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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2025-03-25" NumJO="20250012" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QOSD"><question><idQuestion><numeroQuestion>276</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1903</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Zones à faibles émissions
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        276. — 25 mars 2025. — M. Romain Daubié appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les difficultés engendrées par le régime des zones à faibles émissions (ZFE). Les ZFE ont été instaurées avec l’objectif de lutter contre la pollution de l’air et d’améliorer la santé publique. Si cette ambition est louable et nécessaire, leur mise en œuvre pose néanmoins de nombreuses difficultés, notamment en raison du manque d’harmonisation dans l’octroi des dérogations. Chaque métropole applique ses propres critères, ce qui crée une grande disparité entre les territoires et engendre une incompréhension croissante de la part des citoyens. Aujourd’hui, de nombreux usagers se retrouvent en difficulté face aux restrictions imposées par ces ZFE, en particulier les personnes aux revenus modestes qui n’ont pas les moyens de renouveler leur véhicule. C’est notamment le cas des étudiants et des personnes âgées vivant en milieu rural, pour qui la voiture est un outil indispensable du quotidien. L’exemple d’étudiants habitant en zone rurale dans l’Ain et poursuivant leurs études à Lyon peut être exposé. Souvent, ces jeunes disposent de véhicules anciens, transmis par leurs parents ou achetés d’occasion, qui ne répondent pas aux critères de la vignette Crit’Air exigée dans la métropole lyonnaise. N’ayant pas les ressources nécessaires pour investir dans un véhicule plus récent, ils se retrouvent contraints de contourner la réglementation, de multiplier les trajets en transports en commun parfois inadaptés, ou de restreindre leurs déplacements, compromettant ainsi leur accès à l’enseignement supérieur et aux opportunités professionnelles. De même, les personnes âgées, qui résident souvent en zone rurale et doivent se rendre régulièrement à Lyon pour des consultations médicales spécialisées ou pour voir leur famille, sont elles aussi pénalisées par ces restrictions. Nombre d’entre elles possèdent des véhicules anciens mais parfaitement entretenus et ne peuvent pas toujours envisager un changement de voiture compte tenu de leur budget. Pourtant, selon la ville ou la métropole concernée, les règles de dérogation diffèrent, créant un sentiment d’injustice et d’inégalité. Cette hétérogénéité des dérogations nuit non seulement à la lisibilité du dispositif, mais aussi à son acceptabilité par la population. Plutôt qu’un cadre clair et équitable, il y a une multiplication de règles locales qui complexifient encore davantage l’application des ZFE et fragilisent les citoyens qui en ont le plus besoin. Une dérogation permanente en fonction de l’âge ou du revenu pourrait être une adaptation bienvenue. Face à ces disparités et à ces incohérences, il souhaite savoir si le Gouvernement compte mettre en place des mesures d’harmonisation à l’échelle nationale afin de garantir une transition écologique juste, inclusive et non punitive, tout en tenant compte des réalités économiques et territoriales des citoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>277</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1903</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Vigier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Répartition de l’IFER et prise en compte du repowering des parcs éoliens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        277. — 25 mars 2025. — M. Philippe Vigier interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la répartition de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) appliquée aux installations éoliennes. Actuellement, la répartition des recettes de l’IFER pour les éoliennes terrestres favorise principalement les départements et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), au détriment des communes qui accueillent ces infrastructures. En effet, la législation en vigueur prévoit une distinction entre les installations : pour les éoliennes installées avant 2019, l’intégralité de l’IFER est perçue par les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) ; pour les installations postérieures à 2019, 20 % de l’IFER peuvent être attribués aux communes, à condition qu’une délibération en ce sens soit prise, tandis que 50 % restent aux EPCI et 30 % aux départements. À titre de comparaison, l’IFER photovoltaïque est répartie de manière plus équitable, avec 50 % pour les communes et 50 % pour les départements (article 1519 F du CGI). Or les nuisances générées par les parcs éoliens, notamment les impacts visuels et sonores, concernent au premier chef les habitants et les collectivités locales qui font le choix d’accepter l’implantation de ces infrastructures dans une démarche volontaire de développement durable. En facilitant la transition énergétique, elles contribuent à l’effort national en matière d’énergies renouvelables, tout en supportant les contraintes associées. Il est donc essentiel que la fiscalité tienne compte de cette implication en leur accordant une part plus équilibrée des retombées financières. Contrairement aux installations photovoltaïques, dont l’IFER est répartie équitablement entre communes et départements (50 %-50 %), la fiscalité appliquée aux éoliennes ne reflète pas cette logique de juste répartition. De plus, le développement du repowering, qui consiste à remplacer d’anciennes éoliennes par des modèles plus performants mais plus imposants, accentue ces nuisances pour les riverains. Cependant, le repowering ne constitue pas un « nouveau projet » d’un point de vue fiscal, mais une simple modification d’installation existante. Ce qui entraîne une absence de versement de l’IFER aux communes Ainsi si une éolienne mise en service avant 2019 est remplacée par une nouvelle machine plus performante et plus imposante, aucune IFER n’est générée au profit de la commune, même si l’impact est comparable à celui d’une nouvelle implantation. En conséquence, il lui demande s’il envisage de réformer la répartition de l’IFER éolien afin d’accorder aux communes une part de 50 %, à l’instar de l’IFER photovoltaïque. Il l’interroge également sur la possibilité d’intégrer le repowering dans ce dispositif, de manière à ce que les communes bénéficient de cette fiscalité en proportion des nuisances supportées et en reconnaissance de leur engagement en faveur du développement durable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>278</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1904</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Cité judiciaire de Nancy
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        278. — 25 mars 2025. — M. Thibault Bazin interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la construction de la nouvelle cité judiciaire de Nancy qui aurait dû ouvrir en 2025. Le 23 septembre 2019, Mme Nicole Belloubet, alors ministre de la justice, annonçait la construction d’une nouvelle cité judiciaire à Nancy, en raison des conditions de travail inadaptées dans l’actuel bâtiment. Le 30 janvier 2020, le site retenu pour ce projet était désigné : l’ancienne friche industrielle d’Alstom de Nancy. Après le lancement du concours de maîtrise d’œuvre en janvier 2021, l’agence Kaan Architecten a été sélectionnée en août 2022. Cependant, les travaux de dépollution et de déconstruction de l’ancienne usine Alstom ont pris un retard considérable et n’ont pas commencé, la promesse de vente n’étant toujours pas signée. Selon le ministère de la justice, le projet serait toujours en phase d’études à ce jour. La livraison du nouveau tribunal semble désormais encore plus incertaine. Il lui demande donc le calendrier actualisé de ce projet, essentiel pour le personnel du ministère de la justice, actuellement installé dans un bâtiment présentant des malfaçons et des infiltrations d’eau.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>279</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1904</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Dive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation des services de psychiatrie de Saint-Quentin
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        279. — 25 mars 2025. — M. Julien Dive attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation alarmante des services de psychiatrie du centre hospitalier de Saint-Quentin. Ces services sont confrontés à une crise sans précédent liée à la démographie médicale : le départ de plusieurs psychiatres, des arrêts maladie prolongés et une instabilité chronique des équipes ont entraîné une désorganisation majeure des soins. Faute de personnel suffisant, les prises en charge se concentrent de plus en plus sur les hospitalisations en urgence, au détriment du suivi en consultation, des accueils à temps partiel et des accompagnements médico-sociaux. Cette situation engendre une aggravation des pathologies, des ruptures de soins et un épuisement des professionnels restants, confrontés à une charge de travail ingérable et à une lourde responsabilité médico-légale, notamment avec la réforme de l’hospitalisation sous contrainte. Face à cette situation, M. le député demande à M. le ministre quelles mesures urgentes le Gouvernement entend prendre pour garantir la présence d’une équipe médicale stable et suffisante à Saint-Quentin, rétablir une offre de soins psychiatriques complète et favoriser l’attractivité des postes hospitaliers face à la concurrence du secteur privé. Il l’interroge également sur la possibilité d’améliorer la reconnaissance du travail de coordination des psychiatres hospitaliers, afin de garantir un accompagnement efficace des patients sur le long terme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>280</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1904</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Justine Gruet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Décret sur les règles organisationnelles et structurelles des micro-crèches
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        280. — 25 mars 2025. — Mme Justine Gruet interpelle Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles au sujet des vives inquiétudes suscitées chez les gestionnaires de micro-crèches par le décret prévu pour entrer en vigueur le 1er janvier 2026 et visant à modifier les règles organisationnelles et structurelles des micro-crèches. Si l’objectif affiché - améliorer la qualité de l’accueil des enfants - est louable, les mesures envisagées risquent toutefois d’avoir de lourdes conséquences sur ces structures de la petite enfance. La suppression de nombreuses places d’accueil, la réduction des amplitudes horaires de garde et l’impossibilité de maintenir certains emplois figurent parmi les préoccupations majeures. En imposant qu’une micro-crèche compte au moins un professionnel diplômé d’État et en restreignant l’accueil de plus de trois enfants à un seul professionnel uniquement s’il possède un diplôme de catégorie 1, ce décret met en péril l’existence même des établissements aux horaires atypiques. C’est le constat fait dans la micro-crèche « Douces heures d’éveil » de Saint-Aubin, dans le Jura. Dans les territoires ruraux, ces structures jouent pourtant un rôle essentiel en proposant des horaires élargis et une flexibilité qui répondent à un criant besoin des parents dans des secteurs où les collectivités et les employeurs ne peuvent pas toujours apporter des solutions pour leur permettre de concilier vie professionnelle et vie familiale. Alors que le secteur souffre déjà d’un grave déficit de personnel qualifié, lié notamment à un manque d’attractivité des métiers de la petite enfance, certaines qualifications actuellement reconnues ne seraient plus acceptées. Aucune annonce n’a pourtant été faite concernant l’augmentation des formations pour ces professionnels, ce qui pourrait entraîner une déstabilisation des équipes et un déséquilibre financier pour les micro-crèches. Concernant la sécurité des enfants accueillis dans ces structures, ne vaudrait-il pas mieux renforcer et systématiser les contrôles réalisés par les services départementaux de PMI plutôt que de manquer de confiance envers les compétences des CAP petite enfance ? En effet, ne pas leur reconnaître la capacité de s’occuper seule des enfants apparaît comme un manque de considération de leur formation, alors que dans le même temps il est permis à des assistantes maternelles d’accueillir seules à leur domicile jusqu’à 6 enfants, sur le fondement d’un agrément obtenu après une formation de 120 heures. En l’état, ce texte pourrait conduire, d’ici le 31 décembre 2025, au licenciement d’au moins 40 % des salariés actuels diplômés de l’éducation nationale, remplacés par des professionnels titulaires de diplômes d’État nécessitant un à trois ans de formation. Un tel bouleversement, dans un contexte déjà marqué par une pénurie de personnel, entraînerait inévitablement une réduction drastique des capacités d’accueil, privant de nombreuses familles de solutions adaptées que seules les micro-crèches sont aujourd’hui en mesure d’offrir. Face à l’urgence de la situation et à la légitimité des inquiétudes exprimées, Mme la députée souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour mieux contrôler les établissements plutôt que de prendre des décisions globales face à des difficultés présentes de manière minoritaire dans les structures ; quelles mesures il entend mettre en place pour rassurer les gestionnaires de micro-crèches, leurs personnels et les familles concernées quant à leur avenir. Elle lui demande s’il ne serait pas plus judicieux d’appliquer l’organisation des micro-crèches dans les crèches classiques et, a minima, si le système dérogatoire, tel qu’il existe à l’heure actuelle, pourrait être maintenu pour les personnels déjà en poste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>281</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1905</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Dominique Voynet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Lutter contre la maltraitance animale et le commerce des cétacés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        281. — 25 mars 2025. — Mme Dominique Voynet attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’urgence de garantir des conditions de transfert respectueuses du bien-être des cétacés encore détenus en captivité en France. Alors que la loi contre la maltraitance animale de janvier 2021 prévoit la fin des delphinariums d’ici 2027, plusieurs associations alertent sur le risque que les dauphins et orques soient envoyés vers des établissements situés hors de l’Union européenne, où les réglementations en matière de bien-être animal sont bien moins protectrices. C’est notamment le cas du Zoo Aquarium de Madrid, qui s’apprête à transférer des dauphins au parc Hainan Ocean Paradise en Chine. En novembre 2024, Mme la ministre a refusé le transfert des deux orques de Marineland d’Antibes vers le Japon et affirmé : « Mon rôle c’est de m’assurer que les deux animaux sont correctement traités, que la destination qu’ils ont est conforme à leur intérêt en matière de santé et de bien-être ». Pour s’aligner sur les standards de la réglementation européenne, des alternatives existent. Le sanctuaire marin de Tarente, en Italie, a proposé d’accueillir quatre dauphins du parc Marineland, une solution de réhabilitation validée par deux vétérinaires mandatés par le ministère. Pourtant, cette opportunité semble écartée sans justification claire, suscitant de nombreuses interrogations. Elle lui demande si le Gouvernement compte respecter sa parole en s’impliquant dans la recherche de solutions de sanctuaires pour éviter que les cétacés soient exploités jusqu’à en mourir dans d’autres delphinariums.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>282</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1905</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Claude Raux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Difficultés des centres de santé et évolution de leur financement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        282. — 25 mars 2025. — M. Jean-Claude Raux interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les difficultés des centres de santé et les perspectives d’évolution de leur mode de rémunération. Les centres de santé jouent un rôle essentiel dans l’offre de soins de proximité en France, en garantissant un accès aux soins pour toutes et tous, notamment dans les territoires où la démographie médicale est en tension. Grâce au tiers payant et à une tarification en secteur 1, ces structures permettent à tous les patients, y compris les plus éloignés des parcours de soins, d’accéder à une prise en charge adaptée. Il existe aujourd’hui près de 3 000 centres de santé, dont environ 1 230 centres de santé médicaux et polyvalents. Le mouvement de création de centres de santé est fort et est particulièrement porté par les collectivités territoriales pour lutter contre la désertification médicale. Toutefois, les centres de santé font face à de nombreuses contraintes financières et administratives qui freinent leur développement et fragilisent leur pérennité. Leur modèle économique, reposant sur des subventions et des conventions avec l’assurance maladie, est souvent jugé inadapté aux réalités du terrain. Les gestionnaires dénoncent une sous-évaluation des coûts réels de fonctionnement et des délais de paiement qui impactent leur trésorerie. Le rapport de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS), publié le 11 février 2025, a mis en lumière ces difficultés : un déficit d’accompagnement des autorités sanitaires et un financement aussi inadapté qu’inapproprié. Le modèle actuel, majoritairement fondé sur la rémunération à l’acte, ne prend pas en compte les spécificités des centres de santé, notamment l’accueil d’une patientèle plus précaire nécessitant un suivi renforcé. L’expérimentation du paiement en équipe de professionnels de santé en ville (PEPS) a démontré l’intérêt d’un financement forfaitaire par capitation. Ce mode de rémunération, assis sur la patientèle plutôt que sur l’acte, permet à la fois une meilleure organisation des soins et une qualité de prise en charge des patients. Ces résultats sont possibles grâce à une réorganisation des pratiques médicales qui renforce la coordination et la délégation de tâches au sein d’une équipe pluriprofessionnelle de santé. Par ailleurs, le recrutement et la fidélisation des professionnels de santé restent des défis majeurs, notamment en raison de la concurrence avec le secteur libéral, des charges administratives importantes et de la difficulté à proposer une rémunération attractive. À cet égard, la subvention dite « Teulade », en place depuis 1991, est jugée trop lourde administrativement et son versement mériterait d’être simplifié et revalorisé. Enfin, des remontées territoriales interrogent sur l’application de l’article D. 6323-8-1 du code de la santé publique, pris en application de l’article L. 6323-1-4, qui prévoit que les comptes du gestionnaire d’un centre de santé soient certifiés annuellement par un commissaire aux comptes, sauf si le gestionnaire est une collectivité territoriale et que le budget relatif à ce centre de santé n’est pas individualisé au sein d’un budget annexe de la collectivité, dès lors que le montant des recettes annuelles sont supérieures à un montant déterminé, renvoyé à l’article D. 612-5 du code du commerce. Ce dernier fixe un seuil de 153 000 euros de subventions annuelles. La différence pour les centres de santé entre le montant annuel des recettes et des subventions étant importante, une clarification sur l’obligation de rapport d’un commissaire aux comptes est souhaitable pour sécuriser juridiquement les gestionnaires de centre de santé. Sur ces différents constats et perspectives d’évolution, il l’interroge sur les mesures que le Gouvernement entend mettre en place pour lever ces freins et soutenir le développement des centres de santé pluriprofessionnels afin de garantir une offre de soins accessible et pérenne sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>283</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1906</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Klinkert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Tour de contrôle de l’aéroport de Colmar
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        283. — 25 mars 2025. — Mme Brigitte Klinkert interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’aéroport de Colmar-Houssen, qui est un outil essentiel à la vitalité économique du Centre-Alsace. Il enregistre plus de 35 000 mouvements par an, un volume nettement supérieur à d’autres plateformes pourtant moins impactées par la réforme du contrôle aérien en cours. Il est un levier stratégique pour l’implantation et l’activité de grandes entreprises industrielles, notamment Liebherr, dont l’un des sites majeurs est directement adjacent à l’aéroport. Or il est prévu que la tour de contrôle de Colmar disparaisse d’ici 2028, dans le cadre d’une réorganisation visant à concentrer les moyens sur des sites centraux. Le service AFIS ( airfield flight information service ) serait alors mis en place pour remplacer le contrôle aérien traditionnel. Lors d’un récent déplacement présidentiel, la DGAC a explicitement écarté le recours à l’AFIS pour assurer la gestion du trafic sur la plateforme, considérant que cette solution ne garantissait pas un niveau de sécurité suffisant Si cette solution n’est pas jugée adaptée à un vol présidentiel, comment pourrait-elle l’être pour un aéroport enregistrant des dizaines de milliers de mouvements chaque année ? L’argument sécuritaire est d’autant plus fondé que Colmar ne ressemble en rien aux autres aéroports où l’AFIS a été déployé. Ici, il s’agit d’un site urbain dense et d’une mixité de trafic complexe, incluant l’aviation d’affaires, le vol à voile, le parachutisme, les entraînements de compagnies suisses et des missions sanitaires. L’aéroport de Colmar est directement lié au dynamisme économique du territoire. Liebherr, qui y a implanté ses infrastructures en partie grâce à la présence de cette plateforme, pourrait réviser sa stratégie d’investissement si son accès aérien venait à être dégradé. Ce sont des emplois et des investissements qui sont en jeu. Lors des échanges avec la DGAC, il a été évoqué la possibilité de faire de Colmar un site pilote dans la transition du contrôle aérien. M. le ministre peut-il préciser comment cela pourrait se traduire concrètement et quelles garanties il apporte aux acteurs économiques pour que cette transition n’entrave pas le développement du territoire ? Elle lui demande enfin quelle est sa position sur le maintien d’un niveau de contrôle aérien permettant de répondre aux exigences de sécurité et aux besoins des entreprises qui dépendent de cet aéroport ; Colmar est un aéroport stratégique et il mérite une solution à la hauteur de son importance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>284</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1907</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Situation du statut du conjoint collaborateur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        284. — 25 mars 2025. — Mme Danielle Brulebois appelle l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, au sujet de la situation des conjoints collaborateur, dont l’évolution inscrite dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2022 et la limitation à 5 ans du statut engendreraient comme possible conséquence la perte de leur protection sociale, ainsi que leur mandat de gestion de l’entreprise de leur partenaire. L’article 24 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2022 impose en effet une limite de 5 ans à ce statut. Au-delà de cette durée, il ne sera plus possible de l’obtenir. Les conjoints collaborateurs devront alors soit devenir conjoints salariés et être rémunérés en conséquence, soit conjoints associés, avec la détention de parts dans la société. Cette nouvelle limitation porte atteinte aux femmes en premier lieu, notamment dans l’artisanat. De plus, elle pourrait mettre en péril l’équilibre économique de nombreuses TPE, qui ne sont pas toutes en capacité d’accueillir un nouveau salarié. Il souhaite connaître les évolutions envisageables pour laisser la liberté aux TPE de pérenniser ce statut de conjoint collaborateur si utile à leur fonctionnement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>285</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1907</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Marchive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Déserts médicaux : mesures concrètes pour rétablir l’accès aux soins pour tous</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        285. — 25 mars 2025. — M. Bastien Marchive interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les mesures concrètes pour rétablir l’accès aux soins pour tous. Alors que l’accès aux soins continue de se dégrader partout en France, dans les Deux-Sèvres, fleurissent des panneaux d’entrée de ville indiquant en gros « commune recherche un médecin » (pour ne pas dire plusieurs). Aujourd’hui, 6 millions de Français n’ont pas de médecin traitant et certaines spécialités affichent des délais d’attente qui dépassent plus d’un an. Face à cela, les gouvernements successifs ont pris des mesures essentielles : suppression du numerus clausus, déploiement d’aides à l’installation, développement des maisons de santé et de la télémédecine. Mais force est de constater que face à l’ampleur du phénomène, c’est insuffisant. En effet, le temps médical est devenu précieux. Alors, comment expliquer qu’il soit encore possible d’en abuser en n’honorant pas son rendez-vous ou en y allant pour des pathologies qu’infirmiers et pharmaciens savent appréhender ? Le manque de médecins est criant. Alors, comment expliquer qu’il soit plus difficile pour un médecin étranger d’exercer en France plutôt qu’ailleurs ? Il y a sur le territoire national des zones surdotées quand d’autres sont complètement désertées. Alors comment expliquer que davantage de formations ne soient pas ouvertes partout sur le territoire national ? Comment expliquer qu’aucun mécanisme dissuasif n’existe pour ceux qui en conscience nient la nécessité d’améliorer le maillage territorial médical en s’installant dans les zones surdotées ? De la même manière, il faut rappeler qu’en 2022, 61 % des salariés du privé n’ont pu bénéficier d’un accès au service de la médecine du travail. Alors comment expliquer que les infirmiers en santé au travail (Idest) ne peuvent toujours pas exercer en pratique avancée alors que le nombre de médecins du travail a chuté de 15 % en dix ans ? Dans certains endroits du pays, comme dans les Deux-Sèvres, les Français éprouvent toutes les difficultés à se soigner. Il souhaite savoir quelles mesures concrètes le Gouvernement entend mettre en œuvre dans les prochaines semaines pour enfin mettre un terme aux déserts médicaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>286</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1907</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>ACACED
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        286. — 25 mars 2025. — Mme Corinne Vignon appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’absence de cadre réglementaire et sur la formation insuffisante pour exercer le métier d’éducateur canin. Aujourd’hui, en seulement quelques clics, tout le monde peut exercer cette profession grâce à la multitude de formations rapides en lien avec l’éducation canine. Cependant, toutes ne sont pas officiellement reconnues et l’absence de cadre légal nuit au professionnalisme du secteur, en favorisant l’usage de méthodes contraires aux bonnes pratiques validées scientifiquement. Par exemple, l’ACACED (attestation de connaissances pour les animaux de compagnie d’espèces domestiques) s’obtient seulement après quelques heures de formation en ligne et ne comporte ni mise en pratique, ni mise en contact avec l’animal. Son contenu est bien souvent inadapté et ne garantit pas le socle minimal de connaissances en matière de bien-être animal. Ainsi, toute personne déclarée auprès du préfet et détentrice de l’ACACED, ou d’une équivalence, peut se revendiquer éducateur canin, alors même que cette attestation ne garantit pas une formation adéquate à l’éducation canine. Or ce manque de formation et d’encadrement ouvre la porte à des pratiques discutables, maltraitantes, qui peuvent nuire aux chiens comme à leurs propriétaires et se solder par un abandon lorsque la situation devient complexe avec l’animal. En 2024, le prédécesseur de Mme la ministre, conscient de l’importance de revoir cette formation, prévoyait de la réviser dans son plan national pour améliorer le bien-être des animaux de compagnie. Aussi, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement entend reprendre cette proposition pour enfin encadrer et proposer une formation adéquate au secteur afin de professionnaliser les éducateurs canins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>287</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1908</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Impact des révisions des tarifs d’achat du photovoltaïque sur la filière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        287. — 25 mars 2025. — Mme Julie Delpech interroge M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur l’impact des révisions des tarifs d’achat du photovoltaïque sur la filière. Depuis 2021, le guichet ouvert pour les installations photovoltaïques de taille intermédiaire a permis un essor inédit du solaire en toiture, soutenant notre transition énergétique et dynamisant toute une filière. Cependant, les révisions successives des tarifs d’achat fragilisent aujourd’hui cet équilibre. La filière doit s’adapter à une première baisse du tarif de rachat à 95 euros/MWh depuis février 2025, avec rétroactivité. Or la perspective d’une nouvelle diminution dès le mois de mai, pouvant porter ce tarif à 80 euros/MWh, suscite de vives inquiétudes. Une telle évolution risquerait de compromettre la viabilité de nombreux projets et de fragiliser durablement tout un pan de l’économie locale. Dans la circonscription de Mme la députée par exemple, Cénovia, acteur majeur de l’aménagement urbain et du stationnement de la métropole du Mans, qui alimente en électricité l’équivalent de 17 000 citoyens grâce à ses installations solaires en autoconsommation, joue un rôle clé dans la souveraineté énergétique. Une réduction aussi brutale des tarifs de rachat mettrait en difficulté ces initiatives locales et freinerait les investissements nécessaires au développement du solaire. Face à cette situation, la filière plaide pour une modulation de la baisse, voire une suspension temporaire, afin de lui laisser le temps d’absorber les premiers ajustements. Elle propose notamment la mise en place rapide d’appels d’offres simplifiés et d’un système de caution bancaire pour mieux maîtriser les volumes, sans compromettre l’essor du photovoltaïque. Elle lui demande s’il compte ajuster son calendrier afin d’éviter un coup d’arrêt à cette filière essentielle et de sécuriser des projets structurants comme ceux portés par Cenovia.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>288</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1908</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Davy Rimane</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Mise en place d’un « plan mercure »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        288. — 25 mars 2025. — M. Davy Rimane appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la problématique alarmante de l’utilisation du mercure dans les activités d’orpaillage illégal en Guyane. Depuis des dizaines d’années, des centaines de tonnes de mercure ont été déversées dans les écosystèmes terrestres et aquatiques amazoniens, notamment autour et dans le fleuve Maroni en Guyane. Les conséquences de cette pollution sont multiples : déforestation, destruction des sols, érosion accrue, et pollution des eaux utilisées pour la consommation et les activités quotidiennes. Les communautés autochtones, en particulier le peuple autochtone des Wayana qui vit sur les rives du Maroni, sont particulièrement affectées et sont quotidiennement exposées aux rejets de mercure, avec des impacts dévastateurs sur leur santé. M. le député réitère ainsi qu’il est crucial de lancer un plan mercure pour la Guyane, similaire aux plans chlordécone des Antilles. Il lui demande quelles actions concrètes le Gouvernement compte entreprendre pour instaurer un plan mercure en Guyane, afin de protéger les populations et les écosystèmes de cette contamination dramatique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>289</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1908</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marcellin Nadeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Soutien aux initiatives d’adaptation au changement climatique outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        289. — 25 mars 2025. — M. Marcellin Nadeau rappelle à M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, que la question de l’érosion côtière est un problème fondamental dans les dits outre-mer et notamment en Martinique, comme il a pu lui-même le constater lors de son dernier séjour, et plus particulièrement un problème de gestion pour l’avenir. La Martinique est en effet confrontée à de nombreux risques associés au changement climatique, qu’il s’agisse d’élévation du niveau de la mer, de submersion marine ou d’érosion côtière. Treize communes sont inscrites sur la liste des territoires exposés au recul du trait de côte, publiée en avril 2022 par le Gouvernement et adaptent leurs politiques de planification urbaine. Mais de fait, chaque année, l’océan gagne du terrain, en moyenne un mètre sur le littoral. Si l’érosion est un phénomène naturel, son accélération relève souvent des activités humaines (prélèvement de sable, déforestation, suppression des mangroves protectrices, urbanisation, fragilisation des récifs coralliens…). Pour remédier à ces risques, certaines communes (La Trinité) ont eu recours à des ouvrages de défense comme des enrochements ou des digues, mais ces solutions couteuses se révèlent souvent temporaires ou inadéquates, comme la tempête Cynthia l’a aussi mis en évidence en France hexagonale à Oléron. D’autres, comme Le Prêcheur, ont développé des solutions innovantes d’adaptation à la transition écologique par déplacement de la population impactée et déplacement en sécurité du centre-bourg dans les hauteurs. Cette opération soutenue par le plan urbanisme construction architecture (PUCA), la DEAL de Martinique, reste cependant en attente des financements nécessaires. Il lui demande donc quel accompagnement de ces initiatives il pourrait mettre en œuvre dans la mesure où de telles initiatives sont une réponse conséquente au changement climatique qui se pose avec d’autant plus d’acuité aux dits outre-mer ; il insiste sur l’opportunité qu’il y aurait pour le ministère des outre-mer à prendre des initiatives fortes en cette année symbolique de la mer lui qui est présent sur tous les océans du globe.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>290</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1909</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Agnès Firmin Le Bodo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Difficultés de la filière du transport maritime durable
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        290. — 25 mars 2025. — Mme Agnès Firmin Le Bodo alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les difficultés de la filière du transport vélique. La transition écologique impose de repenser le modèle de transport maritime et la filière du transport vélique incarne une alternative innovante et vertueuse. L’entreprise TOWT, basée au Havre, est un véritable pionnier du transport maritime décarboné. Avec deux navires déjà en opération, Anemos et Artemis et un troisième en construction, Atlantis, elle a récemment franchi une nouvelle étape dans son développement en annonçant les noms des six prochains voiliers-cargos, commandés aux chantiers bretons Piriou, qui viendront compléter sa flotte. D’ici fin 2027, ce seront ainsi huit navires qui assureront un transport maritime zéro émission à grande échelle. Cette ambition se concrétisera dès mars 2026 avec l’arrivée du premier des six nouveaux voiliers-cargos, suivie d’un lancement tous les trois mois. Cette cadence doit permettre à TOWT d’intensifier ses routes et d’augmenter la fréquence de ses traversées pour répondre à une demande croissante. Pourtant, ce dynamisme est aujourd’hui menacé. La suppression de l’exonération de charges sociales dont bénéficiait la filière, lors du vote du budget 2025, entraîne une hausse soudaine des coûts d’exploitation de 25 %, compromettant l’équilibre économique de cette entreprise et mettant en péril tout le secteur du transport à la voile en France. Le président de l’entreprise a publiquement alerté ces derniers jours en annonçant qu’il serait contraint d’abandonner le pavillon français pour assurer la survie de son entreprise. TOWT est un armateur français, construisant en France, transportant des produits français. Il n’est pas possible de se résoudre à ce qu’une entreprise innovante et respectueuse de l’environnement doive envisager de naviguer sous un autre pavillon faute d’un cadre fiscal et social adapté en France. Face à cette situation critique, elle lui demande comment elle entend accompagner et soutenir ce secteur stratégique afin d’éviter que ces entreprises ne soient contraintes de se délocaliser et que la France ne perde son leadership dans le domaine du transport maritime durable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>291</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1909</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Berrios</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Révision du Fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        291. — 25 mars 2025. — M. Sylvain Berrios appelle l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la nécessaire révision du mécanisme de Fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR) mis en place en 2010 pour les collectivités territoriales. En effet, l’article 78 de la loi de finances pour 2010 prévoyait un mécanisme pérenne destiné à assurer la stricte neutralité financière de la réforme de la taxe professionnelle pour les ressources des collectivités. Toutefois, les enveloppes prélevées ou reversées par l’intermédiaire de ce mécanisme sont figées ; reconduites tous les ans, sans indexation ou réévaluation pourtant nécessaires face à l’évolution de la fiscalité locale. La ville de Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne, est ainsi prélevée chaque année à hauteur de plus de 15 millions d’euros au titre du FNGIR, soit près de 10 % de ses recettes réelles de fonctionnement. Le Parlement a adopté à l’article 79 de la loi de finances pour 2021 un dispositif prévoyant pour les communes et les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre - pour lesquels le prélèvement au titre du FNGIR représente plus de 2 % de leurs recettes réelles de fonctionnement et ayant subi depuis 2012 une diminution de plus de 70 % de leurs bases de cotisation foncière des entreprises (CFE) - une dotation de l’État équivalente à un tiers de leur contribution au FNGIR. Ce dispositif introduit par la loi de finances pour 2021 et visant à alléger le poids du prélèvement réalisé au titre du FNGIR est extrêmement restrictif et exclut de fait certaines communes comme Saint-Maur-des-Fossés. Enfin, les transferts du mécanisme de redistribution de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises vers la métropole du Grand Paris et de la cotisation foncière des entreprises (CFE) vers les territoires, au détriment des communes, auxquels s’ajoutent la baisse continue de la dotation globale de fonctionnement (DGF), passée à Saint-Maur-des-Fossés de plus de 20 millions d’euros en 2014 à 6,5 millions d’euros en 2022, ainsi que les départs d’importantes entreprises du territoire de la ville, rendent le mode de calcul du mécanisme du FNGIR totalement obsolète et conduisent à une profonde iniquité au détriment de la commune se voyant ponctionner injustement 15 millions d’euros tous les ans. Il souhaite donc savoir comment il envisage de faire évoluer ce mécanisme obsolète, mis en place il y a quatorze ans, engendrant une grande iniquité dans le système de péréquation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>292</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1910</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Maximi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>PSE à Auchan et conséquences dans le Puy-de-Dôme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        292. — 25 mars 2025. — Mme Marianne Maximi alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur la fermeture annoncée de l’hypermarché Auchan Nord à Clermont-Ferrand et la suppression de onze postes à Aubière. Au total, plus de 200 emplois vont disparaître dans le Puy-de-Dôme, conséquence du plan de licenciement annoncé par la direction d’Auchan le 5 novembre 2024. Dans le même temps, la famille Mulliez, propriétaire d’Auchan, perçoit des aides publiques et se verse un milliard d’euros en dividendes par l’intermédiaire de son autre enseigne, Decathlon. Alors que des vendeurs sont licenciés à Aubière, Auchan recrute actuellement des « équipiers de magasin » pour des missions similaires. La fermeture de l’hypermarché Auchan Nord à Clermont-Ferrand aura des conséquences dramatiques pour Croix-de-Neyrat, un quartier populaire qui souffre déjà de la relégation et de la destruction des services publics de proximité. D’autant plus que la galerie commerciale qui accompagne l’hypermarché abrite des commerces de proximité aujourd’hui menacés de fermeture. Face à cette injustice, pendant que les habitants, associations, commerçants et salariés se mobilisent, l’État, lui, reste absent. Auchan, contraint par la loi Florange de rechercher un repreneur, a publié une offre biaisée. L’enseigne affirme que le centre commercial est à une heure du centre-ville en transport en commun, alors qu’il ne faut que 22 minutes. Cette manœuvre s’inscrit dans la droite ligne des propos cyniques du PDG d’Auchan, qui justifiait la fermeture du Auchan Nord à cause du trafic de drogue. Après l’avoir invité, Mme la députée invite également Mme la ministre à effectuer le déplacement pour constater que ce quartier n’a rien à voir avec la caricature honteuse qui en est faite. Devant tant de malhonnêteté, les organisations syndicales ont rejeté le PSE début mars 2025. La DREETS doit désormais donner son avis sur ce PSE ce mois-ci. Dans ce contexte, le Gouvernement en contrôlera-t-il la régularité et contraindra-t-il la famille Mulliez à proposer des reclassements pour préserver la vie de quartier et les emplois à Clermont-Ferrand ? Il y a urgence à agir, pour l’avenir des salariés, pour le quartier Croix-de-Neyrat et pour la dignité de ses habitants qui ne sont pas des citoyens de seconde zone. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>293</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1910</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claire Lejeune</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Avenir de l’hôpital de Juvisy-sur-Orge
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        293. — 25 mars 2025. — Mme Claire Lejeune alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation de l’hôpital de Juvisy-sur-Orge. Décidée en 2008, la fermeture des services de chirurgie et de maternité a engendré un processus de dégradation très importante de l’accès aux soins dans la 7e circonscription de l’Essonne et plus largement, dans le Nord-Essonne. En effet, l’hôpital de Juvisy jouait un rôle social et sanitaire majeur sur ce territoire puisque 70 % des femmes de Grigny, ville la plus pauvre de France métropolitaine, y accouchaient. Cette dégradation de l’offre de soins s’est poursuivie jusqu’à la fermeture totale des services maintenus à l’hôpital de Juvisy : la médecine interne en 2020, puis le service de soins palliatifs, les urgences et le service d’imagerie médicale en 2024. Ainsi, les patients de la circonscription de Mme la députée sont redirigés vers l’hôpital de Saclay pourtant situé à plus de 35 minutes, lorsque la circulation est fluide, engendrant une « perte de chance » considérable pour eux, ainsi qu’une sur-mobilisation des équipes de pompiers, puisque le temps de prise en charge s’est considérablement allongé. Face à cela et à des urgences déjà saturées à Saclay, les patients du territoire sont également redirigés vers les urgences des hôpitaux de Longjumeau et de Villeneuve-Saint-Georges, elles-mêmes saturées, conduisant à une perte de chance pour les habitants. Deux jeunes femmes de 26 et 20, dont l’une était juvisienne, y sont d’ailleurs décédées en ce début d’année dans des circonstances pouvant laisser penser à des « morts évitables ». La réouverture du site de Juvisy-sur-Orge, vendu au groupe privé Clariane qui y entreprend les travaux, prévue pour l’instant pour le second trimestre 2027, ne remplacera pas un hôpital public de plein exercice. Le centre médical d’appui ouvert avec plusieurs mois de retard n’est un palliatif que très insuffisant. Ce manque criant d’anticipation et de moyens a des conséquences dramatiques sur l’accès aux soins des habitants de l’Essonne. Elle l’interroge donc sur ce qu’il compte faire pour que les habitants de la 7e circonscription de l’Essonne aient à nouveau accès à des soins de qualité et un service public de santé à Juvisy-sur-Orge.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>294</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1911</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Bex</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Moratoire sur le solaire en toiture favorisant l’agrivoltaïsme
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        294. — 25 mars 2025. — M. Christophe Bex interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique concernant le moratoire sur le solaire en toiture favorisant les grands projets d’agrivoltaïsme. Depuis plusieurs années, le Gouvernement affiche son ambition d’accélérer le déploiement des énergies renouvelables afin d’assurer la transition énergétique et garantir la souveraineté du pays. Et depuis juillet 2024, les habitants de Haute-Garonne sont effectivement les champions de France des panneaux solaires, avec 104 MW en autoconsommation individuelle. Pourtant, la dernière programmation pluriannuelle de l’énergie réduit les objectifs pour l’énergie photovoltaïque, privilégiant ainsi l’agrivoltaïsme et les installations de grande taille, au détriment des petits projets : 41 % sur petites et moyennes toitures ; 5 % sur petites installations au sol ; 54 % sur grandes installations, correspondant à 38 % au sol et 16 % sur toiture. Cette orientation inquiète fortement les acteurs de la filière solaire en toiture, qui permettent un développement des énergies renouvelables sans empiéter sur les terres agricoles. La révision brutale du tarif S21, divisant par trois le tarif de rachat pour les particuliers, pénalise également lourdement celles et ceux qui ont fait le choix de produire leur propre énergie. Alors que plus de 150 hectares de terres agricoles du Volvestre sont menacés par des projets photovoltaïques industriels, la filière solaire en toiture, mais aussi les petits agriculteurs souhaitant bénéficier des aides de l’État, sont ainsi sacrifiés au profit d’un agrivoltaïsme qui échappe aux règles d’artificialisation et dont la valeur est accaparée à 97 % par les industriels. Cette pratique ne garantit aucun partage de la valeur avec les agriculteurs, rend quasi impossible l’achat de foncier agricole et n’est soumise à aucune règle contraignante de remise en état. Et les pertes de rendement agricole sont bien réelles. Comment le Gouvernement peut-il justifier une décision qui accélère l’accaparement des terres agricoles par des acteurs énergétiques industriels, alors que l’ADEME affirme qu’il est tout à fait possible d’atteindre les objectifs de 100 GW en équipant les toitures individuelles, entrepôts, parkings et autres surfaces déjà artificialisées ? À la lumière de ces informations, il lui demande si le Gouvernement prendra la mesure des dangers de l’agrivoltaïsme et agira en conséquence lors de l’examen de la proposition de loi encadrant l’agrivoltaïsme, le mardi 1er avril 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>295</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1911</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Épiceries solidaires menacées par la prime Ségur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        295. — 25 mars 2025. — M. Rodrigo Arenas alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation du réseau des épiceries solidaires et notamment du réseau de l’association nationale des épiceries solidaires. Réparties sur l’ensemble du territoire français, les épiceries solidaires permettent aujourd’hui à des milliers de personnes, en France, de manger à leur faim. Chaque jour, ce sont des familles, des étudiants, des retraités qui doivent passer par ce réseau solidaire pour acquérir, à des prix très abordables, des produits de première nécessité. M. le député a lui-même dans sa circonscription des épiceries dont l’existence est mise en péril. En effet, aujourd’hui, ce réseau est menacé par l’obligation qui lui est faite de verser des primes à ses salariés via le Ségur (qui a été étendu et désormais concerne les épiceries sociales et solidaires). Ce montant est évalué par le réseau Andes à environ 7 millions d’euros, ce qui n’est pas supportable pour une partie de ces épiceries, d’autant que ce versement est rétroactif (depuis 2024). Il serait incompréhensible que les associations du domaine de la santé soient financées par l’État, mais pas les épiceries qui doivent le faire sur leurs fonds propres. Il souhaite savoir si le Gouvernement prévoit bien de satisfaire à la demande du réseau des épiceries solidaires, à savoir financer cette prime.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>296</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1912</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Action de l’État dans les Ardennes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        296. — 25 mars 2025. — M. Jean-Luc Warsmann appelle l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les perspectives d’action de l’État sur le territoire des Ardennes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>297</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1912</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Bruneau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Devenir de l’ancienne maison d’arrêt de Caen
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        297. — 25 mars 2025. — M. Joël Bruneau interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur le devenir de l’ancienne maison d’arrêt de Caen. Celle-ci a fermé ses portes le 3 décembre 2023. Elle était alors l’une des plus vieilles de France encore en activité, avec des conditions de détention qui n’étaient plus satisfaisantes. Aujourd’hui, face à la surpopulation carcérale en France, il serait question de la rouvrir. Ce choix ne saurait être compris, ni par les habitants, ni par les élus locaux. En effet, les habitants attendent avec impatience le projet de renouvellement de cet ensemble qui se situe au cœur d’un quartier en pleine mutation. Suite à la publication de l’appel à idée de l’État et la volonté des élus de préserver au moins une partie du lieu en mémoire des 77 fusillés du 6 juin 1944, ce sujet a fait l’objet d’un véritable engouement local. De plus, il faut rappeler que si le projet de reconstruction d’une nouvelle maison d’arrêt à pu être mené dans de bonnes conditions, avec une reconstruction sur le territoire de Caen la mer, cela est en partie dû à l’engagement et à la mobilisation des élus locaux. Il souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>298</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1912</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Engrand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Allocation de solidarité aux personnes âgées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        298. — 25 mars 2025. — Mme Christine Engrand appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation préoccupante des aînés et plus particulièrement de ceux qui perçoivent l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), anciennement appelée minimum vieillesse. Dans une France où l’inflation pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des plus modestes et où le coût de la vie ne cesse d’augmenter, il apparaît essentiel de s’interroger sur les disparités existantes entre les retraités ayant travaillé toute leur vie avec des salaires modestes et ceux bénéficiant de l’ASPA sans avoir cotisé ou avec des cotisations très limitées. Aujourd’hui, une personne seule bénéficiant du minimum vieillesse perçoit 1 034,28 euros par mois en 2025. Dans le même temps, de nombreux retraités ayant travaillé toute leur vie, parfois avec des salaires modestes, comme les aides à domicile, les ouvriers ou les employés, ne perçoivent que de très faibles pensions allant de 750 euros à 1 100 euros par mois après des décennies d’efforts ; une injustice flagrante qui mine la confiance dans le système de répartition et de redistribution. Il convient également de noter la présence d’un angle mort statistique car l’opacité des chiffres relatifs aux bénéficiaires étrangers du minimum vieillesse et de l’ASPA constitue une lacune majeure dans l’évaluation de la politique sociale. Depuis plus d’une décennie, le Gouvernement ne publie plus de données précises sur l’origine des allocataires, comme s’il cherchait à cacher une réalité dérangeante sous le tapis du déni. Pourtant, des chiffres datant de 2009 sont sans équivoque : sur 70 860 bénéficiaires du SASPA, 25 205 étaient étrangers, soit plus d’un tiers (35,5 %). Parmi eux, seulement 3 % (soit 2 204) provenaient d’un pays de l’Union européenne, tandis que 32 % (22 803) étaient ressortissants de pays hors de l’Espace économique européen. Voilà la triste réalité : une aide financée par les Français, mais dont une part croissante des bénéficiaires sont des étrangers extra-européens. Cette situation pose une question fondamentale de justice sociale : alors que de nombreux retraités ayant travaillé toute leur vie peinent à joindre les deux bouts, le système continue d’attribuer cette allocation à des personnes n’ayant parfois jamais cotisé en France. Dans le Pas-de-Calais, de nombreux retraités font part de leur colère et de leur désarroi. Après une vie de labeur, certains doivent reprendre un emploi car leur pension est insuffisante pour vivre et dans le même temps, d’autres perçoivent des allocations sans avoir cotisé, nourrissant un sentiment d’injustice. Dans un contexte budgétaire contraint, Mme la députée demande comment le Gouvernement entend garantir que ceux qui ont travaillé toute leur vie soient mieux rémunérés que ceux n’ayant jamais cotisé. Elle lui demande également si le Gouvernement envisage de conditionner l’accès à l’ASPA à une durée minimale de cotisation en France, comme cela existe dans d’autres pays européens. Enfin, elle lui demande si le Gouvernement a conscience que cette situation nourrit un profond sentiment d’injustice chez les Français et contribue à la défiance envers le système de redistribution.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>299</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1913</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Errante</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Cybersécurité et accompagnement des entreprises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        299. — 25 mars 2025. — Mme Sophie Errante appelle l’attention de M. le ministre des armées sur l’accompagnement des entreprises en matière de cybersécurité. La cybersécurité est aujourd’hui un enjeu stratégique majeur pour la France. Les attaques récentes visant des hôpitaux, des collectivités territoriales ou encore des entreprises sensibles rappellent combien les infrastructures numériques françaises restent exposées, menaçant la sécurité des données, la continuité des services publics et, plus largement, la souveraineté économique du pays. Dans ce contexte, la montée en puissance des capacités de cyberdéfense, notamment dans le domaine militaire, constitue une avancée notable. La sécurisation des jeux Olympiques de Paris 2024 en est une illustration : l’anticipation des risques et la coordination étroite entre services de l’État et acteurs privés ont permis de bâtir un dispositif robuste, capable de détecter et de contrer des attaques potentielles en temps réel. Mais si ces efforts ont démontré leur efficacité pour protéger des infrastructures critiques et des évènements d’ampleur mondiale, la question de la transférabilité de ces compétences se pose. De nombreuses entreprises, notamment les entreprises publiques locales et les PME, restent insuffisamment armées face aux cybermenaces, souvent faute de moyens ou d’un accompagnement adapté. Aussi, elle lui demande comment le Gouvernement entend s’appuyer sur ces acquis pour mieux protéger l’ensemble du tissu économique et quels dispositifs il compte renforcer ou mettre en place pour permettre aux structures les plus vulnérables d’accéder aux expertises et aux outils nécessaires à leur cybersécurité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>300</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1913</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fouquart</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Achèvement et mise en service du contournement de Martigues/Port-de-Bouc
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        300. — 25 mars 2025. — M. Emmanuel Fouquart attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’achèvement du contournement de Martigues/Port-de-Bouc. Le coût total de l’opération dont la nécessité a été établie il y a 50 ans est estimé à 180 millions d’euros. Aujourd’hui, le solde du financement étatique contractualisé dans le CPER de la génération 2021-2027 est estimé à 55 millions d’euros. Chaque jour, la RN 568 est empruntée par 70 000 véhicules traversant les communes, dont un nombre alarmant de camions transportant des matières dangereuses. Cette situation met en péril la sécurité des familles, des écoles, fragilise la structure des bâtiments alentours et porte atteinte à l’environnement sonore et naturel. Avec les projets de développement prévus au Grand port maritime de Marseille et sur la zone industrialo-portuaire (ZIP) de Fos-sur-Mer, il est manifeste que le trafic devrait encore augmenter, exacerbant les problèmes actuels. Il lui demande donc si les crédits nécessaires à l’achèvement du contournement sont prévus afin de réaliser la mise en service pour l’année 2027.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>301</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1913</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Retard des travaux de mise à 2x2 voies RN 141 entre Angoulême et Limoges
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        301. — 25 mars 2025. — Mme Caroline Colombier interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les travaux de mise à deux fois deux voies de la RN 141 / Centre Europe Atlantique entre Angoulême et Limoges. Fin 2024, lors du comité de pilotage, l’État a annoncé qu’un tronçon de plus d’un kilomètre resterait à deux fois une voie à hauteur de la commune de Chasseneuil-sur-Bonnieure en Charente mais aussi que l’aire de repos prévue à proximité de la commune de Nieuil ne serait pas mise en service avant 2030. Pourtant promise depuis plusieurs années et sans cesse repoussée, la fin des travaux sur cet axe de circulation essentiel pour toute une région ne semble jamais voir le jour. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement compte tenir ses engagements envers les Charentais et les collectivités et notamment au sein du contrat de plan État-région 2023-2027.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>302</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1913</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pérennité du CHIC de Marmande-Tonneins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        302. — 25 mars 2025. — Mme Hélène Laporte appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les inquiétudes du personnel et des patients du centre hospitalier intercommunal (CHIC) de Marmande-Tonneins quant à la pérennité de la structure. Établi autour des deux agglomérations les plus importantes du nord-ouest du département du Lot-et-Garonne, le CHIC de Marmande-Tonneins couvre une population de 110 000 habitants. Depuis 2019, son déficit budgétaire s’accroît continuellement, atteignant désormais 10 millions d’euros, en raison d’une augmentation des dépenses se conjuguant à une baisse d’activité (en dépit d’une augmentation de certaines d’entre elles - notamment le service de maternité et les actes gynécologiques). Dans ce contexte, le conseil régional de Nouvelle Aquitaine a décidé une réduction du nombre de places de formation à l’institut de formation du personnel soignant, celui-ci passant de 75 à 52. Cette décision est de nature à contribuer à la dégradation de l’offre de soins dans le bassin marmandais et tonneinquais. M. Philippe Meyer, directeur du CHIC, ayant annoncé son départ au cours de l’été 2025, de fortes inquiétudes ont vu le jour au sein du personnel et de la patientèle du centre quant à la perspective éventuelle d’une direction unique, partagée avec le centre hospitalier Agen-Nérac, qui irait à terme dans le sens d’un éloignement croissant de la population avec les services de santé. Elle lui demande de lui assurer que la structure et les moyens qui lui sont affectés seront maintenus afin de préserver la situation du Marmandais en matière d’accès aux soins, laquelle s’est fortement dégradée durant les années écoulées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>303</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1914</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibaut Monnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Application de la loi SRU dans la commune de Châteauneuf-sur-Isère
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        303. — 25 mars 2025. — M. Thibaut Monnier appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur l’application de la loi SRU dans la commune de Châteauneuf-sur-Isère, commune de 4 200 habitants située dans le département de la Drôme. Son maire, M. Frédéric Vassy, vient de démissionner de son mandat pour dénoncer l’obligation de construire 250 logements sociaux supplémentaires, ce qui est tout simplement impossible compte tenu des spécificités du territoire communal : le centre-ville ne peut pas accueillir autant de constructions et la commune est couverte par une zone agricole protégée, ce qui interdit toute extension urbaine. Les nombreuses demandes d’aide adressées par M. le maire au ministère du logement sur la difficulté d’application de la loi SRU, ainsi que le courrier envoyé par M. le député, en date du 7 février 2025, restent, à ce jour, sans réponse. Il lui demande si le Gouvernement prévoit d’alléger les dispositions de la loi SRU afin d’aider les élus locaux à conduire une politique d’aménagement du territoire respectueuse du cadre de vie des habitants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>304</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1914</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Boulogne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Développement du trafic de stupéfiants en Meurthe-et-Moselle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        304. — 25 mars 2025. — M. Anthony Boulogne appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le développement du trafic de stupéfiants en Meurthe-et-Moselle. En février 2025, un vaste réseau de narcotrafiquants a été démantelé dans l’agglomération nancéenne (Nancy, Laxou, Maxéville), donnant lieu à quatorze interpellations, la saisie de 90 kilos de stupéfiants, d’armes à feu, dont une arme de guerre et de 90 000 euros en espèces. À Moivrons, la police a découvert un laboratoire de coupe et de conditionnement de l’héroïne. La Meurthe-et-Moselle, en plus d’être gangrénée par le trafic de drogues, devient également un lieu de production à part entière, témoignant de l’emprise territoriale des narcotrafiquants. De nombreuses petites communes rurales sont touchées, notamment dans le bassin mussipontain. Il lui demande donc de lui détailler quelles mesures il compte prendre afin de renforcer la lutte contre le trafic de stupéfiants, assurer le démantèlement des réseaux existants et rétablir la sécurité des habitants du département.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>305</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1914</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Théo Bernhardt</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Quelles mesures de soutien pour l’entreprise ALM-MECA ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        305. — 25 mars 2025. — M. Théo Bernhardt appelle l’attention de M. le ministre des armées sur la situation de la société ALM-MECA, seule PME française spécialisée dans la production de micro-turbines pour drones. Cette entreprise, reconnue pour son savoir-faire unique et partenaire du programme « Veloce 330 » de la direction générale de l’armement (DGA), traverse une situation financière critique. Elle doit lever des fonds rapidement pour assurer sa pérennité et éviter un rachat par des capitaux étrangers. Des contacts ont été établis avec plusieurs industriels français, dont SAFRAN et Dassault, mais n’ont pas encore abouti à un soutien concret. Par ailleurs, la DGA dispose d’un fonds de soutien aux fournisseurs stratégiques qui pourrait être mobilisé. Il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour soutenir ALM-MECA et garantir la souveraineté nationale dans ce domaine stratégique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>306</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1915</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arthur Delaporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Hébergement dans le Calvados
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        306. — 25 mars 2025. — M. Arthur Delaporte alerte Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les difficultés d’accès au logement dans le Calvados. L’agglomération caennaise, en zone tendue depuis 2023, connaît un rebond d’attractivité qui sature l’offre de logements en particulier pour les étudiants et les familles issues de la classe moyenne ou encore les jeunes actifs. L’accès à un logement social est extrêmement difficile, y compris pour les villes jouxtant Caen. M. le député a déjà alerté à de nombreuses reprises le Gouvernement concernant l’hébergement d’urgence et l’insuffisance de la réponse de l’État pour protéger de la rue de nombreux publics vulnérables, comme les femmes victimes de violences ou les familles avec de jeunes enfants. Malheureusement, la situation critique que connaît le Calvados ne se limite pas à l’hébergement d’urgence mais s’étend également au parc locatif privé et social. Par ailleurs, le prix du m2 a bondi de 47 % en 5 ans, particulièrement à Caen où l’augmentation est de 9 %, entraînant une spirale infernale de l’accès au logement à la fois pour les primo-accédants mais aussi pour la classe moyenne. S’agissant du parc social, à Caen ou à Hérouville-Saint-Clair, l’attente s’élève en moyenne à 19 mois, ce qui est évidemment inadmissible. Aussi, M. le député interroge Mme la ministre sur l’urgence pour l’État d’apporter une réponse à la crise du logement dans le Calvados, premier poste de dépenses des Français mais aussi première préoccupation. Quels moyens l’État compte-t-il mettre en œuvre pour répondre à la crise de l’hébergement d’urgence, renforcée dans le Calvados par la fin d’un marché public avec un entrepreneur véreux ? Comment accompagnera-t-il l’accès des jeunes, étudiants en particulier, à un logement abordable ? Que faire pour faciliter l’accès au logement social ? Il lui demande ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>307</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1915</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Mise en place des ZFE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        307. — 25 mars 2025. — M. Gérard Leseul interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche au sujet de la mise en place progressive des zones à faibles émissions mobilité et aux mesures d’accompagnement qu’il convient de mettre en œuvre. Les zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m) ont été créées par la loi d’orientation des mobilité, dite LOM, et la loi portant lutte contre le dérèglement climatique et renforçant la résilience face à ses effets, dite « climat et résilience ». Dès l’adoption de ces textes et avec la création de plus d’une trentaine de ZFE-m, de très nombreuses questions ont été posées tant sur les moyens pour obtenir l’adhésion des personnes impactées que sur les mesures d’accompagnement des particuliers et des professionnels à mettre en œuvre. Aussi M. le député et M. Bruno Milienne ont mené à partir de juillet 2022 une mission flash visant à faire émerger des recommandations et des bonnes pratiques pour accompagner au mieux les personnes impactées par une ZFE-m et pour favoriser l’acceptabilité sociale d’un dispositif nécessaire à l’amélioration de la qualité de l’air sur le territoire. Opposés à l’idée d’une écologie de l’exclusion et tout en souhaitant lutter efficacement contre la pollution de l’air dans les aires urbaines, les rapporteurs ont fait des propositions concrètes pour améliorer le dispositif et le rendre plus progressif et acceptable. Ils proposent notamment de renforcer l’information et la communication sur les ZFE-m et sur leur effet sur la qualité de l’air. Pour accepter de modifier ses mobilités individuelles ou familiales, il est essentiel de comprendre l’intérêt et l’impact de ces mesures. Ils proposent d’introduire de l’agilité et de la souplesse dans la mise en place de ces mesures avec notamment un retour à l’usage. En effet, l’usage exceptionnel doit être possible pour tous et pour tout type de voiture pour garantir à chacun une liberté d’accéder à l’ensemble des services et des loisirs qui se trouvent dans les principales aires urbaines. Plusieurs collectivités comme la métropole Rouen Normandie se sont saisies de cette proposition. Ils proposent d’accélérer le déploiement des mobilités alternatives à la voiture dans les territoires impactés. Là encore, comment demander à des usagers de laisser leur voiture au garage, si aucune solution alternative n’existe ? Ils proposent de mieux cibler les aides à l’acquisition d’un véhicule plus propre pour passer d’une logique d’incitation à une logique de solidarité. Pour éviter une exclusion sociale des centres villes, il est essentiel d’accompagner spécifiquement les ménages les plus modestes. Le leasing social est une première réponse qui n’est clairement pas suffisante pour relever le défi du verdissement du parc. Ils proposent d’améliorer l’accompagnement des ménages pour le changement de leur véhicule avec la mise en place d’un guichet unique des aides nationales et locales, mais aussi avec l’élargissement du prêt à taux zéro garanti par l’État et notamment en direction des personnes qui bénéficient d’un accompagnement social auprès d’un réseau qualifié. Près de 2 ans après ce rapport, après le dépôt d’une proposition de loi, après un discours du ministre Béchu pour saluer la pertinence des propositions faites. Force est de constater que les annonces n’ont pas été suivies des faits. Alors que le déploiement des ZFE se poursuit, il l’interroge pour avoir connaissance de l’état d’avancement de la mise en place de ces mesures de bon sens qui doivent permettre une meilleure acceptation de cette mesure de santé publique essentielle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>308</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1916</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Situation du tribunal judiciaire de Cherbourg-en-Cotentin
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        308. — 25 mars 2025. — Mme Anna Pic alerte M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation du tribunal judiciaire de Cherbourg-en-Cotentin. En 2019, la construction d’un nouveau palais de justice permettant le regroupement des juridictions judiciaire, commerciale et prud’homale était actée pour une réalisation annoncée à horizon 2028-2029. Répondant au programme d’optimisation de l’immobilier de la justice, ce projet, qui est inscrit dans la loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023 d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027, prévoyait notamment que le ministère se porte acquéreur du foncier dès cette année 2025, pour un lancement des opérations préalables entre 2025 et 2026. Ce calendrier n’ayant pas été confirmé à ce jour, parlementaires, élus locaux, professionnels et administrés s’interrogent quant à son actualité et s’inquiètent des préjudices que cet état de fait pourrait porter au projet. De surcroît, le tribunal judiciaire de Cherbourg-en-Cotentin rencontre depuis le début de l’année 2025 un contexte de sous-effectif lié au départ, non remplacé, d’un juge des enfants. Le nombre de magistrats du siège, déjà insuffisant, est ainsi passé de 10 à 9. Cette vacance de poste n’est pas sans conséquence sur le bon fonctionnement du tribunal dans un contexte d’accroissement notable (+ 50 % entre 2023 et 2024) du nombre de saisines. Dès lors, le remplacement du magistrat manquant apparaît comme un impératif pour assurer le bon fonctionnement du service public de la justice et pour répondre aux attentes légitimes de justiciables attachés à la justice de proximité. À cette fin, M. le ministre Dupont-Moretti avait par ailleurs annoncé, en son temps, la création d’un poste supplémentaire de magistrat du siège et d’un poste de greffier au sein du tribunal. Ainsi, elle souhaite connaître ses intentions pour concrétiser, dans le calendrier annoncé, la réalisation du nouveau tribunal judiciaire de Cherbourg-en-Cotentin et pour répondre à la problématique de ressources humaines dont il fait l’objet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>309</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1916</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Céline Hervieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Prise en charge des étudiants exilés, refugiés ou demandeurs d’asile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        309. — 25 mars 2025. — Mme Céline Hervieu alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la situation des étudiants exilés. En France, les étudiants exilés - réfugiés ou demandeurs d’asile - font face à de nombreuses difficultés pour poursuivre leurs études dans de bonnes conditions. 430 466 étudiants étrangers étaient inscrits dans l’enseignement supérieur français l’an dernier. Pourtant, on ignore combien d’entre eux sont des étudiants exilés. Le Préambule de la Constitution de 1946 proclame que « Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d’asile sur les territoires de la République ». Au-delà d’un devoir humanitaire, l’accueil de ces étudiantes et étudiants en France est aussi une question cohérence avec les principes républicains, à l’heure où des conflits et des crises partout dans le monde forcent de nombreux jeunes à fuir leur pays. Or les obstacles qu’ils rencontrent sont considérables. D’abord, ils font face aux difficultés communes à tous les étudiants, notamment l’accès au logement ou à une alimentation de qualité. Mais aux obstacles traditionnels s’ajoutent des barrières spécifiques, qui nécessitent une réponse adaptée. Ainsi, la complexité du système universitaire les laisse souvent démunis. Ils doivent s’orienter seuls dans un labyrinthe de plateformes d’admission - Parcoursup, Mon Master, eCandidat -, avec des critères différents et peu adaptés à leurs parcours. Sur Parcoursup, il est obligatoire de saisir les notes des trois années de lycée et celles du baccalauréat. Comment exiger cela de jeunes qui ont fui dans l’urgence ? Enfin, leur intégration est entravée par des frais administratifs supplémentaires difficiles à assumer : entre 70 et 150 euros pour un test de français, entre 30 et 50 euros pour la traduction d’un document, jusqu’à 90 euros pour faire reconnaître leur diplôme en France. Certes, certaines universités tentent d’apporter des solutions, notamment avec les programmes « Passerelle » qui prennent en charge certains frais et offrent un accompagnement linguistique et académique. Depuis la guerre en Ukraine, ces initiatives se sont multipliées : il y en avait, début 2024, 39, dont 15 en région parisienne. De plus, sept établissements ont instauré une procédure de candidature unique pour les étudiants exilés. Mais ces dispositifs restent insuffisants et trop dépendants des volontés locales, ce qui laisse de nombreux étudiants seuls après leur admission. Or 50 % des étudiants échouent en première année. Ce taux d’échec révèle un manque de soutien structurel. Pour ces jeunes, poursuivre leurs études en France est bien plus qu’un projet académique : c’est la possibilité de reconstruire leur avenir. Aussi, elle souhaiterait savoir quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour améliorer l’accès et la réussite des étudiants exilés dans l’enseignement supérieur français et ainsi faire en sorte que la France soit véritablement à la hauteur de ses responsabilités à leur égard.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>310</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1917</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Fayssat</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Menace sur le club de tir de La Ciotat
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        310. — 25 mars 2025. — M. Olivier Fayssat appelle l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la situation préoccupante du club de tir de La Ciotat, lequel compte environ 1 300 membres, tous licenciés. Le tir sportif est une discipline olympique et la France peut se prévaloir de performances notables dans cette discipline, avec plusieurs athlètes médaillés. Le club de tir de La Ciotat, fondé il y a près de soixante ans, constitue un acteur essentiel tant pour la pratique du tir sportif que pour l’entraînement des forces de sécurité. Il met notamment ses infrastructures à la disposition des forces de police et des quelque 600 agents pénitentiaires (notamment ceux des Baumettes, particulièrement exposés récemment) qui y effectuent leurs séances obligatoires de tir, nécessaires à leur formation et, par extension, à la sécurité publique. Toutefois, le club est confronté à une situation menaçant directement sa pérennité. En effet, alors que le stand de tir le plus proche, situé à Allauch, a récemment fermé à la suite de plaintes du voisinage, le club de La Ciotat représente l’une des dernières installations ne suscitant aucune nuisance pour des riverains, étant situé sans voisinage immédiat. Or, en 2012, son site d’implantation a été intégré au Parc national des Calanques et le terrain concerné a été cédé par la municipalité de La Ciotat au Conservatoire du littoral, sans qu’une concertation préalable n’ait été organisée avec les parties prenantes et après une délibération du conseil municipal de La Ciotat faisant état d’un terrain non bâti (ce qui était faux et qui l’est encore à ce jour). Depuis lors, des mesures ont été mises en œuvre en vue de restreindre l’activité du club, pouvant aller jusqu’à entraîner sa fermeture. Il y a notamment eu une demande d’un loyer annuel de 100 000 euros, alors que, jusqu’à présent, le terrain était mis à disposition par la commune en contrepartie de son entretien par l’association gestionnaire. Suite aux protestations de M. le député, ce montant a été ramené à 6 % du résultat net de l’association, selon les termes de la proposition du Conservatoire du littoral. Malheureusement, le chiffre retenu par le Conservatoire du littoral (14 000 euros) correspond à 6 % du chiffre d’affaires annuel et non du résultat (ce qui ferait un loyer de 200 euros par an). Et cette proposition s’inscrit dans le cadre d’un bail temporaire de 3 ans non renouvelable, donc inacceptable. Cette situation interroge sur la politique menée à l’égard des stands de tir en France. Ces installations, en plus d’être essentielles pour les pratiquants du tir sportif, revêtent un intérêt général en permettant l’entraînement des forces de sécurité, qu’il s’agisse de la police nationale, de la police municipale ou des services pénitentiaires. Dès lors, la remise en cause d’une telle structure, qui respecte les règles en vigueur et n’occasionne aucune nuisance pour le voisinage, soulève une question d’intérêt public. En outre, il est d’usage que les collectivités ou organismes publics proposant des installations sportives appliquent des loyers adaptés aux associations à but non lucratif, parfois sous forme de conventions d’occupation du domaine public à des tarifs symboliques. Enfin, une relocalisation du club de tir apparaît difficilement envisageable, en raison de son coût élevé et du manque de terrains adaptés, rendant une telle option à la fois financièrement et matériellement disproportionnée, notamment dans un contexte de rigueur budgétaire. Aussi, M. le député sollicite l’intervention de Mme la ministre afin d’examiner la possibilité d’un transfert de propriété du terrain au bénéfice de l’association sportive concernée, ainsi que l’officialisation de l’acceptation de cette activité vieille de 60 ans par le Parc national des Calanques. Une telle solution permettrait de garantir la pérennité de cette discipline et de maintenir un équipement indispensable à la formation des forces de sécurité, dans l’intérêt général. Il lui demande ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>5297</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1939</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Déontologue de la présidence de la République
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5297. — 25 mars 2025. — Mme Christine Pirès Beaune interroge M. le Premier ministre à propos de l’institution d’un déontologue de l’Élysée. Dans une réponse écrite à Mme la députée publiée le 3 octobre 2023 (question n° 9578, p. 8770 JO), le Gouvernement a informé cette dernière que la présidence de la République travaillait « au choix d’un déontologue référent qui pourra être consulté par les agents concernés sur la mise en œuvre de ces préconisations et leur apporter tout conseil utile au respect de leurs obligations déontologiques ». À cette heure, aucun arrêté, ni communiqué ou document ne fait mention au JO ou sur le site de la présidence de la République de la création d’une telle fonction ou de la nomination d’une personnalité à ce poste. Elle lui demande d’indiquer si la création d’un déontologue de la présidence de la République est toujours d’actualité et, en pareille hypothèse, à quelle échéance celle-ci devrait avoir lieu.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5353</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1939</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibaut Monnier</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Abandon par l’État de l’entreprise Verney-Carron
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5353. — 25 mars 2025. — M. Thibaut Monnier appelle l’attention de M. le Premier ministre sur l’abandon par l’État de l’entreprise Verney-Carron, fleuron de l’armurerie française. Pour le prix d’un seul canon Caesar, l’État est sur le point d’abandonner l’un des derniers fleurons de l’armurerie française. Bien connue des chasseurs et des militaires, l’entreprise Verney-Carron, fondée en 1820 à Saint-Étienne, est le plus ancien fabricant français d’armes de petit calibre destinées à la sécurité et à la défense. Longtemps spécialisée dans les armes de chasse, l’entreprise familiale bicentenaire produit et commercialise également le lanceur de balles de défense (LBD) utilisée par les forces de sécurité intérieure (FSI). À l’heure où le Président de la République annonce que « des financements communs massifs seront décidés pour acheter et produire sur le sol européen des munitions, des chars, des armes et des équipements parmi les plus innovants », comment accepter que l’État abandonne un fleuron de l’industrie d’armement, garant de la souveraineté militaire de la France ? C’est pourtant ce qui est en train d’advenir suite au refus incompréhensible du ministère de l’économie et des finances de lui accorder un prêt de 4,5 millions d’euros via le Fonds pour le développement économique et social (FDES), octroyé par l’État à des entreprises pour accompagner leur restructuration financière et commerciale. Sans cette aide de l’État, Verney-Carron ne peut soutenir une stratégie industrielle à long terme, dans le prolongement de son héritage séculaire. Déjà affecté par une désindustrialisation conséquente, le bassin de Saint-Étienne ne méritait pas un tel abandon. Ce sont plus de 100 familles qui vont être impactées par cette décision de fermeture. Labellisée Entreprise du patrimoine vivant (EPV), Verney-Carron emploie plus de 70 salariés, qui sont déjà en chômage partiel depuis la fin d’année dernière. La France a déjà perdu l’entreprise Manhurin vendue aux Émirats Arabes Unis, il est temps de mettre un terme à cette hémorragie mortifère pour les emplois et la capacité de défense du pays. Il lui demande s’il peut empêcher la fermeture de cette entreprise et ordonner à Bercy d’accorder le prêt nécessaire à son sauvetage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5341</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1939</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Lemaire</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Sanctions financières infligées aux agents publics cumulant des activités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5341. — 25 mars 2025. — M. Didier Lemaire attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur les sanctions financières infligées aux agents de la fonction publique dans le cadre des cumuls d’activités. Les fonctionnaires ou agents publics qui exercent une activité en sus de leur activité professionnelle de fonctionnaire sont obligés d’obtenir l’autorisation de leur employeur public pour exercer une deuxième activité. Cette démarche est souvent méconnue par les agents. Lors d’un recours de l’administration publique envers son agent qui n’a pas sollicité l’autorisation de cumuler une deuxième activité, ce dernier se voit régulièrement condamné à reverser à l’administration toutes les sommes qu’il a pu percevoir au titre de l’activité non autorisée. Cette condamnation est difficile à comprendre, car les agents qui cumulent deux activités le font souvent parce qu’ils n’ont pas de ressources suffisantes et souhaitent ainsi améliorer leur revenu. La sanction financière leur demandant un remboursement des revenus gagnés grâce à leur deuxième emploi les place souvent dans une situation financière très complexe, d’autant plus qu’il peuvent en parallèle faire l’objet d’une procédure disciplinaire pouvant aller jusqu’à la révocation et donc la perte de leur emploi de fonctionnaire. Il lui demande s’il est envisageable d’alléger cette procédure ou d’alléger les peines encourues, afin de simplifier le cumul d’activité pour les agents de la fonction publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5385</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1940</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Illégalité de la circulaire du 2 août 2023 relative aux CIMM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5385. — 25 mars 2025. — M. Max Mathiasin alerte M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la décision du tribunal administratif de Toulouse du 19 mars 2025 déclarant illégale la circulaire du 2 août 2023 relative à la mise en œuvre des critères liés aux centres des intérêts matériels et moraux (CIMM) pour la prise en compte des congés bonifiés dans les trois fonctions publiques et pour la mobilité des fonctionnaires de l’État dans les territoires d’outre-mer. Cette circulaire a créé la catégorie des « critères irréversibles » permettant ainsi aux agents de bénéficier, sans limitation de durée, de la reconnaissance et du maintien de leur CIMM basé sur au moins trois critères « irréversibles » pour le même territoire ultramarin. Le tribunal administratif de Toulouse déclare que « Les énonciations précitées de la circulaire du 2 août 2023, qui précise les modalités d’appréciation du centre des intérêts matériels et moraux des agents publics pour l’attribution des congés bonifiés en créant la catégorie des « critères irréversibles » donnant droit au maintien sans limitation de durée de l’identification du centre des intérêts matériels et moraux des agents et ne laissant aucune marge d’appréciation aux autorités subordonnées sur ce point, revêtent un caractère réglementaire. Toutefois, en créant ainsi une condition nouvelle tenant à la prise en compte de « critères irréversibles » et à la conservation du bénéfice de la détermination du centre des intérêts matériels et moraux sans limitation de durée qui découle du fait pour un agent de remplir au moins trois de ces critères « irréversibles », le ministre de la transformation et de la fonction publiques et le ministre de l’intérieur et des outre-mer ont excédé le champ de compétence qui leur est dévolu en vertu de leur pouvoir d’organisation de leurs services respectifs. Par conséquent, la circulaire du 2 août 2023 est illégale ». Une telle décision, qui déclare illégale une circulaire prise il y a près de deux ans, risque de laisser la place à la subjectivité, à l’arbitraire et aux disparités dans les décisions des différentes administrations sur les congés bonifiés ou sur la mobilité ; elle risque également de créer une insécurité juridique pour tous les agents originaires d’un territoire d’outre-mer. Il lui demande comment il analyse la décision du tribunal administratif qui juge la circulaire du 2 août 2023 illégale et quelles suites il compte lui donner pour éviter l’arbitraire dans les décisions des administrations relatives aux congés bonifiés et à la priorité légale d’affectation des agents originaires des territoires d’outre-mer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5228</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1940</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jordan Guitton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Dangers de la flavescence dorée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5228. — 25 mars 2025. — M. Jordan Guitton interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la flavescence dorée. La flavescence dorée est une maladie grave qui affecte les vignes depuis les années 1950 en France. Classée parmi les jaunisses de la vigne, elle est considérée comme un fléau majeur pour la viticulture, mettant en péril la survie même des exploitations viticoles. Cette maladie, transmise par un insecte vecteur, la cicadelle, provoque le dépérissement puis la mort des ceps de vigne. L’un des aspects les plus préoccupants de la flavescence dorée est l’absence de traitement curatif. La seule solution pour limiter la propagation de la maladie est la détection puis l’arrachage systématique des pieds infectés. Lorsque plus de 20 % des ceps d’une parcelle sont touchés, l’arrachage de l’ensemble de la parcelle devient impératif. Cette mesure drastique peut avoir des conséquences économiques considérables pour les viticulteurs. En Champagne, la situation est particulièrement alarmante. Le nombre de pieds de vigne infectés par la flavescence dorée a été multiplié par dix en un an, passant de 1 100 en 2023 à plus de 10 000 en 2024. Cette progression fulgurante menace non seulement la production de champagne, fleuron du patrimoine viticole, mais aussi l’équilibre économique de toute une région. Face à cette situation critique, il est urgent de mettre en place des mesures concrètes et efficaces pour endiguer la propagation de la flavescence dorée. Il lui demande l’échéance de mise en application du nouvel arrêté ministériel relatif à la lutte contre la flavescence dorée. Il l’interroge également sur la possibilité d’une gestion spécifique des autorisations de plantation dans le cas d’arrachages liés à la lutte contre la flavescence dorée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5230</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1941</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Girard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Menaces des droits de douane américains sur les vins et spiritueux européens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5230. — 25 mars 2025. — M. Christian Girard attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les graves conséquences que pourraient avoir les droits de douane américains sur les vins et spiritueux européens. Le président des États-Unis a récemment annoncé son intention d’appliquer des droits de douane de 200 % sur les vins et spiritueux européens si l’Union européenne taxait le bourbon et les whiskies américains dans le cadre du conflit sur l’acier et l’aluminium. Cette menace soulève de vives inquiétudes au sein de la filière viticole française. Elle entraînerait l’arrêt immédiat des expéditions vers les États-Unis, premier marché mondial. La perte est estimée à près de 4 milliards d’euros d’exportations, sans marché de substitution possible. L’impact sur la filière viticole française serait brutal, immédiat et potentiellement irréversible. Les professionnels du secteur soulignent que cibler les spiritueux et vins américains ne permettrait pas d’atteindre l’objectif poursuivi par l’Union européenne, tout en fragilisant considérablement le secteur viticole européen. M. le député demande donc à Mme la ministre quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour intervenir auprès de la Commission européenne afin qu’elle revoie sa stratégie et retire les vins et spiritueux des listes de sanctions potentielles. Il souhaite également savoir comment le Gouvernement entend encourager la recherche de leviers plus appropriés pour établir un rapport de force équilibré avec les États-Unis. Enfin, il l’interroge sur les moyens envisagés pour soutenir les propositions d’approche positive en matière d’accès réciproque aux marchés américains et européens, afin d’alimenter une négociation constructive.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5232</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1941</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Delautrette</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Stratégie de prévention face à l’arrivée de l’acarien Tropilaelaps en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5232. — 25 mars 2025. — M. Stéphane Delautrette appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le risque d’arrivée imminente de l’acarien Tropilaelaps qui menace l’apiculture française. Cet acarien, présent en Géorgie, est désormais aux portes de l’Europe. Afin d’éviter une situation sanitaire semblable à celle du varroa, il faut dès à présent élaborer une stratégie efficace et coordonnée avec les syndicats et les structures sanitaires apicoles pour préparer la lutte contre ce parasite particulièrement virulent. Cette stratégie devrait prendre en compte les dernières avancées scientifiques concernant les méthodes de lutte contre ce parasite ainsi que répondre aux attentes des apicultrices et apiculteurs français en matière de moyens de lutte et d’indemnisation. Elle devrait également prévoir, en plus de l’interdiction des importations de reines, essaims et paquets d’abeilles provenant des pays contaminés UE ou hors UE, l’interdiction d’importation en France et en UE, de reines, essaims et paquets d’abeilles provenant de pays limitrophes déjà contaminés. Les apicultrices et apiculteurs, en Haute-Vienne comme partout en France, sont très inquiets de l’arrivée de Tropilaelaps qui pourrait devenir un problème sanitaire encore plus grave que le varroa, qui fait déjà pourtant de nombreux dégâts dans les ruchers français et dont la lutte représente un défi pour le secteur. Aussi, il lui demande quelle stratégie de prévention et de lutte est envisagée par ses services concernant l’arrivée imminente du Tropilaelaps.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5243</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1941</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Interdiction vente chiens et chats en animalerie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5243. — 25 mars 2025. — Mme Corinne Vignon appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’application de l’interdiction de vente de chiens et de chats par les animaleries, prévue par la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 et en vigueur depuis le 1er janvier 2024. En effet, les organisations de protection animale alertent régulièrement les parlementaires sur la poursuite de cette activité commerciale malgré l’interdiction et la Fondation 30 millions d’amis vient de diffuser les résultats d’une enquête révélant les pratiques développées par ces établissements pour contourner la loi. Manifestement, des animaleries continuent de vendre des chiens et des chats, en l’affichant ouvertement sur leurs réseaux sociaux et sites internet et en réalisant la vente en arrière-boutique ou via un achat en ligne avec récupération de l’animal en boutique, sur le principe du click and collect. Du point de vue de la protection des animaux, le développement de la vente de chiens et de chats sur internet, sans aucune discussion avec un conseiller et avant même que l’acheteur n’ait été mis en contact avec l’animal, est particulièrement préoccupant. Cette pratique ne permet pas de répondre aux conditions d’une acquisition responsable, éclairée et réfléchie et est dénoncée même par le syndicat national des professions du chien et du chat (SNPCC), qui représente notamment les éleveurs canins et félins. Il apparaît par ailleurs que le décret prévoyant la sanction applicable à la violation de l’interdiction de vente de chiens et de chats en animalerie n’a toujours pas été publié, ce qui permet d’y contrevenir en toute impunité. Aussi, elle lui demande quand elle entend publier le décret sanctionnant l’interdiction de la vente de chiens et de chats en animalerie et quels moyens vont être mis en œuvre pour entraver le développement de la vente de ces animaux sur internet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5272</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1942</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Vols de fruits et légumes dans une propriété privée rurale ou forestière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5272. — 25 mars 2025. — M. Yannick Favennec-Bécot attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les vols des fruits et légumes dans les propriétés privées rurales ou forestières non clôturés. Si l’article 226-4-3 du code pénal dispose que pénétrer sans autorisation dans la propriété privée rurale ou forestière d’autrui constitue une contravention de la 4e classe dans le cas où le caractère privé du lieu est matérialisé physiquement, beaucoup de champs agricoles ne sont pas clos en totalité. Ils sont le plus souvent entourés de haies, ne disposent pas d’une barrière pour les passages fréquents des tracteurs. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si un panneau d’interdiction d’entrer sur un champ non clôturé, entouré de haies sans barrière à l’entrée, est considéré comme un élément matériel du caractère privé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5292</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1942</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Laussucq</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Conditions de transport, d’élevage et d’abatage des animaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5292. — 25 mars 2025. — M. Jean Laussucq attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conditions de transport, d’élevage et d’abattage des animaux destinés à la consommation alimentaire. L’article R. 214-65 du code rural et de la pêche maritime prévoit que « toutes les précautions doivent être prises en vue d’épargner aux animaux toute excitation, douleur ou souffrance évitables pendant les opérations de déchargement, d’acheminement, d’hébergement, d’immobilisation, d’étourdissement, d’abattage ou de mise à mort ». Cependant, un rapport de 2017 du ministère de l’agriculture indique que les taux de non-conformité dans les abattoirs varient de 40 à 70 % selon les établissements. De nombreux établissements d’abattage manquent en effet au respect de la loi en infligeant aux animaux des maltraitances multiples : mutilations, engraissements, enfermement, entassement… L’enquête de l’association L214 parue le 13 mars 2025 sur les pratiques de huit élevages bretons met en lumière l’impunité manifeste des établissements d’abattage qui maltraitent les animaux et fournissent les enseignes de grande distribution. En France, plus de 3 millions d’animaux sont quotidiennement mis à mort dans les 1 000 abattoirs qui quadrillent le territoire. Face au constat d’une préoccupation croissante des Français quant à leur alimentation et à leur impact écologique et environnemental, il devient nécessaire de revoir le modèle et l’encadrement de cette production animale. En effet, il apparaît que le modèle de l’élevage intensif ne soit plus adapté ni aux objectifs environnementaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, ni à la consommation décroissante de viande des Français (baisse de 15 % entre 2000 et 2020). À ce titre, M. le député souhaite savoir si Mme la ministre envisage d’instaurer un moratoire sur l’élevage intensif afin d’interdire l’ouverture de tout nouvel établissement d’élevage intensif et de contraindre les établissements déjà existants à respecter la législation en vigueur. Il l’interroge également sur la volonté du ministère de défendre une réforme du modèle de production alimentaire pour favoriser les producteurs locaux au détriment des établissements de production intensifs. Enfin, il souhaite savoir si des mesures de contrôle supplémentaires vont être adoptées pour contraindre les établissements d’abattage à se soumettre au respect de la loi et à garantir une plus grande transparence dans leurs méthodes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5293</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1942</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Catherine Rimbert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Création d’abattoirs semi-mobiles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5293. — 25 mars 2025. — Mme Catherine Rimbert interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’opportunité de soutenir une initiative visant la création d’abattoirs semi-mobiles paysans. Dans le Vaucluse, l’absence d’abattoir ovin oblige les éleveurs à transporter leurs animaux sur plus de 150 km aller-retour, engendrant des coûts logistiques élevés et un impact négatif sur le bien-être animal. Face à cette problématique, une dizaine d’éleveurs du Luberon portent un projet d’abattoir semi-mobile paysan, un dispositif inédit en France, qui permettrait de traiter 35 tonnes de viande par an tout en limitant les trajets et en valorisant un élevage à taille humaine. Le coût total du projet est estimé à 200 000 euros pour l’unité mobile, avec 150 000 à 180 000 euros supplémentaires par aire d’accueil. Malgré des accords obtenus dans plusieurs communes, les porteurs du projet peinent à réunir les financements nécessaires. Ce modèle offrirait pourtant une alternative durable, réduisant les émissions de gaz à effet de serre et répondant aux attentes des consommateurs pour une viande locale et éthique. Elle lui demande quelles aides publiques pourraient être mobilisées pour soutenir ce projet et encourager son déploiement à l’échelle nationale en faveur d’un élevage plus durable et respectueux des territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5294</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1943</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Inadaptation de l’aide couplée animale (ACA) à la filière mohair
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5294. — 25 mars 2025. — M. Hervé Saulignac attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’inadaptation de l’aide couplée animale (ACA) aux spécificités de la filière mohair. L’aide couplée animale (ACA), mise en place dans le cadre de la politique agricole commune (PAC), vise à soutenir l’élevage caprin en octroyant une aide par tête de bétail aux agriculteurs détenant un minimum de 25 chèvres. Toutefois, ce dispositif repose sur des critères d’éligibilité fondés principalement sur la production laitière et la reproduction, excluant ainsi les mâles castrés et non castrés de l’évaluation des effectifs. Or dans le cadre de l’élevage des chèvres angora, dont la finalité première est la production de mohair, tous les animaux du troupeau sont directement impliqués dans la rentabilité de l’exploitation. Les mâles castrés jouent un rôle essentiel dans cette production, leur absence de production hormonale permettant d’obtenir une fibre de meilleure qualité. De la même manière, les mâles reproducteurs sont indispensables à la pérennité de l’élevage et contribuent ainsi directement à l’économie de la filière. Leur exclusion du calcul de l’ACA constitue donc une iniquité manifeste pour les éleveurs spécialisés dans la laine mohair, dont l’ensemble du troupeau génère pourtant de la valeur économique. Cette situation met en difficulté les exploitants caprins orientés vers la production lainière, qui ne bénéficient d’aucune compensation financière adaptée à la spécificité de leur activité. Alors que la filière mohair représente un secteur d’excellence et de savoir-faire en France, notamment à travers le label Mohair des fermes de France, cette inadaptation de l’ACA nuit à la compétitivité des éleveurs et fragilise leur modèle économique. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage une révision des critères d’attribution de l’ACA afin d’y inclure les mâles castrés et non castrés des élevages de chèvres angora, en reconnaissance de leur rôle économique dans la production de mohair. Il lui demande également quelles alternatives financières ou dispositifs de soutien spécifiques pourraient être envisagés pour assurer l’équité de traitement entre les différentes formes d’élevage caprin.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5295</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1943</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Le Coq</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Pour un moratoire sur l’élevage intensif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5295. — 25 mars 2025. — M. Aurélien Le Coq attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la nécessité d’un moratoire sur l’élevage intensif, modèle aux graves implications environnementales, sociales et éthiques. De nombreuses initiatives citoyennes et associatives alertent régulièrement sur l’impasse de ce mode de production alimentaire. Pour cela, les militants sont souvent criminalisés. Ils s’appuient pourtant sur des éléments factuels. Ce mode d’élevage accroît la pollution de l’air, des sols et des eaux. Il cause de graves souffrances animales. Il enferme aussi les éleveurs dans un système productiviste peu rémunérateur et insoutenable sur le long terme. Il est urgent de repenser les méthodes d’élevage et d’encourager des pratiques plus respectueuses de l’environnement, des animaux et des éleveurs, tous victimes de l’élevage intensif. À cet effet, un moratoire est plus que jamais nécessaire. Il souhaite connaitre sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5317</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1943</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Situation financière des établissements d’enseignement agricole privé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5317. — 25 mars 2025. — M. Yannick Monnet interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la situation financière des établissements d’enseignement agricole privé regroupés au sein du CNEAP (Conseil national de l’enseignement agricole privé). Nombre de ces établissements rencontrent actuellement des difficultés financières sérieuses pouvant conduire à des fermetures, des placements en redressement judiciaire ou des choix budgétaires douloureux menaçant leur pérennité. L’augmentation des charges (énergie, alimentation entre autres) et une révision de la base de calcul du financement par l’État dans le protocole 2022-2026, sont pointées du doigt pour expliquer l’aggravation de ces difficultés. Le CNEAP conteste ce protocole 2022-2026 (qui selon lui ne respecte plus la loi du 3 décembre 1984, dite loi Rocard) et l’absence de « clause de revoyure », au point d’engager aujourd’hui une procédure contentieuse avec l’État. Aussi il lui demande son appréciation de la situation et les mesures qu’elle compte prendre pour assurer la pérennité de ces établissements dont le rôle est reconnu dans le maillage du territoire et le tissu économique local.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5318</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1944</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Suppressions de postes dans l’enseignement agricole public
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5318. — 25 mars 2025. — M. Emmanuel Fernandes attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les suppressions de postes dans l’enseignement agricole public. Dans un contexte particulièrement tendu dans le monde agricole, le projet de loi de finances soumis par Michel Barnier au Parlement avait la décence de ne prévoir aucune suppression de postes dans l’éducation agricole. Malheureusement cela n’est plus le cas avec le projet de loi de finances de François Bayrou passé en force par 49.3. En effet, alors que le renouvellement générationnel a déjà du mal à s’opérer convenablement dans ce milieu et que les défis à relever sont immenses, le gouvernement de M. Bayrou a décidé d’opérer une réduction de 45 postes d’enseignants en équivalents temps-plein (ETP), dont 25 rien que pour les établissements publics. Ces mesures, prises dans la précipitation et sans concertation, menacent directement la bonne tenue des formations dans de nombreuses régions, par exemple dans le Grand-Est où les suppressions de postes équivalent à 4 200 heures d’enseignement perdues. Ces décisions contredisent les engagements qui ont pourtant été prises dans le cadre de la loi d’orientation agricole (LOA), qui visait notamment à favoriser la transmission des exploitations agricoles aux nouvelles générations. Ces décisions budgétaires à courte vue risquent au contraire de créer un désengagement massif des domaines agricoles dans des territoires pourtant déjà fragilisés. Dans un contexte d’urgence climatique et de difficultés sociales majeures pour les agriculteurs, il conviendrait plutôt d’augmenter les dotations allouées à l’enseignement agricole et de mettre tous les moyens nécessaires afin de développer l’enseignement des pratiques agroécologiques, dont l’agriculture biologique et les méthodes de travail permettant de répondre aux attentes sociales et professionnelles des exploitants. Cette situation illustre malheureusement une nouvelle incohérence majeure du Gouvernement entre les effets d’annonce et les moyens réellement alloués. Il lui demande donc les mesures qu’elle entend prendre pour réaffecter les crédits nécessaires afin de préserver les dotations horaires et les postes dans l’enseignement agricole public, garantir la continuité et la qualité des formations et mettre fin à ces coupes budgétaires en contradiction avec les objectifs affichés de la LOA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5340</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1944</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Thiébaut</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Modifications référentiels MASA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5340. — 25 mars 2025. — M. Vincent Thiébaut attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les modifications des référentiels salariaux applicables aux vétérinaires contractuels MASA. Les vétérinaires contractuels du ministère en charge de l’agriculture veillent à la qualité et à la sécurité de l’alimentation des Français, à la lutte contre les maladies animales en élevage, à la protection du bien-être animal et de l’environnement. Face aux fortes tensions sur le marché de l’emploi des vétérinaires, le MASA a annoncé, en octobre 2023, la modification des référentiels salariaux applicables aux vétérinaires contractuels, avec une reprise de leur expérience professionnelle acquise au MASA et avant leur entrée au MASA, avec une date d’application au 1er septembre 2023. Ainsi, les nouveaux vétérinaires contractuels bénéficient de ce nouveau référencement mais les collègues vétérinaires plus anciens n’ont toujours pas bénéficié de cette modification. Depuis lors, ils constatent une inégalité de traitement entre les vétérinaires contractuels recrutés avant et après la mise en application des nouveaux référentiels salariaux. Aussi, il lui demande les dispositions qui seront mises en place afin de rétablir l’équité entre tous les vétérinaires contractuels du ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5349</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1944</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Droits de douane sur les spiritueux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5349. — 25 mars 2025. — Mme Valérie Bazin-Malgras attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la volonté du Président Trump d’instaurer 200 % de droits de douane sur tous les alcools en provenance de l’Union européenne et plus spécifiquement sur le champagne qui semble être une cible prioritaire dans le contexte actuel. Cette mesure disproportionnée engendrerait des conséquences considérablement préjudiciables pour les viticulteurs qui souffrent déjà des fluctuations des marchés et des défis économiques. Il est important de souligner qu’il n’existe pas de marché de substitution viable pour compenser la perte liée à ces droits de douane, rendant les producteurs français particulièrement vulnérables. Il est essentiel d’envisager des mesures visant à exclure les vins et spiritueux de cette confrontation commerciale avec les États-Unis d’Amérique, ce qui contribuerait à préserver le patrimoine viticole qui doit déjà faire face à de nombreux défis. Aussi, elle lui demande d’agir en urgence et de prendre les mesures nécessaires pour soutenir les viticulteurs français face à ces nouvelles menaces économiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5350</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1945</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hanane Mansouri</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Pertinence de la taxe pour pollutions diffuses (RPD)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5350. — 25 mars 2025. — Mme Hanane Mansouri attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la pertinence de la redevance pour pollutions diffuses et son impact sur le secteur agricole. Les producteurs français traversent une période particulièrement difficile, marquée par une augmentation des coûts de production, une concurrence accrue sur le marché européen et international, ainsi qu’une multiplication des normes environnementales. Dans ce contexte, la redevance pour pollutions diffuses (RPD), appliquée aux utilisateurs de produits phytosanitaires, suscite de vives critiques de la part des agriculteurs. La RPD alourdit encore la pression économique sur des exploitants déjà fragilisés par la hausse des coûts de production. Par ailleurs, la gestion opaque des fonds collectés suscite des inquiétudes quant à leur réelle utilité pour soutenir les agriculteurs engagés dans des pratiques plus durables. De plus, les agriculteurs français sont soumis à des contraintes strictes, alors que des produits alimentaires importés continuent d’être traités avec des substances interdites en France. Enfin, malgré l’instauration de cette taxe, des rapports récents indiquent que cet impôt peine à atteindre les résultats escomptés. Face à ce constat alarmant, elle lui demande de bien vouloir préciser quelles mesures le Gouvernement envisage pour garantir un équilibre entre la préservation de l’environnement et la soutenabilité économique du secteur agricole, face aux contraintes imposées par la redevance pour pollutions diffuses.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5431</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1945</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Girard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Difficultés liées à l’application de l’obligation légale de débroussaillement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5431. — 25 mars 2025. — M. Christian Girard interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les difficultés engendrées par l’application de l’obligation légale de débroussaillement (OLD). L’OLD impose aux propriétaires situés à moins de 200 mètres des forêts de débroussailler dans un rayon de 50 mètres autour de leur habitation, même si cette zone s’étend au-delà des limites de leur propriété. Cette obligation, bien que visant à prévenir les incendies, soulève plusieurs problématiques : la charge financière importante pour les propriétaires, notamment lorsque la zone à débroussailler inclut une partie significative du terrain voisin ; la complexité des démarches administratives, comme l’envoi d’un courrier recommandé au propriétaire voisin pour l’informer de l’intervention sur son terrain ; l’iniquité perçue dans la répartition des responsabilités d’entretien entre voisins. Face à ces difficultés, de nombreux citoyens expriment leur incompréhension et leur mécontentement. Ils proposent que chaque propriétaire soit responsable uniquement de l’entretien de son propre terrain, dans les limites définies par la loi. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement envisage pour améliorer l’application de l’OLD, notamment en matière d’équité entre propriétaires et de simplification des procédures, tout en maintenant l’efficacité de la prévention contre les incendies de forêt.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5247</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1945</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Subvention à la fédération nationale de la maison des potes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5247. — 25 mars 2025. — Mme Sandra Regol attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur l’importance de maintenir la subvention à la maison des potes. La fédération nationale de la maison des potes, fondée en 1989, regroupe un réseau d’acteurs de l’éducation populaire et de lutte contre toutes les formes de discriminations. Créée à la suite de la grande marche contre le racisme de 1983, l’association se voit aujourd’hui menacée de disparaître après la suppression par le Gouvernement des subventions attribuées à la structure en 2023 et en 2024, aux motifs d’un non-respect des délais de dépôt et d’une absence de fonds disponibles. Pourtant, les bénévoles et salariés de la fédération nationale de la maison des potes sont présents sur tout le territoire français et particulièrement au cœur des quartiers populaires. Alors que le pays traverse une période difficile, avec une montée des actes racistes ou antisémites, leur travail est d’autant plus nécessaire et mérite d’être soutenu. Elle souhaite donc connaître la position du Gouvernement et s’il entend bien, afin de maintenir la priorité accordée à la lutte contre les discriminations, maintenir les subventions à la fédération nationale de la maison des potes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5264</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1946</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Compétence politique de la ville
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5264. — 25 mars 2025. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la compétence « politique de la ville » obligatoire pour les EPCI, sauf pour les communautés de communes. Dans la situation spécifique où une communauté d’agglomérationr ne comporte qu’un seul quartier prioritaire localisé exclusivement sur le territoire d’une unique commun membre, cette répartition des compétences montre certaines limites en matière d’efficacité et d’efficience. Le cadre actuel impose la mise en place de montages administratifs et financiers complexes, nécessitant des flux entre la communauté d’agglomération et la ville concernée. Cela engendre des délais, des coûts supplémentaires et une possible dilution des responsabilités. Il pourrait être intéressant d’introduire la possibilité pour la communauté d’agglomération de déléguer la compétence « politique de la ville » à la commune membre abritant le seul quartier politique de la ville de l’agglomération. Ainsi la commune concernée, directement en contact avec les réalités du quartier prioritaire, pourrait agir avec une plus grande réactivité et pertinence. Les montages financiers complexes actuellement mis en œuvre seraient supprimés. La communauté d’agglomération et la commune devraient s’accorder sur les modalités de cette délégation incluant les dispositifs de suivi et d’évaluation des actions. Aussi, elle souhaiterait connaître la position du Gouvernement quant à cette expérimentation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5266</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1946</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Berrios</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Politique d’accueil du jeune enfant sur les territoires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5266. — 25 mars 2025. — M. Sylvain Berrios attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur le service public de la petite enfance (SPPE). Consécutif à l’adoption de la loi du 18 décembre 2023 pour le plein emploi, le service public de la petite enfance est entré en vigueur au 1er janvier 2025. Il a transféré la politique d’accueil du jeune enfant aux communes et EPCI, qui en deviennent les autorités organisatrices. Ce transfert implique pour les communes de prendre en charge plusieurs missions de service public sur leur territoire dont le recensement des besoins et des offres d’accueil du jeune enfant disponibles, l’information et l’accompagnent du public, la planification et le renforcement des modes d’accueil et le contrôle qualité des établissements. Ces missions sont proportionnées à la taille des communes et peuvent être mutualisées au sein des EPCI. Si ce transfert de compétences peut être souhaitable pour renforcer la politique d’accueil du jeune enfant sur les territoires, il a aussi pour effet d’engager des coûts importants pour les collectivités. En effet, l’exécution des nouvelles missions entraînera pour les communes des dépenses supplémentaires, par exemple de personnels pour l’accompagnement du public. De même, le soutien à l’offre d’accueil et donc aux établissements pour leur mise en conformité, face aux coûts de l’énergie ou pour la revalorisation salariale, constitue également une nouvelle charge financière significative. Face à ces coûts, les mécanismes de compensation annoncés semblent insuffisants, à la fois dans le cas du bonus « attractivité » de 475 euros par place de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) et de celui du dispositif de compensation prévu par l’État dans le PLF 2025, dont les 86 millions ne couvriraient selon les estimations que 50 % des nouveaux besoins des communes. Afin d’assurer la préservation des capacités d’action et financières des collectivités et pour garantir l’efficacité de la politique d’accueil du jeune enfant sur les territoires il l’interpelle sur la nécessité de s’assurer que le transfert des compétences et missions relatives à l’accueil du jeune enfant vers les communes et EPCI s’accompagne d’un financement à la hauteur par l’État et la CNAF ; et sur le besoin d’un meilleur accompagnement des communes et EPCI et d’une réglementation transparente en s’assurant d’une transposition par décret efficace.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5296</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1946</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Fégné</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Crise des vocations des maires à l’approche des élections municipales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5296. — 25 mars 2025. — M. Denis Fégné attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la crise des vocations des maires à un an des prochaines élections municipales. Si beaucoup d’élus affirment que maire est le plus beau des mandats, force est de constater que, depuis 2020, plus de 1 400 édiles ont démissionné. Un record. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette fatigue générale entraînant des démissions en cascade : une importante hausse des incivilités et des agressions subies, l’engagement de responsabilité pénale de l’élu, les exigences croissantes du mandat, la complexité des procédures administratives, un certain désengagement de l’État dans les territoires ou encore la perte de l’autonomie fiscale et financière des communes, etc. Une étude de l’université de Montpellier, menée auprès de 2 000 maires entre février et juillet 2024 pour l’Association des maires ruraux de France (AMRF), révèle que la demande de subvention à l’État, dont les maires dépendent pour financer leurs projets, est l’un des facteurs les plus stressants. Pourtant, de nombreux organismes sont théoriquement à la disposition des élus locaux : Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) ou encore la Banque des territoires - Caisse des dépôts. M. le député invite le Gouvernement à intensifier sa communication auprès des élus locaux pour qu’ils utilisent davantage ces organismes et leurs outils, pour les aider dans leurs projets. Par ailleurs, l’objectif « zéro artificialisation nette » (ZAN) des sols de la loi « climat et résilience » est un sujet éminemment sensible pour les élus locaux. Dans les Hautes-Pyrénées, les terres artificialisées sont trois fois moins importantes que dans la moyenne nationale. On ne peut pas blâmer un village qui tente de sauvegarder son école ou d’attirer une nouvelle entreprise. Les maires, notamment des communes rurales, souhaitent ne pas être empêchés. Il faut faire le lien avec d’autres documents de planification pour réussir à se projeter, l’optimisation du foncier doit être définie de manière différencier et au plus près des territoires. Enfin, le Gouvernement a annoncé la discussion en mai 2025, par l’Assemblée nationale, de la proposition de loi portant création d’un statut de l’élu local, puis une discussion au Sénat en deuxième lecture en juin 2025. M. le député se félicite de cette annonce, les freins à l’engagement doivent être levés. On peut citer par exemple : la facilitation à la reconversion des élus au terme de leur mandat et l’amélioration au droit à la formation. Toutes ces mesures ont un coût. Il lui demande s’il entend les soutenir et les financer dans leur intégralité dans le cadre de la prochaine loi de finances 2026.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5342</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1947</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Taupiac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Accès des apprentis mineurs au covoiturage dans les territoires ruraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5342. — 25 mars 2025. — M. David Taupiac attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les difficultés rencontrées par les apprentis mineurs du Gers pour utiliser les nouvelles solutions de transport mises à disposition par les collectivités locales. En effet, les apprentis du Gers n’ont aujourd’hui pas accès à la seule offre de transport accessible dans l’intégralité des communes du territoire, à savoir les services publics de covoiturage par application, à l’image de la Communauté de communes de la Lomagne gersoise qui a mis en place cette offre de mobilité avec un opérateur privé. La dernière étude de l’UFC-Que choisir sur l’accessibilité des transports en commun en France révèle que 68 % des habitants du Gers n’ont accès à aucun transport en commun : pour eux, le covoiturage est la seule alternative permettant de se libérer de la dépendance à la voiture individuelle dans leurs déplacements quotidiens. L’accès des apprentis aux applications de covoiturage est donc essentiel : sans cela, les apprentis dépourvus de véhicule ne sont pas en mesure de se rendre sur leur lieu de travail. Or, bien que le code des transports ne précise pas que le covoiturage intermédié est réservé aux majeurs, les apprentis mineurs ne peuvent aujourd’hui pas accéder aux services publics de covoiturage par application en raison de l’interdiction faite aux mineurs de réaliser des paiements, conformément à l’article 1146 du code civil. On notera d’ailleurs que les apprentis mineurs des grandes métropoles peuvent évidemment acheter un titre de transport dans les transports publics tels que les métros ou les RER. Il est donc inacceptable qu’à l’inverse, les mineurs du Gers ne puissent accéder à la seule offre de mobilité disponible pour aller travailler. Il lui demande quelles mesures il entend mettre en œuvre pour rétablir l’équité entre les apprentis mineurs des villes et ceux des départements ruraux comme le Gers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5402</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1947</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pouria Amirshahi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Dégradation des services postaux et bancaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5402. — 25 mars 2025. — M. Pouria Amirshahi alerte M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la fermeture progressive des bureaux de poste et le désengagement de la Banque Postale. Depuis plusieurs années, La Poste s’engage dans un processus de « dématérialisation » qui se traduit par des fermetures de bureaux, une réduction des services offerts et une diminution des effectifs. Ce processus vise à diminuer les coûts immobiliers, mais se traduit par une dégradation des services - seuls 10 % sont maintenus dans un « point postal » - et une hausse des impôts pour compenser les fermetures. Cette politique fragilise l’aménagement du territoire, l’accès aux services publics et la cohésion sociale. Cet essor du « tout numérique » crée une fracture qui prive d’accès aux services essentiels les personnes les plus fragiles. Cette problématique trouve un écho direct en zone urbaine comme en milieu rural. À Paris, en dix ans, une quarantaine de bureaux de poste ont fermé, remplacés par des points relais aux services plus limités. À Souleuvre-en-Bocage, dans le Calvados, la fermeture d’un bureau de poste au profit d’une agence postale, présentée comme une solution équivalente, entraîne une perte de 95 % des services. Cela touche particulièrement les services de la Banque Postale. Ces disparitions compliquent le quotidien d’une population vulnérable, âgée ou précaire, pour qui la proximité et l’accessibilité de ces services sont essentielles. La suppression des distributeurs de billets accentue également la désertification bancaire et l’exclusion financière dans certains territoires, obligeant les habitants à parcourir plusieurs kilomètres pour effectuer des opérations de base. Les engagements de La Poste, fixés par la loi de 1990, semblent délaissés malgré leur impératif d’intérêt général. M. le député souhaite donc interroger M. le ministre sur les mesures qu’il compte prendre pour enrayer la dégradation des services postaux et bancaires dans nos collectivités. Il souhaite savoir comment le Gouvernement entend garantir le respect des missions de service public assignées à La Poste, afin d’assurer un accès équitable et pérenne aux services essentiels pour l’ensemble des citoyens, en particulier les plus vulnérables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5238</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1948</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Fonds de prévoyance militaire et aéronautique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5238. — 25 mars 2025. — Mme Anna Pic attire l’attention de M. le ministre des armées sur les conséquences de la dernière réforme du fonds de prévoyance militaire. Institué dans le but de couvrir les risques liés aux métiers militaires en cas d’infirmité ou de décès résultant d’un accident ou d’une maladie imputable au service, le fonds de prévoyance militaire et de l’aéronautique a été réformé en octobre 2024 suite à la publication du décret n° 2024-959 du 26 octobre 2024 relatif au fonds de prévoyance militaire et au fonds de prévoyance de l’aéronautique. Ainsi, une modulation du montant des allocations selon le grade, la situation de famille et le taux d’invalidité a été introduite, celle-ci permettant notamment d’échelonner les compensations financières en fonction du taux d’invalidité. Si cette réforme peut faire sens, de nombreux militaires réformés pour invalidité et concernés par cette réforme font état de situations difficiles suite à la diminution de leurs droits par rapport aux montants prévus avant la publication du décret susmentionné. En effet, les personnes ayant entamé leurs démarches et planifié leur reconversion professionnelle sur la base des anciens barèmes se retrouvent confrontées à une réduction significative des compensations financières espérées. Cette baisse impacte directement leurs projets de reconstruction et fragilise leur situation personnelle et professionnelle, déjà éprouvée par les conséquences d’une invalidité consécutive à leur engagement au service de la Nation. Elle souhaite connaître ses intentions afin de remédier à cette situation dans la mesure où les procédures engagées avant la publication du décret n° 2024-959 étaient fondées sur les anciens barèmes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5239</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1948</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Réforme des fonds de prévoyance militaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5239. — 25 mars 2025. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de M. le ministre des armées au sujet de la réforme des fonds de prévoyance militaire et des conséquences qu’elle entraîne pour les militaires blessés en opération. Il attire son attention sur la situation préoccupante d’un sous-officier ayant accompli dix-sept années de service au sein des forces armées, principalement en qualité d’auxiliaire sanitaire spécialisé et de sauveteur au combat. Ce militaire, en raison des multiples interventions médicales qu’il a dû effectuer en zones de guerre, tant au profit de ses camarades que de personnels civils, a développé un syndrome de stress post-traumatique sévère. Après six années de suivi médical et de traitements, son état de santé ne lui permettant plus d’exercer ses fonctions, il a été déclaré inapte au service et réformé pour blessure en opération extérieure en 2024, avec un taux d’invalidité reconnu à hauteur de 40 %. Cette réforme lui ouvrait alors droit à une indemnisation au titre du fonds de prévoyance militaire, dont le montant estimé s’élevait à 260 000 euros. Or le décret n° 2024-959 du 26 octobre 2024, pris par le Gouvernement avec effet immédiat, est venu modifier substantiellement les règles de calcul de ce fonds de prévoyance, réduisant considérablement les sommes allouées aux militaires blessés. De ce fait, ce sous-officier a vu l’indemnisation qui lui était initialement due être abaissée de manière drastique, passant de 260 000 euros à 145 000 euros. M. le député souligne avec force que cette mesure lui a été appliquée alors même que sa réforme pour inaptitude avait été actée antérieurement à l’entrée en vigueur du décret. Cette décision ne manque pas de soulever de graves interrogations quant au respect des engagements pris par l’État envers les militaires blessés en service. De surcroît, la réduction substantielle de son indemnisation compromet directement ses projets de reconversion professionnelle ainsi que sa capacité à assurer le financement des études de ses deux enfants. Plus largement, cette réforme affecte d’autres anciens combattants blessés et fragilise encore davantage leur situation. Aussi, il lui demande de justifier l’application rétroactive de cette réforme à des militaires dont l’inaptitude avait pourtant été reconnue avant la publication du décret. Il l’interroge sur les raisons ayant conduit à une telle décision, qui porte atteinte aux droits acquis de ces militaires blessés et qui apparaît en contradiction avec le devoir de reconnaissance et de solidarité de la Nation à leur égard.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5354</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1949</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frank Giletti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Acquisition de l’entreprise LMB Aerospace par le groupe américain Loar
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5354. — 25 mars 2025. — M. Frank Giletti alerte M. le ministre des armées sur le projet d’acquisition de l’entreprise LMB Aerospace par le groupe américain Loar. LMB Aerospace, basée en Corrèze et forte de 75 collaborateurs, figure parmi les principaux leaders dans la conception, le développement et la fabrication de moteurs et de ventilateurs électriques, pour les applications militaires, aéronautiques, spatiales et semi-conducteurs. Ses produits équipent notamment des plateformes stratégiques telles que l’avion de combat Rafale, le char Leclerc et le porte-avions Charles-de-Gaulle. En février 2025, l’actionnaire principal de LMB Aerospace a annoncé être entré en négociations exclusives avec Loar Group en vue de la cession de l’entreprise pour un montant de 365 millions d’euros, sous réserve des autorisations réglementaires requises, notamment celles du ministère des armées et de Bercy. À ce jour, cette dernière réalise d’ores et déjà 30 % de son chiffre d’affaires aux États-Unis d’Amérique tandis que, sans intervention du Gouvernement, elle risque de passer entièrement sous contrôle américain. Cette opération suscite à nouveau de vives inquiétudes quant à la souveraineté industrielle et stratégique de la France, compte tenu du rôle essentiel de LMB Aerospace dans des programmes de défense nationaux, particulièrement à l’heure où l’on parle de réarmement du pays et où l’on devrait, en ce sens, privilégier la réindustrialisation nationale. Il semble impératif que le Gouvernement use du mécanisme de contrôle des investissements étrangers pour bloquer l’acquisition de cette société. Par conséquent, il entend connaître ses intentions pour empêcher urgemment ce rachat américain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5355</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1949</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Tesson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Situation préoccupante de l’entreprise de la BITD Sigier-Capelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5355. — 25 mars 2025. — M. Thierry Tesson attire l’attention de M. le ministre des armées sur la situation préoccupante de l’entreprise Sigier-Capelle, fabricant textile depuis 1848 dans le département du Nord. Entreprise familiale, cette dernière fournit l’armée française depuis plusieurs années, sachant qu’elle est à l’origine du célèbre brevet Netarm. C’est à ce titre qu’elle fabrique notamment la baguette de nettoyage armée française 70 cm (réf. B70AF - NNO 1005 14 478 0788). Rachetée récemment par la Société choletaise de fabrication, Sigier-Capelle a été surprise de ne pas avoir été sollicitée cette année pour une nouvelle commande, la dernière livraison datant de novembre 2023. Or il apparaît que ce partenariat régulier est essentiel à la pérennité et le maintien de l’emploi de cette PME. Aujourd’hui, elle se trouve dans une situation délicate, menaçant son avenir et celui de ses collaborateurs. Aussi, il sollicite son intervention pour que soit débloquée cette situation afin de permettre une nouvelle commande pour Sigier-Capelle et souhaite savoir quelles sont les raisons de l’absence d’une nouvelle commande.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5391</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1949</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Accompagnement des personnes atteintes de troubles autistiques dans les Ardennes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5391. — 25 mars 2025. — M. Pierre Cordier appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la détresse des parents d’enfants atteints du trouble du spectre de l’autisme, en particulier dans le département des Ardennes. En effet, les délais d’attente pour bénéficier d’un accompagnement adapté sont beaucoup trop longs, ce qui a des conséquences importantes sur le développement et le bien-être des enfants concernés et plonge les familles dans le désarroi. Par ailleurs, de nombreux enfants ne peuvent pas être scolarisés en milieu ordinaire en raison du manque d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Par ailleurs, le manque de places disponibles au sein des instituts médico-éducatifs (IME) et des services d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) et les délais d’admission qui s’étendent parfois sur plusieurs années ont de graves conséquences sur le parcours de scolarisation des enfants. Faute de place, des familles ardennaises sont contraintes de se tourner vers des structures belges. En effet, les moyens octroyés aux instituts médico-éducatifs (IME) et aux services d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) présents dans les Ardennes sont très insuffisants pour garantir pleinement le droit à la scolarisation des enfants en situation de handicap. Le nombre d’enseignants formés ou d’enseignants spécialisés dans ces structures est insuffisant pour offrir à l’ensemble aux jeunes la totalité des heures de scolarisation auxquelles ils ont droit. En 2023, le Président de la République a lancé le plan « 50 000 solutions », visant à améliorer la prise en charge des enfants en situation de handicap. Or force est de constater que ces solutions tardent à se concrétiser, notamment dans les Ardennes. Il lui demande par conséquent l’état d’avancement de la mise en œuvre de ce plan et les mesures concrètes envisagées par le Gouvernement pour accélérer significativement les délais administratifs de traitement des dossiers afin que les prises en charge soient effectuées rapidement et qu’aucun enfant ne soit laissé sans solution adaptée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5392</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1950</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Formation Handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5392. — 25 mars 2025. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur l’accessibilité des formations dispensées par les centres de gestion et autres organismes similaires pour les personnes en situation de handicap. Ces formations, souvent indispensables pour la préparation aux concours de la fonction publique territoriale ou pour la montée en compétences des agents, sont généralement organisées sur un rythme de 35 heures par semaine. Or ce format ne prend pas en compte les contraintes spécifiques de certaines personnes en situation de handicap, qu’il s’agisse d’une fatigabilité accrue, d’un besoin d’accompagnement renforcé ou de contraintes médicales voire réglementaires nécessitant un rythme plus souple. Actuellement, il semble qu’aucune disposition ne permette aux bénéficiaires en situation de handicap de suivre ces formations de manière adaptée, par exemple en les fractionnant sur deux sessions successives ou en aménageant les horaires. Cela constitue une inégalité d’accès à la formation et, par conséquent, un frein à l’évolution professionnelle de ces agents. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour garantir une réelle accessibilité de ces formations aux personnes en situation de handicap, notamment en prévoyant des adaptations telles que le fractionnement des sessions ou la réduction du volume horaire hebdomadaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5267</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1950</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Contribution sur les emballages pour les métiers de bouche
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5267. — 25 mars 2025. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur la contribution sur les emballages pour les métiers de bouche. Depuis le 1er janvier 2025, une tarification simplifiée sur les emballages est appliquée pour chaque secteur. Ainsi, les boulangers doivent désormais régler 0,0079 euro pour chaque passage en caisse réalisé en 2025, les fromagers-crémiers 0,0216 euro et les bouchers ou autres métiers de bouche 0,0223 euro, selon le site d’Adelphe. De nombreux contenants sont visés par cette mesure, liée à la responsabilité élargie du producteur (REP) sur les emballages ménagers, elle-même rattachée à la loi AGEC anti-gaspillage, promulguée en 2020. Cette taxe, présentée comme une simplification administrative visant à réduire les emballages, est critiquée pour son manque de clarté et ses difficultés d’application. En effet, jusqu’à présent il était demandé de compter au réel le nombre de papiers, de boîtes fournies aux clients. Mais cette demande, jugée trop difficile et surtout chronophage, n’a pas permis un accord avec les organisations professionnelles. Aussi, il y avait toujours une espèce de négociation et pas de caractère obligatoire. Si cette contribution n’est en réalité pas nouvelle et date de 1993, lors de l’instauration de la REP, et que son montant peut paraître anodin, 0,0079 euro sur 900 passages par jour, multiplié par 320 jours d’ouverture, peut représenter 2 500 euros par an. Un montant non négligeable pour ces artisans-commerçants qui ne cessent de voir leurs charges et obligations augmenter ces dernières années. Aussi, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour soutenir les artisans-commerçants concernés afin de réduire les très nombreuses charges qui pèsent sur eux et notamment cette contribution.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5269</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1951</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tivoli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Taxe applicable aux emballages
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5269. — 25 mars 2025. — M. Lionel Tivoli attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire sur l’évolution de la taxe emballage applicable à certains commerces. Instaurée en 1993 et récemment modifiée, cette taxe ayant pour objet les emballages des produits vendus dans divers commerces, notamment en boulangeries, boucheries ou encore crémeries, a pour conséquence de faire peser un coût non négligeable sur ces professions. Pour les boulangers, le versement est de 0,0079 euro lors de chaque passage en caisse d’un client. Il est de 0 ,0223 euro pour les bouchers et de 0,0216 euro pour les crémiers. L’application de cette taxe pourrait avoir deux types de conséquences : une contrainte budgétaire supplémentaire pour les professionnels qui devront, s’ils ne souhaitent pas augmenter les prix, réduire leurs marges, ou bien la répercussion de ces frais sur les clients. Alors que ces commerces sont déjà fortement touchés par la hausse des coûts notamment de l’électricité et de certaines denrées nécessaires à leurs productions, l’application de cette taxe ne fait qu’accentuer les contraintes qui pèsent sur eux. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui faire part des mesures qui pourraient être prises afin d’atténuer les charges pesant sur les commerçants, piliers du tissu économique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5324</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1951</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Gratuité de la facturation électronique généralisée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5324. — 25 mars 2025. — Mme Danielle Brulebois interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur la gratuité de la facturation électronique généralisée. Conformément à l’article 91 de la loi de finances pour 2024 (loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023), le déploiement de la facturation électronique interviendra de manière progressive, à savoir dès le 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et entreprises de taille intermédiaire (ETI) et à partir du 1er septembre 2027 pour les PME et microentreprise. La réforme de la facturation électronique entre assujettis prévoyait la mise à disposition par l’État du volet facturation du portail public de facturation (PPF) gratuitement. Cette solution permettait de répondre aux attentes des entreprises notamment celles qui ne sont pas dotées de solution de facturation et aussi de limiter le coût d’adaptation. Or le ministère semble remettre en cause la possibilité d’avoir recours à cette plateforme dans un communiqué en date du 15 octobre 2024. Cela créerait donc une nouvelle charge pour les entreprises sachant que, selon un rapport de la irection générale des finances publiques (DGFIP) de 2020, le coût unitaire de traitement d’une facture par un opérateur de dématérialisation est compris entre 0,20 euro et 1 euro. Aussi, elle souhaiterait obtenir une clarification quant au recours à cette plateforme gratuite et savoir si la charge financière que cela représenterait pour les entreprises, en particulier les PME et les microentreprises, a été prise en compte.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5438</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1951</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Plassard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Fin au démarchage téléphonique sauvage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5438. — 25 mars 2025. — M. Christophe Plassard attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur les pratiques de démarchage téléphonique abusives, qui s’apparentent de plus en plus à une forme de harcèlement subi par l’ensemble des Français. Malgré la mise en place de divers dispositifs permettant à ceux qui souhaitent échapper à un démarchage téléphonique devenu intrusif, tels que Bloctel, force est de constater l’inefficacité de ces dispositifs ainsi que celle de l’interdiction faite aux démarcheurs d’effectuer leur activité depuis un indicateur mobile. En effet, il ne se passe pas une journée sans que des milliers de Français soient démarchés par un répondeur appelant depuis un numéro de téléphone commençant par 06, pourtant réservé théoriquement aux téléphones mobiles et quand bien même ils se sont inscrit sur la liste de Bloctel. Il lui demande ainsi ce qu’entend mettre en œuvre le Gouvernement pour faire respecter la volonté des Français qui souhaitent préserver leur tranquillité en mettant fin aux opérations de démarchage sauvage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5344</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1952</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Caure</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur et Français de l’étranger</ministreJO><Objet>Élargissement des compétences dévolues aux consuls honoraires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5344. — 25 mars 2025. — M. Vincent Caure attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger, sur l’exercice des fonctions de consul honoraire. Le décret n° 76-548 du 16 juin 1976 relatif aux consuls généraux, consuls et vice-consuls honoraires précise que les chefs de circonscription peuvent nommer dans les localités de leur ressort des personnalités, françaises ou non, pour leur déléguer une partie de leurs prérogatives et responsabilités après autorisation du ministre des affaires étrangères. Les plus de 500 consuls honoraires dans le monde constituent de véritables relais de proximité des autorités consulaires à l’étranger. En ce sens, la Cour des comptes, dans ses observations définitives au sujet des services consulaires rendus aux Français à l’étranger au titre de la période 2017-2022, relève que le développement du réseau des consuls honoraires peut constituer une piste intéressante pour faire face à l’accroissement de la charge de travail des postes et apporter davantage de fluidité au réseau. Aussi, il lui demande si les chefs de circonscription sont encouragés à identifier et à nommer davantage de consuls honoraires dans les prochains mois, notamment en Europe du Nord et si un élargissement de leurs compétences est envisagé par le ministère.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5258</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1952</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Diffusion de chaînes télévisées étrangères dans les territoires frontaliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5258. — 25 mars 2025. — Mme Géraldine Grangier attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la décision récente de la Radio Télévision Suisse (RTS) de mettre fin à la diffusion de ses chaînes en TNT depuis l’émetteur du Chasseral vers la France à compter de mars 2025. Cette annonce suscite une vive inquiétude et un profond mécontentement chez de nombreux habitants du Doubs, particulièrement dans les communes frontalières qui bénéficient de cette diffusion depuis plusieurs décennies. Depuis 2020, les résidents de plusieurs localités, notamment Bondeval, Charquemont et d’autres communes frontalières, ont pu capter les chaînes de la RTS grâce à un accord de financement établi en 2021 entre les autorités suisses et le département du Doubs. Cet accord prévoyait une participation financière de 30 000 euros par an sur trois ans, permettant ainsi de maintenir cette diffusion essentielle à la continuité des échanges culturels transfrontaliers. Or l’échéance de cet engagement financier semble aujourd’hui compromettre la poursuite de cet accès, mettant un terme à une offre audiovisuelle de grande qualité qui contribue à l’enrichissement du paysage médiatique local. L’arrêt de cette diffusion entraînera une perte significative pour les habitants du Doubs, qui perdront l’accès à une information plurielle et à des programmes francophones de qualité. La RTS propose en effet des émissions variées, incluant des journaux télévisés, des reportages, des documentaires et des débats politiques qui offrent un regard complémentaire sur l’actualité, notamment celle de la région transfrontalière. De nombreux citoyens s’interrogent sur les raisons qui justifient une telle suppression alors que des fonds publics sont alloués à d’autres projets moins prioritaires. Il est regrettable que des arbitrages budgétaires de faibles échelles privent les citoyens d’une offre culturelle et informative reconnue pour sa rigueur et son professionnalisme. Cet enjeu dépasse largement le cadre du seul département du Doubs. La question de la diffusion des chaînes étrangères dans les régions frontalières est un sujet d’intérêt général qui mérite une attention particulière du ministère. En Europe, plusieurs pays ont su préserver des accords de diffusion transfrontalière afin de garantir une diversité culturelle et un accès équitable à l’information. Par exemple, en Belgique, la coopération avec les Pays-Bas et l’Allemagne permet la diffusion de chaînes publiques étrangères sur le réseau TNT local, sans interruption depuis des décennies. En Espagne, la Catalogne a également maintenu des accords avec la télévision publique française pour assurer la réception des chaînes hexagonales dans les zones frontalières. Ces exemples démontrent que des solutions pérennes existent et que la volonté politique est un élément clé pour leur mise en œuvre. La France doit s’inspirer de ces modèles et œuvrer à la préservation de la diffusion des chaînes suisses dans le Doubs. Il en va de la reconnaissance des spécificités culturelles et linguistiques des territoires frontaliers, mais aussi du droit des citoyens à bénéficier d’un accès à une information diversifiée. Le fait que la Suisse partage la langue française rend cet enjeu encore plus pertinent, dans un contexte où l’uniformisation médiatique menace la richesse et la pluralité des sources d’information. Elle lui demande quand elle compte ouvrir des discussions avec les autorités suisses afin d’examiner les conditions d’un renouvellement de l’accord de diffusion.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5273</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1953</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Décret no 2025‑195 relatif au « pass Culture »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5273. — 25 mars 2025. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur le décret n° 2025-195 relatif au « pass Culture ». Le décret n° 2025-195 du 27 février 2025 relatif au « pass Culture », entré en vigueur le 1er mars dernier, a pour objet d’allouer, tout en réduisant les crédits globaux distribués par le pass Culture, une partie des ressources du dispositif en fonction de critères sociaux, via un supplément de cinquante euros en faveur des jeunes prioritaires au regard des revenus de leur foyer fiscal ou en situation de handicap. Le décret écarte la part individuelle du pass Culture pour les jeunes de quinze à seize ans tout en permettant à ces classes d’âge de s’inscrire de manière anticipée sur la plateforme du pass Culture afin de créer leur compte, pour bénéficier des offres proposées gratuitement sur la plateforme et se familiariser avec l’outil dans l’attente d’atteindre l’âge de 17 ans à partir duquel les crédits leur seront ouverts. Ce décret permet également d’allonger la durée durant laquelle les sommes créditées pourront être dépensées par les jeunes. Le ministère de la culture, qui avait déjà évoqué cette mesure fin janvier, a justifié ces évolutions en disant que « le parcours sera plus lisible avec une montée en puissance progressive vers l’autonomie culturelle ». Dans les faits, ce décret a des conséquences importantes pour les jeunes puisque ceux âgés de moins de moins de 17 ans ne bénéficieront plus d’un crédit individuel pour l’achat de biens culturels, à l’âge de 17 ans les bénéficiaires seront crédités de 50 euros, puis de 150 euros à 18 ans. Un bonus de 50 euros sera accordé aux bénéficiaires porteurs de handicap et sur critères sociaux. Même si la Cour des comptes a estimé fin 2024 que le dispositif dans son intégralité avait manqué ses objectifs de combler des inégalités ou de rapprocher de la culture les jeunes qui en sont les plus éloignés, la part individuelle a été très largement adoptée par les jeunes depuis le début. D’autre part, le gel du budget alloué à la part collective jusqu’à la fin de l’année scolaire, annoncé par les rectorats fin janvier 2025, vient ébranler l’autre pan du pass Culture. Aussi, sans remettre en cause une réforme du pass Culture qui s’avère en effet nécessaire, Mme la députée souhaite savoir si une étude d’impact a été menée en amont de la prise de ce décret et si des consultations ont eu lieu. Enfin, elle souhaite savoir quelles sont les pistes envisagées par le Gouvernement afin de réformer le pass Culture.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5274</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1953</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Berrios</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Rôle de l’État dans l’enseignement public musical et artistique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5274. — 25 mars 2025. — M. Sylvain Berrios interroge Mme la ministre de la culture sur le rôle de l’État dans l’enseignement public musical et artistique, notamment via le financement des conservatoires à rayonnement régional (CRR), dont le CRR de la ville de Saint-Maur-des-Fossés dans le Val-de-Marne. Les CRR sont ainsi des centres d’enseignement artistique publics labellisés et spécialisés dans la musique, la danse et le théâtre. Ils offrent des enseignements pour la pratique de ces spécialités jusqu’au 3ème cycle, en amateur ou dans une démarche professionnalisante et diplomante avec une préparation à l’enseignement supérieur. Actuellement sur le territoire et à l’exception des trois conservatoires nationaux supérieurs, l’enseignement public musical et artistique se concentre dans ces conservatoires territoriaux. En outre, en coopération avec les écoles, théâtres, cinémas et autres lieux culturels locaux, les conservatoires participent à l’organisation de manifestations culturelles et sont donc des piliers de la politique culturelle locale, comme c’est le cas à Saint-Maur-des-Fossés, dont le CRR est un relais culturel de la ville, du territoire Paris Est Marne Bois et du département du Val-de-Marne. Les budgets de ces conservatoires sont conséquents, d’une part pour supporter leur fonctionnement, afin d’assurer l’accueil des élèves, le recrutement d’enseignants de haut niveau et une offre exigeante faisant l’objet d’une labélisation par le ministère de la culture ; d’autre part, pour les investissements, notamment dans les bâtiments, le matériel et les instruments, ou le développement de l’offre culturelle et l’accueil d’artistes. Leur financement est porté quasi exclusivement par les communes, ou EPCI et représente une charge financière significative, alors même que les capacités financières des collectivités territoriales sont impactées par le contexte budgétaire actuel. Le CRR de la ville de Saint-Maur-des-Fossés concentre ainsi près de 7 % des charges de personnels de la ville. L’État et le ministère de la culture, particulièrement depuis 2012 et en dépit d’efforts ultérieurs, semblent ainsi s’en être désengagés et l’accès aux aides publiques, notamment par le biais des directions régionales des affaires culturelles (DRAC), reste particulièrement contraint et limité, eu égard aux charges que représentent ces établissements. M. le député appelle donc l’attention de Mme la ministre sur cette situation où des établissements d’enseignement supérieur sont principalement financés par les communes et EPCI, dans un contexte budgétaire pourtant dégradé. Il l’interroge sur le rôle et les mesures que le Gouvernement va adopter pour assurer la viabilité financière des CRR et ainsi la pérennité de l’enseignement musical et artistique de référence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5275</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1954</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Bex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Statut et rémunération des artistes-auteurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5275. — 25 mars 2025. — M. Christophe Bex attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la situation précaire des artistes-auteurs, en particulier des plasticiens, qui participent activement à l’enrichissement de la vie culturelle et du patrimoine national sans pour autant bénéficier d’une protection sociale adaptée ni d’une rémunération juste. Aujourd’hui, la majorité des plasticiens ne perçoit aucune rétribution lorsqu’ils exposent leurs œuvres sans tirer profit d’une vente. Pourtant, nombre d’entre elles et eux sont accueillis par des musées publics qui tirent profit de ces expositions en matière d’attractivité et de fréquentation. Le statut actuel des artistes-auteurs repose principalement sur la vente de leurs œuvres, un modèle économique instable, ne garantissant ni revenus réguliers ni droits sociaux suffisants. En conséquence, plus de la moitié d’entre elles et eux vivent sous le seuil de pauvreté et doivent exercer des activités complémentaires pour subvenir à leurs besoins. Ce modèle économique précaire concerne près de 270 000 personnes, parmi lesquelles des écrivains, plasticiens et photographes. Aussi, il l’interroge sur les mesures envisagées pour réformer le statut des artistes-auteurs et leur assurer des conditions de vie et de travail plus dignes, en leur permettant de s’affranchir d’un modèle économique reposant exclusivement sur la vente d’œuvres et si un système d’intermittence allait être ouvert à ces artistes, comme c’est déjà le cas pour une partie du monde de la culture.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5403</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1954</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Abandon du tarif « livres et brochures » de La Poste</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5403. — 25 mars 2025. — Mme Annaïg Le Meur attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la suppression annoncée par La Poste du tarif « livres et brochures » proposé pour l’envoi de livres à l’étranger. Ce tarif préférentiel, mis en place dans le cadre d’une convention de l’UNESCO ratifiée par la France en 1964, permet depuis plusieurs décennies de favoriser la diffusion de la culture française à l’international en offrant aux éditeurs et aux librairies indépendantes un mode d’expédition économiquement viable. Or La Poste a récemment annoncé la fin de ce tarif au 1er juillet 2025, après avoir déjà supprimé l’offre « sac » au 1er janvier 2025. Les alternatives proposées par La Poste, en raison de leurs coûts très élevés, rendent pratiquement impossible l’exportation de livres français par les petits éditeurs et les librairies indépendantes. À titre d’exemple, l’envoi d’un livre de 1 kg vers l’Europe coûterait entre 15 et 20 euros et encore davantage vers les États-Unis d’Amérique ou l’Asie, où la demande pour la culture française est pourtant forte. Un livre de 2 kg, actuellement expédié à l’étranger pour 4,34 euros, verrait son tarif grimper à près de 30 euros, soit le prix d’un ouvrage. Cette hausse brutale représente une menace directe pour l’industrie du livre et pour la diffusion de la langue française dans le monde, en contradiction avec les objectifs de promotion culturelle internationale de la France. Aussi, elle souhaite connaître la position du Gouvernement face à l’arrêt de cette offre ainsi que les mesures que le Gouvernement entend prendre pour garantir aux éditeurs et libraires un dispositif d’expédition abordable afin de maintenir le rayonnement du livre français à l’étranger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5404</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1954</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Arrêt de l’offre postale « livres et brochures à l’international »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5404. — 25 mars 2025. — Mme Sandra Regol alerte Mme la ministre de la culture sur l’arrêt de l’offre postale « livres et brochures à l’international » à compter du 1er juillet 2025. Cette offre permettait l’envoi avec un tarif préférentiel de livres et brochures à caractère éducatif, scientifique ou culturel, liés à la promotion de la culture française à l’étranger. De nombreux libraires alertent sur le risque que fait courir la suppression de cette offre sur leur activité, alors qu’ils doivent déjà faire face à la concurrence des géants du numérique et à la forte hausse des prix d’envoi par colis ces dernières années. La fin du tarif préférentiel aura pour effet de multiplier par 10 le prix d’envoi pour un livre à l’international, un coût intenable pour les petits libraires. Beaucoup d’entre eux avaient développé leur activité économique à l’étranger en profitant de ce dispositif et se retrouvent aujourd’hui menacés. Cette suppression éloigne aussi davantage la possibilité d’une extension de ce tarif préférentiel aux envois nationaux, pourtant demandée depuis des nombreuses années par les libraires. En plus de la situation des libraires, c’est la diffusion de l’offre culturelle française dans le monde qui se retrouve touchée et ce alors même que Mme la ministre avait rappelé l’importance de développer le « rayonnement culturel » du pays à l’international. La Poste est une société qui répond à une mission de service public financée par des capitaux publics, dont plus d’un tiers sont détenus par l’État. Ce dernier se doit donc d’agir pour que les services proposés par le groupe prennent en compte les enjeux de développement de notre tissu de librairies et de rayonnement culturel. Elle lui demande donc ce qu’elle compte faire pour que La Poste revienne sur la suppression de ce tarif et travaille plutôt à son extension sur le territoire national, ainsi que ce qu’elle prévoit pour venir en aide aux libraires impactés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5245</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1955</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Fiscalité des dons
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5245. — 25 mars 2025. — Mme Virginie Duby-Muller interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur la fiscalité des dons effectués par les particuliers en faveur des associations et fondations reconnues d’utilité publique. Actuellement, les contribuables imposables bénéficient de réductions d’impôt sur le revenu pour les dons réalisés, ce qui constitue un encouragement significatif à la générosité publique. Cependant, cette mesure exclut de facto les contribuables non imposables, qui ne peuvent bénéficier de ces avantages fiscaux malgré leur contribution potentielle aux mêmes causes. Cette situation crée une inégalité de traitement entre les citoyens, en fonction de leur situation fiscale et pourrait décourager les dons de la part des foyers les plus modestes. Afin de promouvoir une plus grande équité fiscale et d’encourager davantage les dons, il serait pertinent d’examiner la possibilité de remplacer la réduction d’impôt actuelle par un crédit d’impôt. Ce dispositif permettrait à tous les contribuables, qu’ils soient imposables ou non, de bénéficier d’un avantage fiscal pour leurs dons, renforçant ainsi la solidarité nationale et le soutien aux associations et fondations. Ainsi, elle souhaite savoir si le Gouvernement compte envisager une piste de réflexion pour revoir le système de don en faveur des associations et fondations reconnues d’utilité publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5347</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1955</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Huyghe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Fiscalité des pensions alimentaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5347. — 25 mars 2025. — M. Sébastien Huyghe attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur la fiscalité des pensions alimentaires. L’article 371-1 du code civil dispose que chacun des parents contribue à l’entretien et à l’éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l’autre parent, ainsi que des besoins de l’enfant. Ces besoins incluent notamment les frais alimentaires, d’habillement, d’hébergement, d’épanouissement et d’éducation. Le paiement effectif et régulier des pensions alimentaires constitue un enjeu de justice sociale et de lutte contre la précarité des familles monoparentales. Actuellement, environ un million de familles perçoivent une pension alimentaire, avec un montant moyen de 170 euros par mois et par enfant. Le code général des impôts prévoit que la pension alimentaire est imposable pour le parent qui la reçoit, tandis qu’elle est déductible du revenu imposable pour le parent qui la verse. Cette situation crée un déséquilibre fiscal entre les deux parents. Le Conseil d’État, dans une décision du 14 avril 2022, a jugé que les contributions à l’entretien et à l’éducation de l’enfant ne devaient pas être prises en compte pour évaluer les ressources des parents. En outre, la pension alimentaire perçue par le parent bénéficiaire ne constitue pas un revenu supplémentaire puisqu’elle est censée être intégralement utilisée pour subvenir aux besoins de l’enfant. En comparaison, dans de nombreux pays européens, la pension alimentaire n’est ni déductible pour le parent débiteur ni imposable pour le parent bénéficiaire. Il demande donc quelles mesures le Gouvernement envisage pour réformer la fiscalité des pensions alimentaires et ainsi contribuer à lutter contre la précarité des familles monoparentales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5436</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1956</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Dufosset</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Obligation pour les URSSAF de mentionner les noms de rue de leurs adresses
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5436. — 25 mars 2025. — M. Alexandre Dufosset attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur la non-application récurrente de l’article L. 111-2 du code des relations entre le public et l’administration (CRPA), applicable aux URSSAF via l’article L. 100-3 du CRPA qui vise « les organismes de sécurité sociale ». Or ledit article L. 111-2 dispose que « toute personne a le droit de connaître le prénom, le nom, la qualité et l’adresse administratives de l’agent chargé d’instruire sa demande ou de traiter l’affaire qui la concerne ; ces éléments figurent sur les correspondances qui lui sont adressées ». L’intérêt de cette disposition est évident. Le but du législateur a été de permettre aux personnes concernées de pouvoir contacter voire rencontrer, à l’adresse indiquée, l’agent chargé de traiter l’affaire qui les concernent. L’adresse administrative correspond à l’adresse légale d’une entité permettant d’identifier son siège, là où sont ses organes de direction, où les personnes peuvent être contactées. Cette dernière comporte donc obligatoirement un nom de rue, de route, d’allée ; un usage en vigueur depuis le roi Henri IV. Or les URSSAF n’utilisent que des adresses de correspondance ne comportant pas de nom de rue - peut-être pour ne pas avoir à rencontrer les cotisants et répondre à leurs demandes légitimes de dialogue. Pire, suite aux contrôles qu’elles diligentent, certaines URSSAF, comme celles du Nord-Pas-de-Calais ou de Normandie, adressent aux cotisants des courriers renvoyant à des adresses postales à Dijon, c’est-à-dire dans une autre région. Il lui demande donc quelles mesures elle entend prendre afin que la législation soit appliquée et que la transparence et le nécessaire souci du dialogue vis-à-vis des cotisants soient assurés par la mention sur les correspondances des URSSAF des noms de rue précis où se trouvent leurs agents, afin que lesdits cotisants puissent rencontrer leurs interlocuteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5260</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1956</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Céline Thiébault-Martinez</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Aggravation du surendettement des ménages
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5260. — 25 mars 2025. — Mme Céline Thiébault-Martinez interpelle M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, sur l’aggravation du surendettement en France et le manque de transparence de ce sujet, notamment sur les profits générés par les établissements bancaires. Selon la Banque de France, le nombre de dépôts de dossiers de surendettement a augmenté de 12 % sur les dix premiers mois de 2024. Cette hausse préoccupante est largement liée à des difficultés croissantes des ménages à faire face à leurs charges courantes. Or, si ces chiffres témoignent d’une fragilisation économique des foyers, les données restent insuffisantes pour établir une véritable politique nationale efficace de prévention du surendettement. Face à cette situation, des associations alertent depuis plusieurs années sur l’opacité entourant les frais bancaires appliqués aux personnes en difficulté. Les statistiques actualisées sur les bénéfices réalisés par les banques via ces frais, notamment en lien avec l’augmentation du nombre de personnes surendettées, restent largement insuffisantes. Dans ce contexte, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour assurer un meilleur suivi statistique du surendettement et de son impact financier. Elle lui demande également si une enquête approfondie sur les profits réalisés par les banques grâce aux frais appliqués aux ménages surendettés est envisagée afin d’améliorer la régulation et la transparence du secteur bancaire sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5261</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1956</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Eric Liégeon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Liberté d’exercice des courtiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5261. — 25 mars 2025. — M. Eric Liégeon attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique au sujet des entraves subies par les intermédiaires en opérations de banque et en services de paiement de la part des établissements bancaires. Les courtiers sont une profession très réglementée, contrôlée, agréée et sont mandatés par leurs clients pour les conseiller dans la recherche de leur financement. Cependant, depuis quelques années, certaines banques semblent refuser tout dossier de client choisissant d’être conseillé par un courtier. Alerté en 2022 sur le sujet, le ministre de l’économie et des finances de l’époque, M. Bruno Le Maire, avait réaffirmé que les établissements financiers sont libres ou non de signer un contrat de prêt et peuvent choisir leur cocontractant en vertu du principe de la liberté contractuelle mais que l’article L. 420-1 du code du commerce proscrit toute pratique limitant l’accès au marché ou restreignant le libre exercice de la concurrence. Cette clarification du cadre légal a permis une amélioration des relations entre les établissements bancaires et les courtiers. Cependant, il semblerait que certaines banques ne respectent toujours pas cette réglementation, ce qui inquiète fortement la profession des courtiers tant pour l’avenir de cette profession que pour l’accès au crédit des particuliers et entreprises. Ainsi, il l’alerte sur la pratique de certaines banques et l’interroge sur les mesures qu’il compte prendre pour mettre fin à ces pratiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5262</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1957</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Mise en place du Plan épargne avenir climat (PEAC)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5262. — 25 mars 2025. — M. Stéphane Viry attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la mise en place du Plan épargne avenir climat (PEAC) par les établissements de crédit, les entreprises d’investissement, les entreprises d’assurance relevant du code des assurances, les mutuelles et unions de mutuelles, ainsi que les institutions de prévoyance et unions d’institutions de prévoyance, qui rencontre certaines difficultés. Initiée par la loi relative à l’industrie verte du 23 octobre 2023, cette solution d’épargne, réservée à la jeunesse, était censée être commercialisée à partir du 1er juillet 2024. Visant à offrir aux souscripteurs la possibilité d’investir leur épargne sur des supports variés (actions, obligations, etc…), l’objectif du PEAC était de conférer à ces investissements un réel impact sociétal et environnemental. Malgré des conditions d’éligibilité réduites, les fonds du PEAC sont destinés à financer la transition écologique, un enjeu ô combien essentiel pour l’avenir des jeunes. Par ailleurs, ce plan d’épargne est fiscalement attractif : les gains et plus-values réalisés ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu ni aux prélèvements sociaux. Toutefois, le PEAC se heurte à une certaine frilosité des établissements habilités à le commercialiser. En effet, à ce jour, les banques, assurances et mutuelles ne proposent toujours pas ce produit d’épargne. Et ce, malgré un décret en date du 15 juin 2024 portant sur sa mise en œuvre. Ainsi, les volontaires à la souscription de ce plan se retrouvent dans l’incapacité d’y adhérer. Les banques et les assureurs semblent réticents à ouvrir le PEAC dans leurs livres, en raison de l’incertitude quant à sa rentabilité et de la complexité de sa mise en œuvre. Aussi, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour, d’une part, inciter les établissements bancaires et assurantiels à proposer ce plan et, d’autre part, étudier toutes les possibilités législatives ou réglementaires afin d’adapter, si nécessaire, le cadre légal ou réglementaire de ce produit.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5263</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1957</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Saint-Pasteur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Situation préoccupante des propriétaires de mobil-home
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5263. — 25 mars 2025. — M. Sébastien Saint-Pasteur attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation préoccupante des propriétaires de mobil-homes installés dans les campings. Malgré plusieurs interpellations parlementaires, aucune mesure concrète n’a été adoptée pour protéger ces propriétaires, victimes d’une asymétrie juridique et de déséquilibres contractuels manifestes. En effet, certains gestionnaires de campings imposent une clause de renouvellement abusive, conduisant à une dépréciation arbitraire des mobil-homes après seulement 10 ou 15 ans, bien en deçà de leur durée de vie garantie. Cette clause, appliquée pour des raisons d’image plutôt que pour des motifs objectifs tels que la sécurité ou une véritable vétusté, oblige les propriétaires à remplacer leur bien prématurément, engendrant des hausses de loyer injustifiées et des frais supplémentaires (droits d’entrée, commissions sur revente ou sous-location). Dans la mesure où la location des parcelles de terrain louées est souvent faite sur la base d’un contrat type, de nombreux propriétaires demandent la révision de ce dernier. Si la saisine de la Commission des clauses abusives a été évoquée, les avancées concrètes se font toujours attendre et les décisions judiciaires montrent que ces pratiques abusives perdurent, alimentant un nombre croissant de contentieux. Il souhaiterait donc savoir quelles actions concrètes le Gouvernement envisage de prendre pour garantir une protection durable et effective des propriétaires de mobil-home face à l’application de cette clause abusive et aux autres pratiques contractuelles déséquilibrées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5268</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1958</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Olivia Grégoire</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Révision de la terminologie des diamants synthétiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5268. — 25 mars 2025. — Mme Olivia Grégoire interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la terminologie relative aux diamants synthétiques contenue dans le décret n° 2002-65 du 14 janvier 2002 relatif au commerce des pierres gemmes et des perles. L’alinéa 4 de l’article 4 du décret n° 2002-65 du 14 janvier 2002 relatif au commerce des pierres gemmes et des perles impose l’usage de l’adjectif « synthétique » pour désigner les pierres dont la fabrication, provoquée totalement ou partiellement par l’homme, reproduit les propriétés physiques, chimiques et la structure cristalline des pierres naturelles. Cette définition large inclut notamment les diamants produits en laboratoire. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), en lien avec la direction générale des entreprises (DGE) et la direction générale des douanes et des droits Indirects (DGDDI), a lancé une consultation en juillet 2022 auprès des fédérations professionnelles concernées et des membres du Conseil national de la consommation (CNC). Elle visait notamment à recueillir des avis sur l’intégration de la terminologie « diamant créé en laboratoire », en opposition à l’appellation actuelle « diamant synthétique ». Cette dernière est perçue par certains comme dévalorisante auprès des consommateurs et pourrait désavantager les acteurs français face à des concurrents étrangers utilisant la dénomination « laboratory-grown diamond ». Les réponses obtenues ont majoritairement soutenu le maintien en l’état du décret, malgré une diversité des positions au sein de la filière dont il faut rendre compte. En octobre 2023, la DGCCRF a donc rendu son avis sur cette consultation, annonçant qu’après examen des retours, le décret ne serait pas modifié. Or, dans le secteur de la haute joaillerie, où les clients investissent des sommes considérables, le terme « synthétique » peut être perçu comme un frein à l’achat, influençant ainsi les choix des consommateurs. Il semble donc nécessaire de réévaluer cette terminologie pour s’assurer qu’elle reflète fidèlement les avancées technologiques et les attentes actuelles du marché. Une telle réflexion doit être menée avec une vision politique claire, capable de valoriser l’ensemble de la filière française, y compris le savoir-faire traditionnel, tout en reconnaissant les avantages des innovations modernes. La production de diamants en laboratoire génère en effet des externalités positives remarquables. En réduisant drastiquement l’empreinte écologique associée à l’extraction minière, cette méthode de production s’aligne parfaitement avec les ambitions de transition écologique et de responsabilité environnementale de la France. Rouvrir ce débat permettrait non seulement de soutenir une industrie en évolution, mais aussi de renforcer la compétitivité de produits français sur le marché international, sans dévaloriser nullement le marché du diamant naturel. Mme la députée demande donc à M. le ministre quelle est la position du Gouvernement concernant une éventuelle révision de la terminologie utilisée pour les diamants synthétiques dans le cadre du décret n° 2002-65. Il lui demande si une adaptation permettant l’usage de l’appellation « diamant créé en laboratoire » pourrait être envisagée, afin de mieux refléter les avancées technologiques et de répondre aux attentes des consommateurs, tout en préservant la transparence et la loyauté des transactions commerciales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5281</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1958</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Berrios</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Assurer un soutien suffisant aux entreprises de la défense, dont Verney-Carron
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5281. — 25 mars 2025. — M. Sylvain Berrios attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les entreprises de la défense, leur capacité de financement et le cas de Verney-Carron. Le contexte international actuel, marqué par la guerre en Ukraine, une posture de repli des autorités américaines vis-à-vis de l’Europe et la recrudescence des conflits au Levant, impose une politique militaire ambitieuse à la France et à l’Europe. La France, dont l’objectif de longue date a été de conserver son autonomie militaire et de renforcer ses capacités d’action, ainsi que ses partenaires européens, cherchent à se réarmer. Mais pour affirmer sa souveraineté militaire et stratégique tout en renforçant son arsenal, il faut renforcer l’industrie nationale de la défense pour pouvoir produire et entretenir son matériel et limiter sa dépendance envers les fournisseurs étrangers. Là encore la France, en opposition avec ses partenaires européens, a cherché depuis plusieurs décennies à préserver sa capacité industrielle militaire pour ne pas dépendre excessivement de l’achat étranger, principalement américain. Cette politique a permis de conserver une base industrielle et technologique de défense (BITD) forte de plus de 2 000 entreprises. Une politique de réindustrialisation s’affirme ces dernières années, illustrée par l’ouverture de la nouvelle usine de poudre d’Eurenco à Bergerac, mais elle reste insuffisante. Les industriels français connaissent en effet de nombreuses difficultés d’approvisionnement et sur leur chaîne de production, ainsi que de financement. La société de production d’armes de petit calibre Verney-Carron en est un exemple, puisque sa demande d’un prêt pour restructuration commerciale au titre du fonds de développement économique et social (FDES) n’a pas reçu un traitement favorable de la part des services économiques de l’État. Cette entreprise comme beaucoup d’autres, est pourtant un acteur clé de son segment d’industrie et compte sur les aides et la coopération publique pour se financer, investir et développer ses capacités. Sans soutien actif de l’État, les entreprises françaises ne pourront donc pas augmenter leur production, ce qui est pourtant nécessaire pour répondre aux objectifs nationaux, notamment ceux de la loi de programmation militaire 2024-2030 et à la demande européenne. Il l’interroge ainsi sur la politique de son ministère d’octroi des aides aux entreprises de la BITD, le cas de Verney-Carron et plus globalement, sur la stratégie du ministère pour s’assurer que les entreprises de la BITD disposent de capacités de financement suffisantes pour leur fonctionnement et leurs investissements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5284</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1959</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Quelles mesures fiscales pour limiter le reste à charge des résidents en Ehpad ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5284. — 25 mars 2025. — M. Yannick Monnet alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les difficultés que rencontrent de nombreuses familles ayant un parent résident dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes et qui doivent assumer un reste à charge pesant fortement sur leur budget. Il s’agit particulièrement des familles que les sociologues placent dans la catégorie des « classes moyennes inférieures », qui ne sont ni assez pauvres pour avoir des aides sociales, ni assez aisées pour faire face au coût de ce reste à charge. Dans le département de l’Allier, le coût moyen d’un hébergement en Ehpad s’élève à 2 413 euros mensuels, ce qui correspond à une hausse de 21 % en cinq ans. En France, le reste à charge moyen se situe entre 1 986 et 2 027 euros - en fonction de la classification GIR - pour les Ehpad publics, quand la pension mensuelle moyenne de droit direct des retraités est d’environ 1 500 euros nets. Dans son rapport remis le 26 juillet 2023, Mme Pirès-Beaune soulignait que si la prise en charge par l’État des coûts directement liés la dépendance est très prononcée, elle est nettement plus faible concernant l’hébergement en établissement. De plus, les soutiens publics permettent de limiter le reste à charge pour les revenus les plus modestes, mais la combinaison des soutiens a des effets paradoxaux, en ce que les aides sont importantes pour les bas et les hauts revenus, mais relativement moindres pour les revenus moyens. Alors que seulement 24 % des personnes accueillies en Ehpad sont à même d’assumer le reste à charge sur leurs ressources propres, ce même rapport proposait que les dépenses réalisées soient éligibles à un crédit d’impôt plutôt qu’une réduction d’impôt comme c’est le cas actuellement. C’est pourquoi il l’interroge sur les intentions du Gouvernement concernant des mesures permettant de limiter le coût du reste à charge pour les familles et notamment celle consistant à transformer la réduction d’impôt en crédit d’impôt.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5287</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1959</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Contournement des DMTG
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5287. — 25 mars 2025. — Mme Christine Pirès Beaune attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur une faille dans le dispositif de l’article 750 ter du code général des impôts. En effet, l’article dispose que, dans le cas de biens non situés en France détenus par un individu résident fiscalement à l’étranger, ne sont soumis aux droits de mutation à titre gratuit (DMTG) que les donations envers un individu ayant résidé fiscalement en France au cours de six (ou plus) des dix dernières années. Ce faisant, des cas fréquents de contournement se présentent lorsque des individus résidant fiscalement à l’étranger font une donation à un individu âgé de moins de 6 ans (généralement un petit-enfant). En effet, ce dernier a nécessairement moins de 6 années de résidence fiscale en France. Cette pratique permet ainsi de transmettre, entièrement exonérés de DMTG français, de gros volumes de patrimoine financier. Ces donations sont également généralement exonérées dans le pays de résidence fiscale du donateur. Elle lui demande de lui communiquer les chiffres relatifs à l’ampleur de cette pratique (nombre d’individus de moins de 6 ans faisant l’objet d’une donation d’un individu résident fiscalement à l’étranger et montant total associé) et de lui indiquer si le Gouvernement envisage de proposer un dispositif qui permettrait de limiter ce contournement de l’impôt par les plus fortunés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5299</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1959</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Ruffin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>À quand la fin du monopole du pétrole en Corse ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5299. — 25 mars 2025. — M. François Ruffin interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le coût des carburants en Corse. Va-il bloquer les prix ? « Depuis 2010, le groupe Rubis est en position de monopole sur l’approvisionnement et le stockage des carburants en Corse. Ce qui fait que, malgré une TVA à 13 % contre 20 % sur le continent, le prix des carburants en Corse est plus élevé. On estime le surcoût à 300 euros par ménage. Et encore plus dans les territoires ruraux très reculés. ». Une réalité d’autant plus alarmante que la Corse est la région métropolitaine avec le taux de pauvreté le plus élevé et qu’aucune véritable alternative à la voiture n’y existe. Frédéric Poletti et son collectif A4C interpellent les autorités depuis des années sur ce sujet. En 2020, l’Autorité de la concurrence a pourtant identifié le problème et fourni une série de préconisations au Gouvernement. Notamment une « solution envisageable dès à présent, sans modifier la loi : la réglementation des prix ». Autrement dit, face à un monopole de fait, fixer et bloquer les marges afin de s’assurer que l’effort de l’État bénéficie aux usagers et non aux dividendes des compagnies pétrolières. Son prédécesseur n’a pas jugé bon de mettre en place la régulation demandée, la jugeant « prématurée ». Donc rien n’a changé. Pourtant, l’article L. 410-2 du code de commerce permet d’encadrer les prix quand le marché dysfonctionne. Cela a été fait dans les départements d’outre-mer et sans difficulté. Il lui demande quelles actions il compte engager pour diminuer le prix des carburants en Corse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5300</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1960</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Hausse de la TVA sur l’installation des chaudières de gaz à condensation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5300. — 25 mars 2025. — M. Antoine Villedieu alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la hausse de la TVA sur l’installation des chaudières de gaz à condensation. En effet, une première hausse a eu lieu le 1er janvier 2025, faisant croître le taux de 5,5 % à 10 % avant de passer, en application de la loi de finances, de 10 % à 20 % dès le 1er mars 2025. Il s’agit d’un signal désastreux envoyé aux professionnels de la filière mais également aux consommateurs de revenus modestes qui subiront les répercussions de cette décision à travers la hausse moyenne de 14,5 % de leur facture de fourniture et de pose d’équipement. C’est aussi un coup de canif porté aux investissements financiers importants réalisés depuis de nombreuses années dans ce secteur afin que le gaz vert puisse alimenter les réseaux de distribution alors même que les différents gouvernements se sont toujours prononcés dans leurs discours en faveur de solutions durables à coûts maîtrisés pouvant sécuriser le mixte énergétique de la France. Ainsi, il lui demande s’il compte ouvrir une concertation avec les représentants de la filière afin de trouver une solution pour permettre que l’énergie vertueuse retrouve toute sa place dans la transition énergétique et que des entreprises spécialisées puissent continuer leur activité dans les meilleures conditions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5303</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1960</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Méthodologie de calcul du prix des carburants à la pompe en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5303. — 25 mars 2025. — Mme Géraldine Grangier interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la composition et la méthodologie de calcul du prix des carburants à la pompe en France, en comparaison avec d’autres pays européens qui, comme la France, dépendent largement des importations de carburant. Dans un contexte d’inflation persistante et de tensions sur le pouvoir d’achat, la hausse récurrente des prix à la pompe pèse lourdement sur les ménages français et les entreprises, en particulier dans les secteurs dépendants du transport routier. Pourtant, les critères exacts qui président à la fixation du prix final des carburants demeurent flous pour bon nombre de citoyens. La détermination du prix des carburants en France repose sur plusieurs composantes : le coût du brut, le raffinage, le transport, la distribution et la fiscalité. Chacune de ces étapes intègre différentes variables, dont les variations influencent directement le prix affiché à la pompe. Il convient notamment de rappeler que la fiscalité représente une part prépondérante du prix des carburants en France. En effet, les taxes appliquées aux carburants sont multiples : la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), qui constitue une taxe fixe par litre, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), appliquée à la fois sur le prix hors taxe et sur la TICPE, ainsi que la contribution climat-énergie (communément appelée « taxe carbone »), qui vise à répercuter le coût environnemental des émissions de CO2. S’agissant plus particulièrement de la taxe carbone, celle-ci a été instaurée dans le cadre de la loi de finances 2014 et intégrée à la TICPE sous forme d’une composante spécifique. Son montant est censé évoluer progressivement afin d’inciter à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Or, alors que cette taxe impacte directement le prix final du carburant, son montant exact et son mode de calcul sont rarement explicités aux consommateurs. Selon les dernières données disponibles, la taxe carbone était fixée à 44,60 euros par tonne de CO2 en 2024, contre 7 euros à son introduction en 2014. Sa trajectoire était initialement prévue pour atteindre 100 euros par tonne en 2030, avant d’être gelée en raison de la crise des gilets jaunes en 2018. Cependant, une comparaison avec d’autres pays européens dépendants des importations de carburant révèle des différences significatives dans la formation des prix à la pompe. En Allemagne, par exemple, la taxe sur les carburants est moins élevée que celle appliquée en France, ce qui permet aux consommateurs allemands de bénéficier de prix plus compétitifs. En Espagne et en Italie, des mesures temporaires de réduction fiscale ont été mises en place ces dernières années afin d’atténuer l’impact des hausses de prix sur les usagers. Par ailleurs, dans certains pays comme le Luxembourg, le modèle de taxation et de marges commerciales appliqué permet de maintenir des prix plus bas, ce qui incite de nombreux frontaliers français à s’y approvisionner. Cette situation soulève la question de la compétitivité fiscale française en matière de carburants et de son impact sur les dépenses des ménages et des entreprises françaises. Dès lors, Mme la députée souhaite obtenir une explication précise et transparente sur la méthodologie de calcul du prix des carburants. Quelle est la formule exacte permettant de déterminer le prix final à la pompe en fonction des différentes composantes (évolution du prix du baril, coûts logistiques, marges des distributeurs, taxes appliquées) ? Quelle est la part respective de chacune de ces composantes dans le prix du litre d’essence et de gazole et comment ont-elles évolué ces dernières années ? En ce qui concerne la taxe carbone, quel est son mode de calcul exact, sa répartition et son impact précis sur les prix des carburants ? Le Gouvernement prévoit-il une évolution de cette taxe dans les prochaines années et si oui, selon quelles modalités ? Enfin, alors que plusieurs pays européens ont mis en place des dispositifs de réduction temporaire de la fiscalité sur les carburants pour atténuer l’impact des hausses de prix, la France envisage-t-elle une mesure similaire afin de soutenir le pouvoir d’achat des Français ? Plus largement, elle lui demande pourquoi des pays aux caractéristiques économiques et énergétiques comparables parviennent à proposer des prix plus abordables alors que la France demeure parmi les nations où le coût du carburant est le plus élevé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5307</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1961</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Émilie Bonnivard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Soutien à la filière du chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5307. — 25 mars 2025. — Mme Émilie Bonnivard interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le soutien à la filière du chauffage au bois. Après une baisse de 50 % des aides de l’État en direction des installations de poêles et chaudières bois, sans distinction de performance, Mme la députée souhaiterait que M. le ministre lui indique ses intentions sur le sujet. Les ménages à revenus modestes, qui dépendent davantage de ces aides pour améliorer la performance énergétique de leur logement, risquent d’être les plus touchés. Par ailleurs, les professionnels de la filière sont inquiets et estiment que les aides doivent baisser pour tous les types d’énergie ; il ne s’agit pas de favoriser certaines énergies au détriment d’autres (le granulé bois est performant tant au niveau économique qu’environnemental). Elle souhaiterait qu’il lui indique ses objectifs pour soutenir la filière du chauffage au bois et les particuliers souhaitant avoir recours à ce type d’installation bois.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5323</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1961</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Humbert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Facturation électronique obligatoire pour les entreprises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5323. — 25 mars 2025. — M. Sébastien Humbert interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la facturation électronique. Conformément à l’article 91 de la loi de finances pour 2024 (loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023), le déploiement de la facturation électronique interviendra de manière progressive, à savoir que dès le 1er septembre 2026, les entreprises devront pouvoir réceptionner des factures dématérialisées et les grandes entreprises et entreprises de taille intermédiaire (ETI) auront également l’obligation d’émettre des factures dématérialisées. Ces mêmes obligations s’appliqueront aux PME et microentreprises à partir du 1er septembre 2027. À l’origine, un portail public de facturation devait voir le jour pour les entreprises. Malheureusement, en octobre 2024, il a été précisé par communiqué de presse des services du ministère de l’économie et des finances l’abandon de cette plateforme publique au profit de prestataires privés qui mettent à disposition une « plateforme de dématérialisation partenaire ». Cela signifie que toutes les entreprises en France devront payer pour émettre ou reçevoir une facture, ce qui peut sembler contraire au bon sens. Parallèlement, le recours à des prestataires privés pose aussi d’évidentes questions en matière de confidentialité et de secret des affaires. Dès lors, il l’interroge sur le bien-fondé de cette mesure et son maintien, à l’heure où il apparaît plus que nécessaire d’opérer une simplification de la vie économique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5325</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1961</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Impact de l’abandon du PPF sur les PME : quelles mesures de compensation ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5325. — 25 mars 2025. — M. Marc Chavent alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences majeures de l’abandon du portail public de facturation (PPF) pour les microentreprises et les PME. Jusqu’à présent, ces entreprises utilisaient l’application de la plateforme Chorus Pro pour transmettre leurs factures aux services administratifs. Cependant, l’évolution de la législation, combinée à l’abandon du projet de création d’un PPF au motif que « l’écosystème des plateformes de dématérialisation partenaires (PDP) [serait] suffisamment robuste et dynamique pour prendre en charge cette mission », contraindra les petites entreprises à souscrire des abonnements payants auprès de ces plateformes. Ces abonnements représenteront un coût supplémentaire estimé entre 20 et 30 euros par mois au minimum, pouvant atteindre plusieurs centaines d’euros pour les entreprises émettant un volume important de factures. Si cette évolution vise notamment la lutte contre la fraude à la TVA et l’optimisation de l’action de l’État, elle repose financièrement sur les chefs d’entreprise, qui devront absorber ces nouvelles charges. Dans ce contexte, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage de mettre en place une aide financière issue des économies générées par cette réforme ou, à défaut, d’engager une réduction des effectifs au sein de la irection générale des Finances publiques (DGFIP) accompagnée d’une baisse des prélèvements obligatoires pesant sur les entreprises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5326</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1962</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Liquidation de l’entreprise Aldebaran
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5326. — 25 mars 2025. — M. Hadrien Clouet alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la liquidation de l’entreprise Aldebaran. Aldebaran est une société spécialisée dans la robotique, fondée en 2005. Elle a créé et commercialisé un robot humanoïde autonome dès 2006, avec plus de six versions successives jusqu’à aujourd’hui. En 2012, la holding japonaise SoftBank rachète Aldebaran. Elle commercialise en 2014 le robot Pepper, qui remporte un franc succès dépassant les 20 000 ventes. Suite à la crise du covid-19, les investissements du groupe sont divisés par deux, affaiblissant la capacité de recherche et de production, conduisant au rachat par le repreneur allemand URG (United Robotics Group), appartenant lui-même à la fondation RAG-Stiftung. Cette « transition » prend la forme d’un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) sabrant 50 % des effectifs, soit une diminution du nombre de salariés de 400 à 200 en 2021. Suite à un nouveau désengagement du fonds de pension allemand, un nouveau PSE est prévu incessamment, qui engendrera le licenciement de 72 personnes. En effet, le 23 décembre, les salariés ont été notifiés de la volonté de passage d’Aldebaran en procédure de sauvegarde. Celle-ci devient effective le 15 janvier dernier, puis convertie en procédure de redressement judiciaire le lundi 17 février, par le tribunal de commerce de Paris. Ce nouveau plan social est l’énième exemple de fonds d’investissements profitant de la crise du covid-19 pour racheter une entreprise pourtant qualifiée de « pépite française » par de nombreux médias économiques. D’après les représentants des salariés, la fondation allemande RAG a considéré Aldebaran comme un simple centre de coût chargé de la recherche et du développement, source de valeur à travers les seuls prix de transfert, dépossédés de la commercialisation des robots. En conséquence, l’entreprise est intégralement passée sous dépendance du fond RAG-Stiftung, aboutissant à la situation de démantèlement actuelle. La tactique du fonds d’investissement a été d’injecter de l’argent dans l’optique d’une rentabilité rapide. Celle-ci n’étant pas arrivée, ils se délestent de diverses entreprises, c’est le cas aussi de la partie française de la commercialisation du repreneur allemand URGF (United Robotics Group France) qui se voit elle aussi lâchée par le groupe et ses 15 salariés menacés. Il lui demande donc comment il compte protéger l’entreprise Aldebaran, ses connaissances, ses qualifications et sa capacité productive. Va-t-il l’aider à reconquérir son indépendance vis-à-vis de RAG-Stiftung, qui se comporte en prédateur ? Accompagne-t-il les salariés vers un autre repreneur et quel est le calendrier des consultations des élus du personnel ainsi que des organisations syndicales à ce propos ? L’entrée de la puissance publique au capital est-elle envisagée ? Plus généralement, quelle est la politique gouvernementale pour empêcher des entreprises de pointe comme Aldebaran d’être captées par des fonds de pension étrangers, motivés par la captation ou le vol des savoir-faire ? Il souhaite connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5338</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1962</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Florquin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Financement de l’AFD et de l’APD face aux économies budgétaires nationales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5338. — 25 mars 2025. — M. Guillaume Florquin attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’incohérence entre les efforts budgétaires imposés à la Nation et les financements colossaux alloués à l’Agence française de développement (AFD) et à l’aide publique au développement (APD). Le 30 janvier 2025, le conseil d’administration de l’AFD a fixé à 9 milliards d’euros son plafond d’emprunt obligataire pour l’année, un montant qui s’inscrit dans un programme global de refinancement de 70 milliards d’euros. En parallèle, l’APD a atteint 18,06 milliards d’euros en 2023, dont 14 milliards sous forme de dons, bénéficiant notamment à la Côte d’Ivoire (541 millions d’euros) et au Maroc (505 millions d’euros). Cette politique d’endettement massif contraste fortement avec la volonté du Gouvernement de réaliser 60 milliards d’euros d’économies dans le cadre du PLF 2025, frappant de plein fouet les collectivités territoriales, les services publics et les ménages français. Dans un contexte où les restrictions budgétaires touchent de nombreux secteurs essentiels, il devient légitime de s’interroger sur l’opportunité de maintenir de tels niveaux de financement pour des projets extérieurs, financés par l’endettement de l’État. Aussi, il lui demande quelles mesures il envisage pour réorienter les priorités budgétaires, afin que les financements publics bénéficient en priorité aux Français, et si une évaluation de l’efficacité et de l’impact de l’APD et des emprunts de l’AFD est prévue à court terme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5351</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1963</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Augmentation des impôts locaux pour l’année 2025
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5351. — 25 mars 2025. — M. Thierry Frappé attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la hausse continue des impôts locaux, notamment la taxe foncière et les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), qui pèsent lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages et l’accès à la propriété. Alors que les collectivités locales finalisent leurs budgets pour 2025, les contribuables doivent faire face à de nouvelles augmentations fiscales. La revalorisation nationale des bases cadastrales s’établira cette année à 1,7 %, un taux inférieur aux années précédentes, mais certaines communes pourraient décider d’augmenter en plus leur taux de taxe foncière. Par ailleurs, presque tous les départements vont appliquer la hausse du taux de leur part des DMTO de 4,5 % à 5 %, entraînant une augmentation supplémentaire des frais de notaire pour les acquéreurs. Cette hausse intervient alors que le marché immobilier traverse une crise, avec une chute des transactions de plus de 5 milliards d’euros sur les deux dernières années, fragilisant les recettes des départements. Dans ce contexte, il lui demande les mesures que le Gouvernement envisage pour limiter l’impact de ces hausses sur les propriétaires et les acquéreurs, notamment en encadrant les augmentations des DMTO ou en mettant en place des dispositifs d’accompagnement pour les ménages les plus touchés. Il souhaite également savoir si l’exécutif envisage des réformes structurelles pour garantir une meilleure autonomie financière des collectivités locales sans pour autant alourdir la fiscalité des contribuables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5352</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1963</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Fiscalité des communes et intercommunalités en milieu rural et de montagne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5352. — 25 mars 2025. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le Fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR) et la fiscalité des communes et intercommunalités en milieu rural et de montagne. En 2010, lors de la suppression de la taxe professionnelle, l’État a mis en place une nouvelle fiscalité pour les entreprises et a prévu un mécanisme de compensation avec la réaffectation aux EPCI de la part départementale de la taxe d’habitation et des parts départementales et régionales de la taxe foncière sur les propriétés non bâties. Par exemple, pour les territoires comme celui de Cagire Garonne Salat, situé en Haute-Garonne dans la partie rurale et de montagne du département, la réorientation de cette « fiscalité ménage » générait plus de recettes que la taxe professionnelle supprimée. Un principe d’écrêtement a été institué, alimentant le FNGIR, ce fonds permettant de verser une compensation aux territoires qui perdaient plus de taxe professionnelle qu’ils ne percevaient de « fiscalité ménage ». Si l’ensemble avait vocation à rendre la réforme « neutre » pour les EPCI, il a montré depuis un défaut majeur : l’impôt auprès des habitants et des propriétaires est prélevé sur un territoire rural et reversé sur d’autres communautés de communes, communautés d’agglomération et métropoles, plus riches et dotées de nettement plus d’activités et de dynamique économique. Ainsi, en continuant l’exemple de cette communauté de communes de la Haute-Garonne, en 2024, la communauté de communes Cagire Garonne Salat a voté un produit fiscal attendu de 2 378 774 euros avec les taxes foncières et la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, mais a reversé 1 620 218 euros au titre du FNGIR soit plus de 68 % de la fiscalité payée par les propriétaires et les habitants du territoire. Plus largement, 13 communautés de communes de Haute-Garonne contribuent au FNGIR, pour un total de près de 16 millions d’euros chaque année, représentant environ 40 % de leur produit fiscal ménage (taxes foncières et taxe d’habitation sur les résidences secondaires) et 3 en sont bénéficiaires pour au total pour près de 26 millions d’euros, dont la métropole toulousaine pour 24,6 millions d’euros. Le contribuable local paie des impôts qui repartent très largement dans les métropoles et les grandes agglomérations, quinze ans après cette réforme et aucun mécanisme d’atténuation ni de dégressivité. De plus, en 2021, la suppression de la taxe d’habitation a été mise en œuvre, ne laissant comme dynamique que la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Les communautés de communes ont reçu en compensation une part de FCTVA et les communes se sont vues attribuer la part départementale du foncier bâti. Ainsi le conseil départemental de Haute-Garonne, comme tous les départements, ne dispose plus de levier fiscal et ses recettes sont devenues, réforme après réforme, des compensations sur le budget de l’État. La Haute-Garonne, département qui connaît la plus forte hausse démographique, ne voit pas ses compensations suivre la même croissance et se retrouve confrontée à des difficultés financières entre recettes figées et hausse des dépenses liées à la population du fait de ses compétences. La communauté de communes, comme les communes, était largement aidée financièrement par le département, mais les finances départementales, de plus en plus contraintes, vont l’empêcher dorénavant d’être aux côtés des territoires et des projets locaux, pour se recentrer sur les compétences obligatoires et les dépenses inhérentes (collèges, APA, PCH, RSA, routes départementales, etc.). Ainsi, les habitants et les propriétaires fonciers des communautés de communes rurales et de montagne sont doublement impactés avec des impôts payés qui repartent vers d’autres territoires et un département appauvri qui a de plus en plus de mal à venir en appui aux initiatives locales, freinant donc la capacité d’investissement des communes et des intercommunalités. Aussi il demande au Gouvernement de faire évoluer le mode de calcul de ce dispositif figé depuis 15 ans qui pénalise fortement les petites communes et communautés de communes situées dans les territoires ruraux et de montagne. Il souhaite connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5356</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1964</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Maudet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Valeo Limoges, 83 salariés menacés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5356. — 25 mars 2025. — M. Damien Maudet interpelle M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique au sujet de devenir du site industriel Valeo, basé à Limoges, et plus particulièrement sur l’avenir des 216 salariés, dont 83 seraient concernés par des suppressions de postes. M. le député constate un décalage important entre les déclarations de la direction, lors de son audition par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale le mercredi 18 décembre 2024, et celles du directeur des sites d’Amiens et de Limoges, lors des réunions du comité social et économique de l’établissement du 14 et du 28 janvier 2025. Dans le procès-verbal de la réunion extraordinaire du CSE de Valeo Limoges, daté du 14 janvier 2025, le directeur de ces sites fait part aux salariés des difficultés rencontrées par le groupe ces dernières années. Pour y faire face, il indique donc, dans ce même procès-verbal, la possibilité de transfert de l’activité en Inde, Chine ou en Malaisie. Dans le procès-verbal, datant du 28 janvier 2025 cette fois-ci, il réitère ses propos en ce sens et en annonçant « qu’il n’y a aucun engagement de maintien de la production des garnitures VI à Limoges. Certaines vont être délocalisés ». Or, lors de l’audition de la direction de Valeo à l’Assemblée nationale, ces derniers ont expliqué à la représentation nationale que « les implantations chinoises de Valeo servent les constructeurs chinois et étrangers en Chine, (…), mais ne sont pas voués à des exportations vers le marché européen ». Qu’en est-il vraiment ? Prévoient-ils de délocaliser vers l’étranger la production, aujourd’hui basée à Limoges, pour en réduire les coûts ? Qu’est-ce que le Gouvernement compte mettre en œuvre pour empêcher la fuite des industries, des savoir-faire et des emplois ? Par ailleurs, à l’occasion de leur audition devant la commission des affaires économiques ils ont pu insister, à de nombreuses reprises, sur l’effort d’investissement en recherche et développement de Valeo en France : « on fait 25 % de notre effort de recherche et développement en France » ; « cet ancrage il se fait par la force de l’innovation et la production de l’innovation en France ». Comment comprendre alors les propos tenus aux salariés de Limoges par le directeur du site qui reconnaît, certes, que les salariés de Limoges ont développé les machines qui servent aujourd’hui à la production, mais qui estime « que la construction de machines n’est pas le cœur de métier de Valeo », « que développer une machine n’a de sens que si le site trouve de l’activité » et enfin ne donne aucune perspective sur l’avenir de la recherche et développement à Limoges : « Limoges n’a plus vocation à réaliser des prototypes ou à développer de nouveaux matériaux » ? M. le ministre comprendra donc que M. le député lui demande donc s’ils comptent mettre un terme à des années d’investissements. À la lecture des procès-verbaux des réunions du CSE, M. le député est particulièrement frappé par le fatalisme et l’absence de perspective pour le site de Limoges et ses salariés. Ainsi lors de la réunion du CSE du mardi 14 janvier 2025, le directeur des sites d’Amiens et de Limoges déclarait qu’« aucun business plan relatif à l’arrivée de nouveaux produits n’a été établi à ce jour. Aucun projet de transformation vers l’électrification par exemple n’est envisagé. Les plans et les produits actuels restent en vigueur » et ajoutait le 28 janvier que « la situation actuelle est celle d’un plan d’adaptation des effectifs à un volume à la baisse ». Pourtant, lors de leur audition, la direction avait conclu son propos introductif par ces mots : « Croyez-nous, c’est sincèrement qu’on fait le maximum pour maintenir les emplois ». M. le député a du mal à croire que tout a été fait pour sauver les emplois sur le site de Limoges. Enfin, par cette question, il souhaite exprimer à M. le député sa préoccupation au regard des récentes décisions de la direction concernant le plan de sauvegarde de l’emploi et la gestion des effectifs. La direction aurait sollicité 30 départs volontaires en ruptures de contrat de CDI à échéance avril 2025. Or, dans le même temps, les contrats de travails temporaires sont continuellement renouvelés, au point où ces derniers tendent à bientôt dépasser de deux fois le nombre de départs CDI. De fait, ce modèle entraînerait une précarisation de l’emploi sur le territoire. Il lui demande ce qu’il compte mettre en place pour assurer la pérennisation de ces emplois et freiner la précarisation croissante des salariés dans le pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5376</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1965</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Michelet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Concession du Stade de France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5376. — 25 mars 2025. — M. Maxime Michelet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la concession du stade de France, soumise à renouvellement. Depuis 2023, la procédure de renouvellement de la concession du Stade de France s’enlise dans une série de blocages et de controverses qui interrogent sur la gestion de ce dossier par l’État. Ce qui aurait dû être une procédure fluide et maîtrisée tourne désormais au fiasco. Les fédérations de football et de rugby, acteurs incontournables du dossier, jugent les conditions proposées inacceptables. Le candidat retenu, loin d’être un moteur de transformation pour ce site emblématique, exprime lui-même des doutes sur la rentabilité de la concession et affiche des ambitions minimalistes face à d’autres acteurs prêts à investir plusieurs centaines de millions d’euros pour faire du Stade de France une enceinte de référence mondiale. Pire encore, des soupçons de favoritisme politique, une série d’irrégularités et une opacité inquiétante des critères de sélection ont jeté un discrédit profond sur la procédure, conduisant à des recours devant le Conseil d’État et nourrissant l’incertitude. Face à cet enlisement, l’annulation pure et simple de l’appel d’offres est désormais sur la table et constituerait un revers notoire pour l’autorité de l’État. Pendant ce temps, le calendrier avance inexorablement et la FIFA attend dans les plus brefs délais une clarification sur le stade qui accueillera les matchs de qualification pour la Coupe du monde 2026. Ce n’est pas seulement un enjeu sportif, mais aussi un enjeu d’image et de crédibilité internationales pour la France. L’État peut-il se permettre un tel discrédit ? Alors que les Français ont tissé, au fil des décennies et des grands évènements nationaux et internationaux, sportifs et culturels, un lien aussi intime que solide avec le stade de France, il souhaite donc savoir comment le Gouvernement entend faire face à une telle situation, afin de permettre une relance crédible et transparente du processus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5381</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1965</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance de Pélichy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Protection des données personnelles des consommateurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5381. — 25 mars 2025. — Mme Constance de Pélichy rappelle à M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique que la protection des données personnelles des consommateurs est un enjeu majeur à l’heure du numérique. Or de nombreuses grandes entreprises, notamment dans les secteurs du commerce, des services et des télécommunications, sont régulièrement confrontées à des failles de sécurité entraînant des fuites massives d’informations sensibles appartenant à leurs clients. Ces incidents exposent ces derniers à des risques de fraude, d’usurpation d’identité et d’autres cyberattaques. Le Règlement général sur la protection des données (RGPD) impose pourtant des obligations strictes aux entreprises en matière de collecte, de stockage et de sécurisation des données personnelles. Il apparaît que ces obligations ne sont pas toujours respectées, soit en raison d’un manque de vigilance, soit en raison de sanctions insuffisamment dissuasives. En France, plusieurs cas récents illustrent cette problématique. En 2023, une fuite massive de données a touché Pôle emploi, compromettant les informations personnelles de 10 millions de demandeurs d’emploi et plus récemment, en 2024, l’entreprise d’assurance Verspieren a été victime d’une violation de sécurité, entraînant la diffusion de documents sensibles et d’informations clients sur le dark web. Ces incidents montrent à quel point les failles de sécurité peuvent avoir des conséquences graves pour les citoyens. Face à la multiplication des violations de données, il est légitime de s’interroger sur l’efficacité des mesures actuellement en place pour contraindre les grandes entreprises à une véritable mise en conformité avec les règles en vigueur. Aussi, je souhaiterais savoir quelles actions le Gouvernement envisage afin de renforcer le contrôle et l’application des obligations en matière de protection des données personnelles. Une augmentation des sanctions ou un renforcement des mécanismes de surveillance et d’alerte est-il prévu afin de mieux protéger les consommateurs ? Elle lui demande quelle coordination à l’échelle européenne est envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5401</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1965</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Revenus des enfants à charge dans le calcul des prestations sociales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5401. — 25 mars 2025. — M. Vincent Rolland attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la prise en compte des revenus des enfants à charge dans le calcul des prestations sociales, notamment l’aide personnalisée au logement (APL) et la prime d’activité. Actuellement, la caisse d’allocations familiales (CAF) accepte le rattachement d’un enfant au foyer parental entre 16 et 20 ans si sa rémunération mensuelle nette n’excède pas 1 082,87 euros (hors Mayotte, où des conditions supplémentaires s’appliquent). Toutefois, dès lors qu’un enfant perçoit des revenus d’un emploi saisonnier, d’un apprentissage ou d’un contrat de travail et que ces revenus excèdent 55 % du SMIC sur un mois, ceux-ci sont intégrés dans le calcul des revenus trimestriels du foyer. Cette situation conduit fréquemment à une diminution, voire une suppression temporaire, des prestations sociales des parents et suscite de nombreuses interrogations et contestations récurrentes de la part des familles concernées. Lors des commissions de recours amiable de la CAF, ce sujet revient régulièrement et fait l’unanimité parmi les partenaires sociaux, les personnes qualifiées et les représentants familiaux quant à son caractère pénalisant pour les familles concernées. Il est paradoxal d’encourager les jeunes à travailler pour financer leurs projets personnels (permis de conduire, études, etc.) tout en maintenant un dispositif qui, in fine, pénalise leur foyer. Par ailleurs, une incohérence notable existe avec le système fiscal. En effet, les salaires des apprentis et les indemnités de stage sont exonérés d’impôt sur le revenu dans la limite du montant annuel du SMIC (20 815 euros pour les revenus perçus en 2023), alors que ces mêmes revenus peuvent entraîner une réduction des droits aux aides sociales de la famille. De plus, il semblerait plus cohérent qu’un jeune mineur non émancipé soit considéré comme à charge de ses parents pour l’ensemble des dispositifs sociaux et fiscaux. Dans cette optique, ne serait-il pas opportun de revoir les règles d’intégration des revenus des jeunes dans le calcul des prestations sociales afin d’éviter une double peine pour les familles ? Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour harmoniser ces dispositifs et garantir une plus grande équité pour les familles concernées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5418</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1966</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Paiement Chorus aux professions libérales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5418. — 25 mars 2025. — M. David Habib attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la difficulté à laquelle sont confrontées de nombreuses professions libérales lorsqu’elles agissent comme fournisseurs pour une personne publique (services, travaux…). Alors que les professions libérales sont confrontées à une fiscalité particulièrement lourde (impôts, TVA, cotisations sociales, URSSAF, cotisations à un ordre professionnel, frais liés à l’usage du local professionnel…) qu’elles sont tenues d’acquitter dans le respect de délais très stricts sous peine de pénalités de retard, elles doivent souvent attendre très longtemps que les personnes publiques, via le système Chorus pro, règlent les factures à leur endroit. Une fois la facture déposée sur Chorus pro, c’est souvent très compliqué à faire, les délais d’attente sont bien trop longs et, surtout, le fournisseur privé ne dispose d’aucune visibilité sur le calendrier de paiement. Ceci peut lui causer de nombreuses difficultés liées à des décalages de trésorerie, alors qu’il doit acquitter ses charges publiques et faire vivre sa famille. Ces préoccupations sont communes à des avocats, à des entreprises de travaux, de service, à des restaurateurs, à des consultants… Aussi, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement compte mettre en place pour remédier à cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5310</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1966</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Chantal Jourdan</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>CDI des assistants d’éducation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5310. — 25 mars 2025. — Mme Chantal Jourdan attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les difficultés d’accéder à un CDI pour les assistants d’éducation (AED). En effet, le décret n° 2022-1140 du 9 août 2022 ouvre la possibilité aux assistants d’éducation exerçant depuis six ans en contrat à durée déterminée de signer un contrat à durée indéterminée avec le recteur d’académie en application de la loi n° 2022-299 du 2 mars 2022. Toutefois, de nombreux AED se voient opposer un refus de CDIsation malgré un avis favorable de leur chef d’établissement et des besoins réels de certains territoires, notamment ruraux et se retrouvent sans emploi à l’issue de leur contrat, remplacés par de nouveaux postulants. Aussi, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement entend prêter attention à la situation des AED afin de leur permettre d’accéder à un CDI.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5311</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1967</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Chute des effectifs scolaires et fermetures de classes en Charente
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5311. — 25 mars 2025. — Mme Caroline Colombier alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la chute conséquente du nombre d’élèves dans les établissements scolaires charentais et les fermetures de classes et d’écoles que cette dernière entraîne. Les effectifs ne cessent de diminuer dans le département de la Charente, atteignant à la rentrée 2024, 24 298 élèves dans le 1er degré, soit un effondrement de plus 4 000 élèves, et 12 755 élèves dans le 2nd degré soit une chute de plus de 1 000 élèves en 10 ans. À cet effet, les projections des services départementaux de l’éducation nationale sont particulièrement inquiétantes pour les années à venir, avec en 2027 la possibilité de voir 11 collèges charentais avec un effectif inférieur à 250 élèves et 4 avec un effectif inférieur à 100 élèves. Depuis 2010, le département de la Charente a vu près d’une centaine de ses écoles fermer et des regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) disparaître, eux qui faisaient pourtant la force du maillage scolaire et permettaient à chaque commune de faire vivre son école, ses commerces et ses services publics. Ces fermetures de classes et d’écoles à répétition plongent les habitants, les parents d’élèves et les élus du territoire dans le plus grand désarroi, d’autant qu’en 2019 le Président de la République Emmanuel Macron avait annoncé qu’aucune école ne fermerait sans l’aval du maire de la commune. Aussi, au regard de cette situation particulièrement alarmante, elle souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement compte prendre afin d’éviter les fermetures de classes et de maintenir un maillage territorial suffisant pour assurer un enseignement de qualité et de proximité à destination des élèves en milieu rural.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5312</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1967</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Latombe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Contrat entre l’éducation nationale et Microsoft
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5312. — 25 mars 2025. — M. Philippe Latombe alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le contrat signé entre son administration et Microsoft. Alors que sa doctrine technique du numérique pour l’éducation prône avec raison l’utilisation prioritaire de solutions libres et souveraines, le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche vient, selon un avis publié le 14 mars 2025, d’attribuer de nouveau le marché public qui vise à équiper ses services centraux et les établissements supérieurs à des solutions Microsoft et ce, des postes clients aux datacenters. Cet accord cadre, qui prévoit seulement un montant maximum de dépenses fixé à 152 millions d’euros hors taxe, pour une durée maximale de quatre ans, est censé répondre aux besoins des agents des services centraux ou déconcentrés du ministère de l’éducation nationale, à ceux des établissements de formation et de recherche, mais aussi à ceux des agents des ministères de l’enseignement supérieur et de la recherche et des sports, de la jeunesse et de la vie associative. Il souhaite savoir comment, a fortiori dans le contexte actuel des relations transatlantiques, elle justifie une telle décision de son administration et souhaite savoir si elle envisage de dénoncer ce contrat, se mettant ainsi en cohérence avec le courrier que la direction du numérique pour l’éducation vient d’adresser aux recteurs, le 28 février 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5313</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1967</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Formation des accompagnants d’élèves en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5313. — 25 mars 2025. — Mme Anna Pic appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le sujet de la formation des accompagnants d’élèves en situation de handicap. Il y a maintenant 20 ans, la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, entrait en vigueur. Alors que la France compte environ 430 000 élèves en situation de handicap scolarisés, lesquels sont accompagnés par près de 130 000 accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), les remontées de terrain sont unanimes : les conditions de travail des AESH restent extrêmement précaires, et l’accompagnement ne répond pas toujours aux attentes des élèves, de leurs familles et des accompagnants eux-mêmes. Trop souvent, ces professionnels sont contraints de jongler avec des emplois du temps fragmentés, des affectations sur plusieurs établissements et des salaires qui ne permettent pas de vivre dignement de leur travail. En moyenne, ils perçoivent entre 800 et 1 200 euros nets par mois, pour un temps partiel contraint. Plus de 80 % d’entre eux sont des femmes, généralement en situation de grande précarité. Pourtant, ces accompagnants jouent un rôle fondamental dans l’inclusion scolaire et mériteraient une reconnaissance à la hauteur de leur engagement. L’une des clefs de cette reconnaissance pourrait être une formation permettant une véritable professionnalisation de ces accompagnants. Or, actuellement, l’emploi d’AESH n’est pas protégé par une formation réellement qualifiante, mais par une formation initiale obligatoire d’une durée de seulement 60 heures, ce qui nuit à la valorisation de leurs compétences et à la continuité de leur engagement. De plus, alors même qu’un diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social (DEAES) existe, celui-ci ne correspond pas entièrement aux spécificités du métier d’AESH et n’est pas systématiquement proposé aux accompagnants. Dès lors, Mme la députée interroge Mme la ministre sur la possibilité d’améliorer cette formation en intégrant une mention spécifique « AESH » dans le baccalauréat professionnel « Services aux personnes et aux territoires » (SAPAT). Cette solution permettrait de structurer un parcours qualifiant dès le lycée et de renforcer l’attractivité de ce métier essentiel. Elle offrirait, par ailleurs, une reconnaissance des compétences et faciliterait l’accès des futurs professionnels à cette filière en tension. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5314</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1968</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Laussucq</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Modification de l’article D. 311‑13 du code de l’éducation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5314. — 25 mars 2025. — M. Jean Laussucq interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la nécessaire modification de l’article D. 311-13 du code de l’éducation relatif à la mise en œuvre d’un plan d’accompagnement personnalisé (PAP) afin de tenir compte de l’absence de médecins de l’éducation nationale dans les établissements d’enseignement privé sous contrat. En effet, pour qu’un PAP soit validé, il est nécessaire de recueillir un avis positif d’un médecin de l’éducation nationale. Ce dispositif, qui permet à des enfants souffrant de troubles des apprentissages notamment en raison de troubles neuro-développementaux, d’obtenir une compensation grâce à des aménagements pédagogiques (ordinateur, tiers-temps, etc.), est très utile et évite un engorgement des maisons départementales des personnes handicapées. L’absence de médecins de l’éducation nationale dans les établissements privés sous contrats, oblige ces établissements à recourir à des médecins scolaires non rattachés à l’éducation nationale, pour valider ces PAP. Or certaines académies refusent de les considérer comme valables et se servent de l’absence de validation par un médecin de l’éducation nationale pour refuser la reprise des aménagements lors des examens. Ceci alors même qu’un décret du 4 décembre 2020 prévoyait la reprise systématique des aménagements des PAP et que la majorité des rectorats le font sans distinguer ceux signés par un médecin de l’éducation nationale et ceux signés par un médecin scolaire. Cela engendre une différence de traitement entre les élèves du privé et du public qui n’est pas acceptable, d’autant moins acceptable qu’elle est consécutive au manque de médecins au sein de l’éducation nationale. Par ailleurs, cette situation génère de nombreuses inquiétudes et difficultés pour ces adolescents qui se retrouvent à passer leurs examens, sans les aménagements dont ils ont toujours bénéficié en milieu scolaire. La Défenseure des Droits a plusieurs fois souligné ce problème, sans jamais être entendue. Aussi, M. le député demande à Mme la ministre si elle compte réécrire l’article D. 311-13 du code de l’éducation, en ouvrant la possibilité de faire valider le PAP par un médecin scolaire et non pas uniquement un médecin de l’éducation nationale. Si une telle modification n’est pas envisagée, il lui demande si elle pourrait lui indiquer la marche à suivre pour que tous les PAP, même ceux signés dans les établissements privés, puissent être validés par un médecin de l’éducation nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5315</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1968</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Santé mentale des jeunes - Phobies scolaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5315. — 25 mars 2025. — M. Matthieu Marchio attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les difficultés croissantes rencontrées par les élèves souffrant de phobie scolaire, dont la prise en charge reste largement insuffisante au sein du système éducatif. Le cas d’une jeune fille de 14 ans résidant dans la circonscription de M. le député illustre cette problématique. Confrontée à une phobie scolaire sévère, diagnostiquée par des professionnels de santé, elle se trouve dans l’incapacité de suivre une scolarité classique. Pourtant, malgré l’avis médical et les recommandations des spécialistes, elle ne peut pas bénéficier d’un aménagement adapté pour passer son brevet des collèges ni intégrer une structure alternative qui lui permettrait de poursuivre sa scolarité dans des conditions adaptées. Cette situation est symptomatique d’un problème plus large : la prise en charge des troubles anxieux et de la phobie scolaire en France reste lacunaire, alors même que la santé mentale des jeunes ne cesse de se dégrader. Le manque de dispositifs dédiés et l’absence de solutions adaptées aux examens placent ces élèves et leurs familles dans une impasse, compromettant leur avenir scolaire et accentuant leur détresse psychologique. M. le député demande donc à Mme la ministre quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour assurer une meilleure prise en charge des élèves souffrant de phobie scolaire, notamment en garantissant un accès systématique aux aménagements nécessaires pour les examens et en développant des solutions alternatives pour leur scolarité. Il lui demande également si une réforme du cadre réglementaire des aménagements aux examens est envisagée afin de mieux répondre aux besoins spécifiques de ces élèves.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5316</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1969</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Situation des assistants d’éducation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5316. — 25 mars 2025. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les difficultés rencontrées par les assistants d’éducation (AED) pour accéder à des contrats à durée indéterminée (CDI), malgré la parution du décret n° 2022-1140 du 9 août 2022, modifiant le décret n° 2003-484 du 6 juin 2003, qui ouvre cette possibilité. Ce décret indique que les AED ayant exercé pendant six ans en contrat à durée déterminée (CDD) peuvent être recrutés en CDI. Cependant, il apparaît que cette disposition n’est pas systématiquement appliquée, l’accès au CDI n’étant pas un droit opposable, ce qui signifie que l’administration n’est pas obligée de proposer un CDI aux AED remplissant les conditions requises. Selon certaines sources syndicales, malgré l’entrée en vigueur de ce décret le 1er septembre 2022, de nombreux AED continuent de se voir refuser l’accès au CDI après six ans de service, sans justification claire. Cette situation contribue à la précarité de ces personnels, pourtant essentiels au bon fonctionnement des établissements scolaires. Par ailleurs, la crise de recrutement que traverse l’éducation nationale, avec de nombreux postes vacants à chaque rentrée scolaire, souligne l’importance de fidéliser les personnels en place. Il souhaite donc connaître les mesures que le Gouvernement envisage de prendre pour garantir une application effective du décret n° 2022-1140 et permettre ainsi aux AED remplissant les conditions requises d’accéder à des contrats à durée indéterminée, renforçant ainsi la stabilité de ce personnel et la qualité de l’encadrement des élèves.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5319</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1969</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Boulogne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Élaboration de la carte scolaire en Meurthe-et-Moselle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5319. — 25 mars 2025. — M. Anthony Boulogne alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’élaboration de la carte scolaire de Meurthe-et-Moselle et ses conséquences sur l’avenir des communes rurales. Le projet de carte scolaire du département pour l’année 2025 prévoit 14 suppressions de postes et 39 fermetures de classes. Dans la circonscription de M. le député, 10 fermetures de classes sont programmées, à Pont-à-Mousson, Blénod-lès-Pont-à-Mousson, Belleau, Saizerais, Vandières et Dieulouard. M. le député considère que ces fermetures risqueraient d’entraîner une dégradation des conditions de travail des enseignants, confrontés à des classes surchargées. Il va sans dire que les élèves seront les premières victimes de la situation. M. le député tient à rappeler à Mme la ministre que la réduction de l’offre scolaire, justifiée par une chute de la démographie dans le département, participe en premier lieu à la baisse du nombre d’habitants : les familles se retrouvant dans l’impossibilité de scolariser leurs enfants à proximité de leur lieu de vie, faute de places disponibles, elles sont incitées à quitter le territoire. Ces décisions de fermetures, qui se multiplient chaque année en Meurthe-et-Moselle, rencontrent l’opposition légitime des parents d’élèves, des enseignants et des élus locaux, attachés au maintien des derniers services publics encore présents dans la ruralité. Dès l’annonce du projet de carte scolaire, M. le député s’est mobilisé pour empêcher les fermetures programmées et défendre l’école rurale. Le 23 février 2025, il alertait, par l’intermédiaire d’un communiqué de presse, sur les conséquences du projet de fermetures de classes annoncées dans le bassin mussipontain et aux alentours. Le 3 mars, il s’est entretenu avec le directeur académique des services de l’éducation nationale de Meurthe-et-Moselle au sujet de l’élaboration de la carte scolaire. M. le député a fait part de ses inquiétudes et a mis sur la table des propositions concrètes pour empêcher certaines fermetures de classes, dont notamment une proposition de moratoire d’un an sur la fermeture de classe à Saizerais, du fait de la construction de nouveaux lotissements dans la commune. Le lendemain, M. le député a sollicité, par courrier, un rendez-vous de toute urgence avec Mme la ministre pour pouvoir discuter de l’élaboration de la carte scolaire et plus particulièrement de la situation de l’école de Saizerais. Le courrier n’a, à ce jour, reçu aucune réponse de la part du cabinet de Mme la ministre. Le 10 mars 2025, le directeur académique a présenté la formule finale de la carte scolaire du département, actant les 14 suppressions de postes et les 39 fermetures de classes, dont une dizaine dans la circonscription de M. le député. Ce dernier ne peut que déplorer la décision prise par les services de l’éducation nationale, faisant fi des arguments avancés pour éviter les fermetures de classes et préserver l’offre scolaire dans la ruralité. M. le député réitère donc à Mme la ministre sa proposition de rendez-vous afin de discuter de l’avenir de la carte scolaire dans le département. Il lui demande en outre quelles mesures elle compte mettre en œuvre pour préserver les moyens éducatifs des territoires ruraux du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5321</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1970</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Situation financièrement critique des universités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5321. — 25 mars 2025. — M. Paul Molac appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le manque de moyens financiers auquel sont confrontés les universités. Depuis 2015, les universités enregistrent une hausse de 50 % du nombre d’étudiants inscrits, tandis que les dotations de fonctionnement accordées par l’État ont systématiquement été réduites sur la même période. Contraintes d’adopter des budgets en déficit, 60 universités sur 75 ont terminé l’année 2024 sur un budget austéritaire. Certaines d’entre elles semblent même se rapprocher d’une situation de faillite. Dans un contexte de grande fragilité budgétaire, la loi de finances pour 2025 implique une nouvelle réduction d’un milliard d’euros pour le budget destiné à l’enseignement supérieur. Une coupe supplémentaire qui contraste avec les nouvelles charges obligatoires imposées aux universités et non compensées par l’État, à travers l’augmentation du point d’indice des agents de la fonction publique et l’accroissement de la prise en charge du CAS pension. Ainsi, à une dette structurelle s’ajoutent des surcoûts importants, de l’ordre de 500 millions d’euros en 2025. Or la situation financièrement critique des universités pourrait susciter des mesures problématiques pour la formation étudiante : fermeture de diplômes ou d’antennes universitaires, réduction des capacités d’accueil, non-remplacement des départs à la retraite, dégradation des conditions de travail et d’études. Certains acteurs concernés par le désengagement de l’État, étudiants, enseignants ou chercheurs, ont récemment pu manifester leur inquiétude à ce sujet, à l’occasion de journées d’actions nationales contre le rabotage budgétaire annoncé. Si des efforts ont été consentis à l’issue de la commission mixte paritaire, par l’octroi de 200 millions d’euros supplémentaires et la compensation du relèvement du compte d’affectation spéciale (CAS) pension, il convient désormais d’assurer la pérennité de ces financements, voire la compensation totale des mesures décidées par l’État. Des mesures complémentaires semblent demeurer vitales pour répondre aux enjeux de l’innovation, du développement territorial et de l’avenir de la jeunesse. Ainsi, il souhaiterait connaître les mesures envisagées par le Gouvernement afin d’assurer le refinancement des universités et ainsi proposer des conditions d’apprentissage satisfaisantes et diversifiées pour l’ensemble des étudiants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5322</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1970</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mélanie Thomin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Suspension du master Langues et cultures celtiques en contact de l’UBO
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5322. — 25 mars 2025. — Mme Mélanie Thomin alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la récente décision de suspendre le master mention Langues et sociétés parcours Langues et cultures celtiques en contact (LCCC) de l’université de Bretagne Occidentale (UBO) de Brest, lors du conseil de l’UFR Lettres sciences humaines de l’université, qui s’est tenu le 27 février 2025. Ce master, unique en France, propose une formation bilingue (français-anglais) et interdisciplinaire, combinant l’étude des langues celtiques modernes et médiévales (breton, gallois, irlandais) avec des enseignements en linguistique, littérature et civilisation. Il permet de faire vivre le patrimoine linguistique et culturel, en le préservant et en le développant. Pourtant, au regard de considérations budgétaires, la pérennité du master LCCC est aujourd’hui remis en question. Cette fermeture du master LCCC s’inscrit dans un contexte de difficultés financières pour les universités, qui menacent leurs missions d’enseignement et de recherche. Malgré un budget de 26,7 milliards d’euros alloué à l’enseignement supérieur en 2025, incluant une augmentation de près de 200 millions d’euros, ces moyens supplémentaires demeurent insuffisants au regard des difficultés financières des universités, qui continuent à faire face à un déficit chronique. Dans ce contexte, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées le 11 mars 2025 à Brest, dans le cadre de la mobilisation nationale contre les coupes budgétaires dans l’enseignement supérieur et la recherche, afin d’alerter sur la situation financière de l’UBO. Étudiants, syndicats étudiants et membres du personnel de l’université mobilisés ont demandé le maintien du master LCCC et ont exprimé leurs inquiétudes quant à l’avenir des programmes celtiques. À cette fin, elle lui demande ce qu’elle envisage de faire pour pallier la chute des moyens dans l’enseignement supérieur et pour garantir le maintien de la diversité des formations, en particulier celles liées aux langues et cultures celtiques, afin de préserver ce patrimoine unique et vivant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5343</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1971</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Prise en charge financière de l’apprentissage des niveaux licence et master
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5343. — 25 mars 2025. — M. Vincent Ledoux appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la prise en charge financière de l’apprentissage aux niveaux licence (niveau 6) et master (niveau 7). Un décret en préparation semble prévoir une réduction des niveaux de prise en charge (NPEC) par l’État (jusqu’à 20 % en moins pour les niveaux master), transférant ainsi mécaniquement une part croissante du coût vers les entreprises accueillant des apprentis. Une diminution des aides publiques pourrait inciter certaines entreprises à limiter le recrutement d’apprentis, notamment dans les secteurs où les marges sont faibles. Cela pourrait donc freiner l’accès à l’apprentissage pour les étudiants en master, alors même que ce modèle de formation est censé favoriser leur employabilité. Par ailleurs, certaines branches professionnelles disposent de fonds suffisants pour absorber cette réduction via leurs opérateurs de compétences tandis que d’autres risquent d’avoir plus de difficultés à compenser la baisse. Ainsi, le risque de création d’un inégal accès à l’apprentissage selon les secteurs n’est pas à exclure. Ensuite et dans la mesure où les entreprises ne parviennent pas à compenser cette baisse, les établissements de formation pourraient être amenés à augmenter les frais pour les apprentis eux-mêmes, ce qui remettrait en question l’attractivité de ce parcours. Enfin, ces dernières années, les gouvernements successifs ont beaucoup misé sur l’apprentissage, avec une hausse historique du nombre de contrats signés. Une réduction des NPEC pourrait casser cette dynamique et ralentir la progression du nombre d’apprentis dans l’enseignement supérieur. Si l’objectif est de réaliser des économies budgétaires, cette mesure pourrait avoir des effets contre-productifs sur l’emploi des jeunes et l’égalité d’accès à la formation. Il lui demande donc de bien vouloir lui préciser l’état d’avancement de sa réflexion et de l’écriture dudit décret. Il lui rappelle combien l’apprentissage aux niveaux licence et master est un modèle gagnant-gagnant : il favorise l’insertion professionnelle des jeunes, aide les entreprises à trouver des compétences adaptées et soutient l’économie en améliorant l’employabilité globale. Diminuer les financements publics risquerait donc d’affaiblir un dispositif dont les bénéfices sont largement reconnus. Il lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5387</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1971</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Davy Rimane</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Lutter contre les inégalités scolaires en outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5387. — 25 mars 2025. — M. Davy Rimane attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les inégalités structurelles en matière de moyens matériels entre les établissements scolaires des territoires ultramarins et ceux de la France hexagonale. Ces disparités compromettent le principe d’égalité des chances et entravent l’accès à une éducation de qualité pour tous les élèves de la République. Dans de nombreux territoires ultramarins, les infrastructures scolaires sont insuffisantes ou inadaptées. En Guyane, la forte croissance démographique a conduit à la saturation des établissements existants, contraignant certains élèves à suivre leurs cours dans des bâtiments provisoires ou mal équipés. À Mayotte, l’augmentation rapide de la population scolaire n’a pas été accompagnée d’un développement adéquat des infrastructures éducatives, entraînant une surcharge des classes et des conditions d’apprentissage dégradées. Par ailleurs, les territoires ultramarins connaissent des taux de non-scolarisation préoccupants. En Guyane, en 2020, 7 % des enfants âgés de 3 à 16 ans, soit 6 207 enfants, n’étaient pas scolarisés, un taux deux fois plus élevé qu’en France hexagonale. L’illettrisme y est également surreprésenté : le taux de jeunes en situation d’illettrisme est plus du double de celui observé en moyenne dans l’Hexagone pour les Antilles et La Réunion, cinq fois supérieur en Guyane et sept fois à Mayotte. Ces inégalités matérielles se traduisent par des taux de réussite aux examens nationaux bien inférieurs à la moyenne nationale. En Polynésie française, seulement 66 % d’une classe d’âge obtenait le baccalauréat en 2020, loin de l’objectif national de 80 %. De plus, le taux de jeunes sans diplôme demeure alarmant dans certains territoires : en Guyane, 31,5 % des 20-24 ans étaient sans diplôme en 2020, contre une moyenne nationale de 9,6 %. Face à ces constats inquiétants, M. le député interroge Mme la ministre sur les mesures concrètes que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour réduire ces inégalités. Il souhaite notamment connaître les actions prévues pour moderniser les infrastructures scolaires, renforcer l’accès aux ressources pédagogiques et numériques et lutter efficacement contre la non-scolarisation et l’illettrisme dans ces territoires ; garantir des conditions d’apprentissage équitables à tous les élèves de la République est une exigence fondamentale pour assurer l’égalité des chances et le respect du droit à l’éducation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5419</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1972</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Réforme des « Key Labs »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5419. — 25 mars 2025. — Mme Christine Pirès Beaune attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche au sujet de la réforme des « Key Labs » initiée à la demande du président-directeur-général du CNRS. Un profond mouvement de contestation monte au sein des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche en France. Cette mobilisation massive est le résultat de deux facteurs majeurs : le désengagement moral et financier toujours plus important de l’État dans ce domaine et la mise en place forcée des « Key Labs ». Ce dispositif ne concerne pas que les seuls agents du CNRS, mais aura des effets néfastes sur l’ensemble de la communauté universitaire et de la recherche. En concentrant ses moyens financiers et humains sur un nombre restreint de laboratoires (25 % prévus au départ) et alors que son budget vient d’être amputé de 100 millions d’euros, le CNRS sera mécaniquement contraint d’abandonner progressivement les 75 % restants. Or ces laboratoires ne regroupent pas que de seuls agents CNRS, mais des personnels issus de plusieurs tutelles, notamment universitaires, lesquelles sont liées par contrat, comme c’est particulièrement le cas dans l’unité de recherche du Puy-de-Dôme. L’abandon progressif, décidé sans concertation avec ses partenaires contractuels par la direction, va de fait déstabiliser l’ensemble de l’écosystème scientifique, menacer directement l’existence de ces unités mixtes de recherche (UMR) et compromettre la qualité de la formation par la recherche. Le moratoire annoncé ne saurait suffire et c’est le retrait de ce dispositif qu’il faut envisager, ainsi que le réclame les presque 11 000 signataires d’une motion de défiance, tous membres de l’ESR, à laquelle elle s’associe. Mme la députée demande à Mme la ministre d’indiquer les conditions d’organisation de ce moratoire et d’expliciter le choix de la date tardive de l’été 2025. De plus, elle l’interroge sur sa prise en considération de la dissonance de discours entre celui du directeur et l’avis d’une large partie des chercheurs au CNRS au sujet de cette réforme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5426</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1972</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-René Cazeneuve</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Garantir un accès à la santé en milieu scolaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5426. — 25 mars 2025. — M. Jean-René Cazeneuve attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la situation préoccupante de la santé scolaire, en particulier sur la présence des infirmières et infirmiers scolaires ainsi que l’accompagnement des élèves en matière de santé mentale. Dans le département du Gers, la suppression envisagée de deux demi-postes d’infirmières au sein des lycées Pardailhan et du Garros à Auch dès la rentrée 2025, au profit de l’ouverture d’un poste dans un autre établissement, suscite de vives inquiétudes. Cette décision intervient dans un territoire où l’accès aux soins est déjà complexe, en raison de sa ruralité et du manque de professionnels de santé. Or la santé mentale des jeunes constitue un enjeu majeur : en 2021, les admissions aux urgences pour tentatives de suicide chez les adolescents ont augmenté de plus de 40 % et 75 % des troubles psychiques se déclarent avant l’âge de 24 ans. Alors que l’année 2025 a été déclarée « grande cause nationale pour la santé mentale » M. le député souhaite connaître les mesures concrètes que le Gouvernement entend mettre en place pour renforcer la présence des infirmières et infirmiers scolaires et garantir un suivi adapté des élèves. Face à l’insuffisance du nombre de professionnels de santé dans les établissements scolaires, il lui demande quelles actions seront engagées afin d’assurer un maillage territorial plus équilibré, en particulier dans les zones rurales comme le Gers, et ainsi garantir une prise en charge équitable et efficace des besoins de santé des élèves.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5234</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1972</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Extension du 3919 aux hommes victimes de violences conjugales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5234. — 25 mars 2025. — Mme Christelle Petex attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur la nécessité d’élargir le dispositif téléphonique d’écoute et d’orientation « 3919 - Violences femmes infos » aux hommes victimes de violences conjugales et d’exclusion parentale. Depuis sa création en 2014, ce dispositif, géré par la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF), offre un accueil téléphonique gratuit, anonyme et de qualité aux femmes victimes de violences conjugales. Il a fait ses preuves en recevant 112 593 appels en 2023, avec un taux de réponse de 86,5 %. Accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 depuis 2021, ce dispositif joue un rôle crucial dans l’accompagnement des victimes et leur orientation vers des structures spécialisées. Cependant, bien que les femmes constituent la majorité des victimes de violences conjugales (86 % selon les chiffres du ministère de l’intérieur en 2022), les hommes représentent également une part significative, estimée à 14 % des victimes. Ces violences, souvent de nature psychologique, peuvent entraîner des drames humains, comme des suicides. Face à ce constat, il est devenu impératif d’étendre le dispositif 3919 aux hommes victimes de violences conjugales. Cela impliquerait une formation spécifique des écoutants pour répondre aux besoins particuliers de ces victimes, ainsi qu’une prise en charge optimale, 24h/24 et 7j/7. Un tel élargissement permettrait une reconnaissance plus juste et équitable des violences conjugales subies par les hommes et offrirait une réponse adaptée à l’ensemble des victimes de violences, sans distinction de sexe. Ainsi, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en place pour étendre le dispositif 3919 aux hommes victimes de violences, garantir la formation des écoutants et renforcer l’équité dans la prise en charge des victimes de violences conjugales en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5235</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1973</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Le Nabour</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Ouverture du numéro 3919 aux hommes victimes de violences conjugales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5235. — 25 mars 2025. — Mme Christine Le Nabour attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur l’ouverture du numéro 3919 aux hommes victimes de violences conjugales. Le numéro 3919 constitue depuis 2014 un dispositif d’écoute et d’orientation pour les femmes victimes de violences conjugales. Ce service, accessible 24h/24 et 7j/7, a été un outil essentiel pour soutenir les victimes dans un contexte de crise sanitaire, avec plus de 112 000 appels reçus en 2023, dont près de 74 % pour des violences faites aux femmes. Cependant, bien que les femmes constituent la majorité des victimes de violences conjugales, il est également essentiel de reconnaître la réalité des violences faites aux hommes, qu’il s’agisse de violences au sein d’un couple hétérosexuel ou homosexuel. Selon les données du ministère de l’intérieur, en 2022, environ 14 % des victimes de violences conjugales étaient des hommes, un chiffre qui ne peut être ignoré dans la prise en charge globale des violences conjugales. Le numéro 3919 joue un rôle crucial en tant que premier point de contact pour les victimes, permettant une orientation rapide vers des solutions adaptées. Pourtant, en l’état actuel, il ne prend pas en charge les hommes victimes de violences conjugales, créant ainsi une forme de déséquilibre dans l’accompagnement des victimes. Afin d’assurer une réponse complète aux violences conjugales, il semble indispensable d’étendre ce dispositif aux hommes et d’intégrer à sa gouvernance des associations spécialisées dans leur accompagnement, en complément d’une formation adaptée des écoutants. Dans le cadre du projet de loi de finances 2025, Mme la députée avait déposé un amendement en ce sens. Elle l’interroge donc sur sa volonté d’étendre le numéro 3919 aux hommes victimes de violences conjugales, dans un souci d’égalité d’écoute et de prise en charge.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5246</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1973</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Situation préoccupante liée à l’extension de la prime Ségur pour les CIDFF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5246. — 25 mars 2025. — Mme Marie Pochon alerte Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations sur la compensation financière liée à l’extension de la prime Ségur pour les centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF). En effet, dans un arrêté publié le 5 août 2024 au Journal officiel, le Gouvernement actait l’extension de la prime Ségur aux salariés du secteur social et médico-social privé, une demande et une reconnaissance qu’attendaient de longue date les professionnels « oubliés du Ségur », dont les 22 salariés du CIDFF de la Drôme qui s’occupent notamment des 6 500 demandes annuelles dans le cadre de l’accès aux droits. Toutefois, cette avancée importante implique une augmentation substantielle de la masse salariale des CIDFF, qui n’est pas compensée par de nouvelles recettes, notamment étatiques. En effet, sans compensation financière de la part de l’État, le réseau national, régional et départemental des CIDFF se verra contraint de réduire ses effectifs, pouvant aller jusqu’à la fermeture de certains des centres du réseau, dans un contexte où les subventions des collectivités locales se raréfient du fait de budgets contraints. Cette situation serait extrêmement dommageable pour l’accès aux droits des bénéficiaires des CIDFF, majoritairement des femmes en grande difficulté, des femmes en situation de précarité, des femmes victimes de violences sexistes et sexuelles, particulièrement dans les zones rurales où ces difficultés se voient aggravées par les distances et le manque d’anonymat. Au vu de la menace qui pèse sur ces structures essentielles pour les territoires, elle souhaite savoir comment le Gouvernement compte soutenir financièrement les CIDFF face aux nouvelles charges auxquelles ils doivent faire face et leur permettre de maintenir leur activité d’accès aux droits.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5346</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1974</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Latombe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Migration des services informatiques de l’X vers l’offre Microsoft 365
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5346. — 25 mars 2025. — M. Philippe Latombe alerte M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la migration des services informatiques de l’X vers l’offre Microsoft 365. Alors que l’ENS avait, au dernier moment, en 2021, renoncé à cette solution américaine, afin de ne pas être soumise au Cloud Act et à l’obligation de se soumettre à l’extraterritorialité du droit américain, a contrario, Polytechnique vient d’acter la migration de ses services informatiques, déjà commencée par les messageries des étudiants, vers les serveurs de cette entreprise américaine. Prise par la seule direction, sans véritable concertation, cette décision suscite à juste titre en interne de vives inquiétudes en matière de protection des échanges, des travaux de recherche, en matière de risques de pillage technologique ou de divulgation de données sensibles, comme les partenariats public-privé ou les échanges concernant certains doctorants, chinois par exemple, refusés par l’établissement pour éviter toute tentative d’espionnage. Il semblerait même que la migration concerne les zones à régime restrictif, c’est-à-dire les laboratoires les plus sensibles. M. le député souhaite savoir comment M. le ministre envisage de contraindre la direction de l’X à appliquer les orientations, datant de 2021, de la direction interministérielle du numérique, interdisant le déploiement de Microsoft 365 dans l’administration, ou la règle n° 9 de la circulaire PM dite « cloud au centre » du 5 juillet 2021, actualisée par la circulaire n° 6404/SG du 31 mai 2023, dont les principaux éléments sont désormais intégrés dans la loi à l’article 31 de la loi SREN2 du 24 mai 2024.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5231</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1974</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Risque de guerre douanière et impact sur la filière viticole française.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5231. — 25 mars 2025. — M. Alexandre Allegret-Pilot attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur une menace imminente qui pèse sur la filière viticole française et plus particulièrement sur celle du Languedoc-Roussillon. Les récentes annonces du président américain Donald Trump, concernant l’application de droits de douane de 200 % sur les produits viticoles français, risquent de porter un coup sévère à l’économie et aux producteurs : cela signifierait la perte de près de 4 milliards d’euros d’exportations vers le premier marché mondial, pour lequel il n’existe actuellement pas de marché de substitution. Plus particulièrement, la filière viticole du Languedoc-Roussillon, reconnue pour la qualité et la diversité de ses vins, est un pilier essentiel de l’économie locale. L’imposition de tels droits de douane mettrait en péril la survie de nombreuses exploitations. Aussi, il lui demande d’intervenir urgemment auprès de la Commission européenne : l’annonce faite par l’UE consistant à imposer des droits de douane sur les spiritueux et les vins américains, en réponse aux droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium ne fait manifestement qu’attiser et diffuser un cycle de représailles économiques qui pénalise, in fine, les petits producteurs français. Le citoyen pourrait croire que la Commission sacrifie - avec la complicité silencieuse de la France - la filière viticole française pour protéger les exportations d’acier et d’aluminium allemandes, bien que le pays soit également exportateur dans ces domaines. Il est crucial d’entamer une désescalade diplomatique et douanière, dont la seule boussole doit être l’intérêt des Français et la protection des filières françaises les plus fragiles : la priorité doit être donnée à des négociations constructives. Il souhaite connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5237</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1974</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Remise en question des biens français en Algérie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5237. — 25 mars 2025. — M. Michel Guiniot interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’escalade de tensions avec l’Algérie et en particulier la potentielle remise en cause de l’Algérie de la mise à disposition de la France de biens immobiliers sur le territoire algérien. Selon la presse algérienne, l’ambassadeur de France en Algérie aurait été convoqué pour évoquer ce sujet avec le ministre des affaires étrangères algérien. Cette information n’est pas confirmée en l’état. Toutefois, si l’Algérie mettait cette hypothèse a exécution, il souhaite savoir quels sont les solutions envisagées pour continuer à maintenir une présence diplomatique et consulaire en Algérie, tant dans l’intérêt des Français que de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5334</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1975</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Lourdeurs administratives pour l’octroi de visas aux Britanniques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5334. — 25 mars 2025. — M. Julien Guibert attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les lourdeurs administratives liées à l’octroi des visas de long séjour pour les ressortissants britanniques possédant une résidence secondaire en France. Depuis le Brexit, ces derniers doivent obtenir un visa lorsqu’ils souhaitent séjourner au-delà de 90 jours par période de 180 jours, une procédure qui s’avère particulièrement contraignante et décourageante. Actuellement, les demandeurs doivent se soumettre à un parcours administratif complexe : soumission répétée de justificatifs, prise de rendez-vous obligatoire dans l’un des trois centres TLS du Royaume-Uni, collecte biométrique systématique et délais de traitement prolongés. Cette rigidité génère des coûts élevés et une perte de temps significative, sans réelle justification pour les personnes ayant déjà obtenu un visa de long séjour par le passé sans difficulté. Au-delà de ces désagréments individuels, ces contraintes affectent directement l’économie de nombreux territoires ruraux, comme la Nièvre, qui bénéficient de la présence de ces résidents secondaires. Ces derniers contribuent à l’activité locale par leurs dépenses, l’entretien de leurs propriétés et le paiement des taxes foncières. Or l’actuelle lourdeur des démarches pousse certains à réduire leurs séjours en France, voire à vendre leurs biens, ce qui pourrait avoir des conséquences négatives à long terme. Alors que la France et le Royaume-Uni avaient exprimé, lors du 36e Sommet franco-britannique, leur volonté de renforcer la coopération en matière de mobilité, aucune mesure concrète n’a été mise en place. Dès lors, plusieurs pistes d’amélioration pourraient être envisagées : une procédure de renouvellement simplifiée pour les demandeurs récurrents ; la numérisation intégrale des documents requis ; l’allongement de la validité des données biométriques à cinq ans pour limiter les déplacements en centre TLS ; la création d’un visa à entrées multiples avec validité pluriannuelle, permettant d’éviter des démarches annuelles répétitives. Aussi, il souhaiterait savoir si le Gouvernement entend mettre en place ces mesures d’assouplissement afin de faciliter l’accès au visa de long séjour pour ces résidents secondaires, tout en garantissant l’attractivité économique des territoires concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5400</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1975</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Sother</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Crise humanitaire et violences au Sahel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5400. — 25 mars 2025. — M. Thierry Sother alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’ampleur des crises humanitaires et des violences subies par les civils dans la région du Sahel. Dans cette région, les institutions sont fragilisées par la prolifération des groupes terroristes. La violence des groupes armés non gouvernementaux et les opérations militaires contre eux entraînent la mort et le déplacement de millions de personnes. Dans ce contexte, les communautés chrétiennes minoritaires sont particulièrement vulnérables, notamment au Nigéria, Mali, Burkina Faso, Mauritanie ou Niger. Il apparaît qu’une discrimination dans l’accès à l’aide humanitaire pour des motifs religieux au sein des camps de déplacés soit observée. Beaucoup de chrétiens optent alors pour des camps de fortune, oubliés des agences humanitaires et sans sécurité. Il est pourtant essentiel que les minorités en situation de vulnérabilité soient traitées avec dignité et respect. Aussi, M. le député souhaite savoir quelle part de l’aide internationale de la France est investie dans le dialogue interreligieux pour contrer l’idéologie intolérante de ces groupes extrémistes. Il l’interroge également sur le soutien apporté par la France aux victimes de violences religieuses.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5227</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1975</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Eric Liégeon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Contrôles fiscaux - entreprises horticoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5227. — 25 mars 2025. — M. Eric Liégeon attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, au sujet de l’intensification des contrôles fiscaux visant les entreprises horticoles, en particulier la requalification en espaces commerciaux des serres intégrant un espace de vente directe. Cette évolution dans la lecture de l’administration fiscale remet en cause le principe d’exonération jusqu’ici appliqué aux serres en raison de leur lien direct avec l’activité de production agricole. En effet, il semblerait que les services fiscaux contestent de plus en plus le fait que les activités issus de la vente issue de la production de l’entreprise soient le prolongement de l’acte de production, impactant ainsi la fiscalité de l’activité de vente directe sur site. Par conséquent, les redressements engagés entraînent l’assujettissement de ces exploitations à la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) et à la cotisation foncière des entreprises (CFE), faisant peser une pression fiscale insoutenable sur ces entreprises. Dans certains cas, les montants exigés dépassent la valeur des exploitations concernées, menaçant leur pérennité et risquant de conduire à de nombreuses liquidations judiciaires. Cette situation concerne plus de 1 400 entreprises représentant 25 % du chiffre d’affaires horticole national en 2023 et mettant en péril 3 450 emplois. Si cette nouvelle lecture venait à se généraliser, elle compromettrait un modèle économique fondé sur la vente directe, qui favorise les circuits courts, la consommation locale et le maintien d’emplois non délocalisables. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour clarifier le cadre fiscal applicable aux serres à usage mixte, afin de garantir une interprétation stable et cohérente des dispositions du code général des impôts et d’éviter la fragilisation d’une filière essentielle à l’économie agricole nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5279</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1976</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Barèges</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Méthanisation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5279. — 25 mars 2025. — Mme Brigitte Barèges attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la méthanisation. En effet, souvent présentée comme une solution écologique pour la gestion des déchets et la production d’énergie renouvelable, la méthanisation soulève de nombreuses interrogations quant à sa réelle efficience et ses impacts environnementaux. Daniel Chateigner, professeur de physique et coordinateur du collectif scientifique national méthanisation raisonnée (CSNM), met en lumière des risques significatifs associés à ce modèle, qui semble générer plus de dangers que de bénéfices. En France, ce procédé produit 90 % de digestat considéré comme déchet et génère des émissions de méthane, un gaz ayant un potentiel de réchauffement global 25 fois supérieur à celui du CO2. De plus, le faible rendement énergétique des installations de méthanisation remet en question l’utilité des subventions publiques accordées, qui s’élèvent à environ 640 000 euros par méthaniseur, ainsi qu’un coût total de rachat de gaz pouvant atteindre 10 milliards d’euros chaque année. Ces chiffres suscitent des interrogations quant à la rentabilité réelle de ces projets. Il est également préoccupant de constater que pour atteindre un objectif de 10 000 méthaniseurs d’ici 2050, une densité d’un méthaniseur tous les quatre kilomètres serait nécessaire, tout en impliquant une exploitation accrue des ressources agricoles. Cela pourrait avoir des effets potentiellement dévastateurs sur les sols et les nappes phréatiques. Dans ce contexte, elle souhaiterait connaître sa position sur le modèle de méthanisation actuellement promu en France. Elle souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour s’assurer que le développement de la méthanisation soit raisonné, économiquement viable et bénéfique pour l’environnement, tout en préservant la qualité des ressources naturelles et en améliorant la vie des agriculteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5301</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1976</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Impact de la refonte du développement du solaire photovoltaïque
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5301. — 25 mars 2025. — M. Antoine Villedieu interroge M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la refonte soudaine du cadre de développement du solaire photovoltaïque. À l’heure où les besoins croissants en électricité imposent un pragmatisme clair et sans ambiguïté, le Gouvernement opte pour le ralentissement du développement du solaire photovoltaïque, une composante pourtant essentielle pour assurer le mix énergétique de la France. Parmi les principales mesures, celle sur la réduction drastique des aides pour les projets de moins de 500 kWc avec effet rétroactif au 1er février 2025 soulève des critiques virulentes. De telles décisions ne peuvent déboucher que sur un ralentissement marqué du développement des projets solaires sur les moyennes toitures et les ombrières de parking en plus de mettre en difficulté de nombreuses entreprises du secteur. Cela revient, ni plus ni moins, qu’à condamner des initiatives locales et à fragiliser les porteurs de projets qui auraient pourtant bien besoin de visibilité et de stabilité dans une période aussi trouble. Aussi, il lui demande s’il compte revenir sur sa décision et maintenir le cadre tarifaire actuel pour le segment S21 le temps de définir un nouveau mécanisme avec les représentants de la filière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5302</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1977</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Vuibert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Menace sur la filière photovoltaïque française et ses conséquences économiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5302. — 25 mars 2025. — M. Lionel Vuibert attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur l’impact préoccupant des nouvelles baisses de soutien au photovoltaïque, qui mettent en péril l’ensemble de la filière et compromettent les objectifs de transition énergétique de la France. Les récentes décisions gouvernementales prévoient une réduction brutale des tarifs d’achat de l’électricité solaire en toiture, avec une baisse de 105 euros/MWh à 95 euros/MWh prévue courant 2025 pour les installations de 100 à 500 kVa, après quatre baisses successives en 2024. De plus, à partir de 2026, le tarif de rachat du surplus d’électricité injecté sur le réseau pour les installations résidentielles de moins de 9 kVa chutera de 126,9 euros/MWh à seulement 40 euros/MWh. Ces mesures s’accompagnent d’une diminution progressive de la prime à l’installation, déjà réduite de moitié depuis août 2023 et susceptible de baisser davantage, rendant de nombreux projets économiquement non viables. Les acteurs du secteur alertent sur les conséquences directes de ces décisions : des centaines de projets citoyens, agricoles et portés par les collectivités sont aujourd’hui menacés, fragilisant l’ensemble de la filière photovoltaïque, accélérant les fermetures d’entreprises et mettant en péril plusieurs dizaines de milliers d’emplois. Cette politique marque une rupture brutale avec la visibilité économique nécessaire au développement du secteur, remettant en cause des engagements pris au niveau national et européen. Si des concertations ont bien eu lieu avec les acteurs de la filière, elles n’ont cependant pas conduit à une inflexion de la position du Gouvernement. Les professionnels s’inquiètent d’un scénario similaire à la crise de 2010, où des baisses soudaines des soutiens publics avaient conduit à un effondrement du marché français du photovoltaïque. Aussi, M. le député souhaite savoir si le Gouvernement envisage de répondre à l’alerte lancée par les acteurs de la filière en reconsidérant ces baisses de tarifs et de primes, qui compromettent l’avenir du photovoltaïque en France. Il l’interroge également sur les mesures qu’il compte mettre en place pour garantir un cadre stable et prévisible aux investissements dans l’énergie solaire, pilier essentiel de la transition écologique du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5305</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1977</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Lepers</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Réorientation brutale du cadre de la production d’énergie photovoltaïque
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5305. — 25 mars 2025. — M. Guillaume Lepers attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie sur les conséquences d’une réorientation brutale du cadre de développement de la production d’énergie solaire photovoltaïque pour les projets déjà en cours. En effet, le 12 février 2025, M. le ministre a présenté les nouveaux objectifs de la programmation pluriannuelle de l’énergie, qui impacteraient particulièrement le segment S21, celui des installations en toiture et des ombrières inférieures à 500kWc. Ce segment favorise le développement du photovoltaïque sans accroitre la surface des sols artificialisées conformément à l’objectif à atteindre à l’horizon 2050. Mais ces annonces préfigurent simultanément une baisse du tarif de revente et une diminution de la prime à l’investissement. Or, depuis plusieurs années, dans le cadre du renforcement du mix énergétique décarboné, la France a encouragé la création de ces petites installations, qui permettent aux particuliers, aux agriculteurs et aux entreprises d’exploiter leurs toitures et parkings pour la production d’électricité en autoconsommation et en revente. En ce début d’année 2025, de nombreux projets sont en cours de réalisation dans tout le pays, ils contribuent à atteindre l’objectif européen de 42,5 % d’énergie renouvelable d’ici 2030. Ces projets ont fait l’objet d’études de faisabilité, avec des plans de financements construits sur les bases qui s’appliquaient jusqu’ici et qui garantissaient la viabilité économique des investissements. La remise en question brutale du cadre existant mettrait en péril l’équilibre même de ces projets et porterait un coup très dur aux investisseurs. Il souhaite savoir si un dispositif de transition est envisagé afin d’amortir l’impact de ces nouvelles orientations sur l’équilibre des projets déjà en cours de réalisation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5306</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1977</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Révision de l’arrêté S21 du 6 octobre 2021
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5306. — 25 mars 2025. — M. Sacha Houlié attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie sur les conséquences de la révision de l’arrêté S21 du 6 octobre 2021. Il souhaite l’alerter sur l’impact de la réduction brutale et rétroactive des tarifs d’achat pour les installations photovoltaïques sur toiture de moins de 500 kWc. Cette mesure, prise sans concertation avec les acteurs concernés et entrée en vigueur le 1er février 2025, met en péril le secteur du photovoltaïque en France, en menaçant de nombreux emplois et en ôtant l’opportunité aux entreprises de se préparer à ce changement. Les niveaux de soutien proposés par le Gouvernement à travers cette révision sont insuffisants pour assurer la rentabilité de nombreux projets. Cette situation affecte surtout les PME, les artisans, les exploitants agricoles et les particuliers investissant dans des installations photovoltaïques sur bâtiment. En fragilisant ces acteurs, cette mesure ralentit la transition énergétique et compromet le développement du photovoltaïque en toiture. Ce revirement va à l’encontre des engagements pris par le Gouvernement, notamment avec le « pacte solaire » signé en avril 2024 avec des professionnels du secteurs, pour soutenir le déploiement et l’industrialisation du photovoltaïque en France. M. le député souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage de revenir sur cette réduction et d’engager un dialogue avec les professionnels du secteur. Il est essentiel de prendre en compte les ajustements proposés par le Conseil supérieur de l’énergie et de garantir un cadre de soutien stable et prévisible. Assurer la pérennité du photovoltaïque en toiture passe par des dispositifs d’aides adaptés et une transition progressive. Enfin, il rappelle l’importance de ne pas répéter les erreurs du passé. Le moratoire de 2010 sur les tarifs de rachat avait conduit à la faillite de nombreuses entreprises et à la suppression de plus de 15 000 emplois. Il est crucial d’éviter un tel scénario et d’accompagner les acteurs du solaire vers un développement durable et pérenne. Il souhaite sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5286</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1978</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Accès aux métiers des forces de l’ordre - pathologies chroniques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5286. — 25 mars 2025. — Mme Lise Magnier attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés rencontrées par certaines personnes atteintes de pathologies chroniques, telles que la mucoviscidose, pour accéder aux métiers de la police, de la gendarmerie et des armées. En effet, une jeune résidente de la circonscription de Mme la députée, ayant passé le concours de gardien de la paix, s’est vue déclarée inapte à la profession à l’issue de la visite médicale en raison de sa pathologie respiratoire, la mucoviscidose. Cependant, elle suit un traitement, le Kaftrio, qui améliore considérablement son état de santé, au point que sa condition peut s’apparenter à une guérison. Ce traitement lui permet aujourd’hui de mener une vie quasi normale et de poursuivre ses projets professionnels. Dans ce contexte, il semble que les critères de sélection, notamment en ce qui concerne les conditions médicales, ne tiennent pas toujours compte des progrès réalisés dans le traitement de certaines maladies chroniques et des capacités réelles des individus à remplir les fonctions exigées par ces métiers. Aussi, elle lui demande quelles sont ses réflexions et ses orientations concernant une évolution de la réglementation relative aux conditions d’accès aux métiers de la police, de la gendarmerie et des armées pour les personnes atteintes de mucoviscidose, dans un objectif de justice et d’égalité républicaine, afin de permettre un meilleur accès à ces professions pour des personnes en bonne santé, mais ayant un antécédent médical.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5291</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1978</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Panonacle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Inscription sur les listes électorales des personnes résidant sur un bateau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5291. — 25 mars 2025. — Mme Sophie Panonacle attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les modalités d’inscription sur les listes électorales des personnes titulaires d’un anneau dans un port de plaisance. Elle rappelle qu’une précédente réponse (n° 83722, JO Q AN du 25 juillet 2006) précise que « les personnes résidant sur un bateau ont la possibilité de s’inscrire sur les listes électorales de la commune où elles ont leur point d’ancrage, à condition de fournir les justificatifs attestant de leur identité, de leur nationalité et de leur attache avec la commune (factures ou avis d’imposition locale à leur nom) ». Dans ce contexte, elle lui demande si le paiement d’une redevance portuaire pendant deux années consécutives peut être assimilé à la condition fiscale prévue au deuxième alinéa de l’article L. 11 du code électoral. Elle l’interroge également sur les moyens permettant de prouver un domicile réel ou une habitation de six mois sur un bateau, en l’absence d’autre lien avec la commune.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5335</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1979</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Roumégas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dégradation du système d’examen du permis de conduire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5335. — 25 mars 2025. — M. Jean-Louis Roumégas attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la dégradation continue du système d’examen du permis de conduire et ses répercussions économiques dans le département de l’Hérault. Les difficultés rencontrées affectent non seulement les candidats à l’examen mais aussi les écoles de conduite, fragilisant ainsi l’écosystème local et national alors que le permis de conduire constitue un levier fondamental vers l’emploi, l’autonomie ainsi que la sociabilité pour les jeunes travailleurs dans les territoires mal desservis par les réseaux de transport en commun. Depuis quatre ans, le taux de réussite au permis de conduire a diminué de 5 %, entraînant un allongement des délais et des coûts supplémentaires pour les candidats échouant à la première tentative. Cette gestion contribue à des blocages en cascade affectant, d’une part, les élèves avec des délais interminables pour passer l’examen entraînant un ralentissement et un surcoût de leur formation, mais également, les écoles de conduite qui sont dans l’incapacité de proposer des dates d’examen à leurs élèves. Il semble ainsi urgent d’améliorer le taux de réussite, en s’assurant que les candidats disposent d’un niveau de compétences satisfaisant pour se présenter à l’examen. Dans un contexte de tensions économiques et au-delà du recrutement d’inspecteurs dont l’impact est indéniable, des mesures simples et peu coûteuses peuvent permettre d’atteindre cet objectif. Certains professionnels proposent d’introduire des évaluations intermédiaires obligatoires, normées et tracées dans le livret numérique qui contribueraient selon eux à restaurer l’efficacité du système et à augmenter le taux de réussite. Elle souhaite donc connaître les actions que le Gouvernement envisage pour améliorer le taux de réussite à l’examen du permis de conduire et s’il envisage de renforcer le rôle des évaluations intermédiaires pour s’assurer du bon niveau des candidats avant le passage de l’examen.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5336</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1979</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Garot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Examen du permis de conduire - délais d’attente
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5336. — 25 mars 2025. — M. Guillaume Garot interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les délais d’attente excessifs auxquels sont confrontés les candidats à l’examen du permis de conduire, notamment après un premier échec. Actuellement, les délais d’attente pour repasser l’examen pratique du permis de conduire peuvent atteindre plusieurs mois, ce qui constitue un frein majeur à l’accès à l’autonomie. Cette situation a en outre des conséquences économiques importantes puisque les candidats se voient contraints de prendre des leçons supplémentaires pour maintenir leur niveau de conduite dans l’attente d’une nouvelle place d’examen, celles-ci étant prioritairement accordées aux primo candidats. Le territoire national manque d’inspecteurs pour faire face aux besoins des auto-écoles et ce d’autant plus que le passage du permis de conduire est dorénavant possible dès l’âge de 17 ans, ce qui augmente le nombre de candidats à l’examen. Ainsi, en Mayenne, bien que le département se situe dans la moyenne nationale en matière d’effectifs d’inspecteurs, il apparaît que ceux-ci ne sont pas en nombre suffisant pour permettre des délais satisfaisants de représentation au permis. Les auto-écoles signalent également des dysfonctionnements récurrents dans le système d’attribution des places d’examen en ligne, qui accentuent encore ces difficultés. Ces délais prolongés ont des conséquences directes sur les jeunes ayant besoin du permis, créant un véritable frein à leur insertion professionnelle et sociale, en particulier dans les territoires ruraux. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour améliorer les conditions d’accès au permis de conduire et raccourcir les délais d’attentes des candidats souhaitant passer ou repasser leur permis de conduire, en veillant à une égalité territoriale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5339</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1979</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Réduction d’indemnisation des congés maladie des membres des forces de l’ordre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5339. — 25 mars 2025. — Mme Alexandra Masson attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences de la réduction de l’indemnisation des fonctionnaires en congé de maladie ordinaire pour les membres des forces de l’ordre. L’article 189 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 prévoit une diminution du traitement des fonctionnaires placés en congé de maladie ordinaire (CMO), passant de 100 % à 90 % durant les trois premiers mois d’arrêt, puis à 50 % pour les neuf mois suivants. Cette mesure, applicable dès le 1er mars 2025, s’inscrit dans une volonté de maîtrise des dépenses publiques mais risque d’avoir des conséquences particulièrement préoccupantes pour les policiers et gendarmes. En effet, ces professions sont exposées à des conditions de travail éprouvantes, avec une pression psychologique intense et des risques accrus pour leur santé mentale. Le taux de suicide parmi les forces de l’ordre demeure alarmant et il est avéré que lorsqu’un policier ou un gendarme se met en arrêt maladie, c’est souvent pour des raisons graves. Cette réduction d’indemnisation risque donc d’aggraver leur situation, en les exposant à des difficultés financières supplémentaires, voire en dissuadant certains d’entre eux de prendre un arrêt pourtant nécessaire à leur rétablissement. Aussi, elle lui demande s’il envisage d’exonérer les policiers et les gendarmes de cette mesure afin de préserver leur santé et de reconnaître les spécificités de leur engagement au service de la Nation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5345</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1980</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Catherine Hervieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>État critique et rénovation urgente de la caserne Deflandre à Dijon
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5345. — 25 mars 2025. — Mme Catherine Hervieu alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation critique de la caserne Deflandre, siège de l’état-major de gendarmerie de la région Bourgogne-Franche-Comté qui est dans un état de délabrement alarmant. Les bâtiments, construits en 1973, jamais rénovés, exigent une réhabilitation globale et urgente. Cela passe par des investissements prioritaires pour financer les travaux de gros entretiens en regard de la dégradation des bâtiments et du système de chauffage reportés depuis 2009. À ce jour, aucune réponse concrète n’a été apportée malgré les promesses réitérées, du fait de tergiversations incompréhensibles, les projets de travaux étant laissés pour compte. L’urgence de la réhabilitation est avérée, en particulier concernant les logements où les gendarmes sont assignés à résidence par nécessité de service (Art. L. 4145-2 du code de la défense). Ils subissent, ainsi que leur famille, avec pour certaines avec des enfants en bas âge, des conditions de vie indignes, en proie à des risques sanitaires et sécuritaires graves. À la vétusté avancée s’ajoute, dès l’origine, l’absence d’isolation thermique. Les engagements climatiques de l’État auraient dû constituer un motif suffisant pour engager une rénovation globale. Si l’État, après les accords de Paris en 2015, avait appliqué ses engagements contre les passoires thermiques à son propre patrimoine immobilier, les effets de bords n’auraient pas atteint un seuil d’alerte pour la caserne Deflandre. Ce sont 461 logements défaillants qui ont des problèmes récurrents de chauffage et de distribution d’eau chaude sanitaire. Ainsi, l’hiver dernier a été particulièrement pénible pour les familles avec des pics au cours desquels 204 logements de la caserne - soit 50 % du parc - ont été privés de chauffage sur plusieurs jours. Depuis 2024, des difficultés sont apparues sur la distribution d’eau chaude sanitaire hors période hivernale : entre mi-août et mi-octobre 2024, 250 familles y ont été confrontées. De façon récurrente, les familles font face à d’importants risques sécuritaires. Ainsi, des problèmes de sécurité électrique ont provoqué un début d’incendie. Les infiltrations d’eau sont nombreuses. Des fissures béantes sur la structure des bâtiments apparaissent, allant jusqu’à interroger la fiabilité des balcons. Dans quelle mesure ces travaux d’ampleur sauraient être encore différés en regard des enjeux de qualité de vie des gendarmes pour assoir leur efficacité opérationnelle dans l’ensemble de leurs missions dont celle de la lutte contre les narcotrafics ? En outre, le délabrement de la caserne Deflandre donne une mauvaise image de gestion des politiques publiques de sécurité. Dès lors, il est demandé si les gendarmes et leurs familles peuvent espérer et dans quels délais, un plan de sécurisation et de réhabilitation de la caserne Deflandre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5368</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1980</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pouria Amirshahi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Expulsion de mineurs non-accompagnés à la Gaîté Lyrique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5368. — 25 mars 2025. — M. Pouria Amirshahi alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la situation alarmante de près de 250 mineurs non accompagnés occupant la Gaîté Lyrique dans le 3e arrondissement de Paris. Menacés d’expulsion sans qu’aucune solution d’hébergement ne leur ait été proposée, ces jeunes sont livrés à eux-mêmes et font face à une précarité grandissante. Ce drame humain est le symptôme d’un désengagement des pouvoirs publics face à une urgence sociale qui ne cesse de s’aggraver. Le jeudi 13 mars 2025 marquait le 94e jour d’occupation de la Gaîté Lyrique par ces jeunes en recours pour reconnaissance de minorité. Si leur minorité est reconnue, leur prise en charge incombera à la Ville de Paris ; dans le cas contraire, ce sera à l’État d’agir. Pourtant, durant la procédure, ils sont laissés dans un vide juridique : ni mineurs, ni majeurs. À cet égard et pour combler ce vide juridique, la Défenseure des droits a recommandé qu’une présomption de minorité soit garantie à toutes les personnes se déclarant mineures non accompagnées, afin qu’elles puissent être prises en charge par la protection de l’enfance le temps du recours. Alors que le délai d’un mois fixé par le tribunal arrive à son terme, l’expulsion peut désormais avoir lieu, sans qu’aucune solution d’hébergement ne leur ait été proposée. La ville, la région et l’État se renvoient la responsabilité, abandonnant ces jeunes dans un flou administratif et humanitaire intenable. Livrés à eux-mêmes, ils tentent de survivre dans des conditions de plus en plus éprouvantes : l’eau chaude a été coupée, l’air manque faute de ventilation et la présence policière ne fait qu’aggraver un quotidien déjà marqué par l’angoisse et l’incertitude. Dans le même temps, la Gaîté Lyrique, lieu emblématique de création et de partage, voit son activité paralysée. Son occupation dépasse largement le cadre d’un simple fait divers : elle révèle les défaillances d’un système qui abandonne les plus vulnérables. Expulser ces jeunes sans leur offrir d’alternative, ce n’est pas seulement les chasser d’un abri précaire, c’est les condamner à l’errance et à l’oubli. M. le député interroge alors M. le ministre sur les mesures qu’il compte prendre pour éviter une expulsion brutale et assurer la mise à l’abri de ces jeunes. Il l’interroge également sur les actions qu’il envisage pour permettre la réouverture de la Gaîté Lyrique et garantir qu’elle puisse retrouver pleinement sa vocation de lieu culturel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5377</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1981</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Violences contre les médecins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5377. — 25 mars 2025. — Mme Angélique Ranc alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’augmentation des violences à l’encontre des médecins sur le territoire national. En effet, avec une hausse de 27 % en France entre 2022 et 2023, selon le Conseil national de l’Ordre des médecins, ce type de violences impacte considérablement la vie professionnelle de ce personnel de santé et entrave l’efficacité de leur pratique médicale. Depuis le 10 juin 2010, un protocole national existe afin de renforcer la sécurité des médecins : il prévoit notamment la mise en place d’interlocuteurs privilégiés au sein des forces de l’ordre, des conseils pour la sécurisation des cabinets médicaux, l’installation de systèmes de vidéoprotection, ou encore des procédures d’alerte rapide auprès des forces de l’ordre. Cependant, ces dispositifs sont encore peu connus des médecins et ils sont, selon les remontées de terrain, insuffisamment appliqués au quotidien. Par ailleurs, l’actuelle pénurie de certains médicaments et la détérioration du système de santé viennent s’ajouter à ces problèmes et exacerbent les tensions entre les patients et les médecins. Mme la députée attire donc l’attention de M. le ministre sur la nécessité d’appliquer la loi et en particulier les mesures issues du protocole de 2010. Au-delà de la réponse pénale qui est indispensable, elle lui demande quels leviers il compte activer afin de prévenir ce type de violence. Cela pourrait passer par l’adoption d’un nouvel angle dans les campagnes de sensibilisation, davantage axé sur le rôle des médecins et les limites de leur action, afin d’éduquer les patients et de limiter les frustrations et malentendus qui conduisent souvent à ces violences.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5382</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1981</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>De nouveaux moyens de lutte contre les incivilités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5382. — 25 mars 2025. — M. Éric Pauget appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’impérieuse nécessité de lutter contre l’augmentation des incivilités ; phénomène qui est devenu un sujet majeur dans la sphère publique. Sources d’exaspération pour les concitoyens, elles constituent, de plus, un enjeu important pour de nombreux élus locaux, garants de l’ordre et de la salubrité publique. Ces derniers sont tout particulièrement confrontés quotidiennement aux nuisances et aux dégradations qui impactent la qualité d’un environnement commun. M. le député rappelle à M. le ministre que les nuisances sociales et environnementales de ces conduites coupables sont profondément délétères et coûteuses pour le contribuable et pour les communes qui en subissent au premier chef les conséquences, car devant engager des dépenses importantes pour réparer les dommages ainsi causés. Juridiquement, ces nuisances constituent des infractions contraventionnelles qui relèvent de la compétence d’attribution des agents de police municipale et des gardes champêtres sous l’autorité des maires. Aussi, alors qu’en vertu des dispositions du code général des collectivités territoriales l’État rétrocède aux communes et groupements le produit des amendes de police relatives à la circulation routière dressées sur leur territoire, il serait pertinent et souhaitable que l’État rétrocède aux communes et groupements le produit des amendes de police relatives aux actes d’incivilité dressées sur leur territoire et que ce produit soit notamment affecté à des opérations de propreté urbaines. Une telle évolution constituerait, de surcroît, un outil incitatif pour ces élus qui s’engageraient dans cette lutte contre les incivilités du quotidien. Aussi, il le remercie de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement afin qu’un dispositif poursuivant ce but soit mis en œuvre ; il y va de la tranquillité publique des concitoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5388</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1982</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Validité des justificatifs d’identité générés par l’application France Identité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5388. — 25 mars 2025. — Mme Julie Delpech attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les limites actuelles de l’acceptation des justificatifs d’identité numériques générés par l’application France Identité. Ce dispositif permet aux citoyens de produire des justificatifs d’identité à usage unique, sécurisés et signés électroniquement par le ministère de l’intérieur, afin de remplacer les copies physiques de cartes d’identité et de réduire les risques de fraude et d’usurpation. Toutefois, leur usage reste contraint par l’absence d’obligation pour les organismes publics et privés de les accepter. De nombreuses entreprises, notamment dans le secteur bancaire ou assurantiel, continuent ainsi d’exiger des copies physiques, freinant la généralisation de cette solution pourtant conçue pour renforcer la sécurité des données personnelles et simplifier les démarches administratives. Aussi, la députée souhaite savoir si le Gouvernement envisage de prendre des mesures afin d’accélérer l’adoption des justificatifs numériques de France Identité par l’ensemble des administrations et des entreprises concernées, notamment par une évolution réglementaire garantissant leur reconnaissance systématique et leur contrôle via l’application.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5398</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1982</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Hollande</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Harmonisation de la limite d’âge pour les réservistes de la police nationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5398. — 25 mars 2025. — M. François Hollande attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation des policiers retraités travaillant dans la réserve opérationnelle de la police nationale. Dans un contexte où les effectifs de police sont fortement sollicités par la multiplication des opérations de sécurité publique, qu’il s’agisse des missions de sécurisation des transports, de contrôle des occupations de la voie publique, des interpellations liées aux opérations « Place nette » ou encore du soutien aux juridictions, la contribution des réservistes et en particulier des policiers retraités, apparaît plus que jamais essentielle. Leur expérience du terrain et leur maîtrise des procédures constituent un atout majeur pour soulager des équipes d’investigation en forte tension. Or un écart notable subsiste entre les règles encadrant la limite d’âge des réservistes de la police nationale et celles de la gendarmerie nationale. Tandis que l’article L. 4221-2 du code de la défense, modifié par la loi du 1er août 2023, permet aux gendarmes de servir dans la réserve jusqu’à 72 ans, l’article 12 de la loi n° 2022-52 du 24 janvier 2022 fixe cette limite à 67 ans pour les policiers, avec une dérogation exceptionnelle pour les spécialistes. Cette disparité semble difficilement justifiable, alors même que les policiers sont confrontés à une charge de travail croissante, notamment en raison du renforcement des effectifs de la police municipale et du volume d’affaires traité en zone urbaine. En conséquence, il lui demande si le Gouvernement envisage de modifier la réglementation afin d’aligner l’âge maximal des policiers réservistes sur celui des gendarmes et ainsi renforcer les capacités opérationnelles de la police nationale tout en reconnaissant l’engagement de ses retraités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5399</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1982</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation de la police judiciaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5399. — 25 mars 2025. — M. Thierry Frappé interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la dégradation des conditions de travail des enquêteurs de police. Après diverses rencontres en circonscription ou après lecture de la presse nationale, les retours sont unanimes, ces professionnels, essentiels dans le travail de la police, se sentent « épuisés, désabusés, en colère », reflétant une souffrance croissante au sein de cette profession. Maillon essentiel, les enquêteurs de police permettent de garantir le maintien de l’ordre et la sécurité publique. Cependant, la surcharge de travail, l’arrêt de la semaine de 4 jours, le manque de reconnaissance professionnelle (grade, rémunération, points de retraite) et les moyens insuffisants compromettent l’attractivité professionnelle et leur bien-être. Cette situation n’est pas isolée et s’inscrit dans une tendance plus large de malaise au sein des services publics, où les agents ont l’impression de ne plus être au service de l’usager. Aussi, il lui demande quelles mesures il envisage de prendre pour améliorer les conditions de travail des enquêteurs de police, notamment en matière de réduction de la charge de travail, d’augmentation des effectifs et de reconnaissance professionnelle, afin de garantir leur bien-être, l’efficacité de leurs missions et l’attractivité de leur profession.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5420</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1982</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élisa Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Accueil de la population arménienne du Haut-Karabagh en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5420. — 25 mars 2025. — Mme Élisa Martin interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’accueil de la population arménienne du Haut-Karabagh en France. Le 19 septembre 2023, les troupes de l’Azerbaïdjan envahissent la région autonome à majorité arménienne du Haut-Karabagh sous couvert de mener des « opérations antiterroristes ». Selon le comité d’enquête arménien, 200 Arméniens dont 10 civils ont été tués lors de cette offensive. Le 21 septembre, les séparatistes ont déposé les armes et acceptent la réintégration de la région autonome sous le contrôle de l’Azerbaïdjan. Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR), 115 183 Arméniens du Haut-Karabagh fuient vers l’Arménie à la suite du déblocage du corridor de Latchine. Après leur déplacement forcé, certains Arméniens du Haut-Karabagh ont cherché refuge hors d’Arménie, notamment en France, où ils ont demandé une protection. Ils ont été déboutés car la CNDA a estimé que ces personnes ne couraient aucun risque si elles retournaient en Arménie. Ces personnes estiment que l’Arménie n’est certes pas l’État persécuteur. Toutefois, bien que l’Arménie ait offert un refuge immédiat aux déplacés, l’arrivée d’environ 120 000 personnes a mis à rude épreuve les ressources du pays et a créé des tensions sociales. En outre, elles ne sont pas citoyennes arméniennes, car il faut rappeler que les seuls passeports qui leur sont délivrés ont pour but de leur permettre de voyager à l’étranger. En effet, un « 070 » sur le document indiquait que le titulaire n’était pas un citoyen arménien. Ces personnes fuyant la guerre, elles ne peuvent pas non plus retourner en Azerbaïdjan car il faudra tenir compte de la persécution collective dont elles peuvent être victimes. Après 30 ans de conflit, elles sont vulnérables aux attaques de la population azerbaïdjanaise et des forces de sécurité. Selon le Commissaire aux droits humains du Conseil de l’Europe, les Arméniens du Haut-Karabagh se sont retrouvés abandonnés sans garantie solide de sécurité ou de protection par quelque partie que ce soit. Pour eux, à ce moment-là, quitter leur foyer était la seule option raisonnable possible. Les Arméniens du Haut-Karabagh ne pouvant retourner en Azerbaïdjan et n’étant pas des citoyens arméniens, sont considérés de jure comme apatrides cherchant la protection. Une décision du tribunal de la ville allemande de Kassel a rendu une décision dans ce sens le 16 septembre 2024. En effet, le tribunal a déclaré que les Arméniens du Haut-Karabagh sont apatrides et risquent la persécution s’ils retournaient dans leur lieu de résidence habituelle. Il a confirmé qu’ils ne peuvent pas retourner au Haut-Karabagh en raison des risques de persécution de la part de l’Azerbaïdjan et qu’ils ont droit à la protection. Mme la députée rappelle que le droit français, conformément à la Convention de 1954 relative au statut des apatrides, reconnaît ce statut pour les individus qui ne sont considérés comme citoyens par aucun État. En vertu de l’article L. 812-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), les apatrides ont droit à une reconnaissance de leur statut par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), à un titre de séjour renouvelable, ainsi qu’à des droits sociaux, y compris l’accès au travail, à la santé et au logement. À ce titre, elle lui demande quelles mesures il compte prendre pour que les demandes de protection des Arméniens du Haut-Karabagh soient traitées en priorité et que le statut de réfugié apatride leur soit reconnu.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5421</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1983</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Piquemal</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Mémoire des républicains espagnols en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5421. — 25 mars 2025. — M. François Piquemal appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur l’arrêté du 7 octobre 1950, relatif à la dissolution du Parti communiste espagnol, du Parti socialiste unifié de Catalogne et de l’organisation « Les amis de Mundo obrero ». Ce décret, adopté par M. Henri Queuille, alors ministre de l’intérieur, n’a toujours pas été abrogé à ce jour, bien qu’il représente une mesure discriminatoire envers les réfugiés républicains espagnols. On connaît le rôle crucial joué par les républicains espagnols, qu’ils soient communistes, socialistes ou anarchistes, dans la résistance contre l’Allemagne nazie. On sait également que nombre de citoyens sont aujourd’hui descendants de ces républicains espagnols, se réclamant de cet héritage républicain européen transnational. Dès la fin de la guerre d’Espagne, après la chute de Barcelone, un demi-million d’Espagnols traversent les Pyrénées pour se réfugier dans le sud de la France, lors de la Retirada. Ces réfugiés s’engageront par la suite dans des actions de sabotage et de résistance au sein de divers maquis. Leur action pour la Libération a été largement documentée. Pourtant, seulement cinq ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, cet arrêté instaure une discrimination à leur égard, en reniant les origines de ceux qui ont accompagné la France durant ses heures sombres et auraient attendu en retour un soutien républicain fraternel et solidaire à leur cause. Celui-ci n’ayant pas été accordé, M. le député estime que le respect de leur mémoire et de leur action est dû. Ainsi, à la demande des premiers concernés, notamment les descendants des républicains espagnols, l’abrogation de ce décret constituerait une reconnaissance officielle par l’État français du rôle essentiel joué par ces héros dans la Résistance. Elle représenterait également une forme de réparation pour les préjudices et les discriminations qu’ils ont subis après la Seconde Guerre mondiale en France. M. le député souhaite donc connaître les intentions du Gouvernement concernant l’abrogation de cet arrêté du 7 octobre 1950, afin de rendre hommage à ces hommes et femmes qui, après avoir fui la dictature dans leur pays et malgré des conditions d’accueil déplorables, se sont engagés aux côtés des Forces françaises libres pour défendre les valeurs de la République. Par ailleurs, M. le député interpelle également M. le ministre au sujet de l’opération policière « Boléro-Paprika », menée le 7 septembre 1950. Cette rafle, ou arrestation massive, principalement mise en œuvre en Occitanie mais aussi sur l’ensemble du territoire national, est aujourd’hui largement passée sous silence. Cet évènement a notamment conduit à l’arrestation des médecins de l’hôpital Varsovie, aujourd’hui appelé hôpital Joseph Ducuing. L’État s’est à l’époque rendu coupable de collaboration avec le régime franquiste en obtempérant à sa demande d’expulsion des opposants au régime, défenseurs de la démocratie, pour obtenir la normalisation des relations avec un régime fasciste. Portant la demande de plusieurs associations et des descendants des déportés espagnols, M. le député souhaite savoir si le Gouvernement, par souci de réparation et de reconnaissance des souffrances endurées, est prêt à reconnaître officiellement cette opération et à présenter des excuses aux familles des victimes. Lors de cette opération, 288 résistants étrangers ont été arrêtés, dont 177 Espagnols. Ils ont ensuite été envoyés en Corse, en Algérie et dans plusieurs pays d’Europe de l’Est, sans possibilité de retour. Comme mentionné précédemment, beaucoup d’entre eux avaient activement participé à la Résistance pendant l’occupation allemande en France. La France les a remerciés pour leur héroïsme par l’arrestation et la déportation, aucun monument ne cultive aujourd’hui le souvenir de ces résistants injustement expulsés. Par devoir de mémoire et dans un souci de réparation, il est essentiel que le Gouvernement reconnaisse aujourd’hui ces évènements et présente des excuses officielles aux familles des victimes. M. le député appelle donc à l’engagement de M. le ministre pour réparer, symboliquement, les drames et les souffrances vécus par ces familles. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5430</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1984</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Étrangers et délinquance - Département de l’Oise
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5430. — 25 mars 2025. — M. Michel Guiniot interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la part des étrangers dans la délinquance dans le département de l’Oise. Le préfet de police de Paris, M. Laurent Nuñez, a annoncé le vendredi 7 février 2025 que 36 % des personnes mises en causes pour des faits criminels sont de nationalité étrangère, pour les statistiques de son ressort. Également, le directeur général de la police nationale, M. Louis Laugier, a annoncé le 17 mars 2025 que la part d’étrangers dans la délinquance sur le territoire national était dans les mêmes proportions. Aussi, puisque les statistiques semblent connues et accessibles par les services, il souhaite qu’il lui communique les données statistiques relatives à la part des étrangers dans la délinquance et la criminalité pour le département de l’Oise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5433</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1984</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Recours aux forces de sécurité privée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5433. — 25 mars 2025. — M. Christophe Blanchet attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’absence de recours aux forces de sécurité privée pour renforcer les besoins de protection de sites sensibles ou de personnalités menacés. La multiplication des menaces et des agressions visant les élus de la République, les magistrats ou encore des sites sensibles soulève une inquiétude grandissante. Hier encore, le ministre de la justice, M. Gérald Darmanin, indiquait que 150 magistrats sont actuellement menacés par des narcotrafiquants. Garantir leur protection constitue un impératif régalien, mais le manque d’effectifs au sein des forces de l’ordre et au niveau du service de la protection (SDLP) limite la capacité de l’État à assurer une protection permanente et adaptée à la gravité de ces menaces. Alors que la mobilisation de la sécurité privée pour les besoins des JOP a été un succès indéniable, le recours à des entreprises de sécurité privée armée, au sens de l’article L. 611-1 du code de la sécurité intérieure, pourrait offrir une solution efficace pour renforcer la protection des élus, des magistrats ou encore des sites comme les marchés de Noël, etc. Cette option permettrait de soulager les forces régaliennes tout en optimisant les coûts. En effet, pour tenir un poste de sécurité 24h sur 24, il est actuellement nécessaire de mobiliser 10 policiers, contre seulement 4,75 agents de sécurité privée, ce qui permettrait une rationalisation des moyens humains et financiers sans compromettre le niveau de sécurité. Au regard de ces éléments, il lui demande s’il pourrait envisager de lancer une expérimentation pour le recours à la sécurité privée armée, dans un cadre strictement encadré et sous le contrôle de l’État, pour assurer la protection des élus et des magistrats menacés, tout en optimisant l’usage des effectifs régalien et en maîtrisant les dépenses publiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5434</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1984</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lisette Pollet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sécurité des buralistes face à la recrudescence des braquages
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5434. — 25 mars 2025. — Mme Lisette Pollet alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la recrudescence des braquages visant les buralistes, notamment en milieu rural, et sur les mesures envisagées pour renforcer leur sécurité. Le 14 mars 2025, un buraliste de Savasse, dans la Drôme, a été victime d’une tentative de braquage particulièrement violente. Un individu cagoulé et armé d’un fusil à canon scié a fait irruption dans son commerce, a exigé le contenu de la caisse avant d’ouvrir le feu. Par chance, le commerçant a pu se protéger et repousser son agresseur à l’aide d’une table, évitant ainsi un drame. Cet évènement illustre la montée de la violence dont sont victimes ces commerçants, qui exercent leur activité dans un climat d’insécurité croissante. Les buralistes sont des cibles privilégiées pour les malfaiteurs, en raison de la présence d’espèces et de produits facilement revendables sur le marché parallèle. De nombreux professionnels constatent une augmentation significative des braquages ces derniers mois, notamment dans les départements de la Drôme, de l’Isère et du Rhône. La hausse répétée du prix du tabac est souvent évoquée comme un facteur aggravant, contribuant au développement du commerce illégal et à la multiplication des attaques contre les établissements qui en vendent. Si des aides publiques permettent aux buralistes de renforcer la sécurité de leurs commerces, en finançant l’installation d’alarmes, de coffres-forts ou de vidéosurveillance, ces dispositifs restent insuffisants pour dissuader des criminels de plus en plus violents. Par ailleurs, la profession exprime une inquiétude croissante quant à l’efficacité des sanctions judiciaires appliquées aux auteurs de ces agressions, estimant que l’impunité perçue alimente la répétition des faits. Mme la députée souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour renforcer la sécurité des buralistes et des petits commerçants, notamment en matière de surveillance policière et de dispositifs d’alerte. Elle interroge M. le ministre sur les actions envisagées pour lutter contre le trafic de tabac, qui expose ces commerçants à des risques accrus. Elle souhaite également connaître sa position sur l’impact des hausses du prix du tabac sur la criminalité visant les buralistes. Enfin, elle l’interroge sur les mesures qui pourraient être prises pour assurer une réponse judiciaire plus rapide et plus dissuasive face aux auteurs de ces agressions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5226</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1985</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Plassard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (MD)</ministreJO><Objet>Demande de dérogations au décret du 11/08/2022 de changement de noms de voies
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5226. — 25 mars 2025. — M. Christophe Plassard attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les déménagements administratifs induits par le décret du 11 août 2022 obligeant les communes à transmettre le fichier des noms de leurs voies. En effet, si ce décret a été pris en application de la loi 3DS afin d’améliorer l’accessibilité, l’intervention des services de secours en cas d’urgence et la facilitation des services en ligne aux habitants ainsi que de mieux référencer les commerces et activités économiques, il n’en demeure pas moins que des milliers de Français se voient désormais obligés de subir de nombreuses procédures administratives de changements d’adresse, comme pour un déménagement. Or parmi ces Français figurent encore de nombreuses personnes âgées, perturbées de ce changement d’adresse sans changement de domicile. Ainsi, malgré l’ensemble des facilités administratives ayant été mises à disposition en amont de ces changements, de nombreuses personnes font encore face à des difficultés administratives. Il lui demande ainsi si, pour faciliter la vie des milliers de Français concernés par ces changements d’adresse, habitant déjà sur place au moment du changement, il leur serait possible de conserver, au sein de la banque d’adresses nationale, leur adresse habituelle, accolée simplement au nom du village dans lequel elles sont situées afin de toujours éviter les doublons d’adresse et de respecter les objectifs de la loi 3DS et du décret 11 août 2022.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5333</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1985</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Lauzzana</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (MD)</ministreJO><Objet>Faciliter le recrutement de main d’oeuvre agricole
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5333. — 25 mars 2025. — M. Michel Lauzzana appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les délais et la complexité pour les agriculteurs pour obtenir les autorisations de travail pour la main d’œuvre d’étrangère, indispensable à leur activité. Le département de Lot-et-Garonne, riche de filières agricoles d’exception, fait face à des difficultés croissantes pour répondre aux besoins en main-d’œuvre, obligeant les exploitants agricoles à recourir à de la main-d’œuvre étrangère. Or depuis la fin de l’année 2024, il semble que les délais d’obtention des autorisations de travail pour les travailleurs étrangers aient considérablement augmenté, passant de trois à huit semaines, retardant fortement les embauches et impactant le bon fonctionnement des exploitations agricoles. De plus, depuis le 1er mars 2025, des exigences supplémentaires en matière de documents à fournir auraient été introduites par la plateforme gérée par le ministère de l’intérieur. Cette situation génère une incertitude et des retards importants dans la gestion des embauches nécessaires à la bonne marche des exploitations agricoles. Aussi, il souhaiterait connaître les mesures de simplification qu’il entend mettre en place pour réduire les délais d’obtention des autorisations de travail et faciliter les procédures administratives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5428</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1986</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Régulation du contenu des jeux vidéo
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5428. — 25 mars 2025. — M. Yannick Monnet interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur l’état de la réglementation concernant la régulation des jeux vidéo. Le contenu violent de certains jeux vidéo est régulièrement pointé du doigt comme ayant une possible influence négative sur la santé mentale des joueurs les plus fragiles ; il est même parfois évoqué comme l’une des raisons possibles du « passage à l’acte », dans certains faits divers dramatiques. Les députés européens ont voté, le 18 janvier 2023, un rapport d’initiative dans lequel ils réclament une stratégie européenne en matière de jeux vidéo, permettant de protéger le consommateur et de stimuler l’innovation. Aussi, il lui demande quelles suites ont été données à ce rapport et quel est l’état actuel de la réglementation concernant la régulation du contenu des jeux vidéo au moment de leur mise sur le marché.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5271</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1986</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Rapport sur l’évaluation de deux peines alternatives à l’incarcération
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5271. — 25 mars 2025. — M. Thierry Frappé attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’exécution des travaux d’intérêt général (TIG) et de la détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE). Alors que ces mesures alternatives à l’incarcération sont censées contribuer à la réinsertion des condamnés, le récent rapport de la Cour des comptes met en évidence de nombreuses insuffisances : des délais d’exécution trop longs pour les TIG (en moyenne 16 mois pour une peine de 100 heures), un manque de contrôle sur l’application des sanctions et une efficacité limitée sur la prévention de la récidive. Par ailleurs, malgré les efforts déployés, le recours à ces peines demeure inégal et ne semble pas freiner la surpopulation carcérale, qui a atteint un niveau record de 80 130 détenus au 1er novembre 2024. Aussi, il lui demande quelles mesures il entend prendre pour garantir une application plus rapide et efficace de ces sanctions, afin qu’elles deviennent de véritables alternatives crédibles à l’incarcération.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5277</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1986</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Procédure de vérification des comptes annuels de gestion des tuteurs légaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5277. — 25 mars 2025. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, au sujet de la nouvelle procédure de vérification des comptes annuels de gestion des tuteurs légaux et plus particulièrement sur le transfert du coût de cette vérification aux personnes placées sous protection juridique. Jusqu’à l’an dernier, les tuteurs avaient l’obligation de soumettre un compte annuel de gestion au tribunal, lequel était, en principe, vérifié par l’autorité judiciaire. Cependant, face à l’incapacité des tribunaux à assurer ce contrôle dans des conditions satisfaisantes, le ministère de la justice a pris la décision d’en confier la vérification à des organismes extérieurs, tels que des cabinets comptables ou des huissiers de justice. Si cette externalisation peut, en soi, se justifier par des impératifs de rigueur et d’efficacité, elle soulève une problématique majeure : la charge financière de cette nouvelle procédure repose désormais sur les personnes sous tutelle elles-mêmes. Or parmi ces dernières, un grand nombre dispose de ressources particulièrement modestes, à l’image des bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), dont les revenus se situent bien en deçà du seuil de pauvreté. Leur imposer le coût de cette vérification constitue une contrainte financière lourde, qui vient aggraver leur précarité et compromet leur capacité à subvenir à leurs besoins essentiels. Les premiers courriers informant de cette nouvelle charge financière ont d’ores et déjà été envoyés par le tribunal judiciaire de Montbéliard, laissant craindre une généralisation de cette pratique sur l’ensemble du territoire. Une telle mesure interroge sur le respect du principe d’équité et sur la responsabilité de l’État dans la protection des personnes les plus vulnérables. Il lui demande s’il peut préciser les raisons qui ont conduit à faire peser cette charge sur les personnes sous tutelle plutôt que d’en assurer la prise en charge par l’État et s’il envisage un réexamen de cette décision afin d’éviter une atteinte supplémentaire aux conditions de vie déjà fragiles des publics concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5289</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1987</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Céline Hervieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Protection des données personnelles dans le contentieux d’ordre économique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5289. — 25 mars 2025. — Mme Céline Hervieu appelle l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’application du règlement UE 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016 - communément désigné comme règlement général sur la protection des données (RGPD) - au contentieux d’ordre économique. Entré en vigueur le 25 mai 2018, le RGPD, qui s’inscrit dans la continuité de la loi française « informatique et libertés » de 1978, encadre le traitement des données à caractère personnel de manière uniforme sur tout le territoire de l’Union européenne. Ce règlement impose à toutes les entités privées, publiques et sous-traitantes collectant ou traitant des données de respecter des règles strictes visant à protéger la vie privée des citoyens européens. Toutefois, il est apparu au cours d’instances récentes que le RGPD n’est pas appliqué aux contentieux d’ordre économique. Cette exclusion du champ d’application du règlement serait en contradiction avec les textes européens qui placent la protection des données personnelles comme un droit fondamental applicable à toutes les activités impliquant un traitement de données. Cette situation est d’autant plus préoccupante que les pratiques des sociétés de recouvrement, des établissements bancaires et des sociétés de crédit à la consommation, telles que les appels téléphoniques répétés, la surfacturation de frais de retard ou les saisies disproportionnées sur des faibles revenus, touchent particulièrement les personnes en difficulté financière. Par ailleurs, cette problématique ne se limite pas aux individus, mais affecte également les petites et moyennes entreprises (PME), notamment dans le contexte économique actuel marqué par une hausse significative des faillites d’entreprises. Ces structures, souvent fragiles sur le plan financier, doivent également être protégées face à des pratiques qui peuvent aggraver leur vulnérabilité. Dans ce contexte, elle souhaite l’interroger sur les raisons pour lesquelles le contentieux d’ordre économique pourrait être exclu du champ d’application du RGPD, alors même que les textes européens semblaient inclure ce domaine dans leur périmètre. Elle souhaite également savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour garantir aux personnes en difficulté financière, ainsi qu’aux petites et moyennes entreprises, un droit effectif à la protection de leurs données personnelles face aux pratiques parfois abusives des établissements bancaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5360</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1987</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Roullaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Déploiement des chiens d’assistance judiciaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5360. — 25 mars 2025. — Mme Béatrice Roullaud attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur le déploiement des chiens d’assistance judiciaire en France. Depuis 2019, ce nouveau dispositif - qui a prouvé son efficacité - est proposé aux victimes lors des audiences. La présence rassurante du chien, qui a suivi une formation spécifique, permet de libérer la parole, de diminuer l’anxiété, d’apporter un réconfort psychologique, notamment chez les jeunes enfants. Il y a un an se tenait au tribunal judiciaire de Meaux une journée de réflexion dédiée aux mineurs victimes de violences sexuelles et d’inceste. À cette occasion, il a été justement présenté les bienfaits du chien d’assistance judiciaire et notamment Orko, de l’unité d’accueil pédiatrique enfants en danger (UAPED) d’Orléans qui a accompagné 247 enfants au cours de la seule année 2023. La convention nationale relative au déploiement du chien d’assistance judicaire, signée le 10 février 2023 entre le ministère de la justice et ses partenaires - l’association Handi’chiens, la Société protectrice des animaux (SPA) et France victimes - prévoyait de généraliser la présence de chiens d’assistance judiciaire à l’ensemble des cours et tribunaux du territoire. L’objectif alors affiché par le ministre était de pouvoir disposer, d’ici 2025, d’un chien par département. Or seuls 24 chiens ont été déployés à ce jour de manière inégale sur le territoire national. Elle lui demande donc si cette volonté affichée de généraliser le chien d’assistance à tous les départements était uniquement un effet d’annonce. À titre d’exemple, le département de Seine-et-Marne, au grand désarroi du parquet de Meaux, n’en possède pas encore, notamment faute de financement. Pour rappel, le dispositif est pris en charge par le ministère de la justice au titre de l’aide aux victimes d’infractions, sans exclure d’autres financements au niveau local. Alors qu’un comité de pilotage national examine régulièrement les projets émanant des territoires, elle souhaite savoir si le tribunal judiciaire de Meaux peut espérer bénéficier prochainement du financement nécessaire pour disposer d’un chien d’assistance judiciaire, même en cas d’absence de contributions des collectivités locales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5361</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1988</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Futur transfert ou non de la compétence cyber au Pnaco
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5361. — 25 mars 2025. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur le futur transfert ou non de la compétence cyber au Pnaco. Alors que le nouveau parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), basé sur le modèle des parquets financier (PNF) et antiterroriste (Pnat), pourrait être opérationnel en janvier 2026, son efficacité dépendra de ses contours mais également des moyens dont il disposera. Dans ce cadre, la mission de préfiguration du parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) s’interroge sur le sort de la section J3 du parquet de Paris spécialisée dans la cybercriminalité (article 706-72-1 du code de procédure pénale) et sur son intégration complète au Pnaco ou le maintien d’une spécialisation distincte au sein du Parquet de Paris. Un choix loin d’être anodin et qui aura des répercussions profondes sur la capacité à lutter efficacement contre les menaces cyber. La cybercriminalité est aujourd’hui au cœur des stratégies criminelles, mais elle ne se limite pas aux organisations criminelles traditionnelles. Elle englobe également des infractions telles que l’espionnage économique, les fraudes numériques à grande échelle et même les attaques contre nos infrastructures critiques. Parmi les hypothèses possibles : l’intégration de toute la section J3 au Pnaco, mais certains avancent que cela risquerait de fragmenter la lutte contre la cybercriminalité qui ne se résume pas uniquement à la criminalité organisée ; ou encore un modèle hybride avec l’intégration d’une seule cellule spécialisée en cybercriminalité au sein du Pnaco, dédiée spécifiquement aux affaires impliquant des réseaux criminels organisés qui pourrait garantir une approche cohérente et ciblée des infractions tout en permettant à la section J3 de conserver une autonomie au sein du Parquet de Paris, où elle continuerait de traiter les autres formes de cybercriminalité, non liées directement à des organisations criminelles, mais tout aussi menaçantes. Aussi, elle souhaite savoir quel choix le Gouvernement entend faire s’agissant du transfert de la compétence cyber ; elle rappelle qu’il est nécessaire de consulter les magistrats compétents, ainsi que l’ensemble des acteurs qui sont amenés à saisir régulièrement, via un guichet unique, la section J3 du Parquet de Paris.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5362</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1988</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Carlos Martens Bilongo</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Justice pour les militantes kurdes assassinées et levée du secret défense
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5362. — 25 mars 2025. — M. Carlos Martens Bilongo appelle l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’absence de justice et l’impunité qui entourent les assassinats de militantes kurdes en France, en particulier ceux de 2013 et 2022, attribués à des agents ou des commanditaires liés à l’État turc. En janvier 2013, trois militantes kurdes - Sakine Cansiz, militante historique et cofondatrice du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), Fidan Dogan, responsable du Centre d’Information du Kurdistan à Paris, engagée dans la diplomatie pour la cause kurde, et Leyla Söylemez, militante active du mouvement de jeunesse kurde - ont été retrouvées exécutées d’une balle dans la tête dans le dixième arrondissement de Paris. Près de dix ans plus tard, le 23 décembre 2022, un nouvel attentat a coûté la vie à Emine Kara (Evîn Goyî), figure du Mouvement des femmes kurdes, ainsi qu’à deux autres kurdes, Mehmet Sirin Aydin (Mîr Perwer) et Abdurrahman Kizil. Depuis ces crimes, plus de 26 associations demandent la levée du secret défense sur ces affaires, sans succès. Concernant l’attentat de 2013, le principal suspect, Ömer Güney, est décédé quelques semaines avant son procès, entraînant l’annulation de l’audience prévue en janvier 2017. Une nouvelle enquête a été ouverte en mai 2019 pour « complicité d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle », mais les demandes de levée du secret défense formulées par le juge antiterroriste sont restées lettre morte. En refusant d’accéder à ces demandes, la France entretient l’impunité d’un crime politique et terroriste, empêchant toute justice pour les victimes et leurs familles. Pourtant, la mort du principal suspect ne clôt pas l’affaire, car les commanditaires, eux, seraient toujours en liberté. Depuis le jour où Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Söylemez ont été assassinées à Paris, les femmes engagées dans le mouvement kurde sont systématiquement prises pour cible par l’État turc, que ce soit en France ou au Kurdistan. L’absence de justice ne fait qu’aggraver cette menace. De nombreuses militantes ont été tuées ces dernières années, notamment Sêvê Demir, Pakize Nayir et Fatma Uyar (exécutées en Turquie en 2016), Hevrin Khalaf (assassinée en Syrie en 2019), Nagihan Akarsel (exécutée au Kurdistan irakien en 2022), ainsi que plusieurs journalistes comme Gülistan Tara, Hero Bahaddin et Cîhan Bîlgîn, toutes assassinées dans l’impunité la plus totale. Depuis 12 ans, la France faillit à son devoir de justice. L’instruction des dossiers reste au point mort, et le maintien du secret défense bloque toute avancée judiciaire. Il lui demande quand sera levé le secret défense, afin de faire toute la lumière sur ces crimes, et sur les mesures qu’il compte prendre pour garantir la sécurité des militantes kurdes engagées en France et lui rappelle que la France est avant tout le pays des droits de l’Homme, que la liberté d’opinion est un droit fondamental, et qu’en l’absence de vérité et de justice, aucune femme kurde ne pourra se sentir en sécurité en France. Aucune femme ne doit mourir à cause de ses idées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5363</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1989</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Nécessité de modification de l’article 1186 du code de procédure civile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5363. — 25 mars 2025. — M. Serge Muller attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice sur la nécessité de garantir l’assistance systématique d’un avocat pour tous les mineurs impliqués dans une procédure judiciaire, qu’elle soit civile ou pénale. Actuellement, l’article 1186 du code de procédure civile limite l’assistance effective d’un mineur par un avocat en matière d’assistance éducative à la double condition qu’il en fasse la demande et qu’il soit capable de discernement. De même, dans le cadre pénal, l’assistance d’un avocat n’est obligatoire que pour certaines infractions prévues à l’article 706-47 du code de procédure pénale, ce qui laisse de nombreux enfants confrontés à la justice sans accompagnement juridique adéquat. Plusieurs professionnels du droit et associations de défense des enfants demandent depuis des années que cette inégalité d’accès à la justice soit corrigée. Mme Laure Lavalette a d’ailleurs déjà alerté sur cette situation préoccupante en déposant une proposition de résolution en ce sens. Aussi, M. le député souhaite savoir si le Gouvernement envisage de rendre obligatoire l’assistance d’un avocat pour tous les mineurs impliqués dans une procédure judiciaire, qu’ils soient mis en cause ou parties civiles, placés sous assistance éducative ou concernés par toute autre démarche devant le juge des enfants. Il lui demande également quelles mesures pourraient être prises afin de garantir la prise en charge effective de cette assistance par la puissance publique, conformément aux recommandations du Conseil national des barreaux et aux attentes des associations spécialisées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5364</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1989</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Sabatou</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Procès-verbal caché de l’attaque de Crépol
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5364. — 25 mars 2025. — M. Alexandre Sabatou interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur le procès-verbal caché de l’attaque de Crépol. Le 19 novembre 2023, la commune de Crépol voit son bal d’hiver se transformer en bain de sang. Au cours de cette attaque violente, Thomas Perotto, âgé de 16 ans, est tué de plusieurs coups de couteau au cœur et à la gorge. Seize autres jeunes sont blessés, plus ou moins gravement et des vigiles ont perdu des doigts en tentant de s’interposer. Pourtant, on apprend ce 14 mars 2025, grâce aux auteurs de l’ouvrage Une nuit en France, qu’un procès-verbal, rédigé cinq jours après le drame, contient des témoignages affirmant clairement que les agresseurs ont proféré des insultes racistes à l’encontre de leurs victimes. Dans ce PV, une dizaine d’auditions rapportent des propos racistes tenus au cours de l’attaque, visant spécifiquement la couleur de peau et l’appartenance ethnique, réelle ou supposée, des jeunes de Crépol. À ces éléments s’ajoutent les premières déclarations de témoins relatant la volonté des agresseurs de « planter des Blancs », ainsi que l’usage de l’insulte raciale anti-blanche « Gwer », entendue distinctement dans une vidéo relatant les évènements de cette nuit tragique. Que ce document, attestant du caractère raciste anti-blanc et anti-français de cette attaque organisée, ait été mal classé par erreur ou volontairement caché demeure une question cruciale, soulevée légitimement par bon nombre des compatriotes. Pourtant, à ce jour, le parquet refuse toujours de retenir les circonstances aggravantes liées à « la race, l’ethnie, la nation ou la religion ». Ainsi, il l’interroge sur les raisons ayant conduit à cette « polémique du procès-verbal », élément clé d’une affaire qui a ému toute l’opinion publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5366</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1989</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Activités ludiques en prison
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5366. — 25 mars 2025. — M. Julien Odoul appelle l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la scandaleuse prolifération des activités ludiques dans les prisons françaises, où les détenus, loin de purger une peine dissuasive, bénéficient d’un véritable programme de divertissement financé par l’argent du contribuable. Depuis des années, le système pénitentiaire français s’enfonce dans une aberration totale : au lieu de rendre la prison dissuasive, y sont organisés des tournois de football, des séances de jeux vidéo, des concerts, des ateliers de théâtre, ou peinture, de cuisine, du ping-pong, du yoga, de la boxe, du hip-hop et même des journées portes ouvertes avec spectacles et buffets ! À la maison d’arrêt de Seysses, comme dans tant d’autres établissements, la détention ressemble de plus en plus à une colonie de vacances pour criminels, où l’ennui semble être devenu l’ennemi numéro un alors même que des millions de Français honnêtes n’ont plus les moyens de s’offrir ces loisirs ! Comment expliquer que des détenus aient accès à des activités que des familles modestes ne peuvent plus se payer ? Comment justifier que, pendant que certains enchaînent les petits boulots pour survivre, d’autres, condamnés pour vols, agressions ou trafics, profitent de cours de danse et de projections de films en prison ? Ce laxisme, loin d’être nouveau, s’est aggravé au fil des années et chaque gouvernement prétendument soucieux de fermeté ne fait en réalité qu’empirer la situation. Par conséquent, il lui demande de rendre des comptes sur cette dérive honteuse du système pénitentiaire : les Français ne peuvent subir deux fois le coût pour la société, moral et financier, que représentent ces individus. Il souhaite connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5416</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1990</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Bex</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Protection personnes majeures vulnérables : soutien des mandataires familiaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5416. — 25 mars 2025. — M. Christophe Bex attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation des mandataires familiaux qui assurent la protection juridique des personnes majeures vulnérables. La protection juridique des personnes vulnérables vise à privilégier le recours aux mandataires familiaux, qui sont généralement les plus aptes à assurer un accompagnement bienveillant et adapté à leurs proches. Pourtant, bien que la réforme de 2007 sur la protection des majeurs ait réaffirmé la priorité donnée aux tuteurs familiaux, leur nombre diminue progressivement au profit des mandataires judiciaires et ils représentent désormais moins de la moitié des mandataires. Actuellement, les mandataires familiaux ne bénéficient d’aucune aide financière significative, sauf dans des circonstances exceptionnelles et sous réserve d’une décision favorable de la justice. La gestion administrative, la complexité des soins et la prise en charge des personnes vulnérables peuvent constituer une charge considérable, d’autant plus lorsqu’elles impliquent des éloignements géographiques dus au manque de places dans les différents établissements spécialisés. Cette situation place les familles dans un dilemme difficile : soit elles assument seules la tutelle avec des moyens limités, soit elles sont contraintes de confier la gestion à un mandataire judiciaire, ce qui peut entraîner une certaine dépossession du lien familial. Face à ce constat, il l’interroge sur les mesures envisageables pour soutenir davantage les mandataires familiaux, par exemple la création d’un crédit d’impôt, modulable en fonction du revenu, pour aider à la prise en charge des frais inhérents au maintien du lien familial.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5367</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1990</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance de Pélichy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Accès aux logements étudiants dans les résidences étudiantes privées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5367. — 25 mars 2025. — Mme Constance de Pélichy attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur une problématique préoccupante concernant l’accès aux logements étudiants dans les résidences étudiantes privées. Il apparaît en effet que certaines de ces résidences accueillent des personnes non étudiantes qui y séjournent durablement, profitant ainsi de loyers avantageux et de services conçus initialement pour les étudiants. Si l’on peut comprendre qu’un jeune diplômé puisse bénéficier d’un délai raisonnable, de l’ordre de quelques mois, pour trouver une solution de logement après la fin de ses études, il est en revanche préoccupant de constater que des adultes et parfois même des familles, puissent continuer à résider dans ces structures sur une période prolongée. Cette situation crée une distorsion dans l’offre de logement étudiant et contribue à accentuer la précarité de nombreux jeunes en recherche de solutions adaptées. Le Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) applique une réglementation stricte quant à l’éligibilité des résidents, afin de garantir que ces logements bénéficient effectivement aux étudiants. Il est regrettable que les résidences étudiantes privées ne soient pas soumises à un encadrement similaire, ce qui aboutit à des inégalités d’accès et nuit à l’objectif premier de ces structures. Aussi, elle souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour mieux encadrer l’occupation des résidences étudiantes privées et garantir qu’elles restent dédiées aux publics pour lesquels elles ont été initialement conçues. Elle demande si une harmonisation de la réglementation avec celle du Crous pourrait être envisagée afin d’assurer une plus grande équité et lutter contre la précarité étudiante.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5369</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1991</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Sother</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Hébergement des enfants à la rue
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5369. — 25 mars 2025. — M. Thierry Sother attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur le manque de solutions d’hébergement d’urgence puis de relogement des personnes sans abri, en particulier des enfants sans domicile scolarisés dans les écoles de la République. Dans la nuit du 19 août 2024, au moins 2 043 enfants étaient sans solution d’hébergement, d’après le dernier baromètre publié par l’UNICEF France. C’est 120 % de plus par rapport à 2020. La 3e circonscription du Bas-Rhin ne fait pas exception. Les messages des associations, des collectifs et des citoyens alertant sur la situation de mineurs scolarisés dans des écoles élémentaires, des collèges et des lycées, mais contraints de dormir à la rue avec leurs familles, sont quasi-quotidiennes. De très nombreux enseignants, parents d’élèves et citoyens se mobilisent chaque jour pour leur venir en aide, dans un esprit de fraternité admirable, mais ils ne sauraient, à eux seuls, pallier les carences de l’État. La première difficulté qui se pose pour mettre à l’abri ces familles est l’absence de recensement des élèves concernés. L’immense précarité dans laquelle ils se trouvent les conduit souvent à taire leur situation, découverte au fil de l’eau par des enseignants et des parents vigilants. Ce faisant, ni les services de l’État, ni ceux de l’éducation nationale ne semblent disposer d’un état des lieux à jour de ce drame social, alors même qu’un tel suivi serait nécessaire pour évaluer l’ampleur de la situation et comprendre quels sont les besoins spécifiques des enfants. La seconde difficulté réside, ensuite, dans le manque de places d’hébergement d’urgence disponibles à très court terme, puis dans le manque de solutions durables de relogement, appuyées par une politique ambitieuse d’accès au logement. À cet égard, il semble que la mobilisation du patrimoine vacant de l’État et des collectivités territoriales, sans être une solution pleinement satisfaisante, offrirait un moyen de mettre rapidement les familles à l’abri, en attendant leur relogement. Or, en l’absence de transparence et de coordination de ces acteurs, force est de constater que cette option demeure largement sous-mobilisée. Par conséquent, il lui demande quelles sont les actions prévues par le Gouvernement afin d’apporter une solution durable d’hébergement aux enfants sans abri et à leurs familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5370</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1991</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Logement et hébergement : l’État hors la loi !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5370. — 25 mars 2025. — M. Abdelkader Lahmar alerte Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement sur le respect par l’État de ses obligations en matière de logement social et d’hébergement. Le 13 février 2025, les 40 organisations membres du Collectif des associations pour le logement ont déposé deux recours contre l’État devant le tribunal administratif de Paris pour non-respect du droit inconditionnel à un hébergement d’urgence et du droit au logement opposable (DALO). Les spécialistes associatifs du logement constatent donc qu’après avoir passé des années à interpeler les pouvoirs publics, le simple plaidoyer ne suffit pas face à l’inaction gouvernementale en la matière. Ils s’en remettent à la justice pour obtenir, par la contrainte, une action publique d’ampleur. La réalité est accablante pour le Gouvernement. En 2012, la France comptait 150 000 personnes sans domicile fixe. En 2025, il y a 350 000 sans-abris, soit une augmentation de 133 % en 13 ans. De plus, près de 100 000 ménages reconnus prioritaires DALO sont toujours privés de l’accès à un logement social. 86 000 logements sociaux ont été construit en 2024 alors qu’il en faudrait 150 000 par an, dont 60 000 très sociaux. Les associations luttent pied à pied pour venir en aide aux personnes en grande précarité mais leurs moyens sont parfois dérisoires face à l’augmentation exponentielle des besoins. Les acteurs associatifs sont unanimes : c’est la réponse politique qui n’est pas à la hauteur des enjeux. Rapportée au nombre de personnes mal-logées, la dépense publique dans les secteurs du logement et de l’hébergement diminue alors qu’elle devrait augmenter. Des mesures simples permettraient pourtant d’inverser cette tendance désastreuse en quelques années. Une loi de programmation pluriannuelle viendrait apporter des moyens substantiels à la lutte contre le mal-logement avec des objectifs renforcés de production de logements sociaux. Il faut également mettre fin à la mise en concurrence - souvent sur des critères illégaux - des personnes sans-abri entre elles. Toute personne sans-abri est vulnérable et a le droit à un hébergement digne jusqu’à ce qu’une orientation adaptée lui soit proposée. Enfin, il est nécessaire de s’attaquer réellement aux discriminations qui existent dans l’attribution de logements sociaux et qui pénalisent, souvent, les publics les plus fragiles. Le Gouvernement va-t-il faire preuve d’un peu de volonté politique et faire du droit au logement et à l’hébergement une priorité politique ? Ou bien va-t-il attendre d’être contrait par la justice pour agir ? Il souhaite connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5432</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1992</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Publication du rapport sur l’installation obligatoire des détecteurs de fumée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5432. — 25 mars 2025. — M. Julien Rancoule appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur l’absence de publication du rapport prévu par l’article 5 de la loi n° 2010-238 du 9 mars 2010, relatif à l’installation obligatoire des détecteurs autonomes avertisseurs de fumée (DAAF) dans les lieux d’habitation. Cet article imposait au Gouvernement de remettre au Parlement, dans un délai de cinq ans après la promulgation de la loi, un rapport évaluant l’application et l’efficacité de cette mesure en matière de sécurité incendie. Ce rapport aurait donc dû être transmis en 2015. Or on est en 2025 et ce document, attendu depuis maintenant dix ans, n’a toujours pas été rendu public. Dans une réponse à la question écrite n° 5879 de M. Pierre Morel-à-l’Huissier, publiée le 31 octobre 2023, le ministère avait annoncé que ce rapport serait rendu public au premier semestre 2024. Force est de constater que cet engagement n’a, une nouvelle fois, pas été respecté. Un tel retard n’est pas acceptable. L’évaluation des politiques publiques est essentielle et constitue un outil fondamental pour garantir leur efficacité. En ne publiant pas ce rapport dans les délais impartis, le Gouvernement entrave la mission de contrôle des parlementaires et prive le débat public d’informations cruciales sur l’impact de cette loi et les éventuelles améliorations à y apporter. Par ailleurs, le projet de rapport initié il y a plusieurs années risque d’être caduc et de ne plus refléter la situation actuelle en matière de prévention des incendies et de respect de la réglementation par les particuliers et les bailleurs. Il est donc impératif que ce retard ne se prolonge pas davantage. Il lui demande donc de préciser les raisons de ce retard excessif et d’annoncer une date ferme et définitive pour la publication de ce rapport, qui ne saurait être différée davantage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5386</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1992</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Perceval Gaillard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>La Réunion : activation du Fonds de secours pour les outre-mer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5386. — 25 mars 2025. — M. Perceval Gaillard attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer sur l’activation possible du Fonds de secours pour les outre-mer par son ministère. En effet, le président de la Chambre de commerce et de l’industrie de La Réunion, monsieur Pierrick Robert, a alerté M. le député sur le nombre important d’entreprises non assurées (34 % selon la dernière enquête menée par la CCIR) qui se retrouvent en difficulté après le passage du cyclone Garance à La Réunion. Le Fonds de secours pour les outre-mer est un dispositif permettant l’aide financière en faveur des victimes des calamités publiques se trouvant dans une situation économique et sociale fragile, mises en situation de grande précarité par une catastrophe. Ce dispositif n’est donc pas une indemnisation (du type « assurance ») mais bien un secours destiné aux situations les plus critiques. Le financement des secours à partir de ce programme se décompose en deux catégories : le dispositif de secours d’extrême urgence pour verser une aide limitée mais immédiate aux sinistrés afin de leur permettre d’acquérir des produits de première nécessité (produits alimentaires, vêtements, bâches pour la couverture de maisons ; etc.) ; le fonds de secours proprement dit pour aider les particuliers (sous condition de ressources), les entreprises à caractère artisanal ou familial dont les biens non assurés ont subi d’importants dommages ; les exploitants agricoles peuvent aussi en bénéficier pour leurs pertes de fonds et de récolte, de même que les collectivités territoriales s’agissant de leur patrimoine non assurable (ponts, routes, réseaux d’adduction d’eau potable, réseaux d’assainissement, mobilier urbain en particulier). 19 jours après le passage de Garance à La Réunion, la situation catastrophique de nombreuses familles et entreprises justifie pleinement l’activation de ce fonds qui l’a été en 2024 pour la tempête Candice ou le cyclone Belal à La Réunion ou pour les tempêtes et ouragans Philippe et Tammy en 2023 à la Guadeloupe. Complémentaire du fonds d’urgence de 200 millions d’euros à destination des collectivités annoncé lors de la venue de M. le ministre à La Réunion, il permettrait à nombre d’entreprises artisanales ou familiales de ne pas mettre la clef sous la porte et à nombre de particuliers de pouvoir subvenir à leurs besoins les plus essentiels. Il souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5440</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1992</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Lenormand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Tarif minoré pour la taxe de solidarité sur les billets d’avion TSBA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5440. — 25 mars 2025. — M. Stéphane Lenormand interroge M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur la disposition de la loi de finances pour 2025 instituant un tarif minoré pour la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA). En effet, ce tarif, prévu à l’article L. 422-25-1 du code des impositions sur les biens et services (CIBS), s’applique aux liaisons reliant la France hexagonale à la Corse, aux territoires ultramarins, mais également celles reliant les territoires ultramarins entre eux et les liaisons soumises à une obligation de service public. Selon la direction générale de l’aviation, l’entrée en vigueur de ce tarif minoré est subordonnée à un accord de la Commission européenne et que les autorités françaises entendaient, certes, saisir la Commission de ce sujet mais sans fixer un calendrier quelconque. Cependant, selon l’article L. 422-25-1 du CIBS, dans sa version antérieure à la loi de finances pour 2025, dans son article 37 de l’ordonnance n° 2021-1843 du 22 décembre 2021, prévoit que cette mesure devrait entrer en vigueur à « une date fixée par arrêté conjoint du ministre chargé du budget et du ministre chargé de l’aviation civile qui ne peut être postérieure de plus d’un mois à la date de réception par le Gouvernement de la réponse de la Commission européenne permettant de considérer ce dispositif législatif comme conforme au droit de l’Union européenne ». Toutefois, à ce jour, aucun arrêté n’est intervenu pour rendre applicable la rédaction de l’article L. 422-25-1 du CIBS datant de décembre 2021 et il semblerait que la Commission n’ait jamais été saisie par les autorités françaises d’une demande de validation de cette disposition. Aussi, le Syndicat des compagnies aériennes autonomes (SCARA), l’organisation professionnelle regroupant de nombreuses compagnies desservant la collectivité de Corse et les collectivités d’outre-mer, considère qu’il y a urgence à obtenir l’accord de la Commission. En effet, tant que celle-ci n’a pas validé le tarif minoré, les résidents de ces collectivités sont lourdement pénalisés dans leurs déplacements. Au vu de la pratique décisionnelle de la Commission, celle-ci ne devrait pas émettre d’objection à la mise en œuvre de ce tarif minoré. Dans les lignes directrices sur les aides aux aéroports et aux compagnies aériennes, qu’elle a publiées en 2014, la Commission a en effet écrit que les aides à caractère social dans le secteur des services de transport aérien seront considérées comme étant compatibles avec le marché intérieur conformément à l’article 107 du Traité, pour autant que les conditions cumulatives soient remplies : l’aide doit être effectivement au bénéfice du consommateur final et avoir un caractère social, c’est-à-dire qu’elle ne doit en principe couvrir que certaines catégories de passagers voyageant sur une liaison donnée (par exemple les passagers qui ont des besoins particuliers, comme les enfants, les personnes handicapées, les personnes à faibles revenus, les étudiants, les personnes âgées, etc.). Toutefois, si la liaison concernée est établie entre des régions éloignées, comme des régions ultrapériphériques, des îles et des zones à faible densité de population, l’aide est susceptible de couvrir la totalité de la population de la région concernée et doit être accordée sans discrimination quant à l’origine des services, c’est-à-dire quelles que soient les compagnies aériennes assurant les services. Aussi, la Commission, dans le cadre de sa communication de 1994 (n° 94/C 350/07) sur les aides d’État dans le secteur du transport aérien, a admis que le fait de résider dans une île éloignée du continent pouvait être regardé comme un handicap social justifiant l’octroi d’une aide au transport. Par ailleurs, la TSBA étant intégrée dans le prix du billet d’avion payé par les passagers, le tarif minoré bénéficiera bien aux consommateurs finals. Aussi, ce tarif minoré ne présentera aucun caractère discriminatoire puisqu’il sera indifféremment applicable à toutes les compagnies aériennes pratiquant la desserte de la Corse et des collectivités ultramarines françaises. Au vu de ces décisions, il apparaît que la Commission ne devrait pas s’opposer sérieusement à la mise en vigueur rapide de ce tarif minoré. Un éventuel retard des autorités françaises à engager les démarches nécessaires auprès de la Commission causerait un grave préjudice aux résidents des collectivités considérées. Aussi, il souhaiterait connaître quelle est la position du Gouvernement sur ce sujet et quelles actions sont engagées pour défendre devant la Commission européenne les citoyens habitant dans des îles ultrapériphériques et qui souffrent d’un désavantage permanent en matière d’éloignement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5439</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1993</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Girard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité</ministreJO><Objet>Implantation des antennes relais de téléphonie mobile sur le territoire français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5439. — 25 mars 2025. — M. Christian Girard interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité, sur les pratiques préoccupantes constatées dans l’implantation des antennes-relais de téléphonie mobile sur le territoire français. Le déploiement accéléré des réseaux 4G et 5G, avec plus de 60 000 antennes 4G et 35 000 sites 5G autorisés fin 2024, soulève de vives inquiétudes parmi les élus locaux et les citoyens. Des témoignages font état de méthodes contestables employées par certains opérateurs, telles que l’utilisation abusive de l’argument d’« utilité publique », la présentation de données discutables sur les « zones blanches » et le choix de sites d’implantation controversés. Ces pratiques soulèvent des questions quant à l’éthique et à la légalité des méthodes employées pour le déploiement des infrastructures de téléphonie mobile. Elles mettent en lumière un manque de transparence dans le processus de sélection des sites et de concertation avec les collectivités territoriales, ainsi que la persistance d’inquiétudes sanitaires au sein de la population. Face à ces enjeux cruciaux pour l’aménagement du territoire et la préservation du cadre de vie, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage pour enquêter sur ces pratiques, renforcer l’encadrement de l’implantation des antennes-relais et assurer un équilibre entre les besoins de connectivité et les préoccupations environnementales, sanitaires et patrimoniales des concitoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5248</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1994</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Contrats types OCAM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5248. — 25 mars 2025. — M. Thibault Bazin attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’encadrement des contrats proposés par les OCAM aux assurés sociaux. L’assurance maladie complémentaire est le deuxième plus important financeur de la santé (29,7 milliards d’euros de prestations, soit 12,6 % de la consommation de soins et biens médicaux en 2022) après l’assurance maladie obligatoire. Or l’opération d’assurance dans le secteur de la santé est devenue complexe à plusieurs égards. Tout d’abord parce que les opérations de souscription exigent un certain niveau d’information, également des connaissances sur les prix et les produits, pour permettre aux assurés de bénéficier d’une concurrence accentuée. Ensuite parce que la structuration des remboursements des dépenses de soins a gagné en complexité ces dernières années notamment en audiologie, dentaire et optique. Si les complémentaires ont pu se doter d’outils, comme des applications mobiles ou des comptes clients intuitifs, pour demander une estimation de son remboursement après transmission d’un devis, les personnes non à l’aise avec l’outil informatique peuvent être lésées. Aussi, l’idée d’imposer des contrats types aux organismes complémentaires d’assurance maladie garantissant une bonne lisibilité des contrats des OCAM fait son chemin. D’ailleurs, la mission d’information sénatoriale « Les complémentaires santé et mutuelle, l’impact sur le pouvoir d’achat des Français » préconise de mieux protéger les assurés, notamment en allant plus loin en matière de transparence de l’information. Il lui demande donc ce que le Gouvernement envisage d’entreprendre pour faciliter aux assurés la souscription à des complémentaires santé adaptées à leurs besoins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5251</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1994</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Émilie Bonnivard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Frais de transport en ambulance bariatrique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5251. — 25 mars 2025. — Mme Émilie Bonnivard attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la question de la non-prise en charge des frais de transport en ambulance bariatrique par l’assurance maladie. Une ambulance bariatrique est une ambulance spécialement aménagée pour les personnes obèses ou handicapées et qui nécessite un équipage de 4 ambulanciers. Les frais générés sont importants et peuvent s’élever entre 300 et 1 000 euros, multipliés par 2 pour un aller/retour. Si l’assurance maladie prend bien en charge l’intégralité de ces frais pour les personnes malades, elle ne le fait pas pour les personnes obèses ou handicapées. Pour celles-ci, le remboursement ne s’effectue que sur la base d’un transport habituel en ambulance classique, ce qui laisse un reste à charge financier conséquent, difficilement supportable pour beaucoup de personnes obèses ou handicapées. Certaines d’entre elles en viennent à renoncer aux soins, faute de prise en charge intégrale de leurs frais. Mme la députée souhaiterait que M. le ministre lui indique si dans le cadre des travaux de la mission d’évaluation de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, le sujet de la non-prise en charge des frais de transport en ambulance bariatrique va faire l’objet d’une révision. L’obésité est une maladie chronique complexe et les personnes qui en sont atteintes méritent la même prise en charge financière de leur transport que des individus souffrant d’autres pathologies. Elle souhaiterait qu’il lui indique ses intentions en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5252</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1995</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jonathan Gery</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des examens médicaux liés au diagnostic de l’endométriose
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5252. — 25 mars 2025. — M. Jonathan Gery attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la prise en charge des examens médicaux liés au diagnostic de l’endométriose, ainsi que les traitements. L’endométriose touche environ 10 % des femmes. La durée moyenne de son diagnostic est de 7 à 10 ans, au cours desquels la femme atteinte de cette maladie chronique en souffrira et sera dans l’obligation de passer une multitude d’examens et rendez-vous médicaux dans l’espoir d’obtenir un diagnostic qui peuvent, pour certaines, constituer des dépenses conséquentes. Il faut rappeler que le prix d’une consultation est actuellement chez un généraliste de 30 euros et chez un spécialiste de 60 euros. Il faut rappeler également que 5 % de la population française, soit presque 3 millions de Français, n’ont pas de mutuelle et doivent donc prendre en charge une partie de ces dépenses. Sensibiliser les médecins sur les symptômes et moyens de diagnostic et mettre en place des campagnes de dépistage gratuit pourrait permettre de réduire le temps de diagnostic et donc permettre à toutes ces femmes d’être remboursées après leurs examens et d’obtenir un traitement. De plus, un remboursement de la pilule lorsqu’elle est prise en réponse à de l’endométriose serait plus que souhaitable, car la plupart des pilules sont chères et non remboursées par la sécurité sociale. Des investissements dans le secteur de la recherche seraient également une piste à explorer, car il n’y a, à ce jour, aucun traitement efficace sur la maladie elle-même. Il lui demande donc quelles mesures seront proposées pour améliorer le remboursement des examens, des rendez-vous médicaux ainsi que des traitements liés à l’endométriose.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5254</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1995</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Belouassa-Cherifi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des frais de transport bariatrique par l’assurance maladie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5254. — 25 mars 2025. — Mme Anaïs Belouassa-Cherifi attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la nécessité de la prise en charge intégrale des frais de transport bariatrique par l’assurance maladie pour les personnes obèses ou en situation de handicap. En tant que membre de la mission d’évaluation de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, Mme la députée a en effet été alertée sur cette rupture d’égalité d’accès aux soins. L’absence de prise en charge intégrale des transports en ambulance bariatrique par l’assurance maladie représente un obstacle financier majeur pour des centaines de milliers de personnes, qui doivent assumer un reste à charge atteignant plusieurs centaines d’euros pour un trajet à l’hôpital nécessitant un véhicule adapté. Il est à craindre que cet état de fait soit à l’origine de situations de non-recours aux soins, transformant l’obstacle financier en obstacle à l’effectivité du droit à la santé, alors qu’une personne handicapée de 15 à 59 ans sur quatre vit sous le seuil de pauvreté, contre une personne sur sept parmi la population qui n’est pas handicapée. La perspective d’une telle dépense peut avoir un effet dissuasif dans la demande d’une consultation, d’un examen ou d’une hospitalisation, malgré des besoins médicaux accrus. Pourtant, la Drees a déjà pointé du doigt l’ampleur du phénomène de non-recours aux soins chez les personnes handicapées : en 2022, elles étaient par exemple deux fois plus nombreuses à renoncer à voir un médecin car le médecin était trop éloigné ou elles rencontraient des difficultés de transport pour s’y rendre. Le non-recours aux soins aggrave l’état de santé et contribue à un cercle vicieux d’exclusion et de dégradation de la qualité de vie. Il n’est pas acceptable que les personnes handicapées soient trois fois plus nombreuses à ne pas pouvoir, pour des raisons financières, recevoir des proches pour partager un moment convivial. Chaque vecteur d’isolement et de précarisation doit être combattu. Face à cette situation préoccupante, elle lui demande quand le Gouvernement compte publier le modèle de prise en charge de droit commun des transports bariatriques par l’assurance maladie notamment évoqué par le précédent ministre de la santé et de la prévention en février 2023.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5256</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1995</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des frais de transport en ambulance bariatrique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5256. — 25 mars 2025. — Mme Colette Capdevielle attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence de prise en charge complète par l’assurance maladie des frais de transport en ambulance bariatrique pour les patients en situation de handicap ou atteints d’obésité. Cette situation crée une discrimination financière et sanitaire préoccupante, limitant l’accès de ces patients à des soins adaptés et mettant en péril leur état de santé. L’ambulance bariatrique est spécialement conçue pour répondre aux besoins spécifiques de ces patients. Contrairement aux ambulances classiques, elle est équipée de dispositifs renforcés (brancards spécifiques, matériel de levage, dispositifs médicaux adaptés) et mobilise une équipe de quatre ambulanciers formés, afin de garantir un transport sécurisé et digne. Or l’assurance maladie ne prend en charge ces frais que sur la base d’un transport en ambulance classique, laissant un reste à charge élevé pour le patient. Le coût moyen d’un transport en ambulance bariatrique s’élève à environ 500 euros pour un trajet simple, soit 1 000 euros pour un aller-retour. Cette charge financière est insoutenable pour des patients contraints à des déplacements réguliers pour leurs soins. Cette situation est d’autant plus incohérente que l’obésité est reconnue comme une maladie chronique nécessitant un suivi médical régulier et que le handicap impose également un accès régulier à des structures de soin. Cette prise en charge partielle engendre une inégalité d’accès aux soins. Les patients en situation de handicap ou atteints d’obésité sont ainsi pénalisés par une double peine : outre les difficultés médicales auxquelles ils font face, ils doivent assumer des frais de transport excessifs. Cette inégalité peut retarder voire empêcher des soins indispensables, aggravant leur état de santé et générant, à moyen terme, des coûts supplémentaires pour le système de santé en raison de complications évitables. Face à cette situation d’évidence discriminatoire, Mme la députée demande à M. le ministre si le Gouvernement envisage une réforme de la réglementation actuelle afin d’intégrer la prise en charge des frais de transport en ambulance bariatrique par l’assurance maladie. Elle souhaite également savoir quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour garantir un accès équitable aux soins pour ces patients et assurer une réponse adaptée aux enjeux de santé publique liés au handicap et à l’obésité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5257</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1996</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Thiébaut</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des frais de transports bariatrique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5257. — 25 mars 2025. — M. Vincent Thiébaut attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la problématique des frais de transports en ambulance bariatrique, qui ne sont actuellement pas pris en charge par l’assurance maladie. Les patients souffrant d’obésité sévère nécessitent des transports spécifiques en ambulance bariatrique, adaptés à leur condition physique. Ces transports spécialisés représentent un coût important pour les patients et leurs familles, qui doivent souvent faire face à des difficultés financières supplémentaires en raison de leur état de santé. L’absence de prise en charge de ces frais par l’assurance maladie entraîne une inégalité de traitement et complique l’accès aux soins pour ces patients vulnérables. En conséquence, il souhaite savoir s’il envisage de prendre des mesures pour inclure les frais de transports en ambulance bariatrique dans les prestations couvertes par l’assurance maladie, afin de garantir une prise en charge équitable et d’améliorer l’accès aux soins pour les patients souffrant d’obésité sévère.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5280</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1996</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élisabeth de Maistre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconditionnement d’attelles orthopédiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5280. — 25 mars 2025. — Mme Élisabeth de Maistre attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence de publication du décret d’application de l’article L. 5212-1-1 du code de la santé publique, à la suite de la promulgation de la loi n° 2019-1446. Ce décret est indispensable à l’organisation du secteur de reconditionnement des dispositifs médicaux à usage personnel, qui pourrait apporter des avantages notables pour l’environnement et l’économie. Sa publication permettrait de diminuer l’impact environnemental en réduisant le nombre d’orthèses jetées annuellement. Le décret contribuerait également à des économies importantes pour les organismes de sécurité sociale, grâce à des dispositifs médicaux reconditionnés moins onéreux. De plus, il soutiendrait l’autonomie sanitaire nationale en développant une filière locale génératrice d’emplois. Elle lui demande où en est l’élaboration de ce décret et à quelle date est prévue sa publication tant attendue par le secteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5285</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1996</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation des aidants non retraités de personnes lourdement dépendantes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5285. — 25 mars 2025. — M. Alexandre Allegret-Pilot appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation des aidants non retraités de personnes lourdement dépendantes. Actuellement, l’assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF) est réservée aux personnes aidantes dont la personne dépendante réside à leur domicile. Cette condition exclut de nombreux personnes aidantes si la personne dépendante ne réside pas au domicile de celle-là (logement en EHPAD, logement « chez elle », logement chez un autre proche). La charge associée à l’accompagnement d’une personne dépendante peut, même lorsqu’elle réside dans son propre logement ou chez un autre proche, être substantielle. Ainsi et au-regard de l’implication parfois forte de certains proches dans la vie de leurs ainés et des sacrifices qui en découlent relativement à leur activité professionnelle, avec la perte de revenus et les coûts associés, une évolution et une modulation de l’AVPF à toutes les personnes aidantes, en fonction de la charge associée, pourrait faciliter leur engagement et l’assistance à nos ainés. Aussi, il souhaite connaître les mesures qu’il envisage de prendre pour permettre une évolution du cadre actuel, afin de faire bénéficier d’une variante de l’AVPF les personnes non retraitées et aidantes de personnes lourdement dépendantes, même lorsque la personne dépendante ne réside pas à leur domicile. Sous réserve d’une étude d’impact et d’un bon calibrage économique, cette mesure pourrait contribuer à améliorer l’accompagnement des ainés et la qualité de vie de ceux qui les assistent. Il souhaite connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5288</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1997</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Sother</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pérennisation des haltes « soins addictions »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5288. — 25 mars 2025. — M. Thierry Sother attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’arrivée à son terme, le 31 décembre 2025, de l’expérimentation des haltes « soins addictions » (HSA). Permise par la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, modifiée par la loi n° 2021-1754 du 23 décembre 2021 de financement de la sécurité sociale pour 2022, cette expérimentation a conduit à l’ouverture de deux HSA, l’une à Paris, l’autre à Strasbourg. Gérée par l’association Ithaque, la HSA de Strasbourg a été ouverte en étroite collaboration avec les Hôpitaux universitaires de Strasbourg, ainsi qu’avec les services locaux de police et de justice. Neuf ans après son ouverture, elle a produit des résultats positifs tangibles, non seulement pour les usagers (réduction des risques infectieux, des surdoses et des affections somatiques) mais pour la société tout entière (réduction des risques de passage aux urgences et des coûts associés, augmentation de la tranquillité publique, absence de délinquance liées aux salles, contribution à la veille sanitaire). Dans l’ensemble, les craintes qui avaient pu être exprimées au moment de l’ouverture de la HSA ont été dissipées, laissant place à une forte acceptabilité locale du dispositif. Tous les professionnels et partenaires associés au projet saluent ses effets bénéfiques. Ces derniers ont été mis en évidence par le rapport d’évaluation de l’expérimentation publié en octobre 2024 par l’inspection générale de l’administration (IGA) / inspection générale des affaires sociales (IGAS). Ce rapport recommande d’« inscrire dans le droit commun la possibilité d’ouvrir des haltes soins addictions et de pérenniser dans ce cadre les HSA expérimentatrices ». En conséquence, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement concernant l’avenir des HSA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5298</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1997</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation psychologique des maires ruraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5298. — 25 mars 2025. — M. Yannick Favennec-Bécot attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation psychologique dégradée des maires ruraux en France. Selon une étude réalisée par l’Association des maires ruraux de France (AMRF) de 2024, 31 % des maires éprouvent un épuisement et 3,5 % d’entre eux, soit 1 200 maires, présentent un risque de burn-out, en raison d’un sentiment d’impuissance et de manque de reconnaissance. Les maires doivent aussi faire face à de nouveaux défis auxquels ils ne sont pas préparés : menaces et violences de plus en plus fréquentes, surcharge de travail. Compte tenu de cette situation, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles sont ses intentions pour aider ces élus à préserver leur état psychologique et ainsi accomplir leurs missions dans de meilleures conditions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5320</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1997</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Publication des textes réglementaires - 4ème année de médecine générale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5320. — 25 mars 2025. — M. Alexandre Allegret-Pilot appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la mise en place de la 4ème année de médecine générale, inscrite dans la loi n° 2022-1616 du 23 décembre 2022 de financement de la sécurité sociale pour 2023. Plus de deux ans après l’adoption de cette loi et malgré des promesses maintes fois répétées, la publication des textes réglementaires nécessaires à son application se fait toujours attendre. Pourtant, les premières promotions d’internes concernées ont déjà entamé leur formation en novembre 2023. Chaque jour de retard fragilise leur parcours et leur projet professionnel. Cela compromet également la possibilité pour les acteurs territoriaux de préparer l’accueil des 4 000 docteurs juniors de médecine générale dans de bonnes conditions. L’amélioration de l’offre de soins représente une priorité absolue pour les citoyens. La mise en œuvre de cette réforme, essentielle, vise à répondre aux besoins croissants en matière de santé publique. Il est donc crucial de comprendre les raisons de ce blocage et de prendre les mesures nécessaires à l’accélération du processus de publication des textes réglementaires idoines. Aussi, il lui demande de bien vouloir fournir des informations sur l’état d’avancement de la publication des textes réglementaires ainsi que sur les démarches entreprises par le ministère pour assurer l’accueil des 4 000 docteurs juniors de médecine générale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5328</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1998</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Difficultés chroniques de la psychiatrie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5328. — 25 mars 2025. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation du pôle psychiatrie du Centre hospitalier universitaire de Saint-Étienne. Depuis plusieurs années, ce pôle psychiatrie et plus particulièrement le secteur de Saint-Étienne, souffre d’un décalage croissant entre les moyens dont il dispose et les besoins auxquels il doit répondre. Déjà, en 2018, un rapport du Contrôleur général des lieux de privation de liberté avait mis en lumière la dégradation de la situation de la psychiatrie, à Saint-Étienne et plus largement dans tout le sud Loire. Mais cette situation n’en finit pas de se détériorer. Ainsi, depuis trois ans, ce sont quarante lits qui ont été fermés, en psychiatrie adulte et en pédopsychiatrie. Pour les patients, cela se traduit inévitablement par une dégradation continue et inacceptable des conditions de prises en charge. Pour les personnels, les conséquences sont également lourdes en matière de surcharge de travail, de pénibilité, mais aussi de perte de sens. Une nouvelle étape inquiétante a été franchie avec la fermeture, le 13 janvier 2025, d’une unité d’admission du secteur psychiatrique de Saint-Étienne. La fermeture de cette unité, indispensable pour l’hospitalisation de crise et l’accueil de patients en soins sans consentement, a bien évidemment des répercussions importantes sur les autres services. Si elle est la conséquence immédiate du départ du médecin de l’unité, elle est surtout révélatrice de plusieurs mois d’un fonctionnement difficile qui avait déjà conduit à une fermeture temporaire l’été dernier. Aussi, au regard des difficultés chroniques du pôle psychiatrie du CHU de Saint-Étienne, il souhaite connaître les intentions du Gouvernement afin de déployer les moyens permettant non seulement de rouvrir cette unité, mais d’assurer un fonctionnement pérenne de qualité et répondant aux besoins du territoire, en particulier au regard des engagements nationaux pris dans le cadre de la santé mentale, grande cause nationale 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5329</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1998</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Maudet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Multiplication des crises hospitalières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5329. — 25 mars 2025. — M. Damien Maudet interpelle M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, au sujet de la crise qui touche le centre hospitalier de Soissons, dont 95 % du personnel des urgences est en grève. Un mouvement qui est le reflet de nombreux autres mouvements en cours dans le pays, ayant pour revendication plus de moyens et de meilleures conditions de travail. « Les patients restent très longtemps aux urgences, jusqu’à parfois 28 heures pour des personnes qui ont plus de 85 ans », raconte une soignante. « Nous en sommes à un point où nous devons prioriser certains soins », abonde l’une de ses collègues du centre hospitalier de Soissons. De Bonifacio à Saint-Junien ou Montpellier, en passant par Orléans, Toulouse et Longjumeau, les mouvements de grève dans les hôpitaux se multiplient dans le pays. Les revendications s’enchaînent et se ressemblent, tous demandent plus de moyens pour exercer dignement. Armés de leurs pancartes « Soignants épuisés, patients en danger », les personnels de Soissons, en grève, demandent surtout des moyens humains supplémentaires. « On tient le coup pour les patients, grâce à notre conscience, notre éthique et notre déontologie professionnelles, mais c’est dur », confie l’une d’entre elles. Leurs demandes ? Un besoin craint de renforts avec deux infirmiers diplômés d’État, deux aides-soignants, un brancardier de 22 h à 8 h et un administratif supplémentaires. Depuis des mois dans cet établissement, le personnel est mobilisé, sans retour de leur direction. Et ce, malgré huit droits d’alerte. « On doit faire la grève, dernier moyen en notre possession, pour pouvoir espérer exercer notre métier et continuer à mener des missions de service public sans être contraints d’être maltraitants avec les patients », regrettent-ils. Pour améliorer la situation, ces soignants demandent aujourd’hui du renfort par l’embauche de deux infirmiers, quatre aides-soignantes et un brancardier. Une requête pourtant de bon sens pour assurer la sécurité des soignants comme des patients, à laquelle la direction n’apporte aucune réponse positive. Pourtant, 44 970 postes d’infirmiers étaient vacants dans les hôpitaux de France en 2024 et l’une des principales raisons de l’exode des professionnels reste encore et toujours les conditions de travail. La situation du service des urgences de ce centre hospitalier n’est malheureusement que l’arbre qui cache la forêt. C’est tout le système de santé qui est impacté par les choix de l’hôpital. « Il manque aussi beaucoup de lits en aval », déplore un soignant, car cette crise s’inscrit dans le contexte national des déserts médicaux. Ainsi, faute de médecins en ville, le nombre d’usagers en recherche de soins quotidiens ne cesse d’augmenter dans le centre hospitalier de Soissons. Or, d’ici fin 2025, cinq médecins traitants auront pris leur retraite dans le Soissonnais, ce qui risque d’amplifier la crise que connaît déjà le centre hospitalier. Il lui demande ce qu’il compte mettre en place pour assurer l’embauche de soignants supplémentaires, aussi bien pour le centre hospitalier de Soissons que pour tous les services de France au bord de l’asphyxie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5330</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1999</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Place des accompagnants durant la prise en charge d’un patient aux urgences
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5330. — 25 mars 2025. — M. Mathieu Lefèvre interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la place des accompagnants durant la prise en charge d’un patient aux urgences. La situation des urgences dans les hôpitaux et cliniques est préoccupante, tant pour les patients que pour les conditions de travail des professionnels de santé. Aux temps d’attente prolongés et au manque de lits disponibles, s’ajoutent les conditions d’accueil parfois précaires des accompagnants. D’une part, la présence de ces derniers est la plus souvent soumise à l’approbation du corps médical alors que leur présence peut être essentielle pour assurer la sécurité des patients durant leur temps d’attente. D’autre part, les espaces d’accueil et le mobilier mis à leur disposition sont bien souvent insuffisants et non adaptés à leurs besoins. Dès lors, renforcer la présence d’accompagnants ou de bénévoles pourrait permettre d’éviter des drames et d’alerter plus rapidement le personnel médical de la détérioration de l’état de santé d’un malade. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement envisage des mesures pour remédier à ce problème et notamment une refonte du contenu de la note Urg.FT.23/01 de juillet 2018 du ministère de la santé et de l’accès aux soins sur la place des accompagnants et des bénévoles durant la prise en charge d’un patient aux urgences.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5331</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1999</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Problématiques statutaire et financière des cabinets libéraux de radiothérapie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5331. — 25 mars 2025. — M. Thibault Bazin attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les problématiques statutaire et financière des cabinets libéraux de radiothérapie. Il y a aujourd’hui en France 86 structures de radiothérapie libérale prenant en charge 105 500 patients. Depuis plusieurs années et à la demande des acteurs du secteur de la radiothérapie, le gouvernement a engagé l’expérimentation d’un nouveau modèle de financement de l’activité de traitement du cancer par radiothérapie, afin de confirmer l’évolution d’un financement fondé sur la facturation à la séance et sur un volume d’actes vers un financement forfaitaire. Ceci jusqu’au vote d’un amendement à la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024 qui a introduit ce principe et précisé ses modalités d’application. Cependant, cette forfaitisation ne s’applique aujourd’hui qu’aux établissements de santé tels que définis à l’article L. 162-22 du code la santé publique, classification qui exclut de fait une grande majorité de centres de radiothérapie en tant que cabinets libéraux, ceux-ci ne pouvant visiblement obtenir une modification de leur statut juridique et ainsi bénéficier de la nouvelle nomenclature. Or cette réforme avait notamment pour objectif de favoriser l’innovation et l’investissement au bénéfice des patients, ce sur quoi les cabinets libéraux ne semblent pas en reste. En outre, à cette situation s’ajoute un autre facteur d’inquiétude qu’est la financiarisation, soit la possibilité pour des investisseurs d’obtenir des autorisations de radiothérapie. Ainsi, d’après des chiffres publiés par le syndicat nationale des radiothérapeutes oncologues, dans 40 % des services de radiothérapie libérale, l’autorisation de traiter n’est plus détenue par des radiothérapeutes. Ainsi, il lui demande sous quelles modalités il serait envisageable d’étendre le modèle de forfaitisation à tous les établissements de radiothérapie, ainsi que ce qu’il entend mettre en place pour garantir la stabilité des coûts et la qualité des traitements de radiothérapie en cabinet libéral face aux dangers de la financiarisation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5332</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>1999</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Dubré-Chirat</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remplacement des médecins généralistes libéraux effectuant des vacations en CSNP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5332. — 25 mars 2025. — Mme Nicole Dubré-Chirat attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le remplacement des médecins généralistes en cabinet libéral et en centre de soins non programmés (CSNP). Depuis 2022, les CSNP constituent en France des centre médicaux (ou médico-infirmiers) dédiés à la prise en charge des soins non programmés. Ils sont particulièrement utiles pour les patients qui ne disposent pas de médecin traitant ou qui vivent dans un désert médical. Toutefois, un grand nombre de médecins en exercice en CSNP ont recours à des médecins remplaçants, ce qui raréfie l’offre pour les médecins généralistes libéraux. L’exercice en CSNP est en effet beaucoup plus attractif car la rémunération y est plus intéressante et le suivi des patients n’a pas être assuré tout comme la permanence des soins ambulatoires. Des médecins généralistes en exercice dans leurs cabinets faisant des vacations dans des CSNP peuvent permettre à des patients sans médecin traitant d’accéder à une consultation sous 48 heures. Elle souhaite donc savoir si ces médecins peuvent se faire remplacer sur ces périodes dans leur cabinet, ce que ne permet pas la législation actuelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5372</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2000</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Taupiac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Généralisation du dépistage de l’amyotrophie spinale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5372. — 25 mars 2025. — M. David Taupiac interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’urgence de généraliser le dépistage néonatal national (DNN) de l’amyotrophie spinale (SMA), une maladie génétique neurodégénérative rare qui touche environ 100 à 120 nouveau-nés par an en France. Cette pathologie, qui constitue la première cause génétique de mortalité infantile, entraîne une dégénérescence musculaire progressive pouvant conduire au décès en l’absence de prise en charge précoce. Grâce aux avancées thérapeutiques récentes, un diagnostic précoce permet une intervention avant l’apparition des premiers symptômes irréversibles, améliorant considérablement le pronostic des patients. Un simple test sanguin à la naissance, via le test de Guthrie, permet d’identifier les enfants atteints et d’initier un traitement adapté au plus tôt. En juillet 2024, la Haute Autorité de santé (HAS) a émis un avis favorable à l’intégration de la SMA dans le programme national de dépistage néonatal, s’appuyant notamment sur les résultats encourageants du projet préfigurateur DEPISMA, lancé en décembre 2022 dans les régions Grand Est et Nouvelle-Aquitaine. Cette expérimentation a démontré la faisabilité et l’efficacité du dépistage à grande échelle. Pourtant, huit mois après cet avis, aucune décision concrète n’a été prise pour étendre ce dépistage à l’ensemble du territoire national. Ce retard a des conséquences dramatiques : chaque mois, environ trois nouveau-nés non diagnostiqués succombent à cette maladie faute d’avoir pu bénéficier d’un traitement à temps. Il est urgent que des mesures soient prises pour éviter ces décès évitables. Aussi, il lui demande quelles actions le Gouvernement entend mettre en œuvre et dans quels délais, pour assurer la généralisation effective du dépistage néonatal de l’amyotrophie spinale en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5373</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2000</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge de l’épidémie de glaucome
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5373. — 25 mars 2025. — M. Fabrice Brun alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le dépistage du glaucome, première cause de cécité absolue en France. Les glaucomes sont une maladie chronique de l’œil du fait de lésions du nerf optique. Dans la majorité des cas, l’hypertonie oculaire est la première étape de l’évolution vers le glaucome. Sans prise en charge précoce, le glaucome peut entraîner une déficience visuelle progressive et, dans les cas les plus sévères, une cécité complète. Le glaucome concernerait 1 à 2 % de la population de plus de 40 ans et environ 10 % après 70 ans en France. Si 800 000 cas sont traités en France, entre 400 000 et 500 000 personnes en sont atteintes sans le savoir et ne seraient donc pas diagnostiquées à temps. Du fait du vieillissement de la population, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de cas de glaucomes liés à l’âge pourrait augmenter de 30 % entre 2020 et 2030, atteignant ainsi 95 millions de patients dans le monde. Or un dépistage réalisé en amont permet de prévenir la maladie, ou le cas échéant d’en limiter les risques et les effets. À partir de 40 ans, les risques de développer cette maladie augmentent, nécessitant un dépistage régulier. À ce titre, plusieurs associations, dont l’Union des aveugles et déficients visuels (UNADEV) et l’Association France glaucome ont formulé des propositions afin de promouvoir le dépistage du glaucome dès 40 ans pour les personnes à risque. Ces propositions visent notamment à améliorer le parcours de soins des patients atteints de la maladie, mais également à faciliter l’accès des patients aux dernières techniques chirurgicales pour mieux traiter la maladie. Elles plaident également pour une intensification des recherches et des essais cliniques pour la soigner. La France aurait ainsi sur cette pathologie un retard significatif qu’il semble essentiel de rattraper. S’agissant d’un enjeu de santé majeur, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en place afin de pouvoir mieux lutter contre cette maladie, notamment sur la mise en place de dépistages organisés et régulés, d’innovation et d’intensification des campagnes de prévention. Il lui demande aussi ce qu’il compte mettre en place afin de pouvoir anticiper l’augmentation du nombre de personnes touchées par un glaucome d’ici les prochaines années.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5374</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2001</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Céline Hervieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Santé mentale grande cause 2025 - impact psycho social maladies peau affichantes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5374. — 25 mars 2025. — Mme Céline Hervieu appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la lutte contre le fardeau psycho-social des maladies de peau affichantes. Le Premier ministre a annoncé vouloir faire de la santé mentale une grande cause nationale pour l’année 2025. Une thématique qui touche toute la population, mais qui atteint de plus en plus les jeunes. Les maladies de peau affichantes - comme le vitiligo - sont des maladies multidimensionnelles qui font peser - au-delà de l’aspect physique - un lourd fardeau psycho-social sur les personnes atteintes, notamment chez les jeunes. Plus la maladie progresse, plus elle est visible et plus elle provoque l’isolement, le repli sur soi ou dans des cas extrêmes, des discriminations et du harcèlement. À ce titre, une étude IFOP de 2024 menée sur des jeunes de 12 à 25 ans témoigne d’un constat clair et préoccupant : 76 % des personnes atteintes de vitiligo estiment que le regard que la société porte sur les personnes atteintes de vitiligo nuit à leur santé mentale. L’étude révèle plus précisément que seuls 34 % des collégiens accepteraient un contact physique avec une personne atteinte de la maladie et seuls 38 % accepteraient d’interagir avec elle. Si une meilleure prise en compte de ce fardeau psycho-social dans le parcours patient est primordiale, la sensibilisation du grand public l’est tout autant afin de promouvoir une meilleure compréhension de la maladie et renforcer le soutien aux personnes touchées, en particulier les plus jeunes. Ainsi, elle souhaite connaître comment la lutte contre le fardeau psychosocial lié aux maladies de peau affichantes - qui a des conséquences psychologiques, scolaires, familiales et sociales chez les enfants - s’intègrera dans le plan d’actions gouvernemental lié à la santé mentale en 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5379</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2001</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Chiffres des morts par étouffement en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5379. — 25 mars 2025. — M. Emmanuel Blairy interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur un enjeu de santé publique souvent sous-estimé : l’étouffement, qui entraîne chaque année un nombre significatif de décès en France. Selon Santé publique France, près de 3 500 personnes succombent chaque année à une obstruction des voies respiratoires, soit plus de 8 décès par jour. Les populations les plus vulnérables sont les personnes âgées, majoritairement touchées en raison de troubles de la déglutition ou de pathologies sous-jacentes et les jeunes enfants, pour qui l’étouffement reste une cause fréquente de mortalité accidentelle, notamment par ingestion de petits objets ou d’aliments inadaptés. Les principaux lieux concernés sont les domiciles, où se produisent la majorité des accidents domestiques et les établissements recevant du public (EHPAD, crèches, cantines scolaires, restaurants), où l’exposition au risque est élevée. Face à cette situation préoccupante, il apparaît indispensable de renforcer la prévention, la formation aux gestes de secours et la mise en place de dispositifs de sécurité innovants pour agir rapidement en cas d’urgence. Dans cette optique, il lui demande des données détaillées sur la mortalité par étouffement, avec une répartition par catégories d’âge et lieux de survenue, afin d’adapter les mesures de prévention et de protection à la réalité du terrain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5380</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2001</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Manon Bouquin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Établissement de certificat de décès par les infirmiers volontaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5380. — 25 mars 2025. — Mme Manon Bouquin attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la mise en œuvre de l’expérimentation autorisant des infirmiers à établir des certificats de décès. Cette expérimentation, prévue à l’article 36 de la loi n° 2023-1268 du 27 décembre 2023 visant à améliorer l’accès aux soins par l’engagement territorial des professionnels, a d’abord fait l’objet d’un premier décret le 6 décembre 2023. Ce dernier prévoyait que des infirmiers volontaires pouvaient, sous certaines conditions et dans certains territoires dont la région Occitanie, procéder à l’établissement d’un certificat de décès en lieu et place d’un médecin, s’il ne s’en trouvait pas de disponible dans un délai raisonnable. Fort du succès de l’expérimentation, un second décret a élargi, le 23 avril 2024, cette possibilité à toute la France et assoupli les conditions, notamment sur l’indisponibilité d’un médecin. Depuis, la possibilité de recourir à un infirmier pour établir un certificat de décès a permis de substantiels gains de temps sur les délais, parfois très longs, subis par les familles endeuillées. C’est particulièrement vrai dans des territoires ruraux touchés par la désertification médicale, parfois à grand scandale. Dans l’Hérault, par exemple, l’absence de médecin pour établir le certificat de décès d’une septuagénaire morte dans la matinée à Mèze a suscité un vif émoi en juin 2022. Si la situation s’est débloquée en fin de journée après beaucoup d’échos dans la presse régionale, il n’en demeure pas moins que la désertification médicale continue d’amener son lot d’épreuves, y compris pour accomplir cette démarche administrative. Largement salué par les élus locaux, le recours aux infirmiers volontaires a permis l’établissement rapide de 1 440 certificats dans la région Occitanie au cours des douze derniers mois, dont 580 dans l’Hérault. Un haut niveau de sûreté est par ailleurs garanti : seuls les infirmiers volontaires diplômés depuis plus de trois ans et ayant suivi une formation de douze heures à cet effet peuvent s’acquitter de l’établissement du certificat de décès dans des conditions très encadrées. Cette solution contribue également à valoriser le travail et l’engagement des infirmiers. C’est pourquoi Mme la députée salue sa pérennisation par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025, l’incluant dans le code général des collectivités territoriales et le code de la sécurité sociale. Cependant, celle-ci prévoit la publication d’un décret pour en préciser les conditions. Or la loi du 27 décembre 2023 prévoyait que l’État pouvait procéder à cette expérimentation pour une durée d’un an. Ce délai approche depuis la publication du décret d’avril 2024. C’est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement prévoit la publication très prochaine d’un nouveau décret et si cette disposition innovante et utile sera bien poursuivie sans césure après avril 2025.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5383</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2002</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Davy Rimane</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accès à l’IVG et améliorer l’accès aux soins gynécologiques outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5383. — 25 mars 2025. — M. Davy Rimane attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les disparités préoccupantes concernant l’accès à l’interruption volontaire de grossesse, aux soins gynécologiques et à la santé maternelle dans les territoires d’outre-mer. Les données récentes indiquent que le taux de recours à l’IVG dans les départements et régions d’outre-mer est de 31,2 pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans, soit près du double de celui observé en France hexagonale. Plus spécifiquement, la Guadeloupe enregistre un taux de 47,2 pour 1 000 femmes, avec entre 4 000 et 4 500 IVG réalisées annuellement pour 7 000 à 8 000 accouchements. De même, en Guyane, le taux de recours à l’IVG chez les adolescentes de 15 à 17 ans est de 21,9 pour 1 000, bien supérieur à la moyenne nationale de 5,6 pour 1 000. Ces chiffres alarmants s’expliquent en partie par un accès limité aux services de santé sexuelle et reproductive, notamment en raison d’une offre de soins insuffisante et de disparités géographiques. Par ailleurs, le nombre d’établissements de santé réalisant des IVG en France a diminué de 23,7 % entre 2005 et 2021, passant à 526 établissements, ce qui peut accentuer les difficultés d’accès pour les populations concernées. En outre, les taux de mortalité maternelle et infantile demeurent élevés dans certains territoires ultramarins, reflétant des inégalités persistantes en matière de santé maternelle. Face à ces constats, M. le député interroge M. le ministre sur les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour renforcer l’offre de soins en santé sexuelle et reproductive dans les outre-mer, mais aussi en matière de prévention et d’éducation à la vie affective et sexuelle. Il souhaite également connaître la position du Gouvernement concernant l’amélioration des indicateurs de santé maternelle, aujourd’hui alarmants dans ces territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5390</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2002</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Barèges</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Le contrôle des EHPAD
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5390. — 25 mars 2025. — Mme Brigitte Barèges attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le plan de contrôle prévu dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et annoncé par Olivier Véran. Le 8 mars 2022, suite aux révélations accablantes du scandale Orpea mettant en lumière des pratiques inacceptables dans de nombreux EHPAD, le gouvernement annonçait un plan de contrôle ambitieux visant à inspecter l’ensemble des 7 500 établissements français. Ce plan, initialement prévu sur deux ans, devait permettre d’évaluer le respect des normes et des règles en vigueur et de sanctionner les dérives constatées. Cependant, trois ans plus tard, le bilan de ce plan de contrôle fait apparaître de sérieuses lacunes. Selon des informations publiées récemment dans « le Canard enchainé », seules 23 sanctions administratives et 19 signalements au procureur ont été émis, la majeure partie des contrôles s’étant basée sur l’examen de documents et non sur des inspections physiques des établissements. Des inquiétudes existent alors quant à l’efficacité de ce système, ainsi qu’à la pérennisation des moyens mis en place pour assurer un suivi rigoureux. Dans ce contexte, elle lui serait reconnaissante de bien vouloir lui faire connaître en détail l’état d’avancement du plan de contrôle des EHPAD annoncé le 8 mars 2022 et plus précisément, les mesures envisagées par le Gouvernement pour renforcer l’efficacité du contrôle des EHPAD et garantir le respect des droits et de la sécurité des résidents.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5393</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2003</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Développement des biosimilaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5393. — 25 mars 2025. — M. Philippe Bonnecarrère interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, quant au développement des groupes biologiques dits similaires. Une première possibilité de substitution a été offerte aux pharmaciens d’officine mais limitée à deux molécules. Il semble pourtant que ces groupes biologiques similaires offrent des solutions pertinentes aux pharmaciens d’officines, offrent des possibilités d’économies pour le pays. Il lui demande quelles sont les perspectives ouvertes en ce qui concerne les biosimilaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5395</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2003</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Expériementation du cannabis thérapeutique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5395. — 25 mars 2025. — M. Paul Molac interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les suites réservées à l’expérimentation du cannabis thérapeutique, engagée depuis mars 2021 sous la supervision de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Le cannabis médical est utilisé pour ses propriétés antidouleurs auprès de patients en « impasse thérapeutique ». L’expérimentation concerne ainsi des pathologies particulières et bien définies, comme les douleurs neuropathiques, les épilepsies sévères, les complications liées au cancer ou à ses traitements, les situations palliatives, ou encore dans un traitement successif à un accident vasculaire cérébral (AVC). Si l’usage thérapeutique du cannabis a pu concerner plus de 3 000 patients, on considère désormais que l’expérimentation implique moins de 2 000 personnes. Initialement autorisée pour deux ans dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2020, l’expérimentation a depuis connu trois prolongations en trois ans, sans que de décision définitive ne puisse être apportée sur son devenir. Aujourd’hui, l’ANSM plaide de manière claire pour la reconduction de l’expérimentation, voire pour l’abrogation de son caractère expérimental et son intégration effective dans le droit commun. Une telle préconisation peut s’appuyer sur des conclusions positives et rassurantes concernant l’expérimentation, démontrant une distribution sécurisée, une efficacité médicale pour les patients concernés et l’absence d’effets secondaires et indésirables notables. Or, si une reconduction temporaire de l’expérimentation a pu être entérinée au 1er janvier 2025, il semble bien que l’arrêt du dispositif soit l’option retenue par le Gouvernement pour le mois de juin. Une décision lourdement préjudiciable pour les patients, qui ne disposent à ce jour d’aucun traitement alternatif efficace. Comparant la prolongation accordée aux patients à un sursis, l’ANSM a pu souligner le risque important d’un détournement d’une partie d’entre eux vers des voies d’approvisionnement illégales. Il s’agit d’un véritable enjeu de santé publique, pour des patients aux souffrances intenses et pour lesquels le cannabis thérapeutique a pu provoquer un regain d’espoir. Dans ce contexte et considérant les effets positifs induits par l’expérimentation pour les patients concernés, il lui demande s’il envisage une intégration pérenne et encadrée du cannabis thérapeutique dans le droit commun.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5396</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2003</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Légalisation du cannabis médical en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5396. — 25 mars 2025. — M. Yannick Favennec-Bécot attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la légalisation du cannabis médical en France. Initialement prévue en 2025, la mise en place des traitements serait repoussée à 2026. Votée dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 et démarrée en 2021, l’expérimentation du cannabis médical a permis de traiter plus de 2 500 patients dans des indications bien précises en oncologie, douleurs neuropathiques résistantes, sclérose en plaque, épilepsie pharmaco-résistante et stade palliatif. Dans son rapport final paru début septembre 2023, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) soulignait, pour toutes les indications traitées, une amélioration statistiquement significative et durable de la douleur grâce au cannabis médical, dès 3 mois de traitement et avec maintien dans le temps, ainsi qu’une sécurisation de la prescription et de la dispensation du cannabis médical. Elle préconisait enfin, aux côtés du rôle majeur joué par l’hôpital, un renforcement indispensable du relais de prescription en médecine de ville, en particulier auprès des médecins généralistes, ainsi que du relais de dispensation du cannabis médical en officines de ville. Si les résultats du cannabis médical semblent donc probants, il est primordial, au terme de son expérimentation, que les patients actuels, mais aussi futurs, puissent continuer d’en bénéficier afin de ne pas se retrouver dans une impasse thérapeutique. C’est pourquoi il souhaiterait savoir quels arbitrages le Gouvernement entend prendre sur le statut du cannabis médical pour assurer son utilisation pérenne pour les patients et ouvrir la perspective de la création d’une filière française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5397</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2004</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Belouassa-Cherifi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Rupture d’approvisionnement des médicaments à base de méthylphénidate
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5397. — 25 mars 2025. — Mme Anaïs Belouassa-Cherifi attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les ruptures d’approvisionnement des spécialités médicamenteuses à base de méthylphénidate, indiquées dans la prise en charge du trouble du déficit de l’attention. Ces pénuries, qui perdurent depuis plusieurs années, sont notamment dues à une augmentation de la demande et à des capacités de production limitées, selon les laboratoires. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) indique suivre la situation avec vigilance et a mis en place certaines mesures, comme la possibilité, à titre exceptionnel et temporaire, de délivrer un autre médicament à base de méthylphénidate sans nouvelle ordonnance lorsque le traitement initialement prescrit est indisponible. Toutefois, ces solutions restent insuffisantes face aux besoins des patients. La distribution des spécialités les plus adaptées à certaines prises en charge, notamment celles à libération prolongée, demeure contingentée et la prescription d’un médicament avec une durée de libération moindre peut provoquer des effets secondaires qui peuvent se révéler particulièrement handicapants. La crise du covid-19 a mis en lumière l’incapacité du pays à garantir l’approvisionnement en médicaments essentiels. Restaurer la souveraineté sanitaire est une nécessité, d’autant que les lacunes en matière de production rendent la France fortement dépendante de chaînes d’approvisionnement qu’elle ne maîtrise pas, souvent situées à l’autre bout du monde. Le dossier de presse sur la relocalisation de médicaments essentiels, datant du 6 janvier 2025, énonçait que « les patients en France doivent pouvoir avoir accès à tous les médicaments, à la fois aux médicaments matures mais aussi aux médicaments les plus récents ». Elle lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir un approvisionnement stable des médicaments à base de méthylphénidate afin de mieux assurer la continuité des soins pour les patients atteints de TDAH et si la volonté du Gouvernement de localiser en France la production de médicaments concerne également ceux à base de méthylphénidate.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5407</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2004</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Garot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Cadre réglementaire encadrant l’exercice des IBODE et des IDE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5407. — 25 mars 2025. — M. Guillaume Garot attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’évolution du cadre réglementaire encadrant l’exercice des infirmiers de bloc opératoire diplômés d’État (IBODE) et des infirmiers diplômés d’État (IDE) et ses conséquences en matière de reconnaissance des compétences spécialisées et d’attractivité du métier d’IBODE. Le décret en Conseil d’État n° 2024-954 du 23 octobre 2024, relatif aux conditions de réalisation en bloc opératoire des actes mentionnés à l’article R. 4311-11-1 du code de la santé publique, permet aux IDE ayant un an d’expérience en bloc opératoire d’accéder aux mêmes compétences que les IBODE, sous réserve d’une autorisation et d’une formation complémentaire. Cette mesure prolonge et élargit les dispositifs transitoires initialement prévus par le décret n° 2019-678 du 28 juin 2019 en repoussant l’échéance au 31 décembre 2031. Les IBODE sont soumis, depuis le décret n° 2015-74 du 27 janvier 2015 relatif aux actes infirmiers relevant de la compétence exclusive des infirmiers de bloc opératoire, à des exigences de formation renforcées, nécessitant un parcours de spécialisation de 24 mois et une formation complémentaire obligatoire de 49 heures pour continuer à exercer pleinement leurs compétences. En revanche, la nouvelle réglementation permet aux IDE d’acquérir ces compétences avec une formation complémentaire significativement réduite, l’article 2 de l’arrêté du 20 janvier 2025 fixant cette durée de formation à 21 heures. De nombreuses organisations professionnelles ont alerté sur les dangers d’une dilution des compétences spécialisées et d’une perte d’attractivité de la formation pour devenir IBODE. L’association Collectif Inter-blocs a notamment demandé par référé, la suspension du décret du 23 octobre 2024 au motif qu’il portait une atteinte grave et immédiate, d’une part, à la sécurité et à la santé des patients en permettant à des professionnels non formés d’effectuer certains actes auparavant confiés aux seuls chirurgiens et, d’autre part, à la reconnaissance des IBODE. Bien que cette demande ait été rejetée par le Conseil d’État, elle s’inscrit dans un contexte de pénurie croissante d’infirmiers spécialisés en bloc opératoire et alerte sur la nécessité de mieux reconnaître ces professionnels de santé. Dans une enquête statistique de 2023, le ministère de la santé a montré qu’il faudrait 23 700 IBODE pour assurer un fonctionnement optimal des blocs opératoires avec un besoin de formation de plus de 15 000 IBODE supplémentaires sur six ans. Dans ces conditions, le recours aux IDE formés par un dispositif transitoire peut apparaître comme une réponse immédiate aux tensions hospitalières. Toutefois, ce choix ne peut se substituer à une politique de formation et de valorisation des infirmiers du bloc opératoire. En maintenant un régime transitoire étendu sur plus d’une décennie, sans revalorisation spécifique des compétences IBODE, la réglementation actuelle risque d’acter une équivalence entre ces deux statuts, au détriment des spécialistes de bloc opératoire et de l’attractivité de leur métier. À terme, cette situation pourrait institutionnaliser un système de formation à deux vitesses et entériner la disparition progressive d’une spécialisation pourtant essentielle à la qualité et à la sécurité des soins chirurgicaux. Dans ce contexte, il souhaite connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour garantir une meilleure reconnaissance des compétences des IBODE, tout en assurant un nombre suffisant de soignants et un haut niveau de sécurité des soins en bloc opératoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5408</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2005</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Maudet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Fermeture du plus grand cabinet d’orthodontie de la Haute-Vienne, 2000 patients
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5408. — 25 mars 2025. — M. Damien Maudet interpelle M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la fermeture du plus grand cabinet d’orthodontie de la Haute-Vienne, situé à Limoges. Une décision qui laisse désormais près de 2 000 patients sans praticien pour poursuivre leurs traitements. « On n’a jamais été appelé, on a appris la fermeture du cabinet par la presse. C’est honteux ! », dénonce dans la presse la mère d’une patiente. Depuis le début de la semaine et l’annonce de la cessation totale et définitive d’activité, les parents doivent donc faire la file d’attente devant le plus grand cabinet d’orthodontie de la Haute-Vienne pour récupérer les dossiers de leurs enfants. Ils sont désormais près de 2 000 adolescents, laissés sans solution pour poursuivre les traitements dentaires. Pour cause, après cette fermeture, il ne restera plus que trois orthodontistes à Limoges, ce qui est largement insuffisant au regard du nombre de patients à répartir. « C’est catastrophique, j’ai fait tous les cabinets de Limoges, aucun ne me prend », s’inquiète une mère de famille sur les réseaux. Si le président de l’Ordre départemental des dentistes, Dominique Moreau-Pascal, assure que « l’Ordre a demandé au cabinet d’informer sa patientèle de la fermeture et de les orienter vers leur dentiste. Dentistes et patients ont reçu la liste des douze praticiens du département », les parents restent désemparés. « Je n’ai trouvé aucune solution pour mon fils, il devrait aller jusqu’à Bordeaux ou La Rochelle pour avoir un rendez-vous. Ceux qui ont des contacts ont réussi à recaser leurs gamins, mais ça ne fait pas grand monde, je pense ». Si la situation à Limoges est très préoccupante, elle est le reflet d’un manque criant de dentistes et plus particulièrement d’orthodontistes, dans l’ensemble des territoires. De la Mayenne au Calvados, en passant par la Sarthe, les patients ne sont plus en mesure d’avoir un accès décent aux soins bucco-dentaires. Certaines zones rurales françaises ne comptent que cinq dentistes pour 100 000 habitants. À l’échelle du pays, la moyenne est de 57 dentistes pour 100 000 habitants, un chiffre inférieur de 20 % à la moyenne européenne. Parmi ces dentistes, très peu ont choisi de poursuivre leurs études pour devenir orthodontistes et en moyenne, seuls 57 internes qualifiés en orthodontie sont diplômés chaque année en France. M. le député demande à M. le ministre comment il est possible que, faute d’orthodontistes suffisants, un seul d’entre eux se retrouve avec 2 000 patients. Dans cette situation d’urgence à Limoges, compte-t-il faire appel d’urgence à un orthodontiste pour pallier le vide sanitaire qui laisse la fermeture de ce cabinet ? Il lui demande si, pour l’ensemble des Français, il compte enfin réellement mettre un terme au numerus clausus pour former plus de dentistes et donc d’orthodontistes, chaque année.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5409</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2005</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Injections de toxine botulique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5409. — 25 mars 2025. — M. Mathieu Lefèvre interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la recrudescence des injections illégales de toxine botulique et sur la nécessité de mieux accompagner les praticiens dans un parcours de formation adapté. L’Agence nationale du médicament (ANSM) a indiqué avoir reçu entre août et septembre 2024 des déclarations de huit cas graves de botulisme, maladie neurologique, provoqués suite à des injections de toxine botulique à visée esthétique par des personnes non qualifiées. Alors que la réglementation concernant les injections de toxine botulique a récemment été renforcée, notamment grâce à la loi du 9 juin 2023 visant à encadrer l’influence commerciale et à lutter contre les dérives des influenceurs, des efforts restent à faire. En effet, malgré les contrôles, il est toujours possible de réserver en quelques clics un rendez-vous pour une injection illégale et parfois même de se procurer des doses de toxine botulique à s’auto-injecter. Par ailleurs, l’instauration de formations qualifiantes pour pratiquer ce type d’injections constitue un progrès salutaire. Mis en place depuis septembre 2024, un diplôme inter-universitaire (DIU) reconnu par le Conseil national de l’Ordre des médecins est désormais disponible dans trois facultés françaises (Bordeaux, Créteil et Marseille). Dorénavant, il sera la seule voie pour les futurs praticiens d’exercer en tant que médecin esthétique. S’agissant des praticiens déjà en cours d’exercice une validation des acquis de l’éxpérience (VAE) devrait prochainement voir le jour. Celle-ci leur permettrait d’officialiser leurs compétences. Néanmoins, afin de sécuriser la pratique de la médecine esthétique par tous les praticiens, il pourrait être opportun de conditionner la capacité d’injection de toxine botulique par des praticiens déjà en exercice à cette VAE. Ainsi, il l’interroge afin de connaître les initiatives que le Gouvernement entend prendre afin de mieux protéger les patients contre les éventuelles dérives qu’ils pourraient subir et de former les praticiens actuels et futurs à la pratique de l’injection de toxine botulique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5410</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2006</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ersilia Soudais</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie d’orthophonistes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5410. — 25 mars 2025. — Mme Ersilia Soudais attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la pénurie d’orthophonistes actuelle. Le manque d’orthophonistes conventionnés révèle une véritable difficulté à l’accès aux soins, notamment pour les enfants qui nécessitent une prise en charge rapide. Les délais d’attente pour un rendez-vous ne font que s’accentuer, pouvant atteindre jusqu’à trois ans d’attente, ce qui force des familles à se tourner vers des praticiens non conventionnés. Cette alternative engendre des coûts financiers supplémentaires mettant en péril l’égalité d’accès aux soins. Une famille de Dammartin-en-Goële (77), dont l’enfant de 5 ans souffre d’un défaut de langage, a dû renoncer à ses vacances estivales afin de financer les rendez-vous chez un orthophoniste non conventionné, seul praticien disponible dans leurs alentours. Ce même enfant de 5 ans, confronté à un problème physique, est susceptible d’être mis à l’écart et risque l’isolement social ainsi que des moqueries en raison de l’absence d’une prise en charge adaptée. Cet exemple concret résulte de cette pénurie d’orthophonistes que subissent les citoyens. Ce n’est pas un problème local mais bien national : le manque d’attractivité du métier, les faibles rémunérations, l’absence de terrains de stages pour les étudiants ainsi que la charge de travail rendent la profession de moins en moins viable. Elle lui demande quelles mesures concrètes il entend mettre en œuvre pour pallier cette pénurie et garantir à un accès aux soins équitable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5412</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2006</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remboursement des séances d’ergothérapeutes en libéral
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5412. — 25 mars 2025. — M. Stéphane Peu appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la prise en charge des séances d’ergothérapie lorsqu’elles sont réalisées en cabinet libéral. Les ergothérapeutes jouent un rôle essentiel et reconnu dans l’accompagnement des personnes en situation de handicap, notamment les enfants souffrant de troubles « dys » et les personnes âgées en perte d’autonomie. Professionnels de santé diplômés d’État et enregistrés auprès de l’agence régionale de santé (ARS), ils exercent une discipline paramédicale qui est n’est pas conventionnée par l’assurance maladie, exception faite quand celle-ci est exercée dans le cadre institutionnel (hôpital, établissement spécialisé, hospitalisation à domicile, parcours de soins organisé) où la prise en charge est totale. Ainsi, le recours, aussi indispensable soit-il, à un ergothérapeute s’avère souvent être une charge financière importante pour les familles, quand bien même elles disposent d’une mutuelle. Cet engagement financier constitue pour beaucoup de ménages un frein à la consultation d’un ergothérapeute, avec les conséquences que cela implique pour les patients à besoins spécifiques. Dans ce contexte et afin de lever l’obstacle financier, M. le député suggère que, à tout le moins, les bilans d’ergothérapie en cabinet libéral sur prescription médicale soient désormais pris en charge par l’assurance maladie. Cela est d’autant plus cohérent, qu’outre la reconnaissance de leur rôle essentiel, les ergothérapeutes disposent d’un droit à prescrire certains dispositifs médicaux depuis 2023. Aussi, il souhaite connaître son avis sur cette proposition de prise en charge qui soulagerait incontestablement les familles des patients et constituerait une avancée importante dans la prise en compte de l’autonomie et du handicap dans le pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5423</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2007</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Humbert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Don de plasma dans le département des Vosges
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5423. — 25 mars 2025. — M. Sébastien Humbert interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le don de plasma dans le département des Vosges. Depuis la fermeture fin 2020 des sites d’Epinal et de Saint-Dié-des-Vosges, il n’est plus possible pour les Vosgiens de faire un don de plasma. Les Vosgiens souhaitant faire don de plasma doivent actuellement se rendre dans les départements limitrophes, à Colmar en Alsace ou à Nancy en Meurthe-et-Moselle. Or cette situation semble contraire à l’objectif national de 3 000 dons journaliers, ainsi qu’aux besoins croissants de plasma. Ainsi, il souhaiterait qu’il lui communique la stratégie qu’il compte mettre en place pour qu’un centre de don de plasma puisse rouvrir dans le département des Vosges.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5425</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2007</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Feuille de route et engagements pour lutter contre l’obésité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5425. — 25 mars 2025. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la tenue des premiers États généraux de l’obésité, sous le haut-patronage du Président de la République et à l’initiative du Collectif national des associations d’obèses (CNAO), le 3 mars 2025. Cet évènement a réuni un large panel d’acteurs (patients, professionnels de santé, chercheurs, élus, associations et acteurs économiques) autour d’un constat alarmant : l’obésité est une maladie qui touche aujourd’hui près de 10 millions de Français, avec des projections inquiétantes pour les années à venir. L’annonce prochaine d’une nouvelle feuille de route gouvernementale sur l’obésité ainsi que la reconnaissance explicite de cette pathologie comme une maladie marquent une avancée importante. Toutefois, la Coalition obésité et de nombreux experts appellent à aller plus loin en faisant de l’obésité une grande cause nationale pour 2026 et en engageant un plan décennal ambitieux de prévention, de prise en charge et de lutte contre la stigmatisation des personnes en situation d’obésité. Aussi, il souhaiterait avoir des précisions sur les grandes orientations de la feuille de route à venir et connaître les engagements concrets que le Gouvernement entend prendre pour répondre à cette urgence sanitaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5429</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2007</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Suivi des dossiers médicaux en cas de départ en retraite du médecin traitant
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5429. — 25 mars 2025. — Mme Anaïs Sabatini interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les difficultés rencontrées par des patients lorsqu’un médecin traitant cesse son activité, notamment en cas de départ à la retraite. Dans un contexte de désertification médicale croissante, il devient difficile pour certains patients de trouver un nouveau médecin traitant, les services de l’assurance maladie et les agences régionales de santé les renvoyant souvent vers les hôpitaux ou les centres médicaux. Dans de nombreux territoires, lors du départ à la retraite d’un médecin généraliste, aucun remplacement n’est désigné et les médecins installés n’acceptent plus de nouveaux patients. Cette situation est d’autant plus préoccupante lorsque des examens spécifiques ou un suivi régulier sont nécessaires : faute de médecin traitant, les patients sont contraints de s’adresser aux services d’urgence ou aux centres de soins immédiats, ce qui engorge encore davantage ces structures et retarde la prise en charge adaptée. Par ailleurs, l’absence de liste d’attente officielle auprès des médecins généralistes complique encore davantage l’accès aux soins. Face à ces difficultés, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en place pour garantir un suivi efficace des dossiers médicaux des patients confrontés à la cessation d’activité de leur médecin traitant et pour faciliter l’accès à un nouveau praticien.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5435</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2007</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Alexandre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>La sécurité sociale minière a besoin d’une contractualisation avec l’État
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5435. — 25 mars 2025. — M. Laurent Alexandre attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le devenir de la Caisse autonome nationale de la sécurité sociale dans les mines (CANSSM) -Filieris en raison de l’absence, à ce jour, de contractualisation entre le régime minier et l’État. Créée en 1946 pour assurer la gestion du régime spécial de la sécurité sociale dans les mines, la CANSSM gère un vaste réseau de professionnels de santé, accessible à tous, employant 4 600 collaborateurs sur 70 métiers différents, engagés pour développer une santé de proximité principalement dans les anciens territoires miniers, particulièrement touchés par la désertification médicale et les difficultés d’accès aux soins. En Occitanie, ce sont 730 collaborateurs répartis entre 14 centres de santé, des services de soins infirmiers et d’aide à domicile, 1 EHPAD et 2 établissements médicaux et de réadaptation. Filieris est donc un acteur incontournable du service public de la santé qui mobilise une grande variété d’acteurs, pour assurer l’effectivité de l’accès aux soins de proximité dans les bassins de vie. Au fil des ans, la CANSSM-Filieris a contenu de nombreuses reconfigurations de son offre de santé. La dernière convention d’objectifs et de gestion (COG) entre l’État et la CANSSM, se fixait précisément pour but d’engager « un processus d’évolution de l’organisation de Filieris et d’en achever l’élaboration au plus tard à la date de son expiration ». Cette COG s’est achevée fin 2024. Aujourd’hui, la CANSSM-Filieris, ses collaborateurs et ses patients sont pourtant maintenus dans une grave incertitude en raison de l’absence d’engagement du ministère de la santé sur une COG 2025-2028. Celle-ci est pourtant nécessaire pour garantir à Filieris les moyens budgétaires de fonctionnement et d’investissements pluriannuels lui permettant de garantir la pérennité, le développement de ses missions, le recrutement indispensable des personnels et professionnels de santé en réponse aux besoins des populations. Les fédérations syndicales de la CANSSM-Filieris sont proactives et forces de proposition afin de concrétiser une mission de service public dans le cadre d’un accord de coopération entre la CNAM et la CANSSM visant à consolider son offre de santé, notamment en matière de prévention, de maintien à domicile des personnes âgées et de prise en charge des malades chroniques. À ce jour, rien ne semble engagé et la CANSSM-Filieris voit son développement entravé par ce manque de visibilité alors que le recrutement de professionnels de santé est attendu par la population des bassins de vie concernés. En conséquence, il lui demande les intentions du Gouvernement sur le devenir de la sécurité sociale minière, notamment concernant l’élaboration de la COG 2025-2028 entre l’État et la CANSSM.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5365</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2008</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tivoli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Ligue 1 : Une rencontre interrompue pour rompre le jeune du ramadan</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5365. — 25 mars 2025. — M. Lionel Tivoli attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative au sujet de l’interruption de la rencontre SCO Angers - ASMonaco afin de rompre le jeune du ramadan. En effet, dans le cadre de la rencontre de football professionnel du samedi15 mars opposant le SCO Angers à l’AS Monaco, l’arbitre de la rencontre, sous l’aval de son délégué, a décidé d’arrêter le jeu pour permettre aux joueurs musulmans de rompre le jeûne du ramadan. Selon le diffuseur DAZN, les team managers des deux formations ont fait cette demande auprès des représentants de la Ligue de football (LFP) et plus précisément au délégué du match. Celui-ci a donné son feu vert pour cette pause inédite dans le championnat de France de football. Cette décision scandaleuse, entreprise en dehors des règles émises par la Fédération française de Football, soulève de multiples interrogations quant à l’essor des pratiques religieuses et en particulier islamiques dans le monde sportif. De plus, la trop faible réaction du président de la Ligue de football professionnel et des instances du sport alerte quant à leur volontaire passivité sur le sujet. Le sport et en particulier le football étant en proie à l’infiltration des idéologies islamiques, M. le député demande à Mme la ministre quelles mesure elle envisage de mettre en place pour préserver l’intégrité des évènements sportifs. Compte-t-elle édicter une règle précise interdisant formellement les pratiques religieuses durant une rencontre sportive ? Compte-t-elle émettre des sanctions envers les team managers et responsables de la Ligue de football professionnel qui ne respecteront pas ces consignes élémentaires et qui se feront les complices de l’islamisme dans notre société ? Il lui demande enfin si elle revoir sa position sur l’entrisme islamique dans le sport et interdire le voile dans les compétitions sportives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5378</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2008</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Martine Froger</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la spécificité du métier d’accompagnateur en montagne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5378. — 25 mars 2025. — Mme Martine Froger attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur les attentes et inquiétudes des représentants du syndicat national des accompagnateurs en montagne (SNAM). Alors que l’économie de la montagne subit de plein fouet les conséquences du réchauffement climatique, il apparaît urgent de reconsidérer les spécificités du métier d’accompagnateur en moyenne montagne (AMM), à travers deux ambitions. La première consiste à définir clairement l’environnement dans lequel seuls les titulaires d’un diplôme d’État d’alpinisme pourraient exercer ; la seconde, à valoriser les compétences, essentielles pour l’économie de la montagne, ses traditions et la sécurité des usagers. Les accompagnateurs en moyenne montagne sont des professionnels diplômés et reconnus qui encadrent toute l’année en montagne pour des agences, des scolaires et des particuliers, afin d’assurer leur sécurité dans des environnements à risque, comme les milieux enneigés et les terrains difficiles d’accès. Le diplôme d’État d’alpinisme - accompagnateur en montagne (DEA AMM) requis (et exigeant) pour exercer le métier se prépare en 3 ans. La profession souffre néanmoins d’une dérèglementation rampante qui vient, dans un cadre concurrentiel et dangereux, précariser leur statut, dans un contexte où le maintien des emplois dans les territoires est pourtant une préoccupation majeure. Ce sont des hommes et des femmes qui vivent dans les villages et participent activement à la vie économique, sociale et associative des territoires et ont besoin d’être pérennisés dans leur activité professionnelle. Or la profession d’accompagnateur en montagne est régie par un diplôme d’État d’alpinisme, intégré à la filière montagne. Pourtant, contrairement aux guides de haute montagne et aux moniteurs de ski, ces activités ne sont classées en environnement spécifique que durant l’hiver, en raison de la présence de neige. Ceci est regrettable dans la mesure où de nombreuses activités sportives sont reconnues en environnement spécifique indépendamment du type de milieu. Ainsi, la randonnée en montagne hors neige comporte des risques spécifiques (altitude, pente, isolement, conditions météorologiques variables), exacerbées par les effets du réchauffement climatique. En conséquence, elle l’interroge sur la possibilité que le métier d’accompagnateur en moyenne montagne soit classé toute l’année en environnement spécifique, au même titre que les autres professions de la filière montagne. Par ailleurs, faute de définition précise de la notion de « milieu montagnard » permettant de définir précisément le champ d’action et d’activité des accompagnateurs en montagne, des individus sans diplôme, sans qualification et sans expérience s’adonnent à l’encadrement de groupes comprenant souvent des enfants y compris en haute montagne. Elle lui demande également si elle entend établir une définition officielle et objective du milieu montagnard qui pourrait s’appuyer sur des critères d’altitude, de pente et de climat. Cette définition serait également en cohérence avec le classement de nombreuses communes françaises en tant que communes de montagne et renforcerait le cadre réglementaire pour une meilleure gestion des risques de montagne. Elle souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5437</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2009</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Rupture du jeûne du ramadan lors d’un match de football professionnel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5437. — 25 mars 2025. — M. Julien Odoul alerte Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur un évènement inacceptable survenu lors du match Angers SCO-AS Monaco, le 15 mars 2025. Pour la première fois dans l’histoire du football professionnel français, une rencontre a été interrompue afin de permettre la rupture du jeûne du ramadan, en violation manifeste des règlements clairs établis par la Fédération française de football (FFF). Cette entorse aux règles n’est pas seulement une atteinte aux principes de neutralité du sport, elle constitue aussi une victoire pour ceux qui cherchent à imposer des revendications religieuses au sein des institutions républicaines. En tolérant cette infraction, on cède du terrain aux pressions communautaires et, plus grave encore, on valide un processus d’entrisme qui sert les intérêts des Frères musulmans et de l’islamisme politique. Le sport français doit rester un espace de cohésion, où les règles s’appliquent de manière stricte et égale à tous, sans aucune exception. Accepter cette dérive, c’est ouvrir une brèche qui fragilise les fondements mêmes du modèle républicain et encourage une montée des revendications identitaires qui n’ont pas leur place sur un terrain de football. Face à cette violation flagrante des règlements et à cette menace directe contre la neutralité du sport et, au-delà, contre les principes de la République, il lui demande des explications claires et immédiates. Il lui demande quelles mesures concrètes et fermes elle entend prendre pour garantir que de telles dérives ne puissent plus jamais se reproduire et pour protéger le sport français de toute tentative de récupération idéologique et d’infiltration islamiste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5229</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2010</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Gaspillage règlementaire des compteurs d’eau des agriculteurs irriguants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5229. — 25 mars 2025. — Mme Caroline Colombier attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les obligations découlant de l’article 4 de l’arrêté du 19 décembre 2011 relatif à « la mesure des prélèvements d’eau et aux modalités de calcul de l’assiette de la redevance pour prélèvement sur la ressource d’eau ». En effet, l’article cité impose que tout redevable de la redevance pour prélèvement sur la ressource en eau prévue à l’article L. 213-10-9 du code de l’environnement, ou plus simplement et notamment, que tout agriculteur irriguant se doit de remettre à neuf ou en état d’origine l’ensemble de ces compteurs d’eau tous les neufs ans ou de réaliser un diagnostic de ces compteurs tous les sept ans. Des remontées de la profession, le remplacement des compteurs est aujourd’hui moins onéreux que la réalisation du diagnostic et l’achat d’un nouveau compteur est aussi moins onéreux que sa révision. Alors que la souveraineté agricole et sa valorisation ont été élevées au rang d’intérêt fondamental de la Nation, que les exploitations agricoles connaissent des aléas réguliers et des restrictions administratives mettant à mal leur trésorerie, Mme la députée demande à Mme la ministre s’il serait judicieux de modifier l’arrêté visé en fixant un volume plutôt qu’une date voire en se fiant à l’obsolescence technique des constructeurs. Cette démarche conduirait à soulager la trésorerie des agriculteurs irriguants, à maintenir en fonctionnement des mécanismes faits pour durer, en privilégiant l’obsolescence technique à l’obsolescence règlementaire et aussi à limiter le gaspillage règlementaire d’instruments en état de fonctionnement et donc de matières premières. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5240</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2010</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Rousseau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Devenir des orques et dauphins captifs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5240. — 25 mars 2025. — Mme Sandrine Rousseau alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la situation alarmante des orques et dauphins captifs qui courent le risque d’être transférés vers des parcs aquatiques à l’étranger à la suite de la fermeture du Marineland d’Antibes début janvier 2025. En raison du manque d’anticipation, d’accompagnement et de pilotage par l’État dans la mise en œuvre de la loi du 30 novembre 2021, visant à lutter contre la maltraitance animale et prévoyant la fin des spectacles de cétacés d’ici 2026, les orques et dauphins détenus risquent d’être transférés vers des aquariums étrangers, où les normes de captivité sont encore moins exigeantes. Cette situation suscite de vives inquiétudes. Après avoir été un temps envisagé au Japon ou en Chine, le transfert de Wikie et Keijo, les dernières orques survivantes, pourrait se faire vers le parc aquatique espagnol de Loro Parque. Cet établissement, fréquemment critiqué par les associations de défense des animaux, a été tristement marqué en 2006 par la mort tragique d’Alexis Martínez, un dresseur tué par une orque. De tels transferts sont en totale contradiction avec l’esprit de la loi, qui vise à lutter contre la maltraitance animale et non à dégrader davantage les conditions de captivité des cétacés en les transférant vers des aquariums étrangers. Plus globalement, le maintien en captivité, en bassin, de ces cétacés pose question. Pour rappel, il faut environ 1 400 tours de bassin en moyenne à une orque ou un dauphin pour parcourir la distance quotidienne qu’il aurait parcourue en milieu naturel. La vie en bassin pour les cétacés donne lieu au stress, à l’ennui, à la dépression, à de l’agressivité et leur espérance de vie y est 2 à 3 fois moins longue que dans la nature. Il est regrettable que, depuis 2021, rien n’ait été entrepris concernant la création de sanctuaires ou refuges marins pouvant accueillir les cétacés, ni en France ni à l’étranger. Cette inaction est d’autant plus incompréhensible que nombre d’associations comme Sea Shepherd, Onevoice, Péta, L214, La Fondation Brigitte Bardot, C’est assez ! , Réseau cétacés interpellent régulièrement le Gouvernement sur le sort des orques et dauphins et travaillent à des solutions dans des sanctuaires et refuges adaptés à l’accueil et aux soins de ces animaux. Mme la députée a porté à plusieurs reprises en 2022, en 2023 et en 2024 des amendements budgétaires pour que soient lancés des projets de création de sanctuaires ou refuges marins pour accueillir les cétacés aujourd’hui captifs. Elle a déjà interpellé le Gouvernement sur ce sujet par question écrite en mars 2024. Elle souhaite donc avoir connaissance des actions concrètes prévues par le Gouvernement pour préparer l’avenir des orques et des dauphins actuellement captifs sur le territoire français et éviter leur transfert commercial à l’étranger vers des structures moins exigeantes en matière de protection animale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5241</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2011</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Mette</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Encadrement de la vente des pièges à colle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5241. — 25 mars 2025. — Mme Sophie Mette interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les mesures que le Gouvernement envisage pour encadrer la vente et la fabrication des pièges à colle. Ces dispositifs, provoquant des souffrances animales importantes, ont déjà conduit plusieurs enseignes à s’engager et certains pays européens à les interdire. Elle lui demande si le Gouvernement compte intégrer cette problématique dans sa politique de protection de la biodiversité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5242</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2011</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Interdiction pièges à colle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5242. — 25 mars 2025. — Mme Corinne Vignon attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les pièges à colle. Produits d’une extrême cruauté, les pièges à colle, censés piéger les rats, piègent aussi des oiseaux sur des plaques, dont ils ne peuvent plus s’échapper. Ils meurent alors à petit feu, en subissant des souffrances innommables (yeux collés aux plaques, os brisés par les tentatives d’évasion, automutilations). Les enseignes, comme Carrefour récemment, sont nombreuses à ne plus vendre les pièges à colle (Franprix, Rural Master, Jardiland, Botanic). Au niveau international, plusieurs pays les ont déjà interdits (Angleterre, Belgique, Espagne, Nouvelle-Zélande). Pourtant, la France n’a toujours pas mis en place de réglementation à ce sujet. Aussi, elle demande au Gouvernement s’il envisage d’interdire la commercialisation, la production et l’utilisation des pièges à colle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5244</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2011</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joseph Rivière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Souffrance animale - interdiction des pièges à colle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5244. — 25 mars 2025. — M. Joseph Rivière interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la souffrance des animaux liminaires engendrée par les pièges à colle visant les souris. Les pièges à colle sont des produits d’une cruauté inouïe, piégeant de nombreux animaux sur des plaques, jusqu’à ce qu’ils meurent suite à d’atroces souffrances (os brisés, rongeage de leurs membres, etc.). Contrairement à ce qui est écrit sur leur emballage, il ne s’agit donc nullement de simples « instruments de capture », mais bien de pièges mortels. Tout comme de nombreuses enseignes nationales (Franprix, Leroy Merlin, Truffaut, etc.), le groupe Carrefour s’est engagé à ne plus vendre ces produits archaïques. De nombreux pays, comme l’Angleterre, la Belgique, l’Espagne ou la Nouvelle-Zélande ont également décidé de s’opposer aux pièges à colles. A contrario, il n’existe à ce jour aucune législation française sur le sujet. En conséquence, il lui demande si elle projette d’interdire la commercialisation, la production et l’utilisation des pièges à colle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5259</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2011</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Michoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Fin des zones à faibles émissions
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5259. — 25 mars 2025. — M. Éric Michoux alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la mise en place des zones à faibles émissions (ZFE) progressive dans les grandes villes françaises et l’exclusion de certains véhicules en fonction de leur vignette Crit’Air. Alors que la France compte déjà 25 ZFE, en 2026 ce sont 42 agglomérations qui seront visées par ce dispositif. Sans dispositif de compensation, les ZFE empêchent les citoyens les plus modestes qui ne peuvent pas changer de véhicule, de pouvoir circuler, mais aussi d’avoir accès à la santé, à l’éducation, aux commerces, à la culture… De plus, la signalisation actuelle est parfois piégeuse pour les automobilistes qui se retrouvent soudainement dans une ZFE, sans avoir été alertés en amont et sans alternative. La mise en place des ZFE ne s’accompagne pas de dispositifs de substitutions tels que des nouvelles liaisons ferroviaires avec les petites gares en zone rurale ou des parkings en périphéries des grandes villes avec transports en commun pour accéder aux centres-villes. Les dispositifs de dérogation dans certaines agglomérations avec des Pass’ZFE à faire en ligne contribuent à ce sentiment d’exclusion de la France rurale dont une partie n’a pas accès à internet. Les ZFE sont de plus en plus souvent vécues comme une exclusion des ruraux et comme une rupture de l’égalité entre les citoyens. Elles contribuent à une grogne sociale sur l’ensemble du territoire. C’est pourquoi il souhaite savoir si le Gouvernement a l’intention de suspendre et d’annuler la mise en place des ZFE.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5270</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2012</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Législation relative aux panneaux d’affichage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5270. — 25 mars 2025. — M. Matthieu Marchio attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’application de l’article R. 581-3 du code de l’environnement relatif aux emplacements réservés à l’affichage d’opinion et à la publicité relative aux activités des associations sans but lucratif. Cet article impose que ces emplacements soient répartis de telle sorte que tout point situé en agglomération se trouve à moins d’un kilomètre de l’un d’entre eux. Or il apparaît une possibilité pour des maires de contourner cette obligation en regroupant l’ensemble des panneaux d’affichage libre en un seul lieu, restreignant ainsi leur portée et leur visibilité pour les citoyens. En concentrant ces panneaux en un même point, cette pratique empêche une répartition équilibrée sur la commune et réduit l’impact de l’affichage libre, pourtant essentiel au pluralisme et à l’expression des associations. Cette concentration soulève ainsi la question de la conformité avec l’esprit du code de l’environnement, qui vise à garantir un accès équitable aux supports d’affichage dans l’espace public. Il lui demande donc si les emplacements prévus par l’article R. 581-3 doivent obligatoirement être bien répartis sur l’ensemble du territoire communal et quelles mesures le Gouvernement envisage pour s’assurer que cette disposition soit respectée sans détournement possible par certaines municipalités, car si cet article du code de l’environnement impose une répartition des panneaux d’affichage libre, le regroupement de ces panneaux en un seul lieu est donc contraire à cette disposition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5276</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2012</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Exigence de la mise en place des mesures alternatives au contrôle technique moto
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5276. — 25 mars 2025. — M. Roger Chudeau interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur une éventuelle abrogation de l’arrêté ministériel du 23 octobre 2023. Le Gouvernement a choisi d’imposer un contrôle technique moto obligatoire par arrêté ministériel du 23 octobre 2023, en contradiction avec les engagements pris en 2021 d’appliquer des mesures alternatives en lieu et place d’un tel contrôle. Ces engagements avaient été validés par la Commission européenne et incluaient notamment : la mise en place d’une prime à la conversion pour les véhicules propres ; l’installation de radars sonores pour limiter les nuisances ; le renforcement de la sensibilisation et de la communication sur la sécurité des motards ; l’intégration des enjeux spécifiques aux deux-roues motorisés dans les plans de sécurité routière ; l’adaptation du permis de conduire aux spécificités des motos. Or, malgré la baisse continue du nombre d’accidents impliquant les motocyclistes, le Gouvernement a choisi d’imposer un contrôle technique, revenant ainsi sur les engagements passés. Cette mesure pénalise principalement les propriétaires de deux-roues appartenant aux catégories populaires de la société et à la jeunesse. Elle revêt ainsi un caractère antisocial inexplicable. Elle est en outre vécue par ceux-ci comme un « cadeau » fait aux réseaux privés de contrôle technique. Ainsi, il lui demande de respecter les engagements du Gouvernement et d’abroger l’arrêté du 23 octobre 2023 afin de mettre en œuvre les mesures alternatives initialement prévues.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5278</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2012</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Céline Hervieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Extension de la REP TSUU aux couches compostables
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5278. — 25 mars 2025. — Mme Céline Hervieu alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche des risques sur le périmètre de la filière de responsabilité élargie des producteurs de textiles sanitaires à usage unique. Alors que le décret instituant la filière de responsabilité élargie des producteurs de textiles sanitaires à usage unique est en consultation publique jusqu’au 12 décembre, il est essentiel que son périmètre soit étendu aux couches compostables. La filière des couches compostables présente de nombreuses vertus. Plus respectueuses de la santé des enfants, en ne les exposant pas à certains composants des couches conventionnelles, les couches compostables sont aussi plus respectueuses de l’environnement, puisqu’elles constituent une alternative vertueuse aux 3,5 milliards de couches incinérées et enfouies chaque année en France. Elles présentent aussi deux séries d’avantages au plan économique. Il s’agit en effet d’une innovation française génératrice d’emplois, sans changer les chaînes de production existantes et qui constitue aussi un intrant bon pour les sols et moins chers que les engrais de synthèse pour l’agriculture. En France, la filière, d’avenir, est soutenue par un nombre grandissant de collectivités, dont Paris, Lyon, Bordeaux et Poitiers, que vont rejoindre Lille, Metz, Nantes, Montpellier, Vienne. Pour ne pas enrayer cette dynamique, il est essentiel que ce modèle de couches compostables soit considéré au niveau national, notamment dans la prochaine REP sur les textiles à usage unique mais aussi au travers de la norme de compost NFU44-051 au sujet de laquelle une consultation a été ouverte par l’AFNOR. Une intégration pleine et entière du compost issu de ces couches serait décisive pour leur essor. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5290</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2013</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Limongi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Contrôles abusifs des systèmes d’assainissement non collectifs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5290. — 25 mars 2025. — M. Julien Limongi interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les difficultés rencontrées par de nombreux habitants concernant l’assainissement non collectif et les contrôles liés aux fosses septiques. Dans plusieurs collectivités, l’interprétation rigide des règlements entraîne une multiplication des contrôles et des amendes, pesant lourdement sur des propriétaires disposant de revenus modestes. Des visites de conformité sont imposées à des fréquences de plus en plus rapprochées, pour des installations qui n’ont subi aucune modification. De plus, les coûts associés aux pénalités en cas de non-conformité atteignent des montants prohibitifs, pouvant aller jusqu’à 400 % du montant de la redevance. Par ailleurs, l’évolution constante des normes d’assainissement et l’absence d’accompagnement financier suffisant placent ces habitants dans une impasse : ils n’ont ni les moyens de payer les amendes ni ceux d’entreprendre des travaux souvent colossaux, comme l’installation de pompes de relevage ou de stations d’épuration individuelles. Dans certaines communes, les habitants concernés se voient contraints de supporter ces charges, alors même qu’un raccordement au tout-à-l’égout leur avait été promis depuis plus de vingt ans, sans qu’aucune réalisation concrète ne voie le jour. Toutefois, cette situation n’est pas toujours imputable aux municipalités. En effet, certaines mairies ne peuvent tout simplement pas procéder à ce raccordement, faute de moyens financiers, de ressources matérielles ou d’espace disponible. De plus, elles y opposent parfois une résistance, craignant une augmentation des charges aussi bien pour la commune que pour leurs administrés. Cette situation concernant l’assainissement non collectif crée un sentiment d’injustice et d’abandon, d’autant que certains raccordements, légalement réalisés il y a plusieurs décennies avec l’accord des autorités compétentes, sont aujourd’hui considérés comme non conformes et passibles de sanctions. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour assurer une application des contrôles plus pragmatique et conforme aux recommandations initiales et éventuellement mettre en place un accompagnement financier renforcé pour les propriétaires concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5304</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2013</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Renforcement des normes environnementales pour les systèmes de chauffage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5304. — 25 mars 2025. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le projet de la Commission européenne visant à renforcer les normes environnementales pour les systèmes de chauffage. Le 24 février 2025, la Commission européenne a décidé de reporter la présentation d’un projet de loi, initialement prévu pour entrer en vigueur en 2027, visant à interdire la vente de poêles à bois et d’appareils de chauffage jugés trop polluants. Ce texte aurait pu avoir des répercussions majeures sur les 7 millions de foyers français utilisant le chauffage au bois. Bien que l’interdiction totale ne soit plus à l’ordre du jour, des changements importants se profilent pour les propriétaires d’appareils de chauffage au bois car la Commission européenne souhaite toujours revoir les normes qui encadrent les émissions de particules fines des appareils de chauffage domestique. Ce n’est pas tant l’objectif louable que les modalités de mise en œuvre et l’impact sur les consommateurs qui soulèvent des inquiétudes. Si l’on ne connaît pas encore les détails de la nouvelle réglementation, on sait déjà que celle-ci durcira des normes environnementales avec des exigences plus strictes sur les taux d’émission de polluants, notamment les particules fines et le monoxyde de carbone, ou encore l’obligation d’un rendement énergétique minimum pour les appareils de chauffage au bois. Ces exigences entraîneront de facto la révision des critères d’évaluation des appareils de chauffage avec une possible obsolescence de certains équipements ne répondant pas aux nouvelles normes. Aussi, les propriétaires actuels de systèmes de chauffage au bois sont naturellement inquiets des conséquences de cette future réglementation car les poêles à bois anciens ou peu performants, les cheminées ouvertes traditionnelles ou encore les inserts et foyers fermés ne répondant pas aux nouvelles normes d’émission seront les premiers concernés. La mise en conformité entraînera nécessairement des coûts non négligeables pour le remplacement des appareils non conformes ou la mise à niveau des installations existantes. Enfin, il est fort à parier que les prix du bois de chauffage certifié conforme aux nouvelles normes connaîtront des augmentations. S’il existe plusieurs aides financières nationales comme MaPrimeRenov’ou locales, il convient qu’elles puissent permettre l’anticipation de ces nouvelles normes. Il convient également que les 7 millions de Français disposant d’un chauffage au bois soient informés de ces futures évolutions et accompagnés. Aussi, elle souhaite savoir quelle est la position de France sur ce futur projet et comment le Gouvernement entend informer et accompagner y compris financièrement les consommateurs concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5327</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2014</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Insuffisance du nombre d’officiers judiciaires de l’environnement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5327. — 25 mars 2025. — M. Roger Chudeau interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’insuffisance du nombre d’officiers judiciaires de l’environnement (OJE) en France. Ces agents, investis de missions cruciales pour la protection des écosystèmes et la répression des infractions environnementales, jouent un rôle essentiel dans la lutte contre les atteintes à la biodiversité, la pollution et les infractions au code de l’environnement. Or de nombreux acteurs de terrain alertent sur leur nombre insuffisant, rendant difficile l’exercice des missions de L’Office français de la biodiversité et affaiblissant l’effectivité des sanctions. Selon l’arrêté du 4 septembre 2024 portant désignation d’officiers judiciaires de l’environnement, 9 ont été désignés à cette fonction pour l’ensemble du territoire national, ce qui paraît notoirement insuffisant au regard des nombreuses missions qui incombent aux unités départementales de l’OFB. Il semblerait judicieux de doter chaque département rural d’au moins un officier judiciaire de l’environnement. Dans cette perspective, il souhaite connaître les éventuelles mesures envisagées par le Gouvernement pour renforcer leurs effectifs et leurs moyens d’action.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5405</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2014</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Politique de désamiantage en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5405. — 25 mars 2025. — Mme Sylvie Ferrer interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la politique qu’elle souhaite mener pour répondre à l’urgence du désamiantage en France. Dans un silence quasi général, dix citoyens meurent chaque jour du fait d’une exposition à l’amiante. Ils sont 3 000 à 5 000 morts chaque année, faisant de l’amiante une des priorités sanitaires du pays. L’amiante pourrait être responsable de 70 000 à 100 000 décès entre 2009 et 2050. Ce matériau engendre divers cancers du poumon, du larynx, des ovaires, de la plèvre, etc., parfois des décennies après l’exposition. 28 ans après son interdiction en France, ce ne sont pas moins de 200 000 tonnes d’amiante friable (flocage, calorifugeage) et 20 millions de tonnes d’amiante lié (fibrociment, dalles de sol, tuyaux d’évacuation, etc.) qui sont encore présentes dans toutes les communes de France (écoles, hôpitaux, immeubles, bâtiments agricoles, bâtiments publics ou privé, etc.). Le rapport du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) estime entre 400 000 et plus de 900 000 tonnes la masse annuelle des déchets amiantés. Le caractère imprévisible de la contamination à l’amiante en fait une bombe à retardement sanitaire pour l’ensemble des Français qui sont confrontés à la présence d’amiante. La question du désamiantage est centrale et Mme la députée s’étonne qu’elle ne soit pas prise en charge comme une priorité nationale. Et pour cause. Il existe dans le pays des millions de bâtiments contaminés (dalles de sol, colles, plâtre, mastic, isolation, calorifugeage) dont les usagers sont en danger, des millions de toitures en fibrociment à base d’amiante qui diffusent le risque, lors d’évènements climatiques violents (grêle, tempête) ou d’accidents (incendies) et bien d’autres lieux contaminés (hôpitaux, usines, centrales nucléaires, etc.). Les pompiers intervenant dans des incendies sur des édifices amiantés ne sont pas protégés. La dispersion des fibres lors d’incendie met en danger la vie des habitants, parfois même à grande échelle comme ce fut le cas lors de l’incendie du bâtiment de l’usine Lubrizol à Rouen : 9 000 m2 de toiture partis en fumée et des fibres d’amiante retrouvées par des riverains à plusieurs kilomètres à la ronde. L’article L. 1334-16-2 du code de la santé publique dispose que « si la population est exposée à des fibres d’amiante résultant d’une activité humaine, le représentant de l’État dans le département peut, en cas de danger grave pour la santé, ordonner, dans des délais qu’il fixe, la mise en œuvre des mesures propres à évaluer et à faire cesser l’exposition ». Or ce genre d’incident peut se produire partout sur le territoire national, dans la mesure où près de la moitié des dossiers techniques amiantes (DTA) ne sont pas à jour dans les établissements scolaires, mais aussi dans la mesure où une partie de la population ignore souvent la présence d’amiante ou manque d’informations sur les consignes à suivre en cas de présence d’amiante. En conséquence, le réflexe de signaler une pollution à l’amiante est rare. Il faut également ajouter à cela le coût exorbitant du désamiantage qui pousse certains particuliers à le faire par leurs propres moyens, sans précaution pour leur santé et leur environnement et peut mener à des évacuations vers des décharges sauvages. Mme la députée souhaite savoir quelles sont les actions des préfectures visant à repérer les cas de contamination susmentionnés et à accompagner les particuliers dans les travaux de désamiantage. La préfecture de Paris a mis en place, en 2022, une « cellule amiante » afin de veiller au respect de la réglementation amiante notamment en ce qui concerne les diagnostics amiante prévus pour les immeubles, les espaces accueillant du public et les particuliers mais également pour recueillir les signalements. Le représentant de l’État dans le département a en effet un rôle de contrôle et de sanction vis-à-vis du risque d’inhalation d’amiante dans des bâtiments. Afin que ce rôle soit rempli sur le territoire national, Mme la députée souhaite connaître la volonté du Gouvernement de contrôler l’effectivité de cette démarche et de généraliser ce dispositif « cellule amiante ». Si ce n’est pas le cas, elle souhaite savoir comment le Gouvernement compte garantir l’effectivité du contrôle des diagnostics et des travaux à réaliser. En 2023, le documentaire « Vert de rage » diffusé par France 5 a révélé que parmi les écoles ayant répondu à une enquête, 5 507 contenaient encore des matériaux amiantés, représentant près de 709 000 élèves potentiellement exposés. Face à cette situation alarmante, les collectivités territoriales, désignées par le ministère de l’éducation nationale comme responsables, sont souvent démunies, ne disposant pas des ressources financières pour entreprendre un tel chantier. Là encore, une planification nationale manque à l’appel. Et pour cause, en 2020, après 25 ans d’existence, l’Observatoire national de la sécurité et de l’accessibilité (ONS) dans les établissements scolaires a été supprimé. Celui-ci bénéficiait d’une certaine légitimité démocratique du fait de la présence d’élus désignés par l’Assemblée nationale, du Sénat et des collectivités territoriales en son sein. En 2023, la cellule « bâti scolaire » rattachée au ministère de l’éducation nationale a fait circuler un questionnaire aux établissements scolaires publics et privés sous contrat et centralisé les réponses concernant les DTA et la présence d’amiante. Les résultats temporaires ont été présentés par le ministère à l’occasion d’un groupe d’étude amiante le 20 novembre 2024 : « Le DTA n’est présent que dans la moitié des écoles et des établissements du panel, alors qu’il est obligatoire pour chaque bâtiment dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997. 65,6 % des écoles et des établissements ayant répondu font état de la présence de matériaux amiantés. Cette enquête a révélé aussi que les contrôles périodiques sont très insuffisants (76 % non effectués ou non informés) alors que ce sont ces contrôles qui vont déterminer s’il y a des risques avérés ». Mme la députée souhaite savoir quand le Gouvernement présentera les résultats à la représentation nationale de cette enquête nationale lancée en 2023 et qui n’a pour l’instant recueilli que 56 % de taux de réponse. Elle lui demande si le Gouvernement compte allouer aux collectivités un financement spécifique pour accélérer la réalisation des travaux de désamiantage dans les établissements scolaires ; plus généralement, elle la sollicite sur la stratégie nationale que le Gouvernement compte mettre en œuvre face au risque sanitaire qui menace les écoles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5406</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2015</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Manuel Bompard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Urgence de la mise en place d’une stratégie nationale de désamiantage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5406. — 25 mars 2025. — M. Manuel Bompard interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la politique qu’elle souhaite mener pour répondre à l’urgence du désamiantage en France. Dans un silence quasi général, dix citoyens meurent chaque jour du fait d’une exposition à l’amiante. Ils sont 3 000 à 5 000 morts chaque année, faisant de l’amiante une des priorités sanitaires du pays. L’amiante pourrait être responsable de 70 000 à 100 000 décès entre 2009 et 2050. Ce matériau engendre divers cancers du poumon, du larynx, des ovaires, de la plèvre, etc. parfois des décennies après l’exposition. 28 ans après son interdiction en France, ce ne sont pas moins de 200 000 tonnes d’amiante friable (flocage, calorifugeage) et 20 millions de tonnes d’amiante lié (fibrociment, dalles de sol, tuyaux d’évacuation, etc.) qui sont encore présentes dans toutes les communes de France (écoles, hôpitaux, immeubles, bâtiments agricoles, bâtiments publics ou privé, etc.). Le rapport du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) estime entre 400 000 et plus de 900 000 tonnes la masse annuelle des déchets amiantés. Le caractère imprévisible de la contamination à l’amiante en fait une bombe à retardement sanitaire pour l’ensemble des Français qui sont confrontés à la présence d’amiante. La question du désamiantage est centrale et M. le député s’étonne qu’elle ne soit pas prise en charge comme une priorité nationale. Et pour cause. Il existe dans le pays, des millions de bâtiments contaminés (dalles de sol, colles, plâtre, mastic, isolation, calorifugeage) dont les usagers sont en danger, des millions de toitures en fibrociment à base d’amiante qui diffusent le risque, lors d’évènements climatiques violents (grêle, tempête) ou d’accidents (incendies) et bien d’autres lieux contaminés (hôpitaux, usines, centrales nucléaires, etc.). Les pompiers intervenant dans des incendies sur des édifices amiantés ne sont pas protégés. La dispersion des fibres lors d’incendies met en danger la vie des habitants, parfois même à grande échelle comme ce fut le cas lors de l’incendie du bâtiment de l’usine Lubrizol à Rouen : 9 000 m2 de toiture partis en fumée et des fibres d’amiante retrouvées par des riverains à plusieurs kilomètres à la ronde. L’article L. 1334-16-2 du code de la santé publique dispose que « si la population est exposée à des fibres d’amiante résultant d’une activité humaine, le représentant de l’État dans le département peut, en cas de danger grave pour la santé, ordonner, dans des délais qu’il fixe, la mise en œuvre des mesures propres à évaluer et à faire cesser l’exposition ». Or ce genre d’incident peut se produire partout sur le territoire national, dans la mesure où près de la moitié des dossiers techniques amiantes (DTA) ne sont pas à jour dans les établissements scolaires, mais aussi dans la mesure où une partie de la population ignore souvent la présence d’amiante ou manque d’informations sur les consignes à suivre en cas de présence d’amiante. En conséquence, le réflexe de signaler une pollution à l’amiante est rare. Il faut également ajouter à cela le coût exorbitant du désamiantage qui pousse certains particuliers à le faire par leurs propres moyens, sans précaution pour leur santé et leur environnement et peut mener à des évacuations vers des décharges sauvages. M. le député souhaite savoir quelles sont les actions des préfectures visant à repérer les cas de contamination susmentionnés et à accompagner les particuliers dans les travaux de désamiantage. La préfecture de Paris a mis en place, en 2022, une « cellule amiante » afin de veiller au respect de la réglementation amiante notamment en ce qui concerne les diagnostics amiante prévus pour les immeubles, les espace accueillant du public et les particuliers mais également pour recueillir les signalements. Le représentant de l’État dans le département a en effet un rôle de contrôle et de sanction vis-à-vis du risque d’inhalation d’amiante dans des bâtiments. Afin que ce rôle soit rempli sur le territoire national, M. le député souhaite connaître la volonté du Gouvernement de contrôler l’effectivité de cette démarche et de généraliser ce dispositif « cellule amiante ». Si ce n’est pas le cas, il souhaite savoir comment le Gouvernement compte garantir l’effectivité du contrôle des diagnostics et des travaux à réaliser. En 2023, le documentaire « Vert de rage » diffusé par France 5 a révélé que parmi les écoles ayant répondu à une enquête, 5 507 contenaient encore des matériaux amiantés, représentant près de 709 000 élèves potentiellement exposés. Face à cette situation alarmante, les collectivités territoriales, désignées par le ministère de l’éducation nationale comme responsables, sont souvent démunies, ne disposant pas des ressources financières pour entreprendre un tel chantier. Là encore, une planification nationale manque à l’appel. Et pour cause, en 2020, après 25 ans d’existence, l’Observatoire national de la sécurité et de l’accessibilité (ONS) dans les établissements scolaires a été supprimé. Celui-ci bénéficiait d’une certaine légitimité démocratique du fait de la présence d’élus désignés par l’Assemblée nationale, du Sénat et des collectivités territoriales en son sein. En 2023, la cellule « bâti scolaire » rattachée au ministère de l’éducation nationale a fait circuler un questionnaire aux établissements scolaires publics et privés sous contrat et centralisé les réponses concernant les DTA et la présence d’amiante. Les résultats temporaires ont été présentés par le ministère à l’occasion d’un groupe d’étude amiante le 20 novembre 2024 : « Le DTA n’est présent que dans la moitié des écoles et des établissements du panel, alors qu’il est obligatoire pour chaque bâtiment dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997. 65,6 % des écoles et des établissements ayant répondu font état de la présence de matériaux amiantés. Cette enquête a révélé aussi que les contrôles périodiques sont très insuffisants (76 % non effectués ou non informés) alors que ce sont ces contrôles qui vont déterminer s’il y a des risques avérés ». M. le député souhaite savoir quand le Gouvernement présentera les résultats à la représentation nationale de cette enquête nationale lancée en 2023 et qui n’a pour l’instant recueilli que 56 % de taux de réponse. Il lui demande si le Gouvernement compte allouer aux collectivités un financement spécifique pour accélérer la réalisation des travaux de désamiantage dans les établissements scolaires ; plus généralement, il sollicite le Gouvernement sur la stratégie nationale qu’il compte mettre en œuvre face au risque sanitaire qui menace les écoles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5424</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2016</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Bruneau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Autorisation des contenants plastiques dans la restauration scolaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5424. — 25 mars 2025. — M. Joël Bruneau interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur projet de décret visant à réautoriser les contenants plastiques dans la restauration scolaire. La loi « Egalim » du 1er novembre 2018 prévoyait en effet l’interdiction des plastiques dans les cantines à partir du 1er janvier 2025. Ce projet de décret actuel viendrait supprimer cette avancée majeure pour la santé publique. Il semble que les couverts et les assiettes ne rentrent pas dans la définition des contenants plastiques interdits par ladite loi mais les concitoyens ne comprendraient pas qu’un décret contraire à l’objectif de réduction des perturbateurs endocriniens viennent en autoriser l’usage à destination des enfants. Il souhaite donc connaître sa position sur ce sujet auquel sont très sensibles les citoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5427</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2016</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Carrière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Non au retour du plastique dans les cantines scolaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5427. — 25 mars 2025. — M. Sylvain Carrière alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le projet de décret portant modification de la définition des contenants alimentaires de cuisson, de réchauffe et de service mentionnée à l’article D. 541-338 du code de l’environnement déposé le 20 février 2025 et ses conséquences néfastes sur la santé des enfants et l’environnement. Une disposition de l’article 28 de la loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous visait à interdire à partir du 1er janvier 2025 les « contenants alimentaires » en plastique dans la restauration collective, de la crèche à l’université. La loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire avait élargi cette interdiction aux services de pédiatrie, d’obstétrique et de maternité. Suite à la parution du décret d’application du 28 janvier 2025 qui donne une définition précise des contenants interdits et inclut les objets utilisés pour « la consommation des plats, y compris la vaisselle et les couverts » a provoqué une fronde des lobbies du plastique. Et ce au détriment de la santé des consommateurs, principalement des enfants. L’Association santé environnement France (ASEF) alerte d’ailleurs sur le problème sanitaire majeur que représente un tel retour en arrière et rappelle les conséquences des perturbateurs endocriniens contenus dans les plastique sur la santé humaine, comme le diabète, la baisse de fertilité, l’endométriose ou encore les cancers hormonaux. Et ce sans compter les conséquences néfastes sur l’environnement que représente l’usage des plastiques. À ce jour la consultation en ligne rassemble plus de 13 000 contributions, en grande majorité opposées à ce projet de décret. En ce sens, il lui demande de ne pas remettre en question l’interdiction de l’usage du plastique comme contenant alimentaire dans les cantines scolaires. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5444</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2017</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Berrios</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Projet d’aménagement de canal Seine Nord
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5444. — 25 mars 2025. — M. Sylvain Berrios attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le projet d’aménagement de canal Seine Nord, qui vise à la construction d’un canal de 107 km de long, connectant Compiègne, dans l’Oise, à Aubencheul-au-Bac, dans le Nord, d’ici 2030. Ce canal facilitera ainsi la circulation de la Seine vers les voies fluviales du nord de la France et de l’Europe, soit plus 20 000 km de réseau. Il s’inscrit comme un élément central de la stratégie française pour développer le transport modal fluvial français et assurer son ouverture européenne. Le canal rend en effet possible le transport fluvial de grand gabarit, avec près de 4 400 tonnes de marchandises par convoi soit l’équivalent de 220 camions. Cela est essentiel pour la compétitive du transport fluvial et ainsi permettre un report modal du transport routier vers le fluvial, que le projet chiffre à près de 1 million de poids-lourds en France en moins par an. Ce report, en plus de potentiels gains pour les entreprises en matière de coûts de transports ou de logistique, permettrait de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre. Cependant, si le projet constitue une opportunité pour le transport fluvial français, son ampleur et sa mise en œuvre imposent d’en évaluer attentivement les impacts. Sur le plan écologique tout d’abord, puisque le projet mobilise d’importantes quantités d’eau, notamment de l’Oise, avec un risque accru pour la ressource en cas de sécheresse dans un contexte de changement climatique. Sur le plan stratégique ensuite, car le report modal du routier n’est pas garanti vers le fluvial, qui pourrait au contraire se substituer au transport ferroviaire, pourtant plus écologique et fait l’objet d’un plan de développement dédié. Sur le plan financier enfin, sur le coût du projet et son financement. M. le député interroge donc Mme la ministre sur la prise en compte des risques de sécheresse, y compris pluriannuelle, sur la ressource en eau, le canal et son activité, ainsi que la potentielle nécessité de construire une retenue d’eau additionnelle à celle de Louette ou d’autres mesures environnementales ; la stratégie de l’État pour s’assurer que le canal sera effectivement utilisé et intégré aux chaînes logistiques des entreprises, en remplacement du transport routier et non du transport ferroviaire. Enfin, il l’interroge sur le coût du projet, dont un récent rapport de la commission d’enquête du 2 février 2024 indique qu’il pourrait atteindre entre 7 et 8 milliards d’euros et son financement, notamment en cas de dépassement du budget issu des subventions publiques, ce qui nécessiterait un recours à l’emprunt public.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5441</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2018</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Avenir de la liaison transfrontalière Belfort-Bienne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5441. — 25 mars 2025. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’avenir de la liaison ferroviaire transfrontalière entre Belfort et Bienne, dont l’exploitation sera interrompue à la frontière de Delle à compter de décembre 2025, à la suite d’une décision prise par la région Bourgogne-Franche-Comté. Depuis sa remise en service en décembre 2018, cette liaison constitue un axe stratégique pour les mobilités transfrontalières, offrant aux voyageurs suisses un accès direct à la gare TGV de Belfort-Montbéliard et, au-delà, au réseau ferroviaire à grande vitesse en direction de Paris et du sud de la France. De surcroît, elle représente une alternative de transport pour les travailleurs frontaliers et les usagers des transports scolaires. Toutefois, divers obstacles ont entravé son développement, parmi lesquels des problèmes d’exploitation liés à des correspondances peu adaptées, un manque de matériel roulant, une grille tarifaire dissuasive ainsi que des suppressions de trains récurrentes. Malgré ces difficultés, les autorités suisses, notamment le canton du Jura et la Confédération helvétique, ont manifesté leur volonté de renforcer cette desserte et ont proposé, dans le cadre du projet « Convergence 2026 », d’assurer, avec leur propre matériel roulant, un service cadencé à la demi-heure entre Belfort-Ville et Delémont, sans rupture de charge à Delle. Cette initiative aurait permis d’améliorer significativement l’attractivité de la ligne et de répondre aux attentes des usagers. Or la région Bourgogne-Franche-Comté a récemment annoncé son refus de poursuivre la coopération transfrontalière en matière ferroviaire et a décidé de privilégier une exploitation nationale distincte, impliquant la fin de la liaison directe et la nécessité d’une correspondance à Delle pour rejoindre la gare TGV. Cette décision suscite une vive incompréhension et de nombreuses inquiétudes, tant du côté suisse que français. Elle est d’autant plus regrettable que la Suisse et le Canton du Jura avaient investi plus de 27 millions d’euros dans la réhabilitation de cette ligne, aujourd’hui menacée d’un déclin prématuré. Dès lors, les autorités suisses appellent la France à garantir, a minima, des correspondances fiables et de qualité entre Delle et la gare TGV de Belfort-Montbéliard, afin de ne pas fragiliser davantage la desserte ferroviaire de ce territoire. Aussi, M. le député souhaite connaître la position du Gouvernement sur cette interruption annoncée de la liaison ferroviaire directe entre Belfort et Bienne et sur la fin de la coopération transfrontalière en matière d’exploitation ferroviaire. Il l’interroge sur les mesures que l’État entend mettre en œuvre afin de préserver et d’améliorer l’accessibilité ferroviaire entre la France et la Suisse dans cette région. Il lui demande enfin s’il envisage d’engager une concertation avec la région Bourgogne-Franche-Comté et les partenaires suisses en vue de reconsidérer cette décision et d’examiner les solutions permettant d’assurer un service performant et pérenne au bénéfice des usagers et du dynamisme du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5442</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2018</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Faciliter l’accès au dispositif EEA pour les voyages en TGV et Intercités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5442. — 25 mars 2025. — M. Mickaël Bouloux attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les manques du dispositif de tarification réduite pour les voyages en train nommé « élèves, étudiants et apprentis » (EEA). Ce dispositif permet aux jeunes d’acheter des billets de train à des prix réduits pour effectuer des trajets en TGV ou Intercités entre leur domicile et leur lieu de cours ou d’apprentissage. Alors que la précarité étudiante s’aggrave, les prix du train s’envolent, d’autant plus pour les jeunes qui subissent la modification des plafonds de prix de la Carte jeune. Malgré son potentiel, le dispositif EEA ne permet pas actuellement d’apporter une réponse satisfaisante au coût beaucoup trop élevé des transports pour les jeunes. L’existence même de ce dispositif est très mal connue par les jeunes, le Gouvernement n’en faisant pas la publicité, ce qui l’empêche de toucher le public visé. Les billets doivent être achetés par lot de 10 sur une période de 60 jours, ce qui est coûteux et offre peu de liberté d’organisation. Il serait pourtant plus efficace et économique de permettre un achat d’un aller-retour à la fois, sans limite de 60 jours, pour que chaque jeune puisse s’organiser en fonction de ses impératifs économiques et d’agenda. Il est également étonnant que le prix de ces billets ait augmenté d’environ 20 % depuis 2023 sur certains trajets, sans réelle justification. Pour acheter et modifier leurs billets EEA, les bénéficiaires sont contraints de se rendre en gare, la réservation et la gestion depuis l’application SNCF Connect étant impossibles, ce qui complique encore davantage la procédure. L’opacité du dispositif EEA participant à maintenir le niveau préoccupant de précarité des jeunes, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement compte prendre rapidement pour faciliter l’accès au dispositif EEA et généraliser son utilisation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5443</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2019</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Parmentier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Problématiques des bateliers français impactés par la fermeture du canal du Nord
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5443. — 25 mars 2025. — Mme Caroline Parmentier attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les problématiques engendrées par la fermeture temporaire du canal Seine-Nord-Europe pour la batellerie française. La réalisation du canal Seine-Nord Europe et l’exploitation du canal du Nord mettront à mal l’activité économique de nombreux bateliers du Nord-Pas-de-Calais pendant 18 mois. Si des projets de substitution existent, telle que la réorientation vers le canal de Saint-Quentin, ces derniers sont insuffisants. Un seul type de bateau, le gabarit Freycinet, pourra y circuler et non plus l’intégralité de la flotte, excluant de fait une grande partie des bateliers de ces activités alternatives. L’incertitude sur les répercussions des chantiers et des modifications infrastructurelles connexes, dont certains pourraient se prolonger jusqu’en 2030, suscite de vives préoccupations au sein de la communauté des bateliers. Ces professionnels de la navigation fluviale s’inquiètent de l’impact à long terme de ces transformations sur leur activité et leur environnement de travail. De surcroît, les bateliers s’inquiètent de la concurrence étrangère à venir, suite à l’ouverture du canal. Mme la députée demande à M. le ministre de lui présenter les mesures d’accompagnement que le Gouvernement envisage pour soutenir les professionnels de la batellerie pénalisés par ce projet. Elle le prie de lui indiquer les éventuelles activités de reconversion envisageables pour les acteurs économiques. Enfin, afin de préserver et soutenir l’activité économique des bateliers du Pas-de-Calais dans ce contexte de changement, elle lui demande si le Gouvernement entend mettre en place un dispositif d’allègements fiscaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5413</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2019</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Hollande</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Conséquence du plafonnement du cumul emploi-retraite - Assistants familiaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5413. — 25 mars 2025. — M. François Hollande attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur les conséquences du plafonnement annuel du cumul emploi-retraite pour les assistants familiaux. Le secteur des assistants familiaux connaît une situation préoccupante. Selon une étude de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DRESS) publiée en décembre 2023, 19,7 % des professionnels assistants familiaux ont 62 ans ou plus et plus de 1 500 assistants familiaux ont 67 ans ou plus. Or, en France métropolitaine, en 2021, près de 40 % des mineurs et jeunes majeurs de moins de 21 ans confiés à l’aide sociale à l’enfance étaient accueillis par des assistants familiaux. Depuis l’entrée en vigueur de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023, de nouvelles conditions de cumul-retraite s’appliquent aux personnes dont la pension de retraite a été liquidée à compter du 1er septembre 2023. Désormais, bien que la pension soit calculée au taux plein de 50 %, son montant est plafonné à 5 % du plafond annuel de la sécurité sociale, soit 2319,90 euros brut par an en 2024. Cette limitation fragilise la continuité de l’exercice du métier d’assistant familal, déjà marqué par des tensions importantes en matière de recrutement et de maintien dans l’emploi. En conséquence, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en œuvre afin de garantir la pérennisation du métier d’assistant familal et d’envisager une réévaluation des conditions de cumul emploi-retraite pour ces professionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5233</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2019</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Dispositif téléphonique pour les hommes victimes de violences conjugales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5233. — 25 mars 2025. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la nécessité d’élargir le dispositif téléphonique d’écoute et d’orientation « 3919 - Violences femmes infos » aux hommes victimes de violences conjugales et d’exclusion parentale. Depuis 2014, ce dispositif, géré par la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF), offre un accueil téléphonique gratuit et anonyme aux femmes victimes de violences conjugales. Il a démontré son efficacité en recevant 112 593 appels en 2023, avec un taux de réponse de 86,5 %. Accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 depuis 2021, il joue un rôle crucial dans la prise en charge des victimes et leur orientation vers les structures adaptées. Toutefois, bien que les femmes représentent une majorité des victimes de violences conjugales (86 % selon les chiffres du ministère de l’intérieur pour 2022), les hommes constituent 14 % des victimes. En 2019, l’INSEE estimait que 28 % des victimes de violences conjugales étaient des hommes. Ces violences, souvent de nature psychologique, conduisent fréquemment à des drames humains tels que des suicides. Malgré ces chiffres, la prise en charge des hommes victimes reste largement insuffisante en France. En parallèle, des dispositifs similaires à destination des animaux, tels que le 3677 pour signaler des maltraitances, montrent qu’un engagement rapide et volontaire peut être déployé lorsqu’une cause est reconnue. Paradoxalement, les hommes victimes de violences conjugales continuent de faire face à des lacunes importantes dans les structures d’écoute et d’assistance. Face à cette situation, il apparaît urgent d’étendre le dispositif 3919 pour inclure les hommes victimes de violences conjugales, tout en veillant à former les écoutants pour répondre à leurs besoins spécifiques et en élargissant les horaires pour garantir une prise en charge optimale. Ce pas permettrait une reconnaissance plus équitable des violences subies et une réponse adaptée à l’ensemble des victimes. Ainsi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour étendre le dispositif 3919 aux hommes victimes de violences, assurer la formation des écoutants et renforcer l’équité dans la prise en charge des victimes de violences conjugales en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5236</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2020</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Bourgeaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prise en charge des hommes victimes de violences psychologiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5236. — 25 mars 2025. — M. Jean-Luc Bourgeaux attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la nécessité d’élargir le dispositif téléphonique d’écoute et d’orientation « 3919 Violences femmes infos » aux hommes victimes de violences conjugales. Depuis 2014, ce dispositif, géré par la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF), offre un accueil téléphonique gratuit et anonyme aux femmes victimes de violences conjugales. Il a démontré son efficacité en recevant 112 593 appels en 2023, avec un taux de réponse de 86,5 %. Accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 depuis 2021, il joue un rôle crucial dans la prise en charge des victimes et leur orientation vers les structures adaptées. Toutefois, bien que les femmes représentent la très grande majorité des victimes de violences conjugales (86 % selon les chiffres du ministère de l’intérieur pour 2022), les hommes constituent 14 % des victimes. Ces violences, souvent de nature psychologique, conduisent fréquemment à des drames humains tels que des suicides. La prise en charge de ces hommes victimes reste largement insuffisante. On comprend aisément leur difficulté à parler ou à avouer ce qu’ils subissent. Reconnaître les souffrances des uns ne minimise pas les souffrances des autres. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour étendre le dispositif 3919 aux hommes victimes de violences, assurer la formation des écoutants et renforcer l’équité dans la prise en charge des victimes de violences conjugales en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5249</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2020</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Maudet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Allocation d’invalidité et complémentaires ne rattrapent pas l’inflation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5249. — 25 mars 2025. — M. Damien Maudet interpelle Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, au sujet des baisses des sommes versées par les complémentaires, notamment celles dédiées aux enseignants en situation d’invalidité. Si les pensions ont légèrement augmenté pour faire face à l’inflation, la baisse des montants versés par les complémentaires santé rend l’opération caduque pour rattraper le coût de la vie. « Cela fait deux années consécutives que je vois mon allocation baisser. L’année dernière, j’ai perdu 487 euros sur l’année, soit un peu plus de 40 euros par mois. Cette année, je me retrouve confrontée à une nouvelle baisse d’environ 35 euros par mois », explique Hélène, ancienne enseignante, dans un courrier envoyé à sa complémentaire. Si cela est possible, c’est parce que le mode de calcul est basé sur le revenu de l’année précédente, qui a légèrement augmenté non pas grâce à une revalorisation de sa pension, mais bien en rattrapage de l’inflation galopante. Un montant qui, un an après, n’est pas à l’image de sa situation de vie. « Et donc vous, vous me les retirez sur mon allocation, ce qui fait qu’au final et malgré la forte inflation, je me retrouve avec exactement le même reste à vivre », ajoute-t-elle. Car de fait, au lieu de faire en sorte que cette allocation invalidité rattrapée pour compenser l’inflation, ajoutée à la complémentaire, augmente son pouvoir d’achat face à l’inflation, il stagne voire est en baisse. « Donc je ne suis pas revalorisée en fait et je prends l’inflation de plein fouet, puisque vous décompensez l’augmentation de la pension », dénonce Hélène. Pire, elle craint que le phénomène ne s’accentue à mesure de la revalorisation de la pension. Mme la ministre n’est pas sans savoir que l’allocation invalidité est versée aux personnes ayant de faibles revenus. Leur reprendre d’une main ce qu’ils ont gagné de l’autre nourrit les inégalités alors même que le coût de la vie ne cesse d’augmenter. Il lui demande ce qu’elle compte mettre en place pour contraindre les complémentaires à maintenir le montant des sommes versées, afin que les rattrapages faits sur les montants des pensions d’invalidité ne soient pas vains.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5250</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2021</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Cumul de la pension d’invalidité et du revenu d’activité professionnelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5250. — 25 mars 2025. — M. Yannick Favennec-Bécot attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences du décret du 23 février 2022 concernant la réforme du régime de cumul de la pension d’invalidité avec d’autres revenus pour les personnes invalides dont les revenus excèdent une fois et demie le plafond annuel de la sécurité sociale (Pass). Depuis cette réforme, si le cumul de la pension d’invalidité et des autres revenus dépasse un certain revenu, qui ne peut excéder 1,5 Pass, la pension d’invalidité est écrêtée et peut même être supprimée, ce qui prive les assurés des droits aux prestations de prévoyance ou autres prestations connexes. À ce sujet, le rapport sénatorial sur les grands enjeux de la branche accidents du travail et maladies professionnelles du 9 octobre 2024 préconise, d’une part, une augmentation du plafond de revenus au-delà duquel la pension d’invalidité est nécessairement écrêtée, de 1,5 à 2 fois le plafond annuel de la sécurité sociale (Pass) et, d’autre part, l’instauration du principe d’une pension d’invalidité « socle » versée à toutes les personnes dont l’état de santé le justifie, indépendamment de leur revenu, afin que soit toujours maintenu le droit aux prestations connexes à la pension d’invalidité. C’est pourquoi il lui demande quelles sont ses intentions sur ces recommandations qui encouragerait le retour à l’activité des titulaires d’une pension d’invalidité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5253</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2021</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prise en charge des frais de transport bariatrique par l’assurance maladie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5253. — 25 mars 2025. — M. Sacha Houlié attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la prise en charge des frais de transport des ambulances bariatriques par l’assurance maladie. Bien que ce sujet suscite des préoccupations depuis de nombreuses années, les frais de transport bariatrique sont toujours remboursés de la même manière que les frais d’ambulances classiques. Or le transport en ambulance bariatrique, en raison des équipements spécifiques nécessaires, est beaucoup plus coûteux que le transport en ambulance classique. Ce surcoût n’est pas pris en charge. À chaque trajet, après le remboursement de l’assurance maladie, les patients doivent supporter des frais supplémentaires de plusieurs centaines d’euros, ce qui pose un réel problème d’équité. Cette situation qui affecte les patients nécessitant des transports bariatriques pousse certains d’entre eux à renoncer aux soins qui leur sont prescrits, faute de moyens financiers. L’accès inconditionnel aux soins est un droit fondamental. Il est donc impératif de revoir le modèle tarifaire et de garantir que les frais de transport soient pris en charge intégralement. Ce sujet est d’autant plus urgent que le taux d’obésité ne cesse de croître. Depuis 1997, il a été multiplié par sept. Malgré la signature de l’avenant n° 10 de 2020 à la convention nationale des transporteurs sanitaires qui a permis de dégager une enveloppe financière dédiée au transport bariatrique, la situation reste inchangée. L’article 13 de l’arrêté du 3 mai 2023, portant sur l’approbation de l’avenant n° 11 à la convention nationale des transporteurs sanitaires, prévoyait la mise en place d’un nouveau modèle tarifaire après la finalisation d’un cahier des charges spécifique par le ministère de la santé. Depuis, aucune avancée n’a été communiquée et la situation demeure inchangée. Il l’interroge donc sur l’avancée de ces travaux car les malades souffrant d’obésité ou de handicap doivent bénéficier d’un remboursement équitable tenant compte de leur pathologie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5255</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2021</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Paul Lecoq</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prise en charge des frais de transport en ambulance bariatrique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5255. — 25 mars 2025. — M. Jean-Paul Lecoq appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la prise en charge des frais de transport en ambulance bariatrique. Ce type d’ambulance permet le transport médical de personnes en situation d’obésité ou de handicap dans des conditions de prise en charge adaptée. L’égalité d’accès aux soins semble non respectée en raison de la réglementation de prise en charge financière du transport médical en ambulance bariatrique. En effet, la prise en charge financière se fait sur la base d’un transport en ambulance standard. L’ambulance bariatrique est un véhicule suffisamment spacieux pour l’ensemble du matériel nécessaire à la prise en charge d’un patient obèse ou handicapé dans les conditions optimales ainsi qu’un équipage de 4 ambulanciers. Ce matériel se compose d’un brancard électrique à couche large, d’un lève-malade électrique, d’un système motorisé pour faciliter l’entrée et la sortie du brancard, d’un système d’arrimage particulier et du matériel de transfert. Ainsi ce transport est plus coûteux que le remboursement consenti actuellement, atteignant des centaines d’euros. Pourtant, en France, 47 % des adultes sont en surpoids dont 17 % se trouvent en situation d’obésité. Les maladies qui affectent ces patients les conduisent plus régulièrement à devoir accéder aux soins, au milieu hospitalier. Or il est à craindre que de nombreux malades renoncent à se soigner, soins pourtant vitaux et prescrits par leurs médecins. À l’heure des 20 ans de la loi pour l’égalité des droits et des chances des personnes handicapées, un reste à charge pour le malade contraint d’avoir recours à ce type de transport relève une inégalité d’accès aux soins et peut mettre en péril les parcours médicaux des personnes en situation de handicap ou d’obésité. M. le député appelle donc l’attention de Mme la ministre du travail sur la nécessaire prise en charge intégrale des frais de transport en ambulance bariatrique pour pallier à toute inégalité d’accès aux soins et permettre à chaque français de se soigner, quelle que soit sa situation financière. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5265</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2022</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Buchou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Disparités régionales dans l’attribution des aides aux retraités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5265. — 25 mars 2025. — M. Stéphane Buchou attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les disparités régionales dans l’attribution des aides sociales aux retraités, notamment celles relevant de l’offre de service coordonnée pour l’accompagnement de la retraite (OSCAR) qui sont financées par des enveloppes budgétaires régionales, ce qui peut entraîner des écarts dans l’accès à ces prestations en fonction du lieu de résidence des demandeurs. Ainsi, à situation équivalente, un retraité peut se voir accorder ou refuser une aide selon le niveau de dotation financière disponible dans sa région. Cette disparité dans l’attribution des aides soulève une question d’équité et invite à une réflexion sur une possible harmonisation des critères au niveau national, afin d’assurer une meilleure cohérence dans l’accès aux prestations pour l’ensemble des retraités. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage une réforme permettant de réduire ces disparités régionales et d’assurer une prise en charge plus uniforme des besoins des retraités sur tout le territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5282</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2022</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Améliorer la situation des proches aidants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5282. — 25 mars 2025. — M. Emmanuel Fernandes attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les solutions à mettre en place afin d’améliorer la situation alarmante des proches aidants les personnes en situation de perte d’autonomie. Il s’agit ici d’une situation très inquiétante : le système actuel n’est pas dimensionné pour faire face au vieillissement généralisé de la population française. Il y a une évolution croissante de personnes en situation de dépendance et ayant besoin d’être accompagnées dans leur quotidien (plus de 2,3 millions de personnes à horizon 2060), mais également une volonté majoritaire dans le pays de retarder le plus possible le placement en établissement spécialisé. Cette volonté de rester chez soi, dont les différents scandales de maltraitance dans les EHPAD ne sont certainement pas pour rien, correspond à une réalité économique cinglante : ces établissements sont très onéreux et sont trop peu accessibles aux classes moyennes et populaires. La solution pour les familles consiste alors à s’appuyer le plus souvent sur le conjoint (ou plutôt les conjointes), mais également sur les enfants, afin de s’occuper du proche en perte d’autonomie. Cela représente un travail à temps plein et implique parfois un aménagement de son temps de travail voire de mettre sa carrière entre parenthèses. Or dans ces cas, rien n’est prévu : ni statut d’aidant pour le conjoint, ni ouverture des droits au chômage pour ceux contraints de quitter leur poste pour assurer cet accompagnement. M. le député pense au contraire que des choses aussi basiques que la création d’un statut spécifique pour le conjoint aidant assureraient une forme de reconnaissance indispensable à son investissement. Il est sans doute également nécessaire d’améliorer l’accompagnement des accueillants et des aidants, via des formations et du soutien psychologique. Par ailleurs, il a pu constater un manque de lisibilité des dispositions législatives existantes, ainsi qu’une nécessaire clarification des missions des conseils départementaux. Aussi, il lui demande les mesures que le Gouvernement envisage pour soulager les familles. Elles trouveront probablement leur solution par une refonte profonde des aides et des financements disponibles que pourrait proposer un rapport et qui semble être d’une urgence absolue au vu de la généralisation de cette problématique dans les prochaines années. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5283</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2023</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Déplafonnement cumul enploi retraite - agents de service d’hébergement Ehpad
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5283. — 25 mars 2025. — M. Yannick Favennec-Bécot attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés des Ehpad qui sont confrontés à des difficultés durables de recrutement de personnel, en particulier d’agents de service d’hébergement. Ces personnels, qui gèrent les tâches d’hygiène et de préparation et qui facilitent le travail du personnel soignant, jouent un rôle primordial dans le fonctionnement de ces établissements. Pour faire face au manque de personnel, les Ehpad sont parfois dans l’obligation de faire appel à des retraités de la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL) qui cumulent leur activité d’agent de service d’hébergement avec leur pension de retraite. Ce cumul peut être intégral ou soumis à un plafond de revenus. Les retraités de la CNRACL qui ne bénéficient pas d’une pension de retraite de base de la CNRACL à taux plein peuvent cumuler intégralement leur pension avec un revenu d’activité s’ils exercent certaines activités et notamment une activité dans le domaine de la santé. Ainsi, une aide-soignante ou une infirmière a la possibilité de cumuler intégralement sa pension avec une activité professionnelle, mais un agent de service d’hébergement est soumis à un plafond de revenus. M. le député cite sur ce sujet à Mme la ministre le cas d’une retraitée de la CNRACL sollicitée à de nombreuses reprises pour des remplacements au sein de l’Ehpad d’une petite commune rurale, située dans une zone déficitaire en offre de soins. Cette retraitée a en effet perçu 13 000 euros de revenus en 2023 et il lui a été réclamé 3 200 euros de trop perçu de sa pension. Face aux enjeux de recrutement dans le secteur du grand âge qui vont aller croissant face au double défi du vieillissement de la population, avec l’augmentation simultanée du nombre de personnes âgées dépendantes et du vieillissement des professionnels aujourd’hui en poste qui partiront à la retraite au cours des prochaines années, il lui demande si les retraités de la fonction publique territoriale exerçant un emploi d’agent de service d’hébergement au sein d’un Ehpad ne pourraient pas bénéficier du cumul intégral de leur revenu d’activité avec leur pension, en particulier dans les zones déficitaires en offre de soins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5308</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2023</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Raphaël Arnault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>L’État ne peut se soustraire à ses obligations envers les mineurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5308. — 25 mars 2025. — M. Raphaël Arnault appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le fait que l’État doit prendre en charge les mineurs non accompagnés. Des jeunes mineurs arrivent en France, souvent après avoir quitté leur pays pour fuir des persécutions, en quête de protection et d’un avenir plus sûr. Ils se rendent auprès des services du département, qui ont la responsabilité de les prendre en charge. Pourtant, au lieu de les accueillir comme la loi l’exige, ces derniers les rejettent. Face à ce refus, dans le département où M. le député est élu, ils trouvent refuge auprès de l’association ROSMERTA, qui, avec d’autres acteurs solidaires, les aide à faire reconnaître leur minorité devant la justice de la République. C’est précisément ce qui s’est produit pour Aboubacar, Mohamed et Makoto. Les juges des enfants ont tranché : ces jeunes sont mineurs, isolés et en danger. Leur prise en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE) du Vaucluse est une obligation légale. Or malgré ces décisions de justice, l’ASE refuse de les accueillir, bafouant ouvertement l’État de droit. Comment l’État peut-il tolérer qu’une institution censée protéger les plus vulnérables se soustraie ainsi à ses obligations ? Comment justifier qu’un organe public viole délibérément les lois qu’il est censé appliquer ? Dans un contexte où la défiance envers les institutions ne cesse de croître, cette inertie est un signal extrêmement inquiétant. Si le département du Vaucluse souhaite contester une décision de justice, il en a le droit. La loi prévoit des voies de recours. Mais en attendant, il est tenu d’appliquer les jugements rendus. Ne pas le faire, c’est créer un précédent intolérable qui affaiblit encore davantage la confiance des citoyens dans les institutions. Est-il possible que le Gouvernement accepte de laisser cette situation de défiance contre nos institutions juridiques perdurer ? Le ministre de la justice affirmait récemment : « Je serai celui qui réconciliera la justice et nos citoyens ». Il serait temps qu’il fasse appliquer les décisions qui sont prises, car cette inertie est contraire à l’esprit de réconciliation qu’il évoque. M. le député exige une réponse ferme et immédiate. Les institutions étatiques (Gouvernement, régions, départements) ne peuvent pas se permettre d’être faibles sur des questions aussi essentielles. S’ils ne respectent pas leurs propres lois, comment peuvent-ils attendre des citoyens qu’ils respectent les leurs ? Au regard de ces différents éléments, il lui demande quelles mesures elle compte mettre en œuvre pour que les départements respectent les prérogatives qui sont les leurs en matière d’aide sociale à l’enfance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5309</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2024</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Dive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Projet de décret sur les micro-crèches
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5309. — 25 mars 2025. — M. Julien Dive alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences incertaines du projet de décret présenté par la direction générale de la cohésion sociale (DGCS), qui vise à renforcer la réglementation des micro-crèches. Ce décret, en imposant des contraintes accrues aux employeurs de ces établissements de proximité - conçus pour accueillir moins de douze enfants - notamment la forte augmentation de la durée hebdomadaire que les dirigeants de ces structures doivent consacrer à des tâches administratives et de gestion suscite une vive inquiétude parmi les organisations professionnelles. De même, l’obligation de présence d’un professionnel de catégorie 1 dans chaque structure est source de préoccupation majeure pour ce secteur essentiel de la petite enfance. Ces nouvelles exigences risquent d’avoir un impact majeur sur l’équilibre économique des micro-crèches, déjà fragilisé par une stagnation des financements publics, contrairement aux crèches publiques et associatives bénéficiant de la prestation de service unique (PSU). Les organisations patronales estiment que ces mesures pourraient entraîner la fermeture de nombreuses structures, menaçant près de 15 000 emplois et laissant des milliers de familles sans solution d’accueil pour leurs jeunes enfants. Cette situation est d’autant plus alarmante que les délais nécessaires pour former un nombre suffisant de professionnels qualifiés sont incompatibles avec l’entrée en vigueur prévue du décret au 1er janvier 2026 et qu’aucune annonce de financement supplémentaire pour la formation n’a été faite par la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf). Dans ce contexte, il lui demande quelles dispositions le Gouvernement entend prendre pour éviter un affaiblissement du réseau des micro-crèches, garantir un accès équitable à l’accueil de la petite enfance sur l’ensemble du territoire et assurer un accompagnement des professionnels concernés afin qu’ils puissent répondre aux nouvelles exigences sans mettre en péril l’existence même de ces structures de proximité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5337</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2024</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Dissociation loi soins palliatifs et loi fin de vie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5337. — 25 mars 2025. — M. Corentin Le Fur attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’impérieuse nécessité de dissocier une loi de programmation en faveur des soins palliatifs de toute évolution éventuelle de la loi (dite « Claeys-Léonetti ») n° 2016-87 du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie qui ne pourrait être qu’ultérieure. En effet, les deux sujets relèvent de logiques totalement antagonistes, l’accès aux soins palliatifs étant un droit, inscrit dans l’article L. 1110-9 du code de la santé publique qui comprend le soin et l’accompagnement. Ce droit relève du principe à valeur constitutionnelle de sauvegarde de la dignité de la personne humaine, la prise en charge de la souffrance étant « un des aspects les plus importants de cette dignité ». De plus, comme le soulignait le Conseil d’État en 2018, le développement des soins palliatifs constitue un facteur déterminant dans la résolution des questions éthiques soulevées par les situations de vie : « En effet, l’accès du malade à des soins palliatifs détermine largement le degré des souffrances qu’il sera conduit à endurer en situation de fin de vie et ce sont ces souffrances qui joueront un rôle déterminant dans la formation de ses attentes à l’égard du monde médical dans les derniers moments de son existence. En d’autres termes, la volonté du malade, repère essentiel des pratiques médicales en situation de fin de vie, dépend en grande partie de la manière dont sa douleur sera prise en charge par le système de soins. À cet égard, l’expression d’une demande d’aide anticipée à mourir ne devrait jamais naître d’un accès insuffisant à des soins palliatifs ». En 2023, le rapport d’évaluation de la loi « Claeys-Léonetti » notait aussi que, « dans la plupart des cas, les personnes en fin de vie ne demandent plus à mourir lorsqu’elles sont prises en charge et accompagnées de manière adéquate ». Dans son rapport de juillet 2023, la Cour des Comptes constate que les besoins estimés de soins palliatifs ne seraient couverts qu’à hauteur de 50 %. Si la majorité des territoires disposent d’unités spécialisées dans la prise en charge palliative, dix-neuf départements en sont encore dépourvus. Dans ces conditions, il apparaît clairement que les moyens alloués à la stratégie décennale dévoilée par le Gouvernement, en avril 2024, sont largement insuffisants pour répondre aux besoins, d’autant qu’elle ne prend pas en compte la forte hausse des besoins liée au vieillissement de la population. En outre, l’ouverture annoncée d’unités de soins palliatifs dès 2024 dans une dizaine de départements qui n’en disposent toujours pas n’a pas été effective. À ce jour, seules deux unités ont ouvert, dans le Cher et dans le Lot. Ainsi, l’effet de ciseau entre des besoins croissants et des moyens lacunaires pourrait conduire à une dégradation supplémentaire des soins dont les personnes en fin de vie auront besoin. Par conséquent, il lui demande de bien vouloir lui indiquer s’il entend présenter un projet de loi de programmation des soins palliatifs qui fasse résolument le choix du soin.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5348</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2025</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Crédit d’impôt pour la garde d’enfants hors domicile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5348. — 25 mars 2025. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le crédit d’impôt pour la garde d’enfants hors domicile. En effet, ce crédit d’impôt n’est actuellement ouvert que pour les dépenses effectivement supportées pour la garde des enfants âgés de moins de six ans. Or de nombreux parents continuent d’avoir besoin d’une solution de garde en dehors des heures d’école après que leurs enfants aient passé l’âge de 6 ans. C’est par exemple le cas de certains postes qui nécessitent une garde avant l’école, bien souvent durant la pause méridienne, après l’école, le mercredi ou pendant les vacances scolaires… La garde d’enfants hors domicile est aujourd’hui un poste de dépense très lourd pour de nombreuses familles. Aussi elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement concernant une extension de ce crédit d’impôt aux enfants de plus de dix ans dans une logique de soutien au pouvoir d’achat des familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5357</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2025</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Conditions d’application de l’accord du 4 juin 2024 (mesures « Ségur »)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5357. — 25 mars 2025. — M. Thomas Ménagé alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conditions d’application de l’accord du 4 juin 2024 relatif à l’extension du Ségur dans le cadre de la politique salariale en lien avec la négociation sur la CCUE dans le secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif. Cet accord, agréé par un arrêté du 25 juin 2024 (NOR : TSSA2417036A) pris sur le fondement de l’article L. 314-6 du code de l’action sociale et des familles, suscite des inquiétudes légitimes auprès des acteurs du secteur et notamment des maisons d’accueil et résidences pour l’autonomie (MARPA). En effet, il apparaît que les mesures de revalorisation salariale prévues au sein de cet accord ont été prises avec le soutien de l’État mais que la juste compensation de ces mesures n’a pas été anticipée par les pouvoirs publics. Alors que celles-ci sont entrées en vigueur, les établissements concernés se trouvent face à deux problématiques fondamentales. La première problématique est d’ordre juridique : en effet, l’accord susvisé prévoit dans son préambule que sa conclusion « implique l’accompagnement, notamment financier, des pouvoirs publics, via des financements dédiés, permettant de répondre à la construction d’une CCUE pour le secteur ». La portée de cette disposition est aujourd’hui incertaine dans la mesure où la référence à « l’accompagnement financier des pouvoirs publics » pourrait être considérée comme étant une condition à l’application de ce texte. Dans ce cas, il pourrait en être conclu que les établissements soumis à son application sont dispensés d’appliquer ces mesures tant qu’elles ne sont pas compensées. Or, du fait de cette incertitude, ils s’exposent à un risque juridique substantiel qui pourrait être matérialisé par des recours devant le conseil de prud’hommes lorsqu’ils sont des opérateurs privés et le paiement d’indemnités en sus de la revalorisation qui serait due aux salariés selon la décision de cette juridiction. La seconde problématique est, ensuite, d’ordre financier : dans le cas où la compensation n’était pas considérée comme une condition d’application de l’accord, des établissements pourraient se retrouver dans une situation extrêmement délicate du fait du coût des revalorisations salariales qui ne serait pas pris en charge par les pouvoirs publics et qui s’élèverait, pour le réseau des MARPA, à une somme pouvant atteindre 15 000 à 30 000 euros par an selon l’établissement. Alors que les départements sont supposés compenser ce surcoût, ils sont eux-mêmes contraints par le contexte budgétaire et attendent que l’État compense auprès d’eux les effets des mesures de l’accord du 4 juin 2024 pour les répercuter plus finement au niveau des établissements concernés. À défaut de compensation, l’existence de certains établissements serait sérieusement menacée et d’autres devraient faire des choix budgétaires difficiles. Il lui demande donc en premier lieu si la mise en œuvre par les établissements concernés des mesures salariales contenues au sein de l’accord du 4 juin 2024 est ou non conditionnée à la compensation de leur coût par les pouvoirs publics et, en second lieu, si l’État compte compenser ce coût dans un délai raisonnable afin d’assurer la survie et la continuité normale des activités des établissements concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5358</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2025</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Mesmeur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prise en charge par l’Etat nécessaire de la prime Ségur pour les associations
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5358. — 25 mars 2025. — Mme Marie Mesmeur attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la nécessité de garantir une prise en charge de la prime Ségur pour les associations. En effet, par l’arrêté du 6 août 2024, les salariés à temps plein du secteur sanitaire, social et médico-social privé bénéficient, à compter du mois d’août, d’une prime mensuelle de 183 euros net, représentant pour l’employeur un coût de 238 euros brut, hors charges patronales. Mme la députée estime qu’une revalorisation salariale des travailleurs du secteur social et médico-social est indispensable, tant leur rôle est essentiel au tissu social. Cependant, la prime Ségur, bien que constituant une reconnaissance partielle, reste largement insuffisante. Une revalorisation durable des salaires, au-delà d’une prime ponctuelle, est nécessaire pour garantir l’attractivité et la pérennité de ces métiers essentiels. D’autre part, le financement de cette prime est incertain et met en difficulté les associations et structures privées. La masse salariale représentant une part prépondérante des budgets associatifs, son augmentation engendre des charges incompressibles, mettant en péril l’équilibre financier de ces structures. À titre d’exemple, l’inter-fédération IF-PJM, regroupant la FNAT, l’Unaf et l’Unapei, estime ce surcoût à 32 millions d’euros en 2024, avec une projection atteignant 64 millions d’euros en 2025. Or aucune compensation gouvernementale n’a été prévue pour permettre aux structures concernées de faire face à cette hausse de dépenses, fragilisant ainsi l’ensemble du secteur. Dans la circonscription de Mme la députée, l’Union départementale des associations familiales, suite à l’extension de la prime Ségur à l’ensemble de ses salariés - passant de 9 à 45 personnes - estime que, sans compensation de l’État, cette mesure entraînera un surcoût annuel de 120 à 130 000 euros, créant de facto un déficit structurel de 5 % du budget global. Cette situation menace directement la pérennité de son activité et donc de son utilité sociale, avec pour horizon proche une fermeture définitive de ses services si aucune compensation n’est apportée à court terme Cette situation menace la pérennité de son activité, avec un risque de fermeture dans un délai d’un à deux ans. De même, le Planning familial 35 anticipe un déficit de 122 725 euros en 2025. Réduire la masse salariale n’est pas une option envisageable, compte tenu des 11 000 personnes accompagnées chaque année. Cette situation constitue un défi majeur pour ces associations à long terme. Faute de ressources suffisantes, elles ne peuvent garantir la viabilité de leur fonctionnement, les plongeant dans une incertitude totale quant à l’avenir de leurs missions. C’est pourquoi elle l’interroge sur les dispositifs que le Gouvernement entend mettre en place pour assurer la compensation de cette prime auprès des associations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5359</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2026</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Revalorisation des financements des FAM pour adultes épileptiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5359. — 25 mars 2025. — M. Romain Daubié appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation préoccupantes des foyers d’accueil médicalises (FAM) pour adultes épileptiques. La faible revalorisation des financements des établissements médicosociaux pour adultes impacte cruellement ces FAM dans la poursuite de leur mission d’accompagnement spécifique. Avec la présence d’un médecin à mi-temps et d’infirmières et aides-soignantes 24 h/24 et 365 jours/an, les FAM répondent aux besoins des résidents qui nécessitent des soins imprévisibles. Cette prise en charge inédite permet de diviser par 10 les hospitalisations liées à une crise d’épilepsie, comparé aux FAM non spécialisés et diminue d’autant les coûts liés aux hospitalisations. Le manque de revalorisation des financements de ces établissements engendrera, à très court terme, des mesures financières au détriment de l’accueil des résidents, alors même que ceux-ci sont refusés dans les établissements non spécialisés en épilepsie. Les mesures Ségur/Laforcade adoptées en 2022 semblent encore insuffisantes au vu des constats effectués sur tout le territoire. Les familles concernées craignent la disparition des FAM ou encore la réduction de leur capacité d’accueil pour faute de moyens. Le Comité national pour épileptiques confirme que les 6 FAM pour épileptiques en France sont tous en difficulté, quelle que soit la région. Les modalités d’attribution de cette prime restent inégales entre les acteurs au sein des FAM mais aussi en comparaison avec d’autres établissements tels que les Ehpad (pour un même poste dans ces deux établissements, certains sont éligibles à la prime tandis que d’autres non). Il lui demande ce que le Gouvernement compte entreprendre pour assurer un avenir au FAM et favoriser l’engagement des professionnels dans ces établissements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5371</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2026</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Échec du dispositif Mon soutien psy
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5371. — 25 mars 2025. — M. Emmanuel Fernandes attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’échec manifeste du dispositif « Mon soutien psy » et l’urgence d’une réforme profonde de la prise en charge des soins psychologiques en France. Conçu sans concertation avec les psychologues et les associations d’usagers, ce dispositif, financé à hauteur de 170 millions d’euros en 2024, s’avère sans surprise incapable de répondre aux besoins psychiques réels de la population. Les critères d’exclusion instaurés à ce dispositif, dans une vision uniquement budgétaire, en limitant l’accès aux seuls patients souffrant de troubles légers à modérés, empêchent une prise en charge adéquate des troubles plus graves et chroniques. Actuellement, ces patients se retrouvent sans solution viable, les centres médico-psychologiques (CMP) étant asphyxiés par un manque criant de moyens et des délais de prise en charge de plusieurs années. Après recueil de nombreux témoignages de professionnels du secteur, il s’avère que la limitation à 12 séances par an et l’absence de possibilité de dépassement d’honoraires aboutissent à une offre de soins « low cost » inadaptée au temps thérapeutique nécessaire pour traiter durablement les troubles psychiques. Ces contraintes expliquent la désaffection massive des psychologues pour ce dispositif, qui ne leur permet ni de proposer des soins de qualité, ni de percevoir une rémunération décente. Par ailleurs, la précarité est un facteur aggravant des troubles psychiques et pourtant, seuls 11 % des bénéficiaires du dispositif « Mon soutien psy » sont en situation de précarité. Le dispositif est en inadéquation totale avec l’objectif affiché d’amélioration de l’accès aux soins pour toutes et tous. L’urgence est pourtant bien réelle : un Français sur cinq est concerné chaque année par un trouble psychique et les épisodes dépressifs ont explosé ces dernières années, notamment depuis la crise du covid-19. La santé mentale des jeunes est particulièrement alarmante : selon l’enquête nationale de la LMDE, 70 % des étudiants souffrent de symptômes de mal-être et 36 % ont eu des pensées suicidaires en 2024. Face à ces constats, il est impératif d’adopter une politique de santé publique à la hauteur de l’enjeu. Avec les 170 millions d’euros alloués à « Mon Soutien Psy » en 2024, il aurait été possible de financer 2 500 postes de psychologues en CMP, permettant ainsi de soulager ces centres et d’offrir une prise en charge réellement gratuite et adaptée pour toutes et tous. Dans ce contexte, il est légitime de s’interroger sur l’utilité de poursuivre un dispositif qui ne répond ni aux attentes des patients ni aux exigences des professionnels de santé mentale. M. Fernandes demande donc à Mme la ministre si elle envisage de réaffecter les crédits alloués à « Mon soutien psy » vers la création de postes de psychologues en CMP, accompagnée d’une véritable revalorisation salariale pour attirer davantage de praticiens dans le secteur public, de lever les critères d’exclusion actuels, afin de garantir un accès aux soins psychologiques aux patients nécessitant un suivi, sans distinction de gravité du trouble, de supprimer le plafonnement arbitraire des 12 séances par an afin d’instaurer une prise en charge adaptée aux besoins réels des patients et surtout de mettre enfin en place un cadre concerté avec les psychologues, en organisant des élections professionnelles permettant aux praticiens de choisir eux-mêmes leurs représentants et ainsi garantir une meilleure structuration de la profession. Impliquer les professionnels, premiers concernés par la situation, dans la recherche de solutions semble être d’une évidence telle qu’il est incompréhensible que cela n’ait pas encore été mis en place. M. le député souhaite enfin rappeler que la santé mentale ne peut plus être reléguée au second plan au vu de l’ampleur de la détresse psychologique dans le pays et qu’un véritable plan national ambitieux et structuré est indispensable pour faire face à cette crise. La santé mentale est censée être la grande cause nationale de l’année 2025, il est temps de joindre la parole aux actes. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5375</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2027</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Statistiques des personnes souffrant d’épilepsie pharmacorésistance en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5375. — 25 mars 2025. — M. Romain Daubié attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles au sujet des statistiques concernant les personnes souffrant d’épilepsie pharmacorésistance en France. Dans le cadre de la prise en charge des pathologies neurologiques et afin de mieux appréhender l’impact de ce trouble sur la population française, M. le député souhaite obtenir des données statistiques actualisées. Plus précisément, il lui serait reconnaissant de bien vouloir lui communiquer : le nombre de personnes identifiées comme souffrant d’épilepsie pharmacorésistance en France, l’évolution de cette prévalence au cours des dernières années, les éventuelles disparités régionales constatées et, le cas échéant, les mesures envisagées par le Gouvernement pour renforcer la prise en charge de ces patients. Ces informations sont essentielles pour évaluer les besoins et orienter les politiques de santé publique en faveur d’une population particulièrement vulnérable. Ainsi, il lui demande de lui adresser les statistiques relatives aux personnes souffrant d’épilepsie pharmacorésistance en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5384</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2027</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anchya Bamana</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Avenir de « Transitions Pro Mayotte ».</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5384. — 25 mars 2025. — Mme Anchya Bamana alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur une situation critique concernant l’avenir de « Transitions Pro Mayotte ». La cessation programmée de cette structure en 2026 n’est plus une hypothèse, mais une certitude si aucune action immédiate n’est entreprise. Cette disparition résulte directement de l’absence de soutien financier durable de l’État, en dépit des engagements formels pris par le Gouvernement. En décembre 2022, le sénateur Mohamed Soilihi Thani avait alerté sur les graves difficultés financières de cette structure essentielle. À cette occasion, le ministre précédent avait promis une solution immédiate pour remédier à la situation. Depuis juin 2023, Transitions Pro Mayotte survit uniquement grâce à la solidarité de Transitions Pro Île-de-France, qui sous-traite les dossiers jusqu’à fin 2025. Mais cette solution de fortune ne répond pas aux besoins fondamentaux du territoire où les défis de l’emploi et de la formation sont immenses. Pire encore, elle reporte le problème sans y apporter de réelle solution. La direction générale de l’emploi et de la formation professionnelle (DGEFP), pourtant directement concernée, persiste dans un silence incompréhensible. La disparition de Transitions Pro Mayotte entraînera des conséquences dramatiques sur l’accès à la formation, la reconversion professionnelle et, inévitablement, sur le tissu économique et social de Mayotte, un territoire déjà marqué par un chômage endémique. C’est pourquoi elle lui demande, ce que le Gouvernement compte faire pour résoudre cette problématique de la fin programmée de Transitions Pro Mayotte.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5389</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2028</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Faure</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Objectif de réduction de la pauvreté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5389. — 25 mars 2025. — M. Olivier Faure interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’objectif de réduction de la pauvreté. L’article L. 115-4-1 code de l’action sociale et des familles introduit par la loi de 2008 sur le RSA établit l’obligation pour le Gouvernement de définir un objectif quantifié de réduction de la pauvreté et de rendre compte, chaque année, au Parlement, des conditions de réalisation de cet objectif et des mesures et moyens financiers mis en œuvre pour y satisfaire. Le premier objectif, adopté en 2008 pour la durée du quinquennat, était de ramener de 7,8 millions à 5,2 millions le nombre de personnes en situation de pauvreté dans le pays. Or 9,1 millions de personnes se trouvaient en situation de pauvreté en 2022 d’après les dernières statistiques de l’Insee. Depuis 2011, l’État ne s’est donné aucun objectif de réduction de la pauvreté et il n’a pas rendu compte de son action au Parlement. Sans objectif clairement défini et connu de l’ensemble des acteurs publics comme privés, la France ne parviendra suivre et évaluer l’efficacité des dispositifs existants en matière de lutte contre la pauvreté pour pouvoir les compléter. Au regard de ces arguments, il lui demande si elle va fixer un objectif de réduction de la pauvreté et à quelle date le rapport annuel sera remis au Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5394</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2028</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Brigand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Exercice des pharmaciens d’officine dans les établissements de santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5394. — 25 mars 2025. — M. Hubert Brigand attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation très préoccupante du centre hospitalier de Châtillon-sur-Seine, dans sa circonscription, qui est à la recherche d’un deuxième pharmacien de pharmacie à usage intérieur, dite PUI, pour compléter son effectif. En effet, cette pénurie qui remet gravement en cause l’accès aux soins dans ce territoire rural, est malheureusement nationale. Elle s’explique notamment par l’interdiction pour les pharmaciens d’officine d’exercer dans les établissements de santé. Pourtant, les pharmaciens d’officine, qui bénéficient d’une formation similaire aux pharmaciens de PUI, ont toutes les compétences pour exercer dans un petit établissement de soins, ou en tant que pharmacien adjoint dans un gros établissement sous la hiérarchie d’un pharmacien hospitalier. Or la dérogation, introduite par le décret du 9 mai 2017, permettant aux pharmaciens, cumulant deux années d’expérience à temps plein en PUI, de travailler sans obtention du diplôme d’études spécialisées est encore trop restrictive pour ouvrir significativement l’accès à l’exercice en PUI. La pénurie des pharmaciens découle également plus généralement du manque d’attractivité du secteur hospitalier. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles sont les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de faciliter l’accès à la qualification dite « H » ouvrant ainsi l’exercice de l’activité de pharmaciens dans les PUI aux pharmaciens d’office.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5411</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2028</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de Courson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Reconnaissance et encadrement des perfusionnistes en chirurgie cardiaque
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5411. — 25 mars 2025. — M. Charles de Courson attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation des perfusionnistes en chirurgie cardiaque en France. En chirurgie cardiaque, les perfusionnistes, experts en circulation extracorporelle (CEC), jouent un rôle crucial dans la gestion de la machine « cœur-poumon » et l’ajustement constant des paramètres vitaux des patients durant l’intervention. Cette mission exige une expertise technique pointue et une vigilance constante, car elle est directement liée à la prévention de complications postopératoires. Pourtant, malgré l’importance de cette fonction, le statut des perfusionnistes demeure insuffisamment encadré et leur formation n’est toujours pas rendue obligatoire. Actuellement, les perfusionnistes acquièrent leurs compétences principalement par une transmission informelle des savoir-faire, d’un centre à l’autre, sans formation uniforme et standardisée. Bien que le master en circulation extracorporelle et assistance circulatoire, lancé en 2020 à Sorbonne université, réponde à un besoin de professionnalisation, il n’est pas encore imposé, ce qui crée des disparités et ne garantit pas un haut niveau de compétence partout. Cette situation va à l’encontre des principes du code de la santé publique, qui garantit le droit à des soins de qualité pour chaque patient (article L. 1110-1), ainsi que l’égalité d’accès aux soins pour tous (article L. 1411-1). La reconnaissance insuffisante de la profession et l’absence de cadre législatif engendrent des difficultés notables, notamment en matière de recrutement et de fidélisation des perfusionnistes. Les délais de prise en charge s’allongent et certains établissements recourent à des intérimaires étrangers, non qualifiés ou non reconnus, ce qui expose les structures à des risques médico-légaux. En l’absence de professionnels qualifiés, des perfusionnistes étrangers, qui ne sont ni infirmiers ni médecins, se retrouvent à exercer illégalement, ce qui engage la responsabilité des établissements employeurs. Conscientes de ces enjeux, les sociétés savantes des perfusionnistes (SFACCEC) et des chirurgiens cardiaques (SFCTCV) recommandent la mise en place d’une formation obligatoire pour tous les perfusionnistes, en particulier le master mentionné ci-dessus, afin d’harmoniser les compétences et garantir la sécurité des soins. Il lui demande donc quelles actions le Gouvernement envisage de prendre pour renforcer la reconnaissance des perfusionnistes en chirurgie cardiaque, leur attribuer un cadre réglementaire clair et faire en sorte que la formation spécialisée devienne obligatoire pour garantir une prise en charge optimale et homogène des patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5414</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2029</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Hollande</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prise en charge du repas des AESH sur la pause méridienne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5414. — 25 mars 2025. — M. François Hollande attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le financement des repas des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). Depuis l’entrée en vigueur de la loi n° 2024-75 du 27 mai 2024 visant la prise en charge par l’État de l’accompagnement humain des élèves en situation de handicap durant le temps de la pause méridienne, l’État assure désormais la rémunération du personnel chargé de cet accompagnement, aussi bien durant le temps scolaire que pendant la pause méridienne. Auparavant, l’État ne finançait pas les emplois d’AESH en dehors du temps scolaire, notamment sur la pause méridienne, obligeant les parents à prendre le relais, à recourir à des accompagnants privés ou, dans certains cas, à déscolariser leur enfant en raison de l’absence d’aide disponible au moment du repas. Cependant, bien que les AESH interviennent désormais de manière effective durant la pause méridienne, le coût de leur repas reste entièrement à leur charge, sans participation de leur employeur, ni prise en charge sous forme de tickets-restaurants. Cette situation représente une charge financière supplémentaire pour ces professionnels, pourtant essentiels à l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap. En conséquence, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en œuvre afin d’assurer une aide financière pour le repas des AESH travaillant durant la pause méridienne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5415</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2029</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Prud’homme</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>VAE petite enfance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5415. — 25 mars 2025. — M. Loïc Prud’homme attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés rencontrées par les professionnels de la petite enfance dans leur démarche de validation des acquis de l’expérience (VAE). La France connaît une pénurie sans précédent des professionnels de la petite enfance, 10 000 postes en crèche sont aujourd’hui vacants, faute de candidats. Cette situation va inévitablement s’aggraver puisque plus de 150 000 assistants maternels partiront à la retraite d’ici à 2030. La formation de personnel qualifié dans le secteur de la petite enfance apparaît ainsi comme une priorité, d’autant plus qu’un futur décret devrait, à juste titre, renforcer les conditions d’encadrement dans les crèches et micro-crèches. Dans ce contexte, la VAE apparaît comme une vraie solution pour répondre, au moins à court terme, aux besoins en personnel qualifié. À plus long terme, développer les VAE permet aussi de donner des perspectives d’évolution de carrière aux professionnels de la petite enfance et limiter ainsi les trop nombreuses reconversions précoces observées dans ces métiers, 30 % des professionnels quittant le secteur dans les 5 premières années de leur carrière. Or les acteurs de terrain font état de nombreux freins au développement des VAE. D’abord des délais d’obtention des VAE très longs du fait d’un manque structurel de jurys. Mais également un accompagnement insuffisant des candidats qui se retrouvent livrés à eux-mêmes dans leurs démarches administratives et pour compléter leur formation théorique. Il lui demande quelles mesures elle entend mettre en œuvre pour lever ces freins à la validation des acquis de l’expérience dans le secteur de la petite enfance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5417</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2029</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mélanie Thomin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Revalorisations salariales du Ségur pour les associations tutélaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5417. — 25 mars 2025. — Mme Mélanie Thomin attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés financières rencontrées par les associations tutélaires de majeurs en situation de handicap (exerçant des activités de protection juridique dans le cadre de mesures de protection légale) en raison de l’application de l’arrêté du 26 juin 2024, portant extension de la « prime Ségur » aux professionnels de la protection juridique des majeurs. Si cette extension de revalorisation salariale est essentielle pour reconnaître l’engagement des salariés travaillant auprès des majeurs protégés, elle demeure néanmoins insuffisante, en raison de l’absence de financement de cette prime par l’État. Le manque de compensation financière place les associations tutélaires dans une situation délicate, les empêchant de supporter cette hausse salariale sans un soutien financier approprié. En 2024, les services et associations tutélaires ont dû avancer 32 millions d’euros pour verser cette prime, montant qui devrait atteindre 64 millions d’euros en 2025. Dans ce contexte, l’association ELIANCE, qui assure la gestion de deux services de protection juridique des majeurs dans les départements du Finistère et du Morbihan, a par exemple été contrainte d’avancer 156 600 euros en 2024. Ainsi, elle lui demande quelles mesures concrètes elle envisage de mettre en place pour assurer le financement de la prime Ségur, afin de permettre aux associations tutélaires de faire face à ces charges financières croissantes et de garantir le maintien de la qualité des services rendus aux majeurs protégés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5422</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2030</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Retard préoccupant dans la publication du décret d’application loi no 2023‑270</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5422. — 25 mars 2025. — M. Julien Guibert attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le retard préoccupant dans la publication du décret d’application nécessaire à la mise en œuvre de l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale. Cette disposition, qui prévoit l’octroi de trimestres de retraite supplémentaires aux sapeurs-pompiers volontaires en reconnaissance de leur engagement essentiel au service de la sécurité civile, reste aujourd’hui inapplicable faute de texte réglementaire. Les sapeurs-pompiers volontaires assurent une mission indispensable à la protection de la population, en appui aux services de secours professionnels. Leur rôle est d’autant plus crucial dans les zones rurales et périurbaines, où leur intervention garantit une couverture efficace du territoire en cas d’urgence. Afin de valoriser leur engagement et de renforcer l’attractivité du volontariat, la réforme des retraites adoptée en 2023 a introduit un dispositif de bonification leur permettant d’acquérir trois trimestres supplémentaires après dix années de service, ainsi qu’un trimestre additionnel tous les cinq ans au-delà de cette période. Cette mesure, qui répond à une demande ancienne et légitime, devait entrer en vigueur en 2024. Toutefois, plus d’un an après l’adoption de cette loi, son application demeure suspendue à la publication du décret d’application indispensable à sa mise en œuvre effective. Ce retard soulève des interrogations quant à la volonté du Gouvernement d’honorer pleinement les engagements pris devant le Parlement et les Français. L’absence de ce décret a des conséquences directes et concrètes sur les sapeurs-pompiers volontaires concernés. En effet, ceux qui auraient dû bénéficier de cette bonification voient leur situation bloquée, sans aucune certitude sur la prise en compte des années de service passées. Ce vide juridique entraîne une inégalité de traitement entre les volontaires et génère une frustration légitime, d’autant que les annonces Gouvernementales sur cette mesure avaient suscité des attentes fortes au sein de la profession. Au-delà du cas spécifique de cette réforme, cette situation illustre une tendance inquiétante : celle du retard, voire de l’absence, de publication des décrets d’application pour certaines lois votées par la représentation nationale. Une loi adoptée par le Parlement, expression de la souveraineté populaire, a vocation à être appliquée dans des délais raisonnables et non entravée par une lenteur administrative qui en différerait les effets. Ce type de blocage nuit à la confiance des citoyens dans l’action publique et affaiblit le rôle du législateur face à un exécutif qui, en différant ou en restreignant l’application d’une loi par voie réglementaire, pourrait en amoindrir la portée. Aussi, M. le député demande à Mme le ministre à quelle échéance le Gouvernement prévoit la publication du décret d’application relatif à la bonification des trimestres de retraite des sapeurs-pompiers volontaires et si les années de service effectuées avant la réforme de 2023 seront bien prises en compte dans le dispositif. Il souhaite également savoir quelles dispositions le Gouvernement entend prendre pour garantir que l’ensemble des lois adoptées par le Parlement soient mises en œuvre dans des délais contraints, afin d’éviter que l’absence de décret ne devienne un moyen détourné d’entraver des réformes pourtant légitimement votées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5445</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2030</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Retraite progressive : transposition de l’ANI</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5445. — 25 mars 2025. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’accord national interprofessionnel (ANI) en faveur de l’emploi des salariés expérimentés. À la suite des négociations menées à l’automne dernier, les partenaires sociaux se sont mis d’accord, en date du 14 novembre 2024, sur un projet d’ANI visant à améliorer les conditions d’emploi et de travail des seniors. Il a été signé par les trois organisations patronales et quatre organisations syndicales. Ce projet d’ANI prévoit notamment d’améliorer le dispositif de la retraite progressive en ouvrant la possibilité aux salariés d’en bénéficier dès l’âge de 60 ans, soit quatre ans (au lieu de deux actuellement) avant l’âge légal de départ en retraite. L’avis d’extension de ce texte a été publié au Journal officiel du 22 janvier 2025. Il précise que « la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles envisage de prendre un arrêté tendant à rendre obligatoires, pour tous les employeurs et tous les salariés entrant dans son champ d’application, les stipulations de l’accord » en question. Pourtant, à ce jour, les textes en vigueur ne mentionnent toujours pas cette possibilité. Aussi, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement en vue de permettre une transposition prochaine de cet accord national interprofessionnel dans la loi, afin de permettre la mise en œuvre de cette disposition très attendue concernant la retraite progressive.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2301</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2040</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Congé spécial des fonctionnaires atteints de la maladie de Charcot</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2301. — 26 novembre 2024. — M. Jean-Michel Jacques interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les dispositifs de congé spécial des fonctionnaires atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA) dite maladie de Charcot. Selon l’article 822-12 du code de la fonction publique, la SLA ne fait pas partie des maladies ouvrant droit à un congé de longue durée permettant de conserver pendant trois ans l’intégralité de son salaire puis la moitié de ce dernier les deux années suivantes. Les fonctionnaires atteints de la SLA ne peuvent prétendre qu’au congé de longue maladie permettant de percevoir l’entièreté de son salaire pendant un an puis la moitié les deux années suivantes. Il peut être renouvelable si le fonctionnaire a repris l’exercice de ses fonctions pendant plus d’un an, ce qui n’est pas envisageable pour les malades atteints de SLA compte tenu de sa dégénérescence et de son caractère irréversible. Il paraît anormal que la SLA ne fasse pas partie de la liste des maladies donnant droit au congé de longue durée au même titre que le cancer, la tuberculose ou encore la poliomyélite. Cette question a été soulevée à de nombreuses reprises ces dernières années, par des parlementaires de tous bords, témoignant de la nécessité de faire évoluer la loi sur cette pathologie qui touche 5 000 à 7 000 personnes par an. Aussi, il lui demande les raisons de cette différence de traitement et dans quels délais le ministère pourrait intégrer la SLA à la liste des maladies permettant d’obtenir un congé de longue durée et ainsi une rémunération digne pour la fin de vie du malade. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2040</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application des articles L. 822-2 à L. 822-17 du code général de la fonction publique (CGFP), le fonctionnaire en activité a droit à plusieurs types de congés de maladie : - un congé de maladie ordinaire (CMO) d’un an maximum pour les pathologies les plus courantes, indemnisé à hauteur de trois mois à 90% de traitement, hors jour de carence, et de neuf mois à demi-traitement ; - un congé de longue maladie (CLM) de trois ans maximum, dont un an à plein traitement et deux ans à demi-traitement en cas d’affection grave et invalidante nécessitant un traitement et des soins prolongés. La part du traitement peut être portée à 60 % par décret en Conseil d’État si un accord conclu en application de l’article L. 221-2 du même code le prévoit. Le droit à congé de longue maladie se renouvelle dès lors que le fonctionnaire a repris ses fonctions pendant au moins un an ; - un congé de longue durée (CLD) de cinq ans maximum si le fonctionnaire est atteint par l’une des maladies graves listées au niveau législatif et qu’il est dans l’impossibilité d’exercer ses fonctions. Ce congé est indemnisé à hauteur de trois ans à plein traitement et de deux ans à demi-traitement. Le droit à congé de longue durée n’est pas reconstituable. Si la durée du CLD est supérieure à celle du CLM, l’absence de droits reconstituables du CLD et l’épuisement total des droits à congé maladie au terme des cinq ans du CLD ne garantissent pas nécessairement une protection sociale supérieure à celle du CLM. Par ailleurs, dans tous les cas, au terme de ses droits à congés pour raison de santé, le fonctionnaire inapte provisoirement à reprendre le travail peut être placé en disponibilité pour raison de santé (DRS) et, s’il est atteint d’une invalidité réduisant au moins des deux tiers de la capacité de travail, il peut percevoir une allocation d’invalidité temporaire (AIT). Le montant de cette allocation correspond, selon le degré d’invalidité, à 30 à 50 % de son traitement et de ses primes, dans la limite de 50 % du plafond de la sécurité sociale, éventuellement majoré de 40 % pour assistance d’une tierce personne. En cas d’inaptitude définitive, le fonctionnaire est placé en retraite pour invalidité et perçoit une pension de retraite. Conscient des difficultés auxquelles les fonctionnaires malades peuvent être confrontés, le Gouvernement a renforcé la couverture des agents confrontés à des situations de maladies longues, comme c’est le cas des agents atteints par la maladie de Charcot (SLA). Depuis le 1er septembre 2024, la rémunération des fonctionnaires de l’État en CLM a été portée à 60 % pendant les deuxième et troisième années et l’assiette de rémunération prise en compte pour le calcul du niveau d’indemnisation de ce congé a été élargie. Elle comprend désormais le dernier traitement indiciaire brut ainsi que les primes et indemnités perçues par l’agent. En outre, la protection sociale complémentaire en prévoyance, que les employeurs de l’État devront proposer à leurs agents à compter du 1er janvier 2025, met l’accent sur la couverture des maladies longues, en prévoyant notamment une couverture complémentaire du CLM à hauteur de 100 % de la rémunération la première année puis de 80 % les deux années suivantes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3252</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2041</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Recrutement de pilotes par la Chine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3252. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Gosselin interroge M. le ministre des armées sur des informations relayées par les médias concernant le recrutement de pilotes français, notamment issus de l’armée de l’air et de l’espace, dans le cadre de formations en Chine. Ces activités, souvent organisées sous la forme de séminaires, viseraient à transmettre des savoir-faire tactiques et technologiques contribuant au développement des capacités de la flotte de porte-avions chinois notamment, en particulier le futur Fujian. Ces pratiques soulèvent des préoccupations majeures quant à la protection des compétences stratégiques françaises et de l’OTAN et, surtout, aux risques de transferts de connaissances sensibles à une puissance étrangère. Cela pourrait potentiellement compromettre les intérêts de défense et la sécurité nationale. Pour rappel, seule la France et les États-Unis d’Amérique possèdent des porte-avions de type CATOBAR. Il lui demande quelles investigations ont été menées sur ce sujet et quelles mesures sont prises pour prévenir ces situations à l’avenir. Il souhaite également savoir si le ministère travaille à un encadrement renforcé des reconversions professionnelles ou des participations à des formations militaires à l’étranger, particulièrement dans des domaines stratégiques comme l’aéronavale. Enfin, il interroge le ministre sur la coopération mise en place avec les alliés de la France pour identifier et contrer ces pratiques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2041</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 42 de la loi de programmation militaire 2024-2030 (LPM) du 1er août 2023 est venu complété le code de la défense en y ajoutant les articles L. 4122-11 à L. 4122-13, pour répondre à l’intensification de la compétition internationale. Depuis leur entrée en vigueur, ces dispositions ont démontré toute leur valeur dissuasive grâce à un dispositif visant à empêcher tout transfert de compétences assorti de sanctions pénales en cas de méconnaissance des obligations qui en découlent. La direction du renseignement et de la sécurité de la défense (DRSD) assure, en parallèle, la protection des intérêts de la sphère défense, notamment dans le domaine de la contre-ingérence visant les forces armées et la base industrielle et technologique de défense. La LPM prévoit de la doter des capacités nécessaires pour faire face aux compétiteurs étrangers dans un contexte de menaces croissantes. En 2024, ses effectifs sont passés de 1241 à 1666 personnels civils et militaires. La DRSD a un budget de 28,5 millions d’euros (contre 13 millions d’euros en 2017) et sera dotée en 2025 d’un nouveau siège au fort de Vanves.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3253</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2041</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Strava</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3253. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Gosselin appelle l’attention de M. le ministre des armées sur les risques liés à l’utilisation d’applications connectées, telles que Strava, par des membres des forces armées, en particulier les équipages de sous-marins nucléaires français. Ces applications, qui enregistrent et partagent automatiquement des données d’activité physique incluant des informations géographiques et temporelles, peuvent permettre, après recoupement, de révéler des itinéraires ou des dates de patrouille de ces navires stratégiques. Une telle situation pourrait compromettre la discrétion indispensable à la force de dissuasion nucléaire, pilier de la sécurité nationale. Par ailleurs, des signalements similaires ont été effectués concernant la sécurité du Président de la République. L’utilisation de ces outils connectés a déjà mis en lumière des failles potentielles dans les dispositifs de protection de hautes autorités de l’État. Il lui demande quelles mesures ont été prises pour prévenir ces risques, notamment en matière de sensibilisation des personnels aux dangers liés à l’utilisation de ces outils. Il souhaite également savoir si le ministre envisage de renforcer le cadre réglementaire encadrant l’usage des applications connectées, d’interdire leur utilisation dans certaines circonstances, ou de prévoir des sanctions en cas de négligence. Enfin, il l’interroge sur les éventuels audits ou analyses réalisés pour identifier des vulnérabilités similaires et sur les conclusions qui en ont été tirées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2041</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’ensemble du personnel du ministère des armées, ainsi que des industriels et sous-traitants, est sensibilisé de manière régulière aux impératifs de discrétion. La réglementation en vigueur dans ce domaine fixe les règles d’utilisation et d’interdiction. Le commandement de proximité, qui les décline localement, en contrôle le respect et sanctionne les contrevenants le cas échéant. Des poursuites pénales peuvent également être engagées selon la gravité de la faute et ses conséquences en matière de sécurité. Ce dispositif complet est adapté à l’ensemble des situations particulières. Il est mis en œuvre avec fermeté. Ensuite, il existe au sein du ministère des armées un dispositif de remontée d’incidents par voie hiérarchique permettant d’analyser les tendances et évolutions des pratiques, voire de déceler des vulnérabilités, notamment dans le domaine numérique. Des recommandations adaptées à chaque situation et assorties d’un délai de mise en œuvre sont ainsi faites par les inspecteurs et un suivi régulier permet d’en contrôler l’application. Enfin, les mouvements de sous-marins dans la rade de Brest, et jusqu’à leur point de plongée en haute mer, s’effectuent en surface et sont sécurisés par un dispositif adapté. Ils peuvent correspondre à des essais techniques, un entraînement ou une patrouille. Les informations recueillies par la presse ne permettent pas d’anticiper un mouvement de sous-marins mais tout au plus d’en estimer la date a posteriori, sans en caractériser la nature et encore moins l’itinéraire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3875</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2042</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frank Giletti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Présence croissante du secteur privé dans la sécurité des bases militaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3875. — 11 février 2025. — M. Frank Giletti interroge M. le ministre des armées à propos à propos de la privatisation croissante des missions normalement assurées par les forces armées, en particulier en ce qui concerne la gestion des accès et la sécurité des sites militaires. Aujourd’hui, la plus grande partie des sites militaires voient le contrôle de leurs accès assurés par des entreprises de sécurité privée. Il en est de même pour la question de la surveillance d’un nombre non négligeable de sites militaires. Rien ne semble inverser cette tendance de fond et l’on parle même, pour certains sites ou secteurs sensibles, d’une possibilité à terme d’armer les agents de sécurité privée. Il est devenu évident que le secteur privé se voit de plus en plus sollicité en raison du manque croissant d’effectifs militaires pour assumer ces missions cruciales. Cette tendance soulève pourtant des questions. Si la supervision, la formation et l’engagement des agents de sécurité privée est aujourd’hui encadrée, il n’en reste pas moins que les forces armées devraient être en capacité de s’occuper elles-mêmes des accès aux infrastructures militaires et de leur sécurité. Les risques potentiels liés à un désengagement complet de cette partie des activités militaires existent, avec des conséquences possibles sur la sécurité nationale. Même si on doit rester réaliste, le ministère se doit de faire face à ces défis et de maintenir un équilibre adéquat entre les partenariats avec le secteur privé et la préservation des missions fondamentales des forces armées. Dans cette perspective, M. le député demande à M. le ministre quelles sont les démarches et mesures prises pour garantir la préservation de la souveraineté nationale et la capacité des forces armées à assumer les fonctions qui les concernent dans ce cadre précis. Enfin, il souhaite savoir comment il compte maintenir l’équilibre susmentionné.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2042</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’accueil-filtrage des emprises militaires s’inscrit dans un dispositif global de sécurité et n’est pas le seul élément participant à l’équation de leur sécurité-protection. La protection des sites militaires est établie en fonction de la sensibilité du site et de la menace identifiée, en conciliant le juste besoin en moyens de sécurité passive (clôtures, vidéosurveillance, etc.) et active (gardiens, groupes cynotechniques, etc.). Le recours aux sociétés privées n’est pas systématique pour l’accueil-filtrage des sites militaires et dépend d’une analyse du risque propre à chaque emprise. Cette fonction peut également être confiée à des civils de la défense et à des militaires. La prestation d’accueil-filtrage, incluant aussi parfois le gardiennage, lorsqu’elle est externalisée, représente une part importante de la dépense liée à la sécurité des emprises militaires et est donc utilisée au strict niveau nécessaire, en complément des autres dispositifs. En application de l’instruction ministérielle 1544 du 4 septembre 2020, chaque armée, direction et service détermine sa politique sur la fonction accueil-filtrage-gardiennage et décide du recours éventuel à l’externalisation, en fonction de sa propre organisation et du concept d’emploi de ses éléments dédiés à la sécurité-protection. La marine nationale et l’armée de l’air et de l’espace entretiennent un vivier d’unités dédiées à la sécurité-protection : environ 1 000 fusiliers-marins et 3 000 fusiliers-commandos de l’air ou assimilés servent dans la fonction sécurité-protection. Ces deux armées et la direction générale de l’armement disposent aussi chacune d’une gendarmerie spécialisée pleinement intégrée au dispositif de protection des sites. Les trois armées octroient également des renforts permanents aux directions et services interarmées qui ne disposent pas d’une ressource humaine suffisante pour assurer la sécurité-protection de certaines emprises militaires. Enfin, la sécurité des sites militaires s’inscrit dans le cadre plus vaste d’une manœuvre interministérielle cohérente impliquant les forces de sécurité intérieure qui participent à la connaissance actualisée de la menace externe et peuvent fournir des éléments d’intervention dans le cadre de plans de protection externes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>238</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2042</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Di Filippo</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Financement de la prise en charge de la dépendance</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            238. — 8 octobre 2024. — M. Fabien Di Filippo alerte M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la situation particulièrement inquiétante du secteur du grand âge et sur le manque de moyens humains et financiers dans les établissements dédiés ainsi que dans les services d’autonomie à domicile. Au 1er janvier 2021, on dénombrait 18,1 millions de personnes de 60 ans ou plus en France, soit plus d’un quart de la population. Selon la Drees, ce sont 21 millions de seniors de 60 ans ou plus qui vivront en France en 2030 : les plus de 65 ans seront alors plus nombreux que les moins de 15 ans. Il y a actuellement près de 7 400 Ehpad en France, représentant environ 600 000 places. L’espérance de vie, qui est aujourd’hui de 78,4 ans pour les hommes et de 84,8 ans pour les femmes, ne cesse d’augmenter et devrait atteindre, selon une étude de l’Insee, respectivement 86 et 91,1 ans d’ici à 2060. Cet allongement de la durée de vie s’accompagne inévitablement d’un accroissement des situations de dépendance. Le nombre de personnes dépendantes est estimé à 1,4 millions aujourd’hui et devrait passer à près de 5 millions en 2060. Ces personnes rentrent aussi de plus en plus tard en Ehpad avec des degrés de dépendance accrus. Conserver les pratiques actuelles d’entrée en institution des personnes âgées en perte d’autonomie supposerait donc de doubler dans la durée le rythme d’ouverture de places observé depuis 2012, afin d’accueillir 108 000 résidents supplémentaires en Ehpad d’ici 2030, puis encore 211 000 entre 2030 et 2050. Or, à ce jour, selon une enquête réalisée par la Fédération hospitalière de France, 85 % des Ehpad publics avaient enregistré un déficit en 2023, soit quasiment le double de 2019. Dans le secteur privé solidaire, 1 100 Ehpad seraient en déficit pour un montant total de 216 millions d’euros. Il est essentiel et urgent de mettre en place une véritable politique publique en faveur des personnes âgées et des professionnels qui œuvrent à leur service. Le Gouvernement a annoncé en avril 2024 une hausse de 5 % du financement de l’État aux Ehpad publics et de 3 % pour le secteur privé. Or ces établissements enregistrent des déficits oscillant entre 5 et 10 % de leurs dépenses de fonctionnement. Les mesures prises ne permettent donc pas de répondre aux importantes difficultés financières du secteur. En 2022, 60,3 % des Ehpad étaient en situation de déficit (49,3 % en 2021), en raison notamment de la baisse de leur taux d’occupation, de la hausse de l’inflation, de la progression des charges du personnel (revalorisations salariales, recours à l’intérim…) ou encore de la hausse des coûts de l’énergie (électricité, chauffage…) et ce, malgré le bouclier fiscal mis en place et malgré une consommation vertueuse de la plupart des Ehpad qui ont réalisé des économies de consommation alors que les dépenses ont tout de même augmenté 32 % d’entre eux présentaient même un déficit supérieur à 5 % de leurs recettes. La situation était plus dégradée pour les Ehpad publics (64,5 % en déficit) que pour les Ehpad privés non lucratifs (54,3 % en déficit). Dans son rapport « Grand âge et autonomie » de 2019, le président du Haut Conseil du financement de la protection sociale évaluait le besoin de financement du grand âge a minima à « 9 à 10 milliards euros à l’horizon 2030 ». Le manque d’investissement dans les établissements dédiés est flagrant et se traduit par une insuffisance de personnels, qui doivent s’occuper des résidents à une cadence effrénée. Ce manque de personnel oblige 18,6 % des Ehpad et résidences autonomes à refuser de nouvelles entrées et impacte négativement la qualité d’accompagnement. Concernant les services à domicile, le nombre de services réduisant leur nombre d’heures de soin a doublé, passant de 33 % à 68 % entre 2022 et 2023. Il est donc aujourd’hui essentiel et urgent d’engager de vrais moyens pour répondre aux besoins toujours plus importants d’accompagnement des professionnels travaillant en Ehpad et en résidence autonomie, des salariés du secteur de l’aide et du soin à domicile ainsi que des personnes âgées et en situation de handicap. À l’heure où 80 % des Français déclarent vouloir favoriser avant tout le maintien à domicile en cas de perte d’autonomie liée à l’âge, à la maladie ou au handicap, il est indispensable de renforcer au plus vite l’attractivité des métiers au service du grand âge et le maintien dans l’emploi de ceux qui y sont déjà engagés, en mettant en place une revalorisation salariale et des financements pérennes pour ce secteur. Des mesures comme le renforcement des équipes ou une augmentation des moyens consacrés au financement de la dépendance apparaissent donc urgentes et indispensables, de même que la mise en œuvre d’une véritable loi « gand âge et autonomie », promise depuis 2018 et maintes fois reportée. Il s’agit d’offrir aux aînés la dignité qu’ils méritent, à leurs familles une aide pour que cet accueil ait un coût moins important et aux personnels les moyens de travailler sereinement ainsi que la reconnaissance de leur engagement. Face au vieillissement de la population française et aux défis majeurs qui touchent un grand nombre de citoyens, il lui demande quelles mesures fortes et concrètes il compte mettre en œuvre pour améliorer la prise en charge globale des personnes en situation de dépendance et pour assurer à long terme les besoins de financement de la prise en charge de la dépendance, phénomène amené à croître dans le contexte démographique du pays. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2043</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conscient des difficultés rencontrées par l’ensemble du secteur du grand âge, que ce soit en établissement ou à domicile, le Gouvernement s’est doté d’une stratégie globale qui vise à travailler sur l’ensemble des leviers permettant de renforcer le secteur et à permettre une amélioration de la prise en charge des personnes âgées. Tout d’abord, plusieurs actions ont été mises en œuvre dès la fin juillet 2023 en faveur des Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) suite au constat d’urgence sur les difficultés financières rencontrées. Ainsi a été mise en place en septembre 2023 une commission dédiée au suivi et à l’examen de la situation financière des structures médico-sociales en difficulté dans chaque département, réunissant les financeurs et les créanciers publics. Un soutien exceptionnel de 100 millions d’euros a été mis à disposition des Agences régionales de santé (ARS) afin de répondre aux besoins de trésorerie les plus urgents. Par ailleurs, des travaux d’ampleur ont été ouverts en concertation avec les différents acteurs sur le modèle économique des EHPAD afin de dégager des orientations de travail en vue de l’élaboration d’un nouveau cadre de financement des établissements. Les premières transformations ont d’ores et déjà été mises en œuvre avec l’inscription dans la Loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) 2024 de la possibilité d’opter, dans les départements volontaires, pour la fusion des sections « soins » et « dépendance » des EHPAD au profit d’un nouveau forfait global relatif aux soins et à l’entretien de l’autonomie. Tous les acteurs du secteur appellent de leurs vœux une simplification du régime actuel de financement. L’ambition du Gouvernement est que le régime adapté de financement soit, à terme, généralisé à l’ensemble des EHPAD, afin d’améliorer globalement la prise en charge des résidents, dont les parties soin et autonomie sont aujourd’hui largement interdépendantes. Une expérimentation sera conduite dès 2025 au sein de départements volontaires. Les EHPAD habilités à l’aide sociale à l’hébergement ont désormais la possibilité de différencier plus facilement les tarifs « hébergement » opposables aux bénéficiaires de l’aide sociale à l’hébergement et ceux appliqués aux non bénéficiaires de cette aide. Par ailleurs, dès 2025, les EHPAD publics autonomes devront se constituer en groupements territoriaux sociaux et médico-sociaux. Cette mesure inscrite dans la loi " bâtir la société du bien vieillir" vise à réduire l’isolement de ces EHPAD, à renforcer l’offre sur les territoires et à mutualiser les compétences. Dans le cadre de la campagne budgétaire 2024, un effort financier pérenne est consacré aux EHPAD. Une augmentation de 4,02 % de l’objectif global de dépenses a ainsi été prévue en 2024, ce qui représente 1,3 Md€ dont 800 M€ pour le secteur des personnes âgées. L’effort financier pérenne consacré aux EHPAD dans le cadre de la campagne budgétaire 2024 se traduit notamment par : - un taux de reconduction de 3 % pour les EHPAD, ce qui constitue un effort budgétaire significatif, salué par les fédérations ; - des mesures nouvelles complémentaires, notamment salariales de plus de 380 M€ également allouées ; L’essentiel de ces crédits a été délégué aux ARS dans le cadre de la première instruction budgétaire 2024. Des crédits non reconductibles à hauteur de 100 millions d’euros ont été alloués au dernier trimestre 2024 aux ARS pour continuer de soutenir les EHPAD en grandes difficultés. Concernant les rémunérations des professionnels, l’Etat en partenariat avec les conseils départementaux, a permis aux professionnels du secteur de bénéficier de revalorisations à hauteur de 4 milliards d’euros. Cette mesure a ainsi profité à près de 700 000 salariés, dont environ 500 000 dans le cadre des dispositifs issus du Ségur de la santé et de la mission Laforcade, avec une revalorisation mensuelle nette de 183 euros. À la suite de la conférence des métiers sociaux du 18 février 2022, ces revalorisations ont été étendues à 200 000 professionnels de la filière socio-éducative. L’accord du 4 juin 2024 étend, quant à lui, le Ségur à l’ensemble des personnels de la branche associative sanitaire, sociale et médico-sociale. La branche autonomie, en tant que financeur majoritaire des Etablissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) a d’ores et déjà financé la mise en œuvre de cet accord à hauteur de 300 millions d’euros. Concernant la branche de l’aide à domicile, l’agrément par l’État de l’avenant 43 de la branche de l’aide à domicile a permis des revalorisations de rémunérations de 15 % en moyenne pour les employés du secteur associatif. Le gain issu de l’avenant 43 correspond à une revalorisation moyenne équivalente à la prime Ségur. L’Etat a également agréé les avenants 51, 52 et 54 de la branche de l’aide à domicile qui représentent, en 2023, une augmentation de 4,9 % en valeur du point et en année pleine par rapport à 2021. L’avenant 61 de la branche de l’aide à domicile a rehaussé la valeur des premiers coefficients conventionnels au 1er janvier 2024. Par ailleurs, pour répondre à l’objectif de recrutement de 50 000 professionnels supplémentaires en EHPAD à l’horizon 2030, le Gouvernement a inscrit dans la LFSS pour 2025, la création de 6 500 équivalents temps plein de soignants supplémentaires. Cet effort devrait permettre de poursuivre la hausse du taux d’encadrement, garant d’un temps accru en proximité des résidents, ainsi que de meilleures conditions de travail. En complément, en accord avec la loi dite « Bien vieillir » du 8 avril 2024, la branche autonomie amplifiera également son soutien au virage domiciliaire en déployant une nouvelle aide financière pour permettre aux départements de soutenir la mobilité et le travail partenarial des aides à domicile sur leurs territoires. Plus spécifiquement sur le volet de l’attractivité des métiers, l‘Etat met en œuvre plusieurs dimensions, notamment via le plan métiers du grand âge et de l’autonomie de 2020, permettant d’améliorer et renforcer les recrutements de professionnels : - la formation : le Gouvernement a pris des mesures qui ont notamment permis d’augmenter le nombre de places de formation pour les infirmiers, les aides-soignants et les accompagnants éducatifs et sociaux (plus de 13 500 places supplémentaires ouvertes entre 2020 et 2025). Des mesures pour favoriser le développement de l’apprentissage dans le secteur médico-social et sanitaire, afin d’y faire entrer davantage de jeunes, ont également été prises. Elles visent notamment à lever des freins juridiques (levée du quota limitant les places en apprentissage, travaux sur l’apprentissage dans la fonction publique hospitalière) et à apporter des incitations financières spécifiques (aide exceptionnelle pour réduire le coût du salaire des apprentis) ; - le recrutement : la mise en œuvre opérationnelle de l’appel à projets avec la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie pour les plateformes des métiers de l’autonomie permet de construire une offre d’intermédiation territorialisée et multi-services, afin de permettre aux employeurs de voir leurs offres d’emplois effectivement et rapidement satisfaites ; - la qualité de vie au travail : le Gouvernement a mis en œuvre la première stratégie nationale de l’amélioration de la qualité de vie au travail, initiée en 2018, en intensifiant les crédits alloués aux ARS et en soutenant des actions innovantes. Et afin que ces métiers soient plus sûrs et moins pénibles, des actions spécifiques au secteur de lutte contre la sinistralité sont mises en œuvre par la branche accidents du travail - maladies professionnelles de l’Assurance maladie, en s’appuyant sur le réseau des caisses d’assurance retraite et de la santé au travail. Enfin, pour améliorer l’image et la connaissance des métiers du grand âge, le Gouvernement a lancé en novembre 2024 une campagne de communication nationale pour sensibiliser aux métiers et permettre un meilleur appariement entre l’offre et la demande d’emploi dans le secteur.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>240</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2045</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Nécessité de mesures urgentes pour assurer la dignité des résidents des Ehpad</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            240. — 8 octobre 2024. — M. Antoine Vermorel-Marques* attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la situation préoccupante des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) qui souffrent d’un manque chronique de ressources humaines et de moyens matériels. Dans ce contexte, l’absence suffisante de personnel et les contraintes de temps imposées aux professionnels du secteur conduisent à une dégradation des conditions de vie des résidents et à une diminution de la qualité des soins prodigués. La situation est d’autant plus préoccupante que ce constat affecte le fonctionnement des Ehpad, conduisant à une indifférence trop fréquente envers l’intimité et la dignité des résidents et à des pratiques souvent jugées indignes pour des personnes fragiles et dépendantes. Aussi, il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement compte mettre en place pour pallier ces difficultés, notamment en augmentant les effectifs et en revalorisant les salaires des professionnels du secteur, en améliorant le suivi des résidents et en préservant le respect de leur dignité et de leur autonomie, en garantissant la formation adéquate et le suivi des professionnels des Ehpad afin d’améliorer la qualité des soins prodigués et lutter contre les situations de maltraitance. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3558</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2045</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérémie Iordanoff</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Situation EHPAD à Allevard et en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3558. — 28 janvier 2025. — M. Jérémie Iordanoff* attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap sur la situation préoccupante que traverse l’EHPAD La Ramée, situé à Allevard, dans sa circonscription. Les salariés de cet établissement, par la voix de leur représentante, ont exprimé leur profonde détresse face à des conditions de travail extrêmement dégradées, qui affectent non seulement leur santé, mais également la qualité des soins prodigués aux résidents. Les difficultés rencontrées incluent un manque criant de personnel, une charge de travail excessive, des équipements inadaptés et un environnement général de travail qui ne permet pas d’assurer un accompagnement digne et respectueux des résidents. Cette situation engendre un mal-être croissant chez les équipes et nuit gravement à la qualité de vie des personnes âgées accueillies dans cet établissement. Ces problématiques sont représentatives des défis structurels auxquels font face de nombreux EHPAD en France, mais elles prennent ici une ampleur particulièrement alarmante. Les salariés, malgré leur dévouement, peinent à maintenir les standards de qualité indispensables pour garantir la dignité des résidents. Leur demande d’intervention est un cri d’alerte qui ne peut être ignoré. Face à ces dysfonctionnements, il lui demande quelles mesures elle envisage de prendre pour assurer un soutien immédiat aux EHPAD en grande difficulté, comme celui d’Allevard, afin de pallier les urgences humaines et matérielles ; renforcer de manière structurelle les moyens humains et financiers alloués à ces établissements, dans une perspective d’amélioration durable des conditions de travail et de vie ; accompagner les collectivités locales et les gestionnaires d’établissements dans la mise en œuvre de solutions adaptées à leurs territoires spécifiques. La situation à l’EHPAD La Ramée exige une réponse rapide et adaptée, tant elle met en jeu la dignité des résidents et des professionnels de cet établissement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2045</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conscient des difficultés rencontrées par le secteur de l’hébergement pour personnes âgées dépendantes, le Gouvernement s’est doté d’une stratégie globale qui vise à travailler sur l’ensemble des leviers permettant de renforcer ce secteur et à permettre une amélioration de la prise en charge des personnes âgées. Tout d’abord, plusieurs actions ont été mises en œuvre dès l’été 2023 en faveur des Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) avec la mise en place d’une commission dédiée au suivi et à l’examen de la situation financière des structures médico-sociales en difficulté dans chaque département, réunissant les financeurs et les créanciers publics. Un soutien exceptionnel de 100 millions d’euros a également été mis à disposition des Agences régionales de santé (ARS) afin de répondre aux besoins de trésorerie les plus urgents. Par ailleurs, des travaux d’ampleur ont été ouverts en concertation avec les différents acteurs sur le modèle économique des EHPAD afin de réfléchir à un nouveau cadre de financement des établissements. Les premières transformations ont d’ores et déjà été mises en œuvre avec l’inscription dans la loi de financement de la sécurité sociale 2024 de la possibilité d’opter, dans les départements volontaires, pour la fusion des sections « soins » et « dépendance » des EHPAD au profit d’un nouveau forfait global relatif aux soins et à l’entretien de l’autonomie. L’ambition du Gouvernement est que le régime adapté de financement soit, à terme, généralisé à l’ensemble des EHPAD, afin d’améliorer globalement la prise en charge des résidents, dont les parties soin et autonomie sont aujourd’hui largement interdépendantes. Une expérimentation sera conduite dès 2025 au sein de départements volontaires. Une augmentation de 4,02 % de l’objectif global de dépenses a ainsi été prévue en 2024, ce qui représente 1,3 milliard d’euros dont 800 millions d’euros pour le secteur des personnes âgées. L’effort financier pérenne consacré aux EHPAD dans le cadre de la campagne budgétaire 2024 se traduit notamment par : - un taux de reconduction de 3 % pour les EHPAD, ce qui constitue un effort budgétaire significatif, salué par les fédérations ; - des mesures nouvelles complémentaires, notamment salariales, de plus de 380 millions d’euros également allouées. L’essentiel de ces crédits a été délégué aux ARS dans le cadre de la première instruction budgétaire 2024. Des crédits non reconductibles à hauteur de 100 millions d’euros ont été alloués au dernier trimestre 2024 aux ARS pour continuer de soutenir les EHPAD en grandes difficultés. Concernant les rémunérations des professionnels, l’Etat en partenariat avec les conseils départementaux, a permis aux professionnels du secteur de bénéficier de revalorisations à hauteur de 4 milliards d’euros. Cette mesure a ainsi profité à près de 700 000 salariés, dont environ 500 000 dans le cadre des dispositifs issus du Ségur de la santé et de la mission Laforcade, avec une revalorisation mensuelle nette de 183 euros. À la suite de la conférence des métiers sociaux du 18 février 2022, ces revalorisations ont été étendues à 200 000 professionnels de la filière socio-éducative. Par ailleurs, pour répondre à l’objectif de recrutement de 50 000 professionnels supplémentaires en EHPAD à l’horizon 2030, le Gouvernement a inscrit dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025, la création de 6 500 équivalents temps plein de soignants supplémentaires. Cet effort devrait permettre de poursuivre la hausse du taux d’encadrement, garant d’un temps accru en proximité des résidents, ainsi que de meilleures conditions de travail. Plus spécifiquement sur le volet de l’attractivité des métiers, l‘Etat met en œuvre plusieurs dimensions, notamment via le plan métiers du grand âge et de l’autonomie de 2020, permettant d’améliorer et renforcer les recrutements de professionnels : - la formation : le Gouvernement a pris des mesures qui ont notamment permis d’augmenter le nombre de places de formation pour les infirmiers, les aides-soignants et les accompagnants éducatifs et sociaux (plus de 13 500 places supplémentaires ouvertes entre 2020 et 2025). Des mesures pour favoriser le développement de l’apprentissage dans le secteur médico-social et sanitaire, afin d’y faire entrer davantage de jeunes, ont également été prises. Elles visent notamment à lever des freins juridiques (levée du quota limitant les places en apprentissage, travaux sur l’apprentissage dans la fonction publique hospitalière) et à apporter des incitations financières spécifiques (aide exceptionnelle pour réduire le coût du salaire des apprentis) ; - le recrutement : la mise en œuvre opérationnelle de l’appel à projets avec la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie pour les plateformes des métiers de l’autonomie permet de construire une offre d’intermédiation territorialisée et multi-services, afin de permettre aux employeurs de voir leurs offres d’emplois effectivement et rapidement satisfaites. - La qualité de vie au travail : le Gouvernement a mis en œuvre la première stratégie nationale de l’amélioration de la qualité de vie au travail, initiée en 2018, en intensifiant les crédits alloués aux ARS et en soutenant des actions innovantes. Et afin que ces métiers soient plus sûrs et moins pénibles, des actions spécifiques au secteur de lutte contre la sinistralité sont mises en œuvre par la branche accidents du travail – maladies professionnels de l’Assurance maladie, en s’appuyant sur le réseau des caisses d’assurance retraite et de la santé au travail. Enfin, pour améliorer l’image et la connaissance des métiers du grand âge, le Gouvernement a lancé en novembre 2024 une campagne de communication nationale pour sensibiliser aux métiers et permettre un meilleur appariement entre l’offre et la demande d’emploi dans le secteur.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>504</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2046</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Accompagnement des personnes âgées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            504. — 8 octobre 2024. — M. Antoine Villedieu alerte M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur la nécessité d’une réelle prise en compte de l’accompagnement des personnes âgées face au vieillissement de la population. Entre 2030 et 2050, le nombre des personnes âgées de plus de 85 ans vivant en France passera de 2,5 millions à environ 4,9 millions. De la même façon, les individus de la tranche d’âge 75-84 ans seront au nombre de 6 millions contre les 4 millions actuels. Des statistiques qui appellent à réfléchir en profondeur pour proposer des réponses à la hauteur des enjeux de cette problématique importante. Les défis qui concernent les conditions de vie des personnes âgées sont bien connus. Aujourd’hui, il est important d’allonger l’autonomie de ceux qui sont en mesure de subvenir à leurs besoins au sein d’un logement adapté prenant en compte leurs spécificités. Mais il est primordial de préserver les liens sociaux essentiels à leur vie quotidienne alors qu’ils sont fragilisés au quotidien. L’individualisme, « l’évolution » des mentalités ainsi que le manque de prise en considération et d’empathie envers cette tranche de la population qui a permis aux générations actuelles de pouvoir jouir d’une bonne qualité de vie y jouent un rôle non-négligeable. La situation de « mort sociale » dans laquelle sont enfermés une partie des ainés est particulièrement prégnante dans les territoires ruraux où la désertification rurale, le recul des services publics et les difficultés auxquelles sont confrontées les services d’aide à la personne nous imposent de prendre de nouvelles dispositions. Ainsi, il lui demande de préciser les dispositions prévues dans son projet pour l’accompagnement des personnes âgées notamment lorsqu’elles se trouvent dans des territoires parfois très isolés. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2047</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[De nombreuses mesures ont été prises ces dernières années pour apporter des solutions au défi de l’autonomie et notamment en faveur des personnes âgées vivant à domicile pour prévenir la perte d’autonomie et lutter contre l’isolement social. Depuis 2020, les espaces France services ont pour objectif de rapprocher les services publics des usagers afin de faciliter leur accès et d’accompagner les usagers dans les démarches administratives du quotidien. On compte 2 840 espaces en 2024. De plus, des expérimentations visent à travailler sur l’aller-vers et ainsi toucher les personnes les plus éloignées des services publics avec notamment des bus France services et des permanences organisées dans des mairies. S’agissant plus précisément de la lutte contre l’isolement social, le Gouvernement a soutenu le déploiement de la plateforme Ogénie qui recense les différents programmes de lutte contre l’isolement social des personnes âgées et continue de soutenir des projets de mobilisation citoyenne qui participent à la lutte contre l’isolement. Le Gouvernement soutient également le dispositif service civique solidarité seniors qui permet à des jeunes de moins de 25 ans d’intervenir auprès de personnes âgées à domicile, en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes et en résidences autonomie. Leurs missions consistent principalement à faire des visites de convivialité aux personnes âgées et à participer à des activités avec elles pour maintenir un lien social. Enfin, depuis le 1er janvier 2024, les services à domicile peuvent intervenir auprès d’une personne âgée pour un temps consacré au lien social et à la convivialité jusqu’à 9 heures par mois. Cette mesure vise à la fois à lutter contre l’isolement social des personnes et à contribuer à l’attractivité de l’aide à domicile. Par ailleurs, le Gouvernement a pris plusieurs mesures ces dernières années pour l’adaptation du logement aux personnes âgées pour permettre à celles-ci de rester à leur domicile dans des conditions adaptées si elles le souhaitent. Depuis 2024, les personnes âgées peuvent, sous conditions de ressources, bénéficier du dispositif Ma Prime Adapt’pour être accompagnées et financées dans l’adaptation de leur logement. La convention d’objectifs et de gestion de la caisse nationale d’assurance vieillesse prévoit également l’adaptation de 25 000 logements sociaux d’ici 2027.  Plus récemment, la loi du 8 avril 2024 portant mesures pour bâtir la société du bien vieillir et de l’autonomie a apporté de nouvelles réponses pour accompagner les personnes âgées. Elle crée ainsi le service public départemental de l’autonomie qui a pour objectif principal la simplification de l’accès aux droits et aux parcours pour les personnes âgées, les personnes en situation de handicap et leurs aidants. L’une de ses missions obligatoires consiste au repérage, à la prévention et aux actions "d’aller vers" afin de toucher les publics les plus isolés. De plus, cette loi permet l’élargissement du registre canicule, un outil important pour lutter contre l’isolement social des personnes âgées. En effet, les maires pourront désormais recueillir des informations relatives aux personnes âgées qui le souhaitent pour leur proposer des actions visant à lutter contre l’isolement social et repérer les situations de perte d’autonomie.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1520</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2047</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain David</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Prise en charge des transports liés à la vie sociale des résidents en FAM</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1520. — 29 octobre 2024. — M. Alain David* attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur la problématique de la prise en charge des transports liés à la vie sociale des personnes en situation de handicap, bénéficiant d’une place en foyer d’accueil médicalisé (FAM). Actuellement, ces personnes peuvent bénéficier d’une prise en charge partielle de ces frais de transport dans le cadre de la prestation de compensation du handicap (PCH). Cependant, cette prise en charge se révèle souvent insuffisante. Pourtant, ces déplacements, tels que les visites familiales, les activités sociales et culturelles ou encore les loisirs, sont essentiels à leur bien-être et à leur équilibre psychologique et social. Ces transports représentent un élément clé de l’inclusion sociale et de l’amélioration de la qualité de vie de ces personnes, pour lesquelles la mobilité est souvent limitée par des contraintes physiques et financières. L’insuffisance de la prise en charge des transports hors soins médicaux génère une inégalité d’accès à la vie sociale pour les résidents des FAM. De plus, cette situation place une charge supplémentaire sur les familles, qui doivent souvent supporter les frais et les contraintes liés aux déplacements, rendant leur organisation quotidienne encore plus difficile. En conséquence, il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage une révision des dispositifs en place afin d’améliorer la prise en charge des transports liés à la vie sociale pour les personnes en situation de handicap résidant en FAM et ainsi contribuer à une meilleure inclusion sociale des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3995</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2048</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain David</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Prise en charge des transports liés à la vie sociale des résidents en FAM</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3995. — 11 février 2025. — M. Alain David* appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la problématique de la prise en charge des transports liés à la vie sociale des personnes en situation de handicap, bénéficiant d’une place en foyer d’accueil médicalisé (FAM). Actuellement, ces personnes peuvent bénéficier d’une prise en charge partielle de ces frais de transport dans le cadre de la prestation de compensation du handicap (PCH). Cependant, cette prise en charge se révèle souvent insuffisante. Pourtant, ces déplacements, tels que les visites familiales, les activités sociales et culturelles ou encore les loisirs, sont essentiels à leur bien-être et à leur équilibre psychologique et social. Ces transports représentent un élément clé de l’inclusion sociale et de l’amélioration de la qualité de vie de ces personnes, pour lesquelles la mobilité est souvent limitée par des contraintes physiques et financières. L’insuffisance de la prise en charge des transports hors soins médicaux génère une inégalité d’accès à la vie sociale pour les résidents des FAM. De plus, cette situation place une charge supplémentaire sur les familles, qui doivent souvent supporter les frais et les contraintes liés aux déplacements, rendant leur organisation quotidienne encore plus difficile. En conséquence, il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage une révision des dispositifs en place afin d’améliorer la prise en charge des transports liés à la vie sociale pour les personnes en situation de handicap résidant en FAM et ainsi contribuer à une meilleure inclusion sociale des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2048</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’amélioration de la prise en charge des transports liés à la vie sociale pour les personnes en situation de handicap résidant en foyers d’accueil médicalisé est essentielle pour favoriser leur inclusion et leur autonomie. Aujourd’hui, les frais de transports liés aux trajets entre le domicile et l’établissement pour adultes en situation de handicap sont inscrits parmi les dépenses d’exploitation des établissements ou services destinés à recevoir les personnes n’ayant pu acquérir un minimum d’autonomie et dont l’état nécessite une surveillance médicale et des soins constants. La prise en charge des frais de transports des adultes en situation de handicap par l’Assurance maladie est un sujet bien identifié par le Gouvernement et une question importante dans le cadre de l’accompagnement global de ces personnes, de la mise en œuvre de leur parcours dans de bonnes conditions et de la cohérence avec les objectifs d’inclusion et de rapprochement du droit commun portés par le secteur médico-social. En effet, le transport est l’un des piliers de l’inclusion des personnes en situation de handicap puisqu’il conditionne la fluidité et la modularité des parcours à travers, par exemple, l’exercice d’une activité ou le retour à domicile. Il est ainsi un vecteur d’autonomie pour la personne en situation de handicap, favorisant la mise en place de son projet personnel et la logique d’autodétermination. Cette question constitue, dès lors, un enjeu majeur à prendre en compte dans la dynamique transformatrice de l’offre médico-sociale, complétée par le projet de réforme de la tarification des établissements et services médico-sociaux (SERAFIN-PH) qui permettra un système d’allocation de ressources plus juste et plus équitable au regard des besoins des personnes accompagnées. Ce projet de tarification vise à moduler les financements des établissements et services en fonction des caractéristiques des résidents, de leurs besoins et des prestations qui leur sont apportées. Dans le cadre de cette réforme, les transports devraient donner lieu à une enveloppe spécifique pour favoriser et soutenir la dynamique inclusive des Etablissements sociaux et médico-sociaux (ESMS). Dès lors, le gouvernement s’engage à reprendre rapidement les travaux sur les transports des personnes en situation de handicap accompagnées par un ESMS pour redéfinir, à la fois, les périmètres de responsabilité de chaque acteur au regard des évolutions de l’accompagnement et contribuer pleinement à la dynamique d’inclusion sociale des personnes en situation de handicap.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1938</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2048</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Maillot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Politique du grand âge pour La Réunion</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1938. — 12 novembre 2024. — M. Frédéric Maillot interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur sur la question du grand âge à La Réunion. Le 27 octobre 2024, la journée départementale des seniors réunissait près de 9 000 réunionnais demandeurs de dispositifs et d’encadrement adaptés à leur situation d’aînés. Depuis les années 1960, La Réunion a connu une baisse considérable du taux de naissance sur son territoire. En effet, l’indice de fécondité y est désormais de 2,5 enfants par femme, un chiffre vraisemblablement élevé comparativement à la moyenne nationale, mais toujours deux fois moins élevé qu’il ne l’était avant la transition démographique à La Réunion. L’allongement de la durée de vie des Réunionnais s’accompagne donc d’une diminution des naissances, ce qui, à l’avenir, encouragerait une augmentation de la part des personnes âgées à La Réunion, obligeant donc à prévoir cette évolution et à s’en occuper dès maintenant. De surcroît, les Réunionnais sont particulièrement touchés par des pathologies préoccupantes : ils sont les plus touchés en France par la surcharge pondérale (27% de la population), les AVC (28% de plus qu’en France hexagonale) ou encore le diabète ; les Réunionnais vivraient donc plus longtemps, mais en moins bonne santé. À ce constat s’ajoutent des problématiques sociales, notamment dues aux flux migratoires : de nombreux jeunes Réunionnais partent pour l’Hexagone en quête d’opportunités universitaires et professionnelles, et à l’inverse, des Réunionnais plus âgés partis quelques années auparavant semblent, eux, réintégrer leur île natale. Au-delà du fait que cela continue de creuser des inégalités socio-économiques déjà bien ancrées sur le territoire, ces tendances encouragent l’isolement des seniors et leur entrée précoce en établissement médicalisés (type Ehpad). Cependant, il apparaît d’ores et déjà difficile d’assurer aux aînés réunionnais une qualité de vie optimale, les Ehpad à La Réunion étant rares, souvent vétustes et coûteux. Selon la Fédération nationale de la mutualité en France, séjourner un mois en Ehpad à La Réunion coûterait entre 3 000 et 4 000 euros, tandis que la plupart des seniors perçoivent environ 700 euros par mois à la retraite. Il apparaît d’autant plus complexe de garantir la prise en charge ds seniors quand seulement 4 % des 14 000 demandeurs d’emplois souhaitant être formés aux métiers du service à la personne le sont véritablement. Le constat est inquiétant et nous oblige ; en ce sens, il souhaite l’interroger sur les mesures envisagées pour renforcer les politiques publiques en faveur des personnes âgées dépendantes et garantir un accès aux soins adapté aux spécificités du territoire réunionnais. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2049</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pour favoriser le rattrapage de l’offre pour les personnes âgées dans les territoires ultramarins, y compris à la Réunion et, ainsi, faire face au vieillissement de la population, un plan de rattrapage de l’offre insulaire et ultramarine aux personnes âgées a été initié en 2021. Ainsi, le Ségur de la santé a prévu une enveloppe d’investissement ad hoc de près de 60 millions d’euros sur la période 2021-2024 pour favoriser la création et la rénovation de places dans les Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Cette enveloppe atteint 80 millions d’euros en y incluant la Corse. L’enveloppe a fait l’objet d’un suivi attentif et d’une mobilisation permanente des Agences régionales de santé (ARS). Si son déploiement a pris un peu de retard sur 2021 et 2022 dans les territoires ultramarins, l’année 2023 a permis d’engager une nouvelle dynamique. Ainsi, en intégrant les projets programmés au titre de l’année 2024 qui viennent d’être choisis, 100 % des crédits de chacune des ARS concernées font l’objet d’une programmation. Sur les seuls EHPAD, 37 projets seront ainsi financés, impactant près de 2 000 places rénovées ou créées. De nouveaux établissements sont ou seront également créés à la Réunion, en Guadeloupe ou encore à Mayotte. Par ailleurs, ces territoires ont également bénéficié de fonds dédiés à la rénovation et à la création de places en résidences autonomie. L’effort sera poursuivi en 2025, avec une partie des 200 millions d’euros destinés aux investissements dans le secteur médico-social qui sera encore réservée à ces territoires. Enfin, concernant le domicile, les territoires ultramarins et la Corse bénéficiant d’une majoration liée à la vie chère, il est prévu pour la création de places de services de soins infirmiers à domicile que la Réunion bénéficie d’une majoration de + 20 % pour le coût de place (19 000 euros contre 16 000 euros). La Réunion va bénéficier de 1,34 M€ pour la création de 70 places d’ici 2030. De même, pour le déploiement de la mission de Centre de ressources territorial (CRT) pour personnes âgées introduite par la loi de financement de la sécurité sociale 2022, il est prévu une majoration de 20 % (480 000 euros par CRT contre 400 000 euros). Plus spécifiquement, la Réunion va bénéficier de 2,88 M€ pour créer 6 CRT d’ici 2028.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2228</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2049</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Prise en charge du transport des personnes malades d’Alzheimer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2228. — 26 novembre 2024. — M. Dominique Potier attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge du transport des personnes malades d’Alzheimer. Actuellement, le code de la sécurité sociale prévoit la prise en charge des frais de transport pour ses affiliés. Ces frais sont pris en charge sur prescription médicale et uniquement dans certains cas : transports liés à une hospitalisation, transports en rapport avec une affection de longue durée, un accident de travail ou une maladie professionnelle, transports par ambulance, transports en série, transports à longue distance, transports pour répondre à une convocation. Dans le cas spécifique de la maladie d’Alzheimer, les patients peuvent bénéficier, dans un cadre associatif le plus souvent, d’activités physiques adaptées, d’activités à médiation animale ou encore d’ateliers de mobilisation cognitive. Ces derniers sont fortement encouragés par les soignants. Ils sont une réponse au besoin exprimé par les personnes malades de pouvoir travailler et stimuler leur mémoire et leurs fonctions exécutives et attentionnelles. Les bénéfices observés sont nombreux : maintien ou amélioration des fonctions cognitives, revalorisation de la confiance et de l’estime de soi, renforcement du lien social, facilitation de l’expression verbale, de la communication et du langage, plaisir, bien-être, détente etc. Ces bénéfices, soulignés par les soignants, sont tels que bien des collectivités soutiennent les associations qui les offrent et que plusieurs centres communaux d’action sociale (CCAS) participent aux frais de transport des malades souhaitant y participer. Les préfectures, elles aussi convaincues des bienfaits de ces activités, ont permis leur reprise très précocement au cours du processus de déconfinement post-covid. Il est à noter que ces activités sont particulièrement bénéfiques pour les malades les plus jeunes et aux stades les plus précoces du développement de la maladie. Or ces jeunes malades, qui jusqu’alors se rendaient par leurs propres moyens à ces activités, se sont récemment vus interdire la conduite « dès l’apparition d’un déclin cognitif » par l’arrêté du 28 mars 2022 modifiant l’arrêté du 31 juillet 2012 relatif à l’organisation du contrôle médical de l’aptitude à la conduite. Le coût du transport constitue aujourd’hui un obstacle pour nombre de patients souhaitant bénéficier de ce type d’activités. Il l’est particulièrement pour les malades éloignés des métropoles pour lesquels les frais de transport sont plus importants et dont les communes de résidence ne disposent pas de CCAS assez puissants pour permettre leur prise en charge, même partielle. Aussi, lui demande s’il est prévu la mise en place d’un dispositif efficace et universel qui permette la prise en charge pour tout ou partie des frais de transports pour les malades d’Alzheimer pratiquant ce type d’activités. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2050</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Lorsque les activités non thérapeutiques sont proposées aux personnes malades d’Alzheimer par des entités qui ne sont pas financées par la sécurité sociale, elles ne peuvent pas donner lieu à une prise en charge du transport par l’Assurance maladie pour s’y rendre. Cependant, lorsqu’elles sont proposées par des accueils de jour, ces activités sont financées par la branche autonomie. Les frais de transport des personnes bénéficiant d’un accueil de jour sont alors pris en charge par l’Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) auquel l’accueil de jour se rattache, dans la limite d’un plafond fixé par arrêté ministériel chaque année. L’EHPAD qui organise un accueil de jour en complément des prises en charge d’hébergement doit par conséquent proposer une solution de transport adaptée aux besoins des personnes bénéficiant de l’accueil de jour. Pour bénéficier de la prise en charge d’un forfait journalier de frais de transport, les gestionnaires des accueils de jour doivent justifier des modalités d’organisation des transports. A défaut, ils remboursent aux personnes accueillies ou à leurs familles les frais de transport qu’elles supportent, dans la limite de ce forfait. La prise en charge du transport ou certaines solutions de transports peuvent être également proposées par les collectivités locales au titre du handicap ou de la perte d’autonomie, en premier lieu les conseils départementaux ou les services sociaux de la mairie. La ministre chargée de l’autonomie et du handicap privilégie que les collectivités locales définissent elles-mêmes leurs actions pour que ces personnes aient le meilleur accès possible aux activités organisées en leur faveur sur leur territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2251</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2050</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annie Vidal</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>CDCA dans le consortium du SPDA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2251. — 26 novembre 2024. — Mme Annie Vidal* interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la place du conseil départemental de la citoyenneté et de l’autonomie (CDCA) dans le service public départemental de l’autonomie (SPDA). En effet, la loi n° 2024-317 du 8 avril 2024 portant mesures pour bâtir la société du bien vieillir et de l’autonomie devait donner une place majeure dans le consortium du SPDA. Or il n’est pas fait mention dans la loi du CDCA. Ainsi, elle lui demande si un décret est prévu pour l’intégrer. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3094</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2050</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annie Vidal</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Place du CDCA dans le consortium du SPDA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3094. — 14 janvier 2025. — Mme Annie Vidal* interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la place du conseil départemental de la citoyenneté et de l’autonomie (CDCA) dans le service public départemental de l’autonomie (SPDA). En effet, la loi n° 2024-317 du 8 avril 2024 portant mesures pour bâtir la société du bien vieillir et de l’autonomie devait lui donner une place majeure dans le consortium du SPDA. Or il n’en est pas fait mention dans la loi du CDCA. Ainsi, elle lui demande si un décret est prévu pour l’intégrer.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2050</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Service public départemental de l’autonomie (SPDA) a pour ambition de simplifier la vie des personnes âgées, en situation de handicap et des aidants, en facilitant les parcours par la construction d’un véritable service public de proximité, garant d’une même qualité de service pour tous, quels que soient les territoires et les situations individuelles. La participation des personnes a rapidement été identifiée comme un facteur majeur de réussite du SPDA. Aussi, les usagers du futur service public ont été associés à la démarche projet à plusieurs niveaux. Dans les territoires préfigurateurs, les représentants des usagers ont été mobilisés dans le cadre de groupes de travail territoriaux. Les modalités d’association des Conseils départementaux de la citoyenneté et de l’autonomie (CDCA) sont variables, mais réelles, en fonction du choix des acteurs locaux. Dans le cadre de la généralisation, les membres locaux du SPDA pourront envisager l’association des représentants des usagers et donc des membres du CDCA dans une démarche extensive et volontariste. Une instruction est en cours de rédaction qui réaffirmera la nécessité d’associer étroitement ces représentants au développement du SPDA dans les territoires. La loi prévoit par ailleurs directement que le président de la conférence territoriale de l’autonomie devra a minima présenter au CDCA chaque année, avant le 30 avril, le bilan du programme d’actions de la conférence territoriale de l’autonomie au titre de l’année précédente ainsi que le programme d’actions pour l’année courante. Enfin, au niveau national, les représentants des usagers sont présents au sein du comité d’orientation et de suivi du SPDA chargé de proposer les orientations structurantes du SPDA et de garantir que la démarche répond aux attendus dans la durée, mais aussi dans les groupes de travail nationaux chargés de travailler sur le cahier des charges national qui fixe les engagements pris envers les citoyens en termes de service rendu.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2592</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2051</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Nilor</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Accueil des jeunes en situation de handicap de plus de 16 ans en structure</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2592. — 3 décembre 2024. — M. Jean-Philippe Nilor attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur la prise en charge des jeunes majeurs en situation de handicap se retrouvant sans solution. L’« amendement Creton » permet depuis 1989 le maintien dérogatoire de jeunes adultes accueillis dans des établissements et services pour enfants handicapés, tels que les instituts médico-éducatifs (IME), en attendant de trouver une place dans des structures pour adultes. Malgré son intérêt, ce dispositif a engendré des difficultés au vu du nombre croissant de bénéficiaires. Le dispositif crée une pression sur l’offre des établissements pour enfants et l’organisation des établissements peut en être affectée. Dans les territoires dits d’outre-mer et singulièrement en Martinique, le nombre d’établissements et leurs capacités d’accueil sont bien loin des besoins du territoire. Ainsi, beaucoup de parents se retrouvent sans solution, jusqu’à être parfois contraints d’abandonner leur activité professionnelle. Il lui demande donc, quelle mesure concrète elle entend prendre pour la création de structures de transition afin de permettre l’accueil de ces jeunes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2051</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Président de la République a annoncé, lors de la dernière Conférence nationale du handicap (CNH), la création de 50 000 nouvelles solutions à destination des personnes en situation de handicap à l’horizon 2030. Cette mesure vise à proposer à chaque personne en situation de handicap une réponse adaptée à sa situation, considérant ses besoins et attentes. Fort de cet engagement, le ministère des solidarités a décliné cette mesure avec une attention toute particulière pour les territoires les moins dotés en termes de solutions, dans une logique d’équité territoriale tant sur le territoire métropolitain qu’en Outre-mer. Concernant la Martinique, ce sont 22,13 millions d’euros délégués par l’Agence régionale de santé (ARS) qui viendront conforter l’offre d’accompagnement.  Conformément à la circulaire DGCS/3B/DSS/1A/CNSA/DFO/2023/176 du 7 décembre 2023 relative à la mise en œuvre du plan de création de 50 000 nouvelles solutions et de transformation de l’offre médico-sociale à destination des personnes en situation de handicap 2024-2030, issue de la conférence nationale du handicap 2023, les ARS ont réalisé des programmations pluriannuelles (2024-2030) en veillant à la fois à l’évolution de leur offre et à la fluidification des parcours des personnes en situation de handicap, et ce, en cohérence avec les diagnostics territoriaux réalisés préalablement, en lien étroit avec l’ensemble des parties prenantes, notamment les associations représentant les personnes ainsi que les départements, chefs de file de l’action sociale sur leur territoire. Conscient des enjeux spécifiques associés aux jeunes adultes accompagnés au titre de l’amendement Creton, le ministère des solidarités identifie ce public comme prioritaire. Ainsi, le déploiement de solutions, inscrites dans le plan des 50 000 solutions, permettra à la fois d’apporter une réponse appropriée aux adultes concernés et de créer des solutions adaptées pour les enfants aujourd’hui en attente. En outre, un fonds d’appui à la transformation de l’offre, mobilisable dès l’année 2024, et doté d’un montant de 250 millions d’euros pour la période 2024-2027, permet en complémentarité du plan des « 50 000 solutions », d’appuyer les territoires dans l’ingénierie de projet (conception et développement de solutions d’accompagnement transformées) et de soutenir l’investissement des établissements (modernisation du parc immobilier, développement de systèmes d’information ou accompagnement de l’innovation) qui constitue un enjeu majeur pour la qualité d’accompagnement des personnes en situation de handicap. Bien que les échéances stratégiques puissent viser la cible de 2030, la dynamique de créations de nouvelles solutions est d’ores et déjà engagée afin de garantir l’accompagnement des personnes en situation de handicap.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2774</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2052</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Maladie d’Alzheimer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2774. — 10 décembre 2024. — M. Stéphane Viry* alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les nombreux enjeux liés à la maladie d’Alzheimer, première cause de perte d’autonomie en France, qui affecte directement 1,2 million de personnes et, indirectement, plus de 3 millions de citoyens si l’on inclut les aidants. Malgré les avancées médicales, l’Institut Choiseul rappelle que 65 % des malades sont encore diagnostiqués trop tardivement, réduisant l’impact des interventions précoces et retardant une prise en charge adaptée. Par ailleurs, la place centrale des aidants dans la gestion de cette maladie neuroévolutive est indéniable. Si la pérennisation de l’expérimentation des dispositifs de répit des aidants constitue une avancée importante dans la loi, ces mesures restent insuffisantes. Aussi, il souhaite connaître les ambitions du ministère pour aller plus loin, notamment en créant un véritable statut juridique et social des aidants, permettant une reconnaissance et un soutien durable pour ces acteurs essentiels. En outre, la maladie d’Alzheimer demeure une pathologie lourdement stigmatisée, souvent associée au terme péjoratif de « démence » dans le langage courant. Cette stigmatisation freine à la fois la reconnaissance des symptômes par les malades eux-mêmes, leur accompagnement et leur maintien dans des rôles sociaux actifs. Il demande donc quelles politiques de sensibilisation le Gouvernement entend déployer pour améliorer la compréhension de cette maladie au sein de la société. En particulier, il interroge sur les éventuelles initiatives conjointes avec l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique pour intégrer davantage de messages de prévention dans les médias et encourager le développement des filières de journalisme scientifique, afin de mettre en lumière les enjeux des maladies neuroévolutives. Sur le plan pratique, la perte d’emploi des malades en raison des stades précoces de la maladie reste un problème. L’accompagnement des patients encore en capacité de travailler, par exemple via des horaires flexibles ou des programmes de maintien dans l’emploi, pourrait contribuer à leur bien-être et à leur autonomie. Le ministère envisage-t-il des mesures en ce sens ? Enfin, M. le député rappelle que la France avait déjà déployé un plan national Alzheimer (2008-2012) visant à renforcer le dépistage précoce, améliorer la prise en charge et optimiser l’allocation des ressources. Compte tenu de l’impact majeur de cette maladie sur les individus, les familles et le système de santé, il interroge Mme la ministre sur la possibilité de relancer un tel plan à l’échelle nationale pour poursuivre cet engagement. Par ailleurs, la France est signataire du plan mondial d’action de santé publique contre la démence (2017-2025), initié par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). À moins d’un an de l’échéance, il aimerait connaître le bilan des actions menées par la France dans ce cadre et savoir si des initiatives sont prévues pour prolonger cet engagement. Il l’invite enfin à préciser les axes prioritaires que le Gouvernement entend adopter pour répondre aux défis médicaux, sociaux et économiques que pose la maladie d’Alzheimer et garantir à la fois l’équité dans les soins, le soutien aux aidants et la pleine intégration des patients dans la société française. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3183</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2052</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Stratégie nationale pour les maladies neurodégénératives 2024‑2028</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3183. — 14 janvier 2025. — M. Thibault Bazin* attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les efforts de lutte contre la maladie d’Alzheimer. En France, 1,2 million de personnes souffrent de cette maladie, dont 24 000 ont moins de 65 ans. Plus de 2 millions d’aidants apportent un soutien quotidien aux personnes touchées. Par ailleurs, 275 000 personnes reçoivent un traitement pour la maladie de Parkinson, avec 25 000 nouveaux cas chaque année et 110 000 personnes sont atteintes de sclérose en plaques, avec 4 000 à 6 000 nouveaux cas par an. Bien que le nombre de personnes touchées par des maladies neurodégénératives soit en augmentation, la stratégie nationale pour les maladies neurodégénératives 2024-2028 n’a toujours pas été lancée alors qu’elle devait l’être au début de l’année 2024. Il vient donc lui demander si le Gouvernement envisage de lancer la nouvelle stratégie nationale pour les maladies neurodégénératives. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3322</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2053</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Politique de santé publique en faveur des maladies neurodégénératives</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3322. — 21 janvier 2025. — Mme Géraldine Bannier* attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les politiques de santé publique qui concernent les maladies neurodégénératives. Les maladies neurodégénératives touchent désormais 3 millions des concitoyens (près de 4 millions en incluant les proches aidants) et constituent la première cause de perte d’autonomie. Le bilan du Plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a, cependant, mis en évidence le caractère insuffisant des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés mais aussi de nombreux aspects non couverts. La feuille de route Maladies neurodégénératives dont la première version 2021-2022 avait été lancée en juin 2021 n’a, dans les faits, jamais été totalement mise en œuvre ni financée. Par ailleurs, alors que cette feuille de route est arrivée à échéance le 31 décembre 2022, les associations et fondations membres du collectif Maladies neurodégénératives se sont, de leur part, mobilisées, avec les sociétés savantes et ont travaillé des mois durant, dans une volonté de concertation et de co-construction avec les directions centrales du ministère de la santé et de la prévention, pour fournir une version enrichie de cette feuille de route. Cette dernière, censée être mise en application pour les deux années suivantes, soit 2023-2024, n’a toutefois jamais été validée. Après que le ministre de la santé de l’époque, Monsieur François Braun, a confirmé son souhait de repartir sur un plan pluriannuel pour faire face à cet enjeu majeur de santé publique, un nouveau travail collectif des associations et fondations a abouti à la validation fin décembre 2023, par l’ensemble des parties prenantes, de mesures pour la mise en place d’une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028. Cette stratégie quinquennale devait être annoncée en janvier dernier mais depuis rien ne s’est passé. Face à l’enjeu prioritaire que représentent les maladies neuro-dégénératives, la France doit être en mesure de se doter d’une politique de santé publique d’envergure et d’apporter une réponse publique adaptée à la hauteur des besoins plutôt que d’en appréhender certains aspects sans véritable coordination. C’est pourquoi elle lui demande quelle politique le Gouvernement entend mener pour la stratégie nationale contre les maladies neurodégénératives qu’il s’est engagé à mettre en œuvre pour les années à venir, ainsi que les moyens qu’il entend désormais déployer pour que cette stratégie soit effective et efficiente. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3323</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2053</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Politique de santé publique en matière de maladies neurodégénératives</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3323. — 21 janvier 2025. — M. Didier Le Gac* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les politiques de santé publique concernant les maladies neurodégénératives. Les maladies neurodégénératives touchent désormais 3 millions de citoyens (près de 4 millions en incluant les proches aidants) et constituent la première cause de perte d’autonomie. Le bilan du plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a, cependant, mis en évidence le caractère insuffisant des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés mais aussi de nombreux aspects non couverts. La feuille de route maladies neurodégénératives dont la première version 2021-2022 avait été lancée en juin 2021 n’a, dans les faits, jamais été totalement mise en œuvre ni financée. Par ailleurs, alors que cette feuille de route est arrivée à échéance le 31 décembre 2022, les associations et fondations membres du collectif Maladies neurodégénératives se sont, de leur part, mobilisées, avec les sociétés savantes et ont travaillé des mois durant, dans une volonté de concertation et de co-construction avec les directions centrales du ministère de la santé et de la prévention, pour fournir une version enrichie de cette feuille de route. Cette dernière, censée être mise en application pour les deux années suivantes, soit 2023-2024, n’a toutefois jamais été validée. Après que M. le ministre de la santé de l’époque, M. François Braun, a confirmé son souhait de repartir sur un plan pluriannuel pour faire face à cet enjeu majeur de santé publique, un nouveau travail collectif des associations et fondations a abouti à la validation fin décembre 2023, par l’ensemble des parties prenantes, de mesures pour la mise en place d’une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028. Cette stratégie quinquennale devait être annoncée en janvier dernier mais depuis rien ne s’est passé. Face à l’enjeu prioritaire que représentent les maladies neuro-dégénératives, la France doit être en mesure de se doter d’une politique de santé publique d’envergure et de structurer une réponse publique adaptée à la hauteur des besoins plutôt que d’en appréhender certains aspects sans coordination plus cohérente et plus large. C’est pourquoi il lui demande quelle politique le Gouvernement entend mener concernant la stratégie nationale contre les maladies neurodégénératives qu’il s’est engagé à mettre en œuvre pour les années à venir et quels moyens il entend désormais déployer pour que cette stratégie soit effective et efficiente. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3384</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2054</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Juvin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Stratégie nationale pour lutter contre les maladies neuro-dégénératives</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3384. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Juvin* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la stratégie nationale pour lutter contre les maladies neuro-dégénératives. Les maladies neurodégénératives touchent près de 4 millions des concitoyens (personnes malades et proches aidants) et constituent la première cause de perte d’autonomie. Malheureusement, le bilan du Plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a pointé l’insuffisance des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés mais aussi de nombreux aspects non couverts. À l’issue de ce plan, une feuille de route MND a émergé, après une année de vacance. Cette feuille de route, dont la première version 2021-2022 n’a été officiellement lancée qu’en juin 2021 par M. le ministre Olivier Véran, n’a dans les faits jamais été mise en œuvre ni financée, à quelques exceptions près (financements annuels reconduits). Alors qu’elle est arrivée à échéance le 31 décembre 2022, les associations et fondations membres du Collectif MND se sont mobilisées, avec les sociétés savantes et ont travaillé des mois durant, dans une volonté de concertation et de co-construction avec les directions centrales du ministère de la santé et de la prévention, sur une version enrichie de cette feuille de route. Cette dernière, censée être mise en application pour les deux années suivantes, soit 2023-2024, n’a jamais été validée. Après que M. le ministre de la santé de l’époque, M. François Braun, a confirmé son souhait de repartir sur un plan pluriannuel pour faire face à cet enjeu majeur de santé publique, un nouveau travail collectif des associations et fondations a abouti à la validation fin décembre 2023, par l’ensemble des parties prenantes, de mesures pour la mise en place d’une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028. Cette stratégie quinquennale devait être annoncée en janvier 2024 mais rien ne s’est passé depuis. L’instabilité politique ne saurait tout excuser. Il est inacceptable que la France n’ait pas de politique de santé publique relative à cet enjeu prioritaire que représentent les maladies neuro-dégénératives, depuis maintenant 5 ans. Il n’est pas satisfaisant de les appréhender « par morceaux », dans des stratégies larges (bien vieillir, aidants, modernisation du système de santé) menées sans coordination entre elles, ni cohérence. Errance diagnostique, difficultés d’accès aux soins, défaut de prise en charge, insuffisance de suivi thérapeutique, rupture du parcours de soin, isolement des personnes malades, manque de soutien des proches aidants, paupérisation de la cellule familiale, dispositifs peu adaptés, politique d’inclusion peu lisible, pénurie de moyens pour la recherche : il est urgent d’accompagner dignement les millions de Françaises et de Français concernés. Face à ces constats, il lui demande quelles seront les décisions du Gouvernement concernant la stratégie nationale qu’il s’est engagé à mettre en œuvre, l’affectation de dotations cohérentes avec les besoins sur le terrain et la réalisation d’un pilotage rigoureux et d’une évaluation des actions mises en place. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3544</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2054</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Dive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Les maladies neurodégénératives : première cause de perte d’autonomie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3544. — 28 janvier 2025. — M. Julien Dive* attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les maladies neurodégénératives, qui touchent près de 4 millions de citoyens (personnes malades et proches aidants) et constituent la première cause de perte d’autonomie. Malheureusement, le bilan du Plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a pointé l’insuffisance des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés mais aussi de nombreux aspects non couverts. À l’issue de ce plan, une feuille de route MND a émergé - après une année de vacance. Cette feuille de route, dont la première version 2021-2022 n’a été officiellement lancée qu’en juin 2021 par M. le ministre Olivier Véran, n’a dans les faits jamais été mise en œuvre ni financée, à quelques exceptions près (financements annuels reconduits). Alors qu’elle est arrivée à échéance le 31 décembre 2022, les associations et fondations membres du Collectif MND se sont mobilisées, avec les sociétés savantes, et ont travaillé des mois durant, dans une volonté de concertation et de co-construction avec les directions centrales du ministère chargé de la santé, sur une version enrichie de cette feuille de route. Cette dernière, censée être mise en application pour les deux années suivantes, soit 2023-2024, n’a jamais été validée. Après que le ministre de la santé de l’époque, M. François Braun, a confirmé son souhait de repartir sur un plan pluriannuel pour faire face à cet enjeu majeur de santé publique, un nouveau travail collectif des associations et fondations a abouti à la validation fin décembre 2023, par l’ensemble des parties prenantes, de mesures pour la mise en place d’une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028. Cette stratégie quinquennale devait être annoncée en janvier dernier mais rien ne s’est passé depuis. L’instabilité politique ne saurait tout excuser. Il est inacceptable que la France n’ait pas de politique de santé publique relative à cet enjeu prioritaire que représentent les maladies neuro-dégénératives, depuis maintenant 5 ans. Il n’est pas satisfaisant de les appréhender « par morceaux », dans des stratégies larges (bien vieillir, aidants, modernisation du système de santé…) menées sans coordination entre elles, ni cohérence. Errance diagnostique, difficultés d’accès aux soins, défaut de prise en charge, insuffisance de suivi thérapeutique, rupture du parcours de soin, isolement des personnes malades, manque de soutien des proches aidants, paupérisation de la cellule familiale, dispositifs peu adaptés, politique d’inclusion peu lisible, pénurie de moyens pour la recherche, etc. Il est urgent d’accompagner dignement les millions de Françaises et de Français concernés. Face à ces constats, il lui demande quelles seront les décisions du Gouvernement concernant la stratégie nationale à mettre en œuvre, l’affectation de dotations cohérentes avec les besoins sur le terrain et la réalisation d’un pilotage rigoureux et d’une évaluation des actions mises en place.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3546</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2055</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Stratégie de lutte contre la maladie d’Alzheimer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3546. — 28 janvier 2025. — M. Fabrice Brun* alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la stratégie nationale mise en œuvre pour lutter contre la maladie d’Alzheimer et les maladies neurodégénératives. En effet, les maladies neuro-dégénératives (MND) touchent près de 4 millions de citoyens, en comptant les personnes malades et proches aidants. Elles constituent la première cause de perte d’autonomie. À ce titre, selon l’Association France Alzheimer, le bilan du plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a pointé l’insuffisance des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés, mais aussi de nombreux aspects non couverts. À l’issue de ce plan, une feuille de route « MND » avait vu le jour en 2022, ainsi que l’établissement d’une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028 (publiée en 2024) pour les maladies neurodégénératives. Il s’agissait d’une stratégie réalisée en lien avec les services du ministère de la santé, des associations compétentes et des professionnels de santé. Or force est de constater que malgré les différentes annonces des ministres de la santé successifs et l’établissement de ces documents, aucun nouveau plan maladie neurodégénérative n’a été publié à ce jour. Alors que la maladie d’Alzheimer devrait toucher plus de 1 800 000 Français d’ici 2050, il semble fondamental que la France se dote d’une stratégie de lutte contre les MND dans les meilleurs délais. Cela apporterait un soutien au travail important qui est conduit par de nombreux bénévoles à travers la France, que M. le député salue pour leur engagement contre la maladie d’Alzheimer et l’accompagnement des proches aidants au quotidien. Les associations de lutte contre la maladie sont formelles : bien des problématiques sont connues pour cette maladie, sans parler des aidants familiaux qui se retrouvent bien souvent avec peu de moyens pour accompagner les patients. Nombreuses sont également les difficultés de diagnostic, le manque de lieux spécialisés ainsi que le manque de moyens pour la recherche. Ces associations attendent depuis plusieurs années la mise en place de nouvelles mesures pour lutter contre la maladie. La publication d’un nouveau plan MND est une première solution qui pourrait être apportée. Face à cette situation, il lui demande s’il compte s’engager à mettre en œuvre un nouveau « plan maladie-neurodégénératives » 2025-2029 et ce qu’il entend mettre en place afin de mieux lutter contre la maladie d’Alzheimer. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3593</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2055</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Lutte contre la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3593. — 28 janvier 2025. — M. Dominique Potier* interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’enjeu majeur de santé publique que représente la lutte contre la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées. Ces pathologies impactent au quotidien près de 4 millions de Français, personnes malades ou proches aidants et constituent la première cause de perte d’autonomie. Malheureusement, le bilan du Plan maladies neurodégénératives 2014-2019 a notamment pointé l’insuffisance des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés. À l’issue de ce plan, si une feuille de route a émergé, elle n’a jamais été mise en œuvre ni financée. Une version enrichie, pour 2023-2024 n’a finalement jamais été finalisée. Un travail collectif des associations et fondations a abouti à la validation, fin décembre 2023, de mesures pour la mise en place d’une nouvelle stratégie pluriannuelle. Cette stratégie quinquennale devait être annoncée en janvier 2024, mais rien ne s’est produit à ce jour. Il est urgent que la France se dote d’une politique de santé publique relative à cet enjeu prioritaire que représentent les maladies neuro-dégénératives. Difficultés d’accès aux soins, défauts de prise en charge, insuffisance de suivi thérapeutique, rupture du parcours de soin, pénurie de moyens pour la recherche : il est urgent d’accompagner dignement les millions de Français concernés. Face à ces constats alarmants, il lui demande quelles décisions le Gouvernement entend prendre concernant la stratégie nationale qu’il s’était engagé à mettre en œuvre, l’affectation de dotations cohérentes avec les besoins sur le terrain, la réalisation d’un pilotage rigoureux et une évaluation des actions mises en place. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3714</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2056</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Feuille de route pour lutter contre les maladies neurodégénératives</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3714. — 4 février 2025. — Mme Corinne Vignon* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les maladies neurodégénératives. Ces maladies touchent près de 4 millions de citoyens (personnes malades et proches aidants) et constituent la première cause de perte d’autonomie. Malheureusement, le bilan du plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a pointé l’insuffisance des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés mais aussi de nombreux aspects non couverts. À l’issue de ce plan, une feuille de route MND a été mise en place. Celle-ci, dont la première version 2021-2022 n’a été officiellement lancée qu’en juin 2021 par le ministre Olivier Véran, n’a dans les faits jamais été mise en œuvre ni financée, à quelques exceptions près. Alors qu’elle est arrivée à échéance le 31 décembre 2022, les associations et fondations membres du collectif MND se sont mobilisées, avec les sociétés savantes et ont travaillé des mois durant, dans une volonté de concertation et de co-construction avec les directions centrales du ministère de la santé et de la prévention, sur une version enrichie de cette feuille de route. Cette dernière, censée être mise en application pour les deux années suivantes, soit 2023-2024, n’a jamais été validée. Pourtant, le ministre de la santé de l’époque, M. François Braun, avait confirmé son souhait de repartir sur un plan pluriannuel pour faire face à cet enjeu majeur de santé publique. Un nouveau travail collectif avec des associations et fondations a abouti à la validation, fin décembre 2023, de mesures pour la mise en place d’une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028. Cette stratégie quinquennale devait être annoncée en janvier 2024. Or les annonces se font encore attendre. Aussi, elle lui demande s’il entend mettre en place cette feuille de route afin de lutter contre les errances de diagnostic, les difficultés d’accès aux soins, les défauts de prise en charge, car il est impérieux d’accompagner dignement les millions de Françaises et de Français concernés par les maladies neurodégénératives. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3715</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2056</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Maladies neurodégénératives : situation des malades et de leurs proches aidants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3715. — 4 février 2025. — M. Mickaël Bouloux* appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation des près de 4 millions de Françaises et de Français concernés par les maladies neurodégénératives, qu’ils soient malades ou proches aidants. Le bilan du plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a révélé de nombreuses insuffisances, avec des aspects importants non couverts et des objectifs non atteints. La feuille de route du PMND 2021-2022, qui aurait dû être lancée en 2021, n’a pas été mise en œuvre de manière concrète et financée et, bien que des propositions aient été validées fin 2023 pour une nouvelle stratégie 2024-2028, aucune annonce n’a été faite à ce jour. De ce fait, M. le député s’inquiète de l’absence d’une politique nationale cohérente sur ce sujet majeur de santé publique et des conséquences pour les malades et leurs aidants : errance diagnostique, difficultés d’accès aux soins, manque de suivi thérapeutique, isolement, pénurie de moyens pour la recherche, etc. Dans ce contexte, il lui demande quelles seront les décisions du Gouvernement concernant la stratégie nationale des maladies neurodégénératives, l’affectation de financements adaptés aux besoins réels et la mise en place d’un pilotage rigoureux pour assurer l’efficacité des actions. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3716</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2056</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Mise en place plan pour lutter contre les maladies neurodégénératives</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3716. — 4 février 2025. — M. Bertrand Sorre* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les maladies neurodégénératives. Ces maladies touchent près de 4 millions de citoyens (personnes malades et proches aidants) et constituent la première cause de perte d’autonomie. Malheureusement, le bilan du plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a pointé l’insuffisance des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés mais aussi de nombreux aspects non couverts. À l’issue de ce plan, une feuille de route MND a été mise en place. Celle-ci, dont la première version 2021-2022 n’a été officiellement lancée qu’en juin 2021 par le ministre Olivier Véran, n’a dans les faits jamais été mise en œuvre ni financée, à quelques exceptions près. Alors qu’elle est arrivée à échéance le 31 décembre 2022, les associations et fondations membres du collectif MND se sont mobilisées, avec les sociétés savantes et ont travaillé des mois durant, dans une volonté de concertation et de co-construction avec les directions centrales du ministère de la santé et de la prévention, sur une version enrichie de cette feuille de route. Cette dernière, censée être mise en application pour les deux années suivantes, soit 2023-2024, n’a jamais été validée. Pourtant, le ministre de la santé de l’époque, M. François Braun, avait confirmé son souhait de repartir sur un plan pluriannuel pour faire face à cet enjeu majeur de santé publique. Un nouveau travail collectif avec des associations et fondations a abouti à la validation, fin décembre 2023, de mesures pour la mise en place d’une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028. Cette stratégie quinquennale devait être annoncée en janvier 2024. Or les annonces se font encore attendre. Aussi, il lui demande si elle entend mettre en place cette feuille de route afin de lutter contre les errances de diagnostic, les difficultés d’accès aux soins, les défauts de prise en charge, car il est impérieux d’accompagner dignement les millions de Françaises et de Français concernés par les maladies neurodégénératives. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3717</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2057</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Politique de santé publique envisagée pour les maladies neurodégénératives</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3717. — 4 février 2025. — Mme Valérie Bazin-Malgras* attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la politique publique envisagée pour les maladies neurodégénératives. Les maladies neurodégénératives touchent près de 4 millions de citoyens (personnes malades et proches aidants) et constituent la première cause de perte d’autonomie. Alors qu’une feuille de route a été adoptée en 2021, le plan pluriannuel élaboré pour 2024/2028 devrait être mis en œuvre, mais aujourd’hui force est de constater que l’accompagnement et la gestion de ces maladies restent un sujet de préoccupation pour nombre de citoyens. Il est urgent d’agir. En effet, les délais de prise en charge sont en décalage entre la temporalité de la maladie et l’accès effectif aux aides, de nombreux patients doivent financer eux-mêmes leur matériel. L’obtention de la prestation de compensation du handicap attribuée pour faire face aux besoins humains et techniques des malades est d’environ 6 mois, ce qui est incompatible avec une maladie qui peut évoluer très vite. Enfin, il ne faut pas oublier les errances diagnostiques, l’isolement des personnes malades, le manque de soutien des proches aidants. Face à ces constats et ces exemples criants, elle lui demande quelles sont les mesures d’urgence qu’il compte mettre en œuvre, à court terme, pour proposer des solutions efficaces répondant aux besoins et aux attentes des malades et de leurs proches. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3718</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2057</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Pour une stratégie nationale maladies neurodégénératives</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3718. — 4 février 2025. — M. Philippe Fait* attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’urgence d’une stratégie nationale dédiée aux maladies neurodégénératives. Les maladies neurodégénératives touchent près de 4 millions de citoyens, malades et proches aidants et représentent aujourd’hui la première cause de perte d’autonomie. Cet enjeu majeur de santé publique nécessite une prise en charge globale, cohérente et ambitieuse, adaptée aux besoins de terrain. Le plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019, bien qu’engagé, a montré ses limites. Le bilan établi à son terme a souligné à la fois l’insuffisance des réalisations et les nombreux aspects non couverts. Après une année de vacance, une feuille de route 2021-2022 a été présentée en juin 2021, mais celle-ci n’a jamais été mise en œuvre ni financée, à l’exception de quelques reconductions de crédits. Cette feuille de route est arrivée à échéance fin 2022, laissant depuis lors les acteurs et les malades dans une grande incertitude. En 2023, sous l’égide de M. François Braun, alors ministre de la santé, un engagement avait été pris pour élaborer une stratégie pluriannuelle ambitieuse pour les maladies neurodégénératives. Les associations et fondations membres du Collectif maladies neurodégénératives (France Parkinson, APF France handicap, Fondation France sclérose en plaques, France Alzheimer et maladies apparentées, Fondation Médéric Alzheimer), en concertation avec les sociétés savantes et les services du ministère, ont travaillé à la construction d’un nouveau plan quinquennal 2024-2028. Validée en décembre 2023, cette stratégie devait être annoncée en janvier 2024. Cependant, aucun progrès concret n’a été constaté depuis. L’absence de stratégie nationale depuis plus de cinq ans est inacceptable pour les millions de Français concernés. Il est impératif de mettre fin à l’approche fragmentaire actuelle, où ces maladies sont traitées de manière dispersée dans des plans larges tels que ceux dédiés au « bien vieillir », aux aidants ou à la modernisation du système de santé, sans coordination ni cohérence globale. Face à l’errance diagnostique, aux difficultés d’accès aux soins, à la rupture des parcours de soins, à l’isolement des personnes malades, au manque de soutien pour les aidants, à la pénurie de moyens pour la recherche et à la paupérisation des familles, il est urgent que des mesures concrètes soient mises en œuvre. Aussi, il souhaite connaître ses intentions concernant la mise en place de cette stratégie pluriannuelle 2024-2028, l’affectation de dotations adaptées aux besoins réels, ainsi que les modalités de pilotage et d’évaluation des actions entreprises. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3788</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2058</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Stratégie nationale de lutte contre la maladie d’Alzheimer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3788. — 4 février 2025. — M. Max Mathiasin* interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la stratégie nationale de lutte contre la maladie d’Alzheimer et les maladies neurodégénératives (MND) qui touchent près de quatre millions des concitoyens (personnes malades et proches aidants) et constituent la première cause de perte d’autonomie en France. Selon France Alzheimer, le bilan du plan maladies neurodégénératives 2014-2019 a pointé l’insuffisance des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés mais aussi de nombreux aspects non couverts. Ce n’est qu’en juin 2021 qu’une feuille de route MND a été lancée officiellement, mais elle n’a jamais été mise en œuvre, faute de financement, à quelques exceptions près (financements annuels reconduits). En 2022, les associations et les fondations membres du collectif MND se sont mobilisées avec les sociétés savantes et ont travaillé des mois durant, dans une volonté de concertation et de co-construction avec les directions centrales du ministère de la santé et de la Prévention, sur une version enrichie d’une feuille de route 2023-2024 ; celle-ci n’a toutefois jamais été validée. Fin décembre 2023, toujours avec le soutien du ministère, un nouveau travail collectif des associations et fondations a abouti à la validation de mesures pour la mise en place d’une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028. Mais un an après, cette stratégie quinquennale n’a même pas été annoncée, alors que les besoins sont criants sur les territoires. Errance diagnostique, difficultés d’accès aux soins, défaut de prise en charge, insuffisance de suivi thérapeutique, rupture du parcours de soin, isolement des personnes malades, manque de soutien des proches aidants, paupérisation de la cellule familiale, dispositifs peu adaptés, politique d’inclusion peu lisible, pénurie de moyens pour la recherche, il est urgent d’accompagner dignement les millions de Françaises et de Français concernés. Il s’agit d’un enjeu de santé publique majeur pour la France. Après cinq années d’inertie, il lui demande quand sera enfin mise en œuvre, avec les dotations nécessaires et de manière cohérente et coordonnée sur le terrain, la stratégie quinquennale de lutte contre la maladie d’Alzheimer et les maladies neurodégénératives. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3789</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2058</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Stratégie nationale maladies neurodégénératives</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3789. — 4 février 2025. — Mme Virginie Duby-Muller* attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur l’absence prolongée d’une stratégie nationale cohérente et efficace pour faire face à l’enjeu majeur des maladies neurodégénératives. Ces pathologies, qui touchent près de 4 millions de personnes malades et proches aidants, représentent la première cause de perte d’autonomie en France. Le bilan du Plan Maladies Neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a mis en lumière de nombreux objectifs non atteints et des besoins non couverts. La Feuille de route MND 2021-2022, lancée tardivement, n’a pas été mise en œuvre ni financée de manière adéquate et sa version enrichie pour 2023-2024, pourtant validée en concertation avec les acteurs concernés, n’a jamais été appliquée. Alors que le précédent ministre de la santé s’était engagé en faveur d’une stratégie pluriannuelle 2024-2028, validée par les parties prenantes en décembre 2023, cette dernière n’a toujours pas été annoncée ni déployée. Cette absence de politique publique coordonnée depuis cinq ans engendre une errance diagnostique, des difficultés d’accès aux soins, des ruptures dans les parcours de soin, ainsi qu’un manque de soutien aux proches aidants et de moyens pour la recherche. Elle demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour mettre en œuvre sans délai une stratégie nationale ambitieuse et pluriannuelle, dotée de financements adaptés aux besoins, ainsi qu’un pilotage rigoureux et une évaluation des actions menées, afin de répondre à cet enjeu prioritaire de santé publique. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3964</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2059</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Mazars</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Stratégie nationale pour les maladies neurodégénératives 2025‑2029</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3964. — 11 février 2025. — M. Stéphane Mazars* alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence de stratégie nationale pour les maladies neurodégénératives (SNMN) aujourd’hui en France. Les maladies neurodégénératives non rares (maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer et maladies apparentées, sclérose en plaques) touchent pourtant près de 2 millions de personnes et autant de proches aidants et de familles. De plus, ces maladies constituent la 1ère cause de perte d’autonomie, face à laquelle le maintien à domicile s’avère souvent très compliqué, pour ne pas dire impossible. Le bilan du dernier plan national sur les maladies neurodégénératives (PMND) a pointé dès 2019 l’insuffisance des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés, mais aussi de nombreux aspects non couverts. À l’issue d’un travail concerté et constructif impliquant les associations engagées, les professionnels, les sociétés savantes et les services ministériels, une nouvelle stratégie pluriannuelle devait voir le jour en janvier 2024. Il n’en est rien. Pour faire face au défi démographique et au doublement de la population en perte d’autonomie attendu à l’horizon 2050, il est désormais urgent d’apporter une réponse collective, coordonnée, cohérence et lisible aux spécificités de chaque maladie neurodégénérative, en matière de prévention, de parcours de soins, d’accompagnement et de recherche. Il lui demande donc de lancer dans les meilleurs délais une nouvelle stratégie nationale pour les maladies neurodégénératives en France. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4512</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2059</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Pour la mise en place d’un Plan maladies neurodégénératives (PMND)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4512. — 25 février 2025. — Mme Sylvie Ferrer* appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les maladies neurodégénératives qui touchent près de 4 millions de citoyens (personnes malades et proches aidants) et constituent la première cause de perte d’autonomie. Malheureusement, le bilan du Plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a pointé l’insuffisance des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés mais aussi de nombreux aspects non couverts. À l’issue de ce Plan, une feuille de route MND a émergé après une année de vacance. Cette feuille de route, dont la première version 2021-2022 n’a été officiellement lancée qu’en juin 2021 par M. le ministre Olivier Véran, n’a dans les faits jamais été mise en œuvre ni financée, à quelques exceptions près (financements annuels reconduits). Alors qu’elle est arrivée à échéance le 31 décembre 2022, les associations et fondations membres du Collectif MND se sont mobilisées, avec les sociétés savantes et ont travaillé des mois durant, dans une volonté de concertation et de co-construction avec les directions centrales du ministère de la santé et de la prévention, sur une version enrichie de cette feuille de route. Cette dernière, censée être mise en application pour les deux années suivantes, soit 2023-2024, n’a jamais été validée. Après que M. le ministre de la santé de l’époque François Braun a confirmé son souhait de repartir sur un plan pluriannuel pour faire face à cet enjeu majeur de santé publique, un nouveau travail collectif des associations et fondations a abouti à la validation fin décembre 2023, par l’ensemble des parties prenantes, de mesures pour la mise en place d’une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028. Cette stratégie quinquennale devait être annoncée en janvier dernier mais rien ne s’est passé depuis. L’instabilité politique ne saurait tout excuser. Il est inacceptable que la France n’ait pas de politique de santé publique relative à cet enjeu prioritaire que représentent les maladies neurodégénératives, depuis maintenant 5 ans. Il n’est pas satisfaisant de les appréhender « par morceaux », dans des stratégies larges (bien vieillir, aidants, modernisation de notre système de santé) menées sans coordination entre elles, ni cohérence. Errance diagnostique, difficultés d’accès aux soins, défaut de prise en charge, insuffisance de suivi thérapeutique, rupture du parcours de soin, isolement des personnes malades, manque de soutien des proches aidants, paupérisation de la cellule familiale, dispositifs peu adaptés, politique d’inclusion peu lisible, pénurie de moyens pour la recherche. Il est urgent d’accompagner dignement les millions de Françaises et de Français concernés. Face à ces constats, elle lui demande quelles seront les décisions du Gouvernement concernant la stratégie nationale qu’il s’est engagé à mettre en œuvre, l’affectation de dotations cohérentes avec les besoins sur le terrain et la réalisation d’un pilotage rigoureux et d’une évaluation des actions mises en place. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4513</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2060</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Stratégie nationale pour les patients atteints de maladies neurodégénératives</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4513. — 25 février 2025. — Mme Christine Pirès Beaune* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’absence de stratégie nationale pour accompagner les patients atteints de maladies neurodégénératives, un enjeu majeur de santé publique touchant près de 4 millions de Français. Le bilan du plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a révélé de nombreuses lacunes et insuffisances, malgré l’élaboration d’une feuille de route qui, après plusieurs années de retard, n’a jamais été réellement mise en œuvre. En 2023, un travail collectif a permis de valider des mesures pour une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028, censée être annoncée en janvier 2024, mais aucune avancée n’a été constatée. Il est inacceptable que la France ne dispose toujours pas d’une politique publique cohérente pour accompagner les millions de personnes concernées par ces maladies et ce, depuis cinq ans. Le manque de coordination entre les différentes stratégies, l’errance diagnostique, les difficultés d’accès aux soins et le manque de soutien aux proches aidants rendent l’urgence d’une action forte et coordonnée évidente. Elle souhaite donc savoir quelles seront les mesures concrètes du Gouvernement pour mettre en place cette stratégie nationale, avec des moyens financiers adaptés, un pilotage rigoureux et une évaluation des actions menées. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4574</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2060</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Cécile Violland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Politique de lutte contre la maladie d’Alzheimer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4574. — 25 février 2025. — Mme Anne-Cécile Violland* appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’enjeu de santé publique que représente la lutte contre la maladie d’Alzheimer. Les maladies neurodégénératives touchent près de 4 millions des concitoyens (personnes malades et proches aidants) et constituent la première cause de perte d’autonomie. Malheureusement, le bilan du plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a pointé l’insuffisance des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés mais aussi de nombreux aspects non couverts. À l’issue de ce plan, une feuille de route MND a émergé après une année de vacance. Cette feuille de route, dont la première version 2021-2022 n’a été officiellement lancée qu’en juin 2021 par M. le ministre Olivier Véran, n’a dans les faits jamais été mise en œuvre ni financée, à quelques exceptions près (financements annuels reconduits). Alors qu’elle est arrivée à échéance le 31 décembre 2022, les associations et fondations membres du collectif MND se sont mobilisées, avec les sociétés savantes et ont travaillé des mois durant, dans une volonté de concertation et de co-construction avec les directions centrales du ministère de la santé et de la prévention, sur une version enrichie de cette feuille de route. Cette dernière, censée être mise en application pour les deux années suivantes, soit 2023-2024, n’a jamais été validée. Après que le ministre de la santé de l’époque, M. François Braun, a confirmé son souhait de repartir sur un plan pluriannuel pour faire face à cet enjeu majeur de santé publique, un nouveau travail collectif des associations et fondations a abouti à la validation fin décembre 2023, par l’ensemble des parties prenantes, de mesures pour la mise en place d’une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028. Cette stratégie quinquennale devait être annoncée en janvier 2025, mais rien ne s’est passé depuis. L’instabilité politique ne saurait tout excuser. Il est inacceptable que la France n’ait pas de politique de santé publique relative à cet enjeu prioritaire que représentent les maladies neuro-dégénératives, depuis maintenant 5 ans. Il n’est pas satisfaisant de les appréhender « par morceaux », dans des stratégies larges (bien vieillir, aidants, modernisation de notre système de santé) menées sans coordination entre elles, ni cohérence. Errance diagnostique, difficultés d’accès aux soins, défaut de prise en charge, insuffisance de suivi thérapeutique, rupture du parcours de soin, isolement des personnes malades, manque de soutien des proches aidants, paupérisation de la cellule familiale, dispositifs peu adaptés, politique d’inclusion peu lisible, pénurie de moyens pour la recherche… Il est urgent d’accompagner dignement les millions de Françaises et de Français concernés. Face à ces constats, nous vous demandons quelles seront les décisions du Gouvernement concernant la stratégie nationale qu’il s’est engagé à mettre en œuvre, l’affectation de dotations cohérentes avec les besoins sur le terrain et la réalisation d’un pilotage rigoureux et d’une évaluation des actions mises en place. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4901</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2060</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Batho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Retard dans le lancement de la stratégie nationale maladies neuro-dégénératives</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4901. — 11 mars 2025. — Mme Delphine Batho* interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le retard du lancement de la stratégie nationale maladies neurodégénératives 2024-2028. Les maladies neurodégénératives touchent près de 4 millions de citoyens en comptant les personnes malades et les proches aidants. Elles constituent la première cause de perte d’autonomie. Le bilan du plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a révélé l’insuffisance des réalisations au regard des besoins et des objectifs qui étaient fixés. À l’issue de ce plan, une feuille de route maladies neurodégénératives a été publiée en juin 2021. Cependant, elle n’a jamais été mise en œuvre ni financée, à l’exception de financements annuels reconduits. Cette feuille de route est arrivée à échéance le 31 décembre 2022. Un rapport de l’IGAS évaluant les dispositifs spécialisés de prise en charge des personnes atteintes de maladies neurodégénératives a été remis le 18 juillet 2023 au précédent ministre de la santé et de la prévention. Ce rapport préconisait d’améliorer les « efforts de prévention » et de « prioriser les investissements en faveur d’une prise en charge accrue en ville et dans les places ordinaires d’établissements adaptés aux besoins de leurs nouveaux résidents ». Il indiquait dans sa conclusion que « Les constats dressés le cadre de cette mission de l’IGAS montrent l’importance qu’il y a, en France comme dans les autres pays de l’Union européenne, de se préparer davantage que nous ne l’avons fait jusqu’à présent aux enjeux que représente la progression rapide du nombre des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées, avec leur cortège de troubles cognitifs mais également de troubles psychologiques du comportement ». Le 5 septembre 2023, des concertations ont été lancées autour d’une stratégie maladies neurodégénératives 2024-2028 avec les associations, les fédérations, les administrations compétentes, les représentants des services et des établissements sanitaires et médico-sociaux… afin de construire la future stratégie nationale maladies neurodégénératives 2024-2028. Or celle-ci n’a jamais été validée. Un nouveau travail collectif des associations et fondations a abouti à la validation fin décembre 2023, par l’ensemble des parties prenantes, de mesures pour la mise en place d’une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028. Cette stratégie quinquennale devait être annoncée en janvier 2024. Dans la réponse à la question écrite n° 6547, le Gouvernement indiquait le 9 janvier 2024 que « des arbitrages seront rendus en vue du lancement, tout début 2024, de la nouvelle stratégie maladies neurodégénératives 2024-2028 ». Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer le calendrier de déploiement de la stratégie nationale maladies neurodégénératives 2024-2028 attendue par les personnes malades, les proches aidants, les acteurs de terrain, les chercheurs et les associations. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4959</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2061</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Situation de la stratégie nationale maladies neurodégénératives</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4959. — 11 mars 2025. — M. Thierry Frappé* attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence persistante d’une stratégie nationale structurée et financée dédiée aux maladies neurodégénératives, qui touchent directement ou indirectement près de 4 millions des citoyens. Le plan maladies neurodégénératives (MND) 2014-2019 avait déjà mis en lumière des lacunes importantes, avec seulement 25 % des objectifs atteints. La feuille de route MND lancée en 2021 n’a jamais été mise en œuvre de manière effective, faute de financement adéquat et a pris fin en décembre 2022 sans qu’aucune solution durable ne soit mise en place. Depuis, malgré les efforts des associations, fondations et sociétés savantes regroupées au sein du collectif maladies neurodégénératives et la validation en décembre 2023 d’une stratégie pluriannuelle 2024-2028 par toutes les parties prenantes, aucune annonce concrète ni action gouvernementale n’a suivi. Cette absence de politique cohérente se traduit par de nombreuses difficultés : errance diagnostique, défauts de prise en charge, isolement des malades et de leurs proches, ainsi qu’une insuffisance criante des moyens alloués à la recherche. Il est aujourd’hui urgent de répondre à cet enjeu majeur de santé publique. Il l’interroge donc sur les mesures que le Gouvernement entend prendre pour répondre de manière cohérente et ambitieuse aux attentes des millions de Français concernés par ces pathologies, en garantissant un pilotage rigoureux et une coordination efficace des moyens alloués. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5205</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2061</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Stratégie nationale mise en oeuvre pour lutter contre la maladie d’Alzheimer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5205. — 18 mars 2025. — M. Xavier Breton* attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la stratégie nationale mise en œuvre pour lutter contre la maladie d’Alzheimer et les maladies neurodégénératives. En effet, les maladies neuro-dégénératives (MND) touchent près de 4 millions de citoyens, en comptant les personnes malades et proches aidants. Elles constituent la première cause de perte d’autonomie. À ce titre, selon l’association France Alzheimer, le bilan du plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a pointé l’insuffisance des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés, mais aussi de nombreux aspects non couverts. À l’issue de ce plan, une feuille de route « MND » avait vu le jour en 2022, ainsi que l’établissement d’une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028 (publiée en 2024) pour les maladies neurodégénératives. Il s’agissait d’une stratégie réalisée en lien avec les services du ministère de la santé, des associations compétentes et des professionnels de santé. Or force est de constater que malgré les différentes annonces des ministres de la santé successifs et l’établissement de ces documents, aucun nouveau plan maladie neurodégénérative n’a été publié à ce jour. Alors que la maladie d’Alzheimer devrait toucher plus de 1 800 000 Français d’ici 2050, il semble fondamental que la France se dote d’une stratégie de lutte contre les MND dans les meilleurs délais. Cela apporterait un soutien au travail important qui est conduit par de nombreux bénévoles à travers la France, que M. le député salue pour leur engagement contre la maladie d’Alzheimer et l’accompagnement des proches aidants au quotidien. Les associations de lutte contre la maladie sont formelles : bien des problématiques sont connues pour cette maladie, sans parler des aidants familiaux qui se retrouvent bien souvent avec peu de moyens pour accompagner les patients. Nombreuses sont également les difficultés de diagnostic, le manque de lieux spécialisés ainsi que le manque de moyens pour la recherche. Ces associations attendent depuis plusieurs années la mise en place de nouvelles mesures pour lutter contre la maladie. La publication d’un nouveau plan MND est une première réponse qui pourrait être apportée. Face à cette situation, il lui demande s’il compte s’engager à mettre en œuvre un nouveau « plan maladie-neurodégénératives » 2025-2029 et ce qu’il entend mettre en place afin de mieux lutter contre la maladie d’Alzheimer. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2062</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les maladies neurodégénératives constituent un enjeu majeur de santé publique pour la France. 1,2 million de personnes sont touchées par la maladie d’Alzheimer et plus de 2 millions d’aidants apportent leur soutien quotidien aux personnes souffrant de cette maladie. Par ailleurs, 275 000 personnes sont traitées pour une maladie de Parkinson, avec 25 000 nouveaux cas chaque année, et 110 000 personnes souffrent de sclérose en plaques, avec 4 000 à 6 000 nouveaux cas par an. Le nombre de personnes atteintes de maladies neurodégénératives a augmenté au cours des dernières décennies et continuera de croître de manière régulière dans les années à venir, principalement en raison du vieillissement de la population. Cet enjeu est pleinement pris en compte par le Gouvernement qui y répond notamment par une politique spécifique, dédiée aux maladies neurodégénératives. Le premier programme pour lutter contre ces maladies date de 2001. Il concernait les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer et de maladies apparentées (notamment, la maladie à corps de Lewy et la maladie fronto-temporale). Par la suite, quatre plans se sont succédés et, depuis 2014, se sont élargis à la maladie de Parkinson et à la sclérose en plaques en visant une seule et même dynamique de progrès en matière de recherche, de soins et d’accompagnement. En effet, ces maladies ont plusieurs caractéristiques communes qui invitent à favoriser une approche coordonnée. La feuille de route maladies neurodégénératives 2021-2022 a d’emblée été présentée comme une étape intermédiaire dans une période encore fortement marquée par la crise de la Covid-19. Cette feuille de route a permis de maintenir des actions essentielles pour renforcer la réponse collective aux enjeux des maladies neurodégénératives et notamment la prise en soins et l’accompagnement des personnes malades et de leurs proches aidants. Dès sa mise à disposition en juin 2021, les sociétés savantes et les professionnels experts ont été invités, en lien avec les associations du « Collectif maladies neurodégénératives », à l’enrichir par des travaux complémentaires. Ces travaux ont fait l’objet d’une synthèse en 2022. En parallèle, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a également été saisie en juin 2021 par le ministre des solidarités et de la santé pour évaluer les « dispositifs spécialisés de prise en charge des personnes atteintes de maladies neurodégénératives » et définir la place qu’ils peuvent occuper dans les années à venir. En effet, des dispositifs spécialisés de prise en charge se sont développés depuis quelques années au bénéfice des personnes atteintes de maladies neurodégénératives (pôles d’activité et de soins adaptés, unités d’hébergement renforcé (UHR), unités cognitivo-comportementales, unités de vie Alzheimer en établissements ainsi que les équipes spécialisées Alzheimer auprès de personnes résidant à leur domicile). Le rapport de l’IGAS a été rendu public en septembre 2023 (https://igas.gouv.fr/IMG/pdf/2021-104r.pdf). Nourris de l’ensemble des contributions précitées, le ministère des solidarités et des familles et le ministère de la santé et de la prévention ont préparé des projets de mesure pour apporter des réponses coordonnées aux enjeux et aux défis qui se présentent. Par ailleurs, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale a été saisi pour produire des propositions d’axes de recherche et d’innovation dans le domaine des maladies neurodégénératives. Le Gouvernement a souhaité largement partager ses orientations avec l’ensemble des parties prenantes et a lancé une étape de concertation et de discussion jusqu’au début de l’année 2024. Environ 200 personnes ont pu participer à des réunions de concertation et de discussion thématiques, coordonnées par un pilotage interministériel. Leurs propositions ont été expertisées et, depuis, des arbitrages sont en cours en vue du lancement, en 2025, de la nouvelle stratégie maladies neurodégénératives 2025-2030. Le Gouvernement prépare une nouvelle stratégie dédiée, à la hauteur des enjeux et comportant des mesures spécifiques destinées à répondre aux problématiques singulières médicale, médico-sociale, sociétale et de recherche de ces maladies. Au-delà, plusieurs plans ou stratégies, bien que non spécifiques, viennent en soutien de la stratégie maladies neurodégénératives : la stratégie nationale de mobilisation et de soutien des aidants, la stratégie nationale bien vieillir, la grande cause santé mentale peuvent être citées. Par ailleurs, le plan national de santé publique Priorité prévention, le programme de dépistage multidimensionnel ICOPE, qui sera généralisé, les « bilans de prévention » aux âges clés de la vie qui se déploient actuellement, participent à favoriser des comportements et des habitudes de vie favorables à la santé et contribuent ainsi à la prévention des maladies neurodégénératives. Le Gouvernement s’est inscrit dans une dynamique continue sur le sujet des maladies dégénératives et a engagé des travaux pour enrichir et prolonger avec ambition et réalisme la feuille de route 2021-2022 par une nouvelle stratégie destinée à couvrir la période 2025-2030.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3467</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2063</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Modalités de détection et de prise en charge des enfants souffrants d’autisme</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3467. — 28 janvier 2025. — M. Alexandre Allegret-Pilot interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’état des lieux des modalités de détection et de prise en charge des enfants souffrant d’autisme, ainsi que l’accompagnement des familles concernées. La question concernant les services mis en place auprès des enfants souffrant d’autisme a été au cœur d’une grande attention ces dernières années. Cela est constaté dans de nombreux rapports, alertes et témoignages concernant le retard du diagnostic des troubles du spectre autistique. Selon l’association Actions pour l’autisme Asperger, en 2022, environ 100 000 enfants et adolescents, étaient sans diagnostic. De plus, un rapport de la Haute autorité de santé, en 2023, a souligné qu’il y a un délai d’attente de 3 ans minimum dans les établissements agréés. Un témoignage des parents d’un enfant atteint d’autisme publié sur France Info, en 2023, pointe un diagnostic établi à 4 ans mais une intégration de leur fils dans une classe spécialisée qu’à ses 6 ans, sans aucune intervention éducative entre temps. Il en résulte que des progrès restent à faire afin de garantir un diagnostic précoce pour que l’enfant se familiarise avec son environnement grâce à un accompagnement adapté. Une loi adoptée en novembre 2024 prévoit l’ouverture, d’ici la rentrée 2027, d’au moins un dispositif spécifique dédié à la scolarisation en milieu ordinaire des élèves présentant des troubles du neuro-développement dans chaque circonscription académique. Au regard de ces différents éléments, il lui demande quand le ministère communiquera un constat objectif des insuffisances et succès dans la prise en charge des enfants atteints d’autisme - notamment concernant les retards de diagnostic et le manque de places en structures spécialisées - ainsi que les modalités d’un remboursement rétroactif de la prise en charge, par les familles, des différents frais nécessaires à l’établissement du diagnostic associé. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2063</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La stratégie nationale pour les Troubles du neurodéveloppement (TND) 2023-2027, annoncée par le Président de la République le 14 novembre 2023, s’inscrit dans la continuité de la stratégie 2018-2022 pour l’autisme au sein des TND, afin d’amplifier l’action conduite, capitaliser sur les réussites et lever les freins restants, garantissant aux personnes et à leurs familles des accompagnements de qualité. Cette stratégie fait l’objet d’un suivi régulier et d’un bilan annuel permettant d’identifier de manière objective les principales réalisations et avancées obtenues tout comme les limites et travaux à poursuivre en faveur des personnes en situation de handicap et de leur entourage. Pour mettre en œuvre l’objectif de repérage précoce, déterminant pour prévenir le sur handicap, un réseau de plus de 150 plateformes de coordination et d’orientation pour les enfants entre 0 et 12 ans est déployé depuis 2019 dans tous les départements. Il permet d’ouvrir droit à un parcours de repérage précoce sans reste à charge pour les parents. Depuis son ouverture, ce réseau a déjà permis de repérer près de 87 000 enfants entre 0 et 6 ans et plus de 6000 enfants entre sept et douze ans. L’intégration depuis le 1er janvier 2025 dans le nouveau carnet de santé des pages relatives aux TND va permettre de développer le repérage précoce des enfants. S’agissant du retard diagnostique, la priorité a été donnée aux centres de ressources autisme de se concentrer sur l’autisme pour absorber le retard accumulé. Il s’agit de débuter sans délai le rattrapage diagnostique dans les établissements sociaux et médico-sociaux accueillant des enfants, aussi bien Institut médico-éducatif (IME) que instituts thérapeutiques éducatifs et pédagogiques/Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique, avec une attention soutenue pour les amendements Creton. L’Etat a investi près de 60 millions d’euros lors de la première stratégie. La dépense de forfaits a représenté pour cette période environ 36 millions d’euros en cumulé. A l’horizon 2027, 55 millions d’euros d’investissements supplémentaires permettront de renforcer ces plateformes de coordination et d’orientation. Concernant le développement des structures médico-sociales notamment en direction des enfants, le Président de la République a annoncé, lors de la Conférence nationale du handicap (CNH) du 26 avril 2023, la création de 50 000 nouvelles solutions à destination des personnes en situation de handicap à l’horizon 2030. Cette mesure vise à proposer à chaque personne en situation de handicap une réponse adaptée à sa situation, considérant ses besoins et attentes. Fort de cet engagement, le ministère des solidarités a conduit cette mesure, à travers la circulaire DGCS/3B/DSS/1A/CNSA/DFO/2023/176 du 7 décembre 2023 relative à la mise en œuvre du plan de création de 50 000 nouvelles solutions et de transformation de l’offre médico-sociale à destination des personnes en situation de handicap 2024-2030, issue de la Conférence nationale du handicap 2023, avec une attention toute particulière pour les territoires les moins dotés en termes de solutions, dans une logique d’équité territoriale tant sur le territoire métropolitain qu’en Outre-mer. Sur cette base, les agences régionales de santé ont réalisé des programmations pluriannuelles (2024-2030) en veillant à la fois à l’évolution de leur offre et à la fluidification des parcours des personnes en situation de handicap, et ce, en cohérence avec les diagnostics territoriaux réalisés préalablement en lien étroit avec l’ensemble des parties prenantes, notamment les associations représentant les personnes ainsi que les départements, chefs de file de l’action sociale sur leur territoire. Ainsi, les IME, tout comme les Service d’éducation spéciale et de soins à domicile, bénéficieront de créations de places visant à réduire les listes d’attente des enfants en situation de handicap de 0 à 20 ans. L’enveloppe portée par le Projet de loi de financement de la sécurité sociale s’élève à 250 M€ supplémentaires en 2025. Par ailleurs, l’inspection générale des affaires sociales a été chargée de conduire une mission d’évaluation de l’orientation et de l’accompagnement des parcours individuels des enfants et des jeunes placés en IME en tenant compte de leurs besoins et de leurs projets. Les premières conclusions sont attendues courant 2025. S’agissant du volet scolarité, 132 000 Accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH) accompagnent des élèves en situation de handicap à l’école. 3 000 AESH ont été recrutés à la rentrée 2024. Plus de 519 000 élèves en situation de handicap sont scolarisés en milieu ordinaire. Le nombre de dispositifs de scolarisation (Unités d’enseignement maternel ou élémentaire autisme et dispositifs d’autorégulation) sera doublé au cours de la Stratégie interministérielle TND 2023 – 2027 (soit 380 dispositifs de plus). Depuis la rentrée 2023, ce sont déjà 198 nouveaux dispositifs qui ont été ouverts. 101 postes de professeurs ressources TND (soit 1 par département) seront créés d’ici 2027, complétant ainsi les 101 postes de professeur ressource Trouble du spectre de l’autisme (PR-TSA) déjà existants. 25 PR-TND ont bénéficié d’une formation spécifique et sont déjà en place. La moitié des PR-TSA ont également bénéficié d’une formation pour étendre leur compétence à l’ensemble des TND. Les dispositifs d’autorégulation ont été élargis à tous les TND et au collège et au lycée à la rentrée 2024. S’agissant de l’accompagnement des familles, un guide pratique de la guidance parentale dans le champ des troubles du neurodéveloppement, pour aider les parents à mieux accompagner le développement de leur enfant sans les culpabiliser, paraîtra en 2025. Il permettra aux professionnels et aux familles d’identifier les outils et les ressources disponibles les plus utiles. En complément, l’assurance maladie travaille sur une offre de guidance parentale en ligne qui viendra utilement en complément des ressources accessibles localement. Les enjeux d’accompagnement et de respect des droits fondamentaux des personnes en situation de handicap constituent une priorité du Gouvernement, s’inscrivent en cohérence avec les démarches d’ores et déjà engagées dans le cadre de la CNH du 26 avril 2023, du CIH du 16 juin 2024 et du déploiement de la stratégie nationale pour les TND 2023-2027, et font l’objet d’un suivi renforcé au niveau national.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1901</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2064</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Peio Dufau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Question sur les moyens de lutte contre la fraude à la résidence principale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1901. — 12 novembre 2024. — M. Peio Dufau interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les moyens de lutte contre la fraude à la résidence principale. Élu de la sixième circonscription des Pyrénées-Atlantiques, M. le député fait face à de nombreux témoignages de maires qui font état d’un phénomène massif de fraude à la résidence principale. Cette fraude est pratiquée par des propriétaires souhaitant échapper aux contributions obligatoires liées au statut de leur résidence, telles que la taxe sur les plus-values immobilières, la taxe d’habitation et la surtaxe sur la THRS permise dans les communes en zone tendue. Les remontées de terrain suggèrent que ce phénomène est insuffisamment contrôlé. Au-delà de l’alerte qu’il souhaite transmettre à M. le ministre, il aimerait mieux comprendre les moyens d’ores et déjà déployés pour faire face à cette fraude. Aussi il lui demande de lui transmettre les éléments suivants sur l’action de la DGFiP : le nombre d’opérations de contrôle fiscal en matière de taxe d’habitation sur les résidences secondaires et ses majorations, régies par les articles 1407, 1407 bis et 1407 ter du code général des impôts, ainsi qu’en matière de taxe sur la plus-value régie par l’article 150 U du code général des impôts (contrôles sur place et sur pièces) ; le nombre de cas de transmissions par l’autorité fiscale à l’autorité judiciaire aux fins de poursuites pénales en application du code de procédure pénale et du livre des procédures fiscales ; le nombre d’agents alloués pour la mise en œuvre du contrôle fiscal en la matière, au niveau national et départemental ; les moyens techniques déployés (outils informatiques, croisement des données de différents services, intelligence artificielle) ; le plan d’action spécifique de lutte contre la fraude à la résidence principale et stratégie de coopération avec les collectivités locales. À l’heure où les collectivités locales voient leurs dotations diminuer, le manque à gagner dû à la fraude peut être considérable. Pour référence, la majoration de la THRS rapporte 1,8 million d’euros par an à une commune comme Biarritz et la THRS représente une part significative des recettes de certaines communes (14,6 % des recettes à Menton, 15,8 % à Biarritz) selon l’OFGPL. De plus, les déclarations frauduleuses viennent gonfler artificiellement le nombre de résidences principales de certaines communes qui, voyant leur proportion de logements sociaux diminuer mécaniquement, sont exposées à des pénalités dans le cadre de la loi SRU. Ainsi, il est urgent d’identifier les potentielles failles dans la politique de contrôle pour proposer des solutions, dans un double objectif de justice fiscale et d’augmentation des recettes pour les collectivités. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2065</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En précision liminaire, il est rappelé que les rappels effectués en matière de taxe d’habitation (TH) et de taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS, depuis 2021) relèvent majoritairement des services de gestion et notamment des services des impôts des particuliers (SIP). Cependant, les services du contrôle fiscal (Pôles de contrôle revenu/patrimoine, Brigades de vérifications) peuvent être amenés à contrôler cette taxe. Les données qui suivent sont issues de l’application ALPAGE et ne concernent que les résultats des services de contrôle et non des services de gestion. Par ailleurs, cette application ne permet pas de déterminer si les rehaussements en matière de TH ou de plus-value sont liés à une qualification de résidence secondaire. En 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023, le montant des rectifications effectuées au titre de la TH et THRS par les services de contrôle fiscal est de respectivement 6M€, 4,3M€, 2,9M€, 2,4M€, 2M€ et 1,7M € (ce montant ne tient pas compte des résultats des contrôles réalisés par les SIP) pour un nombre de contrôles de respectivement 212, 179, 85, 128, 51 et 41. La suppression de la taxe d’habitation en 2020 a engendré mécaniquement une diminution du nombre de contrôles, sans toutefois les réduire complètement, attestant de la présence du contrôle fiscal en matière de rappel sur la THRS. En matière de plus-values immobilières, le nombre de rehaussements effectués par les services de contrôle fiscal (Pôles de contrôle revenu/patrimoine, Brigades de vérifications) s’élève à 1271 pour 35M€ en droits en 2018, 1202 pour 33M€ en droits en 2019, 742 pour 19M€ en droits en 2020, 1079 pour 30 M€ en droits en 2021, 1325 pour 45M€ en droits en 2022 et 1178 pour 29 M€ en droits en 2023. Cependant, la corrélation avec une qualification de résidence secondaire ne peut pas être établie dans les données applicatives du contrôle fiscal. Ces taxes et plus-values immobilières sont donc bien contrôlées, mais il est rappelé qu’un contrôle ne conduit pas forcément à des rehaussements, et ce type de contrôle ne peut être restitué dans ALPAGE. En outre, le système d’information mobilisé pour le suivi de l’action pénale ne permet pas d’identifier les transmissions réalisées par la DGFIP à l’autorité judiciaire aux fins de poursuites pénales qui concernent spécifiquement la fraude en matière de taxe d’habitation sur les résidences secondaires et de taxe sur les plus-values immobilières. En 2023, au niveau national, un peu plus de 2400 équivalent temps plein (ETP) exercent une activité de contrôle, dont les missions incluent le contrôle de la THRS et de la taxe sur les plus-values immobilières, au sein de services tels que les pôles de contrôle revenu/patrimoine, les pôles nationaux de contrôle à distance et les SIP. La lutte contre la fraude à la résidence principale s’inscrit dans des stratégies de contrôle définies au niveau national et local. Dans ce cadre, à compter de 2023, afin de permettre à l’administration fiscale de bien identifier les logements concernés par la THRS, la taxe d’habitation sur les locaux vacants (THLV) et la taxe sur les locaux vacants (TLV), une nouvelle obligation déclarative a été mise en place pour les propriétaires via le service en ligne « Gérer mes biens immobiliers ». Les propriétaires doivent déclarer, pour chacun de leurs locaux d’habitation (y compris les parkings, caves, etc.), s’il s’agit de leur habitation principale/secondaire, d’un bien vacant, d’un bien occupé à titre gratuit ou d’un logement qu’ils louent et, dans le cas d’une location, l’identité des occupants au 1er janvier et leur date d’entrée dans le logement. Afin de faciliter cette déclaration, les données d’occupation connues des services de la DGFIP sont préremplies dans l’onglet « Biens immobiliers » de l’espace particulier du site impots.gouv.fr, mais les contribuables doivent vérifier ces informations afin de s’assurer qu’elles sont exactes et, le cas échéant, les corriger et /ou les compléter. Ainsi, tout changement d’occupation d’un local doit désormais faire l’objet d’un signalement spontané. Les règles de gestion relatives à la TH distinguent les mono-ocupants des multi-occupants. Une personne physique occupant un seul local « principal » (appartement, maison) au niveau national, qu’elle soit locataire ou propriétaire, connue ou non à l’impôt sur le revenu, est un « mono-occupant ». La règle de taxation d’un « mono-occupant » est la suivante : s’il ne relève pas du service des impôts des particuliers des non-résidents (SIP-NR), le logement qu’il occupe est considéré comme sa résidence principale. Il n’est donc pas taxé à la THRS. Cette règle comporte trois exceptions : - un local déclaré en « résidence secondaire » par son propriétaire reste taxé à la THRS (la déclaration du propriétaire n’est pas remise en cause) ; - si le mono-occupant relève du SIP des non résidents, le logement qu’il occupe est soumis à THRS ; - si le mono-occupant était taxé à la THRS en 2023, et qu’il n’a pas été dégrevé, il reste taxé en 2024 (cas notamment des non-résidents ne relevant pas du SIP des non résidents). Une personne physique occupant au moins deux logements (appartement, maison) à des adresses différentes, qu’elle soit locataire ou propriétaire, connue ou non à l’impôt sur le revenu, est un « multi-occupant ». Un multi-occupant est taxé à la THRS sur au moins un de ses logements. Le cas échéant, les services de la DGFIP pourront contrôler les déclarations du contribuable et s’assurer du caractère réellement principal de la résidence concernée. Il est en effet possible de remettre en cause ce caractère principal de la résidence grâce à un faisceau d’indices permettant de localiser le centre des intérêts familiaux (lieu de scolarisation des enfants, lieu indiqué sur l’attestation d’assurance habitation…) et des intérêts économiques ou professionnels (lieu de travail et en cas de télétravail attestation de l’employeur prouvant le lieu de TT). A titre d’illustration, la mise en location via Airbnb de la résidence principale peut constituer un indice quant à la durée réelle d’occupation du contribuable comparativement à la durée d’occupation de la résidence déclarée comme secondaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2104</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2066</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Vannier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Remboursement au premier euro d’un trop-perçu d’impôt par les finances publiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2104. — 19 novembre 2024. — M. Paul Vannier attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’article 1965 L du code général des impôts. Cet article stipule que « les dégrèvements ou restitutions de toutes impositions ou créances fiscales d’un montant inférieur à 8 euros ne sont pas effectués ». Cette disposition n’étant pas cumulative, chaque trop perçu d’impôt inférieur à 8 euros ne peut être reporté à l’exercice budgétaire suivant pour être remboursé par les services des finances publiques. L’article 13 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 stipule : « Pour l’entretien de la force publique et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés ». Afin de respecter le principe d’égalité des citoyens devant l’impôt, il conviendrait d’appliquer une règle plus juste visant à faire payer au contribuable la stricte somme dont il est redevable au titre de l’impôt sur le revenu et qu’il soit donc remboursé au 1er euro dans le cas d’un trop-versé. Aussi, il souhaiterait connaître les mesures qu’il envisagerait de mettre en œuvre pour assurer un plus juste recouvrement de l’impôt. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2066</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 1965 L du code général des impôts (CGI) institue un seuil de 8 € en dessous duquel les remboursements, dégrèvements ou restitutions de toutes impositions ou créances fiscales ne sont pas effectués. Cette disposition vise à limiter le nombre de remboursements de sommes au regard de leur coût de gestion, les remboursements comme les mises en recouvrement de petites sommes ayant un coût administratif supérieur aux intérêts en jeu. Ainsi, la loi fixe également des seuils en dessous desquels la mise en recouvrement n’est pas effectuée, et ce dans l’intérêt du contribuable. Les seuils diffèrent selon l’impôt concerné. Ainsi, les cotisations initiales d’impôt sur le revenu ne sont pas mises en recouvrement lorsque leur montant, avant imputation de tout crédit d’impôt, est inférieur à 61 € (article 1657-1 bis du CGI). Les cotisations des autres impôts directs perçues au profit du budget de l’État ne sont, quant à elles pas, mises en recouvrement lorsqu’elles sont inférieures à 12 € (article 1657-2 du CGI).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2200</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2066</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Actualisation des bulletins officiels des impôts</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2200. — 26 novembre 2024. — M. Xavier Breton attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’actualisation des bulletins officiels des impôts (BOI) en matière de secret professionnel. Effectivement, comme de nombreux autres commentaires du Bulletin officiel des finances publiques (BOFIP), ces bulletins n’ont, pour l’essentiel, jamais été modifiés depuis l’ouverture de la base documentaire en 2012. Des données n’apparaissent ainsi plus à jour, préjudiciant aux personnes intéressées compte tenu de la place occupée par la doctrine fiscale. Pourtant, il semblerait qu’un travail en ce sens a bien été engagé il y a plusieurs années de cela. Aussi, il souhaiterait connaître les raisons expliquant cette situation, la liste des BOI en cours de mise à jour et, en cas de réponse positive, le calendrier prévisionnel de publication des BOI actualisés. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2066</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La base documentaire BOFiP (bulletin officiel des finances publiques) -impôts est un outil de consultation et de recherche de la documentation fiscale. Elle regroupe, sous une forme dématérialisée, l’ensemble de la doctrine administrative en matière fiscale de la direction générale des finances publiques (DGFiP), qui comprend les commentaires des dispositions législatives et réglementaires de portée fiscale, les décisions de rescrit de portée générale, les réponses ministérielles innovantes et les commentaires des décisions de jurisprudence ayant une incidence sur la doctrine. À cet égard, l’administration fiscale veille à l’actualisation régulière des commentaires contenus dans cette base documentaire. Concernant le secret professionnel, il résulte de l’application combinée des dispositions de l’article L. 121-6 du code général de la fonction publique, des articles L. 226-13 et 226-14 du code pénal et des articles L. 103 à L. 166 F du livre des procédures fiscales (LPF), que les agents de la DGFiP chargés de missions fiscales sont tenus à une obligation de secret renforcée, sous réserve des dérogations limitativement prévues par la loi. La documentation administrative relative au secret professionnel en matière fiscale vise ainsi à accompagner les agents de la DGFiP dans leur travail au quotidien et à informer les usagers sur la confidentialité dont bénéficient les données fiscales les concernant et sur les sanctions afférentes à d’éventuelles violations du secret professionnel. L’administration fiscale a engagé un travail de refonte et de mise à jour de l’ensemble de la documentation administrative relative au secret professionnel en matière fiscale publiée au BOFiP-Impôts. L’ampleur des travaux engagés et l’évolution régulière et concomitante des dispositions commentées justifient le délai nécessaire à la réalisation de cette mise à jour. La publication de la mise à jour doctrinale des documents de la division « Secret Fiscal » de la série « Dispositions juridiques communes » du BOFiP-Impôts est envisagée dans le courant de l’année 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2304</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2067</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Ange Rousselot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Auto-certification fiscale des familles expatriées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2304. — 26 novembre 2024. — Mme Marie-Ange Rousselot appelle l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur l’auto-certification fiscale des comptes bancaires français de familles expatriées. Ainsi que l’exige la loi, les établissements bancaires français sont chargés de collecter les informations relatives à la résidence fiscale de leurs clients, notamment lorsque cette dernière n’est pas située en France. Les clients doivent alors procéder à une auto-certification fiscale de leurs comptes situés en France. Toutefois, une divergence d’interprétation de la loi apparaît lorsqu’il est question de mineurs, titulaires de comptes bancaires, rattachés au foyer fiscal des parents. Alors qu’une réponse à une question écrite, datée de janvier 2020, du ministère de l’économie et des finances indique que l’auto-certification des parents peut être utilisée pour auto-certifier un compte ouvert pour le mineur lorsqu’il est rattaché au foyer fiscal, certains établissements bancaires, considérant que cette réponse n’a pas de valeur juridique, estiment ne devoir en conséquence s’en tenir qu’au seul décret n° 2016-1683 du 5 décembre 2016 qui ne précise pas cette possibilité. Dès lors, en pratique, ces établissements exigent la production d’un certificat pour tous les détenteurs d’un compte, qu’ils soient majeurs ou mineurs, ce qui est source de complexité administrative inutile. Elle lui demande donc quelle règle de droit doit être appliquée dans ce cas et si une actualisation du décret du 5 décembre 2016 est envisagée afin de mettre fin définitivement à cette divergence d’interprétation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2067</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Afin de garantir la pertinence et l’exhaustivité des informations transmises dans le cadre de l’échange automatique de renseignements entre la France et ses partenaires en vue de lutter contre l’évasion fiscale, les institutions financières sont chargées depuis 2018 de collecter auprès de leurs clients des informations relatives aux résidences fiscales et, le cas échéant lorsque cette résidence fiscale est hors de France, les numéros d’identification fiscale de l’ensemble des titulaires de comptes financiers et des personnes physiques les contrôlant (article 1649 AC du code général des impôts). Cette collecte s’exerce auprès du titulaire du compte par une demande de l’institution financière appelée « auto-certification ». Les modalités de cette auto-certification sont commentées par la documentation administrative publiée au bulletin officiel des finances publiques - Impôts (notamment à la référence BOI-INT-AEA-20-20-30). Il est ainsi précisé que, lorsque le titulaire de compte est une personne physique mineure, c’est au représentant légal d’auto-certifier les résidences fiscales et les numéros d’identification fiscale. Si le mineur est rattaché au foyer fiscal des parents, l’auto-certification des parents peut être utilisée pour auto-certifier un compte ouvert pour le mineur. Par conséquent, lorsqu’un mineur a un compte financier dans une institution financière et que son représentant légal auto-certifie la résidence fiscale de ce dernier, l’institution financière n’est pas tenue de requérir de celui-ci d’auto-certification, dès lors qu’elle sait qu’il est rattaché au foyer fiscal du représentant légal (précisions apportées aux paragraphes 40 du BOI-INT-AEA-20-20-10-20 et 260 du BOI-INT-AEA-20-30). Cette doctrine administrative est de nature à sécuriser pleinement les institutions financières dans l’interprétation qui doit être faite de l’article 1649 AC du code général des impôts pour l’auto-certification d’un compte financier détenu par un mineur.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2449</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2067</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Demande de révision du FNGIR</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2449. — 3 décembre 2024. — Mme Katiana Levavasseur attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les graves conséquences budgétaires induites par l’absence de révision du mode de calcul et des modalités de versement du Fonds national de garantie individuelle de ressources (FNGIR). Ce calcul, figé depuis les années 2010, génère des déséquilibres financiers significatifs pour certaines communes. À titre d’exemple, la commune de Ferrières-Haut-Clocher subit une perte importante de recettes suite à la destruction, en 2020, de deux transformateurs électriques de 400 000 volts. En effet, cette destruction a entraîné une réduction de 300 000 euros de l’impôt forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER). Bien que la commune soit éligible au mécanisme de compensation instauré par l’article 79 de la loi de finances pour 2019, cette compensation dégressive sur cinq ans, versée avec un décalage d’un an, ne compense pas intégralement la perte de ressources. La situation contraint donc la commune à recourir à des lignes de trésorerie et à des restrictions budgétaires, menaçant ainsi le maintien des services publics, le remboursement des emprunts contractés, ainsi que les emplois municipaux. Aussi, face à ces enjeux, elle lui demande si le Gouvernement entend engager une révision du mode de calcul et des modalités de versement du FNGIR, afin de mieux prendre en compte les pertes financières durables des communes concernées ; une telle réforme permettrait de préserver l’équilibre budgétaire de ces collectivités et de garantir la continuité de services publics essentiels. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2068</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 78 de la loi de finances pour 2010 a institué un fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR) chargé de compenser, pour chaque commune et établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre, les conséquences financières de la réforme de la fiscalité locale. Le calcul des garanties de ressources était une opération à caractère national. À compter de 2014, en vertu de l’article 40 de la loi de finances pour 2012, les montants de prélèvement ou de reversement du FNGIR correspondent aux montants perçus ou versés en 2013. Cependant, la fixité du FNGIR pouvait poser problème aux collectivités contributrices, notamment les communes, ayant connu depuis 2010 une perte sensible de base et de produit de fiscalité économique. Un groupe de travail a été constitué en 2020 pour répondre à cette problématique. Par suite, le Parlement a voté l’instauration d’un mécanisme d’accompagnement spécifique, défini à l’article 79 de la loi de finances pour 2021. Il s’agit d’une dotation égale, chaque année, à un tiers du prélèvement FNGIR de 2020, versée par l’État aux communes et EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) à fiscalité propre éligibles. En 2024, ce dispositif a bénéficié à 241 communes, majoritairement rurales, pour un montant total s’élevant à plus de 760 000 euros. Il convient également de faire mention des articles 37 de la loi de finances rectificative pour 2012 n° 2012-1510 du 29 décembre 2012 et 34 de la loi de finances rectificative pour 2014 n° 2014-1655 du 29 décembre 2014, qui prévoient notamment la possibilité pour les communes supportant un prélèvement au titre du FNGIR d’en demander la prise en charge par l’EPCI à fiscalité propre dont elles sont membres. Pour ces raisons, une révision du mode de calcul et des modalités de versement du FNGIR n’est pas envisagée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2538</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2068</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Gestion du patrimoine immobilier de l’État</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2538. — 3 décembre 2024. — M. Philippe Fait attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la gestion du patrimoine immobilier de l’État et son potentiel pour soutenir les projets locaux dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025. En effet, alors que l’État cherche activement des leviers pour réduire la dette publique et maîtriser ses dépenses dans le cadre des débats sur le PLF 2025, il apparaît que le patrimoine immobilier de l’État pourrait constituer une ressource non négligeable pour dégager des marges budgétaires. Cependant, il semble que l’optimisation de ce patrimoine demeure insuffisante, notamment en ce qui concerne les biens immobiliers situés sur les territoires locaux. De nombreux élus locaux, notamment dans la 4e circonscription du Pas-de-Calais, rencontrent de grandes difficultés pour accéder à ces biens et avancer sur des projets de rachat ou de valorisation de terrains appartenant à l’État. Ces projets sont essentiels pour répondre à une forte demande de logements, ainsi qu’à des besoins en équipements publics et infrastructures, dans un contexte de pénurie sur le territoire. Or, malgré l’urgence, ces élus se heurtent à des obstacles administratifs importants, notamment la complexité des démarches et l’absence d’interlocuteurs clairs pour traiter ces dossiers. Il souhaiterait donc savoir quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour faciliter l’accès au patrimoine immobilier de l’État et permettre la réalisation de projets locaux de rachat ou de valorisation, afin de répondre aux besoins de logement et d’équipement dans les territoires les plus demandeurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2068</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le patrimoine immobilier de l’État est un outil utile pour favoriser les projets locaux. Il convient de noter que lorsqu’un bien immobilier est jugé inutile pour les besoins de l’État, une décision d’inutilité et de remise au Domaine est prise. Plusieurs options sont alors envisageables : le réemploi au profit d’une autre administration, la mise en vente, en location ou autres formes de valorisation. Dans le cadre d’une mise en vente du bien immobilier, les services du domaine engagent alors une procédure formelle dans les conditions définies par le Code général de la propriété des personnes publiques (CGPPP). Au préalable, une évaluation domaniale permettant de déterminer la valeur vénale du bien, (CGPPP, art. R. 3211-3) est réalisée. Sauf exceptions strictement prévues par le législateur (CGPPP, art. R 3211-7 et s. dispositif de décote pour des projets incluant des logements sociaux, cession aux collectivités territoriales dans le cadre des restructurations militaires notamment), les biens de l’Etat sont cédés à la valeur vénale. Dans ce cadre, et plus formellement, l’État transmet une Déclaration d’intention d’aliéner (DIA) pour notifier aux collectivités locales son intention de vendre un de ses biens immobiliers. La commune ou l’établissement public de coopération intercommunale titulaire du droit de préemption urbain (Code de l’urbanisme, art. L. 240-1 et s.) où se trouve le bien à vendre, peut ainsi exercer son droit de priorité et acquérir le bien avant qu’il ne soit mis sur le marché. Ces derniers disposent d’un délai de deux mois, à compter de la notification de la DIA, pour y répondre. En outre, par le biais des services préfectoraux, des échanges avec les services du Domaine locaux de la Direction départementale des finances publiques (DDFiP), des conseillers aux décideurs locaux (CDL) appuyés par les Missions régionales de conseil aux décideurs publics (MRCDP), les acteurs locaux, en particulier les élus, sont informés des potentielles mises en vente de biens domaniaux. Concernant la 4ème circonscription du Pas-de-Calais, à l’issue de recherches et des échanges avec les services locaux concernés, aucune entrave ou difficulté particulière n’a été signalée. Les services impliqués dans la cession de biens immobiliers de l’Etat sur le territoire de la 4ème circonscription du Pas-de-Calais et, plus globalement, sur le département du Pas-de-Calais, collaborent de manière étroite avec les collectivités locales. En 2024, un total de 58 biens, qu’ils soient (bâtis ou non), a été identifié comme étant cessibles, parmi lesquels 2 se trouvent dans la circonscription en question. Les élus locaux peuvent compter sur l’assistance des services de l’État, en particulier des services de la Direction départementale des finances publiques du Pas-de-Calais, pour les accompagner et les soutenir dans la réalisation de leurs projets immobiliers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2835</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2069</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Pupilles de la Nation et des orphelins de guerre</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2835. — 17 décembre 2024. — M. Ian Boucard attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, au sujet des pupilles de la Nation et des orphelins de guerre. Ces citoyens, touchés par la disparition d’un parent « Mort pour la France » ont subi un préjudice moral, en raison des conséquences psychologiques liées à leur situation familiale. Actuellement, ils ne bénéficient pas de dispositif fiscal spécifique, contrairement aux anciens combattants qui bénéficient d’une demi-part fiscale supplémentaire. Cette absence de reconnaissance fiscale semble injuste au regard des souffrances endurées par ces personnes. Les aides ponctuelles disponibles via l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG) ne compensent pas ce préjudice, d’autant plus que ces aides sont limitées dans le temps. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement envisage de réexaminer la possibilité d’accorder aux pupilles de la Nation et orphelins de guerre une demi-part fiscale supplémentaire, au même titre que les anciens combattants.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2069</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le système du quotient familial a pour objet de proportionner l’impôt aux facultés contributives de chaque contribuable, celles-ci étant appréciées en fonction du nombre de personnes qui vivent du revenu du foyer. Seules les charges de famille doivent donc normalement être prises en considération pour la détermination du nombre de parts dont peut bénéficier le contribuable. L’attribution de demi-part indépendamment du nombre de personnes effectivement à charge constitue une importante dérogation à ce principe et confère au bénéficiaire un avantage fiscal croissant avec son revenu. En outre, elle serait sans effet pour les contribuables aux revenus modestes non redevable de l’impôt sur le revenu. Pour l’ensemble de ces raisons, il n’est pas envisagé de revenir sur ces principes. Cela étant, il convient de préciser que la reconnaissance de la Nation envers ses pupilles et les orphelins de guerre se manifeste par des mesures autres que fiscales. Ainsi, l’aide que la collectivité peut apporter aux orphelins de guerre et aux pupilles de la Nation s’apprécie aussi en fonction des allocations à caractère social versées par l’État et l’Office national des combattants et des victimes de guerre (ONaCVG). En particulier, tout orphelin de guerre peut percevoir, ou a pu percevoir, une pension spécifique jusqu’à son 21ème anniversaire, conformément aux dispositions du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre. Par ailleurs, tous les orphelins de guerre et pupilles de la Nation, quel que soit leur âge, sont ressortissants de l’ONaCVG et peuvent bénéficier, à ce titre, de l’assistance de cet établissement public, dispensée notamment sous forme d’aides ou de secours en cas de maladie, absence de ressources ou difficultés momentanées. Concrètement, ces aides financières se manifestent par des subventions d’entretien destinées à assurer les besoins de base de l’enfant, des subventions d’études, des subventions d’aide à la recherche d’un premier emploi, des prêts d’installation professionnelle et/ou de première installation. Elles permettent ainsi d’aider les pupilles et orphelins au moment où ils en ont le plus besoin, ce qui ne serait pas le cas de l’octroi d’une demi-part supplémentaire. L’office dispose, à cet effet, de crédits : sa dotation en matière d’action sociale s’est élevée à 29 M € pour l’année 2024.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2863</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2070</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Brosse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Examen des loi de finances annuelles dans un format pluriannuel</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2863. — 17 décembre 2024. — M. Anthony Brosse interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur l’opportunité d’examiner les lois de finances annuelles dans un format pluriannuel. Au regard de la durée de l’examen des lois de finances à l’automne chaque année, de la difficulté croissante de les voter, dans un format d’absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale, il aimerait savoir s’il serait possible d’examiner les lois de finances pour les années à venir de manière pluriannuelle, afin de donner plus de visibilité aux ministères, aux opérateurs d’États et aux Français et pour les raisons susmentionnées, avec, en cas de nécessité, la possibilité d’examiner des projets de loi de finances rectificative avant l’examen de la nouvelle loi de finances pluriannuelle.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2070</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Si un nouvel équilibre entre le principe d’annualité (article 1er de la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances [LOLF] ), élément d’une maîtrise démocratique des choix de politique budgétaire, et le développement de la pluriannualité, présenté comme participant de l’amélioration de la gestion publique, peut être recherché, il ne peut se faire au détriment du principe d’annualité et des acquis en découlant. Le principe d’annualité permet en effet d’adapter la politique budgétaire en cas de dégradation du contexte économique à l’exemple des quatre lois de finances rectificatives prises en 2020 en réponse à la crise de la Covid-19, alors que la loi de programmation des finances publiques (LPFP) pour les années 2018-2022 était toujours en vigueur. Il est à noter que la primauté de la pluriannualité sur le principe d’annualité budgétaire risque de rigidifier, en dépenses, les trajectoires financières globales mais aussi par politique publique ; la trajectoire LPFP étant aujourd’hui déclinée par mission budgétaire (article 13 de la LPFP 2023-2027). Il n’en demeure pas moins que la loi du 28 décembre 2021 relative à la modernisation de la gestion des finances publiques a permis d’introduire davantage de pluriannualité dans la procédure budgétaire et a contribué à développer la maîtrise pluriannuelle des finances publiques. Ainsi, les projets annuels de performances (PAP) sont ainsi construits dans une logique triennale, à l’échelle des programmes et par titre de dépenses et permettent de donner de la visibilité aux ministères et aux gestionnaires sur leurs crédits et leurs emplois. En outre, la LOLF a renforcé le rôle du Haut conseil des finances publiques (HCFP) qui évalue désormais la compatibilité des lois de programmation avec les objectifs de dépenses pluriannuels prévus en LPFP. Désormais les lois de programmation ne pourront prévoir des trajectoires budgétaires incompatibles avec la LPFP. De la même manière, la réforme de la LOLF prévoit un renforcement du suivi des finances pluriannuelles avec la déclinaison de la norme de dépense du périmètre des dépenses de l’État en valeur absolue et plus seulement en points de PIB. Cette évolution a été mise en œuvre dans l’article 10 de la LPFP 2023-2027. Par ailleurs, le Gouvernement doit désormais justifier les écarts à la norme par rapport à la LPFP dans le rapport sur la situation et les perspectives économiques, sociales et financières de la nation annexé au projet de loi de finances. Enfin, l’article liminaire de la loi de finances comprend un tableau précisant les écarts de solde, de dépense publique et de dépenses d’investissement par rapport à la loi de programmation. Ainsi, il convient déjà d’éprouver dans la durée les apports de ce nouvel équilibre entre respect du principe d’annualité et vision pluriannuelle apporté par la réforme de la LOLF de 2021 avant de décider d’une nouvelle modification du cadre organique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3132</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2070</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Difficultés sur le site impots.gouv.fr</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3132. — 14 janvier 2025. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les difficultés rencontrées par les professionnels dans l’utilisation du site internet dédié aux démarches fiscales impots.gouv.fr. Les usagers signalent que la partie professionnelle du site impots.gouv.fr présente des problèmes majeurs affectant son ergonomie et son fonctionnement. Ces dysfonctionnements incluent la coexistence de plusieurs versions différentes du site au cours de la navigation, des erreurs fréquentes de type « erreur 304 » et des obstacles récurrents au téléchargement de documents fiscaux. Ces problèmes génèrent une perte de temps significative pour les professionnels et peuvent compromettre leur capacité à remplir dans les délais leurs obligations fiscales. Alors que la digitalisation des services publics constitue une priorité, ces dysfonctionnements contrastent avec l’objectif affiché de simplification des démarches administratives. Ils pénalisent particulièrement les TPE, PME et indépendants, qui ne disposent pas toujours des ressources nécessaires pour gérer de telles difficultés techniques. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour remédier à ces problèmes techniques et améliorer la fiabilité et la performance de cet outil essentiel pour les professionnels. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2070</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’espace professionnel du site « impots.gouv.fr » est en effet vu des usagers comme un site unique alors qu’il s’agit du regroupement de pages de plusieurs modules applicatifs interactifs comme par exemple l’authentification, la gestion de l’abonnement, les téléprocédures de déclarations fiscales, le dossier électronique de l’entreprise, le télépaiement, l’adhésion au prélèvement automatique, etc. Le système d’information de la direction générale des finances publiques (DGFiP) est en effet fortement urbanisé, c’est-à-dire découpé en briques applicatives permettant un large réemploi selon les scénarios applicatifs visés. Si certains modules comme les téléprocédures, le guichet unique de TVA européen, le dossier électronique de l’entreprise et la gestion de l’abonnement ont une ergonomie conforme à la charte DGFiP en vigueur en 2019 avec un aspect moderne, d’autres modules comme l’authentification et la gestion de l’abonnement présentent un aspect plus ancien car datant de la charte de 2004. L’ergonomie des téléprocédures les plus anciennes est modernisée au fur et à mesure des plans d’activité informatiques annuels. Ceux-ci prennent en compte la capacité à faire des équipes ainsi que les priorités fixées, qui peuvent être réglementaires, fonctionnelles, techniques ou ergonomiques. Concernant l’authentification, une modernisation de l’ergonomie est prévue au premier semestre 2025. Pour la gestion de l’abonnement, la mise en œuvre de la modernisation sera effective en 2026. À noter néanmoins que la diversité des ergonomies des modules constituant l’espace professionnel n’a aucun effet sur la disponibilité ni sur les fonctionnalités des téléprocédures du site « impots.gouv.fr ». Le seul effet est visuel. S’agissant des dysfonctionnements, il est peut-être fait allusion aux blocages qui ont été rencontrés par certains usagers à l’été et l’automne 2024, du fait du partage de leur adresse IP avec un cyber-attaquant. Ces usagers ont été volontairement bloqués par les appareils de contremesure de la DGFiP. Les adresses IP ainsi détectées étant inscrites en liste noire provisoire. Sur signalement de ces usagers légitimes auprès des plateaux d’assistance téléphonique de la DGFiP (Toscane), ces adresses ont été retirées de la liste noire afin de leur débloquer l’accès. Il est éventuellement fait allusion à la journée du 16 décembre 2024 qui coïncidait avec la date limite de paiement du solde de la CFE 2024 et de la déclaration de la TVA pour certaines entreprises. La page d’authentification a supporté durant cette journée exceptionnelle des cadences de sollicitation proches de ses limites mesurées et vérifiées en tirs de performance. Il en a résulté sur les créneaux hroaires : 14h45-15h45, 16h45-17h45, des dysfonctionnements pour certains usagers et, ainsi, l’impossibilité temporaire pour ceux-ci d’accéder aux téléprocédures fiscales, dont la télédéclaration en ligne et la consultation du compte fiscal. Aucun autre dysfonctionnement n’a été repéré.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>119</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2071</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Non à la fermeture des agences postales communales et des points relais</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            119. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Dutremble alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur la coupe budgétaire envisagée sur le contrat de présence postale. En effet, à l’occasion du congrès de l’Association des maires ruraux de France à Saint-Julien (Côte-d’Or) le 27 septembre 2024, les représentants du groupe La Poste ont révélé que le budget 2025 du contrat de présence postale pourrait-être amputé de 50 millions d’euros. Déjà extrêmement déficitaire avec des crédits de 174 millions d’euros par an, ce fond qui assure la présence postale dans toute la France en finançant les 7 000 agences postales communales et 3 000 La Poste relais (présence postale installée chez un commerçant ou chez un artisan) est un sujet de vives inquiétudes. Aujourd’hui, les points de contact de La Poste sont accessibles sur 97 % du territoire, à moins de 20 minutes et moins de 5 km de son domicile. Demain, avec la coupe budgétaire prévue et qui représente une baisse de quasiment 50 % de la participation de l’État, un tel maillage ne sera plus possible comme s’alarme dès à présent l’Observatoire national de la présence postale (ONPP). C’est un très mauvais signal adressé aux communes rurales et une fois encore un coup très grave porté à un service de proximité indispensable en zones rurales. Après le discours de politique générale du Premier ministre prononcé le 1er octobre 2024, M. le député alerte Mme la ministre. À la veille de l’examen du projet de loi de finances 2025, il lui demande de quelle manière elle entend appeler l’attention de Bercy sur le sujet afin d’empêcher la poursuite accélérée de la dégradation des services publiques dans la ruralité ; sans résultat probant de son action dans les arbitrages budgétaires à venir, le geste symbolique de la création d’un grand ministère des territoires censé être « le partenaire des territoires » n’aura servi à rien. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2071</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le contrat de présence postale 2023-2025 porte des engagements forts de la part de La Poste et de l’Association des maires de France (AMF) pour améliorer la qualité de service, notamment en termes d’amplitudes horaires mais aussi de lutte contre les fermetures intempestives. Le Gouvernement s’est engagé dès 2021 à maintenir la compensation versée en faveur de La Poste à même niveau en contrepartie d’une amélioration de la qualité de service. Aussi, une partie du financement de cette mission est basée sur des rendements d’abattements fiscaux, dont la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Or le taux de cette contribution La Poste est exonérée du paiement de cette taxe et le montant des abattements dont elle bénéficie est destiné au financement du fonds postal de péréquation territoriale. La baisse du taux de CVAE entraîne par conséquent une baisse du rendement des abattements correspondants. Dès lors, pour compenser cette perte de financement, l’État a décidé dès 2021 de la mise en place d’une dotation annuelle inscrite au projet de loi de finances. Il faut d’abord rappeler qu’une somme initiale de 105 millions d’euros avait été votée en loi de finances pour 2024 afin de compléter le rendement prévisionnel des abattements fiscaux. Ce rendement prévisionnel ayant été ultérieurement estimé à 54 millions d’euros, le versement d’une dotation complémentaire de 15 millions d’euros avait été décidé, dès décembre 2023, à l’issue d’une concertation interministérielle, afin d’atteindre la somme de 174 millions d’euros – montant annuel maximum fixé par le contrat de présence postale. C’est pourquoi, dans le respect des engagements pris par l’État lors de la signature du contrat actuel, une dotation de 120 millions d’euros vient d’être versée à La Poste pour l’exercice 2024. Ainsi, absolument aucune réduction de la compensation n’a été opérée puisque le fonds postal de péréquation territoriale sera bien abondé à hauteur de 174 millions d’euros. Le Gouvernement est tout à fait conscient des risques qu’une réduction de la compensation versée par l’État peut entraîner, sur le financement des transformations indispensables de bureaux de poste, et sur les actions locales en faveur notamment des populations les plus vulnérables, que ce soit en matière d’accompagnement social ou de lutte contre la fracture numérique. La crise sanitaire a confirmé, s’il en était besoin, le caractère essentiel de ces services postaux pour les concitoyens et tout particulièrement les plus fragiles d’entre eux. Aussi, le Gouvernement est très attentif à ce que les adaptations menées par La Poste soient conçues et conduites de façon à garantir un haut niveau de qualité de service aux usagers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>984</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2072</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Budget de La Poste</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            984. — 15 octobre 2024. — M. Matthieu Marchio* interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’annonce d’une coupe budgétaire de 50 millions d’euros sur le contrat de présence postale territoriale, mise en œuvre dès 2024, suite à une décision de Bercy. Cette coupe suscite de vives inquiétudes, non seulement chez les responsables de La Poste, mais également parmi les élus locaux et les acteurs des territoires concernés. Ce contrat, signé pour la période 2023-2025, est pourtant essentiel pour le maintien et le fonctionnement des 7 000 agences postales communales et des 3 000 relais commerçants répartis sur l’ensemble du territoire, en particulier dans les zones rurales et périurbaines. Ce réseau postal garantit un accès aux services publics de proximité, notamment pour les personnes les plus vulnérables et contribue à l’aménagement du territoire. Cette réduction budgétaire pose plusieurs problèmes majeurs. D’abord, elle met en péril la mission de service public de La Poste, telle qu’elle est définie par la loi postale de 2010. La Poste, déjà confrontée à un déficit estimé à 348 millions d’euros par l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (ARCEP), ne pourra plus maintenir un service de qualité sans les financements prévus. Concrètement, cela signifie que l’ouverture de nouveaux points de contact, pourtant prévue dans le cadre du contrat, pourrait être remise en cause. Pire encore, certaines agences postales communales pourraient fermer, menaçant ainsi la présence postale dans de nombreuses zones rurales. Ces agences jouent un rôle clé dans la vie quotidienne des habitants, en particulier pour l’accès aux services financiers, à la médiation sociale et pour la perception des retraites et des minima sociaux. Le risque de démantèlement de ces agences est d’autant plus préoccupant qu’il intervient dans un contexte où les communes rurales, déjà confrontées à des difficultés financières, pourraient se retrouver à devoir compenser ce manque de moyens. Il est important de rappeler que ces services postaux ne relèvent pas directement des compétences des communes et que celles-ci n’ont pas les ressources pour prendre en charge ce surcroît de charges. Une telle situation pourrait donc aggraver les inégalités entre les territoires, au détriment des habitants des zones les plus isolées, qui sont souvent les plus dépendants de ces services de proximité. Par ailleurs, cette coupe budgétaire intervient à un moment où les coûts de fonctionnement augmentent, notamment en raison de l’inflation. De nombreux élus craignent que cette réduction ne devienne permanente, car les précédentes coupes budgétaires dans des secteurs similaires ont souvent été maintenues sur le long terme. Cela envoie un signal préoccupant aux élus locaux, d’autant plus que plusieurs engagements pris par l’État dans des contrats précédents n’ont pas été tenus. Ce décalage entre les discours en faveur du maintien des services publics de proximité et les décisions budgétaires de Bercy est perçu comme un très mauvais signe, surtout dans les territoires ruraux où les habitants expriment déjà une forte insatisfaction face à la dégradation des services publics. Il demande donc quelles mesures elle entend prendre pour garantir le maintien des services postaux en zone rurale, dans les banlieues et en outre-mer. Comment l’État peut-il honorer ses engagements dans le cadre du contrat de présence postale territoriale, tout en assurant un financement suffisant pour les années à venir et enfin, quelles sont les alternatives envisagées pour éviter que cette coupe budgétaire n’entraîne la fermeture de points de contact essentiels et ne vienne creuser encore davantage la fracture territoriale. Le rôle de La Poste dans l’aménagement du territoire est crucial et sa mission de service public ne peut être sacrifiée pour des raisons purement budgétaires. Il souhaite connaître sa position sur ces sujets. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2353</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2073</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jocelyn Dessigny</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Alerte sur les risques liés à la réduction des financements postaux territoriaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2353. — 26 novembre 2024. — M. Jocelyn Dessigny* alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur une situation préoccupante concernant le financement du contrat de présence postale territoriale, un dispositif essentiel pour garantir l’accès aux services postaux sur l’ensemble du territoire, en particulier dans les zones rurales, les territoires d’outre-mer et les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Le contrat, qui assure l’aménagement postal depuis 2023, fait face à une réduction significative des crédits alloués, avec une diminution de plus de 30 % du montant prévu pour l’exercice 2024. Ce gel de financement, conjugué à des retards dans les versements dû à la variation des recettes des cotisations sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), met en péril le maintien du service public postal, en particulier dans les zones les plus fragiles. Les conséquences de cette situation sont multiples : une réduction des moyens financiers pour le fonctionnement des agences postales, un risque accru de fermeture de points de contact essentiels pour les usagers et une pression supplémentaire sur les collectivités locales, qui se verraient contraintes de compenser les lacunes du dispositif, bien que le service postal n’entre pas dans leurs compétences. De plus, l’absence de financement stable et suffisant pourrait compromettre l’objectif de maintenir 17 000 points de contact sur le territoire, un engagement fondamental pour l’égalité d’accès au service postal pour tous les citoyens. Face à cette situation, il est crucial que les crédits nécessaires soient débloqués pour garantir la continuité du service public postal. Aussi, il lui demande quelle solution pourrait être envisagée pour éviter que cette situation ne conduise à une dégradation de l’aménagement postal territorial et à un affaiblissement du partenariat entre l’État, La Poste et les collectivités locales. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2073</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le contrat de présence postale 2023-2025 porte des engagements forts de la part de La Poste et de l’ association des maires de France et des présidents d’intercommunalité (AMF) pour améliorer la qualité de service, notamment en termes d’amplitudes horaires mais aussi de lutte contre les fermetures intempestives. Le Gouvernement s’est engagé dès 2021 à maintenir la compensation versée en faveur de La Poste à même niveau en contrepartie d’une amélioration de la qualité de service. Aussi, une partie du financement de cette mission est basée sur des rendements d’abattements fiscaux, dont la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Or, le taux de cette contribution La Poste est exonérée du paiement de cette taxe et le montant des abattements dont elle bénéficie est destiné au financement du fonds postal de péréquation territoriale. La baisse du taux de CVAE entraîne par conséquent une baisse du rendement des abattements correspondants. Dès lors, pour compenser cette perte de financement, l’État a décidé dès 2021 de la mise en place d’une dotation annuelle inscrite au projet de loi de finances. Il faut d’abord rappeler qu’une somme initiale de 105 millions d’euros avait été votée en loi de finances pour 2024 afin de compléter le rendement prévisionnel des abattements fiscaux. Ce rendement prévisionnel ayant été ultérieurement estimé à 54 millions d’euros, le versement d’une dotation complémentaire de 15 millions d’euros avait été décidé, dès décembre 2023, à l’issue d’une concertation interministérielle, afin d’atteindre la somme de 174 millions d’euros – montant annuel maximum fixé par le contrat de présence postale. C’est pourquoi, dans le respect des engagements pris par l’État lors de la signature du contrat actuel, une dotation de 120 millions d’euros vient d’être versée à la poste pour l’exercice 2024. Ainsi, absolument aucune réduction de la compensation n’a été opérée puisque le fonds postal de péréquation territoriale sera bien abondé à hauteur de 174 millions d’euros. Le Gouvernement est tout à fait conscient des risques qu’une réduction de la compensation versée par l’État peut entraîner, sur le financement des transformations indispensables de bureaux de poste, et sur les actions locales en faveur notamment des populations les plus vulnérables, que ce soit en matière d’accompagnement social ou de lutte contre la fracture numérique. La crise sanitaire a confirmé, s’il en était besoin, le caractère essentiel de ces services postaux pour nos concitoyens et tout particulièrement les plus fragiles d’entre eux. Aussi, le Gouvernement est très attentif à ce que les adaptations menées par La Poste soient conçues et conduites de façon à garantir un haut niveau de qualité de service aux usagers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2046</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2074</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Océane Godard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Consommation</ministreJO><Objet>Encadrement renforcé contre le démarchage téléphonique abusif</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2046. — 19 novembre 2024. — Mme Océane Godard interroge Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation, sur la persistance du démarchage téléphonique abusif, malgré les dispositifs mis en place, tels que la liste Bloctel et les récentes réglementations sur les horaires et la fréquence des sollicitations commerciales. De nombreux citoyens, notamment les personnes inscrites sur la liste d’opposition au démarchage, continuent de recevoir des appels non sollicités, ce qui nuit à leur tranquillité quotidienne. Ce phénomène s’accompagne parfois de pratiques abusives et les amendes actuelles ne semblent pas toujours dissuader efficacement les entreprises fautives. Dans ce contexte, certains pays européens, tels que l’Allemagne, ont adopté une législation plus stricte, imposant le consentement préalable explicite des consommateurs avant tout appel de prospection commerciale. Cette approche, qui semble plus respectueuse des droits des consommateurs, pourrait être une solution pour mieux encadrer ces pratiques en France. Elle lui demande ainsi si le Gouvernement envisage d’adopter des mesures similaires, en imposant le consentement préalable obligatoire avant tout démarchage téléphonique et de renforcer les sanctions à l’encontre des entreprises qui enfreignent ces règles. Elle souhaite également connaître les intentions du Gouvernement pour améliorer l’efficacité des dispositifs actuels de lutte contre ces pratiques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2074</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le souci de protéger les consommateurs, notamment les plus fragiles d’entre eux, d’un démarchage téléphonique intempestif et intrusif, le code de la consommation interdit cette pratique à l’égard de ceux qui sont inscrits sur la liste d’opposition au démarchage téléphonique BLOCTEL. La loi n° 2020-901 du 24 juillet 2020 visant à encadrer le démarchage téléphonique et à lutter contre les appels frauduleux est venue renforcer ce dispositif. L’ensemble des mesures d’application de la loi ont désormais été prises. Ainsi, le décret n° 2021-1528 du 26 novembre 2021 détermine la nature des données essentielles de l’activité exercée par le gestionnaire de la liste d’opposition au démarchage téléphonique devant être rendues publiques dont « le nombre de réclamations déposées par les consommateurs  » qui s’élève à environ 770 000 depuis le démarrage de la concession en cours, soit depuis le 1er octobre 2021, c’est-à-dire en un peu plus de trois ans. Ainsi, aujourd’hui, le nombre de professionnels adhérents au service BLOCTEL s’élève à environ 2 500, le nombre de consommateurs inscrits sur la liste d’opposition à environ 6,2 millions et le nombre de numéros de téléphone protégés à environ 12,4 millions. Depuis le début de l’année 2022, ce sont presque 25 milliards de numéros de téléphone qui ont été retirés des fichiers de prospection commerciale. Environ 360 millions de numéros sont soumis par les professionnels en moyenne par jour et 30 millions de numéros sont retirés des fichiers de prospection commerciale en moyenne par jour, soit autant d’appels évités. Outre ce décret, un autre décret déterminant les jours et horaires ainsi que la fréquence auxquels la prospection commerciale par voie téléphonique non sollicitée peut avoir lieu, y compris en vue de la fourniture de journaux, de périodiques ou de magazines est paru le 14 octobre 2022 au Journal officiel (Décret n° 2022-1313. Ce décret est entré en vigueur le 1er mars 2023 et encadre mieux le démarchage téléphonique auprès des consommateurs, qui est ainsi autorisé uniquement du lundi au vendredi, de 10 heures à 13 heures et de 14 heures à 20 heures. Il est, en revanche, interdit le samedi, le dimanche et les jours fériés. Cet encadrement s’applique aussi bien aux personnes non inscrites sur BLOCTEL qu’à celles inscrites mais sollicitées dans le cadre d’un contrat en cours. Toutefois, il ne s’applique pas si le consommateur a donné son consentement exprès et préalable pour être appelé. Le professionnel, ou une personne agissant pour son compte, peut alors solliciter par voie téléphonique le consommateur consentant en dehors de ces jours et de ces plages horaires. Ce décret précise également qu’un consommateur ne peut pas être sollicité par voie téléphonique à des fins de prospection commerciale plus de quatre fois par mois (période de trente jours calendaires) par le même professionnel ou par une personne agissant pour son compte. Il convient de noter que cet encadrement de la fréquence des appels inclut les tentatives d’appels du professionnel envers un même consommateur. Enfin, lorsque le consommateur refuse ce démarchage au cours de la conversation téléphonique, le professionnel s’abstient de le contacter ou de tenter de le contacter avant l’expiration d’une période de soixante jours calendaires révolus à compter de ce refus. La violation de ces règles est sanctionnée de l’amende administrative prévue à l’article L. 242-16 du code de la consommation (75 000 € d’amende pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale). La législation ne distingue pas les appels à destination des téléphones fixes de ceux reçus sur des téléphones mobiles et protège de la même façon les consommateurs en leur permettant à enregistrer sur BLOCTEL tous les numéros de téléphone dont ils sont titulaires, les appels frauduleux à destination des téléphones mobiles étant tout autant intrusifs que ceux passés vers des téléphones fixes. Par ailleurs, après l’interdiction de la prospection commerciale par voie téléphonique en matière de rénovation énergétique prévue par la loi ° 2020-901 du 24 juillet 2020, la loi n° 2022-1587 du 19 décembre 2022 visant à lutter contre la fraude au compte personnel de formation et à interdire le démarchage de ses titulaires, face aux pratiques dénoncées et constatées dans le domaine de la formation professionnelle, a été créé une nouvelle interdiction de sollicitation téléphonique dans ce secteur d’activités. La DGCCRF poursuit une action répressive résolue pour sanctionner les professionnels qui ne respectent pas leurs obligations légales et, de manière plus générale, les pratiques délictuelles qui s’y rattachent. Ainsi, en 2023, près de 5 300 établissements ont été contrôlés dont environ 60 % ne respectaient pas la règlementation relative au démarchage téléphonique et ont donné lieu à l’émission d’environ 4 millions d’euros d’amende. Les sanctions prononcées sont publiées sur le site de la DGCCRF et sur les comptes de ses réseaux sociaux, notamment « X » et « facebook », dans le cadre de sa politique du « name and shame » pour mieux informer les consommateurs sur les sociétés sanctionnées et renforcer l’effet dissuasif des sanctions. Ces publications sont également reprises sur le site internet bloctel.gouv.fr. Le Gouvernement est pleinement conscient que pour beaucoup de nos concitoyens, les appels téléphoniques, non désirés et répétés, effectués à tout moment de la journée, dans le but de leur vendre un produit ou de leur fournir un service qu’ils ne souhaitent pas, constituent une véritable nuisance. Il continuera donc à agir pour renforcer la lutte contre ces pratiques. S’agissant de l’évolution du cadre juridique existant que vous appelez de vos vœux en vue de n’autoriser le démarchage téléphonique qu’auprès des personnes qui auraient expressément et préalablement consentis à être sollicités par ce canal, il convient d’indiquer que le Sénat a adopté en première lecture, le 14 novembre 2024, la proposition de loi pour un démarchage téléphonique consenti et une protection renforcée des consommateurs contre les abus qui « interdit à un professionnel, directement ou par l’intermédiaire d’un tiers agissant pour son compte, de démarcher téléphoniquement un consommateur qui n’a pas exprimé préalablement son consentement pour faire l’objet de prospections commerciales par ce moyen sauf si le consommateur a consenti à être appelé ». Cette proposition de loi précise que le consentement s’entend de « toute manifestation de volonté libre, spécifique et informée par laquelle une personne accepte que des données à caractère personnel la concernant soient utilisées à fin de prospection commerciale par voie téléphonique. » Ce texte, soutenu par le Gouvernement, procède à un changement de paradigme en instaurant un régime dit « d’opt-in » afin de mieux protéger les consommateurs contre les appels intrusifs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2426</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2075</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Rappel des véhicules équipés de moteurs 1.2 puretech et indemnisation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2426. — 3 décembre 2024. — Mme Christine Pirès Beaune attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les difficultés rencontrées par des propriétaires de véhicules du groupe Stellantis équipés du moteur essence 1.2 Puretech. Ces moteurs sont aujourd’hui à l’origine de dysfonctionnements divers sur de nombreux véhicules : surconsommation d’huile, baisse de pression d’huile, perte de puissance, saccade à la conduite, casse-moteur, défaut de segmentation… Tant d’éléments qui rendent l’utilisation du véhicule impossible et engendrent des coûts très importants pour leur propriétaire. On estime aujourd’hui que 500 000 moteurs seraient concernés en France et cela n’est pas tolérable lorsqu’on sait que la voiture est le moyen de transport privilégié par de nombreux français qui n’ont pas d’autre alternative, en particulier dans les zones rurales. Celle-ci coûte déjà très cher, est de moins en moins accessible. C’est donc une difficulté supplémentaire pour toutes ces personnes dont le véhicule est bien souvent un outil de travail indispensable. De son côté, Stellantis reconnaît l’existence de ces défaillances et a déjà procédé à 2 rappels officiels de véhicules en 2020 et 2022. En mars 2024, le groupe commence à prendre la mesure du problème en proposant une extension de garantie à 10 ans pour les véhicules équipés de moteurs 1.2 PureTech, mais cela reste bien insuffisant. De nombreux propriétaires de véhicules non-éligibles à cette extension se sentent aujourd’hui délaissés avec des frais de réparation parfois supérieurs au prix d’achat de leur véhicule. Mme la députée aimerait donc savoir si l’État prévoit enfin de se saisir du sujet pour contraindre Stellantis à effectuer l’ensemble des rappels nécessaires pour garantir la sécurité des automobilistes et les indemniser à hauteur du préjudice causé.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2075</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est attentif à l’exercice des droits des consommateurs dans les signalements cités relatifs au moteur 1.2 Puretech. Deux services de l’Etat travaillent conjointement sur le traitement de ces signalements, compte tenu de leurs compétences respectives : le service de surveillance du marché des véhicules et des moteurs (SSMVM) relevant du ministère chargé des transports et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Le SSMVM mène les investigations auprès des constructeurs pour vérifier la conformité des moteurs concernés aux exigences techniques. Parallèlement à ces contrôles de conformité technique et en complément de la garantie légale de conformité, les constructeurs automobiles peuvent prendre des engagements volontaires pour tenir compte des difficultés rencontrées par leurs consommateurs. C’est ainsi que Stellantis a, d’une part, engagé en application de la réglementation des campagnes de rappel en 2020 et 2022 et, d’autre part, a pris des engagements publics consistant en une extension de la garantie commerciale de deux ans à dix ans ou 175 000 kilomètres et couvrant la totalité des coûts pour les pièces et la main-d’œuvre. Cette prise en charge est conditionnée au fait que l’entretien du véhicule ait été effectué selon les recommandations du constructeur par tout professionnel de l’automobile, et que le diagnostic et la réparation soient effectués dans le réseau agréé Stellantis. Les services de la DGCCRF mèneront des investigations dans le courant de l’années 2025 afin de s’assurer que les engagements publics pris par le constructeur sont respectés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1667</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2076</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Situation des personnels vacataires du MESRi</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1667. — 5 novembre 2024. — M. Rodrigo Arenas alerte M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche à propos la situation des personnels vacataires dans de nombreuses universités du pays. Avec un effectif de près de 130 000 personnels, les professeurs vacataires sont le pilier de l’enseignement supérieur public en France, représentant 73 % du corps enseignant. Pourtant, la part du budget allouée à leur rémunération ne dépasse même pas les 1 % des dépenses de la mission Recherche et enseignement supérieur. En comptant les préparations de cours et les corrections, cette rémunération n’atteint même pas le SMIC horaire. De la même manière, la mensualisation de la paie des vacataires, objectif inscrit dans la loi, n’est toujours pas respectée dans les faits. Ce manque de considération est à l’origine d’un mouvement social qui touche au moins quatorze universités. Revendiquant une hausse de 0,6 % des dépenses du ministère, les collectifs de personnels espèrent un doublement de leur rémunération. Interrogée par deux fois à ce sujet, Mme Sylvie Retailleau avait répondu qu’un vacataire ne devait pas envisager ce poste comme son activité principale, justifiant l’absence de toute mesure mise en place. Pourtant, la charge de travail imposée par les directions d’universités est telle que ces situations sont en réalité déjà majoritaires. Il devient donc nécessaire d’écouter les revendications des personnels mobilisés afin d’éviter les départs de ces derniers, qui menacent la pérennité de nombreux cours à la rentrée 2024. Les établissements privés sont les seuls bénéficiaires de cette situation, profitant du départ des personnels des établissements publics. D’autant plus que ce cas de figure n’est qu’un symptôme de l’État de sous-investissement chronique que connaît l’enseignement supérieur français depuis plus d’une décennie. Si cette situation n’est plus tenable c’est donc pour éviter de laisser les agents de l’enseignement supérieur dans la précarité financière, mais aussi pour éviter que le privé ne prenne le pas sur nos services publics. Il lui demande donc si elle compte décider d’une augmentation des dépenses du ministère de l’enseignement supérieur dans le cadre du PLF 2025 a minima de 200 millions d’euros afin de répondre aux demandes des enseignants vacataires mobilisés pour des conditions de travail dignes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2076</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le bilan social 2019-2020 du ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche recense 127 952 enseignants vacataires régis par le décret n° 87-889 du 29 octobre 1987 relatif aux conditions de recrutement et d’emploi de vacataires pour l’enseignement supérieur, enseignants contractuels qui sont répartis entre chargés d’enseignement vacataires (CEV) et agents temporaires vacataires (ATV). Conformément aux dispositions de l’article 2 du décret du 29 octobre 1987 précité, les CEV sont des personnalités extérieures choisies en raison de leur compétence dans les domaines scientifique, culturel ou professionnel, qui exercent, en dehors de leur activité de chargé d’enseignement, une activité professionnelle principale. Ils apportent aux étudiants leur expérience de terrain. À cet égard, le ministère rappelle régulièrement à certains établissements de s’assurer que les candidats aux fonctions de chargé d’enseignement vacataire exercent leur activité professionnelle principale de manière effective et stable, garantissant ainsi des revenus réguliers, afin d’éviter de placer ces agents dans une situation professionnelle et financière précaire dans la mesure où un poste de chargé d’enseignement vacataire n’a pas vocation à déboucher sur un emploi pérenne. En vertu de l’article 3 du même décret, les ATV sont, soit des étudiants inscrits en vue de la préparation du doctorat, soit des personnes bénéficiant d’une allocation de retraite mais qui ne sont pas atteintes par la limite d’âge et peuvent ainsi cumuler leur pension avec une activité rémunérée. Par conséquent, le recrutement des vacataires d’enseignement répond à des besoins différents et ces derniers ont donc des profils divers. En outre, aux termes de l’article 4 du même décret, tous les enseignants vacataires sont engagés pour effectuer un nombre limité de vacations car ces fonctions ne doivent pas être exercées à titre principal. À cet égard, le service annuel des ATV, tous contrats confondus, ne peut excéder 96 heures de travaux dirigés ou 144 heures de travaux pratiques. À l’égal du contrat doctoral ou du contrat d’attaché temporaire d’enseignement et de recherche, il s’agit de modalités contractuelles permettant à des étudiants de préparer ou d’achever leur doctorat tout en acquérant une expérience d’enseignement rémunérée qu’ils peuvent valoriser par la suite, notamment lors du concours de maître de conférences. Par ailleurs, ces personnels sont rémunérés à la vacation selon les taux réglementaires en vigueur fixés par l’arrêté du 6 novembre 1989 fixant les taux de rémunération des heures complémentaires, pris en application du décret n° 83-1175 du 23 décembre 1983 relatif aux indemnités pour enseignements complémentaires institués dans les établissements publics à caractère scientifique et culturel et les autres établissements d’enseignement supérieur relevant du ministère de l’éducation nationale. Ces règles de rémunération sont également applicables aux heures complémentaires des enseignants-chercheurs. Compte tenu de leur caractère forfaitaire, elles couvrent aussi les obligations liées au service d’enseignement dont sont redevables les enseignants vacataires et qui ne font pas l’objet d’une rémunération supplémentaire dans la mesure où ces missions constituent le prolongement des enseignements concernés. Ce principe s’applique à l’ensemble des personnels enseignants titulaires et contractuels, tels que, notamment, les attachés temporaires d’enseignement et de recherche régis par le décret n° 88-654 du 7 mai 1988 relatif au recrutement d’attachés temporaires d’enseignement et de recherche dans les établissements publics d’enseignement supérieur (article 10) ou les doctorants contractuels régis par le décret n° 2009-464 du 23 avril 2009 relatif aux doctorants contractuels des établissements publics d’enseignement supérieur ou de recherche (article 5-1). Les taux de rémunération étant indexés sur la valeur du point d’indice de la fonction publique, ils ont fait l’objet d’une revalorisation en application du décret n° 2023-519 du 28 juin 2023 portant majoration de la rémunération des personnels civils et militaires de l’État, des personnels des collectivités territoriales et des établissements publics d’hospitalisation. Une enquête réalisée auprès des établissements, relative à la gestion de ces populations, a mis en évidence d’une part, que seuls 10 % de ces vacataires perçoivent une rémunération annuelle de plus de 4 000 euros bruts, la majorité d’entre eux n’étant employée que pour des missions très ponctuelles et que, d’autre part, une majorité de vacataires est salariée ou retraitée et perçoit donc une rémunération ou une pension par ailleurs. Il a été constaté que les délais de paiement de leur rémunération, une fois le service fait, pouvaient être anormalement longs, de l’ordre de six mois voire plus. C’est la raison pour laquelle le ministère a publié la circulaire n° 2017-078 du 25 avril 2017 demandant aux établissements de prendre les mesures permettant d’atteindre un rythme de versement mensuel sans décalage supérieur à deux mois entre la vacation et le versement de la rémunération. Pour ce faire, la circulaire précisait les règles auxquelles devaient s’astreindre les établissements. L’article 11 de la loi n° 2020-1674 du 24 décembre 2020 de programmation de la recherche pour les années 2021 à 2030 et portant diverses dispositions relatives à la recherche et à l’enseignement supérieur a ensuite inscrit dans l’article L. 952-1 du code de l’éducation, le principe du versement mensuel de la rémunération des chargés d’enseignement vacataires et des agents temporaires vacataires à compter du 1er septembre 2022. Si la mensualisation du paiement de ces vacations n’est pas encore effective dans tous les établissements, c’est qu’elle impose la mise en place d’un système d’information coordonné, dont la construction et le déploiement nécessitent plusieurs mois, ainsi que de simplifier la multiplicité des étapes de certification du service fait réalisé au sein des formations et UFR. En outre les établissements ont priorisé les agents temporaires vacataires étudiants qui sont les seuls à ne pas percevoir par ailleurs une rémunération de la part d’un employeur principal ou une pension de retraite. Ces processus sont en cours et devraient permettre d’aboutir à terme, là où cela n’est pas déjà le cas, à la rémunération par paiement mensuel des heures d’enseignement effectuées par les vacataires. Le ministère y est particulièrement vigilant. Par conséquent, la mensualisation de la paie de ces agents, instituée par voie législative, est en cours de mise en œuvre malgré les difficultés inhérentes à la rémunération mensuelle d’obligations de service qui font l’objet d’une répartition individualisée sur l’année universitaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2571</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2077</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Saint-Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Mécénat privé des universités : le grand flou</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2571. — 3 décembre 2024. — M. Arnaud Saint-Martin interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les contrats de mécénat entre les entreprises privées et les universités publiques. L’association Acadamia a récemment enquêté sur le sujet. Les premières conclusions de leur investigation sont claires : ces contrats de partenariat manquent de transparence dans leur nature, dans leur contenu et dans leur nombre. Dans leur nature d’abord, l’association a ainsi mis en lumière un contrat passé entre TotalÉnergies et l’université de Lorraine dans le cadre d’une formation comprenant une excursion géologique financée par la multinationale, à hauteur de 2 000 euros. La convention de mécénat contient la clause suivante : « L’institut s’abstiendra de faire toute communication directe ou indirecte, écrite ou orale, susceptible de porter atteinte à l’image et la notoriété de TotalEnergies ». De telles clauses de non-dénigrement semblent répandues, alors qu’elles sont manifestement attentatoires à la liberté académique, consacrée par le Conseil constitutionnel comme principe fondamental reconnu par les lois de la République. L’existence de telles clauses est particulièrement inquiétante lorsqu’il s’agit de former des doctorants et des doctorantes et de financer la recherche publique. Certains contrats vont même plus loin, puisqu’ils autorisent les entreprises privées à participer à la sélection et à l’évaluation des étudiants et des étudiantes. Par ailleurs, l’association Acadamia alerte sur le fait que de nombreux établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche refusent de rendre publics leurs contrats de partenariat avec des entreprises mécènes. Pourtant, ces établissements, comme toute administration publique, sont soumis aux obligations de transparences prévues par le titre III du code des relations entre le public et l’administration. Ces établissements prétendent que le contenu de ces contrats est couvert par le « secret des affaires », alors que le mécénat est censé être un don désintéressé et non une activité commerciale. Ainsi, le contenu des contrats de mécénat ou de partenariat passés entre les universités publiques et les grandes entreprises sont inaccessibles au public : il est impossible de connaître le montant des financements, leur fléchage ou les contreparties pour les entreprises. Il est donc impossible pour les citoyens et citoyennes et les étudiants et étudiantes concernés par ces contrats de connaître la nature et les clauses du contrat liant leur université ou leur formation à l’entreprise qui la finance. Cette situation est contraire à l’éthique de la recherche, qui exige la transparence sur les financeurs, mais également contraire à l’article 15 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, selon lequel « la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration ». Cette absence de transparence rend impossible aujourd’hui de connaître précisément le nombre de contrats de mécénat signé par chaque université et les montants correspondants. Ces contrats sont souvent signés par les fondations liées aux universités. Ces fondations, personnes morales de droit privé, ont encore moins d’obligations de transparence que les établissements publics qu’elles sont censées représenter et agissent de facto comme des sociétés écran, permettant de masquer le nombre et la nature des contrats : l’argent passe par la fondation et est redistribué sous forme de subventions à l’université. La publicité des contrats est donc encore plus entravée et les contrôles sont inexistants. Il est urgent d’obtenir des moyens de contrôle sur les universités, leurs financements et leurs fondations. Quels sont les moyens mis en œuvre par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche pour assurer le suivi des liens entre les établissements sous sa tutelle et leurs entreprises partenaires ? Comment le ministère s’assure-t-il que ces partenariats s’effectuent dans le respect de l’éthique de l’enseignement et de la recherche ? Quand seront rendues les conclusions de la mission d’inspection sur le modèle économique des universités ? Comment M. le ministre compte-t-il agir pour s’assurer que ces établissements respectent leurs obligations légales de transparence ? Quels sont les moyens de contrôle sont mis en place par le ministère pour suivre l’activité des fondations associées aux établissements publics ? Il souhaite obtenir des précisions sur ces sujets. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2078</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’accomplissement des missions des établissements publics d’enseignement supérieur suppose la création et le renforcement des liens avec l’ensemble des acteurs de leur environnement local, national et international, en particulier les entreprises, au service de la formation des étudiants, de leur insertion et de l’excellence de la recherche et de l’innovation. Les formes de partenariat sont variées, incluant le mécénat sous différentes modalités. Comme toutes les actions de mécénat, celles conduites au bénéfice d’établissements publics d’enseignement supérieur doivent répondre aux critères encadrant le mécénat, notamment ceux relatifs à l’absence de contreparties pour l’entreprise qui entend se prévaloir de ce cadre, sous le contrôle de l’administration fiscale. S’agissant plus spécifiquement des conventions de mécénat avec des universités, leur conclusion relève de la compétence des établissements eux-mêmes, plus précisément : signature par le chef d’établissement et approbation par le conseil d’administration (articles L. 712-2 et L. 712-3 du code de l’éducation). La liberté académique garantie constitutionnellement et la neutralité du service public font partie des principes qui s’imposent à chaque établissement. De même, ces conventions ne peuvent, dans le respect du principe de spécialité de l’établissement public d’enseignement supérieur, conduire ce dernier à déléguer les missions du service public de l’enseignement supérieur à une entité tierce. C’est ainsi que, notamment, les conventions incluant des prestations de service d’enseignement doivent répondre à des conditions strictes pour garantir le respect de ce principe. En application des dispositions de l’article L. 719-7 du code de l’éducation, comme à l’égard de toutes les décisions ou délibérations des autorités des universités, le contrôle de légalité des conventions de mécénat est assuré par le recteur de région académique. Ce dernier peut saisir le tribunal administratif d’une demande tendant à l’annulation d’un de ces actes qui lui paraîtrait entaché d’illégalité, le tribunal statuant alors en urgence. Est ici également soulevée la question de la transparence, plus précisément de la communication au public des conventions de mécénat. Certains établissements ont fait le choix de répondre favorablement à une demande de communication tandis que d’autres ont considéré qu’était en jeu un des secrets protégés par les dispositions du code des relations entre le public et l’administration, à savoir le secret des affaires. Cette question a donné lieu à un recours devant le Conseil d’État qui est appelé à se prononcer prochainement. En fonction de la décision du Conseil d’État, le ministre informera les établissements publics sous la tutelle de son département ministériel de leurs obligations en matière de communication des conventions de mécénat conclues avec des entreprises. À l’instar des établissements publics d’enseignement supérieur, les fondations universitaires (article L. 719-12 du code de l’éducation) sont également soumises au contrôle de légalité exercé par le recteur de région académique, qui assure de surcroît le rôle de commissaire du gouvernement auprès du conseil de gestion de la fondation (article R. 719-198 du code de l’éducation). Il peut à ce titre obtenir communication de tout document relatif à l’activité ou à la gestion de la fondation. Les fondations partenariales, organismes de droit privé (article L. 719-13 du code de l’éducation) sont quant à elles constituées pour permettre aux établissements d’enseignement supérieur, dans une logique de complémentarité public-privé, de réaliser des œuvres ou activités d’intérêt général, distinctes des missions statutaires de l’établissement public à caractère scientifique, culturel ou professionnel. C’est l’intérêt même de ces projets portés par la fondation dans un domaine bien spécifique et clairement identifié qui peut être déterminant et attractif pour lever des fonds auprès de nouveaux mécènes. La présence de représentants des établissements publics d’enseignement supérieur et de représentants des personnels de ces mêmes établissements au conseil d’administration de la fondation permet d’instaurer une collaboration efficace entre acteurs publics et privés. Elle garantit en outre l’association des personnes publiques aux prises de décision de la fondation, qui conservent ainsi un droit de regard sur les activités de ces structures, notamment sur les contrats. Les interventions d’une part, du recteur de région académique, lors des étapes clés du fonctionnement des fondations partenariales (création, modifications statutaires, dissolution) et d’autre part, du préfet de département, compétent pour s’assurer de la régularité de leur fonctionnement (article 19-10 de la loi n° 87-571 sur le développement du mécénat) sont également révélatrices des nombreux moyens de contrôle mis en place sur ces organismes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>483</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2079</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Respect du RGPD par les constructeurs automobiles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            483. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique sur le rapport produit par la fondation Mozilla concernant le respect de la vie privée par les voitures connectées. Mercredi 6 septembre 2023, la fondation Mozilla publiait une étude sur la collecte des données personnelles par les voitures connectées et l’utilisation qui en était faite par les constructeurs automobiles. Il en ressort que parmi les 25 marques les plus populaires du marché, toutes collectent davantage de données que nécessaire. Lorsque le véhicule est en marche, il est en capacité de récupérer les informations de conduite comme la vitesse, les trajets empruntés ou l’utilisation faite de la voiture, mais il peut également récupérer des informations à travers tous les capteurs embarqués comme les caméras, micros, capteurs de pression, ou encore les données médicales, les contacts, le calendrier et d’autres informations via les smartphones connectés. Certains constructeurs indiquent même collecter des informations sur l’orientation et l’activité sexuelle de leurs clients. Au-delà du risque de voir ces informations fuiter suite à des opérations malveillantes, elles pourront être vendues pour du ciblage publicitaire, voire à des gouvernements avec l’accord du constructeur. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement compte mettre en place un plan de vérification du bon respect du « règlement général sur la protection des données » (RGPD) dans les contrats d’utilisation des véhicules connectés et limiter la collecte des données aux seules informations de conduite.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2079</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Sur le territoire français, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) est l’autorité compétente pour contrôler le respect de la règlementation applicable en matière de protection des données. Les modes de transport (voitures, scooters, vélos, etc) et leurs utilisateurs génèrent une quantité croissante de données. Elles peuvent être produites directement par les équipements et systèmes du véhicule, mais également par les équipements, boîtiers ou appareils connectés embarqués par le conducteur et les passagers (smartphone, tablette, etc.). La possibilité d’une collecte à distance des données conduit à concevoir de nouveaux services, par exemple pour renforcer la sécurité des usagers, améliorer l’expérience du déplacement (info-divertissement, confort, maintenance, etc.) et optimiser l’organisation du déplacement. Dans le même temps, la connectivité de ces véhicules implique le recueil de données susceptibles de toucher à la vie privée de l’individu (déplacements, comportement au volant, etc.). Leur utilisation pose donc des questions structurantes en matière de protection des données personnelles et de respect des droits et libertés fondamentaux. La collecte et, le cas échéant, le partage des données personnelles générées par l’usage d’un véhicule ne peuvent se faire que dans le respect de la règlementation applicable en matière de protection des données à caractère personnel (le RGPD et la loi « informatique et libertés »). Le RGPD est applicable à des acteurs étrangers du fait de sa portée extraterritoriale : soit les traitements de données sont mis en œuvre dans le cadre des activités d’un établissement au sein de l’Union (i), soit l’entreprise propose des biens et services sur le territoire ou suit le comportement des personnes situées sur le territoire de l’Union (ii). Les grands principes posés par cette règlementation doivent permettre de renforcer le contrôle par les citoyens de l’utilisation qui peut être faite de leurs données. Le traitement de ces données doit être transparent vis-à-vis des personnes concernées : Elles doivent notamment être informées des divers objectifs pour lesquels leurs données sont collectées, des destinataires ou des catégories de destinataires auxquels les données sont transmises, de la durée pendant laquelle ces données seront possiblement conservées ou encore des droits qui leur sont octroyés par la règlementation (droit d’accéder aux données collectées et droit de s’opposer, dans certains cas, au traitement de leurs données, etc.). Le traitement doit reposer sur une base juridique/fondement juridique valide ; ainsi, dans certains cas, le consentement des personnes doit être collecté. Certaines données dites « sensibles » (les données relatives à la vie sexuelle, les données de santé, etc.) font l’objet d’un régime juridique plus protecteur. La CNIL a récemment lancé un plan d’action ayant pour objectif de faire évoluer les pratiques de l’ensemble du secteur et de favoriser une innovation respectueuse des droits et libertés fondamentaux : Dans un premier temps, la CNIL a lancé en 2023 la création d’un « club conformité » dédié aux acteurs du véhicule connecté et de la mobilité qui réunit notamment les constructeurs, les équipementiers, les loueurs de véhicules ou encore certains opérateurs de services de mobilité. Ce lieu de concertation doit permettre à la CNIL de mettre à disposition des acteurs des outils pratiques et opérationnels pour que chacun ait une bonne compréhension de ses obligations (et ainsi faciliter leur mise en conformité).  La publication de ces outils sera suivie, dans un second temps, de la mise en œuvre d’une « réponse répressive » d’ampleur, proportionnée et dissuasive. À l’issue de contrôles, en fonction de la nature et de l’ampleur des manquements éventuellement constatés, la CNIL sera susceptible de prendre des mesures correctrices, notamment des sanctions pécuniaires. En tout état de cause, la CNIL dispose de pouvoirs de contrôle et de sanction, notamment dans le cadre de l’instruction de plaintes, étant rappelé que lorsqu’un constructeur a son siège européen dans un autre État de l’Union européenne, c’est la CNIL de cet État qui est compétente pour agir vis-à-vis de ce constructeur (principe de l’autorité cheffe de file instituée par le RGPD).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2163</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2080</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Régulation insuffisante des contenus publicitaires illicites sur les plateformes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2163. — 19 novembre 2024. — Mme Violette Spillebout appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur les défis persistants liés à la régulation des contenus publicitaires sur les plateformes numériques, en particulier ceux liés à l’utilisation frauduleuse de marques et d’images par des entités non autorisées. Le cas récent du groupe Barrière, qui a subi une usurpation extensive de sa marque par des casinos en ligne illégaux sur les plateformes de Meta, illustre de manière frappante cette problématique. Ces pratiques illicites reflètent une tendance alarmante affectant de nombreux groupes et sociétés françaises ainsi que des personnalités qui pâtissent du manque de régulation efficace par les plateformes. Le digital services act (DSA) européen impose aux sites la responsabilité de contrôler et modérer les contenus pour prévenir de telles escroqueries. Toutefois, le nombre de cas de non-conformité reste significatif dans les mécanismes de contrôle interne des plateformes. Par ailleurs, si la loi visant à sécuriser et à réguler l’espace numérique (SREN), définitivement adoptée le 10 avril 2024 par l’Assemblée nationale, permet de transposer en droit interne les règlements européens DSA, le texte ne contient pas de mesures relatives à la publicité. Au regard de cette absence de régulation et face à la sophistication croissante des tactiques frauduleuses en ligne, elle lui demande ce qu’elle envisage de mettre en œuvre pour renforcer la surveillance et l’application des régulations comme le DSA.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2080</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est pleinement conscient de la menace que la contrefaçon en ligne peut représenter, et ce à la fois pour la réputation de nos entreprises et pour la sécurité de nos concitoyens. Dans l’optique de limiter l’ampleur de ce phénomène et d’offrir une réponse rapide aux marques victimes de contrefaçon, le code de la propriété intellectuelle prévoit, en son article L. 716-6, la possibilité pour toute personne disposant de la qualité pour agir en contrefaçon d’agir de manière urgente auprès de la juridiction civile compétente – dans le cadre d’une procédure de référé – afin d’« ordonner, au besoin sous astreinte, à l’encontre du prétendu contrefacteur ou des intermédiaires dont il utilise les services, toute mesure destinée à prévenir une atteinte imminente aux droits conférés par le titre ou à empêcher la poursuite d’actes argués de contrefaçon. » Sur ce fondement, le groupe Barrière a assigné la société Meta Platforms Ireland (Meta) devant le tribunal judiciaire de Paris qui, par ordonnance du 11 janvier 2024, a ordonné à Meta de mettre en œuvre des mesures de filtrage afin de prévenir la diffusion de publicités illicites reproduisant les marques Barrière – dans le but de promouvoir des jeux de casino en ligne sur ses plateformes Facebook, Messenger et Instagram. Le juge d’exécution du tribunal judiciaire de Paris a, au surplus, assorti cette obligation d’une astreinte de 10 000 euros par jour de retard. Ces éléments montrent bien que le cadre judiciaire actuel offre des moyens de défense significatifs aux titulaires de marques. Au-delà du champ judiciaire, l’adoption du règlement (UE) 2022/2065 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques (DSA) est venue renforcer le cadre juridique visant à responsabiliser les fournisseurs de contenus en ligne – et ce pour lutter contre les contenus illicites et introduire plus de transparence, par exemple dans le domaine de la publicité sur les plateformes. Pour rappel, un contenu publicitaire portant contrefaçon d’une marque est illicite et répond, à ce titre, du DSA. Ce nouveau cadre reconnaît à certaines autorités administratives un pouvoir d’intervention directe, et ce à travers les mécanismes d’injonction administrative d’agir contre les contenus illicites identifiés. Concernant les dispositions en matière de transparence de la publicité sur les plateformes en ligne, le règlement DSA dispose, en son article 26, que les fournisseurs de plateformes en ligne qui présentent de la publicité sur leurs interfaces sont tenus à ce que, pour chaque publicité spécifique présentée à un utilisateur, ce dernier puisse se rendre compte que les informations sont de la publicité (i), identifier la personne pour le compte de laquelle la publicité est présentée et celle ayant payé pour la publicité (si celle-ci est différente) (ii), et comprendre les principaux paramètres retenus par la plateforme dans le choix de la publicité soumise à l’utilisateur (iii). Concernant plus spécifiquement les obligations incombant à la catégorie des fournisseurs de « très grandes plateformes » dont fait partie Meta, les articles 34 et 35 du règlement DSA prévoient des obligations d’évaluation et de modération des « risques systémiques » susceptibles de découler de la conception ou du fonctionnement des services de ces plateformes – ou susceptibles de découler de l’utilisation faite de leurs services. Quoi qu’il en soit, la France est pleinement engagée dans la lutte contre ces pratiques préjudiciables aux consommateurs en ligne. En effet, les règles de coopération transfrontalière entre autorités nationales des États membres et la Commission européenne permettent aux autorités françaises compétentes de signaler toute situation de non-respect des dispositions du règlement DSA par les fournisseurs de plateformes établis hors de France. Le risque de « publicité frauduleuse » découlant de l’utilisation des services d’une très grande plateforme pourrait ainsi, le cas échéant, être signalé aux services de la Commission – dans le cadre de sa mission de surveillance des très grandes plateformes. Enfin, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes reste entièrement compétente dans la lutte contre les pratiques commerciales déloyales et dispose, à ce titre, de toute latitude dans le lancement d’enquêtes sur la base des dispositions du code de la consommation – et ce à l’égard de toute entreprise établie ou non en France.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4188</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2081</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Intelligence artificielle et numérique</ministreJO><Objet>Utilisation de la commande publique comme levier de soutien aux start-ups</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4188. — 18 février 2025. — M. Marc Chavent attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur l’opportunité d’utiliser la commande publique comme levier de soutien aux start-ups du numérique, notamment dans les domaines stratégiques que sont l’intelligence artificielle ou le quantique. La France s’est dotée d’une ambition forte en matière de souveraineté numérique et d’innovation technologique. Certaines de ses start-ups font partie des plus performantes au monde et jouent un rôle crucial dans le développement de l’économie nationale. Pourtant, ces entreprises peinent à bénéficier de la commande publique française, se heurtant à des obstacles majeurs tels que des procédures administratives complexes et une préférence implicite pour les acteurs établis. En 2021, la 10e édition du baromètre de la performance économique et sociale des start-ups du numérique en France révélait que 55 % des start-ups souhaitaient avoir davantage recours aux marchés publics, mais qu’elles en étaient dissuadées. Parmi elles, 34 % déclaraient ne pas répondre aux appels d’offres publics en raison de la durée et de la complexité des procédures, tandis que 30 % estimaient que les critères de sélection étaient inadaptés à leurs spécificités. Or, dans d’autres pays, la commande publique est utilisée comme un levier stratégique pour stimuler l’innovation et favoriser l’émergence de champions technologiques nationaux. Si le cadre réglementaire actuel des marchés publics permet déjà des dispositifs tels que l’achat innovant ou les marchés de partenariat, leur mise en œuvre demeure limitée. Dans un contexte de concurrence internationale accrue, il est impératif que la France adopte une politique plus proactive en la matière. Dès lors, il souhaite savoir quelles mesures concrètes et réelles elle envisage de mettre en œuvre pour faciliter l’accès des start-ups françaises du numérique aux marchés publics et faire de ces derniers un véritable levier de soutien à l’innovation et à la souveraineté technologique nationale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2081</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Alors que l’État commande chaque année l’équivalent de 170 milliards d’euros de biens et de services, et que plus de 243 000 marchés publics ont été attribués en 2023, son recours aux startups reste encore marginal. Les startups ne représentent que 1,4 % des achats de l’État, soit 329 M€ depuis 2023 destinés à 1 579 startups (source : L’État acheteur, les chiffres clés 2023). Consciente du rôle majeur de la commande publique comme levier de croissance des startups, la mission French Tech s’est emparée du sujet dès 2023 en lançant le programme « Je choisis la French Tech ». Son objectif : faciliter l’accès des startups aux acheteurs publics et privés. Elle collabore étroitement avec la direction des achats de l’État et la direction des affaires juridiques pour faciliter l’accès des startups à la commande publique. Pour accompagner les startups dans le domaine de la commande publique, le programme a permis de déployer plusieurs actions concrètes : - la création d’un observatoire chargé de mesurer l’état des relations entre les startups et les grands comptes, piloté par le médiateur des entreprises. Son premier rapport, publié en mai 2023, chiffre pour la première fois le niveau d’achat des grands comptes auprès des startups. Il identifie les principaux freins dans l’accès des startups à la commande publique tels que la difficulté à identifier les offres, des cycles de contractualisation trop longs ou encore leur manque de connaissance du code de la commande publique. Cet observatoire est chargé de faire des propositions pour lever ces freins. Quatre groupes de travail ont cours entre décembre 2024 et mars 2025, et ce en présence de grands groupes, d’associations, de startups et d’administrations. Les propositions seront connues le 6 mars prochain et viendront alimenter les prochaines actions du programme « Je choisis la French Tech ». - l’organisation de nombreux rendez-vous commerciaux avec les administrations, les capitales French Tech ou divers partenaires institutionnels, pour faciliter l’accès des startups à la commande publique. Par exemple en 2024 : Le Smart Tech Forum organisé par l’UGAP avec 200 acheteurs publics et 35 startups de la French Tech. Les rencontres AGIR (accompagnement par la gendarmerie de l’innovation, de l’industrie et de la recherche) organisées par la gendarmerie nationale avec 100 acheteurs publics et 150 startups de la French Tech. Les journées nationales des achats, organisés par le ministère des armées avec 100 acheteurs publics et 40 startups de la French Tech. - des formations pour aider les startups à mieux appréhender les marchés publics : la direction des achats de l’État forme les acheteurs publics à l’achat innovant via le programme « L’innovation dans les achats de l’État » qui a d’ores et déjà accompagné 165 acheteurs. La mission French Tech a lancé en février 2025 « Je choisis la French Tech Académie », en partenariat avec OpenClassrooms : des cours en ligne et gratuits pour former les startups à la commande publique. Ci-après le lien vers la formation : info/je-choisis-la-french-tech-academie. L’ambition est ainsi de former 1 000 startups dès la première année de son lancement. - la valorisation de contrats pour entraîner une dynamique positive. La mission French Tech a en effet un rôle de valorisation des collaborations entre les administrations et les startups. Par exemple : Mistral IA et France Travail, l’assurance santé Alan qui a remporté le marché des fonctionnaires de Matignon, Swile qui fournit les titres-restaurant des agents de la métropole de Rennes, la plateforme de gestion de publication sur les réseaux sociaux Swello utilisée par plusieurs ministères. Enfin, dans le cadre du projet de loi "Simplification de la vie économique", de nouvelles mesures pourraient venir compléter l’arsenal disponible pour faciliter l’accès des start-ups françaises du numérique aux marchés publics.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1512</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2082</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Sur-rémunération des fonctionnaires en outre-mer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1512. — 29 octobre 2024. — Mme Karine Lebon interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer sur le dernier rapport de la Cour des comptes transmis à Matignon relatif au niveau de salaire des fonctionnaires ultramarins. Les députés ultramarins ont été très sensibles et attentifs à ce dernier rapport de la Cour des Comptes qui a été adressé à Mme la Première ministre Borne. Ils souhaitent faire part des inquiétudes sur les risques qu’une réforme de cette rémunération à la baisse pourrait avoir sur leur niveau de vie et leur pouvoir d’achat. Il est vrai que cette rémunération, adaptée à la cherté de la vie des territoires, étant en vigueur depuis les années 1950, n’a guère réussi à endiguer la pauvreté endémique des territoires ultramarins. Aussi, une étude menée par M. Sébastien Mathouraparsad, mise en avant par le dernier rapport d’enquête sur le coût de la vie chère dans les outre-mer, sur l’incidence économique qu’aurait la suppression de ce régime de primes « montre qu’elle pousse un peu les prix à la baisse mais surtout qu’elle crée du chômage, réduit la croissance et entraîne une surcompensation des revenus. […] Au final, l’économie est perdante, puisque le niveau de vie de la population est censé reculer sous l’effet revenu défavorable ». Pour aller plus loin, cette « sur-rémunération » est un exemple d’adaptation aux territoires que l’on doit généraliser à toutes les prestations sociales. Cette adaptation prendrait la forme d’une indexation de ces minima sociaux (SMIC, APL, AAH, RSA) sur le coût de la vie en outre-mer, basé sur un panier moyen déterminé par les services de l’État. Mme la députée souhaite attirer l’attention du Gouvernement sur le risque de nivellement vers le bas que représenterait une réforme des rémunérations des fonctionnaires en outre-mer. Le Gouvernement ayant la mainmise sur ces salaires et non sur les prix pratiqués dans les grandes surfaces, qui se démarquent par l’application de marges excessives, il convient d’affirmer que, tant que ces enseignes seront en situation de monopole et tant que les prix seront aussi élevés, le seul moyen d’obtenir des résultats probants pour la population serait cette indexation de tous les minima sociaux et en aucun cas une réforme de la rémunération des fonctionnaires. Soutenant cette idée, dans le dernier rapport sur la vie chère en outre-mer, M. François Hermet, maître de conférences au Centre d’économie et de management de l’océan Indien (Cemoi) de l’université de La Réunion, dressait un parallèle avec la principauté de Monaco en avançant que « le pouvoir d’achat des Monégasques est beaucoup plus élevé que celui des Réunionnais, [alors que] les produits vendus en supermarché sont moins chers qu’à La Réunion. Si un pouvoir d’achat plus élevé entraînait mécaniquement un prix plus élevé, on l’aurait constaté ailleurs. Ce n’est pas le pouvoir d’achat des consommateurs qui fait baisser les prix, mais la concurrence ». Mme la députée demande donc à M. le ministre quelles sont les mesures prévues pour la sauvegarde du pouvoir d’achat de tous les ultramarins. Elle lui demande quels moyens seront mis en œuvre pour lutter contre les marges et pour une TVA à 0 % sur les produits de première nécessité. Elle lui demande enfin si une réflexion sera lancée sur l’adaptation de tous les minima sociaux au coût de la vie, dans les territoires ultramarins.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2083</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis son entrée en fonction, le ministre d’Etat a fait de la lutte contre la vie chère en outre-mer une priorité de son action politique. Le Gouvernement partage l’avis de Mme la députée selon lequel la lutte contre la vie chère doit aussi passer par une augmentation du pouvoir d’achat des consommateurs. C’est pourquoi le ministre d’Etat rappelle régulièrement que la lutte contre la vie chère nécessite plus largement une transformation économique globale des territoires ultramarins. En effet, il apparaît urgent de poursuivre les efforts en s’attaquant à toutes les racines de la cherté de la vie. La Cour des comptes, dans son référé rendu le 8 juin 2023, recommande d’ajuster les taux de majoration au différentiel de coût de la vie de chaque territoire d’outre-mer. Une réforme des compléments de rémunération, si elle était engagée, devrait prendre en compte tous les facteurs de l’attractivité d’un territoire et non uniquement le volet financier. Cela appellerait une déclinaison propre à chaque territoire et différenciée selon les administrations d’emploi. Concernant les minimas sociaux, le Gouvernement s’engage à une revalorisation de ces minimas dans les mêmes conditions que dans l’hexagone, suivant ainsi l’inflation pour la plupart des prestations. Le Gouvernement prend en outre des mesures pour préserver le pouvoir d’achat de nos concitoyens ultramarins. A la suite de revendications pour lutter contre la vie chère en Martinique, l’Etat a co-signé avec les acteurs économiques le 16 octobre 2024 un protocole d’objectifs et de moyens pour lutter contre la vie chère. Il repose sur l’effort conjoint de tous les acteurs : baisse conjuguée de l’octroi de mer, de la TVA, gel du taux de marge des distributeurs, mécanisme de compensation des frais d’approche et application des prix-export. Après les premières baisses, d’environ 8 %, des prix des 6 000 produits avec la suppression dès le 18 décembre dernier de l’octroi de mer par la Collectivité territoriale de Martinique et un effort des acteurs économiques sur leurs marges, une deuxième baisse sera particulièrement visible pour les consommateurs avec la modulation de la TVA permise par la loi de finances pour 2025. L’Etat travaille par ailleurs avec les compagnies maritimes pour parvenir à un mécanisme de réduction des frais d’approche pour les produits de première nécessité. Tous ces dispositifs devront se traduire par des baisses de prix qui seront constatées à travers un affichage spécifique et contrôlées par les services de la concurrence et de la répression des fraudes. La transparence autour de la formation des prix sera ainsi assurée. Un contrôle global des prix et marges dit « Point zéro » sera réalisé par les services de la concurrence et de la répression des fraudes sur place, il permettra de mesurer la répercussion des baisses. Le pôle « concurrence » de la DEETS a finalisé l’élaboration du cadre de référence de juillet à octobre 2024 à partir duquel sera évalué le respect des mesures souscrites par les acteurs économiques. Toutes les baisses liées à la mise en œuvre du protocole pourront être suivies par une transmission de la part des acteurs de leurs données économiques et de leurs sorties de caisse. Les dispositifs qui feront l’objet d’une expérimentation en Martinique auront vocation à être ensuite proposés aux autres territoires. À l’occasion de son récent déplacement aux Antilles, le ministre d’Etat a eu l’occasion d’exprimer sa volonté de proposer un projet de loi de lutte contre la vie chère dans les outre-mer.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1725</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2083</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Perceval Gaillard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Télétravail en faveur des ultramarins</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1725. — 5 novembre 2024. — M. Perceval Gaillard interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer, sur les moyens pouvant être mis en œuvre en faveur du télétravail des ultramarins, exerçant en Hexagone et désireux de rentrer au péi. En effet, au sortir du lycée, bon nombre de jeunes ultramarins s’installent en Hexagone afin d’y faire leurs études supérieures. Une fois diplômés, ces ultramarins ont deux possibilités : rester en Hexagone ou rentrer au péi pour y débuter leur carrière professionnelle. Aujourd’hui, certains postes peuvent être effectués en télétravail à 100 %. Toutefois, la mise en place de cette modalité de travail est corrélée au bon vouloir des managers. Des ultramarins en poste dans des entreprises basées en Hexagone partagent leur besoin de maintenir leur emploi en télétravail à 100 % (avec l’option envisagée d’un ou 2 allers-retours ponctuels au siège de leur entreprise par mois) tout en vivant sur leur territoire d’origine. À l’heure où tout un chacun est à la recherche de sens et d’un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, il est nécessaire de trouver des solutions à des cas précis. Lorsqu’il est possible, M. le député propose d’individualiser et d’adapter autant que faire se peut les postes selon les besoins de l’employé. La volonté de se reconnecter à sa terre natale, à sa culture et de se rapprocher et d’accompagner des parents vieillissants ou malades sont des arguments partagés par de nombreux ultramarins. Il est important de pouvoir faciliter cette démarche lorsqu’elle n’entrave pas l’efficacité professionnelle de l’employé. Il lui demande s’il va permettre et de faciliter le télétravail en faveur des ultramarins, travaillant en Hexagone et désireux de rentrer au péi.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2083</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le télétravail revêt un caractère volontaire, pour le salarié, comme pour l’employeur, auquel il ne peut être dérogé. Seule entorse à ce principe du double volontariat, l’article L. 1222-11 du code du travail prévoit qu’en cas de circonstances exceptionnelles, notamment de menace d’épidémie ou en cas de force majeure, la mise en œuvre du télétravail peut être considérée comme un aménagement du poste de travail rendu nécessaire pour permettre la continuité de l’activité de l’entreprise et garantir la protection des salariés. Dans ce cas, l’employeur peut imposer unilatéralement à ses salariés la mise en œuvre du télétravail. Dès lors, hors cas de circonstances exceptionnelles, le refus du salarié ne constitue pas une faute et aucune sanction disciplinaire ne peut donc être prononcée pour ce motif. Ce principe du double volontariat s’applique également à l’employeur, le télétravail constitue un mode d’organisation du travail, relevant à ce titre de son pouvoir de gestion. Il n’existe donc pas un droit au télétravail en ce sens que le salarié ne peut pas exiger un passage au télétravail, quelle que soit sa situation. L’accord de l’employeur est toujours nécessaire. En outre, dans sa mise en œuvre, il pourra être prévu que certaines activités ne sont pas éligibles à cette organisation, des critères d’éligibilité peuvent être requis (ancienneté, autonomie, etc.) et un modèle hybride peut être privilégié, alternant période dans l’entreprise et en télétravail, choix garant d’échanges physiques, formels ou informels, indispensables à la performance pour certaines entreprises. L’ensemble de ces choix relèvent du pouvoir de direction et du dialogue social.  Par ailleurs, les travailleurs, résidents habituels d’outre-mer, ayant besoin d’effectuer des déplacements ponctuels entre leur collectivité et la France hexagonale pour le besoin de leur activité professionnelle font notamment application des clauses prévues à leur contrat de travail pour l’organisation et le financement de ces déplacements. L’État verse par ailleurs des aides de continuité territoriale afin de compenser les coûts liés à l’éloignement géographique entre la France hexagonale et les territoires ultramarins. Toutefois, ces dispositifs ne visent pas à suppléer les obligations respectives des employeurs et du salarié et restent soumis à des conditions de ressources et de fréquence. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2960</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2084</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Lenormand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Conséquences des taxes douanières sur les marchandises dans les outre-mer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2960. — 24 décembre 2024. — M. Stéphane Lenormand alerte M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer, sur les conséquences de l’application de nouvelles taxes douanières aux marchandises depuis 2022 en provenance ou à destination de plusieurs départements régions d’outre-mer (DROM) et depuis la fin 2023 également dans les collectivités d’outre-mer (COM), donc à Saint-Pierre et Miquelon, Saint-Martin et Saint-Barthélemy. En effet, considérées comme des importations et des exportations, ces marchandises sont soumises à taxation et des formalités douanières spécifiques, y compris lorsqu’elles sont contenues dans un envoi postal tel que le colis entre particuliers. C’est une application du « paquet TVA e-commerce », en vigueur depuis le 1er juillet 2021, visant à garantir les conditions d’une concurrence loyale entre tous les acteurs européens et étrangers du commerce en ligne, ainsi qu’entre ceux du commerce électronique et du commerce physique. C’est pourquoi l’ensemble des colis est désormais automatiquement taxé et déclaré, généralement par un transporteur agissant pour le compte des particuliers et professionnels, à partir du seuil de franchise de 22 euros. Toutefois, comme certains DROM et COM font partie du territoire douanier de l’Union européenne (UE), mais en revanche, ils ne font pas partie du territoire fiscal de l’Union européenne, une fiscalité particulière s’y applique et ils sont ainsi considérés comme des « pays tiers » (y compris dans leurs relations avec la France hexagonale) au même titre que la Chine ou la Russie (l’octroi de mer n’existe pas dans le sens DROM vers l’Union européenne). De ce fait, les marchandises en provenance ou à destination de ces territoires sont soumises à taxation et des formalités douanières spécifiques, avec des conséquences financières très lourdes pour ces populations. Plus particulièrement, pour les envois postaux de marchandises ayant un caractère occasionnel, pour un usage personnel ou familial et étant adressés sans contrepartie (financière ou autre), donc dépourvu de caractère commercial, tels que notamment les cadeaux, le seuil de franchise de taxes (TVA) est de 45 euros seulement. Aussi, dans un contexte économique difficile, marqué par la « vie chère » structurelle en outre-mer et aggravé par une conjoncture de forte inflation persistante, ces taxes et frais pèsent sur le pouvoir d’achat des familles ultramarines ainsi que sur celui de leurs proches installés sur le territoire de l’Union européenne notamment en France hexagonale. C’est pourquoi une révision urgente de ces mesures est réclamée pour répondre aux attentes de ces concitoyens et soulager leur portefeuille et le pouvoir d’achat. Aussi, il lui demande quels dispositifs il compte mettre en place, permettant aux ultramarins de se faire livrer ou d’adresser des produits à des prix abordables et ainsi rétablir au plus vite l’équité réelle et nécessaire entre les outre-mer et l’Hexagone.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2084</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre la vie chère dans les territoires ultramarins est une priorité du ministre d’Etat, ministre des outre-mer et du Gouvernement. L’application des taxes douanières et fiscales lors d’envois de colis entre particuliers doit tenir compte de cet objectif. La mesure « paquet TVA e-commerce » mise en place à compter du 1er juillet 2021 vise à lutter contre le fractionnement des colis qui échappent ainsi à la taxation. Si elle concerne les échanges entre particuliers, il s’agit néanmoins de relations commerciales entre particuliers via des plateformes. Ainsi, les ventes à distance de biens situés en dehors de l’UE de moins de 22 euros ne sont plus exonérées de TVA en Hexagone du fait de la suppression du titre IV de la directive TVA 2009/132/CE. En revanche, les directives européennes ne s’appliquant pas en outre-mer, cette exonération a été conservée pour les départements et régions d’Outre-Mer (DROM) de la Martinique, de la Guadeloupe et de La Réunion (cf. article 50 octies de l’annexe IV au CGI). Pour rappel, la TVA ne s’applique pas en Guyane et à Mayotte ni dans les collectivités d’outre-mer (COM) pour les raisons évoquées supra et, dans les trois DROM où elle s’applique, les taux applicables à l’importation sont plus faibles que ceux applicables dans l’hexagone, soit à 2,1 % (au lieu de 5,5 % ou 10 %) pour le taux réduit ou à 8,5 % pour le taux normal (au lieu de 20 %). S’agissant des envois non commerciaux de colis de marchandises ayant un caractère occasionnel, pour un usage personnel ou familial, en provenance de pays tiers à l’UE vers un Etat de l’UE ou vers un DROM (à l’exception de la Guyane et de Mayotte où la TVA ne s’applique pas), ils sont indistinctement exonérés de taxes (TVA et/ou droits de douane) dès lors que la valeur est inférieure ou égale à 45 euros. Il en va de même pour les envois en provenance des DROM vers un pays de l’UE. Les droits de douane sont quant à eux exemptés en application de la franchise douanière applicable aux envois de valeur négligeable jusqu’à 150 euros. En outre, afin de lutter contre la vie chère en outre-mer et permettre plus d’échanges vers les DROM, l’article 16 de loi de finances pour 2023 a permis de rehausser le seuil d’exonération de 205 euros à 400 euros à compter du 1er avril 2023 pour les petits envois non commerciaux en provenance d’un Etat membre de l’UE, permettant leur importation en franchise de TVA et en franchise d’octroi de mer pour tenir compte de l’inflation. Il s’agit d’une augmentation importante, le seuil étant doublé (modifiant l’alinéa 2 de l’article 8 de la loi n° 2004-639 du 2 juillet 2004 relative à l’octroi de mer). Le Gouvernement prend en outre des mesures pour préserver le pouvoir d’achat de nos concitoyens ultramarins. A la suite de revendications pour lutter contre la vie chère en Martinique, l’Etat a co-signé avec les acteurs économiques le 16 octobre dernier un protocole d’objectifs et de moyens pour lutter contre la vie chère. Cela repose sur l’effort conjoint de tous les acteurs : baisse conjuguée de l’octroi de mer, de la TVA, maîtrise du taux de marge des distributeurs, mécanisme de compensation des frais d’approche et application des prix-export. Après les premières baisses, d’environ 8 %, des prix des 6 000 produits avec la suppression dès le 18 décembre dernier de l’octroi de mer par la Collectivité territoriale de Martinique et un effort des acteurs économiques sur leurs marges, une deuxième baisse sera particulièrement visible pour les consommateurs avec la modulation de la TVA le 1er mars dernier avec le vote de la Loi de Finances. L’Etat travaille par ailleurs avec les compagnies maritimes pour parvenir à un mécanisme de réduction des frais d’approche pour les produits de première nécessité. Tous ces dispositifs devront se traduire par des baisses de prix qui seront constatées à travers un affichage spécifique et contrôlées par les services de la concurrence et de la répression des fraudes. Les dispositifs qui feront l’objet d’une expérimentation en Martinique auront vocation à être ensuite proposés aux autres territoires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3551</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2085</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Berrios</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Assurance des entreprises dans les territoires ultramarins</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3551. — 28 janvier 2025. — M. Sylvain Berrios attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur l’assurance des entreprises dans les territoires d’outre-mer à la suite des dégradations liées aux mouvements contestataires récents. L’activité des TPE-PME dans les collectivités d’outre-mer est vitale pour l’économie locale et l’emploi, puisque celles-ci représentent près de 85 % des entreprises et une part significative des emplois privés. Elles constituent en outre le socle du tissu industriel et des exportations de ces territoires. Ces entreprises ultramarines sont cependant fragilisées par le contexte économique actuel, marqué notamment par l’inflation globalisée, y compris des prix des matières premières et alimentaires, par le ralentissement de l’activité en France et en Europe, ainsi que la crise budgétaire. Ainsi, entre juin 2023 et juin 2024, les défaillances de ces entreprises ont bondi de 19 % en moyenne. Cette crise économique est doublée d’une crise politique sur les territoires d’outre-mer, avec des mouvements sociaux et contestataires qui ont engendrés des émeutes et pillages aux dégâts significatifs pour les entreprises, particulièrement en Martinique et en Nouvelle-Calédonie. Ces dégradations ont encore fragilisé les entreprises en raison des délais de remboursements de certains assureurs. Désormais, elles menacent la capacité des entreprises à s’assurer pour des risques futurs. En effet, à la suite de l’ampleur des dommages et remboursements, les principaux assureurs ultramarins dont Generali, Allianz ou Groupama, ont décidé de retirer les risques liés aux émeutes de leurs contrats avec les entreprises. De nombreuses autres restrictions, sur le montant des franchises ou la coassurance par exemple, complexifient l’accès ou diminuent la qualité de la couverture des entreprises face aux risques d’émeutes. Les primes d’assurances ont également vu leur montant augmenter significativement. Ces difficultés et coûts supplémentaires pèsent sur l’activité des entreprises, leurs investissements et menacent l’emploi local. M. le député interroge donc M. le ministre sur les pistes potentielles envisagées pour remédier à cette crise assurantielle dans les territoires d’outre-mer, notamment : la création d’un fond spécifique pour mutualiser les risques d’émeutes et apporter une garantie renforcée aux entreprises et aux assureurs, par exemple par l’intermédiaire de la Caisse Centrale de Réassurance (CRR) ; une réforme du régime des recours indemnitaires pour les assureurs, afin de permettre d’engager la responsabilité de l’État en cas de manquement de la puissance publique dans sa mission de maintien de l’ordre ; le développement du marché assurantiel en amenant plus d’assureurs sur ces territoires, notamment via des mesures de simplification administrative ou des incitations fiscales ; une réflexion sur le régime de catastrophe naturelle, pour l’adapter aux problématiques spécifiques ultramarines ; un travail sur l’amélioration des délais de remboursement des assurés. Il souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2086</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les entreprises ultramarines sont confrontées à de nombreux défis, au rang desquels figure désormais, en effet, le désengagement des assureurs, qui se traduit notamment par une augmentation du coût des primes d’assurance et des réductions des garanties proposées. Cette situation est un sujet de préoccupation majeur pour le Gouvernement. Il est essentiel de garantir aux entreprises ultramarines, qui constituent le socle de l’économie locale, un accès équitable aux couvertures d’assurance. Le Gouvernement travaille sur plusieurs pistes permettant de pallier cette crise assurantielle dans nos territoires, en concertation avec les acteurs concernés. La question des délais de remboursement des assurés constitue une priorité. Le ministre de l’Economie et des Finances a récemment pu réunir les assureurs et des engagements ont été pris pour finaliser les expertises et verser au plus vite les indemnités restantes aux sinistrés ultramarins. Un dialogue a été engagé avec les assureurs et réassureurs avec l’objectif de trouver des solutions permettant de maintenir une couverture assurantielle dans les Outre-mer et de les sensibiliser à la réalité des spécificités ultramarines. Le Gouvernement explore également des solutions inspirées du Fonds Barnier (Fonds de prévention des risques naturels majeurs) pour les catastrophes naturelles, mais adaptées aux risques spécifiques rencontrés par les entreprises ultramarines, notamment les risques liés aux émeutes ou aux sinistres majeurs. Le Ministère d’Etat, ministère des Outre-mer soutient par ailleurs le développement de solutions locales et sectorielles de mutualisation des risques. Une de ces initiatives est actuellement en cours de finalisation et permettra d’expérimenter une assurance pour la filière banane dans les Antilles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4247</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2086</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Serva</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Valorisation de la destination touristique des îles de Guadeloupe</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4247. — 18 février 2025. — M. Olivier Serva interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme, sur la valorisation touristique de la Guadeloupe. En effet, selon une étude de l’Insee parue le 16 janvier 2025, en septembre 2023, la Guadeloupe a une croissance exponentielle du nombre de nuitées totales dans les hôtels de 74,5 %. Cependant, depuis cette date, ce taux ne dépasse pas les 8,4% et a connu une baisse record de 32,2 % en septembre 2024. Il peut donc être observé une chute drastique de la fréquentation touristique en Guadeloupe. De plus, des facteurs d’attractivité tels que le prix des services du transport aérien national a augmenté de 10,4% en décembre 2024, d’après une étude de l’Insee, parue le 24 janvier 2025. Cette hausse de prix nuit à l’attractivité touristique, d’autant plus que la majorité des touristes réside en France hexagonale. En outre, un communiqué de presse de la préfecture de la région Guadeloupe conjoint à l’Insee démontre qu’un autre facteur d’attractivité que sont les prix à la consommation a augmenté de 2,7 % en Guadeloupe contre 1,8 % pour l’ensemble du territoire national sur l’ensemble de l’année 2024. Ces augmentations nuisent fortement à l’attraction touristique pour la Guadeloupe. Pourtant, la Guadeloupe dispose d’un haut potentiel touristique. Le 7 février 2025, un article du New-York Times hissait la Guadeloupe à la 3e place des destinations caribéennes abordables et conseillées aux touristes américains dans la Caraïbes. Par ailleurs, dans les classements touristiques mondiaux, les îles caribéennes sont souvent très bien classées en raison de leurs plages magnifiques, de leur climat agréable, de leur culture riche et de leurs nombreuses activités de loisirs. Des destinations comme les Bahamas, la Jamaïque, Saint-Martin et les îles Caïmans figurent régulièrement parmi les meilleures destinations touristiques. Il lui demande donc ce que met son ministère en place pour valoriser les destinations françaises situées dans le bassin caribéen et en particulier celles des îles de Guadeloupe. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2086</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le secteur du tourisme constitue l’un des principaux axes de développement économique des territoires ultramarins. En 2023, le tourisme a favorisé la résilience de l’activité économique dans les outre-mer dans un contexte inflationniste. Tous territoires confondus, il représente en moyenne 10 % du PIB. Les outre-mer accueillent chaque année près de 3 millions de visiteurs. En complément de l’action des collectivités, qui détiennent la compétence du développement touristique, le Gouvernement définit et met en oeuvre la politique nationale du tourisme. À ce titre, le Ministère des Outre-mer intervient à différents niveaux pour valoriser les filières touristiques outre-mer et apporter une réponse cohérente tant pour la demande que pour l’offre dans les outre-mer : - soutien, commun à d’autres secteurs, à la compétitivité des entreprises (zones franches d’activités, crédit d’impôt, soutien fiscal à l’investissement, mise en place de moratoires pour les établissements hôteliers, facilitation de l’accès aux financements bancaires) ; - déclinaison outre-mer des plans nationaux Destination France ; - animation d’un réseau d’acteurs à travers le Comité stratégique des outre-mer (CSTOM) dont le dernier s’est réuni le 17 septembre 2024 en marge du salon professionnel IFTM Top Résa. - appui, à travers la convention signée avec l’opérateur Atout France, qui permet un soutien des acteurs, en ingénierie et en technicité, sur des enjeux structurants d’évolution vers un tourisme plus durable, l’aide à la notoriété sur internet, la réponse aux nouvelles demandes et l’amélioration de la connaissance, prospective. Atout France est aussi l’opérateur national en matière de promotion des destinations. Il est à noter que les crédits alloués par le Ministère des Outre-mer à Atout France ont doublé en cinq ans, passant de 100 000 € à 200 000 € en 2024. Pour valoriser les destinations outre-mer, le Ministère des Outre-mer entend maintenir ce partenariat avec Atout France. Il poursuit plusieurs objectifs : - le développement de l’intelligence économique afin de faciliter l’observation et le pilotage de l’activité touristique ; - l’amélioration de la qualité de l’offre en accompagnant son évolution et sa structuration à travers le développement de contrats cadre, de contrats de destination et la conduite de projets structurants via le dispositif France tourisme ingénierie. France Tourisme Ingénierie a ainsi consacré un tiers de ses interventions nationales aux Outre-mer en 2023. Il soutient, avec l’appui de la Banque des Territoires, des projets touristiques innovants mettant en avant la culture et la nature locales, tout en répondant aux exigences environnementales. - la stimulation de la demande à travers des actions de promotion. En 2024, une action de promotion collective a été mise en œuvre en partenariat avec les comités régionaux du tourisme ultramarin. Elle a permis de valoriser les destinations auprès de vingt tour-opérateurs et six journalistes venus de cinq pays européens. Les îles de Guadeloupe ainsi que l’ensemble des destinations ultramarines bénéficient de l’ensemble des actions précitées et ont rapporté leur satisfaction quant à ces orientations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3041</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2087</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement</ministreQuestion><ministreJO>Relations avec le Parlement</ministreJO><Objet>Centralisation des rapports du Gouvernement à destination du Parlement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3041. — 7 janvier 2025. — M. Julien Rancoule interroge M. le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement, sur l’absence d’une plateforme centralisée permettant d’accéder facilement à l’ensemble des rapports que le Gouvernement est tenu de remettre au Parlement. Dans le cadre du pouvoir de contrôle et d’évaluation de l’action du Gouvernement confié au Parlement par l’article 24 de la Constitution, de nombreux rapports sont transmis par l’exécutif afin d’éclairer les parlementaires sur l’application des lois, l’exécution budgétaire ou encore l’impact des politiques publiques. Cependant, ces documents sont aujourd’hui dispersés sur plusieurs plateformes, notamment celles des ministères, des assemblées parlementaires et du Journal officiel. Cette dispersion rend difficile l’accès rapide et exhaustif à ces informations pourtant essentielles au travail parlementaire et au suivi démocratique des engagements gouvernementaux. Ainsi, M. le député souhaite connaître les intentions du Gouvernement concernant la création d’une plateforme unique et centralisée, dédiée à la publication et à l’archivage de ces rapports. Une telle plateforme garantirait non seulement une transparence renforcée, mais aussi une meilleure accessibilité pour les parlementaires et l’ensemble des citoyens. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage de mettre en place un tel outil numérique et, le cas échéant, dans quels délais cette réforme pourrait être étudiée et déployée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2087</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Monsieur le Député Julien Rancoule appelle l’attention du ministre délégué chargé des relations avec le Parlement sur les modalités de diffusion des rapports remis par le Gouvernement au Parlement, modalités qu’il estime trop éparses. Les demandes de rapports au Parlement constituent l’un des modes d’exercice par le Parlement des missions de contrôle de l’action du Gouvernement et d’évaluation des politiques publiques, missions qu’il tire de l’article 24 de la Constitution. Ces rapports sont établis par le Gouvernement à la demande du législateur, en application d’une disposition législative expresse qui fixe le contenu du rapport et le délai dans lequel ce dernier doit être transmis. Le Gouvernement, qui est en charge de l’application des lois, a, à ce titre, deux responsabilités s’agissant de ces rapports. D’une part, il doit veiller à leur transmission dans les délais requis par le législateur : cette transmission se fait, depuis 2015, par l’application dématérialisée "Solon" (système d’organisation en ligne des opérations normatives), ce qui en facilite le suivi. Cela permet notamment au Sénat, qui en a fait le choix, de mentionner chaque dépôt au Journal officiel. D’autre part, il doit rendre compte de la transmission de ces rapports demandés par le législateur dans le cadre des rapports de mise en application des lois prévus par l’article 67 de la loi n° 2004-1343 du 9 décembre 2004 de simplification du droit qui, pour chaque loi promulguée, rendent compte de sa mise en oeuvre dans un délai de six mois à compter de son entrée en vigueur. En revanche, il apparaît au ministre délégué chargé des relations avec le Parlement qu’il appartient au Parlement, qui est à la fois le commanditaire et le destinataire des rapports ainsi établis par le Gouvernement, de maîtriser les modalités de leur diffusion, le Gouvernement n’étant pas habilité à décider lui-même de la publicité qui doit en être faite. S’il arrive exceptionnellement qu’un rapport au Parlement puisse être diffusé sur le site d’un ministère, c’est seulement avec l’aval des commissions parlementaires compétentes. Pour le reste, chacune des deux assemblées est libre de décider de rendre public ou non les rapports, sans que le Gouvernement puisse prendre la responsabilité d’interférer avec ce choix. Il ne lui appartient donc pas, en première analyse, de constituer une plateforme dédiée à la diffusion de ces rapports.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3196</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2088</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par le transport scolaire en IDF</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3196. — 14 janvier 2025. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les importantes difficultés rencontrées par les centaines de milliers d’élèves franciliens usagers du réseau de bus de la grande couronne depuis 2021 et désormais de la petite couronne, consécutivement au processus d’ouverture à la concurrence des transports opéré par la région Île-de-France et son gestionnaire « Île-de-France Mobilités ». En effet, alors que la libéralisation des transports devait améliorer le quotidien de tous les usagers, ces transports s’apparentent chaque jour un peu plus à un véritable parcours du combattant, notamment pour les enfants qui doivent se rendre dans leur établissement scolaire. En ce sens, depuis deux années, c’est : 10 % d’offre de transport non réalisée lors des transitions chaotiques vers des nouveaux délégataires de droit privé ; chaque jour, plus de 1 000 courses supprimées en grande couronne par les délégataires ; un sous-dimensionnement capacitaire aux heures de pointe qui conduit les chauffeurs à refuser les enfants dans des bus saturés malgré 382,40 euros par an déboursés par leurs parents pour ce service public finalement inopérant ; un entretien et une maintenance des bus insuffisants, tant ils sont sales et mal entretenus ; une adaptation des parcours et horaires des lignes de bus qui peine à se concrétiser laissant la solidarité entre parents se substituer à un service public de transport ! Chaque semaine, un nouveau reportage, plateau TV ou un article de presse relate l’enfer des usagers. Ce bilan catastrophique est également partagé par l’ensemble des associations d’usagers des transports telles que la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT) d’Île-de-France ou encore l’Union régionale des associations autonomes de parents d’élèves d’Île-de-France. Dès lors, avec la poursuite de l’ouverture à la concurrence de 12 nouveaux secteurs, soit 315 lignes de Paris et la petite couronne, il existe un risque certain d’aggravation de la situation que la pénurie des conducteurs, qui démissionnent au moment où ils doivent changer d’employeur, ne cesse d’alimenter. À ce tableau social préoccupant s’ajoute un bilan financier inquiétant dressé par les compagnies ayant remporté les 21 premiers contrats qui décrivent le caractère insoutenable sur le plan financier des délégations de service public de transport avec jusqu’à 20 % de pertes. Ces situations chaotiques dans le service public de transport francilien ne peuvent perdurer ! Aussi, elle lui demande si le Gouvernement entend réagir rapidement et quelles mesures il envisage de prendre afin d’assurer correctement le transport régulier des élèves franciliens vers leurs établissements scolaires. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2088</pageJO><datePublication>2025-03-25</datePublication><noPublication>20250012</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est particulièrement mobilisé pour l’amélioration de la qualité des services de transports du quotidien, notamment pour les élèves et les étudiants. Pour autant, l’organisation des transports collectifs franciliens est une compétence relevant d’Île-de-France Mobilités (IDFM) qui organise les services de transports publics réguliers de personnes et arrête la politique tarifaire. L’État, au regard du principe de libre administration des collectivités territoriales, n’intervient pas dans les orientations d’IDFM. L’ouverture à la concurrence des services de transport collectifs franciliens relève de la loi du 8 décembre 2009 relative à l’organisation et à la régulation des transports ferroviaires et de la loi du 27 juin 2018 pour un nouveau pacte ferroviaire. Ce cadre national découle du règlement (CE) n° 1370/2007 du 23 octobre 2007 relatif aux services publics de transport de voyageurs par chemin de fer et par route, auquel il ne peut être dérogé. Le calendrier d’ouverture à la concurrence a été défini après une large concertation avec l’ensemble des parties prenantes et décalé pour ce qui concerne le réseau historique des bus parisiens. S’agissant de l’offre de transports réguliers, IDFM propose la gratuité pour les enfants jusqu’à 4 ans ainsi que des forfaits à tarifs réduits pour les élèves et étudiants de 4 à 26 ans. Lorsqu’il n’existe pas de lignes régulières de transports urbains, IDFM a mis en place des circuits scolaires permettant aux élèves de se rendre à leur établissement scolaire (tarif spécifique carte Scol’R pour les élèves de moins de 21 ans). Les forfaits peuvent faire l’objet d’aides des départements et de la région. Ces services de transports ne sont pas remis en cause par le processus d’ouverture à la concurrence à l’œuvre sur le réseau de bus. Des améliorations significatives ont été constatées depuis 2024 concernant la couverture du service de transport en Île-de-France grâce notamment à une politique ambitieuse de recrutements menée par les opérateurs de transport. Néanmoins, ces derniers restent confrontés à des difficultés pour assurer la production de l’offre, particulièrement sur le réseau de bus. Cette situation résulte des effets rémanents de la crise sanitaire qui entraînent une indisponibilité chez les conducteurs supérieure au niveau de 2019. S’y ajoutent encore quelques difficultés de recrutement, en particulier des conducteurs de bus et des agents de maintenance. Les opérateurs sont mobilisés pour en limiter au maximum l’impact sur l’offre de transport et pour renforcer leurs effectifs de conduite et de maintenance.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>