus vulnérables de la société. Il est de notre devoir d’assurer leur sécurité et leur bien-être. Une concertation précédente avec le cabinet de Mme Sarah El Haïry, ancienne ministre déléguée en charge de l’enfance, de la jeunesse et des familles, espérait qu’une concertation départementale émerge et qu’un consensus sur les rémunérations soit mené. À ce jour, si la mise en place des comités départementaux de protection de l’enfance est menée dans cinq départements à titre expérimental, les solutions face aux situations d’urgence restent lacunaires. Il lui demande donc quelles mesures seront mises en œuvre pour répondre aux besoins pressants de ces enfants et des professionnels qui les accompagnent. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1630</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La profession d’assistant familial est confrontée à une pyramide des âges défavorable et à un manque d’attractivité de la profession. Face à ces enjeux, le Gouvernement est d’ores et déjà engagé et a mis en place un certain nombre de mesures pour y pallier, principalement dans la loi n° 2022-140 du 7 février 2022 relative à la protection des enfants, dite loi « Taquet ». Tout d’abord, la loi du 7 février 2022 relative à la protection des enfants a revalorisé et sécurisé la rémunération des assistants familiaux en modifiant plusieurs dispositions du Code de l’action sociale et des familles (CASF) en garantissant une rémunération minimale dès l’accueil du premier enfant, qui ne peut être inférieure au Salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) mensuel, et en prévoyant une indemnité compensatrice d’au moins 80% de la rémunération prévue pour les assistants familiaux qui se verraient confier un nombre d’enfants inférieur à celui stipulé dans leur contrat de travail. Enfin, la loi garantit un maintien de la rémunération en cas de suspension de l’agrément (art. L. 423-8 du CASF). La loi susmentionnée a également prévu une majoration de la rémunération en cas de sujétions exceptionnelles (art. L. 423-13 du CASF). Elles peuvent être causées par des handicaps ou maladies, nécessitant une mobilisation accrue et une vigilance renforcée de la part des assistants familiaux. Pour reconnaître et compenser ces contraintes supplémentaires, il a été prévu dans l’article D. 423-2 du CASF que cette majoration ne pouvait être inférieure à 15,5 fois le SMIC par mois pour un enfant accueilli de façon continue et à la moitié du SMIC par jour pour un enfant accueilli de manière intermittente. Outre la revalorisation financière, la loi du 4 février 2022 a renforcé le soutien apporté aux assistants familiaux à travers deux mécanismes en confortant leur intégration dans des équipes pluridisciplinaires et leur participation à l’élaboration du projet pour l’enfant et en prévoyant un suivi régulier et adapté par leur employeur. Enfin, leur droit au repos a été renforcé à travers la possibilité de prévoir dans le contrat de travail le bénéfice d’au moins un samedi et un dimanche consécutifs de repos par mois ne s’imputant pas sur les droits aux congés. Malgré l’engagement de ces différentes mesures, les enjeux d’attractivité du métier d’assistant familial nécessitent de poursuivre et de conforter les actions en la matière. A cette fin, le Gouvernement entend poursuivre la concertation avec les départements et les associations professionnelles pour identifier les freins et leviers en vue d’apporter des réponses concrètes aux besoins des assistants familiaux pour lutter contre la crise de recrutement qui touche ce métier, essentiel à la protection de l’enfance. S’agissant des indemnités et fournitures destinées à l’entretien de l’enfant, l’article D. 423-22 du code de l’action sociale et des familles prévoit que ces indemnités confiées à un assistant familial couvrent les frais engagés par l’assistant familial pour la nourriture, l’hébergement, l’hygiène corporelle, les loisirs familiaux et les déplacements de proximité liés à la vie quotidienne de l’enfant, à l’exception des frais d’habillement, d’argent de poche, d’activités culturelles ou sportives spécifiques, de vacances ainsi que les fournitures scolaires, pris en charge au titre du projet individualisé pour l’enfant. Cet article précise que le montant des indemnités et fournitures ne peut être inférieur à 3,5 fois le minimum garanti, soit 14,35 € au 1er mai 2023. Il peut être modulé en fonction de l’âge de l’enfant. Le montant de l’indemnité d’entretien diffère selon les conseils départementaux, allant de 3,5 à 6 minimum garanti. Certains modulent ce montant en fonction de la tranche d’âge, d’autres non. Certains conseils départementaux accordent en outre une majoration pour les vacances, une prime d’installation ou un supplément pour la cantine.  Cette disparité sera abordée lors des groupes de travail qui seront organisés au premier semestre 2025 dans le cadre de la concertation avec les départements et les associations professionnelles. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2884</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1631</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Financement prime Ségur dans les organismes de formation en travail social</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2884. — 17 décembre 2024. — M. Antoine Villedieu* alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le financement de la prime Ségur dans les organismes de formation en travail social. En juin 2024, un accord de branche étendu a été trouvé et signé prévoyant l’extension de la prime Ségur de 183 euros nets mensuels à l’ensemble des salariés du secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non-lucratif, avec effet rétroactif au 1er janvier 2024. Agréé par arrêté le 25 juin 2024, cet accord visait à corriger des inégalités salariales persistantes et à renforcer l’attractivité des métiers concernés. Néanmoins, la mise en œuvre de cet accord entraîne des coûts importants pour les organismes de formation. Or la majorité des régions ont confirmé l’absence de compensations financières de l’État. Dans un contexte budgétaire difficile, elles sont dans l’impossibilité de couvrir ces dépenses supplémentaires. Les organismes de formation se retrouveront dans l’obligation de s’adapter en procédant à une réduction de personnel, ce qui se répercutera sur les formations dispensées. À terme, c’est l’ensemble des politiques d’action sociale et médico-sociale qui sera menacé par la non-compensation financière de l’État. Il lui demande donc quelles sont les dispositions prises pour que les engagements de l’accord financement intégral de la prime Ségur dans les organismes de formation en travail social soient assurés, y compris les garanties d’une répartition équitable des ressources entre l’État et les régions pour que les structures de formation soient soutenues. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3175</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1631</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prime Ségur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3175. — 14 janvier 2025. — M. Ian Boucard* attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence de financement de la prime Ségur pour les salariés des organismes de formation en travail social. En effet, l’accord de branche étendu, agréé par arrêté le 25 juin 2024, a prévu l’attribution d’une prime de 183 euros net mensuels à ces salariés, avec effet rétroactif au 1er janvier 2024. Cependant, faute de compensation financière de l’État, les régions ne peuvent pas assumer ces dépenses. Cette situation compromet la formation de 1 550 étudiants ainsi que des salariés en formation continue, tout en menaçant 165 emplois au sein des organismes concernés. À terme, elle aggraverait la pénurie de professionnels qualifiés et fragiliserait les politiques sociales et médico-sociales. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures le Gouvernement prévoit pour financer la prime Ségur pour les organismes de formation en travail social ainsi que pour garantir un soutien financier équilibré entre l’État et les régions pour préserver ces structures importantes. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3366</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1632</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Laernoes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Absence de compensation financière pour l’extension de la prime Ségur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3366. — 21 janvier 2025. — Mme Julie Laernoes* alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation critique des organismes de formation en travail social. Ces alertes font suite à l’arrêté du 5 août 2024 rendant obligatoire le versement de la prime Ségur pour tous les employés concernés par l’accord professionnel n° 2005, conclu dans le secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif. Il faut saluer cette décision visant à corriger des inégalités salariales dans un secteur qui a souvent revendiqué son déficit d’attractivité. Cependant, cette mesure met en difficulté ces structures car elle s’applique sans compensation financière. En effet, ces organismes de formation en travail social n’ont pas les ressources nécessaires pour absorber les coûts supplémentaires inhérents au versement de la prime qui représente 238 euros bruts mensuels à l’ensemble des salariés. Cette décision étant rétroactive au 1er janvier 2024, elle place de manière immédiate les structures dans la précarité économique ce qui impacte directement leur fonctionnement et interroge sur leur survie financière. Ainsi, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement avait pour projet d’agir pour ces organismes de formation afin que l’État puisse financer l’arrêté pris le 5 août 2024 et si le Gouvernement pouvait entretenir un dialogue entre les différents acteurs qui pourrait garantir la stabilité économique des structures ainsi que la qualité des formations dispensées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3515</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1632</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Boulogne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Financement de la prime Ségur dans les organismes de formation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3515. — 28 janvier 2025. — M. Anthony Boulogne* interpelle M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les problèmes de financement de la prime Ségur dans les organismes de formation en travail social. L’arrêté du 25 juin 2024 relatif à l’agrément de certains accords de travail applicables dans les établissements et services du secteur social et médico-social privé à but non lucratif (accords BASS) a généralisé le versement de la prime Ségur à l’ensemble des salariés du secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif. Comme l’indique le ministère : « Cet accord est applicable à certains établissements et services à but non lucratif, comprenant principalement les associations dites « loi 1901 » mais également certaines organisations mutualistes, fondations, congrégations et certains groupements de coopération sanitaire ou médico-sociale ». Si la généralisation de la prime Ségur apparaît comme une idée juste - en permettant à tous les salariés du secteur de bénéficier de conditions uniformes de travail et de rémunération - et nécessaire pour revaloriser l’attractivité des métiers du secteur médico-social, le financement de ladite prime pose un problème de taille pour les structures et organismes de formation du travail social. La mise en œuvre de cette revalorisation salariale (183 euros nets par mois), avec effet rétroactif au 1er janvier 2024, engendre des coûts importants pour les organismes de formation, qui ne font l’objet d’aucune compensation financière des autorités publiques, notamment des régions, pourtant compétentes en matière de mise en œuvre de la politique d’apprentissage et de formation professionnelle dans le cadre de la recherche d’emploi ou de la réorientation professionnelle. Concernant les régions, elles ne bénéficient pas de compensations financières de la part de l’État afin de couvrir les dépenses supplémentaires liées au versement de la prime Ségur. Ce sont donc aux structures de formation, ne disposant que de moyens modestes, d’assurer le financement intégral de ces nouvelles dépenses, menaçant la pérennité d’organismes formant les futurs professionnels du travail social, dont le rôle est essentiel pour assurer le fonctionnement du système de santé français. Il n’est pas acceptable qu’une mesure de justice sociale, censée garantir une meilleure rémunération pour les salariés du secteur médico-social, puisse menacer les structures de formation du secteur du fait de l’absence de compensations financières apportées par l’État. Il lui demande donc quelles mesures il compte mettre en œuvre afin, d’une part, d’assurer le financement intégral de la prime Ségur pour les organismes de formation en travail social et, d’autre part, de garantir les compensations financières nécessaires entre l’État et les collectivités territoriales afin de préserver les moyens budgétaires dont disposent ces dernières. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3516</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1633</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Financement prime Ségur dans les établissements de formation en travail social</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3516. — 28 janvier 2025. — M. Roger Chudeau* interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, à la demande des établissements de formation en travail social de la région Centre Val-de-Loire, sur l’arrêté du 25 juin 2024 relatif à l’agrément de certains accords de travail applicables dans les établissements et services du secteur social et médico-social privé à but non lucratif. En effet, par cet arrêté, l’État a répondu favorablement à une demande formulée de longue date par les salariés du secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif, de revalorisation des salaires. Néanmoins, ces établissements alertent sur le fait que leur budget, déjà très limité, voir déficitaire ne leur permet pas d’assumer ces nouvelles dépenses sans une compensation de l’État. Dans ce contexte, il lui demande donc si une compensation de l’État est envisageable pour tenir compte des nouvelles obligations qui incombent aux établissements de formation en travail social afin d’assurer le financement intégral de la prime Ségur conformément avec les engagements pris lors des signatures d’accord de branche, de garantir une répartition équitable des ressources entre l’État et les régions afin que ces dernières puissent soutenir efficacement leurs structures sans aggraver leurs propres déficits et, enfin, de porter des orientations budgétaires à même de garantir la cohésion sociale et la solidarité envers les plus vulnérables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3578</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1633</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Absence de financement pour les organismes de formation en travail social</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3578. — 28 janvier 2025. — Mme Géraldine Grangier* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences économiques et sociales de l’absence de financement de la prime Ségur pour les organismes de formation en travail social, en particulier ceux situés en Bourgogne-Franche-Comté. Depuis l’accord de branche étendu signé en juin 2024, la prime Ségur de 183 euros nets mensuels a été étendue à l’ensemble des salariés du secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif, avec effet rétroactif au 1er janvier 2024. Cet accord, agréé par arrêté le 25 juin 2024, répondait à une nécessité de corriger des inégalités salariales persistantes et de renforcer l’attractivité des métiers du secteur. Cependant, son application a entraîné des charges financières supplémentaires significatives pour les organismes de formation en travail social, sans que l’État n’ait prévu de compensation financière. Les établissements tels que l’Institut régional supérieur du travail éducatif et social (IRTESS) de Bourgogne et l’Institut régional du travail social (IRTS) de Franche-Comté, membres de la plateforme UNAFORIS Bourgogne-Franche-Comté, se trouvent aujourd’hui dans une situation économique critique. Ils alertent sur les répercussions immédiates et à moyen terme de cette absence de financement : premièrement, une mise en péril des équilibres financiers des organismes de formation : ces structures sont déjà confrontées à des déficits structurels et ne peuvent absorber ces nouvelles dépenses ; deuxièmemement, une perte d’emplois : la suppression annoncée de 165 emplois permanents dans ces établissements constitue une véritable saignée, menaçant le fonctionnement même des formations ; troisièmement, une réduction des capacités de formation : plus de 1 550 étudiants ou apprenants et des milliers de salariés en formation continue pourraient voir leurs parcours interrompus ou compromis ; quatrièmement, un impact sur le secteur social et médico-social : en réduisant le nombre de professionnels qualifiés disponibles sur le marché, cette situation risque d’aggraver les tensions déjà existantes dans les dispositifs d’accompagnement des publics vulnérables. Cela aurait des conséquences directes sur les politiques publiques de solidarité et l’équilibre territorial. Dans ce contexte, il faut rappeler que les organismes de formation en travail social jouent un rôle essentiel dans l’écosystème des politiques sociales et médico-sociales. Ils forment les professionnels qui interviennent auprès des publics les plus fragiles : personnes en situation de handicap, enfants en difficulté, personnes âgées dépendantes et bien d’autres. Si ces établissements venaient à diminuer leur activité ou à fermer, cela aurait des conséquences en chaîne sur les établissements de soins, les structures sociales et l’ensemble des dispositifs de solidarité. Quelles mesures le Gouvernement entend-il prendre pour : garantir le financement intégral de la prime Ségur pour les organismes de formation en travail social : cela implique de prévoir une compensation financière à la hauteur des engagements pris lors de la signature de l’accord de branche ; assurer une répartition équitable des ressources entre l’État et les régions : les régions, déjà contraintes budgétairement, ne peuvent assumer seules ces nouvelles charges ; promouvoir un dialogue constructif entre les acteurs concernés : il est urgent de créer un espace de concertation entre les représentants des organismes de formation, les collectivités locales et l’État pour trouver des solutions pérennes ? Il est bon de noter que cette problématique ne concerne pas que la région Bourgogne-Franche-Comté. Partout en France, les organismes de formation en travail social font face à des défis similaires, menaçant l’ensemble du modèle social français. En outre, une réflexion plus globale sur le financement des politiques de formation dans le secteur social et médico-social est à envisager. La France fait face à un vieillissement de sa population et à une augmentation des besoins en accompagnement social, il est impératif d’investir dans ces formations pour anticiper les défis à venir. Dans certains pays européens, les établissements de formation bénéficient de subventions spécifiques pour répondre aux besoins du secteur social, garantissant ainsi leur viabilité à long terme. Ces modèles pourraient inspirer des réformes adaptées au contexte français. Enfin, cette situation intervient dans un contexte général de tension sur les politiques publiques locales, exacerbé par la baisse des dotations aux collectivités territoriales. Les régions, principales financeuses de ces établissements, ne disposent plus des marges de manœuvre nécessaires pour répondre à ces besoins imprévus. Elle lui demande son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4035</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1634</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Pfeffer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Financement de la prime Ségur dans les organismes de formation en travail social</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4035. — 11 février 2025. — M. Kévin Pfeffer* appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles au sujet du financement de la prime Ségur dans les organismes de formation en travail social. En juin 2024, un accord de branche a été signé, prévoyant l’extension de la prime Ségur de 183 euros nets mensuels à l’ensemble des salariés du secteur sanitaire, social, médico-social privé à but non lucratif, avec effet rétroactif au 1er janvier 2024. Cet accord, agréé par arrêté le 25 juin 2024, vise à corriger certaines inégalités salariales qui perduraient encore et à renforcer l’attractivité des métiers du secteur. Cependant, la mise en œuvre de cette revalorisation salariale engendre des coûts significatifs pour les organismes de formation et la majorité des régions ont confirmé l’absence de compensations financières de l’État. Au regard du contexte budgétaire difficile des régions, ces dernières ne peuvent pas non plus couvrir ces dépenses supplémentaires. Cette situation compromet donc la capacité des organismes de formation à former les futurs professionnels du travail social. M. le député demande quelles sont les dispositions prises pour que les engagements de l’accord de financement intégral de la prime Ségur dans les organismes de formation en travail social soient assurés. Il demande également les garanties d’une répartition équitable des financements entre l’État et les régions pour que les structures de formation soient soutenues de manière viable et équilibrée par l’ensemble des parties prenantes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4219</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1634</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Lemaire</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Impact de l’extension de la Prime Ségur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4219. — 18 février 2025. — M. Didier Lemaire* attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la situation critique des organismes de formation en travail social face à l’extension de la prime Ségur de 183 euros nets mensuels à l’ensemble des salariés du secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif. Cet accord agréé par arrêté le 25 juin 2024 vise à corriger des inégalités salariales persistantes et à renforcer l’attractivité des métiers du secteur. Toutefois, la mise en œuvre de cette revalorisation salariale engendre des coûts significatifs pour les organismes de formation. Un poids financier qui place les structures dans une situation économique précaire, compromettant leur capacité à former les futurs professionnels du travail social, indispensables au bon fonctionnement de notre système de santé et de solidarité. Aussi, il lui demande quelles mesures elle envisage afin de soutenir efficacement les organismes de formation en travail social et de trouver des solutions pérennes assurant la viabilité économique des organismes ainsi que la qualité de la formation dispensée. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4488</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1634</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Difficultés financières des établissements de formation en travail social</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4488. — 25 février 2025. — M. Pierre Cordier* appelle l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur le financement de la prime Ségur dans les organismes de formation en travail social. En juin 2024, un accord de branche prévoyant l’extension de la prime Ségur de 183 euros nets mensuels à l’ensemble des salariés du secteur sanitaire, social, médico-social privé à but non lucratif, a été signé, avec effet rétroactif au 1er janvier 2024. Cet accord, agréé par arrêté le 25 juin 2024, vise à corriger certaines inégalités salariales qui perduraient encore et à renforcer l’attractivité des métiers du secteur. Cependant, la mise en œuvre de cette revalorisation salariale engendre des coûts importants pour les organismes de formation et les régions déplorent l’absence de compensations financières de l’État. Compte tenu du contexte budgétaire tendu des régions, ces dernières ne peuvent pas non plus couvrir ces dépenses supplémentaires. Cette situation compromet par conséquent la capacité des organismes de formation à former les futurs professionnels du travail social. Il lui demande par conséquent quelles sont les mesures envisagées pour que les engagements de l’accord de financement intégral de la prime Ségur dans les organismes de formation en travail social soient tenus. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4490</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1635</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Théo Bernhardt</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Financement de la prime Ségur pour les organismes de formation en travail social</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4490. — 25 février 2025. — M. Théo Bernhardt* attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les difficultés financières rencontrées par les organismes de formation en travail social à la suite de l’extension de la prime Ségur à l’ensemble des salariés du secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif. L’accord de branche étendu signé en juin 2024 et agréé par arrêté du 25 juin 2024 prévoit l’attribution d’une prime de 183 euros nets mensuels, avec un effet rétroactif au 1er janvier 2024. Cette mesure, destinée à renforcer l’attractivité des métiers du travail social et à corriger des inégalités salariales, représente toutefois une charge financière considérable pour les organismes de formation concernés. Or la majorité des régions ont indiqué ne pas avoir reçu de compensation financière de la part de l’État pour couvrir ces coûts supplémentaires et font état de leurs propres contraintes budgétaires. L’absence de financement met ainsi en péril la viabilité économique des établissements de formation en travail social, pourtant essentiels pour assurer la formation des futurs professionnels du secteur. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage pour garantir le financement intégral de cette revalorisation salariale au sein des organismes de formation. Il l’interroge également sur la possibilité de mettre en place une répartition équitable des ressources entre l’État et les régions afin d’éviter une aggravation des déficits régionaux. Enfin, il lui demande quelles actions seront entreprises pour assurer un dialogue constructif entre les différents acteurs concernés, en vue d’une solution pérenne garantissant la pérennité des formations en travail social. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1635</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’attractivité des métiers des secteurs sanitaire, social et médico-social constitue une priorité inscrite au cœur de la feuille de route gouvernementale. En partenariat avec les conseils départementaux, les professionnels du secteur ont bénéficié de revalorisations à hauteur de 4 milliards d’euros qui ont été prises en charge par les financeurs de la branche. Cette mesure a bénéficié à près de 700 000 salariés, dont environ 500 000 dans le cadre des dispositifs issus du Ségur de la santé et de la mission Laforcade, avec une revalorisation mensuelle nette de 183 euros. À la suite de la conférence des métiers sociaux du 18 février 2022, ces revalorisations ont été étendues à 200 000 professionnels de la filière socio-éducative. Ces mesures successives ont contribué à renforcer considérablement l’attractivité d’un secteur qui en avait grandement besoin. L’accord du 4 juin 2024 vient poursuivre cette dynamique en étendant le bénéfice du Ségur à l’ensemble des personnels de la Branche associative sanitaire, sociale et médicosociale (BASS). Consciente de son rôle clé en tant que principal financeur des établissements et services sociaux et médico-sociaux, la branche autonomie a d’ores et déjà engagé un financement de 300 millions d’euros dès juillet 2024 pour assurer la mise en œuvre de cet accord. Les établissements de formation du travail social jouent un rôle essentiel dans le bon fonctionnement du secteur social et médico-social. En formant des professionnels compétents et qualifiés, ils garantissent une prise en charge de qualité pour les publics ayant besoin d’un accompagnement. À ce titre, les personnels salariés (hors vacataires et auto-entrepreneurs donc) des instituts régionaux du travail social et instituts de formation en soins infirmiers sont éligibles à la prime Ségur, au même titre que les autres acteurs de la BASS. Toutefois, le financement des établissements de formation est principalement assuré par les régions. Il revient donc aux régions de prévoir la compensation du versement de la prime Ségur aux salariés concernés. Le Gouvernement demeure néanmoins attentif aux éventuelles difficultés financières que les organismes de formation pourraient rencontrer. Il se tient à l’écoute des acteurs du secteur, en particulier des régions de France, afin d’identifier les solutions les plus adaptées et d’objectiver les coûts liés au versement de la prime Ségur.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4106</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1635</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Absence de financement par l’État de la prime Ségur pour les associations</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4106. — 18 février 2025. — M. Yannick Monnet* interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’absence de financement par l’État de la prime Ségur pour les associations qui œuvrent dans le champ de la branche de l’action sanitaire et sociale. Par l’arrêté du 26 juin 2024, le Gouvernement a ordonné l’octroi de la prime Ségur - avec effet rétroactif au 1er janvier 2024 - aux salariés du secteur sanitaire, social et médico-social à but non lucratif. De nombreuses structures alertent aujourd’hui sur l’absence de financement de cette prime et les conséquences qui en découlent à court terme. Certaines d’entre elles ont avancé les sommes correspondant à cette prime, c’est le cas de l’Association tutélaire nord Auvergne qui exerce 2 600 mesures de protection juridique sur les départements de l’Allier et du Puy-de-Dôme et emploie 113 salariés. Au total, les associations tutélaires ont avancé 32 millions d’euros en 2024, un montant qui atteindra 64 millions d’euros en 2025. L’absence de financement de la prime Ségur va compromettre l’accompagnement de 450 000 majeurs protégés par ces associations. D’autres structures, dans l’attente d’un financement fléché en direction des départements, n’ont toujours pas versé à leurs salariés les sommes liées à la prime Ségur. C’est le cas de l’association Vendômois Handicap. Pour elle, les sommes non réglées s’élèvent à 39 327 euros. Pour elle également, l’absence d’une compensation financière de la part du Gouvernement serait délétère et préjudiciable, en dehors du fait qu’elle mettrait l’association dans l’incapacité de respecter la loi. Il lui demande quels moyens il compte mettre en œuvre afin que l’État respecte son engagement visant à compenser les financements non perçus par les associations au titre des revalorisations salariales Ségur annoncées en 2024 et non versées à ce jour. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4217</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1636</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Laisney</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Absence de financement par l’État de la prime Ségur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4217. — 18 février 2025. — M. Maxime Laisney* appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation financière critique de plusieurs associations. Sous l’impulsion de la mobilisation du secteur social et médico-social, un arrêté du 26 juin 2024 a permis à tous les professionnels de ces secteurs de bénéficier de la « prime Ségur ». Cependant, l’État n’a pas accordé de moyens financiers pour permettre aux structures employant les personnels concernés de verser cet indispensable complément de salaire, alors même qu’il s’y était engagé. Malgré plusieurs propositions d’amendements de députés et de sénateurs destinés à remédier à cette situation d’insécurité financière des associations à vocation sociale, l’inquiétude reste la même. Plusieurs associations, notamment France Victimes 77, ont alerté sur l’état déficitaire alarmant de leurs comptes pour l’année 2024. En l’absence de financements supplémentaires alloués par l’État à ces structures, c’est leur pérennité toute entière qui est menacée pour l’année à venir. L’inter-fédération IF-PJM de la protection juridique des majeurs réunissant la FNAT, l’Unaf et l’Unapei alerte également sur la nécessité pour l’État de financer le surcoût que représente le versement de la « prime Ségur ». Ainsi, il lui demande s’il est en mesure de répondre à la demande de ces associations qui font un travail essentiel au quotidien auprès des concitoyens et dont la pérennité est menacée par le désengagement de l’État dans le financement de la « prime Ségur ». – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>1636</pageJO><datePublication>2025-03-11</datePublication><noPublication>20250010</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La branche sanitaire, sociale et médico-sociale privée à but non lucratif est caractérisée par une diversité du paysage conventionnel, avec de nombreuses fédérations professionnelles et conventions collectives applicables et une multiplication des acteurs et des enjeux propres à chacune des conventions collectives. Celles-ci nuisent à la lisibilité du secteur alors que les enjeux d’harmonisation des conditions d’emploi et de renforcement de l’attractivité sont nécessaires : un salarié sur cinq n’est pas couvert par une convention collective aujourd’hui. Depuis l’été 2022, les représentants de la branche ont engagé des négociations. Ils sont arrivés à la conclusion de deux accords le 4 juin 2024, l’un permettant d’étendre le Ségur aux professionnels n’en bénéficiant pas encore, l’autre donnant un cadre et un calendrier à la négociation de la convention collective unique étendue. Ces accords ont été largement signés par les partenaires sociaux. Ils sont importants pour l’attractivité du secteur social et médico-social et le Gouvernement reste fortement engagé à soutenir cette démarche. Les accords ont été agréés dans le respect de l’article L. 314-6 du code de l’action sociale et des familles, après avis de la commission nationale d’agrément, dont sont membres de droit trois présidents de conseils départementaux. Cet agrément les rend opposables aux financeurs des Etablissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) relevant du champ de la branche de l’action sanitaire, sociale et médico-sociale. La branche autonomie, en tant que financeur majoritaire des ESSMS, a d’ores et déjà financé la mise en œuvre de cet accord à hauteur de 300 M€, dès juillet 2024. Pour les associations relevant d’un financement Etat, certaines compensations ont d’ores et déjà pu être versées en 2024 dans le cadre de la fin de gestion. D’autres compensations seront versées dans la courant de l’année 2025 à la suite de l’entrée en vigueur de la loi de finances 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>