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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2025-04-01" NumJO="20250013" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>5561</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2114</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Paul Lecoq</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Arrêts maladie pour la agents hospitaliers travaillant en 12 heures
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5561. — 1 avril 2025. — M. Jean-Paul Lecoq interroge M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la situation des agents de la fonction publique hospitalière travaillant en horaires dérogatoires de 12 heures conformément au décret n° 2002-9 du 4 janvier 2002. Ce texte prévoit que la durée quotidienne de travail ne peut excéder 9 heures pour les équipes de jour, 10 heures pour les équipes de nuit. Toutefois, en raison de contraintes de continuité de service public, des dérogations permettent un travail en 12 heures après avis du CSE (comité social d’établissement). Ces dérogations sont appliquées au sein du groupe hospitalier du Havre et les agents concernés subissent une inégalité en matière de comptabilisation des arrêts maladie et des congés pour enfant malade. En effet, ces arrêts sont actuellement calculés sur la base de la durée légale journalière de 7 heures pour un agent à temps plein, alors que ces personnels effectuent des journées de 12 heures. Pour illustration, un agent en arrêt durant trois jours voit une perte de 14 heures de son temps de travail puisque seulement 21 heures sont comptées au lieu des 35 heures réellement travaillées ou programmées. Afin d’assurer la continuité de service public et ne pas mettre en péril le système hospitalier, des agents acceptent d’exercer en horaires dérogatoires de 12 heures malgré les incidences sur leur santé. Mais la législation ne prend pas en considération cette réalité du travail en 12 heures, créant une inégalité lors des arrêts maladie. Il l’interroge donc sur la réponse apportée à la demande de valorisation des journées en arrêts maladie des agents travaillant en 12 heures dans la fonction publique hospitalière à 11 h 40, en tenant compte ainsi des 20 minutes de récupération liées au temps de travail réglementaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5562</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2114</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Loi « Jacob » et reconnaissance de l’expérience professionnelle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5562. — 1 avril 2025. — M. Antoine Villedieu attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la reconnaissance professionnelle dans la loi dite loi « Jacob », de juin 2006 sur la modernisation de la fonction publique. Cette loi, qui fut le fruit d’un accord conclu le 25 janvier 2006 avec 3 organisations syndicales représentatives de la fonction publique, a introduit la reconnaissance de l’expérience professionnelle du privé à la fonction publique, ce qui a permis un avancement plus rapide. Il s’agissait d’autoriser la reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle dans les parcours personnels, notamment en substitution d’une épreuve d’un concours ou au titre de la promotion interne. Les mesures proposées tendaient à développer la mobilité et à accroître les échanges entre les administrations publiques et le secteur privé. Seulement, cette loi ne s’est appliquée qu’aux personnes ayant obtenu un concours dans la fonction publique à partir de janvier 2005, ce qui a eu pour effet de potentiellement léser ceux qui étaient en poste avant cette date et qui ont eu une carrière dans le domaine privé. Ainsi, il lui demande s’il est possible de faire en sorte que l’ensemble de la fonction publique puisse en bénéficier afin de rétablir l’équité de traitement entre tous les agents.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5567</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2114</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Pribetich</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Financement de l’apprentissage dans les collectivités territoriales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5567. — 1 avril 2025. — M. Pierre Pribetich attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la question du financement des contrats d’apprentissage des collectivités territoriales du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT). Dans le cadre de la loi de finances pour 2022, un accord avait été trouvé avec le CNFPT pour un financement pérenne de 9 000 contrats par an ainsi établi : création d’une cotisation pour les collectivités de 0,1 % de leur masse salariale, abondement de 15 millions par le Gouvernement, 15 millions par France compétences et 13 millions supplémentaires par le CNFPT pour un total d’environ 80 millions d’euros consacrés à l’apprentissage dans la fonction publique territoriale. Le gouvernement de Mme Borne avait décidé de remettre en cause unilatéralement cet accord en déseangageant l’État et France compétences, laissant seul le CNFPT financer cet apprentissage et contraignant à restreindre le nombre de contrats à 5 000. Dans le même temps, le nombre de demandes de prise en charge de contrats d’apprentissage ne cesse d’augmenter, jusqu’à 21 000 en 2024, illustrant à la fois le besoin des collectivités, la qualité de la formation dispensée et l’appétence de la jeunesse pour ce dispositif. Cela conduit néanmoins le CNFPT à restreindre les conditions de financement de ces contrats pour 2025 - en plus de conditions déjà posées les années précédentes - aux qualifications inférieures aux niveaux 6 et 7, excluant de fait les niveaux master, licence ou bachelor universitaire de technologie. À l’heure où les difficultés de recrutement sont grandissantes pour les collectivités territoriales, notamment aux plus hauts niveaux de qualification, l’apprentissage est un levier puissant de transmission de savoir-faire et de formation à tous les métiers dont elles ont besoin. C’est pourquoi il lui demande ce que le Gouvernement entend mettre en place pour permettre d’honorer l’engagement d’un financement pérenne de 9 000 contrats d’apprentissage par an dans les collectivités territoriales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5448</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2115</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Lemaire</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Contrôle de l’achat de terres agricoles par des investisseurs étrangers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5448. — 1 avril 2025. — M. Didier Lemaire attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire quant aux grandes attentes des exploitants agricoles face aux investisseurs étrangers qui accaparent les terres cultivables. À ce sujet, une proposition de loi visant à contrôler l’accès au foncier agricole face aux investisseurs étrangers avait été déposée par Mme la députée et renvoyée à la commission des affaires économiques en fin d’année 2024. Le rachat massif de terres agricoles par des exploitants étrangers se multiplie en raison des conditions d’attribution par la direction régionale des affaires culturelles (SAFER). En effet, celle-ci privilégiant les exploitants les moins bien dotés en terres, ne prend pas en compte le patrimoine hors France, facilitant ainsi le rachat par les exploitants étrangers disposant de moins de terres en France que leurs homologues français. Ce phénomène met en péril les possibilités d’installation de jeunes exploitants français en régions frontalières tout comme le développement des exploitations et la pérennisation de leurs productions. Si cette problématique d’accaparement des terres agricoles par des investisseurs étrangers est minime à l’échelle du territoire français, elle est à l’échelle de la 3ème circonscription du Haut-Rhin, par exemple, un réel danger. De plus, les investisseurs en s’acquittant bien souvent des mesures phytosanitaires et en employant des produits prohibés en France, accroissent la possibilité de pollution des sols ainsi que l’apparition d’effets néfastes pour la santé des consommateurs. Le 23 décembre 2021 cette problématique avait été soulevée par la loi n° 2021-1756 dite loi Sampastous. Celle-ci reste insuffisante face à la problématique des agriculteurs et à l’enjeu de notre souveraineté alimentaire. Aussi, il lui demande quelles mesures sont envisagées par le Gouvernement afin de permettre aux exploitants agricoles français de faire face à la concurrence déloyale des investisseurs étrangers, en contrôlant l’achat de terres agricoles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5449</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2115</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Contrôle pour le respect de l’interdiction des prix de cession abusivement bas
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5449. — 1 avril 2025. — M. Patrice Martin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le respect de l’interdiction des prix de cession abusivement bas entre l’acheteur de produits ou denrées alimentaires et son fournisseur. Ce dispositif, institué par la loi Chatel de 2008, remanié par l’ordonnance du 24 avril 2019 et élargi par la loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous, dite « Egalim 1 », interdit à tout acheteur de produits agricoles ou alimentaires d’imposer à son fournisseur des prix de cession abusivement bas. Toutefois, la mise en application effective de ce dispositif codifié à l’article L. 442-7 du code du commerce suscite des interrogations. En effet, les actions entreprises par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) en matière de lutte contre les prix abusivement bas manquent de transparence et le nombre de contrôles réalisés demeure opaque. Or l’absence de contrôles effectifs remet en cause l’efficacité de ce dispositif, pourtant essentiel pour garantir des relations commerciales équilibrées et préserver la rémunération des producteurs agricoles. Dans un contexte où ces derniers font face à une augmentation significative des coûts de production, toute faiblesse dans l’application de la réglementation renforce la pression économique pesant sur eux et menace la viabilité de leurs exploitations. Aussi, il souhaite connaître le nombre de contrôles réalisés par la DGCCRF en 2024 sur le respect de cette interdiction, combien de fois elle a été saisie par une partie prenante pour non-respect de cette disposition, si elle y a donné suite et, enfin, les mesures que le Gouvernement envisage de prendre pour renforcer l’application effective de cette disposition, afin d’assurer une protection réelle des fournisseurs face aux pratiques abusives des acheteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5450</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2116</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Brard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Extincteur dans les engins agricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5450. — 1 avril 2025. — M. Jean-Michel Brard appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’absence d’obligation d’extincteur dans les engins agricoles. La réglementation européenne ne prévoit actuellement aucune obligation imposant la présence d’un extincteur dans un engin agricole. Elle pose essentiellement des exigences à l’égard des matériaux de construction, pour limiter le risque de départ d’incendie ou sa propagation. Les constructeurs ont également l’obligation de prendre en compte le risque incendie dès la conception des engins agricoles. Ils peuvent, à ce titre, prévoir des espaces permettant la présence d’un extincteur, sans pour autant que cela soit obligatoire. En France, la réglementation du travail distingue la conception de l’utilisation des engins agricoles. La conception des tracteurs agricoles et forestiers est régie par le règlement (UE) n° 167/2013 du 5 février 2013 relatif à la réception et à la surveillance du marché des véhicules agricoles et forestiers. Il impose aux constructeurs de répondre à des exigences afin d’obtenir la réception de leurs tracteurs par le service technique d’un État membre. Le risque incendie est pris en considération principalement via les exigences relatives aux matériaux de construction [article 18-t et annexe XXVII du règlement délégué (UE) n° 1322/2014 du 19 septembre 2014] et celles relatives aux réservoirs de carburant [articles 17-a -m et 18 -l et annexe XXV du règlement délégué (UE) 2015/208 du 8 décembre 2014]. Ces exigences ont pour objectif de limiter le risque de départ d’incendie ou sa rapide propagation. En revanche, le règlement et ses actes délégués ne prévoient ni l’obligation de réserver un emplacement suffisant et facilement accessible, ni d’installer un extincteur dans un tracteur agricole ou forestier. Par ailleurs, la conception des machines agricoles est régie par la directive 2006/42/CE du 17 mai 2006 relative aux machines. Celle-ci impose aux constructeurs de prendre en compte le risque incendie (paragraphe 1.5.6 de l’annexe I) dans sa conception et particulièrement pour les machines mobiles, si les dimensions le permettent, de prévoir un ou des emplacements permettant la mise en place d’extincteurs facilement accessibles ou en les équipant de systèmes d’extinction automatique faisant partie intégrante de la machine (paragraphe 3.5.2 de l’annexe I). Cependant, à l’instar du règlement du 5 février 2013 précité, la directive n’impose pas aux constructeurs de fournir un ou plusieurs extincteurs dans une machine. S’agissant de l’utilisation des tracteurs et machines agricoles, elle est réglementée principalement par le code de la route et le code du travail, notamment pour ce dernier par ses articles L. 4121-3 et R. 4121-1 à R. 4121-4, qui imposent à l’employeur d’évaluer les risques pour la santé et la sécurité des travailleurs et de prendre les mesures en conséquence. L’ensemble de ces dispositions est transcrit dans un document unique d’évaluation des risques professionnels. À ce titre, le risque incendie doit être évalué par l’employeur en fonction de la nature et du lieu des travaux. Celui-ci doit prendre les mesures destinées à le prévenir. Parmi celles-ci, la présence d’extincteurs est possible, mais non obligatoire. Plusieurs pays européens comme la Grèce ou la Belgique ont rendu obligatoire sa possession facilement accessible à bord de tous véhicules de particuliers y compris d’engins agricoles. Aussi, il lui demande si une réflexion est menée actuellement en France pour rendre éventuellement obligatoire l’équipement d’extincteurs à bord de tous les engins agricoles pour permettre à leur utilisateur de faire face à tout départ d’incendie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5451</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2116</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Brigand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Gestion de l’eau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5451. — 1 avril 2025. — M. Hubert Brigand attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la gestion de l’eau, sujet crucial pour l’agriculture dans le département de la Côte-d’Or que ce soit pour l’irrigation des cultures ou l’abreuvement du bétail. En effet, les changements climatiques remettent en question la sécurité alimentaire régionale, le modèle agricole et la gestion des ressources en eau. Face à ces défis, une approche collaborative impliquant divers acteurs est indispensable. Pour garantir la souveraineté alimentaire et la durabilité des filières agricoles locales, il est nécessaire de combiner plusieurs stratégies : augmenter les éléments favorables au remplissage des nappes phréatiques, considérer les eaux pluviales comme une ressource à exploiter, réduire la pression sur l’eau potable et créer des plans d’eau. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer comment elle entend prendre des mesures efficaces qui s’inscrivent dans une stratégie globale de conservation de l’eau, bénéfique également pour la biodiversité et la prévention des incendies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5455</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2117</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Brigand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Marchés des engrais
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5455. — 1 avril 2025. — M. Hubert Brigand attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les incohérences et les dangers de sanctions non adaptées sur le marché des engrais. En effet, ce marché, connaît une forte volatilité résultant du faible nombre d’acteurs économiques, des crises géopolitiques et des tensions sur les marchés de l’énergie. L’agriculture est un secteur stratégique pour la sécurité et la résilience en Europe. Il en a toujours été ainsi et la Commission européenne l’a récemment réaffirmé. Elle reste un secteur vital pour l’avenir de l’Union européenne car elle garantit la sécurité alimentaire, le développement rural, la stabilité économique et pèse significativement dans les exportations européennes. Les engrais minéraux, en apportant aux cultures les éléments nutritifs indispensables à leur croissance, sont essentiels pour sécuriser la production agricole à la fois en quantité et en qualité et représentent le premier poste de charges variables supportées par les agriculteurs. Depuis 2022 et le déclenchement de la guerre en Ukraine, la position officielle de l’UE a été de traiter à part le marché des engrais contre toute forme de sanctions et d’interdictions. Toutefois, la campagne d’influence menée par certains producteurs d’engrais européens a déclenché des discussions sur les restrictions des importations d’engrais russes dans l’UE et la Commission européenne a proposé le 28 janvier 2025 une forte augmentation des droits de douane sur les engrais azotés (engrais contenant de l’azote) en provenance de Russie et Biélorussie. La politique actuelle conduit à maintenir le soutien à l’Ukraine en sanctionnant plus durement la Russie et les représentants de la filière agricole partagent pleinement cette politique mais ils estiment qu’il est capital que la réflexion sur les sanctions se confronte à la réalité. La Russie est un acteur historique dans les importations d’engrais azotés de l’UE et la suppression de ses volumes, sans compensation, aura malheureusement une incidence sur l’accessibilité économique des engrais pour les agriculteurs européens et une conséquence insoutenable pour leur coût de production. Depuis plusieurs années, les capacités de production d’engrais azotés de l’Europe n’ont fait que décroitre et cette production est aujourd’hui concentrée autour d’une dizaine d’acteurs. Face à cela, les acteurs de la distribution ont compensé le manque de volume dans l’UE par des importations. Cette dépendance met en évidence les fragilités de l’agriculture nationale en matière de fertilisation et la nécessité de mettre enfin en œuvre un véritable plan de reconquête de notre souveraineté en engrais au niveau européen. L’Europe ne dispose pas aujourd’hui des ressources énergétiques et minières qui seraient nécessaires pour assurer sa souveraineté en engrais. Les importations de gaz ou d’ammoniac dépendent de pays tiers et sont soumises à la géopolitique. Dans ce contexte et à la suite du choc du prix du gaz de 2022, l’UE a diversifié ses sources d’approvisionnement dans une logique pragmatique de diminution de sa dépendance. Cette logique doit, selon le secteur agricole, s’appliquer à l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement des engrais azotés. Face à ces réalités et à la volonté d’appliquer des restrictions à l’importation en provenance de la Russie, une évidence semble se dégager : l’Europe devrait dans un premier temps faciliter l’accès aux engrais azotés en provenance d’autres zones de production (Amérique du Nord, Moyen-Orient, Afrique). C’est pourquoi les représentants des agriculteurs demandent dès le 1er juillet 2025, d’une part, la suppression des mesures anti dumping imposées sur les importations de mélanges d’urée et de nitrate d’ammonium (UAN) originaires de Trinité-et- Tobago et des États-Unis d’Amérique d’Amérique (règlement (UE) 2019/1688). Ces taxes sont comprises entre 22 et 29 euros/t. D’autre part, de n’appliquer des restrictions sur les engrais azotés en provenance de Russie qu’à la condition de suspendre pour une longue période les droits conventionnels de 6.5 % sur les importations d’urée, d’UAN, de DAP, de MAP, de NPK (codes NC 3102 10, 3102 80, 3105 30, 3105 40, 31 et 3105 20) en provenance des pays tiers hors Russie et Biélorussie. La disposition prévue par la Commission européenne selon laquelle elle pourra prendre cette mesure de suspension en fonction de l’évolution des prix n’aura pas d’effets, comme l’a démontré la mesure de décembre 2022. Dans un marché international d’évolution rapide des prix, la mesure arrivera trop tard pour éviter l’impact d’une crise du marché des engrais sur les agriculteurs européens, notamment français. Par ailleurs, la simple publication de la communication de la Commission européenne sur l’imposition de droit de douane dès le 1er juillet 2025 a déjà créé des tensions sur les marchés avec une hausse des prix de la solution azotée de plus de 10 %, accompagnée d’incertitudes sur la disponibilité d’engrais, non seulement très pénalisante pour les agriculteurs, mais aussi économiquement risquée pour les coopératives et les négociants agricoles, comme pour les autres acteurs de la distribution d’engrais. Or l’absence d’étude d’impact de cette proposition néglige ses effets contreproductifs, en matière de sécurité alimentaire et de fertilité des sols. La nécessité d’une telle étude est pourtant régulièrement rappelée par la Commission ou les colégislateurs. C’est pourquoi il lui demande si elle envisage une annonce de modification de la proposition de la Commission européenne ou des colégislateurs pour reporter la mise en œuvre de droit de douane au 1er juillet 2026 afin de pouvoir réaliser cette étude et adapter le règlement, donner de la prévisibilité aux acteurs et favoriser une stabilité du marché.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5456</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2118</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Obligation des interprofessions à l’élaboration et publication d’indicateurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5456. — 1 avril 2025. — M. Patrice Martin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le respect des dispositions légales relatives à la publication des indicateurs de référence des coûts de production par les organisations interprofessionnelles. Conformément aux dispositions de l’article 1 de la loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous, dite « Egalim 1 », les organisations interprofessionnelles sont tenues, dans le cadre de leurs missions et en application du règlement (UE) n° 1308/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013, d’élaborer et de diffuser des indicateurs de référence des coûts de production ainsi que des indicateurs de marché. Ces obligations ont pour finalité d’offrir aux producteurs agricoles une base objective et transparente pour la négociation de leurs contrats d’achat avec les acheteurs, notamment en ce qui concerne la revente et la transformation des produits agricoles, tout en garantissant un cadre plus équitable des relations commerciales au sein de la filière. Toutefois, il apparaît que certaines interprofessions ne se conforment pas à cette exigence légale et omettent de publier ces indicateurs, ce qui constitue une entorse manifeste aux obligations qui leur incombent. Or l’esprit et la lettre de la loi Egalim, ainsi que des dispositifs législatifs successifs, visaient précisément à structurer la formation des prix sur la base des coûts de production afin de préserver la rémunération des producteurs agricoles et d’assurer une régulation efficace des relations contractuelles entre les différents opérateurs économiques du secteur. Dans ce contexte, il souhaite obtenir la liste exhaustive des organisations interprofessionnelles qui ne respectent pas cette obligation légale et connaître les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de garantir l’application stricte des dispositions en vigueur et de contraindre les interprofessions concernées à se conformer à leurs obligations réglementaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5457</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2118</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Position du Gouvernement sur le CETA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5457. — 1 avril 2025. — M. Patrice Martin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les graves conséquences de l’accord économique et commercial global (CETA) entre l’Union européenne et le Canada, ainsi que sur la position du Gouvernement quant à sa ratification définitive. Depuis le 21 septembre 2017, la partie du CETA relevant de la compétence exclusive de l’Union européenne est appliquée à titre provisoire, tandis que la ratification complète de l’accord demeure en suspens. Le texte avait été approuvé par l’Assemblée nationale en juillet 2019, puis rejeté par le Sénat le 21 mars 2024. Une proposition de résolution, adoptée par l’Assemblée nationale trois mois plus tard, vise à relancer la discussion parlementaire et la procédure de ratification, sans pour autant que cette résolution ne soit contraignante. Sur le fond, cet accord constitue une menace directe pour l’agriculture française et la souveraineté alimentaire nationale. Alors que le secteur agricole traverse une crise profonde, le CETA, à l’instar d’autres traités de libre-échange conclus par l’Union européenne, expose les agriculteurs français à une concurrence déloyale susceptible d’entraîner la disparition de nombreuses exploitations. Cette situation est d’autant plus inacceptable que l’accord ne prévoit aucune « clause miroir » imposant aux exportateurs canadiens de respecter les standards européens en matière sanitaire, environnementale et sociale. Par conséquent, l’importation massive de viandes issues d’animaux nourris aux farines animales ou traités aux antibiotiques constitue un risque majeur pour la santé publique et une trahison envers les efforts consentis par les agriculteurs français pour garantir une production de qualité. La Commission européenne elle-même a relevé en 2022 des « lacunes » dans la supervision de la filière bovine canadienne, notamment concernant l’utilisation d’hormones de croissance, ce qui confirme les dangers inhérents à cet accord. Dans ces conditions, il souhaite connaître la position du Gouvernement sur la ratification définitive du CETA et sur les mesures qu’elle envisage de prendre afin d’empêcher la destruction de l’agriculture française, de garantir le respect strict des normes sanitaires, sociales et environnementales et de protéger les filières agricoles face à une concurrence internationale sauvage et destructrice.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5458</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2119</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Prolifération des castors
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5458. — 1 avril 2025. — Mme Florence Goulet attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la prolifération des castors dans certains territoires ruraux, notamment dans sa circonscription de la Meuse, où cette espèce cause d’importants préjudices aux exploitants agricoles. Aujourd’hui présents sur plus de 15 000 km de cours d’eau du pays, ces rongeurs construisent des barrages qui inondent les terres cultivables, rendant les sols impropres au semis et à la récolte. Les arbres subissent également des dégradations, fragilisant les écosystèmes agricoles. En Meuse, et malgré les préconisations de l’Office français de la biodiversité (OFB), la situation reste incontrôlable. Les organismes concernés (OFB, direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, direction départementale des territoires…) reconnaissent leur incapacité à gérer durablement ce problème. Les interventions, complexes et coûteuses, nécessitent du matériel lourd, des autorisations administratives et restent entièrement à la charge des agriculteurs. Par ailleurs, les interventions humaines visant à faire cohabiter le castor avec les besoins agricoles n’ont aucun effet, celui-ci ne cessant de s’adapter et de modifier ses installations pour poursuivre son expansion territoriale. Ainsi, depuis 2020, les pertes directes de rendement avoisinent les 50 000 euros pour un agriculteur, sans compter le coût du matériel et le temps de travail supplémentaire. Si la réglementation actuelle protège les castors, interdit la destruction de leurs habitats, y compris des barrages, elle ne prévoit pas de régime d’indemnisation pour les dégradations qu’ils causent et qui pèsent lourdement sur les agriculteurs. Elle souligne qu’elle avait déjà interpellé le ministre de l’agriculture le 16 avril 2024, mais que la réponse obtenue n’était pas de nature à apporter des solutions aux différentes problématiques soulevées. Face à cette impasse, elle lui demande si des mesures urgentes peuvent être envisagées, notamment une aide spécifique pour compenser les pertes liées à la prolifération des castors et une simplification des démarches pour permettre une intervention rapide, efficace et pérenne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5459</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2119</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Barèges</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Protection de la filière du pruneau d’Agen
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5459. — 1 avril 2025. — Mme Brigitte Barèges attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la protection de la filière du pruneau d’Agen, sous indication géographique protégée (IGP) dans le cadre de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du « Mercosur ». Pour rappel, c’est en 2002 que l’IGP « pruneau d’Agen » est créée par la nécessité de protéger la filière contre les pays producteurs d’Amérique du Sud à savoir l’Argentine et le Chili. Aujourd’hui la filière IGP du pruneau d’Agen représente 800 producteurs et 60 entreprises de transformation qui sont très inquiets des effets négatifs de cet accord de libre-échange. Il y a tout d’abord la question sur la protection de l’IGP, l’accord offre à des pays du Mercosur la possibilité d’utiliser la dénomination « pruneaux d’Agen » pendant 10 ans avant que l’IGP et les mesures protectrices qui l’accompagnent ne s’appliquent. C’est donc un véritable passe-droit qui est offert à des concurrents d’une filière française déjà sous forte tension. Puis, il y a la distorsion de concurrence entre les producteurs de prunes du Mercosur et la France. Comme Mme la ministre le sait, les agriculteurs français ne sont pas soumis aux mêmes règles sanitaires et phytosanitaires que les agriculteurs argentins par exemple. En effet, ce sont près de 100 molécules (48 à usage insecticide et 37 à usage fongicide) qui permettent à l’Argentine de produire autant de prunes alors que ces mêmes molécules sont interdites en France car jugées cancérigènes. Enfin et toujours sur la distorsion de concurrence, en particulier sur la différence de compétitivité entre le salaire minimum argentin et français qui est 5 fois plus important que son vis-à-vis argentin. Dans ce contexte, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement négociera avec la Commission européenne afin de protéger une partie du terroir, de l’agriculture, à savoir l’IGP « pruneau d’Agen », face à une agriculture sud-américaine qui ne respecte pas les mêmes normes environnementales et sociétales que la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5460</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2119</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Boccaletti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Réforme de la redevance consommation en eau potable pour les usages agricoles.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5460. — 1 avril 2025. — M. Frédéric Boccaletti attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les effets dévastateurs que va avoir l’application de la réforme de la redevance consommation en eau potable pour les usages agricoles, la nouvelle taxe étant fixée à 0.43 euros/m3. Cette revendication est directement inspirée d’une alerte lancée par le président de la Chambre régionale d’agriculture de Provence-Alpes-Côte d’Azur. En effet, dans cette région, la majorité des agriculteurs bénéficiaient jusqu’alors de contrats dits « agricoles » à tarifs préférentiels (0,0035 euro/m3), puisque l’eau potable qu’ils utilisaient était rendue à la terre, sans autre traitement. La loi de finances pour 2024 a introduit la réforme des redevances des agences de l’eau, qui porte donc le prix de l’eau pour tous les usagers, sans distinction, à un forfait de 0.43 euro/m3. En 2025, sur la base des consommations d’eau de 2024, la majorité des exploitations agricoles devra donc s’acquitter d’un tarif au mètre cube plus de 100 fois supérieur au précédent. Le surcoût du prix de l’eau, résultant de la réforme de la redevance sur la consommation d’eau potable, risque de mettre en péril la pérennité de nombreuses exploitations agricoles, en augmentant de manière significative leurs charges. Compromettant également les perspectives de transmission de ces exploitations, qui sont essentielles pour la continuité de notre agriculture. À titre d’exemple, dans le Var, sur la commune de Tanneron, l’élu représentant la Chambre d’agriculture du Var exprime de vives inquiétudes pour la survie d’une soixantaine d’exploitants. En raison de la configuration géographique de la zone, ces terres agricoles ne peuvent être alimentées en eau brute et n’ont d’autre choix que de se tourner vers des irrigants. L’application de cette réforme de la redevance de l’eau semble ainsi aller totalement à l’encontre des objectifs gouvernementaux de renforcement de la souveraineté alimentaire, notamment en matière de maraîchage et de soutien des agriculteurs. L’engagement en faveur des paysans ne doit pas se limiter aux déclarations faites lors du Salon international de l’agriculture, mais se concrétiser par des mesures effectives pour pallier les effets pervers d’une réforme qui, en l’état, semble négliger la réalité de l’usage agricole de l’eau dans les territoires. Il souhaite donc connaître les mesures qu’elle compte prendre pour que les agriculteurs ne subissent pas de plein fouet, au risque de devoir cesser leur activité, les effets pervers de cette réforme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5461</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2120</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Rotation des cultures - exigences de la PAC
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5461. — 1 avril 2025. — Mme Hélène Laporte attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les exigences posées par la politique agricole commune en matière de rotation des cultures sur les terres arables. En application de l’article 12 du règlement (UE) 2021/2115 du Parlement européen et du Conseil du 2 décembre 2021, les États membres incluent dans leurs plans stratégiques nationaux un système de conditionnalité des aides versées au respect des normes relatives aux bonnes conditions agricoles et environnementales. Parmi ces dernières est instituée une exigence de rotation des cultures (BCAE 7). Depuis 2025, les exploitations agricoles soumises à la conditionnalité des aides doivent respecter un double critère annuel (rotation effectuée sur un minimum de 35 % des terres arables de l’exploitation au cours de l’année considérée) et pluriannuel (obligation pour toute parcelle de pratiquer au minimum une rotation ou culture secondaire pour chaque période de quatre années). Le non-respect de ces normes entraîne une diminution des aides reçues au titre de la PAC. Les exceptions à cette exigence sont peu nombreuses et restrictives : l’exploitation doit être entièrement consacrée à l’agriculture biologique, avoir une surface agricole utile inférieure à 10 ha ou être occupée à hauteur d’au moins 75 % par des prairies, jachères ou cultures herbacées. Ainsi, l’exigence de rotation doit être pratiquée dans tous les autres cas, y compris sur des terres dont les caractéristiques propres n’autorisent qu’un nombre limité de cultures, par exemple en raison de leur caractère inondable. Elle souhaite donc connaître ses intentions quant à l’introduction d’une plus grande souplesse dans ce dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5464</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2120</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Définition du « cidre »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5464. — 1 avril 2025. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les inquiétudes croissantes des producteurs de cidres et de poirés français face aux travaux en cours au sein des instances européennes visant à harmoniser la définition du « cidre ». Si la récente publication du décret n° 2025-162 du 20 février 2025 a permis de renforcer la reconnaissance du savoir-faire cidricole français, les discussions engagées à l’échelle européenne pourraient, au contraire, fragiliser cet équilibre. En effet, le projet de normes communautaires en cours d’examen risque d’autoriser la mise sur le marché de produits ne respectant pas les critères de qualité français, notamment en permettant l’ajout de sucres ou une composition ne garantissant pas l’utilisation exclusive de fruits. Une telle évolution créerait une distorsion de concurrence défavorable aux producteurs français et compromettrait la valorisation des appellations, garantes d’un savoir-faire ancestral. À titre de précédent, l’Union européenne avait déjà envisagé de permettre la production de rosé par mélange de vins rouges et blancs, projet qu’elle avait heureusement abandonné sous la pression des acteurs concernés. Il est essentiel que la même vigilance soit exercée pour protéger les cidres et poirés français, dont l’authenticité repose sur un strict respect des matières premières et des procédés de fabrication traditionnels. Aussi, il lui demande quelle position entend défendre la France dans ces négociations européennes et quelles démarches elle envisage pour préserver l’intégrité et la qualité des cidres et poirés français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5465</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2121</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Brigand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Droits de douane sur les alcools
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5465. — 1 avril 2025. — M. Hubert Brigand attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les vives inquiétudes exprimées par les viticulteurs de Côte-d’Or concernant la volonté du président Trump d’instaurer 200 % de droits de douane sur tous les alcools en provenance de l’Union européenne si celle-ci taxait le bourbon et les whiskies américains dans le conflit sur l’acier et l’aluminium. En effet, cette mesure signifierait l’arrêt immédiat des expéditions et la perte de près de 4 milliards d’euros d’exportations vers le premier marché mondial, pour lequel il n’existe aucun marché de substitution. Pour la filière des vins de Bourgogne, ce seraient 370 millions d’euros de pertes, soit 25 % des exportations. L’impact sur la filière serait brutal, immédiat et irréversible. Ainsi, les viticulteurs de Côte-d’Or souhaitent que les vins et spiritueux soient exclus du rapport de force actuel pour préserver la filière viticole française. C’est pourquoi il lui demande comment elle entend agir pour soutenir les viticulteurs français face à ces menaces économiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5467</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2121</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Risque des droits de douane USA sur les vins et spiritueux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5467. — 1 avril 2025. — Mme Virginie Duby-Muller alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les risques d’augmentation par l’administration américaine des droits de douane à 200 % sur les vins et spiritueux produits dans l’Union européenne. Depuis le retour au pouvoir de Donald Trump et ses annonces de guerres commerciales avec un certain nombre de partenaires économiques, y compris l’UE et donc la France, la filière française des vins et spiritueux est sous la menace d’une augmentation des droits de douane qui la met clairement en péril, puisque le marché américain est le premier marché mondial. Un arrêt immédiat des exportations conduirait à une perte de près de 4 milliards d’euros pour les producteurs de vins et spiritueux. Si un rapport de force nouveau doit être mis en place pour que les intérêts européens soient pleinement respectés, il ne faut pas intégrer la filière des vins et spiritueux. Ainsi, elle souhaite savoir quelle mesure le Gouvernement entreprend pour éviter que la filière française des vins et spiritueux ne subisse cette hausse de taxe et comment elle compte accompagner la filière face à ce risque.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5470</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2121</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Lutte contre la prolifération du loup
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5470. — 1 avril 2025. — M. Patrice Martin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la nécessité d’une régulation accrue de la population lupine en France. Après sa disparition du territoire national au début du XXe siècle, le loup a naturellement recolonisé l’Hexagone à partir des années 1990, notamment en provenance d’Italie. Aujourd’hui, sa présence s’étend bien au-delà des massifs alpins et pyrénéens, touchant également le Massif Central, les Vosges et certaines plaines. Selon les derniers relevés, la population de loups dépasse désormais 1 013 individus, causant chaque année la prédation de plus de 12 000 animaux d’élevage dans 60 départements. En 2024, les attaques lupines ont augmenté de 4,6 %, avec des cas particulièrement marquants, comme celui d’un éleveur de Saint-Bérain-sur-Dheune, en Saône-et-Loire, victime de sa 25e attaque en janvier dernier. Les éleveurs font face à des pertes considérables, non seulement en raison de la mortalité directe des animaux, mais aussi des impacts indirects sur la reproduction, la sélection génétique et la viabilité économique des exploitations. Ces prédations fragilisent gravement l’élevage pastoral, essentiel à la vitalité des territoires ruraux. La nécessité d’une régulation effective du loup est renforcée par la décision récente de l’Union européenne, en décembre 2024, d’abaisser son niveau de protection, passant de « strictement protégé » à « protégé », permettant une plus grande flexibilité dans la gestion de cette espèce. Dans ce contexte, l’arrêté du 7 février 2025, modifiant celui du 21 février 2024, a élargi les possibilités de dérogation préfectorale aux interdictions de destruction du loup. Ces avancées réglementaires doivent s’accompagner d’objectifs clairs et d’une politique de régulation ambitieuse afin de garantir la pérennité du pastoralisme. Le Rassemblement National s’est d’ailleurs saisi du sujet, à travers ses travaux au Parlement européen et le dépôt d’une proposition de résolution à l’Assemblée nationale. Aussi, il souhaite connaître les mesures concrètes que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour assurer une régulation efficace du loup dans le cadre de son déclassement à la Convention de Berne. Il lui demande également quels objectifs chiffrés de population lupine elle entend fixer afin de rétablir un équilibre entre la préservation de l’espèce et la protection des éleveurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5473</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2122</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Répression des infractions à la loi luttant contre la maltraitance animale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5473. — 1 avril 2025. — M. Bastien Lachaud interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’application de l’interdiction de vente de chiens et de chats en animalerie, instaurée par la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 et en vigueur depuis le 1er janvier 2024. Pourtant, cette loi, déjà peu ambitieuse et limitée aux chats et aux chiens, est déjà contournée par des vendeurs. Récemment, la Fondation 30 Millions d’amis a publié une enquête mettant en lumière les stratégies employées par certaines animaleries pour contourner la loi. Des établissements affichent même ouvertement sur leurs réseaux sociaux et sites internet cette activité commerciale et en procèdent à la vente en arrière-boutique ou via un système de vente en ligne avec retrait en click et collect. Or le principe de l’achat en ligne est précisément le contraire de ce que la loi cherchait à produire, à savoir un véritable engagement à l’adoption de l’animal. Au contraire, les achats en arrière-boutique ou en ligne alimentent des pratiques que la loi voulait interdire, comme les achats inconsidérés qui se soldent souvent par des abandons, les adoptions d’animaux non-sevrés, trop jeunes et gardés dans des boutiques dans des conditions contraires aux réglementations. Les achats en ligne permettent une marchandisation totale de l’animal, puisqu’aucun conseil n’est donné à l’acheteur sur l’animal qu’il achète, aucune vérification élémentaire n’est faite sur sa capacité à l’accueillir. Certains sites de vente d’animaux donnent très peu d’informations sur ces derniers (âge, sexe, race uniquement), d’autres affichent des numéros d’identifications étrangers et alimentent ainsi le trafic international d’animaux vivants. L’entrée en vigueur de la loi a conduit certaines animaleries à cacher leurs animaux, dans leurs réserves, leurs bureaux, dans des conditions précaires et propices à la maltraitance des animaux. La vente dans des conditions illégales ne peut qu’alimenter maltraitance, trafics, arnaques en tout genre. Rien ne garantit à l’acheteur que l’animal qu’il achète est bien de la race affichée si celui-ci n’a pas les connaissances suffisantes pour l’identifier. Le contrat d’engagement prévu par la loi, qui doit être signé 7 jours avant la transmission de l’animal, qui était censé lutter contre les achats compulsifs, est aisément contourné par des signatures antidatées. In fine, la mise en œuvre de la loi a créé une situation qui à certains égards est pire pour les conditions de vie et d’adoption qu’avant. Il est à craindre que l’objectif de lutter contre les abandons d’animaux ne puisse être atteint dans ces conditions. Or il apparaît que le décret fixant les sanctions applicables en cas de non-respect de cette interdiction n’a toujours pas été publié. M. le député souhaite donc savoir quand Mme la ministre prévoit de publier ce décret afin de permettre aux autorités de sanctionner les animaleries qui enfreignent à la loi. Plus largement, il souhaite apprendre ce qu’elle compte faire pour lutter contre les infractions à la loi visant à lutter contre la maltraitance animale, lutter contre les trafics et la marchandisation des animaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5474</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2122</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Vente de chiens et de chats en animalerie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5474. — 1 avril 2025. — M. Olivier Falorni attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la vente de chiens et de chats en animalerie. La loi du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes interdit la vente de chiens et de chats en animalerie. En partenariat avec des fondations ou associations de protection des animaux, les établissements de vente d’animaux de compagnie mentionnés au même premier alinéa peuvent présenter des chats et des chiens appartenant à ces fondations ou associations, issus d’abandons ou dont les anciens propriétaires n’ont pas été identifiés. Ces présentations s’effectuent en présence de bénévoles desdites fondations ou associations. Malgré cette interdiction qui pourtant est très claire, certains établissements continuent d’en proposer à la vente dans des sous-sols ou des bureaux, à l’abri des regards. Le décret n° 2022-1354 du 24 octobre 2022, édictant les sanctions relatives à la loi de 2021, ne prévoit aucune peine en cas de violation de l’article L. 214-6-3 II du code rural. Aussi, il aimerait savoir si ces animaleries qui contournent la loi ne peuvent pas être sanctionnées car les textes réglementaires ne le mentionnent pas et ce que compte faire le Gouvernement pour remédier à cette situation inacceptable. Il lui rappelle que l’interdiction posée par la loi de 2021 visait à encourager les gens à acquérir ou adopter un animal de façon réfléchie et raisonnée, pour éviter l’achat « coup de cœur » qui mène souvent à la maltraitance et à l’abandon. Il lui demande ce qu’elle compte faire à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5475</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2122</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Vente illicite des chiens et des chats/Non respect de la loi du 30 novembre 2021
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5475. — 1 avril 2025. — M. Vincent Ledoux rappelle à Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire, que depuis le 1er janvier 2024, la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 interdit aux animaleries de vendre des chiens et des chats, dans le but de lutter contre la maltraitance animale et les abandons. Cependant, une enquête récente de la Fondation 30 Millions d’Amis a révélé que certaines animaleries contournent cette interdiction en proposant des ventes via « click et collect » ou livraison à domicile. Les méthodes de contournement identifiées sont : le stockage en arrière-boutique, les animaux n’étant plus exposés en magasin mais conservés dans des espaces non accessibles au public. Sur demande, les clients peuvent voir et acheter ces animaux ; la vente en ligne : certaines animaleries continuent de proposer des chiens et des chats sur leur site internet ou via des plateformes comme Leboncoin. Les clients peuvent commander en ligne et récupérer l’animal en magasin ou opter pour une livraison à domicile ; le non-respect des procédures légales : la loi impose la signature d’un certificat d’engagement et de connaissance des besoins spécifiques de l’espèce, suivi d’un délai de 7 jours avant l’acquisition. Certaines animaleries antidatent ces certificats ou ne respectent pas ce délai, facilitant ainsi des achats impulsifs. M. le député demande donc à Mme la ministre de bien vouloir partager avec lui l’évaluation de la première année de mise en œuvre de ladite loi. Et par ailleurs, il souhaite connaître les mesures qu’elle compte prendre pour lutter contre la vente en ligne non contrôlée de chiens et de chats qui, favorisant les trafics et les achats irresponsables, va à l’encontre des objectifs de la loi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5492</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2123</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Carrière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Acarien Tropilaelaps et danger sur les abeilles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5492. — 1 avril 2025. — M. Sylvain Carrière attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le risque d’arrivée imminente de l’acarien Tropilaelaps qui menace l’apiculture française. Cet acarien, présent en Géorgie, est désormais aux portes de l’Europe comme le rapporte la plateforme d’épidémiosurveillance santé animale (ESA) de l’ANSES dans sa note du 4 mars 2025. Afin d’éviter une situation sanitaire semblable à celle du varroa, il faut dès à présent élaborer une stratégie efficace et coordonnée avec les syndicats et les structures sanitaires apicoles pour préparer la lutte contre ce parasite particulièrement virulent. Cette stratégie devrait prendre en compte les dernières avancées scientifiques concernant les méthodes de lutte contre ce parasite ainsi que répondre aux attentes des apicultrices et apiculteurs français en matière de moyens de lutte et d’indemnisation. Elle devrait également prévoir, en plus de l’interdiction des importations de reines, essaims et paquets d’abeilles provenant des pays contaminés UE ou hors UE, l’interdiction d’importation en France et en UE, de reines, essaims et paquets d’abeilles provenant de pays limitrophes de pays déjà contaminés. À cet effet, les contrôles devraient être amplifiés. L’État devrait également soutenir la recherche de solution pour lutter contre Tropilaelaps. Les apicultrices et apiculteurs sont très inquiets de l’arrivée de Tropilaelaps qui pourrait devenir un problème sanitaire encore plus grave que le varroa, qui fait déjà pourtant de nombreux dégâts dans les ruchers français et dont la lutte représente un défi pour le secteur. Aussi, il l’interroge sur la stratégie de prévention et de lutte envisagée par ses services concernant l’arrivée imminente du Tropilaelaps. Cette question a été travaillée avec l’union nationale de l’apiculture française. Il lui demande ce qu’elle compte faire à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5493</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2123</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Risque nuisible pour l’apiculture française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5493. — 1 avril 2025. — Mme Virginie Duby-Muller attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le risque d’arrivée imminente de l’acarien Tropilaelaps qui menace l’apiculture française. Cet acarien, présent en Géorgie, est désormais aux portes de l’Europe. Afin d’éviter une situation sanitaire semblable à celle du varroa, il faut dès à présent élaborer une stratégie efficace et coordonnée avec les syndicats et les structures sanitaires apicoles pour préparer la lutte contre ce parasite particulièrement virulent. Cette stratégie devrait prendre en compte les dernières avancées scientifiques concernant les méthodes de lutte contre ce parasite ainsi que répondre aux attentes des apicultrices et apiculteurs français en matière de moyens de lutte et d’indemnisation. Elle devrait également prévoir, en plus de l’interdiction des importations de reines, essaims et paquets d’abeilles provenant des pays contaminés UE ou hors UE, l’interdiction d’importation en France et en UE, de reines, essaims et paquets d’abeilles provenant de pays limitrophes de pays déjà contaminés. À cet effet, les contrôles devraient être amplifiés. L’État devrait également soutenir la recherche de solution pour lutter contre Tropilaelaps. Les apicultrices et apiculteurs sont très inquiets de l’arrivée de Tropilaelaps qui pourrait devenir un problème sanitaire encore plus grave que le varroa, qui fait déjà pourtant de nombreux dégâts dans les ruchers français et dont la lutte représente un défi pour le secteur. Ainsi, elle l’interroge sur la stratégie de prévention et de lutte envisagée par ses services concernant l’arrivée imminente du Tropilaelaps.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5495</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2124</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Le Coq</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Mettre fin à la pêche de loisir dans les zones où la consommation est interdite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5495. — 1 avril 2025. — M. Aurélien Le Coq interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la pratique de la pêche dans les zones où la consommation des poissons est interdite. Le consensus scientifique actuel indique que les poissons sont des êtres sensibles capables d’éprouver le stress et la douleur. Il est donc choquant que dans des zones où la consommation des poissons est interdite, la pêche de loisir soit autorisée. En effet, dans certaines zones, la pollution excessive des cours d’eau fait que la consommation des poissons qu’on pourrait y pêcher est dangereuse pour la santé humaine. Des arrêtés d’interdiction de la consommation et de la commercialisation des poissons ont donc été publiés, mais la pêche de loisir reste parfois autorisée. C’est le cas par exemple à Paris (arrêté 2010-555) pour les poissons pêchés dans la Seine et l’Ourcq. La pêche de loisir apparaît alors comme un jeu cruel et gratuit qui consiste à faire souffrir un animal sans même une nécessité alimentaire. Une étude réalisée par l’IFOP en 2020 a montré que, lorsqu« il leur est précisé que la consommation des poissons pêchés est interdite, 63 % des Parisiennes et des Parisiens se déclarent favorables à l’interdiction de la pêche dans la capitale. Devant la contradiction éthique qui consiste à autoriser la pêche tout en interdisant la consommation des poissons, il lui demande si le Gouvernement pourrait envisager d’interdire la pêche de loisir là où la consommation des poissons est interdite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5511</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2124</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Nombre de contrôles à la fraude à l’origine France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5511. — 1 avril 2025. — M. Patrice Martin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le renforcement des contrôles relatifs à la fraude à l’origine des produits alimentaires. Dans le cadre de la réponse gouvernementale aux préoccupations exprimées par les agriculteurs en début d’année 2024, un plan de 10 000 contrôles de l’origine française des produits alimentaires a été annoncé pour 2024 par le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, M. Bruno Le Maire, ainsi que par la ministre déléguée chargée des entreprises, du tourisme et de la consommation, Mme Olivia Grégoire. Ces contrôles, menés par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), visent à lutter contre la francisation des produits, pratique consistant à attribuer indûment une origine française à des denrées qui ne sont pas produites en France. Cette fraude porte préjudice aux consommateurs, trompés sur la provenance et la qualité des produits qu’ils achètent, tout en engendrant une concurrence déloyale au détriment des producteurs français, qui perdent des débouchés et voient leur activité fragilisée. Les contrôles effectués par la DGCCRF se sont concentrés sur les points de distribution et l’ensemble de la chaîne de commercialisation, afin d’assurer une information transparente et de détecter d’éventuelles pratiques frauduleuses. Le 13 mars 2025, la DGCCRF a publié les résultats de ces contrôles, révélant un taux d’anomalie de 34 %. Cette campagne a conduit à l’émission de 1 802 avertissements pour des manquements mineurs, 588 injonctions pour cessation de pratiques illicites et 562 procès-verbaux pour infractions graves. Or ce volume limité de verbalisations, au regard du taux d’anomalie constaté, interroge sur l’efficacité des sanctions prises à l’encontre des fraudeurs et sur la capacité de dissuasion de ces contrôles. Dans ce contexte et afin d’évaluer l’évolution réelle du niveau de surveillance, il souhaite connaître le nombre de contrôles réalisés en 2022, 2023 et 2024 ainsi que ceux envisagés pour 2025, afin de vérifier si cette annonce traduit une véritable intensification des contrôles ou relève davantage d’un affichage politique. Il souhaite également savoir pour quelles raisons le nombre de verbalisations demeure relativement faible au regard du taux élevé d’anomalies constatées. Enfin, il demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour renforcer ces contrôles et leurs sanctions, afin de lutter plus efficacement contre ces fraudes et d’assurer une meilleure protection des producteurs français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5526</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2124</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Brigand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Dommages collatéraux de la fièvre catarrhale ovine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5526. — 1 avril 2025. — M. Hubert Brigand attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les dommages collatéraux de la fièvre catarrhale ovine (FCO). En effet, depuis l’été 2024, le département de Côte-d’Or a subi l’arrivée de la FCO, avec une multiplication des cas de FCO-3 et de FCO-8. Cette situation a causé une surmortalité chez les ovins et les bovins, des avortements, de nombreuses reproductrices vides et une baisse de productivité entraînant des impacts économiques non négligeables sur les exploitations sans indemnisation. Les conséquences incluent également des causes indirectes par le manque d’animaux de renouvellement présents pour les prochaines campagnes et une baisse concrète des ventes en automne. Même si les chiffres resteront à affiner en fin d’hiver, les représentants des agriculteurs dans le département estiment qu’il pourrait manquer entre 6 et 8 % de veaux par rapport à l’an dernier, ce qui viendrait déstabiliser encore plus l’équilibre économique de leurs exploitations et de toute une filière en pleine décapitalisation. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures elle entend prendre pour répondre à cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5528</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2125</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Brard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Prise en compte du bien-être animal
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5528. — 1 avril 2025. — M. Jean-Michel Brard appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la prise en compte du bien-être animal dans la commercialisation des produits alimentaires d’origine animale. La loi relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires a été promulguée le 10 juin 2020. Elle rend obligatoire l’information des consommateurs sur la provenance des produits qu’ils consomment mais la question du bien-être animal et notamment des conditions d’élevage mais aussi d’abattage restent secondaires. Pourtant, les différents ministres de l’agriculture qui se sont succédés, ont toujours assuré que la question du bien-être animal était primordiale Aussi, il lui demande si elle entend étudier la mise en place d’indicateurs sur l’ensemble des produits alimentaires afin que les consommateurs puissent être informés quant au bien être de l’animal d’élevage qu’ils choisissent, que ce soit des produits bruts ou des produits transformés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5529</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2125</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Laernoes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Renforcer les contrôles dans l’élevage intensif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5529. — 1 avril 2025. — Mme Julie Laernoes attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les préoccupations croissantes concernant le bien-être animal dans les abattoirs et les pratiques d’élevage intensif. Des révélations récentes, notamment par l’association L-214 dans leur enquête sur 8 élevages bretons fournissant les enseignes de grande distribution, ont mis en lumière des conditions d’élevage alarmantes, soulevant des questions sur le respect des réglementations en vigueur de ces exploitations. Par ailleurs, un décret de juin 2024 (décret n° 2024-529) a relevé les seuils à partir desquels une évaluation environnementale est obligatoire pour les élevages intensifs, facilitant ainsi l’extension de ces exploitations. Cette évolution réglementaire suscite des inquiétudes quant à l’impact sur le bien-être animal et l’environnement. Compte tenu du soutien majoritaire des Français et des Françaises en faveur d’une transformation durable des pratiques d’élevage, Mme la députée souhaite savoir si elle envisage d’instaurer un moratoire sur l’élevage intensif, en interdisant toute nouvelle construction ou extension d’installations confinant des animaux sans accès à l’extérieur. Elle s’interroge également sur la volonté du ministère d’élaborer, en concertation avec les acteurs de la filière, un plan de sortie de l’élevage intensif pour accompagner le secteur vers des modes de production plus respectueux du bien-être animal et de l’environnement et accompagner la réorientation des personnes qui en dépendent aujourd’hui. Enfin, elle souhaite connaître les mesures prévues pour renforcer les contrôles dans ce type d’exploitations intensives et garantir la transparence des résultats, dans le but d’assurer le respect des normes de bien-être animal.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5539</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2125</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Brigand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Photovoltaïque sur toiture
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5539. — 1 avril 2025. — M. Hubert Brigand attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les inquiétudes exprimées par les représentants des agriculteurs de Côte d’Or au sujet du projet du Gouvernement visant à réduire les tarifs d’achat pour les installations photovoltaïques de petite et moyenne puissance, jusqu’à 500 KWC, à travers une révision de l’arrêté dit « S21 », avec une application rétroactive au 1er février 2025. En effet, ce projet risque de fragiliser les exploitants agricoles de ce département en zone Intermédiaire. Ces exploitants, ayant investi ou projetant d’investir dans ce type d’installations, pourraient voir la viabilité économique de leurs projets compromise. Cette réforme mettrait en péril de nombreux projets de solarisation de toitures, véritables relais de croissance, soutiens à l’installation de jeunes agriculteurs et à la réhabilitation des bâtiments amiantés. De plus, cette mesure augmenterait le risque de non-respect des engagements européens en matière d’énergies renouvelables, dont l’objectif est d’atteindre 42,5 % en 2030. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer comment elle entend répondre à ces inquiétudes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5498</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2126</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Herouin-Léautey</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Accès effectif à une couverte assurantielle pour les SM et les collectivités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5498. — 1 avril 2025. — Mme Florence Herouin-Léautey attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les cas de nombreuses collectivités territoriales, ainsi que de syndicats mixtes (SM), qui rencontrent aujourd’hui de grandes difficultés pour assurer leurs bâtiments et leurs flottes de véhicules, dans un contexte marqué par une réduction de l’offre des compagnies d’assurance et une augmentation considérable des primes. Ces difficultés sont particulièrement vives pour les syndicats mixtes, qui gèrent pourtant des équipements publics essentiels (stations d’épuration, centres techniques, installations sportives ou culturelles) et pour les collectivités locales en zones rurales disposant de flottes indispensables à la bonne conduite de leurs missions de service public. Certaines collectivités rapportent ainsi être confrontées à des refus d’assurance ou des non-renouvellements de contrats par les opérateurs traditionnels ; des hausses de tarifs exponentielles remettant en cause l’équilibre budgétaire des structures et des difficultés à trouver des solutions alternatives viables sur le marché. Mme la députée attire notamment l’attention sur le cas du Syndicat mixte d’élimination des déchets de l’arrondissement de Rouen (SMEDAR), dans l’incapacité de renouveler ses contrats d’assurance pour son centre de tri, son unité logistique de maintenance et son unité de traitement des déchets depuis 2022. Le SMEDAR n’est malheureusement qu’un exemple de ces situations inacceptables qui mettent en péril non seulement la gestion quotidienne d’entités analogues, mais également la continuité du service public, notamment en matière de transport scolaire, de gestion des déchets ou d’accès aux équipements publics ouverts aux administrés. Aussi, Mme la députée souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir aux syndicats mixtes et aux collectivités territoriales l’accès effectif à une couverture assurantielle adaptée à leurs besoins. Elle souhaite connaître les intentions de l’exécutif s’agissant de la mise en place d’un potentiel dispositif spécifique, mutualisé ou soutenu par l’État, pour assurer les biens et flottes de ces structures lorsqu’elles se trouvent exclues du marché classique. Enfin, elle lui demande si le Gouvernement va engager une concertation avec les représentants des collectivités et le secteur de l’assurance pour trouver des solutions durables à ces difficultés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5500</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2126</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Comptabilisation des dépenses par les collectivités locales pour l’enfouissement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5500. — 1 avril 2025. — M. Philippe Brun interroge M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la comptabilisation des dépenses engagées par les collectivités locales pour l’enfouissement des réseaux de communications électroniques. Selon l’instruction n° 01-114-M0 du ministère des finances du 10 décembre 2001 ; lorsqu’une collectivité locale finance l’enfouissement de lignes téléphoniques existantes, cette opération doit être comptabilisée en dépenses de fonctionnement, car ces infrastructures ne lui appartiennent pas. En revanche, l’enfouissement des réseaux électriques est considéré comme un investissement. Pourtant, ces travaux concernent souvent les mêmes infrastructures et sont réalisés conjointement, ce qui oblige les collectivités à repartir artificiellement leurs dépenses entre fonctionnement et investissement, compliquant ainsi leur gestion budgétaire. Or les dépenses de fonctionnement sont plus contraignantes pour les collectivités, tandis que les dépenses d’investissement leur offrent plus de souplesse financière et facilitent l’accès à des financements. Aussi, il lui demande s’il envisage de modifier ces règles comptables afin que l’enfouissement des réseaux de communication électronique soit reconnu comme une dépense d’investissement, à l’instar de celui des réseaux électriques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5501</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2126</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Golliot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Garantie d’emprunt
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5501. — 1 avril 2025. — M. Antoine Golliot attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la possibilité pour une collectivité territoriale d’accorder une garantie d’emprunt à une Société d’économie mixte (SEM) dans le cadre d’une opération d’aménagement. En effet, lorsqu’une collectivité confie à une SEM l’aménagement d’une zone d’aménagement concertée (ZAC), il est fréquent que celle-ci sollicite une garantie d’emprunt de la part de la collectivité afin d’activer une ligne de trésorerie. Cette ligne de trésorerie a pour objectif de couvrir les frais de financement d’une partie des travaux en attendant l’encaissement du produit des ventes d’aménagements en cours. Or la jurisprudence du Conseil d’État rappelle régulièrement l’interdiction faite aux collectivités d’accorder des garanties sur les lignes de trésorerie, ce qui engendre une insécurité juridique pour ces montages financiers pourtant essentiels à la bonne réalisation des projets d’aménagement public. Ainsi, il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage d’adapter le cadre juridique afin de permettre aux collectivités d’apporter une garantie d’emprunt dans ce cadre précis, tout en assurant la sécurisation des finances publiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5637</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2127</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul-André Colombani</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Opacité et incohérences du zonage FRR
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5637. — 1 avril 2025. — M. Paul-André Colombani attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les incohérences et le manque de transparence du dispositif des zones France ruralités revitalisation (FRR), tel qu’il résulte de l’article 44 quindecies A du code général des impôts, modifié par les articles 77 et 99 de la loi de finances pour 2025 (n° 2025-127 du 14 février 2025). En effet, le II et le III de l’article 44 quindecies A du code général des impôts instaurent de nouveaux critères d’éligibilité des communes rurales au dispositif FRR à compter du 1er juillet 2024. L’application de ces critères a pour conséquence d’exclure du dispositif pérenne 2 168 communes rurales précédemment classées en zones de revitalisation rurale (ZRR). Certes, le projet de loi de finances pour 2025 prévoit que ces communes bénéficient d’une période transitoire leur permettant de rester temporairement éligibles jusqu’au 31 décembre 2027. Pour autant, aucune solution durable n’est prévue au-delà de cette échéance, alors même que leurs difficultés structurelles, telles que l’enclavement, le déclin démographique et la fragilité économique, apparaissent durables. Par ailleurs, le III de ce même article institue un zonage dit « FRR plus » (FRR+), destiné à soutenir les communes rurales les plus vulnérables selon la grille de densité établie par l’INSEE et un indice synthétique tenant compte des dynamiques liées au revenu, à la population et à l’emploi. Toutefois, l’alinéa concerné impose expressément que les communes éligibles au « FRR+ » soient préalablement classées dans le niveau FRR « socle », tel que défini au II du même article. Ainsi, cette exigence entraîne une situation paradoxale dans laquelle certaines communes, reconnues comme prioritaires au regard de leurs fragilités, sont éligibles au « FRR+ » mais en sont exclues faute de remplir les critères du niveau « socle », les privant ainsi de tout soutien au terme de la période transitoire. S’ajoute à cela une forte incompréhension liée à l’opacité des critères définis aux alinéas A à G du II pour le classement en FRR « socle ». Ces critères complexes et peu lisibles suscitent un profond sentiment d’arbitraire chez les élus locaux. Ce ressenti est d’autant plus vif que, dans certains établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), des communes rurales situées dans un même bassin de vie, confrontées aux mêmes réalités socio-économiques, se retrouvent traitées différemment : certaines sont intégrées au zonage FRR, d’autres non, sans justification apparente. Ainsi, de nombreuses communes rurales, qui n’étaient déjà pas intégrées au dispositif ZRR, demeurent exclues du nouveau dispositif FRR sans pouvoir clairement identifier les raisons objectives de leur éviction. Face à ces incohérences et difficultés d’application concrètes, il lui demande s’il envisage de clarifier ou de modifier les dispositions de l’article 44 quindecies A précité. Il souhaite notamment savoir si les critères de classement feront l’objet d’une publication précise et transparente et si des évolutions sont envisagées, soit pour intégrer systématiquement les communes rurales au sens de l’INSEE au zonage FRR « socle », soit pour supprimer la condition d’éligibilité préalable à ce niveau afin de permettre un accès direct au dispositif « FRR+ ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5661</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2127</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Tavel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Financement du coût de la rénovation du pont de Saint-Nazaire par l’État
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5661. — 1 avril 2025. — M. Matthias Tavel interroge M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la nécessité de rénovation du pont de Saint-Nazaire. Mis en service il y a cinquante an, le pont de Saint-Nazaire est le plus long pont de France. Il est traversé chaque jour par plus de 33 000 véhicules, parmi lesquels 400 poids lourds et des convois exceptionnels. Il est composé de 80 000 m3 de béton et de 17 000 m3 d’acier. Le département de la Loire-Atlantique, qui en assure la gestion, dépense chaque année 2,5 millions d’euros pour des travaux d’entretien du pont. D’important travaux de renforcement du viaduc béton sud du pont ont été réalisés entre 2010 et 2014 pour un montant de 22 millions d’euros. Tous les six ans, un contrôle technique important est mené sur l’infrastructure. Le dernier a confirmé que le béton a perdu ses qualités structurelles. Exposé à des contraintes naturelles, la dégradation de ses 35 piles maritimes impose aujourd’hui un lourd programme de réhabilitation jugé hors normes, urgent et indispensable, par le département de la Loire-Atlantique. Prévu pour une période s’étalant de 2027 à 2031, ce programme de réhabilitation a un coût qui s’élèverait au moins à un montant de 31 millions d’euros. Infrastructure d’intérêt national et régional, véritable enjeu stratégique, le pont de Saint-Nazaire représente un atout majeur pour l’économie de la région des Pays-de-la-Loire et même du pays, par le nombre important de transits routiers qu’il permet. Il est incontestablement un rouage indispensable à une partie de l’économie du pays et constitue donc un enjeu stratégique et économique majeur. Au demeurant, le département de la Loire-Atlantique n’est pas en mesure d’en assumer seul la charge, compte tenu de l’importance des difficultés financières qu’il rencontre. Il a donc sollicité une participation de la région des Pays-de-la-Loire présidée par Christelle Morançais qui, à ce jour, lui a adressé un refus. Si aucune aide financière n’est apportée au département de la Loire-Atlantique en vue d’entamer ce programme de réhabilitation du pont de Saint-Nazaire, ce dernier serait contraint de réduire le tonnage du pont, entraînant des conséquences négatives pour l’économie. C’est la raison pour laquelle le président du département de la Loire-Atlantique demande à l’État d’intégrer les 31 millions d’euros de travaux du pont dans le futur contrat de plan État-région (CPER) en 2027. Il lui demande donc si l’État entend répondre favorablement à la demande du département de la Loire-Atlantique, afin que le coût du programme de réhabilitation du pont de Saint-Nazaire soit intégré par avenant au contrat de plan État-région ou, à défaut, si l’État entend apporter une participation financière substantielle par un autre moyen, afin que les travaux du programme de réhabilitation puissent démarrer comme prévu en 2027.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5517</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2128</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Budget Défense exécuté en 2024
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5517. — 1 avril 2025. — M. Charles Sitzenstuhl interroge M. le ministre des armées sur le montant final exécuté des crédits de la mission « Défense », hors charges de pensions, pour l’année 2024, en euros courants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5518</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2128</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Intervention de l’État dans l’entreprise Verney-Carron
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5518. — 1 avril 2025. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de M. le ministre des armées au sujet de la prise de contrôle majoritaire de l’entreprise Verney-Carron par le groupe belge FN Browning Group. Le 3 mars 2025, ce dernier a déposé une offre ferme en vue d’acquérir 70 % du capital de Verney-Carron, fleuron de l’armurerie française placé en redressement judiciaire. Cette proposition intervient après le refus du ministère de l’économie d’accorder un prêt de 4,5 millions d’euros destiné à soutenir la restructuration de l’entreprise. Or cette acquisition soulève de vives inquiétudes quant à la souveraineté industrielle et stratégique de la France, dans la mesure où Verney-Carron équipe tant les forces armées que les forces de l’ordre françaises. Au-delà du risque de disparition d’un acteur historique de l’armement français, cette opération pose un problème de souveraineté nationale, FN Browning Group étant en partie détenu par la région de Wallonie, collectivité territoriale étrangère. En outre, si la France et la Belgique entretiennent des relations de coopération étroites, leurs orientations stratégiques en matière de défense ne coïncident pas systématiquement, la Belgique étant notamment un partenaire de longue date des États-Unis d’Amérique, accueillant sur son sol des bases militaires et des armes nucléaires américaines. Ce projet de rachat apparaît d’autant plus paradoxal que le Président de la République française a fait du réarmement et de la réindustrialisation de la France un objectif stratégique, avec une augmentation du budget des armées devant atteindre 3 % du PIB d’ici 2029. L’acquisition de Verney-Carron par un groupe étranger constituerait ainsi un symbole de l’affaiblissement de la base industrielle de défense française, alors même que cette entreprise fut historiquement impliquée dans la production du fusil FAMAS. Aussi, M. le député souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour préserver l’indépendance de l’industrie d’armement et s’assurer que cette acquisition ne compromettra ni la souveraineté ni les intérêts stratégiques de la France. Il souhaite notamment savoir si l’État envisage d’entrer au capital de Verney-Carron afin d’établir un partenariat franco-belge équilibré dans le domaine de l’armement d’infanterie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5519</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2128</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Reconnaissance des appelés du service national
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5519. — 1 avril 2025. — Mme Tiffany Joncour attire l’attention de M. le ministre des armées sur l’absence de reconnaissance institutionnelle des anciens appelés du service national, dont l’engagement au service de la France mérite une valorisation à la hauteur de leur contribution à la défense et à la souveraineté nationale. Pendant plusieurs décennies, le service national a constitué une véritable école du civisme et de l’engagement républicain, mobilisant des générations de jeunes Français pour assurer des missions essentielles à la sécurité et à la protection du territoire. Que ce soit dans les forces armées, la gendarmerie ou les services civils, ces hommes ont répondu à l’appel de la Nation avec loyauté et discipline, souvent au prix de sacrifices personnels. Pourtant, aucune distinction officielle ne vient aujourd’hui témoigner de la reconnaissance de l’État envers ceux qui ont servi sous les drapeaux. Alors que d’autres catégories de citoyens ayant contribué à la défense du pays bénéficient de distinctions spécifiques, il apparaît incompréhensible que ces anciens appelés soient laissés dans l’ombre. Plusieurs pays européens ont mis en place des dispositifs honorifiques ou des aménagements sociaux valorisant cet engagement, tandis que la France persiste dans un silence institutionnel préjudiciable à la mémoire collective et à la transmission des valeurs de la République. Dans ce contexte, Mme la députée souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour accorder une reconnaissance officielle aux anciens appelés du service national. Elle l’interroge sur la possibilité d’établir un dispositif spécifique, qui pourrait prendre la forme d’un titre de reconnaissance nationale, d’une décoration honorifique ou d’une prise en compte dans les droits sociaux de leurs années de service. Alors que les défis sécuritaires actuels rappellent l’importance de la mobilisation collective au service de la Nation, il semble essentiel que l’engagement des générations passées ne soit pas relégué aux oubliettes de l’histoire, mais reconnu à sa juste valeur par les institutions de la République. Elle l’interroge ainsi sur les intentions du Gouvernement quant à l’établissement d’un dispositif permettant d’honorer ces citoyens ayant servi sous les drapeaux et de leur témoigner la reconnaissance légitime de la République.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5520</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2129</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Jacobelli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Réforme du fonds de prévoyance militaire et de l’aéronautique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5520. — 1 avril 2025. — M. Laurent Jacobelli appelle l’attention de M. le ministre des armées sur les modifications des dispositions applicables à l’indemnisation des militaires, en vertu du décret n° 2024-959 du 26 octobre 2024. Il apparaît que ces ajustements portent préjudice à certains militaires radiés des cadres pour infirmité qui voient leur allocation principale diminuée significativement par rapport aux conditions d’indemnisation prévalant avant l’entrée en vigueur de la réforme. Les militaires concernés déplorent une réforme qui les place dans une situation de précarité financière et un manque de reconnaissance de l’État au regard de leur engagement et des sacrifices accomplis. Cette situation de précarité est renforcée par l’introduction d’une nouvelle méthode de calcul du complément d’allocation au titre de chaque enfant à charge, dont le montant est décorrélé des besoins réels des familles. M. le député demande à M. le ministre une révision du décret du 26 octobre 2024, de sorte que les militaires réformés puissent accomplir leur reconstruction sans être exposés à des difficultés financières et puissent bénéficier d’une juste compensation de leurs sacrifices au service de la Nation. Il souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5485</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2129</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mélanie Thomin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Renouvellement et remboursement des chaussures orthopédiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5485. — 1 avril 2025. — Mme Mélanie Thomin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la situation des personnes en situation de handicap que leur pathologie contraint à porter des chaussures orthopédiques. La réglementation en vigueur limite le remboursement à une seule paire par an, ce qui pose un problème pour certains patients dont l’usure des chaussures est accélérée en raison de leur démarche et de la nature de leur pathologie. Cette restriction les contraint à se déplacer avec des chaussures détériorées, ne remplissant plus leur fonction et pouvant entraîner des complications de santé graves, voire irréversibles. Elle porte ainsi atteinte à leur bien-être, mais aussi à leur dignité. Mme la députée souligne que, dans certains cas, une seconde paire peut être accordée la même année sur critères morphologiques et après un avis médical, à condition qu’il soit prouvé que l’usure prématurée de la première paire cause des troubles aux patients. Toutefois, cette prise en charge n’intervient qu’ a posteriori, une fois la complication survenue, alors qu’un remboursement anticipé permettrait de prévenir la dégradation de leur état de santé. À ce jour, les patients doivent systématiquement attendre qu’une complication survienne pour espérer obtenir une seconde paire, ce qui ne constitue pas une solution pérenne. De plus, si le ressemelage et la réparation des chaussures est possible, il ne suffit pas toujours à pallier l’usure complète, notamment lorsque des évolutions pathologiques entrent en jeu. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage une évolution de la réglementation afin de permettre le remboursement d’une seconde paire de chaussures orthopédiques par an lorsque la situation médicale du patient le justifie. Une telle mesure permettrait d’éviter des complications de santé évitables. Elle souligne enfin que cette demande s’inscrit dans le cadre des obligations de la France au titre de la convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, qui engage les États à garantir l’égalité et la dignité des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5594</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2130</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Situation alarmante des personnes souffrant d’algie vasculaire de la face (AVF)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5594. — 1 avril 2025. — Mme Karen Erodi attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la situation insoutenable vécue par les personnes atteintes d’algie vasculaire de la face (AVF), notamment dans ses formes chroniques, sévères et réfractaires aux traitements et sur l’inaction politique persistante pour encadrer légalement cette pathologie et la reconnaître comme cause de handicap à part entière. L’AVF est une maladie neurologique extrêmement invalidante, provoquant une douleur incommensurable. Elle est surnommée, y compris par les médecins et autres spécialistes, la « céphalée du suicide », tant la souffrance ressentie dépasse tout seuil tolérable. Le 24 février 2020, une synthèse d’études médicales et de témoignages de patients relayée par plusieurs médias scientifiques, dont Science et Avenir, et France Inter l’a classée comme la douleur la plus intense jamais mesurée chez l’être humain, sur la base de l’échelle de douleur McGill ( McGill Pain Index ). Elle concerne pourtant environ 120 000 personnes en France, un chiffre bien plus élevé qu’on ne le pense, mais ces malades vivent dans une invisibilité complète. La douleur d’une crise d’AVF est insoutenable, brutale, profonde, souvent nocturne, avec une fréquence qui peut atteindre jusqu’à quinze épisodes par jour. Ces douleurs sont réfractaires aux traitements classiques. Certains médicaments existent (comme les anti- peptide relié au gène calcitonine - CGRP - Emgality en tête) mais ne sont pas remboursés, malgré leur efficacité reconnue à l’étranger. Les soins disponibles (oxygénothérapie, injections, hospitalisations, parfois chirurgie) sont coûteux et peu accessibles, surtout lorsque la maladie n’est pas reconnue officiellement. Or aujourd’hui, ni les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), ni la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) ne reconnaissent l’AVF comme maladie incapacitante ouvrant droit de manière systématique à une prise en charge au titre d’une affection de longue durée (ALD), ou à l’allocation adulte handicapé (AAH). Ce manque cruel de reconnaissance, qui varie de département en département, plonge des milliers de malades dans l’errance médicale, l’isolement, la précarité, la souffrance psychique et parfois même la mort. Récemment, un patient s’est suicidé, faute de prise en charge adaptée. Et il ne s’agit malheureusement pas d’un cas isolé, tant les suicides sont nombreux. Mme la députée souhaite ici porter à l’attention du Gouvernement le cas d’une patiente atteinte d’AVF chronique sévère doublée de migraine chronique résistante. Cette mère célibataire de deux enfants est en rupture de droits, sans aucun revenu depuis janvier, car dans l’incapacité totale de reprendre une activité professionnelle. Elle endure jusqu’à six crises par jour, principalement la nuit, ce qui la prive de tout sommeil réparateur. Elle ne peut marcher plus de quinze minutes sans déclencher une attaque. Elle a tenté de mettre fin à ses jours. Aujourd’hui, elle vit dans une profonde précarité, tant financière que sociale, abandonnée par les dispositifs censés protéger les plus vulnérables. Sa demande d’AAH est en cours, mais au vu des réponses systématiquement négatives adressées à d’autres malades dans la même situation, le rejet semble inévitable. Sa demande d’ALD a été refusée. Elle lutte toujours, mais s’épuise. Ce cas n’est pas isolé : partout en France, des patients souffrent en silence, parfois sans diagnostic, souvent sans traitement adéquat et quasiment toujours sans reconnaissance du caractère handicapant de leur pathologie. Il est inacceptable que dans un pays comme la France, des personnes vivent dans la douleur constante, sans aucune protection, parce que leur maladie est invisible et incomprise. Les services de neurologie, déjà saturés, refusent parfois l’hospitalisation de ces malades faute de reconnaissance officielle de la gravité de leur situation. Les MDPH, par manque d’information ou de directives claires, traitent les dossiers avec une grande hétérogénéité, laissant les patients à la merci d’une certaine dose d’arbitraire. Cette injustice est profondément inacceptable. À cela s’ajoute un manque total d’investissements dans la recherche publique sur l’AVF, un manque de formation criant des médecins sur cette pathologie rare, une absence de politique nationale de reconnaissance du handicap invisible et le refus de la prise en charge de traitements efficaces et validés dans presque tous les pays européens. Les dossiers refusés sont la norme et les malades doivent sans cesse « prouver » leur souffrance invisible. Il y a là un véritable vide juridique et médical qui laisse ces personnes sans recours et donc sans avenir. Mme la députée s’interroge avec gravité : qu’attend le Gouvernement pour légiférer et inscrire l’AVF dans le code de la sécurité sociale et dans le code de l’action sociale et des familles comme une cause juridique de reconnaissance du handicap ? Pourquoi cette pathologie, reconnue médicalement comme l’une des plus invalidantes, n’est-elle toujours pas intégrée à la liste des ALD (ALD 30) de manière systématique ? Pourquoi n’est-elle pas identifiée comme ouvrant droit, de façon automatique et nationale, à des aides sociales telles que l’AAH ou la pension d’invalidité ? Pourquoi les traitements innovants comme l’Emgality (anti-CGRP), pourtant utilisés dans 23 pays européens, sont-ils toujours non remboursés en France ? Pourquoi n’y a-t-il aucune politique nationale de soutien psychologique, d’accompagnement social ou de sensibilisation autour de cette maladie ? Les patients atteints d’AVF sont aujourd’hui les grands oubliés du système de santé et du droit social. Hyper-handicapés, mais jamais reconnus comme tels, ils vivent une double peine : la douleur extrême et le déni institutionnel. Ce silence administratif et cette indifférence politique coûtent des vies. Il faut agir. Elle lui demande ce qu’elle compte faire à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5600</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2131</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jiovanny William</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Accès territorial au dispositif Handiplage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5600. — 1 avril 2025. — M. Jiovanny William interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur l’accessibilité aux plages et à la mer pour les personnes en situation de handicap à la Martinique et dans les autres territoires d’outre-mer. Il s’agit d’un enjeu crucial d’inclusion et d’égalité des droits, notamment à travers le dispositif « Handiplage », lequel vise à rendre les zones littorales accessibles à tous. Or plusieurs retours du terrain mettent en lumière des disparités dans l’application de ce dispositif, d’une part entre l’Hexagone et les outre-mer, d’autre part, au sein du territoire même : certaines plages labellisées manquent d’équipements adaptés (tapis roulants, fauteuils amphibies), d’un personnel formé ou d’un accès à des places de stationnement dédiées. De plus, l’insuffisance des subventions et dotations entraîne un désengagement de certaines collectivités locales et complique la généralisation de ces aménagements. Il souhaite savoir comment elle entend réduire les inégalités territoriales pour les usagers des plages en situation de handicap ; question écrite d’initiative citoyenne proposée par M. Laurent Cypria.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5604</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2131</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Absence d’un établissement médico-social supérieure à 35 jours
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5604. — 1 avril 2025. — M. Max Mathiasin appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les possibilités d’absence « pour convenance personnelle » des personnes adultes en situation de handicap hébergées dans un établissement médico-social. Les règlements des conseils départementaux (RDAS) n’autorisent le résident à s’absenter « pour convenance personnelle » que pour une durée maximale de 35 jours par an incluant les week-ends et les jours fériés. Ce que la réglementation appelle « convenance personnelle » est le simple droit pour toute personne de partir en vacances, passer du temps en famille, avoir des activités en dehors de l’établissement d’accueil, autant de moments qui participent à l’épanouissement et à l’inclusion de la personne en situation de handicap. Au-delà du quota d’absence de 35 jours, sauf à justifier de jours de maladie, l’établissement demande une contribution financière qui peut s’avérer exorbitante, voire prohibitive, car il ne perçoit plus le versement de l’aide sociale du département, la personne elle-même ne bénéficiant plus de l’aide sociale à l’hébergement. Ce système, basé sur une notion de coût de journée, contrevient aux recommandations de bonne pratique de la Haute Autorité de santé (HAS). M. le député demande à Mme la ministre si elle entend adopter un système de financement forfaitaire, au mois ou à l’année, de manière à donner aux responsables des établissements médico-sociaux la visibilité nécessaire dans la gestion et le fonctionnement de leur structure, ainsi que dans une organisation des absences « pour convenance personnelle » fondée sur les besoins, les aspirations et le bien-être des résidents. À défaut et a minima, il lui demande quelles mesures elle entend mettre en œuvre pour augmenter, sans contribution financière et de façon harmonisée sur l’ensemble du territoire national, la durée d’absence « pour convenance personnelle » des personnes en situation de handicap hébergées dans un établissement médico-social.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5606</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2131</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Limites de la prestation de compensation du handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5606. — 1 avril 2025. — M. Patrick Hetzel attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les limites de la prestation de compensation du handicap (PCH). En effet, la prestation de compensation du handicap est accordée aux personnes dont le handicap survient avant 60 ans. Elle peut être accordée pour un besoin d’aide humaine apportée par les aidants familiaux, un salarié, etc., l’achat ou la location d’une aide technique, notamment les frais laissés à la charge de la personne lorsque ces aides techniques sont remboursées par l’assurance maladie, l’aménagement du logement et du véhicule de la personne handicapée ainsi que les éventuels surcoûts résultant de son transport et enfin des aides spécifiques ou exceptionnelles ou liées à l’attribution et à l’entretien des aides animalières. Ces aides présentent de nombreuses limites et ne permettent pas de répondre à tous les besoins réels. Par exemple, l’aide humaine ne couvre que les seuls « besoins essentiels de l’existence » (manger, faire sa toilette, s’habiller, etc.) et exclut les autres besoins nécessaires à la vie courante. L’exemple qui est le plus souvent cité par des personnes en situation de handicap est l’aide ménagère, qui est totalement exclue de la PCH ; or il s’agit souvent de l’un des premiers besoins pour les personnes en situation de handicap. Il souhaite donc savoir ce que le Gouvernement compte faire pour faire évoluer cela et faire en sorte que la prestation de compensation du handicap corresponde davantage aux besoins réels des personnes concernées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5607</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2132</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Persistance du refus d’accès aux chiens guides et d’assistance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5607. — 1 avril 2025. — Mme Julie Delpech attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la persistance des refus d’accès opposés aux chiens guides et d’assistance, malgré le cadre juridique existant. La loi du 11 février 2005 garantit l’accès des chiens guides et d’assistance aux lieux ouverts au public. Pourtant, en 2025, ces refus restent une réalité, avec plus de 245 cas signalés en 2024, soit près de 5 par semaine. Ces situations, qui concernent des commerces, restaurants, hôtels ou transports, limitent la liberté de circulation des personnes déficientes visuelles et compromettent leur autonomie. Des efforts ont été engagés pour sensibiliser et contrôler l’application de ce droit, notamment à travers la circulaire de 2019 adressée aux préfets et la création de l’Observatoire de l’accessibilité des chiens guides et d’assistance (OBAC). Toutefois, des difficultés persistent, témoignant de la nécessité de poursuivre et d’intensifier ces actions afin d’assurer une application effective des règles en vigueur. Elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement sur les mesures envisagées pour renforcer l’information des professionnels et garantir une meilleure prise en compte des droits des personnes accompagnées d’un chien guide ou d’assistance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5502</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2132</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Changement du seuil de la franchise de TVA pour la filière des métiers d’art
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5502. — 1 avril 2025. — M. David Habib attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur les conséquences qu’aurait le changement du seuil de la franchise de TVA pour les professionnels des métiers d’art. En effet, si cette réforme devait être finalement mise en œuvre durant l’année 2025, son impact sera négatif sur la pérennité des ateliers d’art et par conséquent sur la place de leader mondial qu’occupe la France dans ce secteur de plus en plus concurrentiel. Ces professionnels des métiers d’art se retrouveraient en difficulté par une réduction brutale du seuil de la franchise de TVA, passant de 85 000 euros pour les micro-entreprises et 50 000 euros pour les artistes-auteurs à un seuil unique harmonisé de 25 000 euros de chiffre d’affaires. Environ deux tiers des ateliers d’art unipersonnels seraient affectés par cette mesure, ces derniers étant déjà fragilisés par un contexte économique tendu. En conséquence, ceux-ci devraient appliquer une hausse de prix de 5 à 20 % selon que l’administration fiscale considère ou non leur production comme une œuvre d’art. Une telle augmentation aura, inévitablement, une répercussion négative sur leur chiffre d’affaires. La Chambre syndicale des ateliers d’art de France plaide pour une harmonisation « par le haut » des statuts sociaux et fiscaux des professionnels des métiers d’art et propose la création d’un code NAF spécifique aux métiers d’art. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures pourraient être prises pour protéger la filière des métiers d’art et ses professionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5507</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2132</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Réforme des titres-restaurant
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5507. — 1 avril 2025. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur les suites du vote de la loi n° 2025-56 du 21 janvier 2025 prolongeant la dérogation sur l’utilisation des tickets restaurant par les salariés pour acheter des produits alimentaires non directement consommables. En effet, lors des débats parlementaires, il a été acté que serait présentée dès cet été une grande réforme du régime des titres-restaurant. Cette réforme devrait notamment permettre de généraliser la dématérialisation des titres, mais aussi de renforcer la concurrence sur le marché des sociétés émettrices et de renforcer les moyens de la Commission nationale des titres-restaurant (CNTR) afin de multiplier les contrôles de la bonne utilisation des titres. Toutefois, le secteur de la restauration, qui était initialement le seul bénéficiaire de ce régime, se montre particulièrement préoccupé par cette mesure qui, depuis sa mise en place, a entraîné une baisse de 15 % de son chiffre d’affaires en moyenne alors que les charges et les contraintes ne cessent d’augmenter. Cette combinaison de charges plus élevées et de clients qui utilisent désormais leurs titres-restaurant en grande surface pour l’achat de produits bruts met en danger nombre d’établissements et les emplois qui en dépendent. Cette situation inquiétante se reflète dans l’augmentation de 20 % des défaillances d’entreprises de ce secteur au 3ème trimestre 2024. C’est pourquoi les professionnels du secteur demandent à trouver un équilibre qui préserve à la fois le pouvoir d’achat des consommateurs et leurs établissements en instaurant d’une part, un double plafond journalier de dépenses (15 euros en grande surface et 25 euros dans la restauration) et d’autre part, le droit d’utiliser les titres-restaurant le dimanche et les jours fériés pour manger au restaurant afin de s’adapter aux nouveaux modes de consommation des utilisateurs et soutenir l’activité des restaurateurs. Aussi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour répondre aux attentes légitimes de ce secteur économique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5572</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2133</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Allisio</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Conséquences de la hausse des taxes sur les emballages
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5572. — 1 avril 2025. — M. Franck Allisio alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur les conséquences de l’instauration d’une nouvelle forme de la taxe sur les emballages pesant notamment sur les boulangeries-pâtisseries et les boucheries-charcuteries. En effet, ainsi que l’indiquent les professionnels, cette nouvelle taxe représentera sur une année entre 2 500 et 6 000 euros de fiscalité supplémentaire pour une boulangerie, selon sa taille. Déjà plus que durement impactées par la hausse des charges et notamment du prix de l’énergie ces dernières années, les boulangeries-pâtisseries et les boucheries-charcuteries devront donc faire face à une nouvelle hausse de la pression fiscale. Pour nombre d’entre elles, la seule solution sera de répercuter cette hausse sur les prix de vente de leurs produits. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement a correctement anticipé les conséquences de cette énième hausse de la fiscalité et s’il entend répondre aux inquiétudes des professionnels de ces secteurs en supprimant, ou a minima en réduisant le montant de cette taxe.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5477</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2133</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Manque de soutien aux compagnies indépendantes de danse classique en province
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5477. — 1 avril 2025. — Mme Colette Capdevielle attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la situation préoccupante des compagnies de danse classique indépendantes en province, confrontées à un manque structurel de soutien et à une forte centralisation des ressources culturelles à Paris, Marseille, Bordeaux et Toulouse. Si le ballet classique a longtemps été considéré comme un symbole de l’élégance française, cette excellence tend aujourd’hui à disparaître face à la prédominance de la danse contemporaine dans les circuits d’aide publique. En effet, selon les chiffres du Centre national de la danse (CND), les compagnies de danse contemporaine indépendantes représentent aujourd’hui 78 % des structures soutenues par l’État, contre seulement 1 % pour la danse classique. Cette disparité met en péril la diversité chorégraphique française et menace la survie de la danse classique en province. Les compagnies indépendantes doivent faire face à une concurrence accrue dans l’accès aux subventions, attribuées selon des critères opaques. En effet, les décisions prises par la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) ne sont pas systématiquement justifiées, alors qu’elles concernent des fonds publics. Ce manque de transparence dans l’attribution des financements fragilise les compagnies et limite leur capacité à proposer des créations artistiques ambitieuses à destination de tous les publics sur l’ensemble du territoire. Dans ce contexte, Mme la députée interroge Mme la ministre sur plusieurs axes : ces dix dernières années, quel est le pourcentage de compagnies indépendantes classiques et néoclassiques soutenues par la DRAC en province ? Quels sont les critères d’attribution des subventions par la DRAC pour les compagnies indépendantes ? Le Gouvernement envisage-t-il de rendre ces critères publics ? Elle lui demande enfin si elle prévoit un plan de sauvetage pour renforcer la place de la danse classique dans l’éducation artistique en province d’ici à 2027.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5478</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2134</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Parité dans la direction artistique et accès équitable à la culture
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5478. — 1 avril 2025. — Mme Colette Capdevielle attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la sous-représentation des femmes à la tête des compagnies de danse en France, notamment dans les compagnies indépendantes en province, ainsi que sur les inégalités d’accès à la danse classique pour les populations issues des classes populaires et des quartiers prioritaires. Historiquement, la France est le berceau de la danse classique, une discipline qui incarne l’élégance et le raffinement culturels du pays. Cependant, cette excellence tend à se concentrer principalement dans les métropoles, au détriment des régions. Cette centralisation limite l’accès à la culture pour les populations provinciales et freine la diversité artistique. Par ailleurs, la parité femmes/hommes dans la direction artistique des compagnies de danse demeure un enjeu majeur. Selon les données disponibles, les femmes dirigent moins de 50 % des structures chorégraphiques, reflétant une inégalité persistante dans le secteur. Pourtant, une politique culturelle équilibrée et inclusive ne peut faire l’impasse sur une représentation équitable des genres dans la création artistique. Au-delà de la question de la parité, la danse classique, souvent perçue comme une discipline élitiste, doit devenir un vecteur de cohésion sociale. Les compagnies indépendantes jouent un rôle clé dans cette démocratisation culturelle en rendant la danse accessible à toutes et tous, y compris en dehors des grandes scènes parisiennes. Favoriser l’émergence de compagnies en province permettrait de renforcer le lien social à travers la culture, en offrant à un public plus large la possibilité de découvrir et de pratiquer la danse classique. Face à ces constats, quelles actions concrètes Mme la ministre entend-elle mettre en œuvre pour favoriser l’accès des femmes aux postes de direction artistique dans les compagnies de danse ? Envisage-t-elle de renforcer le soutien aux projets chorégraphiques visant à attirer un public issu des classes populaires et des quartiers prioritaires, afin de décloisonner la danse classique et d’en faire un vecteur d’inclusion sociale et culturelle ? Elle souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5601</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2134</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Florquin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Restauration du château Desandrouin et du Temple de l’amour à Fresnes-sur-Escaut
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5601. — 1 avril 2025. — M. Guillaume Florquin attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’état préoccupant du château Desandrouin et de son parc à Fresnes-sur-Escaut, récemment inscrit aux monuments historiques par arrêté du 29 avril 2024, mais nécessitant d’importants travaux de restauration. Témoin du passé industriel et verrier de la commune, le château Desandrouin est aujourd’hui l’objet d’études visant à lui conférer une vocation culturelle, en accord avec son histoire et son architecture. Toutefois, les habitants de Fresnes-sur-Escaut expriment une volonté forte de préserver fidèlement son caractère historique, afin d’assurer la transmission de ce patrimoine aux générations futures. Par ailleurs, dans le parc du château, le Temple de l’amour, élément emblématique du site, est lui aussi en état de dégradation avancée. Ce petit édifice circulaire, comparable à ceux du Petit Trianon à Versailles et du parc Monceau à Paris, ne peut plus accueillir de visiteurs sous son dôme, privant ainsi les Fresnois d’une tradition locale où de nombreux mariés venaient se faire photographier sous son arche. De plus, des installations de musculation, installées entre 2023 et 2024 dans ce site classé, ont dû être dissimulées en urgence sous des monticules de terre afin de ne pas altérer l’harmonie du parc et préserver ses structures patrimoniales. Cette situation illustre la nécessité de mieux encadrer l’aménagement du site, pour garantir sa cohérence avec son statut protégé. Ainsi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour accompagner la restauration du château Desandrouin et du Temple de l’amour et assurer que le projet culturel en cours respecte pleinement l’identité historique et architecturale de ce patrimoine unique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5602</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2134</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Florquin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Sauvegarde Château des douaniers de Fresnes-sur-Escaut
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5602. — 1 avril 2025. — M. Guillaume Florquin attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’état alarmant du Château des douaniers de Fresnes-sur-Escaut, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2012, mais aujourd’hui en péril. Construit en 1731 par Jacques Désandrouin, industriel belge qui découvrit en 1720 le premier gisement de charbon en France, cet édifice est le plus ancien témoin de l’histoire minière du Nord-Pas-de-Calais. Il a abrité les bureaux de la Compagnie des mines d’Anzin, un acteur clé de la révolution industrielle, avant d’être occupé par les douaniers à la fin du XIXe siècle. Son inscription au patrimoine mondial souligne son importance historique et culturelle majeure. Pourtant, cet héritage est aujourd’hui gravement menacé. Toiture disloquée, plafonds effondrés, murs percés laissant voir le ciel : le château est dans un état de dégradation avancée. Malgré son inscription aux monuments historiques en 1982, l’absence d’entretien et de financements a conduit à son abandon progressif. Il figure désormais parmi les dix sites en péril du Nord et du Pas-de-Calais identifiés par la Mission bassin minier, qui a lancé une souscription publique pour tenter d’amorcer sa sauvegarde. Une étude financée à hauteur de 30 000 euros par la direction régionale des affaires culturelles (DRAC), la ville et Valenciennes Métropole a été lancée afin de déterminer les scénarios possibles de restauration et leur coût. Un projet de reconversion en pôle d’agriculture urbaine et restaurant d’insertion est envisagé, mais les moyens financiers manquent et l’avenir du site reste incertain, d’autant qu’il appartient toujours à une famille privée en indivision. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour accélérer la sauvegarde du Château des douaniers de Fresnes-sur-Escaut et si un soutien financier exceptionnel pourrait être envisagé pour éviter la disparition d’un témoignage inestimable du patrimoine industriel et minier français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5630</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2135</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Cosson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Recrutement d’architecte au sein de bureau d’études privés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5630. — 1 avril 2025. — M. Mickaël Cosson appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur la problématique du recrutement d’architectes au sein des bureaux d’études privés. Pour rappel lorsqu’un prospect sollicite le bureau d’études, la démarche initiale consistant en l’étude de la faisabilité du projet est suivie par l’approfondissement du projet, le dessin du projet et puis enfin par l’étape du chiffrage, généralement réalisée par un économiste de la construction. Après validation du projet, le bureau d’études prend en charge le dépôt des pièces administratives (permis de construire, déclaration préalable, etc.) auprès des mairies et des collectivités territoriales pour le compte du maître d’ouvrage. Dans un environnement économique et réglementaire en constante évolution, la présence d’un architecte au sein de ces structures représenterait une réelle valeur ajoutée. Elle permettrait d’améliorer la qualité des prestations proposées aux prospects, de renforcer les relations avec les collectivités locales et d’apporter une plus grande sécurité dans l’analyse administrative des projets. Or la réglementation actuelle semble limiter la possibilité pour un bureau d’études privé d’intégrer un architecte à son effectif, ce qui constitue un frein à l’optimisation de ces démarches et à l’amélioration de l’accompagnement des maîtres d’ouvrage. Aussi, il lui demande quelles mesures elle envisage de prendre afin de permettre aux bureaux d’études privés d’intégrer des architectes dans leurs équipes, dans un cadre juridique adapté, pour répondre notamment aux enjeux croissants de qualité, de sécurité juridique et de collaboration avec les collectivités territoriales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5466</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2135</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Markowsky</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Fiscalisation des volumes d’alcool volés dans la filière cognac
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5466. — 1 avril 2025. — M. Pascal Markowsky alerte Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur la problématique de la fiscalisation des volumes d’eau-de-vie dérobés, notamment au sein de la filière du cognac. En effet, les exploitants sont actuellement tenus de s’acquitter des droits de consommation et des cotisations sociales sur les quantités volées, considérées comme des manquants non exonérables par l’administration fiscale. Cette situation est particulièrement préoccupante pour les vignerons, qui, en plus de subir le préjudice matériel lié au vol, doivent faire face à une charge fiscale supplémentaire. Cette double peine menace la pérennité économique de nombreuses exploitations, déjà fragilisées par des clauses d’assurance souvent insuffisantes pour couvrir de tels sinistres. Il est à noter que les articles 302 D et 403 du code général des impôts, qui encadraient précédemment la taxation des alcools, ont été abrogés par l’ordonnance n° 2021-1843 du 22 décembre 2021, avec effet au 1er janvier 2022. Cependant, malgré cette abrogation, les exploitants continuent de se voir imposer des taxes sur les volumes volés, ce qui soulève des interrogations quant à la base légale de cette pratique. Par ailleurs, la circulaire n° 14-040 du 31 décembre 2014, souvent invoquée pour justifier l’absence d’exonération en cas de vol, a été formellement abrogée en 2018. Néanmoins, son contenu semble toujours appliqué de manière automatique, sans possibilité d’appréciation, même lorsque les faits sont objectivement constatés et documentés. Cette situation entretient une confusion juridique et génère un blocage administratif profondément injuste pour les producteurs. Face à cette incohérence réglementaire et aux conséquences économiques désastreuses pour les exploitants victimes de vols, il apparaît indispensable de clarifier le cadre juridique applicable. Il est essentiel de réintroduire une possibilité d’exonération des droits et taxes lorsque les faits de vol sont avérés et dûment constatés par les autorités compétentes. Ainsi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour remédier à cette situation et si une évolution réglementaire ou administrative est prévue afin de mieux protéger les exploitants de la filière Cognac victimes de vols d’alcool.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5568</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2136</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Raphaël Schellenberger</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Mensualisation de la CSG/CRDS pour les frontaliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5568. — 1 avril 2025. — M. Raphaël Schellenberger appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur la situation des travailleurs frontaliers exerçant en Suisse, en matière de prélèvement de la CSG/CRDS. Ces travailleurs, bien que résidents fiscaux français, s’acquittent de ces contributions selon un mode de prélèvement particulier, puisqu’il est effectué en une seule fois en fin d’année. Cette spécificité engendre une charge financière lourde à une période déjà marquée par des dépenses importantes, contrairement aux autres contribuables français qui bénéficient d’une mensualisation. Des échanges entre les services fiscaux des zones frontalières et ceux de Bercy ont permis d’étudier la possibilité d’une mensualisation de ces prélèvements pour les travailleurs frontaliers. Il semblerait que les services de Bercy aient confirmé leur capacité technique à mettre en place un tel dispositif, similaire à celui existant pour les autres contribuables. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de mettre en place cette réforme afin d’assurer un traitement fiscal plus équitable pour ces travailleurs et d’alléger leur charge financière. Il souhaite également savoir quel calendrier pourrait être envisagé pour sa mise en œuvre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5571</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2136</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Demi-part fiscale pour les veufs et veuves
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5571. — 1 avril 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur la demi-part fiscale autrefois accordée aux personnes veuves. La suppression en 2014 de ce dispositif a entraîné une augmentation du revenu fiscal de référence des intéressés, les faisant soit devenir imposables, soit subir une forte hausse de leur impôt sur le revenu. Les conséquences matérielles pour les personnes modestes, qui étaient jusque-là non imposables, sont conséquentes et impactent négativement leur quotidien, leurs conditions de vie et leur capacité à accéder aux soins. Bien que la demi-part ait été partiellement rétablie pour les veuves d’anciens combattants, cette mesure reste insuffisante car elle ne concerne qu’un nombre restreint de bénéficiaires. Dans ce contexte, il lui demande si elle compte revenir sur cette mesure.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5573</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2136</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Le Coq</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Pourquoi avoir épargné à Vivendi une amende de 320 millions d’euros ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5573. — 1 avril 2025. — M. Aurélien Le Coq interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics sur l’abandon par l’administration fiscale des poursuites à l’égard de Vivendi. Selon un article du Canard enchaîné du 26 mars 2025, Vivendi, propriété du groupe Bolloré et du milliardaire Vincent Bolloré, aurait profité du renoncement par le fisc d’une pénalité de 320 millions d’euros. En 2004, Vivendi cède sa filiale Vivendi Universal Entertainment à General Electric pour 8 milliards d’euros, dont 5 milliards payés en actions comptabilisées comme « titres de portefeuille ». À la revente de ces titres, Vivendi enregistre une perte de 2,4 milliards d’euros, inscrite en déficit reportable, permettant une économie de 800 millions d’euros sur les impôts futurs. Cependant, selon le fisc, ces actions n’étaient pas des titres portefeuille mais de simples « titres de participation » ne donnant pas droit à une déduction des pertes. Compte tenu de la maîtrise de la législation fiscale par Vivendi, l’administration a considéré qu’il s’agit d’une « erreur délibérée » et pénalisé le groupe à hauteur de 40 % du montant d’impôt évité : soit une amende de 320 millions d’euros. Dans cet article, il apparaît toutefois que l’administration a renoncé à cette pénalité. À ce jour, ni l’administration ni le ministère n’ont apporté de réponse à cette question simple : à l’heure où le Gouvernement organise l’austérité dans les services publics et fait les poches des plus pauvres, pourquoi avoir abandonné le recouvrement d’une pénalité de 320 millions d’euros prise à l’égard d’un groupe fraudant délibérément le fisc ? Il souhaite connaître la réponse à cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5446</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2137</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Idir Boumertit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Non au transfert du centre des finances publiques de Vénissieux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5446. — 1 avril 2025. — M. Idir Boumertit appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’avenir du centre des finances publiques de Vénissieux, dont le transfert vers le site de Bron suscite de vives préoccupations tant pour les agents que pour les usagers, bien au-delà de la 14ème circonscription du Rhône, à l’échelle de l’ensemble du département. Service public de proximité, ce centre des impôts accueillait plus de 60 000 usagers par an. Sa fermeture définitive risque d’accentuer les inégalités d’accès aux services fiscaux, en pénalisant les usagers qui ne disposent pas d’alternatives numériques ou de moyens de déplacement aisés. Or le service public fiscal joue un rôle fondamental d’accompagnement et de conseil pour tous les citoyens. Lors d’une récente rencontre avec l’intersyndicale, M. le député a pu mesurer l’ampleur des inquiétudes générées par ce projet de délocalisation. Les agents lui ont fait part des difficultés concrètes qu’un tel déplacement engendrerait sur leurs conditions de travail, ainsi que des répercussions directes pour les usagers, notamment ceux confrontés à des difficultés de mobilité. Cette délocalisation pourrait également avoir des conséquences particulièrement préoccupantes pour les personnes les plus vulnérables, en raison de la fracture numérique qui limite leur capacité à effectuer leurs démarches en ligne. La dématérialisation des services administratifs ne constitue pas une réponse adaptée aux besoins des usagers issus des quartiers défavorisés, qui sont plus exposés à l’illectronisme. Ce phénomène accentue le risque de non-recours aux démarches administratives pour ces publics, privant ainsi de nombreux citoyens de l’accès à leurs droits. Sur la circonscription de M. le député et plus largement sur l’ensemble du Rhône, la proximité des services publics est essentielle. Il tient à souligner que les représentants du personnel lui ont fait part de pistes de solutions concrètes permettant d’envisager des alternatives via bles, conciliant les impératifs organisationnels avec le maintien d’un service de proximité de qualité. Il lui semble donc primordial qu’un dialogue constructif soit engagé afin d’explorer ces propositions et d’identifier des solutions pérennes. Aussi, il lui demande s’il organisera à ce sujet une concertation approfondie permettant de répondre aux exigences de réorganisation tout en préservant l’accès aux services publics pour les habitants du Rhône.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5454</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2137</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Imposition des groupements fonciers agricoles exploitants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5454. — 1 avril 2025. — M. Paul Christophle interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’imposition des groupements fonciers agricoles exploitants, qui exploitent directement tout ou partie du foncier agricole (GFA). Une interrogation demeure sur le régime fiscal auquel les GFA exploitants peuvent prétendre. Différentes interprétations existent quant à la possibilité de prétendre au régime du micro-bénéfice agricole (micro-BA). Il souhaiterait savoir quelles sont les règles qui s’appliquent et si un GFA exploitant peut prétendre au régime de micro-BA, dans le cas où son chiffre d’affaires est inférieur au seuil du régime réel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5476</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2137</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul-André Colombani</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Extension du bénéfice du crédit d’impôt Corse au secteur de la pêche
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5476. — 1 avril 2025. — M. Paul-André Colombani attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la nécessité d’étendre au secteur de la pêche le bénéfice du crédit d’impôt investissement Corse (CIIC). En effet, la filière pêche connaît en Corse un déclin préoccupant. En 2005, l’île comptait 230 navires de pêche immatriculés ; ce chiffre n’était plus que de 124 en 2023, soit une baisse de près de 50 %. Cette diminution importante et rapide traduit les difficultés croissantes auxquelles fait face cette activité traditionnelle de l’économie insulaire. Un tel déclin entraîne également des conséquences directes sur l’emploi maritime : la filière, qui employait encore plusieurs centaines de marins embarqués il y a quelques décennies, a vu le nombre d’emplois directs générés par la pêche diminuer de plus de 40 % ces dernières années. Plusieurs facteurs expliquent cette situation : vieillissement prononcé des effectifs, contraintes réglementaires européennes de plus en plus restrictives et une politique nationale jugée peu adaptée aux spécificités insulaires. Le renouvellement générationnel est particulièrement compromis, puisque plus de 60 % des patrons-pêcheurs corses ont désormais plus de 50 ans. En effet, très peu de jeunes parviennent aujourd’hui à s’installer dans la profession en raison du coût élevé de l’investissement initial, estimé à plusieurs centaines de milliers d’euros. Acquérir un navire, financer les équipements nécessaires et obtenir les autorisations indispensables représentent ainsi des obstacles majeurs pour les jeunes entrepreneurs disposant de moyens limités. Ce contexte met ainsi en péril la transmission du savoir-faire traditionnel ainsi que la pérennité même de la filière. Actuellement, le CIIC accompagne le développement des entreprises insulaires dans divers secteurs tels que l’industrie, le commerce ou encore le tourisme, en favorisant leurs investissements. Toutefois, le secteur de la pêche en est exclu alors qu’il nécessite des investissements conséquents, que ce soit pour renouveler les flottes, renforcer la sécurité des marins, moderniser les équipements en réponse aux défis environnementaux ou accompagner la transition écologique vers des pratiques durables et respectueuses de l’environnement. Intégrer la pêche professionnelle au dispositif du CIIC représenterait un coût budgétaire marginal pour l’État compte tenu de la taille modeste de la flotte corse. Les bénéfices économiques et sociaux seraient en revanche significatifs : préservation et création d’emplois locaux, maintien du patrimoine maritime, renforcement de la souveraineté alimentaire et accompagnement des jeunes entrepreneurs. Dans ce contexte, il lui demande donc si le Gouvernement envisage d’élargir le champ d’application du crédit d’impôt investissement Corse à la pêche professionnelle afin de soutenir cette filière en danger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5487</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2138</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Florent Boudié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Tarif des assurances pour les jeunes conducteurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5487. — 1 avril 2025. — M. Florent Boudié attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le coût élevé des assurances automobiles pour les jeunes conducteurs. L’application systématique d’une surprime, calculée en fonction de l’âge et du type de véhicule, alourdit considérablement leur cotisation. Bien qu’elle diminue progressivement en l’absence de sinistre et disparaisse après deux années sans accident responsable, cette charge reste un frein important, notamment pour les jeunes en insertion professionnelle ou en études. De surcroît, la surprime peut se cumuler avec les effets du bonus-malus en cas de sinistre, rendant le coût de l’assurance encore plus contraignant. Face à ces difficultés, de nombreux jeunes conducteurs peinent à s’assurer ou reportent l’achat d’un véhicule alors même que la mobilité est un enjeu crucial pour accéder à l’emploi ou à la formation. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage afin d’atténuer l’impact financier de l’assurance automobile pour les jeunes conducteurs. Il l’interroge sur la possibilité d’engager une concertation avec les acteurs concernés en vue d’une révision du dispositif de surprime ou de la mise en place d’aides spécifiques. Enfin, il souhaite connaître les conditions et le calendrier envisagés pour une telle concertation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5488</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2138</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Portier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Entrave par une banque publique au recours à l’intermédiation bancaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5488. — 1 avril 2025. — M. Alexandre Portier attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’interdiction imposée par une banque publique à ses clients d’avoir recours à l’intermédiation bancaire, en violation des dispositions légales et à contre-courant de l’interprétation du texte telle que formulée par le ministère de l’économie en août 2022. Le 30 août 2022, M. le ministre de l’économie et des finances publiques était interpellé au sujet des entraves subies par les intermédiaires en opérations de banque et en services de paiement de la part des établissements bancaires. Le ministère a répondu en ces termes : « Certes, l’établissement financier est libre de signer ou non un contrat de prêt et peut choisir son cocontractant en vertu du principe de la liberté contractuelle (article 1101 du code civil). Toutefois, l’article L. 420-1 du code de commerce proscrit toute pratique limitant l’accès au marché ou restreignant le libre exercice de la concurrence, ce qui devrait, en droit, empêcher les établissements bancaires d’évincer les courtiers du marché ». Cette réponse a permis de clarifier le cadre légal et de garantir un exercice sain de la profession. Enfreindre cette législation expose l’auteur à de lourdes sanctions. Pourtant, cet établissement bancaire, détenu par l’État, demeure le seul à refuser à ses clients la possibilité de bénéficier des conseils d’un professionnel agréé, exerçant une profession réglementée et ne percevant aucune rémunération de la part de la banque. Cette pratique entraîne une distorsion du marché qui restreint l’accès au crédit pour les particuliers et les entreprises. Le refus par cette banque publique de laisser ses clients avoir recours à l’intermédiation bancaire a fait l’objet de centaines de plaintes auprès de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). La généralisation de ce refus de l’intermédiation menacerait l’ensemble de la profession des courtiers, qui représente 34 000 entreprises. Il souhaite connaître ses intentions relatives à l’inaction de la DGCCRF sur ce dossier et aux violations continues des règles de libre concurrence par cette banque publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5489</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2139</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Moulliere</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Entraves à l’exercice des courtiers en crédit
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5489. — 1 avril 2025. — M. Jean Moulliere attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les obstacles rencontrés par les 34 000 courtiers en crédit. Cette profession est pénalisée et les consommateurs en subissent également les conséquences. Soumis à des règles strictes et à une supervision rigoureuse, les courtiers jouent un rôle clé dans la recherche de financement, représentant environ 50 % des prêts en 2024. Pourtant, depuis quelques années, certaines banques refusent d’examiner les dossiers des clients ayant recours à un courtier, considérant ces derniers comme une concurrence trop importante. Or cette pratique est illégale : l’article L. 121-11 du code de la consommation interdit de refuser la vente d’un produit ou la prestation d’un service sans motif légitime. De plus, l’article L. 420-1 du code de commerce proscrit toute pratique limitant l’accès au marché ou restreignant la libre concurrence, ce qui devrait, en théorie, empêcher les établissements bancaires d’évincer les courtiers. Bien que le ministère ait reconnu l’utilité des courtiers et la nécessité de sanctionner ces pratiques, les autorités compétentes restent inactives malgré de nombreux signalements. Plus particulièrement, M. le député a été sollicité au sujet d’une banque publique ne respectant pas ces règles. Il souhaite donc connaître les raisons empêchant l’application de sanctions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5490</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2139</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Boulogne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Respect de la réglementation en vigueur en matière d’intermédiation bancaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5490. — 1 avril 2025. — M. Anthony Boulogne attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la nécessité d’assurer le respect, par l’ensemble du secteur bancaire, de la réglementation en matière d’intermédiation. Les articles L. 519-1 et suivants du code monétaire et financier établissent le cadre d’activité des intermédiaires en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP). Les courtiers remplissent des missions de conseil auprès des consommateurs, dans le cadre de leurs relations avec des établissements de crédit, permettant aux consommateurs de bénéficier d’informations optimales quant aux conditions d’accès au crédit et au financement. Cependant, le respect de la législation en vigueur en matière d’intermédiation bancaire n’est pas assuré lorsque certains établissements de crédit refusent d’autoriser leurs clients à bénéficier des conseils d’un professionnel agréé pour leurs demandes de crédit, sans apporter de justification de ce refus. Cela est contraire aux dispositions légales en vigueur, notamment l’article L. 420-1 du code de commerce qui proscrit le fait de limiter l’accès au marché ou le libre exercice de la concurrence et revient à exclure de facto les courtiers du marché du crédit. En plus de mettre en danger la profession, ce non-respect de la loi porte atteinte aux droits du consommateur, qui ne peut donc pas bénéficier de toutes les informations nécessaires concernant sa demande de crédit. M. le député demande donc à M. le ministre d’assurer le respect, par les établissements de crédit, de l’ensemble des dispositions prévues par le code monétaire et financier, le code de la consommation, le code civil et le code de commerce applicables aux activités d’intermédiation bancaire, dans l’objectif de défendre le droit du consommateur. Il lui demande également s’il va garantir l’effectivité des contrôles du respect de la législation en vigueur par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5491</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2139</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Situation critique d’une entreprise essentielle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5491. — 1 avril 2025. — Mme Angélique Ranc appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation préoccupante de la société AXS, située à Torvilliers dans l’Aube. Cette entreprise, spécialisée dans les interventions en milieu complexe, joue un rôle essentiel dans la réalisation de chantiers d’envergure à travers la France, contribuant ainsi à la préservation du patrimoine culturel. Grâce à son expertise, la remise en place des ailes du Moulin Rouge est possible et AXS a également travaillé sur des projets emblématiques tels que l’Arc de triomphe, l’Arche de la Défense, ainsi que sur diverses cathédrales dont celle de Notre-Dame de Paris, le Panthéon, Matignon, le ministère de l’intérieur, le ministère des finances ou le Sénat. Malheureusement, AXS se trouve actuellement dans une situation critique. L’entreprise a subi une perte d’activité significative en raison des impacts économiques liés aux Jeux Olympiques en France, ce qui a eu des répercussions néfastes sur son volume d’affaires et sur l’emploi de ses salariés, qui portent fièrement les couleurs de la nation sur leurs tenues de travail. La société a investi de manière importante pour maintenir son activité, mais elle est désormais dans l’incapacité de trouver des solutions financières viables. Malgré ses efforts pour obtenir un prêt de 160 000 euros, nécessaire à la finalisation d’un plan d’apurement, elle a essuyé des refus de la part des institutions financières. La Banque publique d’investissement (BPI) avait initialement manifesté un intérêt pour soutenir l’entreprise, mais des incidents récents signalés par la Banque de France ont suscité des inquiétudes quant à sa viabilité financière. AXS pourrait dupliquer son savoir-faire dans d’autres grandes métropoles françaises, mais la situation actuelle ne lui permet pas d’envisager cette expansion. Mme la députée demande donc à M. le ministre de bien vouloir examiner cette situation d’urgence et de considérer les actions possibles pour soutenir AXS et préserver les emplois qu’elle représente. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5504</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2140</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Encadrement des achats transfrontaliers de tabac et soutien aux buralistes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5504. — 1 avril 2025. — Mme Louise Morel attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences préoccupantes du marché parallèle illégal du tabac et sur l’application du décret n° 2024-276 du 27 mars 2024 relatif aux achats transfrontaliers de produits soumis à accise. Ce phénomène, en constante progression depuis plus d’une décennie, porte un préjudice considérable aux buralistes, en particulier dans les départements frontaliers comme le Bas-Rhin. Dans ce seul département, 85 bureaux de tabac ont fermé au cours des dix dernières années. Les professionnels du secteur expriment une inquiétude croissante face à une situation devenue, selon eux, intenable, tant sur le plan économique que sécuritaire. Le décret n° 2024-276, pris pour l’application de l’article L. 311-19 du code des impositions sur les biens et services, visait à encadrer les achats transfrontaliers réalisés par les particuliers pour leurs besoins propres. Toutefois, sur le terrain, sa complexité d’interprétation et son manque de clarté ont alimenté des incompréhensions, favorisant des comportements de contournement et une communication ambiguë sur son contenu, ce qui nuit à son efficacité et fragilise la lutte contre le commerce parallèle. Si l’objectif légitime de santé publique est bien de réduire le nombre de fumeurs, cela ne saurait passer par une politique qui engendre une concurrence déloyale entre, d’une part, les buralistes qui respectent les règles strictes applicables à leur profession et d’autre part, ceux qui les contournent par le biais d’un commerce illégal en forte croissance. Dans ce contexte, elle souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour renforcer la lutte contre le commerce illicite de tabac, notamment dans les zones frontalières. Elle l’interroge également sur les actions envisagées pour clarifier l’application du décret précité et lutter contre la concurrence déloyale qui frappe les buralistes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5505</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2140</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Florent Boudié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Fiscalité des antiquaires : garantir l’équité et préserver les commerces</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5505. — 1 avril 2025. — M. Florent Boudié attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les difficultés rencontrées par les antiquaires des territoires ruraux, confrontés à une double peine fiscale et concurrentielle mettant en péril la viabilité de leur activité. D’une part, la réduction drastique du seuil de franchise en base de TVA à 25 000 euros de chiffre d’affaires annuel, applicable à compter du 1er juin 2025, contraindra ces professionnels à appliquer la TVA alors qu’ils en étaient jusque là exonérés jusqu’à 91 000 euros de chiffre d’affaires. Dans un contexte économique tendu, l’impossibilité d’augmenter brutalement leurs prix ou leur volume d’activité pour compenser cette charge supplémentaire menace directement leur pérennité. D’autre part, l’application du taux réduit de TVA à 5,5 % aux « œuvres d’art », « antiquités » et « objets de collection » reste sujette à interprétation, en particulier pour les objets du XXe siècle. Si les « antiquités » (objets de plus de 100 ans) et les « œuvres d’art » (pièces limitées) sont bien définies, la qualification d’« objet de collection » repose sur des critères subjectifs. En effet, selon les commentaires de l’administration, dès lors que les critères de rareté, d’utilisation différente de la destination initiale, de transactions spéciales en dehors du commerce habituel des objets similaires utilisables, de valeur élevée, de réalisation d’un pas caractéristique de l’évolution des réalisations humaines, ou d’illustration d’une période de cette évolution sont respectés, les meubles meublants de moins de cent ans, les articles de joaillerie, d’orfèvrerie et de bijouterie ainsi que les articles des arts de la table et de mode vestimentaire répondent à la définition d’« objet de collection », sous réserve d’une appréciation au cas par cas, laissée au contrôle du juge. Cette incertitude expose les antiquaires à un risque fiscal considérable, un même bien pouvant être taxé soit à 5,5 %, soit à 20 %, sans cadre clairement établi. Par ailleurs, alterner entre ces deux taux de TVA impose une charge administrative insoutenable pour ces commerçants : l’exigence de justification précise pour chaque objet vendu, sous peine de redressement et le recours à un expert-comptable pour assurer la gestion de ces nouvelles obligations en matière de TVA alourdira leurs coûts de fonctionnement. Aussi, afin de garantir un traitement équitable entre antiquaires ruraux, qui commercialisent un mélange de « biens d’occasion » et de « biens de collection » et galeries urbaines bénéficiant d’un accès plus certain au taux réduit en raison de la nature des biens qu’elles proposent, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage pour clarifier et simplifier les critères d’application du taux réduit de TVA et garantir une équité fiscale entre les acteurs du marché de l’antiquité. Il souhaiterait également connaître le calendrier des concertations prévues sur ce sujet. Une piste pourrait être l’inscription systématique des objets et meubles de 50 à 100 ans dans la catégorie des « objets de collection ». Une telle mesure offrirait aux antiquaires ruraux une sécurité juridique qui leur permettrait d’appliquer avec certitude le taux réduit de 5,5 %, garantissant ainsi la pérennité de ces commerces essentiels aux territoires. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5527</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2141</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Taché de la Pagerie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Explosion des cotisations d’assurance pour les manadiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5527. — 1 avril 2025. — M. Emmanuel Taché de la Pagerie alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’agonie des manadiers causée par l’explosion de leurs cotisations d’assurance. Les fêtes traditionnelles constituent aujourd’hui l’âme vibrante du Sud de la France, notamment en Camargue. Au-delà de leur dimension festive, elles sont l’expression vivante du patrimoine culturel immatériel français et contribuent à renforcer le lien social et le sentiment d’appartenance à une région française. Évidemment, le taureau de Camargue est au centre de cette culture. Son élevage se pratique de manière traditionnelle, c’est-à-dire extensive : les animaux pâturent toute l’année en extérieur. Outre l’identité culturelle qu’il véhicule, cet élevage participe de manière prépondérante à la préservation d’un écosystème et d’une biodiversité uniques au monde : la Camargue. Déjà durement touchés au cours de la crise sanitaire, les manadiers sont aujourd’hui à l’agonie et ce en raison d’une modification substantielle de leurs cotisations d’assurance. On parle d’une multiplication par cinq du montant de ces cotisations depuis novembre 2019. L’urgence de cette situation s’accélère avec le retrait annoncé ou effectif des principaux assureurs de ces fêtes traditionnelles. Au cours des dernières années, au regard des difficultés conjoncturelles, les manadiers ont mené de véritables actions de diversification de leur activité : obtention d’une appellation d’origine protégée (AOP), réception de visiteurs, location de salles, etc. Malgré cela, les manades risquent aujourd’hui de disparaître définitivement et, avec elles, une part de la culture et de l’économie locales, mais aussi des acteurs essentiels au maintien d’un écosystème unique en Europe, celui de la Camargue. Une solution pour remédier à cette menace substantielle serait de modifier le régime de responsabilité qui incombe aujourd’hui aux manadiers en cas de dommage causé par l’animal. Les manadiers sont en effet automatiquement responsable d’un tel dommage, même si cela n’est pas toujours justifié (risques pris par la victime, mauvaise protection du lieu, intervention d’un tiers…). C’est à cause de ce régime de responsabilité, appliqué dans aucune exception, que les manadiers peinent aujourd’hui à être assurés ou à trouver un contrat d’assurance à un prix accessible. Ainsi, M. le député souhaite lui demander s’il souhaite mettre en place un nouveau régime de responsabilité ou s’il envisage d’autres solutions pour résoudre ce fléau mettant en péril les manadiers et la tenue de fêtes traditionnelles qui font la richesse de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5534</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2141</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Nury</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Avenir de filière photovoltaïque française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5534. — 1 avril 2025. — M. Jérôme Nury interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’avenir de filière photovoltaïque française suite à l’annonce de la baisse drastique du tarif de rachat de l’électricité et de la réduction des investissements destinés aux petites installations. La division par trois du tarif de rachat de l’électricité solaire conjuguée à la diminution des aides inquiète légitimement les particuliers, agriculteurs et entreprises qui ont déjà investi dans le développement de cette énergie renouvelable. La volonté du Gouvernement de rendre ces mesures rétroactives pose d’ailleurs un problème majeur d’équité et d’insécurité juridique pour les porteurs de projets ayant déjà engagé des investissements sur la base d’un cadre réglementaire différent. Plusieurs élus ont déjà alerté sur le fait que cette décision pourrait entraîner l’arrêt de la moitié des projets photovoltaïques en cours dans certains départements, menaçant ainsi l’emploi et l’essor de la filière. Si la baisse de la TVA à 5,5 % applicable aux installations photovoltaïques constitue une avancée positive qu’il conviendrait de saluer ; son entrée en vigueur à partir du mois d’octobre 2025 crée une période d’incertitude entre mars et octobre. Plusieurs mois de flou qui risquent de geler tout nouveau projet dans l’attente de conditions fiscales plus favorables. Face à ces décisions successives de soutien puis de freinage de la filière photovoltaïque qui nuisent à sa stabilité et à sa compétitivité, il demande au Gouvernement les mesures qu’il envisage pour à la fois garantir un cadre clair et pérenne aux acteurs du photovoltaïque mais également pour assurer une transition progressive des dispositifs d’aides afin d’éviter de mettre en péril l’avenir de la filière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5535</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2142</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Dispositifs de soutien public aux installations solaires en toiture
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5535. — 1 avril 2025. — M. Paul Christophle interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’intention du Gouvernement de revenir sur les dispositifs de soutien public aux installations solaires en toiture. Au cours des dernières années, le gouvernement a affiché son ambition d’accélérer le déploiement des énergies renouvelables pour assurer la transition énergétique de la France et garantir la souveraineté énergétique. Ainsi, la loi climat et résilience du 24 août 2021 impose aux bâtiments neufs de plus de 1000 m2 et aux bâtiments commerciaux de plus de 500 m2 d’intégrer un dispositif de production d’énergie renouvelable sur une partie de la toiture et la loi du 10 mars 2023 sur l’accélération des énergies renouvelables impose la solarisation progressive des parkings extérieurs de plus de 1 500 m2. En complément, des mécanismes de soutien ont été instaurés pour garantir la rentabilité des installations solaires et assurer une stabilité aux acteurs du secteur, notamment via des tarifs d’achat garantis et des aides à l’installation. Or les récentes annonces du Gouvernement concernant le soutien aux installations solaires en toiture vont à l’encontre de ces engagements. Le 12 février 2025, le Gouvernement a ainsi fait part de son intention de modifier l’arrêté tarifaire « S21 » du 6 octobre 2021. Ce projet de révision a notamment pour effet de prévoir une diminution importante des tarifs d’achat pour les installations photovoltaïques sur toiture de moins de 500 Kwc. Ces évolutions, décidées sans concertation avec les acteurs concernés, mettraient en péril de nombreux acteurs économiques qui ont investi dans ces projets au cours des dernières années. Aussi, face aux alertes lancées par les organisations professionnelles et les entreprises du secteur, il l’interroge sur les mesures que le Gouvernement entend prendre pour garantir la stabilité et la pérennité de la filière solaire en toiture.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5541</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2142</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Castellani</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Prix des carburants en Corse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5541. — 1 avril 2025. — M. Michel Castellani attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur concernant une problématique majeure en Corse, soit le prix des carburants. La Corse est la région la plus pauvre de France, avec 18 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté contre 14,4 % en moyenne au niveau national. Les prix très élevés des carburants pèsent donc lourdement sur des ménages déjà précaires ainsi que sur le développement de l’économie insulaire. Il faut également souligner que la voiture individuelle est le moyen de transport le plus utilisé et que les alternatives sont quasi inexistantes en Corse. Malgré une TVA réduite à 13 %, le prix des carburants demeure parmi les plus élevés de France. En moyenne, un ménage corse dépense 1 000 euros par an en carburant, soit 300 euros de plus que la moyenne nationale, ce qui représente un surcoût global de 40 millions d’euros pour les foyers disposant d’un véhicule. Dans son avis relatif au niveau de concentration des marchés en Corse, rendu en 2021, l’Autorité de la concurrence a mis en évidence un monopole de fait dans l’approvisionnement et le stockage des carburants en Corse. Ainsi, elle a préconisé la mise en place d’une régulation des prix autorisée par l’article L. 410-2 du code du commerce. En ce sens, un rapport sur le secteur de la distribution de carburant routier avait été examiné à l’Assemblée de Corse lors des sessions des 30 septembre et du 1er octobre 2024, sans solutions concrètes proposées par l’État. Il est alors nécessaire d’identifier des solutions pour diversifier l’approvisionnement pétrolier de l’île et remédier à la situation de monopole que connaît la Corse. Face à la pauvreté structurelle, il est urgent de réguler le prix des carburants pour mettre fin à cette situation mortifère. Il l’interpelle donc sur la nécessité d’agir pour réguler le prix des carburants en Corse et souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5563</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2143</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Saint-Pasteur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Suppression du GIPA et perte de pouvoir d’achat des fonctionnaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5563. — 1 avril 2025. — M. Sébastien Saint-Pasteur attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation préoccupante concernant le pouvoir d’achat des fonctionnaires, affecté par deux mesures successives : la suppression de la garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA) et la mise en place de la retraite additionnelle obligatoire. De manière générale, la GIPA agissait comme un « 13e mois » permettant de compenser l’inflation pour les agents n’ayant pas bénéficié d’augmentation. Sa suppression, annoncée par Guillaume Kasbarian, a suscité une vive inquiétude parmi les fonctionnaires, notamment ceux proches de la retraite ou situés dans des catégories à faible évolution indiciaire. Cette mesure entraîne une perte significative de pouvoir d’achat dans un contexte où 188 000 fonctionnaires n’ont pas connu d’augmentation de salaire depuis quatre ans. La retraite additionnelle obligatoire, dont la rentabilité repose sur une espérance de vie dépassant les 85 ans, est perçue comme injuste et malhonnête. Cette mesure soulève des interrogations quant à son impact réel sur la rémunération et la sécurité financière des agents, d’autant plus qu’elle repose sur une cotisation obligatoire sur les primes. Face à ces constats et en prévision d’un prochain projet de loi de finances rectificative, il lui demande si le Gouvernement envisage de réexaminer ces dispositifs qui engendrent des pertes de salaire injustifiées et incomprises pour les fonctionnaires. Il lui demande également des clarifications sur les motifs réels de ces mesures et sur les alternatives envisagées pour garantir un pouvoir d’achat décent et une meilleure équité dans la gestion des rémunérations et retraites.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5574</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2143</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Assujettissement à la taxe foncière et à la TEOM des EHPAD locataires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5574. — 1 avril 2025. — M. Marc Chavent appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’assujettissement des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) locataires à la taxe foncière et à la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM). En effet, certains EHPAD, lorsqu’ils sont locataires de leurs locaux, se voient refacturer la taxe foncière ainsi que la taxe d’enlèvement des ordures ménagères par leur bailleur. Or les EHPAD propriétaires de leurs locaux bénéficient d’une exonération de ces taxes en vertu du principe d’improductivité de revenus, prévu par l’article 1449 du code général des impôts, qui s’applique aux établissements exerçant une mission d’intérêt général. Cette différence de traitement crée une inégalité entre les EHPAD, alors même que leur mission de service public demeure inchangée, qu’ils soient propriétaires ou locataires. L’assujettissement à ces taxes représente une charge financière supplémentaire qui pèse sur des établissements déjà confrontés à des difficultés budgétaires, notamment dans un contexte de vieillissement de la population et de tension sur le financement du secteur de la dépendance. Ainsi, il lui demande s’il envisage une modification du cadre législatif ou réglementaire afin d’étendre aux EHPAD locataires le bénéfice de l’exonération de la taxe foncière et de la TEOM, afin de garantir une équité de traitement entre tous les établissements assurant la même mission d’intérêt général.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5576</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2143</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Lemaire</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Taxe d’habitation pour les étudiants en alternance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5576. — 1 avril 2025. — M. Didier Lemaire attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les difficultés fiscales rencontrées par certains étudiants en apprentissage ou en alternance. En effet, lorsque leur école se trouve loin de leur lieu de stage, les étudiants se trouvent parfois contraints d’avoir deux logements. Une situation lourde financièrement à laquelle s’ajoute une charge fiscale puisque le second logement est assujetti à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, conformément aux dispositions des articles 1407 et 1408 du code général des impôts. Aussi, dans le contexte de précarité étudiante actuel et au regard des disparités de situations fiscales, il lui demande quelles adaptations sont envisagées par le Gouvernement afin de remédier à cette charge fiscale impactant fortement le pouvoir d’achat des étudiants en apprentissage ou en alternance et de leurs familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5578</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2143</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Ruffin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Que compte faire l’État pour protéger les fleurons stratégiques français ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5578. — 1 avril 2025. — M. François Ruffin interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les actions que l’État compte mettre en place pour protéger les fleurons stratégiques français. Dans son discours du 5 mars 2025, Emmanuel Macron déclarait : « Maîtriser notre destin, devenir plus indépendant, nous devons y œuvrer au plan militaire mais aussi au plan économique. L’indépendance économique, technologique, industrielle et financière sont des nécessités ». L’idée de souveraineté est donc omniprésente dans la bouche du Président. Rien que dans son discours de la Sorbonne d’avril 2024, il avait répété 33 fois le mot « souveraineté » et même 47 fois si tous les dérivés de « souverain » sont également décomptés. Cette ambition de souveraineté, M. le député la partage. Mais le problème c’est qu’au-delà des paroles, il manque les faits. 1 500. En dix ans, plus de 1 500 entreprises françaises ont été rachetées par les États-Unis d’Amérique. Il y a bien sûr la branche énergie d’Alstom, bradée en 2014 à General Electric. Il y a le pétrolier Technip lâché en 2016 à FMC Technologies. Il y a HGH, PME experte en technologie infrarouge pour la sécurité et la défense, passée sous le contrôle du fonds d’investissement Carlyle en 2018. Il y a Latecoere, fleuron de l’aviation militaire, acheté en 2019 par le fonds d’investissement américain Searchlight. Il y a Exxelia et ses composants essentiels à l’industrie de défense cédés en 2023 au groupe américain d’électronique et de défense Heico. Ommic, fleuron français des semi-conducteurs, aux technologies hautement sensibles pour la défense, vendu à Macom Technology Solutions. Jusqu’au Doliprane et aux médicaments grand public de Sanofi, lâchés au fonds d’investissement CD et R. Tout cela est passé en dix ans sous pavillon américain, avec le feu vert d’Emmanuel Macron et de Bruno Le Maire. Il lui demande donc comment il explique cette grande braderie des fleurons industriels et des pépites stratégiques et s’il compte s’inscrire dans la lignée de Bruno Le Maire en continuant à liquider toute l’industrie française. Il l’interroge également pour savoir comment il compte faire pour que son ministère devienne véritablement le ministère de la « souveraineté industrielle et numérique » et, puisque ce n’est pas en psalmodiant « souveraineté » cinquante fois par jour que ce bilan désastreux sera inversé, comment il compte concrètement protéger les fleurons stratégiques français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5590</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2144</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Modernisation des alertes DGS-Urgent pour les rendre plus opérationnelles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5590. — 1 avril 2025. — Mme Joëlle Mélin attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le dispositif d’alerte DGS-Urgent concernant l’épidémie préoccupante de rougeole dans le pays et plus largement sur l’ensemble de ce dispositif. La DGS, par l’intermédiaire du CORRUS, Centre opérationnel de régulation et de réponse aux urgences sanitaires et sociales, émet des informations sur ses connaissances de situations d’urgences sanitaires en France, assorties de ses recommandations en matière de prise en charge, sous forme de messages DGS-Urgent. Ces alertes, au nombre de trois sur la période du 21 février au 7 mars 2025, arrivent par salves sur les boîtes mel des professionnels de santé. Le 21 février et le 3 mars, augmentation des infections invasives à méningocoque, le 24 février, vigilance vis-à-vis du risque de transmission à l’homme des virus influenza d’origine zoonotique et enfin le 7 mars pour l’épidémie de rougeole. Si ces alertes DGS-Urgent sont louables, leur longueur et leur complexité nuisent à leur efficacité et leur confèrent un caractère rebutant. Les professionnels de santé sont très convenablement formés. Partant de là, il semble inutile de leur dispenser un véritable cours qu’ils n’auront ni l’envie, ni surtout le temps de lire. Un autre modèle s’impose dans une rédaction modernisée de ces messages, simplifiée, plus opérationnelle et somme toute plus efficace, car elle sera lue. Elle l’interroge sur sa position sur ce dossier, sur la possibilité de rendre plus attractives ces alertes, qui sont indispensables pour la santé des Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5629</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2144</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Cosson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Intégration des architectes au sein des bureaux d’études privés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5629. — 1 avril 2025. — M. Mickaël Cosson interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la problématique du recrutement d’architectes au sein des bureaux d’études privés. Pour rappel, lorsqu’un prospect sollicite le bureau d’études, la démarche initiale consistant en l’étude de la faisabilité du projet est suivie par l’approfondissement du projet, le dessin du projet et puis enfin par l’étape du chiffrage, généralement réalisée par un économiste de la construction. Après validation du projet, le bureau d’études prend en charge le dépôt des pièces administratives (permis de construire, déclaration préalable, etc.) auprès des mairies et des collectivités territoriales pour le compte du maître d’ouvrage. Dans un environnement économique et réglementaire en constante évolution, la présence d’un architecte au sein de ces structures représenterait une réelle valeur ajoutée. Elle permettrait d’améliorer la qualité des prestations proposées aux prospects, de renforcer les relations avec les collectivités locales et d’apporter une plus grande sécurité dans l’analyse administrative des projets. Or la réglementation actuelle semble limiter la possibilité pour un bureau d’études privé d’intégrer un architecte à son effectif, ce qui constitue un frein à l’optimisation de ces démarches et à l’amélioration de l’accompagnement des maîtres d’ouvrage. Aussi, il lui demande quelles mesures il envisage de prendre afin de permettre aux bureaux d’études privés d’intégrer des architectes dans leurs équipes, dans un cadre juridique adapté, pour répondre notamment aux enjeux croissants de qualité, de sécurité juridique et de collaboration avec les collectivités territoriales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5631</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2145</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Matraquage publicitaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5631. — 1 avril 2025. — M. Paul Christophe interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le matraquage publicitaire actuellement à l’œuvre à la télévision. La presse relate la création de plusieurs pétitions qui demandent toutes la limitation ou le retrait de certaines publicités présentes à la télévision, de manière bien trop excessive, plusieurs fois dans une même page de publicité et sur différentes chaînes de télévision en même temps. Dès 2018, le Conseil national de l’audiovisuel a même été saisi à la suite d’un très grand nombre de plaintes des téléspectateurs. Le conseil a ainsi fait une réponse écrite aux téléspectateurs mécontents : « Aucune disposition ne s’oppose à ce qu’une publicité soit diffusée de manière intensive sur les antennes et ce, même si cela aboutit à une diffusion répétée dans un même écran publicitaire. Les annonceurs sont libres d’établir, en accord avec les services de télévision, leurs stratégies de communication et par conséquent les plans de diffusion de leurs campagnes publicitaires. En revanche, le volume global de l’ensemble des publicités diffusées sur une antenne est encadré par l’article 15 du décret du 27 mars 1992 relatif à la publicité, au parrainage et au téléachat ». Depuis, rien ne semble donc avoir changé. Aussi et pour le respect des téléspectateurs assommés par certaines publicités trop souvent diffusées, il l’interroge sur les mesures à prendre promptement pour mettre fin à ce matraquage publicitaire en cours notamment à la télévision.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5647</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2145</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Frais de justice et TVA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5647. — 1 avril 2025. — M. Paul Christophe interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la réglementation applicable au remboursement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour les prestations d’avocats. Les principes régissant la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sont encadrés par le droit communautaire et la directive TVA n° 2006/112/CE du 28 novembre 2006 relative au système commun de TVA. À l’heure actuelle, la déduction de la taxe n’est accordée qu’aux personnes qui collectent de la TVA, c’est-à-dire aux personnes et entreprises qui exercent des activités économiques. Aussi, lorsqu’un particulier gagne son procès et que ses frais d’avocat lui sont remboursés par la partie adverse, la TVA est exclue du dispositif et reste à la charge de l’individu. Cette situation constitue ainsi un frein à l’accès à la justice pour tous en créant une distorsion entre les citoyens : ceux en mesure d’avancer les frais de justice et de payer la TVA dans son ensemble et les autres. Ce contexte défavorable génère un rapport bien moins équitable que celui prévu par l’article 47 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne qui implique, notamment, que « toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement ». Faciliter l’effectivité de l’accès à la justice est pourtant un prérequis de la Charte. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu’il entend prendre pour que la réglementation fiscale favorise l’égalité entre les parties d’un procès.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5657</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2145</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Assiette des cotisations sociales des auto-entrepreneurs prélevées par l’URSSAF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5657. — 1 avril 2025. — Mme Caroline Colombier interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’assiette des cotisations et contributions de sécurité sociale des auto-entrepreneurs et travailleurs indépendants soumis au régime de la micro-entreprise, suite à une question écrite n° 12461 publiée le 24 octobre 2024 et demeurée sans réponse. En partant du postulat que les sociétés sont généralement taxées sur leur « résultat net », le « bénéfice » ou le « montant net des plus-values » (art. 219 du code général des impôts), l’article L. 613-7 du code de la sécurité sociale (CSS) provoque une confusion : sur les sites internet des URSSAF, il est précisé que lesdites cotisations sont fixées sur le chiffre d’affaires des auto-entrepreneurs/travailleurs indépendants tandis que ledit article L. 613-7 CSS précise en son premier alinéa que lesdites cotisations et contributions « sont calculées mensuellement ou trimestriellement, en appliquant au montant de leur chiffre d’affaires ou de leurs recettes effectivement réalisés ». Cette confusion du droit ou ce choix de l’assuré provoque une incompréhension chez les auto-entrepreneurs/travailleurs indépendants, comme chez les agents des URSSAF dont les réponses varient d’un agent à l’autre. Cette confusion peut générer une importante charge pour les auto-entrepreneurs, pouvant conduire à la perte nette de rentabilité. Afin de garantir la rentabilité, l’activité et le pouvoir d’achat de plus d’un million d’entrepreneurs, elle lui demande si les dépenses engagées par les auto-entrepreneurs/travailleurs indépendants, dans le cadre de leur activité, doivent être déduites dudit chiffre d’affaires afin de se concentrer uniquement sur les recettes effectivement réalisées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5531</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2146</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Portier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Rémunération des autorisations d’absence des enseignants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5531. — 1 avril 2025. — M. Alexandre Portier attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la rémunération des autorisations d’absence et des crédits d’heures pour les professeurs des écoles exerçant un mandat électif. M. Fabrice Longefay, maire du village de Blacé dans le Beaujolais et enseignant dans le Rhône, n’est pas rémunéré ni pour ses crédits d’heures ni pour ses autorisations d’absence, en contradiction avec les dispositions réglementaires prévues en la matière. M. le député associe à cette question Mme Catherine Di Folco, sénatrice du Rhône. La circulaire n° 2017-050 publiée au bulletin officiel du ministère de l’éducation dispose, sur le fondement du code général des collectivités territoriales (CGCT), que les enseignants bénéficient d’autorisations d’absence et de crédits d’heures pour participer aux travaux d’une assemblée publique élective. À titre d’exemple, un maire d’une commune de moins de 10 000 habitants bénéficie de 105 h par trimestre de crédit d’heures forfaitaires et par trimestre. Les crédits d’heures sont rémunérés au titre du mandat d’élu, une retenue sur traitement est alors effectuée sur la rémunération perçue pour l’activité exercée comme enseignant. À l’inverse, rien ne prévoit cette retenue sur traitement pour les autorisations d’absence. La circulaire du 27 septembre 2021 relative aux congés et autorisations d’absence des personnels enseignants, publiée par le directeur académique des services de l’éducation nationale (DASEN) du Rhône, dispose que les autorisations d’absence fixées par la circulaire susmentionnée sont de droit, avec maintien du traitement lorsque l’enseignant s’absente pour participer aux travaux d’une assemblée publique élective et siéger en instance délibérative en tant que membre d’un conseil municipal. Dans un courrier du ministère de l’éducation nationale en date du 5 mars 2025 en réponse à Mme la sénatrice Catherine Di Folco à ce sujet, il est fait fi de ces circulaires et le sujet est exclusivement traité à travers le prisme des dispositions suivantes : article L. 111-4 du code général de la fonction publique (CGFP) et article L. 2123-1 du code général des collectivités territoriales (CGCT). Ainsi, il est précisé que l’employeur et le salarié membre d’un conseil municipal doivent convenir des conditions de rémunération. En appliquant ces dispositions à un fonctionnaire de l’éducation nationale pour affirmer que l’académie n’est tenue de rémunérer les autorisations d’absence qu’à la condition d’un accord antérieur, ce courrier ignore les dispositions réglementaires en vigueur. Il est urgent que le ministère de l’éducation nationale clarifie la situation et que les directeurs des services départementaux (DSDEN) appliquent les dispositions légales et réglementaires en vigueur. Les enseignants, qui se consacrent de surcroît à une fonction élective, par leur double engagement au cœur de la République, méritent de percevoir la rémunération qui leur est due de droit dans des conditions claires et stables. Il lui demande si elle va prendre en considération le besoin d’appliquer sur l’ensemble du territoire la réglementation relative à la rémunération des professeurs qui exercent une fonction élective.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5547</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2146</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Augmentation des actes de violence au sein des établissements scolaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5547. — 1 avril 2025. — Mme Alexandra Martin attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la recrudescence des actes de violence au sein des établissements scolaires, qui affecte à la fois le climat d’apprentissage des élèves et les conditions de travail des personnels éducatifs. Les signalements d’incidents graves sont en hausse constante. Lors de l’année scolaire 2022-2023, le nombre moyen d’incidents graves déclarés pour 1 000 élèves était de 13,6, contre 12,3 l’année précédente. Si ces faits restent relativement rares dans les lycées généraux et technologiques (5,5 incidents pour 1 000 élèves), ils sont bien plus fréquents dans les collèges (15 incidents) et surtout dans les lycées professionnels (19,6 incidents), où se concentre une part importante des violences signalées. La grande majorité des violences en milieu scolaire concernent des atteintes aux personnes (81 % des faits recensés), mais les atteintes à la sécurité liées à des conduites à risque ou à des agissements illégaux représentent également 13,5 % des signalements. Cette tendance préoccupante se manifeste dans plusieurs établissements, notamment au lycée Bristol à Cannes, où le climat scolaire s’est fortement dégradé au fil des années. Le 13 mars 2025, un fumigène puis du gaz lacrymogène ont été utilisés dans l’enceinte de l’établissement, entraînant l’évacuation des élèves et l’intervention des forces de l’ordre. Cet évènement s’inscrit dans une série de perturbations récurrentes : actes de vandalisme, injures, menaces et violences diverses. Face à cette situation, les enseignants et personnels éducatifs expriment leur inquiétude et soulignent un manque de moyens pour assurer la sécurité et la sérénité des apprentissages. Afin de mieux sécuriser les établissements scolaires, le Gouvernement a récemment annoncé un renforcement des contrôles aux entrées. Toutefois, cette seule mesure ne saurait répondre à l’ensemble des difficultés rencontrées dans certains établissements, où d’autres leviers doivent être mobilisés, tels que l’augmentation des effectifs pour permettre le dédoublement des classes sensibles, l’élargissement de la carte scolaire et la simplification du classement de certains lycées en « établissements sensibles ». Dans ce contexte, elle lui demande quelles mesures supplémentaires le Gouvernement entend mettre en place pour lutter efficacement contre la montée des violences en milieu scolaire et garantir un cadre éducatif sécurisé pour l’ensemble des élèves et du personnel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5548</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2147</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Censure de contes pour enfants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5548. — 1 avril 2025. — M. Hadrien Clouet appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la mise à l’index inédite d’un conte pour enfants. 900 000 exemplaires annulés de « La Belle et la Bête » illustrée par Jul : la plus grande affaire de censure jamais observée au XXIe siècle touche la littérature jeunesse. Cet ouvrage avait été retenu par l’État, pour être redistribué aux enfants de CM2 dans le cadre de l’opération « Un livre pour les vacances ». Cette version modernisée du conte, à partir de l’édition 1756 de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, est subitement interdite par l’éducation nationale à la veille de son impression, alors que les épreuves sont bouclées - et qu Mme  la ministre y a apposé une préface, qu’elle désavoue donc elle-même. Le prétexte ? L’ouvrage empêcherait la « lecture en autonomie adaptée à des enfants de 10 à 11 ans », soit le CM2. En réalité, il s’agit d’une offensive réactionnaire pilotée par la directrice générale de l’enseignement scolaire, adoubée par la ministre de l’éducation nationale. Ce qui les choque ? Des personnages de toute origine et très heureux de l’être, des jeunes filles racisées, une héroïne qui écoute du rap à côté du clavecin, qui porte un jogging au lieu d’une robe rose, qui utilise les réseaux et les applications numériques, bref, la nouvelle France d’aujourd’hui. Aussi, dans un souci de pédagogie des masses, il lui demande si elle prend ainsi exemple sur Donald Trump ou sur Viktor Orban.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5549</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2147</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Quelle est la logique des affectations géographiques des enseignants ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5549. — 1 avril 2025. — Mme Sandra Delannoy appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la situation des professeurs titulaires récemment affectés dans leurs nouveaux établissements. Dans la 3e circonscription du Nord, plusieurs cas ont été recensés dans lesquels, des enseignants, après avoir réussi leur concours, sont mutés à plus de 200 kilomètres de leur domicile et de leur famille tout en ayant demandé l’Académie de Lille en premier vœu. Un article paru dans la presse locale met en lumière le cas d’un professeur qui, suite à sa titularisation souhaitait poursuivre son enseignement dans l’établissement André Lurçat de Maubeuge, où six postes sont vacants. Ces postes sont affectés à des contractuels, voire restent non pourvus. Pourtant, ces postes pourraient être attribués à des enseignants nouvellement titularisés, d’autant plus que certains expriment le souhait d’assurer la continuité pédagogique dans les établissements dans lesquels ils ont déjà exercé en tant que contractuels. Aussi, eu égard au manque de moyens de l’éducation nationale, il est rare que celle-ci finance les déménagements de ses nouveaux professeurs titularisés. Cela pénalise d’ailleurs aussi très souvent les compatriotes ultra-marins. Il s’agit alors de la double peine pour les néo titulaires, condamnés en dépit du bon sens, à s’éloigner de leur proches, de ceux qui sont déjà leurs élèves, de leur équipe pédagogique, tout en devant absorber des frais conséquents. Dans ce contexte, elle souhaiterait connaître les mesures qu’elle envisage pour faciliter le maintien des professeurs nouvellement titularisés dans les établissements où ils enseignaient déjà, lorsqu’ils le souhaitent, afin de garantir la stabilité des équipes pédagogiques, de répondre efficacement aux besoins en effectifs tout en prenant en compte leur vie personnelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5550</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2147</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophia Chikirou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Alerte sur les risques de suppression du régime de décharge à Paris
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5550. — 1 avril 2025. — Mme Sophia Chikirou alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les dangers de la suppression du régime de décharge de direction dont bénéficient les écoles parisiennes. Après plus de 40 ans et sans aucune discussion, le Gouvernement a décidé de ne pas renouveler la convention conclue depuis 1982 entre la ville de Paris et l’État concernant le régime dérogatoire de décharge pour les écoles publiques de l’académie de Paris, entraînant la suppression du dispositif. Pourtant, l’importance de ce régime est unanimement reconnue. Il permet d’assurer la bonne gestion des écoles et d’accomplir de nombreuses tâches indispensables : lien avec la communauté éducative (mairies d’arrondissement, caisse des écoles, partenaires municipaux, associations de parents d’élèves), les centres de soins et les services sociaux, gestion des élèves, disponibilité permanente en cas d’urgence, accueil des parents, organisation d’évènements et des réunions, participation au recrutement, encadrement des agents techniques et spécialisés, etc. La suppression de la décharge va considérablement désorganiser et alourdir la charge des directeurs sans aucune compensation pour assurer la bonne gestion des écoles. Mme la députée souhaite donc savoir si Mme la ministre entend maintenir le système des décharges de direction à Paris et tenir compte des alertes multiples et unanimes que lui ont adressé les directeurs des écoles. De plus, elle a été témoin d’une interpellation de Mme la ministre devant l’école de l’avenue Parmentier ce mois-ci par une directrice d’école qui l’a avertie du risque de souffrance au travail lié à cette décision (en référence à la directrice de l’école Mahul à Pantin), elle voudrait savoir ce qu’elle entend faire pour éviter la mise en danger des directeurs des écoles parisiennes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5551</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2148</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Laernoes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Avenir des écoles élémentaires dites "orphelines"
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5551. — 1 avril 2025. — Mme Julie Laernoes attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’avenir des écoles élémentaires dites « orphelines » et leur absence de considération pour l’obtention de leur qualification en Réseau d’éducation prioritaire, REP ou REP+. Ces écoles maternelles et élémentaires affichent des indices de position sociale (ISP) inférieurs à 85 ou à 75. Elles pourraient ainsi bénéficier des moyens supplémentaires attribués aux établissements en réseau d’éducation prioritaire, mais en sont exclues, parce que leur collège de rattachement n’est pas dans le réseau. Sur sa circonscription, l’école Pauline Rolland à Rezé se trouve dans cette situation. Sur le seul département de Loire-Atlantique, une cinquantaine d’établissements sont concernés. Si l’école républicaine veut de nouveau créer un ascenseur social, il faut sortir des logiques purement comptables. Il y a urgence à construire une réforme de la politique de l’éducation nationale qui se base sur davantage de justice sociale, en prenant notamment appui sur les données des IPS. Cela pourrait empêcher que des écoles élémentaires « orphelines » ne se retrouvent victimes de leur position et leur permettrait, lorsque c’est nécessaire, d’obtenir leur entrée au sein du réseau d’éducation prioritaire, qu’importe le collège de rattachement. Parce que l’école est le lieu de l’apprentissage de la vie en société, qu’elle est un lieu de sociabilisation et de mixité essentiel et parce que les professeurs en sous-effectifs rencontrent de grandes difficultés à effectuer correctement leur travail, un changement semble indispensable, non seulement pour l’école Pauline Rolland, mais aussi pour toutes les écoles « orphelines« de quartiers populaires, victimes d’une carte de rattachement. En conséquence, elle lui demande si elle compte modifier l’accessibilité du statut REP ou REP+ en le basant sur l’IPS et sans modifier les rattachements aux collèges, dans un objectif de mixité sociale et de réussite républicaine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5552</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2148</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Portier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Changement d’académie contraint par la mutation du conjoint militaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5552. — 1 avril 2025. — M. Alexandre Portier attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’examen des demandes de mutation des professeurs des écoles du premier degré. L’examen des demandes de mutation interdépartementales des personnels enseignants du premier degré prend bien en considération le besoin de rapprochement de conjoints séparés et les obligations parentales du requérant. Toutefois, l’étude par les services de l’éducation nationale ne fait aucun cas des demandes motivées par le déplacement d’un conjoint militaire muté de manière obligatoire. Une telle contrainte, dont l’État lui-même est à l’origine, devrait pouvoir être motif de bonification. En effet, de nombreux professeurs sont contraints de suivre leur conjoint militaire et de se mettre en disponibilité, sans revenus, dans l’attente d’une intégration dans l’académie du département d’accueil. À Beaujeu, dans le Beaujolais, une professeure attend depuis maintenant quatre mois son intégration dans l’académie de Lyon après avoir déménagé à la suite de la mutation de son mari, adjudant de gendarmerie. Les professeurs des écoles exercent leur métier avec passion, par vocation et il est du devoir de l’État de leur permettre d’exercer leur métier au service des enfants. Il l’interroge sur la possibilité d’intégrer dans les éléments pris en compte pour l’examen des demandes de mutation des professeurs le critère de rapprochement de conjoints contraints, en particulier lorsque cette contrainte est la conséquence d’une obligation de service publique du conjoint.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5555</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2149</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Mesmeur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Mesures concrètes pour la santé mentale des jeunes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5555. — 1 avril 2025. — Mme Marie Mesmeur alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les mesures concrètes à mettre en œuvre pour améliorer la santé mentale des jeunes. D’après Santé publique France, un lycéen sur dix déclare avoir fait une tentative de suicide et quatre étudiants sur dix présentent des symptômes dépressifs. Ces chiffres ne sont pas de simples statistiques, mais le reflet d’une détresse profonde. La souffrance des jeunes est alimentée par un système éducatif anxiogène, une précarité grandissante et un manque de perspectives. Une enquête menée par le député Louis Boyard auprès de dizaines de milliers de lycéens montre que quatre jeunes sur cinq ressentent de l’angoisse face à Parcoursup, dont la logique de sélection permanente engendre une pression insoutenable. La précarité est également un facteur aggravant, alors que la bourse maximale reste en dessous du seuil de pauvreté et que de nombreux étudiants peinent à se loger et à se nourrir. À cette réalité s’ajoute une surcharge de travail qui épuise les lycéens et contraint la moitié des étudiants à se salarier pour financer leurs études. Face à cette crise, l’offre de soins en santé mentale est largement insuffisante. Un récent rapport de l’association Nightline (novembre 2020) souligne notamment le manque de psychologues universitaires en France : en France, il y a un psychologue pour 30 000 étudiants, alors qu’aux États-Unis d’Amérique, ce ratio est d’un pour 1 500. Mme la députée interroge donc Mme la ministre sur les mesures concrètes prises par le Gouvernement pour réduire cet écart et garantir un accès aux soins psychologiques conforme aux recommandations internationales. Elle lui demande également si des recrutements de psychologues ont été engagés dans les établissements scolaires et universitaires et si des moyens supplémentaires seront alloués à ces structures. Alors que la santé mentale a été proclamée « grande cause nationale« , Mme la députée questionne également Mme la ministre sur les actions mises en place pour lutter contre la précarité étudiante. Elle lui demande si le Gouvernement prévoit une revalorisation des bourses et un renforcement des aides au logement pour permettre aux étudiants d’étudier dans des conditions dignes. Elle s’inquiète aussi de l’impact de Parcoursup sur le bien-être des jeunes et lui demande si une refonte du système d’orientation est envisagée afin de limiter le stress qu’il génère.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5556</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2149</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Herouin-Léautey</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Rétablissement d’un système de calcul équitable pour les bourses de l’ESR
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5556. — 1 avril 2025. — Mme Florence Herouin-Léautey attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur une situation préoccupante relative aux étudiants boursiers de l’enseignement supérieur pour l’année universitaire 2025-2026, particulièrement en ce qui concerne le calcul des bourses sur critères sociaux (bourses du CROUS). En effet, lors des simulations de bourses effectuées par les élèves de terminale et les étudiants actuels via le simulateur « messervices.gouv.fr », il apparaît que le calcul des bourses se base sur les revenus de l’année 2023, appliqués au plafond de ressources 2024-2025 sur les revenus de 2022. Cette absence de revalorisation des plafonds de ressources a pour conséquence une baisse importante des bourses, voire leur suppression pour certains étudiants, entraînant une aggravation de la précarité pour les plus modestes, alors que le Gouvernement communique sur une réforme visant à élargir l’accès aux bourses. Pour rappel, d’après l’association d’aide alimentaire Linkee, en 2023, 91,7 % des étudiants vivent sous le seuil de pauvreté, dont 47 % avec moins de 400 euros par mois. À la même période, 54 % des jeunes sautaient des repas pour des raisons financières, contre 43 % en 2022 et cette situation ne cesse de s’aggraver. Elle veut donc savoir si et quand le Gouvernement entend prendre les mesures nécessaires pour augmenter les montants des bourses et rétablir un système de calcul équitable, réellement adapté aux revenus des étudiants et prenant réellement en compte leurs spécificités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5570</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2149</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Harcèlement scolaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5570. — 1 avril 2025. — M. Paul Christophe interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les moyens mis en œuvre pour lutter contre le harcèlement scolaire. Selon les résultats de l’enquête nationale, publiée le 12 février 2024, 5 % des élèves de CE2 au CM2 sont victimes de harcèlement scolaire contre 6 % des collégiens et 4 % des lycéens, soit en moyenne un élève par classe. Depuis la loi n° 2022-299 du 2 mars 2022 visant à combattre le harcèlement scolaire, ce phénomène est reconnu comme un délit. De plus, deux décrets, publiés le 16 août 2023 au Journal officiel, ont permis de changer les procédures en vigueur afin que la charge du changement d’établissement revienne au harceleur et non au harcelé et que des sanctions contre les collégiens et lycéens coupables de cyberharcèlement, y compris vis-à-vis d’élèves d’un autre établissement que le leur, soient mises en place. Malgré une prise en compte réelle du phénomène et des avancées législatives et réglementaires comme celles précédemment citées, le harcèlement scolaire fait encore de trop nombreuses victimes, certaines extrêmement jeunes. Il lui demande par conséquent quelles mesures elle compte prendre pour poursuivre la lutte contre le harcèlement scolaire, notamment en ligne, et sur l’éventualité d’une interdiction des écrans à l’école.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5599</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2150</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Marché public du ministère de l’Éducation nationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5599. — 1 avril 2025. — Mme Anna Pic interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le recours aux services de l’entreprise Microsoft par son ministère et par l’établissement Polytechnique. En mars 2025, deux marchés publics ont été actés entre le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche d’une part, l’école Polytechnique d’autre part et l’entreprise Microsoft pour l’utilisation de leur offre numérique. Cette décision n’est pas sans soulever un certain nombre de questions, notamment en matière de souveraineté et de protection des données sensibles. En effet, en tant qu’entreprise américaine, Microsoft est soumise au Cloud Act, loi fédérale américaine qui autorise les autorités de ce même État à accéder aux données hébergées par cette société sans requérir son accord. Cet état de fait est préoccupant alors même que la France et l’Union européenne imposent, quant à eux, des règles strictes afin garantir la sécurité des données. Dans un courrier du 28 février 2025, la direction du numérique du ministère de l’éducation nationale rappelait que toute donnée présentant une sensibilité particulière « dont la violation pourrait nuire à l’ordre public, à la sécurité nationale ou à la protection de la propriété intellectuelle » devait être hébergée sur des infrastructures qualifiées SecNumCloud, qualification européenne en matière de protection des données. De plus, en septembre 2021, la direction des systèmes d’information de l’État indiquait que les solutions collaboratives, bureautiques et de messagerie relevaient de ces environnements sensibles. Aussi, elle souhaiterait savoir si elle envisage une solution alternative, française ou européenne, garantissant le respect des principes de souveraineté numérique et de sécurité des données.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5462</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2150</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Dons aux associations luttant contre les violences conjugales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5462. — 1 avril 2025. — M. Paul Christophe interroge Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur le taux de déduction d’impôts appliqués aux dons réalisés en faveur des organismes luttant contre les violences conjugales et intrafamiliales. Par voie d’amendement au projet de loi de finances 2020, une expérimentation sur deux ans ouvrant une réduction fiscale exceptionnelle de 75 % pour les dons effectués par des particuliers en faveur des organismes luttant contre les violences conjugales, contre 66 % auparavant, a été adoptée. Par la suite, cette expérimentation avait été prolongée, à l’initiative du Gouvernement, jusqu’au 31 décembre 2022. Celle-ci a donc pris fin sans avoir été évaluée alors même qu’un rapport avait été prévu par voie d’amendement afin de définir l’opportunité ou non de pérenniser le dispositif. Ce vote s’inscrivait dans un contexte de violence inédit avec une explosion du nombre de féminicides et de violences conjugales - un contexte qui ne semble pas s’améliorer pour l’heure. Si la réunion du Comité interministériel à l’égalité entre les femmes et les hommes (CIEFH) du 8 mars 2018 a permis une prise de conscience accélérée et des avancées fortes pour toutes les femmes qui subissent des violences, beaucoup reste à faire. À titre d’exemple, la mise en place de dispositifs facilitant la libération de la parole et l’accompagnement des victimes, ou encore le déploiement du dépôt de plainte en ligne ont contribué à faire avancer les droits des victimes. Pour sortir de l’emprise d’un conjoint violent et se reconstruire dans un endroit sécurisant, les victimes doivent être accompagnées à moyen terme et c’est une des missions fondamentales des associations venant en aide aux victimes au quotidien. En augmentant le taux de déduction d’impôts aux dons réalisés au profit de ces associations, l’État augmente ainsi leurs potentiels dons et financements en y contribuant largement. Aussi, il lui demande s’il ne serait pas nécessaire de pérenniser ce dispositif dans la continuité des mesures prises jusqu’alors.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5553</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2151</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Fatiha Keloua Hachi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Méthodes dangereuses d’un groupe de l’enseignement supérieur privé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5553. — 1 avril 2025. — Mme Fatiha Keloua Hachi interroge M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les méthodes dangereuses d’un groupe de l’enseignement supérieur privé. Le 5 mars, le livre de la journaliste Claire Marchal, Le Cube, fruit de plus de 150 entretiens et de l’analyse de près de 1 000 documents confidentiels, mettait en évidence les méthodes d’un groupe de l’enseignement supérieur privé du leader européen de l’enseignement supérieur privé. Le groupe, qui possède plus de 60 écoles sur quelque 106 campus, dont plus de la moitié en France, fait l’objet de graves témoignages concernant aussi bien les profits réalisés au détriment des étudiantes et étudiants que sur le respect des consignes de sécurité. La journaliste rapporte, par exemple, qu’au sein d’une école, près de 400 élèves cohabitent alors même que l’établissement recevant du public (ERP) ne peut, légalement, accueillir que 300 élèves. Cette situation est donc dangereuse tant sur le plan de l’application du règlement de sécurité incendie que s’agissant de l’intervention des secours en cas d’incident. Face à cette situation, le directeur du pôle Business aurait alors coutume de dire « les piou-pious, tu les serres, ils couinent un peu au début, mais ça passe ! ». Force est de constater que l’aspect éducatif pourtant fondamental est abandonné au profit de l’aspect financier, alors même que de nombreux élèves s’endettent pour leurs études. Cette situation est absolument inacceptable qui plus est quand le groupe a reçu, comme l’indique l’avis sur le projet de loi de finances pour 2024, 130 millions d’euros de financement de l’État. Elle souhaite donc savoir par quels moyens il entend mettre fin à cette situation dangereuse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5509</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2151</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Taxation américaine des produits viticoles français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5509. — 1 avril 2025. — M. Serge Muller interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la politique extérieure protectionniste des États-Unis d’Amérique. En effet, depuis son élection, Donald Trump mène avec agressivité une politique de taxation sans précédent sur les produits internationaux dans l’objectif de favoriser les produits américains. Cette politique, qui vise à protéger l’économie, l’industrie et les filières américaines, impacte et inquiète sérieusement les filières françaises. Au premier rang, la filière viticole française exprime son inquiétude face à ce phénomène qui risque de mettre un coup d’arrêt à ses exportations. Ce frein sans précédent n’est pas sans conséquence, il s’inscrit dans un contexte général d’abandon ou d’insuffisance à l’égard de cette filière depuis des années, notamment sous la présidence d’Emmanuel Macron. Ainsi, il souhaiterait avoir des précisions sur les éléments de langage apportés lors des questions orales au Gouvernement du mardi 18 mars 2025. Il demande par quelles mesures concrètes il compte protéger la filière viticole en lui permettant d’être compétitive et de se développer à l’international.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5554</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2151</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Soutien de l’État au lycée français Charles de Gaulle de Londres
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5554. — 1 avril 2025. — M. Roger Chudeau interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation préoccupante du Lycée français Charles de Gaulle de Londres, établissement emblématique du réseau d’enseignement français à l’étranger. Depuis plusieurs années, les frais de scolarité n’ont cessé d’augmenter, avec une hausse de 65 % depuis 2014, bien supérieure à l’inflation. Cette pression financière s’est récemment aggravée avec l’entrée en vigueur, au 1er janvier 2025, de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 20 % imposée par le gouvernement britannique sur les frais de scolarité des écoles privées. À la rentrée 2025, les familles seront confrontées à une augmentation cumulée de près de 25 % en une seule année. Cette situation met en péril la mixité sociale au sein de l’établissement et fragilise l’accès à l’éducation française pour de nombreuses familles françaises et binationales vivant au Royaume-Uni. Par ailleurs, seulement 4 % des familles du lycée bénéficient actuellement de bourses scolaires, contre 21 % en moyenne dans le réseau des agences pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), ce qui accentue les inégalités. Dans ce contexte, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour renforcer le soutien financier à cet établissement, en lien avec l’AEFE ; améliorer le dispositif de bourses pour mieux soutenir les familles de la classe moyenne ; et enfin, préserver l’accessibilité et l’attractivité de l’enseignement français à l’étranger, particulièrement dans les pays où le contexte fiscal devient défavorable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5612</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2152</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benoît Biteau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Impact des activités du groupe Eramet au Sénégal
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5612. — 1 avril 2025. — M. Benoît Biteau attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation préoccupante liée aux activités minières d’un groupe français au Sénégal et sa filiale dans la région de Lompoul. Depuis plusieurs années, les activités d’extraction de zircon et autres minerais par cette entreprise minière suscitent de vives inquiétudes parmi les populations locales. En effet, plusieurs milliers de paysans ont été contraints de céder leurs terres pour laisser place à l’exploitation minière, sans pour autant recevoir des indemnités équitables. De plus, l’impact environnemental de ces opérations est dévastateur : destruction d’un écosystème unique, épuisement des ressources en eau et altération des terres agricoles vitales pour la production de légumes dans les Niayes, région essentielle pour l’agriculture sénégalaise. Au-delà des préoccupations écologiques, ce projet a conduit à des délocalisations forcées de populations, des conditions de vie précaires pour les personnes déplacées, ainsi que des pertes économiques considérables pour les exploitants agricoles et les entreprises touristiques locales. Malgré les nombreuses dénonciations et mobilisations locales, les autorités sénégalaises semblent soutenir cette activité malgré le fait que les indemnisations perçues par les populations affectées soient jugées insuffisantes. En tant que membre du groupe d’amitié France - Sénégal, M. le député aimerait connaître la position du Gouvernement français sur l’impact des activités de la filiale ce groupe au Sénégal. Plus concrètement, il aimerait savoir quels sont les engagements pris par le Gouvernement pour veiller à ce que les entreprises françaises opérant à l’international respectent des normes strictes en matière de droits humains et de respect de l’environnement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5613</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2152</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Roumégas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Mettre fin au commerce des produits issus des colonies israéliennes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5613. — 1 avril 2025. — M. Jean-Louis Roumégas attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le commerce de produits provenant des colonies israéliennes en France. Le 19 juillet 2024, la Cour internationale de justice, saisie par l’Assemblée générale des Nations unies, rendait un avis consultatif relatif aux conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques d’Israël dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est. Cet avis, qui confirme le caractère illégal de la présence d’Israël en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, indique que les États tiers ne doivent pas prêter aide, ni assistance à Israël dans le maintien de l’occupation. Cela implique de « s’abstenir d’entretenir avec Israël des relations économiques ou commerciales concernant le territoire palestinien occupé ou des parties de celui-ci, qui risquent de consacrer sa présence illégale dans le territoire ». À la suite de cet avis consultatif, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution, par 124 voix pour, 14 contre et 43 abstentions, le 18 septembre 2024, qui exige d’Israël qu’il mette fin sans délai à sa présence illicite dans le Territoire palestinien occupé et qu’il le fasse au plus tard 12 mois après l’adoption du texte. Il y est également stipulé que les États tiers ont pour obligation de ne pas apporter aide ou assistance au maintien de cette situation, ce qui inclut de mettre fin au commerce de produits issus des colonies israéliennes. La France a soutenu cette résolution. Pourtant, elle continue d’importer des biens israéliens dont une partie provient des colonies. Cela concerne notamment les fruits et légumes cultivés de manière intensive dans la vallée du Jourdain et vendus en France. Le commerce des produits des colonies permet leur viabilité économique et, par effet d’entraînement, joue un rôle indéniable dans le maintien de la colonisation et son expansion territoriale et économique. Alors que le droit international est mis en péril quotidiennement, notamment par Israël qui a rompu la trêve avec le Hamas en bombardant massivement Gaza ces derniers jours et en multipliant les déclarations allant dans le sens d’un nettoyage ethnique sur ce territoire, il paraît particulièrement important que la France montre l’exemple et respecte ses engagements internationaux. Au regard de l’avis consultatif de la Cour internationale de justice du 19 juillet 2024 et de la résolution du 18 septembre 2024 de l’Assemblée générale des Nations unies, il lui demande donc comment la France compte, dans le cadre de sa politique de différenciation entre le territoire israélien dans ses frontières internationalement reconnues et les colonies israéliennes, répondre à son obligation de s’abstenir d’entretenir des relations économiques ou commerciales avec les colonies israéliennes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5614</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2153</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Dominique Voynet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Position de la France et conflit en République démocratique du Congo
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5614. — 1 avril 2025. — Mme Dominique Voynet attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les tentatives de déstabilisation politico-militaires menées par le mouvement rebelle M23 avec le soutien du gouvernement rwandais dans l’est de la République démocratique du Congo. Face à cette situation, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, le 21 février 2025, une résolution (2773/2025) qui demande au Rwanda de cesser tout appui au M23 et de retirer immédiatement et sans conditions, ses troupes déployées en RDC, exigeant également du M23 qu’il cesse les hostilités et évacue les zones conquises, notamment les villes de Goma et Bukavu. Les États-Unis d’Amérique, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont imposé un certain nombre de sanctions à l’égard du gouvernent rwandais. Constatant que la France ne s’est pour l’heure pas associée à ces mesures, elle lui demande de préciser si des accords antérieurs passés entre la France et le Rwanda sont de nature à freiner la France dans la mise en place de sanctions contre le gouvernement rwandais et, le cas échéant, d’en préciser également le contenu.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5615</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2153</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Sanctions des colons violents israéliens - Application résolution ONU 18.09.2024
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5615. — 1 avril 2025. — M. Thomas Portes interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les mesures concrètes prises par la France pour sanctionner les colons violents israéliens, conformément à la résolution adoptée le 18 septembre 2024 par l’Assemblée générale des Nations unies. Cette résolution, soutenue par la France, exige qu’Israël « mette fin sans délai à sa présence illégale » dans le territoire palestinien occupé et engage la fin de l’occupation et de la colonisation israélienne du Territoire palestinien occupé (TPO) depuis 1967 dans un délai de 12 mois, soit avant le 18 septembre 2025. Elle demande également l’évacuation des colonies et la restitution des biens confisqués. Cette position s’appuie sur l’avis de la Cour internationale de justice du 19 juillet 2023, qui rappelle que l’occupation israélienne des territoires palestiniens est illégale et doit cesser immédiatement, soulignant que la colonisation constitue un crime de guerre au regard du droit international. La résolution engage également les États tiers à ne pas reconnaître cette situation illégale ni à lui apporter aide ou assistance. En application de ses articles 4 et 5, la France doit prendre des mesures immédiates dans son domaine de compétence. Le 13 février 2024, par voie de communiqué, la France annonçait des sanctions contre 28 « colons israéliens extrémistes » impliqués dans des violences contre des civils palestiniens en Cisjordanie, en leur interdisant l’accès au territoire français. La diplomatie française affirmait alors travailler avec ses partenaires européens à l’adoption de sanctions similaires à l’échelle de l’Union européenne, rappelant que la colonisation est illégale en droit international et doit cesser et que sa poursuite est incompatible avec la création d’un État palestinien viable. Six mois après l’adoption de la résolution onusienne, aucune avancée significative ne semble avoir été constatée pour renforcer ces sanctions et lutter efficacement contre l’impunité des colons violents. L’attaque récente en Cisjordanie occupée contre le cinéaste palestinien oscarisé Hamdan Ballal en est une illustration frappante, suscitant l’indignation de la communauté internationale. À l’approche de l’échéance du 18 septembre 2025, il lui demande de préciser quelles actions ont été entreprises depuis six mois pour identifier, sanctionner et empêcher l’implication des colons violents dans des actes illégaux, afin de respecter les engagements internationaux de la France et d’assurer l’application des résolutions de l’ONU contre l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5616</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2153</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Taite</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation des chrétiens en Afrique subsaharienne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5616. — 1 avril 2025. — M. Jean-Pierre Taite attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation des chrétiens en Afrique subsaharienne. Si les conflits violents ne sont pas un phénomène nouveau dans la région, l’ampleur des crises humanitaires et des violences subies par les civils ces dernières années constitue un défi sécuritaire sans précédent. Le Sahel demeure une région très diverse sur les plans ethnique, linguistique et religieux. Les institutions sont fragilisées par la prolifération des groupes terroristes, dont beaucoup ont prêté allégeance à Al-Qaïda ou au groupe État islamique, qui prônent un modèle islamique de société basé sur la charia. La violence qui sévit a déjà entraîné la mort et le déplacement de millions de personne, causant une crise humanitaire de grande ampleur. Dans ce contexte, les communautés chrétiennes, dans les zones où elles sont minoritaires, sont particulièrement vulnérables. 3 100 chrétiens ont été tués pour des raisons liées à leur appartenance religieuse au Nigéria, 355 au Congo (RDC), 201 au Burkina Faso, au moins une centaine au Niger et au Cameroun. Des centaines d’églises sont attaquées, ou abandonnées suite à la fuite des communautés. D’après le rapport 2023 du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’ouest et le Sahel (UNOWAS), sur 34,5 millions de déplacés en Afrique subsaharienne, 16,2 millions sont chrétiens. L’échec des forces de sécurité à les protéger engendre une impunité pour les responsables. De plus, une discrimination dans l’accès à l’aide humanitaire pour des motifs religieux est rapporté au sein des camps de déplacés officiels. Ainsi, beaucoup de chrétiens optent pour des camps de fortune, relativement oubliés des agences humanitaires et sans sécurité. Aussi, il lui demande des précisions sur l’aide humanitaire de la France dans les pays d’Afrique subsaharienne et sur la prise en compte des vulnérabilités particulières liées à l’appartenance religieuse des individus. De plus, il l’interroge sur le soutien apporté par la France aux acteurs confessionnels locaux qui ont un accès privilégié à ces populations et qui sont souvent les premiers à répondre aux crises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5649</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2154</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Lechanteux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Rapatriement des djihadistes : quelles mesures pour protéger les Français ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5649. — 1 avril 2025. — Mme Julie Lechanteux attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la récente décision du tribunal administratif de Paris annulant le refus de rapatrier huit femmes, anciennement affiliées à l’État islamique, de nationalité française et détenues en Syrie. En effet, cette délibération, en date du 13 mars 2025, oblige la France à réexaminer leur situation dans un délai de deux mois, laissant notamment entrevoir un possible rapatriement. En tant que législatrice, il n’appartient pas à Mme la députée de commenter une décision de justice. Cependant, elle souhaite toutefois interroger M. le ministre sur le précédent qu’elle pourrait constituer dans le cadre du dossier des Français ayant anciennement prêté allégeance à Daesh. Il n’est pas inutile de rappeler que les femmes de l’État islamique, bien qu’ayant été reléguées à un sous-rôle de mères fécondes au sein de l’organisation, ont de fait renié leur nationalité française au profit d’un proto-État fondamentaliste ayant assumé la responsabilité de plus de 250 victimes du terrorisme sur le territoire français. Leur décision de partir faire le jihad n’était ni impulsive, ni irréfléchie, ni prise sous le coup de la coercition, mais elle était motivée par la détestation de leur pays et la volonté de soutenir l’effort de guerre du groupe terroriste. En sa qualité de députée du Var, elle a encore le souvenir des familles meurtries et déchirées par l’attentat de Nice, le 14 juillet 2016. Le 11 mars dernier, elle a rendu hommage aux victimes originaires de sa circonscription. Leur mémoire impose de tirer les conséquences de ce drame et de faire preuve d’une vigilance totale à l’égard des ennemis de la France. D’autant que la Syrie actuelle, désormais sous le contrôle des islamistes d’HTS (Hayat Tahrir al-Cham), semble à nouveau embrasser un islam radical, violent et mortifère pour les minorités religieuses du pays. Ainsi, elle lui demande quelle suite le Gouvernement entend donner à cette décision de justice, si la France envisage de rapatrier les djihadistes retenus en Syrie et, si tel est le cas, quel dispositif de surveillance et quel protocole de sécurité sont envisagés pour protéger les Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5651</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2154</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eléonore Caroit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Reconnaissance mutuelle des permis de conduire entre la France et le Chili
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5651. — 1 avril 2025. — Mme Eléonore Caroit attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’état d’avancement des négociations entre la République française et la République du Chili relatives à la reconnaissance mutuelle des permis de conduire entre ces deux pays. Conformément à la décision n° 382484 du Conseil d’État, en date du 21 novembre 2016, la reconnaissance et l’échange en France de permis de conduire étrangers doivent reposer sur la conclusion d’un accord intergouvernemental. À ce titre, des négociations sont engagées depuis plusieurs années, entre la France et le Chili, pour parvenir à un tel accord. Depuis son élection en juin 2022, Mme la députée suit avec attention l’évolution de ces discussions. En septembre 2023, elle s’est réunie avec M. Pablo Ortiz Méndez, ministre chilien des transports, alors que le Chili examinait la proposition d’accord transmise par la France. Le gouvernement chilien ayant transmis sa contre-proposition à la France en mars 2024, Mme la députée s’interroge sur l’avancement des négociations à ce jour. Fin 2024, Mme la députée, conjointement avec l’ambassadeur du Chili en France, M. Raúl Fernández Daza, a adressé un courrier au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères afin de relayer l’intérêt partagé des communautés franco-chiliennes pour une conclusion rapide de cet accord. Attendue de longue date, cette reconnaissance mutuelle représenterait une avancée pour simplifier le quotidien des citoyens chiliens et français qui voyagent ou s’installent dans l’un ou l’autre pays. Le Chili et la France entretiennent une coopération bilatérale dans de nombreux domaines et près de 20 000 Français vivent aujourd’hui au Chili. Mme la députée est régulièrement interpellée par ces Français, pénalisés par l’absence de reconnaissance de leur permis de conduire français. Ce sujet a également été évoqué à l’occasion du déplacement du Président de la République Française au Chili, en novembre 2024. Compte tenu de ces éléments, elle souhaiterait qu’il puisse l’informer de l’état actuel des négociations relatives à la reconnaissance réciproque des permis de conduire entre la France et le Chili.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5536</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2155</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Taupiac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Impacts préoccupants de la révision tarifaire S21 sur la filière photovoltaïque
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5536. — 1 avril 2025. — M. David Taupiac attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur les inquiétudes suscitées par la révision tarifaire en cours concernant la filière photovoltaïque, particulièrement en ce qui concerne les installations de petite taille et les projets portés par les particuliers et les agriculteurs. En effet, les mesures proposées prévoient une réduction drastique du tarif de rachat de l’électricité photovoltaïque, avec notamment une baisse du tarif applicable au segment résidentiel à seulement 4 centimes d’euro/kWh contre 12,69 centimes d’euro/kWh précédemment, ainsi qu’une réduction significative des primes à l’investissement pour les installations domestiques. Par ailleurs, le segment des installations entre 100 et 500 kWc subira une réduction rétroactive du tarif à 95 euros/MWh dès le 1er février 2025, entraînant ainsi la mise en difficulté d’environ la moitié des projets actuellement en cours. La rétroactivité annoncée fragilise de nombreux projets territoriaux essentiels pour la transition énergétique locale. De plus, si la baisse de la TVA à 5,5 % pour les installations photovoltaïques est une mesure positive, son entrée en vigueur différée au mois d’octobre 2025 crée une incertitude majeure pour les projets initiés entre mars et octobre, laissant craindre un ralentissement, voire un moratoire implicite sur le secteur. Ces mesures, jugées particulièrement brutales, suscitent une opposition marquée de la part des acteurs du secteur et ont été largement rejetées par le Conseil supérieur de l’énergie le 6 mars 2025 car elles mettront en grandes difficultés l’ensemble de la filière. Dans ce contexte, il lui demande quelle est précisément la politique du Gouvernement concernant le soutien aux énergies renouvelables, notamment photovoltaïques et quelles mesures concrètes, justes et pérennes peuvent être envisagées pour accompagner durablement les entreprises, les particuliers et les agriculteurs impliqués dans ces projets.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5542</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2155</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Bourgeaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Projet de programmation pluriannuelle de l’énergie - énergie marémotrice
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5542. — 1 avril 2025. — M. Jean-Luc Bourgeaux attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Mis en concertation en novembre 2024, il a entre autres pour objectif de suivre le potentiel, le coût et la faisabilité des énergies marines. De manière surprenante, la dernière version de la PPE 3 qui vient d’être publiée ne fait plus mention de l’énergie marémotrice et ce, malgré les préconisations de la Commission nationale du débat public et l’avis du Conseil supérieur de l’énergie du 19 décembre 2024 qui considère que le développement de filières innovantes, telles que l’énergie marémotrice, doit être encouragé. L’urgence climatique et la nécessité d’assurer la souveraineté énergétique du pays imposent de ne négliger aucune piste. La France dispose d’un potentiel exceptionnel, unique en Europe, pour déployer des infrastructures marémotrices modernes et respectueuses de l’environnement, capables de fournir une importante production énergétique, stable, prévisible et décarbonée et ce, au travers de chantiers d’une durée de moins de 10 ans. Le marémoteur est une technologie éprouvée qui a démontré toute sa fiabilité sur le plan énergétique et économique : pour preuve, l’usine marémotrice de la Rance fêtera bientôt ses 60 ans. Les avancées technologiques depuis la construction de cet aménagement, inauguré par le Général de Gaulle en 1966, permettront aux infrastructures de demain d’optimiser son intégration dans le mix énergétique et de maximiser les impacts positifs pour les territoires côtiers concernés (protection du trait de côte, dynamique industrielle et attractivité). C’est pourquoi il aimerait connaître les intentions du Gouvernement en la matière, afin que l’énergie marémotrice soit enfin reconnue à sa juste valeur dans la programmation énergétique de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5543</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2156</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Herouin-Léautey</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Soutien de l’État aux petites installations de production solaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5543. — 1 avril 2025. — Mme Florence Herouin-Léautey attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur le soutien de l’État aux petites installations de production solaire. Le 12 février 2025 ont été annoncées des restrictions du soutien financier aux installations photovoltaïques au sol de moins d’1MWc et aux installations photovoltaïques sur bâtiments, hangars et ombrières de moins de 500kWc. Mme la députée s’interroge sur les conséquences que ces annonces pourraient avoir sur les équilibres économiques de ces filières qui pourraient se solder par un ralentissement du développement de ces installations essentielles pour le développement des énergies renouvelables. Par ailleurs, elle s’interroge sur l’impact de ces mesures sur les objectifs fixés entre le Gouvernement et la région Normandie dans le schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires qui fixe un objectif de production photovoltaïque à 600 GWh d’ici à 2030.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5577</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2156</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Projet de chaudière biomasse et appel à projets BCIAT
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5577. — 1 avril 2025. — M. David Habib attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur le projet de la Société béarnaise de gestion industrielle (SOBEGI) à Mourenx dans les Pyrénées-Atlantiques, filiale à 100 % du groupe Total Energies. Cette société est fournisseur d’utilités et de services sur les plates-formes industrielles du Bassin de Lacq. Le schéma industriel de Lacq repose sur la production d’H2S (vendu au groupe Arkema) et la valorisation du gaz traité (co-produit de l’H2S) auprès des différents industriels du complexe industriel (principalement sous forme de vapeur mais aussi en vente directe). La quantité de gaz produite est donc directement liée à la production de H2S. La SOBEGI porte un nouveau projet afin de répondre aux besoins de l’un de ses clients, Bio-Energie du Sud Ouest (VERTEX/BSO), qui produit à Lacq 25 % de la production nationale de bio-éthanol. Ce marché du bio-éthanol est soumis à une forte concurrence (avec les producteurs de bio-éthanol nouvelle génération) et connaît une forte évolution (directives RED II et RED III). Seuls les producteurs présentant l’abattement carbone le plus important resteront sur le marché. Aussi, VERTEX/BSO n’a d’autre choix que de décarboner son outil de production. Le projet de SOBEGI porte sur 3 axes : aménager un nouvel outil de production de vapeur décarbonée (280 kt/an de vapeur produite à partir de combustion de bois déchet) ; adapter les chaudières gaz existantes ; valoriser les excédents de gaz traités auprès des autres opérateurs industriels du bassin de Lacq Ce projet, majeur, va permettre d’assurer un nouvel équilibre énergétique de la plate-forme de Lacq. Il s’agit d’un investissement de 58 millions d’euros dont 50 millions d’euros pour la chaudière biomasse. La réduction notable de CO2 (environ 27 % des émissions de l’année 2023) répond aux enjeux de transition énergétique. Ce projet verra la création d’une dizaine d’emplois directs, sans compter les emplois indirects liés au chantier puis au transport du bois déchet. La SOBEGI attend désormais l’ouverture par l’ADEME d’un nouvel appel à projets « biomasse chaleur industrie agriculture et tertiaire » (BCIAT). L’obtention de subventions étant un prérequis à la faisabilité du projet afin d’assurer une rentabilité minimale et un prix de la vapeur décarbonée compétitif pour les clients de SOBEGI. La mise en service de l’unité étant prévue pour 2028, il devient urgent pour la SOBEGI de pouvoir prétendre à cet appel à projets de l’ADEME et conserver son client, très dépendant des évolutions du marché des débouchés bio-éthanol. L’abandon de ce projet de chaudière biomasse serait une très mauvaise nouvelle pour la pérennité de l’écosystème industriel de la plate-forme de Lacq et pourrait mettre en péril plusieurs centaines d’emplois. Aussi, il lui demande s’il va intervenir pour que l’appel à projets BCIAT de l’ADEME puisse être rapidement ouvert.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5579</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2156</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gabarron</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Réindustrialisation de la France et assouplissement de l’objectif ZAN
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5579. — 1 avril 2025. — M. Julien Gabarron interroge M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur un projet de loi gouvernemental, visant à exempter les projets industriels de l’objectif zéro artificialisation nette (ZAN) à atteindre en 2050, facilité par la loi du 20 juillet 2023, suite à loi dite « climat et résilience » du 22 août 2021. Ce projet de loi est grandement attendu par les industriels français et par les élus locaux prêts à mobiliser du foncier pour accueillir de l’activité industrielle sur leurs territoires. M. le député a noté que M. le ministre s’est récemment exprimé en ce sens, annonçant un tel projet de loi. Aussi, en vue des efforts gouvernementaux à fournir impérieusement afin d’assurer la réindustrialisation de l’économie française, il souhaite savoir quelles dispositions concrètes seront envisagées par ce projet de loi et quand celui-ci pourra être mis à l’ordre du jour de l’étude parlementaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5463</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2157</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Brard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Expérimentation et généralisation du dépôt de plainte par visioconférence.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5463. — 1 avril 2025. — M. Jean-Michel Brard appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’expérimentation et la généralisation du dépôt de plainte par visioconférence. Le dispositif expérimenté dans la Sarthe et dans les Yvelines du dépôt de plainte par visioconférence a été généralisé à l’ensemble du territoire par un décret publié au Journal Officiel le 23 février 2024. Toutes les infractions sont éligibles à la visioplainte. Cependant, pour certaines infractions, la victime devra se rendre au commissariat pour être auditionnée en présentiel. Ces cas particuliers sont détaillés dans le décret du 23 février 2024, notamment lorsque la nature ou la gravité des faits nécessite une nouvelle audition en présence de la victime, ou encore lorsqu’il s’agit d’infractions d’agressions sexuelles ou d’atteintes sexuelles (viol, incestes et autres agressions sexuelles ainsi que les infractions sexuelles commises contre les mineurs). Il est à noter que certaines de ces infractions ne nécessiteront pas toujours le déplacement de la victime pour son audition, comme c’est le cas pour des infractions telles que l’exhibition sexuelle, le harcèlement sexuel etc. Les victimes peuvent se rendre sur le site Masecurite.interieur.gouv.fr, s’identifier, remplir un formulaire de préplainte et choisir un créneau afin de recevoir ensuite un lien pour se connecter, avec la date et l’heure du rendez-vous. Le jour convenu, face à l’écran, la visioconférence commence et le gendarme ou le policier connecté prend formellement la plainte qui est ensuite signée par voie électronique. Les expérimentations ont connu des résultats très positifs tant pour les plaignants que pour les forces de police. Aussi, il lui demande de lui faire part des éléments de bilan de cette expérimentation en particulier dans les deux départements pilotes concernés, sur le ressenti des plaignants et des policiers et de lui communiquer les éléments sur l’extension actuelle de ce dispositif à l’ensemble du territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5486</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2157</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Contrôle technique des voitures sans permis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5486. — 1 avril 2025. — M. Yannick Monnet interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le contrôle technique des voitures sans permis. En 2023, le contrôle technique des voitures sans permis est devenu une obligation légale en vertu du décret n° 2021-1062 du 9 août 2021 modifié par le décret 2023-974 du 23 octobre 2023. Pour autant, tous les centres de contrôle technique automobile ne sont pas en mesure d’accueillir les véhicules sans permis, au regard des équipements spécifiques à acquérir et de la formation nécessaire du personnel. Aussi, certains propriétaires de véhicules sans permis, notamment dans les territoires ruraux, sont contraints de faire 30 à 60 km pour trouver un centre de contrôle susceptible de réaliser le contrôle technique sur leur véhicule. Il lui demande son appréciation de ce problème et les mesures qu’il envisage de prendre pour que l’application de cette décision réglementaire puisse s’effectuer, sur le terrain, dans des conditions acceptables pour les propriétaires de véhicules sans permis.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5494</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2157</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Protocole d’allocutions cérémonies officielles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5494. — 1 avril 2025. — M. Emmanuel Blairy interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les dispositions de l’article 19 du décret n° 89-655 du 13 septembre 1989 relatif aux cérémonies publiques, préséances, honneurs civils et militaires régissant en son alinéa 3 les allocutions prononcées par les autorités. M. le député souhaite connaître l’application exacte de l’article 19 du décret évoqué et s’il concerne toutes les manifestations auxquelles assistent les autorités civiles et militaires. Cet article définit les personnes autorisées à prendre la parole. Des incertitudes demeurent quant aux modalités exactes d’application des règles, il arrive trop souvent que les parlementaires soient écartés des prises de paroles, ce qui est contraire au principe même du décret précité et cela peut occasionner des tensions protocolaires. Aussi, il demande quelles évolutions pourraient être envisagées pour informer les autorités chargées de faire respecter le décret n° 89-655 du 13 septembre 1989 relatif aux cérémonies publiques, préséances, honneurs civils et militaires, de donner la parole aux hautes autorités civiles que sont les représentants de la Nation et les représentants des collectivités territoriales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5514</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2158</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Contraventions majorées sans prévention
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5514. — 1 avril 2025. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la problématique des contraventions qui, dans certains cas, aboutissent à une amende majorée sans que les citoyens concernés n’aient été préalablement informés de leur infraction. Malgré la digitalisation de l’administration et l’émergence d’outils de plus en plus sophistiqués, de nombreux dysfonctionnements persistent. Il arrive encore trop souvent que certains contrevenants reçoivent une amende majorée ou soient directement sanctionnés financièrement sans avoir jamais reçu la première notification de leur infraction, en contradiction avec le principe du contradictoire garanti par l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme et le droit à un recours effectif prévu par l’article 13 de cette même convention. En principe, l’avis de contravention doit être notifié au titulaire du certificat d’immatriculation afin qu’il puisse contester l’infraction ou s’acquitter de l’amende dans les délais impartis. Cependant, dans la pratique, des citoyens se retrouvent confrontés à une absence totale d’information, ne recevant ni l’avis initial, ni les relances prévues avant la majoration, comme l’exige l’article R. 49-7 du code de procédure pénale. Si des moyens de recours existent, ils se révèlent souvent inefficaces ou inadaptés. Les usagers verbalisés, qui n’ont parfois pris connaissance de leur infraction que plusieurs mois après l’avoir commise, sont contraints de payer une contravention d’un montant largement supérieur à l’amende initiale qui ne leur a pourtant jamais été notifiée, ce qui alimente un sentiment d’injustice et de défiance à l’égard de l’administration. Aussi, il souhaiterait savoir comment il compte perfectionner ces procédures afin que les citoyens soient systématiquement informés de leurs infractions avant toute majoration. Il souhaiterait également savoir si des améliorations du processus de contestation et de recours sont envisagées de manière à ne pas laisser des contrevenants sans réponse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5522</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2158</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Bloch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Recrudescence du narcotrafic dans le Nord-Franche-Comté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5522. — 1 avril 2025. — M. Matthieu Bloch attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, au sujet de la recrudescence préoccupante du narcotrafic dans le pays de Montbéliard et, plus largement, dans le Nord-Franche-Comté. Ce fléau, qui gangrène le territoire depuis plusieurs années, prend une ampleur alarmante, comme en témoignent les données récentes : en l’espace d’un an, le nombre de procédures judiciaires ouvertes pour trafic a crû de 60 %, tandis que les contraventions pour consommation ont progressé de 127 %. Certains quartiers, à l’instar de la Petite Hollande à Montbéliard, des Buis à Valentigney, des Champs Montant à Audincourt ou encore de la place Cuvier à Bethoncourt, sont devenus des foyers de ce commerce illicite, instaurant un climat de peur et de silence parmi leurs habitants. L’omerta y règne, contraignant nombre de riverains à taire leur inquiétude, de crainte de représailles. Plusieurs témoignages indiquent que ces trafics s’organisent autour de réseaux structurés, qui recrutent de jeunes habitants afin d’assurer l’écoulement des substances prohibées. En outre, le phénomène ne se cantonne plus aux centres urbains : il s’étend désormais aux communes de moindre envergure, où les trafiquants semblent rechercher davantage de discrétion. Ainsi, à Bethoncourt, trois dealers ont été interpellés en mars dernier. Certains élus locaux, à l’image du maire de cette commune, alertent sur les facteurs socio-économiques qui favorisent l’essor de ces réseaux, notamment la précarité et la fragilité de certains foyers monoparentaux, qui rendent les jeunes particulièrement vulnérables aux tentations d’un gain facile. Face à cette situation préoccupante, M. le député souhaite connaître les mesures, en complément de la future loi relative à la lutte contre le narcotrafic, ce que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin d’intensifier la lutte contre ces réseaux criminels et assurer une protection renforcée aux habitants des quartiers touchés. Il demande si un renforcement des effectifs policiers est envisagé sur ces territoires et si des dispositifs spécifiques seront déployés pour briser l’omerta et accompagner les populations les plus exposées à ce fléau.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5559</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2159</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Taché de la Pagerie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Suivi des OQTF dans la 16ème circonscription des Bouches-du-Rhône
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5559. — 1 avril 2025. — M. Emmanuel Taché de la Pagerie interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les obligations de quitter le territoire français (OQTF) délivrées dans la 16ème circonscription des Bouches-du-Rhône. Les Bouches-du-Rhône comptent parmi les départements ayant prononcé le plus grand nombre d’OQTF, avec un total de 17 605 obligations de quitter le territoire français enregistrées entre 2019 et 2022. L’obligation de quitter le territoire français peut être prononcée envers une personne de nationalité étrangère dans certains cas : par exemple si elle réside en France de manière irrégulière depuis plus de 3 mois et que son comportement constitue une menace pour l’ordre public. La 16ème circonscription législative du département, dans laquelle M. le député est élu, comprend 11 communes (Arles, Boulbon, Fontvieille, Istres, Mas-Blanc-des-Alpilles, Miramas, Saint-Étienne-du-Grès, Saintes-Maries-de-la-Mer, Saint-Martin-de-Crau, Saint-Pierre-de-Mézoargues, Tarascon). Il souhaite obtenir des précisions sur le nombre d’OQTF délivrées spécifiquement dans ces communes, leur motif, ainsi que sur le nombre de personnes ayant effectivement quitté le territoire suite à cette obligation. Il demande également si les maires des communes concernées sont informés de l’identité des personnes visées par ces mesures. Enfin, il demande quels moyens l’État met en œuvre pour garantir leur expulsion effective.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5605</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2159</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Carte d’identité pour personnes en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5605. — 1 avril 2025. — M. Thibault Bazin attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés rencontrées par les personnes en situation de grand handicap lors du renouvellement de leur carte d’identité. En effet, les personnes souffrant de paralysie ou ayant des problèmes de mobilité éprouvent des difficultés à mener à bien cette procédure. Cela concerne particulièrement les personnes âgées. Ces personnes ne peuvent pas effectuer aisément une prise d’empreinte digitale, essentielle pour leur inscription en maison de retraite. Bien que des agents municipaux puissent se déplacer pour réaliser ces démarches à domicile, leur surcharge de travail rend cette option difficile à mettre en œuvre. Pour faciliter ces démarches, le modèle espagnol permet de rendre la carte d’identité valable de manière permanente sous certaines conditions. L’article 6 du décret royal 1553 du 25 décembre 2005 prévoit des exceptions pour des profils spécifiques, comme les personnes en situation de grand handicap de plus de 30 ans prouvant leur inaptitude physique, ainsi que pour toute personne atteignant 70 ans, même sans handicap. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement envisage d’adopter pour alléger la réglementation concernant le renouvellement des cartes d’identité, afin de simplifier ces démarches pour les personnes en situation de grand handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5611</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2159</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Parmentier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Conséquences du décret no 2023‑676 du 28 juillet 2023</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5611. — 1 avril 2025. — Mme Caroline Parmentier attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences du décret n° 2023-676 du 28 juillet 2023 modifiant le statut du corps d’encadrement et d’application de la police nationale. À ancienneté équivalente, nombre d’anciens brigadiers, reclassés brigadiers-chefs et gardiens de la paix perdent jusqu’à 100 euros mensuels par rapport à un gardien de la paix à indice équivalent. Cette réforme pénalise de surcroît certains fonctionnaires de police en vue de leur retraite. Face à ces inégalités, elle lui demande de lui présenter les mesures envisagées afin de corriger les injustices résultant de ce décret.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5618</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2159</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Littérature antisémite en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5618. — 1 avril 2025. — M. Hadrien Clouet alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’accessibilité inquiétante de la littérature antisémite en France, soit plusieurs milliers d’ouvrages imprimés, distribués et vendus par une trentaine d’officines d’extrême droite repeintes en maisons d’édition. Ces officines mettent en circulation des ouvrages ou des revues appelant à la discrimination, à la haine, à la violence ou à l’extermination des compatriotes juives et juifs. Elles s’inscrivent soit dans une tradition catholique traditionnaliste, soit dans une perspective ultranationaliste, soit dans une perspective néonazie, qui ont toutes les trois des relais dans les mouvances d’extrême droite contemporaines. Leurs réseaux de diffusion contournent naturellement les institutions publiques et les obligations de dépôt légal. Souvent imprimés à la demande, les ouvrages sont adressés à la clientèle par voie dématérialisée ou postale, Amazon jouant un rôle décisif à cet égard, puisque son algorithme propose d’office ce type de lectures. Le pôle catholique intégriste antisémite regroupe notamment un groupe en Vienne, des éditions en Gironde, en Ille-et-Vilaine, dans les Pyrénées-Atlantiques, dans les Bouches-du-Rhône, en ligne et à l’étranger. Le pôle ultranationaliste et nazi, fournisseur de publications collaborationnistes, hitlériennes, révisionnistes ou négationnistes agglomère quant à lui des maisons d’édition situées dans le Rhône, en Seine-Saint-Denis, à Paris, en ligne ou encore à l’étranger. Bien sûr, l’ensemble de ces textes, dont la plupart tombent sous le coup de la loi par leur contenu original ou leurs préfaces, sont parrainés par des revues ou des médias. Pourtant, les politiques publiques et les déclarations ministérielles portant sur la lutte contre l’antisémitisme ignorent largement la littérature en circulation dans le pays. Alors que ses propagateurs agissent au plus haut niveau. Cette passivité entretient ainsi des réseaux violents de milliers de personnes éduquées à la haine des compatriotes juives et juifs, réunis autour d’ouvrages contraires aux principes républicains, sanctionnant les crimes contre l’humanité, leur promotion, la provocation à la haine ou la violence raciale, la discrimination ou l’injure publique ou non publique à caractère raciste ou en fonction de la religion réelle ou supposée. Aussi il lui demande quel plan d’action il entend déclencher pour mettre fin à la production et à la diffusion d’une littérature totalement illégale car antisémite. Par ailleurs, afin d’éviter sa reproduction incessante, il lui demande si les groupes d’extrême droite qui animent ces réseaux de vente seront utilement dissous pour des raisons d’ordre public et de respect des principes républicains.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5632</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2160</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Prise de position de la Grande mosquée de Paris sur l’élection européenne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5632. — 1 avril 2025. — M. Julien Odoul attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les prises de position de la Grande mosquée de Paris pour les élections européennes du 9 juin 2024. En effet, le 22 mai 2024, le recteur de la Grande mosquée de Paris a appelé les musulmans à voter lors des prochaines élections, pour « contrer l’extrême droite ». Dans son billet hebdomadaire publié sur le site de la Grande mosquée de Paris, il explique notamment que : « En tant que Français et musulmans, il est de notre devoir de participer activement aux élections » européennes et nationales pour « renforcer notre démocratie » et « promouvoir les valeurs de justice, d’égalité et de solidarité ». Pire, il souligne également qu’en votant, « nous pouvons soutenir des politiques et des candidats qui défendent le bien commun et combattent l’injustice et la corruption, en accord avec les principes musulmans ». Cette déclaration est inacceptable de la part d’un représentant d’un culte et interroge sur la politisation de la Grande mosquée de Paris qui devrait conserver la neutralité. Quelques heures auparavant, le recteur recevait en grande pompe la 7e de liste de La France Insoumise pour les élections européennes. Tout sourire, cette personne qui a refusé de reconnaître le Hamas comme groupe terroriste, posait aux côtés du recteur. Pour rappel, le recteur de la Grande mosquée est un habitué des propos polémiques et sulfureux ces dernières années. En août 2022, après un attentat contre l’écrivain Salman Rushdie, il s’exprime sur les réseaux sociaux en ces termes : « Les croyants se prosterneront alors que les mécréants ne le pourront guère, leur dos restera raide et lorsque l’un d’eux souhaitera se prosterner, sa nuque partira dans le sens inverse comme faisaient les mécréants dans ce monde, contrairement aux croyants ». Ce message sera rapidement effacé devant l’indignation générale. Après les pogroms du 7 octobre 2023 en Israël, dans un communiqué de presse publié le 1er novembre 2023, il a considéré « la résistance du peuple palestinien comme légitime pour obtenir ses droits fondamentaux ». Pire encore, le mardi 14 novembre 2023, lors d’un entretien accordé à RMC, l’imam de la Grande mosquée de Paris s’est interrogé sur l’existence réelle des 1 762 actes antisémites recensés en France du 7 octobre au mois de novembre 2023. Plus tard lors de cette même émission, l’imam ira même jusqu’à déclarer que « Le Hamas sont des Palestiniens élus par des Palestiniens qui, pour réveiller l’opinion sur le sort de Gaza, a décidé de tuer ». Par ses propos intolérables, le recteur de la Grande mosquée s’est ainsi fait le relais de la propagande du Hamas, qu’il n’a jamais qualifié d’organisation terroriste. Dès lors, son appel à voter pour « contrer l’extrême droite » mais surtout pour un parti « en accord avec les principes musulmans » doit alerter tous les Français. Le ministère de l’intérieur n’est pas sans savoir que la Grande mosquée de Paris entretenait des liens avec les Frères musulmans, allant jusqu’à siéger au bureau exécutif du Conseil français du culte musulman (CFCM) jusqu’au 17 février 2021. Ce même CFCM qui avait déclaré un an auparavant que la jeune Mila « l’avait bien cherché » alors que celle-ci était menacée de viol et de mort pour avoir critiqué l’islam. Tous ces éléments traduisent l’anti-républicanisme dont fait preuve la Grande mosquée de Paris. Plutôt que d’adresser des consignes de vote pour contrer « l’extrême droite », soi-disant responsable de « l’augmentation des actes islamophobes », le représentant du culte musulman devrait plutôt s’indigner de l’explosion des actes antisémites et de la montée du communautarisme islamiste dans le pays. Par ailleurs, alors que le gouvernement algérien finance la Grande mosquée de Paris à hauteur de 2 millions d’euros par an, cette ingérence étrangère de l’Algérie dans les élections françaises est intolérable. Comment réagirait le gouvernement d’Alger si une structure financée pour partie par la France s’immisçait dans les élections algériennes ? À ce titre, il lui demande ce qu’il pense de cette tentative d’ingérence étrangère. Il lui demande de condamner les propos du recteur de la Grande mosquée de Paris et de le rappeler à l’ordre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5641</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2161</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Manon Bouquin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Responsabilité des obligations légales de débroussaillement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5641. — 1 avril 2025. — Mme Manon Bouquin attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur une inégalité dans l’application des obligations légales de débroussaillement (OLD). Dans le cadre de la prévention des incendies, la législation impose aux propriétaires d’assurer le débroussaillement de leur terrain et de ses abords. Toutefois, une disposition inéquitable fait peser cette charge, y compris financière, sur certains riverains, au détriment d’une responsabilité partagée. En effet, les propriétaires de terrains privés non bâtis, situés en frange de zones urbanisées, sont actuellement exonérés de cette obligation, reportant ainsi la charge du débroussaillement sur les propriétaires de parcelles construites voisines. Cette situation est à la fois injuste et problématique : elle déresponsabilise certains propriétaires, crée des coûts excessifs pour les riverains et peut compliquer la mise en œuvre effective des OLD. Alors que la lutte contre les incendies constitue un enjeu majeur, notamment dans les départements les plus exposés comme l’Hérault, il semble nécessaire de revoir ce dispositif afin que chaque propriétaire contribue à la mise en œuvre des OLD à proportion de sa parcelle. Aussi, elle lui demande s’il envisage une évolution législative pour garantir une répartition plus équitable des responsabilités en matière de débroussaillement, afin de mieux protéger les habitants et leurs biens contre le risque incendie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5642</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2161</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mélanie Thomin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pénurie de places d’examen pour le permis de conduire dans le Finistère
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5642. — 1 avril 2025. — Mme Mélanie Thomin attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la pénurie de places d’examen pour le permis de conduire, particulièrement dans le Finistère. Depuis plusieurs années, la France connaît une pénurie persistante de places d’examen pour le permis de conduire, résultant d’un manque d’inspecteurs. Les délais d’attente pour obtenir une place d’examen varient considérablement d’un département à l’autre et peuvent atteindre 3 à 6 mois dans les cas les plus extrêmes. Dans le Finistère, le délai moyen entre deux tentatives à l’examen atteint 120 jours, bien au-delà de la moyenne nationale de 99 jours et de celle observée au niveau régional, de 95 jours. En cas d’échec à l’examen, les délais d’attente pour obtenir une nouvelle place d’examen sont particulièrement longs, exacerbant ainsi la situation. À ce titre, le Finistère ne compte que 13 inspecteurs. Ce chiffre est nettement insuffisant pour absorber la demande. Cela a des conséquences particulièrement préoccupantes pour les jeunes, en particulier pour ceux résidant en milieu rural ou périurbain. Dans ces zones, où l’offre de transports en commun est souvent limitée, voire inexistante, l’obtention du permis de conduire constitue un tremplin essentiel pour l’autonomie des jeunes et peut d’ailleurs représenter un critère déterminant pour l’accès à l’emploi ou à la formation en apprentissage. Lorsque ces jeunes échouent à la première tentative et doivent attendre plusieurs mois pour repasser l’examen, leur parcours scolaire et professionnel se retrouve fragilisé. Le taux de réussite national à l’examen pratique du permis de conduire étant de 55,9 % en 2023, une part importante des candidats se voit d’ailleurs dans l’obligation de tenter l’examen à plusieurs reprises. Cette réalité impose une pression considérable sur les gérants d’auto-école, qui se retrouvent dans l’incapacité de répondre à la demande croissante d’inscriptions. Certains d’entre eux sont dès lors contraints de limiter leur activité, voire même de mettre la clé sous la porte. Cette situation crée également des tensions avec les élèves, fatigués de voir les délais se rallonger. Elle lui demande donc quelles sont ses intentions pour remédier à cette situation, notamment en ce qui concerne le renforcement des effectifs d’inspecteurs, afin de réduire les délais d’attente pour l’examen du permis de conduire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5643</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2161</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle D’Intorni</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Volume sonore excessif de la musique diffusée à bord des véhicules automobiles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5643. — 1 avril 2025. — Mme Christelle D’Intorni attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la problématique croissante liée au volume sonore excessif de la musique diffusée à bord des véhicules automobiles et ses implications juridiques et techniques en matière de sécurité routière. Selon les statistiques officielles publiées par la sécurité routière, environ 10 % des accidents corporels sont directement attribuables à des distractions diverses chez les conducteurs et parmi celles-ci, environ 15 % sont dues à un environnement sonore excessif au sein de l’habitacle du véhicule. La diffusion de musique à un niveau sonore élevé, notamment au-delà du seuil critique de 85 décibels défini par les experts en acoustique, entrave la capacité des conducteurs à percevoir clairement les signaux sonores essentiels tels que les klaxons, les avertissements sonores d’autres usagers et, plus particulièrement, les sirènes des véhicules d’urgence, ce qui constitue une menace directe pour la sécurité publique. En outre, de nombreuses études scientifiques menées dans le domaine de la psychoacoustique et de la neurologie démontrent clairement que l’exposition prolongée à de tels niveaux sonores conduit à une fatigue auditive et cognitive sévère, susceptible de réduire de manière significative, jusqu’à 20 % selon certaines études récentes, la capacité de concentration et la vigilance nécessaires pour réagir adéquatement aux imprévus rencontrés sur la route. Sur un plan juridique, il convient de souligner que certains États européens, dont l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche, ont adopté des réglementations précises limitant le volume sonore admissible dans l’habitacle des véhicules à un seuil maximal clairement défini, généralement fixé autour de 80 décibels. Ces législations sont assorties de sanctions administratives et pénales applicables en cas d’infraction, visant à garantir une réelle efficacité normative. Ainsi, le cadre réglementaire des voisins européens constitue un exemple pertinent dont la France pourrait s’inspirer, tant du point de vue juridique que technique. Compte tenu des objectifs nationaux visant à réduire drastiquement le nombre de décès et de blessés graves sur les routes, il apparaît urgent et pertinent de renforcer le cadre juridique national relatif à la gestion des nuisances sonores au sein des véhicules automobiles. Dans ce contexte, Mme la députée souhaiterait connaître les intentions précises et chiffrées du Gouvernement concernant la mise en place d’un seuil maximal légal et réglementaire de décibels autorisés à bord des véhicules. Elle lui demande également si le Gouvernement prévoit de lancer des campagnes nationales de sensibilisation, ainsi que des opérations de contrôle spécifiques et régulières, destinées à garantir la pleine application de cette réglementation, à protéger la santé auditive des usagers et à améliorer sensiblement la sécurité sur les routes françaises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5558</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2162</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aly Diouara</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (MD)</ministreJO><Objet>Allongement de la durée de validité des tests d’évaluation de français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5558. — 1 avril 2025. — M. Aly Diouara appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la durée de validité des tests d’évaluation de français (TEF) intégration, résidence, nationalité requis pour toute personne âgée de plus de 16 ans qui formule une demande de nationalité française, de carte de résident long séjour ou de validation d’un niveau A1 dans le cadre du parcours citoyen OFII. Lorsque la maîtrise d’un niveau A1 à C2 est établie à l’écrit et à l’oral, celle-ci est valable pour une durée de deux ans à compter de la date de délivrance des résultats. Compte tenu de l’allongement toujours plus important des délais d’obtention de rendez-vous auprès des préfectures ayant suivi la dématérialisation des procédures, la courte durée de validité des TEF n’est pas sans conséquence. Ces défaillances au sein des services de l’État complexifient le parcours pour ces demandeurs, qui doivent de surcroît s’acquitter d’une somme significative qui n’est pas à la portée de toutes les bourses. Le coût du test, de 170 à 200 euros, exclut de fait les foyers les plus précaires et met également en lumière des disparités territoriales. Les délais d’attente pour accéder à des sessions d’examens, tout comme les modalités d’accès aux centres d’examen varient aléatoirement selon les territoires, renforçant ainsi les discriminations territoriales. Selon plusieurs témoignages reçus de la part d’habitants de la circonscription de M. le député, cette condition de validité renforce de fait les difficultés que rencontrent les personnes étrangères dans leur parcours administratif. D’aucuns dénoncent cette démarche administrative contraignante qui fait de la maîtrise du français une faculté éphémère pour une personne étrangère, ignorant ainsi l’adaptabilité qu’occasionnent les trajectoires migratoires, les processus multiculturels en œuvre au sein des pays d’arrivée et les ressources qu’ils et elles sont en mesure de mobiliser. Au-delà du fait de requestionner la systématisation des tests d’évaluation de français pour l’accès aux droits administratifs des personnes étrangères, il lui demande ce qu’il entend mettre en œuvre afin de garantir un égal accès aux centres d’examen agrées sur l’ensemble du territoire d’une part et d’autre part allonger les délais de validité de ces tests pour pallier les dysfonctionnements relatifs aux prises de rendez-vous en préfecture.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5544</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2163</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Protection des mineurs face au contenu illicite des sites pornographiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5544. — 1 avril 2025. — M. Paul Christophe interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice sur les moyens juridiques dont dispose l’État pour améliorer la protection des mineurs victimes de contenus illicites et criminels des sites pornographiques. Sur la base du rapport sénatorial « Porno : l’enfer du décor », M. le député s’interroge sur les moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre les violences systématiques envers les femmes, diffusées par l’industrie de vidéos pornographiques à des fins économiques et sur l’accès des mineurs comme des majeurs à ces images et aux conséquences psychologiques d’une telle exposition. Il attire l’attention de M. le garde des sceaux sur la recommandation n° 12 de ce rapport qui vise à « confier à l’Arcom la possibilité de prononcer des sanctions administratives, aux montants dissuasifs, à l’encontre des sites pornographiques accessibles aux mineurs ». Un nombre conséquent de ces vidéos sont en réalité des délits et des crimes sexuels et mettent pourtant des mois à être retirées par les plateformes. Certains sites, dont le plus utilisé dans le pays et en Europe, disposent même d’une catégorie « fantasme familial », minimisant ainsi gravement les crimes de viol incestueux. Aussi, sur la base de l’article 227-24 du code pénal, M. le député demande à M. le ministre quelles sont les améliorations envisagées à la suite de la loi du 21 avril 2021 visant à protéger les mineurs des crimes, des délits sexuels et de l’inceste. Il l’interroge sur le renforcement des sanctions prises contre les diffuseurs, plateformes et réseaux sociaux qui ne respectent pas la loi française et diffusent en ligne des contenus criminels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5545</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2163</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Violences sur mineur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5545. — 1 avril 2025. — M. Paul Christophe interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les mesures prises pour lutter contre les violences sur mineur. La prise de conscience des violences subies par les mineurs se fait de plus en plus forte au sein de la société grâce notamment aux nombreux témoignages courageux entendus dans les médias. Les attentes des Français sur les politiques à déployer sont immenses et le retard à rattraper colossal. Le Gouvernement et le Parlement ont donc travaillé de concert pour construire une politique globale de lutte contre les violences sur mineur. Le Comité interministériel à l’enfance, installé en novembre 2022, vise à coordonner les actions prioritaires pour les enfants. Il s’est réuni pour la deuxième fois le 15 juin 2023 et le fera tout au long du quinquennat pour assurer le suivi et la mise en cohérence des politiques menées. La loi n° 2018-703 du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes et la loi n° 2021-478 du 21 avril 2021 visant à protéger les mineurs des crimes et délits sexuels et de l’inceste ont permis de mieux protéger les enfants en créant notamment de nouvelles infractions sexuelles. Grâce à l’adoption de ces lois, les juges n’ont plus à établir une violence, une contrainte, une menace ou une surprise pour constater et punir le viol ou l’agression sexuelle d’un mineur. La question du consentement de l’enfant ne se pose plus en-dessous de l’âge de 15 ans et de 18 ans dans les affaires d’inceste. De plus, M. le garde des sceaux a publié, le 28 mars 2023, une circulaire de politique pénale visant à mener la lutte contre les violences faites aux enfants au même niveau que la lutte contre les violences faites aux femmes. Enfin, afin de mieux appréhender et répondre à ces violences, des pôles spécialisés dans les violences intrafamiliales ont été mis en place depuis le 1er janvier 2024. Ces pôles ont pour objectif de mieux détecter ces violences, de mieux prendre en charge les victimes et de mieux les protéger. Il lui demande par conséquent si une évaluation de ces pôles est prévue et quelles seraient les mesures complémentaires utiles à la lutte contre les violences sur mineur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5581</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2163</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Dispositif bracelet anti-rapprochement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5581. — 1 avril 2025. — M. Paul Christophe interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur le déploiement des bracelets anti-rapprochement (BAR). En 2022, 40 % des condamnations prononcées en matière de violences conjugales comportaient une mesure d’éloignement ou d’éviction du domicile du conjoint violent, contre 25 % en 2017. Afin de prévenir les violences et de protéger les victimes, le bracelet anti-rapprochement a fait son apparition en France de façon progressive avant sa généralisation en décembre 2020. À la fin de l’année 2023, plus de 2 500 BAR ont été prononcés, contre 1 500 pour 2022. Ce dispositif doit désormais être approprié par l’autorité judiciaire afin que celle-ci y fasse plus souvent appel, comme le précise bien la dépêche du 27 mai 2021 visant à renforcer la mise en oeuvre du bracelet anti-rapprochement par les juridictions. Depuis la dépêche du 27 mai 2021, chaque cour d’appel et tribunal judiciaire, chaque service pénitentiaire d’insertion et de probation, dispose même d’un référent chargé de la politique de développement du bracelet anti-rapprochement. Enfin, la création de pôles spécialisés en matière de violences intrafamiliales dans tous les tribunaux et cours d’appel, à compter de janvier 2024, jouera aussi un rôle déterminant dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Malgré ces avancées majeures, les besoins restent encore très forts et les moyens à disposition semblent insuffisants, même s’ils progressent d’année en année. Aussi, il l’interroge sur la nécessaire augmentation des BAR comme des téléphones grave danger face au nombre colossal de victimes se présentant au commissariat chaque jour et sur la base du modèle déployé par les voisins espagnols.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5582</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2164</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Crise pénitentiaire : privilégier l’incarcération digne à la culture</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5582. — 1 avril 2025. — Mme Gisèle Lelouis attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation préoccupante de la surpopulation carcérale, tout particulièrement à la prison des Baumettes à Marseille. En effet, avec un taux d’occupation de 200 %, la prison des Baumettes illustre bien la crise nationale du système pénitentiaire. Alors que 76 000 détenus se partagent seulement 61 767 places de prison en France, la priorité de l’État devrait être la création de nouvelles places pour assurer une détention digne et sécurisée, tant pour les détenus que pour le personnel pénitentiaire. Néanmoins, loin de faire face au problème de la surpopulation carcérale, le Gouvernement décide de dépenses des millions d’euros dans l’achat de tablettes numériques pour les détenus. Plus encore, dans le cadre des travaux d’extension des Baumettes, c’est un théâtre qui est en cours de construction, occupant un espace précieux qui aurait pu permettre l’ajout de places de prison supplémentaires. Cette décision suscite l’incompréhension des parlementaires, des élus locaux ainsi que du personnel pénitentiaire et des Marseillais. Aussi, Mme la députée demande à M. le ministre pourquoi le Gouvernement a fait le choix d’un projet culturel plutôt que d’accroître significativement la capacité d’accueil des Baumettes. Elle lui demande si l’État compte revenir sur cette décision afin de donner la priorité à la création de places de prison, seule réponse adaptée face à la surpopulation carcérale dont sont aujourd’hui victimes les établissement pénitentiaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5583</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2164</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Logements de fonction des officiers pénitentiaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5583. — 1 avril 2025. — M. Yannick Monnet attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation des officiers pénitentiaires domiciliés loin de leur lieu de travail, mais détenant un logement de fonction pour leurs astreintes. La concession de logement par NAS (nécessité absolue de service) comporte la gratuité du logement nu. Malgré cela, les prestations accessoires (eau, électricité, gaz, chauffage, etc.) restent à la charge de l’occupant. À noter également, et c’est ce que déplorent les concernés, que ce logement de fonction, apparaissant comme un avantage en nature sur la fiche de paie, est considéré comme résidence secondaire, ce qui implique que le résident doive s’acquitter d’une taxe d’habitation. C’est sur ces derniers éléments que M. le député souhaite attirer l’attention de M. le ministre. En effet, le milieu des officiers pénitentiaires est régulièrement contraint par des obligations d’astreinte, parfois à plusieurs centaines de kilomètres du domicile, où ils laissent leurs proches, contraints également par des obligations professionnelles. Cette situation procure aux officiers pénitentiaires des dépenses supplémentaires, ce qui réduit nettement l’intérêt du logement de fonction et par conséquent l’attractivité de la profession, pourtant en peine de recrutement. Aussi il lui demande les dispositions qu’il compte prendre pour atténuer les contraintes pesant sur les officiers pénitentiaires devant réaliser des astreintes au regard de leurs conditions de logement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5584</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2164</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tivoli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Sous-effectif du personel pénitentiaire à la maison d’arrêt de Grasse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5584. — 1 avril 2025. — M. Lionel Tivoli attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation préoccupante de la maison d’arrêt de Grasse en matière de ressources humaines. Lors d’une récente visite dans cet établissement pénitentiaire, il a pu constater les effets très concrets d’un manque chronique d’effectifs, tant sur le bon fonctionnement de la structure que sur la sécurité du personnel et des personnes détenues. Selon les éléments recueillis sur place, le déficit de personnel est déjà alarmant et devrait encore s’aggraver à l’issue des prochaines mutations en juillet, avec un effectif projeté en négatif de 51 agents. Ce sous-effectif chronique entraîne une surcharge de travail pour les agents, les obligeant à cumuler un nombre d’heures supplémentaires particulièrement élevé. Cette pression constante affecte leur santé mentale et physique, avec des risques évidents d’épuisement professionnel et de burn-out. À terme, cette situation fait peser une menace réelle sur la sécurité de l’établissement et expose les agents à des incidents graves tels que des évasions, des agressions ou des prises d’otages. Il lui demande donc quelles mesures immédiates sont envisagées pour renforcer les effectifs de la maison d’arrêt de Grasse, notamment en affectant rapidement des agents issus de la prochaine promotion de surveillants et pour garantir un cadre de travail sûr, digne et stable aux personnels pénitentiaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5627</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2165</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Dufosset</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Déplacements des conciliateurs de justice : modifier les règles de remboursement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5627. — 1 avril 2025. — M. Alexandre Dufosset appelle l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur le remboursement des frais de déplacement des conciliateurs de justice. Ce dernier est actuellement encadré par l’arrêté du 31 août 2017 modifiant l’arrêté du 21 décembre 2016, lequel renvoie au décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006. Si sa mission l’appelle dans sa commune de résidence, ou dans les communes limitrophes, le conciliateur de justice se voit rembourser ses frais de déplacement sur la base du tarif le moins onéreux des transports en commun et ce, même s’il utilise son véhicule personnel. Or compte tenu de l’augmentation des coûts de l’énergie (notamment les carburants) constatée ces dernières années, l’écart entre, d’une part, le coût réel du déplacement à la charge du conciliateur et, d’autre part, le tarif des transports en commun, n’a cessé de croître. Bref, le conciliateur y perd souvent, le remboursement dont il bénéficie ne représentant parfois que la moitié de ce qu’il dépense réellement. M. le député souhaite par conséquent savoir si le Gouvernement entend faire évoluer le cadre réglementaire dans lequel s’inscrivent les modalités de remboursement des frais de déplacement des conciliateurs de justice. Il serait pertinent d’uniformiser ces dernières en les alignant sur le régime des déplacements en dehors de la commune de résidence et des communes limitrophes, c’est-à-dire en remboursant le conciliateur au coût réel de son déplacement, sur production de justificatifs, quel que soit le lieu où le conduit sa mission. Il aimerait connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5512</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2165</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Projet de plan pluriannuel pour les copropriétés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5512. — 1 avril 2025. — M. Stéphane Viry alerte Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les plans pluriannuels de travaux pour les copropriétés (PPT) et leur calendrier, qui, dans l’état actuel des choses, semble intenable. En juin 2024, M. le député avait déjà alerté le Gouvernement sur ce sujet (question écrite n° 18262) ; aujourd’hui, la réalité du terrain ne fait que confirmer les inquiétudes du secteur. En effet, La France comptait en 2022 pas moins de 526 063 copropriétés, dont environ 400 000 ont plus de 15 ans. Selon la législation en vigueur, ces copropriétés devront réaliser un PPT dans un délai de deux ans. Or M. le député rappelle que le PPT doit être confié à un professionnel justifiant de compétences et de garanties spécifiques. Cela inclut des bureaux d’études, des architectes, des thermiciens ou des diagnostiqueurs immobiliers. Cependant, le nombre d’acteurs qualifiés pour mener ces études est largement insuffisant. Par exemple, dans la région Grand Est, moins d’une dizaine d’acteurs sont en mesure de réaliser ces études. Celles-ci exigent un minimum de deux jours de travail pour les plus petites copropriétés. Par conséquent, réaliser 400 000 PPT en deux ans nécessiterait 800 000 jours de travail pour 1 000 personnes, soit 800 jours de travail par personne sur deux ans, ce qui correspond à 400 jours de travail par personne par an. Un tel rythme est impossible à tenir dans les conditions actuelles. Afin d’éviter des conséquences imprévues, telles que l’élargissement des professions autorisées à réaliser ces plans ou l’incapacité concrète à respecter les délais, M. le député interroge Mme la ministre sur la possibilité de revoir ce calendrier afin de mieux refléter la réalité du terrain. Par ailleurs, la méthodologie pour établir un diagnostic de performance énergétique (DPE) présente certaines incohérences nécessitant une révision. Par exemple, l’altitude peut, pour une différence d’un mètre, changer la catégorie de DPE. De plus, le paramètre relatif aux façades exposées peut faire varier le diagnostic de 10 %, alors que la plupart des maisons ont plus d’une façade donnant sur l’extérieur. Ces incohérences ont un impact concret sur l’immobilier français et nécessitent une réponse appropriée. Ainsi, il l’interroge sur la réponse qu’elle envisage pour faire face à ces incohérences et sur la possibilité de réviser le calendrier des PPT afin de garantir la faisabilité de ces travaux essentiels tout en maintenant des standards de qualité et de rigueur professionnelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5585</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2166</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Taché de la Pagerie</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Défis du marché locatif à Arles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5585. — 1 avril 2025. — M. Emmanuel Taché de la Pagerie appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les difficultés croissantes du marché locatif dans la commune d’Arles (Bouches-du-Rhône). Depuis 2016, la prolifération des locations de courte durée sur des plateformes telles qu’Airbnb a profondément transformé le paysage locatif de la ville. En 2023, on recensait à Arles plus de 1 200 logements meublés touristiques proposés en location, contre seulement 150 appartements disponibles en location longue durée auprès des agences immobilières. Cette situation engendre un paradoxe : de nombreux logements restent vacants chaque année tandis que les locations saisonnières prolifèrent. De surcroît, cette pénurie de logements longue durée s’accompagne d’une hausse significative des loyers. Avant la crise sanitaire liée à la covid-19, le prix moyen au mètre carré se situait entre 10 et 15 euros ; aujourd’hui, il oscille entre 14 et 15 euros, aggravant les contraintes financières des locataires. Il convient de noter que si les propriétaires cherchent à maximiser leurs investissements, des facteurs tels que les exigences accrues des assurances « loyers impayés » ou la nécessité d’un diagnostic énergétique conforme découragent nombre d’entre eux de proposer des locations longue durée, notamment en centre-ville. Par ailleurs, la taille exceptionnelle d’Arles, la plus grande commune de France en matière de superficie, amplifie les difficultés pour les habitants contraints de se loger en périphérie, loin des commodités urbaines. Ainsi, M. le député interroge Mme la ministre sur les mesures concrètes envisagées par le Gouvernement pour favoriser un équilibre entre l’accès à un logement décent pour tous et la préservation des intérêts des propriétaires. Il lui demande quels dispositifs spécifiques pourraient être mis en œuvre pour résoudre cette problématique sans contraindre excessivement ces derniers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5586</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2166</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Maximi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Encadrement des dérives des résidences étudiantes privées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5586. — 1 avril 2025. — Mme Marianne Maximi interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur la gestion des résidences étudiantes par des groupes privés et l’application du dispositif fiscal Censi-Bouvard. Selon le dernier rapport du Conseil national de l’habitat, l’offre de logements étudiants proposée par le Crous ne couvre que 7 % des besoins, tandis que plus de 70 % des jeunes de moins de 25 ans vivent dans le parc privé. Le dispositif Censi-Bouvard, bien que fermé aux nouveaux investissements depuis le 31 décembre 2022, continue d’avoir des effets pour les investissements antérieurs, notamment dans les résidences étudiantes. Il permet aux propriétaires de bénéficier d’une TVA réduite à 10 % et d’une réduction d’impôt allant de 11 % à 25 % selon l’année d’investissement. Pour obtenir le statut de résidence de services étudiants, le Bulletin officiel des finances publiques exige que 70 % des logements soient occupés par des étudiants inscrits dans l’enseignement secondaire ou supérieur, y compris des stagiaires. Or il est fréquent que les gestionnaires de ces résidences utilisent la marge restante de 30 % pour louer des appartements sur des plateformes comme Airbnb ou Booking, engrangeant des profits supplémentaires tout en continuant à bénéficier d’exonérations fiscales et sans reverser la taxe de séjour aux collectivités locales. Par exemple, sur les 40 résidences étudiantes gérées par un de ces groupes privés, plus de la moitié sont disponibles à la location sur Booking. Par ailleurs, les résidences étudiantes doivent proposer des équipements de base en état de marche (cuisine équipée, laverie) ainsi qu’au moins trois services parmi : l’accueil, le petit-déjeuner, le prêt de linge de maison ou un service de ménage. Cependant, ces services sont souvent facturés à des tarifs prohibitifs, au point d’être inaccessibles. À titre d’exemple, le service de ménage à une résidence de ce groupe à Clermont-Ferrand est facturé 110 euros par mois pour un studio de 19 m2, un montant disproportionné pour des étudiants déjà confrontés à la précarité. Cette situation, qui permet aux gestionnaires de résidences étudiantes d’optimiser fiscalement leurs revenus tout en louant une partie des logements à des touristes, est scandaleuse au regard de la pénurie de logements étudiants accessibles. Elle souhaite donc savoir si elle entend prendre des mesures pour que les gestionnaires de résidences étudiantes cessent de bénéficier d’exonérations fiscales tout en exploitant ces logements à des fins de location saisonnière, alors que l’offre de logements étudiants reste largement insuffisante.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5587</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2166</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mélanie Thomin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Interprétation article L. 302‑7 du code de la construction et de l’habitation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5587. — 1 avril 2025. — Mme Mélanie Thomin interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les modalités d’application de l’alinéa 1er de l’article L. 302-7 du code de la construction et de l’habitation prévu par la loi dite « SRU ». Cet article instaure un prélèvement sur les ressources fiscales des communes dans lesquelles le nombre total de logements locatifs sociaux représente, au 1er janvier de l’année précédente, un taux inférieur sur l’ensemble des résidences principales à ceux fixés par l’article L. 302-5 du même code. Toutefois, depuis la loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté, l’article L. 302-7 prévoit qu’à compter du 1er janvier 2015, toute commune soumise pour la première fois à l’application de ce prélèvement en est exonérée pendant les trois premières années d’entrée dans le dispositif. Mme la députée rappelle que des communes ont pu être provisoirement soumises à l’obligation d’un taux de logements locatifs sociaux avant l’entrée en vigueur de cette exonération, qu’elles sont sorties de ce dispositif soit parce qu’elles ont atteint un taux suffisant, soit que les seuils démographiques déclenchant le dispositif SRU ont baissé. Certaines sont à nouveau entrées dans le dispositif SRU après l’entrée en vigueur de l’exonération. Or il s’avère que des préfectures leur ont refusé le bénéfice de l’exonération au prétexte qu’elles avaient été soumises à une obligation de taux, parfois pendant plusieurs années, et qu’elles entraient pour la première fois dans le dispositif SRU après l’entrée en vigueur de l’exonération. Lors des travaux préparatoires de la loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté qui a créé cette exonération, il ne ressort pas que le bénéfice de l’exonération de trois ans devrait être refusé aux communes ayant été, antérieurement au 1er janvier 2015, déjà soumises aux obligations de la loi SRU. Au contraire, il ressort du rapport n° 827 (page 243) déposé le 14 septembre 2016 au nom de la commission spéciale sur le projet de loi relatif à l’égalité et à la citoyenneté, par les sénateurs rapporteurs Dominique Estrosi Sassone et Françoise Gatel, que le projet de loi « précise que les communes soumises aux obligations de la loi SRU pour la première fois, à compter du 1er janvier 2015, seront exonérées du prélèvement pendant les trois premières années et ce, quelles que soient les raisons ayant conduit les communes à entrer dans le champ du dispositif. Cette disposition permettra notamment aux communes soumises à la loi SRU en raison d’un dépassement de seuil de population d’être exonérées de prélèvement les trois premières années ». La position, dans le rapport sénatorial comme dans la loi, des mots « à compter du 1er janvier 2015 », après les mots « pour la première fois » confirme que, pour le législateur, ce qui s’est passé antérieurement à cette date est indifférent. Elle lui demande donc de lui confirmer cette interprétation afin de permettre une application uniforme de la loi sur le territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5588</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2167</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Didier Berger</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision des indemnités des administrateurs de logements sociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5588. — 1 avril 2025. — M. Jean-Didier Berger appelle l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les conséquences de l’arrêté du 16 janvier 2025 relatif aux indemnités des membres des conseils d’administration et de surveillance des organismes de logement social. Ce sont au total 12 000 administrateurs bénévoles répartis chez presque 700 bailleurs sociaux. Cet arrêté impose des plafonds stricts pour les indemnités des administrateurs, notamment une limitation à 72 heures par an pour les séances plénières et à 96 heures par an pour les réunions du bureau et des commissions, avec une indemnité horaire ne pouvant excéder 1,5 fois le SMIC. Ces dispositions réglementaires risquent d’entraîner des conséquences négatives importantes sur le fonctionnement des organismes de logements sociaux, notamment en décourageant les administrateurs bénévoles, dont l’engagement est essentiel pour une gestion efficace des organismes de logements sociaux et la participation des habitants à leurs instances. De plus, ces plafonds pourraient créer des inégalités entre les administrateurs, en fonction de leur situation personnelle et professionnelle, en particulier pour les personnes sans emploi ou retraitées. La fonction d’administrateur d’un organisme de logements sociaux ne consiste pas seulement à participer à des réunions mais aussi à préparer ces réunions, à se concerter avec les locataires, à faire des visites sur le terrain pour apprécier l’opportunité ou l’urgence de certains projets. Cet arrêté ne tient pas compte du temps de déplacement des personnes visées qui parfois doivent se rendre à l’autre bout de leur département pour des réunions parfois courtes. Enfin, l’arrêté visé aligne les indemnités kilométriques sur le régime des fonctionnaires alors qu’il ne s’agit pas de fonctionnaires se déplaçant dans le cadre de leurs fonctions. Au regard de ces préoccupations, il lui demande si elle va réétudier les conséquences de cet arrêté et d’organiser une négociation avec les fédérations des bailleurs sociaux et les associations de locataires, qui comptent des administrateurs élus, afin de trouver une solution équilibrée et adaptée à l’engagement des administrateurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5598</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2168</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Roseren</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Impact du DPE sur le tourisme en montagne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5598. — 1 avril 2025. — M. Xavier Roseren attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les conséquences du nouveau cadre réglementaire encadrant la performance énergétique des meublés de tourisme en zone de montagne. La loi visant à remédier aux déséquilibres du marché locatif, récemment adoptée, étend les exigences du diagnostic de performance énergétique (DPE) aux meublés de tourisme situés hors résidence principale, à l’exception des territoires d’outre-mer. Ce cadre prévoit notamment qu’à compter de 2025, les nouveaux hébergements soumis à un changement d’usage devront présenter un DPE au minimum classé E et D à compter de 2034. À cette date, l’ensemble du parc de meublés de tourisme existants, hors résidences principales, devra également être conforme à un DPE allant de A à D. Or cette disposition touche de manière disproportionnée les stations de montagne, dont le parc immobilier est constitué en grande partie de résidences secondaires anciennes ou de petites surfaces héritées des « plans neige », souvent mal classées énergétiquement en raison des contraintes climatiques et architecturales. À ce jour, selon la FNAIM, 76 % des logements de montagne pourraient être exclus de la location touristique à l’horizon 2034. Cette perspective pourrait entraîner un retrait massif de logements du marché locatif touristique, affaiblissant l’offre d’hébergement, notamment à l’approche des jeux Olympiques d’hiver de 2030. Elle risque aussi de générer une augmentation du recours à des locations non déclarées, avec des effets collatéraux sur la fiscalité locale, la sécurité des séjours, la lutte contre les fraudes et la fréquentation des commerces et services de proximité. Dans ce contexte, il lui demande si le Gouvernement entend donner plus de souplesse aux maires de montagne dans l’application des critères énergétiques exigés pour l’octroi d’un changement d’usage, afin de leur permettre d’adapter localement le calendrier ou les exigences du DPE, en tenant compte des contraintes spécifiques de l’immobilier touristique de montagne et de la nécessité de garantir une offre d’hébergement suffisante tout au long de l’année.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5659</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2168</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle D’Intorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Adapter le nombre obligatoire de places de stationnement pour logements neufs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5659. — 1 avril 2025. — Mme Christelle D’Intorni attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur l’urgence et la nécessité d’adapter le nombre minimal obligatoire de places de stationnement aux réalités actuelles des logements neufs, afin d’améliorer le cadre de vie des habitants et réduire les difficultés croissantes de stationnement dans de nombreuses communes. Actuellement, l’article L. 151-1 du code de l’urbanisme et les réglementations locales définissent souvent des ratios standards et uniformes, sans distinction suffisante selon les typologies précises des logements. Or, selon une étude publiée par l’INSEE en 2022, 83 % des ménages français disposent au minimum d’un véhicule particulier, tandis que 35 % possèdent deux véhicules ou plus. Cette disparité flagrante entre les besoins réels des ménages et la réglementation actuelle génère des problèmes récurrents et importants de saturation des espaces publics de stationnement, avec pour conséquence une dégradation progressive du cadre urbain. Il apparaît ainsi nécessaire de proposer une approche fondée sur une logique proportionnelle clairement définie par la typologie des logements : à savoir, une place de stationnement obligatoire pour chaque appartement de type T1, deux places pour les appartements de type T2 et T3, et au minimum trois places pour les appartements de type T4 et au-delà. Une telle réforme pourrait selon des études prospectives, réduire significativement, de l’ordre de 25 à 40 %, le phénomène de stationnement sauvage et anarchique qui pénalise aujourd’hui les communes urbaines, contribuant ainsi à une meilleure fluidité des espaces publics et à une valorisation certaine de l’espace urbain. En conséquence, elle souhaiterait connaître les intentions précises du Gouvernement quant à une éventuelle modification des dispositions réglementaires actuelles, notamment via une adaptation de l’article L. 151-1 du code de l’urbanisme, afin d’instituer cette proportionnalité obligatoire entre le nombre et la typologie des logements construits et le nombre minimal requis de places de stationnement dans les constructions neuves.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5658</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2168</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements de la SSI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5658. — 1 avril 2025. — Mme Florence Goulet attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur les dysfonctionnements rencontrés par les travailleurs indépendants, suite à leur sollicitation, au sujet de la fusion du RSI (régime social des indépendants) au sein de la SSI (sécurité sociale des indépendants). Ces problématiques sont exposées dans le rapport du SNEG (Sauvons nos entreprises guadeloupéennes) qui lui a été transmis lors de son voyage aux Antilles récemment. Depuis de nombreuses années, les erreurs administratives persistent, avec des doubles et triples immatriculations, engendrant des créances indues et des prélèvements abusifs sur les comptes des entrepreneurs. De plus, des taxations d’office injustifiées sont appliquées et les huissiers mandatés pour recouvrer ces sommes. Les dysfonctionnements liés au logiciel SNV2 sont lourds de conséquences. De nombreux entrepreneurs se retrouvent fichés au fichier national des incidents de crédit, les privant de tout accès au financement. Le retard dans le traitement des dossiers, pouvant atteindre deux ans, laisse des travailleurs sans ressources et sans droit au RSA. Par ailleurs, la disparition de millions de données de cotisations a privé de nombreux indépendants de leurs annuités de retraite. Malgré cela, depuis toutes ces années, les promesses des précédents gouvernements sont restées sans suite et aucune mesure concrète n’a été prise pour remédier à ces problèmes. Aussi, elle lui demande s’il entend faire corriger ces dysfonctionnements afin de mettre un terme à cette injustice pénalisant de nombreux indépendants, notamment ultramarins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5569</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2169</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement</ministreQuestion><ministreJO>Relations avec le Parlement</ministreJO><Objet>Taux et délais de réponse aux questions écrites des parlementaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5569. — 1 avril 2025. — M. Marc Chavent attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement, sur le taux de réponse aux questions écrites adressées par les parlementaires aux membres du Gouvernement. Les questions écrites constituent un outil essentiel du contrôle parlementaire et de l’information des élus sur les politiques publiques. Or il apparaît que de nombreuses questions restent sans réponse ou font l’objet de délais excessivement longs, limitant ainsi l’efficacité de cette procédure et portant atteinte au bon exercice du mandat parlementaire. Certains ministres ont des taux de réponse proches de zéro (intelligence artificielle et numérique, ville, comptes publics) ou marginaux (égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations, santé et accès aux soins, enseignement supérieur et recherche, ou encore outre-mer), à en croire une étude récente. Il souhaiterait donc connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre pour améliorer le taux et les délais de réponse aux questions écrites, afin de garantir un dialogue plus fluide et efficace entre l’exécutif et le Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5503</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2169</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mélanie Thomin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité</ministreJO><Objet>Désengagement de Mondial Relay auprès de ses commerçants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5503. — 1 avril 2025. — Mme Mélanie Thomin alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité, sur le désengagement de Mondial Relay auprès des commerçants qui proposent un service de « Point relais colis », particulièrement dans les communes rurales. En effet, plusieurs commerçants se sont récemment vus retirer ce service, sans préavis, dans le cadre d’une réorganisation du réseau de distribution de la société Mondial Relay. La priorité serait désormais donnée aux « lockers automatiques », qui permet de déposer et retirer des colis en toute autonomie, sans intervention d’un tiers. Cette stratégie se fait au détriment des commerces de proximité, ce qui fragilise davantage les zones rurales où les services de proximité sont déjà rares. Dans la circonscription de Mme la députée, un buraliste de la commune du Faou, exerçant l’activité de point relais colis avec Mondial Relay, a récemment été informé de la rupture unilatérale de son contrat de dépositaire. Ce commerçant était l’un des quatre seuls points relais dans un rayon de 20 km autour du Faou. Cette zone souffre d’un déficit évident de ces services de proximité, rendant ce point relais particulièrement essentiel pour les habitants du Faou et des communes environnantes. À cela s’ajoute le fait que 62 % des communes françaises sont dépourvues de commerces, renforçant l’importance de maintenir les points relais là où ils existent encore. Les points relais au sein des commerces de proximité dans les territoires ruraux sont bien plus qu’un simple service pratique : ils constituent de véritables leviers pour renforcer le lien social. À l’heure où l’on cherche à renforcer l’attractivité de ces zones et à préserver les services de proximité, la fermeture de ces points relais nuit directement au dynamisme économique et social des zones rurales. Elle souhaite donc connaître ses intentions concernant le maintien des points relais dans les communes rurales, ainsi que les mesures qu’il envisage de prendre pour soutenir les commerçants locaux face à cette décision unilatérale et sans concertation imposée par Mondial Relay.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5530</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2170</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Sother</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité</ministreJO><Objet>Formation des élus ruraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5530. — 1 avril 2025. — M. Thierry Sother rappelle à Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité, que que l’article L. 2123 du CGCT dispose que les « membres d’un conseil municipal ont droit à une formation adaptée à leur fonction ». Or, selon le rapport de l’IGAS de janvier 2020, seuls 3 % des élus suivent au moins une formation par an. Ce chiffre est confirmé par le dernier rapport 2023 de la Caisse des dépôts publié le 10 décembre 2024. Parmi ces 3 %, les élus ruraux sont sous-représentés. La dépense moyenne par conseiller municipal est 60 fois inférieure à celle par conseiller régional. De plus, les élus ruraux contribuent au financement du DIFE (Droit individuel à la formation des élus), à hauteur de 1 % de leurs indemnités. Auquel s’ajoute la dépense obligatoire pour la commune fixée à un minimum de 2 % du montant total des indemnités. Pourtant, ces derniers ont un besoin important de formation compte tenu de la complexification de la gestion communale. D’autant que leur mission est généraliste et les contraint à avoir des connaissances variées dans de nombreux domaines. Dans le cadre du projet de statut de l’élu, l’Association des maires ruraux de France (AMRF) propose de « Faciliter l’accès à la formation des élus locaux, faciliter l’accès de maires expérimentés à des emplois de formateur, étendre le congé de formation économique, social et syndicales aux formations à l’exercice d’un mandat local ». Il souhaite savoir quelles mesures compte prendre le ministère délégué à la ruralité pour valoriser la formation des élus ruraux et mettre fin à cette inégalité territoriale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5481</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2170</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Non-prise en charge des frais de transport en ambulance bariatrique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5481. — 1 avril 2025. — Mme Michèle Tabarot attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence de prise en charge intégrale, par l’assurance maladie, des frais de transport en ambulance bariatrique pour les personnes en situation d’obésité sévère ou de handicap. En France, près de 700 000 adultes, soit environ 1,5 % de la population âgée de 18 à 74 ans, sont atteints d’obésité massive (indice de masse corporelle supérieur à 40). Ces personnes, souvent confrontées à des problématiques de mobilité, rencontrent de nombreuses difficultés d’accès aux soins, notamment lorsque des transports médicalisés spécifiques sont requis. Bien qu’un transport en ambulance bariatrique puisse être prescrit médicalement, son remboursement par l’assurance maladie demeure limité au tarif d’une ambulance classique. Cette prise en charge partielle entraîne un reste à charge conséquent pour les patients, pouvant atteindre plusieurs centaines d’euros par trajet. À titre d’exemple, un simple aller-retour de 11 kilomètres peut laisser à la charge du patient plus de 450 euros, une somme que de nombreux patients ne peuvent assumer. En parallèle, une étude de 2012 révélait que seuls 51 % des SAMU étaient équipés pour le transport de patients pesant plus de 180 kg, soulignant une inégalité d’accès aux soins d’urgence. Cette absence de prise en charge intégrale constitue une rupture d’égalité manifeste entre les assurés et contribue à un renoncement aux soins, pourtant médicalement nécessaires. Consciente de l’attachement de M. le ministre à cette question de santé publique majeure, elle lui demande son avis sur les améliorations susceptibles d’être envisagées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5482</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2170</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Rossi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge de la totalité des frais de transports en ambulance bariatrique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5482. — 1 avril 2025. — Mme Valérie Rossi attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la prise en charge de la totalité des frais de transports en ambulance bariatrique par l’assurance maladie. Dans le cadre de l’évaluation de la loi sur le handicap de 2005, le Gouvernement semble être enclin à mener une mission d’évaluation. À ce titre, elle souhaite attirer son attention sur un problème qui touche particulièrement les personnes souffrant d’obésité ou de handicap, à savoir la non-prise en charge des frais de transport en ambulance bariatrique par l’assurance maladie. En effet, bien que les frais de transport en ambulance soient pris en charge par l’assurance maladie pour les patients nécessitant un transport sanitaire, il existe une inégalité flagrante concernant les patients souffrant d’obésité ou de handicap. Actuellement, le remboursement ne couvre que les frais d’un transport en ambulance classique, sans tenir compte des spécificités des ambulances bariatriques, qui sont conçues pour transporter des patients avec des besoins particuliers en raison de leur poids et de leur condition physique. Cela entraîne un reste à charge considérable pour les malades, souvent insurmontable pour les patients les plus vulnérables. L’ambulance bariatrique, étant plus coûteuse à l’achat et à l’entretien en raison de son matériel spécifique (brancards de grande largeur, systèmes de levage adaptés etc.), elle nécessite des frais supplémentaires. Pourtant, même avec une prescription médicale, l’assurance maladie ne prend pas en charge cette différence de coût. Il en résulte que de nombreuses personnes obèses ou handicapées se trouvent dans l’impossibilité financière d’accéder aux soins nécessaires, renonçant ainsi à des traitements essentiels et à des hospitalisations régulières. Cette situation crée une discrimination claire, en opposant les personnes souffrant d’obésité ou de handicap aux autres patients, en matière d’accès aux soins. Cette rupture d’égalité viole les principes fondamentaux du système de santé, en particulier celui de l’égalité d’accès aux soins pour tous. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer si le Gouvernement envisage de modifier la prise en charge des frais de transport en ambulance bariatrique, afin que ces derniers soient intégralement couverts par l’assurance maladie et permettre ainsi aux personnes concernées d’accéder pleinement aux soins et traitements nécessaires à leur santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5483</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2171</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge du syndrome Smith Magenis pour les majeurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5483. — 1 avril 2025. — M. Jean-Michel Jacques attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation des personnes atteintes du syndrome Smith Magenis, maladie génétique rare caractérisée notamment par un déficit intellectuel, des troubles sévères du comportement et une inversion du rythme circadien de la sécrétion de mélatonine, rendant le sommeil nocturne quasi impossible. Cette particularité biologique unique entraîne une extrême vigilance des familles, y compris la nuit, pour prévenir les accidents et protéger les personnes atteintes. La mélatonine à libération prolongée et en particulier le médicament Slenyto, a démontré son efficacité dans l’amélioration du sommeil de ces patients. Une autorisation de mise sur le marché (AMM) a été délivrée en 2021 pour les enfants de 2 à 18 ans, à la suite d’une recommandation temporaire d’utilisation (RTU) du Circadin entre 2015 et 2021. Pourtant, aucune solution de prise en charge n’existe aujourd’hui pour les patients atteints du syndrome Smith Magenis après leurs 18 ans, les contraignant parfois, faute de moyens, à interrompre un traitement pourtant indispensable à leur équilibre de vie et à celui de leur famille. Une demande de mise en place d’une cohorte post-autorisation de mise sur le marché (CPC) a été formulée par l’association Pas à Pas avec Alexia - Smith Magenis solidarité France afin de permettre la continuité des soins pour les patients adultes. Il lui demande si le Gouvernement entend donner une suite favorable à cette demande, afin de garantir une prise en charge continue et adaptée aux besoins spécifiques des personnes atteintes du syndrome Smith Magenis devenues majeures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5484</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2171</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Publication des décrets visant une meilleure prise en charge du cancer du sein
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5484. — 1 avril 2025. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la proposition de loi visant la prise en charge intégrale des soins liés au traitement du cancer du sein par l’assurance maladie. Définitivement adopté au Parlement le 31 octobre 2024 et promulgué le 5 février 2025, ce texte prévoit diverses mesures visant à réduire le reste à charge des assurées sociales atteintes d’un cancer du sein. Or, à ce jour, les quatre décrets d’application nécessaires à la mise œuvre de cette loi n’ont pas encore été publiés. Aussi, il souhaiterait savoir quand ces derniers seront pris et publiés afin que cette proposition de loi puisse être appliquée aux personnes atteintes d’un cancer du sein.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5521</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2171</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>État d’avancement du Plan infertilité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5521. — 1 avril 2025. — Mme Constance Le Grip interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur l’état d’avancement du Plan infertilité annoncé par le Président de la République. En janvier 2024, le Président de la République a présenté un Plan Infertilité ambitieux, dans le cadre d’une politique volontariste pour enrayer la chute préoccupante de la natalité en France. Ce plan vise notamment à mieux informer et accompagner les jeunes générations dans leur projet parental, à travers un check-up fertilité remboursé à 20 ans, la promotion de l’autoconservation ovocytaire pour laisser aux femmes une plus grande liberté quant au moment où elles souhaitent avoir un enfant et la facilitation de l’accès à la PMA grâce à l’ouverture de l’autoconservation ovocytaire aux centres privés pour réduire les délais d’attente. En parallèle, un congé de naissance de six mois mieux rémunéré a été annoncé pour permettre un partage plus équilibré des responsabilités familiales entre les parents. Toutefois, un an après ces annonces, les tendances démographiques restent préoccupantes. Le bilan de l’Insee publié en janvier 2025 fait état de seulement 663 000 naissances en 2024, soit une chute de 2,2 % par rapport à l’année précédente et de 21,5 % par rapport à 2010. L’indicateur conjoncturel de fécondité est tombé à 1,62 enfant par femme, son plus bas niveau depuis la Première Guerre mondiale. Dans le même temps, le vieillissement démographique s’accélère, avec 21,8 % des Français âgés de 65 ans ou plus. Une politique de soutien à la natalité efficace doit avant tout créer un environnement favorable à la parentalité, en garantissant à chacun et chacune les moyens de concilier projet familial et vie professionnelle, sans pression ni injonction. L’information sur la fertilité, l’accompagnement des couples, l’amélioration des conditions de vie des familles et des conditions d’accueil des jeunes enfants doivent être les leviers d’une politique incitative respectueuse de la liberté individuelle. Aussi, Mme la députée souhaiterait connaître l’état précis de mise en œuvre du Plan Infertilité et les moyens financiers et humains mobilisés pour concrétiser ces engagements. Elle souhaiterait enfin savoir si une évaluation de l’impact des mesures déjà mises en place a été réalisée, notamment en comparant la situation française avec celle d’autres pays européens ayant mis en œuvre des politiques similaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5589</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2172</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Enjeux liés à la maladie rénale chronique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5589. — 1 avril 2025. — M. Xavier Breton attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les enjeux liés à la maladie rénale chronique, à son dépistage et à sa prévention. En France, la maladie rénale chronique (MRC) concerne 5,9 millions de personnes. Alors que certaines maladies bénéficient d’une politique de dépistage et de prévention plus avancée et systématisée, ce n’est malheureusement pas le cas pour la maladie rénale chronique. Du fait d’un manque de dépistage, la plupart des patients atteints d’une maladie rénale chronique l’ignorent. De ce fait, les symptômes n’apparaissent qu’à un stade très avancé, lorsque les reins ne fonctionnent plus. À ce stade, deux traitements peuvent être proposés : la dialyse et la greffe rénale. La dialyse évite le décès immédiat du patient, mais la survie en dialyse à 5 ans est inférieure à celle de la plupart des cancers. C’est par ailleurs extrêmement contraignant pour les patients et ne leur permet que très difficilement de mener une vie normale. Le coût moyen annuel d’une dialyse est de 63 000 euros. C’est la prise en charge la plus coûteuse par patient pour l’assurance maladie. Une greffe rénale améliore la qualité et l’espérance de vie par rapport à la dialyse en réduisant drastiquement les dépenses de santé. Sur cinq ans, un patient transplanté coûte 190 000 euros de moins qu’un patient dialysé. Le coût de la prise en charge des 100 000 patients dialysés ou greffés s’élève à 4,4 milliards d’euros par an. Alors que le système de santé est en crise et qu’il connaît un déficit record, il y a urgence à promouvoir la mise en place d’un programme national complet et systématique de dépistage et de prévention de la maladie rénale chronique. Il est indispensable aussi de relancer la dynamique du plan greffe car il y a encore plus de 20 000 patients inscrits sur liste d’attente pour une greffe de rein. Aussi, il lui demande ce qu’il envisage pour mettre en place à court terme des outils de dépistage permettant de sauver de nombreuses vies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5591</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2172</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Duplessy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Politique de santé publique concernant les maladies neurodégénératives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5591. — 1 avril 2025. — M. Emmanuel Duplessy attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les maladies neurodégénératives qui touchent près de 4 millions de citoyens (personnes malades et proches aidants) et constituent la première cause de perte d’autonomie. Le bilan du Plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a pointé l’insuffisance des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés mais aussi de nombreux aspects non couverts. À l’issue de ce plan, une feuille de route MND a émergé, dont la première version 2021-2022 n’a été officiellement lancée qu’en juin 2021 et n’a dans les faits jamais été mise en œuvre ni financée, à quelques exceptions près (financements annuels reconduits). Alors qu’elle est arrivée à échéance le 31 décembre 2022, les associations et fondations membres du collectif MND se sont mobilisées, avec les sociétés savantes et ont travaillé des mois durant, dans une volonté de concertation et de co-construction avec les directions centrales du ministère de la santé et de la prévention, sur une version enrichie de cette feuille de route. Cette dernière, censée être mise en application pour les deux années suivantes, soit 2023-2024, n’a jamais été validée. Après que M. le ministre de la santé de l’époque François Braun ait confirmé son souhait de repartir sur un plan pluriannuel pour faire face à cet enjeu majeur de santé publique, un nouveau travail collectif des associations et fondations a abouti à la validation fin décembre 2023, par l’ensemble des parties prenantes, de mesures pour la mise en place d’une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028. Comme le souligne notamment l’association APF France handicap, cette stratégie quinquennale devait être annoncée en janvier 2025 mais rien ne s’est passé depuis. L’instabilité politique ne saurait tout excuser. Il est inacceptable que la France n’ait pas de politique de santé publique relative à cet enjeu prioritaire que représentent les maladies neuro-dégénératives depuis maintenant 5 ans. Il n’est pas satisfaisant de les appréhender « par morceaux », dans des stratégies larges (bien vieillir, aidants, modernisation de notre système de santé…) menées sans coordination entre elles, ni cohérence. Errance diagnostique, difficultés d’accès aux soins, défaut de prise en charge, insuffisance de suivi thérapeutique, rupture du parcours de soin, isolement des personnes malades, manque de soutien des proches aidants, paupérisation de la cellule familiale, dispositifs peu adaptés, politique d’inclusion peu lisible, pénurie de moyens pour la recherche,… Il est urgent d’accompagner dignement les millions de Françaises et de Français concernés. Face à ces constats, il souhaiterait savoir quelles seront les décisions du Gouvernement concernant la stratégie nationale qu’il s’est engagé à mettre en œuvre, l’affectation de dotations cohérentes avec les besoins sur le terrain et la réalisation d’un pilotage rigoureux et d’une évaluation des actions mises en place.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5592</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2173</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge et traitement du syndrome de Smith Magenis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5592. — 1 avril 2025. — M. Didier Le Gac attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la prise en charge du syndrome de Smith Magenis. Interpellé sur ce sujet par la représentante pour la région Bretagne de l’association « Pas à Pas avec Alexia, Smith Magenis solidarité France » qui existe depuis bientôt 15 ans, l’attention de M. le député a été attirée sur les conditions actuelles de prise en charge des personnes, notamment les enfants, touchées par le syndrome de Smith Magenis. Le syndrome de Smith Magenis est une maladie génétique rare, orpheline, découverte en 1982 et se manifestant par un déficit intellectuel, des troubles du comportement et des troubles du sommeil, parfois accompagnés d’autres anomalies concernant le cœur, les yeux, les oreilles, le dos ou le système urinaire. Les troubles du sommeil, en particulier, sont dus à une inversion du rythme circadien de la mélatonine. L’inversion de l’horloge biologique chez les personnes atteintes du syndrome de Smith Magenis les maintient en état de veille la nuit et de sommeil le jour. C’est à ce jour l’unique syndrome présentant cette particularité particulièrement invalidante qui a des conséquences en matière de difficultés d’apprentissage et de troubles du comportement sévères. Ceci induit également une vigilance constante et permanente des parents. Face aux données scientifiques ayant prouvé l’inversion de la sécrétion de mélatonine chez les personnes Smith Magenis, de nombreuses études ont été menées avec l’introduction de mélatonine à libération prolongée chez ces patients. Depuis maintenant des dizaines d’années, le constat est sans appel : ce traitement améliore grandement la durée et la qualité du sommeil, ce qui entraîne une répercussion sur le reste. Les patients âgés entre 6 et 18 ans ont bénéficié d’une recommandation temporaire d’utilisation (RTU) du Circadin à libération prolongée de 2015 à 2021. Cette RTU a démontré, sans surprise, l’efficacité de la mélatonine à libération prolongée pour le traitement du syndrome de Smith Magenis. Les données ont ainsi abouti en 2021 à l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour le Slenyto pour les patients « Smith Magenis » âgés de 2 à 18 ans, ce traitement étant la version pédiatrique du Circadin. Ce traitement est pour les malades et leurs familles absolument indispensables. C’est pourquoi l’association « Pas à Pas avec Alexia, Smith Magenis solidarité France » a demandé au ministère de la santé la mise en place d’un cadre de prescription compassionnelle (CPC) pour le Circadin destiné aux patients atteints du syndrome de Smith Magenis âgés de plus de 18 ans afin de leur assurer une continuité de soins. Le laboratoire Biocodex, qui produit le Slenyto et le Circadin, a émis un avis favorable sur cette CPC dont ils auraient la charge au vu des bons résultats recueillis ces dernières années chez les moins de 18 ans. Le laboratoire Biocodex a également informé l’association « Pas à Pas avec Alexia, Smith Magenis solidarité France » qu’il se tenait à disposition pour recueillir les données sur la période qui serait fixée par arrêté chez les patients de plus de 18 ans, soit les patients qu’ils ont déjà traités lorsqu’ils étaient mineurs dans le cadre de l’ancienne RTU. Si un forfait venait à être appliqué par décret, l’association « Pas à Pas avec Alexia, Smith Magenis solidarité France » fait observer que d’après une enquête réalisée par leurs soins auprès des patients concernés, la dose de 6 mg, dose maximale recommandée, est appliquée dans plus de 75 % des cas (les autres patients étant à un dosage de 4 mg). Afin de couvrir cette prise en charge, un forfait de 1 000 euros annuel minimum paraît donc nécessaire. En effet, aujourd’hui, faute de moyens suffisants, certaines familles se voient contraintes d’arrêter ce traitement pour leur enfant atteint du syndrome de Smith Magenis lorsque cet enfant devient majeur. Cette situation entraîne inévitablement une dégradation de l’état de santé des malades qui pourrait être paliée par la mise en place rapide d’un cadre de prescription compassionnelle. C’est pourquoi il lui demande ce que le Gouvernement entend faire pour permettre aux personnes atteintes du syndrome de Smith Magenis de bénéficier d’un traitement à base de mélatonine tout au long de leur vie, notamment lors du passage à la majorité des enfants atteints de ce syndrome, et ce qu’il compte faire pour mettre en place rapidement un cadre de prescription compassionnelle pour le Circadin.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5593</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2174</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Recherche et soutien aux patients atteints de la maladie génétique rare GRIN1
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5593. — 1 avril 2025. — M. Marc Chavent attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’état de la recherche concernant la maladie génétique rare liée aux mutations du gène GRIN1. Ce gène joue un rôle essentiel dans la transmission des signaux entre les neurones et ses mutations entraînent une encéphalopathie sévère du neurodéveloppement. Les enfants atteints souffrent de troubles moteurs et cognitifs profonds, d’épilepsies résistantes aux traitements, d’une hypotonie sévère et, dans certains cas, d’une absence totale de langage et de mobilité. Cette pathologie, pour laquelle il n’existe à ce jour aucun traitement curatif, impacte lourdement la vie des patients et de leurs familles, qui doivent faire face à un parcours médical extrêmement complexe. En France, plusieurs enfants naissent chaque année avec cette maladie et certains en décèdent en raison des complications graves qu’elle engendre. Malgré la gravité de cette pathologie et l’urgence d’une prise en charge adaptée, la recherche sur GRIN1 et les autres maladies du spectre des encéphalopathies génétiques rares demeure limitée et insuffisamment soutenue. Face à cette situation, M. le député souhaiterait savoir quels financements publics sont actuellement alloués à ces recherches et si des initiatives spécifiques sont en cours de développement en France ou en collaboration avec des laboratoires internationaux. Il souhaiterait savoir en outre si le Gouvernement prévoit de renforcer l’accompagnement des familles concernées, notamment par le biais d’une meilleure reconnaissance de la maladie, d’un soutien accru aux associations et d’un accès facilité aux essais cliniques pour les patients atteints.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5608</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2174</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Antibiotiques de la famille des fluoroquinolones
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5608. — 1 avril 2025. — Mme Sandrine Le Feur alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les conséquences graves des antibiotiques de la famille des fluoroquinolones. Depuis 2018, l’Agence européenne du médicament demande que cette classe d’antibiotiques soit réservée aux infections graves. Les fluoroquinolones sont des antibiotiques encore très prescrits en France, souvent pour des infections simples, comme des cystites, des rhinites ou encore des diarrhées ; cela concerne chaque année plus de 2 millions de prescriptions de fluoroquinolone, c’est-à-dire deux fois plus qu’en Belgique ou en Allemagne. Les fluoroquinolones seraient responsables de nombreux cas d’effets indésirables graves. Portant atteinte aux muscles du cerveau, endommageant des nerfs, engendrant des anévrismes, ils sont responsables d’effets secondaires très importants et irréversibles. Il y a deux ans, des patients victimes des fluoroquinolones ont décidé de porter plainte pour blessures involontaires et tromperies, poussant les autorités de sûreté des médicaments à expertiser leurs effets secondaires. Leur toxicité a été confirmée par l’Agence française du médicament (ANSM), qui a publié en février 2025 deux expertises. Selon l’ANSM, plus de 736 cas d’effets secondaires graves ont été signalés entre 2017 et 2023. Mais le nombre réel de victimes est sans doute plus élevé, car les cas signalés en pharmacovigilance ne représentent toujours qu’une infime fraction du nombre réel de cas d’effets secondaires. Ainsi, l’Association d’aide et d’information sur les effets délétères des fluoroquinolones a pu dénombrer près de 900 victimes à ce jour. Comme il n’existe aucune étude clinique permettant d’appréhender les mécanismes sous-jacents des effets secondaires, qui peuvent être assez hétérogènes selon les cas, il n’existe aucune piste de traitement et les victimes font face à une absence de prise en charge médicale adaptée. Plus grave, ces molécules auraient été prescrites hors autorisation de mise sur le marché. Elle lui demande de faire toute la lumière sur cette absence manifeste de respect des règles de sécurité du médicament et souhaite savoir ce qu’il en est.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5610</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2175</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Toxicité des antibiotiques de la famille des fluoroquinolones
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5610. — 1 avril 2025. — M. Roger Chudeau alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la toxicité des antibiotiques de la famille des fluoroquinolones et les dysfonctionnements dans leur gestion. En effet, en février 2025, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a rendu deux expertises confirmant la toxicité de cette famille d’antibiotiques très efficaces mais aux effets indésirables ; rares certes, mais pouvant être d’une grande gravité. Cependant, en dépit des alertes récurrentes, ces antibiotiques continuent d’être largement prescrits, mettant en danger la santé de bon nombre de patients. Ce dysfonctionnement dans la gestion de ce problème de santé publique est d’autant plus préoccupant que la première alerte sérieuse en France concernant ces risques a été émise par l’Agence européenne du médicament en avril 2019, assortie de fortes restrictions d’utilisation de ces médicaments. Le dernier rapport de l’ANSM a recensé 736 cas d’effets secondaires graves, dont 233 cas survenus en violation de textes réglementant l’utilisation de médicaments dangereux. Pourtant, la situation de ces victimes ne semble pas avoir alerté les autorités sanitaires. À ce jour, une soixantaine de plaintes de victimes des fluoroquinolones ont été déposées auprès du parquet de Paris. C’est pourquoi il l’alerte sur l’absence d’une prise en charge médicale adaptée pour les victimes et souhaite connaître son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5621</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2175</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Marion</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accès direct aux ergothérapeutes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5621. — 1 avril 2025. — M. Christophe Marion attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation des ergothérapeutes, qui contribuent au maintien ou à la restauration de l’autonomie en permettant à la personne, quel que soit son âge et sa situation de santé, de continuer à réaliser ses activités de vie quotidienne dans son environnement. Comme les autres rééducateurs, ils sont soumis à prescription médicale (article L. 4331-1 du code de la santé publique). Cette prescription ne permet pas à l’usager d’être remboursé puisque l’ergothérapie n’est pas conventionnée. L’ergothérapeute exerçant la plupart du temps dans le cadre de parcours coordonnés ou pluridisciplinaires, cette prescription relève, dans la très grande majorité des cas, d’une formalité : d’un adressage, plus que d’une réelle prescription. Aussi, depuis plusieurs années déjà, la majorité des ergothérapeutes sont contraints d’intervenir hors cadre légal en raison de l’absence de cette prescription médicale d’ergothérapie. De nombreux ergothérapeutes salariés dans les établissements et services médico-sociaux n’ont en effet pas de médecins au sein de leur structure d’exercice (EHPAD, FAM, SSIAD, etc.). Dans les équipes mobiles où interviennent les ergothérapeutes, les patients sont adressés vers le service sans mention spécifique de l’ergothérapie. Enfin, certains dispositifs, dans lesquels interviennent les ergothérapeutes, ne prévoient pas de lien avec le médecin. De fait, selon une étude réalisée en 2023 par l’ANFE, seuls 35 % des ergothérapeutes ont systématiquement une prescription médicale pour exercer leurs soins. Or, depuis juin 2023, les ergothérapeutes prescrivent des aides techniques, ce qui a constitué une avancée importante en matière de prévention de la perte d’autonomie, de réduction des délais d’attribution du matériel et des coûts liés aux consultations médicales évitables. Cette expertise trouve tout son sens dans le contexte actuel du remboursement intégral des fauteuils roulants. Or ce nouveau droit a majoré les inquiétudes et tensions des ergothérapeutes concernant leurs conditions d’exercice hors prescription médicale. À l’heure où le temps médical est devenu une denrée rare et où le manque de médecins généralistes et spécialistes atteint un seuil critique, il l’interroge sur l’opportunité de permettre aux ergothérapeutes d’exercer leur expertise en accès direct afin de mettre fin aux prescriptions évitables, de fluidifier l’accès aux soins et au matériel, de faciliter l’organisation territoriale des soins et de promouvoir l’accessibilité universelle et la prévention de la perte d’autonomie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5622</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2175</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie d’ergothérapeutes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5622. — 1 avril 2025. — M. Philippe Bonnecarrère attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la pénurie d’ergothérapeutes. Il est généralement admis que cette profession de santé est en plein développement, les besoins d’accompagnement des personnes en perte d’autonomie ou en situation de handicap pour faciliter leur quotidien allant en augmentant. Quelles sont les mesures qui permettraient de développer soit le nombre d’instituts de formation, soit les cohortes formées ? La profession d’ergothérapeute est sanctionnée par un diplôme d’État, certifié par l’ARS et lorsque cette activité est assurée en libéral, elle ne donne pas lieu à prise en charge par la sécurité sociale dans la mesure où il n’y aurait pas de charge supplémentaire pour l’assurance maladie. Il est difficile de ne pas comprendre pourquoi une politique plus volontariste ne serait pas mise en place pour le développement de cette profession. Les Ehpad tarnais indiquent par exemple ne pas parvenir à recruter ce type de professionnels. Il lui demande des informations à ce sujet et les évolutions éventuelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5623</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2176</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Bouyx</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance du métier de perfusionniste
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5623. — 1 avril 2025. — M. Bertrand Bouyx interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la reconnaissance du statut de perfusionniste en chirurgie cardiaque. Le perfusionniste est un professionnel de santé polyvalent, expert en circulation extracorporelle. Il joue un rôle essentiel dans le suivi et l’éducation des patients sous assistance de longue durée, la perfusion d’organes isolés, ainsi que dans la mise en œuvre de techniques spécifiques en oncologie, en chirurgie hépatique et urologique. Il maîtrise de nombreuses machines et pilote notamment la machine « cœur-poumon », ajustant en permanence ses paramètres en fonction des besoins du patient et du déroulement de l’intervention. Cette profession à part entière repose sur des compétences issues de divers domaines : sciences médicales, ingénierie de la santé, sciences de la perfusion, recherche, information et sciences biomédicales. Pourtant, malgré l’expertise qu’elle exige, la profession de perfusionniste reste insuffisamment reconnue et encadrée. À ce jour, aucune formation spécifique obligatoire n’existe et la transmission des savoir-faire repose uniquement sur un apprentissage de professionnel à professionnel, selon les pratiques propres à chaque centre. À l’ère de l’intelligence artificielle, des avancées technologiques et de la médecine personnalisée, l’expertise des perfusionnistes ne peut plus être laissée au hasard. Sur le plan réglementaire, aucune compétence spécifique ne leur est officiellement reconnue. Cette lacune entraîne des conséquences visibles sur le terrain : difficultés de recrutement et de fidélisation, allongement des délais de prise en charge et recours croissant à des intérimaires étrangers. Faute de professionnels qualifiés disponibles, certains établissements se voient même contraints d’embaucher des perfusionnistes n’étant ni infirmiers ni médecins. Une formation a été mise en place à Sorbonne université, mais elle demeure facultative. Face à cette situation préoccupante, il lui demande s’il envisage d’encadrer et de structurer la formation des futurs perfusionnistes afin de garantir la reconnaissance et la pérennité de cette profession essentielle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5624</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2176</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance et encadrement du métier de perfusionniste
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5624. — 1 avril 2025. — Mme Christelle Petex attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence de reconnaissance et d’encadrement réglementaire de la profession de perfusionniste en chirurgie cardiaque. Ces professionnels, experts de la circulation extracorporelle, jouent un rôle essentiel lors des interventions en assurant le fonctionnement du dispositif « cœur-poumon », ajustant en permanence ses paramètres pour s’adapter aux besoins du patient. Leur expertise et leur vigilance sont déterminantes pour la sécurité des patients et la prévention des complications postopératoires. Or, malgré l’importance de leurs missions, aucun cadre réglementaire ne définit les compétences requises pour exercer cette profession. L’apprentissage repose actuellement sur des transmissions informelles entre professionnels, variables d’un établissement à l’autre, ce qui engendre un manque d’uniformisation et des risques médico-légaux. En réponse à ce vide, un master en circulation extracorporelle et assistance circulatoire a été créé en 2020 à Sorbonne université, reconnu pour la qualité de sa formation. Toutefois, en l’absence d’une obligation réglementaire, celui-ci demeure facultatif et ne garantit pas un niveau de compétence homogène à l’échelle nationale. Cette situation entraîne des difficultés croissantes de recrutement et de fidélisation des perfusionnistes, allongeant les délais de prise en charge et mettant en péril les patients les plus fragiles. Certains établissements doivent ainsi recourir à des intérimaires étrangers dont les qualifications ne sont pas toujours adaptées, ce qui, dans certains cas, constitue un exercice illégal de la profession infirmière et engage la responsabilité des structures de soins. Face à ces enjeux, les sociétés savantes des perfusionnistes (SFACCEC) et des chirurgiens cardiaques (SFCTCV) recommandent d’instaurer ce master comme formation de référence obligatoire pour sécuriser l’exercice de cette profession. Aussi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage pour encadrer, structurer et sécuriser cette profession essentielle à la chirurgie cardiaque moderne, afin de garantir la qualité et la sécurité des soins en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5639</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2177</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Interdiction des sachets de nicotine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5639. — 1 avril 2025. — M. Paul Christophe interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la commercialisation des sachets de nicotine et des risques qu’ils représentent pour la santé des citoyens. Après l’adoption par le Parlement de la proposition de loi n° 464 visant à interdire les dispositifs électroniques de vapotage à usage unique pour lutter contre le tabagisme, il semble nécessaire de s’interroger sur l’interdiction des sachets de nicotine, qui portent intrinsèquement les mêmes risques que les puffs, avec notamment un marketing agressif similaire en direction de la jeunesse. Ces sachets semblent même plus dangereux que les produits cités précédemment par leurs taux très élevés de nicotine et leur succès auprès des jeunes de 13 à 16 ans, avec 9 % des jeunes de cette tranche d’âge qui indiquent avoir déjà essayé ces produits. Un des éléments ayant justifié l’interdiction des puffs était la présence de saveurs sucrées associées. Ces saveurs se retrouvent aussi dans les sachets de nicotine et ont pour conséquence d’augmenter le risque d’une initiation à la nicotine et d’une potentielle addiction. Il lui demande par conséquent quelles mesures il compte prendre pour poursuivre la lutte contre le tabagisme chez les jeunes et interdire l’accessibilité et la commercialisation en ligne des sachets de nicotine, sur la base des mesures prises récemment en Belgique et dans la continuité des mesures votées par le Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5640</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2177</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Brard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie de pédiatres
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5640. — 1 avril 2025. — M. Jean-Michel Brard appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la pénurie de pédiatres. En France, malheureusement, une hausse du taux de mortalité infantile est constatée et il est aujourd’hui supérieur à la moyenne européenne. Au classement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la France a progressivement décroché de la 9e à la 26e place entre 1989 et 2021, très loin derrière la Suède, la Finlande, la Norvège ou l’Italie. En 2021, 2 700 enfants de moins de 1 an sont décédés dans le pays. Parmi eux, 1 200 décès périnataux annuels seraient actuellement considérés comme évitables. Cet indicateur statistique est reconnu comme un marqueur de la qualité des soins obstétricaux et pédiatriques d’un pays. Depuis 2012, sont également constatés une hausse de 4 % du diabète insulinodépendant chez l’enfant et plus généralement une augmentation des troubles du neurodéveloppement, sans oublier un mal-être grandissant qui se traduit par une hausse des idées suicidaires chez les enfants de plus en plus jeunes et du nombre de passages à l’acte. Ces chiffres sont en partie dus à la baisse du nombre de pédiatres. La France ne compterait plus que 8 500 médecins-pédiatres, se situant au 22e rang sur les 31 pays de l’OCDE. Et beaucoup d’entre eux vont partir à la retraite très prochainement. Ces constats sur la médecine infantile sont inquiétants pour la santé des enfants et pour l’avenir. Aussi, il lui demande quelles pistes de réflexions sont à l’étude pour enrayer la pénurie de pédiatres en France, pour réduire le taux de mortalité infantile et plus généralement pour mieux prendre en compte, avec des moyens adaptés, la santé des plus jeunes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5479</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2177</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Avenir du club nautique de Jeumont-Marpent
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5479. — 1 avril 2025. — Mme Sandra Delannoy attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la situation difficile que connaît actuellement une association de sa circonscription. En effet, le Club nautique Jeumont Marpent est actuellement à la recherche d’un nouvel emplacement pour relancer ses activités. Cette structure autonome pourrait s’installer sur une autre zone de la Sambre, mais son dossier reste bloqué depuis très longtemps, alors même qu’elle a dû quitter son site précédent. Disposer d’un terrain en bordure de la Sambre est essentiel pour assurer la pérennité du club. De plus, cette association joue un rôle clé au sein de la communauté, étant le seul organisme agréé pour organiser des sessions de permis de plaisance. Si l’association venait à disparaître, les candidats au permis de plaisance seraient dans l’obligation de parcourir environ 200 kilomètres pour rejoindre Dunkerque et l’y passer. Bien que des pistes d’implantation et des projets aient été envisagés par les membres de l’association, les discussions avec les représentants de l’agglomération sont aujourd’hui bloquées. En conséquence, elle l’interroge sur les mesures qu’elle pourrait prendre afin de faciliter la réimplantation de cette association, dont l’utilité pour la 3e circonscription du Nord et alentours est incontestable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5480</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2178</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Saint-Pasteur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Encadrement des clubs UNESCO en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5480. — 1 avril 2025. — M. Sébastien Saint-Pasteur interroge Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la conciliation entre la réglementation de l’UNESCO en matière d’accréditation des clubs UNESCO et le cadre législatif français relatif à la liberté associative. La réglementation de l’UNESCO de 2017 impose un contrôle renforcé des clubs UNESCO par la Commission nationale française pour l’UNESCO (CNFU). Cette dernière dispose d’un pouvoir de supervision sur l’accréditation et le renouvellement des associations affiliées à l’UNESCO, tout en imposant des restrictions sur l’utilisation du nom et du logo de l’organisation. Toutefois, ce cadre semble entrer en contradiction avec la loi du 1er juillet 1901, qui garantit la liberté d’association en France. En effet, la CNFU, qui exerce un rôle de contrôle, est elle-même constituée sous le régime de la loi de 1901, ce qui crée une ambiguïté quant à la légitimité d’une association privée à exercer une mission qui relève habituellement des prérogatives de l’État. Cette situation engendre des risques de conflits d’intérêts et de manque de transparence dans l’attribution des accréditations et des subventions aux clubs UNESCO. Par ailleurs, l’absence de cadre juridique clair sur le rôle du « point focal », en charge des relations avec ces clubs, renforce ces préoccupations. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage afin de garantir que l’application du cadre réglementaire de l’UNESCO respecte pleinement la liberté associative en France et ainsi assurer une gouvernance plus transparente et équitable des clubs UNESCO.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5546</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2178</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Brard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Apprentissage de la natation par les élèves au cours de leur scolarité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5546. — 1 avril 2025. — M. Jean-Michel Brard appelle l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’apprentissage de la natation par les élèves au cours de leur scolarité. L’acquisition par tous les enfants du savoir-nager en sécurité est un objectif que tout le monde s’accorde à reconnaître comme prioritaire, non seulement dans le cadre de la prévention des accidents de la vie courante chez les moins de 15 ans mais également pour tous les adultes en devenir. Cet apprentissage est prévu dans le cadre des programmes scolaires dès le cycle 2. Or, dans les faits, de nombreux enfants ne bénéficient pas d’un enseignement à la natation comme ils le devraient. Dans certaines communes dépourvues de piscines, l’éloignement des équipements, le coût du transport et les problèmes logistiques compliquent fortement l’organisation de cours de natation. À cela s’ajoute une pénurie de maîtres-nageurs-sauveteurs, qui augmente encore les difficultés. Dans certains départements, des parents d’élèves ont dénoncé le fait que leurs enfants, scolarisés en zone rurale, n’aient jamais eu de cours de natation durant tout leur cursus en primaire. D’autres ont signalé le trop peu de cours effectués en raison de séries d’empêchement (piscines en travaux, piscines fermées, absences de personnel d’encadrement, difficultés à recruter etc.) Or ces absences ou ces insuffisances de cours peuvent avoir à terme des conséquences graves. Comment ne pas mettre en lien, d’une certaine façon, ces manquements depuis très longtemps - sans parler des années covid - avec l’augmentation des noyades ? L’été dernier, en effet, entre le 16 juillet et le 15 août 2024, 576 noyades ont été recensées en France soit une hausse de 41 % par rapport à la même période en 2023, sans doute en raison de conditions favorables à la baignade, selon Santé publique France. Pour ces deux quinzaines, on a dénombré 146 noyades suivies de décès en 2024 contre 109 en 2023 (+34 %). Ne faut-il pas s’interroger plus profondément sur les raisons de ces noyades chez les enfants et chez les adultes ? Certes, beaucoup sont le fait d’inattentions, de prises de risques non calculés, d’absences de surveillance. Néanmoins, les conditions d’apprentissage dès le primaire pour l’ensemble des élèves en France ne sont pas remplies et beaucoup trop d’enfants échappent à ces cours. Aussi, il lui demande quelles mesures sont envisagées pour que les programmes scolaires soient pleinement respectés et que la totalité des enfants puissent apprendre à nager et à bien nager.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5644</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2178</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Graziella Melchior</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Lutte contre le racisme et les violences dans le football amateur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5644. — 1 avril 2025. — Mme Graziella Melchior attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la recrudescence des violences et des comportements racistes constatés lors de rencontres de football amateur. Récemment, au cours d’un match opposant deux clubs du département du Finistère, des supporters ont été la cible d’agressions verbales et physiques, incluant des cris d’animaux et des insultes à caractère raciste. Ces comportements, qui n’ont leur place ni dans le sport ni dans la société, sont d’autant plus préoccupants qu’ils semblent avoir été minimisés par certains acteurs locaux. Le sport amateur constitue pourtant un formidable vecteur d’intégration, d’apprentissage des valeurs de respect et de tolérance et de cohésion sociale. Toutefois, ces principes sont fragilisés lorsque des actes violents et discriminatoires surviennent sans qu’une réponse claire et ferme ne soit apportée. Il est essentiel que les clubs puissent bénéficier d’un cadre réglementaire renforcé et d’un soutien accru des instances sportives pour lutter efficacement contre ces comportements inacceptables. Mme la dépuéte souhaite donc savoir quelles mesures concrètes Mme la ministre entend mettre en place pour garantir une meilleure prévention et une répression efficace des actes de violence et de racisme dans le football amateur. Elle l’interroge également sur la possibilité de renforcer l’obligation des clubs à sensibiliser leurs licenciés et supporters aux valeurs de respect et de lutte contre toute forme de discrimination. Enfin, elle souhaite savoir si des dispositifs de signalement et de suivi des incidents peuvent être améliorés afin d’assurer une prise en charge rapide et systématique de ces situations, notamment en facilitant les procédures disciplinaires et judiciaires lorsqu’elles s’avèrent nécessaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5447</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2179</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Engrand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Cartographie des zones humides du boulonnais
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5447. — 1 avril 2025. — Mme Christine Engrand attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la délimitation des zones humides. Le projet de révision de la cartographie nationale administrative des zones humides, élaboré par ses services ministériels, fait évoluer drastiquement la surface des zones humides dans la région Hauts-de-France et en particulier dans le Boulonnais. Ainsi, en 2013, dans le schéma d’aménagement et de gestion de l’eau (SAGE) du bassin du Boulonnais, l’on recensait 1 656,73 hectares de zones humides agricoles. Avec la nouvelle cartographie proposée, ces chiffres tripleraient à 5 000 hectares de zones humides agricoles pour un total de 9 978 hectares de zones humides agricoles et non agricoles, ce qui pose de nombreuses questions quant à la pérennité des activités agricoles sur les terres concernées. En effet, une parcelle qualifiée en zone humide ne pourrait plus être drainée. Or de très nombreuses terres du boulonnais sont drainées en raison de la présence de sols argileux. C’est par exemple le cas dans la basse vallée de la Slack, où l’eau peine déjà à s’infiltrer chaque hiver. Empêcher le drainage conduirait à priver les agriculteurs du boulonnais de leurs terres une bonne partie de l’année. Dans un secteur où l’agriculture est à la peine et où les meilleures terres sont situées près des cours d’eau, l’interdiction du drainage des parcelles agricoles considérées en zone humide serait perçue comme un véritable cataclysme. D’autant plus que ce zonage génère de nombreuses insécurités juridiques. Il n’est garanti nulle part que l’exploitation des zones humides agricoles le sera dans les mêmes conditions demain. Ainsi, l’article L. 211-12 du code de l’environnement prévoit que, dans certaines zones humides, le préfet peut obliger les exploitants à s’abstenir de tout acte de nature à nuire à la nature et au rôle ainsi qu’à l’entretien et à la conservation de la zone humide. Les pratiques agricoles sur ces terrains pourraient donc être contraintes davantage, par exemple en ce qui concerne l’épandage. En outre, certaines exploitations se retrouvent presque entièrement en zone humide dans la nouvelle cartographie. Dans ce secteur où les exploitants sont en majorité des éleveurs, l’extension des immobilisations corporelles est parfois une nécessité pour faire évoluer l’activité. Avec ce nouveau zonage, les agriculteurs craignent de ne plus pouvoir construire, ce qui obèrerait inévitablement leurs perspectives d’avenir. En cela, elle lui demande quelles dispositions elle entend prendre pour pallier ces différentes problématiques et rassurer les agriculteurs du boulonnais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5452</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2179</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Impact de la réforme des redevances de l’eau sur l’agriculture maralpine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5452. — 1 avril 2025. — Mme Michèle Tabarot attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les conséquences particulièrement préoccupantes de la réforme des redevances de l’eau sur l’agriculture dans les Alpes-maritimes. Cette réforme, issue de la loi de finances pour 2024, a instauré depuis le 1er janvier 2025 une nouvelle redevance de 0,43 euro HT par mètre cube sur la consommation d’eau potable, conformément à la délibération n° 2024-25 du conseil d’administration de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse. Applicable à l’ensemble des usagers, cette mesure touche de plein fouet les exploitations agricoles maralpines, dont plus de 80 % dépendent du réseau d’eau potable, en raison de l’absence d’un réseau agricole alternatif. Ces exploitations, qui bénéficiaient jusqu’à présent d’un tarif spécifique dit « agricole », voient aujourd’hui leurs redevances multipliées par dix. Dans certains cas, ces prélèvements représentent désormais plus de la moitié du montant total des factures d’eau. À ce jour, plus de 800 exploitations sont concernées dans le département. Ce surcoût met en péril l’équilibre économique des exploitations agricoles, aggrave les risques de cessations d’activité et constitue un frein majeur à l’installation de nouveaux agriculteurs, en particulier dans les zones périurbaines. Face à cette situation d’extrême gravité, elle l’interroge sur les solutions que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour accompagner ces exploitations et réduire leur dépendance structurelle à l’eau potable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5453</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2180</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Importation de végétaux contaminés aux pesticides
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5453. — 1 avril 2025. — M. Serge Muller interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’importation de végétaux contaminés par des pesticides parfois interdits au sein de l’Union européenne. En effet, suite à une enquête révélée par l’association « UFC-Que Choisir », il est mis en avant une situation d’une préoccupation extrême. Suite à de nombreuses analyses menées notamment sur des bouquets de roses, il est révélé que 100 % des fleurs testées sont contaminées. L’association ajoute qu’ils ont retrouvé jusqu’à 46 résidus de pesticides différents sur un même bouquet. Il est important de souligner que certains résidus peuvent provoquer des cancers ou sont catégorisés comme étant des perturbateurs endocriniens. L’enquête révèle également que la réglementation française est au mieux insuffisante, au pire défaillante quant à la présence de résidus de pesticides sur les fleurs coupées (80 % de ces fleurs sont importées). Dans ce contexte, il est essentiel de renforcer les contrôles visant les végétaux importés afin, d’une part, de limiter l’importation de produits ne respectant pas le cahier des charges national et, d’autre part, de préserver la santé des professionnels manipulant ces végétaux. Par conséquent, afin de préserver la santé humaine ainsi qu’une concurrence loyale, il lui demande quelles mesures elle va mettre en place pour éviter ce type de situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5468</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2180</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Jumeau numérique de la France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5468. — 1 avril 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le projet de « jumeau numérique de la France », initié en mai 2024 par le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires. Cet outil est conçu comme une réplique numérique fidèle du territoire national permettant de suivre et d’anticiper les effets de divers facteurs sur cette réalité, grâce à des modèles de simulation et de prévision. Ce projet constitue un atout majeur pour l’aménagement du territoire et la simulation des effets du dérèglement climatique. Le Royaume-Uni a déjà ouvert la voie depuis 2020, avec son programme innovant de « jumeau numérique national » ( National Digital Twin Programme ). Ce programme a démontré son efficacité à travers des applications concrètes : la modélisation complète du réseau électrique de l’île de Wight pour en améliorer l’efficience, la reproduction topographique pour anticiper les catastrophes climatiques, ainsi que l’évaluation de l’éligibilité des ménages aux aides à la rénovation énergétique en exploitant des données publiques. Dans ce contexte, le projet français, piloté conjointement par l’IGN, le Cerema et l’Inria, suscite de grandes attentes. Ainsi, il souhaite savoir si cet outil stratégique, capable d’optimiser l’efficacité des politiques publiques dans un contexte marqué par des défis croissants, complexes et protéiformes est toujours une priorité du Gouvernement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5469</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2180</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>État d’avancement de la mise en application de la loi no 2021‑1539 du 30/11/2021</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5469. — 1 avril 2025. — M. Vincent Ledoux demande à Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche de bien vouloir lui faire connaître l’état d’avancement de la mise en application de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et à renforcer le lien entre les animaux et les humains et plus particulièrement sur le volet relatif aux animaux captifs sauvages. À la connaissance de M. le député, la liste positive des animaux non domestiques autorisés à être détenus par les particuliers et dans les élevages d’agrément prévue à l’article 14 n’est toujours pas publiée. Cette liste doit recenser les espèces dont la détention ne pose pas de problème au regard de critères à définir, tels que le bien-être animal, le statut de conservation de l’espèce, sa dangerosité ainsi que les risques pour l’environnement et la santé publique. Or des saisies régulières de servals ou encore des errances sur la voie publique de serpents continuent de faire l’actualité. Concernant les cirques itinérants, M. le député salue les efforts de son ministère pour anticiper l’interdiction de 2028 en créant des places en structures d’accueil via les appels à manifestation d’intérêt de 2022 et 2023. Toutefois, ces efforts seront vains si la reproduction des animaux ne cesse pas immédiatement. En effet, bien qu’interdite depuis le 1er décembre 2023, cette pratique perdure faute de décret d’application. Plusieurs signalements de naissances de félins en 2024 montrent que l’insémination a eu lieu après la date limite, soulevant de sérieux risques de trafic d’espèces protégées. Le nombre de places créées dans les refuges et sanctuaires reste par ailleurs insuffisant pour accueillir tous les animaux concernés, qu’ils proviennent des cirques, des montreurs d’ours ou de loups. Leur avenir demeure donc incertain. Par ailleurs, la volonté politique d’accompagner les professionnels du cirque dans cette transition, notamment via une enveloppe de 35 millions d’euros, est louable. Mais les coupes budgétaires font craindre que ces fonds ne soient pas effectivement alloués dans les prochaines semaines, mettant en péril tout le processus de mise en œuvre de la loi. Il semble donc essentiel à M. le député que le Gouvernement réaffirme son engagement en garantissant les financements prévus et en mettant en place un calendrier précis pour leur déploiement. Sans ces moyens, la transition des cirques vers des spectacles sans animaux sauvages sera compromise, au détriment des professionnels engagés dans cette évolution et du bien être animal. De nombreux circassiens ont d’ores et déjà entrepris cette transition et travaillent activement avec les associations de protection animale pour assurer le placement des animaux en structures d’accueil adaptées. Il serait regrettable que leur démarche soit freinée par un manque de moyens, alors même qu’ils s’efforcent de se conformer aux objectifs de la loi. Dans cette optique, M. le député demande instamment à Mme la ministre de sécuriser le budget alloué à cette transition et de renforcer le suivi de son exécution afin d’assurer une application juste et efficace de la loi. Aussi, il souhaite connaître les mesures qu’elle envisage de prendre pour assurer l’application stricte de cette loi, accélérer les dispositifs nécessaires à son respect et renforcer les moyens des services de contrôle pour que les infractions fassent l’objet de sanctions exemplaires afin que la maltraitance animale ne soit plus tolérée sur le territoire français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5471</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2181</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Lechanteux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Orques de Marineland : quel sanctuaire pour les accueillir ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5471. — 1 avril 2025. — Mme Julie Lechanteux attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’application de la loi dite Dombreval, visant à lutter contre la maltraitance animale et à conforter le lien entre les animaux et les hommes. Avec la fermeture définitive de Marineland, le 5 janvier 2025, en partie expliquée par l’interdiction de la captivité des cétacés prévue à l’horizon 2026, le sort de deux orques, Wikie et Keijo, est à présent plongé dans l’incertitude. Le Gouvernement peine à trouver une solution de relocalisation convenable pour ces deux mammifères, capable de garantir leur bien-être et le respect de leurs conditions de vie. Toutefois, Mme la ministre a indiqué, le 18 mars 2025, que le sanctuaire de Tarente, en Italie, serait prêt à les accueillir dignement. Malgré la pleine coopération des autorités italiennes, ce transfert ne pourrait avoir lieu avant l’année prochaine. Sachant que les soignants de Marineland quitteront le site à partir du 15 avril 2025, les deux cétacés seront dépourvus de soins, ne seront plus nourris et risquent d’être exposés à des avaries dans leurs bassins dégradés. Dès lors, l’évolution de la situation est particulièrement inquiétante, puisqu’elle révèle avant tout une impréparation flagrante du Gouvernement dans la relocalisation des espèces concernées par la loi Dombreval. Depuis sa promulgation en 2021, la recherche de solutions durables pour ces animaux aurait dû être une priorité absolue, afin que cette loi, visant à lutter contre la maltraitance animale, ne soit pas vidée de son sens. Le fiasco de la fermeture de Marineland et du sort de ses deux orques ne donne pas raison d’être optimiste pour l’échéance de 2028 concernant les animaux sauvages en captivité dans les cirques itinérants. Par conséquent, elle lui demande quelles mesures sont prévues par le Gouvernement pour accompagner l’application de cette loi et sauvegarder la dignité des animaux concernés, comment le Gouvernement compte agir face à l’urgence de trouver un sanctuaire pour Wikie et Keijo et si la France est dotée ou si elle prévoit de se doter, d’ici 2028, des infrastructures nécessaires pour recueillir les animaux encore captifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5472</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2181</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Delogu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Publication des décrets de la loi 2021‑1539 contre la maltraitance animale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5472. — 1 avril 2025. — M. Sébastien Delogu appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’application de la loi contre la maltraitance animale et plus particulièrement sur le sujet des cirques avec animaux non domestiques. Dans le cadre de la loi n° 2021-1539 contre la maltraitance animale, l’interdiction de la reproduction et de l’acquisition d’animaux d’espèces non domestiques en vue d’être présentés au public dans les établissements itinérants est entrée en vigueur le 30 novembre 2023. Ainsi, depuis cette date, aucun nouvel animal sauvage n’est censé voir le jour dans un cirque itinérant. Pourtant, à ce jour, aucun décret d’application de cette mesure n’a été publié par le ministère de la transition écologique, notamment en ce qui concerne les sanctions encourues en cas de transgression de cette interdiction. Ainsi, l’association Code Animal s’est rendu compte que, durant l’année 2024, un cirque avait réalisé trois portées avec trois lionnes différentes. Au total, ce sont donc neuf lionceaux qui ont vu le jour en mai, juillet et août, dans le but d’être vendus à un parc en Italie. Selon la gendarmerie, la vente d’un lionceau rapporterait à son propriétaire environ 15 000 euros. Par ailleurs, Code Animal a formellement identifié trois autres cirques se livrant à des pratiques similaires, avec la naissance d’un lionceau et de cinq tigreaux en 2024. Elle soupçonne également trois autres cirques de transgresser cette interdiction. Il appelle donc le Gouvernement à la vigilance et souhaite connaître la date de publication du décret sur les sanctions relatives à la reproduction dans les cirques itinérants, afin de mettre enfin un terme au trafic d’animaux d’espèces non domestiques dans les cirques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5506</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2182</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Taché de la Pagerie</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Non à la nouvelle taxe sur les emballages
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5506. — 1 avril 2025. — M. Emmanuel Taché de la Pagerie interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la mise en place de la nouvelle taxe sur les emballages, entrée en vigueur le 1er janvier 2025. Cette taxe, visant à encourager l’utilisation d’emballages réutilisables et à réduire les déchets, impose une contribution pour chaque passage en caisse. Bien que cette somme puisse sembler dérisoire individuellement, elle représente plusieurs milliers d’euros de charges annuelles pour certains professionnels, notamment les artisans boulangers, fromagers et bouchers. Pour les boulangers, chaque passage en caisse engendre un coût supplémentaire de 0,0079 euro hors taxe. Pour les fromagers-crémiers, ce coût est de 0,0216 euro hors taxe par passage en caisse et pour les bouchers-charcutiers-traiteurs, il s’élève à 0,0223 euro hors taxe. M. le député souhaite attirer l’attention sur les conséquences économiques de cette nouvelle taxe pour les artisans boulangers, fromagers-crémiers et bouchers-charcutiers-traiteurs, déjà confrontés à des hausses de prix sur l’énergie, l’inflation et l’augmentation des matières premières. Certains professionnels envisagent de répercuter cette contribution sur le prix des produits, augmentant ainsi le coût des baguettes, des produits laitiers et des viandes pour les consommateurs. M. le député demande donc à Mme la ministre quelles mesures sont prévues pour soutenir les petits commerces de bouche face à cette nouvelle charge financière. Il souhaite également savoir si des consultations ont été menées avec les professionnels concernés avant la mise en place de cette taxe et quelles solutions sont offertes à ces professionnels pour qu’ils n’utilisent plus d’emballages à usage unique malgré la particularité de leur travail et sans que cela n’ait d’impact négatif sur leurs finances.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5513</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2182</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Pollution des plans d’eau en Île-de-France et notamment du lac de Créteil
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5513. — 1 avril 2025. — Mme Clémence Guetté attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la pollution des plans d’eau en Île-de-France et notamment du lac de Créteil. Tous les étés, de fortes pollutions sont constatées dans le lac de Créteil, notamment aux cyanobactéries, toxiques pour l’homme. Elles rendent la baignade impossible dans le lac et limitent les activités nautiques durant la période estivale depuis plusieurs années. Les cyanobactéries sont considérées comme une menace sanitaire par l’Agence régionale de santé (ARS) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Elles prolifèrent à cause de conditions environnementales particulières, des épisodes de chaleur successifs d’une année à l’autre. Cependant, il est à noter que ce sont les intrants, c’est-à-dire le phosphore et l’azote provenant de l’activité humaine, qui les nourrissent, amplifiés par la sécheresse des cours d’eau, qui favorisent la stagnation, comme le précise Cécile Bernard, directrice de la recherche au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN). Le collectif du lac de Créteil alerte depuis plusieurs années sur la situation et préconise de prendre des dispositions drastiques à la source du problème pour réduire l’alimentation du lac en corps étrangers et polluants. Les réglementations déjà existantes (notamment celles relatives à la loi Lema du 30 décembre 2006) sont loin d’être respectées. En outre, le parc interdépartemental des sports du Val-de-Marne, situé entre Créteil et Choisy-le-Roi, est également sujet à cette prolifération de cyanobactéries. Cela a entraîné l’interdiction de la pratique du triathlon et l’impossibilité d’en faire un site utilisable lors des JO de 2024. Les conséquences sanitaires et environnementales de ces cyanobactéries ont des conséquences concrètes sur le quotidien des riverains et des très nombreux usagers et de la biodiversité de ce lieu remarquable. Ils et elles doivent redoubler de vigilance aux abords des plans d’eau pour éviter tout contact et même limiter leurs pratiques, comme la pêche et les activités nautiques. Cette eau ne peut par ailleurs pas être utilisée par les professionnels alors qu’elle permettrait d’économiser de l’eau potable pour l’entretien des parcs et jardins. La mairie de Créteil, en partenariat avec l’établissement publics territorial Grand Paris Sud-Est Avenir, a annoncé un projet local « Lac 2027 » visant à l’assainissement et au développement de la biodiversité sur le lac de Créteil. Pour assurer la bonne réalisation de ces objectifs et de la gestion plus large des plans d’eau sur l’ensemble de la zone de biodiversité s’étendant au parc interdépartemental et jusqu’à Villeneuve-le-Roi, il est nécessaire d’intégrer cet espace aux schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) déjà existants et de lui faire bénéficier de plans de gestion globaux. Il est essentiel de développer et de coordonner la protection de ces zones et particulièrement du lac de Créteil, un des rares milieux humides dans le cadre urbain dense de la région parisienne, qui offre un potentiel cadre de vie et d’activité exceptionnel aux foyers précaires du Val-de-Marne, qui héberge des espèces protégées et est donc un élément essentiel des trames vertes et bleues du schéma régional de cohérence écologique d’Île-de-France (SRCE). Elle l’interroge donc sur la possibilité de renforcer à l’échelle nationale les mesures pour endiguer à la source le problème de pollution des plans et cours d’eau et demande l’intégration de ces zones non couvertes dans des plans de gestion régionaux et nationaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5524</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2183</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Modalités de calcul de l’abonnement en eau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5524. — 1 avril 2025. — Mme Delphine Lingemann appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les modalités de calcul du plafond de la part de la facture d’eau non proportionnelle au volume d’eau consommé. L’évolution de la disponibilité de la ressource en eau et le maintien des débits minimaux nécessaires pour la sauvegarde des milieux aquatiques sont autant d’enjeux auxquels les services d’eau doivent aujourd’hui faire face. L’arrêté du 6 août 2007 relatif à la définition des modalités de calcul du plafond de la facture d’eau non proportionnelle au volume d’eau consommé a été pris en application de l’article 57 de la loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques (art. L. 2224-12-4 du code général des collectivités territoriales). Le principe de plafonnement de la part fixe de la facture d’eau induit par cet article correspond à la transposition en droit français de l’article 9 de la directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau. Cette directive demande aux États membres de veiller, d’ici à 2010, à ce que la politique de tarification de l’eau incite les usagers à utiliser les ressources de façon efficace. La loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006 a créé un cadre réglementaire afin de limiter la part fixe dans la tarification du service de l’eau (article L. 2224-12-4 du CGCT). Les montants des abonnements domestiques pour les services d’eau potable d’une part et les services d’assainissement d’autre part, doivent ainsi respecter un plafond et ne pas excéder 30 % du montant (hors taxes et redevances aux agence de l’eau) d’une facture 120 m3. Ce pourcentage est ramené à 40 % dans le cas de services ruraux depuis le 1er janvier 2010. Cette méthodologie de calcul basée sur une consommation moyenne de 120 m³ d’eau par an apparaît comme pénalisante pour les abonnés dont la consommation est en-deçà de ce volume. Ce système n’est donc pas vertueux pour les personnes qui agissent au mieux pour l’environnement en économisant au maximum les ressources en eau et pour les foyers modestes. Dans un souci de préservation de l’environnement et d’équité par rapport aux abonnés, elle demande de revoir l’arrêté du 6 août 2007 afin que le calcul du plafond puisse être plus favorable aux consommateurs les plus économes en eau. Par ailleurs, l’application de cette règle de calcul par appartement et non pas par compteur pour les logements collectifs avec un compteur unique semble en contradiction avec les responsabilités des fournisseurs d’eau et pénalise, par définition, les foyers les plus modestes résidant au sein de ces résidences. En effet, la responsabilité des fournisseurs s’arrête au compteur et, en cas d’incident, la prise en charge financière des travaux situés entre le compteur et le foyer reste à la charge du propriétaire individuel ou collectif. Aussi, dans les logements collectifs, si la responsabilité du fournisseur s’arrête au compteur collectif, il semble incohérent de pouvoir ouvrir un abonnement par appartement ou si c’est le cas, la responsabilité du fournisseur devrait alors couvrir le réseau jusqu’au point de distribution et non pas jusqu’au compteur. Afin d’assurer une vraie équité entre les abonnés, elle lui demande si le calcul de l’abonnement pour les propriétaires concernés par un compteur collectif ne devrait pas suivre une règle particulière prenant en compte, par exemple, le nombre de raccordements d’appartements avec une pondération des frais fixes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5533</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2183</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Augmentation des feux de batteries
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5533. — 1 avril 2025. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’inquiétude qui grandit dans le pays sur l’augmentation du nombre de feux de batteries dans un moment ou le recours à l’électricité est promu par les pouvoirs publics. Il lui demande la position du Gouvernement sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5537</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2184</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Moulliere</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>MaPrimeRénov’et les aides attribuées à l’isolation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5537. — 1 avril 2025. — M. Jean Moulliere attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la répartition des aides attribuées dans le cadre de MaPrimeRénov’. Ce dispositif finance les travaux de chauffage à hauteur de 77 %, tandis que ceux relatifs à l’isolation ne représentent que 16 % des aides accordées. Ce déséquilibre soulève une problématique majeure en matière d’efficacité énergétique. En effet, installer un système de chauffage performant sans une isolation préalable adéquate engendre des dépenses énergétiques inutiles et réduit l’efficacité des équipements mis en place. Aussi, M. le député et les acteurs spécialisés dans la rénovation durable de l’habitat estiment essentiel d’encourager davantage les travaux d’isolation, notamment via MaPrimeRénov’. Il souhaite donc savoir s’il serait envisageable de réorienter les aides afin d’équilibrer le soutien apporté à l’isolation et au remplacement des systèmes de chauffage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5538</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2184</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie-Laurence Roy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Moratoire sur les installations d’éoliennes dans l’Yonne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5538. — 1 avril 2025. — Mme Sophie-Laurence Roy attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les préoccupations croissantes des habitants de l’Yonne face à la multiplication des projets éoliens, souvent perçus comme une contrainte plus que comme un atout pour les territoires ruraux. Il y a quinze ans, ces installations étaient accueillies comme un signe de modernité et une source de recettes fiscales pour les communes. Aujourd’hui, les retours du terrain sont bien plus critiques. Dernier projet en date, celui des communes d’Aisy-sur-Armançon, Cry et Nuits prévoit l’implantation de 18 éoliennes de 241 mètres, soit 18 éoliennes de plus des deux tiers de la hauteur de la tour Eiffel, les plus hautes de France, en plein massif forestier, dans un couloir migratoire majeur pour l’avifaune et à proximité de sites patrimoniaux remarquables tels le château d’Ancy-le-Franc, merveille de la Renaissance. D’ailleurs, la mission régionale d’autorité environnementale de Bourgogne-Franche-Comté a relevé de nombreuses insuffisances dans l’étude d’impact : atteinte avérée à la biodiversité, notamment pour la cigogne noire et les chauves-souris, les grenouilles à pattes rouges, défrichement de près de 30 hectares de forêt, risques de pollution des nappes phréatiques dans un contexte karstique et absence d’une véritable analyse des alternatives. Au-delà de ce cas précis, c’est l’ensemble de la politique éolienne qui interroge. Alors que la France bénéficie d’une énergie largement décarbonée grâce au nucléaire, l’implantation massive d’éoliennes intermittentes conduit nécessairement à un recours accru aux énergies fossiles en période de faibles vents et donc de faible production, compromettant ainsi la sûreté du circuit de transport de l’électricité. Par ailleurs, ces projets sont souvent synonymes de nuisances (bruit, ombres portées, dégradation du cadre de vie) pour les territoires ruraux, sans aucun bénéfice direct pour leurs habitants puisque l’électricité produite ne leur profite pas, ni en baisse de coût ni même en électricité verte. Aussi, elle souhaite savoir pourquoi le Gouvernement n’envisage pas une révision des critères d’implantation des parcs éoliens afin de mieux assurer une véritable efficacité énergétique nationale décarbonée tout en préservant le patrimoine naturel et construit. Elle lui demande également quand elle va décréter un moratoire sur l’implantation de nouvelles éoliennes dans l’Yonne, au regard de leur nombre déjà trop important et des nombreux impacts négatifs identifiés sur ce territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5540</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2184</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Possibles restrictions du chauffage au bois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5540. — 1 avril 2025. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’incompréhension qui se propage dans de nombreuses communes du pays quant aux possibles restrictions du recours au chauffage au bois. Il lui demande la position du Gouvernement sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5620</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2184</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Taché</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Politique face à l’urgence du désamiantage en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5620. — 1 avril 2025. — M. Aurélien Taché interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la politique qu’elle souhaite mener pour répondre à l’urgence du désamiantage en France. Dans un silence quasi général, dix citoyens meurent chaque jour du fait d’une exposition à l’amiante. Ils sont 3 000 à 5 000 morts chaque année, faisant de l’amiante une des priorités sanitaires du pays. L’amiante pourrait être responsable de 70 000 à 100 000 décès entre 2009 et 2050. Ce matériau engendre divers cancers du poumon, du larynx, des ovaires, de la plèvre, etc. parfois des décennies après l’exposition. 28 ans après son interdiction en France, ce ne sont pas moins de 200 000 tonnes d’amiante friable (flocage, calorifugeage) et 20 millions de tonnes d’amiante lié (fibrociment, dalles de sol, tuyaux d’évacuation, etc.) qui sont encore présentes dans toutes les communes de France (écoles, hôpitaux, immeubles, bâtiments agricoles, bâtiments publics ou privé, etc.). Le rapport du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) estime entre 400 000 et plus de 900 000 tonnes la masse annuelle des déchets amiantés. Le caractère imprévisible de la contamination à l’amiante en fait une bombe à retardement sanitaire pour l’ensemble des Français qui sont confrontés à la présence d’amiante. La question du désamiantage est centrale et M. le député s’étonne qu’elle ne soit pas prise en charge comme une priorité nationale. Et pour cause. Il existe dans le pays des millions de bâtiments contaminés (dalles de sol, colles, plâtre, mastic, isolation, calorifugeage) dont les usagers sont en danger, des millions de toitures en fibrociment à base d’amiante qui diffusent le risque, lors d’évènements climatiques violents (grêle, tempête) ou d’accidents (incendies), et bien d’autres lieux contaminés (hôpitaux, usines, centrales nucléaires, etc.). Les pompiers intervenant dans des incendies sur des édifices amiantés ne sont pas protégés. La dispersion des fibres lors d’incendie met en danger la vie des habitants, parfois même à grande échelle comme ce fut le cas lors de l’incendie du bâtiment de l’usine Lubrizol à Rouen : 9 000 m2 de toiture partis en fumée et des fibres d’amiante retrouvées par des riverains à plusieurs kilomètres à la ronde. L’article L. 1334-16-2 du code de la santé publique dispose que « Si la population est exposée à des fibres d’amiante résultant d’une activité humaine, le représentant de l’État dans le département peut, en cas de danger grave pour la santé, ordonner, dans des délais qu’il fixe, la mise en œuvre des mesures propres à évaluer et à faire cesser l’exposition ». Or ce genre d’incident peut se produire partout sur le territoire national, dans la mesure où près de la moitié des dossiers techniques amiantes (DTA) ne sont pas à jour dans les établissements scolaires, mais aussi dans la mesure où une partie de la population ignore souvent la présence d’amiante ou manque d’informations sur les consignes à suivre en cas de présence d’amiante. En conséquence, le réflexe de signaler une pollution à l’amiante est rare. Il faut également ajouter à cela le coût exorbitant du désamiantage qui pousse certains particuliers à le faire par leurs propres moyens, sans précaution pour leur santé et leur environnement et peut mener à des évacuations vers des décharges sauvages. M. le député souhaite savoir quelles sont les actions des préfectures visant à repérer les cas de contamination susmentionnés et à accompagner les particuliers dans les travaux de désamiantage. La préfecture de Paris a mis en place, en 2022, une « cellule amiante » afin de veiller au respect de la réglementation amiante notamment en ce qui concerne les diagnostics amiante prévus pour les immeubles, les espace accueillant du public et les particuliers mais également pour recueillir les signalements. Le représentant de l’État dans le département a en effet un rôle de contrôle et de sanction vis-à-vis du risque d’inhalation d’amiante dans des bâtiments. Afin que ce rôle soit rempli sur le territoire national, M. le député souhaite connaître la volonté du Gouvernement de contrôler l’effectivité de cette démarche et de généraliser ce dispositif « cellule amiante ». Si ce n’est pas le cas, il souhaite savoir comment le Gouvernement compte garantir l’effectivité du contrôle des diagnostics et des travaux à réaliser. En 2023, le documentaire « Vert de rage » diffusé par France 5 a révélé que parmi les écoles ayant répondu à une enquête, 5 507 contenaient encore des matériaux amiantés, représentant près de 709 000 élèves potentiellement exposés. Face à cette situation alarmante, les collectivités territoriales, désignées par le ministère de l’éducation nationale comme responsables, sont souvent démunies, ne disposant pas des ressources financières pour entreprendre un tel chantier. Là encore, une planification nationale manque à l’appel. Et pour cause, en 2020, après 25 ans d’existence, l’Observatoire national de la sécurité et de l’accessibilité (ONS) dans les établissements scolaires a été supprimé. Celui-ci bénéficiait d’une certaine légitimité démocratique du fait de la présence d’élus désignés par l’Assemblée nationale, du Sénat et des collectivités territoriales en son sein. En 2023, la cellule « bâti scolaire » rattachée au ministère de l’éducation nationale a fait circuler un questionnaire aux établissements scolaires publics et privés sous contrat et centralisé les réponses concernant les DTA et la présence d’amiante. Les résultats temporaires ont été présentés par le ministère à l’occasion d’un groupe d’étude amiante le 20 novembre 2025 : « Le DTA n’est présent que dans la moitié des écoles et des établissements du panel, alors qu’il est obligatoire pour chaque bâtiment dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997. 65,6 % des écoles et des établissements ayant répondu font état de la présence de matériaux amiantés. Cette enquête a révélé aussi que les contrôles périodiques sont très insuffisants (76 % non effectués ou non informés) alors que ce sont ces contrôles qui vont déterminer s’il y a des risques avérés ». Il lui demande quand le Gouvernement présentera les résultats à la représentation nationale de cette enquête nationale lancée en 2023 et qui n’a pour l’instant recueilli que 56 % de taux de réponse. Il lui demande s’il compte allouer aux collectivités un financement spécifique pour accélérer la réalisation des travaux de désamiantage dans les établissements scolaires. Plus généralement, il sollicite le Gouvernement sur la stratégie nationale qu’il compte mettre en œuvre face au risque sanitaire qui menace les écoles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5653</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2186</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Transport des batteries au lithium
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5653. — 1 avril 2025. — M. Matthieu Marchio attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le développement des batteries au lithium en remplacement des batteries au nickel-cadmium, notamment dans le secteur ferroviaire et en particulier dans les nouvelles rames de TER et les futurs TGV annoncés par la SNCF. Le recours à ces batteries s’inscrit dans une démarche de décarbonation du matériel roulant, permettant aux trains de circuler sans caténaire sur une distance allant jusqu’à 80 kilomètres. Cependant, ces batteries, bien que plus performantes, posent des questions essentielles en matière de sécurité, de durabilité et de recyclage. En premier lieu, plusieurs études et incidents récents ont mis en lumière les risques accrus liés aux batteries au lithium, notamment en cas de surchauffe ou de choc, pouvant conduire à des explosions aux conséquences dramatiques. Or les trains transportent des milliers de passagers chaque jour. À ce titre, il est préoccupant de constater que la communication autour du « TGV du futur » met en avant l’innovation et l’écologie sans jamais aborder explicitement les risques techniques liés aux nouvelles batteries. Le Gouvernement a-t-il mené des études approfondies sur le risque d’embrasement de ces batteries dans le cadre ferroviaire et sur les dispositifs mis en place pour garantir la sécurité des usagers et du personnel en cas d’incident ? Par ailleurs, la durée de vie annoncée de ces batteries est d’environ 10 ans, ce qui, bien que supérieur aux standards des batteries grand public, implique un renouvellement fréquent à l’échelle du parc ferroviaire. Il est actuellement prévu que 50 % des matériaux des batteries soient recyclés, avec une perspective d’amélioration d’ici 2030. Cependant, aucune garantie n’existe quant à l’impact réel de cette transition sur les ressources nécessaires à la production des batteries. L’exploitation du lithium pose déjà des problèmes écologiques majeurs, notamment en Amérique du Sud et en Chine, où les conditions d’extraction entraînent des pollutions des sols et des tensions sur l’eau potable. Le Gouvernement entend-il imposer des normes strictes en matière de traçabilité et d’impact environnemental pour s’assurer que la transition ferroviaire ne se fasse pas au prix d’un désastre écologique ? Enfin, alors que l’électrification totale du réseau ferroviaire reste un objectif difficile à atteindre, ces nouvelles technologies posent la question du choix stratégique pour l’avenir du ferroviaire en France. Ces batteries seront-elles un simple palliatif en attendant des solutions plus durables, ou bien la SNCF et l’État comptent-ils en faire l’axe principal du développement ferroviaire ? Il lui demande donc de préciser les mesures de contrôle et de sécurité mises en œuvre pour prévenir tout risque d’incident lié aux batteries au lithium, ainsi que les ambitions en matière de recyclage et de développement durable dans ce domaine. Il l’interroge également sur la cohérence de cette transition avec les impératifs de souveraineté industrielle et environnementale de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5515</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2186</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Mise en place de mesures alternatives au contrôle technique moto
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5515. — 1 avril 2025. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la mise en place du contrôle technique périodique des véhicules à moteur de deux, trois ou quatre roues de cylindrée supérieure à 125 cm3 (catégories L3e, L4e, L5e, L7e). En effet, le Conseil d’État a récemment rejeté le recours déposé par la Fédération française des motards en colère (FFMC) contre le contrôle technique des deux-roues motorisés (CT2RM). Cette décision marque une continuité dans le désaccord opposant la FFMC aux autorités sur cette mesure puisque le Conseil d’État a déjà enjoint par deux fois l’État d’appliquer la directive européenne 2014/45/UE alors que d’une part, celle-ci permet justement de déroger au CT2RM à condition d’avoir « mis en place des mesures alternatives de sécurité routière » communiquées à la Commission (article 2). D’autre part, selon une étude approfondie menée dans cinq pays européens sur les causes des accidents (rapport MAIDS : In Depth Investigation on Motorcycle Accidents ), il apparaît que moins de 0,5 % des accidents sont liés à une défaillance technique de la moto, 87 % étant imputables à une erreur humaine, soit du motard (37 %), soit d’un autre conducteur (50 %). Il faut ajouter que le conseil général des Ponts et Chaussées estimait en 2007 qu’il « est difficile d’établir une corrélation entre l’état du véhicule et la survenance des accidents » et qu’une étude de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière concluait qu’il « n’apparaît pas opportun d’étendre la mesure (le contrôle technique) aux motos ». Le Sénat indiquait même en 2012 dans un rapport Humbert que l’influence des contrôles techniques sur la diminution des accidents de motocycles n’est pas démontrée et que « les données utilisées par la Commission européenne paraissent provenir de sources ayant un intérêt dans l’adoption du texte ». Dès lors, il est parfaitement possible d’envisager la présentation d’un plan de mesures de sécurité routière spécifique aux deux-roues, comme l’a fait le Danemark ! Aussi, la FFMC a immédiatement annoncé qu’elle maintiendrait son mot d’ordre de boycott du CT2RM. Elle a également réitéré sa proposition d’alternatives visant à améliorer la formation des motards, ainsi que la sécurité et la performance environnementale des deux-roues motorisés ou encore l’équipement du réseau routier. La fédération a insisté sur le fait que ces mesures seraient plus efficaces pour garantir la sécurité des motards et réduire l’impact environnemental des deux-roues motorisés que l’instauration d’un contrôle technique. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement a ou non l’intention d’entendre les Français passionnés de moto en les exemptant de contrôle technique par la mise en place de réelles mesures alternatives comme l’autorise la directive.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5516</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2187</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Belouassa-Cherifi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Suppression du bonus vélo
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5516. — 1 avril 2025. — Mme Anaïs Belouassa-Cherifi appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les conséquences de la suppression du bonus vélo entrée en vigueur le 15 février 2025. Pourtant, le bonus vélo constituait une aide essentielle pour l’accès à une mobilité durable et inclusive, notamment pour les vélos électriques et les vélos adaptés. Un décret de février 2024 devait pérenniser ce dispositif d’aides à l’achat d’un vélo, électrique ou non, d’occasion ou neuf, jusqu’en 2027. Cette suppression pénalise les ménages aux revenus modestes, alors que selon l’Observatoire des mobilités actives, en 2022, 47 % des bénéficiaires du bonus vélo électrique disposaient d’un revenu inférieur à 1 500 euros par mois. Des travailleurs précaires, notamment les livreurs à vélo, étaient également bénéficiaires de cette aide pour exercer leur activité. Ce dispositif était également essentiel pour les personnes en situation de handicap qui doivent souvent recourir à des vélos spécifiques, dont le coût peut atteindre plusieurs milliers d’euros. L’absence de soutien financier risque de les priver d’un moyen de déplacement autonome, renforçant ainsi leur isolement, alors que les transports en commun restent par ailleurs largement inadaptés et exclusifs. L’arrêt d’une subvention aux mobilités douces utile aux plus précaires et aux personnes en situation de handicap est inquiétant dans un contexte d’urgence climatique. Il contrevient aux engagements indispensables en faveur d’une mobilité durable et inclusive. Aussi, elle lui demande quand sera rétablie ce bonus vélo ou si de nouvelles mesures sont prévues par le Gouvernement pour pallier les inégalités d’accès à la mobilité et s’assurer que les publics les plus vulnérables ne soient pas laissés de côté par cette décision.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5532</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2187</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Affichage des tarifs sur les bornes de recharge des voitures électriques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5532. — 1 avril 2025. — M. Paul Christophe appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les tarifs appliqués aux recharges des voitures électriques. Afin d’améliorer l’information aux consommateurs et de s’aligner sur les règles mises en place dans les stations-services, l’usage de panneaux ou d’étiquettes sur les bornes annonçant les prix des recharges semble nécessaire. Ce manque de transparence ne permet pas un plein développement des voitures électriques sur les territoires, alors même que la France souhaite accélérer sa transition écologique. Les voitures électriques et la lutte contre les énergies fossiles en constituent un élément essentiel par la diversification des modes de production d’énergie qu’elles supposent. Il lui demande par conséquent quelles mesures il entend prendre pour aider au verdissement du parc automobile tout en assurant l’information aux consommateurs et l’équité entre les territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5652</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2187</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Fermeture de lignes ferroviaires en Occitanie et inégalités territoriales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5652. — 1 avril 2025. — Mme Christine Arrighi alerte M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la fermeture de lignes ferroviaires en Occitanie et ses conséquences en matière d’inégalités territoriales. En un siècle, le réseau ferré national a été divisé par deux, le plus souvent au détriment des lignes rurales. En région Occitanie, 128 kilomètres d’anciennes lignes doivent être démantelés dans les prochaines années, dont la ligne qui reliait Cahors à Capdenac. Le train est vital pour lutter contre les inégalités territoriales, les injustices sociales, la désindustrialisation et bien sûr le changement climatique. Le train est le mode de transport le plus écologique, souvent cité dans les rapports du GIEC ou ceux du Haut conseil pour le climat comme une solution majeure pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, alors que les transports en sont les premiers émetteurs. Le train c’est aussi le fret et ses débouchés économiques ou industriels. Pourtant, en 2023, l’État français n’a investi que 51 euros par personne dans le train, contre 103 euros en Italie ou 124 euros en Allemagne. Les récentes coupes budgétaires sur les collectivités territoriales menacent également de nombreux projets de réouverture de lignes. La région Occitanie a annoncé suspendre le projet de réouverture de la ligne Rodez-Séverac en Aveyron et de la ligne Limoux-Quillan dans l’Aude. D’autres projets, comme celui de la ligne Alès-Bessèges, sont reportés. La mobilisation citoyenne s’amplifie en faveur des lignes régionales et les habitants de ces territoires sont inquiets. Dans les Hautes-Pyrénées, un collectif s’est créé pour défendre la réouverture de la ligne de train entre Morcenx, Tarbes et Bagnères-de-Bigorre. Dans le Gers, des citoyens et des élus demandent la réouverture de la ligne entre Agen et Auch. Face à des dotations en baisse et à l’immobilisme de l’État sur le sujet, certains élus proposent de remplacer les voies ferrées par des « voies vertes ». C’est le cas en Aveyron où la ligne Rodez-Séverac, qui permet de relier les deux principales villes du département, pourrait disparaître. C’est également le cas dans l’Aude sur la ligne Limoux-Quillan. Ces projets seraient un non-sens écologique et économique, au détriment des habitants du territoire. Le train est un moyen de transport sûr, écologique et économique qu’aucune voie de circulation douce ne pourrait compenser. Entre une « voie verte » pour quelques touristes et un train pour les mobilités quotidiennes, il faut choisir le train. Aujourd’hui, plus que jamais, la France a besoin d’un plan Marshall en faveur du ferroviaire. Ainsi, de quels moyens le Gouvernement entend-il se doter pour soutenir la réouverture des lignes de train et le maillage territorial ? Au printemps prochain, la conférence de financement des mobilités permettra-t-elle d’apporter des réponses concrètes en matière de lignes régionales et de fret ferroviaire ? Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5654</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2188</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ersilia Soudais</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Travaux de la ligne P
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5654. — 1 avril 2025. — Mme Ersilia Soudais attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la dégradation du réseau transilien de la ligne P, qui marginalise une partie de la population. Depuis plus de dix ans, les usagers de la ligne P subissent les conséquences d’importants travaux sur le réseau de cette ligne, ayant pour causes le prolongement de la ligne E du RER (projet EOLE) et la mise en place du CDG Express. Ces travaux impactent lourdement le quotidien des usagers, particulièrement sur l’axe Paris-Château-Thierry, où les conditions de transport sont devenues inacceptables. Ces milliers d’usagers font face, sans arrêt, à des retards, des suppressions de trains et à des solutions de substitution par bus qui ne sont pas adaptées. En raison de l’ampleur des travaux, la ligne P n’est pas considérée comme une priorité par la SNCF et Île-de-France Mobilités, qui concentrent leurs efforts sur le développement d’infrastructures nouvelles au détriment d’une ligne essentielle à des dizaines de milliers d’usagers, parmi lesquels de nombreux étudiants, travailleurs aux horaires décalés et habitants de la grande couronne de l’est parisien. Cette situation génère un véritable stress quotidien pour les usagers qui doivent jongler avec des trajets allongés par ces bus de substitution inadaptés, ainsi que par l’absence de service en soirée après 22 h. Par ailleurs, l’opacité totale quant à l’état d’avancement des travaux, leur calendrier précis et leur finalisation à l’horizon 2027 contribuent à une frustration grandissante chez les usagers. Mme la députée avait déjà demandé un calendrier prévisionnel à M. le ministre lors de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire du 5 février 2025, sans obtenir de réponse satisfaisante jusqu’à présent. Il semble également qu’aucune prévision ne soit faite concernant la réintroduction de trains après 22 h et sur l’amélioration concrète du service. Elle l’interroge sur les mesures qu’il envisage de prendre pour répondre aux inquiétudes des usagers et pour mettre en œuvre un retour à la normale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5655</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2188</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Roseren</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Non-respect de l’article L. 3122‑9 du code des transports en zones touristiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5655. — 1 avril 2025. — M. Xavier Roseren appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les difficultés liées à la présence prolongée de chauffeurs VTC venus d’Île-de-France dans certaines régions touristiques, notamment en Haute-Savoie, où ils effectuent des courses à des tarifs exorbitants, au détriment des chauffeurs locaux. Bien que l’article L. 3122-9 du code des transports impose aux chauffeurs VTC de retourner à leur lieu d’établissement après chaque course, certains contournent cette obligation en restant plusieurs semaines sur place et en enchaînant les courses. Cette situation crée une distorsion de concurrence et met en difficulté les chauffeurs locaux, dont l’activité est directement impactée. Si les forces de l’ordre sanctionnent ces pratiques par des amendes, cette réponse semble insuffisante au regard de l’ampleur du phénomène. Uber et les plateformes de mise en relation sont pleinement informées de ces pratiques, mais n’y apportent pas de réponse adéquate. Il semble donc indispensable de mettre en place des mesures plus contraignantes, notamment en responsabilisant directement les plateformes afin qu’elles suspendent les courses des chauffeurs ne respectant pas la réglementation lorsqu’ils restent plusieurs jours dans une zone où ils ne sont pas censés opérer. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de renforcer la réglementation applicable aux plateformes VTC pour garantir le respect de l’article L. 3122-9 du code des transports et assurer une concurrence loyale entre les chauffeurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5656</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2189</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Michoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Transports frigorifiques le week-end
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5656. — 1 avril 2025. — M. Éric Michoux interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la circulation des poids lourds frigorifiques les week-ends. En effet, les poids lourds frigorifiques peuvent circuler les week-ends et jours fériés. Cette dérogation est souvent utilisée par les trafiquants en tout genre qui savent que les contrôles des forces de l’ordre sont moins importants à cette période. Ainsi, la presse révèle régulièrement des trafics de drogue ou d’êtres humains qui se déroulent les week-ends. Le manque de contrôle favorise également une utilisation détournée des camions frigorifiques le week-end : certains n’hésitent pas à s’en servir pour livrer des biens qui ne nécessitent pas ce genre de transport. Par ailleurs, les professionnels du secteur peinent à trouver des chauffeurs volontaires pour assurer de telles missions et craignent pour leur sécurité face à une hausse des trafics et des menaces. Ils appellent également à une adaptation des pratiques logistiques et à la fin des transports frigorifiques les week-ends et jours fériés. Ce changement de la réglementation en vigueur permettrait d’améliorer les conditions de travail des chauffeurs et favoriserait un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Enfin, la fin de la circulation des poids lourds le week-end inciterait les entreprises à mieux optimiser les déplacements et les chargements, elle contribuerait ainsi à diminuer le trafic, l’usure des routes et du matériel. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement compte faire évoluer la législation sur la circulation des poids lourds frigorifiques de plus de 1,5 tonne les week-ends.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5660</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2189</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Etat des ponts, routes et ouvrages d’art en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5660. — 1 avril 2025. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’état des ponts, routes et ouvrages d’art en France. En effet, si les citoyens constatent une dégradation de la qualité du réseau routier français et de l’entretien de ses abords, l’état des ponts et ouvrages d’art est lui carrément préoccupant pour la sécurité de leurs usagers. Pourtant les ponts constituent un enjeu stratégique pour le bon fonctionnement des 1,1 million de kilomètres du réseau routier. Indispensables pour les territoires qu’ils relient, les ouvrages d’art deviennent aujourd’hui un enjeu de sécurité publique compte tenu d’un patrimoine vieillissant. Cette méconnaissance du patrimoine d’ouvrages d’art (ponts et murs de soutènement) sur les réseaux routiers communaux (plus de 700 000 kilomètres de routes) a été souligné par un rapport sénatorial en juin 2019 suite à la tragédie du pont de Gênes. En effet, sur les 200 000 à 250 000 ouvrages que compte le territoire (il n’existe pas de recensement précis en la matière), plus de 25 000 étaient « en mauvais état structurel » et posaient « des problèmes de sécurité » selon ce rapport. Entre 18 % et 20 % des ponts des communes et de leurs groupements seraient même « dans un état encore plus préoccupant » que les autres. En 2019, le Sénat avait appelé à un « plan Marshall » et réclamé une enveloppe de 130 millions d’euros par an pour aider les collectivités territoriales à mener des travaux. Malheureusement, l’État s’est contenté de lancer un « programme national ponts », mobilisant 40 millions d’euros pour recenser et évaluer l’état des ouvrages. Depuis 2021 et jusqu’en 2025, le Centre d’études et d’expertise sur les risques, la mobilité et l’aménagement (Cerema) a permis de recenser et d’évaluer plus de 63 000 ouvrages d’art de près de 15 000 communes de l’Hexagone et des outre-mer. Malgré cela, le 14 mars 2024, lors d’une table ronde de la commission de l’aménagement du territoire du Sénat, le constat restait particulièrement inquiétant puisque, non seulement la situation ne s’est pas améliorée, mais encore, les ouvrages étant de plus en plus anciens, de nouvelles dégradations sont apparues. Résultat d’une politique centrée sur le traitement en urgence des ponts les plus dégradés, le nombre de ponts nécessitant un entretien sous peine de dégradation ou présentant des défauts a fortement augmenté sur les dix dernières années. Aujourd’hui, c’est 30 000 à 35 000 ouvrages qui seraient « en mauvais état structurel » puisque, « 10 % nécessitent des mesures de sécurité immédiates, 4 % en raison d’un désordre grave de structure, c’est-à-dire qu’ils risquent de se casser la figure ». Le Cerema préconise même la restriction ou la fermeture à la circulation de certains de ces ponts et le coût des réparations est désormais estimé à 2 milliards d’euros, « dont 400 millions pour les ponts qui nécessitent des réparations immédiates ». Il apparaît donc clairement que faisant fi de la sécurité des Français, l’État n’a pas mis les moyens nécessaires : seulement 110 millions ayant été investis sur la période de 2020 à 2025, ce qui est très loin des 130 millions d’euros par an qui étaient nécessaires. Or, sans plus d’investissements de l’État, les élus locaux se trouvent dans l’incapacité de mener ces travaux coûteux ; d’autant plus qu’au-delà des moyens financiers, les collectivités souffrent d’un manque de moyens humains pour traiter ce problème, que le dérèglement climatique et le développement des méga-camions accentuent. Aussi, face à l’urgence de la situation, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour financer la réfection des ponts et ouvrages d’art, ainsi que pour apporter un soutien concret aux collectivités confrontées à ce problème sécuritaire majeur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5497</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2190</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Exposition des travailleurs aux fortes chaleurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5497. — 1 avril 2025. — M. Mickaël Bouloux appelle l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur l’exposition potentiellement mortelle des travailleurs aux fortes chaleurs. Depuis 2018, 48 personnes sont officiellement décédées dans des accidents du travail liés à la chaleur. Selon santé publique France, ce chiffre est largement sous-estimé. En effet, les inspecteurs du travail, dépêchés sur les lieux lors d’un accident mortel, sont chargés d’en déterminer la cause et, le cas échéant, d’en établir le lien avec la chaleur. Mais cela reste un jugement subjectif et les difficultés médicales pour identifier clairement la chaleur comme la cause du décès sont nombreuses - par exemple le fait que la chaleur puisse être un facteur aggravant de pathologies préexistantes. De plus, l’inspection du travail fonctionne en sous-effectifs, avec, d’après la Cour des comptes, un taux de vacance de 18 % en 2022 sur les 2 048 sections du territoire. Ces éléments mettent en péril la capacité de l’État à correctement quantifier l’impact des fortes chaleurs sur les travailleurs et, par conséquent, sa capacité à agir avec prévoyance et efficacité, a fortiori dans une époque de dérèglement climatique et d’intensification des épisodes caniculaires. Les ouvriers du BTP et les vendangeurs sont à cet égard parmi les plus exposés et le seront plus encore dans un futur proche. À ce titre, le code du travail prévoit que l’employeur, en cas de fortes chaleurs, puisse prendre « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs », notamment après avoir évalué « les risques pour la santé et la sécurité des travailleurs ». Le salarié peut aussi exercer son droit de retrait en cas de « danger grave et imminent ». Enfin, le décret du 28 juin 2024 actualise le régime chômage intempéries dans le BTP et permet aux salariés de bénéficier d’une indemnisation en cas d’arrêt de travail en période de canicule - c’est-à-dire dès lors que Météo France portera la vigilance canicule aux niveaux orange et rouge. En revanche, un pic de chaleur sur une journée ne rentre pas dans le cadre de ce décret, sauf arrêté préfectoral. En été 2023, dix des onze décès comptabilisés ont eu lieu alors que la vigilance canicule était en-dessous du niveau orange. Ces dispositions restent limitées dans leur portée et ne posent pas de seuils de température et d’humidité au-delà desquels il serait obligatoire de limiter voire d’arrêter le travail, comme c’est le cas par exemple à Chypre. Dans ce contexte, il souhaite connaître son avis sur ce sujet et s’il compte mettre en œuvre des mesures pour, d’une part, améliorer la quantification de ces accidents du travail et pour, d’autre part, préserver efficacement la santé des travailleurs lors des prochains épisodes caniculaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5508</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2190</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Nury</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Réglementation applicable aux boulangeries et pâtisseries le 1er mai</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5508. — 1 avril 2025. — M. Jérôme Nury attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur l’emploi des salariés des entreprises de boulangerie-pâtisserie le 1er mai. Ces établissements sont traditionnellement ouverts le 1er mai afin d’assurer un service essentiel à la population, répondant ainsi aux besoins quotidiens des Français. Une ouverture prévue en pratique à l’article 27 de la convention collective nationale de la boulangerie pâtisserie du 19 mars 1976, étendue par arrêté du 21 juin 1978, ainsi que dans le champ d’application de l’article L. 3133-6 du code du travail qui énonce, que « Dans les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail, les salariés occupés le 1er mai ont droit, en plus du salaire correspondant au travail accompli, à une indemnité égale au montant de ce salaire. Cette indemnité est à la charge de l’employeur ». Or à l’occasion de contrôles menés en Vendée le 1er mai 2024, plusieurs boulangeries ont cependant fait l’objet d’amendes (jusqu’à 1 500 euros par salarié) et de poursuites judiciaires pour avoir employé leurs salariés ce jour-là. Une incompréhension qui a conduit la Confédération nationale de la boulangerie française (CNBF) a déconseillé temporairement aux entreprises du secteur de faire travailler leurs employés le 1er mai dans l’attente d’une clarification. Malgré les démarches entreprises auprès des services du ministère du travail, aucune position officielle n’a été prise pour confirmer ou infirmer la validité de l’autorisation ministérielle de 1986, ce qui place aujourd’hui les boulangers dans une insécurité juridique majeure. C’est la raison pour laquelle il lui demande s’il entend clarifier la réglementation applicable aux boulangeries concernant l’emploi des salariés le 1er mai afin de garantir la continuité de ce service, tout en apportant aux employeurs la sécurité juridique nécessaire à l’exercice de leur activité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5566</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2191</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Sother</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Encadrement des formations en apprentissage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5566. — 1 avril 2025. — M. Thierry Sother attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur la nécessité de mieux encadrer l’offre de formation en apprentissage afin de s’assurer de sa qualité et de sa capacité à répondre aux besoins des jeunes (insertion professionnelle) et des entreprises (recrutement). La réforme de l’apprentissage intervenue en 2018 a non seulement augmenté de manière considérable le nombre d’apprentis, de 321 000 jeunes en 2019 à près de 837 000 en 2023, mais elle a aussi libéralisé l’offre de formations en apprentissage. Ce faisant, elle a conduit à l’émergence d’une multitude d’organismes de formation privés, dont certains à la qualification douteuse et aux pratiques peu rigoureuses. La certification qualité qui est actuellement exigée, Qualiopi, se révèle largement insuffisante, ne jugeant que les processus mis en place par l’organisme (ou démarche qualité) et non la qualité des formations et les résultats des apprentis. La part de centres de formation en apprentissage (CFA) contrôlés semble encore dérisoire et peu ou pas de CFA se sont vu retirer leur certification Qualiopi. L’encadrement des apprentis proposé par de nombreux CFA ne semble ni suffisant ni adapté. Or 50 % des CFA étant privés ou associatifs et tous recevant de l’argent public, il semble urgent de mieux encadrer ces organismes. À l’autre bout de la chaîne, au sein des entreprises, les personnels accueillant des apprentis manquent parfois d’accompagnement pour offrir aux jeunes de bonnes conditions de formation. De même, les contrats d’apprentissage mériteraient d’être plus précis quant au contenu des missions confiées à l’apprenti et quant aux obligations de ce dernier. Ce défaut d’encadrement global du dispositif semble être l’une des explications du taux élevé de rupture de contrats d’apprentissage en France, évalué à entre 20 % et 30 % des contrats. En conséquence, il lui demande quelles sont les actions prévues par le Gouvernement afin de mieux encadrer l’apprentissage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5645</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2191</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Décrets sur la représentativité des organisations professionnelles d’employeurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5645. — 1 avril 2025. — M. Mickaël Bouloux interroge Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur un manque de clarté concernant les arrêtés fixant la liste des organisations professionnelles d’employeurs reconnues représentatives. Pour qu’une telle organisation soit reconnue représentative au niveau d’une branche professionnelle, elle doit répondre notamment à un critère d’audience. L’audience est appréciée au regard de la capacité de l’organisation d’employeurs à attester, soit qu’elle représente au moins 8 % des entreprises adhérentes, soit que les entreprises adhérentes emploient au moins 8 % des salariés. Or, dans les arrêtés susmentionnés, il n’apparaît pas clairement lequel des deux indicateurs est retenu. Seul apparaît le résultat de cette audience, sans préciser s’il est fondé sur le nombre d’entreprises ou sur le nombre de salariés de ces mêmes entreprises. En conséquence, il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de préciser dans les arrêtés fixant la liste des organisations professionnelles d’employeurs reconnues représentatives quel est l’indicateur retenu et s’il ne serait pas plus clair de faire apparaître les résultats des deux indicateurs dans un nouvel article.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5646</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2191</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Portier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Représentativité des organisations patronales de branche
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5646. — 1 avril 2025. — M. Alexandre Portier interroge Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur l’opportunité de créer un nouvel article au sein des arrêtés fixant la liste des organisations professionnelles d’employeurs reconnues représentatives dans leur convention collective nationale respective pour détailler le nombre d’entreprises adhérentes et le nombre de salariés de ces mêmes entreprises pour chaque organisation professionnelle reconnue représentative. Cette question écrite a été rédigée en collaboration avec le Syndicat national des professions du chien et du chat (SNPCC). Le cadre juridique relatif à la représentativité patronale de branche ascendante, mis en place par la loi du 5 mars 2014, n’est pas suffisamment transparent et efficient. Les articles L. 2151-1 et L. 2152-1 du code du travail instaurent 7 critères cumulatifs pour garantir la représentativité des organisations professionnelles d’employeurs. Les organisations patronales de branche candidates doivent justifier, tous les 4 ans, de l’ensemble des 7 critères via les formulaires rendus publics par arrêtés. L’arrêté du 30 mai 2024 relatif aux modalités de candidature des organisations professionnelles d’employeurs dans le cadre de l’établissement de leur représentativité en 2025 rend parfaitement compte de ces 7 critères via différents formulaires. L’organisation doit représenter au moins 8 % de l’ensemble des entreprises adhérentes de la branche pour être candidate à postuler à représenter la branche. Cependant, la teneur des arrêtés de représentativité ne rend pas compte des indicateurs légaux du critère d’une audience de 8 %, en particulier ne rend visible que le résultat de cette audience sans jamais préciser si cette décision est fondée sur le nombre d’entreprises ou le nombre de salariés de ces mêmes entreprises. Le code du travail étant muet en ce qui concerne les mentions qui doivent figurer sur les arrêtés de représentativité, le ministère n’est pas contraint de communiquer le nombre d’entreprises adhérentes et de leurs salariés pour chaque organisation candidate. Les arrêtés de représentativité se doivent d’être transparents et fiables pour permettre la démocratie sociale, équitable pour tous. Cette modification doit être faite dans un souci de cohérence avec la loi, de transparence et d’équité entre les spécificités de chaque organisation candidate et de loyauté du dialogue social. Il lui demande si elle va étudier l’ajout d’un nouvel article au sein des arrêtés fixant la liste des organisations professionnelles d’employeurs reconnues représentatives dans leur convention collective nationale respective détaillant le nombre d’entreprises adhérentes et le nombre de salariés pour chaque organisation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5496</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2192</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par les salariés licenciés de l’usine STENPA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5496. — 1 avril 2025. — Mme Florence Goulet attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés rencontrées par les salariés licenciés à la suite de la liquidation judiciaire de l’usine STENPA, dans sa circonscription de la Meuse. En effet, la liquidation de l’usine STENPA en novembre 2024 a entraîné la suppression de 124 postes, laissant de nombreux salariés et leur famille dans une situation dramatique. Ceux-ci sont pénalisés par des dispositifs inadaptés qui aggravent leur précarité au lieu de faciliter leur reconversion. Ainsi, beaucoup de ces anciens salariés se retrouvent contraints par le plafond de l’Agence de garantie des salaires (AGS), qui les prive de toute aide supplémentaire. Certains salariés qui ont fait le choix d’anticiper leur retraite en épargnant leurs congés sur un compte épargne-temps, voient aujourd’hui cette précaution se retourner contre eux, ces sommes étant soumises à l’imposition et amputant le montant de leur prime légale. D’autres voient même leurs demandes d’aide rejetées au seul motif qu’ils atteignent déjà le plafond de l’AGS, réduisant ainsi leur capacité à rebondir professionnellement. Par ailleurs, les frais liés à la reconversion professionnelle ne sont que très partiellement couverts, obligeant les salariés à assumer seuls des dépenses essentielles comme les frais d’examen, de formation ou de mobilité. À cela s’ajoutent des problématiques territoriales, notamment le manque de reconnaissance uniforme de certaines formations qui obligent les personnes concernées à supporter des coûts supplémentaires. Cette situation est d’autant plus préoccupante pour les salariés proches de la retraite qui, après des décennies de travail au service de cette usine, peinent aujourd’hui à se reconvertir. Aussi, face à ces injustices, elle lui demande quelles mesures elle entend mettre en place pour garantir une véritable protection aux salariés licenciés, assurer une meilleure prise en charge des frais liés à la reconversion et, plus largement, renforcer l’accompagnement des travailleurs concernés afin qu’ils ne se retrouvent pas sans perspective d’avenir viable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5499</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2192</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Michoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Bilan des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5499. — 1 avril 2025. — M. Éric Michoux alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le fonctionnement et le bilan des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS). Plus de 5 ans après le lancement des CPTS, le bilan de ces établissements est plus que mitigé : lourdeurs administratives, coût de fonctionnement important, manque d’adhésion des professionnels, activités sans lien avec le soin… Avec un coût global de 1.5 milliard d’euros sur 5 ans, force est de constater que les CPTS n’ont pas réussi à faire disparaître les déserts médicaux et de nombreux Français sont toujours éloignés des soins. Par ailleurs, avec un fonctionnement en commissions qui déresponsabilise les professionnels, les CPTS contribuent également au mille-feuille administratif du pays au détriment de la santé des patients. C’est pourquoi il souhaite savoir quelles sont les intentions du Gouvernement vis-à-vis des CPTS. Il demande si le Gouvernement a l’intention de mettre en place une politique de santé pour lutter efficacement contre les déserts médicaux en évitant les dépenses inutiles et en luttant contre le mille-feuille administratif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5510</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2193</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Face à la malbouffe et ses effets, la volonté politique n’est pas une option !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5510. — 1 avril 2025. — M. Abdelkader Lahmar interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les ambiguïtés gouvernementales au sujet du nutri-score. Si le Gouvernement a bien signé, le 14 mars 2025 l’arrêté entérinant les nouvelles règles de calcul du nutri-score ; la volonté des ministres concernés d’agir pour que toutes et tous aient accès à une alimentation de qualité demeure questionnable. Ainsi, l’actuelle ministre de l’agriculture s’est opposée pendant plus d’un an au renforcement du nutri-score en reprenant pour argent comptant l’ensemble des arguments des lobbies de l’agro-industrie. L’ancien ministre de l’économie avait également pesé de tout son poids pour empêcher la mise en œuvre du dispositif. La nouvelle réglementation, fruit d’un travail mené durant 18 mois par le comité de gouvernance européen du nutri-score, devait s’appliquer à partir du 1er janvier 2024. Elle n’est donc entrée en vigueur qu’en mars 2025. Dans leur communiqué de presse accompagnant la signature de l’arrêté, les ministres ne peuvent s’empêcher de suspecter le nutri-score d’effets de bord indésirables alors que cet indicateur est plébiscité par les Françaises et les Français et reconnu pour sa qualité par les spécialistes en santé publique. Sous couvert de défense des « produits du terroir » c’est bien avec la santé des Françaises et des Français que jouent les membres du Gouvernement. Au niveau européen, sous la pression des lobbies agroalimentaires, la Commission a suspendu la décision de rendre obligatoire le nutri-score dans toute l’Europe comme élément d’information des consommateurs. Malgré les engagements pris, le Gouvernement français n’a pas été à la hauteur de l’enjeu et n’a pas su, ou pas voulu, peser dans les débats. Preuve, une fois de plus, du manque de volonté politique sur le sujet. Pourtant, il y a urgence à agir. Un Français sur deux est en situation de surpoids ou d’obésité et l’ensemble des spécialistes anticipe une aggravation de la situation dans les années à venir. Les populations les plus précaires, les classes populaires et la jeunesse sont les plus touchées par les maladies liées à la malbouffe (obésité, diabète, maladies cardiovasculaires etc.). L’accès à une alimentation de qualité est donc un enjeu central de santé publique mais aussi de justice sociale. Le Gouvernement se doit de porter ce combat au niveau européen pour infléchir la position de la Commission. Cela n’est possible que si la France parle d’une voie forte et unie. La cacophonie gouvernementale et les prises de positions de certains ministres hostiles au nutri-score sont intolérables. Le ministère de la santé doit rappeler tout le monde à la raison et affirmer, sans équivoque, son soutien au renforcement et à la généralisation du nutri-score. Il souhaite savoir quelles initiatives en ce sens elle compte prendre dans les semaines à venir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5523</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2193</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Difficultés liées à la domiciliation administrative
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5523. — 1 avril 2025. — M. Bastien Lachaud appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés de domiciliation administrative pour les personnes en situation de précarité, singulièrement sur le territoire francilien. Pour les publics précaires et sans domicile stable, la question de la domiciliation administrative est cruciale dans l’accès aux droits de toute nature : par exemple, la demande d’une carte nationale d’identité ou d’un passeport, l’exercice d’une activité commerciale, le bénéfice des prestations sociales, demande d’aide médicale d’État, bénéfice de l’aide juridictionnelle, ou encore accès à un compte bancaire sont impossibles sans domiciliation administrative. La domiciliation est garantie par le code de l’action sociale et des familles (CASF). Elle permet à toute personne sans domicile stable de disposer gratuitement d’une adresse administrative où recevoir son courrier de façon stable et confidentielle. La notion de « sans domicile stable » est appréciée par la personne concernée et peut concerner des personnes hébergées de manière temporaire par des tiers ou à l’hôtel, des personnes vivant à la rue, en bidonville ou en squat. Sans adresse administrative où recevoir du courrier justifiable auprès de différents services, l’accès aux droits est tout simplement impossible, qu’il s’agisse de droits civils, civiques ou sociaux. Cette domiciliation est possible après d’organismes agréés, ainsi que par les centre communaux d’action sociale (CCAS) pour les personnes qui ont un lien avec la commune. Cette mission de service public doit être exercée sans discrimination, les seuls critères de refus admis par la loi est l’absence totale de lien avec la commune, ou l’existence d’un domicile stable où la personne peut recevoir son courrier. Or un enquête du collectif Domiciliation Île-de-France révèle les difficultés de la domiciliation auprès de nombreux CCAS qui appliquent des critères restrictifs et illégaux. Ainsi, la demande abusive de justificatifs, la création de critères extralégaux ou les refus de considérer les liens avec la commune conduisent à exclure de nombreuses personnes de l’accès à la domiciliation, qui pénalisent singulièrement les personnes sans domicile fixe ou en situation administrative irrégulières. Ainsi, d’après leurs chiffres obtenus auprès des 15 plus grands CCAS du département de la Seine-Saint-Denis : 8 CCAS sur 15 ne font pas mention d’un service de domiciliation sur leur site internet ; 7 CCAS refusent de domicilier les personnes vivant à la rue sur la commune tandis que presque la moitié des CCAS déclare refuser de domicilier les personnes vivant en squat ou en bidonville ; 4 CCAS déclarent refuser de domicilier des personnes en situation administrative irrégulière. La domiciliation, cependant, semble plus aisée dans le cas de certains liens avec la commune : la majorité des CCAS du département interrogés acceptent en effet de domicilier les personnes qui ont un enfant scolarisé sur la commune. Or la difficulté de domiciliation auprès des CCAS conduit à une saturation des autres organismes, créant un déni d’accès aux droits pour les personnes concernées et des difficultés administratives accrues pour des personnes déjà en grande précarité. Cette étude conclut que l’absence de renouvellement du schéma de domiciliation en Seine-Saint-Denis entrave la mise en place d’une politique efficace d’accès aux droits sur le département. Aussi, il souhaite savoir quelles actions le Gouvernement compte prendre pour que le droit des personnes à une domiciliation soit effectif sur l’ensemble du territoire. Il souhaite savoir quelle actions elle compte mener pour garantir le respect du cadre légal par les différents organismes, notamment les CCAS, pour qu’une information soit disponible auprès des publics dans des langues adaptées et quels financement elle compte mettre en œuvre pour permettre aux CCAS de remplir leurs obligations de service public.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5525</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2194</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Le Nabour</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par le secteur de l’insertion par l’activité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5525. — 1 avril 2025. — Mme Christine Le Nabour attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés économiques rencontrées par le secteur de l’insertion par l’activité économique (IAE), exacerbées par l’intégration des CDDI au périmètre du Ségur. Si la revalorisation salariale des professionnel.les de l’IAE est un enjeu crucial pour améliorer l’attractivité de ces métiers, elle n’a pas été compensée par les pouvoirs publics, malgré les demandes répétées des fédérations et syndicats. Cette situation a entraîné un surcoût de près de 19 millions d’euros pour les structures ayant répondu à une enquête nationale, menaçant leur viabilité économique, avec des pertes prévisionnelles allant jusqu’à 1,97 million d’euros. L’extension de la revalorisation salariale aux salariés et salariées en CDDI, sans compensation financière, aggrave cette situation et met en péril les emplois permanents et les services rendus aux personnes en insertion. Face à cette crise, certaines structures envisagent des suppressions de postes, des changements de convention collective, voire la cessation d’activité. La question de la rémunération des salarié.e.s en CDDI doit être traitée dans une approche globale, tenant compte des équilibres économiques des structures et de leurs spécificités. Il lui demande donc quelles mesures elle compte prendre pour garantir la compensation de la revalorisation salariale et sécuriser financièrement le secteur, d’autant plus que le dernier budget a déjà entraîné une baisse des crédits alloués.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5557</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2194</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Berrios</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Sauvegarde des maternités de proximité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5557. — 1 avril 2025. — M. Sylvain Berrios souhaite appeler l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation des maternités de proximité dites « de type 1 ». Un rapport de l’académie de médecine, en date de mars 2023, a en effet préconisé la fermeture pure et simple d’une centaine d’entre elles au regard de leur capacité à faire face à un accouchement difficile ; et dès lors que le nombre d’accouchements serait inférieur à 1 000 par an. Cette logique arithmétique, par son caractère arbitraire, est de nature à inquiéter les praticiens de ces établissements ; et à décourager les élus locaux qui entreprennent des efforts importants afin d’attirer ces praticiens sur leur territoire pour maintenir des maternités de proximité. Plusieurs dizaines de ces établissements ont déjà fermé leurs portes ces dernières années, contribuant à l’érosion de la vitalité des territoires concernés. Cette stratégie fait de surcroît courir des risques supplémentaires aux parturientes en zone rurale et en montagne. Pour autant, les zones urbaines ne sont pas moins concernées par ces difficultés, comme c’est le cas de la maternité Gaston Métivet à Saint-Maur-des-Fossés, dans la circonscription de M. le député. Par conséquent, il souhaite savoir quelles sont les pistes envisagées par le Gouvernement pour permettre la sauvegarde des maternités de proximité de « type 1 ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5560</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2195</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Sophrologie en milieu hospitalier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5560. — 1 avril 2025. — M. Emmanuel Blairy interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’intérêt de la sophrologie en milieu hospitalier, notamment pour les patients en fin de vie. Dans un environnement où la douleur, l’angoisse et la solitude sont omniprésentes, il est essentiel de proposer des solutions permettant d’améliorer la qualité de vie des patients. Parmi ces solutions, la sophrologie apparaît comme un outil précieux pour accompagner ces patients avec plus de sérénité dans leurs derniers instants. Cette méthode de relaxation, basée sur la respiration, la détente musculaire et la visualisation positive, présente de nombreux bénéfices. Tout d’abord, elle permet un apaisement de la douleur : en complément des soins palliatifs, elle aide à mieux la gérer en détournant l’attention et en relâchant les tensions physiques. Ensuite, elle contribue à une réduction de l’anxiété : pour les patients en fin de vie, l’angoisse liée à la peur de l’inconnu ou à l’isolement peut être atténuée grâce à des exercices de respiration et de méditation guidée. La sophrologie joue également un rôle essentiel dans le soutien psychologique des patients, en les aidant à cheminer intérieurement vers une meilleure acceptation de leur état et un lâcher-prise face à la maladie. Par ailleurs, son intégration en milieu hospitalier permettrait aussi une amélioration du bien-être des soignants, souvent confrontés à une charge émotionnelle lourde. La pratique de la sophrologie leur offrirait un outil efficace pour mieux gérer leur stress et leur fatigue au quotidien. Pour que cette méthode puisse être déployée efficacement, il est nécessaire de mettre en place des mesures concrètes. Cela passe notamment par la formation des soignants, en leur proposant une initiation à la sophrologie afin qu’ils puissent l’intégrer dans leur pratique quotidienne. Il serait également pertinent de désigner un référent sophrologie par service, un professionnel formé qui pourrait accompagner patients et soignants et assurer la bonne application de cette méthode. Enfin, la création d’espaces dédiés à la relaxation dans les hôpitaux permettrait à ceux qui le souhaitent de pratiquer ces exercices dans un cadre adapté et apaisant. Aujourd’hui, plusieurs établissements pionniers en France ont déjà intégré la sophrologie dans leurs services hospitaliers, avec des résultats très encourageants. Pourtant, cette pratique demeure encore marginale et largement sous-exploitée. Il lui demande si le Gouvernement envisage de soutenir et de généraliser l’intégration de la sophrologie en milieu hospitalier, notamment dans les services de soins palliatifs, en formant les soignants et en mettant en place des référents spécialisés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5564</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2195</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Laernoes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Aide au financement du permis de conduire des apprentis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5564. — 1 avril 2025. — Mme Julie Laernoes attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’anomalie à l’origine d’une inégalité de traitement dans l’accès à l’aide au financement du permis de conduire pour les apprentis. Depuis 2019, le décret n° 2019-1 du 3 janvier 2019 prévoit une aide forfaitaire de 500 euros destinée aux apprentis répondant aux conditions suivantes : être âgé d’au moins dix-huit ans ; être titulaire d’un contrat d’apprentissage en cours d’exécution et être engagé dans la préparation des épreuves du permis de conduire autorisant la conduite des véhicules de la catégorie B. En 2023, le décret n° 2023-1214 a abaissé l’âge minimal d’obtention du permis de conduire à 17 ans. Le premier décret n’ayant pas fait l’objet d’une rectification suite à l’abaissement de l’âge minimal d’obtention du permis B, des jeunes apprentis âgés de 17 ans se retrouvent lésés, ne pouvant bénéficier de l’aide au financement prévue par le décret de 2019 avant leur dix-huitième anniversaire. Aussi, elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’adapter les conditions d’éligibilité de l’aide au financement du permis de conduire pour les apprentis, afin de les aligner sur l’âge minimal d’obtention du permis B et ainsi garantir un traitement équitable pour tous les jeunes concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5565</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2195</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Apprentissage transfrontalier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5565. — 1 avril 2025. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’intérêt de mettre en place aussi rapidement que possible un apprentissage transfrontalier entre la France et la Belgique. Il la remercie des différentes réunions de travail avec son équipe et souhaiterait connaître le calendrier prévisionnel de ce projet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5580</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2196</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Oubliés du Ségur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5580. — 1 avril 2025. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation des professionnels de santé oubliés du Ségur. Si les mesures issues du Ségur de la santé ont permis une revalorisation salariale attendue pour de nombreux agents, plusieurs catégories de professionnels restent exclues de ces avancées, malgré leur engagement quotidien au service des patients. Dans les Ardennes, de nombreux agents travaillant dans les établissements du médico-social expriment un sentiment d’injustice face à cette situation. Ces oubliés du Ségur, qu’il s’agisse de personnels administratifs, techniques exerçant dans certains établissements, participent pourtant pleinement au bon fonctionnement des structures. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement envisage afin de répondre à cette iniquité et de garantir une reconnaissance juste et équitable à l’ensemble des professionnels concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5595</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2196</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pauline Levasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Origine de fabrication des prothèses dentaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5595. — 1 avril 2025. — Mme Pauline Levasseur attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la stratégie annoncée par le Gouvernement en juin 2023 visant à relocaliser en France la production de dispositifs médicaux, afin de remédier aux problèmes d’approvisionnement. Mme la députée observe que de nombreux dentistes, cliniques et établissements mutualistes privilégient les fournisseurs asiatiques et étrangers. Les tarifs attractifs de ces importateurs, rendus possibles par une main-d’œuvre à bas coût, permettent à ces structures d’augmenter leurs marges bénéficiaires, souvent au détriment des patients. Il est donc impératif de relocaliser massivement la production d’appareils dentaires pour préserver la qualité des dispositifs français et attirer de nouveaux talents dans la profession. Certains experts suggèrent de séparer les honoraires de consultation des coûts des dispositifs médicaux, comme cela se fait déjà dans d’autres domaines médicaux. Cette mesure permettrait aux patients de connaître précisément les coûts de leurs soins, mettant ainsi fin à la confusion actuelle où prescriptions et ventes sont confondues. Au vu de ces constats, elle lui demande les actions envisagées pour garantir aux patients une transparence totale sur les coûts et l’origine des appareils dentaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5596</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2196</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Pénurie alarmante de dermatologues en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5596. — 1 avril 2025. — Mme Corinne Vignon attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la pénurie alarmante de dermatologues en France, qui compromet gravement l’accès aux soins dermatologiques pour les citoyens. Cette situation est exacerbée par le choix de plus en plus de dermatologues de pratiquer des actes esthétiques, beaucoup plus rémunérateurs que les consultations médicales classiques. En effet, une consultation médicale est facturée environ 30 euros, tandis qu’un acte esthétique comme une injection de botox peut rapporter jusqu’à 300 euros. Cette dérive engendre des délais d’attente considérables pour obtenir un rendez-vous médical, pouvant aller jusqu’à 9 mois ou plus dans certaines régions, tandis qu’un rendez-vous pour des soins esthétiques peut être obtenu en seulement 15 jours. Cette situation a des conséquences graves sur la prévention et le dépistage des cancers de la peau, notamment les mélanomes, dont le diagnostic précoce est essentiel pour maximiser les chances de guérison. Elle lui demande donc les mesures que le Gouvernement envisage pour réorienter les dermatologues vers leur cœur de métier médical, encourager l’installation de dermatologues dans les zones sous-dotées, renforcer la formation et augmenter le nombre d’internes en dermatologie et assurer un accès équitable aux soins dermatologiques sur tout le territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5597</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2196</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Eskenazi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Pour une titularisation plus juste et transparente des PADHUE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5597. — 1 avril 2025. — M. Romain Eskenazi alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation préoccupante des praticiens à diplôme hors Union européenne (PADHUE), dont la titularisation est entravée par des suppressions de postes arbitraires et des critères d’évaluation incohérents, malgré leur rôle indispensable au sein du système de santé. 300 d’entre eux ont entamé une grève de la faim pour protester contre la suppression arbitraire de postes pourtant nécessaires à l’offre de soins et l’injustice des modalités de concours, qui font peser sur eux à la fois des conditions de travail et de vie difficiles ainsi que le risque de se voir définitivement interdire l’exercice la médecine. Ces professionnels qui, comme l’a souligné le Président de la République, « tiennent à bout de bras » le système de soins français, assurent des services essentiels et pallient le manque criant de médecins dans de nombreux hôpitaux, se trouvent dans une précarité multiple. Financièrement, leur rémunération reste inférieure à leurs responsabilités. Administrativement, ils doivent renouveler fréquemment leur titre de séjour, les exposant à une insécurité constante. Professionnellement, la loi Valletoux les a plongés dans un vide juridique, les obligeant à repasser un concours sans prise en compte de leur expérience dans des hôpitaux français, malgré des années d’exercice bien souvent dans des spécialités médicales en tension. L’accès au plein exercice demeure un véritable parcours du combattant : des épreuves de vérification des connaissances (EVC) aux critères d’évaluation opaques et arbitraires, suivies de deux années minimum de consolidation des compétences. Cette situation est aggravée par les suppressions de postes injustifiées de 2025. Le décret de mai 2024 prévoyait l’ouverture de 4 000 postes ; or seuls 3 228 auraient été attribués, soit une suppression de 20 % des postes. De plus, la liste complémentaire, normalement réservée aux postes vacants, a été détournée, favorisant de fait des candidats n’ayant jamais exercé en France au détriment de praticiens expérimentés. Dans certaines spécialités, des seuils d’admission incohérents ont conduit à l’éviction de candidats ayant pourtant obtenu des moyennes élevées (par exemple 14). En médecine générale, sur 3 000 candidats, seuls 500 ont été admis, tandis que 263 postes auraient été supprimés sans explication. En psychiatrie, chirurgie thoracique et urologie, des suppressions similaires ont été constatées. À l’inverse, certains professionnels ont été reçus avec des notes de 8 ou 9 dans d’autres spécialités. Au regard des besoins des hôpitaux publics qui emploient pour certains plus de 40 % de PADHUE, de l’objectif des EVC consistant à vérifier les connaissances médicales des praticiens et de l’intérêt de favoriser les médecins intégrés en France et dans les équipes des établissements de santé depuis plusieurs années, une mesure juste et cohérente consisterait, du moins pour cette année, à considérer comme admis les candidats en poste depuis plus de 3 ans dans le pays et ayant obtenu plus de 10 à l’examen. Il lui demande ainsi quelles mesures concrètes et pérennes le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de rétablir la transparence du processus de sélection, d’assurer la reconnaissance de l’expérience professionnelle des PADHUE exerçant en France depuis au moins trois ans et de corriger l’injustice du concours EVC 2024 pour enfin mettre un terme à ces dysfonctionnements qui menacent à la fois l’avenir de nombreux praticiens et l’accessibilité des soins sur l’ensemble du territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5603</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2197</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Duplessy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Objectif de réduction de la pauvreté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5603. — 1 avril 2025. — M. Emmanuel Duplessy interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’objectif de réduction de la pauvreté. L’article L. 115-4-1 code de l’action sociale et des familles introduit par la loi de 2008 sur le RSA établit l’obligation pour le Gouvernement de définir un objectif quantifié de réduction de la pauvreté et de rendre compte, chaque année, au parlement, des conditions de réalisation de cet objectif et des mesures et moyens financiers mis en œuvre pour y satisfaire. Le premier objectif, adopté en 2008 pour la durée du quinquennat, était de ramener de 7,8 millions à 5,2 millions le nombre de personnes en situation de pauvreté dans le pays. Or 9,1 millions de personnes se trouvaient en situation de pauvreté en 2022 d’après les dernières statistiques de l’Insee. Depuis 2011, l’État ne s’est donné aucun objectif de réduction de la pauvreté et il n’a pas rendu compte de son action au parlement. Sans objectif clairement défini et connu de l’ensemble des acteurs publics comme privés, la France ne parviendra à suivre et évaluer l’efficacité des dispositifs existants en matière de lutte contre la pauvreté pour pouvoir les compléter. Au regard de ces arguments, il lui demande si elle va fixer un objectif de réduction de la pauvreté et à quelle date le rapport annuel sera remis au parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5609</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2197</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Proença</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Cannabis thérapeutique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5609. — 1 avril 2025. — M. Christophe Proença attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le témoignage d’un habitant de sa circonscription et plus largement sur l’avenir du cannabis thérapeutique en France après le 31 mars 2026. Cet habitant, diagnostiqué de poliomyélite à l’âge de 6 ans, souffre d’une asymétrie de 5 cm entre ses membres inférieurs. Suite à un acte de bravoure où il a secouru un voisin victime d’un accident domestique, il a développé un syndrome post-poliomyélite, entraînant des douleurs chroniques importantes. En 2019, sur recommandation d’un médecin d’un centre anti-douleur, une demande a été faite auprès de l’ARS pour qu’il puisse bénéficier du cannabis thérapeutique via le Marinol. La récente annonce de la prolongation de l’expérimentation du cannabis médical jusqu’au 31 mars 2026 est une avancée significative. Cette décision offre un répit aux patients actuellement traités et ouvre la voie à une possible généralisation. Cependant, l’incertitude persiste quant à l’avenir de ces traitements au-delà de cette date. Le ministère de la santé a franchi une étape cruciale en notifiant à la Commission européenne les textes définissant le cadre de production et d’autorisation du cannabis à usage médical. Cette démarche laisse entrevoir la possibilité d’une généralisation du cannabis thérapeutique d’ici fin 2025 ou début 2026. Néanmoins, plusieurs questions restent en suspens. Quelles mesures concrètes sont envisagées pour assurer la continuité de ces traitements après le 31 mars 2026 ? Quel sera le statut légal du cannabis thérapeutique à long terme, au-delà de la période transitoire de cinq ans prévue par la législation actuelle ? Comment le Gouvernement compte-t-il garantir l’accès équitable à ces traitements, notamment en matière de remboursement par l’assurance maladie ? Quelles dispositions seront prises pour évaluer l’efficacité à long terme de ces traitements et ajuster le cadre réglementaire en conséquence ? Au-delà, cette situation illustre l’importance cruciale de ces traitements pour de nombreux patients souffrant de douleurs chroniques résistantes aux thérapies conventionnelles. Il est essentiel de leur offrir une visibilité sur l’avenir de leur prise en charge. Dans ce contexte, Mme la ministre peut-elle éclairer M. le député sur la stratégie du Gouvernement concernant l’avenir du cannabis thérapeutique en France après 2026 ? Quelles garanties peut-on apporter aux patients comme l’exemple cité quant à la pérennité de leur traitement ? Il souhaite connaître les éclaircissements qu’il pourra lui apporter sur ce sujet crucial pour la santé et la qualité de vie de nombreux Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5617</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2198</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>RSA majoré et enfant confié à l’aide sociale l’enfance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5617. — 1 avril 2025. — M. Paul Christophe appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, sur le versement de la majoration du revenu de solidarité active (RSA) lorsque les enfants à charge sont confiés au service de l’aide sociale à l’enfance sur décision de justice. Un enfant est considéré à charge lorsque ses parents supportent de manière effective et permanente ses frais d’entretien (éducation, habillement, nourriture et logement) et qu’il réside de manière stable en France. Le montant du RSA dépend alors du nombre d’enfants à charge et de l’éventuelle situation de parent isolé. Toutefois, lorsqu’une décision de justice demande le placement de l’enfant dans une structure adaptée et que la famille n’assume plus la charge effective et permanente de l’enfant, le maintien de la majoration de RSA semble pouvoir être questionné. En application de l’article L. 521-2 du code de la sécurité sociale, les allocations familiales dues au titre d’un enfant confié au service d’aide sociale à l’enfance sont versées en priorité à ce service, sauf décision expresse de l’autorité judiciaire saisie de sa propre initiative ou à la demande du conseil départemental. Cette appréciation vise notamment à établir si le maintien du versement des prestations familiales à la famille peut contribuer à développer le lien parent-enfant ou encore à préparer le retour de l’enfant dans sa famille. Aussi, il lui demande dans quelle mesure la majoration du RSA peut être reversée au service de l’aide sociale à l’enfance, assumant la charge matérielle de l’enfant, au même titre que les allocations familiales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5619</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2198</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Réforme du complément de libre choix du mode de garde
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5619. — 1 avril 2025. — Mme Marine Hamelet appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences de la réforme du complément de libre choix du mode de garde (CMG) dans le cadre du budget de la sécurité sociale 2025. Jusqu’à présent, cette aide permettait aux familles de bénéficier d’un soutien financier pour la prise en charge d’un enfant par une assistante maternelle déclarée. Toutefois, selon les règles en vigueur, cette allocation cesse dès que l’enfant atteint l’âge de six ans, sans distinction de situation particulière. Or cette limitation entraîne des difficultés majeures pour certaines familles, notamment celles ayant des enfants en situation de handicap. Par exemple, un parent témoigne que son fils de six ans, reconnu par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) et bénéficiant du programme Unité localisée pour l’inclusion scolaire (ULIS), ne peut rester sans surveillance prolongée et requiert un accompagnement spécifique. La fin du complément de libre choix du mode de garde les place dans une situation financière intenable, contraignant potentiellement l’un des parents à cesser son activité professionnelle, menaçant ainsi leur équilibre économique et social. De plus, le budget 2025 prévoit d’étendre l’accès au complément de libre choix du mode de garde jusqu’à l’âge de douze ans pour les familles monoparentales à compter du 1er septembre 2025. Cependant, d’autres familles, bien qu’ayant deux parents actifs, sont confrontées aux mêmes contraintes de garde et devraient pouvoir bénéficier de cette extension. Ainsi, elle lui demande si le Gouvernement envisage d’élargir l’accès au complément de libre choix du mode de garde jusqu’à douze ans pour toutes les familles confrontées à ces problématiques, indépendamment de leur composition, afin de garantir une solution équitable pour les parents qui doivent concilier vie professionnelle et obligations familiales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5625</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2199</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Santé publique des enfants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5625. — 1 avril 2025. — Mme Delphine Lingemann alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation des infirmières scolaires. Face à une jeunesse fragilisée par l’instabilité de la société à l’avenir incertain, la santé physique et mentale des élèves se détériore dangereusement. Dans ce contexte, les 7 816 infirmières de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur jouent un rôle essentiel : chaque année, elles réalisent 18 millions de consultations, offrant écoute, soins et accompagnement aux élèves. Pourtant, faute de moyens suffisants, leur mission est aujourd’hui en péril : manque de postes, conditions de travail dégradées, absence de reconnaissance statutaire, réforme inadaptée, etc. La profession subit une crise sans précédent qui met en danger la réussite et la santé de toute une génération. Face à cette situation alarmante, cette problématique nationale pourrait être résolue par des mesures d’urgence telles que la création de postes - 7 417 emplois d’infirmiers supplémentaires seraient nécessaires immédiatement, mais aussi la reconnaissance statutaire - l’exercice des infirmières de l’éducation nationale doit être reconnu comme une spécialité à part entière, avec un master intégré aux INSPE, ou encore la revalorisation salariale - malgré l’octroi du complément de traitement indiciaire (CTI) en 2024, les infirmières scolaires perçoivent encore près de 600 euros de moins par mois que d’autres agents de niveau équivalent. Une augmentation substantielle est indispensable pour attirer et fidéliser ces professionnelles. Parce que l’accès aux soins et à la prévention conditionne la réussite de la jeunesse, elle lui demande par quelles modalités elle envisage de valoriser cette profession dans l’intérêt de ces professionnels mais aussi des élèves.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5626</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2199</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Simplification de la NGAP pour les infirmières libérales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5626. — 1 avril 2025. — M. Yannick Monnet interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la complexité de la nomenclature générale des actes professionnels (NGAP). En sus de conditions de travail souvent intenses (jusqu’à 68 h par semaine), les infirmières libérales se heurtent trop souvent à des difficultés administratives et de facturation. Au cœur du problème : la NGAP, introduite en 1972, régulièrement incrémentée, mais jamais simplifiée. Les médecins généralistes s’appuient sur la NGAP pour rédiger leurs ordonnances, mais les erreurs sont fréquentes, ce qui a des répercussions sur les facturations établies par les infirmières libérales. En effet, elles peuvent par exemple recevoir un remboursement de soins cotés AMI 2 (remboursement du prix du soin dispensé multiplié par le coefficient, en l’occurrence 2) pour des soins cotés AMI 5 qu’elles ont en réalité dispensés. Il arrive aussi que les infirmières libérales dispensent des soins gratuitement, lorsque les médecins délivrent des ordonnances ne correspondant pas aux soins que nécessite le patient. Ainsi, la différence de remboursement par la sécurité sociale peut être considérable entre les soins inscrits sur l’ordonnance délivrée par le médecin et les soins véritablement dispensés par les infirmières libérales. La circulaire du 26 novembre 2024, relative à la clarification des règles de gestion en cas de prescriptions médicales imprécises et à la clarification sur les conditions de facturation, avait pour but d’améliorer cette situation. Mais M. le député a récemment été sollicité par des membres de la profession faisant face à de nombreuses difficultés quant aux remboursements, par la sécurité sociale, des soins qu’elles ont dispensés. Les erreurs restent manifestement fréquentes dans les prescriptions médicales et les infirmières libérales reçoivent toujours de nombreux indus de la sécurité sociale. Les infirmières libérales ont un métier qui doit être protégé et rendu attractif. Elles aimeraient que la sécurité sociale leur accorde une plus grande confiance. Mais cela ne pourra se faire que lorsque la NGAP sera réellement simplifiée ou lorsque la circulaire du 26 novembre 2024 sera diffusée de sorte que les médecins en prennent connaissance et réalisent des ordonnances effectives. Aussi il lui demande les dispositions qu’elle compte prendre afin de simplifier la NGAP.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5628</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2199</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Reconnaissance du métier de mandataire judiciaire à la protection des majeurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5628. — 1 avril 2025. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation préoccupante des mandataires judiciaires à la protection des majeurs indépendants (MJPMi). Ces professionnels assurent la gestion administrative, financière et juridique de plus de 800 000 personnes majeures protégées en France, en veillant à la préservation de leurs droits et à leur accompagnement au quotidien. Leur mission, essentielle au bon fonctionnement du système judiciaire et social, implique une charge de travail croissante et une responsabilité lourde, mais leur rémunération n’a pas évolué depuis plus de 10 ans. Depuis 2013, l’indice de référence servant à calculer leur rémunération est gelé. En 2014, l’indexation de ce forfait sur le SMIC et l’allocation aux adultes handicapés (AAH) a été supprimée au profit d’un « coût de référence » fixé à 142,95 euros brut par mois pour une personne protégée vivant en établissement avec conservation de domicile par exemple et modulé selon le lieu de vie et les ressources de la personne accompagnée. Or, depuis cette réforme, les coûts d’exercice n’ont cessé d’augmenter, notamment avec la hausse des charges sociales, avec un taux URSSAF fixé à 24,60 % depuis janvier 2025, et une augmentation des frais professionnels (assurance, déplacements, gestion administrative) ainsi que du coût de la vie, sans compensation. Malgré ces exigences croissantes, la rémunération des MJPMi reste largement insuffisante. Un mandataire indépendant perçoit en moyenne 1 800 à 2 200 euros nets par mois, bien en deçà des responsabilités qui lui incombent. De plus, les MJPMi constatent une intensification des risques psychosociaux liés à l’accompagnement de publics vulnérables, confrontés à la précarité ainsi qu’à des situations de violences verbales ou physiques. Par ailleurs, leur formation reste insuffisamment axée sur ces enjeux sociaux. Face à ces constats, elle lui demande si le Gouvernement envisage une revalorisation urgente du coût de référence, gelé depuis plus de 10 ans, afin de tenir compte de l’inflation et de l’augmentation des charges ; une indexation pérenne de ce coût sur le SMIC et l’AAH, pour éviter une nouvelle dégradation des conditions financières des MJPMi ; une réforme du cadre statutaire de la profession, garantissant une meilleure reconnaissance et une adaptation du financement aux réalités du terrain ; et enfin, une meilleure prise en compte des risques psychosociaux dans le cursus de formation. Elle souhaite connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour assurer la pérennité et l’attractivité de cette profession indispensable à la protection des plus vulnérables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5633</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2200</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Cumul emploi-retraite plafonné 
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5633. — 1 avril 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la question du cumul emploi retraite (CER) plafonné. Avant la réforme des retraites de 2023, les retraités qui reprenaient une activité professionnelle cotisaient pour la retraite sans acquérir de nouveaux droits. Leur future pension ne pouvait pas être augmentée par cette reprise d’emploi. Cependant, la réforme a introduit la possibilité, pour ceux pouvant bénéficier du cumul emploi-retraite intégral, d’obtenir de nouveaux droits à la retraite. Ainsi, les assurés ayant atteint un taux plein peuvent améliorer leur future pension grâce aux cotisations effectuées dans le cadre de ce régime. En revanche, pour le cumul emploi-retraite plafonné, la reprise d’une activité après la liquidation de la pension n’autorise toujours pas l’acquisition de nouveaux droits à la retraite. Dès lors,  il demande au Gouvernement d’ouvrir de nouveaux droits à ces personnes qui, dans le cadre d’un CER plafonné, perçoivent une faible pension de retraite malgré une carrière prolongée au-delà de l’âge légal de départ à la retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5634</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2200</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Allegret-Pilot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Reconnaissance du travail des retraités en période de crise
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5634. — 1 avril 2025. — M. Alexandre Allegret-Pilot interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation générale des retraités mobilisés lors de la crise sanitaire. Mme Valérie Rozand est une infirmière retraitée. Elle a été mobilisée lors de la crise sanitaire pour venir en aide aux plus vulnérables. Cette participation, salutaire, visait à répondre aux besoins urgents de la société face à une situation sans précédent. Mme Rozand s’est vu imposer le remboursement de près 12 000 euros au titre de salaires perçus dans un contexte exceptionnel. Alors qu’elle a démissionné dès qu’elle a été informée du dépassement du temps de travail autorisé, sa contribution louable se voit pénalisée par une application rigide des règles sur le cumul retraite-salaire. Refuser de valoriser le dévouement des engagés durant cette période exceptionnelle, c’est transmettre un message défavorable à la solidarité nationale et, a fortiori, au travail de personnes qui sont en mesure de faire bénéficier les Français de leurs compétences. De fait, il lui demande quelles actions le Gouvernement compte mettre en œuvre pour adapter le cadre réglementaire, afin de ne pas dissuader l’engagement solidaire des retraités mobilisés lors des différentes crises et, de façon plus générale, leur précieux travail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5635</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2200</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Retards dans le versement des pensions d’invalidité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5635. — 1 avril 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les retards de versement des pensions d’invalidité pour les personnes en situation de handicap. De nombreux témoignages révèlent que ces retards sont fréquents, s’étendant généralement sur une période de 7 à 9 mois. Ces délais ont des conséquences préjudiciables pour les bénéficiaires, qui dépendent parfois de cette aide comme unique source de revenu. Ces retards engendrent des désagréments significatifs et exposent ces personnes déjà vulnérables et parfois dépendantes à des difficultés accrues. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement envisage de mettre en place pour remédier à cette situation et garantir le versement ponctuel des pensions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5636</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2201</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Trimestres d’assurance retraite accordés aux aidants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5636. — 1 avril 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les trimestres d’assurance retraite supplémentaires accordés aux personnes élevant un enfant en situation de handicap. Conformément à l’article L. 351-4-1 du code de la sécurité sociale, toute personne élevant ou ayant élevé un enfant de moins de 20 ans, avec un taux d’incapacité d’au moins 80 %, a la possibilité de bénéficier d’un trimestre d’assurance retraite supplémentaire gratuit par période d’éducation de 30 mois. Le plafond actuel de 8 trimestres ne semble pas suffisant au vu des sacrifices professionnels engagés par les aidants concernés. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage d’évaluer à la hausse ce plafond, afin de mieux reconnaître et de compenser l’engagement de ces familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5638</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2201</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Brigand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Plan "ambition plasma 2025/2028"
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5638. — 1 avril 2025. — M. Hubert Brigand attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le plan « ambition plasma 2025/2028 » présenté par l’Établissement français du sang (EFS) fin 2024, qui a pour but d’intensifier la collecte de plasma éthique, afin d’atteindre pour 2028 1,4 million de litres de plasma délivrés au Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (LFB). En effet, l’EFS doit disposer des moyens suffisants pour répondre aux enjeux de santé publique et de souveraineté sanitaire. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer comment le Gouvernement prévoit de financer ce plan plasma qui nécessite d’importants moyens immobiliers, matériels, humains et une mobilisation des équipes de l’EFS pour recruter et fidéliser de nouveaux donneurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5648</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2201</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle D’Intorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Distance entre les antennes relais de téléphonie et les établissements sensibles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5648. — 1 avril 2025. — Mme Christelle D’Intorni interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’encadrement juridique actuel et l’opportunité d’instaurer une distance minimale réglementaire stricte entre les antennes-relais de téléphonie mobile et les établissements sensibles tels que les écoles, les crèches, les hôpitaux, les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et autres structures sanitaires ou éducatives. En effet, la prolifération rapide des infrastructures de téléphonie mobile et le développement de la 5G ont considérablement accru la présence d’antennes-relais dans l’environnement quotidien des citoyens. Selon les données de l’Agence nationale des fréquences (ANFR), près de 63 000 antennes-relais sont actives sur le territoire français et ce nombre continue d’augmenter chaque année. Ce déploiement massif soulève de vives inquiétudes sanitaires au sein de la population, particulièrement concernant l’exposition des publics vulnérables tels que les enfants, les personnes âgées ou encore les patients dans les établissements de santé. De récentes études et rapports, notamment celui de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) en 2019, indiquent clairement que, bien que les seuils réglementaires d’exposition soient actuellement respectés, des incertitudes scientifiques persistent quant aux effets à long terme d’une exposition chronique aux champs électromagnétiques. À ce jour, la réglementation française, notamment issue de la loi « Abeille » du 9 février 2015, prévoit seulement une information et une concertation accrues autour de l’installation des antennes-relais, sans imposer toutefois de distances minimales contraignantes et uniformisées. Plusieurs pays européens ont adopté des normes plus strictes. Ainsi, par exemple, la Suisse impose une distance minimale d’au moins 300 mètres entre une antenne relais et certains établissements sensibles, alors que l’Italie et la Belgique privilégient une réduction drastique des valeurs limites d’exposition, allant bien au-delà des recommandations actuelles de l’Union européenne. Face à ces constats et à ces disparités juridiques au sein même de l’Union européenne, il apparaît nécessaire de réexaminer l’opportunité de renforcer notre cadre législatif et réglementaire en la matière. Le principe constitutionnel de précaution inscrit dans la Charte de l’environnement de 2004 oblige en effet les pouvoirs publics à prendre toutes les mesures nécessaires afin de prévenir les dommages graves et irréversibles à la santé publique. Elle lui demande donc quelles mesures spécifiques et concrètes le Gouvernement entend mettre en œuvre pour assurer une meilleure protection sanitaire de la population, notamment par l’établissement d’une distance minimale uniforme au niveau national entre les antennes-relais et les lieux sensibles, conformément au principe de précaution et aux attentes légitimes des citoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5650</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2202</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Proença</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Impact de la nouvelle réglementation sur le radon dans les grottes touristiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5650. — 1 avril 2025. — M. Christophe Proença attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles au sujet de la Fédération du tourisme et du patrimoine souterrain, qui représente environ 90 % des grottes touristiques en France et qui l’a informé des répercussions d’un arrêté ministériel daté du 16 novembre 2023. Cet arrêté modifie les règles de protection des travailleurs exposés au radon et augmente le coefficient de dose réglementaire utilisé pour calculer les doses efficaces du personnel. Cette modification entraîne une réduction significative, de l’ordre de 75 %, du temps de travail autorisé dans les cavités, impactant sévèrement près de la moitié des grottes touristiques du pays. À terme, il reste à souligner que ce sont des fermetures qui sont envisagées et à chaque fermeture d’un domaine touristique en France, c’est l’influence du pays qui diminue. Sans compter un point tout aussi important dont M. le député doute que Mme la ministre ne connaisse pas le sujet, mais ces fermetures menacent directement l’activité économique des zones rurales où ces sites sont souvent essentiels pour l’hébergement, la restauration, le commerce et l’artisanat locaux. De plus, cette décision intervient de manière abrupte alors que les recommandations de la Commission internationale de protection radiologique (CIPR 137) sont encore en cours d’examen par la Commission européenne et que la directive européenne 2013/59 Euratom reste la référence en vigueur pour les États membres. Ainsi l’arrêté ministériel semble donc anticiper hâtivement les conclusions des analyses européennes en cours. Les membres de la Fédération du tourisme et patrimoine souterrain ne minimisent pas les risques liés au radon et sont conscients de l’importance de ce sujet, mais ils demandent des clarifications sur leur avenir. De plus, les cas de figure sont multiples, chaque grotte étant différente dans un aspect morphologique, géologique et aérologique pouvant induire des situations face au radon totalement différente. Ainsi, il souhaite connaître les mesures qu’elle compte prendre afin de concilier la protection des travailleurs exposés au radon dans les grottes touristiques avec la nécessité de préserver l’activité économique et le patrimoine de ces sites, en tenant compte des spécificités de chaque cavité et des discussions en cours au niveau européen.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5575</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2202</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aly Diouara</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ville</ministreQuestion><ministreJO>Ville</ministreJO><Objet>Interpellation sur les failles du dispositif de la TFPB
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5575. — 1 avril 2025. — M. Aly Diouara interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ville, concernant l’absence de transparence et de concertation du dispositif d’abattements fiscaux liés à la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB). À la suite de la publication d’un récent rapport de la Cour des comptes, plusieurs dysfonctionnements préoccupants ont été révélés concernant la gestion des exonérations fiscales accordées aux bailleurs sociaux au titre de la TFPB. Ces exonérations, essentielles à l’amélioration du cadre de vie des habitants et à la cohésion sociale, présentent aujourd’hui de nombreuses difficultés, notamment dues à l’absence de transparence et de contrôle par les services de l’État de cet abattement fiscal. Le rapport indique que le coût global des exonérations fiscales accordées aux bailleurs sociaux au titre de la TFPB est passé de 113 millions d’euros en 2016 à près de 2 milliards d’euros en 2021. Malgré ces exonérations conséquentes, censées favoriser un cadre de vie harmonieux et un entretien rigoureux des espaces communs particulièrement dans les quartiers prioritaires Politique de la ville, les résultats sur le terrain peinent à être visibles. Par exemple, dans sa circonscription, M. le député souligne que les exonérations accordées en 2024 s’élèvent à : 3 205 767 euros pour la commune de Bobigny ; 1 284 896 euros pour la commune de Drancy ; 227 833 euros pour la commune du Bourget. Pourtant, alors même que les conditions de vie des habitants ne cessent de se détériorer, ces montants importants ne se traduisent pas par une amélioration tangible de la qualité de vie des habitants. M. le député relève également l’insuffisance des contrôles réalisés par les services de l’État sur l’utilisation effective de ces exonérations et l’absence de communication des plans d’actions qui s’y réfèrent aux différents partenaires. De plus, il souligne l’absence de critères environnementaux et énergétiques clairs au sein de ce dispositif d’exonération, limitant ainsi les efforts nécessaires à l’amélioration écologique et énergétique des programmes d’habitation sociale. M. le député sollicite donc auprès de Mme la ministre quelles initiatives concrètes elle envisage de mettre en œuvre afin de publier annuellement un rapport détaillé relatif au coût réel de ces exonérations et leur impact effectif sur l’amélioration du cadre de vie des habitants. Dans un souci d’une plus grande transparence de cette niche fiscale des bailleurs sociaux, il lui demande si sera élargi et systématisé l’avis d’un collège d’acteurs associatifs ou de la société civile avant validation des plans d’actions TFPB.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5039</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2217</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hanane Mansouri</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Suppression de postes à l’IHEDN : une contradiction avec les priorités</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5039. — 18 mars 2025. — Mme Hanane Mansouri interroge M. le ministre des armées sur la suppression de postes à l’IHEDN. En tant que membre du conseil d’administration de l’Institut des hautes études de défense nationale, l’IHEDN, Mme la députée a été interpellée sur la suppression de cinq postes équivalents temps plein depuis le 1er janvier 2025. Cette vague réductrice ne s’arrêtera pas là, dix postes supplémentaires seront supprimés en 2026 et deux autres en 2027. En parallèle, le ministère des armées connaît une augmentation de ses effectifs, avec la création de 700 nouveaux postes annoncés dans le budget 2025. Mme la députée se félicite de ces créations de postes, qui vont renforcer les effectifs au sein de l’arsenal de défense nationale, un impératif pour le maintien de la souveraineté et l’entretien des armées. Toutefois, il est préoccupant de constater que des institutions comme l’IHEDN, pourtant vitales dans la formation des nouvelles générations aux enjeux de défense, se voient sujettes à des suppressions d’effectifs. Mme la députée tient à rappeler les missions fondamentales de cet institut, qui participe à former des responsables de haut niveau, civils comme militaires, à l’esprit de défense et aux questions internationales, tout en conduisant des études et des recherches, en collaboration avec d’autres organismes et établissements d’enseignement supérieur. Cette contribution de réflexion et de formation qu’apporte l’IHEDN est cruciale pour permettre au pays de s’adapter aux enjeux géopolitiques nouveaux, afin de garantir à la France son autonomie stratégique et le maintien de sa voix singulière à l’international. Dans le contexte de tensions graves à l’international, que ce soit en Ukraine, au Proche et Moyen-Orient, d’une tendance au réarmement partout chez les pays voisins européens, il paraît inadapté de supprimer des postes au sein de ce précieux institut. Alors, elle lui demande pourquoi une institution centrale et modèle du prestige français en matière de défense, comme l’IHEDN, subit des restrictions budgétaires ciblées et des suppressions de postes, alors que la priorité du Gouvernement devrait être la préservation pleine et entière de la défense nationale. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2217</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le projet annuel de performance 2025 ramène le plafond d’emplois de l’institut à 66 équivalents temps plein travaillé (ETPT), soit une baisse de 5 emplois. De façon concrète, la baisse du plafond d’emplois se matérialisera par le départ de trois agents avant la fin du premier trimestre 2025, puis potentiellement de 2 autres agents ultérieurement. L’Institut mène depuis quelques années une réflexion globale sur ses missions, visant à ajuster ambition et moyens. Dans cet esprit et depuis sa réorganisation en 2021, l’Institut s’est déjà rationalisé et continue à le faire, permettant par son dynamisme une forte hausse de son activité, la création de nouvelles « majeures » au sein de la session nationale et une hausse importante des auditeurs accueillis chaque année. Ainsi, au titre de la session nationale, 170 auditeurs étaient accueillis en 2014 et 289 en 2024. Le rayonnement, de l’IHEDN sous la tutelle du Premier ministre permet à l’esprit de défense d’irriguer notre pays, ce qui est essentiel dans un contexte international marqué par toujours plus de violence désinhibée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1809</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2217</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Proença</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Soutien à la filière noix du Sud-Ouest - calamités agricoles et plan de relance</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1809. — 12 novembre 2024. — M. Christophe Proença alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’état de la filière noix dans le sud-ouest de la France, en particulier dans les départements du Lot, de la Corrèze et de la Dordogne. Cette filière agricole a subi une conjugaison de crises catastrophiques au point de mettre en péril économique les exploitations agricoles. La propagation des maladies fongiques, des parasites et le dérèglement climatique sont autant de causes objectives qui conduisent à des récoltes calamiteuses qui se cumulent à une crise concurrentielle internationale. En 2023, le Gouvernement a mis en place un plan exceptionnel de crise pour soutenir les exploitants impactés. Cette aide prévoyait une prise en charge des pertes à hauteur de 80 % des récoltes. M. le député souhaite attirer l’attention de Mme la ministre sur des critères inadaptés, retenus par l’administration pour définir l’éligibilité des exploitations au dispositif : tout d’abord, il est demandé aux exploitants un taux de spécialisation pour l’obtention de cette aide, qui doit être supérieur ou égal à 25 % du chiffre d’affaires total. Ce critère est particulièrement pénalisant, car les exploitations lotoises sont en grande majorité en polyculture. La noix n’étant pas l’activité principale de l’agriculteur, ce score n’est pas atteint dans la très grande majorité des cas. Cependant, dans le territoire concerné, un agriculteur a besoin de compter sur la viabilité de toutes ses productions s’il veut survivre. Ensuite, le second critère est celui du taux de perte de chiffre d’affaires sur la production par rapport aux années précédentes : les services du ministère imposent un seuil minimal de perte de chiffre d’affaires à 20 %. Les années de références ont toutes été impactées par des crises répétées pour la filière noix. Ainsi, il est impossible de se fier à ces résultats pour atteindre ce seuil, tant la production a été mauvaise. Ces deux critères cumulés excluent donc 9 exploitations sur 10 dans le département du Lot. M. le député demande à Mme la ministre d’analyser finement la situation de cette filière au regard de la crise économique vécue par les agriculteurs et de réinterroger les critères appliqués pour ces calamités agricoles. Il l’interroge sur la possibilité de remobiliser des crédits spécifiques pour soutenir l’investissement dans cette filière. Outre les problématiques sanitaires et climatiques, la production de noix a besoin d’un plan de relance ambitieux pour donner aux agriculteurs le sentiment que la France croit dans l’avenir de la filière noix et dans ses signes officiels de qualité. Ce plan d’investissement pour restaurer les verger devrait être ouvert à tous les producteurs, quel que soit la taille des exploitations. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2218</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La filière noix rencontre, depuis 2022, une crise de production (+ 40 % de volumes en 2022 par rapport à la moyenne quinquennale), qui est liée à une problématique structurelle résultant de l’augmentation de 42 % des surfaces de noyers depuis dix ans. La difficulté des acteurs à gérer cette situation a été amplifiée par le fait que les aléas climatiques avaient jusqu’à présent masqué le potentiel de production des surfaces plantées, et que la concurrence des grands bassins de production internationaux a réduit les débouchés à l’export. La structuration de la filière au niveau national, permettant notamment une coordination entre les différents bassins de production, reste à construire à ce jour et n’a pas permis d’anticiper cette situation. En terme de consommation, le marché du snacking et des industries alimentaires est en croissance et tire ainsi la demande mondiale en cerneaux alors que la France produit et exporte essentiellement des noix coques. Enfin, le contexte inflationniste a inévitablement impacté la consommation de noix. Face à cette situation, le Gouvernement a rapidement réagi en mobilisant des crédits de la réserve de crise agricole activée par la Commission européenne à hauteur d’environ 8 millions d’euros (M€) auxquels se sont ajoutés 2 M€ de crédits nationaux, au sein d’une aide groupée pour les producteurs de noix et de cerise (également confrontés à des difficultés économiques), instruite par FranceAgriMer et les directions départementales des territoires (et de la mer). Cette aide de crise visait à soutenir les producteurs face à la crise de la campagne 2022-2023. Ouvert le 31 octobre 2023, le dépôt des dossiers de demande d’aide a été clôturé le 27 novembre 2023. L’instruction des dossiers a permis un paiement de l’aide pour la filière noix fin janvier 2024 à hauteur de 7,2 M€ dont 604 000 euros attribués pour l’Occitanie. Afin d’accompagner à plus long terme la filière noix, un rapport a été commandité au conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux. Publié en décembre 2023, il détaille des pistes d’actions à plus long terme : coordination des producteurs au niveau national (via l’interprofession des fruits et légumes frais, Interfel, ou une association d’organisation de producteurs nationale), stratégie collective de promotion de la noix française et segmentation du marché, communication, recherche-expérimentation, développement des équipements de transformation pour développer de nouveaux débouchés… Depuis le printemps 2024, sur la base de ce rapport, le ministère chargé de l’agriculture travaille ainsi activement avec les professionnels au renforcement de la structuration et de l’organisation de la filière. Cette structuration lui permettra ainsi accéder plus efficacement aux outils de promotion, d’expérimentation, de sensibilisation et de formation. Le plan de souveraineté fruits et légumes, politique prioritaire du Gouvernement, annoncé au salon international de l’agriculture le 1er mars 2023 constitue par ailleurs un outil majeur pour accompagner le développement de la nuciculture française. Ce plan dédié aux filières fruits et légumes permettra de favoriser sur la durée la sélection des variétés de plantes les plus résistantes face au changement climatique, le soutien à la recherche-expérimentation à l’échelle des territoires, l’accompagnement pour des équipements agricoles plus performants. La filière nucicole a pu ainsi bénéficier du dispositif de rénovation des vergers existant doté d’une enveloppe de 4 M€ par an et abondée de 13 M€ supplémentaires en 2024 dans le cadre de la planification écologique. En outre, la filière pouvait également émarger à un guichet dédié aux agroéquipements du verger, ouvert au deuxième semestre 2024 pour lequel il existait du matériel adapté en conséquence pour la filière (robot de rejet des noisetiers). Dernièrement, le cabinet de la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire a reçu la filière des noix du Sud-Ouest qui a exposé les difficultés dans lesquelles se trouvent les producteurs après deux années de très mauvaises récoltes et a présenté les grands axes d’une proposition de plan stratégique pluri-annuel. Ce plan est en cours d’analyse par les services du ministère chargé de l’agriculture, en vue d’en préciser la faisabilité juridique et financière. Le Gouvernement est donc pleinement mobilisé pour accompagner cette filière.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1810</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2219</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de Courson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Stabilisation tartrique éco-sélective</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1810. — 12 novembre 2024. — M. Charles de Courson attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la réglementation européenne concernant le procédé de stabilisation tartrique éco-sélective, une innovation française développée par l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) et utilisée dans la viticulture pour prévenir le dépôt de tartre dans le vin de manière écologique. Ce procédé repose sur une technique d’électrodialyse sans intrants chimiques, économe en énergie et est aujourd’hui largement plébiscité à l’international. En effet, il est autorisé pour les vins biologiques aux États-Unis d’Amérique sous la réglementation stricte du National Organic Program (NOP), contribuant ainsi à l’exportation de vins sans altération de qualité. Cependant, malgré son efficacité reconnue et son faible impact environnemental, cette méthode reste interdite pour la viticulture biologique européenne. Ce paradoxe place la France, pionnière de cette technologie, dans une situation difficile en l’empêchant de l’adopter pour sa propre production biologique, tandis que d’autres pays comme l’Italie exploitent des méthodes alternatives autorisées, telle que la stabilisation par le froid. Alors que des révisions de la réglementation européenne de l’agriculture biologique sont en cours, notamment pour l’autorisation des vins désalcoolisés biologiques, il lui demande quelles actions la France pourrait engager pour intégrer cette technologie de stabilisation tartrique éco-sélective dans les pratiques autorisées par l’Union européenne et ainsi valoriser cette innovation issue de la recherche française. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2219</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le procédé de stabilisation tartrique par électrodialyse, développé par l’institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE), repose sur une méthode physique permettant d’éliminer le dépôt de tartre dans le vin sans l’ajout d’intrants chimiques. Toutefois, l’utilisation de cette technologie pour les vins biologiques reste interdite au niveau européen. En effet, l’interdiction du traitement par électrodialyse pour assurer la stabilisation tartrique du vin est affirmée à l’annexe II, partie VI, point 3.2 c), du règlement (UE) nº 2018/848. Cette interdiction est faite sur la base du principe énoncé à l’article 7, point c), du même règlement qui dispose que sont exclues « les méthodes de transformation susceptibles d’induire en erreur quant à la véritable nature du produit ».  Le code international des pratiques œnologiques, établi par l’organisation internationale de la vigne et du vin, définit la stabilisation tartrique par électrodialyse comme une « méthode physique d’extraction d’ions en sursaturation dans le vin sous l’action d’un champ électrique à l’aide de membranes perméables aux seuls anions d’une part, et de membranes perméables aux seuls cations d’autre part ». Il s’agit donc d’une méthode de transformation qui est susceptible d’induire en erreur sur la nature du produit. De ce fait, « le règlement d’exécution (UE) n° 203/2012 de la Commission européenne sur le vin biologique, qui définit pour la première fois le vin biologique au niveau européen, avait déjà exclu cette pratique de la production de vin biologique ». Comme indiqué au considérant 7 de ce règlement, il était estimé que « l’électrodialyse est susceptible d’induire en erreur sur la véritable nature des produits biologiques, ce qui est contraire au principe applicable en matière de transformation des denrées alimentaires biologiques énoncé à l’article 6, point c), du règlement (CE) n° 834/2007 alors en vigueur ». Par ailleurs, la Commission européenne a indiqué ne pas avoir l’intention de proposer une révision du règlement (UE) 2018/848 en vue d’autoriser le recours à la stabilisation tartrique du vin par électrodialyse.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1811</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2219</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Taxe AGEFIPH pour les employeurs de main d’oeuvre agricole</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1811. — 12 novembre 2024. — Mme Marine Hamelet interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la problématique de la taxe AGEFIPH et ses implications pour les exploitations agricoles. Ces dernières sont soumises à l’obligation d’emploi de personnes en situation de handicap, le non-respect de cette obligation entraînant le paiement d’une contribution pouvant atteindre 16 000 euros par personne handicapée non employée. Cependant, cette mesure est jugée inapplicable par bon nombre d’exploitants agricoles, notamment en raison de l’absence de candidats disponibles pour ces postes, comme l’ont confirmé à plusieurs reprises France Travail et l’AGEFIPH. Par ailleurs, le calcul des effectifs salariés, qui inclut les travailleurs saisonniers dans le décompte global, aggrave encore la situation pour les exploitations agricoles, dont le recours à la main-d’œuvre saisonnière est pourtant une spécificité structurelle du secteur. Cette double contrainte engendre une charge financière insoutenable pour des exploitations souvent fragiles et la mesure est perçue comme injuste et inapplicable. Dans ce contexte, elle souhaite connaître la position du ministre sur ce sujet, ainsi que les mesures qu’il envisage de mettre en œuvre pour adapter cette réglementation ou envisager sa suppression, afin de prendre en compte les spécificités du secteur agricole et le contexte économique actuel.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2220</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’obligation d’emploi de travailleurs handicapés (OETH) a été mise en place par la loi du 10 juillet 1987 en faveur de l’emploi des travailleurs handicapés. Elle prévoit, pour les entreprises privées et les établissements publics industriels et commerciaux de 20 salariés et plus l’obligation d’employer au moins 6 % de personnes handicapées. Cette obligation est calibrée de manière à cibler les entreprises ayant plus de 20 salariés dans la durée, et la contribution qui résulte du non-respect de cette obligation a été conçue de manière à être minorée voire annulée dès lors que les entreprises visées par cette obligation agissent en faveur de l’emploi des travailleurs handicapés. Ainsi, afin de déterminer si le seuil de 20 salariés est atteint, plusieurs catégories de travailleurs ne doivent pas être comptabilisées dans les effectifs : les titulaires de contrat à durée déterminée recrutés pour remplacer un salarié absent (ou dont le contrat est suspendu quel qu’en soit le motif), les volontaires en service civique, les apprentis, les titulaires d’un contrat initiative-emploi, d’un contrat d’accompagnement dans l’emploi, d’un contrat de professionnalisation et les salariés français expatriés, dès lors que leur affiliation au régime français de sécurité sociale n’est pas maintenue. Dans le même esprit, les salariés ou agents dont le contrat ne couvre pas tout le mois ainsi que ceux qui ne travaillent pas à temps plein ou complet sont pris en compte à proportion de leur durée de travail et/ou de la durée de leur contrat au cours du mois. En tout état de cause, les effectifs saisonniers sont pris en compte pour le calcul de l’effectif moyen annuel, mais au prorata de la durée de leur contrat (exemple : un saisonnier de trois mois compte pour 0,25 équivalent temps plein). Par ailleurs, le franchissement à la hausse du seuil de 20 salariés n’est pris en compte que lorsque ce seuil est atteint ou dépassé durant cinq années civiles consécutives, et tout franchissement à la baisse de ce seuil sur une seule année civile a pour effet de faire repartir à zéro le décompte des cinq années consécutives énoncé ci-dessus. Ce n’est donc que lorsque ce seuil de 20 salariés est franchi pendant cinq années consécutives que l’employeur est tenu de respecter l’obligation d’emploi d’au moins 6 % de travailleurs handicapés. Ce n’est qu’en cas de non-respect de cette obligation par les entreprises qui répondent aux critères énoncés ci-dessus que celles-ci sont redevables d’une contribution annuelle. En outre, l’employeur peut également respecter son obligation d’emploi de travailleurs handicapés par l’application d’un accord de branche, de groupe, d’entreprise ou d’établissement agréé dès lors qu’un tel accord prévoit la mise en œuvre d’un programme pluriannuel en faveur des travailleurs handicapés. Ainsi, seuls les employeurs tenus de respecter cette obligation et qui soit n’embauchent pas au moins 6 % de personnes handicapées, soit n’ont pas conclu un accord agréé tel qu’évoqué ci-dessus sont tenus de payer une contribution au titre de l’OETH. Cette contribution est calibrée de manière à être minorée dès lors que les entreprises qui ne respectent pas l’OETH contribuent néanmoins à l’effort en faveur de l’emploi de travailleurs handicapés par un certain nombre de dépenses. À titre d’exemple, les montants liés à la passation de certains contrats (de fourniture, de sous-traitance ou de prestations de service) avec des entreprises adaptées, des établissements ou services d’aides par le travail et/ou avec des travailleurs indépendants handicapés sont déductibles de la contribution OETH. Dans ce cadre est notamment prévue une déduction liée aux emplois exigeant des conditions d’aptitudes particulières (ECAP), dont font partie les conducteurs d’engins agricoles ou forestiers, et qui est égale à l’effectif annuel moyen des ECAP multiplié par 17 fois le salaire minimum de croissance horaire brut en vigueur. Toutefois, dans l’hypothèse où au cours de trois années consécutives une entreprise soumise à l’OETH n’a employé aucun travailleur bénéficiaire de l’OETH, ni n’a conclu l’un des contrats précités, ou n’a d’accord agréé en vigueur, celle-ci est soumise à une sur-contribution. Le Gouvernement est néanmoins conscient de la difficulté que connaissent les exploitants agricoles dans un contexte économique où la complexité du recrutement et le manque de candidats touchent l’ensemble des exploitations, et de la situation particulière des employeurs de saisonniers face à l’OETH dans ce cadre.  Face à cette situation, le Gouvernement et la mutualité sociale agricole, qui est l’organisme compétent en matière de gestion de la déclaration obligatoire d’emploi des travailleurs handicapés et de recouvrement de la contribution due en cas de non-respect de l’OETH, sont pleinement mobilisés. L’ensemble des leviers d’action sera considéré pour assurer que la situation des employeurs agricoles évolue le mieux possible à l’avenir. Parmi eux, l’accompagnement des entreprises concernées par l’OETH constituera un élément-clé afin de leur permettre de respecter la réglementation de la manière la plus adaptée à leurs situations et à leurs moyens.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1821</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2221</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Réintroduction du loup</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1821. — 12 novembre 2024. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le coût représenté par la réintroduction du loup dans le pays. Il souhaiterait connaître pour chaque année depuis 2020 les moyens financiers engagés par l’État au service de cette politique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2221</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La détresse des éleveurs est réelle et compréhensible. L’État est à leurs côtés, conscient de l’impact de la présence du loup sur leur activité, notamment en termes économique, psychologique et d’adaptation des pratiques. L’augmentation de la population lupine et son expansion géographique se traduit par un nombre élevé de dommages aux troupeaux (10 882 victimes en 2023). Attentif à cette situation, l’État souhaite un accompagnement fort auprès d’éleveurs autant pour prévenir que pour indemniser. À cette fin, le ministère chargé de l’agriculture accompagne financièrement les éleveurs pour la mise en place de mesures de protection des troupeaux. Cette politique repose sur un triptyque de moyens de protection : gardiennage, mise en place de parcs électrifiés et recours aux chiens de protection des troupeaux. Ainsi, l’aide à la protection des troupeaux contre la prédation a été maintenue et renforcée dans la nouvelle programmation de la politique agricole commune. Cette aide permet le financement du gardiennage par les bergers, de l’achat de clôtures, de l’achat et de l’entretien de chiens de protection, ainsi que la réalisation d’étude de vulnérabilité et d’un accompagnement technique. En 2023, 36,9 millions d’euros (M€) ont été consacrés à la prévention (contre 28,6 M€ en 2020). Malgré les nombreux efforts des éleveurs pour protéger leur troupeau, des difficultés réelles de protection de certains troupeaux subsistent. En matière d’indemnisation des dommages, près de 4,7 M€ ont été versés en 2023 (contre 4 M€ 2020), par le ministère chargé de l’écologie, à la suite de 4 091 constats. Le nouveau plan national d’action (PNA) loups et activités d’élevage 2024-2029 prévoit un délai maximum de 125 jours afin de réduire le délai d’indemnisation. Pour indemniser au plus juste les pertes liées à la prédation, les barèmes d’indemnisation des dommages, fixés en fonction de l’espèce domestique, de ses caractéristiques et selon sa valorisation, ont été revalorisés, début 2024, à hauteur de + 33 % pour les ovins et + 25 % pour les caprins. De plus, des travaux pour une meilleure indemnisations indirectes (stress, baisse de lactation, génétique…) sont en cours. Début 2024, l’arrêté fixant les modalités de recours aux tirs a été modifié afin d’améliorer le protocole de tirs. Cet arrêté permet notamment l’usage des caméras d’observation nocturne, supprime l’obligation d’éclairage pour les louvetiers, et permet de passer à deux tireurs, voire trois (selon les circonstances locales), pour les tirs de défense simple. De plus, pour simplifier les procédures de délivrance des autorisations, une instruction aux préfets prévoit que les autorisations de tir soient accordées maximum 48 heures après une attaque et que le déploiement des louvetiers interviennent dans un délai maximum de 72 heures. Considérant l’absence de référentiel pour protéger les troupeaux de bovins, équins et asins, les préfets délivrent désormais, dès la première attaque, des autorisations de tirs de défense aux éleveurs victimes d’attaques lupines. Aussi, à noter que conformément à ce que prévoit le plan national loup (PNA) et activités d’élevage pour la période 2024-2029, des expérimentations ont été validées pour les troupeaux de bovins pour lesquels il n’existe pas de référentiel de protection ayant fait ses preuves, notamment sur le territoire de la Petite Montagne du Jura et sur le Plateau supérieur du Jura. De manière générale, le Gouvernement a élaboré un projet d’arrêté modifiant l’arrêté encadrant les destructions de loups afin d’apporter une plus grande sécurité juridique aux éleveurs qui ont des autorisations de tirs pour défendre leur troupeau de bovins. Le Gouvernement souhaite reconnaître les efforts des éleveurs en matière de réduction de la vulnérabilité notamment pour les espèces n’ayant pas de référentiel de protection ayant fait leurs preuves comme c’est le cas pour les troupeaux d’ovins. Cet arrêté a fait l’objet d’une consultation publique et des mises à jour en vue de prendre en compte les attentes pertinentes sont actuellement en cours par le ministère chargé de l’écologie en collaboration avec le ministère chargé de l’agriculture. Enfin, si le loup est à l’heure actuelle une espèce « strictement protégée » au titre de la convention de Berne et de la directive européenne « habitats, faune, flore », le Gouvernement est conscient que son expansion, dans un contexte d’activités pastorales, remet en question la vitalité de certains territoires. Les États membres européens se sont ainsi accordés, fin septembre 2024, pour que la Commission européenne porte une proposition de révision du statut de protection du loup dans la convention de Berne et le classer en espèces « protégée ». Cette proposition a toujours été soutenue par la France et fait partie des objectifs du nouveau PNA. Le Gouvernement français suivra avec attention ce processus de reclassement ainsi que ses impacts à l’échelle nationale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1841</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2222</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Tonussi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Hausse des prix du beurre en raison de la propagation de la FCO</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1841. — 12 novembre 2024. — M. Romain Tonussi alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la hausse des prix du beurre pour les boulangers-pâtissiers, en raison d’une propagation de la fièvre catarrhale ovine. M. le député tient à rappeler que plus de 80 foyers de cette maladie contagieuse ont été identifiés dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, mettant en péril la production de lait dans les élevages d’ovins et de bovins et générant donc une augmentation du prix du beurre. Il alerte sur les difficultés que rencontrent les 815 boulangeries-pâtisseries des Bouches-du-Rhône, représentant un chiffre d’affaires médian de 355 682 euros par an, en raison de la hausse de ces prix. Ces boulangeries et pâtisseries participent directement au dynamisme économique en étant le deuxième plus gros employeur dans le domaine agroalimentaire du département, avec 1 200 salariés. S’il existe des solutions temporaires comme l’importation de beurre en provenance de la Nouvelle-Zélande à un prix inférieur, celles-ci mettraient en cause la souveraineté alimentaire du pays. En outre, l’accès aux vaccins existants est très limité pour les éleveurs étant donné que l’un d’eux n’est pas remboursé et que seulement deux laboratoires européens sont capables de les produire. Il lui demande donc quelles mesures elle compte prendre pour limiter la propagation de la fièvre catarrhale ovine et donc stopper cette flambée des prix du beurre.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2222</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère chargé de l’agriculture suit avec attention, avec l’appui de FranceAgriMer, la situation des marchés laitiers, et en particulier celui du beurre, ainsi que l’évolution de l’épizootie de fièvre catarrhale ovine (FCO) et son impact potentiel sur ces marchés. Il convient tout d’abord de signaler que les marchés laitiers mondiaux sont actuellement confrontés à un manque de dynamisme de la production, avec des niveaux de production laitière relativement limités au niveau mondial (hausse modérée, de + 0,3 %, de la collecte des grands bassins exportateurs mondiaux en cumul sur les neuf premiers mois de l’année 2024 par rapport à l’année précédente). Dans ce contexte de disponibilités limitées, les évolutions ont été contrastées pour les cours des produits laitiers, en particulier ceux des ingrédients industriels. Cela se traduit par une nette progression des cours du beurre qui sont à un niveau très élevé par rapport à historique, du fait des disponibilités en beurre plutôt limitées, face à une demande qui se maintient. Les cours de la poudre de lait écrémée tendent en revanche à se stabiliser à un niveau plus habituel. Les fabrications de beurre ont reculé en cumul sur les neuf premiers mois de l’année 2024 au sein de l’Union européenne des vingt-sept États membres (UE 27) (- 2,2 % par rapport à la même période 2023), l’UE 27 étant le deuxième exportateur mondial de beurre derrière la Nouvelle-Zélande (source : Milk Market Observatory d’après les données Eurostat). La baisse est plus modérée pour les poudres de lait écrémé (- 0,1 %) et poudres de lait entier (- 0,6 %), tandis que les fabrications de fromages se sont bien tenues (+ 2,8 %). En France, malgré une reprise notable de la collecte française de lait depuis le début de l’année 2024 par rapport à 2023 (les niveaux de cette année-là ayant été particulièrement bas), la production de beurre reste stable en cumul depuis début 2024 par rapport la même période l’année précédente (source : SSP). La cotation française pour le beurre dépasse depuis l’automne 2024, 7 000 euros par tonne (source : FranceAgriMer), proche des niveaux historiques de 2022 et bien supérieure aux niveaux habituels. La fin de l’année est par ailleurs habituellement une période de tension sur le marché du beurre en raison de la forte consommation à cette période de fêtes et de la faiblesse saisonnière de la production de beurre. D’après l’indice institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) des prix de production de l’industrie française pour le marché français, le prix du beurre conditionné a augmenté de + 6 % en octobre 2024 par rapport à 2023 et de 3 % en moyenne sur les dix premiers mois de l’année 2024 (source : données provisoires INSEE). Ainsi, la situation du marché du beurre en France semble s’inscrire dans une dynamique mondiale de tension sur ce marché, sans lien probant avec la situation de la FCO en France et en Europe.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1975</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2222</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Conditions d’écrêtement de la revalorisation des pensions de retraites agricoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1975. — 12 novembre 2024. — M. Corentin Le Fur interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les conditions d’écrêtement de la revalorisation des pensions de retraites les plus faibles des non-salariés agricoles prévues par la loi n° 2021-1679 du 17 décembre 2021. Venue modifier le code rural et de la pêche, ladite loi permet de venir abonder la pension de retraite des non-salariés agricoles afin de la porter au niveau de la pension majorée de référence (PMR) dont le seuil d’écrêtement a, en parallèle, été relevé et porté au montant de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), soit 1 012,02 euros au 1er janvier 2024. Si la loi du 17 décembre 2021 a permis de revaloriser les pensions d’un certain nombre de retraités agricoles, il n’en demeure pas moins que les règles d’écrêtement du PMR telles que prévues à l’article L. 732-54-3 du code rural et de la pêche interrogent et conduisent à des incompréhensions. À son alinéa premier, ledit article prévoit que « lorsque le montant de la majoration de pension prévue à l’article L. 732-54-2 augmentée du montant des pensions de droit propre et de droit dérivé servies à l’assuré (…) excède un plafond dont le montant est fixé par décret et est au moins égal à celui de l’allocation de solidarité aux personnes âgées prévu, pour une personne seule, à l’article L. 815-4 du code de la sécurité sociale, la majoration de pension est réduite à due concurrence du dépassement ». La référence aux pensions de droit dérivé, c’est-à-dire aux pensions de réversion, conduit à des situations douloureuses. En application de ces dispositions, une personne, le plus souvent la veuve, qui bénéficiait de la majoration de sa pension de retraite prévue par la loi peut se la voir partiellement ou en totalité retirée au décès de son époux et ce parce qu’elle vient à percevoir la réversion de celui-ci et dont le bénéfice lui fait dépasser le montant de l’ASPA. La pertinence de cette législation mérite d’être interrogée. Si l’écrêtement de la majoration de la pension de retraite agricole en fonction des pensions de droit propre peut à la rigueur s’entendre, il est en revanche beaucoup moins évident s’agissant des pensions de réversion dans la mesure où il peut conduire à l’octroi de la majoration puis à son écrêtement voire à son retrait complet suite au décès de l’être cher. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement entend venir amender ces dispositions afin que la revalorisation de retraite prévue par la loi ne soit plus écrêtée des pensions de droit dérivé.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2223</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 77 de la loi n° 2008-1130 du 17 décembre 2008 de financement de la sécurité sociale pour 2009 a supprimé les dispositifs de revalorisation des petites retraites agricoles mis en œuvre depuis 1994 et instauré, au 1er janvier 2009, un nouveau dispositif de majoration des retraites personnelles de base non-salariées agricoles (codifié aux articles L. 732-54-1 à L. 732-54-4 du code rural et de la pêche maritime) qui s’applique aux personnes déjà pensionnées comme aux nouveaux retraités. Ce dispositif consiste à garantir, sous certaines conditions d’ouverture de droit et d’application d’un plafond de pensions tous régimes, un montant minimum brut de pensions de retraite de base non-salariée agricole de droit propre et dérivé (réversion), appelé pension majorée de référence (PMR). La PMR est déterminée pour chaque assuré en tenant compte de sa durée d’assurance non-salariée agricole à titre exclusif ou principal. Avant 2022, elle était calculée de façon différenciée en fonction des statuts et qualités de l’assuré (chef d’exploitation ou d’entreprise agricole, collaborateur d’exploitation ou d’entreprise agricole, ancien conjoint participant aux travaux, aide familial, personne veuve bénéficiant ou susceptible de bénéficier d’une pension de réversion non-salariée agricole). Ainsi, les personnes veuves justifiant d’une carrière de non-salarié agricole bénéficiaient des mêmes modalités de calcul de la PMR que les chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole ; c’est-à-dire que leurs périodes d’assurance non-salariée agricole étaient déjà revalorisées comme des périodes de chef d’exploitation ou d’entreprise agricole. En application de l’article 1er de la loi n° 2021-1679 du 17 décembre 2021 visant à assurer la revalorisation des pensions de retraites agricoles les plus faibles, depuis le 1er janvier 2022, avec les mêmes conditions d’ouverture de droit, la PMR est désormais calculée pour chaque assuré en fonction de sa durée d’assurance non-salariée agricole à titre exclusif ou principal et de façon identique quel que soit le statut dans lequel l’assuré a validé ses périodes d’assurance non-salariée agricole à titre exclusif ou principal. La majoration potentielle de la retraite de base non-salariée agricole de droit propre, qui est susceptible d’être accordée au titre de la PMR, est égale à la différence entre le montant de la PMR calculée pour chaque assuré et le montant de ses pensions de retraite de base non-salariées agricoles de droit propre et de réversion (hors surcote et bonification pour enfants). La majoration potentielle est versée en totalité si le montant de l’ensemble des pensions de retraites de droits propres et de réversion (avec surcote et bonification pour enfants) dont bénéficie l’assuré, tous régimes de base et complémentaires confondus, ajouté au montant de la majoration potentielle, est inférieur au plafond de pensions. S’il est supérieur, la majoration est réduite à due concurrence du dépassement de ce plafond. Néanmoins, en cas de modification de la situation familiale ou du montant des pensions de retraite de droit propre et de droit dérivé de l’assuré, la majoration de la pension de retraite personnelle de base est donc révisée. Il convient de préciser que, dès l’origine, la pension de réversion non-salariée agricole a été intégrée dans le dispositif de revalorisation de la retraite de base non-salariée agricole mis en place en 2009, appliqué aux personnes déjà retraitées comme aux futurs retraités, notamment afin de tenir compte des différentes mesures de revalorisations accordées avant 2009 et qui pouvaient porter sur le droit propre ou sur le droit de réversion. Ce dispositif de revalorisation des retraites de base des non-salariés agricoles, s’accompagne de la mise en œuvre d’un plafond de pensions qui intègre également les pensions de réversion tous régimes dont bénéficie l’assuré. La prise en compte, d’une part, de la pension de retraite de base de réversion non-salariée agricole dans le calcul de la majoration potentielle et, d’autre part, des pensions de réversion de base et complémentaires tous régimes dans le plafond d’écrêtement, n’ont pas été remises en cause par la loi du 17 décembre 2021. Par ailleurs, la loi du 17 décembre 2021 a également prévu la revalorisation du montant de la PMR à hauteur du minimum contributif (Mico) majoré des salariés relevant du régime général ou du régime des salariés agricoles et a permis de relever le plafond d’écrêtement au niveau du montant de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) prévu pour une personne seule. Pour les personnes veuves non-salariées agricoles susceptibles de bénéficier d’une pension de réversion du régime non-salarié agricole, qui pouvaient depuis 2009, quel que soit leur statut antérieur, déjà bénéficier de la PMR attribuée aux chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole, le bénéfice retiré de la loi précitée est moins significatif et, comme pour les chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole, résulte seulement du relèvement du montant de la PMR au niveau du Mico majoré et du relèvement du plafond d’écrêtement au niveau de l’ASPA. La prise en compte des pensions de réversion dans le calcul et l’écrêtement de la PMR (qui peut certes conduire à diminuer dans certains cas la majoration PMR des personnes devenues veuves) s’accompagne toutefois de droits spécifiques en matière de réversion dans le régime d’assurance vieillesse des non-salariés agricoles. Ainsi, contrairement à la majoration attribuée au titre du Mico dans le régime général et les régimes alignés, la majoration attribuée au titre de la PMR est réversible ; autrement dit, le conjoint survivant perçoit le montant de la majoration dont bénéficiait le conjoint décédé au titre de la PMR. Enfin, le relèvement du plafond d’écrêtement tous régimes de la PMR au niveau de celui du Mico pour les pensions prenant effet à compter du 1er janvier 2026, a été prévu par l’article 22 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025. Malgré l’adoption d’une motion de censure à l’assemblée nationale le 4 décembre 2024, cette disposition consensuelle devrait néanmoins être reprise. Le Gouvernement demeure ainsi particulièrement attentif à la situation et aux différentes revendications des retraités agricoles et agit afin de les prendre en compte le mieux possible.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2009</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2224</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Weber</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Manque alarmant de vétérinaires dans le Pays-Haut</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2009. — 19 novembre 2024. — M. Frédéric Weber appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur le manque criant de vétérinaires pour les soins aux animaux de ferme dans le secteur du Pays-Haut, particulièrement dans les bassins de Briey et Landres. La récente décision de la clinique vétérinaire de Landres de cesser les soins aux animaux de ferme, faute de personnel, met en péril plus de soixante exploitations agricoles de la région, qui se voient contraintes de se tourner vers des cliniques plus éloignées situées à Spincourt, Longuyon et Thionville. Cette situation allonge les délais d’intervention pour les éleveurs et accroît les difficultés pour assurer des soins de qualité, affectant directement la viabilité des exploitations. Ce manque de vétérinaires ruraux s’explique notamment par des problèmes de recrutement, des conditions de travail exigeantes et un déficit d’attractivité de la région pour les jeunes diplômés. En début d’année, la région Grand-Est a proposé d’installer une école de médecine vétérinaire dans la région, afin de former des professionnels pour le secteur agricole et répondre durablement aux besoins des éleveurs. M. le député souhaite donc connaître les mesures immédiates que le ministère entend mettre en place pour soutenir les vétérinaires ruraux en sous-effectif et pallier ce manque de praticiens en milieu rural. Il lui demande également si le ministère envisage de soutenir la création d’une école vétérinaire dans la région Grand-Est, comme le propose la région, afin de garantir un accès équitable aux soins pour les animaux de ferme et d’assurer la pérennité des exploitations agricoles du territoire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2224</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La profession vétérinaire forme avec l’État, les éleveurs et les laboratoires d’analyse les quatre piliers du système sanitaire français dont les objectifs sont la détection précoce des maladies animales et une réaction rapide et efficace pour éviter leur diffusion. Les vétérinaires occupent en effet une place essentielle dans le dispositif de sécurité sanitaire, notamment en matière de surveillance, de prévention ou de lutte contre les maladies animales réglementées. Leur rôle en matière de préservation de la santé humaine est majeur, en prévenant les risques zoonotiques par une surveillance au plus près du terrain. Ceci est d’autant plus important qu’au moins 60 % des maladies humaines infectieuses ont une origine animale. La performance sanitaire et économique des exploitations et la préservation de la santé publique s’appuient sur la présence des vétérinaires dans les zones d’élevage. Cependant, le constat de la diminution du nombre de vétérinaires dans les territoires ruraux constitue une tendance forte et continue qui induit un phénomène de « désertification vétérinaire » pesant sur la bonne santé du cheptel français, ainsi que sur l’activité agricole en elle-même puisque les éleveurs se retrouvent démunis, faute de vétérinaire disponible. Le ministère chargé de l’agriculture s’est engagé, dès 2016, auprès des professions agricole et vétérinaire dans une « feuille de route pour le maintien des vétérinaires en productions animales et en territoires ruraux » afin d’anticiper les évolutions démographiques du monde vétérinaire et d’assurer ainsi un maillage suffisant pour la santé animale et la santé publique. Cette feuille de route a été recentrée autour de trois axes visant à renforcer le triptyque éleveurs-vétérinaires-État et à trouver des solutions pratiques à la problématique du maillage vétérinaire en mobilisant l’ensemble des acteurs. Un tel renforcement est indispensable au maintien du haut niveau de performance du dispositif sanitaire, à son adaptation aux évolutions en lien avec le règlement européen (UE) 2016-429 dit « Loi de santé animale » et aux actuels changements sociologiques et organisationnels de la profession vétérinaire. Les trois axes de cette feuille de route sont « favoriser l’ancrage territorial », « renforcer la relation éleveurs-vétérinaires » et « renforcer la relation vétérinaires-État ». Ce chantier sera marqué par l’organisation de réflexions réunissant les vétérinaires, les éleveurs et les services déconcentrés. De plus, le Gouvernement a initié un plan de renforcement des quatre écoles nationales vétérinaires (ENV) pour la période 2023-2025. Tout d’abord, une nouvelle augmentation du nombre d’étudiants porte la taille des promotions de chaque ENV à 180 étudiants contre 160 actuellement, cet accroissement s’accompagnant de recrutements d’enseignants ou de cliniciens. Par ailleurs, la loi de programmation de la recherche a créé un encadrement pour des écoles vétérinaires privées d’intérêt général avec les mêmes niveaux d’exigences que les écoles publiques. À ce titre, l’école vétérinaire UniLaSalle de Rouen a été agréée pour la rentrée de septembre 2022 et accueille 120 étudiants par promotion. En parallèle, les études vétérinaires ont été réformées avec l’ouverture d’un concours post-bac des ENV. Il permet de devenir vétérinaire en 6 ans après le baccalauréat, contre 7 à 8 ans d’études par les autres voies de concours. Ce recrutement post-bac des ENV, limité initialement à 160 étudiants en 2021 pour l’ensemble des 4 ENV, a été renforcé pour atteindre 280 étudiants en 2024. L’école vétérinaire UniLaSalle de Rouen recrute également selon les mêmes modalités. Ainsi, la proportion d’étudiants accédant à une école vétérinaire française directement après le baccalauréat est portée à 50 %, norme de recrutement des facultés vétérinaires des autres pays de l’Union européenne. Ce plan de renforcement des ENV et l’agrément de l’école vétérinaire UniLaSalle de Rouen permettront d’augmenter le nombre de vétérinaires formés en France de 75 % entre 2017 et 2030. Enfin, l’appel à manifestation d’intérêt financé en 2022 par le ministère chargé de l’agriculture à hauteur de 300 000 euros a permis l’élaboration, dans 11 territoires sélectionnés, de diagnostics territoriaux sur le maillage en vue de trouver des outils et solutions adaptés pour lutter contre la désertification au sein de ces territoires. Le bilan de cette démarche expérimentale innovante met en évidence la nécessité d’associer tous les acteurs territoriaux concernés. Ainsi, des fiches actions opérationnelles sont à disposition de tout territoire souhaitant mettre en place des solutions concrètes de diagnostic et de lutte contre le délitement du maillage vétérinaire. D’autres chantiers portant sur les modalités d’exercice de la profession vétérinaire et les relations entre vétérinaires et éleveurs se poursuivent afin de renforcer la présence de ces professionnels partout sur le territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2210</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2225</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tivoli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Quel devenir pour la filière apicole française ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2210. — 26 novembre 2024. — M. Lionel Tivoli interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les difficultés rencontrées par la filière apicole française. Depuis de trop nombreuses années, les apiculteurs français sont confrontés aux concurrences du commerce extérieur, aux lourdeurs administratives et à la prolifération du prédateur Vespa velutina. Dans un premier temps, les apiculteurs ont subi l’ouverture au marché mondial et en particulier aux miels importés. En 2023, 63 % des apiculteurs français ont eu du mal à commercialiser leur récolte alors que la demande en France est quatre fois supérieure à la production totale nationale. En effet, la demande de miel en France s’élève à environ 45 000 tonnes par an, bien au-dessus la production nationale, estimée à 34 000 tonnes en 2023. Cette difficulté de commercialisation s’explique par la prolifération des miels frelatés venus d’en dehors de l’Union européenne, en particulier de Chine et aujourd’hui d’Ukraine. Selon la FNSEA, 46 % du miel importé des pays tiers et mis sur le marché européen est suspecté d’être frelaté et 74 % du miel en provenance de Chine est frauduleux. Ce même pays est pourtant le premier fournisseur, totalisant 37 % des importations de miel dans l’Union européenne, en progression de 39 % depuis 2020. Ces importations massives de miel chinois vendu à très bas coût, largement inférieur au prix du miel français, déstabilisent le marché dans son ensemble, font subir une concurrence déloyale inacceptable aux apiculteurs français et trompent les consommateurs. Dans un second temps, les apiculteurs ont souffert depuis plusieurs années de la prolifération des frelons « asiatiques » et « orientaux ». En effet, en raison de l’aggravation du phénomène du réchauffement climatique, ces prédateurs se développent sur le sol français et menacent les exploitations françaises, sans que ces dernières ne soient indemnisées à une juste valeur. Enfin, les apiculteurs, y compris en zone rurale, sont bloqués par une législation qui les empêche d’installer leurs ruches dans des parcs naturels. Par conséquent, M. le député demande à Mme la ministre quelles actions elle compte mettre en œuvre pour protéger la filière apicole française ? Compte-t-elle protéger le marché français des miels hors Union européenne et trop souvent frauduleux ? Compte-t-elle revoir les indemnisations en catégorie 1 de la Vespa velutina pour mieux indemniser les apiculteurs victimes des prédations ? Enfin, il convient de demander une étude d’impact pour savoir si les abeilles de ruche, notamment par compétition pour les ressources florales ou par interférence directe, ont une incidence sur les pollinisateurs sauvages. Suivant les résultats de cette étude, les apiculteurs pourraient le cas échéant disposer d’installations dans les parcs naturels sauvages. Il la remercie par avance pour sa réponse.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2225</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La filière apicole française est confrontée à diverses difficultés, relatives à la commercialisation et à l’accumulation des stocks de miel. En outre, de nombreux apiculteurs subissent des pertes de production liées à la recrudescence des aléas climatiques. Dans ce contexte, le Gouvernement a annoncé, le 23 février 2024, la mise en place d’un fonds de soutien d’urgence exceptionnel doté d’une enveloppe de 5 millions d’euros (M€) prenant la forme d’avances de trésorerie, d’aides conjoncturelles, ainsi que de prises en charge des cotisations de mutualité sociale agricole. Ce dispositif, avait pour objectif de soutenir les apiculteurs professionnels connaissant des difficultés de trésorerie : le dipositif est clos, les paiements ont été réalisés avant fin 2024. Par ailleurs, l’État poursuivra son accompagnement de la filière au moyen d’un plan d’actions structuré autour de quatre axes. Tout d’abord, le Gouvernement souhaite améliorer la réglementation relative à l’étiquetage de l’origine des miels et renforcer les contrôles sur l’authenticité et la qualité des produits, afin de lutter contre les fraudes et améliorer la transparence de l’information fournie au consommateur. Cet axe d’action s’inscrit dans le cadre de l’accord entre le Conseil de l’Union européenne (UE) et le Parlement européen, activement défendu par la France, visant à rendre obligatoire une indication claire du pays producteur du miel par ordre pondéral décroissant, et non plus seulement s’il provient ou non de l’UE, comme c’est le cas pour les mélanges de miels. De plus, l’État mobilisera une enveloppe complémentaire de 500 000 euros (€), afin de soutenir des actions de communication et de promotion des produits de la ruche. Dans ce contexte, la 4ème édition de l’Api’Week, organisée par InterApi et soutenue par le ministère chargé de l’agriculture, l’UE et FranceAgriMer, s’est déroulée du 4 au 13 octobre 2024. Cet évènement a permis aux professionnels de la filière apicole d’initier le grand public à leurs métiers, à leurs savoir-faire ainsi qu’à leurs produits d’exception. Des travaux seront également menés pour améliorer la connaissance du marché du miel et encourager les partenariats entre producteurs et conditionneurs, en donnant à la filière les outils d’un pilotage renforcé. Enfin, le Gouvernement veillera à conforter la résilience de la filière apicole, par un renforcement du soutien apporté aux actions sanitaires à hauteur de 200 000 €, pour un montant total de 1,8 M€. Dans ce cadre, des travaux seront engagés pour traiter les conséquences de la prolifération du frelon asiatique. Par ailleurs, depuis la découverte du frelon asiatique en 2004, plusieurs études et projets de recherche, menés par l’institut technique scientifique de l’abeille et de la pollinisation, ont ainsi été financés sur des fonds publics européens et nationaux.  La dernière étude, toujours en cours, conduite en lien avec le muséum national d’histoire naturelle, vise à valider différentes méthodes de lutte sur le plan de leur efficacité et de leur innocuité sur l’environnement. Cette dernière est subventionnée par le ministère chargé de l’agriculture à hauteur de 125 000 € par an.  Ces travaux doivent permettre d’élaborer une stratégie nationale coordonnée, concertée et efficace contre ce prédateur. Les premiers résultats ont permis à la filière de déployer, depuis début 2022, un plan national de lutte collectif volontaire. De plus, la loi visant à endiguer la prolifération du frelon asiatique et à préserver la filière apicole a été promulguée le 14 mars 2025. En outre, depuis 2021 et le classement du frelon asiatique en tant qu’espèce envahissante, le pilotage des politiques publiques de lutte contre sa prolifération est assuré par le ministère chargé de l’écologie. Au niveau européen, le programme sectoriel apicole 2023-2027 (PSA) qui mobilise les fonds européens permet de financer un certain nombre de mesures collectives ainsi que des mesures individuelles. Ces mesures permettent aux apiculteurs de solliciter des aides aux investisseurs au travers de deux dispositifs : - rationalisation de la transhumance (communément appelée aide à la transhumance) : ces aides sont accessibles pour tous les apiculteurs et/ou sociétés apicoles ainsi qu’aux coopératives agricoles pour l’ensemble des départements ; - préservation, repeuplement et développement des cheptel apicoles (ou aide au cheptel) : ces aides sont accessibles à tous les apiculteurs et/ou sociétés apicoles y compris les groupements agricoles d’exploitation en commun (GAEC) pour l’ensemble des départements. Pour ces deux dispositifs, la période de dépôt des demandes de paiement au titre de l’année 2024 est ouverte jusqu’au 31 janvier 2025 au plus tard sur la plateforme dédiée de FranceAgrimer.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2260</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2226</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Perrine Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Adaptation des mesures face aux attaques de loups</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2260. — 26 novembre 2024. — Mme Perrine Goulet interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les difficultés auxquelles font face les éleveurs de la Nièvre, confrontés à la recrudescence des attaques de loups (plus de 250 brebis tuées en 4 mois dans un même secteur) et aux limites des dispositifs de protection et d’indemnisation en vigueur. Actuellement, seules certaines mesures de protection, telles que l’installation de clôtures électrifiées et l’utilisation de chiens de protection, permettent aux éleveurs de solliciter des autorisations de tirs de défense. Or de nombreux éleveurs déplorent que d’autres pratiques adaptées, telles que le fait de rentrer les animaux dans la bergerie chaque soir, ne soient pas reconnues comme des moyens de protection légitimes. Cette situation est d’autant plus préoccupante pour les éleveurs de bovins, pour lesquels les filets électrifiés et les chiens de protection ne constituent pas des solutions appropriées. Il est impératif que des mesures spécifiques et adaptées aux besoins des éleveurs bovins soient envisagées afin de garantir leur sécurité et celle de leurs troupeaux, mais également de permettre la mise en place de tirs de défense. Par ailleurs, le système de déclaration des attaques, géré par l’Office français de la biodiversité (OFB), structuré sous forme de questionnaire à choix multiples, présente des limites importantes. Il ne permet pas de signaler certains cas complexes, tels que les disparitions où aucune carcasse n’est retrouvée, compliquant ainsi la reconnaissance officielle des prédations par le loup et entravant l’accès aux indemnisations. Enfin, le dispositif d’indemnisation actuel ne prend pas en compte les séquelles des animaux blessés non visibles, telles que le stress, les avortements spontanés et autres répercussions futures sur la santé des troupeaux. Elle demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour élargir et adapter la reconnaissance des pratiques de protection aux différentes réalités d’élevage, notamment pour les bovins, pour rendre plus souple et précis le système de déclaration de l’OFB et pour améliorer le cadre d’indemnisation afin d’assurer un soutien juste et exhaustif aux éleveurs confrontés aux attaques de loups.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2227</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La détresse des éleveurs est réelle et compréhensible. L’État est à leurs côtés, conscient de l’impact de la présence du loup sur leur activité, notamment en termes économique, psychologique et d’adaptation des pratiques. L’augmentation de la population lupine et son expansion géographique se traduit par un nombre élevé de dommages aux troupeaux (10 882 victimes en 2023). Attentif à cette situation, l’État souhaite un accompagnement fort auprès d’éleveurs autant pour prévenir que pour indemniser. À cette fin, le ministère chargé de l’agriculture accompagne financièrement les éleveurs pour la mise en place de mesures de protection des troupeaux. Cette politique repose sur un triptyque de moyens de protection : gardiennage, mise en place de parcs électrifiés et recours aux chiens de protection des troupeaux. Ainsi, l’aide à la protection des troupeaux contre la prédation a été maintenue et renforcée dans la nouvelle programmation de la politique agricole commune. Cette aide permet le financement du gardiennage par les bergers, de l’achat de clôtures, de l’achat et de l’entretien de chiens de protection, ainsi que la réalisation d’étude de vulnérabilité et d’un accompagnement technique. Malgré les nombreux efforts des éleveurs pour protéger leur troupeau, des difficultés réelles de protection de certains troupeaux subsistent. En matière d’indemnisation des dommages, près de 4,7 millions d’euros ont été versés en 2023, par le ministère chargé de l’écologie, à la suite de 4 091 constats. Le nouveau plan national d’action (PNA) loups et activités d’élevage 2024-2029 prévoit un délai maximum de 125 jours afin de réduire le délai d’indemnisation. Pour indemniser au plus juste les pertes liées à la prédation, les barèmes d’indemnisation des dommages, fixés en fonction de l’espèce domestique, de ses caractéristiques et selon sa valorisation, ont été revalorisés, début 2024, à hauteur de + 33 % pour les ovins et + 25 % pour les caprins. De plus, des travaux pour une meilleure indemnisation indirecte (stress, baisse de lactation, génétique…) sont en cours. Début 2024, l’arrêté fixant les modalités de recours aux tirs a été modifié afin d’améliorer le protocole de tirs. Cet arrêté permet notamment l’usage des caméras d’observation nocturne, supprime l’obligation d’éclairage pour les louvetiers, et permet de passer à deux tireurs, voire trois (selon les circonstances locales), pour les tirs de défense simple. De plus, pour simplifier les procédures de délivrance des autorisations, une instruction aux préfets prévoit que les autorisations de tir soient accordées maximum 48 heures après une attaque et que le déploiement des louvetiers interviennent dans un délai maximum de 72 heures. Considérant l’absence de référentiel pour protéger les troupeaux de bovins, équins et asins, les préfets délivrent désormais, dès la première attaque, des autorisations de tirs de défense aux éleveurs victimes d’attaques lupines. Aussi, à noter que conformément à ce que prévoit le plan national loup (PNA) et activités d’élevage pour la période 2024-2029, des expérimentations ont été validées pour les troupeaux de bovins pour lesquels il n’existe pas de référentiel de protection ayant fait ses preuves, notamment sur le territoire de la Petite Montagne du Jura et sur le Plateau supérieur du Jura. De manière générale, le Gouvernement a élaboré un nouvel arrêté modifiant l’arrêté encadrant les destructions de loups afin d’apporter une plus grande sécurité juridique aux éleveurs qui ont des autorisations de tirs pour défendre leur troupeau de bovins. Le Gouvernement souhaite reconnaître les efforts des éleveurs en matière de réduction de la vulnérabilité, notamment pour les espèces n’ayant pas (encore) de référentiel de protection ayant fait leurs preuves comme c’est le cas pour les troupeaux d’ovins. Ce projet d’arrêté a fait l’objet d’une consultation publique et des mises à jour en vue de prendre en compte les attentes pertinentes sont actuellement en cours au ministère chargé de l’écologie en collaboration avec le ministère chargé de l’agriculture. Enfin, si le loup est à l’heure actuelle une espèce « strictement protégée » au titre de la convention de Berne et de la directive européenne « habitats, faune, flore », le Gouvernement est conscient que son expansion, dans un contexte d’activités pastorales, remet en question la vitalité de certains territoires. Les États membres européens se sont ainsi accordés, fin septembre 2024, pour que la Commission européenne porte une proposition de révision du statut de protection du loup dans la convention de Berne et le classer en espèce « protégée ». Cette proposition a toujours été soutenue par la France et fait partie des objectifs du nouveau PNA. Le Gouvernement français suivra avec attention ce processus de reclassement ainsi que ses impacts à l’échelle nationale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2261</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2228</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Attaque de loups en Saône-et-Loire, ce sont les éleveurs qu’il faut protéger</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2261. — 26 novembre 2024. — M. Aurélien Dutremble alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la recrudescence des attaques de loups sur les troupeaux dans les régions de France et particulièrement en Saône-et-Loire. Alors qu’ils avaient disparu depuis 1937, les loups gris sont réapparus en novembre 1992 dans le parc national du Mercantour. Aujourd’hui, la croissance de la population lupine est devenue endémique sur la quasi-totalité du territoire français au point de menacer l’élevage et le pastoralisme. Face à cette situation hors de contrôle qui représente 1 104 loups et plus de 12 000 animaux prédatés par an dans 60 des départements, il est indispensable de prendre des mesures pour réguler efficacement la population lupine. Dans le département de Saône-et-Loire, le constat des dommages sur les troupeaux transmit régulièrement par la direction départementale des territoires, aux membres du comité loup fait apparaître une situation chaque mois plus dramatique. Depuis le mois de janvier 2024, ce sont ainsi plus d’une centaine d’attaques qui sont imputables au loup faisant plus de 200 animaux d’élevage tués (ovins, caprins et bovins) et plus de 70 blessés. À titre d’exemple, sur le territoire de la commune de Saint-Bérain-sur-Dheune, les éleveurs ont subi en juillet 2024 leur 19e attaque de loup. Les répercussions de ces attaques sont dévastatrices et affectent sévèrement l’économie locale et l’équilibre psychologique des exploitants. La fréquence et la violence de ces incidents mettent en péril la survie des exploitations. On ne peut abandonner plus longtemps la biodiversité et l’économie rurale aux loups qui prolifèrent sans limite. Il est primordial pour les éleveurs d’être autorisés à se prémunir des attaques sur leurs troupeaux en écartant préventivement ce prédateur. Pour cela, il doit être mis en œuvre une réelle politique de régulation respectueuse de l’activité économique des éleveurs et de leur travail. Le sauvetage du pastoralisme français se fera par la régulation du loup en limitant sa population à son seuil de viabilité démographique fixé par les scientifiques à 500 individus. Dans le strict respect de la convention de Berne qui dispose que « pour prévenir des dommages importants, les États ont la possibilité de prendre des mesures contre les loups problématiques, pour autant qu’elles ne nuisent pas à la survie de sa population », il importe de reprendre le contrôle face au développement exponentiel de la population de loups en France. Toutes les mesures permettant de limiter le nombre de loups sur le territoire français à 500 individus doivent pouvoir être en œuvre rapidement. Dans ce cadre, M. le député souhaiterait connaître les intentions de Mme la ministre et quels moyens elle entend mobiliser pour lutter contre les massacres provoqués par le loup. Des mesures concrètes, durables et efficaces doivent être instaurées comme la généralisation de l’intervention des brigades loups, les tirs territorialisés ou l’autorisation d’utiliser des armes équipées de dispositifs de visée nocturne (lunettes de tirs). Les éleveurs doivent pouvoir se protéger et défendre leurs cheptels. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2228</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La détresse des éleveurs est réelle et compréhensible. L’État est à leurs côtés, conscient de l’impact de la présence du loup sur leur activité, notamment en termes économique, psychologique et d’adaptation des pratiques. L’augmentation de la population lupine et son expansion géographique se traduit par un nombre élevé de dommages aux troupeaux (10 882 victimes en 2023). Attentif à cette situation, l’État souhaite un accompagnement fort auprès d’éleveurs autant pour prévenir que pour indemniser. À cette fin, le ministère chargé de l’agriculture accompagne financièrement les éleveurs pour la mise en place de mesures de protection des troupeaux. Cette politique repose sur un triptyque de moyens de protection : gardiennage, mise en place de parcs électrifiés et recours aux chiens de protection des troupeaux. Ainsi, l’aide à la protection des troupeaux contre la prédation a été maintenue et renforcée dans la nouvelle programmation de la politique agricole commune. Cette aide permet le financement du gardiennage par les bergers, de l’achat de clôtures, de l’achat et de l’entretien de chiens de protection, ainsi que la réalisation d’étude de vulnérabilité et d’un accompagnement technique. Malgré les nombreux efforts des éleveurs pour protéger leur troupeau, des difficultés réelles de protection de certains troupeaux subsistent. En matière d’indemnisation des dommages, près de 4,7 millions d’euros ont été versés en 2023, par le ministère chargé de l’écologie, à la suite de 4 091 constats. Le nouveau plan national d’action (PNA) loups et activités d’élevage 2024-2029 prévoit un délai maximum de 125 jours afin de réduire le délai d’indemnisation. Pour indemniser au plus juste les pertes liées à la prédation, les barèmes d’indemnisation des dommages, fixés en fonction de l’espèce domestique, de ses caractéristiques et selon sa valorisation, ont été revalorisés, début 2024, à hauteur de + 33 % pour les ovins et + 25 % pour les caprins. De plus, des travaux pour une meilleure indemnisation indirecte (stress, baisse de lactation, génétique…) sont en cours. Début 2024, l’arrêté fixant les modalités de recours aux tirs a été modifié afin d’améliorer le protocole de tirs. Cet arrêté permet notamment l’usage des caméras d’observation nocturne, supprime l’obligation d’éclairage pour les louvetiers, et permet de passer à deux tireurs, voire trois (selon les circonstances locales), pour les tirs de défense simple. De plus, pour simplifier les procédures de délivrance des autorisations, une instruction aux préfets prévoit que les autorisations de tir soient accordées maximum 48 heures après une attaque et que le déploiement des louvetiers interviennent dans un délai maximum de 72 heures. Considérant l’absence de référentiel pour protéger les troupeaux de bovins, équins et asins, les préfets délivrent désormais, dès la première attaque, des autorisations de tirs de défense aux éleveurs victimes d’attaques lupines. Aussi, à noter que conformément à ce que prévoit le PNA loup et activités d’élevage pour la période 2024-2029, des expérimentations ont été validées pour les troupeaux de bovins pour lesquels il n’existe pas de référentiel de protection ayant fait ses preuves, notamment sur le territoire de la Petite Montagne du Jura et sur le Plateau supérieur du Jura. De manière générale, le Gouvernement a élaboré un projet d’arrêté modifiant l’arrêté encadrant les destructions de loups afin d’apporter une plus grande sécurité juridique aux éleveurs qui ont des autorisations de tirs pour défendre leur troupeau de bovins. Le Gouvernement souhaite reconnaître les efforts des éleveurs en matière de réduction de la vulnérabilité notamment pour les espèces n’ayant pas de référentiel de protection ayant fait leurs preuves comme c’est le cas pour les troupeaux d’ovins. Cet arrêté a fait l’objet d’une consultation publique et des mises à jour en vue de prendre en compte les attentes pertinentes sont actuellement en cours par le ministère chargé de l’écologie en collaboration avec le ministère chargé de l’agriculture. Enfin, si le loup est à l’heure actuelle une espèce « strictement protégée » au titre de la convention de Berne et de la directive européenne « habitats, faune, flore », le Gouvernement est conscient que son expansion, dans un contexte d’activités pastorales, remet en question la vitalité de certains territoires. Les États membres européens se sont ainsi accordés, fin septembre 2024, pour que la Commission européenne porte une proposition de révision du statut de protection du loup dans la convention de Berne et le classer en espèces « protégée ». Cette proposition a toujours été soutenue par la France et fait partie des objectifs du nouveau PNA. Le Gouvernement français suivra avec attention ce processus de reclassement ainsi que ses impacts à l’échelle nationale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2400</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2229</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Boulogne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Diminution des récoltes de miels en Meurthe-et-Moselle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2400. — 3 décembre 2024. — M. Anthony Boulogne alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les mauvaises récoltes de miels pour l’année 2024 en Meurthe-et-Moselle. Les chiffres de l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF) exposent les difficultés du secteur, au niveau national : les récoltes de miels 2024 ont diminué de 40 % par rapport à celles de 2023, passant de 20 000 tonnes à 12 000 tonnes récoltées. La même tendance à la baisse s’observe dans le département de la Meurthe-et-Moselle. Ainsi, selon le syndicat Api-Est, regroupant environ 300 agriculteurs du territoire, la production de miels meurthe-et-mosellans a également chuté de 40 %. Les difficultés rencontrées par le secteur apicole sont de trois ordres : d’abord, les mauvaises conditions climatiques de l’année 2024 (une pluviométrie abondante qui a freiné le processus de récolte du nectar et du pollen). Ensuite, le développement de parasites dangereux pour les abeilles et particulièrement le varroa (qui se reproduit à l’intérieur des ruches et peut provoquer, à terme, la mort de la colonie d’abeilles). Enfin, l’installation du frelon asiatique, prédateur direct des abeilles, représente une menace pour la survie des ruches, la production de miel et l’activité des apiculteurs. La conjonction de ces problèmes met à mal la pollinisation du territoire, « élément clé de la reproduction d’un grand nombre de végétaux », ainsi que l’indique l’Office français de la biodiversité. C’est l’ensemble de l’équilibre écologique de la Meurthe-et-Moselle qui est impacté. M. le député demande à Mme la ministre quelles mesures elle compte mettre en place pour soutenir le secteur apicole de Meurthe-et-Moselle. Il lui demande plus particulièrement quels sont les moyens d’action mis en place, au niveau national, pour lutter contre la prolifération des parasites et des frelons asiatiques, véritables menaces pour la survie des abeilles tricolores. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2229</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pour faire face aux enjeux de préservation des pollinisateurs et de pérennisation de la filière apicole, les ministères chargés de la transition écologique et de l’agriculture ont lancé en novembre 2021 le nouveau plan national en faveur des insectes pollinisateurs et de la pollinisation pour les années 2021 à 2026. L’axe 4 de ce plan défini un ensemble d’actions visant à préserver le bon état de santé des abeilles domestiques et des autres pollinisateurs. L’entrée en application de la loi de santé animale en avril 2021 a profondément modifié la gouvernance de la gestion sanitaire en apiculture. La catégorisation des dangers sanitaires a fortement évolué, conférant ainsi plus de responsabilité à la filière apicole dans la gestion sanitaire et une nouvelle structuration doit émerger autour des organismes à vocation sanitaire (OVS), notamment dans la construction des programmes sanitaires d’intérêt collectif (PSIC). Il est donc fondamental que la filière apicole élabore un schéma de gouvernance, de fonctionnement et de financement sanitaire afin de garantir un bon état du cheptel apicole français. L’acarien varroa destructor, présent dans la quasi-totalité des territoires français depuis plus de trois décennies, est un véritable fléau pour l’apiculture de par son impact sanitaire mais également économique pour les exploitations. Bien que les mesures de gestion (surveillance et lutte) contre ce parasite, relèvent maintenant davantage de la responsabilité de la filière suite à l’entrée en vigueur, le 21 avril 2021, de la loi européenne sur la santé animale, l’implication du ministère chargé de l’agriculture pour l’accompagnement des actions qui concourent au déploiement de la stratégie nationale de prévention, de surveillance et de lutte est effective depuis plusieurs années. En effet, à travers une animation sanitaire régionale pilotée par les OVS, ces actions bénéficient chaque année d’un soutien financier à hauteur de 50 % de fonds européen agricole de garantie (FEAGA) et 50 % du budget opérationnel de programme (BOP) 206 de la direction générale de l’alimentation. Depuis 2022, 11 régions sont désormais engagées dans ces programmes de lutte contre le varroa pour une enveloppe annuelle de 400 000 euros en constante augmentation afin de pourvoir structurer le réseau d’animation nationale assurée par GDS France. Concernant le frelon à pattes jaunes, ce dernier depuis l’entrée en application de la loi européenne sur la santé animale ne relève plus du classement en tant que danger sanitaire suivi par le ministère chargé de l’agriculture, mais uniquement de la réglementation relative aux espèces exotiques envahissantes suivie par le ministère chargé de la transition écologique. Cependant depuis sa découverte en France en 2004, le ministère chargé de l’agriculture a apporté un soutien continu à la filière apicole visant à identifier des mesures de lutte permettant de limiter l’impact de ce prédateur sur les populations d’abeilles domestiques. Un plan de lutte national contre le frelon à pattes jaunes porté par les deux fédérations nationales des OVS respectivement dans le domaine animal (GDS France) et végétal (Fredon France) vient concrétiser l’engagement de la filière dans la lutte contre ce prédateur.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3018</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2230</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Étiquetage de l’origine des produits agricoles provenant du Sahara occidental</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3018. — 7 janvier 2025. — M. Hervé Saulignac* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’étiquetage mensonger des produits agricoles en provenance du Sahara occidental, en violation aux dispositions du droit de l’Union relatives à l’information des consommateurs sur l’origine des fruits et des légumes mis à la vente. En vertu d’un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne du 4 octobre 2024, les produits du Sahara occidental occupé ne peuvent désormais plus porter la mention « origine Maroc » lorsqu’ils sont commercialisés dans des commerces européens. Cette juridiction impose aux acteurs économiques de mentionner le « Sahara occidental » comme territoire d’origine sur les étiquettes des produits, tant sur l’emballage, que sur l’étagère ou le présentoir du magasin. Or certains acteurs économiques ne respectent pas cette réglementation, comme c’est le cas de manière récurrente du groupe franco-marocain AZURA, spécialisé dans la tomate cerise et le melon et dont la production provient en grande partie de la région de Dakhla, dans le Sahara occidental. Alors que la traçabilité et la transparence sont une véritable exigence sociétale, des sanctions semblent inévitables pour ceux qui se soustraient aux obligations d’étiquetage. Aussi, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement à ce sujet et savoir quelles sanctions il compte prendre afin de garantir la transparence sur l’origine des produits agricoles commercialisés dans le territoire français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3090</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2230</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Respect des décisions de la CJUE sur l’importation de produits agricoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3090. — 14 janvier 2025. — M. Mickaël Bouloux* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’importation de produits agricoles du Sahara occidental à destination de l’Union européenne (UE). La réglementation européenne en vigueur prévoit l’étiquetage obligatoire de la mention de l’origine pour l’ensemble des fruits et légumes. Or aujourd’hui se pose la question de la légalité de l’exportation de produits agricoles dédouanés estampillés « Maroc » vers l’UE par des grands groupes implantés au Sahara occidental. Pourtant, à plusieurs reprises, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rappelé que le Sahara occidental est un territoire distinct et séparé du Maroc. En plus de favoriser une concurrence déloyale pour les producteurs français et européens, l’importation de produits agricoles du Sahara occidental dans l’UE remet en cause la nécessaire information claire à destination des consommateurs quant à l’origine des produits, afin d’assurer un achat éclairé. Ainsi, il souhaite savoir pour quelles raisons la France ne respecte pas les décisions rendues par la CJUE quant aux exportations agricoles du Sahara occidental.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3864</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2230</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Pochon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Étiquetage des produits du Sahara occidental</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3864. — 11 février 2025. — Mme Marie Pochon* interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’étiquetage des produits agricoles en provenance du Sahara occidental. Un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) dans l’affaire C-399/22 - Confédération paysanne (Melons et tomates du Sahara occidental) qui a pris effet le 4 octobre 2024 estime que les produits agricoles, notamment les melons et les tomates cultivées au Sahara occidental doivent désormais porter une étiquette indiquant leur véritable territoire d’origine, à savoir « Sahara occidental » au lieu du « Maroc », dans les supermarchés européens. Toutefois, depuis le 4 octobre 2024, des tomates cerises de la marque Azura en provenance de Dakhla sont encore commercialisées sous une étiquette incorrecte. Alors que les consommateurs demandent de plus en plus, à raison, un renforcement de la traçabilité et de la transparence par un étiquetage clair, à l’heure où les producteurs français demandent des engagements face à la concurrence déloyale, le non-respect de cet arrêt de la CJUE dans les supermarchés, l’étiquetage « Maroc » pourrait induire induire en erreur dans les choix de consommation. Cette situation interroge également la capacité de respecter, ou non, semble-t-il librement, les arrêts de la CJUE. Ainsi, elle souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour mettre en conformité l’étiquetage des produits issus du Sahara occidental et garantir une véritable transparence pour les consommateurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2231</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire souhaite rappeler que la France est indéfectiblement attachée à son partenariat d’exception renforcé avec le Maroc, dont elle est déterminée à poursuivre l’approfondissement dans tous les domaines, y compris en agriculture. Comme le Président de la République l’a rappelé, pour la France, le présent et l’avenir du Sahara occidental s’inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine. Dans ce contexte, le Gouvernement a pris note des décisions rendues par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) le 4 octobre 2024. En réponse à une question préjudicielle du Conseil d’État, la CJUE a notamment considéré qu’il ne relevait pas de la compétence des États membres de mettre en place une interdiction unilatérale d’importation, une telle mesure relevant de la compétence exclusive de l’Union européenne (UE). Pour ce motif, le Conseil d’État a logiquement rejeté le 28 janvier 2025 la requête formée par la confédération paysanne, qui visait à ce que les ministres chargés de l’économie et de l’agriculture édictent une mesure d’interdiction pour les produits agricoles issus du Sahara occidental. En ce qui concerne l’étiquetage de ces produits agricoles, la prise en compte de la jurisprudence de la CJUE devra faire l’objet de discussions au niveau européen avec les autorités marocaines. La France y prendra pleinement sa part afin de trouver une solution opérationnelle, pérenne et viable pour les opérateurs économiques. En tout état de cause, la relation entre l’UE et le Maroc revêt un caractère stratégique, et la France continuera d’œuvrer avec ses partenaires européens au renforcement de leurs échanges, aussi bien économiques que culturels, et à la préservation des acquis du partenariat, dans le respect du droit international.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3067</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2231</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Cession des animaux domestiques sur internet</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3067. — 14 janvier 2025. — M. Gérard Leseul* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire au sujet de la cession d’animaux domestiques sur internet. Depuis 2016, le législateur a interdit la vente d’animaux domestiques par des particuliers. Son objectif était la diminution du trafic d’animaux ; l’amélioration de leur traçabilité ainsi que la limitation de la concurrence déloyale entre éleveurs professionnels et particuliers. La loi du 30 novembre 2021, visant à lutter contre la maltraitance animale et à conforter le lien entre les animaux et les hommes est venue compléter cette première disposition. Elle a permis d’interdire les offres de cession sur internet des animaux de compagnie et a réservé la vente en ligne aux seules animaleries et éleveurs. Malgré ces dispositions, plusieurs associations de protection des animaux indiquent que la cession sur internet et notamment sur les réseaux sociaux est toujours en cours. En effet, les associations indiquent que les groupes relatifs au commerce de chiots réunissent plus de 600 000 membres en leur sein. Pour répondre à une forte demande provenant essentiellement d’Europe de l’ouest, un trafic de grande ampleur basé à l’est du continent continue de se développer. Il semble exister une véritable production industrielle de chiots de races prisées, comme les « bouledogues français », les « carlins » ou encore les « chihuahuas ». Il souhaite l’alerter face à ces situations et aimerait avoir communication des mesures que le Gouvernement envisage de mettre en place afin de faire respecter la réglementation de protection des animaux et pour lutter contre le commerce illégal organisé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3072</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2231</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Pfeffer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Vente illégale d’animaux sur Internet</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3072. — 14 janvier 2025. — M. Kévin Pfeffer* appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la vente d’animaux sur internet. L’entrée en vigueur de l’ordonnance n° 2015-1243 relative au commerce et à la protection des animaux de compagnie a rendu obligatoire la déclaration, en tant qu’éleveur, dès le premier chien ou chat vendu. La loi n° 2021-1539 visant à lutter contre la maltraitance animale et à conforter le lien entre les animaux et les hommes a renforcé les conditions relatives à la légalité des offres en ligne de cession d’animaux. Ce cadre législatif récent a permis de réduire drastiquement le nombre de ventes d’animaux sur internet, renforçant ainsi l’enrayement des trafics et la responsabilité des acheteurs. Mais des centaines d’annonces en ligne frauduleuses échappent toujours au contrôle des services de l’État. Il souhaite donc savoir quels moyens le Gouvernement déploie pour s’assurer du respect du cadre législatif en vigueur et s’il envisage des moyens et des contrôles supplémentaires pour mettre fin aux trafics et aux achats compulsifs, responsables de milliers d’abandons d’animaux chaque année.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3208</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2232</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lisa Belluco</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Application de la loi visant à lutter contre la maltraitance animale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3208. — 21 janvier 2025. — Mme Lisa Belluco* attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’application de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes. Un rapport de l’association Quatre Pattes a ainsi démontré plusieurs manquements dans l’application de la lettre et de l’esprit de cette loi. Ainsi, les offres de cession d’animaux de compagnie sur certains réseaux sociaux ne respectent pas la réglementation applicable à la vente d’animaux de compagnie en ligne, notamment parce qu’aucun contrôle préalable de la validité des annonces n’est actuellement mis en œuvre, par exemple par les plateformes de Meta. De plus, il existe des méthodes trompeuses utilisées par les vendeurs illégaux pour échapper à la détection par les autorités et la modération des plateformes, comme la publication d’annonces de ventes avec des descriptions succinctes, qui permettent de mener les transactions sur des canaux de discussion privés (messageries, appels téléphoniques). Alors que l’article L. 214-8-2 du code rural et de la pêche maritime prévoit que tout service de communication au public ou tout annonceur autorisant la diffusion d’offres de vente d’animaux de compagnie doit mettre en œuvre un système de contrôle préalable à la publication de chaque annonce, la loi ne prévoit aucun dispositif spécifique de contrôle pour les plateformes n’autorisant pas la publication de ce type d’offres, mais dont les utilisateurs ne respecteraient pas cette interdiction. Les services de communication au public ou les annonceurs sont laissés libres de réagir à la violation de leurs conditions générales. L’article L. 214-6-3 du code rural et de la pêche maritime a instauré une interdiction de cession à titre onéreux ou gratuit de chats et chiens dans les animaleries, ce qui n’interdit que la présentation physique des animaux. Les animaleries détiennent toujours ces animaux pour les vendre, ce qui est en contradiction avec l’esprit de la loi. De plus, les vitrines dématérialisées que sont les sites des animaleries continuent à inciter les achats compulsifs d’animaux qui ne devaient plus être vendus en animalerie. C’est la raison pour laquelle elle l’interroge sur ce qu’elle compte mettre en œuvre pour faire appliquer cette loi, tant dans son esprit que dans sa lettre.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2232</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est depuis plusieurs années engagé en faveur du bien-être animal, en réponse à une attente sociétale forte et légitime et condamne toute action de maltraitance à l’égard des animaux, que ce soit en élevage, dans les établissements d’abattage ou à l’égard des animaux domestiques. À ce titre, depuis 2020 et grâce au plan France Relance, plus de 36 millions d’euros ont été accordés au bénéfice des associations de protection animale et de la médecine vétérinaire solidaire. De même, depuis l’adoption de la loi de lutte contre la maltraitance animale le 30 novembre 2021, quatre décrets d’application et six arrêtés ministériels ont été publiés, afin de permettre le renforcement de la formation des personnels au contact des animaux de compagnie, l’information des nouveaux acquéreurs, le contrôle de l’identification des animaux sur les offres en ligne, ainsi que le renforcement des sanctions contre les actes de maltraitance. Afin de prolonger la dynamique positive engagée par le Gouvernement, un plan dédié au bien-être des animaux de compagnie a été annoncé, le 22 mai 2024. Son comité de suivi national, présidé par le ministre chargé de l’agriculture, associe quatre ministères, les professionnels du secteur et les acteurs de la société civile, afin de veiller à la bonne coordination de ses actions. Pour l’État, l’objectif est d’accompagner et de valoriser pleinement les actions, actuelles et futures, autour de trois enjeux : la prévention et la lutte contre les abandons d’animaux de compagnie, l’amélioration de la gestion de l’errance canine et féline, ainsi que la prévention et la lutte contre la maltraitance des animaux de compagnie. Pour ce faire, il est articulé autour de mesures concrètes contribuant à cinq grands axes : comprendre la situation et identifier les leviers d’action, informer, interroger et former, faciliter les synergies entre les acteurs impliqués dans la protection animale, rendre la réglementation plus protectrice et renouveler les mécanismes de financement. Plusieurs actions de ce plan ont déjà eu lieu, sont en cours, ou sont prévues à court terme, notamment pour responsabiliser les achats d’animaux de compagnie. En application de la loi du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes, les animaleries ne peuvent plus céder à titre onéreux ou gratuit de chiens et de chats dans leur établissement depuis le 1er janvier 2024. Elles peuvent en revanche présenter des chats et des chiens appartenant à des fondations ou associations de protection animale, en présence de bénévoles desdites fondations ou associations. Le dernier alinéa du paragraphe VI de l’article L. 214-8 du code rural et de la pêche maritime prévoit quant à lui que les animaleries puissent réaliser une cession en ligne à titre onéreux d’animaux de compagnie. Une révision à venir de l’arrêté du 3 avril 2014 fixant les règles sanitaires et de protection animale auxquelles doivent satisfaire les activités liées aux animaux de compagnie d’espèces domestiques permettra d’encadrer plus précisément les locaux de détention des chiens et des chats dans ce cas. Compte tenu du délai nécessaire pour réviser cet arrêté, une période de transition est en cours pendant laquelle une tolérance est appliquée concernant l’hébergement de chiens et de chats par les animaleries pour la vente en ligne. Durant cette période de tolérance, les animaux doivent toutefois bien continuer à être détenus dans des installations conformes aux règles sanitaires et de protection animale. En cas de non-respect de la réglementation en vigueur, les inspecteurs peuvent être amenés à dresser un procès-verbal avec mise en demeure. De plus, sur la vente en ligne, la loi maltraitance animale introduit une obligation de contrôle préalable, par l’annonceur, des offres de cession, onéreuses comme gratuites, de chiens, chats et furets. Seules les annonces vérifiées, contenant toutes les informations obligatoires, pourront être labellisées et mises en ligne. Le contrôle de ces informations obligatoires, relatives à la fois à l’animal et à son propriétaire, doit se faire en lien avec le fichier national des identifications des carnivores domestiques. Pour ce faire, le ministère chargé de l’agriculture a travaillé avec Ingenium Animalis, société chargée de la base de données des identifications, à la mise en place d’un outil permettant la vérification de ces informations obligatoires, et qui est disponible pour les annonceurs depuis le mois de mai 2024. La labellisation apportera aux personnes souhaitant acquérir un chien ou un chat par le biais d’une offre de cession (achat ou vente) en ligne la garantie de l’origine de l’animal, de l’exactitude de sa description et de l’accord du propriétaire déclaré. Si l’absence de contrôle des annonces est passible d’une amende de 7 500 euros, la sensibilisation des particuliers à l’importance de cette labellisation demeure un enjeu majeur pour la réussite de cette mesure. Ainsi, le Gouvernement est déterminé à renforcer les actions menées en matière de protection animale et demeurera attentif aux signalements de situations d’errance, d’abandon et de maltraitance. Ces dernières pourront faire l’objet de poursuites, en métropole et dans les territoires ultramarins.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3103</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2233</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Soutenir le droit à l’abattage à la ferme</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3103. — 14 janvier 2025. — M. Jean-Philippe Tanguy appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire concernant les solutions d’abattage et notamment le développement de l’abattage à la ferme. La question de l’abattage fait partie du cycle de l’élevage, elle ne peut pas être éternellement mise sous silence. Le 14 décembre 2023, la Commission européenne a enfin autorisé l’abattage à la ferme en l’étendant aux ovins et caprins dès lors qu’il existe un risque au cours du transport. À l’heure où le nombre d’abattoirs de boucherie est en constante diminution (263 aujourd’hui, contre 1 700 dans les années 60), le développement de nouvelles méthodes d’abattage est essentiel. La suppression progressive d’abattoirs de proximité au profit de grosses structures industrielles contraint les éleveurs à effectuer de longues distances, obligeant les animaux à traverser la France pour se faire abattre, du fait de la spécialisation de certains abattoirs qui diffèrent en fonction des espèces. Afin de répondre à l’absence de maillage territorial, l’abattage à la ferme permettrait de répondre à un besoin économique et territorial en palliant la diminution d’abattoirs de proximité. En effet, en mettant en place ce dispositif, les animaux ne sont pas transportés vers des abattoirs mais abattus sur leur lieu d’élevage, ce qui permet de prévenir des possibles blessures des animaux durant le transport. D’après les données de la Commission européenne, plus de 40 % des voyages transportant des bovins, des chevaux, des caprins et des ovins, vivant au sein de l’Union européenne, durent entre 8 et 24 heures. Il convient de souligner que l’abattage exercé actuellement représente une source de stress pour l’animal, causé par différents facteurs, tels que la distance parcourue, le changement d’environnement, la séparation avec le reste du troupeau ou les différentes manipulations répétées par des inconnus. Alors que les animaux qui entrent à l’abattoir sont souvent exposés à des risques sanitaires relatifs aux contacts inter-espèces ou avec des animaux de provenances différentes, le développement de l’abattage à la ferme permettrait d’éviter, ou a minima, de maîtriser ces risques. Sous réserve de bonnes conditions de réalisation, l’abattage à la ferme permettra aux animaux de disposer d’une fin de vie moins stressante. Or la réduction de stress améliore indirectement la qualité de la viande. De nombreux éleveurs ont le souhait d’accompagner leurs animaux jusqu’à la fin de leur vie et contrôler leur mort, relevant d’une nécessité sociale, éthique et économique. Cela leur donne également la capacité de gérer le devenir de la carcasse et offre plus de transparence sur les conditions dans lesquelles se déroule l’abattage. Cette méthode accorde donc plus de souplesse aux éleveurs dans leur choix d’abattage des animaux, sous réserve du respect des règles d’hygiène afin de garantir la sécurité alimentaire. Des associations, telles que « Quand l’abattoir vient à la ferme », ont vu le jour et soutiennent fermement la mise en place d’un cadre légal autour de l’abattage mobile. Au-delà des conséquences pour les éleveurs, cette question intéresse aussi les citoyens souhaitant être responsables de leurs démarches de consommation. Néanmoins il est essentiel que ce dispositif soit efficace, impliquant la présence de personnel compétent et régulièrement formé. La manipulation des animaux doit s’effectuer dans le calme et dans le respect de l’animal, ce qui signifie notamment que l’étourdissement soit instantané et systématique. Le développement de l’abattage à la ferme est crucial pour répondre aux enjeux de relocalisation, d’installation de l’élevage paysan et d’approvisionnement local, tout en assurant le respect de la considération animale. Il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en place pour soutenir un droit d’abattage à la ferme afin de prendre compte des préoccupations des éleveurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2234</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les exigences réglementaires qui s’appliquent à l’abattage des animaux, tant sur l’aspect sanitaire qu’en matière de protection animale, relèvent de la règlementation européenne en vigueur [paquet hygiène dont notamment le règlement (CE) n° 853/2004 fixant des règles spécifiques d’hygiène applicables aux denrées alimentaires d’origine animale et le règlement (CE) n° 1099/2009 sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort]. Cette réglementation a vocation à garantir, partout sur le territoire de l’Union européenne (UE), un très haut niveau de sécurité sanitaire des aliments et de protection animale, tout en évitant les distorsions de concurrence. Cette réglementation impose que l’abattage hygiénique des animaux dont les viandes sont destinées à être mises sur le marché, est réalisé dans un cadre professionnel dans un établissement agréé, à savoir un abattoir, dans lequel sont réalisés des contrôles sanitaires, à la fois sur les animaux vivants et sur les viandes qui en sont issues. À ce titre, l’abattage à la ferme par l’éleveur lui-même sans aucun contrôle sanitaire est interdit, sauf pour certaines espèces dans le cadre de l’autoconsommation. Le recours à l’abattage sur le lieu d’exploitation, pour notamment éviter le transport des animaux et favoriser les circuits courts, a cependant été porté par la France devant la Commission européenne en 2022, permettant la reconnaissance des abattoirs mobiles et des caissons mobiles d’abattage [règlement délégué (UE) n° 2024/1141 du 14 décembre 2023 modifiant les annexes II et III du règlement (CE) n° 853/2004 en ce qui concerne les exigences spécifiques en matière d’hygiène applicables à certaines viandes, aux produits de la pêche, aux produits laitiers et aux œufs]. Les autorités françaises accompagnent désormais les projets qui sont portés dans le respect de ces exigences réglementaires. Notamment, l’État a accompagné le projet d’abattoir mobile « Bœuf éthique » et il l’a subventionné via le plan de relance. Si ce premier projet n’a pu prospérer, plusieurs autres projets sont actuellement en cours de développement et quatre abattoirs d’élevage ont déjà vu le jour en 2024. Une dizaine d’abattoirs d’élevage pourrait être en activité d’ici fin 2025. L’abattage est une activité de marché, libre et concurrentielle, assurée en grande majorité par des acteurs privés qui restent les premiers responsables du respect de la réglementation. Le territoire national compte aujourd’hui 226 abattoirs d’animaux de boucherie, nombre qui a diminué de 16 % depuis les six dernières années. Chaque fermeture d’abattoir impacte le maillage territorial et la possibilité des éleveurs de faire abattre leurs animaux à proximité du lieu d’élevage. Soucieux d’accompagner les filières animales dans un contexte marqué par les difficultés auxquelles fait face le secteur des abattoirs, le ministère chargé de l’agriculture a initié en juillet 2023 un plan d’action global pour consolider le maillage en abattoirs de boucherie au bénéfice des filières de l’élevage et des territoires. Cette démarche, composée de quatre axes, associe les acteurs professionnels et les collectivités territoriales pour construire une stratégie territorialisée. Ces éléments ont été présentés dans un communiqué de presse concernant la stratégie abattoir diffusé sur le site internet du ministère chargé de l’agriculture le 7 décembre 2023. Pour autant, en l’état du maillage actuel, d’une manière générale, les temps de transport des animaux sur le territoire national pour se rendre à l’abattoir restent à ce jour modérés. Une étude réalisée par le ministère chargé de l’agriculture sur les données 2022 indique en effet qu’un bovin sur deux est abattu à moins d’une heure trente de transport de son lieu d’élevage, et seulement un bovin sur dix à plus de quatre heures quinze de transport (Agreste, juin 2023 n° 10).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3173</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2234</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Formation des vétérinaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3173. — 14 janvier 2025. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les difficultés constatées pour rejoindre la profession réglementée de vétérinaire. Comme prévu au livre VIII du code rural et de la pêche maritime, le ministère de l’agriculture est compétent pour organiser en France l’enseignement vétérinaire. À ce titre, il organise la formation vétérinaire au sein de cinq écoles vétérinaires, soit quatre écoles nationales et une école vétérinaire privée d’intérêt général. La profession est indispensable à l’élevage et à la « ferme France ». Toutefois, nombre d’étudiants désireux de s’engager dans cette voie sont contraints de suivre des cursus vétérinaires à l’étranger, notamment parmi l’Union européenne à des coûts parfois prohibitifs sans pouvoir bénéficier d’une bourse d’étude. En effet, les écoles vétérinaires hexagonales sont extrêmement sélectives, ce qui peut interroger eu égard à la pénurie de vétérinaires, notamment ceux pratiquant dans les territoires ruraux agricoles ; d’autant plus qu’on parle aujourd’hui de déserts vétérinaires qui plongent les éleveurs, pour qui leur présence est vitale, dans le désarroi. Or, si les étudiants vétérinaires ont obtenu leur diplôme dans un pays étranger (hors Union européenne, Islande, Lichtenstein, Norvège ou Suisse) et viennent en France avec la volonté d’exercer le métier, au même titre que leurs homologues, les démarches réglementaires pour y parvenir semblent loin d’être une formalité. En ce sens, travailler en France, hors du système public, requiert trois conditions cumulatives et non des moindres : disposer de la nationalité française ou de la nationalité d’un pays des États membres de l’UE, de l’EEE ou suisse ; être titulaire d’un diplôme vétérinaire et, si celui-ci provient d’un pays non mentionné dans la liste ci-dessus, réussir un examen de contrôle de connaissances après dépôt d’un dossier conforme à l’arrêté du ministère en charge de l’agriculture ; et enfin maîtriser la langue française. Toutefois, il apparaît que les étudiants vétérinaires des écoles françaises peuvent exercer le métier dès leur 4e année de formation à l’aide d’une « carte verte » en qualité d’assistant vétérinaire, tandis que les étudiants vétérinaires étrangers en sont exclus même si la formation est identique et que leur diplôme est bien reconnu en France. Dans la mesure où le monde vétérinaire fait face à une pénurie de professionnels, l’histoire interpelle ; d’autant plus que la demande en clinique explose et que depuis peu 50 % des vétérinaires français sortent d’écoles étrangères. Or leur exclusion de la « carte verte » les désavantage dans leur apprentissage et la pratique du métier. Aussi, elle lui demande si d’une part, le Gouvernement envisage de rendre éligibles aux bourses nationales les étudiants vétérinaires français effectuant leurs études à l’étranger et si d’autre part il entend permettre aux vétérinaires étrangers compétents et désireux de travailler en France d’exister comme tels en assouplissant le système actuel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2235</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Afin de soutenir l’installation et le maintien des vétérinaires exerçant en productions animales, la loi prévoit que les collectivités territoriales peuvent accorder une indemnité de logement et de déplacement pour tout stage comprenant des mises en situation professionnelle de soins aux animaux d’élevage. les collectivités peuvent également accorder une indemnité d’étude et de projet professionnel vétérinaire si les étudiants s’engagent à exercer en tant que vétérinaire contribuant à la protection de la santé publique et assurant la continuité et la permanence des soins aux animaux d’élevage pendant au moins cinq années consécutives sur leur territoire. Le ministère chargé de l’agriculture a par ailleurs conduit plusieurs réformes profondes de l’enseignement vétérinaire. Pour endiguer la pénurie de vétérinaires, les trois augmentations successives du nombre d’étudiants dans les écoles nationales vétérinaires vont permettre, à l’horizon 2030, de disposer de 840 vétérinaires par an formés en France qui arriveront chaque année sur le marché du travail, soit 75 % de plus qu’en 2017, auxquels s’ajoute le concours des étudiants formés dans les facultés vétérinaires européennes. De surcroît, une initiative parlementaire a ouvert la possibilité de création d’écoles vétérinaires privées d’intérêt général, sous contrat avec le ministère chargé de l’agriculture. L’école vétérinaire UniLaSalle de Rouen a ainsi obtenu un agrément dès 2022 et bénéficie d’engagements de soutiens de la région Normandie, du département de Seine-Maritime et de la métropole de Rouen-Normandie pour les investissements nécessaires. Pour garantir une formation vétérinaire de haut-niveau, outre le renforcement des moyens des écoles nationales vétérinaires, des stages tutorés destinés à des étudiants de 6ème année préparant un projet professionnel d’exercice en rurale a rencontré un vif succès auprès des étudiants. Enfin, un rapport du conseil général de l’agriculture, de l’alimentation et des espaces ruraux publié en décembre 2024 a mis en exergue qu’à l’horizon 2030 et au-delà, avec le concours des étudiants français formés dans les facultés vétérinaires européennes, il est attendu un flux annuel de 1 700 à 1 800 diplômés vétérinaires entrant sur le marché du travail pour exercer la médecine et la chirurgie des animaux, alors que l’analyse prospective des besoins de vétérinaires praticiens se stabilise entre 1 200 et 1 400 par an. La législation sur l’exercice vétérinaire a été récemment modifiée pour autoriser tout étudiant dans une faculté vétérinaire européenne, en plus des étudiants des écoles vétérinaires françaises, de faire ses stages chez des vétérinaires en France. L’éventuelle ouverture de l’assistanat vétérinaire au-delà des étudiants en 6ème année des écoles vétérinaires françaises pose des questions de réciprocité entre pays de l’Union européenne (UE), d’homologie de l’organisation des cursus de formation, notamment en matière de formation à l’habilitation sanitaire, obligatoire dans le cursus des écoles vétérinaires françaises, de nature à garantir la santé publique et la sécurité sanitaire. Enfin, les vétérinaires non ressortissants d’un pays de l’UE, de l’espace économique européen ou de la Suisse, diplômés de facultés/écoles vétérinaires non européennes, peuvent être recrutés par les écoles nationales vétérinaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3209</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2235</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Besnoitiose et maillage territorial des vétérinaires français.</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3209. — 21 janvier 2025. — M. Fabrice Brun interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conséquences pour les éleveurs du développement de la maladie de la besnoitiose sur le territoire français. En effet, la besnoitiose est une maladie parasitaire qui se transmet par des insectes piqueurs (taons et stomoxes). Elle peut se propager rapidement au sein des cheptels, mais aussi entre exploitations voisines. Avec le changement climatique et la présence désormais quasi-permanente des vecteurs, cette maladie est de plus en plus présente sur les élevages français. Selon les groupements de défense sanitaire (GDS), les conséquences de cette maladie sont variables d’un élevage à l’autre. Elles peuvent être lourdes sur le plan économique pour les éleveurs, allant même jusqu’à la nécessité de l’abattage d’une partie du troupeau touché. Pourtant, malgré les difficultés qu’elle engendre, la besnoitiose n’est pas réglementée au titre de la loi de santé animale du 21 avril 2021. Les éleveurs ne sont donc pas obligés de s’assainir dans les zones où les actions sont mises en place pour limiter sa propagation. Pourtant, un travail important est fourni par une majorité d’éleveurs, de vétérinaires et de GDS pour lutter contre cette maladie. Sans assainissement dans les zones concernées, ces acteurs craignent que l’engagement à géométrie variable des éleveurs annule les efforts fournis pour limiter l’impact de la besnoitiose. Les difficultés sont renforcées par le manque de vétérinaires en zone rurale, qui n’encourage pas non plus les éleveurs à agir durablement contre cette maladie. Face à cette situation, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en place afin de limiter la propagation de la maladie de la besnoitiose et de renforcer la présence et le maillage territorial des vétérinaires en zone rurale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2236</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La besnoitiose est une maladie parasitaire vectorielle émergente en progression sur le territoire national. La situation épidémiologique de cette maladie est très hétérogène avec une forte prévalence surtout dans les départements du Sud et du Sud-Est de la France. La besnoitiose ne fait pas partie des maladies réglementées par la loi de santé animale, (règlement européen 2016/429 relatif aux maladies animales transmissibles), ni des maladies d’intérêt national listées dans l’arrêté ministériel du 3 mai 2022, liste établie après consultation des organisations professionnelles. À ce jour, lors des différentes sessions de la section animale du conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (CNOPSAV), les organisations professionnelles agricoles ne se sont jamais manifestées en faveur d’une gestion nationale de la besnoitiose. Les groupements de défense sanitaire (GDS) de certains départements proposent des actions de maîtrise sanitaire, déclinés en plan de prévention, de surveillance et de lutte. Mais il n’existe pas de politique de gestion à l’échelle nationale, les initiatives restant à la main de chaque territoire. Les animaux contaminants doivent être éliminés le plus rapidement possible pour éviter la contamination du reste du cheptel. GDS France et certains GDS locaux apportent un soutien financier aux éleveurs pour la réforme de ces animaux contaminants. Ces financements sont complétés par certaines collectivités territoriales qui participent à cet accompagnement financier des élevages. Des projets de recherche sont en cours actuellement pour concevoir un vaccin contre cette maladie, actuellement sans traitement disponible. Le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire identifie clairement la désertification vétérinaire comme un enjeu majeur. Les vétérinaires travaillant en « rurale », c’est-à-dire auprès des animaux de rente, constituent notamment un maillage indispensable à la surveillance des dangers sanitaires émergents, à l’intervention sanitaire d’urgence en cas de crises ainsi qu’au développement des élevages, indispensables à la souveraineté alimentaire. En 2017, le ministère s’est engagé, en lien avec la profession vétérinaire et la profession agricole, dans une feuille de route pour le maintien des vétérinaires dans les territoires ruraux. Elle est centrée sur trois axes : l’ancrage territorial des vétérinaires, le renforcement des relations entre les éleveurs et les vétérinaires et le renforcement des relations entre l’État et les vétérinaires. De nombreux chantiers ont été engagés en faveur de l’ancrage territorial des vétérinaires avec un certain nombre de réalisations concrètes à la clé. L’État s’est notamment impliqué dans le renforcement des capacités de formation des écoles vétérinaires et dans la diversification du recrutement des élèves. Ainsi, le nombre de vétérinaires formés dans les écoles françaises aura progressé de 75 % entre 2017 et 2030 du fait d’une augmentation des promotions et de l’agrément d’une école vétérinaire privée. Pour accompagner l’augmentation des effectifs étudiants sur les huit dernières années, les écoles nationales vétérinaires se voient renforcées dans leurs moyens humains et financiers. Par ailleurs depuis 2021, une nouvelle voie de recrutement post-bac a été ouverte pour le recrutement de 160 élèves en 2021 et 2022 (objectif de 280 en 2025). Avec un cursus en école nationale vétérinaire de six ans au lieu de sept ou huit ans par les autres voies de recrutement, ils entreront plus précocement sur le marché du travail pour répondre aux besoins du secteur. Les profils ainsi sélectionnés illustrent une diversité tant sociale que géographique susceptible de favoriser un ancrage en milieu rural. Le ministère poursuit également le dispositif de stages tutorés au sein de cabinets vétérinaires exerçant auprès des animaux de rente et destinés aux étudiants en dernière année d’école vétérinaire. Plus de 100 stagiaires bénéficient chaque année de ces stages. En janvier 2022, un appel à manifestation d’intérêt a été financé à hauteur de 295 000 euros (€) par le ministère. Destiné aux territoires touchés par la désertification vétérinaire, il a permis de sélectionner onze territoires pilotes afin de leur permettre d’être accompagnés dans la réalisation de leur diagnostic de maillage et d’identification des solutions adaptées à leurs spécificités locales. La synthèse de ces travaux est désormais terminée et un rapport final ainsi que des fiches action sont à disposition de tout territoire souhaitant mettre en place des solutions concrètes de diagnostic et de lutte contre le délitement du maillage vétérinaire. Ces documents sont disponibles sur le site internet du conseil national de l’ordre des vétérinaires : https://www.veterinaire.fr/la-profession-veterinaire/nos-grands-dossiers/maillage-veterinaire-au-service-de-lelevage En 2024 l’État a financé à hauteur de 315 000 € la constitution d’une cellule de surveillance et d’appui au maintien du maillage vétérinaire dont l’objectif est, dans le prolongement de l’AMI (appel à manifestation d’intérêt) de 2022, de coordonner les actions locales en faveur du maillage vétérinaire et de faire la promotion des différents leviers d’action à disposition des acteurs concernés. Enfin, par la loi DDADUE (loi portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne) du 3 décembre 2020 et ses textes d’application, les collectivités territoriales et leurs groupements peuvent dorénavant soutenir financièrement les vétérinaires et les étudiants s’engageant à exercer auprès des animaux d’élevage sur leur territoire. Ces aides peuvent s’élever jusqu’à 60 000 € par an par bénéficiaire. Un guide à destination des collectivités a été récemment publié sur le site du ministère afin de leur permettre de se familiariser avec le dispositif https://agriculture.gouv.fr/les-collectivites-territoriales-autorisees-delivrer-des-aides-aux-veterinaires-et-etudiants D’autres chantiers portant sur les modalités d’exercice de la profession vétérinaire et les relations entre vétérinaires et éleveurs se poursuivent. Le suivi des actions réalisées est disponible sur le site internet du ministère : https://agriculture.gouv.fr/maillage-veterinaire-un-enjeu-pour-la-sante-de-nos-elevages-et-la-vitalite-de-nos-territoires]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3629</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2237</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Demande rapport sur l’article 11 de la loi no 1539 du 30 novembre 2021</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3629. — 4 février 2025. — Mme Corinne Vignon attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’application de la loi n° 1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter les liens entre les animaux et les hommes en ce qui concerne les chats errants. Bien que le nombre officiel de chats errants ne soit pas connu, leur population est estimée à plusieurs millions en France et ne semble pas diminuer. Des associations de protection animale se mobilisent aux niveaux local et national pour améliorer la gestion éthique des populations de chats errants, par exemple en stérilisant les chats pour limiter leur reproduction, en les nourrissant et leur prodiguant des soins, en sensibilisant les habitants à l’importance de l’identification et de la stérilisation, en mobilisant l’ensemble des acteurs de la communauté. Ces multiples actions ne font pas l’objet d’un suivi précis, pourtant essentiel pour évaluer leur pertinence et permettre d’améliorer la situation des chats et de diminuer leur nombre. En effet, les chats errants souffrent de maladies, du manque de soin et de confort, parfois de maltraitance et représentent un risque pour la santé publique, en étant vecteur de maladies. La loi n° 1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter les liens entre les animaux et les hommes prévoit, en son article 11, la présentation au Parlement d’un rapport dressant un diagnostic chiffré sur la question des chats errants et d’un rapport présentant les conclusions de l’expérimentation d’une convention entre les régions et les communes au sujet de la gestion des chats errants dans un délai de six mois après promulgation de la loi. Plus de trois ans après, ces rapports n’ont toujours pas été présentés. Ainsi, elle lui demande sous quel délai ces rapports seront présentés au Parlement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2237</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 11 de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 prévoit la remise d’un rapport du Gouvernement au Parlement destiné à dresser un diagnostic chiffré, évaluer le coût de la capture et de la stérilisation des chats errants et formuler des recommandations pérennes et opérationnelles pour répondre à cette problématique. Ce rapport a été transmis au Parlement. De plus, le paragraphe III de l’article 12 de cette même loi prévoit qu’à titre expérimental, pour une durée de cinq ans à compter de la promulgation de la présente loi, l’État, les collectivités territoriales et les établissements de coopération intercommunale à fiscalité propre volontaires peuvent articuler leurs actions dans le cadre de conventions de gestion des populations de chats errants. Ce même article prévoit qu’à l’issue des cinq années de cette période d’expérimentation, le Gouvernement remet au Parlement un rapport d’évaluation faisant état de la mise en œuvre des conventions. La loi de finances pour l’année 2024 prévoit une enveloppe de 3 millions d’euros dédiée à la stérilisation des chats errants et des chats domestiques par les collectivités territoriales. Dans ce cadre, le ministère chargé de l’agriculture a ouvert un appel à projets le 3 septembre 2024 pour soutenir les projets de gestion des chats errants portés par les collectivités territoriales et, par transfert de compétences, les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) volontaires. L’appel à projets a été clôturé le 10 octobre 2024 et les conventions signées avec les communes et les EPCI lauréats s’étaleront jusque sur l’année 2025. Cette subvention a notamment été mobilisée dans le cadre de l’expérimentation précédemment mentionnée par la mise en place de conventions entre l’État et les maires ou les présidents des collectivités territoriales et les EPCI volontaires, afin d’améliorer la gestion et la prise en charge des populations de chats errants ou en divagation et d’articuler les compétences et les moyens de chaque signataire dans cet objectif. Ainsi, à l’échéance de ces conventions, le Gouvernement pourra rédiger un rapport d’évaluation faisant état de leur mise en œuvre et des besoins remontés par les communes dans le cadre de cet appel à projets.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3980</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2238</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Davy Rimane</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Relancer et adapter l’agriculture en outre-mer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3980. — 11 février 2025. — M. Davy Rimane interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les politiques envisagées pour soutenir la filière agricole en outre-mer. En effet, alors que l’ensemble de la profession traverse une crise profonde tant sur le plan national qu’européen, les territoires ultramarins n’échappent pas à ces difficultés. Qui plus est, le secteur agricole ultramarin se caractérise par des spécificités qui y intensifient les enjeux et défis. Il s’agit notamment de la présence d’acteurs parfois informels et se situant par conséquent hors du champ des procédures administratives et des aides pouvant en découler. Les outre-mer ne sont par ailleurs pas épargnés par la crise des vocations que connaît cette profession. À ces problématiques, s’ajoute celle de la pollution des terres par l’usage de pesticides, voire l’absence de maîtrise du foncier. En outre, les agriculteurs ultramarins doivent concilier leur activité avec la sauvegarde d’une biodiversité souvent riche. Plus encore, les normes et mécanismes transformant l’agriculture pour appréhender les défis induits par la transition écologique ne paraissent pas toujours adaptés aux différents contextes ultramarins. Au surplus, les agriculteurs de l’outre-mer sont souvent contraints de composer avec des conditions climatiques hostiles à leurs activités et une biodiversité à préserver. Bien qu’entravé par les défis précités, le secteur agricole ultramarin présente de nombreux avantages tant pour les agriculteurs que pour les populations. Ainsi, sa survie impliquerait la sauvegarde de plusieurs emplois. En outre, alors qu’il est de plus en plus question d’autonomie alimentaire à l’horizon 2030, sa réalisation passe, entre autres, par l’existence d’une agriculture saine et dynamique. Par ailleurs, l’agriculture ultramarine dispose, comme l’a démontrée l’étude « 4 pour 1000 », réalisée par l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), d’importantes potentialités en matière de stockage de carbone. Enfin, si le programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité (POSEI) constitue une aide importante pour les agriculteurs, sa répartition entraîne des disparités exposées par une étude de la Cour des comptes en date du 15 septembre 2023 intitulée « Les subventions à l’agriculture et à la pêche en outre-mer de 2015 à 2022 ». En effet, les magistrats ont relevé que la Réunion perçoit plus de la moitié de ces subventions, la Guyane 3 % alors qu’elle constitue le principal producteur de fruits et légumes en volume. Ils ont en outre fait remarquer que la part des Antilles est dix fois supérieure à celle de la Guyane, qui produit pourtant deux fois plus de fruits et légumes que ces territoires. Par conséquent, les modalités de répartition jusqu’ici privilégiées pénalisent le dynamisme de l’agriculture guyanaise. Il interroge donc M. le ministre pour connaître les mesures envisagées pour créer les conditions d’une agriculture en outre-mer à la fois capable de faire face à ses spécificités et aux enjeux plus transversaux et globaux qui caractérisent le secteur agricole. Il souhaiterait également connaître les suites données à l’étude de la Cour des comptes précitée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2238</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité (POSEI), tel qu’il est rédigé actuellement contribue à favoriser le développement de la structuration des différentes filières. En effet, il positionne les organisations de producteurs et les organisations interprofessionnelles comme des acteurs centraux dans la définition des différentes aides et les conditions d’éligibilité en incitant à l’organisation des exploitants agricoles et la structuration des filières locales. Pour renforcer le secteur formel de la filière de diversification végétale, une nouvelle aide a été créée en 2024. Il s’agit de l’aide complémentaire aux nouveaux entrants qui a pour objectif d’attirer de nouveaux producteurs au sein du secteur organisé et de soutenir davantage les projets d’installation, particulièrement fragiles dans les territoires ultramarins et particulièrement en Guyane dans le secteur végétal. Ainsi, les producteurs de fruits et légumes en phase d’adhésion ou adhérents depuis moins d’un an auprès d’une structure collective agréée ou d’une organisation de producteurs reconnue peuvent toucher une aide complémentaire à l’aide à la commercialisation de 80 euros par tonne commercialisée pendant trois ans, et 120 euros pendant cinq ans si le producteur concerné est un jeune agriculteur. Par ailleurs, les politiques agricoles portées par le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sont pensées et adaptées de manière à pouvoir être mises en œuvre dans l’ensemble des territoires. C’est particulièrement le cas pour les sujets de transition écologique puisque dans le cadre de la planification écologique les différentes mesures ont été ouvertes aux acteurs agricoles de l’hexagone et des départements d’outre-mer et que les mesures répondant aux enjeux des outre-mers ont été en plus déclinées, avec une sous-enveloppe spécifique, pour les territoires ultramarins en concertation avec les parties prenantes. Il est rappelé par ailleurs que, de la même manière, la déclinaison du fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) par le biais du plan stratégique national, s’est opérée en concertation avec toutes les régions françaises. Ainsi, la gestion des mesures hors surface du FEADER a été transférée aux régions (au département pour La Réunion), y compris des aides permettant d’accompagner les exploitations dans la transition écologique, et des adaptations spécifiques aux territoires ultramarins ont été opérées pour les aides surfaciques, notamment les mesures agro-environnementales et climatiques, portées par l’État. De manière plus générale le POSEI constitue l’équivalent du premier pilier de la politique agricole commune hexagonal pour les producteurs des différents territoires ultramarins. La répartition de sa fiche financière est réalisée à titre indicatif sur la base de l’historique des besoins de chacun des territoires. Il est souligné sur ce point que l’État a accompagné de façon constante le développement de l’agriculture ultramarine, en couvrant jusqu ici l’intégralité des besoins de financement de tous les territoires en abondant les crédits nationaux complémentaires au fonds européen agricole de garantie (crédits CIOM). Ramenés aux seules aides aux filières de diversification, les besoins ainsi couverts pour le développement de l’agriculture guyanaise représentent plus de 10 % des soutiens à ces filières. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4093</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2239</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Meurin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Fin de l’étiquetage Sud de France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4093. — 18 février 2025. — M. Pierre Meurin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la décision du ministère de l’agriculture, de mettre fin à l’étiquetage « Sud de France » sur les bouteilles de vin depuis le 18 juillet 2023. Pour la filière viti-vinicole du Languedoc-Roussillon, déjà dans une situation difficile, cette décision a provoqué la surprise de beaucoup de viticulteurs de la région. La marque « Sud de France » est un outil de commercialisation efficace pour les viticulteurs qui peinent à maintenir leurs ventes. Elle réunit tous les vins AOP et IGP du bassin du Languedoc et représente pour les clients un gage de qualité. En effet, les vignerons du Languedoc-Roussillon ont à cœur de produire des vins de qualité qui participent à l’économie locale et au rayonnement de la France à l’international. Depuis presque 20 ans, cette marque aide à la commercialisation de ces vins notamment à l’export. Cette année, 7 300 vins d’Occitanie devront ôter de leurs étiquettes le logo « Sud de France », ce qui représente un coût de six millions d’euros pour les entreprises. Or les acteurs de la filière considèrent qu’il existe des alternatives à cette injonction européenne. Il lui demande donc comment elle compte préserver la marque « Sud de France ».]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2239</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement mesure la plus-value que la marque « Sud de France » a pu constituer pour la promotion des productions agricoles et viticoles régionales. Toutefois, il est important de rappeler que l’usage d’un tel étiquetage place aujourd’hui les opérateurs dans une situation d’insécurité juridique. En effet, les réglementations européennes et nationales sur l’étiquetage des vins ne permettent pas l’utilisation d’une mention telle que « Sud de France », car elle ne correspond pas à une zone géographique reconnue au sens de la réglementation. Ce cadre vise à éviter que la mention d’une marque ne crée une ambiguïté quant au contenu du cahier des charges d’un produit sous appellation, ou quant à la délimitation géographique d’une appellation. Après plusieurs années d’échanges sur ce sujet, il est désormais impératif, pour sécuriser les opérateurs de la filière vitivinicole régionale, de rendre les étiquetages conformes aux exigences réglementaires. Ainsi, il ne sera plus possible de maintenir la mention « Sud de France » sur les étiquettes de vins. Un groupe de travail régional, organisé sous l’égide des services du préfet, accompagnera la profession dans la mise en œuvre de cette évolution. Si la marque « Sud de France » ne peut plus être utilisée sur l’étiquetage des vins, elle demeure toutefois mobilisable pour des actions de promotion collective. Les professionnels peuvent ainsi continuer à l’utiliser lors d’opérations publicitaires, sur des stands, des devantures ou des affiches. Il convient également de rappeler que les dispositions relatives aux mentions géographiques autorisées sur l’étiquetage des vins ont été obtenues par les autorités françaises à l’issue de discussions complexes dans les instances internationales, à la demande et avec le soutien des organisations viticoles. Ce choix découle de la volonté de la filière française de structurer son offre autour des appellations d’origines protégées et des indications géographiques protégées, qui constituent un avantage compétitif majeur pour la France par rapport aux pays tiers.  Dans cette optique, il est donc de l’intérêt général de préserver la notoriété et la crédibilité des signes officiels de qualité et d’origine, qui font la force des filières françaises.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4640</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2239</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Impact des accords UE-Maroc sur le marché français de la tomate</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4640. — 4 mars 2025. — Mme Hélène Laporte appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’impact des accords liant l’Union européenne au Maroc sur le marché français de la tomate. Les relations commerciales entre la France et le Maroc sont régies par l’accord d’association du 26 février 1996 entré en vigueur le 1er mars 2000 et complété, pour les échanges de produits agricoles, par un accord sous forme d’échange de lettres du 7 septembre 2012. Le premier a établi un prix d’entrée de 461 euros par tonne pour les tomates marocaines, jamais révisé depuis l’entrée en vigueur de l’accord, ce malgré une inflation cumulée de 46 % depuis 2000. Le second a posé des réductions de droits de douane élevées sur les tomates issues du Maroc. Ainsi, l’article 3 de cet accord prévoit un contingent tarifaire annuel de 285 000 tonnes totalement exonéré de droits de douane entre le 1er octobre et le 31 mai. Ce contingent tarifaire n’a pas été modifié à l’occasion de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, alors que celui-ci a lui-même conclu un nouvel accord avec le Maroc prévoyant un quota de 47 000 tonnes. De plus, pour la période s’étendant du 1er juin au 30 septembre ainsi que pour tout ce qui excède le contingent tarifaire précédemment mentionné, les droits de douane sont diminués de 60 %. Ces conditions commerciales très avantageuses pour le Maroc, associées à un climat très favorable et à un coût du travail nettement inférieur à ceux observés en Europe (le salaire horaire moyen s’y élevant à 0,74 euros contre 13,64 euros en France), ont permis un essor considérable de sa production domestique de tomates et une explosion de ses exportations. Pour la campagne 2022-2023, celles-ci se sont élevées à 716 700 tonnes, dont les trois quarts vers l’Union européenne et 51 % vers la France, cette dernière étant le troisième importateur mondial de tomates derrière les États-Unis d’Amérique d’Amérique et l’Allemagne. Pour la première fois, il s’est vendu sur le marché européen plus de tomates produites au Maroc que de tomates produites en Espagne. Les exportations du Maroc vers la France se sont élevées en 2022 à 425 552 tonnes, en hausse de 19 % par rapport à l’année précédente. Le rapport de prix entre tomates françaises et marocaines s’élève à 2,4 pour les tomates cerises, un produit dans lequel l’agriculture marocaine s’est spécialisée et dont la part dans les achats des Français est passée de 7,8 % en 2015 à 14,3 % en 2020. Conséquence de cette métamorphose rapide du marché, la production française de tomates a reculé de 13 % en 2023. Pour défendre la filière française de la tomate face à cette situation évidente de concurrence déloyale, Mme la députée appelle Mme la ministre à soutenir auprès de ses homologues européens une renégociation de l’accord et à appliquer auparavant toutes mesures de sauvegarde appropriées pour empêcher la poursuite du déclin de la filière. Il apparaît en particulier urgent de supprimer la réduction de droits de douane applicable aux tomates exportées en saison estivale, cette mesure ne pouvant se justifier par des motifs environnementaux ou relatifs à la continuité de l’approvisionnement. Elle lui demande donc les suites qu’elle entend donner à ses récentes déclarations dénonçant l’injustice de la situation actuelle.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2240</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La souveraineté alimentaire constitue une priorité de l’action du Gouvernement et l’axe principal de la politique conduite au ministère chargé de l’agriculture. Cette priorité, ainsi que le constat que la moitié des fruits et légumes consommés en France sont issus de l’importation, ont conduit à l’élaboration d’un plan de souveraineté pour la filière fruits et légumes, annoncé lors de l’édition 2023 du salon international de l’agriculture (SIA). Il avait pour objectif de gagner 5 points de souveraineté en fruits et légumes dès 2030, et d’enclencher une hausse tendancielle de 10 points à horizon 2035. Ce plan a bénéficié des moyens du programme France 2030 qui ont permis de mobiliser, dès 2023, 200 millions d’euros en faveur de la filière fruits et légumes, notamment pour réaliser des investissements et mener des actions de recherche, de développement et d’innovation. Dans ce contexte, le ministère chargé de l’agriculture attache une grande importance à la question des importations de tomates marocaines et aux perturbations qu’elles pourraient entraîner sur ce secteur en France, afin que ces importations ne remettent en cause ni son développement, ni sa viabilité. Or les producteurs marocains bénéficient de conditions de production favorables qui leur permettent de proposer leurs produits sur le marché européen à des prix très compétitifs, y compris durant la période de production française, en été. L’exportation de tomates marocaines s’ancre dans le cadre de l’accord d’association signé entre l’Union européenne (UE) et le Maroc. Il convient de noter que l’UE, ainsi que la France, tirent nombre d’avantages de cet accord. Ceux-ci expliquent que l’UE ne se montre guère favorable à la réouverture de cet accord, ce qui pourrait conduire à remettre en cause ces avantages. La voie d’une renégociation de cet accord d’association, sans être exclue, n’apparaît donc ni aisée, ni forcément favorable aux intérêts nationaux. Dans ce cadre, la voie privilégiée par les professionnels français est de rechercher une solution avec leurs homologues marocains qui tienne compte des contraintes des deux parties, et réponde aux attentes de chacune par des mesures concrètes. Cette solution emporte la préférence du ministère chargé de l’agriculture dans la mesure où elle semble à même d’établir une relation fructueuse et mutuellement bénéfique, dans le cadre d’une relation bilatérale franco-marocaine forte, notamment dans le secteur agricole. Au terme de leurs échanges, les professionnels français et marocains se préparent à signer un accord qui puisse servir de cadre aux décisions qu’ils pourraient prendre dès le salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM) qui se tiendra à Meknès, du 21 au 27 avril 2025. À cet égard, les ministres français et marocain de l’agriculture se sont entretenus à l’occasion de leur rencontre au SIA 2025. Ils ont affirmé leur appui à cette démarche. De son côté, le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire veillera à ce que les échanges entrepris par les professionnels français aboutissent à des résultats pratiques dans les meilleurs délais.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>806</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2241</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Difficulté d’assurance des collectivités locales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            806. — 15 octobre 2024. — Mme Sandrine Le Feur alerte Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les difficultés croissantes rencontrées par les collectivités territoriales à s’assurer. Il faut rappeler que le risque assurantiel des communes a vocation à être supporté par un contrat couvrant la responsabilité civile et par un contrat afférant au risque statutaire lié à la masse salariale. La vie des collectivités est affectée par une sinistralité croissante, tenant aux émeutes sociales, notamment celles de juin 2023 où plus de 500 communes françaises ont été touchées pour un coût total dépassant les 700 millions d’euros, à la recrudescence des aléas climatiques et catastrophes naturelles, épisodes liés au changement climatique qui d’après la Caisse centrale de réassurance pourraient représenter d’ici à 2050 un coût total de 3 milliards d’euros, ou encore à l’apparition de risques nouveaux, tel le cyber-risque. Il en résulte une inquiétante raréfaction de l’offre assurantielle pour les acheteurs publics, se traduisant par une pression à la hausse des primes, voire par l’absence de réponse à certains appels d’offre. En outre, les dispositions législatives du code des assurances autorisent les assureurs à résilier de façon anticipée et unilatérale leurs contrats en cas d’aggravation du risque au titre de l’article L. 113-4 du code des assurances. Des collectivités locales subissent des résiliations anticipées de leur contrat d’assurance. Pour éviter ce type de situation, nombreuses sont les collectivités à ne plus signaler certains sinistres. Dans ce contexte, les collectivités sont dans l’impasse, parfois réduites à faire des provisions et supporter elles-mêmes le risque assurantiel ou tentées de dégrader le service rendu à la population afin d’éviter les prises de risque. Ecoles, bâtiments publics, cantine, comment prendre le risque d’accueillir des enfants dans des locaux non assurés ? Elle lui demande quels leviers le Gouvernement envisage afin d’apporter des réponses rapides à la problématique assurantielle des collectivités.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2241</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Répondre aux difficultés d’assurabilité des collectivités territoriales, c’est un enjeu immédiat pour préparer le temps long. Le Gouvernement est très attentif à ce que chaque collectivité puisse trouver une solution d’assurance pour ses dommages, notamment matériels. Les difficultés, que vous rappelez, résultent de plusieurs facteurs : - D’une part certains acteurs du marché d’assurance aux collectivités se sont retirés, - D’autre part, une sinistralité en augmentation, liée aux aléas climatiques plus nombreux et plus intenses, conjuguée aux risques cyber et de dégradations de grande ampleur liées aux phénomènes d’émeutes urbaines. Tout d’abord, je rappelle que l’État est aux côtés des collectivités pour prévenir et indemniser le risque, à travers des dispositifs qui ont fait leur preuve tels que le Fonds de prévention des risques naturels majeurs (dit « fonds Barnier »), qui peut être mobilisé par les collectivités pour financer études, travaux ou équipements de prévention ou de protection contre les risques naturels, ou encore de la dotation de solidarité aux collectivités victimes d’événements climatiques (la DSEC). Pour instaurer un climat de confiance entre collectivités territoriales et assureurs, plusieurs actions ont été déjà engagées par l’État. En septembre 2023, il a été annoncé la conclusion d’un accord avec les assureurs afin que ces derniers mettent en place le recours à la Médiation de l’assurance, intervenant comme un médiateur conventionnel, pour les litiges portant sur un contrat d’assurance de collectivités territoriales. S’agissant de l’impossibilité de trouver un contrat, plusieurs propositions ont été émises par la mission d’expertise menée par Alain Chrétien, maire de Vesoul et Jean-Yves Dagès, ancien président de Groupama. Elles rejoignent les conclusions du rapport du sénateur Jean-François Husson. Pour répondre à cette situation de déséquilibre, il convient de dynamiser le marché assuranciel et assurer le retour des acteurs sur ce segment de marché pour les collectivités. Le Gouvernement a d’ores et déjà lancé des travaux avec les collectivités (notamment l’AMF) pour faciliter la passation de marchés publics. Il faut sans doute davantage accompagner les communes afin qu’elles renforcent la connaissance de leur patrimoine, ciblent leurs efforts de prévention permettant de réduire la sinistralité. Nous devons également avancer vers une solution ré-assurantielle pour couvrir les risques sociaux majeurs. L’état des lieux étant posé, le Gouvernement s’engage à proposer, avec les représentants de la profession, un plan d’action pour résoudres les difficultés assurantielles rencontrées par les collectivités territoriales. Le Gouvernement annoncera très prochainement une série d’actions concrètes, issues de ces travaux, pour que chaque collectivité, quelle que soit sa taille et son exposition au risque, puisse trouver une solution d’assurance adaptée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>923</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2241</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Jacobelli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Transfert de compétences à l’intercommunalité et conséquences</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            923. — 15 octobre 2024. — M. Laurent Jacobelli appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur le cas d’une intercommunalité qui acquiert une compétence ou qui absorbe une commune. Dans le cas où la compétence était gérée par la commune dans le cadre d’un budget annexe, il lui demande si les emprunts du budget annexe ou les excédents de celui-ci sont d’office transférés à l’intercommunalité ou si la commune peut conserver les excédents.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2242</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Selon l’article L. 5211-17 du code général des collectivités territoriales (CGCT), un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) se substitue de plein droit aux communes membres dans leurs délibérations et actes à la date du transfert de compétences. Les contrats existants, y compris les emprunts, continuent à être exécutés aux conditions initiales jusqu’à leur échéance, sauf accord contraire des parties. Cependant, le Conseil d’Etat a rappelé qu’en application du principe d’exclusivité de la compétence, une commune ne peut plus financer les emprunts liés à un bien transféré à l’EPCI, ces emprunts devant accompagner le bien concerné. La législation en vigueur ne fait aucune distinction entre budget principal et budget annexe. Sur le plan budgétaire et comptable, le transfert de compétence entraîne la clôture du budget annexe communal. L’actif et le passif du budget annexe transféré sont, en conséquence d’abord réintégrés dans la comptabilité principale de la commune avant d’être transférés à l’EPCI. Conformément au principe de substitution de l’article L.5211-17 du CGCT, les restes à réaliser, (dépenses engagées non mandatées ou de recettes certaines dont le titre n’a pas été émis), sont transférés directement au budget de l’intercommunalité, dès lors qu’ils résultent d’engagements pris ou reçus au titre des compétences transférées. Concernant les résultats budgétaires : - pour un service public administratif (SPA), les résultats antérieurs restent dans la comptabilité de la commune car ils reflètent l’activité exercée par celle-ci ; - pour un service public à caractère industriel et commercial (SPIC), le transfert des résultats est facultatif, sauf si ceux-ci sont nécessaires à l’équilibre réel du compte administratif du budget annexe. Toutefois, ce transfert doit alors donner lieu à délibérations concordantes de l’EPCI et de la commune concernée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1004</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2242</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Clavet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Régime de retraite des agents de police municipale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1004. — 15 octobre 2024. — M. Bruno Clavet attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le volet social et le régime de retraite des agents de police municipale. En 2019 et 2020, l’action soutenue du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait conduit M. le Haut-Commissaire aux retraites à entendre les revendications des agents de police municipale, ce qui s’était traduit par l’article 36 du projet de loi initial, soutenu par le prédécesseur de M. le ministre. Ces dispositions furent finalement retirées de la réforme des retraites votée en 2023. Les négociations sociales récentes furent un échec et ont accouché d’une réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale, réforme désavouée par la quasi-unanimité de la profession. Conséquemment à cette réforme, au sein des collectivités, les agents de police municipale se plaignent de tenter de maintenir leurs acquis sociaux, au lieu d’évoquer des éventuelles revalorisations. Par ailleurs, le sujet retraite n’a pas été traité dans ces dernières négociations. À l’heure où le Gouvernement affiche sa volonté d’accroître les responsabilités et compétences des agents de police municipale, ceux-ci n’acceptent plus d’être des travailleurs pauvres qui partent en retraite à plus de 60 ans au niveau du seuil de pauvreté, alors qu’ils subissent tout au long de leur carrière, une insécurité grandissante au péril de leur vie, comme l’actualité le démontrent. Aussi, il se fait le relais des doléances du syndicat et sollicite la réouverture des négociations sociales, avant d’évoquer le sujet de l’augmentation des responsabilités et compétences des policiers municipaux. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2242</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La police municipale est un acteur important dans le continuum de sécurité, et les récentes réformes montrent l’attention particulière que les Gouvernements successifs lui portent. S’agissant de la réforme du régime indemnitaire de la police municipale, à la suite de nombreuses réunions de concertations menées avec les organisations syndicales et les employeurs municipaux fin 2023 et début 2024, le Gouvernement a élaboré un projet de décret réformant l’architecture du dispositif indemnitaire et revalorisant substantiellement ses plafonds. Ce texte fut soumis à l’avis du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT), le 27 mars 2024, et du Conseil national d’évaluation des normes (CNEN), le 4 avril 2024, qui ont tous deux émis un avis favorable. Cette démarche volontariste entreprise dans le cadre d’un dialogue mené avec les organisations syndicales et les employeurs territoriaux a permis la publication le 28 juin 2024 du décret n° 2024-614 du 26 juin 2024 relatif au régime indemnitaire des fonctionnaires relevant des cadres d’emplois de la police municipale et des fonctionnaires relevant du cadre d’emplois des gardes champêtres. Ce décret a institué une indemnité spéciale de fonction et d’engagement (ISFE) pouvant être octroyée à l’ensemble de ces fonctionnaires. L’ISFE est composée de deux parts : une part « fonction » calculée en appliquant au montant du traitement soumis à retenue pour pension, un pourcentage fixé par l’organe délibérant, et une part variable liée à l’engagement professionnel et à la manière de servir. Les plafonds applicables à chaque cadre d’emplois ont bénéficié, par ailleurs, d’une revalorisation substantielle de leur montant. Le décret précité prévoit également une « clause de sauvegarde » afin de garantir à l’ensemble des agents bénéficiaires le maintien a minima du montant du régime indemnitaire mensuel antérieur. Cette réforme a été saluée notamment par les représentants de Force Ouvrière (FO) comme constituant une réelle avancée pour les policiers municipaux lors du Congrès des maires de 2024. Cette réforme a fait l’objet d’un dialogue social au sein de chaque collectivités, puisque ces dernières avaient jusqu’au 31 décembre 2024 pour organiser de nouvelles délibérations instaurant, au plus tard le 1er janvier 2025, le nouveau régime indemnitaire. Concernant le volet retraite de la police municipale, il convient de rappeler que les agents de catégorie C des polices municipales bénéficient déjà du classement dans la catégorie active leur permettant un départ anticipé de cinq années à la retraite par rapport aux agents de catégorie sédentaire. Le dialogue au sein de la CNRACL, dans laquelle siège les syndicats représentatifs et les employeurs territoriaux, doit permettre de mieux appréhender les spécificités des dispositifs de retraites dédiés à ces agents territoriaux. Par ailleurs, dans le cadre du « Beauvau des polices municipales » initié au cours du premier semestre 2024, une réflexion globale a été entreprise, en concertation avec l’ensemble des acteurs de la sécurité, des employeurs et des organisations syndicales représentées au sein de la Commission consultative des polices municipales (CCPM), en vue d’adapter le champ de compétences et les moyens d’actions des policiers municipaux aux nouveaux défis que représente l’accroissement de la violence sur le territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1121</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2243</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Assistantes sociales du Centre d’action sociale d’outre-mer (CASOM)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1121. — 22 octobre 2024. — M. Max Mathiasin appelle l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur la situation des assistantes sociales du collectif « Femmes de couleurs en souffrance » du Centre d’action sociale d’outre-mer (CASOM). Plusieurs agentes occupant la fonction d’assistantes sociales au sein du CASOM de Guadeloupe et de Martinique ont signalé, depuis des années, de la part de leur hiérarchie, des agissements qui ont engendré une grande souffrance au travail et de très graves conséquences, notamment, sur leur santé. S’ils étaient avérés et qualifiés de discrimination au travail, de harcèlement, d’ostracisme, ou de blocages dans l’évolution de carrière, ces agissements seraient incompatibles avec le bon fonctionnement d’un service de l’État et répréhensibles. Il lui demande si une enquête a été ou va être diligentée pour vérifier les faits évoqués et quelles suites ont été ou vont être données à cette affaire. De plus, il souhaite savoir quelles actions sont mises en place au CASOM pour un management bienveillant, respectueux des règles, qui protège la santé des agents, prévient contre les risques professionnels et améliore leurs conditions de travail.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2243</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Défenseur des droits a été saisi, le 8 avril 2019, par trois assistantes réunies en collectif pour des faits de souffrance au travail au sein du centre d’action sociale d’outre-mer (CASOM) des Antilles. Au regard des informations communiquées par le ministère des armées, le Défenseur a clos le dossier, le 26 février 2020. Dans le même temps, l’inspecteur du travail dans les armées a mené une mission au sein du CASOM qui a conclu en décembre 2019 que les accusations portées par les membres de ce collectif étaient sans fondement. Il a toutefois été relevé que l’une d’elles était l’auteure de faits de harcèlement sur certains de ses collègues. Dans un souci d’accompagnement professionnel des travailleurs sociaux affectés au CASOM des Antilles, une mission technique a été diligentée au mois d’avril 2022 par le service de l’action sociale des armées afin de restaurer la qualité du service rendu aux ressortissants, en agissant sur les modes d’organisation et de fonctionnement du CASOM. Au vu des recommandations et observations formulées, les services du ministère ont pu évaluer l’efficacité des mesures prises, et veiller au contrôle du respect des règles, des pratiques professionnelles et du cadre éthique et déontologique des assistants de service social et de la direction du CASOM des Antilles. Un suivi particulier du CASOM des Antilles a été assuré pendant toute l’année 2023 et le premier semestre de l’année 2024. Ce soutien a ainsi permis aux assistantes de service social de disposer d’un référent en l’absence de cadre de proximité. Des réunions individuelles et collectives hebdomadaires ont ainsi été organisées et toute l’attention du service a été portée sur la qualité du service rendu aux ressortissants. En mai 2024, une nouvelle conseillère technique d’encadrement (CTE) a été affectée aux Antilles. Par ailleurs, l’une des assistantes de service social a, à sa demande, bénéficié d’une mutation sur un poste de chargé de mission nouvellement créé en 2024. En complément, des recrutements d’assistants de service social ont permis de consolider les équipes et d’améliorer la qualité du service rendu, sous le pilotage étroit de la CTE. Le chef du service et l’inspectrice technique de l’action sociale, qui se sont rendu aux Antilles en janvier 2024 pour évaluer la situation, ont pu mener des entretiens avec les agents du CASOM et les autorités militaires. Ils ont conclu avec le commandement local que la situation était désormais pleinement satisfaisante en Guadeloupe. S’agissant de la Martinique, la création du poste de chargée de mission, les arrivées respectives de la nouvelle CTE le 1er mai 2024 et d’un nouveau directeur le 1er juin 2024 ont permis de résoudre progressivement les dernières difficultés. Le changement de l’équipe de direction et le soutien apporté par la direction du service assure aux assistants de service social du CASOM des Antilles des conditions de travail sereines et aux ressortissants du ministère des armées un soutien social de qualité. Le CASOM des Antilles continuera de faire l’objet d’un suivi attentif par la direction du service de l’action sociale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1881</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2244</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Généralisation du cahier de rapport hiérarchique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1881. — 12 novembre 2024. — M. Christophe Blanchet attire l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur l’une des mesures de prévention des violences sexuelles et sexistes au sein du ministère des armées et des anciens combattants, notamment pour le personnel civil, à savoir le recours au cahier de rapport hiérarchique. L’instruction ministérielle du 28 juin 2024 sur la mise en œuvre d’un programme de lutte contre les violences sexuelles et sexistes au sein du ministère des armées comprend un dispositif de prévention visant à « généraliser le recours au cahier de rapport hiérarchique » auprès des personnels civils, inspiré de celui existant au sein des trois armées. Son objectif, tel que pratiqué chez les militaires, consiste à inscrire dans un cahier non consigné dans le dossier administratif de l’agent public les agissements ou propos de nature à altérer la cohésion de groupe dans un double objectif : d’une part, faire savoir à l’agent auteur de ces actes ou propos leur impact négatif sur les membres de l’équipe ; d’autre part, demander leur cessation immédiate, pour restaurer un climat de travail serein. Le cahier de rapport hiérarchique à déployer par et en direction des personnels civils constitue un moyen d’organiser un temps d’échange entre le supérieur hiérarchique direct et son subordonné pour traiter une dérive susceptible d’engendrer une dégradation de l’ambiance de travail. Il est de l’honneur des trois armées de pratiquer cette procédure informelle de règlement des situations inadaptées et il est sain que le ministère des armées et des anciens combattants ait introduit son principe au profit des personnels civils par son instruction du 28 juin 2024, inspirée du rapport du 10 juin 2024 réalisé par la mission d’enquête sur les violences sexuelles et sexistes au sein du ministère des armées. Cependant, si les trois armées pratiquent déjà cette mesure pédagogique, il serait intéressant de savoir où en est l’application de cette mesure s’agissant des personnels civils. Par conséquent, au titre des leviers d’attractivité et de fidélisation des personnels féminins au sein du ministère des armées et des anciens combattants, il lui demande où en est la mise en place de la mesure visant à « généraliser le recours au cahier de rapport hiérarchique dès les premiers signes de comportements inadaptés », dont l’instruction ministérielle prévoit une application depuis juillet 2024 ; et ce pour chacun des trois grands subordonnés, l’état-major des armées, le secrétariat général pour l’administration et la direction générale de l’armement du ministre des armées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2244</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le cahier de rapport hiérarchique permet au commandement d’informer officiellement le militaire de toute décision ou orientation le concernant (rappel à l’ordre, incident) et au subordonné de porter à la connaissance de sa hiérarchie toute remarque ou observation le concernant. L’instruction ministérielle du 28 juin 2024 sur la mise en œuvre d’un programme de lutte contre les violences sexuelles et sexistes au sein du ministère des armées prévoit la généralisation de son utilisation afin que les droits ultérieurs de la victime puissent être préservés. La mission d’enquête des inspecteurs généraux B. Jockers, S. Pérez et M. Legrand-Larroche avait en effet relevé que la traçabilité des incidents et des faits étaient perfectibles, préconisant que les inscriptions au cahier de rapport hiérarchique soient généralisées s’agissant du personnel militaire. Cet outil n’a pas d’équivalent pour le personnel civil du ministère qui dispose en vertu de l’article L. 137-1 du code général de la fonction publique (CGFP) d’un dossier individuel unique comportant « toutes les pièces intéressant la situation administrative de l’intéressé, enregistrées, numérotées et classées sans discontinuité » et dont la composition est précisée dans l’arrêté du 21 décembre 2012 relatif à la composition du dossier individuel des agents publics géré sur support électronique. Pour autant, les dispositions prévues par le code général de la fonction publique s’appliquent au personnel civil. Conformément à l’article 1er du décret n° 2020-26 du 13 mars 2020, le dispositif de signalement des actes de violence, de discrimination, de harcèlement et d’agissements sexistes prévu à l’article L. 135-6 du CGFP, comporte : « 1° une procédure de recueil des signalements effectués par les agents s’estimant victimes ou témoins de tels comportements ; 2° une procédure d’orientation des agents s’estimant victimes de tels comportements vers les services et professionnels compétents chargés de leur accompagnement et de leur soutien ; 3° une procédure d’orientation des agents s’estimant victimes ou témoins de tels comportements vers les autorités compétentes pour prendre toute mesure de protection fonctionnelle appropriée et assurer le traitement des faits signalés, notamment par la réalisation d’une enquête administrative. » Au sein du ministère des armées, le dispositif de recueil des signalements relève de Themis, intégrée au contrôle général des armées, et dont les moyens ont été renforcés en 2024. La traçabilité des faits, permettant de préserver les droits ultérieurs de la victime est ainsi assurée, s’agissant du personnel civil et dans l’esprit de l’instruction, directement par Themis, laquelle fera diligenter, en fonction des faits signalés, une enquête administrative. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2055</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2245</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Dotation du bariolage « multi-environnement » au sein des armées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2055. — 19 novembre 2024. — Mme Alexandra Masson interroge M. le ministre des armées et des anciens combattants sur la généralisation de la dotation du bariolage « multi-environnement » au sein des armées. Annoncé en 2022 sur les services de communication de l’armée de Terre, ce nouvel uniforme promettant aux fantassins d’accroitre leur furtivité avec « un gain de temps de 25 % avant leur détection » devait équiper les militaires à partir de 2024. Conçue par la section technique de l’armée de terre en partenariat avec le service du commissariat des armées, cette nouvelle dotation serait une modernisation majeure de l’équipement des forces armées. Une modernisation nécessaire dans ce contexte d’intensification des conflits asymétriques mondiaux et du retour en Europe d’un conflit interétatique. Dans une doctrine gouvernementale qui se veut pourtant novatrice dans l’objectif de faire face à l’éventualité d’un conflit de « haute intensité », l’introduction d’un tel équipement serait un facteur supplémentaire quant à la préservation de la continuité de la souveraineté nationale. Alors que l’on est bientôt en 2025, plus aucune communication n’est faite sur le développement de cet uniforme et le projet semble rester embryonnaire. Ces retards incessants, à l’image des interminables délais de livraison des nouveaux fusils d’assaut HK416 aux réservistes de la garde nationale, laissent transparaître une certaine indifférrence des gouvernements successifs. Ainsi, elle l’appelle à respecter les engagements pris en 2022 pour que les militaires aient accès à un équipement adapté aux enjeux matériels contemporains.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2245</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les difficultés techniques d’impression des motifs sur le tissu, dues à la technicité des matières retenues pour résister au feu, ayant été surmontées, la loi de programmation militaire 2024-2030 a initié le cycle des commandes par le service du commissariat des armées du bariolage multi-environnement. A l’issue des contrôles de qualité sur les effets reçus à l’automne 2024, les premières distributions ont commencé au mois de décembre 2024, conformément au plan d’équipement des armées. Après la force opérationnelle terrestre et d’autres unités en 2025, l’effort sera poursuivi pour que l’ensemble des armées soit doté d’ici la fin 2026.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2249</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2245</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Sécurité des informations transmises aux Allemands</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2249. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge M. le ministre des armées et des anciens combattants sur la sécurité des informations transmises aux partenaires allemands de la France. En effet, le vendredi 1er mars 2024, la chaîne d’informations russe RT a publié un enregistrement audio de plus de 30 minutes d’une réunion réunissant de nombreux hauts-gradés allemands. Ladite réunion aurait eu lieu via le réseau non-crypté « Webex », ce qui a permis son interception par le renseignement russe. Si cette situation a tôt fait d’embarrasser les partenaires allemands de la France, elle soulève aussi de nombreuses questions concernant leur capacité à sécuriser des informations aussi sensibles et confidentielles. Cela questionne tout particulièrement les informations que la France a pu échanger avec ses partenaires. De telles fuites pourraient concerner les informations ayant transité entre les deux états-majors que de multiples liens unissent. Ainsi, il souhaite savoir ce qu’il compte faire pour s’assurer la sécurisation de informations qui seront partagées avec les partenaires allemands. La question avait été initialement posée le 19 mars 2024 et n’avait pas reçu de réponse à la date de la dissolution de l’Assemblée nationale, malgré le délai théorique de réponse aux questions des parlementaires fixé à 2 mois.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2245</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La fuite d’informations relatée par la presse, le 1er mars 2024, ferait suite à des échanges tenus sur le réseau « Webex » qui est une plateforme civile disponible sur internet, de fait inappropriée pour des échanges d’informations sensibles, et à plus forte raison, classifiées. La sécurité des moyens mis en œuvre pour partager des informations sensibles ou classifiées entre partenaires étrangers n’est donc pas mise en cause dans le cas présent. Conformément à l’article 414-9 du code pénal, la France assure la même protection aux informations et supports classifiés étrangers, reçus ou produits en commun en vertu d’un accord de sécurité, général ou spécifique, régulièrement approuvé et publié, qu’aux informations et supports classifiés français de niveau équivalent. Symétriquement, la communication d’informations ou supports classifiés français à une personne physique ou morale relevant de la juridiction d’un État étranger n’est possible qu’en vertu d’un accord intergouvernemental conclu entre la France et l’État considéré. Tout échange d’informations classifiées avec un autre État est donc subordonné à l’existence d’un accord de sécurité en vigueur avec ledit État. Cet accord prévoit en particulier la reconnaissance mutuelle des niveaux d’habilitations, donc la possibilité de poursuivre toute personne, française ou étrangère, susceptible d’être à l’origine du délit de compromission du secret de la défense nationale tel que décrit aux articles 413-9 et suivants du code pénal. S’agissant plus spécifiquement de l’Allemagne, l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République fédérale d’Allemagne sur la protection réciproque des informations classifiées a été signé à Berlin le 15 mars 2005. Les parties s’y engagent à prendre toutes les mesures de nature à protéger les informations classifiées et protégées qu’elles peuvent être amenées à échanger. Les travaux sont en cours, sous le pilotage du secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, pour amender cet accord afin de prendre en compte la réforme française de la protection du secret de la défense nationale engagée par le décret n° 2019-1271 du 2 décembre 2019 et entrée en vigueur le 1er juillet 2021. En complément de cet accord, une notification unilatérale a été adressée à l’Allemagne en septembre 2022 afin de préciser les modifications des niveaux de classifications induits par la réforme du secret de la défense nationale de 2021. Les échanges d’informations classifiées avec l’Allemagne sont précisés par des instructions de sécurité programme (ISP) dans le cas d’opérations d’armement menées par la direction générale de l’armement, et utilisent des réseaux classifiés de l’OTAN (BICES) ou bilatéraux pour les opérations conduites sous l’autorité du chef d’état-major des armées (CEMA). La sécurité des échanges classifiés avec les partenaires est assurée par un système à trois niveaux : - la cohérence des dispositions de défense-sécurité, y compris dans le domaine des échanges d’informations classifiées et des systèmes d’informations, est assurée par la direction de la protection des installations, moyens et activités de la défense ; - la direction du renseignement et de la sécurité de la défense constitue quant à elle le service dont dispose le ministre pour assumer ses responsabilités en matière de renseignement de sécurité, y compris pour la prévention et le traitement des compromissions possibles du secret de la défense, ou pour entraver l’action de services de renseignement étrangers, en lien avec la direction générale de la sécurité intérieure et la direction générale de la sécurité extérieure ; - le commandement de la cyberdéfense, sous l’autorité du CEMA, assure la défense des systèmes d’informations utilisés par le ministère des armées. Ces trois entités sont particulièrement mobilisées pour la protection des états-majors, directions et services du ministère contre les ingérences étrangères.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2454</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2246</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Augmentation du nombre et de l’armement des frégates</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2454. — 3 décembre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge M. le ministre des armées et des anciens combattants sur le nombre et l’armement des frégates dites de « premier rang » ( destroyers ) avec la multiplication des conflits de haute intensité. En effet, si avec un tonnage global d’environ 420 000 tonnes, la marine nationale se place encore au 7e rang mondial des marines militaires par le tonnage (derrière la marine américaine, la marine chinoise, la marine russe, la marine britannique, la marine japonaise et la marine indienne), il apparaît pour beaucoup d’experts que l’armement embarqué et le nombre de navires de combat est insuffisant. Or la marine nationale doit défendre 3 façades maritimes (Méditerranée, Atlantique et Manche) et une zone économique exclusive 12 fois plus étendue, sans parler des territoires ultra-marins. Aussi, au-delà de l’indispensable construction d’un second porte-avions pour la marine nationale, la question du nombre de frégates et de leur armement embarqué manifestement insuffisant doit être posée. Aussi, elle lui demande d’une part, s’il entend augmenter à 8 au lieu de 5 unités la commande de frégates FDI en les portant toutes au standard grec mieux armé et d’autre part, suite à l’annonce de certains pays de construire des croiseurs ou super- destroyers (comme l’Italie avec le projet DDX de 175 m de long et 14 000 tonnes (au moins 80 VLS, 16 missiles antinavires, trois canons de 76 mm, un de 127 mm et potentiellement un railgun), la Turquie avec la nouvelle classe TF-2000 de 166 m de long et 8 500 tonnes, l’Allemagne avec le projet F127 et enfin la Grande-Bretagne avec la classe Type 83. À l’instar des Type 055 chinois, des Arleigh Burke américains, des Sejong le Grand sud-coréens et des Maya nippons), si le Gouvernement entend conjointement avec l’Italie (comme ce fut le cas avec les classes Horizon et FREMM) entamer la construction de 2 à 4 super-destroyers DDX très armés qui seront vite indispensables à la défense de l’ensemble du vaste territoire maritime français et pour venir en appui des 2 futurs porte-avions.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2246</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 confirme l’ambition des armées d’être en mesure de faire face à des opérations de haute intensité. Cette ambition se décline en contrats opérationnels permettant de tenir les « postures permanentes » et de conduire des interventions militaires face à des adversaires disposant de capacités symétriques. Le format de la marine est issu de ces contrats et prévoit 15 frégates de premier rang, polyvalentes, offrant des options militaires sur l’ensemble des fonctions stratégiques et aptes à faire face à l’évolutivité des crises. Capables d’évoluer en haute mer, de mettre en œuvre des hélicoptères de combat, d’opérer en espace contesté sur mer, sous la mer et dans les airs, elles sont dimensionnées pour faire face à des menaces du haut de spectre en interopérabilité avec nos alliés. A l’horizon 2035, la flotte sera constituée de huit frégates européennes multimissions (FREMM) dont la dernière de la série, la FREMM DA Lorraine a été admise au service actif en novembre 2023, deux frégates de défense aérienne (FDA) qui seront rénovées à partir de 2028 et cinq frégates de défense et d’intervention (FDI). Les trois premières FDI ont été commandées en 2017 et 2021, les deux suivantes seront commandées pendant la LPM en cours pour permettre leur livraison en 2031 et en 2032. Les choix capacitaires définissant l’armement de ces frégates ont été faits en adéquation avec les besoins militaires et les ressources financières allouées. Des mesures conservatoires ont été prises pour faire évoluer les frégates dans le temps et s’adapter à l’évolution des menaces et du contexte opérationnel. Les missions récentes confirment ce besoin et les évolutions visées pour renforcer l’armement des frégates. Au-delà des frégates, les corvettes et les patrouilleurs, bâtiments de deuxième rang, reçoivent des missions de souveraineté et de protection des intérêts de la France au large, y compris pour des crises limitées. Ainsi, les six frégates de surveillance outre-mer seront remplacées, à compter de 2030, par des corvettes hauturières qui bénéficieront de capacités militaires supérieures et cohérentes avec l’évolution du contexte sécuritaire en mer. La trame des patrouilleurs a amorcé son renouvellement avec la livraison en cours de six patrouilleurs outre-mer (POM) et celle à venir de patrouilleurs hauturiers (PH) qui remplaceront les patrouilleurs de haute-mer (PHM) qui remplissent une mission essentielle de soutien à la dissuasion, et les patrouilleurs de service public (PSP) métropolitains. Les sous-marins nucléaires d’attaque sont en cours de renouvellement par des unités plus modernes : les SNA Barracuda (classe Suffren), disposant notamment de deux capacités nouvelles élargissant la palette des options militaires disponibles : le tir de missiles de croisière et la mise en œuvre de nageurs de combat. Pour la majorité des programmes d’armement, les coopérations européennes sont recherchées et encouragées. Dans le domaine naval, l’Italie et la France entretiennent un partenariat étroit, notamment au sein de la société Naviris. Ainsi, deux des trois classes de frégates françaises ont été réalisées en coopération (FREMM et FDA). Ce partenariat est illustré par les programmes de bâtiments ravitailleurs de force (BRF), la rénovation des FDA ainsi que par un certain nombre d’armements (torpille légère, missile Aster). Cette coopération trouve son prolongement et sa finalité en opérations comme lors d’entraînements de haut niveau permettant d’approfondir l’interopérabilité, faire progresser les capacités d’engagement conjoint et renforcer l’autonomie stratégique européenne. Le traité du Quirinal offre ainsi des perspectives pour renforcer davantage ce partenariat. Au-delà des dispositions de la LPM, face à l’évolution du contexte international et à la demande du Président de la République, le ministère conduit actuellement un travail d’évaluation et de chiffrage de l’accélération de notre réarmement et du renforcement de nos capacités. La trame de nos frégates en fait évidemment partie.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2455</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2247</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Délais de paiement des réservistes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2455. — 3 décembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur les délais de paiement des réservistes au sein des forces armées. Malgré les initiatives mises en place pour améliorer cette situation, les délais demeurent encore très longs, dépassant souvent les plusieurs mois. L’article L. 4251-1 du code de la défense, qui énonce que « les réservistes (…) bénéficient de la solde et des accessoires qui s’y attachent dans les mêmes conditions que les militaires professionnels ». Cependant, la réalité semble indiquer des retards persistants dans le versement des primes, mais aussi parfois de la solde des réservistes. En plus de pénaliser ces derniers, ces retards nuisent à l’attractivité de la réserve, qui peine pourtant à recruter. Aussi, il souhaiterait connaître les mesures qu’il compte prendre pour réduire ces délais et garantir aux réservistes leur juste rémunération le plus rapidement possible.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2247</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En 2024, 239 359 soldes de réserve ont été versées à 39 448 réservistes dans un délai moyen de 71 jours, soit en amélioration par rapport aux 77 jours enregistrés en 2023. 63 % de ces versements ont été effectués en moins de 65 jours (contre 55 % en 2023), tandis que 37 % ont nécessité plus de 65 jours (contre 45 % en 2023). S’agissant de la rémunération des activités opérationnelles des militaires de réserve (ACTOP), qui dépend de nombreux déterminants de calcul (nature, temps, géographie, grade, situation familiale, etc.), celle-ci suit un processus complexe de déclarations et de contrôles renforcés pour en garantir la régularité. Il en résulte un délai moyen de paiement de 106 jours en 2024, contre 117 jours l’année précédente, pour un volume annuel d’environ 138 850 activités opérationnelles. Les armées et le service du commissariat des armées (SCA) sont mobilisés pour accélérer le paiement des droits individuels dus aux militaires réservistes pour leurs périodes et activités dédiées au service des armes. L’objectif, dans la continuité des efforts menés depuis deux ans, est d’atteindre, en 2025, un délai de paiement des soldes de réserve inférieur à 65 jours et une indemnisation des activités opérationnelles inférieure à 3 mois.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2459</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2248</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Catherine Rimbert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Armées et anciens combattants</ministreJO><Objet>Situation professionnelle des conjointes de militaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2459. — 3 décembre 2024. — Mme Catherine Rimbert attire l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur la situation des conjointes de militaires, particulièrement celles des légionnaires, confrontées à d’importantes difficultés dans l’accès à l’emploi stable. La vie militaire, marquée par une mobilité géographique fréquente et parfois imprévisible, complique considérablement l’intégration professionnelle des conjoints. Cette situation est d’autant plus préoccupante pour les femmes de légionnaires, dont les spécificités du statut conjugal et les mutations régulières limitent les opportunités d’emploi local et durable. À cela s’ajoutent souvent des problématiques liées à la maîtrise de la langue française et à l’accès aux réseaux professionnels. Ces difficultés ont pour conséquence une précarité accrue, tant économique que sociale, qui pèse sur l’équilibre des familles de militaires et sur leur capacité à mener une vie stable. Bien que le plan Fidélisation 360 et d’autres dispositifs visent à améliorer les conditions de vie des personnels militaires, les besoins spécifiques des conjointes, notamment en matière de formation et d’accompagnement vers l’emploi, ne semblent pas suffisamment pris en compte. Elle lui demande donc si des mesures supplémentaires sont envisagées pour développer des programmes d’accompagnement adaptés, comme des emplois réservés, des formations spécifiques ou des incitations pour les employeurs locaux, afin de garantir aux conjointes de militaires et notamment de légionnaires, un accès facilité à l’emploi et une meilleure stabilité professionnelle.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2248</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La démarche fidélisation 360 vise à mieux compenser les sujétions militaires et accompagner la mobilité. C’est dans ce cadre que le service Défense mobilité a été chargé d’amplifier son action d’accompagnement au profit des conjoints de militaires. Cet accompagnement prend plusieurs formes : le financement de cours individuels et de formations professionnelles ; le suivi personnalisé et de proximité par un conseiller en transition professionnelle tout au long du parcours du conjoint afin de sécuriser son accès à l’emploi. Défense mobilité facilite les relations avec les employeurs potentiels par le biais de partenariats avec des entreprises et les employeurs publics, la participation à des salons d’emplois et à des séances de job dating. Cette offre de services repose sur la participation volontaire et active des ayants droit. Les conjoints de légionnaires bénéficient d’une attention particulière au regard de la singularité de leur situation personnelle, notamment pour ce qui concerne la maîtrise de la langue française, pré-requis indispensable pour rechercher un emploi (inscription à France Travail, réalisation d’un CV, etc.). Le bureau d’aide à la reconversion de la Légion étrangère (BARLE) d’Aubagne est une entité dédiée aux légionnaires mais également à leurs conjoints. Il dispose de conseillers dans chaque régiment de la Légion étrangère (sauf en Guyane et à Mayotte pour lesquels l’accompagnement est assuré par les antennes de Défense mobilité) pour orienter les intéressés vers les dispositifs d’accès à l’emploi. En 2024, Défense mobilité et le BARLE ont initié des réunions collectives d’information dans plusieurs régiments de la Légion auxquelles participent des intervenants du régiment concerné (assistante sociale, officier juriste, bureau environnement humain et BARLE) et des partenaires extérieurs (France Travail, sous-préfecture, réseau de l’emploi local, agences d’intérim). En 2025, ces réunions se poursuivront avec des interventions auprès des régiments de Castelnaudary en février, de Calvi en mars, de Nîmes en mai et de Saint-Christol en juin. En complément, en 2025, il est prévu pour les conjoints de légionnaires de recourir à un organisme de formation identifié (GRETA) pour améliorer encore leur employabilité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3778</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2248</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Eric Liégeon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Pass Culture, renforcer son efficacité en milieu rural</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3778. — 4 février 2025. — M. Eric Liégeon appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’efficacité du pass Culture, en particulier en milieu rural. Dans son récent rapport du 17 décembre 2024 portant « premier bilan du pass Culture », la Cour des comptes souligne en effet les limites de ce dispositif qui peine à atteindre ses objectifs malgré un budget annuel très conséquent (267 millions d’euros de subventions - 210 millions du ministère de la Culture pour les achats effectués individuellement par les jeunes et 57 millions de l’éducation nationale pour l’utilisation collective impulsée par les enseignants). Parallèlement, les conclusions d’un récent rapport sénatorial sur l’accès à la culture en milieu rural font le constat de difficultés toujours persistantes d’accès à l’offre culturelle en zones rurales, notamment du fait de problématiques de mobilité et d’une offre plus limitée qu’en milieu urbain. Le rapport préconise trois axes d’actions : « aller vers » le public, le « faire venir » et développer une stratégie sur le long terme au niveau de l’État. Ainsi, il serait intéressant de se demander comment le pass Culture pourrait jouer sa part en allant mieux et plus vers les jeunes des territoires ruraux. En conséquence et afin de mieux répondre aux besoins culturels de ces jeunes, il l’interroge sur les mesures qu’elle entend prendre pour renforcer l’impact du pass Culture en milieu rural et en faciliter l’accès et la compréhension.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2249</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La problématique de la mobilité des jeunes bénéficiaires du pass Culture vers les lieux de culture est bien identifiée, a fortiori dans le cadre du développement de la part collective du dispositif. Toutefois, la simple prise en charge des frais de transport dans le cadre de l’offre actuelle du pass Culture ne ferait que déplacer les effets des inégalités territoriales, sans y apporter de réponse : les jeunes ruraux consacreraient une part potentiellement importante de leur crédit pass Culture aux transports plutôt qu’à des pratiques artistiques et culturelles, au contraire des jeunes urbains… La problématique est globale et renvoie aux inégalités d’accès à l’offre culturelle au regard de l’aménagement des territoires et de l’organisation des mobilités au sens large. Fruit d’une coopération étroite entre les services de l’État (direction régionale des affaires culturelles Grand Est et rectorat de l’Académie de Reims), la région Grand Est, le département de la Haute-Marne et la société par actions simplifiée (SAS) pass Culture, une convention-cadre dénommée Caravelle, signée en 2023, illustre l’engagement conjoint des partenaires pour garantir l’accès de tous les jeunes haut marnais à une éducation artistique et culturelle de qualité, en prenant en charge leur déplacement. Il s’agit d’une expérimentation inédite au plan national, qui s’accompagne d’une étude visant à évaluer les effets de cette levée du frein des transports sur l’accès à la culture des élèves d’un département. Toutefois, dans un contexte qui évolue rapidement, marqué par des enjeux de développement durable et par les contraintes inédites qui ont pesé sur les déplacements depuis la crise sanitaire, la question de l’accès aux offres culturelles ne peut être posée uniquement en termes de déplacements vers des structures culturelles : la question de la mobilité des œuvres et des artistes, de l’accueil de spectacles ou d’expositions, de temps de pratique dans les établissements ou en immédiate proximité doit également être posée. C’est dans cette perspective que les services de l’État et les équipes de la SAS pass Culture analysent actuellement les usages constatés de cette part collective pour définir, en dialogue avec l’ensemble des acteurs, et notamment les collectivités territoriales, les évolutions qui pourraient permettre une appropriation équitable du dispositif sur tout le territoire national. Le ministère reste évidemment à l’écoute de tous les témoignages et expérimentations qui peuvent se mener au niveau territorial pour dégager des solutions concertées. Une attention particulière est également portée aux usages individuels du pass Culture, et notamment à ceux des jeunes vivant en milieu rural. Le taux de couverture de la part individuelle est de 84 % de la population à 18 ans, et parmi eux la part d’utilisateurs résidant en quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) est de 8 %, et 30 % en zone rurale. Le rapport de la Cour des Comptes précise qu’il s’agit là de proportions cohérentes avec les populations de jeunes résidant dans ces zones. Les jeunes résidant en zone rurale s’emparent donc du pass Culture dans les mêmes proportions que le reste des utilisateurs potentiels. On peut donc en déduire que bien qu’elles demeurent sans doute perfectibles, la notoriété et la facilité d’accès à l’application pass Culture sont aussi bonnes chez les jeunes résidant en zone rurale qu’ailleurs. Si leurs aspirations en termes de pratiques sont identiques à celles de leurs camarades urbains, force est de constater qu’ils se trouvent confrontés à une offre artistique et culturelle globalement moins importante et diversifiée que celle proposée dans les centres urbains, situation renforçant également leur dépendance aux parents pour leur accès à la culture. Pour pallier ce déséquilibre, le pass Culture travaille notamment à enrichir son catalogue d’offres de proximité (musées, bibliothèques, tiers lieux, maisons de la presse) et de pratiques artistiques. Par ailleurs, il œuvre à développer des réflexes d’utilisation de l’application spécifiques pour les jeunes ruraux : mise en avant des offres duo, valorisation des offres accessibles en transport en commun, etc. Pour le ministère de la culture, ce chantier rejoint la réflexion engagée dans les territoires par les directions régionales des affaires culturelles sur les projets culturels de territoires, les stratégies possibles de convergence à la fois des politiques interministérielles et de la contractualisation avec les collectivités territoriales, pour garantir une participation effective de tous les habitants à la vie culturelle, en levant notamment les freins géographiques. La part collective du pass Culture offre en l’espèce une opportunité de mener conjointement ce travail avec le ministère de l’Éducation nationale, pour une stratégie territoriale de l’État plus cohérente, et de véritables avancées en matière de continuité et de complémentarité de l’éducation artistique et culturelle sur les différents temps de vie des enfants et des jeunes. D’autre part, le ministère de la culture, la SAS pass Culture et l’ensemble des acteurs du monde de la culture de la région Grand Est construisent une expérimentation régionale de déploiement du pass à l’ensemble de la population. Cette version « universelle » de l’application n’offrira pas de financement aux utilisateurs mais leur permettra de géolocaliser l’offre culturelle près de chez eux et d’accéder plus facilement aux moyens de réservations associés. Encore en phase d’élaboration, une première version de cette application devrait voir le jour avant l’été 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4248</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2250</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Joëlle Mélin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Patrimoine - Inclusion des chiens courants dans la liste des PCI de l’UNESCO</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4248. — 18 février 2025. — Mme Joëlle Mélin interroge Mme la ministre de la culture sur la reconnaissance patrimoniale de la pratique des chiens courants. En effet, Mme la députée sollicite des informations détaillées sur les modalités et la possibilité d’inclure les chiens courants dans la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Cette initiative a pour objectif de valoriser le rôle que ces chiens ont joué et continuent de jouer dans le patrimoine culturel et dans les traditions. Depuis des siècles, les chiens courants ont été partie intégrante de la vie rurale en France, participant à la chasse, mais également à divers autres aspects de la vie quotidienne. La relation symbiotique entre l’homme et ces chiens a non seulement contribué à façonner les traditions et les coutumes, mais aussi l’identité culturelle française. Mme la députée croit fermement que l’inclusion des chiens courants dans la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO pourrait contribuer à la préservation de cette tradition, à la promotion de la culture et à la sensibilisation du public à l’importance de la relation entre l’homme et l’animal dans la société. Aussi, le ministère de la culture travaille-t-il à l’inclusion des chiens courants au sein de la liste des PCI de l’UNESCO, comme le demandent plusieurs associations, notamment la Fédération des associations de chasseurs aux chiens courants (FACCC) ? Par ailleurs, quel pourrait être le calendrier probable pour une telle initiative ? Elle souhaite enfin savoir quels seraient les obstacles potentiels à cette candidature et comment elle compte les surmonter.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2250</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les chiens courants, classés dans le groupe 6 de la fédération cynologique internationale incluant aussi les chiens de recherche au sang et d’autres races apparentées, sont utilisés par les chasseurs pour la chasse à tir ou la chasse à courre du grand gibier. Si l’intention culturelle visée par la reconnaissance patrimoniale du dressage de chiens de chasse en tant que patrimoine culturel immatériel (PCI) au sens de l’Unesco est la « sensibilisation du public à l’importance de la relation entre l’homme et l’animal dans la société », il est à craindre au contraire qu’un projet d’inscription de cette pratique patrimoniale consistant à dresser certains animaux à poursuivre ou en attraper d’autres afin que l’homme en consomme la viande n’attise des différends existants au sein de la société civile sur les questions cynégétiques. L’Unesco n’inscrit sur ses listes que des pratiques culturelles conformes à certains principes et valeurs. La Convention de l’Unesco de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel promeut ainsi la diversité culturelle, mais aussi le rapprochement des êtres humains, impliquant de ne reconnaître que des pratiques culturelles ne heurtant pas la sensibilité des communautés dans leurs relations mutuelles et réciproques, et ne renforçant pas des tensions sociales existantes (article 2 de la Convention,  13e considérant, décision du 9e comité intergouvernemental, note d’orientation). Le service responsable de la mise en œuvre de la Convention de l’Unesco a fait connaître la position du ministère de la culture aux porteurs de ce projet de candidature.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4524</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2250</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Statut et moyens des gestionnaires de biens du patrimoine mondial de l’UNESCO</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4524. — 25 février 2025. — Mme Sophie Pantel attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la nécessité de clarifier le statut et les moyens donnés aux structures gestionnaires des sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ratifiée en 1975, la Convention du patrimoine mondial fixe le rôle de l’État dans la protection et la conservation des sites de la liste du patrimoine mondial. Il est de fait garant de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) des sites, en collaboration avec d’autres structures gestionnaires dont le statut et les modes de gestion demeurent hétérogènes. Leur rôle, leurs responsabilités et les moyens nécessaires à leur fonctionnement ne sont pas clairement définis dans l’article L. 612-1 du code du patrimoine qui n’en fait qu’une mention simple. Ces structures assurent parfois seules le rôle de médiation, de conciliation, de coordination, d’animation, d’inventaire et de communication nécessaire à la protection et la valorisation des sites. Ainsi, la mission technique chargée de valoriser le bien Causses et Cévennes, qui représente le plus vaste paysage culturel de l’agropastoralisme méditerranéen en Europe (avec 3 000 km2 protégés), dépend entièrement de l’engagement des quatre conseils départementaux concernés, dans un contexte financier particulièrement contraint. Ces organismes gestionnaires manquent également d’accompagnement et souffrent de délais importants lorsqu’ils se tournent vers les services de l’État. À titre d’exemple, le plan de gestion du bien Causses et Cévennes initié en 2020 et validé au niveau local en octobre 2023, est resté lettre morte faute de disponibilité des référents au niveau ministériel. Or les forums internationaux des gestionnaires du patrimoine mondial préconisent, notamment dans la déclaration de George Town (Malaisie, 2024), une véritable reconnaissance des compétences des structures gestionnaires à travers un statut propre et des moyens nécessaires. Mme la députée, relayant les préoccupations de l’entente interdépartementale des Causses et des Cévennes, demande ainsi à Mme la ministre de la Culture de clarifier la situation des structures gestionnaires des sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Dans un premier temps, elle interroge sur les efforts mis en place pour la reconnaissance du rôle de gestion de ces structures, dont le statut juridique et le cadre d’intervention ne sont pas clairement définis et dont l’avis, aujourd’hui simplement consultatif, n’est pas considéré de manière systématique. Dans un second temps, elle interroge sur les moyens mis à la disposition des structures gestionnaires qui financent parfois seules certains sites alors même que l’État demeure le garant de leur préservation et diminue les dotations des collectivités territorialement compétentes. Enfin, elle l’interroge sur les moyens mis en place au sein des ministères de tutelle (culture, transition écologique) et des services déconcentrés afin d’accompagner les structures gestionnaires et assurer le traitement des procédures alors que le nombre de sites ne fait qu’augmenter et les exigences se renforcer.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2251</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France compte aujourd’hui 53 biens inscrits au Patrimoine mondial. Elle est l’un des pays dans le monde qui en possède le plus, derrière l’Italie et la Chine et devant l’Espagne. Cette responsabilité devant la communauté internationale incombe en premier lieu au ministère de la culture, aux côtés du ministère chargé de l’environnement, puisque la France possède 44 biens culturels, 7 biens naturels et deux biens mixtes, à la fois culturels et naturels. Cette responsabilité est également partagée avec les gestionnaires des biens qui sont, dans leur grande majorité, des collectivités territoriales. L’article L. 612-1 du code du patrimoine dispose en effet que « L’État et ses établissements publics, les collectivités territoriales et leurs groupements assurent, au titre de leurs compétences dans les domaines du patrimoine, de l’environnement et de l’urbanisme, la protection, la conservation et la mise en valeur du bien reconnu en tant que bien du Patrimoine mondial ». L’État est donc aux côtés des collectivités, non seulement pendant la phase de candidature, qu’il accompagne jusqu’à son terme, mais aussi et surtout après l’inscription du bien sur la liste du Patrimoine mondial. En incitant les gestionnaires à doter chaque bien des outils réglementaires adéquats, qui se déclinent également dans la zone tampon qui l’entoure, et en accompagnant la rédaction du plan de gestion, les services centraux et déconcentrés de l’État assurent, aux côtés des collectivités qui en ont la charge, le maintien dans le temps de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) de chaque bien inscrit, comme la France s’y est engagée en signant et en ratifiant la Convention du patrimoine mondial, culturel et naturel de 1972. Le rôle des services de l’État a été précisé dans une circulaire du 15 novembre 2023 portant sur la mise en œuvre, pour les biens culturels, de cette même convention. Cette circulaire rappelle que le plan de gestion d’un bien inscrit qui n’en possède pas ou qui souhaite le renouveler, est rédigé conjointement par les services de la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) territorialement compétente, en lien, le cas échéant, avec la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL), et par la ou les collectivité (s) gestionnaire (s) du bien, le cas échéant. Le document est ensuite arrêté par le préfet de région, avant sa transmission à l’UNESCO par l’administration centrale du ministère. La consultation de cette dernière en amont de l’arrêté du préfet n’est donc pas prévue. Dans le cas du bien « Les Causses et les Cévennes, paysage culturel de l’agro-pastoralisme méditerranéen », c’est donc au préfet de région Occitanie qu’il revient d’arrêter le document, une fois qu’il aura recueilli l’assentiment de tous les partenaires, avant que les services du ministère de la culture ne se chargent de le transmettre à l’UNESCO par voie diplomatique. La grande diversité des gestionnaires des biens inscrits, qui peuvent être des communes ou leur groupement, des conseils départementaux ou régionaux, des établissements publics et, dans certains cas, des fondations ou des propriétaires privés, les amène en général à déléguer la gestion du bien à une association ou à un groupement d’intérêt public. Ces derniers ne peuvent toutefois se substituer aux collectivités propriétaires des biens qui, dans la plupart des cas, ont porté la candidature au Patrimoine mondial et se sont engagées à en protéger et à en valoriser la VUE. Ces structures, qui peuvent ponctuellement recevoir un financement de la DRAC pour accompagner un projet, n’ont toutefois pas vocation à être soutenues de manière pérenne, pour leur fonctionnement, par le ministère de la culture. Le suivi des biens culturels inscrits au Patrimoine mondial, assuré au niveau national par la direction générale des patrimoines et de l’architecture et, au niveau régional, par les DRAC, qui ont désigné des correspondants en leur sein, est fréquemment cité par l’UNESCO comme un modèle d’administration efficace, permettant d’assurer une veille permanente, aux côtés des gestionnaires, du maintien de la valeur universelle exceptionnelle de chaque bien inscrit. Cette mission très importante, que le ministère de la culture s’efforce de mener en lien quotidien avec les gestionnaires, est détaillée dans la circulaire précitée. En ce qui concerne les biens naturels inscrits au Patrimoine mondial, leur suivi relève du ministère chargé de l’environnement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4723</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2251</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Sauvegarde du patrimoine funéraire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4723. — 4 mars 2025. — M. Corentin Le Fur interroge Mme la ministre de la culture sur la préservation du patrimoine funéraire. Les cimetières français, tant par leur dimension mémorielle que par la richesse architecturale de certaines sépultures, sont des lieux de mémoire qui méritent et doivent être préservés. Nombre de sépultures y figurant, notamment les tombes et chapelles funéraires édifiées aux XIXe et XXe siècles, sont des témoignages de l’Histoire et présentent un caractère remarquable. En dépit de leur intérêt patrimonial ou historique, de nombreuses sépultures disparaissent pourtant chaque année lorsque les concessions sont arrivées à échéance et que les familles ne se sont pas manifestées, ou n’ont pas souhaité les renouveler. En vertu des articles L. 2223-4 et suivants du Code général des collectivités territoriales, une commune peut reprendre une concession arrivée à terme ou réputée en état d’abandon. Cette procédure, bien qu’encadrée, entraîne souvent la destruction ou l’enlèvement des tombes concernées, ce qui est regrettable d’un point de vue patrimonial et qui représente un coût financier non négligeable pour les collectivités. Ces dernières doivent en effet assumer les frais liés au démontage, au déplacement et au traitement des matériaux des monuments funéraires retirés. Or plutôt que de procéder systématiquement à la destruction de ces sépultures, il est à souhaiter qu’elles puissent être préservées et éventuellement reprises à l’instar de ce qui existe déjà dans plusieurs communes. Dans ce contexte, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures le Gouvernement entend prendre en faveur de la préservation du patrimoine funéraire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2252</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’architecture funéraire représente 5 % des immeubles protégés au titre des monuments historiques, qu’il s’agisse des quelque 400 cimetières ou parties de cimetières telles que, à Paris, la partie romantique du cimetière du Père Lachaise ainsi que l’intégralité du cimetière de Picpus, de propriété privée, des nombreuses tombes et mausolées isolés, ou le plus souvent situés au sein de cimetières municipaux. Les travaux menés sur les monuments funéraires protégés au titre des monuments historiques sont soumis aux mêmes autorisations administratives que sur tout autre immeuble protégé à ce titre (permis de construire après accord du préfet de région pour les monuments inscrits, autorisation de travaux du préfet de région pour les monuments classés). Les travaux envisagés sur des monuments funéraires situés en abords d’immeubles protégés au titre des monuments historiques (autre monument funéraire, église) ou dans un site patrimonial remarquable (SPR) nécessitent une décision du préfet de département, après accord de l’architecte des bâtiments de France (ABF). Par ailleurs, des aménagements au sein d’un cimetière peuvent occasionner exceptionnellement des opérations de recherche archéologique en cas d’atteinte au patrimoine (présence de structures et mobilier de nécropoles anciennes, lieux de culte ou d’occupation, notamment des périodes antique, médiévale ou moderne…). À l’exception de ces cas de protection juridique au titre du code du patrimoine, assez rares, les concessionnaires bénéficient d’une grande liberté. Ces travaux ne sont en effet pas soumis à permis de construire ou à une autre forme d’autorisation de travaux. Par ailleurs, si selon les dispositions de l’article L. 2223-12-1 du code général des collectivités territoriales, le maire peut fixer des dimensions maximales pour les monuments érigés sur les fosses, la jurisprudence retient qu’il ne peut soumettre à autorisation un projet de construction de tombe ou de caveau à des fins esthétiques sans commettre un excès de pouvoir. À l’expiration de la concession ou au constat de son abandon, non suivi de manifestation des ayants droit, les éléments funéraires deviennent la propriété de la commune, qui est donc libre d’en disposer, hormis les parties de cimetière ou les monuments funéraires protégés au titre des monuments historiques, des abords ou des SPR. La conservation et la mise en valeur des cimetières ou des tombes non protégés au titre des monuments historiques qui présentent un intérêt patrimonial doivent donc concilier les mesures prises par les communes, du fait de la limitation dans le temps des concessions funéraires, et de la volonté des défunts et de leurs familles d’ériger les monuments funéraires de leur choix. Seules des mesures incitatives peuvent alors être envisagées, à l’instar du dispositif mis en place depuis de longues années par la Ville de Lyon, qui vend aux enchères des monuments funéraires de concessions arrivées à expiration dans ses trois cimetières « historiques ». Certains de ces monuments font l’objet d’une obligation de conservation et de restauration définie par la municipalité. Certains d’entre eux sont en outre éligibles à une labellisation par la Fondation du patrimoine, attachant un avantage fiscal à leur restauration. Ainsi, si l’identification des précédents concessionnaires est supprimée et si leurs restes sont transférés dans l’ossuaire municipal, ce patrimoine funéraire n’est pas détruit et peut continuer d’orner le cimetière. Les communes peuvent aussi choisir de conserver et d’entretenir à leurs frais, ou avec l’aide d’associations, tel le Souvenir Français, les tombes ou les seuls monuments funéraires de leurs citoyens illustres ou morts pour la France. L’adoption d’un plan de gestion du cimetière est aussi un moyen d’assurer, dans une certaine mesure, la préservation de son caractère patrimonial en lien, le cas échéant, avec l’ABF, une association patrimoniale nationale, régionale ou locale (dont plusieurs peuvent apporter leur aide aux communes sur ce sujet), ou à l’échelon départemental, le conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement. Certaines associations proposent enfin, sur leurs sites internet, la possibilité de conserver par des photographies la mémoire de monuments funéraires lorsqu’il est impossible d’en conserver la matérialité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>367</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2253</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul-André Colombani</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Alignement du statut fiscal des agents de la fonction publique territoriale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            367. — 8 octobre 2024. — M. Paul-André Colombani interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la situation fiscale des agents de la fonction publique territoriale (FPT) en poste à l’étranger et sur la définition de leur domicile fiscal. En effet, il existe un déséquilibre majeur entre le statut de ces agents et celui des agents de la fonction publique d’État à l’étranger. Alors que l’article 4 B 2 du code général des impôts fixe le domicile fiscal des agents de la fonction publique d’État à l’étranger, en France, le statut des agents de la fonction publique territoriale souffre d’un vide juridique sur cette question. En vertu des principes de parité des fonctions publiques reconnu au titre premier du statut général de la fonction publique et d’égalité de traitement de ces agents devant l’impôt, il convient de régulariser leur situation en alignant leur statut fiscal sur celui de la fonction publique d’État. De surcroît, cette révision législative permettrait de reconnaître la mobilité de ces agents au-delà des frontières nationales et de sécuriser leur parcours professionnel particulier. Il l’interroge donc sur la régularisation du statut fiscal des agents de la fonction publique territoriale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2253</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La révision législative sollicitée a d’ores et déjà été opérée. En effet, le 2 de l’article 4 B du code général des impôts (CGI) modifié par l’article 4 de la loi n° 2019-1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020 dispose que sont considérés comme ayant leur domicile fiscal en France les agents de l’État ainsi que ceux des collectivités territoriales et de la fonction publique hospitalière qui exercent leurs fonctions ou sont chargés de mission dans un pays étranger et qui ne sont pas soumis dans ce pays à un impôt personnel sur l’ensemble de leurs revenus. Cette mesure législative, qui s’applique depuis l’imposition des revenus de l’année 2019, a ainsi permis d’assurer une égalité de traitement de l’ensemble de ces agents devant l’impôt.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>772</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2253</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de Courson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Éventuelle suppression de la capsule représentative de droit</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            772. — 15 octobre 2024. — M. Charles de Courson attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la lettre d’engagement signée le 26 février 2024 relative à la simplification des démarches administratives de la filière vin. La démarche de simplification est salutaire mais elle pose quelques questions en ce qui concerne l’engagement d’assouplir le dispositif de circulation des vins en droits acquittés, autrement dit l’éventuelle suppression de la capsule représentative de droit, la CRD. Et ce alors même qu’il n’y a pas de consensus de la filière sur ce sujet. La CRD est aujourd’hui facultative, remplaçable par un document d’accompagnement (DSA), lequel est lui-même dématérialisable depuis le 1er janvier 2023 et ne constitue donc nullement une charge administrative dans la mesure où seuls ceux ayant intérêt à l’utiliser le font. La CRD, bien que cela ne soit pas son objet, constitue un garde-fou contre les volumes excédentaires et la contrefaçon. La CRD est devenue, au-delà d’un instrument fiscal, un moyen de lutte contre la fraude. Elle permet au consommateur, a minima une levée de doutes lorsque le produit revêt l’ensemble des éléments conférant une apparence d’authenticité, au mieux une traçabilité des produits viticoles. De plus, la filière des capsuliers, qui ont pour activité de produire les coiffes revêtues des CRD, est innovante en matière de diminution du poids carbone, de recyclabilité et de digitalisation de leurs produits. Il s’agit de TPE et PME qui dynamisent l’emploi et l’innovation des territoires qu’il ne faut pas chercher à décourager. Il souhaite donc savoir quelle est l’ouverture de la réflexion quant à la l’assouplissement du dispositif de circulation des vins en droits acquittés et être rassuré sur le maintien de la CRD. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2253</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lettre d’engagement signée le 26 février 2024 avec l’ensemble de la filière vitivinicole traduit la volonté du Gouvernement d’avancer sur des sujets très concrets de simplification, allant du régime des alambics à la convergence de la définition du parcellaire entre les différentes administrations. Son axe n° 5 intitulé « assouplir le dispositif de circulation des vins en droits acquittés » n’a pas pour objectif de remettre en cause l’existence de la capsule représentative de droits (CRD). En effet, depuis le 1er juin 2019, l’apposition de CRD sur les bouteilles est devenue facultative. À défaut, les boissons alcooliques dont les droits d’accises ont été acquittés sont accompagnées d’un document simplifié d’accompagnement (DSA) au format papier ou au format digital ou d’un document commercial (DSAC) validé. L’objectif recherché n’est pas l’uniformisation mais la proposition d’une alternative plus simple aux opérateurs qui le souhaitent, qui ne génère pas de coûts supplémentaires en termes de démarches administratives ou de développements informatiques. Conscient de la charge administrative qui pèse déjà sur les opérateurs du secteur viticole, le Gouvernement s’engage à travailler de concert avec les représentants des organisations professionnelles de la filière sur les pistes de simplification pour la circulation des vins en droits acquittés tout en préservant le niveau de régulation, d’application des règles européennes et de respect des normes fiscales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>909</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2254</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Inégalité devant l’impôt pour les conjoints survivants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            909. — 15 octobre 2024. — Mme Alexandra Masson attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la situation fiscale de deux couples de personnes mariées ayant fait pour l’un, antérieurement à 2006, une donation au dernier vivant et pour l’autre un testament prévoyant que le conjoint survivant héritera de la totalité de l’usufruit. Dans l’une des successions, il est mentionné qu’elle est régie par l’article 757 du code civil ; dans la seconde, qu’elle est régie par l’article 1094-1 du même code. Quelle que soit l’option choisie, les droits sur les biens revenant au conjoint survivant sont rigoureusement identiques. Cependant, en matière d’impôt sur la fortune immobilière (IFI), dans la première hypothèse, le conjoint survivant doit déclarer la valeur de l’usufruit dans les proportions fixées par l’article 669 du code général des impôts (CGI) (en l’occurrence 30 %), alors que dans la seconde hypothèse, le conjoint survivant doit déclarer la valeur en pleine propriété du bien (100 %). Mme la députée interroge M. le ministre sur une inégalité devant l’impôt dans la mesure où deux contribuables placés exactement dans la même situation juridique au regard des droits qu’ils détiennent sur leurs biens, se voient imposés à l’IFI de deux façons différentes et ne payent pas le même impôt. Elle lui demande si on ne peut pas envisager que les conjoints survivants, simplement titulaire d’un droit d’usufruit résultant du décès de leur conjoint, soient traités également quelles que soient les dispositions à l’origine de leur droit d’usufruit.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2254</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le premier alinéa de l’article 968 du code général des impôts (CGI) prévoit que les actifs mentionnés à l’article 965 du CGI grevés d’usufruit sont, sauf exceptions, compris, au titre de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), dans le patrimoine de l’usufruitier pour leur valeur en pleine propriété. Ce principe tire les conséquences des règles du droit civil selon lesquelles l’usufruitier est tenu d’assumer les charges afférentes aux biens dont il a la jouissance en application de l’article 582 du code civil. Le nu-propriétaire, qui ne tire pour sa part aucun revenu ou avantage immédiat des biens qu’il possède, n’a, en contrepartie, rien à déclarer au titre de l’IFI. Par exception, et à condition que le droit d’usufruit ne soit ni vendu ni cédé à titre gratuit par son titulaire, les actifs imposables dont la propriété est démembrée sont compris, respectivement, dans les patrimoines de l’usufruitier et du nu-propriétaire suivant les proportions fixées par l’article 669 du CGI lorsque le démembrement de propriété trouve sa source directe dans la loi. Le 1° de l’article 968 du CGI prévoit ainsi une imposition partagée entre le nu-propriétaire et l’usufruitier si le démembrement de propriété résulte notamment de l’application des dispositions de l’article 757 du code civil relatif à l’usufruit du conjoint survivant lorsque l’époux prédécédé laisse des enfants ou descendants. En revanche, le même 1° précise que les biens dont la propriété est démembrée en application de l’usufruit conventionnel prévu par l’article 1094-1 du code civil ne peuvent faire l’objet de cette imposition répartie et doivent être compris dans le patrimoine de l’usufruitier en pleine propriété. Ainsi que l’a jugé le Conseil constitutionnel dans sa décision n° 2017-758 DC du 28 décembre 2017, la différence de traitement instituée par ces dispositions repose sur une différence de situation selon que l’usufruit, soit, est constitué par détermination de la loi, soit, procède d’une convention ou d’un testament. Elle résulte de la volonté du législateur de faire peser sur l’usufruitier la charge de l’IFI lorsque celui-ci était le plein propriétaire initial du bien immobilier et que le démembrement procède de sa volonté, et, au contraire, de faire peser cette charge sur l’usufruitier et le nu-propriétaire à hauteur de la valeur de l’usufruit et de la nue-propriété dans les autres situations. La différence d’imposition des biens dont la propriété est démembrée en fonction du fondement juridique du démembrement, issue de l’article 968 du CGI, est donc fondée sur des critères objectifs et rationnels, en rapport avec le but que le législateur s’est assigné et ne porte pas atteinte au principe constitutionnel d’égalité. Aussi n’est-il pas envisagé de modifier ces règles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1050</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2254</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>La douane ne doit pas abandonner l’aéroport du Bourget !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1050. — 15 octobre 2024. — M. Abdelkader Lahmar alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le projet de fermeture du bureau de douane de l’aéroport de Paris-Le Bourget à compter du 1er janvier 2025. Avec 60 000 rotations annuelles d’avions privés, Paris-Le Bourget est le 1er aéroport d’affaires d’Europe. C’est un aéroport ouvert sur le monde, avec 800 destinations desservies, depuis 3 pistes ouvertes 24 h/24 h. Actuellement, la douane est représentée sur place par ses deux composantes : la brigade, qui relève de la branche « surveillance », et le bureau, qui relève de la branche « opération commerciales ». Déjà, du fait de la baisse des effectifs du bureau (-75 % en moins de 15 ans !), certaines missions ne sont plus assurées, comme le contrôle des flux de fret. Demain, avec la fermeture programmée de cette unité, ce sont les prérogatives d’accueil et de traitement des demandes des particuliers et des entreprises qui risquent d’être abandonnées. Il serait par ailleurs naïf et cynique de penser que la brigade pourrait compenser cette prochaine fermeture du bureau. Elle ne compte ni les effectifs suffisants, ni l’équipement ou la formation adéquats pour prendre le relai. D’ores et déjà, nombre de nuits ne sont pas couvertes par les agents de la brigade du fait du manque d’effectif. Il n’y a donc parfois aucune présence douanière à l’aéroport du Bourget entre 20 h et 8 h du matin ! Le Salon international de l’aéronautique et de l’espace, dont l’installation doit débuter dans 7 mois, peut-il réellement se tenir dans ces conditions ? La pluralité d’activités, d’opérateurs économiques, le positionnement international de Paris-Le Bourget commandent le maintien d’une douane dans ses deux composantes - « opérations commerciales » et « surveillance » - au sein de la plateforme aéroportuaire. Pour attirer les douaniers vers cette affectation, il est d’ailleurs nécessaire de faire bénéficier les agents du Bourget de la prime de fidélisation territoriale en Seine-Saint-Denis. La douane est une institution essentielle au service de l’intérêt général et de la souveraineté de la Nation. Ses missions recouvrent de larges domaines au bénéfice des Françaises et des Français : police des marchandises, protection des consommateurs, lutte contre la délinquance financière et contre les trafics en tout genres (contrefaçons, contrebande, trafics d’espèces protégées, etc.). La loi n° 2023-610 du 18 juillet 2023 visait officiellement à donner à la douane les moyens de remplir ses missions. Il est plus que temps que cela se traduise par des augmentations de budgets et d’effectifs sur le terrain. Il lui demande ce que compte faire le Gouvernement pour garantir la pérennité de la présence douanière à Paris-Le Bourget comme sur l’ensemble du territoire national. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2255</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le bureau du Bourget, service de la direction interrégionale de Paris-Aéroports, situé sur le site de l’aéroport de Paris-Le Bourget, gère un trafic constitué pour l’essentiel de pièces aéronautiques à l’importation et à l’exportation, ainsi que d’aéronefs placés sous un régime suspensif, notamment lors du salon international de l’aéronautique et de l’espace. Ce bureau a connu une baisse très importante de son activité de dédouanement à compter de 2019, de l’ordre de 80 %. En effet depuis cette date, la gestion des flux d’opérateurs importants tels que Dassault Aviation et Dassault Falcon Service est traitée par le service national des grands comptes (SGC). Corollaire de la baisse d’activité, la baisse de l’effectif de ce bureau, composé désormais de deux agents, ne permet plus de garantir une continuité du service satisfaisante et un fonctionnement optimal. Il est ainsi prévu que l’activité résiduelle de ce bureau soit à l’avenir gérée dans d’autres bureaux de la direction régionale de Roissy-Fret, situés sur la plateforme de l’aéroport de Roissy à 15 km de l’aéroport de Paris-Le Bourget. Cela permettra une meilleure prise en charge de ces activités par des bureaux robustes en termes d’effectifs et d’expertise métier. Par ailleurs, la proximité de l’aéroport de Roissy permettra aux agents de se déplacer régulièrement sur le site du Bourget. Lors du salon international de l’aéronautique et de l’espace, un dispositif identique à celui mis en place pour les éditions précédentes - bureau de douane déporté sur le salon - sera assuré. Toutefois, restera basée à l’aéroport de Paris-Le Bourget la brigade de surveillance des douanes, dotée de 20 agents. Outre ses missions de lutte contre la fraude, cette brigade permet aux usagers arrivant à l’aéroport de Paris-Le Bourget d’y effectuer les formalités habituellement prises en charge par les brigades en frontière.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1212</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2255</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eva Sas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Mythe de la fiscalité confiscatoire sur les hauts revenus</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1212. — 22 octobre 2024. — Mme Eva Sas alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les tranches supérieures de l’impôt sur le revenu. Le département des études et des statistiques fiscales (DESF) de la direction générale des finances publiques a produit des statistiques sur l’impôt sur le revenu de 2023 sur les revenus de 2022. Elle sont rassemblées dans un tableau intitulé « Revenus 2022 ». Ces informations concernent le revenu fiscal de référence (RFR), le nombre de foyers fiscaux par tranche de revenus, le nombre de foyers fiscaux imposés et non imposés. En 2023, sur 40,7 millions de foyers fiscaux, 8,5 millions avaient un RFR inférieur à 10 000 euros et 1,1 million de foyers avaient un RFR supérieur à 100 000 euros. Dans les données fournies par le DESF, on constate que l’impôt sur le revenu devient dégressif au-dessus de 700 000 euros de RFR. Sur la tranche de revenus entre 500 001 euros à 600 000 euros, le taux d’imposition effectif que l’on peut calculer à partir de ce tableau est de 22,02 %. Sur la tranche de revenus entre 600 001 euros à 700 000 euros, le taux d’imposition effectif est de 22,09 %. Mais sur la tranche de revenus entre 700 001 euros et 800 000 euros, qui concerne 4 783 foyers, le taux d’imposition passe à 21,97 %. Sur la tranche de revenus entre 1 et 2 millions d’euros, le taux d’imposition effectif descend à 21 %. Sur la tranche de revenus entre 4 et 5 millions d’euros, qui regroupe 533 foyers, le taux d’imposition tombe à 19,12 %. Sur la tranche de revenus supérieurs à 9 millions d’euros, qui rassemble 544 foyers, le taux d’imposition n’est plus que de 16,90 %. Et on trouve même un foyer non imposé dans cette tranche de revenus. Les données du DESF semblent contredire l’idée, pourtant très répandue, selon laquelle la fiscalité sur les hauts revenus serait confiscatoire. Elles confirment en revanche la thèse exposée dans une note de l’Institut des politiques publiques (IPP) publiée en juin 2023, intitulée « Quels impôts les milliardaires paient-ils ? », selon laquelle les très grandes fortunes ne paient que très peu d’impôts proportionnellement à leurs ressources. Elle aimerait qu’il donne des explications claires sur la dégressivité de fait de l’impôt sur le revenu pour les contribuables les plus fortunés et sur l’existence d’un foyer fiscal non imposé malgré un RFR supérieur à 9 millions d’euros ; une réponse est d’autant plus nécessaire que le principe d’une juste répartition de la charge fiscale entre les citoyens en fonction de leurs capacités n’est clairement pas respecté. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2256</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le rapport du CPO mentionné ci-dessus conclut que l’imposition des revenus est en France globalement progressive, sans pour autant être confiscatoire. Les points mis en évidence dans la question appellent les éléments d’information suivants : Premièrement, l’impôt net qui est indiqué dans le tableau fourni par le DESF n’inclut ni les prélèvements libératoires sur les revenus de capitaux mobiliers ou sur les revenus des autoentrepreneurs, ni l’imposition des plus-values immobilières. En revanche, ces revenus doivent être déclarés et sont donc compris dans le RFR, de sorte que les taux d’imposition mentionnés dans la question sont sous-estimés. Or, la part des revenus du capital et des plus-values immobilières dans les revenus déclarés totaux est plus importante parmi les contribuables se situant en haut de la distribution : d’après le rapport du comité des prélèvements obligatoires (CPO) intitulé « Conforter l’égalité des citoyens devant l’imposition des revenus », 61 % des revenus du dernier millième de la distribution sont des revenus du capital, cette part atteignant 86 % dans le dernier dix-millième.  Deuxièmement, il s’agit seulement de l’impôt sur le revenu. Pour étudier de manière plus complète la taxation des hauts revenus, il faudrait inclure également les contributions sociales et l’IFI. Troisièmement, il convient enfin de rester très prudent sur l’interprétation de résultats obtenus sur des échantillons réduits. Les taux moyens calculés pour chaque tranche, dont certaines ne sont composées que d’une centaine de contribuables, peuvent facilement être biaisés par quelques profils atypiques. En l’occurrence, parmi les foyers avec des hauts revenus, se trouve un certain nombre d’expatriés ou de transfrontaliers dont les revenus de source étrangère sont compris dans leur RFR, mais ne sont pas imposables en France (c’est ce qui explique l’existence de foyers non-imposés, relevée dans la question). L’étude mentionnée de l’IPP fait le choix non consensuel d’intégrer les profits non distribués aux revenus des foyers. Cela conduit mécaniquement à faire diminuer le taux d’imposition, puisque ces profits ne seront taxés que lorsqu’ils seront effectivement distribués. Outre ces considérations statistiques, le caractère « confiscatoire » de l’impôt, tel que défini par la jurisprudence du Conseil constitutionnel dans le cadre de son contrôle du respect du principe d’égalité devant l’impôt, s’évalue au regard du taux marginal maximal d’imposition (décision n° 2012-662 du Conseil constitutionnel), et non du taux effectif moyen.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1215</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2256</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Buffet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Recouvrement de la taxe sur les transactions financières</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1215. — 22 octobre 2024. — Mme Françoise Buffet interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur le recouvrement de la taxe sur les transactions financières (TTF). Depuis sa mise en œuvre en 2012, la collecte de la TTF est confiée au dépositaire central agréé Euroclear France. Celui-ci semble réaliser des contrôles formels, mais pas de contrôles substantiels, notamment sur la réalité des déclarations. S’il est difficile d’être affirmatif, c’est parce que la transparence sur cette collecte fait elle-même défaut. Dans un référé de 2017, la Cour des comptes estimait que le protocole entre la DGFiP et Euroclear devait être amélioré et que le contrôle des déclarations et du recouvrement de la TTF était insuffisant. Une « rediscussion » de ce protocole devait intervenir en 2018. Alors que cette taxe devait faire contribuer un secteur financier, qui se porte bien, au rétablissement des comptes publics, force est de constater que le flou autour de son recouvrement nourrit les doutes, comme en témoigne par exemple l’intervention à l’été d’Action santé Mondiale. Elle lui demande quelles sont les modalités actuelles de recouvrement de la TTF, notamment les évolutions intervenues depuis 2017 et le référé de la Cour des comptes, mais aussi les pistes qui permettraient d’en renforcer la transparence.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2256</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La taxe sur les transactions financières (TTF), assise sur les titres émis par les entreprises dont le siège social est situé en France et dont la capitalisation boursière dépasse 1 Md€, est calculée sur la situation nette acheteuse en fin de journée boursière. En 2024, 122 entreprises françaises sont concernées. Le rendement de cette taxe est stable ces dernières années avec 1,6 Md€ collectés en 2023 et, pour 2024, près d’1,4 Md€ déjà collectés à date. Cette collecte passe, de manière quasi-systématique, par le recours au dépositaire central (Euroclear France), qui occupe une position privilégiée dans les opérations d’acquisition des titres éligibles à la TTF. Les prestataires de services d’investissement (PSI), qui sont redevables de la taxe, transmettent l’ensemble des données déclaratives à Euroclear France, qui adresse une situation mensuelle agrégée à la direction des grandes entreprises de la DGFiP. Les paiements correspondants sont versés, avant le 5 du mois qui suit les acquisitions de titres, par les PSI sur un compte dédié ouvert auprès de l’Agence France Trésor. Le dépositaire central Euroclear France donne l’ordre, avant le 25 du mois qui suit l’acquisition des titres, de reverser l’intégralité des sommes reçues sur ce compte à la direction des grandes entreprises de la DGFiP, chargée du recouvrement de la taxe. Ce dispositif est totalement transparent. Dans son référé de 2017, la Cour des comptes ne remettait pas en cause le circuit choisi, ni ne pointait de manque avéré en termes de recouvrement. Par ailleurs, si la gestion du dispositif a été confiée à Euroclear France, la DGFiP n’en est pas absente : elle supervise et contrôle la collecte. Elle reçoit périodiquement des informations de la part d’Euroclear France qui permettent de gérer et contrôler la taxe, dans un cadre prévu au niveau réglementaire. Pour chacune des échéances déclaratives mensuelles pour lesquelles le dépositaire central intermédie la transmission, une situation nette agrégée par redevable est constituée. Un fichier déclaratif, comprenant une ligne par redevable et précisant le montant total dû et le montant total des opérations pour chaque cas d’exonération, est transmis. En outre, l’ensemble des opérations déclarées par un redevable est stocké par le dépositaire central dans une base de données dédiée. L’administration, en tant que de besoin, demande au dépositaire central de transmettre la liste des opérations déclarées par un redevable pour une période donnée. Cette base est également accessible, par les services de contrôle de l’administration fiscale, dans les locaux du dépositaire central, renforçant la transparence attachée à la collecte et au recouvrement de cette taxe. S’agissant du contrôle, de manière générale, l’ensemble des impôts et taxes dus par le contribuable vérifié est visé au cours d’une vérification générale de comptabilité. De fait, le contrôle ne se limite pas à la seule TTF, mais vise l’ensemble des impôts et taxes auxquels est soumise la personne morale. Cette taxe, comme toutes les autres, est donc bien vérifiée par les services de contrôle lorsqu’une des sociétés entrant dans le champ de la TTF est vérifiée. Toutefois, au regard du nombre limité d’entreprises concernées et de la méthode de collecte, aucun rappel en la matière n’a été enregistré à la suite d’un contrôle fiscal externe qui aurait été réalisé. Par ailleurs, les rappels issus de contrôles sur pièces sont faibles, inférieurs ou égaux à 25 000 € (un à deux contrôles par an donnent lieu à rehaussement).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1455</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2257</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Gratuité de la facturation électronique généralisée</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1455. — 29 octobre 2024. — Mme Anne Le Hénanff alerte M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la gratuité de la facturation électronique généralisée. Conformément à l’article 91 de la loi de finances pour 2024 (loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023), le déploiement de la facturation électronique interviendra de manière progressive, à savoir que dès le 1er septembre 2026 ; les entreprises devront pourvoir réceptionner des factures dématérialisées et les grandes entreprises et ETI auront également l’obligation d’émettre des factures dématérialisées. Ces mêmes prérogatives s’appliqueront aux PME et microentreprises à partir du 1er septembre 2027. Selon le ministère, la facturation électronique concernera l’ensemble des opérations d’achats et de ventes de bien ou de prestations de services réalisées entre entreprises établies en France et assujetties à la TVA, avec pour objectifs d’améliorer les délais de paiement, de rationaliser les circuits de facturation mais également de simplifier les rapports entre l’administration fiscale et les usagers professionnels. Cette démarche est censée se dérouler via la solution de plateforme publique gratuite Chorus Pro. Or, dans un communiqué en date du 15 octobre 2024, le ministère de l’économie et des finances semble remettre le recours à cette plateforme en question. Si la facture électronique payante n’est pas à proprement évoquée dans ledit communiqué de presse, il y est clairement fait état d’une liste de 70 plateformes de dématérialisation partenaires certifiées mais surtout payantes. Il n’y est nullement fait mention de la plateforme Chorus Pro. Si le recours à la plateforme gratuite Chorus Pro n’est plus envisagée, il s’agirait d’un renoncement à l’engagement pris par le ministère, créant de facto une nouvelle charge financière pour l’ensemble des entreprises française. Aussi, Mme la députée souhaiterait obtenir une clarification quant au recours possible ou non à la plateforme gratuite Chorus Pro. Si, comme le sous-entend le communiqué de presse, seules des solutions payantes sont retenues comme solutions, elle souhaite interpeller le Gouvernement sur la charge financière que cela représenterait pour les entreprises, en particulier les PME et les microentreprises. Enfin, si tel est le cas, elle aimerait connaître les raisons pour lesquelles le recours à la plateforme Chorus Pro n’a finalement pas été retenu.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2257</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif de facturation électronique tel que prévu à l’article 26 de la loi de finances rectificative pour 2022 et à l’article 91 de la loi de finances pour 2024 s’appuyait à la fois sur un portail public de facturation (PPF) gratuit mais offrant un service minimum, et des opérateurs privés, les plateformes de dématérialisation partenaire (PDP). Le 15 octobre 2024, l’État, tout en réaffirmant le caractère majeur du projet de facturation électronique, a fait le choix de ne pas créer de PPF. Les entreprises devront donc choisir parmi des PDP immatriculées par l’État pour échanger leurs factures de manière sécurisée et remonter les données à l’administration fiscale. À ce jour, plus de 70 PDP ont obtenu une immatriculation, sous réserve des tests techniques de raccordement, avec une diversité de modèles technologiques et commerciaux qui devrait répondre aux besoins exprimés par les entreprises durant les phases de concertation. Cette offre de marché est de nature à les sécuriser. Dans ce contexte, et alors que les développements nécessaires à la création du PPF pouvaient mettre en risque le calendrier et paraissaient financièrement peu soutenables dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, l’État a privilégié la sécurisation des échéances pour garantir un déploiement dès 2026. Aussi, a-t-il souhaité concentrer son action sur la création d’un cadre commun à tous les acteurs du projet, en assurant la tenue de l’annuaire indispensable aux raccordements entre plateformes, en garantissant des normes d’échange partagées et en pérennisant son rôle de concentrateur des données en provenance des différentes plateformes. Les objectifs fondamentaux du projet et son ambition ne sont pas modifiés : créer un cadre commun à la généralisation de la facturation électronique dont les bénéfices sont largement documentés (réduction des coûts de gestion et des délais de paiement, simplification des échanges, apaisement de la relation client-fournisseur…), mieux comprendre les réalités économiques pour ajuster plus finement les politiques de soutien à l’économie, améliorer les relations avec les entreprises grâce au partage avec elles de leurs données de facturation et de transaction et lutter plus efficacement contre la fraude à la TVA.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1588</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2258</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Léaument</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Non à la fermeture du bureau de douane de l’aéroport Paris-Le Bourget</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1588. — 29 octobre 2024. — M. Antoine Léaument alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le projet de fermeture du bureau de douane de l’aéroport de Paris-Le Bourget à compter du 1er janvier 2025. La douane de l’aéroport Paris-Le Bourget est composée d’un bureau et d’une brigade. Aujourd’hui, seulement 22 personnes prennent en charge la surveillance des 60 000 rotations annuelles d’avions privés du premier aéroport d’affaires d’Europe. Elles étaient une trentaine il y a 10 ans. Cela a déjà des conséquences réelles : de nombreuses nuits ne sont pas couvertes par la brigade par manque d’effectifs. Concrètement, entre 20 h 00 et 8 h 00 du matin, il n’y a parfois aucune présence douanière à l’aéroport du Bourget. Avec la fermeture du bureau prévue le 1er janvier 2025, l’effectif douanier serait de seulement 20 agents, exclusivement membres de la brigade de surveillance extérieure (BSE). Or les agents de brigade ne peuvent assurer les missions anciennement confiées au bureau : ils ne sont ni formés, ni suffisants en matière d’effectifs. Ces tâches concernent l’accueil, le traitement des demandes de particuliers et d’entreprises et les contrôles menés dans le cadre d’opérations commerciales (OPCO). Dans ce contexte, M. le ministre pense-t-il que le Salon international de l’aéronautique et de l’espace, dont l’installation débute dans moins de 7 mois, peut se tenir dans de bonnes conditions ? En 2023, la douane française a saisi près de 93 tonnes de stupéfiants et 163 millions d’euros d’avoirs criminels. On le sait, le vecteur aérien est fortement utilisé par les trafiquants pour faire circuler leurs marchandises. Un aéroport tel que Paris-Le Bourget est parfaitement inséré dans les flux mondialisés : il constitue une porte d’entrée privilégiée pour les transactions illégales. Il est faux de croire que les aéroports d’affaires échappent aux trafics et à la criminalité. La délinquance en col blanc existe bel et bien et le blanchiment de l’argent des trafics ne se ferait pas sans la complicité de banquiers corrompus. Moins surveiller un aéroport d’affaires est donc une aberration. Il lui demande comment il compte lutter contre les trafics en laissant une porte ouverte sur le territoire français à l’aéroport du Bourget ; on ne fait pas d’économie sur la souveraineté de la France ; les moyens des douanes doivent être rétablis. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2258</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le bureau du Bourget, service de la direction interrégionale de Paris-Aéroports, situé sur le site de l’aéroport de Paris-Le Bourget, gère un trafic constitué pour l’essentiel de pièces aéronautiques à l’importation et à l’exportation, ainsi que d’aéronefs placés sous un régime suspensif, notamment lors du salon international de l’aéronautique et de l’espace. Ce bureau a connu une baisse très importante de son activité de dédouanement à compter de 2019, de l’ordre de 80 %. En effet depuis cette date, la gestion des flux d’opérateurs importants tels que Dassault Aviation et Dassault Falcon Service est traitée par le service national des grands comptes (SGC). Corollaire de la baisse d’activité, la baisse de l’effectif de ce bureau, composé désormais de deux agents, ne permet plus de garantir une continuité du service satisfaisante et un fonctionnement optimal. Il est ainsi prévu que l’activité résiduelle de ce bureau soit à l’avenir gérée dans d’autres bureaux de la direction régionale de Roissy-Fret, situés sur la plateforme de l’aéroport de Roissy à 15 km de l’aéroport de Paris-Le Bourget. Cela permettra une meilleure prise en charge de ces activités par des bureaux robustes en termes d’effectifs et d’expertise métier. Par ailleurs, la proximité de l’aéroport de Roissy permettra aux agents de se déplacer régulièrement sur le site du Bourget. Lors du salon international de l’aéronautique et de l’espace, un dispositif identique à celui mis en place pour les éditions précédentes - bureau de douane déporté sur le salon - sera assuré. Toutefois, restera basée à l’aéroport de Paris-Le Bourget la brigade de surveillance des douanes, dotée de 20 agents. Outre ses missions de lutte contre la fraude, cette brigade permet aux usagers arrivant à l’aéroport de Paris-Le Bourget d’y effectuer les formalités habituellement prises en charge par les brigades en frontière.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1668</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2259</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Difficultés de mise en œuvre de la facturation électronique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1668. — 5 novembre 2024. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les difficultés de mise en œuvre de la facturation électronique. La facturation électronique se met progressivement en place pour les entreprises. Elle doit notamment permettre une meilleure perception de la TVA pour l’État. L’engagement initial pris par le précédent Gouvernement auprès des représentants des entreprises était que cette mise en œuvre, obligatoire à court terme pour toutes les entreprises, se fasse sur une plate-forme gratuite. Visiblement, il est aujourd’hui indiqué aux entreprises qu’elles devront se rendre sur des plates-formes payantes. Il apparaît paradoxal qu’on impose ainsi des contraintes supplémentaires aux entreprises, qui en plus représentent un coût pour elles, contrairement à ce qui leur avait été annoncé. Il souhaite donc connaître les intentions du Gouvernement en la matière. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2259</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif de facturation électronique tel que prévu à l’article 26 de la loi de finances rectificative pour 2022 et à l’article 91 de la loi de finances pour 2024 s’appuyait à la fois sur un portail public de facturation (PPF) gratuit mais offrant un service minimum, et des opérateurs privés, les plateformes de dématérialisation partenaire (PDP). Le 15 octobre 2024, l’État, tout en réaffirmant le caractère majeur du projet de facturation électronique, a fait le choix de ne pas construire de PPF. Les entreprises devront donc choisir parmi des PDP immatriculées par l’État pour échanger leurs factures de manière sécurisée et remonter les données à l’administration fiscale. À ce jour, plus de 80 PDP ont obtenu une immatriculation sous réserve de tests techniques de raccordement. La diversité de modèles technologiques et commerciaux proposés par les opérateurs de dématérialisation est de nature à répondre aux besoins exprimés par les entreprises durant les phases de concertation et à les sécuriser. Dans ce contexte, et alors que les développements nécessaires à la construction du PPF, financièrement peu soutenables dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, pouvaient mettre en risque le calendrier, l’État a choisi de simplifier le dispositif d’ensemble afin de garantir un déploiement en 2026. Aussi, a-t-il souhaité concentrer son action sur la création d’un cadre commun pour tous les acteurs du projet, en assurant la tenue de l’annuaire des destinataires de factures, indispensable à l’interopérabilité entre plateformes, en garantissant des normes d’échange partagées et en pérennisant son rôle de concentrateur des données en provenance des différentes plateformes. Par ailleurs, l’État a financé la réactivation de la Commission de normalisation de facturation électronique administrée par l’AFNOR et qui réunit les acteurs principaux de l’éco-système Facturation électronique (PDP, opérateurs, entreprises et fédérations, professionnels de la dématérialisation, administration). Les travaux au sein de cette commission ont notamment pour objectif de normer les relations entre plateformes. Au sein de cette commission, les entreprises et les fédérations professionnelles pourront exposer leurs contraintes techniques et exprimer leurs besoins auprès des opérateurs et des PDP. Les objectifs fondamentaux du projet et son ambition ne sont pas modifiés : - Pour les entreprises : réduction des coûts de gestion et des délais de paiement, simplification des échanges, apaisement de la relation client-fournisseur ; - Pour l’administration : meilleure compréhension des réalités économiques en vue d’ajuster plus finement les politiques publiques, amélioration des relations avec les entreprises, amélioration de la lutte contre la fraude à la TVA.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1671</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2259</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Annonces relatives au « budget vert » pour 2025</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1671. — 5 novembre 2024. — Mme Clémence Guetté interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les annonces relatives au « budget vert » pour 2025, lequel est présenté comme un effort sans précédent en matière environnementale. Si le Gouvernement met en avant un montant inédit de 42,6 milliards d’euros de dépenses jugées favorables, plusieurs points méritent toutefois d’être nuancés. D’une part, une part significative de ces dépenses favorables concerne le secteur de l’énergie, avec 4,2 milliards d’euros dédiés au soutien à la production d’électricité renouvelable, surtout d’origine photovoltaïque. Cependant, cette augmentation est largement due à la baisse des prix de l’électricité, qui impose à l’État de combler la différence avec les prix garantis, rendant cette évolution plus mécanique que volontaire. D’autre part, les dépenses défavorables à l’environnement demeurent non négligeables, avec 8,1 milliards d’euros, dont 2,5 milliards d’euros pour les exonérations sur les carburants et 0,5 milliard d’euros pour le soutien au transport aérien, des secteurs particulièrement polluants. En dépit des efforts annoncés, cette somme ne diminue que de 1,5 milliard par rapport à l’année précédente et certaines dépenses dites « brunes », comme celles liées à la péréquation tarifaire pour l’énergie fossile dans les territoires d’outre-mer, subsistent. Enfin, seulement 15 % des dépenses budgétaires font l’objet d’une évaluation environnementale autre que « neutre », un chiffre bien faible en regard des enjeux écologiques actuels. Elle lui demande si le Gouvernement ne pourrait pas, dans ces conditions, revoir les priorités budgétaires pour aligner davantage sa politique fiscale et budgétaire avec les objectifs de la planification écologique et donner davantage de transparence sur l’impact réel des niches fiscales brunes. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2260</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le budget vert est un outil d’aide à la décision qui vise à intégrer davantage les enjeux environnementaux à la procédure budgétaire. La publication du rapport rend compte des efforts de l’Etat entrepris en faveur de l’environnement, en particulier l’effort financier. De fait, via la méthodologie d’évaluation du budget vert, l’effort financier de l’État en faveur de l’environnement relancé dans le PLF 2025 est en augmentation par rapport à la LFI 2024 avec 2,1 Md€ de dépenses favorables supplémentaires. Cette hausse est en partie portée par l’augmentation des charges pour service public de l’énergie qui constituent un soutien nécessaire au développement des énergies renouvelables et à la décarbonation du secteur énergétique. Ces financements participent à l’atteinte de l’objectif français de porter à 40 % la part des ENR dans la production électrique d’ici à 2030. D’une part, l’État apporte un soutien à l’ensemble des secteurs de la transition écologique (Mobilités – 13,2 Md€ ; Energie – 9,1 Md€ ; Bâtiments – 6,2 Md€ ; Ressources naturelles – 5,6 Md€) afin de réaliser les objectifs physiques fixés dans les différentes stratégies nationales (SNBC, PPE, SNB, PNACC, etc.). D’autre part, l’État participe à l’entrainement de l’économie dans la transition écologique en encourageant les investissements compatibles avec la transition écologique. Cette ambition d’entrainement de l’État est notamment visible via la mission « Investir pour la France en 2030 » dont la part des projets favorables à l’environnement est passée de 39 % en 2024 à 49 % en 2025 ce qui représente un montant de 2,9 Md€. De plus, les dépenses de l’État défavorables à l’environnement suivent une trajectoire baissière sur les trois années évaluées par le budget vert. Ces dépenses font l’objet d’une attention particulière lors de la procédure budgétaire et sont examinées chaque année afin de réduire la part de ces dépenses dans le budget de l’État. Il est à noter, concernant les dépenses défavorables, que la loi de programmation des finances publiques (LPFP) pour 2023 à 2027 a instauré un objectif de verdissement des dépenses de l’État. Cet objectif est atteint par anticipation par rapport à 2027. En effet, le ratio des dépenses défavorables sur les dépenses participant à la transition écologique a fortement diminué depuis son suivi avec une baisse de 39% entre la LFI 2022 et le PLF 2025. Le budget vert permet donc de rendre compte au Parlement des avancées significatives réalisées depuis la LPFP. Les dépenses neutres constituent une part importante du budget de l’État. Les dépenses neutres ne sont pas des dépenses non évaluées par la méthodologie du budget vert : ce sont des dépenses dont l’impact environnemental est évalué comme non significatif au regard de la méthodologie du budget vert. La part importante de ces dépenses résulte du fait que les politiques publiques entreprises par l’État dépassent la transition écologique (défense nationale, justice, éducation, etc.). Toutefois, le budget vert est un outil récent et il est admis qu’il est amené à évoluer afin d’améliorer le périmètre évalué ainsi que la méthodologie d’évaluation. En particulier, l’évaluation environnementale des dépenses du secteur public est en cours d’élargissement aux opérateurs de l’État ainsi qu’aux collectivités territoriales. Des travaux méthodologiques sont menés en parallèle afin de mieux rendre compte des efforts de l’État en faveur de la transition écologique ainsi que de l’adéquation entre les efforts entrepris et l’atteinte des objectifs environnementaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>200</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2260</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Dispositions du PLF 2024 impactant les finances des communes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            200. — 8 octobre 2024. — M. Xavier Breton appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur des dispositions la loi de finances pour 2024 qui vont affecter lourdement les finances des communes. Ainsi, les travaux de rénovation lourde des logements sociaux, dans le parc ancien, ouvriront le droit à de nouvelles exonérations de taxe foncière de longue durée. S’agissant des travaux d’amélioration de l’efficacité énergétique dans le parc privé, la loi de finances transforme un crédit d’impôt national, le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), en un crédit d’impôt local en ouvrant aux propriétaires la possibilité de disposer de nouvelles exonérations de taxe foncière de courte durée, sur décision de la collectivité. De telles dispositions sanctionnent financièrement les communes qui portent ces programmes de rénovation. Après avoir supprimé la taxe d’habitation puis la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), le Gouvernement porte atteinte à la taxe foncière, dernier pilier de la fiscalité locale dynamique des communes et des intercommunalités. La réduction des ressources locales conduit à une réduction des services à la population et constitue un frein aux politiques de production et de rénovation de logements, que ce soit en zone urbaine ou rurale. Aussi, il lui demande s’il prévoit de garantir la compensation intégrale pour les communes et intercommunalités de toutes les exonérations d’impôts locaux, en particulier de taxe foncière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2261</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 71 de la loi de finances pour 2024 prévoit un dispositif d’exonération de longue durée, de droit et compensée de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) au bénéfice des logements locatifs sociaux anciens faisant l’objet de rénovations lourdes (article 1384 C bis, code général des impôts – CGI). La compensation, par voie de prélèvement sur les recettes de l’État, est égale chaque année au produit obtenu par la perte de bases résultant de l’exonération par le taux historique de TFPB appliqué en 2023 dans chacune des collectivités concernées. Par ailleurs, la loi de finances pour 2024 a entériné d’autres mesures de fiscalité locale visant à soutenir l’amélioration de la performance énergétique et environnementale des logements. À cet égard, l’article 143 de la loi précitée ne crée pas un crédit d’impôt local, mais actualise des dispositifs d’exonérations temporaires de TFPB et devenus obsolètes. Ces dispositifs permettent aux communes et aux établissement publics de coopération intercommunale (EPCI), sur délibération et sous conditions, d’exonérer de la part de TFPB qui leur revient des logements neufs (article 1383-0 B bis, CGI) ou des logements anciens rénovés (article 1383-0 B, CGI). Cette actualisation vise notamment à adapter les dépenses éligibles et les niveaux de performances attendus aux enjeux énergétiques actuels et à encourager la rénovation des logements anciens. Ces exonérations de TFPB étant accordées sur délibération de chaque collectivité concernée, elles ne sont pas compensées par l’État. Enfin, la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales (THRP) et de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) a été intégralement compensée à l’euro près. Dès 2021, la perte de ressources pour les communes en raison de la suppression de la THRP est compensée par le transfert, à leur profit, de la part départementale de TFPB. Au niveau local, afin de garantir à chaque commune une compensation à l’euro près, un mécanisme prenant la forme d’un coefficient correcteur, est mis en place, pour neutraliser l’écart entre le produit de la THRP supprimée et le produit de la part départementale de TFPB transférée. Le dispositif est conçu afin d’assurer une évolution dynamique de la fiscalité en faveur des communes tout en leur permettant de continuer à bénéficier de l’effet de leur politique de taux. L’équilibre financier du dispositif est garanti par le reversement par l’État d’une fraction de prélèvements pour frais de gestion des impositions locales. Pour les EPCI à fiscalité propre, la Ville de Paris et les départements, les pertes de recettes sont intégralement compensées par l’affectation d’une recette dynamique dans le temps, sous la forme d’une fraction de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). S’agissant de la perte de recettes en raison de la suppression de la CVAE, elle a été intégralement compensée en garantissant aux collectivités une ressource dynamique, adossée à l’inflation et à la croissance, grâce à l’affectation d’une part de TVA nationale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>247</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2261</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Droit applicable à une délégation de service public en matière d’assainissement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            247. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur un sujet relatif à la délégation de service public en matière d’assainissement. L’article R. 3126-1 du code de la commande publique est relatif aux règles particulières à la passation de certains contrats de concession pour lesquels le recours à une procédure de passation dite dérogatoire est autorisée. L’article R. 3126-1 du code de la commande publique s’applique notamment « aux activités relevant du c du 1° de l’article L. 1212-3 du code de la commande publique ». L’article L. 1212-3 du code de la commande publique dispose que : « Sont des activités d’opérateur de réseaux : 1° La mise à disposition, l’exploitation ou l’alimentation de réseaux fixes destinés à fournir un service au public dans le domaine de la production, du transport ou de la distribution : a) De gaz ou de chaleur ; b) D’électricité ; c) D’eau potable. L’alimentation de réseaux comprend la production, la vente en gros et la vente de détail. Sont également considérées comme des activités d’opérateurs de réseaux lorsqu’elles sont liées aux activités mentionnées au présent 1°, l’évacuation ou le traitement des eaux usées ainsi que les projets de génie hydraulique, d’irrigation ou de drainage, pour autant que le volume d’eau utilisé pour l’alimentation en eau potable représente plus de 20 % du volume total d’eau utilisé pour ces projets ». Il ressort clairement de la combinaison des articles R. 3126-1 et L. 1212-3 du code de la commande publique que les concessions dans le domaine de l’eau potable relèvent de la procédure dérogatoire. S’agissant de l’évacuation et du traitement des eaux usées, la présentation de l’article L. 1212-3 peut prêter à confusion. En effet, s’il ne fait pas de doute que ces missions sont des activités d’opérateurs de réseaux, elles ne sont pas citées au c) et une lecture stricte conduirait à ne pas appliquer le régime dérogatoire de passation des concessions. Or, au niveau européen, l’article 12 de la directive n° 2014/23/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 février 2014 sur l’attribution de contrats de concession intitulé « Exclusions spécifiques dans le domaine de l’eau » dispose que : « 1. La présente directive ne s’applique pas aux concessions attribuées pour : a) la mise à disposition ou l’exploitation de réseaux fixes destinés à fournir un service au public dans le domaine de la production, du transport ou de la distribution d’eau potable ; b) l’alimentation de ces réseaux en eau potable. 2. La présente directive ne s’applique pas non plus aux concessions portant sur l’un des objets suivants ou sur les deux lorsqu’elles concernent une activité visée au paragraphe 1 : a) des projets de génie hydraulique, d’irrigation ou de drainage, pour autant que le volume d’eau destiné à l’alimentation en eau potable représente plus de 20 % du volume total d’eau mis à disposition par ces projets ou ces installations d’irrigation ou de drainage ; ou b) l’évacuation ou le traitement des eaux usées ». La directive prévoit donc bien des dérogations pour les services de l’eau potable et de l’assainissement, ce qui n’a pas été transposé aussi clairement en droit interne. Elle souhaiterait donc connaître sa position concernant le droit applicable à une délégation de service public en matière d’assainissement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2262</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 12 de la directive 2014/23/UE du 26 février 2014 exclut de son champ d’application les concessions de travaux et de services portant sur la fourniture ou l’exploitation de réseaux fixes destinés à offrir à la population un service lié à la production, au transport ou à la distribution d’eau potable ou à l’approvisionnement de tels réseaux en eau potable. Les concessions pour l’évacuation ou le traitement des eaux usées ainsi que pour des projets de génie hydraulique, d’irrigation ou de drainage (pour autant que le volume d’eau destiné à l’approvisionnement en eau potable représente plus de 20 % du volume total d’eau mis à disposition par ces projets ou ces installations d’irrigation ou de drainage) sont également exclues dans la mesure où elles sont liées à une activité exclue. Le considérant 40 de cette directive explique la raison de cette exclusion : le secteur de l’eau constitue un bien public revêtant une importance fondamentale pour l’ensemble des citoyens de l’Union européenne. Néanmoins, en droit national, les délégations de service public de distribution d’eau et d’assainissement sont réglementées depuis la loi n° 93-122 du 29 janvier 1993 relative à la prévention de la corruption et à la transparence de la vie économique et des procédures publiques (loi « Sapin I »). C’est pourquoi, lors de la transposition de la directive 2014/23/UE, le législateur a soumis les concessions intervenant dans ces secteurs à une procédure simplifiée. L’article R. 3126-1 du code de la commande publique définit le champ d’application de cette procédure en renvoyant notamment au c) du 1° de l’article L. 1212-3 du même code qui vise les activités d’opérateur de réseaux ayant pour objet de mettre à disposition, d’exploiter ou d’alimenter des réseaux fixes destinés à fournir un service public dans le domaine de la production, du transport ou de la distribution d’eau potable. Cet article précise que l’évacuation et le traitement des eaux usées constituent bien des activités d’opérateurs de réseaux lorsqu’elles sont liées aux activités mentionnées au 1° de l’article L. 1212-3. Malgré une différence de rédaction par rapport au 3° de l’article 11 de l’ordonnance n° 2016-65 du 29 janvier 2016 qui traitait de ces questions dans deux alinéas directement liés, la codification issue de l’ordonnance n° 2018-1074 du 26 novembre 2018 portant partie législative du code de la commande publique n’a modifié ni le sens ni la portée de ces dispositions. En effet, la loi d’habilitation autorisant le Gouvernement à procéder par voie d’ordonnance ne permettait de codifier qu’à droit constant, y compris les dispositions déjà publiées et non encore entrées en vigueur, et à l’exception des modifications nécessaires pour les collectivités d’outre-mer. Par conséquent, les concessions d’évacuation et de traitement des eaux usées sont bien soumises à l’ensemble des obligations aujourd’hui énoncées aux articles R. 3126-1 et suivants du code de la commande publique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>401</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2262</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Réévaluation du plafond de réduction d’impôt pour l’hébergement en Ehpad</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            401. — 8 octobre 2024. — Mme Louise Morel attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur la nécessité d’une revalorisation du plafond de la réduction d’impôt accordée au titre des dépenses d’hébergement en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Depuis le 1er janvier 2010, ce plafond est fixé à 10 000 euros par personne hébergée par an, malgré l’évolution significative des coûts liés à la prise en charge de la dépendance en France. Cette situation génère un décalage croissant entre le montant des frais supportés par les familles et l’efficacité de la réduction d’impôt qui leur est accordée. En effet, selon les données de l’Insee, le taux de l’inflation cumulée entre 2010 et 2023 s’établit à environ 22 %, tandis que le coût moyen journalier d’hébergement dans les Ehpad a augmenté de plus de 30 % au cours de la même période. En 2024, ce coût avoisine les 2 200 euros par mois dans les établissements publics et peut atteindre 3 000 euros ou plus dans certaines structures privées. Le maintien du plafond de réduction d’impôt à 10 000 euros, sans réajustement, se traduit par une perte progressive de pouvoir d’achat pour les familles concernées. Cette situation est d’autant plus préoccupante que la population française vieillit. Aujourd’hui, près de 20 % des personnes âgées de 85 ans et plus résident en Ehpad. Dans ce contexte, une revalorisation du plafond de la réduction d’impôt apparaît nécessaire pour soulager les familles. Une mise à jour basée sur l’inflation depuis 2010 justifierait un relèvement de ce plafond à 12 200 euros. Une révision plus ambitieuse, en adéquation avec l’augmentation réelle des frais d’hébergement, pourrait porter ce seuil à 15 000 euros. Aussi, elle aimerait connaître les intentions du Gouvernement quant à une réévaluation de ce plafond, afin de permettre un meilleur accompagnement des familles dans la prise en charge des dépenses liées à la dépendance.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2263</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément à l’article 199 quindecies du code général des impôts (CGI), une réduction d’impôt sur le revenu est accordée aux contribuables fiscalement domiciliés en France qui sont accueillis soit dans des établissements et services sociaux et médico-sociaux qui accueillent des personnes âgées, soit dans des établissements de santé (publics ou privés) qui ont pour objet de dispenser des soins de longue durée et comportant un hébergement à des personnes n’ayant pas leur autonomie de vie et dont l’état nécessite une surveillance médicale constante et des traitements d’entretien. La réduction d’impôt est égale à 25 % du montant des dépenses effectivement supportées par le contribuable, tant au titre de la dépendance que de l’hébergement, dans la limite de 10 000 € de dépenses par personne hébergée. Cette réduction d’impôt au titre des dépenses afférentes à la dépendance n’a pas pour objet de compenser intégralement les frais qui résultent d’un séjour en établissement, mais d’alléger la cotisation d’impôt sur le revenu lorsque l’état de santé de la personne justifie un tel placement. Tel qu’il est aujourd’hui calibré, l’avantage fiscal au titre des dépenses afférentes à la dépendance est important, tant par son assiette (frais d’hébergement incluant le logement et la nourriture) que par le plafond des dépenses éligibles, fixé à 10 000 €. Une augmentation du plafond de cette réduction d’impôt aurait un coût élevé pour les finances publiques, qui s’ajouterait à l’ensemble des aides sociales prévues en la matière au titre desquelles figurent notamment l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) ou encore l’aide sociale à l’hébergement (ASH). Par ailleurs, il convient de rappeler que le soutien des pouvoirs publics à la situation des personnes dépendantes s’exprime aussi à travers d’autres mesures fiscales favorables. La prise en compte de l’invalidité donne ainsi droit à un avantage fiscal particulier : lorsqu’il est titulaire de la carte « mobilité inclusion » portant la mention « invalidité » prévue à l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles (invalidité d’au moins 80 %), un contribuable bénéficie d’une demi-part supplémentaire de quotient familial. Elles peuvent également bénéficier d’un abattement sur leur revenu global net, égal à 2 746 € pour l’imposition des revenus de 2023 si leur revenu global net n’excède pas 17 200 €, et à 1 373 € si leur revenu global net est compris entre 17 200 € et 27 670 €. Le montant de l’abattement est par ailleurs doublé pour les couples mariés et soumis à imposition commune lorsque chacun des époux remplit les conditions pour en bénéficier. En tout état de cause, la prise en charge des dépenses liées à la dépendance doit être appréciée en tenant compte, au-delà des mesures fiscales, de l’ensemble des aides et allocations à caractère social versées par l’État, les collectivités territoriales ou les organismes sociaux aux personnes concernées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>402</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2263</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Remboursement des frais de bénévoles associatifs non imposables</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            402. — 8 octobre 2024. — M. Édouard Bénard interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur la question du remboursement des frais (frais kilométriques, titre de transport, achat de matériel…) engagés par les bénévoles d’associations reconnues d’utilité publique, notamment d’aide aux personnes en difficulté, ne percevant aucune contrepartie financière ou avantage en nature en contrepartie de leur engagement. À ce jour, le remboursement des bénévoles des associations susvisées n’est possible que dans certains cas déterminés par la loi. Deux solutions s’offrent aux bénévoles : celle du remboursement effectué directement par l’association, si celle-ci en a les moyens financiers ou alors le remboursement par le biais d’une réduction sur l’impôt sur le revenu après remise d’un reçu fiscal, délivré par l’association précisant, comme exigé par la loi, que le bénéficiaire a renoncé à être remboursé directement par l’association. Néanmoins, cette déduction n’est pas totale si le remboursement de la somme est supérieur au montant de l’impôt dû. Dans ce cas, la différence qui dépasse le montant de l’impôt est perdu par le bénévole. De fait, ce dispositif ne présente d’intérêt que pour les personnes qui sont imposables sur leurs revenus. Il exclut l’ensemble des bénévoles associatifs non imposables. Une situation discriminatoire leur est ainsi faite alors qu’ils prennent pourtant une part active à la vie de leur association dès lors qu’ils ne peuvent être remboursés directement par celle-ci ou bénéficier d’une déduction fiscale en raison de leur situation de non-imposition. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de mettre en place un dispositif de crédit d’impôt pour les bénévoles non imposables appelés à engager des frais au bénéfice de leur association reconnue d’intérêt général, en particulier dans le secteur caritatif, où nombre d’entre eux disposent de revenus particulièrement modestes, étant eux même souvent d’anciens bénéficiaires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2263</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le bénévolat se caractérise par la participation à l’animation et au fonctionnement d’un organisme sans but lucratif, sans contrepartie ni aucune rémunération au profit du bénévole sous quelque forme que ce soit, hormis, éventuellement, le remboursement, pour leur montant réel et justifié, des dépenses engagées par les bénévoles dans le cadre de leurs activités associatives. Les frais supportés par les contribuables dans le cadre d’une activité bénévole effectuée strictement pour la réalisation de l’objet social de l’organisme, qui sont par ailleurs dûment justifiés et constatés dans les comptes de l’organisme, peuvent soit être remboursés par l’organisme, soit ouvrir droit au bénéfice de la réduction d’impôt relative aux dons prévue à l’article 200 du code général des impôts (CGI), à condition que le contribuable renonce expressément à leur remboursement et puisse présenter, à la demande de l’administration, le reçu fiscal mentionnant le montant du remboursement de frais auquel il a renoncé. L’organisme doit conserver à l’appui de ses comptes la déclaration d’abandon du remboursement de frais par le bénévole ainsi que les pièces justificatives correspondant à ces frais. Si les frais doivent, en principe, correspondre au montant des dépenses réellement engagées, les bénévoles peuvent également recourir à un barème forfaitaire pour le calcul de ces frais. L’article 21 de la loi n° 2022-1157 du 16 août 2022 de finances rectificative pour 2022 a légalisé la possibilité de recourir à un barème forfaitaire et a substitué au barème kilométrique spécifique prévu par la doctrine celui prévu au huitième alinéa du 3° de l’article 83 du CGI prévu pour les salariés optant pour le régime des frais réels, plus favorable. Il n’est pas envisagé de modifier l’avantage fiscal dont peuvent bénéficier les bénévoles ayant renoncé au remboursement des frais engagés au profit de l’organisme au sein duquel ils agissent. Le système actuel ne pénalise en rien les bénévoles non imposables, puisque ces derniers peuvent demander le remboursement des frais exposés à l’organisme pour lequel ils agissent. Il est toutefois rappelé que le Gouvernement est sensible à la question du bénévolat et soutient activement l’engagement associatif au moyen de dispositifs dédiés, non exclusivement. À titre d’illustration, au-delà du régime fiscal et social favorable dont bénéficie le chèque repas du bénévole – lequel est exonéré d’impôt sur le revenu pour le bénévole et exempt, s’agissant de la contribution de l’association au financement des chèques, de tout prélèvement social ou fiscal - le fonds de développement de la vie associative (FDVA), doté de 33 millions d’euros en 2024, permet de financer la formation de bénévoles ainsi que les projets innovants.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>558</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2264</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Lioret</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Coupes budgétaires : la fin de l’égal accès au service postal territorial ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            558. — 8 octobre 2024. — M. René Lioret appelle l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, au sujet des coupes budgétaires dans le budget de La Poste annoncées le 27 septembre 2024, en rupture du contrat de présence postale territoriale. Le contrat de présence postale territoriale signé par l’État, La Poste et l’AMF est l’outil financier permettant à La Poste de remplir ses obligations en matière d’aménagement postal du territoire. Bien que le coût de ce service soit évalué à 348 millions d’euros par an, les dernières lois de finances successives ne prévoyaient un financement qu’à hauteur de 174 millions par an, laissant le reste des financements à La Poste elle-même. En outre, ce montant n’est jamais versé complètement du fait de la variation des recettes de CVAE. Pour l’exercice en cours, bien que les frais aient été engagés par La Poste, le Gouvernement a annoncé son intention de ne pas verser 50 millions d’euros de crédits, sur les 105 millions votés au PLF 2024. Ainsi, le fonds en charge de la majeure partie des services de La Poste et permettant d’assurer sa présence à travers le territoire, perdrait près d’un tiers de ses financements. Les conséquences seraient dramatiques et immédiates : le nombre d’agences postales diminuerait en zones rurales et en outre-mer, la charge financière pour les communes serait accrue afin de garantir le fonctionnement du service postal qui ne relève pourtant pas de leurs compétences et ces coupes pourraient même conduire à la fermeture de points de contacts postaux. C’est pourquoi il lui demande s’il va réétudier la mesure annoncée de gel budgétaire et proposer des mesures visant au maintien de l’égal accès au service postal territorial. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2264</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le contrat de présence postale 2023-2025 porte des engagements forts de la part de La Poste et de l’association des maires de France (AMF) pour améliorer la qualité de service, notamment en termes d’amplitudes horaires mais aussi de lutte contre les fermetures intempestives. Le Gouvernement s’est engagé dès 2021 à maintenir la compensation versée en faveur de La Poste à même niveau en contrepartie d’une amélioration de la qualité de service. Aussi, une partie du financement de cette mission est basée sur des rendements d’abattements fiscaux, dont la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Or le taux de cette contribution, La Poste est exonérée du paiement de cette taxe et le montant des abattements dont elle bénéficie est destiné au financement du fonds postal de péréquation territoriale. La baisse du taux de la CVAE entraîne par conséquent une baisse du rendement des abattements correspondants. Dès lors, pour compenser cette perte de financement, l’État a décidé dès 2021 de la mise en place d’une dotation annuelle inscrite au projet de loi de finances. Il faut d’abord rappeler qu’une somme initiale de 105 millions d’euros avait été votée en loi de finances pour 2024 afin de compléter le rendement prévisionnel des abattements fiscaux. Ce rendement prévisionnel ayant été ultérieurement estimé à 54 millions d’euros, le versement d’une dotation complémentaire de 15 millions d’euros avait été décidé, dès décembre 2023, à l’issue d’une concertation interministérielle, afin d’atteindre la somme de 174 millions d’euros – montant annuel maximum fixé par le contrat de présence postale. C’est pourquoi, dans le respect des engagements pris par l’État lors de la signature du contrat actuel, une dotation de 120 millions d’euros vient d’être versée à La Poste pour l’exercice 2024. Ainsi, absolument aucune réduction de la compensation n’a été opérée puisque le fonds postal de péréquation territoriale sera bien abondé à hauteur de 174 millions d’euros. Le Gouvernement est tout à fait conscient des risques qu’une réduction de la compensation versée par l’État peut entraîner, sur le financement des transformations indispensables de bureaux de poste, et sur les actions locales en faveur notamment des populations les plus vulnérables, que ce soit en matière d’accompagnement social ou de lutte contre la fracture numérique. La crise sanitaire a confirmé, s’il en était besoin, le caractère essentiel de ces services postaux pour nos concitoyens et tout particulièrement les plus fragiles d’entre eux. Aussi, le Gouvernement est très attentif à ce que les adaptations menées par La Poste soient conçues et conduites de façon à garantir un haut niveau de qualité de service aux usagers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>559</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2265</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Buisson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Le gel des crédits alloués à La Poste</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            559. — 8 octobre 2024. — M. Jérôme Buisson* interpelle M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie au sujet de la réduction des fonds alloués à La Poste dans le cadre du contrat de présence postale territoriale. Ce contrat, signé entre l’État, La Poste et l’Association des maires de France (AMF), assure une contribution financière basée sur des abattements fiscaux locaux appliqués à La Poste et sur une dotation via la loi de finances. Celle-ci permet à La Poste de remplir ses obligations en matière d’aménagement du territoire, garantissant ainsi l’égal accès au service postal territorial notamment dans les zones rurales. Dans le cadre de la loi de finances 2024, il était prévu que l’État soutienne ce service public de proximité à hauteur de 105 millions d’euros. Cependant, il apparaît que le Premier ministre a décidé d’annuler le versement de 50 millions d’euros de crédits dans le décret n° 2024-124 du 21 février 2024, privant ainsi le fonds de plus d’un tiers de ses ressources. Cela pourrait accentuer la dégradation de la situation financière de La Poste, envoyant un mauvais signal concernant la politique de partenariat territorial annoncée par le nouveau Gouvernement, notamment à travers le ministère en charge de la décentralisation dirigé par Mme Catherine Vautrin. De plus, cette annulation de crédit constitue une remise en cause du vote du Parlement lors du projet de loi de finances 2024, basée sur de mauvaises informations divulguées par le ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur le taux de croissance annoncé et sur les rentrées fiscales de l’État. Les élus locaux, particulièrement dans les zones rurales, expriment déjà leurs inquiétudes quant aux répercussions de cette réduction budgétaire. Ils craignent une augmentation de la charge financière pour les communes, qui devront compenser la réduction de soutien au service postal, un service pourtant essentiel mais qui ne relève pas de leurs compétences. M. le député souligne que les économies nécessaires au désendettement de la France et à l’équilibre des comptes publics ne doivent pas se faire au détriment de services publics qui remplissent une mission sociale d’intérêt général importante, notamment pour la perception des minima sociaux, des retraites vers les publics les plus fragiles économiquement et qui dynamisent le tissu économique local. Il souhaite savoir s’il compte entériner cette mesure de gel budgétaire pour 2024, qui va à l’encontre des engagements de l’État pris dans le sixième contrat de présence postale territoriale, signé pour une durée de trois ans (2023/2025) et du respect de l’égalité entre les territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>560</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2265</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Suppression de 50 millions d’euros octroyés par l’État au groupe La Poste</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            560. — 8 octobre 2024. — Mme Géraldine Bannier* attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’annonce par le groupe La Poste de la suspension par Bercy de l’aide de 50 millions octroyée par l’État pour assurer leur présence sur l’ensemble du territoire. En effet, grâce à cette aide budgétaire de l’État, le groupe La Poste peut financer 17 000 points de contact dans l’ensemble du pays. Sans cette aide, parce que chaque branche du groupe La Poste est déficitaire et parce que le groupe subit une lourde concurrence dans ses activités internationales comme Geopost (réseau international de livraison de colis du groupe), le fonds de 174 millions d’euros dédié à la présence des services postaux en milieu rural ou dans les quartiers populaires des villes serait amputé, dès cette année, de 50 millions. Concrètement, le risque est grand de voir fermer une grande partie de ses points de contact. Or comme le rappellent les élus locaux, à commencer par les maires ruraux, ces points de contact sont essentiels à la vie économique et sociale des territoires. Elle souhaite souligner que la présence postale dans les territoires et le passage quotidien des préposés sont un soutien indispensable aux associations comme le réseau d’aide à domicile en milieu rural, aux personnes âgées et à tous les Français éloignés des services publics, aux entreprises et aux commerces, aux élus locaux. L’Observatoire de la présence national de La Poste rappelle, pour sa part, que le contrat de présence postale territoriale doit être bien respecté avec la distribution du courrier 6 jours sur 7, l’accessibilité bancaire, la distribution de la presse et le maillage territorial et la présence d’une agence postale à moins de 5 km ou 20 minutes de 97 % de la population. C’est pourquoi cette décision de supprimer 50 millions d’euros qui intervient au moment où les commissions départementales ont pris des engagements pour aménager des agences postales communales risquent d’éloigner davantage les Français des services publics. C’est pourquoi elle lui demande comment il peut revenir sur cette décision de suppression de 50 millions d’euros.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>561</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2266</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Meurin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Sur la baisse de crédits alloués au contrat de présence postale territoriale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            561. — 8 octobre 2024. — M. Pierre Meurin* interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, sur l’intention du ministère de baisser la dotation du contrat de présence postale territoriale. Le contrat de présence territoriale a été créé en 2008 et construit entre La Poste, l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité (AMF) et l’État. Il fixe les règles en matière d’aménagement et de développement postal du territoire. L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (ARCEP) évalue cette mission à hauteur de 348 millions d’euros par an. Toutefois, dans la loi de finances pour 2024, seuls 105 millions d’euros de crédits ont été votés. Or le ministère de l’économie a envisagé de n’attribuer que 50 millions d’euros de crédits pour l’année 2024. Cette mesure fait peser un grave danger sur les agences postales. Celles-ci assurent un réseau de proximité, d’échanges et de convivialité indispensables à la vitalité des territoires. Elles ont un rôle primordial dans les petites communes où les services publics ont disparu. Aussi, il lui demande de reconsidérer les crédits alloués à la dotation du contrat de présence postale territoriale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2266</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le contrat de présence postale 2023-2025 porte des engagements forts de la part de La Poste et de l’association des maires de France (AMF) pour améliorer la qualité de service, notamment en termes d’amplitudes horaires mais aussi de lutte contre les fermetures intempestives. Le Gouvernement s’est engagé dès 2021 à maintenir la compensation versée en faveur de La Poste à même niveau en contrepartie d’une amélioration de la qualité de service. Aussi, une partie du financement de cette mission est basée sur des rendements d’abattements fiscaux, dont la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Or le taux de cette contribution, La Poste est exonérée du paiement de cette taxe et le montant des abattements dont elle bénéficie est destiné au financement du fonds postal de péréquation territoriale. La baisse du taux de CVAE entraîne par conséquent une baisse du rendement des abattements correspondants. Dès lors, pour compenser cette perte de financement, l’État a décidé dès 2021 de la mise en place d’une dotation annuelle inscrite au projet de loi de finances. Il faut d’abord rappeler qu’une somme initiale de 105 millions d’euros avait été votée en loi de finances pour 2024 afin de compléter le rendement prévisionnel des abattements fiscaux. Ce rendement prévisionnel ayant été ultérieurement estimé à 54 millions d’euros, le versement d’une dotation complémentaire de 15 millions d’euros avait été décidé, dès décembre 2023, à l’issue d’une concertation interministérielle, afin d’atteindre la somme de 174 millions d’euros – montant annuel maximum fixé par le contrat de présence postale. C’est pourquoi, dans le respect des engagements pris par l’État lors de la signature du contrat actuel, une dotation de 120 millions d’euros vient d’être versée à La Poste pour l’exercice 2024. Ainsi, absolument aucune réduction de la compensation n’a été opérée puisque le fonds postal de péréquation territoriale sera bien abondé à hauteur de 174 millions d’euros. Le Gouvernement est tout à fait conscient des risques qu’une réduction de la compensation versée par l’État peut entraîner, sur le financement des transformations indispensables de bureaux de poste, et sur les actions locales en faveur notamment des populations les plus vulnérables, que ce soit en matière d’accompagnement social ou de lutte contre la fracture numérique. La crise sanitaire a confirmé, s’il en était besoin, le caractère essentiel de ces services postaux pour nos concitoyens et tout particulièrement les plus fragiles d’entre eux. Aussi, le Gouvernement est très attentif à ce que les adaptations menées par La Poste soient conçues et conduites de façon à garantir un haut niveau de qualité de service aux usagers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>637</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2266</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Obligation d’ouverture d’un PER</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            637. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Blanchet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la chute des naissances en France et les effets induits par le ralentissement de la croissance démographique. Bien que le pays ait longtemps connu un taux de naissance proche du seuil de renouvellement démographique, il connaît une baisse de ce taux de natalité suffisamment inquiétant pour que le Président de la République s’en soit ému et appel au « réarmement démographique ». En 2023, 678 000 bébés sont nés en France, soit 48 000 de moins qu’en 2022, et le nombre de naissances atteint un nouveau point bas historique. À moyen terme, cela impliquera un moindre nombre d’élèves en classe de maternelle. À plus long terme, ce sont l’ensemble des différentes strates de l’enseignement secondaire qui sera successivement atteint par ce rétrécissement de l’assiette d’une tranche d’âge et ainsi de suite jusqu’à ce que, dans 20 ou 25 ans, ce sont encore moins d’actifs qui intègrent le marché du travail ; mettant définitivement à terre le modèle français de retraites. Ceci, alors que l’espérance de vie continue d’augmenter (celle des hommes a ainsi atteint 80 ans pour la première fois en 2023), est un enjeu capital pour le système de retraite. À ce titre, il souhaiterait savoir si la cotisation à un plan d’épargne retraite dès le plus jeune âge ne devait pas être rendue obligatoire et connaître la position du Gouvernement à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2267</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi PACTE (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) du 22 mai 2019 a permis la création d’un produit d’épargne retraite unique et portable, le plan d’épargne retraite (PER). Cinq ans après la réforme, le déploiement du produit est un succès, avec plus de 11 millions de titulaires pour un total de 118,9 Mds € d’encours au 30 septembre 2024. La loi de finances pour 2024 a mis fin à la possibilité d’ouvrir un PER mineur pour deux raisons. Premièrement, car cette possibilité ne répond pas à l’esprit du produit PER. En effet, celui-ci permet, dans un cadre collectif ou individuel, de constituer une épargne retraite supplémentaire afin d’accroître le taux de remplacement au moment du départ à la retraite. Dans ce cadre, le PER a été pensé comme un outil d’épargne pour les actifs, alimenté par les revenus du travail. C’est à ce titre qu’une exonération d’impôts sur le revenu est possible dans le cadre du PER individuel, et que les PER collectifs et obligatoires sont alimentés par l’employeur et parfois le salarié. Deuxièmement, la loi de finances pour 2024 a permis de neutraliser une pratique d’optimisation fiscale via l’ouverture d’un PER pour enfant mineur, certes marginale, qui ouvrait la possibilité pour certains ménages d’augmenter le plafond maximal de déductibilité des versements volontaires sur le PER individuel à l’impôt sur le revenu. Ainsi, les PER individuels ouverts pour un enfant mineur avant le 1er janvier 2024 ne peuvent plus accueillir depuis cette date de versements volontaires, et ce jusqu’à la majorité de l’enfant. L’amendement a prévu par ailleurs que ces plans pourront être débloqués de manière anticipée avant la majorité de l’enfant.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1044</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2267</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Modification de la doctrine fiscale applicable à la parahôtellerie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1044. — 15 octobre 2024. — M. Romain Daubié souhaite attirer l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les modifications apportées aux conditions d’application de la TVA sur les prestations parahôtelières et publiées au Bulletin officiel des finances publiques le 7 août 2024. La nouvelle interprétation de l’article 261 D, 4° du code général des impôts (CGI), sensée clarifier le régime de la parahôtellerie, change la doctrine fiscale applicable, de manière profonde et brutale. En effet, elle modifie les conditions d’application de la TVA sur les prestations parahôtelières, un secteur qui englobe les loueurs de meublés non professionnels (LMNP). Jusqu’alors, l’article 261 D, 4° du CGI exonérait de TVA les locations de logements meublés à usage d’habitation. Étaient toutefois exclues de cette exonération, d’une part, les prestations d’hébergement fournies par le secteur hôtelier et touristique et, d’autre part, les locations meublées comportant au moins trois sur quatre des prestations suivantes : petit-déjeuner, nettoyage régulier des locaux, fourniture du linge de maison et réception même non personnalisée de la clientèle. Jusqu’à cette nouvelle interprétation, le ménage effectué avant l’arrivée des voyageurs n’était pas interprété comme « ménage régulier » et la remise des clefs par un système de boîte à clé n’était pas, naturellement, considéré comme un accueil physique. Dès lors, la TVA n’était pas applicable. Le Conseil d’État, dans son avis du 5 juillet 2023, souligne que ces règles peuvent conduire à exonérer de TVA des prestations entrant en concurrence avec le secteur hôtelier alors que, selon la directive TVA, dès lors qu’un hébergement remplit les mêmes fonctions qu’un hôtel, il doit être soumis à la TVA. La nouvelle doctrine fiscale interprétant l’article 261 D, 4° du CGI vient renforcer la règle existante en précisant et élargissant les conditions d’application de la TVA aux activités para-hôtelières. Désormais, les contribuables qui proposent des locations meublées avec services para-hôteliers sont soumis à la TVA dès lors que le seuil de 91 900 euros de recettes est atteint. Cependant, cette modification introduit plusieurs zones d’ombre. En effet, la distinction entre les locations de courte et longue durée n’est pas claire, notamment pour les contribuables qui exercent ces deux activités simultanément. Cela crée une incertitude pour de nombreux bailleurs quant au régime fiscal auquel ils sont soumis. De plus, l’absence d’un accueil physique dans certaines prestations para-hôtelières, remplacé par des dispositifs automatiques comme les boîtes à clés, remet en question l’application de la TVA. Cette modification, opérée par le biais de l’administration et non par le législateur, en pleine période estivale, pose plusieurs questions quant à la stabilité des règles fiscales qui régissent cette activité et pose un problème démocratique, l’administration étant intervenue sans ministre et sans l’avis des parlementaires du Sénat et de l’Assemblée nationale. En l’absence de débat parlementaire, ce changement semble malvenu, à tout le moins précipité, sans concertation ni étude d’impact approfondie, ce qui pourrait fragiliser la confiance des contribuables dans le système fiscal. M. le député s’interroge sur la légitimité d’une administration de chambouler des règles alors que le propriétaire doit se projeter sur le long terme, avec, souvent, un financement sur 20 ans. Enfin, le seuil de 91 900 euros, qui détermine le régime applicable pour les loueurs en meublé non professionnels (LMNP), nécessite également d’être clarifié. Actuellement, cette interprétation ne prévoit pas de distinctions précises pour les contribuables exerçant des activités mixtes (courte et longue durée), ce qui alimente une confusion fiscale et des incertitudes quant à l’application de la TVA. Cette nouvelle doctrine fiscale interprétant l’article 261 D, 4° du code général des impôts est-elle représentative de la position de M. le ministre ? M. le ministre a-t-il conscience des conséquences pour le contribuable d’un tel changement brutal ? M. le ministre a-t-il conscience des nombreux contentieux que cela va générer ? Enfin, il lui demande s’il pense consulter le Parlement sur ce sujet, compte tenu qu’il s’agit d’une prérogative du législateur.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2268</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les dispositions du 4° de l’article 261 D du code général des impôts (CGI) ont fait l’objet d’une modification législative opérée par l’article 84 de la loi de finances pour 2024 qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2024, afin de mettre en conformité avec le droit européen régissant la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) le régime applicable aux prestations d’hébergement effectuées dans le secteur de l’hôtellerie et des secteurs similaires. Cette évolution législative permet de mettre fin à l’insécurité juridique pour les opérateurs, résultant de l’avis du 5 juillet 2023 (n° 471877) par lequel le Conseil d’État considère que le b dudit article, définissant les modalités de taxation à la TVA des prestations d’hébergement dans le secteur hôtelier et des secteurs similaires (« secteur para-hôtelier »), était partiellement incompatible avec la directive n° 2006/112/CE relative au système commun de la TVA (dite « directive TVA »). La nouvelle rédaction de l‘article 261 D du CGI opère désormais une distinction entre deux types d’opérations exclus de l’exonération des locations de logement : - d’une part, les prestations d’hébergement fournies dans le cadre des secteurs hôtelier et para-hôtelier, dont la définition est fondée sur un double critère de durée des offres de location proposées aux clients (n’excédant pas 30 nuitées) et de fourniture de services annexes à la mise à disposition d’un local meublé (au moins trois des prestations suivantes : le petit déjeuner, le nettoyage régulier des locaux, la fourniture de linge de maison et la réception, même non personnalisée, de la clientèle) ; - d’autre part, les locations de logements meublés dans le secteur résidentiel avec fourniture de prestations annexes, lesquelles sont définies de manière identiques à celles mentionnées ci-dessus. En effet, aux termes de l’article 135 de la directive TVA précitée, les États membres exonèrent de la TVA l’affermage et la location de biens immeubles, à l’exception des opérations d’hébergement telles qu’elles sont définies dans la législation des États membres qui sont effectuées dans le cadre du secteur hôtelier ou de secteurs ayant une fonction similaire (y compris les locations de camps de vacances ou de terrains aménagés pour camper) et qui doivent en conséquence être soumises de plein droit à la TVA. En outre, en cas d’exonération, le droit européen donne la possibilité aux État membres de prévoir des exclusions supplémentaires à son application (dernier alinéa de l’article 135 de la directive TVA) ou, le cas échéant, d’introduire des modalités de taxation sur option (article 137 de la même directive). Ces évolutions législatives ont fait l’objet des commentaires publiés au bulletin officiel des finances publiques – impôts le 7 août dernier, au document référencé BOI-TVA-CHAMP-10-10-50-20 cité par l’auteur de la question. Ce document, qui n’avait pas été mis à jour depuis 2012, intègre désormais également de nombreuses précisions et illustrations issues des prises de position de l’administration auprès d’opérateurs ou de fédérations professionnelles des secteurs concernés, sans que cela implique une évolution de la définition de ces quatre services para-hôteliers. Il convient également de préciser que cette définition est applicable tant aux locations d’une durée inférieure à 30 nuitées qu’à celles de plus longue durée. S’agissant d’abord de la portée de ces commentaires, la doctrine fiscale ne constitue pas pour l’administration un pouvoir réglementaire, mais, au contraire, un mécanisme de garantie au profit du redevable qui, s’il l’invoque, est fondé à se prévaloir, à condition d’en respecter les termes, de l’interprétation de la loi formellement admise par l’administration, même lorsque cette interprétation ajoute à la loi ou la contredit (Conseil d’État, avis du 8 mars 2013, n° 353782). Dans ce contexte, les paragraphes 80 et 90 du BOI-TVA-CHAMP-10-10-50-20 précité, concernant le nettoyage régulier des locaux et la fourniture du linge de maison, précisent que ces services para-hôteliers sont caractérisés dès lors qu’ils sont effectués avant le début du séjour et qu’ils sont proposés au client de façon régulière pendant son séjour. En ce qui concerne le nettoyage des locaux, la doctrine fiscale précise qu’à des fins d’organisation, le prestataire peut prévoir un délai entre la demande de nettoyage et sa fourniture effective, sans toutefois que ce délai n’ait pour effet de priver de toute portée la possibilité offerte. Toutefois, lorsque le séjour est d’une durée inférieure à une semaine, les remarques insérées dans les paragraphes précités ont pour objet de permettre à l’opérateur de considérer que ces conditions sont remplies du seul fait que le nettoyage des locaux est effectué au moins avant le début du séjour ou que le ligne de maison est au moins renouvelé au début du séjour. S’il le souhaite, l’opérateur peut ainsi s’en prévaloir pour considérer que le client a accès au service alors même que pendant la durée du séjour, le service ne sera pas proposé au client ou que ce dernier n’aura pas la possibilité d’en demander l’exécution. S’agissant par ailleurs de la seule mise à disposition d’une boîte à clés, celle-ci ne saurait suffire à caractériser une réception même non personnalisée de la clientèle. Le BOI précité indique ainsi, en son paragraphe 100, que, lorsque le prestataire d’hébergement propose à ses clients un choix entre un accueil physique avec remise des clés en main propre et un accueil par l’intermédiaire d’un dispositif de communication électronique, avec mise à disposition des clés via une boîte à clés, la condition d’accueil est considérée comme satisfaite. En effet, si la réception de la clientèle, comme les autres prestations annexes, doit être réellement proposée au client, il n’est pas exigé qu’elle soit effectivement fournie à celui-ci (§ 60 du BOI-TVA-CHAMP-10-10-50-20 précité). Enfin, dans le cas où un acteur commercialise à la fois des prestations éligibles à l’exonération et d’autres qui ne le sont pas, par exemple car ses offres comprennent à la fois des locations comprenant jusqu’à 30 nuitées et des locations en comprenant davantage, chaque prestation suivra son régime propre. Par ailleurs, les prestations d’hébergement de l’assujetti sont soumises à la TVA au taux réduit de 10 % et il bénéficie corrélativement du droit de déduire la TVA grevant ses dépenses dans les conditions de droit commun prévues par l’article 271 du CGI.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1211</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2269</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Besse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Défiscalisation des pensions alimentaires pour les femmes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1211. — 22 octobre 2024. — Mme Véronique Besse interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la possibilité d’une mise en place d’une défiscalisation pour les pensions alimentaires versées aux femmes seules. La pension alimentaire, versée pour l’entretien et l’éducation des enfants, est, dans la plupart des cas, versée à la mère. Cela signifie que le père a, dans ces situations, des ressources supérieures à celles de la mère. À cela s’ajoute que la séparation d’un couple a des conséquences importantes sur le train de vie de la mère. Selon l’INSEE, après une séparation, le niveau de vie des femmes se détériore de 19 %, contre 2,5 % pour les hommes. La pension alimentaire versée ne devient pas, pour autant, un revenu complémentaire pour pallier cette perte de moyens. Elle n’a pour seul but que l’entretien de l’enfant. Cependant, cette pension est comptabilisée dans les ressources de la mère et cela peut entraîner une diminution des ressources réelles de la mère élevant seule les enfants. En effet, si la pension alimentaire perçue reste imposable, la femme seule peut se voir retirer ses allocations ou aides financières et voir même ses allocations familiales diminuer. La fiscalisation de la pension alimentaire vient donc aggraver la situation, souvent difficile, de ces mères seules. Elle souhaite donc lui demander si la défiscalisation des pensions alimentaires perçues par les mères seules est envisageable.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2269</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément au 2° du II de l’article 156 du code général des impôts (CGI), le débiteur de la pension alimentaire résultant de l’obligation civile de contribution à l’entretien et à l’éducation d’un enfant peut déduire la somme effectivement versée de son revenu imposable. Corrélativement, la pension perçue, en nature ou en numéraire, est imposable chez le bénéficiaire, conformément aux principes généraux de l’impôt sur le revenu selon lesquels sont inclus dans le revenu global servant de base à l’impôt l’ensemble des pensions ainsi que tous les avantages en argent ou en nature dont le contribuable dispose au cours de l’année. Ce traitement fiscal des pensions alimentaires est conforme aux règles d’imposition des revenus des personnes physiques et permet d’appréhender les facultés contributives du débiteur comme du bénéficiaire de la pension. L’évolution suggérée soulève de sérieuses difficultés juridiques, en particulier au regard du principe d’égalité devant les charges publiques. En premier lieu, elle créerait une rupture d’égalité entre les parents supportant seuls la charge d’un enfant selon l’origine de leurs revenus. Ainsi, le parent qui ne serait pas titulaire d’une pension mais qui supporterait également seul la charge d’un enfant serait, à revenu équivalent, davantage imposé (sur l’ensemble de ses revenus). En deuxième lieu, le créancier de la pension alimentaire pour enfant mineur serait avantagé sans justification objective et rationnelle par rapport aux parents non séparés percevant des revenus équivalents mais qui ne seraient pas créanciers d’une pension. Il en résulterait que le créancier ne serait pas imposé sur l’ensemble de ses revenus servant à l’entretien et l’éducation de l’enfant, à la différence des parents non séparés, imposés sur la totalité de leurs revenus dont ils affectent pourtant une part à la même fin.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1213</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2269</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Traitement fiscal des dépenses engagées par les résidents en Ehpad</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1213. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le traitement fiscal des dépenses engagées par les résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Tandis que les sommes versées en rémunération de services rendus au domicile ouvrent droit à un crédit d’impôt en vertu de l’article 199 sexdecies du code général des impôts, les dépenses liées à la dépendance et à l’hébergement en Ehpad ne bénéficient que de la réduction d’impôt prévue par l’article 199 quindecies du même code. Alors que le crédit d’impôt permet à l’usager non imposable de bénéficier du remboursement de tout ou partie de cet avantage fiscal, la réduction d’impôt vient uniquement en déduction de l’impôt sur le revenu (IR). Cette différence de traitement est donc source d’inégalité. En effet, si les résidents en Ehpad qui sont imposables peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt égale à 25 % des dépenses engagées au titre de la dépendance et de l’hébergement dans la limite d’un plafond annuel de 10 000 euros, ceux qui ne sont pas redevables de l’impôt sur le revenu ne bénéficient d’aucun d’avantage fiscal, alors qu’ils pourraient bénéficier d’un crédit d’impôt s’ils avaient fait le choix d’un maintien à domicile en ayant recours à des services d’aides à la personne. La solidarité envers les personnes âgées et dépendantes qui ne peuvent plus vivre à leur domicile ne doit pas être réservée aux seuls citoyens redevables de l’impôt sur le revenu. Il en va d’un principe de justice sociale. C’est pourquoi il souhaite savoir dans quelle mesure le Gouvernement entend réduire le reste à charge des personnes dépendantes hébergées en Ehpad non imposables ou faiblement imposés et notamment s’il envisage de transformer la réduction d’impôt prévue par l’article 199 quindecies du code général des impôts en un crédit d’impôt.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2270</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément à l’article 199 quindecies du code général des impôts (CGI), une réduction d’impôt sur le revenu est accordée aux contribuables fiscalement domiciliés en France qui sont accueillis soit dans des établissements et services sociaux et médico-sociaux qui accueillent des personnes âgées, soit dans des établissements de santé (publics ou privés) qui ont pour objet de dispenser des soins de longue durée et comportant un hébergement à des personnes n’ayant pas leur autonomie de vie et dont l’état nécessite une surveillance médicale constante et des traitements d’entretien. La réduction d’impôt est égale à 25 % du montant des dépenses effectivement supportées par le contribuable, tant au titre de la dépendance que de l’hébergement, dans la limite de 10 000 € de dépenses par personne hébergée. Cette réduction d’impôt n’a pas pour objet de compenser intégralement les frais qui résultent d’un séjour en établissement mais d’alléger la cotisation d’impôt sur le revenu lorsque l’état de santé de la personne justifie un tel placement. La transformation de cette réduction d’impôt en crédit d’impôt serait très coûteuse et s’ajouterait à l’ensemble des aides sociales prévues en la matière au titre desquelles figurent notamment l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) ou encore l’aide sociale à l’hébergement (ASH). Par ailleurs, il convient de rappeler l’existence d’autres mesures fiscales favorables aux personnes dépendantes disposant de revenus modestes. La prise en compte de l’invalidité donne ainsi droit à un avantage fiscal particulier : lorsqu’il est titulaire de la carte « mobilité inclusion » portant la mention « invalidité » prévue à l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles (invalidité d’au moins 80 %), un contribuable bénéficie d’une demi-part supplémentaire de quotient familial. S’agissant des personnes hébergées en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), les participations aux frais d’hébergement en établissement versées par les enfants ne sont pas imposables au nom du bénéficiaire lorsqu’ils sont réglés directement à l’établissement et à condition que la personne hébergée ne dispose que de faibles ressources, telle l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). Ainsi, la prise en charge des dépenses liées à la dépendance s’agissant des résidents des EHPAD doit être appréciée en tenant compte de l’ensemble des aides et allocations à caractère social versées par l’État, les collectivités territoriales ou les organismes sociaux, aux personnes concernées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1270</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2270</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Metzdorf</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Financement incitatif pour le secteur de l’immobilier en Nouvelle-Calédonie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1270. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Metzdorf interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la possibilité pour l’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM) de mettre en place, avec le soutien de l’État, un financement incitatif à taux zéro pour l’acquisition ou la construction de logements neufs en Nouvelle-Calédonie. Le territoire fait face à des défis économiques, politiques et à des tensions institutionnelles majeures. Ces incertitudes pèsent sur l’économie locale, entraînant une fuite des capitaux, un désert des investissements et une paupérisation massive. De plus, la dépendance excessive de l’économie calédonienne à l’industrie du nickel et l’absence de diversification économique rendent indispensable la mise en place de dispositifs innovants pour dynamiser des secteurs alternatifs. L’État pourrait donc soutenir l’Institut d’émission d’outre-mer dans la mise en œuvre d’un financement incitatif à taux zéro pour l’acquisition ou la construction de logements neufs. Ce mécanisme, financé par l’État, permettrait de réduire les coûts de financement pour les promoteurs immobiliers et les particuliers, encourageant ainsi la construction et l’achat de logements, ce qui dynamiserait le secteur du bâtiment, un acteur clé de l’emploi local. Il s’agirait d’un levier significatif pour relancer l’économie du territoire. Il lui demande donc si une telle mesure pourrait être à l’étude pour encourager la relance économique locale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2271</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis mai 2024, l’État est très attentif à la situation économique de la Nouvelle-Calédonie a engagé près de 0,6 Md€ de soutien d’urgence. C’est un message fort de solidarité nationale qui a pris la forme d’un soutien direct à l’ensemble des acteurs calédoniens et notamment des entreprises et des salariés de Nouvelle-Calédonie. Ce soutien s’est matérialisé par différents canaux : En prenant à sa charge une partie des coûts fixes des entreprises frappées par la crise - 61,7 MEUR ont été versés, et les critères ont été largement assouplis pour pouvoir prendre en compte les situations particulières à travers un dispositif dit de « cas par cas ». L’Etat a également déployé au côté du Gouvernement de Nouvelle Calédonie un dispositif de prise en charge du chômage partiel, d’un montant de 173 MEUR. 23 000 personnes en ont bénéficié depuis le 13 mai, et sa couverture a été étendue à plusieurs reprises. A la fin de l’année dernière, le Premier Ministre a accepté une nouvelle prolongation du dispositif qui pourra ainsi s’éteindre en sifflet au31 mars 2025. L’Etat a également pris en charge d’autres dispositifs de soutien des salaires pour 6 M€. Enfin l’Etat s’est mobilisé pour soutenir la place bancaire et maintenir ainsi l’accès des entreprises calédoniennes au crédit. 40 MEUR ont été injectés dans le fonds SOGEFOM, qui proposera des dispositifs exceptionnels de garantie jusqu’à fin 2026. Tous ces dispositifs accompagnent les acteurs du bâtiment. Ce soutien se poursuivra en 2025 mais il doit aussi marquer un tournant. Après la phase d’urgence, s’ouvre devant nous les enjeux de la reconstruction du territoire, qui ont été largement pris en compte dans le cadre de l’élaboration du PLF. La nouvelle loi de finances permettra notamment : De soutenir à hauteur de 200 M€ la reconstruction des écoles et des bâtiments publics indispensables pour la formation de nos jeunes, leur avenir et la continuité des services publics dans leur ensemble ; De poursuivre le soutien de la place bancaire avec l’apport de 29 M€ additionnels pour le fonds SOGEFOM ; De favoriser la reprise grâce à deux dispositifs de défiscalisation : une bonification du taux, passant de 38,25 à 45,9 %, et une extension de son assiette pour couvrir la reconstruction et la réhabilitation d’immeubles détruits lors des émeutes de mai. Le secteur du logement a donc bien été identifié comme un secteur prioritaire d’intervention par l’Etat et par les autorités locales qui ont inscrit des mesures dédiées au sein du plan de sauvegarde, refondation et reconstruction en cours de préparation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1358</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2271</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Besse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Crédit d’impôt lié au recours aux services à la personne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1358. — 22 octobre 2024. — Mme Véronique Besse attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la discrimination qui est faite quant à la possibilité de pouvoir bénéficier d’un crédit d’impôt pour l’utilisation d’un service d’aide à domicile ou l’emploi d’une aide à domicile. En effet, les personnes âgées, quand elles sont à domicile et qu’elles ont recours aux services à la personne tels que la livraison de repas ou le recours à une femme de ménage (prestation de service ou embauche directe d’un salarié à domicile), se voient ouvrir le droit à un crédit d’impôt pour ces dépenses. Ce dispositif, prévu dans le code général des impôts, est devenu accessible aux personnes âgées depuis 2018. En revanche, quand les personnes âgées intègrent une MARPA, elles ne peuvent bénéficier de ce crédit d’impôt, alors que l’hébergement en MARPA ou résidence autonomie est reconnu comme substitut de domicile. Interpellée à ce sujet, elle lui demande pourquoi ce dispositif du crédit d’impôt n’est pas accessible aux personnes âgées en MARPA ou résidence autonomie. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2271</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aux termes de l’article 199 sexdecies du code général des impôts (CGI), les sommes versées par un contribuable domicilié en France au titre de l’emploi direct d’un salarié ou du recours à une association, une entreprise ou un organisme agréés pour les services à la personne définis aux articles L. 7231-1 et D. 7231-1 du code du travail et rendus à la résidence du contribuable, ouvrent droit, sous certaines limites et conditions, à un crédit d’impôt sur le revenu. Les personnes hébergées dans une résidence du troisième âge ou dans une résidence-services peuvent bénéficier du crédit d’impôt au titre des dépenses correspondant aux prestations de services éligibles, que celles-ci soient réalisées par les salariés qu’elles emploient directement ou par un tiers (association, entreprise, organisme prestataire de service) dont elles sont débitrices, dès lors que les conditions fixées par la loi et commentées au BOI-IR-RICI-150-10, notamment à son paragraphe 70, sont remplies. Ainsi,  ouvrent droit au crédit d’impôt les prestations effectuées par les salariés, en complément de services rendus par le personnel de l’établissement, dès lors qu’elles ont un objet strictement personnel et que l’établissement qui les accueille constitue effectivement la résidence du contribuable. En revanche, l’avantage fiscal ne s’applique pas à la quote-part des dépenses mises à la charge de la personne hébergée par les gestionnaires de l’établissement à raison de l’emploi d’un salarié pour des dépenses collectives, voire individuelles. Si toutes les conditions précitées sont réunies, un contribuable hébergé dans des petites unités de vie (PUV) ou des résidences autonomie ayant acquis le label de maisons d’accueil et de résidence pour l’autonomie (MARPA) par la caisse centrale de la mutualité agricole, qui peuvent être considérées comme des résidences du troisième âge ou de services conformément à la doctrine (cf. BOI-IR-RICI-150-10 § 70), peut bénéficier du crédit d’impôt.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1388</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2272</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Financement de l’armée israélienne par des dons défiscalisés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1388. — 29 octobre 2024. — M. Thomas Portes appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur une situation alarmante qui implique l’utilisation des impôts pour financer des drones et du matériel militaire destinés à l’armée israélienne. Des associations françaises, généralement engagées dans des œuvres caritatives, détournent leur objet social en organisant des appels à dons défiscalisés pour soutenir l’acquisition d’équipements militaires, contribuant ainsi à faciliter l’intervention terrestre au sud du Liban. Fin 2023, des alertes avaient déjà été lancées par la presse française concernant des pratiques similaires. À cette époque, il s’agissait d’achats de nourriture, de vêtements et de produits d’hygiène. Le ministère de l’économie avait clairement indiqué que la défiscalisation des dons aux associations n’est autorisée que lorsque ces dons visent à financer des actions d’intérêt général, conformément au code général des impôts. Le financement de l’armée israélienne ne fait manifestement pas partie de ces objectifs. Cependant, en raison d’un manque de contrôle et de répression, cette pratique a évolué vers des niveaux préoccupants. Non seulement certaines associations continuent à faire défiscaliser des dons au bénéfice de l’armée israélienne, mais des révélations récentes du journal Le Média mettent en lumière un système de détournement du mécanisme de défiscalisation, où les fonds collectés sont illégalement orientés vers l’acquisition de matériel militaire. Un exemple significatif est celui d’une association, basée en Seine-Saint-Denis, qui officiellement se consacre à l’accompagnement de personnes démunies et affiche comme objectif d’accompagner « les personnes âgées, les orphelins et les femmes seules avec enfants en Île-de-France ». Toutefois, cette association n’hésite pas à partager des liens vers des collectes visant à financer des équipements militaires, tout en soutenant que les fonds sont destinés à des civils. En effet, cette association entretient des liens avec un franco-israélien, qui apporte son aide aux réservistes de l’armée israélienne sur le terrain, une activité illégale tant en Israël qu’en France. En contournant la législation, l’association prétend redistribuer les aides aux civils, tout en diffusant des collectes sur les réseaux sociaux et via une boucle Telegram réunissant plus de 49 000 abonnés. Les donateurs reçoivent des certificats CERFA, leur permettant de bénéficier d’une réduction d’impôt. Les fonds récoltés servent alors à l’achat de matériel militaire, notamment des drones thermiques, qui sont utilisés pour le repérage militaire au sud du Liban. Les soldats israéliens, loin de dissimuler ces acquisitions, ont partagé des vidéos de remerciement à cet égard. Il a été rapporté qu’au moins 350 000 euros ont été collectés par cette seule association pour l’achat de drones, dont 231 000 euros ont été financés par les contribuables français via le mécanisme de la défiscalisation. À la suite de l’enquête menée par Le Média, les vidéos de remerciement ont été rapidement supprimées et les cagnottes clôturées. Il est également préoccupant de constater que le ministère des finances et la préfecture de Seine-Saint-Denis n’ont pas répondu aux sollicitations du journal, alors que ce n’est pas la première fois que des associations françaises sont mises en cause pour de telles pratiques. Les accusations portées sont d’une gravité extrême, évoquant un détournement du système de défiscalisation en vue de financer une armée accusée d’initiatives génocidaires par la Cour internationale de justice. Face à cette situation, l’État doit impérativement prendre ses responsabilités. Le Gouvernement continue de refuser de suspendre l’exportation d’armes et de logiciels militaires vers Israël, un pays qui enfreint deux injonctions de la Cour internationale de justice. Par ailleurs, alors que l’État prévoit la suppression de 4 000 postes d’enseignants et une réduction des budgets destinés à la santé, à l’écologie et à la justice, il est inacceptable que l’argent des contribuables soit détourné vers le financement d’une armée déjà accusée de crimes de guerre par de nombreux observateurs internationaux indépendants. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures il envisage de mettre en œuvre pour renforcer le contrôle sur la défiscalisation des dons et mettre un terme au financement de l’armée israélienne par le biais de ces associations.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2272</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En vertu des dispositions des articles 200 et 238 bis du code général des impôts (CGI), ouvrent droit à une réduction d’impôt les dons et versements effectués au profit d’organismes d’intérêt général dont les activités présentent l’un des caractères énumérés par la loi. L’administration fiscale a notamment pour mission de vérifier que seuls les dons et versements consentis à des organismes ayant des activités éligibles ouvrent droit aux réductions d’impôt existantes en faveur du mécénat. À cet effet, le pouvoir de contrôle de l’administration fiscale des organismes sans but lucratif a été notablement renforcé par l’article 18 de la loi n° 2021 1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République, qui permet depuis 2022 à l’administration de contrôler que les organismes délivrant des reçus fiscaux à leurs donateurs satisfont à l’ensemble des conditions prévues aux articles 200, 238 bis et 978 du CGI requises pour bénéficier du régime fiscal du mécénat. La délivrance irrégulière de reçus ouvrant droit à ces avantages fiscaux est sanctionnée par l’application d’une amende, prévue à l’article 1740 A du CGI, dont le taux est égal à celui de la réduction d’impôt en cause et dont l’assiette est constituée par les sommes indûment mentionnées sur les documents délivrés au contribuable. Dans ce cadre juridique, tout manquement intentionnel dont l’administration a connaissance donne lieu à une procédure de vérification et à l’application de l’amende prévue par la loi. Aucune donnée individuelle sur l’action de contrôle de l’administration ne peut faire l’objet d’une communication publique tant pour des raisons d’efficacité du contrôle que pour respecter le secret fiscal. Il est rappelé que le non-respect du secret fiscal est passible d’une sanction pénale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1479</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2273</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par les groupes de distribution automobiles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1479. — 29 octobre 2024. — Mme Valérie Bazin-Malgras attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les difficultés que rencontrent les groupes de distribution automobiles lors de contrôles fiscaux, en particulier en ce qui concerne les taxes locales. Ces contrôles révèlent une interprétation excessive de la notion de « surface principale » pour les parkings extérieurs dédiés à l’exposition de véhicules d’occasion. Actuellement, ces surfaces non couvertes sont assimilées à des surfaces principales (P1) pour le calcul de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et des taxes foncières (TF), ce qui entraîne une augmentation importante des montants dus. Cette situation menace le modèle économique de nombreux groupes, en raison de l’absence de pondération pour ces surfaces, qui représentent parfois une part significative de leurs installations. En outre, les opérateurs du secteur constatent une incohérence dans l’application des règles fiscales, ce qui crée un climat d’incertitude préjudiciable à leur activité. Une reclassification de ces surfaces en tant que parties secondaires (P3), soumises à une pondération plus adaptée, permettrait d’alléger cette pression fiscale. Elle souhaite donc connaître les actions que le Gouvernement envisage de mettre en place afin d’adapter les critères d’évaluation des surfaces d’exposition des véhicules et de garantir un traitement plus juste pour ces entreprises, déjà fragilisées par le contexte économique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2273</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La valeur locative des locaux professionnels retenue pour l’assiette de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) et de la cotisation foncière des entreprises (CFE) est évaluée, dans la généralité des cas, selon une méthode tarifaire reflétant la réalité du marché locatif (tarif exprimé en euros / m2 pondéré), prévue à l’article 1498 du code général des impôts (CGI). Les locaux sont évalués à partir de données individuelles du local (surfaces principale et secondaires et catégorie de propriété) et des paramètres collectifs départementaux (secteur d’évaluation, tarif au mètre carré par catégorie de locaux et coefficient de localisation). En application des dispositions du I de l’article 1498 du CGI, les locaux sont classés dans des sous-groupes, définis en fonction de leur nature et de leur destination. À l’intérieur d’un sous-groupe, ils sont classés par catégories, en fonction de leur utilisation, de leurs caractéristiques physiques, de leur situation et de leur consistance. Le C du II de l’article 1498 du CGI dispose que la surface pondérée d’un local est obtenue à partir de la superficie de ses différentes parties affectée, le cas échéant, de coefficients fixés par décret pour tenir compte de leur utilisation et de leurs caractéristiques physiques respectives. L’article 324 Z de l’annexe III au CGI, pris pour l’application de cette disposition, précise que la surface pondérée d’un local est la somme, le cas échéant arrondie au mètre carré inférieur, des superficies de ses différentes parties affectées, le cas échéant, d’un coefficient de pondération de superficie qui s’applique lorsque l’une de ces parties a une valeur d’utilisation réduite par rapport à l’affectation principale du local. Ainsi, il est considéré que les parties principales (P1) correspondent aux surfaces essentielles à l’exercice de l’activité à laquelle le local est totalement ou principalement affecté, alors que les parties secondaires couvertes (P2) correspondent à des surfaces moins importantes pour l’exercice de l’activité, et que les parties secondaires non couvertes (P3) correspondent essentiellement à des dépôts ou des lieux de stockage. Le coefficient est fixé à 0,5 lorsque la partie ayant une valeur d’utilisation réduite est couverte et à 0,2 dans le cas contraire. Ces dispositions visent à tenir compte du lien direct et indispensable entre l’affectation de chaque partie du local et l’activité exercée. À cet égard, les coefficients de pondération ne sont pas applicables aux surfaces affectées à une activité lorsque leur utilisation correspond à l’affectation principale de ce local appréciée au regard de la catégorie dans laquelle il est classé, ainsi que l’a récemment précisé le Conseil d’État (CE, 26 avril 2024, n° 476025). Par suite, si la condition de la valeur d’utilisation réduite par rapport à l’affectation principale du local n’est pas satisfaite, il n’y a pas lieu de faire application de ces coefficients de pondération et le caractère clos ou couvert des parties du local est indifférent. S’agissant spécifiquement des locaux affectés à l’activité de concessionnaire automobile, qui consiste en la vente de véhicules neufs et d’occasion, ceux-ci sont classés dans le sous-groupe I : magasins et lieux de vente (MAG). Les parkings extérieurs qui sont affectés à l’exposition et à la vente de véhicules d’occasion et auxquels la clientèle a librement accès ne présentent pas une valeur d’utilisation réduite. En conséquence, les surfaces extérieures non couvertes servant à l’exposition des véhicules d’occasion doivent être évaluées en surface principale (P1) sans application d’un coefficient de pondération. Une modification de ce dispositif, qui inclurait des considérations économiques dans la détermination de la base de la TFPB et de la CFE, irait à l’encontre des principes d’imposition à ces taxes. En effet, la valeur locative est conçue comme le loyer théorique annuel que le bien serait susceptible de produire dans des conditions normales à une date de référence. Le calcul de la valeur locative ne dépend pas des conditions d’utilisation du bien mais de son affectation, de sa destination et de sa consistance. Ainsi, son évaluation n’est pas liée à l’utilisation effective de l’ensemble des surfaces par l’exploitant.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1483</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2274</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1483. — 29 octobre 2024. — M. Vincent Rolland attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics sur la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. La taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) est due même si le propriétaire du bien soumis à la taxe foncière n’utilise pas le service de collecte et de traitement des déchets de la commune ou de l’intercommunalité. Ainsi, un contribuable qui peut bénéficier des services collectifs d’enlèvement des déchets de la commune mais ne les utilise pas, parce qu’il ne produit pas de déchets (logement vacant) ou n’utilise pas le service public, ne peut pas échapper au paiement de la TEOM. Aussi, il lui demande si une exonération ou un allègement de cette taxe est envisageable pour les propriétaires qui n’occuperaient pas ou peu leur logement. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2274</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les communes et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) ont la possibilité de financer la collecte et le traitement des déchets ménagers et assimilés par le recours à leur budget général, à la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), prévue à l’article 1520 du code général des impôts (CGI) ou à la redevance d’enlèvement des ordures ménagères (REOM), prévue à l’article L. 2333-76 du code général des collectivités territoriales. La TEOM porte sur toutes les propriétés soumises à la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) ou qui en sont temporairement exonérées (CGI, article 1521). Il ne s’agit pas, comme la REOM, d’une redevance pour service rendu, mais d’une imposition de toute nature. Par conséquent, tout redevable de la TFPB à raison d’un bien situé dans une commune y est normalement assujetti, indépendamment du recours effectif au service public de gestion des déchets. C’est pourquoi la taxe est notamment due pour les locaux à usage de garage et les bâtiments sans bac à ordures, lesquels sont imposés à la TFPB. Par ailleurs, afin d’encourager la réduction et le tri des déchets, une tarification incitative peut être instaurée, par l’introduction dans le calcul de la taxe d’une part variable qui dépend de la quantité et, éventuellement, de la nature des déchets produits par chaque ménage (CGI, article 1522 bis). Les tarifs de la part incitative sont fixés chaque année par délibération, de manière à ce que son produit soit compris entre 10 % et 45 % du produit total de la TEOM. Ce dispositif incitatif permet à l’imposition de comprendre une part variable en fonction du service rendu, encourageant ainsi les comportements vertueux des contribuables. Aussi, pour les locaux ne produisant pas de déchets, la part incitative est susceptible d’être nulle. De surcroît, les communes et leurs EPCI, ainsi que les syndicats mixtes, ont la faculté d’instituer, sur délibération, un plafonnement des valeurs locatives des locaux à usage d’habitation passibles de la TEOM, fixé dans la limite d’un montant qui ne peut être inférieur à deux fois la valeur locative moyenne communale (CGI, article 1522, II). Ce dispositif s’adresse notamment aux locaux à valeurs locatives importantes mais peu producteurs de déchets. Ainsi, les communes et les EPCI disposent d’une gamme d’options parmi lesquelles elles peuvent choisir les modalités de financement les mieux adaptées à leur situation. Instituer une exonération ou un allègement de TEOM en faveur des contribuables qui n’utilisent pas les services collectifs d’enlèvement des déchets, notamment parce qu’ils n’en produisent pas (logement vacant), irait à l’encontre de la nature même de cet impôt. De plus, sauf à accroître la charge fiscale pesant sur les autres redevables, cette exonération ou cet allègement se traduiraient par une réduction des ressources des communes ou de leurs EPCI.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1805</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2274</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Crédits-bails sur le matériel agricole</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1805. — 12 novembre 2024. — M. Dominique Potier appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les pratiques peu scrupuleuses d’un certain nombre de concessionnaire de matériel agricole en matière de crédit-bail mobilier. Dans un contexte de crise agricole aiguë, de nombreux agriculteurs sont dans l’impossibilité de contracter des prêts bancaires. Un certain nombre d’opérateurs commerciaux dans le secteur du matériel agricole leur proposent alors de recourir au crédit-bail mobilier pour faire l’acquisition de matériels nécessaires à la poursuite de leur activité. Cette pratique est encadrée par les articles L. 313-7 à L. 313-11 du code monétaire et financier. Contrairement aux règles qui régissent la contraction d’un tel contrat ou d’un prêt bancaire par un particulier, aucune obligation n’est faite au bailleur d’évaluer la solvabilité du preneur. Par ailleurs, il semble que la loi comme la réglementation soient silencieuses sur les conditions de résiliation d’un contrat de crédit-bail laissant place à d’éventuels abus de la part des bailleurs. Alerté par différentes associations et organisations syndicales du monde agricole, M. le député a pu prendre connaissance de contrats fortement défavorables au preneur. En défaut de paiement, si celui-ci souhaite mettre fin au contrat, il ne doit pas seulement restituer les sommes dues et le matériel « en bon état d’entretien » mais il doit aussi payer des indemnités égales aux échéances restantes jusqu’à la fin du contrat pour un bien qu’il a pourtant restitué. Les taux d’intérêts que l’on a pu observer dans certains de ces contrats s’élèvent jusqu’à 42 % sur 4 ans. De telles pratiques qui s’abattent sur des exploitants déjà en difficulté les plongent définitivement dans une situation inextricable qui conduit invariablement à la faillite de leur entreprise. Par ailleurs, il existe également des contrats de location de matériel dont l’ambiguïté est de nature à altérer le discernement des contractants. Il apparaît que ces pratiques ne soient pas mieux encadrées car relevant d’une relation de professionnel à professionnel, dans un rapport équivalent. Toutefois, il semble pourtant à M. le député que la relation commerciale entre un organisme financier, un concessionnaire et un agriculteur est totalement dissymétrique et que ce dernier n’est pas mieux armé qu’un particulier face à un organisme bancaire. S’il a pu observer de telles pratiques délétères dans le secteur agricole, M. le député s’interroge sur leur possible existence dans le secteur de l’artisanat et du BTP notamment. Aussi, tout en étant soucieux de la liberté de contracter et d’entreprendre, il lui demande quelles sont les mesures réglementaires et législatives que le Gouvernement entend prendre, en s’inspirant des dispositions qui protègent les particuliers, pour mettre fin à de telles pratiques qui s’apparentent à de l’usure.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2275</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Défini principalement par la loi n° 66-455 du 2 juillet 1966, le contrat bail mobilier concerne les opérations de location de biens d’équipement ou de matériel d’outillage. L’article L. 313-7 du code monétaire et financier précise que ces opérations sont des opérations de location de biens ou de matériel précités achetés en vue de cette location par des entreprises (crédit bailleur) qui en demeurent propriétaires, lorsque ces opérations, quelle que soit leur qualification, donnent au locataire (crédit preneur) la possibilité d’acquérir tout ou partie des biens loués, moyennant un prix convenu tenant compte, au moins pour partie, des versements effectués à titre de loyers. Cette opération complexe comporte deux éléments liés l’un à l’autre : un achat par un établissement financier en vue de la location ; un contrat entre l’établissement financier crédit-bailleur et le preneur, qui constitue le contrat de crédit-bail à proprement parler. Le contrat de crédit-bail comporte, d’une part, une location, d’autre part, une promesse unilatérale de vente à l’issue du contrat. Le crédit-bail, bien que juridiquement qualifié de contrat de location avec option d’achat, a en réalité un caractère éminemment financier parce qu’il constitue un mode de financement des investissements à moyen ou long terme. Il est assimilé à une opération de crédit et ne peut être effectué, selon l’article L. 515-2 du code monétaire et financier, à titre habituel que par des entreprises commerciales agréées en qualité d’établissement de crédit. D’ailleurs, l’offre préalable ne prévoit pas de faire figurer un Taux Effectif Global (TEG) car il ne s’agit pas d’un crédit au sens juridique du terme. S’agissant de la solvabilité du preneur, il convient de préciser que contracter un crédit constitue un engagement dont les conséquences financières doivent être pleinement mesurées. Il est nécessaire que le contractant et l’établissement financier puissent évaluer et anticiper raisonnablement les capacités d’endettement et de remboursement du client. Le prêteur a l’obligation de vérifier que l’emprunteur sera en mesure de rembourser son crédit, puisque son obligation principale découlant du contrat de crédit est le paiement de ses échéances. Le prêteur doit donc rechercher si l’emprunteur pourra, au regard de ses revenus notamment, faire face à ses échéances. Les établissements financiers étant responsables des risques qu’ils acceptent de supporter sont, de ce fait, seules décisionnaires en matière d’octroi de prêts, en fonction de l’appréciation qu’ils portent sur la situation financière de leurs clients et sur les garanties offertes. Concernant le coût du crédit bail mobilier, si l’on tient compte du dépôt de garantie restituable en fin de contrat, du premier loyer majoré et de l’option d’achat finale, il est difficile de comparer le prix de revient d’un contrat de crédit bail avec un crédit d’investissement classique. Faire jouer la concurrence reste le moyen d’agir sur le niveau des prix pratiqués par les établissements lorsque ces prix ne sont pas réglementés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1824</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2275</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Avantage fiscal du dispositif dit « Coluche »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1824. — 12 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’avantage fiscal portant sur les dons aux organismes sans but lucratif d’aide aux plus démunis. Ce dispositif dit « Coluche » ouvre droit à une réduction d’impôt correspondant à 75 % des versements, dans une certaine limite, pour les dons aux associations fournissant gratuitement des repas ou des soins médicaux à des personnes en difficulté ou qui contribuent à favoriser leur logement. En 2020, 5,233 millions de ménages ont bénéficié de cette réduction d’impôt, pour un coût de l’ordre de 1,545 milliard d’euros. Ce dispositif encourage le principe de solidarité entre les ménages imposables et les personnes modestes. Toutefois, en permettant une réduction d’impôt et non pas un crédit d’impôt, il n’incite pas les personnes non imposables à participer. Pourtant, si ce dispositif occasionnait la création d’un crédit d’impôt, il toucherait davantage de personnes. À ce titre, il lui demande quelles sont les raisons justifiant le choix d’une réduction d’impôt plutôt qu’un crédit d’impôt.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2276</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le régime fiscal à l’impôt sur le revenu applicable aux dons des particuliers est l’un des plus généreux au monde. En application de l’article 200 du code général des impôts (CGI), les dons et versements effectués au profit d’organismes d’intérêt général ouvrent droit, sous certaines conditions, à une réduction d’impôt sur le revenu égale à 66 % de leur montant, dans la limite de 20 % du revenu imposable. La fraction excédant ce plafond est par ailleurs reportable successivement sur les cinq années suivantes. La réduction d’impôt est également exclue du champ d’application du plafonnement global des niches fiscales. L’avantage fiscal est renforcé pour les dons et versements effectués au profit d’organismes qui procèdent à la fourniture gratuite de repas à des personnes en difficulté, qui contribuent à favoriser leur logement ou qui procèdent, à titre principal, à la fourniture gratuite de soins. Le taux de la réduction d’impôt est ainsi porté à 75 % dans une certaine limite et il n’est par ailleurs pas tenu compte de ces versements pour l’application du plafond de 20 % du revenu imposable. Cet avantage présente, depuis son origine, les caractéristiques d’une réduction d’impôt dont les paramètres ont été successivement modifiés pour renforcer l’avantage fiscal associé. Ainsi, dans le contexte de la crise sanitaire et sociale liée à l’épidémie de Covid-19, l’article 14 de la loi n° 2020-473 du 25 avril 2020 de finances rectificative pour 2020 a porté à 1 000 € le plafond des dons et versements éligibles au taux majoré de 75 % effectués en 2020. Cette mesure a ensuite régulièrement prorogée : pour l’imposition des revenus de l’année 2021 par l’article 187 de la loi n° 2020-1721 du 29 décembre 2020 de finances pour 2021, pour celle des revenus des années 2022 et 2023 par l’article 76 de la loi n° 2021-1900 du 30 décembre 2021 de finances pour 2022 et pour l’imposition des revenus des années 2024 à 2026 par l’article 15 de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024. En régulière progression, le coût de cette réduction d’impôt a atteint près de 1,9 Md € en 2023. La transformation de cette réduction d’impôt en crédit d’impôt conduirait à accroître très significativement le coût de la dépense fiscale, alors même que rien ne démontre qu’elle engendrerait un surcroît de dons au profit des organismes les recevant.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1872</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2276</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Taupiac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Protection des TPE/PME françaises de la prédation économique internationale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1872. — 12 novembre 2024. — M. David Taupiac interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la situation des petites et moyennes entreprises (PME) françaises menacées dans leur stabilité par des stratégies commerciales aggressives de la part de grands groupes internationaux. Ces entreprises, souvent familiales, jouent un rôle central dans le tissu économique local des régions. Elles font néanmoins face à des défis croissants dans un contexte de concurrence mondiale exacerbée qui menacent leur stabilité et leur pérennité. L’exemple de la société CDP Distribution, implantée à Auch dans le département du Gers, illustre de manière alarmante cette problématique. Créée dans les années 1950 sous le nom de Garros, cette entreprise a d’abord distribué des articles phytosanitaires et de quincaillerie. En 1987, elle a été reprise par Michel Doligé, qui l’a ensuite renommée CDP Garros, avant de devenir CDP Distribution en 2000. Depuis lors, l’entreprise s’est spécialisée dans le domaine du fait-maison culinaire et de la conserve, notamment à travers la commercialisation des marques Le Parfait et Le Pratique. Le parcours de CDP Distribution est exemplaire : elle a développé la marque Le Parfait en France pendant plus de 35 ans, en assurant sa commercialisation auprès des grandes enseignes de distribution (Leclerc, Auchan, Carrefour, jardineries, libre-service agricole, etc.), représentant à elle seule deux tiers du chiffre d’affaires de l’entreprise. Cependant, en dépit de ses efforts, cette PME familiale est aujourd’hui déstabilisée par l’acquisition de la marque Le Parfait par le groupe américain Berlin Packaging, détenu par le fonds d’investissement américain Oak Hill Capital, en 2022. Cette acquisition, après une série d’opérations initiées par le fabricant de verre Owens-Illinois (O-I), a profondément bouleversé l’équilibre de CDP Distribution, qui se voit désormais retirer la commercialisation d’une marque qu’elle a elle-même développée. Le cas de CDP Distribution est un exemple parmi tant d’autres de PME françaises qui, après avoir bâti leur succès sur plusieurs décennies, sont confrontées à des stratégies de grands groupes internationaux, qui profitent de leur position dominante pour s’approprier des savoir-faire et des innovations sans contrepartie équitable. La stratégie déployée par Berlin Packaging, visant à concurrencer directement les produits développés par CDP Distribution sous la marque Le Pratique, met en péril l’ensemble de l’activité de cette PME, qui se retrouve dans une guerre économique déséquilibrée face à des acteurs financiers internationaux aux moyens disproportionnés. Cette situation soulève de nombreuses questions quant à la protection des PME françaises et de leurs savoir-faire, en particulier lorsque ces entreprises jouent un rôle clé dans l’économie régionale. Il apparaît urgent d’apporter des réponses concrètes afin de limiter l’impact négatif des rachats par des fonds d’investissement étrangers, qui fragilisent les entreprises locales. Face à ce genre de situations, l’emploi local est menacé et le dynamisme économique des territoires, mis en danger. Dans ce contexte, M. le député souhaite savoir quelles mesures M. le ministre compte prendre pour garantir une meilleure protection des entreprises françaises, en particulier les PME et TPE, face aux rachats et aux stratégies agressives des grands groupes internationaux. Il lui demande également s’il envisage de renforcer la législation visant à protéger les innovations, les savoir-faire nationaux et les entreprises locales, face à ces guerres économiques asymétriques, où les fonds d’investissement étrangers semblent avoir un avantage démesuré.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2277</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre de la concurrence internationale féroce à laquelle nos entreprises font face, le Gouvernement est particulièrement attentif à l’action des fonds d’investissements internationaux. Cette vigilance est pleinement intégrée aux dispositifs nationaux de sécurité économique qui bénéficient à toutes nos entreprises stratégiques quelle que soit leur taille et dont la coordination relève de la direction générale des entreprises, plus particulièrement du service de l’information stratégique et de la sécurité économique (SISSE). Concrètement, le SISSE pilote un dispositif de veille pour détecter tout intérêt étranger sur un actif stratégique aussi tôt que possible mobilisant toutes les administrations, incluant les services de renseignement, au niveau central et local, notamment via les 24 délégués régionaux à l’information stratégique et à la sécurité économique (DISSE), placés sous l’autorité conjointe des directions régionales de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) et des préfets de région. Ces dernières années, le référentiel de sécurité économique, qui liste les entités considérées comme stratégiques, s’est considérablement élargi. Il comprend aujourd’hui des entreprises stratégiques, des technologies critiques et des unités de recherche scientifique. Sur ces actifs stratégiques, le SISSE coordonne un travail d’anticipation et de neutralisation des menaces, qu’elles consistent en un rachat hostile, une tentative de prédation sur la propriété intellectuelle, ou en diverses formes d’espionnage ou de déstabilisation économique. En plus d’assurer un rôle de capteurs d’alertes, cette couverture du territoire par les DISSSE, en contact direct avec les écosystèmes stratégiques permet de les structurer sur ces questions, notamment via la désignation au sein des pôles de compétitivité de référents sécurité économique, et de sensibiliser les entreprises, par exemple quant aux réactions à adopter face à une tentative de rachat. Si l’analyse de risques révèle une menace, une palette d’outils peut être mobilisée allant de l’incitation (financements ciblés pour « dérisquer » et catalyser l’investissement privé) à l’obligation (notamment le contrôle des investissements étrangers en France dit « contrôle IEF », prévu par le code monétaire et financier). Le contrôle IEF, étendu depuis la loi de 2019 pour la croissance et la transformation des entreprises (« loi PACTE »), soumet à autorisation préalable du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie tout investissement étranger significatif dans une activité ayant un impact sur la sécurité nationale et l’ordre public. En 2023, 255 demandes d’autorisation ont été déposées auprès de la direction générale du Trésor, 135 ont été considérées éligibles et 59 ont fait l’objet d’autorisations sous conditions, qui peuvent concerner le maintien en France d’activités critiques. La politique de sécurité économique vise à permettre aux entreprises de se développer avec des risques maîtrisés. Il est ainsi essentiel que cette politique soit connue des entreprises pour mettre en place les mécanismes internes appropriés. Pour ce faire, le SISSE a édité 28 fiches opérationnelles qui constituent autant de socles informationnels pour les acteurs économiques, qui peuvent aussi recourir à l’outil d’auto-évaluation en ligne gratuit DIAGSECO. Face à des prises de participations d’acteurs étrangers, le recours et le bon usage des droits de propriété intellectuelle (DPI) est une autre facteur de protection à la disposition des entreprises françaises. La loi PACTE a permis une modernisation importante du système français de propriété industrielle : renforcement de la qualité du brevet français en instaurant un contrôle a priori du critère de l’activité inventive et en permettant d’annuler des brevets non valables via une procédure administrative simplifiée d’opposition ; réforme complète du droit des marques avec notamment la déjudiciarisation de certains contentieux ; réforme de la prescription des actions en nullité ; renforcement du rôle du mandataire unique chargé de valoriser les inventions issus de la recherche publique pour accélérer les transferts vers le privé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1893</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2277</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Télétravail frontalier</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1893. — 12 novembre 2024. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’opportunité de développer des accords de télétravail entre la France et la Belgique. Il semble qu’un tel accord existe entre la Belgique et le Luxembourg comme entre la France et le Luxembourg à raison de 34 jours par année. Il souhaite connaître l’état du droit entre la France et la Belgique ainsi que les intentions du Gouvernement en la matière. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2278</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France et la Belgique sont liées par une convention fiscale signée le 10 mars 1964 qui contient un protocole spécifique pour les travailleurs frontaliers, qui bénéficient d’un régime particulier consistant en l’imposition exclusive à la résidence des rémunérations qui leur sont versées. Ce régime comprend en outre une tolérance de sortie de la zone frontalière belge de 30 jours, qui a pour effet de rendre possible l’exercice du télétravail sans perte du statut de travailleur frontalier. S’agissant des travailleurs qui ne relèvent pas de ce régime particulier, les revenus d’emploi qu’ils perçoivent lorsqu’ils ont recours au télétravail suivent la règle de l’article 11 de la convention, fondée sur le critère du lieu d’exercice de l’activité. Leurs salaires sont alors imposés, au prorata de la durée de travail respective, dans l’Etat de l’employeur et dans celui où ils ont leur résidence fiscale. Aucune demande spécifique d’évolution ou de modification de ces règles n’a été exprimée jusqu’à présent sachant qu’elles sont conformes aux standards internationaux en la matière. La nouvelle convention signée le 9 novembre 2021, en attente de ratification par les deux Etats, ne revient pas sur les règles rappelées ci-dessus. Enfin, face à l’ampleur du télétravail et à ses incidences en matière fiscale, des travaux sont en cours sous l’égide de l’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). La France participe activement aux discussions avec les autres Etats membres, dans le but de mutualiser les bonnes pratiques et de faciliter le développement du télétravail sur la base de règles simples pour les contribuables et les administrations fiscales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1932</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2278</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Nombre de guichets automatiques bancaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1932. — 12 novembre 2024. — M. Charles Sitzenstuhl interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’évolution du nombre de guichets automatiques bancaires en France depuis dix ans.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2278</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est très attentif au maintien de l’accessibilité aux espèces sur l’ensemble du territoire. Nos concitoyens sont en effet particulièrement attachés aux services de proximité et à la vitalité de l’ensemble des territoires, dont l’attractivité passe par la garantie d’accéder à l’euro sous forme d’espèces. Tout d’abord, il convient de noter que l’évolution du nombre de distributeurs automatiques de billets (DAB) ne rend pas parfaitement compte de l’accessibilité aux espèces. En effet, si, par exemple, dans un centre-ville on trouve plusieurs DAB dans un même rayon de 100 mètres et que l’un des DAB est supprimé, le nombre de DAB diminuera alors que l’accessibilité aux DAB pour les habitants de cette commune reste inchangée. Ainsi donc, l’utilisation des indicateurs d’accessibilité pour apprécier l’évolution de l’accessibilité aux espèces paraît plus adéquate. À cet égard, le Comité national des moyens de paiement (CNMP), qui rassemble tous les acteurs impliqués dans la chaine économique des paiements et, dont la présidence est assurée par la Banque de France et le co-secrétariat par la direction générale du Trésor, utilise des indicateurs qui montrent que le niveau de l’accessibilité en France demeure stable et à un niveau très satisfaisant. Ainsi en 2023, 98,8 % de la population française métropolitaine se trouvait à moins de 15 minutes en voiture d’un DAB. Par ailleurs, il est utile de noter que le développement rapide du nombre de points de distribution dans les commerces – qui comprennent les services de retraits d’espèces avec ou sans opération d’achat associée - permet également de conforter le niveau d’accessibilité aux espèces. Ces différentes analyses sont développées dans les rapports annuels du CNMP qui sont publiés chaque année, au mois de juillet, avec une cartographie des points d’accès aux espèces qui peut être consultée en cliquant sur le lien suivant : https://banque-france.articque.com/share/display/3ad7dec40f76161d6a14fcbf910e4d62494daed0 Au total, pour 2023, le nombre de DAB est de 44 123. Le travail de recensement des DAB entrepris au sein du CNMP n’a commencé qu’en 2019 sur les données de l’année 2018. Ainsi, sur six années, entre 2018 et 2023, la baisse du nombre de DAB a été de 16,3 % (soit –8 574 DAB). Le règlement (UE) n° 1409/2013 de la BCE du 28 novembre 2013 prévoit que la Banque centrale européenne doit disposer de statistiques relatives aux paiements, par pays, pour suivre les évolutions du marché des paiements dans les États-membres. Ces données sont analysées selon une méthode différente de celle du CNMP. Par conséquent, elles indiquent que le nombre de DAB a diminué sur la période 2014-2023 de -22 %. Ces éléments peuvent être consultés à partir du lien suivant : https://data.ecb.europa.eu/data/datasets/PTN/PTN.A.FR.W0.2221._T.PN]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2101</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2278</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Weber</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Renégociation de la convention fiscale entre la France et le Luxembourg</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2101. — 19 novembre 2024. — M. Frédéric Weber attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la nécessité de renégocier la convention fiscale entre la France et le Grand-Duché du Luxembourg dans un objectif de justice fiscale, en particulier pour les travailleurs frontaliers. La nouvelle convention fiscale, signée le 20 mars 2018, avait pour but d’éviter la double imposition des résidents français percevant des revenus au Luxembourg. Toutefois, malgré cet objectif, de nombreux travailleurs frontaliers sont toujours confrontés à des situations de double imposition, notamment en raison de la complexité de l’application des règles fiscales et des différences entre les systèmes d’imposition des deux pays. Cette situation est d’autant plus préoccupante avec l’essor du télétravail, qui engendre une incertitude sur la résidence fiscale et le risque d’une imposition multiple, particulièrement pour les jours travaillés depuis la France. Alors que, dans le cadre de la précédente convention, les travailleurs frontaliers devaient déclarer leur salaire brut luxembourgeois en déduisant les cotisations sociales ainsi que les impôts déjà payés au Luxembourg, la nouvelle convention introduit une modification significative. Désormais, ils devront déclarer leur salaire brut uniquement diminué des cotisations sociales, sans déduction des impôts payés au Luxembourg. Cette situation crée de facto un régime de double imposition pour ces travailleurs. Cela entraînera pour beaucoup d’entre eux un passage à une tranche d’imposition plus élevée, affectant particulièrement plusieurs catégories de travailleurs frontaliers. Sont notamment concernés les célibataires percevant des revenus locatifs en France, les retraités percevant plusieurs pensions, les indépendants exerçant une activité en France parallèlement à leur emploi au Luxembourg, ainsi que les couples mariés où l’un des conjoints travaille au Luxembourg et l’autre en France. Ces travailleurs risquent de subir une hausse importante de leur impôt sur le revenu, entraînant une perte de pouvoir d’achat significative, en plus des complications administratives liées à la déclaration dans deux systèmes fiscaux différents. Cette situation va à l’encontre de l’objectif premier de la convention, qui était d’assurer une imposition juste et équilibrée pour ces travailleurs, tout en évitant une charge administrative excessive. Dans un contexte où la justice fiscale devient un enjeu primordial pour garantir la confiance dans le système fiscal, il est indispensable d’assurer une répartition plus équitable de la charge fiscale entre les deux pays. La France doit veiller à protéger les travailleurs frontaliers et ses résidents contre les effets négatifs de la double imposition. C’est la raison pour laquelle M. le député demande à M. le ministre de lui préciser les mesures qu’il envisage de prendre pour protéger les travailleurs frontaliers français des effets négatifs de la nouvelle convention fiscale, prévue pour entrer en vigueur le 1er janvier 2025. Il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de renégocier certains aspects de la convention avec le Luxembourg, afin de garantir qu’aucun travailleur frontalier ne subisse de double imposition, conformément à l’objectif initial de l’accord.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2279</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Signée le 20 mars 2018, la convention fiscale franco-luxembourgeoise est entrée en vigueur le 19 août 2019 et s’est appliquée pour la première fois aux revenus perçus en 2020. Largement inspirée du modèle de convention de l’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), elle a permis de moderniser le cadre bilatéral franco-luxembourgeois en intégrant notamment les derniers standards internationaux issues du projet BEPS (Base Erosion and Profit Shifting). S’agissant de l’imposition des salaires privés, la convention a maintenu le principe d’imposition au lieu d’activité, conformément au modèle de l’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et à l’ancienne convention signée en 1958. Les salaires privés de source luxembourgeoise perçus par les travailleurs frontaliers résidant en France restent ainsi, en règle générale, imposés exclusivement au Luxembourg. Cette règle garantit l’absence de double imposition des salaires perçus par les travailleurs frontaliers. La nouvelle convention fiscale avec le Luxembourg a par ailleurs modifié la méthode d’élimination de la double imposition pour les résidents de France percevant des revenus de source luxembourgeoise. L’ancienne convention évitait la double imposition de ces revenus de source luxembourgeoise par la méthode dite de l’exemption, consistant à retirer à la France tout droit de les imposer. Cette méthode, susceptible de conduire à des situations de double exonération injustifiées, ne fait plus partie de la pratique conventionnelle française et a été remplacée, conformément aux standards de l’OCDE, par la méthode dite de l’imputation, consistant à éliminer la double imposition par application d’un crédit d’impôt. La méthode de l’imputation est prévue dans un grand nombre de nos conventions en vigueur, par exemple avec le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Suisse, l’Italie et l’Espagne. Si le principe de l’imposition de ces revenus au Luxembourg, au taux prévu par la législation luxembourgeoise, demeure inchangé, le passage d’une méthode à l’autre peut avoir une incidence sur le taux d’imposition appliqué aux autres revenus perçus en France. La méthode utilisée dans l’ancienne convention limitait en effet la progressivité de l’impôt appliqué aux revenus imposables en France. Sur ce point, la nouvelle convention assure que les revenus de source française des foyers qui perçoivent par ailleurs des revenus de source luxembourgeoise soient imposés au même taux que ceux des foyers qui, à revenus équivalents, ne disposent que de revenus de source française. En tout état de cause, si la nouvelle méthode d’élimination de la double imposition diffère de celle précédemment applicable, elle maintient le principe d’une imposition exclusive des salaires privés dans l’État d’activité et ne laisse persister aucune double imposition. Afin de laisser le temps aux foyers concernés de s’adapter, le Gouvernement avait annoncé, par tolérance, la possibilité de maintenir l’application de l’ancien système aux revenus perçus en 2020 et 2021. Cette tolérance a été prorogée pour les revenus de 2022 et 2023. Après une période transitoire de quatre années, les stipulations de la convention de 2018 s’appliquent pleinement aux revenus perçus à compter de 2024. Conscient de la situation spécifique des frontaliers résidents de France et travaillant au Luxembourg, le Gouvernement a adopté une série de mesures concrètes pour simplifier leurs démarches et les accompagner.  D’une part, ils peuvent depuis 2023 télétravailler en France 34 jours au lieu de 29 tout en restant intégralement imposables au Luxembourg aux termes de l’avenant du 7 novembre 2022. En cas de dépassement de ce seuil, dont la portée n’est que fiscale, le prélèvement à la source à la charge de l’employeur a été remplacé par le système des acomptes contemporains par l’article 3 de la loi de finances pour 2023. D’autre part, un guichet spécial a été ouvert au sein de la direction départementale des finances publiques de Moselle pour aider les contribuables à déterminer l’assiette imposable en France en application des nouvelles règles conventionnelles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2234</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2280</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Coquerel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Réduire fortement l’empoissonnement pour la pêche récréative</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2234. — 26 novembre 2024. — M. Éric Coquerel interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la question de l’empoissonnement dans le cadre de la pêche de loisirs. En effet, il apparaît qu’après une intense campagne de lobbying des pisciculteurs et de nombreuses questions écrites en leur faveur, le Gouvernement ait décidé de reculer sur l’augmentation de 5,5 à 10 % de la TVA sur l’achat de poissons, vendus pour l’empoisonnement dans le but d’être pêchés pour le loisir. Pour rappel, la pratique d’empoissonnement consiste à déverser des millions de poissons d’élevage dans des plans d’eau. Le seul but de ces élevages et déversements est le loisir de pêcheurs. L’empoissonnement implique donc l’élevage intensif - par exemple plus de 5 millions de truites seraient élevées en France chaque année uniquement pour l’empoissonnement selon l’association PAZ - dans des conditions parfois indignes pour l’animal, comprenant aussi les conditions de transport. Ces poissons issus d’élevage n’étant pas adaptés à la survie en milieu naturel, ils sont nombreux à mourir rapidement. L’empoissonnement est principalement réalisé pour un usage récréatif car la pratique du « no-kill » est autorisée en France : les pêcheurs de loisir peuvent rejeter à l’eau les poissons pêchés, donc mutilés. L’impact environnemental et sur la biodiversité uniquement pour une pratique de loisir semble conséquent. C’est justement à cause du caractère récréatif de l’empoissonnement et de l’achat de poissons pour la pêche de loisirs que la direction générale des finances publiques avait estimé que l’achat de poissons, « dans un but uniquement récréatif », devait être taxé à 20 % au lieu de 5,5 %. Il est dommage que le Gouvernement ait reculé face à une mesure qui permettrait de réduire fortement cette pratique qui a un impact sur la biodiversité, l’environnement et le bien-être animal. À terme, l’usage récréatif d’animaux doit aussi être questionné et aboli. Il lui demande s’il compte revenir sur cette décision.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2280</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application des dispositions du 1° du A de l’article 278-0 bis du code général des impôts (CGI), la TVA est, sauf exceptions mentionnées au a à e du même 1°, perçue au taux réduit de 5,5 % en ce qui concerne les livraisons portant sur les denrées alimentaires destinées à la consommation humaine, les produits normalement destinés à être utilisés dans la préparation de ces denrées et les produits normalement utilisés pour compléter ou remplacer ces denrées. Les produits normalement destinés à être utilisés dans la préparation des denrées alimentaires désignent notamment les animaux vivants, les graines, les plantes ou d’autres ingrédients lorsqu’ils ne constituent pas des produits finis susceptibles d’être consommés directement par le consommateur final en tant que denrées alimentaires. Il en va ainsi des poissons vivants issus de l’aquaculture, normalement destinés à être utilisés dans la préparation des denrées alimentaires, qui sont ainsi susceptibles de relever du taux réduit de 5,5 % de la TVA. S’agissant des poissons d’élevage vivants vendus par les professionnels de l’aquaculture aux fédérations ou associations de pêche pour être déversés dans des cours ou des plans d’eau où est pratiquée la pêche de loisir, il apparaît qu’ils ne se distinguent pas des espèces comestibles commercialisées par ailleurs dans la filière agroalimentaire. Ces espèces présentent une faible capacité reproductive et se caractérisent par une espérance de vie très limitée en milieu naturel ainsi que par une grande sensibilité à l’hameçonnage. Ainsi destinés à la prise aux fins d’être consommés par les pratiquants de la pêche de loisir, ces poissons vivants doivent être regardés comme normalement destinés à l’alimentation humaine. Partant leur vente aux associations de pêche est imposée au taux réduit de 5,5 % de la TVA. Par ailleurs, remettre en cause le bénéfice du taux réduit sur les livraisons de poissons vendus dans le but d’être péchés pour le loisir serait en pratique difficile à mettre en œuvre dès lors que ces poissons sont normalement destinés à entrer dans l’alimentation humaine, y compris lorsqu’ils sont issus de la pêche récréative. Elle affecterait un secteur économique, celui de la pisciculture en eau douce, pourvoyeuse d’emplois directs et indirects dans les territoires ruraux. Dans ces conditions et pour ces motifs, le Gouvernement n’envisage pas de revenir sur le taux réduit de TVA actuellement applicable au secteur de la pêche récréative.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2693</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2281</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Roussel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de l’économie sociale et solidaire, de l’intéressement et de la participation</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Mobilité solidaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2693. — 10 décembre 2024. — M. Fabrice Roussel appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de l’économie sociale et solidaire, de l’intéressement et de la participation, sur les difficultés que rencontrent les initiatives de transport solidaire. Depuis plusieurs années maintenant, en qualité d’autorité organisatrice des mobilités, la communauté de communes du Pays d’Ancenis (COMPA) soutient l’association Erdre et Loire Initiative (ELI) qui œuvre sur son territoire en proposant un service de location de véhicules solidaires à destination de publics en insertion, en formation, ou en recherche d’emploi. Les cautions sur ces dispositifs sont très faibles car il s’agit de toucher des publics en précarité et ce, alors même que les coûts d’assurance ne font que augmenter, dépassant les 14 690,72 TTC pour 34 véhicules en 2024. Faire peser la charge d’assurer les véhicules par les bénéficiaires excluraient donc bon nombre d’entre eux. Aujourd’hui, la pérennité de ce fonctionnement est menacée. L’association ELI ne trouve plus d’assureur, même aux tiers. Si l’organisation ne trouve pas de solution d’ici la fin d’année 2024, elle va devoir renoncer à une partie de sa flotte de véhicules, pénalisant les utilisateurs d’un outil précieux dans leur recherche d’emploi, de formation et ce, alors que la mobilité est le critère principal aujourd’hui pour trouver un travail. Cette offre de mobilité est essentielle pour répondre à la précarité de certains ménages, en particulier sur les territoires peu denses et ruraux, où l’offre en transport collectif ne répond pas suffisamment aux besoins des habitants. Il demande à Mme la ministre de revoir les conditions d’accès et le rôle des compagnies d’assurances dans l’accompagnement des politiques publiques. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2281</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La législation prescrit à tout conducteur de véhicule de disposer d’une assurance de responsabilité civile pour circuler. Cette assurance est destinée à protéger les tiers contre les dommages susceptibles d’être causés par l’assuré en cas d’accident. Les garanties personnelles du conducteur ou de dommages au véhicule, couvrant les sinistres subis par l’assuré en dehors de l’engagement de la responsabilité d’un tiers, sont quant à elles facultatives même si elles peuvent être recommandées selon les besoins des assurés. L’assurance automobile est un marché privé obéissant aux règles européennes de concurrence. À cet égard, les assureurs bénéficient de la liberté de fixer leur tarif et il n’est en principe pas possible, pour l’État, d’interférer dans la détermination du niveau de prime. Cependant, l’État a conduit plusieurs chantiers pour réduire les coûts associés à l’assurance automobile et renforcer l’intensité concurrentielle du marché au bénéfice du consommateur : constitution d’une filière de réemploi des pièces usagées pour diminuer le coût des réparations, libéralisation du marché de la pièce de rechange dans le cadre du « droit à la réparation », suppression de la carte verte automobile depuis le 1er avril 2024. Au total, ces mesures ont permis de limiter la hausse des coûts de l’assurance automobile. L’État reste attentif à ce que chaque conducteur puisse bénéficier d’une assurance pour circuler. D’une part, toute personne qui ne parvient pas à souscrire d’assurance automobile peut solliciter le Bureau central de tarification (BCT). Cet organe peut enjoindre un assureur à proposer une assurance de responsabilité civile à un souscripteur qui s’est vu opposer un refus, à un tarif de marché. D’autre part, et d’une manière plus large, l’État veille à ce que le prix des assurances automobiles demeure accessible. À cet égard, en 2022, l’État est ainsi parvenu à un accord avec les assureurs pour limiter la hausse des primes d’assurance à un niveau en-deçà de l’inflation pour les années 2022 et 2023, afin de préserver le pouvoir d’achat des Français. L’État maintiendra son attention sur le marché de l’assurance et poursuivra ses efforts afin qu’elle demeure accessible à tous.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2705</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2281</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Remettre la lutte contre la contrefaçon au coeur des priorités</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2705. — 10 décembre 2024. — Mme Angélique Ranc attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’augmentation de la contrefaçon en France. Celle-ci est en expansion et fait désormais partie intégrante de la vie des compatriotes. Ainsi, un sondage IFOP de septembre 2023 montrait que 40 % des consommateurs avaient déjà acheté de la contrefaçon (principalement des habits, des parfums, de la maroquinerie et des articles de sport), avec des achats sur le marché, à la sauvette ou sur les réseaux sociaux. Non seulement, l’achat de produits de contrefaçon est entré dans les mœurs, mais en plus, une majorité de Français a tendance à ne pas les distinguer des produits authentiques : soit qu’ils se méprennent de bonne foi sur le produit, soit qu’ils considèrent qu’il n’y a pas de différence entre les deux en matière de qualité. Selon l’Euipo, ce fléau des faux produits se chiffre à 16 milliards d’euros de pertes pour l’Europe, avec 800 millions d’euros de perte rien que pour l’industrie française des cosmétiques et plus de 14 000 pertes d’emplois pour les secteurs de l’habillement, des cosmétiques et du jouet en France. Devant cette menace sérieuse pour l’économie, la santé et la sécurité des Français, il convient de multiplier les efforts afin d’intensifier la lutte contre ce commerce illégal. Cela passe par des mesures de détection plus efficientes des produits contrefaits, par une plus grande répression des acteurs de ce commerce illégal, ainsi que par un renforcement des contrôles douaniers qui n’ont pas toujours la possibilité d’engager des poursuites. Il convient également de soutenir des initiatives visant à sensibiliser les consommateurs aux dangers des produits contrefaits qui peuvent être dangereux pour la santé et la sécurité (médicaments ou cosmétiques nocifs, composants électroniques défectueux, etc.). Enfin, le dernier rapport d’information sur « la mise en œuvre des conclusions du rapport d’information (n° 3650) du 9 décembre 2020 sur l’évaluation de la lutte contre la contrefaçon« évoque la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) qui ne place pas la lutte contre la contrefaçon au rang de ses priorités. Devant l’ampleur du phénomène, elle souhaiterait savoir quelles mesures il compte prendre afin que cette direction remette le sujet de la contrefaçon au cœur de ses préoccupations ; il est en effet urgent de lui donner les moyens d’intensifier les contrôles, de les adapter aux évolutions de ce marché illégal et de multiplier les demandes de retrait de produits mis en vente.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2282</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’action de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui est uniquement habilitée en matière de contrefaçon de marque, est pleinement complémentaire de celle de la direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) qui est officiellement l’administration pilote de la lutte anti-contrefaçon en France. Une démarche de coopération a été mise en place depuis plusieurs années entre la DGCCRF et la DGDDI dans le cadre d’un protocole général de coopération actualisé en 2017. Les deux directions procèdent ainsi à des échanges d’informations réguliers et coordonnent certaines de leurs actions. À titre d’exemple récent, l’opération interministérielle Coubertin conduite à l’occasion des Jeux olympiques et paralympiques (JOP) de Paris 2024 a mobilisé près de 4 000 agents de la police, de la gendarmerie et de la DGCCRF. En parallèle, l’importante opération coup de poing Héraclès, menée par les douanes également dans le cadre des JOP 2024, a permis de saisir plus de 135 000 contrefaçons dans dix-sept entrepôts de l’Est parisien. Ces opérations ont mis en lumière l’efficacité d’une approche coordonnée, combinant des contrôles rigoureux, une formation spécialisée des agents (600 douaniers et 130 agents de la DGCCRF) et un partage optimisé des informations entre les différents acteurs. La DGCCRF participe également au comité national anti-contrefaçon (CNAC) qui est une instance ayant pour vocation de renforcer le dispositif national de lutte anti-contrefaçon grâce à une meilleure coordination des actions des administrations (DGE, DGDDI, DGCCRF, ministère de l’intérieur, ministère de la justice, ministère de la culture) et du secteur privé (titulaires des droits, UNIFAB). Dans ce cadre, elle contribue à deux groupes de travail du CNAC traitant de cyber-contrefaçon et de communication publique. Ce dernier groupe a pour objectif de créer et diffuser des campagnes d’information sur les risques liés à l’achat de contrefaçons et sur les précautions à prendre pour éviter de tels achats, notamment sur internet. Quant au groupe cyber-contrefaçon, celui-ci vise, en coopération avec les professionnels (titulaires de droits et fournisseurs d’accès internet, sites marchands), à perfectionner les outils permettant de lutter contre l’offre en ligne de produits de contrefaçon. À cet égard, la régulation de l’espace numérique a connu une évolution majeure avec l’adoption de deux nouveaux règlements européens : le règlement sur les services numérique, le Digital Services Act (DSA), entré en vigueur en février 2024, qui impose le principe selon lequel ce qui est interdit hors ligne l’est également en ligne. La contrefaçon est clairement visée dans la catégorie des produits illicites [1]. Les dispositions du DSA portent notamment sur l’obligation de mettre en place un système de signalement des contenus illicites, de priorisation de traitement des alertes des signaleurs de confiance, sur l’obligation de transparence quant à l’’identité du vendeur et sur des sanctions financières pouvant atteindre 6 % du chiffre d’affaires mondial annuel de l’exercice précédent pour les grandes plateformes qui ne se conforment pas au règlement. D’autre part, le règlement européen sur la sécurité générale des produits (RSGP) adopté en mai 2023 et entré en vigueur le 13 décembre dernier, vient renforcer les obligations des places de marché en ligne vis-à-vis des produits mis en vente sur leur plateforme avec notamment l’obligation du retrait d’un produit illicite et des produits similaires sous 48h suivant une injonction des autorités. Aussi, les services de la DGCCRF sont pleinement mobilisés aux côtés des autres administrations partenaires pour veiller au bon respect des réglementations nationales et européennes. Cela permet d’assurer collectivement une vigilance sur le marché afin de prévenir et de réprimer la contrefaçon et ses nouvelles manifestations. [1] La vente de « produits non conformes ou contrefaits » étant explicitement mentionnée au considérant 12 du règlement sur les services numériques (DSA) qui entend donner une définition large de la notion de « contenu illicite ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2781</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2282</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Perceval Gaillard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Frais bancaires en outre-mer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2781. — 10 décembre 2024. — M. Perceval Gaillard alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les frais bancaires en outre-mer. En effet, en outre-mer, du compte courant au crédit immobilier, la très large majorité des produits et services bancaires commercialisés reviennent plus cher qu’en France hexagonale. Cette différence est de l’ordre de 10 % en moyenne. À titre illustratif, pour un compte courant, une carte bancaire et deux retraits déplacés par mois, il faut compter une cotisation moyenne de 72 euros en outre-mer, contre 66 euros en Hexagone. En fonction des établissements, ces écarts de frais bancaires sont parfois encore plus importants. C’est par exemple le cas à la BNP Antilles Guyane, où la formule Esprit Libre est proposée au prix de 137 euros par an, là où à la BNP Paribas, cette formule est commercialisée au prix de 82,20 euros. Pour rappel, le coût de la vie dans les territoires ultramarins est en moyenne de 19 % à 38 % plus élevé que dans l’Hexagone. Dans ce contexte, M. le député alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie et lui demande de faire cesser ces écarts considérables.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2283</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les écarts de prix entre les outre-mer et la France hexagonale sont un sujet de préoccupation bien connu de l’Etat. Concernant le secteur bancaire, les coûts de structure et salariaux plus élevés que les banques doivent supporter en Outre-mer et la fragilité financière d’une part possiblement plus importante de la population entrainant un coût du risque plus élevé expliquent une partie des écarts observés. Dans ce cadre cependant, le resserrement des écarts de tarif bancaire a fait l’objet d’une stratégie particulière mise en place par la loi « Vie chère » de 2012. Cette loi a instauré un régime prévoyant l’alignement sur les tarifs hexagonaux dans les DCOM de la zone euro et a ouvert dans les COM du Pacifique la possibilité de fixer les tarifs par décret. Une disposition ultérieure oblige également les établissements locaux et le Haut Commissaire à négocier des accords de modérations sur les services dans les COM du Pacifique. Cette politique de convergence s’est appuyée sur plusieurs rapports et avis (Rapport « Constans » de 2014, Avis du Comité Consultatif du Secteur Financier de 2014, Rapport « Dromer » de 2018) ainsi que sur des accords entre les services de l’Etat et la FBF pour permettre une convergence des tarifs bancaires. Pour veiller au respect de ces accords et à la convergence effective de tarifs pratiqués, l’Etat a confié à l’institut des départements d’outre-mer (IEDOM) dans les DCOM et à l’institut d’émission d’outre-mer (IEOM) dans les COM la réalisation d’un observatoire public sur les tarifs bancaires pour l’outre-mer.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2911</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2283</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Fiscalité appliquée aux dons agricoles et alimentaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2911. — 24 décembre 2024. — M. Didier Le Gac attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la fiscalité du mécénat, en particulier pour les dons alimentaires auprès des banques alimentaires. Si les Français sont de plus en plus généreux (la barre des 9 milliards d’euros de dons ayant en effet été franchie en 2022 selon le rapport du 13 décembre 2024 de France Générosités), le « don alimentaire » permet également aux entreprises de fournir des denrées alimentaires aux associations caritatives, via le modèle de la « ramasse » et du don ponctuel. Dans son étude publiée en janvier 2024, la direction générale des finances publiques (DGFIP) révèle qu’en dix ans, les dons des entreprises déclarés à l’administration fiscale ont plus que doublé. Le dispositif de défiscalisation des dons est essentiel pour l’approvisionnement des associations d’aide alimentaire. Il est inscrit à l’article 238 bis du code général des impôts (CGI) et ouvre droit au bénéfice d’une réduction d’impôt pour les entreprises assujetties à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés. Sur le sujet, des pistes de travail issues de la réunion du 6 septembre 2023 associant les filières agricoles et alimentaires françaises et les associations d’aide alimentaire ont notamment porté sur des mesures de simplification sur les dons agricoles et alimentaires y compris sur le volet fiscal. C’est pourquoi, attaché à ce que les dons alimentaires des entreprises puissent se poursuivre afin d’accompagner les associations de manière durable, il souhaite savoir si des suites positives seront données par le Gouvernement aux pistes de travail susmentionnées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2283</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’administration fiscale a effectivement mis en œuvre les possibilités de simplification des obligations déclaratives qui existaient. Les dispositions de l’article 238 bis du code général des impôts (CGI) permettent aux entreprises soumises à un régime réel d’imposition de bénéficier d’une réduction d’impôt au titre des dons en nature alimentaires effectués au profit des organisations caritatives répondant aux conditions prévues à cet article. Conformément au 5 bis de l’article 238 bis du CGI issu de la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République (CRPR), l’entreprise doit être en mesure de présenter, à la demande de l’administration fiscale, un reçu fiscal attestant la réalité des dons en nature. Par mesure de simplification, comme l’indique le BOI-BIC-RICI-20-30-10-20, l’administration admet l’établissement, par l’organisme bénéficiaire, d’un seul reçu récapitulatif par entreprise et par année. En pratique, le reçu fiscal doit comporter la description physique des dons en nature acceptés par l’organisme et leur valorisation afin de permettre un recoupement avec la comptabilité de l’entreprise mécène en cas de contrôle. Pour plus de simplicité, l’organisme bénéficiaire peut, dans le cas notamment de dons en nature portant sur un nombre de biens important, solliciter auprès de son mécène un état récapitulatif des produits donnés, information dont l’entreprise a nécessairement besoin pour organiser ses travaux d’inventaire. Par ailleurs, la valorisation des dons en nature portée par l’organisme bénéficiaire sur le reçu correspond au montant communiqué par l’entreprise donatrice, sous la seule responsabilité de cette dernière. Aucune de ces informations n’est nouvelle ni ne s’ajoute à celles que doit connaître l’entreprise qui veut déclarer ses dons et bénéficier de la réduction d’impôt correspondante. Ce reçu peut être établi à l’aide du formulaire n° 2041-MEC-SD établi par l’administration ou selon un modèle aménagé par l’organisme reprenant les seuls éléments le concernant. Enfin, s’agissant de la nouvelle obligation déclarative à la charge des organismes bénéficiaires codifiée à l’article 222 bis du CGI, seules deux informations sont requises de leur part à savoir le nombre de reçus fiscaux délivrés et le montant cumulé des dons mentionnés sur ces documents.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3022</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2284</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Guedj</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Préserver les emplois des salariés du groupe Auchan à Chilly-Mazarin</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3022. — 7 janvier 2025. — M. Jérôme Guedj attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les menaces qui pèsent sur les salariés du groupe Auchan, notamment ceux du site de commerce en ligne situé à Chilly-Mazarin (Essonne). Le groupe Auchan a récemment annoncé un plan de suppression de 2 389 emplois en France, incluant la fermeture de plusieurs magasins et l’arrêt de certaines activités. Cette décision touche particulièrement le site de Chilly-Mazarin, avec 154 licenciements prévus, menaçant ainsi l’ensemble des activités e-commerce de cette plateforme. Ces suppressions d’emplois concernent également des salariés en contrat temporaire et des sous-traitants, aggravant les conséquences sociales et économiques pour le territoire. Ces licenciements suscitent d’autant plus d’inquiétude que le groupe Auchan, via sa maison mère ELO, a versé en 2023 un total de 103 millions d’euros de dividendes à ses actionnaires, dont 99 millions à ceux de la société-mère. En parallèle, Auchan a bénéficié de diverses aides publiques, notamment le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), percevant environ 83 millions d’euros par an entre 2013 et 2018, soit un total de près de 498 millions d’euros. Le groupe a bien évidemment continué à profiter de dispositifs similaires jusqu’à aujourd’hui. Ces éléments soulèvent des questions fondamentales sur la responsabilité sociale de l’entreprise, qui, malgré des bénéfices significatifs et le soutien financier de l’État, procède à des suppressions massives d’emplois. La stratégie de développement du groupe, marquée par des acquisitions et une croissance externe, semble indiquer que les moyens financiers pour préserver les emplois existent. M. le député interpelle donc M. le ministre sur les mesures que le Gouvernement entend prendre pour empêcher ces licenciements massifs et préserver l’activité économique sur le site de Chilly-Mazarin, en particulier dans le secteur du e-commerce, qui représente une opportunité stratégique de croissance, et pour conditionner les aides publiques à des engagements fermes de maintien de l’emploi. En cas de non-respect, il est indispensable de mettre en place des mécanismes de remboursement des aides publiques. Il est crucial que l’État manifeste clairement son opposition à de telles décisions et mobilise tous les moyens juridiques et financiers à sa disposition pour garantir la protection des emplois menacés et préserver l’équilibre économique des territoires concernés. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2284</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Auchan Retail a annoncé le 5 novembre 2024 un plan de restructuration qui implique la suppression de 2389 postes dont 154 à Chilly-Mazarin. Comme pour toute procédure de licenciement économique, ce plan est soumis aux obligations fixées par le code du travail. A cet effet, il est prévu à l’article L. 1233-4 que les employeurs reclassent les salariés dont les postes sont supprimés. L’ensemble de ces mesures, négociées avec les partenaires sociaux, sera détaillé dans le plan de sauvegarde de l’emploi qu’Auchan Retail publiera prochainement. Ces obligations ont ainsi pour but d’offrir aux salariés dont le poste est supprimé un maximum d’opportunités afin de poursuivre une activité professionnelle. La direction d’Auchan a affirmé que des solutions sont actuellement étudiées pour proposer des reclassements dans toutes les entreprises détenues par la famille Mulliez. Le Gouvernement suivra de près les reclassements en cours. Auchan Retail a perçu 498 M€ – entre 2013 et 2018 – au titre du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Lors de son audition à l’Assemblée nationale le 22 janvier 2025, le directeur général d’Auchan Retail, Guillaume Darrasse, a précisé que 44 % de ce montant a été utilisé pour favoriser la rémunération des employés, notamment la participation et l’intéressement, 29 % a été investi dans l’innovation et la compétitivité et 19 % a été utilisé pour des solutions favorisant la transition écologique de l’entreprise. Le contrôle des aides publiques constitue une priorité pour le Gouvernement tout comme l’efficacité économique des deniers publics dépensés en faveur des entreprises. Le Gouvernement sera vigilant sur les opportunités de reclassement et sur la préservation de l’emploi local dans le cadre du plan de sauvegarde de l’emploi porté par Auchan, tout comme sur l’utilisation des aides publiques par les entreprises.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3098</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2285</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Droits de succession pour les anciens présidents de la République</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3098. — 14 janvier 2025. — Mme Christine Pirès Beaune* appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les droits de succession dont les anciens présidents de la République semblent exonérés. Cette information devrait être accessible à tous, mais on constate en réalité que le cadre règlementaire d’une telle disposition est très opaque. Il semblerait qu’une loi, promulguée le 23 décembre 1970, ait porté exonération des droits de mutation sur la succession du général de Gaulle. Pourtant, les présidents de la République ne peuvent s’affranchir des lois et aucun fondement juridique ne semble permettre cette exonération. Elle souhaiterait ainsi savoir si les anciens présidents de la Ve République (Georges Pompidou, François Mitterrand et Valéry Giscard d’Estaing) ont bénéficié de cette exonération et connaître les fondements règlementaires de cette disposition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3254</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2285</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Les droits de succession pour les anciens Présidents de la République</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3254. — 21 janvier 2025. — Mme Christine Pirès Beaune* attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les droits de succession dont les anciens présidents de la République semblent exonérés. Cette information devrait être accessible à tous, mais on constate en réalité que le cadre règlementaire d’une telle disposition est très opaque. Il semblerait qu’une loi, promulguée le 23 décembre 1970, ait porté exonération des droits de mutation sur la succession du général de Gaulle. Pourtant, les Présidents de la République ne peuvent s’affranchir des lois et aucun fondement juridique ne semble permettre cette exonération. Elle souhaiterait ainsi savoir si les anciens Président de la Ve République (Georges Pompidou, François Mitterrand et Valéry Giscard d’Estaing) ont bénéficié de cette exonération et connaître les fondements règlementaires de cette disposition.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2285</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Il résulte de l’article 34 de la Constitution que seule une loi peut prévoir une exonération de droits de succession eu égard à la qualité du défunt. Or aucune disposition légale n’exonère de droits d’enregistrement la succession des anciens présidents de la République. À cet égard, l’adoption de la loi n° 70-1206 du 23 décembre 1970 portant exonération des droits de mutation sur la succession du général de Gaulle n’a pas été motivée par l’exercice de ses fonctions d’ancien président de la République et n’est, en tout état de cause, pas applicable aux autres présidents de la République. Par ailleurs, l’article L. 247 du Livre des procédures fiscales fait défense à toute autorité publique de consentir une remise totale ou partielle de droits de mutation par décès. Aussi, la succession des présidents de la République est-elle imposée selon les règles de droit commun. Il est enfin rappelé que l’obligation de secret professionnel prévue par les dispositions de l’article L. 103 du livre des procédures fiscales ferait obstacle à la communication de données relatives aux droits acquittés au titre d’une succession déterminée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3105</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2285</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Avenir des salariés d’Auchan</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3105. — 14 janvier 2025. — M. Julien Gokel alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’avenir des salariés d’Auchan à la suite de l’annonce du plan de restructuration de l’activité du groupe. Le 5 novembre 2024, le groupe Auchan a annoncé un plan de restructuration entraînant la suppression de 2 389 postes en France. Le « plan de sauvegarde de l’emploi » menace notamment onze salariés de l’hypermarché de Grande-Synthe, une ville située dans le département du Nord, territoire historique de l’implantation et du développement du groupe, qui appartient à l’Association familiale Mulliez (AFM). Depuis plusieurs années, le secteur de la grande distribution dans son ensemble est en difficulté et l’enseigne Auchan ne fait pas exception. Cependant, les orientations stratégiques prises par la gouvernance du groupe posent question. En 2020 déjà, la direction de l’entreprise avait annoncé la suppression de 1 475 postes en France. La même année, elle obtenait 500 millions d’euros d’argent public au titre du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Depuis et en dépit de résultats en baisse, le groupe Auchan a procédé à l’achat de 98 magasins Casino et a versé plusieurs millions d’euros de dividendes à ses actionnaires. Les fonds publics du CICE ont-ils réellement servi à renforcer la compétitivité de l’enseigne en l’adaptant aux nouvelles réalités du marché ? Ont-ils été utilisés pour maintenir les emplois d’Auchan, au siège ou dans les magasins du réseau ? M. le député plaide pour un contrôle plus strict et une transparence accrue de l’utilisation de l’argent public accordé aux entreprises, notamment pour que le CICE serve véritablement à améliorer la compétitivité des entreprises et à préserver les emplois. Il demande une évaluation précise de l’utilisation des aides publiques perçues par le groupe Auchan. M. le député souhaiterait également connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour préserver les emplois menacés chez Auchan. Par ailleurs, bien que de nombreuses enseignes appartiennent à l’AFM (Boulanger, Kiabi, Décathlon, Leroy-Merlin, etc.), l’association n’est pas juridiquement considérée comme un groupe. Cette situation entraîne des conséquences préjudiciables pour les salariés, qui ne peuvent pas prétendre à un reclassement dans une autre entité appartenant à la famille Mulliez. Le Gouvernement envisage-t-il d’exiger des reclassements dans la galaxie Mulliez ? L’entreprise se doit d’accompagner les salariés avec un reclassement ou des dédommagements à la hauteur de leur engagement. L’annonce de la restructuration du groupe Auchan a choqué l’ensemble des employés, leurs représentants syndicaux et de nombreux élus locaux. M. le député apporte son soutien aux salariés de Grande-Synthe et à ceux de l’ensemble du réseau, qui ne doivent pas être considérés par la direction comme de simples variables d’ajustement social ou économique. Il lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2286</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Auchan Retail a annoncé le 5 novembre 2024 un plan de restructuration qui implique la suppression de 2389 postes – dont 11 à Grande-Synthe. Comme pour toute procédure de licenciement économique, ce plan est soumis aux obligations fixées par le code du travail. A cet effet, il est prévu à l’article L. 1233-4 que les employeurs reclassent les salariés dont les postes sont supprimés. L’ensemble de ces mesures négociées avec les partenaires sociaux sera détaillé dans le plan de sauvegarde de l’emploi qu’Auchan Retail publiera prochainement. Ces obligations ont dès lors pour but d’offrir aux salariés dont le poste est supprimé un maximum d’opportunités afin de maintenir une activité professionnelle. La direction d’Auchan a affirmé que des solutions sont actuellement étudiées pour proposer des reclassements dans toutes les entreprises détenues par la famille Mulliez. Le Gouvernement suivra de près les reclassements en cours. Auchan Retail a perçu 498 M€ – entre 2013 et 2018 – au titre du CICE. Lors de son audition à l’Assemblée nationale le 22 janvier 2025, le directeur général d’Auchan Retail, Guillaume Darrasse, a précisé que 44 % de ce montant a été utilisé afin de favoriser la rémunération des employés, notamment la participation et l’intéressement, 29 % a été investi dans l’innovation et la compétitivité et 19 % a été utilisé pour des solutions favorisant la transition écologique de l’entreprise. Le contrôle des aides publiques constitue une priorité pour Gouvernement, tout comme l’efficacité économique de l’argent public dépensé en faveur des entreprises. Le Gouvernement sera vigilant sur les opportunités de reclassement et la préservation de l’emploi local dans le cadre du plan de sauvegarde de l’emploi porté par Auchan tout comme sur l’utilisation des aides publiques par les entreprises.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3216</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2286</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bérenger Cernon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>TVA réduit de 5,5 % aux poissons d’élevage destinés à l’empoissonnement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3216. — 21 janvier 2025. — M. Bérenger Cernon interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’application du taux de TVA réduit de 5,5 % aux poissons d’élevage destinés à l’empoissonnement pour la pêche de loisir. L’empoissonnement consiste à introduire dans des cours d’eau, des lacs ou des rivières des poissons d’élevage piscicoles dans le cadre d’activités de pêche récréative. L’empoissonnement est pratiqué partout, surtout avant l’ouverture de la pêche à la truite. Selon l’association PAZ, plus de 5 millions de truites sont achetées chaque année en France à cette fin. Cette activité, bien qu’elle s’inscrive dans une logique de loisir, bénéficie actuellement d’un taux de TVA réduit, applicable aux biens de première nécessité tels que les produits alimentaires. Or l’assimilation de l’empoissonnement à un besoin alimentaire semble en décalage avec la réalité. Une partie des poissons relâchés ne sont pas consommés, soit parce que les pêcheurs pratiquent le « no-kill » (relâcher les poissons après capture), soit en raison d’interdiction de consommation pour motifs sanitaires dans certaines zones polluées. Ces éléments soulèvent des questions quant à la pertinence de l’application d’un taux de TVA réduit à une pratique qui ne relève pas d’un besoin essentiel, mais d’une activité récréative. M. le député souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage de réviser le taux de TVA applicable aux poissons d’élevage utilisés pour l’empoissonnement, afin qu’il reflète mieux la nature récréative de cette pratique. Il lui demande également de préciser le taux de TVA actuellement appliqué à la vente d’animaux terrestres destinés au lâcher pour les activités de chasse, afin de comparer les régimes fiscaux de ces deux pratiques similaires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2286</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application des dispositions du 1° du A de l’article 278-0 bis du code général des impôts (CGI), la TVA est, sauf exceptions mentionnées au a à e du même 1°, perçue au taux réduit de 5,5 % en ce qui concerne les livraisons portant sur les denrées alimentaires destinées à la consommation humaine, les produits normalement destinés à être utilisés dans la préparation de ces denrées et les produits normalement utilisés pour compléter ou remplacer ces denrées. Les produits normalement destinés à être utilisés dans la préparation des denrées alimentaires désignent notamment les animaux vivants, les graines, les plantes ou d’autres ingrédients lorsqu’ils ne constituent pas des produits finis susceptibles d’être consommés directement par le consommateur final en tant que denrées alimentaires. Il en va ainsi des poissons vivants issus de l’aquaculture, normalement destinés à être utilisés dans la préparation des denrées alimentaires, qui sont ainsi susceptibles de relever du taux réduit de 5,5 % de la TVA. S’agissant des poissons d’élevage vivants vendus par les professionnels de l’aquaculture aux fédérations ou associations de pêche pour être déversés dans des cours ou des plans d’eau où est pratiquée la pêche de loisir, il apparaît qu’ils ne se distinguent pas des espèces comestibles commercialisées par ailleurs dans la filière agroalimentaire. Ces espèces présentent une faible capacité reproductive et se caractérisent par une espérance de vie très limitée en milieu naturel ainsi que par une grande sensibilité à l’hameçonnage. Ainsi destinés à la prise aux fins d’être consommés par les pratiquants de la pêche de loisir, ces poissons vivants doivent être regardés comme normalement destinés à l’alimentation humaine. Partant leur vente aux associations de pêche est imposée au taux réduit de 5,5 % de la TVA. Par ailleurs, remettre en cause le bénéfice du taux réduit sur les livraisons de poissons vendus dans le but d’être pêchés pour le loisir serait en pratique difficile à mettre en œuvre dès lors que ces poissons sont normalement destinés à entrer dans l’alimentation humaine, y compris lorsqu’ils sont issus de la pêche récréative. Elle affecterait un secteur économique, celui de la pisciculture en eau douce, pourvoyeuse d’emplois directs et indirects dans les territoires ruraux. Dans ces conditions et pour ces motifs, le Gouvernement n’envisage pas de revenir sur le taux réduit de TVA actuellement applicable. S’agissant des animaux terrestres destinés à être lâchés pour la pratique de la chasse de loisir, il apparaît que ces animaux sont généralement issus d’élevages de gibiers destinés à la chasse (filière de la cynégéculture) et ne se distinguent pas de ceux également issus d’élevages spécialisés destinés à la boucherie, dès lors qu’une fois abattus ils sont consommables. Au demeurant, les commentaires de l’administration prévoient l’application du taux réduit de 5,5 % pour les gibiers et produits de la chasse, morts ou vivants (BOI-ANNX-000484). Par suite, à l’instar des poissons destinés à l’empoissonnement d’espaces de pêche de loisir, ces animaux doivent être regardés comme normalement destinés à l’alimentation humaine et leur vente relève du taux réduit de 5,5 % de la TVA.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3460</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2287</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tivoli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Hausse des prix des carburants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3460. — 28 janvier 2025. — M. Lionel Tivoli attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’augmentation des prix des carburants. Ces dernières semaines, une tendance haussière a été enregistrée au sujet des tarifs applicables aux différents carburants, avec 6 centimes d’augmentation par litre pour le gazole et 3 centimes par litre pour le sans-plomb. S’il est possible d’expliquer en partie cette augmentation par la faiblesse de l’euro face au dollar, entraînant ainsi mécaniquement une hausse du baril de Brent, il existe des leviers pour atténuer les effets de ces hausses sur le budget global des Français. Parmi les composants du prix des carburants, outre les coûts du pétrole brut, de production ou encore de fonctionnement, figurent en bonne place les taxes, qui dans le pays correspondent à environ 60 % du prix global. La fiscalité applicable, s’agissant tant de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), de la TVA au taux de 20 %, ou encore de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), constituent donc un levier sur lequel il est possible de jouer pour atténuer le coût de la facture énergétique applicable aux automobilistes. Il devrait notamment être envisagé de considérer l’essence comme un produit de première nécessité et ainsi de lui appliquer un taux de TVA réduit à 5,5 %. Cette mesure permettrait d’apporter un gain immédiat de pouvoir d’achat pour de très nombreux Français. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les éléments, notamment en matière de baisse de la fiscalité, qu’il serait susceptible de mettre en œuvre pour atténuer les effets de cette hausse du prix des carburants.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2287</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conscient de la nécessité de préserver le pouvoir d’achat face aux hausses du prix des carburants intervenues depuis 2022, le Gouvernement a mis en œuvre de nombreuses mesures tendant à contenir ces hausses. A ainsi été mise en place une mesure d’aide exceptionnelle à l’acquisition de carburants au moyen d’une remise de 15 centimes d’euro par litre mise en œuvre entre le 1er avril et le 31 décembre 2022 pour tous les ménages et les entreprises. À la suite des annonces du Président de la République du 24 septembre 2023, l’indemnité carburant travailleur mise en place en 2023 aurait été reconduite en 2024 si le prix du carburant avait dû dépasser un « seuil d’alerte ». Par ailleurs, des règles dérogatoires ont été instaurées afin de relever substantiellement le niveau des plafonds ou seuils d’exonération sociale et fiscale concernant le versement par l’employeur au salarié de la prime de transport (y compris prime carburant), la prise en charge des frais d’abonnement aux transports en commun et son cumul avec le forfait mobilités durables. Ces mesures ont permis de soutenir le pouvoir d’achat des salariés dans un contexte d’augmentation des prix des carburants, tout en préservant les incitations aux déplacements multimodaux et aux mobilités douces. En outre, les plafonds d’exonération de droit commun sont relevés de 100 € depuis le 1er janvier 2025. Concernant la prime de transport pour les trajets domicile-travail, son plafond annuel d’exonération de prise en charge est revalorisé de 200 à 300 € par salarié pour les frais de carburant et de 500 à 600 € pour les frais d’alimentation des véhicules électriques et hybrides. En sus de ces mesures de protection du pouvoir d’achat, il est rappelé qu’il avait été de nouveau demandé dès septembre 2023 aux acteurs du secteur de se mobiliser afin de limiter la hausse des prix à la pompe. À cette fin, les acteurs de la grande distribution se sont engagés à réaliser près de 120 000 opérations à prix coûtant dans 4 000 stations jusqu’à la fin de l’année 2023. Cet effort est venu se combiner avec le gel, par Total Énergie, du prix du carburant à 1,99 €/L dans 3 400 de ses stations jusqu’à la fin de 2024. S’il continue à accorder la plus grande attention au pouvoir d’achat des Français, le Gouvernement doit également veiller au redressement des comptes publics et à la réalisation de ses objectifs nationaux et internationaux en matière de transition écologique. Pour ces raisons, il n’est pas envisagé de baisse d’impôt sur les carburants.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3569</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2288</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Roussel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Mobilité solidaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3569. — 28 janvier 2025. — M. Fabrice Roussel attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire sur les difficultés que rencontrent les initiatives de transport solidaire. Depuis plusieurs années maintenant, en qualité d’autorité organisatrice des mobilités, la communauté de communes du Pays d’Ancenis (COMPA) soutient l’association Erdre et Loire Initiative (ELI) qui œuvre sur son territoire en proposant un service de location de véhicules solidaires à destination de publics en insertion, en formation, ou en recherche d’emploi. Les cautions sur ces dispositifs sont très faibles car il s’agit de toucher des publics en précarité et ce, alors même que les coûts d’assurance ne font qu’augmenter, dépassant les 14 690,72 euros TTC pour 34 véhicules en 2024. Faire peser la charge d’assurer les véhicules par les bénéficiaires exclurait donc bon nombre d’entre eux. Aujourd’hui, la pérennité de ce fonctionnement est menacée. L’association ELI ne trouve plus d’assureur, même au tiers. Si l’organisation ne trouve pas de solution très rapidement, elle va devoir renoncer à une partie de sa flotte de véhicules, pénalisant les utilisateurs d’un outil précieux dans leur recherche d’emploi, de formation et ce, alors que la mobilité est le critère principal aujourd’hui pour trouver un travail. Cette offre de mobilité est essentielle pour répondre à la précarité de certains ménages, en particulier sur les territoires peu denses et ruraux, où l’offre en transport collectif ne répond pas suffisamment aux besoins des habitants. Il lui demande de revoir les conditions d’accès et le rôle des compagnies d’assurances dans l’accompagnement des politiques publiques. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2288</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La législation prescrit à tout conducteur de véhicule de disposer d’une assurance de responsabilité civile pour circuler. Cette assurance est destinée à protéger les tiers contre les dommages susceptibles d’être causés par l’assuré en cas d’accident. Les garanties personnelles du conducteur ou de dommages au véhicule, couvrant les sinistres subis par l’assuré en dehors de l’engagement de la responsabilité d’un tiers, sont quant à elles facultatives même si elles peuvent être recommandées selon les besoins des assurés. L’assurance automobile est un marché privé obéissant aux règles européennes de concurrence. À cet égard, les assureurs bénéficient de la liberté de fixer leur tarif et il n’est en principe pas possible, pour l’État, d’interférer dans la détermination du niveau de prime. Cependant, l’État a conduit plusieurs chantiers pour réduire les coûts associés à l’assurance automobile et renforcer l’intensité concurrentielle du marché au bénéfice du consommateur : constitution d’une filière de réemploi des pièces usagées pour diminuer le coût des réparations, libéralisation du marché de la pièce de rechange dans le cadre du « droit à la réparation », suppression de la carte verte automobile depuis le 1er avril 2024. Au total, ces mesures ont permis de limiter la hausse des coûts de l’assurance automobile. L’État reste attentif à ce que chaque conducteur puisse bénéficier d’une assurance pour circuler. D’une part, toute personne qui ne parvient pas à souscrire d’assurance automobile peut solliciter le bureau central de tarification (BCT). Cet organe peut enjoindre un assureur à proposer une assurance de responsabilité civile à un souscripteur qui s’est vu opposer un refus, à un tarif de marché. D’autre part, et d’une manière plus large, l’État veille à ce que le prix des assurances automobiles demeure accessible. À cet égard, en 2022, l’État est ainsi parvenu à un accord avec les assureurs pour limiter la hausse des primes d’assurance à un niveau en-deçà de l’inflation pour les années 2022 et 2023, afin de préserver le pouvoir d’achat des Français. L’État maintiendra son attention sur le marché de l’assurance et poursuivra ses efforts afin qu’elle demeure accessible à tous.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3616</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2289</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Assujettisement des auto-entrepreneurs à la CFE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3616. — 28 janvier 2025. — M. Marc Chavent attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la cotisation foncière des entreprises (CFE) à laquelle sont assujettis les auto-entrepreneurs. En effet, la CFE est due par les entreprises et les personnes physiques qui exercent de manière habituelle une activité professionnelle non salariée au 1er janvier de l’année d’imposition, quel que soit leur statut juridique, leur activité ou leur régime d’imposition. Or, pour ceux qui exercent leur activité professionnelle dans le domicile dont ils sont propriétaires, l’imposition foncière est double dans la mesure où ils s’acquittent déjà de la taxe foncière. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend mettre en œuvre un dispositif d’abattement fiscal pour éviter aux auto-entrepreneurs une double imposition foncière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2289</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aux termes de l’article 1447 du code général des impôts (CGI), la cotisation foncière des entreprises (CFE) est due chaque année par les personnes physiques ou morales, les sociétés non dotées de la personnalité morale ainsi que les fiduciaires pour leur activité exercée en vertu d’un contrat de fiducie qui exercent en France, à titre habituel, une activité professionnelle non salariée. En application des dispositions de l’article 1467 du CGI, la CFE a pour base la valeur locative des biens passibles d’une taxe foncière dont le redevable a disposé pour les besoins de son activité professionnelle pendant la période de référence définie aux articles 1467 A et 1478 du même code, à l’exception de ceux cédés ou détruits au cours de la même période. Lorsque la valeur locative des biens passibles d’une taxe foncière est très faible ou nulle, le redevable est imposé à la CFE au lieu de son principal établissement sur une base minimum dont le barème est précisé à l’article 1647 D du CGI. Le montant de la base minimum est fixé par la commune ou l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre conformément à ce barème. Par ailleurs, quelles que soient les décisions prises par les communes et les EPCI, le montant de la base minimum applicable aux redevables relevant de l’une des trois premières tranches du barème de cette base ne peut excéder les plafonds prévus par la loi. La taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) est, quant à elle, due par les propriétaires ou usufruitiers des immeubles bâtis situés en France au 1er janvier de l’année d’imposition, selon des modalités propres à cette imposition. Ainsi, un autoentrepreneur peut être assujetti à la CFE en raison du local qu’il utilise pour son activité professionnelle ainsi qu’à la TFPB, s’il est également propriétaire de ce local. Cette situation n’est pas constitutive d’une double imposition dès lors que la TFPB est une imposition fondée sur la propriété tandis que la CFE est une imposition de la disposition d’un bien pour l’exercice d’une activité professionnelle. En conséquence, un même local peut servir d’assiette à plusieurs taxes différentes et cette situation n’est pas incohérente dès lors que les modalités de calcul de chacune des taxes et la qualité du redevable sont différentes. Au demeurant, les conséquences de l’imposition à la CFE des autoentrepreneurs propriétaires du local au sein duquel ils exercent leur activité professionnelle sont le plus souvent atténuées, d’une part, par l’établissement, en général, d’une cotisation minimum, prévue à l’article 1647 D du CGI et proportionnée aux capacités contributives des redevables, et d’autre part par une exonération, depuis 2019, de cette cotisation minimum pour ceux réalisant un montant de chiffre d’affaires ou de recettes qui n’excède pas 5 000 €. Dans la mesure où ces dispositions s’appliquent tout particulièrement au cas des autoentrepreneurs, le Gouvernement n’envisage pas de mesures supplémentaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3645</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2289</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Aurélie Trouvé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Suppression du label Entreprises du patrimoine vivant</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3645. — 4 février 2025. — Mme Aurélie Trouvé alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la suppression du label Entreprises du patrimoine vivant, dont les subventions ont été drastiquement réduites dans le projet de loi de finances pour 2025. Ce label est pourtant essentiel en ce qu’il permet à 1 035 entreprises de poursuivre leur activité sereinement. Il s’agit de TPE, PME et ETI conciliant innovation et tradition, créativité et haute-technicité industrielle, local et international. Plusieurs domaines d’activités sont concernés : la mode, le traitement de matériaux bruts, la gastronomie, ou encore la conservation du patrimoine. Parmi ces artisans, on trouve l’atelier Quoirin spécialiste de la construction et la restauration d’orgues et qui a sauvé celui de Notre-Dame. En plus de préserver un patrimoine commun, ces entreprises s’inscrivent dans une démarche éco-responsable par la priorisation de circuits courts, une consommation d’énergie maîtrisée et favorisent la formation d’apprentis à des métiers rares qui ne sont pas enseignés par les voies de formation habituelles. Elles préservent des savoir-faire traditionnels, promeuvent les identités locales des territoires et représentent un des piliers de l’économie nationale : en 2023, les Entreprises du patrimoine vivant employaient plus de 59 000 personnes, pour un chiffre d’affaires cumulé de plus de 14,2 milliards d’euros. Plus largement, elles jouent un rôle important dans la réindustrialisation française, notamment en étant des sous-traitants et des partenaires performants pour de grands groupes souhaitant relocaliser tout ou partie de leur production en France. Ce sont des avantages sans lesquels ces entreprises ne pourraient exister qui sont en jeu : notamment des aides à l’export et un crédit d’impôts de 15 % plafonné à 30 000 euros sur les dépenses directement liées à la création d’ouvrages. En 2024, ces avantages représentaient 1,05 million d’euros dans le budget de l’État. Pour 2025, le budget octroyé par le Gouvernement tombe à 200 000 euros. Face à ce danger pour les artisans et pour le rayonnement de la France, elle l’interroge quant aux mesures budgétaires que le Gouvernement compte proposer afin de répondre à la détresse des artisans labellisés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2290</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le label « Entreprise du patrimoine vivant » (EPV) est un label d’État destiné aux entreprises françaises détentrices de savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence. Décerné par les préfets de région, il promeut le haut niveau de qualité des productions françaises et leur visibilité. Depuis sa création en 2005, près de 3 600 entreprises ont été labellisées. Actuellement, environ mille entreprises sont titulaires du label, représentant huit univers de marché : les équipements industriels, médicaux et mécaniques, les arts de la table, la culture et la communication, la gastronomie, l’architecture et le patrimoine bâti, la mode et la beauté, l’ameublement et la décoration, les loisirs et les transports. Ce label est un atout pour les entreprises. Il s’agit d’un gage de qualité et d’excellence pour la clientèle mais également pour les partenaires français et internationaux. En outre, il donne droit à une majoration du crédit d’impôt métiers d’art. Le Gouvernement reste particulièrement attaché au label EPV et à son devenir. Le projet de loi de finances pour 2025, tel qu’issu de la commission mixte paritaire, prévoit aujourd’hui un budget de 1,5 M€ pour le label EPV. Ce budget devrait ainsi permettre au label EPV de perdurer et de continuer de valoriser nos entreprises artisanales et industrielles, vitrines du fabriqué en France.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3655</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2290</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Absence de convention fiscale franco-suisse sur les successions</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3655. — 4 février 2025. — M. Marc Chavent attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’absence de convention fiscale bilatérale relative à la double imposition des successions entre la France et la Suisse. Depuis la dénonciation par la France, le 17 juin 2014, de la convention fiscale franco-suisse du 31 décembre 1953 en matière d’impôts sur les successions, les contribuables concernés sont soumis à un risque significatif de double imposition. Cette situation crée une incertitude juridique et financière importante pour les familles aindinoises, notamment lorsque des biens ou des héritiers sont situés de part et d’autre de la frontière. L’absence d’un cadre fiscal clair et harmonisé complique la transmission du patrimoine et peut entraîner des charges fiscales cumulées, souvent excessives et confiscatoires, pour les héritiers. Dans un contexte de mobilité internationale croissante, cette incertitude est particulièrement préjudiciable, en particulier entre deux économies aussi interdépendantes que la France et la Suisse. Dans ce contexte, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement concernant une éventuelle reprise des négociations avec les autorités suisses afin de conclure une nouvelle convention fiscale sur la double imposition des successions. Il lui demande également quelles mesures pourraient être envisagées à court terme pour offrir davantage de sécurité juridique aux familles concernées, tout en renforçant les liens économiques et fiscaux entre les deux pays.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2290</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Une convention en vue d’éviter les doubles impositions en matière d’impôts sur les successions, signée à Paris le 31 décembre 1953, liait la France et la Suisse jusqu’au 31 décembre 2014. Cette convention était incompatible avec la bonne application de la législation française actuelle en matière de droits de succession, car elle créait des situations de non-imposition et d’optimisation au détriment des finances publiques françaises. C’est pourquoi un projet de nouvelle convention, conforme aux principes internationaux reconnus, avait été finalisé en 2012 entre les autorités fiscales françaises et suisses. Cependant, du fait de son rejet par le Parlement suisse, la France a procédé à la dénonciation de la convention de 1953 le 17 juin 2014. Cette dénonciation a été publiée le 24 décembre 2014 et la convention a donc cessé de produire ses effets au 1er janvier 2015. C’est désormais la législation française qui s’applique intégralement. Elle prévoit l’imposition des biens meubles et immeubles situés en France et à l’étranger lorsque le défunt a son domicile fiscal en France. De même, les transmissions de meubles et d’immeubles situés en France qui font suite au décès d’un non-résident et sont effectuées au profit d’un autre non-résident peuvent être taxées en France. Par ailleurs, la législation française permet l’imposition des biens meubles et immeubles situés en France et à l’étranger reçus par un héritier ayant son domicile fiscal en France et qui l’a eu pendant au moins six ans au cours des dix années précédant celle de la transmission. En parallèle, l’article 784 A du code général des impôts prévoit un mécanisme permettant d’assurer l’élimination de la double imposition relative aux biens meubles et immeubles situés à l’étranger, qui peut résulter de la mise en œuvre concurrente de plusieurs dispositifs nationaux. En revanche, s’agissant de successions relatives à des biens situés en France, il ne serait pas justifié, que la France renonce à imposer au profit d’un autre État. Si la France dispose d’un vaste réseau conventionnel puisqu’elle est liée avec plus de 120 partenaires par une convention d’élimination des doubles impositions, le nombre de traités couvrant les successions reste très minoritaire (33). Ceux-ci sont généralement anciens, car la France, comme de nombreux États, ne souhaite plus en conclure. Le contexte franco-suisse n’est donc pas exceptionnel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4079</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2291</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Liger</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Accession sociale : taux réduit de la TVA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4079. — 11 février 2025. — M. Thierry Liger attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’article 278 sexies, III-2°-b) du CGI. Aux termes de cet article, « Dans le secteur de l’accession sociale à la propriété, relèvent des taux réduits de la taxe sur la valeur ajoutée mentionnés à l’article 278 sexies -0 A [.] Les livraisons et livraisons à soi-même des logements et travaux faisant l’objet d’un contrat d’accession à la propriété pour lequel le prix de vente ou de construction n’excède pas le plafond prévu pour les logements mentionnés au 1° du présent III lorsque, à la date du dépôt de la demande de permis de construire, ces logements et travaux [.] sont intégrés à un ensemble immobilier partiellement situé à moins de 300 mètres et entièrement situé à moins de 500 mètres de la limite d’un quartier prioritaire de la politique de la ville faisant l’objet d’un contrat de ville prévu à l’article 6 de la loi n° 2014-173 du 21 février 2014 précitée et d’une convention de renouvellement urbain ». Cet article soulève des difficultés d’application s’agissant des projets d’une certaine ampleur, lorsqu’un ensemble immobilier tel que défini au I-B-2-a § 60 du BOI-TVA-IMM-30 est partiellement situé à moins de 300 mètres mais s’étend au-delà des 500 mètres. Les commentaires publiés au BOI-TVA-IMM-20-20-20 § 60 précisent que « dans le cas de ventes d’appartements d’immeubles collectifs, la situation de certaines parties communes hors, pour partie ou entièrement, de ce périmètre (aire de stationnement, espaces verts) n’est pas de nature à remettre en cause l’éligibilité du logement au dispositif. Il en va de même des dépendances bâties (emplacement de parkings en sous-sol, garages, boxes) situées hors de ce même périmètre, étant toutefois précisé que ces dernières sont alors non éligibles au taux réduit. Ces mêmes dépendances bâties sont en revanche éligibles au taux réduit si leur vente ou leur construction sont concomitantes à la vente ou à la construction du logement éligible et si elles sont entièrement situées dans ce périmètre ». Dans ce contexte, il lui demande de bien vouloir préciser le taux de TVA applicable à la vente des logements entièrement situés dans la limite des 500 mètres lorsque, par exemple, le dépassement provient de dépendances bâties ou non bâties ou encore de locaux non affectés à l’habitation (ex : des commerces). Il lui demande également de préciser le taux de TVA applicable à la vente des logements situés partiellement au-delà de la limite des 500 mètres. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2291</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application des dispositions du b du 2° du III de l’article 278 sexies du code général des impôts (CGI), dans le secteur de l’accession sociale à la propriété, relèvent du taux réduit de 5,5 % de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) les livraisons et livraisons à soi-même de certains logements faisant l’objet d’un contrat d’accession sociale à la propriété, lorsque ces logements sont intégrés à un ensemble immobilier partiellement situé à moins de 300 mètres et entièrement situé à moins de 500 mètres de la limite d’un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) faisant l’objet d’un contrat de ville et d’une convention de renouvellement urbain. Dans le cas de ces livraisons, la situation de certaines parties communes hors du périmètre des 500 mètres n’est pas de nature à remettre en cause l’éligibilité des logements au dispositif, à la condition toutefois que tous les logements de l’ensemble immobilier restent intégralement situés dans ce périmètre. Il en va de même des dépendances bâties (par exemple, des locaux commerciaux ou des bureaux) situés hors de ce périmètre, étant toutefois précisé que la livraison de ces dépendances n’est alors pas éligible au taux réduit, tout comme, bien évidemment, celle des locaux autres qu’affectés à l’habitation. En revanche, les livraisons et livraisons à soi-même de logements intégrés à un ensemble immobilier au sein duquel certains logements sont situés, même partiellement, au-delà de la limite des 500 mètres ne satisfont pas aux critères d’application du taux réduit de la TVA prévus par le législateur au b du 2° du III de l’article 278 sexies du CGI et relèvent par conséquent du taux normal de la TVA.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4082</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2291</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Régime de TVA appliqué aux SPA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4082. — 11 février 2025. — Mme Colette Capdevielle attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la nécessité de réviser le régime de TVA appliqué aux sociétés protectrices des animaux (SPA), notamment sur leurs dépenses essentielles que sont les médicaments vétérinaires et les aliments pour animaux. Les SPA, qui jouent un rôle primordial dans la protection des animaux abandonnés ou maltraités, sont confrontées à des difficultés financières croissantes. En tant qu’organisations à but non lucratif, elles dépendent en grande partie de dons privés et de subventions publiques, souvent insuffisants pour couvrir l’ensemble de leurs dépenses. Depuis la Covid-19 et la hausse significative de l’inflation, la SPA constate une baisse des taux d’adoptions, ce qui empêche les refuges de libérer de nouvelles places, augmentant ainsi encore leurs coûts. Parallèlement, la hausse des prix des soins vétérinaires et de l’alimentation des animaux pèse lourdement sur leurs budgets. Parmi leurs dépenses, les frais liés aux soins vétérinaires et à l’alimentation des animaux (notamment les croquettes) constituent une part considérable de leur budget. Actuellement, ces produits sont soumis à une TVA au taux normal de 20 %, ce qui pèse lourdement sur leurs finances. Cette situation contraste avec le traitement fiscal accordé à d’autres secteurs agricoles, tels que les producteurs de denrées alimentaires pour le bétail, la volaille ou les poissons d’élevage, qui bénéficient d’un taux de TVA réduit de 5,5 %. Il semble paradoxal que des produits destinés à des animaux d’élevage puissent être soumis à un taux minoré, alors que les SPA, qui œuvrent dans l’intérêt général pour la protection animale, en soient exclues. Elle souhaite donc l’interroger sur la possibilité de réviser le régime de TVA applicable aux SPA, en envisageant deux pistes principales : l’instauration d’une exonération totale de TVA sur les médicaments vétérinaires et les aliments pour animaux qu’elles acquièrent, ou à défaut l’application d’un taux réduit de 5,5 %.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2292</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les principes et règles en matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sont issus du droit de l’Union européenne (UE) et plus particulièrement de la directive 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 relative au système commun de la TVA (dite « directive TVA »). Dans ce cadre, l’application de taux réduits de la TVA est strictement encadrée, les États membres de l’UE ne pouvant les appliquer qu’à certaines catégories de biens ou de services limitativement prévus. À ce titre, le point 1 de l’annexe III à cette directive autorise les États membres de l’UE à appliquer une exonération avec droit à déduction ou un taux réduit aux denrées alimentaires destinées à la consommation humaine et animale et le point 3 de cette même annexe aux produits pharmaceutiques utilisés à des fins médicales et vétérinaires. Cependant, si le droit européen offre la faculté aux États membres de l’UE d’appliquer une exonération avec droit à déduction ou un taux réduit pour les denrées alimentaires destinées à la consommation animale ou aux médicaments vétérinaires, le législateur national n’a pas fait usage de cette faculté. Les denrées alimentaires destinées à la consommation animale et les médicaments de toute nature qui font l’objet d’un usage vétérinaire demeurent donc passibles du taux normal. Au demeurant, il n’est pas garanti qu’un abaissement du taux de la TVA sur les denrées alimentaires destinées à la consommation animale et sur les médicaments vétérinaires permettrait aux consommateurs d’en constater in fine les effets par une baisse des prix. Au contraire, l’expérience passée des baisses de taux de TVA montrent que la répercussion de telles baisses de taux sur le prix est souvent très limitée et qu’elles contribuent généralement à renforcer les marges commerciales des opérateurs économiques. Le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO), qui partage ce constat, estime également que les baisses de la TVA sont généralement inefficaces pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages, et notamment celui des plus modestes. Partant, et alors que, dans le contexte du nécessaire rétablissement des finances publiques, le coût d’une telle mesure ne serait pas négligeable, son effet sur les prix resterait très incertain. Pour l’ensemble de ces raisons, et sans méconnaître les légitimes préoccupations citées, le Gouvernement n’envisage pas de proposer au Parlement une baisse du taux de la TVA applicable aux denrées alimentaires destinées à l’alimentation animale et aux médicaments vétérinaires. Pour autant, au cours des dernières années, les pouvoirs publics se sont significativement mobilisés en faveur de la protection animale, et notamment celle des animaux de compagnie. Ainsi, le plan gouvernemental en faveur du bien-être animal avait déjà été renforcé le 28 janvier 2020 avec l’annonce de 15 nouvelles mesures qui s’ajoutaient à celles contenues dans la loi agriculture et alimentation, promulguée le 1er novembre 2018. Dans le prolongement de ce plan gouvernemental, le ministre de l’agriculture et de l’alimentation a présenté, le 21 décembre 2020, un plan d’actions pour lutter contre l’abandon des animaux de compagnie. Plus récemment, la loi visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes, promulguée le 30 novembre 2021, comprend des mesures très significatives notamment pour développer la sensibilisation sur le bien-être animal et lutter contre la maltraitance des animaux domestiques et sauvages captifs. Dans le cadre du plan France Relance, ce sont plus de 36 M€ qui ont été accordés au bénéfice des associations de protection animale et à l’appui de la médecine vétérinaire solidaire. Enfin, un plan national pour le bien-être des animaux de compagnie a été lancé le 22 mai 2024 dans le prolongement de la dynamique engagée depuis 2020 en la matière, et pour lequel un budget de 15 M € a été alloué par le Gouvernement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4125</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2292</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Le Peih</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Diminution des distributeurs automatiques de billets</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4125. — 18 février 2025. — Mme Nicole Le Peih alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la diminution des distributeurs automatiques de billets (DAB) en zone rurale. Depuis 2018, leur nombre a chuté de plus de 12 % en France métropolitaine, avec une baisse marquée dans les communes rurales. L’accès aux espèces constitue un enjeu essentiel pour la vitalité et l’attractivité de ces territoires, où de nombreux habitants et commerçants dépendent encore des paiements en liquide pour leurs achats du quotidien. Or la disparition progressive des DAB accentue les difficultés d’accès à l’argent liquide, aggravant ainsi la fracture territoriale et financière. Ce phénomène risque de s’aggraver avec la décision de BNP Paribas, Société générale et Crédit mutuel d’accélérer la mutualisation de leurs distributeurs sous l’enseigne Cash Services. Il est inadmissible que certaines communes soient contraintes de financer elles-mêmes l’installation d’un DAB, comme le proposent certains opérateurs privés tels que les transporteurs de fonds Brink’s ou Loomis. En tant que co-présidente du groupe d’études Ruralité, elle lui demande quelles mesures il entend prendre pour garantir qu’aucun automate ne soit fermé dans les zones rurales.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2293</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est soucieux de préserver l’accès aux espèces et donc la liberté de choix du moyen de paiement par le consommateur, en particulier pour les populations fragiles ou habitant en milieu rural. Ces dernières années, certaines banques ont effectivement entrepris d’ajuster, dans des proportions limitées, le nombre d’agences bancaires et de distributeurs automatiques de billets, en réponse à la dématérialisation croissante des instruments de paiement. Plus particulièrement, le Crédit Mutuel Alliance Fédérale (et sa filiale CIC), la Société Générale (SG) et BNP Paribas, ont décidé en 2023 de mettre en commun leurs distributeurs automatiques, dans le cadre du projet « Cash Services ». Dans un contexte où la demande de services bancaires se déplace en ligne, le maintien de parc de distributeurs automatiques représente un coût significatif pour les banques, souvent répercuté sur les clients. Il est donc impératif de trouver des solutions moins coûteuses et pérennes. En effet, si le coût de fonctionnement y compris le coût des approvisionnements est moins onéreux pour une banque alors ladite banque pourrait réduire certains frais qu’elle applique sur les services accordés à son client. Pour rappel, approvisionner un distributeurs automatiques de billets (DAB) mutualisé (qui regroupe plusieurs banques) est moins coûteux que d’approvisionner un DAB non mutualisé (au minimum un DAB par banque). Concernant la préoccupation sur la disparition des automates en milieu rural, il faut préciser que l’essentiel des distributeurs non remplacés sont situés dans les grandes zones urbaines, où les banques ont souvent chacune un automate sur une même avenue. Les banques actionnaires de Cash Services font valoir que cette mutualisation permettra de pérenniser, partout sur le territoire, et notamment en milieu rural, l’accès aux services bancaires pour leurs clients. En effet, cette mutualisation s’accompagne d’un cycle de réinvestissement des établissements bancaires dans leurs DAB. Ce regroupement se fait avec un renouvellement complet du parc. Aussi, en 2026, ce seront 7 000 DAB neufs qui auront été déployés en deux ans sur l’ensemble du territoire national. Finalement, l’accès aux espèces en France métropolitaine reste structurellement très satisfaisant et parmi les meilleurs de la zone euro. Le maillage des réseaux d’agences bancaires sur le territoire permet à plus de 98,8 %1 de la population métropolitaine de se situer soit dans une commune équipée d’au moins un automate, soit dans une commune située à moins de quinze minutes en voiture de la commune équipée la plus proche. On dénombre fin 2023, 71 541 distributeurs automatiques de billets (DAB) et points privatifs en France métropolitaine, soit une légère baisse par rapport à fin 2022 (-2,3 %). À noter que le repli modéré des distributeurs automatiques de billets est compensé par le développement important des points de retrait d’espèces chez les commerçants partenaires de certains réseaux bancaires (+1.7 % à fin 2023, avec 27 418 emplacements).2 Le Gouvernement restera attentif d’une part, à l’accès aux espèces pour les Français et d’autre part, à l’évolution de Cash services sur le territoire français. ------------------- 1La cartographie des points d’accès aux espèces en France métropolitaine à fin 2023 est accessible via le lien : Carte_Points_Accès_2023 - Articque Platformet la cartographie des points d’accès aux espèces par commune en France métropolitaine à fin 2023 peut être consultée via ce lien : Carte_Communes_Point_Acces_2023 - Articque Platform 2État des lieux de l’accès du public aux espèces en France métropolitaine | Banque de France]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4692</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2293</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Raphaël Schellenberger</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Double imposition sur les successions</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4692. — 4 mars 2025. — M. Raphaël Schellenberger appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, sur la reprise des négociations avec la Confédération suisse, concernant la double imposition sur les successions. Jusqu’en 2015, la convention conclue en 1953 entre la France et la Suisse, régissait les successions en évitant la double-imposition. Or depuis le 1er janvier 2015, cette convention ayant été dénoncée par l’État français, chacun des deux pays applique son propre droit successoral, ouvrant la voie à des situations fiscales inacceptables pour les Français. Ainsi, pléthore d’exemples mettent en lumière une succession taxée au-delà du raisonnable, quand la somme totale réclamée par les deux fiscs ne dépasse pas le montant de la succession lui-même. La France et la Suisse entretiennent des relations économiques et fiscales étroites, mais l’absence d’une nouvelle convention en matière de succession engendre des situations préjudiciables pour de nombreux contribuables et résidents des deux pays. Aussi, il semblerait opportun que la France rouvre un dialogue constructif avec ses homologues suisses afin de parvenir à un compromis équilibré et mutuellement bénéfique. Aussi, il lui demande quand reprendront les négociations entre la France et la Confédération helvétique sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2294</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Une convention en vue d’éviter les doubles impositions en matière d’impôts sur les successions, signée à Paris le 31 décembre 1953, liait la France et la Suisse jusqu’au 31 décembre 2014. Cette convention était incompatible avec la bonne application de la législation française actuelle en matière de droits de succession, car elle créait des situations de non-imposition et d’optimisation au détriment des finances publiques françaises. C’est pourquoi un projet de nouvelle convention, conforme aux principes internationaux reconnus, avait été finalisé en 2012 entre les autorités fiscales françaises et suisses. Cependant, du fait de son rejet par le Parlement suisse, la France a procédé à la dénonciation de la convention de 1953 le 17 juin 2014. Cette dénonciation a été publiée le 24 décembre 2014 et la convention a donc cessé de produire ses effets au 1er janvier 2015. C’est désormais la législation française qui s’applique intégralement. Elle prévoit l’imposition des biens meubles et immeubles situés en France et à l’étranger lorsque le défunt a son domicile fiscal en France. De même, les transmissions de meubles et d’immeubles situés en France qui font suite au décès d’un non-résident et sont effectuées au profit d’un autre non-résident peuvent être taxées en France. Par ailleurs, la législation française permet l’imposition des biens meubles et immeubles situés en France et à l’étranger reçus par un héritier ayant son domicile fiscal en France et qui l’a eu pendant au moins six ans au cours des dix années précédant celle de la transmission. En parallèle, l’article 784 A du code général des impôts prévoit un mécanisme permettant d’assurer l’élimination de la double imposition relative aux biens meubles et immeubles situés à l’étranger, qui peut résulter de la mise en œuvre concurrente de plusieurs dispositifs nationaux. En revanche, s’agissant de successions relatives à des biens situés en France, il ne serait ni justifié, ni légitime que la France renonce à imposer au profit d’un autre État. Enfin, il convient de noter que si la France dispose d’un vaste réseau conventionnel puisqu’elle est liée avec plus de 120 partenaires par une convention d’élimination des doubles impositions, le nombre de traités couvrant les successions reste très minoritaire (33). Ceux-ci sont généralement anciens, car la France, comme de nombreux États, ne souhaite plus en conclure. Le contexte franco-suisse n’a par conséquent rien d’exceptionnel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4695</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2294</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle D’Intorni</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Intelligence artificielle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4695. — 4 mars 2025. — Mme Christelle D’Intorni appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la potentielle instauration d’une taxe pour les entreprises ayant recours à l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) lors de leurs échanges économiques sur le territoire national. En effet, Mme la députée constate que l’intelligence artificielle est une technologie qui se développe de plus en plus au sein des entreprises et ce, dans tous les secteurs d’activités. Bien plus et depuis ces dernières années, elle a connu une croissance exponentielle. Au cas d’espèce, c’est ainsi que 35 % des entreprises d’au moins 10 salariés en France utilisent déjà l’intelligence artificielle ou sont en train de la déployer. Pour rappel et selon Eurostat, seules 6 % des entreprises utilisaient l’intelligence artificielle en France en 2021. Pour Mme la députée, il apparaît donc plus que nécessaire de renforcer une vigilance collective puisque l’IA représente un véritable enjeu de souveraineté nationale. Nonobstant de potentielles dérives, l’intelligence artificielle a aussi des atouts. Elle permet d’envisager des gains de compétitivité, la mutualisation de données au service d’un secteur d’activité donné ou encore de venir suppléer certaines tâches difficiles. En d’autres termes, c’est un puissant levier d’innovation. C’est dans cette optique que le 16 juin 2023, dans le cadre de la Stratégie d’accélération en intelligence artificielle (SAIA) du plan France 2030, la direction générale des entreprises et le secrétariat général pour l’investissement ont lancé le programme IA Booster France 2030. Il résulte de ce qui précède que ce programme va permettre aux entreprises de réaliser leur transformation numérique en intégrant des solutions d’intelligence artificielle. Cependant et à l’heure où la France connaît des difficultés quant à sa dette souveraine, son déficit et au vu de la récente actualité et des coûts qui en résultent, Mme la députée souhaite pouvoir pallier à ces difficultés structurelles. C’est pourquoi Mme la députée souhaite qu’une taxe de 0,1 % du chiffre d’affaires annuel soit imposée aux entreprises utilisant, une quelconque forme d’intelligence artificielle dans leurs échanges économiques, sur le territoire de la République. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement entend instaurer une telle taxe qui aurait un effet positif pour les finances publiques de la France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2294</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’intelligence artificielle (IA) est une priorité pour la France et un axe stratégique en termes de compétitivité et de productivité dans tous les secteurs de l’économie ainsi que dans les services publics. C’est ainsi que le Gouvernement a lancé dès 2018 une stratégie nationale pour l’intelligence artificielle (SNIA) afin de positionner la France comme l’un des leaders européens et mondiaux, tout en jetant les bases d’une structuration à long terme de l’écosystème de l’IA, à tous les stades de son développement technologique. Soutenue par le plan France 2030, la troisième étape de cette stratégie a été lancée en février 2025. Elle s’articule autour de plusieurs priorités, dont l’accélération des usages de l’IA, le renforcement des infrastructures de calcul et la formation des futurs talents. Le rapport rendu en 2024 par la Commission de l’intelligence artificielle conforte notre stratégie nationale et souligne les atouts du pays dans ce domaine. Il indique cependant que les montants investis dans l’IA aux États-Unis sont 20 fois supérieurs à ceux investis en France ce qui fait apparaître un risque majeur de domination du marché par quelques acteurs américains. Il fait également valoir qu’en mettant en place un écosystème favorable au développement de cette technologie, la France pourrait enregistrer une croissance annuelle additionnelle de 1,35 % d’içi 2034. Dans ce contexte, une taxe sur l’IA telle proposée par la parlementaire serait particulièrement préjudiciable. Elle serait contraire au programme d’accompagnement lancé par le Gouvernement, IA Booster France 2030, qui vise à soutenir les PME et entreprises de taille intermédiaire françaises dans leurs processus de transformation numérique, l’amélioration de leur compétitivité et la modernisation de leur appareil de production grâce à l’intégration de solutions d’IA. Elle renchérirait en outre le coût des solutions d’intelligence artificielle que l’État emploie pour rendre l’action publique plus simple et plus efficace au bénéfice des Français. Plus généralement, cette mesure représenterait un signal négatif pour les entreprises susceptibles d’investir dans cette technologie, au détriment de l’objectif annoncé par le Président de la République le 9 février 2025 dans le cadre du sommet pour l’action sur l’IA, selon lequel 109 milliards d’euros seraient investis en France par des entreprises privées dans l’IA au cours des prochaines années Enfin, la proposition de la parlementaire est, d’un point de vue fiscal, déjà satisfaite, puisque tout chiffre d’affaires supplémentaire généré grâce à l’intelligence artificielle est soumis à la TVA et pris en compte dans le calcul de l’impôt sur les sociétés. Pour ces raisons, le Gouvernement est défavorable à la création d’une telle taxe.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4696</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2295</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pieyre-Alexandre Anglade</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Télétravail transfrontalier France-Belgique (étude d’impact)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4696. — 4 mars 2025. — M. Pieyre-Alexandre Anglade interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’évaluation de l’impact fiscal de l’introduction d’un quota de télétravail pour les travailleurs transfrontaliers entre la France et la Belgique. Actuellement, ces travailleurs ne bénéficient d’aucun régime spécifique leur permettant d’exercer une partie de leur activité à distance sans modification de leur régime fiscal. Une telle situation freine le développement du télétravail malgré les bénéfices qu’il pourrait apporter en termes de qualité de vie et de réduction des déplacements transfrontaliers. Dans cette perspective, il souhaite savoir si le ministère dispose d’études d’impact sur l’effet qu’aurait l’introduction d’un quota de télétravail sur les recettes fiscales françaises, notamment en ce qui concerne le maintien de l’imposition en France pour les travailleurs transfrontaliers résidant en Belgique et exerçant leur activité en France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2295</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France et la Belgique sont liées par une convention fiscale signée le 10 mars 1964 qui contient un protocole spécifique pour les travailleurs frontaliers, qui bénéficient d’un régime particulier consistant en l’imposition exclusive à la résidence des rémunérations qui leur sont versées. Ce régime comprend en outre une tolérance de sortie de la zone frontalière belge de 30 jours, qui a pour effet de rendre possible l’exercice du télétravail sans perte du statut de travailleur frontalier. S’agissant des travailleurs qui ne relèvent pas de ce régime particulier, les revenus d’emploi qu’ils perçoivent lorsqu’ils ont recours au télétravail suivent la règle de l’article 11 de la convention, fondée sur le critère du lieu d’exercice de l’activité. Leurs salaires sont alors imposés, au prorata de la durée de travail respective, dans l’Etat de l’employeur et dans celui où ils ont leur résidence fiscale. Aucune demande spécifique d’évolution ou de modification de ces règles n’a été exprimée jusqu’à présent sachant qu’elles sont conformes aux standards internationaux en la matière. La nouvelle convention signée le 9 novembre 2021, en attente de ratification par les deux Etats, ne revient pas sur les règles rappelées ci-dessus. Enfin, face à l’ampleur du télétravail et à ses incidences en matière fiscale, des travaux sont en cours sous l’égide de l’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). La France participe activement aux discussions avec les autres Etats membres, dans le but de mutualiser les bonnes pratiques et de faciliter le développement du télétravail sur la base de règles simples pour les contribuables et les administrations fiscales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4739</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2295</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pieyre-Alexandre Anglade</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Télétravail transfrontalier France-Belgique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4739. — 4 mars 2025. — M. Pieyre-Alexandre Anglade appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’opportunité d’intégrer un quota de jours de télétravail dans la convention fiscale entre la France et la Belgique. L’introduction d’un quota de télétravail est une demande de longue date des travailleurs transfrontaliers établis en Belgique et travaillant en France. M. le député relaie cette demande et les soutient activement. De nombreuses discussions et réunions de travail se sont tenues entre M. le député et les équipes du ministre précédent, qui avaient pris l’engagement de remettre cette question à l’ordre du jour des discussions avec la Belgique. Dans une précédente et récente réponse, le Gouvernement indiquait que la ratification de la convention signée en novembre 2021 était conditionnée à l’aboutissement de discussions entre les autorités compétentes françaises et belges visant à étudier des aménagements possibles. Dans la mesure où ces discussions retardent l’entrée en vigueur de la nouvelle convention, il serait opportun d’y intégrer dès à présent un quota de télétravail permettant aux travailleurs transfrontaliers d’exercer une partie de leur activité depuis leur domicile sans modifier leur régime fiscal. Un accord-cadre européen récemment signé par la France et les pays du Benelux permet d’ores et déjà d’aller jusqu’à 50 % de télétravail sans changement d’affiliation à la sécurité sociale, levant ainsi un frein réglementaire. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement entend profiter de ces discussions pour intégrer cette adaptation dans la convention fiscale et à quel horizon une telle modification pourrait être mise en œuvre.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2296</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France et la Belgique sont liées par une convention fiscale signée le 10 mars 1964 qui contient un protocole spécifique pour les travailleurs frontaliers qui bénéficient d’un régime particulier consistant en l’imposition exclusive à la résidence des rémunérations qui leur sont versées. Ce régime comprend en outre une tolérance de sortie de la zone frontalière belge de 30 jours qui a pour effet de rendre possible l‘exercice du télétravail sans perte du statut de travailleur frontalier. S’agissant des travailleurs qui ne relèvent pas de ce régime particulier, les revenus d‘emploi qu’ils perçoivent lorsqu‘ils ont recours au télétravail suivent la règle de l‘article 11 de la convention fondée sur le critère du lieu d’exercice de l’activité. Leurs salaires sont alors imposés, au prorata de la durée de travail respective, dans l‘État de l’employeur et dans celui où ils ont leur résidence fiscale. Aucune demande spécifique d’évolution ou de modification de ces règles n’a été exprimée jusqu’à présent sachant qu’elles sont conformes aux standards internationaux en la matière. La nouvelle convention signée le 9 novembre 2021, en attente de ratification par les deux États, ne revient pas sur les règles rappelées ci-dessus. Enfin, face à l‘ampleur du télétravail et à ses incidences en matière fiscale, des travaux sont en cours sous l’égide de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). La France participe activement aux discussions avec les autres États membres dans le but de mutualiser les bonnes pratiques et de faciliter le développement du télétravail sur la base de règles simples pour les contribuables et les administrations fiscales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>90</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2296</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Véhicules des hautes autorités civiles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            90. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge M. le ministre de l’intérieur sur le sujet de la gestion des infractions au code de la route commises par les conducteurs de véhicules utilisés par les hautes autorités civiles. Ces véhicules bénéficient du statut de véhicules d’intérêt général prioritaires, un statut qui n’est pourtant pas prévu par l’article R. 311-1 du code de la route pour l’utilisation des dispositifs lumineux et sonores définis par les articles R. 313-27 et R. 313-34 du même code. Dans sa réponse publiée au Journal officiel du 26 septembre 2023, le prédecesseur de M. le ministre a reconnu l’existence d’une faille juridique. Il a admis que certaines administrations s’octroyaient le droit d’utiliser ces véhicules avec des dispositifs lumineux et sonores sans y être expressément autorisées par la loi. M. le député souhaite connaître les mesures prises à l’égard des infractions commises par ces véhicules. Il s’interroge notamment sur le traitement des excès de vitesse constatés par des contrôles radars ou d’autres moyens de surveillance. De plus, il souligne que le simple fait d’équiper ces véhicules de dispositifs lumineux et sonores réservés aux véhicules d’intérêt général prioritaire constitue déjà une infraction, étant donné que ces véhicules ne sont pas habilités à les utiliser. Il lui demande donc des précisions sur la gestion de ces situations et sur les sanctions éventuelles appliquées aux conducteurs ou aux administrations responsables.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2296</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article R. 311-1 du code de la route fixe la liste des véhicules d’intérêt général et distingue les véhicules d’intérêt général prioritaires et ceux bénéficiant de facilités de passage. Afin d’indiquer leur urgence et avertir les autres usagers de la route, les véhicules d’intérêt général sont équipés d’avertisseurs, conformes à un type agréé, lumineux et sonores dans les conditions prévues par les articles R. 313-27 et R. 313-34 du code de la route et par l’arrêté du 30 octobre 1987 relatif aux dispositifs spéciaux de signalisation des véhicules d’intervention urgente. La qualification de véhicule d’intérêt général permet aux conducteurs de se soustraire à tout ou partie des dispositions du code de la route relatives aux règles de circulation des véhicules lorsque l’urgence le justifie, sous réserve d’utilisation de leurs avertisseurs spéciaux et de ne pas mettre en danger les autres usagers de la route. Concernant les véhicules utilisés par les hautes autorités civiles, ces derniers sont considérés comme des véhicules des services de police bénéficiant du statut de véhicule d’intérêt général prioritaire dès lors que ces hautes autorités civiles font l’objet d’une protection par le service de la protection de la police nationale. L’installation et l’usage non conformes de dispositifs de feux et avertisseurs spéciaux sont punis d’une amende prévue pour les contraventions de 4ème classe. Le nombre constaté d’infractions pour installation irrégulière de ces dispositifs est faible, de l’ordre de 460 infractions en 2022, en diminution sensible par rapport à 2021 (889).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>244</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2297</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Drogue de synthèse : l’hexahydrocannabinol</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            244. — 8 octobre 2024. — M. Antoine Villedieu alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’hexahydrocannabinol. Créé dans les années 40, l’hexahydrocannabinol, connu sous le nom de HHC, est une drogue de synthèse dérivée du cannabis qui connaît actuellement un essor considérable sur le continent européen de par sa facilité d’accès. Vendu légalement et bénéficiant d’un flou juridique, ce produit inquiète particulièrement les médecins. Pouvant être fumée sous forme de fleur, de résine ou encore ingérée, cette substance vendue dans les bureaux de tabac ou dans certaines boutiques spécialisées procure des effets psychoactifs proches de ceux du cannabis. Loin d’être anodin, le HHC n’est pas sans danger pour la santé des consommateurs et présente de nombreux effets indésirables sur le système neurologique, cardiovasculaire et digestif pouvant causer des crises d’angoisse ou être à l’origine d’épisodes dépressifs. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a déclaré que le HHC et ses dérivés sont inscrits sur la liste des produits stupéfiants depuis le 13 juin 2023. Il aimerait connaître les outils qui seront mis à disposition des forces de sécurité intérieur afin de lutter contre le fléau des drogues de synthèse. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2297</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Au cours des deux dernières décennies, le trafic mondial des drogues de synthèse s’est rapidement développé et, dans l’Union européenne par exemple, de nombreux pays, dont la France, font face à l’afflux de produits, destinés à alimenter la consommation locale ou à être réexpédiés vers d’autres régions du monde. L’Observatoire français des drogues et des tendances addictives a recensé plus de 300 nouveaux produits de synthèse (NPS) en France. Trois catégories appellent actuellement une vigilance renforcée : les cannabinoïdes de synthèse, les cathinones de synthèse et les opioïdes de synthèse. S’agissant de l’hexahydrocannabinol (HHC) cité dans la question écrite, il s’agit d’un cannabinoïde semi-synthétique, apparu en France et en Europe en 2022. Initialement vendu librement sur des sites internet, dans des magasins de CBD ou dans des bureaux de tabac, la vente et la consommation du HHC ont été interdits en juin 2023. Deux des dérivés du HHC, le HHC-O et le HHC-P, ont également été inscrits sur la liste des stupéfiants. En mai 2024, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé a inscrit de nouveaux dérivés de cannabinoïdes sur la liste des stupéfiants, notamment le H4-CBD, le H2-CBD, le HHCPO, le THCA et le THCP. Les cannabinoïdes de synthèse ne peuvent être détectés par des tests de dépistage classiques, urinaires ou salivaires. Ils peuvent être identifiés en laboratoire, par des techniques spécifiques, sur la base de prélèvements biologiques ou à partir de produits saisis. La lutte contre ces produits est complexe notamment en raison de leur vente en ligne - le fret express et postal étant particulièrement prisé des trafiquants - et de l’absence d’harmonisation juridique de leur statut, au niveau tant européen que mondial. Le dynamisme du marché européen s’explique par des contours législatifs fragiles, exploités par les trafiquants qui font évoluer la composition chimique de certaines molécules au gré des décisions d’interdiction. Les groupes criminels profitent du fait qu’un produit non classé comme stupéfiant ne peut pas être interdit, en proposant continuellement de nouvelles drogues. La difficulté de détection des nouveaux produits de synthèse, et par conséquent la lutte contre leur trafic, est aggravée par la rapidité d’apparition des nouvelles substances. L’identification précise par les autorités scientifiques de la molécule constituant un produit de synthèse s’avère en effet indispensable lorsque celui-ci n’appartient pas à une famille entièrement classée comme stupéfiant. En tout état de cause, la direction nationale de la police judiciaire (DNPJ), en particulier l’Office antistupéfiants (OFAST), la direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de la préfecture de police ainsi que la gendarmerie nationale sont particulièrement investies dans la lutte contre les drogues de synthèse. Celle-ci relève du combat global mené par les forces de sécurité intérieure de l’État contre le trafic de stupéfiants. Pour la seule année 2023, elles ont ainsi appréhendé 4 072 704 comprimés d’ecstasy/MDMA (+ 164 % par rapport à 2022), 265 kg d’amphétamine/méthamphétamine (- 3 %) et 721 kg de kétamine (+ 35 %). Bien qu’une large part des quantités mises hors-circuit en France semble destinée à des marchés étrangers, le marché de consommation en France reste dynamique et évolutif avec une offre de produits diversifiée. Au cours des 8 premiers mois de 2024, les forces de l’ordre ont encore saisi 4 257 000 comprimés d’ecstasy/MDMA, 340 kg d’amphétamine/métamphétamine et 165 kg de kétamine. Le contrôle des précurseurs chimiques est un élément essentiel pour limiter la production de drogues de synthèse et le développement de laboratoires clandestins. À ce titre, la Mission nationale de contrôle des précurseurs chimiques (MNCPC), rattachée au ministère de l’économie, pilote et coordonne la mise en œuvre des politiques de lutte contre le détournement des précurseurs chimiques. Il s’avère que les principales difficultés rencontrées concernent principalement la détection et l’identification des « nouvelles drogues de synthèse » pour lesquelles les tests classiques comme les dépistages salivaires sont actuellement inefficaces. La gendarmerie nationale mène à ce titre des expérimentations dans l’objectif de faciliter à terme l’identification des drogues, y compris les drogues de synthèse. Ainsi, le « Micro Nir » est un système portable conçu pour une identification rapide des stupéfiants et sans contact direct avec la plupart des échantillons (incluant des produits de coupage et des précurseurs de drogue). Actuellement en phase de test, son expérimentation pourrait être étendue en 2025. En parallèle, le projet d’analyse des eaux usées baptisé « Argos/Cloaca » pourra concourir à mesurer l’éventuelle progression de ces drogues sur le territoire en cartographiant plus précisément la diffusion des produits.  S’agissant de la prévention, tant en matière de drogues de synthèse que des autres stupéfiants, les policiers interviennent régulièrement dans les collèges et lycées, dans le cadre du partenariat avec l’éducation nationale, pour des actions de sensibilisation sur les risques liés à la consommation de stupéfiants. La gendarmerie nationale mène également activement des actions de sensibilisation et des séances d’information sur les risques et dangers de la consommation de produits stupéfiants au profit d’un large public (éducation nationale, associations, élus locaux, entreprises, fonction publique, forces armées ou encore administration pénitentiaire). En outre, la prévention s’exerce à travers une véritable chaîne territoriale dédiée allant des correspondants territoriaux de prévention en passant par les officiers adjoints prévention (OAP) ou les 101 maisons de protection des familles (MPF) appuyées par plus de 600 formateurs anti-drogue. De fortes initiatives seront prochainement engagées par le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en matière de lutte contre le trafic de drogue, la criminalité organisée et l’économie souterraine. La proposition de loi visant à sortir la France du piège du narco-trafic, déposée en juillet 2024 par les sénateurs Étienne Blanc et Jérôme Durain, dans la continuité de leur commission d’enquête, constitue à cet égard une importante base de travail sur laquelle Gouvernement et Parlement vont pouvoir s’appuyer. Cette proposition de loi a été adoptée à l’unanimité au Sénat le 4 février 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>392</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2298</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Chavent</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Expulsion pour les occupations illégales de terrain</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            392. — 8 octobre 2024. — M. Marc Chavent appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’occupation illégale de terrain par les gens du voyage. La loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 modifiée relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage prévoit qu’en cas de violation de l’interdiction de stationnement en dehors des aires d’accueil réservées aux gens du voyage, le maire ou le président d’EPCI peut demander au préfet de mettre en demeure les intéressés de quitter les lieux. Cette mise en demeure peut s’ensuivre d’une évacuation forcée à condition qu’il n’y ait pas de recours devant le juge administratif. Cette procédure requiert en pratique plusieurs jours avant exécution effective, jours pendant lesquels les terrains occupés subissent parfois de fortes dégradations qui engendrent des coûts de réparations pour les propriétaires. Aussi, il lui demande s’il compte mettre en œuvre une mesure d’expulsion applicable dans un délai d’urgence afin de limiter les dommages sur les terrains occupés illégalement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2298</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le régime applicable en matière de stationnement des gens du voyage est prévu par la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 modifiée relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage. Il établit un équilibre entre, d’une part, la liberté d’aller et venir et l’aspiration des gens du voyage à pouvoir stationner dans des conditions décentes, et, d’autre part, le souci des élus locaux et de nos concitoyens d’éviter des installations illicites pouvant porter atteinte au droit de propriété et d’occasionner des troubles à l’ordre public. Les schémas départementaux d’accueil des gens du voyage formalisent l’obligation pour les communes de plus de 5 000 habitants et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) de créer, d’aménager et d’entretenir des aires d’accueil réservées aux gens du voyage. Lorsque la commune ou l’EPCI se sont dotés d’aires et terrains conformes à ce schéma, le maire ou le président de cet EPCI peuvent interdire le stationnement des gens du voyage en dehors des aires aménagées et, en cas de violation de cette interdiction, demander au préfet de département de mettre en demeure les gens du voyage de quitter les lieux. Lorsque cette mise en demeure n’a pas été suivie d’effets, l’évacuation forcée des résidences mobiles peut alors intervenir dans un délai de 24 heures sous réserve de l’absence de recours devant le juge administratif. Le juge administratif doit quant à lui statuer dans les quarante-huit heures. Ces délais garantissent ainsi la mise en œuvre rapide d’une décision d’évacuation, même en cas de recours juridictionnel. Enfin, la mise en demeure reste par ailleurs applicable pendant un délai de sept jours et peut donc servir de fondement juridique à une nouvelle mesure d’évacuation forcée lorsque la résidence mobile se trouve à nouveau en situation de stationnement illicite. Ces outils permettent donc d’améliorer la réponse administrative à des stationnements illicites, qui peuvent également être sanctionnés pénalement, l’article 322-4-1 du code pénal réprimant le délit d’installation illicite en réunion sur un terrain communal ou privé et la loi du 7 novembre 2018 ayant augmenté les sanctions correspondantes qui sont désormais d’un an d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. Ces dispositions pénales peuvent également servir de cadre à la répression des actes de destruction, dégradation ou détérioration des biens appartenant à autrui commis par les gens du voyage, leur réparation pouvant être recherchée par la constitution de partie civile du propriétaire du terrain dans le cadre de cette procédure. Une action civile en responsabilité du fait personnel peut également être introduite indépendamment de toute procédure pénale, en application de l’article 1240 du code civil, en vue de l’obtention d’une indemnité compensatrice de la dégradation. Par ailleurs, il convient de rappeler que lors de l’installation d’un groupe sur une aire d’accueil, la collectivité peut imposer un dépôt de garantie, lequel pourra être conservé pour faire face aux frais de réparation d’éventuelles dégradations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>977</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2299</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Le Coq</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pourquoi refuser la publication du rapport « Police et racisme » ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            977. — 15 octobre 2024. — M. Aurélien Le Coq interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’absence de publication d’un rapport traitant du racisme dans la police. Le rapport « Police et racisme » commandé par Matignon et remis à la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Dilcrah) en juillet 2021 n’a jamais été rendu public malgré les demandes répétées des parlementaires et des acteurs engagés sur le sujet. Il a fallu attendre un article du journal Charlie-Hebdo le 12 juillet 2023 pour prendre connaissance d’une partie de ce rapport. À la connaissance de M. le député, ce rapport inclut douze recommandations telles que l’augmentation du temps initial de formation des gardiens de la paix, le rattachement de l’Inspection générale de la police nationale au ministère de la justice ou l’ouverture de l’enseignement aux sciences sociales. Actuellement, la formation des élèves policiers ne consacre que six heures à la lutte contre les discriminations, en toute fin de cursus. La non-publication de ce rapport suscite des interrogations légitimes. Si le ministère nie auprès de la presse avoir donné des consignes pour étouffer ce rapport, il s’est pour autant toujours abstenu de le rendre public. Pire, le 23 janvier 2023 le conseil scientifique de la Dilcrah a même été dissous sans motif clairement évoqué. Il lui demande quelles sont les raisons ayant empêché la publication du rapport « Police et racisme » et quand il sera rendu public.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2299</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Policiers comme gendarmes se doivent d’être exemplaires dans leur défense et leur respect des valeurs et des lois de la République et le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur attache la plus grande importance au respect du Droit et de la déontologie au sein de son administration. Tout écart portant atteinte à la déontologie et à l’image des forces de l’ordre est combattu avec fermeté et tout manquement avéré expose son auteur à des sanctions disciplinaires et, le cas échéant, à des poursuites pénales. Les fautes individuelles, rares, ne sauraient justifier une suspicion de racisme intrinsèque des agents de la police nationale ou de la gendarmerie nationale. S’agissant plus particulièrement de la Police, c’est une institution extrêmement encadrée et contrôlée par l’autorité hiérarchique, des corps d’inspection, des autorités administratives indépendantes et des organes et juridictions nationaux et européens. Elle est également soumise au contrôle du Parlement dans sa mission de contrôle de l’action du Gouvernement. La déontologie et la lutte contre les discriminations et contre toutes les formes de racisme constituent des enseignements fondamentaux de la formation, aussi bien initiale que continue, en lien avec les associations de lutte contre les discriminations. Ces enjeux sont également une priorité de la politique managériale. La police nationale s’est en outre dotée, comme les autres services du ministère de l’intérieur, d’une cellule d’écoute interne (SIGNAL DISCRI) permettant depuis 2017 à tout fonctionnaire de signaler des comportements discriminatoires ou des faits de harcèlement dont il serait victime ou témoin. En matière de prévention interne au ministère, un réseau de référents égalité/diversité assure des actions de sensibilisation et relaie sur le terrain et dans l’ensemble des services la politique de diversité et d’égalité professionnelle. La police nationale est une institution ouverte et à l’image de la société. Elle développe également des actions concrètes et spécifiques en la matière, par exemple en promouvant depuis de longues années la diversité du recrutement et l’égalité d’accès : cadets de la République, policiers adjoints, « second concours » de gardien de la paix réservé aux policiers adjoints, classes préparatoires intégrées, etc.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2921</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2299</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Accueil des personnes LGBTI dans les gendarmeries et commissariats</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2921. — 24 décembre 2024. — Mme Karen Erodi attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la difficulté d’accueil des personnes LGBTI dans les commissariats. Sous la XVIe législature, cette question, demeurée sans réponse, avait déjà été posée par Mme la députée à Mme la ministre déléguée auprès de la Première ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur la difficulté d’accueil des personnes LGBTI dans les commissariats. De fait, Les discriminations envers les personnes LGBTI sont encore très présentes aujourd’hui dans la société. Selon le « rapport sur les crimes de haine anti-LGBT en France », publié par la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH) en janvier 2023, 30 % des Français déclarent se sentir mal à l’aise de côtoyer des personnes LGBTI. Toujours selon ce rapport, 55 % des personnes LGBTI rapportent avoir subi des violences à caractère LGBTI-phobe au cours de leur vie. Cependant, seuls 20 % d’entre eux osent porter plainte quand ils sont victimes de crimes ou de délits. Ce taux baisse à 5 % pour les injures et diffamations. Ces chiffres déplorables sont le résultat de grandes difficultés rencontrées par les plaignants lors du dépôt de plainte dans les commissariats. Le « Rapport d’évaluation du plan national d’actions pour l’égalité des droits, contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ » de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) pointe du doigt le risque de « double violence » pour les victimes, résultat de l’insuffisance de la lutte contre les violences anti-LGBTI. Les réclamations pour fait de violence et de non-respect de procédure par des policiers ont, dans le cadre des dépôts de plaintes incluant un motif discriminatoire, augmenté de 22,2 % sur la période 2020-2023. De plus, la spécificité de certains publics n’est pas prise en compte en raison d’une méconnaissance des difficultés spécifiques. À cela s’ajoutent des obstacles procéduraux, comme l’impossibilité, pour un enfant victime de discriminations à caractère LGBTI-phobe, de porter plainte, sans l’accompagnement de ses parents. Si la première avancée que constitue la mise en place des référents « égalité-diversité » au sein des commissariats pour l’accueil des victimes peut être saluée, les rapports de la DILCRAH et de la CNCDH mettent en évidence le manque d’effectivité du dispositif. En effet, en l’état, seule une dizaine de ces référents étaient opérationnels au début de 2023. De nombreux référents ne sont pas formés et le comble est que certains ne savent même pas qu’ils ont été nommés. À se demander comment ils sont sélectionnés ? Ce dispositif se doit d’être amélioré, avec une claire identification de ces référents au sein des commissariats, un approfondissement des formations sur les LGBTI-phobies et une sensibilisation auprès de l’ensemble des fonctionnaires de police. Alors que l’agression de Paul, un jeune garçon de 17 ans dans le Tarn a bousculé la presse locale, Mme la députée interroge M. le ministre sur l’urgence que représente l’amélioration de l’accueil des personnes LGBTI dans les commissariats et demande des mesures structurelles supplémentaires pour affronter cette problématique, qui prend racine dans une discrimination structurelle et qui entrave grandement l’accès aux droits de ces individus. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2300</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministre de l’intérieur a fait de l’accueil dans les commissariats et dans les gendarmeries une priorité. Il s’agit d’une mission fondamentale du service public de la sécurité, tout particulièrement à l’égard des victimes, mais plus largement de l’ensemble du public. Il en va de la qualité du lien de confiance entre la population et les forces de l’ordre et, au-delà, entre la population et les institutions publiques. La police nationale, dotée de longue date d’une délégation aux victimes, désormais rattachée à la direction nationale de la police judiciaire, a engagé depuis plusieurs années une démarche de professionnalisation de la mission d’accueil, avec en particulier la désignation de « référents accueil » dans les commissariats. Spécialement formés, ils sont chargés d’optimiser l’organisation de l’accueil du public. Plus de 500 référents accueil sont ainsi à l’œuvre dans les services déconcentrés de la direction générale de la police nationale et plus de 120 dans les services de la préfecture de police. Depuis 2024, chaque département dispose d’une délégation d’aide aux victimes et toutes les circonscriptions de police disposent d’un correspondant « aide aux victimes ». La police nationale s’est en outre dotée en juillet 2023 d’un logiciel « accueil » pour améliorer l’organisation et la gestion de l’accueil des usagers dans les commissariats. Depuis mai 2024, la gendarmerie nationale a officiellement lancé le parcours victimes/usagers sur tout le territoire. L’ambition de ce parcours est de renforcer encore l’offre de service en matière d’accueil, de prise en compte et d’accompagnement de l’ensemble des usagers. Cette ambition se traduit par une formation des personnels via un enseignement à distance « sens de l’usager » qui propose des supports pédagogiques et des capsules vidéo pour développer les connaissances des gendarmes (communication, prise en charge d’une victime de violences, etc.) mais également par des outils concrets visant à améliorer l’accueil des usagers en brigades (dépliants, etc.). Par ailleurs, les usagers de l’accueil en commissariat et en brigade sont invités à donner leur avis à l’aide d’un questionnaire accessible par code QR. Il convient également de souligner que les inspections générales de la gendarmerie et de la police nationales mènent des missions d’évaluation de l’accueil des plaignants dans les commissariats et brigades, dans le cadre de contrôles inopinés et anonymes. Les résultats des questionnaires « Je donne mon avis » sont notamment intégrés aux maquettes de performance (PAP/RAP). La police et la gendarmerie nationales sont en outre engagées dans le programme interministériel « Services publics + » visant à améliorer la relation avec les usagers. Ainsi, dans une démarche de redevabilité, policiers et gendarmes améliorent l’accueil sur la base de l’identification des besoins des usagers. Plus spécifiquement, plusieurs dispositifs permettent de garantir un accueil adapté aux personnes LGBT. Au cours des dernières années, les plans nationaux successifs de mobilisation contre les discriminations anti-LGBT ont, en particulier, conduit la police et la gendarmerie nationales à adopter diverses mesures pour améliorer la prise en charge des personnes LGBT : accueillir la personne trans en fonction du genre selon lequel elle se définit, proposer la présence d’une personne de confiance pour les dépôts de plainte, possibilité pour les mis en cause d’être palpés ou fouillés par un agent du genre auquel la personne s’identifie, etc. Ces directives se traduisent par une réglementation adaptée. Ainsi, une instruction du 1er juin 2021 de la direction nationale de la sécurité publique - à la tête du réseau des commissariats, hors zone de compétence de la préfecture de police - souligne l’attention qui doit être portée à la prise en compte des personnes trans lors de leur accueil ou lorsqu’elles sont soumises à une mesure privative de liberté. Par ailleurs, en application du plan national d’actions pour l’égalité des droits, contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ 2020-2023, les près de 700 référents départementaux et locaux « aide aux victimes » des services déconcentrés de la direction générale de la police nationale ont été désignés, depuis 2021, « référents LGBT ». Ces référents LGBT sont chargés, notamment, de développer le partenariat avec les associations LGBT, et sont les contacts privilégiés des victimes. La police nationale poursuit son engagement en la matière dans le cadre du plan national d’actions pour l’égalité, contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ (2023-2026). La direction générale de la gendarmerie nationale a élaboré et diffusé la note-express n° 17500 du 17 mai 2021 relative à la prise en charge des personnes victimes d’infractions pénales commises à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre. Cette directive est adaptée à l’accompagnement des personnes LGBT victimes. Sa mise en œuvre s’appuie notamment sur le réseau « Égalité - Diversité », créé en 2016, qui compte plus de 650 référents et se compose d’un référent national (RNED) secondé par un suppléant, de coordonnateurs égalité et diversité (CED) dans chaque région et formation administrative et de référents égalité et diversité de proximité (RED) jusqu’au niveau des compagnies et unités assimilées, dans les gendarmeries spécialisées, les écoles et les formations administratives. Plus globalement, la gendarmerie a déployé un réseau dédié à la prévention des infractions discriminatoires qui s’appuie sur ses référents territoriaux « racisme, antisémitisme et discriminations » (officiers adjoints police judiciaire) et les référents "lutte contre les crimes de haine" mis en place dans chaque département et collectivité d’outre-mer. Volontaires, formés en présentiel avec l’appui d’intervenants extérieurs, ils ont pour mission de former en présentiel 100% des gendarmes de brigade territoriale ou spécialisés, en particulier à la prise en compte des victimes d’actes anti-LGBT, d’appuyer les enquêteurs dans la conduite des investigations particulières, de soutenir le commandement dans le cadre de la participation aux comités opérationnels racisme, antisémitisme et lutte contre l’homophobie (CORAH). Les discriminations constituent également un sujet prioritaire de la doctrine d’engagement des 101 maisons de protection des familles (MPF) de la gendarmerie, réparties sur l’ensemble du territoire national. Une application, Néo Haine, est par ailleurs accessible aux deux forces, spécifiquement pour les crimes et délits de haine fondés sur la supposée race, l’ethnie, la religion, la nation, le sexe, l’orientation sexuelle, l’identité de genre et le handicap. Cette application permet aux enquêteurs policiers et gendarmes d’avoir immédiatement accès au réseau départemental des formateurs-relais de lutte contre les crimes de haine de la gendarmerie ainsi qu’au réseau des associations de leur département, permettant si besoin d’orienter rapidement une victime vers une association. La formation des policiers et gendarmes constitue un enjeu central. Ils sont tous formés, dans le cadre de leur formation initiale, à la lutte contre les discriminations fondées sur les orientations sexuelles et aux violences contre les personnes LGBT. Cette politique de formation inclut, bien entendu, les enjeux de l’accueil de victimes ou de mis en cause LGBT. Des formations continues permettent d’approfondir la compréhension des enjeux en la matière. Le portail de la documentation professionnelle des policiers (site intranet de l’académie de police) propose de longue date un guide de lutte contre les discriminations et le harcèlement, complété depuis 2024 par un nouveau et spécifique guide de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT +. Les écoles de police ont un partenariat avec l’association FLAG ! , qui s’attache notamment à la bonne prise en charge des victimes dans les commissariats -, qui intervient devant les élèves gardiens de la paix et les élèves policiers adjoints. Elle mène également des actions de sensibilisation au bénéfice des élèves de l’École nationale supérieure de la police. L’association FLAG ! mène en outre des actions de sensibilisation dans les circonscriptions de police. Ce partenariat avec FLAG ! a également permis l’élaboration d’une mallette pédagogique destinée aux référents départementaux LGBT. La formation des gendarmes s’inscrit également dans une démarche partenariale forte : interventions en école de gendarmerie ou à l’académie militaire de la gendarmerie nationale (AMGN) d’associations (SOS homophobie et L’Autre Cercle) et de partenaires institutionnels, tels que la DILCRAH, qui pilote les formations PILCRAH associant PN/GN/Magistrature. La formation des officiers de la gendarmerie au sein de l’académie militaire de la gendarmerie nationale (AMGN) comprend 60 heures d’éthique et déontologie, dont 18 heures liées spécifiquement à la thématique des discriminations, qui s’articulent en deux grandes phases. Une première phase théorique traite de la préservation de la dignité humaine, des analyses sur les comportements déviants et problématiques pour l’institution, et la connaissance des grandes associations et entités administratives partenaires (CGLPL, défenseur des droits) traitant de ces sujets. Durant la seconde phase, la formation est complétée par des intervenants extérieurs qualifiés sous un format de conférence/échanges avec les élèves (DILCRAH, etc.), deux interventions de l’IGGN, et une intervention de la référente nationale « Égalité - Diversité ». En école de gendarmerie, sont dispensés plusieurs cours de déontologie relatifs à la lutte contre les discriminations, le harcèlement moral et le respect exigé pour les personnes (charte de l’accueil, accueil physique et téléphonique). La prise en charge des personnes victimes d’infractions pénales commises à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre, est détaillée par les formateurs. Un volume horaire de 20 heures est consacré à cette thématique et réparti sur plusieurs cours, dont 4 heures avec des intervenants qualifiés (DILCRAH, etc.) et une séance par des formateurs qualifiés « référents égalité et diversité ». Enfin, la plateforme de documentation professionnelle des gendarmes dispose de nombreux documents sur l’accès aux droits des personnes LGBT et la lutte contre la haine (infographies sur l’accueil en brigade des personnes LGBT, guide des crimes et délits haineux, guide de l’audition des victimes de crimes de haine, etc.). La direction générale de la gendarmerie nationale, en collaboration avec la haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE), a mis à la disposition de toutes ses unités un guide de l’enquêteur traitant de la discrimination et des infractions à caractère raciste, antisémite et commises à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre de la victime. Plusieurs plateformes et téléservices sont en outre à la disposition des victimes LGBT, et leur permettent d’échanger avec des policiers ou gendarmes. Par exemple, la plate-forme numérique de signalement des atteintes aux personnes et d’accompagnement des victimes (PNAV), disponible notamment sur l’application M@sécurité.fr, est à la disposition des victimes de discriminations et de toute forme de haine. Par ailleurs, la plateforme d’harmonisation, d’analyse, de recoupement et d’orientation des signalements (PHAROS) de l’office anti-cybercriminalité de la direction nationale de la police judiciaire permet également de signaler des contenus haineux, y compris pour des motifs liés à l’orientation sexuelle ou au genre. Enfin, quiconque serait victime ou témoin d’un comportement inapproprié d’un agent de la police nationale peut également signaler ces faits en ligne, sur la plateforme de signalement de l’inspection générale de la police nationale. Sur le plan interne à l’administration, la police nationale - à l’instar de l’ensemble des services du ministère - mène également une politique active de prévention des discriminations : séminaires, campagnes d’affichage, partenariats associatifs, actions de communication, politique RH, etc. La police nationale dispose d’un réseau de plus de 400 RED sur l’ensemble du territoire, qui relaient auprès des agents la politique d’égalité professionnelle et de diversité. Au sein de la gendarmerie nationale, les coordonnateurs égalité et diversité effectuent des actions de formation et de sensibilisation auprès de membres formés qui jouent un rôle de « capteurs ». Lorsqu’ils sont sollicités par des agents en difficulté, ils ont pour mission de les informer et de les orienter vers le bon interlocuteur. Ils réalisent également un accompagnement de proximité. Leur action s’inscrit en complémentarité de celle de l’observatoire de la gendarmerie pour l’égalité et la diversité (OGED), rattaché à l’inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) et chargé d’analyser, évaluer et valoriser la politique RH en matière d’égalité professionnelle, de diversité, de lutte contre les discriminations, le harcèlement et les violences, et de proposer les évolutions nécessaires. Par ailleurs, chaque force dispose de sa propre plateforme interne pour permettre à ses agents d’effectuer un signalement en cas de discrimination : SIGNAL-DISCRI (PN) et STOP-DISCRI (GN). La politique d’accueil des victimes, en particulier des victimes LGBT, continue à se professionnaliser et à se renforcer avec plusieurs évolutions prévues : panneaux d’information des usagers devant les commissariats, bornes d’accueil numérique, plainte en ligne depuis le 15 octobre 2024, etc. Enfin, il paraît important de rappeler qu’AFNOR Certification (Association française de normalisation) a renouvelé en 2023 au ministère de l’intérieur les labels « égalité professionnelle » et « diversité ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3464</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2302</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Avenir du dispositif du placement éducatif à domicile (PEAD)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3464. — 28 janvier 2025. — Mme Alexandra Martin attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’avenir du dispositif de placement éducatif à domicile (PEAD), dont la pérennité est mise en cause depuis un avis rendu par la Cour de cassation le 2 octobre 2024. La Cour a estimé que le PEAD devrait être requalifié en mesure d’assistance éducative en milieu ouvert renforcée (AEMO) plutôt qu’en mesure de placement, conformément à la loi n° 2022-140 du 7 février 2022 sur la protection des enfants. Selon la Cour, bien que l’enfant « placé à domicile » reste dans son foyer, bénéficiant d’une intervention éducative régulière et renforcée, cette mesure ne correspond pas à un placement au sens de l’article 375-3 du code civil, mais à une AEMO renforcée, dont l’hébergement reste exceptionnel. Cette réinterprétation a provoqué des inquiétudes dans plusieurs départements, qui envisagent déjà une réorganisation de leurs services habilités, voire une fermeture des dispositifs de PEAD. Si certains professionnels et experts saluent l’intensification de l’accompagnement éducatif, d’autres, comme l’ANMECS, la CNAPE ou la GEPso, soulignent les risques de déstabilisation du secteur, déjà fragile. En effet, dans un contexte de crise systémique de la protection de l’enfance, avec des services déjà sous pression, la disparition du PEAD pourrait entraîner une rupture de prise en charge pour de nombreux enfants. De plus, la réaffectation des mesures à une AEMO renforcée risquerait d’aggraver l’engorgement des dispositifs déjà existants et de compromettre la prise en charge de l’ensemble des enfants en danger. Mme la députée souhaite savoir si le Gouvernement envisage des mesures législatives visant à sécuriser et pérenniser le dispositif de PEAD, ou à le réorganiser d’une manière qui garantirait une réponse proportionnée aux besoins des enfants et des familles tout en préservant les approches cliniques et éducatives développées depuis des décennies. Par ailleurs, elle l’interroge sur les conséquences de cette requalification sur les décisions judiciaires prises en faveur du PEAD et sur les modalités de prise en charge alternatives, dans un contexte de raréfaction des places d’hébergement et de saturation des services d’AEMO.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2303</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif de placement éducatif à domicile (PEAD) est une pratique qui s’est développée dans différents territoires, à l’initiative du secteur associatif habilité (SAH) ou des conseils départementaux, chefs de file en matière de protection de l’enfance. Cependant, le développement de ce dispositif s’est fait alors même qu’aucune disposition du code civil ne le prévoit. En outre, le PEAD pose des difficultés d’articulation avec les dispositions relatives aux conditions du placement institutionnel (évaluation systématique préalable, sauf urgence, des possibilités d’un placement au sein de la famille ou chez un tiers digne de confiance), aux actes usuels (exercés par la personne à qui l’enfant a été confié, soit l’aide sociale à l’enfance, et non les parents), aux droits de visite des parents (en particulier en cas de séparation parentale), aux frais de placement et à la responsabilité civile de l’enfant.  Aussi, la première chambre civile de la cour de Cassation a considéré, dans l’arrêt du 2 octobre 2024 (pourvoi n° 21-25.974), et dans la continuité de son avis du 14 février 2024 (pourvoi n° 23-70.015), sur les fondements des articles 375, 375-2, 375-3,3° et 375-7 du code civil, que lorsque le juge des enfants décide de confier le mineur à l’aide sociale à l’enfance (ASE), un droit d’hébergement à temps complet ne peut pas être accordé cumulativement à l’un ou aux deux parents. Cet arrêt emporte comme conséquence pour le juge des enfants de ne plus pouvoir ordonner de mesure de placement prenant la forme d’un PEAD, sans risque de voir sa décision infirmée en cas de recours. Cette conséquence vaut pour les décisions à venir ou non définitives. En outre, le PEAD repose sur trois principes : un maintien de l’enfant à son domicile, une mise à l’abri possible à tout moment en cas de risque pour l’enfant et une intervention intensive, adaptée et multiforme des professionnels. Or, ces principes d’intervention sont ceux d’ores et déjà applicables à une mesure d’AEMO-R (article 375-2 du code civil). En effet, l’AEMO-R se caractérise par une intervention éducative plus soutenue, pouvant aller jusqu’à plusieurs visites par semaine dans les cas qui le nécessitent. Malgré des variations d’un territoire à l’autre, les services compétents offrent généralement une grande disponibilité, avec des amplitudes élargies d’ouverture en semaine et des dispositifs d’astreinte permettant de solliciter un éducateur à tout moment, y compris la nuit ou le week-end. Elle peut également s’accompagner d’une autorisation d’hébergement exceptionnel ou périodique, répondant ainsi aux besoins de l’enfant et de sa famille avec la même efficience que la mesure de PEAD. C’est donc en se fondant sur le droit applicable et sur les dispositifs existants que la cour de Cassation a rendu son premier avis en février 2024, puis son arrêt en octobre 2024, considérant que les textes actuels permettaient de mettre en œuvre les objectifs poursuivis par le dispositif. En tout état de cause, si une modification législative devait intervenir, elle exigerait préalablement une étude approfondie du dispositif pour identifier les éventuelles lacunes du droit en vigueur qui empêcheraient de garantir, comme vous le mentionnez, une réponse proportionnée aux besoins des enfants et des familles tout en préservant les approches cliniques et éducatives. En l’état actuel, cette décision implique que les départements fassent évoluer la structuration juridique des établissements et services qui la mettent en œuvre quand celle-ci n’est pas conforme. L’enjeu pour le ministère de la Justice est d’accompagner cette transformation en s’appuyant sur les services de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), officiant comme services instructeurs des Préfets dans ce type de procédure. Aussi, la direction de la PJJ a diffusé une note à l’attention de ses services déconcentrés le 8 janvier 2025, leur présentant les solutions possibles pour accompagner cette période de transition au regard des textes régissant les autorisations et les habilitations et les invitant à favoriser les échanges avec les départements, en lien avec les préfets et les juridictions. Des réflexions sont, par ailleurs, en cours au niveau national sur la faisabilité juridique d’accélerer la transformation des structures en créant un régime transitoire et dérogatoire afin de soulager les départements dans les démarches à réaliser, et permettre ainsi la continuité de nouvelles prises en charge dans le respect des dispositions de la procédure en assistance éducative.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3504</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2304</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Aliénation parentale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3504. — 28 janvier 2025. — M. Roger Chudeau interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice sur la problématique de l’aliénation parentale, un phénomène de plus en plus dénoncé dans le cadre des séparations conflictuelles. L’aliénation parentale se définit comme un processus par lequel un parent influence négativement un enfant afin de le détourner de l’autre parent, pouvant aller jusqu’à la rupture complète du lien filial. Ce phénomène est à l’origine de profondes souffrances pour les enfants comme pour les parents victimes et pose un problème juridique majeur en matière de droit de la famille. Si la jurisprudence reconnaît parfois cette manipulation et ses conséquences, il n’existe à ce jour pas de cadre législatif précis permettant de lutter efficacement contre l’aliénation parentale et de protéger les enfants contre ce type de violence psychologique. Plusieurs associations et experts en protection de l’enfance alertent sur la nécessité d’une reconnaissance plus explicite de cette problématique dans la loi et sur la mise en place de dispositifs concrets permettant d’évaluer et de sanctionner ces comportements lorsqu’ils sont avérés. Aussi, il souhaite savoir quelles mesures législatives il envisage de prendre afin de mieux encadrer et lutter contre l’aliénation parentale, tant au niveau de sa reconnaissance juridique que des sanctions applicables et des moyens mis à disposition des magistrats et des services de protection de l’enfance.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2304</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre de procédures judiciaires, le « syndrome d’aliénation parentale » est régulièrement invoqué par l’une des parties, soit dans les situations de séparations conflictuelles impliquant des questions de garde d’enfant, soit dans les contextes de violences alléguées au sein du couple ou sur l’enfant. Ce syndrome ne fait toutefois pas l’objet de consensus médical et est particulièrement controversé. Ainsi, l’Organisation mondiale de la santé ne l’a pas retenu dans la Classification statistique internationale des maladies et des problèmes de santé connexes (CIM-11). En outre, une résolution du Parlement européen en date du 6 octobre 2021 exhorte les États de l’Union européenne « à ne pas reconnaître le syndrome d’aliénation parentale dans leur pratique judiciaire et leur droit ». Le ministère de la Justice a donc, par voie de dépêche en date de mars 2018, alerté les magistrats sur le caractère particulièrement débattu du concept du syndrome d’aliénation parentale afin de les inciter à ne pas l’utiliser et de leur rappeler la possibilité de recourir à des mesures d’investigation à même de garantir la protection et l’intérêt de l’enfant (par exemple, demander à un expert d’évaluer les éventuels mécanismes d’emprise que peut exercer le parent sur l’enfant et confronter les conclusions de l’expert à celles issues du rapport d’enquête sociale qui peut être ordonnée d’office (article 373-2-12 du code civil). L’examen de la jurisprudence montre ainsi que dans les situations particulièrement conflictuelles, les magistrats, lorsqu’ils statuent sur les modalités d’exercice de l’autorité parentale, motivent leur décision sur les concepts de « conflit de loyauté », de « conflit parental » ou d’« emprise » dont l’assise scientifique n’est pas discutée et qui préservent l’intérêt de l’enfant.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1005</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2304</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Runel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Mémoire et anciens combattants</ministreJO><Objet>Revalorisation du point de pension militaire d’invalidité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1005. — 15 octobre 2024. — Mme Sandrine Runel attire l’attention de M. le ministre des armées et des anciens combattants sur la situation de la pension militaire, que la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (FNACA) porte à l’attention de Mme la députée. Malgré son récent réajustement au 1er janvier 2024, le point de pension militaire d’invalidité (PMI) des pensions et allocations de reconnaissances attribuées aux anciens combattant est en décrochage par rapport aux évolutions des prix. En euros constants, le niveau du point PMI est en diminution depuis 2017. Une augmentation complémentaire de 7,5 % de ce point de pension militaire d’invalidité permettrait de rattraper le retard accumulé ces dernières années. Cette augmentation serait largement compensée par la disparition progressive des ayant droits due à l’âge. Ainsi, s’inquiétant de la situation des anciens combattants, elle lui demande de bien vouloir considérer cette demande et ainsi de pouvoir augmenter le point de PMI de 7,5 % dans les meilleurs délais. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2304</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément à l’article R. 125-1 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre (CPMIVG), la valeur du point de pension militaire d’invalidité (PMI) fait l’objet d’une actualisation annuelle au 1er janvier. Cette revalorisation est calculée en fonction de l’évolution cumulée de l’indice de traitement brut – grille indiciaire de la fonction publique de l’État (ITB-GI) constatée durant l’année précédente. La valeur du point de PMI progresse ainsi dans les mêmes proportions que la rémunération des agents publics en activité. Le mécanisme de cette indexation est issu des conclusions du groupe de travail sur l’évolution du point de PMI remis en 2021. Pour mémoire, ce rapport préconisait de conserver l’indexation du point de PMI sur l’ITB-GI, sous réserve qu’un examen de l’évolution de cet indice par rapport à l’indice des prix à la consommation hors tabac soit effectué tous les deux ans au moment de l’élaboration du projet de loi de finances. Conformément à ces préconisations, le décret n° 2022-128 du 4 février 2022 modifiant les modalités de fixation de la valeur du point de pension militaire d’invalidité a créé l’article D. 125-5 du CPMIVG qui prévoit que le ministre chargé des anciens combattants et victimes de guerre et le ministre chargé du budget établissent, selon une périodicité bisannuelle, un rapport comparant l’évolution constatée de la valeur du point de PMI et de celle de l’indice des prix à la consommation hors tabac. Le premier rapport sera remis prochainement au Parlement. Toutefois, sans attendre ce rapport et lorsque l’inflation s’est révélée particulièrement forte en 2022, le Gouvernement a veillé à revaloriser par anticipation la valeur du point de PMI en prenant en compte, dès le 1er janvier 2023, l’augmentation de la valeur du point d’indice des fonctionnaires de 3,5 % intervenue au 1er juillet 2022, alors que les textes prévoyaient initialement de répercuter cette dernière le 1er janvier 2024. La valeur du point de PMI a ainsi été revalorisée de 3,85 % au 1er janvier 2023. La même mesure a été prise pour la revalorisation du 1er janvier 2024, portant la valeur de ce point à 15,90 € (+ 1,74 %). La dernière revalorisation du point de PMI est intervenue au 1er janvier 2025 en fonction de l’évolution cumulée et constatée de l’ITB-GI du quatrième trimestre de l’année 2023 et des premier et deuxième trimestres de l’année 2024. Cette valeur est désormais de 16,07 €. Ces mesures illustrent le soin apporté par le ministère des armées à la condition des titulaires d’une pension militaire d’invalidité.  Le ministère des armées travaille par ailleurs sur une évolution de la règlementation permettant une prise en compte plus rapide des évolutions de l’ITB-GI dans la revalorisation du point de PMI.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4382</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2305</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité</ministreJO><Objet>Accès à la liste des demandes de subventions municipales des associations</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4382. — 25 février 2025. — M. Julien Rancoule attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité, sur l’accès pour les membres du conseil municipal à la liste des demandes de subventions municipales qui ont été déposées par les associations. Même si l’article L. 2121-13 du CGCT prévoit que « tout membre du conseil municipal a le droit, dans le cadre de sa fonction, d’être informé des affaires de la commune qui font l’objet d’une délibération », il souhaiterait savoir si un conseiller municipal a le droit de connaître en amont du conseil municipal, s’il en fait la demande au maire, toutes les demandes de subventions déposées par des associations auprès de la mairie, qu’elles aient été ou non soumises à délibération lors d’un conseil municipal.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2305</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales (CGCT) dispose que «  tout membre du conseil municipal a le droit, dans le cadre de sa fonction, d’être informé des affaires de la commune qui font l’objet d’une délibération ». Or, toute attribution de subvention doit faire l’objet d’une délibération du conseil municipal (article L. 2311-7 du CGCT). Préalablement à la séance du conseil municipal, le Conseil d’État a considéré que l’application de l’article L. 2121-13 du CGCT implique que le maire est tenu « de communiquer aux membres du conseil municipal les documents nécessaires pour qu’ils puissent se prononcer utilement sur les affaires de la commune soumises à leur délibération. Lorsqu’un membre du conseil municipal demande, sur le fondement de ces dispositions du code général des collectivités territoriales, la communication de documents, il appartient au maire sous le contrôle du juge de l’excès de pouvoir, d’une part, d’apprécier si cette communication se rattache à une affaire de la commune qui fait l’objet d’une délibération du conseil municipal et, d’autre part, de s’assurer qu’aucun motif d’intérêt général n’y fait obstacle, avant de procéder, le cas échéant, à cette communication selon des modalités appropriées. » (CE, 5 avril 2019, n° 416542). Dans un jugement en date du 22 novembre 2011, le tribunal administratif de Lille a jugé que tout conseiller municipal, dispose sur le fondement de l’article L. 2121-13 du CGCT, de la possibilité de demander l’accès aux dossiers de demandes de subventions formées par des associations inscrites à l’ordre du jour du conseil municipal. Ces dossiers « sont au nombre des documents dont les conseillers municipaux ont le droit d’obtenir communication préalablement au vote d’une délibération portant sur l’attribution de ces subventions » (TA Lille, 22 novembre 2011, n° 1003272). Le Conseil d’État a également estimé que le droit de tout membre d’être informé des affaires de la commune pouvait impliquer la faculté pour les conseillers municipaux de consulter les projets de conventions en mairie (CE, 4 avril 2005, n° 264596). Par ailleurs, la commission d’accès aux documents administratifs a indiqué dans plusieurs avis qu’une demande de subvention constitue un document administratif communicable "à toute personne qui en fait la demande, y compris lorsque l’autorité saisie décide de ne pas accorder la subvention." (CADA, avis du 27 mars 2014, Conseil régional d’Aquitaine, n° 20140800). Dès lors, un conseiller municipal peut solliciter du maire la communication de toute demande de subvention adressée à ses services.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4802</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2306</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Perrine Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité</ministreQuestion><ministreJO>Ruralité</ministreJO><Objet>FNGIR et et collectivités</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4802. — 11 mars 2025. — Mme Perrine Goulet appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ruralité, sur le fonctionnement et le calcul du fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR), mis en place par la loi de finances pour 2010 (prévoyant notamment la suppression de la taxe professionnelle). Ce fonds avait pour objectif initial de garantir aux collectivités locales un niveau de ressources équivalent à celui qu’elles percevaient avant la réforme de la fiscalité territoriale introduite par la loi de finances pour 2010. Par ailleurs, ce fonds devait assurer une répartition équitable des ressources fiscales entre collectivités, en prenant en compte les disparités économiques et territoriales de celles-ci, grâce à un principe de compensation. Ce principe de compensation supposait que les collectivités ayant bénéficié d’un surplus de ressources fiscales grâce à la réforme devaient contribuer au FNGIR, quand les collectivités ayant subi une perte de ressources devaient recevoir une compensation via ce fonds. Toutefois, le prélèvement et le reversement au titre du FNGIR a été calculé sur la base d’une comparaison des ressources avant et après cette réforme de la taxe professionnelle, pour le seul exercice 2010. Or les montants fixés en 2010 ne tiennent pas compte de l’évolution des besoins des collectivités ni des dynamiques économiques locales. Les collectivités dont l’économie a évolué favorablement continuent de bénéficier d’un surplus fiscal sans voir leur contribution au FNGIR augmenter, tandis que les collectivités rencontrant des difficultés économiques ou démographiques continuent de payer ou de recevoir des montants qui ne reflètent plus leur réalité actuelle. La fixité de ce système contribue à alimenter un sentiment d’injustice au sein de nombreuses collectivités qui se sentent lésées par un système qui ne s’adapte pas à leurs besoins actuels. Enfin, l’opacité de ce système provoque également un sentiment d’injustice entre les différentes communes d’une même agglomération, car il est très difficile de savoir ce dont chacun s’acquitte dans le cadre du financement de ce fonds. Une actualisation périodique du mode de calcul du prélèvement au titre du FNGIR est-elle envisagée par le Gouvernement afin de prendre en compte les évolutions territoriales et fiscales des collectivités ? Elle lui demande si une meilleure transparence entre les collectivités dans le cadre du FNGIR a été évoquée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2306</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 78 de la loi de finances pour 2010 a prévu un mécanisme pérenne destiné à assurer la stricte neutralité financière de la réforme de la taxe professionnelle pour chaque collectivité. Ainsi, la compensation de cette taxe a été assurée par l’affectation d’une nouvelle fiscalité professionnelle aux collectivités concernées, avec en complément des dispositifs budgétaires. Ces derniers se composent d’une dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP) financée par l’État et d’un fonds national de garantie individuelle de ressources (FNGIR) qui sont aujourd’hui figés. Le FNGIR est un mécanisme d’équilibrage des recettes fiscales qui permet à chaque collectivité de disposer d’un niveau de ressources identique avant et après la suppression de cet impôt. Les collectivités qui auraient été surcompensées par le nouveau panier de ressources institué après la suppression de la taxe professionnelle sont prélevées au profit des collectivités qui auraient été sous-compensées. Ainsi, le dispositif du FNGIR fonctionne à enveloppe fermée et des réajustements individuels conduiraient à revoir l’ensemble des contributions et reversements au titre de ce fonds, remettant ainsi en cause la stabilité et la prévisibilité des compensations aux collectivités, ce qui n’est pas souhaitable.  Cependant, certaines collectivités territoriales, et particulièrement certaines communes contributrices au FNGIR, ont été confrontées depuis 2010 au départ de leur territoire d’entreprises qui justifiaient leur prélèvement. Ces communes peuvent bénéficier, si elles sont éligibles, à plusieurs mécanismes compensatoires de pertes de fiscalité économique pris en charge par l’État tels que ceux liés à la perte de cotisation foncière des entreprises (CFE) ou d’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER), définis au 3 de l’article 78 de la loi de finances pour 2010 et précisés dans le décret n° 2012-1534 du 28 décembre 2012. Ces mécanismes permettent d’apporter un soutien financier dégressif à chaque commune éligible pour l’accompagner face à une perte conséquente de fiscalité économique. Par ailleurs, l’article 79 de la loi de finances pour 2021 institue un prélèvement sur les recettes de l’État visant à soutenir les communes et les EPCI à fiscalité propre pour qui, d’une part, le prélèvement au titre du FNGIR représente plus de 2 % de leurs recettes réelles de fonctionnement et qui ont, d’autre part, subi une perte de bases de cotisation foncière des entreprises de plus de 70 % depuis 2012. Les modalités d’application de la mesure sont précisées par le décret n° 2021-1242 du 28 septembre 2021. Pour les collectivités éligibles, l’État verse un soutien budgétaire à hauteur d’un tiers de leur prélèvement au titre du FNGIR. Près de 300 communes bénéficient chaque année de ce dispositif depuis 2021, particulièrement des communes rurales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>593</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2307</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance statutaire des infirmiers anesthésistes diplômés d’État (IADE)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            593. — 8 octobre 2024. — Mme Julie Delpech* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des infirmiers anesthésistes diplômés d’État (IADE) et la nécessité de faire évoluer leur statut dans le code de la santé publique. Les IADE occupent une place essentielle dans le système de santé français. Leur formation exigeante, sanctionnée par un master universitaire, leur confère des compétences avancées et une grande autonomie. Leur rôle est crucial pour garantir l’accès à des soins anesthésiques de qualité sur l’ensemble du territoire. La crise de la covid-19 a par ailleurs mis en lumière leur polyvalence et leur capacité à intervenir efficacement dans divers domaines des soins critiques. Malgré leur expertise reconnue et leurs responsabilités importantes, les IADE ne bénéficient pas encore d’un statut pleinement en adéquation avec leurs compétences avancées. Cette situation soulève des inquiétudes quant à l’attractivité de la profession et à la pérennité de la qualité des soins anesthésiques en France. Dans ce contexte, Mme la députée souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement concernant l’évolution du statut des IADE. Quelles mesures sont envisagées pour reconnaître leurs compétences avancées et leur accorder un statut spécifique dans le code de la santé publique ? Quel est l’état d’avancement des réflexions sur ce sujet et existe-t-il un calendrier pour la mise en œuvre de ces évolutions ? Elle souligne l’importance d’apporter des réponses concrètes à ces questions, afin de valoriser pleinement le rôle des IADE dans le système de santé et de répondre aux attentes légitimes de ces professionnels en matière de reconnaissance statutaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2618</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2307</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>IADE : pour une reconnaissance statutaire en tant que praticiens avancés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2618. — 3 décembre 2024. — Mme Katiana Levavasseur* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation des infirmiers anesthésistes diplômés d’État (IADE) et leur demande de reconnaissance statutaire comme praticiens avancés. Cette profession, hautement qualifiée, requiert une formation spécialisée de deux ans accessible après au moins deux années d’expérience en tant qu’infirmier diplômé d’État (IDE) et est sanctionnée par un master universitaire. En raison de leurs compétences et de leur autonomie, les IADE jouent un rôle clé dans l’accès aux soins anesthésiques, mais aussi dans divers domaines des soins critiques tels que le SMUR, les transports sanitaires et la réanimation. Leur contribution essentielle, notamment durant la crise de la covid-19, a mis en lumière leur polyvalence et leur importance pour le système de santé, un constat reconnu et salué à plusieurs reprises. Cependant, leur demande de reconnaissance statutaire spécifique, soutenue par de nombreux rapports de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) et des normes internationales, demeure insatisfaite. En juin 2024, avant la dissolution de l’Assemblée nationale, une réforme attendue de longue date concernant la profession infirmière semblait sur le point d’inclure cette reconnaissance, mais celle-ci n’a finalement pas vu le jour. Ce retard freine l’attractivité de cette profession stratégique et compromet l’accès à des soins anesthésiques sécurisés pour les concitoyens. Elle souhaiterait donc connaître sa position sur cette demande de reconnaissance statutaire des IADE en tant que praticiens avancés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5188</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2307</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Mazars</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance statutaire des infirmiers anesthésistes diplômés d’État (IADE)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5188. — 18 mars 2025. — M. Stéphane Mazars* appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence persistante de reconnaissance statutaire des infirmiers anesthésistes diplômés d’État (IADE) et sur l’urgence à trouver une solution concertée permettant leur intégration dans la pratique avancée. Lors de l’examen en séance, en première et seule lecture à l’Assemblée nationale, de la proposition de loi relative à la profession d’infirmier, les discussions sur cette question n’ont pu aboutir, ni même véritablement se tenir, en raison du retrait de l’amendement n° 173 du Gouvernement et de l’irrecevabilité, au titre de l’article 40 de la Constitution, de l’ensemble des amendements parlementaires visant à faire évoluer le statut des IADE. Ces décisions ont ainsi conduit à l’absence totale de toute avancée statutaire, malgré une attente forte de la profession et des validations institutionnelles répétées. Les IADE occupent effectivement une place centrale et unique dans l’organisation des soins. Leur expertise couvre des actes critiques en anesthésie, en soins intensifs, dans la gestion de la douleur et en intervention pré-hospitalière, avec un haut niveau de responsabilité et d’autonomie. Leur formation avancée et leur spécialisation reconnue les distinguent des autres infirmiers, légitimant pleinement leur intégration dans la pratique avancée. Depuis 2022, plusieurs engagements gouvernementaux ont été pris pour créer un statut spécifique en pratique avancée pour les IADE, distinct de celui des infirmiers en pratique avancée (IPA). Le 10 janvier 2022, le ministre des solidarités et de la santé de l’époque avait affirmé cette volonté et plusieurs rapports publics, notamment ceux de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS), ont confirmé la pertinence de cette évolution. Pourtant, aucune mesure concrète n’a été mise en œuvre, laissant les IADE dans une impasse statutaire, alors même que leur rôle devient de plus en plus stratégique dans l’organisation des soins. L’absence d’avancée législative sur ce sujet est d’autant plus regrettable que les conditions d’un consensus existent déjà. Il ne s’agit pas d’opposer IADE et IPA, mais de reconnaître leur expertise spécifique, sans remettre en cause leur spécialité, leur formation ni leur cadre d’exercice. Un équilibre est bel et bien possible pour inscrire cette reconnaissance dans une dynamique partagée avec l’ensemble des acteurs concernés. Aussi, il l’interroge sur les perspectives concrètes d’évolution de ce dossier, en particulier dans le cadre de l’examen du texte au Sénat et lui demande de garantir les conditions d’un consensus afin d’éviter que cette reconnaissance statutaire des IADE ne soit, une fois de plus, repoussée. Plus largement, il souhaite connaître les engagements fermes que le Gouvernement est prêt à prendre, ainsi que les échéances précises envisagées, afin de mettre un terme à cette attente qui perdure depuis trop longtemps, alors même que l’expertise des IADE est unanimement reconnue et que leur rôle singulier dans la qualité et la sécurité des soins ne fait aucun débat.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2308</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’expertise des infirmiers anesthésistes diplômés d’État et leur contribution au système de santé sont particulièrement reconnues. Cette spécialité a été créée avant l’émergence du modèle de la pratique avancée en France. De ce fait, une réflexion doit être menée sur leur statut en tenant compte de la définition de la pratique avancée en France, tout en s’attachant à reconnaitre l’expertise de ces professionnels.  Dans ce contexte, le ministère a engagé des travaux avec les représentants de la profession pour réfléchir à la meilleure manière d’appréhender l’exercice en pratique avancée spécifique à cette spécialité, en maintenant les conditions de sécurité anesthésique. Les débats autour de la proposition de loi relative à la profession d’infirmier pourront être l’occasion de concrétiser dans les tous prochains mois le fruit de ces réflexions.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3565</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2308</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Laussucq</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Approvisionnement du marché national en médicaments</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3565. — 28 janvier 2025. — M. Jean Laussucq* interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les ruptures prolongées de nombreux médicaments essentiels en France. Ces pénuries concernent des traitements cruciaux pour la santé des patients, aggravant les inégalités dans l’accès aux soins et mettant en danger la vie de certains malades. Il apparaît que ces ruptures seraient en partie dûes à la priorité donnée par certains laboratoires pharmaceutiques à l’exportation de ces médicaments vers des pays où les prix sont plus élevés. Ces pratiques, bien qu’économiquement avantageuses pour les entreprises concernées, posent la question de leur responsabilité vis-à-vis des engagements liés à l’autorisation de mise sur le marché (AMM) accordée en France. Depuis 2021, la loi impose aux titulaires d’autorisations de mise sur le marché (AMM) des obligations renforcées pour prévenir et gérer les ruptures de médicaments. En particulier, ils doivent mettre en œuvre des plans de gestion des pénuries (PGP), constituant des stocks de sécurité adaptés pour couvrir les besoins nationaux et notifier sans délai toute difficulté d’approvisionnement à l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Il souhaite donc savoir quelles mesures elle envisage pour garantir en priorité l’approvisionnement du marché national en médicaments stratégiques. Il lui demande notamment si des outils de régulation des prix, des sanctions renforcées en cas de non-respect des engagements ou d’autres dispositifs incitatifs sont à l’étude pour remédier rapidement à cette situation préoccupante. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4726</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2308</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle D’Intorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Maladie rare du Rétinoschisis</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4726. — 4 mars 2025. — Mme Christelle D’Intorni* appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, sur la maladie rétinoschisis. Cette maladie génétique rare n’affecte que les hommes, dès le plus jeune âge. Cependant, les femmes peuvent être porteuses saines du gène et ainsi le transmettre. Il s’agit d’une maladie oculaire entraînant une perte progressive de la vue si aucun traitement n’est régulièrement pris. La recherche sur cette maladie rare est très peu développée. Aujourd’hui, les patients atteints de rétinoschisis se voient prescrire du collyre Azopt, dont l’effet assèche les kystes que cette maladie engendre, médicament qui n’est pas substituable. Toutefois, ce médicament est très souvent en pénurie, ce qui fait peser un énorme stress quotidien sur les familles touchées par ces maladies alors même qu’ils doivent souvent parcourir des kilomètres afin d’avoir un suivi médical adapté. Ainsi, elle lui demande des éclaircissements quant aux mesures que le Gouvernement compte prendre afin d’empêcher les pénuries de médicaments, notamment de collyre Azopt. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4727</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2309</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle D’Intorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie de médicaments</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4727. — 4 mars 2025. — Mme Christelle D’Intorni* appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, sur la pénurie de médicaments en France. En effet, les données alarmantes de l’année 2023 révèlent près de 5 000 médicaments en rupture de stock ou soumis à des tensions d’approvisionnement, soit une augmentation significative par rapport aux quelque 2 700 alertes similaires enregistrées en 2021. Autrement dit, le nombre de médicaments en pénurie a quasiment doublé en l’espace de deux ans. Cette situation préoccupante est étroitement corrélée à l’externalisation croissante de la production pharmaceutique. Aujourd’hui, 40 % des médicaments et 80 % des substances actives pharmaceutiques utilisées en Europe sont fabriqués en dehors de l’Union européenne. Alors qu’il y a 30 ans, seulement 20 % des substances actives provenaient de pays tiers. Le constat est clair : la France a perdu sa souveraineté sanitaire. Cette dépendance accrue envers les fournisseurs extérieurs expose la France à des risques majeurs. Certains pays tiers refusent désormais de fournir la France car les taux de TVA qui y sont appliqués sont trop faibles, la France est ainsi perçue comme le marché le moins rémunérateur. Étant donné que la majorité des médicaments sont actuellement pris en charge par la sécurité sociale, le Gouvernement semble favoriser cette situation, car il en est le principal payeur. À long terme, le fait que le pays soit perçu comme le marché le moins rémunérateur dissuade les fournisseurs extérieurs de lui fournir des médicaments en raison de la TVA peu élevée, ce qui aboutit à la situation de pénurie que la France connaît aujourd’hui. Il est impératif de reconnaître que cette responsabilité incombe aux gouvernements successifs, qui ont privilégié les intérêts économiques au détriment de la santé publique. En définitive, elle sollicite des éclaircissements quant aux mesures que le Gouvernement compte prendre pour restaurer la souveraineté sanitaire du pays et prévenir efficacement davantage de pénuries de médicaments. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4923</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2309</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation pharmaceutique dans le pays</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4923. — 11 mars 2025. — M. Christophe Naegelen* interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation pharmaceutique en France, marquée par une augmentation préoccupante des pénuries de médicaments. En 2023, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a enregistré 4 925 signalements de ruptures ou de risques de rupture de stocks, soit une hausse de 30,9 % par rapport à 2022 et de 128 % par rapport à 2021. Ce sont un tiers des Français qui ont été confrontés à une pénurie en 2023. Cette situation affecte toutes les catégories de médicaments, y compris les antibiotiques, les anticancéreux, les corticoïdes, les anesthésiques locaux, ainsi que les traitements pour le diabète, les maladies cardiovasculaires, l’ostéoporose et les vertiges. Face à cette crise, le Gouvernement a présenté en février 2024, une feuille de route 2024-2027 visant à garantir la disponibilité des médicaments et assurer au long terme une souveraineté industrielle. Parmi les mesures annoncées, figurent l’augmentation des stocks de sécurité, la relocalisation de la production de médicaments stratégiques en France et la possibilité pour les pharmaciens de substituer certains médicaments en cas de rupture. Cependant, malgré ces initiatives, les pénuries persistent. En septembre 2024, les autorités sanitaires ont infligé des amendes d’un montant de 8 millions d’euros à onze laboratoires pharmaceutiques pour ne pas avoir maintenu des stocks suffisants de traitements essentiels. De plus, la décision de Sanofi de céder une partie de sa filiale Opella à un fonds d’investissement américain a soulevé des inquiétudes quant à la souveraineté pharmaceutique du pays. Il lui demande donc quelles actions concrètes et immédiates seront mises en œuvre pour garantir l’accès continu des patients aux médicaments essentiels, dans l’objectif de renforcer la souveraineté pharmaceutique nationale et assurer une application stricte des obligations de constitution de stocks par les laboratoires pharmaceutiques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2309</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La disponibilité des médicaments dans les pharmacies est un sujet de préoccupation majeur pour tous nos concitoyens et a un impact important sur leur vie quotidienne. Les causes de ces tensions sont multifactorielles : prévalence des épidémies hivernales, disponibilité des matières premières, tensions sur le marché mondial, problèmes dans les chaînes de fabrication… Face à ce constat, et à des pénuries qui se multiplient, le Gouvernement est actif : - identification à l’été 2023 d’une liste de 450 médicaments essentiels faisant l’objet d’un suivi renforcé ; - annonce, par le Président de la République en juin 2023, de la relocalisation sur sol français de la production de 25 médicaments stratégiques dans le cadre du plan France 2030. Le Gouvernement a annoncé en janvier 2025 le soutien de 8 projets industriels supplémentaires, soit 21 M€ injectés pour 160 M€ d’investissements industriels, l’Etat vient appuyer la production ou la relocalisation de médicaments essentiels ; - signature, par l’ensemble des acteurs de la chaîne du médicament, d’une charte d’engagement en novembre 2023, visant à mieux contrôler et réguler les approvisionnements, favoriser la transparence de l’information, et responsabiliser chacun dans l’intérêt premier du patient ; - vote, par le législateur dans le cadre de la Loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) 2024 et de la LFSS 2025, de dispositions permettant d’accroître la capacité d’action des autorités sanitaires pour lutter contre les tensions d’approvisionnement ; - publication, en février 2024, d’un plan d’action volontariste pour trois années permettant de relever le défi des pénuries avec méthode, détermination et réalisme. Par ailleurs, la France est particulièrement proactive à l’échelle européenne, et participe activement aux travaux conjoints dans le cadre du Critical medicines act.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>46</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2310</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Saint-Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Service national universel (SNU) : à quand sa suppression ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            46. — 1 octobre 2024. — M. Arnaud Saint-Martin interpelle Mme la ministre de l’éducation nationale sur le Service national universel (SNU) et ses dysfonctionnements. Dans son rapport du 13 septembre 2024, la Cour des comptes a pointé les nombreux dysfonctionnements et le coût exorbitant du Service national universel. En effet, le rapport est accablant et vient confirmer ce que dénonce le groupe parlementaire de la France Insoumise depuis la création du dispositif. Alors qu’Emmanuel Macron vantait un dispositif favorisant la mixité sociale, force est de constater qu’aujourd’hui les objectifs ne sont pas remplis : les élèves dont les parents ont servi dans les corps en uniforme et les catégories professionnelles les plus favorisées sont surreprésentés, tandis que les classes populaires sont sous-représentées (20 % des participants). Par ailleurs, de nombreux dysfonctionnements ont été relevés, notamment en matière de transports (l’acheminement des jeunes vers les centres de séjour est un casse-tête pour les collectivités et s’avère de plus en plus complexe), d’hébergement (il n’y a pas assez de place dans le bâti pour l’ensemble des jeunes à héberger), ou encore en matière de disponibilité et de rémunération des encadrants. En effet, les encadrants manquent cruellement, ce qui s’explique par la situation plus que précaire du monde de l’animation et la surmobilisation des associations, notamment d’éducation populaire, pour répondre aux lacunes d’organisation. Parallèlement et même si des efforts ont été réalisés, les encadrants manquent de formation. Le SNU a été le réceptacle d’une libération de la parole de jeunes concernant des violences psychologiques, sexistes, ou sexuelles subies. Mais aujourd’hui, les encadrants ne sont pas habilités à recevoir la parole des jeunes et chaque centre de séjour ne dispose pas toujours d’un psychologue. De nombreux scandales sont venus témoigner de la mauvaise gestion du Service national universel : sanctions collectives, malaises à répétition, agressions sexistes ou sexuelles et injures et traitements racistes passés sous silence. Face à la gestion catastrophique du dispositif, le Gouvernement commet une double faute. Sur le budget d’abord, alors que le Gouvernement évalue le coût du SNU à 2 milliards d’euros, en ne prenant en compte que la phase 1 du dispositif, la Cour des comptes estime son coût réel entre 3,5 et 5 milliards minimum et jusqu’à 10 milliards en intégrant les coûts pour les autres acteurs tels que les collectivités territoriales. Par ailleurs, deuxième faute et énième preuve de la gestion autoritaire et antidémocratique des gouvernements successifs : depuis la création du dispositif, le Parlement n’a pas été consulté. Les missions d’informations successives des deux chambres ont pourtant longuement prouvé l’imposture et l’inutilité du dispositif. Emmanuel Macron a annoncé vouloir généraliser le SNU à l’ensemble d’une classe d’âge (850 000 jeunes) dès 2026. Il devra pour ça, passer par une révision constitutionnelle. Le Service national universel doit être supprimé. Il est inutile, coûteux et est une insulte faite à la jeunesse et au personnel éducatif, alors que le budget de l’éducation nationale diminue d’année en année et devrait, au mieux, stagner dans le projet de loi de finances pour 2025. La jeunesse française mérite mieux, l’école mérite plus. Ainsi, M. le député souhaite savoir si Mme la ministre va enfin consulter le Parlement concernant la poursuite ou la généralisation du Service national universel. Enfin, il lui demande si elle va prendre en compte l’ensemble des problématiques soulevées et décider une bonne fois pour toutes de supprimer ce dispositif onéreux et inutile. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2310</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis sa création en 2019, le service national universel (SNU) a pour ambition de former les jeunes de 15 à 17 ans pour devenir des citoyens attachés aux valeurs de la République et prêts à s’investir dans une société de l’engagement, bâtie autour de la cohésion nationale. Depuis 2019, 145 000 jeunes ont effectué un séjour de cohésion SNU et plus de 47 000 s’investissent dans une mission d’intérêt général auprès du tissu associatif local et des corps en uniforme.  La DGSNU et l’ensemble des acteurs du réseau SNU (services déconcentrés, éducation populaire, collectivités territoriales) oeuvrent pour répondre aux quatre principales critiques portées sur le dispositif par le rapport de la Cour des comptes de septembre 2024 : - une cible en termes de diversité des participants non atteinte ; - une organisation administrative défaillante, marquée par des achats effectués dans l’urgence en-dehors des règles relatives aux marchés publics ; - une trajectoire budgétaire non maîtrisée avec un coût moyen par jeune élevé, estimé à 2 900 € ; - un encadrement à fidéliser et à mieux former. En matière de mixité, le dispositif classes et lycées engagés (CLE) installé en 2024 a renouvelé le public avec un taux de participation de 40 % de lycéens professionnels et de 7 % de jeunes issus de quartiers prioritaires de la politique de la villle (QPV). Sur l’organisation administrative, depuis août 2023, la DGSNU a structuré toutes les opérations logistiques en accompagnant les services déconcentrés lors de la passation des marchés de gestion des séjours (modèle de cahier des charges des centres, de contrat de travail pour le recrutement des encadrants) et par la notification de coût-plafond par type de séjour et modalités de gestion. Des effectifs supplémentaires dans les services déconcentrés ont largement contribué à fiabiliser la sécurisation des séjours. Concernant les transports, en 2024, toutes les procédures ont été formalisées. Les lignes de transport et les coûts ont été optimisés, ce qui a permis de transporter plus de 57 000 jeunes sans incident. Le coût moyen par jeune des séjours est de plus en plus maîtrisé. Les travaux de structuration et d’analyse des sous-jacents de la dépense permettent garantissent une diminution constante du coût complet moyen par séjour et par jeune. Là où il s’établissait à 2 475 € en 2023, il s’élève à 2 172 € en 2024 et est estimé à 1 944 € en 2025. De nouvelles mesures d’optimisation sont en cours d’étude tel que le recours à des centres dédiés, l’internalisation de certaines activités pédagogiques et un séjour réduit à 10 jours. Concernant la difficulté de recruter des encadrants, elle s’est largement amoindrie depuis que les partenaires du SNU ont une visibilité annuelle sur les effectifs et les dates des séjour de cohésion. En outre, l’adoption du recrutement en contrat à durée déterminée (CDD) et non plus en contrat d’engagement éducatif (CEE), liée notamment à la multiplication des séjours, renforce l’attractivité du SNU pour les professionnels de ce secteur d’activité. Ainsi, en 2023, plus de 4 300 personnes ont été embauchées pour le SNU dont 3 512 personnes employés directement par l’État dans des contrats CEE. De plus, des agents de l’État issus de l’éducation nationale sont présents sur les centres et régis par le décret n° 2021-623 du 20 mai 2021. Au total, en 2024, le SNU a établi 8 604 contrats d’encadrants soit 495 équivalents temps plein, dont 7 336 encadrants de proximité. À la lecture de l’enquête INJEP portant sur les encadrants du SNU, les personnels sont satisfaits de leur participation au dispositif : - 55 % d’entre eux affirment avoir candidaté avant tout par intérêt pour le SNU et par volonté de s’engager dans un projet national en faveur des jeunes ; - le taux d’étudiants parmi les tuteurs est supérieur à 85 %. Ces tuteurs ont été rémunérés en 2024 à hauteur de 1 429 € net ; - les deux tiers des encadrants estiment que les séjours SNU leur ont offert de nouvelles perspectives, voire de nouvelles opportunités professionnelles ; - près de 85 % des encadrants affirment vouloir renouveler l’expérience et près de 8 encadrants sur 10 recommanderaient l’expérience à un proche ou à un jeune de leur entourage. S’agissant des critiques relatives à la concurrence avec les actions portées par l’éducation populaire et à une défaillance dans la sécurisation des séjours, les éléments de réponse sont les suivants. Les acteurs de l’éducation populaire assurent 40 % des séjours. Sur l’année 2024, ce sont près de 43 M€ qui ont été versés au secteur associatif, soit un tiers du budget du SNU. La programmation de nombreux séjours hors temps scolaire (HTS) et CLE sur des centres dédiés constitue un atout pour fidéliser les équipes d’encadrements, organiser leur formation et optimiser les coûts de gestion des centres. Grâce à cette contractualisation, les recrutements des encadrants ont été opérés en contrat à durée déterminée (CDD) et non en contrat d’engagement éducatif (CEE), ce qui est un cadre plus sécurisant et attractif pour les professionnels du secteur. Les associations sportives, mémorielles et de lutte contre les discriminations interviennent lors des séjours de cohésion et sont rémunérées pour ces prestations. Les associations bénéficient également des missions d’intérêt général (34 % des 47 700 MIG sont effectuées dans des associations notamment clubs sportifs) et d’un nouveau vivier de bénévoles. S’agissant de la sécurisation des séjours, en 2023, il y a eu 17 situations de violences ou de harcèlement par des encadrants sur les 40 135 jeunes accueillis (0,04 %). Tous les intervenants du SNU sont soumis au cadre réglementaire d’honorabilité et de qualification. Ainsi, en amont du séjour, les bulletins n° 2 du fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS) et du fichier ministériel des « cadres interdits » (CADINT) sont consultés pour chacun des encadrants. Chacun des faits a fait l’objet d’un signalement au parquet (procédure de l’article 40 du code de procédure pénale). Une cellule de veille est instaurée pendant tous les séjours pour accompagner les organisateurs de séjours et s’assurer du respect des procédures et de la prise en charge des mineurs. À l’inverse, le cadre instauré par les encadrants des séjours de cohésion et l’éloignement familial ou amical offrent aux jeunes volontaires un environnement propice à la libération de la parole pour ceux qui seraient en situation de vulnérabilité et qui font état de situations subies avant le séjour de cohésion (harcèlement, violences sexuelles, maltraitance, dans ou hors de la famille). Les encadrants ont signalé 19 situations hors SNU aux autorités judiciaires et administratives pouvant aller jusqu’à la saisine du parquet. À cette fin, l’offre de formation en premiers secours en santé mentale (PSSM), à l’écoute et au recueil de la parole a été renforcée. Enfin, les chefs de centres SNU ou adjoints bénéficient d’un séminaire national de formation, pour garantir le respect du programme pédagogique et la qualité d’un encadrement solide sur le plan éthique, sur les contenus et sur la mise en œuvre logistique. Ce dispositif est complété par des webinaires nationaux, des séquences régionales sous l’autorité des recteurs de région académique et, enfin, d’une formation pour l’ensemble des cadres avant le début du séjour. En conclusion, les recommandations formulées par la Cour des comptes ont donné lieu à des actions correctrices mises en oeuvre par la DGSNU. Au-delà, le SNU est appelé à évoluer. Le Président de la République a en effet annoncé une refonte du dispositif, qui correspondra aux besoins de la nation et aux priorités identifiées. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>146</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2312</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Simplification des contraintes des associations</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            146. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux* attire l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur la nécessité de simplifier les contraintes rencontrées par les associations françaises. Selon le syndicat professionnel des associations et fondations, « France générosités », le soutien aux causes et aux organisations d’intérêt général se porte plutôt bien malgré un contexte d’inflation et de baisse du niveau de vie des Français. Toutefois, à bien des égards, cette situation cache des tendances inquiétantes pout les associations. La générosité, mesurée par les dons, a ainsi progressé de 2,1 % en 2023 mais elle aurait chuté de 2,4 % en euros constants. Les plus petits dons (moins de 150 euros), réalisés le plus souvent par les moins aisés des Français, sont en forte baisse, faisant en réalité porter ce contexte favorable de la générosité sur les ménages les plus aisés. De 71,7 % en 2004, leur proportion est désormais de 41,8 %. Si le contexte économique joue dans les craintes des associations, le contexte normatif compte tout autant. Les normes et obligations pesant sur les organismes sans but lucratif se sont multipliées ces dernières années dans l’Union européenne et en France. Il en est ainsi par exemple du seuil imposé par la loi du 23 juillet 1987 sur le développement du mécénat. Tout organisme bénéficiaire de dons de personnes physique ou morales ouvrant droit à un avantage fiscal doit en effet assurer la publicité au JOAFE et la certification de ses comptes annuels par un commissaire, dès lors qu’il perçoit plus de 153 000 euros par an. Il en est de même pour les associations subventionnées. Ce seuil est en réalité assez bas pour une association moyenne d’envergure nationale, surtout que ce montant n’a pas évolué depuis 2007 et qu’il n’a pas tenu compte de l’inflation. S’il est logique et nécessaire de s’assurer de la bonne tenue des comptes des associations bénéficiant de la générosité publique, la réévaluation de ce seuil serait logique et contribuerait à alléger le monde associatif de travail et de coûts souvent superflus, dans la mesure où les comptes des organisations bénéficiant de subventions publiques font déjà l’objet de contrôles. Il lui demande s’il serait envisageable d’ajuster ce seuil à 300 000 euros ou, a minima, de tenir compte de l’inflation des dernières années en le fixant à 200 000 euros. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3219</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2312</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Simplification des contraintes des associations</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3219. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux* attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la nécessité de simplifier les contraintes rencontrées par les associations françaises. Selon le syndicat professionnel des associations et fondations, France Générosités, le soutien aux causes et aux organisations d’intérêt général se porte plutôt bien malgré un contexte d’inflation et de baisse du niveau de vie des Français. Toutefois, à bien des égards, cette situation cache des tendances inquiétantes pout les associations. La générosité, mesurée par les dons, a ainsi progressé de 2,1 % en 2023 mais elle aurait chuté de 2,4 % en euros constants. Les plus petits dons (moins de 150 euros), réalisés le plus souvent par les moins aisés des Français, sont en forte baisse, faisant en réalité porter ce contexte favorable de la générosité sur les ménages les plus aisés. De 71,7 % en 2004, leur proportion est désormais de 41,8 %. Si le contexte économique joue dans les craintes des associations, le contexte normatif compte tout autant. Les normes et obligations pesant sur les organismes sans but lucratif se sont multipliées ces dernières années dans l’Union européenne et en France. Il en est ainsi par exemple du seuil imposé par la loi du 23 juillet 1987 sur le développement du mécénat. Tout organisme bénéficiaire de dons de personnes physique ou morales ouvrant droit à un avantage fiscal doit en effet assurer la publicité au JOAFE et la certification de ses comptes annuels par un commissaire, dès lors qu’il perçoit plus de 153 000 euros par an. Il en est de même pour les associations subventionnées. Ce seuil est en réalité assez bas pour une association moyenne d’envergure nationale, surtout que ce montant n’a pas évolué depuis 2007 et qu’il n’a pas tenu compte de l’inflation. S’il est logique et nécessaire de s’assurer de la bonne tenue des comptes des associations bénéficiant de la générosité publique, la réévaluation de ce seuil serait logique et contribuerait à alléger le monde associatif de travail et de coûts souvent superflus, dans la mesure où les comptes des organisations bénéficiant de subventions publiques font déjà l’objet de contrôles. Il lui demande s’il serait envisageable d’ajuster ce seuil à 300 000 euros ou, a minima, de tenir compte de l’inflation des dernières années en le fixant à 200 000 euros. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2313</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[De 1994 à 2021, l’inflation n’a dépassé le seuil de 2,0 %, en moyenne sur une année, qu’à quatre reprises (2003, 2004, 2008 et 2011), avec des causes extérieures en général bien identifiées, telles que les variations des conditions climatiques (produits alimentaires frais, en 2003, 2004 et 2008), l’environnement géopolitique (produits pétroliers, en 2008 et 2011) ou des décisions de santé publique (tabac). Par ailleurs, l’inflation a quasiment stagné en 2009, 2015 et 2016. Les causes de l’inflation n’ont donc pas de lien direct avec les activités sociales ou environnementales des organismes d’intérêt général qui bénéficient de la générosité du public et/ou de subventions publiques. S’agissant du seuil monétaire qui déclenche l’obligation pour les associations de tenir des comptes annuels conformes à la réglementation comptable publiée par le gouvernement (dits comptes normalisés), fixé à 153 000 euros, le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative lance un travail interministériel afin d’interroger sa pertinence. Il faut en effet trouver un équilibre entre la nécessaire transparence des comptes des associations et les enjeux de simplification. Cette concertation inclut la Cour des comptes et les inspections générales qui s’appuient sur les comptes normalisés pour les contrôles qu’ils effectuent.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1900</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2313</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bryan Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Hausse de la fiscalité sur les paris sportifs et filière hippique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1900. — 12 novembre 2024. — M. Bryan Masson appelle l’attention de M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’amendement n° 2388 visant à exclure les paris hippiques de l’augmentation de la taxe sur les paris sportifs. Il souhaite connaître le sort qui sera réservé à cet amendement, adopté en séance publique, si d’aventure le projet de loi de finances pour 2025 faisait l’objet d’un passage en force via l’article 49.3 de la Constitution. En effet, la filière hippique, par l’intermédiaire des paris sportifs, contribue inévitablement à l’économie réelle mais aussi à faire vivre notre ruralité à travers l’ensemble des maillons de la chaîne de la filière hippique. Aussi, il lui demande sa position sur cet amendement et le sort qui lui sera réservé.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2313</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement a donné un avis favorable aux amendements visant à exclure les paris hippiques de l’augmentation de la taxe sur les paris sportifs. Dans la loi de finances pour 2025, le taux de la fiscalité des paris hippiques est donc stabilisé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2992</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2313</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jiovanny William</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Avance de trésorerie au profit des associations locales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2992. — 31 décembre 2024. — M. Jiovanny William alerte Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur les difficultés à mobiliser la loi Dailly du 2 janvier 1981 au profit des associations. En effet, le « bordereau Dailly » permet en temps normal à un créancier de céder ses créances professionnelles (factures, honoraires, etc.) ainsi que les garanties et sûretés qui en sont les accessoires, à un établissement de crédit. En contrepartie, le créancier reçoit de la banque le montant de ces créances sous forme d’avance. Or cette technique ne bénéfice pas dans les faits aux associations, dès lors que les établissements bancaires considèrent comme insuffisante la notification d’attribution de la subvention délivrée par la collectivité émettrice. Elles sont de fait privées d’une ligne de trésorerie supplémentaire, souvent déterminante à leur sauvegarde. En 2024, plusieurs associations d’envergure ont été liquidées à la Martinique du fait des délais de paiement des subventions publiques. Il lui demande de bien vouloir intervenir par voie réglementaire afin de s’assurer de l’avance de ces fonds par les établissements bancaires, et de manière uniforme sur l’ensemble du territoire national.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2313</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Lorsqu’une subvention en numéraire est régulièrement notifiée, elle peut légalement faire l’objet d’une cession de créance « Dailly » avant son exécution. Si elle est conditionnée, il importe que l’association, outre la notification, justifie avoir rempli les conditions requises pour obtenir sa mise en paiement. Encadrée par l’article L. 313-23 du code monétaire et financier, la cession Dailly constitue un instrument de crédit réservé formé par un contrat que l’établissement bancaire est libre, sans avoir à le justifier, de conclure. Pour ces motifs, l’État ne saurait contraindre les établissements de crédit à consentir ces cessions de créance. Par ailleurs, si ces cessions de créances peuvent pallier des décalages ponctuels de trésorerie, elles ne sauraient constituer un mode de financement pérenne pour les associations. Ces cessions sont en outre coûteuses pour les associations puisqu’elles donnent lieu au paiement d’intérêts et de commissions. Conscient des difficultés de trésorerie que peuvent rencontrer les associations et pour leur permettre de bénéficier des subventions rapidement, le Parlement a introduit dans la loi n° 2021-875 du 1er juillet 2021 un délai de paiement de la subvention fixé à soixante jours à compter de la date de la notification de la décision portant attribution de la subvention, à moins que l’autorité administrative, le cas échéant sous forme de convention, n’ait arrêté d’autres dates de versement ou n’ait subordonné le versement à la survenance d’un événement déterminé. De plus, dans le cadre de la loi n° 2024-344 du 15 avril 2024 visant à soutenir l’engagement bénévole et à simplifier la vie associative deux mesures, dont les décrets d’application doivent prochainement être publiés, visent à faciliter les prêts entre organismes sans but lucratif et les conventions de trésorerie qui permettront aux associations de couvrir temporairement leurs besoins en trésorerie.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3190</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2314</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Coût final des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3190. — 14 janvier 2025. — M. Charles Sitzenstuhl interroge Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur le coût final pour l’État et les pouvoirs publics de l’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques 2024 de Paris.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2314</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le « jaune » annexé à la loi de finances pour 2025 intitulé « rapport relatif à l’effort financier public dans le domaine du sport », contient des développements détaillés sur l’évaluation du coût final des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 pour l’État et les pouvoirs publics (chapitre 10, pages 47 à 85). En particulier, le tableau figurant à la page 74 précise le total des subventions publiques de l’État, de ses opérateurs et des collectivités territoriales attribuées au comité d’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques (COJO), à la société de livraison des ouvrages olympiques (SOLIDEO) et pour d’autres types d’investissements, relevant largement de l’héritage et des collectivités territoriales : - subvention au COJO, 157,8 M€ pour l’État, 204 M€ au total pour les pouvoirs publics ; - subvention à la SOLIDEO, 1,13 Md€ pour l’État (réduite de 1,5 M€ lors du CA de l’établissement du 11 décembre 2024), 1,68 Md€ au total pour les pouvoirs publics ; - autres investissements, 20,5 M€ pour l’État, 579,1 M€ au total pour les pouvoirs publics. D’autres coûts peuvent être plus ou moins directement rattachés aux jeux, notamment ceux qui relèvent des centres de préparation aux jeux (voir pages 71 à 73) ainsi que d’autres catégories de dépenses assez hétérogènes, qui ne font pas toujours l’objet d’une évaluation précise à ce stade (voir pages 74 à 85). Il en va ainsi des postes suivants : - autres dépenses du programme budgétaire 350 de l’État dont déménagement et modernisation du laboratoire d’analyse de l’agence française de lutte contre le dopage, indemnisation du consortium stade de France (CSDF) pour manque à gagner pendant les travaux nécessaires à l’organisation des jeux, études gouvernementales relatives à la mesure de l’impact des jeux de 2024 (pages 75 et 76) ; - dépenses spécifiques liées à la préparation des athlètes pour les jeux de Paris 2024 (pages 76 à 78) ; - dépenses prises en charge par l’État et la métropole du grand Paris dans le cadre de la révision budgétaire du COJO de décembre 2022 (page 78) ; - dépenses de sécurité et de transports (pages 78 à 80) ; - dépenses d’héritage immatériel (pages 80 et 81) ; - dépenses de billetterie populaire et d’animation territoriale (pages 81 à 84) ; - dépenses fiscales (pages 84 et 85). Il reviendra à la Cour des comptes de rédiger un rapport relatif au coût complet des jeux de Paris 2024. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3393</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2314</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Origine des produits dérivés des jeux Olympiques et Paralympiques 2024</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3393. — 21 janvier 2025. — Mme Caroline Colombier attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’origine des produits dérivés des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Pour rappel, si le Comité d’organisation des JO a réussi à équilibrer son budget avec un léger excédent de 26,8 millions d’euros pour 4,48 milliards d’euros de revenu, il n’en reste pas moins que, selon la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (IFRAP), le coût total des dépenses directes s’élève à 8,8 milliards d’euros et monte jusqu’à 11 milliards en incluant les coûts indirects, tels que la mobilisation massive d’agents publics. À l’inverse, les recettes potentielles sont encore incertaines, en tenant compte de l’effet d’éviction des touristes saisonniers, de la baisse de fréquentation des restaurants dans Paris et de la capacité de l’État, via Solideo, à revendre correctement les infrastructures des Jeux. Il est également à noter que seuls 36,5 % des billets vendus pour les JO ont été achetés par des étrangers. Par ailleurs, le Comité d’organisation de Paris 2024 s’était engagé à réaliser les Jeux les plus « responsables » et « durables » de l’histoire. Ces évènements étaient censés laisser un « héritage » aux Français, notamment en favorisant l’emploi local et les producteurs français. Comme pour toute compétition sportive de cette envergure, des millions de produits dérivés (peluches, mugs, casquettes, etc.) ont été vendus pendant les jeux Olympiques, représentant une véritable manne financière. La production et la commercialisation de ces souvenirs officiels ont ainsi été confiées à 75 entreprises, majoritairement françaises. Cependant, des préoccupations ont émergé quant à l’origine réelle de ces produits. Le magazine UFC-Que choisir a publié, le 18 avril 2024, une enquête approfondie révélant la provenance de ces derniers : sur 360 références, seules 16 % ont été produites en France. La France n’est que le troisième fournisseur des Jeux, bien après le Bangladesh et la Chine, représentant, à elle-même, un tiers des références. Les Français ont été étonnés par cette contradiction affichée. Attachés à la promotion du maillage industriel et entrepreneurial français, il leur avait été garanti que ces Jeux, favorisant l’emploi local et « créant de la valeur sur les territoires », seraient différents. En lieu et place de cette promesse pleine d’optimisme, les seuls souvenirs ont été ceux d’une Asie dont la prédation est encouragée, sacrifiant ainsi les bonnes intentions initiales du comité olympique. Ainsi, elle lui demande si la production à l’étranger de ces objets dérivés a contribué à la souveraineté nationale et pourquoi le cahier des charges de ces produits dérivés n’a pas imposé une production sur le territoire national.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2315</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Une part non négligeable de la production et de la distribution de produits dérivés des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 a été réalisée en France. Mais le droit de la commande publique qui s’imposait au comité d’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques (Cojop) ne permet pas d’écarter des fournisseurs étrangers et de réserver l’exclusivité de la production des produits sous licence aux seules entreprises françaises. Surtout, Paris 2024 a été confronté, comme l’ensemble des acheteurs dans ce secteur, à la réalité d’un marché dont la production est très limitée sur le territoire national. Sans doute des politiques publiques incitatives – nécessitant toutefois des investissements publics massifs – permettraient-elles, à moyen terme, de renforcer la part de la production française de peluches en particulier, mais dans le calendrier considéré, le comité d’organisation n’a pu en bénéficier. Or, le Cojop s’est trouvé placé face à une double contrainte, à la fois financière (ses revenus étaient à 95 % d’origine privée et une ressource en produits de licence nécessitait de dégager un chiffre d’affaires très important et donc un volume de ventes de produits dérivés très élevé) et de délais (cet objectif ambitieux devait être réalisé dans un calendrier très court). Il n’a donc eu d’autre choix que de s’adresser non seulement aux producteurs français, mais aussi à une offre d’origine étrangère pour pouvoir atteindre ses objectifs de commercialisation de produits dérivés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3533</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2315</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par la jeunesse rurale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3533. — 28 janvier 2025. — Mme Florence Goulet attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur les difficultés rencontrées par la jeunesse rurale en matière d’accès aux opportunités éducatives, professionnelles et de santé, comme le souligne le récent rapport de l’Inspection générale des affaires sociales. Selon ce dernier, les jeunes ruraux, notamment les plus précaires, souffrent d’un accès limité aux services publics et aux infrastructures, en raison de l’éloignement et des contraintes spécifiques liées à la ruralité. Cette situation, connue mais qui n’a fait l’objet d’aucune sorte d’intérêt par les gouvernements qui se succèdent, engendre un taux de chômage élevé dans ces territoires et une moindre insertion dans l’enseignement supérieur comparé aux jeunes issus de milieux urbains. Par ailleurs, l’isolement et la faible sociabilité qui l’accompagne contribuent à une dégradation de la santé mentale des jeunes ruraux. Aussi, face à ces constats alarmants, elle lui demande quels sont les moyens mis en œuvre pour mieux adapter les politiques publiques aux spécificités des jeunes ruraux et plus précisément, pour améliorer l’accès à l’éducation, à l’emploi et aux soins, ainsi que les moyens envisagés pour soutenir la mobilité et les solutions de formation, afin de répondre efficacement aux besoins d’une jeunesse rurale oubliée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2315</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement s’est saisi des questions de ruralité et de jeunesse rurale. Le plan France ruralités en est une illustration. Ce plan, qui procède d’une démarche d’évaluation et de bilan lancée depuis juillet 2022 autour de « l’Agenda rural », a pour objectif de répondre aux besoins des territoires ruraux. Les résultats de cette évaluation ont ainsi conduit à la création de France ruralités, qui est le fruit d’une collaboration entre le Gouvernement et les collectivités territoriales. L’ambition de ce plan est d’améliorer le quotidien des habitants vivant en zone rurale, en se fondant sur quatre axes : - le soutien renforcé des communes rurales dans la conduite de leurs projets, grâce au lancement d’un nouveau programme de l’agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), baptisé « Villages d’Avenir » ; - la rémunération des aménités environnementales ; - l’apport de solutions aux problèmes du quotidien des habitants des campagnes grâce à un ensemble de mesures concrètes et immédiates ; - la refonte des zones de revitalisation rurale (ZRR). Au sein de ce plan, le ministère chargé de la jeunesse pilote deux mesures : - le service civique : son développement dans les territoires ruraux, qui constitue une réponse contre l’isolement, est un des axes prioritaires assigné à l’Agence du service civique. Le nombre de jeunes mobilisés dans ce cadre en témoigne ; en 2024 (données provisoires), 31,3 % des jeunes en missions de service civique résident dans les territoires ruraux soit 26 719 jeunes. 24,1 % des engagés réalisent une mission dans un territoire rural, soit 18 266 jeunes ; - les relais Info Jeunes (IJ) au sein du réseau France Services : l’expérimentation « relais IJ » permet de s’appuyer sur des structures existantes, de type France Services, pour faire rayonner l’offre de service du réseau labellisé par l’État « information jeunesse » dans les lieux dépourvus de structures labélisées et ainsi lutter contre le phénomène de « zones blanches ». Dans le cadre de cette expérimentation déployée en Hauts-de-France et Pays-de-la-Loire en lien avec l’ANCT, il a été proposé aux centres régionaux d’information jeunesse (CRIJ) de mobiliser le réseau France Services pour accueillir des relais IJ. À ce jour, dans ces deux régions, 31 établissements France Services sont des relais IJ, répartis de manière équitable entre les deux régions. Le déploiement de l’expérimentation dans trois nouvelles régions (Centre-Val-de-Loire, La Réunion et l’Ile-de-France) est en cours. Par ailleurs, le ministère pilote le dispositif « 1 jeune 1 mentor », qui permet chaque année à environ 160 000 jeunes de bénéficier de l’accompagnement d’un mentor bénévole (étudiant, actif, agent de la fonction publique, retraité, etc.) pour les accompagner dans leur chemin vers l’autonomie, que ce soit à travers des programmes de mentorat ayant pour objet l’insertion professionnelle ou sociale, ou encore l’orientation universitaire. L’État s’appuie pour ce faire sur des associations qui proposent des programmes de mentorat gratuits pour les jeunes. Les jeunes ruraux constituent l’une des cibles prioritaires du plan « 1 jeune 1 mentor ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3933</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2316</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-José Allemand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Équivalence formation accompagnateur de montagne pour les pisteurs-secouristes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3933. — 11 février 2025. — Mme Marie-José Allemand attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’absence d’équivalence de l’unité de formation hivernale d’accompagnateur en montagne pour les pisteurs-secouristes. Un pisteur-secouriste est titulaire d’un brevet national de pisteur-secouriste et un accompagnateur en montagne détenteur du diplôme d’État (DE) d’accompagnateur en montagne (AeM), dont l’une des unités porte sur le milieu montagnard enneigé. Si les moniteurs de ski alpin ou de fond disposent d’une équivalence automatique pour l’unité portant sur le milieu montagnard enneigé du DE AeM, les pisteurs-secouristes du second degré n’en disposent plus, alors même que leur brevet englobe l’ensemble des items de cette unité de formation. S’il souhaite obtenir le DE AeM, un pisteur-secouriste doit ainsi repasser une unité complète sur des sujets sur lesquels il est expert et ce, durant la haute saison de ski, nécessitant un congé sans solde, auquel s’ajoutent les frais de formation et des frais d’hébergement. Par ailleurs, les pisteurs qui n’auraient pas l’accord de leur station pour être libérés durant cette période, se verraient exclus de ce diplôme d’État. L’arrêté ministériel du 19 décembre 2023 relatif à la formation spécifique du diplôme d’État d’alpinisme - accompagnateur en moyenne montagne prévoit des dispenses de l’unité de formation 2 optionnelle (UF2a) dans son article 25. Une dispense pour les pisteurs-secouristes de deuxième degré permettrait de pallier les difficultés mentionnées ci-dessus. Elle l’interroge sur les mesures qu’elle compte prendre afin de permettre une équivalence de cette unité entre ces professions, qui participent à la vie des territoires de montagne.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2316</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les métiers de pisteur-secouriste et d’accompagnateur en montagne jouent un rôle clé dans la sécurité et l’encadrement des activités en montagne. Chacun de ces métiers a été conçu pour répondre à des besoins distincts, et les formations qui y sont associées visent à développer des compétences adaptées aux exigences de sécurité et aux spécificités des environnements dans lesquels ces professionnels interviennent. Le diplôme d’État d’accompagnateur en montagne (DEA-AMM) vise à former des professionnels aptes à encadrer, guider, animer et conduire des groupes dans des environnements montagnards en toute sécurité. Ce diplôme comprend des unités de formation qui abordent des aspects techniques et pédagogiques, notamment l’unité de formation n° 2 (UF2), qui se focalise sur la conduite de randonnées dans des terrains enneigés, en prenant en compte les compétences de sécurité et de secours adaptées à ces conditions. Le brevet de pisteur-secouriste, quant à lui, prépare des professionnels spécialisés dans la sécurité sur les pistes et les interventions d’urgence. Bien que cette formation comprenne des éléments relatifs à la sécurité en milieu enneigé, elle ne couvre pas les compétences pédagogiques et techniques nécessaires à l’encadrement et à l’animation de randonnées en montagne. Le rôle du pisteur-secouriste est donc distinct de celui de l’accompagnateur en montagne, qui requiert des compétences spécifiques pour gérer des groupes et garantir leur sécurité dans des environnements variés. Par conséquent, cette différence significative entre les référentiels de formation des deux métiers rend complexe la mise en place d’une équivalence entre leurs unités de formation. Le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative, en partenariat avec l’école nationale des sports de montagne, demeure à l’écoute des préoccupations des pisteurs-secouristes désireux d’obtenir le diplôme d’accompagnateur en montagne. À cet égard, des mesures d’ajustement concernant le calendrier et l’organisation des formations sont proposées, afin de permettre à ces professionnels de suivre la formation nécessaire sans perturber leurs obligations professionnelles. Il est important de souligner que le diplôme d’État d’accompagnateur en montagne (DEA-AMM) repose sur un juste équilibre entre spécialisation et polyvalence, ce qui garantit non seulement la sécurité des pratiquants, mais également la stabilité et la pérennité économique des métiers de sport de montagne. L’introduction d’une équivalence systématique des unités de formation risquerait de déséquilibrer cet agencement et de compromettre la qualité des enseignements dispensés. Néanmoins, le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative reste engagé pour étudier des solutions qui permettraient aux pisteurs-secouristes d’évoluer dans leur parcours professionnel, en maintenant des normes élevées de sécurité et de qualité tout en respectant les particularités propres à chaque profession dans le milieu montagnard.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4496</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2317</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Fin des contrats service civique : une décision brutale aux lourdes conséquences</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4496. — 25 février 2025. — M. Stéphane Peu alerte Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur la suspension brutale des contrats en service civique à compter du 1er février 2025. Cette décision inopinée a de lourdes conséquences et ce, d’autant plus qu’elle concerne également les contrats déjà saisis et validés. Elle met en péril à la fois l’insertion professionnelle de publics fragiles - jeunes de 16 à 25 ans et personnes en situation de handicap de 16 à 30 ans - et l’activité de très nombreuses structures associatives. M. le député rappelle que le service civique, bien qu’imparfait, incarne une politique publique d’engagement et de cohésion sociale, en permettant notamment à la jeunesse de bénéficier d’un cadre structurant pour s’investir et contribuer activement au bien commun. Il favorise également la vie associative dans le pays. Cette suspension plonge les volontaires et les structures accueillantes dans des difficultés profondes menaçant leur avenir. M. le député partage leur abattement et alerte sur les conséquences délétères d’une telle décision. Il souhaite être éclairé sur ses raisons et ses intentions sur ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2317</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le service civique est une politique publique qui a fait ses preuves. Plébiscité par les jeunes, il leur permet de s’engager dans de nombreuses missions au service de l’intérêt général.  Cependant, du fait de la censure et faute d’adoption du budget par le Parlement avant la fin de l’année 2025, le régime contraignant des services votés s’est appliqué jusqu’à l’adoption définitive de la loi de finances. Il a donc été nécessaire de prendre des mesures temporaires qui ont eu un impact sur le déploiement des missions de service civique. En effet, les règles qui encadrent la consommation de crédits dans le cadre des services votés ont nécessité de suspendre très temporairement les nouveaux contrats permettant des entrées en mission de service civique à compter du 1er février 2025. Ainsi, cette mesure n’a pas eu d’impact sur les contrats qui avaient débuté en 2024 ou en janvier 2025 et qui ont pu se dérouler normalement. Des mesures dérogatoires ont été conservées à compter du 1er février. Ainsi, les missions à l’étranger et l’accueil des ressortissants étrangers en réciprocité ont continué à être autorisés. De même, les missions à Mayotte ont été maintenues compte tenu du contexte local. Les restrictions temporaires ont pu être levées dès l’adoption de la loi de finances pour 2025 et les nouvelles missions ont repris le 24 février. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>270</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2317</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Galzy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Filière éthanol</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            270. — 8 octobre 2024. — Mme Stéphanie Galzy appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur territoires sur l’importance d’inclure les biocarburants durables dans la définition des carburants neutres en carbone. Ces carburants renouvelables pourraient contribuer à la décarbonation des véhicules grâce à un futur carburant superéthanol 100 % renouvelable. Mme la députée appelle également l’attention de Mme la ministre sur l’urgence de soutenir la filière éthanol comme solution de carburant, sur l’urgence de promouvoir cette solution et aider les futurs utilisateurs à installer des boîtiers d’adaptation sur leurs véhicules (adaptation beaucoup moins onéreuse qu’un bonus écologique pour l’acquisition d’un véhicule électrique). Un geste fort du Gouvernement en faveur de cette filière, dès aujourd’hui, par un développement accéléré du carburant E85, permettrait d’apporter de nouveaux débouchés à l’agriculture nationale et donnerait confiance à l’industrie automobile française afin de s’orienter vers ce développement plutôt que de se voir imposer l’utopie irréaliste du véhicule 100 % électrique. Il est, en effet, inconcevable que la quasi-totalité des ventes de véhicules neufs éthanol de technologie « Flexfuel » soient conçus et fabriqués par un groupe nord-américain. Les réserves apportées par les partenaires européens de la France sur l’objectif planifié d’interdire la vente de véhicules thermiques devraient motiver une réflexion nationale mais également continentale. Elle lui demande si elle va promouvoir cette filière dès aujourd’hui et permettre, ainsi, de développer l’autonomie énergétique du pays dans le domaine du transport tout en proposant aux Français un carburant favorisant le pouvoir d’achat.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2318</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et améliorer la qualité de l’air, le Conseil de l’Union européenne a adopté le 28 mars 2023 un règlement définissant un objectif de fin de vente des voitures neuves émettant du CO2 à l’échappement à partir de 2035. L’objectif est de promouvoir les véhicules « zéro émission » et de stimuler l’innovation technologique chez les constructeurs européens afin d’atteindre les objectifs climatiques. En France, le soutien au carburant superéthanol E85 est important. Ce soutien passe par deux vecteurs principaux : un tarif d’accise réduit et un soutien via la taxe incitative relative à l’utilisation d’énergie renouvelable dans le transport (TIRUERT). En 2024, le tarif de l’accise pour le E85 est de 17,894 euros par MWh (€/MWh), soit environ 75 % moins élevé que celui de l’essence classique SP95-E5, qui s’élève à 76,826 €/MWh. Par ailleurs, l’incitation à utiliser des énergies renouvelables est soutenue par le mécanisme de la TIRUERT, prévu à l’article 266 quindecies du code des douanes. Cette taxe incitative encourage les distributeurs de carburants à intégrer une part d’énergie renouvelable dans les carburants diesel, essence et carburéacteurs. Chaque filière a des objectifs spécifiques. Le montant de la taxe est nul s’ils sont atteints. Pour 2024, l’objectif de la filière essence était de 9,9 % d’incorporation d’énergie renouvelable dans les transports. Cela signifie que le redevable qui met à la consommation du carburant E85 peut revendre les certificats correspondants à la quantité d’énergie renouvelable supplémentaire à ce qui était nécessaire pour remplir l’objectif. Cette vente permet de réduire le prix de ce carburant s’il le souhaite. Le carburant E85 dispose ainsi de mécanismes permettant de le vendre à un prix très réduit par rapport aux essences fossiles. Aussi, le Gouvernement ne prévoit pas de mécanisme de soutien supplémentaire pour l’acquisition de boîtiers de conversion E85. En effet, la planification écologique pour les voitures particulières et les camionnettes s’oriente vers un mix des ventes de véhicules neufs 100 % électriques (à batterie ou pile à combustible) d’ici 2035. La stratégie nationale bas-carbone adoptée en avril 2020, et actuellement en cours de révision privilégie à chaque fois que cela est possible, l’électrification directe. Cela s’explique par la supériorité de l’électromobilité en matière d’efficacité énergétique, de décarbonation et de qualité de l’air, qui fait consensus à l’international (GIEC, AIE), mais aussi en raison d’une offre de carburants alternatifs qui restera limitée en volume, eu égard notamment aux contraintes de disponibilité de la biomasse. Les industriels de l’automobile ont en outre besoin de visibilité afin de pérenniser leur stratégie industrielle Enfin, le Gouvernement porte une attention particulière à la production d’éthanol de deuxième génération pour des secteurs tels que le transport maritime et aérien.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>488</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2318</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Bonus écologique pour les deux-roues à moteur dans les territoires d’outre-mer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            488. — 8 octobre 2024. — M. Max Mathiasin appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la pérennisation du bonus écologique pour les scooters et motos électriques dans les territoires d’outre-mer. Cette aide à l’achat ou à la location concerne les deux ou trois-roues et quadricycles neufs à moteur qui utilisent l’électricité comme source exclusive d’énergie (article D. 251-1-3 du code de l’énergie). Dans les territoires d’outre-mer, le montant du bonus écologique est augmenté de 1 000 euros (article D. 251-1-5 du même code). Le bonus écologique et la prime ont un impact très positif dans les territoires ultramarins, tant sur le plan économique et social, que sur le plan environnemental. En Guadeloupe, par exemple, où 60 % de l’électricité est produite à partir d’énergies fossiles comme le fuel, l’objectif visé des 100 % de production à partir d’énergies renouvelables dès 2028 ne pourra être atteint qu’avec le maintien des dispositifs de soutien à la décarbonation de l’électricité. Il lui demande si elle prévoit de maintenir sur le long terme le bonus écologique et la prime outre-mer afin de donner aux acteurs économiques du secteur la visibilité et les garanties nécessaires à leurs investissements et au développement de leur activité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2318</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre de la période budgétaire contrainte actuelle, le Gouvernement Barnier avait fait le choix de rationaliser le nombre de dispositifs et de recentrer les aides budgétaires au verdissement des véhicules sur le bonus écologique pour les voitures particulières et sur la prime au rétrofit. En vertu d’un décret du 29 novembre 2024, le bonus écologique pour les véhicules motorisés à deux ou trois roues et quadricycles électriques a ainsi été supprimé. Une période transitoire est toutefois applicable pour les véhicules neufs commandés au plus tard le 1er décembre 2024, à condition que leur facturation, ou le versement du premier loyer en cas de location, intervienne au plus tard le 14 février 2025. En outre, la majoration de 1 000 € pour les territoires ultramarins [1], prévue à l’article D. 251-1-5 du code de l’énergie, est maintenue pour le bonus écologique pour l’acquisition de voitures particulières électriques neuves. De plus, des fiches d’opérations standardisées, financées par des certificats d’économie d’énergie, sont entrées en vigueur au 1er janvier 2025. En particulier, la fiche TRA-EQ-130 valorise l’acquisition d’un quadricycle électrique neuf de catégorie L6e ou L7e, avec une bonification par 2 du forfait de base. L’usage des quadricycles est comparable à celui des 2-3 roues à moteur. [1] Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>813</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2319</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-René Cazeneuve</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Mise en place de la REP des PMCB</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            813. — 15 octobre 2024. — M. Jean-René Cazeneuve interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la mise en place de la responsabilité élargie des producteurs de matériaux de construction du secteur du bâtiment (REP PMCB) mise en place depuis le 1er mai 2023, suite à la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire avec l’extension à la filière des produits ou des matériaux de construction du bâtiment, la loi venant créer également une filière pour le recyclage de ces déchets à compter du 1er janvier 2022. Les acteurs du secteur du bâtiment du département du Gers alertent M. le député sur la complexité de mise en œuvre de la gestion des déchets qui sont issus de leurs travaux, alors qu’ils s’acquittent bien de l’écocontribution sur leurs achats et souhaitent que cette filière s’organise. Avec 42 Mt/an de déchets issus du secteur du bâtiment, la collecte, la traçabilité et la valorisation de ces déchets sont indispensables pour permettre d’augmenter au maximum le taux de valorisation, s’inscrivant nécessairement dans la transition écologique. Cela doit accompagner la feuille de route pour l’économie circulaire (FREC) qui a pour objectif ambitieux, au-delà d’une meilleure gestion, de simplifier le tri, de collecter 100 % des déchets recyclables et d’améliorer la collecte des déchets d’entreprises et du BTP, avec des mesures incitatives et une harmonisation des règles. Par ailleurs, l’uniformisation des règles au niveau européen semble à étudier pour éviter l’importation de produits ne respectant pas les mêmes normes et ne supportant pas l’écocontribution. Il lui demande si elle peut indiquer quel est l’état de développement de la filière de recyclage des produits ou matériaux de construction du secteur du bâtiment et si la montée en puissance prévue entre mai 2023 et décembre 2027 est engagée. Enfin, il souhaite savoir quels sont les moyens mis en place pour contrôler la bonne application des mesures de la loi dite « AGEC ».]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2319</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Décidée en 2020 pour améliorer l’éco-conception, le réemploi et le recyclage des déchets du bâtiment et prévenir les dépôts sauvages, la filière à responsabilité élargie du producteur (REP) du bâtiment se met en place progressivement depuis début 2023, avec notamment quatre éco-organismes et un organisme coordonnateur agréés pour mettre en œuvre les obligations du cahier des charges de la filière. Cette filière vise à développer le réemploi et le recyclage de ces produits, mais également à réduire les dépôts sauvages de déchets du bâtiment, dont la gestion représente une charge très importante pour les collectivités territoriales.  Aujourd’hui, les différents acteurs de la filière font toutefois part d’un certain nombre de difficultés et pointent la mise en œuvre compliquée de certaines obligations comme la généralisation de la reprise gratuite. Il est notamment relevé que cette filière représente une charge significative pour les producteurs de produits et matériaux de construction, de l’odre de 300M€, sans pour autant apporter un service satisfaisant aux artisans.  Elle cependant permis l’ouverture de plus de 6 000 points de collecte des déchets du bâtiment dont 1 800 reprennent tous les déchets. Dans ce contexte, la ministre de la transition écologique a décidé de lancer la refondation de cette filière REP en menant une étroite concertation avec l’ensemble des parties prenants, afin de définir les conditions d’un déploiement de la filière plus adapté aux spécificités du secteur du bâtiment. Afin de mener ces concertations dans les meilleures conditions, la ministre a acté la mise en place d’un moratoire visant l’application de certaines dispositions devant entrer en vigueur à partir de 2025. Afin de permettre sa mise en oeuvre, un arrêté sera pris dans les prochaines semaines en concertation avec les parties prenantes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1716</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2319</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Cartographies des traits de côtes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1716. — 5 novembre 2024. — M. Rodrigo Arenas alerte Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, que la « loi climat et résilience » a prévu l’établissement par décret d’une liste des communes dont l’action en matière d’urbanisme et la politique d’aménagement doit être adaptée aux phénomènes hydrosédimentaires entraînant l’érosion du littoral. Les communes listées doivent réaliser une cartographie d’évolution du trait de côte à court (0-30 ans) et long (30-100 ans) termes. Les communes listées en 2022 n’ont plus qu’une année pour réaliser ces cartographies indispensables pour déterminer à plus long terme les zones exposées au recul du trait de côte ainsi que les constructions autorisées dans ces zones exposées à long terme. Compte tenu de l’emballement du dérèglement climatique, il paraît urgent de travailler au plus tôt à l’adaptation des territoires à la montée des eaux et à l’érosion des côtes. C’est pourquoi il souhaiterait connaître les mesures que compte prendre le Gouvernement pour s’assurer de l’avancée des travaux de cartographie ainsi que de leur publication auprès du public.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2320</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les communes volontaires inscrites au décret "liste des communes" disposent d’un délai d’un an pour engager la procédure d’évolution du document d’urbanisme, puis d’un délai de trois ans pour réaliser la carte locale d’exposition au recul du trait de côte et la transposer dans le document d’urbanisme (article L121-22-3 du code de l’urbanisme). Les communes inscrites lors de la première version du décret-liste du 19 avril 2022 ont ainsi jusqu’en avril 2026 pour publier les cartes locales dans leurs documents d’urbanisme. Les services de l’Etat s’assurent du suivi de l’état d’avancement des cartes locales et accompagnent les collectivités volontaires inscrites dans ce dispositif. De nombreuses études de cartes locales sont aujourd’hui lancées. Une fois transposées dans les documents d’urbanisme, ces cartes seront disponibles via le Géoportail de l’urbanisme. Elles seront également publiées sur le site Géorisques, puisque l’état des risques, devant être fourni par le vendeur ou le bailleur dans le cadre de l’information acquéreur locataire, devra contenir les informations sur les zones exposées au recul du trait de côte délimitées par les cartes locales. Les services de l’etat travaillent également à d’autres modalités de communication adaptées au grand public afin de garantir l’accessibilité de ces cartes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2014</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2320</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Prolongation d’activité des chalutiers de type gangui après 2025</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2014. — 19 novembre 2024. — M. Philippe Lottiaux appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur la possibilité d’autoriser la prolongation des chalutiers de type gangui. Le gangui est un filet de pêche aux mailles très serrées encerclées par une armature rectangulaire, utilisé afin de capturer les poissons de roches. Cette pratique ancestrale de la pêche remontant au Xe siècle, qui concerne exclusivement le Var, a fait l’objet d’une réglementation européenne afin de ne pas détruire l’habitat des poissons, notamment les herbiers de posidonies. Le règlement européen n° 2024-1382 du 23 mai 2024 autorise ainsi la poursuite de la dérogation autorisation la pratique du gangui en Méditerranée. Pourtant, sur avis de la France, un plan de sortie de flotte sera bientôt imposé aux ganguis en vue de supprimer définitivement cette pratique en mai 2025, pratique qui ne concerne pourtant plus que quelques navires en bois de 8 à 10 mètres et d’une puissance entre 44kW et 74kW. Cette activité ancestrale se voit donc sacrifiée sur la seule demande de la France. Les trois derniers ganguis qui souhaitent maintenir leur activité ont déposé une requête au Conseil d’État pour contester l’arrêté ouvrant les droits au plan de sortie de flotte. Si la fin de cette pratique venait à être confirmée, cela aurait pour conséquence la disparition d’un savoir-faire artisanal typique du Var et la mise en danger des pêcheurs et de leurs familles qui vivent exclusivement de cette pêche. Il lui demande donc d’envisager la possibilité d’annuler cet arrêté et de laisser se poursuivre cette activité piscicole au regard du très faible nombre de navires concernés et de la préservation d’un élément d’identité provençale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2320</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La pêche au chalut de type gangui est interdite par le règlement européen 1967/2006 du 21 décembre 2006 concernant les mesures de gestion pour l’exploitation durable des ressources halieutiques en Méditerranée (article 4 alinéa 1) qui vise la préservation des espèces protégées de prairies sous-marines de posidonies. Elle bénéficie toutefois depuis 2014 d’une dérogation, encadrée par ce règlement européen (article 4 alinéa 5), pour la pêche au-dessus des herbiers de posidonies. Cette dérogation est soumise à la validation de la Commission européenne, et doit être demandée par l’Etat membre à chaque échéance de dérogation (en moyenne tous les deux ans) et examinée par le comité technique et scientifique auprès de la Commission européenne. La France a obtenu le renouvellement régulier de cette dérogation jusqu’en 2024 et la dernière prolongation de cette dérogation arrivera à échéance au 11 mai 2025. La dérogation en vigueur validée par la Commission européenne et les précédentes avaient pour objectif de laisser le temps à la France d’organiser une sortie de flotte définitive des derniers navires, la Commission ayant clairement indiqué qu’une telle dérogation ne serait plus acceptée à compter du 11 mai 2025 au regard des objectifs de protection forte des herbiers de posidonie. Si la France a défendu les pêcheurs du Var pratiquant cet engin et obtenu un régime dérogatoire pendant 11 années consécutives, il est désormais acquis que l’interdiction sera définitive de la part de la Commission européenne, nécessitant d’accompagner les professionnels concernés. Cette dérogation renouvelée pour une dernière année en mai 2024 a ainsi été négociée en toute transparence avec les professionnels concernés et leurs représentants professionnels. Dans l’optique de la fin de cette pêcherie, un plan de sortie de flotte a également été discuté et concerté avec le secteur afin d’apporter de la visibilité et de l’anticipation, pour permettre un accompagnement économique sur des fonds européens des armateurs concernés par cette interdiction définitive. Le recours devant le Conseil d’Etat contre l’arrêté ministériel mettant en place le plan de sortie de flotte fragilise l’ensemble des pêcheurs concernés, car une éventuelle annulation ne permettrait pas de rouvrir la pêche au gangui, qui sera interdite définitivement au niveau européen le 11 mai prochain, mais entrainerait l’impossibilité d’indemniser les armements concernés, étant donné que la règlementation européenne prévoit que les dossiers doivent absolument être déposés avant l’interdiction de la pêcherie pour être éligibles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2222</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2321</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Rambaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Mer et pêche</ministreJO><Objet>Prologation de la dérogation autorisant la pêche au « gangui »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2222. — 26 novembre 2024. — M. Stéphane Rambaud attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé de la mer et de la pêche, sur la situation des trois derniers sur les sept armateurs pratiquant le chalut de type « gangui » en Méditerranée (quatre ont décidé de partir à la retraite). En effet, alors que le maintien de la dérogation autorisant les chalutiers de type « gangui » à pratiquer la pêche professionnelle dans les eaux territoriales de la France était acté, la France vient de demander que cette dérogation ne soit prolongée que d’une année, soit jusqu’en mai 2025. L’État, sans aucune concertation avec les professionnels concernés, a décidé d’imposer un plan de sortie de flotte aux navires pratiquant le chalut de type « gangui ». La conséquence immédiate est de voir disparaître à terme cette activité de pêche ancestrale alors même que les études les plus récentes ont montré leur faible impact environnemental. Il n’est pas concevable que cette activité patrimoniale, qui contribue au rayonnement culturel de la France, disparaisse dans l’indifférence générale. Les marins pêcheurs qui exercent encore cette activité le font sur de petites unités en bois de huit à dix mètres, construites entre 1931 et 1981, basées dans les rades de Toulon et de Hyères, demandent simplement à pouvoir continuer leur métier. C’est pourquoi, face à cette situation de mort imminente, il lui demande de bien vouloir lui indiquer rapidement les mesures qu’il entend prendre afin de permettre la révision de la position de la France, seul blocage à la poursuite de la dérogation, permettant aux trois derniers professionnels concernés de continuer à faire vivre ce savoir-faire artisanal et patrimonial que représente la pêche traditionnelle de type « gangui » en Méditerranée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2321</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La pêche au chalut de type gangui est interdite par le règlement européen 1967/2006 du 21 décembre 2006 concernant les mesures de gestion pour l’exploitation durable des ressources halieutiques en Méditerranée (article 4 alinéa 1) qui vise la préservation des espèces protégées de prairies sous-marines de posidonies. Elle bénéficie toutefois depuis 2014 d’une dérogation, encadrée par ce règlement européen (article 4 alinéa 5), pour la pêche au-dessus des herbiers de posidonies. Cette dérogation est soumise à la validation de la Commission européenne, et doit être demandée par l’Etat membre à chaque échéance de dérogation (en moyenne tous les deux ans) et examinée par le comité technique et scientifique auprès de la Commission européenne. La France a obtenu le renouvellement régulier de cette dérogation jusqu’en 2024 et la dernière prolongation de cette dérogation arrivera à échéance au 11 mai 2025. La dérogation en vigueur validée par la Commission européenne et les précédentes avaient pour objectif de laisser le temps à la France d’organiser une sortie de flotte définitive des derniers navires, la Commission ayant clairement indiqué qu’une telle dérogation ne serait plus acceptée à compter du 11 mai 2025 au regard des objectifs de protection forte des herbiers de posidonie. Si la France a défendu les pêcheurs du Var pratiquant cet engin et obtenu un régime dérogatoire pendant 11 années consécutives, il est désormais acquis que l’interdiction sera définitive de la part de la Commission européenne, nécessitant d’accompagner les professionnels concernés. Cette dérogation renouvelée pour une dernière année en mai 2024 a ainsi été négociée en toute transparence avec les professionnels concernés et leurs représentants professionnels. Dans l’optique de la fin de cette pêcherie, un plan de sortie de flotte a également été discuté et concerté avec le secteur afin d’apporter de la visibilité et de l’anticipation, pour permettre un accompagnement économique sur des fonds européens des armateurs concernés par cette interdiction définitive. Le recours devant le Conseil d’Etat contre l’arrêté ministériel mettant en place le plan de sortie de flotte fragilise l’ensemble des pêcheurs concernés, car une éventuelle annulation ne permettrait pas de rouvrir la pêche au gangui, qui sera interdite définitivement au niveau européen le 11 mai prochain, mais entrainerait l’impossibilité d’indemniser les armements concernés, étant donné que la règlementation européenne prévoit que les dossiers doivent absolument être déposés avant l’interdiction de la pêcherie pour être éligibles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2427</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2321</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Dominique Voynet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Projet d’arrêté préfectoral - protection des habitats naturels dans le Doubs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2427. — 3 décembre 2024. — Mme Dominique Voynet attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur l’élaboration d’un arrêté préfectoral de protection des habitats naturels (APPHN) visant à préserver les affleurements rocheux dans le département du Doubs. Depuis plusieurs années, un travail concerté entre les services de l’État, le Conservatoire d’espaces naturels de Franche-Comté et le Conservatoire botanique national de Franche-Comté a permis d’avancer sur ce projet qui a été retenu dans le plan d’action territorial 2022-2024, cadre de la stratégie nationale des aires protégées. Il a également fait l’objet d’échanges avec les représentants de la profession agricole afin de concilier enjeux environnementaux et pratiques locales. Cependant, début 2024, la mobilisation d’une partie du monde agricole et des contraintes budgétaires ont mis en péril la poursuite des travaux d’inventaire, indispensables à la finalisation de ce projet. Les annonces récentes laissent craindre qu’aucun financement ne soit débloqué en 2025. Cette situation menace directement l’aboutissement de l’APPHN, qui pourrait être reporté, voire abandonné par les services de la préfecture. Elle lui demande donc quelles mesures elle entend prendre pour garantir que ce projet essentiel à la préservation des affleurements rocheux et de leur biodiversité unique puisse être mené à son terme, conformément aux engagements pris dans le cadre de la stratégie nationale des aires protégées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2322</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’arrêté préfectoral de protection des habitats naturels compte parmi les outils de protection du patrimoine naturel. Cet arrêté relève des articles R. 411-17-7 et R. 411-17-8 du code de l’environnement. Il a pour objectif de définir des zones au sein desquelles des mesures sont prises pour conserver, en application de l’article L. 411-1 du même code, les habitats naturels dont l’intérêt scientifique particulier, le rôle essentiel dans l’écosystème ou les nécessités de la préservation du patrimoine naturel le justifient. En application du décret n° 2022-527 du 12 avril 2022, ces territoires bénéficiant d’une protection au titre des habitats naturels sont reconnus automatiquement comme des zones de protection forte au sens du même décret et de la stratégie nationale des aires protégées adoptée en application de l’article L.110-4 du code de l’environnement. Cet article L.110-4 pose notamment comme objectif d’ici 2030 la mise sous protection forte d’au moins 10 % de l’ensemble du territoire national et des espaces maritimes sous souveraineté ou sous juridiction française. Afin de protéger des habitats naturels dans le département du Doubs, l’établissement d’un arrêté préfectoral est programmé dans le plan d’action territorial de la région Bourgogne-Franche-Comté établi dans le cadre de la stratégie nationale pour les aires protégées 2030. Une étude pluriannuelle destinée à recenser tous les affleurements rocheux du département a été lancée en 2023. Compte tenu de l’ampleur des travaux cartographiques à conduire, l’étude, d’une durée de quatre ans, prendra fin en 2026. Cette cartographie permet d’ores-et-déjà d’apporter de la connaissance utile pour les missions des services de la direction départementale des territoires et de l’Office français de la biodiversité. Les premières discussions sur un projet d’arrêté pourront être menées dans le courant de l’année 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2428</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2322</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Situation des centres de soins de la faune sauvage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2428. — 3 décembre 2024. — M. Gérard Leseul attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques au sujet de la situation des centres de soins de la faune sauvage (CSFS). Un rapport de l’inspection générale de l’environnement et du développement durable sur l’amélioration de la situation des centres de soins de la faune sauvage de septembre 2023 indique que la situation de certains CSFS est très précaire. La vocation première de ces centres est de soigner la faune sauvage locale, découverte blessée ou affaiblie, en vue de sa réinsertion dans son milieu naturel. La mission estime que près de 150 000 spécimens ont été revus en 2021, ce qui contribue au maintien de la biodiversité locale. Ces centres de soins fonctionnent principalement grâce à une action bénévole et souffrent d’un financement variable, ce qui obère leur capacité d’action et limite leur contribution à la préservation de la biodiversité. Afin de renforcer l’action des CSFS, la mission recommande de conforter l’assise juridique des centres de soins afin de définir leurs principes de fonctionnement, mais aussi d’adapter le droit applicable aux CSFS pour rejoindre celui qui bénéficie aux éleveurs afin de permettre aux capacitaires ayant eu une formation adaptée de pratiquer certains traitements vétérinaires nécessaires. Sur le plan financier, la mission invite à mettre en place des instruments qui permettent d’augmenter les ressources privées et de revoir le concours public pour l’inscrire dans la stratégie nationale de la biodiversité. Il l’interroge pour avoir connaissance des mesures que le Gouvernement envisage de mettre en place pour soutenir et encourager l’action des centres de soins de la faune sauvage.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2322</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les centres de soins de la faune sauvage (CSFS) jouent un rôle important dans la préservation de la biodiversité en accueillant et en soignant des animaux sauvages blessés ou affaiblis pour les relâcher dans leur milieu naturel. Conscient des nombreux défis auxquels ces centres font face, le Ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche (MTEBFMP) a sollicité, en 2022, une étude approfondie menée par l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD). Le rapport issu de cette étude, intitulé « Amélioration de la situation des centres de soins de la faune sauvage » et publié en avril 2023, propose des recommandations concrètes pour répondre aux besoins structurels et financiers des CSFS. Pour soutenir financièrement ces structures, le ministère a augmenté depuis 2023 la subvention annuelle accordée aux deux principaux réseaux fédérateurs, l’Union Française des Centres de Soins (UFCS) et le Réseau Centres de Soins Faune Sauvage (RCSFS), passant de 20 000 € à 30 000 €. Cette hausse a été reconduite pour 2024. Une aide exceptionnelle de 5 000 € a également été octroyée en 2022 à chaque centre, indépendamment de sa taille, afin de compenser les difficultés économiques liées notamment à la crise du COVID-19, qui a réduit le mécénat et les subventions des collectivités locales. Par ailleurs, des travaux réglementaires visant à répondre aux attentes des CSFS sont en cours, en collaboration avec l’UFCS et le RCSFS. Ils aboutiront à une révision de l’arrêté du 11 septembre 1992 relatif aux règles générales de fonctionnement et aux caractéristiques des installations des établissements qui pratiquent des soins sur les animaux de la faune sauvage, qui définit les règles générales de fonctionnement des établissements de soins pour la faune sauvage. Cette mise à jour permettra de renforcer l’encadrement des pratiques, d’assurer le respect des normes de biosécurité et de garantir une prise en charge adaptée des animaux blessés ou affaiblis. Le Gouvernement reste pleinement engagé à soutenir les CSFS, dont l’action est fondamentale au maintien de la biodiversité. La mise en œuvre des recommandations issues du rapport de l’IGEDD est un axe essentiel pour renforcer leur fonctionnement, améliorer leur financement et garantir leur capacité à répondre aux défis croissants liés à la prise en charge de la faune sauvage en détresse.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2442</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2323</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nadège Abomangoli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Pour l’interdiction de la pêche au vif</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2442. — 3 décembre 2024. — Mme Nadège Abomangoli* interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la pêche au vif. La pêche au vif, consistant à utiliser un animal vertébré vivant comme appât, généralement un poisson, est largement pratiquée en France. Les animaux utilisés lors de la pêche au vif sont empalés par le dos ou la bouche alors qu’ils sont conscients. D’après une étude IFOP de 2021, un pêcheur à loisir sur deux utiliserait cette technique. Ainsi, cette pratique constitue un cas de maltraitance à grande échelle d’espèces animales dont la capacité à ressentir la douleur fait l’objet d’un consensus scientifique. La pêche au vif a déjà été interdite par plusieurs pays sur tout ou partie de leur territoire, Allemagne, Autriche, Irlande, Écosse et Suisse, au motif de la cruauté de la pratique. Des mobilisations citoyennes, notamment dans mon département, réclament cette interdiction en France et font pression auprès de plusieurs enseignes, notamment Decathlon, pour leur demander d’arrêter de vendre des poissons et crabes vivants pour la pêche au vif. Bien qu’ils ne soient pas des animaux vertébrés et ne rentrent donc pas dans la définition stricte de la pêche au vif, il y a également un consensus établissant le fait qu’ils sont capables de ressentir la douleur. Un rapport présenté par la London School of Economics en Novembre 2021, croisant plus de 300 études biologiques et comportementales, en atteste. Les pêcheurs à la ligne eux-mêmes, d’après l’étude IFOP susmentionnée, sont pour 40 % d’entre eux favorables à l’interdiction de la pêche au vif. Plus généralement, la condition animale est considérée comme une cause importante par 89 % de la population française, d’après un sondage de 2019 mené lui aussi par l’IFOP. Elle lui demande donc s’il est envisagé de mettre en place une interdiction de l’utilisation d’un animal vertébré, d’un crustacé ou d’un céphalopode dans le cadre de la pêche au vif. Elle lui demande également s’il est envisagé d’interdire, en conséquence, l’élevage et la vente d’animaux à cet effet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3847</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2323</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Interdiction de la pêche au vif et empoisonnement des milieux aquatiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3847. — 11 février 2025. — M. Bruno Bilde* interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la pratique controversée de la pêche au vif. Cette méthode de pêche de loisir consiste à utiliser un poisson vivant comme appât, en le mutilant en le transperçant d’un hameçon pour attirer un prédateur carnassier. L’appât peut ainsi être maintenu de longues minutes en attente de la mort. Cette pratique engendre de grandes souffrances pour les poissons ainsi exploités et soulève d’importantes préoccupations éthiques, tout en perturbant l’équilibre des écosystèmes aquatiques. Les études scientifiques ont démontré que les poissons sont sensibles à la douleur. Pourtant, contrairement à plusieurs pays européens tels que l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, l’Irlande ou l’Écosse, qui ont interdit cette pratique, la pêche au vif demeure autorisée par la législation française. La vente de poissons destinés à cette technique, notamment par certaines grandes enseignes de vente d’équipements sportifs, soulève des questions en matière de bien-être animal. Les conditions d’élevage et de stockage sont souvent inadaptées : surpopulation, oxygénation insuffisante, conservation prolongée dans des sacs plastiques ou des seaux. Enfin, cette pratique favorise l’apparition de maladies et accroissent les risques de dissémination d’espèces invasives et de pathogènes dans les milieux aquatiques. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’interdire la pêche au vif afin de lutter contre la souffrance animale et préserver l’environnement aquatique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2324</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La réglementation nationale de la pêche en eau douce, qu’elle soit professionnelle ou de loisir, s’attache essentiellement à encadrer cette activité de manière à ce qu’elle soit compatible avec la préservation du patrimoine piscicole. En complément, la réglementation restreint les appâts utilisables. En particulier, l’article R. 436-35 du code de l’environnement interdit « d’appâter les hameçons, nasses, filets, verveux et tous autres engins avec les poissons des espèces dont la taille minimum a été fixée par les articles R. 436-18 et R. 436-19, des espèces protégées par les dispositions des articles L. 411-1, L. 411-2 et L. 412-1 et des espèces mentionnées aux 1° et 2° de l’article L. 432-10 (espèces « exotiques ») ainsi qu’avec la civelle, l’anguille ou sa chair. » De plus, le préfet peut interdire l’emploi de certains modes ou procédés de pêche dans certaines parties de cours d’eau ou de plans d’eau et à titre exceptionnel, en application du IV de l’article R. 436-23 du code de l’environnement. L’opportunité d’une interdiction générale de la pêche au vif a été examinée dans le cadre de l’adoption du décret n° 2016-417 du 7 avril 2016 modifiant diverses dispositions du code de l’environnement relatives à la pêche en eau douce mais a été écartée dans le texte final. La discussion pourrait être réouverte dans le cadre de la proposition de loi déposée par le député Gabriel Amard et ses collègues visant à interdire la pêche au vif en décembre dernier.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2856</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2324</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Candidature de la Camargue à l’Unesco</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2856. — 17 décembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la candidature de la Camargue au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce territoire de 150 000 hectares, formé par le delta du Rhône, est une zone humide paralique exceptionnelle qui abrite de nombreuses espèces végétales et animales. À la jonction de deux départements et de deux régions, la Camargue est devenue, au fil des siècles, un espace unique aussi bien pour sa faune et sa flore, que pour la culture et les traditions adoptés par ses habitants. La Camargue est cependant menacée par différents phénomènes tels que la montée des eaux, la hausse de la salinité des sols ou encore la crise qui frappe les éleveurs qui entretiennent une grande partie des paysages camarguais. Déjà considéré comme réserve de biosphère par l’Unesco, la Camargue gagnerait à inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco parmi les sites naturels. Ce statut permettrait non seulement de sensibiliser les différents acteurs, il permettrait aussi de reconnaître son caractère remarquable mais aussi très fragile. Sans cette classification au patrimoine mondial de l’Unesco, la Camargue reste vulnérable face à des projets aménagement qui peuvent la dénaturer, à l’image de la ligne très haute tension que RTE envisage de construire pour alimenter l’industrie de Fos-sur-Mer et qui pourrait engendrer des dommages importants sur le plan environnemental et esthétique. Aussi, il souhaiterait savoir si elle envisage de soutenir activement la candidature de la Camargue au patrimoine mondial de l’Unesco, en poursuivant les efforts entrepris pour valoriser et protéger cet écosystème exceptionnel.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2324</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le complexe de zones humides abrité par le territoire de la Camargue est d’intérêt national, européen et méditerranéen pour les 350 espèces d’oiseaux sédentaires ou migrateurs. La Camargue constitue un maillon important des corridors migratoires pour de nombreuses espèces en direction des zones d’hivernage autour de la Méditerranée, elle constitue une aire d’hivernage d’importance grandissante en raison des changements climatiques actuels et futurs. Le site a été inscrit sur la liste indicative française en 2002 qui identifie au niveau national l’ensemble des sites susceptibles d’être proposés à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial. Cette liste est établie et déposée auprès de l’UNESCO sur décision des ministères de la Culture et de la Transition écologique. Si l’intérêt écologique de cette aire naturelle demeure valable en 2025, la Convention du patrimoine mondial exige pour tout territoire candidat et ses acteurs de définir la valeur universelle exceptionnelle à préserver et de construire le plan de gestion adapté à cet engagement collectif. Il s’agira de démontrer que les collectivités locales sont pleinement porteuses d’une telle démarche au travers d’instances de gouvernances politiques adaptées. La Convention exige également que le territoire dispose de protections fortes et de règles de gestion adaptées aux objectifs de conservation des patrimoines concernés. Enfin, il s’agit de démontrer que les moyens humains, techniques et financiers permettent d’assurer la cohérence et la pérennité de l’ensemble d’un programme de conservation à moyen et long termes. La construction d’une candidature sur la liste du patrimoine mondial est une démarche longue d’une dizaine d’années et exigeante pour l’ensemble des acteurs d’un territoire. Le ministère de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques accompagne les territoires candidats dès lors que les collectivités et leurs groupements ont fait la démonstration d’un engagement mutuel afin d’assurer un portage politique, programmatique et financier solide à une telle démarche. Le ministère chargé de la Transition écologique propose aux porteurs de projets de candidatures de sites naturels un « accompagnement amont » dans le but d’évaluer la faisabilité et le potentiel du territoire à une telle démarche. Cette phase d’« accompagnement amont » permettra le cas échéant de juger de l’opportunité et de la faisabilité d’une telle candidature et de confirmer au regard des priorités actuelles de la Convention et des qualités intrinsèques du territoire si une réinscription sur la liste indicative françaises est recommandée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>415</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2325</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Ségur de la santé et non revalorisation pour le personnel des CCAS</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            415. — 8 octobre 2024. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation de professionnels du secteur social et médico-social exclus des accords du Ségur de la santé. Le Ségur de la santé a permis à 1,5 million de professionnels des établissements de santé, des Ehpad et des personnels des établissements et services sociaux et médico-sociaux de bénéficier d’une revalorisation de 183 euros net mensuels. Reste qu’aujourd’hui, environ 120 000 professionnels en équivalents temps plein (ETP), administratifs et techniques n’ont pas bénéficié de ces mesures. C’est le cas, notamment, des agents administratifs chargés de l’accueil du public au sein des centres communaux d’action sociale (CCAS) se trouvant pourtant, du fait de leur fonction, en première ligne avec les publics en situation de fragilité et vulnérabilité. C’est le cas également des agents techniques également en proximité avec le public ou des professionnels intervenant au domicile des personnes en difficulté. Ainsi, à Brest, des agents du CCAS en lien avec les services sociaux du département et le service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO) travaillent à l’accueil du public d’un centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS). Même s’ils sont considérés comme agents administratifs du CCAS, leur travail nécessite en réalité une implication très forte dans l’accueil et la gestion directe d’un public hébergé majoritairement masculin, présentant des troubles psychiques et des troubles de l’addiction, notamment à l’alcool. Ces hébergés sont d’ailleurs suivis activement par ces mêmes agents au sein de ce type de foyer pour la gestion de leurs pratiques addictives, à commencer par celle liée à l’alcool. Au-delà, l’implication de ces agents dans leur travail va même jusqu’à effectuer un travail de prévention et de gestion des conflits au sein de ces foyers y compris et en cas de besoin, en lien avec les forces de l’ordre. Il ressort du témoignage de ces agents que cette catégorie de personnel œuvrant dans le secteur social et médico-social, considéré comme « agent administratif », se retrouve, de fait, à gérer directement des publics précaires présentant de multiples troubles et des conduites dites à risques. Ces agents s’avèrent ainsi être de véritables acteurs de l’action social de proximité, participant, pour le moins, au maintien souhaitable d’un climat social apaisé. Même s’ils dépendent d’un point de vue salarial des communes et même si l’article 3 du décret n° 2022-728 du 28 avril 2022 offre la possibilité aux centres communaux et intercommunaux d’action sociale (CCAS-CIAS) visés par l’article L. 123-4 et L. 123-4-1 du code de l’action sociale et des familles de mettre en œuvre cette prime pour les agents qui relèvent des cadres d’emploi visés en annexe du décret et qui exercent à titre principal des fonctions d’accompagnement socio-éducatif, il lui demande si le Gouvernement entend étendre et compenser les revalorisations salariales issues du « Ségur » et de ses suites à l’ensemble des agents des CCAS des communes. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2325</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aux côtés des départements, l’Etat a d’ores et déjà pris des décisions historiques en augmentant de 4 milliards d’euros les rémunérations des professionnels du secteur social et médico-social. Au total, ce sont près de 700 000 salariés qui ont bénéficié d’une revalorisation de 183 € net mensuels, dont 500 000 environ au titre du Ségur et de la mission dite Laforcade. A la suite de la conférence des métiers socio-éducatifs du 18 février 2022, le Gouvernement a, par ailleurs, étendu ces revalorisations à 200 000 salariés de la filière socio-éducative. Plusieurs critères d’éligibilité ont été retenus pour l’octroi de ces dernières revalorisations. Le premier critère est le lieu d’exercice, rendant les Centres communaux d’action sociale (CCAS) éligibles. Le second critère est l’exercice à titre principal de fonctions socio-éducatives. Le décret n° 2022-1497 du 30 novembre 2022 modifiant le décret n° 2020-1152 du 19 septembre 2020 fixe une liste de corps et cadres d’emploi éligibles, liste où les agents administratifs des CCAS ne figurent pas. Néanmoins, l’attractivité des métiers des agents publics a fait l’objet d’autres mesures plus générales, hormis les primes Ségur. La revalorisation du point d’indice de la fonction publique au 1er juillet 2022 et au 1er juillet 2023 a concerné l’ensemble des fonctionnaires, y compris tous les agents de la fonction publique territoriale. Ces mesures générales ont été complétées de mesures ciblées sur les bas salaires (distribution de points supplémentaires, prime pouvoir d’achat). D’autres mesures ont également été annoncées : extension de la prise en charge des transports collectifs depuis le 1er septembre 2023, revalorisation des frais de mission et des montants forfaitaires de compte épargne-temps, attribution de 5 points supplémentaires au 1er janvier 2024. Il convient par ailleurs de rappeler que les employeurs territoriaux peuvent mettre en place des dispositifs de rémunération plus favorables pour l’ensemble de leurs personnels, dans le respect des règles de droit commun relatives aux régimes indemnitaires et aux primes. De plus, si des agents de cadres d’emplois administratifs ou techniques exercent à titre principal des fonctions socio-éducatives, leurs employeurs ont la possibilité de les intégrer dans des cadres d’emplois correspondant à ces métiers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>581</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2326</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Les salariés oubliés du Ségur de la santé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            581. — 8 octobre 2024. — M. Julien Gokel appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les salariés oubliés du Ségur de 2021. En effet, ces accords étaient destinés à reconnaître l’engagement de l’ensemble du personnel soignant au service des Français, notamment par une revalorisation salariale significative. Pourtant, des injustices demeurent, puisque le Ségur n’a pas profité à de nombreux professionnels qui exercent pourtant des missions essentielles auprès de personnes malades, âgées ou en situation de handicap. D’abord, les salariés des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) ont été exclus des accords, alors qu’ils assurent les mêmes missions que leurs homologues exerçant dans des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Ensuite, le versement du complément indiciaire (CTI) n’a pas été étendu aux agents de la fonction publique hospitalière (FPH) qui exercent dans des établissements publics médico-sociaux autonomes. Là encore, leurs missions sont essentielles et identiques à celles des agents exerçant dans une structure rattachée à des services hospitaliers ou à un EHPAD. Enfin, l’application de l’avenant n° 43 de la convention collective de la branche de l’aide à domicile, qui prévoit également des revalorisations salariales, connaît des retards et des difficultés d’exécution dans certaines structures aux marges financières serrées. Il conviendrait que l’État soutienne financièrement la mise en place des nouvelles grilles salariales de manière uniforme, notamment dans le département du Nord (59). Ces situations créent une inégalité de traitement entre des travailleurs qui assurent pourtant des fonctions similaires en matière de soutien aux populations les plus vulnérables. M. le député partage leur incompréhension et soutient ces salariés oubliés des accords du Ségur. Il plaide pour une revalorisation salariale de l’ensemble des professionnels qui font partie intégrante du système de santé. Il interroge donc le Gouvernement sur la manière dont il entend rétablir une égalité de traitement entre tous les salariés du secteur. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2326</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’attractivité des métiers du secteur sanitaire, social et médico-social est au premier rang de la feuille de route du Gouvernement qui entend agir sur l’ensemble des leviers de l’attractivité (accès à la formation continue, amélioration des conditions de travail et lutte contre la sinistralité). L’Etat, aux côtés des départements, a pris d’ores et déjà des décisions historiques en augmentant de 4 milliards d’euros les rémunérations des professionnels du secteur social et médico-social. Au total, ce sont près de 700 000 salariés qui ont bénéficié d’une revalorisation de 183 euros net mensuels (192 euros net mensuels pour le secteur public), dont 500 000 environ au titre du Ségur et de la mission dite Laforcade. Tout d’abord, les salariés des Services infirmiers de soins à domicile (SSIAD) ont été pris en compte dans le cadre des revalorisations, tant dans la branche de l’action sanitaire et sociale que dans la branche de l’aide à domicile ou dans le secteur public. Tous les personnels des SSIAD relevant de la Branche de l’action sanitaire et sociale (BASS) ont bénéficié d’une revalorisation au titre des mesures du Ségur de la santé, soit une prime de 183 euros nets par mois. Les SSIAD de la Branche de l’aide à domicile (BAD) ont également bénéficié de l’agrément par l’État de l’avenant 43 à la convention collective de la BAD, qui a permis des revalorisations historiques de rémunération de 15 %. Le gain issu de l’avenant 43 correspond à une revalorisation équivalente moyenne à la prime Ségur. Concernant le versement du complément de traitement indiciaire aux agents de la Fonction publique hospitalière (FPH) qui exercent dans des établissements publics médico-sociaux autonomes, il convient de rappeler que, par l’article 48 de la Loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2021 créant le Complément de traitement indiciaire (CTI), le Parlement a souhaité que tous les personnels relevant des établissements sanitaires et des Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de la FPH, en lien avec leur engagement dans la crise sanitaire, bénéficient de la prime Ségur (CTI). A la suite des accords « Laforcade », la LFSS pour 2022 a ensuite élargi le CTI aux personnels soignants, notamment des Etablissements sociaux et médicaux-sociaux (ESMS) de la FPH. Ce dispositif a également été étendu par la LFSS 2022 à tous les personnels, y compris administratifs et techniques, des ESMS rattachés à un établissement sanitaire. Cette disposition n’a pas été retenue pour les personnels administratifs et techniques des ESMS autonomes de la FPH, qui sont principalement rattachés à des établissements publics départementaux. Il s’agissait de garantir l’unicité des statuts des personnels relevant d’un même établissement hospitalier tout en prenant en compte les spécificités des métiers. Le Conseil constitutionnel, par sa décision n° 2023-1084 QPC en date du 21 mars 2024, a considéré que cette distinction selon le statut juridique de l’ESMS est conforme à la Constitution, la différence de traitement étant fondée sur une différence de situation. S’agissant des professionnels des ESSMS publics, des actions ont déjà été portées en faveur de l’attractivité : la revalorisation du point d’indice de la fonction publique au 1er juillet 2022 et au 1er juillet 2023, qui concerne l’ensemble des fonctionnaires, notamment les personnels administratifs et techniques exerçant au sein des ESSMS autonomes, a constitué une première réponse afin de garantir le maintien du pouvoir d’achat de ces professionnels engagés dans l’accompagnement des personnes accueillies. Ces mesures générales ont été complétées de mesures ciblées sur les bas salaires (distribution de points supplémentaires, prime pouvoir d’achat). D’autres mesures ont également été prises : extension de la prise en charge des transports collectifs, revalorisation des frais de mission et des montants forfaitaires de compte épargne-temps, attribution de 5 points supplémentaires au 1er janvier 2024. Enfin, concernant les difficultés d’exécution des revalorisations pour certaines structures relevant des conseils départementaux, il convient de rappeler que l’Etat s’est engagé à compenser une partie de ce coût. Pour cela, un dispositif de compensation a été adopté dans le cadre de l’article 47 de la LFSS pour 2021. Cet article prévoit une compensation financière, via la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) à hauteur de 50% des dépenses engagées par les départements, au titre de la mise en œuvre des revalorisations salariales de la branche de l’aide à domicile. La mise en œuvre de cet article fait l’objet d’un rapport d’évaluation spécifique, conformément à l’article 66 de la loi n° 2022-1616 du 23 décembre 2022 de financement de la sécurité sociale pour 2023. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1744</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2327</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Gernigon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Extension du CMG de 6 à 12 ans pour les familles monoparentales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1744. — 5 novembre 2024. — M. François Gernigon interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, à propos du sujet de l’extension du complément de libre choix du mode de garde (CMG) pour les familles monoparentales. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2023 (LFSS) n° 2022-1616, adoptée le 23 décembre 2023 par l’Assemblée nationale, a instauré cette mesure d’élargissement de l’aide à la garde d’enfants de 6 à 12 ans, conformément aux engagements du Président de la République. L’extension du CMG jusqu’aux 12 ans de l’enfant va permettre d’alléger les charges économiques et mentales pour les familles monoparentales en particulier les femmes seules, qui ont majoritairement cette responsabilité. La réponse à une question écrite posée par l’une des collèges de M. le député le 30 mai 2023, lui a fait comprendre que la mise en place de cette mesure ne s’effectuerait pas avant le 1er juillet 2025 en raison de l’application de multiples réformes par la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF). Il souhaiterait avoir des informations sur la mise en place de cette mesure et notamment la date de publication du décret prévu au VI de l’article 86 de cette loi. Une application plus rapide si elle était envisagée permettrait de répondre notamment à la demande d’une mère célibataire de la 1ère circonscription de Maine-et-Loire, ayant seule un enfant de 6 ans à sa charge. Il l’interroge donc sur l’éventualité d’une avancée, au premier trimestre 2025, de la mise en application de l’extension du CMG pour les enfants de 6 à 12 ans pour les familles monoparentales.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2327</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 86 de la loi n° 2022-1616 du 23 décembre 2022 de financement de la sécurité sociale pour l’année 2023 prévoit une réforme structurante du Complément de libre choix du mode de garde (CMG), dont son extension jusqu’aux 12 ans de l’enfant pour les familles monoparentales. Compte tenu des délais d’adaptation des systèmes d’information de l’agence centrale des organismes de sécurité sociale, de la caisse centrale de la mutualité sociale agricole, de la caisse nationale des allocations familiales et de la caisse de prévoyance sociale de Saint-Pierre-et-Miquelon, cette mesure devait entrer en vigueur au plus tard au 1er juillet 2025. Afin de faire coïncider la réforme avec la période de renouvellement des contrats de travail des assistants maternels et des gardes à domicile et ainsi faciliter sa compréhension pour les familles et son traitement par les caisses de sécurité sociale, l’article 111 de la loi n° 2023-1250 du 26 décembre 2023 de financement de la sécurité sociale pour l’année 2024 a décalé l’entrée en vigueur de cette mesure au 1er septembre 2025. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2379</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2327</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Convention collective dans le secteur de l’aide à domicile</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2379. — 26 novembre 2024. — M. Stéphane Viry souhaite interroger M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la situation des salariés du secteur de l’aide à domicile, qui jouent un rôle essentiel dans la société française en apportant un soutien indispensable aux personnes en perte d’autonomie. Malgré l’importance de leur travail, ces professionnels sont souvent confrontés à des conditions de rémunération qui ne reflètent pas la valeur de leur engagement. M. le Premier ministre a annoncé l’augmentation du Smic à hauteur de 2 % en janvier 2025. Dans ce contexte, les partenaires sociaux ont souhaité réagir en signant un nouvel avenant de la convention collective de branche, visant à augmenter les rémunérations des salariés dans l’aide à domicile, de 6 points et ce pour garantir un minimum conventionnel supérieur au Smic. Cette mesure est cruciale pour défendre une juste reconnaissance de leur travail, améliorer leurs conditions de vie et attirer de nouveaux talents dans ce secteur en pleine expansion. Il lui demande quelle est sa position sur l’approbation de cet avenant nécessaire pour le rendre applicable.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2328</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conscient des difficultés rencontrées dans le secteur de l’aide à domicile, le Gouvernement a pris des engagements forts pour développer l’attractivité des métiers et s’est doté d’une stratégie globale qui vise à travailler sur l’ensemble des leviers : conditions de travail et rémunérations, qualité de vie au travail, accès à la formation. Concernant les services d’aide et d’accompagnement à domicile relevant de la fonction publique territoriale, l’article 44 de la loi n° 2022-1157 du 16 août 2022 de finances rectificative pour 2022 élargit le bénéfice du complément de traitement indiciaire pour les aides à domicile des centres communaux d’action sociale et des centres intercommunaux d’action sociale exerçant leurs missions auprès de bénéficiaires de l’aide personnalisée à l’autonomie ou de la prestation de compensation du handicap. A ces avancées vient s’ajouter la revalorisation du point d’indice de la fonction publique au 1er juillet 2022 et au 1er juillet 2023 qui concerne l’ensemble des agents publics, notamment ceux exerçant au sein des établissements et services sociaux et médico-sociaux. Concernant les rémunérations des aides à domicile du secteur privé à but non lucratif, la prime Ségur correspond à l’avenant 43 à la convention collective de la Branche de l’aide à domicile (BAD) (2021), qui a permis une revalorisation historique des rémunérations de 13 à 15 % en moyenne. Depuis 2021, l’Etat a agréé les avenants à la convention collective de la branche de l’aide à domicile portant revalorisation des plus bas coefficients de salaire et de la valeur du point. Ainsi, l’impact cumulé des avenants 51, 52 et 54 de la branche de l’aide à domicile agréée par l’Etat représente, en 2023, une augmentation de 4,9 % en valeur du point et en année pleine, par rapport à 2021. L’avenant 61 de la branche de l’aide à domicile a rehaussé la valeur des premiers coefficients conventionnels au 1er janvier 2024. L’avenant 66 de la convention collective de la branche, proposé par les partenaires sociaux, prévoyait pour sa part une revalorisation générale de 6 points sur l’ensemble des échelons, dans un objectif de lutte contre les rémunérations conventionnelles inférieures au salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) et les tassements des grilles de rémunération. Cependant, l’impact financier de cet accord collectif est estimé à 62 millions d’euros, dont un coût de 14,9 millions d’euros pour la Sécurité sociale et un coût de 33,6 M€ pour les départements. Les représentants des conseils départementaux en commission nationale d’agrément, désignés par départements de France, ont émis un avis défavorable à l’agrément de l’avenant 66 en raison de son caractère insoutenable sur le plan financier. Le ministère chargé des solidarités poursuit actuellement ses échanges avec les fédérations employeur de la BAD afin de trouver d’autres perspectives de prises en compte de la hausse du SMIC dans ses grilles de rémunération, tout en tenant compte de la situation dégradée des finances publiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2798</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2328</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Hollande</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Accord Ségur de la santé - Attribution complément de traitement indiciaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2798. — 10 décembre 2024. — M. François Hollande attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur l’accord du « Ségur de la santé » du 13 juillet 2020, qui prévoit une revalorisation des carrières et des rémunérations des professionnels paramédicaux. Cette revalorisation salariale s’est traduite par la mise en place d’un complément de traitement indiciaire d’un montant équivalent à 49 points d’indice majoré, soit de 241,22 euros bruts mensuels. Ce complément est versé aux fonctionnaires et agents contractuels de droit public exerçant dans l’une des structures limitativement énumérées par l’article 48 de la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020 de financement de la sécurité sociale pour 2021 et relevant d’un cadre d’emplois mentionné dans l’annexe du décret n° 2020-1152 du 19 septembre 2020 relatif au versement d’un complément de traitement indiciaire à certains agents publics. Par conséquent, des assistants de service social du personnel travaillant dans des collectivités territoriales ne perçoivent pas ce complément, alors que leurs missions sont identiques à celles des assistants de service social exerçant dans d’autres structures comme les centres communaux d’action sociale. En conséquence, il lui demande de bien vouloir préciser les raisons qui ont motivé cette différence d’attribution ainsi que le refus d’accorder ce complément aux assistants de service social du personnel travaillant dans des collectivités territoriales.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2328</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’attractivité des métiers du secteur sanitaire, social et médico-social est au premier rang de la feuille de route du Gouvernement qui entend agir sur l’ensemble des leviers d’attractivité (accès à la formation continue, amélioration des conditions de travail et lutte contre la sinistralité).  L’Etat, aux côtés des départements, a pris d’ores et déjà des décisions historiques en augmentant de 4 milliards d’euros les rémunérations des professionnels du secteur social et médico-social. Au total, ce sont près de 700 000 salariés qui ont bénéficié d’une revalorisation de 183 € net mensuels (192 euros net mensuels pour le secteur public du fait de la dernière revalorisation du point d’indice au 1er juillet 2023), dont 500 000 environ au titre du Ségur et de la mission dite Laforcade. A la suite de la conférence des métiers sociaux de février 2022, le Gouvernement a par ailleurs étendu ces revalorisations à 200 000 salariés de la filière socio-éducative, exerçant à titre principal des fonctions d’accompagnement socio-éducatif. Trois critères d’éligibilité cumulatifs ont été retenus pour les revalorisations Ségur issues de la conférence des métiers de l’accompagnement social et médicosocial : - le lieu d’exercice (exercice des fonctions au sein de certains services des départements, d’un Etablissement ou un service social et médico-social (ESSMS) au sens de l’article L312-1 du Code de l’action sociale et des familles (CASF) ou d’une structure d’habitat inclusif au sens de l’article L281-1 du CASF) ; - l’exercice d’un des métiers retenus : dans le secteur public, l’article 44 de la loi de finances rectificative pour 2022 et le décret n° 2022-1497 du 30 novembre 2022 modifiant le décret n° 2020-1152 du 19 septembre 2020 fixent une liste de corps et cadres d’emploi éligibles ; - l’exercice à titre principal de fonctions socioéducatives. Les assistants de service social de la fonction publique territoriale remplissant ces critères ont bien été revalorisés, en vertu de l’article 48 de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) 2021 modifié (décret d’application n° 2020-1152 du 19 septembre 2020, modifié par le décret n° 2022-1497 du 30 novembre 2022). Il s’agit des assistants de service social travaillant au sein des structures suivantes : - services de protection maternelle et infantile ; services départementaux d’action sociale (au sens du 1° de l’article L. 123-1 du CASF) ; services départementaux de l’aide sociale à l’enfance ; centres communaux et intercommunaux d’action sociale (centres communaux d’action sociale (CCAS) et centres inter-communaux d’action sociale). Ces critères ont été définis conjointement avec les acteurs concernés, en particulier Départements de France. En conséquence, les assistants de service social de la fonction publique territoriale ne bénéficiant pas du Ségur sont des agents qui n’assurent pas à titre principal des fonctions d’accompagnement social des usagers, par exemple ceux exerçant au sein de services des ressources humaines d’une collectivité ainsi que les agents exerçant des missions de coordination ou d’instruction (équipes d’évaluation de l’allocation personnalisée d’autonomie, agents des maisons départementales des personnes handicapées…). Par ailleurs, la revalorisation du point d’indice de la fonction publique au 1er juillet 2022 et au 1er juillet 2023, qui concerne l’ensemble des fonctionnaires, notamment ceux exerçant au sein des CCAS, a constitué une réponse parallèle afin de garantir le maintien du pouvoir d’achat de ces professionnels engagés dans l’accompagnement des personnes accueillies. Ces mesures générales sont complétées de mesures ciblées sur les bas salaires (distribution de points supplémentaires, prime pouvoir d’achat). D’autres mesures ont également été prises : extension de la prise en charge des transports collectifs depuis le 1er septembre 2023, revalorisation des frais de mission et des montants forfaitaires de compte épargne-temps, attribution de 5 points supplémentaires au 1er janvier 2024. Enfin, il convient par ailleurs de rappeler que les employeurs publics peuvent mettre en place des dispositifs de rémunération plus favorables pour l’ensemble de leurs personnels dans le respect des règles de droit commun relatives aux régimes indemnitaires et aux primes, notamment dans le cadre du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4489</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2329</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arthur Delaporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Financement de la prime Ségur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4489. — 25 février 2025. — M. Arthur Delaporte attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le financement de la prime Ségur par l’État. L’accord du 4 juin 2024 relatif à l’extension du Ségur dans le secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif (BASS) marque une reconnaissance importante, quoique tardive, de la demande de revalorisation des salaires des professionnels desdits secteurs, autrefois « oubliés du Ségur ». Cette revalorisation salariale de 238 euros brut mensuels, avec effet rétroactif au 1er janvier 2024, est à saluer, mais l’avancée n’est que partielle. En effet, si le PLF pour 2025 prévoit une participation de l’État au financement de la prime Ségur pour les centres de protection maternelle et infantile et pour les associations d’accompagnement des femmes victimes de violences, cette compensation manque partout ailleurs. Les corps intermédiaires en charge de la protection juridique des majeurs, comme l’inter-fédération IF-PJM (dont les entités prennent en charge quotidiennement plus de 450 000 personnes), dénoncent ainsi un surcoût total de 64 millions d’euros pour les exercices cumulés de 2024 et 2025. Alors même que le Gouvernement est à l’initiative de l’extension de cette prime, ce dernier assume ne le financer que partiellement, le laissant à la charge d’établissements déjà en cruels manque de moyens. Au cours d’une séance au Sénat en janvier 2025, Mme la ministre déléguée chargée de l’autonomie et du handicap a annoncé que le Gouvernement examinerait « point par point, au cours de l’exercice budgétaire 2025, les possibilités de traiter ces situations ». Ces propos sont insuffisants et inquiétants, laissant planer un jugement subjectif sur les besoins des établissements, a priori défavorable dans un contexte de « cadre budgétaire contraint ». Il l’interpelle donc quant à l’urgence de débloquer des crédits afin de venir en aide aux associations, en difficulté financière, et souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2330</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La branche sanitaire, sociale et médico-sociale privée à but non lucratif est caractérisée par une diversité du paysage conventionnel, avec de nombreuses fédérations professionnelles et conventions collectives applicables et une multiplication des acteurs et des enjeux propres à chacune des conventions collectives. Celles-ci nuisent à la lisibilité du secteur, alors que les enjeux d’harmonisation des conditions d’emploi et de renforcement de l’attractivité sont nécessaires : un salarié sur cinq n’est pas couvert par une convention collective aujourd’hui. Depuis l’été 2022, les représentants de la branche ont engagé des négociations. Ils sont arrivés à la conclusion de deux accords le 4 juin 2024, l’un permettant d’étendre le Ségur aux professionnels n’en bénéficiant pas encore, l’autre donnant un cadre et un calendrier à la négociation de la convention collective unique étendue. Ces accords ont été largement signés par les partenaires sociaux. Ils sont importants pour l’attractivité du secteur social et médico-social et le Gouvernement reste fortement engagé à soutenir cette démarche. Les accords ont été agréés dans le respect de l’article L. 314-6 du code de l’action sociale et des familles, après avis de la commission nationale d’agrément, dont sont membres de droit trois présidents de conseils départementaux. Cet agrément les rend opposables aux financeurs des Etablissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) relevant du champ de la branche de l’action sanitaire, sociale et médico-sociale. La branche autonomie, en tant que financeur majoritaire des ESSMS, a d’ores et déjà financé la mise en œuvre de cet accord à hauteur de 300 M€, dès juillet 2024. Pour les associations relevant d’un financement Etat, certaines compensations ont d’ores et déjà pu être versées en 2024 dans le cadre de la fin de gestion. D’autres compensations seront versées dans le courant de l’année 2025 à la suite de l’entrée en vigueur de la loi de finances 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4491</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2330</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Eric Liégeon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prime Ségur- financement dans le secteur sanitaire, social, médicosocial privé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4491. — 25 février 2025. — M. Eric Liégeon attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le financement de la prime Ségur dans le secteur sanitaire, social et médicosocial privé non lucratif. L’arrêté de juin 2024 relatif à l’agrément de certains accords de travail applicables dans les établissements et services du secteur social et médico-social privé à but non lucratif a généralisé le versement de la prime Ségur à l’ensemble des salariés du secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif. Cette disposition apparaît comme juste pour tous les salariés du secteur afin de bénéficier de conditions uniformes de rémunération et dans le but de rendre plus attractif ce secteur. Cette revalorisation se traduit par une augmentation salariale de 183 euros nets par mois. Cependant, la mise en place de cette disposition, avec effet rétroactif au 1er janvier 2024, engendre des difficultés financières pour les différents établissements qui ne font l’objet d’aucune compensation financière de la part des autorités publiques et qui n’ont pas les moyens de financer les primes Ségur. En effet, les autorités publiques compétentes ne bénéficient pas de compensations financières de la part de l’État et dans un contexte budgétaire compliqué, elles ne pourront pas couvrir ces dépenses supplémentaires. Une mesure destinée à valoriser le secteur du médico-social ne peut pas être, en même temps, une menace pour ce même secteur. Face à cette situation qui porte préjudice à la survie de milliers de structures indispensables à l’aide et à l’accompagnement de personnes vulnérables, handicapées, âgées, malades, précaires, du pays, il l’interroge pour savoir si l’État entend accompagner financièrement les structures du médico-social dans la mise en place de cette prime Ségur.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2330</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La branche sanitaire, sociale et médico-sociale privée à but non lucratif est caractérisée par une diversité du paysage conventionnel, avec de nombreuses fédérations professionnelles et conventions collectives applicables et une multiplication des acteurs et des enjeux propres à chacune des conventions collectives. Celles-ci nuisent à la lisibilité du secteur alors que les enjeux d’harmonisation des conditions d’emploi et de renforcement de l’attractivité sont nécessaires : un salarié sur cinq n’est pas couvert par une convention collective aujourd’hui. Depuis l’été 2022, les représentants de la branche ont engagé des négociations. Ils sont arrivés à la conclusion de deux accords le 4 juin 2024, l’un permettant d’étendre le Ségur aux professionnels n’en bénéficiant pas encore, l’autre donnant un cadre et un calendrier à la négociation de la convention collective unique étendue. Ces accords ont été largement signés par les partenaires sociaux. Ils sont importants pour l’attractivité du secteur social et médico-social et le Gouvernement reste fortement engagé à soutenir cette démarche. Les accords ont été agréés dans le respect de l’article L. 314-6 du code de l’action sociale et des familles, après avis de la commission nationale d’agrément, dont sont membres de droit trois présidents de conseils départementaux. Cet agrément les rend opposables aux financeurs des Etablissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) relevant du champ de la branche de l’action sanitaire, sociale et médico-sociale. La branche autonomie, en tant que financeur majoritaire des ESSMS, a d’ores et déjà financé la mise en œuvre de cet accord à hauteur de 300 M€, dès juillet 2024. Pour les associations relevant d’un financement Etat, certaines compensations ont d’ores et déjà pu être versées en 2024 dans le cadre de la fin de gestion. D’autres compensations seront versées dans la courant de l’année 2025 à la suite de l’entrée en vigueur de la loi de finances 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4717</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2331</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Pérennisation des maisons des 1000 premiers jours</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4717. — 4 mars 2025. — M. Max Mathiasin appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, sur la pérennisation des « Maisons des 1 000 premiers jours ». Dispositif recommandé par une commission de 18 experts dans son rapport de septembre 2020 : « Les 1 000 premiers jours », réalisé à la demande du Président de la République, la maison des 1 000 premiers jours est un lieu unique pour les (futurs) parents et leurs enfants (information, lieu de rencontre et d’activités, prévention et soins, soutien à la parentalité, guichet unique administratif, etc.). Une maison des 1 000 premiers jours a ainsi été créée en Guadeloupe en 2024, la première sur un territoire ultramarin. La lecture de l’enquête nationale périnatale de santé publique France, réalisée en 2021 et publiée en 2023, révèle des chiffres très préoccupants, notamment en Guadeloupe, sur les indicateurs tels que le sentiment de solitude, la grossesse non désirée, les violences, etc. Il apparaît donc essentiel de pérenniser ces structures d’accompagnement des familles qui répondent à un enjeu majeur de santé publique. Il lui demande quels moyens sont mis en œuvre pour pérenniser le dispositif des maisons des 1 000 premiers jours et permettre son déploiement sur l’ensemble du territoire national.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2331</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Au second semestre 2024, la direction générale de la cohésion sociale a repris la direction de projet interministérielle de la politique des 1 000 premiers jours de l’enfant, permettant de réaliser un bilan de la première feuille de route 2021-2023 et préparer une nouvelle feuille de route 2025-2027. Dans le même temps, un appel à manifestation d’intérêt pour la création de "maisons des 1 000 premiers jours en Outre-mer" a été lancé fin 2024 dans cinq départements et régions d’Outre-mer dont la Guadeloupe, pour accompagner des projets déjà en cours de développement ou faire émerger ce type de structures dans les territoires concernés. Le suivi des projets est en cours, en lien avec les Agences régionales de santé (ARS) et services déconcentrés de l’Etat. La réalisation des projets passe par une contractualisation entre les ARS et le porteur de projet, qui peut être une collectivité territoriale - notamment de niveau départemental, le cahier des charges prévoyant obligatoirement l’implication des services de protection maternelle et infantile dans les projets - ou une association. A partir de 2025, la nouvelle feuille de route prévoit d’accompagner sur tout le territoire national le maillage en maisons des 1 000 premiers jours, regroupant ainsi dans un lieu unique des services de suivi périnatal, de soutien à la parentalité, des actions favorisant l’éveil et le développement de l’enfant et potentiellement de l’aide dans l’accès aux droits pour les parents. Des structures de ce type existent déjà, mobilisant des financements croisés au niveau local (caisses d’allocations familiales, départements, ARS). Un appel à projet national et des crédits dédiés pourront accompagner le démarrage de projets nouveaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5062</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2331</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Avenir des micro-crèches</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5062. — 18 mars 2025. — M. Philippe Gosselin* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le projet de décret réorganisant la politique d’accueil de la petite enfance, notamment des micro-crèches sur le territoire français. En effet, suivant les préconisations d’un rapport conjoint, daté de mars 2024, des inspections générales des finances (IGF) et des affaires sociales (Igas) sur les modalités de financement et la qualité de l’accueil de ces établissements, le texte, déjà examiné par le Conseil d’État et soumis pour avis au conseil d’administration de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) le 3 décembre 2024, prévoit de durcir les conditions d’exercice des micro-crèches sur le territoire français. Ce décret prévoirait ainsi de modifier les règles organisationnelles et structurelles des micro-crèches au 1er janvier 2026. Une modification que de nombreux établissements ne pourraient vraisemblablement pas appliquer au vu de la situation et de l’équilibre financier des structures, qui font face à une pénurie de personnels et de manques de places de formation. Selon les organisations professionnelles du secteur, l’application de ce décret pourrait déstabiliser l’équilibre pourtant fragile de l’ensemble des structures d’accueil de la petite enfance. Les micro-crèches ayant été créées pour répondre à la diversification des modes de garde d’enfants, notamment en zone rurale, il semble essentiel de pouvoir conserver ce mode d’accueil qui est une solution efficace pour de nombreux parents. Dans un contexte où le taux de natalité n’a jamais été aussi bas en France, il est important d’explorer toutes les solutions possibles pouvant accompagner les parents de jeunes enfants. Aussi, face à ces considérations, M. le député interroge Mme la ministre sur la pertinence de ce décret. Il lui demande également quelles solutions elle compte mettre en place pour sauvegarder le secteur des micro-crèches et l’accueil des jeunes enfants sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5309</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2332</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Dive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Projet de décret sur les micro-crèches</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5309. — 25 mars 2025. — M. Julien Dive* alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences incertaines du projet de décret présenté par la direction générale de la cohésion sociale (DGCS), qui vise à renforcer la réglementation des micro-crèches. Ce décret, en imposant des contraintes accrues aux employeurs de ces établissements de proximité - conçus pour accueillir moins de douze enfants - notamment la forte augmentation de la durée hebdomadaire que les dirigeants de ces structures doivent consacrer à des tâches administratives et de gestion suscite une vive inquiétude parmi les organisations professionnelles. De même, l’obligation de présence d’un professionnel de catégorie 1 dans chaque structure est source de préoccupation majeure pour ce secteur essentiel de la petite enfance. Ces nouvelles exigences risquent d’avoir un impact majeur sur l’équilibre économique des micro-crèches, déjà fragilisé par une stagnation des financements publics, contrairement aux crèches publiques et associatives bénéficiant de la prestation de service unique (PSU). Les organisations patronales estiment que ces mesures pourraient entraîner la fermeture de nombreuses structures, menaçant près de 15 000 emplois et laissant des milliers de familles sans solution d’accueil pour leurs jeunes enfants. Cette situation est d’autant plus alarmante que les délais nécessaires pour former un nombre suffisant de professionnels qualifiés sont incompatibles avec l’entrée en vigueur prévue du décret au 1er janvier 2026 et qu’aucune annonce de financement supplémentaire pour la formation n’a été faite par la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf). Dans ce contexte, il lui demande quelles dispositions le Gouvernement entend prendre pour éviter un affaiblissement du réseau des micro-crèches, garantir un accès équitable à l’accueil de la petite enfance sur l’ensemble du territoire et assurer un accompagnement des professionnels concernés afin qu’ils puissent répondre aux nouvelles exigences sans mettre en péril l’existence même de ces structures de proximité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2332</pageJO><datePublication>2025-04-01</datePublication><noPublication>20250013</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Ce projet de décret, en cours d’examen par le Conseil d’Etat, a notamment pour objet d’aligner les normes d’encadrement des micro-crèches sur les crèches classiques de taille similaire (petites crèches). Il revient sur les dérogations qui s’appliquaient aux micro-crèches et demande que la structure compte au moins un professionnel diplômé d’Etat de rang 1 et la possibilité pour ce professionnel d’accueillir seul jusqu’à 3 enfants. Le texte prévoit qu’un directeur exerce des fonctions de direction pour un maximum de 2 établissements. La priorité de cette mesure est la qualité de l’accueil des enfants et la mise en place des garanties nécessaires pour que l’accueil soit respectueux de leurs besoins et de leurs droits. Cette qualité d’accueil est également la condition primordiale pour restaurer l’attractivité des métiers : les professionnels ne pourront venir et rester dans le secteur de la petite enfance que s’ils sont en mesure d’exercer leur profession d’une façon qui soit conforme à leurs valeurs et à leur formation. La pénurie ne pourra pas se résoudre en dégradant les conditions d’accueil et les conditions de travail pour être en mesure de recruter et de maintenir l’offre : cette dynamique suivie au cours des quinze dernières années a montré toutes ses limites et a conduit à la crise que nous connaissons aujourd’hui. Tout a été mis en place depuis deux ans pour s’engager dans un mouvement positif afin de rétablir la qualité d’accueil comme corollaire et préalable de la réponse aux défis de la pénurie de professionnels. Plusieurs rapports des inspections générales, tant le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) de 2023 sur la qualité d’accueil et la prévention de la maltraitance dans les crèches que le rapport IGAS-Inspection générale des finances (IGF) sur les micro-crèches de 2024, ont souligné au cours des deux dernières années que les conditions d’encadrement dérogatoires prévues pour les micro-crèches n’étaient pas suffisantes pour garantir cette qualité d’accueil et permettre un accompagnement adéquat des professionnels dans l’exercice de leur métier. Les conclusions de ces rapports, fruits de plusieurs mois d’investigations approfondies des inspections générales, ont été saluées par l’ensemble du secteur pour leur pertinence et leur fidélité à la réalité quotidienne des professionnels et des enfants qu’ils accueillent. Le Gouvernement agit en conformité avec ces recommandations. Les enfants qui sont accueillis dans les micro-crèches et dans les petites crèches sont les mêmes : il n’y a aucune raison acceptable que les conditions prévues pour l’encadrement ne soient pas similaires. Les catégories administratives n’ont pas à avoir d’influence sur la façon dont sont accompagnés les enfants.  Ces orientations ne signifient nullement que l’Etat abandonne les micro-crèches : il finance ces établissements en versant aux parents le complément mode de garde et en accordant aux entreprises qui y réservent des berceaux des crédits d’impôt et des exonérations sociales. A ce jour, le montant global de financement public pour un berceau en micro-crèche prestation d’accueil du jeune enfant peut aller jusqu’à près de 22 000 euros par an (rapport IGAS-IGF). L’Etat agit en faveur des professionnels, qui sont confrontés quotidiennement aux difficultés induites par des conditions d’encadrement fragiles, pour leur donner la même qualité de conditions de travail et d’accompagnement que les salariés de crèches classiques. S’agissant de fonctions de directeur, les professionnels titulaires de diplômes d’Etat, notamment les éducateurs de jeunes enfants et les infirmiers puériculteurs, sont formés pour assurer la direction des structures, accompagner et former leurs équipes, animer le projet pédagogique de l’établissement. Ils permettent à tous les professionnels de la structure de travailler en confiance et en sécurité avec un encadrement formé. Il est de la responsabilité des gestionnaires et des employeurs d’accompagner les professionnels titulaires d’un certificat d’aptitude professionnelle ou d’un diplôme d’auxiliaire de puériculture dans leur parcours de carrière et de leur permettre d’acquérir les diplômes et certifications nécessaires pour progresser vers des emplois de direction.  Pour accompagner cette réforme, des mesures dérogatoires sont prévues pour les personnels déjà en poste et les nouvelles normes ne s’appliqueront aux recrutements qu’à partir du 1er septembre 2026, afin de laisser le temps nécessaire pour s’organiser et pour préserver les structures existantes. Des travaux sont également en cours pour faciliter l’accès à la validation des acquis de l’expérience pour les professionnels. Le Gouvernement reste néanmoins vigilant quant au modèle économique global de ces crèches. C’est dans cette optique qu’une réforme du financement de l’accueil du jeune enfant est d’ores et déjà engagée. Les élus seront associés à cette démarche et ses effets se concrétiseront pleinement dans la prochaine convention d’objectifs et de gestion de la caisse nationale des allocations familiales, afin de favoriser la création et le maintien de places dans un cadre financier plus sécurisé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>