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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2025-04-08" NumJO="20250014" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>5700</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2356</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Agnès Poussier-Winsback</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Valorisation de l’expérience de secrétaire de mairie dans une mairie déléguée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5700. — 8 avril 2025. — Mme Marie-Agnès Poussier-Winsback attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la possibilité offerte, par la loi n° 2023-1380 du 30 décembre 2023, aux adjoints administratifs ayant acquis 4 ans d’expérience dans une commune en qualité de secrétaire de mairie d’être promus en catégorie B. Si ce moyen de revaloriser ce métier est accueilli très favorablement par l’ensemble des agents, la particularité des agents exerçant dans une mairie déléguée au sein d’une commune nouvelle se pose. L’agent administratif travaillant au sein d’une mairie déléguée est essentiel au bon fonctionnement et au lien avec la commune nouvelle. Elle lui demande s’il compte valider les années d’expérience passées dans une mairie déléguée pour permettre aux adjoints administratifs d’être promus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5749</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2356</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Précarité des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles - ATSEM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5749. — 8 avril 2025. — Mme Mathilde Hignet attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la précarité des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles - ATSEM. Ces agentes (puisque la profession est féminine à plus de 99 %) constituent un maillon indispensable de la vie des écoles. Depuis 2018, elles sont reconnues comme faisant pleinement partie de la communauté éducative. En effet, le décret n° 2018-152 du 1er mars 2018, qui fait suite au rapport du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) du 2 février 2017 « Les agent (e) s territoriaux spécialisé (e) s des écoles maternelles » et au rapport de l’inspection générale de l’éducation nationale (IGEN) et de l’inspection générale de l’administration (IGA) de juillet 2017 « Les missions des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM) », a clarifié le cadre d’emploi des ATSEM. Si leur mission est donc reconnue sur le plan pédagogique, les conditions salariales dans lesquelles les ATSEM exercent les exposent à une relative précarité. Parmi les agentes titulaires, 20 % exercent des emplois à temps non complet. Le taux d’emplois à temps non complet a un effet sur le revenu des ATSEM, ainsi que sur leur retraite. De plus, selon la CNRACL, les ATSEM sont une profession particulièrement exposée aux accidents du travail et aux maladies professionnelles, avec une très forte prévalence de TMS. Cette exposition aux risques impacte particulièrement la fin de carrières des ATSEM. Mme la députée a par exemple rencontré une ATSEM dans sa circonscription dont le temps de travail imposé est annualisé à 32 h par semaine. Suite à des problèmes de santé, elle va devoir être mise en retraite pour invalidité avec une pension de retraite estimée à 800 euros/mois. Les ATSEM sont un exemple typique des professions féminisées dont la pénibilité est sous-estimée, la classification sous-valorisée, malgré leur rôle essentiel. Des initiatives législatives récentes ont pour objectif de faire reconnaître la pénibilité des métiers féminisés, à l’instar de la proposition de loi de la députée Gabrielle Cathala. Ces initiatives doivent être soutenues et appuyées par le Gouvernement. Aussi, elle l’interroge sur les mesures qu’il compte prendre pour améliorer la reconnaissance des ATSEM.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5750</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2356</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Bellamy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Autorisations d’absence ALD des agents publics
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5750. — 8 avril 2025. — Mme Béatrice Bellamy interroge M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur l’impossibilité d’obtenir des autorisations d’absence pour les fonctionnaires en cas d’affection de longue durée afin de suivre un traitement. Dans le secteur privé, les salariés bénéficient des dispositions de l’article L. 1226-5 du code du travail leur permettant de s’absenter pour bénéficier de soins médicaux nécessaires. Les fonctionnaires, quant à eux, n’en disposent pas, aucun texte réglementaire ne l’imposant à l’employeur. Ainsi, alors même que le maintien au travail malgré des difficultés médicales doit être encouragé, tant pour des enjeux financiers que psychologiques, il est rendu difficile par les traitements récurrents, sans autorisations d’absence. De nombreux agents publics doivent alors « jongler » entre un cadre professionnel contraint et des rendez-vous, examens et traitements chronophages. Ainsi, Mme la députée souhaite alerter M. le ministre sur cette iniquité manifeste entre salariés de droit privé et agents publics, contraignant ces derniers, lorsqu’ils sont touchés par une grave maladie, à utiliser leurs congés pour pouvoir suivre des traitements indispensables. Elle lui demande s’il envisage une évolution des autorisations d’absence réglementaires au bénéfice des agents publics.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5782</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2357</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mereana Reid Arbelot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Congés de maladie ordinaire des agents communaux de Polynésie française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5782. — 8 avril 2025. — Mme Mereana Reid Arbelot attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la récente modification de la rémunération des congés de maladie ordinaire des agents communaux et contractuels des communes de Polynésie française. À travers l’article 189 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 et le décret n° 2025-198 du 27 février 2025, le Gouvernement a modifié les conditions de maintien de la rémunération en cas de congés de maladie ordinaire. Désormais, au lieu du plein traitement qui était en vigueur, le taux de remplacement est réduit à 90 % au cours des trois premiers mois d’arrêt. L’objectif affiché de cette réforme est de limiter les arrêts maladie de courte durée en instaurant une incitation financière à la reprise rapide du travail. Toutefois, cette mesure suscite de nombreuses inquiétudes au sein des agents concernés. En effet, elle risque d’impacter durement les fonctionnaires et agents contractuels véritablement malades, les poussant à se rendre au travail pour éviter une baisse de leur rémunération, au risque d’aggraver leur état de santé ou de contaminer leurs collègues. En outre, cette réforme intervient dans un contexte où le coût de la vie ne cesse d’augmenter, ce qui accentuera encore les difficultés financières des agents touchés par une maladie. Enfin, cette modification soulève également une question de principe, touchant au droit à la santé et à la juste rémunération des agents publics. Par conséquent, elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage une révision de cette réforme afin de mieux concilier lutte contre les abus et protection des agents réellement malades.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5790</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2357</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mereana Reid Arbelot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>PSC obligatoire des agents du ministère de l’éducation nationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5790. — 8 avril 2025. — Mme Mereana Reid Arbelot attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur l’application de la protection sociale complémentaire (PSC) obligatoire aux agents des ministères de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche et du ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative exerçant en Polynésie française. À compter d’avril 2026, ce dispositif imposera aux agents des ministères de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche et du ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative, notamment ceux exerçant en Polynésie, d’adhérer à une mutuelle complémentaire avec une participation de l’employeur à hauteur de 50 %. Il existe des cas particuliers de dispense. Si ce système peut représenter un avantage pour certains, il suscite une opposition marquée pour d’autres, notamment en raison du coût de la vie élevé dans le territoire. Par ailleurs, les fonctionnaires d’État exerçant en Polynésie sont déjà victimes de mesures inéquitables par rapport à leurs collègues métropolitains, notamment par rapport au calcul de leur pension civile. L’instauration d’une mutuelle obligatoire financée en partie par l’État mais imposant une ponction supplémentaire et proportionnelle en fonction de la rémunération est perçue comme une nouvelle contrainte financière inutile et injuste. Ce dispositif aura également un impact économique négatif pour la Polynésie, puisque ces fonds seront ponctionnés et redistribués à des organismes basés en Hexagone, au détriment du pouvoir d’achat local. Par conséquent, elle lui demande si le Gouvernement envisage d’exempter les fonctionnaires d’État en Polynésie de cette obligation, afin de tenir compte des spécificités locales et de préserver l’équilibre financier des agents concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5663</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2357</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Taupiac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Conséquences sur les vins et spiritueux de la menace de taxation américaine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5663. — 8 avril 2025. — M. David Taupiac interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conséquences préoccupantes de la menace américaine d’une taxation à 200 % des vins et spiritueux européens, en représailles aux droits de douane récemment imposés par l’Union européenne sur certains produits américains, dont le whisky. Cette mesure, si elle venait à être appliquée, mettrait en grave difficulté la filière viticole française et plus particulièrement l’Armagnac, emblème du territoire et fortement dépendant du marché américain. Les États-Unis d’Amérique représentent aujourd’hui un débouché majeur pour les exportations françaises de vins et spiritueux, tant en volume qu’en valeur. Une telle surtaxation reviendrait à un quasi-embargo, rendant ces produits inabordables pour les consommateurs américains et mettant en péril des milliers d’emplois dans les territoires. La filière Armagnac, qui repose sur un savoir-faire ancestral et un tissu de producteurs indépendants, ne pourrait absorber une telle perte sans conséquences économiques et sociales dramatiques. Cette menace intervient dans un contexte déjà fragile pour le secteur, marqué par une baisse de la consommation en France et à l’international, des conditions climatiques de plus en plus imprévisibles et des tensions commerciales croissantes. Par ailleurs, cette situation met en lumière une nouvelle fois le manque de concertation et d’anticipation de la part de la Commission européenne, qui expose les filières viticoles à des mesures de rétorsion disproportionnées, sans offrir de véritable soutien. Il souhaite donc savoir quelles actions le Gouvernement entend mettre en place pour défendre les intérêts de la filière viticole française et de l’Armagnac face à cette menace. Il lui demande également quelles démarches seront entreprises auprès de la Commission européenne afin que celle-ci adopte une stratégie commerciale plus équilibrée, évitant que des secteurs stratégiques pour l’économie et le patrimoine du pays soient pris en otage dans des conflits qui les dépassent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5664</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2358</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Réévaluation annuelle des fermages
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5664. — 8 avril 2025. — Mme Hélène Laporte alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le taux de réévaluation annuelle des fermages. Aux termes de l’alinéa 4 de l’article L. 411-11 du code rural et de la pêche maritime, le montant des fermages versés dans le cadre des baux ruraux en cours d’exécution, ainsi que le montant minimal et maximal des fermages, sont actualisés chaque année suivant un indice national des fermages établi par arrêté du ministre de l’agriculture. Aux termes des alinéas suivants, cet indice national est établi à partir de deux composantes : l’évolution du revenu agricole brut au niveau national sur les cinq dernières années (60 % de l’indice) et l’évolution générale des prix de l’année précédente (40 %). Cet indice national a été introduit par la loi n° 2010-874 du 27 juillet 2010, en remplacement d’un indice établi par l’autorité administrative dans chaque département et prenant notamment en compte l’évolution du revenu agricole départemental sur les cinq dernières années. Avec cette réforme, les fortes disparités interdépartementales dans le revenu agricole ne sont plus prises en compte dans une actualisation des fermages devenue uniforme sur l’ensemble du territoire. De plus, l’indice national étant déterminé à hauteur de 40 % par l’évolution générale des prix, l’augmentation des fermages a été tirée à la hausse par la très forte inflation des années 2022 et 2023, sans que cela ne traduise une forte hausse du revenu agricole. Ainsi, l’indice national des fermages a connu des réévaluations particulièrement élevées de 5,63 % en 2023 et 5,23 % en 2024. Alors que le revenu agricole, en valeur réelle, a baissé de 40 % en France entre 1992 et 2022 (comme l’a établi un rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux d’avril 2022), les modalités actuelles d’indexation des fermages sont de nature à aggraver la paupérisation croissante des agriculteurs exploitant une ferme donnée à bail rural. Elle l’appelle donc à réformer les modalités d’actualisation annuelle du montant des fermages, afin d’assurer une prise en compte adéquate de la réalité économique des exploitations, et souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5665</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2358</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Dufosset</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Relever les défis de l’intelligence artificielle au service de l’agriculture.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5665. — 8 avril 2025. — M. Alexandre Dufosset alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les défis de l’intelligence artificielle au service de l’agriculture. L’agriculture française vit une transition décisive. Elle se situe à la croisée des chemins entre traditions séculaires et innovations de rupture. Aujourd’hui, être agriculteur, c’est manier à la fois la fourche et le microprocesseur, conjuguer la sagesse des générations passées avec la puissance des outils numériques, notamment l’intelligence artificielle (IA). Cette technologie, loin d’être une simple mode, représente un levier majeur pour répondre aux défis du XXIe siècle : hausse des coûts de production, raréfaction des ressources naturelles, exigence de traçabilité, changement climatique, exigence accrue des consommateurs… L’IA permet d’optimiser les rendements, de réduire l’usage des intrants, d’améliorer la santé animale et végétale, de mieux anticiper les aléas climatiques ou encore d’automatiser des tâches chronophages. En somme, elle peut contribuer à renforcer la compétitivité des filières tout en accélérant les transitions agroécologiques. Mais aujourd’hui, l’accès à ces technologies reste inégal et les freins sont nombreux, en particulier pour les petites et moyennes exploitations : coûts d’investissement, manque de formation, absence d’accompagnement adapté, difficultés de couverture numérique dans certaines zones rurales… Se pose par ailleurs la question de la dépendance que l’utilisation de certains outils d’intelligence artificielle peut entraîner pour le pays. Il ne faudrait pas que l’amélioration de la souveraineté alimentaire, par une utilisation adéquate de l’intelligence artificielle, porte préjudice à la souveraineté industrielle, en raison d’une autonomie technologique insuffisante, voire nulle. La France doit donc se donner les moyens d’une IA agricole souveraine. Or la loi d’orientation agricole, qui se veut un cadre structurant pour l’avenir de notre modèle agricole, n’aborde de manière explicite aucune de ces questions, alors même que son titre II affiche l’ambition de « former et mettre l’innovation au service du renouvellement des générations et des transitions en agriculture ». Une telle omission interroge. Car si l’innovation doit être un moteur de transformation, encore faut-il en garantir l’accès pour tous, dans un esprit de justice sociale, de performance collective et de souveraineté garantie. Dès lors, il souhaite savoir quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour lever les freins à l’usage de l’intelligence artificielle dans le secteur agricole, afin que cette révolution technologique soit une opportunité pour tous les agriculteurs et pas seulement pour une minorité déjà connectée et équipée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5666</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2359</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Suppression des aides de la PAC aux retraités agricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5666. — 8 avril 2025. — Mme Laurence Robert-Dehault alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la suppression des aides « PAC » aux retraités agricoles. Conformément à la nouvelle politique agricole commune, seuls les agriculteurs actifs pourront bénéficier des aides. La Commission européenne a laissé à chaque État membre la liberté de définir ce qu’est un agriculteur actif. En France, le principe de non-cumul d’un régime de retraite et la perception des aides de la PAC a été retenu dans le Plan stratégique national (« PSN ») de la France pour la politique agricole commune 2023-2027 a été approuvé le 13 décembre 2023 par la Commission européenne. Le PSN français a défini, pour les personnes physiques, l’agriculteur actif comme tout agriculteur de moins de 67 ans ou de plus de 67 ans n’ayant pas fait valoir ses droits à la retraite et assuré pour son propre compte contre les accidents du travail et les maladies professionnelles (ATEXA) auprès de la Mutualité sociale agricole (MSA). Bon nombre d’agriculteurs actuellement retraités ont cédé leurs exploitations, tout en gardant, comme les textes en vigueur les y autorisent, une parcelle de subsistance leur permettant de toucher des aides « PAC ». Néanmoins les règles retenues dans le PSN de la France excluent les retraités de plus de 67 ans, y compris ceux ayant conservé une parcelle subsistance. Dans une réponse à la question écrite n° 06100, le ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire a affirmé que « cette définition vise aussi à permettre non seulement un accès juste et équitable aux aides de la PAC aux agriculteurs qui continuent une réelle activité agricole mais aussi un départ en retraite digne ». Cette suppression a eu pour effet de précariser encore davantage les retraités agricoles et de les placer face à un dilemme d’ordre financier entre l’exercice de leur fonction, malgré le fait d’avoir atteint l’âge légal de départ à la retraite et si leur état physique leur permet encore et la retraite. Pour rappel, au 31 décembre 2022, les anciens chefs d’exploitation agricole avec une carrière complète touchaient une pension de 864 euros bruts mensuels hors retraite complémentaire. En incluant celle-ci et celle servie éventuellement au titre d’autres régimes, le montant atteignait, en moyenne, 1 269 euros bruts mensuels. Mme la députée interroge Mme la ministre sur le fait de savoir s’il considère le montant de 1 269 euros bruts mensuels comme permettant les conditions d’un « un départ en retraite digne ». Elle souhaiterait également savoir si le Gouvernement envisage de modifier le prochain PSN pour élargir la définition « d’agriculteur actif ». Elle souhaiterait enfin savoir si le Gouvernement envisage des mesures pour compenser la perte de revenus engendrée qui affecte directement les retraités agricoles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5667</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2359</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Inquiétude de la filière sucrière
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5667. — 8 avril 2025. — Mme Angélique Ranc attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la possibilité d’un accord de libre-échange de l’Union européenne avec l’Inde qui risque d’impacter négativement la filière sucre en France. En effet, le 6 mars dernier, l’Union européenne et l’Inde ont affiché leur volonté de conclure des discussions commerciales dès 2025 afin d’ouvrir le marché européen au sucre indien. Or la France est le 1er producteur de sucre blanc de l’Union européenne et le second producteur mondial de sucre de betterave. Elle produit 4 millions de tonnes de sucre de betterave grâce aux sucreries implantées en métropole et plus de 200 000 tonnes de sucre de canne grâce à celles qui sont implantées sur les départements d’outre-mer. Dans la circonscription de l’Aube, acteur central de la production de betterave sucrière, le rendement agricole moyen de la dernière campagne a déjà été impacté par le contexte climatique peu favorable aux cultures et le développement des maladies fongiques, en particulier la cercosporiose. La perspective d’un accord pour ouvrir le marché européen au sucre indien, associée aux accords du Mercosur et à la renégociation d’un accord d’association avec l’Ukraine risque d’affecter gravement la filière sucre française. Elle souhaiterait savoir quelles mesures elle compte prendre afin de protéger les exploitations sucrières contre les menaces que cet accord de libre-échange fait peser sur cette filière dans l’Aube et plus globalement sur l’ensemble du territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5674</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2360</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Interdiction combats de vaches Hérens
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5674. — 8 avril 2025. — Mme Corinne Vignon attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les combats de vaches d’Hérens (bataille de Reines). Même s’il n’y a pas de mise à mort, ces « spectacles » sont sources de nombreuses souffrances pour les vaches qui subissent le stress du transport en bétaillères et leur déchargement en étant poussées dans l’arène pour combattre au milieu d’une foule excitée. Les vaches sont amenées à combattre plusieurs fois dans la même journée. Certaines peuvent être gestantes. De plus, elles ne peuvent pas s’échapper de l’arène pour fuir ces combats qui sont harassants et qui peuvent être à l’origine de blessures. Il arrive que les personnes qui les encadrent soient elles-mêmes blessées. Pour finir, le comportement « agressif » des vaches d’Hérens est stimulé par des méthodes cruelles. Elles sont pour la plupart enfermées voire attachées tout l’hiver afin de les rendre particulièrement belliqueuses et agressives dès lors qu’elles sont libérées. Provoquer de tels combats entre vaches et s’émerveiller de ce spectacle cruel est inadmissible. Ces évènements sont extrêmement violents et ne causent que des souffrances aux animaux. Par ailleurs, ces combats, nés en 1922 en Suisse, ont été importés en France il y a moins de 30 ans et ne peuvent donc aucunement être qualifiés de « pratiques traditionnelles » ou de coutume. Il est donc urgent d’interdire ce phénomène nouveau afin qu’il ne se développe pas dans le pays. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement entend mettre un terme à ces combats barbares de vaches sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5675</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2360</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Grégoire</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Interdiction de la vente de chiens et de chats en animalerie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5675. — 8 avril 2025. — M. Emmanuel Grégoire attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’application de l’interdiction de la vente de chiens et de chats en animalerie. Instaurée par la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes, en vigueur depuis le 1er janvier 2024, l’interdiction de vente de chiens et de chats en animalerie n’est toujours pas respectée. La Fondation 30 Millions d’amis a récemment publié une enquête mettant en lumière les stratégies employées par certaines animaleries pour contourner la loi. Des établissements affichent même ouvertement sur leurs réseaux sociaux et sites internet cette activité commerciale et en procèdent à la vente en arrière-boutique ou via un système de vente en ligne avec retrait sur le principe du click et collect. Cette évolution est particulièrement inquiétante du point de vue de la protection animale. La vente de chiens et de chats sur internet, sans échange préalable avec un conseiller et sans rencontre avec l’animal avant l’acquisition, ne garantit pas une adoption consciencieusement réfléchie. Cette pratique est d’ailleurs dénoncée par le Syndicat national des professions du chien et du chat (SNPCC), qui représente notamment les éleveurs canins et félins en France. En outre, il apparaît que le décret fixant les sanctions applicables en cas de non-respect de cette interdiction n’a toujours pas été publié, rendant son application inefficace et laissant place à une impunité préoccupante. Il souhaite donc savoir quand elle prévoit de publier ce décret afin de permettre aux autorités de sanctionner les animaleries qui contreviennent à la loi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5676</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2360</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Quelles sanctions pour la vente d’animaux en click et collect ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5676. — 8 avril 2025. — Mme Sandra Delannoy appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’application de l’interdiction de vente de chiens et de chats en animalerie, instaurée par la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021. Malgré cette interdiction, des établissements continuent de commercialiser des chiens et des chats. Aussi, la Fondation 30 Millions d’amis a publié une enquête mettant en lumière les stratégies employées par certaines animaleries pour contourner la loi, notamment la vente en ligne, sur les réseaux sociaux, proposant même un service de retrait en click et collect des animaux achetés en deux clics. Cette évolution est particulièrement inquiétante du point de vue de la protection animale. La vente de chiens et de chats sur internet, sans échange préalable avec un conseiller et sans rencontre avec l’animal avant l’acquisition, ne garantit pas une adoption consciencieusement réfléchie. Il est d’ailleurs également obligatoire de respecter un délai de 7 jours après la signature d’un contrat d’engagement avant de devenir officiellement propriétaire d’un chien par exemple. Or les éleveurs agréés constatent que de plus en plus de vendeurs se permettent d’antidater sciemment ces contrats d’engagement afin d’inciter à la vente lors de salons d’exposition. Il apparaît que le décret fixant les sanctions applicables en cas de non-respect de l’interdiction de vente en ligne d’animaux n’a toujours pas été publié, rendant son application impossible et laissant place à une impunité préoccupante. Mme le député souhaite donc savoir quand Mme la ministre prévoit de publier ce décret afin de permettre aux autorités de sanctionner les animaleries qui contreviennent à la loi. Elle souhaite savoir ce qu’elle compte faire pour lutter également contre les certificats d’engagement antidatés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5678</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2361</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Vente des animaux domestiques en animalerie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5678. — 8 avril 2025. — M. Philippe Fait interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’application de l’interdiction de la vente de chiens et de chats en animalerie, prévue par la loi du 30 novembre 2021 et entrée en vigueur le 1er janvier 2024. Cette interdiction, inscrite à l’article L. 214-6-3 du code rural et de la pêche maritime, vise à lutter contre les achats impulsifs d’animaux, à prévenir les abandons et à encourager l’adoption responsable. Toutefois, il apparaît que certains établissements contournent cette interdiction en continuant de vendre des animaux en arrière-boutique ou en utilisant des pratiques de vente en ligne avec retrait en magasin, détournant ainsi l’esprit de la loi. À titre d’exemple, des signalements ont été effectués concernant une animalerie où des ventes de chiens et de chats continueraient à être pratiquées en toute illégalité. De plus, il semblerait qu’aucune sanction ne soit prévue en cas de violation de cette interdiction, le décret n° 2022-1354 du 24 octobre 2022 fixant les sanctions relatives à la loi de 2021 n’incluant pas de dispositions spécifiques pour sanctionner ces pratiques frauduleuses. Ainsi, en l’absence de cadre répressif clair, les animaleries qui ne respectent pas la loi continuent d’exercer en toute impunité. Dans ces conditions, il souhaite connaître les mesures qu’elle entend prendre pour garantir le respect de l’interdiction de la vente de chiens et de chats en animalerie et assurer un contrôle plus strict des établissements concernés. Il souhaite également savoir si elle envisage de compléter le cadre réglementaire afin d’intégrer des sanctions spécifiques pour toute infraction à l’article L. 214-6-3 du code rural. Enfin, il l’interroge sur la possibilité de supprimer la dérogation actuelle permettant aux animaleries de vendre des animaux en ligne, afin de renforcer l’objectif initial de la loi et d’éviter tout contournement de cette interdiction.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5691</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2361</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Quelles solutions pour la régulation de la population de silures ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5691. — 8 avril 2025. — Mme Sandra Delannoy interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les dégâts causés par le silure sur la biodiversité. Depuis plusieurs années, il est responsable de déséquilibres biologiques et, plus particulièrement, source de problèmes pour la reproduction des poissons migrateurs. Le silure est un carnassier opportuniste qui se nourrit d’une grande variété de proies : poissons (comme les gardons, brèmes ou même ses congénères), crustacés, amphibiens, oiseaux aquatiques (canards) et petits mammifères (ragondins). Dans certaines régions, comme le bassin de la Garonne, des études ont montré qu’il exerce une pression importante sur les poissons migrateurs tels que la grande alose ou l’anguille, déjà fragilisés par les barrages et la pollution. Les silures sont par, exemple, la cause du taux de prédation de 80 % à 100 % des lamproies, aloses et saumons. Des observations dans le Tarn ont également révélé des attaques spectaculaires sur des pigeons et des analyses stomacales confirment sa capacité à consommer des proies variées. Certains pêcheurs et écologistes craignent qu’il ne contribue au déclin d’espèces autochtones, bien que son impact global reste débattu. Bien qu’il ne soit pas officiellement classé comme « nuisible » en France, son expansion rapide et son absence de prédateurs naturels - hormis le cannibalisme entre silures - alimentent les craintes d’un déséquilibre écologique, surtout dans des milieux altérés par l’homme où les espèces locales peinent déjà à survivre. Le silure, vivant souvent au fond des cours d’eau et ayant une longue espérance de vie, jusqu’à 50 ans et plus, est, de plus, un bio-accumulateur. Il stocke des toxines comme les métaux lourds (mercure) ou le polychlorobiphényle dans ses tissus graisseux. Dans certaines zones polluées, comme le Rhône, sa consommation est déconseillée voire interdite, ce qui limite son intérêt culinaire malgré des tentatives de valorisation par des chefs. En 2022, M. le sénateur Jean-Baptiste Blanc avait interpellé M. le ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la nécessite de faire évoluer le code de l’environnement afin de mettre en place des fenêtres de taille de capture favorisant l’autorégulation de la population de silures. Dans la réponse fournie par le secrétariat d’État en date du 21 septembre 2023, était évoqué « un groupe de travail national chargé de suivre les avancées scientifiques et permettre les échanges entre les acteurs concernés. Celui-ci s’est réuni à six reprises entre 2012 et 2023. En outre, les récentes études scientifiques mettent en avant l’impact de la prédation du silure sur les populations de lamproies, espèces inscrites sur la liste des espèces menacées. Dans les autres pays d’Europe où le silure a été introduit, des constats similaires sont dressés. Ainsi, des instituts de recherche italiens, portugais et tchèques ont récemment initié un projet « Life » intitulé « Predator » (« PREvent, Detect and combAT the spread Of SiluRus glanis in south european lakes to protect biodiversity ») dont l’un des objectifs est de prévenir et réduire le développement du silure, avec le soutien des pêcheurs de loisir, dans le cadre du règlement (UE) n° 1143/2014 relatif à la prévention et à la gestion de l’introduction et de la propagation des espèces exotiques envahissantes. » Elle souhaite donc connaître les avancées de ce groupe d’études ainsi que les mesures que le Gouvernement compte prendre pour que la régulation de la population de silures dans les cours d’eau soit effective.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5710</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2362</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Conditions d’élevage intensif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5710. — 8 avril 2025. — M. Paul Christophle attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conditions d’élevage intensif, notamment celles mises en lumière par la récente enquête de l’association L214. Les révélations sur plusieurs élevages porcins en Bretagne soulèvent des inquiétudes quant aux conditions de vie des animaux, en particulier l’absence d’accès au plein air et le non-respect des normes minimales de bien-être animal. Alors que la prise de conscience citoyenne s’intensifie et que de nombreuses voix s’élèvent pour une transition vers des modes de production plus respectueux des animaux et de l’environnement, il apparaît essentiel de prendre des mesures fortes pour encadrer ces pratiques. À ce titre, M. le député souhaite savoir si le Gouvernement envisage l’interdiction de création d’élevages sans accès au plein air, afin de stopper l’extension de ce modèle et de favoriser le développement d’alternatives plus durables au niveau européen. Par ailleurs, il l’interroge sur les mesures prévues pour renforcer les contrôles et garantir une meilleure transparence sur les conditions d’élevage, notamment en matière d’attribution des labels de qualité, afin d’assurer aux consommateurs une information fiable sur l’origine et les conditions de production des produits qu’ils consomment.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5711</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2362</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pouria Amirshahi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Moratoire sur les élevages intensifs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5711. — 8 avril 2025. — M. Pouria Amirshahi attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’urgence d’un moratoire sur les élevages intensifs. Ce modèle d’élevage, fondé sur l’industrialisation et la rentabilité à tout prix pose des problèmes majeurs en matière de bien-être animal, de santé publique et d’impact environnemental. Les récentes révélations de l’association L214 sur huit élevages porcins bretons, qui approvisionnent les supermarchés d’une enseigne de grande distribution, sont révoltantes : des truies enfermées dans des cages si étroites qu’elles ne peuvent même pas se retourner, des porcelets mutilés sans anesthésie, des animaux blessés ou malades laissés sans soins et des cadavres en décomposition au milieu des vivants. Ces pratiques, à la fois indignes et cruelles, vont de pair avec une insalubrité alarmante. Pourtant, elles perdurent sous la pression d’un système qui pousse l’élevage toujours plus loin dans une logique de rendement, quelles qu’en soient les conséquences. Face à ces constats, il est nécessaire d’instaurer un moratoire sur les élevages intensifs, de fixer un objectif de sortie de ce modèle sous dix ans et d’accompagner les travailleurs du secteur vers des alternatives plus durables. Par ailleurs, la compétitivité des éleveurs français ne saurait être affaiblie par des importations ne respectant pas les normes de production françaises. La France doit agir au niveau européen pour s’assurer que les produits importés respectent des standards équivalents aux siens. Il l’interroge donc sur les mesures qu’elle compte prendre afin d’enclencher cette transition et de défendre, au niveau européen, des standards de production réellement exigeants pour tous.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5729</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2362</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Financement des établissements du CNEAP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5729. — 8 avril 2025. — Mme Christelle Petex attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les préoccupations exprimées par les établissements du CNEAP quant à leur financement. Régis par la loi n° 84-1285 du 31 décembre 1984, ces établissements bénéficient d’une aide dont le montant est fixé par décret. Or, depuis 2022, cette subvention est restée inchangée, alors même que les coûts ont fortement augmenté, notamment les frais d’énergie (+19 %) et d’alimentation (+14 %). Par ailleurs, la modification du mode de calcul des subventions, qui exclut désormais les financements régionaux pris en compte pour les lycées agricoles publics, représente un manque à gagner annuel estimé entre 35 et 40 millions d’euros, soit près de 25 % de la subvention actuelle. Cette situation met en péril l’équilibre financier de nombreux établissements, dont certains sont déjà en déficit lourd. Malgré les démarches engagées par le CNEAP auprès de la DGER et la commission de conciliation, les divergences de compréhension entre l’État et les établissements persistent, empêchant toute révision du protocole en raison des contraintes budgétaires. Aussi, au regard de l’enjeu crucial que représente l’enseignement agricole pour l’avenir de l’agriculture française et des territoires, elle lui demande si elle envisage une réévaluation du financement des établissements du CNEAP afin d’assurer leur pérennité et de garantir une équité de traitement avec les lycées agricoles publics.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5807</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2363</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Autorisations de mises sur le marché - Taxes perçues par l’ANSES
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5807. — 8 avril 2025. — Mme Hélène Laporte attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le montant des taxes perçues par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) au titre de la mise sur le marché de produits phytopharmaceutiques et des médicaments vétérinaires. Le règlement 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009, pour les produits phytopharmaceutiques et le règlement n° 2019/6 du Parlement européen et du Conseil 11 décembre 2018, pour les médicaments vétérinaires, établissent le cadre normatif européen pour la mise sur le marché de ces produits respectifs. Ils renvoient aux États membres la compétence d’organiser les procédures d’autorisation de mise sur le marché (AMM) auprès des organismes nationaux. En France, l’ANSES, depuis sa création le 1er juillet 2010, est l’autorité compétente pour délivrer ces autorisations. L’article 130 de la loi n° 2006-1666 de finances pour 2007 prévoit que l’AFSSA, fusionnée en 2010 au sein de l’ANSES, perçoit une taxe relative aux produits phytopharmaceutiques et à leurs adjuvants pour chaque demande d’inscription, d’autorisation de mise sur le marché, de renouvellement ou d’homologation. Avant 2024, ces taxes s’élevaient à 40 000 euros pour l’AMM d’une substance active à faible risque, à 60 000 euros pour une substance active de type micro-organisme et à 200 000 euros pour les autres substances actives. Un arrêté du 4 juillet 2024 a prévu une hausse significative de ces taxes, les portant respectivement à 46 000, 69 000 et 260 000 euros, soit des hausses de 15 % et de 30 % dans le dernier cas. De plus, aux termes de l’article L. 253-8-2 du code rural et de la pêche maritime, l’ANSES perçoit une taxe sur les ventes de produits phytopharmaceutiques bénéficiant d’une AMM. Celle-ci s’élève en 2025 à 0,9 % du total des ventes de l’année précédente, hors exportation. De même, s’agissant des médicaments vétérinaires, l’article L. 5141-8 du code de la santé publique prévoit à la fois une taxe perçue lors de la demande d’AMM et une taxe annuelle. La taxe perçue lors de la demande s’élève à 25 000 euros pour les dossiers de droit commun et à 20 000 euros pour les demandes d’AMM de médicaments génériques et hybrides. La taxe annuelle s’élève quant à elle à 0,5 % du chiffre d’affaires annuel avec un plafond de 40 000 euros. Ces conditions fiscales particulièrement lourdes en comparaison avec celles en vigueur dans les autres pays européens pénalisent lourdement les entreprises phytopharmaceutiques et pharmaceutiques vétérinaires françaises, mais également les agriculteurs sur lesquels est répercuté le coût plus élevé de la mise sur le marché de ces produits. Cette situation constitue ainsi un élément supplémentaire de rupture d’égalité dans la concurrence entre l’agriculture française et celle des autres États membres. Elle l’appelle donc, d’une part, à engager des travaux pour chiffrer l’ampleur de cette inégalité et de ses conséquences et d’autre part, à y mettre fin dans les meilleurs délais en réformant en profondeur le modèle fiscal français applicable aux AMM.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5698</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2363</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Frais des petites communes pour l’entretien des infrastructures routières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5698. — 8 avril 2025. — Mme Géraldine Grangier interroge M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la prise en charge des frais engagés par les petites communes pour l’entretien des infrastructures routières, notamment en ce qui concerne la sécurisation des axes nationaux traversant leur territoire. Dans le Doubs, les communes de Chouzelot et Busy ont récemment dû procéder à l’abattage d’arbres menaçant de s’effondrer sur la RN 83. Face à l’urgence et au danger que représentait cette situation pour les usagers de la route, les municipalités ont engagé des travaux de coupe afin de garantir la sécurité publique. Or, alors que ces interventions relèvent directement de la préservation d’une infrastructure dépendant de l’État, elles ont dû en assumer seules le coût, faute de soutien financier gouvernemental. Cette charge, lourde pour des communes aux moyens budgétaires limités, met en évidence un problème récurrent d’inéquité dans la gestion des infrastructures routières en France. Ce manque d’implication de l’État est d’autant plus criant que dans d’autres pays européens, la prise en charge des travaux d’entretien de ce type est bien différente. En Allemagne, les routes fédérales sont entretenues et sécurisées par l’administration centrale, les communes n’ayant pas à supporter les dépenses liées à la végétation menaçant ces infrastructures. De même, en Suède, l’entretien des routes nationales relève exclusivement de la responsabilité de l’Agence suédoise des transports, qui prend en charge les interventions nécessaires sans faire peser la facture sur les municipalités concernées. Ces modèles illustrent que la prise en charge centralisée de ces coûts permet non seulement de garantir une meilleure sécurité sur les routes, mais aussi d’éviter une inégalité de traitement entre les territoires. En France, les communes rurales sont trop souvent livrées à elles-mêmes face à des travaux d’urgence pourtant indispensables au bon entretien des infrastructures routières nationales. Cette situation est d’autant plus paradoxale que l’État, tout en conservant la compétence sur ces axes, en délaisse concrètement l’entretien au détriment des collectivités locales. Une prise en charge partielle, voire totale, par l’État de ces frais permettrait pourtant d’alléger la charge financière des petites communes et d’assurer une gestion plus cohérente de la sécurité routière. Elle demande quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre afin de garantir un juste partage des charges liées à l’entretien des routes nationales, en particulier pour les petites communes confrontées à des dépenses imprévues qu’elles ne devraient pas avoir à assumer seules.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5815</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2364</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Abandon progressif de la mission de protection de l’enfance par l’État
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5815. — 8 avril 2025. — Mme Géraldine Grangier interroge M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur l’abandon progressif de la mission régalienne de protection de l’enfance par l’État et les conséquences dramatiques qui en résultent pour les jeunes les plus vulnérables. La situation est particulièrement alarmante dans le Doubs, où le Conseil départemental a annoncé une baisse massive des subventions destinées à la prévention spécialisée, entraînant la suppression d’un tiers des postes d’éducateurs de rue. Ce choix budgétaire aura des conséquences irrémédiables sur l’accompagnement des jeunes issus des quartiers prioritaires et sur la prévention de la délinquance. L’État a délégué la protection de l’enfance aux départements par le biais de la décentralisation, mais force est de constater qu’il se désengage progressivement de cette mission essentielle, notamment en réduisant sa contribution exceptionnelle à la prise en charge des mineurs non accompagnés (MNA). Ces derniers représentent aujourd’hui près de 20 % des enfants placés en France, déséquilibrant les budgets départementaux déjà sous tension. Cette situation, couplée à la précarité grandissante et à l’augmentation des violences intra-familiales, place les services d’aide à l’enfance dans un état de saturation dramatique. En 2022, la protection de l’enfance concernait 381 000 mesures d’aide sociale à l’enfance, avec 208 000 mineurs et jeunes majeurs accueillis par l’aide sociale à l’enfance (ASE). Parmi eux, 31 000 jeunes majeurs bénéficiaient d’un accompagnement. Pourtant, les moyens humains et financiers ne suivent pas. Dans le Doubs, 155 mineurs restent en attente d’un accompagnement et 38 mesures de placement n’ont pu être mises en œuvre faute de moyens. Cette situation a pour effet direct que des enfants en danger demeurent dans leur milieu familial, sans la protection qu’ils devraient recevoir. Face à cette réalité, de nombreux professionnels alertent sur des pratiques inacceptables, telles que le placement en urgence de mineurs dans des hôtels, sans suivi éducatif ni psychologique, une pratique pourtant interdite par la loi Taquet du 7 février 2022. En outre, l’accompagnement des jeunes les plus en difficulté est rendu impossible par la baisse des effectifs d’éducateurs de rue. Ces professionnels jouent pourtant un rôle crucial en établissant un lien de confiance avec les jeunes et leurs familles, leur permettant d’accéder aux dispositifs du droit commun, d’éviter le décrochage scolaire, d’accéder à la formation et à l’insertion professionnelle, ainsi qu’à un suivi sanitaire et social adapté. Cette crise de la protection de l’enfance n’est pas une fatalité. Certains pays européens, à l’instar de l’Allemagne ou des Pays-Bas, ont mis en place des systèmes bien plus performants et adaptés aux besoins des jeunes en difficulté. En Allemagne, par exemple, le système de prise en charge repose sur une implication forte des municipalités et un financement de l’État garantissant une prise en charge rapide et efficiente. Aux Pays-Bas, les politiques de prévention sont fortement renforcées, avec des dispositifs d’accompagnement dès le plus jeune âge, réduisant ainsi le besoin de placements tardifs et souvent traumatisants. Elle appelle donc à un électrochoc politique et propose un véritable plan Marshall pour la protection de l’enfance, avec plusieurs mesures indispensables : une augmentation significative des fonds alloués aux départements pour la création de places en structures d’accueil ; une revalorisation des conditions de travail des professionnels de la protection de l’enfance pour faciliter leur recrutement et leur formation ; une meilleure coordination entre les acteurs impliqués (ASE, éducation nationale, services judiciaires, secteur associatif) ; un renforcement du rôle de l’État dans le pilotage et le contrôle des dispositifs de protection de l’enfance ; un investissement massif dans les politiques de prévention spécialisée afin de réduire les risques de délinquance et de marginalisation ; une application stricte du fichier d’évaluation des MNA (AEM : appui à l’évaluation de la minorité) afin d’éviter les fraudes et de garantir une prise en charge équitable. Quelles mesures concrètes le Gouvernement entend-il mettre en place pour garantir une protection effective des enfants les plus vulnérables, en particulier dans les territoires ruraux et les quartiers prioritaires où les besoins sont les plus pressants ? Quels moyens l’État entend-il allouer pour soutenir les départements, afin d’éviter que des décisions budgétaires ne viennent détruire des dispositifs de prévention pourtant essentiels ? Elle souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5856</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2365</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Florquin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Urgence sur la situation des ponts dans les communes rurales françaises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5856. — 8 avril 2025. — M. Guillaume Florquin alerte M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur le vieillissement inquiétant des ponts dans les communes rurales françaises et la nécessité urgente de leur entretien. À Saint-Amand-les-Eaux, les travaux de rénovation du pont du Moulin-Blanc ont récemment débuté après une étude ayant révélé la nécessité d’une intervention structurelle pour en garantir la longévité. Ce chantier, financé par le département, montre l’importance d’un diagnostic précoce et d’un soutien public pour entretenir des infrastructures essentielles à la circulation locale, ferroviaire comme routière. Mais ce cas n’est que le reflet d’une réalité nationale bien plus alarmante. Selon une enquête récente, environ 10 000 ponts situés dans des petites communes françaises nécessitent des travaux de réparation à brève échéance, ce qui représente un quart des ouvrages existants et un coût estimé à 740 millions d’euros. Ces infrastructures, souvent anciennes, sont essentielles à la desserte des territoires ruraux, à la sécurité des habitants et au dynamisme économique local. Pourtant, faute de moyens techniques et financiers, les petites communes ne peuvent faire face à ces dépenses sans un soutien de l’État. Le risque est grand de voir se multiplier les fermetures préventives, voire des accidents dus à un défaut de maintenance. Aussi, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour accompagner financièrement les communes rurales dans la rénovation et l’entretien de leurs ponts et s’il envisage la création d’un fonds spécifique dédié aux infrastructures vieillissantes dans les territoires ruraux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5671</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2365</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Valorisation du Mémorial et hommage aux vétérans des essais nucléaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5671. — 8 avril 2025. — Mme Tiffany Joncour attire l’attention de M. le ministre des armées sur la reconnaissance et la valorisation du Mémorial national des vétérans des essais nucléaires (MNVEN), situé à Saint-Bonnet-de-Mure. Depuis sa création, ce mémorial incarne un triple engagement envers les vétérans des essais nucléaires français : honneur, mémoire et reconnaissance. Ces hommes et femmes ont servi la nation dans des conditions difficiles et souvent au prix de leur santé, contribuant ainsi à l’essor et à la souveraineté de la dissuasion nucléaire française. Pourtant, leur engagement demeure trop souvent relégué dans l’ombre de l’histoire officielle. Le MNVEN. affirme son rôle de gardien de la mémoire nationale et souligne l’urgence d’une reconnaissance institutionnelle plus forte. La mémoire collective de ces vétérans mérite d’être préservée et valorisée, afin d’éduquer les générations futures et de rappeler leur sacrifice au service de la France. Aussi, Mme la députée souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour reconnaître officiellement le Mémorial national des vétérans des essais nucléaires et en assurer la valorisation comme un lieu de mémoire essentiel aux côtés des monuments nationaux dédiés aux anciens combattants ; soutenir financièrement et institutionnellement les initiatives du MNVEN. afin d’en assurer la pérennité et la transmission de son message aux générations futures ; intégrer pleinement les vétérans des essais nucléaires au sein du monde combattant et leur accorder une reconnaissance similaire à celle des anciens combattants, en tenant compte des préjudices qu’ils ont pu subir. Mme la députée rappelle que la reconnaissance ne peut se limiter à des discours symboliques et doit se traduire par des actes concrets, témoignant de la gratitude de la nation envers ceux qui ont contribué à sa sécurité et sa souveraineté. Il appartient à l’État d’assumer son devoir de mémoire et de réparation à l’égard de ces vétérans méconnus. Elle souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5704</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2366</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Dive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Accès de la réserve opérationnelle aux parlementaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5704. — 8 avril 2025. — M. Julien Dive interroge M. le ministre des armées sur l’accès à la réserve opérationnelle des forces armées. Alors que le contexte géopolitique se déstabilise de façon croissante, que l’Union européenne et la France modifient leur doctrine de défense, l’engagement des citoyens est un recours nécessaire. De ce fait, la réserve opérationnelle des forces armées est un atout que M. le ministre a déclaré vouloir faire monter en puissance. Parallèlement, à l’été 2024, le Plan réserve 2035 a été lancé avec l’objectif d’atteindre plus de 100 000 réservistes opérationnels d’ici 2035. Dans ce contexte, l’exemplarité est de mise et il semble inconcevable à M. le député qu’il ne soit plus permis à un parlementaire, depuis 2016, de pouvoir s’engager comme réserviste opérationnel des forces armées. Il lui demande donc de préciser les conditions de restauration de cet engagement pour les parlementaires en fonction.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5778</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2366</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Exploitants de drones
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5778. — 8 avril 2025. — Mme Valérie Bazin-Malgras attire l’attention de M. le ministre des armées sur l’application de l’article 23 du règlement européen 2019/947 du 24 mai 2019 concernant les règles et procédures applicables à l’exploitation de drones. À l’issue de la période de transition fixée au 1 janvier 2026 par l’article 23 du règlement européen 2019/947 du 24 mai 2019, relatif aux règles et procédures pour l’exploitation des drones, les exploitants ne seront plus en mesure d’utiliser leurs drones en se référant aux standards nationaux S1, S2 et S3, qui sont en vigueur en France et définis par l’arrêté du 3 décembre 2020. À partir du 1 janvier 2026, ces standards nationaux seront remplacés par les standards européens sans possibilité d’exemption ; en conséquence, les professionnels déclarés devront travailler avec un drone de plus de 4 kilogrammes et être détenteurs d’un certificat théorique (CATS valable 5 ans) ainsi que d’une attestation de formation pratique. Les pilotes de drones, professionnels déclarés, s’inquiètent de cette interdiction pour leur activité, qui va mettre à mal leurs entreprises et va les contraindre à acheter de nouveaux matériels et à suivre de nouvelles formations à financer. Les nouvelles obligations ne correspondent pas à la pratique réelle de ces professionnels, c’est la raison pour laquelle elle lui demande si seront mises en place des dérogations pour les télépilotes professionnels déclarés et déjà titulaires du certificat d’aptitude théorique de télépilotage (CATT) et de l’examen pratique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5680</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2366</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Mette</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Prise en charge des frais de transport en ambulance bariatrique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5680. — 8 avril 2025. — Mme Sophie Mette attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la non prise en charge intégrale des frais de transport en ambulance bariatrique par l’assurance maladie. Elle rappelle que, bien que les centres spécialisés de l’obésité soient équipés d’ambulances bariatriques depuis 2013, le remboursement reste basé sur un transport en ambulance classique, générant un reste à charge pouvant atteindre plusieurs centaines d’euros pour les patients. Elle s’enquiert des actions que le Gouvernement entend engager dans le cadre des négociations conventionnelles, afin de remédier à cette inégalité de traitement. Elle lui demande également comment elle entend garantir une prise en charge financière équitable pour permettre à toutes les personnes obèses ou handicapées d’accéder aux soins sans discrimination.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5723</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2366</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Guiraud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Inquiétudes au sujet de l’accès à l’éducation pour les enfants handicapés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5723. — 8 avril 2025. — M. David Guiraud attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la situation dramatique de la scolarisation des enfants en situation de handicap en France. La loi du 11 février 2005 consacre le droit à la scolarisation des enfants en situation de handicap en milieu ordinaire, c’est-à-dire dans une école ou un établissement scolaire du second degré, au sein d’une classe ordinaire. Pourtant, près de vingt ans après son adoption, cette ambition reste un échec cuisant : 23 % des enfants en situation de handicap ne sont toujours pas scolarisés en France d’après l’étude de l’UNAPEI de 2023. Faute de places dans les établissements adaptés, d’un accompagnement suffisant et stable par des AESH, ou encore d’aménagements pédagogiques adéquats, de trop nombreux enfants sont privés de leur droit fondamental à l’éducation. Face à cette carence de l’État, certaines familles n’ont d’autre choix que de s’exiler à l’étranger, notamment en Belgique, pour permettre à leurs enfants de bénéficier d’une scolarité adaptée. Cette situation est une honte pour la République, qui se targue pourtant de défendre l’inclusion et l’égalité des droits. Les parents, déjà éprouvés par les démarches incessantes pour obtenir des solutions d’accompagnement, se retrouvent abandonnés par les pouvoirs publics, contraints de s’éloigner de leur famille, de leur cadre de vie et de leur emploi pour offrir à leurs enfants une éducation digne de ce nom. Il lui demande donc quelles mesures urgentes et concrètes le Gouvernement entend prendre pour garantir à chaque enfant en situation de handicap une scolarisation effective et adaptée sur le territoire national, afin que plus aucune famille ne soit contrainte à l’exil pour assurer l’éducation de son enfant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5725</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2367</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Lam</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Manque d’AESH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5725. — 8 avril 2025. — M. Thomas Lam interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur le manque d’aides aux enfants en situation de handicap (AESH). En effet, les effectifs d’enfants en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire ont triplé depuis 2006, représentant 436 000 écoliers en 2022. Dans le même temps, l’État a certes fourni des efforts en augmentant de 90 % les effectifs d’AESH sur la dernière décennie, mais avec seulement 78 800 postes d’équivalent temps plein annuel travaillé en 2023, ces accompagnateurs sont bien loin de pouvoir couvrir les besoins réels des familles pour assurer une scolarisation sereine de leurs enfants. Ce manque d’AESH porte atteinte à la réussite scolaire des enfants en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire, ce qui met à mal la promesse de l’école républicaine d’assurer une égalité des chances à tous les enfants de la Nation. Il aimerait donc s’enquérir des solutions que le Gouvernement entend mettre en place pour pallier cette situation critique pour de nombreuses familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5797</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2367</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Lecamp</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Mise en place des quotas d’accueil de nuit - maladies neurodégénératives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5797. — 8 avril 2025. — M. Pascal Lecamp rappelle à Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, que le décret d’application de l’article 27 loi du 8 avril 2024 portant mesures pour bâtir la société du bien vieillir et de l’autonomie est toujours en attente de publication. L’article 27 introduit des quotas d’accueil de nuit dans les EHPAD et les résidences autonomie pour les personnes atteintes de maladies neurodégénératives. La mise en place de ces quotas bénéficiera tant aux aidants qu’aux personnes atteintes de ces affections les nuits étant souvent les moments les plus critiques (risque accru de chutes, de malaises, angoisses). Ce dispositif développera le répit des aidants, facilitera le maintien à domicile dans des conditions sécurisées et durables et facilitera l’entrée (quasi-inéluctable) progressive dans les établissements spécialisés. L’article dispose que les modalités de mise en œuvre de cette expérimentation ainsi que la liste des territoires concernés feront l’objet d’un décret. Il attire son attention sur l’importance de publier ce décret au plus vite afin de rendre l’expérimentation opérationnelle, ainsi que sur la nécessité d’intégrer le département de la Vienne aux territoires où elle sera menée, les besoins de celui-ci étant à l’origine de la mesure portée au débat et adoptée par une large majorité des représentants de la Nation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5801</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2367</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ségolène Amiot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Évaluation du fonctionnement des MDPH et impact des restrictions budgétaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5801. — 8 avril 2025. — Mme Ségolène Amiot interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur le contrôle et l’évaluation de l’application de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, en particulier au sein des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). Vingt ans après la promulgation de cette loi, les MDPH ont été investies d’un rôle clé dans l’accès aux droits des personnes en situation de handicap et de leurs familles. Cependant, un certain nombre de dysfonctionnements compromettent la mise en œuvre effective des droits prévus par la loi. L’absence de transmission du plan personnel de compensation (PPC) avant les décisions des CDAPH, alors que l’article R. 146-29 du code de l’action sociale et des familles (CASF) l’exige, empêchant ainsi les usagers de faire des observations sur les propositions de mesures envisagées. Le refus de certaines MDPH de permettre à toutes les personnes en faisant la demande d’assister à la commission qui les concerne, en vertu du CASF. Une hétérogénéité des pratiques d’attribution des aides, notamment en ce qui concerne la prestation de compensation du handicap (PCH), qui varie considérablement d’un département à l’autre et alors même que les besoins de compensation devraient être intégralement financés partout et pour tous. Des délais d’instruction excessivement longs pour l’ouverture des droits, aggravant la précarité des personnes concernées. Un manque de transparence dans le paiement de la PCH, les bénéficiaires ne recevant pas systématiquement de documents comptables détaillant les montants versés. Des refus de financement pour des projets d’habitat, pourtant encouragés par la loi, laissant certaines familles sans solution d’hébergement adaptée et ceci, en contradiction avec la Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU qui réaffirme que toutes les personnes doivent bénéficier de tous les droits et libertés fondamentaux et, en particulier, du respect de la dignité, de l’autonomie individuelle et de l’indépendance de la personne. Les financements publics doivent être orientés vers une accessibilité réelle de toute la société, afin que chacun puisse vivre où il le souhaite, avec les aménagements et les aides nécessaires. Le tour de France des solutions, lancé par Mme la ministre le 20 mars 2025, vise à identifier et résoudre ces problèmes. Si cette démarche est bienvenue, elle soulève toutefois une question de fond : les MDPH disposent-elles des moyens financiers et humains nécessaires pour remplir correctement leurs missions ? En effet, les départements, financeurs des MDPH et de la PCH, ont vu leurs dotations budgétaires réduites ces dernières années, limitant leur capacité à répondre aux demandes croissantes. Sans ressources suffisantes, les MDPH peinent à recruter et à payer du personnel en nombre suffisant, à moderniser leurs outils et à harmoniser les pratiques d’évaluation et d’attribution des aides, ce qui entraîne de fortes inégalités territoriales. Dans ce contexte, Mme la députée souhaite savoir comment le Gouvernement entend garantir une évaluation véritablement indépendante et exhaustive du fonctionnement des MDPH dans le cadre du tour de France des solutions et quelles mesures budgétaires concrètes seront mises en place pour permettre aux MDPH d’appliquer pleinement la loi de 2005 et de se mettre en conformité avec la Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU. Elle lui demande également si un plan national d’harmonisation des pratiques est envisagé pour éviter que l’accès aux droits des personnes handicapées ne dépende de leur lieu de résidence. La généralisation du SPDA cette année ne semble pas de nature à répondre à cette interrogation. Elle lui demande donc comment le Gouvernement peut garantir que la création du SPDA ne se traduira pas par une complexification administrative supplémentaire sans moyens dédiés, comment il compte s’assurer que l’intégration des associations gestionnaires ne favorisera pas le remplissage des établissements existants au détriment d’un véritable choix de vie pour les personnes handicapées. Elle lui demande par ailleurs quelles mesures seront prises pour préserver la confidentialité des informations échangées entre la MDPH et France Travail. Elle lui demande enfin comment justifier la précipitation et le manque de transparence dans l’élaboration de ce projet, laissant planer des doutes sur son efficacité réelle pour améliorer l’accès aux droits des personnes concernées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5804</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2368</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Reconnaissance tardive de la qualité de travailleur handicapé et rétroactivité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5804. — 8 avril 2025. — M. Julien Gokel interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la situation des personnes ayant fait reconnaître tardivement leur qualité de travailleur handicapé (RQTH) et ne pouvant ainsi pas bénéficier de la rétroactivité des droits spécifiques adossés à ce statut. De nombreuses personnes en situation de handicap attendent plusieurs années avant d’entamer les démarches administratives auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) en vue de faire reconnaître leur qualité de travailleur handicapé par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Les raisons, aussi diverses que légitimes, peuvent aller du manque d’information à la complexité du processus, en passant parfois par la difficulté à évaluer sa propre situation ou par l’évolution du handicap au fil du temps. Pour toutes ces personnes, les droits accordés par une RQTH de manière tardive ne sont malheureusement pas rétroactifs. Cela pénalise particulièrement celles qui approchent de l’âge de départ à la retraite et qui ne peuvent ainsi pas demander un départ anticipé faute d’avoir cotisé assez de trimestres en tant que travailleur handicapé. Aujourd’hui, la seule possibilité offerte à ces travailleurs pour faire valoir leurs droits est un long parcours administratif et judiciaire auprès de différentes instances : une commission nationale placée auprès de la Caisse nationale d’assurance vieillesse des travailleurs salariés (CNAVTS), voire le pôle social du tribunal judiciaire, pour espérer obtenir la qualité de travailleur handicapé de manière rétroactive. Compte tenu de la situation que vivent de nombreux travailleurs en situation de handicap, il l’interroge sur la façon dont l’administration pourrait faciliter les démarches et renforcer l’accompagnement afin que la qualité de travailleur handicapé soit reconnue de manière rétroactive ; cela permettrait de réparer de nombreuses injustices vécues par des milliers de personnes qui ont travaillé toute leur carrière sans aménagement adapté à leur situation physique, sensorielle, mentale ou psychique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5806</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2369</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Herouin-Léautey</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Situation des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5806. — 8 avril 2025. — Mme Florence Herouin-Léautey attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la situation préoccupante des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) et plus particulièrement celle de la Seine-Maritime. Selon un baromètre de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), la MDPH de Seine-Maritime présente les délais de traitement des dossiers les plus longs de France métropolitaine au premier trimestre 2024. Malgré les efforts annoncés par le département et l’appui technique de la CNSA, l’engorgement persiste, avec environ 28 000 dossiers en attente à ce jour. Face à cette situation, Mme la ministre a récemment annoncé un « tour de France des départements » et la mise en place d’une « task force » visant à simplifier les démarches administratives et accélérer le traitement des dossiers dans les MDPH, en s’appuyant notamment sur des expérimentations locales, des recrutements complémentaires et des outils numériques. Toutefois, au vu de l’ampleur des difficultés rencontrées en Seine-Maritime, des mesures d’urgence supplémentaires sont nécessaires afin d’améliorer rapidement l’accès aux droits des personnes en situation de handicap. En ce sens, elle souhaite savoir quelles actions concrètes et immédiates le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour réduire les délais d’instruction des dossiers dans ce département et garantir un accompagnement adapté aux usagers. Elle veut également connaître les engagements précis pris par l’État pour soutenir durablement les MDPH les plus en difficulté et assurer une véritable équité territoriale en matière d’accès aux droits pour les personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5794</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2369</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Weber</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Sauvegarde du fort de Fermont
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5794. — 8 avril 2025. — M. Frédéric Weber alerte Mme la ministre de la culture sur la situation préoccupante du musée du fort de Fermont, situé sur la commune de Montigny-sur-Chiers, en Meurthe-et-Moselle. Ce fort, l’un des plus emblématiques de la ligne Maginot, constitue un témoin essentiel de l’histoire militaire française du XXe siècle. Depuis plusieurs années, des bénévoles passionnés, réunis au sein de l’association du fort de Fermont, œuvrent sans relâche pour préserver et valoriser ce patrimoine, devenu un lieu de mémoire, de pédagogie et d’attractivité touristique. Cependant, les installations actuelles sont aujourd’hui saturées, dégradées et inadaptées aux exigences de conservation et d’accueil du public. Humidité, mauvaise ventilation et mouvements structurels compromettent la préservation du matériel exposé, notamment des pièces d’artillerie historiques de plusieurs centaines de kilos, dont certaines sont actuellement entreposées en extérieur, faute de place. Face à cette situation, un projet d’extension et de modernisation du musée a été élaboré par l’association gestionnaire. Il vise à porter la surface d’exposition de 1 050 à 1 500 m2, à sécuriser les collections, à améliorer l’accessibilité du site et à renforcer son attractivité auprès du grand public, notamment des groupes scolaires. Le coût total de ce projet est estimé à un million d’euros. Une première tranche de 250 000 euros permettrait déjà d’engager l’extension du musée et un investissement de 500 000 euros représenterait une avancée significative. Ce projet, au croisement des enjeux mémoriels, culturels et touristiques, mérite un soutien fort de l’État, en complément des collectivités locales déjà mobilisées. Le fort de Fermont est aujourd’hui en péril : sans aide rapide et conséquente, il risque de tomber dans un état de délabrement irréversible. Il serait incompréhensible que l’État laisse se détériorer un site aussi chargé d’histoire. Aussi, il lui demande si elle entend répondre à cet appel à l’aide et dans quelles conditions l’État peut accompagner concrètement la sauvegarde de ce haut lieu de mémoire nationale dans le Pays-Haut.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5820</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2369</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Statut des correspondants locaux de presse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5820. — 8 avril 2025. — Mme Julie Delpech attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’inadéquation croissante entre le statut juridique des correspondants locaux de presse (CLP) et la réalité de leur contribution quotidienne à l’information locale, en particulier au sein de la presse quotidienne régionale (PQR). Prévu à l’origine pour encadrer une activité ponctuelle et complémentaire, ce statut est aujourd’hui utilisé à grande échelle par les groupes de presse. Les CLP assurent une part considérable de la production éditoriale locale - parfois jusqu’à 70 % des pages - et accomplissent des tâches qui relèvent pleinement du journalisme : reportages, portraits, vidéos, enquêtes de terrain. Leurs articles sont souvent publiés en l’état, sans réécriture substantielle. Cette mobilisation massive d’une main-d’œuvre présentée comme accessoire révèle une forme de contournement du droit du travail. Les CLP, bien qu’essentiels à la vie des territoires et à la couverture de la ruralité, restent exclus du statut de journaliste, ne bénéficient pas de droits sociaux réels, sont rémunérés à des tarifs très bas (en moyenne 4,76 euros brut de l’heure) et ne disposent ni de protection, ni de représentation. Alors que les États généraux de l’information ont souligné l’importance de renforcer les maillons locaux du paysage médiatique, Mme la députée interroge Mme la ministre sur les pistes envisagées pour faire évoluer ce statut. Elle souhaite savoir si une réforme est à l’étude afin de garantir aux CLP une rémunération décente, un accès à une protection sociale digne de ce nom et une reconnaissance de leur rôle structurant dans le fonctionnement quotidien de la presse régionale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5688</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2370</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Bergantz</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Entraves à la liberté d’exercice des courtiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5688. — 8 avril 2025. — Mme Anne Bergantz interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les entraves à la liberté d’exercice des courtiers en crédit. Dans sa question n° 947 du 30 août 2022, M. le député Frédéric Cabrolier interpellait le même ministre sur les entraves subies par les intermédiaires en opérations de banque et en services de paiement de la part des établissements bancaires. Sa réponse a été sans équivoque : « Certes, l’établissement financier est libre de signer ou non un contrat de prêt et peut choisir son cocontractant en vertu du principe de la liberté contractuelle (article 1101 du code civil). Toutefois, l’article L. 420-1 du code de commerce proscrit toute pratique limitant l’accès au marché ou restreignant le libre exercice de la concurrence, ce qui devrait, en droit, empêcher les établissements bancaires d’évincer les courtiers du marché ». Or certains groupes bancaires continuent de ne pas respecter la réglementation en matière d’intermédiation bancaire en refusant d’autoriser leurs clients à bénéficier des conseils d’un professionnel agréé, exerçant une profession réglementée et ne percevant aucune rémunération de sa part. Pour autant, ces banques ne reçoivent aucune sanction de la part de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), ni de la part de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), entités supposées effectuer des contrôles, notamment face au nombre important de plaintes des clients. Face à cette situation, certains professionnels se sentent menacés par cette pratique quasi systématique et s’inquiètent pour l’avenir de la profession. C’est pourquoi elle lui demande donc s’il prévoit de rappeler aux groupes de banques l’illégalité de leur pratique afin de garantir le respect du principe de libre concurrence et de limiter toute menace à l’exercice du métier de courtier sur les marchés publics en cas de généralisation de ces pratiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5689</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2370</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Berrios</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Hausse des frais bancaires pour les particuliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5689. — 8 avril 2025. — M. Sylvain Berrios attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la hausse des frais bancaires pour les particuliers. Le début de l’année 2025 est marqué par une forte hausse des frais bancaires pour l’ensemble des Français, après plusieurs années de hausse continue depuis 2020. L’association de consommateur CLCV estime ainsi que l’ensemble de ces frais va augmenter d’environ 5 % en moyenne sur un an, avec une hausse plus marquée pour les clients aux faibles revenus et avec peu d’actifs. Cette augmentation globale s’explique par une hausse tarifaire généralisée des groupes bancaires, notamment les frais de tenue de compte, les cartes bancaires ou les retraits aux distributeurs automatiques de billets. Le coût des incidents bancaires pour les clients, dont les rejets de prélèvements ou de chèques, sont également en augmentation. Enfin, les politiques de découvert des banques sont plus restrictives, avec le recours massif aux forfaits de découvert qui déclenchent des agios standardisés et significatifs, y compris pour des découverts courts ou restreints. Pour préserver le pouvoir d’achat des Français, dans un contexte de baisse des taux d’intérêts et potentiellement de la rémunération du livret A, il l’interroge sur sa position concernant les mesures du Gouvernement pour maîtriser la hausse des frais bancaires pour les clientsn et sur l’encadrement des frais de découverts et notamment du recours par les banques aux forfaits d’agios.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5695</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2371</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Dive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Évolution des PSE et de l’application de la loi Florange par région
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5695. — 8 avril 2025. — M. Julien Dive demande M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique de présenter sous la forme d’un tableau, l’évolution par région administrative des plans de sauvegarde de l’emploi depuis 2016, des plans de revitalisation, des plans de reclassement et du nombre de déclenchement avec résultat du plan de reprise de la loi Florange de 2013.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5699</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2371</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Les communes lésées par des recensements partiels et des dotations faussées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5699. — 8 avril 2025. — Mme Christine Loir interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les dotations d’États distribuées aux communes en fonction des recensements de la population. En effet, dans les communes de moins de 10 000 habitants, un recensement exhaustif n’a lieu que tous les 5 ans et tous les habitants ne répondent pas au questionnaire, ce qui fausse les statistiques. Par ailleurs, dans les communes de plus de 10 000 habitants, seulement 8 % de la population est officiellement recensé tous les ans, ce qui donne environ 40 % de données fiables tous les 5 ans. Une estimation trop approximative pour optimiser au mieux et au plus juste les dotations de l’État. C’est pourquoi, entre les habitants non recensés (population âgée, non informée) et ceux qui refusent de remplir le questionnaire, cela fausse les statistiques et provoque une baisse des aides de la commune, ces dernières comptant particulièrement sur les dotations de l’État pour leur bon développement, leur sécurité et leur stabilité financière. Face à cette situation, elle souhaiterait savoir quelles garanties le Gouvernement peut mettre en œuvre pour assurer un recensement complet et que les refus ne faussent pas les statistiques afin d’éviter une baisse des dotations de l’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5701</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2371</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Éditeurs utilisant des numéros surtaxés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5701. — 8 avril 2025. — M. Vincent Ledoux appelle l’attention M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les résultats des enquêtes de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) concernant les pratiques des éditeurs de services utilisant des numéros surtaxés et les opérateurs techniques qui les gèrent. Sur 21 établissements contrôlés en 2023, 8 ont été sanctionnés pour non-conformité à la réglementation en vigueur, notamment pour des pratiques commerciales trompeuses et des manquements aux obligations d’information envers les consommateurs. Les infractions relevées incluent la fourniture d’indications fausses sur les sites internet incitant les consommateurs à composer des numéros surtaxés, l’allongement volontaire de la durée des appels payants, ainsi que l’absence d’information claire sur les tarifs appliqués. De plus, certains opérateurs n’ont pas respecté leur obligation de suspendre les numéros surtaxés en cas d’inexactitude des informations fournies dans l’annuaire inversé. Ces constats soulèvent des préoccupations quant à la protection des consommateurs face aux abus liés aux numéros surtaxés. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu’il envisage de mettre en place pour renforcer la surveillance et la régulation des éditeurs de services et des opérateurs techniques utilisant des numéros surtaxés, afin de prévenir les pratiques commerciales trompeuses et de garantir une information transparente aux consommateurs. Par ailleurs, il est attentif aux actions qu’il pourrait promouvoir pour sensibiliser le public aux risques associés à l’utilisation de ces numéros et pour encourager les signalements en cas d’abus. Il lui demande ce qu’il compte faire à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5702</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2371</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Endettement des particuliers suite aux faillites de sociétés de rénovation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5702. — 8 avril 2025. — M. Emmanuel Blairy alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur une problématique préoccupante : la situation des personnes confrontées à de graves difficultés financières lorsque la société de rénovation énergétique à laquelle elles ont fait appel fait faillite. De nombreux clients se retrouvent alors dans une impasse, ayant investi des sommes conséquentes, parfois en contractant des prêts, sans garantie de finalisation des travaux. Pire encore, lorsque ces travaux sont mal réalisés, ils peuvent rendre un logement inhabitable, exposant les propriétaires à des désordres graves, notamment en matière d’isolation et d’étanchéité, tout en les laissant sans recours immédiat. Ces situations sont d’autant plus préoccupantes que les victimes, malgré des expertises favorables, se heurtent à des obstacles juridiques et financiers. Les frais engagés, y compris les coûts de procédures et d’éventuels recours judiciaires, viennent alourdir encore leur détresse. De surcroît, la complexité des assurances décennales et la frilosité des professionnels à reprendre des chantiers inachevés compliquent toute issue rapide. C’est le Gouvernement lui-même qui incite les particuliers à entreprendre des travaux de rénovation énergétique, notamment à travers divers dispositifs d’aides et d’incitations fiscales. Il est donc de sa responsabilité d’assurer un cadre fiable et sécurisé pour éviter que ces ménages ne se retrouvent en difficulté à cause de faillites d’entreprises du secteur. Face à cette réalité, il demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour mieux encadrer ces entreprises et garantir aux consommateurs une réelle protection.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5735</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2372</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Gonzalez</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Augmentation des charges des TPE et PME et hausse des défaillances en 2024
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5735. — 8 avril 2025. — M. José Gonzalez interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’alourdissement des charges pesant sur les très petites entreprises (TPE) et les petites et moyennes entreprises (PME), ainsi que sur la hausse préoccupante des défaillances d’entreprises observée en 2024. Les TPE et PME constituent le cœur du tissu économique français et jouent un rôle essentiel dans la création d’emplois et le dynamisme des territoires. Cependant, elles font face à une accumulation de charges qui freine leur développement et menace leur pérennité. En 2024, la France a enregistré un nombre record de défaillances d’entreprises. Selon les données d’Altares, 67 830 procédures de défaillance ont été recensées sur l’année, marquant un seuil historique. Cette augmentation concerne particulièrement les TPE et PME, qui, en raison de leur taille et de leurs ressources limitées, sont plus vulnérables aux fluctuations économiques et à l’alourdissement des charges. Dans le département des Bouches-du-Rhône, la situation est tout aussi préoccupante. Au troisième trimestre 2024, 630 défaillances d’entreprises ont été enregistrées, tous secteurs confondus. Cette hausse des défaillances est notamment attribuée à l’augmentation des coûts de l’énergie, à la hausse des cotisations sociales, à la multiplication des contraintes administratives et à la pression fiscale croissante qui pèsent lourdement sur ces structures, en particulier dans les secteurs du commerce, de l’artisanat et de l’industrie. Si certaines aides ont été mises en place pour accompagner les entreprises dans ce contexte difficile, elles restent souvent limitées, complexes d’accès et insuffisantes pour compenser l’impact des hausses successives des charges. De nombreux dirigeants alertent sur un risque accru de fermetures et sur la nécessité d’un allègement durable du poids fiscal et social qui pèse sur leurs activités. Dans ce contexte, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour alléger les charges des TPE et PME, simplifier leurs obligations administratives et garantir un cadre plus favorable à leur compétitivité et à leur développement, afin d’enrayer la hausse préoccupante des défaillances d’entreprises observée en 2024.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5746</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2372</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Quels critères pour l’application du RIFSEEP ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5746. — 8 avril 2025. — M. Rodrigo Arenas attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur un manque de transparence concernant les critères d’attribution du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP). Certains agents ont été informés qu’ils recevraient une rémunération liée à leur grade et non à leur poste, peu importe le classement de ceux-ci selon le RIFSEEP. L’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertises (IFSE), composante du RIFSEEP, doit normalement équilibrer cette différence de rémunération. Les barrières administratives mises en place complexifient la constitution des dossiers de réclamations et constituent une obstruction administrative. Le manque de transparence concernant les critères d’attribution du RIFSEEP et l’obstruction administrative ont des conséquences sur l’égalité de rémunération entre les agents. Il paraît nécessaire de clarifier pour les agents et pour l’administration dans quels cas et dans quelle mesure le RIFSEEP est appliqué. Il souhaite savoir si des mesures seront prises pour mettre fin à cette situation d’inégalité, améliorer la transparence sur les critères de rémunération dans l’administration et mettre fin à l’obstruction administrative qui entoure ces cas.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5756</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2373</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Lam</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Iniquité du CIR et distorsion de concurrence sur les PME
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5756. — 8 avril 2025. — M. Thomas Lam interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’iniquité du crédit impôt recherche (CIR) qui bénéficie disproportionnellement aux grandes entreprises au détriment des PME. Initialement conçu comme un instrument de soutien à l’innovation, le CIR pose aujourd’hui question sur son rapport coût/efficacité dans un contexte budgétaire de plus en plus restreint. Plus particulièrement, de nombreuses études pointent le manque de ciblage des allègements fiscaux en fonction de la taille des entreprises bénéficiaires, un rapport de l’Institut Montaigne évoquant même des « effets de distorsion qui agissent en faveur des grandes entreprises au détriment des PME ». Dans les faits, les cinquante premières entreprises bénéficiaires captent la moitié de la créance totale du CIR tandis que les PME, qui représentent 91 % des bénéficiaires, totalisent moins de 32 % des crédits. Cette situation interroge d’autant plus que l’efficacité du CIR s’observe de manière inversement proportionnelle à la taille des entreprises : plus les entreprises sont petites, plus l’effet d’incitation est important. Ainsi, pour chaque euro d’aide fiscale reçue, les sociétés de moins de cinquante salariés investissent plus de 1,40 euros en R et D, chiffre qui tombe à un maigre 0,40 euro pour les grandes entreprises. Des questions réelles de distorsion de concurrence se posent donc dès lors que les effets positifs de ces allègements fiscaux décroissent à mesure qu’augmente la taille de l’entreprise bénéficiaire. Pour toutes ces raisons, il souhaite savoir ce que le Gouvernement compte faire afin de garantir une plus juste contribution du CIR, garantissant d’une part une plus grande incitation à l’innovation quelle que soit la taille de l’entreprise bénéficiaire et d’autre part annulant les effets de distorsion de concurrence qui pénalisent les PME.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5757</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2373</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Taxation de l’épargne populaire pour un effort de guerre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5757. — 8 avril 2025. — Mme Christine Loir interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’emprunt national envisagé par le Gouvernement. Dans l’émission « La Grande Interview » sur CNews et Europe 1 du 7 mars 2025, M. le Premier ministre admet la « possibilité » d’imputer aux Français un effort de guerre sur leurs économies, dans le cadre du financement de la défense. En effet, pour assurer les dépenses futures de l’effort de guerre souhaité par le Président de la République, un emprunt national serait proposé par le Gouvernement, en augmentant le prélèvement forfaitaire unique qui passerait de 30 à 33 %. Une hausse qui ciblerait les assurances vie, les PEL et les CEL. Les experts financiers de l’Observatoire français des conjonctures économiques estiment que cette mesure diminuerait de 0,8 % le revenu disponible des foyers concernés. Les Français seraient encore une fois mis à contribution pour rembourser une dette à laquelle ils participent déjà énormément et cette fois sur leurs économies durement gagnées. Cette hausse fiscale pourrait réduire de manière significative les placements financiers, ce qui ferait diminuer les rendements et les retours sur investissements, alors qu’en cette période d’incertitude économique et politique les Français cherchent à se constituer des épargnes sures. Face à cette situation, elle souhaiterait obtenir des précisions sur cette mesure de taxation des épargnes et donc des économies des Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5758</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2373</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Idir Boumertit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Nationalisation des entreprises stratégiques pour la souveraineté nationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5758. — 8 avril 2025. — M. Idir Boumertit alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’urgence de préserver l’industrie chimique française, confrontée à une vague inquiétante de fermetures et de plans sociaux, y compris dans des entreprises stratégiques pour la souveraineté nationale. Dans la 14e circonscription du Rhône, au cœur de la vallée de la chimie, plusieurs sites industriels sont menacés de disparition faute d’une intervention de l’État. Des entreprises essentielles comme Vencorex ou Domo Chemicals, qui participent pourtant à des secteurs clés, notamment celui de la défense, voient leurs activités mises en péril sans que le Gouvernement ne prenne de mesures pour garantir leur pérennité. L’industrie chimique joue un rôle fondamental dans l’économie nationale et dans l’indépendance stratégique du pays, notamment en matière de production de matériaux de haute technologie. Pourtant, l’inaction de l’État face aux difficultés de ces entreprises menace de déstructurer un secteur vital, mettant en danger des milliers d’emplois et fragilisant l’ensemble des filières qui en dépendent. Cette situation appelle des réponses fortes, notamment par une prise de participation publique permettant de sécuriser ces entreprises et d’empêcher qu’elles ne tombent sous le contrôle d’intérêts étrangers ou qu’elles disparaissent purement et simplement. Dans la 14e circonscription et au-delà, les salariés, les syndicats et les élus locaux alertent sur la nécessité d’un engagement concret de l’État pour éviter l’effondrement de ce pan essentiel de l’industrie française. Face à cette situation, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour préserver la souveraineté industrielle dans le secteur de la chimie et s’il envisage la nationalisation ou la prise de participation publique dans ces entreprises stratégiques afin de garantir leur maintien et leur développement en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5759</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2374</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Situation critique de l’entreprise Verney-Carron
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5759. — 8 avril 2025. — M. Antoine Villedieu attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation critique de l’entreprise Verney-Carron, fleuron historique de l’armurerie française, actuellement placée en redressement judiciaire. Fondée en 1820 à Saint-Étienne, Verney-Carron est un acteur reconnu de la fabrication d’armes de chasse et d’armement à destination des forces armées et des forces de sécurité intérieure, notamment les lanceurs de balles de défense (LBD). Malgré son intégration en 2023 à la réserve industrielle de défense, son avenir est aujourd’hui compromis en raison de l’absence de soutien financier de l’État. En effet, selon le quotidien Le Figaro, le ministère de l’économie tarde à valider l’octroi d’un prêt de 4,5 millions d’euros dans le cadre du Fonds de développement économique et social (FDES), alors même qu’un projet de reprise est en cours avec le groupe belge FN Browning, prêt à entrer majoritairement au capital. Cette aide conditionne la finalisation du rachat et donc le maintien de l’activité et des 80 emplois qui y sont liés. M. le député s’interroge sur la cohérence des annonces gouvernementales relatives à la soi-disant « économie de guerre » et à la réindustrialisation de la filière défense, alors même qu’un acteur stratégique comme Verney-Carron est menacé de disparition. Il rappelle également que cette entreprise a déjà subi plusieurs décisions défavorables de l’État ces dernières années, notamment lors du remplacement du FAMAS, où l’offre de Verney-Carron n’a pas été soutenue. Dans un contexte international marqué par un réarmement généralisé, il lui demande si le Gouvernement compte réellement soutenir la dernière manufacture indépendante d’armement léger en France ou s’il choisit, par inertie, de la laisser en cours de liquidation, au risque de fragiliser durablement la souveraineté militaro-industrielle de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5781</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2374</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Moerani Frébault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Absence de lisibilité des crédits outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5781. — 8 avril 2025. — M. Moerani Frébault attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’absence de lisibilité des crédits destinés aux outre-mer. Lors de l’examen du projet de loi de finances (PLF), les crédits destinés aux outre-mer sont répartis au sein de multiples missions budgétaires et ne se limitent pas à la seule mission « Outre-mer ». Cette dispersion des crédits rend difficile pour les parlementaires une appréhension globale et précise de l’effort budgétaire consenti par l’État en faveur de ces territoires. Selon la Cour des comptes, en 2023, les crédits budgétaires consacrés aux outre-mer représentaient un peu plus de 3,8 % des dépenses du budget général de l’État, soit 22,16 milliards d’euros en crédits de paiement, répartis sur 101 programmes relevant de 32 missions différentes. La mission « Outre-mer » ne représentait que 13 % de cet effort, loin derrière la mission « Enseignement scolaire », qui regroupait à elle seule 37 % des crédits destinés aux outre-mer. Cette fragmentation des crédits nuit à la lisibilité de l’effort budgétaire réel de l’État en faveur des territoires ultramarins. Elle complique l’analyse pour les parlementaires, rendant plus difficile l’appréhension globale des engagements financiers de l’État à l’égard de ces territoires. Le document de politique transversale (DPT) « outre-mer » est censé offrir une vision consolidée de l’effort financier de l’État. Cependant, selon un rapport du Sénat, ce document souffre d’un manque de lisibilité évident et n’est pas disponible dans des délais permettant au Parlement de l’exploiter efficacement lors des débats budgétaires. Face à ce manque de visibilité et à la complexité qui en découle, il lui demande s’il envisage de mettre à disposition des parlementaires ultramarins un document récapitulatif détaillant l’ensemble des crédits consacrés aux outre-mer, toutes missions confondues, afin de faciliter l’examen budgétaire et d’assurer une meilleure transparence sur les engagements financiers de l’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5799</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2374</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Simplification des démarches d’assurance et de prêt pour les retraités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5799. — 8 avril 2025. — Mme Louise Morel appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la complexité des démarches administratives liées aux assurances et aux prêts pour les personnes retraitées. Malgré les avancées permises par la loi Lemoine et la convention AERAS, les emprunteurs de plus de 60 ans présentant des pathologies doivent encore remplir des dossiers médicaux distincts pour chaque affection, ce qui alourdit considérablement les formalités tant pour les assurés que pour les professionnels de santé. Par ailleurs, l’absence d’harmonisation des questionnaires médicaux entre les compagnies d’assurance complique la mise en concurrence des offres et allonge les délais de traitement des demandes. Cette situation limite l’accès des emprunteurs seniors à des conditions de prêt adaptées à leur profil. Elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour simplifier et harmoniser les démarches administratives liées aux assurances et aux prêts des retraités de plus de 60 ans afin d’éviter ces conséquences préjudiciables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5805</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2375</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Ricourt Vaginay</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Simplification des démarches administratives du fonds d’aide à l’accessibilité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5805. — 8 avril 2025. — Mme Sophie Ricourt Vaginay attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la complexité des démarches administratives liées au fonds d’aide à l’accessibilité pour les professionnels de santé. Ce dispositif, qui vise à améliorer l’accueil des personnes à mobilité réduite dans les structures de santé, demeure aujourd’hui inaccessible pour de nombreux professionnels. Bien que l’intention derrière ce fonds soit salutaire, beaucoup de spécialistes se trouvent confrontés à une procédure complexe et chronophage rendant l’accès à cette aide difficile, voire impossible. Cela pénalise particulièrement les petites structures qui, faute de ressources humaines et administratives, peinent à accéder à cette aide pourtant essentielle. Elle lui demande s’il envisage de simplifier les démarches administratives liées à ce dispositif afin qu’il soit réellement accessible à tous les professionnels de santé et non uniquement à ceux disposant de moyens nécessaires pour faire face à cette lourde charge administrative.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5819</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2375</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>L’État doit dire STOP à la casse du service public postal !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5819. — 8 avril 2025. — Mme Mathilde Hignet alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la dégradation du service public postal. La loi du 9 février 2010 a confirmé La Poste dans son rôle de prestataire du service universel postal jusqu’au 31 décembre 2025. La Poste assure sa mission de service public sur l’ensemble du territoire grâce au financement apporté par l’État dans le cadre du contrat de présence postale territoriale, signé par La Poste, l’Association des maires de France (AMF) et l’État pour la période 2023-2025. Début 2025, les usagers assistent à une dégradation sans précédent du service de distribution du courrier. Plus d’un million de lettres seraient bloquées dans les centres de tri. Dans certaines régions, les usagers constatent des délais de distribution allant jusqu’à deux mois. La direction de La Poste justifie ces retards par la saisonnalité et des difficultés d’adaptation à des réorganisations. Les réorganisations sont justement la cause de cette dégradation. La Poste a supprimé 20 000 emplois en quatre ans au service courrier et plusieurs centres de tri ont fermé. Fin 2024, tous les contrats d’intérimaires ont été brutalement supprimés. Des tournées ont été supprimées ou reconfigurées. Des plates-formes industrielles ont fermé comme à Caen, Poitiers, Brest, éloignant les centres de traitement du courrier des centres de distribution. Les conditions de travail des postiers se détériorent. En témoigne la forte augmentation des licenciements pour inaptitude. En 2023, 785 salariés et salariées de La Poste ont été licenciés et licenciées pour inaptitude physique. En 2016, leur nombre était de 153. La dégradation des conditions de travail des postiers et la dégradation de la qualité de service rendu aux usagers sont les deux faces d’une même pièce : une stratégie basée sur la rentabilité au détriment du service public. Dans le même temps, les résultats financiers de La Poste n’ont jamais été aussi bons et les dividendes versés n’ont de cesse d’augmenter. Pour un bénéfice de 514 millions d’euros en 2023, leurs dividendes s’élevaient à 421 millions d’euros. Le 21 mars 2025, la direction présentera au conseil d’administration la répartition du bénéfice pour l’année 2024. Encore une fois, la primauté sera donnée au versement des dividendes plutôt qu’à l’augmentation des salaires. Aussi, elle lui demande que l’État, en tant qu’actionnaire de La Poste, pèse de tout son poids au sein du conseil d’administration pour réorienter la stratégie de l’entreprise au bénéfice des salariés et des usagers ; elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5838</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2375</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Sortie en capital du PER pour les droits issus des versements obligatoires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5838. — 8 avril 2025. — Mme Valérie Bazin-Malgras appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les contraintes pesant sur les salariés souhaitant liquider le dispositif d’épargne collective dont ils bénéficient par le biais de leur entreprise. En effet, ils sont dans l’impossibilité de bénéficier d’une sortie en capital pour les sommes issues des versements obligatoires. Ainsi, les plan d’épargne retraite (PER) d’entreprise peuvent être alimentés soit par des versements volontaires, soit par des versements obligatoires et toutes ces sommes sont bloquées jusqu’au départ à la retraite. Les sommes versées peuvent également être abondées par l’entreprise. Au moment de la liquidation du PER d’entreprise, les droits issus des versements volontaires peuvent être liquidés en rente, en capital, ou pour partie en rente et capital. L’épargne issue des versements obligatoires est quant à elle versée uniquement sous forme de rente, rente qui est imposée à l’impôt sur le revenu, suivant les règles applicables aux pensions de retraite et aux prélèvements sociaux. Or dans la mesure où le système complémentaire par capitalisation est volontaire et personnel, il serait juste et pertinent que chacun puisse choisir le mode de libération du capital le plus adapté à sa situation et à ses besoins au moment de la retraite. Les pouvoirs publics avaient pris conscience que la sortie en capital constituait un facteur majeur d’attractivité du PER. C’est pourquoi elle lui demande de lui indiquer si l’extension de la sortie en capital à tous les compartiments du PER est envisageable à court terme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5849</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2376</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Gonzalez</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Taxation des produits alimentaires locaux et proposition de réduction de la TVA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5849. — 8 avril 2025. — M. José Gonzalez interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la fiscalité appliquée aux produits alimentaires locaux et sur la possibilité d’instaurer une baisse de la TVA pour les produits issus de circuits courts. Les circuits courts et les produits alimentaires locaux représentent une part croissante de la consommation des Français, soucieux de privilégier des produits de qualité, respectueux de l’environnement et soutenant l’économie locale. Selon le « Baromètre 2022 des circuits-courts », le prix constitue le premier facteur de désaffection des circuits-courts. Actuellement, les produits alimentaires bénéficient d’un taux réduit de TVA à 5,5  %. Cependant, cette fiscalité uniforme ne tient pas compte des spécificités des produits locaux issus de circuits courts. En mars 2023, le groupe Rassemblement National et ses députés ont déposé une proposition de loi visant à expérimenter une exonération de TVA pour les produits alimentaires commercialisés en circuits courts dans les territoires ruraux. Face aux défis liés à la crise climatique, à l’augmentation des coûts des matières premières et à la nécessité de favoriser une agriculture durable, il serait pertinent d’envisager une fiscalité plus incitative pour les produits locaux. L’une des solutions serait d’introduire une réduction de la TVA sur les produits alimentaires provenant d’un rayon de 50 kilomètres autour d’une commune. Une telle mesure aurait pour objectif de favoriser la consommation de produits locaux, de réduire l’empreinte carbone des produits alimentaires en limitant les trajets de transport et de soutenir les agriculteurs et producteurs locaux dans un contexte de pression sur leurs marges. En effet, de nombreux acteurs de la filière agricole, notamment les petits producteurs, se trouvent désavantagés par la concurrence des produits importés, souvent subventionnés ou moins coûteux en raison de leur faible coût de production et de transport. Une baisse de la TVA sur les produits locaux permettrait de rétablir une certaine équité, tout en favorisant la transition vers des modes de consommation plus respectueux de l’environnement. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage la mise en place d’une telle mesure, visant à réduire la TVA sur les produits alimentaires locaux, et quel serait son impact sur les prix, les consommateurs et les producteurs et, auquel cas, quelles mesures il compte prendre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5855</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2376</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Lam</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Augmentation des charges sur les auto-entrepreneurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5855. — 8 avril 2025. — M. Thomas Lam interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’augmentation des charges sociales sur les auto-entrepreneurs. Décidé par un décret de du prédécesseur de M. le ministre à Bercy, un calendrier des hausses des cotisations sociales des auto-entrepreneurs a été décidé en mai 2024, avec un objectif affiché de leur permettre d’obtenir des droits à la retraite complémentaire. Au 1er juillet 2024, ce sont ainsi 600 000 auto-entrepreneurs qui ont vu leurs cotisations sociales augmenter de deux points de pourcentage, le calendrier prévoyant une hausse progressive du taux qui passerait au total de 21,1 à 26,1 % dans trois ans. L’intention louable d’améliorer la couverture sociale des auto-entrepreneurs ne doit tout de même pas conduire au dévoiement de ce statut initialement destiné à garantir une plus grande liberté professionnelle. Alors que le régime connaît aujourd’hui un net succès en France avec 2,674 millions d’auto-entrepreneurs actifs selon l’Urssaf, cette augmentation des cotisations suscite chez nombre d’entre eux inquiétude et mécontentement. Cette mesure vient s’ajouter aux contraintes déjà propres à ce statut, comme l’impossibilité de déduction des charges ou le seuil de chiffre d’affaires assez bas de la micro-entreprise. Alourdir les charges qui pèsent sur eux semble donc entrer encore davantage en contradiction avec l’objectif d’émancipation professionnelle individuelle porté par la création de ce régime. Il souhaiterait donc savoir quelles mesures le Gouvernement entend adopter pour continuer de soutenir l’attractivité du statut d’auto-entrepreneur malgré des charges sociales qui ne vont qu’augmenter dans les années à venir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5721</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2377</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ségolène Amiot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Application des engagements de l’État pour l’enseignement du breton
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5721. — 8 avril 2025. — Mme Ségolène Amiot interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’application des engagements pris par l’État en faveur de l’enseignement de la langue bretonne et sur les mesures envisagées pour enrayer son déclin. La langue bretonne, bien que bénéficiant de dispositifs de soutien législatifs et réglementaires, continue de voir le nombre de ses locuteurs chuter de manière alarmante. Selon l’enquête sociolinguistique commandée par la région Bretagne en janvier 2025, seuls 2,7 % des personnes interrogées déclarent parler le breton « assez bien » ou « très bien », confirmant ainsi une forte baisse par rapport aux études précédentes, si bien que l’UNESCO considère cette langue comme sérieusement en danger. Face à cette situation, l’enseignement du breton apparaît comme le principal levier de transmission de la langue. La convention spécifique pour la transmission des langues de Bretagne et le développement de leur usage dans la vie quotidienne (2022-2027), signée par l’État et les collectivités locales, devait permettre un soutien renforcé à l’enseignement du breton. Pourtant, le président de la Région Bretagne a récemment dénoncé son absence d’application. De même, les associations engagées pour la défense et la promotion du breton n’ont obtenu aucune assurance quant au respect des engagements pris par l’État. Par ailleurs, la loi « Molac » du 21 mai 2021 a renforcé la protection des langues régionales et leur promotion, mais sa mise en œuvre reste encore insuffisante en matière de moyens alloués à l’enseignement du breton, notamment dans le développement des filières bilingues et immersives. Cette situation se reflète concrètement sur le terrain, notamment au collège Le Hérault à Saint-Herblain, où la filière bilingue breton-français rencontre des difficultés alarmantes. Depuis la rentrée 2023, cet établissement accueille les premières cohortes d’élèves bilingues issus de l’école publique des Grands Bois, assurant ainsi une continuité éducative essentielle. Actuellement, les élèves bénéficient de trois heures de cours de breton par semaine et de quatre heures de mathématiques en breton. Or les dotations horaires prévues pour la rentrée 2025 soulèvent de vives inquiétudes. Le volume horaire alloué à l’ensemble des niveaux de la filière (6e, 5e et 4e) serait extrêmement limité, entraînant un regroupement systématique des élèves pour les cours de breton et les disciplines non linguistiques en breton. Une telle organisation ne permettrait ni de garantir un enseignement de qualité ni de respecter le cadre réglementaire en vigueur, notamment la circulaire du 16 décembre 2021 relative à l’enseignement des langues régionales : « L’objectif des classes bilingues et des sections bilingues, de la maternelle au lycée, est d’assurer une maîtrise équivalente du français et de la langue régionale, que ce soit par la parité horaire hebdomadaire dans l’usage des deux langues ou par l’enseignement bilingue par la méthode dite immersive ». Pourtant, la dynamique de cette filière bilingue est bien réelle. Les projections pour les années à venir montrent une augmentation des effectifs : sept nouveaux élèves attendus en 2025, quinze en 2026 et une progression continue dans les rentrées suivantes. De plus, l’arrivée prochaine d’élèves issus du deuxième site bilingue public de Saint-Herblain, à l’école du Joli Mai, viendra renforcer cette tendance. De la même manière, la municipalité d’Indre, devant la multiplication des demandes des citoyennes et citoyens, souhaitait réaliser une étude d’opportunité pour l’ouverture d’une filière bretonne dans l’école de la commune. Or elle a essuyé un refus du rectorat. La loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République a pourtant réaffirmé en son article 40 modifiant l’article L. 312-10 du code de l’éducation que « les langues et cultures régionales appartenant au patrimoine de la France, leur enseignement est favorisé prioritairement dans les régions où elles sont en usage » et que « cet enseignement peut être dispensé tout au long de la scolarité ». Une offre publique défaillante pourrait conduire certains parents à scolariser leurs enfants dans une école privée dispensant cet enseignement. Elle souhaite savoir quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour appliquer pleinement la convention de 2022 sur l’enseignement du breton et en garantir les financements, renforcer l’offre d’enseignement bilingue et immersive en breton dans les établissements publics, assurer le recrutement et la formation d’enseignants en langue bretonne, actuellement en nombre insuffisant, et favoriser l’accès à l’apprentissage du breton pour les élèves et les adultes souhaitant l’étudier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5722</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2378</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Eric Liégeon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>École - Distribution d’un magazine de L214
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5722. — 8 avril 2025. — M. Eric Liégeon attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la distribution en milieu scolaire d’un journal édité par le « département éducation » de l’association L214 à destination des enfants : Mon journal animal. Il y a quelques années, des députés avaient déjà alerté sur des propositions d’interventions et d’envoi de supports dans les écoles par L214. À cette occasion, une note non contraignante datant du 17 janvier 2019 émanant des ministères de l’éducation nationale et de l’agriculture rappelait que les responsables d’établissements doivent privilégier les intervenants qualifiés et issus d’associations conventionnées ou agréées par l’éducation nationale. Elle précisait également que L214 ne fait pas partie des ressources pédagogiques utilisées en classe. Or, bien que cette association ne dispose pas d’un agrément, certains de ses documents continuent d’être distribués aux élèves dans les écoles primaires. En outre, M. le député précise que cette association est connue pour des méthodes d’action assez brutales, ce qui ne semble pas en adéquation avec le cadre scolaire. L’école doit demeurer un espace de transmission des savoirs, exempt de toute forme d’influence partisane. Il semble donc essentiel de veiller à ce que les supports diffusés aux élèves respectent ce principe. Ainsi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour prévenir ce type d’activisme au sein des établissements scolaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5724</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2378</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Intégration, dans les programmes scolaires, de l’incorporation de force
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5724. — 8 avril 2025. — M. Emmanuel Fernandes attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’intégration, dans les programmes scolaires, du sujet de l’incorporation de force des Alsaciens et des Mosellans dans les armées ennemies ainsi que des Alsaciennes et des Mosellanes dans des structures nazies, durant la Seconde Guerre mondiale. Il souhaite connaître les modalités administratives permettant l’intégration de l’enseignement de ces crimes de guerre, commis par le troisième Reich à l’encontre de Françaises et de Français, dans les programmes scolaires d’histoire. M. le député rappelle qu’à la faveur de la cérémonie des 80 ans de la libération de Strasbourg, le Président de la République a évoqué l’histoire de l’incorporation de force en la qualifiant de crime de guerre. Il a affirmé que cette « tragédie doit être nommée, reconnue et enseignée, car elle est celle de notre Nation ». Ces paroles doivent être suivies d’actes, ainsi M. le député souhaite savoir précisément quels sont ces actes : de quelle manière le ministère de l’éducation nationale en est partie prenante et dans quelle temporalité. En d’autres termes, quelle est la date de rentrée scolaire cible du Gouvernement, à laquelle les programmes scolaires devront avoir été modifiés pour y intégrer l’enseignement de la tragédie de l’incorporation de force en Alsace-Moselle durant la seconde guerre mondiale ? Enfin, il souhaite savoir si la tragédie des Malgré-Elles sera également abordée dans cet ajout aux programmes scolaires d’histoire. Outre les 1300 00 Malgré-Nous, ces 15 000 femmes, Mosellanes et Alsaciennes, ne sauraient être, comme c’est bien trop souvent le cas, les oubliées de l’histoire. Il lui demande ce qu’elle compte faire à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5726</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2378</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Sanquer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Mobilités des enseignants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5726. — 8 avril 2025. — Mme Nicole Sanquer alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la gestion de la mobilité des enseignants. Alors que l’éducation nationale connaît chaque année, de graves difficultés de recrutement, de nombreux fonctionnaires disparaissent des effectifs, faute de mutation. Un enseignant qui déménage pour des raisons familiales et change de département, notamment en raison d’une mobilité professionnelle de son conjoint (fonctionnaires et militaires en outre-mer), ne peut poursuivre ses fonctions au sein de l’éducation nationale si sa demande de mutation a été refusée. La réglementation en vigueur le concernant ne lui permet pas d’occuper un poste d’enseignant dans un autre département que celui d’origine (où il est titulaire), il doit alors se mettre en disponibilité, ce qui correspond à un congé sans solde dans la fonction publique ; il ne peut ni faire des remplacements, ni postuler dans les écoles sous contrat ou toute autre administration. En parallèle, on pallie ce manque d’enseignants par l’ouverture de postes à pourvoir d’urgence par le recrutement de contractuels non diplômés, non formés, parfois en job-dating, alors qu’il existe un vivier de professeurs qui seraient susceptibles d’enseigner. Ainsi, en 2021, ce sont un peu plus de 24 000 professeurs qui étaient en disponibilité sur les 870 000 enseignants français pour de nombreux motifs : rapprochement de conjoint et d’enfants, parent vieillissant ou handicapé, etc. Alors que les vocations manquent, il est urgent de faire évoluer les règles actuelles de la mobilité des enseignants afin de récupérer ces professionnels formés, expérimentés et titularisés. Pourquoi ne pas proposer un statut « hybride » qui leur permettrait au moins d’effectuer des remplacements dans l’attente de leur mutation, qui peut prendre parfois de nombreuses années ? Elle lui demande son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5727</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2379</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Mode de calcul de la reprise des services de droit privé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5727. — 8 avril 2025. — M. Philippe Brun appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’inégalité du mode de calcul de la reprise des services de droit privé pour les lauréats du concours de l’éducation nationale. Ce nouveau mode de calcul de reclassement du personnel ayant eu précédemment une carrière dans le privé entraine un effet de seuil injuste pour celles et ceux qui ont obtenu le concours avant 2023. En effet, les nouveaux titulaires depuis 2023 se voient dotés d’un salaire très supérieur à leurs homologues. Ils disposent en plus d’un reclassement dans un échelon leur garantissant de passer lors de mouvements devant les personnels ayant eu le concours en 2020, 2021 ou 2023. Bien que, dans sa décision n° 260508 du 10 décembre 2004, le Conseil d’État indique que l’absence d’effet rétroactif permettant de faire bénéficier les agents déjà en fonction des nouvelles dispositions statutaires ne constitue pas une discrimination contraire au principe d’égalité de traitement entre fonctionnaires d’un même corps, il lui demande de lui indiquer désormais ce qu’il compte mettre en place pour améliorer la situation de ces enseignants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5730</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2379</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Bigot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Fermeture de classes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5730. — 8 avril 2025. — M. Guillaume Bigot alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la fermeture annoncée d’une classe à Auxelles-Haut, dans le cadre du regroupement pédagogique intercommunal avec Auxelles-Bas. Cette suppression contraindrait à regrouper 33 élèves, de la grande section au CM2, dans une seule classe, compromettant un suivi pédagogique de qualité. Alors que l’école est souvent le dernier service public en milieu rural, sa disparition risque d’accélérer la désertification de ces territoires et de dissuader les jeunes familles de s’y installer. Des fermetures de classes sont également annoncées dans plusieurs autres communes rurales de la deuxième circonscription du Territoire de Belfort, à Dorans, à Roppe et à Offemont. Ces décisions technocratiques s’appuient sur des grilles d’analyse profondément inéquitables. Selon les critères transmis par la DASEN, les écoles sont classées en trois catégories : une école est considérée comme « défavorisée » uniquement si plus de 70 % des élèves sont issus de PCS défavorisées, « moyenne » avec un taux supérieur à 46 %, « favorisée » au-dessus de 32 % et « très favorisée » en dessous de 32 %. Cette classification est proprement lunaire : comment peut-on considérer qu’une école comptant près d’un tiers d’enfants défavorisés est « très favorisée » ? Cette grille discriminatoire accentue les inégalités territoriales et pénalise injustement les écoles rurales. Pendant ce temps, l’académie de Paris et sa population scolaire globale annonce la fermeture de 173 classes pour la rentrée prochaine, partiellement compensées par 39 ouvertures, dans un contexte de baisse démographique comparable à celui du Territoire de Belfort. Le rectorat se félicite d’ailleurs que la capitale bénéficie « du 3e meilleur taux d’encadrement au national ». Dans les Yvelines, à Saint-Germain-en-Laye, commune parmi les plus aisées de France, on compte 6 fermetures pour 4 ouvertures. Cette disparité de traitement entre territoires ruraux et urbains favorisés n’est pas acceptable. Face à ces injustices, M. le député demande à Mme la ministre de respecter les engagements de concertation pris par le Gouvernement et d’instaurer un moratoire sur les fermetures en milieu rural. Il l’interroge sur les mesures concrètes envisagées pour garantir l’égalité des chances entre les élèves des villes et ceux des campagnes, afin qu’aucun enfant du Territoire de Belfort ne soit laissé pour compte.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5731</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2380</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Absence de transparence et déséquilibre des DHG des lycées publics et privés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5731. — 8 avril 2025. — M. Édouard Bénard interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les modalités de répartition des moyens horaires alloués aux établissements scolaires publics et privés sous contrat avec l’État. Le 3 septembre 2024, Franceinfo a publié une enquête, menée en collaboration avec l’équipe de Complément d’enquête, relative aux disparités d’allocation de moyens entre les lycées publics et privés. Depuis 2015, la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) a rendu plusieurs avis favorables quant aux demandes d’accès portant sur tous les documents relatifs aux dotations et moyens alloués aux collèges et lycées publics et privés. Elle indique que tous ces documents sont communicables à toute personne qui en ferait la demande. Malgré le positionnement sans équivoque de la CADA, le ministère de l’éducation nationale, sollicité par les journalistes de Franceinfo, a indiqué ne pas disposer de ces données de manière centralisée. Également sollicitées par les journalistes de Franceinfo, les académies ont toutes opposé un silence à cette demande en dépit des avis positifs de la CADA. Seule l’académie de La Réunion a fini par communiquer les éléments demandés après un nouvel avis positif de la CADA. Malgré l’absence de collaboration des services du ministère de l’éducation nationale, les journalistes de Franceinfo ont néanmoins réussi à obtenir le nombre d’heures par élève, appelé « H/E », de l’ensemble des établissements scolaires de l’enseignement secondaire. Afin de réaliser des comparaisons pertinentes, les journalistes n’ont conservé que les H/E des lycées de plus de 100 élèves. En effet, les établissements de moins de 100 élèves, très majoritairement privés, affichent un H/E très élevé qui fausse les comparaisons. Au niveau national, le H/E du second degré, public et privé confondus, s’élevait à 1,32 heure par élève à la rentrée 2023. D’après les calculs réalisés par les journalistes, le H/E moyen des lycées généraux et technologiques est plus élevé dans le privé sous contrat que dans le public. À la rentrée 2023, c’était le cas dans 19 des 24 académies de France continentale. À titre d’exemple, le lycée public parisien Victor Duruy dispose d’un H/E de 1,04 heure par élèves quand le lycée privée Stanislas, situé à moins de deux kilomètres, bénéficie d’un H/E de 1,16 alors même que les deux établissements sont de taille proche et présentent une composition sociale identique avec des élèves issus de familles aisées. Ramené à un effectif comparable, cela signifie que l’établissement public disposerait d’une centaine d’heures de cours hebdomadaires en moins. De fait, quand des établissements publics doivent financer des groupes de spécialité en classe de première et de terminale, cela se fait au détriment des élèves de seconde. Selon l’enquête précitée, le mécanisme de répartition de l’enveloppe de dotations consacrée à l’enseignement privé diffère de celui de l’enseignement public. Celui-ci permet à l’enseignement privé de concentrer les moyens sur les lycées privés qui constituent « leur produit d’appel » au détriment de l’enseignement primaire. À l’inverse, les moyens dédiés à l’enseignement public sont séparés en deux enveloppes, l’une pour le premier degré, la deuxième pour le secondaire. La place accordée au Secrétariat général de l’enseignement catholique (SGEC), qui gère 96 % des établissements privés sous contrat, dans le processus d’allocation des dotations aux différentes académies, pose question. En effet, celui-ci propose directement au ministère une répartition de la dotation par académie, puis une fois celle-ci validée par le ministère, par établissement en liaison avec les services des rectorats. Un tel niveau d’intervention du réseau de l’enseignement catholique dans le processus de répartition n’est pas sans poser de question. Ainsi, la Cour des comptes a indiqué en juin 2023, que « certains rectorats sont contraints d’accepter des ouvertures de classes proposées par le réseau catholique ou d’autres réseaux, qui leur paraissaient parfois difficilement compréhensibles ». Depuis 2015, le ministère a entamé une réflexion pour mieux intégrer les caractéristiques sociales des élèves dans la répartition des moyens, jusque-là ignorées dans l’attribution des dotations des lycées, une évolution qui ne semble pas être pleinement prise en compte dans le réseau de l’enseignement privé. Interrogé sur ce point, le Secrétariat général de l’enseignement catholique justifie et revendique les écarts de traitement entre les lycées publics et privés au nom de la pluralité de l’offre éducative. Les refus réitérés du ministère de l’éducation nationale de communiquer les chiffres nationaux de répartition des DHG entre les établissements publics et privés, ainsi que l’absence de collaboration des rectorats sur ce même sujet, maintiennent une opacité sur cette question sensible, ce qui ne permet pas de mener un débat serein. Aussi, M. le député demande à Mme la ministre de rendre accessible au public l’ensemble des données relatives à la répartition des dotations allouées aux académies pour les établissements scolaires publics et privés sous contrat,  comme demandé par la CADA. Par ailleurs, il lui apparaît indispensable de réinterroger le rôle exorbitant accordé aux différents réseaux de l’enseignement privé, dont le SGEC, qui sont aujourd’hui impliqués à tous les niveaux décisionnels pour les questions relatives à l’allocation des moyens horaires attribués aux établissements scolaires privés. Enfin, il lui demande de bien vouloir lui préciser quelles dispositions elle entend prendre pour combler le différentiel de moyens horaires consacrés aux lycées publics comparativement aux établissements sous contrat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5732</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2381</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claire Lejeune</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Non-remplacement des professeurs absents par l’éducation nationale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5732. — 8 avril 2025. — Mme Claire Lejeune attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le non-remplacement des professeurs et la rupture de continuité du service public de l’éducation que cela engendre. Le 21 février 2025, le tribunal administratif d’Orléans a condamné l’État à indemniser plusieurs familles d’élèves en raison du non-remplacement d’un professeur de français une année entière. Selon la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), 15 millions d’heures de cours seraient ainsi perdues chaque année pour les élèves en raison de ces absences de remplacement qui entraînent une accumulation préoccupante d’heures d’enseignement non assurées, notamment dans les matières fondamentales. Ainsi, au collège Les Gâtines-René Cassin de Savigny-sur-Orge, plus de 2 400 heures de cours n’ont pas été assurées par l’éducation nationale cette année, en particulier en mathématiques, français et allemand, laissant de nombreux élèves sans enseignement dans des matières essentielles. Cette situation est particulièrement critique pour des élèves de 6e, où les groupes de niveaux, introduits par la réforme du « choc des savoirs », compliquent toute réorganisation interne dans les établissements. Pour les élèves de 3e, elle compromet gravement la préparation au brevet et accentue de fait les inégalités, touchant en premier lieu les élèves les plus fragiles. Par ailleurs, certaines absences de longue durée, comme des congés maternité, devraient être mieux anticipées, pouvant ainsi éviter plusieurs mois sans cours. Au-delà des élèves, ce manque de remplacement d’enseignants pèse lourdement sur l’ensemble des établissements. Les personnels de vie scolaire et les équipes pédagogiques, déjà en sous-effectif, doivent gérer un nombre croissant d’élèves en permanence, au détriment de leurs missions premières. Face à cette situation qui met en péril la réussite scolaire de millions d’élèves, Mme la députée souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour garantir un remplacement systématique des enseignants absents et assurer ainsi la continuité du service public de l’éducation. Elle souhaiterait également alerter sur l’urgence d’assurer des conditions de formation, de travail et de rémunération décentes aux enseignants et enseignantes, afin de rétablir l’attractivité de ce métier aujourd’hui dramatiquement malmené. Elle lui demande quelle sont ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5779</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2381</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Le Gall</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Choix de Microsoft dans le secteur de l’éducation et de la recherche
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5779. — 8 avril 2025. — M. Arnaud Le Gall interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les choix d’équipement numérique effectués récemment dans le secteur de l’éducation et de la recherche. Le ministère a en effet décidé de réattribuer le contrat d’équipement de ses services centraux et établissements supérieurs à Microsoft. Il privilégie ainsi l’offre d’un géant américain au détriment d’une solution technique libre et souveraine. Ce choix contredit notamment les recommandations de la direction du numérique pour l’éducation. Il est pour le moins hasardeux, de surcroît à l’heure où la relation transatlantique est plus dégradée que jamais. Doit-on rappeler que les grands patrons de la « big tech » sont un rouage essentiel de l’offensive idéologique et économique menée par l’administration Trump contre l’Union européenne et la France ? Doit-on rappeler que l’usage des technologies étasuniennes exposent à l’application systématique du droit américain, beaucoup moins protecteur en matière de protection des données notamment ? Autant d’éléments confirmant que s’émanciper des GAMAM est une impérieuse nécessité. M. le député s’inquiète également de la décision, prise par la direction de l’École polytechnique, de faire migrer ses services informatiques vers les serveurs de Microsoft. Une telle option expose des données sensibles (échanges internes, informations et résultats de recherche, etc.) à l’extraterritorialité du droit étasunien, à un possible détournement, à des risques d’espionnage. La prudence la plus élémentaire, le souci du bien public, mais aussi les recommandations officielles formulées explicitement dans plusieurs documents de référence, auraient dû conduire la direction de l’école à faire un autre choix. M. le député désire connaître l’avis de Mme la ministre sur ces deux décisions. Il lui demande si elle approuve ces deux choix ou si elle est disposée à prendre des mesures concrètes et efficaces pour que, dans l’un et l’autre cas, d’autres solutions techniques soient retenues, en lieu et place de celles proposées par Microsoft.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5786</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2381</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Davy Rimane</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Inclure les outre-mer dans les programmes scolaires hexagonaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5786. — 8 avril 2025. — M. Davy Rimane interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la place accordée aux outre-mer dans les programmes scolaires de l’enseignement secondaire en Hexagone. En effet, si des adaptions sont rendues possibles dans les territoires ultramarins, permettant ainsi d’étudier certains sujets sous un prisme en lien avec le territoire, en Hexagone, les outre-mer sont uniquement étudiés d’un point de vue que l’on pourrait considérer comme utilitariste, presque uniquement sous l’angle de la zone économique exclusive (ZEE) en géographie, ce qui ne permet pas de saisir pleinement les réalités économiques, sociales et historiques des outre-mer. Cette approche fragmentaire contribue à une méconnaissance de ces territoires par les citoyens français, alimentant parfois des préjugés nuisibles à la cohésion nationale. L’intégration plus approfondie des outre-mer dans les programmes de sciences économiques et sociales (SES), tant en classe de seconde qu’en spécialité, permettrait d’aborder les spécificités économiques de ces territoires, les défis structurels qu’ils rencontrent ainsi que leurs dynamiques locales. En enseignement moral et civique (EMC), la prise en compte des enjeux liés à la citoyenneté ultramarine et aux inégalités territoriales renforcerait la formation des élèves à une vision plus juste et inclusive de la République. Enfin, en histoire, l’étude des trajectoires ultramarines, de la colonisation et de l’esclavage à l’évolution des statuts juridiques et politiques de ces territoires, contribuerait à une meilleure compréhension du passé commun de la France hexagonale et des territoires ultramarins et de ses répercussions contemporaines. Aussi, il lui demande s’il est possible de revoir les programmes scolaires afin de mieux intégrer ces dimensions, garantissant ainsi une représentation plus équilibrée des outre-mer et une sensibilisation accrue des élèves à la diversité, l’histoire et à la richesse de ces territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5800</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2382</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Conditions de travail des AESH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5800. — 8 avril 2025. — Mme Angélique Ranc interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les conditions de travail précaires et peu attractives des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). En effet, lorsqu’une AESH change de secteur géographique, elle n’a aucune garantie que son contrat sera reconduit dans les mêmes conditions et peut ainsi voir sa rémunération et son volume horaire modifiés à la baisse. Cette instabilité contraint de nombreux accompagnants à renoncer à la mobilité, les enfermant dans une précarité géographique et professionnelle. De plus, leur droit aux jours de fractionnement, bien que prévu par la loi, n’est pas toujours respecté. Certains employeurs préfèrent déduire ces jours des obligations de service hebdomadaire ou des heures connexes, créant ainsi des disparités selon les académies et les établissements. Enfin, la rémunération des AESH demeure largement insuffisante. Leur bas niveau de salaire contraint de nombreux accompagnants à cumuler plusieurs emplois ou à quitter la profession, compromettant ainsi l’attractivité du métier et la continuité de l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Elle lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour pallier ces difficultés, notamment en matière de mobilité, de respect des droits aux jours fractionnés et de revalorisation salariale, afin d’assurer des conditions de travail dignes et d’attirer de nouveaux professionnels vers cette mission essentielle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5821</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2382</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élise Leboucher</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Lacunes de l’action publique sur la problématique de l’amiante dans les écoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5821. — 8 avril 2025. — Mme Élise Leboucher alerte Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la problématique de la présence d’amiante dans les établissements scolaires du pays. L’exposition à l’amiante constitue un risque majeur pour la santé. Depuis des décennies, il est établi par la science médicale que de nombreuses pathologies dont certaines extrêmement graves sont la conséquence d’une exposition à cette particule interdite dans la construction depuis 1997. Dès 2016, l’Observatoire national de la sécurité et de l’accessibilité dans les bâtiments scolaires (ONS) alertait sur la présence d’amiante dans le bâti scolaire. En 2019, Santé publique France alertait à son tour, donnant de premiers chiffres préoccupants sur les conséquences concrètes de la problématique. Elle faisait état que chaque année, 20 à 60 personnels de l’éducation nationale se voyaient reconnaître en maladie professionnelle en raison de mésothéliomes liés à une exposition à l’amiante au travail. En 2023, dans le cadre du reportage « Vert de Rage », une enquête d’investigation scientifique fut menée durant 8 mois auprès de plus de 19 300 écoles du pays. Celle-ci rendait public la présence d’amiante dans plus de 5 500 écoles. Elle précisait ensuite que près d’un tiers des écoles ne disposaient pas de « document technique amiante » (DTA), dont la tenue et la mise à jour régulière sont pourtant obligatoires, ces DTA devant permettre de connaître la présence d’amiante dans l’établissement, sa localisation précise, le facteur de risque dû à l’exposition et le degré d’urgence des travaux éventuels de sécurité devant être menés. En janvier 2024, le ministère a lancé une grande enquête nationale devant dresser un état des lieux objectivé de la situation dans le bâti scolaire et évaluer la qualité des mesures de prévention. Les résultats rendus publics sont particulièrement alarmants. Sur les plus de 33 000 écoles, collèges et lycées ayant fourni des données, la présence d’amiante est confirmée dans plus de 65,6 %. Aussi, près de la moitié des directions d’établissements ne possèdent aucune information et n’ont pas accès aux DTA de leurs bâtiments, les empêchant de connaître la présence et le risque précis encouru en matière d’exposition. Enfin, cette enquête a démontré l’insuffisance des contrôles menés pour évaluer les risques. Cette situation est particulièrement préoccupante et peut légitimement laisser craindre que de nombreux élèves et personnels soient, chaque jour, exposés à l’amiante sans le savoir, au risque de leur santé. Il s’agit d’une menace extrêmement prégnante face à laquelle l’État et les pouvoirs publics doivent agir. Tous les acteurs du secteur, agences médicales, associations de parents d’élèves, syndicats de personnels, associations de défense des victimes de l’amiante, alertent sur l’urgence de la situation. Or il s’avère que le plan d’actions présenté sur le sujet par le ministère en décembre 2024, demeure largement insuffisant. Les associations et syndicats pointent l’absence d’une véritable impulsion politique prenant la mesure du danger. Ce plan ne prévoit ni moyens identifiés, ni calendrier pour organiser le désamiantage ou la mise en sécurité des établissements concernés. Pour protéger les élèves et les personnels, la puissance publique devrait lancer sans attendre, un plan national de réhabilitation et désamiantage du bâti scolaire. Un plan ne pourra être efficace que s’il s’accompagne de la création de subventions pérennes de l’État, devant permettre aux mairies, départements et régions, qui sont propriétaires des bâtiments, de pouvoir financer les travaux nécessaires. Il est par ailleurs indispensable que le ministère puisse agir pour garantir le respect de la réglementation en matière de bonne tenue et d’accessibilité aux DTA. Comme la loi le prévoit, les inspections académiques doivent contrôler auprès des collectivités locales, que l’ensemble des établissements en disposent et que tout usager, personnel, membre de la direction, parent d’élève ou représentant syndical, puisse avoir accès à une copie ou une version numérisée. Sans l’existence et l’accessibilité à ces DTA, la puissance publique demeure aveugle sur l’état réel du risque de l’amiante dans les écoles. Enfin, dans l’attente d’une éradication complète du risque amiante dans les écoles, pour la sécurité des élèves et personnels, les contrôles périodiques visant à détecter les établissements dans lesquels le taux d’amiante dans l’air est trop dangereux, doivent être démultipliés. Les personnels doivent voir leur suivi médical professionnel et post-professionnel renforcé. Ce dernier demeure insuffisant du fait d’un nombre trop faible de médecins du travail au sein du ministère : 65 médecins pour 1,2 millions de personnels. L’État et les ministères de l’éducation nationale et de la santé ne peuvent se défausser sur le sujet. Il en va d’un enjeu de protection de la santé publique. Dans ce contexte, elle souhaite donc l’interroger sur l’action ministérielle qu’elle entend mettre en œuvre dans les prochains mois pour initier le désamiantage des établissements scolaires du pays et garantir la protection de la santé des élèves et des personnels de l’éducation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5830</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2383</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Idir Boumertit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Garantir un véritable statut stable et attractif pour les AESH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5830. — 8 avril 2025. — M. Idir Boumertit appelle l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la situation préoccupante des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), dont les conditions de travail et de rémunération restent largement insuffisantes au regard de leur mission essentielle d’inclusion scolaire. Ces personnels jouent un rôle fondamental auprès des élèves en situation de handicap, en leur apportant un soutien indispensable pour leur permettre de suivre une scolarité dans les meilleures conditions possibles. Pourtant, ils exercent dans une grande précarité, souvent sous statut de contrat à durée déterminée (CDD) renouvelable, avec des salaires largement inférieurs au seuil de décence et des temps partiels imposés. Cette situation engendre une instabilité professionnelle préjudiciable tant pour les AESH eux-mêmes que pour les élèves qu’ils accompagnent. Lors d’une récente rencontre avec des représentants des AESH et des syndicats, il a pu mesurer l’ampleur des difficultés rencontrées par ces professionnels : salaires trop bas, absence de perspective d’évolution de carrière, multiplication des affectations sur plusieurs établissements, ou encore insuffisance de formation. Ces conditions de travail difficiles contribuent à un fort taux de démission et rendent le recrutement et la fidélisation des AESH particulièrement complexes. Cette précarité affecte directement la qualité de l’accompagnement des élèves en situation de handicap, risquant ainsi de compromettre l’objectif d’une école réellement inclusive. Lors de l’examen du budget, un amendement visant à améliorer le statut et les conditions de travail des AESH, porté par M. le député et adopté par l’Assemblée nationale, représentait une avancée significative en faveur de ces professionnels et des élèves qu’ils accompagnent. Toutefois, cette victoire a été annulée par le recours à l’article 49-3 par le gouvernement, écartant ainsi toute possibilité de débat et de concertation. Dans la 14e circonscription du Rhône, comme sur l’ensemble du territoire national, l’engagement des AESH doit être reconnu et valorisé à sa juste mesure. Il lui semble donc essentiel qu’un dialogue approfondi soit engagé afin d’améliorer leur statut, leurs conditions de travail et leur rémunération, dans l’intérêt des élèves qu’ils accompagnent. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour enfin garantir un véritable statut stable et attractif aux AESH, à la hauteur des enjeux de l’inclusion scolaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5705</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2384</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Nécessité de reconnaître et protéger les droits trans et non-binaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5705. — 8 avril 2025. — M. Emmanuel Fernandes alerte Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations sur la nécessité de reconnaître et protéger les droits trans et non-binaires. M. le député interpelle Mme la ministre sur la nécessité de faire progresser les droits des personnes trans ou non-binaires en France. L’État ne reconnaît pas suffisamment le droit des personnes trans comme des personnes non-binaires à vivre leur vie, alors que les droits trans sont des droits humains. Il a quasiment fallu attendre la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) de Strasbourg dans l’affaire Garçon et Nicot contre France pour faire adopter la loi du 18 décembre 2016 qui a enfin arrêté d’exiger des personnes trans leur stérilité pour changer leur état civil. Plus récemment, le Parlement a étendu avec difficulté aux personnes trans la protection de la loi du 31 janvier 2022 interdisant les pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne. Surtout, des insuffisances demeurent aujourd’hui dans la loi qui reste discriminante à l’encontre des personnes trans et surtout non-binaires, dont les droits humains ne sont que partiellement conquis. Ainsi, le Conseil constitutionnel a reconnu le 8 juillet 2022, dans sa décision sur la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) de l’association Groupe d’information et d’action sur les questions procréatives et sexuelles, que le législateur a volontairement écarté les personnes trans de l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA). Cette différence de traitement ne saurait être justifiée : le législateur empêche aujourd’hui un homme trans, ayant obtenu la modification en ce sens de son état civil, d’accéder à la PMA alors même que son corps lui permet de porter un enfant. Dans les faits, il s’agit d’un obstacle posé à la reconnaissance pour les personnes trans de leur genre, qui préfèrent parfois, malgré les difficultés profondes dans lesquelles cela peut les plonger et la haine auxquelles elles peuvent faire face, ne pas faire reconnaître leur situation. Ainsi, il souhaite lui demander quel est son plan d’action pour permettre aux personnes trans ou non-binaires de conquérir les droits qui ne leurs sont pas encore reconnus par la loi. Des chantiers profonds demeurent à ouvrir dans de nombreux domaines. Le premier domaine est celui de l’état civil. Malgré la loi de 2016, le rapport « État civil de demain et transidentité » de la mission de recherche Droit et justice pointe plusieurs questions qui demeurent aujourd’hui sans cadre légal : la modification de marqueur de sexe pour les mineurs non-émancipés représentés par leur parents et l’absence de lien entre sexe à l’état civil et des critères biologiques. Les associations militant en faveur des droits trans plaident de plus pour la fin de la judiciarisation de leurs vies par l’accès au changement de marqueur de sexe en mairie, comme c’est le cas aujourd’hui pour le changement de prénom. Enfin, l’existence de personnes non-binaires demeure un impensé du droit français et de l’état civil. Cette existence nécessite une reconnaissance, par exemple via la fin de l’enregistrement du marqueur de sexe sur les documents d’identité. Le deuxième domaine est celui de la filiation. C’est le cas de l’accès à la PMA pour les hommes trans qui en sont injustement exclus, toute personne en capacité de porter un enfant devrait avoir le droit à la PMA. Aujourd’hui, il y a encore une absence de garantie légale de possibilité d’utilisation des gamètes des personnes trans conservés avant un traitement hormonal, tel que le permet pourtant la décision MSP-2015-009 du 22 octobre 2015 du Défenseur des droits. Il est enfin nécessaire d’organiser des campagnes actives pour encourager le don de gamètes. Plus profondément, il s’agit de l’ouverture de la filiation pour qu’elle puisse correspondre aux réalités des personnes trans ou non-binaires, pour faire en sorte que ces personnes n’aient plus jamais à adopter leur propre enfant, qu’elles ont parfois accouché. Le troisième domaine est celui des conditions de vie des personnes trans ou non-binaires. Celles-ci doivent être mieux protégées de la haine transphobe ou embyphobe et du rejet de leurs identités, face à la crise de violence pointée par le rapport 2023 de l’association SOS Homophobie. Les soins de transition trans, dont certains pourtant absolument nécessaires à une vie normale pour ces personnes, demeurent extrêmement coûteux, doivent être rendus accessibles, notamment via une meilleure formation sur ces questions des professionnels de la santé qui améliorera également le respect des droits des patients médicaux, le libre choix des parcours médicaux sur la base du consentement éclairé, mais également par un remboursement à 100 % des soins de santé trans par l’assurance maladie. Le Gouvernement doit enfin faire cesser les mutilations génitales sur les nourrissons et enfants intersexes, qui visent à faire conformer une réalité biologique complexe avec un imaginaire social binaire du genre. M. le député, en tant que représentant de la Nation, se fait le relais des voix trans et non-binaires sur la question demande à Mme la ministre quelle politique elle compte mener dans le domaine. Les droits des personnes trans et non-binaires doivent être reconnus et protégés. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5706</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2385</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Offensive réactionnaire face aux personnes trans ou non-binaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5706. — 8 avril 2025. — M. Emmanuel Fernandes interroge Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur l’offensive réactionnaire face aux personnes trans ou non-binaires. M. le député alerte Mme la ministre sur l’offensive réactionnaire face aux personnes trans, non-binaires, intersexes, queers et plus largement LGBTQIA+. Cette offensive est palpable dans la société : le rapport 2023 de l’association SOS homophobie sur les LGBTIphobies a ainsi pointé une augmentation de 27 % de témoignages de transphobie par rapport à 2022 et affirme que « depuis 2020, un véritable pic de violences à l’égard des personnes trans se dessine ». Les personnes trans et plus largement les personnes queer font encore face à un véritable continuum de violences à tous les niveaux : dans le milieu éducatif, dans l’emploi, dans l’accès aux soins, face aux administrations et dans la société. Les attaques contre les personnes trans et plus largement les non-binaires sont graves, de la simple dégradation de symboles, aux menaces à l’ordre public face aux lectures ateliers de lecture animés par des artistes drags, à l’attentat terroriste à la bombe artisanale à l’encontre du centre LGBT de Tours. Ces violences sont encouragées par l’offensive réactionnaire antitrans qui se développe au niveau politique. Cette offensive réactionnaire contre les personnes trans et non-binaires s’organise et s’institutionnalise concrètement et rapidement. Ainsi, l’extrême-droite a lancé en avril 2023 une « Association des parlementaires contre le wokisme » qui entend notamment s’attaquer aux personnes trans et à leurs droits. Le Sénat a récemment annoncé lancer un groupe de travail en vue d’un rapport sur la « transidentification des mineurs », un poncif qui consiste à voir l’identité sexuée comme un phénomène de mode, alors que la Cour européenne des droits de l’homme la reconnaît comme un des aspects les plus intimes de l’identité personnelle. La présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale a reçu en grande pompe des femmes qui se revendiquent féministes antitrans. L’une d’elles, sur le plateau d’une émission à grande audience, a avili la première maire publiquement trans de France en affirmant qu’elle n’est pas une femme mais « un homme transféminin ». M. le député interroge donc Mme la ministre sur la riposte qu’elle entend mener face à cette offensive réactionnaire contre les droits, vies et identités des personnes trans ou non-binaires, qui s’étend malheureusement jusque dans ses rangs politiques. La République doit réaffirmer que la transphobie et l’enbyphobie ne sont pas des opinions mais des délits puni de sanctions pénales. Dans d’autres pays pourtant considérés comme des démocraties, des offensives réactionnaires similaires se sont développées sans réponse et remettent aujourd’hui totalement en question la simple existence des personnes trans ou non-binaires. Aux États-Unis d’Amérique ainsi, par exemple dans l’État de Floride, de nombreuses personnes trans ou non-binaires préfèrent s’exiler de leur État plutôt que de subir les lois brutales et insensées qui leurs sont imposées, les forcent à détransitionner et obligent à dénoncer les mineurs trans ou non-binaires. Au Montana, la première représentante trans élue dans l’histoire de l’État, Zooey Zephyr, a été censurée dans sa fonction pour avoir défendu les personnes trans et non-binaires et l’ensemble des commissions auxquelles elle participait ont été vidées de leur contenu, l’empêchant d’exercer de manière effective son mandat électif, du simple fait qu’elle est une femme trans. Au Royaume-Uni, les rares lieux offrant des soins aux personnes transgenres avec des délais insensés de plus de cinq ans pour un premier rendez-vous ont fait face à des menaces d’attentat. M. le député souhaite savoir comment Mme la ministre entend empêcher que l’offensive réactionnaire antitrans en France se développe jusqu’à ce niveau de violence. En France, les agressions continuent face aux personnes trans ou non-binaires. L’invisibilisation et l’infantilisation dont sont victimes les personnes transmasculines, tout comme la haine et bestialisation à laquelle font face les personnes transféminines, constituent un ensemble de violences inacceptables auxquelles les personnes trans ou non-binaires doivent faire face. En tant que représentant de la Nation, il se fait le relais des voix trans sur la question et lui demande quels moyens sérieux sont mis en œuvre pour mettre fin à cette offensive réactionnaire, pour garantir les droits des personnes trans et non-binaires, protéger leurs vies et faire respecter leurs identités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5707</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2385</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Plafonds de verre auxquels font face les personnes trans ou non-binaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5707. — 8 avril 2025. — M. Emmanuel Fernandes attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur les plafonds de verre auxquels font face les personnes trans ou non-binaires dans le monde du travail, dans les domaines culturels et médiatiques et en politique. M. le député interroge Mme la ministre sur les moyens qui sont donnés pour éliminer les plafonds de verre qui amènent les personnes trans, non-binaires et queers à faire face à une inégalité des chances. Aujourd’hui, les personnes trans et surtout non-binaires sont quasi-totalement absentes des postes à responsabilité que ce soit dans le public ou dans le privé, absentes du paysage culturel, médiatique et politique qui discute d’elles sans elles et absentes des fonctions électives. Dans l’accès à l’emploi et encore plus aux fonctions à responsabilité, de nombreuses études ont pointé les plafonds de verre auxquels font face l’ensemble des personnes LGBTQIA+. Ces discriminations affectent tout particulièrement les personnes trans ou non-binaires, encore plus lorsqu’elles sont non-blanches et amènent ces populations à être en moyenne significativement plus isolées et plus pauvres que la moyenne nationale. Les personnes trans font face à beaucoup d’incompréhension voire de discriminations dans l’emploi. Ce phénomène amène un certain nombre d’entre elles à ne pas faire de coming-out, ce qui est néfaste pour leur santé mentale et inacceptable dans une société fondée sur la liberté où chacun et chacune devrait pouvoir affirmer son identité. Ces discriminations peuvent même évoluer vers des actes transphobes ou du harcèlement. M. le député interroge donc le Gouvernement sur ses stratégies pour mettre fin à ces barrières à l’emploi et l’évolution dans l’emploi pour les personnes trans pour faire disparaître les plafonds de verre et vivre le principe d’égalité des chances. Dans le paysage culturel et médiatique, alors que des personnalités trans ou non-binaires ont émergé dans plusieurs autres pays, l’absence de ces personnes en France est criante et empêche l’expression de leurs réalités. Les seules personnes trans connues en France ont largement construit leur audience par elles-mêmes via des plateformes numériques par exemple et les espaces culturelles et médiatiques ne parviennent pas à créer de place pour elles. Pourtant, l’exposition à ces réalités diverses serait d’une vraie utilité pour permettre une meilleure compréhension des enjeux spécifiques à ces personnes par l’ensemble de la population française et permettrait de diminuer les agressions et discriminations transphobes dont l’association SOS Homophobie a pointé dans son rapport 2023 qu’elles atteignent un pic. M. le député estime ainsi que ce n’est pas seulement pour l’égalité des chances que la présence culturelle et médiatique des personnes trans ou non-binaires est nécessaire, mais que l’effacement de ces plafonds de verre serait bénéfique pour diminuer les violences dans la société. Il l’interroge donc sur l’inclusion de ces objectifs dans les plans de lutte contre l’homophobie et la transphobie du Gouvernement. Enfin, au niveau politique, une seule personnalité trans est médiatisée en France : la maire d’une commune d’environ 500 habitants, parmi les 35 000 maires de communes. Sur le plateau d’une émission à grande écoute, cette unique maire trans médiatisée a été, de plus, disqualifiée dans ce qu’elle est, faisant face à cette violence inacceptable. L’acceptation des personnes trans et non-binaires, ainsi que de leurs identités, ne peut constituer des sujets de débat, pour lesquels les journalistes devraient faire œuvre de contradictoire. La Cour européenne des droits de l’homme a affirmé, dans sa jurisprudence, que l’identité sexuelle fait partie des aspects les plus intimes de la vie privée et qu’elle est à ce titre protégée, notamment au regard du droit à la vie privée et du droit à la non-discrimination dans l’accès aux droits garantis par la convention. Dans ce cadre, les personnes trans et non-binaires ne sauraient être exclues de l’office électif, l’article 3 du protocole additionnel à la convention garantissant le droit à des élections libres. Si aucun dispositif légal explicite n’exclut en droit les personnes trans et non-binaires de l’accès à des fonctions électives, force est de constater que la simple absence d’interdiction ne suffit pas à permettre l’égalité des chances. Ainsi, alors que selon les études scientifiques, entre une personne sur mille et deux personnes sur cent sont trans et malgré le début récent d’acceptation par la société de ces parcours de vie, aucune personne trans n’a jamais été élue au niveau départemental, régional, ni national. Une égalité des chances réelle signifierait qu’à l’Assemblée nationale, à chaque mandature il y ait entre un ou une et une dizaine de députés et députées trans : il n’y en a jamais eu aucune ni aucun. De même, elle supposerait qu’il y ait entre une cinquantaine et un millier de maires trans : là aussi, la République est loin du compte. Il y a donc en réalité une succession de plafonds de verre qui s’opposent aux personnes trans ou non-binaires, les empêchant d’avoir accès à ces postes électifs. La Constitution donne aux partis et groupements politiques la responsabilité de concourir à l’expression du suffrage. Elle garantit la liberté de l’exercice de leur activité, mais leur impose également en son article 4 la contribution à la mise en œuvre de la parité en politique et le respect des principes de la démocratie. Parmi ces principes démocratiques doivent figurer l’égalité des chances et l’absence réelle de discrimination. Il est nécessaire qu’un jour l’accès d’une personne trans ou non-binaire à un poste en responsabilité devienne un non-évènement, comme cela devient heureusement progressivement le cas, par des efforts qu’il convient d’approfondir, pour les personnes homosexuelles ou bisexuelles. Dans ce cadre, il lui demande comment elle entend mener un travail avec l’ensemble des partis et groupements politiques, mais également avec les partenaires médiatiques et culturels de l’État, pour que les personnes trans et non-binaires puissent profiter de l’absence de discrimination sur le genre qui est le fondement du principe de parité. Les personnes trans ne peuvent porter elles-mêmes leurs voix devant le Parlement, aucune n’ayant été élue jusqu’à ce jour ni à l’Assemblée nationale ni au Sénat. En tant que représentant de la Nation, il se fait donc le relais des voix trans et non-binaires sur la question et lui demande quels moyens sont mis en œuvre pour l’égalité des chances pour les personnes LGBTQIA+ et en particulier trans et non-binaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5672</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2387</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Aide à la réhabilitation des animaux utilisés à des fins scientifiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5672. — 8 avril 2025. — Mme Corinne Vignon attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la réhabilitation des animaux utilisés à des fins scientifiques. La réhabilitation consiste à prendre en charge et à replacer dans des structures adaptées ou des foyers d’accueil les animaux ayant participé à des protocoles de recherche ou de tests, afin de leur offrir une vie hors du laboratoire. Cette démarche permet non seulement de leur assurer un bien-être post expérimentation, mais aussi de reconnaître la contribution essentielle qu’ils ont apportée à la collectivité dans le cadre de la recherche scientifique et médicale. Actuellement, la réhabilitation de ces animaux est trop souvent déléguée aux associations, elles-mêmes dépendantes de dons privés pour assumer les frais (nourriture, soins, équipements etc.). Ce modèle entraîne de fortes limites et néglige la contribution de ces animaux à l’intérêt général. Il semble donc nécessaire de mettre en place une réflexion approfondie, réunissant chercheurs, professionnels vétérinaires, associations de protection animale et instances scientifiques, pour définir et diffuser des bonnes pratiques. L’objectif serait d’éviter une approche « à tâtons » et de garantir des protocoles efficaces, adaptés à la nature et aux besoins spécifiques de chaque espèce. En renforçant le dispositif de réhabilitation des animaux de laboratoire, la France montrerait son engagement en faveur du bien-être animal et ferait preuve de cohérence en assumant collectivement la prise en charge des animaux ayant contribué à l’avancement des connaissances scientifiques. Aussi, elle souhaite savoir si le Gouvernement entend intégrer systématiquement des budgets dédiés à la réhabilitation dans chaque projet de recherche financé par des fonds publics, afin que la collectivité reconnaisse sa responsabilité envers ces animaux qui ont servi l’intérêt général.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5733</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2387</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Gouffier Valente</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Bilan PNA VSS ESR
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5733. — 8 avril 2025. — M. Guillaume Gouffier Valente interroge M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la mise en œuvre et le suivi du Plan pluriannuel de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur et la recherche (2021-2025). Dans un souci de transparence et d’évaluation de l’efficacité des mesures engagées, M. le député souhaiterait un bilan détaillé des actions menées dans le cadre de ce plan. Ce bilan inclurait notamment l’état d’avancement de chaque mesure ainsi que la présentation des budgets alloués aux différentes initiatives en précisant les montants affectés aux actions conduites directement par le ministère et ceux délégués à des associations subventionnées. Par ailleurs, alors que ce plan arrive à échéance en octobre 2025, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage son renouvellement et, dans cette perspective, s’il compte associer à son élaboration des parlementaires et associations expertes en la matière, afin d’assurer une concertation approfondie avec les acteurs engagés sur le terrain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5734</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2387</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mélanie Thomin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Situation dégradée du Crous Rennes Bretagne dans le Finistère
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5734. — 8 avril 2025. — Mme Mélanie Thomin alerte M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la situation du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) Rennes Bretagne, particulièrement dans le département du Finistère. Au cours du mois de janvier 2025, ce sont 3 restaurants universitaires (RU) qui ont été contraints de fermer en raison de sous-investissements structurels et faute de financements pourtant indispensables. C’est le cas du RU Armen dans le centre de Brest (fuite de gaz ayant entraîné une explosion avec deux blessés), du RU du pôle Pierre-Jakez Hélias à Quimper (panne du système frigorifique), ainsi que celui de Plouzané dans le technopôle de Brest Iroise (problématiques techniques multifactoriels). La dégradation de ce dernier est telle qu’il est toujours fermé à ce jour, sans qu’une solution alternative de restauration puisse être proposée aux étudiants. Dans ce contexte, l’application récente de la loi n° 2023-265 du 13 avril 2023 visant à favoriser l’accès de tous les étudiants à une offre de restauration à tarif modéré, dite loi « Lévi », qui dispose qu’en l’absence de restauration collective une aide financière individuelle est distribuée aux étudiants dans les zones non couvertes, n’est pas suffisante. S’ils n’ont pas été fermés, les restaurants universitaires de Kergoat et de Ségalen, tous deux situés à Brest, ont besoin de travaux estimés respectivement à 3,5 et de 2,5 millions d’euros. À l’échelle de l’académie de Rennes, le montant nécessaire pour la remise à niveau des bâtiments et des équipements de cuisine collective s’élève à 26 millions d’euros. En matière d’hébergements, la ville de Brest manque de 1 500 logements. Les investissements prévus dans le cadre du contrat de plan État-Région (CPER) permettront d’améliorer la situation, mais un effort complémentaire doit être envisagé pour soutenir des opérations immobilières hors CPER. À l’heure où la précarité étudiante ne cesse de croître, que les files d’attente aux distributions alimentaires s’allongent et que le parc immobilier locatif devient inaccessible, les CROUS doivent disposer des moyens d’agir. À cette fin, elle lui demande quelles mesures il prévoit d’entreprendre pour résoudre cette situation intenable pour les étudiants finistériens et le CROUS Rennes Bretagne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5761</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2388</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Atteintes à la laïcité et menaces islamistes dans l’enseignement supérieur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5761. — 8 avril 2025. — M. Julien Odoul alerte M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la progression de l’islamisme dans l’université française et les menaces graves qui pèsent sur la laïcité, la liberté académique et la sécurité des enseignants. Un maître de conférences en géographie à l’université Lumière Lyon 2 et spécialiste reconnu de la Syrie a récemment été violemment pris pour cible après avoir exprimé son opposition à l’organisation d’une rupture du jeûne du ramadan dans un amphithéâtre universitaire. En toute légitimité, cet enseignant a rappelé que l’université est un espace régi par le principe de neutralité religieuse et que l’organisation d’un rituel cultuel musulman dans un cadre académique constitue une atteinte manifeste à la laïcité. En représailles, il a été publiquement accusé d’« islamophobie », de « racisme » et de « sionisme », exposé nommément sur les réseaux sociaux, dans une mécanique de harcèlement et de mise en danger qui évoque, à chaque étape, une véritable fatwa universitaire. Cette campagne s’est matérialisée dans une action de terrain d’une extrême violence symbolique : mardi 1er avril 2025, vers 15 heures, alors qu’il dispensait son cours dans les locaux de Lyon 2 à Bron, une quinzaine d’étudiants encagoulés ont fait irruption dans l’amphithéâtre. Arborant une grande pancarte « Pour une Palestine libre ; Non au nettoyage ethnique », ils ont hurlé des slogans agressifs, notamment « Sionistes, racistes, c’est vous les terroristes ». Très rapidement, ils ont encerclé la chaire du maître de conférences et ont tenté de l’empêcher de quitter l’amphithéâtre, dans une mise en scène d’intimidation politique particulièrement inquiétante. L’incident, filmé sur le moment, a été largement relayé dans la presse. Malgré la gravité des faits, il semble qu’il n’y aura peu ou pas de suites disciplinaires ou judiciaires à l’encontre des auteurs de cette intrusion. L’université s’est contentée de dénoncer publiquement « ce type d’agissements inacceptables », en affirmant « réaffirmer sa volonté d’assurer le déroulement serein de ses activités de formation » et en promettant de « mettre tout en œuvre pour que cette situation ne se reproduise pas ». Concrètement, les cours de ce maître de conférences seront désormais encadrés par un simple gardien posté devant l’amphithéâtre. Il est donc permis de s’interroger sur la capacité réelle de l’institution à défendre ses enseignants, à faire respecter l’autorité républicaine et à endiguer les offensives islamistes sur ses propres campus. Cette séquence d’intimidation idéologique et physique n’est pas un fait isolé. Elle s’inscrit dans une stratégie de l’islam politique visant à faire pression sur l’institution universitaire, imposer des revendications identitaires et religieuses dans les espaces de savoir et dissuader toute opposition par la peur. Ce type de mécanisme (harcèlement, désignation, menace) est tristement connu : c’est celui qui a mené, en 2020, à l’assassinat de Samuel Paty. Il lui demande donc ce qu’il compte faire concrètement pour protéger les enseignants pris pour cibles par des campagnes islamistes, sanctionner les auteurs de ces actes d’intimidation, rétablir l’autorité républicaine dans les universités, interdire strictement toute manifestation cultuelle dans l’enseignement supérieur et enfin, combattre sans faiblesse l’entrisme de l’islam politique et des réseaux fréristes dans les enceintes universitaires de la République.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5780</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2388</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Migration des services informatiques de l’X vers l’offre Microsoft 365
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5780. — 8 avril 2025. — M. Mickaël Bouloux attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la récente migration des outils informatiques de l’éducation nationale et de Polytechnique vers le service cloud Microsoft 365, qui conduit à héberger les données sur des serveurs de la multinationale américaine, contrairement à des logiciels Microsoft pouvant être gérés en local, sans transfert vers des serveurs externes, non maitrisés. Malgré les nombreuses alertes gouvernementales sur les dangers liés à l’utilisation de services informatiques étrangers, il semble que la direction de Polytechnique ait déjà entamé, sans aucune concertation avec le personnel et les étudiants, la migration de ses outils informatiques, y compris la messagerie des étudiants, vers des serveurs Microsoft, soumis à l’extraterritorialité des lois américaines. Cette caractéristique est susceptible de permettre à l’administration américaine d’avoir un accès aux données hébergées par des entreprises américaines, qui comprennent donc celles d’organisations non-américaines. De même, le ministère de l’éducation nationale a récemment attribué un marché public visant à équiper ses services centraux et les établissements supérieurs avec Microsoft 365, couvrant aussi bien les postes clients que les data centers. Cette situation soulève des inquiétudes majeures concernant la sécurité des données sensibles, qui sont nombreuses à Polytechnique, en raison des recherches pointues menées dans cette école d’excellence. La Dinum a pourtant encouragé les administrations et les acteurs publics à mettre en application la doctrine « Cloud au centre », listant les bonnes pratiques pour utiliser le cloud. Office 365 - dans sa version standard - ne correspond absolument pas à ces préconisations. De plus, cette dépendance à Microsoft, alors même que des alternatives souveraines sont disponibles, soulève des interrogations sur la souveraineté informatique et sur la préservation de la vie privée des citoyens français. Face à cette situation, il souhaiterait savoir quelles mesures seront prises pour suspendre la migration, ou exiger des assurances et des adaptations, des outils informatiques de Polytechnique vers Microsoft et s’assurer que les données sensibles et stratégiques du pays ne puissent pas être exposées à des captations par des gouvernements étrangers, parfois hostiles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5802</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2389</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ségolène Amiot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Pour un accès digne et équitable à l’enseignement supérieur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5802. — 8 avril 2025. — Mme Ségolène Amiot interroge M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la situation préoccupante des étudiantes et étudiants en situation de handicap dans un contexte de sous-financement chronique des universités. Le sous-financement chronique de l’enseignement supérieur et de la recherche publique met en péril les conditions d’études et de travail des étudiantes et étudiants et touche particulièrement les étudiantes et étudiants en situation de handicap. Ce manque de ressources compromet leur autonomie et leur réussite académique. Nantes université, comme la plupart des universités, n’est plus en mesure d’assurer ses missions. Les articles de presse font état de nombre de témoignages d’étudiantes et étudiants qui, partout en France, sont confrontés à des difficultés d’accès voire empêchés d’étudier. Les missions handicap des universités avec leurs partenaires jouent un rôle crucial dans l’inclusion de ces étudiantes et étudiants. Cependant, les dispositifs sont débordés faute de moyens, situation d’autant plus alarmante que le nombre d’étudiantes et étudiants en situation de handicap a augmenté de 500 % en six ans au niveau national. L’accessibilité des infrastructures universitaires reste largement défaillante. La loi n° 75-534 du 30 juin 1975 d’orientation en faveur des personnes handicapées imposait pourtant déjà l’accessibilité des bâtiments : « Les dispositions architecturales et aménagements des locaux d’habitation et des installations ouvertes au public, (…) doivent être tels que ces locaux et installations soient accessibles aux personnes handicapées. Les modalités de mise en œuvre progressive de ce principe sont définies par voie réglementaire dans un délai de six mois à dater de la promulgation de la présente loi. ». Cinquante ans plus tard, pourtant, à Nantes, comme ailleurs, certains ascenseurs sont en panne depuis des mois, empêchant les étudiantes et étudiants à mobilité réduite d’accéder aux cours. Les adaptations pédagogiques prévues par la loi ne sont pas toujours respectées, faute de moyens et d’organisation adéquats. De plus, les étudiantes et étudiants en situation de handicap font face à des conditions d’accompagnement dramatiquement insuffisantes. Confrontés au refus de prise en charge infirmière, faute de disponibilité, et au manque d’auxiliaires de vie, ils sont empêchés d’accéder aux toilettes de manière décente, affectant leur dignité et leur assiduité aux cours. Cette réalité s’inscrit dans un contexte plus large de sous-financement chronique des universités. L’alerte des présidents d’université en décembre dernier faisait état du risque de cessation de paiement de 60 établissements sur 75. L’intersyndicale de l’enseignement supérieur et de la recherche avance, quant à elle, qu’il manquerait 8 milliards d’euros pour répondre aux besoins du secteur, notamment la création des 150 000 places nécessaires pour les étudiants, la rénovation des infrastructures et l’amélioration des conditions d’encadrement. Face à ces constats, la loi de finances adoptée en février 2025 vient aggraver la situation puisqu’elle prévoit 1,5 milliard d’euros de coupes budgétaires, soit l’équivalent de la fermeture de sept universités françaises, selon l’Union étudiante. Devant cette situation critique de sous-financement des universités, elle lui demande quelles actions concrètes il prévoit de mettre en œuvre pour assurer un accès équitable et digne aux études supérieures pour toutes et tous et en particulier, pour les étudiantes et étudiants en situation de handicap et comment il compte renforcer les dispositifs d’accompagnement humain et garantir une accessibilité réelle des campus universitaires, manquement qui constitue une énième violation de la CIPH et ce, en dépit des contraintes budgétaires actuelles que le Gouvernement a lui-même imposées par 49.3.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5662</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2390</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Gouffier Valente</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Arbitrages budgétaires relatifs aux fonds mondial pour 2025
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5662. — 8 avril 2025. — M. Guillaume Gouffier Valente interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les arbitrages actuellement en discussion concernant le budget 2025 de la France et leur impact sur la lutte contre les pandémies dans le cadre de l’aide publique au développement (APD). La France est le deuxième bailleur historique du fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, juste après les États-Unis d’Amérique qui contribuent à hauteur d’un tiers de ses ressources totales. Le fonds mondial joue un rôle central dans la santé mondiale, représentant 28 %, 76 % et 62 % des financements internationaux contre, respectivement, le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme. En 2022, la France s’est engagée à contribuer au fonds mondial à hauteur de 1,596 milliard d’euros pour la période 2023-2025. La dernière tranche de cette contribution qui doit être versée en 2025 est déterminante pour l’effectivité des programmes en cours et s’élève à 426 millions d’euros. Cependant, un risque de retard de décaissement de la dernière tranche de la contribution américaine - soit 1,3 milliard de dollars - fait peser une menace immédiate sur la trésorerie du fonds mondial. Les financements bilatéraux américains, qui couvrent 50 % des financements internationaux contre le VIH/sida et 35 % contre le paludisme, sont actuellement suspendus. Dans ce contexte, un retard ou une baisse de la contribution française compromettrait sérieusement la mise en œuvre des programmes pour la période 2024-2026, affectant directement les malades et la lutte mondiale contre ces pandémies. Il l’interroge par conséquent sur le calendrier du décaissement de la dernière tranche de la contribution française au fonds mondial et sur les éventuelles coupes prévues dans les contributions de la France, au vu de la baisse de l’APD.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5669</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2390</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>L’accompagnement post détention des ressortissants retenus illégalement.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5669. — 8 avril 2025. — Mme Marie-Noëlle Battistel alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le statut et l’accompagnement des anciens otages français, notamment ceux qui ont été retenus en toute illégalité par le régime iranien, il demeure d’ailleurs des ressortissants français toujours retenus dans les geôles iraniennes dans des conditions particulièrement difficiles. En effet, il a été constaté de véritables difficultés pour les anciens otages pour retrouver un statut administratif et des conditions de subsistance dignes après leur détention. Par exemple, il est très difficile pour ces personnes de se voir refaire ne serait-ce que leur carte d’identité ou leurs attestations d’affiliation à l’assurance maladie. Le concours de l’État semble trop faible, notamment dans sa capacité à apporter un soutien technique et financier à l’endroit de ces personnes qui ont été privées de leurs droits fondamentaux du seul fait de leur nationalité française. Elle souhaite donc savoir s’il envisage de faciliter les procédures d’indemnisation dans le cadre du fonds de garantie existant et qui sont soumises à des conditions procédurales très lourdes. Elle souhaite également savoir s’il serait possible d’envisager une prise en charge globale post détention, en prenant en charge les soins psychologiques, notamment en fournissant une assistance pour la recherche d’un emploi ou d’un logement, afin de permettre aux citoyens victimes de ces détentions arbitraires de retrouver un semblant de vie normale après cette expérience traumatisante.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5737</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2390</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Allisio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Recrutement par un géant de la fast fashion et risques majeurs d’ingérences
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5737. — 8 avril 2025. — M. Franck Allisio interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le recrutement par un géant chinois du fast-fashion de l’actuel président du conseil de surveillance du port autonome d’une grande ville. En effet, alors que le pays fait face à de nombreuses tentatives d’ingérences étrangères venant de grandes puissances, dont la Chine fait principalement partie, ce recrutement interroge et inquiète. La Chine est coutumière du fait puisqu’un ancien député de la majorité présidentielle avait par exemple été mis en cause en tant que relais du régime chinois. De fait, il est à craindre que les décisions que ce président sera amené à prendre dans le cadre de ses fonctions au port autonome soient influencées par cette proximité indéniable avec la Chine. De fait, il lui demande si le Gouvernement a pris la mesure de ce risque majeur d’ingérences et entend mettre en œuvre des mesures afin de les empêcher.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5755</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2391</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Ben Cheikh</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Méthode de calcul de l’indice de parité de pouvoir d’achat (IPPA)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5755. — 8 avril 2025. — M. Karim Ben Cheikh interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les modalités de calcul de l’indice de parité de pouvoir d’achat (IPPA), utilisé pour déterminer les quotités des bourses scolaires attribuées aux enfants français résidant à l’étranger. L’IPPA est constitué à 70 % d’un indice de coût de la vie et à 30 % d’un indice de coût du logement, chacun pondéré par le taux de chancellerie entre l’euro et la monnaie locale. Ces indices sont calculés à partir de données fournies annuellement par l’agence Mercer Consulting, selon un panier représentatif de biens et services comparé à une base 100 pour Paris. En 2024, l’agence Mercer Consulting a actualisé sa méthode de calcul, notamment en modifiant la composition du panier de consommation et en ajustant la prise en compte des charges courantes (eau, gaz, électricité, internet, etc.). Toutefois, ni la composition détaillée de ce panier de biens et services, ni les pondérations appliquées à chaque catégorie de dépenses, ni l’évolution des indices intermédiaires par poste ou par composante ne sont rendues publiques. La révision méthodologique opérée en 2024 a ainsi entraîné une baisse marquée de l’IPPA dans plusieurs postes consulaires, notamment en Afrique et en Asie, alors même que ces régions sont souvent touchées par une inflation supérieure à celle de la France. Cette diminution de l’IPPA a un impact direct sur le calcul du quotient familial pondéré des demandeurs de bourses. En effet, un IPPA en baisse augmente mécaniquement le quotient familial, ce qui diminue la quotité de bourse attribuée et donc le montant de l’aide. Cette situation est particulièrement préoccupante dans les pays où le coût réel de la vie pour les compatriotes ne diminue pas, voire augmente. Cette absence de transparence rend impossible toute vérification indépendante de la méthode utilisée et empêche d’une part le contrôle parlementaire et d’autre part la compréhension des raisons précises de l’évolution de l’IPPA par les conseillers des Français de l’étranger, ainsi que par les familles concernées. Il souhaiterait donc être informé des intentions du Gouvernement quant aux mesures envisagées pour renforcer la transparence du calcul de l’indice de parité de pouvoir d’achat (IPPA), notamment en ce qui concerne la publication des données, pondérations et méthodes utilisées par l’agence Mercer Consulting.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5812</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2391</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Groenland
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5812. — 8 avril 2025. — M. Charles Sitzenstuhl interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la position de la France à propos des attaques répétées du nouveau gouvernement des États-Unis d’Amérique contre la souveraineté danoise sur le Groenland.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5813</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2391</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Elsa Faucillon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Obligations internationales et autodétermination de la Palestine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5813. — 8 avril 2025. — Mme Elsa Faucillon interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les dispositions prises par la France concernant l’avis consultatif de la Cour internationale de justice du 19 juillet 2024 et de la résolution du 18 septembre 2024 de l’assemblée générale des Nations Unies. À la suite de l’avis consultatif de la Cour internationale de justice du 19 juillet 2024, l’Assemblée générale de l’ONU a notamment exigé dans sa résolution du 18 septembre 2024 à l’article 3 qu’Israël respecte sans délai toutes ses obligations juridiques en vertu du droit international, telles qu’énoncées par la Cour internationale de justice. Et également à l’article 4 que : « 4. Demande à tous les États de s’acquitter des obligations que leur fait le droit international, notamment celles qui sont énoncées dans l’avis consultatif, dont les obligations suivantes : a) Favoriser, conjointement avec d’autres États ou séparément, la réalisation du droit du peuple palestinien à l’autodétermination, dont le respect est une obligation erga omnes et s’abstenir de tout acte qui prive le peuple palestinien de ce droit et veiller, dans le respect de la Charte des Nations Unies et du droit international, à ce qu’il soit mis fin à toute entrave à l’exercice par le peuple palestinien de son droit à l’autodétermination résultant de la présence illicite d’Israël dans le Territoire palestinien occupé ». Au regard de l’avis précité, elle l’interroge sur la position de la France et les actions diplomatiques prises au cours des six derniers mois et ce qu’il envisage de mettre en œuvre, en vertu des obligations découlant de la résolution du 18 septembre 2024 de l’assemblée générale des Nations Unies, afin de promouvoir concrètement l’autodétermination du peuple palestinien, de mettre fin à l’occupation et à la colonisation israélienne. Elle souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5814</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2392</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Herouin-Léautey</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Responsabilités de la France au regard du droit international
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5814. — 8 avril 2025. — Mme Florence Herouin-Léautey attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation dramatique à Gaza et les responsabilités de la France au regard du droit international. Depuis le début des opérations militaires à Gaza, le nombre de victimes civiles ne cesse d’augmenter et la situation humanitaire est devenue catastrophique. De nombreuses organisations internationales, dont l’ONU et la Cour internationale de justice, ont alerté sur les violations du droit international humanitaire et sur la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat dans la zone. Dernières violations en date : le bombardement d’un bâtiment de l’ONU dans la bande de Gaza et le blocage des livraisons d’aide alimentaire internationale par l’armée israélienne. Face à cette crise, la France a appelé à plusieurs reprises à la protection des populations civiles et au respect du droit international. Toutefois, des interrogations demeurent quant aux mesures concrètes prises pour garantir l’effectivité de ces engagements. Plusieurs pays européens ont annoncé des restrictions sur les exportations d’armes à destination d’Israël, considérant l’importance des risques d’utilisation en violation du droit international humanitaire. S’agissant de la France, l’opacité demeure autour des livraisons réelles ou supposées d’armement à Israël. Mme la députée souhaite savoir si la France a procédé à une évaluation des licences d’exportation en cours et s’engage à suspendre toute livraison d’armes ou de matériel pouvant être utilisé pour la réalisation d’objectifs offensifs dans ce conflit. La Cour internationale de justice (CIJ) a rendu une ordonnance imposant à Israël de prendre toutes les mesures en son pouvoir pour prévenir des actes pouvant relever de crimes condamnés par la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948. Mme la députée veut savoir si le Gouvernement entend soutenir et mettre en œuvre activement cette décision, notamment en demandant l’établissement de sanctions à l’échelle européenne contre les responsables d’éventuelles violations du droit international. Par ailleurs, elle souhaite savoir si le Gouvernement s’engage à prendre sa part, sans se dérober, dans l’application des mandats d’arrêt pour crimes de guerre émis par le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) à l’encontre des dirigeants israéliens et du Hamas. En outre, l’accès à l’aide humanitaire reste fortement entravé à Gaza. Alors que la population civile manque de nourriture, d’eau et de soins médicaux, elle veut connaître la nature précise des mesures supplémentaires que la France compte prendre pour garantir l’acheminement effectif de l’aide et la position du Gouvernement sur le soutien à l’ouverture de couloirs humanitaires permanents sous supervision internationale. Enfin, plusieurs États européens envisagent de reconnaître officiellement l’État de Palestine afin de soutenir une solution politique durable de résolution du conflit. Elle souhaite savoir comment la France compte s’engager en ce sens et si elle compte plaider activement pour la mise en place d’un cadre de négociations garantissant une paix juste et durable, respectueuse du droit à l’autodétermination des peuples, entre Israël et la Palestine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5833</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2392</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Ben Cheikh</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Demandes d’asile des Syriens en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5833. — 8 avril 2025. — M. Karim Ben Cheikh attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation critique du gel des procédures de délivrance de visas en vue de l’asile pour les ressortissants syriens, notamment ceux appartenant à des minorités religieuses ou ethniques persécutées. M. le député rappelle que depuis 2011, la France a accueilli près de 45 000 Syriens fuyant la guerre, les persécutions et l’insécurité généralisée. Deux grands dispositifs ont notamment permis cet accueil : les programmes de réinstallation, en lien et financés par le Fonds asile, migration et intégration (FAMI) de l’Union européenne et les couloirs humanitaires, résultant d’un protocole d’accord signé en mars 2017 entre l’État et plusieurs organisations de la société civile. Ces dispositifs ont permis à des centaines de familles gravement menacées, souvent issues de minorités chrétiennes, alaouites, yézidies, de trouver refuge et protection sur le sol français. M. le député s’inquiète de constater que, depuis l’annonce de la chute du régime de Bachar el-Assad le 19 décembre 2024, les services consulaires français ont suspendu l’instruction de plusieurs centaines de demandes de visa en vue de l’asile émanant de Syriens, essentiellement depuis des pays de premier asile tels que le Liban, la Jordanie ou la Turquie, où leur avenir demeure fortement incertain. Cette suspension, motivée par une évaluation incertaine de la nouvelle situation politique en Syrie, place des populations déjà en exil dans une situation de détresse extrême, tandis que les persécutions à caractère confessionnel ethnique ou politique perdurent et s’intensifient. M. le député rappelle que la protection des minorités persécutées en Orient relève d’un devoir à la fois moral et juridique, inscrit notamment dans la Convention de Genève relative au statut des réfugiés, ratifiée par la France le 28 juillet 1951. De nombreuses organisations engagées dans l’accueil humanitaire dénoncent les conséquences de cette suspension. En outre, plusieurs chancelleries européennes ont pris des mesures similaires, soulignant cependant leur caractère temporaire. En France, aucune communication claire n’a été faite sur les intentions du Gouvernement quant à la levée ou au maintien de ce gel, dont les conséquences se traduisent chaque jour par des pertes humaines parmi celles et ceux laissés sans réponse face aux persécutions et aux exactions. Il souhaiterait être informé des intentions du Gouvernement quant à une éventuelle levée prochaine du gel des procédures de délivrance de visas en vue de l’asile pour les ressortissants syriens, en particulier pour les minorités religieuses et ethniques menacées. Dans l’hypothèse où ce gel serait maintenu, il lui demande de préciser quelles modalités concrètes sont envisagées afin d’assurer, dans le respect des engagements internationaux, en particulier ceux issus de la Convention de Genève du 28 juillet 1951, l’instruction des demandes de protection dans un cadre garantissant les droits fondamentaux des personnes concernées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5715</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2393</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Proença</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Craintes de la filière solaire face à la baisse du tarif d’achat
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5715. — 8 avril 2025. — M. Christophe Proença attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur les préoccupations majeures de la filière solaire suite aux annonces faites de baisse du tarif d’achat dans le projet d’arrêté S21. La filière photovoltaïque française est aujourd’hui en grande inquiétude, en raison des perspectives négatives d’évolution réglementaire. Les mesures imposeraient une baisse drastique du tarif de rachat de l’électricité pour les installations de 100 à 500 kW et prévoient leur passage en appel à projets simplifié dès le 1er juillet 2025. Or ces installations représentent un secteur clé de la transition énergétique et un levier essentiel pour l’économie locale, avec plus de 67 000 emplois sur le territoire. Dans les départements ruraux, la plupart des projets concernés sont des projets agricoles, sur les toitures des bâtiments existants ou neufs, et n’ont pratiquement aucun impact s’ils sont conduits dans le respect du paysage et des espaces environnants. En favorisant les grands projets au sol, l’arrêt des projets 100-500 kWc risque d’accroître l’artificialisation des terres et de donner un avantage compétitif aux grands groupes d’investissement, souvent étrangers, au détriment des petites entreprises françaises qui développent des solutions sur bâtiments existants. Cette réorientation va à l’encontre des engagements pris dans le cadre du plan pluriannuel de l’énergie (PPE), qui fixe un objectif de 5 GW de nouvelles capacités solaires par an. En revoyant les objectifs trimestriels de raccordement à la baisse comme il est envisagé, même en appel d’offres simplifié, très peu de projets seront réalisés en toiture. Les acteurs du secteur, notamment les PME de la circonscription de M. le député, ont des prévisions de baisse de leur chiffre d’affaires de -50 %, menaçant directement leurs activités et leurs emplois. Les nouvelles conditions tarifaires (passage à 9,5 cents/kWh puis 8,5 cents/kwh puis 7,5 cents/kWh) rendent les projets économiquement non viables, alors que la France fait face à un déficit énergétique estimé à 172 TWh dans les prochaines années. De manière très pragmatique, les projets qui font vivre les PME françaises d’installation dans les territoires comme dans le département du Lot, sont là encore essentiellement destinés à des agriculteurs ou leurs groupements. Les surfaces de toiture permettent très largement le développement du photovoltaïque, avant de privilégier les sols, tout en favorisant une rémunération complémentaire des agriculteurs à moyen et long terme. La question de l’artificialisation des sols est particulièrement une source de préoccupation avec la présence d’une agriculture de qualité et d’élevages emblématiques comme celui de la brebis des Causses du Lot. Enfin, la CRE elle-même a critiqué les choix annoncés, qui risquent de ralentir l’essor du photovoltaïque en toiture, pourtant essentiel pour un développement équilibré des énergies renouvelables et dans le respect des sols. Dans ce contexte et compte tenu du caractère crucial de ce sujet pour l’indépendance énergétique et l’emploi en France, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage pour garantir la pérennité des projets photovoltaïques de 100 à 500 kW, en particulier pour les agriculteurs, préserver l’emploi dans cette filière et assurer une transition énergétique compatible avec les objectifs du PPE.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5718</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2394</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Dragon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Sûreté des installations nucléaires en lien avec les énergies renouvelables
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5718. — 8 avril 2025. — M. Nicolas Dragon interroge M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur les effets de la complémentarité entre les énergies renouvelables et le nucléaire sur la durée de vie des réacteurs nucléaires français, notamment en ce qui concerne la sécurité des installations face à des sollicitations de plus en plus importantes. Des rapports récents de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) et de l’inspecteur général pour la sûreté d’EDF remettent en question la complémentarité entre le nucléaire et les énergies renouvelables intermittentes (éolien et solaire). Ces études, s’appuyant sur des données scientifiques et factuelles, dénoncent une décision politique qui impose la priorité d’injection au réseau électrique d’une part d’énergie renouvelable intermittente au détriment du nucléaire, indépendamment des réalités économiques, sociales, sécuritaires et énergétiques. En effet, ces analyses mettent en évidence l’intermittence de cette complémentarité énergétique, qui entraîne des variations de puissance pouvant engendrer un risque de black-out, notamment durant la période hivernale, lorsque la demande en énergie est la plus forte. Pour pallier la faible production des énergies renouvelables intermittentes, susceptible d’entraîner ces risques de black-out, les réacteurs nucléaires sont sollicités pour produire davantage. Bien que ces derniers puissent supporter des variations de puissance, à terme, cela accélère la détérioration des installations. En effet, les maintenances étant programmées à l’avance, le faible préavis concernant ces variations de puissance perturbe le programme d’entretien des réacteurs nucléaires. À long terme, cette situation pourrait gravement impacter la sûreté des installations. Il convient de rappeler qu’en France, le nucléaire permet de produire une électricité stable et pilotable avec un coût moyen avoisinant 50 euros/MWh, contre 60 à 80 euros/MWh pour l’éolien terrestre et 80 à 100 euros/MWh pour le solaire, selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Pourtant, les règles du marché de l’électricité donnent la priorité aux énergies renouvelables, obligeant EDF à ajuster la production de ses réacteurs, ce qui entraîne des surcoûts et une usure prématurée des installations. Par ailleurs, l’intermittence des énergies renouvelables nécessite des moyens de back-up, c’est-à-dire le recours à des centrales à gaz ou à charbon, ce qui accroît la dépendance aux énergies fossiles extérieures et expose la France aux fluctuations des prix du marché. En 2022, l’arrêt partiel du parc nucléaire, combiné à une forte dépendance à l’éolien, a conduit à un recours accru aux centrales thermiques et à des importations d’électricité à des prix élevés, impactant dès lors le pouvoir d’achat de nombreux foyers français. Ainsi, il lui demande dans quelle mesure le Gouvernement compte agir au vu de ces dernières révélations pour mettre en place des solutions visant à renforcer la sûreté des installations nucléaires et à protéger le parc nucléaire français face aux pics de demande énergétique que les énergies renouvelables intermittentes ne peuvent pas assurer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5686</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2394</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Maurel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Fraude au compteur kilométrique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5686. — 8 avril 2025. — M. Emmanuel Maurel alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur une faille dans le fonctionnement du site HISTOVEC. Le site HISTOVEC développé par le ministère permet aux propriétaires et aux acheteurs potentiels de véhicules d’occasion de communiquer ou d’avoir accès à leur historique administratif avant de conclure une vente. Ce site, qui est utilisé par 250 000 personnes par mois, est considéré par les utilisateurs comme fiable et ils achètent des voitures en supposant que les données ont été vérifiées. Cependant, il semblerait que certains acheteurs aient été victimes de fraudes suite à la modification à la baisse de compteurs kilométriques. Dans le système mis en place aucune information n’est collectée et enregistrée avant le premier contrôle technique du véhicule. En conséquence, il manque sur ce site les informations des 4 premières années. Il lui demande quelles mesures il entend mettre en œuvre pour remédier à ce problème.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5687</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2395</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Renforcer la lutte contre la circulation des véhicules non assurés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5687. — 8 avril 2025. — Mme Louise Morel attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la nécessité de renforcer la lutte contre la circulation des véhicules non assurés et d’améliorer la sécurité routière. La présence de véhicules non assurés sur les routes françaises représente un enjeu majeur de sécurité publique. Chaque année, de nombreux accidents impliquent des conducteurs ne disposant pas d’assurance, laissant les victimes sans recours direct et alourdissant la charge du Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO), financé par l’ensemble des assurés. Selon les dernières estimations, plusieurs centaines de milliers de véhicules circuleraient en infraction, engendrant des risques accrus pour les usagers de la route et des coûts conséquents pour la collectivité. Actuellement, le contrôle de l’assurance d’un véhicule intervient principalement lors de contrôles routiers ou à la suite d’un accident. Toutefois, ces vérifications a posteriori ne permettent pas d’empêcher la mise en circulation de véhicules non assurés dès leur immatriculation. Une mesure préventive, consistant à interdire l’immatriculation des véhicules figurant dans le fichier des véhicules non assurés, constituerait un levier efficace pour limiter ces pratiques et garantir une meilleure application de l’obligation légale d’assurance. Une telle disposition permettrait d’atteindre plusieurs objectifs : renforcer la sécurité routière en réduisant le nombre de véhicules non conformes, lutter contre les fraudes à l’immatriculation et aux assurances, responsabiliser les conducteurs en les incitant à régulariser leur situation en amont et assurer une meilleure protection des victimes d’accidents. Aussi, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en place pour renforcer la lutte contre la circulation des véhicules non assurés, notamment par un contrôle renforcé au moment de l’immatriculation, pour améliorer la sécurité sur les routes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5709</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2395</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Publicité des parrainages des élus à l’élection présidentielle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5709. — 8 avril 2025. — M. Stéphane Viry appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la publicité des parrainages des élus à l’élection présidentielle instaurée par la loi organique du 25 avril 2016 de modernisation des règles applicables à l’élection présidentielle. En effet, la levée de l’anonymat pour la signature des parrainages expose les élus à de multiples risques. Nombreux sont ceux qui redoutent maintenant de s’exposer publiquement, craignant ainsi des représailles, une marginalisation ou encore des mesures de rétorsion de la part de leur parti politique, des collectivités territoriales dont ils dépendent, de certains électeurs ou des médias. Par ailleurs, cette obligation impose aux élus locaux, dont certains maires exercent sans affiliation partisane, un choix qui ne traduit pas nécessairement une position politique affirmée. Pour ces maires « sans étiquette », le parrainage constitue avant tout une participation active à la vie démocratique du pays, sans qu’il ne soit interprété comme un alignement sur un programme partisan. Apporter un parrainage ne signifie pas systématiquement soutenir un candidat, mais plutôt garantir le pluralisme et le dynamisme démocratique en permettant une diversité de choix lors de l’élection présidentielle. Au-delà des freins qu’elle impose, cette règle entraîne une démobilisation notable de certains acteurs politiques, qui se voient dissuadés de soutenir ouvertement une candidature de peur de subir des conséquences négatives. Dans ces conditions, l’obligation de publication des parrainages apparaît comme une mesure susceptible de compromettre la participation active des élus et d’affaiblir le dynamisme de la vie démocratique. Revenir sur cette disposition législative serait un pas vers l’apaisement de notre vie politique et une garantie supplémentaire de la liberté de choix des élus. Il l’interroge ainsi sur sa position concernant cette mesure et lui demande s’il envisage de revenir sur cette disposition législative, afin de rétablir l’anonymat des parrainages, garantir la liberté d’engagement des élus et préserver la pluralité des débats indispensables à la démocratie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5728</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2395</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Tesson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Renforcer la sécurité des établissements
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5728. — 8 avril 2025. — M. Thierry Tesson interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les mesures prises en réponse à l’agression survenue le 17 mars 2025 à Auby - dans sa circonscription - envers deux lycéennes du lycée professionnel Ambroise Croizat. L’un des agresseurs a placé un couteau sous la gorge de l’une des victimes tandis que ses comparses aspergeaient ses camarades de gaz lacrymogène. Bien que ces élèves n’aient été que légèrement blessées, cet incident soulève des interrogations quant à leur sécurité à proximité de leurs établissements, en particulier lors des heures de pause ou lors des mouvements d’entrées et de sorties. Fléau sans cesse grandissant, cette attaque témoigne du climat de violence qui semble régner en France dans le milieu scolaire. M. le député souhaite savoir quelles actions concrètes M. le ministre envisage pour renforcer la sécurité des établissements, ainsi prévenir les agressions mais aussi réagir de manière plus efficace à ces actes de délinquance à la fois plus fréquents mais surtout de plus en plus graves. Il l’interroge également sur les mesures spécifiques qu’il compte mettre en œuvre pour soutenir les victimes de ces actes de violence, tant sur le plan psychologique que judiciaire. Enfin, il souhaiterait connaître les stratégies qu’il envisage d’établir pour lutter contre cette banalisation de la violence et enfin garantir la sécurité des élèves dans les établissements scolaires de l’académie de Lille.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5741</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2396</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Florquin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Augmentation des dotations publiques aux associations d’aide aux migrants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5741. — 8 avril 2025. — M. Guillaume Florquin attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’augmentation continue des dotations publiques allouées aux associations d’aide aux migrants, dans un contexte où l’État impose des restrictions budgétaires sans précédent aux services publics. Selon un récent rapport de la Cour des comptes, 1,1 milliard d’euros ont été versés en 2024 aux associations œuvrant dans l’accompagnement des migrants, soit une augmentation de 52 % en cinq ans. Cette progression est justifiée par les services de l’État par la hausse des flux migratoires, mais également par l’élargissement constant du « parcours d’accompagnement social », dont la complexité et le coût pèsent de plus en plus lourdement sur les finances publiques. L’association Coallia, par exemple, a perçu à elle seule 573 millions d’euros sur cette période, tandis que France Terre d’Asile, présidée par Mme Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre, a reçu 287,3 millions d’euros. Ces montants interrogent alors que la même année, l’État a engagé une politique de rigueur budgétaire inédite : coupes dans les crédits alloués à l’écologie, à l’emploi, à l’enseignement supérieur, à la culture et durcissement de l’accès aux minimas sociaux. À l’heure où les services publics sont fragilisés, où les collectivités locales peinent à maintenir les services essentiels et où de nombreux Français renoncent à des soins, à des aides ou à des droits, de tels arbitrages budgétaires apparaissent comme un profond déséquilibre dans les priorités de l’action gouvernementale. Aussi, il souhaite savoir comment le Gouvernement justifie une telle augmentation des crédits alloués à l’accompagnement des migrants, dans un contexte de rigueur budgétaire généralisée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5742</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2396</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Edwige Diaz</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Nombre de mineurs non accompagnés pris en charge par l’ASE de la Gironde
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5742. — 8 avril 2025. — Mme Edwige Diaz interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les chiffres exacts de mineurs non accompagnés (ci-après « MNA ») visés aux articles L. 111-2 et L. 112-3 du code de l’action sociale et des familles pris en charge par l’aide sociale à l’enfance (ci-après « ASE ») du département de la Gironde selon les indications les plus récentes des services compétents. Depuis l’année 2015, les services sociaux girondins ont eu l’occasion de signifier les multiples et protéiformes difficultés auxquelles ils font face dans les modalités d’accueil des MNA, que ce soit en raison de l’augmentation significative du nombre de personnes accueillies, de leur profil ou du taux particulièrement élevé de fraudes liées à l’âge. C’est ainsi que selon un dossier de presse publié par le conseil départemental le 23 mars 2021, le nombre de MNA pris en charge s’élevait à 350 à la fin de l’année 2015, contre 795 en 2017 et 1 324 en décembre 2020, soit une augmentation nette de 278 % en cinq ans (étant précisé qu’une hausse de 411 % a déjà été constatée entre 2014 et 2016 et de 411 % également entre 2016 et 2018). Du reste, en 2020, 72 % des individus accueillis ont in fine été reconnus majeurs d’après les résultats d’expertise. Sur ce sujet, la chambre régionale des comptes de Nouvelle-Aquitaine a estimé par un rapport d’observations définitives relatif au contrôle des comptes et de la gestion du Département de la Gironde du 22 décembre 2020 que l’état des lieux était critique à l’égard de la capacité du département à connaître, suivre et contrôler les actions qu’il finance en ce domaine ainsi que les opérateurs associatifs auxquels il a délégué des pans entiers de la prise en charge et de l’évaluation. Dès lors, la chambre déplore l’absence de transparence en matière de coût d’une mise à l’abri, tout comme les carences viciant la procédure d’évaluation de minorité, qui en 2013 avait été confiée à un opérateur associatif unique sans mise en concurrence et sans contrôle de la part du département sur les missions ainsi confiées, ce qui impliquait alors une impossibilité d’être renseigné sur les délais d’évaluation ou la part d’individus se présentant ou non avec des documents d’identité - la chambre n’a pas hésité à parler de « défaillance manifeste » à la cinquième page, défaillance hautement préoccupante si l’on rappelle que l’opérateur a accusé un déficit de 600 000 euros comblé par le département, alors même que ce gouffre budgétaire n’a pas été justifié par le seul surcroît d’activité. En outre, le caractère incomplet des informations ne permet pas d’apprécier les résultats des dispositifs en place, d’où il résulte que malgré un budget de fonctionnement pour la protection de l’enfance situé à 325,2 millions d’euros en 2024, le contribuable n’est pas en mesure de pouvoir connaître les affectations précises de ses impôts, puisque même la chambre régionale des comptes semble dénoncer des opacités financières (le terme « opacité » apparaît quatre fois dans le rapport susmentionné), organisationnelles et opérationnelles. Au regard de ses éléments et face à la complexité devant laquelle se confrontent le citoyen et l’élu désireux d’obtenir des éléments précis, elle lui demande des informations sourcées sur : le nombre total de MNA pris en charge par l’ASE de la Gironde chaque année entre 2020 et le mois de mars 2025 ; le taux et le nombre de cas de majorité et de minorité décelés par expertise sur la même période, par année ; enfin, la part que représente le traitement des MNA dans le budget alloué à l’ASE de la Gironde, en pourcentage et par année pour la même période.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5743</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2397</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>OQTF prononcées et exécutées dans l’Aude depuis 2018
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5743. — 8 avril 2025. — M. Julien Rancoule interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le nombre d’obligations de quitter le territoire français (OQTF) prononcées et le nombre d’OQTF exécutées dans l’Aude par année depuis 2018, première année pleine du quinquennat d’Emmanuel Macron. En 2019, Emmanuel Macron avançait, dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Valeurs actuelles l’objectif de porter à 100 % le taux d’exécution des obligations des OQTF. Force est de constater que ce chiffre est loin d’être atteint puisqu’en 2023, seulement 6,9 % des OQTF ont été exécutées. Il est également à noter que le taux d’exécution n’est pas le même en fonction des nationalités. Pour cause, de nombreux pays d’origine rechignent à délivrer des laissez-passer consulaires. En conséquence, on constate un décalage entre la nationalité des personnes sous le coup d’une OQTF et celles réellement expulsées. Ainsi, si numériquement ce sont les Algériens (7 %), les Marocains (7 %) et les Turcs (6 %) qui représentent la plus grande part dans le total des sentences prononcées, les plus expulsés sont proportionnellement les Géorgiens, les Albanais et les Turcs. De nombreuses affaires révèlent que des individus sous le coup d’une ou plusieurs OQTF ont pu se maintenir en France et commettre des crimes : la petite Lola en 2022 comme la jeune Philippine en 2024, ont toutes les deux été assassinées par des individus sous le coup d’une OQTF. En novembre 2023, la jeune Claire G. a, elle, été violée dans son hall d’immeuble par un Centrafricain en situation irrégulière faisant l’objet de plusieurs OQTF. La terrible attaque au couteau de Mulhouse en février 2025, faisant un mort et plusieurs blessés, a été perpétrée par un homme de nationalité algérienne là aussi sous le coup d’une OQTF. Cette liste n’est malheureusement pas exhaustive. Toutes ces affaires ont scandalisé l’opinion publique et montrent à quel point ces OQTF relèvent d’un enjeu de sécurité en plus d’un enjeu de bonne application des peines prononcées. Selon un sondage CSA d’octobre 2024, 84 % des Français sont favorables à l’emprisonnement systématique des étrangers sous OQTF ayant commis des crimes ou délits, avant leur expulsion. Il est plus que temps de faire exécuter ces obligations de quitter le territoire français et ce, dans le but de protéger les Français. Ainsi, il lui demande des réponses chiffrées sur le nombre d’OQTF prononcées ainsi que le nombre d’OQTF exécutées dans l’Aude par année depuis 2018. De plus, il lui demande également quelle est la répartition par nationalité des OQTF dans le département.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5744</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2397</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Ben Cheikh</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Traitement des demandes de titres de séjour en préfecture
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5744. — 8 avril 2025. — M. Karim Ben Cheikh interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur des dysfonctionnements répétés dans l’instruction des dossiers de demande de renouvellement de titres de séjour au sein de certaines préfectures. Il a notamment été observé des délais excessifs de prise de rendez-vous et de traitement qui plongent de nombreux demandeurs dans une situation administrative, économique et sociale dramatique et injustifiable. Ces dysfonctionnements des services de l’État portent atteinte aux droits fondamentaux des demandeurs, pour lesquels ils peuvent avoir des conséquences particulièrement graves : licenciement, difficultés d’accès à un logement stable, perte d’accès aux droits sociaux et éducatifs, impossibilité de voyager en dehors de l’Union européenne. M. le député s’étonne que des étrangers en situation légale sur le territoire français et respectueux des procédures réglementaires exigées pour le renouvellement de leur titre soient contraints de recourir au tribunal administratif pour obtenir un rendez-vous en préfecture. Dans ce contexte, M. le député souhaite savoir comment M. le ministre explique les délais de délivrance des titres de séjour renouvelés. Il souhaiterait connaître les mesures envisagées pour améliorer de manière significative les délais de traitement des demandes de titres de séjour et garantir un suivi administratif rigoureux afin d’assurer un service public efficace et digne. Il lui demande également des précisions chiffrées sur les effectifs et les budgets consacrés aux services de l’immigration dans les préfectures, au niveau national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5748</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2398</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Golliot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Cumul d’emplois des policiers municipaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5748. — 8 avril 2025. — M. Antoine Golliot appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la problématique du cumul d’emplois des policiers municipaux. Actuellement, les policiers municipaux souhaitant exercer une activité professionnelle complémentaire ont la possibilité de demander un temps partiel, comme tous les fonctionnaires territoriaux. Toutefois, cette possibilité est encadrée par une durée maximale de quatre années, période à la suite de laquelle ils sont contraint de choisir entre leur emploi principal et leur activité secondaire. Cette limitation engendre des difficultés pratiques pour les agents concernés. Dans un contexte marqué par une économie en souffrance et une hausse du coût de la vie, ces revenus additionnels constituent un levier indispensable pour maintenir l’équilibre budgétaire de leur foyer. Par ailleurs, les collectivités territoriales, qui peinent parfois à recruter et à fidéliser leurs agents, pourraient également tirer parti d’une évolution du cadre actuellement en vigueur. Au regard de ces enjeux, M. le député interroge M. le ministre sur la possibilité de procéder à un assouplissement de la réglementation. Plus précisément, il souhaite savoir si une modification du cadre législatif ou réglementaire est envisagée afin de prolonger, voire de supprimer, la limite des quatre ans ; cette évolution permettrait aux policiers municipaux de poursuivre leur activité à temps partiel au-delà de cette échéance, sous réserve de l’accord de la structure qui les emploie, garantissant ainsi un équilibre entre les besoins des agents et ceux de la collectivité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5809</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2398</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Augmentation des actes de violence à l’encontre des forces de l’ordre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5809. — 8 avril 2025. — Mme Alexandra Martin attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la recrudescence des actes de violence à l’encontre des forces de l’ordre, qui mettent en péril la sécurité des policiers et gendarmes ainsi que leur capacité à assurer efficacement leurs missions de protection de la population. Les chiffres du ministère de l’intérieur témoignent d’une augmentation constante des agressions contre les forces de l’ordre. Entre 2009 et 2019, ces actes de violence ont augmenté de près de 40 %, passant de 26 721 à 37 431 agressions par an. Depuis 2000, ces chiffres ont même doublé, avec une moyenne de 85 actes recensés quotidiennement contre des agents de la seule police nationale. Cette dégradation de la situation se manifeste également par une intensification de la violence, comme en témoigne le nombre de blessés parmi les forces de l’ordre : en 2004, 3 842 policiers et gendarmes avaient été blessés en service, contre 7 399 en 2019. En 2020, ce chiffre a encore augmenté pour atteindre 8 719 blessés, tandis que 11 agents ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions. Les Alpes-Maritimes ne sont pas épargnées par cette tendance alarmante. Le 15 mars, un grave incident est survenu à Cannes, où trois policiers ont été attaqués au couteau au sein même du commissariat de la ville. L’assaillant, déjà connu des services de police et visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF), a été interpellé après avoir opposé une forte résistance. Cet évènement fait écho à une autre attaque au couteau survenue en 2021 devant ce même commissariat, au cours de laquelle quatre policiers avaient été agressés, deux d’entre eux ayant été blessés. Face à la multiplication de ces agressions et à leur intensification, les forces de l’ordre expriment une légitime inquiétude quant à leurs conditions d’exercice et à la nécessité d’un renforcement des mesures de protection. Si des dispositifs tels que l’équipement en caméras-piétons ou l’usage accéléré du pistolet à impulsion électrique ont été déployés, ces mesures semblent insuffisantes face à la montée de la violence. De nombreux syndicats policiers demandent une révision des dispositifs judiciaires afin d’assurer des sanctions plus dissuasives à l’encontre des agresseurs de policiers et gendarmes, ainsi qu’un renforcement des effectifs et des moyens matériels. Dans ce contexte, elle lui demande quelles mesures supplémentaires le Gouvernement entend mettre en place pour assurer la protection des forces de l’ordre et enrayer la hausse continue des agressions à leur encontre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5810</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2398</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Police nationale - sécurité publique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5810. — 8 avril 2025. — M. Matthieu Marchio attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’évolution des effectifs de la police nationale dans la circonscription de sécurité publique de Douai et des communes avoisinantes. Lors de la signature du contrat de sécurité intégrée en novembre 2022, des annonces avaient été faites concernant l’affectation de 22 policiers supplémentaires pour renforcer les effectifs locaux, avec notamment l’arrivée d’officiers de police judiciaire et d’assistants d’enquête. Ces recrutements, censés renforcer la présence policière et améliorer les capacités d’investigation, ont été accueillis avec intérêt par les élus locaux et les habitants de Douai, qui attendent une amélioration des conditions de sécurité. Cependant, ces recrutements sont à mettre en perspective avec la réalité du terrain. De nombreux témoignages font état d’un déficit persistant en effectifs, notamment en raison des départs à la retraite, des mutations et des arrêts maladie. Ainsi, plusieurs élus et syndicats de police s’inquiètent du fait que les nouvelles arrivées ne suffisent pas à compenser les départs, entraînant une stagnation, voire une diminution du nombre de policiers réellement disponibles sur le terrain. Cette problématique a été soulevée à plusieurs reprises par les maires et responsables locaux, qui alertent sur une insuffisance de moyens humains face aux besoins grandissants de la population. Dans le même temps, la situation sécuritaire de Douai et de son bassin de vie exige une vigilance accrue. La hausse des actes de délinquance, notamment les cambriolages et les violences urbaines, nécessite un renforcement durable et non ponctuel des effectifs. Or les annonces récentes ne garantissent pas une augmentation pérenne des policiers affectés à cette zone, ce qui alimente l’inquiétude des forces de l’ordre elles-mêmes, confrontées à une surcharge de travail et à un manque d’effectifs pour assurer correctement leurs missions. Dans ce contexte, M. le député souhaiterait obtenir un état des lieux détaillé de l’évolution des effectifs de la police nationale affectés à la circonscription de sécurité publique de Douai et des communes avoisinantes au cours des cinq dernières années. Il demande que soient précisés : le nombre exact de postes pourvus chaque année, le nombre de départs, toutes causes confondues (retraite, mutations, indisponibilités longues durées), le solde réel entre les départs et les nouvelles affectations, les projections pour les années à venir afin d’anticiper d’éventuelles baisses de présence sur le terrain. Il souhaiterait également savoir si des renforts supplémentaires sont envisagés au-delà des annonces déjà faites, notamment pour assurer que le nombre d’effectifs opérationnels soit au moins maintenu, voire renforcé face aux défis sécuritaires du territoire. Enfin, il l’interroge sur la gestion des détachements temporaires d’agents vers d’autres circonscriptions, qui fragilisent encore davantage les effectifs disponibles au quotidien à Douai et ses environs. Il lui demande quelles mesures seront prises pour garantir que la circonscription de Douai ne soit pas pénalisée par ces affectations temporaires et puisse bénéficier d’un maillage policier stable et suffisant pour répondre aux attentes légitimes des habitants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5811</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2399</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pour encadrer les AFD, il faut des données !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5811. — 8 avril 2025. — M. Abdelkader Lahmar interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’usage de plus en plus systématique des amendes forfaitaires délictuelles (AFD). Introduit en 2016 pour sanctionner certains délits routiers, le recours aux AFD a, depuis, été étendu à la répression de nombreux autres délits : infractions d’usage de stupéfiants, occupation illicite d’une partie commune d’immeuble collectif, vente à la sauvette, vols simples dont vols à l’étalage, introduction, détention ou usage de fusées ou d’artifices dans une enceinte sportive, etc. Actuellement, 7 AFD prévues par la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur (LOPMI) sont en cours d’expérimentation (installation en réunion sur le terrain d’autrui, abandon ou dépôt de déchets, port ou transport d’arme de catégorie D, entrave à la circulation, intrusion sur une aire de compétition et introduction de boissons alcoolisées dans une enceinte sportive). La loi du 25 mai 2021 pour une sécurité globale préservant les libertés voulait même aller plus loin en autorisant les policiers municipaux à dresser eux-mêmes certaines AFD, notamment pour usage de stupéfiants, sans le concours d’un officier de police judiciaire. Cependant, par la décision n° 2021-817 DC du 20 mai 2021, le Conseil Constitutionnel a censuré cette disposition comme méconnaissant l’article 66 de la Constitution. L’introduction de l’AFD dans le droit et l’extension permanente de son champ d’application ont été justifiées par des motifs d’allégement de la charge administrative et procédurale pour les agents de terrain et de gain d’efficacité dans l’administration de la justice et le recouvrement des amendes. Cette évolution n’en reste pas moins problématique pour de nombreuses raisons. Comme l’a souligné la Défenseure des droits en 2023, la procédure d’AFD porte une atteinte grave au droit au recours de la personne poursuivie et restreint l’accès au service public de la justice. L’institution souligne aussi le risque accru d’acharnement et de harcèlement policier attaché à ce dispositif pour certains individus ou catégories d’individus (jeunesses des quartiers populaires, militants politiques, syndicaux ou associatifs, supporters, etc.). Plus globalement, le fait qu’une condamnation avec inscription au casier judiciaire s’applique sans débat contradictoire dans le cadre d’un procès devrait rester une exception. Or c’est en train de devenir la règle pour de nombreux délits. Les tares des AFD sont donc nombreuses. Les injustices que leur généralisation engendre fragilisent les liens entre la police et la population et détériorent la qualité et la recevabilité sociale de l’action publique en matière de répression. Les associations de défense des droits humains comme les parlementaires ne comptent plus les témoignages de citoyennes et de citoyens qui ont vu leurs droits bafoués dans le cadre d’une verbalisation. Il est donc nécessaire de disposer de données exhaustives et fiables sur les AFD pour pouvoir documenter leurs effets et mieux en contrôler l’usage. Ainsi, le volume global des AFD par classe de délit, leur répartition territoriale, leur concentration éventuelle sur certains types de populations (en fonction de l’âge, du genre, de la nationalité, de la catégorie socio-professionnelle, etc.) doivent pouvoir être mesurés avec précision. Le système d’information statistique du ministère de la sécurité intérieure (SSMSI) est censé fournir ce genre de statistiques. Il apparaît cependant que ce dispositif est considérablement défaillant et lacunaire, malgré ses réformes successives. Il demande quelles mesures il compte donc prendre pour remédier à cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5834</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2400</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bryan Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Interdiction des Frères Musulmans
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5834. — 8 avril 2025. — M. Bryan Masson attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la menace que représente l’idéologie des Frères Musulmans sur la cohésion nationale et la sécurité des concitoyens. De nombreuses sources, y compris des rapports parlementaires et des services de renseignement, ont mis en évidence l’influence grandissante de cette organisation sur le territoire national, notamment à travers des associations, des lieux de culte et des structures éducatives qui diffusent une vision radicale de l’islam incompatible avec les principes républicains. Cette mouvance, sous couvert de respectabilité, œuvre à l’implantation progressive et grandissante d’un séparatisme idéologique menaçant les valeurs de laïcité, d’égalité hommes-femmes, mais également de liberté d’expression. À plusieurs reprises, Marine Le Pen a alerté sur la dangerosité des Frères Musulmans et sur la nécessité d’une réponse ferme de l’État face à cette stratégie d’entrisme. À ce titre, plusieurs pays, comme l’Autriche et l’Egypte, ont classé cette organisation comme mouvement extrémiste et ont été jusqu’à l’interdite. L’influence des Frères Musulmans ne peut être minimisée. M. le député s’inquiète dès lors, au sein de sa circonscription, à Cagnes-sur-Mer, de potentiels liens entre les Frères Musulmans et une association portant le projet d’une future mosquée, dont l’origine du financement demeure une source de préoccupations de la part des riverains mais aussi des fidèles. Dès lors, il lui demande si le Gouvernement entend prendre les mesures nécessaires afin d’endiguer cet entrisme religieux représenté par les Frères Musulmans. Aussi, il souhaite connaître sa position quant à la nécessité d’interdire ce mouvement extrémiste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5844</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2400</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Florquin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Rodéos urbains dans le Valenciennois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5844. — 8 avril 2025. — M. Guillaume Florquin appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la persistance des rodéos urbains dans le Valenciennois, malgré l’existence d’un cadre légal spécifique. Depuis l’adoption de la loi du 3 août 2018, les rodéos motorisés sont érigés en délit, passibles d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende. Pourtant, à l’arrivée des beaux jours, ces pratiques illégales connaissent une recrudescence spectaculaire dans de nombreuses communes de la 20e circonscription du Nord. À Bruay-sur-l’Escaut, Anzin, Fresnes-sur-Escaut ou encore Escautpont, les riverains alertent sur la multiplication des rodéos motorisés sur la voirie, les voies de tramway, dans les quartiers résidentiels comme dans les espaces naturels, avec des engins non homologués et souvent conduits par des mineurs. Ces agissements mettent en danger les habitants, les cavaliers, les cyclistes et les usagers de la route, tout en alimentant un climat d’impunité et d’insécurité. Malgré les opérations ponctuelles de police appuyées par des moyens aériens, le phénomène persiste, révélant un manque de moyens pérennes et dissuasifs. Si la plateforme « signaler un rodéo » permet des remontées utiles, les résultats restent limités sans renforcement des effectifs et des sanctions réellement appliquées. Il souhaite donc savoir quelles mesures supplémentaires le Gouvernement entend prendre pour permettre une application effective de la loi de 2018 et si un plan d’action renforcé, doté de moyens humains et techniques adaptés, est prévu pour lutter durablement contre ces comportements dangereux dans les territoires les plus touchés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5845</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2400</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Dive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Évolution du nombre de procès verbaux sur les dix dernières années
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5845. — 8 avril 2025. — M. Julien Dive attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la nécessité de disposer de données détaillées concernant les excès de vitesse constatés au cours des dix dernières années. Il souhaiterait obtenir, en distinguant les infractions relevées en agglomération, hors agglomération ainsi que sur les chantiers mobiles, l’évolution du nombre de procès-verbaux dressés pour les dépassements de la vitesse autorisée suivants : de 1 à 5 km/h ; de 6 à 10 km/h ; de 11 à 15 km/h ; de 16 à 20 km/h ; de 21 à 25 km/h ; de 26 à 30 km/h.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5847</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2401</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Bigot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dissolution des groupes de supporters
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5847. — 8 avril 2025. — M. Guillaume Bigot alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le projet de dissolution de plusieurs groupes de supporters dit « ultras ». En effet, la dissolution de ces groupes va avoir pour effet de rendre la situation plus ingérable qu’elle ne l’est actuellement. Dissoudre ces associations c’est rompre le dialogue avec des interlocuteurs reconnus, identifiés par les autorités étatiques pour l’organisation des déplacements ou des matchs à domicile. C’est priver les clubs de ces interlocuteurs légitimes et responsables qui encadrent les tribunes et les déplacements. Ces dissolutions auront donc plus d’effets négatifs que positifs en matière de sécurité et de lutte contre la violence dans les stades, elles ne feront qu’aggraver les tensions et multiplier les risques de violences. Par ailleurs, un arsenal juridique existe, qui plus est un des plus complet d’Europe, pour sanctionner les individus qui enfreignent la loi dans les stades. Les interdictions individuelles de stade que la justice peut appliquer ou bien des interdictions administratives délivrées par les préfectures. Pourquoi ne pas tout simplement l’utiliser de manière systématique ? Pour rappel la France sanctionne 10 fois moins que l’Angleterre, avec 202 interdits de stades pour 2 000 en Angleterre. Les dissolutions révèleraient définitivement la faiblesse de l’État en sa capacité de sanctionner les individus violents, d’autant que la dissolution n’interdit pas ses membres de stades, elle ne sanctionne pas les individus délinquants qui y sévissent. La nature ayant horreur du vide, cela favorisera l’émergence de nouveaux acteurs incontrôlables. L’expérience des dissolutions précédentes à la fin des années 2000 doit servir de leçon. En 2008 les « Boulogne Boys », groupe ultras du Paris-Saint-Germain ont été dissous. Suite à cela, la tribune est devenue encore plus violente et des affrontements avec le virage Auteuil ont conduit à la mort d’un supporter en 2010. En 2010, la « Brigade Sud Nice » et la « Cosa Nostra » de Lyon ont été dissoutes, ce qui n’a eu aucun effet, car depuis d’autres groupes se sont créés, continuant les mêmes activités au sein des mêmes tribunes. Une politique répressive individuelle est donc à privilégier, accompagnée d’un dialogue et d’une responsabilisation de ces groupes de supporters. C’est pourquoi il souhaiterait savoir quelles mesures le ministère compte mettre en œuvre pour lutter efficacement contre toutes formes de violences dans les stades.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5762</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2401</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Anonymat des personnels pénitenciers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5762. — 8 avril 2025. — Mme Sophie Blanc attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les évènements tragiques survenus courant 2024 au centre pénitentiaire des Baumettes, à Marseille, qui ont une nouvelle fois mis en lumière l’extrême insécurité dans laquelle les personnels pénitentiaires exercent quotidiennement leurs missions. Ces faits, qui s’inscrivent dans une escalade de violences visant non seulement les agents mais également leurs familles, illustrent de manière dramatique la nécessité d’une réforme profonde des conditions de sécurité dans les établissements carcéraux. Alors que les personnels pénitentiaires jouent un rôle essentiel dans la sécurité publique et le maintien de l’ordre social, ces derniers demeurent des cibles régulières d’intimidations, de menaces et d’actes de violence. Certains de ces actes, perpétrés par des individus affiliés à des organisations criminelles disposant de moyens colossaux, se poursuivent jusque dans la sphère privée des agents, menaçant leur vie et celle de leurs proches. Ce climat de sauvagerie, qui règne dans une partie des établissements pénitentiaires, exige une réponse à la hauteur des enjeux. À cet égard, les revendications portées par l’UFAP UNSa justice méritent une attention particulière. L’article 15-4 du code de procédure pénale prévoit déjà l’anonymat pour certains personnels exerçant des missions de sécurité, mais les personnels pénitentiaires n’en bénéficient pas de manière systématique. Or il semble indispensable que ces agents puissent voir leur anonymat garanti, non seulement dans le cadre des procédures disciplinaires et pénales liées à leurs fonctions, mais également sur tous les documents administratifs et supports informatiques. Plusieurs pays ont démontré l’efficacité de telles mesures. En Allemagne, par exemple, les personnels pénitentiaires bénéficient d’un anonymat renforcé pour prévenir tout risque de représailles. L’utilisation d’un identifiant numérique protège les agents, tout en assurant une traçabilité administrative sans compromettre leur sécurité. De même, en Suède, où la gestion carcérale repose sur un modèle axé sur la réhabilitation, l’anonymat des agents est un pilier fondamental pour garantir leur sérénité face aux tensions avec certains détenus. Enfin, aux Pays-Bas, des réformes similaires ont permis de réduire significativement les intimidations envers les personnels grâce à l’usage systématique de matricules sur les documents administratifs. Ces exemples prouvent que la généralisation de l’anonymat des agents pénitentiaires est non seulement réalisable, mais également efficace pour prévenir les menaces et renforcer la sécurité. L’utilisation d’un matricule en lieu et place du patronyme présenterait une double utilité. D’une part, elle protégerait les agents et leurs familles contre d’éventuelles représailles ou pressions. D’autre part, elle contribuerait à restaurer la sérénité nécessaire à l’exercice de leurs missions, aujourd’hui trop souvent perturbées par la crainte légitime pour leur propre sécurité. Par ailleurs, il est également urgent de renforcer les moyens alloués à la lutte contre l’introduction d’objets interdits et de substances illicites au sein des structures pénitentiaires. Les pressions exercées par les noyaux durs de la criminalité organisée sur les agents et les tensions internes dans ces établissements déstabilisent les détentions, fragilisent les efforts de réinsertion et mettent en danger la vie des personnels. Face à cette situation intolérable, elle lui demande s’il peut préciser quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour : étendre les dispositions relatives à l’anonymat des personnels pénitentiaires, en inscrivant dans la loi l’utilisation d’un matricule pour tous les actes et documents administratifs, disciplinaires ou pénaux liés à leurs fonctions ; renforcer la sécurité des établissements pénitentiaires par des moyens humains, matériels et législatifs adaptés, notamment pour lutter contre les trafics et les actes d’intimidation provenant des détenus affiliés à des organisations criminelles ; assurer une meilleure protection des familles des personnels, en mettant en place des dispositifs efficaces contre les menaces et représailles à leur égard et prévoir la création d’établissements spécialisés, adaptés aux profils des détenus, afin de restaurer l’ordre, la discipline et la sécurité au sein des structures carcérales. Il est indispensable que l’ensemble des mesures nécessaires soit mis en œuvre afin de protéger efficacement les personnels pénitentiaires et leurs proches. Ne pas agir rapidement, c’est prendre le risque d’autres drames. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5763</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2402</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Fayssat</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Sécurité et conditions de travail des agents pénitentiaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5763. — 8 avril 2025. — M. Olivier Fayssat attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’urgence d’améliorer les conditions de travail et la sécurité des agents pénitentiaires, en particulier sur deux questions cruciales que constituent celles de leur logement et des transferts judiciaires. Les agents pénitentiaires, en particulier les nouvelles recrues, peinent souvent à se loger à proximité des établissements où ils exercent, en raison du coût élevé du logement ou de l’insécurité dans certains quartiers environnants. Cette difficulté est encore plus prononcée dans des zones sensibles comme Marseille, dans un contexte marqué par la violence et le narcobanditisme. Ces agents, souvent confrontés à des agressions, des menaces et des représailles, nécessitent des logements sécurisés et proches de leur lieu de travail pour assurer à la fois leur protection et leur disponibilité. Par ailleurs, il s’avère indispensable que les agents ne soient pas logés à proximité directe des familles des détenus. En cela, il apparaît urgent de remettre à plat les conventions qui lient les bailleurs sociaux aux établissements pénitentiaires, puis de les développer, de façon à prévoir une réservation intégrale de bâtiments ou de cages d’escalier au bénéfice des agents pénitentiaires, tout en leur garantissant des loyers attractifs. Dans le cadre de la construction de nouvelles prisons ou de la rénovation d’établissements existants, il semble indispensable de réserver des emprises foncières spécifiques pour développer des logements sécurisés destinés aux surveillants. De telles initiatives permettraient d’améliorer leur qualité de vie, de réduire les temps de trajet et de garantir une intégration professionnelle dans des conditions décentes et sûres. M. le député souhaite savoir si le Gouvernement envisage de généraliser la réservation d’emprises foncières autour des nouveaux établissements pénitentiaires pour la construction de logements sécurisés. Par ailleurs, il demande à M. le ministre si des mesures sont à l’étude pour identifier des terrains aux abords des prisons existantes, en particulier celle des Baumettes à Marseille, afin d’y développer des solutions similaires. Il existe un vaste terrain limitrophe des Baumettes où se trouve notamment la direction interrégionale des services pénitentiaires de Marseille. Ce terrain d’une superficie apparemment de plusieurs hectares, appartenant au ministère de la justice, pourrait sans doute accueillir la construction de logements au bénéfice des agents pénitentiaires. Il arrive que certains d’entre eux, récemment déplacés soient contraints de dormir dans leur voiture. Il semble évident que le Parc national des Calanques ne ferait pas obstacle à ce projet relevant de la sécurité publique. S’agissant des transferts judiciaires, il est reconnu qu’ils constituent un point de vulnérabilité majeur et en conséquence, de danger pour les agents. Par ailleurs, ils monopolisent jusqu’à 30 % du personnel pénitentiaire, au détriment de la sécurité en prison et des fouilles de détenus. M. le député souhaite savoir si le Gouvernement prévoit d’avoir davantage recours à la visioconférence pour réaliser certains actes de procédure, par exemple la comparution devant un juge des libertés et de la détention, ainsi que privilégier le déplacement des magistrats plutôt que des prévenus. De telles démarches, au-delà de l’amélioration des conditions de vie des agents pénitentiaires, contribuerait également à renforcer leur sentiment de sécurité et leur efficacité dans l’exercice d’une mission essentielle au bon fonctionnement de la société. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5784</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2403</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Difficultés du retour après une incarcération éloignée de la ville d’origine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5784. — 8 avril 2025. — M. Bastien Lachaud interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les difficultés du retour au domicile après une incarcération, pour certains prisonniers notamment originaires d’outre-mer et incarcérés dans l’hexagone. En effet, les personnes incarcérées, qu’elles soient dans l’attente de leur procès, ou condamnées, sont susceptible d’être dans une prison éloignée, voire très éloignée de leur domicile. Cela pose de grandes difficultés pendant la détention pour le maintien des liens avec la famille et l’entourage. C’est notamment le cas des prisonniers corses incarcérés sur le continent. Mais à la sortie de prison, cela pose aussi des problèmes matériels difficilement surmontables ne serait-ce que pour revenir dans sa ville d’origine. C’est en particulier le cas pour les personnes originaires de territoires ultramarins, pour lesquels les moyens de transport sont particulièrement onéreux. Par exemple, certains prisonniers originaires de Nouvelle-Calédonie ont été incarcérés dans l’hexagone après un transfert organisé par l’administration pénitentiaire. À leur sortie de prison, dans l’hexagone, c’est à eux d’organiser leur retour dans leur ville d’origine, à leurs frais. Or la valeur du billet d’avion est un coût particulièrement élevé, voire exorbitant pour quelqu’un qui sort de prison. Les difficultés matérielles sont d’autant plus grandes pour les citoyens calédoniens et polynésiens qui n’ont pas le même régime de sécurité sociale et se retrouvent privés de droits dans l’hexagone. Il y a donc une inégalité de traitement entre les prisonniers incarcérés à proximité de leur domicile et ceux qui ont été transférés, pour certains sans leur accord. Cela est d’autant plus inacceptable pour ceux qui sont en détention provisoire, donc présumés innocents. S’ils étaient innocentés à la fin de la procédure, leur retour à domicile resterait à leur frais. Aussi, il l’interroge sur les mesures qu’il compte prendre pour permettre le retour à domicile aux frais de l’administration pénitentiaire des personnes incarcérées loin de chez elles contre leur gré.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5791</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2403</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Davy Rimane</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Situation carcérale dans les territoires ultramarins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5791. — 8 avril 2025. — M. Davy Rimane interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation carcérale dans les territoires ultramarins. Il apparaît en effet que l’état des prisons dans ces territoires revêt une dimension préoccupante, nécessitant une intervention urgente. En particulier, la question de la surpopulation carcérale y est alarmante. À titre d’exemple, en 2024, le Camp-Est en Nouvelle-Calédonie comptait plus de 600 détenus pour moins de 400 places, représentant une surcharge de l’ordre de 150 %. De même, la prison de Baie-Mahault en Guadeloupe accueillait 722 détenus pour 470 places. Le centre pénitentiaire de Remire-Montjoly, quant à lui, hébergeait plus de 1 000 détenus pour environ 600 places en 2020. À Mayotte, la densité carcérale moyenne était de 208 % en 2023. Cette surpopulation conduit à des conditions de détention particulièrement dégradées, affectant gravement la dignité et la santé mentale des détenus. L’utilisation accrue de matelas posés au sol contribue à détériorer davantage les lieux de vie, accentuant l’insalubrité et le manque d’espace pour des détenus entassés dans des conditions déjà extrêmement précaires. De plus, ces conditions de détention ont tendance à multiplier le nombre de violences commises par les détenus, mettant en danger à la fois les détenus eux-mêmes mais aussi le personnel pénitentiaire. La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a à plusieurs reprises insisté sur la nécessité d’une réforme urgente du système carcéral, appelant à la mise en place d’un mécanisme contraignant pour réguler cette situation. De plus, le Comité des droits de l’homme des Nations unies a exprimé sa vive inquiétude face à ces manquements graves, rappelant à la France ses obligations en matière de droits fondamentaux. La question de la réinsertion des détenus constitue également un enjeu majeur. La CNCDH recommande que l’emploi des personnes détenues et la formation professionnelle deviennent des priorités nationales, avec des financements spécifiques et la mise en place de contrats aidés. Cependant, les détenus ultramarins transférés en métropole se trouvent confrontés à des difficultés supplémentaires, en particulier l’éloignement familial, facteur qui réduit considérablement leurs chances de réinsertion. Face à cette situation d’urgence et à ces constats alarmants, il l’interroge sur les mesures envisagées pour réduire la surpopulation carcérale dans les territoires ultramarins, améliorer les conditions de détention des détenus et soutenir les initiatives favorisant leur réinsertion à leur sortie de prison.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5831</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2403</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Rauch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Délais de paiement des prestations des traducteurs et interprètes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5831. — 8 avril 2025. — Mme Isabelle Rauch attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation des traducteurs et interprètes en milieu judiciaire, qui exercent en tant qu’auxiliaires de justice concernant les conditions de paiement par l’État de leurs prestations. Ces professionnels jouent un rôle essentiel dans le bon fonctionnement des tribunaux et des forces de l’ordre, mais subissent les conséquences de l’absence de cadre légal garantissant des délais de paiement justes et prévisibles. Contrairement aux autres prestataires de la commande publique, ils ne bénéficient pas d’indemnités de retard en cas de paiement tardif et l’État peut les rémunérer à plus d’un an, sans sanction. Par ailleurs, l’introduction en 2021 d’un délai de forclusion d’un an pour le dépôt des mémoires de frais, sans garantie d’un paiement dans des délais raisonnables, aggrave cette insécurité financière. Alors que les directives européennes 2000/35/CE et 2011/7/UE incitent à l’instauration de conditions de paiement équitables, la France n’a pas appliqué ces principes aux traducteurs et interprètes judiciaires, qui restent à la merci des aléas budgétaires. Leurs factures, même établies via Chorus Pro - logiciel dédié - avec des pénalités de retard, ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, les privant ainsi de toute protection contre les paiements différés. Dans ce contexte, elle souhaite connaître la position du Gouvernement sur cette situation et les mesures envisagées pour garantir aux traducteurs et interprètes judiciaires, essentiels dans la chaîne judiciaire, un cadre de paiement, en conformité avec les recommandations européennes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5832</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2404</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Renouvellement général des conseillers prud’hommes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5832. — 8 avril 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques appelle l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’application de la réforme issue de la loi d’orientation et de programmation du ministère de la justice du 20 novembre 2023 concernant les conseillers prud’hommes. La réforme précitée prévoit à l’article L. 1442-3 du code du travail que les conseillers prud’hommaux exercent un mandat de quatre ans, dont ils ne peuvent assurer les fonctions plus de cinq fois. De plus, leur mandat est échu au terme de l’année civile au cours de laquelle ils ont atteint l’âge de 75 ans. Les dispositions de la loi s’apprêtent à s’appliquer pour le renouvellement général des conseillers prud’hommes prévu à la fin de l’année, pour le mandat 2026-2029. Les conseillers expérimentés ayant déjà exercé plusieurs mandats et disposant de temps à consacrer à cette fonction se font de plus en plus rares. Ces nouvelles dispositions complexifient la recherche de candidats à la fonction de conseiller prud’hommal et empêcheront de nombreux conseillers disponibles de poursuivre leurs mandats. Il lui demande les mesures envisagées pour pallier ces difficultés ainsi que sur des dérogations à accorder pour les nouveaux mandats prévus dès 2026.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5764</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2404</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Arrêté sur les indemnités des administrateurs de bailleurs sociaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5764. — 8 avril 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les conséquences de l’arrêté du 16 janvier 2025 relatif aux indemnités des membres des conseils d’administration et de surveillance des organismes de logement social. Ce sont au total 12 000 administrateurs bénévoles répartis chez presque 700 bailleurs sociaux. Cet arrêté impose des plafonds stricts pour les indemnités des administrateurs, notamment une limitation à 72 heures par an pour les séances plénières et à 96 heures par an pour les réunions du bureau et des commissions, avec une indemnité horaire ne pouvant excéder 1,5 fois le SMIC. Ces dispositions réglementaires risquent d’entraîner des conséquences négatives importantes sur le fonctionnement des organismes de logements sociaux, notamment en décourageant les administrateurs bénévoles, dont l’engagement est essentiel pour une gestion efficace des organismes de logements sociaux et la participation des habitants à leurs instances. De plus, ces plafonds pourraient créer des inégalités entre les administrateurs, en fonction de leur situation personnelle et professionnelle, en particulier pour les personnes sans emploi ou retraitées. En effet, la fonction d’administrateur d’un organisme de logements sociaux ne consiste pas seulement à participer à des réunions mais aussi à préparer ces réunions, à se concerter avec les locataires, à faire des visites sur le terrain pour apprécier l’opportunité ou l’urgence de certains projets. Cet arrêté ne tient pas compte du temps de déplacement des personnes visées qui parfois doivent se rendre à l’autre bout de leur département pour des réunions parfois courtes. Par ailleurs, l’arrêté visé aligne les indemnités kilométriques sur le régime des fonctionnaires alors qu’il ne’agit pas de fonctionnaires se déplaçant dans le cadre de leurs fonctions. Au regard de ces préoccupations, il lui demande d’abroger cet arrêté et d’organiser une négociation avec les fédérations des bailleurs sociaux et les associations de locataires, qui comptent des administrateurs élus, afin de trouver une solution équilibrée et respectueuse de l’engagement des administrateurs et des mesures permettant de soutenir et de valoriser le travail des administrateurs bénévoles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5765</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2405</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Grégoire</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Hébergement d’urgence et centres d’accueil temporaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5765. — 8 avril 2025. — M. Emmanuel Grégoire attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement sur la situation des dispositifs de centre d’accueil temporaire (CAT) mis en place depuis 2023 pour répondre à la saturation des dispositifs d’hébergement en Île-de-France. À la suite de l’évacuation de la Gaité Lyrique survenue la semaine du 17 mars 2025 après presque 100 jours d’occupation, plusieurs jeunes, en grande détresse, se sont trouvés sans aucune solution sérieuse de logement ou de mise à l’abri. Une nouvelle fois, cette crise met en lumière les graves défaillances de l’État en matière d’hébergement d’urgence, incapable de proposer des solutions durables et dignes pour celles et ceux qui en ont besoin. Un contexte qui nécessiterait un recours efficace aux centres d’accueil d’urgence, dont l’utilisation par les pouvoirs publics demeure opaque. Alors que ces centres ont accueilli 3 926 personnes en 2023, il apparaît nécessaire d’obtenir des informations actualisées sur leur fonctionnement et leur efficacité en 2024. En effet, l’absence de statistiques précises pour 2024 ne permet pas d’évaluer pleinement l’impact de ce dispositif sur la situation du sans-abrisme en Île-de-France. Par ailleurs, sans remettre en cause le fondement et l’utilité de cette politique publique, des acteurs associatifs tels que l’URIOPSS Île-de-France ont identifié certaines problématiques dans le déploiement de ces centres. Un manque de coordination entre les acteurs franciliens et ceux des régions d’accueil est observable, entraînant parfois des ruptures dans l’accompagnement social, professionnel et médical des personnes orientées. Par ailleurs, plusieurs interrogations demeurent sur le caractère réellement non coercitif des orientations données. Enfin, les acteurs associatifs font le constat d’une tension accrue sur les dispositifs d’hébergement dans les régions d’accueil, sans qu’aucune annonce d’ouverture de places supplémentaires ne soit faite pour répondre aux nouveaux afflux. Face à ces constats, M. le député demande à Mme la ministre : premièrement, de communiquer les statistiques complètes pour l’année 2024 concernant le fonctionnement des centres d’accueil temporaire, incluant le nombre de personnes accueillies, leur profil, les orientations réalisées et les différentes solutions d’hébergement pérennes trouvées ; deuxièmement, de mettre en place un groupe de travail associant l’ensemble des parties prenantes (services de l’État, collectivités territoriales, associations, personnes accueillies) afin d’améliorer la coordination entre les régions et de proposer des solutions concrètes aux problématiques identifiées. Il souhaite connaître ses intentions sur ces deux points et le calendrier envisagé pour leur mise en œuvre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5848</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2405</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Michelet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Mémoire et anciens combattants</ministreJO><Objet>Taux de TVA applicable aux achats de nouveau drapeau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5848. — 8 avril 2025. — M. Maxime Michelet interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants, sur le taux de TVA applicable aux achats de nouveau drapeau. Les associations d’anciens combattants sont en effet assujetties à la TVA lors de l’achat d’un nouveau drapeau, alors même que l’acquisition d’un drapeau et sa garde par le porte-drapeau de l’association est un symbole fort de l’écosystème mémoriel du pays. M. le député considère cette taxation comme entrant en contradiction avec le devoir de reconnaissance de la Nation vis-à-vis de ceux qui l’ont servie, parfois jusqu’au péril de leur vie. Cela tout particulièrement dans un contexte où les associations d’anciens combattants sont confrontées à un hiver démographique qui voit leurs effectifs diminuer chaque année et alors qu’il faut collectivement relever l’immense défi du passage de témoin aux nouvelles générations, premières générations de l’histoire de France à n’avoir connu que la paix. Considérant que l’achat d’un emblème national à destination de ceux qui ont combattu pour la France et destiné à honorer leur mémoire, notamment par la transmission aux nouvelles générations et la participation aux cérémonies patriotiques, ne devrait pas être soumis à une telle taxation, il l’interroge sur l’éventualité d’une exonération de TVA pour cette catégorie si spécifique d’achat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5788</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2406</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Moerani Frébault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Manque de données chiffrées sur les demandes et les attributions des CIMM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5788. — 8 avril 2025. — M. Moerani Frébault attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur le manque de transparence entourant l’attribution des critères d’intérêts moraux et matériels dans les procédures de mutation des fonctionnaires ultramarins. Le dispositif des CIMM, bien qu’essentiel pour permettre aux agents originaires des outre-mer d’exercer leur métier au plus près de leur territoire et de leur famille, souffre d’un manque criant de données chiffrées. À ce jour, aucune publication régulière et exhaustive ne permet de connaître le nombre total de demandes formulées chaque année par territoire, le pourcentage de décisions favorables et défavorables, ainsi que les éventuels motifs de rejet. Ce déficit d’information empêche tout suivi efficace et toute évaluation objective du dispositif. Le seul rapport officiel présenté sur ce sujet est celui de la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP), prévu par l’article 26 de la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 sur la transformation de la fonction publique. Or ce rapport, bien que nécessaire, reste insuffisant pour apprécier pleinement l’impact des CIMM et garantir l’équité des décisions. Les élus ultramarins, régulièrement sollicités par des citoyens en détresse face aux refus de mutation, peinent à obtenir des réponses précises faute de données officielles accessibles. Aussi, M. le député demande à M. le ministre s’il envisage la mise en place d’un dispositif permettant une meilleure transparence sur l’application des CIMM, notamment à travers la publication régulière de statistiques détaillées par territoire et par administration. Cette transparence est indispensable pour s’assurer que le dispositif fonctionne de manière juste et équitable et pour répondre aux attentes des ultramarins qui souhaitent revenir servir leur territoire d’origine. Il lui demande quelles sont les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5789</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2406</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Moerani Frébault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Mise en place de la continuité territoriale interne en Polynésie française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5789. — 8 avril 2025. — M. Moerani Frébault attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer sur l’application du principe de continuité territoriale en Polynésie française. L’article 2 de la loi n° 2017-256 du 28 février 2017 relative à l’égalité réelle outre-mer dispose que « la mise en place et le maintien de liaisons territoriales continues entre les différentes composantes du territoire de la République constituent un enjeu de souveraineté et une priorité de l’action de l’État ». Ce principe vise à renforcer la cohésion entre les territoires ultramarins et l’Hexagone, ainsi qu’à garantir des liaisons régulières à l’intérieur de ces territoires, conformément à l’article L. 1803-4 du code des transports. Ce dernier prévoit explicitement l’éligibilité des transports intérieurs à l’aide de l’État lorsque des difficultés particulières d’accès existent. La Polynésie française, avec ses 118 îles dont 76 habitées, dispersées sur une superficie de 5,5 millions de kilomètres carrés, illustre parfaitement ces difficultés. Par exemple, la liaison entre l’île de Fatu Iva dans l’archipel des Marquises qui ne dispose pas d’aéroport et Papeete est flagrant : 4 h de bateau pour se rendre à Hiva Oa, puis 45 minutes de voiture pour rejoindre l’aéroport et enfin 4 h de vol permettant de rejoindre Papeete pour un coût total de transport dépassant les 600 euros. Dans un contexte où le coût de la vie est plus élevé qu’en Hexagone, ce montant constitue un frein important à la mobilité des habitants. Le désenclavement des territoires polynésiens est essentiel pour garantir l’accès des populations aux services de santé, à l’éducation, à l’emploi, aux démarches administratives, ainsi qu’aux services publics. Il répond également à la nécessité de maintenir des liens avec les populations les plus isolées, tout en luttant contre l’exode vers les centres urbains et en soutenant le développement économique des îles. À l’heure actuelle, la Guyane bénéficie d’un soutien étatique pour la mobilité intérieure, à hauteur de 1,5 million d’euros. Ce dispositif, bien que salutaire pour ce territoire, pourrait utilement être étendu à la Polynésie française, dont la géographie et les besoins en matière de transport intérieur sont tout aussi criants. M. le député demande donc à M. le ministre de bien vouloir préciser les raisons pour lesquelles la continuité territoriale interne en Polynésie française, prévue par la législation en vigueur, n’est toujours pas mise en œuvre. Il souhaite également savoir si le Gouvernement envisage de créer un dispositif spécifique pour répondre aux besoins de mobilité des Polynésiennes et Polynésiens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5792</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2406</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Moerani Frébault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Suppression CESER de France / CESEC Polynésie française
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5792. — 8 avril 2025. — M. Moerani Frébault attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur l’amendement de suppression des CESER France au sein du projet de loi relatif à la simplification économique. Les conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux (CESER) des territoires ultramarins et le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) de Polynésie française jouent un rôle fondamental dans la gouvernance locale et la concertation démocratique. Leur éventuelle suppression remettrait en cause un équilibre institutionnel fragile et nuirait à la démocratie participative dans des territoires où les enjeux économiques, sociaux et environnementaux sont particulièrement spécifiques. Les CESER ultramarins et le CESEC de Polynésie sont les seules instances permettant d’associer la société civile organisée aux politiques publiques régionales et locales. Composés de représentants des entreprises, des syndicats, des associations et du secteur de l’enseignement et de la recherche, ils constituent des espaces d’échange et de proposition essentiels pour adapter les politiques publiques aux réalités ultramarines. En Polynésie française, le CESEC occupe une place particulière puisqu’il est inscrit dans le statut d’autonomie du territoire. Il joue un rôle d’interface entre le Gouvernement local, l’Assemblée de la Polynésie française et la société civile. Son existence garantit un dialogue permanent et stabilisateur, essentiel au bon fonctionnement des institutions autonomes. Les CESER et le CESEC ont vu leurs missions renforcées par le législateur au fil des ans : la loi Grenelle 2 (2010) leur a confié des compétences environnementales, la loi NOTRe (2015) a consolidé leur rôle d’évaluation des politiques publiques et la loi 3DS (2021) les a placés au cœur de la prospective territoriale. Leur suppression viendrait en contradiction avec ces avancées législatives et priverait les territoires d’outre-mer d’une expertise précieuse. Leur coût budgétaire est, par ailleurs, extrêmement limité - représentant en moyenne 0,1 % des budgets régionaux - alors que leur apport en matière de dialogue social, de prospective et d’anticipation des transformations économiques et environnementales est considérable. Dans ce contexte et au regard des enjeux particuliers des outre-mer, il apparaît injustifié et préjudiciable de supprimer ces instances. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement entend garantir le maintien des CESER ultramarins et du CESEC de Polynésie française, afin de préserver un outil essentiel à la stabilité institutionnelle et à la démocratie participative dans ces territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5793</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2407</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement</ministreQuestion><ministreJO>Relations avec le Parlement</ministreJO><Objet>Droit de visite des parlementaires dans les unités psychiatriques fermées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5793. — 8 avril 2025. — M. Julien Rancoule interroge M. le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement, sur l’application du droit de visite des parlementaires dans les établissements psychiatriques accueillant des patients en soins sans consentement. L’article 719 du code de procédure pénale reconnaît aux députés et sénateurs un droit de visite, sans autorisation préalable, dans les établissements pénitentiaires, les locaux de garde à vue, les locaux de retenue douanière, les lieux de rétention administrative, les zones d’attente et les centres éducatifs fermés. Ce droit participe de la mission constitutionnelle de contrôle du Parlement sur l’action du Gouvernement, notamment dans les lieux de privation de liberté. Certaines unités psychiatriques fermées, qui accueillent des patients hospitalisés sans leur consentement, constituent également des lieux de privation de liberté. Pourtant, aucune disposition légale ne mentionne explicitement le droit de visite parlementaire dans ces établissements. Lors de la séance publique à l’Assemblée nationale du 19 mars 2025, M. Gérald Darmanin, ministre de la justice, a affirmé que ce droit s’applique « dans tous les lieux de privation de liberté », y compris les hôpitaux psychiatriques, ajoutant qu’il « ne fait l’objet d’aucun doute » dans son esprit. Dans un souci de clarté juridique et pour garantir l’exercice effectif de la mission de contrôle parlementaire sur l’ensemble du territoire, il lui demande de bien vouloir confirmer que les établissements psychiatriques accueillant des patients en soins sans consentement sont implicitement concernés par ce droit de visite. Il souhaite également savoir si le Gouvernement envisage une inscription explicite dans la loi afin d’éviter toute entrave ou incertitude sur le terrain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5684</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2408</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Fégné</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Suppression du service du contrôle médical (SCM) de l’Assurance maladie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5684. — 8 avril 2025. — M. Denis Fégné alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’intégration du service du contrôle médical (SCM) dans les Caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) était maintenue après l’été. Dans sa décision du 28 février 2025, le Conseil constitutionnel a censuré l’article 51 de la LFSS 2025, qui visait à réorganiser le service du contrôle médical de l’assurance maladie, estimant que ce dernier n’avait pas d’impact direct sur l’équilibre financier de la sécurité sociale et constituait donc un « cavalier social ». Or plusieurs professionnels de santé indiquent que ce projet était maintenu après l’été 2025.Une introduction précipitée sans concertation et sans analyse de l’ensemble des risques qu’une telle réforme provoquerait. Actuellement, les praticiens conseils du SCM bénéficient d’une autonomie décisionnelle, ce qui garantit une évaluation médicale indépendante des arrêts maladie et autres prestations. Cette réorganisation constituerait une grave menace sur l’indépendance professionnelle et sur l’impartialité des décisions des praticiens conseils concernant les prestations versées aux assurés sociaux. En les plaçant sous l’autorité directe des CPAM, le financeur deviendra le contrôleur des décisions médicales, introduisant un conflit d’intérêts manifeste. Les décisions médicales risquent d’être influencées par des impératifs budgétaires et non plus guidées par l’état de santé des assurés. Toute atteinte à l’indépendance des praticiens conseils fragiliserait leur crédibilité, notamment dans leurs missions de contrôle (lutte contre la fraude, recours contre tiers…) où leur impartialité, régulièrement attaquée est essentielle pour que les attestations soient recevables devant les tribunaux. La Cour d’appel de Toulouse, l’a rappelé le 17 mars 2008 : « Le contrôle médical est un service national extérieur aux Caisses primaires d’assurance maladie et par essence indépendant de celles-ci ». Par ailleurs, cette réforme établirait une grave menace pour le respect du secret médical et pour la confidentialité des données sensibles. Les ordonnances de 1968 avaient conduit à la création d’un service du contrôle médical autonome instaurant la séparation nécessaire entre les contrôleurs, le service médical et les payeurs, les caisses primaires d’assurance maladie, en raison de nombreuses difficultés voire à des pressions. La fusion du service du contrôle médical dans les caisses primaires avec le transfert des contrats de travail des praticiens conseils sous l’autorité des directeurs de caisse créerait un risque majeur pour le respect du secret médical et pour la confidentialité des données sensibles avec l’éventualité d’un retour aux problématiques rencontrées avant 1968. Aussi, la perte de la cohésion du service du contrôle médical et la destruction du collectif de travail auront des conséquences sévères sur les performances, en particulier, dans le domaine de la lutte contre la fraude. La Cour des comptes, dans son rapport de mai 2024, souligne l’importance du service et de sa cohésion : « La spécificité et la force du service médical, doté de praticiens conseils, réside dans son exclusivité en matière d’accès et de traitement de la donnée médicale nominative et de réalisation d’examens médicaux des assurés, sur convocation. Dans un contexte où la fraude sociale représente, selon les estimations de la Cour, 4 milliards pour l’assurance maladie, dont deux tiers concernent des professionnels de santé, le service médical est au cœur de la maîtrise des risques, grâce à sa capacité exclusive à dialoguer entre pairs ». La brutalité avec laquelle l’annonce de cette disparition a été faite ainsi que la rapidité de sa mise en œuvre mettent le personnel du service du contrôle médical en grande difficulté et engendrent des risques psychosociaux évidents. Si le service du contrôle médical peut être amené à connaître des évolutions, les modifications apportées doivent répondre à une problématique de santé et non à des enjeux purement comptables comme celui qui se présenterait ces prochains mois. Ainsi, il demande l’arrêt de ce projet de réforme afin de préserver l’indépendance du service du contrôle médical, garantie essentielle pour assurer une protection sociale juste, équitable et fondée sur les besoins médicaux réels des assurés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5739</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2408</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Augmentation des délais d’attente aux urgences : un enjeu de santé publique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5739. — 8 avril 2025. — M. Aurélien Dutremble interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’augmentation des temps d’attente dans les services d’urgences. Les durées de passage aux urgences ont nettement augmenté en dix ans en France. Elles se sont rallongées de 45 minutes en moyenne, selon un baromètre de la direction statistique des ministères sociaux (Drees) publié en mars 2025. Dans l’ensemble, la durée de passage aux urgences varie fortement selon les parcours des patients, mais la hausse est générale, souligne la Drees. La moitié des patients passés par un service d’urgences en 2023 y ont séjourné plus de 3 heures, contre 2 h 15 en 2013, selon ce baromètre. Les enfants et les personnes âgées sont les populations les plus importantes qui se rendent aux urgences. Mais ce sont les personnes de plus de 75 ans qui sont particulièrement concernées par ces temps de passage longs. Plus d’un tiers d’entre elles (36 %) y sont restées plus de 8 heures en 2023, contre 15 % pour la population générale et 3 % pour les enfants. Pour la Saône-et-Loire, l’Agence régionale de santé de Bourgogne Franche-Comté est régulièrement contrainte de réguler l’accès aux urgences pour les six établissements du département, dont le centre hospitalier d’Autun. Ce phénomène est symptomatique des difficultés du système de santé, entre désertification médicale, difficulté d’accès aux soins de ville et réduction du nombre de lits d’hospitalisation. Face à ces chiffres alarmants, le Gouvernement doit agir de manière urgente et coordonnée pour éviter que la situation ne se dégrade davantage. Si aucune réponse rapide et efficace n’est mise en place, l’accès aux soins d’urgence, déjà tendu, pourrait devenir un véritable obstacle pour les Français les plus vulnérables, avec des conséquences potentiellement dramatiques en matière de santé publique, de surmortalité et d’inégalités d’accès aux soins. Le système de santé français, pourtant l’un des piliers de la société, pourrait ainsi se retrouver à bout de souffle, exposant la population à des risques de prise en charge de moins en moins efficaces et de plus en plus inégaux. Dans ce contexte, il l’interroge sur plusieurs points : quels sont les dispositifs envisagés par le Gouvernement pour répondre à l’augmentation des délais d’attente dans les services d’urgences ; quelles mesures spécifiques seront mises en place pour améliorer l’accès aux soins pour les populations vulnérables, en particulier les personnes âgées, qui sont les plus touchées par ces délais ; quelles solutions le Gouvernement envisage-t-il pour réguler l’accès aux urgences et éviter que des mesures temporaires de régulation ne deviennent la norme ? Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5747</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2409</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Huyghe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Transposition de la réforme de la haute fonction publique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5747. — 8 avril 2025. — M. Sébastien Huyghe attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la transposition de la réforme de la haute fonction publique à la fonction publique hospitalière. En 2021, sous l’impulsion du Président de la République, une réforme majeure de la haute fonction publique a été engagée, avec la création du corps des administrateurs de l’État et la fusion de quinze corps de fonctionnaires aux profils variés. Elle a également permis de clarifier la rémunération de près de six mille hauts fonctionnaires. Initialement prévue pour s’étendre aux autres versants de la fonction publique dès le 1er janvier 2024, cette réforme a pris du retard avant d’être interrompue en juin 2024. Cette suspension est préoccupante dans la mesure où il devient urgent de renforcer l’attractivité des trois corps de direction de la fonction publique hospitalière (directeurs d’hôpitaux, directeurs d’établissements dans le secteur médico-social et les directeurs de soins), soit environ cinq mille agents. Les derniers résultats des concours d’entrée à l’EHESP (École des hautes études en santé publique) révèlent une baisse d’intérêt, traduisant un déficit d’attractivité. Les listes principales et complémentaires ne suffisent plus à pourvoir l’ensemble des postes ouverts. Le constat est sans équivoque : la mobilité entre les versants de la haute fonction publique joue très nettement en défaveur de la fonction publique hospitalière. Il lui demande donc si le Gouvernement prévoit de relancer la réforme statutaire et de l’étendre à la fonction publique hospitalière pour faire face aux difficultés rencontrées par les trois corps de direction et renforcer leur attractivité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5768</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2409</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Mette</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Contrôle et protection des droits en psychiatrie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5768. — 8 avril 2025. — Mme Sophie Mette interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les mesures destinées à mettre fin aux pratiques illégales d’isolement et de contention, notamment chez les mineurs, en soins libres. Elle rappelle que l’article L. 3222-5-1 du code de la santé publique encadre ces pratiques, pourtant les contrôles des commissions départementales des soins psychiatriques demeurent insuffisants. Elle s’enquiert également des moyens pour garantir une vigilance institutionnelle effective, conformément aux obligations de visites annuelles prévues par l’article L. 3223-1 du CSP et l’interroge sur la mise en œuvre des recommandations du contrôleur général des lieux de privation de liberté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5770</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2409</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Mise en oeuvre de la stratégie nationale maladies neurodégénératives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5770. — 8 avril 2025. — Mme Mathilde Hignet interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la mise en œuvre de la stratégie nationale maladies neurodégénératives. Les maladies neurodégénératives touchent près de 4 millions de citoyens (personnes malades et proches aidants) et constituent la première cause de perte d’autonomie. Malheureusement, le bilan du plan maladies neurodégénératives (PMND) 2014-2019 a pointé l’insuffisance des réalisations au regard des besoins et des objectifs fixés mais aussi de nombreux aspects non couverts. À l’issue de ce plan, une feuille de route MND a émergé - après une année de vacance. Cette feuille de route, dont la première version 2021-2022 n’a été officiellement lancée qu’en juin 2021 par M. le ministre Olivier Véran, n’a dans les faits jamais été mise en œuvre ni financée, à quelques exceptions près (financements annuels reconduits). Alors qu’elle est arrivée à échéance le 31 décembre 2022, les associations et fondations membres du Collectif MND se sont mobilisées, avec les sociétés savantes, et ont travaillé des mois durant, dans une volonté de concertation et de co-construction avec les directions centrales du ministère de la santé et de la prévention, sur une version enrichie de cette feuille de route. Cette dernière, censée être mise en application pour les deux années suivantes, soit 2023-2024, n’a jamais été validée. Après que le ministre de la santé de l’époque, M. François Braun, a confirmé son souhait de repartir sur un plan pluriannuel pour faire face à cet enjeu majeur de santé publique, un nouveau travail collectif des associations et fondations a abouti à la validation fin décembre 2023, par l’ensemble des parties prenantes, de mesures pour la mise en place d’une nouvelle stratégie pluriannuelle 2024-2028. Cette stratégie quinquennale devait être annoncée en janvier dernier mais rien ne s’est passé depuis. L’instabilité politique ne saurait tout excuser. Il est inacceptable que la France n’ait pas de politique de santé publique relative à cet enjeu prioritaire que représentent les maladies neuro-dégénératives depuis maintenant 5 ans. Il n’est pas satisfaisant de les appréhender « par morceaux », dans des stratégies larges (bien vieillir, aidants, modernisation de notre système de santé…) menées sans coordination entre elles, ni cohérence. Errance diagnostique, difficultés d’accès aux soins, défaut de prise en charge, insuffisance de suivi thérapeutique, rupture du parcours de soin, isolement des personnes malades, manque de soutien des proches aidants, paupérisation de la cellule familiale, dispositifs peu adaptés, politique d’inclusion peu lisible, pénurie de moyens pour la recherche… Il est urgent d’accompagner dignement les millions de Françaises et de Français concernés. Face à ces constats, elle lui demande la position du Gouvernement concernant la stratégie nationale qu’il s’est engagé à mettre en œuvre, l’affectation de dotations cohérentes avec les besoins sur le terrain et la réalisation d’un pilotage rigoureux et d’une évaluation des actions mises en place.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5771</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2410</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Ricourt Vaginay</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge législative des régimes sans gluten pour les malades coeliaques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5771. — 8 avril 2025. — Mme Sophie Ricourt Vaginay attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation des malades atteints de la maladie coeliaque, une pathologie nécessitant un régime strict sans gluten à vie. Malgré la prise de conscience croissante autour de cette maladie, la prise en charge de ces malades reste insuffisante, en particulier dans les hôpitaux où certains services ne proposent pas de repas adaptés. Il est également nécessaire de renforcer l’accès à des produits sans gluten dans les établissement de restauration notamment en incitant à une meilleure labellisation de ces produits pour en faciliter l’identification. Par ailleurs, cette maladie est souvent perçue à tort comme une tendance alimentaire, d’où l’importance d’une campagne nationale de sensibilisation. Elle lui demande s’il prévoit des mesures législatives pour garantir la prise en charge des régimes sans gluten dans ces secteurs et lancer une campagne de sensibilisation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5773</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2410</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la fibromyalgie comme une affection de longue durée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5773. — 8 avril 2025. — M. Pierre Cordier appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les difficultés rencontrées par les personnes atteintes de fibromyalgie, en particulier dans les Ardennes. Cette pathologie touche environ trois millions de Français et se caractérise par des douleurs chroniques diffuses, une fatigue intense et persistante et de nombreux troubles fonctionnels. À ce jour, elle demeure insuffisamment reconnue par les instances médicales et administratives, notamment à cause de son absence de prise en charge au titre de l’affection de longue durée (ALD 30). Or, à ce jour, de nombreux malades se heurtent à une errance médicale, à un manque de reconnaissance de leur handicap et à des difficultés majeures dans leur vie quotidienne, notamment en matière d’emploi, certains étant contraints à l’inactivité professionnelle du fait de leur état de santé. Certains malades, confrontés à des souffrances extrêmes et à un sentiment d’abandon, sombrent dans la précarité et le désespoir, pouvant parfois mener à des drames humains. La reconnaissance de la fibromyalgie en ALD 30 permettrait d’assurer une meilleure prise en charge des patients, tant sur le plan médical que financier, en facilitant l’accès aux soins et aux traitements adaptés. Il lui demande si le Gouvernement va intégrer la fibromyalgie dans la liste des ALD 30 et sensibiliser le corps médical à cette pathologie pour améliorer le parcours de soins des personnes atteintes par cette pathologie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5774</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2411</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation alarmante des personnes atteintes d’algie vasculaire de la face (AVF)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5774. — 8 avril 2025. — M. Joël Aviragnet alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation alarmante des personnes atteintes d’algie vasculaire de la face (AVF). Cette maladie neurologique, souvent chronique et réfractaire aux traitements, est extrêmement invalidante et très douloureuse pour les patients qui en sont atteints. Elle est surnommée, y compris par les médecins, la « maladie du suicide », tant la souffrance ressentie dépasse tout seuil tolérable. Le 24 février 2020, une synthèse d’études médicales et de témoignages de patients relayée par plusieurs médias scientifiques, dont Science et Avenir et France Inter, l’a classée comme la douleur la plus intense jamais mesurée chez l’être humain, sur la base de l’échelle de douleur McGill ( McGill Pain Index ). Elle concerne pourtant environ 120 000 personnes en France, qui vivent dans une invisibilité complète. La douleur d’une crise d’AVF est insoutenable, brutale, profonde, souvent nocturne, avec une fréquence qui peut atteindre jusqu’à quinze épisodes par jour. Ces douleurs sont réfractaires aux traitements classiques. Certains médicaments existent, ainsi que des soins, mais ne sont actuellement pas remboursés, malgré leur efficacité reconnue à l’étranger, étant donné que l’AVF n’est pas reconnue. Ni les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), ni la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) ne reconnaissent l’AVF comme maladie incapacitante ouvrant droit de manière systématique à une prise en charge au titre d’une affection de longue durée (ALD), ou à l’allocation adulte handicapé (AAH). Ce manque cruel de reconnaissance plonge des milliers de malades dans l’errance médicale, l’isolement, la précarité, la souffrance psychique, les conduisant parfois jusqu’au suicide. Les services de neurologie, déjà saturés, refusent parfois l’hospitalisation de ces malades faute de reconnaissance officielle de la gravité de leur situation. Les MDPH traitent les dossiers de manière très inégale, faute de reconnaissance officielle. Ainsi, il lui demande d’agir pour intégrer systématiquement l’algie vasculaire de la face à la liste des ALD 30 et de reconnaître cette maladie neurologique grave comme une cause juridique de reconnaissance du handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5775</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2411</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Traitement du syndrome de Smith Magenis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5775. — 8 avril 2025. — M. Philippe Lottiaux attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’accès des majeurs aux traitements Circadin et Slenyto, permettant de soulager les personnes atteintes du syndrome de Smith Magenis. Cette maladie génétique rare se manifeste par un déficit intellectuel, des troubles du comportement et des troubles du sommeil, ces derniers étant dus à une inversion de l’horloge biologique. Les patients dorment la journée et sont éveillés la nuit, ce qui amplifie les difficultés sociales et les troubles du comportement. Le traitement Circadin a été autorisé temporairement en dehors de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) entre 2015 et 2021 via une RTU (recommandation temporaire d’utilisation) pour des patients âgés de 6 à 18 ans. Le traitement ayant prouvé son efficacité sur la qualité du sommeil, l’autorisation de mise sur le marché a ensuite été accordée au Slenyto, la version pédiatrique du Circadin, en 2021, pour les patients de 2 à 18 ans. Afin d’assurer la continuité du soin au-delà de 18 ans, il serait opportun que le Circadin soit autorisé par l’ANSM, sous tutelle du ministère, via une CPC (cadre de prescription compassionnelle, qui a remplacé les RTU en 2021) pour une durée de trois ans renouvelables. Cette CPC permettrait de recueillir des données sur l’efficacité des traitements pour les majeurs et ainsi d’obtenir une extension de l’AMM sur le Slenyto et une AMM pour les plus de 18 ans pour le Circadin. Il lui demande s’il peut avancer sur cette question en incitant l’ANSM à établir une CPC.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5776</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2411</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dispositif d’accompagnement à la prescription des antidiabétiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5776. — 8 avril 2025. — M. Pierre Cordier appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les vives inquiétudes des médecins généralistes ardennais concernant le décret n° 2024-968 du 30 octobre 2024 relatif au document destiné à renforcer la pertinence des prescriptions médicales. Ce décret impose au médecin de porter des renseignements personnels, tels que la pathologie dont souffre le patient, sur un document joint afin de justifier la prescription de certains médicaments. Ce formulaire est remis au patient et mis en ligne idéalement sur son dossier médical partagé. Depuis le 1er février 2025, il doit être présenté au pharmacien pour la délivrance du produit concerné et le remboursement par la sécurité sociale. Cette surcharge administrative, loin de simplifier la gestion des patients, nuit à la qualité des soins et constitue un fardeau supplémentaire pour ces professionnels déjà sous pression. Au lieu de se concentrer sur leurs patients, les médecins sont contraints de passer un temps considérable à remplir des documents et à répondre à des demandes redondantes et inutiles. Cette situation est d’autant plus absurde qu’elle va à l’encontre des objectifs affichés de modernisation du système de santé et d’amélioration de l’efficacité des soins. Non seulement elle compromet le temps médical consacré aux patients, mais elle génère également un stress supplémentaire pour les professionnels de santé alors que la caisse d’assurance maladie peut déjà identifier les prescriptions qui semblent anormales et repérer facilement et rapidement les patients et les médecins concernés par des prescriptions hors des recommandations. Les premiers médicaments concernés par ce dispositif sont la classe de médicaments antidiabétiques analogues du GLP-1 (AGLP-1 : Ozempic, Trulicity, Victoza), mais un rapport de juillet 2024 de l’assurance maladie précise que « des réflexions sont menées en concertation avec les différents acteurs pour augmenter le panel des produits qui feront l’objet d’un accompagnement à la prescription ainsi que pour étendre ce dispositif à d’autres prestations« . L’objectif de cette nouvelle procédure est de garantir la bonne utilisation des médicaments et d’assurer la sécurité des patients, mais la rétroactivité de la mesure signifie que les 700 000 patients déjà traités pour leur diabète doivent prendre rendez-vous avec leur prescripteur avant le 1er mai 2025, faute de quoi leurs traitements ne seront plus remboursés par la sécurité sociale. Il lui demande par conséquent s’il va suspendre cette mesure et que, a minima, les patients en affection de longue durée soient dispensés de cette formalité administrative afin de garantir qu’aucun obstacle supplémentaire ne se dresse entre eux et l’accès à leur traitement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5798</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2412</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tivoli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Réflexion pour assurer une meilleure protection des résidents d’EHPAD
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5798. — 8 avril 2025. — M. Lionel Tivoli appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur un problème majeur affectant la transparence et la fiabilité des contrôles de qualité dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Dans le cadre des procédures d’évaluation des EHPAD, les établissements doivent faire appel à des organismes évaluateurs accrédités, conformément au nouveau référentiel piloté par la Haute autorité de santé (HAS). Or ces organismes sont choisis librement et rémunérés directement par les établissements eux-mêmes. Cette situation soulève une question fondamentale de conflit d’intérêts : il est difficilement concevable qu’un organisme mandaté et financé par la structure qu’il doit évaluer puisse rendre un avis parfaitement impartial, notamment dans un secteur aussi sensible que celui de la prise en charge des personnes âgées dépendantes. De nombreuses alertes concernant des cas de maltraitance, de carence de soins ou d’insuffisance de personnel ont récemment été signalées, parfois dans des établissements pourtant déclarés conformes ou bien notés par leurs organismes évaluateurs. Ce décalage entre l’évaluation théorique et la réalité vécue sur le terrain alimente une défiance croissante des familles, des soignants et des élus. Aussi, M. le député souhaite savoir : quelles sont les mesures que le Gouvernement entend prendre pour garantir l’indépendance réelle des évaluations menées dans les EHPAD ; si une réforme du système de désignation des organismes évaluateurs est envisagée, notamment en confiant ce rôle à une autorité publique, à une instance tierce ou en instaurant un tirage au sort parmi des organismes accrédités ; et enfin, si le Gouvernement prévoit de renforcer les contrôles a posteriori sur les rapports d’évaluation afin de détecter d’éventuelles complaisances, voire des dissimulations de dysfonctionnements. Il lui demande également si une réflexion plus large est engagée pour assurer une meilleure protection des résidents d’EHPAD et une véritable transparence des conditions de prise en charge dans ces structures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5803</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2412</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Dubré-Chirat</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Publication de l’arrêté listant les dispositifs médicaux remis en état d’usage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5803. — 8 avril 2025. — Mme Nicole Dubré-Chirat attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la publication de l’arrêté relatif à la remise en bon état d’usage des dispositifs médicaux à usage individuel, au sens de l’article L. 5212-1-1 du code de la santé publique. L’article 39 de la loi du 24 décembre 2019 de financement de la sécurité sociale pour 2020 a introduit la possibilité de remise en bon état d’usage de certains dispositifs médicaux afin de permettre aux malades de pouvoir bénéficier d’un matériel médical moins onéreux (il est en moyenne 50 % moins cher qu’un matériel neuf), de qualité (l’article L. 521-1-1 du code de la santé publique règlemente la remise en état d’usage par des critères stricts et encadre les professionnels habilités à cet effet) et plus écologique (le reconditionnement d’un fauteuil roulant génère par exemple 97 % de dioxyde de carbone de moins que la fabrication d’un fauteuil neuf). Afin de rendre cette mesure opérationnelle, l’article 39 de la loi précitée prévoyait la publication d’un décret en Conseil d’État, publié le 19 mars 2025 et d’un arrêté listant les dispositifs médicaux à usage individuel pouvant être remis en état d’usage. Ce dernier n’a toujours pas été publié à ce jour, laissant de nombreux professionnels dans l’attente et en particulier le secteur de l’optique en ce qui concerne les lunettes reconditionnées. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer à quelle date le Gouvernement prévoit de publier l’arrêté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5808</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2413</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Rauch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des patients atteints du syndrome de Smith-Magenis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5808. — 8 avril 2025. — Mme Isabelle Rauch alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation préoccupante concernant la prise en charge du médicament Circadin pour les personnes de plus de 18 ans atteintes de la maladie Smith-Magenis. En effet, bien que ce médicament semble indispensable à l’état de santé des malades et à la gestion des troubles du sommeil causés par ce syndrome, il n’est plus remboursé au delà de 18 ans, ce qui a pour effet de pénaliser certaines familles. Cette maladie rare touche un enfant sur quinze mille se manifestant par un déficit intellectuel, un retard psychomoteur, des troubles du comportement et du sommeil ainsi que d’autres anomalies faciales. La non prise en charge du Circadin, qui soulage ces symptômes, rend alors l’accès à ce médicament inaccessible pour certains malades adultes. Face à cette situation, elle souhaite connaître les mesures qu’il envisage pour assurer la continuité du traitement de ces patients au-delà de 18 ans et notamment s’il est prévu de réexaminer la question du remboursement du médicament Circadin pour cette tranche d’âge.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5823</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2413</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Attractivité du métier de manipulateur en électroradiologie médicale (MEM)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5823. — 8 avril 2025. — M. Sacha Houlié attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le manque d’attractivité et de reconnaissance du métier de manipulateur en électroradiologie médicale (MEM). Les MEM constituent le seul personnel paramédical habilité à paramétrer et à utiliser les appareils émetteurs de rayons ionisants. Aujourd’hui, la France compte environ 28 000 MEM. Pourtant, ce métier souffre depuis longtemps d’un manque de reconnaissance. Ce constat a d’ailleurs été établi par l’Inspection générale des affaires sociales dans un rapport de 2021, intitulé « Manipulateur en électroradiologie médicale : un métier en tension, une attractivité à renforcer ». Ce rapport préconisait une meilleure valorisation du métier, notamment par la création d’une prime d’engagement hospitalier pour les MEM dans les régions en tension, ainsi que par le développement des allocations d’études via des contrats entre les agences régionales de santé (ARS) et les établissements de santé, comme initié en Île-de-France en 2020. Cependant, ces recommandations n’ont toujours pas été mises en œuvre. À ce jour, la direction générale de l’offre de soins (DGOS) n’a pris aucune mesure pour les appliquer. Les disparités salariales persistent entre les MEM et leurs collègues paramédicaux et ne peuvent plus être justifiées par leur statut de « techniciens » qui les exclut de l’accès à certaines primes. Deux en particulier creusent cet écart : la prime « Veil », attribuée aux personnels impliqués dans les IVG, ainsi que la prime de soins critiques, versée aux soignants des services de réanimation et soins intensifs pour compenser les conditions de travail pénibles. Ces deux primes représentent plus de 200 euros bruts par mois. Ce différentiel de rémunération est d’autant plus injuste que les MEM suivent une formation de trois ans, équivalente à celle des infirmiers et exercent des missions similaires. En plus de leur expertise technique, ils jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement des patients tout au long de leur parcours de soins. Il l’interroge donc sur les mesures qu’il entend prendre pour revaloriser cette profession et améliorer son attractivité dans la droite ligne des recommandations du rapport de l’IGAS de 2021.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5826</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2413</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance des diplômes étrangers d’infirmiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5826. — 8 avril 2025. — M. Bertrand Sorre appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation des infirmiers titulaires d’un diplôme extracommunautaire qui ne sont pas autorisés à exercer leur profession en France. En effet, selon l’article L. 4311-3 du code de la santé publique, l’exercice de la profession d’infirmier en France est réservé aux personnes de nationalité française titulaires d’un diplôme d’État d’infirmier. Les infirmiers titulaires d’un diplôme étranger ne peuvent exercer en milieu hospitalier qu’en qualité d’aide-soignant. Pour obtenir le diplôme d’État en France, ils doivent passer un concours et suivre une formation dans une école d’infirmiers. Il lui demande donc si des dispositions peuvent être prises pour faciliter la reconnaissance des diplômes étrangers d’infirmiers et valider les acquis de l’expérience de ces professionnels de la santé, certains travaillant depuis des années dans le secteur hospitalier, notamment ceux de nationalité australienne et canadienne. Il souhaite également savoir si, compte tenu du manque de personnel soignant, le Gouvernement envisage de permettre, au moins à titre temporaire, aux infirmiers titulaires d’un diplôme étranger hors Union européenne et justifiant d’un niveau de français suffisant, d’exercer de manière dérogatoire au sein des établissements de santé. Cela pourrait se faire par un mécanisme d’équivalence automatique, éventuellement temporaire, tout en offrant la possibilité aux professionnels concernés de voir leurs diplômes validés de manière pérenne par la suite. Il souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5827</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2414</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Réformes sur la profession d’ambulanciers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5827. — 8 avril 2025. — M. Julien Rancoule attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les réformes attendues par la profession d’ambulancier afin de faciliter l’accès à ce métier essentiel. En 2023, le secteur du transport sanitaire reposait sur 5 212 entreprises, une flotte de 14 772 ambulances et 14 285 véhicules sanitaires légers (VSL) et plus de 60 000 salariés. Selon l’enquête « Besoins en main-d’œuvre » de France Travail, 17 790 projets de recrutements ont été déclarés pour ce secteur. Pourtant, la filière souffre d’un déficit d’attractivité et peine à recruter. Si cette situation perdure, elle risque de compromettre la prise en charge des patients sur l’ensemble du territoire. Afin de fluidifier l’accès à la profession, deux chantiers ont été engagés en 2023 par la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) : d’une part, la réforme des conditions d’accès au métier pour les titulaires du permis probatoire ; d’autre part, l’ouverture du recours à la validation des acquis de l’expérience (VAE). Actuellement, un jeune titulaire du permis B à 18 ans doit patienter jusqu’à ses 21 ans, ou 20 ans en cas de conduite accompagnée, pour exercer. Cette barrière d’ancienneté de trois ans constitue un frein important à l’entrée dans la profession et les acteurs du secteur demandent sa suppression. Par ailleurs, l’extension de la VAE permettrait de valoriser l’expérience acquise en interne par les salariés des entreprises de transport sanitaire et ainsi de favoriser la promotion professionnelle et la fidélisation des équipes. Dans cette même perspective, il suggère également de reconnaître et de valoriser l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires, qui disposent de compétences techniques et humaines transférables. Une passerelle spécifique vers le diplôme d’État d’ambulancier permettrait à ces volontaires de favoriser leur insertion professionnelle, tout en répondant aux besoins en personnel qualifié du secteur. Or, depuis 2023, les organisations professionnelles déplorent que la DGOS n’ait organisé qu’une réunion annuelle avec les parties prenantes, sans calendrier de mise en œuvre ni engagements concrets. Ce rythme n’est pas à la hauteur de l’urgence. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir indiquer la date prévisionnelle de publication des textes réglementaires relatifs à ces réformes. Il souhaite également savoir quelles mesures seront prises pour accélérer leur mise en œuvre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5829</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2414</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Exclusion de la prime Ségur pour certaines professions des ESSMS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5829. — 8 avril 2025. — M. Paul Molac attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation d’exclusion de la prime « Ségur » qui frappe certains travailleurs des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS), en l’occurrence les agents des filières administrative, technique, ouvrières, ainsi que les agents de services hospitaliers qualifiés (ASHQ). En 2020, lors du Ségur de la santé, une prime de 183 euros net par mois a été accordée aux professionnels des établissements de santé et des EHPAD afin de revaloriser leurs salaires et de reconnaître leur engagement au service des Français, notamment pendant la période de la pandémie du covid-19. Cette prime a ensuite été pérennisée sous la forme d’un complément de traitement indiciaire (CTI). Un arrêté d’août 2024 était censé accorder cette prime Ségur à l’ensemble des « oubliés du Ségur » dans le domaine du médico-social. Cependant, certaines professions, pourtant essentielles au fonctionnement des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS), continuent d’être exclues de ce dispositif. C’est notamment le cas des agents administratifs et techniques, ou encore des ASHQ. Or un établissement de ce type ne peut logiquement pas fonctionner sans agents des services hospitaliers, sans personnel de cuisine ou personnel administratif. Aujourd’hui, plus de 3 000 agents sont ainsi discriminés en France. Ce manque de reconnaissance, en plus d’amoindrir la stabilité des équipes et donc la qualité de l’accompagnement des usagers concernés, nuit à l’attractivité de ces établissements. La discrimination dont sont victimes ces agents génère une forte incompréhension et même une vive colère, pour un grand nombre d’entre eux. Ainsi, il lui demande si il compte étendre le CTI à l’ensemble des personnels des ESSMS, afin d’améliorer leur situation, de revaloriser l’attractivité de la filière du social et médico-social et d’apaiser les tensions que cette situation génère dans ces établissements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5840</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2415</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Herouin-Léautey</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Continuité de la permanence des soins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5840. — 8 avril 2025. — Mme Florence Herouin-Léautey attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la question de la permanence des soins. Mme la députée rappelle l’importance d’adopter des mesures fortes pour garantir un accès aux soins pour toutes et tous, à l’heure où la situation alarmante de la permanence des soins hospitaliers et de la régulation du SAMU ne peut être ignorée. Lors d’une visite au Centre de régulation du Centre hospitalier universitaire de Rouen, elle a pu constater le dévouement des soignants qui assurent, jour et nuit, la continuité du centre de réception et de régulation des appels d’urgence. Cependant, ces professionnels, en grève symbolique depuis le 23 décembre 2024, font face à un manque de moyens humains, fortement aggravé par l’absence d’obligation pour les médecins libéraux de participer à la régulation. Cette situation est symptomatique de l’état de plus en plus alarmant des services de santé en Normandie, qui a vu la part de sa population vivant dans un désert médical passer de 1,5 % en 2015 à près de 37 % en 2022. Concrètement, cela signifie que des personnes, parfois dans des situations médicales graves, doivent attendre plusieurs heures avant de pouvoir échanger avec un médecin en capacité de prendre une décision pour la santé de son patient. L’hôpital public est en détresse et il est urgent de rassembler tous les acteurs du secteur médical afin de bâtir ensemble des solutions durables. Dans ce contexte, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend mettre en place pour garantir le bon fonctionnement de la permanence des soins en médecine hospitalière et notamment la pleine mobilisation des médecins libéraux dans cet effort collectif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5842</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2415</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance de Pélichy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Santé mentale des jeunes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5842. — 8 avril 2025. — Mme Constance de Pélichy interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les opérations qu’il entend donner à la grande cause nationale 2025 qu’est la santé mentale, notamment s’agissant des jeunes. Le Gouvernement de M. Bayrou a repris à son compte la grande cause du gouvernement de M. Barnier, ce dont tous se réjouissent, tant l’épidémie des pathologies liées à la santé mentale est préoccupante, notamment chez les plus jeunes. Qu’il s’agisse des troubles du comportement alimentaire, de dépression ou de phobie scolaire, la prévalence de ces troubles n’a jamais été aussi élevée chez les adolescents. Selon les pédopsychiatres les causes sont multiples : l’isolement induit par les réseaux sociaux, l’éco-anxiété, ou encore l’inquiétude dans un climat international et économique incertain. Ainsi, quelles vont-être les déclinaisons opérationnelles de cette grande cause dans les territoires ? Comment faire en sorte que le milieu scolaire soit plus accueillant et inclusif pour les élèves atteint par des pathologiques mentales lourdes ? Comment mieux détecter ces maladies en milieu scolaire ? Comment accompagner au mieux les parents dans ces parcours infiniment difficiles ? Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5843</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2415</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Inaki Echaniz</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation financière des dispositifs d’appui à la coordination
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5843. — 8 avril 2025. — M. Inaki Echaniz attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation des dispositifs d’appui à la coordination (DAC). Les dispositifs d’appui à la coordination jouent un rôle essentiel dans l’amélioration de la prise en charge des patients. En effet, ce sont des structures qui facilitent cette prise en charge en assurant une meilleure coordination entre les professionnels de santé, les services sociaux et médico-sociaux et les aidants. L’importance des DAC est grandissante dans un contexte de vieillissement de la population et d’augmentation des maladies chroniques. Ces structures rencontrent toutefois des difficultés financières et organisationnelles qui appellent à un soutien renforcé. Il aimerait ainsi qu’il lui indique si des actions sont envisagées pour garantir un soutien financier pérenne à ces dispositifs lors des prochaines échéances budgétaires. Par ailleurs, en attendant ces évolutions, il demande si des mesures transitoires sont à l’étude pour éviter une fragilisation de ces structures et assurer la continuité de leurs missions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5846</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2416</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des enfants atteints du syndrome de WEST
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5846. — 8 avril 2025. — Mme Laurence Robert-Dehault attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le cas des familles ayant un enfant atteint du syndrome de WEST (épilepsie sévère détruisant les neurones). Elle a été saisie par une association œuvrant dans ce domaine. Selon cette association, la part prise en charge par la sécurité sociale est largement insuffisante : poussette adaptée : 1 200 euros sur 6 900 euros (soit 17 % de prise en charge) ; fauteuil roulant avec assistance électrique : 1 000 euros sur 12 000 euros (soit 8 % de prise en charge), sachant qu’un fauteuil à 1 000 euros n’est pas le plus approprié et pratique pour répondre aux besoins : il est hyperlourd et il faut être deux pour le porter. Elle lui demande ce qu’il compte faire pour aider les familles en la matière, notamment pour augmenter la solidarité nationale à leur égard.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5818</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2416</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bryan Masson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>L’association Club Var Mer en danger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5818. — 8 avril 2025. — M. Bryan Masson interroge Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur la situation préoccupante du Club Var Mer, une association sportive basée à Saint-Laurent-du-Var, fortement impactée par la pollution marine due aux défaillances de la station d’épuration locale. Depuis plusieurs années, la station d’épuration de Saint-Laurent-du-Var, exploitée par la régie Eau d’Azur et placée sous la responsabilité de la Métropole Nice Côte d’Azur, souffre d’un défaut d’entretien manifeste. Ce manquement a conduit à un rejet important d’eaux usées insuffisamment traitées en Méditerranée, entraînant l’interdiction de la baignade et de la navigation sur les plages Cousteau et Landsberg. Cette situation a des conséquences désastreuses sur l’environnement, la santé publique et l’économie locale. Le Club Var Mer, qui propose des activités nautiques telles que la planche à voile et le paddle, subit directement les effets de cette pollution. L’interdiction d’accès aux plages et aux plans d’eau a engendré une crise financière majeure pour l’association, qui accuse une perte estimée à près de 95 000 euros. Cette situation compromet gravement la pérennité du club, essentiel à la vie sportive locale. Or la Métropole Nice Côte d’Azur porte une responsabilité dans cette crise. L’absence de mesures correctives adéquates et la vétusté des infrastructures d’assainissement ont aggravé la situation, menaçant non seulement l’activité du Club Var Mer, mais également l’ensemble des acteurs nautiques et touristiques de la région. Face à cette situation critique, il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour assurer la survie de cette association sportive et éviter que de telles négligences ne se reproduisent. Il demande notamment si une aide financière d’urgence pourrait être attribuée au Club Var Mer afin de compenser ses pertes et si une intervention auprès des autorités locales est envisagée pour garantir un assainissement rapide de la zone concernée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5851</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2416</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Bellamy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Tourisme</ministreJO><Objet>Conséquences de la loi dite Le Meur pour les chambres d’hôtes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5851. — 8 avril 2025. — Mme Béatrice Bellamy alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme, sur les conséquences de la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale qui pèsent sur les chambres d’hôtes. La loi dite Le Meur modifie le régime fiscal des chambres d’hôtes et les aligne sur les meublés de tourisme, notamment en réduisant l’abattement fiscal de 71 % à 50 %, en abaissant le seuil de revenus annuels à 77 700 euros classés et en augmentant les cotisations sociales. Ces modifications menacent la viabilité d’une activité essentielle au tourisme, qui se distingue nettement des meublés touristiques et des logements type Airbnb. En effet, conformément aux réglementations en vigueur, les exploitants de chambre d’hôtes sont des propriétaires qui vivent dans les lieux à titre de résidence principale. Ces exploitations ne pèsent donc pas sur la tension locative et immobilière. Il s’agit souvent pour les propriétaires d’un projet de vie dans le cadre d’une reconversion professionnelle et non d’une acticité spéculative. Par ailleurs, cette activité génère des revenus limités tout en impliquant une mobilisation quotidienne et des horaires étendus. Elle joue pour autant un rôle majeur dans l’attractivité touristique et économique des territoires, dans l’accueil de qualité des touristes et des travailleurs de passage, dans la mise en valeur du patrimoine et des cultures locales. Aussi, elle lui demande s’il est envisagé un correctif de ce nouveau cadre fiscal et si le Gouvernement partage la nécessité d’un régime fiscal distinct pour les chambres d’hôtes au regard de la réalité de cette activité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5670</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2417</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hanane Mansouri</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Application de la réglementation ZAN en Nord-Isère : un frein au développement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5670. — 8 avril 2025. — Mme Hanane Mansouri alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’application de la réglementation zéro artificialisation nette (ZAN) en Isère et plus particulièrement dans le Nord-Isère. Les zones ZAN ont été instaurées dans le cadre de la politique de lutte contre l’artificialisation des sols, visant à limiter l’expansion urbaine et à préserver les espaces naturels et agricoles. Cette réglementation impose des contraintes importantes aux projets d’aménagement, exigeant que toute artificialisation soit compensée par une désartificialisation équivalente. Toutefois, le Nord-Isère, territoire en forte mutation, se retrouve confronté à des défis particuliers. Après une période de développement maîtrisé, ces communes voient leur attractivité croître, notamment sous l’effet de la pression immobilière liée à la proximité de Lyon. Or l’application stricte du ZAN risque de freiner leur développement au moment où ces territoires cherchent à concilier croissance démographique et préservation de leur cadre de vie. Par ailleurs, ces communes n’ont pas connu une surconsommation excessive des terres, contrairement à d’autres zones plus urbanisées. Il paraît donc nécessaire d’adapter la réglementation pour tenir compte des spécificités locales et éviter un blocage injustifié de projets essentiels au dynamisme économique et à la réponse aux besoins en logement. Face à ce constat, elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement quant à une possible suppression de la loi ZAN pour les territoires comme le Nord-Isère, afin de permettre un développement équilibré, sans freiner la vitalité économique et résidentielle de ces communes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5673</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2417</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Fermeture du fichier d’identification pour la faune sauvage protégée (IFAP)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5673. — 8 avril 2025. — Mme Sandra Regol attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la suspension du fichier national d’identification pour la faune sauvage captive protégée (IFAP). Le 1er janvier 2025 le fichier national d’identification de la faune sauvage protégée ou fichier IFAP a affiché sur son site web, www.i-fap.fr, le lancement d’un nouveau site internet pour l’enregistrement des animaux dans le fichier IFAP indiquant par ailleurs : à partir du 1er janvier 2025 la suspension temporaire des enregistrements papier et dématérialisés dans le fichier IFAP jusqu’à l’ouverture de la nouvelle plateforme, à partir du 15 février 2025 la fermeture de l’actuel site IFAP les données n’étant plus consultables par les utilisateurs, et au printemps 2025 l’ouverture de la nouvelle plateforme dédiée à l’enregistrement des animaux dans le fichier IFAP. Cependant aux termes de l’article R. 413-23-1 du code de l’environnement, l’identification obligatoire des animaux d’espèces non domestiques (détenues en captivité) prescrite par l’article L. 413-6 comporte, d’une part, le marquage de l’animal, d’autre part, l’inscription sur le fichier national prévu au même article. En outre, le but du fichier IFAP est précisément de lutter contre le trafic d’animaux sauvages, le quatrième le plus lucratif au monde après ceux des stupéfiants, des contrefaçons et des êtres humains, en assurant une plus grande traçabilité des animaux. En suspendant, toutes les inscriptions (papier et dématérialisées) au fichier IFAP pour une durée indéterminée, Mme la ministre ne permet plus de contrôler la traçabilité des animaux soumis à déclaration obligatoire et laisse la porte ouverte à toutes les dérives, alors même que le trafic prospère en France. Mme la députée l’appelle à la vigilance et désire connaître les dispositions qu’elle compte prendre afin de s’assurer du suivi et de la traçabilité des animaux le temps de la suspension du fichier IFAP ainsi que la date de mise en œuvre de la nouvelle base de données.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5677</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2418</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Replacement des animaux sauvages issus de saisies
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5677. — 8 avril 2025. — M. Vincent Ledoux interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le replacement des animaux sauvages issus de saisies. Pour tenter de répondre à cette problématique complexe, le ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche a désigné en novembre 2024 l’Association française des parcs zoologiques (AFdPZ) comme prestataire en charge d’organiser, coordonner et suivre le placement des animaux d’espèces non domestiques vivants, saisis par les autorités de contrôle ou abandonnés par leur propriétaire. La prestation en cours de création a pour dénomination le service d’assistance aux animaux sauvages saisis (SAASS). Deux postes ont été créés par l’AFdPZ et sont financés par le ministère de la transition écologique pour s’assurer de la mise en place de ce service et son bon déroulement. M. le député demande à Mme la ministre si elle compte rendre publique la convention de partenariat entre le ministère et l’AFDPZ. Par ailleurs, peut-elle lui préciser les modalités du processus de sélection via l’appel d’offres ainsi que le budget alloué à ce service ? Enfin, il lui demande de l’informer de la date de publication du rapport annuel dudit service.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5692</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2418</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Chenevard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Application de l’obligation légale de débroussaillement (OLD)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5692. — 8 avril 2025. — M. Yannick Chenevard appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’application de la loi n° 2023-580 du 10 juillet 2023 visant à renforcer la prévention et la lutte contre l’intensification de l’extension du risque incendie. Ladite loi a consolidé les dispositions relatives aux obligations légales de débroussaillement (OLD). Ces dernières constituent l’un des piliers de la protection contre le risque d’incendie, contribuant à la protection des personnes, des biens, des espaces naturels et forestiers. Elles permettent de diminuer l’intensité des incendies et d’éloigner les fronts de feu des installations humaines, protégeant également les forces d’intervention, en leur permettant de se concentrer sur la lutte contre le feu. Si le principe général des OLD est compris et largement accepté, ces obligations posent néanmoins certaines difficultés dans leur application pratique, tant pour les collectivités que les particuliers. C’est notamment le cas lorsque ces obligations concernent le terrain de tiers eux-mêmes non soumis ou parfois injoignables. L’article L. 134-6 du code forestier, modifié par de ladite loi, prévoit une obligation légale de débroussaillement et de maintien en état débroussaillé applicable aux territoires particulièrement exposés au risque incendie. Elle concerne les terrains situés à moins de 200 mètres des bois et forêts et s’applique aux abords des constructions, chantiers et installations de toute nature, sur une profondeur de 50 mètres (le maire pouvant porter cette obligation à 100 mètres). L’OLD concerne le propriétaire de l’enjeu l’ayant fait naître et la zone à débroussailler peut, selon l’emplacement de la construction, s’étendre au-delà de son propre terrain, sur celui d’un tiers non soumis à l’OLD et parfois injoignable. Les propriétaires des terrains et biens concernés, généralement périurbains et ruraux n’ont pas toujours les moyens financiers nécessaires pour faire réaliser des travaux forestiers d’ampleur. Nombre d’entre eux, notamment les retraités, n’ont ni la disponibilité, ni les capacités physiques, ni le matériel qui permettrait de se mettre en conformité à moindre frais. Les conséquences pour ces derniers peuvent être particulièrement importantes en particulier sur le plan financier. Les astreintes et amendes délictuelles peuvent s’élever à plusieurs milliers d’euros en plus de poursuites pénales et d’une éventuelle réalisation d’office du débroussaillement à leur charge. Par ailleurs, en cas de dommages liés à un incendie de forêt, les assureurs peuvent appliquer une franchise supplémentaire d’un montant de 5 000 euros. C’est pourquoi plusieurs leviers pourraient être mobilisés pour aider ces propriétaires à assumer leurs obligations sur les terrains qui ne leur appartiennent pas. L’idée d’un crédit d’impôt dédié, initialement adoptée par un amendement au Sénat a finalement été écartée. Les communes n’ont légalement pas la possibilité d’accompagner les propriétaires dans leurs dépenses. Pourtant, face au caractère unique de la charge qui consiste à engager des travaux d’ampleur sur le terrain d’un voisin, un dispositif d’aide coordonnée ne serait-il pas envisageable ? Aussi, il lui demande sa position concernant un éventuel dispositif d’assistance aux propriétaires concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5693</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2418</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Eric Liégeon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Assurance - scieries
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5693. — 8 avril 2025. — M. Eric Liégeon attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les difficultés que rencontrent les scieries en matière d’assurance multirisques professionnelle. Si l’assurance d’une scierie n’est pas obligatoire, elle est cependant fortement recommandée et est souvent une condition émise par les banques pour d’éventuels prêts ou investissements. D’année en année, les compagnies d’assurance se retirent progressivement du secteur de la scierie en raison d’un taux de sinistres élevé dans la filière industrielle ou artisanale du bois. Alors que la filière bois doit préserver sa compétitivité face aux importateurs étrangers, elle se voit contrainte dans ses investissements faute d’assurance pour leur outil de travail. Aussi, il lui demande ce qu’elle entend mettre en place pour répondre à cette problématique et sécuriser les entreprises de cette filière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5694</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2419</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophia Chikirou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Réduire la pression de la filière bois-énergie sur les ressources forestières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5694. — 8 avril 2025. — Mme Sophia Chikirou appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la nécessité urgente de réduire la pression exercée par la filière bois-énergie sur les forêts françaises, en révisant en profondeur les politiques de soutien au chauffage au bois. Alors que la transition énergétique impose une réduction rapide des émissions de gaz à effet de serre, le recours massif au bois comme source d’énergie soulève de vives inquiétudes tant du point de vue sanitaire qu’écologique et climatique. Présenté à tort comme une alternative écologique aux énergies fossiles, le bois énergie (qu’il soit issu de coupes d’arbres entiers, de plaquettes forestières ou de déchets de scierie) est en réalité un mode de production énergétique carboné fortement émetteur de gaz à effet de serre et de polluants. Selon Santé publique France, la pollution de l’air est responsable de 40 000 décès prématurés par an en France, dont 6 000 en Île-de-France. Dans cette région déjà soumise à une forte densité de population et à des niveaux critiques de pollution, le chauffage au bois est désormais la première source d’émissions de particules fines (PM2.5), responsables de pathologies cardiovasculaires, respiratoires, cancéreuses et périnatales. Selon Airparif, il représente à lui seul 95 % des émissions issues du chauffage domestique. Outre ses effets sur la santé publique, le bois énergie compromet les objectifs climatiques de la France. Contrairement à une idée reçue, il ne s’agit pas d’une énergie « neutre en carbone ». Pour une même quantité d’énergie produite, la combustion du bois émet environ deux fois plus de CO2 que celle du gaz naturel. Le carbone ainsi relâché dans l’atmosphère ne sera réabsorbé qu’au bout de plusieurs décennies, le temps que les arbres repoussent, un délai incompatible avec l’urgence climatique. Ce constat est partagé par de nombreux chercheurs, institutions scientifiques et ONG, en France comme à l’international. En 2021, cinq cent scientifiques alertaient déjà l’Union européenne sur le fait que le recours à la biomasse forestière allait à l’encontre des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Par ailleurs, le développement du bois énergie exerce une pression croissante sur les ressources forestières. En Île-de-France, l’essentiel du bois récolté est désormais destiné à la combustion, au détriment des usages à longue durée de vie tels que la construction ou la fabrication de matériaux stockant durablement le carbone. Cette évolution est aggravée par le déclin des industries locales de transformation (scieries, menuiseries etc.), remplacées par des chaufferies collectives ou industrielles à bois, de plus en plus nombreuses (134 en fonctionnement en 2022). La récolte locale en bois énergie ne couvre que 16 % de la consommation régionale, le reste étant importé de régions voisines ou de l’étranger, parfois via des chaînes logistiques fortement émettrices. Ce modèle de développement met en danger l’équilibre écologique des forêts : coupes rases, exploitation anticipée, passage fréquent d’engins lourds, appauvrissement des sols, réduction de la biodiversité. Il compromet également la capacité de la forêt française à jouer son rôle de puits de carbone, alors même que celle-ci a déjà perdu 50 % de sa capacité de stockage au cours des quinze dernières années, en raison du réchauffement climatique, de la sécheresse, des incendies et d’une hausse des prélèvements. Face à ces constats, de nombreuses voix associatives et d’experts s’élèvent pour demander une révision complète des politiques publiques en matière de bois énergie. Plusieurs recommandations convergent : instauration de limites de prélèvement pour permettre la régénération du patrimoine forestier ; suppression des subventions à l’installation de chaudières à bois, en particulier en zone urbaine ; conditionnement de toute nouvelle installation à l’avis d’experts forestiers régionaux ; redirection des aides vers la filière bois d’œuvre et la réindustrialisation locale pour des usages durables ; soutien à des pratiques forestières plus respectueuses des écosystèmes. Elle souhaite donc savoir quelles mesures elle entend prendre pour réduire la pression exercée par la filière bois-énergie sur les forêts françaises et réorienter les fonds publics alloués au secteur de la combustion du bois vers la transformation locale du bois pour des usages à longue durée de vie, compatibles avec la préservation des écosystèmes forestiers et les objectifs climatiques de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5696</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2420</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Gonzalez</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Accompagnement des communes dans la transition écologique des bâtiments publics
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5696. — 8 avril 2025. — M. José Gonzalez interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les moyens mis en place pour aider les communes à engager la rénovation énergétique de leurs bâtiments publics. Les collectivités locales sont des acteurs majeurs de la transition écologique. Elles doivent répondre aux exigences environnementales tout en maîtrisant leurs dépenses énergétiques, dans un contexte où la hausse des coûts impacte lourdement leur budget de fonctionnement. Or le patrimoine bâti communal - comprenant les écoles, mairies, bibliothèques, équipements sportifs ou encore salles polyvalentes - est souvent vieillissant, mal isolé et énergivore. Si des dispositifs existent, tels que le Fonds vert, les subventions de l’ADEME ou encore les financements de la Banque des territoires, de nombreuses communes peinent à en bénéficier. Le montage des dossiers s’avère complexe et chronophage, en particulier pour les petites municipalités qui ne disposent pas des ressources humaines et techniques nécessaires. Par ailleurs, certaines aides sont soumises à des critères d’éligibilité restrictifs qui limitent leur portée et ralentissent les projets, alors même que l’urgence énergétique impose des actions rapides et efficaces. De nombreux maires alertent sur ces difficultés et demandent un renforcement de l’accompagnement de l’État, notamment par la simplification des procédures administratives, l’accélération de l’attribution des financements et une meilleure prise en compte des besoins spécifiques des communes rurales. Par exemple, le dispositif d’ intracting, qui permet de réaliser des travaux de performance énergétique sur les bâtiments publics en générant des économies d’énergie à court terme, pourrait être davantage promu et simplifié pour être accessible aux petites communes. Aussi, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement envisage pour faciliter l’accès aux dispositifs existants, améliorer l’accompagnement des collectivités dans la rénovation énergétique de leurs bâtiments publics et garantir un soutien financier à la hauteur des enjeux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5703</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2420</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Vuibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Valorisation des moulins pour la transition énergétique et patrimoniale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5703. — 8 avril 2025. — M. Lionel Vuibert attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les obstacles persistants à la remise en activité des moulins à eau en France, malgré leur potentiel à la fois en matière de production d’énergie renouvelable et de valorisation du patrimoine rural. Alors que la loi n° 2019-1147 du 8 novembre 2019 relative à l’énergie et au climat affirme la nécessité d’encourager la production d’hydroélectricité, notamment la petite hydroélectricité, plusieurs associations, collectivités et particuliers alertent sur les lourdeurs administratives et les exigences techniques disproportionnées qui freinent la remise en exploitation de ces ouvrages anciens. Ces freins sont d’autant plus regrettables que les moulins, lorsqu’ils sont réhabilités, offrent une source d’énergie locale, prévisible et pilotable, tout en valorisant un patrimoine bâti souvent remarquable. Dans le département des Ardennes, par exemple, un projet de réhabilitation de moulins à des fins hydroélectrique et écotouristique peine à aboutir. En cause : les contraintes découlant des règles relatives à la continuité écologique, notamment l’obligation d’installer une passe à poissons sur la rivière La Retourne. Ce surcoût compromet la viabilité du projet, d’autant plus que l’électricité produite depuis la remise en état de la turbine (juin 2017) n’a pu être rémunérée, l’autorisation n’ayant pas été délivrée. Les acteurs locaux pointent également des délais d’instruction excessivement longs, un manque de lisibilité des dispositifs de soutien existants, ainsi qu’une difficulté à concilier les exigences de continuité écologique avec les objectifs de relance énergétique. Pourtant, de nombreux moulins pourraient contribuer de manière utile à la transition énergétique des territoires, tout en soutenant le développement local et la résilience des zones rurales. Aussi, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour simplifier les procédures administratives, accompagner financièrement les porteurs de projets et concilier efficacement les objectifs environnementaux avec la valorisation du potentiel énergétique et patrimonial des moulins, en particulier dans les territoires où le potentiel hydroélectrique reste sous-exploité, comme les Ardennes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5708</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2420</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Fiabilité de la qualité de l’eau du robinet
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5708. — 8 avril 2025. — M. Max Mathiasin interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la fiabilité de la qualité de l’eau du robinet. Il est révélé dans le documentaire « Des eaux pas si claires », diffusé sur France 5 le 25 mars 2025, que 56 métabolites d’herbicides, de fongicides et d’insecticides ne sont pas recherchés malgré ou à cause du fort risque de les retrouver dans l’eau ; en effet, retrouver ces résidus de pesticides pourrait entraîner des restrictions de consommation de l’eau du robinet sur toute une partie du territoire national et de grandes difficultés de gestion. Il lui demande si ses services ou l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) ont connaissance d’études démontrant, sur une grande partie du territoire national y compris dans les territoires ultramarins, la pollution de l’eau du robinet par des métabolites de pesticides non recherchés mais susceptibles d’avoir des conséquences sur la santé. Il souhaite savoir quand seront rendues publiques les deux études diligentées en 2019 et 2023 par la direction générale de la santé pour affiner la liste des substances recherchées dans l’eau du robinet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5712</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2421</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Regol</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Nombres d’éleveurs en France - Liste positive
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5712. — 8 avril 2025. — Mme Sandra Regol attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’application de la loi n° 2021-1539 contre la maltraitance animale et, plus précisément, l’article L. 413-1-A du code de l’environnement, concernant la liste positive. En effet, il est prévu que la Commission de la faune sauvage captive travaille sur le protocole de création et d’évaluation de la liste qui définira les espèces pouvant être détenues comme animaux de compagnie ou dans le cadre d’élevages d’agrément. Ainsi que les critères de sélection pour évaluer les différentes espèces et le principe de précaution. Le Gouvernement a demandé en avril 2024 qu’un rapport d’expertise soit produit par une mission conjointe de l’inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD) et du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) dans un délai de 5 mois sur cette question. Cependant, à ce jour, aucun rapport ou arrêté n’a été publié sur ce sujet précis, laissant un vide juridique dans la réglementation actuelle. Aussi et selon toute vraisemblance, il ne semble pas exister de données officielles quant au nombre d’éleveurs non professionnels, dits éleveurs d’agrément, et d’éleveurs professionnels concernant l’élevage de reptiles et d’amphibiens en France ou autres espèces. Elle désire connaître le calendrier précis du Gouvernement sur la mise en application du principe de la liste positive et le nombre d’éleveurs professionnels et non professionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5714</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2421</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Aides au développement des centrales solaires sur bâtiments
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5714. — 8 avril 2025. — Mme Corinne Vignon attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le projet d’arrêté concernant le soutien public au développement des centrales solaires sur bâtiments. Un projet d’arrêté récemment communiqué par la direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) prévoit un contingentement du soutien au secteur photovoltaïque, ce qui pourrait menacer la dynamique de cette filière en France. Les conséquences immédiates de ce projet pourraient être importantes (réduction de l’activité photovoltaïque, pertes d’emplois…) Elle souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour reconsidérer ce projet d’arrêté, afin de maintenir un cadre réglementaire stable et cohérent permettant de concilier rigueur budgétaire et maintien d’activité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5716</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2421</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Détaxation du fuel lourd
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5716. — 8 avril 2025. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la détaxation du fuel lourd utilisé pour le fret maritime, celle-ci accélérant le départ du bois produit par la France vers la Chine. Il lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5717</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2421</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élisabeth de Maistre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Incohérences du diagnostic de performance énergétique (DPE)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5717. — 8 avril 2025. — Mme Élisabeth de Maistre attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les incohérences du diagnostic de performance énergétique (DPE). Le coefficient d’énergie primaire appliqué à l’électricité est actuellement fixé à 2,3, un niveau supérieur à la recommandation européenne de 1,9. Cette situation pénalise les nombreux logements chauffés à l’électricité. À l’inverse, le coefficient d’énergie primaire du gaz naturel est fixé à 1, ce qui crée une distorsion majeure et favorise l’usage d’énergies fossiles. Cette situation va à l’encontre des objectifs de la loi « climat et résilience », qui vise à réduire l’indépendance aux énergies fossiles. Elle lui demande ainsi si une révision du coefficient d’énergie primaire appliqué à l’électricité est envisagée, afin de mieux aligner le DPE avec les objectifs de transition énergétique et de neutralité carbone.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5816</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2422</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophia Chikirou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Alerte sur la pollution de l’air et de l’eau en Île-de-France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5816. — 8 avril 2025. — Mme Sophia Chikirou alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les effets de la pollution de l’air et de l’eau à Paris et en Île-de-France, qui menacent directement la santé de près de 13 millions d’habitants. Une récente étude menée par Générations Futures et UFC Que Choisir a révélé la présence d’un « polluant éternel », l’acide trifluoroacétique (TFA), dans l’eau du robinet de plusieurs communes françaises. À Paris, une concentration de 6 200 nanogrammes par litre a été relevée, soit un niveau 62 fois supérieur à la future norme européenne de 100 nanogrammes par litre qui entrera en vigueur en 2026. Ce polluant provient notamment de la dégradation de certains pesticides comme le flufénacet et des substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS) largement utilisées dans l’industrie. Le TFA est particulièrement préoccupant car il est considéré comme quasiment indestructible dans l’environnement. Pourtant, il fait l’objet de très peu de contrôles par les agences régionales de santé (ARS) et ses effets sur la santé humaine restent encore mal connus. Elle lui demande donc quelles actions elle entend mettre en œuvre pour renforcer la surveillance des PFAS et en particulier du TFA, dans l’eau potable en France. Elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’aligner les normes françaises sur celles des pays les plus protecteurs, comme le Danemark et s’il prévoit de financer des études complémentaires sur la toxicité du TFA et des autres PFAS afin de mieux protéger la population contre les risques liés à l’exposition chronique de ces substances. Par ailleurs, la pollution de l’air dans la capitale reste une source majeure d’inquiétude. Les concentrations en particules fines (PM10, PM2.5), en dioxyde d’azote (NO2) et en ozone dépassent régulièrement les seuils recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon Santé publique France, la pollution de l’air est responsable de milliers de décès prématurés chaque année en Île-de-France. L’Observatoire régional de santé (ORS) et Airparif ont évalué en 2021 à 7 900 le nombre de décès prématurés dûs chaque année à la pollution de l’air dans la seule région Île-de-France, soit une perte moyenne de 10 mois d’espérance de vie par adulte. Aussi, elle demande quelles sont les mesures qu’elle compte prendre pour agir contre la pollution de l’air à Paris et en Île-de-France, notamment contre la pollution issue des activités industrielles et agricoles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5817</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2422</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bryan Masson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Défaillances de la station d’épuration de Saint-Laurent-du-Var
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5817. — 8 avril 2025. — M. Bryan Masson interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la pollution persistante de la Méditerranée et les risques sanitaires graves engendrés par les défaillances de la station d’épuration de Saint-Laurent-du-Var. Cette station, exploitée par la régie Eau d’Azur sous la responsabilité de la Métropole Nice Côte d’Azur, souffre d’un défaut d’entretien manifeste depuis plusieurs années. Ce manquement a entraîné une pollution massive des eaux côtières, contraignant les autorités à interdire la baignade et la navigation sur les plages Cousteau et Landsberg. L’agence régionale de santé a relevé des concentrations alarmantes de polluants bactériologiques, notamment d’ Escherichia coli et d’entérocoques intestinaux, constituant un risque sanitaire majeur pour la population locale et les usagers du littoral. Au-delà de l’impact sur la santé publique, cette pollution affecte gravement la biodiversité marine et pénalise également les acteurs économiques locaux, notamment les associations sportives et les entreprises nautiques. Le Club Var Mer, qui propose des activités nautiques, subit des pertes considérables à hauteur de 95 000 euros du fait des interdictions d’accès aux plages et zones de navigation. À l’approche de la Conférence des Nations unies sur l’Océan, qui se tiendra à Nice en juin 2025, M. le député s’inquiète du manque d’investissement de la Métropole Nice Côte d’Azur pour moderniser cette station d’épuration et demande quelles mesures le Gouvernement envisage pour : assurer la mise aux normes urgente de la station d’épuration de Saint-Laurent-du-Var afin de stopper cette pollution ; renforcer les contrôles sur la qualité des eaux rejetées en Méditerranée ; engager la responsabilité des autorités locales, notamment la Métropole Nice Côte d’Azur, pour qu’ells prennent toutes les mesures nécessaires afin de remédier à cette situation. Il souhaiterait savoir quelles actions concrètes seront mises en place pour limiter les conséquences environnementales et sanitaires de cette pollution et garantir un assainissement durable des eaux côtières.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5839</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2423</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Traitement des biens vacants et sans maître
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5839. — 8 avril 2025. — M. Philippe Bonnecarrère interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche concernant le régime France ruralités revitalisation (FRR). Il lui demande si ce régime continuera à prévoir, comme c’était le cas pour les zones de revitalisation rurale (ZRR), un régime particulier pour les communes éligibles au titre du traitement des biens vacants et sans maître. Les modalités de transfert des biens vacants et sans maître étaient facilitées dans les zones situées en ZRR. Il lui demande de lui confirmer le maintien de ce régime dérogatoire et d’en rappeler les termes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5685</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2423</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Dérogation pour les véhicules associatifs au sein des ZFE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5685. — 8 avril 2025. — M. Mathieu Lefèvre interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la situation des véhicules associatifs au sein des zones à faible émissions (ZFE). L’instauration des ZFE dans toutes les villes de plus de 150 000 habitants est devenue obligatoire à compter du 31 décembre 2024, conformément à la loi du 22 août 2021 relative à la lutte contre le dérèglement climatique et au renforcement de la résilience face à ses effets, dite « Climat et Résilience ». Cette disposition vise à mieux protéger les citoyens des risques liés aux pollutions atmosphériques. Toutefois, la généralisation de ces zones induit des difficultés pour de nombreuses associations, dont les déplacements se trouvent limités malgré leurs missions d’intérêt général. Bien que certains véhicules associatifs bénéficient déjà de facilités de passage, comme les véhicules d’associations agréées de sécurité civile, de nombreuses structures restent insuffisamment informées de leurs droits ou bien tout simplement exclues. Ainsi, il lui demande s’il envisage des mesures de dérogation en faveur des véhicules associatifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5690</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2423</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Dive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Fin des concessions autoroutières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5690. — 8 avril 2025. — M. Julien Dive interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’avenir donné aux concessions autoroutières. Entre 2031 et 2036, les sept plus grandes concessions autoroutières arrivent au terme des contrats d’exploitation qui seront reversés automatiquement à l’État. À ces échéances, l’État devra décider de l’orientation à donner à l’exploitation de ces autoroutes dont les mises sur le marché ont suivi un processus qui a abouti en 2006 à leur privatisation totale. En plus du manque de contrôle sur les sociétés d’exploitation privées qui ont tiré profit des péages, il est important de s’interroger sur le degré de modernisation et l’état du réseau. Un récent rapport du Sénat a par ailleurs relaté que les sociétés privées d’exploitation toucheront d’ici la fin de leur contrat de concession plusieurs dizaines de milliards d’euros. À cet égard, il lui demande de bien vouloir indiquer quelle feuille de route il compte définir pour préparer la fin des concessions autoroutières, quels moyens il compte porter pour s’assurer de la poursuite des investissements de modernisation du réseau d’ici la fin des contrats par les sociétés privées et enfin quelles propositions seront données quant à la prolongation ou non de ces concessions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5745</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2423</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Graziella Melchior</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Délais du permis de conduire en zone rurale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5745. — 8 avril 2025. — Mme Graziella Melchior attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les délais d’attente préoccupants pour l’obtention d’une date d’examen du permis de conduire, particulièrement dans les territoires ruraux. L’obtention du permis de conduire constitue une étape essentielle vers l’autonomie et l’insertion professionnelle, particulièrement dans les territoires ruraux, où l’absence de transports en commun adaptés rend indispensable la mobilité individuelle. Pourtant, dans de nombreux départements, dont le Finistère, les délais pour obtenir une date d’examen du permis de conduire atteignent aujourd’hui des niveaux préoccupants, allant parfois de 3 à 5 mois. Cette situation pénalise en premier lieu les jeunes en formation, en alternance ou en recherche d’emploi, pour qui l’absence de permis représente un véritable frein à l’accès à l’emploi ou aux stages. Certains se retrouvent contraints de limiter leurs choix d’orientation professionnelle à des entreprises accessibles en transports en commun, quand ces derniers existent. Les familles, quant à elles, doivent souvent pallier ces difficultés en accompagnant leurs enfants sur leur lieu de stage ou de travail, ce qui n’est pas toujours possible, notamment pour les ménages les plus précaires. Au-delà de l’impact sur les usagers, ces délais excessifs fragilisent également les auto-écoles, qui doivent gérer des files d’attente toujours plus longues et des élèves contraints de patienter plusieurs mois avant de pouvoir valider leur apprentissage de la conduite. Cette situation n’est pas nouvelle et les tensions sur le nombre d’inspecteurs du permis de conduire sont régulièrement pointées du doigt. Alors que la mobilité est un facteur déterminant d’égalité des chances et d’insertion sociale et professionnelle, quelles mesures le Gouvernement entend-il mettre en place pour réduire ces délais d’attente et garantir un accès plus rapide aux examens du permis de conduire, notamment en renforçant les effectifs d’inspecteurs ? Elle lui demande s’il envisage la mise en place de solutions temporaires ou de dispositifs d’urgence, notamment dans les zones rurales, où le permis de conduire est une nécessité absolue.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5852</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2424</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Ratification par le Parlement de la convention franco-italienne du 12 avril 2024
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5852. — 8 avril 2025. — Mme Alexandra Masson interroge M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la procédure de ratification par le Parlement de la nouvelle convention pour la gestion et l’exploitation de la ligne Cuneo-Vintimille sur son tronçon français, compris entre la frontière située dans le tunnel ferroviaire du col de Tende et celle de Fanghetto. Lors du G7 transports organisé le 12 avril 2024 à Milan, les ministres italien et français des transports, MM. Matteo Salvini et Patrice Vergriete, avaient signé cette nouvelle convention remplaçant celle de 1970 qui reposait au moment de sa signature sur une logique de dommages de guerre devenue caduque, alors que l’Italie devait financer l’intégralité des frais d’entretien, y compris pour les rails en territoire français. Un principe devenu profondément injuste au fil du temps et qui avait conduit l’Italie à moins entretenir la ligne dans les années 2010 au point que la vitesse avait dû être réduite à 40 km/h pour des raisons de sécurité. Le nouvel accord signé en avril 2024 prévoit une répartition des frais proportionnelle au nombre de trains mis en place par chaque pays. La chambre des députés italienne a adopté cet accord à l’unanimité le 8 janvier 2025, suivie par le Sénat italien le 5 mars 2025. Elle souhaite donc connaître le calendrier de la ratification de cet accord par le Parlement français et la date de transmission à l’Assemblée nationale et au Sénat pour sa ratification.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5853</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2424</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Gonzalez</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Mobilité des seniors en milieu rural et périurbain
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5853. — 8 avril 2025. — M. José Gonzalez attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur les difficultés de mobilité rencontrées par les seniors dans leurs déplacements quotidiens, notamment en milieu rural et périurbain, et sur les mesures actuellement mises en place pour y remédier. Le vieillissement de la population s’accompagne d’un enjeu majeur : garantir aux seniors une mobilité adaptée à leurs besoins afin de préserver leur autonomie et leur qualité de vie. Or de nombreux obstacles freinent leurs déplacements au quotidien, en particulier dans les zones rurales et périurbaines. La diminution de l’offre de transports en commun, la fermeture de certaines gares de proximité et la raréfaction des services de transport à la demande compliquent considérablement l’accès aux soins, aux commerces, aux services administratifs et aux activités sociales. Pour de nombreuses personnes âgées, l’usage de la voiture individuelle devient difficile, voire impossible, en raison de problèmes de santé, de capacités physiques réduites ou d’un coût devenu trop élevé. Cependant, les alternatives restent insuffisantes : les transports en commun ne couvrent pas toujours les zones rurales, les fréquences sont parfois trop faibles et les infrastructures ne sont pas toujours adaptées aux besoins spécifiques des seniors (manque d’aménagements accessibles, absence d’accompagnateurs, difficultés d’usage des outils numériques pour la réservation de trajets, etc.). Si certaines collectivités ont mis en place des solutions comme des navettes locales, des taxis solidaires ou des dispositifs de transport à la demande, ces initiatives restent trop souvent limitées et inégalement réparties sur le territoire. Des plateformes de transport solidaire telles que Rezo Séniors permettent aux personnes âgées d’effectuer des trajets de courtes distances grâce à une communauté de conducteurs solidaires. De plus, des services comme Sortir Plus, proposé par la caisse de retraite complémentaire Agirc-Arrco, visent à favoriser la mobilité et le lien social des personnes de 75 ans et plus. Néanmoins, ces dispositifs ne couvrent pas l’ensemble des besoins et des territoires. Dans ce contexte, il est impératif que l’État joue un rôle moteur pour garantir aux seniors un droit à la mobilité, en facilitant le développement de solutions adaptées et en apportant un soutien financier aux collectivités engagées dans cette démarche. Aussi, il souhaite connaître les dispositifs actuellement en place au niveau national pour améliorer la mobilité des seniors et lui demande de détailler les mesures envisagées afin de renforcer leur accès aux transports du quotidien, notamment en zone rurale et périurbaine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5668</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2425</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Barèges</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Extension et versement de la prime Ségur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5668. — 8 avril 2025. — Mme Brigitte Barèges interroge Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, au sujet de l’extension et du versement de la prime Ségur. Il faut rappeler qu’en raison de la crise de covid-19, les personnels des secteurs sanitaire et médico-social ont bénéficié de l’instauration de cette prime, issue des accords du Ségur de la santé, d’un montant de 248 euros brut (183 euros net). Un arrêté du 4 août 2024 a élargi l’application de cette prime à la branche sociale, incluant notamment des associations d’aide aux victimes comme l’Association d’aide aux victimes et de réinsertion (AVIR), active dans le Tarn-et-Garonne. Ces associations sont généralement réparties en deux pôles : le premier étant l’aide directe et personnalisée aux victimes de violences, agressions sexuelles, etc. et le second, le service socio-judiciaire, qui assume diverses missions telles que les investigations, l’accompagnement, les stages et la prise en charge des auteurs d’infractions. Pour fonctionner, elles ont besoin de financements publics, d’un soutien pour leurs missions, mais surtout d’un accompagnement politique renforcé. Cependant, malgré plusieurs recours au 49-3 par M. le Premier ministre, le budget, y compris le programme 101, ne prévoit aucune augmentation destinée aux associations d’aide aux victimes. Ceci nuit à leur capacité d’exécution, en particulier en ce qui concerne l’actualisation des barèmes des subventions pour le versement de la prime Ségur, désormais applicable à ces structures. Les associations se trouvent donc dans une situation paradoxale. Bien que le versement de la prime Ségur soit devenu une obligation, cela expose ces organisations à un risque financier important, les menaçant de licenciements économiques, alors même que la demande pour leurs services ne cesse d’augmenter, nécessitant des recrutements qu’elles ne pourront pas effectuer. En résumé, il existe une obligation de versement de primes, une nécessité d’embaucher et une mission reconnue comme cause nationale, mais les associations se retrouvent dans l’incapacité de l’accomplir. Par conséquent, elle lui demande si le Gouvernement compte clarifier sa position sur la mission de justice et les ressources nécessaires et si le risque de disparition d’emplois au service de l’aide aux victimes a été pris en compte par l’exécutif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5752</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2425</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Baisse prise en charge du coût de l’apprentissage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5752. — 8 avril 2025. — Mme Corinne Vignon attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur la baisse annoncée du niveau de prise en charge du coût de l’apprentissage. Cette mesure, bien que s’inscrivant dans une volonté de maîtrise des dépenses publiques, suscite de vives inquiétudes parmi les établissements d’enseignement supérieur non lucratifs, les entreprises formatrices et les étudiants. En effet, cette réduction des aides risque d’entraîner une diminution importante du nombre d’apprentis dans l’enseignement supérieur, notamment dans les établissements labellisés EESPIG (établissements d’enseignement supérieur privé d’intérêt général) qui réinvestissent intégralement leurs ressources dans la formation et la recherche. Selon des études récentes, entre 30 % et 38 % des entreprises pourraient renoncer à embaucher des apprentis en raison de l’augmentation de leur reste à charge. Par ailleurs, les jeunes issus de milieux modestes, qui bénéficient largement de l’alternance pour accéder à des études supérieures, pourraient être fortement pénalisés, ce qui fragiliserait l’ascenseur social que représente l’apprentissage. De plus, cette réforme pourrait paradoxalement engendrer un surcoût pour l’État en redirigeant certains étudiants vers des universités et grandes écoles publiques, dont le coût de formation annuel par étudiant est bien supérieur à celui des écoles EESPIG. Face à ces constats, plusieurs acteurs du secteur, tels que l’ICAM, plaident pour une révision du décret intégrant des critères objectifs de qualité pour le maintien des aides à l’apprentissage, tels que le taux d’encadrement, le taux d’insertion professionnelle, la reconnaissance des diplômes ou encore le statut de l’établissement. Aussi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre afin d’éviter que cette baisse des financements ne compromette l’accès à l’apprentissage dans l’enseignement supérieur et ne fragilise les établissements non lucratifs d’intérêt général, qui jouent un rôle essentiel dans les territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5753</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2426</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Ben Cheikh</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Calcul et traitement des pensions de retraite à l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5753. — 8 avril 2025. — M. Karim Ben Cheikh alerte Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur la situation des retraités de source française établis à l’étranger ou qui ont effectué une partie de leur carrière à l’étranger. Ces bénéficiaires sont confrontés à de très nombreuses difficultés dues à l’enchevêtrement des dispositifs institutionnels, législatifs et réglementaires qui leur sont applicables. La première est celle de la liquidation de la pension pour les Français résidant en dehors de l’Union européenne. Dans les pays dotés de convention de sécurité sociale avec la France, les bénéficiaires introduisent leur demande de liquidation auprès de l’organisme local correspondant de la CNAV. La procédure peut être extrêmement longue. Des délais de plusieurs années sont fréquemment observés et ce problème est remonté très régulièrement par les élus locaux, conseillers des Français de l’étranger. La deuxième difficulté touchant les bénéficiaires ayant connu des périodes de travail en France et dans un autre pays est la méthode de calcul des pensions puisqu’un Français qui a cotisé le nombre de trimestres total (y compris les trimestres pris en compte à l’étranger) ouvrant droit à liquidation dans le système français voit sa pension calculée à partir d’un revenu annuel moyen incluant les 25 meilleures années de cotisation en France. Dans bien des cas, ce mode de calcul oblige à intégrer des trimestres cotisés avec des salaires de début de carrière voire des temps partiel ou des salaires de « petits boulots » étudiants pour calculer le revenu annuel moyen, ou à des décotes importantes. M. le député suggère qu’une réflexion soit conduite autour de ce mode de calcul des polypensionnés, notamment autour de l’idée d’une proratisation visant à éliminer les aspects défavorables du mode actuel par la neutralisation des années de très faible cotisation en France (salaires étudiants de début de carrière). Il attire l’attention de Mme la ministre sur la nature réglementaire de la définition du mode de calcul qui rend impossible pour les parlementaires de proposer des aménagements législatifs sur cette question et donc sa responsabilité entière, politique et réglementaire. Une troisième difficulté touche les personnels de droit local employés par des institutions françaises qui bénéficient d’un droit d’option pour se rattacher à un centre de cotisations sociales en France conformément aux conventions de sécurité sociale avec certains pays. La différence entre l’âge légal de départ à la retraite dans le pays dans lequel l’employé exerce ses fonctions (souvent autour de 60 ans ou 62 ans) et l’âge légal de départ à la retraite en France, 64 ans depuis la réforme de février 2023, aboutit à ce que les employeurs proposent un départ à la retraite, alors même que l’employé n’a pas atteint l’âge légal de la liquidation de pension dans le régime français et ne peut donc ouvrir ses droits. Enfin, M. le député rappelle que le précédent ministre, M. Dussopt, s’était engagé à constituer un groupe de travail parlementaire portant sur l’étude de la question des retraites pour les Français établis hors de France. À la connaissance de M. le député, ce groupe de travail parlementaire ne s’est pas réuni. Le groupe de travail proposé devait permettre que le ministère du travail examine avec les parlementaires représentant les Français établis hors de France les nombreux problèmes rencontrés par nos compatriotes bénéficiaires de pension. M. le député rappelle à Mme la ministre la complexité de ce problème et les conséquences sociales très fortes sur les Français concernés, particulièrement pour tous les compatriotes ayant effectué une partie de leur carrière à l’étranger. M. le député rappelle enfin que l’article 45 de la loi du 20 janvier 2014 sur les retraites prévoyait la remise par le Gouvernement d’un rapport au Parlement détaillant les conditions d’application des conventions internationales bilatérales existant en matière de retraite. Ce rapport devait notamment évaluer les conséquences de la mise en œuvre de ces conventions pour les Français ayant droit de systèmes étrangers et ne résidant plus dans l’État concerné et devait également examiner les difficultés liées à la perception d’une pension de retraite à l’étranger. Dû avant le 31 décembre 2014 et malgré des recherches approfondies, M. le député constate que ce rapport n’a pas été remis au Parlement. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet, ainsi que sur la constitution du groupe de travail parlementaire sur les retraites des Français de l’étranger, alors même que l’Assemblée des Français de l’étranger organise des « Assises de la protection sociale des Français établis hors de France » jusqu’en octobre 2025 sous l’égide de la présidente de l’Assemblée nationale et du président du Sénat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5754</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2427</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Ben Cheikh</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Délais de liquidation d’une pension pour les bénéficiaires établis à l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5754. — 8 avril 2025. — M. Karim Ben Cheikh attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur les délais de liquidation des pensions de retraite des Français établis à l’étranger. De nombreux assurés sociaux français résidant hors du territoire national, en particulier en dehors de l’Union européenne, font état de retards importants dans la liquidation de leur pension de retraite. Ces délais, parfois supérieurs à une année, créent des situations de grande vulnérabilité financière pour les demandeurs, qui se retrouvent sans ressources pendant toute la durée du traitement administratif de leur dossier. Ces retards concernent aussi bien les Français ayant effectué l’essentiel de leur carrière en France que ceux ayant exercé une activité dans des pays liés par une convention bilatérale de sécurité sociale. Malgré le respect des démarches exigées et le dépôt du dossier dans les délais, les délais de traitement s’avèrent souvent bien plus longs que ceux annoncés, sans qu’aucune explication claire ne soit apportée aux assurés. Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’elle perdure depuis plusieurs années et alimente un grand sentiment d’inégalité de traitement entre les assurés résidant en France et ceux établis à l’étranger. Aussi, il souhaite savoir si elle dispose d’indicateurs permettant d’évaluer les délais moyens de liquidation des pensions pour les Français établis hors de France et quelles mesures sont envisagées afin de garantir un traitement plus rapide et équitable de leurs demandes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5785</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2427</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Financement des Transitions pro dans les outre-mer et en Corse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5785. — 8 avril 2025. — M. Max Mathiasin appelle l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur les crédits alloués aux Transitions pro (anciennement FONGECIF) dans les zones non interconnectées (ZNI), départements et régions d’outre-mer (DROM) et Corse, pour leurs missions de financement des projets de formation, de reconversion ou d’accompagnement des salariés à travers divers dispositifs. Les Transitions pro dénoncent le modèle de financement de France Compétences qui repose sur une clef de répartition basée sur les données INSEE (nombre d’entreprises, effectifs salariés et masse salariale) qui désavantage les ZNI en ne prenant pas en compte leurs réalités locales : prédominance des entreprises de petite taille ; importance des secteurs du tourisme et de l’agriculture avec une forte activité économique saisonnière ; coûts supplémentaires liés à l’éloignement géographique. La baisse de la dotation globale des 18 Transitions pro affecte particulièrement les dotations des ZNI qui n’en perçoivent que 2,06 %, sans compter le plafonnement des frais de fonctionnement à 14 % qui compromet leur pérennité. En 2023, les six territoires en ZNI ont reçu une dotation globale de seulement 10,45 millions d’euros pour répondre aux besoins des 733 000 salariés du secteur privé. Alors que dans les DROM, les Transitions pro sont confrontées à un marché du travail très dégradé par rapport à l’Hexagone, il conviendrait au contraire de renforcer les moyens alloués à la formation, à la reconversion et à l’élévation des compétences locales qui contribuent au développement économique des territoires et au maintien de l’équilibre socioéconomique. Il lui demande si les Transitions pro des territoires d’outre-mer et de Corse peuvent compter sur une augmentation des dotations leur permettant d’assurer l’accompagnement des salariés et sur un budget de fonctionnement basé sur leurs besoins réels, indépendamment des fluctuations budgétaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5835</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2427</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Droits à la majoration pour enfants en cas de polyaffiliation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5835. — 8 avril 2025. — Mme Julie Delpech attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur les effets injustes du décret n° 2010-1741 du 30 décembre 2010 relatif à l’attribution des majorations de durée d’assurance pour enfants (MDAE) en cas de polyaffiliation. Pour les personnes ayant été affiliées à plusieurs régimes de retraite au cours de leur carrière, le régime compétent pour attribuer les trimestres de majoration est celui auquel elles sont affiliées au moment de la liquidation de leurs droits. Cette règle entraîne des pertes importantes pour de nombreuses femmes ayant élevé leurs enfants en étant affiliées au régime général, puis intégrées dans la fonction publique. Celles-ci peuvent perdre jusqu’à huit trimestres par enfant, sans en être informées à temps, car les régimes de la fonction publique n’accordent pas de majoration au titre de l’éducation. Cette situation pénalise des femmes souvent déjà confrontées à des parcours professionnels fragmentés, à des temps partiels ou à des salaires inférieurs. Le Conseil d’orientation des retraites (COR), dans un avis du 1er février 2024, qualifie cette disposition de « règle la moins favorable » et souligne qu’elle « engendre une réduction significative du nombre de trimestres de MDAE attribués ». Il propose de modifier le décret afin que le régime compétent soit celui auquel l’assuré était affilié au moment de la naissance ou de l’éducation de l’enfant. Cette évolution permettrait de mieux compenser les effets des enfants sur la carrière des femmes, de réduire les inégalités entre régimes et d’offrir une meilleure lisibilité aux assurés. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement entend suivre cette recommandation du COR, afin de mettre fin à une règle injuste et préjudiciable et de garantir à toutes les mères le respect des droits acquis au titre de l’éducation de leurs enfants, quel que soit leur parcours professionnel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5836</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2428</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karim Ben Cheikh</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Établissement des certificats de vie des retraités au Maroc
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5836. — 8 avril 2025. — M. Karim Ben Cheikh appelle l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur les conditions dans lesquelles les retraités relevant du régime français de retraite, qu’ils soient de nationalité française ou étrangère, s’acquittent de leurs obligations pour certifier être encore en droit de bénéficier de leur pension de retraite lorsqu’ils sont établis au Maroc. Depuis un an, de nombreux bénéficiaires sont invités à se rendre dans des agences de la Caisse marocaine de retraite (CMR) pour un contrôle de leur existence alors même qu’ils ont déjà envoyé leur certificat de vie exigible annuellement à leur organisme d’assurance-vieillesse. M. le député demande quelles sont les motivations des organismes d’assurance vieillesse français à procéder à ces contrôles aléatoires. De même, de nombreux bénéficiaires ont reçu un courrier les invitant à faire viser leur certificat de vie par les agences de la CMR exclusivement alors même que les agences de la CMR ne sont pas très nombreuses, à la différence par exemple des agences de la CNSS, qui est l’organisme correspondant des caisses d’assurance retraite et de la santé au travail (CARSAT) pour le traitement de la demande des liquidations des pensions de retraite pour les futurs bénéficiaires installés au Maroc. Il lui demande des précisions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5854</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2428</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hendrik Davi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Transfert d’activité à Fnac-Darty
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5854. — 8 avril 2025. — M. Hendrik Davi interroge Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi sur la situation des centres de relation client de Marseille, Bègles et Limonest du groupe Fnac-Darty. Le 9 janvier 2025, les salariés du centre de relation client de la Valbarelle à Marseille ont été stupéfaits d’apprendre le transfert de plusieurs de leurs activités au sous-traitant Intelcia à partir du 1er avril. D’après la DRH, 82 des 107 salariés concernés sont basés sur ce site. Cette décision de transfert s’appuie sur l’article L. 1224-1 du code du travail et prévoit que les « acquis sociaux » seront gardés pendant les 15 mois dit de survie. Mais au-delà de cette date, les salariés n’ont aucune garantie sur leur avenir. En outre, les méthodes utilisées interrogent. Jusqu’au 24 mars 2025, les salariés n’avaient reçu aucun courrier les informant de cette décision. Ils ont été mis devant le fait accompli, sachant que ce transfert les fait changer de lieu de travail (passant du 11e au 16e arrondissement de Marseille) et d’employeur. Le groupe Fnac-Darty considère qu’il y a une baisse d’activité et de la sollicitation client en 2024. Pourtant, la santé économique du groupe se porte bien. En 2023, le chiffre d’affaires était porté à 8 milliards d’euros et en mai prochain, le conseil d’administration du groupe devrait voter l’augmentation de 122 % des dividendes versés aux actionnaires. En octobre 2024, le groupe a racheté le distributeur italien de produits électroniques et électroménagers Uniero. En parallèle de ce transfert d’activité qui ressemble fort à un plan de licenciement déguisé, le groupe Fnac-Darty vient de créer une classe de 12 alternants à l’AFPA qui vont être formés grâce aux subventions d’argent publique pour prêter main forte aux techniciens non concernés par le transfert et qui resteront sur le site de la Valbarelle. Pour les mêmes postes, aucune requalification n’a été proposé aux salariés transférés. Régulièrement le recours à l’article L. 1224-1 du code de travail est dénoncé comme un outil permettant d’externaliser la main d’œuvre à bas coûts et d’éviter des plans de licenciements économiques. Quelles sont les actions engagées par le Gouvernement pour encadrer davantage le recours à cet article de loi ? Quelles sont les actions pour renforcer les droits des salariés ? Il lui demande aussi quelle est sa position sur l’instauration d’un droit de véto des salariés au CSE ou un droit d’opposition de chacun des salariés à ce type de transfert.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5679</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2429</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Estelle Mercier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par le secteur de l’insertion par l’activité économique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5679. — 8 avril 2025. — Mme Estelle Mercier alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les graves difficultés économiques rencontrées par les structures de l’insertion par l’activité économique (IAE) à la suite de l’application de l’accord du 4 juin 2024 de la branche associative sanitaire, sociale et médico-sociale (BASS). Depuis plusieurs années, la question de la revalorisation salariale des professionnels de l’IAE est soulevée afin d’améliorer l’attractivité des métiers de l’accompagnement. À l’instar des autres secteurs intégrés dans le cadre du « Ségur », cette revalorisation doit être pleinement compensée par les pouvoirs publics. Malgré des interpellations répétées des fédérations professionnelles ou des syndicats employeurs, l’examen du dernier projet de loi de finances n’a pas permis d’aboutir à cette compensation attendue par le secteur associatif. L’intégration récente des salariés en contrat à durée déterminée d’insertion (CDDI) dans le périmètre du Ségur a accentué les tensions financières au sein des structures de l’IAE. Une enquête nationale menée par la FAS révèle que l’application du Ségur pour tous représente un surcoût de près de 19 millions d’euros pour les seules structures ayant répondu, mettant en péril immédiat leur viabilité économique. Les résultats prévisionnels de nombreuses structures sont déficitaires, avec des pertes allant jusqu’à 1,97 million d’euros, pouvant conduire à des procédures de redressement voire de liquidation. De nombreuses structures ont déjà dû appliquer le Ségur aux salariés permanents qui encadrent et accompagnent les salariés en parcours d’insertion, au regard de leur responsabilité employeur, sans compensation financière à ce jour. L’extension de cette revalorisation aux salariés en insertion aggrave encore leur situation, menaçant les services rendus sur les territoires, ainsi que les emplois permanents et d’insertion. Face à cette impasse financière, certaines structures envisagent des suppressions de postes, des changements de convention collective, ou même la cessation d’activité, ce qui risque de fragiliser considérablement le secteur de l’IAE et l’accompagnement des personnes en situation de précarité. La question de la rémunération des salariés en CDDI est légitime pour garantir des conditions de travail plus justes et renforcer l’attractivité des parcours d’insertion. Toutefois, elle doit être abordée dans une approche globale qui prend en compte les équilibres économiques des structures de l’IAE et les spécificités de leur modèle d’accompagnement. Organiser une conférence sociale sur les bas salaires permettrait d’intégrer cette problématique dans une réflexion plus large sur le marché de l’emploi, tout en préservant l’objectif de la conférence des métiers du social et du médico-social de février 2022, qui visait principalement à améliorer l’attractivité des métiers du secteur. Ainsi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir la compensation effective de la revalorisation salariale dans l’IAE et sécuriser financièrement le secteur, qui a par ailleurs connu une baisse des crédits dans le dernier budget.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5681</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2429</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prise en charge des frais de transport en ambulance bariatrique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5681. — 8 avril 2025. — Mme Katiana Levavasseur attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’absence de prise en charge spécifique des frais de transport en ambulance bariatrique pour les personnes souffrant d’obésité sévère ou de handicap, alors même que ces transports sont essentiels à leur accès aux soins. Aujourd’hui, l’assurance maladie ne rembourse un trajet en ambulance bariatrique que sur la base d’un transport classique. Or le coût moyen d’un transport bariatrique est d’environ 260 euros, soit près de trois fois plus cher qu’une ambulance classique (93 euros) et peut atteindre jusqu’à 1 000 euros en fonction de la distance parcourue et des équipements nécessaires. Ce reste à charge, pouvant dépasser 600 euros pour un aller-retour, représente un obstacle financier insurmontable pour de nombreux patients. L’absence de remboursement adapté crée une rupture d’égalité dans l’accès aux soins, conduisant certaines personnes à renoncer à des consultations ou à des hospitalisations faute de moyens. Pourtant, la demande de transports bariatriques est en forte augmentation, en lien avec la hausse de l’obésité sévère en France. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage une réforme du remboursement des transports bariatriques afin d’assurer une prise en charge intégrale de ces frais par l’assurance maladie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5682</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2430</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Jacobelli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prise en charge du coût des transports sanitaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5682. — 8 avril 2025. — M. Laurent Jacobelli appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’absence de prise en charge des frais de transport en ambulance bariatrique. Les personnes en situation de handicap ou d’obésité qui ont recours à ce type de service doivent s’acquitter d’un reste à charge conséquent, en raison d’un remboursement insuffisant de l’assurance maladie, calculé sur le coût d’un transport sanitaire classique. Il souhaite savoir si le Gouvernement compte s’appuyer sur la mission d’évaluation de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 afin de revoir les conditions de remboursement des transports en ambulance bariatrique et de mettre fin à une injustice dont sont victimes les personnes souffrant d’obésité ou de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5683</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2430</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Remboursement des frais de transport des ambulances bariatriques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5683. — 8 avril 2025. — Mme Christine Pirès Beaune attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la prise en charge des frais de transport des ambulances bariatriques par l’assurance maladie. Selon l’étude épidémiologique nationale sur le poids et l’obésité de la Ligue nationale contre l’obésité, en 2024, près de 10 millions de Français âgés de 18 ans et plus sont en situation d’obésité. Cela représente 18,1 % des personnes résidant en France métropolitaine et en outre-mer. Considérés simultanément, l’obésité et le surpoids concernent près d’un adulte sur 2, soit 48,8 % des Français. Une hausse notable de l’obésité est particulièrement marquée chez les Français les plus jeunes. Elle est par ailleurs deux fois plus répandue au sein des catégories les plus modestes, l’obésité est ainsi au carrefour des inégalités sociales et des inégalités de santé. En matière de transport sanitaire, ces patients nécessitent une prise en soins adaptée (équipements spécifiques et équipage renforcé) plus onéreuse pour les transporteurs sanitaires. Mais la prise en charge du transport bariatrique par l’assurance maladie se fonde sur les tarifs applicables aux trajets en ambulance classique, ne tenant pas compte de ces surcoûts, engendrant ainsi un reste à charge particulièrement élevé pour les patients, voire un renoncement aux soins. L’obésité étant tendanciellement plus importante dans les milieux socio-économiques défavorisés, ces frais supplémentaires entraînent une forme d’exclusion des personnes les plus vulnérables et précaires, davantage affectées par l’obésité. Cette exclusion potentielle du système de santé est de nature à aggraver les pathologies liées à l’obésité et les prises en charge médicales intervenant tardivement elles sont plus poussées et plus onéreuses pour l’assurance maladie. Dans le cadre des actions conduites par le ministère de la santé et par l’assurance maladie, des travaux ont été engagés, avec notamment un projet de référentiel de prise en charge du transport bariatrique. En réinterrogeant les conditions d’accès et de prise en charge, ces travaux doivent permettre de réviser le modèle de financement ainsi que les modalités d’organisation du transport des personnes en situation d’obésité au service d’une meilleure accessibilité. Face à la progression de l’obésité en France, qui ne semble pas devoir s’améliorer compte tenu des tendances sociétales (malbouffe, sédentarité, etc.), il devient urgent que ces travaux, menés dans le cadre de la négociation de la convention de l’assurance maladie avec les transporteurs aboutissent très rapidement pour qu’une nouvelle tarification et un alignement du remboursement de l’utilisation des ambulances bariatriques sur celui d’une ambulance classique soient mises en place dans l’objectif de rendre plus juste la prise en charge des frais de transport en ambulance bariatrique et d’assurer l’égal accès aux soins, pour tous. Aussi, au regard de l’importance de concrétiser la mise en place de modalités de remboursement équitable, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer dans quels délais ce basculement de prise en charge est envisageable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5697</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2430</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec-Bécot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Ouverture boulangeries 1er mai</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5697. — 8 avril 2025. — M. Yannick Favennec-Bécot attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’ouverture des boulangeries le 1er mai. En effet, ces établissements sont traditionnellement ouverts le 1er mai afin d’assurer un service essentiel à la population, répondant ainsi aux besoins quotidiens des Français. Une ouverture prévue en pratique à l’article 27 de la convention collective nationale de la boulangerie pâtisserie du 19 mars 1976, étendue par arrêté du 21 juin 1978, ainsi que dans le champ d’application de l’article L. 3133-6 du code du travail qui énonce, que « Dans les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail, les salariés occupés le 1er mai ont droit, en plus du salaire correspondant au travail accompli, à une indemnité égale au montant de ce salaire. Cette indemnité est à la charge de l’employeur ». Or, à l’occasion de contrôles menés en Vendée le 1er mai 2024, plusieurs boulangeries ont cependant fait l’objet d’amendes (jusqu’à 1 500 euros par salarié) et de poursuites judiciaires pour avoir employé leurs salariés ce jour-là. Ces verbalisations ont conduit la confédération nationale de la boulangerie française (CNBF) à conseiller aux boulangers de ne pas faire travailler leurs employés le 1er mai dans l’attente d’une clarification. Malgré les démarches entreprises auprès des services du ministère du travail, aucune position officielle n’a été prise pour confirmer ou infirmer la validité de l’autorisation ministérielle de 1986, ce qui place aujourd’hui cette profession dans une insécurité juridique majeure. C’est la raison pour laquelle il lui demande de bien vouloir clarifier la réglementation applicable aux boulangeries concernant l’emploi des salariés le 1er mai afin de garantir la continuité de ce service, tout en apportant aux employeurs la sécurité juridique nécessaire à l’exercice de leur activité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5713</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2431</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Guiraud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Situation préoccupante des 322 salariés de La Redoute
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5713. — 8 avril 2025. — M. David Guiraud attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation préoccupante des 322 salariés de La Redoute, notamment ceux du site du Quai 30, situé dans sa circonscription à Wattrelos. Ces salariés, dont une grande majorité possède plus de 30 ans d’ancienneté, sont confrontés à une incertitude professionnelle profonde après l’annonce, lors d’un comité social et économique exceptionnel, de l’externalisation de leur activité à compter de juin 2025. Cette décision, qui consiste à transférer la gestion de l’entrepôt à la société ID Logistics, menace gravement leurs conditions de travail et leurs droits sociaux, déjà fragilisés par les restructurations successives. En 2014, un précédent plan de sauvegarde de l’emploi avait permis de sauver une partie de l’entreprise grâce à l’intervention de l’État et un fonds social de 180 millions d’euros avait été constitué pour compenser les pertes liées à de futures restructurations. Aujourd’hui, ces salariés risquent de voir leurs droits réduits à une simple prime de transfert insuffisante de 1 400 euros net, alors même que ce fonds, qui contient encore 44 millions d’euros, devrait être utilisé pour garantir la préservation de leurs emplois et de leurs acquis sociaux. Il lui demande quelles mesures elle envisage de mettre en place pour garantir d’une part la pérennité des 322 salariés de La Redouté à Wattrelos, notamment en s’assurant que l’externalisation de l’activité ne conduise pas à des suppressions de postes ou à détérioration de leurs conditions de travail, et enfin, s’assurer que les 44 millions d’euros restant dans le fonds social mis en place en 2014 soient utilisés de manière appropriée, afin de compenser les pertes liées à l’externalisation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5719</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2431</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Gonzalez</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Manque de places en crèche et accessibilité des solutions de garde
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5719. — 8 avril 2025. — M. José Gonzalez attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la pénurie persistante de places en crèche et l’accessibilité insuffisante des solutions de garde d’enfants en France. La petite enfance constitue un enjeu majeur pour le développement de l’enfant, l’égalité des chances et l’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale. Cependant, de nombreuses familles, notamment dans les zones rurales et périurbaines, peinent à trouver une place en crèche ou un mode de garde adapté. Ce manque d’infrastructures compromet non seulement l’épanouissement des enfants, mais freine également le retour à l’emploi de nombreux parents, en particulier des mères. Dans les Bouches-du-Rhône, la situation est préoccupante. En 2022, le taux de couverture global des besoins en accueil du jeune enfant était de 49,3 %, soit 11 points en dessous de la moyenne nationale. Cette insuffisance est accentuée par une offre en accueil individuel faible et en diminution, avec une baisse de 21,6 % du nombre d’assistantes maternelles agréées entre 2015 et 2020. Dans la ville de Marseille, par exemple, l’offre de garde collective permet d’accueillir près d’un enfant sur deux, avec une capacité théorique d’accueil de 48,5 %. Cependant, cette moyenne masque des disparités importantes entre les arrondissements. De plus, certaines communes affichent des taux de couverture inférieurs ou égaux à 25 % et certaines même n’offrent aucune place d’accueil pour les jeunes enfants. Cette situation crée une inégalité d’accès aux services essentiels pour le développement de l’enfant et complique la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale pour les parents. Les alternatives, telles que les assistantes maternelles ou les micro-crèches, bien que pertinentes, ne suffisent pas à répondre à la demande croissante, notamment dans les zones rurales où ces solutions sont moins disponibles. De plus, le financement de la création de nouvelles places en crèches reste insuffisant et inégalement réparti entre les régions. Face à ce constat, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour renforcer l’offre de places en crèche, notamment dans les territoires ruraux et périurbains, et quelles actions seront prises pour soutenir la création de nouvelles structures de garde adaptées aux besoins des familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5720</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2432</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Roullaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Projet de décret visant à renforcer la qualité d’accueil dans les micro-crèches
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5720. — 8 avril 2025. — Mme Béatrice Roullaud interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences du projet du décret, en cours d’examen par le Conseil d’État, visant à renforcer la qualité d’accueil au sein des établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE). Ce projet de décret comprend plusieurs mesures dont un volet spécifique sur la suppression d’une partie importante des dérogations actuellement applicables aux micro crèches (EAJE de 12 places maximum). Il exige dorénavant que l’accueil des tout-petits se fasse obligatoirement en présence d’un professionnel diplômé d’État de rang 1, tel qu’un auxiliaire de puériculture, et supprime donc la faculté qui existait dans les micro-crèches d’accueillir le matin les enfants en présence d’une personne titulaire d’un CAP seulement. Ce projet inquiète légitimement les professionnels du secteur, qui craignent de devoir licencier les titulaires de CAP s’ils sont obligés d’embaucher des diplômés d’État, n’ayant pas forcément la capacité financière de maintenir les deux catégories de professionnels, voire de fermer les structures. Le décret, s’il est appliqué tel quel, risque également de mettre en difficulté les parents qui sont tributaires de ces établissements pour accueillir leurs enfants dans les territoires sous-équipés. Selon les professionnels du secteur, ces nouvelles obligations vont avoir pour conséquence la suppression de milliers d’emplois du fait de l’impossibilité laissée d’ici au 1er janvier 2026 - date prévue de l’application de ce décret - de recruter et de former les titulaires de CAP. Ceci est d’autant moins compris par les directeurs de crèches qu’il n’est pas requis les mêmes compétences pour les assistantes maternelles, dont il n’est exigé aucun diplôme et qui peuvent pourtant accueillir plus de trois enfants. Sans remettre en cause la nécessaire exigence de la qualité de l’accueil et de l’encadrement des enfants, qui ressort d’ailleurs de récents rapports, Mme la députée souhaite savoir s’il est prévu des mesures transitoires pour accompagner ce secteur qui souffre déjà d’une grave pénurie de personnel. Elle lui demande s’il est envisagé une période transitoire afin de permettre de former le personnel existant, ou s’il est prévu une reconnaissance de la validation des acquis, ou encore si le Gouvernement entrevoit des aides à destination des EAJE pour qu’elles puissent s’adapter aux nouvelles exigences. Enfin elle souhaite savoir, au cas où aucune des solutions évoquées ne seraient retenues, s’il est envisageable, dans les petites communes rurales, de mettre en place des dérogations afin que des parents ne soient pas privés de la possibilité de travailler, faute de pouvoir faire garder leurs enfants près de chez eux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5736</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2432</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Benoit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Calcul des cotisations - santé au travail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5736. — 8 avril 2025. — M. Thierry Benoit attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les règles relatives au calcul des cotisations des services de santé au travail qui pèsent sur les entreprises qui emploient du personnel à temps partiel. En effet, la loi du 2 août 2021 qui vise à « renforcer la prévention en santé au travail » a modifié les règles d’adhésion et de cotisations des structures à un service de prévention et de santé au travail. Au 1er janvier 2023, les cotisations sont désormais établies sur la base du nombre réel de salariés et non plus sur l’effectif équivalent temps plein (ETP). Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2024, il appartient au service de prévention et de santé au travail (SPST) inter-entreprises de l’employeur principal de recouvrer la cotisation annuelle auprès de chaque employeur, en la répartissant entre les employeurs à parts égales. Il se fonde sur le nombre de travailleurs ayant plusieurs employeurs et occupant des emplois identiques au 31 janvier de l’année en cours porté à sa connaissance. Or il existe des entreprises de services dont les salariés travaillent dans différentes structures sur des emplois qui ne sont pas identiques et qui se voient dans l’obligation d’assurer un paiement intégral des cotisations. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement compte mettre en œuvre pour aménager les règles de calcul des cotisations qui pèsent sur certaines entreprises, en particulier les entreprises de service qui emploient du personnel à temps partiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5738</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2432</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Situation d’une entreprise industrielle du Loir-et-Cher
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5738. — 8 avril 2025. — M. Roger Chudeau interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation d’une entreprise industrielle du Loir-et-Cher à propos des conditions de travail et du droit des salariés. Les conditions de travail des salariés se sont dégradées depuis plusieurs années dans cette entreprise, occasionnant des incendies de fours dont il a été remarqué que les systèmes de sécurité en la matière étaient défectueux, des accidents sur machines d’une certaine gravité qui se sont avérés non déclarés par la direction. De plus, étrangement, les rapports de l’inspection du travail n’ont fait état, pour l’heure, d’aucune difficulté interne. L’ambiance sociale au sein de cette entreprise fait état de discrimination syndicale, de harcèlement, d’intimidation morale et physique du personnel et d’une pression permanente sur les syndicalistes FO. On apprend en outre que cette entreprise envisage le recrutement de travailleurs marocains afin d’augmenter la capacité de production tandis que le bassin d’emploi frôle les 8 % de taux de chômage au dernier recensement (source Insee 2018). Il lui demande donc ce qu’elle compte entreprendre pour restaurer la normalité des rapports sociaux et du droit du travail dans cette entreprise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5740</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2433</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Florquin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Dette hospitalière des étrangers non-résidents soignés en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5740. — 8 avril 2025. — M. Guillaume Florquin alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le montant préoccupant de la dette hospitalière laissée par des patients étrangers non-résidents soignés en France et sur les failles administratives qui empêchent toute stratégie de recouvrement efficace. Selon des données de la direction de la sécurité sociale, publiées dans la presse, les patients étrangers non affiliés à la sécurité sociale française ont laissé une facture annuelle moyenne de 159 millions d’euros entre 2016 et 2021, à la charge des établissements hospitaliers français. 75 % de cette dette est concentrée au sein de l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Ce phénomène est d’autant plus problématique qu’il est quasiment impossible pour les hôpitaux d’identifier la nationalité des débiteurs, en raison de systèmes d’information hospitaliers qui ne permettent pas un suivi automatisé par pays. Ces lacunes rendent tout recouvrement international extrêmement difficile, voire inexistant, et laissent les établissements de santé publics, déjà sous pression budgétaire, seuls face à cette impasse financière. Dans un contexte où les hôpitaux français font face à une crise de financement, où les urgences ferment, où les personnels soignants sont à bout de souffle et où les Français constatent une dégradation continue de l’accès aux soins, cette situation apparaît comme une aberration budgétaire et politique. Aussi, il souhaite savoir quelles mesures concrètes le Gouvernement entend mettre en place pour garantir une meilleure traçabilité des patients étrangers non-résidents et faciliter le recouvrement des dettes contractées et s’il envisage de conditionner certains soins non urgents à des garanties de paiement pour les patients concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5751</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2433</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Champ d’application du congé de solidarité familiale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5751. — 8 avril 2025. — Mme Laurence Robert-Dehault attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le champ d’application du congé de solidarité familiale, défini par l’article L. 633-1 du code général de la fonction publique. Mme la députée a été saisie par une personne, dont le père est en fin de vie dans un hôpital. Celle-ci a pris tous ses congés annuels pour être auprès de son père et a ensuite demandé le congé de solidarité familiale, qui lui a été refusé par son employeur. En effet, selon l’employeur, ce congé est accordé dans le cadre d’une hospitalisation à domicile, si la personne réside au domicile du demandeur ou s’il se trouve en EHPAD. Ainsi, aux yeux de la loi, une personne en fin de vie, se trouvant en milieu hospitalier, n’aurait pas le droit d’avoir un proche constamment à ses côtés en ces moments douloureux. Mme la députée demande donc à Mme la ministre ce que compte faire le Gouvernement pour modifier le champ d’application de la loi, afin de l’étendre expressément au milieu hospitalier. Enfin, l’article précité dispose que, pour bénéficier du congé de solidarité familiale, la personne accompagnée doit partager le domicile de l’accompagnant ou avoir désigné l’accompagnant comme sa personne de confiance, ce qui est le cas en l’espèce : elle se demande donc si le refus pour hospitalisation n’est pas abusif, puisque l’accompagnant a bien été désigné comme personne de confiance. Elle souhaite connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5760</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2433</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Guiraud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Inquiétudes sur les conséquences financières sur associations et départements
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5760. — 8 avril 2025. — M. David Guiraud attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les répercussions financières de l’accord du 4 juin 2024 portant sur l’extension du Ségur dans le secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif, mesure longtemps attendue par les acteurs du secteur afin de répondre aux revendications des « oubliés du Ségur ». Cette extension, bien qu’essentielle, impose aux départements et aux associations des charges financières rétroactives, sans qu’ils aient été consultés en amont et sans que des compensations de l’État n’aient été prévues, mettant ainsi en péril la viabilité de nombreuses structures. Alors que cet accord répond à une demande pressante, il devient une source d’inquiétude majeure pour les associations et les départements, qui se voient contraints d’assumer seuls le financement de cette mesure. Cela aurait pour conséquence une réelle menace sur les emplois concernés pourtant indispensables au maintien de la cohésion sociale dans les territoires au point de devenir un véritable fardeau pour les structures concernées. Face à cette situation inédite, François Sauvadet, président des Départements de France (DF), a alerté sur le risque d’« asphyxie » financière des collectivités locales, en invitant les départements à ne pas financer cette extension, estimée à 170 millions d’euros pour l’année 2024, tant que les modalités de compensation de l’État ne sont pas définies. Il lui demande quelles mesures elle envisage de mettre en place pour compenser ce coût, afin de soutenir durablement les départements et les associations impactés par cette extension de la prime Ségur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5766</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2434</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Cancer du pancréas : une urgence médicale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5766. — 8 avril 2025. — Mme Katiana Levavasseur attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la prise en charge du cancer du pancréas, une pathologie particulièrement agressive et dont le taux de survie à cinq ans demeure extrêmement faible : seuls 20 % des patients peuvent être opérés et l’espérance de vie moyenne reste inférieure à un an. Ce cancer est souvent diagnostiqué à un stade avancé en raison de l’absence de symptômes spécifiques à ses débuts, ce qui réduit considérablement les options thérapeutiques et aggrave le pronostic des patients. Malgré les progrès de la recherche, cette maladie reste l’une des plus létales, avec un besoin urgent d’améliorations en matière de détection précoce, d’accès aux traitements innovants et de soutien aux malades et à leurs familles. Or les associations de patients et les professionnels de santé alertent régulièrement sur les difficultés rencontrées dans le parcours de soins des personnes atteintes de ce cancer, qu’il s’agisse du manque de sensibilisation aux facteurs de risque, des inégalités territoriales dans l’accès aux soins spécialisés, des retards dans l’accès aux nouvelles thérapies ou encore de l’insuffisance des financements alloués à la recherche sur cette pathologie. Dans ce contexte, Mme la députée souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour améliorer le dépistage et le diagnostic précoce du cancer du pancréas, notamment par une meilleure sensibilisation des professionnels de santé et du grand public, tout en garantissant un accès équitable aux traitements innovants et aux essais cliniques. Elle souhaite également savoir si des moyens supplémentaires seront alloués à la recherche afin d’accélérer la compréhension des mécanismes de cette maladie et le développement de nouvelles thérapies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5767</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2434</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>CNR TCLA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5767. — 8 avril 2025. — M. Roger Chudeau interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le projet de Centre national de ressources sur la cérébrolésion. Cette question lui est demandée par l’Association de familles de traumatisés crâniens et de cérébrolésés de la région Centre Val-de-Loire. Le projet de centre de ressources est essentiel pour rassembler et coordonner les compétences sur un handicap encore largement méconnu, alors même que la cérébrolésion est aujourd’hui la première cause de handicap acquis chez les adultes en âge de travailler. Il semble impératif d’améliorer la prise en charge des personnes victimes de lésions cérébrales acquises et d’apporter le soutien indispensable à leur entourage. Le projet a été validé en opportunité et inscrit au plan d’action de la Conférence nationale du handicap en avril 2023 avec un calendrier de mise en oeuvre prévue en 2024/2025. Ainsi, il lui demande d’apporter des précisions sur le financement permettant la création effective de ce centre et sur le calendrier de mise en oeuvre de la création du Centre national de ressources pour la lésion cérébrale acquise (CNR TCLA).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5769</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2434</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Panot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Liquidation du réseau national de surveillance aérobiologique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5769. — 8 avril 2025. — Mme Mathilde Panot alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la liquidation du réseau national de surveillance aérobiologique. L’Organisation mondiale de la santé place les allergies comme quatrième maladie chronique mondiale. Elle concerne aujourd’hui déjà une personne sur 4 à une personne sur 3. 3 à 5 millions de Français souffrent d’asthme. En 2050, l’OMS anticipe que plus de 50 % de la population souffrira d’une forme d’allergies, dans lesquelles le dérèglement climatique, l’absence de diversité biologique en ville et la pollution de l’air jouent un rôle déterminant. Or la « vigie française des pollens », le réseau national de surveillance aérobiologique, a été placé en liquidation judiciaire ce mercredi 26 mars faute de subventions de l’État pour 2024 et suite à un rapport administratif pointant des problèmes de gestion. Quoi que l’on en pense, cette situation est gravissime alors que la saison pollinique est commencée, arrivant de plus en plus tôt chaque année. L’information et les données sur la répartition des pollens sont vitales pour les personnes malades et les spécialistes de santé. Un nouveau système de veille et de collecte des données serait annoncé le 2 avril. D’autres sources évoquent un rachat des données du RNSA par une start-up privée. Une telle privatisation des données serait catastrophique, ouvrant la porte à des profits sur le dos d’un bien commun d’intérêt public et des malades. En Suisse, de telles mesures sont assurées par le service public au sein de MétéoSuisse. En France, Macron a supprimé 20 % du budget de Météo France et 23 % de ses effectifs. La situation est urgente. Elle lui demande ce qui est prévu pour protéger et assurer qu’aucune des données du RNSA ne sera privatisée. Elle souhaite savoir ce qu’il va advenir de la mission de la RNSA et des moyens qui y seront accordés afin de permettre une collecte efficace et aux standards les plus élevés au service du grand nombre. Enfin, elle lui demande à ce que Meteo France puisse bénéficier des conditions nécessaires à son exercice, complémentaire de ce travail de veille et d’alerte essentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5772</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2435</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Buffet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la "carie du boulanger" comme maladie professionnelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5772. — 8 avril 2025. — Mme Françoise Buffet attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’absence de la reconnaissance de la « carie du boulanger » comme maladie professionnelle par la sécurité sociale. En effet, cette pathologie, liée à une exposition prolongée aux sucres dispersés dans l’atmosphère du lieu de production, concerne de nombreux travailleurs de la boulangerie et de la pâtisserie. Elle entraîne des risques significatifs pour la santé bucco-dentaire, provoquant des douleurs intenses qui peuvent altérer à la fois la capacité de travail des professionnels et leur qualité de vie au quotidien. À ce jour, l’absence de reconnaissance de cette maladie par la sécurité sociale prive les travailleurs concernés d’une prise en charge adaptée, notamment en matière de prévention, de soins et d’indemnisation. Elle souhaiterait donc savoir si des démarches sont envisagées pour inclure cette pathologie dans le tableau des maladies professionnelles afin de garantir aux travailleurs concernés une meilleure protection et prise en charge.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5777</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2435</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Mise en place de la 4e année de médecine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5777. — 8 avril 2025. — M. Rodrigo Arenas attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés liées à la mise en place de la 4e année de médecine générale. Cette dernière année de formation contenant un stage obligatoire prévoyait de favoriser l’installation des jeunes médecins dans les territoires sous-dotés et faciliter l’accès au soin. Or deux ans après la promulgation de la loi n° 2022-1616 du 23 décembre 2022 de financement de la sécurité sociale pour 2023, les textes réglementaires permettant l’application de celle-ci n’ont toujours pas été publiés. Le retard des textes réglementaires met en incertitude les étudiants et les professionnels et compromet l’organisation des facultés qui avaient anticipé ce nouveau cadre de formation. 4 000 docteurs juniors ayant commencé leur formation en 2023 et donc concernés par cette réforme, voient leur projet professionnel menacé. Il lui demande comment expliquer un tel blocage et ce qu’attend le Gouvernement pour publier les textes nécessaires à l’application.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5783</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2435</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Moerani Frébault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Continuité des droits sociaux des agents pénitentiaires du Pacifique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5783. — 8 avril 2025. — M. Moerani Frébault attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur une problématique majeure concernant les agents pénitentiaires originaires des collectivités d’outre-mer lors de leur intégration dans l’administration pénitentiaire en Hexagone. Avant leur recrutement, ces agents sont affiliés aux régimes de sécurité sociale de leur territoire d’origine - la Caisse de prévoyance sociale (CPS) pour la Polynésie française et la CAFAT pour la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna. Or, dès leur intégration à l’administration pénitentiaire hexagonale, ils doivent fournir les formulaires CERFA 988-02 et 988-03, attestant de la radiation de l’organisme de couverture sociale de rattachement, afin d’ouvrir leurs droits auprès de la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) en Hexagone. Cependant, cette transition administrative entraîne d’importants délais, durant lesquels ces agents se retrouvent sans couverture sociale effective pendant plusieurs mois, les privant ainsi d’un accès rapide aux soins et aux prestations de santé. Cette situation est inacceptable pour des fonctionnaires entrant au service de l’État. Le problème se pose également pour les prestations familiales, dont la gestion est assurée dans ces collectivités par la CPS ou la CAFAT. Le transfert vers la caisse d’allocations familiales (CAF) hexagonale étant complexe et lent, ces agents se retrouvent privés d’allocations familiales pendant plusieurs semaines, générant des difficultés financières pour leurs foyers. Enfin, l’accès au supplément familial de traitement (SFT) est gravement entravé. Pour en bénéficier, il est demandé aux agents de fournir un relevé des prestations familiales correspondant au mois de leur entrée en formation et celui du mois de la demande. Or ces derniers ayant été radiés de leur régime d’origine sans encore être pris en charge par la CAF métropolitaine, ils se retrouvent dans l’impossibilité de fournir ce document, les privant ainsi de ce complément de rémunération pourtant essentiel. Ces dysfonctionnements résultent du manque de coordination entre les régimes de sécurité sociale des collectivités du Pacifique et ceux de la métropole, malgré l’existence d’un accord de coordination entre les organismes. L’application de cet accord reste lacunaire, notamment en matière de continuité territoriale des droits sociaux lors du transfert d’affiliation. Face à ces injustices administratives qui pénalisent fortement les Français du Pacifique, engagés au service de l’État, une harmonisation du traitement des droits sociaux est nécessaire, afin qu’ils bénéficient des mêmes garanties que leurs homologues métropolitains en matière de couverture sociale, d’allocations familiales et de supplément familial de traitement, semble plus que nécessaire à M. le député. Il lui demande donc quelles mesures elle compte mettre en place afin de garantir la continuité des droits sociaux pour ces agents dès leur recrutement et si elle compte engager une réforme pour assurer une égalité de traitement entre tous les fonctionnaires pénitentiaires, quelle que soit leur origine géographique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5787</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2436</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Maillot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Lancement des essais cliniques de l’Heberprot-P en outre-mer
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5787. — 8 avril 2025. — M. Frédéric Maillot alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la nécessité de lancer les essais cliniques du traitement Heberprot-P dans les outre-mer. Depuis 2006, Cuba a trouvé un traitement permettant d’éviter l’amputation des pieds diabétiques. L’Heberprot-P, a fait ses preuves sur 450 000 personnes, dans les 25 pays où il a d’ores et déjà été utilisé. En Colombie, par exemple, sur 469 patients traités, seuls trois ont dû être amputés. Le diabète est un fléau qui touche deux fois plus les populations ultramarines. En effet, alors qu’il ne touche qu’environ 5 % de la population en Hexagone, c’est une prévalence de 13 % à La Réunion, 12 % en Guadeloupe, 11,5 % à la Martinique, 10 % en Nouvelle-Calédonie ou encore 8 à 10 % en Guyane ! À La Réunion, 300 hospitalisations pour des amputations liées au diabète enregistrées en 2020 à La Réunion, soit 25 amputations en moyenne par mois entre 2016 et 2020. C’est environ 1 amputation par jour ! En Guadeloupe, 300 amputations des membres inférieurs sont pratiquées, chaque année, à cause de plaies qui ne cicatrisent pas, dont celles des pieds diabétiques. Or 12 % de la population locale, soit environ 40 000 personnes, souffrent de diabète. C’est un fléau qui ne touche pas moins de 540 millions de personnes dans le monde. Du 1er au 4 septembre 2024, le Congrès médical international sur les plaies et la cicatrisation du pied diabétique s’est déroulé pour la 7e fois à Cuba et a réuni des experts médicaux qui appellent à la distribution de ce traitement. En Slovaquie, l’Heberprot-P a été introduit en 2017, devenant ainsi le premier pays de l’Union européenne à l’utiliser pour traiter les ulcères du pied diabétique. Ce médicament cubain, conçu pour accélérer la cicatrisation des lésions, a montré une efficacité remarquable dans la réduction du risque d’amputation des membres inférieurs chez les patients diabétiques. Le ministère de la santé slovaque a salué les résultats impressionnants obtenus chez les patients traités avec ce médicament, atteignant près de 100 % de succès dans les cas de cicatrisation d’ulcères. Après des essais dans plusieurs centres de santé spécialisés, les autorités slovaques ont décidé d’élargir l’utilisation d’Heberprot-P à une plus grande partie de la population diabétique, estimée à environ 8 000 patients dans le pays. Cela fait suite à une coopération bilatérale entre la Slovaquie et Cuba, facilitée par des échanges de connaissances et des visites techniques de médecins slovaques à Cuba. Avec un taux en moyenne de 32 % d’amputations en moyenne dans les DROM, il est urgent de permettre des essais cliniques afin de sauver la dignité des patients, d’autant qu’à l’heure où les économies sont de mise une amputation coûte 32 000 euros à l’assurance maladie quand le traitement ne coûterait que 5 000 euros. Cuba est plus que disposé à coopérer afin de commercialiser ce traitement novateur.Il souhaiterait donc savoir quel engagement il est prêt à prendre afin d’accélérer les essais cliniques pour les patients en souffrance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5795</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2436</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karine Lebon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Rapport sur les objectifs de réduction de la pauvreté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5795. — 8 avril 2025. — Mme Karine Lebon interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’objectif de réduction de la pauvreté. L’article L. 115-4-1 code de l’action sociale et des familles introduit par la loi de 2008 sur le RSA établit l’obligation pour le Gouvernement de définir un objectif quantifié de réduction de la pauvreté et de rendre compte, chaque année, au Parlement, des conditions de réalisation de cet objectif et des mesures et moyens financiers mis en œuvre pour y satisfaire. Le premier objectif, adopté en 2008 pour la durée du quinquennat, était de ramener de 7,8 millions à 5,2 millions le nombre de personnes en situation de pauvreté dans le pays. Or 9,1 millions de personnes se trouvaient en situation de pauvreté en 2022 d’après les dernières statistiques de l’Insee. Depuis 2011, l’État ne s’est donné aucun objectif de réduction de la pauvreté et il n’a pas rendu compte de son action au Parlement. Sans objectif clairement défini et connu de l’ensemble des acteurs publics comme privés, la France ne parviendra pas à suivre et évaluer l’efficacité des dispositifs existants en matière de lutte contre la pauvreté pour pouvoir les compléter. Au regard de ces arguments, elle lui demande si elle va fixer un objectif de réduction de la pauvreté et à quelle date le rapport annuel sera remis au Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5796</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2437</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Gonzalez</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Difficultés des seniors en milieu rural
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5796. — 8 avril 2025. — M. José Gonzalez attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés croissantes rencontrées par les seniors vivant en milieu rural, notamment en matière d’accès aux soins, d’accompagnement à domicile et de lutte contre l’isolement. Le vieillissement de la population est un enjeu majeur pour le pays et les territoires ruraux sont particulièrement concernés. En 2021, 7 % des personnes de 60 ans ou plus vivant à leur domicile étaient en perte d’autonomie, ce taux dépassant 9 % dans 16 départements, souvent ruraux. L’éloignement des centres médicaux, la désertification des services publics et la diminution des solutions de transport aggravent l’isolement des personnes âgées et limitent leur autonomie. De nombreux seniors vivant en zone rurale rencontrent des difficultés pour accéder aux soins, que ce soit pour des consultations médicales, des soins infirmiers ou des services d’aide à domicile. L’insuffisance de professionnels de santé, notamment de médecins généralistes et de spécialistes, ainsi que la fermeture progressive d’établissements de santé de proximité, compliquent encore davantage leur prise en charge. Par ailleurs, le maintien à domicile des personnes âgées devient un véritable défi, faute de structures adaptées et d’un nombre suffisant d’aides-soignants et d’auxiliaires de vie. Les familles, souvent éloignées géographiquement, peinent à assurer un suivi régulier et les dispositifs existants, tels que l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou les services de portage de repas, bien que nécessaires, ne suffisent pas à répondre aux besoins réels de ces populations vulnérables. Enfin, la solitude et l’isolement social représentent une problématique majeure, avec des conséquences directes sur la santé physique et mentale des seniors. L’absence d’activités adaptées, le manque de lieux de sociabilité et la difficulté d’accès aux services numériques creusent davantage les inégalités territoriales. Si certaines collectivités locales tentent de pallier ces difficultés en mettant en place des dispositifs spécifiques, ces initiatives restent souvent limitées par des contraintes budgétaires et un manque de soutien de l’État. Aussi, M. le député souhaite connaître les mesures concrètes que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour améliorer l’accompagnement des seniors en milieu rural. En particulier, il lui demande si des moyens supplémentaires seront alloués pour renforcer l’accès aux soins, développer les services d’aide à domicile et favoriser les initiatives locales de lutte contre l’isolement des personnes âgées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5822</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2437</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Roger Chudeau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Accès aux écoles d’infirmiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5822. — 8 avril 2025. — M. Roger Chudeau interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la question du recrutement et de la formation des infirmiers. L’accès aux écoles d’infirmiers est actuellement rendu possible par l’application Parcoursup. Celle-ci est venue remplacer l’ancienne procédure de concours d’entrée. L’ordre des infirmiers d’Indre-et-Loire et du Loir-et-Cher a appelé l’attention de M. le député sur le fait que de nombreux étudiants infirmiers interrompent leurs études avant l’obtention du diplôme et qu’une proportion non négligeable des jeunes diplômés opte finalement pour une autre carrière que celle de l’infirmerie. Sa question porte sur la possibilité de remplacer dans la procédure Parcoursup la lettre de motivation par un oral ou entretien préalable à l’admission à l’école de formation. Chacun sait que les lettres de motivation sont très largement rédigées à l’aide de l’intelligence artificielle et qu’elles n’ont donc aucune valeur en matière de recrutement. Un entretien préalable offrirait l’avantage de vérifier les motivations réelles des candidats pour les métiers infirmiers et d’écarter éventuellement des candidats mal orientés, peu au fait de la réalité du métier ou sans véritable projet professionnel dans le système sanitaire. Il lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5824</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2438</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Difficultés persistantes de constat de décès
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5824. — 8 avril 2025. — M. Vincent Ledoux attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les difficultés persistantes rencontrées pour faire constater un décès, notamment en l’absence de médecin disponible. Le décret n° 2024-375 du 23 avril 2024 a permis d’élargir à l’ensemble du territoire national l’expérimentation autorisant certains infirmiers diplômés d’État à constater officiellement un décès, dans des conditions précises. Cette mesure visait à pallier la pénurie de médecins, notamment dans les zones sous-dotées et en horaires décalés. L’expérimentation avait initialement été lancée par le décret n° 2023-1146 du 6 décembre 2023 dans six régions pilotes (Auvergne-Rhône-Alpes, Centre-Val de Loire, Île-de-France, Hauts-de-France, La Réunion et Occitanie), à compter du 8 décembre 2023, pour une durée d’un an. Le décret d’avril 2024 a ensuite supprimé la condition d’indisponibilité d’un médecin dans un délai raisonnable et autorisé la transmission électronique des certificats de décès. Dans ce cadre, seuls les infirmiers volontaires, inscrits à l’Ordre, ayant au moins trois ans d’exercice et ayant suivi une formation spécifique de 12 heures peuvent intervenir. Le dispositif s’applique exclusivement aux décès non violents de personnes majeures, survenus à domicile, en EHPAD ou en hospitalisation à domicile (HAD). Un an après l’entrée en vigueur de cette réforme, son application reste encore très inégale sur le territoire. De nombreux professionnels de santé et structures signalent une sous-utilisation du dispositif, en raison d’un manque de formation, d’un accompagnement opérationnel insuffisant ou d’un défaut d’organisation territoriale. Dans ce contexte, M. le député souhaite connaître les mesures concrètes que le Gouvernement entend prendre pour assurer une mise en œuvre pleine et effective de ce dispositif, notamment via une mobilisation renforcée des agences régionales de santé (ARS), une meilleure coordination avec les établissements concernés et un soutien renforcé à la formation des infirmiers intéressés. Il lui demande également si une évaluation nationale de cette expérimentation a été engagée ou est prévue, conformément aux dispositions initiales de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2023, afin d’apprécier l’impact réel de cette réforme et d’envisager les évolutions nécessaires, notamment dans une perspective d’élargissement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5825</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2438</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pauline Levasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Pénibilité du métier d’infirmière libérale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5825. — 8 avril 2025. — Mme Pauline Levasseur attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation des infirmières libérales (IDEL). Les infirmières et infirmiers libéraux sont en effet confrontés à des conditions de travail particulièrement difficiles, qu’il s’agisse de problématiques telles que le manque d’hygiène et l’insalubrité de certains logements, l’exposition à des agents chimiques dangereux, les violences verbales et physiques, ou encore le port de charges particulièrement lourdes. Ces conditions ont des conséquences considérables sur la santé physique et mentale des IDEL, qui, dans plus de 76 % des cas, se disent fatigués, déprimés, voire poussés au burn-out en raison de leur activité professionnelle. La profession souligne également l’inflation des tâches administratives, de même que la charge mentale liée aux procédures ordinales ou des CPAM comme facteurs de pénibilité qui s’ajoutent à un travail de soin déjà éprouvant au quotidien. Les répercussions sur la vie personnelle sont nombreuses : troubles musculo-squelettiques, conséquences sur la vie familiale, isolement… Cette situation dégradée n’est pas soutenable et menace à la fois la qualité des soins prodigués et la stabilité d’une profession pourtant essentielle au bon fonctionnement du système de santé et de plus en plus centrale face aux nécessités d’une population vieillissante. Face au profond malaise ressenti au sein de la profession, elle lui demande ce qu’elle entend mettre en œuvre pour soutenir les infirmières et infirmiers libéraux et souligne l’importance d’apporter des réponses d’ampleur pour améliorer leurs conditions de travail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5828</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2438</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Donner des moyens aux professionnels de l’enfance et de l’éducation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5828. — 8 avril 2025. — M. Mickaël Bouloux attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’urgence de donner des moyens conséquents aux professionnels de l’enfance et de l’éducation. Plus de 1 600 professionnels de l’enfance et de l’éducation, appuyés par le Collectif justice des enfants, font un constat alarmant : les décisions des juridictions pour enfants et de protection de l’enfance ne sont pas suffisamment appliquées ; les places d’hébergement d’urgence pour les enfants manquent cruellement, empêchant la mise en sécurité lorsque nécessaire ; la pédopsychiatrie est dans un état catastrophique, alors que les troubles graves s’accroissent chez les jeunes ; l’école n’a plus les moyens de jouer correctement son rôle d’encadrement et d’instruction des enfants ; la protection maternelle et infantile est chaotique et inefficace dans certains territoires. Il déplore ce constat, alors que les politiques à destination des enfants sont censées assurer l’avenir du pays, en assurant l’avenir des jeunes. Il déplore également l’absence de ministère ou, a minima, de secrétariat d’État dédié à l’enfance afin que soient véritablement pris en compte les enjeux liés au secteur de l’enfance. Les jeunes, puisqu’ils représentent le futur du pays, doivent être au centre des préoccupations et bénéficier de toute l’amplitude de l’action publique. Il souhaite donc connaître les mesures que le Gouvernement compte prendre pour donner de véritables moyens aux professionnels de l’enfance et de l’éducation, afin qu’ils puissent enfin mener à bien leurs missions fondamentales pour la société.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5837</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2439</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Rachat des trimestres non cotisés pour la retraite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5837. — 8 avril 2025. — M. Philippe Brun attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le dispositif de rachat des trimestres non cotisés pour la retraite. Deux options de rachat existent pour un maximum de 12 trimestres. La première consiste à racheter un trimestre afin qu’il ne soit pas pris en compte dans le calcul de la décote. La seconde inclut la première option en plus du fait que le trimestre racheté soit inclus dans le calcul de la durée globale du nombre de trimestres cotisés requis pour avoir le taux plein. Le coût de rachat est plus élevé pour la seconde option. Or, même pour la première option, ce coût oscille entre plusieurs centaines et plusieurs milliers d’euros pour un trimestre. Cela constitue une somme très importante pour les travailleurs des classes moyennes et populaires. Il est possible d’échelonner le paiement : 36 mensualités pour 5 à 8 trimestres, 60 mensualités pour 9 à 12 trimestres. Cependant, même en étalant le règlement au maximum, ce dispositif semble inabordable pour beaucoup de Français. Or les Français ayant une carrière hachée, ceux à qui s’adresse ce dispositif, sont aussi très souvent ceux ayant le plus de difficultés financières. De plus, le coût du rachat augmente avec l’âge. Pourtant, c’est en s’approchant de la retraite qu’on décide de faire ce genre de démarches. Cette règle liée à l’âge empêche donc de nombreux Français proches de la retraite de racheter leurs trimestres. Pour ces raisons, ce dispositif apparaît mal adapté aux ressources de ceux à qui il est pourtant destiné. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage de prendre des mesures visant à rendre plus accessible le dispositif de rachat des trimestres non cotisés pour les Français des classes moyennes et populaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5841</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2439</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Fernandes</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Critères d’exclusion de « Mon soutien psy » et la limitation à 12 séances</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5841. — 8 avril 2025. — M. Emmanuel Fernandes attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les critères d’exclusion du dispositif « Mon soutien psy », qui empêchent des milliers de citoyens en souffrance psychique d’accéder aux soins. Le dispositif « Mon soutien psy », mis en place en 2022 pour améliorer l’accès aux soins psychologiques, repose sur un principe restrictif : seuls les patients souffrant de troubles dits « légers à modérés » peuvent en bénéficier. Cette distinction exclut de fait des patients ayant besoin d’un accompagnement : enfants présentant des troubles du comportement, adolescents en crise suicidaire, adultes en dépression sévère, personnes en situation de handicap ou souffrant de troubles du neurodéveloppement. Concrètement, les psychologues conventionnés sont confrontés quotidiennement à l’absurdité de devoir refuser des prises en charge pourtant vitales. Un enfant de 7 ans peut être pris en charge, mais pas sa sœur de 2 ans et demi avec des symptômes similaires. Des parents seuls, confrontés à la violence ou à la détresse psychique de leurs enfants, se voient refuser tout accompagnement familial pourtant reconnu par la profession comme efficace. C’est une situation qui vient fortement heurter l’éthique des psychologues. Le principe même du soin universel, fondé sur les besoins cliniques et non sur des critères administratifs, est ainsi remis en cause. L’exclusion de trouble non considéré comme « léger ou modéré » s’appuie sur le principe de renvoyer ces patients vers les structures publiques (CMP, maisons des adolescents, services hospitaliers). Mais ces structures, saturées et sous-dotées renvoient vers le secteur libéral et donne le sentiment, pour utiliser une expression imagée, du « serpent qui se mord la queue ». On a donc ici un système qui crée une double peine pour les personnes les plus vulnérables, souvent précaires, isolées ou jeunes, qui n’ont ni accès aux soins dans le secteur public faute de capacité d’accueil, ni aux soins libéraux faute de moyens financiers. Par ailleurs, la limitation à douze séances par an ne tient aucunement compte de la nature des troubles psychiques ni de la temporalité nécessaire à un travail thérapeutique sérieux. Les patients souffrant de troubles chroniques ou de dépressions prolongées nécessitent un accompagnement au long cours. Le nombre de séances remboursées devrait être adapté à la gravité et à la durée des troubles. Il faut noter qu’aucun autre acte de soin - qu’il s’agisse de kinésithérapie, d’orthophonie ou de soins infirmiers - ne fait l’objet d’une telle restriction. Il faut sortir de l’idée que les usagers du dispositif chercheraient à utiliser un maximum de séances pour « profiter » du système. Personne ne va consulter pour des soins par plaisir. Les professionnels de santé eux-mêmes assurent que leurs patients ne consomment pas systématiquement les 12 séances si elles ne sont pas nécessaires et si tel était le cas, c’est au personnel de santé de leur indiquer que la poursuite du suivi n’est pas utile. Il serait donc légitime de reconsidérer cette limitation rigide et d’adapter le nombre de séances aux besoins réels des patients. Le Gouvernement a affirmé que la santé mentale serait la grande cause nationale de l’année 2025. Il est temps de joindre les actes aux paroles et d’adopter une politique d’accès aux soins fondée sur l’universalité, la prévention et la dignité. M. le député demande donc à Mme la ministre si elle envisage de supprimer les critères d’exclusion actuels du dispositif « Mon soutien psy », afin de garantir un accès réel aux soins psychologiques pour toutes les personnes en souffrance, quels que soient leur âge, la gravité de leurs troubles, ou leur situation socio-économique. Il l’interroge également sur la suppression de la limitation arbitraire à douze séances annuelles dans le dispositif « Mon soutien psy », afin de permettre une prise en charge psychologique adaptée à la durée et à la gravité des troubles. Il serait enfin pertinent d’engager une réflexion sur la mise en place d’un remboursement intégral des consultations psychologiques par la sécurité sociale, afin de sortir d’un dispositif trop contraignant, trop limité pour garantir un accès universel et durable aux soins psychiques. Il lui demande ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5850</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2440</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Taupiac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Taxis en zone rurale et accès aux soins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5850. — 8 avril 2025. — M. David Taupiac interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les réformes envisagées par la CNAM, notamment dans le cadre du PLFSS 2025 et leur impact sur les taxis en zones rurales. Les taxis jouent un rôle crucial dans l’accès aux soins dans les territoires ruraux. Les propositions de réforme de la CNAM, notamment la réduction du conventionnement des taxis et la modification des modèles tarifaires, risquent de créer des déserts sanitaires en excluant certains taxis de la convention, ce qui pénaliserait les assurés, particulièrement dans les zones les plus isolées. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures sont envisagées pour garantir la pérennité des taxis conventionnés, notamment dans les zones rurales et si des compensations financières sont prévues pour les coûts supplémentaires liés à la transition écologique et aux frais d’exploitation ; il sollicite également la mise en place d’un moratoire sur ces réformes, en attendant une concertation plus approfondie avec les représentants du secteur.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1003</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2456</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joseph Rivière</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Régime de retraite des agents de police municipale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1003. — 15 octobre 2024. — M. Joseph Rivière attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le volet social et le régime de retraite des agents de police municipale. En 2019 et 2020, l’action soutenue du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait conduit M. le Haut-Commissaire aux retraites à entendre les revendications des agents de police municipale, ce qui s’était traduit par l’article 36 du projet de loi initial, soutenu par le prédécesseur de M. le ministre. Inexplicablement, ces dispositions furent finalement retirées de la réforme des retraites votée en 2023. Les négociations sociales récentes furent un échec et ont accouché d’une réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale, réforme désavouée par la quasi-unanimité de la profession. Conséquemment à cette réforme, au sein des collectivités les agents de police municipale, se plaignent de tenter de maintenir leurs acquis sociaux, au lieu d’évoquer des éventuelles revalorisations. Par ailleurs, le sujet retraite n’a pas été traité dans ces dernières négociations. À l’heure où le Gouvernement affiche sa volonté d’accroître les responsabilités et compétences des agents de police municipale, ceux-ci souhaitent ne plus être les parents pauvres qui partent en retraite à plus de 60 ans au niveau du seuil de pauvreté, alors qu’ils subissent tout au long de leur carrière, une insécurité grandissante au péril de leur vie, comme l’actualité le démontrent. Il sollicite des précisions quant au devenir du régime de retraite des agents de police municipale. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2456</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La police municipale est un acteur important dans le continuum de sécurité, et les récentes réformes montrent l’attention particulière que les Gouvernements successifs lui portent. S’agissant de la réforme du régime indemnitaire de la police municipale, à la suite de nombreuses réunions de concertations menées avec les organisations syndicales et les employeurs municipaux fin 2023 et début 2024, le Gouvernement a élaboré un projet de décret réformant l’architecture du dispositif indemnitaire et revalorisant substantiellement ses plafonds. Ce texte fut soumis à l’avis du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT), le 27 mars 2024, et du Conseil national d’évaluation des normes (CNEN), le 4 avril 2024, qui ont tous deux émis un avis favorable. Cette démarche volontariste entreprise dans le cadre d’un dialogue mené avec les organisations syndicales et les employeurs territoriaux a permis la publication le 28 juin 2024 du décret n° 2024-614 du 26 juin 2024 relatif au régime indemnitaire des fonctionnaires relevant des cadres d’emplois de la police municipale et des fonctionnaires relevant du cadre d’emplois des gardes champêtres. Ce décret a institué une indemnité spéciale de fonction et d’engagement (ISFE) pouvant être octroyée à l’ensemble de ces fonctionnaires. L’ISFE est composée de deux parts : une part « fonction » calculée en appliquant au montant du traitement soumis à retenue pour pension, un pourcentage fixé par l’organe délibérant, et une part variable liée à l’engagement professionnel et à la manière de servir. Les plafonds applicables à chaque cadre d’emplois ont bénéficié, par ailleurs, d’une revalorisation substantielle de leur montant. Le décret précité prévoit également une « clause de sauvegarde » afin de garantir à l’ensemble des agents bénéficiaires le maintien a minima du montant du régime indemnitaire mensuel antérieur. Cette réforme a été saluée notamment par les représentants de Force Ouvrière (FO) comme constituant une réelle avancée pour les policiers municipaux lors du Congrès des maires de 2024. Cette réforme a fait l’objet d’un dialogue social au sein de chaque collectivités, puisque ces dernières avaient jusqu’au 31 décembre 2024 pour organiser de nouvelles délibérations instaurant, au plus tard le 1er janvier 2025, le nouveau régime indemnitaire. Concernant le volet retraite de la police municipale, il convient de rappeler que les agents de catégorie C des polices municipales bénéficient déjà du classement dans la catégorie active leur permettant un départ anticipé de cinq années à la retraite par rapport aux agents de catégorie sédentaire. Le dialogue au sein de la CNRACL, dans laquelle siège les syndicats représentatifs et les employeurs territoriaux, doit permettre de mieux appréhender les spécificités des dispositifs de retraites dédiés à ces agents territoriaux. Par ailleurs, dans le cadre du « Beauvau des polices municipales » initié au cours du premier semestre 2024, une réflexion globale a été entreprise, en concertation avec l’ensemble des acteurs de la sécurité, des employeurs et des organisations syndicales représentées au sein de la Commission consultative des polices municipales (CCPM), en vue d’adapter le champ de compétences et les moyens d’actions des policiers municipaux aux nouveaux défis que représente l’accroissement de la violence sur le territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1114</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2457</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Calcul de la population dans la dotation globale de fonctionnement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1114. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray attire l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les difficultés que posent, dans le calcul de la dotation globale de fonctionnement (DGF), les critères de prise en compte de la population pour les communes dans lesquelles la part de résidence secondaire est importante. En effet, depuis la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 qui a initié la suppression progressive de la taxe d’habitation sur les résidences principales, de nombreux contribuables propriétaires de plusieurs résidences font le choix de modifier leur habitation principale afin de d’établir leurs résidences secondaires dans les communes dans lesquelles la fiscalité est la plus faible, tout en continuant d’habiter effectivement et habituellement dans ces communes. Cette optimisation de la fiscalité locale a toutefois des conséquences néfastes sur les budgets des collectivités et peut menacer leurs équilibres budgétaires. En effet, dans le calcul de la dotation globale de fonctionnement (DGF), l’État prend en compte un habitant par résidence secondaire tandis que la population des résidences principales est prise en compte dans sa totalité. Si les communes peuvent imposer davantage les résidences secondaires en mettant en place une majoration de la taxe d’habitation pouvant aller jusqu’à 60 % dans certains cas, cette augmentation de la pression fiscale sur les ménages va à l’encontre de l’objectif recherché par le Gouvernement lors de la réforme de la taxe d’habitation votée au début du précédent quinquennat. C’est pourquoi il lui demande comment cette problématique peut être prise en compte et quelles mesures il entend prendre pour compenser la diminution de la dotation globale de fonctionnement dans les communes concernées par cette baisse du nombre de résidences principales, qui ne se traduit pas par une baisse du nombre d’habitants.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2457</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La dotation globale de fonctionnement (DGF) a vocation à financer les charges générales de fonctionnement des collectivités, en fonction d’indicateurs objectifs de ressources et de charges actualisés, mais sans tenir compte des choix de gestion des collectivités.Pour autant, d’une part, comme vous le rappelez, la population prise en compte pour la répartition de la DGF est majorée d’un habitant par résidence secondaire, afin de tenir compte des charges supportées par les communes dont une partie de la population n’est présente que de manière saisonnière. Pour la répartition de la dotation forfaitaire, principale composante de la DGF des communes, il est, en outre, ajouté 0,5 habitant par résidence secondaire à la population des communes de moins de 3 500 habitants, dont les résidences secondaires représentent au moins 30 % de la population DGF et dont le potentiel fiscal par habitant est inférieur à 1,5 fois le potentiel fiscal par habitant moyen de la strate démographique. D’autre part, la situation que vous décrivez s’agissant des communes contraintes d’augmenter leur taux d’imposition sur les résidences secondaires est prise en compte par l’utilisation, pour la répartition de la DGF, du critère de l’effort fiscal, indicateur permettant d’évaluer la mobilisation par la commune de ses bases de fiscalité locale. Il est calculé en rapportant les produits perçus par la commune sur certaines taxes pour lesquelles la commune dispose d’un pouvoir de taux, dont la taxe d’habitation sur les résidence secondaires, aux produits que la commune pourrait percevoir en appliquant les taux moyens constatés au niveau national. De la sorte, et toutes choses égales par ailleurs, une commune présentant un effort fiscal supérieur se verrait attribuer une DGF d’un montant supérieur, afin que la solidarité nationale bénéficie davantage aux communes contraintes, faute d’autres sources de financement, de mobiliser plus fortement que la moyenne leurs bases fiscales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1116</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2457</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Montant maximal des admissions en non-valeur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1116. — 22 octobre 2024. — M. Stéphane Viry interroge M. le ministre de l’intérieur sur le décret n° 2023-523 du 29 juin 2023, transposant à l’article D. 2122-7-2 du CGCT, qui établit à 100 euros le montant maximal des admissions en non-valeur que le maire peut traiter directement par délégation du conseil municipal. Il est regrettable que le décret ne respecte pas l’esprit de la loi voulu par le législateur, qui avait pour objectif de fluidifier le fonctionnement des communes en déléguant au maire le pouvoir d’admettre en non-valeur les titres et recettes. Afin d’avoir une réelle utilité pratique et de correspondre à l’esprit du législateur, les dispositions réglementaires auraient dû s’inspirer de données statistiques, telles que le montant médian des admissions en non-valeur. Il lui demande comment il justifie un seuil aussi bas, traduisant une absence de confiance concédée au maire ; ils méritent de bénéficier d’une plus grande autonomie en revoyant à la hausse le seuil pour leur permettre une plus grande flexibilité. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2458</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’admission en non-valeur des créances est décidée par l’assemblée délibérante de la collectivité dans l’exercice de sa compétence budgétaire. Elle est demandée par le comptable lorsqu’il rapporte les éléments propres à démontrer que malgré toutes les diligences qu’il a effectuées, il ne peut pas en obtenir le recouvrement. Cette mesure d’apurement d’ordre budgétaire et comptable ne s’oppose pas à l’exercice de poursuites ultérieures mais s’insère dans l’exigence de sincérité des comptes portée par l’article 47-2 de la Constitution. Pour cela, l’instruction N° 11-009-M0 du 25 mars 2011 indique que les ordonnateurs et les comptables sont invités à définir ensemble une politique générale du recouvrement adaptée aux caractéristiques de chaque collectivité territoriale ou établissement public local et tenant compte du contexte local. Afin de fluidifier la procédure d’admission en non-valeur des créances irrécouvrables de faible montant, l’article 173 de la loi n° 2022-217 du 21 février 2022 relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l’action publique locale ouvre la possibilité aux assemblées délibérantes des communes, départements et régions de déléguer cette décision à leur exécutif. Le seuil d’admission en non-valeur a été défini conjointement avec les associations d’élus afin de garantir un équilibre satisfaisant pour l’ensemble des acteurs de la chaîne de la recette. Il a été fixé par le décret n° 2023-523 du 29 juin 2023 à 100 € pour les communes et les départements et, pour les régions, à leur demande, à 200 €. Un bilan de la mesure permettra, le cas échéant, d’adapter le seuil plafond de délégation des décisions d’admission en non-valeur si les effets escomptés ne sont pas obtenus.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1193</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2458</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Dragon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Régime de retraite et compétences des agents des polices municipales de France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1193. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Dragon attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le volet social et le régime de retraite des agents de police municipale. En 2019 et 2020, l’action soutenue du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait conduit M. le Haut-Commissaire aux retraites à entendre les revendications des agents de police municipale, ce qui s’était traduit par l’article 36 du projet de loi initial, soutenu par le prédécesseur de M. le ministre. Inexplicablement, ces dispositions furent finalement retirées de la réforme des retraites votée en 2023. Les négociations sociales récentes furent un échec et ont accouché d’une réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale, réforme désavouée par la quasi-unanimité de la profession. Conséquemment à cette réforme, au sein des collectivités, les agents de police municipale se plaignent de tenter de maintenir leurs acquis sociaux, au lieu d’évoquer des éventuelles revalorisations. Par ailleurs, le sujet retraite n’a pas été traité dans ces dernières négociations. À l’heure où le Gouvernement affiche sa volonté d’accroître les responsabilités et compétences des agents de police municipale, ceux-ci n’acceptent plus d’être des travailleurs pauvres qui partent en retraite à plus de 60 ans au niveau du seuil de pauvreté, alors qu’ils subissent, tout au long de leur carrière, une insécurité grandissante au péril de leur vie, comme l’actualité le démontre. Aussi, M. le député se fait le relais des doléances du Syndicat et sollicite la réouverture des négociations sociales, avant d’évoquer le sujet de l’augmentation des responsabilités et compétences des policiers municipaux. Il lui demande s’il a l’intention de répondre aux demandes du Syndicat de défense des policiers municipaux. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2458</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La police municipale est un acteur important dans le continuum de sécurité, et les récentes réformes montrent l’attention particulière que les Gouvernements successifs lui portent. S’agissant de la réforme du régime indemnitaire de la police municipale, à la suite de nombreuses réunions de concertations menées avec les organisations syndicales et les employeurs municipaux fin 2023 et début 2024, le Gouvernement a élaboré un projet de décret réformant l’architecture du dispositif indemnitaire et revalorisant substantiellement ses plafonds. Ce texte fut soumis à l’avis du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT), le 27 mars 2024, et du Conseil national d’évaluation des normes (CNEN), le 4 avril 2024, qui ont tous deux émis un avis favorable. Cette démarche volontariste entreprise dans le cadre d’un dialogue mené avec les organisations syndicales et les employeurs territoriaux a permis la publication le 28 juin 2024 du décret n° 2024-614 du 26 juin 2024 relatif au régime indemnitaire des fonctionnaires relevant des cadres d’emplois de la police municipale et des fonctionnaires relevant du cadre d’emplois des gardes champêtres. Ce décret a institué une indemnité spéciale de fonction et d’engagement (ISFE) pouvant être octroyée à l’ensemble de ces fonctionnaires. L’ISFE est composée de deux parts : une part « fonction » calculée en appliquant au montant du traitement soumis à retenue pour pension, un pourcentage fixé par l’organe délibérant, et une part variable liée à l’engagement professionnel et à la manière de servir. Les plafonds applicables à chaque cadre d’emplois ont bénéficié, par ailleurs, d’une revalorisation substantielle de leur montant. Le décret précité prévoit également une « clause de sauvegarde » afin de garantir à l’ensemble des agents bénéficiaires le maintien a minima du montant du régime indemnitaire mensuel antérieur. Cette réforme a été saluée notamment par les représentants de Force Ouvrière (FO) comme constituant une réelle avancée pour les policiers municipaux lors du Congrès des maires de 2024. Cette réforme a fait l’objet d’un dialogue social au sein de chaque collectivités, puisque ces dernières avaient jusqu’au 31 décembre 2024 pour organiser de nouvelles délibérations instaurant, au plus tard le 1er janvier 2025, le nouveau régime indemnitaire. Concernant le volet retraite de la police municipale, il convient de rappeler que les agents de catégorie C des polices municipales bénéficient déjà du classement dans la catégorie active leur permettant un départ anticipé de cinq années à la retraite par rapport aux agents de catégorie sédentaire. Le dialogue au sein de la CNRACL, dans laquelle siège les syndicats représentatifs et les employeurs territoriaux, doit permettre de mieux appréhender les spécificités des dispositifs de retraites dédiés à ces agents territoriaux. Par ailleurs, dans le cadre du « Beauvau des polices municipales » initié au cours du premier semestre 2024, une réflexion globale a été entreprise, en concertation avec l’ensemble des acteurs de la sécurité, des employeurs et des organisations syndicales représentées au sein de la Commission consultative des polices municipales (CCPM), en vue d’adapter le champ de compétences et les moyens d’actions des policiers municipaux aux nouveaux défis que représente l’accroissement de la violence sur le territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1194</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2459</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Volet social et régime de retraite des agents de police municipale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1194. — 22 octobre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le volet social et le régime de retraite des agents de police municipale. En 2019 et 2020, l’action soutenue du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait conduit M. le Haut-Commissaire aux retraites à entendre les revendications des agents de police municipale, ce qui s’était traduit par l’article 36 du projet de loi initial, soutenu par le prédécesseur de M. le ministre. Inexplicablement, ces dispositions furent finalement retirées de la réforme des retraites votée en 2023. Les négociations sociales récentes furent un échec et ont accouché d’une réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale, réforme désavouée par la quasi-unanimité de la profession. Conséquemment à cette réforme, au sein des collectivités, les agents de police municipale se plaignent de tenter de maintenir leurs acquis sociaux, au lieu d’évoquer des éventuelles revalorisations. Par ailleurs, le sujet retraite n’a pas été traité dans ces dernières négociations. À l’heure où le Gouvernement affiche sa volonté d’accroître les responsabilités et compétences des agents de police municipale, ceux-ci n’acceptent plus d’être des travailleurs pauvres qui partent en retraite à plus de 60 ans au niveau du seuil de pauvreté, alors qu’ils subissent tout au long de leur carrière une insécurité grandissante au péril de leur vie, comme l’actualité le démontre. Aussi, elle lui demande s’il compte accéder aux doléances du SDPM et rouvrir les négociations sociales, avant d’évoquer le sujet de l’augmentation des responsabilités et compétences des policiers municipaux. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2459</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La police municipale est un acteur important dans le continuum de sécurité, et les récentes réformes montrent l’attention particulière que les Gouvernements successifs lui portent. S’agissant de la réforme du régime indemnitaire de la police municipale, à la suite de nombreuses réunions de concertations menées avec les organisations syndicales et les employeurs municipaux fin 2023 et début 2024, le Gouvernement a élaboré un projet de décret réformant l’architecture du dispositif indemnitaire et revalorisant substantiellement ses plafonds. Ce texte fut soumis à l’avis du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT), le 27 mars 2024, et du Conseil national d’évaluation des normes (CNEN), le 4 avril 2024, qui ont tous deux émis un avis favorable. Cette démarche volontariste entreprise dans le cadre d’un dialogue mené avec les organisations syndicales et les employeurs territoriaux a permis la publication le 28 juin 2024 du décret n° 2024-614 du 26 juin 2024 relatif au régime indemnitaire des fonctionnaires relevant des cadres d’emplois de la police municipale et des fonctionnaires relevant du cadre d’emplois des gardes champêtres. Ce décret a institué une indemnité spéciale de fonction et d’engagement (ISFE) pouvant être octroyée à l’ensemble de ces fonctionnaires. L’ISFE est composée de deux parts : une part « fonction » calculée en appliquant au montant du traitement soumis à retenue pour pension, un pourcentage fixé par l’organe délibérant, et une part variable liée à l’engagement professionnel et à la manière de servir. Les plafonds applicables à chaque cadre d’emplois ont bénéficié, par ailleurs, d’une revalorisation substantielle de leur montant. Le décret précité prévoit également une « clause de sauvegarde » afin de garantir à l’ensemble des agents bénéficiaires le maintien a minima du montant du régime indemnitaire mensuel antérieur. Cette réforme a été saluée notamment par les représentants de Force Ouvrière (FO) comme constituant une réelle avancée pour les policiers municipaux lors du Congrès des maires de 2024. Cette réforme a fait l’objet d’un dialogue social au sein de chaque collectivités, puisque ces dernières avaient jusqu’au 31 décembre 2024 pour organiser de nouvelles délibérations instaurant, au plus tard le 1er janvier 2025, le nouveau régime indemnitaire. Concernant le volet retraite de la police municipale, il convient de rappeler que les agents de catégorie C des polices municipales bénéficient déjà du classement dans la catégorie active leur permettant un départ anticipé de cinq années à la retraite par rapport aux agents de catégorie sédentaire. Le dialogue au sein de la CNRACL, dans laquelle siège les syndicats représentatifs et les employeurs territoriaux, doit permettre de mieux appréhender les spécificités des dispositifs de retraites dédiés à ces agents territoriaux. Par ailleurs, dans le cadre du « Beauvau des polices municipales » initié au cours du premier semestre 2024, une réflexion globale a été entreprise, en concertation avec l’ensemble des acteurs de la sécurité, des employeurs et des organisations syndicales représentées au sein de la Commission consultative des polices municipales (CCPM), en vue d’adapter le champ de compétences et les moyens d’actions des policiers municipaux aux nouveaux défis que représente l’accroissement de la violence sur le territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1332</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2460</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Ballard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Régime de retraite des agents de police municipale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1332. — 22 octobre 2024. — M. Philippe Ballard attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le volet social et le régime de retraite des agents de police municipale. En 2019 et 2020, l’action soutenue du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait conduit M. le Haut-Commissaire aux retraites à entendre les revendications des agents de police municipale, ce qui s’était traduit par l’article 36 du projet de loi initial, soutenu par le prédécesseur de M. le ministre. Inexplicablement, ces dispositions furent finalement retirées de la réforme des retraites votée en 2023. Les négociations sociales récentes furent un échec, et ont abouti à une réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale, réforme désavouée par la quasi-unanimité de la profession. Conséquemment à cette réforme, au sein des collectivités, les agents de police municipale, se plaignent de tenter de maintenir leurs acquis sociaux, au lieu d’évoquer des éventuelles revalorisations. Par ailleurs, le sujet retraite n’a pas été traité dans ces dernières négociations. À l’heure où le Gouvernement affiche sa volonté d’accroître les responsabilités et compétences des agents de police municipale, ceux-ci n’acceptent plus d’être des travailleurs pauvres qui partent en retraite à plus de 60 ans au niveau du seuil de pauvreté, alors qu’ils subissent tout au long de leur carrière une insécurité grandissante au péril de leur vie, comme l’actualité le démontrent. Aussi, M. le député se fait le relai des doléances du syndicat et sollicite la réouverture des négociations sociales, avant d’évoquer le sujet de l’augmentation des responsabilités et compétences des policiers municipaux. Il souhaite connaître les perspectives à ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2460</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La police municipale est un acteur important dans le continuum de sécurité, et les récentes réformes montrent l’attention particulière que les Gouvernements successifs lui portent. S’agissant de la réforme du régime indemnitaire de la police municipale, à la suite de nombreuses réunions de concertations menées avec les organisations syndicales et les employeurs municipaux fin 2023 et début 2024, le Gouvernement a élaboré un projet de décret réformant l’architecture du dispositif indemnitaire et revalorisant substantiellement ses plafonds. Ce texte fut soumis à l’avis du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT), le 27 mars 2024, et du Conseil national d’évaluation des normes (CNEN), le 4 avril 2024, qui ont tous deux émis un avis favorable. Cette démarche volontariste entreprise dans le cadre d’un dialogue mené avec les organisations syndicales et les employeurs territoriaux a permis la publication le 28 juin 2024 du décret n° 2024-614 du 26 juin 2024 relatif au régime indemnitaire des fonctionnaires relevant des cadres d’emplois de la police municipale et des fonctionnaires relevant du cadre d’emplois des gardes champêtres. Ce décret a institué une indemnité spéciale de fonction et d’engagement (ISFE) pouvant être octroyée à l’ensemble de ces fonctionnaires. L’ISFE est composée de deux parts : une part « fonction » calculée en appliquant au montant du traitement soumis à retenue pour pension, un pourcentage fixé par l’organe délibérant, et une part variable liée à l’engagement professionnel et à la manière de servir. Les plafonds applicables à chaque cadre d’emplois ont bénéficié, par ailleurs, d’une revalorisation substantielle de leur montant. Le décret précité prévoit également une « clause de sauvegarde » afin de garantir à l’ensemble des agents bénéficiaires le maintien a minima du montant du régime indemnitaire mensuel antérieur. Cette réforme a été saluée notamment par les représentants de Force Ouvrière (FO) comme constituant une réelle avancée pour les policiers municipaux lors du Congrès des maires de 2024. Cette réforme a fait l’objet d’un dialogue social au sein de chaque collectivités, puisque ces dernières avaient jusqu’au 31 décembre 2024 pour organiser de nouvelles délibérations instaurant, au plus tard le 1er janvier 2025, le nouveau régime indemnitaire. Concernant le volet retraite de la police municipale, il convient de rappeler que les agents de catégorie C des polices municipales bénéficient déjà du classement dans la catégorie active leur permettant un départ anticipé de cinq années à la retraite par rapport aux agents de catégorie sédentaire. Le dialogue au sein de la CNRACL, dans laquelle siège les syndicats représentatifs et les employeurs territoriaux, doit permettre de mieux appréhender les spécificités des dispositifs de retraites dédiés à ces agents territoriaux. Par ailleurs, dans le cadre du « Beauvau des polices municipales » initié au cours du premier semestre 2024, une réflexion globale a été entreprise, en concertation avec l’ensemble des acteurs de la sécurité, des employeurs et des organisations syndicales représentées au sein de la Commission consultative des polices municipales (CCPM), en vue d’adapter le champ de compétences et les moyens d’actions des policiers municipaux aux nouveaux défis que représente l’accroissement de la violence sur le territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1470</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2461</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Volet social et régime de retraite des agents de police municipale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1470. — 29 octobre 2024. — M. Olivier Falorni attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le volet social et le régime de retraite des agents de police municipale. En 2019 et 2020, l’action soutenue du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait conduit M. le Haut-Commissaire aux retraites à entendre les revendications des agents de police municipale qui portaient sur la prise en compte de la pénibilité de la profession, le départ anticipé à la retraite et l’intégration des primes et indemnités dans le calcul des droits. L’article 36 du projet de loi initial de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 prévoyait que les catégories actives et sédentaires disparaîtraient au profit de dispositions spécifiques pour chaque profession, que les policiers municipaux seraient intégrés dans un nouveau dispositif, concernant l’ensemble des métiers de la sécurité publique. Le régime des agents de police municipale allait dès lors s’aligner sur celui des policiers nationaux, comme le soutenait le prédécesseur de M. le ministre. Ces dispositions furent finalement retirées de la réforme des retraites votée en 2023. Les négociations sociales récentes furent un échec et ont abouti à une réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale, réforme désavouée par la quasi-unanimité de la profession. À l’heure où le Gouvernement affiche sa volonté d’accroître les responsabilités et compétences des agents de police municipale, ceux-ci n’acceptent plus d’être des travailleurs pauvres qui partent en retraite à plus de 60 ans, alors qu’ils subissent tout au long de leur carrière une insécurité grandissante au péril de leur vie, comme l’actualité le démontre malheureusement. C’est pourquoi il lui demande s’il compte engager des négociations sociales avec les représentants des policiers municipaux, avant même d’évoquer le sujet de leurs responsabilités et compétences. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2461</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La police municipale est un acteur important dans le continuum de sécurité, et les récentes réformes montrent l’attention particulière que les Gouvernements successifs lui portent. S’agissant de la réforme du régime indemnitaire de la police municipale, à la suite de nombreuses réunions de concertations menées avec les organisations syndicales et les employeurs municipaux fin 2023 et début 2024, le Gouvernement a élaboré un projet de décret réformant l’architecture du dispositif indemnitaire et revalorisant substantiellement ses plafonds. Ce texte fut soumis à l’avis du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT), le 27 mars 2024, et du Conseil national d’évaluation des normes (CNEN), le 4 avril 2024, qui ont tous deux émis un avis favorable. Cette démarche volontariste entreprise dans le cadre d’un dialogue mené avec les organisations syndicales et les employeurs territoriaux a permis la publication le 28 juin 2024 du décret n° 2024-614 du 26 juin 2024 relatif au régime indemnitaire des fonctionnaires relevant des cadres d’emplois de la police municipale et des fonctionnaires relevant du cadre d’emplois des gardes champêtres. Ce décret a institué une indemnité spéciale de fonction et d’engagement (ISFE) pouvant être octroyée à l’ensemble de ces fonctionnaires. L’ISFE est composée de deux parts : une part « fonction » calculée en appliquant au montant du traitement soumis à retenue pour pension, un pourcentage fixé par l’organe délibérant, et une part variable liée à l’engagement professionnel et à la manière de servir. Les plafonds applicables à chaque cadre d’emplois ont bénéficié, par ailleurs, d’une revalorisation substantielle de leur montant. Le décret précité prévoit également une « clause de sauvegarde » afin de garantir à l’ensemble des agents bénéficiaires le maintien a minima du montant du régime indemnitaire mensuel antérieur. Cette réforme a été saluée notamment par les représentants de Force Ouvrière (FO) comme constituant une réelle avancée pour les policiers municipaux lors du Congrès des maires de 2024. Cette réforme a fait l’objet d’un dialogue social au sein de chaque collectivités, puisque ces dernières avaient jusqu’au 31 décembre 2024 pour organiser de nouvelles délibérations instaurant, au plus tard le 1er janvier 2025, le nouveau régime indemnitaire. Concernant le volet retraite de la police municipale, il convient de rappeler que les agents de catégorie C des polices municipales bénéficient déjà du classement dans la catégorie active leur permettant un départ anticipé de cinq années à la retraite par rapport aux agents de catégorie sédentaire. Le dialogue au sein de la CNRACL, dans laquelle siège les syndicats représentatifs et les employeurs territoriaux, doit permettre de mieux appréhender les spécificités des dispositifs de retraites dédiés à ces agents territoriaux. Par ailleurs, dans le cadre du « Beauvau des polices municipales » initié au cours du premier semestre 2024, une réflexion globale a été entreprise, en concertation avec l’ensemble des acteurs de la sécurité, des employeurs et des organisations syndicales représentées au sein de la Commission consultative des polices municipales (CCPM), en vue d’adapter le champ de compétences et les moyens d’actions des policiers municipaux aux nouveaux défis que représente l’accroissement de la violence sur le territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1554</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2462</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Mette</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Retraite des agents de police municipale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1554. — 29 octobre 2024. — Mme Sophie Mette attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le volet social et le régime de retraite des agents de police municipale. En 2019 et 2020, l’action soutenue du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait conduit M. le Haut-Commissaire aux retraites à entendre les revendications des agents de police municipale, ce qui s’était traduit par l’article 36 du projet de loi initial, soutenu par le précédent ministre de l’intérieur. Ces dispositions ont finalement été retirées de la réforme des retraites votée en 2023. Les négociations sociales récentes furent un échec et ont accouché d’une réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale, réforme désavouée par la quasi-unanimité de la profession. Conséquemment à cette réforme, au sein des collectivités les agents de police municipale, se plaignent de tenter de maintenir leurs acquis sociaux, au lieu d’évoquer des éventuelles revalorisations. Par ailleurs, le sujet retraite n’a pas été traité dans ces dernières négociations. À l’heure où le Gouvernement affiche sa volonté d’accroître les responsabilités et compétences des agents de police municipale, ceux-ci n’acceptent plus d’être des travailleurs pauvres qui partent en retraite à plus de 60 ans au niveau du seuil de pauvreté, alors qu’ils subissent, tout au long de leur carrière, une insécurité grandissante au péril de leur vie, comme l’actualité le démontre. Aussi, Mme le député se fait le relais des doléances du syndicat et sollicite la réouverture des négociations sociales, avant d’évoquer le sujet de l’augmentation des responsabilités et compétences des policiers municipaux. Elle souhaite connaître les perspectives à ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2462</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La police municipale est un acteur important dans le continuum de sécurité, et les récentes réformes montrent l’attention particulière que les Gouvernements successifs lui portent. S’agissant de la réforme du régime indemnitaire de la police municipale, à la suite de nombreuses réunions de concertations menées avec les organisations syndicales et les employeurs municipaux fin 2023 et début 2024, le Gouvernement a élaboré un projet de décret réformant l’architecture du dispositif indemnitaire et revalorisant substantiellement ses plafonds. Ce texte fut soumis à l’avis du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT), le 27 mars 2024, et du Conseil national d’évaluation des normes (CNEN), le 4 avril 2024, qui ont tous deux émis un avis favorable. Cette démarche volontariste entreprise dans le cadre d’un dialogue mené avec les organisations syndicales et les employeurs territoriaux a permis la publication le 28 juin 2024 du décret n° 2024-614 du 26 juin 2024 relatif au régime indemnitaire des fonctionnaires relevant des cadres d’emplois de la police municipale et des fonctionnaires relevant du cadre d’emplois des gardes champêtres. Ce décret a institué une indemnité spéciale de fonction et d’engagement (ISFE) pouvant être octroyée à l’ensemble de ces fonctionnaires. L’ISFE est composée de deux parts : une part « fonction » calculée en appliquant au montant du traitement soumis à retenue pour pension, un pourcentage fixé par l’organe délibérant, et une part variable liée à l’engagement professionnel et à la manière de servir. Les plafonds applicables à chaque cadre d’emplois ont bénéficié, par ailleurs, d’une revalorisation substantielle de leur montant. Le décret précité prévoit également une « clause de sauvegarde » afin de garantir à l’ensemble des agents bénéficiaires le maintien a minima du montant du régime indemnitaire mensuel antérieur. Cette réforme a été saluée notamment par les représentants de Force Ouvrière (FO) comme constituant une réelle avancée pour les policiers municipaux lors du Congrès des maires de 2024. Cette réforme a fait l’objet d’un dialogue social au sein de chaque collectivités, puisque ces dernières avaient jusqu’au 31 décembre 2024 pour organiser de nouvelles délibérations instaurant, au plus tard le 1er janvier 2025, le nouveau régime indemnitaire. Concernant le volet retraite de la police municipale, il convient de rappeler que les agents de catégorie C des polices municipales bénéficient déjà du classement dans la catégorie active leur permettant un départ anticipé de cinq années à la retraite par rapport aux agents de catégorie sédentaire. Le dialogue au sein de la CNRACL, dans laquelle siège les syndicats représentatifs et les employeurs territoriaux, doit permettre de mieux appréhender les spécificités des dispositifs de retraites dédiés à ces agents territoriaux. Par ailleurs, dans le cadre du « Beauvau des polices municipales » initié au cours du premier semestre 2024, une réflexion globale a été entreprise, en concertation avec l’ensemble des acteurs de la sécurité, des employeurs et des organisations syndicales représentées au sein de la Commission consultative des polices municipales (CCPM), en vue d’adapter le champ de compétences et les moyens d’actions des policiers municipaux aux nouveaux défis que représente l’accroissement de la violence sur le territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1557</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2463</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emeric Salmon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Niveau de DETR en milieu rural</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1557. — 29 octobre 2024. — M. Emeric Salmon appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur les difficultés pour les petites communes rurales d’obtenir la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR). D’une part, de nombreux maires de communes rurales signalent des difficultés pour répondre dans les temps impartis aux exigences administratives pour recevoir la DETR. Ils sont souvent démunis en matière de temps et de connaissances juridico-administratives face à des procédures complexes. D’autre part, ces maires font appel à des entreprises locales pour la réalisation sans garantie de succès quant au financement des projets concernés. Quand ils terminent de monter leur dossier, la réponse des pouvoirs publics est trop souvent que les fonds de la DETR ont déjà été distribués. Il lui demande donc s’il va porter à la connaissance des maires ruraux un état des lieux complet du niveau de la DETR dans le département de Haute-Saône, pour savoir également si le montant de la DETR en Haute-Saône se situe dans la moyenne nationale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2463</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les demandes de subventions au titre des dotations d’investissement (DETR, DSIL, DSID, FNADT et DPV) sont encadrées par les dispositions législatives et réglementaires du code général des collectivités territoriales (CGCT), précisées chaque année par une instruction ministérielle aux préfets. Ces règles permettent de garantir l’égalité de traitement des collectivités et la sécurité juridique des subventions. A cet égard, la liste des pièces à produire à l’appui d’une demande de subvention est la même que ce soit pour la DETR, de la DSIL ou de la DSID. Elle figure à l’article 1er de l’arrêté du 23 décembre 2002 relatif aux pièces à produire à l’appui d’une demande de subvention présentée au titre de la dotation d’équipement des territoires ruraux. Les pièces obligatoires correspondent au strict minimum nécessaire pour permettre au préfet d’analyser la nature du projet, son éligibilité, sa maturité et le besoin de financement de la collectivité. Une note explicative et un plan de financement prévisionnel doivent d’ailleurs être joints au dossier. Des formalités de même nature figurent également dans les règlements adoptés par les Départements et les Régions pour les subventions qu’ils accordent au bloc communal. Conscient des difficultés pouvant être rencontrées par certaines collectivités, le Gouvernement a fait de la dématérialisation et de la simplification des demandes de dotations de soutien à l’investissement une priorité. Une instruction ministérielle a ainsi acté, depuis l’exercice 2024, la généralisation du recours à la plateforme « démarches simplifiées » pour la collecte des dossiers de la DETR et de la DSIL. Les formulaires à remplir ont également été simplifiés et harmonisés de manière à faciliter le travail de préparation des dossiers. Il convient également de préciser que le Gouvernement a mis en œuvre, à travers une instruction ministérielle du 31 mai 2024, une programmation pluriannuelle de la DETR, de la DSIL et de la dotation de soutien à l’investissement des départements (DSID), afin de conférer davantage de visibilité aux collectivités sur le soutien financier de l’Etat. Enfin, le Gouvernement publie chaque année un bilan de l’utilisation de ces dotations (https://www.collectivites-locales.gouv.fr/finances-locales/bilans-annuels-des-dotations-dinvestissement) et rend disponible en libre accès la liste des opérations subventionnées au titre de ces dotations, collectivité par collectivité (https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/projets-finances-par-les-dotations-de-soutien-a-linvestissement-des-collectivites-territoriales/).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2022</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2463</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Difficultés des collectivités locales à s’assurer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2022. — 19 novembre 2024. — M. Bruno Bilde interroge M. le ministre de l’intérieur sur les difficultés des collectivités locales à s’assurer. Les collectivités et notamment les communes ont l’obligation de recourir à des assurances pour couvrir leurs activités : flotte automobile, personnel, responsabilité civile, etc. La hausse des épisodes météorologiques extrêmes a provoqué une augmentation de la sinistralité. Comme elles sont en droit de le faire selon l’article L. 113-4 du code des assurances, les compagnies d’assurance ont recours à des augmentations de tarifs difficilement soutenables pour les plus petites communes, voire même à des résiliations unilatérales des contrats d’assurance. Il n’est pas acceptable que des communes se retrouvent dans l’obligation de prendre en charge sur leurs fonds propres des risques financiers liés à leurs missions de services publics. Il lui demande, à défaut de pouvoir contraindre les compagnies d’assurances privées, quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour permettre à toutes les collectivités locales de s’assurer dans de bonnes conditions et au juste prix. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2463</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Répondre aux difficultés d’assurabilité des collectivités territoriales, c’est un enjeu immédiat pour préparer le temps long. Le Gouvernement est très attentif à ce que chaque collectivité puisse trouver une solution d’assurance pour ses dommages, notamment matériels. Les difficultés, que vous rappelez, résultent de plusieurs facteurs : - D’une part certains acteurs du marché d’assurance aux collectivités se sont retirés, - D’autre part, une sinistralité en augmentation, liée aux aléas climatiques plus nombreux et plus intenses, conjuguée aux risques cyber et de dégradations de grande ampleur liées aux phénomènes d’émeutes urbaines. Tout d’abord, je rappelle que l’Etat est aux côtés des collectivités pour prévenir et indemniser le risque, à travers des dispositifs qui ont fait leur preuve tels que le Fonds de prévention des risques naturels majeurs (dit « fonds Barnier »), qui peut être mobilisé par les collectivités pour financer études, travaux ou équipements de prévention ou de protection contre les risques naturels, ou encore de la dotation de solidarité aux collectivités victimes d’événements climatiques (la DSEC). Pour instaurer un climat de confiance entre collectivités territoriales et assureurs, plusieurs actions ont été déjà engagées par l’Etat. En septembre 2023, il a été annoncé la conclusion d’un accord avec les assureurs afin que ces derniers mettent en place le recours à la Médiation de l’assurance, intervenant comme un médiateur conventionnel, pour les litiges portant sur un contrat d’assurance de collectivités territoriales. S’agissant de l’impossibilité de trouver un contrat, plusieurs propositions ont été émises par la mission d’expertise menée par Alain Chrétien, maire de Vesoul et Jean-Yves Dagès, ancien président de Groupama. Elles rejoignent les conclusions du rapport du sénateur Jean-François Husson. Pour répondre à cette situation de déséquilibre, il convient de dynamiser le marché assuranciel et faire revenir davantage d’acteurs vers le segment de l’assurance dommages des collectivités. Le Gouvernement a d’ores et déjà lancé des travaux avec les collectivités (notamment l’AMF) pour faciliter la passation de marchés publics. Il faut sans doute davantage accompagner les communes afin qu’elles renforcent la connaissance de leur patrimoine, ciblent leurs efforts de prévention permettant de réduire la sinistralité. Nous devons également avancer vers une solution ré-assurantielle pour couvrir les risques sociaux majeurs. L’état des lieux étant posé, le Gouvernement s’engage à proposer, avec les représentants de la profession, des solutions aux difficultés assurantielles rencontrées par les collectivités territoriales. Le Gouvernement annoncera très prochainement un plan d’actions concret, issues de ces travaux, pour que chaque collectivité, quelle que soit sa taille et son exposition au risque, puisse trouver une solution d’assurance adaptée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2043</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2464</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Partenariat territoires et décentralisation</ministreJO><Objet>Financement de la réhabilitation des cimetières</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2043. — 19 novembre 2024. — M. Antoine Villedieu appelle l’attention de Mme la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation sur le financement de la réhabilitation des cimetières. La dotation d’équipement des territoires ruraux, créée par l’article 179 de la loi n° 2010-1657 de finances pour 2011 a été modifiée par l’article 32 de la loi n° 2011-900 de finances rectificative pour 2011. De tout temps, les communes dont la population était compatible avec les critères d’application de la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR) bénéficiaient de cette dotation en cas d’investissement portant sur des créations ou des extensions de nécropoles, incluant les études intimement liées à la réalisation du projet. Pour nombre de communes, la création, l’extension de leurs nécropoles ne se justifie que par la saturation du site et par l’obligation de disposer d’une capacité d’accueil en cas d’épidémie ou par le besoin de disposer de terrain à concéder aux familles qui en font la demande. Or, très souvent, les communes rurales pouvant prétendre à disposer de la DETR qui optent pour la création ou l’extension de leurs nécropoles ne considèrent ni la situation de l’existant ni les perspectives de réhabilitation. En optant pour un projet de création ou d’extension, les communes engagent des fonds conséquents et consomment des dotations proportionnées alors qu’un programme de réhabilitation du site permettrait de générer autant de places libres tout en améliorant les conditions d’accès de l’existant. En effet, l’obligation de réaliser des fouilles archéologiques préventives ainsi que des études hydrogéologiques préalable à tout projet représente un coût énorme auquel s’ajoute une obligation de normalisation du nouveau cimetière devant être compatible avec la loi dite « ERP » pour l’accessibilité des personnes et respectant les obligations liées au nouveau code de l’environnement. D’autre part, la récente loi « ZAN » imposant aux collectivités de limiter l’artificialisation des sols apparaît comme incompatible avec l’augmentation des surfaces dédiées aux nécropoles. Un programme de réhabilitation du site permettrait d’améliorer l’aménagement général du cimetière existant en lui apportant plus de places libres, notamment pour la circulation et pour les parties communes. Actuellement, les communes qui s’orientent vers un programme vertueux, visant à privilégier la réhabilitation de l’existant au détriment d’une solution de facilité qui consiste à oublier les problèmes du site en repartant d’un terrain vierge, ne bénéficient pas de l’éligibilité à la DETR alors que le coût global représente moins de 50 % d’un programme d’extension ou de création, sans parler du bénéfice environnemental. S’il est convenu de la libre administration des communes concernant leurs dépenses d’investissement, il serait dommageable de ne pas permettre aux collectivités de choisir équitablement entre la réhabilitation d’un site existant et la création ou extension d’une nécropole. Dans un souci de sobriété foncière, il souhaiterait savoir si une commune bénéficiaire de la DETR pour un projet de création ou d’extension d’une nouvelle nécropole pourrait bénéficier de la même aide, au même taux, pour un projet de réhabilitation de l’existant.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2465</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le soutien de l’Etat à l’investissement local a été maintenu ces dernières années à des niveaux historiquement élevés, afin d’accompagner au mieux le dynamisme des territoires français. Cet appui peut prendre la forme de subventions d’investissement, telles que la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR) ou la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL). Le montant de la DETR a ainsi été maintenu en 2025 au même niveau que 2023 et 2024. Les projets concourant tant à la mise aux normes des équipements publics qu’à la transition écologique font partie des priorités d’emploi de ces dotations. C’est ce que le Gouvernement a notamment rappelé dans l’instruction du 23 février 2024 relative à la composition et aux règles d’emploi des dotations et fonds de soutien à l’investissement en faveur des territoires. Toutefois, la DETR permet de subventionner des projets d’investissement liés à la réhabilitation des cimetières existants, dans le respect des dispositions fixées par le code général des collectivités territoriales (CGCT), et dès lors que ceux-ci s’inscrivent dans le cadre fixé localement par la commission départementale d’élus. De même, la DSIL permet de financer de tels projets, dans le cadre de la mise aux normes et de la sécurisation des équipements publics, qui fait partie des priorités légales de cette dotation. Ainsi, plus de 600 opérations liées à l’aménagement, à la réfection ou à l’accessibilité des cimetières ont été subventionnées au titre de la DETR et de la DSIL en 2023, pour un montant de subventions de près de 12 M€.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2094</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2465</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Cécile Violland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Régime social des policiers municipaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2094. — 19 novembre 2024. — Mme Anne-Cécile Violland attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le volet social et le régime de retraite des agents de police municipale. En 2019 et 2020, l’action soutenue du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait conduit M. le Haut-Commissaire aux retraites à entendre les revendications des agents de police municipale, ce qui s’était traduit par l’article 36 du projet de loi initial, soutenu par le prédécesseur de M. le ministre. Inexplicablement, ces dispositions furent finalement retirées de la réforme des retraites votée en 2023. Les négociations sociales récentes furent un échec et ont accouché d’une réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale, réforme désavouée par la quasi unanimité de la profession. Conséquemment à cette réforme, au sein des collectivités, les agents de police municipale tentent de maintenir leurs acquis sociaux, au lieu d’évoquer des éventuelles revalorisations. Par ailleurs, le sujet retraite n’a pas été traité dans ces dernières négociations. À l’heure où le Gouvernement affiche sa volonté d’accroître les responsabilités et compétences des agents de police municipale, ceux-ci n’acceptent plus d’être des travailleurs pauvres qui partent en retraite à plus de 60 ans au niveau du seuil de pauvreté, alors qu’ils subissent tout au long de leur carrière une insécurité grandissante au péril de leur vie, comme l’actualité le démontrent. Aussi, Mme la députée se fait le relais des doléances du syndicat et sollicite la réouverture des négociations sociales, avant d’évoquer le sujet de l’augmentation des responsabilités et compétences des policiers municipaux. Elle souhaite connaître les perspectives à ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2465</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La police municipale est un acteur important dans le continuum de sécurité, et les récentes réformes montrent l’attention particulière que les Gouvernements successifs lui portent. S’agissant de la réforme du régime indemnitaire de la police municipale, à la suite de nombreuses réunions de concertations menées avec les organisations syndicales et les employeurs municipaux fin 2023 et début 2024, le Gouvernement a élaboré un projet de décret réformant l’architecture du dispositif indemnitaire et revalorisant substantiellement ses plafonds. Ce texte fut soumis à l’avis du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT), le 27 mars 2024, et du Conseil national d’évaluation des normes (CNEN), le 4 avril 2024, qui ont tous deux émis un avis favorable. Cette démarche volontariste entreprise dans le cadre d’un dialogue mené avec les organisations syndicales et les employeurs territoriaux a permis la publication le 28 juin 2024 du décret n° 2024-614 du 26 juin 2024 relatif au régime indemnitaire des fonctionnaires relevant des cadres d’emplois de la police municipale et des fonctionnaires relevant du cadre d’emplois des gardes champêtres. Ce décret a institué une indemnité spéciale de fonction et d’engagement (ISFE) pouvant être octroyée à l’ensemble de ces fonctionnaires. L’ISFE est composée de deux parts : une part « fonction » calculée en appliquant au montant du traitement soumis à retenue pour pension, un pourcentage fixé par l’organe délibérant, et une part variable liée à l’engagement professionnel et à la manière de servir. Les plafonds applicables à chaque cadre d’emplois ont bénéficié, par ailleurs, d’une revalorisation substantielle de leur montant. Le décret précité prévoit également une « clause de sauvegarde » afin de garantir à l’ensemble des agents bénéficiaires le maintien a minima du montant du régime indemnitaire mensuel antérieur. Cette réforme a été saluée notamment par les représentants de Force Ouvrière (FO) comme constituant une réelle avancée pour les policiers municipaux lors du Congrès des maires de 2024. Cette réforme a fait l’objet d’un dialogue social au sein de chaque collectivités, puisque ces dernières avaient jusqu’au 31 décembre 2024 pour organiser de nouvelles délibérations instaurant, au plus tard le 1er janvier 2025, le nouveau régime indemnitaire. Concernant le volet retraite de la police municipale, il convient de rappeler que les agents de catégorie C des polices municipales bénéficient déjà du classement dans la catégorie active leur permettant un départ anticipé de cinq années à la retraite par rapport aux agents de catégorie sédentaire. Le dialogue au sein de la CNRACL, dans laquelle siège les syndicats représentatifs et les employeurs territoriaux, doit permettre de mieux appréhender les spécificités des dispositifs de retraites dédiés à ces agents territoriaux. Par ailleurs, dans le cadre du « Beauvau des polices municipales » initié au cours du premier semestre 2024, une réflexion globale a été entreprise, en concertation avec l’ensemble des acteurs de la sécurité, des employeurs et des organisations syndicales représentées au sein de la Commission consultative des polices municipales (CCPM), en vue d’adapter le champ de compétences et les moyens d’actions des policiers municipaux aux nouveaux défis que représente l’accroissement de la violence sur le territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2347</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2466</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Taite</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2347. — 26 novembre 2024. — M. Jean-Pierre Taite attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le volet social et le régime de retraite des agents de police municipale. En 2019 et 2020, l’action soutenue du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait conduit M. le Haut-Commissaire aux retraites à entendre les revendications des agents de police municipale, ce qui s’était traduit par l’article 36 du projet de loi initial sur la réforme des retraites. Inexplicablement, ces dispositions furent finalement retirées du texte voté en 2023. Les négociations sociales récentes furent un échec et ont accouché d’une réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale, réforme désavouée par la quasi-unanimité de la profession. Conséquemment à cette réforme, au sein des collectivités, les agents de police municipale se plaignent de tenter de maintenir leurs acquis sociaux, au lieu d’évoquer des éventuelles revalorisations. Par ailleurs, le sujet retraite n’a pas été traité dans ces dernières négociations. À l’heure où le Gouvernement affiche sa volonté d’accroître les responsabilités et compétences des agents de police municipale, ceux-ci n’acceptent plus d’être des travailleurs pauvres qui partent en retraite à plus de 60 ans au niveau du seuil de pauvreté, alors qu’ils subissent tout au long de leur carrière une insécurité grandissante au péril de leur vie, comme l’actualité le démontre chaque jour. Aussi, il aimerait savoir si le Gouvernement entend rouvrir les négociations sociales afin d’évoquer le sujet de l’augmentation des responsabilités et compétences des policiers municipaux. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2466</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La police municipale est un acteur important dans le continuum de sécurité, et les récentes réformes montrent l’attention particulière que les Gouvernements successifs lui portent. S’agissant de la réforme du régime indemnitaire de la police municipale, à la suite de nombreuses réunions de concertations menées avec les organisations syndicales et les employeurs municipaux fin 2023 et début 2024, le Gouvernement a élaboré un projet de décret réformant l’architecture du dispositif indemnitaire et revalorisant substantiellement ses plafonds. Ce texte fut soumis à l’avis du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT), le 27 mars 2024, et du Conseil national d’évaluation des normes (CNEN), le 4 avril 2024, qui ont tous deux émis un avis favorable. Cette démarche volontariste entreprise dans le cadre d’un dialogue mené avec les organisations syndicales et les employeurs territoriaux a permis la publication le 28 juin 2024 du décret n° 2024-614 du 26 juin 2024 relatif au régime indemnitaire des fonctionnaires relevant des cadres d’emplois de la police municipale et des fonctionnaires relevant du cadre d’emplois des gardes champêtres. Ce décret a institué une indemnité spéciale de fonction et d’engagement (ISFE) pouvant être octroyée à l’ensemble de ces fonctionnaires. L’ISFE est composée de deux parts : une part « fonction » calculée en appliquant au montant du traitement soumis à retenue pour pension, un pourcentage fixé par l’organe délibérant, et une part variable liée à l’engagement professionnel et à la manière de servir. Les plafonds applicables à chaque cadre d’emplois ont bénéficié, par ailleurs, d’une revalorisation substantielle de leur montant. Le décret précité prévoit également une « clause de sauvegarde » afin de garantir à l’ensemble des agents bénéficiaires le maintien a minima du montant du régime indemnitaire mensuel antérieur. Cette réforme a été saluée notamment par les représentants de Force Ouvrière (FO) comme constituant une réelle avancée pour les policiers municipaux lors du Congrès des maires de 2024. Cette réforme a fait l’objet d’un dialogue social au sein de chaque collectivités, puisque ces dernières avaient jusqu’au 31 décembre 2024 pour organiser de nouvelles délibérations instaurant, au plus tard le 1er janvier 2025, le nouveau régime indemnitaire. Concernant le volet retraite de la police municipale, il convient de rappeler que les agents de catégorie C des polices municipales bénéficient déjà du classement dans la catégorie active leur permettant un départ anticipé de cinq années à la retraite par rapport aux agents de catégorie sédentaire. Le dialogue au sein de la CNRACL, dans laquelle siège les syndicats représentatifs et les employeurs territoriaux, doit permettre de mieux appréhender les spécificités des dispositifs de retraites dédiés à ces agents territoriaux. Par ailleurs, dans le cadre du « Beauvau des polices municipales » initié au cours du premier semestre 2024, une réflexion globale a été entreprise, en concertation avec l’ensemble des acteurs de la sécurité, des employeurs et des organisations syndicales représentées au sein de la Commission consultative des polices municipales (CCPM), en vue d’adapter le champ de compétences et les moyens d’actions des policiers municipaux aux nouveaux défis que représente l’accroissement de la violence sur le territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2348</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2467</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Volet social et le régime de retraite des agents de police municipale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2348. — 26 novembre 2024. — M. Christophe Blanchet attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le volet social et le régime de retraite des agents de police municipale. En 2019 et 2020, l’action soutenue du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM) avait conduit M. le Haut-Commissaire aux retraites à entendre les revendications des agents de police municipale, ce qui s’était traduit par l’article 36 du projet de loi initial, soutenu par le prédécesseur de M. le ministre. Inexplicablement, ces dispositions furent finalement retirées de la réforme des retraites votée en 2023. Les négociations sociales récentes furent un échec et ont accouché d’une réforme du régime indemnitaire des agents de police municipale, réforme désavouée par la quasi-unanimité de la profession. Conséquemment à cette réforme, au sein des collectivités les agents de police municipale, se plaignent de tenter de maintenir leurs acquis sociaux, au lieu d’évoquer des éventuelles revalorisations. Par ailleurs, le sujet retraite n’a pas été traité dans ces dernières négociations. À l’heure où le Gouvernement affiche sa volonté d’accroître les responsabilités et compétences des agents de police municipale, ceux-ci craignent d’être des travailleurs pauvres qui partent en retraite à plus de 60 ans au niveau du seuil de pauvreté, alors qu’ils subissent tout au long de leur carrière, une insécurité grandissante au péril de leur vie, comme l’actualité le démontrent. Par ailleurs, ne peut-on pas considérer qu’il y a une inégalité de traitement entre les agents de police municipale et les autres forces de l’ordre ? Sur le terrain, la réalité du travail est bien souvent la même et les Français voient un détenteur de l’autorité publique avant tout, sans que le qualificatif d’officier de police judiciaire ne fasse de différence à leurs yeux. Aussi, il sollicite la réouverture des négociations sociales, avant d’évoquer le sujet de l’augmentation des responsabilités et compétences des policiers municipaux. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2467</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La police municipale est un acteur important dans le continuum de sécurité, et les récentes réformes montrent l’attention particulière que les Gouvernements successifs lui portent. S’agissant de la réforme du régime indemnitaire de la police municipale, à la suite de nombreuses réunions de concertations menées avec les organisations syndicales et les employeurs municipaux fin 2023 et début 2024, le Gouvernement a élaboré un projet de décret réformant l’architecture du dispositif indemnitaire et revalorisant substantiellement ses plafonds. Ce texte fut soumis à l’avis du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT), le 27 mars 2024, et du Conseil national d’évaluation des normes (CNEN), le 4 avril 2024, qui ont tous deux émis un avis favorable. Cette démarche volontariste entreprise dans le cadre d’un dialogue mené avec les organisations syndicales et les employeurs territoriaux a permis la publication le 28 juin 2024 du décret n° 2024-614 du 26 juin 2024 relatif au régime indemnitaire des fonctionnaires relevant des cadres d’emplois de la police municipale et des fonctionnaires relevant du cadre d’emplois des gardes champêtres. Ce décret a institué une indemnité spéciale de fonction et d’engagement (ISFE) pouvant être octroyée à l’ensemble de ces fonctionnaires. L’ISFE est composée de deux parts : une part « fonction » calculée en appliquant au montant du traitement soumis à retenue pour pension, un pourcentage fixé par l’organe délibérant, et une part variable liée à l’engagement professionnel et à la manière de servir. Les plafonds applicables à chaque cadre d’emplois ont bénéficié, par ailleurs, d’une revalorisation substantielle de leur montant. Le décret précité prévoit également une « clause de sauvegarde » afin de garantir à l’ensemble des agents bénéficiaires le maintien a minima du montant du régime indemnitaire mensuel antérieur. Cette réforme a été saluée notamment par les représentants de Force Ouvrière (FO) comme constituant une réelle avancée pour les policiers municipaux lors du Congrès des maires de 2024. Cette réforme a fait l’objet d’un dialogue social au sein de chaque collectivités, puisque ces dernières avaient jusqu’au 31 décembre 2024 pour organiser de nouvelles délibérations instaurant, au plus tard le 1er janvier 2025, le nouveau régime indemnitaire. Concernant le volet retraite de la police municipale, il convient de rappeler que les agents de catégorie C des polices municipales bénéficient déjà du classement dans la catégorie active leur permettant un départ anticipé de cinq années à la retraite par rapport aux agents de catégorie sédentaire. Le dialogue au sein de la CNRACL, dans laquelle siège les syndicats représentatifs et les employeurs territoriaux, doit permettre de mieux appréhender les spécificités des dispositifs de retraites dédiés à ces agents territoriaux. Par ailleurs, dans le cadre du « Beauvau des polices municipales » initié au cours du premier semestre 2024, une réflexion globale a été entreprise, en concertation avec l’ensemble des acteurs de la sécurité, des employeurs et des organisations syndicales représentées au sein de la Commission consultative des polices municipales (CCPM), en vue d’adapter le champ de compétences et les moyens d’actions des policiers municipaux aux nouveaux défis que représente l’accroissement de la violence sur le territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2577</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2468</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Marleix</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Régime juridique des concessions funéraires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2577. — 3 décembre 2024. — M. Olivier Marleix appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le régime juridique des concessions funéraires dites individuelles, familiales et collectives. L’obligation est faite au maire de s’opposer à l’inhumation d’une personne qui n’a pas été formellement désignée dans l’acte de concession. Le titulaire d’une concession funéraire est l’unique régulateur du droit à l’inhumation dans la concession. Ce principe a été posé par l’arrêt de la Cour de cassation rendu en date du 17 décembre 2008. Les concessions funéraires sont qualifiées de contrats administratifs par la jurisprudence du Conseil d’état, arrêt rendu en date du 21 octobre 1955 « Demoiselle Deline ». La force obligatoire de ce contrat s’impose donc tant à la collectivité territoriale qu’aux successeurs du titulaire de la concession. La législation est claire sur le caractère administratif du contrat et de ce qu’il en résulte, l’article L. 2223-13 du code général des collectivités territoriales rappelle que la qualification administrative de ce contrat lie la commune et le concessionnaire et que tout manquement né d’une mauvaise exécution de ce contrat est susceptible d’engager la responsabilité de la commune. Par conséquent, les successeurs du titulaire de la concession ne peuvent obtenir l’altération de l’acte de concession. C’est toutefois un contrat administratif d’un genre particulier puisqu’il est admis que les héritiers qui héritent effectivement de cet acte administratif sont tenus de remplir des obligations, notamment d’entretien, mais ne peuvent pas obtenir la moindre modification de l’acte ! Cette réglementation stricte pose au quotidien des difficultés aux maires de s’opposer à l’inhumation d’une personne qui n’a pas été formellement désignée dans l’acte de concession. Cet état réglementaire que l’on pourrait qualifier de rigide suscite interrogations et incompréhensions de la part des héritiers des concessionnaires parties au contrat. En conséquence, les communes sont fréquemment confrontées à cette problématique. Afin de prévenir de telles situations, M. le député demande à M. le ministre d’assouplir les règles ainsi appliquées en la matière en permettant à un maire, dans certaines conditions (héritier réservataire, lien de parenté, absence de mention contraire du concessionnaire) et avec l’accord du conseil municipal, de délivrer une autorisation d’inhumer dans une concession individuelle ou collective d’une personne ne figurant pas explicitement dans l’acte de concession. Ou bien, dans certaines circonstances, d’introduire par voie réglementaire la possibilité d’une révision de l’acte de concession par les concessionnaires ou les héritiers. Il lui rappelle que cette souplesse est particulièrement attendue par les citoyens et lui demande sa position sur ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2468</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Comme l’a rappelé la Cour de Cassation, le titulaire d’une concession funéraire est l’unique régulateur du droit à l’inhumation dans la concession (Cass., Civ. 1ère, 17 décembre 2008, req. nº 07-17 596), ce qui a deux principales conséquences. D’une part, il est le seul à pouvoir déterminer librement, dans l’acte de concession, les personnes susceptibles d’être inhumées dans la concession, ab initio. Il peut ainsi limiter l’inhumation à une seule personne (concession individuelle), à une liste de personnes expressément désignées (concession collectives) ou, plus généralement à sa personne ainsi qu’à sa famille (concession familiale), ce qui peut inclure des personnes n’appartenant pas à sa famille, mais avec lesquelles il est uni par des liens particuliers d’affection (Cons. d’État, Sect., 11 octobre 1957, Consorts Hérail, Rec., p. 523) et exclure une liste de personnes expressément désignées. D’autre part, il est le seul à pouvoir ajouter ou retrancher des noms à la liste des personnes pouvant faire valoir leur droit à être inhumé dans la concession dont il est titulaire, notamment en transformant une concession individuelle ou collective en concession familiale (CAA Versailles, 4 juillet 2008, Madame A., req. nº 08VE02943). Cette modification nécessitera cependant l’accord de la commune, autorité concédante et partie au contrat. Il convient de rappeler que les concessions funéraires ont été qualifiées de contrats administratifs par la jurisprudence (Cons. d’État, Ass., 21 octobre 1955, Demoiselle Méline, Rec., p. 491 ; Cons. d’État, 20 janvier 1056, Ville de Royan, Rec., p. 26). La force obligatoire de ces contrats s’impose donc tant à la commune qu’aux successeurs du titulaire de la concession. Le maire ne peut donc pas délivrer d’autorisation d’inhumer dans une concession à une personne qui, soit ne figure pas expressément dans l’acte d’une concession individuelle ou collective, soit n’appartient pas à la famille du titulaire d’une concession familiale, soit a été expressément exclue du droit à inhumation dans une concession familiale ou collective. Par ailleurs, les successeurs du titulaire de la concession ne peuvent obtenir l’altération de l’acte de concession et, notamment, de la liste des personnes susceptibles d’être inhumées dans la concession. En effet, la force obligatoire des stipulations librement consenties par le titulaire d’un contrat de concession est un élément fondamental de la liberté individuelle de la personne qu’aucune circonstance ne saurait remettre en cause. Aucune modification règlementaire visant à affaiblir ce principe n’est donc envisagée. Il est, en revanche, important que les autorités municipales satisfassent à la parfaite information des familles sur les conséquences des choix qu’ils opèrent au moment de l’établissement de l’acte de concession.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3087</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2469</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christelle Petex</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Frais liés aux actes d’état civil</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3087. — 14 janvier 2025. — Mme Christelle Petex appelle l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la prise en charge des frais liés aux actes d’état civil en matière de décès dans les centres hospitaliers. Actuellement, les communes où sont situés ces établissements supportent seules les coûts liés aux déclarations d’état civil pour les décès survenus dans les hôpitaux, même lorsque les défunts résident dans une autre commune. Cette situation génère une charge financière importante pour ces collectivités, sans qu’aucune compensation ne leur soit accordée. C’est particulièrement le cas de communes de taille modeste comme La Tour, située dans la circonscription de Mme la députée, qui, avec seulement 1 300 habitants, doit assumer ces charges pour des décès provenant d’une population bien plus large, en raison de la présence d’un établissement hospitalier sur son territoire. Ces frais pèsent de manière disproportionnée sur les finances de petites collectivités, déjà confrontées à des contraintes budgétaires croissantes. De nombreuses communes demandent aujourd’hui que cette mission de service public soit transférée aux communautés de communes. Cette mutualisation permettrait une répartition plus équitable des charges et offrirait un soutien essentiel aux communes les plus petites, tout en garantissant la continuité du service public dans des conditions satisfaisantes. Elle lui demande s’il envisage des évolutions pour permettre une répartition plus juste et solidaire des frais liés aux actes d’état civil dans les centres hospitaliers et si, par ailleurs, des dispositifs de compensation sont à l’étude pour les communes qui supportent actuellement ces coûts.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2469</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Face à la charge importante, en termes d’état civil, induite par les structures hospitalières, l’article L. 2321-5 du code général des collectivités territoriales (CGCT) dispose que les villes qui représentent une part significative des naissances et des décès versent une contribution à la commune d’implantation. Les communes dont les habitants représentent, au titre d’une année, plus de 1 % des parturientes ou plus de 1 % des personnes décédées dans un établissement public de santé comportant une maternité et situé sur le territoire d’une autre commune comptant moins de 10 000 habitants contribuent financièrement aux dépenses exposées par cette autre commune pour la tenue de l’état civil et l’exercice des actes de police des funérailles. Ce dispositif s’applique si le rapport entre le nombre de naissances et la population de la commune d’implantation dépasse 30 %. L’intention du législateur est bien de réserver le dispositif aux situations exceptionnelles de grands hôpitaux situés dans une petite commune à côté d’une grande ville, sans instaurer un dispositif complexe applicable à un nombre plus important de communes. Seules les communes dont un nombre significatif d’habitants compte au nombre des parturientes ou des personnes décédées dans l’établissement public de santé sont appelées à contribuer. En effet, il ne paraît pas envisageable d’opérer un prélèvement sur toutes les communes dont seulement quelques membres de la population auraient bénéficié des services de l’hôpital. Au regard de ces éléments, le Gouvernement n’envisage pas à ce stade de proposer une modification de l’article L. 2321-5 du CGCT pour diminuer le seuil de déclenchement du mécanisme de compensation financière. Toutefois, dans le périmètre d’un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre, une solution alternative pourrait consister à envisager la création d’un service commun entre l’EPCI et ses communes membres intéressées. L’article L. 5211-4-2 du CGCT prévoit en effet qu’en « dehors des compétences transférées, un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre et une ou plusieurs de ses communes membres peuvent se doter de services communs ». Le dernier alinéa de cet article précise qu’en fonction de la mission réalisée, le personnel des services communs est placé sous l’autorité fonctionnelle du maire ou sous celle du président de l’EPCI à fiscalité propre. En application des dispositions précitées, dans une acception extensive et sous le contrôle du juge administratif, un service commun pourrait avoir pour mission d’apporter un soutien administratif au maire dans le cadre des actes préparatoires de ses missions d’état civil et de police des funérailles (accueil du public, réception des demandes et préparation matérielle des décisions).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3153</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2470</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kévin Pfeffer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Inhumation d’un animal de compagnie avec son maître</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3153. — 14 janvier 2025. — M. Kévin Pfeffer appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les demandes d’autorisation d’inhumer les cendres d’un animal de compagnie avec son maître. En France, près d’une personne sur deux déclare avoir un animal de compagnie dans son foyer. Ces animaux, souvent considérés comme un véritable membre de la famille, apportent soutien et réconfort à d’innombrable personnes isolées. Selon la législation en vigueur, l’enterrement des animaux est uniquement autorisé dans les cimetières animaliers pour les corps de moins de quarante kilos avec des règles précises. Pour les autres animaux, seuls l’incinération ou l’équarrissage sont autorisés. Néanmoins, les communes reçoivent un nombre croissant de demandes d’autorisation d’inhumation de propriétaires avec les cendres de leur animal de compagnie, principalement des chiens et des chats. En vertu des articles L. 2223-3 et L. 2223-13 du code général des collectivités territoriales, la sépulture dans un cimetière communal est due aux seules personnes. Le Conseil d’État a justifié l’interdiction faite à un concessionnaire de caveau de s’y faire inhumer avec son chien en se fondant sur la notion de dignité des morts, mais cette décision date de 1963 et la relation entre les Français et leurs animaux a selon plusieurs études considérablement évolué depuis. Les maires sont donc contraints de refuser l’inhumation des cendres d’un animal malgré les demandes des familles. Pourtant le code pénal précise, en son article 433-21-1, que toute personne qui donne aux funérailles un caractère contraire à la volonté du défunt est punie de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. Certains pays, tels que le Royaume-Uni et la Suisse, ont déjà adapté leur législation pour permettre de répondre à ces demandes. L’enterrement conjoint, à la demande du défunt, d’un corps humain et des cendres d’un animal incinéré ne constituent ni une atteinte à la dignité ni un risque sanitaire. De surcroît, de nombreux citoyens éprouvent un attachement profond envers leurs animaux de compagnie. Pour ces raisons, il lui demande s’il pourrait être envisagé de faire évoluer la législation pour admettre la possibilité de placer les cendres de l’animal de compagnie dans le cercueil définitivement fermé de son maître lorsqu’il s’agit d’une inhumation, voire d’autoriser l’ajout de l’urne cinéraire de l’animal à celle de son maître dans la case du columbarium. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2470</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En vertu des articles L. 2223-3 et L. 2223-13 du Code général des collectivités territoriales, la sépulture dans un cimetière communal est due aux seules personnes. Le maire ne peut donc pas y autoriser l’inhumation d’un animal ou de ses cendres, demandée par une famille ou un propriétaire de caveau. Le Conseil d’Etat a justifié l’interdiction faite à un concessionnaire de caveau de s’y faire inhumer avec son chien en se fondant sur la notion de dignité des morts (CE, 17 avril 1963, "Blois", n° 36746). Une modification du droit applicable nécessiterait une évolution législative après avis du Conseil national des opérations funéraires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3242</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2470</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Contrôle technique des motos de collection</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3242. — 21 janvier 2025. — Mme Christine Loir appelle l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation au sujet du contrôle technique des véhicules motorisés avec deux ou trois roues portant la mention « collection ». En effet, d’après l’arrêté du 23 octobre 2023 relatif au contrôle technique des véhicules motorisés à deux ou trois roues et quadricycles à moteur, les véhicules de collection ont l’obligation d’effectuer un contrôle technique tous les trois ans. Néanmoins, les véhicules de collection à deux ou trois roues ayant une date de mise en circulation antérieure au 01/01/1960, eux sont exemptés de contrôle technique, ainsi que les motos participantes à des compétitions sportives. Elle s’inquiète de cette mesure punitive envers les collectionneurs de motos de deux ou trois roues d’après 1960 car ces véhicules de collection sont soumis aux mêmes normes techniques que les véhicules plus récents. Pourtant, ces véhicules de collection ayant un moteur de plus de 30 ans roulent souvent très peu, sont entretenues régulièrement par leur propriétaire car il est très difficile de trouver des ateliers connaisseurs de ces mécaniques anciennes. Sans oublier le coût financier que représentent ces contrôles techniques, dont le prix n’est fixé par aucun règlement et est alors librement décidé par les centres de contrôle, ainsi que les contraintes de transport des véhicules de collection du domicile au lieu de contrôle. Enfin, l’arrêté prévoit en cas de défaut de contrôle une amende de 135 euros et une immobilisation du véhicule, une injustice supplémentaire pour les collectionneurs qui entretiennent l’histoire motocycliste. Face à cette situation, elle lui demande si face à ces difficultés, ces véhicules portant un intérêt historique peuvent bénéficier d’une exonération de contrôle technique telle que pour les motos datant d’avant le 1er janvier 1960 et les motos de compétition.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2470</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La directive européenne 2014/45 demande la mise en place, à partir du 1er janvier 2022, d’un contrôle technique périodique des véhicules à deux ou trois roues et quadricycles à moteur, de cylindrée supérieure à 125 cm3, à moins que les Etats membres puissent démontrer qu’ils ont mis en place des mesures alternatives de sécurité routière, en tenant compte, notamment, des statistiques pertinentes en matière de sécurité routière pour les cinq dernières années. Le Gouvernement a pris acte de la décision du Conseil d’Etat du 31 octobre 2022 et œuvré à l’élaboration des textes réglementaires complétant le cadre juridique du contrôle technique des deux ou trois roues motorisés et quadricycles à moteur. Ces textes, un décret et un arrêté, ont été publiés le 23 octobre 2023. La mise en place du contrôle technique de cette catégorie de véhicules se fera de manière échelonnée, en fonction de l’ancienneté du véhicule. Le contrôle comporte un nombre limité de vérifications de défaillances et doit être réalisé cinq ans après la première mise en circulation du véhicule puis tous les trois ans. Les véhicules de collection de cette catégorie soumis au contrôle technique sont les véhicules mis en circulation postérieurement au 1er janvier 1960. En application de l’article R 323-27 du code de la route, « (…) 4° Pour les véhicules de collection, le délai entre deux contrôles techniques est porté à cinq ans à l’exception des cas de mutation.  » Le Gouvernement souligne que ce contrôle technique se réalise dans de bonnes conditions. Environ 800 000 contrôles techniques ont été réalisés entre le 15 avril et le 30 novembre 2024. Environ 12 % des véhicules présentent au moins une défaillance majeure et sont mis en contre-visite, ce qui démontre l’utilité du contrôle technique sur le plan de la sécurité routière ainsi que de la maîtrise des émissions polluantes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>510</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2471</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Accessibilité téléphonique des SP pour les personnes sourdes et malentendantes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            510. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur l’accessibilité téléphonique des services publics pour les personnes sourdes et malentendantes. Il existe aujourd’hui en France une application, Rogervoice, qui assure le centre relais téléphonique lancé par la FFTélécoms et qui permet aux personnes sourdes et malentendantes de passer des appels en choisissant le mode de communication qui leur convient. Il peut s’agir, avec la mobilisation d’interprètes en visio-conférence, de la transcription de texte, de la langue française parlée complétée (LFPC) ou de la langue des signes française (LSF). Entre 2018 et 2022, ce sont ainsi 730 000 appels qui ont pu être passés. Afin de renforcer l’inclusion des personnes sourdes et malentendantes, ce dispositif doit être renforcé avec le soutien des pouvoirs publics. Le dernier comité interministériel du handicap prévoit pour 2023 l’accessibilité téléphonique des services publics. Cette réforme ambitieuse nécessite cependant de relever de nombreux défis : la formation d’interprètes alors que la profession connaît aujourd’hui une grave pénurie, la mise en place de solutions universelles pour l’ensemble des appels et un marché en libre concurrence. Elle lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre prochainement pour la réalisation de ce projet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2471</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La prise en compte du handicap et l’amélioration de l’accessibilité en faveur des personnes handicapées est une priorité du Gouvernement rappelée régulièrement par le chef de l’Etat et le Premier ministre. Comme l’a indiqué le Président de la République lors de la Conférence nationale du handicap (CNH) du 26 avril 2023, il est indéniable que si des efforts ont été effectués au cours des dernières années, il en reste encore beaucoup à entreprendre pour poursuivre de façon significative le processus de déploiement de l’accessibilité universelle. Plusieurs mesures annoncées lors de la CNH du 26 avril 2023 ou antérieurement à celle-ci concernent notamment les personnes déficientes auditives dans leurs relations avec les services publics. Elles portent sur l’accessibilité numérique de l’Etat, la communication accessible de l’Etat et l’élaboration d’une solution d’accessibilité téléphonique universelle. Sur l’accessibilité téléphonique : Le décret du 9 mai 2017 relatif à l’accès des personnes handicapées aux services téléphoniques prévoit que les services d’accueil téléphonique destinés à recevoir des appels des usagers doivent être accessibles aux personnes en déficience auditive dans les services publics. Des obligations d’accessibilité pèsent également pour les services d’accueil téléphonique des grandes entreprises et pour les opérateurs de téléphonie. La solution d’accessibilité téléphonique mise en place par chaque service public propose plusieurs choix à la personne déficiente auditive lorsqu’elle tente de joindre une personne publique : - la transcription instantanée de la parole ; - la visio-interprétation en langue des signes française ; - le visio-codage langue française parlée complétée ; - la visio-interprétation par l’intermédiaire de pictogrammes pour les personnes aphasiques. L’opérateur d’accessibilité va donc prêter sa voix à la personne sourde, sourdaveugle, malentendante ou aphasique, afin qu’elle puisse communiquer avec l’administration ; il fait l’interface entre l’usager et le service public sollicité. La direction de l’information légale et administrative a en outre mis en place un dispositif de collecte des numéros accessibles sur l’annuaire des services publics. La mise en œuvre d’une solution d’accessibilité téléphonique universelle (SATU) a été actée au Comité interministériel du handicap (CIH) du 3 février 2022. La solution préconisée par les auteurs du rapport BOROY -COLOMBANI pose le principe que tous les numéros de téléphone sont accessibles pour tous. Les utilisateurs choisissent entre différents fournisseurs d’accessibilité rétribués en fonction du volume d’appels relayés. Ces fournisseurs doivent mettre à leur disposition une solution d’accessibilité dans laquelle tous les numéros de téléphone sont accessibles dans les deux sens. Avec la direction générale des entreprises en cheffe de file, une équipe de projet, composée de la délégation interministérielle à l’accessibilité et du contrôle général économique et financier, a été constituée en début d’année 2023. Une ordonnance relative à l’accessibilité des personnes sourdes, malentendantes, aveugles et aphasiques aux services téléphoniques a été publiée le 7 septembre 2023. Ce texte pose les principes d’une « SATU » : parcours d’appel simple, garantie de confidentialité des échanges traduits ou transcrits, service de traduction simultanée écrite et visuelle, mutualisation des coûts entre les personnes assujetties à cette obligation d’accessibilité ». Il met également en place un régime de sanctions : avec la création d’une amende administrative pour les entreprises soumises à l’obligation de fournir l’accessibilité téléphonique. L’équipe projet élabore actuellement le dispositif de SATU posant le principe que tous les numéros de téléphone sont accessibles pour tous. Les utilisateurs en situation de handicap auditif pourront choisir entre différents fournisseurs d’accessibilité rétribués en fonction du volume d’appels relayés. Ces fournisseurs mettront à leur disposition une solution d’accessibilité dans laquelle tous les numéros de téléphone sont accessibles dans les deux sens, indépendamment de la nature du service appelé (service public, grande entreprise ou appel privé). Le référentiel de la SATU est actuellement en cours de finalisation : il s’agit d’un référentiel orienté sur les prestations que doivent fournir les prestataires d’accessibilité téléphonique à aux personnes sourdes, malentendantes, sourdaveugles et aphasiques souhaitant converser téléphoniquement. Les prochaines étapes du projet qui sera finalisé en 2025 sont : - la création d’un label permettant aux entreprises fournissant des solutions d’accessibilité téléphonique de se faire labelliser et ainsi d’accéder aux services proposés par le gestionnaire de la solution d’accessibilité qui aura été sélectionné à la suite d’un marché public et la réalisation de ce marché public ; - la mise à disposition d’un plan métiers en cours d’élaboration, sous l’égide du Secrétariat général du CIH en lien avec les ministères en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche, de l’éducation nationale, du travail emploi et insertion, et de la transformation numérique. Son objectif est principalement de développer les formations supérieures, dont celles qui s’effectuent en apprentissage (niveau Master 1 et 2), de façon à favoriser des parcours professionnels actuellement en nombre insuffisant, notamment dans le domaine des traducteurs en langue des signes - ceci pour permettre d’assurer une qualité de service du meilleur niveau. Un colloque sur les métiers de l’accessibilité téléphonique se tiendra vers la fin du premier semestre 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2882</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2472</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-José Allemand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par les accueillants familiaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2882. — 17 décembre 2024. — Mme Marie-José Allemand* appelle l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les difficultés rencontrées par les accueillants familiaux. L’accueil familial permet à une personne âgée ou en situation de handicap de bénéficier, contre rémunération, d’un accueil permanent ou temporaire au sein d’une famille sans lien de parenté avec elle et agréée par le conseil départemental, par la voie d’un contrat conclu de gré à gré. Face au manque de places et de personnels dans les établissements de santé, l’accueil familial représente une solution de prise en charge alternative sécurisante, humaine et solidaire à la perte d’autonomie des seniors et des personnes en situation de handicap et doit à ce titre être encouragé. Toutefois, cette activité est aujourd’hui menacée faute de reconnaissance suffisante et de conditions d’exercice suffisamment protectrices. De 2019 à 2022, on dénombre ainsi une diminution de 10 % de ces professionnels. Afin de remédier au manque d’attractivité de la profession, les accueillants familiaux portent plusieurs revendications. Tout d’abord, une révision du contrat d’accueil. Malgré la loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV) de 2015, qui a offert un cadre clarifié de la procédure d’agrément, les 8 400 accueillants familiaux souhaitent une révision du contrat d’accueil, qui constitue le socle juridique de leur activité. Ce contrat d’accueil est aujourd’hui obsolète et inadapté, alors même qu’il constitue la seule garantie susceptible de protéger tant l’accueilli que l’accueillant en cas de litige. Ensuite, une revalorisation du statut et de la rémunération des accueillants familiaux. Ceci passe notamment par une hausse du plancher de la rémunération journalière pour services rendus (RJSR), bloquée à 2,5 fois le montant du SMIC horaire par jour depuis 2004, pour un engagement la plupart du temps 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ainsi que de l’indemnité représentative des frais d’entretien (IRFE), elle aussi sous-évaluée ; mais aussi l’intégration de l’indemnité de sujétion particulière dans le calcul des congés payés. À l’heure actuelle ce calcul ne porte que sur la RJSR et enfin l’ouverture de l’assurance chômage aux accueillants familiaux. Aussi, elle lui demande les mesures qu’entend prendre le Gouvernement afin de répondre à ces revendications et ainsi améliorer les conditions de travail des accueillants familiaux. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3176</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2473</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Situation alarmante des accueillants familiaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3176. — 14 janvier 2025. — M. Mickaël Bouloux* alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation alarmante des accueillants familiaux. Les accueillants familiaux effectuent un travail exemplaire au quotidien en accompagnant les personnes âgées et les personnes en situation de handicap. Cette profession devient de plus en plus essentielle dans le contexte du vieillissement de la population et de la recherche d’alternatives aux établissements spécialisés. La demande est croissante et pourtant le nombre d’accueillants familiaux connaît un fort déclin. Ce dernier est lié à des conditions de travail difficiles et une reconnaissance insuffisante. France Accueil Familial réclame des mesures concrètes pour remédier à cette situation, parmi lesquelles une hausse de la rémunération, une hausse de l’indemnité de frais d’entretien, un meilleur accompagnement des accueillants et des accueillis ainsi que l’instauration d’un droit au chômage. Sur ce dernier point, l’existence de deux statuts distincts pour les accueillants familiaux - salarié ou sous contrat de gré à gré - pose difficulté. En effet, moins de 2 % d’entre eux sont salariés, la majorité exerce sous contrat de gré à gré et par conséquent n’a pas le droit au chômage. En 2023, lorsqu’il était interrogé, le Gouvernement avait évoqué des travaux en cours pour étendre le droit à l’assurance chômage à l’ensemble des accueillants familiaux. Cependant, à ce jour, aucune mesure concrète n’a été mise en place. La question de la retraite est également un enjeu important. Actuellement, près de la moitié des accueillants familiaux ont plus de 60 ans, ce qui pose la problématique du cumul emploi-retraite. Si des dérogations existent déjà pour certaines catégories de travailleurs, leur permettant de ne pas être assujetti au plafond, les accueillants familiaux n’en bénéficient pas. Leur revenu est donc limité dès qu’ils prennent leur retraite. En conséquence, il souhaite connaître les mesures gouvernementales envisagées pour mettre fin à la situation alarmante des accueillants familiaux. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3469</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2473</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Edwige Diaz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Situation des accueillants familiaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3469. — 28 janvier 2025. — Mme Edwige Diaz* attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les multiples difficultés rencontrées par les accueillants familiaux et leurs légitimes revendications. Dans un contexte de vieillissement généralisé de la population (selon l’Insee, en 2070, les plus de 65 ans représenteront 28,7 % de la population contre 20,5 % au 1er janvier 2021) et au regard de la volonté manifestée par 85 % des Français de vieillir à domicile, l’accueil familial mériterait d’être pérennisé, promu et largement développé dans le pays. Pour rappel, ce mode d’hébergement permet à des particuliers d’accueillir des personnes âgées ou en situation de handicap (63,3 % des personnes accueillies) à leur domicile, majoritairement 24 h/24 et 7 j/7 et ainsi de retarder largement la perte d’autonomie des personnes ainsi intégrées dans un cadre familial les stimulant au quotidien. Cette prise en charge altruiste et largement éloignée de la quête de profit et de rentabilité est accomplie contre une rémunération insuffisante (2,5 Smic horaire par jour et par personne accueillie), par la voie d’un contrat conclu de gré à gré. Ils sont dans l’obligation d’obtenir un agrément auprès de leur conseil départemental, qui a également la charge de les former, d’effectuer le suivi médico-social des personnes accueillies et du contrôle du respect de la réglementation. Si le cadre de la procédure d’agrément a été revu en 2015, les plus de 8 400 accueillants familiaux que compte le pays sont en attente d’une harmonisation de cette procédure au niveau national, notamment en ce qui concerne la rémunération et le régime indemnitaire, fréquemment décriés à juste titre. Ils sont également demandeurs d’une révision du contrat d’accueil de 2010, désormais inadapté à leurs réalités et source de conflits et d’interprétations juridiques. Pour toutes ces raisons et malgré une hausse significative des besoins exprimés, cette modalité de prise en charge est en diminution constante, avec un taux d’occupation stabilisé à 76 % depuis une dizaine d’années contre 91,53 % en 1996 et un nombre d’accueillants passé de 9 290 en 2019 à 8 428 en 2022, soit une baisse de près de 10 % en trois ans. La méconnaissance de cette alternative induite par un défaut de communication sur son existence comme l’évolution de la société et des profils des futurs accueillants peuvent, pour partie, expliquer cette désaffection. Pour autant, elle est principalement générée par un réel manque d’attractivité de l’activité, juridiquement mal encadrée et ne permettant pas d’offrir aux volontaires un statut social sécurisé et protecteur ainsi que des rémunérations et indemnisations décentes, tout comme de susciter des vocations chez les plus jeunes (80 % des accueillants ont plus de 50 ans) et de pourvoir aux offres de remplacement destinées à la prise de congés. En outre, ils ne bénéficient pas d’un accès à l’assurance chômage ni au compte personnel de formation et aucune orientation ne semble donnée dans le but d’augmenter substantiellement leurs seuils rémunératoires et indemnitaires ou encore en vue d’intégrer l’indemnité pour sujétion particulière dans l’assiette de calcul de l’indemnité de congés et de généraliser l’utilisation du chèque emploi service universel. Compte tenu de cette situation, elle lui demande les mesures qu’elle entend prendre afin de revaloriser le statut des accueillants familiaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4946</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2474</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Katiana Levavasseur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Renforcer l’accueil familial : quelles réformes pour garantir son avenir ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4946. — 11 mars 2025. — Mme Katiana Levavasseur* appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation alarmante des accueillants familiaux, dont l’activité essentielle est aujourd’hui menacée par un manque de reconnaissance, une rémunération insuffisante et un cadre réglementaire inadapté. Pour rappel, l’accueil familial permet à des particuliers agréés d’héberger à leur domicile des personnes âgées ou en situation de handicap ne pouvant plus vivre seules. Il constitue une alternative précieuse entre le maintien à domicile et l’entrée en établissement, en offrant un cadre de vie plus familial et personnalisé. Pourtant, cette solution est aujourd’hui en péril, faute d’attractivité. Le nombre d’accueillants familiaux ne cesse de chuter, passant sous la barre des 8 000 en 2023, contre plus de 9 700 en 2013, soit une baisse de près de 20 % en dix ans. En parallèle, les besoins augmentent, notamment en raison du vieillissement de la population et de la crise des établissements médico-sociaux. Cette désaffection s’explique principalement par un manque de reconnaissance statutaire et une rémunération inadaptée. Contrairement aux autres professionnels du secteur médico-social, les accueillants familiaux n’ont pas accès à l’assurance chômage et restent soumis à un cadre contractuel daté, sans véritable sécurisation de leur activité. Leur rémunération est indexée sur le SMIC horaire brut, avec un minimum de 2,5 SMIC horaires par jour et par personne accueillie (soit environ 30,98 euros brut en 2024). Bien que ces montants aient suivi l’évolution du SMIC, aucune réforme structurelle ni revalorisation significative des contreparties financières n’a été engagée depuis près de 20 ans, alors même que le coût de la vie et les exigences de cette profession ont considérablement évolué. Depuis plusieurs années, les accueillants familiaux et leurs représentants demandent des mesures concrètes pour garantir la viabilité de leur activité. Ils réclament ainsi une revalorisation des contreparties financières, une réforme du contrat d’accueil devenu obsolète, ainsi qu’un accès à l’assurance chômage et une meilleure protection sociale. Ces évolutions sont essentielles pour sécuriser leur parcours professionnel et éviter qu’ils ne se retrouvent sans ressources en cas de départ d’un hébergé. Par ailleurs, ils insistent sur la nécessité de simplifier les démarches administratives et de renforcer l’accompagnement des accueillants, notamment par une meilleure coordination avec les départements. Bien que le Gouvernement ait reconnu la nécessité d’améliorer le statut des accueillants familiaux, aucune réforme concrète n’a encore vu le jour, malgré les multiples alertes du secteur. Une pétition rassemblant plus de 25 000 signatures témoigne de l’urgence de la situation et de la mobilisation croissante des accueillants pour obtenir des réponses. Aussi, Mme la députée demande à Mme la ministre quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir la pérennité de l’accueil familial et répondre aux attentes légitimes des professionnels du secteur. De plus, elle souhaite savoir si un calendrier des réformes est envisagé à court terme, afin d’apporter des réponses concrètes à ces professionnels essentiels au maintien à domicile des personnes vulnérables. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4947</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2474</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Kervran</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Revalorisation des accueillants familiaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4947. — 11 mars 2025. — M. Loïc Kervran* interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la nécessaire revalorisation des professionnels de l’accueil familial social. Constituant une solution alternative à l’hébergement en établissement, l’accueil familial des personnes âgées ou en situation de handicap présente de nombreux atouts : il offre un environnement familial et chaleureux, un cadre de vie stable, sécurisant et proche de celui dans lequel les accueillis ont évolué le reste de leur vie. Cette solution d’accueil contribue à répondre à l’enjeu du vieillissement de la société, en prévenant la perte d’autonomie et le risque de solitude. Pourtant, ce métier souffre d’un déficit d’attractivité : ainsi, après une baisse de près de 15 % du nombre d’accueillants entre 2019 et 2024, il reste aujourd’hui 8 428 accueillants pour 13 109 accueillis sur l’ensemble de la France. Ce déficit d’attractivité est notamment dû à une forte précarité du statut d’accueillant familial, avec une indemnité journalière de 23 euros nets, la non-perception d’indemnités chômage en l’absence de placement ou encore des indemnités d’entretien particulièrement faibles. Il aimerait connaître sa position sur l’accueil familial social et les éventuels travaux en cours pour sécuriser et revaloriser le statut des accueillants familiaux. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2475</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’accueil familial de personnes âgées et handicapées présente de nombreux atouts. Il offre un environnement familial et chaleureux, permet un accompagnement personnalisé et apporte aux personnes accueillies un cadre de vie stable et sécurisant. Cette solution d’accueil contribue sans conteste à répondre aux enjeux liés au handicap et à la perte d’autonomie. Reposant à l’origine sur des arrangements informels entre les familles d’accueil et les personnes âgées ou handicapées et leurs proches, l’accueil familial est encadré depuis 1989 par une réglementation spécifique. Au fil du temps, cette réglementation a été adaptée à plusieurs reprises pour mieux répondre aux enjeux de qualité, de sécurité et de reconnaissance professionnelle des accueillants familiaux. Ceux-ci exercent aujourd’hui leur activité selon deux modalités, le salariat par une personne morale ou la relation directe, dite « de gré à gré », avec la personne accueillie, cette dernière modalité étant prépondérante. Quel que soit le mode d’exercice de l’activité, la réglementation garantit aux accueillants familiaux des droits en matière de rémunération, de congés payés et de couverture sociale. Concernant la rémunération, ils bénéficient ainsi d’une rémunération minimale garantie qui suit l’évolution du Salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC), complétée pour certains accueils d’une indemnité de sujétions particulières, elle-même indexée sur le SMIC. Les accueillants perçoivent également une indemnité d’entretien indexée sur le minimum garanti, destinée à couvrir les frais liés à l’accueil, ainsi qu’une indemnité au titre de la mise à disposition de la chambre réservée à la personne accueillie, qui évolue suivant l’indice de référence des loyers. Les accueillants bénéficient ainsi d’une revalorisation régulière de leurs contreparties financières en fonction de l’évolution du coût de la vie. Par ailleurs, l’ensemble des accueillants familiaux sont affiliés aux assurances sociales du régime général de la sécurité sociale et bénéficient de la protection relative aux accidents du travail et aux maladies professionnelles. Pour consolider l’accueil familial, plusieurs axes de réforme ont été identifiés dans le cadre des travaux conduits avec les associations du secteur : améliorer les conditions d’activité des accueillants familiaux, renforcer l’accompagnement des accueils, mieux les sécuriser et faciliter les démarches administratives des accueillants familiaux comme des personnes accueillies. Les problèmes cités dans votre question et les pistes que vous proposez entrent dans le champ de ces réflexions.  Par ailleurs, conformément à l’article R. 441-2 du code de l’action sociale et des familles et à l’arrêté du 8 juillet 2024 fixant le modèle de formulaire en vue de l’agrément d’accueillant familial, un formulaire homologué Cerfa a été mis à disposition au 1er novembre 2024 sur le site internet « service-public.fr », permettant ainsi d’harmoniser le dossier de demande d’agrément sur l’ensemble du territoire. Le développement de l’accueil familial est par ailleurs soutenu par la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie dans le cadre d’un programme d’actions sur 2 à 4 ans auquel participent 68 départements.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3452</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2475</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Mutuelle obligatoire pour les ESAT</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3452. — 28 janvier 2025. — M. Christophe Blanchet attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur l’obligation que les ESAT, les établissements et service d’accompagnement par le travail, ont de proposer une mutuelle obligatoire à leurs salariés, des travailleurs ayant un handicap et dont les revenus sont faibles. Sur l’initiative et décision du Gouvernement, cette mutuelle doit être prise en charge à 50 % par l’employeur et les 50 % restants par le salarié. Un décret devait définir les modalités de cette mesure, mais aussi évoquer les possibilités d’exonérations ainsi que proposer une aide financière à hauteur de 25 % de l’État sur la quote-part employeur. Pour avoir rencontré récemment l’APAEI de Caen qui gère un ESAT sur la commune de Colombelles se trouvant dans sa circonscription, M. le député souhaite alerter Mme la ministre sur l’inquiétude que cette mesure laisse auprès des dirigeants bénévoles de ces structures. Sans des précisions rapides et claires du Gouvernement mais également, si une aide financière conséquente de l’État ne venait pas à accompagner cette mesure, les conséquences seraient dramatiques pour le secteur. Sans cette mesure fiscale de 25 %, l’APAEI de Caen devrait par exemple débourser 90 000 euros, une somme qui mettrait leur budget dans le rouge voire qui impacterait fortement leur fonctionnement et dégraderait le service rendu à un public déjà fragile. Face à cette décision prise par le Gouvernement, il lui demande de préciser les contours de cette mesure et de garantir un soutien financier de l’État pour faciliter sa mise en place au bénéfice des salariés des ESAT.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2475</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le plan de transformation des Etablissements et services d’accompagnement par le travail (ESAT) impulsé en 2021 par les pouvoirs publics, en concertation avec les représentants du secteur, vise à créer les conditions d’une dynamique de parcours au bénéfice des personnes en situation de handicap orientées et accueillies en ESAT et à renforcer leurs droits sociaux. La mise en œuvre du plan a donné lieu depuis 2022 à l’adoption de plusieurs dispositions législatives et réglementaires : - la loi 3DS du 21 février 2022 et les décrets des 13 et 22 décembre 2022 modifiant le code de l’action sociale et des familles (CASF) ainsi que le code du travail et consistant, notamment, à permettre aux travailleurs d’exercer simultanément une activité à temps partiel en milieu protégé et une activité salariée à temps partiel, à leur ouvrir de nouveaux droits individuels et collectifs ; - l’article 14 de la loi n° 2023-1196 du 18 décembre 2023 pour le plein emploi, dont l’objectif est de permettre aux 120 000 travailleurs handicapés accompagnés par environ 1 500 ESAT de bénéficier de l’essentiel des droits individuels et collectifs des salariés et d’être ainsi « assimilés salariés » tout en restant usagers d’une structure médico-sociale et titulaires d’un contrat qui n’a pas la nature d’un contrat de travail ; ce qui leur permet de ne pas être sous la subordination juridique de l’ESAT et d’être protégés contre le licenciement. Les nouveaux droits reconnus aux travailleurs d’ESAT par l’article 14 de la loi du 18 décembre 2023 couvrent un large champ : - l’inscription de « droits collectifs fondamentaux » dans le CASF : le droit syndical et le droit de grève, le droit d’alerte et de retrait,  ainsi que le droit d’expression directe et collective ; - le renforcement de l’association aux travaux du comité social et économique (CSE) de l’ESAT de représentants de l’instance mixte usagers-salariés spécifique aux ESAT ; - la prise en charge des frais de transports domicile-travail ; - l’extension du bénéfice des titres-restaurant et des chèques-vacances ; - le bénéfice d’une complémentaire santé. Le projet de décret en Conseil d’Etat d’application de la loi du 18 décembre 2023 pour le plein emploi comporte différentes dispositions relatives aux personnes handicapées orientées en milieu protégé. Ainsi, le décret définit les modalités et droits ouverts dans le cadre du parcours renforcé en emploi pour les travailleurs qui accèdent au milieu ordinaire de travail à l’issue d’une période en ESAT. Le parcours renforcé vise à diversifier les parcours professionnels et fait l’objet d’une formalisation associant l’ESAT, l’employeur et le travailleur. Le décret précise les modalités de la convention d’appui qui permet, notamment, de bénéficier d’un accompagnement médico-social et professionnel, ainsi que du droit au retour en milieu protégé à l’issue d’un contrat de travail. Le décret précise également les nouveaux droits individuels et collectifs de ces travailleurs au titre de la convergence de leur statut avec celui de salarié, en particulier les règles de fonctionnement de l’instance mixte usagers-salariés, ainsi que le mode de désignation des représentants de l’instance mixte aux réunions du comité social et économique de l’établissement ou du service. Il définit également les modalités de mise en œuvre de la complémentaire santé obligatoire pour les travailleurs en ESAT. Il prévoit ainsi les conditions de dispense de l’adhésion obligatoire à la couverture collective et la mise en place d’une compensation par l’Etat d’une partie de la cotisation de l’ESAT. A cet égard, et conscients de la nécessité d’accompagner et de soutenir financièrement les ESAT dans la mise en œuvre des mesures du plan, le Parlement et le Gouvernement se sont fortement mobilisés. Ainsi, la loi de finances pour 2025 comporte une mesure nouvelle et pérenne à hauteur de 18 millions d’euros (P157 mission SIEC) permettant, à compter de 2025, une compensation financière de la moitié de la dépense de l’ESAT pour la complémentaire santé de ses travailleurs. Par ailleurs, le Fonds d’accompagnement de la transformation des ESAT (FATESAT) est reconduit en 2025 avec, dans la loi de finances de 2025, une dotation de 16 millions d’euros, qui pourra être abondée par des crédits du fonds d’intervention régional à la main des Agences régionales de santé (ARS). Un cahier des charges national est en cours de rédaction et permettra aux ARS de lancer un appel à projet auprès des 1500 ESAT. Enfin, des conventions pluriannuelles 2025-2027 entre l’Etat et l’Opérateur de compétences (OPCO) Santé ou avec l’association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier pour la centaine d’ESAT publics, définissent des orientations stratégiques pour la formation et la montée en compétences des travailleurs, ainsi que des modalités de financement des formations suivies. L’Etat soutient significativement dans ce cadre les ESAT, en compensant les 2/3 des contributions versées aux OPCO et Organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) signataires (soit près de 10 millions d’euros en année pleine à la charge du budget de l’Etat). Ces différentes mesures de soutien financier des ESAT permettent d’accompagner la mise en œuvre du plan ESAT, notamment de nouveaux droits pour leurs travailleurs, conformément aux engagements pris lors de la conférence nationale du handicap d’avril 2023, qui s’inscrivent dans le cadre de l’application de la convention de l’organisation des Nations unies sur les droits des personnes handicapées et contribuent également à la mise en œuvre du droit de l’Union européenne, ainsi qu’à la prise en compte de la jurisprudence de la cour de justice de l’Union européenne sur les personnes handicapées accueillies en ESAT.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4255</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2477</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Brard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Délais de traitement des dossiers MDPH</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4255. — 18 février 2025. — M. Jean-Michel Brard appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur les délais de traitement des dossiers MDPH. Dans le département de la Loire Atlantique,114 092 personnes bénéficient d’un droit en cours auprès de la MDPH44 soit 8 % de la population départementale avec une évolution importante ces dernières années avec + 4,9 % par an en moyenne. Or les délais de traitement des dossiers sont souvent excessivement longs. En 2018, le délai moyen de réponse des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) sur l’ensemble du territoire national était de 4 mois et 12 jours. Aujourd’hui, il n’est désormais pas rare que dans certains départements, ces délais puissent atteindre un an voire beaucoup plus, aggravant ainsi les difficultés rencontrées par les demandeurs et leur famille. Ces délais importants, notamment en Loire-Atlantique, restent trop longs pour les citoyens, avec des variations importantes selon les complexités des dossiers. Ils ont, dès lors, des répercussions significatives sur la vie quotidienne des familles confrontées à des difficultés dans leur quotidien. Aussi, il lui demande quelles mesures sont prévues afin de faciliter le travail de traitement des dossiers par les MDPH et ainsi réduire les délais d’attente des demandeurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2477</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis leur création en 2006, les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ont connu une augmentation continue de leur activité, marquée par une multiplication par trois du nombre de décisions et d’avis rendus entre 2006 et 2021, passant de 1,58 à 4,7 millions. Cette tendance se poursuit, comme en témoigne les volumes importants de dossiers à traiter. La MDPH de Seine-Saint-Denis, par exemple, a enregistré en 2024 une hausse de 10 % du nombre de dossiers déposés, atteignant 45 000 (hors recours). En 2023, cette même MDPH a prononcé 180 000 avis et décisions pour 52 000 dossiers. Les MDPH sont ainsi confrontées à un niveau d’activité intense et croissant dont la gestion ne doit pas se faire au détriment de la qualité du service rendu aux usagers. Le délai moyen de traitement des dossiers, qui est un indicateur important, en premier lieu pour les personnes en situation de handicap et leurs représentants eux-mêmes, demeure préoccupant. En effet, bien que la durée règlementaire de traitement soit fixée à quatre mois (article R. 241-33 du code de l’action sociale et des familles), le délai moyen de traitement national des demandes (tous droits et prestations confondus) au deuxième trimestre 2024 était de 4,7 mois. Ces délais restent trop longs pour nos concitoyens, avec des variations importantes entre les territoires et selon la complexité des dossiers. Par exemple, en 2023, les délais moyens de traitement pour des prestations comme la carte mobilité inclusion stationnement, l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé ou l’allocation aux adultes handicapés étaient compris entre 3,8 et 4,8 mois, tandis que ceux pour la prestation de compensation du handicap, plus complexe, atteignaient 5,9 mois. Au niveau national, de nombreuses mesures visant à améliorer le service rendu par les MDPH ont, d’ores et déjà, été menées et des moyens y ont été affectés. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 a notamment augmenté de 15 millions d’euros par an, de manière pérenne, le financement national au titre des MDPH. Par ailleurs, 10 M€ supplémentaires ont été affectés à l’appui des MDPH en difficulté et une mission d’appui opérationnel aux MDPH en difficulté a été créée au sein de la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie afin d’apporter des réponses concrètes à ces dernières pour répondre au mieux aux demandes. L’amélioration des délais de traitement, l’équité de traitement et un meilleur accompagnement des personnes en situation de handicap restent des priorités fortes, comme l’a rappelé le Président de la République lors de la sixième conférence nationale du handicap du 26 avril 2023. Des simplifications du parcours sont à l’étude. Un groupe de travail spécialement dédié est chargé d’émettre des propositions de simplifications rapide, dans les 6 prochains mois.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2661</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2477</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nadège Abomangoli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée du commerce extérieur et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur et Français de l’étranger</ministreJO><Objet>Conflit social à Sheffield entre Veolia et ses salariés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2661. — 3 décembre 2024. — Mme Nadège Abomangoli interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée du commerce extérieur et des Français de l’étranger, sur le conflit social opposant Veolia ES Sheffield Ltd au syndicat Unite. Plusieurs parlementaires ont été saisis par une délégation du syndicat britannique Unite alertant quant aux pratiques de deux filiales de Veolia au Royaume-Uni, plus particulièrement dans la ville de Sheffield. Il s’agit des entreprises Sheffield Environmental Services Ltd et Veolia ES Sheffield Ltd, filiales de Veolia Environmental Services Group (UK) Limited Waste UK. Un nombre significatif des salariés de Veolia ES Sheffield, chargé de la collecte des déchets, ont choisi le syndicat Unite comme syndicat représentatif. Pourtant, la direction locale de Veolia a refusé de reconnaître ce syndicat comme syndicat représentatif. Depuis près d’un an cette situation s’est dégradée au point où 78 salariés de Veolia sont en grève depuis le mois d’août 2024 et que quatre membres du syndicat ont été abusivement licenciés. Ce refus de reconnaître le syndicat Unite comme syndicat représentatif semble cantonné à la branche de Sheffield, dans la mesure où Veolia est installée dans plusieurs autres villes du Royaume-Uni dans lesquelles Veolia n’a aucune difficulté à reconnaître Unite comme syndicat représentatif. L’attitude jusqu’au-boutiste de la direction locale de Veolia piétine les droits syndicaux de travailleurs britanniques, mais vient également nuire à la réputation des entreprises françaises au Royaume-Uni, qui reste l’un des principaux partenaires commerciaux. Les entreprises françaises implantées à l’étranger contribuent à l’image du pays et, à ce titre, se doivent de respecter les libertés des salariés. Cela est d’autant plus vrai pour une entreprise dont la Caisse des dépôts et consignations est l’un des principaux actionnaires. Mme la députée demande à Mme la ministre quelles actions sont envisagées par le Gouvernement pour que Véolia puisse faire respecter les droits syndicaux à Sheffield. Elle lui demande quelles mesures sont sur la table pour s’assurer du respect des libertés syndicales par les entreprises françaises implantées à l’étranger.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2478</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Royaume-Uni a ratifié la Convention sur le droit d’organisation et de négociation collective (Convention n° 98) et la Convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical (Convention n° 87) de l’Organisation internationale du Travail (OIT). Dès lors, les syndicats des entreprises opérant au Royaume-Uni peuvent saisir le Comité de la liberté syndicale de l’OIT. La France est particulièrement engagée en matière de conduite responsable des entreprises. En 2023, nous avons participé activement à la refonte des « Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales », auxquels 52 Etats, dont le Royaume-Uni, adhèrent. Ces normes de référence à l’échelle mondiale prévoient spécifiquement l’abstention de toute action discriminatoire, disciplinaire ou de toutes représailles à l’encontre des représentants syndicaux ou de travailleurs. Les syndicats y sont considérés comme des « partenaires des gouvernements » pour la mise en œuvre de ces principes. La liberté syndicale y est expressément consacrée (constitution des syndicats ou d’organisations représentatives, affiliation, possibilité de mandat et de représentation des travailleurs, non-interférence de l’entreprise, etc.). Ces principes directeurs prévoient la possibilité de saisir les Points de contact nationaux pour une conduite responsable des entreprises (PCN). Ces entités non-juridictionnelles assurent la promotion des principes directeurs de l’OCDE et peuvent être saisies pour examiner des allégations de non-respect des dispositions du texte, appelées « circonstances spécifiques ». Les syndicats des filiales d’entreprises françaises à l’étranger ont donc la possibilité de saisir le PCN compétent, qui peut être le PCN France, hébergé par la Direction générale du Trésor, ou celui du pays étranger dans lequel l’entreprise est installée, en l’occurrence le Royaume-Uni, où le PCN est géré par le ministère des affaires et du commerce. Les PCN potentiellement compétents peuvent se coordonner afin de déterminer le suivi le plus approprié à chaque circonstance spécifique. Par ailleurs, la France a adopté, dès 2017, une loi pionnière au niveau mondial en matière de devoir de vigilance (loi n° 2017-399 du 27 mars 2017). Les entreprises peuvent se concerter avec les organisations syndicales afin d’établir leur plan de vigilance et ont l’obligation de le faire lors de l’établissement de leur mécanisme d’alerte et de recueil des signalements (article L225-102-4, 4° du code de commerce). Le manquement aux obligations de la loi sur le devoir de vigilance engage la responsabilité de son auteur et l’oblige à réparer le préjudice que l’exécution de ces obligations aurait permis d’éviter (article L225-102-5 du code de commerce). Cette action en responsabilité peut être introduite devant la juridiction compétente par toute personne justifiant d’un intérêt à agir à cette fin, ce qui comprend aussi les organisations syndicales, dans les conditions prévues par la loi. Le rôle des syndicats est fondamental dans sa mise en œuvre, comme la jurisprudence récente a pu le démontrer. La première décision en matière de devoir de vigilance à avoir abouti à une décision au fond a été introduite par la mise en demeure, puis l’assignation devant le tribunal judiciaire de Paris d’une société par un syndicat, afin que cette société se conforme aux obligations légales en matière de devoir de vigilance.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>14</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2478</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Lioret</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Inéligibilité au FCTVA des maisons de santé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            14. — 1 octobre 2024. — M. René Lioret attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’inéligibilité au Fonds de compensation de la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA) pour la construction ou la réhabilitation des maisons de santé. En effet, l’alinéa 4 de l’article L. 1511-8 du code général des collectivités territoriales (CGCT) prévoit que les investissements immobiliers réalisés par les communes et leurs groupements et destinés à l’installation des professionnels de santé sont éligibles au FCTVA, sous réserve de respecter un certain nombre de conditions cumulatives, dont notamment d’être situés dans des « zones France ruralités revitalisation ou les territoires ruraux de développement prioritaire ». Or cette éligibilité au FCTVA se voit annulée par l’arrêté ministériel du 30 décembre 2020 fixant la liste des comptes éligibles au FCTVA. En effet, cet arrêté rend les dépenses du compte 2132 « Immeubles de rapport » inéligibles à ce fonds en vertu de leur caractère locatif. Ainsi, les maisons de santé se retrouvent éligibles par nature au FCTVA, mais inéligible par dépit en vertu des règles relevant du compte budgétaire. Le problème est majeur car les plans de financement des projets immobiliers de maisons de santé portés par les communes ont été bâtis en intégrant le FCTVA, qui constituait jusqu’à ce jour, l’un des principaux fonds permettant l’équilibre des opérations portées par les collectivités. En perdant cette ressource financière les collectivités se retrouvent dans une impasse budgétaire. Alors que le Gouvernement a annoncé en juin 2023 un plan d’action pour atteindre un objectif de 4 000 maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) en France d’ici 2027 et que la lutte contre les déserts médicaux se doit d’être une priorité ; on ne peut que constater la contradiction entre les priorités nationales et les dispositions réglementaires appliquées. L’État ne peut réaliser ainsi des économies au détriment des collectivités. C’est pourquoi il lui demande de revenir sur cette inéligibilité au FCTVA et de présenter un plan de soutien aux communes ayant d’ores et déjà engagé des dépenses visant à la construction ou à la réhabilitation de maisons de santé. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2479</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le quatrième alinéa du I de l’article L. 1511-8 du code général des collectivités territoriales (CGCT) rendait effectivement éligibles au fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA) les investissements immobiliers destinés à l’installation des professionnels de santé dans les zones caractérisées par une offre de soin insuffisante ou par des difficultés dans l’accès aux soins. En application de l’article L. 1615-13 du même code, ces dispositions s’appliquent uniquement aux dépenses réalisées jusqu’à l’exercice budgétaire 2020. L’automatisation du FCTVA conduit à revoir la définition de l’assiette des dépenses d’investissement éligibles : les dépenses sont désormais éligibles lorsqu’elles sont imputées régulièrement sur un compte éligible, dont la liste est fixée par l’arrêté modifié du 30 décembre 2020. Cette liste opère une distinction entre les bâtiments publics et les bâtiments privés, le compte 2132 étant inéligible au FCTVA. Les locaux loués à des maisons de santé au sens de l’article L. 6323-3 du code de la santé publique, de la même manière que des locaux loués à des professionnels de santé non constitués en maison de santé, ne sont pas considérés comme des bâtiments publics. Ils constituent des immeubles productifs de revenus et non affectés directement ou indirectement à l’usage du public ou à un service public administratif. Toutefois, les dépenses de construction des maisons de santé peuvent bénéficier d’un remboursement de la TVA ou être éligibles au FCTVA, selon les cas décrits ci-après. Si les loyers acquittés par la maison de santé auprès de la commune sont assujettis à la TVA, la commune peut bénéficier du droit à déduction. Dans ce cas, les dépenses de construction, bénéficiant par l’intermédiaire du droit à déduction d’un remboursement intégral de la TVA, ne peuvent pas être éligibles au FCTVA. À défaut d’option pour l’imposition des loyers à la TVA, l’activité de location d’un immeuble nu est exonérée de TVA (article 261 D 2° du code général des impôts -CGI-). La commune, bien qu’étant considérée comme assujettie à la TVA au titre de la location de la maison de santé, n’est pas redevable de cette taxe et ne dispose d’aucun droit à déduction au titre de cette activité. Toutefois, la commune, agissant en tant qu’assujettie à la TVA, doit déclarer une livraison à soi-même (LASM) d’immeuble neuf dès l’achèvement des travaux et la constater dans sa comptabilité en application des dispositions du 2° du 1 du II de l’article 257 du code général des impôts. Dans cette situation, au fur et à mesure de l’avancement des travaux, la commune bénéficie d’un droit à déduction intégral. Elle peut donc obtenir, dans les conditions de droit commun, le remboursement de la TVA facturée par les prestataires. Ainsi, pendant la phase de construction, les dépenses enregistrées sur le compte 2313 « Immobilisations corporelles en cours - Constructions » ne sont pas éligibles aux attributions du FCTVA dans la mesure où elles bénéficient d’un remboursement de la TVA par la voie fiscale. En revanche, lors de l’achèvement des travaux et de l’intégration sur un compte d’immobilisation définitif, la commune ne pourra exercer aucune déduction de la TVA due au titre de la LASM, l’activité de location étant exonérée de TVA, en l’absence de l’exercice du droit d’option par la collectivité. La comptabilisation de la LASM se traduira par un reversement total de la TVA initialement déduite et, de manière concomitante, par une augmentation du coût de l’immeuble inscrit au compte 2132 à hauteur de la TVA à reverser. Cette intégration sur un compte définitif par opération d’ordre non budgétaire ne peut pas bénéficier automatiquement du remboursement du FCTVA. Dans ce cadre, conformément à l’article L.1615-4 du CGCT la collectivité peut obtenir un remboursement via le FCTVA, correspondant à la fraction de TVA reversée lors de ce changement d’assujettissement. Le reversement s’opère sur la base d’un état déclaratif 2-A (ligne changement de situation d’assujettissement à la TVA). Ainsi, quelle que soit l’option privilégiée par la collectivité, cette dernière peut bénéficier pour ses projets de construction de maisons de santé soit de la récupération de la TVA par la voie fiscale en cas d’exercice du droit d’option, soit du remboursement du FCTVA au moyen d’un état déclaratif à l’issue des travaux de construction de la maison de santé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>15</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2480</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Récupération TVA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            15. — 1 octobre 2024. — M. Jean-Luc Warsmann appelle l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics sur le délai de récupération de la TVA. M. le député souhaiterait savoir si une mesure visant à accorder le bénéfice du FCTVA l’année de l’investissement pour les communes les plus petites, par exemple d’une population inférieure à 1 500 habitants, pourrait être mise en place, ainsi que l’impact financier que cela représenterait. Il souhaite connaître les intentions du Gouvernement sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2480</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les régimes de versement du fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA) sont régis par l’article L. 1615-6 du code général des collectivités territoriales (CGCT). Le régime de droit commun prévoit que le versement du FCTVA intervienne la deuxième année suivant la réalisation des dépenses. Des dérogations à cette règle ont été progressivement introduites et codifiées. Le législateur a identifié les catégories de collectivités qui se voient ainsi appliquer un régime de versement anticipé soit l’année même de la réalisation de la dépense (année N), soit l’année suivante en N+1. Toutefois, la Cour des comptes a conclu à un faible impact du versement anticipé de FCTVA auprès des collectivités territoriales sur la relance conjoncturelle et l’investissement local. En effet, dans son rapport sur les résultats et la gestion budgétaire de l’État au cours de l’exercice 2009, la Cour des comptes a émis un avis nuancé sur l’apport de cette mesure, alors qu’elle serait coûteuse pour le budget de l’État. L’automatisation du FCTVA, a déjà permis de garantir un accès facilité et modernisé au bénéfice du FCTVA pour les collectivités grâce au recours direct aux données relatives aux dépenses mises en paiement et non plus à des états déclaratifs. Ainsi, 64 000 états déclaratifs auparavant produits par les collectivités sont dorénavant supprimés. Cette réforme a conduit à une importante accélération des paiements, désormais plus précoces, en faveur des bénéficiaires du régime de versement N+1 notamment. En outre, différencier le régime de versement de FCTVA selon la taille des collectivités entrainerait une inégalité au regard des régimes de FCTVA qui s’appliquent de manière indifférenciée à ces dernières, toutes catégories confondues. Par ailleurs, en matière d’investissement, le Gouvernement a réaffirmé son soutien à l’investissement public local en maintenant à un niveau historique les montants de la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL), d’équipement des territoires ruraux (DETR) et de soutien à l’investissement des départements (DSID) à hauteur de 2 Mds € et en renforçant ces dotations par le fonds vert. En outre, afin de soutenir l’investissement local et le développement des projets locaux, notamment en faveur de la transition écologique et des équipements sportifs, l’assiette d’éligibilité au FCTVA a été étendue depuis le 1er janvier 2024 aux dépenses d’agencement et d’aménagement de terrains. L’inclusion des comptes concernés est prévue par l’arrêté du 30 janvier 2024 modifiant l’arrêté du 30 décembre 2020 fixant la liste des comptes éligibles à la procédure de traitement automatisé relative à l’attribution du FCTVA mentionnée à l’article L. 1615-1 du CGCT. Cette extension d’assiette représente un effort complémentaire de près de 250 M € d’attribution du FCTVA par an. Enfin, un dispositif de versement anticipé pour accompagner les collectivités faisant face à des difficultés exceptionnelles de trésorerie existe. Une collectivité peut donc demander à la préfecture, dès le mois de janvier de l’année de versement du FCTVA, le versement d’un acompte de 70 % du montant prévisionnel de FCTVA. L’appréciation de cette demande revient au représentant de l’État dans le département. Compte tenu de ces éléments, le Gouvernement n’envisage pas de modifier les régimes de versement du FCTVA aux collectivités.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>911</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2480</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Évolution de la réduction, en crédit d’impôt, pour les personnes en Ehpad</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            911. — 15 octobre 2024. — M. Bertrand Sorre appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’iniquité fiscale entre les personnes vivant à leur domicile pour leurs vieux jours et celles qui sont en établissements d’hébergement pour personnes âgées. Les personnes résidant en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes et étant redevables de l’impôt sur le revenu bénéficient d’une réduction d’impôt à hauteur de 25 % des sommes réglées pour l’hébergement et la dépendance durant l’année, avec un plafond à 10 000 euros. S’agissant d’une réduction d’impôt et non d’un crédit d’impôt, cette aide n’apporte aucun bénéfice aux personnes résidant en Ehpad non imposables. Or les personnes les moins favorisées (et parfois leurs familles mises à contribution) rencontrent hélas souvent des difficultés pour financer l’accueil en Ehpad. Il lui demande donc s’il est prévu d’établir un nouveau régime fiscal pour les résidents en Ehpad afin que ceux d’entre eux pas ou peu imposables puissent bénéficier d’un crédit d’impôt afin que cette mesure leur profite dans les mêmes proportions que les résidents imposables aujourd’hui. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2481</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément à l’article 199 quindecies du code général des impôts (CGI), une réduction d’impôt sur le revenu est accordée aux contribuables fiscalement domiciliés en France qui sont accueillis soit dans des établissements et services sociaux et médico-sociaux qui accueillent des personnes âgées, soit dans des établissements de santé (publics ou privés) qui ont pour objet de dispenser des soins de longue durée et comportant un hébergement à des personnes n’ayant pas leur autonomie de vie et dont l’état nécessite une surveillance médicale constante et des traitements d’entretien. La réduction d’impôt est égale à 25 % du montant des dépenses effectivement supportées par le contribuable, tant au titre de la dépendance que de l’hébergement, dans la limite de 10 000 € de dépenses par personne hébergée. Cette réduction d’impôt n’a pas pour objet de compenser intégralement les frais qui résultent d’un séjour en établissement, mais d’alléger la cotisation d’impôt sur le revenu lorsque l’état de santé de la personne justifie un tel placement. La transformation de cette réduction d’impôt en crédit d’impôt serait très coûteuse et s’ajouterait à l’ensemble des aides sociales prévues en la matière au titre desquelles figurent notamment l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) ou encore l’aide sociale à l’hébergement (ASH). Par ailleurs, il convient de rappeler l’existence d’autres mesures fiscales favorables aux personnes dépendantes disposant de revenus modestes. La prise en compte de l’invalidité donne ainsi droit à un avantage fiscal particulier : lorsqu’il est titulaire de la carte « mobilité inclusion » portant la mention « invalidité » prévue à l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles (invalidité d’au moins 80 %), un contribuable bénéficie d’une demi-part supplémentaire de quotient familial. S’agissant des personnes hébergées en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), les participations aux frais d’hébergement en établissement versées par les enfants ne sont pas imposables au nom du bénéficiaire lorsqu’ils sont réglés directement à l’établissement et à condition que la personne hébergée ne dispose que de faibles ressources, telle l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). Ainsi, la prise en charge des dépenses liées à la dépendance s’agissant des résidents des EHPAD doit être appréciée en tenant compte de l’ensemble des aides et allocations à caractère social versées par l’État, les collectivités territoriales ou les organismes sociaux aux personnes concernées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3134</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2481</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Risques de fraudes sur le service « Gérer mes biens immobiliers »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3134. — 14 janvier 2025. — Mme Sophie Pantel attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la nécessité de contrôler le nouveau dispositif « Gérer mes biens immobiliers ». Mis en place en 2023, ce dispositif instaure une obligation déclarative à destination des propriétaires de biens immobiliers qui doivent déclarer à l’administration fiscale la situation d’occupation au 1er janvier des logements dont ils sont propriétaires. Or cette évolution administrative s’est accompagnée d’une baisse notoire des bases fiscales des résidences secondaires pour l’année 2024, qui n’est pas sans susciter les interrogations. Alors que la taxe d’habitation sur les résidences principales a été supprimée au 1er janvier 2023, celle sur les résidences secondaires a été conservée et demande donc une déclaration sur la situation d’occupation. Si la Commune ou l’EPCI n’impose pas de taxe d’habitation sur les logements vacants, certains propriétaires ont alors pu découvrir un moyen de contourner l’instrument en déclarant leur résidence secondaire comme vacante pour échapper à la taxe. À l’heure actuelle, il n’existe aucun moyen de contrôle de ces déclarations pour les collectivités territoriales. Pourtant, les pertes financières engendrées par ces fraudes sont lourdes de conséquences et il est urgent de protéger les collectivités de cette nouvelle menace à leur pérennité financière. Face à ces failles du dispositif, Mme la députée l’interroge donc sur la possibilité de fraude au moment de la déclaration et souhaite savoir quelles mesures de contrôle pourront être mises en place pour pallier cette perte de ressources extrêmement préoccupante pour les collectivités. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2481</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Au niveau national, les bases d’imposition de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) sont particulièrement dynamiques. Entre 2022 et 2024, les bases d’imposition augmentent de plus de 17 % passant de 11,5 Md€ à 13,5 Md€. Cette hausse trouve son origine dans la prise en compte de l’inflation (l’indice des prix à la consommation retenu pour la revalorisation des bases imposables s’est établi à 11,1 % sur la période) et à la prise en compte des déclarations d’occupation transmises par les propriétaires. La mise en œuvre de la déclaration d’occupation des logements en 2023, qui oblige désormais chaque propriétaire, à chaque changement de situation, à déclarer s’il occupe ses logements à titre principal ou secondaire, s’ils sont loués ou vacants, ne s’est donc pas traduit par une baisse des bases d’imposition de la THRS au niveau national. Pour autant, l’augmentation massive des montants de THRS mis en recouvrement et reversés aux collectivités locales, qui sont passés de moins de 3 Md€ en 2022 à près de 4 Md€ en 2024, est décorrélée de l’évolution réelle du nombre de résidences secondaires imposables à la THRS. En effet, compte tenu des défaillances et erreurs déclaratives des propriétaires, plus de 1,05 Md€ ont ainsi été dégrevés au titre de la THRS 2023 et près de 600 M€ au titre de la THRS de l’année 2024 (situation à mi-mars 2025). Les dégrèvements de THRS et de THLV restant financièrement à la charge de l’État, ces montants indus restent acquis aux collectivités. Pour répondre à la nécessaire fiabilisation des bases d’imposition de la THRS, la direction générale des finances publiques a mis en œuvre plusieurs actions depuis 2023. Tout d’abord, elle accentue ses actions de relance et de communication auprès des propriétaires, par des envois de courriels et de courriers, pour leur expliquer l’utilité et les sensibiliser à l’importance de l’accomplissement de leurs obligations déclaratives, afin de limiter les erreurs ou omissions d’impositions. Ensuite, la loi de finances pour 2025 a introduit plusieurs dispositions qui visent à accroître la fiabilité des bases d’imposition. Elle clarifie le champ d’imposition de la THRS en le recentrant sur les seuls locaux à usage d’habitation et exclue les locaux à usage professionnel. Puis, elle introduit une nouvelle obligation déclarative au III de l’article 1418 du CGI. Aussi, afin d’éviter d’émettre à tort des avis de THRS aux locataires d’une résidence secondaire, les personnes qui louent ou disposent d’une résidence secondaire dont ils ne sont pas propriétaires, pour des raisons professionnelles ou personnelles, doivent désormais la déclarer sur leur déclaration des revenus. Enfin, afin de mieux identifier les raisons de la vacance des logements, la loi de finances pour 2025 impose aux propriétaires de déclarer les motifs de la vacance. L’ensemble de ces mesures législatives doit permettre de mieux identifier les logements imposables à la THRS et aux taxes sur les logements vacants et ainsi fiabiliser les bases d’imposition. Dans le même temps, la direction générale des finances publiques (DGFiP) accentue ses opérations de contrôle et d’émission de rôles supplémentaires au profit des collectivités locales. Ainsi, au titre de la THRS de l’année 2023, plus de 120 000 rôles supplémentaires ont été émis pour un montant mis en recouvrement de près de 155 M€. Au titre de la THRS de l’année 2024, plus de 60 000 rôles supplémentaires ont d’ores et déjà été ordonnancés, à début mars 2025, pour un montant de près de 90 M€. Ces données montrent l’importance des actions de contrôle mises en œuvre par la DGFiP en réponse notamment aux sollicitations des collectivités locales. La DGFiP est en outre attachée aux partenariats noués avec ces dernières. En application de l’article L135 B du livre des procédures fiscales, la DGFiP communique ainsi aux communes la liste des locaux d’habitation recensés comme vacants et la liste des résidences secondaires. La collectivité connaît ainsi le nombre de logements vacants et leur localisation dans la commune et, dans le cas où un logement serait en réalité occupé à titre de résidence secondaire, peut le signaler aux services des finances publiques pour qu’ils mettent à jour le fichier des redevables de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Si l’administration des finances publiques dispose d’une compétence exclusive en matière de gestion de l’assiette des impôts directs locaux et de contrôle fiscal, les dispositions législatives actuelles permettent aux collectivités d’intervenir dans le recensement des bases des impositions directes locales en organisant des échanges mutuels d’informations utiles à cette fin entre elles et l’administration.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3526</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2482</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Problèmes liés à la taxe d’habitation pour les communes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3526. — 28 janvier 2025. — M. Antoine Vermorel-Marques interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur le sujet de la déconnexion de la taxe d’habitation des autres taux d’imposition de fiscalité directe locale. Depuis la réforme de la taxe d’habitation, le taux pivot est celui de la taxe foncière sur la bâti. Cela constitue un problème pour les maires de certaines communes, notamment rurales, qui souhaiteraient faire modifier le taux de taxe d’habitation sans nécessairement modifier la TFB. Ceux-ci se voient ainsi entravés dans leur liberté d’action. Il lui demande quelles mesures elle envisage de prendre pour répondre à la demande des collectivités faisant face à ce cas de figure.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2482</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les règles de lien entre les taux des impôts directs locaux ont été instituées par l’article 2 de la loi du 10 janvier 1980 portant aménagement de la fiscalité directe locale. Elles ont pour objectif d’encadrer le pouvoir de taux des communes et des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre sur les impôts dont ils sont affectataires. Ces règles visent, d’une part, à protéger les contribuables non électeurs, notamment les entreprises, d’une concentration progressive de la charge fiscale à leur détriment, et, d’autre part, à modérer l’augmentation des taux de fiscalité directe locale en s’assurant que toute augmentation générale de la fiscalité locale affecterait le contribuable électeur. Les règles de lien étant construites par référence au taux de taxe d’habitation sur les résidences principales (THRP), sa suppression les rendait inopérantes. L’article 16 de la loi n° 2019-1479 du 29 décembre 2019 de finances pour 2020 a replacé la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) comme imposition pivot. Ainsi, le vote des taux est encadré par deux mécanismes : les règles de plafonnement prévues par l’article 1636 B septies et les règles de lien prévues par l’article 1636 B sexies du code général des impôts (CGI). Le pouvoir de vote de taux de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et autres locaux meublés non affectés à l’habitation principale (THRS), rétabli à compter de 2023, est encadré également par ces deux mécanismes. Toutefois, certaines mesures d’assouplissement ont été prévues par le législateur. L’article 151 de la loi de finances pour 2024 a prévu un assouplissement des règles de lien pour le vote du taux de la THRS, pour permettre aux communes et EPCI d’augmenter sans lien le taux de cet impôt sur le modèle des majorations applicables à la cotisation foncière des entreprises (CFE). Cette majoration est toutefois réservée aux communes dont le taux de THRS est inférieur à 75 % de la moyenne constatée pour cette taxe l’année précédente dans l’ensemble des communes du département. L’augmentation du taux est, par ailleurs, plafonnée dans les deux cas à 5 % de la moyenne prise en considération, en vertu du 4 du I de l’article 1636 B sexies modifié du CGI. Par ailleurs, l’article 73 de la loi de finances pour 2023 a modifié les critères de définition des communes relevant d’une « zone tendue » faisant face à des difficultés financières particulières d’accès au logement, dans lesquelles s’applique la taxe sur les logements vacants (TLV) perçue au profit de l’État. Ce zonage a été étendu aux communes qui connaissent des tensions immobilières liées à l’activité touristique et à la présence de nombreuses résidences secondaires sans appartenir nécessairement à des zones d’urbanisation continue de plus de 50 000 habitants. La mise en œuvre de la réforme s’est traduite par la publication du décret n° 2023-822 du 25 août 2023 qui actualise la liste des communes situées dans la zone tendue, laquelle passe de 1 434 à près de 3 700 communes. Cette extension de périmètre doit permettre aux communes concernées de disposer d’un levier fiscal supplémentaire pour lutter contre la rétention foncière avec la possibilité d’instituer une majoration spéciale prévue à l’article 1407 ter du CGI, comprise entre 5 % et 60 %, de la part leur revenant de la cotisation de THRS, en dérogation des règles de lien mais dans le respect des règles de plafonnement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3849</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2483</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Compensation du non-recouvrement des titres de perception</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3849. — 11 février 2025. — M. Mathieu Lefèvre interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur le recouvrement des titres de perception. Le seuil de recouvrement d’une créance d’une collectivité ou d’un établissement public local a été fixé à quinze euros au lieu de cinq euros par le décret n° 2017-509 du 7 avril 2017 modifiant l’article D. 1611-1 du code général des collectivités territoriales. Le relèvement de ce seuil entraîne un manque à gagner pour les communes qui font face à de nombreux petits montants impayés, comme le paiement de la restauration scolaire par exemple. En dépit des recours à des régies, du regroupement des créances lorsqu’elles sont répétitives et face à l’explosion du nombre d’impayés, M. e député demande à Mme la ministre si une compensation est envisagée par le Gouvernement pour soulager les trésoreries des communes et leur permettre de combler ce manque à gagner. De surcroît, il l’interroge sur la possibilité de revenir à un seuil de recouvrement à 5 euros, comme cela est le cas pour les établissements publics de santé.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2483</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le relèvement du seuil de mise en recouvrement de 5 à 15 euros n’a pas pour obligation de conduire les collectivités à renoncer à la recette, mais à la reporter dans le temps. Ainsi, l’opération de facturation et donc de recouvrement sera lancée lorsque le débiteur aura accumulé une dette d’au moins 15 euros avant que la facture ne lui soit envoyée et la mise en recouvrement engagée par le comptable. Cette mesure encourage donc la mise en œuvre d’un dispositif de recouvrement efficient reposant sur trois leviers : 1) le recours à des régies pour les créances inférieures à 15 euros. En effet, grâce à ces régies, le paiement de la créance intervient au même moment que son fait générateur (souscription à la cantine, abonnement bibliothèque par exemple), assurant ainsi des encaissements effectifs de recettes pour des créances qui n’auraient pas pu faire l’objet de recouvrement forcé de la part du comptable du fait d’un montant trop faible ; 2) le regroupement des créances inférieures à 15 euros, notamment pour les créances répétitives et celles qui ne peuvent pas faire l’objet d’un encaissement en régie ; 3) l’émission de titres de recettes pris en charge et recouvrés par les comptables publics pour les titres supérieurs à 15 euros. Ce relèvement permet donc d’éviter le regroupement de créances de faibles montants, difficilement recouvrables et qui peuvent demeurer dans le temps au sein de la comptabilité budgétaire des collectivités. Il permet, enfin, au comptable public de recourir plus rapidement à des mesures d’exécution forcée dès lors qu’il dispose d’au moins deux créances pour un même usager.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5041</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2484</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Cazenave</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Transmission du foncier viticole</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5041. — 18 mars 2025. — M. Thomas Cazenave attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur l’application de l’exonération fiscale prévue dans le cadre de la transmission du foncier viticole, introduite par le projet de loi de finances pour 2025. Cette mesure, qui vise à favoriser le maintien de l’exploitation familiale et à lutter contre la financiarisation des terres agricoles, prévoit une exonération de 75 % sur les transmissions de foncier viticole en bail rural à long terme, jusqu’à un plafond de 20 millions d’euros, en contrepartie d’un engagement de conservation de 18 ans. Toutefois, le texte finalement adopté a restreint cette exonération aux seuls nouveaux baux conclus à compter du 1er janvier 2025, excluant ainsi les transmissions fondées sur des baux antérieurs. Cette disposition crée une double fiscalité incohérente et reporte à 2027 l’application effective du dispositif, mettant en péril la sécurité juridique des transmissions et ralentissant la transmission intergénérationnelle des exploitations viticoles. Cette situation soulève une problématique majeure pour l’ensemble de la filière viticole et, plus largement, pour la préservation du patrimoine agricole français. En conditionnant l’exonération à la date de signature des baux et non à la date de transmission, le dispositif introduit une inégalité entre les viticulteurs et risque de fragiliser des milliers d’exploitations au moment où elles doivent organiser leur succession. Cette disposition pourrait menacer des exploitations familiales et ainsi, un équilibre économique et culturel essentiel à de nombreux territoires. Il lui demande donc quelles mesures elle envisage afin d’éviter ainsi une distorsion de traitement entre les exploitants concernés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2484</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les biens ruraux donnés à bail à long terme ou à bail cessible et les parts de groupements fonciers agricoles (GFA), de groupements agricoles fonciers (GAF) et de groupements fonciers ruraux (GFR), pour la fraction de leur valeur représentative de ces mêmes biens, sont exonérés de droits de mutation à titre gratuit (DMTG) à concurrence de 75 % de leur valeur (article 793 du CGI), sous condition, notamment, de conserver les biens ou parts pendant au moins cinq ans à compter de leur transmission et sous réserve que le bail préexiste à la transmission (article 793 bis du CGI). L’exonération s’applique en cas de transmission par décès ou entre vifs. Dans cette dernière hypothèse, l’exonération partielle ne s’applique pas lorsque le bail a été consenti depuis moins de deux ans au donataire de la transmission, à son conjoint, à un de leurs descendants ou à une société contrôlée par une ou plusieurs de ces personnes. Le G du I de l’article 70 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 a modifié le seuil au-delà duquel l’exonération de DMTG passe de 75 % à 50 % pour le porter de 300 000 € à 600 000 € en contrepartie de la conservation du bien pendant cinq ans et de 500 000 € à 20 000 000 € lorsque le bien est conservé pour une durée de treize ans supplémentaires, soit dix-huit ans au total. Cette mesure en faveur des transmissions intergénérationnelles s’applique, en l’état du texte, aux transmissions pour lesquelles le bail a été conclu à compter du 1er janvier 2025. Sensible aux préoccupations exprimées par le monde agricole, le Gouvernement a annoncé, dans un communiqué de presse en date du 1er avril 2025, que les dispositions de l’article 70 de la loi de finances pour 2025 précitée s’appliqueront dorénavant également aux transmissions pour lesquelles la conclusion du bail est intervenue avant le 1er janvier 2025, toutes autres conditions posées à l’article 793 bis du CGI étant par ailleurs remplies. Cette annonce se traduira par une disposition législative dans le projet de loi de finances pour 2026.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>311</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2484</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Beaurain</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Contrôle du financement public des syndicats étudiants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            311. — 8 octobre 2024. — M. José Beaurain interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’opportunité de conditionner le financement public des syndicats étudiants au respect d’un code de conduite basé sur les valeurs républicaines. M. le député rappelle que l’UNEF a bénéficié de 458 850 euros de subvention annuelle publique en 2019 et 2020, une somme calculée au prorata des résultats obtenus lors des dernières élections du Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous). Premier syndicat étudiant de France en matière de financement public, la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) a quant à elle perçu 836 000 euros de subventions sur la même période. Il souligne que, depuis plusieurs années, de graves dérives sont à signaler dans de nombreuses universités françaises de la part de représentants et « militants » de certains syndicats étudiants. À titre d’exemple, il cite, sans s’y limiter, l’organisation de réunions « non mixtes » sur une base d’exclusion raciale, l’exercice de pressions, intimidations et menaces visant à faire annuler des conférences débats au sein de plusieurs établissements, ou encore le saccage des locaux de la Sorbonne pendant les blocages de 2022, occasionnant plusieurs dizaines de milliers d’euros de frais de réparations. Il lui demande si celui-ci envisage de prendre des mesures concrètes afin de conditionner le versement d’argent public au respect, par ces associations et leurs militants, d’un code de conduite destiné à assurer la fin de ces dérives et, en cas de non-respect de celui-ci, s’il envisage d’interrompre tout versement de subvention.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2485</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche attribue des subventions aux organisations représentatives étudiantes calculées au prorata des résultats obtenus lors des dernières élections du Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous) et du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER). Celles-ci sont destinées à assurer la formation de leurs élus. Les dispositions de l’article L. 811-3 du code de l’éducation prévoient expressément que ces associations bénéficient d’aides à la formation des élus. Pour 2023, le montant total perçu s’élevait à 1,5 M€. Ces crédits se répartissent en fonction de la représentativité de chaque association au conseil d’administration du Cnous et du CNESER. La répartition de l’enveloppe, pour l’année 2023, est la suivante :<div align="center"><center><table border="1"><tr><td><br>UNEF </br></td><td><br>23 %</br></td></tr><tr><td><br>FAGE </br></td><td><br>46 %</br></td></tr><tr><td><br>FSE </br></td><td><br>2 %</br></td></tr><tr><td><br>Solidaires</br></td><td><br>2 %</br></td></tr><tr><td><br>L’Union étudiante</br></td><td><br>22 %</br></td></tr><tr><td><br>UNI </br></td><td><br>6 %</br></td></tr></table></center></div> Le ministère agit ici en situation de compétence liée, les dispositions du code de l’éducation conditionnent uniquement l’attribution de cette aide à la formation des élus. Ces crédits ne sont pas destinés au financement d’actions ou de projets mais sont dédiés au bon fonctionnement de la représentation étudiante au sein des instances nationales de l’enseignement supérieur. En outre, conformément à la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République, toute association qui sollicite une subvention d’une autorité administrative doit s’engager à respecter les principes de la République en souscrivant à un contrat d’engagement républicain. Ce contrat est régi par les articles 10-1 et 25-1 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 et son décret d’application n° 2021-1947 du 31 décembre 2021. Les organisations représentatives étudiantes (ORE) s’engagent à respecter ce contrat d’engagement républicain en signant la fiche 7 du formulaire unique de demande de subvention des associations (cerfa n° 12156* 06). Cette signature est obligatoire pour chaque de demande de subvention en application des articles 9-1, 10 et 10-1 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations et du décret n° 2016-1971 du 28 décembre 2016 précisant les caractéristiques du formulaire unique de demande de subvention des associations. Pour chaque formulaire unique de demande subvention, les associations s’engagent également à respecter les principes et valeurs de la charte des engagements réciproques conclue le 14 février 2014 entre l’État, les associations d’élus territoriaux et le mouvement associatif, ainsi que les déclinaisons de cette charte. Aussi, il n’apparaît pas opportun de créer d’autres conditions aux versements des aides destinées aux ORE pour l’exercice de leurs missions de représentation des étudiants.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1152</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2485</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Cécile Violland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Indemnité différentielle SMIC pour les contrats demi ATER</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1152. — 22 octobre 2024. — Mme Anne-Cécile Violland interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le statut des doctorants sous contrat d’attaché temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) à temps partiel. Nombre d’étudiants en doctorat financent leurs recherches grâce à ces contrats. Certains n’ont pas la possibilité de bénéficier de contrat à temps plein, puisque plusieurs universités ne délivrent que des demi ATER. Tous n’ont pas la possibilité de compléter par un autre mi-temps, leur contrat précisant que « le titulaire du présent contrat ne peut accepter aucune autre charge d’enseignement dans cet établissement ou dans un autre établissement ». Depuis janvier 2023, les ATER à mi-temps ont constaté une baisse de leur rémunération imputable à la suppression de l’indemnité différentielle SMIC, soit, à ce jour, 181,52 euros. Le décret n° 91-769 du 2 août 1991 prévoit portant que les ATER sont éligibles au versement de cette indemnité. L’arrêté du 7 mai 1988 fixant les modalités de rémunération des attachés temporaires d’enseignement et de recherche, dispose que « les attachés temporaires d’enseignement et de recherche sont rémunérés par référence à l’indice brut 513. La rémunération des attachés temporaires d’enseignement et de recherche exerçant leurs fonctions à temps partiel est calculée, au prorata du temps de service effectué, sur la base de l’indice brut de référence fixé à l’alinéa précédent, sans que le montant de cette rémunération puisse être inférieur à la rémunération correspondant à l’indice brut 327 ». Dans son décret n° 91-769 du 2 août 1991, le Gouvernement institut une indemnité différentielle en faveur de certains personnels de l’État, précisant qu’ils « peuvent bénéficier d’une indemnité différentielle non soumise à retenue pour pension lorsque la rémunération mensuelle qui leur est allouée est inférieure au montant du salaire minimum de croissance servi en application des articles L. 141-1 et suivants et L. 814-1 et suivants du code du travail ». Aussi, elle lui demande si le Gouvernement entend rétablir cette indemnité différentielle SMIC aux ATER mi-temps.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2486</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’indemnité différentielle au salaire minimum de croissance (SMIC) instituée par le décret n° 91-769 du 2 août 1991 a cessé d’être versée à l’ensemble des attachés temporaires d’enseignement et de recherche (ATER) à mi-temps en 2023 car elle leur avait été attribuée de manière temporaire par la direction générale des finances publiques (DGFIP), de façon automatique, afin qu’ils bénéficient sans délai des revalorisations successives du SMIC et du point d’indice de la fonction publique, le temps que les systèmes de paie soient mis à jour dans les établissements d’enseignement supérieur. Le versement de cette indemnité aux ATER n’était pas justifié en tant que tel puisque celle-ci concerne les agents dont la rémunération, au prorata de leur temps de travail, est inférieure au SMIC. Le minimum de traitement dans la fonction publique est actuellement fixé à l’indice brut 367 pour un temps complet, soit 1 782,05 € brut. Or la rémunération des ATER à temps plein correspond à l’indice brut 513 et celle des ATER à temps partiel au minimum à l’indice brut 327 soit des indices supérieurs au minimum de traitement dans la fonction publique. Les ATER à temps plein et à temps partiel sont donc rémunérés en application de dispositions qui leur garantissent un traitement supérieur au SMIC au regard de leur temps de service. Il n’y avait donc pas lieu de maintenir le versement de cette indemnité aux ATER à mi-temps. Par conséquent, il n’est pas envisagé de rétablir le versement de l’indemnité différentielle au SMIC aux ATER exerçant leurs fonctions à temps partiel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1155</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2486</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Ferrer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Vacataires de l’enseignement supérieur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1155. — 22 octobre 2024. — Mme Sylvie Ferrer attire l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la situation critique des enseignants vacataires de l’enseignement supérieur. Outre des conditions de travail très précaires et des retards de paiement de plusieurs mois, ceux-ci connaissent l’un des taux de rémunération les plus faibles existant en France tous domaines confondus. Si l’on prend l’exemple d’un enseignant vacataire qui passe 4,2 h à préparer 1 h de cours : il gagne 43,50 euros/heure face étudiants. En prenant en compte la totalité de son temps de travail, sa rémunération est donc de 8,37 euros/heure, un taux nettement inférieur au SMIC horaire. Si l’on suppose désormais que, malgré son très haut niveau d’études, cet enseignant soit en situation précaire à cause de la pénurie de postes d’enseignants-chercheurs titulaires dans les laboratoires et les universités : n’ayant pas d’emploi et de revenu principal, il dépend complètement des vacations disponibles dans les facs. Il change donc régulièrement d’université et de cours, engendrant des temps de préparation de cours nettement plus élevés et donc un taux de rémunération horaire plus faible que la moitié du SMIC horaire. Ce protagoniste, docteur en physique quantique et en théorie des cordes mais victime de l’absence de statut protecteur, survit avec 200 à 400 euros par mois et doit s’endetter pour se nourrir. Après avoir subi la précarité étudiante pendant plus de 8 ans à la fac, passer sur l’estrade n’a rien changé : il est aussi vulnérable que ses élèves ! Mme la députée constate que le taux de rémunération horaire des vacataires n’a pas connu une évolution comparable à celle du SMIC ou des minima sociaux dans les 30 dernières années, ce qui l’aurait revalorisé à près de 80 euros de l’heure, préservant ainsi le pouvoir d’achat des vacataires précaires. Elle constate également que les vacataires représentent aujourd’hui plus de la moitié des enseignants à l’université et que ce statut est dévoyé par les établissements en manque de moyens, alors qu’il avait été conçu pour faire intervenir des professionnels ayant par ailleurs un emploi pour suppléer au manque ponctuel de professeurs titulaires ou contractuels. Il est nécessaire d’augmenter les moyens des établissements d’enseignement supérieur et de doubler la rémunération des vacataires pour encourager les universités à ouvrir des contrats de travail plus stables (ATER, post-docs, titularisations). C’est pourquoi elle lui demande ce qu’elle compte mettre en place pour répondre à cette injustice flagrante qui touche les jeunes les plus qualifiés et les incite à fuir la France pour démarrer leur carrière universitaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2486</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les établissements d’enseignement supérieur emploient plus de 150 000 vacataires pour assurer des missions d’enseignement en application des dispositions du décret n° 87-889 du 29 octobre 1987. On distingue deux catégories de vacataires : d’une part, les chargés d’enseignement vacataires (CEV) qui sont des personnalités compétentes dans les domaines scientifique, culturel ou professionnel et exercent une activité professionnelle principale, et d’autre part, les agents temporaires vacataires (ATV) qui sont des étudiants inscrits en vue de la préparation d’un diplôme de 3e cycle ou des personnes bénéficiant d’une allocation de retraite mais qui ne sont pas atteintes par la limite d’âge et peuvent ainsi cumuler leur pension avec une activité rémunérée. Les ATV peuvent assurer annuellement, dans toutes les disciplines et dans un ou plusieurs établissements, quatre-vingt-seize heures de travaux dirigés ou cent quarante-quatre heures de travaux pratiques (ou toute combinaison équivalente) au maximum. Une enquête réalisée auprès des établissements, relative à la gestion de ces populations, a mis en évidence d’une part, que seuls 10 % de ces vacataires perçoivent une rémunération annuelle de plus de 4 000 euros bruts, la majorité d’entre eux n’étant employée que pour des missions très ponctuelles et que, d’autre part, une majorité de vacataires est salariée ou retraitée et perçoit donc une rémunération ou une pension par ailleurs. Il a été effectivement constaté que les délais de paiement de leur rémunération, une fois le service fait, pouvaient être anormalement longs, de l’ordre de six mois voire plus. C’est la raison pour laquelle le ministère a publié la circulaire n° 2017-078 du 25 avril 2017 demandant aux établissements de prendre les mesures permettant d’atteindre un rythme de versement mensuel sans décalage supérieur à deux mois entre la vacation et le versement de la rémunération. Pour ce faire, la circulaire précisait les règles auxquelles devaient s’astreindre les établissements. L’article 11 de la loi n° 2020-1674 du 24 décembre 2020 de programmation de la recherche pour les années 2021 à 2030 et portant diverses dispositions relatives à la recherche et à l’enseignement supérieur a ensuite inscrit dans l’article L. 952-1 du code de l’éducation, le principe du versement mensuel de la rémunération des chargés d’enseignement vacataires et des agents temporaires vacataires à compter du 1er septembre 2022. Si la mensualisation du paiement de ces vacations n’est pas encore effective dans tous les établissements, c’est qu’elle impose la mise en place d’un système d’information coordonné, dont la construction et le déploiement nécessitent plusieurs mois, ainsi que de simplifier la multiplicité des étapes de certification du service fait réalisé au sein des formations et UFR. En outre les établissements ont priorisé les attachés temporaires vacataires étudiants qui sont les seuls à ne pas percevoir par ailleurs une rémunération de la part d’un employeur principal ou une pension de retraite. Ces processus sont en cours et devraient permettre d’aboutir à terme, là où cela n’est pas encore le cas, à la rémunération par paiement mensuel des heures d’enseignement effectuées par les vacataires. Le ministère y est particulièrement vigilant. Par ailleurs, ces personnels sont rémunérés à la vacation selon les taux réglementaires en vigueur fixés par l’arrêté du 6 novembre 1989 fixant les taux de rémunération des heures complémentaires, pris en application du décret n° 83-1175 du 23 décembre 1983 relatif aux indemnités pour enseignements complémentaires institués dans les établissements publics à caractère scientifique et culturel et les autres établissements d’enseignement supérieur relevant du ministère de l’éducation nationale. Ces règles de rémunération sont également applicables aux heures complémentaires des enseignants-chercheurs. Compte tenu de leur caractère forfaitaire, elles couvrent aussi les obligations liées au service d’enseignement dont sont redevables les enseignants vacataires et qui ne font pas l’objet d’une rémunération supplémentaire dans la mesure où ces missions constituent le prolongement des enseignements concernés. Ce principe s’applique à l’ensemble des personnels enseignants titulaires et contractuels, tels que, notamment, les attachés temporaires d’enseignement et de recherche régis par le décret n° 88-654 du 7 mai 1988 relatif au recrutement d’attachés temporaires d’enseignement et de recherche dans les établissements publics d’enseignement supérieur (article 10) ou les doctorants contractuels régis par le décret n° 2009-464 du 23 avril 2009 relatif aux doctorants contractuels des établissements publics d’enseignement supérieur ou de recherche (article 5-1). Enfin, les taux de rémunération de ces enseignements sont indexés sur la valeur du point d’indice de la fonction publique et, à ce titre, ils ont récemment fait l’objet d’une revalorisation en application du décret n° 2023-519 du 28 juin 2023 portant majoration de la rémunération des personnels civils et militaires de l’État, des personnels des collectivités territoriales et des établissements publics d’hospitalisation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1452</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2487</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Saint-Martin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Suppression des crédits pour lutter contre les VSS dans l’ESR</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1452. — 29 octobre 2024. — M. Arnaud Saint-Martin interroge M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche concernant la suppression des crédits du plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) 2021-2025 du budget de l’enseignement supérieur. En 2021, le Gouvernement avait lancé un plan national de lutte contre les VSS dans l’enseignement supérieur, notamment en partenariat avec des collectifs comme l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) et les syndicats étudiants. Ce plan prévoyait le déploiement de 7 millions d’euros sur 5 ans dont 1,4 millions d’euros pour 2025, pour mener des actions de formation, de cartographie, voire de financements. Bien que largement critiquable dans sa forme, dans son mode de fonctionnement et dans ses priorités, il promettait l’ouverture de 1,4 million d’euros de crédits pour 2025. Or, cette année, les crédits normalement alloués à ce plan ont été redirigés vers les rectorats pour financer des postes de référents VSS. Ces crédits supplémentaires accordés aux rectorats auraient pu être les bienvenus si premièrement, ils n’avaient pas été ponctionnés sur le budget de l’enseignement supérieur, déjà largement raboté par le Gouvernement et deuxièmement, s’ils servaient réellement à financer des référents VSS. Ces crédits vont également servir à financer des postes orientés vers le « bien-être » étudiant. Le Gouvernement choisit donc de ponctionner 1,4 million d’euros dédié à la lutte contre les VSS pour financer des actions sans grand rapport avec ce à quoi les crédits étaient normalement destinés. Les violences sexistes et sexuelles étant endémiques et se répercutant dans toutes les strates de la société, la lutte contre les VSS doit être globale et doit donc s’accompagner d’un budget en propre, décliné dans l’ensemble des ministères et des services publics, sans ponction et sans transfert de crédits. Bien que le plan de lutte contre les VSS n’était pas à la hauteur des espérances des associations, la baisse totale du budget qui lui était accordé dans l’enseignement supérieur les inquiète davantage. Ainsi, M. le ministre compte-t-il enfin permettre aux associations et aux représentants des personnels et des étudiants de proposer un réel plan de lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur et les communautés de la recherche ? Va-t-il enfin y consacrer un budget à la mesure de l’enjeu, comme le demandent à raison les associations et les syndicats depuis de nombreuses années ? Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2488</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche place la lutte contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) au sein des établissements d’enseignement supérieur parmi ses priorités. Cet engagement s’est concrétisé par le lancement en 2021 d’un plan national de lutte contre les VSS, renforcé en 2023 par une augmentation significative de son financement. Ainsi, le budget annuel dédié à ce plan a doublé, en passant de 1,7 million à 3,5 millions d’euros. Cette augmentation a permis de développer de nouvelles actions, dont un soutien renforcé aux associations spécialisées dans la lutte contre les VSS et les LGBTphobies. Une dizaine d’associations nationales bénéficient d’un soutien pluriannuel (2023-2025), ce qui leur permet de mener des initiatives en matière de formation et de prise en charge des VSS dans l’enseignement supérieur et la recherche. Le financement total destiné à ces associations pour les années 2023 et 2024 s’élève à 1,8 M€. À titre d’exemple, le soutien à l’observatoire des violences sexistes et sexuelles a bénéficié d’une subvention de 72 000 euros par an sur la période 2023-2025, ce qui permet à l’association de mener des actions dans la durée avec des financements substantiels. Cette association a notamment organisé, en novembre dernier, un weekend de sensibilisation à destination des associations étudiantes, grâce au soutien financier du ministère. De même, le ministère apporte un soutien pluriannuel à la Conférence permanente des chargés de mission Égalité et Diversité (CPED) afin de favoriser la mise en réseau et le partage de bonnes pratiques entre les chargés de mission égalité dans les établissements (montant de 400 000 euros sur la période 2023-2025). Enfin, pour assurer une montée en compétence des personnels et une professionnalisation des dispositifs de signalement des établissements, l’association VSS-Formation poursuit les formations au ministère et en région, en associant les rectorats et les établissements. Ces formations contribuent à créer des synergies efficaces entre les acteurs impliqués dans la prévention et le traitement des VSS. Afin d’améliorer les dispositifs de signalement et de traitement, le ministère a également renforcé la coordination territoriale à travers les rectorats. Depuis janvier 2024, les 18 régions académiques disposent de 37 chargées et chargés de mission répartis sur deux axes : la lutte contre les VSS et la vie étudiante. Ces postes favorisent la création de synergies territoriales entre les établissements, les associations et les services publics, en appuyant les initiatives régionales. Ces chargées et chargés de mission apportent un soutien aux établissements dans des domaines variés. Ils interviennent dans la supervision et la réalisation d’enquêtes administratives liées aux signalements, accompagnent la mise en œuvre des procédures internes et coordonnent des formations pour les personnels. Ils participent également à l’élaboration de conventions entre les établissements, les parquets et les autorités préfectorales. Leur rôle s’étend à la mise en relation des établissements avec les associations locales et nationales engagées dans la lutte contre les VSS, tout en animant les réseaux régionaux. Le ministère pilote et structure ce réseau en proposant des formations spécifiques aux chargées et chargés de mission et en coordonnant leurs actions à l’échelle nationale. Cette organisation permet d’adapter les initiatives aux besoins des établissements et des territoires, en répondant aux enjeux locaux identifiés. Les premiers retours des territoires où ces postes sont largement implantés témoignent de leur pertinence. Les établissements reconnaissent l’importance de ce niveau régional pour assurer un accompagnement adapté aux spécificités locales, notamment dans la gestion des enquêtes administratives et la mise en place d’actions ciblées. Enfin, le ministère réaffirme son engagement à maintenir ces postes et à prolonger le plan national de lutte contre les VSS au-delà de 2025. Le budget annuel de 3,5 M€ continuera de soutenir les actions de prévention, de traitement des situations et d’accompagnement des acteurs concernés, afin de garantir un environnement d’enseignement supérieur sûr et respectueux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1549</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2489</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rodrigo Arenas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Dégradation des conditions de travail et de rémunération des doctorants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1549. — 29 octobre 2024. — M. Rodrigo Arenas alerte M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la dégradation des conditions de rémunération et de travail des doctorants. La précarité touche de manière systémique les doctorants français : ils sont très nombreux à déclarer des difficultés à se loger, dans les métropoles et particulier en région parisienne, où se trouvent les universités, à se soigner et à se nourrir, bref, à avoir une vie digne. Encore plus dans le contexte de forte inflation qui touche la France depuis plusieurs mois maintenant. La conséquence de la faiblesse de ce statut se traduit dans le nombre d’étudiants inscrits en doctorat. À la rentrée 2020, 70 700 étudiants étaient inscrits en doctorat, un nombre inférieur à celui de 2009. Selon France Universités, la baisse du nombre de doctorants touche principalement les sciences de la société (droit, économie, gestion, sociologie, anthropologie, -13 %) et les sciences humaines et humanités (lettres, langues, arts, histoire, sciences et techniques des activités physiques et sportives, STAPS, -13 %). Les effectifs des doctorants en sciences exactes diminuent aussi mais plus faiblement (-1 %). La France est l’un des seuls pays développés à voir son nombre de doctorants et de docteurs diminuer. À la suite des diverses annonces du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche et de la LPPR votée en 2020, un doctorant ayant signé son contrat avant septembre 2021 continue à toucher 1 758 euros brut (1,05 SMIC). Son collègue ayant signé le contrat entre septembre 2021 et août 2022 touche 1 866 euros brut (1,11 SMIC). Et un doctorant ayant signé depuis septembre 2022 touche 1 975 euros brut (1,18 SMIC). Ces rémunérations trop faibles, qu’il faut significativement améliorer, touchent à la dignité de ces travailleurs. C’est pourtant grâce à leur travail mal reconnu, mal payé (et souvent avec du retard par les universités) que l’université parvient à accomplir ses missions d’enseignement et de recherche. Il faut aussi noter qu’en 2020, pour les sciences humaines et sociales, seuls 39 % des doctorants ont reçu une telle aide pour leur première année de thèse. Il s’agit donc de renforcer significativement le nombre d’allocations doctorales supplémentaires. La situation de certains agents s’est encore dégradée en janvier dernier. Les ATER à mi-temps, souvent les plus en difficultés financières, avec une rémunération moyenne de 800 euros par mois, ont vu leur salaire diminuer d’environ 150 euros, du fait de la suppression de l’indemnité différentielle au SMIC. La France, pour rester une puissance scientifique de premier plan, doit mieux considérer et rémunérer ses doctorants. Elle a besoin de ces personnels hautement qualifiés pour engager la bifurcation écologique, le changement radical des modes de production et d’organisation des sociétés. Il lui demande pourquoi la rémunération minimale de tous les contrats doctoraux n’est pas portée à 2 300 brut pour tous les doctorants pour améliorer leurs conditions de vie, de travail et donc de recherche.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2489</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La formation doctorale est une formation à la recherche par la recherche qui peut être organisée tant dans le cadre de la formation initiale que dans le cadre de la formation tout au long de la vie. Dans cette perspective, différents types de contrats permettent de financer les travaux de recherche des doctorants dans le secteur public comme dans le secteur privé. Le dispositif spécifiquement dédié à la réalisation de la thèse dans la fonction publique, quel que soit le profil du doctorant, est le contrat doctoral désormais régi par les articles D. 412-1 à D. 412-12 du code de la recherche. En revanche, seuls les fonctionnaires de catégorie A de la fonction publique de l’État ou de la fonction publique territoriale et certains enseignants et chercheurs étrangers peuvent être recrutés sur des fonctions d’attaché temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) pour un nombre d’années couvrant la durée de la thèse, conformément aux dispositions de l’article 2 du décret n° 88-654 du 7 mai 1988 relatif au recrutement d’attachés temporaires d’enseignement et de recherche dans les établissements publics d’enseignement supérieur. Les doctorants contractuels comme les ATER sont rémunérés selon des règles qui leur sont propres. L’arrêté du 29 août 2016 fixant le montant de la rémunération du doctorant contractuel fixe le montant minimal de la rémunération que ces agents contractuels perçoivent au titre des activités de recherche liées à la préparation du doctorat, à l’exclusion des activités complémentaires que ces derniers peuvent effectuer dans le cadre du contrat doctoral ou en dehors de celui-ci. Les établissements d’enseignement supérieur sont donc libres de verser une rémunération supérieure à ces agents. En outre, une première revalorisation de la rémunération des doctorants contractuels, instituée par l’arrêté du 11 octobre 2021 modifiant l’arrêté du 29 août 2016, s’inscrivait dans les orientations stratégiques de la recherche fixées par la loi n° 2020-1674 du 24 décembre 2020 de programmation de la recherche (2021-2030) afin d’améliorer l’attractivité des métiers scientifiques. Elle visait justement à endiguer la baisse du nombre de doctorants en améliorant progressivement le traitement de base des doctorants contractuels et initiait le processus en fixant le montant mensuel minimal de la rémunération des doctorants contractuels à 1 866 euros brut pour les agents recrutés à compter du 1er septembre 2021 et à 1 975 euros brut pour les agents recrutés à compter du 1er septembre 2022. Une seconde revalorisation instaurée par l’arrêté du 26 décembre 2022 a eu pour objectif d’aligner la rémunération minimale de tous les doctorants contractuels quelle que soit leur date de recrutement, conformément à l’annonce faite par la ministre lors du CTMESR du 8 juin 2022. Il s’agit de la première phase d’un processus qui permettra, à terme, de revaloriser cette rémunération minimale, actuellement d’un montant de 2 100 € brut depuis le 1er janvier 2024, afin d’atteindre 2 300 € brut par mois en janvier 2026. Les doctorants contractuels bénéficieront donc d’une augmentation de leur rémunération minimale mensuelle de 30 % d’ici 2026. Pour leur part, les ATER sont rémunérés en application de l’arrêté du 7 mai 1988 fixant les modalités de rémunération des attachés temporaires d’enseignement et de recherche dont l’article 1 prévoit que les ATER à temps plein sont rémunérés par référence à l’indice brut 513 et que les ATER à temps partiel sont rémunérés au prorata du temps de service effectué, sur la base de l’indice brut de référence précité, sans que le montant de cette rémunération puisse être inférieur à la rémunération correspondant à l’indice brut 327. Leur rémunération est donc indexée sur la valeur du point d’indice de la fonction publique, de sorte qu’ils ont bénéficié des majorations successives prévues par les décrets n° 2022-994 du 7 juillet 2022 et n° 2023-519 du 28 juin 2023. Par conséquent, la rémunération des ATER à mi-temps est supérieure à la rémunération minimale d’un ATER exerçant à temps complet, ce qui leur garantit un traitement supérieur au SMIC sans qu’il y ait lieu de leur verser une indemnité différentielle. Cette indemnité leur a néanmoins été versée temporairement, le temps que les établissements employeurs actualisent la valeur du point d’indice dans leur système de paie suite aux revalorisations, ceci justement afin d’éviter que les ATER ne perçoivent une rémunération inférieure au SMIC. Par conséquent, le versement de l’indemnité différentielle à ces agents a été supprimée dès lors que la revalorisation du point d’indice par les établissements a été effective.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2516</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2490</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexis Corbière</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Il est temps d’agir contre les inégalités de genre en mathématiques !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2516. — 3 décembre 2024. — M. Alexis Corbière alerte M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le manque de femmes comme professeurs et maîtres de conférences en mathématiques. Alors que le président Emmanuel Macron avait déclaré « grande cause du quinquennat » 2017/2022 l’égalité femmes/hommes, un rapport de la Cour des comptes publié en septembre 2023 étrille la politique des Gouvernements successifs dans ce domaine. Ainsi, le sous-titre de ce rapport pointe « des avancées limitées par rapport aux objectifs fixés ». Malheureusement cette inaction politique se ressent aussi dans l’enseignement supérieur et plus particulièrement dans le domaine scientifique et des mathématiques. Ainsi, il apparaît que la part des femmes en mathématiques à l’université (comme maîtres de conférences et professeurs) n’a pas progressé ces 25 dernières années. En 1996, elles représentaient 21 % de l’ensemble et 22 % en 2021. De plus, cette part apparaît de plus en plus compliquée à calculer, notamment depuis la loi relative aux libertés et responsabilités des universités de 2007. D’après les calculs du collectif Femmes et Maths, le nombre de femmes a baissé chaque année en mathématiques fondamentales jusqu’en 2020 (perte moyenne de 0,7 poste par an). Ainsi et alors que depuis 30 ans il y a moins de 10 % de femmes professeurs dans cette matière, ce nombre atteindrait 0 en 2060 si aucune action radicale n’est prise. Cette matière est la moins féminisée de l’université française. Souvent, l’argument donné est qu’il serait difficile d’embaucher des femmes lorsque les postes manquent. Pourtant, dans la période 1996-2006, lorsque le recrutement de professeurs était en expansion, cela n’a profité qu’aux hommes. En mathématiques appliquées, la convergence du pourcentage de femmes vers la parité est très lente : si rien ne change, celle-ci serait atteinte seulement en 2130 ! Pour arriver à cette situation dramatique et qui risque malheureusement d’empirer, il y a plusieurs causes. Cela prend bien entendu sa source dans un schéma de société patriarcal qui fait que les filles ont moins confiance en elles dans les matières scientifiques ou encore que ces mêmes matières soient plus considérées comme étant « masculines » et les lettres, plus « féminines ». De plus, la réforme Parcoursup mise en place sous Jean-Michel Blanquer a accentué cette disparité hommes/femmes dès le lycée. Ainsi, la réforme de 2018 a provoqué un recul de 25 ans de la place des lycéennes en maths : en 2021, 45 % des filles n’étudient plus les maths en 1ère, ce qui n’était le cas que de 17 % des lycéennes en 2019. Or les filles touchées par cette réforme n’arriveront en thèse qu’en 2025/2026. En conséquence, ces prochaines années, dans la recherche en mathématiques, deux phénomènes majeurs se dérouleront : les effets néfastes de la réforme du lycée et donc l’arrivée de très peu de filles (voire pas du tout) au niveau doctorat, ainsi qu’une vague de départ à la retraite de femmes. Le collectif propose, par exemple, que sur une période moyennement longue qui s’étendrait sur plusieurs années, soient proposées 20 bourses de thèse, 10 post-doc et 5 postes permanents au niveau national à des femmes chercheuses. M. le député demande donc à M. le ministre quels sont les mécanismes prévus par le Gouvernement pour pallier cette situation. Après avoir fait une action de communication sur cette « grande cause du quinquennat », il lui demande si le Gouvernement compte enfin s’attaquer aux problématiques liées aux inégalités de genre et ainsi permettre aux femmes d’avoir le même accès que les hommes à des postes de professeurs et de maîtres de conférences en mathématiques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2490</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La faible représentation des femmes parmi les maîtres de conférences et les professeurs de mathématiques constitue un enjeu majeur pour l’égalité des carrières scientifiques et l’attractivité de la recherche. Cette discipline joue un rôle essentiel dans le développement des connaissances et des technologies et ne peut se priver de l’ensemble des talents. Le ministère suit de près l’évolution des inégalités entre les femmes et les hommes dans l’enseignement supérieur et la recherche. Depuis 2016, il publie chaque année les « chiffres clés de l’égalité », qui permettent de documenter précisément les écarts persistants, de l’orientation au lycée jusqu’aux plus hauts niveaux académiques. L’analyse des tendances récentes confirme que les femmes sont moins nombreuses à s’orienter vers les carrières en mathématiques et que leur progression dans la hiérarchie universitaire reste plus lente que dans d’autres disciplines. À l’origine de cette sous-représentation, on retrouve des disparités genrées dans les choix d’orientation. Ce phénomène de ségrégation horizontale se cumule avec une sous-représentation des femmes au fil de la hiérarchie, appelée ségrégation verticale. Ainsi, il apparaît que ces inégalités persistent tout au long de la carrière académique. Pour mieux comprendre ces phénomènes et identifier des leviers d’action efficaces, la loi n° 2021-1774 du 24 décembre 2021 visant à accélérer l’égalité économique et professionnelle impose désormais aux établissements d’enseignement supérieur et aux organismes de recherche de publier chaque année des indicateurs sur l’égalité des chances et les mesures mises en place pour réduire ces écarts. L’exploitation de ces données permettra de renforcer les dispositifs existants et de généraliser les bonnes pratiques. Par ailleurs, pour lutter contre la sous-représentation des femmes dans les filières de sciences, technologies, ingénierie et mathématiques et les inégalités qui persistent tout au long de la carrière académique, le ministère mène une politique globale et transversale de lutte contre les inégalités. Le plan interministériel « toutes et tous égaux », lancé en 2023 par le gouvernement, comprend un axe spécifique dédié à la féminisation des filières scientifiques, notamment les mathématiques. Le programme « TechpourToutes », mis en place dans le cadre de ce plan pour encourager la présence des femmes dans la « tech », s’inscrit également dans cette dynamique. De plus, le ministère soutient financièrement plusieurs associations qui jouent un rôle essentiel dans la sensibilisation et l’orientation des jeunes filles vers les filières scientifiques, comme « femmes et mathématiques », « femmes &amp; sciences » et l’association pour les femmes dirigeantes de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Afin de promouvoir la place des femmes dans la recherche et la technologie en France, le ministère organise chaque année le prix Irène Joliot-Curie. Créé en 2001, il vise à mettre en lumière la carrière de femmes scientifiques qui allient excellence et dynamisme. Le prix est organisé par le ministère avec le soutien de l’académie des sciences et de l’académie des technologies. Créé en 2020, la catégorie « prix spécial de l’engagement » récompense, depuis deux ans, la carrière d’une femme scientifique au parcours exceptionnel qui s’est également distinguée par son engagement en faveur de l’orientation des jeunes filles et, plus largement, des jeunes vers les sciences. Les réformes récentes ont également permis de favoriser l’accès des femmes aux postes de professeures et de maîtresses de conférences. La loi de programmation de la recherche 2021-2030 a introduit des dispositifs visant à améliorer la progression des carrières. La double session 2021-2022 du repyramidage des corps de maîtres de conférences et professeurs des universités a bénéficié à 52 % à des femmes, en renforçant leur accès aux grades supérieurs. Par ailleurs, la mise en œuvre du régime indemnitaire des personnels enseignants et chercheurs (RIPEC) a favorisé une augmentation du nombre de lauréates aux primes individuelles : en 2022, 45 % des bénéficiaires de la composante C3 étaient des femmes, contre 34 % sous l’ancien dispositif « prime d’encadrement doctoral et de recherche » en 2021. Le Gouvernement a confié une mission à l’inspection générale des finances et à l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche pour analyser les inégalités de genre dans l’apprentissage des mathématiques et l’accès aux carrières scientifiques. Les conclusions de cette mission seront publiées prochainement et viendront alimenter les réflexions du ministère pour renforcer l’égalité des carrières en mathématiques. L’égalité des carrières scientifiques est un enjeu de long terme qui nécessite des actions coordonnées à tous les niveaux. Le ministère poursuivra ses efforts pour garantir un accès équitable aux disciplines mathématiques, en s’appuyant sur les données disponibles, les dispositifs de promotion des carrières féminines et les recommandations des travaux d’expertise en cours.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3527</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2491</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Ruffin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Fonderie de Bretagne : que fait M. le ministre ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3527. — 28 janvier 2025. — M. François Ruffin interroge M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie sur l’action de l’État pour préserver la Fonderie de Bretagne. M. le député souhaite poser une question simple, à savoir ce qu’il fait. Depuis cinq ans au moins, Renault a décidé d’abandonner la Fonderie de Bretagne. Il y a deux ans, elle a été vendue à un fonds d’investissement, mais il s’agissait avant tout de s’en défaire. Récemment, alors qu’un repreneur, un industriel, était prêt à racheter l’entreprise, Renault a refusé de s’engager sur des volumes de commandes. Et désormais : l’usine est à l’arrêt, ses trois cents salariés sont au chômage technique. Dans quelques jours, l’usine va être placée en redressement judiciaire. Pourtant, après visite de l’usine, ce qu’il a vu et qu’il l’invite à voir : des machines neuves, 150 millions d’investissement depuis 2013, 20 % d’économies sur l’électricité et 30 % sur le gaz, des fours électriques pour décarboner, des clients en attente, des travailleurs motivés, mobilisés. Mais Renault a choisi : il faut tuer cette fonderie. Et l’État, premier actionnaire de Renault, laisse faire. L’État est aux abonnés absents. Pendant ces cinq années de combat, les salariés n’ont pas vu un seul ministre dans leur usine. Ce dossier sera un symbole industriel de volonté ou d’impuissance. Alors, il lui demande quand il compte rencontrer ces salariés et visiter la Fonderie de Bretagne, et s’il compte s’engager pour assurer la pérennité du site.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2492</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le parlementaire interroge le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie sur la situation de l’entreprise Fonderie de Bretagne, située à Caudan. L’État s’est fortement impliqué dans les discussions conduites autour de la proposition de rachat formulée par la société Private Assets, qui n’a pu aboutir malgré les efforts réalisés par chacune des parties prenantes, le Gouvernement ayant pesé jusqu’au bout pour rapprocher les positions de chacun. Il importe désormais que tout soit mis en œuvre afin de favoriser l’émergence de projets de reprise dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire ouverte le 23 janvier et permettre dans ce cadre l’adoption d’un projet assurant la pérennité du site et la préservation de son activité industrielle, de ses emplois et de ses savoir-faire. Des démarches se poursuivent à cette fin pour se conformer au calendrier fixé par le tribunal. Les équipes de la délégation interministérielle aux restructurations d’entreprises (DIRE) sont à pied d’oeuvre pour favoriser l’émergence d’une solution industrielle pérenne. Le ministre assure qu’il demeure totalement mobilisé dans cet objectif et le restera jusqu’à ce que le sauvetage de cette entreprise puisse être acté.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>49</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2492</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Martinez</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Surpopulation carcérale des établissements pénitentiaires d’Occitanie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            49. — 1 octobre 2024. — Mme Michèle Martinez appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la surpopulation carcérale dans la région Occitanie et, plus particulièrement, au centre pénitentiaire de Perpignan, qui présente un taux de surpopulation de plus de 250 % pour les hommes et de 236 % pour les femmes. La colère monte chez les surveillants pénitentiaires et ce, à juste titre. Ces derniers voient leurs conditions de travail se dégrader de manière considérable. La population carcérale ne cesse de croître, avec plus de 850 matelas au sol dans la région Occitanie, dont 110 à Perpignan. Malgré la construction d’un nouveau centre de détention à Rivesaltes prévue pour 2027, ils ne peuvent pas attendre plus longtemps, car chaque jour qui passe, la situation s’aggrave. Cette situation dramatique est exacerbée par un sous-effectif du personnel, lequel fait face à des risques accrus pour leur intégrité physique et mentale au quotidien. Les agents pénitentiaires, épuisés et démotivés, demandent des mesures concrètes et rapides. Il est donc urgent de mettre fin aux conditions de travail délétères dans les prisons d’Occitanie en plaçant la sécurité au centre des préoccupations. Une demande de renforcement des effectifs en personnel pénitentiaire est urgente, ainsi qu’une demande de transferts massifs et rapides des détenus sans liens familiaux, sous obligation de quitter le territoire français (OQTF) ou interdits de territoire, vers des directions interrégionales moins surchargées. Ainsi, elle demande quelles mesures le ministère compte prendre à ce sujet pour les établissements pénitentiaires d’Occitanie.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2492</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la Justice poursuit son engagement afin d’améliorer les conditions de travail des personnels pénitentiaires, ainsi que les conditions de détention des personnes placées sous main de justice (PPSMJ). Le service public pénitentiaire prend en charge les PPSMJ prévenues ou condamnées, en milieux ouvert et fermé. Il contribue à leur insertion ou réinsertion et concourt à la sauvegarde de l’ordre public. Les décisions judiciaires dont il assure l’exécution relèvent de la seule compétence de l’autorité judiciaire en vertu des articles 64 et 66 de la Constitution du 4 octobre 1958. Au 7 mars 2025, le nombre de personnes écrouées détenues s’élevait à 82 141 pour 62 385 places opérationnelles. Le programme immobilier pénitentiaire annoncé par le président de la République en 2018 prévoyait initialement la livraison de 15 000 places supplémentaires pour 2027. 22 établissements sur les 50 que prévoit le plan ont déjà été livrés, pour un total d’environ 4 500 places nettes. Le calendrier de livraison du plan 15 000 est en cours d’examen pour identifier les leviers permettant d’accélérer les projets d’établissements qui doivent encore être livrés. Le 3 décembre dernier, une mission stratégique d’accélération du programme immobilier pénitentiaire a également été lancée. Par ailleurs, la mission d’urgence « mieux exécuter les peines », annoncée le 20 novembre dernier, composée de professionnels reconnus des milieux judiciaire et pénitentiaireun groupe de travail a mené une réflexion sur le développement de nouveaux outils pour faire face à la surpopulation carcérale, tels que les mesures alternatives à l’incarcération, tout en veillant à prévenir la commission de nouvelles infractions et à favoriser la réinsertion. Elle vient de rendre ses conclusions (10 mars) qui feront l’objet d’un examen attentif dans les prochains jours.  En parallèle, la direction de l’administration pénitentiaire, particulièrement vigilante à la régulation des effectifs des établissements les plus suroccupés, continue d’appliquer une politique volontariste d’orientation des personnes détenues, y compris à faible reliquat de peine, vers les établissements pour peine. Les actions de pilotage mises en œuvre permettent un suivi en temps réel des besoins et capacités d’accueil des établissements pénitentiaires.  La direction interrégionale des services pénitentiaires (DISP) de Toulouse est effectivement particulièrement surencombrée. Dès que cela est envisageable, au regard des contextes locaux et du profil pénal et pénitentiaire des personnes détenues, des transferts sont organisés vers des DISP connaissant une moindre surpopulation pénale. L’organisation de ces mouvements, si elle vise à optimiser l’utilisation des places disponibles, ne permet pas de réguler durablement les effectifs des établissements et d’apporter une réponse pérenne à la suroccupation structurelle de la DISP de Toulouse.  Enfin, au-delà des mesures visant à lutter contre la surpopulation carcérale, qui affecte directement les conditions de travail des personnels de l’administration pénitentiaire, des réformes d’une ampleur inédite sont venues marquer la reconnaissance des métiers pénitentiaires. Les 31 000 agents du corps de commandement et du corps d’encadrement et d’application bénéficient de mesures de reclassement et de promotion historiques. Le décret n° 2023-1343 du 29 décembre 2023 modifie les modalités de versement de l’indemnité pour charges pénitentiaires (ICP) avec un effet rétroactif au 1er janvier 2024. Son application a donné lieu à la régularisation de l’ICP des personnels pénitentiaires sur leur rémunération du mois de mai. Cette indemnité atteindra progressivement 3 835 € par an, soit 319,58 € par mois dès le mois de janvier 2026.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>145</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2493</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Responsabilité pénale du dirigeant associatif</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            145. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Fait appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la responsabilité pénale du dirigeant associatif. Les associations jouent un rôle crucial dans la société en contribuant activement à l’intérêt général. Cependant, des zones d’incertitude persistent en ce qui concerne la responsabilité pénale des dirigeants associatifs en cas d’infractions commises dans le cadre des activités de l’association dont ils ont la charge. Les dispositions légales actuelles régissant cette responsabilité soulèvent des interrogations quant à leur clarté et à leur application pratique. Il est courant d’observer des bénévoles comparaître individuellement devant les tribunaux, agissant en leur nom propre alors qu’ils ont agi au nom et pour le compte de l’association. Dans ces circonstances, ils sont contraints de supporter les frais de justice sans le soutien financier de l’association. Afin de garantir une justice équitable tout en préservant le rôle essentiel des associations, il est impératif de clarifier les critères permettant d’établir la responsabilité pénale d’un dirigeant associatif. La clarification de ces aspects contribuera à renforcer la sécurité des bénévoles associatifs et à garantir une application juste et équitable de la loi. Aucun statut particulier n’est attribué ni aucune disposition spécifique ne régit la responsabilité pénale des dirigeants d’associations. Par conséquent, il aimerait connaître les solutions que le Gouvernement entend mettre en place pour préciser cette responsabilité, afin de prévenir tout impact négatif sur le bien-être des acteurs associatifs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2493</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les personnes physiques ne peuvent être tenues pénalement responsables que de leur propre fait. La responsabilité des personnes morales est engagée au titre des « infractions commises pour leur compte par leurs organes ou représentants ». Les dirigeants des associations, dès lors qu’ils sont investis du pouvoir de direction ou de gestion de la personne morale ou encore du pouvoir de l’engager juridiquement, sont susceptibles de faire encourir une responsabilité pénale à ces personnes morales. Par ailleurs, ces dirigeants encourent également une responsabilité pénale personnelle dans le cadre de leur activité au sein de ces associations, à raison des infractions qu’ils peuvent commettre. Selon les situations, certains faits commis par des dirigeants peuvent être reprochés à la fois à l’association et à son dirigeant. Devant les juridictions pénales, la citation ou la convocation en justice doit, à peine de nullité, être suffisamment précise pour que le prévenu puisse comprendre ce pour quoi il est poursuivi (Cour de cassation, Chambre criminelle, 13 Novembre 2001 - n° 01-80.377). Dans ce cadre, si la responsabilité pénale de l’association peut valablement être engagée à raison des agissements de son dirigeant, ce dernier ou tout autre membre de l’association ne peuvent être poursuivis que du fait de leurs propres actes. Ces règles procédurales ont vocation à protéger les droits des personnes poursuivies afin qu’il n’existe aucune confusion sur les actes qui leur sont reprochés. Le ministère de la Justice a pleinement conscience des préoccupations des dirigeants de personnes morales quant à la responsabilité pénale qu’ils peuvent encourir à raison de leur activité. Le principe est que la responsabilité pénale personnelle du dirigeant ou d’un membre de l’association n’est pas susceptible d’être engagée à raison de faits imputables exclusivement à la personne morale ou à des tiers. Par ailleurs, en matière d’infractions non intentionnelles, telles que les blessures ou homicides involontaires, la responsabilité des personnes physiques, dirigeants ou membres d’association, est plus strictement limitée que celle de la personne morale, en vertu des dispositions de l’article 121¬-3 du code pénal, dans la mesure où elle ne peut être engagée qu’en présence d’une violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement, ou d’une faute caractérisée exposant autrui à un risque d’une particulière gravité qu’elle ne pouvait ignorer. S’agissant des infractions intentionnelles, les dispositions légales en cours paraissent remplir les objectifs de protection des victimes ou des deniers publics qui leur sont assignés notamment en matière d’abus de confiance, de vol ou d’escroquerie d’une part, ou en matière de lutte contre le travail illégal d’autre part. La Chancellerie n’envisage donc pas, à ce stade, de modifier les dispositions législatives en vigueur s’agissant de la responsabilité pénale des dirigeants ou de créer un statut spécifique du dirigeant d’association.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>428</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2494</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Blairy</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par les agents pénitentiaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            428. — 8 octobre 2024. — M. Emmanuel Blairy interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur les très nombreuses difficultés rencontrées par les agents pénitentiaires. En mai 2024, 77 647 personnes sont détenues pour 61 737 places, illustrant une surpopulation carcérale critique. Ces agents doivent faire face à des problèmes de cohabitation dans les cellules, des tensions constantes, des insultes, des menaces et des agressions physiques. En 2020, on dénombrait 56 actes de violence contre le personnel pour 1 000 détenus, ce qui souligne la gravité de la situation. Les agents pénitentiaires sont également confrontés à des surcharges de travail en raison de la multiplication des dossiers, des mesures d’accompagnement et des prises en charge des détenus. Ils accomplissent avec courage leur mission de sécurisation, y compris lors du transport d’individus notoirement dangereux, malgré les risques élevés. La sécurité des agents doit rester une priorité absolue pour éviter que ne se reproduisent des drames comme celui du 14 mai 2024 à Incarville. Actuellement, les agents pénitentiaires ne sont pas équipés pour faire face à des commandos qui utilisent des armes de guerre. Face à cette nouvelle réalité, la réponse de l’État passera nécessairement par un effort d’investissement dans des équipements de sécurité adaptés et par la mise en place de formations spécifiques pour les agents. Par ailleurs, le parc immobilier pénitentiaire se détériore extrêmement vite, compliquant encore des conditions de travail déjà précaires. Les infrastructures vétustes nécessitent des rénovations urgentes pour permettre un environnement de travail sûr et salubre. Enfin, les agents font face à un sous-effectif chronique, qui exacerbe leur charge de travail individuelle et augmente les risques pour leur sécurité. Ce manque de personnel compromet l’efficacité des missions essentielles de surveillance et de réhabilitation des détenus. Leurs missions sont en péril, mettant en danger non seulement les agents, mais aussi l’ensemble du système pénitentiaire. Il est impératif de mettre en place sans délai des mesures efficaces pour remédier à la surpopulation carcérale, mettre à niveau la dotation d’équipements, rénover les infrastructures, assurer une formation continue et adéquate aux agents et recruter suffisamment de personnel pour répondre aux besoins croissants du système pénitentiaire. La situation actuelle ne peut perdurer sans compromettre gravement la sécurité et la dignité des agents pénitentiaires et, par extension, celle de la société tout entière. Par conséquent il lui demande quelles actions concrètes sont prévues pour améliorer réellement les conditions de travail du personnel tant sur le plan matériel que sécuritaire face à l’inaction et aux errements des différents gouvernements.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2494</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la justice poursuit son engagement afin d’améliorer les conditions de travail des personnels pénitentiaires, ainsi que les conditions de détention des personnes placées sous main de justice (PPSMJ). Le service public pénitentiaire prend en charge les PPSMJ prévenues ou condamnées, en milieux ouvert et fermé. Elle contribue à l’insertion ou à la réinsertion des PPSMJ et concourt à la sauvegarde de l’ordre public. Pour autant, les décisions judiciaires dont elle assure l’exécution sont rendues dans le cadre des articles 64 et 66 de la Constitution du 4 octobre 1958 et relèvent de la seule compétence de l’autorité judiciaire. Au 7 mars 2025, le nombre de personnes écrouées détenues s’élevait à 82141 pour 62 385 places opérationnelles. Le programme immobilier pénitentiaire annoncé par le président de la République en 2018 prévoyait initialement la livraison de 15 000 places supplémentaires pour 2027. En fin d’année 2024, 22 établissements sur les 50 que prévoit le plan ont été livrés, pour un total d’environ 4 500 places nettes. Le calendrier de livraison du plan 15 000 fait actuellement l’objet d’un examen prioritaire pour permettre d’accélerer les projets de construction et de rénovation d’établissements. Un inspecteur général de la justice a d’ailleurs été chargé, depuis le 3 décembre dernier, de piloter la mission stratégique d’accélération du programme immobilier pénitentiaire. En parallèle, la direction de l’administration pénitentiaire, particulièrement vigilante à la régulation des effectifs des établissements les plus suroccupés, continue d’appliquer sa politique volontariste d’orientation des personnes détenues vers les établissements pour peine, y compris à faible reliquat de peine. Les actions de pilotage mises en œuvre permettent un suivi en temps réel des besoins et capacités d’accueil des établissements pénitentiaires.  En outre, la mission d’urgence « mieux exécuter les peines », annoncée le 20 novembre dernier et composée de professionnels reconnus, a rendu ses conclusions le 10 mars 2025. Ces propositions seront examinées avec la plus grande attention dans les prochains jours.  S’agissant des conditions de travail des personnels pénitentiaires, le protocole d’accord signé le 13 juin 2024 par le garde des sceaux et les organisations syndicales représentatives de l’administration pénitentiaire à la suite des événements tragiques du 14 mai 2024 comporte 33 mesures. Il a pour principal objectif d’apporter des réponses fortes et rapides aux besoins de sécurité et de protection des agents pénitentiaires dans l’exercice de leurs missions, notamment celles qu’ils réalisent à l’extérieur des établissements pénitentiaires. L’objectif du protocole est également d’améliorer la qualité et les conditions de vie au travail de ses personnels. En ce sens, l’ouverture d’un important chantier sur l’organisation du service et les cycles de travail, doit permettre d’assurer un meilleur équilibre entre les temps de vie professionnelle et personnelle. Par ailleurs, des réformes d’une ampleur inédite marquent la reconnaissance des métiers et des personnels de l’administration pénitentiaire. Les 31 000 agents du corps de commandement et du corps d’encadrement et d’application bénéficient de mesures de reclassement et de promotion historiques. Le décret n° 2023-1343 du 29 décembre 2023 modifie les modalités de versement de l’indemnité pour charges pénitentiaires (ICP) avec un effet rétroactif au 1er janvier 2024. Son application a donné lieu à la régularisation de l’ICP des personnels pénitentiaires sur leur rémunération du mois de mai. Cette indemnité doit progressivement s’élever à 3 835 € par an, soit 319,58 € par mois dès le mois de janvier 2026.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>430</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2495</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Radicalisation dans les prisons</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            430. — 8 octobre 2024. — Mme Sophie Blanc alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur un incident particulièrement préoccupant survenu récemment à la prison de Perpignan. Le 12 juillet 2024, un détenu incarcéré depuis la fin du mois de mai s’est livré à des actes de violence verbale en tenant des propos extrémistes contre les « mécréants » avant de mettre le feu à sa cellule. Cet incident grave met en lumière des questions essentielles sur la sécurité au sein des établissements pénitentiaires et sur les risques liés à la radicalisation en prison. Selon les informations publiées dans la presse, ce détenu, incarcéré pour des raisons non précisées, a manifesté un comportement agressif et virulent, visant spécifiquement ceux qu’il qualifiait de « mécréants ». Son attitude a culminé par l’incendie de sa cellule, mettant en danger non seulement sa propre vie mais aussi celle des autres détenus et du personnel pénitentiaire. Cet évènement est révélateur des tensions et des défis auxquels sont confrontées les institutions pénitentiaires face à la montée de la radicalisation. Ce phénomène n’est malheureusement pas isolé et s’inscrit dans un contexte plus large de radicalisation en prison, un problème identifié depuis plusieurs années par divers rapports et études. Le rapport du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) de juin 2020 souligne que la radicalisation en prison constitue une menace croissante pour la sécurité intérieure. Ce rapport met en évidence plusieurs facteurs contribuant à la radicalisation des détenus, notamment les conditions de détention, l’isolement social et les influences externes via les réseaux de communication modernes. Les prisons sont devenues des lieux de prosélytisme pour certaines idéologies extrémistes. Les détenus vulnérables, souvent en quête de repères et de soutien, deviennent des cibles faciles pour les recruteurs extrémistes. Le rapport souligne également que les actions de déradicalisation menées actuellement manquent souvent de coordination et de moyens, ce qui limite leur efficacité. Les travaux académiques et les témoignages d’experts corroborent les observations du CGLPL. Une étude publiée dans la revue Criminocorpus détaille les mécanismes de la radicalisation en prison, soulignant l’importance des interactions sociales et des dynamiques de groupe dans ce processus. Les détenus radicalisés exercent souvent une influence considérable sur leurs codétenus, exacerbant les risques de violence et de propagation d’idéologies extrémistes. Par ailleurs, un article de La Croix publié en janvier 2024 met en lumière les efforts de certains islamologues et travailleurs sociaux pour lutter contre la radicalisation violente en prison. Ces initiatives, bien que louables, peinent à suffire face à l’ampleur du phénomène. Les intervenants dénoncent un manque de ressources et de soutien institutionnel pour mener à bien leur mission. Face à ces constats alarmants, quelles sont les mesures actuellement en place pour prévenir et traiter la radicalisation en prison ? Comment M. le ministre évalue-t-il leur efficacité et quels indicateurs utilise-t-il pour cette évaluation ? Le personnel pénitentiaire est-il suffisamment formé pour détecter et gérer les signes de radicalisation parmi les détenus ? Des formations spécifiques sont-elles prévues pour renforcer leurs compétences en matière de prévention de la radicalisation ? Existe-t-il une coordination centralisée des initiatives de déradicalisation en prison ? Comment M. le ministre s’assure-t-il que les différentes actions menées par les acteurs institutionnels et associatifs soient cohérentes et complémentaires ? Quelles ressources financières et humaines sont allouées spécifiquement à la lutte contre la radicalisation en milieu carcéral ? Ces ressources sont-elles jugées suffisantes par les acteurs de terrain ? Quelles mesures de sécurité supplémentaires pourraient être mises en place pour protéger les détenus et le personnel pénitentiaire des actes de violence liés à la radicalisation ? M. le ministre envisage-t-il l’installation de dispositifs technologiques ou le renforcement des équipes de sécurité pour prévenir de tels incidents ? Quels programmes de réhabilitation et de suivi sont proposés aux détenus identifiés comme radicalisés ? Comment M. le ministre mesure-t-il l’impact de ces programmes sur la réinsertion des individus concernés et la réduction des risques de récidive violente ? L’incident survenu à la prison de Perpignan est un rappel brutal des défis posés par la radicalisation en milieu carcéral. Il est crucial de renforcer l’approche en matière de prévention et de gestion de ce phénomène pour assurer la sécurité de tous les acteurs impliqués. La mise en place de mesures efficaces et coordonnées est indispensable pour contrer cette menace et protéger la société française. Elle souhaite donc savoir quelles réponses il va apporter à ces questions.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2496</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Afin de prévenir et d’endiguer les risques de prosélytisme et de violence liés à un motif idéologique, la direction de l’administration pénitentiaire (DAP) développe et déploie une politique dynamique de lutte contre la radicalisation structurée autour des trois axes principaux : détecter, évaluer et prendre en charge. Les personnes détenues identifiées comme radicalisées, qu’elles soient poursuivies ou condamnées pour des faits de terrorisme lié à l’islam radical (TIS) ou condamnées pour des faits de droit commun et radicalisées (RAD), sont orientées vers des quartiers d’évaluation de la radicalisation (QER). Elles y sont évaluées par une équipe pluridisciplinaire durant 15 semaines au travers d’observations, d’entretiens et d’activités. Une affectation est ensuite proposée au regard des résultats de l’évaluation du risque de prosélytisme et/ou de passage à l’acte violent selon un motif idéologique : détention ordinaire avec suivi individualisé, quartier de prise en charge de la radicalisation (QPR), quartier d’isolement (QI). Cette stratégie en trois temps permet d’endiguer le risque de prosélytisme. Le déploiement des QPR et l’usage des QI offrent notamment des garanties d’étanchéités du reste de la population pénale. L’évaluation de l’efficience de la stratégie de la lutte contre la radicalisation violente en détention est portée, depuis l’appel d’offre lancé par la DAP en 2022, par le centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales (CESDIP), laboratoire associé à Sciences Po Saint Germain en-Laye. Cette évaluation fait aujourd’hui partie intégrante du plan d’action contre le terrorisme (PACT) dans son action 2 intitulée « évaluer le dispositif d’incarcération des détenus TIS ». Le rapport final sera remis en novembre 2024. La formation des personnels pénitentiaires à la détection des signes de radicalisation violente, à l’évaluation et la prise en charge des détenus signalés est un enjeu majeur de la politique de lutte contre la radicalisation déployée par la DAP. Entre 2015 et 2024, plus de 60 % des personnels pénitentiaires ont été formés. Des modules de sensibilisation au processus de radicalisation violente d’une durée de 5 à 12h, adaptés par corps de métiers, sont intégrés dans les formations initiales dispensées par l’école nationale d’administration pénitentiaire (ENAP). L’ensemble des agents pénitentiaires, intervenants en milieux fermé et ouvert ont accès à une offre de formation continue actualisée chaque année, leur permettant une montée en compétence sur les thématiques suivantes : connaissance et histoire de l’islam, géopolitique, courants jihadistes, discours alternatifs, contre-discours… Les professionnels intervenant en quartiers spécifiques (QER et QPR) suivent un programme de formation construit sur 3 semaines (modules communs et spécialisés par corps), abordant les thématiques suivantes : la sécurité, la détection des signes de radicalisation violente, l’évaluation et la prise en charge. Cette montée en compétence régulière des agents pénitentiaires, facilitée par une stabilité des personnels intervenant sur le champ de la radicalisation violente, a, par voie de conséquence, conduit à une identification de plus en plus fine du public cible. La mission de lutte contre la radicalisation violente (MLRV), créée en 2017 au sein de la DAP centralise et pilote la stratégie nationale de lutte contre la radicalisation violente en détention sur l’ensemble du territoire. Son réseau compte : - 276 professionnels de surveillance et d’insertion et de probation au niveau national, œuvrant exclusivement au fonctionnement des 14 quartiers spécifiques ; - Environ 200 éducateurs et psychologues MLRV ; - 17 médiateurs du fait religieux ; - 406 référents radicalisation violente, conseillers et directeur pénitentiaire d’insertion et de probation (CPIP et DPIP). L’ensemble de ces professionnels est déployé au sein des 9 missions interrégionales de lutte contre la radicalisation violente (MILRV) réparties entre les 9 directions interrégionales des services pénitentiaires (DISP) et la direction des services pénitentiaires d’Outre-mer (DSPOM). S’agissant de la réduction des risques de récidive, les SPIP travaillent à la réaffiliation socio-professionnelle de l’ensemble des PPSMJ, tout au long de leur parcours. 6 mois avant la fin de l’incarcération, les SPIP veillent à la continuité de la prise en charge entre milieux fermé et ouvert, en mobilisant les différents partenaires. Ainsi, les personnes détenues TIS peuvent faire l’objet d’un placement au centre national d’évaluation de la radicalisation (CNER) pour déterminer la nécessité de mettre en place une mesure judiciaire de prévention de la récidive terroriste et de réinsertion notamment par un accompagnement par le dispositif PAIRS qui est le "programme d’accueil individualisé et de réaffiliation sociale". En cas d’absence de mesure ou de fin de la mesure judiciaire en milieu ouvert, le relais est assuré par la cellule de prévention de la radicalisation et d’accompagnement des familles (CPRAF) de la préfecture concernée. A ce jour, depuis la structuration de cette stratégie de lutte contre la radicalisation violente en 2017, malgré le nombre de personnes condamnées pour des faits de terrorisme et de personnes radicalisées sorties de détention, les cas de récidive demeurent exceptionnels. Enfin, pour l’exercice 2024, les crédits alloués à la lutte contre la radicalisation violente s’élèvent à 2,6 M€, dont 1,6 M€ sont délégués aux DISP. L’administration pénitentiaire œuvre activement pour endiguer le risque de prosélytisme en détention, tout en assurant un travail de désengagement de l’acte violent des personnes radicalisées au sein de quartiers dédiés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>523</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2497</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Prud’homme</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Manque d’accessibilité de la justice pour les personnes sourdes/malentendantes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            523. — 8 octobre 2024. — M. Loïc Prud’homme alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur le manque d’accessibilité de la justice pour les personnes sourdes ou malentendantes. Pour les personnes sourdes ou malentendantes, la justice représente encore trop souvent une zone de non-droit. M. le député a été interpellé au sein de sa circonscription par des professionnels du secteur au sujet de discriminations dont ont été victimes des personnes sourdes ou malentendantes dans le cadre de procédures judicaires, telles que des refus de dépôt de plainte ou de faire appel à un interprète par des policiers ou des juges n’étant pas informés de l’existence d’un droit à l’assistance en langue de signes françaises prise en charge par l’État. Ce droit est pourtant clairement établi par le premier alinéa de l’article 76 de la loi « handicap » de 2005 qui stipule que « devant les juridictions administratives, civiles et pénales, toute personne sourde bénéficie du dispositif de communication adapté de son choix. Ces frais sont pris en charge par l’État ». Ce manque d’information des agents et parfois des personnes sourdes et malentendantes elles-mêmes entraînent des situations de non-recours ou d’entrave à leurs droits d’accès à la justice et au plein exercice de leur citoyenneté. À ce manque de formation des agents concernant leur obligation d’assurer un accès à un interprète à toute personne sourde en ayant fait la demande, s’ajoute un manque de moyens financiers pour garantir l’effectivité de ce droit. En effet, M. le député a été alerté sur les pratiques de la cour d’appel de Bordeaux, qui est en charge des paiements des interventions des experts judiciaires, parmi lesquels les experts interprètes français/langue des signes française, qui ne délivre plus aucun paiement depuis le mois de juillet 2023 du fait de l’épuisement de leur budget dédié à cette date. Face à ce retard chronique de paiement de leurs prestations, de nombreux interprètes décident de ne plus intervenir dans le cadre de la justice. Ce manque de moyens financiers entraîne des conséquences graves pour les personnes sourdes et malentendantes qui risque de ne plus pouvoir disposer d’aucun interprète pour traduire leurs audiences au tribunal ou auditions de police ou gendarmerie, victimes ou mis en cause, jusqu’à la fin de l’année 2023. M. le député interroge donc M. le ministre sur les mesures qu’il entend mettre en œuvre pour garantir le plein accès à la justice pour les personnes sourdes ou malentendantes sur l’ensemble du territoire national. Il souhaiterait connaître en particulier les mesures qu’il entend mettre en œuvre pour assurer la bonne formation des agents et l’investissement de moyens financiers à la hauteur de cet enjeu fondamental d’égalité des droits pour l’ensemble des concitoyens.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2497</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la justice prend en compte la surdité dans le code de l’organisation judiciaire qui dispose à l’article L.111-2 que les « services publics de la justice concourt à l’accès au droit et assure un égal accès à la justice ». Dès la publication de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées et de son article 76, le ministère a pris les textes d’application nécessaires, tant dans le cadre de la procédure pénale que de la procédure civile. Le droit à un interprète en langue des signes ou en langage parlé complété au cours d’une procédure judiciaire tant en matière pénale qu’en matière civile est garanti. Des dispositions spécifiques sont mises en œuvre et des droits particuliers sont reconnus aux personnes atteintes de surdité, qu’elles soient victimes, au terme de l’article 10-2 7° du code de procédure pénale (CPP), dès le stade de leur dépôt de plainte, ou mise en cause, et ce à tous les stades de la procédure comme cela résulte de l’article préliminaire du CPP. L’assistance d’un interprète, en l’espèce en langue des signes, est ainsi possible. En matière pénale, il convient de rappeler que le recours à un interprète est incontournable uniquement si aucun autre mode de communication ne peut être utilisé avec le prévenu, le code de procédure pénale prévoyant également le recours à tout dispositif technique ou la possibilité de communiquer avec lui par écrit lorsque le prévenu sait lire et écrire. Des bonnes pratiques prenant en compte la surdité au cours de procès d’assises, tant à Amiens qu’à Melun en 2020 et 2021, ont également été valorisées au niveau national par le ministère, afin que l’ensemble des juridictions puisse s’en inspirer dans les affaires qui le justifient. C’est par exemple le cas de l’utilisation des écrans de la salle d’audience - habituellement destinés aux experts pour diffuser des schémas et photographies - pour afficher en temps réel les sous-titres des échanges entre parties grâce au travail de deux transcriptrices placées au fond de la salle, à l’aide d’un logiciel s’appuyant sur la reconnaissance vocale et permettant d’écrire jusqu’à 250 mots par minute. En matière civile, si l’une des parties est atteinte de surdité, le juge désigne un interprète à l’issue d’une procédure sommaire par une décision insusceptible de recours (art. 23-1 du code de procédure civile). La législation sur la protection juridique des majeurs contient des dispositions complémentaires visant à assurer la protection des majeurs protégés dans le cadre des procédures pénales et civiles. Par exemple l’intervention du curateur et du tuteur à tous les stades de la procédure facilite la communication avec le majeur protégé atteint de surdité. Concernant les moyens financiers, le ministère de la justice attache une importance particulière à la situation des interprètes-traducteurs, acteurs indispensables au bon déroulement des procédures judiciaires. Si le rythme de la dépense en matière de frais de justice peut être infléchi par le volume de mémoires mis en paiement, ce qui peut influer sur la temporalité de certains versements, les 242 879 mémoires en matière d’interprétariat et de traduction mis en paiement au cours de l’année 2024 (chiffres arrêtés au 28/11/2024) ont été réglés en moyenne dans un délai de 61 jours. Des formations spécifiques assurent l’effectivité des droits des personnes atteintes de surdité. Les magistrats et les fonctionnaires de greffe bénéficient en effet d’un module orienté sur l’accueil des personnes handicapées et le recueil de la parole dans le cadre de leur formation initiale. De plus, des formations obligatoires relatives au corpus juridique français sur le handicap, dont la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées ratifiée en 2010, sont dispensées aux magistrats en charge des enfants, des affaires familiales, des tutelles et de la protection des majeurs ou par les directeurs des services de greffe prenant la direction de services d’accueil. L’Ecole nationale de la magistrature (ENM) mène également des actions de formation continue des magistrats, à l’instar du module intitulé « justice et handicap » proposé depuis 2021. Plus largement, les actions de formation, proposées par l’ENM au titre de la formation initiale et continue, relatives à l’accueil et la prise en charge spécifique des personnes en situation de handicap sont organisées autour de 3 grands thèmes : identifier le handicap ; connaître les dispositifs juridiques applicables ; accompagner les personnes en situation de handicap. Les agents des accueils des juridictions sont sensibilisés à la langue des signes française. 131 agents ont reçu une formation de 4 jours en 2023. Dans le cadre d’un partenariat depuis 2017 avec l’association Droit Pluriel, sous l’égide du Défenseur des droits et en lien avec le conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), une mallette pédagogique (livret de formation, guide pratique et trois courts-métrages dont un sur la surdité) à destination de toutes les écoles formant les professionnels du droit a été livrée en 2020. Cette mallette (qui traite du handicap en général) est également présentée et commentée depuis 2021 par l’association Droit Pluriel dans le cadre de « tournées handicap et justice » d’une demi-journée, en partenariat avec l’ENM, dans les cours d’appel et grands tribunaux (18 cours d’appel et tribunaux visités à ce jour). L’association Droit Pluriel a également en 2022, en association avec le ministère de la justice et la fondation pour l’audition, produit un guide « rendre le droit accessible aux sourds et malentendants » accompagné de deux courts-métrages. Cette mallette pédagogique et ces « tournées », ainsi que le guide sur la surdité, sont à destination de tous les professionnels du droit et en particulier les personnels des 3 029 point-justice répartis sur l’ensemble du territoire, dont 895 sont implantés au sein des France services qui accueillent et renseignent les usagers. Les point-justice disposent, de surcroît, de formations sur le handicap dispensées par Droit Pluriel. Il s’agit de formations générales (en lien avec la mallette pédagogique) ou spécifiques, comme celle sur la surdité créée en 2023. Les point-justice disposent également d’un numéro téléphonique unique (le 3039-NUAD : numéro unique de l’accès au droit) qui est mis en accessibilité pour les personnes sourdes et malentendantes via le système Acceo, tout comme le numéro unique d’aide aux victimes (111006) et le numéro contact justice.fr. Les conseils départementaux de l’accès au droit (CDAD), dont relèvent les point-justice, mettent aussi progressivement en place des permanences gratuites d’accès au droit en langue des signes ou des partenariats avec la permanence juridique et sociale de Droit Pluriel « Agir handicap » qui a été créée par l’association Droit Pluriel en association avec le ministère et qui est totalement accessible. Tenue par des juristes et des avocats spécialisés, elle permet notamment aux aidants et personnes en situation de handicap de connaître et faire valoir leurs droits. Enfin, la plateforme publique collaborative sur l’accessibilité des établissements recevant du public « AccesLibre » ouverte en 2020, recense d’ores et déjà 518 sites judiciaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>610</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2498</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Dérogation au secret professionnel</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            610. — 8 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la nécessité d’élargir aux psychologues la dérogation au secret professionnel dont bénéficient les professionnels de santé en matière de signalement de violences conjugales. La loi n° 2020-936 du 30 juillet 2020 visant à protéger les victimes de violences conjugales a permis au médecin ou à tout autre professionnel de santé de porter à la connaissance du procureur de la République une information relative à des violences exercées au sein du couple, lorsqu’il estime en conscience que ces violences mettent la vie de la victime majeure en danger immédiat et que celle-ci n’est pas en mesure de se protéger en raison de la contrainte morale résultant de l’emprise exercée par l’auteur des violences, y compris sans l’accord de la victime, mais avec l’obligation de l’en informer. Cette mesure était nécessaire car les victimes de violences conjugales, souvent sous l’emprise de leur conjoint ou compagnon, se trouvent parfois dans un état de sidération voire de terreur et ne sont pas toujours en capacité de consentir. Toutefois, cette dérogation au secret professionnel ne vise que les professionnels de santé. Ce que les psychologues ne sont pas. Or, dans le cadre des consultations qu’ils effectuent, les psychologues sont amenés à recueillir les confidences de leurs patientes. Verbaliser le fait d’être victime n’est jamais aisé. Pourtant, cet exercice est facilité par l’essence même de la consultation en psychologie. Les psychologues se retrouvent ainsi souvent « en première ligne » car les patientes, victimes de violences conjugales, viennent souvent rechercher d’elles-mêmes un accompagnement auprès des psychologues (près de 70 000 en France). Aussi, elle souhaite savoir si, dans l’intérêt des victimes de violences conjugales, il envisage d’élargir cette dérogation au secret professionnel aux psychologues.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2499</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre les violences intrafamiliales est une des priorités du Gouvernement et de la politique pénale du ministère de la Justice. Pour compléter l’arsenal législatif existant en matière de violences conjugales, la loi n° 2020-936 du 30 juillet 2020 a prévu la possibilité pour les médecins et les professionnels de santé de déroger, à certaines conditions, au secret médical. Dès lors, malgré le principe posé à l’article 226-13 du code pénal, ils peuvent procéder au signalement des faits auprès du procureur de la République, dès lors qu’il constate des sévices ou des privations, qui lui permettent de présumer que des violences physiques, sexuelles ou psychiques de toute nature ont été commises à l’encontre d’une victime, sans que le consentement de la victime majeure ne soit nécessaire (article 226-14 3° du code pénal). Cette réforme a permis de mettre en œuvre des travaux inédits menés par un groupe de travail piloté par la Haute fonctionnaire à l’égalité femmes hommes du ministère de la Justice, en étroite collaboration avec le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) et la Haute autorité de santé (HAS) qui a également publié des recommandations sur la prise en charge des violences conjugales en 2018. Tels qu’annoncés par la circulaire du 3 août 2020, ces travaux ont abouti à la rédaction d’un vadémécum destiné à accompagner les professionnels de santé confrontés à de telles situations et encadrant les modalités de transmission de ces signalements. Il est composé : - d’un modèle type de signalement ; - d’une notice d’utilisation de cette trame ; - d’une fiche présentant le circuit de traitement juridictionnel de ce signalement ; - d’une fiche listant les critères du danger et de l’emprise ; - et enfin d’un document présentant les notions d’emprise et de danger immédiats, telles qu’elles émanent des textes et de la jurisprudence. Ce vadémécum a été publié sur l’intranet de la DACG sur la page dédiée aux violences au sein du couple. Il a pour objectif de constituer un document de référence permettant aux procureurs de définir les modalités de collaboration qui leur semblent les plus adaptées aux spécificités locales, à l’occasion de rencontres avec les instances régionales et départementales de santé, qui sont indispensables à la mise en œuvre effective de cette mesure. Aux termes des dispositions du code de la santé publique (CSP), les psychologues ne sont pas reconnus comme étant des « professionnels de santé », catégorie regroupant les professions médicales (L4111-1 et suivants du CSP), les professions de la pharmacie (L4211-1 et suivants du CSP) et les professions d’auxiliaire médicaux (L4311-1 et suivants du CSP). Ils sont cependant tenus au secret professionnel dans le respect de l’article 226-13 du code pénal. En effet, le cadre légal posé par l’article 226-13 du code pénal prévoit qu’il est possible d’être soumis au secret professionnel soit par état ou par profession, soit en raison d’une fonction ou d’une mission temporaire. Conformément à l’article L. 121-6 du code général de la fonction publique, les psychologues appartenant à la fonction publique, en tant qu’agents publics, sont tenus au secret professionnel dans le respect des dispositions susvisées du code pénal. A l’instar des psychologues agents publics, les psychologues libéraux sont tenus au secret professionnel, au sens de l’article 226-13 du code pénal. Cette disposition s’applique par conséquent aux psychologues de manière générale, la Cour de cassation considérant de façon constante que la nature même de leur activité faisant d’eux des « confidents nécessaires », ils doivent être soumis à cette obligation (Crim. 28 octobre 2008, no 08-80.828 ; Crim. 26 juin 2001, no 01-80.456). S’ils se trouvent soumis à une obligation de respect du secret professionnel à raison de leur profession, les psychologues ne bénéficient pas de la faculté de levée du secret en matière de violences conjugales, dans les conditions fixées à l’article 226-14 3° du code pénal. En effet, la proposition de loi à l’origine de la loi n° 2020-936 du 30 juillet 2020 a visé uniquement les médecins et professionnels de santé et découle de travaux préparatoires ayant notamment impliqué le recueil de l’avis du Conseil de l’ordre national des médecins, sans échanges avec le corps professionnel des psychologues. L’extension de la levée du secret professionnel aux psychologues en matière de violences conjugales, dans les conditions fixées à l’article 226-14 3° du code pénal, impliquerait des échanges avec l’ensemble des corps professionnels concernés, parmi lesquels les différentes organisations de psychologues (associations, syndicats, organisations nationales, etc.).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>781</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2500</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Prise en charge des victimes d’erreur de la police</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            781. — 15 octobre 2024. — M. Gérard Leseul attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur au sujet de la prise en charge des victimes d’erreur de la police. Il existe des démarches visant à obtenir réparation des traitements affligés ou indemnisation des dégâts causés lors d’une intervention par erreur des forces de l’ordre au domicile des victimes, mais celles-ci peuvent apparaître longues, voire épuisantes. Surtout, il s’agit de procédures que les victimes elles-mêmes doivent entreprendre, alors qu’elles restent bien souvent perturbées par l’erreur policière. De plus, il leur est également recommandé de faire une déclaration à leur assurance, mais la prise en charge n’est pas toujours acceptée. Même si les erreurs policières sont rares, ces faits entachent l’efficacité des autorités et peuvent entraîner le déclin de la confiance des populations à leur égard. Pour de nombreuses victimes, la situation est d’autant plus douloureuse qu’elles se retrouvent souvent isolées, sans information et sans savoir vers qui se tourner. Il semble donc utile que les forces publiques prévoient une prise en charge des personnes interpellées par erreur manifeste d’appréciation ou négligence. Aussi, M. le député aimerait savoir s’il est possible de mettre en œuvre un tel dispositif, immédiat et systématique, qui permettrait une mise en relation avec le correspondant départemental « aide aux victimes » et une prise en charge globale, comme peuvent en bénéficier les victimes d’infractions pénales. Il serait également hautement souhaitable que la hiérarchie policière prenne l’initiative d’une lettre de regrets. Il souhaite connaître sa position sur le sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2500</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Soucieux de la qualité de la prise en charge des victimes d’erreurs des forces de l’ordre commises lors d’une intervention à leur domicile dans le cadre d’une opération de police judiciaire, le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Justice ont mis en place, depuis plusieurs années, un dispositif structuré de remboursement. Ce dernier est basé sur une attestation remise par les forces de l’ordre à la victime d’une erreur qui lui indique le service spécialisé du ministère de la Justice à saisir, ainsi que la démarche à suivre pour être indemnisée. Une attestation de non-prise en charge du préjudice par l’assurance de la victime est exigée afin d’éviter un double remboursement. Dans un souci permanent de renforcer la qualité de ce dispositif, notamment en assurant sa meilleure identification et visibilité auprès des usagers, le ministère de la Justice a confié récemment sa gestion à un nouveau bureau spécialisé dans le domaine du précontentieux. Ce dernier a pour mission de traiter les demandes d’indemnisation formulées par les usagers en réparation des préjudices causés, sur l’ensemble du territoire national. Enfin, toujours pour améliorer la prise en charge des victimes, le ministère de la Justice travaille à la mise en place prochaine d’un portail en ligne, actuellement en cours d’expérimentation sur plusieurs départements pilotes, pour le dépôt et la gestion des demandes d’indemnisation concernant les bris de porte occasionnés par erreur lors des interventions des forces de l’ordre. Directement accessible, avec un QR code présent sur l’attestation remise par les forces de l’ordre, le portail vise à améliorer l’information de l’usager sur ses droits, les documents à fournir et son éligibilité à l’indemnisation, grâce à un test d’éligibilité en ligne. Par ailleurs, le traitement dématérialisé des demandes doit permettre de réduire les délais de traitement et d’éviter les échanges par mail et par courrier. Enfin, l’usager pourra suivre en temps réel l’avancement de son dossier d’indemnisation. Bien entendu, dans le cas particulier de personnes vulnérables ou se trouvant dans l’impossibilité de déposer une demande dématérialisée, une demande par courrier restera toujours possible.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>791</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2500</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Mandon</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Mesures en faveur de la lutte contre le trafic d’espèces sauvages</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            791. — 15 octobre 2024. — M. Emmanuel Mandon attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la multiplication préoccupante ces derniers temps des saisies d’espèces sauvages exceptionnellement variées (magot, serval, ouistiti, toucans, ara bleu, cacatoès blanc, …), signe de l’intensification des transactions issues du trafic illégal d’animaux sauvages protégés, rendues de plus en plus facilement accessibles par internet et les réseaux sociaux. Pour lutter contre le commerce d’espèces protégées, notre pays dispose de l’excellent travail de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP) et d’un réseau de parcs zoologiques et d’associations impliqués dont le refuge Tonga Terre d’accueil de Saint Martin de la Plaine dans la circonscription de M. le député qui recueillent depuis 2008 les animaux sauvages saisis par les autorités le temps de la procédure. La France dispose également de la législation la plus sévère d’Europe. Outre l’extension du recours aux techniques d’enquête dérogatoires du droit commun au trafic d’espèces protégées, la loi du 8 août 2016 a également renforcé les sanctions, les délinquants s’exposant à une peine de 3 ans d’emprisonnement et une amende de 150 000 euros et lorsque ce commerce illicite est commis en bande organisée, l’amende est portée 750 000 euros et 7 ans de prison. Or la saisie de l’animal reste souvent la seule sanction. Elle ne constitue pas une condamnation acceptable, suffisante et dissuasive. Face à la menace directe et croissante que représente le trafic d’espèces sauvages pour la biodiversité et la sécurité sanitaire, il lui demande s’il entend s’emparer de cette problématique et inciter les tribunaux à condamner plus sévèrement les détentions et les trafics illégaux comme la loi le leur permet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2501</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif législatif français de répression du trafic d’espèces protégés s’inscrit dans un environnement normatif international. La Convention sur le commerce international des espèces de faune et flore sauvages menacées d’extinction, dite Convention de Washington ou CITES, signée à Washington le 3 mars 1973, réglemente le passage en frontières de milliers d’espèces animales et végétales. Les dispositions de cette Convention, qui compte 184 États Parties, s’appliquent aux animaux et plantes des espèces inscrites dans ses annexes. Cette convention a notamment pour objectif de garantir que le commerce international de ces espèces ne nuise pas à la biodiversité. La France y a adhéré le 11 mai 1978 par l’effet de la loi 77-1423 du 27 décembre 1977. Au niveau européen, la directive 2008/99/CE du 19 novembre 2008 relative à la protection de l’environnement par le droit pénal, a demandé aux États membres de l’Union Européenne d’établir des sanctions pénales « effectives, proportionnées et dissuasives ». Parmi les infractions visées par cette directive, aux article 3 et 4, figurent les incriminations suivantes : - « f) la mise à mort, la destruction, la possession ou la capture de spécimens d’espèces de faune et de flore sauvages protégées sauf dans les cas où les actes portent sur une quantité négligeable de ces spécimens et ont un impact négligeable sur l’état de conservation de l’espèce ; g) le commerce de spécimens d’espèces de faune ou de flore sauvages protégées ou de parties ou produits de ceux-ci sauf dans les cas où les actes portent sur une quantité négligeable de ces spécimens et ont un impact négligeable sur l’état de conservation de l’espèce ; h) tout acte causant une dégradation importante d’un habitat au sein d’un site protégé ; » En réponse aux critères établis par cette directive, mentionnés supra, les lois n° 2016-1087 du 8 août 2016 et n° 2019-773 du 24 juillet 2019 ont renforcé le quantum des peines applicables pour les infractions définies à l’article L. 415-3 du code de l’environnement. Le quantum de la peine encourue a ainsi été porté de 2 à 3 ans pour les infractions de ce texte, permettant d’atteindre le seuil de peine nécessaire pour effectuer certaines investigations dans le cadre de commissions rogatoires ou pour recourir aux techniques spéciales d’enquête. Désormais, les faits incriminés par l’article L. 415-3 du code de l’environnement sont punis de trois ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende et, lorsqu’ils sont commis en bande organisée, de 7 ans et 750 000 euros d’amende. Le ministère de la Justice est mobilisé sur la question du trafic des espèces protégés. Il a ainsi rappelé aux parquets dans sa circulaire du 9 octobre 2023 « de politique pénale en matière de justice environnementale » la nécessité de recourir aux techniques spéciales d’enquête afin de lutter contre les trafics, d’espèces protégés notamment, opérés par des réseaux criminels, et l’importance d’appréhender les enjeux financiers inhérents à ce contentieux dans les investigations. En déclinaison, la mise en œuvre des dispositions de ces articles du code de l’environnement fait l’objet d’un traitement soutenu par l’autorité judiciaire avec un taux de réponse pénale moyen de plus de 97 % des affaires entre 2017 et 2022, selon les services statistiques du ministère de la Justice, dont près de la moitié font l’objet de poursuites. S’agissant des condamnations prononcées, elles sont en augmentation, en nombre, sur la période 2015-2022. Elles faisaient l’objet de peines d’emprisonnement à hauteur de 17,7 %, en 2022, et de peines d’amende à hauteur de 93,7 % des condamnations. Face aux phénomènes de délinquance les plus graves, les juridictions spécialisées que sont les pôles régionaux environnementaux et les juridictions interrégionales spécialisées disposent d’une compétence concurrente à celle des juridictions de droit commun. Les pôles régionaux environnementaux exercent ainsi une compétence pour les affaires complexes, notamment à raison de leur technicité, de l’importance des préjudices ou du ressort géographique sur lequel elles s’étendent. Les juridictions interrégionales spécialisées, quant à elles, sont compétentes pour les affaires de grande complexité qui se caractérisent par un grand nombre d’auteurs, l’importance du nombre de victimes, du préjudice, la multiplicité des lieux de commission des faits ou la nécessité d’engager une coopération internationale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>814</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2501</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Efficacité de la procédure de reprise des logements abandonnés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            814. — 15 octobre 2024. — M. Romain Daubié attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur un aspect réglementaire de la procédure de reprise d’un logement abandonné par le locataire. Le « départ à la cloche de bois », ou abandon du logement par le locataire, constitue un phénomène de plus en plus répandu, dont la gestion pour le propriétaire s’avère longue et complexe. Cet abandon de logement est caractérisé quand le locataire quitte son logement sans respecter de préavis et surtout, sans alerter le propriétaire. Ces situations, de plus en plus fréquentes, condamnent le propriétaire à engager une procédure judiciaire. En 2023, environ 5 000 procès-verbaux ont été dressés par des huissiers de justice pour des cas d’abandon de logement. Le propriétaire bailleur se retrouve ainsi sans loyer et surtout sans possibilité de récupérer son logement avant de nombreux mois. Car le seul départ du locataire du logement ne suffit pas à résilier le bail. Une procédure de reprise d’un logement abandonné, souvent longue et coûteuse, doit alors être lancée par le propriétaire. La procédure de reprise d’un logement abandonné par le locataire a été instaurée par la loi dite « Béteille » n° 2010-1609 du 22 décembre 2010, qui a créé l’article 14-1 de la loi du 6 juillet 1989. Il s’agit d’une procédure visant à reprendre rapidement un logement laissé vacant par un locataire qui, généralement en situation d’impayés ou pour diverses autres raisons, n’a pu ou voulu mettre en place les formalités légales d’état des lieux de sortie et de remise des clefs au propriétaire. Le décret n° 2011-945 du 10 août 2011 relatif aux procédures de résiliation de baux d’habitation et de reprise des lieux en cas d’abandon a précisé la procédure d’obtention de l’ordonnance de reprise du bien, après mise en demeure du locataire. Ainsi, à la suite du procès-verbal d’abandon, qui ne peut intervenir qu’après un délai d’un mois de mise en demeure du locataire, il appartient au commissaire de justice de déposer une requête devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire, afin de faire constater judiciairement l’abandon par le locataire et solliciter une ordonnance aux fins de reprise du logement. Le magistrat s’appuie alors sur les pièces du dossier (bail, attestations, témoignages…) et notamment le procès-verbal d’abandon circonstancié. Le magistrat qui aurait le moindre doute sur la notion d’abandon peut rejeter la demande et renvoyer les parties à mieux se pourvoir. Par parallélisme, le magistrat qui ordonne la reprise sera nécessairement intimement convaincu que l’abandon est manifeste et que le locataire a failli à ses obligations. À ce jour, l’ordonnance rendue par le juge doit être signifiée par procès-verbal de recherche infructueuse et ne permet de procéder à la reprise matérielle des lieux qu’à l’issue d’un délai d’opposition d’un mois, tel que cela est défini à l’article 8 du décret n° 2011-945 du 10 août 2011. Néanmoins, dans l’immense majorité des cas, il n’est jamais formé aucune opposition. Cette voie de recours est pourtant suspensive d’exécution. Le bailleur doit alors encore patienter et attendre un certificat de non-opposition délivré à l’issue du délai d’un mois, malgré le premier constat du commissaire de justice que le locataire a abandonné les lieux. À ces délais réglementaires, s’ajoutent évidemment les délais de traitement des tribunaux, qui mène parfois la procédure de reprise du logement abandonné à plus de 6 mois. En l’état, cette procédure ne paraît pas satisfaisante, notamment dans le cadre de la crise actuelle du logement, qui nécessite que tous les logements disponibles soient remis sur le marché le plus rapidement possible. Une solution à ce délai réglementaire pourrait être de conférer force exécutoire sur minute à l’ordonnance visée à l’article 6 du décret n° 2011-945 du 10 août 2011 relatif aux procédures de résiliation des baux d’habitation et de reprise des lieux en cas d’abandon et supprimer ainsi le délai d’opposition d’un mois. Il sollicite ainsi son avis sur cette question, afin d’améliorer l’efficacité de la procédure de reprise des logements abandonnés par le locataire. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2502</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La procédure spéciale de reprise instituée par la loi dite « Béteille », prévue par l’article 14-1 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 et le décret n° 2011-945 du 10 août 2011 relatif aux procédures de résiliation de baux d’habitation et de reprise des lieux en cas d’abandon, qui en précise les conditions d’application, facilitent la reprise, par le bailleur, d’un bien immobilier abandonné par son locataire en permettant une procédure plus souple et plus rapide que celle de l’expulsion. Cette procédure comporte plusieurs facteurs de rapidité et de souplesse. Tout d’abord, le juge saisi par voie de requête statue par ordonnance, selon une procédure non contradictoire (articles 1 à 3 du décret du 10 août 2011). A cet égard, il est relevé qu’au plan national la moyenne du traitement des requêtes s’établit à moins d’un mois. De plus, le délai d’opposition du locataire à l’encontre de cette l’ordonnance est enfermé dans le délai d’un mois à compter de sa signification qui elle-même doit intervenir dans un délai de deux mois sous peine de caducité (articles 5 à 6 du décret du 10 août 2011). Par ailleurs, cette procédure spéciale tient compte à la fois des principes directeurs du procès et de la spécificité de l’objet de ce contentieux relatif au logement. L’ordonnance est ainsi susceptible d’une voie de recours, celle de l’opposition, aux fins de respecter, de manière différée, le principe fondamental de la contradiction posé à l’article 14 du code de procédure civile dont l’article 17 tire les conséquences en disposant que « lorsque la loi permet ou la nécessité commande qu’une mesure soit ordonnée à l’insu d’une partie, celle-ci dispose d’un recours approprié contre la décision qui lui fait grief ». Le juge saisi d’une telle opposition étant susceptible de revenir sur sa décision de reprise des lieux, l’ordonnance n’est pas exécutoire sur minute et son exécution est suspendue pendant le délai d’opposition et en cas d’exercice de cette voie de recours (article 6 du décret du 10 août 2011). Conférer force exécutoire sur minute à l’ordonnance et supprimer la faculté d’opposition du locataire ouverte par l’article 6 du décret du 10 août 2011 contreviendrait au droit au recours, qui a valeur constitutionnelle et conventionnelle. Cette évolution aboutirait de manière systématique à rendre une décision exécutoire, sans que le locataire n’ait à un moment quelconque de la procédure eu l’occasion de présenter ses éventuels moyens de défense. La procédure actuelle parait donc équilibrée et sécurisée de sorte qu’il n’est pas envisagé de la faire évoluer.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>832</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2503</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Application de l’article 432‑12 du code pénal</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            832. — 15 octobre 2024. — M. David Habib attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la dérogation prévue par l’article 432-12 du code pénal. En effet, ce dernier dispose que « Toutefois, dans les communes comptant 3 500 habitants au plus, les maires, adjoints ou conseillers municipaux délégués ou agissant en remplacement du maire peuvent chacun traiter avec la commune dont ils sont élus pour le transfert de biens mobiliers ou immobiliers ou la fourniture de services dans la limite d’un montant annuel fixé à 16 000 euros ». Il lui demande si ce montant de « 16 000 euros » doit s’entendre toutes taxes comprises (TTC) ou hors taxes (HT).]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2503</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A titre liminaire, il convient de rappeler que les principes constitutionnels de séparation des pouvoirs et d’indépendance de l’autorité judiciaire interdisent au ministre de la Justice de commenter ou d’interférer dans les décisions de l’autorité judiciaire. De même, en application de l’article 1er de la loi du 25 juillet 2013, il n’appartient pas non plus au ministre de la Justice de donner quelque instruction que ce soit aux parquets dans le cadre de dossiers individuels. L’article 432-12 du code pénal dispose en son premier alinéa que « le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public ou par une personne investie d’un mandat électif public, de prendre, recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un intérêt de nature à compromettre son impartialité, son indépendance ou son objectivité dans une entreprise ou dans une opération dont elle a, au moment de l’acte, en tout ou partie, la charge d’assurer la surveillance, l’administration, la liquidation ou le paiement, est puni de cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 500 000 €, dont le montant peut être porté au double du produit tiré de l’infraction. » Cet article prévoit en son deuxième alinéa une exonération de responsabilité pénale pour les maires, adjoints ou conseillers municipaux délégués ou agissant en remplacement du maire ; qui peuvent chacun traiter avec la commune dont ils sont élus, si cette commune compte 3500 habitants au plus, pour le transfert de biens mobiliers ou immobiliers ou la fourniture de services dans la limite d’un montant annuel fixé à 16 000 euros. La loi ne précise pas si ce montant de 16 000 euros est prévu hors taxe (HT) ou toutes taxes comprises (TTC). Si la Cour de cassation a pu juger que ce plafond de 16 000 euros devait s’entendre du montant total prévu au marché de travaux ou de fournitures et non du montant du lot confié à l’élu municipal bénéficiant de cette dérogation (Cass. crim., 4 juin 1996), elle n’a, à notre connaissance, jamais eu à se prononcer sur le caractère HT ou TTC de ce montant. La doctrine ne semble pas non plus s’être penchée sur la question. Plusieurs arguments nous paraissent néanmoins plaider en faveur d’un montant entendu HT. En premier lieu, il y a lieu de rappeler que cette « dérogation » au délit de prise illégale d’intérêt a été à l’origine introduite par la loi n° 67-467 du 17 juin 1967 qui fixait le plafond à 10 000 francs. Or, à l’époque, la taxe sur la valeur ajoutée n’était pas applicable à l’ensemble des activités économiques. En effet, créée par la loi du 10 avril 1954, elle ne s’appliquait qu’aux grandes entreprises. Elle n’a été étendue à l’ensemble des activités commerciales que par la loi n° 66-10 du 6 janvier 1966, entrée en vigueur en 1968, et à l’ensemble des activités économiques, notamment certaines activités libérales, que par la loi du 29 décembre 1978 transposant la directive N°77/388/CEE du 17 mai 1977. Il se déduit ainsi de ces éléments que le plafond de 10 000 francs, prévu par le législateur, était nécessairement HT lors de l’entrée en vigueur du deuxième alinéa de l’article 432-12 du code pénal. En deuxième lieu, il convient de constater que les personnes assujetties à la TVA peuvent être soumises à des taux différents en fonction de leur secteur d’activité, bénéficier d’une franchise de TVA (293 B du CGI) ou même être exonérées de TVA (articles 256 B ou 261 du CGI). Dès lors, retenir un plafond TTC donnerait lieu à une application différenciée de cette exonération en fonction des justiciables et viendrait contredire le principe constitutionnel d’égalité devant l’application de la loi pénale. En troisième lieu, dans le silence de la loi, une interprétation in favorem au justiciable doit être privilégiée. Par conséquent, pour l’ensemble de ces raisons et sous réserve d’un avis contraire et souverain des juridictions judiciaires, le montant de 16 000 euros susmentionné doit s’entendre HT.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>866</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2503</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Conditions d’accès aux centres d’accueil provisoire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            866. — 15 octobre 2024. — Mme Alexandra Masson rappelle à M. le garde des sceaux, ministre de la justice, que tout au long de l’année 2023, près de 20 000 migrants étaient arrivés en France en se déclarant mineurs, sans être accompagnés d’un autre membre de leur famille. Dans le cadre de la protection de l’enfance, la prise en charge de ces « mineurs non accompagnés » (MNA) relève des services de l’aide sociale à l’enfance (ASE) mis en place par les conseils départementaux. Quand une personne se présente comme mineure et privée de la protection de sa famille, le service de l’ASE doit organiser un accueil provisoire d’urgence (également appelé « mise à l’abri ») selon l’article L. 223-2 du code de l’action sociale et des familles (CASF). Le 19 avril 2023, le préfet des Alpes-Maritimes avait réquisitionné un gymnase municipal de la ville de Menton afin d’accueillir des mineurs non accompagnés (MNA) de nationalité étrangère issus de pays non communautaires. La visite de ce « centre d’accueil pour MNA » de Menton avait été refusé à Mme la députée par le personnel du département des Alpes-Maritimes qui en avait la charge. Selon l’article 719 du code de procédure pénale, « les députés, les sénateurs, les représentants au Parlement européen élus en France sont autorisés à visiter à tout moment les centres éducatifs fermés mentionnés à l’article L. 113-7 du code de la justice pénale des mineurs ». L’article L. 113-7 du code de la justice pénale des mineurs précise en outre que « les centres éducatifs fermés sont des établissements publics ou des établissements privés habilités dans des conditions prévues par décret en Conseil d’État. Au sein de ces centres, les mineurs font l’objet des mesures de surveillance et de contrôle ». Elle lui demande de lui préciser si les « centres d’accueil provisoire » qui prennent en charge les MNA étrangers sont inclus dans les établissements prévus par la loi pour être visités par un parlementaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2504</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En 2023, 19 370 mineurs non accompagnés ont été reconnus comme tels par l’autorité judiciaire et confiés aux services de l’aide sociale à l’enfance. En application de l’article L.221-2-4 du code de l’action sociale et des familles (CASF), issu de la loi n° 2022-140 du 7 février 2022 relative à la protection des enfants, l’évaluation de la minorité et de l’isolement, ainsi que la mise à l’abri sont de la responsabilité des conseils départementaux, au regard de leurs compétences en matière de protection de l’enfance. Ainsi, les dispositions concernant ces dernières ne relèvent pas de la compétence du ministre de la Justice. Les structures en charge de cette évaluation et de cette mise à l’abri doivent être distinguées des centres éducatifs fermés (CEF), qui sont régis par l’article L. 113-7 du code de la justice pénale des mineurs (CJPM). Les CEF accueillent en effet exclusivement des mineurs faisant l’objet d’une prise en charge pénale, dans le cadre d’un contrôle judiciaire, d’un sursis probatoire, d’un placement à l’extérieur ou à la suite d’une libération conditionnelle. Ils offrent un suivi éducatif et pédagogique renforcé, adapté à l’âge et à la personnalité des mineurs concernés. Ces établissements n’accueillent, à l’inverse, aucun mineur faisant l’objet d’une prise en charge au titre de la protection de l’enfance. L’article L. 113-4 du CJPM prévoit spécifiquement la possibilité de visite des CEF et de tous les établissements relevant du CJPM, pour les députés et les sénateurs, ainsi que les représentants au Parlement européen élus en France. L’article 719 du code de procédure pénale permet de même aux députés, sénateurs, représentants au Parlement européen élus en France, aux bâtonniers sur leur ressort ou à leur délégué spécialement désigné au sein du conseil de l’ordre, de visiter à tout moment des lieux de privation de liberté limitativement énumérés, tels que les locaux de garde à vue, les zones d’attente, les établissements pénitentiaires et les CEF. C’est en application des dispositions de ces articles qu’il est possible de visiter de telles structures. Aucune disposition similaire ne prévoit, à l’inverse, la possibilité de visites des établissements ou services assurant des accueils au titre de la protection de l’enfance, ou de ceux assurant la mise à l’abri dans le cadre de l’accueil provisoire d’urgence des personnes se déclarant mineures et privées temporairement ou définitivement de la protection de leur famille.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>903</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2504</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jordan Guitton</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Matériel utilisé par les surveillantes pénitentiaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            903. — 15 octobre 2024. — M. Jordan Guitton interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le matériel utilisé par les surveillantes pénitentiaires. En effet, dans les établissements pénitentiaires, certaines surveillantes pénitentiaires ne disposent pas du matériel adéquat afin de mener à bien leur mission dans de bonnes conditions. Le matériel proposé aux surveillants pénitentiaires est dans la majorité des cas prévus pour des hommes. De surcroît, dans certains établissements, le port du gilet pare-balles est obligatoire et pose des problèmes au regard du physique féminin. En 2022, il y avait environ 5 000 agressions sur les surveillants pénitentiaires, soit environ une agression pour 6 surveillants, chaque année. Il conviendrait de donner aux surveillantes pénitentiaires le bon matériel afin qu’elles puissent exercer dans les meilleures conditions possibles et évidemment, les protéger. Il souhaiterait donc savoir s’il compte agir afin de donner du matériel adéquat aux surveillantes pénitentiaires et s’il compte prendre des mesures afin d’améliorer les conditions de travail de cette profession.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2504</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le renforcement de la sécurité des agents de l’administration pénitentiaire et la protection de leur intégrité physique et morale constituent une priorité absolue du garde des sceaux, ministre de la justice. En janvier 2018, la direction de l’administration pénitentiaire (DAP) a acté la généralisation du gilet pare-lame à l’ensemble des agents de surveillance. Cet équipement, aujourd’hui généralisé, permet une protection pare-lame et pare-aiguilles, ainsi qu’une protection balistique contre les armes de poing et certaines armes d’épaule. Ils peuvent donc être utilisés en tant gilets pare-balle, à l’intérieur comme à l’extérieur des établissements pénitentiaires. Dans le cadre du renouvellement du marché public, la DAP a recueilli les retours d’expérience des personnels afin d’améliorer leurs équipements de sécurité. A l’aune de leurs remarques, le choix a été fait de s’associer au marché des gilets pare-lame du ministère de l’intérieur en décembre 2023. Scindé en deux lots (masculin et féminin), il offre une grande diversité de tailles de gilets (63 tailles). Des gilets pare-lame adaptés à la morphologie des personnels féminins sont donc désormais proposés aux agentes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>924</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2505</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Manque d’effectifs au tribunal judiciaire de Chaumont (Haute-Marne)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            924. — 15 octobre 2024. — Mme Laurence Robert-Dehault attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les difficultés rencontrées par le tribunal judiciaire de Chaumont (Haute-Marne) en matière de personnel (3 postes non pourvus en septembre 2023 et plusieurs magistrats ayant cessé ou réduit leur activité pour raisons de santé). En effet, Mme la députée a été saisie par M. le bâtonnier de l’Ordre des avocats de Haute-Marne qui l’a interpellée sur les conséquences du manque d’effectifs au sein dudit tribunal : allongement des délais d’audience des affaires familiales, aujourd’hui de l’ordre du semestre ; séances de référé ne répondant plus à aucune notion d’urgence ; audiences du tribunal de proximité de Saint Dizier inexistantes ; affaires civiles traitées au ralenti ; allongement du délai de traitement des demandes des justiciables : passé de quelques jours début 2023 à 4 mois fin décembre 2023. Toutes ces conséquences nuisent au bon fonctionnement du service public, notamment du service des affaires familiales. Elle lui demande donc ce qu’il compte faire et dans quel délai précis, pour remédier à cette pénurie d’effectifs et d’affecter les effectifs nécessaires à la restauration du bon fonctionnement du tribunal.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2505</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre de la politique de recrutements engagée, les effectifs de magistrats connaissent un net renforcement, notamment par le biais des promotions d’auditeurs de justice. A ce titre, les deux promotions actuellement en formation à l’École nationale de la magistrature comprennent chacune un nombre inédit d’auditeurs de justice comme en témoigne le seuil historique de 470 postes offerts à ceux de la promotion 2024. La durée de la formation initiale des auditeurs de justice est de 31 mois. C’est dans ce contexte que le tribunal judiciaire de Chaumont, qui connaissait trois vacances de postes jusqu’au 1er septembre 2024, a connu l’arrivée de quatre auditeurs de justice, permettant ce jour à la juridiction chaumontaise de disposer d’effectifs de magistrats au complet. De même, le tribunal judiciaire de Chaumont bénéficie du renfort d’un magistrat honoraire exerçant des fonctions juridictionnelles. Le caractère récent de ce renforcement ne permet pas encore d’en mesurer les effets. Enfin, Madame la première présidente et Monsieur le procureur général près la cour d’appel de Dijon, dont dépend le tribunal judiciaire de Chaumont, ont la possibilité d’affecter temporairement dans celle-ci des magistrats placés afin de soutenir cette juridiction et de résorber, le cas échéant, un stock qui serait jugé trop important. A ce titre, au 6 novembre 2024, les chefs de la cour d’appel disposent respectivement de cinq magistrats placés au siège et deux magistrats placés au parquet.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>926</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2505</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Le Coq</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Responsabilités pénales s’agissant des victimes de l’amiante</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            926. — 15 octobre 2024. — M. Aurélien Le Coq interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les responsabilités pénales s’agissant des victimes de l’amiante. L’exposition à l’amiante, matériau naturel fibreux utilisé dans le secteur du bâtiment et l’industrie jusqu’en 1997, peut entraîner des maladies pulmonaires chroniques et causer plusieurs types de cancer. En 2007, soit 10 ans après son interdiction, l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) estimait à 2 millions le nombre de travailleurs potentiellement exposés, lors d’activités d’entretien ou de maintenance notamment. Ses effets nocifs étaient déjà documentés depuis plusieurs années. On estime que l’exposition à l’amiante aura à terme causé de 120 000 à 180 000 décès de travailleurs. Pourtant, selon le ministère du travail lui-même, les budgets alloués aux campagnes de sensibilisation et d’information sur les dangers de l’amiante ont diminué de 30 % entre 2017 et 2020. Il se joint à l’Association régionale de défense des victimes de l’amiante du Nord - Pas-de-Calais (ARDEVA) pour demander quelles instructions il a données ou compte donner aux parquets afin d’établir les responsabilités pénales.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2505</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Prenant toute la mesure des souffrances des victimes de l’exposition à l’amiante, le ministre de la justice, garde des sceaux, partage la légitime préoccupation de voir les procédures judiciaires engagées en ce domaine traitées avec toute l’attention et l’efficacité requises. D’importants moyens ont été mis en œuvre, dans un souci de bonne administration de la justice, pour aboutir au traitement des plaintes déposées par les victimes de l’amiante et ce depuis 1996. Les dossiers relatifs à l’amiante sont en effet devenus l’une des priorités des pôles de santé publique et de l’environnement de Paris et Marseille, tant du côté du siège que du parquet. Les pôles de santé publique et de l’environnement ont vu depuis leur installation au 1er septembre 2003 augmenter leurs moyens de manière constante. Au sein du pôle de Paris, un inspecteur du travail avait notamment été recruté, en septembre 2012, spécifiquement aux fins d’améliorer le traitement des dossiers relatifs à l’exposition à l’amiante. A la fin septembre 2024, les pôles de santé publique et de l’environnement de Paris et Marseille ont eu à connaître de 76 procédures relatives à l’exposition à l’amiante depuis leur création, dont 33 sont toujours en cours. Parallèlement, les moyens d’enquête ont été durablement renforcés. L’Office central de lutte contre les atteintes environnementales et la santé publique (OCLAESP), principal service d’enquête saisi sur ce contentieux, dispose désormais de dix détachements sur l’ensemble du territoire, qui sont tous en mesure de traiter des procédures relatives à l’exposition à l’amiante. En complément, la gendarmerie nationale a spécialement formé de multiples enquêteurs à ce type d’infractions, qui sont titulaires de qualifications spécifiques en la matière : au sein de l’OCLAESP, mais également au sein d’autres unités ou services, lesquels peuvent être saisis par les magistrats afin d’apporter leur expertise aux enquêtes pénales. Enfin, depuis 2022, l’OCLAESP a développé une capacité d’engagement sur le terrain capable de mener des investigations et constatations en milieu dégradé en liens très étroits avec la Force nationale nucléaire radiologique biologique chimique (F2NRBC) et l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). Le garde des sceaux est parfaitement conscient de l’émoi suscité par le traitement judiciaire et administratif de ces dossiers, notamment récemment, à l’occasion des décisions de non-admission rendues par la Cour de cassation à la suite de pourvois formés par les parties civiles à l’encontre d’arrêts de confirmation d’ordonnances de non-lieu dans les dossiers dits « NORMED » et « ETERNIT ». Cependant, il doit être rappelé qu’en application des principes constitutionnels de séparation des pouvoirs et d’indépendance de l’autorité judiciaire, il n’appartient pas au garde des sceaux de donner quelque instruction que ce soit aux parquets dans le cadre d’affaires individuelles, ni d’interférer dans les procédures judiciaires, à quelque stade que ce soit, ni même de les commenter. Monsieur le député doit être convaincu que la mobilisation de l’autorité judiciaire sur ce sujet reste entière et qu’elle n’a d’autre motivation que d’aboutir à des solutions humainement acceptables et incontestables juridiquement. A toutes fins utiles, il est rappelé que les victimes des conséquences d’une exposition à l’amiante, qu’elle soit professionnelle ou environnementale, ainsi que leurs ayant droits en cas de décès, ont la faculté de saisir le Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (FIVA) d’une demande d’indemnisation de leurs préjudices.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>929</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2506</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Commission de discipline ou mesures alternatives</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            929. — 15 octobre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le projet de la chancellerie visant à mettre en place des alternatives aux poursuites pour la majeure partie des infractions commises en prison. En effet, selon les syndicats de la pénitentiaire, un projet de décret prévoirait de réduire les sanctions encourues en cas de trafic de drogue, de téléphone portable ou encore de menaces de mort à l’encontre du personnel. Il s’agirait ni plus ni moins que de supprimer quasiment les commissions de discipline afin de faire baisser artificiellement les mauvaises statistiques face à la recrudescence des infractions disciplinaires en prison, faute de personnel pour y répondre en temps utile et de lieux dédiés pour effectuer les éventuelles sanctions. Ainsi, finies les sanctions exemplaires dans les prisons face à ces infractions, place aux mesures à caractère pédagogique. Or pour les syndicats pénitentiaires ce texte serait « démagogique », car proposant des mesures impossibles à mettre en place dans des prisons où le taux de surpopulation atteint 125 % et où les surveillants sont souvent bien démunis ; d’autant plus que les Français ne comprennent pas ce « en même temps » sécuritaire où face au futur « laxisme » dans les prisons, le ministère de l’intérieur continue de prôner la répression et se vante de réaliser des opérations « place nette XXL » à l’extérieur des prisons. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement entend enfin renforcer les sanctions et surtout les moyens des commissions de discipline pour véritablement lutter contre les infractions qui se développent de manière exponentielle en prison.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2506</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre les violences et la commission d’infractions en détention est une priorité du ministère de la justice. Elle est la condition sine qua non d’un environnement de travail sécurisé pour les personnels pénitentiaires. Au sein des établissements pénitentiaires les plus surpeuplés, les réponses disciplinaires prononcées lors des commissions de discipline (CDD) sont parfois rendues dans un délai allant jusqu’à 6 mois, du fait de l’encombrement de ces instances. L’engorgement des commissions de discipline des établissements pénitentiaires a favorisé l’expérimentation de procédures alternatives aux poursuites disciplinaires au sein de plusieurs directions interrégionales des services pénitentiaires. Ces mécanismes ont pour vocation d’apporter une réponse immédiate aux incidents de faible gravité et éviter ainsi que ne se développe un sentiment d’impunité parmi la population pénale. Le décret n° 2024-1062 du 25 novembre 2024 relatif à la procédure alternative aux poursuites disciplinaires applicable aux personnes détenues majeures et modifiant le code pénitentiaire entérine cette pratique et définit ses contours.  La procédure alternative aux poursuites disciplinaires est réservée aux personnes détenues majeures et ne peut être appliquée que pour certaines fautes du 2ème degré et toutes les fautes du 3ème degré. Elle implique que la personne détenue reconnaisse les faits reprochés et consente à la mesure de réparation proposée. Les mesures de réparation peuvent être classées en trois catégories : les mesures à visée pédagogique (rappel à la règle, rédaction d’une lettre d’excuses ou d’un écrit sur les faits commis) ; les mesures à visée restaurative (remise en état ; médiation ; action de sensibilisation) et les mesures de privation (privations d’achats en cantine, d’activités culturelles, sportives ou de loisirs, d’un appareil acheté ou loué via l’administration). Les autorités judiciaires sont informées de la bonne exécution des mesures de réparation. Si la mesure de réparation n’est pas exécutée par la personne détenue dans son intégralité, les faits reprochés peuvent faire l’objet de poursuites disciplinaires. La procédure alternative aux poursuites disciplinaires est un moyen supplémentaire de répondre aux fautes commises en détention. Elle ne se substitue pas aux poursuites disciplinaires mais permet de prioriser l’audiencement des actes violents en CDD. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>931</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2507</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Leseul</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Surpopulation carcérale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            931. — 15 octobre 2024. — M. Gérard Leseul attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, au sujet de la densité carcérale. Depuis plusieurs semaines, les organisations syndicales représentatives des personnels pénitentiaires alertent sur l’augmentation de la pression carcérale. Au 1er mars 2024, 76 766 personnes détenues étaient incarcérées pour 61 737 places opérationnelles dans les détentions, soit une densité carcérale moyenne de 124 %. Plus précisément, il semble que la densité carcérale reste maîtrisée dans les établissements pour peine. Mécaniquement, la surpopulation carcérale s’exprime fortement dans les maisons d’arrêt avec une densité carcérale moyenne de 148 %. Il est même fait état d’établissements qui dépassent les 200 % d’occupation. Les organisations syndicales ajoutent qu’à cela s’ajoute la vacance de certains postes parmi le personnel de surveillance. Le taux de couverture moyen serait de 90 %. Cette double difficulté est de nature à créer des conditions de travail, pour le personnel et de détention pour les détenus, fortement dégradées. Les maisons d’arrêt accueillent des prévenus et des détenus pour des courtes peines, l’objectif prioritaire de ces établissements est de prévoir la réinsertion des détenus dans la vie civile. Or avec les conditions de détention actuelles, il semble que cette mission de réinsertion soit manifestement compromise. Il l’interroge pour avoir connaissance des mesures qui vont être mises en place en urgence pour limiter la surpopulation carcérale et renforcer les effectifs de l’administration pénitentiaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2507</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la justice poursuit son engagement afin d’améliorer les conditions de travail des personnels pénitentiaires, ainsi que les conditions de détention des personnes placées sous main de justice (PPSMJ). Le service public pénitentiaire prend en charge les PPSMJ prévenues ou condamnées, en milieux ouvert et fermé. Elle contribue à l’insertion ou à la réinsertion des PPSMJ et concourt à la sauvegarde de l’ordre public. Pour autant, les décisions judiciaires dont elle assure l’exécution sont rendues dans le cadre des articles 64 et 66 de la Constitution du 4 octobre 1958 et relèvent de la seule compétence de l’autorité judiciaire. Au 1er novembre 2024, le nombre de personnes écrouées détenues s’élevait à 80 130 pour 62 357 places opérationnelles. Le programme immobilier pénitentiaire annoncé par le président de la République en 2018 prévoyait initialement la livraison de 15 000 places supplémentaires pour 2027. En fin d’année 2024, seuls 22 établissements sur les 50 que prévoit le plan ont été livrés, pour un total d’environ 4 500 places nettes. Un inspecteur général de la justice a donc été chargé, le 3 décembre dernier, de piloter une mission stratégique d’accélération du programme immobilier pénitentiaire. En parallèle, la direction de l’administration pénitentiaire, particulièrement vigilante à la régulation des effectifs des établissements les plus suroccupés, continue d’appliquer sa politique volontariste d’orientation des personnes détenues vers les établissements pour peine, y compris à faible reliquat de peine. Les actions de pilotage mises en œuvre permettent un suivi en temps réel des besoins et capacités d’accueil des établissements pénitentiaires.  En outre, de récentes évolutions législatives sont intervenues afin de favoriser le recours aux alternatives à l’incarcération, qui constituent des leviers de régulation des effectifs en milieu fermé. A ce titre, la loi du 22 décembre 2021 pour la confiance dans l’institution judiciaire est venue réaffirmer le principe selon lequel la détention provisoire doit demeurer exceptionnelle, en favorisant le recours à l’assignation à résidence sous surveillance électronique (ARSE). Le ministère de la justice poursuit son engagement afin de développer de nouvelles solutions alternatives plus diversifiées. Une mission d’urgence « mieux exécuter les peines », annoncée le 20 novembre dernier, a rendu ses conclusions le 10 mars 2025. Elles font actuellement l’objet d’un examan attentif de la Chancellerie.  Au-delà des mesures visant à lutter contre la surpopulation carcérale, qui affecte directement les conditions de travail des personnels de l’administration pénitentiaire, des réformes d’une ampleur inédite sont venues marquer la reconnaissance de leurs métiers. Les 31 000 agents du corps de commandement et du corps d’encadrement et d’application bénéficient de mesures de reclassement et de promotion historiques. Le décret n° 2023-1343 du 29 décembre 2023 modifie les modalités de versement de l’indemnité pour charges pénitentiaires (ICP) avec un effet rétroactif au 1er janvier 2024. Son application a donné lieu à la régularisation de l’ICP des personnels pénitentiaires sur leur rémunération du mois de mai. Cette indemnité doit progressivement s’élever à 3 835 € par an, soit 319,58 € par mois dès le mois de janvier 2026.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1002</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2508</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Suppression massive d’emplois à la protection judiciaire de la jeunesse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1002. — 15 octobre 2024. — M. Édouard Bénard interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) impactée par un plan d’attrition majeur organisé au cœur de la période estivale. Le 31 juillet 2024 la direction nationale de la PJJ (DNPJJ) a annoncé aux organisations syndicales représentatives des personnels d’importantes restrictions budgétaires sur la masse salariale de la PJJ conduisant au non renouvellement de 500 contrats d’agents arrivant à terme, soit l’équivalent de 5 % des effectifs sur un total de 9 300 agents. Des suppressions d’emplois facilitées par le recours de plus en plus systématisé à l’embauche de contractuels (2 300 postes avant la trêve estivale) en lieu et place d’emplois titulaires de la fonction publique, y compris pour des postes à responsabilités autrefois épargnés, tels que des emplois de direction. Cette baisse de la masse salariale fait déjà suite à une coupe de 25 % des crédits alloués au fonctionnement des services en début d’année 2024. Une première coupe budgétaire qui a eu pour conséquence directe de réduire les actions éducatives de la PJJ. Les organisations syndicales dénoncent une « clochardisation » rampante de la PJJ de plus en plus privée de moyens alors que dans le même temps, les ASE surnagent péniblement ainsi que les associations en charge de la prévention spécialisée. La dégradation des conditions de travail ainsi que les éloignements hors département d’origine imposés aux agents par les services ressources humaines génèrent, selon ses mêmes organisations syndicales, un turn-over important au sein des services de la PJJ. Le suivi éducatif des mineurs est complexifié avec des changements incessants d’éducateurs pour les enfants. La réduction des moyens humains retarde dramatiquement les délais de prises en charge des mineurs concernés, notamment ceux faisant l’objet d’une mesure pénale augmentant les risques de récidives. De même, cette réduction des moyens humains retarde la réalisation des mesures judiciaires d’investigation éducatives (MJIEs) demandées par les magistrats notamment, dans le cadre de suspicions de situation de maltraitances ou laisse encore, sans véritable solution de prise en charge, les mineurs revenant de zones de conflits ou victimes de prostitution. La priorité accordée aux financement des dispositifs les plus coercitifs (Centre éducatifs fermés, quartier carcéral pour mineurs…) se fait au détriment des structures en milieux ouverts. Les conséquences se mesurent très concrètement dans les services de la PJJ de Seine-Maritime et du département de l’Eure. Ainsi, trois éducateurs manquent depuis septembre 2024 à l’établissement de placement éducatif (EPE) d’Évreux, deux éducatrices contractuelles non renouvelées au service territorial éducatif en milieu ouvert (STEMO) au Havre alors que 100 jeunes avec un dossier pénal ne sont toujours pas pris en charge par la PJJ. L’unité éducative d’hébergement collectif de Rouen (UEHC) a perdu une agente qui devait passer en contrat à durée indéterminé après cinq années de service, l’unité éducative de milieu ouvert (UEMO) Rouen Sud est également privée d’un assistant social pour mener les MJIEs demandées par les magistrats. Concernant le STEMO d’Évreux celui-ci ne peut engager de directeur de service contractuel pour cette raison. L’UEMO du Val-de-Reuil, déjà dépourvue d’un poste de psychologue, en est réduite à fonctionner avec trois éducateurs et une assistante de service social, deux agents contractuels ne pouvant être recrutés, L’UEMO de Dieppe est pour sa part, privée de son adjointe administrative qui venait de signer son contrat en juillet 2024, l’administration demandant à l’équipe éducative d’assurer les missions de secrétariat en plus de leur travail habituel. Après les premières mobilisations des agents de la PJJ au mois d’août 2024, le ministère de la justice démissionnaire a annoncé le déblocage de 3 millions d’euros de sa réserve budgétaire pour la PJJ sans que les agents aient néanmoins l’assurance que ces crédits seraient affectés aux dépenses de personnel. Le durcissement continu de la législation relative aux infractions pénales commises par les mineurs ainsi que le recours accru aux mesures d’enfermement n’ont pas démontré leur efficacité pour lutter efficacement contre la délinquance et la récidive des mineurs. Pour M. le député il convient de renforcer les moyens consacrés à la PJJ, notamment en direction des actions éducatives afin d’améliorer la qualité de la prise en charge ainsi que le suivi des mineurs concernés afin d’éviter la récidive. Aussi, il lui demande quelles mesures d’urgence le Gouvernement entend prendre pour renforcer l’action des services de la protection judiciaire de la jeunesse.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2508</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Comme le ministre de la Justice s’y était engagé, la lutte contre la délinquance juvénile et la prévention de la récidive a été placée au cœur de son action ministérielle. Celle-ci s’inscrit ainsi dans la dynamique déjà engagée depuis 2020, période pendant laquelle les crédits alloués aux dépenses de personnels de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) ont augmenté de 25,6 %. Elles sont ainsi passées de 533,5 millions d’euros en 2020 à 670,0 millions d’euros en 2024. La création d’emplois pour la PJJ pour cette même période a été de 339 entre 2020 et 2023. Depuis 2017 ce sont 522 postes qui auront été créés (en parallèle des postes de juges des enfants également en augmentation depuis 2017). Dans un contexte budgétaire très contraint, le décret n° 2024-124 a porté annulation de 0,8 millions d’euros de crédits de personnels, auquel s’est ajouté un surgel de 3 millions d’euros.  Aussi, dans ce cadre budgétaire, la protection judiciaire de la jeunesse a dû absorber des dépenses supplémentaires qui n’ont pas fait l’objet de compensation et ont été effectuées à budget constant. Il s’agit du versement à certains agents de Seine-Saint-Denis de la prime de fidélité territoriale dont le montant total est de 1,5 millions d’euros et d’une prime versée dans le cadre des opérations liées aux Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris d’un coût total de 200 000 euros. En outre, les efforts nécessaires induits par ces contraintes budgétaires n’ont pas conduit à la suppression de 500 postes comme indiqué, mais au report d’un mois et demi du renouvellement de 239 contrats de travail. Le surgel de 3 millions d’euros a finalement pu être levé en août 2024, et le garde des Sceaux a également veillé à ce que ces crédits soient augmentés de 0,8 millions d’euros d’euros supplémentaires en cette fin de gestion budgétaire 2024. Ainsi, les 239 agents contractuels qui n’avaient pas pu se voir offrir un renouvellement de leurs contrats de travail au 1er septembre 2024 ont eu une offre de recrutement au plus tard au 15 octobre 2024, voire novembre 2024 pour les derniers d’entre eux. S’agissant plus précisément des effectifs alloués par la PJJ pour les services de l’Eure et de la Seine-Maritime, ils sont calculés à hauteur de l’activité repérée sur ce secteur entre 2023 et 2024 et conformément aux critères d’allocation en personnels en vigueur dans cette administration. Comme évoqué précédemment, les emplois de contractuels de ces services qui n’ont pu être renouvelés au 1er septembre 2024 ont pu être pourvus de nouveau à compter du 15 octobre 2024. Ainsi, les effectifs des services de l’Eure et de la Seine-Maritime sont désormais conformes aux cartographies structurelles d’emplois. Enfin, il est important de souligner que pour faire face à la crise d’attractivité des métiers qui touche l’ensemble du secteur social, la PJJ a engagé un travail important pour attirer davantage. L’engagement du ministre de la Justice pour l’action éducative et la lutte contre la délinquance juvénile reste plein et entier.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1106</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2509</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Révision du décret no 2006‑1100 relatif aux gardes particuliers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1106. — 22 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la nécessité de réviser le décret n° 2006-1100 du 30 août 2006 relatif aux gardes particuliers assermentés. Les gardes particuliers sont des agents chargés de certaines missions de police judiciaire qui assurent la surveillance des propriétés ou des détenteurs de droits en matière de chasse et de pêche, de voirie ou de bois et agissent sous l’autorité du procureur de la République. Ils sont par ailleurs dotés, à l’article 29 du code de procédure pénale, du pouvoir de dresser des procès-verbaux pour relever les infractions qu’ils constatent et ne peuvent exercer qu’une fois leur agrément préfectoral obtenu et après avoir prêté serment auprès du tribunal territorialement compétent. L’obtention de l’agrément préfectoral est conditionnée par le suivi de différents modules et celui obtenu précise les domaines de compétence du garde et les limites territoriales où s’exercent ses prérogatives : Le module 1 est un prérequis indispensable à l’obtention des autres modules. Il comprend les notions juridiques de base ainsi que les droits et devoirs du garde particulier. Le module 2 est le module garde-chasse particulier, le module 3 est le module garde-pêche particulier et le module 4 est le module garde des bois particulier. Enfin, le module 5 celui de garde du domaine public et de la voirie routière. Leurs activités sont régies par le décret n° 2006-1100 du 30 août 2006. Il semble que ce dernier aurait besoin d’être réexaminé afin de l’adapter aux besoins des gardes particuliers. En effet, aujourd’hui, un garde particulier peut ne pas être affilié à une structure départementale, ce qui le rend isolé. Il lui est alors difficile de se tenir informé des évolutions de la réglementation ou de pouvoir bénéficier de formations complémentaires indispensables. Un garde des bois peut, en cas d’infraction, demander une pièce d’identité et mettre en œuvre l’article 78-3 du code de procédure pénale mais pas les autres gardes particuliers… Aussi, le commissionnement devrait pouvoir être accordé à une personne morale, ce qui par exemple éviterait de redéposer un dossier d’agrément en cas de changement de président d’association de chasse. Les structures nationales et départementales de la fédération nationale des gardes particuliers pourraient également être mieux intégrées aux différents échelons étatiques pour apporter leur expertise dans leur domaine de compétence (office français de la biodiversité - OFB -, préfecture, direction départementale des territoires et de la mer - DDTM - …). Le garde particulier, qui est dépositaire de l’autorité public, doit relever les infractions de la 1ère à la 4e classe par procès-verbal, n’ayant accès à aucune application de format procès-verbal électronique (PVE). Les infractions de 5e classe devant faire l’objet d’une procédure par procès-verbal (PV), cela limite grandement le relevé d’infraction. De plus, la possibilité de relever par PVE les infractions de la 1ère à la 4e classe désengorgerait les tribunaux. Enfin, ce décret comporte des articles ambigus laissant place à différentes interprétations sur le territoire national. Il lui demande donc quelles sont les intentions du Gouvernement en la matière et sous quels délais les modifications souhaitées pourraient être envisagées. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2509</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les gardes particuliers assermentés conduisent des missions essentielles d’application de la loi et de la réglementation sur les propriétés au titre desquelles ils ont été commissionnés, après agrément du représentant de l’Etat dans le département. Le Gouvernement est tout à fait conscient de l’importance de leur mission afin de constater les délits et les contraventions, qui intervient en coordination avec l’action des forces de l’ordre et sous l’autorité du ministère public, laquelle s’inscrit dans une tradition juridique remontant au décret du 20 Messidor An III. Leurs attributions sont aujourd’hui prévues à titre principal au sein des articles 29 et 29-1 du code de procédure pénale. Elles sont précisées au sein du décret précité du 30 août 2006 qui a détaillé leurs prérogatives et leurs obligations au sein du code de procédure pénale (articles R. 15-33-24 à R. 15-33-29-2), du code de l’environnement et du code forestier. Ces dispositions réglementaires ont trait à la destruction à tir des animaux nuisibles ainsi qu’au commissionnement, à l’agrément et à l’assermentation de ces gardes particuliers, en particulier s’agissant des gardes du littoral, des agents de développement des fédérations de chasseur, des gardes-pêches et des gardes des bois. Les évolutions évoquées ne peuvent être modifiées par décret. En premier lieu, le décret du 30 août 2006 ne fait nullement défense aux gardes particuliers de créer et d’adhérer à une structure départementale de type associative dans le but de s’informer et de suivre des formations, à l’instar des structures nationales et départementales de la fédération nationale des gardes particuliers déjà existantes. En deuxième lieu, la faculté pour le garde des bois, en cas d’infraction, de demander une pièce d’identité et de mettre en œuvre l’article 78-3 du code de procédure pénale est une faculté déjà prévue à l’article L. 161-14 du code forestier. L’extension de la possibilité pour l’ensemble des gardes particuliers de procéder au relevé d’identité des personnes relève du domaine de la loi et ne peut être réalisée par décret. En troisième lieu, il n’apparaît pas envisageable de commissionner des personnes morales comme gardes particuliers. Il apparaît indispensable que chaque personne physique puisse être agréée par l’autorité administrative qui vérifie les conditions d’honorabilité nécessaire à l’accomplissement des missions qui leur sont confiées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1123</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2510</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Élargissement de la peine complémentaire de privation de la pension de réversion</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1123. — 22 octobre 2024. — M. Nicolas Ray appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’élargissement du champ d’application de la peine complémentaire de privation de versement de la pension de réversion. La loi du 28 décembre 2019 visant à agir contre les violences au sein de la famille a en effet privé du bénéfice de la pension de réversion le conjoint survivant ayant commis un crime ou un délit à l’encontre de son ex-conjoint. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 est venue consolider juridiquement cette disposition en prévoyant que la privation du droit à la pension de réversion constitue ainsi une peine complémentaire encourue en cas de condamnation pour homicide, violences conjugales, viol ou agression sexuelle à l’encontre de l’assuré. Toutefois, ces récentes évolutions législatives en faveur d’une plus grande justice pour les victimes de violences familiales méritent d’être renforcées. En effet, la rédaction actuelle de l’article L. 221-9-2 du code pénal prévoit que cette peine complémentaire puisse être prononcée pour les « coupables des crimes prévus à la section 1 » du chapitre 1 du titre II du même code. Or une section 1 bis a été créée ultérieurement par la loi du 24 janvier 2022 relative à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure afin de distinguer les homicides par intoxication volontaire. Cette catégorie d’homicide se retrouve donc désormais exclue des dispositions de la peine complémentaire de privation du droit à la pension de réversion. Cette exclusion est totalement contraire à l’esprit de la loi du 28 décembre 2019. Il est donc urgent de corriger ce vide juridique. Par ailleurs, il serait également pertinent d’élargir le champ de la peine complémentaire. En effet, en cas de condamnation pour harcèlement moral envers l’assuré, le juge n’a pas la possibilité de priver le conjoint survivant du bénéfice de la pension de réversion. On sait pourtant le caractère destructif que peut avoir le harcèlement moral envers un conjoint ou un ex-conjoint qui peut parfois pousser jusqu’au suicide de la victime. Dans de tels cas, il est intolérable que le conjoint survivant puisse continuer de bénéficier de la pension de réversion de sa victime après son décès. Enfin, il serait également judicieux de priver de versement de la pension de réversion le conjoint dont le divorce a été prononcé pour torts exclusifs. Cette décision peut en effet intervenir lorsque l’un des époux adopte un comportement qui viole de manière grave ou répétée les droits et obligations du mariage (acte de violence, injures répétées, absence de contribution aux charges du mariage, abandon du domicile conjugal, défaut de secours et d’assistance etc.). Bien que la justice reconnaisse ainsi que la faute est imputable exclusivement à l’un des époux, celui-ci continue toutefois de jouir de son droit à la pension de réversion de son ex conjoint après son décès. Or cette situation crée un sentiment d’injustice de la part du partenaire victime. En effet, en cas de privation du droit à la pension de réversion du conjoint dont les torts exclusifs ont été reconnus, le bénéfice de cette pension pourrait aller en totalité au nouveau conjoint de l’assuré ou, s’il n’existe aucun conjoint survivant, à ses enfants âgés de moins de 21 ans. Cette mesure d’équité serait un signal fort envoyé aux victimes de violences familiales. C’est pourquoi il souhaitait connaître les intentions du Gouvernement sur ces élargissements du champ d’application de la peine complémentaire de privation de versement de la pension de réversion.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2511</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La peine complémentaire d’interdiction de percevoir la pension de réversion due au conjoint survivant ou divorcé, prévue par les articles 221-9-2 et 222-48-3 du code pénal, a été introduite par la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020 de financement de la sécurité sociale pour 2021. En application des articles 221-9-2 et 222-48-2 du code pénal, la peine complémentaire d’interdiction de percevoir la pension due au conjoint survivant ou divorcé doit être obligatoirement prononcée, sauf décision spécialement motivée de la juridiction en considération des circonstances de l’infraction et de la personnalité de son auteur, à l’encontre des personnes physiques coupables d’atteinte volontaire à la vie de nature criminelle, de tortures et actes de barbarie, de violences, de viol ou d’autres agressions sexuelles, lorsque les faits ont été commis à l’encontre de leur époux assuré. Le Gouvernement, particulièrement mobilisé pour lutter contre les violences faites aux femmes, est favorable à un élargissement du champ d’application de cette peine complémentaire pour y intégrer les atteintes à la vie et à l’intégrité physique commises après intoxication volontaire, mais également les délits de harcèlement et de menaces de mort lorsque ces faits sont commis à l’encontre de l’époux. En revanche, s’agissant de la proposition visant à permettre au juge aux affaires familiales, lorsqu’il prononce le divorce pour faute aux torts exclusifs de l’un des époux de prononcer une même interdiction de percevoir la pension due au conjoint survivant ou divorcé, il convient de souligner que le juge aux affaires familiales est un juge civil qui n’a aucune compétence pour prononcer une peine complémentaire. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1180</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2511</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Décret portant annulation de crédits « Justice judiciaire »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1180. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits, pris à la suite de son annonce de dix milliards d’euros d’économies pour 2024. M. le député s’interroge en premier lieu sur l’insincérité budgétaire du budget 2024, qui découle directement d’un tel décret pris moins de deux mois après son adoption. En second lieu, M. le député dénonce la volonté assumée du Gouvernement de s’attaquer en réalité aux services publics en dégradant directement leur fonctionnement. Cette décision inspirée notamment du new public management est un non-sens économique ; une telle baisse des dépenses publiques alors que la croissance est en berne risque d’avoir un effet récessif pesant lourdement sur l’activité économique et va peser plus lourdement sur les Français et Françaises les plus précaires. Précisément, M. le député attire l’attention de M. le ministre sur la mission « Justice », qui se voit amputée de 327 877 590 euros. M. le député est inquiet de ces baisses importantes qui touchent des services publics déjà en grande souffrance et indispensables aux citoyens et aux citoyennes. Aussi, il souhaiterait que lui soit précisé si le Gouvernement entend revenir sur la partie du décret portant annulation des dépenses de l’État pour 2024 sur le programme « Justice judiciaire » dont le montant des annulations s’élève à 129 196 532 euros. À défaut, M. le député souhaiterait que lui soit communiqué le détail de ces annulations par action et par budget opérationnel de programme. Enfin, il souhaiterait connaître les modalités de détermination de ces annulations et notamment comment les partenaires sociaux ont été associés au sein du ministère concerné, en l’espèce le ministère de la justice avant et après la publication du décret.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2511</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[S’agissant des annulations sur les crédits hors titre 2, à hauteur de -124,4 M€ sur les -129,2 M€ pour ce programme, en CP, ces dernières ont porté à titre principal sur la réserve de précaution (-84,2 M€ en CP), l’effort sur les crédits disponibles étant limité à 40,2 M€ en CP, principalement sur les opérations immobilières (soit 2,6 % des crédits ouverts). Étant donné le contexte budgétaire actuel et la proximité de la fin de gestion, le Gouvernement n’entend pas revenir sur l’annulation issue du décret n° 2024-124 du 21 février 2024.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1208</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2511</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Cécile Violland</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Installation illicite des gens du voyage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1208. — 22 octobre 2024. — Mme Anne-Cécile Violland interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, concernant l’installation illicite des gens du voyage. Plusieurs communes de Haute-Savoie font face à des occupations illégales de terrains par des caravanes de gens du voyage. Face à cette situation, propriétaires de terrains, élus et forces de l’ordre se trouvent dans le désarroi le plus total pour obtenir leurs évacuations, lesquelles suscitent de plus en plus de tensions, avec des violences qui ont pu aller jusqu’à des échanges de coup de feu ou des jets de cocktail Molotov. Le dispositif créé par la loi du 7 novembre 2018, relatif à l’accueil des gens du voyage et à la lutte contre les installations illicites permettant une évacuation par seule décision préfectorale, s’avère insuffisant pour faire cesser ces installations illicites récurrentes sur le territoire. Les poursuites pénales consécutives à ces infractions accompagnant ces occupations illicites sont rendues difficiles par l’impossibilité d’identifier leur auteur. L’article 322-4-1 du code pénal prévoit que « Le fait de s’installer en réunion, en vue d’y établir une habitation, même temporaire, sur un terrain appartenant soit à une commune qui s’est conformée aux obligations lui incombant en vertu du schéma départemental prévu à l’article 1er de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage ou qui n’est pas inscrite à ce schéma, soit à tout autre propriétaire autre qu’une commune, sans être en mesure de justifier de son autorisation ou de celle du titulaire du droit d’usage du terrain, est puni d’un an d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende ». Ce même article précise « lorsque l’installation s’est faite au moyen de véhicules automobiles, il peut être procédé à leur saisie, à l’exception des véhicules destinés à l’habitation, en vue de leur confiscation par la juridiction pénale ». Elle souhaite savoir si le Gouvernement prévoit des dispositions particulières garantissant l’application effective de ce dispositif. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2512</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la Justice est engagé de longue date dans la lutte contre l’occupation illicite du terrain d’autrui, renforcée par la loi n° 2018-957 du 7 novembre 2018 relative à l’accueil des gens du voyage et à la lutte contre les installations illicites. Ainsi, des poursuites peuvent être engagées sur le fondement de l’article 322-4-1 du code pénal, lequel punit d’un an d’emprisonnement et de 7.500 euros d’amende (contre 6 mois d’emprisonnement et 3.750 euros d’amende avant la loi du 7 novembre 2018) le fait de s’installer en réunion en vue d’y établir une habitation, même temporaire, sur un terrain appartenant, soit à une commune qui s’est conformée aux obligations lui incombant en vertu du schéma départemental prévu à l’article 1er de la loi du 5 juillet 2000, ou qui n’est pas inscrite à ce schéma, soit à tout autre propriétaire autre qu’une commune, sans être en mesure de justifier d’une quelconque autorisation. La loi du 7 novembre 2018 a également prévu la possibilité de recourir à l’amende forfaitaire délictuelle pour le délit d’occupation illicite du terrain d’autrui. La procédure de l’amende forfaitaire, en cours d’expérimentation au sein de plusieurs ressorts (Créteil, Foix, Lille, Marseille, Rennes, Reims et, depuis fin novembre 2021, Annecy, Bonneville et Thonon-les-Bains) a pour objectif d’apporter une réponse pénale rapide à cette délinquance du quotidien, sans encombrer nos juridictions. Outre les peines complémentaires prévues par l’article 322-15 (interdiction des droits civiques, civils et de famille, interdiction de détenir ou de porter une arme soumise à autorisation), l’article 322-15-1 du code pénal prévoit que sont encourues, spécifiquement pour l’infraction d’installation en réunion sur le terrain d’autrui sans autorisation en vue d’y habiter, la suspension du permis de conduire pour une durée de trois ans maximum et la confiscation du ou des véhicules automobiles utilisés pour commettre l’infraction à l’exception des véhicules destinés à l’habitation. En application de l’article 322-4-1 alinéa 3 du code pénal, lorsque l’installation s’est faite au moyen de véhicules automobiles, il peut être procédé à leur saisie, à l’exception des véhicules destinés à l’habitation, en vue de leur confiscation par la juridiction pénale. Le développement des saisies et confiscations en matière pénale constitue un axe fort de la politique pénale du ministère de la Justice, et s’inscrit dans son action globale sur le sens et l’efficacité des peines. Ce dispositif des saisies et confiscations dans les enquêtes judiciaires a été particulièrement renforcé par la loi n° 2024-582, dite loi Warsmann, promulguée le 24 juin 2024. Elle permet notamment de faciliter les pouvoirs des enquêteurs et des magistrats dans la saisie et la confiscation des avoirs criminels. Elle rend ainsi obligatoire la confiscation des biens, préalablement saisis, qui sont l’objet, l’instrument et le produit de l’infraction. Le ministère de la Justice a accompagné cette loi par un séminaire des magistrats référents en matière de saisie et confiscation le 26 juin 2024 et une circulaire du garde des Sceaux du 4 octobre 2024.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1228</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2512</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Contrôle des affectations de magistrats et de leur charge de travail</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1228. — 22 octobre 2024. — M. Ugo Bernalicis appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’effectivité du contrôle des affectations de magistrats et de leur charge de travail, du fait de la non-communication de la circulaire de localisation des emplois de magistrats pour 2024, ainsi que l’évaluation de la charge de travail des magistrats, menée au sein du ministère depuis 2022. Dans un article de la lettre publié le 29 mai 2024, M. le député s’inquiète d’apprendre que malgré les demandes de l’Union syndicale des magistrats (USM) et du Syndicat de la magistrature (SM), le ministère de la justice refuse toujours de publier la traditionnelle circulaire de localisation des emplois de magistrats pour 2024 et cela, pour la deuxième année consécutive. M. le député pensait sincère le prédecesseur de M. le ministre qui, fort de sa relaxe, s’était engagé à renouer un dialogue serein et apaisé avec les représentants syndicaux des magistrats. Ce mutisme s’ajoute à la non-publication d’une évaluation interne des besoins en magistrats, menée au sein du ministère depuis 2022, évaluant la charge de travail des magistrats et donc permettant d’objectiver les besoins de la justice. Sans ces documents, il est difficile de mesurer précisément les évolutions des effectifs au regard des 1 500 magistrats supplémentaires à horizon 2027 annoncés par M. le ministre en mars 2024 et ce n’est pas en se fiant uniquement aux répartitions pluriannuelles auxquelles le ministère renvoie pour contrer les critiques, qu’on peut le faire. Cette seule donnée ne permet pas d’estimer la diminution du taux de vacances dans les tribunaux ou encore de différencier les postes de magistrat généralistes de ceux spécialisés. En effet, outre l’exigence démocratique de transparence qui doit imprégner la conduite des politiques publiques, M. le député rappelle que cette circulaire, éditée par la direction des services judiciaires (DSJ) du ministère de la justice, est indispensable pour vérifier la réalité et la répartition des effectifs par le ministère de la justice. Une telle publication participe à assurer le contrôle effectif de la répartition des magistrats sur les juridictions dans l’ensemble du territoire. La question est éminemment sensible et il est évident qu’une telle circulaire donnerait une réalité aux annonces du nouveau plan d’action de la justice par M. le ministre de janvier 2023. Face à cette absence de transparence, M. le député constate que nombre de magistrats expriment leurs inquiétudes concernant le delta entre les annonces « historiques » et la réalité des effectifs dans les juridictions. Des contentieux ont même été initiés par les magistrats du tribunal judiciaire de Nanterre et les avocats des Hauts-de-Seine contre la circulaire, pour dénoncer les manques d’effectifs. Cette gronde est particulièrement inquiétante d’autant plus qu’elle fait écho à l’appel de 3 000 magistrats et d’une centaine de greffiers publié il y a à deux ans et demi. M. le député regrette la non-prise en compte par la chancellerie de ces remontées de terrain et de l’attitude de la chancellerie. En conséquence, il souhaite que soit communiquée et rendue publique la circulaire de localisation des emplois de magistrats pour 2024, ainsi que l’évaluation de la charge de travail des magistrats, menée au sein du ministère depuis 2022.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2513</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La direction des services judiciaires a élaboré une méthodologie prospective afin de répartir équitablement les effectifs supplémentaires de magistrats, greffiers et attachés de justice à l’horizon 2027. Empreints d’un esprit pluridisciplinaire, ces travaux, qui s’inscrivent aux confins des politiques publiques, de la statistique avancée et des sciences sociales, reposent sur l’évaluation, à l’échelle régionale, des besoins de justice, dans la limite de l’enveloppe budgétaire allouée, au plus près de la situation de chaque territoire. Multifactorielle, la méthode convoque, aux côtés d’indicateurs retraçant l’activité dans toutes ses dimensions - flux et délais de traitement en première instance– des indicateurs socio-économiques, dont la corrélation à l’activité a été corroborée par de la littérature pertinente. A travers une démarche dite d’« analyse en composantes principales », ces variables ont été synthétisées de façon à ventiler les nouveaux effectifs de magistrats, greffiers et attachés de justice entre les 36 cours d’appel, en calculant une « cible » 2027 pour chaque structure et chaque catégorie d’emploi susvisée. La méthodologie conserve toutefois une consonnance « métier » forte. Il a notamment été décidé de retrancher préalablement les effectifs nécessaires tant à la résorption de la vacance d’emploi observée au 1er janvier 2023 qu’à l’abondement des spécificités structurelles non capturées par l’outil statistique. De même, les cours d’appel ultramarines ont bénéficié d’un modèle ajusté tenant compte de leurs singularités territoriales. Au terme de l’exercice, les chefs des cours d’appel se sont vu confier la responsabilité de projeter, en lien avec la direction des services judiciaires dans le cadre de dialogues de gestion rénovés, la ventilation du volant d’effectifs attribué à leur ressort, dans le respect d’orientations fixées par le garde des sceaux (focale sur la première instance, renfort des fonctions spécialisées en tension, renforcement des petits parquets…). Les dialogues de gestion performances représentent donc un enjeu majeur pour adapter les moyens des juridictions aux différentes transformations numériques, organisationnelles et fonctionnelles impactant les services judiciaires. L’évolution de la localisation des emplois a ainsi vocation à poursuivre la mise en cohérence entre la localisation, les effectifs réels disponibles et les besoins objectivés pour une meilleure répartition des moyens humains. Les dialogues de gestion en cours permettent de confirmer la cible de localisation 2027, impliquant la répartition de postes créés au titre de la loi de programmation et dont le projet a été diffusé avec la note de cadrage au cours de l’été 2024. Depuis le second semestre 2019, la direction des services judiciaires (DSJ) s’est engagée dans des travaux destinés à se doter d’un outil de gestion plus performant de mesure de l’activité des magistrats, basé sur un système de pondération des affaires judiciaires (SPA). Il s’agit d’un chantier ambitieux, de long terme, la qualité de l’outil élaboré étant une condition nécessaire à son acceptabilité au sein de l’institution judiciaire, mais également à sa crédibilité à l’extérieur du ministère de la justice, notamment lors des négociations budgétaires. L’année 2024 a permis la conclusion des travaux du groupe de travail spécialement constitué, ainsi que la détermination des étapes nécessaires à la consolidation des référentiels. Pour conduire ces travaux, la DSJ s’est appuyée sur les recommandations formulées par la Cour des comptes, dans son rapport du mois de décembre 2018, intitulé « Approche méthodologique des coûts de la justice », et rappelées dans une note du 21 octobre 2021, demandant au ministère de la justice de bâtir un système d’allocation des moyens associé à un « système de pondération des affaires inspiré de modèles étrangers fondé sur une typologie des affaires judiciaires permettant une allocation efficiente des moyens et un meilleur pilotage de la justice ». Elle s’est également nourrie des réflexions de la Commission pour l’efficacité de la justice (CEPEJ) du Conseil de l’Europe, qui a adopté le 2 juillet 2020 un rapport sur la pondération des affaires judiciaires, incitant ses États membres à adopter un système de mesure de l’activité des juridictions fondé sur une pondération par nature d’affaires afin d’améliorer l’efficacité du pilotage de la justice. Cette démarche a pour but de connaître plus finement l’activité des juridictions en prenant en compte non seulement son volume (nombre de dossiers entrants), mais également le temps de traitement plus ou moins long de certaines catégories d’affaires qui ne peut se résumer à la seule complexité juridique d’un dossier, mais dépend également d’autres facteurs comme le nombre de parties, de demandes, etc. Les poids proposés correspondent au temps nécessaire de traitement d’un dossier, hors conditions de travail dégradées et sans le soutien apporté par l’équipe autour du magistrat comme des magistrats à titre temporaire ou honoraires exerçant des fonctions juridictionnelles. Les objectifs poursuivis par la mise en place de cet outil sont les suivants : Appréhender plus rapidement et finement l’évolution de l’activité judiciaire et le besoin national en magistrats nécessaire pour y faire face, c’est-à-dire : - Objectiver davantage les demandes d’effectifs formulées lors des négociations budgétaires se déroulant dans le cadre de la préparation d’un projet de loi de finances ; - Évaluer de manière plus fine l’impact des réformes ou des changements de politique publique sur le besoin national en magistrats ; - Favoriser une plus grande équité dans la répartition des effectifs alloués par la loi de finances entre les juridictions du territoire national. Le groupe de travail (GT), composé de représentants des conférences des chefs de cour et de juridiction, des associations professionnelles de magistrats (juges d’instructions, juges d’application des peines, juges des enfants, juges de contentieux de la protection, etc.), des organisations syndicales et du ministère de la justice, a été réuni lors d’une réunion conclusive intervenue le 11 juillet dernier, aboutissant à la mise à disposition des référentiels à l’ensemble des membres du groupe de travail (20 référentiels pour les tribunaux judiciaires et 26 pour les cours d’appels) et la présentation de la poursuite des travaux par la direction des services judiciaires. Les référentiels ont également été mis à disposition de l’ensemble des magistrats, par le biais d’un article intranet décrivant les travaux conduits et les étapes à venir. Il en résulte une cartographie précise de l’activité judiciaire, qui illustre sa diversité, sa complexité et la richesse du cœur de métier du juge. Les référentiels élaborés par les membres du GT sont construits par fonction/contentieux en identifiant les activités dominantes et en leur allouant un temps nécessaire de traitement par le magistrat, hors conditions de travail dégradées et sans le soutien de l’équipe juridictionnelle. Afin de permettre l’exploitation des référentiels, les étapes à venir sont désormais les suivantes : - L’intégration de l’apport de l’équipe juridictionnelle ainsi que celui des magistrats à titre temporaire, des magistrats honoraires exerçant des fonctions juridictionnelles et des avocats honoraires exerçant des fonctions juridictionnelles, en lien avec les travaux menés autour de la modélisation des organisations ; - La mise en place d’un observatoire en charge du suivi des référentiels permettant de traiter les réformes et les évolutions nécessaires des référentiels : son installation est programmée début janvier 2025 pour lui présenter la feuille de route des travaux sur la charge de travail des magistrats ; - L’organisation d’une étude de temps financée par la Commission européenne en complément de la méthode de Delphes retenue pour les travaux du GT et avec la collaboration de la CEPEJ. Cette étude va se dérouler au premier semestre 2025 auprès de 20 tribunaux judiciaires et 3 cours d’appel, pour permettre la consolidation des référentiels ; - La construction informatique d’un outil de collecte des données d’activité auprès des juridictions permettant à l’administration centrale de détenir l’ensemble des données chiffrées pour exploiter les référentiels. Une expérimentation d’un nouvel outil est programmée avant la fin de l’année avant d’envisager son déploiement national. Au regard du calendrier prévisionnel des travaux, il est envisagé un déploiement national de l’outil en 2026, lequel permettra ensuite de connaître plus précisément la structure du contentieux traité par les magistrats, sans toutefois refléter la singularité de chaque territoire, sa vocation étant d’établir des moyennes. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1233</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2514</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Dégradation des conditions de sécurité au centre de détention de Montmédy</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1233. — 22 octobre 2024. — Mme Florence Goulet interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la dégradation alarmante des conditions de sécurité et de travail au centre de détention de Montmédy, situé dans sa circonscription, en Meuse. L’établissement, dont la capacité d’accueil est de 330 places accueille des détenus de plus en plus difficiles venant de toutes les régions de France, notamment d’établissements d’Île-de-France. Les incidents graves se multiplient : agressions, évasion, livraisons de stupéfiants par drones, incendie de véhicules etc. Ces faits se déroulent dans un climat de travail délétère, aggravé par un sous-effectif chronique puisqu’il manquerait actuellement une trentaine d’agents. Les surveillants sont soumis à une pression extrême, contraints d’accomplir des heures supplémentaires. Plusieurs fois, le précédent garde des sceaux a été alerté par Mme la députée sur cette situation alarmante, notamment par courriers et questions écrites pour ces évènements graves mais l’ancien garde des Sceaux n’a apporté aucune réponse en faveur de ces personnels. Aussi, elle lui demande quelles mesures il entend prendre pour le centre de détention de Montmédy afin de garantir la sécurité des personnels.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2515</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le renforcement de la sécurité des agents de l’administration pénitentiaire et la protection de leur intégrité physique et morale constituent une priorité absolue du ministre d’Etat, garde des Sceaux, ministre de la Justice. Le taux de couverture en personnel de surveillance du centre de détention (CD) de Montmédy s’élève, au 1er décembre 2024, à 83,31 % pour une moyenne de 89,27 % sur l’ensemble des établissements de la direction interrégionale des services pénitentiaires (DISP) de Strasbourg. Cela équivaut à 93 équivalents temps plein (ETP) de surveillants affectés pour 112 postes inscrits à l’organigramme de référence (OR), à 7 ETP de gradés couverts pour 8 postes inscrits à l’OR et à 10,8 ETP d’officiers en fonction pour 13 inscrits à l’OR. Lors de la campagne de mobilité ouverte à l’automne 2024, la DISP de Strasbourg a priorisé 11 postes de surveillants sur le CD de Montmédy. Ils ont vocation à combler les départs qui interviendront au premier semestre 2025, ainsi que les postes d’ores et déjà vacants. Les prises de fonction associées à ces postes auront lieu en juillet 2025. Il est à noter qu’au 1er janvier 2025, le taux d’occupation du centre de détention (CD) de Montmédy s’élevait à 90,4 %. Il ne présente pas d’état de suroccupation. S’agissant du renforcement de la sécurité du CD de Montmédy, ce dernier est doté d’un dispositif de détection et de neutralisation des communications illicites (DNCI), qui permet de brouiller les conversations téléphoniques. Des travaux importants débutés en 2023 et achevés en 2024 ont également permis la pose de filets antiprojections. Une équipe locale de sécurité pénitentiaire doit être constituée afin d’assurer une sécurité périmétrique de l’établissement et de protéger ses abords. Ce sujet fait l’objet d’un suivi attentif des services de la DISP de Strasbourg.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1330</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2515</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Conséquences du plan social national intervenu à la PJJ</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1330. — 22 octobre 2024. — M. Yannick Monnet alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les conséquences du plan social national intervenu à la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Cinq cents postes, sur un total d’environ 9 000, ont été supprimés au sein de cette administration du ministère de la justice qui intervient au civil comme au pénal pour accompagner les enfants, adolescents, jeunes majeurs en grande difficulté et leurs familles, que ce soit en milieu ouvert ou dans des lieux de placement ou de détention. Il s’agit spécifiquement du non renouvellement de contrats d’éducateurs, de psychologues et d’assistants sociaux, professionnels engagés dans l’accompagnement au quotidien des jeunes en difficulté. Dans la région Centre-Est, près de 80 postes sont concernés avec des conséquences humaines potentiellement graves. Car ces professionnels constituent le maillage primordial entre le milieu ouvert et les lieux de placement ou de détention, ce maillage qui garantit aux jeunes les plus vulnérables ainsi qu’à leur famille de ne pas être abandonnés. Or la suppression de postes prive déjà certains d’entre eux du suivi éducatif, psychologique, social indispensable à leur réinsertion. Aujourd’hui par exemple, certains jeunes ne sont plus suivis par un éducateur à leur sortie d’un centre éducatif fermé, alors qu’ils ont besoin d’un soutien, au risque de retomber dans la délinquance. L’objectif est-il d’accroître le nombre de mineurs et jeunes majeurs dans les prisons ? Est-ce dans leur intérêt ? Il faut rappeler à ce sujet l’avis du Conseil économique, social et environnemental (CESE 11.2019) sur la réinsertion des personnes détenues, la prison « est le lieu où s’aggravent les risques de désocialisation ». Un accompagnement éducatif, psychologique et social digne de ce nom nécessite du temps et des moyens humains et ne peut se réduire à un simple contrôle formel d’obligations. Il souhaite donc l’alerter sur les conséquences annoncées de ce plan social et lui demande quelles sont ses intentions sur ce point précis.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2515</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Comme le ministre de la Justice s’y était engagé, la lutte contre la délinquance juvénile et la prévention de la récidive a été placée au cœur de son action ministérielle. Celle-ci s’inscrit ainsi dans la dynamique déjà engagée depuis 2020, période pendant laquelle les crédits alloués aux dépenses de personnels de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) ont augmenté de 25,6 %. Elles sont ainsi passées de 533,5 millions d’euros en 2020 à 670,0 millions d’euros en 2024. La création d’emplois pour la PJJ pour cette même période a été de 339 entre 2020 et 2023. Depuis 2017 ce sont 522 postes qui auront été créés (en parallèle des postes de juges des enfants également en augmentation depuis 2017). Dans un contexte budgétaire très contraint, le décret n° 2024-124 a porté annulation de 0,8 millions d’euros de crédits de personnels, auquel s’est ajouté un surgel de 3 millions d’euros.  Aussi, dans ce cadre budgétaire, la protection judiciaire de la jeunesse a dû absorber des dépenses supplémentaires qui n’ont pas fait l’objet de compensation et ont été effectuées à budget constant. Il s’agit du versement à certains agents de Seine-Saint-Denis de la prime de fidélité territoriale dont le montant total est de 1,5 millions d’euros et d’une prime versée dans le cadre des opérations liées aux Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris d’un coût total de 200 000 euros. En outre, les efforts nécessaires induits par ces contraintes budgétaires n’ont pas conduit à la suppression de 500 postes comme indiqué, mais au report d’un mois et demi du renouvellement de 239 contrats de travail. Le surgel de 3 millions d’euros a finalement pu être levé en août 2024, et le garde des Sceaux a également veillé à ce que ces crédits soient augmentés de 0,8 millions d’euros d’euros supplémentaires en cette fin de gestion budgétaire 2024. Ainsi, les 239 agents contractuels qui n’avaient pas pu se voir offrir un renouvellement de leurs contrats de travail au 1er septembre 2024 ont eu une offre de recrutement au plus tard au 15 octobre 2024, voire novembre 2024 pour les derniers d’entre eux. S’agissant plus précisément des effectifs alloués par la PJJ pour les services de la région Centre-Est, ils sont calculés à hauteur de l’activité repérée sur ce secteur entre 2023 et 2024 et conformément aux critères d’allocation en personnels en vigueur dans cette administration. Comme évoqué précédemment, les emplois de contractuels de ces services qui n’ont pu être renouvelés au 1er septembre 2024 ont pu être recrutés de nouveau à compter du 15 octobre 2024. Les effectifs présents en novembre 2024 dans les services éducatifs de la PJJ en Centre-Est demeurent ainsi légèrement supérieurs à l’allocation budgétaire 2024. Enfin, il est important de souligner que pour faire face à la crise d’attractivité des métiers qui touche l’ensemble du secteur social, la PJJ a engagé un travail important pour attirer davantage. L’engagement du ministre de la Justice pour l’action éducative et la lutte contre la délinquance juvénile reste plein et entier.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1369</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2516</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Assermentations des gardes particuliers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1369. — 29 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les assermentations des gardes particuliers. En effet, les gardes particuliers se trouvent dans une situation ambiguë depuis la suppression du paragraphe de l’article 29-1 du code de procédure pénale. Cette suppression a amené à ce que les changements ou les renouvellements de statut nécessitent une nouvelle assermentation des gardes particuliers. Cependant, en 2020, après la suppression de cet article, le garde des sceaux avait clarifié la situation et rendu contingente cette assermentation en cas de renouvellement ou pour un nouveau territoire ou une nouvelle spécificité des gardes particuliers. Cette décision avait permis aux gardes particuliers de se décharger de cette tâche administrative contraignante. Nonobstant, les tribunaux et les préfectures perpétuent cette révision de l’assermentation malgré l’affirmation ministérielle de son caractère obsolète lorsque c’est pour effectuer un renouvellement, pour un nouveau territoire ou pour une nouvelle spécificité. Par conséquent, ce non-respect ne s’inscrit pas dans une démarche de désengorgement des tribunaux, ni de facilitation administrative, ou de réduction des déplacements, bien que ces thématiques soient pourtant fondamentalement essentielles dans le cadre actuel. Ainsi, c’est avec cette approche que M. le député demande au Gouvernement à ce qu’il soit plus clairement précisé au sein de l’article R. 15-33-29 du code de procédure pénale le fait de ne plus avoir à repasser des assermentations, sauf pour la première fois pour tous les gardes particuliers définis comme chargés de certaines missions de police judiciaire. Par ailleurs, il souhaite que le Gouvernement fasse en sorte que les gardes particuliers ne soient plus contraints de passer auprès des greffes des tribunaux en cas de renouvellement pour fixer une date et un cachet. En outre, il propose donc au Gouvernement que dans le dossier de demande de renouvellement ou d’un autre agrément, une copie de l’assermentation actuelle y soit jointe et que la préfecture annote obligatoirement la date sur la nouvelle carte. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2516</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le décret n° 2020-128 du 18 février 2020, pris en application de la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice, a supprimé, en son article 4, le dernier alinéa de l’article R. 15-33-29 du code de procédure pénale, qui précisait que les gardes particuliers n’étaient pas tenus de prêter à nouveau serment en cas de renouvellement quinquennal de leur agrément préfectoral ou à chaque nouvelle commission. Cette suppression s’impose comme la conséquence des simplifications opérées par la loi de programmation et de réforme pour la justice, laquelle a inscrit au niveau législatif le principe selon lequel les personnes tenues à une obligation de serment pour pouvoir constater par procès-verbal des infractions ne sont pas tenues de renouveler ce serment en cas de changement d’affectation. L’article 28 du code de procédure pénale relatif aux fonctionnaires et agents des administrations et services publics auxquels des lois spéciales attribuent certains pouvoirs de police judiciaire a en effet été complété par un alinéa précisant que « nonobstant toute disposition contraire, lorsque les fonctionnaires et agents relevant du présent article doivent prêter serment avant d’exercer leur fonction, ce serment n’a pas à être renouvelé en cas de changement d’affectation ». La suppression de l’exigence, purement formelle, de renouvellement du serment a ainsi pour objectif l’allègement de la tâche des juridictions mais aussi de ces agents. Si l’article 28 ne s’applique pas directement aux gardes particuliers assermentés - qui relèvent des articles 29 et 29-1 du même code, en raison de leur statut de droit privé, la loi du 23 mars 2019 a parallèlement abrogé l’article L. 130-7 du code de la route dont les dispositions prévoyaient l’obligation de renouvellement du serment en cas de changement d’affectation pour les divers agents ayant compétence pour constater par procès-verbal certaines contraventions prévues par ce code. Dans la mesure où les gardes particuliers assermentés étaient visés par l’article L. 130-7 du code de la route [1], il est résulté de ces modifications législatives que les dispositions du dernier alinéa de l’article R. 15-33-29 du code de procédure pénale étaient devenues inutiles. Leur suppression n’a donc aucunement pour conséquence d’exiger un renouvellement du serment. En réalité, les limitations que prévoyait cet alinéa – qui ne dispensait d’un nouveau serment que si le garde particulier restait affecté dans le même ressort de tribunal ou le même département – ne sont plus applicables. Dès lors, les gardes particuliers ne sont désormais jamais tenus de renouveler leur serment, quel que soit le lieu de leur nouvelle affectation. Une communication a été effectuée auprès des juridictions afin de rappeler ces éléments.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1456</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2517</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Délinquance environnementale et moyens humains et financiers pour lutter contre</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1456. — 29 octobre 2024. — Mme Clémence Guetté attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la délinquance environnementale et le manque de réponses pénales pour y faire face. Les exemples de délits que l’on peut citer sont notamment la pêche illégale, les incendies volontaires et les trafics de pesticides ou de déchets. En effet, un rapport de la Cour de cassation datant de 2022 pointe que seulement 47 % des infractions environnementales constatées donnent suite à une réponse pénale et que 75 % d’entre elles occasionnent des mesures alternatives aux poursuites judiciaires. Cela signifie que seulement 5,4 % de délits environnementaux sont jugés par un tribunal correctionnel, une baisse de 10 points en moins de 10 ans, alors que dans le même temps, l’Oclaesp (Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique) a constaté dans un rapport datant également de 2022 une augmentation depuis 2016 des atteintes contre l’environnement. Le rapport de la Cour de cassation pointe également que les sanctions pour infractions environnementales sont à 71 % des amendes contre 35 % pour l’ensemble des autres délits et que les dispenses de peines sont beaucoup plus courantes (près de 8 fois plus). Cela est à contre-sens de la gravité de la crise environnementale à laquelle sont confrontées l’humanité et la France. Les délinquants climatiques doivent être condamnés et cette impunité ne peut pas être la norme. Bien que la Macronie se targue d’un renforcement pénal contre les infractions environnementales en 2021, le ministère de la justice ne constate aucune amélioration face à ce bilan alarmant. Cette situation s’intègre dans le cadre d’un manque de moyens humains et financiers de la justice correctionnelle en France, qui l’explique partiellement. Les coupes budgétaires annoncées pour 2025 ne devraient pas améliorer la situation. Elle l’interroge donc sur les mesures que compte prendre le Gouvernement pour enfin lutter efficacement contre la délinquance environnementale et sur les moyens humains et financiers accordés au ministère de la justice pour pouvoir le faire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2517</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la justice tient à assurer que la lutte contre les atteintes portées à l’environnement figure au rang de ses priorités d’action. Les lois du 24 décembre 2020 relative au Parquet européen, à la justice environnementale et à la justice pénale spécialisée et du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et le renforcement de la résilience face à ses effets, ont eu pour ambition de donner au contentieux pénal environnemental une place à la hauteur des enjeux cruciaux qui sont les siens. Elles ont ainsi permis le développement de la spécialisation des juridictions, grâce à la création des pôles régionaux environnementaux (PRE), et un renforcement de l’arsenal répressif en la matière, notamment par l’introduction de l’infraction d’écocide. Dans cette continuité, le ministère de la justice porte une politique pénale ambitieuse et adaptée qui se traduit par des résultats tangibles. Ainsi, les données statistiques issues du Système d’information décisionnelle (SID), source statistique produite par la sous-direction des statistiques et des études (SSER, service statistique ministériel) du secrétariat général (SG) du ministère de la justice, à partir des données enregistrées par les utilisateurs de l’applicatif Cassiopée dans les juridictions de première instance, compétentes en matière délictuelle, établissent que pour l’année 2023, le nombre de personnes ayant fait l’objet d’une décision d’orientation par un parquet pour une infraction relative au droit pénal de l’environnement a augmenté par rapport à l’année 2022. Le taux de réponse pénale, qui est constant au fil des années, s’est élevé à près de 87 %. Les poursuites ont été engagées dans plus de 28 % des cas, ce chiffre étant en augmentation par rapport à l’année 2022, et alors qu’il s‘élevait à 24,8 % en 2014. Le ministère de la justice ne constate ainsi pas d’impunité ou de chute de la réponse pénale, mais au contraire son affermissement. Le recours majoritaire aux alternatives aux poursuites constitue un mode de réponse pénale approprié à certaines atteintes environnementales. La circulaire du 9 octobre 2023 invite en ce sens les parquets à privilégier pour les infractions de basse intensité n’ayant pas entraîné de dommages environnementaux graves et irréversibles, les alternatives aux poursuites et les compositions pénales. En revanche, pour les affaires le justifiant, par la gravité de l’atteinte, l’importance du préjudice, ou le positionnement de la personne mise en cause, les poursuites devant le tribunal sont diligentées. Dans ce contexte, des peines lourdes, d’emprisonnement ou d’amende, notamment en matière de trafic de déchets, d’espèces sauvages, ou de pollutions, ont été prononcées par les juridictions, y compris les juridictions inter-régionales spécialisées, compétentes en matière de délinquance organisée. Par ailleurs, si la peine d’amende est davantage prononcée en matière environnementale que dans les autres champs du droit pénal, elle peut s’expliquer par la proportion importante des personnes morales poursuivies, qui est trois fois supérieur à l’ensemble de la matière pénale. La circulaire du 11 mai 2021 a ainsi invité les parquets à systématiquement rechercher la responsabilité pénale des personnes morales. La loi précitée du 24 décembre 2020 a également introduit à l’article 41-1-3 du code de procédure pénale la procédure alternative de convention judiciaire d’intérêt public en matière environnementale, spécifique aux personnes morales, à laquelle les juridictions ont recours de manière croissante. Enfin, le ministère de la justice, en étroite collaboration avec les ministères de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques et le ministère de l’intérieur, a travaillé à la création des comités opérationnels de lutte contre la délinquance environnementale, consacrés par le décret du 13 septembre 2023. Cette instance départementale doit permettre de nourrir et de développer des stratégies judiciaires dynamiques, adaptées aux enjeux environnementaux du ressort et de les coordonner avec l’action administrative, afin de renforcer l’efficacité de cette lutte. Le ministère de la justice est également engagé dans une démarche constante d’accroissement des moyens dévolus à la justice pénale environnementale. Pour le quinquennal 2023-2027, conformément à la loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023 d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027, 10 000 emplois sont prévus pour la Justice, dont 1 500 magistrats, 1 800 greffiers, et 1 100 attachés de justice. Ces effectifs supplémentaires ont fait l’objet d’une répartition territoriale fine, afin que les cours d’appel puissent organiser au mieux ces recrutements, juridiction par juridiction, d’ici 2027. Ces moyens supplémentaires bénéficient à l’ensemble des juridictions judiciaires. Aussi, depuis la création des pôles régionaux de l’environnement (PRE), la direction des services judiciaires s’est attachée à soutenir les juridictions désignées pour accompagner ces nouveaux pôles de compétence. 19 assistants spécialisés ainsi que 14 attachés de justice sont notamment localisés au sein des PRE, en soutien de l’activité juridictionnelle des magistrats. Par ailleurs, l’outil d’évaluation de la charge de travail des personnels de greffes, qui estime le besoin théorique en effectif de greffe pour traiter d’une activité, valorise la charge de travail pour les dossiers complexes, incluant celle des PRE. Ainsi, eu égard au renforcement des effectifs de greffe prévu sur le quinquennal 2023-2027, les chefs de juridiction et les directeurs de greffe disposent des moyens pour affecter les personnels de greffe dans les services en fonction de l’activité et des priorités dégagées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1489</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2518</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Transfèrement de détenus UE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1489. — 29 octobre 2024. — M. Michel Guiniot appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la surpopulation carcérale française. Selon les chiffres publiés le 24 octobre 2024 par le ministère de la justice, le parc carcéral est composé de 60 616 places en prison. Toujours selon le ministère de la justice, au 1er octobre 2024, il y avait 78 300 personnes détenues et 15 900 personnes condamnées effectuent leur peine hors d’un établissement pénitentiaire. Plus de 20 000 étrangers sont actuellement écroués et occupent des places de prison. Or selon les organisations syndicales, près de 3 000 détenus pourraient être transférés dans leur pays d’origine, ou de résidence, au titre de la section 2 du chapitre VI du titre II du livre V du code de procédure pénale. Il souhaite donc savoir pourquoi les mesures de transfèrement sont si peu utilisées alors qu’elles pourraient éviter de libérer de façon anticipée des individus dangereux pour accueillir les nouveaux écroués.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2518</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la justice poursuit son engagement afin d’améliorer les conditions de travail des personnels pénitentiaires, ainsi que les conditions de détention des personnes placées sous main de justice (PPSMJ). Le service public pénitentiaire prend en charge les PPSMJ prévenues ou condamnées, en milieux ouvert et fermé. Elle contribue à l’insertion ou à la réinsertion des PPSMJ et concourt à la sauvegarde de l’ordre public. Pour autant, les décisions judiciaires dont elle assure l’exécution sont rendues dans le cadre des articles 64 et 66 de la Constitution du 4 octobre 1958 et relèvent de la seule compétence de l’autorité judiciaire. Au 1er novembre 2024, le nombre de personnes écrouées détenues s’élevait à 80 130 pour 62 357 places opérationnelles. Le programme immobilier pénitentiaire annoncé par le président de la République en 2018 prévoyait initialement la livraison de 15 000 places supplémentaires pour 2027. En fin d’année 2024, 22 établissements sur les 50 que prévoit le plan seront livrés, pour un total d’environ 4 500 places nettes. Dans le cadre de la révision du calendrier de livraison du plan 15 000, les projets d’établissements demeurant en études seraient livrés à l’horizon 2029 et non plus 2027. Un inspecteur général de la justice a été chargé, le 3 décembre dernier, de piloter la mission stratégique d’accélération du programme immobilier pénitentiaire. En parallèle, la direction de l’administration pénitentiaire, particulièrement vigilante à la régulation des effectifs des établissements les plus suroccupés, continue d’appliquer sa politique volontariste d’orientation des personnes détenues vers les établissements pour peine, y compris à faible reliquat de peine. Les actions de pilotage mises en œuvre permettent un suivi en temps réel des besoins et capacités d’accueil des établissements pénitentiaires.  En outre, de récentes évolutions législatives sont intervenues afin de favoriser le recours aux alternatives à l’incarcération, qui constituent des leviers de régulation des effectifs en milieu fermé. Le ministère de la justice poursuit son engagement afin de développer de nouvelles solutions alternatives plus diversifiées. Une mission d’urgence « mieux exécuter les peines », annoncée le 20 novembre dernier, a rendu ses conclusions le 10 mars 2025. Ses préconisations font actuellement l’objet d’un examen attentif des directions concernées.  S’agissant des personnes étrangères en séjour irrégulier en milieu carcéral, ceux-ci font l’objet d’un suivi particulier dès leur incarcération. Des protocoles avec les établissements pénitentiaires ont été signés par les préfectures afin de faciliter l’éloignement dès la levée d’écrou. Ces protocoles, fondés sur une instruction interministérielle du 16 août 2019, prévoient un partage d’information entre les autorités préfectorales et pénitentiaires, afin de favoriser notamment l’identification de la personne de nationalité étrangère avant la fin de son incarcération. À ce jour, tous les départements, en métropole, disposent de telles conventions, qui font l’objet d’une mise en œuvre effective. Enfin, le garde des Sceaux a adressé le 23 mars 2025 une circulaire relative à la prise en charge des personnes détenues de nationalité étrangère définitivement condamnées qui prévoit le renforcement de la coorpération entre les acteurs concernés pour un meilleur repérage des personnes détenues et l’activation de tous les leviers judiciaires possibles pour permettre l’exécution des peines dans les pays d’origine des personnes détenues éligibles. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1639</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2519</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Monique Griseti</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Traitement judiciaire des personnes liées au narcobanditisme</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1639. — 5 novembre 2024. — Mme Monique Griseti attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le traitement judiciaire des personnes impliquées dans le narcobanditisme. Selon un article de presse publié le 14 octobre 2024 dans le quotidien régional La Provence, un individu bien connu des forces de l’ordre pour son implication dans le narcobanditisme à Marseille a été libéré sous contrôle judiciaire avant même que son procès ne soit tenu. Ce cas de remise en liberté est le troisième recensé cette année, suscitant une vive inquiétude chez les citoyens marseillais et au-delà. Ces décisions judiciaires, qui semblent peu cohérentes face à la gravité des faits reprochés, soulèvent plusieurs interrogations quant à l’application des lois en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants et la récidive. Ces libérations avant jugement sont clairement un signal de laxisme, mettant en péril la sécurité des habitants et la crédibilité de l’action publique contre le crime organisé, qui prend une ampleur inégalée en France. Alors, elle lui demande de bien vouloir exposer les mesures que le Gouvernement entend prendre pour remédier à ces dysfonctionnements et garantir que les individus impliqués dans des activités criminelles aussi graves que le narcotrafic soient maintenus en détention jusqu’à leur procès, afin de préserver l’ordre public et la confiance des citoyens dans l’institution judiciaire. Également, elle aimerait connaître les actions concrètes qu’il envisage pour renforcer les moyens alloués à la lutte contre le narcobanditisme, ainsi que pour éviter que de telles situations ne se reproduisent à l’avenir.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2519</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A titre liminaire, il convient de rappeler qu’il n’appartient pas au Gouvernement de se prononcer sur une affaire judiciaire en cours. S’agissant ensuite du régime de détention provisoire susceptible de s’appliquer aux personnes mises en examen pour des faits de trafic de stupéfiants, il peut être indiqué que la détention provisoire obéit en droit français à des règles procédurales strictes, afin de concilier la préservation de l’ordre public et celle des droits fondamentaux, telle que la présomption d’innocence. A ce titre, le régime de détention provisoire n’a pas vocation à s’appliquer de manière automatique, mais ne peut intervenir qu’en dernier ressort, lorsqu’il est établi que les obligations d’une mesure de contrôle judiciaire ou d’assignation à résidence sous surveillance électronique ne peuvent suffire à satisfaire un certain nombre de conditions précisément listées à l’article 144 du code de procédure pénale. Il doit toutefois être souligné que les infractions relevant de la criminalité organisée, et notamment les trafics de stupéfiants, sont soumis à un traitement procédural spécifique. La procédure pénale a ainsi été modifiée pour s’adapter tout particulièrement aux enjeux de la criminalité organisée, qui fait donc l’objet d’un traitement judiciaire spécifique, permis par l’existence d’un régime dérogatoire applicable à ces infractions. Dans la mesure où il s’agit d’une criminalité particulière, d’une grande complexité et d’une grande technicité, qui suppose des délais d’enquête et de procédure de manière générale plus importants que pour les infractions de droit commun, le régime de la détention provisoire a déjà été adapté pour répondre aux besoins des enquêteurs et des magistrats. L’article 145-1 du code de procédure pénale prévoit ainsi qu’en matière correctionnelle, si la détention ne peut excéder quatre mois par principe, elle peut aller jusqu’à deux ans lorsque la personne est poursuivie pour trafic de stupéfiants. En vertu de l’article 145-1 alinéa 3, cette durée de deux ans peut elle-même, à titre exceptionnel, être prolongée par la chambre de l’instruction pour un nouveau délai de quatre mois lorsque la mise en liberté de la personne concernée constituerait un risque d’une particulière gravité pour la sécurité des personnes et des biens. En tout état de cause, la lutte contre les trafics de stupéfiants s’inscrit dans une action plus globale du Gouvernement, qui ne saurait se résumer au seul recours à la détention provisoire ou aux quanta des peines prévues parmi les plus sévères prévues par le droit pénal français. La lutte contre les trafics de stupéfiants constitue en effet une priorité reprise dans le plan interministériel de lutte contre les trafics de stupéfiants signé le 17 septembre 2019 entre les ministres de l’intérieur, de la justice et de l’action et des comptes publics. Celui-ci a d’ores et déjà permis des succès significatifs, parmi lesquels le déploiement sur l’ensemble du territoire des cellules de renseignement opérationnel sur les stupéfiants, la mise en place d’une nouvelle formation commune aux forces répressives ou la cartographie des points de vente de stupéfiants. Après quatre années d’exercice, la refonte en cours de ce plan interministériel a vocation à adapter chacune des mesures à l’évolution de l’état de la menace. En effet, le ministère de la justice est résolument engagé dans la lutte contre ces trafics et s’investit dans la définition d’une politique pénale pragmatique, adaptée au haut niveau de la menace, mais également et surtout aux différentes réalités que recouvrent ces trafics de stupéfiants et à leur impact sur les différents territoires. Les principales orientations de politique pénale en la matière ont ainsi été rappelées dans la circulaire de politique pénale générale du 20 septembre 2022, et encore récemment par la dépêche du 12 mars 2024 relative à l’articulation de l’autorité judiciaire et des forces de sécurité intérieure dans le cadre des opérations de lutte contre les produits stupéfiants dites « place nette ». Ces orientations tendent à inscrire l’action des parquets à la fois au niveau de l’offre et de la demande. S’agissant de la demande, le ministère de la justice vise à la mise en œuvre d’une politique pénale dissuasive à l’égard des consommateurs, notamment en préconisant le recours à l’amende forfaitaire délictuelle pour les infractions constatées dans les halls d’immeuble et sur la voie publique et en encourageant les dispositifs de prise en charge existants au titre de la politique de réduction des risques en la matière. S’agissant de l’offre, la réponse pénale vise au démantèlement des trafics au moyen de procédures judiciaires ambitieuses comprenant, dans la mesure du possible, un aspect patrimonial. En effet, le ministère de la justice promeut une approche financière ou éco-criminelle, au regard de la nature lucrative de ces infractions. Afin d’enrayer la stratégie d’emprise exercée par les trafiquants sur un territoire, les directives de politique pénale rappellent enfin la nécessité pour les magistrats de recourir à l’ensemble des mesures judiciaires d’éloignement prévues par la loi, outre les peines d’emprisonnement. C’est ainsi d’ores et déjà l’ensemble de l’arsenal répressif qui est quotidiennement mobilisé par les acteurs judiciaires de la lutte contre le trafic de stupéfiants tout en prenant en compte l’impératif d’individualisation de la peine.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1676</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2520</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Michelet</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Problématique des mariages gris</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1676. — 5 novembre 2024. — M. Maxime Michelet attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la problématique des mariages gris. La France compte aujourd’hui, selon le ministre de l’intérieur, entre 600 000 et 900 000 clandestins. Parmi ces résidents illégaux, d’aucuns cherchent par le mariage avec des ressortissants français à sortir de leur situation irrégulière. Le mariage « gris », à la différence du mariage blanc, suppose que le conjoint de nationalité étrangère dissimule ses vrais sentiments et ses réelles intentions, trompant ainsi la victime en lui faisant croire en des sentiments partagés. Ce délit est inscrit à l’article L. 823-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), qui prévoit une peine de 5 ans d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende. Les personnes les plus isolées sont par nature davantage exposées à ce type d’escroquerie, qui profite des détresses les plus intimes pour s’emparer non seulement de la nationalité française, mais souvent, également, d’héritages substantiels. M. le député a pu être ainsi saisi de cas de ce type, plongeant des familles entières dans d’interminables et épuisantes procédures judiciaires. Le développement exponentiel du numérique expose d’ailleurs à des dangers multiples les personnes susceptibles de céder à ce type d’escroquerie. L’État a le devoir de protéger les individus vulnérables et les familles de ces escroqueries affectives aux conséquences dramatiques. Il a également le devoir de prévoir tous les dispositifs de prévention, sociaux et juridiques, ainsi que les dispositifs judiciaires capables de traiter les conséquences de tels actes. Il souhaiterait donc connaître les mesures qui pourraient être prises afin d’agir face au phénomène des mariages gris.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2520</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Créé par la loi n° 93-1417 du 30 décembre 1993, portant diverses dispositions relatives à la maîtrise de l’immigration et modifiant le code civil et renforcé par la loi n° 2003-1119 du 26 novembre 2003 relative à l’immigration, au séjour des étrangers en France et à la nationalité, la loi n° 2006-1376 du 14 novembre 2006 relative au contrôle de la validité du mariage, et la loi du 21 août 2021 confortant le respect des principes de la République, le dispositif de lutte a priori contre les mariages frauduleux impose à l’officier de l’état civil, lorsqu’il existe des indices sérieux laissant présumer que le mariage est susceptible d’être annulé pour défaut d’intention matrimoniale, de saisir sans délai le procureur de la République. A l’issue des investigations, le procureur de la République peut, par décision motivée, soit laisser procéder à la célébration du mariage, soit s’opposer à celle-ci. La décision de sursis peut être contestée par l’un ou l’autre des futurs époux devant le président du tribunal judiciaire, qui statue dans un délai de dix jours (article 175-2 du code civil). Afin de permettre à l’officier de l’état civil de s’assurer de la réalité de l’intention matrimoniale des futurs époux, la publication des bans (ou la célébration du mariage en cas de dispense de publication des bans) est conditionnée à la constitution d’un dossier et de mariage et à la réalisation de l’audition commune préalable ou des entretiens individuels des futurs époux (articles 63 et 171-2 du code civil). Afin d’assurer la pleine effectivité de ces dispositions, le ministère de la Justice a publié le 22 juin 2010 une circulaire relative à la lutte contre les mariages simulés, accompagnée d’un soit transmis type qui invitait notamment les procureurs de la République à renforcer la collaboration entre les parquets et les officiers de l’état civil. Il a également transmis le 10 mars 2023 une dépêche aux procureurs généraux et procureurs de la République relative à la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République - Renforcement de la lutte contre les mariages forcés et frauduleux, accompagnée d’une boîte à outils à destination des magistrats du parquet et des officiers de l’état civil. Postérieurement à la célébration du mariage, le procureur de la République peut également, depuis la loi n° 2006-399 du 4 avril 2006 renforçant la prévention et la répression des violences au sein du couple ou commises contre les mineurs, au même titre que l’un des époux, saisir le tribunal judiciaire aux fins d’annulation du mariage, lorsque le défaut de consentement au mariage, de l’un ou des époux, apparaît postérieurement à sa célébration. L’annulation du mariage peut être demandée pendant trente ans à compter de la date de sa célébration (article 180 du code civil). Par ailleurs, la lutte contre les mariages dits « gris » peut s’appuyer sur des dispositions pénales particulièrement répressives. En effet, en application de l’article L. 823-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, le mariage simulé, qu’il soit le fait des deux époux ou d’un seul des deux, mariage dit « gris », est puni des peines de cinq ans d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Une peine complémentaire d’interdiction du territoire français pendant une durée de 10 ans peut également être prononcée. Les peines sont portées à dix ans d’emprisonnement et 750 000 euros d’amende lorsque les faits sont commis en bande organisée. La tentative de mariage « gris » est également réprimée.  Enfin, le ministère de la justice a soutenu le 20 férvrier 2025 la proposition de loi du sénateur Demilly, adoptée par le Sénat, interdisant le mariage lorsqu’un des membres du couple est en situation irrégulière. Le gouvernement reste, par ailleurs, attentif aux propositions d’amélioration portées par les parlementaires et demeure vigilant sur la bonne application des circulaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1758</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2521</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Remboursement des frais engagés par les conciliateurs de justice</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1758. — 5 novembre 2024. — M. Didier Le Gac attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation des conciliateurs de justice, qui accompagnent les justiciables dans la recherche d’une solution amiable à leur différend. Le conciliateur de justice est un auxiliaire de justice. Contrairement au médiateur qui est rémunéré, le conciliateur de justice est bénévole. Le recours au conciliateur de justice est gratuit. Il peut être désigné par les parties ou par le juge et l’accord qu’il propose peut être homologué par la justice. Depuis le 1er octobre 2023 et dans une logique de « désengorgement » de la justice, il est d’ailleurs obligatoire de recourir à un mode de résolution amiable avant de saisir le tribunal judiciaire d’un litige portant sur le paiement d’une somme qui ne dépasse pas 5 000 euros. L’instauration de ce nouveau seuil de saisine obligatoire a, mécaniquement, engendré une augmentation des dossiers traités par les conciliateurs de justice. Avec un nombre record de saisines, les 240 conciliateurs de justice de la cour d’appel de Rennes ont ainsi pu noter un accroissement de 30 % de leur activité. S’agissant de la juridiction du tribunal de Brest, les 33 conciliateurs ont, pour leur part, traité 3 306 dossiers en 2023, soit une augmentation de 22 % par rapport à 2022. Dans ces conditions et alors que le turnover est important en raison de l’âge avancé de certains conciliateurs, leurs conditions d’exercice mériteraient d’être améliorées. En effet, la plupart des conciliateurs doivent engager personnellement des frais pour pouvoir exercer leur fonction. À titre d’exemple, le remboursement des frais de déplacement est refusé aux conciliateurs de justice dans les communes limitrophes à celle de leur résidence familiale. De même, ils ne peuvent pas, la première année de leur exercice, obtenir le remboursement de leurs outils informatiques pourtant nécessaires à l’exercice de leur mission. Par sa question écrite n° 26981 sur la reconnaissance des conciliateurs de justice déposée sous la XVe législature, M. le député avait noté que des travaux étaient à l’étude au sein des services du ministère de la justice et du ministère de l’économie et des finances afin d’envisager une revalorisation des conditions indemnitaires des conciliateurs de justice, en particulier de l’indemnité forfaitaire destinée à couvrir leurs menues dépenses. Aujourd’hui, il souhaite savoir si, pour maintenir l’attractivité de cette fonction qui permet notamment de « désengorger » l’activité des tribunaux, le Gouvernement envisage de modifier les conditions de remboursement des frais engagés par les conciliateurs de justice.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2522</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le garde des sceaux souhaite préalablement rappeler son attachement à la spécificité du statut des conciliateurs de justice. Dans un contexte de promotion des modes amiables de règlement des différends, les conditions d’exercice des conciliateurs de justice sont au cœur des préoccupations du ministère de la justice, lequel poursuit depuis plusieurs années une politique de recrutement visant à renforcer les effectifs nationaux (2 700 conciliateurs au 31 décembre 2023 soit + 35 % depuis 2017), de promotion de l’attractivité de la fonction de conciliateur de justice et de renforcement de la formation initiale et continue. Les conciliateurs de justice exercent leur mission à titre bénévole en application de l’article 1er du décret n° 78-381 du 20 mars 1978 relatif à leur statut. Ils sont les acteurs essentiels d’une justice de proximité, gratuite, rapide et de qualité. Ils bénéficient toutefois d’une indemnité forfaitaire destinée à couvrir les menues dépenses de secrétariat, de matériels informatiques et de télécommunications, de documentation et d’affranchissement qu’ils exposent dans l’exercice de leurs fonctions. Le montant annuel de cette indemnité est fixé, depuis un arrêté du 4 novembre 2020 relatif à l’indemnité forfaitaire destinée à couvrir les menues dépenses des conciliateurs de justice, à 650 € par an au lieu de 464 € précédemment, soit une augmentation de 40 %. Elle est versée trimestriellement à chaque conciliateur, sans justificatif. Les chefs de la cour d’appel dans laquelle est nommé le conciliateur de justice peuvent autoriser, à titre exceptionnel et sur présentation de justificatifs, une modulation de cette indemnité jusqu’à 928 €. Si les services du ministère de la justice restent attentifs aux conditions d’exercice des conciliateurs de justice et veillent à maintenir une adéquation entre le montant de l’indemnisation forfaitaire versée et le montant des dépenses effectivement engagées, la revalorisation de l’indemnité forfaitaire se heurte actuellement à un contexte budgétaire particulièrement contraint. Les conciliateurs de justice sont également remboursés des frais de déplacement occasionnés par les besoins de l’exercice de leurs missions dans les conditions prévues pour les personnels civils de l’Etat par le décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006. Attentif à la spécificité de leur statut, le Gouvernement a instauré un régime plus favorable à la règlementation habituelle par l’arrêté du 31 août 2017 modifiant l’arrêté du 21 décembre 2016 relatif aux conditions et modalités de remboursement des frais de déplacement des conciliateurs, permettant aux conciliateurs de justice d’obtenir le remboursement des déplacements effectués au sein d’une même commune et dans les communes limitrophes, lorsqu’elles sont desservies par les transports publics. En outre, le décret n° 2019-139 du 26 février 2019 et plusieurs arrêtés du même jour ont revalorisé le barème des indemnités kilométriques et de mission. En 2023, les conciliateurs de justice ont principalement tenu leurs permanences au sein des mairies (49 %) et des structures France Services (9,6 %). Dans certains cas, les locaux mis à la disposition des conciliateurs de justice sont dotés des moyens nécessaires à l’exercice de leurs missions, notamment de matériels informatiques et de reprographie. Au sein des juridictions, les conciliateurs de justice peuvent aussi être habilités, par les responsables de la gestion informatique, à accéder au réseau informatique par le biais d’un poste mutualisé à l’ensemble des conciliateurs de justice permettant l’accès aux espaces partagés de la juridiction. Le ministère de la justice continue d’examiner les possibilités d’évolution du statut des conciliateurs de justice et de leurs conditions d’exercice.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1760</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2522</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Belouassa-Cherifi</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Suppression de 500 postes dans la protection judiciaire de la jeunesse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1760. — 5 novembre 2024. — Mme Anaïs Belouassa-Cherifi alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la suppression des postes et les coupes budgétaires dans la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Les premières victimes de cette coupe budgétaire sont les jeunes suivis par décision de justice. En 2024, l’ancien ministre de l’économie a annulé 37 millions d’euros de crédit alloué à ce secteur. Les conséquences sont dramatiques pour cette administration qui a la charge de l’insertion, l’accompagnement et l’éducation des moins de 18 ans en conflit avec la loi. La suppression de 500 postes de contractuels représente presque 10 % des effectifs du secteur et un tiers des postes de contractuels, dont 53 à Lyon. Cette coupe budgétaire vise particulièrement les postes d’éducateurs, de psychologues, d’assistants sociaux ou encore de personnels encadrants, directement au contact de ces jeunes. Cette décision intervient à un moment où la justice des mineurs et l’administration pénitentiaire connaissent de grosses difficultés. Ce manque d’effectif aura de graves conséquences sur le suivi, l’encadrement et la réinsertion de jeunes particulièrement vulnérables, alors que les travailleurs et travailleuses de la protection judiciaire de la jeunesse ne disposent pas des moyens suffisants pour assurer un suivi convenable des jeunes. La PJJ joue pourtant un rôle crucial dans un système où l’accompagnement de mineurs et jeunes majeurs doit leur donner un cadre stabilisant et sécurisant afin de favoriser leur insertion sociale. C’est en ce sens que les principales fédérations d’associations de protection de l’enfance ont exprimé leur inquiétude à l’annonce de la suppression des 500 postes. Il paraît donc essentiel de protéger un secteur primordial pour l’avenir de la jeunesse du pays, au lieu de le précariser davantage. Elle lui demande donc de revoir la position de son prédécesseur sur cette question en annulant la suppression de ces postes dans la protection judiciaire de la jeunesse dont le secteur manque cruellement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2523</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Comme le ministre de la Justice s’y était engagé, la lutte contre la délinquance juvénile et la prévention de la récidive a été placée au cœur de son action ministérielle. Celle-ci s’inscrit ainsi dans la dynamique déjà engagée depuis 2020, période pendant laquelle les crédits alloués aux dépenses de personnels de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) ont augmenté de 25,6 %. Elles sont ainsi passées de 533,5 millions d’euros en 2020 à 670,0 millions d’euros en 2024. La création d’emplois pour la PJJ pour cette même période a été de 339 entre 2020 et 2023. Depuis 2017, ce sont 522 postes qui auront été créés (en parallèle des postes de juges des enfants également en augmentation depuis 2017). Dans un contexte budgétaire très contraint, le décret n° 2024-124 a porté annulation de 0,8 millions d’euros de crédits de personnels, auquel s’est ajouté un surgel de 3 millions d’euros.  Aussi, dans ce cadre budgétaire, la protection judiciaire de la jeunesse a dû absorber des dépenses supplémentaires qui n’ont pas fait l’objet de compensation et ont été effectuées à budget constant. Il s’agit du versement à certains agents de Seine-Saint-Denis de la prime de fidélité territoriale dont le montant total est de 1,5 millions d’euros et d’une prime versée dans le cadre des opérations liées aux Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris d’un coût total de 200 000 euros. En outre, les efforts nécessaires induits par ces contraintes budgétaires n’ont pas conduit à la suppression de 500 postes comme indiqué, mais au report d’un mois et demi du renouvellement de 239 contrats de travail. Le surgel de 3 millions d’euros a finalement pu être levé en août 2024, et le garde des Sceaux a également veillé à ce que ces crédits soient augmentés de 0,8 millions d’euros d’euros supplémentaires en cette fin de gestion budgétaire 2024. Ainsi, les 239 agents contractuels qui n’avaient pas pu se voir offrir un renouvellement de leurs contrats de travail au 1er septembre 2024 ont eu une offre de recrutement au plus tard au 15 octobre 2024, voire novembre 2024 pour les derniers d’entre eux. Une partie des personnels renouvelés concernent les établissements et services de la PJJ du département du Rhône (notamment à Lyon). Enfin, il est important de souligner que pour faire face à la crise d’attractivité des métiers qui touche l’ensemble du secteur social, la PJJ a engagé un travail important pour attirer davantage. L’engagement du ministre de la Justice pour l’action éducative et la lutte contre la délinquance juvénile reste plein et entier.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1761</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2523</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Protection du droit d’auteur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1761. — 5 novembre 2024. — M. Christophe Blanchet alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur un sujet de contrefaçon adapté au droit d’auteur qui remet en cause la législation française face à ce qui s’apparente à de l’extraterritorialité du droit américain. Sous la précédente mandature, M. le député a été saisi au sujet d’un jugement frappé d’appel le 27 juillet 2023, rendu en 1ère instance par le TGI de Nanterre le 17 mai 2023. Ce jugement a vu le prisme français extrinsèque pour déterminer la contrefaçon remplacée par son opposé, l’intrinsèque et découlant de deux jurisprudences des juridictions californiennes. Ce jugement faisait suite à la plainte d’un scénariste français se plaignant d’avoir été copié par un studio américain. Ce scénariste a porté plainte à ce sujet, mais le TGI de Nanterre a donné raison au studio, au mépris des lois régissant la propriété intellectuelle. Décision de laquelle le scénariste a fait appel puis a protégé cet appel en réglant l’article 700 à hauteur de 10 130 euros. Dès lors, cette affaire semble contraire à la jurisprudence nationale en matière de protection de la propriété du droit d’auteur et la jurisprudence du jugement en première instance laisse planer une menace sur l’ensemble de la scène artistique française en remettant en cause la défense de la propriété intellectuelle en France. C’est la raison pour laquelle il réitère la question déposée sous la XVIe législature et restée sans réponse et lui demande comment le Gouvernement entend protéger de la contrefaçon les auteurs et la conception française du droit d’auteur.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2523</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application de l’article 1er de la loi du 25 juillet 2013, il n’appartient pas au ministre de la Justice de donner quelque instruction que ce soit aux parquets dans le cadre de dossiers individuels, ni d’interférer dans les procédures judiciaires, en raison des principes constitutionnels de séparation des pouvoirs et d’indépendance de l’autorité judiciaire. Il peut toutefois être indiqué que la protection de la propriété industrielle et intellectuelle des entreprises fait partie des priorités du ministère de la Justice et se traduit par sa forte implication dans la lutte contre les contrefaçons. En premier lieu, afin de former en profondeur les magistrats au contentieux complexe et technique de la propriété littéraire et artistique, l’Ecole nationale de magistrature organise chaque année, plusieurs formations qui traitent des dimensions tant nationales qu’européennes ou internationales de la propriété intellectuelle, et propose des stages leur permettant d’approfondir leurs connaissances en cette matière. En deuxième lieu, s’agissant de la matière civile, des juridictions spécialisées ont été mises en place dans le traitement de ce contentieux. En effet, en vertu des articles L. 211-10 et D. 211-6-1 du code de l’organisation judiciaire, dix tribunaux judiciaires sont spécialement désignés pour connaître des actions civiles en matière de propriété littéraire et artistique. En troisième lieu, s’agissant du traitement pénal des affaires judiciaires de contrefaçon, celui-ci donne lieu régulièrement à la diffusion de circulaires et dépêches à l’attention des magistrats de l’ordre judiciaire. Une circulaire de politique pénale sur les atteintes à la propriété littéraire et artistique sur internet (dispositif de « réponse graduée » contre le téléchargement illégal) a ainsi été diffusée aux procureurs le 6 février 2024, avec la participation active de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle (ARCOM). Le ministère de la Justice agissant dans sa mission d’appui de l’autorité judiciaire, met également à disposition des magistrats des ressources à visée didactique et pratique, afin de favoriser le déploiement uniforme de sa politique pénale nationale de lutte contre la contrefaçon. A cet égard, une « fiche Focus » sur le traitement pénal de la contrefaçon élaborée par la direction des affaires criminelles et des grâces du ministère de la Justice, est publiée en ligne à l’attention des magistrats. Enfin, de façon plus générale, la direction des affaires criminelles et des grâces prend part depuis 2020 aux travaux du groupe opérationnel national anti-fraude (GONAF) sur la lutte contre la contrefaçon, menés sous l’égide de la Direction générales des douanes et droits indirects (DGDDI) aux côtés de l’ensemble des partenaires des autres ministères concernés par ces thématiques. Ces réunions interministérielles permettent d’identifier les grandes tendances de la délinquance dans cette matière, d’échanger des informations et de coordonner des actions dans certains secteurs particuliers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1781</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2524</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Auguste Evrard</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Réponse judiciaire aux actes de vandalisme antichrétien</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1781. — 5 novembre 2024. — M. Auguste Evrard alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les mesures prises à l’encontre des auteurs d’actes anti-chrétiens visant les lieux de culte en France. Ces dernières années, une série d’incendies criminels et autres actes de vandalisme a ciblé des édifices religieux catholiques, suscitant une vive émotion au sein de la population, attachée à ce patrimoine historique et spirituel. La recrudescence des attaques visant les bâtiments et les biens religieux et l’héritage historique de la France soulève des questions quant à l’efficacité des dispositifs judiciaires et de sécurité existants pour prévenir et réprimer de tels actes. Ainsi, le 2 septembre 2024, l’église de l’Immaculée-Conception de Saint-Omer a été incendiée par un individu multirécidiviste, déjà condamné pour avoir incendié quatre églises dans le Pas-de-Calais en 2021. Auparavant, le 18 juillet 2020, c’était la cathédrale de Nantes qui subissait un incendie criminel provoqué par un demandeur d’asile rwandais sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et qui, plus tard, a assassiné un prêtre alors qu’il était en liberté conditionnelle. Ces évènements s’inscrivent dans une série de vandalisme ciblant les églises et les fidèles catholiques de France. Un rapport parlementaire de mars 2022 relevait d’ailleurs une « gravité croissante » des actes antireligieux dans le pays, avec 857 actes antichrétiens signalés pour l’année 2021, bien que ces chiffres soient déjà considérés comme sous-estimés par le Sénat et le ministère de l’intérieur. Dans ce contexte, M. le député demande à M. le garde des sceaux, ministre de la justice, de préciser les dispositifs de suivi et d’accompagnement mis en œuvre pour les individus aux antécédents criminels connus, notamment en matière de prévention de la récidive, ainsi que les critères de leur éventuelle remise en liberté ou de leur maintien en détention. Il l’interroge enfin sur les actions spécifiques envisagées pour renforcer la réponse pénale face aux actes anti-chrétiens, en particulier dans les cas impliquant des récidivistes ou des individus identifiés comme potentiellement dangereux, afin d’améliorer la prévention et la répression de ces actes et de garantir la sécurité des lieux de culte.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2524</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application de l’article 1er de la loi du 25 juillet 2013 et des principes constitutionnels de séparation des pouvoirs et de l’indépendance de l’autorité judiciaire, il n’appartient pas au garde des sceaux de formuler des appréciations sur les décisions rendues, de donner quelque instruction que ce soit dans le cadre de dossiers individuels ni de commenter les affaires judiciaires en cours. Il revient aux juridictions, dans les limites fixées par la loi et en conciliant d’une part les impératifs de protection des intérêts de la société et de sécurité des citoyens et de sanction de l’auteur avec d’autre part l’impératif de réinsertion des personnes condamnées, de déterminer la nature, le quantum et le régime des peines prononcées en fonction des circonstances de l’infraction, de la personnalité de son auteur, et de sa situation matérielle, familiale et sociale, conformément aux finalités et fonctions de la peine énoncées à l’article 130-1 et 132-1 du code pénal. Il est toutefois possible de vous assurer que la lutte contre les infractions commises à raison de l’appartenance à une religion constitue une priorité du ministère de la justice qui déploie en la matière une politique pénale dynamique et empreinte de fermeté. Dans ce contexte, les magistrats, qui sont pleinement conscients que les actions et actes de dégradations de lieux de cultes portent directement atteinte à la liberté religieuse de nos concitoyens, disposent d’un arsenal législatif renforcé pour sanctionner les auteurs de ces infractions. Si l’article 322-1 du code pénal réprime la destruction, la dégradation ou la détérioration d’un bien appartenant à autrui de peines de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende, l’article 322-3-1 du code pénal porte ces peines à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende lorsque la destruction, la dégradation ou la détérioration vise un édifice affecté au culte. L’auteur encourt également des peines complémentaires telles que l’interdiction de port d’arme pendant une durée maximale de cinq ans ou, lorsqu’il n’est pas de nationalité française, l’interdiction du territoire français à titre définitif ou pendant une durée de 10 ans maximum. Selon l’article 322-6 du code pénal, lorsque la destruction, la dégradation ou la détérioration est commise par l’effet d’une substance explosive d’un incendie ou de tout autre moyen de nature à créer un danger pour les personnes, elle est punie des peines de 10 ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende, ainsi que par la peine obligatoire d’interdiction de port d’arme pendant une durée maximale de 5 ans. La juridiction dispose enfin de la possibilité de prononcer un suivi socio-judiciaire qui emporte pour le condamné l’obligation de se soumettre, sous le contrôle du juge de l’application des peines, à des mesures de surveillance et d’assistance destinées à prévenir la récidive. De surcroît, en vertu de la circonstance aggravante générale prévue à l’article 132-76 du code pénal, tout crime ou délit peut voir ses peines encourues aggravées lorsqu’ils sont commis en raison de l’appartenance à une religion déterminée. L’auteur des faits encourt alors également la peine complémentaire obligatoire d’inéligibilité pendant une durée maximale de 10 ans et la peine complémentaire d’interdiction de séjour pendant une durée de 10 ans maximum. L’attention des procureurs généraux et des procureurs de la République est régulièrement appelée quant à l’importance de retenir cette circonstance aggravante lorsque cela est possible, comme en témoignent notamment les circulaires du 20 avril 2017 de présentation des dispositions de droit pénal ou de procédure pénale de la loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté et du 4 avril 2019 relative à la lutte contre les discriminations, les propos et les comportements haineux. Enfin, l’article 32 de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation de l’Eglise et de l’Etat réprime l’entrave à l’exercice d’un culte de la peine d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende. Ces peines sont portées à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende lorsque l’auteur a agi par voie de fait ou violence. En cas de récidive, le code pénal prévoit le doublement de l’ensemble des peines encourues. Afin d’assurer la pleine effectivité de ces dispositions, qui ont pour objectif de permettre à la République de garantir à chacun le libre exercice de son culte, le ministère de la justice a publié le 29 avril dernier une circulaire relative au traitement judiciaire des infractions commises à raison de l’appartenance ou de la non-appartenance à une religion, dans un contexte de séparatisme ou d’atteintes portées à la laïcité. Les parquets sont ainsi appelés à mettre en œuvre une réponse pénale rapide, au plus proche possible de la commission des faits et à tenir des réquisitions empreintes de fermeté à l’encontre des faits les plus graves. La dimension pédagogique de la sanction, notamment dans le cadre de stage de citoyenneté, afin de rappeler les valeurs fondatrices de notre République, doit aussi être recherchée pour les faits de moindre gravité. Les parquets sont aussi invités à maintenir et renforcer la coordination et les partenariats avec les acteurs locaux, représentants des autres ministères et acteurs associatifs. L’impératif de prévention de la récidive, apprécié notamment au regard du passé pénal du condamné, est pris en compte par le juge de l’application des peines tout au long de l’exécution de la condamnation. Ainsi, l’article 707 II du code de procédure pénale impose à ce magistrat de prendre en considération le risque de récidive lorsqu’il statue sur l’octroi d’un éventuel aménagement de peine ou dispositif de sortie anticipée. Après la condamnation, il peut modifier les mesures en cours (sursis probatoire ou suivi socio judiciaire notamment) en ajoutant des obligations ou interdictions au condamné, afin de limiter le risque de nouveau passage à l’acte (par exemple, interdiction de fréquenter certains lieux, obligation d’indemniser la victime…). Enfin, après la libération du condamné, l’impératif de prévention de récidive est susceptible de donner lieu à l’application de mesures de contrôle et de sûreté, au regard de la dangerosité du condamné ou de son passé pénal, à l’instar du placement sous surveillance électronique mobile qui peut être ordonné en cas de crime ou délit commis une nouvelle fois en récidive (article 131-36-10 du code de procédure pénale) ou de la surveillance judiciaire de personnes dangereuses, prévue par les articles 723-29 et suivants du code de procédure pénale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1988</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2525</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Un CNER totalement vide au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1988. — 12 novembre 2024. — M. Bruno Bilde attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le fonctionnement du Centre national d’évaluation de la radicalisation (CNER) de Vendin-Le-Vieil. M. le garde des sceaux a présenté le CNER de Vendin-Le-Vieil comme le cœur du dispositif de prévention de la récidive des personnes détenues pour des faits de terrorisme. La circulaire d’application du 4 avril 2022 prévoit que « la saisie est faite par le procureur de la République antiterroriste » afin d’évaluer la dangerosité et la capacité de réinsertion des détenus condamnés pour des faits de terrorisme en lien avec l’islam radical avant leur libération. Cependant, le CNER demeure depuis son ouverture en mars 2022 désespérément vide alors que l’admission revêt un caractère obligatoire pour ces détenus. Depuis son ouverture, l’établissement flambant neuf de Vendin-le-Vieil a accueilli seulement 11 détenus, dont la majorité a refusé l’évaluation. Il lui demande pourquoi le texte qui prévoit le caractère obligatoire de l’évaluation des détenus n’est pas appliqué dans les faits.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2526</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément à la loi n° 2021-998 du 30 juillet 2021 relative à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement et en application du décret n° 2022-358 du 15 mars 2022, la direction de l’administration pénitentiaire (DAP) a créé un centre national d’évaluation des personnes radicalisées (CNER). Ce dispositif offre une capacité annuelle d’évaluation de 72 personnes détenues. Le placement au CNER a pour objectif d’éclairer le tribunal de l’application des peines de Paris sur l’opportunité de prononcer une mesure judiciaire de prévention de la récidive terroriste et de réinsertion à l’encontre des personnes détenues en fin de peine, conformément à l’article 6 de la loi précitée. Cette mesure est ordonnée par le président de la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté (CMPS), sur réquisition du procureur de la République antiterroriste. L’admission en CNER revêt un caractère obligatoire pour les publics possiblement visés par cette mesure judiciaire. L’opportunité de la mise en œuvre de ce dispositif n’appartient donc pas à l’administration pénitentiaire. Toutefois, il est à noter que la DAP déploie, tout au long de la peine des personnes concernées, une politique dynamique de lutte contre la radicalisation afin de prévenir et d’endiguer les risques de prosélytisme et de violence liés à un motif idéologique. Elle est structurée autour des trois axes principaux : détecter, évaluer et prendre en charge. Les personnes détenues identifiées comme radicalisées, qu’elles soient poursuivies ou condamnées pour des faits de terrorisme lié à l’islam radical (TIS) ou condamnées pour des faits de droit commun et radicalisées (RAD), sont orientées vers des quartiers d’évaluation de la radicalisation (QER). Elles y sont évaluées par une équipe pluridisciplinaire durant 15 semaines au travers d’observations, d’entretiens et d’activités. Une affectation est ensuite proposée au regard des résultats de l’évaluation du risque de prosélytisme et/ou de passage à l’acte violent selon un motif idéologique. La personne détenue concernée est orientée en détention ordinaire avec suivi individualisé, en quartier de prise en charge de la radicalisation (QPR), ou en quartier d’isolement (QI). Cette stratégie en trois temps permet d’endiguer le risque de prosélytisme. Le déploiement des QPR et l’usage des QI offrent notamment des garanties d’étanchéités du reste de la population pénale. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2110</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2526</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Garantir un rejet effectif des demandes d’aide juridictionnelle irrecevables</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2110. — 19 novembre 2024. — M. Éric Pauget appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’effectivité du rejet des demandes d’aide juridictionnelle, irrecevables ou dénuées de fondement juridique. Comme le souligne de manière critique la Cour des comptes dans ses observations définitives, le principe général selon lequel « l’aide juridictionnelle est accordée à la personne dont l’action n’apparaît pas, manifestement, irrecevable ou dénuée de fondement » énoncé en vertu de l’article 7 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 reste le plus souvent inappliqué. En effet, le pourcentage de rejets fondés sur cet article s’élevant seulement à 0,54 % du nombre total des décisions, est dérisoire. M. le député rappelle qu’en matière de contentieux de la nationalité, l’article 1045-2 alinéa 2 du code de procédure civile précise que l’action de contestation du refus de délivrance d’un certificat de nationalité française doit être introduite à peine de forclusion dans un délai de six mois à compter de la notification du refus. Il rappelle également que l’aide juridictionnelle est en pratique accordée régulièrement alors que ce délai est expiré et donc que le recours est, de ce fait, sans ambiguïté, parfaitement irrecevable. Ainsi, la forclusion est elle-même facile à établir sur la base d’une simple observation du dossier. Ces demandes étaient encore jusqu’à ce jour rejetées en majorité grâce à l’intervention des magistrats en charge de l’instruction des demandes d’aide juridictionnelle. D’ailleurs, ces derniers sont en mesure, dès l’analyse du dossier, d’identifier que les demandes sont manifestement irrecevables ou infondées. Cette vérification, pourtant requise par la loi, pourrait en pratique ne plus être opérée. En effet, comme M. le député le précise, cette dérive devrait être fortement aggravée par l’instauration d’un traitement informatisé des demandes qui pourrait faire obstacle à ce qu’il soit vérifié que l’action au titre de laquelle l’aide juridictionnelle est demandée n’est pas manifestement irrecevable ou infondée. M. le député alerte M. le ministre sur un possible surcoût pour les finances publiques françaises, qui supporteront des aides juridictionnelles infondées ainsi qu’un alourdissement considérable du rôle du tribunal judiciaire de Paris par des procédures pourtant promises à l’échec sur le fond au regard du droit. Compte tenu de ces éléments, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quels moyens et méthodes il entend mettre en œuvre pour garantir que les demandes d’aide juridictionnelle manifestement irrecevables ou dénuées de fondement, en particulier au sein du bureau d’aide juridictionnelle de Paris, compétent pour le contentieux de la nationalité concernant les non-résidents, dont le volume est particulièrement important, soient effectivement rejetées. Par ailleurs, il lui demande de lui préciser dans quelle mesure ces dérives d’octrois et de bénéfices irréguliers d’aide juridictionnelle ont été accordées en 2023.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2526</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Á titre liminaire, le rapport de la Cour des comptes relatif à l’aide juridictionnelle de 2023 fait en effet état d’une faible proportion de recours à l’article 7 de la loi du 10 juillet 1991 par les bureaux d’aide juridictionnelle. Le chiffre de 0,54 % est cependant apprécié par rapport à l’ensemble des demandes introduites sur l’année. En effet, 83,8 % des demandes d’aide juridictionnelle ont été acceptées en 2023. L’indicateur adéquat permettant d’analyser l’efficience de la mobilisation de ce motif de rejet est ainsi celui de la part de rejets fondés sur l’article 7 au regard du total des décisions de rejet, qui s’élève à 8,04 % pour l’année 2021. Aux fins de comparaison, la caducité (30,75 % des rejets) et le constat de ressources supérieures aux plafonds (20,39 %) représentaient en 2023 la majorité des motifs de rejet des demandes d’aide juridictionnelles. Pour pallier l’insuffisante mobilisation de l’article 7, le rapport précité recommande notamment de « renforcer le pilotage des bureaux d’aide juridictionnelle, définir une politique d’attribution de l’aide juridictionnelle et la décliner au sein des juridictions ». Dans cette perspective, le ministère de la Justice a renforcé sa politique d’harmonisation en matière d’aide juridictionnelle par diverses actions menées au sein des juridictions. Est ainsi expérimenté depuis le 1er juin 2023 un regroupement des bureaux d’aide juridictionnelle au niveau des cours d’appel afin d’élaborer une doctrine unifiée au sein des ressorts. Le ministère de la Justice s’emploie par ailleurs à assurer des actions de formation auprès des différents acteurs de l’aide juridictionnelle en juridiction, à l’École nationale des greffes ou encore à l’École nationale de la magistrature dans la perspective d’une harmonisation des pratiques en juridiction. La mise en œuvre d’un dispositif plus contraignant en la matière a été identifiée par le législateur, lors de l’élaboration de la loi du 10 juillet 1991, comme présentant le risque d’alourdir la procédure d’attribution et de compliquer à l’excès le parcours de l’ensemble des justiciables. L’appréciation du caractère manifestement irrecevable ou dénué de fondement nécessite de faire preuve de prudence afin d’assurer sa conciliation avec le droit à un recours juridictionnel effectif. En tout état de cause, la loi du 10 juillet 1991 et le décret du 28 décembre 2020 organisent une procédure de recouvrement en conférant au juge saisi au principal, la faculté d’ordonner le retrait de l’aide juridictionnelle dans l’hypothèse d’une requête manifestement irrecevable, donnant lieu à recouvrement des sommes avancées par l’État. Enfin, il est fait état de ce que l’instauration d’un traitement informatisé des demandes d’aide juridictionnelle serait susceptible de faire obstacle à la vérification du caractère manifestement irrecevable ou infondé de la requête principale. Toutefois, le Système d’information de l’aide juridictionnelle (SIAJ) n’empêche ni ne désincite en rien les agents en charge de l’instruction de rejeter une demande sur le fondement de l’article 7 de la loi du 10 juillet 1991. Bien au contraire, en allégeant les tâches d’enregistrement des données manuscrites dans le logiciel et en permettant des échanges dématérialisés entre la juridiction et le demandeur d’aide juridictionnelle,  le SIAJ dégage justement du temps d’instruction du dossier par les agents qui soumettent au magistrats les éléments d’appréciation utiles à la décision d’admission ou de rejet de la demande, sont ceux caractérisant une demande manifestement irrecevable, dénuée de fondement ou abusive.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2127</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2527</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Tjibaou</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Indépendance et impartialité du Parquet en Kanaky</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2127. — 19 novembre 2024. — M. Emmanuel Tjibaou alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les déclarations publiques et l’omniprésence médiatique du procureur de la République en poste en Kanaky-Nouvelle-Calédonie. Les troubles survenues au pays depuis le 13 mai 2024 ont causé nombre de dégâts entraînant des pertes économiques et en vie humaine (13 morts). L’instruction judiciaire en cours concernant la recherche de vérité sur les évènements tragiques qui se sont déroulés éclairera pour tout le monde les implications de ceux qui ont mené à ce drame. Dans ce contexte, M. le député souhaite interpeller M. le ministre sur les conditions indignes et dégradantes dans lesquelles les personnes sont arrêtées, gardées à vue, déportées en France puis détenues depuis leurs arrestations à Nouméa. La pression politique en Nouvelle-Calédonie autant que celle de l’opinion publique suite à ces évènements tragiques ne doivent en rien entacher l’action de la justice, la préservation autant que le respect des droits de la défense. Les témoignages des personnes arrêtées ainsi que ceux de leurs avocats montrent bien que cela ne fut pas le cas. M. le député interpelle également M. le ministre quant aux déclarations publiques récemment de M. le procureur de la République près le tribunal de Nouméa sur l’instruction des dossiers en cours et l’utilisation de termes tels qu’« organisation criminelle » accolés aux organisations politiques indépendantiste ceci occultant de fait le principe de la présomption d’innocence. Pour rappel, la mouvance indépendantiste s’est mobilisée pacifiquement contre le dégel du corps électoral aux élections provinciales en Nouvelle-Calédonie. Si des dérapages ou exactions ont eu lieu, en aucun cas M. le procureur ne peut se prévaloir d’un jugement non rendu pour exprimer de tels propos alors que les tribunaux ne se sont pas prononcés et que les auditions continuent encore actuellement. M. le député sollicite l’intervention de M. le garde des sceaux auprès de M. le procureur afin de lui rappeler son devoir de réserve et les obligations qui lui incombent dans l’exercice de ses fonctions. Les acteurs politiques doivent être engagés dans la sortie de cette crise institutionnelle, sociale et économique. Il est aujourd’hui nécessaire de mesurer avec toute la portée de la parole publique et en particulier de la justice dans le pays, dans cette situation de tension latente qui rappelle les heures sombres de la justice française en Kanaky où le droit n’était reconnu que pour les citoyens à peau claire. M. le député demande à M. le ministre d’agir promptement afin d’apaiser la situation au pays. La France, terre des Droits de l’Homme, ne doit pas transiger sur ses fondements et entacher ses principes de ce qui serait perçu comme la persistance d’une justice coloniale en 2024. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2528</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ A titre liminaire, il convient de rappeler qu’en application de l’article 1er de la loi du 25 juillet 2013 et des principes constitutionnels de séparation des pouvoirs et de l’indépendance de l’autorité judiciaire, il n’appartient pas au ministre d’Etat, garde des Sceaux, ministre de la Justice de formuler des appréciations sur les décisions rendues, de donner quelque instruction que ce soit dans le cadre de dossiers individuels ni de commenter les affaires judiciaires en cours. La communication sur des affaires judiciaires en cours, quelle que soit les qualifications retenues et la sensibilité des faits, ne peut se faire que dans le cadre de l’article 11 du code de procédure pénale, lequel définit tant l’autorité autorisée à communiquer que les motifs justifiant une telle communication. En application des dispositions de cet article, le procureur de la République est seul à même d’apprécier le caractère opportun d’une telle communication. La loi n° 2021-1729 du 22 décembre 2021 pour la confiance dans l’institution judiciaire est venue élargir le champ de la communication judiciaire du procureur de la République. Auparavant, la communication sur les affaires en cours était limitée à la nécessité de faire cesser « la propagation d’informations parcellaires ou inexactes » ou de « mettre un terme à un trouble public ». Désormais, l’article 11 du code de procédure pénale modifié prévoit que le procureur de la République peut communiquer « lorsque tout autre impératif d’intérêt public le justifie ». Dès lors, la communication du procureur de la République permet désormais d’évoquer publiquement toute affaire si cela apparaît opportun au regard des circonstances de celle-ci, dans le respect du secret de l’enquête et de la présomption d’innocence, comme le précise la circulaire de présentation du 19 janvier 2023 relative à la présentation et la mise en œuvre des nouvelles dispositions de l’article 11 du code de procédure pénale. Par ailleurs, l’alinéa 3 du nouvel article 11 du code de procédure pénale mentionne que cette communication peut se faire par l’intermédiaire d’un officier de police judiciaire agissant avec l’accord et sous le contrôle du procureur de la République. La circulaire de politique pénale générale, adressée le 20 septembre 2022 aux procureurs généraux et procureurs de la République s’inscrit en cohérence avec les nouvelles dispositions de l’article 11 du code de procédure pénale en soulignant l’importance d’une communication active des procureurs de la République sur leur action au service l’intérêt général et sur la politique pénale mise en œuvre sur le ressort.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2244</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2528</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Désignation des membres du conseil syndical par l’administrateur provisoire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2244. — 26 novembre 2024. — M. Dominique Potier attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur le droit de propriété des copropriétaires. D’une part, l’article 22 du décret du 17 mars 1967 indique que le mandat des membres du conseil syndical dans un syndicat de copropriétaires ne peut excéder trois années renouvelables. Ainsi, la présence d’un administrateur provisoire nommé et renommé dans le cadre de l’article 29-1 de la loi du 10 juillet 1965 depuis plus de trois ans pose immanquablement la question des modalités de l’élection pour le renouvellement du conseil syndical. Sur la base de l’article 21 de la loi du 10 juillet 1965 qui indique que « les membres du conseil syndical sont désignés par l’assemblée générale » ; l’article 25 de la même loi qui précise « Ne sont adoptées qu’à la majorité des voix de tous les copropriétaires les décisions concernant […] c) La désignation […] des membres du conseil syndical » ; et de son article 29-1 : « Le président du tribunal judiciaire charge l’administrateur provisoire de prendre les mesures nécessaires au rétablissement du fonctionnement normal de la copropriété. À cette fin, il lui confie […] tout ou partie des pouvoirs de l’assemblée générale des copropriétaires […]. Le conseil syndical et l’assemblée générale, convoqués et présidés par l’administrateur provisoire, continuent à exercer ceux des autres pouvoirs qui ne seraient pas compris dans la mission de l’administrateur provisoire », dans certaines copropriétés, l’administrateur provisoire désigne lui-même, parmi les copropriétaires candidats, les nouveaux membres du conseil syndical dans un procès-verbal de décision prise en applications des dispositions particulières aux copropriétés en difficulté. Cette procédure ne rentre pas dans le cadre des mesures nécessaires au rétablissement du fonctionnement normal de la copropriété et annihile toute vie démocratique au sein de l’immeuble. De plus, à l’issue de cette désignation, le conseil syndical peut se trouver dans la situation de rendre des avis, prévus à l’article 62-7 du décret du 17 mars 1967, sur des projets de décisions de l’administrateur provisoire qui l’a nommé, ce qui soulève des problèmes d’indépendance du conseil syndical. Les décisions de justice portant sur cet enjeu des compétences de l’administrateur provisoire ont rendu des avis contradictoires. Aussi, il lui demande de bien vouloir préciser l’interprétation qui doit être donnée aux dispositions précitées et ainsi de clarifier si la désignation des membres du conseil syndical par un administrateur provisoire respecte les principes du droit de propriété des copropriétaires. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2529</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le fonctionnement normal d’une copropriété repose sur les organes suivants : le syndic, agent d’exécution du syndicat des copropriétaires dont il est le représentant légal, le conseil syndical organe consultatif et de contrôle de la gestion du syndic et l’assemblée générale des copropriétaires qui est l’organe de décision, étant précisé que le droit de vote est un attribut du lot de copropriété. Il résulte des articles 21 et 25, c) de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis que les membres du conseil syndical sont, en principe, désignés par l’assemblée générale des copropriétaires à la majorité des voix de tous les copropriétaires et, si cette majorité absolue ne peut être atteinte lors du vote, à la majorité simple dans les conditions de l’article 25-1. Les copropriétés en difficulté obéissent, quant à elles, à un régime spécifique, temporaire, placé sous le contrôle du juge. L’administrateur provisoire désigné par ce dernier se voit confier, aux termes de l’article 29-1, tous les pouvoirs du syndic et selon les cas, tout ou partie des pouvoirs de l’assemblée générale à l’exception de ceux prévus aux a et b de l’article 26 et tout ou partie des pouvoirs du conseil syndical, celui-ci conservant le droit d’être consulté au regard de l’article 62-7 du décret n° 67-233 du 17 mars 1967 pris pour l’application de la loi précitée. Le conseil syndical et l’assemblée générale, convoqués et présidés par l’administrateur provisoire, continuent à exercer ceux des autres pouvoirs qui ne seraient pas compris dans la mission de l’administrateur provisoire. Le mode de désignation des membres du conseil syndical dépend de l’étendue des pouvoirs de l’administrateur provisoire qui lui ont été confiés par le juge, de sorte que les décisions juridictionnelles peuvent différer d’une espèce à l’autre. Sous réserve de l’appréciation souveraine des juridictions, pour le cas où l’administrateur provisoire se verrait confier tous les pouvoirs de l’assemblée générale des copropriétaires, il pourra désigner les membres du conseil syndical ; à l’inverse dans l’hypothèse où l’assemblée générale conserverait certains de ses pouvoirs dont celui de désigner les membres du conseil syndical, il appartiendra alors à l’administrateur provisoire de convoquer l’assemblée générale des copropriétaires aux fins de désignation desdits membres. L’atteinte temporaire au droit de propriété résultant de la mise en place de ce régime en ce qu’il paralyse en tout ou partie le droit de vote des copropriétaires se justifie au regard de l’objectif général poursuivi, à savoir le rétablissement de l’équilibre financier de la copropriété et la conservation de l’immeuble afin de garantir à chacun un logement décent.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2298</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2529</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Maintien des relations des enfants placés avec leurs grands-parents</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2298. — 26 novembre 2024. — M. Thomas Ménagé attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur la prise en compte des souhaits des grands-parents dans le maintien des relations avec leurs petits-enfants placés dans une structure de protection de l’enfance. L’article 371-4 du code civil consacre le droit pour un enfant d’entretenir des relations personnelles avec ses ascendants, sauf si son intérêt s’y oppose. En parallèle, l’article 375 du même code confie au juge des enfants le soin de statuer sur les mesures nécessaires à la protection de l’enfant, ce qui inclut la régulation des contacts avec les membres de sa famille. Dans la pratique, les grands-parents rencontrent fréquemment des difficultés à voir leurs souhaits pris en considération par les tribunaux ou les services de l’aide sociale à l’enfance (ASE) dans les décisions concernant les modalités de placement ou les droits de visite. Selon l’Observatoire national de la protection de l’enfance (ONPE), au 31 décembre 2020, plus de 174 000 enfants étaient confiés à l’ASE et nombre d’entre eux ont vu leurs relations familiales amoindries malgré la stabilité affective que des liens intergénérationnels pourraient offrir. Dans le département du Loiret, certaines familles ont rapporté des situations où les grands-parents, souhaitant maintenir un lien ou jouer un rôle actif dans la vie de leurs petits-enfants placés, se sont heurtés à une faible prise en compte ou même un manque de prise en compte de leurs souhaits par les autorités compétentes. Ces cas révèlent un manque d’écoute des souhaits exprimés par les grands-parents, que ce soit pour accueillir eux-mêmes l’enfant concerné ou pour préserver des contacts réguliers avec celui-ci, bien que ces initiatives soient souvent en faveur de son intérêt supérieur. Certains professionnels du droit et de la protection de l’enfance relèvent également que les procédures permettant aux grands-parents d’obtenir des droits de visite ou d’être associés au projet éducatif de l’enfant sont souvent longues, coûteuses et imprévisibles dans leurs résultats. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage de renforcer la prise en compte des souhaits des grands-parents par les juridictions et les services compétents dans les situations de placement d’enfants, notamment en clarifiant les critères d’évaluation de ces demandes et en simplifiant les démarches administratives et judiciaires. Il souhaite également savoir si des mesures spécifiques pourraient être adoptées pour intégrer les grands-parents dans l’élaboration des projets de vie des enfants placés, dès lors que leur implication est jugée conforme à l’intérêt supérieur de ces derniers. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2530</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En matière judiciaire, le cadre actuel de la loi permet d’ores et déjà au juge des enfants de prendre en compte les grands-parents en matière d’assistance éducative. En effet, l’article 375-3 du code civil, tel qu’issu de la loi du 7 février 2022 relative à la protection des enfants, prévoit la recherche systématique de la possibilité de confier l’enfant en danger à un membre de la famille, dont potentiellement un grand-parent, ou à un tiers digne de confiance. Ainsi, l’enfant ne pourra être placé qu’après évaluation, par les services de l’aide sociale à l’enfance, des conditions d’éducation et de développement physique, affectif, intellectuel et social de l’enfant dans le cadre d’un accueil par un membre de la famille ou par un tiers digne de confiance, en cohérence avec le projet pour l’enfant et après audition de l’enfant lorsque ce dernier est capable de discernement. En outre, si cette évaluation obligatoire des conditions d’accueil de l’enfant chez un membre de la famille ou un tiers digne de confiance n’a pas permis d’éviter un placement institutionnel, elle pourra toutefois permettre l’organisation d’un droit de visite et d’hébergement dans l’intérêt de l’enfant pour le maintien des relations personnelles. S’agissant des prérogatives du juge des enfants dans le cadre du placement, si l’article 375-7 du code civil ne donne compétence au juge des enfants pour réglementer les droits de visite et d’hébergement qu’à l’égard des parents, la Cour de cassation, dans un arrêt du 9 juin 2010, a néanmoins énoncé que « si le juge aux affaires familiales est en principe compétent pour fixer, dans l’intérêt de l’enfant, les modalités des relations entre l’enfant et un tiers, parent ou non, le juge des enfants est seul compétent, en cas de placement, pour statuer sur ces modalités » (Cass. Civ. 1ère, 9 juin 2010, 09-13.390). Cette décision permet au juge des enfants, dès lors que la situation de danger aura justifié de prononcer le placement de l’enfant, de réglementer les relations entre l’enfant et les tiers, dont les grands-parents, afin d’assurer la cohérence de la mesure éducative et d’éviter la dispersion des familles dans des contentieux multiples et complexes. Ainsi, le juge des enfants doit statuer en prenant en compte la situation de l’enfant dans son ensemble, et donc en prenant appui sur le projet pour l’enfant élaboré par le président du conseil départemental et créé par la loi du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2313</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2530</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>État des prisons françaises</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2313. — 26 novembre 2024. — M. Mickaël Bouloux alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’état alarmant des conditions de détention dans les prisons françaises. Si la France a déjà été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme en 2020 pour la surpopulation de ses prisons et ses répercussions, trois ans plus tard, celle-ci affirme arriver à la même conclusion. Ainsi, aucune évolution n’a été enregistrée malgré la précédente condamnation et la France continue tous les jours de violer l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme relatif à l’interdiction des traitements inhumains et dégradants. De plus, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté souligne régulièrement les conséquences de ces traitements, autant sur la dignité des détenus que sur les conditions de travail du personnel pénitencier. Il souhaite ainsi savoir comment le Gouvernement compte améliorer efficacement les conditions matérielles de détention dans les prisons françaises.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2530</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la justice place l’amélioration des conditions de détention des personnes détenues au cœur de son action. Le service public pénitentiaire prend en charge les PPSMJ prévenues ou condamnées, en milieux ouvert et fermé. Elle contribue à l’insertion ou à la réinsertion des PPSMJ et concourt à la sauvegarde de l’ordre public. Pour autant, les décisions judiciaires dont elle assure l’exécution sont rendues dans le cadre des articles 64 et 66 de la Constitution du 4 octobre 1958 et relèvent de la seule compétence de l’autorité judiciaire. Au 1er novembre 2024, le nombre de personnes écrouées détenues s’élevait à 80 130 pour 62 357 places opérationnelles. Le programme immobilier pénitentiaire annoncé par le président de la République en 2018 prévoyait initialement la livraison de 15 000 places supplémentaires pour 2027. En fin d’année 2024, 22 établissements sur les 50 que prévoit le plan seront livrés, pour un total d’environ 4 500 places nettes. Dans le cadre de la révision du calendrier de livraison du plan 15 000, les projets d’établissements demeurant en études seraient livrés à l’horizon 2029 et non plus 2027. Un inspecteur général de la justice est chargé, depuis le 3 décembre dernier, de piloter la mission stratégique d’accélération du programme immobilier pénitentiaire. En parallèle, la direction de l’administration pénitentiaire, particulièrement vigilante à la régulation des effectifs des établissements les plus suroccupés, continue d’appliquer sa politique volontariste d’orientation des personnes détenues vers les établissements pour peine, y compris à faible reliquat de peine. Les actions de pilotage mises en œuvre permettent un suivi en temps réel des besoins et capacités d’accueil des établissements pénitentiaires.  En outre, les évolutions législatives intervenues permettent de favoriser le recours aux alternatives à l’incarcération, qui constituent des leviers de régulation des effectifs en milieu fermé. A ce titre, la loi du 22 décembre 2021 pour la confiance dans l’institution judiciaire est venue réaffirmer le principe selon lequel la détention provisoire doit demeurer exceptionnelle, en favorisant le recours à l’assignation à résidence sous surveillance électronique (ARSE). Le ministère de la justice poursuit son engagement afin de développer de nouvelles solutions alternatives plus diversifiées, à même d’individualiser les parcours d’exécution de peine. Enfin, dans le cadre de la mission d’urgence « mieux exécuter les peines », annoncée le 20 novembre dernier, un groupe de travail composé de professionnels reconnus vient de déposer ses conclusions qui visent au développement de nouveaux outils pour faire face à la surpopulation carcérale, telles que les mesures alternatives à l’incarcération, tout en veillant à prévenir la commission de nouvelles infractions et à favoriser la réinsertion. Ses préconisations feront l’objet dans les prochaines semaines d’un examen attentif. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2314</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2531</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bryan Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Surpopulation carcérale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2314. — 26 novembre 2024. — M. Bryan Masson alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation des centres pénitentiaires au sein du pays. En effet, en 2017, un plan de construction de 15 000 places de prison d’ici 2027 avait été lancé par le tout nouveau Président élu, Emmanuel Macron. Ce projet n’a malheureusement permis de construire que 4 500 places de prison en l’espace de sept ans. Cette situation est d’autant plus dramatique que la France apparaît comme l’un des plus mauvais élèves en Europe en matière de surpopulation carcérale. En effet, le taux de remplissage des prisons, selon une étude du Conseil de l’Europe, arrive en troisième position, juste derrière Chypre et la Roumanie. Cette situation n’est pas près de s’améliorer ; au 1er octobre 2024, un nouveau record a été atteint au sein des prisons françaises, comptant 79 631 incarcérés, soit près de 600 personnes de plus par rapport au mois précédent. Mais ces chiffres sont inquiétants pour plusieurs raisons. En effet, comme expliqué précédemment, la surpopulation carcérale est un des problèmes majeurs que rencontre le système pénitentiaire français. Mais cette problématique va, de facto, s’opposer aux divers discours de fermeté tenus par M. le Premier ministre et M. le ministre de l’intérieur. Ces derniers souhaitent plus de fermeté dans le système pénal, ce qui implique un plus grand nombre de personnes condamnées et de fait, incarcérées. Au vu de l’état du système carcéral français, les juges continueront donc de pratiquer les remises et aménagements de peine qui rendent le système judiciaire défaillant afin de limiter la surpopulation au sein de ces prisons. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement compte prendre les mesures nécessaires afin que le système carcéral français puisse répondre concrètement aux besoins du système judiciaire, malheureusement débordé.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2531</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la justice poursuit son engagement afin d’améliorer les conditions de travail des personnels pénitentiaires, ainsi que les conditions de détention des personnes placées sous main de justice (PPSMJ). Le service public pénitentiaire prend en charge les PPSMJ prévenues ou condamnées, en milieux ouvert et fermé. Elle contribue à l’insertion ou à la réinsertion des PPSMJ et concourt à la sauvegarde de l’ordre public. Pour autant, les décisions judiciaires dont elle assure l’exécution sont rendues dans le cadre des articles 64 et 66 de la Constitution du 4 octobre 1958 et relèvent de la seule compétence de l’autorité judiciaire. Au 7 mars 2024, le nombre de personnes écrouées détenues s’élevait à 82 141 pour 62 385 places opérationnelles. Le programme immobilier pénitentiaire annoncé par le Président de la République en 2018 prévoyait initialement la livraison de 15 000 places supplémentaires pour 2027. En fin d’année 2024, 22 établissements sur les 50 que prévoit le plan seront livrés, pour un total d’environ 4 500 places nettes. Dans le cadre de la révision du calendrier de livraison du plan 15 000, les projets d’établissements demeurant en études seraient livrés à l’horizon 2029 et non plus 2027. Un inspecteur général de la justice est chargé depuis le 3 décembre dernier, de piloter la mission stratégique d’accélération du programme immobilier pénitentiaire. En parallèle, la direction de l’administration pénitentiaire, particulièrement vigilante à la régulation des effectifs des établissements les plus suroccupés, continue d’appliquer sa politique volontariste d’orientation des personnes détenues vers les établissements pour peine, y compris à faible reliquat de peine. Les actions de pilotage mises en œuvre permettent un suivi en temps réel des besoins et capacités d’accueil des établissements pénitentiaires.  En outre, des évolutions législatives sont intervenues afin de favoriser le recours aux alternatives à l’incarcération, qui constituent des leviers de régulation des effectifs en milieu fermé. A ce titre, la loi du 22 décembre 2021 pour la confiance dans l’institution judiciaire est venue réaffirmer le principe selon lequel la détention provisoire doit demeurer exceptionnelle, en favorisant le recours à l’assignation à résidence sous surveillance électronique (ARSE). Le ministère de la justice poursuit son engagement afin de développer de nouvelles solutions alternatives plus diversifiées. Dans le cadre de la mission d’urgence « mieux exécuter les peines », annoncée le 20 novembre dernier, un groupe de travail composé de professionnels reconnus vient de rendre ses conclusions pour permettre le développement de nouveaux outils pour faire face à la surpopulation carcérale, telles que les mesures alternatives à l’incarcération, tout en veillant à prévenir la commission de nouvelles infractions et à favoriser la réinsertion. Les propositions portées feront l’objet dans les prochaines semaines d’un examen attentif. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2362</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2532</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Remboursement des frais des conciliateurs de justice</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2362. — 26 novembre 2024. — M. Stéphane Viry attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les difficultés rencontrées par les conciliateurs de justice pour percevoir leurs indemnités de frais de déplacements. M. le député souligne l’importance de leur mission, rappelant que ces acteurs, pourtant bénévoles, jouent un rôle essentiel dans le bon fonctionnement du système judiciaire français. En effet, les conciliateurs de justice apportent un soutien de proximité pour résoudre amiablement les litiges, permettant ainsi de désengorger les tribunaux, un besoin qui s’est encore accru depuis le 1er octobre 2023. À partir de cette date, le recours à un mode de résolution amiable est devenu obligatoire avant de saisir le tribunal judiciaire pour les litiges portant sur des sommes inférieures ou égales à 5 000 euros. Or, malgré leur engagement désintéressé, de nombreux conciliateurs de justice se retrouvent confrontés à des délais excessifs pour le remboursement de leurs frais de déplacement, allant jusqu’à plusieurs mois. Ces retards mettent en péril leur capacité à poursuivre leur mission, certains d’entre eux devant avancer des sommes conséquentes, parfois dépassant mille euros, pour continuer à servir l’institution judiciaire. Les justifications avancées, comme la nécessité de contrôles administratifs prolongés, ne semblent pas à la hauteur de l’urgence de la situation ni des besoins de ces bénévoles, qui déploient leurs ressources propres pour pallier les carences administratives. M. le député souhaite rappeler que ces retards de paiement sont d’autant plus préoccupants que le rôle des conciliateurs est devenu indispensable, au moment où l’accès à la justice se redéfinit pour mieux répondre aux exigences de proximité et d’efficacité. Il demande donc à M. le ministre quelles mesures concrètes seront mises en place pour garantir le remboursement rapide et systématique des frais engagés par les conciliateurs et pour éviter que des bénévoles soient découragés par des difficultés financières qui pourraient, in fine, compromettre la mission de service public qu’ils accomplissent. M. le ministre prévoit-il d’améliorer les procédures administratives afin de protéger ces acteurs essentiels de la justice de proximité ? Une intervention rapide est nécessaire pour assurer la continuité de leur engagement bénévole. Il lui demande quelle réponse il compte apporter pour résoudre cette situation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2532</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les conciliateurs de justice exercent leur mission à titre bénévole. Les frais de déplacement sont toutefois indemnisés selon les modalités prévues pour les personnels civils de l’Etat par le décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006. Toujours soucieux d’améliorer la situation des conciliateurs de justice, la circulaire du 22 janvier 2020 a permis d’harmoniser leurs modalités d’indemnisation pour rendre les pratiques indemnitaires plus claires et plus lisibles. Attentif à la spécificité de leurs missions, le Gouvernement a instauré un régime plus favorable à la règlementation habituelle par l’arrêté du 31 août 2017 modifiant l’arrêté du 21 décembre 2016 relatif aux conditions et modalités de remboursement des frais de déplacement des conciliateurs, leur permettant d’obtenir le remboursement des déplacements effectués au sein d’une même commune et dans les communes limitrophes, lorsqu’elles sont desservies par les transports publics. En outre, le décret n° 2019-139 du 26 février 2019 et plusieurs arrêtés du même jour ont revalorisé le barème des indemnités kilométriques et de mission. Sur l’année 2024, le décret d’annulation de crédits en date du 21 février dernier, ainsi que le surgel complémentaire de crédits décidé à l’échelle interministérielle, ont pu affecter les délais de paiement globaux et, par conséquent, les délais de remboursement des conciliateurs de justice. Depuis, le dégel partiel de la réserve de précaution le 20 novembre 2024 permet de régler progressivement ces difficultés et de revenir à des délais convenables. La Chancellerie, et plus particulièrement la direction des services judiciaires, continuera de suivre avec attention les préoccupations des conciliateurs de justice, au cœur de la justice du quotidien, afin de faciliter l’exercice de leur mission. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2380</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2532</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Got</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Présomption de vaines poursuites - Liquidation judiciaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2380. — 26 novembre 2024. — Mme Pascale Got attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur une problématique rencontrée par les associés de sociétés civiles d’exploitation agricole (SCEA) en liquidation judiciaire, aggravée par une évolution jurisprudentielle récente relative à l’application de l’article 1858 du code civil. En vertu de cette jurisprudence de 2020, il est désormais admis que la déclaration de créance effectuée dans le cadre d’une procédure collective vaut présomption de vaines poursuites contre la personne morale débitrice. Dès lors, les créanciers et en particulier les services de recouvrement bancaires, peuvent appeler directement les associés en complément de passif sur leurs biens personnels, sans attendre la réalisation des actifs sociaux ni démontrer préalablement l’insuffisance de ces derniers pour couvrir les dettes. Cette évolution crée une situation extrêmement préjudiciable pour de nombreux viticulteurs et exploitants agricoles déjà fragilisés économiquement. Les associés se trouvent exposés à des poursuites personnelles et immédiates, amplifiant leur précarité financière. Des exploitants agricoles sollicitent ainsi une modification de l’article 1858 du code civil pour protéger les associés en limitant cette présomption de vaines poursuites. Ils proposent notamment d’ajouter à cet article la mention suivante : « Dans le cas où celle-ci est soumise à une procédure collective, la déclaration de la créance à la procédure ne saurait valoir présomption de vaines poursuites et dispenser le créancier d’établir que le patrimoine social est insuffisant pour le désintéresser ». Face à la détresse des associés impactés par cette jurisprudence et au risque de déstabilisation supplémentaire des filières agricoles et viticoles, elle lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement pour rééquilibrer les droits des créanciers et la protection des associés de sociétés civiles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2533</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La SCEA est une forme particulière de société civile, qui a pour objet l’exercice d’une activité agricole. Il s’agit d’une société à risque illimité, ce qui emporte pour conséquence que les associés doivent contribuer aux pertes, en vertu de l’article 1832 du code civil, et sont obligés aux dettes, en vertu de l’article 1857 du même code. Les associés sont tenus de cette obligation aux dettes au jour où la société civile se trouve en état de cessation des paiements. La jurisprudence de la cour de Cassation est constante depuis 2007 et a été confirmée à plusieurs reprises, notamment par l’arrêt de 2020. Cette solution a pour but d’adapter la notion de vaine poursuite à la liquidation judiciaire. En effet, l’ouverture d’une liquidation judiciaire interdit les actions en justice et les mesures d’exécution forcée. Le créancier n’est donc pas en mesure de poursuivre la société ou d’accomplir des actes d’exécution forcée. L’ouverture de la procédure de liquidation judiciaire suppose que le redressement de l’entreprise soit impossible et permet ainsi de considérer que la société est insolvable. Une grande majorité des procédures de liquidation judiciaire sont clôturées pour insuffisance d’actif, ce qui corrobore l’insuffisance du patrimoine social en pareil cas. La responsabilité illimitée des associés de la SCEA vient en contrepartie de facilités dans le cadre de la vie de la société : aucun capital minimal n’est imposé par la loi, aucune contrainte ne pèse sur la libération des apports. Par ailleurs, le fait que les associés soient responsables des dettes de la société sur leur patrimoine personnel procure à la société un crédit plus important puisqu’elle offre aux créanciers des codébiteurs subsidiaires. Il est probable qu’une réduction de la responsabilité des associés nuirait au crédit de la société civile, et qu’il serait demandé aux associés de s’engager en qualité de caution de la société, ce qui offre une protection moindre que la subsidiarité de l’article 1858 du code civil. Pour ces raisons, et bien que sensible aux problématiques du monde agricole, le Gouvernement n’envisage pas de modification de ces dispositions. Il est à noter que d’autres formes de sociétés civiles agricole sont plus protectrices des associés, qui peuvent convenir aux professionnels qui ne souhaitent pas voir leur responsabilité engagée au-delà de leur apport : - l’exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL), dans laquelle la responsabilité des associés est limitée au montant de leur apport en capital ; - le groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC), dans lequel la responsabilité des associés est limitée à deux fois la fraction du capital social qu’ils détiennent. Enfin, lorsqu’il existe un potentiel d’apurement des dettes par la liquidation judiciaire, l’associé poursuivi conserve la faculté de solliciter du juge un sursis à statuer dans l’attente de la réalisation des actifs de la société. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2463</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2533</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Renforcement des moyens de l’AGRASC face au trafic de stupéfiants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2463. — 3 décembre 2024. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur les moyens et les perspectives de renforcement de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC) dans la lutte contre le blanchiment d’argent et la criminalité financière, en particulier dans un contexte de développement du narcotrafic. En France, le trafic de stupéfiants génère chaque année un chiffre d’affaires estimé à plus de 3,5 milliards d’euros, dont une part significative est blanchi à travers des mécanismes complexes, tels que l’investissement dans des commerces de façade, des montages fiscaux internationaux ou encore l’usage croissant de cryptoactifs. Ces fonds, qualifiés d’« avoirs criminels », alimentent l’économie parallèle et échappent aux contrôles fiscaux et judiciaires, malgré les efforts des services de l’État. Dans ce contexte, l’AGRASC joue un rôle essentiel dans la lutte contre ces pratiques. En 2023, cette agence a enregistré des résultats remarquables : 1,44 milliard d’euros saisis, 175,5 millions d’euros confisqués et une augmentation notable des biens immobiliers et mobiliers récupérés. Par ailleurs, ses effectifs ont été renforcés, passant de 45 agents en 2020 à 86 agents en 2024. Toutefois, le blanchiment d’argent reste un défi majeur : à l’échelle européenne, il est estimé à 190 milliards d’euros par an. Face à cette criminalité financière toujours plus sophistiquée, il semble nécessaire de poursuivre les efforts pour améliorer l’efficacité des dispositifs de saisie et de gestion des avoirs criminels. Sorti le 7 mai 2024 à la suite d’une commission d’enquête, le rapport du Sénat n° 588 souligne la nécessité de « sortir du piège du narcotrafic » et déclare qu’une grande partie des flux qui constituent le blanchiment d’argent sont intraçables alors qu’ils pourraient constituer une manne financière qui pourrait s’élever, a minima, à plusieurs centaines de millions d’euros supplémentaires. Aussi, il lui demande quelles sont les actions envisagées pour renforcer encore les moyens de l’AGRASC, tant sur le plan des effectifs que des outils juridiques, pour répondre aux nouvelles formes de criminalité financière. Il souhaite également savoir si des mesures sont prévues pour renforcer la coopération internationale, notamment pour récupérer les fonds dissimulés à l’étranger et pour accroître l’utilisation sociale ou locale des biens confisqués. Enfin, il l’interroge sur les initiatives du Gouvernement pour sensibiliser davantage les acteurs publics et privés aux enjeux liés au blanchiment d’argent et à ses impacts sur la société française.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2534</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis la loi n° 2010-768 du 9 juillet 2010 visant à faciliter la saisie et la confiscation en matière pénale, dite loi « Warsmann », la France s’est dotée d’un dispositif normatif dense et performant en matière de saisie et de confiscation des avoirs criminels, afin d’en capter efficacement toutes les formes générées par les activités criminelles et délinquantes (création et développement de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués – AGRASC, développement des enquêtes patrimoniales, facilitation des saisies pour garantir l’effectivité des confiscations, amélioration de la gestion des biens saisis et confisqués, etc.). La France bénéficie d’un arsenal juridique complet qui, au-delà de sa fonction punitive, revêt un caractère vertueux sur de nombreux aspects. L’augmentation majeure de la volumétrie des saisies et des confiscations permet, davantage chaque année, de faire retour au budget général de l’Etat des avoirs liés à la commission d’infractions pénales. Dans ce cadre, l’AGRASC, aujourd’hui répartie entre son siège à Paris et ses huit antennes déployées progressivement depuis 2021 jusqu’en avril 2023 (Marseille, Lyon, Bordeaux, Paris, Fort de France, Nancy, Rennes, Lille), est notamment chargée de la gestion des avoirs saisis et confisqués par les juridictions pénales et de l’exécution des peines de confiscation prononcées. Elle assiste également les enquêteurs et les juridictions dans leurs missions de saisie et de recouvrement des avoirs criminels en France et à l’étranger et vend, pour le compte de l’Etat, les biens avant jugement ou définitivement confisqués. Elle facilite la mise en œuvre des dispositifs d’affectation sociale d’immeubles confisqués à des associations d’utilité publique et des collectivités territoriales, et d’affectations de biens meubles aux services d’enquête, judiciaires et pénitentiaires. Elle indemnise enfin les parties civiles sur l’assiette des biens confisqués et participe également aux instances internationales en matière de recouvrement des avoirs criminels. Pour permettre à l’AGRASC d’assurer efficacement ses missions, la loi n° 2024-582 du 24 juin 2024 dite « Loi Warsmann » a de nouveau renforcé ses moyens d’action. Elle étend ainsi notamment les droits d’accès de l’AGRASC aux informations contenues dans le fichier immobilier informatisé des données juridiques immobilières (FIDJI) tenu par les services de publicité foncière, lui donnant ainsi directement accès à des informations essentielles pour la gestion des biens immobiliers susceptibles d’être saisis ou dévolus à l’Etat. La loi Warsmann étend les hypothèses permettant de recourir à la vente avant jugement par l’AGRASC de biens saisis. Elle rend obligatoire la communication des décisions de saisie et de confiscation à l’agence et étend sa compétence en matière de gestion et de vente des biens non restitués ou dévolus à l’Etat en application de l’article 41-4 alinéa 3 du code de procédure pénale. La loi Warsmann s’inscrit enfin dans le prolongement des objectifs, prioritaires pour le ministère de la Justice, de rationalisation des frais de justice engagés pour la conservation des scellés et de renforcement des moyens des services de l’Etat, à travers le développement du dispositif d’affectation à titre gratuit des biens saisis et dévolus à l’Etat. En effet, elle étend une nouvelle fois la liste des services bénéficiaires de ce dispositif aux services de l’administration pénitentiaire et aux établissements publics placés sous la tutelle du ministère de la Justice, tels que l’AGRASC. La lutte contre le blanchiment fait partie des priorités de politique pénale fixées par le ministère de la Justice, lequel participe en outre au dispositif préventif mis en place au plan interministériel en la matière. La direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) assure ainsi la vice-présidence du conseil d’orientation de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (COLB) qui réunit les acteurs publics et privés impliqués dans la lutte contre blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT), A ce titre, le ministère de la Justice participe à la définition et à la mise en œuvre du plan national d’action en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme qui vise à renouveler l’engagement de la France en faveur de la transparence et de l’intégrité de son économie, et entend renforcer l’efficacité globale de son action. Appelant les juridictions à être pleinement mobilisées dans la lutte contre le blanchiment, le ministère de la Justice s’emploie par ailleurs à mettre à leur disposition un corpus documentaire visant à faciliter leur appréhension d’infractions complexes aux enjeux probatoires élevés tout comme leur maitrise du dispositif de saisie et confiscation. Des rencontres régulières entre praticiens sont également organisées afin de permettre le partage d’expériences, de connaissances et de bonnes pratiques en la matière, grâce au concours d’intervenants spécialisés dans la lutte contre le blanchiment. Le ministère de la Justice s’inscrit ainsi durablement dans une démarche de sensibilisation de l’ensemble des acteurs en charge de la lutte contre le blanchiment afin de renforcer la coordination de tous les niveaux de traitement, tant au niveau préventif que répressif.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2761</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2535</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Affaires classées sans suite pour alléger la charge de travail des juridictions</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2761. — 10 décembre 2024. — Mme Sophie Blanc appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’état préoccupant du système judiciaire, mis en lumière par les récents reportages d’Envoyé Spécial. Ces enquêtes dévoilent une cascade de dysfonctionnements graves au sein de la justice : affaires classées sans suite pour alléger la charge de travail des juridictions, passivité et manque de rigueur de certains magistrats, délais insupportables pour les justiciables et gestion inadéquate des moyens alloués au bon fonctionnement du système judiciaire. Ces failles suscitent un doute légitime quant à la capacité de la justice française à remplir son rôle de protection des citoyens, d’équité et d’impartialité. Les citoyens français, qui espèrent une justice transparente, rigoureuse et prompte, voient quant à eux un système embourbé dans des lenteurs inadmissibles et des pratiques bureaucratiques qui nuisent aux droits des victimes et à la confiance en cette institution essentielle. Devant cette réalité, Mme la députée soulève les questions suivantes. Sur la politique de classement sans suite et ses conséquences pour les citoyens tout d’abord. Des directives récentes, semblant viser les « stocks » de dossiers non traités, ont encouragé un classement massif des affaires. Il a été révélé que plusieurs centaines de plaintes sont chaque jour classées sans suite, même lorsqu’elles concernent des cas graves, des infractions pénales ou des atteintes physiques. L’émission Envoyé Spécial sur les agressions de Pont-Sainte-Maxence montre que des affaires liées à des violences physiques et des délits caractérisés ont été classées sans justification, laissant ainsi les victimes sans recours. Cette orientation administrative, qui privilégie le désengorgement à l’obligation d’une justice équitable, est-elle compatible avec les valeurs de la République ? Comment M. le ministre explique-t-il qu’une justice, qui doit normalement défendre les victimes, applique de telles consignes de classement en masse, risquant ainsi de renforcer le sentiment d’abandon des citoyens ? Sur la faible implication et traitement superficiel des affaires sensibles. Plusieurs dossiers emblématiques montrent une défaillance manifeste des procédures judiciaires, comme dans le cas d’Estelle Mouzin où les retards et les faiblesses dans l’investigation ont mené à une absence de réponses concrètes pour la famille pendant plus de 20 ans. De même, dans l’affaire Bénédicte Belair, les juges ont mis plus de cinq ans pour examiner des preuves essentielles, aggravant la souffrance et le désarroi des proches. Ces exemples soulignent des comportements d’inertie, un manque de rigueur et un manque de supervision dans les enquêtes les plus délicates. Que compte faire M. le ministre pour garantir une diligence accrue et une supervision plus stricte des dossiers prioritaires ? Quelles mesures concrètes envisage-t-il pour assurer qu’aucune affaire, surtout lorsqu’elle concerne des infractions graves, ne soit traitée de manière expéditive ou superficielle ? Sur les justifications des retards malgré l’augmentation des moyens alloués. Alors que le budget alloué au ministère de la justice n’a cessé d’augmenter, les retards et les saturations des tribunaux se perpétuent, plongeant les citoyens dans une attente interminable et les privant de leurs droits fondamentaux. Dans certaines juridictions, le délai d’attente avant une audience peut excéder deux ans, même pour des litiges civils d’importance majeure pour les justiciables. Comment peut-il expliquer que malgré les ressources mobilisées, les retards persistent, voire s’aggravent ? Un audit des dépenses allouées a-t-il été réalisé pour identifier les sources de ces dysfonctionnements et si oui, quelles sont les actions correctives en cours pour garantir un traitement plus rapide et efficace des affaires ? Sur le sort des victimes dans la politique de classement sans suite. Le classement sans suite des affaires pénales, qui écarte de fait de nombreux citoyens de toute réponse judiciaire, se traduit pour les victimes par un sentiment de mépris et de non-considération de leur préjudice. Des agressions, des violences conjugales et d’autres délits graves sont fréquemment classés sans suite, laissant les victimes livrées à elles-mêmes. Ces classements, effectués dans l’urgence et sans écoute des plaignants, se révèlent destructeurs pour des milliers de familles et affaiblissent la légitimité de notre justice. Que peut dire M. le ministre aux Français pour les assurer que leurs plaintes seront prises en compte de manière rigoureuse ? Quelle stratégie envisage-t-il pour réformer les pratiques de classement sans suite et faire en sorte que le droit des victimes soit respecté dans chaque procédure ? Sur le délai de traitement des affaires et la saturation des juridictions. La lenteur de la justice française, particulièrement en matière pénale, engendre une frustration légitime chez les citoyens. L’exemple des affaires non résolues, dont certaines datent de plus de dix ans et les délais d’audience interminables en matière civile comme pénale démontrent une saturation des juridictions. Comment le ministère envisage-t-il de réformer la structure des juridictions pour fluidifier les procédures et réduire ces délais ? Enfin, sur l’évaluation des réformes récentes et l’impact sur la satisfaction des citoyens. Bien que de nombreuses réformes aient été mises en œuvre, telles que la numérisation des procédures ou le renforcement de certains effectifs, les résultats demeurent insuffisants au regard des attentes citoyennes. Ces mesures semblent encore loin de combler les lacunes qui caractérisent notre système judiciaire et laissent les justiciables déçus. Quel bilan tire-t-il de ces réformes et quelles sont les mesures concrètes à venir pour renforcer l’efficacité de la justice et répondre aux besoins urgents des justiciables ? Elle souhaite obtenir des réponses à ces questions.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2536</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les difficultés soulevées ont été identifiées et prises en compte par le ministre de la justice. Fortes de ce constat, le 28 novembre 2024, trois missions d’urgence relatives à la déjudiciarisation, à l’exécution des peines ainsi qu’à l’audiencement criminel et correctionnel ont été installées. La première mission a pour objet de désengorger les juridictions en menant un examen des dispositifs alternatifs à la voie judiciaire. La deuxième mission d’urgence poursuit l’objectif de juger dans des délais raisonnables en identifiant les moyens d’action nécessaires pour y parvenir. Enfin, la dernière mission vise l’effectivité de la sanction pénale, en identifiant les moyens permettant une meilleure exécution des peines. S’agissant de la mobilisation des ressources et du délai de traitement des affaires, le budget alloué au programme justice judiciaire est passé de 3,5 milliards d’euros en 2018 à 4,7 milliards en 2024 soit une hausse de 35 % - et notamment une hausse de 32 % depuis 2020 - afin de rendre une justice de meilleure qualité et répondre ainsi au mieux aux attentes des justiciables. L’ensemble de l’action du ministère de la justice vise notamment à poursuivre l’amélioration, déjà constatée, des délais de traitement des décisions de justice, tant civiles que pénales, à réduire le stock d’affaires et à optimiser l’allocation des ressources entre juridictions. A ce titre, le travail de refonte des dialogues de gestion annuels mené avec les chefs de cour a permis d’offrir des outils d’analyse de l’activité des juridictions modernisés, synthétiques et opérationnels. Dans cette optique, les crédits attribués ont permis l’adaptation des effectifs et des organisations aux besoins des juridictions. Le schéma d’emplois prévu dans le quinquennal 2018-2022 s’établissait à 832 créations. In fine, sous l’effet conjugué de la création de postes au titre de la justice de proximité, de la réforme de la généralisation de l’intermédiation financière des pensions alimentaires et de la mise en œuvre du code de la justice des mineurs, le nombre d’emplois effectivement créés sur le quinquennal précédent s’est élevé à 2 905. A ces 2905 emplois, s’ajoutent 1 246 recrutements supplémentaires en 2023 et 1 307 prévus en 2024. A date, et conformément à la trajectoire prédéfinie, ces recrutements ont eu pour premier résultat de résorber la vacance constatée en juridiction. Magistrats : Taux de vacance prévisionnel en janvier 2025 qui devrait s’élever à 1,6 % au niveau national, réparti comme suit : 1,5 % au siège et 2,0 % au parquet. Personnels de greffe : taux de vacance sur les greffes était de 7,76 % en 2020.  Néanmoins, ce taux devrait diminuer de manière significative au 1er janvier 2025 eu égard aux importants recrutements réalisés en 2024 et à venir d’ici la fin de l’année pour avoisiner les 6,5 %, et descendre significativement sous la barre des 5 %, notamment pour les greffiers en atteignant un niveau frictionnel en prenant en compte les greffiers en préaffectation sur poste titularisés au 1er semestre 2025. Les délais de traitement par suite se sont améliorés tant pour les affaires civiles que les affaires pénales en 1ere instance. Ainsi, au regard des indicateurs retenus dans le programme annuel de performance, la « proportion d’affaires terminées en moins de douze mois sur les douze derniers mois en 1ère instance » s’inscrit globalement dans une dynamique positive. P Par ailleurs, des actions complémentaires au recrutement historique sont mises en place pour améliorer ces résultats et répondre ainsi au mieux aux attentes des justiciables, notamment : - une équipe juridictionnelle clarifiée ; - une organisation du réseau judiciaire adaptée et plus efficace ; - la poursuite des évolutions numériques pour simplifier le travail des personnels de justice. S’agissant plus précisément de l’’état des stocks de procédures judiciaires dans les services de police, à l’échelle nationale comme locale, elle fait l’objet d’une attention particulière du ministère de la justice, ainsi que des procureurs de la République et des procureurs généraux. l]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2762</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2536</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par les experts judiciaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2762. — 10 décembre 2024. — M. David Habib attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les contraintes rencontrées par les experts judiciaires. Les experts judiciaires en investigation numérique dans le cadre des réquisitions rencontrent des difficultés pour acquérir et utiliser les logiciels nécessaires à leurs missions ordonnées par la justice. En effet, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) refuse que les experts judiciaires disposent des outils permettant l’extraction dite profonde des systèmes (par opposition aux extractions dites simples masquant les données cachées), alors que ces mêmes données, une fois extraites par les laboratoires de police, souvent après plusieurs mois d’attente, sont communiquées en l’état à l’expert demandeur. Ce qui est refusé aujourd’hui permettrait aux experts judiciaires de déverrouiller les appareils mais aussi et surtout d’extraire en profondeur les données pour les analyser garantissant ainsi au magistrat instructeur une parfaite indépendance et un niveau de technicité qui ne peut être atteint et maintenu que par des experts régulièrement formés. Aussi, il souhaite que le Gouvernement puisse intervenir pour lever ces freins à l’exercice des experts judiciaires et souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2536</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la justice prête une attention soutenue aux moyens dont disposent les experts, désignés dans le cadre d’une procédure pénale, pour mener à bien les missions qui leur sont confiées par les magistrats, et notamment les magistrats instructeurs qui déterminent en toute indépendance les actes nécessaires à la manifestation de la vérité. Leur activité constitue en effet, en complément des actes réalisés par les forces de sécurité intérieure, un apport incontournable au bon déroulement des enquêtes. Les investigations numériques peuvent toutefois nécessiter le recours à des dispositifs techniques qui présentent des potentialités d’atteinte au droit au respect de la vie privée de nos concitoyens. C’est la raison pour laquelle la fabrication, l’importation, la détention, l’exposition, l’offre, la location ou la vente d’appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation de certaines opérations, à l’instar de l’enregistrement de conversations à distance à l’insu des personnes concernées ou la captation de données informatique, est strictement encadrée et soumise à autorisation, sous peine des sanctions prévues à l’article 226-3 du code pénal. L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) assure un contrôle des demandes d’autorisation qui lui sont formulées et y fait droit le cas échéant, notamment en tenant compte de l’activité d’expertise judiciaire des demandeurs, et le ministère de la justice, représenté au sein de la commission conseillant le directeur de l’ANSSI instituée à l’article R. 226-2 du code pénal, est attentif à l’équilibre devant être trouvé dans ce cadre.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2763</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2537</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Bordes</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Situation de la justice pénale en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2763. — 10 décembre 2024. — Mme Pascale Bordes alerte M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’état de délabrement de la justice pénale en France. Effectivement, en 2022 en France, on dénombrait 11 juges professionnels en activité pour 100 000 habitants alors que la moyenne européenne est de 17, ainsi que 3 procureurs pour 100 000 habitants alors que la moyenne européenne est de 11. Plus édifiant encore, en 2022, chaque procureur en France était en charge de plus de 2 000 dossiers alors que la moyenne européenne est de 204. Les magistrats n’ont plus les moyens de juger en France, les tribunaux sont en cessation de paiement depuis le mois d’octobre 2024, ne pouvant plus payer leurs prestataires ni leur documentation juridique. La situation est alarmante, au moment où plus de 3 millions de procédures judiciaires sont en cours et seuls 1 647 magistrats sont en fonction pour les traiter. Ainsi, elle l’interroge sur les mesures qu’il compte mettre en place urgemment pour sauver la justice en France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2537</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Au 2 janvier 2025, 8 746 magistrats sont en exercice en juridiction, dont 6 521 magistrats du siège et 2 225 magistrats du parquet pour un peu plus de 68,3 millions d’habitants en France en 2024 selon les données de l’INSEE, soit un total de 13 magistrats professionnels pour 100 000 habitants, dont 10 juges professionnels et 3 procureurs pour 100 000 habitants. A travers le plan quinquennal de création de 1500 postes de magistrats entre 2023 et 2026, le ministère de la Justice entend précisément améliorer ce ratio, d’abord par la résorption de la vacance des postes actuellement localisés (1/3 des 1500 postes environ), ensuite par la création nette d’emplois (2/3 des 1500 postes environ), soit une augmentation de 15 % des effectifs environ à l’horizon 2028. Cependant, compte tenu du délai incompressible de formation initiale à l’Ecole nationale de la magistrature des auditeurs de justice recrutés en 2023 (31 mois), ceux-ci rejoindront les juridictions à partir de septembre 2025, de sorte que ces recrutements massifs commenceront majoritairement à produire leurs effets à compter de cette date.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2766</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2537</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Andrée Taurinya</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Politique de réduction des risques en prison</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2766. — 10 décembre 2024. — Mme Andrée Taurinya attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la politique de réduction des risques en prison en matière de drogues. En janvier 2024, 17 associations ont interpellé l’État sur la politique de réduction des risques en prison en matière de drogues, en titrant « la France ne respecte ni la santé ni les droits fondamentaux des personnes incarcérées ». En effet, depuis 2016, le Parlement a inscrit dans la loi de modernisation de notre système de santé l’extension du principe d’équivalence des soins entre le milieu ouvert et fermé à la réduction des risques (RdR). Huit ans plus tard, le décret d’application n’est toujours pas publié et la loi n’est toujours pas respectée. En conséquence, l’accès aux outils et dispositifs de RdR est quasiment inexistant en prison. La réponse actuelle en matière de réduction des risques en milieu carcéral ne répond pas à la hauteur des enjeux de santé publique. Le matériel mis à disposition en détention est bien plus limité qu’en milieu ouvert et sa distribution varie très fortement d’un établissement pénitentiaire à l’autre. Le très faible accès à la RdR en prison met en danger la santé des personnes incarcérées déjà particulièrement fragile, entrave le recul des épidémies VIH et hépatites ainsi que le respect de leurs droits fondamentaux. Comme le soulignent les associations, la situation actuelle dans les prisons françaises est une véritable urgence sanitaire car elle cumule une forte prévalence des addictions, des conditions de consommations dégradées et une forte prévalence des maladies infectieuses. Dans ce contexte sanitaire particulièrement alarmant, qui n’a pas évolué depuis la loi de modernisation de notre système de santé de 2016, il apparaît indispensable que soit encadré la mise en œuvre opérationnelle de la RdR en milieu carcéral par la publication d’un décret d’application. Ainsi, Mme la députée interroge le ministère de la justice afin de savoir si le futur décret entend : prévoir pour les personnes incarcérées les mêmes dispositifs et outils de réduction des risques et des dommages qu’à l’extérieur de la prison (voir la liste des matériels de prévention pour les services de réduction des risques, ministère des solidarités et de la santé, 2020 ; incluant les programmes d’échange de seringues) et garantir leur accès. Garantir l’accessibilité, en toute confidentialité, à ces outils (ce qui implique de prévoir une possible utilisation en cellule, sans condition d’encellulement individuel ou d’une densité carcérale inférieure à 100 %), outils qui ne sauraient être l’objet de mesures disciplinaires. Garantir l’accès aux outils et dispositifs de réduction des risques dans l’ensemble des établissements pénitentiaires, sans exception. La mise en œuvre de la stratégie de réduction des risques est confiée aux unités sanitaires, en partenariat avec l’administration pénitentiaire et les différents intervenants publics et privés, dont les associations. Et enfin, garantir la participation de l’ensemble des acteurs, y compris les personnes incarcérées (selon la démarche participative) à l’élaboration et à la mise en œuvre de la réduction des risques à l’échelle de l’établissement pénitentiaire. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2538</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la Justice est pleinement mobilisé aux côtés du ministère de la Santé et de l’Accès aux Soins pour favoriser l’accès aux soins des personnes placées sous main de justice (PPSMJ). La prise en charge des conduites addictives et la lutte contre la consommation de drogues en milieu carcéral constituent des missions essentiellement dévolues au ministère de la Santé et de l’Accès aux Soins en vertu de la loi n° 94-43 du 18 janvier 1994. Les services du ministère de la Justice et du ministère de la santé et de l’accès aux soins travaillent conjointement à la mise en œuvre d’une politique de réduction des risques et des dommages en direction des usagers de drogue adaptée au milieu pénitentiaire. En ce sens, la feuille de route santé des PPSMJ 2024-2028 signée le 5 juillet dernier rassemble six actions dédiées à la lutte contre les addictions en milieu carcéral. En outre, la direction de l’administration pénitentiaire (DAP) nourrit une collaboration étroite avec les services de la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA). En 2024, l’appel à projets lancé dans le cadre du fonds de concours (FDC) « Drogues » de la MILDECA et auquel la DAP a répondu au même titre que les années précédentes, a permis d’allouer 1 190 000 € à la mise en œuvre de 44 projets répartis sur l’ensemble du territoire national. Par ailleurs, l’administration pénitentiaire s’attache depuis de nombreuses années à tisser un réseau diversifié d’acteurs, notamment par le biais de conventions avec les centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA). La DAP a également signé des conventions avec les associations Alcooliques anonymes, Camerup et Narcotiques anonymes. Dans ce cadre, de multiples actions sont menées quotidiennement à l’échelle des établissements pénitentiaires, des services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP) et des réseaux d’associations spécialisées dans les troubles addictifs afin de proposer des solutions durables. Ainsi, l’actuel cadre législatif permet de développer et déployer sur le territoire national les dispositifs de réduction des risques et des dommages à destination des PPSMJ. Aucun décret n’est donc prévu, dans l’immédiat, en la matière. Le Conseil d’Etat, dans une décision n° 466859 rendue le 8 avril 2024, a confirmé cette position, considérant qu’il ne « résulte pas que l’application de cette politique aux personnes détenues serait subordonnée à l’intervention préalable du pouvoir réglementaire ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2810</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2538</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Justine Gruet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Don du sang des personnes sous placées sous curatelle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2810. — 10 décembre 2024. — Mme Justine Gruet appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la question du don du sang pour les personnes qui se trouvent placées sous curatelle renforcée. En effet, dans le cadre de l’exercice de leurs droits civils et politiques, certaines personnes placées sous curatelle renforcée se voient restreindre leur capacité à effectuer certaines démarches administratives ou à prendre des décisions personnelles, en raison de leur vulnérabilité. Toutefois, ces personnes conservent souvent une autonomie suffisante pour contribuer à des causes solidaires, telles que le don du sang. Or dans la pratique actuelle, le don de sang est soumis à une série de critères médicaux et administratifs, dont le consentement éclairé du donneur. Dans le cas des personnes sous curatelle renforcée, la question du consentement soulève des interrogations légitimes, en particulier concernant leur capacité à prendre une décision libre et éclairée, en l’absence de leur tuteur ou curateur. Dans cette perspective, elle lui demande si une révision de la réglementation en matière de don du sang pourrait être envisagée, afin de permettre aux personnes sous curatelle renforcée de participer au don du sang, sous certaines conditions et dans le respect de leur dignité et de leur autonomie. Il s’agit de garantir que, dans le cadre de leur décision, elles bénéficient de toute l’information nécessaire et de l’accompagnement adéquat pour exercer pleinement leur volonté. Elle souhaite également savoir si le Gouvernement pourrait engager une réflexion pour évaluer la faisabilité d’un dispositif permettant aux curateurs ou tuteurs de certifier que la personne sous curatelle renforcée est en mesure de comprendre l’impact de son geste, tout en préservant ses droits fondamentaux. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2539</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2021-1017 du 2 août 2021 relative à la bioéthique, entrée en vigueur le 4 août 2021, a modifié l’article L. 1221-5 du code de la santé publique fixant les règles en matière de don de sang des personnes protégées. Depuis cette date, l’interdiction du don de sang concerne uniquement les personnes « faisant l’objet d’une mesure de protection juridique avec représentation à la personne » et non plus toutes les personnes faisant l’objet d’une « mesure de protection légale », comme c’était le cas sous l’empire du droit antérieur. Une mesure de curatelle, y compris renforcée, ne pouvant pas comporter de représentation de la personne, une personne bénéficiant d’une telle mesure peut effectuer un don de sang. Par ailleurs, le don de sang étant un acte strictement personnel, en application de l’article 458 du code civil, l’assistance du curateur, dans le cas d’une curatelle (y compris renforcée), n’est pas nécessaire pour y procéder, ce qui signifie que même en cas de désaccord du curateur, l’intéressé peut procéder à un don de sang. Le consentement du donneur doit être recueilli conformément aux articles L. 1211-2, L. 1221-3, R. 1221-5 et R. 1222-17 du code de la santé publique. Le donneur remplit ainsi un questionnaire ; il est reçu par un professionnel de santé lors d’un entretien préalable au don, pendant lequel il reçoit des informations détaillées, peut poser des questions et donne son consentement éclairé à la poursuite du processus. Le droit positif permet donc déjà aux personnes bénéficiant d’une curatelle renforcée de procéder à un don de sang, dans le respect de leurs droits fondamentaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2874</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2539</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Accès de l’Ordre des médecins au FIJAIS</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2874. — 17 décembre 2024. — Mme Delphine Lingemann attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’opportunité de rendre accessible le fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS) à l’Ordre des médecins afin de renforcer la lutte contre les violences sexistes et sexuelles en milieu médical. Les résultats de l’enquête menée par le Conseil national de l’Ordre des médecins en novembre 2024, basés sur les réponses de plus de 21 140 médecins, sont particulièrement inquiétants. 54 % des médecins déclarent ainsi avoir eu connaissance de violences sexuelles ou sexistes commises par un autre médecin, que la victime soit un patient, un professionnel de santé ou une autre personne. De plus, 49 % des femmes médecins déclarent avoir été victimes de violence sexiste ou sexuelle de la part d’un autre médecin. Ces chiffres soulèvent des inquiétudes importantes quant à la sécurité des femmes médecins comme des patients. Pour améliorer la prévention de ces violences, l’Ordre des médecins, responsable de la régulation de la profession médicale, devrait avoir les moyens d’examiner les antécédents judiciaires des praticiens. Un tel examen n’est aujourd’hui pas possible. L’Ordre des médecins n’a en effet pas accès au FIJAIS lorsqu’il examine la demande d’inscription d’un praticien au tableau de l’Ordre. Seuls les officiers de police judiciaire, les préfets et certains agents habilités peuvent le consulter dans des contextes spécifiques. En l’absence de ce fichier, l’Ordre des médecins est donc dans l’incapacité de prendre des décisions parfaitement éclairées sur l’inscription ou le maintien d’un praticien dans ses rangs. Mme la députée propose de modifier l’article 706-53-7 du code de procédure pénale afin d’étendre l’accès du FIJAIS au président du Conseil de l’Ordre des médecins. Cette mesure permettrait une meilleure protection des professionnels de santé et des patients contre les violences sexistes et sexuelles. Elle souhaite connaître les perspectives à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2539</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre les violences sexuelles et sexistes est un engagement fort et constant du ministère. En cela, les conseils de l’ordre au niveau départemental et national disposent d’un accès au bulletin n° 2 du casier judiciaire en vertu de l’article R.79 10° du code de procédure pénale aux fins d’effectuer les vérifications qui s’imposent avant toute inscription d’un médecin au tableau (R.4112-2s articles). Les conseils de l’ordre effectuent donc chaque année des centaines de vérification des extraits de casier judiciaire de leurs (futurs) confrères et consœurs. En outre, le Conseil national de l’Ordre des médecins est un partenaire régulier du service du Casier judiciaire national, à qui il demande, outre le bulletin n° 2, les bulletins de casiers judiciaires européens en fonction de la nationalité des impétrants. L’accès aux données du FIJAIS n’est pas permis au président du Conseil de l’ordre. Il n’est d’ailleurs expressément autorisé qu’aux administrations de l’Etat en vertu des articles 706-53-7 et R.53-8-24 du code de procédure pénale et, à titre indirect seulement, aux exécutifs des collectivités locales. Les consultations administratives du FIJAIS sont, pour le moment et concrètement, réservées essentiellement aux activités et professions en contact avec des mineurs, pour lesquelles l’autorité administrative dispose d’un pouvoir de tutelle ou a minima de contrôle. Dans le secteur de la santé, ce sont les directeurs et directrices des agences régionales de santé qui peuvent accéder à ces données. Dès la loi du 9 mars 2024 qui a créé le FIJAIS, le législateur a, en effet, tenu à encadrer l’accès à ces données particulièrement sensibles, qui, à la différence des mentions figurant au bulletin n° 2, ne concernent pas toujours des condamnations définitives à même d’emporter des conséquences administratives en termes d’incapacité professionnelle par exemple, mais aussi des condamnations frappées d’appel voire amnistiées ou réhabilités, ainsi que des mises en examen. L’accès à de telles données, dont le traitement répond à une autre finalité que celle du bulletin n° 2 du casier judiciaire, doit dès lors être précédé d’une analyse précise des textes qui encadrent le rôle du président du Conseil de l’Ordre et délimitent l’utilisation qu’il serait amené à faire de ces données, sans s’exposer, par exemple, à la critique de ne pas tenir compte de la présomption d’innocence qui s’attache à toute personne mise en examen ou non encore condamnée définitivement. Ainsi, un accès direct au données du FIJAIS par le président du Conseil national de l’ordre des médecins ne saurait être envisagé sans une réflexion globale préalable sur les finalités d’un tel accès et ses conséquences.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2885</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2540</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Rémunération des vacations dans les tribunaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2885. — 17 décembre 2024. — M. Thibault Bazin appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la nécessité de revaloriser la rémunération des vacations dans les tribunaux. En effet, M. le député tient à souligner que le montant actuel de la rémunération a été fixé par un arrêté de 2011 lors de la mise en place de « la réserve judiciaire » et qu’il n’a jamais été revalorisé depuis. Or, depuis 2011, l’inflation a progressé de presque 20 %. Dans les faits, certains vacataires sont aujourd’hui payés 60 euros pour 3 h 30 de travail, déduction faite des prélèvements sociaux et impôt à la source et du carburant pour se rendre au tribunal. Une telle situation n’est pas acceptable compte tenu de l’aide précieuse que ces vacataires apportent au service public de la justice. Des retards de paiement des salaires les mettent dans une situation difficile, voire de précarité. Dès lors, il lui demande de bien vouloir lui indiquer s’il entend revaloriser la rémunération des vacataires et quelles dispositions il compte prendre pour que les vacataires perçoivent leurs salaires dans les délais normaux qu’ils sont en droit d’attendre.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2540</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 164 de la loi de finances du 29 décembre 2010 a créé les réserves judiciaires à destination des magistrats et de fonctionnaires des services judiciaires sur la base du volontariat. Le décret numéro 2011 - 946 du 10 août 2011 et l’arrêté du 6 septembre 2011 sont venus préciser les modalités de mise en œuvre de ce dispositif. La circulaire du 12 septembre 2011 fixe les modalités d’indemnisation de leurs missions. La Chancellerie est particulièrement attentive à l’amélioration des délais de paiement des indemnités dues aux collaborateurs du service public. Toutefois, le temps de traitement des attestations de service fait, nécessaires à l’indemnisation des réservistes, ne peut pas être raccourci. En effet, le délai entre l’établissement de ce document (une fois le mois calendaire échu), et sa transmission aux services administratifs régionaux, implique que la paie est déjà clôturée à sa réception. Cela reporte le paiement au mois suivant, soit un délai total minimal de 2 mois qui est l’objectif fixé et suivi par la direction des services judiciaires auprès des services administratifs régionaux. Celui-ci est globalement respecté bien que des situations ponctuelles, liées à des rotations d’effectifs dans les services administratifs régionaux, peuvent conduire à un allongement de ce délai auquel nous sommes attentifs. Le nombre de vacations au titre des réservistes judiciaires est stable depuis 2019 avec environ 30 000 vacations annuelles. Dans un contexte budgétaire contraint depuis de nombreuses années, des priorisations étaient nécessaires. À ce titre, le choix, coûteux en masse salariale mais nécessaire à l’amélioration du service public de la justice, a été celui de se concentrer sur le recrutement de personnels titulaires et contractuels longue durée. Ainsi de 2018 à 2024, ce sont plus de 5 000 personnes qui ont été recrutées. Entre 2018 et 2022, 685 greffiers supplémentaires ont été recrutés ? auxquels vont s’ajouter les 1 800 greffiers supplémentaires recrutés dans le cadre de la LOPJ (loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023 d’orientation et de programmation du ministère de la Justice 2023-2027). La priorité était donc de recruter de façon pérenne au sein des juridictions afin de résorber progressivement le taux de vacance sur les greffes. Pour conclure, si une modification des modalités d’indemnisation des greffiers et directeurs réservistes n’est pas pour l’heure à l’étude, la Chancellerie continuera cependant de suivre avec attention les préoccupations des réservistes judiciaires, acteurs indispensables au fonctionnement du service public de la justice.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3125</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2540</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Procédure de transcription en droit français des mariages à l’étranger</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3125. — 14 janvier 2025. — Mme Marie-Noëlle Battistel attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la procédure de transcription en droit français des mariages contractés à l’étranger par un ressortissant de nationalité française au regard de l’application de la loi du 14 novembre 2006 relative au contrôle de la validité des mariages. En effet, le législateur a préalablement introduit dans le code civil un dispositif de contrôle des mariages contractés par des ressortissants français à l’étranger, au terme duquel, seuls les mariages dont la validité aura été vérifiée pourront faire l’objet d’une transcription sur les registres de l’état civil français. Techniquement, avant de se marier devant une autorité étrangère, le futur époux français doit solliciter auprès du consulat ou de l’ambassade de France, un certificat de capacité à mariage. La délivrance de cet acte sera subordonnée au respect des conditions de validité du mariage imposées par le droit français. Dans les faits, on constate que la délivrance effective de ce certificat connaît de grandes difficultés pratiques pour les demandeurs même si ces derniers respectent les critères d’attribution imposés par le droit français. En effet, ce document devrait normalement pouvoir être remis sous un délai de deux mois et nous relevons que certains demandeurs peuvent attendre près de six mois pour obtenir un tel certificat alors qu’ils remplissent toutes les conditions. Cette situation de fait emporte des conséquences très graves du point de vue du droit de ses personnes à pouvoir d’une vie privée et familiale normale comme le prévoit le droit de la CEDH notamment ou la charte européenne des droits fondamentaux. En l’absence de ce certificat à mariage, la procédure de mariage à l’étranger est compliquée et la transcription devra donc être ponctuée de l’audition des époux, entendus ensemble ou séparément, par l’autorité diplomatique compétente. Mme la députée souhaite donc savoir quelles actions M. le ministre entend mettre en place pour faciliter la mise en œuvre de la procédure de transcription des mariages contractés à l’étranger impliquant un français, dans le cadre borné de la loi de 2006. Elle l’interroge également sur la pertinence de créer en droit français, un statut de « conjoint de fait » qui permettrait à la France de respecter clairement ses obligations conventionnelles. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2541</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En adoptant la loi de 2006, le législateur a souhaité renforcer les mesures de prévention ou de lutte contre les mariages contractés à des fins étrangères à l’union matrimoniale. En application de l’article 171-8 du code civil, le mariage d’un Français célébré par une autorité étrangère est transcrit sur les registres de l’état civil lorsque le mariage a été célébré dans les formes usitées dans le pays et que les formalités prévues à l’article 171-2 du code civil ont été respectées. Cet article impose la délivrance d’un certificat de capacité à mariage, qui ne peut lui-même être délivré qu’après l’accomplissement des prescriptions prévues à l’article 63 du code civil, qui sont les mêmes que celles prévues pour la célébration d’un mariage en France (constitution du dossier de mariage, réalisation d’une audition commune et/ou des entretiens individuels le cas échéant, publication des bans). La délivrance de ce certificat doit permettre de s’assurer du respect des conditions de validité du mariage, en particulier la réalité de l’intention matrimoniale des futurs époux. La circonstance que le mariage a été célébré sans que le certificat de capacité ait été délivré ne fait pas obstacle à sa transcription. Conformément à l’article 171-7 du code civil, celle-ci s’impose si l’audition des époux, à laquelle doit alors procéder l’autorité diplomatique ou consulaire, ne révèle pas d’indices sérieux faisant présumer que le mariage encourt la nullité. La transcription peut être effectuée sans audition des époux si l’autorité précitée dispose d’informations établissant que la validité du mariage n’est pas en cause. En conséquence, et ainsi que l’a décidé le Conseil constitutionnel (décision DC Conseil constitutionnel, 9 novembre 2006, n° 2006-542, cons. 12 et 13), l’exigence de délivrance d’un certificat de capacité à mariage, qui constitue un outil important dans la lutte contre les mariages forcés ou frauduleux, ne remet en cause ni la liberté du mariage ni le droit de mener une vie familiale normale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3131</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2541</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Inclusion des revenus des activités illicites dans le calcul des ressources</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3131. — 14 janvier 2025. — Mme Constance Le Grip interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la possibilité et l’opportunité de réfléchir à inclure les revenus issus des activités illicites, notamment ceux des « guetteurs » impliqués dans le trafic de stupéfiants, dans le calcul des ressources du foyer fiscal. Les « guetteurs » jouent un rôle central dans les réseaux de trafic de stupéfiants. Leur mission consiste à surveiller les lieux stratégiques et à alerter leurs complices de la présence des forces de l’ordre. Bien que ces activités soient illégales, elles génèrent des revenus souvent conséquents, qui échappent totalement au cadre légal de déclaration et de fiscalisation. En droit fiscal, tout revenu, quelle qu’en soit son origine, est censé être déclaré. Cependant, cette exigence se heurte au droit pénal, notamment au respect de la présomption d’innocence. L’absence de fiscalisation de ces revenus soulève plusieurs problématiques. D’un point de vue social, ces ressources non déclarées permettent à certains foyers de bénéficier d’aides sociales indues ou d’échapper à des prélèvements fiscaux auxquels les autres citoyens sont soumis. Cela nourrit un sentiment d’injustice parmi les contribuables respectant leurs obligations fiscales. Par ailleurs, ces revenus illégaux renforcent les moyens financiers des réseaux criminels et alimentent une économie souterraine difficile à démanteler. Les points de deal constituent la face visible de cette économie parallèle. Implantés dans des cités ou immeubles précaires, souvent à proximité d’axes stratégiques comme des sorties d’autoroute, des stations de métro ou des universités, ils sont organisés de manière quasi-industrielle. En amont, l’approvisionnement se fait par des semi-grossistes, principalement depuis le Maroc ou l’Espagne. En aval, les profits du trafic sont blanchis, notamment au Maghreb ou à Dubaï. Chaque point de deal fonctionne comme une entreprise structurée, avec une hiérarchie claire et des rôles définis. À l’entrée, le « guetteur », masqué et souvent assis, contrôle les allées et venues, procède parfois à des fouilles ou vérifications d’identité et alerte en cas de danger. Le rabatteur oriente les clients vers le vendeur, appelé « charbonneur », qui, muni de sa sacoche de produits stupéfiants, effectue les transactions. Un appartement dit « nourrice », souvent occupé par une femme en situation de précarité, sert de lieu de stockage et de repli en cas d’intervention policière. Les revenus dans cette chaîne sont conséquents : le guetteur gagne environ 60 euros par jour, le vendeur 150 euros et la nourrice jusqu’à 1 500 euros par mois. Quant au gérant, responsable de l’approvisionnement et de la gestion des équipes, il peut percevoir jusqu’à 5 000 euros par mois. Depuis la loi de finances rectificative pour 2009, des dispositifs fiscaux permettent de taxer les revenus tirés des activités illicites. Deux mécanismes sont prévus : une présomption de revenus, qui considère les biens ou sommes saisies comme imposables, et une taxation forfaitaire fondée sur le train de vie, permettant d’ajuster la base fiscale en fonction des dépenses ou des signes extérieurs de richesse disproportionnés. Cependant, leur application reste limitée par des obstacles pratiques, comme la difficulté d’évaluer les revenus illicites et juridiques, notamment le respect de la présomption d’innocence. Depuis le cadre du plan « Marseille en grand », annoncé le 2 septembre 2021 par le Président de la République Emmanuel Macron, l’État a déjà pris des initiatives pour s’attaquer aux ressources économiques des réseaux criminels. Par exemple, en 2023, une taskforce administrative interministérielle a été créée, associant les services fiscaux, les douanes et la police. Cet outil innovant a pour objectif de cibler les flux financiers issus d’activités illégales, en complément des procédures judiciaires. Ce dispositif montre la volonté de l’État de renforcer son action contre l’économie souterraine. Une piste complémentaire pourrait consister à instaurer des mesures ciblées, comme la fiscalisation systématique des revenus générés par les activités liées aux points de deal, dont l’organisation quasi-industrielle produit des revenus très significatifs. Un rapport récent de la Cour des comptes, d’octobre 2024, évaluant la structuration et les premières retombées du plan, accompagné d’observations sur la question des forces de police à Marseille, met en lumière l’importance de « s’attaquer aux revenus des clans » pour affaiblir les réseaux criminels. À l’échelle européenne, des initiatives comme le projet de directive sur le gel et la confiscation des capitaux d’origine criminelle offrent de nouvelles perspectives pour lutter contre ces flux financiers. Par ailleurs, une coopération internationale renforcée avec des pays comme Dubaï, le Maroc et l’Algérie apparaît essentielle pour limiter le blanchiment. Certains pays, comme les États-Unis d’Amérique, ont déjà mis en place des dispositifs fiscaux spécifiques pour taxer les revenus issus d’activités illégales, tout en garantissant l’anonymat des déclarants afin d’éviter des poursuites pénales immédiates. Ces dispositifs permettent d’élargir l’assiette fiscale tout en réduisant les capacités financières des réseaux criminels. Mme la députée interroge donc M. le ministre sur l’opportunité intéressante de mettre en œuvre un dispositif similaire en France. Une telle mesure permettrait d’assurer une plus grande équité fiscale, de limiter l’impunité financière des criminels et de renforcer la cohérence entre les revenus réels et les aides sociales perçues. Elle propose également qu’une évaluation des mécanismes en place depuis 2009 soit réalisée, afin d’identifier les freins rencontrés et les améliorations possibles. Enfin, Mme la députée souligne que cette mesure pourrait s’inscrire dans une stratégie globale, comprenant un volet éducatif et préventif dans les quartiers concernés, ainsi qu’un renforcement des dispositifs juridiques et administratifs existants pour lutter contre le blanchiment d’argent et le trafic d’armes. Elle lui demande donc si le Gouvernement envisage de réfléchir à cette piste et, le cas échéant, selon quelles modalités il pourrait surmonter les freins techniques et juridiques pour garantir une mise en œuvre efficace et respectueuse des principes de droit. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2542</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre les trafics de stupéfiants constitue une priorité reprise dans le plan interministériel de lutte contre les trafics de stupéfiants signé le 17 septembre 2019 entre les ministres de l’Intérieur, de la Justice et de l’Action et des Comptes publics. Celui-ci a d’ores et déjà permis des succès significatifs, parmi lesquels le déploiement sur l’ensemble du territoire des cellules de renseignement opérationnel sur les stupéfiants, la mise en place d’une nouvelle formation commune aux forces répressives ou la cartographie des points de vente de stupéfiants. La refonte en cours de ce plan interministériel a vocation à adapter chacune des mesures à l’évolution de l’état de la menace. En effet, le ministère de la Justice est résolument engagé aux côtés du ministère de l’Intérieur dans la lutte contre ces trafics et s’investit dans la définition d’une politique pénale pragmatique, adaptée au haut niveau de la menace, mais également et surtout aux différentes réalités que recouvrent ces trafics de stupéfiants et à leur impact sur les différents territoires. Les principales orientations de politique pénale en la matière ont ainsi été rappelées dans la circulaire de politique pénale générale du 20 septembre 2022 et encore récemment par la dépêche du 12 mars 2024 relative à l’articulation de l’autorité judiciaire et des forces de sécurité intérieure dans le cadre des opérations de lutte contre les produits stupéfiants dites « place nette ». Ces orientations tendent à inscrire l’action des parquets à la fois au niveau de l’offre et de la demande. S’agissant de la demande, le ministère de la Justice vise à la mise en œuvre d’une politique pénale dissuasive à l’égard des consommateurs, notamment en préconisant le recours à l’amende forfaitaire délictuelle pour les infractions constatées dans les halls d’immeuble et sur la voie publique et en encourageant les dispositifs de prise en charge existants au titre de la politique de réduction des risques en la matière. S’agissant de l’offre, la réponse pénale vise au démantèlement des trafics au moyen de procédures judiciaires ambitieuses comprenant, dans la mesure du possible, un aspect patrimonial. En effet, le ministère de la Justice promeut une approche financière ou éco-criminelle, au regard de la nature lucrative de ces infractions. A ce titre, la circulaire de politique pénale générale du garde des Sceaux du 27 janvier 2025 érige en priorité d’action la lutte contre l’économie souterraine et les circuits occultes, par le biais d’un recours accru aux saisies et confiscations, - en systématisant les dispositifs de vente avant jugement et d’affectation de biens aux services d’enquête, judiciaires et pénitentiaires, - en prenant toutes réquisitions adaptées en matière de saisies et confiscations, y compris s’agissant des biens saisis à l’étranger, - en ayant recours aux dispositifs de saisies et confiscations renforcés par la loi n° 2024-582 du 24 juin 2024, - en facilitant l’exercice par TRACFIN de son droit d’opposition, - en veillant à ce que des investigations patrimoniales soient réalisées systématiquement et en mobilisant le mécanisme de présomption de blanchiment, - en y intégrant la recherche des actifs numériques. L’ensemble de ces mesures visant à promouvoir l’approche éco-criminelle des investigations doit permettre de lutter plus efficacement contre les groupes criminels organisés, en les privant du produit des infractions commises pour leur compte. En revanche, l’opportunité de l’inclusion des revenus issus des activités illicites, notamment ceux des « guetteurs » impliqués dans le trafic de stupéfiants, dans le calcul des ressources du foyer fiscal, et plus généralement la question de la taxation des revenus illégaux, ne relèvent pas de la compétence du ministère de la Justice.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3138</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2543</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Juvin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Contraintes qui s’appliquent aux conseillers prud’hommaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3138. — 14 janvier 2025. — M. Philippe Juvin interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur les contraintes qui s’appliquent aux conseillers prud’hommaux. La loi de programmation du 20 novembre 2023 du ministère de la justice prévoit des limitations concernant le nombre de mandats et l’âge des conseillers prud’hommaux. Ces nouvelles contraintes imposeront notamment aux conseillers prud’hommaux une limite d’âge de 75 ans et leurs mandats (d’une durée de quatre ans) seront limités à 5 maximum. Ces dispositions entrent en vigueur à compter du premier renouvellement des conseillers prud’hommaux suivant la promulgation de la loi de programmation du ministère de la justice, c’est-à-dire dès 2025. M. le député s’interroge sur ces nouvelles contraintes, à l’heure où le pays manque de bonnes volontés. Dans sa circonscription, des conseillers expérimentés et dévoués seront par exemple touchés. Il souhaiterait donc connaître les intentions du Gouvernement sur la nature des dérogations qui seront accordées, pour limiter la portée de ces contraintes sans doute inutiles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2543</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Lors de l’examen de la loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023 d’orientation et de programmation du ministère de la Justice, le Parlement a adopté une disposition limitant à 75 ans l’âge maximal d’exercice des fonctions de conseiller prud’homme, ainsi qu’une disposition limitant à cinq le nombre de mandats, consécutifs ou non, exercés par un conseiller dans un même conseil de prud’hommes. Ces deux mesures visent à rapprocher les modalités d’exercice du mandat de conseiller prud’homme de celles des autres juges issus de la société civile. La loi du 20 novembre 2023 ne prévoit aucune exception, ni de possibilité d’aménagement de ces deux dispositions. La mise en œuvre de la limite de cinq mandats sera toutefois appréciée de manière favorable à l’aune du nombre de mandatures, sans prendre en compte les interruptions et les reprises de mandat entre deux renouvellements généraux de conseillers prud’hommes. Le ministère de la Justice rappelle que lorsque la limite de cinq mandats dans un même conseil est atteinte, le conseiller conserve la faculté d’être candidat pour exercer cette mission dans un conseil de prud’hommes limitrophe. Ces dispositions législatives ne nécessitent pas de décret d’application et seront mises en œuvre lors du prochain renouvellement général des conseillers prud’hommes. Le ministère de la Justice a d’ores et déjà mobilisé ses services pour mettre en place un accompagnement et un soutien à destination des candidats à l’exercice des missions de conseiller prud’homme. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3177</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2543</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Inscription d’une définition de la consultation juridique dans la loi</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3177. — 14 janvier 2025. — Mme Marie-France Lorho interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice sur l’opportunité d’inscrire dans la loi une définition de la consultation juridique. À l’occasion de leur rapport d’information n° 216 daté du 18 décembre 2024 sur les effets de l’intelligence artificielle générative sur les métiers du droit, trois sénateurs de la commission des lois ont mis en valeur les bouleversements de l’intelligence artificielle générative dans l’exercice du droit. S’ils soulignent les vertus d’un outil permettant une meilleure accessibilité et intelligibilité du droit, ils mettent toutefois le législateur en garde contre le risque de délaissement progressif de la consultation juridique auprès d’un professionnel à la faveur de supposées consultations dispensées par certaines plateformes. Les rapporteurs suggèrent l’inscription dans la loi d’une définition de la consultation juridique. Elle aimerait savoir si M. le ministre entend donner suite à cette recommandation, qui permettrait de sécuriser ce dispositif.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2544</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’actuel article 54 de la loi du 31 décembre 1971, portant réforme de certaines professions judiciaires et juridiques, fixe le cadre général d’exercice des activités de consultation en matière juridique et de rédaction d’actes sous seing privé, dans un objectif de protection du justiciable. Ainsi, certaines professions ont, de droit, la qualité pour délivrer des consultations juridiques, ce qui est le cas des membres des professions judiciaires et juridiques réglementées, et notamment des avocats, des notaires ou encore des commissaires de justice. D’autres professions réglementées, comme par exemple les experts comptables, peuvent délivrer des consultations juridiques uniquement dans les strictes limites autorisées par la réglementation et dans les domaines relevant de leur activité principale. Pour d’autres personnes ou organismes, tels que les associations, la délivrance de consultations juridiques est subordonnée à un agrément. Les plateformes en ligne ne sont donc pas autorisées à délivrer des consultations juridiques aux internautes. Ce dispositif protecteur, parfaitement délimité, est renforcé par l’article 66-2 de la loi du 31 décembre 1971 précitée qui sanctionne pénalement la pratique d’une activité juridique non autorisée. Dans ce contexte, et bien qu’il n’existe pas de définition légale de la consultation juridique, il existe une définition stabilisée qui résulte de la jurisprudence de la Cour de cassation (Cass. 1ere civ., 15 nov. 2010, n° 09-66.319 ; Cass. 1ere civ., 19 juin 2013, n° 12-20.832 ; Cass 1ere civ., 25 janv. 2017, n° 15-26.353). L’introduction dans la loi d’une définition de la consultation juridique, reprenant les critères dégagés par la cour de Cassation, ne modifierait ni l’état du droit, ni le périmètre des personnes et des actes protégés par la loi du 31 décembre 1971, et apparaît, dès lors, inutile. En effet, que la définition soit jurisprudentielle ou textuelle, il existe un risque de contournement de l’interdiction de donner des consultations juridiques par les legaltech via l’utilisation d’intitulés ambigus comme aide, information ou assistance juridique. L’introduction d’une définition textuelle de la consultation juridique pourrait même s’avérer contre-productive dans un objectif de pérennité de notre réglementation face à des technologies toujours plus innovantes, qui nécessite la souplesse rendue possible par la jurisprudence pour assurer une réelle protection du périmètre du droit. Comme indiqué lors des contributions écrites et auditions devant la commission des lois du Sénat dans le cadre du rapport d’information sur l’intelligence artificielle et les professions du droit, le ministère de la Justice reste opposé à l’introduction d’une définition légale de la consultation juridique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3218</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2544</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anna Pic</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Difficultés financières de l’Observatoire international des prisons</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3218. — 21 janvier 2025. — Mme Anna Pic appelle l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice sur les difficultés financières de la section française de l’Observatoire international des prisons (OIP). Créée en 1996, cette association agit pour le respect des droits de l’Homme en prison. À travers des alertes sur les manquements aux droits fondamentaux, des actions judiciaires ou encore l’accompagnement de plusieurs milliers de détenus, l’OIP mène une action essentielle et possède une expertise reconnue. Alors que la France a, encore récemment, été condamnée par la Cour européenne des droits de l’Homme (décision B.M. et autres c/France du 6 juillet 2023), pour conditions indignes de détention, cette association est un garde-fou indispensable. Pour autant, elle fait face à d’importantes difficultés financières. La section française de l’OIP précise que 67 % de ses subventions publiques ont été perdues en l’espace de dix ans. Son budget est donc désormais composé de moins de 20 % d’aides de l’État et des collectivités territoriales : celles-ci passant de 425 000 euros à 135 000 euros. Elle a donc dû, comme déjà en 2019, lancer un appel aux dons. Sans soutien financier, l’activité de cette association sera menacée. Au regard de son importance, il apparaît déterminant que les pouvoirs publics apportent un soutien financier à la section française de l’OIP. Elle lui demande donc quelles mesures seront mises en œuvre pour répondre à cette problématique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2544</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La section française de l’Observatoire international des prisons (OIP) est une association qui agit en faveur de la défense des droits fondamentaux des personnes détenues. A cet égard, la pérennité de cette association est un enjeu démocratique important. Si le budget de l’OIP est notamment fondé sur des subventions publiques, l’un des principes de fonctionnement de l’association est l’indépendance. A ce titre, elle n’a pas sollicité de financement direct du ministère de la Justice.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3308</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2545</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Fermeture de la MC de Clairvaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3308. — 21 janvier 2025. — Mme Angélique Ranc* interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice sur la fermeture définitive du centre pénitentiaire de Clairvaux en 2023, malgré d’importants travaux de rénovation terminés en 2018 pour plus de 12 millions d’euros. La décision de fermeture a été validée par le Gouvernement de M. Édouard Philippe. Cet établissement, qui accueillait les détenus les plus difficiles, représentait un lieu unique en matière de savoir-faire pénitentiaire. Mme la députée souhaite interroger le ministre sur les motivations qui ont conduit à cette décision. Quelles étaient les raisons précises de la fermeture de Clairvaux alors qu’elle a pu constater, lors d’une visite, son état fonctionnel et un quartier arrivant homologué par les réglementations pénitentiaires européennes (RPE) ? Le Gouvernement actuel considère-t-il ce choix comme judicieux ? A-t-il tiré des leçons de cette décision ? Compte tenu de l’objectif affiché d’augmenter le nombre de places de prison, la fermeture d’établissements existants et fonctionnels, comme Clairvaux, apparaît paradoxale, d’autant plus lorsque les riverains, les élus, les personnels et même les personnes détenues s’opposaient unanimement à cette fermeture.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3311</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2545</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Site de Clairvaux, choix du site de la prison de haute sécurité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3311. — 21 janvier 2025. — Mme Valérie Bazin-Malgras* attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur sa volonté de créer une prison de haute sécurité afin d’incarcérer les « 100 plus gros narcotrafiquants ». Dans ce cadre, elle souhaite rappeler la situation de l’ancienne maison centrale de Clairvaux, située dans l’Aube, qui a été fermée en 2023 et ce, malgré des travaux de réhabilitation d’un montant de 16 millions d’euros réalisés peu de temps avant sa fermeture. Cette décision a provoqué une profonde désolation économique et sociale pour le territoire, entraînant la perte de nombreux emplois directs et indirects, ainsi qu’un sentiment d’abandon chez les habitants de ce bassin de vie. L’annonce de la création de nouvelles infrastructures pénitentiaires soulève des interrogations légitimes quant à la possibilité de réutiliser des sites existants, tels que Clairvaux, pour répondre à ces besoins. L’investissement considérable consenti pour rénover cette prison et son potentiel stratégique en matière d’implantation et de capacités semblent justifier une réévaluation de sa fermeture. Aussi, elle lui demande s’il envisage d’intégrer le site de Clairvaux dans les réflexions sur la création de nouvelles prisons de haute sécurité, afin de conjuguer efficacité budgétaire, respect des engagements de l’État et revitalisation des territoires touchés par la fermeture de telles infrastructures.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2545</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La restructuration de l’ancienne maison centrale de Clairvaux (MC), édifice emblématique de l’histoire pénitentiaire française, a débuté en 2016 pour une fermeture définitive en juin 2023. La vétusté du bâtiment ne permettait plus de maintenir un niveau sécuritaire adapté et réduisait la capacité d’accueil de l’établissement. Il appartient depuis 2020 au ministère de la Culture d’accompagner le processus de reconversion du site aux côtés des collectivités territoriales impliquées. Si, jusqu’à présent, la recherche d’un exploitant n’a pas trouvé d’issue favorable, la convention initiale passée entre le ministère de la Justice et le ministère de la Culture a été prorogée en novembre dernier. Le ministère de la Culture et ses partenaires territoriaux disposent ainsi de cinq années supplémentaires pour délimiter les contours de ce projet de reconversion et trouver un partenaire économique viable. En conséquence, l’ancienne MC de Clairvaux n’est pas considérée pour accueillir les cent plus gros narcotrafiquants prévenus ou condamnés en France. En outre, l’adaptation d’un établissement de haute sécurité destiné à accueillir les cent plus gros narcotrafiquants est d’ores et déjà engagée. Cet établissement entrera en fonction dès le mois de juillet 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3309</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2545</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jordan Guitton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>L’avenir de l’abbaye de Clairvaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3309. — 21 janvier 2025. — M. Jordan Guitton interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice sur l’avenir de l’abbaye de Clairvaux. L’abbaye de Clairvaux, située dans le sud est du département de l’Aube, est une fierté architecturale et historique pour les Aubois et les Français. Elle fut construite au XIIe siècle par Bernard de Clairvaux et a traversé les siècles, jusqu’en 1808, où Napoléon modifia le régime pénal français et racheta l’Abbaye de Clairvaux pour en faire la plus grande prison de son époque. Clairvaux est intimement liée à l’histoire française et vit passer de nombreux détenus célèbres jusqu’en 1971. Sa fermeture définitive a eu lieu en 2016. Aujourd’hui, le site de Clairvaux a été transmis au ministère de la Culture mais aucun investisseur ou aucun projet ne semble porter son attention sur cette abbaye. M. le ministre a déclaré il y a quelques jours, vouloir isoler les 100 plus gros narcotrafiquants dans une même prison. En plein milieu de la campagne auboise, avec une sortie d’autoroute, cet établissement dispose de toutes les caractéristiques pour accueillir une centaine de prisonniers. Derrière Clairvaux se dessine l’histoire d’un territoire profondément imprégné par cette présence historique, mais depuis la fermeture de la prison, la région souffre d’un manque de perspectives économiques solides. La lutte contre le narcotrafic doit être l’une des priorités pour rétablir l’ordre public partout sur le territoire français. Il est nécessaire de réfléchir à la réouverture de Clairvaux pour en créer une prison, spécialisée ou non. À l’heure où la délinquance gangrène la société et où la surpopulation carcérale bat encore des records, il est primordial d’ouvrir de nouvelles capacités pénitentiaires pour la sécurité des Français. Il souhaiterait savoir si M. le ministre compte agir pour ce site afin qu’il puisse redevenir une prison.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2546</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La restructuration de l’ancienne maison centrale de Clairvaux (MC), édifice emblématique de l’histoire pénitentiaire française, a débuté en 2016 pour une fermeture définitive en juin 2023. La vétusté du bâtiment ne permettait plus de maintenir un niveau sécuritaire adapté et réduisait la capacité d’accueil de l’établissement. Il appartient depuis 2020 au ministère de la Culture d’accompagner le processus de reconversion du site aux côtés des collectivités territoriales impliquées. Si jusqu’à présent la recherche d’un exploitant n’a pas trouvé d’issue favorable, la convention initiale passée entre le ministère de la Justice et le ministère de la Culture a été prorogée en novembre dernier. Le ministère de la Culture et ses partenaires territoriaux disposent ainsi de cinq années supplémentaires pour délimiter les contours de ce projet de reconversion et trouver un partenaire économique viable. En conséquence, l’ancienne MC de Clairvaux n’est pas considérée pour accueillir les cent plus gros narcotrafiquants prévenus ou condamnés en France. En outre, l’adaptation du CP de Vnedin-Le-Vieil un établissement de haute sécurité destiné à accueillir les cent plus gros narcotrafiquants est d’ores et déjà engagée. Cet établissement entrera en fonction dès le mois de juillet 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3371</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2546</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Suggestion d’augmentation des vacations des magistrats à titre temporaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3371. — 21 janvier 2025. — Mme Sandra Delannoy interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur le taux d’activité des magistrats à titre temporaire (MTT). Les MTT, souvent issus de la société civile, ou juges, juristes, greffiers, fonctionnaires du ministère de la justice à la retraite, participent aux côtés des magistrats de carrière à l’œuvre de justice. Ancrés dans le monde professionnel, leurs compétences complémentaires ont guidé la création des juridictions de proximité puis l’élargissement des compétences des magistrats exerçant à titre temporaire par la loi organique n° 2016-1090 du 8 août 2016. Leur participation a permis d’étoffer l’équipe autour du magistrat en ouvrant la justice à l’apport de citoyens. Cette fonction présente la particularité de permettre, dans le même temps, l’exercice des fonctions de juge des contentieux de la protection mais aussi celles de l’ensemble des compétences matérielles des chambres de proximité et du tribunal judiciaire et ce à titre temporaire, concomitamment à une activité professionnelle compatible avec les fonctions judiciaires. Selon l’article 29-4 du décret n° 93-21 du 7 janvier 1993, les MTT peuvent ainsi participer à l’œuvre de justice dans la limite de 300 vacations par an. Cela représente peu ou prou quatre-vingt-dix audiences, soit un équivalent mi-temps. Or il n’est pas rare de constater que de nombreux MTT atteignent ce plafond des 300 vacations par an bien avant que l’année judiciaire ne soit écoulée. Cela induit l’impossibilité de présider ou même d’être assesseur jusqu’à l’année judiciaire suivante. Les MTT représentent donc une force vive mobilisable dont l’aide semble plus que nécessaire eu égard à l’état de la justice et de ses lenteurs dues au volume d’affaires. Mme la députée souhaite connaître l’avis de M. le ministre quant au fait d’augmenter le plafond de 300 à 400 vacations par an afin de permettre aux MTT qui le désireraient d’augmenter leur activité. Cela n’induirait pas une obligation mais bien une possibilité : à la manière des médecins généralistes à la retraite dont on favorise la reprise d’activité, même partielle, pour soulager la pénurie, libre aux MTT de n’effectuer que leurs 300 vacations par an ou d’augmenter leur activité en fonction de leur envie ou de leur disponibilité. Cette proposition de modification de décret viserait donc à désengorger les tribunaux. En effet, plus la participation des MTT est élevée, plus les affaires qui relèvent de leur compétence d’attribution sont tranchées et plus vite le justiciable obtient la décision qui le concerne. Elle lui demande son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2546</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la Justice est entièrement mobilisé pour le recrutement de magistrats de carrière ou intégrés provisoirement dans le corps judiciaire dont les magistrats à titre temporaire (MTT). Les magistrats exerçant à titre temporaire sont issus de la société civile et participent, au côté des magistrats, à l’œuvre de justice. Les différentes lois organiques prises depuis 2016 (loi organique n° 2016-1090 du 8 août 2016 relative aux garanties statutaires, aux obligations déontologiques et au recrutement des magistrats ainsi qu’au Conseil supérieur de la magistrature, loi organique n° 2019-221 du 23 mars 2019 relative au renforcement de l’organisation des juridictions, loi organique n° 2021-1728 du 22 décembre 2021 pour la confiance dans l’institution judiciaire, et loi organique n° 2023-1058 du 20 novembre 2023 relative à l’ouverture, à la modernisation et à la responsabilité du corps judiciaire), qui ont étoffé et développé le statut et les compétences des MTT, témoignent de l’intérêt porté par le ministère de la Justice sur la nécessité de recruter des MTT au soutien des juridictions. Depuis sa décision n° 94-355 DC du 10 janvier 1995, le Conseil constitutionnel considère que si les fonctions de magistrat de l’ordre judiciaire doivent en principe être exercées par des personnes qui entendent consacrer leur vie professionnelle à la carrière judiciaire, la Constitution ne fait pas obstacle à ce que, pour une part limitée, des fonctions normalement réservées à des magistrats de carrière puissent être exercées à titre temporaire par des personnes qui n’entendent pas pour autant embrasser la carrière judiciaire. En conséquence, les magistrats à titre temporaire exercent de manière partielle et ponctuelle des fonctions juridictionnelles et sont rémunérés à la vacation pour les tâches qu’ils accomplissent, dans les conditions prévues par l’arrêté du 28 juin 2017, fixant les conditions d’application de l’article 35-6 du décret n° 93-21 du 7 janvier 1993 pris pour l’application de l’ordonnance n° 58-1270 du 22 décembre 1958 modifiée portant loi organique relative au statut de la magistrature. Le plafond annuel de 300 vacations traduit cet équilibre souhaité par le Conseil constitutionnel. Au 31 décembre 2024, 392 MTT étaient en fonction, et 128 candidats aux fonctions étaient en formation en vue de leur nomination, pour exercer tant au siège civil qu’au siège pénal, et même, pour la première fois, au parquet. Les MTT sont, comme rappelé, limités à l’exercice de 300 vacations mais ne sont pas obligés de les effectuer en totalité. Au cours de l’année 2024, les MTT ont effectué en moyenne 156 vacations ; 46 d’entre eux en ont effectué plus de 250. Ces chiffres démontrent bien que la fonction de MTT n’a pas vocation à être exercée à temps plein. Elle peut être exercée parallèlement à une activité professionnelle principale, sous réserve qu’elle soit compatible avec les fonctions judiciaires. Elle est, comme souligné, une activité à mi-temps : c’est pourquoi le pouvoir réglementaire a décidé de la limiter à 300 vacations, comme pour les magistrats honoraires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3398</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2547</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Avenir du musée mémorial du terrorisme</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3398. — 21 janvier 2025. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur le projet de décision d’abandonner le musée mémorial du terrorisme (MMT), qui devait ouvrir en 2027 dans les Hauts-de-Seine. Dicté par des considérations financières, cet abandon va à l’encontre de la nécessité de mobiliser l’ensemble de la société contre le terrorisme, notamment par des conférences et des expositions permanentes et temporaires et de rendre hommage à celles et ceux qui en ont été les victimes ainsi qu’à leurs proches. Comme Mme la députée l’a exprimé devant l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe en tant que rapporteure d’un rapport en vue de « protéger et soutenir les victimes du terrorisme », le devoir de mémoire à l’égard et « aux côtés » des victimes est guidé par le sentiment de devoir la justice aux nombreuses victimes ainsi qu’à leurs familles. Elle lui demande si cette décision prise pour des contingences financières sera bien remise en cause et si le projet qui a mobilisé des ressources, notamment humaines, continuera bien comme lieu de mémoire et de prévention.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2547</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le projet de musée mémorial du terrorisme (MMT), voulu par le président de la République, est porté par une mission de préfiguration créée le 1er février 2021 sous la forme d’un groupement d’intérêt public (GIP) regroupant l’Etat, le CNRS, l’INA et la FAVT (Fondation d’aide aux victimes du terrorisme) auxquels le ministère de la Justice contribue pleinement depuis l’origine. Le 11 mai 2021, il a été décidé que le MMT serait implanté dans l’ancienne école de plein air de Suresnes. Le montant des travaux envisagés alors a été évalué à 95 M €, avec une participation du ministère de la Justice à hauteur de 26 M €. Si cet aspect immobilier avait pu un temps être remis au niveau interministériel, la capacité du MMT à produire des contenus mémoriels (expositions, conférences, événements itinérants) pour diffusion dans des lieux existants n’avait, quant à elle, pas été remise en cause. Récemment, le président de la République a réaffirmé avec force sa volonté de voir aboutir le projet dans son périmètre initial, incluant sa dimension bâtimentaire à Suresnes. Dans ce contexte, le ministère de la Justice entend poursuivre sa contribution active au projet, en concertation avec les autres ministères contributeurs (ministère de la Culture, ministère de l’Intérieur, ministère de l’Education Nationale, ministère des Armées et des Anciens Combattants).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3442</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2547</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Bataille</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Exécution des peines d’emprisonnement pour homicides routiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3442. — 28 janvier 2025. — M. Jean-Pierre Bataille attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur le manque d’informations relatives à l’effectivité des peines d’emprisonnement prononcées dans le cas d’homicides involontaires liés à la violence routière. Sur la période de janvier à novembre 2024, la préfecture du Nord fait état de 64 personnes décédées à la suite d’accidents de la route, soit une légère baisse de 24 % par rapport à la même période de l’année 2023. Cependant, le nombre de personnes blessées a connu une augmentation de 4 % par rapport à la période de référence de 2023, atteignant 1 172 victimes. En France hexagonale, l’accidentologie mortelle due à la violence routière reste toujours aussi préoccupante, avec 2 926 personnes décédées sur la période de janvier à novembre 2024, soit + 2 % par rapport à 2023 (d’après le dernier baromètre trimestriel de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière). Ces chiffres reflètent une tragédie humaine : hommes, femmes et enfants, dont les vies sont souvent fauchées par des conducteurs irresponsables, sous l’emprise d’alcool, de stupéfiants ou impliqués dans des délits de fuite après un refus d’obtempérer. L’Assemblée nationale s’apprête à examiner, en nouvelle lecture, la proposition de loi créant l’homicide routier et visant à lutter contre la violence routière. Ce texte, soutenu par une majorité transpartisane, entend offrir une reconnaissance symbolique aux victimes et à leurs familles, sans modifier les peines déjà prévues pour l’homicide involontaire. Toutefois, malgré cette avancée, certaines familles et proches de victimes déplorent que les peines prononcées restent inférieures aux maxima prévus par le code pénal et qu’une partie des peines d’emprisonnement ferme ne soit pas pleinement exécutée. Cela renforce leur sentiment d’injustice et complique leur processus de deuil. Compte tenu de ces éléments, il lui demande les statistiques sur le taux de peines d’emprisonnement réellement effectuées pour les condamnations liées à des homicides involontaires en matière routière au cours des dix dernières années et si des avancées réglementaires sont envisageables en faveur d’une exécution effective des peines en matière de violence routière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2548</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les sources de données statistiques mises à disposition ne permettent pas de fournir le taux de peines d’emprisonnement « réellement effectuées ». Ce faisant, l’engagement sur le long terme du ministère de la Justice est particulièrement soutenu dans la lutte contre la délinquance routière depuis que la sécurité routière a été consacrée comme grande cause nationale au début des années 2000. Cette mobilisation qui s’appuie sur un arsenal législatif renforcé est d’autant plus forte lorsque ces infractions sont liées à une consommation d’alcool ou de produits stupéfiants ou qu’elles portent atteinte aux personnes dépositaires de l’autorité publique. Si la loi fixe la peine maximum encourue pour chaque infraction, il appartient aux juridictions de déterminer la nature, le quantum et le régime des peines prononcées en fonction des circonstances de l’infraction, de la personnalité de son auteur, et de sa situation matérielle, familiale et sociale, conformément aux finalités et fonctions de la peine énoncées à l’article 130-1 du code pénal et au principe d’individualisation posé à l’article 132-1 alinéa 3 du code pénal. Le ministère de la Justice est, par ailleurs, pleinement mobilisé pour garantir l’effectivité des sanctions pénales prononcées et leur exécution dans un délai satisfaisant, tant pour assurer la crédibilité de la justice pénale que pour éviter la réitération d’infractions. Tout d’abord, depuis la loi dite « Perben 2 » du 9 mars 2004 portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité, l’article 707 du code de procédure pénale a inscrit comme principe directeur de la politique pénale en matière d’exécution des peines la nécessité d’assurer la mise à exécution des peines de manière effective et dans les meilleurs délais. Par ailleurs, la loi n° 2019-222 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice du 23 mars 2019 assure l’effectivité des peines d’emprisonnement ferme lorsqu’elles sont prononcées, en prévoyant que toutes les peines d’emprisonnement de plus d’un an sont systématiquement exécutées en détention. Des réflexions approfondies sont en cours pour faire évoluer et garantir l’effectivité et l’exécution de la sanction pénale, notamment dans le cadre de la « mission d’urgence relative à l’exécution des peines » mise en place par le garde des Sceaux le 21 novembre 2024.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3534</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2548</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Impossibilité de retirer une offre de rachat dans une liquidation judiciaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3534. — 28 janvier 2025. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice sur l’impossibilité de retirer une offre de rachat dans le cadre d’une liquidation judiciaire avant la publication du rapport de l’administrateur judiciaire et avant la date d’audience d’examen des offres du tribunal. En effet, conformément à l’article L. 642-2-V du code du commerce, lors d’une affaire de reprise auprès du tribunal de commerce, l’offre ne peut être ni modifiée, sauf dans un sens plus favorable aux objectifs mentionnés au premier alinéa de l’article L. 642-1, ni retirée. Elle lie son auteur jusqu’à la décision du tribunal arrêtant le plan. En cas d’appel de la décision arrêtant le plan, seul le cessionnaire reste lié par son offre. L’article R. 642-1 indique qu’à peine d’irrecevabilité, seule une modification dans un sens favorable à l’offre, peut être apportée dans les deux jours ouvrés avant la date fixée pour l’audience d’examen des offres. En revanche, aucun délai et aucune précision ne sont apportés par les textes concernant les modalités du retrait d’une offre. Il semble anormal et injuste que le retrait d’une offre soit interdit dès lors que ce retrait est justifié. En revanche, l’impossibilité de retirer une offre avant la publication du rapport de l’administrateur judiciaire et avant la date d’audience d’examen des offres du tribunal apparaît contre-productif comme le prouve à plusieurs reprise la jurisprudence. Elle souhaite connaître ses intentions sur les précisions très attendues à apporter à la loi.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2549</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La cession de l’entreprise est l’un des modes de réalisation de l’actif d’un débiteur en liquidation judiciaire. Elle est régie par les articles L. 642-1 à L. 642-17 du code de commerce. L’article L. 642-1 en fixe l’objectif : assurer le maintien d’activités susceptibles d’exploitation autonome, de tout ou partie des emplois qui y sont attachés et apurer le passif. L’article L. 642-5 dispose par suite que « le tribunal retient l’offre qui permet dans les meilleures conditions d’assurer le plus durablement l’emploi attaché à l’ensemble cédé, le paiement des créanciers et qui présente les meilleures garanties d’exécution ». L’offre est ici entendue au sens du droit civil : elle est une manifestation unilatérale de volonté, celle par laquelle l’offrant, le candidat à la reprise, émet une offre d’acquisition suffisamment ferme et précise pour que son acceptation, consacrée par le jugement arrêtant le plan de cession, entraîne à elle seule la formation du contrat c’est-à-dire les actes de cession de l’entreprise. Aussi, l’article L. 642-2 pose le cadre dans lequel l’offre de reprise doit être formulée, qui permet de vérifier cette qualification. Le I énonce qu’elle doit être adressée au liquidateur ou à l’administrateur lorsqu’il en a été désigné. L’offre est ainsi faite à personne déterminée. Le II de cet article énonce ensuite que l’offre doit être écrite et précise. Enfin, le V pose la règle, objet de la présente question, selon laquelle : « L’offre ne peut être ni modifiée, sauf dans un sens plus favorable aux objectifs mentionnés au premier alinéa de l’article L. 642-1, ni retirée". Elle lie son auteur jusqu’à la décision du tribunal arrêtant le plan. C’est à dire que l’offre doit être ferme – elle engage le repreneur – et qu’elle est intangible. C’est donc parce que cette offre est irrévocable qu’elle permet la cession de l’entreprise au profit de son auteur, lorsque le tribunal la retient et arrête à son profit le plan de cession. Par hypothèse, l’offre est parvenue à son destinataire – le liquidateur ou l’administrateur judiciaire – elle ne peut donc être librement rétractée en application de l’article 1115 du code civil. Le V de l’article L. 642-2 déroge à l’article 1116 du code civil, qui envisage la rétractation de l’auteur dans un délai fixé par lui ou un délai raisonnable. Il en va de l’efficacité de la décision de justice, que commandent les objectifs poursuivis. Il convient de préciser que la jurisprudence admet cependant la licéité de certaines conditions suspensives qui peuvent être insérées dans l’offre, lorsqu’elles tiennent par exemple à l’obtention d’un agrément mais ces conditions devront être purgées avant le jugement, qui ne saurait être conditionnel. Ce dispositif vise à sécuriser le processus de cession d’entreprises en difficulté, favoriser le maintien de l’activité, des emplois et le désintéressement des créanciers, c’est pourquoi la modification du V de l’article L. 642-5 n’est pour l’immédiat pas envisagée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3535</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2549</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Responsabilités pénales dans la crise de l’amiante</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3535. — 28 janvier 2025. — M. Julien Gokel attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la recherche des responsabilités pénales dans le cadre de la crise sanitaire de l’amiante. Depuis sa création en 1996 l’Association régionale pour la défense des victimes de l’amiante (ARDEVA) est mobilisée pour faire reconnaître les dommages causés par l’amiante mais également pour faire le bilan des décisions publiques prises qui ont amené à ce résultat. C’est dans ce but que l’ARDEVA a maintenu toutes ces années une action judiciaire, afin que la justice établisse les responsabilités de chacun dans cette crise qui a provoqué entre 120 000 et 180 000 morts en France selon Santé publique France, dont 841 sur le Dunkerquois. Il ne s’agit ni pour M. le député ni pour les victimes et leurs familles de chercher la vengeance face aux drames provoqués par l’amiante, mais bien de faire le bilan des décisions politiques et que, collectivement, les leçons en soient tirées pour qu’une telle crise sanitaire ne puisse plus se reproduire. Il lui demande s’il entend donner comme instruction aux magistrats du parquet de diligenter une enquête en vue de faire connaître la chaîne de décision et d’établir les responsabilités pénales de ceux qui ont amenés les Français à une telle crise.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2549</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Prenant toute la mesure des souffrances des victimes de l’exposition à l’amiante, Monsieur le ministre d’Etat, garde des Sceaux, ministre de la Justice, partage la légitime préoccupation de voir les procédures judiciaires engagées en ce domaine traitées avec toute l’attention et l’efficacité requises. Depuis 1996, d’importants moyens ont été mis en oeuvre, dans un souci de bonne administration de la justice, afin d’aboutir au traitement des plaintes déposées par les victimes de l’amiante. Les dossiers d’exposition à l’amiante sont en effet devenus l’une des priorités des pôles de santé publique et de l’environnement de Paris et Marseille, tant du côté du siège que du parquet, étant rappelé que ces pôles ont vu augmenté leurs moyens de manière constante depuis leur installation en 2003. A la fin du mois de septembre 2024, ces deux pôles avaient eu à connaître de 76 procédures relatives à l’exposition à l’amiante depuis leur création, dont 33 étaient toujours en cours. Parallèlement, les moyens d’enquête ont été durablement renforcés. L’Office central de lutte contre les atteintes environnementales et la santé publique (OCLAESP), principal service d’enquête saisi sur ce contentieux, dispose désormais de dix détachements sur l’ensemble du territoire, qui sont tous en mesure de traiter des procédures relatives à l’exposition à l’amiante. En complément, la gendarmerie nationale a spécialement formé de multiples enquêteurs à ce type d’infractions, qui sont titulaires de qualifications spécifiques en la matière : au sein de l’OCLAESP, mais également au sein d’autres unités ou services, lesquels peuvent être saisis par les magistrats afin d’apporter leur expertise aux enquêtes pénales. Enfin, depuis 2022, l’OCLAESP a développé une capacité d’engagement sur le terrain capable de mener des investigations et constatations en milieu dégradé en liens très étroits avec la Force nationale nucléaire radiologique biologique chimique (F2NRBC) et l’institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN). Ainsi, la mobilisation de l’autorité judiciaire sur ce sujet reste entière. A toutes fins utiles, il est rappelé que les victimes des conséquences d’une exposition à l’amiante, qu’elle soit professionnelle ou environnementale, ainsi que leurs ayant droits en cas de décès, ont la faculté de saisir le Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (FIVA) d’une demande d’indemnisation de leurs préjudices.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3702</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2550</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Manon Meunier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Les condamnations pour « agribashing »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3702. — 4 février 2025. — Mme Manon Meunier interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur le nombre de condamnations pour des faits relevant de l’ agribashing depuis la création de la cellule DEMETER créée en octobre 2019. Pour rappel, la cellule DEMETER a pour périmètre de compétences la prévention et le suivi « des actions de nature idéologique, qu’il s’agisse de simples actions symboliques de dénigrement ou d’actions dures ayant des répercussions matérielles ou physiques ». Elle souhaiterait donc connaître l’ampleur des condamnations relevant de tels actes et de telles actions, en particulier les éventuelles condamnations pour : infractions de violation de domicile (article 226-4 du code pénal), organisation d’une manifestation illicite (article 431-9 du code pénal), de groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations (article 222-14-2 du code pénal), de délit d’entrave à l’exercice de la liberté du travail (article 431-1 du code pénal), les infractions de dégradation ou destruction volontaire du bien d’autrui (articles 322-1 et suivants du code pénal), de menace de destruction avec ordre de remplir une condition (articles 322-12 et suivants du code pénal) ou les infractions de violences (articles 222-13 et suivants du code pénal).]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2550</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’ « agribashing » n’étant pas une infraction pénale, les actes et/ou actions constituant des faits relevant de cette notion, éventuellement poursuivis, relèvent d’infractions pénales de droit commun telles que la violation de domicile (article 226-4 du code pénal), l’organisation d’une manifestation illicite (article 431-9 du code pénal), le groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations (article 222-14-2 du code pénal), le délit d’entrave à l’exercice de la liberté du travail (article 431-1 du code pénal), les infractions de dégradation ou destruction volontaire du bien d’autrui (articles 322-1 et suivants du code pénal), les menaces de destruction avec ordre de remplir une condition (articles 322-12 et suivants du code pénal) ou les infractions de violences (articles 222-13 et suivants). La qualification pénale de ces infractions, telle que retenue par le code pénal, ne permet pas d’isoler, parmi les victimes, celles identifiées comme appartenant au domaine de l’agriculture. Aussi, nous est-il impossible d’identifier parmi les condamnations celles qui relèveraient d’actes ou d’actions entrant dans le champ de l’« agribashing ». Toutefois, la lutte contre les dérives des mouvements d’expression collective d’opinion ou d’action politique qui prennent la forme de dégradations et/ou de violences constitue une priorité du ministère de la Justice. C’est pourquoi, dans le prolongement de la circulaire du 22 avril 2021 relative au traitement des infractions commises en lien avec des groupements violents lors des manifestations, le ministère de la Justice a adressé le 9 novembre 2022 aux procureurs de la République une circulaire relative au traitement judiciaire des infractions commises dans le cadre de contestations de projets d’aménagement du territoire qui les appellent à mettre en place un traitement judiciaire spécifique de ces infractions pour assurer une réponse pénale systématique et réactive, adaptée à l’ampleur de ces graves troubles à l’ordre public.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3703</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2550</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hadrien Clouet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Menace sur les maisons de justice et du droit</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3703. — 4 février 2025. — M. Hadrien Clouet interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la fermeture des maisons de justice et du droit en Haute-Garonne. Le département compte aujourd’hui théoriquement trois maisons de la justice et du droit (MJD). Une se trouve dans la commune de Tournefeuille, deux dans la commune de Toulouse. Les MJD sont un lieu de proximité essentiel, permettant un accès plus proche à la justice, à la fois gratuit et anonyme. Au nombre de 144, elles sont placées sous l’autorité du procureur de la République et la présidence du tribunal judiciaire de leur territoire. Elles informent les citoyens sur leurs droits lors de consultations juridiques et concourent à la prévention. Elles facilitent les règlements des petits conflits à l’amiable, permettant une déjudiciarisation de la société. Elles accueillent des cas et des personnes qui seraient sinon renvoyés auprès des tribunaux, déjà sous-dimensionnés et engorgés. Finalement, elles assurent les procédures substitutives aux poursuites ou aux peines et reçoivent des mineurs confiés à la protection judiciaire de la jeunesse. Or force est de constater qu’une seule des trois MJD, dans le quartier de la Reynerie à Toulouse, fonctionne avec des permanences régulières et des horaires d’ouverture compatibles aux besoins de la population. La MJD de Toulouse-Nord n’est plus ouverte, quant à elle, que trois jours par semaine, contre cinq jours auparavant. Pire encore, la MJD de Tournefeuille est fermée depuis le mois de décembre 2024. Cette situation est la conséquence directe des politiques d’austérité. En effet, les MJD fonctionnent à partir d’un personnel issu du ministère de la justice, des collectivités locales et des associations. Ces trois types d’acteurs sont tous concernés par les baisses de budgets. Le ministère de la justice demeure le parent pauvre de l’Europe, avec un budget qui progresse moins vite que le nombre et la complexité des affaires. Les collectivités subissent une réduction incessante de leurs dotations, qui les amène à sacrifier certains services publics. Les associations sont victimes à la fois de la réduction des subventions d’État et des collectivités. Tout cela se noue au sein des MJD, étranglées dans la Haute-Garonne comme ailleurs. Mais la justice ne peut pas être une variable d’ajustement des budgets étatiques, départementaux et associatifs. Ces coups de rabot nuisent directement aux usagers du service public et aux magistrats. Chaque fermeture d’antenne provoque une recentralisation des services de justice vers l’antenne principale, mais avec un nombre d’agents équivalent. L’engorgement des tribunaux n’est pas causé par un soi-disant ensauvagement de la société, mais par une casse du service public de la justice orchestré par l’austérité budgétaire des gouvernements actuels et précédents. Aussi M. le député demande-t-il à M. le ministre s’il compte mettre en place un plan d’urgence pour sauver les maisons de justice et du droit, qui ferment en nombre à cause du manque de moyens des collectivités, des associations et de l’État. Il souhaite savoir ce qu’il propose aux usagers et au personnel des MJD Tournefeuille et Toulouse-Nord, désormais privés d’une offre de consultation, d’information et d’activité judiciaire de proximité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2551</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministre d’Etat, garde des Sceaux, ministre de la Justice précise que le ministère de la Justice a été alerté de la situation préoccupante des maisons de justice et du droit (MJD) situées à Toulouse et y est particulièrement attentif. Les MJD ont été créées dans les années 1990 dans les quartiers sensibles à l’initiative des procureurs de la République pour rapprocher le traitement de la petite délinquance des lieux de commission des infractions. Elles participent des actions menées pour renforcer le maillage territorial des lieux d’accès au droit au profit des usagers et à la promotion de la justice de proximité. Le ministère de la Justice accorde une importance toute particulière au maillage territorial de l’accès au droit pour un accès à la justice pour toutes et tous jusqu’au dernier kilomètre de nos politiques publiques. Alors qu’aucune décision de création de maison de justice et du droit n’avait été prise depuis 2014, le ministère de la Justice a récemment fait droit à quatre demandes de création de maisons de justice et du droit. Deux d’entre elles ont ouvert leurs portes à Lesparre-Médoc en Gironde et à Alès dans le Gard en 2024. Les deux dernières sont en cours de création, à Limoux dans l’Aude et à Paris 13ème. Par ailleurs, la loi de modernisation de la justice du XXIème siècle du 12 octobre 2016, a mis en place un service d’accueil unique du justiciable (S.A.U.J.) et érige l’accès au droit et à la justice comme un service public de la justice, ce qui transforme les MJD dans leur fonctionnement. A ce jour, 150 maisons de justice et du droit sont implantées sur l’ensemble du territoire. Elles sont situées au sein de 66 départements et de 30 cours d’appel. Le fonctionnement régulier d’une MJD dépend notamment du personnel mis à disposition d’une part par les collectivités locales porteuses du projet et, d’autre part, par le ministère de la Justice, selon les préconisations de l’article R131-10 du code de l’organisation judiciaire. Le ministère de la Justice constate que les MJD font face à un manque de moyens humains et financiers, dans un contexte de désengagement croissant des collectivités locales. Ainsi, dans le ressort du tribunal judiciaire de Toulouse, la MJD de Toulouse Tournefeuille est fermée depuis fin 2024 en raison du non-renouvellement du contrat des agents mis à disposition par le Conseil départemental de la Haute-Garonne, ce qui a eu un impact très important sur l’activité de la MJD Toulouse Nord, qui a dû fermer durant le mois de décembre 2024 et a réouvert de manière partielle en janvier 2025. Selon les informations dont le ministère dispose, il ne restera plus que deux agents en contrat aidé au premier semestre 2025 (contre sept auparavant), de sorte que la poursuite de l’activité de ces deux MJD est compromise. C’est dans ce contexte que le ministère de la Justice, et plus particulièrement le service de l’accès au droit et à la justice et de l’aide aux victimes (SADJAV), en collaboration avec la direction des services judiciaire (DSJ), travaille afin de trouver des solutions pérennes pour maintenir l’activité des MJD sur le territoire national. Des postes de greffiers étant dédiés au bénéfice des MJD, le recrutement de 1 800 greffiers sur 5 ans de 2023 à 2027 permettra au directeur de greffe, sous le contrôle des chefs de juridiction en application de l’article article R123-16 du code de l’organisation judiciaire, de renforcer ces structures.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3705</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2552</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Création d’une prison de haute sécurité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3705. — 4 février 2025. — Mme Valérie Bazin-Malgras interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la création d’une prison de haute sécurité. En effet, le 12 janvier 2025, M. le ministre a fait part de sa volonté de créer une prison de haute sécurité afin d’incarcérer les « 100 plus gros narcotrafiquants ». Il prévoit pour ce faire de vider une prison alors que les prisons françaises sont pleines, ce qui paraît peu réaliste. Aussi, Mme la députée souhaite attirer son attention sur la situation de l’ancienne maison centrale de Clairvaux, située dans l’Aube, qui a été fermée en 2023 et ce, malgré des travaux de réhabilitation d’un montant de 16 millions d’euros réalisés peu de temps avant sa fermeture. Cette décision a provoqué une profonde désolation économique et sociale pour le territoire, entraînant la perte de nombreux emplois directs et indirects, ainsi qu’un sentiment d’abandon chez les habitants de ce bassin de vie. Suite à l’annonce de M. le ministre, il pourrait être particulièrement intéressant d’étudier la possibilité de réutiliser le site existant de Clairvaux qui peut pleinement répondre à ces besoins. L’investissement considérable consenti pour rénover cette prison et son potentiel stratégique en matière d’implantation et de capacités semblent justifier une évaluation de son réinvestissement dans le cadre de votre projet d’isolement des détenus liés au narcotrafic. Cet établissement pénitentiaire emblématique a permis d’assurer la surveillance et l’isolement des criminels les plus dangereux pendant deux siècles. À l’heure où le narcotrafic représente une menace majeure pour la sécurité dans le pays, le site de Clairvaux peut à nouveau être au rendez-vous de l’histoire pénitentiaire. Elle lui demande s’il envisage ainsi d’intégrer le site de Clairvaux dans les réflexions sur la création de nouvelles prisons de haute sécurité, afin de conjuguer efficacité budgétaire, respect des engagements de l’État, revitalisation des territoires touchés par la fermeture de telles infrastructures et rapidité du déploiement d’une telle politique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2552</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La restructuration de l’ancienne maison centrale de Clairvaux (MC), édifice emblématique de l’histoire pénitentiaire française, a débuté en 2016 pour une fermeture définitive en juin 2023. La vétusté du bâtiment ne permettait plus de maintenir un niveau sécuritaire adapté et réduisait la capacité d’accueil de l’établissement. Il appartient depuis 2020 au ministère de la Culture d’accompagner le processus de reconversion du site aux côtés des collectivités territoriales impliquées. Si jusqu’à présent la recherche d’un exploitant n’a pas trouvé d’issue favorable, la convention initiale passée entre le ministère de la Justice et le ministère de la Culture a été prorogée en novembre dernier. Le ministère de la Culture et ses partenaires territoriaux disposent ainsi de cinq années supplémentaires pour délimiter les contours de ce projet de reconversion et trouver un partenaire économique viable. En conséquence, l’ancienne MC de Clairvaux n’est pas considérée pour accueillir les cent plus gros narcotrafiquants prévenus ou condamnés en France. En outre, l’adaptation de deux établissements de haute sécurité destinés à accueillir les deux cents plus gros narcotrafiquants est d’ores et déjà engagée. Ces établissements entreront en fonction dès le mois de juillet 2025 pour le centre pénitentiaire (CP) de Vendin le Vieil et d’octobre 2025 pour le CP d’Alençon-Condé-sur-Sarthe. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3707</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2552</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Bruneau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Utilisation de la procédure de transfert des condamnés européens</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3707. — 4 février 2025. — M. Joël Bruneau attire l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, au sujet de la surpopulation carcérale. Alors même que les prisons françaises étaient remplies à plus de 126 % au 1er juin 2024, environ 3 000 ressortissants d’un État de l’Union européenne ou y ayant leur résidence principale exécutent une peine d’enfermement au sein des établissements pénitentiaires. En application de la décision-cadre 2008/909/JAI du 27 novembre 2008 transcrite dans les articles 728-10 à 728-17 du code de procédure pénale, ces condamnés peuvent faire l’objet d’un transfert intra-européen. Pour autant, il semble que ces dispositions ne sont que très peu utilisées par la France, à la différence d’autres États de l’Union, notamment en raison de limites techniques du logiciel DOT, qui n’intègre pas cette procédure. Il lui demande s’il va lever les freins à l’utilisation de cette procédure et de transférer davantage les prisonniers issus de l’Union dans leurs pays d’origine.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2552</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la Justice poursuit son engagement afin d’améliorer les conditions de travail des personnels pénitentiaires, ainsi que les conditions de détention des personnes placées sous main de justice (PPSMJ). Le service public pénitentiaire prend en charge les PPSMJ prévenues ou condamnées, en milieux ouvert et fermé. Il contribue à leur insertion ou réinsertion et concourt à la sauvegarde de l’ordre public. Les décisions judiciaires dont il assure l’exécution relèvent de la seule compétence de l’autorité judiciaire en vertu des articles 64 et 66 de la Constitution du 4 octobre 1958. Au 1er janvier 2025, le nombre de personnes écrouées détenues s’élevait à 80 669 pour 62 385 places opérationnelles. S’agissant des transfèrements intraeuropéens, en vertu des articles 728-10 et suivants du code de procédure pénale, la procédure de reconnaissance et d’exécution des condamnations dans l’Union européenne permet à un ressortissant, condamné par un Etat à une peine privative de liberté, d’exécuter cette peine dans l’Etat dont il est ressortissant, afin de faciliter sa réinsertion sociale. En France, l’opportunité de mettre en œuvre cette procédure appartient au représentant du ministère public. Il peut requérir un rapport du service pénitentiaire d’insertion et de probation pour la compléter. Il est à noter que le parquet compétent est celui près la juridiction ayant prononcé la condamnation. Il ne correspond pas nécessairement au parquet du ressort sur lequel se trouve l’établissement hébergeant la personne détenue concernée. Les limites géographiques des ressorts judiciaires induisent également une limite en termes de compétences. L’implémentation de cette procédure dans le dossier d’orientation et de transfert (DOT) est donc inadaptée car l’applicatif ne permet pas de tenir compte des spécificités procédurales entre les juridictions nationales et celle d’un autre Etat membre. Une mission chargée de la getsion des personnes détenues étrangères définitivement condamnées doit être créée et rattachée au directeur de l’administration pénitentiaire. elle sera notamment chargée de veiller à l’application de la circulaire du garde des Sceaux du 21 mars 2025, relative à la prise en charges des personnes détenues de nationalité étrangère définitivement condamnées, qui enjoint les parquets et l’administration pénitentiaire à renforcer la coopération entre tous les intervenants concernés (établissements pénitentiaires, parquets et préfectures) aux fins de repérage desdites personnes détenues et de mise en place d’actions permettant de rendre effectives les mesures permettant d’exécuter leur condamnation dans leur pays d’origine (pour le ressortissants de l’UE comme hors UE). ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3880</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2553</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Trafic à Marseille, quelles actions face à l’échec judiciaire ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3880. — 11 février 2025. — Mme Gisèle Lelouis appelle l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’urgence d’un renforcement de l’appareil judiciaire pour faire face aux trafics de stupéfiants qui gangrènent Marseille. En effet, lancée il y a plus de 6 mois à Marseille, l’opération « place nette XXL » n’a pas permis d’endiguer le trafic de stupéfiants. L’échec cuisant de cette opération révèle au grand jour l’inefficacité des pouvoirs publics qui s’acharnent dans une stratégie d’actions chocs et ponctuelles pour faire face à un phénomène enraciné, qui persiste et s’adapte très rapidement. Plus encore, de nouveaux points de deal réapparaissent déjà comme à la résidence Vert Parc dans le 14e arrondissement. Au sein de la cité phocéenne, le nombre de points de deal ne cesse d’augmenter et ce alors que leur nombre culminait déjà au nombre faramineux de 127 en 2023. L’apparition de ces nouveaux points de deal est un véritable fléau pour la population de ces quartiers, qui voit son mode de vie totalement modifié en raison du trafic. Nuisance sonore, montée de l’insécurité et de la violence, la population de ces quartiers se sent progressivement délaissée par l’État qui ne met rien en place pour lutter contre le trafic. Ce bilan est d’autant plus catastrophique que la justice semble faire preuve d’un certain laxisme à l’égard des trafiquants. En effet, le 14 octobre 2024, un redoutable narcotrafiquant présenté comme le chef du clan « Marignane » a été remis en liberté 11 jours avant son procès par la Cour de cassation. Au vu du travail des policiers et des risques qu’ils encourent sur le terrain pour arrêter les narcotrafiquants, la décision de la Cour de cassation ne peut qu’indigner, tant les forces de l’ordre que la population qui endure quotidiennement les graves répercussions du trafic de drogue. Ainsi, à la lumière de ce constat, elle lui demande les mesures qu’il entend mettre en œuvre afin de punir plus sévèrement les narcotrafiquants. Par ailleurs, elle souhaite connaître les mesures concrètes que le Gouvernement compte mettre en place à Marseille, où le trafic est devenu endémique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2553</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Il doit être rappelé en premier lieu qu’il n’appartient pas au Gouvernement de se prononcer sur une affaire judiciaire en cours. Concernant le régime de détention provisoire susceptible de s’appliquer aux personnes mises en examen pour des faits de trafic de stupéfiants, celui-ci obéit en droit français à des règles procédurales strictes, dans l’objectif de parvenir à un équilibre entre la préservation de l’ordre public d’une part et celle des droits fondamentaux d’autre part, tels que la présomption d’innocence. Ainsi, la détention provisoire n’intervient qu’en dernier ressort, lorsqu’il ne peut être satisfait à certaines conditions par la voie du contrôle judiciaire ou d’une assignation à résidence sous surveillance électronique, conformément à l’article 144 du code de procédure pénale. Pour autant, les infractions relevant de la criminalité organisée, parmi lesquelles les trafics de stupéfiants, sont soumises à un traitement procédural spécifique. La procédure pénale a ainsi été modifiée pour s’adapter tout particulièrement aux enjeux de la criminalité organisée, pour laquelle un régime procédural dérogatoire du droit commun est applicable. Dans la mesure où il s’agit d’une criminalité particulièrement complexe et technique, qui suppose des délais d’enquête et de procédure de manière générale plus longs que pour les infractions de droit commun, le régime de la détention provisoire a déjà été adapté pour répondre aux besoins des enquêteurs et des magistrats. Ainsi, l’article 145-1 du code de procédure pénale prévoit qu’en matière correctionnelle, si la détention ne peut excéder quatre mois par principe, elle peut aller jusqu’à deux ans lorsque la personne est poursuivie pour trafic de stupéfiants. Cette durée de deux ans peut elle-même, à titre exceptionnel, être prolongée par la chambre de l’instruction pour un nouveau délai de quatre mois lorsque la mise en liberté de la personne concernée constituerait un risque d’une particulière gravité pour la sécurité des personnes et des biens. Il convient ici de souligner que la lutte contre les trafics de stupéfiants s’inscrit dans une action plus globale du Gouvernement, qui ne saurait se résumer au seul recours à la détention provisoire ou aux quanta des peines prévues en matière d’infraction à la législation sur les stupéfiants, parmi les plus sévères prévues par le droit pénal français. La lutte contre les trafics de stupéfiants constitue une politique prioritaire du Gouvernement, reprise dans le plan interministériel de lutte contre les trafics de stupéfiants signé le 17 septembre 2019 entre les ministres de l’Intérieur, de la Justice et de l’Action et des Comptes publics. Ce plan a notamment permis le déploiement sur l’ensemble du territoire des cellules de renseignement opérationnel sur les stupéfiants, la mise en place d’une nouvelle formation commune aux forces répressives ou la cartographie des points de vente de stupéfiants. Après quatre années d’exercice, la refonte en cours de ce plan interministériel a vocation à adapter chacune des mesures à l’évolution de l’état de la menace. Le ministère de la Justice mène, aux côtés du ministère de l’Intérieur, un combat sans relâche contre ces trafics et conduit une politique pénale pragmatique, prenant en considération les particularismes locaux à l’instar de la situation marseillaise. La circulaire de politique pénale générale du 20 septembre 2022 et la dépêche du 12 mars 2024 relative à l’articulation de l’autorité judiciaire et des forces de sécurité intérieure dans le cadre des opérations de lutte contre les produits stupéfiants dites « place nette » rappellent les orientations de politique pénale du ministère en ce domaine. Ces orientations visent à la fois l’offre et de la demande liées aux stupéfiants : - pour ce qui est de la demande, les actions du ministère de la Justice visent avant tout à la dissuasion des consommateurs, par le biais du recours à l’amende forfaitaire délictuelle et en encourageant les dispositifs de prise en charge des usagers au titre de la politique de réduction des risques en la matière ; - s’agissant de l’offre, les parquets sont invités à tendre au démantèlement des trafics, via des procédures judiciaires comprenant autant que possible un aspect patrimonial. Cette approche éco-criminelle des investigations en matière de trafic de stupéfiants est essentielle au regard de la nature lucrative de ceux-ci. Dans une optique de réappropriation de l’espace public et pour enrayer la stratégie d’emprise exercée par les trafiquants sur un territoire, les directives du ministère de la Justice rappellent la nécessité de recourir à l’ensemble des mesures judiciaires d’éloignement prévues par la loi, outre les peines d’emprisonnement. Plus récemment encore, la volonté ferme de s’attaquer à ces trafics trouve sa traduction dans la circulaire du 27 janvier 2025 de politique pénale générale, laquelle donne aux procureurs de la République comme première priorité d’action la lutte contre les organisations criminelles et le narcotrafic. Il y est mis l’accent sur la lutte contre le blanchiment, le partage du renseignement criminel, le recours accru aux saisies et confiscations afin de lutter contre l’économie souterraine inhérente à l’activité de ces réseaux. Cette circulaire préconise également l’articulation entre un circuit court, destiné à apporter une réponse rapide et ferme aux trafics de voie publique de basse intensité, et un circuit long dédié au démantèlement en profondeur des réseaux, dont les investigations seront nécessairement assorties d’un volet financier. La circulaire 5 mars 2025 relative au renforcement de la coordination judiciaire en matière de lutte contre la criminalité organisée, laquelle prévoit notamment les modalités de la structuration du partage de l’information entre acteurs de la lutte contre la criminalité organisée, à la fois entre acteurs judiciaires ainsi qu’avec les acteurs extérieurs et en particulier avec l’administration pénitentiaire ; la création d’une cellule de coordination opérationnelle au sein de la JUNALCO destinée à centraliser et analyser l’information et offrir un soutien opérationnel aux JIRS ; ou encore la création d’un comité stratégique de lutte contre la criminalité organisée au service d’une synergie renforcée entre les acteurs concernés. Le projet de création d’un parquet national anticriminalité organisée dans le cadre de la proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic en cours d’examen à l’Assemblée nationale s’inscrit enfin dans cette même dynamique. L’ensemble de ces dispositifs concourt ainsi à renforcer l’arsenal répressif quotidiennement mobilisé par les acteurs judiciaires de la lutte contre le trafic de stupéfiants, à Marseille comme sur l’ensemble du territoire national.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4066</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2554</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Danger des refus d’obtempérer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4066. — 11 février 2025. — Mme Gisèle Lelouis alerte M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur le fléau des refus d’obtempérer, qui ne cessent de se multiplier, alors que leurs auteurs sont toujours plus jeunes, comme ce fut le cas dans le quartier des Arnaveaux dans le 14e arrondissement de Marseille le jeudi 9 mai 2024. Ce jour-là, le conducteur, âgé de 16 ans et sans permis de conduire, a refusé de se soumettre à un contrôle et a percuté les trois policiers de la compagnie de sécurité routière (CSR) qui lui faisaient face. Les trois agents de police n’ont pas, fort heureusement, été gravement blessés. Toutefois, il ne s’agit pas du premier ni du seul refus d’obtempérer commis par un mineur. Le 17 avril 2024 à Schiltigheim, un mineur de 17 ans fonçait sur un policier avec sa motocross, refusant d’obtempérer aux injonctions de s’arrêter. Le 26 novembre 2023 à Toulouse, un mineur de 15 ans tentait d’échapper à un contrôle routier. Le 2 mai 2023 à Nantes, un adolescent de 16 ans au volant d’une voiture volée a refusé d’obtempérer lors d’un contrôle de police et a renversé puis traîné l’un des policiers sur 20 mètres, ce pour quoi il a été condamné à 35 heures de travaux d’intérêt général (TIG). C’est sans rappeler l’affaire très médiatisée concernant Nahel, âgé de 17 ans, qui avait commis le 27 juin 2023 un refus d’obtempérer et dont le décès tragique avait provoqué des émeutes sans précédent. Ces épisodes de violences ont coûté près d’un milliard d’euros aux contribuables. Cet ensauvagement de la société est particulièrement préoccupant, d’autant plus que près de 4 000 mineurs sont impliqués dans des délits routiers, dont des refus d’obtempérer. Alors qu’il y a moins d’un refus d’obtempérer toutes les 20 minutes en France, leur nombre a augmenté de 19,4 % entre 2017 et 2023. De plus, pendant que la candidate aux européennes de la majorité refusait d’admettre le lien incontestable et chiffré entre l’immigration de masse et l’augmentation de la délinquance, il est nécessaire de rappeler qu’à Marseille, plus de 67 % des actes de délinquance sont commis par des étrangers et qu’un mineur isolé étranger sur dix commet un acte de délinquance en France. Mme la députée déplore qu’aucune mesure ne permette à ce jour de garantir la sécurité des forces de l’ordre et de l’ensemble des Français. Alors que la candidate aux européennes de la majorité pensait que le dédoublement des classes dans les écoles permettrait d’éradiquer la délinquance chez les jeunes, il conviendrait surtout d’apporter une réponse ferme et sérieuse à travers la mise en œuvre d’une mesure spécifique aux mineurs impliqués dans un refus d’obtempérer ou ayant porté atteinte aux forces de l’ordre. Ainsi, elle lui demande ce qu’il compte faire pour éradiquer sérieusement et concrètement ce fléau, qui s’accentue partout sur le territoire et qui renforce chaque jour l’insécurité vécue aussi bien par les forces de l’ordre que par tous les Français.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2555</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Il convient tout d’abord de rappeler qu’en application de l’article 1er de la loi du 25 juillet 2013 et des principes constitutionnels de séparation des pouvoirs et de l’indépendance de l’autorité judiciaire, il n’appartient pas au garde des Sceaux de donner quelque instruction que ce soit dans le cadre de dossiers individuels ni de commenter les affaires judiciaires en cours. Ensuite le ministre d’Etat, garde des Sceaux, ministre de la Justice réaffirme les termes de sa réponse à la question écrite précédente n° 2645 de Madame la députée. La lutte contre la délinquance routière est une priorité de l’action gouvernementale, en particulier depuis l’année 2000, date de sa consécration en tant que grande cause nationale. L’engagement des services de l’Etat et plus précisément du ministère de la Justice a été récemment réaffirmé. Dans le prolongement de la circulaire de politique pénale générale du 20 septembre 2022 qui l’annonçait, le garde des Sceaux a publié le 20 juillet 2023 une circulaire relative à la politique pénale en matière routière qui demande aux procureurs de la République de maintenir l’action engagée dans la lutte contre la délinquance routière en l’adaptant à l’évolution des comportements et des mobilités, ainsi que du droit positif pour assurer aux usagers la sécurité des routes. Le ministère de la Justice est en effet pleinement conscient des atteintes graves portés à l’ordre public par les refus d’obtempérer. La loi du 24 janvier 2022 relative à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure a d’ailleurs eu pour objectif de renforcer la répression de ces infractions. Ainsi, alors que, jusqu’à présent la peine encourue était d’un an d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende pour les faits de refus d’obtempérer simple, elle est aujourd’hui de deux ans d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Par ailleurs, en cas de refus d’obtempérer aggravé, la répression est portée à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende lorsque les faits sont commis en exposant directement autrui à un risque de mort ou d’infirmité permanente, et à sept ans lorsque ce refus a exposé un agent chargé de constater les infractions à un risque de mort ou d’infirmité permanente. Les auteurs encourent en outre, au titre des peines complémentaires, notamment la confiscation obligatoire du véhicule ayant servi à commettre l’infraction et l’annulation de leur permis de conduire. Le ministère de la Justice est également pleinement mobilisé dans la lutte contre la délinquance des mineurs et en a fait est une priorité du ministère de la Justice. Cette préoccupation s’est notamment traduite par la diffusion de la circulaire du 5 juillet 2023 relative au traitement des infractions commises par les mineurs dans le cadre des violences urbaines et aux conditions d’engagement de la responsabilité de leurs parents. Cette circulaire invite les parquets généraux et les parquets à mettre en œuvre une réponse spécifique à l’égard des mineurs, en prenant en considération leur âge au moment des faits, leur personnalité, leurs antécédents judiciaires, ainsi que la nature des faits commis. Le défèrement est ainsi privilégié pour les mineurs auxquels sont reprochés des infractions d’atteintes aux personnes ou d’atteintes graves aux biens publics. Lorsque les mineurs sont réitérants, la voie de l’audience unique, accompagnée de réquisitions aux fins de mesures de sûreté, est favorisée. Il est également rappelé la possibilité d’engagement de la responsabilité pénale individuelle des parents, en cas de manquement grave à leurs obligations. Les dispositions existantes apparaissent équilibrées et ménagent à la fois la nécessité de prendre en compte la spécificité des mineurs dans le traitement pénal, et celle de sanctionner les actes qui troublent gravement l’ordre public.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5099</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2556</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josy Poueyto</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Mise à jour de l’acte de mariage de l’intéressé divorcé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5099. — 18 mars 2025. — Mme Josy Poueyto interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la mise à jour de l’acte de mariage d’une personne divorcée ayant procédé à un changement de nom simplifié en mairie. En effet, si la circulaire du 15 juin 2023 de présentation des dispositions issues de la loi n° 2022-301 du 2 mars 2022 relative au choix du nom issu de la filiation (NOR : JUSC2309291C) précise expressément que la mention de changement de nom n’est pas apposée en marge de l’acte de naissance de l’ex-conjoint ou de l’ex-partenaire de PACS lorsque le mariage ou le PACS est dissous au jour du changement de nom, rien n’est précisé s’agissant de l’acte de mariage. Elle lui demande donc si, lorsqu’une personne divorcée procède à un changement de nom simplifié en mairie, l’acte de l’état civil correspondant à ce mariage dissous doit être mis à jour.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2556</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La circulaire du 26 juillet 2017 de présentation de diverses dispositions en matière de droit des personnes et de la famille indique que « tous les actes de l’état civil dans lesquels figure le bénéficiaire du changement de nom devront être mis à jour dès lors que ces actes ne font pas référence à un évènement « passé ». » S’agissant de la mise à jour d’un acte de l’état civil à la suite d’un changement de nom, la circulaire du 15 juin 2023 de présentation des dispositions issues de la loi n° 2022-301 du 2 mars 2022 relative au choix du nom issu de la filiation précise que le changement de nom entraîne la modification des « actes de naissance de son époux ou partenaire de PACS si le mariage ou le PACS ne sont pas dissouts, de l’acte de naissance de ses enfants ainsi que l’acte de mariage des enfants si leur union n’est pas dissoute ». Il résulte de ces textes que les actes de mariage dissouts ne peuvent pas être mis à jour consécutivement au changement de nom, et aucune dérogation n’est prévue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5101</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2556</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josy Poueyto</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Mise à jour du livret de famille</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5101. — 18 mars 2025. — Mme Josy Poueyto interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la mise à jour du livret de famille des parents d’origine et adoptifs en cas d’adoption simple d’un enfant majeur. En effet, l’article 12-1 du décret n° 74-449 du 15 mai 1974 relatif au livret de famille et à l’information des époux et des parents sur le droit de la famille prévoit qu’« En cas d’adoption simple d’un mineur, l’extrait d’acte de naissance reproduit sur le livret de famille des parents d’origine de l’adopté est complété par la mention du jugement d’adoption simple. En outre, l’extrait d’acte de naissance de l’adopté est reproduit dans le livret de famille du ou des adoptants et mentionne en marge la filiation d’origine de l’adopté ainsi que la référence au jugement d’adoption simple ». Elle lui demande donc si les dispositions susvisées sont transposables au cas de l’adoption simple d’un enfant majeur.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2556</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le livret de famille est une compilation d’extraits d’actes de l’état civil, qui permet aux parents de disposer d’un document attestant des différents actes de l’état civil des membres de la famille pour les besoins de la vie courante, et notamment pour justifier de l’autorité parentale qu’ils exercent sur leur (s) enfant (s) mineur (s) jusqu’à la majorité (article 2 du décret n° 74-449 du 15 mai 1974 relatif au livret de famille). La ou les personnes qui adoptent un enfant mineur, dès lors qu’ils sont à ce titre investis de l’autorité parentale, doivent aussi pouvoir justifier de cet exercice à l’égard des tiers (article 362 du code civil). L’article 12-1 du décret n° 74-449 du 15 mai 1974, relatif au livret de famille prévoit donc que l’extrait d’acte de naissance du mineur adopté en la forme simple est complété avec la mention du jugement d’adoption simple dans le livret de famille des parents d’origine, et qu’il est reproduit dans le livret de famille du ou des adoptants avec la mention en marge la filiation d’origine de l’adoption, ainsi que la référence au jugement d’adoption simple. Ces dispositions relatives à la reproduction dans le livret de famille de la mention de l’adoption simple d’un enfant mineur, qui sont justifiées par les conséquences que cette adoption emporte en matière d’autorité parentale, ne sont pas prévues en cas d’adoption d’un enfant majeur, puisque celui-ci n’est pas soumis à l’autorité parentale de ses parents adoptifs (articles 371-1 et 388 du code civil). En conséquence, il n’est pas envisagé de transposer ces règles en cas d’adoption simple d’un enfant majeur.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5102</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2556</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josy Poueyto</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Outre-mer : durée de validité de l’extrait d’acte de naissance</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5102. — 18 mars 2025. — Mme Josy Poueyto interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la durée de validité de l’extrait d’acte de naissance à remettre pour la constitution du dossier de mariage. En effet, l’article 70 du code civil dispose que « chacun des futurs époux remet à l’officier de l’état civil qui doit célébrer le mariage l’extrait avec indication de la filiation de son acte de naissance, qui ne doit pas dater de plus de trois mois s’il a été délivré par un officier de l’état civil français ». Or l’instruction générale relative à l’état civil (IGREC) prévoit que « l’extrait d’acte de naissance concernant une personne née outre-mer (D.O.M.-T.O.M., collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon, collectivité territoriale de Mayotte, Nouvelle-Calédonie) devra avoir été délivré moins de six mois avant la célébration du mariage ». Elle souhaite ainsi savoir s’il y a lieu de tenir compte de ces dispositions spécifiques de l’IGREC concernant la constitution du dossier de mariage des personnes nées outre-mer, ou s’il convient d’appliquer la loi.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2557</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 70 du code civil indique que les futurs époux remettent à l’officier de l’état civil, qui doit célébrer le mariage, l’extrait avec indication de la filiation de leur acte de naissance, qui ne doit pas dater de plus de trois mois s’il a été délivré par un officier de l’état civil français. Toutefois, afin de prendre en compte la distance entre la métropole et l’outre-mer, l’Instruction générale relative à l’état civil du 11 mai 1999 (IGREC, n° 351) préconisait que l’extrait d’acte de naissance de la personne née outre-mer soit daté de moins de six mois. Cette disposition n’a pas été reprise dans la circulaire du 23 juillet 2014 relative à l’état civil, qui précise les pièces à fournir lors de la constitution du dossier de mariage (p.5). Le développement de la plateforme COMEDEC (procédure de vérification sécurisée des données contenues dans les actes de l’état civil par voie dématérialisée) permet désormais de transmettre rapidement les données des actes de l’état civil par voie dématérialisée dès lors que les maries de naissance et de mariage sont raccordées au dispositif. Ainsi, la distinction faite par l’IGREC entre les actes de naissance détenus en métropole et outre-mer a été abandonnée et l’extrait avec indication de la filiation de l’acte de naissance de la personne née outre-mer doit être daté de moins de trois mois.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5109</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2557</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josy Poueyto</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Scission d’un nom composé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5109. — 18 mars 2025. — Mme Josy Poueyto interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la possibilité de scinder un nom composé dans le cadre d’un changement de nom simplifié en mairie. En effet, la circulaire du 15 juin 2023 de présentation des dispositions issues de la loi n° 2022-301 du 2 mars 2022 relative au choix du nom issu de la filiation (NOR : JUSC2309291C) donne pour exemple le cas d’une personne majeure portant un nom composé obtenu par adoption simple. Parmi les combinaisons proposées, il est indiqué que le demandeur peut notamment choisir de porter un nom simple dans le cadre de cette procédure. Elle souhaite ainsi savoir si la scission d’un nom composé par le biais du changement de nom simplifié en mairie n’est réservée qu’au cas particulier d’un nom composé résultant d’une adoption simple ou si toute personne majeure portant un nom composé peut le scinder dans ce cadre.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2557</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 61-3-1 alinéa 1er du code civil permet à toute personne majeure de demander à l’officier de l’état civil de son lieu de résidence ou dépositaire de son acte de naissance, son changement de nom en vue de porter l’un des noms prévus aux premier et dernier alinéas de l’article 311-21 du code civil. La circulaire du 15 juin 2023 de présentation des dispositions issues de la loi n° 2022-301 du 2 mars 2022, relative au choix du nom issu de la filiation précise que l’intéressé peut choisir de substituer ou d’adjoindre à son nom l’un des noms qui figurent sur son acte de naissance au titre de la filiation. Le nom composé étant composé de deux vocables insécables, l’intéressé ne peut pas, dans le cadre de la procédure simplifiée de changement de nom, choisir de porter un seul de ces vocables. En revanche, si l’un de ces vocables apparaît sur son acte de naissance au titre de la filiation, l’intéressé peut substituer son nom composé par celui-ci. Ainsi, en cas d’adoption simple, lorsque le nom de l’adoptant est ajouté à celui de l’adopté et forme à ce titre un nom composé insécable, l’adopté peut, sur le fondement de l’article 61-3-1 du code civil, demander à remplacer ce nom par celui de l’un ou de ses parents d’origine ou celui de l’un ou de ses parents adoptifs parent, dès lors que celui-ci figure sur son acte naissance au titre de sa filiation. En revanche, si l’un des vocables qui composent le nom composé de la personne ne figure pas sur son acte de naissance au titre de la filiation, celle-ci pourra uniquement, afin de pouvoir porter ce seul vocable, recourir à la procédure de changement de nom pour motif légitime prévue à l’article 61 du code civil.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2116</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2558</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Conditions d’accès à la prime de la transition énergétique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2116. — 19 novembre 2024. — M. Vincent Descoeur appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les conditions d’accès à la prime de la transition énergétique « MaPrimeRénov’ ». Créée par le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, cette aide financière, accessible aux propriétaires et copropriétaires de logements construits depuis au moins 15 ans, permet la réalisation de travaux contribuant à l’amélioration des performances énergétiques de l’habitat. Les personnes morales comme les sociétés civiles immobilières sont toutefois exclues du bénéfice de ce dispositif, ce qui suscite l’incompréhension, en particulier de la part des associés des sociétés civiles immobilières familiales non commerciales soumises à l’imposition sur les revenus. Or un certain nombre d’entre elles doivent engager des travaux importants pour pouvoir continuer à louer leurs logements et pourraient dans certains cas retirer leurs immeubles du marché locatif si elles n’ont pas la capacité financière de les rénover. Aussi, il souhaite connaître les raisons qui ont conduit à exclure les SCI du dispositif « MaPrimRénov’ » et savoir si le Gouvernement envisage de faire évoluer les conditions d’accès à ce dispositif afin de leur permettre d’en bénéficier. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2558</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les aides « MaPrimeRénov’ » de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) ciblent en priorité les logements détenus par des propriétaires particuliers aux revenus modestes, occupés ou loués à titre de résidence principale. Les sociétés civiles immobilières (SCI) patrimoniales sont quant à elles détenues par plusieurs associés et peuvent concerner des résidences secondaires. La communauté des associés d’une SCI n’est pas assimilable à un ménage. Elles ne sont donc ni éligibles à l’aide MaPrimeRénov’du parcours « par geste » ni au « parcours accompagné » dont le conditionnement à un plafond de ressources ne peut s’appliquer qu’auprès de personnes physiques. En revanche, les SCI sont éligibles aux principales aides aux propriétaires bailleurs pour la rénovation énergétique de leurs biens. Tout d’abord, elles peuvent prétendre à l’aide « Habiter Mieux » de l’Anah, dédiée aux propriétaires bailleurs qui signent une convention dans l’objectif de financer des travaux d’amélioration de la performance énergétique du logement en contrepartie d’engagements. Depuis 2020, plus de 41 000 logements de propriétaires bailleurs ont été conventionnés avec l’Anah, dont plus de 22 500 ont été rénovés. En 2024, 4 435 logements ont été rénovés et conventionnés pour un total de 101,1 M€ d’aides octroyées par l’Anah. De plus, grâce au mécanisme du déficit foncier, les propriétaires bailleurs peuvent bénéficier d’un avantage fiscal si leurs charges sont supérieures à leurs revenus fonciers. Cela leur permet de déduire une partie du coût des travaux de rénovation du logement des revenus imposables. Le plafond du déficit foncier imputable sur le revenu global est temporairement doublé pour s’élever à 21 400 € dans le cadre de travaux de rénovation énergétique permettant de sortir un bien du statut des classes G, F ou E du DPE et atteignant au moins la classe D après travaux. Les dépenses prises en compte sont celles payés à compter du 1er janvier 2023 et jusqu’au 31 décembre 2025 dans les conditions précisées par le décret n° 2023-297 du 21 avril 2023. Enfin, les sociétés civiles immobilières peuvent demander une prime au titre des certificats d’économie d’énergie (CEE). En application de l’arrêté du 29 décembre 2014 relatif aux modalités d’application du dispositif des certificats d’économies d’énergie, une aide spécifique peut être intégrée dans le calcul de la prime, dans le cas où l’opération concerne des ménages occupants modestes ou en situation de précarité énergétique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2268</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2558</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Fégné</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Inquiétudes sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2268. — 26 novembre 2024. — M. Denis Fégné* attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de combustibles, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 kms de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh, 15 fois moins que le fioul) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE), qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé, sous certaines conditions. En conséquence, il lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRénov’concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, il l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2471</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2559</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Aide MaPrimeRénov’pour le chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2471. — 3 décembre 2024. — M. Bertrand Sorre* attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur au sujet du barème de l’aide MaPrimeRénov’, pour les installations de chauffage au bois. Le chauffage au bois présente un intérêt économique et écologique et a toute sa place dans le mix énergétique de chauffage, permettant de pallier les pics de consommation électrique en période de grand froid. Le bois est un combustible peu cher, comparé aux autres énergies, peu émetteur de CO2 pour les poêles de dernière génération, porteur d’emplois locaux et contribuant à la souveraineté énergétique du pays. Interpellé par des acteurs de la filière sur la prévision d’une baisse de 50 % des aides à la rénovation concernant les appareils de chauffage au bois domestique, au 1er janvier 2025, après une baisse de 30 % intervenue au 1er avril 2024, il demande si le Gouvernement prévoit remettre en question ce projet de réduction des aides MaPrimeRénov’concernant le chauffage au bois. Ce projet s’il est maintenu, suscitera une grande incompréhension alors que les organismes officiels (Agence nationale de l’habitat, Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) communiquent en faveur du chauffage au bois. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2476</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2559</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Baisse du barème de MaPrimeRénov’concernant les modes de chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2476. — 3 décembre 2024. — Mme Marie-Noëlle Battistel* attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la révision du barème du dispositif MaPrimeRenov, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et elle reviendrait à diviser par trois le soutien financier de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois dont l’impact écologique est largement démontré. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie qui préserve le pouvoir d’achat des Français et à l’ancrage local, c’est une source d’énergie particulièrement bénéfique pour l’environnement avec seulement 26 g de CO2 par kWh produit et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des co-produits de l’industrie forêt-bois. Le secteur du bois de chauffage présente aussi l’avantage d’accroitre la souveraineté énergétique française avec une production nationale à plus de 85 %. Mme la députée souhaite donc savoir comment le Gouvernement peut justifier cette décision qui apparaît en contradiction avec les objectifs de transition énergétique de la France établis par des autorités de référence comme le SGPE, qui explique dans ses éléments de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique devrait continuer à être encouragé. Ainsi, elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage au bois afin de rassurer les acteurs de ce secteur. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2490</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2560</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Marleix</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’concernant le chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2490. — 3 décembre 2024. — M. Olivier Marleix* interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le PLF envisage une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et, en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de transition écologique (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). En conséquence, il lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRénov’concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, il l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2491</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2560</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’pour le chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2491. — 3 décembre 2024. — Mme Marine Hamelet* interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et, en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de combustibles, de remplacement d’appareils plus émetteurs de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics, au premier rang desquels l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). C’est une énergie économique (l’énergie la moins chère, devant le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (rayon de 200 km de distribution des granulés autour du point de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (elle ne rejette que 26 g de CO2 par kWh, 15 fois moins que le fioul) et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois (sciures de bois pour plus de 90 %). Le granulé de bois permet aussi une diversification du mix énergétique de chauffage face à la tentation d’un « tout pompes à chaleurs » qui expose le pays à des problèmes de pic de demande électrique. Le granulé renforce la souveraineté énergétique française (une autonomie nationale de production de 85 %). Aussi, ce projet de décision apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites avec la production de chaleur haute température) et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Il méconnaît aussi les recommandations du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE), qui explique dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé, sous certaines conditions. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRénov’concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2724</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2561</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-José Allemand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Baisse des aides MaPrimeRénov’pour le chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2724. — 10 décembre 2024. — Mme Marie-José Allemand* interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la diminution des aides MaPrimeRénov’concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement envisagerait une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois, applicable au 1er janvier 2025. Si elle était confirmée, ceci reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois. Or, comme l’indique l’ADEME, le chauffage domestique au bois représente un enjeu incontournable et stratégique de la transition énergétique. Le bois énergie correspond aujourd’hui à 33 % des énergies renouvelables consommées en France. Sur la saison de chauffe 2022-2023, 7,5 millions de ménages français, représentant 25 % des résidences principales, ont eu recours au bois pour se chauffer. Le bois domestique représente par ailleurs une énergie économique, locale et qui contribue à l’indépendance énergétique et au développement d’emplois territoriaux. Si une attention doit être portée à la qualité de l’air ( via notamment l’accélération du remplacement des 2,2 millions d’appareils individuels anciens antérieurs à 2005 par des appareils plus performants), l’ADEME estime que le chauffage au bois, et plus particulièrement les chaudières à granulé, restent particulièrement adaptées au remplacement des chaudières fioul, de façon complémentaire avec d’autres solutions qui ne sont pas toujours installables en raison de contraintes techniques. Aussi, il en résulte que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé sous certaines conditions. En conséquence, elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage de reconsidérer cette baisse des aides pour le chauffage au bois et de prendre en compte les impacts économiques et sociaux de cette décision ; en tout état de cause, elle estime indispensable d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur avant toute évolution. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2730</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2561</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Delpech</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision du barème de MaPrimeRénov concernant le chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2730. — 10 décembre 2024. — Mme Julie Delpech* interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’, concernant le chauffage au bois. Après une première réduction de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois, entrée en vigueur le 1er avril 2024, le Gouvernement prévoit une nouvelle révision du barème, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois à partir du 1er janvier 2025. En l’espace de huit mois, cette évolution reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à ce mode de chauffage, sans prendre en compte la performance des appareils, le type de matière première utilisée, le remplacement d’équipements plus polluants ou encore les particularités des territoires concernés. Pourtant, le chauffage au bois, en particulier au granulé, est largement reconnu pour ses avantages économiques et environnementaux. Selon l’Agence de transition écologique (ADEME), cette énergie, la plus économique (devant le fioul, le gaz et l’électricité), est produite localement (dans un rayon de 200 kilomètres autour des points de prélèvement) et génère de faibles émissions de carbone (26 g de CO2 par kWh). En outre, elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire, les granulés étant produits majoritairement à partir des coproduits de l’industrie bois-forêt. Ce mode de chauffage contribue également à la diversification du mix énergétique, offrant une alternative au « tout pompe à chaleur » et renforce la souveraineté énergétique nationale avec une autonomie de production de 85 %. Ainsi, la révision envisagée apparaît en décalage avec les ambitions de transition énergétique de la France. Justifiée par l’objectif de « bouclage de la biomasse » à horizon 2035 et une supposée concurrence entre les usages industriels (décarbonation des grands sites) et résidentiels, cette mesure semble ignorer les tendances actuelles. La production de granulés évolue vers davantage d’efficacité, tandis que la consommation de biomasse tend à diminuer grâce au remplacement progressif des appareils anciens par des équipements modernes et des combustibles de meilleure qualité. Par ailleurs, les recommandations du SGPE dans ses documents de planification de 2023 et 2024 soulignent que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé, sous certaines conditions. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage de reconsidérer le projet de révision du barème de MaPrimeRénov’pour le chauffage au bois et si une concertation avec les acteurs représentatifs du secteur est prévue. Elle souhaite également connaître la compatibilité entre la nécessaire décarbonation des grands sites industriels et le maintien d’un soutien durable au chauffage résidentiel décarboné. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2562</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment d’aides publiques renforcées, le chauffage au bois a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse pour répondre à la hausse de la consommation énergétique et au développement des usages décarbonés. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. D’autant que des tensions sur la ressource apparaissent dès l’horizon 2030 selon les trajectoires du projet de SNBC3. Face à ce constat, un principe de hiérarchisation des usages est posé qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, ceux à développer raisonnablement et ceux dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires du bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie ainsi que les réseaux de chaleur. Le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages à développer raisonnablement pour les équipements les plus efficaces. Pour tenir compte de cet enjeu de bouclage, il convient de promouvoir l’installation d’équipements à haute performance et de privilégier leur installation en remplacement d’équipements existants. En effet, quand un foyer ouvert affiche un rendement énergétique d’environ 15 à 20 %, un foyer fermé de dernière génération atteint jusqu’à 85 %. Une telle amélioration a des bénéfices importants, tant sur la facture des ménages que sur la réduction des émissions de particules fines, essentielles pour la qualité de l’air, dans les valées notamment. Il est aussi essentiel de tenir compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il est particulièrement répandu et constitue un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières.  A cela s’ajoutent des contraintes budgétaires qui conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a ainsi été décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour les équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse de l’ordre de 30 %, après une première baisse annoncée de 50%. Cet ajustement permet de concilier contraintes budgétaires, impératifs de durabilité et soutien à la filière, source d’emploi local. L’achat d’équipements de chauffage biomasse continue également d’être soutenu grâce aux certificats d’économie d’énergie (CEE), au Fonds Air Bois de l’Ademe, la TVA réduite sur le bois de chauffage et l’éco-prêt à taux zéro.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2483</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2562</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Taupiac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision barème aide MaPrimeRenov’pour le chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2483. — 3 décembre 2024. — M. David Taupiac attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la révision annoncée du barème de l’aide MaPrimeRénov’pour le chauffage au bois. Depuis le 1er avril 2024, une première diminution de 30 % des aides pour l’installation d’appareils de chauffage au bois a été mise en place. Une nouvelle révision, prévue pour le 1er janvier 2025, prévoit une baisse supplémentaire de 50 %. En moins d’un an, ces ajustements conduiraient à réduire par trois le soutien de l’État à ce mode de chauffage, sans prise en compte des performances des équipements, des types de combustibles, ni des spécificités des territoires concernés ou des besoins en remplacement d’appareils polluants. Pourtant, le chauffage au bois et plus particulièrement le granulé de bois, est largement reconnu pour ses vertus économiques, environnementales et énergétiques. Recommandé par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), ce type de chauffage est la source d’énergie la plus économique et l’une des moins émettrices de CO2 (26 g/kWh, soit 15 fois moins que le fioul). Produit à partir des coproduits de l’industrie forestière, il s’inscrit dans une logique d’économie circulaire. En outre, le chauffage au granulé joue un rôle stratégique dans la diversification du mix énergétique de la France et contribue à la souveraineté énergétique nationale grâce à une production largement autonome (85 % de la consommation nationale). Ainsi, la révision prévue semble en contradiction avec les objectifs de transition énergétique. Justifiée par un arbitrage sur l’utilisation de la biomasse à horizon 2035 et une supposée concurrence entre usages industriels et résidentiels, cette décision néglige les progrès réalisés dans la production et la consommation de granulés ainsi que les recommandations du Secrétariat général à la planification écologique (SGPE). Ces dernières mettent en avant la pertinence de continuer à encourager le chauffage domestique au bois sous certaines conditions, en tenant compte des gains d’efficacité énergétique permis par les appareils modernes et les combustibles de qualité. Aussi, M. le député demande si le Gouvernement envisage de revoir ce projet de révision du barème MaPrimeRénov’concernant le chauffage au bois. Il souhaite également savoir quelles mesures pourraient être mises en œuvre pour concilier la décarbonation des grands sites industriels et le soutien à un chauffage résidentiel décarboné. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2563</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2725</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2563</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Besse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Évolution du dispositif MaPrimeRenov’en 2025</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2725. — 10 décembre 2024. — Mme Véronique Besse attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur l’évolution en 2025 du barème de l’aide MaPrimeRenov’et notamment concernant les installations de chauffage bois éligibles. La potentielle baisse des aides pour le chauffage bois au 1er janvier 2025 inquiète les professionnels du secteur, qui ont déjà dû faire face à une diminution de 30 % des aides en avril 2024. La diminution annoncée du budget 2025 pour le dispositif MaPrimeRenov’fait craindre aux entreprises une réduction drastique des aides sur les dispositifs concernant le chauffage domestique au bois. Cette décision serait dommageable pour tout un secteur d’activité économique et pour les emplois qui y sont liés. Pourtant, le chauffage au bois permet de diversifier le mix énergétique du pays en utilisant une des énergies les plus économiques et les moins émettrices de CO2. Le chauffage bois est ainsi une alternative qui diminue la consommation d’électricité des foyers, notamment en période hivernale lorsque le réseau est en tension. Par ailleurs, le chauffage bois est une énergie locale et favorise l’économie circulaire. Elle souhaite donc savoir quelles sont les intentions du Gouvernement concernant l’évolution du barème de l’aide MaPrimeRenov’pour 2025 et plus particulièrement s’il compte engager une discussion avec les professionnels du secteur. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2564</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2726</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2564</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Eric Liégeon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>MaPrimeRénov’, révision du barème pour le chauffage au bois : conséquences</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2726. — 10 décembre 2024. — M. Eric Liégeon appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur la révision envisagée du barème de l’aide MaPrimeRénov’concernant le chauffage au bois. Après une première réduction de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois au 1er avril 2024, une nouvelle révision du barème MaPrimeRénov’prévoit une baisse de 50 % des aides pour le chauffage domestique au bois à partir du 1er janvier 2025. En huit mois, cette évolution aurait pour effet de réduire par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance des appareils, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus polluants ou de territoires concernés. Pourtant, le chauffage au bois, notamment le chauffage au granulé, est reconnu par l’ADEME comme une énergie économique (moins chère que le fioul, le gaz ou l’électricité), locale (distribution des granulés autour des points de prélèvement en forêt), vertueuse pour l’environnement (peu émettrice de CO2) et intégrée dans une économie circulaire puisqu’elle est produite à partir de co-produits de l’industrie forêt-bois. Le chauffage au granulé est ainsi l’énergie du « pouvoir d’achat » pour de nombreux foyers modestes. Il participe aussi à la diversification du mix énergétique et renforce de fait la souveraineté française en matière d’énergie. Il semblerait que cette révision de barème soit motivée par la volonté de diriger la biomasse forestière vers la décarbonation des grands sites industriels plutôt que vers le chauffage domestique au détriment de la filière chauffage au bois. En conséquence, il lui demande si le Gouvernement envisage de revenir sur ce projet de révision du barème de MaPrimeRénov’pour le chauffage au bois afin de soutenir les acteurs du secteur et de maintenir une aide incitative au chauffage décarboné pour les foyers français. Il l’interroge également sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des sites industriels et la politique de soutien au chauffage résidentiel décarboné. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2565</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment d’aides publiques renforcées, le chauffage au bois a ainsi contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse pour répondre à la hausse de la consommation énergétique et au développement des usages décarbonés. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. D’autant que des tensions sur la ressource apparaissent dès l’horizon 2030 selon les trajectoires du projet de SNBC3. Face à ce constat, un principe de hiérarchisation des usages est posé qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, ceux à développer raisonnablement et ceux dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires du bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie ainsi que les réseaux de chaleur. Le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages à développer raisonnablement pour les équipements les plus efficaces. Pour tenir compte de cet enjeu de bouclage, il convient de promouvoir l’installation d’équipements à haute performance et de privilégier leur installation en remplacement d’équipements existants. En effet, quand un foyer ouvert affiche un rendement énergétique d’environ 15 à 20 %, un foyer fermé de dernière génération atteint jusqu’à 85 %. Une telle amélioration a des bénéfices importants, tant sur la facture des ménages, notamment modestes, que sur la réduction des émissions de particules fines, essentielles pour la qualité de l’air, dans les valées en particulier. Il est aussi essentiel de tenir compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il est particulièrement répandu et constitue un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières.  A cela s’ajoutent des contraintes budgétaires qui conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a ainsi été décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour les équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse de l’ordre de 30 %, après une première baisse annoncée de 50%. Cet ajustement permet de concilier contraintes budgétaires, impératifs de durabilité et soutien à la filière, qui est source d’emploi local. L’achat d’équipements de chauffage biomasse continue également d’être soutenu grâce aux certificats d’économie d’énergie (CEE) au Fonds Air Bois de l’Ademe, ainsi que via la TVA réduite sur le bois de chauffage et l’éco-prêt à taux zéro. Plus généralement, le Gouvernement continue à soutenir la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2772</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2565</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Mise en œuvre de la politique en faveur de la rénovation énergétique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2772. — 10 décembre 2024. — M. Dominique Potier interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les conditions de la mise en œuvre de la politique en faveur de la rénovation énergétique des logements. Actuellement, un certain nombre de pratiques observables sur le terrain invitent à s’interroger sur leur bonne utilisation. Il semble à M. le député que davantage de contrôles pourraient endiguer ce qu’il est convenu d’appeler « l’éco-délinquance », qui se traduit notamment par des fraudes sur les audits énergétiques, les matériaux utilisés ou encore les matériels installés. Cependant, au-delà de la fraude qu’il s’agit de combattre, M. le député appelle l’attention de M. le ministre sur deux points de vigilance que la réglementation en vigueur semble méconnaître et qui autorisent des pratiques contraires à la vocation de ce dispositif de soutien aux ménages : d’une part, de bien trop nombreux travaux sont réalisés en sous-traitance par des entreprises ne disposant pas du label « Reconnu garant de l’environnement » (RGE) et employant du personnel sous-qualifié, ce qui conduit à des rénovations de mauvaise facture ; d’autre part, les liens juridiques, capitalistiques ou familiaux existants entre les auditeurs et accompagnateurs dits « Mon accompagnateur Rénov » et les entreprises réalisant les travaux de rénovation énergétique entretiennent la suspicion sur ces derniers comme sur les diagnostics. Aussi, il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre pour éviter ces écueils. Par ailleurs, s’il partage l’ambition affichée par l’État de massifier la rénovation globale des habitations, M. le député est également attentif à la vitalité économique des entreprises des territoires qui doivent, par ricochet, pouvoir bénéficier de ce dispositif. Aussi, le conditionnement des aides au fait que les travaux soient réalisés par des entreprises générales et la possibilité de recourir à un mandataire financier pour le pilier performance aboutissent trop souvent à l’exclusion des entreprises locales de ces marchés au bénéfice de plus grosses sociétés. Il l’interroge donc également sur les dispositions que le Gouvernement compte prendre pour garantir l’accès au marché de la rénovation énergétique aux entreprises locales et artisanales reconnues RGE. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2566</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pour permettre aux ménages d’améliorer le confort de leur logement, réduire leur consommation d’énergie et lutter contre le changement climatique, le Gouvernement fait de la rénovation énergétique une priorité. Au total, les aides financières aux rénovations énergétiques ont représenté en 2024, pour le parc résidentiel, un montant prévisionnel d’aides CEE engagées d’environ 4 Md€ et, pour le parc résidentiel privé, un montant d’aides MaPrimeRénov’ engagées de 3,3 Md€. Le secteur de la rénovation est, du fait de ces montants, exposé à des pratiques commerciales trompeuses, fraudes et escroqueries dont les victimes sont à la fois les ménages abusés et les dispositifs d’aides publiques et les entreprises. Le Gouvernement lutte toutefois avec la plus grande détermination contre les diverses pratiques frauduleuses observées, notamment pour protéger les particuliers et les professionnels du secteur. Un plan interministériel cohérent associant l’ensemble des acteurs concernés a été présenté par le Gouvernement en novembre 2023. Le premier axe de ces mesures est d’agir auprès des particuliers pour améliorer la prévention et limiter les risques d’escroquerie ou usurpation d’identité. Une communication adaptée a été mise en place par la DGCCRF et le service public de la rénovation de l’habitat France Rénov’ (sites internet France Rénov’, Espaces Conseils France Rénov’, Maisons France Services) afin de rendre plus accessible l’information sur les bons réflexes que doit avoir un ménage pour se protéger des fraudeurs : savoir que les services publics ne démarchent jamais pour réaliser des travaux ; ne pas partager d’informations personnelles sensibles (numéro fiscal, notamment) ; prendre le temps de comparer les offres, vérifier les délais de rétractation, être vigilant lors de la réception des travaux. En cas de doutes, un ménage peut contacter un Espace Conseil France Rénov’, le cas échéant faire un signalement et doit, s’il est victime d’une escroquerie, porter plainte pour faire valoir ses droits. Le second axe de ces mesures consiste à renforcer les contrôles pour détecter et réprimer la fraude. Ceux-ci sont en constante augmentation depuis 2021, et portent leurs fruits, avec 229 M€ de fraudes évitées sur plus de 40 000 dossiers en 2024. Afin de sécuriser la demande d’aide, les demandes de subvention MaPrimeRénov’ font l’objet d’une double instruction, avant et après les travaux. Ainsi, 100% des dossiers sont contrôlés sur pièces à chaque étape. Ce système est complété d’un contrôle de second niveau – soit de manière aléatoire, soit selon des critères de risques de fraude – qui a été renforcé. Enfin, des contrôles sur place sont diligentés, avant paiement, lorsque des questions subsistent, pour environ 10% des dossiers, contre 7% en 2023. De même, s’agissant des certificats d’économie d’énergie, le taux de contrôle imposé aux producteurs d’énergie avant dépôt de leurs dossiers auprès de la direction générale de l’énergie et du climat est passé de 10% à 15% entre 2023 et 2025. Pour les dispositifs les plus à risque, le taux de contrôle demandé est de 100%. Ainsi chaque année, les entreprises demandeuses de CEE réalisent environ 125 000 contrôles sur site par un organisme d’inspection accrédité. En complément le nombre de contrôles mandatés par la direction générale de l’énergie et du climat est également en augmentation : de l’ordre de 8 000 contrôles sur site ont été réalisés en 2024 et 380 000 vérifications par courrier afin de lutter spécifiquement contre les risques d’usurpation d’identité. Enfin, pour faire face aux pratiques trompeuses, dont notamment le démarchage frauduleux, la DGCCRF pilote une enquête nationale pluriannuelle visant l’ensemble des professionnels de la rénovation énergétique au stade précontractuel. L’enquête nationale réalisée en 2023 auprès de 797 établissements dans le secteur de la rénovation énergétique a ainsi fait ressortir, parmi ces établissements ciblés, un taux d’anomalie de 50% (contre 54 % en 2022). En 2024, le renforcement des moyens consacrés à ces enquêtes, et notamment le doublement des effectifs CCRF dédiés, a permis la réalisation de plus de 1 300 visites. Des sanctions pénales significatives ont été prononcées à la suite d’enquêtes des services de la CCRF ; par exemple en 2024, 16 salariés d’une entreprise de la Haute-Vienne ont été condamnés à des peines de prison : le dirigeant a notamment été condamné à 5 années d’emprisonnement, donc 4 fermes. L’ensemble de ces contrôles, et les signalements effectués par les particuliers ou professionnels, permettent d’identifier les entreprises qui usurpent le label RGE ou dont les chantiers présentent régulièrement des non-conformités. Ces éco-délinquants, généralement très agiles, ont malheureusement souvent le temps de faire quelques victimes avant que leur entreprise ne soit détectée et qu’ils n’en créent une nouvelle. Les organismes de qualification qui délivrent le label RGE sont tenus informées des entreprises RGE impliquées dans de telles fraudes et procèdent au retrait du label lorsque nécessaire. Depuis le 1er janvier 2024, pour bénéficier des aides les plus importantes pour la rénovation de son logement, il est obligatoire d’être accompagné par un « Accompagnateur Rénov’ », tiers agréé par l’ANAH pour accompagner le ménage au plan technique, administratif et financier. L’agrément est délivré à des acteurs ayant démontré leur neutralité et leur indépendance. Ces derniers sont contrôlés lors de la délivrance de l’agrément, puis de façon continue sur place et sur dossier à travers les rénovations qu’ils accompagnent et les rapports d’activités qu’ils remettent à l’ANAH. Le respect des engagements et obligations de l’agrément « Accompagnateur Rénov’ » fait l’objet d’une vigilance renforcée des services de contrôle. Tout élément suspect doit être signalé auprès de France Rénov’ (espace conseil ou site internet). Afin de renforcer encore les leviers d’action des services de l’Etat, depuis la prévention jusqu’aux sanctions, le Gouvernement a pris connaissance avec intérêt de la proposition de loi contre toutes les fraudes aux aides publiques, n° 447, déposée le mardi 15 octobre 2024 par M. le député Thomas Cazenave. Il s’attachera à soutenir les mesures qui y sont proposées et/ou à proposer de les amender dans l’objectif d’aller plus loin en matière de lutte contre la fraude à la rénovation énergétique, notamment pour renforcer l’arsenal des sanctions possibles en cas de fraude sur l’agrément « Mon Accompagnateur Rénov’ », interdire le démarchage dans le secteur de la rénovation de l’habitat et mieux encadrer l’activité de mandataire des aides de l’ANAH. Ces dispositions luttent contre la concurrence déloyale qu’imposent les éco-délinquants aux entreprises de la filière du bâtiment. Elles contribuent ainsi à la structuration d’une filière de la rénovation qui doit répondre au double défi de l’augmentation du nombre de rénovation et de l’augmentation de leur performance. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2851</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2567</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Colombier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRenov’2025 concernant le chauffage au bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2851. — 17 décembre 2024. — Mme Caroline Colombier interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov’2025, concernant le chauffage au bois. Alors que Mme la députée alertait le 31 octobre 2023 le prédécesseur de Mme la ministre par une question écrite n° 12495 sur la baisse envisagée de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois, effective depuis le 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une nouvelle baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois soit une baisse des deux tiers des aides en 8 mois. Quand bien même M. le ministre répondait en faveur de la filière, par une réponse publiée au Journal officiel le 11 juin 2024, il est une nouvelle fois proposé une baisse drastique des aides pour l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de combustibles, de remplacement d’appareils plus émetteur de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Dans ladite réponse publiée au Journal officiel, il faisait état que la biomasse solide (bois bûches, granulés…) contribue à l’atteinte des objectifs énergétiques et climatiques nationaux, à la maîtrise de la pointe électrique, la valorisation des co-produits de la sylviculture et de la récolte liées à la production du bois, des filières de transformations du bois (produits connexes de scieries…) ainsi que des filières de recyclage des bois usagés ou rebuts de bois (grande distribution, industrie…) et donc du développement de la filière bois. Il indiquait également que le dispositif d’aide à l’installation d’appareils de chauffage au bois permettait de répondre à la nécessité de remplacement des vieux appareils émetteurs de particules fines (cheminées à foyer ouvert, inserts anciens, etc.) et de privilégier les installations les plus performantes et avec l’énergie la moins carbonée (26 g de CO2/kWh en moyenne), devant le gaz, le fioul et même l’électricité importée lors des pics de consommation. 7,2 millions de ménages utilisent un équipement de chauffage au bois et participent activement à soutenir 40 000 emplois ruraux et tout le tissu économique et social autour des forêts. Sur l’ensemble de la chaîne de valeur bois de chauffage, 85 % de l’activité est aujourd’hui localisée en France et la refonte que propose le Gouvernement risque de fragiliser un peu plus ce secteur performant. Le motif économique ne peut être invoqué puisque le coût d’acquisition d’un poêle à bois ou à granulés est plus de la moitié moins chère qu’une pompe à chaleur, pourtant fortement subventionnée. Cette réduction des aides va donc déplacer la demande en dispositif de chauffage à bois vers des dispositifs de chauffage électrique, plus onéreux pour le contribuable et le consommateur, alors qu’un quart des Français n’arrivent pas à se chauffer l’hiver en raison du coût de l’énergie. Aussi, ce projet de baisse apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France et la réponse apportée le 11 juin 2024. Pris au nom du bouclage de la biomasse à horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels et résidentiels, ce projet méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années (à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité). Ce projet méconnaît aussi les recommandations du secrétariat général à la planification écologique, qui inscrit dans plusieurs documents de planification (2023 et 2024) que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé ( merit order ). En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov’concernant le chauffage au bois et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. Enfin, elle l’interroge de façon plus générale sur la compatibilité entre la décarbonation nécessaire des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2568</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment d’aides publiques renforcées, le chauffage au bois a ainsi contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse pour répondre à la hausse de la consommation énergétique et au développement des usages décarbonés. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. D’autant que des tensions sur la ressource apparaissent dès l’horizon 2030 selon les trajectoires du projet de SNBC3. Face à ce constat, un principe de hiérarchisation des usages est posé qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, ceux à développer raisonnablement et ceux dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires du bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie ainsi que les réseaux de chaleur. Le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages à développer raisonnablement pour les équipements les plus efficaces. Pour tenir compte de cet enjeu de bouclage, il convient de promouvoir l’installation d’équipements à haute performance et de privilégier leur installation en remplacement d’équipements existants. En effet, quand un foyer ouvert affiche un rendement énergétique d’environ 15 à 20 %, un foyer fermé de dernière génération atteint jusqu’à 85 %. Une telle amélioration a des bénéfices importants, tant sur la facture des ménages, notamment modestes, que sur la réduction des émissions de particules fines, essentielles pour la qualité de l’air, dans les valées en particulier. Il est aussi essentiel de tenir compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il est particulièrement répandu et constitue un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières.  A cela s’ajoutent des contraintes budgétaires qui conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a ainsi été décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour les équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse de l’ordre de 30 %, après une première baisse annoncée de 50%. Cet ajustement permet de concilier contraintes budgétaires, impératifs de durabilité et soutien à la filière, qui est source d’emploi local. L’achat d’équipements de chauffage biomasse continue également d’être soutenu grâce aux certificats d’économie d’énergie (CEE) au Fonds Air Bois de l’Ademe, ainsi que via la TVA réduite sur le bois de chauffage et l’éco-prêt à taux zéro. Plus généralement, le Gouvernement continue à soutenir la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2873</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2568</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Révision du barème de l’aide MaPrimeRénov’</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2873. — 17 décembre 2024. — M. Antoine Villedieu interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la révision du barème de l’aide MaPrimeRenov, concernant le chauffage au bois. Après une première baisse de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois appliquée au 1er avril 2024, le Gouvernement prépare une nouvelle révision du barème de l’aide à la rénovation énergétique, avec une baisse de 50 % pour le chauffage domestique au bois. Cette baisse serait applicable au 1er janvier 2025 et en huit mois, elle reviendrait à diviser par trois le soutien de l’État à l’installation d’appareils de chauffage au bois, sans distinction de performance, de matière utilisée, de remplacement d’appareils plus émetteurs de gaz à effet de serre et de particules fines ou encore de territoires concernés. Le chauffage au bois, plus particulièrement le chauffage au granulé, est pourtant reconnu comme vertueux par de nombreux organismes publics. C’est une énergie économique, locale, vertueuse pour l’environnement et elle s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisqu’elle est produite à partir des coproduits de l’industrie forêt-bois. Le granulé renforce également la souveraineté énergétique française avec une autonomie nationale de production estimée à 85 %. Aussi, ce projet de diminution d’aides apparaît particulièrement contradictoire avec les objectifs de transition énergétique de la France. Prévu au nom du bouclage de la biomasse à l’horizon 2035 et d’une prétendue concurrence entre les usages industriels et résidentiels, il méconnaît la réalité des processus de production de granulés de bois et de réduction progressive de la consommation de biomasse, en tendanciel sur les prochaines années à travers le remplacement des anciens appareils de chauffage au bois moins performants par des appareils modernes efficaces et par des combustibles de meilleure qualité. Il fait aussi l’impasse sur les recommandations du SGPE, qui explique dans plusieurs documents de planification que le chauffage au bois domestique peut continuer à être encouragé sous certaines conditions. En conséquence, M. le député demande si le Gouvernement envisage de revoir le projet de révision du barème de MaPrimeRenov concernant le chauffage et d’engager une discussion avec les acteurs représentatifs du secteur. De façon plus générale, il aimerait également connaître la position du Gouvernement sur la compatibilité entre la décarbonation des grands sites industriels et la politique de soutien au chauffage décarboné résidentiel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2569</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment d’aides publiques renforcées, le chauffage au bois a contribué au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse pour répondre à la hausse de la consommation énergétique et au développement des usages décarbonés. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. D’autant que des tensions sur la ressource apparaissent dès l’horizon 2030 selon les trajectoires du projet de SNBC3. Face à ce constat, un principe de hiérarchisation des usages est posé qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, ceux à développer raisonnablement et ceux dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires du bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie ainsi que les réseaux de chaleur. Le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages à développer raisonnablement pour les équipements les plus efficaces. Pour tenir compte de cet enjeu de bouclage, il convient de promouvoir l’installation d’équipements à haute performance et de privilégier leur installation en remplacement d’équipements existants. En effet, quand un foyer ouvert affiche un rendement énergétique d’environ 15 à 20 %, un foyer fermé de dernière génération atteint jusqu’à 85 %. Une telle amélioration a des bénéfices importants, tant sur la facture des ménages, notamment modestes, que sur la réduction des émissions de particules fines, essentielles pour la qualité de l’air, dans les vallées en particulier. Il est aussi essentiel de tenir compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il est particulièrement répandu et constitue un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières.  A cela s’ajoutent des contraintes budgétaires qui conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a ainsi été décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour les équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse de l’ordre de 30 %, après une première baisse annoncée de 50%. Cet ajustement permet de concilier contraintes budgétaires, impératifs de durabilité et soutien à la filière, qui est source d’emploi local. L’achat d’équipements de chauffage biomasse continue également d’être soutenu grâce aux certificats d’économie d’énergie (CEE) au Fonds Air Bois de l’Ademe, ainsi que via la TVA réduite sur le bois de chauffage et l’éco-prêt à taux zéro. Plus généralement, le Gouvernement continue à soutenir la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4411</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2569</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jocelyn Dessigny</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Baisse du barème de l’aide MaPrimeRénov’</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4411. — 25 février 2025. — M. Jocelyn Dessigny attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche concernant la révision à la baisse du barème de l’aide MaPrimeRénov’. Ce dispositif subira plusieurs ajustements en 2025, principalement motivés par des considérations budgétaires et stratégiques. Après une réduction de 30 % des aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois en avril dernier, une nouvelle baisse est prévue dès le début de l’année 2025. En huit mois, le soutien public pour ces équipements aura donc été réduit d’un tiers. Pourtant le chauffage au bois, en granulé, est plébiscité en tant que solution écologique, économique et locale. Dans une logique d’économie circulaire issue de l’industrie bois-forêt, le granulé contribue à la souveraineté énergétique française, avec une autonomie de production nationale estimée à 85 %. La réduction de l’aide ignore la modernisation des équipements et l’amélioration de la qualité des combustibles. Le coût des granulés est aujourd’hui inférieur à 350 euros la tonne, soit une solution trois fois moins chère que l’électricité, deux fois moins chère que le gaz en citerne et 40 % moins chère que le fioul ou le gaz de ville. Les plaquettes forestières, livrées à la tonne, reviennent à un coût moyen de 100 à 120 euros la tonne, ce qui en fait une solution particulièrement compétitive pour les installations de chauffage collectif ou agricole. Les bûches, quant à elles, se positionnent entre 80 et 100 euros le stère, en fonction des essences et du conditionnement. Cela en fait une énergie encore très abordable pour les ménages équipés de chaudières ou d’inserts performants. Le chauffage au bois, sous toutes ses formes (granulés, plaquettes, bûches), émet en moyenne 26 g de CO2 par kWh, contre 200 à 300 g pour l’électricité ou les combustibles fossiles. Les systèmes modernes garantissent des performances élevées tout en réduisant les émissions de particules fines. La baisse du barème va à l’encontre des recommandations du Secrétariat général à la Planification écologique (SGPE), qui préconise le soutien au chauffage domestique au bois sous certaines conditions. Il souhaite savoir quelles mesures elle envisage de prendre pour soutenir l’ensemble de la filière biomasse qui sera directement impactée par la révision du dispositif MaPrimRénov’. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2570</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La décarbonation du chauffage des bâtiments, et notamment des logements individuels, est une nécessité pour atteindre nos objectifs climatiques. Ces dernières années, sous l’impulsion notamment des aides publiques renforcées, le chauffage à partir de biomasse solide a contribué en partie au remplacement d’équipements fossiles. Le projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC3), récemment mis en consultation, prévoit un accroissement nécessaire de l’offre de biomasse utilisable à des fins énergétiques pour répondre à la hausse de la consommation et au développement d’usages décarbonés à base de biomasse. Le projet de SNBC3 pose également l’objectif de parvenir au « bouclage biomasse », soit un équilibre global entre l’offre et la demande de biomasse sur le territoire hexagonal, quatrième surface forestière de l’UE et première surface agricole utile. Ceci est un enjeu de souveraineté énergétique majeur, afin de ne pas faire reposer l’approvisionnement en biomasse sur un volume trop important d’imports. Les travaux relatifs à la SNBC3 sur le bouclage biomasse montrent que des tensions sur la ressource en biomasse apparaissent dès l’horizon 2030. Face à ce constat, le projet de SNBC3 pose le principe de hiérarchisation des usages de la biomasse qui distingue les utilisations de la biomasse selon trois grandes catégories : les usages à considérer en priorité, les usages à développer raisonnablement et sous conditions et les usages dont le développement est à modérer. Parmi les usages prioritaires consommateurs de bois-énergie, on trouve la chaleur haute température pour l’industrie et les réseaux de chaleur, tandis que le chauffage résidentiel et tertiaire est classé dans les usages « à développer raisonnablement » (pour les chauffages et équipements de fourniture d’eau chaude sanitaires, ECS, performants) et « à modérer » (pour les chauffages et ECS non performants). Pour tenir compte de cela, il convient de mobiliser le maximum de récolte forestière, de bois en fin de vie (bois-déchet) et de bois bocager ou issu de l’agroforesterie, d’isoler davantage les logements, de choisir les équipements les plus efficaces, mais aussi de diriger au maximum les flux de biomasse vers les usages considérés comme prioritaires par le projet de SNBC3. Il s’agira également de privilégier l’installation de nouveaux équipements individuels fonctionnant à partir de biomasse forestière lorsqu’ils viennent en substitution d’équipements biomasse existants, afin d’en améliorer la performance, tout en tenant compte de l’importance du chauffage au bois dans le monde rural, où il constitue une source de chauffage à coût abordable et un débouché économique pour la gestion des petites propriétés forestières privées. Par ailleurs, les contraintes budgétaires conduisent à devoir prioriser au mieux. Il a été ainsi décidé de diminuer les aides du dispositif MaPrimeRénov pour équipements de chauffage fonctionnant à base de biomasse (chaudières, équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants, poêles et cuisinières à granulés et à bûches, foyers fermés et inserts). L’arrêté du 4 décembre 2024 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique indique les nouveaux montants de la prime en fonction des catégories de ménages, ainsi que le plafond de dépense éligible. La baisse atteinte est de l’ordre de 30 % des montants de la prime, pour toutes les catégories de ménages. Cela ne remet toutefois pas en cause la possibilité des ménages d’acquérir ces équipements s’ils le souhaitent (pas de contrainte réglementaire), ni la TVA réduite sur le bois de chauffage, ni l’éco-prêt à taux zéro. Ces orientations ne remettent pas non plus en cause le soutien plus général à la filière bois-énergie française, vecteur important pour la décarbonation de notre économie, qui bénéficie notamment des subventions du Fonds Chaleur pour les grandes installations. Par ailleurs, l’installation d’autres sources d’énergie renouvelables, (géothermie, solaire thermique, pompe à chaleur électrique, pompe à chaleur hybride, etc.) est également soutenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1280</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2570</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jiovanny William</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Sur l’urgence à adopter les décrets d’application de la loi « octroi de mer II »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1280. — 22 octobre 2024. — M. Jiovanny William attire l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des outre-mer, sur le coût de la vie en outre-mer, reposant sur des facteurs multiples, dont l’octroi de mer. Si dans son dernier rapport la Cour des comptes préconise, et ce dès 2025, de « plafonner durablement l’octroi de mer (interne et externe) pour des produits de première nécessité », force est de constater que plusieurs décrets d’application de la loi n° 2015-762 du 29 juin 2015 modifiant la loi n° 2004-639 du 2 juillet 2004 relative à l’octroi de mer, restent non publiés et ce depuis près de 10 ans. Cette situation contribue à maintenir un statu quo sur l’état des prix en outre-mer en ralentissant les échanges commerciaux entre les Antilles et la Guyane. Ainsi, restent non définies les modalités relatives à la commission de concertation sur la mise en œuvre de l’octroi de mer et d’évaluation de l’ensemble des échanges de biens sur les marchés de Guadeloupe, de Guyane et de Martinique (article 6). Or celle-ci a vocation a voir un rôle crucial dans la régulation des prix dans le bassin régional, puisqu’« elle est chargée : 1° D’analyser les flux d’échanges entre la Guyane et le marché unique antillais ; 2° De proposer des évolutions des règles d’échanges et de taxation ; 3° De proposer, si nécessaire, la modification de la liste de produits mentionnée au I, notamment sur la base d’un état statistique des flux d’échanges entre la Guyane et le marché unique antillais. Cette proposition intervient au plus tard le 1er septembre. Un décret fixe les conditions d’application du présent article ». Par ailleurs, restent non définies les conditions d’exonération des importations par secteur d’activité économique et par position tarifaire (article 7). Il sollicite une intervention urgente du Gouvernement afin de renforcer la concurrence, lutter contre les ententes ainsi que sur les monopoles tarifaires au sein de ces territoires, et souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2571</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est particulièrement attentif à la problématique de la lutte contre la vie chère en outre-mer qui figure parmi les priorités de son action. Le ministre d’Etat l’a clairement rappelé à plusieurs reprises depuis sa nomination. Le parlementaire souligne l’importance de la régulation des prix dans le bassin régional. C’est un objectif que le Gouvernement partage pleinement.  Concernant l’impact de l’octroi de mer sur la vie chère, le Gouvernement s’est déjà exprimé sur la nécessité de réformer cette taxe, lors du Comité interministériel des Outre-mer (CIOM) du 18 juillet 2023 notamment, avec l’objectif de faire baisser les prix de certains produits de consommation courante, tout en maintenant la ressource pour les collectivités et le caractère protecteur pour la production locale de la taxe. Le rapport de la Cour des comptes de mars 2024 intitulé "L’octroi de mer, une taxe à la croisée des chemins" invite à s’interroger et à rouvrir la concertation avec les collectivités territoriales afin de déterminer le niveau de réforme à mettre en œuvre, et le Gouvernement entend en effet reprendre les discussions à ce sujet, notamment dans le cadre du prochain CIOM et s’inscrivant dans une réflexion plus large et plus globale sur la vie chère. Le Gouvernement a pris l’ensemble des textes d’application de la loi n° 2015-762 du 29 juin 2015, modifiant la loi n° 2004-639 du 2 juilet 2004 relative à l’octroi de mer. Le II de son article 5 prévoit, sans renvoi à des textes réglementaires, la création de la commission de concertation sur la mise en œuvre de l’octroi de mer, mais également l’ensemble des dispositions nécessaires à son fonctionnement (sa composition, sa présidence, ses attributions ainsi que la méthode pour proposer des évolutions). Ainsi, à l’article 5 précité, la mention d’un décret ne vise à préciser que les modalités d’exonération de l’octroi de mer prévue au I de cet article. L’article 5 prévoit ainsi que la présidence de cette commission de concertation est assurée à tour de rôle par les présidents du conseil régional de Guadeloupe, de l’assemblée de Guyane et du conseil exécutif de l’assemblée de Martinique. C’est à eux qu’il revient d’organiser la tenue des commissions de concertation. S’agissant de la mise en œuvre des dispositions prévues aux articles 6 et 7 de la loi précitée, précisant les conditions d’exonération des importations par secteur d’activité économique et par position tarifaire, les textes règlementaires ont également été pris. En effet, le décret n° 2015-1077 du 26 août 2015 pris pour l’application de la loi n° 2004-639 du 2 juillet 2004 relative à l’octroi de mer, telle que modifiée par la loi n° 2015-762 du 29 juin 2015, a rendu effectives les conditions et les modalités d’assujettissement des personnes qui atteignent ou dépassent le seuil de 300 000 € de chiffre d’affaires (CA) de production, les conditions et les modalités du bénéfice des exonérations facultatives instituées aux articles 6 et 7-1 de la loi précitée, des déductions et du remboursement de l’octroi de mer, les modalités de fixation des taux d’octroi de mer, les obligations des assujettis, notamment au sein du marché unique antillais et les conditions du reversement de l’octroi de mer entre les collectivités au sein de ce dernier. Certaines dispositions ont à nouveau été modifiées par le décret n° 2023-1042 du 16 novembre 2023, notamment à la suite du passage du seuil d’assujettissement à l’octroi de mer de 300 000 € à 550 000 € de CA de production. Pour ce qui concerne, plus largement, le renforcement de la concurrence, évoqué dans cette question, le ministre d’Etat a annoncé lors de son déplacement dans les Antilles qu’il serait amené à présenter très prochainement un projet de loi visant à lutter contre la vie chère.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3005</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2571</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jiovanny William</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Urgence à adopter les décrets "Octroi de mer II"</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3005. — 31 décembre 2024. — M. Jiovanny William alerte M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, sur l’urgence à adopter les décrets d’application de la loi « octroi de mer II ». Si, dans son dernier rapport, la Cour des comptes préconise et ce, dès 2025, de « plafonner durablement l’octroi de mer (interne et externe) pour des produits de première nécessité », force est de constater que plusieurs décrets d’application de la loi n° 2015-762 du 29 juin 2015 modifiant la loi n° 2004-639 du 2 juillet 2004 relative à l’octroi de mer, restent non publiés et ce, depuis près de 10 ans. Cette situation contribue à maintenir un statu quo sur l’état des prix en outre-mer, notamment en ralentissant les échanges commerciaux entre les Antilles et la Guyane. Ainsi, restent non définies les modalités relatives à la commission de concertation sur la mise en œuvre de l’octroi de mer et d’évaluation de l’ensemble des échanges de biens sur les marchés de Guadeloupe, de Guyane et de Martinique (article 6). Or celle-ci a vocation à avoir un rôle crucial dans la régulation des prix dans le basse régional, car elle est chargée d’analyser les flux d’échanges entre la Guyane et le marché unique antillais ; ainsi que de proposer des évolutions des règles d’échanges et de taxation ; mais aussi de proposer, si nécessaire, la modification de la liste de produits mentionnée au I, notamment sur la base d’un état statistique des flux d’échanges entre la Guyane et le marché unique antillais. Cette proposition intervient au plus tard le 1er septembre. Un décret fixe les conditions d’application du présent article. Par ailleurs, restent non définies les conditions d’exonération des importations par secteur d’activité économique et par position tarifaire (article 7). Il sollicite une intervention urgente de M. le ministre, afin de renforcer la concurrence, lutter contre les ententes ainsi que sur les monopoles tarifaires au sein de ces territoires particulièrement affectés par la cherté de la vie.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2572</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement a pris l’ensemble des textes d’application de la loi n° 2015-762 du 29 juin 2015, modifiant la loi n° 2004-639 du 2 juilet 2004 relative à l’octroi de mer. S’agissant de la commission de concertation sur la mise en œuvre de l’octroi de mer, le II de l’article 5 de la loi précitée prévoit déjà, en sus de sa création, l’ensemble des dispositions nécessaires à la mise en œuvre, c’est-à-dire sa composition - dont le fonctionnement de sa présidence, ses attributions et son fonctionnement ainsi que la méthode pour proposer des évolutions suite à l’analyse -, sans besoin de recourir davantage à des textes réglementaires. Ainsi, à l’article 5 précité, la mention d’un décret ne vise à préciser que les modalités d’exonération de l’octroi de mer prévue au I de cet article. L’article 5 prévoit que la présidence de cette commission de concertation est assurée à tour de rôle par les présidents du conseil régional de Guadeloupe, de l’assemblée de Guyane et du conseil exécutif de l’assemblée de Martinique. C’est à eux qu’il revient d’organiser la tenue des commissions de concertation. S’agissant de la mise en œuvre des dispositions prévues aux articles 6 et 7 de la loi précitée, précisant les conditions d’exonération des importations par secteur d’activité économique et par position tarifaire, les textes règlementaires ont été pris. En effet, le décret n° 2015-1077 du 26 août 2015 pris pour l’application de la loi n° 2004-639 du 2 juillet 2004 relative à l’octroi de mer, telle que modifiée par la loi n° 2015-762 du 29 juin 2015, a rendu effectives les conditions et les modalités d’assujettissement des personnes qui atteignent ou dépassent le seuil de 300 000 € de chiffre d’affaires (CA) de production, les conditions et les modalités du bénéfice des exonérations facultatives instituées aux articles 6 et 7-1 de la loi précitée, des déductions et du remboursement de l’octroi de mer, les modalités de fixation des taux d’octroi de mer, les obligations des assujettis, notamment au sein du marché unique antillais et les conditions du reversement de l’octroi de mer entre les collectivités au sein de ce dernier. Certaines dispositions ont à nouveau été modifiées par le décret n° 2023-1042 du 16 novembre 2023, notamment à la suite du passage du seuil d’assujettissement à l’octroi de mer de 300 000 € à 550 000 € de CA de production. Vous soulignez l’importance de la régulation des prix dans le bassin régional. C’est un objectif que le Gouvernement partage pleinement. Sur l’impact de l’octroi de mer sur la vie chère, le Gouvernement s’est déjà exprimé sur la nécessité de réformer cette taxe, notamment lors du Comité interministériel des Outre-mer (CIOM) du 18 juillet 2023, avec l’objectif de faire baisser les prix de certains produits de consommation courante tout en maintenant la ressource pour les collectivités et le caractère protecteur pour la production locale de la taxe. La concertation sur cette réforme a vocation à se poursuivre. Plus largement, le ministre d’Etat a pu plusieurs fois indiquer que la lutte contre la vie chère constituait une priorité de son action.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>328</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2572</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Difficultés financières des cliniques et hôpitaux privés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            328. — 8 octobre 2024. — M. Thibault Bazin* alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés financières inédites que rencontrent les cliniques et hôpitaux privés. En effet, dans la mesure où les établissements de santé privés n’ont pas été compensés à hauteur de l’inflation, ils sont entrés dans un cercle vicieux où plus ils soignent, plus ils travaillent à perte. Concrètement, la part des établissements de santé en déficit est passée de 25 à 40 % entre 2021 et 2023 et les prévisions 2024 tablent sur plus de 60 % des cliniques privées en déficit, fragilisant de manière alarmante l’offre de soins et obérant l’investissement et l’innovation. Dans ce contexte, M. le député s’inquiète grandement du choix fait par l’ancien Gouvernement de faire stagner les ressources à 0,3 % pour l’hôpital privé MCO et à 1,1 % pour les établissements SMR privés. Alors que les hôpitaux publics verront eux leurs ressources augmenter de 4,3 %. Dès lors, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si elle entend garantir la pérennité de l’offre de soins sur l’ensemble du territoire, ce qui passe par une revalorisation urgente et équitable des tarifs des établissements de santé privés car ils participent au service public et à l’offre de soins dans de nombreux territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>331</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2573</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>La situation alarmante des établissements de santé privés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            331. — 8 octobre 2024. — M. Daniel Grenon* alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur une inégalité de traitement conséquente entre l’hôpital public et l’hôpital privé, qui menace gravement la santé publique. Les cliniques privées jouent un rôle essentiel dans la santé des Français, en traitant près de 9 millions de personnes par an, soit 35 % de l’activité hospitalière nationale. Avec 1 030 établissements répartis sur le territoire, elles assurent un accès aux soins à près de 55 millions de Français en moins de 30 minutes. Cependant, ces cliniques privées font face à une situation critique, exacerbée par les effets de la crise sanitaire liée au covid-19. Leur déficit est passé de 25 à 40 % entre 2021 et 2023 et les prévisions pour 2024 laissent craindre une détérioration à plus de 60 %. À titre d’exemple, pour la polyclinique d’Auxerre, cela représenterait une perte de plus de 500 000 euros. Malgré ces défis majeurs, le Gouvernement opère une différenciation inquiétante dans l’allocation des ressources entre l’hôpital public et l’hôpital privé. Tandis que les ressources de l’hôpital public ont augmenté de 4,3 % annoncé par la dernière campagne tarifaire celles des cliniques privées stagnent à seulement 0,3 %. De plus, selon une étude de la DREES en juillet 2023, un écart de salaire de 10 % existe entre le secteur public et privé, en défaveur de ce dernier. En 2024, cet écart a grimpé à 29 % pour les aides-soignants et les infirmiers de jour et à 46 % et 44 % respectivement pour ces mêmes professionnels travaillant de nuit. Une telle disparité est injustifiable et témoigne d’une reconnaissance insuffisante du travail effectué dans les cliniques privées. Par ailleurs, l’absence de financement de l’accord social majoritaire signé avec la CFDT et l’UNSA, pourtant expressément demandé par l’État, aggrave la situation. Les services de maternité et d’urgence sont également en péril, alors que les cliniques privées dépendent à 92 % des financements de l’assurance maladie. Cette situation compromet gravement la capacité à revaloriser les professionnels de santé, dans un contexte de pénurie de ressources humaines alarmant. Il est essentiel de souligner que sacrifier l’hôpital privé ne contribuera en rien à améliorer la situation de l’hôpital public. Au contraire, cela risque d’aggraver la crise sanitaire en privant une partie importante de la population d’un accès aux soins de qualité. M. le député prie donc Mme la ministre de prendre les dispositions nécessaires pour sauvegarder l’hôpital privé, au nom de la santé publique et de l’intérêt général. Il en va de la qualité et de l’accessibilité des soins pour tous les Français. Pour toutes ces raisons, il lui demande quelles mesures elle entend mettre en place afin de remédier à cette situation injuste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>341</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2573</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Soutenir financièrement les établissements de santé privés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            341. — 8 octobre 2024. — M. Jean-Philippe Tanguy* appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins concernant la situation alarmante des établissements de santé privés. Alors que l’hospitalisation privée procure des soins à 9 millions de français chaque année, représentant 35 % de l’activité hospitalière du pays, ce secteur fait face à des difficultés financières importantes pour fournir des soins aux français. Les établissements de santé privés occupent une place prédominante dans l’offre de soins aux malades, assurant une mission de service public au côté des hôpitaux publics, notamment pendant la pandémie du covid-19. Dans un contexte financier marqué par l’inflation et la crise du covid, les établissements de santé privés se retrouvent à travailler à perte. Victime de la désertification, l’hôpital public n’est plus en mesure de répondre à la demande de soins d’une population vieillissante, tandis que les établissements de santé privé peinent à assurer leur rôle de relais. Alors qu’ils représentent 18 % des dépenses d’assurance maladie, les hôpitaux privés ont été exclus de certains financements exceptionnels, tel que le Ségur de l’investissement ou la revalorisation des nuits et des week-ends pour les 160 000 employés du secteur privé. Présents sur l’ensemble du territoire national, les cliniques et les hôpitaux privés constituent un acteur majeur du maillage territorial. En effet, 55 millions de français vivent à moins de 30 minutes d’une clinique privée. À l’heure où l’offre de soin se détériore, les établissements de santé privés en situation déficitaire se multiplient, atteignant 40 % en 2023 contre 25 % en 2021. Et la situation risque de s’aggraver ; les prévisions pour 2024 estiment que 60 % des établissements privés seront en déficit. Pourtant le décrochage entre les tarifs du secteur public et privé continue de se creuser. Tandis que les ressources pour l’hôpital public ont augmenté de 4,5 %, avec la nouvelle campagne tarifaire, celles des hôpitaux privés plafonnent à 0,5 %, ne prenant pas en compte l’inflation. Insuffisante, cette faible augmentation ne permet pas de compenser les dépenses écrasantes, obérant les capacités d’investissement et d’innovation des établissements de santé privés. Bien qu’une hausse des recettes de l’hôpital public soit nécessaire, un tel écart avec le secteur privé apparaît totalement injustifié. Par cette discrimination, le Gouvernement nuit à la réponse aux besoins de soins de la population. M. le député demande donc au Gouvernement s’il envisage de réviser les arbitrages de la campagne tarifaire de 2024 afin de mettre un terme à cette inégalité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2574</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis plusieurs années, l’Etat marque son engagement financier en faveur des établissements de santé, publics comme privés. Cet engagement marque la volonté du Gouvernement d’une relation équilibrée avec l’ensemble des acteurs hospitaliers, condition nécessaire pour garantir aux Français le meilleur accès aux soins. Ainsi, depuis 2019, les ressources versées aux cliniques privées par l’Assurance maladie au titre de leur activité en médecine, chirurgie et obstétrique ont augmenté de 2,2 milliards d’euros. En cumulé depuis 2021, ce sont 3,5 milliards d’euros de financement qui ont été attribués aux cliniques privées pour accompagner leurs activités et financer une partie de leurs revalorisations salariales. Pour mémoire, entre 2013 et 2017, les tarifs pour le secteur privé lucratif ont été négatifs pendant plusieurs années consécutives. Ce n’est pas le cas en 2024 (+ 0,4 %) et il s’agit même de la 6ème hausse consécutive accordée au secteur privé lucratif depuis 2019 (+ 5,3 % de hausse accordée en 2023). Pour fixer les tarifs applicables aux activités des différents secteurs, ce sont les mêmes critères qui ont été appliqués aux hôpitaux publics et privés lors de la campagne 24. L’écart entre les tarifs hospitaliers des deux secteurs reflète ainsi essentiellement l’impact des revalorisations salariales importantes décidées depuis l’été 2023 par le Gouvernement, notamment pour les personnels travaillant de nuit dans les hôpitaux publics. Il s’explique également par le soutien apporté par l’Etat à certaines activités structurellement sous-financées et qui n’ont pas repris depuis la crise sanitaire à hauteur des besoins de santé de la population (médecine, maternité, greffes et soins palliatifs). Face aux difficultés, les cliniques privées comme les établissements publics ont bénéficié en février 2024 du dispositif de soutien exceptionnel pour soutenir la reprise de leur activité, car ce sont bien les établissements de santé dans leur ensemble qui font face à un niveau de contraintes financières élevé. Des engagements financiers ont été pris en mai 2024 dans le cadre des échanges initiés avec les représentants des acteurs de l’hospitalisation privée à but lucratif. Ces mesures de soutien sont prises dans un souci d’équité de traitement pour l’ensemble des acteurs hospitaliers, dans les droits comme dans les devoirs (participation à la permanence des soins, coopération entre secteurs). Elles permettront aux acteurs de l’hospitalisation privée à but lucratif de mieux faire face à la hausse de leurs charges et d’assurer la juste rémunération de leurs professionnels de santé. Enfin, dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale 2025, les tarifs des cliniques privées et des hôpitaux publics ont été revalorisées de manière identique à hauteur de + 0,5 %. L’Etat a par ailleurs accordé un soutien financier aux mesures de revalorisations salariales des cliniques privées (avenant 33) en octroyant un montant de 80 millions d’€ pérennes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>644</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2574</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Autosuffisance de la France en médicaments dérivés du plasma</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            644. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’approvisionnement de la France en médicaments dérivés du plasma (MDS). Ces médicaments biologiques complexes, pour lesquels neuf mois s’écoulent entre la collecte sécurisée du plasma sanguin et la mise à disposition du médicament, diffèrent des produits sanguins quant à la réglementation qui leur est applicable. Les besoins des patients en MDS sont en augmentation. Pourtant, depuis plusieurs mois, le marché français des MDS subit de fortes tensions d’approvisionnement ce qui a conduit l’Agence nationale de sécurité du médicament à mettre en place un dispositif d’information sur la couverture des besoins. Alors que les donneurs ne manquent pas (1,5 million par an), les patients doivent subir un contingentement et des priorisations des MDS et plus particulièrement des immunoglobulines en raison de la dépendance de la France à 65 % de fournisseurs privés multinationaux. L’État ne semble pas assez impliqué dans l’organisation du marché tandis qu’il dispose de tous les atouts pour ce faire. En effet, l’Établissement français du sang (EFS) serait en mesure de développer un plan de plasma pouvant couvrir, en 2026-2027, 50 % des besoins nationaux. Qui plus est, la future usine du Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies d’Arras qui entrera en service à la fin de l’année pourra traiter annuellement 3,3 millions de litres. Il lui demande dans quelle mesure l’État peut, d’une part, donner à l’EFS les moyens financiers de développer massivement la collecte de plasma et, d’autre part, créer les conditions afin que la future usine d’Arras puisse écouler ses MDS en France à travers des appels d’offres favorisant la production nationale, solutions qui garantiraient la souveraineté en ce domaine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>647</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2575</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation de la collecte de plasma en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            647. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation de collecte de plasma en France. Depuis de nombreuses années, les patients ayant des besoins de don de plasma subissent un contingentement et des priorisations des médicaments dérivés du plasma des immunoglobulines en particulier. La France dépend à plus de 65 % des multinationales du fractionnement. Le modèle économique et la marchandisation des produits issus du corps humain de donneurs très précaires sur d’autres continents ou dans des territoires défavorisés de l’Union européenne pose question. Face à ce constat de dépendance, la France bénéficie d’atouts pour être autosuffisante en médicaments dérivés du plasma. À savoir : un très grand nombre de donneurs de sang dont la majorité sont prêts à donner du plasma si la possibilité leur en est donnée ; la reconnaissance de l’Établissement français du sang, qui est en mesure de développer un Plan plasma visant la collecte de 1,4 million de litres en 2026-2027 (soit 50 % des besoins nationaux) ; le fait que le Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies sera en mesure de couvrir une large part des besoins des français lors de l’ouverture de l’usine d’Arras. Ces acteurs nationaux sont indépendants de la spéculation boursière, a contrario des multinationales de fractionnement. Il lui demande donc s’il va permettre à l’EFS de développer massivement la collecte de plasma grâce à des moyens financiers et humains, créer les conditions pour que l’EFB puisse écouler ses médicaments dérivés du plasma en France à travers des appels d’offres répondant à des exigences éthiques et environnementales et enfin réviser l’ensemble des textes règlementaires selon le principe bénéfice-risque pour donner plus d’agilité à la filière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1014</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2575</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Robert-Dehault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Souveraineté sanitaire : fabrication de médicaments dérivés du plasma</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1014. — 15 octobre 2024. — Mme Laurence Robert-Dehault* alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le contingentement et les priorisations que subissent un grand nombre de patients ayant besoin de médicaments dérivés du plasma. Il ne se passe pas un mois sans que l’agence de sécurité du médicament, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (« ANSM »), n’annonce une tension ou une rupture d’approvisionnement sur un médicament. Les signalements de ruptures de stock sont en effet en hausse de 128 % par rapport à 2021. L’une des causes principales des problèmes d’approvisionnement que le pays rencontre tient à sa dépendance de plus en plus forte aux multinationales. En matière de médicaments dérivés du plasma, la France est dépendante à plus de 65 % des multinationales du fractionnement. Depuis plusieurs années, Mme la députée et son groupe alertent le Gouvernement sur cet enjeu de souveraineté nationale. La direction générale de la santé a par ailleurs présenté sa feuille de route 2024-2027 le 24 février 2024 et recommande de : « garantir la disponibilité des médicaments et assurer à plus long terme une souveraineté industrielle ». La France a tous les atouts pour réussir et viser l’autosuffisance en médicaments dérivés du plasma. Le pays peut compter sur plus de 1,5 million de donneurs de sang, dont la très grande majorité sont prêts à donner du plasma pour autant qu’il leur en soit donné la possibilité. D’ores et déjà, leur mobilisation a permis une progression de + de 40 % de la collecte de plasma par aphérèse en 2023. Reconnu mondialement, l’Établissement français du sang (« EFS ») est le collecteur public qui, sous condition d’octroi de moyens financiers et humains, est en mesure de développer un plan plasma visant la collecte de 1,4 million de litres en 2026-2027, soit 50 % des besoins nationaux. À la suite d’investissements publics, le Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (« LFB »), fractionneur sous contrôle de l’État, sera en mesure, lors de l’ouverture de l’usine d’Arras, de traiter annuellement 3,3 millions de litres de plasma, ce qui permettra une large couverture des besoins français. Contrairement aux multinationales du fractionnement, ces acteurs nationaux sont totalement indépendants de la spéculation boursière et ne sont pas à la recherche du profit mais seulement d’un équilibre budgétaire. Depuis plusieurs années, les acteurs essentiels de la collecte des dons de sangs, représentés, en outre, par les associations de don du sang, alertent sur la nécessité de parvenir à une indépendance industrielle, en particulier s’agissant de la fabrication de médicaments. Mme la députée souhaiterait savoir quelles actions le Gouvernement entend mener pour parvenir à une indépendance industrielle. En particulier, Mme la députée souhaiterait savoir si le Gouvernement compte permettre à l’EFS de développer massivement la collecte de plasma en lui donnant les moyens financiers et humains. Le tarif de cession du plasma de l’EFS est l’un des paramètres pour l’atteinte de l’équilibre budgétaire. Au regard du budget de l’État, l’effort financier est minime. Enfin, elle lui demande si le Gouvernement compte créer les conditions afin que le LFB puisse écouler ses médicaments dérivés du plasma en France à travers des appels d’offres répondant aux exigences éthiques et environnementales et favorisant les circuits courts.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3378</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2576</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Autosuffisance de la France en médicaments dérivés du plasma</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3378. — 21 janvier 2025. — M. Philippe Lottiaux* attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’approvisionnement de la France en médicaments dérivés du plasma (MDS). Ces médicaments biologiques complexes, pour lesquels neuf mois s’écoulent entre la collecte sécurisée du plasma sanguin et la mise à disposition du médicament, diffèrent des produits sanguins quant à la réglementation qui leur est applicable. Les besoins des patients en MDS sont en augmentation. Pourtant, depuis plusieurs mois, le marché français des MDS subit de fortes tensions d’approvisionnement, ce qui a conduit l’Agence nationale de sécurité du médicament à mettre en place un dispositif d’information sur la couverture des besoins. Alors que les donneurs ne manquent pas (1,5 million par an), les patients doivent subir un contingentement et des priorisations des MDS et plus particulièrement des immunoglobulines en raison de la dépendance de la France à 65 % de fournisseurs privés multinationaux. L’État ne semble pas assez impliqué dans l’organisation du marché tandis qu’il dispose de tous les atouts pour ce faire. En effet, l’Établissement français du sang (EFS) serait en mesure de développer un plan de plasma pouvant couvrir, en 2026-2027, 50 % des besoins nationaux. Qui plus est, la future usine du Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies d’Arras qui entrera en service à la fin de l’année pourra traiter annuellement 3,3 millions de litres. Il lui demande dans quelle mesure l’État peut, d’une part, donner à l’EFS les moyens financiers de développer massivement la collecte de plasma et, d’autre part, créer les conditions afin que la future usine d’Arras puisse écouler ses MDS en France à travers des appels d’offres favorisant la production nationale, solutions qui garantiraient la souveraineté en ce domaine. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2576</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement apporte un soutien continu à la préservation de la filière sang et du plasma, à la valorisation du modèle éthique français, et à la sécurité de l’approvisionnement en matière de Médicaments dérivés du plasma (MDP), dont l’Etablissement français du sang (EFS) et le Laboratoire français du fractionnement et des biotechnologies (LFB) sont des acteurs essentiels. Le Gouvernement a d’ailleurs porté la première réforme d’ampleur du modèle économique de l’EFS depuis sa création. Cette réforme vise à sécuriser les activités de l’établissement et permettre sa modernisation et les investissements nécessaires, notamment en matière de collecte de plasma, tout en conservant un financement principal par les cessions de produits sanguins labiles. Ainsi, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024 a permis l’octroi d’une dotation pérenne de l’Assurance maladie, pour garantir le financement de ses missions de service public et contribuer à redonner de la visibilité à l’établissement français du sang. Cette dotation est portée, par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025, à 114,95 M€, soit plus de 10 % de plus que l’année précédente. De plus, en application de l’arrêté du 27 juin 2024 modifiant l’arrêté du 9 mars 2010 relatif au tarif de cession des produits sanguins labiles, le tarif du plasma a été augmenté, à compter du 1er janvier 2025, à 140 € le litre contre 120 € précédemment. Cela témoigne de la volonté du Gouvernement de doter l’EFS de tous les moyens nécessaires pour parvenir à atteindre des objectifs ambitieux en matière de collecte de plasma. Avec le soutien du Gouvernement, compte tenu des enjeux liés à l’approvisionnement en plasma, l’EFS s’est d’ores et déjà attelé à déployer la téléassistance médicale en collecte, autorisée par le décret du 3 novembre 2023 pour les collectes de composants sanguins par aphérèse. Cela permet de faciliter la collecte de plasma et, par conséquent, d’augmenter les capacités de production de MDP au bénéfice des besoins nationaux. Afin de répondre aux besoins et d’améliorer la souveraineté de la France, le plan plasma confié par le Gouvernement à l’EFS doit permettre d’augmenter le volume collecté à 1,4 millions de litres en 2028. La collecte de plasma est l’un des sujets prioritaires du prochain contrat d’objectifs et de performance de l’EFS qui sera conclu au premier semestre 2025. En outre, dans un contexte de croissance régulière des besoins en MDP, le Gouvernement soutient la stratégie actuellement mise en œuvre par le LFB permettant d’augmenter ses capacités de production au bénéfice des besoins nationaux, tout en respectant ses principes de don éthique, volontaire et gratuit. En effet, la modernisation de son outil de production grâce à la construction d’une nouvelle usine à Arras constitue l’élément essentiel à la sécurisation de la qualité des produits et à l’augmentation des capacités et de la productivité industrielle et constitue l’un des trois axes stratégiques du plan de transformation du LFB qui a été engagé en 2018. Cette nouvelle usine permettra à terme de tripler les capacités de production du LFB. C’est pourquoi ce projet est un atout majeur pour renforcer la souveraineté industrielle et sanitaire de la France dans les prochaines années. Enfin, le Gouvernement travaille de concert avec les différentes agences, dont l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé afin de dégager tous les leviers d’assouplissement organisationnel et fonctionnel de cette filière très spécifique qui peuvent être actionnés dans le respect d’un haut niveau de sécurité pour les patients comme pour les donneurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>867</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2577</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure Lavalette</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Site « Onsexprime.fr » dès 11 ans</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            867. — 15 octobre 2024. — Mme Laure Lavalette attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur le site Onsexprime.fr. La pornographie, les réseaux sociaux ou encore les publicités aux contenus hypersexualisés créent une exposition incessante qui peut modeler insidieusement la vision juvénile de l’amour et du désir. Face aux situations d’incompréhension et de sidération à la vue de certains contenus, on doit permettre aux plus jeunes de contrer leurs attentes irréelles et une compréhension tronquée de l’intimité et du consentement. C’est ce qu’entendait faire le site Onsexprime.fr pour les 11-18 ans conçu sous l’égide de Santé publique France, établissement public sous tutelle du ministère chargé de la santé. Or plusieurs éléments risquent de provoquer l’effet inverse. L’accessibilité du site à des jeunes de 11 ans pose question dès la première page avec la mention, Mme la députée cite : « pratiques sexuelles, positions, comment on fait ? ». On constate d’ailleurs que la mention « déconseillé au moins de 12 ans » apparaît sur la vidéo de présentation. À la question : « à quel âge faire l’amour ? », le site répond « qu’il n’y a pas d’âge et que le bon âge, c’est lorsque l’on se sent prêt ». Là encore, un jeune de 11, 12 ou 13 ans ne sait pas ce qu’est « être prêt » pour entamer une vie sexuelle. Le public à qui s’adresse ce site n’est définitivement pas le bon. À cela s’ajoute la présence de nombreux concepts incompréhensibles par les plus jeunes et qui risquent de provoquer chez eux des questionnements délétères alors même qu’ils n’ont pas encore conscience de leurs corps. Et si les espèces de dessins d’animaux en carton coloré permettant la présentation de la « brouette chinoise » ou du « bateau ivre » ont finalement été retirés, il n’en demeure pas moins que le site met en avant une hypersexualisation des jeunes avec des corps nus dont seule la tête est floutée, des images colorées censées être fun ou encore des expressions jeunes telles que « askip ». Ce site gouvernemental se trompe de cibles en s’adressant tant à des enfants de 11 ans qu’à des adolescents de 17 ans et risque surtout de plonger les plus jeunes dans un flot d’informations colorées sans jamais apporter de réponse à leur questionnement. Alors que des sujets nécessaires à tout âge, tels que le consentement, la lutte contre le harcèlement et l’écoute de ses envies sont évoqués, ils sont noyés par la volonté de tout sexualiser. Les plus jeunes risquent alors de se sentir pressés de suivre un script non écrit, se lançant dans les arènes de la séduction avant même de comprendre les règles du jeu. Elle lui donc si elle juge ce site opportun pour des enfants de 11, 12 ou 13 ans. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2577</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’information et l’éducation à la santé, en particulier dans le domaine de la santé sexuelle, sont primordiales, et ce, à tous les âges de la vie. L’adolescence constitue un moment-clé pour promouvoir des comportements bénéfiques qui perdureront dans le temps, et ce d’autant plus lorsqu’ils sont intégrés en amont des moments à risque. Or, à ce jour en France, 11,8 % des garçons et 3,9 % des filles en classe de 4ème déclarent avoir déjà eu des rapports sexuels (d’après les données de l’enquête Enclass 2018). De nombreuses informations confuses et contradictoires sur les relations affectives et la sexualité, et de plus, plutôt destinées au public adulte, sont dorénavant aisément accessibles par les jeunes. C’est pour cette raison qu’ils sont de plus en plus nombreux à être en demande d’informations fiables qui les préparent à vivre sereinement leur intimité. Aussi, OnSEXprime est un dispositif d’éducation à la sexualité à destination des adolescents porté par Santé publique France (site, réseaux sociaux, brochures) et dont le site internet existe depuis 2009.  Le site est conçu à partir de questions posées par les adolescents à Fil santé Jeunes et sur les réseaux sociaux. Un prétest auprès des adolescents a validé les thématiques d’intérêt et la structuration de l’information. Il vise à apporter des réponses validées scientifiquement, avec des termes justes et adaptés. Le site aborde la santé sexuelle selon une approche globale et positive. Il traite de multiples thématiques dont le corps, les questions de genre, les infections sexuellement transmissibles et le virus de l’immunodéficience humaine, la santé reproductive ou encore les violences. Mais il répond aussi aux questionnements autour des relations interpersonnelles (regroupant les relations amicales, amoureuses et romantiques) et de la gestion des émotions dans les situations nécessitant un dialogue ou une demande d’aide, et ce en conformité avec les principes directeurs internationaux de l’United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization sur l’éducation à la sexualité. Les contenus du site s’appuient sur l’expertise de professionnels de la jeunesse, du soin et de la prévention réunis au sein d’un comité d’appui thématique, dont la composition fait l’objet d’un examen par le comité interne de déontologie de Santé publique France. Un travail complet a été réalisé par Santé publique France afin de s’assurer de l’adéquation des contenus aux différents âges des jeunes, et du maintien d’une approche de l’éducation à la vie affective et sexuelle dans sa globalité et dans le respect des droits des mineurs (accès à la contraception, interruption volontaire de grossesse…). Afin d’accompagner au mieux les adolescents, le site propose sur chaque page l’accès au chat Fil santé jeunes, spécialisé dans les questions de l’adolescence et animé par des psychologues et éducateurs. Une description des professionnels aptes à les soutenir et un annuaire pour localiser les lieux de santé (tels que les CeGIDD et les centres de santé sexuelle) sont également proposés sur le site. Enfin, les contenus insistent sur l’importance de discuter avec un adulte de confiance (parents, professionnels, dispositif d’écoute) et délivrent les clés pour avoir ce dialogue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1088</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2578</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des soins pour les enfants atteints de microtie atrésie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1088. — 22 octobre 2024. — M. Bruno Bilde attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation préoccupante des enfants nés avec une malformation congénitale appelée microtie atrésie, qui affecte l’oreille externe et le conduit auditif. Cette malformation a un impact significatif sur l’apparence physique et l’audition des enfants, nécessitant des soins médicaux spécialisés pour permettre une reconstitution fonctionnelle et esthétique de l’oreille. À ce jour, seuls quelques chirurgiens basés aux États-Unis d’Amérique maîtrisent la technologie permettant la reconstruction de l’oreille, une intervention dont le coût s’élève à plus de 100 000 euros. Ce montant ne comprend pas les frais annexes de transport, d’hébergement et de séjour sur place. Ces traitements ne sont pas couverts par l’assurance maladie, laissant les familles françaises démunies face à cette dépense colossale. De plus, cette pathologie rare n’est pas reconnue par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), ce qui prive les familles de tout accompagnement ou aide financière supplémentaires pour faire face aux frais engendrés par cette malformation. Il lui demande donc de lui indiquer si des mesures sont envisagées pour améliorer la prise en charge des traitements liés à cette maladie rare, tant en ce qui concerne le remboursement des soins à l’étranger que la reconnaissance par la MDPH afin de soulager les familles dans leur parcours médical et financier.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2578</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La microtie (prévalence de 1 à 5 / 10 000) est une malformation congénitale de l’oreille externe qui se caractérise par la présence unilatérale ou bilatérale d’oreilles anormalement petites et mal formées. Cette malformation est souvent associée à une atrésie, une anomalie rare de l’oto-rhino-laryngologie caractérisée par un défaut de développement du conduit auditif externe, entraînant des malformations de degré variable, allant de l’absence totale à une légère sténose, ainsi qu’une malformation de l’oreille moyenne. L’atrésie du conduit auditif désigne l’incapacité totale ou partielle du conduit auditif à se développer correctement ; elle est une variété d’aplasie. Lorsqu’une microtie (malformation de l’oreille externe) et l’atrésie (absence de trou) sont combinées, il s’agit d’une aplasie d’oreille. Allant de pair avec une dynamique associative présente depuis plusieurs années, la France a mis en place un dispositif de suivi par le déploiement ensuite de 3 Plans nationaux maladies rares (PNMR) successifs. Le PNMR 3 a réaffirmé la nécessité d’une prise en charge de la microtie et de l’atrésie par des centres experts, investis dans la recherche, et organise la coordination des centres experts au sein de la filière de santé maladies rares TETECOU. Cette filière coordonne les acteurs impliqués dans le diagnostic, la prise en charge, la recherche, la formation et l’accompagnement des malformations de la tête, du cou et des dents. Composée de 5 réseaux de prise en charge, c’est le centre de référence maladies rares des malformations ORL rares (MALO) qui s’occupe de la microtie et de l’atrésie au sein de la filière TETCOU. Par le soutien à la filière santé des maladies rares, le ministère de la santé et de l’accès aux soins soutient les associations de patients. La fédération française de l’atrésie et de la microtie, créée en 2021, a rejoint la filière TETECOU en avril 2024 et représente ainsi, au sein de cette filière, l’ensemble des associations et des familles touchées par la microtie et l’atrésie. (Oreille malformée) fédération française de l’atrésie et microtie) Conformément aux lois en vigueur sur la prise en charge des soins, les soins programmés à l’étranger ne sont pris en charge que dans certains cas : s’il s’agit de soins innovants dispensés à titre exceptionnel. Un médecin-conseil du centre national des soins à l’étranger doit donner son accord préalable. En ce qui concerne les remboursements, ceux-ci doivent être négociés avec la caisse d’Assurance maladie du patient. Toutefois, aucun frais ne pourra être engagé si des soins appropriés à l’état de santé peuvent être dispensés en France. Actuellement, une nouvelle technique chirurgicale a été développée à l’hôpital Necker - Enfants Malades, utilisant la même approche chirurgicale avec des prothèses en polymères. Différentes innovations sont mises en place pour répondre à divers aspects de la malformation. Si le patient remplit les conditions d’accès à l’intervention chirurgicale développée en France, il ne sera plus nécessaire de chercher une solution à l’étranger. Les patients souffrant d’aplasie d’oreille peuvent bénéficier d’une prise en charge par l’Assurance maladie dans le cadre des Affections de longue durée (ALD). Dans le cas d’une aplasie bilatérale avec surdité, l’ALD doit être mise en place le plus tôt possible. Dans le cas d’une aplasie unilatérale avec audition normale de l’autre côté, l’ALD peut être mise en place si un appareillage est prescrit ou pour aider à la prise en charge des transports vers un centre spécialisé. Concernant le remboursement des appareils auditifs, les appareils classiques en conduction aérienne peuvent être remboursés par l’Assurance maladie. Depuis la réforme 100 % santé audiologie (2019-2021), le remboursement conjugué de l’Assurance maladie et des complémentaires santés est complet, que la surdité soit unilatérale ou bilatérale, pour une gamme variée d’appareils (contour d’oreille, intra-conduit, écouteur déporté). Ces appareils doivent être conservés pendant au moins 4 ans, avec un mois d’essai et deux réglages annuels. Depuis novembre 2019, les appareils en conduction osseuse bénéficient d’un remboursement complet, avec possibilité de renouvellement tous les 2 ans. La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) intervient principalement pour la mise en place d’aménagements spécifiques pour les patients présentant des aplasies d’oreille, notamment dans un cadre scolaire ou pour des besoins particuliers. En cas de besoin d’aménagement scolaire, une demande d’accompagnant d’élève en situation de handicap ou d’un dispositif comme un micro haute fréquence peut être faite pour faciliter l’accès à l’éducation. Si l’aplasie d’oreille s’intègre dans un syndrome plus complexe, syndromes poly-malformatifs, entraînant des surcoûts importants pour les familles, le dossier MDPH est essentiel. Il peut enfin permettre d’obtenir une aide financière pour couvrir ces frais, par le biais de l’allocation enfant handicapé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1137</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2579</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Politiques mises en oeuvre pour lutter contre l’infertilité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1137. — 22 octobre 2024. — Mme Marie-France Lorho interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les politiques mises en œuvre pour lutter contre l’infertilité. Dans leur rapport « Sur les causes de l’infertilité : vers une stratégie nationale de lutte contre l’infertilité », les docteurs Samir Hamamah et Salomé Berlioux (février 2022) soulignaient que l’infertilité touchait « directement 3,3 millions des concitoyens - un chiffre qui va croissant ». Ils y soulignaient l’augmentation constante de l’infertilité masculine et féminine, due notamment au recul de l’âge de la maternité, aux facteurs environnementaux, ou à l’accumulation de ces différents facteurs. Un professeur et praticien hospitalier à l’université Paris-Saclay pointait également du doigt le fait qu’une « part des trois millions de personnes qu’on estime concernées par l’infertilité peut être due au fait que les couples vont directement à la PMA » (France 24, 18/01/2024). Parmi ses propositions, le rapport Hamamah / Berlioux pointait du doigt la nécessité de « renforcer la formation des médecins et des autres professionnels de santé, dans l’ensemble peu familiarisés avec cette problématique », de « développer la recherche dans le domaine de la reproduction humaine » ou de créer un Institut national de la fertilité. Alors que le Président de la République a déclaré le 16 janvier 2024 que l’infertilité était « le tabou du siècle », Mme le député souhaite connaître quelles seront les grandes perspectives du « grand plan » pour lutter contre l’infertilité annoncé par le Président de la République. Elle lui demande si elle entend tenir compte des propositions précitées, notamment la création d’un Institut national de la fertilité qui pourrait encourager la recherche au sujet de l’infertilité, permettre de lutter contre un phénomène qui grimpe de « 0,3 à 0,4 % chaque année » (Radio France, 1/02/2024) et qui, dans « 20 % des cas » (professeur René Frydman), demeure inexplicable.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2579</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’infertilité se définit comme l’incapacité de commencer une grossesse après 12 mois ou plus de rapports sexuels non protégés réguliers. Il s’agit d’un concept complexe en raison de la multiplicité de ses causes, mais également parce qu’elle reste parfois inexpliquée. Si une prise en charge médicale peut résoudre un certain nombre de cas d’infertilité et que la Procréation médicalement assistée (PMA) permet de contourner certaines difficultés, agir en amont sur les différentes causes par des actions de prévention demeure indispensable. Plusieurs stratégies déjà portées par le ministère chargé de la santé et de la prévention permettent d’agir en faveur de la prévention de l’infertilité. Certaines de leurs actions contribuent à la réduction de l’impact des risques connus sur la fertilité tout en facilitant une meilleure information : - stratégie nationale de santé sexuelle 2017-2030 et ses feuilles de route (2018-2020 et 2021-2024) ; - programme national de lutte contre le tabac 2018-2022 ; - plan national santé environnement 2021-2025 ; programme national nutrition santé 2019-2023 ; - stratégie décennale de lutte contre le cancer 2021-2030 et sa feuille de route 2021-2025 ; - stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, etc.). Des travaux sont en cours pour mettre en œuvre un plan interministériel en faveur de la « fertilité ». Ce plan permettra de valoriser les actions déjà engagées pour mieux les faire connaître du grand public et des professionnels de santé. Il appuiera également le déploiement d’actions visant à couvrir les besoins nouveaux ou insuffisamment couverts au regard des dernières données fournies par le rapport HAMAMAH-BERLIOUX. Sa structuration devrait s’organiser autour de 4 axes complémentaires : - uniformiser et déployer une information et une sensibilisation du grand public à tous âges sur les questions de fertilité ; - investir pour une prise en charge complète de l’infertilité ; - repenser et enrichir le parcours PMA afin d’offrir une offre harmonisée sur le territoire à destination des patients ; - faire de la France un pays leader dans la recherche et l’innovation sur la fertilité. Les spécificités de l’Outre-mer seront prises en compte dans le cadre de la mise en œuvre des différents axes du plan.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1173</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2580</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anaïs Sabatini</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Amélioration de l’accès aux soins palliatifs à domicile</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1173. — 22 octobre 2024. — Mme Anaïs Sabatini attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés rencontrées par certaines familles concernant l’accès aux soins palliatifs à domicile. Il persiste des obstacles administratifs liés à l’hospitalisation à domicile (HAD), notamment l’impossibilité pour les infirmiers libéraux d’accéder à certains matériels médicaux, tels que le kit de drainage PleurX, nécessaire au confort des patients en fin de vie. Cette restriction impose aux patients et à leurs familles de recourir à l’HAD, même lorsque ceux-ci préfèrent une prise en charge par une infirmière libérale à domicile, créant des situations de grande détresse et limitant la liberté de choix en fin de vie. Elle lui demande ainsi quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour faciliter l’accès aux soins palliatifs à domicile, en dehors du cadre strict de l’HAD et permettre aux patients d’exercer pleinement leur droit à choisir leur mode de prise en charge.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2580</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le développement de l’accès aux soins palliatifs à domicile a été l’un des axes de travail du plan national 2021-2024 et s’est traduit par des mesures très concrètes en faveur des patients souhaitant être pris en charge à leur domicile. Notamment, le nombre de visites longues de soins palliatifs a été déplafonné, pour engager l’évaluation médicale, l’organisation et la coordination de la prise en charge par le médecin traitant. En février 2022, le MIDAZOLAM à usage de sédation palliative a été rendu accessible aux médecins traitants, via les officines de ville. Accompagnée des bonnes pratiques professionnelles édictées par la Haute autorité de santé, cette marge de manœuvre supplémentaire est mobilisée sur le terrain. L’Hospitalisation à domicile (HAD) figure parmi les effecteurs de soins et experts en soins palliatifs en capacité d’intervenir au chevet des patients aux différents niveaux de prise en charge. La feuille de route nationale de développement de l’HAD consacre un axe spécifique au développement des prises en charge en soins palliatifs et la récente réforme des autorisations vise à assurer une couverture maximale du territoire français.  Par ailleurs, les équipes mobiles de soins palliatifs ont été renforcées à hauteur de 43,5 M€ sur la durée du plan national 2021-2024 « développement des soins palliatifs et accompagnement de la fin de vie ». Elles sont des partenaires directement mobilisables par les professionnels pour les situations à domicile et pour orienter sur les dispositifs mobilisables. Les efforts restent cependant à poursuivre pour garantir l’accès aux soins palliatifs et pour corriger les effets de "reste à charge" pour le patient selon les modalités de sa prise en charge. Ainsi, dans le cadre de la Stratégie décennale soins palliatifs annoncée en avril 2024, de nouvelles actions seront conduites en faveur du développement des prises en charge à domicile des personnes en soins palliatifs ou en situation de fin de vie.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1254</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2580</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Lioret</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Les patients atteints de « covid long », grand oubliés du Gouvernement ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1254. — 22 octobre 2024. — M. René Lioret* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins au sujet du suivi et de l’accompagnement des patients souffrant de symptômes prolongés de la covid-19, dit « covid long ». L’article premier de la loi n° 2022-53 du 24 janvier 2022 prévoyait la mise en place d’une plateforme visant à faciliter le parcours de soins des malades et à obtenir un recensement de ces derniers. Or depuis son vote, les décrets d’application n’ont toujours pas été publiés et la parution de la plateforme demeure au point mort, tandis que de plus en plus de services dédiés au « covid long » ferment leurs portes sans aucune alternative pour les patients. Les malades atteints de « covid long » souffrent de nombreux symptômes comprenant des problèmes respiratoires, digestifs, des troubles cognitifs, d’épuisement, de faiblesse musculaire, de pertes de mémoire, ou encore de fortes douleurs intermittentes, entre autres. Ainsi, il lui demande de lui préciser le calendrier d’adoption concernant la plateforme de référencement et de prise en charge des malades chroniques de la covid-19 ainsi que des précisions sur les financements et la formation des professionnels relatifs au traitement des patients atteints de « covid long ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1257</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2580</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Plateforme nationale - soins des personnes atteintes de « covid long »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1257. — 22 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’absence de parution du décret d’application relatif à la mise en place d’une plateforme nationale destinée à simplifier et améliorer le parcours de soins des personnes atteintes de « covid long ». Cette plateforme a été annoncée comme un dispositif essentiel pour permettre une meilleure coordination des soins, faciliter l’accès aux services de santé adaptés et recueillir des données sur le nombre de personnes touchées par cette pathologie post-covid. Cependant, à ce jour, de nombreux patients et professionnels de santé attendent encore la publication du décret d’application indispensable à la mise en œuvre de cette initiative. En l’absence de ce décret, les malades doivent faire face à une multiplicité d’interlocuteurs et à un parcours de soins complexe et souvent inadapté à leurs besoins spécifiques. Il est donc urgent que ce texte soit enfin publié et dans les plus brefs délais afin d’améliorer leur prise en charge. Il souhaite donc savoir quel est le calendrier prévu pour la publication de ce décret et les mesures envisagées pour accélérer la mise en place de cette plateforme nationale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2581</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la santé annonçait en mars 2022 une feuille de route dotée de moyens renforcés et fixant des objectifs de prise en charge pour les patients atteints de Covid long. En mai 2023, un comité de pilotage Covid long en présence de monsieur le ministre et auquel ont participé les associations de patients s’est tenu pour effectuer un premier bilan de cette feuille de route, notamment sur les aspects relatifs à la recherche et à la surveillance ainsi qu’à l’offre de soins. Concernant la prise en charge des patients, la structuration des soins doit s’organiser en trois niveaux de recours tels que formulés par la Haute autorité de santé (HAS), à savoir, un premier niveau de recours constitué par les médecins généralistes au centre du dispositif, un second mobilisant les médecins spécialistes de ville ou d’hôpital, qui prennent en charge les explorations fonctionnelles (respiratoires, cardiologiques, neurologiques, ORL) et la prise en charge des troubles dits fonctionnels, et un troisième niveau correspondant aux services de soins médicaux et de réadaptation pour la prise en charge des patients les plus complexes. Pour articuler ces prises en charge de territoire, des cellules de coordination visant à accompagner, informer, orienter les professionnels et les patients, mais également à coordonner les interventions des parcours des patients les plus complexes, ont été créées en lien avec les agences régionales de santé. Les enquêtes effectuées montrent que les quelques 130 cellules de coordination sont portées par les acteurs locaux de la coordination, assurant l’existence de dispositifs intégrés et adaptés aux spécificités territoriales et constituant une réponse opérationnelle pour que chaque personne présentant des symptômes persistants post-Covid puisse trouver à proximité de son domicile une solution. Pour aller plus loin, un cahier des charges visant à harmoniser l’activité Covid long au sein des dispositifs d’appui à la coordination a été publié en mars 2024. Enfin, la HAS a publié en mai 2024 des recommandations visant à structurer le parcours de soins de l’adulte présentant des symptômes prolongés de Covid-19. L’analyse de ces recommandations doit permettre d’identifier et de spécifier les conditions de mise en oeuvre de ces parcours tout en s’intégrant dans l’ensemble de l’offre de soins existante. Pour ce qui est de la publication des décrets d’application de la loi du 24 janvier 2022 visant à la création d’une plateforme de référencement et de prise en charge des malades chroniques de la covid-19, le comité de pilotage précité a décidé de l’ouverture d’un espace d’information sur le Covid long sur Santé.fr. Ayant mobilisé pour sa réalisation l’ensemble des parties prenantes concernées (experts, professionnels de santé, patients et directions d’administration centrale), cette plateforme permet, depuis sa mise en ligne en mars 2024, d’accompagner les personnes concernées en leur fournissant de l’information sur le diagnostic, les symptômes, le quotidien, la recherche, etc. mais également sur l’offre de soins autour de leur lieu de vie par l’intégration d’un outil d’aide à l’orientation vers les ressources de proximité. Le taux de satisfaction, obtenu via le module présent sur les pages de l’espace, s’élève à 88 %.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1459</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2581</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Panonacle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Temps de permission thérapeutique en établissement SMR</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1459. — 29 octobre 2024. — Mme Sophie Panonacle appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les temps de permission thérapeutique en centres de rééducation. L’article R. 1112-56 du code de la santé publique prévoit l’autorisation de permissions thérapeutiques de 48 heures. Le décompte des 48 h étant fondé sur la règle de la présence à minuit, celle-ci induit une seule nuit hors de l’établissement. Aussi, cette restriction ainsi que les convenances organisationnelles de certains établissements de soins médicaux et de réadaptation (SMR) conduisent dans les faits à un temps de permission réduit. Ces temps de retour au domicile auprès de la famille étant essentiels au moral et à la réussite du parcours de soins souvent de long cours des patients, elle lui demande s’il ne faudrait pas envisager une adaptation de la réglementation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2581</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article R. 1112-56 du code de la santé publique prévoit que "Les hospitalisés peuvent, compte tenu de la longueur de leur séjour et de leur état de santé, bénéficier à titre exceptionnel de permissions de sortie d’une durée maximale de quarante-huit heures. Ces permissions de sortie sont données, sur avis favorable du médecin chef de service, par le directeur." La durée maximale de 48 heures s’entend comme une période continue de deux jours complets, permettant ainsi aux patients de passer deux nuits hors de l’établissement, indépendamment de l’heure de départ ou de retour. La notion de "présence à minuit" mentionnée est utilisée uniquement pour la facturation des journées d’hospitalisation, et notamment le calcul du forfait journalier. Chaque établissement de soins médicaux et de réadaptation est libre d’organiser les horaires de départ et de retour des patients, dans le respect du cadre réglementaire en vigueur. Ce dernier permet aux patients de disposer de permissions thérapeutiques de 48 heures, soit deux nuits consécutives.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1768</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2582</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Girard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dégradation inquiétante du secteur du don du sang</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1768. — 5 novembre 2024. — M. Christian Girard interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation critique rencontrée par le don du sang en France. Malgré les efforts soutenus pour maintenir des réserves sanguines suffisantes, une baisse inquiétante de celles-ci menace la capacité du pays à fournir des soins d’urgence à la population. Dans le département des Alpes-de-Haute-Provence par exemple, les statistiques de l’Établissement français du sang révèlent une chute notable de 5 711 dons en 2022 à 4 579 en 2023, soit une diminution de 19,82 %. Cette situation est aggravée par une pénurie de médecins et d’infirmiers habilités aux prélèvements, ainsi que par l’absence de maison du don, sans compter l’annulation de 24 collectes mobiles en 2023. Conséquence directe de cette situation, les dons continuent à baisser et les prévisions des associations locales pour 2024 semblent augurer une aggravation. Sans intervention immédiate, la capacité à répondre à la demande croissante en produits sanguins pour divers traitements d’urgence, y compris les opérations chirurgicales et certains soins oncologiques est en péril. Au-delà du problème à échelle départementale, il lui demande donc quelles mesures elle compte prendre pour endiguer cette situation et comment elle envisage de susciter davantage de médecins et d’infirmiers préleveurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2582</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement apporte un soutien continu à la préservation de la filière sang, à la sécurisation de la chaîne transfusionnelle et à la valorisation du modèle éthique français, dont l’Établissement français du sang (EFS) est un acteur essentiel. Le Gouvernement a d’ailleurs porté la première réforme d’ampleur du modèle économique de l’EFS depuis sa création. Cette réforme vise à sécuriser les activités de l’établissement et à permettre sa modernisation tout en conservant un financement principal par les cessions de produits sanguins labiles. Ainsi, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024 a permis l’octroi d’une dotation pérenne de l’Assurance maladie, pour garantir le financement de ses missions de service public et contribuer à redonner de la visibilité à l’EFS. Cette dotation est portée à près de 115 M€ par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025. La valorisation des parcours des personnels de l’EFS sera dans ce cadre un point d’attention particulier. Par ailleurs, les besoins en concentré de globules rouges sont en baisse ces dernières années et l’EFS adapte donc sa collecte aux besoins des établissements de santé sans que cela se traduise par une pénurie de produits sanguins. L’EFS est également appelé à développer ses activités de collecte de plasma, essentielles à notre souveraineté en matière de Médicaments dérivés du plasma (MDP) et l’objectif fixé par le Gouvernement est d’atteindre 1,4 millions de litres à l’horizon 2028. Ainsi, de nombreuses réflexions seront menées pour promouvoir le don, développer les activités en lien avec le plasma, ainsi que pour poursuivre la modernisation de la collecte en valorisant les nombreuses maisons du don réparties sur l’ensemble du territoire. Avec le soutien du Gouvernement, compte tenu des enjeux liés à l’approvisionnement en plasma, l’EFS s’est d’ores et déjà attelé à déployer la téléassistance médicale en collecte, autorisée par le décret du 3 novembre 2023 pour les collectes de composants sanguins par aphérèse. Cela permet de faciliter la collecte de plasma et, par conséquent, d’augmenter les capacités de production de MDP au bénéfice des besoins nationaux. En outre, le Gouvernement est aux côtés de l’EFS pour développer les plans de communication visant aux dons de sang et de plasma. Enfin, le Gouvernement travaille de concert avec les différentes agences, dont l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, afin de dégager tous les leviers d’assouplissement organisationnel et fonctionnel de cette filière très spécifique qui peuvent être actionnés dans le respect d’un haut niveau de sécurité pour les patients comme pour les donneurs. Le développement des dons de sang et de plasma constitue l’une des priorités du ministère de la santé et de l’accès aux soins.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1979</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2582</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Élargissement des critères d’inclusion du dispositif « Mon soutien psy ».</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1979. — 12 novembre 2024. — M. Philippe Brun appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la nécessité d’élargir les critères d’inclusion du dispositif « Mon soutien Psy ». Le dispositif, mis en place en 2021 après la multiplication de troubles mentaux liés au confinement, vise à faciliter l’accès à un accompagnement psychologique via 12 séances remboursées par an. Face aux besoins significatifs de la population, le dispositif a été pérennisé en 2022 puis modifié par un décret du 28 juin 2024, ce dernier permettant aux patients de ne plus être obligés de consulter un médecin avant de prendre rendez-vous avec l’un des psychologues conventionnés. Cependant, les professionnels soulignent les insuffisances persistantes du dispositif et notamment des critères d’inclusion. Ces derniers apparaissent particulièrement contraignants, puisque sont notamment exclus du dispositif : les enfants et les adultes présentant des troubles neuro-développementaux ou des troubles du comportement alimentaire, ceux en situations de retrait ou d’inhibition majeures, les mineurs connaissant des exclusions scolaires à répétition, ou encore tous les enfants de moins de trois ans. Alors que la santé mentale des Français ne cesse de se dégrader, il semble nécessaire de revoir les critères d’inclusion du dispositif. Devant l’urgence de la situation, il souhaite connaître les intentions du Gouvernement sur les évolutions des critères d’inclusion du dispositif « Mon soutien psy ».]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2583</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis 2022, le dispositif Mon soutien psy offre à tous les assurés âgés de plus de 3 ans jusqu’à 12 séances de suivi psychologique prises en charge par l’Assurance maladie. Le dispositif s’adresse aux assurés en souffrance psychique d’intensité légère à modérée. Il a récemment évolué afin de permettre aux patients en éprouvant le besoin un accès direct à un psychologue conventionné et d’augmenter le nombre de séances prises en charge. La Haute autorité de santé (HAS) préconise en priorité une psychothérapie de soutien pour les patients présentant des symptômes liés à une souffrance psychique d’intensité légère à modérée et Mon soutien psy permet aux patients concernés un accès à une prise en charge de 1er recours adaptée. Pour les troubles plus sévères, la HAS recommande d’orienter le patient vers un psychiatre ou un pédopsychiatre afin d’assurer la prise en charge la plus adaptée aux besoins du patient. C’est pour cela que les patients présentant les symptômes évoqués ne peuvent pas être inclus dans le dispositif, leurs besoins nécessitant une prise en charge plus spécifique. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2324</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2583</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Politique de prévention de la myopie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2324. — 26 novembre 2024. — M. Bastien Lachaud interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les politiques de prévention de la myopie chez les enfants. La myopie est une maladie oculaire affectant la vision de loin, mais elle peut avoir des complications à terme telles que la cataracte, le décollement de rétine, pouvant aller dans les cas les plus graves jusqu’à la cécité. L’épidémie de myopie est en pleine progression, selon les données de la revue Ophtalmology datant de 2016 : 15 % de myopes en 1950, pour 40 % en 2020 et potentiellement 60 % en 2050. La myopie n’est pas une fatalité. Des facteurs héréditaires existent, mais de nombreux facteurs liés au mode de vie provoquent ou aggravent une myopie déjà existante. Parmi ces facteurs, le temps passé en vision de près (lecture, écrans), l’accentuation du temps passé à l’intérieur et la diminution du temps passé en extérieur à voir la lumière du jour et à voir au loin, les perturbations du sommeil. Ainsi, des politiques de prévention pourraient endiguer l’épidémie de myopie : la sensibilisation au problème et l’incitation à passer du temps à l’extérieur, la limitation aux activités de près, notamment des écrans, une politique générale de promotion d’un sommeil de qualité. De même, une politique de dépistage précoce de la myopie chez les enfants pourrait permettre d’agir tôt. En effet, des mesures de freination de la maladie existent et sont utilisées depuis longtemps dans d’autres pays. La tribune de Thierry Bour, ophtalmologiste, publiée dans la presse mentionne « quatre solutions [qui] ont récemment fait leurs preuves pour ralentir la myopie évolutive des enfants et adolescents : les verres de freination, l’orthokératologie (port de lentilles rigides la nuit), les lentilles de contact frénatrices de jour et l’instillation de collyres à base d’atropine ». Cependant, l’absence de politique de prévention de la myopie conduit à ce que seulement 1/5e des enfants éligibles puissent bénéficier de ces mesures de freination. Une politique de santé publique de lutte contre l’épidémie de myopie est urgente, pour contrer l’apparition et l’aggravation de la maladie, apporter du confort visuel à des millions de personnes et faire des économies significatives de soins et de dispositifs optiques. Aussi souhaite-t-il savoir ce qu’elle compte mettre en œuvre comme campagne d’information et de prévention de la myopie et de généralisation des mesures de freination pour les enfants et adolescents éligibles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2583</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le nouveau carnet de santé de l’enfant disponible pour les enfants nés à compter du 1er janvier 2025, a intégré de nouvelles recommandations sanitaires qui tiennent compte des évolutions sociétales. Il réunit tous les évènements qui concernent la santé de l’enfant depuis sa naissance et aborde des thèmes comme la prévention des troubles sensoriels que sont la vue et l’audition. En effet, un examen des yeux est réalisé dans les 8 jours qui suivent la naissance de l’enfant, puis à chaque examen obligatoire de l’enfant. Le nouvel examen obligatoire à 6 ans, âge de l’entrée à l’école primaire, est une nouvelle opportunité d’évaluer et de renforcer cette prévention en termes de dépistage sensoriel précoce. Ces examens réguliers de la vue permettent de détecter tôt des signes de myopie. Aussi, le carnet de santé prodigue de nombreux conseils aux parents, notamment autour de la prévention de la myopie. En effet, il attire la vigilance des parents sur d’éventuels signes pouvant nécessiter une consultation auprès d’un ophtalmologiste. Cette vigilance des parents permet d’orienter rapidement vers un spécialiste pour une éventuelle prise en charge et la prescription d’un dispositif de freination. Le carnet de santé comporte également plusieurs recommandations relatives au bon usage des écrans, notamment sur la base des conclusions issues du rapport de la Commission « Enfants et écrans » publié en avril 2024. Y figurent notamment les conseils de non-exposition aux écrans avant 3 ans puis, entre 3 et 6 ans, d’un usage occasionnel, limité à des contenus éducatifs et accompagné par un adulte (voir la page 24 du carnet). Dès 3 mois, et sur l’ensemble de la vie de l’enfant puis de l’adolescent, des questions à la précision croissante sur l’exposition et l’usage des écrans seront posées lors des examens obligatoires de santé, afin d’accompagner la progression des usages. Ces conseils permettent de préserver les enfants des effets négatifs des écrans sur la vue. Enfin, des conseils concernant la qualité du sommeil de l’enfant, la pratique hebdomadaire d’une activité physique et le temps passé à l’extérieur sont aussi indiqués. Par ailleurs, la direction générale de la santé œuvre à alerter au niveau européen sur les effets des écrans sur la santé oculaire en lien avec les recommandations d’un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire publié en avril 2019 et intitulé : « Effets sur la santé humaine et sur l’environnement (faune et flore) des diodes électroluminescentes ». Ainsi, les actions de prévention de la myopie par la sensibilisation et les examens de la vue participent d’un ensemble de politiques de santé publique dans la lutte contre les pathologies oculaires en France.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2896</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2584</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémentine Autain</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation de l’agence régionale de santé d’Île-de-France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2896. — 17 décembre 2024. — Mme Clémentine Autain interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation préoccupante de l’agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France. Le projet de loi de finances 2025, qui prévoyait une diminution des dépenses publiques, se traduirait concrètement par une baisse massive du budget de l’ARS d’Île-de-France, de -3,4 millions d’euros. Cette baisse aurait un impact majeur sur la masse salariale de l’agence (-3,2 millions d’euros), soient 41 postes supprimés. Le budget de fonctionnement de l’agence serait en outre amputé de 200 000 euros. Le budget prévoyait également 1,2 million d’euros de reprise de trésorerie, pour financer des mesures non pérennes, ce qui porterait la réserve de trésorerie à 9 jours de fonctionnement, soit le plus bas niveau jamais connu par l’agence - le seuil préconisé et prudentiel étant de 15 jours. Ce budget en baisse et ces suppressions de poste annoncées iraient irrémédiablement affecter les conditions de travail et la charge de travail des agents. Elle lui demande ce qu’elle compte mettre en œuvre dans ce contexte pour que l’agence régionale de santé d’Île-de-France ait les moyens de remplir sa mission fondamentale de pilotage de la politique de santé publique en région.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2584</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La baisse de 3,4 M€ n’est pas une baisse nette du budget de fonctionnement de l’Agence régionale de santé (ARS) entre 2024 et 2025 mais correspond à l’évolution de la subvention pour charge de service public entre 2024 et 2025. Cette évolution s’explique pour un tiers par le retrait des équivalents temps plein travaillés pendant les Jeux Olympiques (JO) et de la masse salariale associée (pour rappel, ces emplois s’arrêtaient à l’issue des JO et n’ont donc, comme prévu dès le départ, pas été reconduits dans le budget 2025), et pour les deux tiers restants par la non-reconduction d’abondements exceptionnels (et donc non pérennes) que l’ARS avait obtenus en 2024 pour le financement de dépenses exceptionnelles (et donc tout aussi non pérennes). Corrigé des conséquences financières du retrait des emplois JO et des abondements exceptionnels, le budget 2025 est stable par rapport à 2024. Les 41 suppressions de postes évoquées ne s’expliquent donc pas par une baisse du budget de l’ARS. Le niveau de trésorerie, correspondant à 9 jours de fonctionnement, n’est pas inédit pour l’ARS Ile-de-France (pas plus qu’il ne l’est pour l’ensemble des ARS), sachant qu’en tout état de cause, la réglementation ne fixe aucun seuil.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3029</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2584</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Jolivet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Développement des soins palliatifs dans l’Indre</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3029. — 7 janvier 2025. — M. François Jolivet attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation des habitants de départements non dotés de centres de soins palliatifs comme le département de l’Indre. Le projet de loi relatif à l’accompagnement des malades et de la fin de vie, dont la discussion est pour l’heure interrompue, n’est pas une réponse de court terme. Il souhaiterait donc connaître les voies et moyens envisagés pour le Gouvernement pour répondre au défi des soins palliatifs partout en France et sur les éléments de calendrier de mise en œuvre. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2584</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le renforcement de l’offre de soins palliatifs pour mieux répondre aux besoins actuels et futurs de nos concitoyens est une priorité du ministère de la santé. Le département de l’Indre dispose aujourd’hui d’une équipe mobile de soins palliatifs et de lits identifiés de soins palliatifs, avec un ratio de 17,8 lits pour 100 000 habitants, à comparer au ratio national moyen de 8,1 lits pour 100 000 habitants. Par ailleurs, un appel à projets a été lancé par l’Agence régionale de santé (ARS) pour créer une unité de soins palliatifs sur ce territoire courant 2025. A l’échelle nationale, le plan de soins palliatifs 2021-2024 a permis de soutenir par des crédits nouveaux des équipes expertes à hauteur de 80 M€ sur la période et avec la stratégie décennale annoncée en avril 2024, ce sont 100 M€ de mesures nouvelles qui seront dédiées annuellement au renfort des soins palliatifs et à l’accompagnement de la fin de vie. Ces crédits serviront notamment à la création de nouvelles unités, dans un objectif d’accès à des soins très spécialisés, en structure hospitalière et en proximité. Les ARS veilleront à ce qu’à l’échelle territoriale, l’ensemble des modalités permettent un accès aux soins palliatifs à l’hôpital et sur le lieu de vie des personnes malades, via notamment l’hospitalisation à domicile, l’intervention d’équipes mobiles de soins palliatifs et le développement de l’ambulatoire. Les filières soins palliatifs sont en cours de structuration à l’échelle des territoires pour garantir l’accès à des soins adaptés, dans une logique de proximité de la prise en charge et d’adéquation de l’offre à la demande des personnes malades et de leurs proches. L’enjeu est bien d’accompagner le déploiement de pratiques et de moyens garants d’une prise en charge conforme à la démarche palliative qui inclue les soins et l’accompagnement. Pour atteindre cet objectif, il est nécessaire de disposer des ressources humaines en nombre suffisant et formées aux soins palliatifs. Des actions de développement de la formation des professionnels sont donc prévues. La formation spécialisée transversale « médecine palliative » ouvre un nombre de postes réévalué tous les ans qui attire des internes de spécialités variées. La thématique de la « Prise en charge palliative et accompagnement de la fin de vie » figure dans les orientations du développement professionnel continu pour 2023-2025 et elle a été retenue comme action de formation nationale pour 2025, et ce pour quatre ans, dans le cadre du développement des compétences des personnels de la fonction publique hospitalière. Au-delà de ces mesures, la stratégie décennale prévoit des mesures visant à mieux former les professionnels, notamment en conférant une reconnaissance universitaire à la médecine palliative et d’accompagnement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3590</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2585</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Baisser l’âge de dépistage au cancer du sein</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3590. — 28 janvier 2025. — Mme Angélique Ranc attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le dépistage du cancer du sein qui est limité aux femmes entre 50 et 74 ans, asymptomatiques et sans facteur de risque particulier. En effet, celles-ci peuvent bénéficier tous les deux ans d’un examen de dépistage pris en charge à 100 % par l’assurance maladie, sans avance de frais. Cependant, malgré les avancées en matière de prévention et de sensibilisation, seuls 60 % des cancers du sein sont aujourd’hui détectés à un stade précoce. Les efforts de dépistage doivent donc être renforcés et il appartient à l’État d’étendre les dispositions existantes afin de lutter contre ce fléau mortel. Les chiffres de Santé Publique France indiquent deux tranches d’âges au cours desquelles l’incidence du cancer du sein augmente en flèche : la première se situe entre 40 et 50 ans et la seconde entre 60 et 70 ans. Si la deuxième tranche d’âge bénéficie des dispositions gratuites prises en charge par l’assurance maladie, la première tranche d’âge fait, quant à elle, l’objet d’une carence du système de santé. Alors que certains cancers du sein touchent majoritairement une population jeune, notamment le cancer du sein triple négatif et que le taux de participation au dépistage est en baisse, elle l’interroge afin de savoir si une ouverture de droits aux femmes âgées de 40 à 49 ans est actuellement à l’étude. Cette disposition permettrait de déceler les 20 % des cancers du sein qui se développent avant 50 ans, à un âge où les traitements sont plus efficaces et les chances de guérison plus élevées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2585</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le cancer du sein est, en France, le plus fréquent des cancers chez la femme et la première cause de décès par cancer. Le programme national de Dépistage organisé du cancer du sein (DOCS) mis en œuvre dès 2004 permet de détecter précocement et de réduire la mortalité du cancer du sein. Ce dépistage est destiné aux femmes âgées de 50 à 74 ans, qui bénéficient d’un examen clinique des seins et d’une mammographie de dépistage tous les 2 ans, ainsi que d’une double lecture systématique en cas de cliché normal ou bénin. Le taux de participation au DOCS était de 46,5 % pour la période 2022-2023 et de 47,7 % pour la période 2021-2022. A ce taux de participation s’ajoute un taux estimé à 18 % de femmes de 50 à 74 ans se faisant dépister dans le cadre d’une démarche de détection individuelle. En cumulant dépistage organisé et dépistage individuel, le taux de participation global se rapproche de l’objectif européen de 70 % de participation. Afin d’augmenter la participation aux dépistages organisés des cancers, le ministère chargé de la santé a publié, début 2024, une feuille de route « dépistages organisés des cancers 2024-2028 », élaborée en lien avec l’institut national du cancer, la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et les différents acteurs du champ, notamment les centres régionaux de coordination des dépistages. Une organisation rénovée des dépistages organisés des cancers avec un transfert du pilotage des invitations à la CNAM et un recentrage des missions des centres régionaux de coordination des dépistages des cancers sur le suivi des personnes dépistées a été mise en place. Les 12 actions de cette feuille de route portent notamment sur l’information, la sensibilisation de la population aux dépistages organisés des cancers, l’amélioration de l’accès aux dépistages, le déploiement d’actions d’aller-vers, des actions spécifiques pour les personnes les plus éloignées des systèmes de prévention et dans les territoires avec de moindres taux de participation, avec pour objectif d’améliorer la qualité des dépistages organisés. La Haute autorité de santé (HAS) vient d’être saisie en vue d’une évaluation de l’opportunité d’une extension du dépistage organisé du cancer du sein aux femmes de 45 à 49 ans. L’actualisation des recommandations HAS est nécessaire pour faire évoluer, le cas échéant, le cadre réglementaire du DOCS.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4001</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2586</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claire Lejeune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie de médicaments</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4001. — 11 février 2025. — Mme Claire Lejeune* appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les pénuries de médicaments. En effet, en 2023, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a enregistré une augmentation des signalements de ruptures de stock ou de risque de ruptures de stock. Ainsi, 4 925 déclarations ont été déposées en 2023 contre 3 761 en 2022 et 2 160 en 2021. Selon l’ANSM « toutes les classes de médicaments sont concernées », y compris des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) comme les médicaments cardio-vasculaires, anti-infectieux ou encore anti-cancéreux. Cette année encore, de nombreux médicaments prescrits par les médecins généralistes sont en rupture de stock comme l’antibiotique « augmentin » particulièrement prescrit pour lutter contre les infections bactériennes chez l’adulte et l’enfant. Dans ses rapports, l’ANSM alerte depuis plusieurs années sur l’insuffisante capacité de production de médicaments de la France. Par ailleurs, l’annonce faite par Sanofi de la cession de 50 % de sa filiale pharmaceutique Opella à un fonds d’investissement américain est extrêmement inquiétante et risque fortement de mettre en péril le plan de relocalisation, déjà insuffisant, prévu par le Gouvernement et plus globalement la capacité de production française de médicaments et de ses principes actifs. Aussi, elle lui demande quelles mesures elle entend prendre pour garantir aux citoyens leur accès aux médicaments et mettre fin aux ruptures de stocks et d’approvisionnement des officines de pharmacie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4003</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2586</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Lelouis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénuries de médicaments et conditions de travail en pharmacie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4003. — 11 février 2025. — Mme Gisèle Lelouis* alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins sur les conditions de travail en pharmacie et les ruptures de médicaments qui deviennent de plus en plus fréquentes. Jeudi 30 mai 2024, 9 pharmacies sur 10 sont restées fermées sur tout le territoire français comme le relate Le Point dans un article publié le même jour. À Marseille, ce sont plus de 500 officinaux qui ont défilé de la préfecture jusqu’au Vieux-Port. Parmi eux défilaient pharmaciens, préparateurs, représentants de l’ordre et syndicats qui ont fait part de leur angoisse de voir leur profession directement impactée. Les ruptures de médicaments se révèlent très angoissantes pour les patients et difficiles à gérer pour les pharmacies. Pierre-Olivier Variot, qui préside l’Union des syndicats et des pharmaciens d’officine (USPO) depuis 2021, explique, dans un entretien accordé à RMC le 31 mai 2024, que ses collègues passent en moyenne 12 heures par jour pour trouver des médicaments à leurs patients. L’augmentation des charges nuit grandement à l’exercice de la profession de pharmacien car elle provoque une baisse de rentabilité d’autant plus que le pharmacien titulaire doit verser le salaire à une équipe souvent constituée de 6 membres regroupant pharmaciens adjoints, préparateurs en pharmacie et le personnel de vente. Tous ces aléas contraignent de nombreux établissements à mettre la clé sous la porte comme en témoignent les 36 fermetures enregistrées en janvier 2024, deux fois plus qu’en 2023 à la même période. Le risque de libéralisation de la vente de médicaments en ligne constitue également un facteur à risque pour l’industrie pharmaceutique car cela créée de la concurrence déloyale. Ce marché peut s’avérer dangereux s’il n’est pas bien régulé car n’importe quel individu pourrait vendre clandestinement des produits pharmaceutiques sans avoir de diplôme et sans avoir de réelle connaissance de la substance délivrée. Si les pénuries l’emportent sur les pharmacies françaises, de nombreuses personnes seront tentées de se procurer leurs médicaments en ligne, le tout sans être averties des effets secondaires que leur traitement peut engendrer et sans réelle certitude que le produit délivré est le bon s’il est question de « marché noir ». Elle lui demande donc quelles actions nouvelles il compte mener pour combattre les pénuries de médicament et répondre aux attentes des pharmaciens et du personnel pharmaceutique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2586</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La disponibilité des médicaments dans les pharmacies est un sujet de préoccupation majeur pour tous nos concitoyens et a un impact important sur leur vie quotidienne. Les causes de ces tensions sont multifactorielles : prévalence des épidémies hivernales, disponibilité des matières premières, tensions sur le marché mondial, problèmes dans les chaînes de fabrication… Face à ce constat, et à des pénuries qui se multiplient, le Gouvernement est actif : - identification à l’été 2023 d’une liste de 450 médicaments essentiels faisant l’objet d’un suivi renforcé ; - annonce, par le Président de la République en juin 2023, de la relocalisation sur sol français de la production de 25 médicaments stratégiques dans le cadre du plan France 2030. Le Gouvernement a annoncé en janvier 2025 le soutien de 8 projets industriels supplémentaires, soit 21 M€ injectés pour 160 M€ d’investissements industriels, l’Etat vient appuyer la production ou la relocalisation de médicaments essentiels ; - signature, par l’ensemble des acteurs de la chaîne du médicament, d’une charte d’engagement en novembre 2023, visant à mieux contrôler et réguler les approvisionnements, favoriser la transparence de l’information, et responsabiliser chacun dans l’intérêt premier du patient ; - vote, par le législateur dans le cadre de la LFSS 2024 et de la LFSS2025, de dispositions permettant d’accroître la capacité d’action des autorités sanitaires pour lutter contre les tensions d’approvisionnement ; - publication, en février 2024, d’un plan d’action volontariste pour trois années permettant de relever le défi des pénuries avec méthode, détermination et réalisme. Par ailleurs, la France est particulièrement proactive à l’échelle européenne, et participe activement aux travaux conjoints dans le cadre du Critical medicines act.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2817</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2587</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-François Rousset</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Fléchage des recettes des paris sportifs en ligne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2817. — 10 décembre 2024. — M. Jean-François Rousset* attire l’attention de M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur les impacts des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, qui ont constitué un moment exceptionnel reposant sur un socle indispensable : les clubs et associations sportifs. Ces derniers permettent aux sportifs de s’épanouir et de se révéler tout en jouant un rôle essentiel dans la cohésion sociale, l’éducation et la promotion du bien-être. Cependant, ces clubs font face à des difficultés croissantes, qu’il s’agisse de leur financement, du soutien aux bénévoles ou du manque d’équipements adaptés. Parallèlement, les recettes fiscales générées par les paris sportifs ne cessent d’augmenter, atteignant 1,18 milliard d’euros en 2023, tandis que le budget des sports stagne à 830 millions d’euros, hors organisation des jeux. Aussi, il lui demande s’il ne serait pas opportun de réévaluer la répartition des produits fiscaux des paris sportifs en affectant une part significative de ces recettes au soutien des clubs sportifs fédérés, tant pour leur fonctionnement que pour la rénovation ou la construction d’équipements. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2987</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2587</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Mazars</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Héritage des JOP Paris 2024 et fléchage des recettes des paris sportifs en ligne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2987. — 24 décembre 2024. — M. Stéphane Mazars* appelle l’attention de M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur l’héritage des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, qui ont constitué un moment exceptionnel reposant sur un socle indispensable : les clubs et associations sportifs. Ces derniers permettent aux sportifs de s’épanouir et de se révéler tout en jouant un rôle essentiel dans la cohésion sociale, l’éducation et la promotion du bien-être. Cependant, ces clubs, clés de voûte du sport dans le pays, font face à des difficultés croissantes, qu’il s’agisse de leur financement, du soutien aux bénévoles ou du manque d’équipements adaptés. Parallèlement, les recettes fiscales générées par les paris sportifs ne cessent d’augmenter, atteignant 1,18 milliard d’euros en 2023, tandis que le budget des sports stagne à 830 millions d’euros, hors organisation des jeux. Aussi, il l’interroge sur l’opportunité de réévaluer la répartition des produits fiscaux des paris sportifs en ligne en affectant une part significative de ces recettes au soutien des clubs sportifs fédérés, tant pour leur fonctionnement que pour la rénovation ou la construction d’équipements. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2587</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis 2017, la France a articulé sa politique sportive autour de deux axes majeurs : l’organisation exemplaire des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 et l’objectif de recrutement de 3 à 6 millions de nouveaux pratiquants supplémentaires, afin de faire de notre pays une nation plus active et plus sportive. La réussite unanimement reconnue, en France et à l’international, du plus grand événement planétaire de sport, au cours de l’été dernier, qui est venue parachever une politique volontariste d’accueil sur notre territoire de grands événements sportifs internationaux engagée dès 2016, a contribué à renforcer la place du sport dans notre société, notamment en disséminant de façon plus structurée les bienfaits que le sport est en mesure d’apporter en matière de santé, de cohésion sociale, de développement éducatif, de rayonnement international, de valorisation des savoir-faire entrepreneuriaux. En outre, les premiers éléments chiffrés déjà collectés montrent que, dans la droite ligne des affluences et des audiences que les jeux ont fédérées auprès des Français, une dynamique positive de prise de licences dans les clubs et de fréquentation des lieux de pratique est apparue dès l’automne dernier. Pour autant et bien que la situation économique du secteur du sport demeure marquée par certaines fragilités, les attentes doivent néanmoins être arbitrées au regard du cadre général de l’objectif structurant de redressement des finances publiques. Ainsi, dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025, adopté définitivement le 6 février dernier, l’agence nationale du sport se voit doter d’un plafond de taxes affectées de 240,1 M€, auxquels il faut ajouter les crédits qui sont proposés au vote en deuxième partie du projet de loi sur le programme « sport », à hauteur de 259,2 M€ d’autorisations d’engagement et 159,2 M€ de crédits de paiement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1400</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2588</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Garantir la pérennité de la chasse au gibier d’eau</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1400. — 29 octobre 2024. — M. Jean-Philippe Tanguy* appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, concernant la situation préoccupante relative à la chasse des oiseaux migrateurs, notamment celles de quatre espèces de canard. En effet, les propositions de moratoires sur certaines espèces d’oiseaux migrateurs par la Commission européenne pourraient grandement affecter cette pratique dans le pays. Au total quinze espèces sont menacés dont quatre qui devraient être supprimées de la chasse très prochainement (le Fuligule milouin et le canard siffleur cette année et pour l’année suivante ce sont le canard souchet et canard pilet qui sont concernés). Au sein du département samarien ces espèces représentent les oiseaux les plus chassés. Pour prendre ces décisions la Commission européenne s’est notamment fondée aveuglement sur des données transmises par l’Office français de la biodiversité (OFB), dont les chiffres sont issus de la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux), organisation qui s’est ouvertement proclamée contre la chasse. Alors que les chasseurs et les associations cynégétiques disposent de données sourcées, récoltées à l’aide de plusieurs outils - tels que des balises GPS, des radars, des récoltes d’ailes etc. - aucune consultation n’a été organisée préalablement à toute prise de décision. Or il est indispensable de réunir toutes les parties prenantes, afin de prendre des décisions en cohérence avec les enjeux recherchés. Ces propositions de moratoires, ne s’appuyant sur aucune justification scientifique, ne sont que le reflet de l’écologie punitive. Pratiquée par de jeunes passionnés la chasse au gibier d’eau est une tradition française, qui plus est picarde et samarienne. La Commission européenne ne peut pas mettre sous silence les principaux acteurs de cette pratique et les conséquences qui découlent de telles décisions. Au-delà des conséquences pour les chasseurs, l’impact sur les territoires concernés est très important. Les chasseurs soutiennent une chasse raisonnée et durable ; à titre d’exemple dans la région des Haut-de-France ces derniers entretiennent bénévolement plus de 100 000 hectares. Ainsi, si la chasse au gibier d’eau venait à disparaître ce serait une partie de la biodiversité du pays qui se retrouverait abandonnée. De plus, les arguments avancés par la Fédération nationale des chasseurs (FNC), avec l’appui de la Fédération européenne des associations de chasse et de conservation de la faune sauvage (FACE), soulèvent des incohérences scientifiques entre les populations nicheuses et hivernantes, ainsi qu’une méconnaissance des effectifs réels de ces espèces. Les décisions prises au niveau européen doivent être le résultat du respect des acteurs locaux et nationaux et doivent refléter la réalité scientifique tout en prenant en considération les efforts et les propositions émanant des différentes instances du monde cynégétique. Il lui demande donc d’agir auprès de la Commission européenne afin que cette dernière prenne en compte les contestations faites par les acteurs du monde rural, qui subissent de plein fouet les conséquences économiques, culturelles et de biodiversité de ces décisions précipitées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3435</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2588</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Markowsky</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Menaces sur la chasse au gibier d’eau et déni scientifique européen</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3435. — 28 janvier 2025. — M. Pascal Markowsky* alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur le péril encouru par la chasse au gibier d’eau et aux oiseaux migrateurs suite aux récentes décisions de la Commission européenne. La chasse au gibier d’eau, tradition cynégétique profondément ancrée dans les territoires ruraux français, est aujourd’hui menacée par des recommandations émanant du groupe d’experts des directives nature (NADEG) de la Commission européenne. Ces recommandations portent sur l’interdiction totale de la chasse de quatre espèces (le fuligule milouin, le canard siffleur, la caille des blés et la grive mauvis) ainsi que sur la réduction de moitié des prélèvements pour trois autres espèces (la sarcelle d’hiver, le canard souchet et le canard pilet). Ces propositions suscitent une vive contestation en raison de leur fondement scientifique discutable. L’Association nationale des chasseurs de gibier d’eau (ANCGE) dénonce une véritable « arnaque » en raison de données jugées obsolètes et biaisées, issues principalement d’organisations anti-chasse. La Task force recovery of birds, à l’origine de ces travaux, inclut des membres issus de structures notoirement hostiles à la chasse, ce qui soulève de légitimes interrogations sur son impartialité. De plus, les relevés de population utilisés se limitent à l’Europe des 27, excluant la Russie, qui constitue pourtant une zone majeure de nidification pour de nombreuses espèces migratrices concernées. Cette omission fausse les évaluations globales des populations et alimente des propositions jugées incohérentes par les acteurs du monde cynégétique. L’ANCGE souligne ainsi que certaines estimations des populations d’oiseaux migrateurs sont inférieures aux prélèvements annuels réalisés par les chasseurs, preuve que les données utilisées sont inadéquates pour justifier des restrictions aussi drastiques. En France, la sarcelle d’hiver, le souchet, le pilet et le siffleur représentent entre 80 % et 90 % des prélèvements totaux des anatidés chaque année. L’interdiction ou la forte réduction de leur chasse entraînerait un impact social et économique majeur, notamment dans des départements comme la Charente-Maritime, où cette activité traditionnelle contribue à la vie locale et à la préservation des zones humides. Malgré l’opposition des États membres lors des premières consultations, la Commission européenne poursuit son processus de consultation jusqu’au 20 décembre 2024. Une nouvelle réunion décisive se tiendra le 15 janvier 2025, lors de laquelle le sort de la chasse au gibier d’eau pourrait être scellé. Les représentants des chasseurs ont intensifié leurs démarches auprès du ministère chargé de l’environnement et du Sénat pour convaincre la France de s’opposer fermement à ces mesures jugées excessives et injustifiées. Face à ces éléments, il souhaite connaître les instructions que le Gouvernement entend donner à ses représentants au sein des instances européennes pour garantir la défense de la chasse durable et la préservation des traditions cynégétiques françaises. Il lui demande également quelles initiatives seront prises pour s’assurer que les données scientifiques utilisées dans ces processus soient actualisées et impartiales, afin d’éviter que des décisions aux conséquences disproportionnées ne soient imposées aux chasseurs français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4128</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2589</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Allisio</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Nouvelles recommandations européennes en matière de chasse au gibier d’eau</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4128. — 18 février 2025. — M. Franck Allisio* appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les préoccupations exprimées par les chasseurs de gibier d’eau quant aux recommandations qui seront prochainement émises par la Commission européenne concernant la chasse des oiseaux migrateurs. Ces recommandations, basées sur les travaux du Task Force for Recovery of Birds (TFRB), suscitent une vive inquiétude parmi les chasseurs, car elles pourraient entraîner la disparition progressive de cette pratique traditionnelle, qui joue un rôle important dans la gestion et la préservation des écosystèmes locaux. De plus, le comptage des anatidés sur lequel se basent ces recommandations s’avère être discutable, car il exclut au niveau géographique la Russie et la Biélorussie, qui sont pourtant les deux pays où les concentrations d’anatidés sont les plus importantes en Europe. Dans ce contexte, il lui demande de bien vouloir préciser la position de la France face à ces nouvelles recommandations européennes afin de savoir si la France soutiendra ou s’opposera à ces recommandations, compte tenu des impacts qu’elles pourraient avoir sur la pratique de la chasse au gibier d’eau et sur les chasseurs, qui se sont toujours montrés responsables et engagés dans la préservation des espèces migratrices.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2589</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche est informé de la situation des espèces citées (fuligule milouin, canard siffleur, canard souchet et canard pilet) et des propositions de moratoires formulées par la Commission européenne. Ces propositions ont été partagées par la Commission aux parties prenantes et en particulier les représentants cynégétiques et associations de protection de l’environnement. Le Gouvernement est pleinement conscient des préoccupations exprimées par les chasseurs, et de l’impact socio-économique de ces recommandations. La France joue un rôle central en tant que halte pour de nombreuses espèces migratrices, dont certaines vulnérables, qui transitent par nos zones humides. La préservation de ces écosystèmes (protection ou réduction des pressions) est un pilier pour leur conservation. Nous suivons de près la dynamique de ces populations. Les bilans de comptage du programme Wetland en 2024 sont encourageants pour la France : stabilité des populations d’anatidés, voire augmentation pour certaines espèces. Dans le cadre de la consultation organisée par la Commission, la France a rappelé certaines des incertitudes scientifiques qui entourent le statut des espèces citées et défend une chasse durable et compatible avec la dynamique de population observée. Les mesures sont toujours à l’étude et dans l’attente de précisions officielles de cette instance européenne, le Gouvernement plaide pour une prise en compte rigoureuse des données scientifiques disponibles, en particulier celles provenant du terrain. L’approfondissement des connaissances sur certains oiseaux chassables, associant l’ensemble des acteurs concernés, est un axe essentiel. Ainsi et concernant les impacts sociaux et culturels des éventuelles restrictions envisagées, le Gouvernement continue de défendre une approche équilibrée et concertée, qui respecte la nécessité de garantir la conservation des espèces tout en permettant une pratique durable et responsable des activités cynégétiques. Afin d’anticiper les demandes de la Commission et de défendre au mieux cette position, un travail de concertation est engagé avec les chasseurs pour les associer aux mesures de gestion qui devront être prises. Si des propositions de moratoires venaient à être proposées par la Commission européenne, des discussions avec l’ensemble des parties prenantes seraient organisées pour assurer la bonne conservation de ces espèces en France et sa conciliation avec une chasse durable.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3620</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2590</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémence Guetté</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Sécurité des agents de l’Office français de la biodiversité (OFB)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3620. — 4 février 2025. — Mme Clémence Guetté alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la sécurité des agents de l’Office français de la biodiversité (OFB). En effet, au-delà des deux milliards de coupes budgétaires annoncées par le Gouvernement pour les agences et les opérateurs de l’État dont il fait partie, ses agents sont directement menacés dans leur intégrité physique. Ce phénomène n’est pas nouveau. Le 31 mars 2023, les locaux de l’Office français de la biodiversité ont été incendiés à Brest (29 200), au lendemain d’une manifestation de pêcheurs. La présidente du conseil d’administration de l’OFB, Mme Sylvie Gustave-dit-Duflo, a constaté, depuis 2024 et le début de la crise agricole, plus de 55 agressions visant l’établissement et ses agents. Le 8 octobre 2024, l’une des roues de la voiture du directeur départemental de l’OFB du Tarn-et-Garonne (82) a été déboulonnée. Un mois plus tard, un véhicule de service occupé par deux agents de l’OFB a été directement visé par un tracteur. L’agence a déposé plus d’une cinquantaine de plaintes. Très récemment, le 22 janvier 2025, le siège de l’OFB dans l’Aude (11) a, à son tour, été tagué et incendié. Dans ce contexte, il est inadmissible que le Premier ministre ait directement repris les arguments anti-OFB de certains syndicats agricoles en s’exprimant ainsi lors de son discours de politique générale : « Quand les inspecteurs de la biodiversité viennent inspecter les fossés ou les points d’eau avec une arme à la ceinture dans une ferme déjà mise à cran par la crise, c’est une humiliation, donc une faute ». La fausse opposition entretenue par le Gouvernement entre les normes environnementales et une vie digne pour les agriculteurs aggrave ce climat de défiance, alors même que seuls 7,5 % des contrôles annuels exercés par les agents de l’OFB concernent le monde agricole. Ainsi, en 2023, seulement 1 % des exploitations agricoles ont été contrôlées. Au regard de cette situation préoccupante, elle souhaite savoir si le Gouvernement entend cesser de cibler injustement les personnels de l’OFB et quelles mesures il compte prendre pour garantir leur sécurité et la pérennité de leurs missions.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2590</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Face aux attaques dont l’Office français de la biodiversité fait l’objet, le Président de la République a exprimé son soutien en ouverture du Salon de l’Agriculture en appelant « tout le monde à être respectueux avec les agentsde l’OFB » et réaffirmé que «  les agents de l’OFB sont des gens qui font bien leur travail et qui appliquent juste la loi  ». La Ministre de la transition Ecologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche a également pris position avec force et à de nombreuses reprises en défense de l’OFB en rappelant la nécessité de la protection de la nature. Enfin le Premier ministre par courrier en date du 27 février 2025 adressé à la présidente du conseil d’administration de l’OFB et au directeur général de l’OFB réaffirme la confiance que le Gouvernement accorde à l’office et à ses agents. Il insiste sur le caractère inadmissible des attaques répétées en direction d’un opérateur de l’Etat qui assure des missions régaliennes. Il confirme l’importance que l’Etat accorde à l’exercice des missions de gestion durable des ressources naturelles que ne remet pas en cause le budget de l’établissement en 2025 qui participe à l’effort collectif de rétablissement des comptes publics. En témoigne la hausse continue des moyens de l’établissement sur la période 2020-2024, tant en budget qu’en effectifs. Il demande enfin de reprendre sans attendre le dialogue social sur l’attractivité des postes. Le Premier ministre a également adressé un courrier aux préfets de département les invitant à créer les conditions propices à des contrôles apaisés et en assurant la sécurité des agents. Ils devront s’appuyer pour cela sur notamment les circulaires des 4 novembre et 3 décembre 2024, les MISEN et en réunissant l’ensemble des organisations professionnelles agricoles et des services de l’état pour établir un cadre serein à la programmation des contrôles. L’OFB est l’opérateur du gouvernement chargé d’assurer la gestion durable des ressources naturelles, de garantir leur juste partage et concourir à la préservation d’un cadre de vie de qualité pour aujourd’hui et demain. La nécessité de cette action est incontestable. Le Gouvernement s’engage à la poursuivre avec détermination et à assurer les ressources nécessaires à l’accomplissement de ces missions avec efficacité, en lien étroit avec les acteurs des territoires. Pour ce faire, un travail de fond est engagé par le gouvernement sur la lisibilité des règles et leur application proportionnée et plus largement pour trouver un chemin d’équilibre pour conduire la transition écologique avec les Français et l’ensemble des parties prenantes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3630</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2591</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annie Vidal</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Régulation de la population de sangliers et indemnisation des dégâts causés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3630. — 4 février 2025. — Mme Annie Vidal attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la régulation de la population de sangliers et l’indemnisation des dégâts causés par ces animaux. Depuis la loi du 27 décembre 1968, les fédérations départementales de chasseurs supportent l’indemnisation des dégâts causés par les sangliers aux cultures agricoles. Or, ces dernières décennies, la prolifération des sangliers est devenue un problème majeur partout en France. En Seine-Maritime, environ 12 000 sangliers sont abattus chaque année, un chiffre qui ne suffit pas à contenir leur natalité. Cette prolifération est exacerbée par la diminution du nombre de chasseurs et l’existence de zones non chassables, représentant environ 30 % du territoire, pour des raisons de sécurité ou d’opposition idéologique à la chasse. Ces zones deviennent des refuges pour ces animaux, qui causent des dommages importants non seulement aux cultures agricoles, mais aussi aux infrastructures urbaines comme les terrains de sport et les routes, où ils sont impliqués dans de nombreux accidents. En 2024, les dégâts causés par les sangliers en Seine-Maritime ont représenté environ 1,4 million d’euros d’indemnisation, un coût de plus en plus difficile à supporter pour les fédérations de chasseurs. De plus, les sangliers, porteurs de maladies comme la peste porcine, représentent une menace pour les élevages porcins, avec des conséquences économiques potentielles considérables pour les éleveurs. Si l’accord national global signé le 1er mars 2023 entre la Fédération nationale des chasseurs et les organisations professionnelles agricoles a permis des avancées notables, certains points nécessitent encore des évolutions législatives. Cela concerne notamment l’autorisation exceptionnelle de tir autour de points d’appâtage, inspirée des pratiques en Alsace et Moselle, ou une meilleure articulation entre les procédures d’indemnisation non-contentieuses et judiciaires qui est essentielle pour garantir une indemnisation juste et efficace. Dans ce contexte, elle lui demande quelles mesures elle envisage pour accroître l’efficacité de la régulation de la population de sangliers. Elle l’interroge également sur les actions prévues pour partager ou alléger la charge financière des indemnisations aujourd’hui assumées par les fédérations de chasseurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2591</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’augmentation des populations de sangliers est un sujet de préoccupation en France et en Europe, tant sur le plan des dégâts agricoles, des collisions routières, qu’au niveau sanitaire. La population de suidés sauvages prélevée à la chasse (789 816 en 2022-2023) a ainsi été multipliée par plus de 20 depuis le début des années 1970, alors que le nombre de chasseurs a lui été en baisse. Conformément à l’article R424-8 du code de l’environnement, la chasse anticipée du sanglier peut être autorisée à partir du 1er juin et jusqu’au 14 août, sur autorisation préfectorale particulière. À partir du 15 août celle-ci est autorisée sans condition particulière et jusqu’au dernier jour de février. L’espèce peut également être classée comme « susceptible d’occasionner des dégâts » et faire l’objet d’une régulation à tir tout au long du mois de mars. L’État souhaitant diminuer les dommages causés par les gibiers, a décidé de fournir davantage d’outils aux chasseurs pour y remédier. Ainsi, il a instauré la "boîte à outils sanglier" qui permet désormais et conformément au décret n° 2023-1363 du 28 décembre 2023, entre le 1er avril et le 31 mai, la chasse du sanglier restreinte à la protection des semis, autorisée à l’affût ou à l’approche, voire exceptionnellement en battue, sous réserve d’une autorisation préfectorale, permettant de réguler le sanglier toute l’année douze mois sur douze. Ce décret précise par ailleurs les conditions de recours aux opérations d’agrainage dissuasives conformément à l’article L. 425-5 et en accord avec le schéma départemental de gestion cynégétique. De plus, l’arrêté du 28 décembre 2023 modifiant l’arrêté du 1er août 1986 toujours dans le cadre de la "boîte à outils sanglier", permet dès lors, l’usage de la chevrotine dans le cadre de battues collectives, sur proposition du préfet et par arrêté ministériel triennal, ainsi que le tir lors des récoltes. A propos des évolutions législatives que vous évoquez, c’est à dire la suppression des forestiers en commission nationale d’indemnisation, la concordance voie civile et gracieuse et le tir sur place d’appatage. Le gouvernement avait déposé des amendements en ce sens dans le projet de loi d’orientation pour la souveraineté en matière agricole et le renouvellement des générations en agriculture en avril dernier mais ils ont été déclarés irrecevables. Le gouvernement reste déterminé à trouver un véhicule législatif qui permette de faire aboutir ces engagements.  L’État reste par ailleurs attentif à la situation actuelle concernant la gestion des populations de sangliers, en lien avec les organisations professionnelles agricoles et la Fédération Nationale des Chasseurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3632</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2591</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Renault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Publication de l’arrêté relatif à la régulation du grand cormoran en eaux libres</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3632. — 4 février 2025. — M. Matthias Renault* interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’absence de publication de l’arrêté ministériel relatif à la régulation du grand cormoran en eaux libres, conformément à la décision du Conseil d’État du 8 juillet 2024. Par cette décision, le Conseil d’État a partiellement annulé l’arrêté du 19 septembre 2022, qui interdisait la régulation du grand cormoran en eaux libres. Il a notamment considéré que si cette espèce n’était pas la cause principale du déclin de certaines espèces piscicoles vulnérables, telles que l’ombre commun, le brochet commun ou l’anguille européenne, sa prédation pouvait néanmoins, dans certains contextes, aggraver leur état de conservation. En conséquence, le juge administratif a enjoint le Gouvernement de prendre un arrêté modificatif dans un délai de quatre mois, afin de fixer des plafonds départementaux de destruction de grands cormorans en eaux libres pour la période 2022-2025. Ce délai est désormais écoulé depuis plusieurs semaines et pourtant aucun arrêté n’a été publié à ce jour. Cette situation préoccupe les acteurs de la pêche et de la protection des milieux aquatiques, qui alertent sur l’impact du retard pris dans l’application de cette décision. L’absence de régulation en eaux libres fragilise davantage des espèces déjà menacées et compromet l’équilibre des écosystèmes concernés. Aussi, il lui demande de préciser les raisons de ce retard et d’indiquer à quelle date l’arrêté modificatif sera publié, afin d’assurer la mise en œuvre effective de la décision du Conseil d’État et de répondre aux enjeux de préservation des espèces piscicoles vulnérables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4138</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2592</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Dezarnaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Impacts sur la filière piscicole iséroise de l’arrêté « gestion des cormorans »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4138. — 18 février 2025. — Mme Sylvie Dezarnaud* attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les impacts du projet d’arrêté fixant les conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant les grands cormorans, notamment sur l’économie piscicole et la biodiversité locale, particulièrement dans le département de l’Isère. Ce territoire, qui abrite près de 4 000 hectares d’étangs, une des plus importantes concentrations en France, joue un rôle crucial dans le développement économique rural et le maintien d’une biodiversité riche. La filière piscicole y représente plusieurs centaines d’emplois directs et indirects, principalement dans les zones rurales. En outre, ces étangs contribuent à la régulation des écosystèmes, par exemple via la captation de carbone et la préservation de nombreuses espèces aquatiques et aviaires. Toutefois, le projet d’arrêté dans sa version actuelle soulève de vives inquiétudes. Premièrement, l’exigence de preuves scientifiques démontrant des « dommages et impacts avérés » liés au grand cormoran représente une charge disproportionnée pour les pisciculteurs, tant sur le plan financier que logistique. Deuxièmement, il est crucial de revoir les délais et modalités imposés aux exploitants, notamment l’obligation de transmettre les comptes-rendus de destruction sous 24 heures, qui paraît irréaliste et administrativement lourde. Une fréquence semestrielle semble plus adaptée. Par ailleurs, Mme la députée s’interroge sur le calcul des plafonds de destruction, qui nécessiterait une clarification des critères, incluant les types de recensements (nicheurs, hivernants ou les deux). Il convient également de s’assurer que ces plafonds ne soient pas appliqués de manière injustifiée à d’autres contextes que les cours d’eau. De plus, l’élargissement de la période autorisée pour la protection des poissons à l’ensemble de l’année apparaît essentiel, étant donné la présence continue des cormorans sur les territoires concernés. Enfin, les dispositions relatives à l’effarouchement et au dérangement d’espèces périphériques nécessitent d’être revues afin d’éviter d’introduire des contraintes supplémentaires non discutées avec les parties prenantes initiales. En conséquence, elle lui demande quelles mesures elle entend prendre pour alléger les contraintes administratives pesant sur les pisciculteurs, notamment en révisant les obligations de transmission des comptes-rendus et les preuves scientifiques exigées, préciser les critères de calcul des plafonds de destruction et leur champ d’application, revoir la période autorisée de protection des poissons pour mieux correspondre aux réalités locales, réexaminer les dispositions relatives aux effarouchements et dérangements d’espèces périphériques. Enfin, elle souhaite savoir si elle est disposée à reporter l’adoption de cet arrêté afin de permettre une reprise des discussions avec les parties prenantes concernées et à intégrer pleinement les spécificités locales de territoires comme l’Isère, modèle de gestion durable des ressources naturelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4784</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2592</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Grenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Nécessité d’une régulation des cormorans pour préserver la filière piscicole</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4784. — 11 mars 2025. — M. Daniel Grenon* alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’impact préoccupant de la prolifération des cormorans sur la filière piscicole. Autrefois menacée, cette espèce a vu sa population croître de manière exponentielle ces dernières décennies, exerçant une pression de plus en plus forte sur les ressources piscicoles. En raison de leur mode de chasse en groupe et de leurs besoins alimentaires élevés, ces oiseaux provoquent des pertes importantes pour les exploitations piscicoles, mettant en péril leur équilibre économique et menaçant la biodiversité des milieux aquatiques. Malgré cette situation, la régulation de l’espèce demeure limitée par des obstacles administratifs et juridiques. Plusieurs arrêtés ministériels fixant des quotas de prélèvement ont récemment été annulés, créant un vide juridique qui laisse les pisciculteurs sans solution face aux dommages causés. Par ailleurs, les contraintes imposées aux professionnels du secteur, notamment l’obligation de démontrer scientifiquement les impacts des cormorans ou de respecter des délais administratifs contraignants pour la transmission des rapports de destruction, compliquent encore davantage leur activité. Face à ces enjeux, il est impératif que le Gouvernement prenne des mesures concrètes pour permettre une gestion équilibrée de la population de cormorans et protéger la filière piscicole. Pour toutes ces raisons, il lui demande si le Gouvernement entend mettre en place des mesures concrètes pour les modalités de régulation de ces oiseaux, alléger les contraintes administratives pesant sur les pisciculteurs et reconnaître et indemniser les préjudices subis.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2593</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le grand cormoran est une espèce autochtone, piscivore, protégée au niveau national. Il bénéficie également au niveau européen du régime général de la protection de toutes les espèces d’oiseaux (directive « oiseaux »). La population de la sous-espèce Phalacrocorax carbo sinensis s’était significativement réduite jusque dans les années 1970. Depuis lors, en raison de sa protection, le nombre moyen de grands cormorans a augmenté jusqu’à atteindre une population de presque 120 000 individus hivernants en 2024, ce chiffre étant relativement stable depuis 2013. Afin de contrôler l’impact que le grand cormoran occasionne sur les piscicultures et, le cas échéant, les poissons sauvages, un système dérogatoire à la protection stricte permet de mener des opérations de régulation depuis les années 1990. Ces moyens d’action font régulièrement l’objet d’ajustements, notamment en lien avec l’évolution de la population sur le territoire et les besoins des acteurs. Ainsi le nouvel arrêté-cadre du 24 février 2025 fixe les nouvelles conditions et limites dans lesquelles des dérogations aux interdictions de perturbation intentionnelle et de destruction peuvent être accordées par les préfets concernant les grands cormorans. Ce texte autorise de nouveau la destruction de grands cormorans au titre de la protection des espèces piscicoles menacées dans les cours d’eau et plans d’eau. Au-delà des consultations obligatoires, il a fait l’objet de nombreux échanges avec l’ensemble des partenaires concernés afin de tenir compte de l’ensemble des remarques des parties prenantes. Il apporte un cadre rénové, plus ambitieux et plus sécurisé juridiquement, visant à la cohabitation du grand cormoran avec les pisciculteurs et à la limitation de son impact sur les écosystèmes aquatiques, dans le respect de la réglementation en vigueur pour la protection des espèces. Dans le nouvel arrêté-cadre du 24 février 2025 figurent des simplifications administratives et des assouplissements importants s’agissant des dérogations à l’interdiction de perturbation intentionnelle et de destruction de l’espèce. Ainsi la période de destruction est étendue de droit jusqu’au 30 juin pour les piscicultures. La mise en œuvre d’opérations complémentaires est permise jusqu’au 31 juillet en pisciculture sur justification (auparavant, les opérations complémentaires devaient s’achever au plus tard le 30 juin). Désormais, les plafonds de destruction autorisés au titre de la protection des poissons menacés seront fixés par les préfets en respectant le seuil maximal de 20 % de la population départementale hivernante recensée lors du comptage national, ce seuil pouvant être porté à 30 % en cas d’absence de plafond sur les piscicultures dans le département. En outre, en cas d’atteinte du plafond accordé au titre de la protection des piscicultures avant la fin de la campagne, le plafond peut être augmenté dans la limite de 10 % du nombre d’individus autorisés à la destruction sur les piscicultures dans le département. De même, afin de piloter au plus près les destructions de grand cormoran, il est ajouté un délai de transmission des comptes-rendus des opérations aux préfets de 72 heures suivant les destructions, via une plateforme en ligne simplifiée qui sera créée. Enfin, tout bénéficiaire d’une dérogation à l’interdiction de destruction pourra réaliser, aux mêmes périodes et sur les mêmes lieux que les tirs, en complément, des opérations d’effarouchement sonores et visuels, sans qu’il soit besoin d’effectuer des démarches administratives supplémentaires. L’ensemble de ces assouplissements doit cependant respecter les enjeux liés aux règlementations en vigueur, et notamment l’exigence que des mesures alternatives aient préalablement été mises en place sans succès, et le nécessaire évitement des impacts sur les autres espèces protégées. Ainsi, le texte a pour ambition d’assurer une meilleure cohabitation entre le grand cormoran et les activités de pêche et de pisciculture, tout en permettant de maintenir un bon état de conservation de l’espèce et de limiter l’impact sur le milieu des opérations menées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>212</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2593</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Calcul des redevances dues pour la navigation sur le canal du Midi</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            212. — 8 octobre 2024. — Mme Christine Arrighi appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le calcul des redevances dues pour la navigation sur le canal du Midi et canal des deux mers. Les usagers professionnels des voies d’eau canal du Midi et canal des deux mers (bateaux de commerce ou établissements flottants recevant du public) et de ses dépendances (maisons éclusières requalifiées pour une activité commerciale) contribuent légitimement à travers une redevance à l’entretien des voies d’eau. Il apparaît qu’un certain nombre de montants de redevances représentent un pourcentage non négligeable des recettes annuelles pour certains contributeurs. Une harmonisation paraît donc souhaitable. C’est pourquoi Mme la députée demande à M. le ministre d’adapter ces redevances aux revenus ou chiffre d’affaires des établissements demandeurs. Le système plus équitable donnera la possibilité aux petits investisseurs sur le domaine public qui ne veulent pas ou ne peuvent pas recourir à la constitution de droits réels de démarrer une activité qui ne sera pas immédiatement bénéficiaire. Et leur laissera le temps de consolider leur activité pour qu’elle devienne économiquement viable. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2594</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L.2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques prévoit que « la redevance due pour l’occupation ou l’utilisation du domaine public tient compte des avantages de toutes natures procurés au titulaire de l’autorisation ». Conformément à cette règle, la décision du 9 novembre 2023 de la direction générale de Voies navigables de France (VNF) fixe le montant des redevances domaniales applicables aux différents usages du domaine public fluvial confié à l’établissement. VNF s’attache à mettre à jour annuellement cette grille tarifaire afin qu’elle réponde à trois objectifs : transparence, équité et alignement sur les avantages procurés aux occupants. Avec le contexte inflationniste de 2022 et 2023, les valeurs de base servant au calcul du montant des redevances ont fortement évolué, en raison notamment de leur indexation sur l’indice du coût de la construction, sur l’indice de référence des loyers ou sur l’index général tous travaux. Cette augmentation génère mécaniquement une hausse pour les occupants du domaine public mais avec un effet décalé à l’année suivante ce qui laisse un temps d’adaptation aux opérateurs. Certains professionnels occupant le domaine public anticipent ces hausses et les répercutent aisément sur leurs tarifs, sans que ces informations ne soient communiquées à VNF. Cependant pour faciliter l’implantation de nouvelles activités ou à prendre en compte les difficultés d’opérateurs qui portent un investissement conséquent sur le domaine de l’Etat, VNF a adapté sa politique tarifaire. Ainsi, pour les occupants des dépendances amenés à réaliser des travaux d’installation entrainant une interruption d’activité, un abattement de 75 % de la redevance est appliquée. De même, pour l’implantation d’activités économiques, la décision tarifaire mentionne une part variable pouvant être intégrée à la redevance et basée sur un pourcentage du chiffre d’affaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1359</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2594</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Océane Godard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Sécurité des chauffeurs privés et taxis : vérification d’identité des clients</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1359. — 22 octobre 2024. — Mme Océane Godard attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la question de l’insécurité dans laquelle exercent les chauffeurs privés et les taxis opérant via des plateformes de mise en relation. Le récent drame survenu à Marseille, qui a coûté la vie à Nassim Ramdane, illustre de manière tragique les risques auxquels ces chauffeurs sont exposés dans l’exercice de leur profession. Ce tragique évènement soulève la question de la sécurité des chauffeurs, notamment dans le cadre des trajets réservés via des applications numériques. À cet égard, les chauffeurs privés de la ville de Dijon, entre autres, proposent de renforcer la sécurité sur ces plateformes en imposant une vérification systématique de l’identité des clients à l’inscription, accompagnée de la présentation d’une pièce d’identité valide, ainsi qu’une révision rétroactive pour les clients déjà inscrits. Elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’adopter des mesures réglementaires en ce sens afin de garantir une meilleure protection des chauffeurs privés et des taxis qui exercent sur ces plateformes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2594</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis la loi n° 2016-1920 du 29 décembre 2016 relative à la régulation, à la responsabilisation et à la simplification dans le secteur du transport public particulier de personnes, dite « loi Grandguillaume » et ses décrets d’application, le code des transports définit les activités de mise en relation par voie électronique dans le domaine des transports publics particuliers de personnes (T3P) et précise les obligations qui incombent à ces opérateurs dont font partie les plateformes ou centrales de réservation de taxis ou de Voitures de transport avec chauffeur (VTC). Le code des transports comporte ainsi des mesures qui visent à assurer la sécurité des passagers notamment vis-à-vis de faux professionnels mais il ne contient pas de disposition relative à la vérification de l’identité des clients. Le Gouvernement ne prévoit pas de modifier la législation pour instaurer une vérification obligatoire de l’identité des clients par les centrales de réservation, ce qui pourrait être considéré comme disproportionné et incompatible avec les libertés constitutionnelles et la protection des données personnelles. Pour autant, les chauffeurs de taxis ou de VTC doivent faire l’objet de mesures de protection face aux risques d’insécurité. Ainsi, en général, les plateformes mettent à disposition des conducteurs un bouton d’urgence dans leur application permettant de contacter les autorités et obtenir de l’aide en cas de besoin. Des plateformes imposent également aux clients de donner au chauffeur un code de vérification en début de course. Enfin, lors de la réservation, le client paye en général la course directement sur l’application ou doit laisser des coordonnées bancaires. Les taxis doivent disposer de terminaux bancaires à bord. Cela limite la présence d’argent liquide dans le véhicule et dissuade les agresseurs potentiels qui pourraient ensuite être identifiés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2675</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2595</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Galzy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Interdiction de circulation - EMS (système modulaire européen) /méga-camions</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2675. — 3 décembre 2024. — Mme Stéphanie Galzy attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’interdiction de circulation en France des EMS (système modulaire européen), ou méga-camions, permettant de transporter jusqu’à 60 tonnes de marchandises et/ou 49 palettes au lieu de 33 palettes. D’autres pays ont validé ce type de transport qui comporte de nombreux avantages, tels que : limiter le nombre de camions sur les routes ; limiter le nombre de chauffeurs nécessaires, connaissant les problèmes de recrutement de cette filière à horizon 2030 ; consommer moins de carburant, puisqu’à équivalence de tonnage, 2 méga-camions consommeront moins de carburant que 3 camions actuels (-20 % de consommation) ; détériorer beaucoup moins les routes, puisque ces camions sont équipés de plus d’essieux que les camions actuels. De plus, de nombreux efforts sont réalisés par les industriels de l’énergie des transports par le développement des biodiesels. Si certaines activités peuvent se diriger vers le rail, cela n’est pas forcément le cas pour d’autres activités, tel le transport de produits frais, tel le e-commerce (en plein essor) et tout type de transport en flux tendu. Ces transports se retrouvent pénalisés et demeurent plus coûteux en France qu’ailleurs pour le client final. Néanmoins, il est certain que ce processus a besoin d’un cadre spécifique quant aux routes empruntées et aux trajets dédiés pour réglementer ces EMS. Elle lui demande s’il va revenir sur cette décision et permettre à ces véhicules de circuler en France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2595</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les systèmes modulaires européens (SME), composés de véhicules pouvant constituer des ensembles articulés de 25,25 voire 32 mètres, font régulièrement l’objet de débats. Dans ce cadre, il apparaît nécessaire de relativiser les arguments exposés en faveur de la circulation de ces ensembles. À l’échelle de chaque véhicule, ces ensembles ont besoin de moteurs diesel plus puissants et plus énergivores. Si les marchandises transportées dans trois poids lourds standards peuvent l’être dans deux SME, les consommations énergétiques et les émissions qui en résultent ne sont pas réduites proportionnellement. Elles s’établissent entre - 6 % et - 28 % par tonne.kilomètre transportée. Par ailleurs, c’est une organisation de transport qui freine l’essor des motorisations électriques, non émissives car elles ne leur sont pas adaptées. Concernant les infrastructures routières, les effets en théorie neutres sur les chaussées, grâce à l’augmentation du nombre d’essieux ne sont pas les seuls à analyser. Faire circuler des ensembles de plus de 60 tonnes et 30 mètres nécessiterait d’étudier un redimensionnement du réseau routier, au moins pour les projets nouveaux ou de modernisation, incluant les ponts, les tunnels, les équipements de sécurité, les zones d’arrêt d’urgence, les aires de service et les zones de manœuvre, pour une fraction minoritaire du trafic. Or, il s’agit de dépenses à la charge de la collectivité qui ne sont pas intégrées dans les coûts des utilisateurs des SME. Concernant la sécurité routière, l’absence de constat de dégradation en matière d’accidents, ou le niveau d’équipements de sécurité requis dans les États qui les ont expérimentés, ne permettent pas de conclure à une absence d’impact négatif des SME. Les caractéristiques des véhicules constituent des facteurs d’aggravation des risques d’insécurité routière : augmentation de l’énergie dissipée en cas de choc, augmentation des temps de dépassement, différentiels de vitesse par rapport aux autres usagers, obstacles physiques et visuels plus importants, gestion des trajectoires et des manœuvres, comportement des ensembles au freinage ou au renversement, en cas d’accident ou d’aléa divers. Toutefois, le Gouvernement est en premier lieu préoccupé par les effets néfastes de l’expansion de tels ensembles sur le fret non-routier. Créer les conditions de leur essor, c’est aussi freiner l’intérêt des chargeurs pour le transport de fret non-routier, beaucoup moins émissif. L’action du Gouvernement en matière de régulation des services de transport de fret s’inscrit dans le cadre des objectifs de transition écologique. Réduire les émissions de CO2 du fret nécessite de fixer une stratégie globale et une feuille de route cohérente. Les choix durables faits par le Gouvernement sont orientés vers le report modal et l’essor de véhicules routiers décarbonés. Il convient de maintenir ce cap car une mobilisation et des investissements considérables sont consentis depuis plusieurs années et appelés à se poursuivre pour accompagner le secteur dans cette transition, notamment par la mise en œuvre de la stratégie de développement du transport combiné, de la stratégie de développement du fret ferroviaire ou de la feuille de route de la décarbonation du transport routier. Enfin, le bilan des avantages et inconvénients s’inscrit dans un contexte de révision de la législation européenne en matière de poids et dimensions des véhicules de transport routier. Dans ce processus, les autorités françaises ont exprimé de fortes réserves face à des propositions législatives qui promeuvent trop largement la circulation internationale de ces ensembles au sein de l’Union européenne et qui priveraient les États-membres de leur capacité à préserver leurs enjeux. En conséquence, le Gouvernement estime qu’en l’absence de garanties suffisantes sur ces aspects, il ne peut être envisagé d’autoriser ou d’expérimenter la circulation des SME sur le territoire national.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2826</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2596</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Saint-Pasteur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Conformité de la peinture routière luminescente</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2826. — 10 décembre 2024. — M. Sébastien Saint-Pasteur attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur le droit d’usage de la marque NF pour le nouveau produit « LuminoKrom photoluminescent AW1000S », développé dans le cadre du programme France 2030 ADEME « Route du Futur ». La convention de Vienne précise que la norme NF 1436 concernant la certification des peintures routières exige plusieurs critères sur le marquage, avec notamment celui de la couleur de jour sous éclairage, mais il n’y a aucun élément concernant la couleur en l’absence de lumière. L’entreprise pessacaise Olikrom développe une peinture innovante qui est conforme à la convention suscitée : elle est visible et blanche avec éclairage et devient verte sans éclairage. La lumière en journée charge la peinture qui s’illumine dans l’obscurité pendant 10 heures, sans aucune consommation électrique et cette peinture a pour avantage de sécuriser la circulation nocturne des cyclistes et des piétons sur des aménagements dépourvus d’éclairage public. Au-delà de la couleur, les critères d’anti-glissance et de durabilité au passage des roues de la norme NF1436 sont eux aussi respectés. Depuis son lancement en 2018, plus de 400 aménagements de pistes cyclables, de voies vertes et d’aménagements piétons ont été réalisés à travers le monde, dont environ 300 en France. En Gironde, la communauté d’agglomération du bassin d’Arcachon Nord a d’ores et déjà équipé 35 km de voies, encouragée par les retours des usagers. Désormais, de nombreuses mairies attendent la délivrance de la certification afin de protéger des passages-piétons et des bandes cyclables sur chaussées, cette nouvelle solution étant à la fois économique et écologique. Ainsi, il demande au Gouvernement d’œuvrer pour que l’organe certificateur délivre le droit d’usage en attente depuis deux ans du fait d’un quiproquo portant sur la couleur de la peinture « LuminoKrom AW1000S », pourtant conforme avec la règlementation en cours.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2596</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les couleurs de marquages sur les chaussées doivent respecter les dispositions de l’article 29 de la convention internationale sur la signalisation routière signée à Vienne le 8 novembre 1968 qui indiquent : « Si les marques sur la chaussée sont peintes, elles seront de couleur jaune ou blanche, la couleur bleue pouvant toutefois être employée pour les marques indiquant les emplacements où le stationnement est permis ou limité. » Ainsi, la convention de Vienne ne prévoit pas d’autre couleur que le blanc ou le jaune. Or la peinture « LuminoKrom AW1000S », est de couleur verte à certains moments de la journée et n’est, de ce fait, pas conforme avec la règlementation en vigueur. En conséquence : elle ne peut pas être utilisée sur les chaussées routières et ne peut pas être certifiée pour un usage routier. Pour autant, le domaine d’emploi de ce produit pourrait être celui des pistes cyclables et des cheminements piétons indépendants des chaussées routières, dans les zones obscures non éclairées (ni éclairage naturel, ni éclairage artificiel). À noter toutefois que lors des expérimentations menées, il a été observé que la luminescence de ce produit ne dure pas plus de 2 heures après la fin du crépuscule. L’État continue donc de suivre attentivement la mise au point de ce produit.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2913</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2596</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Lingemann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Contrôle technique et véhicule de collection</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2913. — 24 décembre 2024. — Mme Delphine Lingemann appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les contrôles techniques des véhicules de collection. Les propriétaires des véhicules auto et moto mis en circulation avant janvier 1960 et dont la carte grise est munie de la mention « véhicule de collection » sont dispensés de l’obligation de contrôle technique pour ces véhicules. Dans le cas où cette mention n’est pas indiquée, ces propriétaires sont astreints au passage du contrôle technique tous les 2 ans. L’apposition de cette mention « véhicule de collection » sur une carte grise doit être faite auprès de la FFVE (Fédération française des véhicules d’époque) pour un coût forfaitaire de 60 euros qui s’ajoute à un contrôle technique visuel pour un montant d’environ de 70 euros. Le classement des véhicules mis en circulation avant le 1er janvier 1960 pourrait faire l’objet de manière automatique de ce classement en « véhicule de collection » afin de limiter des formalités administratives et donc un allègement de la charge de travail des services préfectoraux et une simplification administrative pour les administrés. Aussi, elle lui demande s’il entend modifier l’article 2 de l’arrêté du 23 octobre 2023 afin de réduire le coût du déclassement des véhicules anciens et limiter la lourdeur administrative. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2596</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La directive européenne 2014/45 demande la mise en place, à partir du 1er janvier 2022, d’un contrôle technique périodique des véhicules à deux ou trois roues et quadricycles à moteur, de cylindrée supérieure à 125 cm3, à moins que les Etats membres puissent démontrer qu’ils ont mis en place des mesures alternatives de sécurité routière, en tenant compte, notamment, des statistiques pertinentes en matière de sécurité routière pour les cinq dernières années. Le Gouvernement a pris acte de la décision du Conseil d’Etat du 31 octobre 2022 et œuvré à l’élaboration des textes réglementaires complétant le cadre juridique du contrôle technique des deux ou trois roues motorisés et quadricycles à moteur. Ces textes, un décret et un arrêté, ont été publiés le 23 octobre 2023. La mise en place du contrôle technique de cette catégorie de véhicules se fera de manière échelonnée, en fonction de l’ancienneté du véhicule. Le contrôle comporte un nombre limité de vérifications de défaillances et doit être réalisé cinq ans après la première mise en circulation du véhicule puis tous les trois ans. Les véhicules de collection soumis au contrôle technique sont les véhicules mis en circulation après le 1er janvier 1960. En application de l’article R 323-27 du code de la route, « (…) 4° Pour les véhicules de collection, le délai entre deux contrôles techniques est porté à cinq ans à l’exception des cas de mutation.  »  Le Gouvernement souligne que ce contrôle technique se réalise dans de bonnes conditions. Environ 800 000 contrôles techniques ont été réalisés entre le 15 avril et le 30 novembre 2024. Environ 12% des véhicules présentent au moins une défaillance majeure et sont mis en contre-visite, ce qui démontre l’utilité du contrôle technique sur le plan de la sécurité routière ainsi que de la maîtrise des émissions polluantes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3237</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2597</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Rancoule</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Conventions d’occupation temporaire (COT) appliquées au domaine fluvial</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3237. — 21 janvier 2025. — M. Julien Rancoule attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la problématique des conventions d’occupation temporaire (COT) appliquées au domaine fluvial et notamment aux bâtis situés le long de l’ensemble des canaux français. Ces conventions sont indexées sur l’indice du coût de la construction (ICC), qui a connu ces dernières années des hausses significatives, atteignant parfois plus de 7 % sur une année. Cette augmentation, bien que variable selon les trimestres, met en péril la viabilité économique des entreprises opérant dans ce secteur. C’est particulièrement le cas pour le canal du Midi, où l’activité économique est fortement saisonnière, se concentrant sur environ six mois par an. Ces hausses continues des COT compliquent les projets de réhabilitation des bâtiments, contribuent à leur délabrement et nuisent à l’attractivité économique et patrimoniale des canaux. M. le député demande donc à M. le ministre d’envisager une révision du système d’indexation des COT, en tenant compte des spécificités économiques locales, afin de soutenir les initiatives de réhabilitation et de garantir la pérennité de ce patrimoine exceptionnel. Il souhaite connaître son avis à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2597</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 2125-3 du code général de la propriété des personnes publiques prévoit que « la redevance due pour l’occupation ou l’utilisation du domaine public tient compte des avantages de toutes natures procurés au titulaire de l’autorisation ». Conformément à cette règle, la décision du 9 novembre 2023 de la direction générale de Voies navigables de France (VNF) fixe le montant des redevances domaniales applicables aux différents usages du domaine public fluvial confié à l’établissement. VNF s’attache à mettre à jour annuellement cette grille tarifaire afin qu’elle réponde à trois objectifs : transparence, équité et alignement sur les avantages procurés aux occupants. Avec le contexte inflationniste de 2022 et 2023, les valeurs de base servant au calcul du montant des redevances ont fortement évolué, en raison notamment de leur indexation sur l’indice du coût de la construction, sur l’indice de référence des loyers ou sur l’index général tous travaux. Cette augmentation génère mécaniquement une hausse pour les occupants du domaine public mais avec un effet décalé à l’année suivante ce qui laisse un temps d’adaptation aux opérateurs. Certains professionnels occupant le domaine public anticipent ces hausses et les répercutent aisément sur leurs tarifs, sans que ces informations ne soient communiquées à VNF. Cependant pour faciliter l’implantation de nouvelles activités ou à prendre en compte les difficultés d’opérateurs qui portent un investissement conséquent sur le domaine de l’Etat, VNF a adapté sa politique tarifaire. Ainsi, pour les occupants des dépendances amenés à réaliser des travaux d’installation entrainant une interruption d’activité, un abattement de 75 % de la redevance est appliquée. De même, pour l’implantation d’activités économiques, la décision tarifaire mentionne une part variable pouvant être intégrée à la redevance et basée sur un pourcentage du chiffre d’affaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3403</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2597</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Angélique Ranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Projet de mise à grand gabarit de la Seine Bray-Nogent</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3403. — 21 janvier 2025. — Mme Angélique Ranc attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur le projet de mise à grand gabarit de la Seine entre Bray-sur-Seine et Nogent-sur-Seine, qui risque de ne pas recevoir les financements nécessaires à sa réalisation. En effet, ce projet reconnu d’utilité publique le 22 juillet 2022 par décret du Conseil d’État a pour but d’étendre le réseau navigable afin de permettre le passage de bateaux jusqu’à 2 500 tonnes d’emport du département de la Seine-et-Marne au département de l’Aube. Il permettra d’accroître les échanges de marchandises par voie fluviale avec le Bassin parisien, les ports du Havre, de Rouen et le nord de l’Europe avec la réalisation du canal Seine-Nord-Europe également en développement. En améliorant le transport par voie d’eau, il permettra de promouvoir un transport plus écologique avec de plus faibles émissions en CO2 que le transport routier et favorisera également le développement économique régional en mettant à la disposition des territoires traversés une infrastructure fluviale de premier plan, capable d’offrir les services dont ces territoires ont besoin. Cependant, un rapport récent du Sénat intitulé « Projet de loi de finances pour 2025 : Écologie, développement et mobilité durables » a révélé le gel du projet. La raison évoquée serait le non-versement de subventions européennes initialement escomptées pour sa réalisation. Cet arrêt risque de mettre en péril l’avenir du transport fluvial au départ de la petite Seine, alors que de nombreux acteurs économiques et agricoles français dépendent de ce projet censé renforcer leur compétitivité, notamment dans l’Aube et en Seine-et-Marne. Elle l’interroge afin de savoir quels financements alternatifs sont à l’étude pour la réalisation de ce projet et lui demande quels moyens le Gouvernement compte mobiliser afin de faire avancer le plus rapidement possible la mise à grand gabarit de la Seine entre Bray-sur-Seine et Nogent-sur-Seine.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2598</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le projet d’accroissement du gabarit de navigation entre Bray-sur-Seine et Nogent-sur-Seine est bien identifié comme participant à la constitution du réseau à grand gabarit Seine-Escaut, soutenu par l’Union européenne et intégré à la décision d’exécution (UE) 2024/1888 de la Commission du 10 juillet 2024 relative au projet transfrontalier Seine-Escaut sur les corridors de réseau central Mer du Nord-Méditerranée et Atlantique et abrogeant la décision d’exécution (UE) 2019/1118. Il est placé sous la maîtrise d’ouvrage de Voies navigables de France (VNF), qui devrait déposer la demande d’autorisation environnementale en 2025. Lors du comité de pilotage du 10 juillet 2023, VNF a présenté une actualisation du coût à terminaison du projet à 464,4 M€ avec un reste à financer de 449,7 M€. Un accord formel des collectivités sur la répartition proposée est attendu et l’État programmera sa participation en fonction de ce résultat et de l’avancement des autres opérations fluviales, qu’il s’agisse de la poursuite du renforcement des nécessaires investissements de régénération et de modernisation du réseau, ou des opérations de développement, notamment la réalisation du projet de mise au gabarit européen de l’Oise (projet dit « MAGEO »). Le ministère des transports poursuit par ailleurs un dialogue approfondi avec la filière céréalière pour identifier ses besoins de transport à court et moyen terme, en particulier s’agissant des modes de transports massifiés comme le mode fluvial.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4142</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2598</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Évolutions des modalités du contrôle technique des véhicules motorisés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4142. — 18 février 2025. — M. Philippe Brun appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, au sujet des modalités du contrôle technique des véhicules motorisés à deux ou trois roues. Par un décret et un arrêté du 23 octobre 2023 en application d’une directive européenne, ce contrôle technique a été rendu obligatoire à compter du 15 avril 2024. S’il est parfaitement compréhensible au regard des enjeux de sécurité et de tranquillité des autres usagers de la voie publique, ce contrôle technique implique une charge financière obligatoire. Or celle-ci est non négligeable pour une part significative des citoyens possédant une moto. Outre une prise en charge par l’État de ce contrôle technique imposé, une évolution des modalités de contrôle respectant les exigences européennes semble possible, comme en atteste l’exemple portugais. Dès lors, il souhaite connaître ses intentions sur les évolutions des modalités du contrôle technique des véhicules motorisés à deux ou trois roues.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2598</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La directive européenne 2014/45 demande la mise en place, à partir du 1er janvier 2022, d’un contrôle technique périodique des véhicules à deux ou trois roues et quadricycles à moteur, de cylindrée supérieure à 125 cm3, à moins que les Etats membres puissent démontrer qu’ils ont mis en place des mesures alternatives de sécurité routière, en tenant compte, notamment, des statistiques pertinentes en matière de sécurité routière pour les cinq dernières années. Le Gouvernement a pris acte de la décision du Conseil d’Etat du 31 octobre 2022 et œuvré à l’élaboration des textes réglementaires complétant le cadre juridique du contrôle technique des deux ou trois roues motorisés et quadricycles à moteur. Ces textes, un décret et un arrêté, ont été publiés le 23 octobre 2023. La mise en place du contrôle technique de cette catégorie de véhicules se fera de manière échelonnée, en fonction de l’ancienneté du véhicule. Le contrôle comporte un nombre limité de vérifications de défaillances et doit être réalisé cinq ans après la première mise en circulation du véhicule puis tous les trois ans. Le Gouvernement souligne que ce contrôle technique se réalise dans de bonnes conditions. Environ 800 000 contrôles techniques ont été réalisés entre le 15 avril et le 30 novembre 2024. Environ 12% des véhicules présentent au moins une défaillance majeure et sont mis en contre-visite, ce qui démontre l’utilité du contrôle technique sur le plan de la sécurité routière ainsi que de la maîtrise des émissions polluantes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4143</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2599</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Dezarnaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Exonération du contrôle technique dédié aux deux-roues "collection" et L1/L2</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4143. — 18 février 2025. — Mme Sylvie Dezarnaud appelle l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la mise en place du contrôle technique dédié aux véhicules deux-roues, trois-roues et quadricycles motorisés. Le contrôle technique est désormais obligatoire pour les deux-roues, trois-roues et quadricycles motorisés, à la suite d’un arrêté publié au Journal officiel le 24 octobre 2023. Sa mise en place est cependant échelonnée selon la date de la première immatriculation des véhicules. Pour les plus anciens, le premier contrôle technique doit être réalisé entre le 15 avril et le 14 août 2024. Mme la députée s’interroge sur la pertinence d’une mise en place d’un contrôle technique pour l’ensemble des deux-roues sans en exclure les véhicules immatriculés avec une mention « collection » à leur carte grise. Les véhicules immatriculés comme tel ont plus de 30 ans, ne sont plus produits et leurs caractéristiques techniques n’ont pas été modifiées. Les utilisateurs de ces véhicules ont un usage spécifique qui rend cette obligation inopportune à deux titres. D’une part, les propriétaires de véhicules de collection ont, de fait, un entretien plus rigoureux de leur véhicule assorti d’un usage moins fréquent que la moyenne. Aussi, les propriétaires de ces véhicules de collection sont bien souvent membres d’associations de passionnés et des fédérations ancrées dans les circonscriptions, des réseaux importants pour consolider le lien social et culturel des territoires. Par ailleurs, elle rappelle que la réglementation nationale repose sur une surinterprétation de la directive européenne à laquelle elle prétend se conformer. Ainsi, seuls les véhicules à moteur de deux, trois ou quatre roues de cylindrée supérieure à 125 cm (catégories L3e, L4e, L5e, L7e) doivent se soumettre au contrôle technique obligatoire, excluant les catégories L1 et L2 pourtant incluses dans l’arrêté du gouvernement. Elle lui demande donc s’il peut, d’une part, exonérer du contrôle technique les véhicules présentant un intérêt historique, rappelant à ce titre la directive européenne 2014/45/UE et, d’autre part, revenir sur la décision d’y soumettre les véhicules de catégories L1 et L2.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2599</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La directive européenne 2014/45 demande la mise en place, à partir du 1er janvier 2022, d’un contrôle technique périodique des véhicules à deux ou trois roues et quadricycles à moteur, de cylindrée supérieure à 125 cm3, à moins que les Etats membres puissent démontrer qu’ils ont mis en place des mesures alternatives de sécurité routière, en tenant compte, notamment, des statistiques pertinentes en matière de sécurité routière pour les cinq dernières années. Le Gouvernement a pris acte de la décision du Conseil d’Etat du 31 octobre 2022 et œuvré à l’élaboration des textes réglementaires complétant le cadre juridique du contrôle technique des deux ou trois roues motorisés et quadricycles à moteur. Ces textes, un décret et un arrêté, ont été publiés le 23 octobre 2023. La mise en place du contrôle technique de cette catégorie de véhicules se fera de manière échelonnée, en fonction de l’ancienneté du véhicule. Le contrôle comporte un nombre limité de vérifications de défaillances et doit être réalisé cinq ans après la première mise en circulation du véhicule puis tous les trois ans. Les véhicules de collection soumis au contrôle technique sont les véhicules mis en circulation après le 1er janvier 1960. En application de l’article R 323-27 du code de la route, « (…) 4° Pour les véhicules de collection, le délai entre deux contrôles techniques est porté à cinq ans à l’exception des cas de mutation.  »  Le Gouvernement souligne que ce contrôle technique se réalise dans de bonnes conditions. Environ 800 000 contrôles techniques ont été réalisés entre le 15 avril et le 30 novembre 2024. Environ 12% des véhicules présentent au moins une défaillance majeure et sont mis en contre-visite, ce qui démontre l’utilité du contrôle technique sur le plan de la sécurité routière ainsi que de la maîtrise des émissions polluantes. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>186</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2599</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Difficulté à obtenir l’allocation des travailleurs indépendants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            186. — 8 octobre 2024. — M. Xavier Breton appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat, sur l’allocation des travailleurs indépendants (ATI). Celle-ci, créée par la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel et modifiée par la loi du 14 février 2022 en faveur de l’activité professionnelle indépendante, est ouverte aux travailleurs indépendants contraints de cesser involontairement leur activité en raison d’une liquidation ou d’un redressement judiciaire, ainsi qu’à ceux qui ont cessé de manière définitive leur activité lorsque cette dernière n’était pas viable économiquement (sous réserve du respect de certaines conditions). Cette disposition a été prise à grand renfort de communication mais la réalité est tout autre. La communication du droit à cette allocation auprès des chefs d’entreprise est en effet insuffisante. En pratique, de nombreux travailleurs indépendants répondant aux critères pour la percevoir se plaignent des difficultés à l’obtenir. Alors que cette indemnité est versée pour une durée de six mois, certains entrepreneurs en ont fait la demande depuis plus de neuf mois et il leur est impossible de savoir où en est la demande. En conséquence, il souhaite connaître l’application faite de cette loi au niveau national et en particulier dans le département de l’Ain. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2600</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’allocation des travailleurs indépendants (ATI) créée par la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel a pour objet d’étendre le champ de l’assurance chômage aux travailleurs indépendants à la suite d’une perte définitive et involontaire de leur activité professionnelle non salariée. Dans sa première version, en vigueur entre le 1er septembre 2019 et le 14 février 2022, le dispositif a connu un démarrage relativement lent, compte tenu de sa jeunesse et de critères d’éligibilité restrictifs. En effet, il convenait, outre la condition de cessation d’activité consécutive à un placement en redressement ou liquidation judiciaire, de justifier d’une activité non salariée ininterrompue pendant deux ans au sein d’une seule et même entreprise, d’avoir perçu, au titre de cette activité, des revenus d’un montant minimum de 10 000 euros par an en moyenne sur les deux dernières années et de disposer de ressources personnelles inférieures au montant du revenu de solidarité active. Désormais, en application de la loi du 14 février 2022, le bénéfice de cette allocation a été assoupli. Le dispositif est accessible pour l’ensemble des travailleurs indépendants dont l’entreprise fait l’objet d’une cessation totale et définitive d’activité à la suite d’un placement en redressement ou liquidation judiciaire, ou, lorsque cette activité n’est plus économiquement viable et lorsque les revenus tirés de cette activité ont été supérieurs à 10 000 euros sur une seule des deux années d’activité antérieure. À la suite de ces assouplissements, la montée en charge progressive du dispositif se poursuit. Depuis l’entrée en vigueur du dispositif, 3 924 ouvertures de droit à l’ATI ont été réalisées, portées notamment par une augmentation de 44 % des prises en charge en 2022, de plus de 47,8 % en 2023, tendance qui semble se confirmer pour l’année 2024. En revanche, si, depuis la mise en place du dispositif, une part des demandeurs voient leurs dossiers de demande de l’ATI être rejetés, ils le sont bien souvent en conséquence de l’existence parallèle d’un droit à l’Allocation de retour à l’emploi (ARE). En effet, les règles de coordination entre l’ATI et l’ARE sont définies par la convention d’assurance chômage et prévoient que le versement des droits à l’ARE prime ceux relatifs à l’ATI. Pour le département de l’Ain, ce sont 41 dossiers qui ont été pris en charge et indemnisés depuis 2019, pour près de 232 dossiers rejetés. Ces rejets, pour la très grande majorité d’entre eux, ont été motivés par la possibilité pour ces demandeurs d’emploi de bénéficier de l’ARE, dont le montant est supérieur à l’ATI. Les délais d’instruction des dossiers ATI sont très largement dépendants de la complétude des demandes permettant à France Travail de s’assurer des conditions d’éligibilité à l’ATI. Un important travail de communication a en outre été réalisé, consistant notamment en la création par France Travail d’un site internet dédié. Des initiatives de communication interne et externe auprès d’acteurs institutionnels ont également été déployées afin de mobiliser différents réseaux d’acteurs en prise avec l’activité des entreprises sur les territoires. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2989</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2600</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Violette Spillebout</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Considération et de la protection sociale des auto-entrepreneurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2989. — 24 décembre 2024. — Mme Violette Spillebout attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la question de la considération et de la protection sociale des autoentrepreneurs, ainsi que sur les difficultés d’accès au logement rencontrées par cette catégorie de travailleurs. Le statut d’autoentrepreneur est souvent perçu comme une solution idéale pour démarrer une activité, notamment pour les jeunes et les artisans et il constitue une étape préalable pour la création de petites entreprises (TPE) et de PME, essentielles à l’économie et à l’emploi. Toutefois, de nombreux indépendants, en particulier ceux pour qui l’autoentreprise est leur unique activité professionnelle, estiment que le statut d’autoentrepreneur ne leur offre pas la considération qu’ils méritent, tant au niveau de la protection sociale que des droits liés à leur statut. En effet, bien que l’autoentrepreneur ne cotise pas à la sécurité sociale de la même manière qu’un salarié, ces cotisations restent insuffisantes pour couvrir les risques liés à un accident de travail, une maladie ou une baisse significative d’activité. De plus, les autoentrepreneurs ne bénéficient pas de l’assurance chômage, ce qui les laisse sans soutien en cas de perte de revenu, malgré l’importance de leur contribution à l’économie. Un autre problème majeur concerne l’accès au logement. Beaucoup d’autoentrepreneurs, malgré des revenus supérieurs au montant du loyer visé, se retrouvent face à un marché immobilier complètement bloqué. Les offres de logements sont rares et les conditions d’accès restent difficiles, même pour ceux qui ont des garants solides ou des revenus réguliers. Cette situation s’aggrave davantage pour les indépendants qui souhaitent acheter un bien immobilier, étant souvent rejetés par les banques en raison de leur statut professionnel. Elle la sollicite donc afin de savoir quelles mesures sont envisagées pour améliorer la considération des indépendants et des autoentrepreneurs, notamment en matière de protection sociale et pour répondre aux difficultés d’accès au logement auxquelles ces travailleurs sont confrontés. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2601</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le régime de la micro-entreprise a constitué une des mesures les plus puissantes de simplification des démarches pour les petites activités. Loin d’être un « sous-statut », il permet de déclarer l’ensemble des prélèvements dus par un travailleur indépendant classique à partir d’une assiette abattue d’un forfait de charges. Compte tenu de cette simplification du calcul, ce statut demeure optionnel car il n’est pas toujours plus favorable que de déduire la totalité de ses charges professionnelles et sociales pour leur valeur réelle. Comme tous les indépendants, la situation du micro-entrepreneur a par ailleurs pour caractéristique l’absence de relation de travail avec un employeur, ce qui induit des différences fondamentales dans le système de prélèvement applicable aux indépendants par rapport à celui des salariés, à commencer par l’absence de cotisations obligatoires aux risques chômage et accidents du travail – maladies professionnelles, propres au régime des salariés. C’est en effet la situation de subordination dans laquelle est placé le salarié qui induit un système d’assurance en cas de rupture subie du contrat de travail (chômage) ou de dommage réalisé en dépit de l’obligation de sécurité de l’employeur (accident du travail). Une couverture obligatoire induirait par ailleurs une importante revalorisation du barème de prélèvement des micro-entrepreneurs qui n’est pas consensuelle au sein des organisations représentant ce statut.  Toutefois, des réformes récentes ont conduit à proposer sur une base volontaire une couverture « publique » en parallèle des assurances individuelles souvent contractées par les travailleurs indépendants : ainsi, tous les travailleurs indépendants ont la possibilité de souscrire à une assurance volontaire individuelle pour les accidents du travail et les maladies professionnelles, le taux applicable étant réduit de 45 % par rapport au taux collectif défini pour l’activité professionnelle concernée. Par ailleurs, en cas de cessation d’activité involontaire (liquidation judiciaire, arrêt définitif d’une activité économiquement non viable dûment attesté par un tiers de confiance, expert-comptable notamment), un travailleur indépendant peut, sous réserve d’une activité continue pendant au moins deux ans et sous condition de ressources, bénéficier de l’allocation des travailleurs indépendants. Enfin, les difficultés de logement ou d’obtention de prêts auprès des banques ne se cantonnent malheureusement pas aux seuls micro-entrepreneurs mais s’étendent à l’ensemble des personnes qui ne peuvent justifier que de revenus modestes ou incertains (travailleurs indépendants « classiques » ou salariés en contrat à durée déterminée, par exemple). Si le Gouvernement travaille à renforcer l’accès au logement pour ces populations, la réponse n’est pas dans le statut de micro-entrepreneur, qui ne peut pas par lui-même offrir la sécurité de l’activité recherchée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3231</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2601</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Conditions de recours aux indemnités chômage après une formation professionnelle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3231. — 21 janvier 2025. — M. Jean-Michel Jacques attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les suites des contrats de professionnalisation et les difficultés rencontrées par certaines entreprises pour fidéliser leur personnel formé dans ce cadre. Les contrats de professionnalisation, instaurés en 2004, ont pour objectif d’améliorer l’accès à l’emploi des jeunes et des demandeurs d’emploi tout en répondant aux besoins en compétences des entreprises. Ce dispositif repose sur une alternance entre formation théorique et travail en entreprise, permettant ainsi aux bénéficiaires d’obtenir une qualification reconnue tout en favorisant leur insertion professionnelle. Les entreprises investissent considérablement dans ce processus, tant sur le plan financier qu’en matière d’accompagnement des salariés, afin de sécuriser leurs recrutements et d’assurer la montée en compétences des collaborateurs. Cependant, des difficultés peuvent survenir lorsque des salariés formés dans ce cadre choisissent de ne pas poursuivre leur engagement au sein de l’entreprise, préférant bénéficier des allocations chômage dès la fin de leur contrat. Cette situation soulève des interrogations sur la compatibilité entre les règles actuelles d’indemnisation et les objectifs initiaux des contrats de professionnalisation, qui visent avant tout à favoriser une insertion durable dans l’emploi. M. le député souhaiterait savoir si Mme la ministre envisage des mesures permettant de mieux aligner ce dispositif sur son ambition initiale. En particulier, il lui demande si des évolutions des conditions d’accès aux allocations chômage pour les bénéficiaires de contrats de professionnalisation pourraient être envisagées, afin de prévenir les abus éventuels et de renforcer la sécurisation des parcours pour les entreprises et les salariés. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2601</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le contrat de professionnalisation a été créé par la loi du 4 mai 2004 relative à la formation professionnelle tout au long de la vie et au dialogue social. Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail associant des périodes de formation et des périodes d’activités en entreprise en relation avec la qualification visée. D’après une publication de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES), six mois après une fin de contrat de professionnalisation, 79 % des sortants de ce dispositif sont en emploi (DARES, Enquête sur l’insertion à six mois des sortants d’un contrat de professionnalisation, 22 août 2024). Par conséquent, le contrat de professionnalisation permet effectivement de favoriser une insertion durable dans l’emploi et il n’est pas constaté de manière globale une insertion différée des anciens titulaires de contrat de professionnalisation. La finalité du contrat de professionnalisation est de favoriser l’insertion et la réinsertion des jeunes, des demandeurs d’emploi et des bénéficiaires de minimas sociaux par la formation. Il s’inscrit dans le cadre de la formation professionnelle continue. Etant un contrat conclu en vue de former le salarié, il exclut les clauses qui contraindraient le salarié à rester dans l’entreprise après le contrat. En ce qui concerne les conditions d’accès à l’allocation d’assurance chômage et plus généralement la détermination des règles d’indemnisation chômage, celles-ci sont établies par les partenaires sociaux dans la convention d’assurance chômage conclue le 15 novembre 2024 et agréée par le Premier ministre. Ainsi, toute évolution de la convention d’assurance chômage relève de la compétence des partenaires sociaux, seuls compétents depuis le 1er janvier 2025. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1075</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2602</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aly Diouara</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Ville</ministreJO><Objet>Montants alloués aux quartiers prioritaires de la politique de ville</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1075. — 22 octobre 2024. — M. Aly Diouara attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur maintien des montants alloués aux quartiers prioritaires de la politique de ville notamment dans le cadre du prochain budget de l’État. On fait face à une situation alarmante sur le plan budgétaire et les choix qui seront faits au titre de l’année 2025 seront déterminants pour l’avenir de plusieurs millions de citoyens des quartiers populaires. Depuis des années, la politique de la ville est en déclin. Le désengagement de l’État dans les quartiers populaires s’est traduit année après année par des baisses de crédits successives et un affaiblissement des services publics, qui ont aggravés la fracture entre ces territoires déjà fragilisés et le reste du pays. Les annonces faites dans le projet de loi de finances pour l’année 2025 confirment cette tendance et prévoient notamment de ponctionner 3 milliards d’euros aux collectivités territoriales contribuant à davantage fragiliser leurs capacités d’action. L’absence à la fois d’un ministre pleinement dédié à la politique de la ville dans le Gouvernement et d’annonces lors du discours de politique générale de M. le Premier ministre sur ces enjeux font présager un vide politique qui laisse l’avenir des habitants des quartiers populaires dans l’ombre. L’attribution de la politique de la ville au sein du portefeuille de Mme la ministre interroge. La rénovation urbaine et le logement, s’ils sont des sujets importants pour les quartiers populaires, ne sauraient toutefois résumer les nombreux défis sociaux, économiques et environnementaux auxquels les quartiers populaires - et tout particulièrement les jeunes - sont confrontés. L’ensemble de l’éventail des politiques publiques doit être orienté pour y répondre comme l’indiquent clairement les synthèses des contributions sur la plateforme gouvernementale « Quartiers 2030 » instaurée en 2023. Les révoltes de l’été 2023, déclenchées par la mort tragique de Nahel Merzouk, ont fait ressurgir au sein des quartiers et villes populaires l’expression d’une colère sociale profonde. Le gouvernement de l’époque n’avait alors répondu que par une politique répressive, ignorant la demande légitime de justice sociale et d’égalité. Or la promesse républicaine n’est pas une vaine formule et se doit de donner à chaque jeune et à chaque citoyen les mêmes chances de réussite, quel que soit son lieu de naissance ou son milieu social. Aujourd’hui, les 1 580 quartiers dits « prioritaires de la politique de la ville » abritent plus de 5,4 millions de citoyens, deux chiffres en constante augmentation, à l’inverse des moyens alloués par l’État. Il ne s’agit pas de circonscrire ces problématiques aux seules banlieues des grandes agglomérations : c’est bien l’ensemble du territoire national, aussi bien métropolitain qu’ultra-marin, qui est concerné. Malgré les alertes répétées des élus, des associations et des habitants, le soutien de l’État diminue. Les crédits alloués à la politique de la ville en 2024, d’un montant de 624 millions d’euros, doivent sinon être augmentés, a minima être sauvegardés. Il est impératif que le projet de loi de finances pour l’année 2025 sanctuarise les crédits destinés à la politique de la ville au risque de poursuivre l’amplification des fractures sociales et territoriales dans le pays qui condamnent progressivement à l’abandon par les pouvoirs publics des millions de personnes. M. le député demande à Mme la ministre de bien vouloir prendre en compte la mesure de l’urgence sociale. Les habitants des quartiers populaires, sa jeunesse tout particulièrement, ont besoin d’un engagement clair et d’une action forte de la part de l’État. Il en va de l’avenir du développement du pays, de la cohésion nationale et de la capacité de la France à faire vivre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité sur l’ensemble des territoires. Il souhaite connaître sa position sur le sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2603</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi de finances adoptée pour 2025 a permis de stabiliser les crédits du programme 147 (politique de la ville) à 609,6M€, soit une baisse de l’ordre de 4 %, en contribution à l’effort de redressement des finances publiques. Il s’agit là d’une progression de 60 M€ par rapport au PLF déposé en octobre dernier, qui marque l’intérêt apporté par le Gouvernement à une politique publique en faveur de territoires particulièrement défavorisés, intérêt qui se retrouve, aussi, dans la nomination d’une ministre dédiée. Il convient de noter que depuis 2020, les crédits du programme ont augmenté de plus de 35 %, traduction d’une volonté forte de soutien aux quartiers prioritaires de la politique de la ville. En outre, la refonte de la cartographie des QPV vient d’être achevée outre-mer, portant le nombre de QPV sur le territoire national à 1 609, soit une augmentation de population prise en compte de l’ordre de 10 %. Dans les grandes lignes, la loi de finances a permis : - de rétablir les crédits du début 2024 pour les adultes-relais (98M€) et les cités éducatives (96M€), deux dispositifs qui reçoivent un écho très positif du terrain, ce qui va permettre de poursuivre la dynamique engagée ; - la ressource pour les contrats de ville est stabilisée à 192,3M€, tout comme les crédits dédiés au programme de resssource éducative (PRE) à 66,1M€ ; - le soutien à l’EPIDE est renforcé conjointement avec le ministère en charge du travail (+1,7M€ pour le P147) ; - la contriburtion de l’Etat à l’ANRU est à nouveau inscrite (50M€), grâce à un amendement soutenu par le Gouvernement, afin de poursuivre le programme de rénovation urbaine indispensable aussi à la requalification et au retour à la dignité des conditions de vie des habitants des quartiers. Les 84 cités de l’emploi sont arrivées au terme de l’expérimentation de 3 ans et vont intégrer un nouveau dispositif en matière d’emploi est mis en œuvre en 2025 : les Pactes pour l’emploi. Il s’agit de conserver les atouts des cités et en ajoutant les interactions avec le nouvel opérateur France Travail. Nous pouvons donc nous réjouir qu’il n’y ait aucun désengagement de l’Etat, au contraire, au bénéfice de la politique de la ville.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3448</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2603</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Sother</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ville</ministreQuestion><ministreJO>Ville</ministreJO><Objet>Subventions à la Fédération nationale des maisons des potes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3448. — 28 janvier 2025. — M. Thierry Sother interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée de la ville, sur la suspension, depuis deux années consécutives, des subventions permettant à la Fédération nationale des maisons des potes (FNMDP) de fonctionner. La FNMDP est un acteur central dans la lutte contre les discriminations, l’antisémitisme et toutes les formes de racisme. Depuis 1989, elle coordonne, forme et mobilise le plus grand réseau d’associations engagées contre les discriminations, au cœur des territoires de la politique de la ville. Les associations qui œuvrent dans les quartiers, en milieu scolaire, associatif et citoyen sont des piliers essentiels qu’il faut préserver. La FNMDP mène des missions de sensibilisation et de prévention tout au long de l’année. Elle accompagne depuis plus de 20 ans des victimes de fichage racial et de discrimination. En 2023, le ministère de la ville a informé la FNMDP de son refus de renouveler la subvention de 140 000 euros qu’elle percevait depuis 1992. Ce refus avait alors été motivé par le non-respect des délais de dépôt, ce que conteste la FNMDP. En 2024, cette subvention est à nouveau refusée, au motif de l’absence de fonds nécessaires pour l’attribuer. Le programme 147 « Politique de la ville » permettant d’attribuer ces subventions s’est pourtant vu doter de 634 529 153 euros de crédits dans le PLF 2024, soit une hausse de plus de 30 millions d’euros de crédits par rapport à 2023. Il lui demande donc si elle envisage de renouveler cette subvention à la FNMDP, acteur central de la lutte contre les discriminations, aujourd’hui au cœur des préoccupations. Si les crédits habituellement employés pour cette subvention n’étaient plus disponibles, il souhaite connaître leur destination.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2603</pageJO><datePublication>2025-04-08</datePublication><noPublication>20250014</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le programme 147 « politique de la ville » dispose d’une enveloppe "partenariat national" destinée à soutenir des associations tête de réseau iniatrices d’actions portées à l’échelle nationale, dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Cette enveloppe est mise en place au travers d’un appel à projets formalisé qui vise à renforcer les financements de droit commun, sans s’y substituer. Hormis les conventions pluriannuelles qui définissent un cadre partenarial limité à 3 ans, ces subventions ne constituent pas un droit acquis et répondent bien à un projet construit ; leur octroi et leur montant relevant ensuite de la triple contrainte d’avoir justifié de l’emploi des crédits délégués lors de l’exercice précédent, du budget disponible et d’une hiérarchisation de l’intérêt des projets soumis par l’ensemble des candidats. Pour mémoire, les crédits exécutés au titre du "partenariat national" se montent à 17M d’euros en 2023 et 13,8 M d’euros en 2024, en décroissance forte au regard de l’effort important exigé en cours d’année 2024 en contribution au redressement des finances publiques. L’enveloppe prévue au titre de la loi de finances pour 2025 se monte à 10M d’euros, qui oblige à d’autant plus de rigueur dans la qualité des projets et leur adéquation avec la politique de la ville. En l’occurence, les services instructeurs ont constaté l’absence de dépôt de dossier par la fédération nationale des maisons des potes (FNMDP) dans le cadre de l’appel à projets engagé en 2023, rendant de facto inéligible l’association. De même, en 2024, si l’association a bien débuté le dépôt de son dossier, elle ne l’a pas complété dans le délai de rigueur qui était imposé et qui constitue un critère d’égalité entre les candidats. Sa candidature ne pouvait donc être davantage retenue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>