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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2025-04-22" NumJO="20250016" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>6072</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2832</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Champ de responsabilité et responsabilité financière des gestionnaires publics
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6072. — 22 avril 2025. — Mme Danielle Brulebois alerte M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur la mise en œuvre du régime de la responsabilité financière des gestionnaires publics. Depuis le début de cette année 2025, le syndicat national des directeurs généraux des collectivités territoriales a relevé plusieurs mises en cause, dont voici quelques exemples, qui menacent l’action publique : une secrétaire générale de mairie condamnée pour ne pas avoir envoyé des feuilles d’arrêt maladie ; un directeur de centre de gestion récemment arrivé, renvoyé devant la chambre de l’instruction pour ne pas avoir mis fin à la prime sociale versée par l’établissement et validée par deux contrôles antérieurs, ou encore un directeur général des services mis en cause sur le non-respect des délais globaux de paiement, l’élément déclencheur ayant été un audit de certification des comptes que la collectivité elle-même avait confié à la cour régionale des comptes. La situation est grave, dans la mesure où les dirigeants territoriaux sont mis en cause de manière automatique, au prétexte de la responsabilité alors même que ce périmètre de responsabilités des directions générales est inexistant et que ces dirigeants ne peuvent pas bénéficier de la protection fonctionnelle. Il est urgent de définir ce qu’est le champ de responsabilité des directions générales territoriales, tout comme il est urgent de revoir les grilles de rémunération des dirigeants territoriaux qui n’ont pas été revalorisées depuis plus de 25 ans, afin de redonner de l’attractivité à ces métiers. Aussi, elle souhaite connaître ses intentions concernant ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6113</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2832</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Taite</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Conditions de rémunération du temps partiel dans la fonction publique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6113. — 22 avril 2025. — M. Jean-Pierre Taite attire l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur les conditions de rémunération du temps partiel dans la fonction publique. Les agents qui occupent leurs fonctions à temps partiel bénéficient en effet d’une rémunération à 85,7 % pour un temps de travail à 80 % et à 91,4 % pour un temps de travail à 90 %. Ceux qui occupent des temps partiels de travail à 50 %, 60 % et 70 %, quant à eux, sont rémunérés sur la base de 50 %, 60 % et 70 % de leur traitement. La différenciation entre le pourcentage de temps travaillé et le pourcentage payé pour les agents à 80 % et à 90 % - temps partiels les plus fréquemment utilisés dans la fonction publique - outre le fait qu’elle ne repose sur aucun fondement, fait peser des charges lourdes sur l’employeur. Elle crée par ailleurs une inégalité de traitement à l’égard des agents à 50 %, 60 %, 70 % et 100 % de temps de travail. Il lui demande sur quelles dispositions repose une telle différenciation et s’il est envisagé de la remettre en cause, à l’heure où le ministre du budget vient d’annoncer un effort supplémentaire de 40 milliards d’euros aux Français, financé a priori par des économies, sachant que les dépenses publiques équivalent à 57 % de la richesse nationale, soit 10 % de plus que la moyenne européenne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6051</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2832</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Inaki Echaniz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Budget et calendrier du pacte en faveur de la haie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6051. — 22 avril 2025. — M. Inaki Echaniz attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la nécessité de garantir la continuité budgétaire et le calendrier du pacte en faveur de la haie, outil essentiel pour accompagner les agriculteurs et la résilience des territoires avec la haie. Les débats sur le projet de loi de finances ont témoigné d’un soutien transpartisan à cette politique, avec plusieurs centaines d’amendements déposés par des parlementaires et l’adoption en commission mixte paritaire d’un amendement augmentant de 20 millions d’euros l’enveloppe du plan haies, portant son budget à 45 millions d’euros. Cependant, d’après les retours des acteurs concernés, ce montant risque aujourd’hui d’être remis en question du fait de la fongibilité de l’enveloppe « planification écologique ». Une baisse budgétaire qui, si elle était actée, interpellerait au regard de la volonté exprimée par le Parlement à travers le vote de la loi de finances. Cette situation interroge également compte tenu des objectifs chiffrés inscrits dans le pacte haie et dans la loi d’orientation agricole, tout juste promulguée : un soutien budgétaire ambitieux dans la durée est nécessaire pour atteindre les plus 50 000 km de haies en 2030, prévus par ces deux textes. Pour rappel, le pacte en faveur de la haie prévoyait à son lancement en 2024, un engagement à 110 millions d’euros pour au moins 3 ans. En parallèle de cette baisse de budget, un report de la publication des appels à projets serait également envisagé par le Gouvernement : initialement prévus au printemps, ils seraient désormais lancés en juillet 2025 au plus tôt. Ce report fragiliserait la mise en œuvre du pacte, qui nécessite notamment pour les agriculteurs d’anticiper leurs projets de plantation de haies. Ce calendrier tardif mettrait également en difficulté les structures de terrain (opérateurs de l’arbre et de la haie, techniciens, fédérations de chasseurs, chambres d’agriculture, etc.) accompagnant les agriculteurs, mais aussi les services de l’État, contraints de travailler dans un calendrier difficilement tenable. Alors que le pacte montre de très bons résultats sur le terrain, avec une consommation de la totalité de l’enveloppe prévue en 2024, ce flou sur le budget disponible et ce retard dans le calendrier seraient fortement pénalisants. Il lui demande donc si le Gouvernement entend respecter l’engagement d’une enveloppe budgétaire de 45 millions d’euros et si un calendrier rapide et clair de publication des appels à projets du pacte sera présenté, afin de sécuriser la planification des plantations pour l’hiver 2025/2026.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6052</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2833</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Perez</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Conséquences des coupes budgétaires sur le dispositif DiNA pour les CUMA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6052. — 22 avril 2025. — M. Thierry Perez attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les coupes budgétaires opérées sur le dispositif national d’accompagnement (DiNA), seul outil d’ingénierie collective spécifiquement dédié aux coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA). À l’heure où la souveraineté agricole française est gravement fragilisée par des accords de libre-échange déloyaux, la concurrence de produits extra-européens et une politique agricole commune de plus en plus éloignée des réalités de terrain, les CUMA jouent un rôle stratégique. Par la mutualisation des équipements, la structuration locale et le développement de projets collectifs, elles participent à la résilience des exploitations, à la transmission agricole, ainsi qu’à la transition agroécologique. La suppression ou la réduction du soutien au DiNA apparaît d’autant plus incompréhensible qu’elle s’inscrit précisément dans les objectifs affichés par le Gouvernement en matière de réduction des intrants, de lutte contre l’artificialisation des sols et de relocalisation de la production. Il lui demande donc si le Gouvernement envisage de rétablir, voire de renforcer, ce dispositif, afin de ne pas fragiliser davantage l’agriculture de proximité et les structures collectives essentielles à la souveraineté alimentaire de la nation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6053</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2833</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Inaki Echaniz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Coupe budgétaire du dispositif DiNA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6053. — 22 avril 2025. — M. Inaki Echaniz alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique ou de la souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif, alors même qu’il a été récemment refondu, suscite l’inquiétude et l’incompréhension du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et de l’enveloppe modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6054</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2834</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Le Peih</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6054. — 22 avril 2025. — Mme Nicole Le Peih appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec son administration, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, elle souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6055</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2834</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Got</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des CUMA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6055. — 22 avril 2025. — Mme Pascale Got alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques. Il permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec son administration, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, elle souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6056</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2834</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Ozenne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Extension de serres à tomates industrielles à Isigny le Buat
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6056. — 22 avril 2025. — Mme Julie Ozenne alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le projet d’extension des « Serres du Buat » dans le sud de la Manche. La société hollandaise AgroCare détient actuellement à Isigny le Buat l’une des usines à tomates les plus grandes d’Europe, implantée sous 12 hectares de serres. La multinationale entend accroître de 20 hectares supplémentaires la surface des serres, pour les porter à 32 hectares, soit l’équivalent de 46 terrains de football. Cette extension serait tout à fait aberrante et viendrait encore aggraver les problématiques de l’usine actuelle, déjà fortement préoccupantes. Les Serres du Buat sont en effet une aberration écologique. La production industrielle de tomates hors sols est extrêmement polluante et consommatrice d’eau et d’énergie. Les serres sont chauffées au gaz naturel et allumées nuit et jour, engendrant non seulement de fortes émissions de gaz à effet de serre mais également une pollution lumineuse considérable et fortement dommageable pour les riverains. Chaque année, ce sont ainsi entre 8 000 et 13 000 tonnes de tomates qui sont produites dans ces conditions et alimentées par des engrais chimiques. La construction de ces immenses serres entraîne par ailleurs une destruction du paysage, du bocage et de la biodiversité en raison des travaux colossaux de terrassement et de bétonnage. En outre, les conditions de travail des ouvriers agricoles sont très opaques et de nombreux témoignages laissent penser que le droit du travail y est bafoué : travail sous des températures avoisinant les 46° degrés, brûlures dues à la manipulation de produits toxiques, heures supplémentaires non-payées, etc. Aussi, aucune extension de ce site ne saurait être justifiée sans une pleine transparence sur les conditions de travail de celles et ceux qui y sont employés. Enfin, ce projet va à totalement à l’encontre du maintien d’une agriculture française et locale de qualité et de l’objectif de renouvellement des générations. Les terres des Serres du Buat ont en effet été rachetées par la société hollandaise au-dessus du prix du marché, entraînant une augmentation du prix du foncier au détriment de l’installation d’agriculteurs. Cette spéculation foncière par des investisseurs étrangers sur les terres agricoles est l’un des premiers obstacles à l’installation de nouveaux agriculteurs. De plus, cette production industrielle démesurée de 8 000 à 13 000 tonnes annuelle de tomates est une concurrence face à laquelle les maraîchers locaux n’ont aucun moyen d’être compétitifs. À terme, ce type de projet ne peut que contribuer à la disparition des paysans français. Pour toutes ces raisons, le projet d’extension des Serres du Buat génère une opposition locale très vite de la part de milliers de citoyens. En novembre 2024, la société AgroCare s’est vue refuser l’autorisation environnementale par le préfet de la Manche, en raison de pressions excessives sur la ressource en eau et le manque de compensation. Toutefois, le projet est loin d’être enterré puisque la multinationale hollandaise aurait depuis fait une demande de prospection souterraine, laissant présager un renouvellement de la demande d’autorisation. Elle lui demande quelles dispositions elle entend prendre pour interdire la réalisation de projets de ce type qui menacent directement les agriculteurs, les conditions de vie des citoyens et les paysages.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6057</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2835</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Pérennisation du dispositif DiNA pour les CUMA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6057. — 22 avril 2025. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la coupe budgétaire intervenue sur le dispositif DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole) qui soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des coopératives d’utilisation de matériel agricole (Cuma) au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 Cuma chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec son administration, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau Cuma, au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il souhaite savoir quelle ambition et pérennité elle souhaite donner à ce dispositif, qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux Cuma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6058</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2835</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Terlier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Pérennité du dispositif DiNA pour l’avenir des CUMA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6058. — 22 avril 2025. — M. Jean Terlier appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’avenir des coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA) qui ont fait les frais de récentes coupes budgétaires sur la ligne budgétaire qui accompagne les transitions agricoles des groupes d’agricultrices et d’agriculteurs : le DiNA (dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole). Dans le Tarn, cela concerne 100 Cuma. Or de nouvelles coupes budgétaires s’annoncent. Le dispositif DiNA soutient, au-delà du premier rôle de partage des machines, le développement de projets collectifs des CUMA au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, l’adaptation au changement climatique ou de souveraineté alimentaire et énergétique. Ayant fait l’objet d’un rapport du conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau Cuma et la direction générale de la performance économique (DGPE) en 2022-2023 et d’une nouvelle mouture en 2024, ce dispositif est articulé avec les enjeux des politiques publiques et permet de démultiplier, via les collectifs d’agriculteurs, leurs impacts. Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Elle est mobilisée par plus de 600 CUMA chaque année au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La mise à mal du déploiement de ce dispositif alors même qu’il a été récemment refondu avec les services du ministère de l’agriculture, suscite l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble du réseau CUMA au vu de l’efficience que produit le DiNA et dans le cadre d’une enveloppe qui reste modeste au regard d’autres dispositifs de soutien. Alors que l’accompagnement des agricultrices et agriculteurs est un sujet central, il lui demande d’assurer de son soutien quant à la pérennité de ce dispositif qui est la seule ligne budgétaire dédiée aux CUMA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6059</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2836</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Soutien au DiNA CUMA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6059. — 22 avril 2025. — Mme Sandrine Le Feur interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la compression budgétaire qui touche le seul soutien budgétaire de l’État apporté aux coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA). Les CUMA sont des coopératives de services qui partagent du matériel et effectuent des travaux agricoles pour le compte des associés coopérateurs, souvent avec le concours de salariés mutualisés au sein de la structure. Sur le territoire breton, cela concerne plus de 600 CUMA dont près de 170 dans le Finistère. Avec l’évolution des enjeux agricoles ces dernières décennies, outre leur rôle premier de partage de machines agricoles, les CUMA se sont engagées dans le développement de projets collectifs au service de l’emploi rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la réduction des produits phytosanitaires, de l’adaptation au changement climatique et de la souveraineté alimentaire et énergétique. Autant d’enjeux ambitieux nécessitant du conseil stratégique. Le dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole (DiNA) remplit ce rôle de démarche de prospective stratégique. Unique dispositif de l’État à destination des CUMA, le DiNA CUMA est un dispositif national visant à accompagner la réflexion stratégique des CUMA. Ce conseil est organisé sur plusieurs jours auprès des groupes d’agriculteurs en CUMA. Il permet de réaliser un état des lieux de la CUMA, en matière de gouvernance, de situation économique et financière, d’organisation des chantiers, de charges de mécanisation et de proposer un plan d’actions en impliquant pleinement les agriculteurs à chaque étape. Il a fait l’objet d’un rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER), d’une concertation entre le réseau CUMA et la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) en 2022-2023. Une nouvelle mouture du dispositif a pu être adoptée en concertation avec l’administration en 2024 afin de démultiplier via les collectifs d’agriculteurs leurs impacts. On peut relever un succès du dispositif puisqu’il a été mobilisé par plus de 600 CUMA chaque année impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. Dès lors, l’arrêt de son financement, alors qu’il représente une enveloppe bien modeste au regard d’autres dispositifs mobilisés par les finances publiques, suscite l’incompréhension. L’accompagnement des agricultrices et des agriculteurs est plus que jamais un sujet d’avenir et de souveraineté. Elle lui demande quelle ambition et quelle pérennité elle souhaite donner au dispositif DiNA, seule ligne budgétaire dédiée eux CUMA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6060</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2836</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Michoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Vaccination contre la MHE et la FCO
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6060. — 22 avril 2025. — M. Éric Michoux alerte Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la pénurie de vaccins contre les maladies bovines type maladie hémorragique épizootique (MHE) et fièvre catarrhale ovine (FCO) alors que les conditions climatiques du printemps font craindre une reprise rapide des épidémies notamment en Saône et Loire. Avec le retour aux champs des animaux, les vétérinaires conseillent aux agriculteurs de vacciner leurs animaux en prévision d’épidémies de MHE et FCO. Suite à des pénuries répétées, tous sont inquiets en raison de la faible immunité actuelle des cheptels et déplorent même une hausse de la mortalité chez les veaux depuis le début de l’année. Ils alertent tout particulièrement sur les difficultés d’accès aux vaccins et sur le risque d’une pénurie. En effet, les vaccins contre la MHE qui doivent arriver sont déjà préréservés et ne permettent pas de constituer des stocks. Ceux contre la FCO sont disponibles en quantités limitées ou en rupture de stock parfois jusqu’en juillet 2025. Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’il faut deux doses par animal pour une vaccination effective. D’autre part, la vaccination représente un coût important non seulement pour les éleveurs mais aussi pour les vétérinaires qui doivent acheter des frigidaires spéciaux pour pouvoir stocker les doses. Certaines cliniques sont dans l’incapacité de préfinancer l’achat et la conservation de doses et donc de sécuriser l’approvisionnement sur le territoire. Face à cette situation particulièrement inquiétante en Saône et Loire, il l’interroge sur les dispositions prises par le Gouvernement pour assurer une vaccination rapide contre les épidémies de MHE et FCO.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6104</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2837</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Contentieux entre l’État et les établissements agricoles privés du CNEAP
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6104. — 22 avril 2025. — M. Jean-Michel Jacques interroge Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le contentieux entre l’enseignement agricole privé et l’État, en raison de l’importante précarité des établissements agricoles privés selon le Conseil national de l’enseignement agricole privé (CNEAP). Celui-ci fédère 176 établissements accueillant environ 45 000 élèves en formation initiale soit près de 30 % des élèves dans l’enseignement agricole. Les relations financières entre les établissements fédérés par le CNEAP et l’État sont encadrées par la loi n° 84-1285 du 31 décembre 1984, publiée au Journal Officiel. L’article 3 fixe les conditions de contractualisation avec l’État, incluant une aide financière, dont le montant est défini annuellement par décret, une aide qui varie selon le statut de l’élève (externe, demi-pensionnaire, interne) et est calculée en référence au coût d’un élève de l’enseignement public agricole. Jusqu’en 2021, ce coût de l’élève était calculé par une enquête quinquennale à partir d’un échantillon d’une vingtaine d’établissements publics et servait de référence pour déterminer la subvention octroyée par l’État à l’élève du privé. Cependant, depuis la signature du protocole 2022-2026 en mars 2022, le montant de la subvention par élève est fixé pour toute la durée du protocole, un montant d’abord augmenté de 8 % pour faire face aux contraintes budgétaires antérieures, mais qui reste inchangé jusqu’en 2026. Le CNEAP a constaté un nombre croissant de ses établissements rencontrant d’importantes difficultés financières. Au 31 août 2023, le CNEAP comptait près de quarante établissements en situation de déficit lourd. Cependant, l’État, depuis le nouveau protocole, estime ne pas avoir à intégrer dans son calcul le financement des régions et leurs crédits et inclut uniquement ses propres financements. Ainsi, cela entraîne un manque à gagner considérable pour les établissements du CNEAP, évalué entre 35 et 40 millions d’euros par an. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage afin de répondre à la précarité des établissements agricoles du CNEAP, qui a pour cause le nouveau protocole 2022-2026 adopté en mars 2022.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6119</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2837</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Brigand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Crédit d’impôt formation pour les chefs d’exploitations agricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6119. — 22 avril 2025. — M. Hubert Brigand attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les attentes exprimées par les représentants de la confédération paysanne de Bourgogne Franche-Comté concernant le crédit d’impôt formation pour les chefs d’exploitations agricoles. En effet, adoptée par le Parlement puis publiée au Journal Officiel le 15 février 2025, la loi de finances a décidé de mesures destinées à redresser les comptes publics de 50 milliards d’euros et à réduire le déficit à 5,4 % du PIB. Parmi celles-ci, le crédit d’impôt pour la formation des dirigeants d’entreprise a pris fin au 31 décembre 2024. Instauré en 2006, il permettait aux entreprises de bénéficier d’un avantage fiscal lorsqu’elles engageaient des dépenses pour la formation de leurs dirigeants. Or si la loi de finances 2025 a prévu toute une série de mesures concernant plus précisément le secteur agricole, dont la prolongation du crédit d’impôt remplacement, des exonérations (hausse de la taxe foncière sur les propriétés non bâties, TFPNB) et aides (renforcement de la déduction pour épargne de précaution, DEP, aides spécifiques aux jeunes agriculteurs), la confédération paysanne de Bourgogne Franche-Comté attire l’attention sur le fait que la formation continue des chefs d’exploitation est essentielle, au moment d’une profonde mutation de l’agriculture, du repli sur soi et du besoin humain de réflexions en groupe pour orienter les choix. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer si elle entend soutenir la restauration du crédit d’impôt formation pour les chefs d’exploitation agricole.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6120</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2837</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Thiériot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>DMTG - réforme - absence de mesures transitoires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6120. — 22 avril 2025. — M. Jean-Louis Thiériot attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les conséquences juridiques et fiscales de la récente modification de l’article 793 bis du code général des impôts, opérée par la loi n° 2025-127 du 14 février 2025. Ce texte, qui réforme l’exonération partielle des droits de mutation à titre gratuit (DMTG) applicable aux biens ruraux donnés à bail à long terme, conditionne désormais l’application du nouveau régime à la conclusion du bail à compter du 1er janvier 2025. Aucun dispositif transitoire n’a toutefois été prévu pour les baux conclus antérieurement à cette date. En l’état actuel du droit, les transmissions portant sur des biens loués dans le cadre de baux à long terme antérieurs au 1er janvier 2025 ne sont donc plus éligibles ni à l’ancien régime, ni au nouveau. Cette incertitude juridique crée un vide particulièrement pénalisant pour les agriculteurs et leurs familles, en bloquant la réalisation d’opérations de donation ou de succession en cours. De nombreux offices notariaux, dans un souci de sécurité juridique, suspendent actuellement les transmissions agricoles, ce qui engendre un préjudice économique tangible tant pour les familles que pour les exploitations concernées. Ce blocage est d’autant plus préoccupant qu’il intervient dans un contexte de renouvellement des générations agricoles et de besoin accru de transmission. Il souhaite donc connaître les intentions du Gouvernement sur ce point. Il lui demande si une mesure transitoire est envisagée afin de rétablir une base légale sécurisée pour les transmissions fondées sur des baux antérieurs au 1er janvier 2025 et si tel était le cas, selon quel calendrier cette correction pourrait intervenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6171</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2838</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et souveraineté alimentaire</ministreJO><Objet>Interdiction du glyphosate, les vies valent plus que les profits de Bayer !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6171. — 22 avril 2025. — Mme Mathilde Hignet rappelle à Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire que le Président de la République Emmanuel Macron s’est engagé en 2017 à ce que le glyphosate soit interdit en France au plus tard dans les 3 ans. À L’époque les 27 pays européens avaient alors voté le renouvellement de l’autorisation du glyphosate pour 5 ans. La France avait alors voté contre. Fin 2023 ; lors d’un nouveau vote européen sur le renouvellement de l’autorisation du glyphosate, la France s’est cette fois-ci abstenue, reniant l’engagement initial du président Macron. Pourtant en 2018 le centre international de recherche contre le cancer a classé le glyphosate comme probablement cancérigène pour l’homme. L’institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) affirme quant à lui que le glyphosate est un perturbateur endocrinien qui a donc un impact sur la fonction de reproduction. À rebours, le rapport de renouvellement du glyphosate émanant des états européens rapporteurs au moment du vote, conclut que le glyphosate n’est pas génotoxique. Ce rapport est cependant biaisé pour plusieurs raisons. Il ne s’appuie que sur des études provenant d’industriels. Il ignore les failles des études fournies par ces industriels. Les données disponibles reposent sur un seul type de test, peu fiable. Enfin certaines données n’ont pas été prises en compte et les critères de classification comme génotoxique sont trop contraignants. Ainsi alors que de nombreuses études prouvent la génotoxicité du glyphosate, elles sont ignorées par les autorités pour permettre le renouvellement de l’autorisation de cette substance dangereuse pour la santé humaine. Les cas de maladies liées à l’usage du glyphosate ne manquent pas. En Isère, une famille attaque en justice Bayer pour avoir camouflé la dangerosité de l’herbicide et être responsable des malformations de leur fils exposé in utero au glyphosate. En décembre 2022, Bayer Monsanto a déjà été condamné par la justice française pour intoxication à l’herbicide Lasso. En 2024 la justice américaine a condamné Bayer à verser 2,25 milliards de dollars à un homme atteint d’un cancer du système lymphatique. Le collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest est une association qui existe depuis 2015. En 10 ans elle a accompagné 410 personnes, pour la grande majorité des paysans, mais aussi des salariés de coopératives, employés d’espaces verts, paysagistes… autant de professions exposées aux pesticides. En 10 ans, 217 maladies professionnelles ont été reconnues comme liées à l’usage des pesticides. La maladie de Parkinson représente 40 % des personnes reconnues. La réalité que les rapports instrumentalisés ne pourront jamais cacher est ainsi : le glyphosate et les pesticides rendent malades et tuent. Combien de morts faudra-t-il pour qu’enfin le glyphosate soit interdit en France puis en Europe ? Combien de malades devront continuer à payer de leur vie pour que Bayer continue à s’enrichir au mépris de leur vie ? Aussi, elle lui demande de respecter l’engagement pris par le président Macron en 2017 et d’interdire le glyphosate en France sans délais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6079</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2838</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Robert Le Bourgeois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Adaptation du FNGIR à la situation actuelle des communes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6079. — 22 avril 2025. — M. Robert Le Bourgeois alerte M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur la situation financière particulièrement difficile pour nombre de communes en raison de la mise en place du FNGIR. En effet, le fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR) mis en place par l’article 78 de la loi de finances pour 2010, visait initialement à compenser les pertes liées à la réforme de la taxe professionnelle. Elle mettait ainsi en place un système de prélèvement et de versement pour équilibrer la situation budgétaire entre les collectivités locales. Cependant, le montant et la répartition du FNGIR ont été fixés en 2012, sans aucune évolution depuis, faisant fi des évolutions qu’ont connues les communes et établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), qu’ils soient prélevés ou bénéficiaires des versements. Il en va ainsi des communes de Brametot ou Sainte-Colombe en Seine-Maritime, qui déplorent une baisse des retombées fiscales des entreprises. Pour répondre à cette situation, les communes prélevées de plus de 2 % au titre du FNGIR par rapport à leurs recettes de fonctionnement et ayant connu depuis 2012 une baisse de plus de 70 % de leur base de cotisation foncière des entreprises, peuvent bénéficier d’une dotation de l’État, égale au tiers de leur contribution au FNGIR. Il apparaît cependant que cette compensation n’est pas suffisante pour certaines communes. Il l’interroge ainsi sur les mesures qu’il souhaite mettre en place pour favoriser un système de financement pérenne et équilibré des communes, singulièrement pour les communes rurales pour lesquelles l’équilibre budgétaire dépend souvent d’une ou deux entreprises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6089</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2839</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Multiplication inquiétante des dépôts sauvages
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6089. — 22 avril 2025. — M. Patrick Hetzel attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur une préoccupation soulevée par de nombreux maires concernant la multiplication inquiétante des dépôts sauvages. Chaque année, la France recense plus de 80 000 tonnes de déchets abandonnés illégalement, occasionnant des coûts annuels considérables estimés à plusieurs centaines de millions d’euros pour les collectivités territoriales, contraintes de nettoyer et de réhabiliter les sites touchés. Cette réalité alarmante révèle une situation inacceptable où des entreprises clandestines prospèrent en toute impunité, collectant illégalement des déchets auprès de particuliers et de professionnels irresponsables. Il est inadmissible que l’espace public soit considéré comme une décharge à ciel ouvert. Une réforme courageuse doit être menée afin de sanctionner de tels agissements. Aussi, il lui demande ce qui peut être prévu pour permettre une identification et une sanction efficaces des contrevenants. Il souhaite aussi savoir ce qui peut être envisagé pour obtenir un renforcement des contrôles et des sanctions contre les entreprises illégales de collecte des déchets, ainsi qu’une révision nécessaire des conditions d’accès des professionnels aux déchetteries.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6096</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2839</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hanane Mansouri</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Difficultés d’application de la loi imposant le scrutin par listes paritaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6096. — 22 avril 2025. — Mme Hanane Mansouri attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les conséquences préoccupantes de l’application, à compter de 2026, de la loi imposant le scrutin par listes paritaires dans l’ensemble des communes, y compris celles de moins de mille habitants. Cette mesure suscite une vive inquiétude chez de nombreux élus locaux, particulièrement dans les territoires ruraux, où l’engagement citoyen connaît une érosion continue. La constitution de listes électorales s’y révèle déjà difficile ; y imposer en plus une stricte parité hommes-femmes risque de complexifier davantage cette tâche, voire de la rendre impossible dans certaines communes. En pratique, cette obligation pourrait entraîner l’éviction de candidats engagés, compétents et disponibles, uniquement parce que leur présence déséquilibrerait la composition paritaire exigée. En d’autres termes, une règle conçue pour favoriser l’égalité pourrait, paradoxalement, nuire à la qualité de la représentation locale et porter atteinte au bon fonctionnement de la démocratie communale. Cette réforme, appliquée de manière uniforme, ne tient pas compte des réalités locales, en particulier du vivier restreint de candidats dans les petites communes. Elle pourrait non seulement dissuader des vocations, mais également compromettre la tenue même de scrutins dans certains territoires, aggravant ainsi les disparités entre zones rurales et urbaines. Dans ce contexte, elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement quant à une éventuelle modulation ou dérogation de cette obligation pour les communes de moins de mille habitants, afin de garantir le maintien d’un processus électoral serein, représentatif et adapté aux spécificités de chaque territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6174</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2839</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Alexandre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Aménagement du territoire et décentralisation</ministreJO><Objet>Impact de la baisse des crédits des conseillers numériques MFS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6174. — 22 avril 2025. — M. Laurent Alexandre alerte M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation François Rebsamen sur la baisse des crédits dévolus aux conseillers numériques dans les maisons France Services prévue dans le PLF 2025. Pourtant, environ 20 % de la population du pays rencontre des difficultés avec l’outil numérique. Ce phénomène intergénérationnel ne se limite pas seulement aux anciens. À l’heure où la dématérialisation des services publics s’accélère, l’accompagnement des personnes en difficulté face au numérique est plus que nécessaire, pour ne laisser personne au bord du chemin. Or la baisse de ces crédits menace la pérennité de ces postes et va à l’encontre des besoins des populations. Il lui rappelle à cet effet les préconisations de Mme la Défenseure des droits qui alertait dans un rapport d’activité d’avril 2023 sur « la dématérialisation à marche forcée » des services publics. La réduction de 30 % des crédits alloués à l’inclusion numérique, qui passent dans le PLF 2025 de 67 millions à 47 millions d’euros, semble ignorer les inégalités d’accès réelles entre les usagers. Elle fragilise d’autant plus les citoyens non familiers de l’usage du numérique et davantage ceux vivant dans les territoires ruraux, où les services publics sont de plus en plus loin. La fonction de conseiller numérique est donc essentielle dans les maisons France Services, à défaut de dispositifs plus ambitieux. Plus largement, le maintien de guichets physiques est la meilleure manière de satisfaire les demandes, notamment les plus complexes. En 2024, 82 % d’entre elles l’ont été dès la première visite, grâce au contact humain. Cette mesure nuit également aux collectivités locales qui financent en moyenne 60 % d’un poste de conseiller numérique. Elles se retrouvent face à un choix impossible : accepter la disparition des postes ou pallier le désengagement de l’État, malgré des budgets de plus en plus contraints. Le risque est grand de voir se renforcer la fracture numérique, notamment dans des territoires où elle est déjà manifeste. Ainsi, il souhaite connaître ses intentions et ses engagements en matière d’accès aux services publics et d’inclusion numérique. Il lui demande s’il peut-il garantir la pérennité de tous les postes de conseillers numériques dans les maisons France Services pour ne pas aggraver encore davantage l’accès aux services publics pour tous les usagers ni alourdir la charge des collectivités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6065</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2840</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Récalde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Mise en place d’une prévoyance OPEX pour les soldats
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6065. — 22 avril 2025. — Mme Marie Récalde attire l’attention de M. le ministre des armées sur la participation de l’État à la protection sociale complémentaire des fonctionnaires (PSC), notamment dans la fonction publique d’État, conformément à la demande du Président de la République dès son 1er quinquennat. S’agissant de la communauté militaire, c’est une réalité depuis le 1er janvier 2025 avec un contrat collectif et obligatoire de PSC Santé à souscrire auprès de l’opérateur unique retenu après appel d’offres, Unéo. Il était attendu, pour le 2ème lot PSC Prévoyance, un appel d’offres identique à celui de la santé : un contrat collectif et obligatoire couvrant notamment la prévoyance opérations extérieures (OPEX) avec participation de l’État. Or l’appel d’offres publié n’évoque qu’un simple contrat facultatif relevant de la prévoyance privée et plaçant par voie de conséquence la prévoyance OPEX hors champ. Alors que les armées pourraient être engagées dans un conflit de haute intensité, les soldats vont donc continuer à souscrire leur prévoyance OPEX à leurs frais (en payant 100 % de leur poche). Alors que le Président de la République annonce 2 milliards d’euros d’aide supplémentaire à l’Ukraine, il n’est pas envisageable de faire l’économie de quelques dizaines de milliers d’euros en ne garantissant par aux soldats une prévoyance OPEX couverte à 50 % par l’État. C’est pourquoi elle souhaite l’interroger sur la mise en place prochaine d’un contrat collectif et obligatoire, conformément aux engagements du chef des armées et garant de leur condition d’existence. Si au moment du décès l’État est effectivement très présent, le soutien ne tient pas dans la durée. Les pensions de réversion versées aux conjoints ne permettent de vivre et encore moins d’élever des enfants, d’où l’importance d’un contrat prévoyance. Elle lui demande ce qu’il compte faire à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6136</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2840</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Cybersécurité : législation et lutte contre les menaces et cyberattaques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6136. — 22 avril 2025. — M. Paul Christophe attire l’attention de M. le ministre des armées sur les mesures mises en place concernant la cybersécurité de la France et de ses services publics dans un contexte de montée des cyberattaques. La France a été le théâtre de plusieurs cyberattaques majeures ces dernières années, ciblant principalement ses infrastructures publiques. En mars 2024, une attaque d’une ampleur inédite a frappé près de 800 sites administratifs, dont des ministères et des services gouvernementaux et a entraîné une perturbation significative des services numériques. En décembre 2022, la région Normandie a également été victime d’une cyberattaque d’envergure, où 600 serveurs et 1 500 ordinateurs ont été compromis, affectant notamment les horaires de transport public en ligne. Dans ce contexte, il souhaite l’interroger sur les mesures concrètes et novatrices que le Gouvernement entend mettre en place pour protéger les acteurs publics et privés de ces cyberattaques, notamment dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, la santé et les transports. Par ailleurs, face à l’intensification des cyberattaques à grande échelle, la question de la législation devient primordiale. Il demande quelles sont les initiatives législatives envisagées pour renforcer la lutte contre les cybercriminels, notamment en ce qui concerne la protection des données personnelles et la coopération internationale en matière de cybercriminalité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6143</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2841</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Carles Grelier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap</ministreQuestion><ministreJO>Autonomie et handicap</ministreJO><Objet>Possibilité pour un malade de SLA de bénéficier de la PCH après avoir eu l’APA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6143. — 22 avril 2025. — M. Jean-Carles Grelier interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée de l’autonomie et du handicap, sur la possibilité pour un malade de 70 ans atteint d’une sclérose latérale amyotrophique (SLA) à évolution très rapide, qui vient de déposer un dossier de demande de prestation d’allocation personnalisée d’autonomie (APA), de déposer également un dossier de prestation de compensation du handicap (PCH), évidemment sans cumul, mais qui semblerait être plus favorable. Les services sociaux qui ont aidé cette personne à faire la demande d’APA lui ont en effet indiqué qu’il semblerait que la loi n° 2025-138 du 17 février ne permette pas le passage de l’APA à la PCH. Il demande donc à la ministre de bien vouloir lui confirmer que le fait d’avoir été bénéficiaire de l’APA n’empêche pas un malade de SLA de percevoir ensuite la PCH.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6075</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2841</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Emploi des salariés en boulangerie le 1er mai</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6075. — 22 avril 2025. — M. Bertrand Sorre appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur l’emploi des salariés des entreprises de boulangerie-pâtisserie la journée du 1er mai. La loi prévoit en effet que, seuls, les services essentiels à la population soient autorisés à faire travailler leurs salariés lors de ce jour férié de fête du travail. Des contrôles menés en Vendée le 1er mai 2024 ont donné lieu à des poursuites judiciaires et des verbalisations entre 750 et 1 500 euros par salarié. Jusqu’alors, les boulangeries artisanales ouvraient leurs portes afin d’apporter un service attendu par la population, comme par les établissements de santé et d’hébergement (hôpitaux, maisons de retraite, etc.) reconnus, eux, comme essentiels. Chaque jour férié, la clientèle se fait nombreuse dans les boulangeries pâtisseries, avec à la clé, un volume de ventes non négligeable dans le chiffre d’affaires annuel. Dans un contexte économique et concurrentiel difficile, les boulangers expriment leur colère et leur incompréhension, d’autant que leur personnel est précisément intéressé de travailler ce jour où la convention collective nationale du 19 mars 1976 prévoit l’attribution d’une rémunération double. Afin de permettre aux boulangers pâtissiers de préparer cette journée du 1er mai, il demande au Gouvernement de clarifier sa position, avec l’espoir de sécuriser juridiquement les professionnels et d’apporter à la population ce service cher aux Français, au quotidien.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6083</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2841</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain David</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>La filière française de "Kéfir de fruits" en danger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6083. — 22 avril 2025. — M. Alain David appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur les conséquences préoccupantes des décisions récentes des directions départementales de la protection des populations (DDPP) concernant l’usage de l’appellation « kéfir ». En effet, les DDPP enjoignent les producteurs de kéfir de fruits ou kéfir d’eau à cesser, sous peine de sanctions, d’utiliser le terme « kéfir », y compris lorsqu’il est assorti des précisions « de fruits » ou « d’eau ». Cette interdiction repose sur l’interprétation du codex alimentarius et du droit européen, qui réservent actuellement l’usage du terme « kéfir » aux seuls produits laitiers. Pourtant, le kéfir de fruits, également appelé « kéfir d’eau » ou « kéfir d’eau et de fruits », est une boisson traditionnelle obtenue par la fermentation d’eau sucrée avec des agrumes et des fruits secs, à l’aide de grains de kéfir composés de bactéries et de levures. Cette boisson ne contient aucun ingrédient d’origine laitière et bénéficie aujourd’hui d’un véritable engouement, porté par les tendances en faveur d’une alimentation saine et naturelle. L’application stricte de la réglementation actuelle, inadaptée à la réalité de ce produit, menace pourtant de freiner brutalement le développement de cette filière émergente. L’interdiction d’utiliser le mot « kéfir » sur les étiquettes priverait les producteurs d’un repère essentiel pour le consommateur et risquerait d’entraîner des pertes économiques et des suppressions d’emplois. De nombreux scientifiques et acteurs du secteur, à l’image du chercheur au CNRS Christophe Lavelle, contestent cette approche restrictive. Selon lui, le kéfir de fruits partage avec le kéfir de lait une origine historique commune et la même base fermentative (des grains de kéfir), ce qui justifie l’usage du même terme, clarifié par des mentions explicites telles que « de fruits » ou « d’eau ». Par ailleurs, les consommateurs sont aujourd’hui bien informés et ne sauraient être induits en erreur. Au regard de ces éléments, il lui demande si le Gouvernement entend engager une démarche auprès de la commission européenne pour faire évoluer la réglementation, notamment en ajoutant les termes « kéfir de fruits » et « kéfir d’eau » à la liste des dénominations autorisées figurant à l’annexe de la décision 2010/791/UE du 20 décembre 2010. Et, dans l’attente d’une telle évolution, s’il envisage la mise en place d’un moratoire national sur l’application de cette interdiction, afin de préserver une filière artisanale innovante, dynamique et en plein essor.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6154</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2842</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Privatisation du magazine « 60 millions de consommateurs »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6154. — 22 avril 2025. — M. Stéphane Peu interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur le projet de privatisation du magazine 60 Millions de consommateurs. Édité depuis 1970 par l’Institut national de la consommation (INC), ce magazine joue un rôle essentiel de service public en publiant des enquêtes et des analyses comparatives sur les produits et services, contribuant ainsi à la transparence du marché et à la protection des consommateurs. La décision de privatisation, préconisée par la Cour des comptes suscite de vives inquiétudes quant à l’avenir de 60 Millions de consommateurs. Une large mobilisation contre cette privatisation a été lancée, accompagnée d’une pétition comptant plus de 110 000 signatures, témoignant ainsi de l’attachement du public à ce média. Le Gouvernement avait promis un plan de relance pour le magazine, qui est aujourd’hui entièrement abandonné au profit de sa cession à un acteur privé. Or sa privatisation pourrait compromettre son indépendance éditoriale et remettre en cause la mission d’intérêt général confiée à l’INC, dont la viabilité financière repose en grande partie sur l’édition de 60 Millions de consommateurs. La suppression de cette ressource risquerait d’affaiblir l’institut et, par conséquent, les associations de consommateurs qui s’appuient sur ses expertises pour mener à bien leur mission. Dans ce contexte, il souhaite savoir quelles garanties le Gouvernement entend apporter pour préserver l’indépendance et la pérennité de l’information aux consommateurs qui reste d’utilité publique. Il l’interroge également sur les solutions susceptibles d’assurer la continuité des missions de l’INC.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6063</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2842</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ersilia Soudais</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Utilisation d’animaux non-domestiques pour la création artistique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6063. — 22 avril 2025. — Mme Ersilia Soudais attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’utilisation d’animaux non-domestiques pour la création artistique (cinéma, publicité, clips vidéo…). À l’automne 2024, la sortie du film « Bambi, l’histoire d’une vie dans les bois », réalisé par le réalisateur Michel Fessler, a suscité une polémique reprise par de nombreux médias tels que Le Monde et Télérama. En effet, le réalisateur a choisi de tourner avec de vrais animaux, comme des faons, des biches, des cerfs, des corneilles, des ratons-laveurs, des loups, des sangliers ou encore des rapaces, qui appartiennent à la dresseuse Muriel Bec. En février 2021, Muriel Bec s’était opposée publiquement à l’adoption de la loi contre la maltraitance animale. Cependant, la nécessité de cette loi, qui mettra fin à l’exploitation des animaux non-domestiques dans les cirques itinérants en 2028, est indéniable. Il est important de rappeler la position de la fédération des vétérinaires européens qui, en 2015, avait déclaré que « les besoins des mammifères sauvages non-domestiqués ne peuvent pas être satisfaits dans un cirque itinérant, en particulier au niveau de l’habitat et de la possibilité pour eux d’exprimer des comportements naturels ». La loi 2021 présente des manquements, notamment vis-à-vis de l’exploitation des animaux sauvages dans les secteurs du cinéma, de la musique et de la publicité qui ont été oubliés et dont l’exploitation est comparable à celle des animaux des cirques subissant eux aussi la captivité à vie, le dressage et les transports éprouvants. Elle lui demande donc quelles mesures elle entend prendre pour étendre la loi contre la maltraitance animale de 2021 aux secteurs de la création artistique (cinéma, publicité, clips vidéo, etc.).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6071</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2843</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Éventuelle fermeture de la radio VIVRE FM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6071. — 22 avril 2025. — M. Patrick Hetzel attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’éventuelle fermeture de la radio Vivre FM, spécialisée dans le handicap. Depuis sa création, il y a 21 ans, Vivre FM s’est imposée comme un acteur majeur pour donner la parole aux personnes concernées par le handicap, le grand-âge, la maladie. Elle est unique en Europe. Avec une équipe de 10 salariés, dont 50 % en situation de handicap, elle fait entendre les voix de celles et ceux qui sont souvent ignorés. Toutefois, la Fondation OVE, principal soutien financier de la station, a annoncé la suspension de son financement, plongeant ainsi Vivre FM dans une situation économique critique. L’annonce de cette crise survient au moment des 20 ans de la loi handicap du 11 février 2005, loi fondamentale pour l’inclusion des personnes en situation de handicap. Cette situation intervient également seulement six mois après les Jeux Paralympiques de Paris 2024. La radio procède à une recherche active d’un repreneur. Pour ne pas priver 500 000 auditeurs de cette voix singulière, il souhaite savoir ce qui peut être envisagé pour préserver la présence de Vivre FM dans le paysage médiatique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6084</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2843</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Évolution du Plan Fanfare : soutien aux filières musicales et événementielles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6084. — 22 avril 2025. — M. Paul Christophe attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’évolution du « Plan Fanfare », mis en œuvre depuis 2021, utile à la filière musicale du département du Nord, notamment en ce qui concerne l’activité des harmonies municipales ou les évènements culturels traditionnels comme le carnaval. Ce dernier, notamment celui de Dunkerque, est une tradition profondément enracinée dans la culture régionale. Véritable institution, il attire chaque année des milliers de spectateurs, tant locaux qu’internationaux et génère une multitude d’activités musicales, festives et artistiques au cœur de l’identité de la région. Ce carnaval repose sur des pratiques collectives et populaires où la musique, principalement sous forme de fanfares, orchestres et bandas, occupe une place prépondérante. Ces formations musicales, souvent composées de bénévoles ou de musiciens amateurs, sont des vecteurs essentiels de la culture locale et participent à la transmission de savoir-faire intergénérationnel, tant dans la création que dans la pratique musicale. Cependant, ces activités demandent à être soutenues pour non seulement survivre mais prospérer. Malgré les quelques recettes que ces dernières parviennent à générer pour financer ces festivités, la conjoncture économique actuelle complique considérablement leur tâche et suscite certaines inquiétudes. Dans ce contexte, il l’interroge sur l’évolution du « Plan Fanfare », notamment sur son volet économique, afin de mieux soutenir les pratiques culturelles des Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6086</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2843</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Corentin Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Réduction des crédits alloués au dispositif Pass Culture
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6086. — 22 avril 2025. — M. Corentin Le Fur attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’impact de la réduction des crédits alloués au dispositif Pass Culture dédié aux jeunes et en particulier sur le secteur festivalier. Conçu pour faciliter l’accès à la culture, ce dispositif permettait, jusqu’à récemment, d’attribuer des crédits à chaque anniversaire aux jeunes de 15 à 18 ans et ce, sans condition de ressources. Or, depuis l’entrée en vigueur du décret n° 2025-195 du 1er mars 2025, les modalités d’attribution ont été sérieusement revues à la baisse. Désormais, il faut attendre 17 ans pour bénéficier d’un premier crédit de 50 euros. Quant aux jeunes de 18 ans, leur crédit initial de 300 euros a été abaissé à 150 euros, avec un complément de 50 euros réservé aux jeunes dits « prioritaires », c’est-à-dire en situation de handicap ou issus de foyers à faibles revenus. De nombreux organisateurs de festivals s’étaient réjouis de l’instauration de ce dispositif, qui permettait à un jeune public, souvent contraint financièrement, d’accéder plus facilement à leurs évènements. D’autant plus que ces rassemblements, majoritairement organisés en zone rurale, offrent aux jeunes une rencontre avec la culture dans un cadre convivial. Aujourd’hui, ces mêmes organisateurs sont inquiets des répercussions que pourrait engendrer une telle mesure. Pour certains festivals, 15 % à 20 % de leur public acquérait leurs billets d’entrée grâce au Pass Culture. Par conséquent, une baisse de fréquentation pour la saison estivale 2025 est à craindre. De telles conséquences fragiliseraient sensiblement l’équilibre économique de ces évènements et pourraient, à terme, compromettre leur pérennité. En conséquence, il lui demande si le Gouvernement entend prendre des mesures afin de préserver l’accès des jeunes aux évènements culturels et en particulier aux festivals.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6137</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2844</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Émergence de l’IA dans le secteur du doublage et de la production audiovisuelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6137. — 22 avril 2025. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’émergence de l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur du doublage et, plus largement, dans la production audiovisuelle. La France bénéficie d’un savoir-faire reconnu mondialement dans le domaine. Le doublage constitue d’ailleurs un vecteur essentiel de diffusion de la langue et de la culture françaises. Pourtant, de plus en plus de productions recourent à des voix synthétiques générées par intelligence artificielle, menaçant directement ces métiers, mais également la qualité artistique des œuvres ainsi que le respect des droits des comédiens. En effet, l’utilisation non autorisée de la voix d’un artiste, générée ou clonée par une IA, soulève de sérieuses questions juridiques et éthiques. Par ailleurs, l’essor de productions audiovisuelles créées ou enrichies par des procédés artificiels suscite l’inquiétude d’un grand nombre de professionnels, qui redoutent une perte d’authenticité, de sensibilité et, à terme, une désaffection du public. Au-delà de la menace culturelle, c’est tout un pan économique qui est en jeu : le secteur audiovisuel représente plusieurs centaines de milliers d’emplois directs et indirects. Aussi, dans ce contexte, il lui demande si le Gouvernement envisage de prendre des mesures législatives et réglementaires afin d’encadrer strictement l’usage de l’intelligence artificielle dans le doublage et la production audiovisuelle, de garantir les droits et le consentement des artistes-interprètes et de préserver l’exception culturelle française face aux technologies génératives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6117</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2844</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Ange Rousselot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Absence de convention fiscale de non-double imposition la France-Liechtenstein
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6117. — 22 avril 2025. — Mme Marie-Ange Rousselot attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur l’absence de convention fiscale de non-double imposition entre la France et le Liechtenstein. La France et le Liechtenstein sont déjà liés par un accord d’échange de renseignements à des fins fiscales signé le 22 septembre 2009 et entré en vigueur en 2010. De plus, ces deux pays collectent auprès de leurs institutions financières un large éventail d’informations concernant les comptes de leurs clients et les transmettent automatiquement aux autorités fiscales de l’autre État dont le contribuable est résident, depuis le prolongement de l’accord multilatéral signé à Berlin le 29 octobre 2014. Néanmoins, malgré des dialogues persistants entre les gouvernements des deux pays et les demandes répétées de la communauté française du Liechtenstein, aucune convention fiscale de non-double imposition en matière d’impôt sur le revenu ou sur la fortune n’a encore été signée. Cet état de fait pénalise les échanges commerciaux et les investissements directs entre la France et le Liechtenstein, alors qu’il est plus que jamais nécessaire pour la France de développer des échanges équilibrés avec ses partenaires européens, le Liechtenstein étant membre de l’association européenne de libre-échange (AELE), de l’espace économique européen (EEE) et de l’espace Schengen. Par ailleurs, l’absence de convention fiscale de non-double imposition contraint la centaine de Français résidant au Liechtenstein à s’acquitter de leurs impôts dans les deux pays. Alors que les gouvernements en poste en 2016 et en 2019 avaient considéré que la négociation d’une convention de non-double imposition ne présentait pas de nécessité à l’époque, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement actuel compte avancer sur la possibilité de signer une convention fiscale de non-double imposition entre la France et le Liechtenstein afin de contribuer à une relance des relations commerciales entre les deux pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6121</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2844</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Comptes publics</ministreJO><Objet>Erreurs dans les avis de taxe sur logements vacants et taxe d’habitation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6121. — 22 avril 2025. — Mme Constance Le Grip interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée des comptes publics, sur les erreurs constatées dans l’émission des avis de taxe sur les logements vacants et de taxe d’habitation. Le mardi 19 novembre 2024, dans un communiqué, la direction générale des Finances publiques (DGFiP) a reconnu avoir adressé par erreur des milliers d’avis de taxation à des propriétaires de logements vacants. Parmi ces avis erronés, certains ont été envoyés à des contribuables qui avaient pourtant déclaré leur situation de manière conforme via la plateforme « Gérer mes biens immobiliers ». Cette situation a provoqué une grande incompréhension parmi les contribuables concernés et a engendré un afflux de réclamations dans les centres des finances publiques, compliquant le travail des agents et rallongeant les délais de traitement des demandes. L’administration fiscale a qualifié ces erreurs de « techniques » et a précisé que l’annulation des avis concernés serait effectuée automatiquement, sans nécessiter d’action de la part des usagers touchés. Cependant, cet épisode soulève des interrogations quant à la fiabilité des outils informatiques de la DGFiP, ainsi qu’à l’impact de ces erreurs sur la relation de confiance entre les contribuables et l’administration fiscale. En conséquence, elle souhaite connaître les mesures mises en place pour garantir que de telles erreurs ne se reproduisent pas à l’avenir, notamment en ce qui concerne l’amélioration et la sécurisation des systèmes informatiques de la DGFiP. Enfin, elle demande quelles dispositions sont prévues pour accompagner les contribuables affectés, notamment en matière de communication et d’indemnisation d’éventuels préjudices subis en raison de ces erreurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6076</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2845</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Encadrement des nouvelles pratiques esthétiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6076. — 22 avril 2025. — Mme Louise Morel appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la nécessité de réformer la régulation du marché de l’esthétique. Le secteur de l’esthétique, bien qu’en plein essor demeure largement ignoré par le législateur, avec des règles de régulation qui ne correspondent plus aux évolutions des techniques de soins. L’article L. 121-1 du code de l’artisanat stipule que les soins esthétiques « ne peuvent être exercés que par une personne qualifiée professionnellement ou sous le contrôle effectif et permanent de celle-ci » mais aucune définition légale ou réglementaire n’existe quant à ce que recouvrent précisément les « soins esthétiques ». Cette absence de définition a des conséquences importantes pour les professionnels du secteur, notamment ceux titulaires d’un CAP ou d’un BP, qui se retrouvent confrontés à une forte imprévisibilité juridique. Cette situation est d’autant plus problématique que l’apparition de nouvelles technologies dans le domaine de l’esthétique a progressivement brouillé la frontière entre médecine esthétique et soins esthétiques. La confédération nationale artisanale des instituts de beauté propose l’adoption d’une définition légale des soins esthétiques, incluant notamment les actes de destruction du tégument et d’effraction cutanée limitée à l’épiderme, comme cela est prévu dans le cadre du règlement européen (CE) n° 1223/2009 sur les produits cosmétiques. Face à l’essor de ces nouvelles pratiques, 76 % des professionnels utilisent des dispositifs dits « technologiques », pour lesquels l’absence d’encadrement juridique est source d’insécurité. Ces dispositifs, coûteux, représentent des investissements lourds pour une profession majoritairement artisanale, d’autant que l’imprécision sur les compétences autorisées et l’absence de cadre légal clair entraînent des risques financiers pour les praticiens. Elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour établir un cadre juridique stable et adapté au secteur de l’esthétique, prenant en compte les évolutions technologiques récentes et garantissant à la fois la sécurité des consommateurs et la pérennité de la profession.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6078</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2845</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Négociations commerciales avec la Chine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6078. — 22 avril 2025. — M. Mathieu Lefèvre interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences de la hausse des droits de douane américains pour l’économie française et les stratégies commerciales à adopter dans ce contexte. La décision récente des autorités américaines de maintenir une augmentation de 10 % des droits de douane sur les produits européens, combinée aux mesures spécifiques touchant l’acier et l’automobile, pourrait avoir un impact notable sur la croissance française. Selon les propos du ministre, cette situation pourrait entraîner une perte de 0,2 point de croissance, ramenant la prévision pour 2025 à 0,7 %. Il souligne en outre la nécessité de maintenir une pression diplomatique forte dans les négociations commerciales, tout en surveillant attentivement les flux de marchandises en provenance de Chine pour éviter une déstabilisation du marché européen. Dans ce contexte, alors que certaines filières industrielles et agricoles françaises pourraient se retrouver fragilisées, il lui demande quelles actions concrètes le Gouvernement envisage pour préserver les secteurs stratégiques affectés, renforcer la position de la France au sein de l’Union européenne dans les négociations commerciales à venir et prévenir l’arrivée massive de produits chinois sur le marché européen.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6081</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2846</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Brugerolles</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Assurance des collectivités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6081. — 22 avril 2025. — M. Julien Brugerolles alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les difficultés de plus en plus importantes que rencontrent les collectivités locales pour s’assurer. La crise de l’assurance des collectivités locales est sans précédent. En cause, la réponse des compagnies d’assurance face à la multiplication d’évènements exceptionnels comme les émeutes ou les catastrophes naturelles. Pour les communes, cette réponse se traduit par des primes d’assurance qui s’envolent, des résiliations brutales qui se multiplient, des appels d’offres qui restent sans candidat, des indemnisations qui sont revues à la baisse et des franchises qui explosent. Des centaines de communes de toutes tailles, qu’elles soient urbaines ou rurales, qu’elles aient un taux de sinistralité élevé ou non, sont concernées. Nombre d’entre elles se retrouvent aujourd’hui dans l’impossibilité de s’assurer. Pour l’association des maires de France (AMF), cette situation est particulièrement préoccupante car « assurer les collectivités, c’est garantir la pérennité des services publics et protéger les contribuables ». En effet, le « recours forcé » à l’auto-assurance expose la collectivité à des risques financiers importants, voire insurmontables, en cas de sinistre. Par ailleurs, la réforme du code des assurances a également un effet néfaste. Depuis le 1er janvier 2024, le calcul de la franchise applicable lors d’une prise en charge des dégâts causés par une catastrophe naturelle a été modifié. Jusqu’à présent, cette franchise était plafonnée à 10 % des montants concernés et serait désormais égale au montant de la franchise le plus élevé figurant au contrat de la collectivité. Par exemple, pour une commune comme Rive-de-Gier, qui a été durement touchée par les inondations en octobre 2024, cette modification est lourde de conséquences. La ville a connu des émeutes à l’été 2023 suite à la mort du jeune Naël à Nanterre. Au 31 décembre 2023, la compagnie qui l’assurait jusqu’alors a résilié le contrat. La commune a retrouvé un assureur mais qui lui a appliqué une franchise de 2,5 millions d’euros en cas de dégâts liés à de nouvelles émeutes urbaines. Suite à la réforme du code des assurances, c’est donc cette franchise qui sert de référence. Ce qui signifie, qu’aujourd’hui, alors que les dégâts sur le patrimoine municipal suite aux inondations ont été évalués à 2 millions d’euros, la commune se retrouve soumise à une franchise plus élevée que le montant des dégâts. C’est la double peine. Pour l’AMF, il est urgent de trouver des solutions. À cette fin, dès l’été 2023, l’association a demandé au gouvernement une mission sur l’assurabilité des collectivités territoriales afin d’en analyser les dysfonctionnements. Cette mission a rendu son rapport en septembre 2024. 25 propositions y sont formulées parmi lesquelles : l’extension au risque « émeutes » du fonds de gestion de l’assurance et de la réassurance des risques attentats et actes de terrorisme (GAREAT), un renforcement du contrôle de l’autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) sur le marché de l’assurance des collectivités, la simplification des procédures de passation de marchés publics d’assurance, la révision du système de catastrophes naturelles, la création d’un dispositif de mutualisation du risque social exceptionnel ou encore la création d’un observatoire de l’assurance dans le secteur public. En complément, les assureurs ont également avancé des pistes de réflexion. Ils proposent notamment de hiérarchiser les sinistres avec des petits sinistres qui seraient couverts en auto-assurance, des sinistres plus importants, comme un incendie dans un bâtiment communal, où les assureurs interviendraient et des évènements exceptionnels qui seraient pris en charge par l’État. Aussi, il lui demande si le Gouvernement compte se saisir de ces propositions afin de répondre à l’impasse actuelle dans laquelle se trouvent de nombreuses collectivités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6108</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2846</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Révision des loyers commerciaux - Mise en oeuvre de la loi no 2022‑1158</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6108. — 22 avril 2025. — Mme Michèle Tabarot appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’interprétation de l’article 14 de la loi n° 2022-1158 du 16 août 2022 portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat. Cet article a instauré un plafond à 3.5 % pour la variation annuelle de l’indice des loyers commerciaux (ILC) pour les indexations intervenant entre le deuxième trimestre 2022 et le premier trimestre 2023. Cependant, si la mesure vise explicitement le mécanisme d’indexation annuelle, le texte fait également référence à la « révision du loyer », sans pour autant exclure formellement la révision triennale légale prévue à l’article L. 145-38 du code de commerce. Or les professionnels du droit s’interrogent sur l’éventuelle extension du plafonnement à 3,5 % à cette révision légale triennale, d’autant que celle-ci est considérée d’ordre public. Pour autant, une augmentation significative du loyer à l’échéance triennale annulerait de facto les effets du dispositif de protection. Cette difficulté d’interprétation crée une insécurité juridique potentiellement préjudiciable pour les bailleurs et les preneurs. En pratique, ce point a déjà suscité plusieurs contentieux et il n’existe pas encore de jurisprudence pour établir une position claire à ce sujet, compte tenu du caractère récent de la mesure. Aussi, elle souhaiterait qu’il puisse lui faire connaître son avis sur l’applicabilité ou non du plafonnement à 3,5 % lors d’une révision triennale légale du loyer, afin d’éclaircir la situation des entreprises et des propriétaires concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6111</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2847</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Défiscalisation des pensions alimentaires perçues par un parent seul
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6111. — 22 avril 2025. — M. Patrick Hetzel attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la défiscalisation des pensions alimentaires perçues par un parent seul, essentiellement la mère. Cette pension alimentaire peut être légalement versée à un descendant, ne percevant que le RSA comme seule ressource. Cependant le versement de cette pension impacte d’office le revenu de référence ouvrant les droits au RSA. Face à cette situation, le parent ou le grand-parent, qui apporte une aide dans le cadre de l’obligation alimentaire, se retrouve contraint de ne pas déclarer auprès des services fiscaux les pensions alimentaires, pourtant dûment et légalement versées, à ses enfants ou petits-enfants. Cela touche de nombreux citoyens qui sont, de fait, pénalisés, car ils ne peuvent bénéficier d’une réduction de leur revenu imposable qui pourrait ouvrir droit à une déduction d’impôts. Ces pensions sont pourtant versées au titre de la solidarité intergénérationnelle familiale pour faire face à des situations de précarité et de fragilité sociale avérée. Aussi, il lui demande ce qu’il envisage pour mettre un terme à cette situation qui touche les familles précaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6122</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2847</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Ricourt Vaginay</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Impact du versement mobilité régional sur les entreprises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6122. — 22 avril 2025. — Mme Sophie Ricourt Vaginay attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences économiques du versement mobilité régional (VMR) introduit à l’article 118 du projet de loi de finances pour 2025. Ce prélèvement additionnel de 0,15 % de la masse salariale viendrait s’ajouter au versement mobilité déjà supporté par les employeurs de plus de onze salariés, dont les recettes ont augmenté de 50,7 % entre 2014 et 2023, contre une hausse de 35,9 % de la masse salariale. Le versement mobilité est ainsi devenu l’un des impôts de production ayant le plus fortement progressé au cours de la dernière décennie. Cette nouvelle charge fiscale, qui constitue un impôt de production supplémentaire, est contre-productive par principe, car elle pèse sur l’emploi et freine la compétitivité des entreprises, en particulier des TPE et PME. Le dispositif est d’autant plus contestable dans les territoires ruraux faiblement desservis, comme les Alpes-de-Haute-Provence, où aucune politique publique de transports structurée ne bénéficie aux entreprises locales. Cette situation représente une double peine pour ces entreprises, contraintes de financer un service dont elles ne bénéficient pas, tout en subissant une pression fiscale accrue. Elle demande si le Gouvernement entend réexaminer cette mesure et s’il prévoit des dispositifs de modulation ou d’exonération pour préserver l’équité territoriale et limiter l’impact économique pour les entreprises, en particulier dans les zones peu desservies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6123</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2847</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Imposition des revenus des gérants majoritaires de SELARL
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6123. — 22 avril 2025. — M. Romain Daubié attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la récente interprétation fiscale de l’article 62 du code général des impôts (CGI) qui vient redéfinir la manière dont la rémunération des gérants majoritaires sont imposées en société d’exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL). Dans le cade de l’application du régime fiscal aux gérants majoritaires de SELARL, la rémunération de ces derniers est imposable au titre de bénéfices non commerciaux (BNC) pour l’exercice de l’année 2024 et non plus soumis au régime imposé par l’article 62 CGI au même titre que les SARL. Dès lors, il y a une nette augmentation de la base imposable des revenus. Cette différenciation s’appuie sur une analyse différenciée des actes de gérance en distinguant les fonctions techniques et les fonctions de gestion. Cette différenciation soulève une interrogation quant au respect du principe d’égalité devant la loi fiscale en instaurant un traitement différencié des dirigeants selon la nature de leurs interventions au sein de la SELARL. Selon la jurisprudence du Conseil d’État, dans un arrêt en date du 27 juin 1990 (n° 64710 RJF 10/90 n° 1197), il est possible de trier entre rémunération technique et de gestion. Toutefois, dans deux arrêts plus récents en date du 29 avril 2002 et 7 décembre 1994, le Conseil d’État est revenu sur cette distinction en soumettant l’intégralité de la rémunération à l’article 62 CGI. Dans ces circonstances le Bulletin officiel des finances publiques (BOFIP) reprenant une interprétation antérieure de la jurisprudence du Conseil d’État, M. le député demande à M. le ministre quel est le régime applicable à la rémunération des gérants majoritaires des SELARL. En outre, l’application actuelle par le BOFIP semble instituer une rupture d’égalité devant la loi fiscale entre les gérants majoritaires. Aussi, il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour harmoniser le dispositif et faire cesser les inégalités. Ces interrogations touchant à l’application concrète du droit fiscal et aux principes fondamentaux d’équité devant la loi méritent une analyse approfondie. Il lui demande ce qu’il compte faire à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6124</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2848</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Régime fiscal des contributions pour la restauration des tombes familiales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6124. — 22 avril 2025. — M. Romain Daubié attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation fiscale des propriétaires de tombes familiales qui contribuent financièrement à leur restauration. Actuellement, l’alinéa 2 bis de l’article 200 du code général des impôts assimile ces propriétaires à des détenteurs de biens immobiliers, les excluant ainsi du bénéfice de la déduction fiscale pour leurs dons, notamment lors de collectes dans l’objectif de restaurer les tombes familiales. Cette disposition méconnaît la nature particulière des sépultures familiales qui, loin de constituer un patrimoine générateur de revenus, représentent avant tout un lieu de mémoire et de recueillement pour les familles. C’est également un élément patrimonial participant au paysage des communes et un témoignage historique et culturel à préserver. Ce sujet est particulièrement important dans les territoires ruraux, où les cimetières sont de plus en plus touchés par la mise en friche et l’abandon de par les coûts élevés que représente l’entretien des sépultures familiales. Revoir cette réglementation pourrait à la fois rendre moins onéreux le défrichement citoyen des cimetières et envoyer un message de soutien fort aux jeunes générations dans les milieux ruraux, qui souvent n’ont pas les moyens d’initier des travaux de restauration. Il souhaiterait connaître les actions que le Gouvernement compte mettre en œuvre pour modifier cette disposition fiscale inadaptée. Il lui demande notamment si une révision de l’article 200 du code général des impôts est prévue pour : distinguer clairement les tombes familiales des autres biens immobiliers ; permettre la déductibilité fiscale des contributions volontaires et reconnaître le caractère non lucratif de ces restaurations Enfin, il souhaiterait savoir comment le ministère compte dissocier l’aspect patrimonial et culturel de ces sépultures de la politique fiscale en vigueur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6126</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2848</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Ruffin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Quel avenir pour la filière aluminium ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6126. — 22 avril 2025. — M. François Ruffin interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’avenir de la filière aluminium. « Nous sommes la plus grosse aluminerie d’Europe. Notre usine consomme 400 000 ampères, c’est autant que Marseille et sa région. On est le plus gros consommateur d’énergie en France. Mais si on n’a plus de contrat à long terme qui garantit des prix bas, plus personne ne voudra investir ». Selon la CGT d’Aluminium Dunkerque, c’est l’avenir de la filiale aluminium qui se joue. Et cela repose sur une chose : le coût de l’électricité. Depuis 2010 et la loi NOME, les industries stratégiques bénéficient d’un « accès régulé à l’électricité nucléaire historique », dit ARENH, qui permet de prévoir, d’investir, de voir venir. À partir du 1er janvier 2026, c’est terminé. Place au marché dérégulé, à la concurrence libre et non faussée, à la main invisible du marché. Dans le cas d’Aluminium Dunkerque, une des deux dernières électrolyses ayant survécu au démantèlement de Péchiney, quel sera l’avenir ? Son patron Guillaume de Goÿs expliquait la situation à Libération en novembre 2024 : « Comme beaucoup d’autres entreprises, nous discutons depuis plusieurs années avec EDF pour trouver un contrat à long terme. Nous n’avons pas encore abouti, mais il le faudra pour donner des perspectives à Aluminium Dunkerque et engager nos projets de décarbonation, d’économie circulaire ou encore de recyclage ». Aujourd’hui, à huit mois de l’échéance, il serait temps de s’activer, selon la CGT : « Certes, l’outil de travail est entretenu, mais si on n’a pas de contrat d’électricité à long terme, personne ne va vouloir investir. Ce sont 750 emplois directement menacés et 300 sous-traitants ». M. le député signale que l’État, en tant qu’actionnaire d’EDF, doit avoir une stratégie industrielle, une vision. M. le ministre a les leviers pour garantir un coût régulé de l’électricité. Il lui demande s’il va agir ou laisser faire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6127</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2849</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Ruffin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Veut-on encore produire de l’acier en Europe ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6127. — 22 avril 2025. — M. François Ruffin interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique : veut-on encore produire de l’acier en Europe ? « On est le plus gros site de production d’acier du continent européen. Le haut-fourneau numéro 4, c’est le plus grand d’Europe. Avec la COP 21, on a engagé des projets de décarbonation à l’horizon 2030. Mais en juin 2024, on nous a annoncé que tous les projets, on les mettait en stand-by, au carton, tout ça, ça coûtait trop cher. Depuis, l’outil de travail se dégrade, il n’y a plus d’investissement, il n’y a plus d’embauche ». Lors de la venue de M. le député sur le site d’ArcelorMittal de Dunkerque, Gaëtan, Reynald et leurs collègues étaient inquiets. Pour leur usine, pour leurs emplois, pour leur territoire : « Notre patron nous le répète à toutes les réunions : une tonne d’acier produite en France rapporte trente euros à Mittal. C’est trois cents euros en Inde ou au Brésil » D’où la chronique d’une mort lente. Les « services supports », cent cinquante emplois ici, 1 500 en Europe, sont supprimés : comptable, achats, informaticiens, par exemple, sont délocalisés en Inde. Et c’est toute la sidérurgie française, européenne, qui risque d’être sacrifiée. Comment, alors, parler de souveraineté ? Dans une Europe qui, avec la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), s’est fondée sur l’acier ? Le continent sera-t-il bientôt dépendant de la Chine et de l’Inde pour ce matériau essentiel, stratégique, indispensable ? Le Gouvernement a le mot « souveraineté » à la bouche régulièrement. M. le député s’en félicite, car il y a encore quelques années, ce concept était jugé sale et archaïque. Mais ce n’est pas tout d’en parler, il faut le faire. Que va-t-il prendre comme mesures pour sauver la filière acier ? Quand va-t-il mettre en place des taxes aux frontières et des barrières douanières pour protéger l’industrie ? Quand va-t-il exiger d’ArcelorMittal, qui s’est gavé d’aides publiques, des contreparties ? Il lui demande ce qu’il compte faire à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6128</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2849</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique</ministreJO><Objet>Fiscalité des entreprises de paris sportifs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6128. — 22 avril 2025. — M. Aurélien Saintoul interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’implantation des entreprises de paris sportifs en ligne dans des territoires à fiscalité avantageuse, malgré leur forte présence commerciale en France. Depuis l’ouverture à la concurrence du secteur des jeux d’argent en 2010, les entreprises de paris sportifs ont connu un essor fulgurant, porté par la démocratisation des smartphones, la multiplication des offres de paris en direct et une communication massive sur les réseaux sociaux. La population la plus exposée à ces pratiques est celle des jeunes adultes : les 18-34 ans constituent aujourd’hui la tranche d’âge la plus représentée parmi les parieurs sportifs. Ainsi selon un rapport de l’autorité nationale des jeux (ANJ) de 2023, environ 30 % des parieurs sportifs ont entre 18 et 24 ans et 34 % entre 25 et 34 ans. Ce marché, particulièrement sensible en raison des risques d’addiction qu’il génère, fait l’objet d’une régulation par l’autorité nationale des jeux, qui délivre des agréments aux opérateurs actifs sur le territoire français. Or un nombre important d’entreprises agréées sont enregistrées dans des États ou territoires à fiscalité privilégiée, tels que Malte ou Gibraltar. C’est le cas, notamment, des sociétés Betclic, NetBet, Unibet ou Bwin, qui bénéficient d’optimisations fiscales tout en réalisant d’importants profits sur le marché français. À titre d’exemple, les jeux d’argent en ligne représentaient 12 % du PIB de Malte en 2017. Ces entreprises, tout en profitant des revenus générés par leurs activités en France, communiquent sans entrave sur le territoire : affichage massif dans les transports en commun, partenariats avec des clubs de football prestigieux, sponsoring d’émissions sportives ou encore recours à des influenceurs sur les réseaux sociaux. Ce déséquilibre entre la puissance marketing des opérateurs et les moyens de prévention interroge sur l’efficacité de la régulation actuelle. Si des mesures d’augmentation de la fiscalité sur les mises ont récemment été annoncées, elles ne s’attaquent ni à la domiciliation fiscale de ces entreprises ni à leur contribution réelle à l’imposition sur les sociétés. Dans ce contexte, il souhaiterait savoir quel est le nombre d’opérateurs de paris agréés par l’ANJ ayant leur siège social dans des territoires considérés comme des paradis fiscaux ; si le Gouvernement peut fournir un rapport détaillé sur les pertes de recettes fiscales pour l’État français qui en résultent ; s’il envisage de conditionner l’agrément de ces entreprises à un niveau minimal de contribution fiscale en France ; et enfin, quelles mesures concrètes sont prévues pour que la régulation française serve l’intérêt général, notamment la protection des joueurs et des finances publiques et non les seuls intérêts de groupes étrangers implantés dans des paradis fiscaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6085</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2850</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Brugerolles</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Les raisons et les conséquences du gel des crédits affectés à la part collective
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6085. — 22 avril 2025. — M. Julien Brugerolles interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur les raisons et les conséquences du gel des crédits affectés à la part collective des projets scolaires du Pass Culture. Lancé en 2022, ce programme Pass Culture avec part collective a pour objet de permettre aux collégiens ou aux lycéens de participer à diverses activités culturelles organisées par leurs enseignants. Or l’application ADAGE dédiée au financement des actions culturelles du Pass Culture a été suspendue dès février 2025, le ministère annonçant que le plafond des 50 millions d’euros fixés pour 2025 au titre de la part collective avait déjà été atteint, dans un contexte budgétaire contraint. Ainsi, de nombreux projets culturels très intéressants préparés en équipe depuis des mois avec des partenaires publics ou privés n’ont pu être validés, de surcroît en milieu d’année scolaire, malgré une pré-réservation et parfois des frais déjà engagés. Elle suscite donc chez les enseignants, les partenaires des projets, les élèves et les parents d’élèves beaucoup d’incompréhension et de déception. Par ailleurs, cette situation provoque beaucoup d’inquiétude quant à l’avenir des projets non validés, qui pourraient ne pas l’être avant la fin de l’année scolaire, voire après. L’engagement des équipes enseignantes et pédagogiques en faveur de l’accès à la culture et de tous les élèves ne peut pas être la victime des désengagements budgétaires de l’État. Aussi, il lui demande de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la réouverture dans les meilleurs délais de la plateforme ADAGE et le financement des projets pré-réservés relevant de la part collective du Pass Culture.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6092</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2850</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Réduction du plastique à usage unique dans les cantines scolaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6092. — 22 avril 2025. — M. Mathieu Lefèvre interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’utilisation de vaisselle à usage unique dans les cantines scolaires. En effet, la loi du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire prévoit l’interdiction des plastiques jetables d’ici 2040. Cependant, certaines cantines scolaires utilisent toujours de la vaisselle à usage unique alors que la transition est censée se faire progressivement avec, par exemple, l’interdiction de la vaisselle jetable dans la restauration rapide pour les repas servis sur place. Entre 1,9 et 4,5 millions de tonnes de déchets plastiques sont jetés chaque année en France, ce qui correspond au double de la moyenne mondiale. En sachant qu’une once de dioxyde de carbone est émise pour chaque once de polyéthylène (PET) produite, la consommation de plastique à usage unique française est hautement polluante. Ainsi, il l’interroge sur les mesures envisagées par le Gouvernement pour réguler l’utilisation des plastiques à usage unique dans les cantines scolaires, notamment afin de former des citoyens éco-responsables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6101</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2850</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Dépenses pédagogiques des EPLE : situation des budgets alloués par l’État</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6101. — 22 avril 2025. — M. Vincent Rolland attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’utilisation de la dotation globale de fonctionnement (DGF) allouée par les départements pour les dépenses d’administration et de logistique des collèges, établissements publics locaux d’enseignement (EPLE) relevant du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. L’article L. 213-2 du code de l’éducation précise vis-à-vis des collèges, que le département « assure la construction, la reconstruction, l’extension, les grosses réparations, l’équipement et le fonctionnement ». La collectivité assure ainsi le financement des dépenses obligatoires en lien avec l’administration et la logistique, tandis que l’État finance les activités pédagogiques et, d’une manière générale, toute dépense relative à la formation initiale et continue. Alors même qu’une délibération du conseil départemental fixe les règles d’emploi de la DGF en excluant expressément les dépenses relevant des compétences de l’État, les établissements de Savoie pallient la baisse de crédits de l’État par l’utilisation de la DGF versée par le département pour financer notamment les sections dites « activités pédagogiques » relevant de l’autorité académique. Ainsi, il est sous-entendu que la DGF versée par la collectivité pourrait servir à financer les dépenses pédagogiques alors que l’État conserve l’exclusivité des compétences dans ce domaine sans tenir compte de la délibération de la collectivité. Cette situation mérite d’être clarifiée, au regard du transfert de charge financière qui en résulte, au détriment du département. Aussi, il souhaiterait connaître le positionnement du Gouvernement sur les obligations de l’État et du département en matière de dépenses pédagogiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6102</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2851</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Interrogation sur la dégradation du niveau scolaire des élèves
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6102. — 22 avril 2025. — M. Paul Christophe attire l’attention de Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la situation préoccupante du niveau scolaire des élèves, en particulier dans les matières fondamentales telles que les mathématiques ou la lecture. Lors de sa nomination, le Premier ministre a affirmé placer l’éducation nationale au cœur de ses priorités. Selon plusieurs rapports internationaux, la France occupe une position peu enviable en matière de performance scolaire, avec des résultats médiocres, notamment pour les élèves de niveau primaire et secondaire. Les résultats récents des classements PISA de l’OCDE montrent que la France continue de faire face à des résultats plus que décevants. Dans les domaines évalués, la France se situe respectivement au 23e rang en mathématiques, au 28e en lecture et au 26e en sciences. Ces résultats mettent en évidence un réel problème dans le programme scolaire et son application auprès des élèves de tous âges. Plus inquiétant encore, la France a enregistré une baisse alarmante de 21 points en mathématiques depuis 2018, la plus grande chute parmi les pays étudiés. Cette situation place la France bien en dessous de nations comme Singapour, Macao, Taïwan, Hong Kong, le Japon et la Corée du Sud, qui dominent le classement avec des scores bien plus élevés. Ces tendances soulignent la nécessité urgente pour le système éducatif français de procéder à une évaluation plus approfondie des causes de ces résultats et d’adopter des mesures efficaces pour redresser la situation, en particulier dans les disciplines scientifiques et littéraires. Dans ce contexte, il souhaite interroger le Gouvernement sur les actions et réformes envisagées afin d’établir un socle de compétences solides et communes dès le plus jeune âge, dans les matières principales, afin de redresser le niveau scolaire et de rattraper le retard accumulé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6103</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2851</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Reconnaissance précarité et accès à la CDIsation des assistants d’éducation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6103. — 22 avril 2025. — M. Stéphane Peu interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur la précarité du statut et les difficultés d’accès à la CDIsation des assistants d’éducation (AED). Les AED sont indispensables aux établissements scolaires, particulièrement en zone REP. Assumant des fonctions scolaires, périscolaires et administratives, les AED sont des encadrants, des surveillants, des médiateurs. Ils accompagnent, assistent pédagogiquement et psychologiquement les élèves. Ils assurent ces tâches variées sans pour autant bénéficier de formations spécifiques et adaptées aux réalités du terrain. En janvier 2025 s’est tenue une mobilisation conjointe des accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH) et des AED. Les AED ont fait valoir le décalage existant entre leurs conditions de travail et leur statut juridique et demandé une véritable transparence dans l’accès au CDI au sein d’un établissement affecté, une reconnaissance salariale, le versement rétroactif de la prime REP/REP+, une formation spécifique à l’accompagnement éducatif et social. Si les AED peuvent demander à faire valider l’expérience acquise dans les conditions définies par l’article L. 6412-1 du code du travail, s’ils peuvent se présenter aux concours externes de l’enseignement ou mêmes si l’accès au concours interne de conseiller principal d’éducation leur est facilité, ces avancées ne sauraient justifier la précarité persistante. Si depuis la loi n° 2022-299 du 2 mars 2022 visant à combattre le harcèlement scolaire et le décret n° 2022-1140 du 9 août 2022, reconnaissent la professionnalisation des AED, ces derniers peuvent, sous conditions, être titularisés après six années de service. Cependant, plusieurs académies refuseraient systématiquement les demandes de CDIsation, même lorsque les chefs d’établissement y seraient favorables. Ce blocage administratif, injustifié au regard des besoins d’encadrement récurrents, prive les AED de la stabilité professionnelle à laquelle ils aspirent. Il souhaite savoir si elle envisage de prendre des mesures visant à garantir l’effectivité de la CDIsation des AED et plus largement travailler à une meilleure reconnaissance des AED.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6164</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2852</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Brugerolles</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Insuffisante prise en charge par l’État de la rémunération des AESH
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6164. — 22 avril 2025. — M. Julien Brugerolles interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’insuffisante prise en charge par l’État de la rémunération des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) durant la pause méridienne. Suite à la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées du 11 février 2005, les effectifs d’élèves en situation de handicap en milieu scolaire ont triplé entre 2006 et 2022, mais avec des coûts supplémentaires pour certaines communes. La loi du 27 mai 2024 devait permettre la prise en charge par l’État de la rémunération des AESH durant la pause méridienne, pour favoriser la continuité de l’accompagnement et l’accès à la restauration scolaire. D’après la note ministérielle d’application de la loi du 24 juillet 2024, c’est le recteur d’académie ou l’inspecteur d’académie - directeur académique des services de l’éducation nationale (IA-Dasen) qui décide du principe et des modalités de l’accompagnement. Mais sa décision doit être prise après analyse des besoins de chaque élève sur la base des recommandations émises par les commissions des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) et des expertises des pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL) ou des pôles d’appui à la scolarité (PAS). Or les recommandations de la CDAPH ne pouvant émettre qu’une recommandation dans le cadre du projet personnalisé de scolarisation de l’élève, il faut justifier au cas par cas auprès du recteur ou l’IA-Dasen de la nécessité d’un AESH durant la pause méridienne. Autrement, c’est aux collectivités de supporter le coût des AESH, alors que le temps d’accompagnement est souvent déjà insuffisant. Certaines collectivités estiment donc que les modalités de prise en charge des AESH durant la pause méridienne sont trop limitatives et contraignantes, excluant de fait beaucoup trop d’élèves en situation d’handicap. Il lui demande de revoir, élargir et simplifier les modalités de financement par l’État des AESH durant la pause méridienne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6112</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2852</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité entre les femmes et les hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Inégalités entre les femmes et les hommes des familles monoparentales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6112. — 22 avril 2025. — Mme Christine Pirès Beaune attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur la situation préoccupante des familles monoparentales, très majoritairement composées de femmes et sur les inégalités qu’elles subissent. Aujourd’hui, plus de 80 % des familles monoparentales sont dirigées par des femmes. Ces foyers cumulent souvent plusieurs difficultés : précarité économique, emploi à temps partiel subi, difficultés d’accès aux modes de garde, pensions alimentaires non versées ou insuffisantes. À cela s’ajoute l’inégalité salariale entre les hommes et les femmes. Une famille monoparentale sur deux vit sous le seuil de pauvreté et cette situation est aggravée par le non-paiement d’environ 40 % des pensions dues. Cette précarité persistante a des conséquences directes sur les enfants, l’insertion professionnelle des mères et la santé économique et sociale de ces familles. Dans ce contexte, plusieurs pistes sont régulièrement évoquées, comme le prélèvement à la source des pensions alimentaires, la revalorisation des aides, ou encore la création de dispositifs de garde adaptés aux horaires atypiques. Aussi, elle souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre pour améliorer concrètement la situation des familles monoparentales, lutter contre les inégalités qu’elles subissent et garantir un accompagnement adapté à leurs besoins, dans une logique d’égalité réelle entre les femmes et les hommes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6106</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2853</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierrick Courbon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur et recherche</ministreJO><Objet>Réforme systémique des bourses
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6106. — 22 avril 2025. — M. Pierrick Courbon attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur l’aggravation de la précarité étudiante et les dysfonctionnements structurels qui l’accentuent. Alors que 20 % des étudiants déclarent ne pas manger à leur faim selon le baromètre 2025 d’une organisation étudiante, d’autres indicateurs révèlent une crise multidimensionnelle : 63 % des bénéficiaires des épiceries sociales ne perçoivent aucune bourse, 51 % des étudiants vivent avec moins de 50 euros par mois après charges, 3 étudiants sur 4 vivant avec moins de 100 euros par mois, 97 % des bénéficiaires de l’aide alimentaire vivent sous le seuil de pauvreté. Les CROUS, déjà sous tension, manquent de moyens pour répondre aux demandes d’aides d’urgence. Cette situation est exacerbée par la réduction du nombre de commissions d’étude des situations sociales, limitant l’accès aux dispositifs d’exonération ou de soutien financier. Par exemple, à Sciences Po, seuls 62 % des étudiants ayant sollicité la commission sociale ont obtenu une exonération en 2023-2024, illustrant les effets de seuil et les critères restrictifs. Pourtant, la réforme systémique des bourses, promise depuis 2017 et réinscrite dans la feuille de route du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, tarde à se concrétiser. Les arbitrages budgétaires semblent bloquer sa mise en œuvre, alors que l’inflation aggrave le quotidien des étudiants : 60 % d’entre eux ont modifié leurs habitudes alimentaires en raison des prix et 40 % renoncent aux soins médicaux. Aussi, il lui demande quand le Gouvernement compte prendre des mesures urgentes pour renforcer les moyens des CROUS, rétablir des commissions sociales accessibles et accélérer la réforme des bourses afin de répondre à l’urgence décrite par les associations étudiantes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6131</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2853</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Le Coq</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Survol de l’espace aérien français par Benjamin Netanyahu, poursuivi par la CPI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6131. — 22 avril 2025. — M. Aurélien Le Coq interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le survol de l’espace aérien français par l’avion transportant le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, malgré le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) émis à son encontre. Le 21 novembre 2024, la CPI a émis un mandat d’arrêt à l’encontre de M. Netanyahu pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité présumés commis à Gaza depuis 2023. En tant que partie au Statut de Rome, la France est tenue de coopérer pleinement avec la CPI, ce qui inclut l’arrêt de toute personne visée par un mandat d’arrêt se trouvant sur son territoire, y compris dans son espace aérien. Cependant, selon plusieurs médias, l’avion transportant M. Netanyahu a traversé l’espace aérien français dans la nuit du 6 au 7 avril 2025 sans être intercepté. Les autorités françaises savent que, selon la convention sur l’aviation civile internationale, l’espace aérien d’un État relève de sa souveraineté. Cette situation soulève des questions sur le respect des obligations internationales de la France. L’association des juristes français pour le respect du droit international (JURDI) a exprimé sa préoccupation, estimant que ce survol violerait le Statut de Rome. Il souhaite savoir si le Gouvernement français a été informé de ce survol et quelles mesures ont été prises concernant le mandat d’arrêt de la CPI. Il l’interroge également sur les directives actuelles pour l’autorisation de survol de l’espace aérien français par des individus visés par des mandats d’arrêt internationaux, en particulier ceux émis par la CPI.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6148</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2853</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Tiffany Joncour</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Abandon des otages d’État arméniens et expulsion du CICR par l’Azerbaïdjan
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6148. — 22 avril 2025. — Mme Tiffany Joncour alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la préoccupante situation des 23 otages d’État arméniens détenus en Azerbaïdjan, privés de toute protection humanitaire depuis l’expulsion brutale du comité international de la Croix-Rouge (CICR) début avril 2025. Par cette décision, les autorités azerbaïdjanaises ont rompu unilatéralement tout lien entre ces prisonniers et leurs familles et plongé ces détenus dans un isolement total, en violation flagrante des conventions de Genève. Les conditions de détention sont dénoncées comme inhumaines et les procès en cours, qualifiés de mascarades judiciaires, se déroulent sans la moindre présence d’observateurs internationaux, ni de représentants diplomatiques français ou européens. Cette complicité silencieuse de la communauté internationale est d’autant plus scandaleuse qu’elle s’inscrit dans un contexte de déplacements forcés et de politiques d’hostilité systématique à l’encontre des Arméniens d’Artsakh, précédé d’un blocus de dix mois resté impuni. Elle demande donc quelles mesures la France compte mettre en œuvre, seule ou avec ses partenaires européens et internationaux, pour exiger le rétablissement sans délai de l’accès du CICR aux prisonniers arméniens détenus à Bakou, garantir leurs droits fondamentaux en obtenant un accès humanitaire indépendant et inconditionnel, faire pression sur le régime autoritaire azerbaïdjanais afin de mettre fin aux procès-spectacles et au traitement carcéral inhumain imposé à ces otages et porter officiellement cette situation devant les instances compétentes telles que le Conseil de l’Europe, l’Union européenne et l’Organisation des Nations unies. Elle rappelle aussi l’urgence de la situation et le fait que des mesures doivent être rapidement mises en œuvre pour garantir la sûreté des 23 otages. Elle demande également au Gouvernement quelles mesures de vigilance sont mises en place pour protéger les ressortissants français qui pourraient, eux aussi, être concernés par des détentions arbitraires dans ce pays où l’État de droit est inexistant. Elle ajoute que la France ne saurait rester muette face à une telle atteinte au droit international et aux valeurs qu’elle prétend défendre. Elle lui demande ce qu’il compte faire à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6149</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2854</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Odoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Ingérence algérienne sur le sol français : jusqu’où ira la complaisance</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6149. — 22 avril 2025. — M. Julien Odoul alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la gravité de l’enlèvement en France de l’opposant algérien Amir Boukhors, dit Amir DZ et sur l’impunité persistante de l’ingérence algérienne sur le sol français. Le 29 avril 2024, Amir Boukhors, réfugié politique protégé par la France, a été enlevé, séquestré plus de 24 heures dans un conteneur en Seine-et-Marne, puis relâché. Le parquet national antiterroriste a ouvert une information judiciaire pour « enlèvement et séquestration en bande organisée » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Fervent critique du régime Tebboune, auteur de révélations sur la corruption au sein de l’armée algérienne, Amir Boukhors est visé par neuf mandats d’arrêt et encourt la peine de mort. Il a obtenu l’asile politique en 2023. À l’issue d’une enquête, le 11 avril 2025, trois personnes ont été mises en examen, dont un agent du consulat d’Algérie à Créteil, détenteur d’un passeport de service, suspecté d’avoir participé à la surveillance de la victime. Le caractère organisé, ciblé et possiblement étatique de cette opération constitue une atteinte grave à la souveraineté française. Au-delà des faits eux-mêmes, cette affaire s’inscrit dans un climat diplomatique déjà profondément dégradé. Le 14 avril 2025, Alger a ordonné l’expulsion de douze agents de l’ambassade de France, leur imposant un départ sous 48 heures. Cette mesure brutale contraste avec la complaisance dont bénéficie l’Algérie en France. Il aura fallu attendre le lendemain, le 15 avril, pour que le ministre annonce, du bout des lèvres, l’expulsion de douze agents diplomatiques algériens et le rappel pour consultations de l’ambassadeur français à Alger, véritable aveu de faiblesse diplomatique. Ce geste, aussi tardif que timoré, traduit une réponse une fois encore en décalage total avec la gravité de l’agression subie. Signe supplémentaire de cette asymétrie persistante, la France accueille vingt consulats algériens contre seulement trois représentations françaises en Algérie. Ce déséquilibre s’est encore aggravé en 2022, lorsque deux nouveaux consulats ont été ouverts à Melun et Rouen, sans aucune contrepartie. L’Algérie profite ainsi d’un réseau consulaire exceptionnel, tout en refusant de coopérer sur les reconduites sous OQTF, paralysant la politique migratoire française. Ce contraste entre les propos apaisants du ministre et les actes hostiles d’Alger soulève de lourdes questions. En mars 2025, M. le ministre annonçait une « riposte graduée » face au blocage des expulsions. Pourtant, l’Algérie expulse douze diplomates français sans réaction immédiate. Il faut attendre le 15 avril 2025 pour que soient annoncées des mesures de réciprocité, largement insuffisantes au regard de la gravité des faits. Dans ce contexte, parler encore de « relation d’égal à égal » relève de l’aveuglement ou de la résignation. Il s’interroge sur le sens réel de ces propos face à des actes d’ingérence répétés, une hostilité ouverte et un mépris constant des règles de droit. Aussi, il lui demande s’il entend poursuivre une relation diplomatique fondée sur l’humiliation et l’impunité. Il l’interroge sur les mesures enfin à la hauteur qui seront prises pour faire respecter la France et restaurer sa souveraineté face à un État qui la défie ouvertement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6150</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2854</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Grégoire</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation des otages arméniens en Azerbaïdjan
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6150. — 22 avril 2025. — M. Emmanuel Grégoire, membre du cercle d’amitié France-Artsakh, attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation des otages arméniens en Azerbaïdjan. La situation humanitaire en Azerbaïdjan est extrêmement préoccupante. Les autorités azerbaïdjanaises ont pris la décision inacceptable d’expulser le comité international de la Croix-Rouge (CICR) de leur territoire. Cette mesure met gravement en péril la vie et les conditions de détention des 23 otages d’État arméniens actuellement détenus en Azerbaïdjan. Le CICR joue un rôle essentiel en assurant un contrôle des conditions de détention et en garantissant un minimum de respect des droits humains fondamentaux. Les visites régulières du CICR permettent de maintenir un lien inexistant au sein des prisons avec des conditions de détention particulièrement irrespectueuses des droits humains fondamentaux. L’expulsion du CICR plonge ces otages dans un isolement total, les laissant à la merci de leurs geôliers sans aucune supervision extérieure pour prévenir les mauvais traitements. La mission du CICR ne saurait être confiée au Croissant Rouge azerbaïdjanais en raison de ses liens avérés avec un pouvoir caractérisé par son racisme institutionnel anti-arménien. Cette situation est intolérable et nécessite une réponse immédiate et ferme de la communauté internationale. Dès lors et face à l’urgence, il demande au Gouvernement s’il entend : engager la France dans une action visant à exiger un accès humanitaire immédiat et inconditionnel aux otages arméniens et aux autres prisonniers politiques en Azerbaïdjan ; condamner fermement l’expulsion du CICR et insister sur la nécessité de rétablir sa mission humanitaire en Azerbaïdjan ; soutenir les efforts du collectif LIBERTAS et d’autres organisations qui œuvrent pour la défense des droits des prisonniers et des otages en Azerbaïdjan ; demander à l’ambassadeur de France ou à la représentation de l’UE à Bakou d’envoyer leur personnel assister aux parodies de procès de 16 otages d’État arméniens qui se poursuivent aujourd’hui sans aucun observateur international ou média libre et indépendant. Il lui demande ce qu’il compte faire à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6098</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2855</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Ott</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>La modification du soutien au photovoltaïque
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6098. — 22 avril 2025. — M. Hubert Ott attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur les conséquences de l’arrêté du 26 mars 2025 modifiant l’arrêté du 6 octobre 2021 fixant les conditions d’achat de l’électricité produite par les installations photovoltaïques de puissance inférieure ou égale à 500 kWc. Cet arrêté modifie significativement le niveau de soutien public aux installations solaires de petite et moyenne puissance. Pour les installations de 0 à 9 kWc, il acte une division par trois du tarif de rachat du surplus injecté sur le réseau ainsi qu’une baisse de 50 % de la prime à l’investissement. Pour les projets de 100 à 500 kWc, il prévoit une sortie anticipée du guichet tarifaire au 30 juin 2025, remplacé à partir du second semestre par un appel d’offres simplifié, assorti d’une exigence de caution bancaire de 10 000 euros. Ces changements interviennent alors même que les acteurs de la filière avaient demandé que toute réforme tarifaire soit différée jusqu’à l’entrée en vigueur de la TVA à taux réduit (5,5 %) sur les équipements photovoltaïques, prévue au 1er octobre 2025 dans le cadre du projet de loi de finances. Ce décalage entre la baisse des aides et l’entrée en vigueur de la mesure fiscale va provoquer un gel de nombreux projets, les porteurs attendant d’en bénéficier pour engager les travaux, ce qui menace de désorganiser l’ensemble de la filière. S’il salue la concession faite par Bercy sur la non-rétroactivité du dispositif, cette dernière ne compense toutefois pas l’impact brutal de l’arrêté sur les projets en cours et la visibilité nécessaire à l’investissement dans un secteur sensible à la stabilité réglementaire. À une époque où la transition énergétique est en recherche de solutions urgentes et requiert le développement des options renouvelables pour améliorer la disponibilité des ressources électriques, à l’heure où un consensus existe parmi les experts pour considérer que la France ne pourra pas effectuer sa transition énergétique sans avoir un recours massif aux énergies renouvelables, les mesures ainsi engagées envoient un mauvais signal à la population et menacent de détruire une industrie encore jeune, mais stratégique pour la souveraineté énergétique du pays. Par ailleurs, ces évolutions interviennent dans un contexte économique déjà tendu pour le secteur du bâtiment. Elles risquent de provoquer un effondrement de l’activité dans le segment des petites et moyennes installations photovoltaïques, compromettant la stabilité du marché, la souveraineté énergétique nationale et les objectifs climatiques de la France. il demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour soutenir les professionnels affectés par cette réforme, garantir une meilleure prévisibilité du cadre réglementaire et s’assurer que la filière puisse contribuer pleinement aux ambitions nationales en matière de transition énergétique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6169</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2856</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annie Vidal</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie et énergie</ministreJO><Objet>Utilisation de la contribution tarifaire d’acheminement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6169. — 22 avril 2025. — Mme Annie Vidal attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l’industrie et de l’énergie, sur la contribution tarifaire d’acheminement (CTA) figurant sur les factures d’énergie, notamment de gaz et d’électricité. Initialement destinée à couvrir les frais d’acheminement des fluides entre le lieu de production et le lieu de consommation, cette contribution est inscrite sur les factures comme permettant aussi de financer les droits spécifiques relatifs à l’assurance vieillesse des personnes relevant du régime des industries électriques et gazières. Dans un souci de transparence pour les usagers, elle souhaite obtenir des précisions sur l’affectation exacte des fonds collectés via la CTA. Elle demande, si cette contribution contribue au financement d’un régime spécial de retraite, s’il ne conviendrait pas d’en revoir l’appellation afin de mieux refléter sa finalité réelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6082</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2856</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Delannoy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Quelles solutions face au manque de secrétaires de mairie ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6082. — 22 avril 2025. — Mme Sandra Delannoy attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation des petites communes rurales face à la pénurie de secrétaires de mairie qui devient de plus en plus préoccupante. Dans l’Avesnois, plusieurs maires de petites communes telles que Mairieux, Saint-Rémy-Chaussée, ou encore Boussières-sur-Sambre se sont retrouvés en grande difficulté pour maintenir la continuité administrative de leur mairie lorsque leurs secrétaires de mairie sont parties en retraite ou ont simplement changé d’emploi. Certaines de ces communes ont dû recruter dans la précipitation pour assurer les tâches essentielles, faute de candidats qualifiés et motivés pour occuper ces postes pourtant cruciaux. Cette pénurie a des conséquences directes sur la vie locale : retards dans les démarches administratives, perte d’attractivité des postes municipaux, surcharge de travail pour les élus eux-mêmes qui doivent pallier l’absence de personnel qualifié, détérioration du service public. Au regard de cette situation alarmante, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour accompagner ces petites communes rurales et en particulier celles de l’Avesnois, afin de garantir la présence indispensable de secrétaires de mairie, revaloriser cette fonction clé et ainsi assurer le bon fonctionnement des collectivités locales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6110</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2856</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gabrielle Cathala</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dématérialisation et accès aux droits
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6110. — 22 avril 2025. — Mme Gabrielle Cathala alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences calamiteuses de l’entière dématérialisation des procédures de demande et de renouvellement des titres de séjour auprès des préfectures. Le rapport annuel d’activité de la défenseure des droits a été publié le 25 mars 2025 sous le titre : « la Défenseure des droits appelle à un sursaut collectif face aux ruptures de droits ». Son constat est alarmant concernant les difficultés d’accès aux services publics liées à la dématérialisation, notamment s’agissant des démarches administratives pour les étrangers. En effet, depuis la mise en place de l’administration numérique pour les étrangers en France (ANEF) en 2020, la situation s’est fortement aggravée. En 2024, le premier motif de saisine de la défenseure des droits provenait de réclamations relatives au droit des étrangers, un tiers des saisines concernant l’octroi ou le renouvellement des titres de séjour. Le reproche principal concerne la plateforme qui ne propose pas suffisamment de solutions aux cas particuliers, ne permet pas un accompagnement de qualité ou ne propose aucun moyen de substitution au numérique. Les conséquences en sont parfois dramatiques pour les usagers. Mme la députée, comme de nombreuses associations, a pu observer tous ces dysfonctionnements lors de l’accompagnement de personnes bloquées ou en attente d’instruction de leur demande de titres de séjour dans le Val-d’Oise. La défenseure des droits avait déjà publié un rapport le 11 décembre 2024 sur les atteintes massives de la dématérialisation aux droits des usagers via l’administration numérique pour les étrangers en France (ANEF). Le rapport indique que cet unique canal dématérialisé pour les demandes et renouvellements de titres de séjour présente de nombreux dysfonctionnements, malgré l’existence de quelques centres de contact citoyen (CCC) et points d’accueil numériques (PAN). L’expérience des usagers ou des agents est dégradée, peu intuitive et complexe avec des problèmes techniques persistants, une mauvaise conception de l’outil et un manque d’information. Le rapport précise que les difficultés « résultent aussi, pour beaucoup, de l’organisation des services préfectoraux, des pratiques des préfectures et des moyens humains insuffisants des services en charge des étrangers au sein des préfectures, ainsi que des lois et règlements régissant le droit au séjour des étrangers, s’agissant notamment de la durée des titres et des conditions de leur renouvellement ». Tous ces problèmes techniques, d’organisation et de recrutement au sein des préfectures conduisent à des délais très longs d’instruction des demandes, créant des situations exaspérantes et dangereuses pour les usagers. Des personnes se retrouvent en situation irrégulière sur le territoire alors qu’elles réunissent toutes les conditions légales pour obtenir un premier titre de séjour ou un renouvellement rapide. D’autres se retrouvent sans titre de séjour, après plusieurs décennies en situation régulière en France, à cause de délais d’instruction et de fabrication particulièrement longs. Pour toutes ces personnes, les conséquences de ces pertes du droit au séjour sont violentes avec une perte d’emploi, de logement, de prestations sociales, d’accès aux soins ou une rupture de scolarisation des enfants. La France est la septième puissance économique mondiale et ne devrait pas connaître ces situations, à moins qu’elles ne soient volontairement organisées par les politiques gouvernementales en place. Pourtant des solutions simples existent, proposées par la défenseure des droits, permettant une résolution rapide des dysfonctionnements : renforcer durablement les moyens humains affectés aux préfectures, créer une voie d’accès non dématérialisée, automatiser les renouvellements d’attestations de prolongation d’instruction, créer une nouvelle attestation permettant de créer des droits en cas de complétude du dossier, améliorer l’information des usagers et doter chaque préfecture d’un service d’accompagnement téléphonique. Mme la députée propose de dépénaliser le séjour irrégulier, rétablir la carte de séjour de dix ans comme titre de séjour de référence et régulariser tous les travailleurs sans papiers, les étudiants et parents sans papiers d’enfants scolarisés. Elle demande la mise à l’ordre du jour du Sénat de la proposition de loi adoptée en 2023 à l’Assemblée nationale tendant à la réouverture des accueils physiques dans les services publics. Face à ce constat d’échec, elle lui demande quelles suites il compte donner aux rapports et recommandations de la défenseure des droits afin d’en finir avec les dysfonctionnements de l’ANEF et permettre une digne prise en charge des demandes de titres de séjour.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6114</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2857</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Baubry</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Reconnaissance et revalorisation du métier de garde-champêtre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6114. — 22 avril 2025. — M. Romain Baubry attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les problématiques liées aux équipements des gardes-champêtres. Suite à un engagement pris par le Gouvernement et à une question écrite posée par M. Sébastien Chenu, une concertation a pu avoir lieu, permettant la mise en place en 2023 d’un uniforme harmonisé, puis en 2024 la mise en place du port obligatoire d’une carte professionnelle. Les gardes-champêtres constituent des primo-intervenants sur nombre d’interventions, allant de la sécurité, à la salubrité et tranquillité publique en passant par les contrôles de vitesse, la lutte contre les rodéos ou contre le stationnement illégal. Leurs interventions complètent celles des autres forces de sécurité. C’est la raison pour laquelle il semble essentiel que les véhicules des gardes-champêtres soient équipés d’avertisseurs sonores et lumineux, comme le sont les véhicules terrestres de la police municipale. En outre, il devient nécessaire que les véhicules de gardes-champêtres soient reconnus, eux aussi, d’intérêt général prioritaire. Il attire également son attention sur les difficultés de recrutement de la profession de garde-champêtre, en partie en raison de grilles indiciaires peu attractives. Ces grilles indiciaires diffèrent de celles appliquées à leurs collègues de police municipale. De cette disparité sur les traitements ressort la nécessité de créer un cadre d’emploi de catégorie B pour les gardes-champêtres. En effet, il est important de renforcer l’attractivité de ce métier et de donner une perspective de carrière à ces agents. Près de 30 000 en 1958, ils sont désormais environ 1 200. Les gardes-champêtres ont pourtant une fonction primordiale en France, à savoir la protection de l’environnement et la préservation des espaces naturels. Ces acteurs essentiels doivent faire l’objet davantage de considération. Par conséquent, il lui demande quelles mesures il compte engager pour revaloriser le métier de garde-champêtre et veiller à ce que leurs équipements correspondent à leurs besoins et à leurs prérogatives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6118</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2857</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Dufosset</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Perte de logement des gendarmes en CLM - CLDM
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6118. — 22 avril 2025. — M. Alexandre Dufosset attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences du placement en congé de longue maladie (CLM) ou en congé de longue durée pour maladie (CLDM) des gendarmes à qui un logement pour nécessité absolue de service a été concédé. À ce jour, en vertu des dispositions combinées des articles R. 2124-64, R. 2124-73 et D. 2124-75 du code général de la propriété des personnes publiques et de la circulaire n° 6200/SI/10 du 6 avril 2010, les militaires bénéficiaires d’un logement concédé à titre précaire et révocable en perdent la jouissance lorsque qu’ils cessent d’occuper l’emploi qui justifie pareille concession. Ils doivent alors évacuer les lieux dans un délai d’un à trois mois. S’agissant des militaires en CLM ou CLDM, conformément à l’instruction ministérielle n° 35000 du 13 décembre 2018 relative à la concession de logement dans la gendarmerie, un sursis à évacuation de dix mois peut être sollicité auprès du commandant de formation administrative. Mais il n’est accordé que de façon dérogatoire et reste, d’une part précaire et révocable à tout moment et d’autre part conditionné à la réunion cumulative de deux critères restrictifs : la survenance d’une situation imprévisible et difficile et l’absence avérée de solution de relogement. Dans les faits, ces conditions sont appréciées de manière littérale, sans évaluation de la situation sociale ou médicale ni expertise contradictoire. De nombreux refus sont entachés de motivation sommaire, voire stéréotypée, en violation des exigences de l’article L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, qui impose une motivation de droit et de fait pour toute décision défavorable rendue à un citoyen requérant. Cette pratique administrative fait peser une insécurité juridique et sociale importante sur les militaires concernés. Ils peuvent, certes, contester la décision de l’administration militaire devant la commission des recours des militaires. Toutefois, aucune garantie de maintien dans leur logement ne leur est assurée durant l’instruction de leur recours, ni pendant la phase, souvent longue, de recherche d’un nouveau logement. In fine, le seul moyen de retarder l’évacuation est de saisir le juge des référés du tribunal administratif, en invoquant l’urgence et l’illégalité apparente de la décision, ce qui constitue une démarche difficilement accessible à des agents déjà éprouvés physiquement, psychologiquement et financièrement. Ces situations sont d’autant plus préoccupantes qu’elles concernent souvent des gendarmes dont la pathologie trouve son origine dans l’exercice même du service. La perte du logement vient alors aggraver une situation déjà profondément déstabilisante. Il en résulte une rupture manifeste du lien de solidarité entre l’État et ses agents malades, en contradiction avec le principe fondamental de protection des fonctionnaires, ainsi qu’avec les objectifs de cohésion nationale et de soutien à la communauté militaire. Dévoués corps et âmes au service de leurs concitoyens et à la défense de la patrie, les gendarmes méritent mieux. Face à ce constat, il aimerait savoir si le ministère de l’intérieur a l’intention de revoir le cadre juridique et pratique du sursis à évacuation des logements dans la gendarmerie pour les militaires en CLM ou CLDM et ce, afin de mieux concilier les impératifs de saine gestion du parc immobilier public et les exigences fondamentales de dignité, de santé, de continuité familiale et de sécurité personnelle des militaires malades.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6135</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2858</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-François Coulomme</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Manque de carrés multiconfessionnels dans les cimetières français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6135. — 22 avril 2025. — M. Jean-François Coulomme attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la possibilité de légiférer en faveur du développement généralisé des carrés multiconfessionnels au sein des cimetières communaux et intercommunaux. Depuis la pandémie de la covid-19 qui a provoqué une hausse des décès ainsi que la fermeture des frontières, les citoyens musulmans, qui pour une part significative d’entre eux rapatriaient leurs défunts dans leur pays d’origine, se sont heurtés au manque de carrés musulmans en France. Par ailleurs, de plus en plus de Français de confession musulmane ont désormais plus d’attaches familiales significatives avec leurs proches vivant en France, depuis maintenant plusieurs générations, qu’avec le pays d’origine historique de leurs familles et n’imaginent pas une inhumation hors de France, loin de leurs parents, enfants et amis. Ainsi, sur les 35 000 cimetières français, on évalue à environ 600 le nombre de cimetières proposant un carré confessionnel respectant le rite religieux musulman. Ces carrés sont donc devenus indispensables car dans l’islam les âmes des croyants doivent reposer ensemble dans un même cimetière, les tombes suivant la direction de la Qibla, c’est-à-dire devant être orientées vers la ville de La Mecque en Arabie saoudite, lieu saint des musulmans. Quant aux autres cultes, les différences sont minimes : pour les juifs, les tombes doivent être alignées par rangées, dans la direction ouest-est en direction de Jérusalem, comme le demande la Torah et pour les orthodoxes, le défunt doit toujours être inhumé face à l’Orient. Lorsque ces carrés sont implantés dans des cimetières communaux, ce qui est la grande majorité des cas, seuls les résidents de la commune y ont accès. Quant aux cimetières intercommunaux disposant d’espaces multiconfessionnels ou de carrés musulmans, ils sont aujourd’hui en nombre très insuffisant et les surfaces affectées, en particulier pour les musulmans, sont devenues trop restreintes. En France, l’obligation légale est d’être enterré dans la ville où l’on a sa résidence principale, dans celle où l’on dispose d’une résidence secondaire, dans celle où il existe déjà une sépulture familiale ou dans la commune de décès, ce qui complique la démarche des fidèles affiliés à un cimetière ne disposant pas de « carré confessionnel ». Cela pousse nombre de musulmans, de juifs et d’orthodoxes à choisir l’option d’un rapatriement de leur corps dans un des pays d’origine de la famille, pour être certains du respect des règles d’enterrement propres à leur culte. La création de carrés confessionnels est actuellement laissée à la libre appréciation des maires. En effet, dans une circulaire du 19 février 2008, le ministre de l’intérieur incite fortement les maires à créer des carrés confessionnels, demande légitime selon la commission Machelon, voyant dans cette dernière « un enjeu majeur en matière d’intégration ». Les solutions possibles sont donc, à l’échelle d’une communauté d’agglomérations, de concevoir et mettre à disposition des familles un cimetière multiconfessionnel ouvert à l’ensemble des habitants de l’agglomération et à l’échelle des communes, mettre à disposition des administrés un carré confessionnel dédié. Il devient donc urgent et important, pour le maintien de la meilleure cohésion sociale qui soit au sein de la nation française, de permettre aux citoyens musulmans, juifs et orthodoxes de se sentir pleinement Français et, pour cela, de leur permettre d’enterrer leurs morts dans le respect de leur confession religieuse et dans leur pays, la France. Il lui demande s’il est possible d’envisager que lui-même et le Gouvernement agissent afin d’adapter la loi et tous dispositifs juridiques permettant le développement rapide et généralisé de ces carrés multiconfessionnels sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6138</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2859</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Impact de la réglementation des drones dans l’espace public
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6138. — 22 avril 2025. — Mme Michèle Tabarot attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences de la réglementation concernant les opérations de drones en catégorie ouverte dans l’espace public en agglomération. En effet, depuis juillet 2023, la France n’a pas adapté sa réglementation sur les drones aux exigences du règlement européen d’exécution (UE) 2019/947, contrairement à l’ensemble des autres États membres de l’Union européenne. De ce fait, à compter du 1er janvier 2026, aucun télépilote français ne pourra opérer en catégorie ouverte dans l’espace public en agglomération, sauf à se conformer à de nouvelles exigences, à la fois complexes et coûteuses. Concrètement, les télépilotes professionnels actuellement autorisés à opérer sous la réglementation transitoire française devront, dans ce cadre, acquérir de nouveaux drones et suivre des formations supplémentaires, entraînant des coûts additionnels estimés entre 3 000 et 5 000 euros pour poursuivre une activité pourtant déjà légale. Ce bouleversement risque d’affecter gravement la compétitivité de la filière française, mettant en péril la pérennité de nombreuses entreprises, y compris la SNCF, ainsi que près de 20 000 microentreprises et TPE spécialisées, qui pourraient se voir contraintes de cesser leurs activités face à ces coûts excessifs. Elle l’interroge donc sur les mesures envisagées afin de garantir que les opérateurs français puissent continuer leurs activités dans des conditions compétitives, tout en respectant les impératifs de sécurité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6140</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2859</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Trébuchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lecture automatisée des plaques d’immatriculation par les maires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6140. — 22 avril 2025. — M. Vincent Trébuchet attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la contribution essentielle des maires au travail d’enquête et sur une situation qui pourrait compromettre leur rôle d’intermédiaire avec les forces de police. Les maires, en leur qualité d’officiers de police judiciaire sur leur commune, disposent de prérogatives leur permettant d’utiliser des outils comme les caméras LAPI (lecture automatisée des plaques d’immatriculation) pour prévenir les infractions et gérer les incivilités locales. Ces dispositifs, souvent financés par les contribuables communaux, relèvent de la compétence des collectivités, dans le respect des obligations fixées par le code de la sécurité intérieure et la CNIL. Or dans certaines communes, notamment dans sa circonscription, des restrictions d’accès à ces caméras ont été imposées sans concertation, réservant leur usage aux seuls services de gendarmerie et privant les élus de leur utilisation, même pour répondre à des réquisitions urgentes. Cette mesure empêche les maires d’exercer pleinement leurs missions, alourdit les procédures et limite la réactivité des collectivités face aux besoins locaux. L’article R. 330-2 du code de la route autorise les maires à accéder au fichier des immatriculations des véhicules pour identifier les auteurs d’infractions environnementales, sous réserve d’un système sécurisé. Cependant, le coût de ces outils informatiques, prohibitif pour les petites communes, freine leur mise en œuvre, tandis que le ministère s’est dit prêt à accompagner les élus sans proposer de solutions concrètes à ce jour. Face à cette situation, qui traduit un manque de confiance envers les élus et une centralisation excessive, il s’interroge sur : les raisons pour lesquelles des restrictions d’accès aux caméras LAPI, propriétés communales, peuvent être imposées sans consultation des élus locaux ; les mesures envisagées pour garantir aux maires un accès effectif aux données de leurs dispositifs de vidéoprotection, dans le respect des exigences de sécurité et de protection des données ; les moyens que le ministère compte mobiliser, notamment via une mutualisation ou un soutien financier, pour doter les petites communes des outils nécessaires à l’exploitation du fichier des immatriculations, conformément à l’article R. 330-2. Il lui demande ce qu’il compte faire à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6166</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2860</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Monique Griseti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sécurisation des lieux de culte dans les noyaux villageois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6166. — 22 avril 2025. — Mme Monique Griseti attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur un phénomène préoccupant affectant l’exercice des libertés fondamentales dans sa circonscription, notamment la liberté de culte. Dans le quartier de Saint-Marcel à Marseille, la chapelle de Nazareth est régulièrement occupée par des personnes consommant des substances illicites. Ces occupations répétées laissent le lieu dans un état de saleté inacceptable et empêchent les fidèles de pratiquer leur culte dans des conditions dignes et sécurisées. En tant que ministre chargé des cultes, il lui revient de faire respecter l’article 1er de la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des églises et de l’État, qui dispose : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public ». Ce texte lui confie la responsabilité de protéger cette liberté fondamentale, notamment en assurant la sécurité des lieux de culte, des ministres du culte et des fidèles contre toute forme de trouble, d’abus ou d’entrave. Or le manque criant d’effectifs de police nationale au sein de la division sud de Marseille, tout comme le manque de policiers municipaux sur ce secteur, rend très difficile l’intervention régulière des forces de l’ordre dans ces quartiers. Cette insuffisance de présence policière empêche de rétablir l’ordre, de faire cesser les occupations illicites et de garantir aux fidèles un accès paisible à leurs lieux de culte. Les lieux de culte sont des espaces essentiels à la vie spirituelle et communautaire des habitants. Ne pas pouvoir s’y rendre sereinement constitue une atteinte grave à la liberté religieuse. Les incivilités répétées, l’état de dégradation et la peur que suscitent les attroupements autour de ces sites sont inacceptables. Aussi, elle lui demande quelles mesures concrètes il entend prendre pour mettre fin à ces occupations illégales, protéger le patrimoine cultuel local et garantir aux croyants l’exercice paisible de leur foi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6172</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2860</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emeric Salmon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Anomalies du CRRA 15 en Nord-Franche-Comté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6172. — 22 avril 2025. — M. Emeric Salmon alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les anomalies récurrentes du centre de réception et de régulation des appels (CRRA 15) du Nord Franche-Comté. L’intersyndicale des sapeurs-pompiers du Territoire de Belfort, de la Haute-Saône et du Doubs se sont mis en rapport avec lui afin de lui faire part de leurs inquiétudes concernant des anomalies récurrentes du CRRA 15. En effet, le CRRA 15 tend à privilégier les ambulances privées sur l’engagement des sapeurs-pompiers, ce qui n’est pas sans conséquences potentiellement graves. Le 14 septembre 2019, à Lachapelle-sous-Chaux dans le Territoire de Belfort, un appel a été reçu au 15 pour des symptômes de crise cardiaque. Le centre régulateur, basé à Besançon, a alors décidé d’envoyer une ambulance privée pensant qu’il s’agissait d’une gastro-entérite. Après cinq appels, le véhicule mettra presque 1 heure pour arriver, la victime a fini par faire un arrêt cardio respiratoire et décèdera en arrivant à l’hôpital Nord Franche-Comté de Trévenans. Cet exemple dramatique prouve les anomalies du centre régulateur du 15 de Besançon, une intervention des sapeurs-pompiers aurait pu faire gagner un temps précieux dans ce cas. Un autre exemple, le 6 février 2025, un homme est transporté par les sapeurs-pompiers à l’hôpital Nord Franche-Comté de Trévenans pour des doigts abimés. La victime indique dans un article paru dans l’ Est Républicain que l’hôpital lui a demandé de se rendre par ses propres moyens dans un autre hôpital spécialisé dans la chirurgie de la main, car il n’y avait pas d’ambulance privée pour effectuer le transport. Cet exemple montre bien qu’avec ces anomalies, les ambulances privées ne sont plus disponibles pour leurs missions primaires. Dernier exemple en date, le 27 février 2025, sur la commune de Champey en Haute-Saône, une demande de secours sur la ligne 18 pour un malaise. Le centre de régulation engage le SMUR NFC et une ambulance privée au départ de Delle dans le 90. Suite à cela, on déplore une dégradation de l’état de la victime qui fait un arrêt cardio respiratoire. S’en suivent trois nouveaux appels au niveau du centre opérationnel départemental d’incendie et de secours 70, déclenchant ainsi un véhicule de secours aux victimes 1 Héricourt et du véhicule infirmier de secours d’urgences 2, aussitôt annulé par le CRRA 15, car un vecteur est déjà en transit. Finalement, le SMUR Nord Franche-Comté s’est présenté 10 minutes avant l’ambulance privée. Plus tard, on constate le déclenchement d’un véhicule léger des sapeurs-pompiers à Héricourt pour renfort de l’ambulance privée au niveau du brancardage. La victime est évacuée. Au final, la victime aura fait un infarctus massif, nécessitant la pose de stent et pas de signe de réveil. Ces exemples rappellent que les sapeurs-pompiers constituent le moyen le plus adapté sur un engagement rapide. Bien que les protocoles d’engagement soient respectés, le temps d’intervention des ambulances privées reste problématique pour des urgences vitales. Qui plus est, les sapeurs-pompiers sont en possession d’un matériel plus adapté et de meilleures formations que les ambulanciers privés pour des urgences vitales. En matière de secours à la personne, comme les urgences vitales et les interventions sur la voie publique, les missions des sapeurs-pompiers ne s’avèrent donc pas respectées. Plusieurs alertes ont été formulées par l’intersyndicale, ainsi que les parlementaires auprès des préfets concernés et du préfet de région, sans qu’une réponse satisfaisante soit apportée. C’est pourquoi il souhaite savoir ce que le ministère compte mettre en œuvre pour que ces anomalies prennent fin.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6173</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2861</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Gassilloud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Données personnelles et sécurité des chefs d’entreprises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6173. — 22 avril 2025. — M. Thomas Gassilloud attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences sécuritaires que peut engendrer la diffusion non encadrée des données personnelles des dirigeants d’entreprises, notamment leur adresse de résidence, rendue obligatoire et accessible dans les statuts déposés au registre du commerce. Dans sa circonscription, un entrepreneur a récemment été victime d’une tentative d’intrusion à son domicile alors qu’il était en déplacement professionnel. Sa conjointe et ses enfants, présents à la maison, ont vécu un épisode extrêmement traumatisant : des individus cagoulés ont tenté de pénétrer par effraction. Fort heureusement, la porte était verrouillée et les gendarmes, alertés à temps, ont pu intervenir rapidement et faire fuir les malfaiteurs. Quelques jours plus tard, l’associé de ce même entrepreneur a subi une autre effraction, en pleine journée. Cette fois, les intrus sont parvenus à entrer dans le domicile, alors que sa fille mineure était seule. Cette dernière a réussi à se cacher, échappant de peu à un drame. Ces évènements rapprochés laissent penser que les adresses personnelles des dirigeants ont été obtenues du fait de l’obligation légale pour tout mandataire social d’indiquer son adresse personnelle dans les statuts de l’entreprise, lesquels sont ensuite librement accessibles sur des plateformes en ligne comme société.com, infogreffe.fr ou pappers.fr. Il est ainsi possible, en quelques clics, d’obtenir non seulement l’adresse personnelle d’un dirigeant, mais aussi le chiffre d’affaires ou les résultats financiers de son entreprise. Cette exposition crée une vulnérabilité réelle pour des milliers d’entrepreneurs en France. À l’heure où la protection des données personnelles est une priorité de l’action publique, cette situation apparaît anachronique et dangereuse. Des solutions existent : par exemple, permettre aux dirigeants d’indiquer une adresse de correspondance différente de leur domicile personnel, ou restreindre l’accès à certaines informations à des tiers autorisés (banques, administrations, officiers publics ou ministériels). Certains pays voisins, ou même certaines professions en France, bénéficient déjà de régimes de confidentialité renforcés. Aussi, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement compte mettre en place afin de mieux concilier transparence économique et impératif de sécurité des personnes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6095</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2861</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Affichage de la déclaration des droits de l’homme dans les tribunaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6095. — 22 avril 2025. — M. Stéphane Peu appelle l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la proposition visant à afficher la déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) dans toutes les salles d’audience des tribunaux. Depuis plusieurs années, des associations et citoyens, soutenus par des parlementaires, demandent que la déclaration des droits de l’homme et du citoyen soit affichée dans toutes les salles d’audience des tribunaux de France. Une proposition que M. le député soutient également. En effet, afficher ce texte fondateur de la Constitution au sein des tribunaux répond à deux exigences : le devoir de mémoire et la sauvegarde des droits constitutionnels, sans lesquels aucune égalité devant la loi ni aucune sécurité juridique ne sont possibles. Leur déclaration solennelle, qui fonde la Constitution, ne parle que de la loi et des droits. Sa place légitime et naturelle est donc dans les tribunaux, là où se dit la loi et où se défendent les droits. Pour cette raison, l’affichage de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen dans toutes les salles d’audience serait un signe fort qui placerait la République au cœur des tribunaux. Il souligne, en outre, que l’article L. 111-1-1 du code de l’éducation, issu de la loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013, impose déjà l’affichage de la DDHC dans les établissements scolaires. Il semblerait donc pertinent d’étendre cette obligation aux tribunaux, afin de rappeler à chacun ses droits et son devoir de respecter ceux d’autrui. Il souhaite donc connaître son avis sur cette proposition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6109</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2861</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Mariage à titre posthume - règlementation et recueil des consentements
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6109. — 22 avril 2025. — M. Antoine Armand appelle l’attention de M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la procédure entourant la célébration d’un mariage à titre posthume, telle que prévue à l’article 171 du code civil. Instauré par la loi du 17 mars 1803, le mariage posthume permet, à titre dérogatoire, de célébrer l’union entre une personne vivante et son partenaire décédé, sous réserve de l’autorisation du Président de la République. Cette procédure vise à répondre à des situations humaines douloureuses, notamment dans le cadre de circonstances exceptionnelles ayant empêché la célébration du mariage avant le décès. Pour que la demande soit recevable, la preuve du consentement du défunt doit être apportée, ainsi que la justification par des motifs graves et légitimes (par exemple, des circonstances exceptionnelles du décès du futur conjoint). Cependant, malgré la portée juridique, symbolique et émotionnelle majeure de cette décision, la législation actuelle ne prévoit aucune obligation d’information ou de consultation de la famille du défunt. Cette absence de disposition légale soulève des interrogations sur le respect des droits, de la mémoire et des sentiments des familles endeuillées, qui peuvent découvrir a posteriori la célébration d’un mariage posthume sans y avoir été ni associées ni informées. Aussi, il lui demande si, en pratique, l’avis des parents du défunt ne devrait pas être recueilli et mieux pris en compte dans l’instruction du dossier par la mairie et la Chancellerie, ceci afin de garantir un équilibre entre la volonté du survivant et le respect dû à la famille du défunt.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6129</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2862</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Tavel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Égalité de traitement des justiciables au regard des délais judiciaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6129. — 22 avril 2025. — M. Matthias Tavel interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’application des délais de procédure en matière pénale. Par un jugement daté du lundi 31 mars 2025, le tribunal correctionnel de Paris a jugé Marine Le Pen, cheffe des députés du Rassemblement National et ancienne candidate à l’élection présidentielle, coupable de délit de détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires européens et l’a en conséquence condamnée à une peine d’inéligibilité de cinq ans avec exécution provisoire et quatre ans d’emprisonnement, dont deux fermes aménageables sous bracelet électronique. Au regard du délai moyen habituellement long entre un jugement pénal de première instance et son examen en appel, une partie de la classe politique et de la presse s’est émue du fait que cette décision aurait pour effet nécessairement de priver la condamnée de la possibilité de se présenter à l’élection présidentielle en 2027. Or, dès mardi 1er avril 2025, la cour d’appel de Paris a annoncé que l’appel formé par Mme Le Pen suite à cette condamnation sera réexaminé « dans des délais qui devraient permettre de rendre une décision à l’été 2026 ». D’ordinaire, le délai moyen d’audiencement en appel au pénal est de dix-huit mois à trois ans. Il est peu de dire que cette annonce d’une échéance si rapide interpelle et questionne sur le nombre et la nature des dossiers qui ont dû être dé-audiencés. À Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique des associations de riverains et de défense de l’environnement ont déposé en 2020 une plainte avec constitution de partie civile en 2021 contre la société YARA, dont l’usine de Montoir-de-Bretagne se borne à enfreindre les prescriptions que l’État lui adresse depuis plusieurs années par arrêtés préfectoraux, pour qu’elle se mette en conformité. Un juge d’instruction du tribunal judiciaire de Saint-Nazaire a été saisi. Malheureusement pour ces associations, malgré les récentes demandes répétées de leur avocat, elles n’ont aucune information sur l’état de l’instruction. Il lui demande donc les moyens supplémentaires qu’il compte allouer au tribunal judiciaire de Saint-Nazaire pour que, à l’instar de la procédure pénale dont Mme Le Pen fait l’objet, les associations de défense de l’environnement qui ont déposé plainte contre l’usine YARA de Montoir-de-Bretagne, puissent, elles aussi, raisonnablement espérer que des mesures soit prises afin que leur plainte soit instruite dans des délais comparables ou, à défaut, qu’elle soient informées de l’état d’avancement de son instruction.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6130</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2862</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Évaluation de l’impact de la correctionnalisation des crimes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6130. — 22 avril 2025. — M. Paul Christophe interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’évolution du dispositif de correctionnalisation, refondé par le projet de loi pour la confiance dans l’institution judiciaire et sur le bilan de cette réforme à ce jour. Depuis la mise en application de cette réforme en 2019, la correctionnalisation, qui consiste à requalifier certains crimes et délits afin de les juger devant un tribunal correctionnel plutôt que devant la cour d’assises, a fait l’objet de nombreux débats. Si cette mesure vise à simplifier les procédures judiciaires, à « déjudiciariser » une partie des affaires criminelles et à améliorer l’efficacité de la justice, elle suscite également des interrogations concernant son impact sur les droits des victimes. Alors que la réforme est désormais en application depuis plusieurs années, il semble nécessaire de procéder à une évaluation complète de ses effets. Il souhaite savoir si des études ont été menées sur la lutte contre la correctionnalisation et quel bilan le Gouvernement peut dresser de cette réforme. Il lui demande également si cette réforme a effectivement contribué à une simplification des procédures et à une meilleure gestion des affaires pénales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6132</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2863</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Engrand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Prison, personnels pénitentiaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6132. — 22 avril 2025. — Mme Christine Engrand interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la dégradation préoccupante des conditions de travail des personnels pénitentiaires, dans un contexte de violence croissante et de surpopulation carcérale. Depuis plusieurs semaines, une série d’attaques violentes ciblant directement les prisons françaises a choqué l’opinion publique et mis en lumière un climat de tension extrême. En avril 2025, plusieurs établissements ont été la cible de tirs d’armes automatiques ou d’engins incendiaires, dans ce qui s’apparente à des actions coordonnées revendiquées par des groupes liés au narcobanditisme. Ces agressions violentes, sans précédent par leur nature et leur simultanéité, visent à déstabiliser le service public pénitentiaire et à faire pression sur l’administration judiciaire. Elles s’inscrivent dans un contexte plus large d’explosion des actes de violence envers le personnel : selon les données officielles, les agressions physiques contre les surveillants ont augmenté de près de 18 % entre janvier et juillet 2024 par rapport à la même période l’année précédente, atteignant 3 186 cas, tandis que les violences verbales se sont maintenues à un niveau extrêmement élevé, avec 15 360 faits recensés. Le centre pénitentiaire de Longuenesse illustre cette situation alarmante. En 2024, 322 insultes et menaces ainsi que 66 agressions physiques ont été signalées contre le personnel. Malgré les efforts annoncés par le gouvernement, notamment une revalorisation des rémunérations, l’augmentation moyenne de 216 euros par mois depuis janvier 2024 et la promesse de doubler l’indemnité pour charges pénitentiaires d’ici 2026, les agents de terrain peinent à percevoir une amélioration concrète de leurs conditions de travail. Le passage en catégorie B du corps de surveillance, bien qu’attendu de longue date, reste en lui-même insuffisant au regard de la pression quotidienne subie par les personnels. Dans un contexte de surpopulation carcérale chronique, avec un taux d’occupation dépassant désormais les 127 % au niveau national et plus de 81 000 détenus pour environ 62 000 places disponibles, ces tensions contribuent à créer un environnement particulièrement propice aux violences, à la démotivation du personnel et aux troubles psychosociaux graves. À cette pression structurelle s’ajoute une rémunération largement insuffisante au regard des contraintes du métier, en particulier pour les surveillants travaillant de nuit. Ces agents perçoivent des primes nocturnes très faibles, souvent jugées dérisoires au vu des risques encourus. Cette réalité contribue à un sentiment d’injustice et de désaffection vis-à-vis d’un métier déjà fortement éprouvé, où l’engagement personnel n’est plus suffisamment reconnu ni valorisé financièrement. C’est pourquoi elle lui demande quelles actions concrètes le ministère entend prendre pour renforcer immédiatement la sécurité des personnels pénitentiaires, en particulier dans les établissements les plus exposés. Elle souhaite savoir comment le Gouvernement compte remédier au déficit persistant de personnel, en accélérant le recrutement, la formation et l’attractivité du métier de surveillant. Elle l’interroge également sur les mesures structurelles envisagées pour résorber la surpopulation carcérale et prévenir les tensions extrêmes qui en découlent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6175</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2863</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Portes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Levée du secret défense sur le triple assassinat terroriste de militantes kurdes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6175. — 22 avril 2025. — M. Thomas Portes interroge M. le ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice, sur la levée du secret défense entravant le droit à un procès pour les familles de Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez, assassinées en plein jour et au cœur de Paris en 2013. Depuis plus de douze ans, la communauté kurde réclame vérité et justice pour ce triple assassinat survenu dans la nuit du 9 au 10 janvier 2013, dans le quartier de Strasbourg-Saint-Denis. Cet attentat terroriste, commis dans un local de la rue La Fayette abritant une association, a profondément choqué la communauté kurde ainsi que ses soutiens, en France et à l’international. Les trois militantes ont été exécutées froidement d’une balle dans la tête, en plein jour, à quelques pas de l’Assemblée nationale et du ministère de l’intérieur. Plus de douze ans après les faits, aucun procès n’a encore eu lieu. Ces trois femmes méritent un hommage digne de leur engagement. Sakine Cansiz, 54 ans, était l’une des fondatrices du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), mouvement créé en 1978 par Abdullah Öcalan. Elle a aussi contribué à la fondation du mouvement de la femme libre, dont les principes ont nourri l’engagement des combattantes kurdes dans la lutte contre Daech en Syrie. Réfugiée politique en France depuis 1998, elle était une figure emblématique de la cause kurde. Fidan Dogan, 30 ans, connue sous le nom de Rojbîn, était représentante du congrès national du Kurdistan (KNK) et responsable du centre d’information du Kurdistan à Paris. Née en Turquie, elle a grandi en France, d’abord à Lyon puis à Strasbourg, où elle s’est engagée dès l’adolescence dans les luttes kurdes, féministes et diplomatiques. Leyla Saylemez, 25 ans, militante du mouvement de jeunesse kurde, est née au Kurdistan de Turquie et a grandi en Allemagne. Étudiante en architecture, elle a milité dans plusieurs villes européennes avant de rejoindre Paris en 2012 pour soutenir les activités du centre d’information du Kurdistan. Leur assassinat, loin de leurs terres natales, a forgé leur légende et renforcé la détermination de ceux et celles qui continuent de mener leur combat. Le suspect, Ömer Güney, un ressortissant turc, avait été arrêté huit jours après les faits. Employé comme chauffeur par l’une des victimes, il a été mis en examen pour « assassinats en relation avec une entreprise terroriste ». Les éléments de l’enquête, appuyés par des vidéos de surveillance et des documents accablants, ont révélé ses liens directs avec les services secrets turcs (MIT), ainsi que son appartenance idéologique aux milieux nationalistes fascistes, notamment le mouvement Loups gris. Il est mort en détention, en décembre 2016, d’un cancer du cerveau, à un mois de l’ouverture du procès. Ce décès brutal a laissé de nombreuses zones d’ombre. En juillet 2015, le parquet de Paris avait pourtant rédigé un réquisitoire définitif de plus de 70 pages, dans lequel il évoquait la possible implication d’un service de renseignement étranger dans un assassinat politique sur le territoire national. Au-delà d’une simple affaire judiciaire, il s’agit d’un crime terroriste impliquant les services d’un État étranger, comme le soulignait le réquisitoire du procureur de la République : « De nombreux éléments de la procédure permettent de suspecter l’implication du MIT dans l’instigation et la préparation des assassinats ». En mars 2018, les familles des victimes ont porté plainte avec constitution de partie civile, espérant relancer l’enquête. En 2019, un juge antiterroriste a été désigné pour rouvrir l’instruction. Des documents venus de Belgique ont alors évoqué la possible implication de l’ancien ambassadeur de Turquie en France, agent des services turcs. Les éléments du dossier sont accablants : une conversation enregistrée entre Güney et deux agents turcs, un document s’apparentant à un ordre de mission et de nombreux témoignages établissant les liens entre le suspect et les services turcs. Les avocats des victimes affirment que l’implication du MIT est désormais clairement démontrée. Il l’interroge ainsi sur les raisons pour lesquelles le ministère refuse toujours de lever le secret-défense, 12 ans après les faits. Il l’alerte sur le besoin d’un procès qui puisse enfin rétablir la vérité sur ces crimes : ont-ils été commandités officiellement par l’État turc, ou Güney a-t-il agi de sa propre initiative, en lien avec les services ? Il lui rappelle que l’opposition à lever ce secret défense constitue un déni de justice, un affront fait aux victimes, à leurs familles, à la communauté kurde et à toutes celles et ceux qui défendent les droits humains.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6125</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2864</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Daubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Vérification du statut de primo-accédant relatif à l’exonération des DMTO
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6125. — 22 avril 2025. — M. Romain Daubié attire l’attention de Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement, sur les modalités de vérification du statut du primo-accédant dans le cadre de l’exonération de la hausse des droits de mutation à titre onéreux (DMTO), autrement appelés frais de notaire. L’article 116 II A du PLF 2025 a institué une augmentation de 0.5 % des DMTO, toutefois, peuvent s’en exonérer les primo-accédants achetant leur résidence principale. Cette mesure permet de préserver l’accession à la propriété des ménages modestes et intermédiaires dans un contexte de forte tension du marché immobilier. Cependant, dans sa mise en œuvre, la question de la preuve du statut de primo accédant demeure. Actuellement, les notaires n’ont pas accès aux justificatifs fiscaux permettant de vérifier l’éligibilité des acheteurs et doivent se contenter alors d’une déclaration sur l’honneur. Ce manque d’encadrement pourrait conduire à des abus ou des complications administratives. A été évoquée récemment la solution de soumettre les primo-accédants aux mêmes conditions de justificatif que les personnes souhaitant accéder au prêt à taux zéro (PTZ), ce qui semble au premier abord cohérent dans la mesure où le PTZ repose sur la définition du primo-accédant (absence de propriété d’une résidence principale). Ainsi, le primo-accédant devrait justifier sa situation en fournissant entre autres les avis d’impositions, attestation d’hébergement ou quittance de loyer. Néanmoins, une part des primo-accédants ne sont pas éligibles au PTZ que ce soit en raison du dépassement des plafonds de ressource, de la location du bien ou que le projet ne respecte pas les conditions de financement exigées. Il apparaît ainsi qu’un cadre règlementaire instaurant des critères clairs et aisément justifiables soit nécessaire. Il souhaite en conséquence connaître les mesures que le Gouvernement compte prendre quant à la mise en place de mesures claires pour lutter contre les potentiels abus et fraudes au statut de primo-accédant et assurer également l’équité et la sécurité juridique entre ceux pouvant prétendre au PTZ et ceux ne le pouvant pas, si la justification du statut de primo-accédant reste sur la base de ces critères.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6133</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2865</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement</ministreQuestion><ministreJO>Logement</ministreJO><Objet>Méthodes de calcul du diagnostic de performance énergétique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6133. — 22 avril 2025. — M. Vincent Rolland interroge Mme la ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargée du logement sur les préoccupations exprimées par certains de ses administrés concernant les méthodes de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) appliquées par l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), notamment dans le cadre de copropriétés situées en montagne. Les DPE sont censés fournir une évaluation fiable de la performance énergétique des logements, permettant ainsi aux propriétaires et aux locataires de prendre des décisions éclairées en matière de rénovation et d’efficacité énergétique. Cependant, il semble que les méthodes de calcul actuelles présentent des lacunes importantes et s’éloignent de l’objectif premier qui est d’encourager les propriétaires à améliorer l’efficacité énergétique de leurs logements. À titre d’exemple, en examinant les méthodes de calcul utilisées, un coefficient de pénalisation de 2,3 serait appliqué à l’énergie électrique. Ce coefficient, qui représente le rapport entre l’énergie utile constatée au compteur et l’énergie primaire nécessaire pour la produire et la transporter semble défavoriser cette énergie. Il est paradoxal que l’électricité soit pénalisée dans les calculs du DPE alors que les véhicules électriques sont encouragés pour réduire les émissions de CO2. Cette incohérence pose effectivement de nombreuses interrogations. Cela pourrait avoir des conséquences significatives, notamment en matière de valorisation des biens immobiliers, d’accès aux aides financières pour la rénovation énergétique et de confiance des citoyens dans les politiques publiques en matière de transition énergétique. Il souhaite savoir si le Gouvernement envisage une évolution des critères afin d’améliorer la précision des DPE et mieux refléter la réalité du terrain pour faciliter les rénovations et inciter les propriétaires à améliorer l’efficacité énergétique de leurs logements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6061</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2865</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bonnecarrère</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants</ministreQuestion><ministreJO>Mémoire et anciens combattants</ministreJO><Objet>Renforcer le devoir de mémoire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6061. — 22 avril 2025. — M. Philippe Bonnecarrère interroge Mme la ministre déléguée auprès du ministre des armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants sur les commémorations organisées dans le pays. Pour 2025, le programme établi par ses soins comporte 18 commémorations. Il n’est pas raisonnable d’imaginer que les autorités publiques locales et les citoyens soient en mesure de concentrer leur attention à l’égard de chacune des commémorations. Le nombre atteint enlève toute signification - le tout vaut tout - ou a minima ne permet pas de définir les légitimes priorités dans la réflexion qu’une nation doit avoir sur son passé. Sans forcément remettre en avant l’idée d’un « memorial day » à la française, il est a minima envisageable de définir des commémorations essentielles à la mémoire des Français et les dates mémorielles figurant sur le calendrier pouvant faire l’objet d’une manifestation nationale unique. Il lui demande quelles sont ses intentions pour donner au devoir de mémoire toute sa force.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6067</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2865</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Brugerolles</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Remboursement intégral des transports bariatriques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6067. — 22 avril 2025. — M. Julien Brugerolles interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la prise en charge intégrale par l’assurance maladie des transports en ambulance bariatrique. Le transport en ambulance bariatrique est coûteux car il nécessite un véhicule spécifique spécialement équipé pour transporter des patients en situation d’obésité, ainsi qu’un équipage adapté de quatre personnes. Or, aujourd’hui, ces transports sont remboursés sur la base d’un transport sanitaire classique, ce qui ne couvre pas la totalité des frais et induit un reste à charge souvent important pour les patients. Cette situation est d’autant plus injuste que ces patients peuvent souffrir de nombreuses pathologies liées à l’obésité et avoir besoin d’un suivi médical régulier qui nécessite des déplacements. Des personnes en situation d’obésité se voient ainsi contraintes de renoncer à certains soins en raison des coûts engendrés. Certes, ces dernières années, la prise en charge des patients en situation d’obésité a connu des évolutions. Les centres spécialisés d’obésité ont, par exemple, tous été équipés d’ambulances bariatriques. Mais l’offre actuelle reste largement insuffisante au regard des besoins et beaucoup de personnes ne peuvent pas en bénéficier. C’est pourquoi il lui demande quelles sont les mesures que le Gouvernement compte prendre afin d’aligner le remboursement des transports en ambulance bariatrique sur celui d’une ambulance classique et ainsi mettre fin à une situation inéquitable au regard de l’obligation républicaine d’égal accès aux soins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6068</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2866</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tivoli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Suppression de l’aide médicale d’État
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6068. — 22 avril 2025. — M. Lionel Tivoli attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le maintien de l’aide médicale d’État face aux conséquences néfastes que celle-ci fait reposer sur les finances publiques. En effet, l’aide médicale d’État, aussi appelée AME, permet actuellement à des personnes en situation irrégulière de bénéficier d’un accès aux soins, contribuant ainsi à la dégradation des comptes publics. Cette aide sanitaire qui représente un coût d’1,3 milliard d’euros en 2024, ne cesse de s’accroitre chaque année, en raison de l’immigration dérégulée qui ne fait qu’augmenter. Comme le démontre encore le « rapport Stefanini » du 4 décembre 2023, l’AME est un appel d’air à l’immigration massive et irrégulière dans le pays. Comment expliquer aux Français, dont un sur deux dit avoir déjà renoncé à des soins, faute de places ou de moyens, que les prestations de soins augmentent mais que les remboursements des mutuelles diminuent ? Comment expliquer aux citoyens qui financent la dette par le fruit de leur travail et de leurs cotisations que le panier de l’aide médicale d’État n’a toujours pas été revu alors qu’en 2024, le déficit de l’assurance maladie s’élevait à 15,3 milliards d’euros, soit une augmentation de 4,5 milliards par rapport à 2023 ? Ainsi, il l’interroge sur les intentions du Gouvernement concernant l’avenir de l’AME. Envisage-t-il une réforme ou une suppression de ce dispositif pour concilier impératifs budgétaires et exigences de santé publique vis-à-vis des Français ? Il lui demande s’il compte supprimer ce dispositif pour le remplacer par une aide médicale d’urgence comme il l’a proposé dans une proposition de loi en date de la dernière législature.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6069</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2866</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Transport bariatique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6069. — 22 avril 2025. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la prise en charge totale des frais de transport bariatique par l’assurance maladie attendue par les personnes obèses ou handicapées. Une ambulance bariatique est une ambulance spécialement aménagée pour les personnes obèses ou handicapées et qui nécessite un équipage de quatre ambulanciers. Les frais générés sont importants : ils peuvent s’élever entre 300 et 1 000 euros, multipliés par deux pour un aller/retour à l’hôpital. Si l’assurance maladie prend bien en charge l’intégralité de ces frais pour les personnes malades, elle ne le fait pas pour les personnes obèses ou handicapées. Pour celles-ci, le remboursement ne s’effectue que sur la base d’un transport habituel en ambulance classique, ce qui laisse un reste à charge financier conséquent, difficilement supportable pour beaucoup de personnes obèses ou handicapées. Et ce, d’autant plus qu’elles peuvent avoir à effectuer des trajets en ambulance bariatrique plusieurs fois par mois. Certaines d’entre elles en viennent à renoncer à des soins, faute de prise en charge intégrale de leurs frais. Ce phénomène va s’accroître en raison de la progression de l’obésité, plus répandue dans les milieux modestes. Par ailleurs, en cas de contrôle, les entreprises d’ambulance privée risquent de fortes amendes ou une interdiction de rouler en cas de transport d’une personne obèse ou handicapée dans une ambulance ordinaire. De plus, les compagnies d’assurance ne couvrent pas les sinistres en cas d’accident, compte tenu de la non-conformité du véhicule. Cette situation discriminatoire et injuste ne saurait perdurer. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer comment le Gouvernement compte faire évoluer cette prise en charge, pour une amélioration réelle et dans quels délais les négociations concernant le transport bariatrique débuteront.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6070</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2867</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Transport en ambulance bariatrique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6070. — 22 avril 2025. — M. Ian Boucard attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’absence de prise en charge intégrale, par l’assurance maladie, des frais liés aux transports en ambulance bariatrique pour les personnes en situation d’obésité ou de handicap. En effet, bien que l’assurance maladie rembourse les transports pour les malades, les personnes obèses ou handicapées n’ont droit qu’à une prise en charge équivalente à celle d’une ambulance standard, ce qui ne suffit pas à couvrir les besoins spécifiques de ces patients. Les ambulances bariatriques, équipées pour accueillir des personnes en surpoids ou à mobilité réduite, sont indispensables pour garantir un transport sécurisé et confortable, mais leur coût est nettement plus élevé. En conséquence, les patients doivent souvent faire face à des frais supplémentaires importants, voire renoncer à leurs soins faute de moyens. Cette situation va à l’encontre des principes de la loi du 11 février 2005, qui garantit l’égalité des droits pour les personnes handicapées et leur accès à des soins adaptés. Cette loi reconnaît effectivement le droit des personnes handicapées à bénéficier d’une prise en charge globale et individualisée, couvrant l’ensemble de leurs besoins, y compris le transport médicalisé. C’est pourquoi il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour garantir une prise en charge équitable des transports en ambulance bariatrique par l’assurance maladie pour les personnes en situation d’obésité ou de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6105</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2867</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Michoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Mise en place de la réforme de la 4éme année de médecine générale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6105. — 22 avril 2025. — M. Éric Michoux alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la publication des textes réglementaires nécessaires à la mise en place de la 4éme année de médecine générale prévue dans la loi n° 2022-1616 du 23 décembre 2022. Cette réforme était attendue par les étudiants, les enseignants et les professionnels de la santé. Elle permet la création d’un nouveau statut de « médecin junior » et traite notamment de leur rémunération. Sa mise en place est prévue pour la rentrée 2026 et les premiers étudiants concernés par ce texte ont déjà commencé leur cursus universitaire. Cette réforme était d’ailleurs présentée comme un moyen de rendre plus attractif le parcours de formation de médecine. Pourtant, les textes réglementaires nécessaires à la mise en place de la nouvelle 4éme année de médecine générale ne sont toujours pas publiés. Cette situation d’incertitude nuit à l’attractivité du cursus médical et inquiète enseignants et étudiants. C’est pourquoi il souhaite savoir quelles sont les intentions du Gouvernement sur la mise en place de cette réforme et quel est le calendrier prévu pour la mise en place de cette réforme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6134</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2867</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Cécile Violland</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Améliorer la prévention des cancers gynécologiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6134. — 22 avril 2025. — Mme Anne-Cécile Violland interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur l’amélioration de la prévention en matière de cancers gynécologiques. Alors que l’institut national du cancer estime à 187 526, le nombre de nouveaux cas de cancer diagnostiqués chez la femme en 2023 en France métropolitaine, les cancers gynécologiques sont souvent oubliés des stratégies de prévention et de dépistage. En 2023, le cancer de l’endomètre est le plus fréquent des cancers gynécologiques. Le cancer de l’ovaire est, quant à lui, peu dépisté et mal connu des médecins généralistes. Ainsi, la grande majorité des patientes sont diagnostiquées à un stade avancé de leur cancer. En 2023 c’est 5 348 nouveaux cas de cancer de l’ovaire pour 65 % de décès, selon l’institut national du cancer. Ces cancers touchent généralement les femmes après la ménopause. Pourtant des opérations de sensibilisation ont été mises en place, mais elles sont encore trop peu connues, à l’image de « septembre turquoise » qui est le mois de sensibilisation à la lutte contre les cancers gynécologiques ou encore le lancement de la « fresque des géantes », une opération d’envergure dans une centaine d’établissements hospitaliers qui vient mettre en lumière ces cancers invisibles, sensibiliser aux réalités de ces maladies et lever les tabous qui les entourent. Alors que la stratégie décennale de lutte contre les cancers vise à réaliser 1 million de dépistages supplémentaires entre 2021 et 2025 ce qui inclut les dépistages des cancers gynécologiques, et sachant que dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2024, des rendez-vous de prévention à différents âges clés de la vie ont été créés notamment entre 60 et 65 ans et entre 70 et 75 ans, elle l’interroge sur la possibilité d’inclure dans ces rendez-vous de prévention un dépistage, une sensibilisation de ces cancers gynécologiques par le professionnel de santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6144</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2868</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des personnes touchées par le syndrome Smith Magenis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6144. — 22 avril 2025. — Mme Mathilde Hignet alerte M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les conditions de prise en charge des personnes touchées par le syndrome Smith Magenis. Le syndrome Smith Magenis est une maladie orpheline qui se manifeste par un déficit intellectuel, des troubles du comportement et des troubles du sommeil. Les troubles du sommeil sont dus à une inversion du rythme circadien de la mélatonine. Cette inversion de l’horloge biologique de ces personnes les maintient en état de veille la nuit et de sommeil, le jour. C’est à ce jour l’unique syndrome présentant cette particularité très invalidante. L’inversion de la sécrétion de mélatonine chez les personnes Smith Magenis ayant été prouvée scientifiquement, des études ont été menées avec l’introduction de mélatonine à libération prolongée chez ces patients. Le résultat est net : ce traitement améliore grandement la durée et la qualité du sommeil des patients, ce qui entraîne une amélioration de leurs conditions de vie. Pourtant tous les patients atteints du symptôme ne peuvent accéder à la mélatonine. Les patients âgés de 2 à 18 ans peuvent y accéder, tout comme les patients de plus de 55 ans. Mais pour tous les patients entre 18 et 55 ans, il n’existe à ce jour aucune autorisation de mise sur le marché de la mélatonine. Le cadre de prescription compassionnelle (CPC) permet la prescription d’un médicament en dehors de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) selon un protocole défini. Les associations de patients atteints par le syndrome Smith Magenis demandent un CPC pour le Circadin, médicament contenant la mélatonine. Aujourd’hui, en l’absence d’AMM et de CPC, le médicament est commercialisé, mais sans prise en charge par l’assurance maladie. Or le coût du médicament peut monter jusqu’à 800 euros par an. Ce coût représente un frein à l’accès au traitement. Certaines personnes sont ainsi obligées d’y renoncer, avec toutes les conséquences que cela implique sur leur qualité de vie. Certains enfants bénéficiant du traitement jusqu’à leur majorité, sont ensuite obligés de stopper le traitement du jour au lendemain, avec pour conséquence une dégradation de leur état de santé. Aussi elle lui demande d’accéder à la demande des associations de patients et de faire en sorte que l’accès à la mélatonine puisse être pris en charge par l’assurance maladie pour les patients âgés de 18 à 55 ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6145</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2868</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge du syndrome Smith Magenis
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6145. — 22 avril 2025. — M. Mickaël Bouloux interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la prise en charge des personnes touchées par le syndrome Smith Magenis. Cette maladie génétique rare, qui se caractérise notamment par un retard de développement ainsi que des troubles cognitifs et du comportement, est à ce jour l’unique syndrome reconnu présentant une inversion du rythme circadien de la mélatonine. Ce trouble est à l’origine de très fortes perturbations du sommeil, qui viennent accroître les difficultés d’apprentissage et les troubles du comportement chez les personnes malades. Des traitements consistant à introduire de la mélatonine à libération prolongée chez les patients ont permis d’aboutir à une amélioration significative de la durée et de la qualité de leur sommeil et par conséquent de leur état général. Dans la continuité de ces résultats, une recommandation temporaire d’utilisation a pu être délivrée en 2015 au médicament Circadin, à destination des patients âgés de 6 à 18 ans, avant l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché en 2021 par le médicament Slenyto, version pédiatrique du Circadin. Toutefois, et malgré l’efficacité avérée de ces médicaments, aucun traitement à destination des patients âgés de plus de 18 ans n’est actuellement disponible, faute d’autorisation. Cette situation est à l’origine d’une rupture dans la continuité des soins et se traduit par une forte dégradation de l’état de santé des patients une fois arrivés à l’âge adulte. C’est pourquoi il lui demande quelles pistes sont actuellement à l’étude pour pallier cette absence de traitement à destination des patients majeurs et, en l’absence d’alternative médicamenteuse, s’il est envisagé de mettre en place un cadre de prescription compassionnelle (CPC) leur permettant d’avoir accès au Circadin.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6156</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2869</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Tavel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Différence de traitement injustifiée pour bénéficier de la prime Ségur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6156. — 22 avril 2025. — M. Matthias Tavel attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation injuste résultant de la différence de traitement appliquée entre les personnels exerçant au sein des établissements ou service social ou médico-social (ESSMS), d’une part et entre les salariés de certains établissements autonomes de la fonction publique hospitalière et les salariés exerçant en qualité d’ambulancier, d’autre part. L’agrément de l’accord du 4 juin 2024 sur l’extension du Ségur et à son extension par arrêté en date du 5 août 2024, a permis la généralisation du Ségur pour les professionnels qui n’en avaient pas bénéficié au sein des structures relevant du champ de la branche des activités sanitaires, sociales et médico-sociales privée à but non lucratif (BASS). Pour autant, une centaine de salariés agents des services généraux, agents des services administratifs, formateurs et enseignants de l’Institut OCENS de Loire-Atlantique, qui est un établissement médico-social autonome de la fonction publique hospitalière financé par l’ARS, sont exclus du bénéfice de la prime Ségur. Ces salariés sont eux aussi pleinement mobilisés pour que l’ensemble de l’institution puisse fonctionner et accueillir les usagers et leurs familles. S’agissant des ambulanciers, ils demeurent exclus de ce dispositif au motif que leur activité est réglementée par la convention collective nationale des transports routiers et activités auxiliaires du transport du 21 décembre 1950. Pourtant, pour exercer la profession d’ambulancier, une personne doit obligatoirement être titulaire d’un diplôme agréé d’ambulancier remis par la direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins (DHOS) qui sanctionne une formation d’ambulancier agréée par le ministère de la santé et de l’accès aux soins d’une durée de 630 heures (455 heures de formation théorique et 175 heures de formation pratique). En outre, le stagiaire doit également préparer et valider une attestation de formation aux gestes et soins d’urgence (l’AFGSU de niveau 2). Si la fédération nationale des entreprises de transports auxiliaires des collectivités et administrations publiques, sections des services d’ambulance et section des transports pour le compte des PTT, est signataire de la convention collective nationale des transports routiers et activités auxiliaires du transport du 21 décembre 1950, il n’en demeure pas moins que les gestes professionnels des ambulanciers à l’attention des personnes qu’ils transportent, mais également leur promiscuité avec des patients atteints de pathologies physiques et psychiques parfois lourdes, consacre un lien étroit avec le secteur médical et hospitalier. Partant de ce constat, il est anormal que les ambulanciers ne bénéficient pas eux aussi de la prime Ségur. Il lui demande donc quelles mesures il entend prendre pour mettre un terme à l’exclusion des personnels ambulanciers du bénéfice de la prime Ségur, sans préjudice de l’application de la convention collective nationale des transports routiers et activités auxiliaires du transport du 21 décembre 1950 à l’activité d’ambulancier, mais aussi à celle des agents des services administratifs, formateurs et enseignants de l’Institut OCENS de Loire-Atlantique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6157</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2869</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements afférents au système du médecin référent
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6157. — 22 avril 2025. — Mme Marie-France Lorho interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les dysfonctionnements afférents au système du médecin référent. La loi instaurant le système du médecin référent, adoptée en 2004 dans le cadre de la réforme de l’assurance maladie, visait à structurer le parcours de soins coordonnés dans un contexte de relative abondance de médecins généralistes. À cette époque, ce dispositif avait pour ambition d’améliorer la continuité des soins tout en maîtrisant les dépenses de santé. Cependant, vingt ans plus tard, la situation a radicalement changé avec la multiplication des déserts médicaux, notamment dans des départements comme le Vaucluse. Si l’on en croit l’étude Des déserts médicaux en Vaucluse ?  (Mémoire de 2023 d’Avignon université), 71 % des médecins généralistes exerçant en Vaucluse et interrogés dans le cadre de cette enquête « déclarent refuser tout nouveau patient », notamment du fait d’une patientèle déjà trop importante. En somme, tout « nouvel arrivant en Vaucluse » doit considérer la disponibilité des médecins généralistes comme s’il n’y avait réellement que « 128 médecins à disposition » et non 446 comme il en exercent véritablement (voir p. 4). De nombreux administrés se retrouvent aujourd’hui dans l’incapacité de désigner un médecin référent faute de praticiens disponibles, ce qui entraîne une moindre prise en charge par l’assurance maladie et des retards dans l’accès aux soins spécialisés, rendus plus complexes par l’obligation de passer par un généraliste souvent inexistant ou débordé. Face à cette réalité, le système du médecin référent, conçu dans un autre temps, semble désormais poser un frein à l’équitable accès aux soins. Elle demande si le Gouvernement envisage d’adapter ce dispositif aux défis actuels des territoires sous-dotés en professionnels de santé et si des assouplissements temporaires du dispositif dans ces zones sont à l’étude.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6159</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2870</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Brigand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Formation des internes en Bourgogne France-Comté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6159. — 22 avril 2025. — M. Hubert Brigand attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la pénurie de médecins formés chaque année en France, tout particulièrement en Bourgogne Franche-Comté. En effet, si on peut se féliciter que le nombre de postes d’internes ouverts dans la région ait été en constante augmentation entre 2020 et 2023 (451 postes ouverts en 2020, 464 en 2021, 477 en 2022, 490 en 2023), ces chiffres cachent une réalité bien moins optimiste. Ainsi, 60 postes de moins ont été ouverts en 2024 (soit une diminution de 16,3 % par rapport à 2023). En outre, entre 2020 et 2023, si le nombre de postes ouverts a augmenté de 11 % à l’échelon national, il ne s’est accru que de 8,6 % en Bourgogne Franche-Comté. Enfin, il ne s’agit là que de postes ouverts puisqu’ils ne sont jamais totalement pourvus : la région oscille entre 4,19 % et 6,90 % de postes non pourvus entre 2020 et 2024, contre une fourchette de 1,76 % à 2,41 % au niveau national sur la même période. Ces chiffres s’inscrivent dans une tendance plus longue, avec un taux de postes non pourvus en Bourgogne Franche-Comté, largement au-dessus de la moyenne nationale. Cela correspond à une lente et inexorable érosion du nombre de médecins formés dans la région, avec toutes les conséquences que cela implique tout particulièrement pour les territoires ruraux. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer comment le Gouvernement entend répondre à cette problématique à la source des déserts médicaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6161</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2870</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Herbillon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Revalorisation des infirmières libérales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6161. — 22 avril 2025. — M. Michel Herbillon interroge M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les mesures qu’il compte prendre pour revaloriser la profession des infirmières libérales. Alors que les déserts médicaux ne cessent de s’étendre et que la profession des infirmières libérales fait face à une pénurie qui va s’accroitre dans les années à venir, il est essentiel de revaloriser ce métier essentiel. Selon la profession, les évolutions intervenues sont largement insuffisantes, en particulier la tarification des actes courants dispensés n’a pas été revalorisée depuis 2009. Il est également crucial de mieux définir leur statut afin de mieux préciser leur rôle et leur place centrale dans la médecine de ville. Aussi, il souhaite connaître les mesures qui seront prises dans les prochains mois par le Gouvernement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6170</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2870</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Accès équitable aux soins et traitement de migraines
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6170. — 22 avril 2025. — M. Vincent Ledoux attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur les difficultés persistantes rencontrées par les personnes souffrant de migraines dans l’accès à une prise en charge adaptée et équitable. La migraine est une pathologie neurologique fréquente, invalidante et reconnue comme telle par l’Organisation mondiale de la santé. Elle concerne environ 10 à 15 % de la population adulte en France, avec un retentissement parfois sévère sur la vie personnelle et professionnelle des patients. Si des recommandations de bonne pratique ont été établies par la Société française d’étude des migraines et céphalées (SFEMC) et si des innovations thérapeutiques sont désormais disponibles, plusieurs obstacles demeurent. Certaines molécules récentes, comme les traitements ciblant le CGRP ( calcitonin gene-related peptide ), restent pour l’instant non remboursées, ce qui limite leur accessibilité. D’autres, comme le topiramate, font l’objet de restrictions de prescription récentes, susceptibles de rendre plus difficile la prise en charge pour certains patients. Par ailleurs, les délais d’accès aux spécialistes, les ruptures de stock de médicaments anciens et les disparités territoriales dans l’offre de soins peuvent retarder ou entraver le suivi. Dans ce contexte, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement quant à une éventuelle accélération des procédures d’évaluation et de remboursement pour les traitements innovants de la migraine ; un renforcement de la coordination entre médecine de ville et spécialistes ; des mesures visant à sécuriser l’approvisionnement en médicaments utilisés dans cette indication et, plus largement, l’éventualité d’une stratégie nationale dédiée à cette pathologie, afin de mieux répondre aux besoins des patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6064</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2871</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Augmentation des frais bancaires des associations à but non lucratif
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6064. — 22 avril 2025. — M. Philippe Fait attire l’attention de Mme la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur les frais bancaires appliqués aux petites associations à but non lucratif. Les associations à but non lucratif jouent un rôle essentiel dans le maintien du lien social, la solidarité et la vie culturelle au sein des territoires. Cependant, ces structures, souvent gérées par des bénévoles et dotées de ressources limitées, sont confrontées à une augmentation significative des frais bancaires. Ceux-ci concernent notamment la tenue des comptes des associations, avec des hausses importantes de l’ordre de plusieurs euros par mois. Cette situation devient un frein pour de nombreuses petites associations qui, en raison de leurs faibles recettes, sont contraintes de réduire ou même d’abandonner certaines de leurs actions. Ces hausses tarifaires ont un impact direct sur leur fonctionnement, limitant ainsi leur capacité à mener à bien des projets d’intérêt local. Face à cette problématique, il souhaite connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour encadrer ces frais bancaires afin de préserver leur pérennité et leur contribution à la vie sociale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6176</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2871</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Taite</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Tourisme</ministreJO><Objet>Conséquences de loi Le Meur sur les maisons d’hôtes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6176. — 22 avril 2025. — M. Jean-Pierre Taite attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du tourisme sur les lourdes conséquences des nouveaux dispositifs issus de l’adoption de la loi Le Meur, pour les maisons d’hôtes sous le régime de la micro-entreprise dont le modèle économique n’a rien à voir avec les locations de courte durée. Cette activité est souvent une reconversion professionnelle, étudiée avec soin, un métier de cœur et un véritable projet de vie. Ces structures, principalement en zone rurale, sont essentielles pour l’économie locale et l’attractivité touristique mais sont désormais assimilées aux plateformes de location de type Airbnb, bien que leur mode de fonctionnement soit radicalement différent. L’alignement fiscal avec les meublés classés ne prend pas en compte la spécificité de cette activité, où les propriétaires habitent sur place à titre de résidence principale (sans peser donc sur la tension locative), servent un petit-déjeuner fait maison tous les matins, ou encore conseillent des activités de découverte des territoires, des produits du terroir ou autres sites touristiques dynamisant ainsi l’économie locale. Les nouvelles mesures imposent des charges fiscales lourdes, avec une réduction de l’abattement fiscal de 71 % à 50 %, des cotisations sociales accrues et l’instauration de la taxe d’habitation, malgré les paiements de la taxe foncière et de la cotisation foncière des entreprises (CFE). L’obligation de recourir à un service de conciergerie pour bénéficier d’une exonération de la taxe d’habitation semble également contraire à l’esprit même de ces hébergements, qui privilégient un accueil humain et authentique. Aussi, il souhaiterait savoir quelles actions sont prévues afin d’adapter le cadre fiscal et réglementaire aux spécificités des maisons d’hôtes, afin de préserver la pérennité-même de ce modèle économique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6062</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2871</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Reproduction des animaux dans les cirques itinérants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6062. — 22 avril 2025. — M. Mickaël Bouloux attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’urgence de faire appliquer l’entièreté de la loi de 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale. Cette loi prévoit notamment d’interdire la reproduction des animaux sauvages en captivité, en facilitant la stérilisation et l’accueil des animaux en question dans des refuges. Cependant, malgré ce cadre législatif ambitieux, aucun décret d’application n’a été publié et aucune sanction n’est pour l’instant prévue contre les circassiens qui ne respecteraient pas l’interdiction de reproduction. Plusieurs cirques itinérants ont ainsi continué de faire reproduire leurs animaux en captivité, même après l’entrée en vigueur de l’interdiction en décembre 2023. Il s’inquiète en conséquence de l’absence d’action du Gouvernement et d’un manque de mobilisation de ses services pour mettre en œuvre et faciliter la prise en charge des animaux sauvages. Certains circassiens souhaitant se conformer à la loi, en cédant leurs animaux à des refuges, se sont ainsi vus entravés dans leur démarche à cause du manque de structures adaptées, lié en partie à la non-délivrance des autorisations préfectorales nécessaires à l’ouverture d’établissement spécialisés. Ces blocages sont encouragés par la quasi absence de financements publics pour soutenir les structures pouvant accueillir des animaux sauvages. Or, en l’absence de refuges spécialisés et de mesures de stérilisation, la reproduction des animaux continue et risque de conduire à terme à accroître le nombre d’animaux à prendre en charge. Le Gouvernement a par ailleurs indiqué que le décret d’application de l’interdiction de reproduction ne pourra être pris qu’après la finalisation du plan d’accompagnement des cirques. Cette situation va à l’encontre de l’objectif d’interdiction des animaux sauvages dans les cirques itinérants d’ici à 2028. Elle a également pour conséquence de pénaliser les circassiens de bonne foi, tout en laissant impunies les pratiques illégales de certains autres professionnels du secteur qui s’opposent à la transition vers un cirque sans maltraitances. Il souhaite donc connaître les actions prévues par le Gouvernement pour, à la fois, mieux accompagner les circassiens dans l’évolution de leur métier et faire appliquer la loi de 2021, en prévoyant des financements pour les structures d’accueil des animaux sauvages et des sanctions dissuasives pour les professionnels réfractaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6073</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2872</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Difficultés d’application de la GEMAPI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6073. — 22 avril 2025. — Mme Valérie Bazin-Malgras attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les difficultés rencontrées par les intercommunalités face aux évolutions législatives récentes concernant la gestion des risques majeurs, particulièrement en matière de prévention des inondations avec la gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (GEMAPI). L’État a transféré ces responsabilités sans fournir de financements supplémentaires aux intercommunalités, ce qui fragilise les finances locales et compromet la sécurité des biens et des personnes. Le fonds Barnier, qui est la principale source de financement de la politique nationale de prévention des risques naturels, se révèle difficile d’accès et ne répond qu’en partie aux besoins et la taxe GEMAPI est insuffisante. Les règles techniques et comptables liées à la GEMAPI sont complexes et n’améliorent pas forcément l’efficacité des infrastructures de protection. Les élus locaux se trouvent donc exposés à des risques, même pénaux, lorsque des catastrophes se produisent. Le transfert de la gestion des digues aux intercommunalités illustre cette problématique. Les collectivités gèrent seules des charges lourdes sans soutien adéquat, qu’il soit financier ou technique. Face à ces constats, elle souhaite connaître les mesures de gouvernance et de financement que l’État compte mettre en œuvre, à court terme, pour revoir le dispositif GEMAPI et adapter la prévention aux risques majeurs auxquels tous doivent faire face.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6087</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2872</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bolo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Absence de collecte des protections plastiques des protections forestières
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6087. — 22 avril 2025. — M. Philippe Bolo attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’absence de collecte et de traitement systématiques des protections plastiques utilisées lors des opérations de plantation forestière, arboricoles et viticoles. Ces dispositifs, généralement constitués de manchons plastiques destinés à protéger les jeunes plants du gibier, se trouvent très fréquemment abandonnés en fin de vie dans le milieu naturel. Leur dégradation progressive génère une pollution importante aux micro et nano plastiques, qui polluent les sols et les milieux aquatiques, impactant la biodiversité et, à terme, la santé humaine. Bien que ces protections soient juridiquement considérées comme des déchets au sens de l’article L. 541-1-1 du code de l’environnement, force est de constater l’absence de cadre réglementaire exigeant leur collecte après qu’ils aient joué leur rôle de protection. De nombreux dispositifs publics de soutien à la plantation ne conditionnent pas les financements à des obligations environnementales précises en la matière. Cette situation est en contradiction avec les principes de l’économie circulaire affirmés par la loi AGEC, ainsi qu’avec les engagements nationaux et européens visant à réduire la pollution plastique. Des associations de protection de l’environnement ont récemment déposé plainte, notamment à l’encontre de l’Office national des forêts, pour pollution plastique dans plusieurs forêts d’Île-de-France. Elles dénoncent l’ampleur du phénomène, estimant à plusieurs centaines de kilos par hectare les volumes de plastique abandonnés dans certaines parcelles. Ces faits soulignent une carence dans l’application du droit en vigueur, notamment les articles L. 541-3 et L. 541-11 du code de l’environnement relatifs à la prévention de l’abandon de déchets et à l’atteinte aux objectifs de transition écologique. Aussi, il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour rendre obligatoire la collecte des protections plastiques utilisées dans les plantations forestières, arboricoles et viticoles, notamment celles bénéficiant de financements publics.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6088</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2873</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Enjeux environnementaux liés à la protection des mers et des océans
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6088. — 22 avril 2025. — M. Paul Christophe attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les problématiques environnementales majeures qui affectent les océans, en particulier la pollution plastique. Le Président de la République a décidé de faire de 2025 l’année de la mer et des océans. Au-delà de tout ce que représentent les mers et les océans en matière d’écosystème et de biodiversité, ces derniers représentent aussi un atout stratégique pour la France : un levier de puissance, de souveraineté, ainsi qu’un pilier économique et social. Il est impératif d’agir pour préserver cette richesse. Les océans, couvrant 70 % de la surface terrestre et abritant une biodiversité unique, sont menacés par la pollution plastique. Chaque minute, entre 15 et 17 tonnes de plastique y sont déversées, soit 8 à 12 millions de tonnes par an, portant le total des déchets plastiques océaniques à environ 150 millions de tonnes. Si cette tendance persiste, ce chiffre pourrait tripler d’ici 2040. Une grande partie de ces déchets s’accumule dans les gyres océaniques, formant un gigantesque « septième continent » dont la superficie est six fois celle de la France. 99 % des plastiques immergés ont déjà coulé, rendant leur récupération pratiquement impossible. Cette pollution a des conséquences dramatiques sur la faune marine et les microplastiques, omniprésents dans la chaîne alimentaire, constituent un danger pour la santé humaine et animale. Dans ce contexte, il souligne la nécessité de promouvoir l’innovation dans les matériaux biosourcés et biodégradables, ainsi que de renforcer la gestion des déchets plastiques avant qu’ils ne contaminent les milieux aquatiques. Il interroge donc le Gouvernement sur les actions concrètes envisagées pour sensibiliser le grand public, lutter contre la pollution plastique des océans et encourager des pratiques de consommation plus durables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6090</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2873</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bolo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Plan d’action pour le recyclage du plastique : objectifs et calendrier</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6090. — 22 avril 2025. — M. Philippe Bolo attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les mesures annoncées lors du Conseil de planification écologique du 31 mars 2025 concernant notamment le plan d’action visant à renforcer le recyclage du plastique, l’écoconception et le réemploi. Alors que la France n’atteint pas ses objectifs de recyclage, malgré un cadre législatif ambitieux et la taxe « ressource propre de l’Union européenne » payée à raison de 800 euros par tonne de plastique non recyclée, le plan d’action présenté lors du conseil de planification écologique prévoit de remédier à ce constat en améliorant le recyclage des plastiques et en limitant la production de plastique à usage unique. Selon une approche respectueuse des principaux fondamentaux de l’économie circulaire, le plan d’action ne se réduit pas au seul recyclage mais englobe également l’écoconception et le réemploi. Si l’ensemble de ces axes d’action apparaît pertinent, des questions demeurent sur la nature des mesures envisagées et leur mise en œuvre. Aussi, il souhaiterait savoir quels sont les objectifs précis fixés par le Gouvernement pour accélérer le recyclage des plastiques, favoriser leur écoconception et encourager leur réemploi à grande échelle, ainsi que le calendrier de déploiement du plan d’action dans les secteurs les plus concernés. Il souhaiterait également savoir si ces mesures vont uniquement impacter les acteurs économiques de la plasturgie, ou si elles engloberont plus largement, les consommateurs, les collectivités territoriales, d’autres acteurs économiques. Ensuite, il souhaiterait savoir en quoi et comment ces nouvelles mesures vont s’articuler avec la législation existante, ainsi que les possibles incidences sur le mécanisme des filières à responsabilité élargie du producteur à travers leurs cahiers des charges et l’éco-modulation des éco-contributions. Enfin, il souhaiterait être renseigné sur les retombées financières du futur plan d’action en matière d’économies des coûts de collecte, de tri et de gestion des déchets plastiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6091</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2874</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bolo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Quelle filière REP pour les contenants alimentaires en verre, inox et céramique ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6091. — 22 avril 2025. — M. Philippe Bolo interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’absence de filière de responsabilité élargie du producteur (REP) dédiée à la gestion en fin de vie des contenants alimentaires et de la vaisselle fabriqués en matériaux durables tels que le verre, l’inox ou la céramique. Ces matériaux, qui représentent des alternatives au plastique, sont de plus en plus utilisés pour la cuisson, le service et la conservation des aliments, tant par les ménages que par les professionnels. Leur emploi est également en développement, notamment en restauration collective, où ils offrent une réponse concrète aux objectifs de réduction des plastiques à usage unique. Cependant, ces équipements domestiques et professionnels, ne sont à ce jour intégrés à aucune filière REP. Cette absence de structuration empêche leur prise en charge en fin de vie et leur tri, collecte et traitement reposent donc intégralement sur les collectivités territoriales et les professionnels en leur occasionnant des coûts significatifs. Leur intégration dans une filière REP existante ou la création d’une filière spécifique permettrait non seulement de favoriser leur réemploi ou leur recyclage, mais aussi de générer des soutiens financiers pour les collectivités et de nouvelles ressources pour les acteurs du réemploi. Dans ce contexte, et au regard des impératifs de transition écologique et de maîtrise des dépenses publiques, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage pour créer ou élargir une filière REP existante aux contenants alimentaires et à la vaisselle verre, inox ou céramique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6097</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2874</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements dans la mise en oeuvre des travaux de rénovation énergétique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6097. — 22 avril 2025. — M. Philippe Fait interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les dérives constatées dans la filière de la rénovation énergétique et plus particulièrement dans le cadre du développement des pompes à chaleur. Alors que le Gouvernement encourage activement cette technologie, avec pour objectif un million d’unités produites chaque année sur le territoire, plusieurs difficultés sont signalées sur le terrain. Si les bénéfices environnementaux sont indéniables, les remontées d’usagers et de professionnels appellent à une vigilance accrue. D’une part, l’efficacité des installations dépend fortement de la qualité de l’isolation du logement et des conditions climatiques. Certains ménages rapportent une surconsommation en période de froid, avec à la clé des factures supérieures à celles de leur ancien système de chauffage. D’autre part, les dispositifs de contrôle semblent lacunaires. Des cas de malfaçons sont constatés malgré des audits jugés favorables. Le recours à différents organismes d’inspection, sans garanties suffisantes d’indépendance ni d’uniformité, suscite des interrogations sur la fiabilité des procédures. Enfin, les conditions de travail dans cette filière sont parfois préoccupantes : recours massif à la sous-traitance, manque de transparence dans l’organisation des chantiers et précarité pour les ouvriers. Dans ce contexte, il souhaite connaître les intentions du Gouvernement quant au renforcement des mécanismes de contrôle des installations, à la lutte contre les marges abusives de certaines entreprises et aux actions prévues pour garantir de meilleures conditions de travail dans le secteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6099</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2874</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Brugerolles</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Les nombreux litiges liés aux travaux de rénovation énergétique subventionnés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6099. — 22 avril 2025. — M. Julien Brugerolles interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les nombreux litiges liés aux travaux de rénovation énergétique subventionnés par l’État. Dans le département du Puy-de-Dôme, de nombreuses personnes ayant été démarchées pour des travaux de rénovation énergétique entreprennent des travaux qui virent parfois au cauchemar. En effet, elles ont été confrontées à des entreprises basées en région parisienne qui démarchent pour tout type de travaux de rénovation énergétique et qui emploient des travailleurs étrangers sans aucun respect du droit du travail. Les litiges sont de plus en plus nombreux. Pour exemple, une personne, contactée par un agent commercial, a fait isoler sa maison et poser une pompe à chaleur. Le prix initial de 1 euro est passé à 2 000 euros, au motif qu’une deuxième pompe était nécessaire. L’installation ne fonctionne pas et présente de nombreuses non-conformités. Enfin, aucun document CERFA n’a été délivré, pas plus que l’enregistrement sur le site du constructeur du matériel. Depuis, cette personne ne dispose plus de moyen de chauffage. Une autre a fait isoler ses combles. Là encore, de nombreuses non-conformités ont été recensées, avec l’absence de film et l’obstruction des bouches de ventilation. La troisième a également fait installer une pompe à chaleur. La société a volontairement minimisé le volume à chauffer et le propriétaire se retrouve avec une maison remplie d’humidité et sans autre moyen de chauffage. Ces quelques exemples reflètent parfaitement les méthodes de ces sociétés peu scrupuleuses qui se nourrissent des subventions publiques en dégradant les biens des personnes victimes. Non seulement leur incompétence technique est démontrée mais toutes les réclamations postérieures aux installations accusent une fin de non-recevoir. Quelques 400 millions d’euros de mouvements suspects auraient été détectés concernant MaPrimeRénov’en 2023 et 480 millions sur les certificats d’économie d’énergie. Cela pénalise des milliers de ménages qui, après un coûteux investissement, sont floués par des escrocs. Le contrôle systématique avant le paiement des aides de l’État permettrait, non seulement de réduire drastiquement les montants de fraude annoncés mais aussi de sortir du marché les entreprises indélicates. Son coût serait largement compensé par l’arrêt des fraudes. Ainsi, un contrôle systématique de conformité effectué suite aux travaux, par un organisme indépendant et mandaté par l’État devrait être une condition indispensable pour débloquer le financement public. Face à ce constat, il lui demande quelles actions elle compte mettre en œuvre afin de faire définitivement cesser les méthodes de ces entreprises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6100</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2875</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Buisson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Retards récurrents dans les remboursements de MaPrimeRenov’
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6100. — 22 avril 2025. — M. Jérôme Buisson alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les retards préoccupants constatés dans le traitement et le remboursement des dossiers MaPrimeRénov’. Sur le terrain, il est régulièrement et fortement interpellé par des citoyens confrontés à des délais anormalement longs entre le dépôt d’un dossier complet et le versement effectif de la prime. Ces retards, parfois supérieurs à six mois, affectent de nombreuses familles, en particulier les plus modestes, qui comptaient sur cette aide pour financer des travaux souvent coûteux. Ils ont également des conséquences négatives pour les artisans et entreprises locales, qui doivent composer avec l’impatience des clients et l’incertitude des flux de trésorerie. Malgré les annonces gouvernementales sur l’amélioration de la plateforme et la volonté d’accélérer les procédures, les témoignages de dysfonctionnements persistent et se multiplient. Cette situation entame la confiance des usagers dans un dispositif pourtant essentiel à la réussite de la transition énergétique et à la relance du secteur du bâtiment. Aussi, il souhaite savoir quelles mesures concrètes et urgentes le Gouvernement entend mettre en œuvre pour résorber les retards actuels, garantir un traitement efficient des demandes et assurer le respect des délais de paiement, afin de répondre aux attentes légitimes des ménages et des professionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6152</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2875</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Éclairage des éoliennes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6152. — 22 avril 2025. — M. Jean-Luc Warsmann interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’éclairage des éoliennes. Si cet éclairage permanent permet de donner un repère indispensable aux aéronefs civils ou militaires, il constitue pour les riverains une source de pollution lumineuse et de gêne importantes. Différentes solutions existent pourtant : des systèmes d’éclairage intelligents ont été mis en place pour les feux de circulation et l’article 4 de l’arrêté du 23 avril 2018 relatif à la réalisation du balisage des obstacles à la navigation aérienne, lequel a lui-même été modifié par l’arrêté du 6 juin 2024 (JO n° 0144 du 20 juin 2024), rend possible le recours à « des feux de moyenne intensité », dits « à faisceaux modifiés ». Par ailleurs, dans l’une des réponses à une question écrite en date du 5 janvier 2023, Madame la ministre soulignait l’engagement du ministère des armées à expérimenter le dispositif de balisage circonstancié. De plus chez certains des voisins, comme l’Allemagne ou la Belgique, il existe des systèmes de balisage circonstancié où les éclairages ne s’allument qu’au passage des aéronefs. Il existe donc des possibilités techniques et une voie politique pour que la France se dote de systèmes à balisages circonstanciés bénéfiques à la fois aux pilotes d’aéronefs et aux riverains. Il lui demande donc ce qu’elle prévoit concernant la mise en place de ce système de balisage circonstancié, très attendu, qui serait de surcroît plus économe en énergie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6153</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2875</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Hignet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Rejets de PFAS par l’usine OVAKO à Redon
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6153. — 22 avril 2025. — Mme Mathilde Hignet alerte Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les rejets de PFAS dans l’eau par l’usine OVAKO à Redon. L’arrêté du 20 juin 2023 exige des industriels, notamment les installations classées protection de l’environnement, qu’ils réalisent 3 prélèvements dans les eaux qu’ils rejettent pour analyser a minima 20 PFAS et un indicateur AOF, permettant ainsi d’estimer le total des PFAS émis. L’ONG Générations Futures a pu analyser les résultats de ces prélèvements rendus publics par les directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL). Il en ressort que 5,4 % des établissements, soit 225 sites industriels sont responsables de plus de 99 % des émissions détectées. Parmi ces sites, l’usine OVAKO à Redon. Site spécialisé dans le traitement de surface, il montre les plus fortes concentrations de PFOS. Le PFOS est un des PFAS classés « cancérogène probable » par le centre international de recherche contre le cancer. Le PFOS était tellement concentré dans les échantillons de décembre 2023 et janvier 2024 que l’analyse n’a pas pu déterminer la concentration exacte. À la suite de ces résultats, une mise en demeure a été prononcée le 3 juillet 2024, enjoignant l’usine de respecter la valeur limite d’émission de PFOS. Les mesures prises par l’entreprise semblent avoir porté leurs fruits puisque des prélèvements réalisés en octobre 2024 montrent des résultats conformes avec une baisse d’émission des PFOS, ainsi que des autres PFAS identifiés. Cependant l’usine OVAKO est aussi tenue de réaliser des analyses sur les boues issues de sa station de traitement des eaux. Or aucune information n’est disponible à ce sujet. Les résultats des analyses effectuées fin 2023 et début 2024 posent plusieurs questions. Depuis combien de temps ces émissions durent elles ? Pourquoi aucune mesure n’a été mise en place pour identifier cette contamination et contraindre l’usine à modifier ses pratiques ? Quel impact ces rejets ont-ils eu sur l’environnement, notamment sur l’eau dans un territoire où 97 % des masses d’eau sont déjà en mauvais état ? L’émission de PFAS dans les eaux de rejets des industries est d’autant plus problématique que ces molécules sont persistantes. Les stations d’épuration urbaines ne sont pas adaptées pour traiter ces molécules. Les PFAS contaminent donc l’ensemble du cycle de l’eau. Par ailleurs, la question est aussi posée des risques auxquels les salariés travaillant sur site ont pu être exposés pendant toutes ces années. Aussi, elle lui demande de prendre toutes les mesures pour cesser d’exposer la population aux risques sanitaires et environnementaux liés aux rejets de PFAS par les industries dans l’eau aussi dans l’atmosphère. L’exemple d’OVAKO montre que lorsqu’une surveillance et des mesures contraignantes sont mises en place, il est possible de réduire les pollutions. Il ne faut pas laisser les PFAS être au 21ème siècle ce que l’amiante a été au 20ème siècle. Elle souhaite connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6177</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2876</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Laernoes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Renouvellement du Pass Rail pour l’été 2025
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6177. — 22 avril 2025. — Mme Julie Laernoes attire l’attention de M. le ministre auprès du ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, chargé des transports, sur la nécessité de relancer le dispositif du Pass Rail pour l’été 2025. L’engouement des jeunes Françaises et Français pour le train n’est plus à démontrer. Ce mode de transport, à la fois efficace, écologique et pratique, constitue une alternative durable et responsable à l’usage de la voiture individuelle ou de l’avion sur le territoire national. L’expérimentation du Pass Rail, mis en œuvre durant l’été 2024, a permis aux jeunes de moins de 27 ans de voyager de manière illimitée sur les trains régionaux (TER) et Intercités, pour un tarif mensuel très accessible. Bien que le nombre de ventes ait été inférieur aux prévisions initiales - avec 205 000 forfaits vendus contre 700 000 espérés - cette première édition ne saurait être interprétée comme un échec. Au contraire, elle a su séduire un large public de jeunes voyageurs, répondant aux enjeux de mobilité accessible et de transition écologique. Au-delà des chiffres, ce dispositif a joué un rôle structurant : il a permis à de nombreux jeunes de découvrir le train comme moyen de transport, avec un fort potentiel de fidélisation à long terme. Les retours d’usagers ont salué la simplicité d’accès, sa souplesse d’utilisation, ainsi que sa contribution à la découverte de territoires parfois mal desservis ou méconnus. Les témoignages recueillis par les régions participantes et les opérateurs ferroviaires ont confirmé l’intérêt de pérenniser et d’élargir cette initiative. Le coût de ce dispositif s’est élevé à 15 millions d’euros, répartis à 80 % à la charge de l’État et 20 % à celle des régions, autorités organisatrices des TER. Cette répartition a illustré une collaboration efficace entre l’État et les collectivités territoriales, qu’il serait judicieux de reconduire et d’approfondir. Une nouvelle édition du Pass Rail, dans une version améliorée, pourrait s’appuyer sur cette dynamique partenariale, notamment en renforçant la communication autour de l’offre et en ajustant certains paramètres tels que la période de vente, les critères d’éligibilité, ou encore l’intégration d’autres réseaux de transport. Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025, le groupe écologiste a proposé un amendement (n° 699) visant précisément à reconduire cette offre pour l’été 2025. Cet amendement a été adopté en commission, traduisant un large soutien parlementaire. Toutefois, il a été supprimé du texte final à la suite de l’activation de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution par le Gouvernement, interrompant cette avancée pourtant consensuelle. Dans un contexte où la lutte contre le réchauffement climatique et la transition écologique doivent être des priorités absolues, il apparaît indispensable d’encourager et de renforcer l’usage des transports collectifs, en particulier ferroviaires. Une politique incitative en faveur du train s’inscrit pleinement dans cette démarche et répond aux attentes d’une jeunesse de plus en plus sensible aux enjeux environnementaux et désireuse de privilégier des moyens de transport plus durables. Afin de poursuivre cette dynamique et de permettre à un plus grand nombre de jeunes de bénéficier d’un accès facilité au train durant la période estivale, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de reconduire le dispositif du Pass Rail ou de mettre en place une mesure équivalente pour l’été 2025. Elle souhaiterait également connaître les modalités envisagées, les pistes d’amélioration à l’étude, ainsi que les efforts budgétaires et partenariaux susceptibles d’être consentis pour garantir le succès de ce dispositif sur l’ensemble du territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6074</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2877</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Jolivet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Clarification des règles d’ouverture des boulangeries le 1er mai</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6074. — 22 avril 2025. — M. François Jolivet attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur la situation des salariés dans les entreprises de boulangerie-pâtisserie pendant le 1er mai. Traditionnellement, ces établissements restent ouverts ce jour-là pour répondre aux besoins essentiels de la population. Cette ouverture est prévue par l’article 27 de la convention collective nationale de la boulangerie-pâtisserie du 19 mars 1976, étendue par arrêté du 21 juin 1978, ainsi que dans le cadre de l’article L. 3133-6 du code du travail, qui stipule que « dans les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail, les salariés occupés le 1er mai ont droit, en plus du salaire correspondant au travail accompli, à une indemnité égale au montant de ce salaire. Cette indemnité est à la charge de l’employeur ». Cependant, lors de contrôles menés en Vendée le 1er mai 2024, plusieurs boulangeries ont été sanctionnées, recevant des amendes pouvant aller jusqu’à 1 500 euros par salarié et ont fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir employé leurs salariés ce jour-là. Cette situation a conduit la Confédération nationale de la boulangerie française (CNBF) à déconseiller temporairement l’ouverture des boulangeries le 1er mai en attendant une clarification officielle. Bien que des démarches aient été entreprises auprès des services du ministère du travail, aucune position claire n’a été prise sur la validité de l’autorisation ministérielle de 1986, laissant ainsi les boulangers dans une grande insécurité juridique. Dans le même temps, il constate que la grande distribution, bien que soumise à des conditions similaires, peut continuer à ouvrir ses portes le 1er mai sans les mêmes contraintes. Afin de garantir une concurrence équitable entre les différents secteurs, il lui demande si le Gouvernement envisage de clarifier la réglementation applicable aux boulangeries concernant l’emploi des salariés le 1er mai, ainsi que les règles spécifiques qui régissent l’ouverture des établissements de grande distribution à cette date, dans un souci de non-distorsion de concurrence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6116</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2877</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arthur Delaporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Prestataires France Travail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6116. — 22 avril 2025. — M. Arthur Delaporte appelle l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur les relations contractuelles entre France Travail et un groupe de l’enseignement supérieur privé. Les révélations récentes d’une journaliste dans un livre-enquête ont permis de mettre en lumière des pratiques problématiques de ce groupe au sein de différentes écoles, en particulier en matière de qualité des formations proposées. L’avis d’attribution du « Marché de services de formation professionnelle exclusivement à distance au bénéfice des personnes à la recherche d’un emploi » passé par France Travail fait état de pas moins de 11 lots sur 25 attribués à ce groupe en co-traitance pour une valeur totale de l’offre de 51 636 000 euros sur la durée totale du marché, équivalent à 42 % du montant total du marché passé. Or les pratiques du groupe avaient déjà été révélées avant l’attribution du marché par une émission d’investigation du service public audiovisuel. Il souhaite connaître le montant des commandes déjà passées avec ce prestataire depuis le début du marché. Il souhaite également connaître le détail des critères ayant permis l’attribution de ces marchés à ce groupe en particulier au regard des critères de qualité de l’offre pédagogique. Par ailleurs, au regard des pratiques problématiques désormais documentées, il souhaite également être informé des suites données par France Travail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6139</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2878</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>L’IA, sa place dans notre société, et la législation à prévoir
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6139. — 22 avril 2025. — M. Paul Christophe attire l’attention de Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, sur la place de l’intelligence artificielle en France et de son avenir. L’intelligence artificielle (IA) est un vecteur incontournable de transformation pour l’ensemble de la société, tant sur le plan économique que social. Ses applications, qui vont de la santé à la finance, en passant par l’éducation et les transports, ont un potentiel considérable pour répondre aux défis mondiaux actuels. Cependant, face à cette révolution technologique, plusieurs questions demeurent sur la table. Tout d’abord, la place de l’IA dans la société mérite une attention particulière. Si elle peut être un levier de progrès, elle soulève également des préoccupations éthiques et sociales, notamment en matière de protection des données personnelles, d’emplois et d’inégalités d’accès aux technologies. Par ailleurs, si la France dispose de nombreux atouts en matière de recherche et d’innovation en IA, la concurrence internationale est de plus en plus forte, notamment avec des acteurs économiques et diplomatiques comme les États-Unis d’Amérique et la Chine. La question de la régulation de l’IA se pose donc avec lucidité. Dans ce contexte, il interroge le Gouvernement sur les dispositifs de soutien à la recherche qui sont mis en place, ainsi que sur les mesures visant à accompagner l’intégration de l’IA dans la société, tout en garantissant une technologie sûre et accessible. Aussi, il demande comment le Gouvernement envisage de maintenir la compétitivité de la France sur le marché de l’IA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6066</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2878</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Vuibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Poids administratif des prescriptions antidiabétiques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6066. — 22 avril 2025. — M. Lionel Vuibert attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la charge administrative supplémentaire que représente, pour les médecins généralistes, la mesure d’accompagnement à la prescription des analogues de l’antidiabétique GLP1 mise en place par l’assurance maladie depuis le 1er février 2025. Dans un contexte de pénurie de professionnels de santé et de forte tension dans l’accès aux soins, la simplification des démarches administratives est un levier essentiel pour libérer du temps médical et permettre aux praticiens de se consacrer pleinement à leur cœur de mission : la prise en charge des patients. La mesure en question impose, en plus de l’ordonnance, la rédaction d’un formulaire précisant des informations déjà connues des services de l’assurance maladie, telles que la nature du traitement ou la pathologie du patient. Si l’objectif affiché de lutte contre les prescriptions inappropriées est légitime, la méthode suscite de nombreuses interrogations chez les professionnels de santé. Un collectif de médecins sur le terrain alerte sur l’inefficacité potentielle de ce dispositif et sur son caractère redondant, les informations demandées étant déjà disponibles dans les systèmes d’information existants. Il pointe également le risque que cette charge supplémentaire repose essentiellement sur les médecins généralistes, y compris lorsque la prescription a été initiée en milieu hospitalier. Dans ce contexte, il souhaite savoir si le Gouvernement entend réévaluer ce dispositif afin de préserver le temps médical et ainsi éviter, sans gain démontré, d’ajouter une complexité administrative supplémentaire. Il l’interroge sur la possibilité de privilégier des outils de contrôle automatisés ou dématérialisés, fondés sur les données déjà disponibles, pour garantir la pertinence des soins sans alourdir le quotidien des praticiens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6077</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2878</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tivoli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Interdiction du travail le 1er mai</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6077. — 22 avril 2025. — M. Lionel Tivoli attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation des artisans boulangers à la suite de la suppression de la tolérance administrative qui permettait, depuis près de quarante ans, aux boulangers de faire travailler leurs salariés le 1er mai. Jusqu’en 2023, les boulangers s’appuyaient sur une interprétation souple d’une circulaire de 1986 pour maintenir leur activité ce jour-là, dans le respect des droits des salariés et avec leur accord. Or, en 2024, plusieurs boulangeries ont été sanctionnées pour avoir poursuivi cette pratique, sans qu’aucune communication préalable n’ait clairement annoncé un changement de doctrine. Cette situation a créé une vive incompréhension dans la profession, d’autant plus que les boulangers représentent un commerce de proximité essentiel, notamment dans les communes rurales et les centres-villes, où ils sont parfois les seuls commerces ouverts les jours fériés. Le 1er mai est un jour férié à caractère particulier, mais il est paradoxal que l’on interdise aux salariés volontaires de travailler, alors même que d’autres secteurs (hôpitaux, transports, sécurité, restauration etc.) bénéficient de dérogations et que la consommation de pain demeure un besoin quotidien. Cette rigidité nuit à l’activité économique des petites entreprises artisanales, alors que celles-ci sont déjà confrontées à une augmentation de leurs charges, à la concurrence des grandes surfaces et à la difficulté de maintenir des emplois pérennes. Dans ce contexte et alors que le Gouvernement semble avoir exprimé un soutien de principe à une évolution législative en faveur des boulangers, il lui demande si elle entend modifier le code du travail afin de permettre aux salariés des boulangeries de travailler exceptionnellement le 1er mai, sur la base du volontariat, avec des compensations salariales renforcées et si une telle disposition pourrait être étendue à d’autres métiers de l’artisanat de bouche qui répondent à des besoins essentiels et immédiats de la population.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6080</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2879</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Robert Le Bourgeois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Allongement du délai de remboursement de la tarification sociale des cantines
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6080. — 22 avril 2025. — M. Robert Le Bourgeois attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les délais de remboursement aux communes par l’agence de services et de paiement dans le cadre de la tarification sociale des cantines scolaires. Il en va ainsi pour le syndicat intercommunal à vocation scolaire (SIVOS) de Saint-Colombe en Seine-Maritime, qui regroupe les communes de Drosay, Ocqueville, Sasseville et Sainte-Colombe. Si cet établissement public de coopération intercommunale (EPCI) s’efforce de maintenir cette école de 56 élèves, essentielle à l’attractivité de son territoire, il déplore l’incertitude budgétaire générée par l’allongement des délais de remboursement. Si en 2021, les remboursements lui étaient faits dans un délai raisonnable (50 à 60 jours après la fin du trimestre), le SIVOS de Sainte-Colombe témoigne que le remboursement du deuxième trimestre 2024 est intervenu en février 2025. Un tel délai pour des communes et EPCI dont les contraintes budgétaires sont déjà importantes est préjudiciable. Il lui demande de s’enquérir des raisons de l’allongement des délais de remboursement et de s’assurer qu’ils restent raisonnables et respectueux des impératifs budgétaires des communes ou groupements de communes bénéficiaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6093</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2879</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Équité entre les obligés alimentaires lors de la liquidation d’une succession
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6093. — 22 avril 2025. — M. Jean-Michel Jacques attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la prise en considération sur la succession de l’obligation alimentaire et des sommes versées par les héritiers, envers leurs parents en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Un administré l’a interpellé en mars 2025, pour lui faire part de sa situation concernant la pension alimentaire versée par les descendants dont les parents âgés séjournent en EHPAD. En effet, le code civil impose l’obligation alimentaire des enfants pour leurs ascendants étant dans le besoin. Une contribution proportionnelle aux revenus est alors mise en place, mais la loi ne prévoit pas cette disparité de contributions entre les descendants, au moment de la succession. De fait, les sommes versées par chacun des héritiers au titre de l’obligation alimentaire ne sont pas prises en compte et l’héritier ayant la contribution financière la plus importante ne voit pas ses efforts budgétaires pris en considération. Les parents ne sont pas admissibles à l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), qui prévoit qu’aucun des enfants n’engage de dépenses nécessaires pour leurs parents avant le règlement de leur succession. De ce fait, les obligés alimentaires financent les frais d’hébergement en fonction de leurs revenus, mais ces contributions ne sont manifestement pas récupérables à la succession. Dans un contexte d’augmentation des frais d’EHPAD, cette personne considère que le principe d’équité entre les héritiers et plus largement entre les citoyens, n’est pas respectée. Aussi, il lui demande si le Gouvernement compte prendre des mesures pour inscrire dans la loi, la prise en compte des versements au titre d’une pension alimentaire lors de la liquidation d’une succession.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6094</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2880</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Maximi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Salles de consommation à moindre risque
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6094. — 22 avril 2025. — Mme Marianne Maximi alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la non pérennisation des salles de consommation à moindre risque. La loi du 26 janvier 2016 dite de « modernisation du système de santé », ouvrait le champ à l’expérimentation en France de salles de consommations à moindre risque, appelées « Halte soins addiction » depuis 2022. Ces dispositifs, initiés en Suisse en 1986, existent aujourd’hui dans de nombreux pays. Deux salles ont ainsi ouvert depuis 2016, à Paris et Strasbourg. En 2021, un rapport scientifique rendu par l’INSERM a évalué les salles existantes : il en a souligné les bénéfices pour la santé publique, le rapport coût-bénéfice des plus acceptables, ainsi qu’une absence totale de détérioration de la tranquillité publique aux abords de ces installations. L’inspection générale des affaires sociales et l’inspection générale de l’administration ont rendu à la demande des ministres de l’intérieur, de la santé et du travail et du ministre délégué à la santé un rapport daté de novembre 2024 : celui-ci préconise de pérenniser le dispositif et de l’étendre. Toutefois, Mme la députée constate qu’à compter du 1er janvier 2026, en l’état actuel de la loi, les salles de consommation à moindre risque ouvertes seront dans l’obligation de fermer risquant d’entraîner de nombreuses difficultés pour les personnes qu’elles accompagnent et une détérioration de la tranquillité publique dans les quartiers où elles sont implantées. Comme le démontrent les rapports précités, les salles de consommation à moindre risque accompagnent efficacement un public le plus souvent très précaire, confronté à des problématiques d’addiction mais également sociales importantes. Elle insiste sur les avancées importantes, tant en matière de santé, d’accompagnement social et de sécurité, que constituent ces espaces. Il revient aux pouvoirs publics d’encourager et d’accompagner ce type d’initiative qui ont fait preuve de leur efficacité. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement, en l’espèce M. le ministre, déposera avant la fin prévue de l’expérimentation, un projet de loi permettant aux salles de consommation à moindre risque de bénéficier d’un environnement légal garantissant leur existence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6107</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2880</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Buffet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Evolutions des règles d’ARE sur les créateurs d’entreprise
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6107. — 22 avril 2025. — Mme Françoise Buffet attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les récentes évolutions des règles d’indemnisation appliquées par France Travail aux demandeurs d’emplois créant ou reprenant une entreprise en SARL depuis le 1er janvier 2025. Jusqu’à cette date, les créateurs ou repreneurs d’entreprises pouvaient bénéficier du maintien intégral de leur allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE), à condition de fournir une attestation mensuelle ou un procès-verbal d’assemblée générale annuelle attestant de l’absence de rémunération. Ce dispositif leur permettait de se consacrer au développement de leur activité sans compromettre leur situation financière. Cependant, depuis janvier 2025, ce régime a été modifié : les gérants de SARL ne bénéficient plus que de 70 % de leur ARE, les 30 % restants faisant l’objet d’un versement différé. Par ailleurs, les dividendes potentiels (pourtant non garantis, versés uniquement après la clôture d’un exercice comptable et décision d’une assemblée générale) sont désormais interprétés comme des revenus assimilables à une rémunération, contrairement aux présidents de société par actions simplifiée (SAS), compliquant davantage le maintien de l’ARE. Ces mesures fragilisent tout particulièrement les créateurs d’entreprise en phase d’investissement initial. Cela les contraint à puiser dans les ressources de leur entreprise pour compenser cette baisse de revenu, au risque de compromettre la viabilité de leur projet. Cela risque en outre de dissuader les publics les plus vulnérables, tels que les jeunes créateurs d’entreprise, de se lancer dans la création d’une entreprise et pourrait à terme ralentir la dynamique entrepreneuriale que le Gouvernement cherche à encourager. Elle souhaiterait donc connaître les fondements juridiques et économiques de cette distinction entre gérants de SARL et présidents de SAS ainsi que les mesures envisagées pour garantir un soutien aux créateurs d’entreprises impactés par ces nouvelles règles afin de ne pas freiner la dynamique de création d’entreprises en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6115</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2880</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Financement de la formation de formateur SST
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6115. — 22 avril 2025. — Mme Sandrine Le Feur rappelle à Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles que des hommes et des femmes décèdent chaque jour d’arrêts cardiaques, de noyades, d’étouffement, alors qu’ils sont entourés de personnes non formées aux gestes qui sauvent. S’agissant du milieu professionnel, on compte en France un accident toutes les neuf secondes. La formation aux gestes qui sauvent fait figure de lacune de santé publique pour laquelle l’État doit urgemment réagir. Le Président de la République a d’ailleurs fixé l’objectif de former 100 % de la population aux gestes qui sauvent à compter de l’année 2022. Les efforts en la matière passeront nécessairement par l’existence de sauveteurs secouristes du travail (SST) qui interviennent dans un cadre professionnel au sein de leur entreprise et donc par corollaire par l’existence de formateurs de ces mêmes SST. Or l’accès à cette certification de formateur SST n’est pas toujours accessible faute de financement. Ainsi, en janvier 2022, la certification sauveteur secouriste au travail a été réintroduite au répertoire spécifique du compte personnel de formation pour une durée d’un an. Elle avait expiré par non-renouvellement au 31 décembre 2021 et empêchait tout financement de ce dispositif par le biais du compte personnel de formation (CPF). Depuis le 24 février 2023, le dispositif SST acteur et formateur a de nouveau été déréférencé du catalogue de certification de France Compétences. Les possibilités de financement pour tout un chacun de la formation de formateur SST s’avèrent donc fluctuantes, ce qui constitue un véritable frein à une culture de la prévention. Ces formations restent ouvertes à des financements d’entreprises, à l’éligibilité à des plans de formations ou au financement du fonds interprofessionnel de formation des professionnels libéraux (FIFPL) pour les indépendants, mais ces possibilités sont sectorielles. Afin d’atteindre les objectifs en matière de prévention des gestes qui sauvent, elle lui propose de rendre la formation de formateur SST éligible à une prise en charge dans le cadre du CPF.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6141</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2881</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arthur Delaporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Lutte contre la pauvreté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6141. — 22 avril 2025. — M. Arthur Delaporte attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’objectif de réduction de la pauvreté. L’article L. 115-4-1 du code de l’action sociale et des familles introduit par la loi de 2008 sur le RSA établit l’obligation pour le Gouvernement de définir un objectif quantifié de réduction de la pauvreté et de rendre compte, chaque année, au Parlement, des conditions de réalisation de cet objectif et des mesures et moyens financiers mis en œuvre pour y satisfaire. Le premier objectif, adopté en 2008 pour la durée du quinquennat, était de ramener de 7,8 millions à 5,2 millions le nombre de personnes en situation de pauvreté dans le pays. Or 9,1 millions de personnes se trouvaient en situation de pauvreté en 2022 d’après les dernières statistiques de l’Insee. Depuis 2011, l’État ne s’est donné aucun objectif de réduction de la pauvreté et il n’a pas rendu compte de son action au Parlement. Sans objectif clairement défini et connu de l’ensemble des acteurs publics comme privés, la France ne parviendra suivre et évaluer l’efficacité des dispositifs existants en matière de lutte contre la pauvreté pour pouvoir les compléter. Au regard de ces arguments, il lui demande si elle va fixer un objectif de réduction de la pauvreté et à quelle date le rapport annuel sera remis au parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6142</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2881</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eva Sas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Rapport sur la réduction de la pauvreté
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6142. — 22 avril 2025. — Mme Eva Sas interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’article L. 115-4-1 du code de l’action sociale et des familles, introduit par la loi de 2008 sur le RSA. Il établit l’obligation pour le Gouvernement de définir un objectif quantifié de réduction de la pauvreté et l’obligation de rendre compte, chaque année au Parlement, des conditions de réalisation de cet objectif et des mesures et moyens financiers mis en œuvre pour y satisfaire. Adopté en 2008, le premier objectif était de ramener de 7,8 millions à 5,2 millions le nombre de personnes en situation de pauvreté dans le pays. Aujourd’hui 9,1 millions de personnes se trouvent en situation de pauvreté d’après les dernières statistiques de l’Insee. L’État ne s’est donné aucun objectif de réduction de la pauvreté et il n’a pas rendu compte de son action au Parlement depuis le dernier rapport remis en 2011. Sans objectif clairement défini, la France ne parviendra pas à suivre et à évaluer l’efficacité des dispositifs existants en matière de lutte contre la pauvreté, qu’il faut pourtant pouvoir corriger. Au regard de ces arguments, elle lui demande quand le Gouvernement va fixer un objectif de réduction de la pauvreté et à quelle date le rapport annuel sera remis au Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6146</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2881</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Le Peih</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prise en charge mélatonine, syndrome Smith Magenis, pour les majeurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6146. — 22 avril 2025. — Mme Nicole Le Peih attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation des personnes atteintes du syndrome Smith Magenis, maladie génétique rare caractérisée notamment par un déficit intellectuel, des troubles sévères du comportement et une inversion du rythme circadien de la sécrétion de mélatonine, rendant le sommeil nocturne quasi impossible. Cette particularité biologique unique entraîne une extrême vigilance des familles, y compris la nuit, pour prévenir les accidents et protéger les personnes atteintes. La mélatonine à libération prolongée et en particulier le médicament Slenyto, a démontré son efficacité dans l’amélioration du sommeil de ces patients. Une autorisation de mise sur le marché (AMM) a été délivrée en 2021 pour les enfants de 2 à 18 ans, à la suite d’une recommandation temporaire d’utilisation (RTU) du Circadin entre 2015 et 2021. Pourtant, aucune solution de prise en charge n’existe aujourd’hui pour les patients atteints du syndrome Smith Magenis après leurs 18 ans, les contraignant parfois, faute de moyens, à interrompre un traitement pourtant indispensable à leur équilibre de vie et à celui de leur famille. Une demande de mise en place d’une cohorte post-autorisation de mise sur le marché (CPC) a été formulée par l’association Pas à Pas avec Alexia - Smith Magenis solidarité France afin de permettre la continuité des soins pour les patients adultes. Par conséquent, elle lui demande si le Gouvernement entend donner une suite favorable à cette demande, afin de garantir une prise en charge continue et adaptée aux besoins spécifiques des personnes atteintes du syndrome Smith Magenis devenues majeures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6147</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2882</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Ruptures de stock de médicaments
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6147. — 22 avril 2025. — M. Serge Muller interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les nombreux signalements de ruptures de stock et de risques de ruptures de stock de médicaments qu’enregistre l’agence nationale de sécurité du médicament. En effet, depuis de nombreuses années, le constat est unanime sur l’approvisionnement et le stock français de médicaments. Des associations de patients aux professionnels de la distribution, en passant par les rapports de l’administration, la situation est critique. On enregistre de nombreuses reprises des hausses de ruptures de stock ou de risques de ruptures de stock. Cette situation n’est pas digne du pays. C’est pour cette raison qu’il est urgent d’agir afin de prévenir ce type de situations. Il faut mettre en œuvre les moyens nécessaires afin de parvenir à une relocalisation de la production de plus de médicaments, mais aussi s’assurer, à défaut, d’avoir des réserves suffisantes en cas de tension sur le marché mondial pour assurer aux patients un suivi sans interruption de leurs traitements. Ainsi, il demande par quelles mesures concrètes elle compte sécuriser l’approvisionnement en médicaments et doter le pays d’une capacité de production suffisante.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6151</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2882</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Brugerolles</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Risque d’exclusion d’une partie des publics accompagnés par les missions locales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6151. — 22 avril 2025. — M. Julien Brugerolles interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le risque d’exclusion d’une partie des publics accompagnés par les missions locales. En effet, en application de la loi sur le plein emploi entrée en vigueur le 1er janvier 2025, les jeunes sollicitant un accompagnement par les missions locales doivent désormais s’inscrire auprès de France Travail en tant que demandeurs d’emploi. Or cette nouvelle disposition va conduire à exclure une partie de ces jeunes : les jeunes ressortissants étrangers, en raison de l’incompatibilité de leur titre de séjour avec les critères d’inscription à France Travail et les jeunes sous statut scolaire et étudiant. Concernant les ressortissants étrangers, il y a notamment la situation des demandeurs d’asile qui pose problème puisque le délai de traitement de leur demande est en moyenne de 18 mois. Sachant que beaucoup d’entre eux obtiendront une réponse favorable, il est regrettable que ces 18 mois ne puissent pas être mis à profit pour favoriser leur intégration. Quant aux scolaires et étudiants, souvent en situation de décrochage scolaire, la priorité est la reprise d’études. Aussi, leur demander de quitter leurs parcours de scolarité pour pouvoir s’inscrire à France Travail et donc bénéficier d’une relation d’accompagnement via les missions locales est un non-sens. De plus, cela met à mal les nombreuses coopérations que les missions locales ont pu développer dans le cadre de l’obligation de formation et de la réforme des lycées professionnels et du supérieur dont un des objectifs est de mettre en place des parcours de prévention et de prise en charge du décrochage scolaire. Au regard de ces éléments, il lui demande quelles sont les dispositions que le Gouvernement envisage de prendre afin que les jeunes ressortissants étrangers ainsi que les scolaires et les étudiants puissent continuer d’être accompagnés par les missions locales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6155</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2883</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Complément de libre choix du mode de garde pour les familles monoparentales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6155. — 22 avril 2025. — M. Stéphane Peu attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’application concrète d’une mesure prévue par la loi de financement de la Sécurité sociale 2025. Cette loi prévoit, en effet, une extension du complément de libre-choix du mode de garde (CMG) pour les familles monoparentales. Actuellement, cette aide financière destinée à faciliter la garde des enfants s’arrête aux six ans de l’enfant. À partir du 1er septembre 2025, elle devrait donc être prolongée pour les familles monoparentales jusqu’au douze ans de l’enfant. Cependant, plusieurs familles vivant dans la circonscription de M. le député l’interrogent sur la date de publication du décret de mise en place de cette réforme car, pour l’heure, les caisses d’allocations familiales indiquent ne pas être en mesure de traiter ce type de demande ni même de donner des informations sur sa future mise en œuvre. Or ces familles monoparentales, souvent confrontées à des difficultés d’organisation et de budget, ont besoin d’une visibilité claire pour anticiper la garde de leurs enfants concomitamment à une reprise d’activité professionnelle. Il l’interroge par conséquent sur la date à laquelle sera publié le décret précisant les modalités d’application de cette mesure et quand la caisse d’allocations familiales en sera officiellement informée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6158</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2883</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Murielle Lepvraud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Exclus du Ségur et financement du CTI
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6158. — 22 avril 2025. — Mme Murielle Lepvraud appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation persistante des « exclus du Ségur » et sur les nombreuses difficultés liées à l’application concrète de l’extension du Ségur de la santé aux agents de la fonction publique hospitalière et aux salariés du secteur médico-social privé non lucratif. Bien que le Ségur de la santé ait été présenté comme une reconnaissance de l’engagement des soignants, de nombreux professionnels des établissements sociaux et médico-sociaux autonomes, qu’ils relèvent du public ou du privé non lucratif, restent exclus du complément de traitement indiciaire (CTI) ou de sa prime équivalente dans le privé. Beaucoup d’agents, notamment dans les services supports ou les secteurs en tension, ne bénéficient pas de cette revalorisation. Cette exclusion touche en particulier le personnel des maisons de retraite, des établissements pour personnes handicapées ou des structures privées à but non lucratif, pourtant en première ligne durant la crise sanitaire et essentiels à l’accompagnement des personnes vulnérables. Depuis l’accord du 4 juin 2024, actant l’extension du Ségur, les salariés relevant de la convention collective BASSM (secteur sanitaire, social, médico-social à but non lucratif) sont désormais bénéficiaires de la prime Ségur. Cependant, de nombreux employeurs déclarent ne pas être en capacité de verser la prime, faute de financements effectifs. Ce sont ainsi des milliers de salariés qui, bien qu’éligibles, ne reçoivent toujours rien à ce jour. Le financement annoncé par le Gouvernement (600 millions d’euros en année pleine) repose en partie sur les départements (à hauteur de 170 millions d’euros), qui pour beaucoup ont refusé de participer à l’effort, dénonçant l’absence de compensation par l’État. Si la branche autonomie a effectivement financé une part (environ 291 millions d’euros via les agences régionales de santé), aucune transparence n’existe à ce jour sur la répartition des crédits, les structures financées, ni les besoins encore non couverts. De plus, les annonces récentes du Gouvernement indiquent qu’aucun engagement global ne sera pris, les situations devant être examinées « point par point » en 2025. Dans ce contexte, elle demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir l’extension effective du CTI ou de la prime Ségur à l’ensemble des personnels concernés, dans la fonction publique hospitalière comme dans le secteur non lucratif et demande également si le Gouvernement s’engage à compenser intégralement les départements qui appliquent l’extension, afin d’éviter que les salariés ne soient pénalisés selon leur lieu de travail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6160</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2883</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Charlotte Garin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Retard dans la mise en oeuvre de la loi sur les ratios patients/soignants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6160. — 22 avril 2025. — Mme Marie-Charlotte Garin alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le retard préoccupant dans l’application de la loi n° 2025-74 du 29 janvier 2025, relative à l’instauration d’un ratio minimum de soignants par patient hospitalisé. Cette loi, adoptée à l’unanimité au Sénat et à la quasi-unanimité à l’Assemblée nationale, a constitué une avancée historique pour la qualité des soins dans les établissements de santé, ainsi que pour les conditions de travail des soignants. Elle prévoit qu’un décret fixe, pour une période maximale de cinq ans, les ratios applicables en tenant compte de la charge des soins, après avis de la Haute autorité de santé (HAS). Or, plus de deux mois après la promulgation de la loi, la HAS n’a toujours pas été saisie. Ce blocage administratif retarde la mise en œuvre d’une disposition pourtant très attendue, au mépris de la volonté du législateur et des besoins urgents du terrain. Ce retard est d’autant plus grave que les données scientifiques disponibles démontrent l’impact direct de ces ratios sur la mortalité hospitalière : chaque patient supplémentaire augmente de 7 % le risque de décès, tandis qu’un passage de 10 à 6 patients par infirmière augmente de 20 % les chances de survie. La France accuse un retard considérable par rapport aux standards internationaux, avec des infirmiers et infirmières souvent en charge de deux fois plus de patients que dans d’autres pays comparables. Cette pression constante contribue à une crise des vocations dramatique : 180 000 infirmiers ont quitté la profession en dix ans. Elle lui demande donc les raisons de ce retard, les mesures envisagées pour y remédier sans délai et le calendrier prévu pour saisir officiellement la HAS et publier le décret d’application. Elle appelle le Gouvernement à respecter l’esprit et la lettre d’une loi votée par la représentation nationale dans un souci d’intérêt général et de santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6162</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2884</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Revalorisation des rémunérations de la convention collective du domicile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6162. — 22 avril 2025. — M. Jean-Michel Jacques interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la non-attribution des primes Ségur et grand âge pour les professionnels de la branche de l’aide, du soin et des services à domicile. La prime Ségur (238 bruts mensuel pour un salarié à temps plein) a été mise en place suite au covid-19 et attribuée aux personnels de la fonction publique hospitalière et d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) publics dès 2020. Par la suite, elle a été étendue à tous les professionnels soignants et accompagnants, éducatifs et sociaux des établissements et services médico-sociaux, des secteurs publics et privés et en 2024 aux personnels relevant de la branche sanitaire, sociale et médico-sociale privée à but non lucratif. De fait, sont exclus de cette revalorisation, tous les personnels de la branche de l’aide, du soin et des services à domicile, les aides à domicile, les aides-soignants, les infirmiers, les techniciens d’intervention sociale et familiale. L’ensemble de ces professionnels qui étaient présents sur le terrain lors de la crise du covid-19. L’administration centrale a tout d’abord répondu aux fédérations et unions de la branche du domicile qu’ils avaient déjà bénéficié, en octobre 2021, d’une revalorisation des salaires sur la base de leur avenant 43 de leur convention collective. Cet avenant 43 a été signé le 26 février 2020, soit avant la crise pandémique et ne faisait que rattraper le retard de leur convention sur les autres secteurs. Les soignants ayant bénéficié de la prime Ségur 2 et de la prime grand âge pour les aides-soignants, les écarts de salaire entre la convention collective du domicile et les autres secteurs ne fait qu’accroître. De par ces disparités, le salaire mensuel brut d’un aide-soignant de la convention collective du domicile est inférieur de 300 à 400 euros avec la fonction publique hospitalière, territoriale. Cette inégalité de salaire entraîne des difficultés en matière d’attractivité du personnel. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de prendre des mesures au sujet de la revalorisation des rémunérations de la convention collective du domicile, avec l’attribution des prime Ségur et grand âge pour tous les professionnels de la branche de l’aide, du soin et des services à domicile sans exception.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6163</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2884</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Désignation des représentants familiaux dans les caisses de sécurité sociale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6163. — 22 avril 2025. — M. Olivier Falorni attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles au sujet de la désignation des représentants familiaux dans les caisses de sécurité sociale. Les conseils d’administration des organismes de sécurité sociale jouent un rôle crucial dans la gestion et l’orientation des politiques de protection sociale en France. Actuellement, l’article L. 231-6 du code de la sécurité sociale fixe l’âge limite pour siéger en tant que représentant au sein des conseil d’administration des caisses de sécurité sociale, à leur nomination, à 65 ans au plus. Cependant, il apparaît que cette limite d’âge pourrait exclure des personnes disposant d’une expérience et d’une expertise précieuses, acquises au cours de longues carrières dans le domaine de la sécurité sociale. Le relèvement de cet âge limite pourrait ainsi permettre de bénéficier de compétences supplémentaires et de favoriser une meilleure représentativité des différentes générations. Dans ce contexte, il souhaiterait connaître sa position sur un éventuel relèvement, ou suppression, de l’âge limite des représentants au sein des conseils d’administration des organismes de sécurité sociale. Plus précisément, il souhaiterait savoir si elle compte procéder à une évaluation de l’impact de l’âge limite actuel sur la composition et le fonctionnement de ces conseils d’administration.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6165</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2885</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Armand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Suppression des dérogations actuellement applicables aux micro-crèches privées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6165. — 22 avril 2025. — M. Antoine Armand appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le projet de décret présenté le 3 décembre 2024 au conseil d’administration de la caisse nationale des allocations familiales (CNAF) qui prévoit, à compter du 1er septembre 2026, la suppression des dérogations actuellement applicables aux micro-crèches privées en matière d’encadrement des enfants, de formation des personnels et de conditions d’accès aux fonctions de direction. S’il vise à renforcer la qualité de l’accueil des jeunes enfants en alignant les normes des micro-crèches sur celles des structures collectives classiques, ce projet suscite de vives inquiétudes dans le secteur. De nombreux gestionnaires alertent sur ses conséquences, notamment la remise en cause de l’équilibre économique des établissements et les menaces pesant sur l’emploi de professionnels titulaires d’un CAP accompagnant éducatif petite enfance (AEPE) ou d’un diplôme d’auxiliaire de puériculture. Ces derniers pourraient, en effet, se retrouver limités dans leurs fonctions et dans le nombre d’enfants qu’ils sont autorisés à accueillir. Aussi, il souhaiterait obtenir des précisions concernant les objectifs poursuivis par cette réforme et les modalités d’accompagnement prévues pour les structures et les professionnels concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6167</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2885</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Bonification des trimestres de retraite des sapeurs-pompiers volontaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6167. — 22 avril 2025. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le décret d’application à paraître, relatif à l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023, concernant l’octroi de trimestres de retraite supplémentaires à destination des sapeurs-pompiers volontaires. Les sapeurs-pompiers volontaires jouent un rôle essentiel dans le maillage territorial de la sécurité civile, en apportant un appui indispensable aux services de secours. Afin de mieux reconnaître les enjeux liés à leur engagement, la réforme des retraites adoptée en 2023 a prévu une bonification permettant l’acquisition de trois trimestres supplémentaires après dix années de service, ainsi qu’un trimestre additionnel tous les cinq ans au-delà de cette période. Cette avancée significative répond à une demande ancienne des volontaires et participe au renforcement de l’attractivité de cet engagement citoyen. Toutefois, bien que cette mesure soit entrée en vigueur en 2024, son application effective demeure suspendue à la publication du décret nécessaire à sa mise en œuvre. Ce retard soulève des inquiétudes quant aux inégalités potentielles qu’il pourrait engendrer entre les volontaires en fonction de leur lieu d’affectation et de leur parcours professionnel. Aussi, il lui demande à quelle échéance le Gouvernement prévoit la publication du décret d’application et si les années de service antérieures à la réforme de 2023 seront bien comptabilisées dans le dispositif de bonification des trimestres.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6168</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2885</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Brugerolles</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Le décret d’application à paraître relatif à l’article 24 de la loi no 2023‑270</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6168. — 22 avril 2025. — M. Julien Brugerolles interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur le décret d’application à paraître relatif à l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 concernant l’octroi de trimestres de retraite supplémentaires pour les pompiers volontaires. La « réforme des retraites » accorde le droit à des trimestres de retraite supplémentaires aux assurés ayant accompli au moins dix années d’engagement, continues ou non, en qualité de sapeur-pompier volontaire. Le principe de la bonification de la durée d’assurance est de 3 trimestres pour les sapeurs-pompiers volontaires ayant accompli 10 années de service, complétée par l’attribution d’un trimestre supplémentaire tous les 5 ans au-delà de 10 ans d’engagement. À ce jour, le projet de décret d’application limiterait la bonification aux seuls sapeurs-pompiers volontaires professionnellement inactifs et ne compenserait que le déficit de trimestres pour celles et ceux ayant des carrières hachées. Or la très grande majorité des sapeurs-pompiers volontaires concilient leur engagement avec une activité professionnelle. Par conséquent, le nombre de bénéficiaires de cette bonification de trimestres de retraite serait quasi-insignifiant. De même, l’exclusion des lycéens et étudiants du bénéfice de cette mesure s’inscrirait en totale contradiction avec les intentions affichées par le Gouvernement afin d’encourager l’engagement des jeunes. Pour la fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, une telle déclinaison réglementaire enverrait un « contre-message en réservant le bénéfice de la solidarité nationale à l’infime minorité de citoyens qui détournent la nature et l’esprit de l’activité de sapeur-pompier volontaire pour l’exercer à titre permanent à l’exclusion de toute activité professionnelle. Elle entraînerait une rupture d’égalité à la légalité douteuse entre les sapeurs-pompiers volontaires selon qu’ils exercent ou non une activité professionnelle ». Enfin, elle susciterait une grande déception, voire un sentiment de trahison, chez les sapeurs-pompiers volontaires, alors que cette disposition devait au contraire contribuer à renforcer leur reconnaissance, dans le prolongement des avancées acquises dans la loi dite « Matras ». Le décret d’application n’est toujours pas paru. Il lui demande si la publication de celui-ci prendra en compte les engagements pris par les parlementaires en avril 2023 et si elle compte répondre aux attentes légitimes des sapeurs-pompiers volontaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6178</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2886</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Mette</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Emplois aidés et associations
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6178. — 22 avril 2025. — Mme Sophie Mette interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles au sujet de la limitation drastique des emplois aidés en parcours emploi compétences (PEC) et l’implication de cette suppression sur la vie associative en France, véritable fleuron du pays. Après la disparition programmée des 5 000 postes d’adultes-relais, déjà actée dans une circulaire de novembre 2024, ce sont plusieurs dizaines de milliers de PEC qui sont aujourd’hui sur la sellette, sacrifiés aux coupes annoncées sur la ligne budgétaire du ministère du travail pour 2025. Ce soutien financier est bien souvent indispensable pour les associations, qui doivent composer avec des budgets de fonctionnement serrés. En 2025, entre 30 000 et 35 000 salariés pourront être couverts, nouvelles embauches et renouvellements cumulés. À titre de comparaison, le budget voté en 2012 incluait le financement de 440 000 contrats d’accompagnement dans l’emploi (CUI-CAE). En 13 ans le nombre d’emplois aidés a donc été divisé par plus de 10. Cette tendance résulte de la reprise du marché du travail et de la nécessité pour l’État de faire des économies. Pourtant ces dispositifs sont très importants pour les associations car ils réduisent considérablement le coût du travail sachant qu’elles doivent également composer avec une baisse des subventions accordées par l’État et par les collectivités. 1,4 million d’associations françaises emploient aujourd’hui 1,8 million de personnes. Elle lui demande donc la possibilité d’envisager d’autres formes de contrats aidés afin d’aider les associations dans leur démarche sociale.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>479</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2895</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Faure</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Clouds externes non étatiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            479. — 8 octobre 2024. — M. Olivier Faure interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’utilisation des clouds externes non étatiques par les institutions françaises, en particulier celles identifiées en tant qu’organismes d’importance vitale (OIV), traitant les données sensibles du pays. Les expérimentations en cours au sein d’institutions majeures telles que la Banque de France, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et la Caisse des dépôts et consignations, utilisant des services SaaS ou PaaS dans des clouds appartenant à des entreprises privées non européennes, semblent en contradiction avec la note DINUM-DIR-210901, soulignant le non-respect de la réglementation de la loi de programmation militaire (LPM). Ce choix pris en dépit des recommandations de la direction du numérique, de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) et du Système européen de banques centrales (SEBC), suscite des préoccupations, notamment en ce qui concerne la sécurité des données, la souveraineté numérique et la dépendance financière envers les fournisseurs de solutions. L’adoption généralisée de services tels qu’Office 365 dans des institutions clés et chez les partenaires européens de la France, bien qu’elle facilite la communication et la collaboration, suscite des inquiétudes quant à la sécurité des données et à la dépendance envers un fournisseur étranger. La migration vers de telles plateformes pourrait compromettre la souveraineté numérique et accroître le risque de fuite d’informations sensibles dans un contexte actuel d’espionnage étatique. Aussi il souhaiterait savoir si le Gouvernement a validé l’externalisation de ses données, gérées par les institutions partenaires, dans des clouds non étatiques, en dépit des risques et enjeux soulevés. Il souhaite de la même manière connaître sa position concernant l’utilisation généralisée d’Office 365 dans des institutions clés. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2895</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2024-449 du 21 mai 2024 visant à sécuriser et à réguler l’espace numérique, ainsi que la circulaire de la Première ministre d’actualisation de la doctrine d’utilisation de l’informatique en nuage de l’État dite « Cloud au centre » du 31 mai 2023, préparée par la direction interministérielle du numérique-DINUM, prévoient que l’hébergement des données les plus sensibles de l’administration et de ses opérateurs doit être assuré par le recours à un service qualifié. Si cette obligation ne s’applique qu’à l’administration et à ses opérateurs, l’ANSSI accompagne néanmoins les entités, et notamment les opérateurs d’importance vitale, publics et privés, dans l’amélioration continue de leur niveau de sécurité numérique. A ce titre, et face au recours croissant par les administrations et les entreprises à l’hébergement distant de leurs données et à des services en ligne, l’ANSSI a publié en 2024 des recommandations pour l’hébergement des systèmes d’information sensibles dans le cloud. Il est ainsi précisé, en fonction du type de système d’information, de la sensibilité des données et du niveau de la menace, les types d’offres cloud à privilégier, notamment les offres qualifiées SecNumCloud par l’ANSSI. Ces recommandations constituent un outil d’aide à la décision pour les entités qui envisagent un hébergement cloud de leurs systèmes d’information offrant un niveau de protection de la confidentialité des données de niveau Diffusion Restreinte, des systèmes d’information sensibles des opérateurs d’importance vitale et des opérateurs de services essentiels, ainsi que des systèmes d’information d’importance vitale. Il est ainsi recommandé de mener une analyse de l’ensemble des risques à prévenir ainsi qu’une étude des effets, préalablement à un projet de migration vers un environnement cloud. Ces recommandations, qui ne s’appliquent pas aux systèmes d’information classifiés qui relèvent d’une autre réglementation sont cohérentes avec la doctrine « Cloud au centre » de l’Etat. Enfin, dans le cadre de ses missions d’assistance technique, l’ANSSI accompagne techniquement les entités, notamment les OIV, dans leurs projets de migration vers des hébergements cloud.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>485</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2895</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Sécurité des données numériques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            485. — 8 octobre 2024. — Mme Géraldine Bannier attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur le sujet de l’accessibilité et de la sauvegarde des données numériques des citoyens français. De fait, depuis quelques années maintenant, la France s’est engagée dans un mouvement de numérisation de ses documents administratifs : fiches de paie, trimestres cotisés, données financières ou relatives à la santé. Les exemples sont nombreux et concernent des domaines de première importance. Les documents des ressources humaines sont un exemple parlant : depuis le 1er janvier 2017, la loi du 8 août 2016 « relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels » facilite la dématérialisation des fiches de paie et autres documents des ressources humaines au sein des entreprises. Afin de sécuriser l’accès des employés aux documents, l’employeur est dans l’obligation de pouvoir les leur fournir pour une durée de 50 ans, ou jusqu’à l’âge de la retraite, augmenté de 6 ans. Il doit également garantir la confidentialité de ces données. Cela s’effectue via le compte personnel d’activité, grâce auquel chaque employé peut consulter les documents dématérialisés dans un coffre-fort numérique. Si cette dématérialisation présente de nombreux avantages, comme un gain de temps ou encore un accès facilité - l’intelligence artificielle étant associée à une productivité accrue - la numérisation des données des Français soulève des questions d’accessibilité pérenne à ces documents. En effet, ces datas peuvent, entre autres, être soumises à un risque de cyberattaque. En 2021, 582 établissements hospitaliers français ont été victimes d’une attaque de ce type, soit un établissement sur six. Selon le baromètre du CESIN (Club des experts de la sécurité de l’information et du numérique), une entreprise française sur deux a été victime d’une agression numérique en 2022. Ces chiffres posent la question de la fiabilité de la conservation des données. La sécurité des équipements permettant l’hébergement des données est également en cause, à un second niveau. Le numérique n’est pas seulement un objet éthéré et immatériel : il repose sur des installations informatiques bien tangibles et qui peuvent être sujettes à des incendies, des dégradations, des pannes d’électricité. Les câbles sous-marins peuvent subir des attaques. La question se pose donc au niveau national et international : comment garantir la sauvegarde à longue échéance des données de santé, des données ouvrant des droits sociaux comme le nombre de trimestres cotisés, par exemple ? Sans doute la réponse repose-t-elle sur des moyens matériels et humains suffisants pour produire la forme de résilience nécessaire. La formation, tant des citoyens - parfois en incapacité d’accéder à leurs données - que des professionnels, qui doivent pouvoir s’adapter aux évolutions permanentes, est primordiale. À l’ère du soupçon et des fausses vérités, c’est ainsi, au final, la confiance des concitoyens qui est au cœur des enjeux. Elle souhaite connaître son avis sur le sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2896</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Bien qu’il soit un important levier de transformation, le déploiement des technologies numériques s’accompagne également de nouveaux risques qu’il convient de maîtriser. Ces risques peuvent avoir une origine malveillante, comme dans le cas d’une cyberattaque, ou accidentelle, comme dans le cas d’une catastrophe naturelle qui endommagerait les infrastructures physiques sur lesquelles reposent les systèmes d’information. Dans tous les cas, les conséquences de tels évènements peuvent s’avérer catastrophiques en raison de l’omniprésence des technologies de l’information et de la communication dans l’ensemble des organisations. Dans le secteur des activités sociales et de santé, le besoin de conservation sur une longue durée des données nécessaires à la gestion des retraites, ou encore le besoin de disponibilité des applications utilisées dans la prise en charge des patients, illustrent bien l’enjeu de maîtrise des risques relatifs au numérique. Dans ce contexte, différents dispositifs existent pour répondre à cet enjeu. Sur le plan réglementaire, la politique de sécurité des activités d’importance vitale a intégré dès 2013 des obligations en matière de sécurité des systèmes d’information applicables aux opérateurs publics et privés identifiés comme indispensables pour la continuité d’activité de la Nation. Cette approche a été étendue à l’échelle européenne en 2016, avec la publication d’une première directive dite NIS, relative à la sécurité des réseaux et des systèmes d’information dans l’Union. Transposée en droit national en 2018, ce texte concerne environ 300 opérateurs fournissant des services essentiels, dont près de la moitié dans le secteur de la santé et de la protection sociale. La même année est entré en vigueur le règlement général sur la protection des données traitant plus spécifiquement de la protection des données à caractère personnel, dont les données des assurés sociaux et les données de santé. Plus récemment, la loi n° 2024-449 du 21 mai 2024 visant à sécuriser et à réguler l’espace numérique a introduit de nouvelles dispositions concernant le recours aux services d’informatique en nuage pour la conservation des données stratégiques et sensibles des administrations de l’État, de ses opérateurs et de certains groupements d’intérêt public, comme la plateforme des données de santé, face aux risques que font peser les législations non-européennes sur ces données. Différentes actions ont été mises en place, notamment par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, afin d’accompagner les entités concernées par ces réglementations – et de façon générale toute organisation concernée par ces enjeux – dans la sécurisation de leurs systèmes d’information et leur maturation cybersécuritaire. Maîtrisant parfaitement la typologie des menaces pesant sur les systèmes d’information et des moyens permettant de s’en prémunir, l’ANSSI met à la disposition de la population de nombreuses ressources de sécurisation, tant organisationnelles que techniques. Vis-à-vis des enjeux de conservation des données ou de continuité d’activité face à une cyberattaque, l’ANSSI publie par exemple un document de recommandations consacré à la sauvegarde des systèmes d’information, dans lequel figure la règle dite « 3 – 2 – 1 » : 3 copies de la sauvegarde sur 2 supports différents dont 1 hors ligne. L’ANSSI est également amenée à apporter un accompagnement personnalisé aux acteurs de l’administration et aux entités les plus "critiques" dans la sécurisation de leurs systèmes d’information. L’ANSSI a par ailleurs piloté le volet cybersécuritaire du plan France Relance. Ce programme a notamment permis d’apporter un soutien méthodologique et financier à plus de 900 entités publiques parmi les plus vulnérables (collectivités locales, établissements publics ciblés, établissements de santé) via des parcours de cybersécurité comprenant une phase de diagnostic et une phase de mise en œuvre des actions, pour un montant total de 100 millions d’euros. Capitalisant sur ces travaux, l’action du Gouvernement s’intensifie pour faire face à une menace devenue systémique, dans un contexte géopolitique qui ne fait que se dégrader. Le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité en cours d’examen au Parlement vise à transposer notamment une version révisée de la directive NIS. A l’issue, près de 15 000 organisations, dont de nombreuses entités de l’administration publique et du secteur de la santé, seront incluses dans le champ des acteurs soumis à des obligations légales en matière de sécurité des systèmes d’information (incluant des mesures de protection physique des infrastructures sous-jacentes). Dans ce contexte, l’ANSSI adapte son offre d’accompagnement au volume et à la nature des acteurs concernés. Le lancement récent de la plateforme « MesServicesCyber », visant à rendre accessibles au plus grand nombre les ressources et services de l’ANSSI, participe notamment au changement d’échelle devenu indispensable pour répondre efficacement aux risques liés au numérique. L’ANSSI s’est également vu confier de nouvelles missions de contrôle et de supervision de la mise en œuvre de la nouvelle législation. Enfin l’action de l’ANSSI en tant qu’autorité nationale de cybersécurité a également vocation à s’appuyer sur des relais indispensables, publics et privés, au sein des secteurs d’activité et des territoires. Dans le secteur de la santé, le ministère de la santé a ainsi fourni à un appui important à la cybersécurité des établissements de santé via le plan « CaRE ». Lancé en 2024, un premier volet de ce plan ciblant les principales vulnérabilités des systèmes d’information hospitaliers, doté d’une enveloppe de 65 millions d’euros, a déjà permis de réaliser des progrès importants. Un second volet, consacré à la résilience des établissements de santé, doit être lancé en 2025. Ce type d’initiative illustre l’enjeu d’une réponse collective et coordonnée face à une cybermenace en perpétuelle évolution.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1263</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2897</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Croizier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Protéger les Français contre le vol de leurs données personnelles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1263. — 22 octobre 2024. — M. Laurent Croizier attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur le vol de données personnelles de millions d’utilisateurs lors de cyberattaques en ce début d’année à l’encontre de plusieurs opérateurs, qui suscitent de vifs questionnements sur les capacités des systèmes de sécurité. Entre le 21 janvier et le 4 février 2024, ce sont près de 33 millions de personnes qui ont été ciblées par le hacking des opérateurs Viamedis et Almerys, plateformes de gestion du tiers payant pour des complémentaires santé. Les données volées sont notamment l’état civil des utilisateurs ainsi que leur numéro de sécurité sociale ou encore le nom de l’assureur santé qui a informé de cette attaque. Quant à l’opérateur France Travail et le service Cap Emploi, ils étaient près de 43 millions d’utilisateurs concernés par cette infiltration dans le système informatique entre le 6 février et le 5 mars 2024. Des données telles que leur état civil, leur numéro de sécurité sociale, leurs identifiants France Travail ou encore leurs adresse mail et numéro de téléphone ont été volées. Dès lors, les risques d’usurpation d’identité, de phishing ou encore de revente d’informations sur le darkweb sont considérables et accrus. Afin d’assurer la protection des données personnelles des utilisateurs et ainsi éviter les risques évoqués précédemment, les systèmes de sécurité se doivent d’être impénétrables et préparés à résister aux cyberattaques. Il souhaite donc connaître les intentions du Gouvernement pour prévenir ces risques de cyberattaques et pour renforcer les systèmes de sécurité afin de protéger les données personnelles des Français. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2897</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[De nombreux incidents de sécurité ayant donné lieu à des vols de données à caractère personnel ont été recensés depuis 2023. Leur analyse par l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) met en évidence une insuffisante protection de ce type de données, tant lors de leur manipulation que dans le contrôle à leur accès. Une prise de conscience générale de l’ensemble des acteurs impliqués dans les chaînes de traitement de données apparaît donc nécessaire pour pallier une prise en compte encore trop hétérogène des risques liés aux fuites de données. Afin de prévenir les risques de cyberattaques, qui peuvent notamment mener à un vol de données à caractère personnel, l’ANSSI est chargée d’assurer cette montée en compétence globale du tissu économique et social national. Cette maturation cybersécuritaire est favorisée par des règlementations poussant l’ensemble de ces acteurs à sécuriser leurs infrastructures numériques. En particulier, la transposition de la directive NIS 2 dans le cadre du projet de loi Résilience, actuellement en discussion au Parlement, constitue un levier pour élever le niveau global de sécurité ; elle permettra notamment d’imposer à plusieurs milliers d’entités des règles d’hygiène informatique harmonisées et proportionnées aux besoins. L’ANSSI accompagne l’ensemble des acteurs concernés dans cette montée en compétences. Elle publie des recommandations comme par exemple Les essentiels pour se protéger contre la fuite des données et met à disposition des services pour les aider dans leur mise en conformité. Pour les acteurs les plus sensibles, cet accompagnement peut prendre la forme d’une assistance technique ou de la réalisation d’audits de sécurité. Dans le cas des réseaux les plus critiques de la Nation, l’ANSSI a par ailleurs pour mission de concevoir et administrer des capacités de détection des cyberattaques, essentielles pour être en mesure de réagir rapidement et limiter les impacts – dont le vol de données – d’une cyberattaque. Enfin, l’ANSSI poursuit son accompagnement de la filière industrielle pour assurer la disponibilité et le développement d’une offre de produits et services de sécurité de confiance, donnant les moyens à toutes les parties prenantes de protéger leurs données les plus sensibles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3971</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2898</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Les défaillances en cybersécurité des entreprises françaises</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3971. — 11 février 2025. — M. Aurélien Saintoul alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée de l’intelligence artificielle et du numérique, sur les défaillances en cybersécurité des entreprises françaises. En 2024, une masse très alarmante de données sensibles ont été volées aux Français par le biais de cyberattaques. En février 2024, 33 millions de Français ont été concernés par des attaques visant Viamedis et Almerya, deux entreprises clés du secteur de la santé publique puisqu’elles assurent le fonctionnement du tiers-payant de la Sécurité sociale. Ce genre d’opération met en lumière la faiblesse structurelle des entreprises face à ces menaces qui ne sont désormais plus nouvelles. En mars 2024, c’est France Travail qui a été visée par une attaque touchant 43 millions de Français, permettant aux cybercriminels de revendre ces données à des acheteurs du monde entier. Ces mêmes acheteurs en profitent ensuite pour usurper l’identité des citoyens afin d’alimenter des trafics criminels allant de l’escroquerie au terrorisme. Ce phénomène d’ampleur a aussi touché en 2024 de nombreuses entreprises de la grande distribution telles que Boulanger, Cultura, Fnac, Darty, Picard, Truffaut, Auchan et Intermarché. Des entreprises de télécommunications ont, par ailleurs, été atteintes comme Free et SFR, qui à la suite de cyberattaques cumulent à elles deux, près de 23 millions de données d’utilisateurs volées. Les attaquants ont obtenu les relevés d’identité bancaire des clients de SFR et Free et en ont revendu une partie à des réseaux criminels internationaux selon Les Échos. Pourtant, les entreprises de télécommunications sont des « opérateurs d’importance vitale » (OIV) et sont donc tenues à des obligations de renforcement et de détection des intrusions sur leurs systèmes. Or ces obligations n’ont visiblement pas suffi à protéger les données privées des usagers. La France est désormais particulièrement visée par les cybercriminels : car ces pirates se concentrent d’abord sur les cibles faciles dont les failles et les données sont déjà connues. D’autant plus que la France accuse toujours un retard dans la transposition de la directive européenne Sécurité des réseaux et de l’information 2 (NIS2) dont la date limite de transposition était le 17 octobre 2024 ; et que cette mesure n’a pourtant toujours pas été débattue à l’Assemblée nationale, au Sénat ni même en Conseil des ministres. Ainsi, M. le député voudrait savoir ce que le Gouvernement prévoit pour lutter contre les cyberattaques dans les secteurs public et privé et s’il s’est fixé un calendrier afin de transposer la directive NIS2 dans le droit français dans les plus brefs délais. Il voudrait connaître les accompagnements prévus par le Gouvernement pour les victimes de cyberattaques et pour les entreprises ciblées et sacoir si des mesures de réparations et des campagnes de sensibilisation sont prévues. Il demande si des sanctions sont à l’agenda pour les entreprises négligentes à l’égard de leur système de sécurité. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2898</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Face à une cybermenace devenue systémique, l’élévation du niveau général de sécurité du tissu économique et social français est une nécessité. La directive européenne NIS 2 contribue à répondre à ce besoin. La directive – dont les travaux de transposition en droit national par les assemblées parlementaires aboutiront en 2025 - impose un niveau de cybersécurité minimal de référence à des organisations dites critiques, à travers l’application de règles de sécurité informatique proportionnées au besoin et harmonisées. Dans le cadre de cette nouvelle réglementation, les entités assujetties auront notamment l’obligation de notifier les incidents importants dont elles seront victimes. Les entités assujetties auront également l’obligation de mettre en place des mesures techniques, opérationnelles et organisationnelles adéquates, adaptées aux risques qui pèsent sur leurs réseaux et systèmes d’information. Le Gouvernement prévoit une mise en œuvre progressive de ces différentes obligations, ainsi que du régime de supervision destiné à les contrôler. L’accompagnement des entités assujetties prendra plusieurs formes, dont l’accès à l’offre de services de l’ANSSI, via le portail Internet MesServicesCyber. Un service en ligne destiné aux entités assujetties, MonEspaceNIS2, la mise en place de relais dans les territoires, ainsi qu’un appui en termes d’expertise de l’administration aux programmes d’aide en cybersécurité portés par les secteurs sont aussi prévus. Au total, l’objectif est de créer un mouvement vertueux et d’irriguer au-delà des entités assujetties par la mise en place de mécanismes incitatifs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4465</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2899</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Parmentier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Action publique, fonction publique et simplification</ministreJO><Objet>Chèques vacances des retraités de la fonction publique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4465. — 25 février 2025. — Mme Caroline Parmentier appelle l’attention de M. le ministre de l’action publique, de la fonction publique et de la simplification sur les conséquences préoccupantes de la suppression des chèques-vacances pour les retraités de la fonction publique, effective depuis le 1er octobre 2023. Cette décision, prise par la circulaire du 2 août 2023, vise à recentrer la prestation sur les agents actifs de l’État dans un contexte budgétaire contraint. Il convient de souligner que les chèques-vacances constituaient un soutien financier non-négligeable pour les retraités, particulièrement ceux aux revenus modestes. Cette prestation permettait l’accès aux loisirs, à la culture et aux vacances, contribuant ainsi à l’épanouissement personnel et à la lutte contre l’isolement des retraités. Cette mesure impacte directement le pouvoir d’achat des retraités, déjà fragilisé par le contexte inflationniste actuel. Dans ce contexte, Mme la députée demande à M. le ministre quelles sont les intentions du Gouvernement concernant une éventuelle révision de cette décision, compte tenu de son impact social significatif. Elle le prie en outre de lui indiquer si des mesures compensatoires sont envisagées afin d’atténuer les effets de cette suppression quant au pouvoir d’achat des retraités de la fonction publique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2899</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Au regard de la situation des finances publiques, la circulaire du 25 juillet 2023 a modifié le champ des bénéficiaires des chèques-vacances dans la fonction publique d’État en réservant, à compter du 1er octobre 2023, les demandes d’ouverture de dossiers pour l’attribution de chèques-vacances aux seuls agents publics civils et militaires, sous conditions de ressources, comme cela est déjà le cas. En parallèle, le Gouvernement continue de porter une attention particulière aux conditions de vie des agents concernés. Ceux qui ont ouvert un plan d’épargne chèques-vacances avant cette date continuent en effet de bénéficier de leur épargne mensuelle pour la durée restant à courir. De plus, les agents retraités de l’État continuent de bénéficier des prestations sociales (notamment les sorties culturelles et de loisir) attribuées localement par les sections régionales interministérielles d’action sociale (SRIAS). Ils bénéficient également d’un accès aux restaurants inter-administratifs où ils peuvent bénéficier de subventions. Par ailleurs, l’accompagnement des agents pensionnés est maintenu par la voie de l’aide au maintien à domicile (AMD). L’État employeur participe en effet aux frais engagés par ses retraités (pensionnés civils et ouvriers de l’État de plus de 55 ans n’entrant pas dans le champ des allocataires de l’aide personnalisée à l’autonomie, APA) pour leur maintien à domicile et la prévention de leur perte d’autonomie. Enfin, les agents retraités de l’État vont bénéficier du déploiement actuel du dispositif de protection sociale complémentaire cofinancé par l’État et qui offre une solution de couverture des frais de santé à un tarif plus avantageux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>204</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2899</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Application « Origine-Info » et provenance des produits transformés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            204. — 8 octobre 2024. — M. Fabrice Brun attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat, sur l’obligation d’affichage de la provenance des produits transformés, à l’aune de la mise en place du visuel « l’Origine-Info » par le Gouvernement. En effet, en réponse à la crise agricole due notamment aux importations à bas coût, il était prévu qu’un dispositif visuel baptisé « l’Origine-Info » puisse être créé et affiché à partir de fin mai 2024 afin de référencer et d’afficher les origines des ingrédients utilisés dans les produits transformés. Il est à rappeler que pour les consommateurs, la transparence sur l’origine des aliments qu’ils consomment est une exigence prioritaire, avant même le prix. Aussi, si l’indication de provenance est obligatoire pour les produits bruts (viandes, volailles, poissons, légumes et fruits), il n’en est rien pour les produits transformés, alors même que ceux-ci représentent la plus grande part de l’alimentation des Français. Selon l’UFC-Que choisir, cette opacité explique pourquoi 35 % du bœuf et plus de la moitié du poulet utilisé dans les aliments industriels sont importés. A contrario, au rayon frais, il semblerait que les viandes soient quasi-exclusivement françaises du fait de l’affichage obligatoire. Alors que les représentants de l’industrie semblent mobilisés pour que le visuel reste facultatif, il est à rappeler, selon l’étude de l’UFC-Que choisir, que l’affichage facultatif est inefficace dans 84 % des cas. Ce manque d’opacité serait également en partie à l’origine du « franco-lavage », pratique consistant à utiliser le drapeau français sur les emballages de produits dont les ingrédients ne proviennent pas d’ingrédients français. Aussi, face à ces constatations, il lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en œuvre pour assurer au mieux l’information de provenance des ingrédients des produits transformés. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2900</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les dispositions concernant l’étiquetage alimentaire sont harmonisées à l’échelle européenne par le règlement (UE) n° 1169/2011 concernant l’information du consommateur sur les denrées alimentaires (règlement INCO). S’agissant d’un domaine d’harmonisation communautaire, seule une évolution du droit européen peut permettre d’obtenir un renforcement des règles d’information du consommateur sur la provenance ou l’origine des denrées alimentaires et de leurs ingrédients. Le Gouvernement, très sensible à ces questions, entend se mobiliser en ce sens. Pour formuler ses propositions, il prendra notamment appui sur le format harmonisé d’indication volontaire de l’origine « Origin’info », qui se déploie sur les étiquetages des opérateurs adhérents à la démarche. Ce dispositif permet d’informer le consommateur sur l’origine de la matière première agricole et issue de la pêche et de l’aquaculture des principaux ingrédients des denrées alimentaires transformées. Il est complémentaire des règles d’indication de l’origine de ces mêmes ingrédients, dits ingrédients primaires, telles que prévues par le règlement INCO. En effet, ce règlement (depuis l’entrée en vigueur le 1er avril 2020 du règlement pris pour l’application de son article 26 paragraphe 3) exige d’ores et déjà des opérateurs qui valorisent l’origine de leurs denrées alimentaires, via par exemple l’emploi du drapeau français sur les emballages, qu’ils renseignent parallèlement le consommateur sur l’origine des ingrédients mis en œuvre dès lors que celle-ci n’est pas la France. Ces dispositions ne permettent pas toutefois d’aller jusqu’à exiger l’origine de la matière première agricole de ces mêmes ingrédients lorsqu’ils sont mis en œuvre à l’état transformé, ce en quoi Origin’info est complémentaire de la réglementation applicable. Enfin, le 1 février 2024, le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique avait annoncé la mise en œuvre par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), de 10 000 contrôles de l’origine des produits agricoles et alimentaires. Le bilan de ces contrôles permet de comptabiliser 9711 visites auprès de 8473 établissements, dont 2885 étaient en anomalie. Ce dispositif, qui intègre le contrôle des règles d’indication de l’origine de l’ingrédient primaire, est reconduit en 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>397</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2900</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Remboursement des frais d’annulation pour les hôteliers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            397. — 8 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargée de la ruralité, du commerce et de l’artisanat, sur la préoccupation inhérente au devoir des plateformes, telles que Booking, de procéder au remboursement des hôteliers en cas d’annulation dans un délai approprié. Récemment, les professionnels de l’hôtellerie ont été confrontés à des difficultés liées aux informations émanant de Booking, constatant notamment des inexactitudes dans des éléments cruciaux tels que l’adresse et le numéro de téléphone. Ces imprécisions ont engendré des complications substantielles pour les hôteliers lors de la sollicitation de paiement en cas d’annulation par leurs clients. Cette conjoncture soulève des interrogations légitimes quant aux certifications requises par Booking pour les établissements d’hébergement. Il s’avère impératif de comprendre le processus d’attribution de ces certifications, voire d’envisager une régulation plus précise, afin de minimiser les incidences néfastes sur les structures hôtelières et la gestion globale des réservations. Par ailleurs, dans l’éventualité d’une annulation, la problématique du remboursement et des procédures afférentes occupe une place prééminente. Des questionnements émergent quant aux responsabilités inhérentes aux plateformes, à l’instar de Booking, en ce qui concerne la transmission des requêtes de remboursement des clients, ainsi que dans la coordination, la notification et la gestion des informations liées aux réservations. Il l’interroge donc sur les mesures envisagées pour assister les hôteliers dans la perception des frais d’annulation susmentionnés. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2900</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les plateformes numériques constituent un vecteur de développement pour les professionnels de l’hôtellerie qui ont recours à leur service d’intermédiation pour accéder à une large clientèle. Ces plateformes leur permettent de diversifier leurs canaux de distribution pour commercialiser efficacement leurs hébergements, et peuvent leur assurer une partie parfois substantielle de leur chiffre d’affaires. La procédure de remboursement et la perception des frais d’annulation sont un sujet de préoccupation pour certains professionnels qui n’auraient pas accès aux données personnelles de leurs clients, obtenues par la plateforme lors du processus de réservation en ligne. En particulier, dans le cas où le client ne s’est pas présenté le jour de sa réservation sans l’avoir annulé au préalable, l’hôtelier ne serait pas en mesure de récupérer les arrhes ou acomptes, sans le concours des moyens de paiement fournis par la plateforme. Ainsi en pratique, l’hôtelier n’aurait souvent d’autre choix que d’utiliser les moyens de paiement de la plateforme, censés apporter plus de garantie sur la validité de ces derniers, afin de sécuriser notamment la procédure de remboursement du client. Ces dernières années, la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) a engagé des enquêtes sur les relations commerciales entre les hôteliers et les plateformes de réservation de nuitées hôtelières au regard des dispositions du code de commerce et du code du tourisme. Certaines de ces enquêtes sont encore en cours. Les agents de la DGCCRF examinent en particulier que les clauses contractuelles et les pratiques des plateformes de réservation en ligne ne créent pas de déséquilibre significatif entre les obligations et les droits des parties. Dès lors que de telles clauses ou pratiques sont relevées, elles font l’objet d’une procédure d’injonction administrative, le cas échéant sous astreinte, afin que les contrats soient mis en conformité, voire d’une action introduite par le ministre chargé de l’économie auprès du juge civil ou commercial et pouvant aboutir notamment à une amende civile. Enfin, il peut être souligné que le récent règlement européen sur les marchés numériques (DMA) a imposé depuis novembre 2024 à BOOKING de nouvelles obligations de transparence et d’ouverture à la concurrence au profit des hôteliers. Une de ces mesures consiste à renforcer l’accès des hôteliers aux données de leurs clients qui utilisent la plateforme de réservation]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2451</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2901</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Privatisation du magazine 60 millions de consommateurs édité par l’INC</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2451. — 3 décembre 2024. — Mme Marie-Noëlle Battistel* alerte Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargée de la consommation, sur la volonté du Gouvernement d’engager la privatisation du magazine 60 Millions de consommateurs. Actuellement édité par l’Institut national de la consommation (INC), ce titre est menacé par un projet de cession à un ou plusieurs opérateurs privés comme l’a confirmé le cabinet de Mme la secrétaire d’État le 18 novembre 2024. Il est évident qu’une privatisation empêcherait le magazine de continuer son travail indépendant d’information et de défense des consommateurs français. Depuis 1970, le magazine publie des enquêtes sans concession, des essais comparatifs et des études juridiques et économiques conçues par des experts ainsi que des guides pratiques abordant tous les aspects de la consommation française afin d’aiguiller les ménages dans leurs achats de façon transparente et indépendante. Elle lui demande ainsi si le Gouvernement va renoncer à cette privatisation et ouvrir, sans délais, des négociations afin de trouver une solution pour poursuivre la publication du journal au sein de l’INC. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3647</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2901</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Avenir du magazine 60 millions de consommateurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3647. — 4 février 2025. — M. Aurélien Saintoul* alerte M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation du magazine 60 millions de consommateurs, magazine et site internet de service public édité par l’Institut national de la consommation (INC). Depuis 1970, l’article R. 822-1 du code de la consommation dispose que l’INC doit informer le grand public des problèmes de consommation en publiant des enquêtes, essais et études juridiques et économiques, mission qu’il effectue par la publication régulière de 60 millions de consommateurs rassemblant une cinquantaine de juristes, journalistes et ingénieurs. Depuis 50 ans, ce titre investigue et alerte sur les arnaques, les produits dangereux, les services défaillants, les conditions de travail à l’origine des produits, les mensonges et manipulations issues des pratiques publicitaires, les conséquences de la surconsommation sur l’environnement ou encore sur l’origine réelle de l’inflation des prix. Or, bien que le conseil d’administration de l’INC ait adopté en septembre 2024 un plan d’investissement sur la proposition de l’ancienne ministre déléguée à la consommation du gouvernement de M. Attal et des représentants du personnel de l’institut et du magazine, le titre est désormais menacé par un projet de cession à un opérateur privé, engagé au dernier trimestre 2024 par le gouvernement de M. Barnier, sans aucune réflexion sur les conséquences juridiques, économique et sociales d’un tel projet. La quasi-totalité des associations de consommateurs s’est publiquement opposée à cette privatisation qui mettrait en danger immédiat la mission de cet organe indépendant, expert et lanceur d’alerte, au service des consommateur depuis plus de 50 ans. Aussi, il lui demande s’il souhaite renoncer à privatiser de 60 millions de consommateurs et revenir au projet d’investissement initialement proposé en 2024 afin de protéger l’existence de ce titre connu de tous les Français et la mission de service public qu’il porte. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2901</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement confirme que doivent être engagées des démarches pour rechercher un repreneur privé à la revue 60 millions de consommateurs publiée par l’institut national de la consommation (INC). Malgré des mesures exceptionnelles de soutien consenties par l’État en 2020, en 2021, en 2022 et en 2024, la situation financière de l’INC se détériore de manière structurelle depuis plusieurs années. Les crises successives (grèves SNCF, Gilets jaunes, faillite de Presstalis, crise sanitaire) mais surtout les difficultés structurelles intrinsèques de son activité commerciale (baisse des abonnements et des ventes en kiosque du magazine dans un contexte de crise profonde de la presse magazine) ont significativement dégradé ses résultats, avec un chiffre d’affaires de l’activité de presse en baisse depuis plusieurs années et une trésorerie qui s’épuise. Au regard de cette situation critique, l’État a cherché en 2023 à identifier les perspectives de redressement économique possibles pour ce titre de la presse consumériste afin de lui permettre de prendre les décisions pertinentes. Plusieurs scénarii ont été élaborés dont un scénario rebond du titre basé sur une réorientation de sa ligne éditoriale, le développement du numérique et un investissement massif de l’État. Après instruction attentive de ces différents scénarii et au regard de la situation financière de l’établissement, le précédent Gouvernement a décidé d’engager des démarches pour la recherche d’un repreneur privé pour la revue 60 millions de consommateurs tout en accordant, à nouveau, un soutien financier exceptionnel pour maintenir le budget de l’INC à l’équilibre pour 2025. Cette option est alors apparue comme étant la meilleure solution pour préserver l’existence de cette activité de presse et les emplois qui y sont attachés. Le 14 mars dernier, le Conseil d’administration de l’INC a pu se réunir et voter deux délibérations distinctes. La première donne mandat à la direction générale d’étudier les voies et moyens permettant de trouver une solution pérenne pour le magazine 60 millions de consommateurs. Cette première délibération met en avant qu’une première restitution de travaux aura lieu lors du prochain Conseil d’Administration. La seconde délibération donne mandat à la direction générale d’étudier les voies et moyens d’une éventuelle cession du magazine. Une première restitution de travaux aura lieu, là encore, lors du prochain Conseil d’Administration. Le Gouvernement continuera évidemment, quelle que soit les conclusions des travaux, de faire de la protection et de l’information du consommateur une priorité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3235</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2902</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Inégalité des normes de la profession des barbiers envers celles des coiffeurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3235. — 21 janvier 2025. — Mme Christine Loir alerte Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l’emploi, à propos de la réglementation de la profession des barbiers. La problématique réside dans le fait que la profession de barbier est en pleine expansion et est en concurrence avec celle des coiffeurs, ces derniers étant soumis à une réglementation très stricte comparativement à celle des barbiers. En effet, les professionnels de la coiffure sont réglementés par les articles L. 121-1 et R. 121-1 du code de l’artisanat, qui leur imposent notamment d’être détenteur d’un diplôme (CAP, BP ou autre diplôme homologué). En revanche, il suffit d’avoir travaillé 3 ans en salon ou en privé pour pouvoir ouvrir un Barbershop. De plus, lors d’une ouverture d’un salon barbier ou de coiffure, un premier contrôle est effectué lors de l’immatriculation de la société au Registre national des entreprises qui permet de vérifier que l’établissement de coiffure est bien tenu par des personnes qualifiées. Or on remarque facilement que nombreux sont les salons de barbier proposant également des prestations de coiffure à bas prix, sans les diplômes requis par le code de l’artisanat à l’article R. 121-2. En outre, les salons de barbiers travaillent souvent le dimanche et n’imposent pas les deux jours de repos obligatoires par semaine exigés par le code du travail. Ces éléments démontrent une concurrence déloyale exercée par les barbiers à l’encontre des coiffeurs. Face à cette situation, elle lui demande comment elle compte régulariser cette inégalité, imposer des règles plus strictes à l’ouverture et à la pratique dans un salon de barbier et si elle va faire en sorte que les salons de barbier déjà installés soient contrôlés sur les services proposés, leurs qualifications, les prix exercés et sur les conditions d’hygiène. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2902</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’exercice d’une activité de barbier soulève la question de la qualification de l’activité en tant qu’activité artisanale réglementée. Le ministère chargé de l’économie inclut l’activité de travail de la barbe dans l’activité de coiffure, et considère qu’il s’agit d’une activité artisanale réglementée ne pouvant être exercée que par les personnes possédant une qualification professionnelle, contrôlée lors de l’immatriculation au registre national des entreprises. Après l’immatriculation, l’exercice des activités artisanales réglementées fait l’objet de contrôles, par les inspecteurs de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (CCRF), qui permettent notamment de lutter contre le développement des établissements intitulés « barbershop » fonctionnant sans personne qualifiée professionnellement. Ces contrôles incluent également le contrôle du respect du repos hebdomadaire. Concernant la réglementation de l’activité de coiffeur et celle de barbier : l’activité de barbier consiste principalement à entretenir, tailler, raser et styliser la barbe et la moustache. Elle inclut également l’application de produits hydratants, d’huiles ou de baumes pour l’entretien de la barbe. Son exercice requiert une expertise particulière dans l’usage d’outils spécifiques comme le coupe-chou, la tondeuse ou le rasoir droit. En France, l’activité de barbier relève du secteur de la coiffure et est soumise aux mêmes exigences en matière de qualification professionnelle. Ainsi, pour exercer légalement l’activité de barbier, il est nécessaire de posséder un diplôme reconnu et enregistré au répertoire national des certifications professionnelles d’un niveau au moins égal au certificat d’aptitude professionnel (CAP Coiffure pour une activité à domicile) ou au brevet professionnel (BP Coiffure pour une prestation en salon), ce BP incluant une option « coupe homme et entretien du système pilo-facial ». Une expérience professionnelle de 3 ans peut également permettre d’accéder à la profession, conformément aux dispositions des articles R. 121-1 à R. 121-4 du code de l’artisanat. Ainsi, l’activité de barbier comme celle de coiffeur est une activité artisanale réglementée qui ne peut être exercée que par une personne qualifiée professionnellement ou sous le contrôle effectif et permanent de celle-ci, conformément aux dispositions de l’article L. 121-1 du code de l’artisanat. En pratique, cela signifie : que toutes les personnes exerçant l’activité de coiffeur ou de barbier ne sont pas nécessairement tenues de détenir un diplôme ou une qualification ; que l’exercice de cette activité doit être placé sous le contrôle effectif et permanent d’une personne qualifiée ; qu’une seule personne qualifiée peut suffire au sein d’une entreprise, à condition que l’organisation permette un contrôle constant de l’activité ; que la personne qualifiée n’est pas forcément le dirigeant, il peut s’agir d’un conjoint collaborateur ou d’un salarié. Enfin, l’activité de coiffure est référencée dans la Nomenclature d’activités française (NAF) sous le code 96.02A et comprend le lavage, la coupe, la mise en plis, la teinture, la coloration, l’ondulation, le défrisage de cheveux et les services analogues pour hommes et femmes ainsi que le rasage et la taille de la barbe. Concernant les contrôles de qualification professionnelle effectués lors de l’immatriculation au registre national des entreprises : au stade de l’immatriculation au registre national des entreprises (RNE), le contrôle de la qualification professionnelle est effectué par la Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) lors de la validation et se limite à un contrôle de régularité. Il en ressort qu’à l’appui de la demande d’immatriculation et en application du 3° de l’article R. 123-279 du code de commerce, le professionnel doit produire toutes pièces de nature à justifier de la qualification requise (en l’espèce, le diplôme exigé est le BP afin de pouvoir exercer en salon ou trois ans d’expérience professionnelle acquise sur le territoire national dans un État membre de l’UE ou partie à l’accord sur l’Espace économique européen (EEE), avec une copie du contrat de travail de la personne qualifiée s’il s’agit d’un salarié. L’entreprise peut aussi s’engager à recruter un salarié qualifié et produire les pièces justificatives requises dans le délai de trois mois à compter de l’immatriculation de l’entreprise. Dans ce cas de figure, l’entreprise sera donc immatriculée au RNE sans attendre les pièces justificatives de la qualification professionnelle. Elle devra cependant en être radiée en cas de non production de ces pièces dans ce délai ; qu’au vu de ces pièces, la CMA doit seulement vérifier que l’entreprise dispose d’une personne qualifiée nommément désignée pour l’exercice de chaque activité soumise à l’obligation. Si tel est bien le cas, l’immatriculation ne saurait être refusée pour ce motif. Il n’appartient pas à la CMA de procéder à d’autres investigations ou de poser d’autres exigences pour s’assurer que la personne désignée puisse exercer un contrôle effectif et permanent. La CMA n’a, par exemple, pas à vérifier que la personne en question n’est pas déjà désignée dans d’autres entreprises. Elle n’a pas non plus à exiger que la personne qualifiée exerce en contrat à durée indéterminée ou à temps plein, ni à exiger qu’une personne qualifiée soit désignée pour chaque établissement puisque le code de l’artisanat ne le requiert pas. Concernant les contrôles effectués par les inspecteurs CCRF : les agents CCRF, enquêteurs au sein des directions départementales de la protection des populations (DDPP), diligentent régulièrement des contrôles de salons de coiffure et de barbiers afin de vérifier en particulier le bon affichage des prix et la qualification professionnelle. L’emploi de personnes en situation irrégulière ne relève pas de leur compétence mais de celle des agents dont la liste figure à l’article L. 8271-1-2 du code du travail à savoir les agents de contrôle de l’inspection du travail d’une part et les officiers et agents de police judiciaire d’autre part. Si l’activité réglementée n’est pas exercée par ou sous le contrôle effectif et permanent d’une personne qualifiée, la sanction encourue est une amende pénale de 7 500€, avec fermeture d’établissement et publicité de la sanction prononcée le cas échéant, en application des articles L. 151-2 à L. 151-4 du code de l’artisanat. Les contrôles diligentés par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans les domaines qui lui reviennent peuvent aussi être réalisés de façon conjointe et organisés avec d’autres administrations, dans le cadre de comités opérationnels départementaux anti-fraude (CODAF). Une vigilance dans le secteur de la coiffure et des barbiers continuera d’être apportée en 2025, avec de nombreux contrôles qui seront diligentés sur l’ensemble du territoire. Le respect du repos hebdomadaire, qui relève du code du travail, pourra dès lors être contrôlé dans ce cadre. Concernant l’ouverture dominicale des salons de barbiers/coiffeurs : les principes généraux relatifs au repos hebdomadaire sont établis aux articles L. 3132-1 à L. 3132-3-1 du code du travail et revêtent un caractère d’ordre public. En premier lieu, l’article L. 3132-1 du code du travail pose le principe selon lequel un salarié ne peut être employé plus de six jours par semaine. Par ailleurs, le repos hebdomadaire doit obligatoirement avoir une durée minimale de 24 heures consécutives auxquelles s’ajoute le repos quotidien prévu par l’article L. 3132-2 dudit code. Enfin, dans un souci de protection des travailleurs, ce repos est en principe accordé le dimanche (article L. 3132-3 du même code). Toutefois, des dérogations à ce principe existent. Ainsi, bien que les salons de barbiers, à l’instar des salons de coiffure, ne bénéficient pas d’une dérogation de plein droit au repos dominical, ils peuvent néanmoins, sous certaines conditions, employer des salariés le dimanche. Cela est notamment possible sur autorisation préfectorale (article L. 3132-20 du même code) ou dans le cadre des dérogations géographiques prévues aux articles L. 3132-24 et suivants du code du travail. En l’absence d’une telle dérogation, rien n’interdit l’ouverture de ces établissements le dimanche, à condition qu’aucun salarié n’y travaille et sous réserve qu’aucun arrêté préfectoral de fermeture ne soit pris en application de l’article L. 3132-29 du code du travail. De manière générale, les services de l’État contrôlent l’ensemble des établissements, y compris les salons de barbiers. En cas de manquement aux règles relatives au repos hebdomadaire ou dominical constaté par l’inspection du travail, l’employeur s’expose à des sanctions pénales telles que prévues à l’article R. 3135-2 du code du travail, pouvant aller de 1 500 euros d’amende à 15 000 euros en cas de récidive.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3437</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2904</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Ouverture des commerces le dimanche</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3437. — 28 janvier 2025. — M. Matthieu Marchio attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur l’ouverture croissante de supermarchés le dimanche, fonctionnant uniquement avec des caisses automatiques et sans personnel, une tendance qui s’est récemment accélérée dans le Nord. Cette évolution, qui vise à répondre aux attentes d’une partie des consommateurs, soulève néanmoins des interrogations majeures sur ses conséquences sociales et économiques, particulièrement dans ce département déjà marqué par des fragilités économiques et un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale. Ces ouvertures, bien qu’elles permettent une extension des horaires d’accès aux commerces, se font souvent au détriment des salariés, réduisant les opportunités de travail dominical encadré et rémunéré. Le remplacement des employés par des dispositifs automatisés engendre une déshumanisation progressive des interactions commerciales, renforçant l’exclusion des personnes âgées ou moins familiarisées avec ces technologies. Dans le Nord, où de nombreuses familles modestes dépendent de ces emplois, cette évolution accentue la précarisation. De plus, ce modèle soulève la question de la précarité de l’emploi dans le secteur de la grande distribution. En favorisant la généralisation des caisses automatiques, ces pratiques contribuent à la suppression de postes, alors même que le Nord, déjà durement touché par les délocalisations et la désindustrialisation, ne peut se permettre de perdre davantage d’emplois. Ces décisions des enseignes de grande distribution privilégient la rentabilité immédiate au détriment de la responsabilité sociale des entreprises. Enfin, cette tendance peut également poser des problématiques d’équité en matière d’accès au commerce, notamment dans les zones rurales ou périurbaines du Nord, où les petits commerçants, ne pouvant rivaliser avec les grandes enseignes, voient leur activité fragilisée par cette concurrence exacerbée. Dans ce contexte, M. le député souhaite savoir si le Gouvernement envisage de prendre des mesures pour encadrer l’ouverture dominicale des supermarchés automatisés, en veillant à préserver les emplois, en particulier dans les départements comme le Nord et à garantir un équilibre entre modernisation technologique et responsabilité sociale. Il lui demande également si des dispositifs pourraient être mis en place pour accompagner les salariés potentiellement impactés par cette évolution, afin d’éviter une aggravation des inégalités sociales et territoriales.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2904</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’ouverture dominicale des commerces est encadrée par le code du travail. Dans les commerces de détail alimentaire, selon l’article L. 3132-13, le repos hebdomadaire peut être donné le dimanche à partir de treize heures. En conséquence, dans la pratique, de nombreux commerces alimentaires sont ouvert le dimanche matin puis ferment à partir de treize heures. Pour élargir leurs plages d’ouverture, plusieurs enseignes de grande distribution ouvrent leurs magasins le dimanche après-midi en utilisant des caisses automatiques avec l’unique présence d’agents de sécurité. Cette pratique est très encadrée : certains rayons (alcool, boucherie, poissonnerie) doivent être fermés et les agents de sécurité n’ont pas le droit de réaliser des prestations similaires à celles des employés du magasin. Par exemple, ils ne peuvent pas conseiller les clients ou les aider lors de leur passage par les caisses automatiques. Cet encadrement a été confirmé avec l’arrêt n° 21-19.075, rendu par la chambre sociale de la Cour de cassation le 26 octobre 2022. En cas de manquement à ces obligations, l’inspecteur du travail peut saisir en référé le juge judiciaire pour ordonner la fermeture le dimanche de l’établissement concerné. Par ailleurs, plusieurs dispositifs existants permettent aux commerçants d’ouvrir le dimanche sans avoir recours à l’automatisation des caisses. Ils peuvent par exemple solliciter la prise d’arrêtés municipaux d’ouverture dominicale (« dimanches du maire »), sur la base de l’article L. 3132-26, pour demander la suppression du repos hebdomadaire dans le maximum de douze dimanches par année civile. Les commerces situés dans une zone touristique internationale peuvent également bénéficier de dérogations pour ouvrir le dimanche. Le Gouvernement veillera quoi qu’il en soit à ce que les enseignes de grande distribution respectent les obligations légales et réglementaires en matière d’ouverture dominicale, et restera vigilant quant à la situation des salariés concernés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3857</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2905</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Baubry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Crise multifactorielle des artisans boulangers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3857. — 11 février 2025. — M. Romain Baubry appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur un sujet qui touche tous les Français : la crise des artisans boulangers. La crise de la boulangerie artisanale est multifactorielle. Le premier problème est d’ordre économique : les boulangers ont été frappés de plein fouet par la hausse du prix de l’électricité consécutive à la guerre en Ukraine et la hausse du prix des matières premières comme le beurre. Dans un secteur en tension, ces difficultés sont venues compromettre un équilibre déjà fragile. Des milliers d’artisans boulangers ont dû mettre la clé sous la porte ; beaucoup luttent toujours pour rétablir leur situation financière. En un an, le prix du beurre a augmenté de 92 % pour atteindre 8 180 euros la tonne en septembre 2024. Pour maintenir leur marge ou simplement rester à l’équilibre, les artisans boulangers n’ont par conséquent d’autre choix que d’augmenter leur prix, ce qui pèse sur leur attractivité. À cela s’ajoute la concurrence de certaines chaînes qui, grâce à des économies d’échelle, peuvent pratiquer des prix plus avantageux et attirer de nouveaux clients. Une troisième raison est d’ordre social et culturel : le manque d’attractivité du métier. Le pain a beau être au cœur des pratiques alimentaires de la culture française, au point d’être inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO, les artisans boulangers ont du mal à recruter et fidéliser leurs employés, en raison notamment de la faiblesse des salaires et de la pénibilité des tâches à accomplir. Les statistiques montrent que de nombreux apprentis ou repreneurs jettent l’éponge au bout de quelques années, voire quelques mois. Il souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement compte mettre en place pour aider les artisans boulangers à traverser les difficultés structurelles et conjoncturelles qui frappent leur profession.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2905</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement porte une attention particulière aux artisans-boulangers dont le savoir-faire fait la fierté de la France. Dans l’ensemble, le secteur de la boulangerie-pâtisserie artisanale se porte bien, avec des indicateurs qui repassent au vert après une sortie de crise sanitaire difficile (le résultat net moyen augmente de 9 % en 2024 par rapport à 2023). La fréquentation des établissements, le ticket moyen et le résultat net moyen des boulangeries-pâtisseries sont en hausse. Cela témoigne, d’une part, de la capacité de résilience de la boulangerie-pâtisserie française, qui a su s’adapter à un contexte économique difficile et, d’autre part, de l’attachement des Français à leur boulanger et plus largement au savoir-faire artisanal. Selon l’étude CSA-CGAD de septembre 2024, les Français sont d’ailleurs près de 90 % à avoir une bonne image de leur boulanger, qui apparaît systématiquement comme le commerçant qu’il est important d’avoir près de chez soi. C’est pourquoi le Gouvernement reste particulièrement vigilant sur tout élément susceptible de perturber cette dynamique, notamment sur la hausse du prix des matières premières (en particulier s’agissant du beurre), sur les coûts de l’énergie pour les entreprises et sur les aides à l’apprentissage. Le Gouvernement a, depuis 2018, développé une politique ambitieuse de soutien à l’apprentissage. Cette politique volontariste a porté et continue de porter ses fruits puisque que nous sommes passé de près de 440 000 contrats d’apprentissage au 31 décembre 2018 à plus de 1 million fin 2023, dont plus de 40 000 dans le secteur de l’artisanat-alimentation et 30 000 dans le secteur de l’hôtellerie-restauration. Le nombre d’apprentis tous secteurs confondus a donc été multiplié par 2,3 en seulement 5 ans. En 2025, le Gouvernement a souhaité, compte tenu des contraintes budgétaires, concentrer les aides au recrutement d’un apprenti sur les entreprises qui en ont le plus besoin. Ainsi, pour les entreprises artisanales, dontle recours aux apprentis est particulièrement important, l’aide est passée de 6 000€ à 5 000 €. En revanche, elle a été fortement réduite pour les entreprises de plus de 250 salariés, passant à 2 000 € par contrat. Concernant les prix de l’énergie, une très grande partie des boulangeries-pâtisseries sont éligibles aux taux réduits de taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité (TICFE). Le Gouvernement encourage donc les professionnels à adresser l’attestation ad hoc à leur fournisseur d’électricité pour bénéficier de cet avantage. Par ailleurs, en cas de litige avec un fournisseur d’énergie, les TPE et PME peuvent respectivement saisir le médiateur national de l’énergie et le médiateur des entreprises pour le résoudre. La saisine du médiateur national de l’énergie se fait en déclarant directement votre litige en ligne avec SOLLEN ou par courrier et celle du médiateur des entreprises s’effectue via un formulaire « démarches simplifiées ». Enfin, le gouvernement lancera, au mois de mai, des Assises de la Restauration et des Métiers de Bouche afin d’élaborer un plan d’action permettant de répondre aux défis majeurs rencontrés par ces secteurs : pénurie de main-d’œuvre, transitions écologique et numérique, disparition des commerces de proximité, modification des habitudes de consommation des ménages, …]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4135</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2906</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, PME, économie sociale et solidaire</ministreJO><Objet>Soutien au commerce de proximité face au e-commerce</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4135. — 18 février 2025. — M. Bertrand Sorre appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire, sur la menace du commerce électronique et la déprise commerciale du commerce de proximité. Alerté par ses collègues élus de collectivités locales rurales et par des commerçants eux-mêmes, il ne peut que constater les difficultés pour maintenir les magasins de détail et de proximité, espaces où s’échangent les biens mais où s’entretient aussi le lien social. Dans le même temps, le commerce électronique gagne des parts de marché, ouvrant grandes les portes du marché économique français, inondé de produits importés en provenance d’usines lointaines d’Asie ou d’Amérique. Les évolutions des attentes et des comportements des consommateurs sont telles qu’elles imposent d’adapter les petits commerces au numérique et de rééquilibrer le contexte concurrentiel entre les sites marchands et plates-formes électroniques et les magasins de détail et de proximité. Les leviers sont tant liés à la sensibilisation de tous sur l’impact des choix en tant que consommateurs, qu’à la fiscalité, l’aide à l’adaptation et le soutien financier aux commerces locaux. Aussi, il souhaiterait connaître les mesures envisagées pour le soutien au commerce de proximité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2906</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement, qui est pleinement conscient de l’importance des commerces de détail et de proximité pour la vitalité économique des territoires et le lien social, porte un intérêt tout particulier à la redynamisation des commerces. Pour ce faire, des mesures de soutien aux acteurs de l’économie de proximité, pour lutter contre la déprise commerciale et permettre la reprise d’activité, ont été mises en place. Parmi ces initiatives figurent le plan de transformation des zones commerciales (PTZC), lancé en 2023, qui a été doté de 32 millions d’euros, et le fonds de restructuration des locaux d’activité (FRLA), créé en 2021, qui a financé 400 opérations pour un montant total de 102 millions d’euros. Aussi, les programmes Action cœur de ville (ACV) et Petite ville de demain (PVD) visent à renforcer la dynamique des villes moyennes et petites communes (le bilan respectif de ces deux programmes est de 245 villes accompagnées et de 5 milliards d’euros investis pour ACV 2, et de près de 1 600 communes labélisées PVD pour un montant alloué de 3 milliards d’euros). Le dispositif de soutien au commerce rural est le témoin d’une attention particulière portée aux commerces en ruralité. Il a été doté de 16,5 millions d’euros pour la période 2023-2024. Ce programme a permis de soutenir près de 600 projets, notamment des commerces de proximité tels que des épiceries et des boulangeries, dans 88 départements. Une priorité est la lutte contre la vacance commerciale. Ce phénomène n’est pas inquiétant lorsqu’il répond au renouvellement de l’offre commerciale, significative du dynamisme d’un territoire et de son adaptation aux nouveaux modes de consommation. Cela étant, l’inquiétude des pouvoirs publics émane de la persistance de la vacance commerciale au sein des petites et moyennes villes. Elle en affaiblit la vitalité économique, en conférant une sensation de perte de vitesse et parfois d’abandon de zones autrefois commerçantes et dynamiques. Un évènement sur le commerce de centre-ville pourrait d’ailleurs se tenir dans les semaines à venir. Ce moment d’échange permettrait d’aborder divers enjeux liés à cette thématique et d’explorer des pistes de réflexion. Par ailleurs, le Conseil national du commerce (CNC) envisage, à horizon 2025, de recueillir des retours divers sur la question de la vacance commerciale, et ce dans le but d’alimenter une réflexion globale sur le sujet. Des mesures fiscales et de soutien à l’implantation de nouveaux commerces, comme la réforme des zones de revitalisation rurale (ZRR) intervenue le 31 décembre 2024, remplacées par les zones « France Ruralités Revitalisation » (FRR), offrent aux entreprises qui s’y implantent des exonérations fiscales et sociales. Ce dispositif contribue directement à accroître l’attractivité de ces zones pour attirer de nouveaux commerces, favorisant le développement économique local et, ainsi, la création de bassins d’emploi. En parallèle, la taxe sur les friches commerciales (TFC) permet de lutter contre la vacance commerciale, en incitant à la rotation des locaux vacants. Un dernier axe de la politique de soutien du Gouvernement tient à la formation aux outils du numérique, notamment s’agissant des petits commerces. Vous pointez très justement la nécessité d’adapter les commerces de proximité aux nouvelles attentes des consommateurs, et donc en partie au monde numérique. Le programme « France Numérique », avec son catalogue de formations adaptées, vient compléter ces efforts au moyen d’une digitalisation progressive – réduisant ainsi les coûts d’investissement pour les commerçants, et ce dans le cadre d’un accompagnement dédié. Le commerce physique et le commerce électronique ne s’opposent pas : il se complètent. Lorsqu’ils sont bien intégrés, ces deux canaux de distribution permettent aux entreprises de tirer parti des atouts de chaque canal. Le commerce électronique constitue un moyen pour les petits commerces de se développer en proposant une offre de vente en ligne, assortie d’un système de livraison ou de collecte en magasin. Le Gouvernement est particulièrement attentif aux mutations à l’échelle du commerce en ligne ainsi qu’aux conséquences que ces dernières pourraient avoir pour les commerçants français. En septembre dernier, nous avons défendu la signature d’un non-papier allemand en Conseil européen relatif au commerce électronique et aux défis posés par l’émergence de nouveaux acteurs sur ce marché – notamment pour le secteur de l’habillement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3536</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2907</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eléonore Caroit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur et Français de l’étranger</ministreJO><Objet>Garantir l’accès à la langue française aux enfants français établis à l’étranger</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3536. — 28 janvier 2025. — Mme Eléonore Caroit appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et des Français de l’étranger, sur la nécessité de maintenir le programme Passe enfant langue française (PELF). Le programme PELF, initié par le ministère de l’Europe et des affaires étrangères à la suite d’une demande présidentielle, a pour objectif de permettre gratuitement à des enfants français résidant à l’étranger, n’ayant pas accès à l’apprentissage de la langue française, de recréer un lien avec le français. Ce dispositif, en développement depuis 2024, est actuellement en phase d’expérimentation dans 14 pays. Il offre aux enfants âgés de 6 à 11 ans, de nationalité française, 20 heures de cours sur trois mois, en ligne ou en groupe. Cette initiative constitue un excellent outil pour préserver et élargir l’influence de la francophonie au-delà des frontières. Ce dispositif permet également de garantir l’apprentissage de la langue française pour les compatriotes à l’étranger ainsi que de jouer un rôle diplomatique en renforçant les liens entre la France et les communautés francophones qui, bien souvent, ont une implantation profonde et durable dans les pays où elles résident. Au cours de ses nombreux déplacements en circonscription (Amérique latine et Caraïbes), Mme la députée a pu constater le succès du programme PELF, très prisé des familles installées à l’étranger de longue date. Cet engouement lui a été confirmé par l’ensemble des postes diplomatiques de sa circonscription, où le dispositif a été déployé. Au regard du contexte budgétaire actuel, Mme la députée craint que le programme PELF ne soit pas reconduit. Elle souhaite demander à M. le ministre qu’une étude d’évaluation des résultats du programme PELF soit menée avant qu’il ne soit statué sur la reconduction du dispositif. Dans le cas où le programme PELF ne serait pas reconduit, elle lui demande quelles seraient les mesures mises en place par le ministère pour pallier cette absence.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2907</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre du lancement de l’expérimentation du Pass enfant langue française (PELF), 16 pays (Afrique du Sud, Argentine, Australie, Autriche, Brésil, Chine, Colombie, Equateur, Grèce, Hong-Kong, Inde, Japon, Mexique, Nouvelle-Zélande, Thaïlande et Turquie) se sont portés volontaires pour mettre en œuvre ce dispositif, qui consiste en une initiation gratuite en ligne de 20 heures à la langue française pour des enfants âgés de 6 à 11 ans, inscrits au registre consulaire, non scolarisés dans un établissement d’enseignement français. L’objectif du PELF est de « renouer » avec la langue française pour des enfants jusqu’alors éloignés de toute structure la leur proposant (EFE, bilingue ou FLAM), et de constituer une passerelle soit vers une continuation de ces cours sur la base des groupes déjà constitués, mais sans la gratuité, soit vers un dispositif de type FLAM (français langue maternelle). Le PELF favorise la mise en relation des parents, qui pourraient par la suite créer une association FLAM avec l’appui de l’Institut ou de l’Alliance française, de la fédération FLAM Monde et de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). L’expérimentation du PELF a été lancée à l’automne 2024. Sa mise en œuvre s’échelonnera jusqu’à l’été 2025 (hémisphère Sud). Dès le printemps 2025, le ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) procédera à l’évaluation du dispositif en vue de décider de son avenir. Pour rappel, le réseau des associations FLAM fait l’objet d’un soutien financier conséquent du MEAE (800 000 euros en 2024) destiné à des associations proposant des activités en français dans un cadre extrascolaire, à des enfants et adolescents français de 3 à 18 ans résidant à l’étranger et scolarisés dans une autre langue que le français. En 2024, le réseau FLAM comprend 147 associations actives à but non lucratif, réparties dans 37 pays.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3179</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2908</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Pantel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Tarification des droits SACEM pour les petites associations rurales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3179. — 14 janvier 2025. — Mme Sophie Pantel rappelle à Mme la ministre de la culture que nombre de petites associations rurales, notamment dans le département de la Lozère, sont lourdement handicapées dans le développement de leurs activités culturelles par les droits SACEM dont ils doivent s’acquitter arbitrairement quand ils proposent aux habitants de leurs petites communes des animations pouvant relever de la législation sur les droits d’auteur. Les grilles de tarification utilisées par la SACEM semblent pénaliser lourdement ces petites structures culturelles ne fonctionnant qu’avec de très petits budgets, souvent heureusement soutenus par les petites collectivités locales, dont les moyens restent limités. Plusieurs associations ont dû renoncer à leurs activités culturelles dans ce contexte, voire même pour certaines mettre fin à leur existence. Connaissant l’attachement déclaré de Mme la ministre à une juste répartition des efforts à faire en faveur de la médiation culturelle en milieu rural, Mme la députée lui demande en premier lieu s’il ne paraîtrait pas opportun de confier à l’inspection générale des affaires culturelles, placée sous le contrôle du ministère, une mission d’inspection, de contrôle et de médiation auprès de la SACEM, pour évaluer ses pratiques et lui suggérer d’adapter sa politique de tarification des droits d’auteur aux réalités des petites associations travaillant dans l’hyper-ruralité. À défaut, Mme la députée demande à Mme la ministre d’intervenir en ce sens par ses représentants à la Commission de contrôle des organismes de gestion des droits d’auteur et des droits voisins, hébergée à la Cour des comptes. En outre, elle lui demande de suggérer à la SACEM d’adapter ses dispositions statutaires en liaison avec les services du ministère de la culture concernés et de faire évoluer sa tarification. L’accès à la culture est l’élément d’attractivité pour les territoires de montagne mais aussi l’élément de cohésion nationale qui fait défaut aujourd’hui au pays. Elle lui demande sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2908</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le développement de l’offre culturelle en milieu rural constitue un axe majeur de la politique du ministère de la Culture et une de ses priorités. Dans la continuité du plan d’action interministériel « France Ruralité » de juin 2023 et de la concertation nationale sur la vie culturelle dans les territoires ruraux, dénommée « le Printemps de la ruralité », lancée en janvier 2024, le ministère de la Culture a présenté le 11 juillet 2024 le « Plan culture et ruralité ». Ce plan, composé de 23 mesures regroupées au sein de quatre axes principaux – valoriser, soutenir, faire circuler et accompagner – constitue une réponse ambitieuse et concrète aux enjeux identifiés par la concertation avec les habitants, les élus locaux et les acteurs culturels et associatifs en zone rurale. Le ministère s’est appuyé sur l’Inspection générale des affaires culturelles (IGAC) en lui confiant différentes missions d’évaluation pour approfondir la réflexion et se doter d’une vision globale pour la redynamisation de territoires ruraux. C’est à ce titre, par exemple, qu’une mission d’évaluation sur l’action du ministère en direction des habitants des territoires ruraux a pu lui être confiée. S’agissant, plus particulièrement, de la question de la tarification des droits par la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM) auprès des associations des territoires ruraux, plusieurs éléments doivent être mentionnés. De manière générale, les rémunérations versées aux auteurs ne constituent pas une taxe ou une redevance de nature fiscale et les organismes de gestion collective (OGC), chargés de percevoir ces rémunérations, comme la SACEM, constituent des entités de droit privé et non pas des établissements placés sous la tutelle du ministère. Son action à l’égard des OGC se limite, en application du code de la propriété intellectuelle, à un examen de conformité légal de leurs statuts, de leur règlement général et de leur politique générale de répartition des sommes dues aux titulaires de droits. En dehors de cet examen légal, il n’appartient pas au ministère de s’immiscer dans une relation contractuelle de droit privé et de se prononcer sur le caractère approprié des montants de rémunération fixés dans ce contexte. Compte-tenu de la délimitation des missions de l’IGAC, sa mobilisation sur cette question n’a donc pas été envisagée. De même, s’agissant de la Commission de contrôle des organismes de gestion collective des droits d’auteur et des droits voisins, indépendante du ministère, l’article L. 327-1 du code de la propriété intellectuelle lui attribue certes une mission de médiation, mais uniquement dans les litiges entre les OGC et les prestataires de services en ligne ou les titulaires de droits. Cette procédure ne saurait donc trouver application dans l’hypothèse d’un litige entre un OGC, tel que la SACEM, et des utilisateurs, tels que les associations rurales. Le ministère de la culture demeure néanmoins attentif à ce que les OGC prennent en compte les préoccupations exprimées par les utilisateurs, notamment au regard de considérations tenant à leur modèle économique. C’est ainsi qu’il encourage le maintien d’un dialogue constructif entre les parties prenantes. Des avancées ont pu être enregistrées en ce sens et se sont traduites par la conclusion d’accords de partenariats entre la SACEM et les représentants des fédérations associatives, dont notamment la Fédération nationale des comités et organisateurs de festivités (FNCOF). Ces accords, négociés sur les tarifs et procédures administratives, donnent lieu à des échanges à l’occasion desquels les fédérations peuvent faire valoir les intérêts de leurs adhérents afin que la SACEM tienne compte de leurs attentes. Les comités des fêtes qui adhérent à l’une des fédérations signataires d’un accord peuvent, notamment en zone rurale, bénéficier de tarifs préférentiels et de remises supplémentaires grâce à la centralisation des déclarations des séances au forfait (jusqu’à 39,2 % selon la FNCOF).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3238</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2909</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Ajustements du dispositif « Pass Culture »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3238. — 21 janvier 2025. — Mme Maud Petit attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur les conclusions du rapport réalisé par la Cour des comptes au sujet du Pass culture, conclusions publiées le 17 décembre 2024. En tant que membre de la commission des affaires culturelles, elle a soutenu cette initiative dont l’objectif est de démocratiser l’accès à toutes les formes de culture auprès des jeunes. Elle se félicite donc de voir qu’aujourd’hui une majorité d’entre eux (84 %) utilise le Pass pour accéder à des offres culturelles et notamment des livres (entre 42 et 55 % du montant du Pass selon les trimestres). Néanmoins, elle s’interroge sur la démocratisation du dispositif. En effet, elle constate que de très nombreux jeunes qui ne se sont pas encore appropriés le Pass culture sont issus des milieux les moins familiers aux pratiques culturelles et à leur diversité. Elle l’interroge donc afin de savoir quelles dispositions elle envisageait de prendre pour permettre à cette catégorie d’usagers de pouvoir s’emparer du dispositif. Elle s’inquiète également de certaines dérives, révélées dans le rapport de la Cour des comptes. Elle s’étonne, par exemple, que certaines offres, n’ayant qu’un rapport éloigné avec la culture, soient éligibles au Pass. Elle se demande comment, dans le cadre de ce dispositif, 16 millions d’euros ont pu être dépensés pour des activités d’«  escape game  ». Elle souhaite avoir des précisions sur cette dérive et connaître les réflexions de Mme la ministre pour y mettre fin. Enfin, dans son rapport, la Cour des comptes recommande un « recadrage budgétaire » du dispositif. Elle souhaite, en conséquence, savoir si elle envisage de diminuer la dotation du Pass culture ou si elle envisage plutôt de le réserver aux jeunes les plus modestes, selon les conditions de ressources des parents.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2909</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le pass Culture, dès sa création et surtout lors de sa généralisation en mai 2021, visait un double objectif : aller chercher les jeunes les plus éloignés de l’offre culturelle et leur proposer de diversifier leurs pratiques culturelles en allant, grâce à l’application, vers des offres qu’ils ne connaissaient probablement pas. Il s’agit donc de répondre à une double ambition de démocratisation de l’accès à la culture et de diversification des pratiques des jeunes. Le taux de couverture de la part individuelle est de 84 % de la population à 18 ans, et parmi eux la part d’utilisateurs résidant en quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) est de 8 %, et 30 % en zone rurale. Comme le souligne le rapport de la Cour des Comptes, il s’agit de proportions cohérentes avec les populations de jeunes résidant dans ces zones. Le taux d’utilisation des crédits par les utilisateurs en QPV est même supérieur à la moyenne nationale (87 % contre 82 %). On peut donc bien affirmer que le pass Culture parvient à offrir un accès équitable à la culture pour les jeunes, en particulier issus de milieux éloignés des pratiques culturelles. Ne sont pas éligibles au pass Culture les offres d’escape games qui ne constituent pas des dispositifs de médiation pour des contenus artistiques et patrimoniaux relevant des périmètres stricts d’éligibilité définis par l’arrêté. Une interprétation très ouverte de ces périmètres a généré le référencement d’un peu plus de 500 acteurs proposant à titre exclusif ou principal des jeux d’évasion non éligibles. Une procédure est en cours pour retirer ces propositions, dans le respect des règles de droit applicables, notamment en respectant les préavis qui s’imposent. À ce jour, sont déjà effectives les mesures suivantes : rejet systématique des nouvelles offres d’escape games créées depuis septembre 2024 (une quarantaine), et rejet des demandes de référencement des nouvelles structures proposant des jeux d’évasion à titre exclusif et principal. En outre, la société par actions simplifiée (SAS) pass Culture opère en continu des contrôles de conformité sur les offres publiées : système automatisé de remontées d’information par mots-clés, vérification manuelle d’offres ainsi identifiées ou relevant de secteurs sensibles (offres ludiques par exemple). Les propositions dont la conformité n’est pas établie sont soumises à un comité auquel participe le ministère de la culture. Toutefois, un contrôle manuel systématique des quelque 206 millions d’offres disponibles sur la plateforme n’est pas réaliste : on ne peut exclure formellement tout risque de publication d’offres non éligibles, mais tous les moyens sont mis en œuvre pour les identifier et réagir le plus rapidement possible. La réforme de la part individuelle du pass Culture est entée en vigueur le 1er mars. Malgré le contexte budgétaire contraint, elle porte un effort particulier vers les jeunes issus de milieux défavorisés grâce à une dotation supplémentaire de 50 euros, le « Coup de Pouce Culture ». Ce crédit supplémentaire sera attribué sous conditions de ressources, ainsi qu’aux jeunes en situation de handicap.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3617</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2910</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Humbert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Contraintes techniques imposées par l’architecte des Bâtiments de France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3617. — 28 janvier 2025. — M. Sébastien Humbert attire l’attention de M. le ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation sur les contraintes techniques imposées par l’architecte des Bâtiments de France qui rentrent parfois en contradiction avec les objectifs de réhabilitation du bâti dégradé préexistant. Effectivement, pour mettre en compatibilité leurs politiques locales avec les objectifs de la loi « ZAN », les élus locaux souhaitent s’atteler à rénover le bâti existant, parfois à l’abandon et en très mauvais état. Or, à l’occasion de la mise en œuvre de ces projets, l’architecte des Bâtiments de France s’avère souvent un point bloquant à l’origine de nombreuses tracasseries qui conduisent parfois même à l’abandon des projets de réhabilitation urbaine. Dès lors, s’il n’est pas ici question de remettre en cause l’existence et le bien-fondé de l’architecte des Bâtiments de France, M. le député suggère que certaines règlementations soient assouplies, s’agissant notamment du profilé utilisé pour les menuiseries extérieures, le PVC et l’aluminium pouvant reproduire une apparence bois avec de meilleurs performances énergétiques. Ainsi, il souhaite connaître la stratégie qui va être mise en œuvre pour concilier les impératifs de préservation du patrimoine matériel avec les nécessités et les réalités du secteur du logement en France. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2910</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’architecte des Bâtiments de France (ABF) est chargé de veiller à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine et à la qualité du cadre de vie. En application du code du patrimoine, du code de l’urbanisme et du code de l’environnement, l’expertise de l’ABF est requise dans les sites protégés pour leur intérêt patrimonial ou paysager, tels que les abords de monuments historiques ou les sites patrimoniaux remarquables. En application des articles L. 621-32 et L. 632-2 du code du patrimoine, les travaux susceptibles de modifier l’aspect ou l’état des immeubles bâtis ou non bâtis situés respectivement en abords de monuments historiques et dans les sites patrimoniaux remarquables font l’objet d’une autorisation préalable soumise à l’accord (« avis conforme ») de l’ABF qui s’assure que le projet présenté s’insère harmonieusement dans son environnement. La préservation et la réhabilitation du bâti existant sont au cœur des missions des ABF qui mettent quotidiennement leurs compétences en la matière au service des porteurs de projets, particuliers ou collectivités. Pour les travaux de réhabilitation concernant l’amélioration de la performance énergétique des logements existants, le ministère de la culture travaille activement à permettre la conciliation des enjeux de la transition énergétique et de la protection du patrimoine, objectif qui est par ailleurs inscrit dans la « Feuille de route pour la Transition écologique de la Culture ». Au sein des sites patrimoniaux remarquables, les questions de revitalisation des centres anciens et de réhabilitation des logements font partie des enjeux prioritaires des collectivités territoriales qui choisissent de mettre en place ce dispositif, en partenariat avec les services de l’État. De manière générale, dans le cadre de l’instruction des demandes d’autorisation de travaux dans les sites patrimoniaux, l’ABF peut émettre des prescriptions en matière de matériaux au cas par cas, en fonction du dossier déposé et de son impact sur le site protégé concerné. Les matériaux traditionnels, renouvelables et respectueux du patrimoine et de l’environnement sont privilégiés. D’autres matériaux tels que le PVC (polychlorure de vinyle) peuvent être acceptés en abords de monuments historiques, mais sur des constructions dont l’intérêt patrimonial est faible ou dans le cas de bâtiments pas ou peu visibles avec ou depuis l’immeuble protégé au titre des monuments historiques. Dans les sites patrimoniaux remarquables, l’ABF s’assure également de la préservation du patrimoine en émettant, sur les projets de travaux, un avis fondé sur le règlement élaboré par la collectivité en lien avec les services de l’État et qui retranscrit notamment les objectifs de cette dernière en matière de restauration et de réhabilitation des logements anciens. En matière de conseils, les services patrimoniaux du ministère de la culture accompagnent les porteurs de projets sur ces questions en recommandant en particulier un diagnostic global dans les logements et immeubles anciens, plus représentatif des singularités de ces constructions. Les unités départementales de l’architecture et du patrimoine prodiguent des conseils en amont du dépôt des demandes d’autorisation de travaux et favorisent les solutions les plus adaptées à la conservation des qualités constructives et esthétiques des constructions. Les demandeurs peuvent aussi s’appuyer sur la documentation produite par le Centre de ressources pour la réhabilitation du bâti ancien. Enfin, un groupe de travail interministériel « Réhabilitation énergétique du bâti ancien » a été instauré avec le ministère chargé de l’environnement en juin 2022 dans le but de favoriser des solutions techniques respectueuses du bâti ancien et d’étudier notamment les modalités de chauffage. Le bon entretien et la mise aux normes d’habitabilité du bâti ancien concourent in fine à la préservation de ce patrimoine. Ils renforcent en outre l’attractivité des logements, l’une des clés de la revitalisation des centres anciens, sujet majeur qui fait l’objet des programmes interministériels « Action Cœur de ville » et « Petites Villes de demain ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3727</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2911</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Formations en musique, danse et art dramatique aux Antilles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3727. — 4 février 2025. — M. Max Mathiasin appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur les formations en musique, danse et art dramatique aux Antilles. Il existe, aux Antilles, quelques écoles de musique et de danse très dynamiques qui sensibilisent et forment à la musique, la danse et l’art dramatique et qui participent à différentes manifestations culturelles. Toutefois, la Guadeloupe et la Martinique souffrent de l’absence de conservatoire de musique, danse et art dramatique ou de conservatoire à rayonnement régional doté de parcs instrumentaux diversifiés pour former les jeunes désireux d’acquérir un haut niveau de pratique ou de devenir professionnels et pour offrir un programme ambitieux de concerts et de conférences à tous les publics. L’absence de conservatoire entraîne une inégalité d’accès à un certain niveau de pratique et une perte de chance pour tous ces passionnés de musique, de danse ou d’art dramatique. Il lui demande de dresser un état des lieux des formations en musique, danse et art dramatique et de présenter les perspectives de son ministère en faveur du développement des infrastructures d’enseignement artistique et des programmes spéciaux d’accompagnement des jeunes talents en Guadeloupe et en Martinique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2911</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la culture apporte les éléments relatifs à l’absence de conservatoire de musique, danse et art dramatique ou de conservatoire à rayonnement régional (CRR) aux Antilles. Respectivement pour la Guadeloupe puis la Martinique, l’état des lieux de l’offre et les perspectives sont présentés conformément à la demande. En Guadeloupe, outre une offre en lien avec le réseau d’éducation populaire, les pratiques d’enseignement artistique sont déployées au sein de structures publiques ou privées : en musique, les écoles de la ville de Basse-Terre, du Lamentin et la « Clé des arts » à Baie-Mahault ou encore Karukera Ballet, dont le partenariat avec le CRR de Paris a permis la validation des premier et second cycles en danse classique et contemporaine. L’engagement des collectivités reste nécessaire à la mise en place d’un établissement de droit public d’enseignements artistiques spécialisés, d’un Pôle régional des arts du spectacle, d’un schéma départemental des enseignements artistiques et d’un conservatoire pluridisciplinaire (porté par l’établissement public de coopération intercommunale Cap Excellence, à partir du centre culturel Sonis à échéance 2025). Par ailleurs, l’enjeu avec la collectivité régionale est de consolider l’école Format’Danse, habilitée par l’État à délivrer le diplôme d’enseignement supérieur du Diplôme d’État (DE) de danse, qui a permis la diplomation de pédagogues de Guadeloupe, Martinique et Guyane. Le développement de partenariats avec des établissements publics comme le conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP) en danse, ou l’école supérieure de théâtre de l’Union (ESTU), est une priorité afin de permettre à des jeunes de préparer les concours des écoles supérieures en théâtre. Le lycée Carnot de Pointe-à-Pitre porte une filière sciences et techniques du théâtre, de la musique et de la danse (S2TMD). La direction des affaires culturelles (DAC) de Guadeloupe préconise un état des lieux, en lien avec le conseil départemental, des formations en musique, danse ou d’art dramatique permettant la structuration du secteur. En Martinique, sont recensées et financées par la DAC trois écoles de musique, quatre écoles de danse, et la Maison du Bèlè, qui est un lieu ressource et d’enseignement des pratiques musico-chorégraphiques traditionnelles. L’art dramatique a fait l’objet d’une expérimentation concluante à la Scène Nationale, amenant un groupe de jeunes amateurs à un niveau équivalent de fin de second cycle en 2023. Le schéma départemental des enseignements artistiques n’a pas été mis en place : un réseau lacunaire d’écoles associatives ou privées se partage le territoire et dispense des enseignements de nature et de contenus très variés. Le Comité interministériel des Outre-Mer du 18 juillet 2023 prévoit que le ministère de la Culture accompagne la création d’un conservatoire au service des jeunes, qui puisse susciter des vocations dans les trois domaines des arts vivants (musique, danse et théâtre). L’aménagement du conservatoire est inscrit au contrat de convergence et de transformation 2024/2027, à hauteur de 7 millions d’euros. La livraison de premiers bâtiments dans l’enceinte du lycée Schoelcher en mars et juin 2025 devrait permettre l’ouverture de deux pôles à la rentrée 2025 : le pôle voix piloté par Monsieur Fabrice Di Falco et l’association Contres Courants (enseignements de 3ème cycle) et le pôle musiques de la Caraïbe dirigé, tout comme l’orchestre, par Monsieur Ronald Tulle. La Maison du Bèlè à Sainte-Marie verra également débuter les enseignements de 1er cycle en musiques et danses traditionnelles (Bèlè, haute-taille, quadrilles etc.). La création de la structure porteuse, le statut des enseignants et le plan de financement restent à définir.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4078</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2911</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Abaissement du seuil de franchise en base de TVA pour les auteurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4078. — 11 février 2025. — Mme Sophie Blanc alerte Mme la ministre de la culture sur les conséquences désastreuses que l’abaissement du seuil de franchise en base de TVA fera peser sur les auteurs français et, par extension, sur la vitalité de la littérature nationale. L’article 49.3 de la Constitution a une nouvelle fois été utilisé pour imposer, sans véritable débat parlementaire, une réforme lourde de conséquences : l’abaissement du seuil de franchise en base de TVA à 25 000 euros. Ce nivellement arbitraire efface d’un trait les spécificités des différentes professions, notamment celles des écrivains, qui bénéficiaient jusqu’alors d’une franchise plus élevée, fixée à 47 700 euros en 2024. Cette exception n’était pas un privilège, mais la reconnaissance d’une réalité économique bien particulière : celle d’une profession marquée par des revenus aléatoires, différés et souvent précaires. Derrière l’image romantique de l’auteur isolé dans sa tour d’ivoire, il y a une réalité économique implacable. Contrairement à d’autres professions indépendantes, l’écrivain ne perçoit pas de revenus immédiats pour son travail : il écrit parfois durant des mois, voire des années, sans toucher un centime, avant que son œuvre ne soit éditée et, si le succès le permet, exploitée sur plusieurs années sous forme de droits d’auteur fluctuants. Cette temporalité particulière rend l’imposition de la TVA d’autant plus problématique : elle contraindra de nombreux écrivains à gonfler artificiellement leurs tarifs pour absorber la taxe, au risque de dissuader éditeurs et lecteurs. Déjà précarisés, nombre d’auteurs verront leur situation s’aggraver. Selon la Société des gens de lettres (SGDL), 41 % des écrivains perçoivent un revenu annuel inférieur au SMIC et une grande partie d’entre eux exerce une autre activité pour subvenir à leurs besoins. Ce coup porté au monde littéraire n’est pas seulement une question de fiscalité. C’est une atteinte directe à la diversité culturelle et à la pérennité de la création littéraire en France. En affaiblissant les écrivains, c’est l’ensemble du secteur du livre qui vacille : les éditeurs verront leurs relations contractuelles complexifiées, les libraires seront confrontés à une offre éditoriale de plus en plus formatée et, in fine, les lecteurs eux-mêmes subiront un appauvrissement de l’offre littéraire. À l’heure où la littérature française doit se défendre contre l’hégémonie des grandes plateformes numériques et la standardisation de la production culturelle, le Gouvernement prend le parti inverse : non seulement il refuse de protéger ceux qui font vivre la langue et la culture françaises, mais il les fragilise davantage en alourdissant leur fardeau fiscal. Le Gouvernement a-t-il pleinement mesuré les effets délétères de cette réforme sur l’avenir du livre et de ses auteurs ? Elle lui demande donc les mesures qu’elle entende prendre pour préserver l’exception littéraire française et garantir que la réforme de la TVA ne soit pas, pour nombre d’écrivains, le dernier chapitre d’une carrière déjà difficile.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2912</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 32 de la loi de finances pour 2025 a introduit un seuil unique de franchise en base de TVA pour l’ensemble des professionnels (dont les artistes-auteurs) fixé à 25 000 euros de chiffre d’affaires à partir du 1er mars 2025. Le ministère de la culture, conscient des potentielles conséquences négatives de cette mesure pour les artistes-auteurs, s’est pleinement mobilisé auprès de ses interlocuteurs du ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, pour obtenir la suspension de cette mesure pour les artistes-auteurs. Après concertation avec les principales organisations représentatives des professions concernées par la réforme, le ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique a prolongé la suspension de cette mesure jusqu’au 1er juin 2025 pour l’ensemble des professionnels, dont les auteurs. Cette suspension doit permettre de poursuivre l’instruction du sujet conjointement avec les professionnels et les parlementaires et de proposer des adaptations satisfaisantes pour tous. Par conséquent, jusqu’au 1er juin 2025, s’appliquent les dispositions précédentes, qui prévoyaient deux seuils de franchise de TVA pour les artistes-auteurs : un seuil fixé à 50 000 euros pour leurs droits d’auteur et ventes d’œuvres, et un seuil fixé à 35 000 euros pour leurs autres opérations. Le ministère de la culture travaille conjointement avec le ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique afin d’assurer que les règles futures applicables aux artistes-auteurs en matière de franchise de TVA soient pleinement adaptées à leurs spécificités, que cela soit assuré par le rehaussement du seuil unique de la franchise ou par un retour durable à l’état antérieur du droit.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4140</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2912</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Aviragnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Situation de l’accès des jeunes à la culture et à l’éducation aux médias</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4140. — 18 février 2025. — M. Joël Aviragnet attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la situation de l’accès des jeunes à la culture et à l’éducation aux médias. Le gel du budget de la part collective du pass culture à 50 millions d’euros pour 2025 et la suspension des entrées en mission de service civique à compter du 1er février 2025 menacent gravement l’accès des jeunes à la culture, à l’éducation aux médias et à l’engagement associatif. Le pass culture permet aux établissements scolaires de financer des interventions essentielles sur l’éducation aux médias et à l’information, contribuant ainsi à la lutte contre la désinformation. La réduction de son budget entraînera l’annulation de nombreux projets, fragilisant également les journalistes pigistes impliqués dans ces actions. De même, la suspension du service civique met en péril des missions d’intérêt général portées par les associations, notamment dans les écoles, médiathèques et centres sociaux, affectant directement le tissu associatif local et le maillage de la vie citoyenne. Dans un contexte où la lutte contre la désinformation est un enjeu démocratique majeur, ces décisions risquent de priver les territoires d’outils indispensables à la formation des citoyens de demain. Aussi, il lui demande si elle peut préciser quelles garanties elle entend apporter pour assurer le financement de l’éducation aux médias et du tissu associatif, ainsi que le maintien et le développement du service civique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2913</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le pass Culture se déploie sur deux actions, complémentaires à la fois dans leurs modalités d’application et dans leur calendrier d’usage : la part collective et la part individuelle. Si le ministère de la culture finance les frais de fonctionnement de la société chargée de la gestion et de l’organisation de ces deux parts (la SAS pass Culture) ainsi que les coûts associés à la part individuelle, ce sont en revanche le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, avec le ministère de l’agriculture et celui des armées, qui supportent la charge de la part collective et pilotent son usage. Ainsi, la décision d’un gel du budget de la part collective à 50 millions d’euros pour les établissements relevant de l’éducation nationale pour cette fin d’année scolaire 2024-2025 n’est-elle pas du ressort du ministère de la culture, même si un regard attentif est porté sur les enjeux de la mobilisation de cette part collective. De la même façon, le développement du service civique relève d’un autre périmètre ministériel. Si les enjeux en matière d’éducation aux médias et à l’information sont évidemment portés par le ministère de la culture dans tous les cadres d’échanges et de dialogue interministériels, le ministère ne peut s’engager seul sur des objets de politique publique ne relevant pas de son périmètre. Il reste que le ministère de la culture soutient, depuis dix ans, les acteurs de l’éducation aux médias et à l’information, qu’il s’agisse de professionnels de l’information, d’acteurs de l’éducation populaire ou, plus largement, d’acteurs associatifs et de réseaux de lecture publique. Au niveau national, le ministère accompagne le développement d’outils, de ressources, de formations permettant de qualifier l’ensemble des réseaux d’acteurs. De leur côté, les directions régionales des affaires culturelles soutiennent des projets territoriaux comme des résidences de journalistes ou des interventions en milieu scolaire comme dans le temps périscolaire et extrascolaire ; elles s’investissent également auprès des publics sous main de justice ou accueillis dans des établissements relevant du secteur médico-social. Le ministère poursuivra en 2025 l’ensemble de ces actions, avec l’objectif d’apporter au plus grand nombre des concitoyens les clefs de compréhension qui leur permettront d’agir en citoyens vigilants et responsables dans des univers informationnels et numériques de plus en plus complexes et polarisés. Il maintiendra au niveau national son soutien à l’ensemble des associations qu’il accompagne pour leur action structurante dans ce domaine.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4249</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2913</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Auguste Evrard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Sauver le château de Westhove</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4249. — 18 février 2025. — M. Auguste Evrard alerte Mme la ministre de la culture sur la situation du château de Westhove, situé à Blendecques dans le Pas-de-Calais et inscrit aux monuments historiques depuis 2011. Ce bâtiment, érigé en 1905, se trouve aujourd’hui dans un état de délabrement avancé. La municipalité a pris un arrêté le 20 décembre 2024 pour interdire l’accès au site en raison de son instabilité et du danger imminent qu’il représente pour le public. Malgré ces mesures, les intrusions et les dégradations persistent et la démolition du château semble désormais inéluctable, faute de projet de rénovation et de réhabilitation viable. En 2022, un projet de sauvetage porté par l’entreprise Manualis spécialisée dans la restauration du patrimoine avait pu émerger, avant d’être abandonné deux ans plus tard du fait notamment des contraintes imposées par les services des bâtiments de France. Depuis, les initiatives pour trouver une solution durable n’ont pas abouti. Cette situation témoigne de la difficulté à concilier préservation du patrimoine et réalités financières et administratives, même pour des bâtiments protégés par leur inscription au titre des monuments historiques. Il lui demande donc quelles mesures concrètes elle envisage pour éviter la disparition du château de Westhove et, plus largement, pour soutenir efficacement les collectivités locales et les acteurs privés dans la mission de sauvegarde des monuments historiques en péril.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2913</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la culture poursuit une politique volontariste de soutien en faveur de la conservation du patrimoine, qui passe à la fois par sa protection au titre des monuments historiques et par l’entretien et la restauration des monuments. Les propriétaires de biens classés ou inscrits au titre des monuments historiques peuvent, en effet, sous certaines conditions, bénéficier de subventions octroyées par le ministère de la culture pour leur conservation. Les crédits consacrés à l’entretien et à la restauration des monuments historiques appartenant à des collectivités locales ou à des propriétaires privés sont en constante augmentation depuis 3 ans et ont représenté, en 2024, 190 millions d’euros en autorisations d’engagement et 176 millions d’euros en crédits de paiement. Le château de Westhove, à Blendecques (Pas-de-Calais), a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 16 décembre 2011. Le propriétaire actuel a acquis le château en 2022 et a souhaité y effectuer des travaux de restauration. Conformément à l’article L. 621-27 du code du patrimoine, les travaux envisagés sur un édifice inscrit au titre des monuments historiques sont soumis à permis de construire, délivré après accord du préfet de région. Il est vivement recommandé au propriétaire de l’immeuble inscrit désireux d’effectuer des travaux de prendre au plus tôt l’attache de la direction régionale des affaires culturelles (DRAC), pour préparer son projet en concertation, avant de déposer une demande de permis de construire formelle. Un défaut de concertation préalable risque de conduire à un refus d’accord au projet et à priver le propriétaire d’un accompagnement financier, si les travaux s’avéraient dommageables à l’intérêt d’art et d’histoire qui a présidé à la protection. Ces éléments ont été portés à la connaissance du propriétaire du château de Westhove et la DRAC Hauts-de-France reste dans l’attente d’un dépôt de projet. À la fin de l’année 2024, les services de la DRAC Hauts-de-France ont également été sollicités par la commune, s’inquiétant de désordres sur l’édifice. La DRAC a préconisé la mise en place d’une sécurisation, laquelle pourra faire éventuellement l’objet d’un accompagnement financier. Il est toutefois rappelé que le propriétaire a la responsabilité de la conservation du monument historique qui lui appartient et que, à la différence des immeubles classés, le préfet de région ne peut mettre en demeure le propriétaire d’un immeuble inscrit d’effectuer les travaux de stricte conservation nécessaire, sous peine d’un engagement par l’État des travaux d’office, au financement desquels le propriétaire est appelé à contribuer.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4300</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2914</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Lutte contre le piratage des oeuvres culturelles grâce à l’IA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4300. — 18 février 2025. — Mme Sophie Blanc interroge Mme la ministre de la culture sur sur les mesures envisagées pour lutter de manière efficace et innovante contre le piratage des oeuvres culturelles en France. Cette problématique, bien que persistante depuis plusieurs années, prend une ampleur préoccupante avec l’évolution rapide des technologies numériques et l’essor des plateformes illégales. Le Japon, acteur clé de l’industrie culturelle mondiale grâce à son expertise dans les mangas et l’animation, a, en avril 2024, déployé des systèmes basés sur l’intelligence artificielle pour identifier et traquer les contenus piratés en ligne. Selon une enquête de l’Agence japonaise des affaires culturelles, présentée en 2023, le piratage des mangas a entraîné une perte estimée à environ 2,4 milliards de dollars pour l’industrie japonaise entre 2021 et 2022. Cette situation a été aggravée par une prolifération rapide des sites illégaux de téléchargement et de streaming, qui génèrent plus de 100 millions de visites mensuelles à l’échelle mondiale. L’agence japonaise a proposé de s’appuyer sur l’intelligence artificielle (IA) pour automatiser la détection des contenus piratés en ligne. Ce projet s’inspire de l’approche adoptée par la Corée du Sud, qui utilise également l’IA pour protéger ses industries culturelles, notamment dans le domaine de la musique et des Kdramas, ce qui a eu comme conséquences de renforcer la compétitivité de son industrie audiovisuelle et musicale, fortement exportée à l’international. L’initiative japonaise inclut le développement d’un système capable de détecter les images et textes illicites sur les sites pirates, avec un budget initial de 300 millions de yens (environ 1,9 million d’euros). En parallèle, la stratégie « Cool Japan », adoptée en 2022, vise à stimuler l’exportation des biens culturels, notamment les mangas et animés, qui représentent une part importante des revenus culturels japonais. En Europe, des initiatives commencent à émerger. En Allemagne, des systèmes d’IA sont testés pour lutter contre la distribution illégale de musique et de films sur les plateformes de streaming. Au Royaume-Uni, des outils similaires sont intégrés dans les programmes de protection des droits d’auteur, en particulier dans le domaine de l’audiovisuel. En France, le piratage des oeuvres culturelles reste un problème majeur. D’après le rapport annuel de l’ARCOM publié en décembre 2022, environ 10 millions de Français accèdent régulièrement à des contenus illégaux, qu’il s’agisse de films, de séries, de livres numériques ou de musiques. Cette pratique a des conséquences économiques et culturelles graves. Elle fragilise les artistes et les producteurs, réduit les investissements dans la création et menace des secteurs stratégiques comme l’édition de mangas, qui connaît une croissance importante en France mais est particulièrement touchée par le piratage numérique. En France, la lutte contre le piratage repose aujourd’hui sur des moyens essentiellement réactifs, tels que les signalements manuels et les actions judiciaires. Bien que nécessaires, ces outils montrent leurs limites face à l’ampleur et à la complexité du problème. Dans un contexte où les technologies utilisées par les pirates évoluent rapidement, il devient impératif que la France adopte une approche plus proactive et s’appuie sur les innovations technologiques, notamment l’intelligence artificielle. L’IA offre des perspectives prometteuses dans la lutte contre le piratage. Ses capacités d’analyse rapide et de traitement massif des données permettent de détecter efficacement les contenus illicites sur les plateformes de streaming et les réseaux sociaux. En France, certaines start-ups, telles que ContentArmor et LeakID, ont déjà développé des solutions innovantes dans ce domaine, mais leur adoption à grande échelle reste limitée par des contraintes budgétaires et un manque de coordination entre les acteurs publics et privés. L’ampleur des pertes économiques et le risque de désaffection des créateurs pour des secteurs comme le cinéma, la musique ou l’édition justifient une mobilisation accrue. Le rayonnement culturel de la France, tout comme la compétitivité de ses industries culturelles, est en jeu. L’intégration de l’intelligence artificielle dans les politiques de lutte contre le piratage représente une opportunité majeure pour protéger le patrimoine culturel français et soutenir ses créateurs face aux défis posés par l’économie numérique mondiale. Quelles sont les initiatives actuelles ou prévues par le ministère pour soutenir le développement et l’adoption d’outils d’intelligence artificielle destinés à protéger les oeuvres culturelles françaises contre le piratage ? Le ministère envisage-t-il de collaborer avec des partenaires internationaux, comme le Japon ou la Corée du Sud, pour mutualiser les efforts et les technologies dans ce domaine ? Des fonds spécifiques seront-ils alloués pour encourager les start-ups françaises spécialisées dans l’IA et la cybersécurité à développer des solutions adaptées aux besoins de l’industrie culturelle ? Comment le ministère prévoit-il de sensibiliser les consommateurs français aux conséquences économiques et culturelles du piratage, en particulier auprès des jeunes publics fortement exposés à ces pratiques ? Enfin, elle lui demande si le Gouvernement compte renforcer le cadre législatif actuel pour faciliter la mise en oeuvre de ces technologies et accélérer le retrait des contenus illégaux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2915</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la culture mène de nombreuses actions pour soutenir le développement et l’adoption d’initiatives destinées à construire un cadre pour une intelligence artificielle (IA) éthique et responsable. Le ministère est activement engagé dans les travaux menés par le Bureau de l’IA pour la mise en œuvre du règlement sur l’intelligence artificielle (RIA) et la réflexion sur son articulation avec le droit d’auteur de l’Union européenne. Ces travaux devraient aboutir à la publication d’un code de bonnes pratiques et d’un modèle de résumé suffisamment détaillé des données d’entraînement utilisées par les fournisseurs d’IA avant l’entrée en vigueur des dispositions du règlement relatives à ces sujets en août 2025. Pour renforcer le cadre juridique existant et explorer les modèles de protection des contenus culturels et médiatiques, le ministère a lancé en 2024 plusieurs travaux : deux missions du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique (CSPLA) concernant, d’une part, l’étendue de l’obligation de transparence et proposant une trame de modèle de résumé suffisamment détaillé des données d’entraînement, mission ayant donné lieu à un rapport publié en décembre 2024, et, d’autre part, la rémunération des contenus culturels utilisés par les systèmes d’IA ; une étude confiée au Pôle d’expertise de la régulation numérique, qui dresse un état des lieux des différents protocoles d’« opt-out », c’est-à-dire du droit d’opposition des ayants droit à l’utilisation de leurs contenus par les modèles d’IA, conformément à l’article 4 de la directive 2019/790. Lors du Sommet pour l’action sur l’IA de février 2025, les acteurs de la culture et des médias ont exprimé, tant à l’échelle nationale qu’internationale, de fortes attentes quant à la gestion des risques et des opportunités qu’offre cette technologie. Partant du constat que les développeurs d’IA génératives doivent pouvoir s’appuyer sur des données non-synthétiques dont l’accès est licite et sûr d’un point de vue juridique, le ministère de la Culture et le ministère délégué chargé de l’Intelligence artificielle et du numérique ont annoncé (discours de la ministre de la Culture pour l’ouverture du week-end culturel à la Bibliothèque nationale de France le 8 février dernier), lors du Sommet le lancement d’un cycle de concertation entre des développeurs de modèles d’IA générative et des représentants d’ayants droit des secteurs de la culture et des médias. Les équipes des deux ministères préparent cette concertation pour une première rencontre au printemps 2025 à l’issue de la restitution des travaux de la mission CSPLA relative à la rémunération des contenus culturels utilisés par les systèmes d’intelligence artificielle. Cette concertation vise à créer un dialogue constructif entre les développeurs de modèles d’IA générative et les ayants droit de l’ensemble des filières (audiovisuelle, musique, livre et presse…). Elle ambitionne de favoriser la compréhension des enjeux réciproques et à identifier les bonnes pratiques en vue de la négociation de futurs accords de licences. Plus récemment, les professionnels ainsi que des organes régulateurs ont multiplié les signalements concernant la propagation de contenus entièrement synthétiques, dans différents secteurs comme la musique, le livre ou encore les médias. Le développement industrialisé de ces contenus accroît la concurrence avec les acteurs historiques, et accentue le besoin de distinguer les contenus originaux des contenus synthétiques. Pour ce faire, le ministère de la Culture a intégré, dans la nouvelle stratégie France Québec 2025-2030 pour la diversité des contenus culturels dans l’environnement numérique, un volet spécifique pour la valorisation de la création humaine dans le cadre de l’utilisation l’IA. Enfin, le ministère conduit des actions régulières de promotion des usages innovants et responsables de l’IA, notamment dans le cadre du forum « Entreprendre dans la culture », dont la prochaine édition aura lieu au mois de juillet 2025. Concernant les partenariats internationaux, les différences en matière de technologies et de langues représentent des défis de taille pour initier des dynamiques. À l’échelle européenne, le marché est déjà structuré pour lutter contre le piratage depuis plusieurs années, à l’image des associations AAPA’s (https://www.aapa.eu/) et ACE (https://www.alliance4creativity.com/fr/about-us/), qui regroupent des acteurs français structurants du paysage numérique, audiovisuel et cinématographique. Parmi leurs membres, certaines entreprises françaises ont développé une véritable expertise dans ce domaine et sont reconnues comme signaleur de confiance par les principales plateformes. Le volet recherche de la stratégie nationale d’accélération dédiée aux industries culturelles et créatives, porté par le Centre national de la recherche scientifique et financé à hauteur de 25 millions d’euros par France 2030, a été inauguré en juin 2024. Le programme s’intéresse, au travers de certains projets, à la question de la création, de la diffusion et de la production à l’heure de la transition numérique et de l’IA. Dans le cadre de la stratégie nationale d’accélération des industries culturelles et créatives, financée par le programme France 2030, le ministère a développé, en lien avec le Secrétariat général pour l’investissement, un appel à projets visant à financier des projets innovants et ambitieux pour la transition numérique de la Culture et l’appropriation de l’IA. Le lancement du dispositif, annoncé par le ministère de la Culture en novembre 2024, sera bientôt publié au Journal officiel. Cet appel vise plusieurs objectifs, notamment celui de sécuriser l’exploitation des contenus et la juste rémunération des ayants droit. Il a vocation à soutenir des projets qui développent des solutions intégrant l’IA dans un objectif de lutte contre le piratage. Dans le cadre du programme précédent des « investissements d’avenir », le ministère avait soutenu la création de la filiale de l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique (IRCAM), Amplify, la société de commercialisation des innovations audio de l’IRCAM, devenue un partenaire essentiel de l’industrie dans la lutte contre la musique illégale générée par l’IA et la protection des titulaires de droits. Sa solution technologique est aujourd’hui utilisée par des Majors, des distributeurs, des plateformes de streaming, etc. En 2020, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) s’est vu confier le soin de mener des actions de sensibilisation et de prévention auprès de tous les publics, notamment auprès des publics scolaires et universitaires. Dans ce cadre, l’ARCOM et le Centre national du cinéma et de l’image animée ont de nouveau mené une campagne de sensibilisation intitulée « Merci ! », afin de sensibiliser le grand public à l’importance d’utiliser des offres légales pour accéder aux œuvres culturelles, sur l’ensemble des postes de télévision, au cinéma, à la radio et sur les réseaux sociaux à l’automne 2024. Sur le champ législatif, la mise en œuvre du RIA comporte une obligation de transparence qui impose, dans certains cas, aux fournisseurs d’IA de divulguer aux utilisateurs qu’ils sont exposés à un contenu généré par IA. Le ministère veillera à la bonne application de cette obligation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4852</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2916</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Enseignement de l’improvisation musicale dans les conservatoires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4852. — 11 mars 2025. — Mme Colette Capdevielle attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur les mesures envisagées pour intégrer l’improvisation musicale dans l’enseignement des conservatoires français. En février 2024, le ministère de la culture a confié à M. André Manoukian une mission visant à promouvoir l’enseignement de l’improvisation musicale dans les conservatoires. Ce travail a été suivi d’une tournée à l’automne pour sensibiliser les établissements à cette pratique. Plus récemment, des mesures ont été annoncées pour renforcer l’enseignement de l’improvisation musicale dans les conservatoires, faisant suite aux recommandations de la mission confiée à M. Manoukian. Compte tenu de l’enthousiasme des professeurs et des professionnels des conservatoires pour cet outil pédagogique déjà présent localement, il apparaît nécessaire de structurer et de valoriser davantage cet enseignement. Cependant, les financements alloués aux conservatoires ne semblent plus suffisants pour soutenir efficacement ce développement.Mme la députée souhaite donc savoir quelles mesures Mme la ministre envisage de prendre pour soutenir le déploiement de l’improvisation musicale au sein des conservatoires, tant sur le plan structurel que financier. Elle l’interroge également sur les modalités de formation des enseignants et sur les ressources pédagogiques qui seront mises à leur disposition pour assurer la qualité de cet enseignement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2916</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Un plan destiné à développer les compétences des élèves et des enseignants musiciens en matière d’improvisation a été présenté au ministère de la culture le jeudi 20 février dernier, avec Monsieur André Manoukian et devant les professionnels concernés. Ainsi, le ministère s’emploie d’ores et déjà à la mise en œuvre des mesures suivantes. Dans les conservatoires classés, assurant l’enseignement spécialisé de la musique : Le diplôme national d’études de musique (DNEM), attestant de la fin du parcours d’études dans un conservatoire à rayonnement départemental (CRD) et régional (CRR), soit dans près de 150 établissements en France, sera créé dans quelques semaines et sera mis en œuvre dès la rentrée. Les textes réglementaires l’encadrant permettront aux élèves d’obtenir le diplôme national en instrument ou chant, domaine « Jazz et musiques improvisées ». En outre, un groupe de travail dédié, réunissant des représentants de tous les professionnels concernés, sera mis en place à la rentrée 2025. Il aura pour but d’encourager les pratiques pédagogiques innovantes requérant l’usage de l’improvisation tout au long du parcours de l’élève musicien au conservatoire. Dans les établissements d’enseignement supérieur de la musique sous tutelle du ministère de la culture : Les textes réglementaires encadrant le diplôme national supérieur professionnel de musique (DNSPM), le diplôme d’État (DE) et le Certificat d’aptitude (CA) de professeur de musique seront révisés courant 2025. Une nouvelle option « Improvisation » sera ouverte dans la discipline « Création musicale contemporaine ». À la suite de cette révision, les textes de concours d’accès aux cadres d’emploi de la Fonction publique territoriale dont l’inscription est soumise à l’obtention du DE ou du CA seront mis à jour en 2025-2026. En parallèle, en lien étroit avec l’association nationale des établissements d’enseignement supérieur de la création artistique et arts de la scène, des actions seront menées pour valoriser la place des pratiques faisant appel à l’improvisation dans les maquettes pédagogiques, et pour favoriser la formation continue des enseignants dans ce domaine. C’est donc une mise en valeur inédite de l’enseignement de l’improvisation qui est proposée. Elle nécessite peu de moyens nouveaux mais un accompagnement réglementaire et un suivi des initiatives prises par et pour les enseignants que les services du ministère de la culture assurent dès à présent.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4998</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2917</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexis Corbière</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Utilisation de l’IA pour les doublages : il faut une véritable régulation !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4998. — 18 mars 2025. — M. Alexis Corbière appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les risques de casse sociale dans le secteur du doublage, si aucune mesure n’est prise pour réguler l’utilisation de systèmes d’intelligence artificielle dans le domaine. Mercredi 5 mars 2025, l’entreprise du multimilliardaire Jeff Bezos a annoncé qu’elle travaillera désormais sur des versions doublées de plusieurs de ses films et de ses séries, grâce à l’intelligence artificielle, sans enregistrement de voix humaines. Or, dans le cas présent, l’IA menace fortement l’industrie mondiale du doublage, que ce soit dans le jeu vidéo, l’industrie cinématographique, le livre audio ou encore les séries. En effet, ces solutions d’intelligence artificielle permettraient aux studios des traductions quatre fois plus rapide pour un coût dix fois moindre. Pourtant, sans les comédiens, l’IA générative ne pourrait performer si elle n’était pas entraînée et approvisionnée par des êtres humains pour améliorer ses capacités d’apprentissage. Or, pour que cet apprentissage soit automatique, certaines entreprises d’IA de doublage ont recours à des bases de données et de stockage de voix humaines, sans le consentement de leurs acteurs. Ces méthodes entrent en contradiction directe avec les principes fondamentaux du règlement général de la protection des données. De plus, la substitution de l’humain par la machine est un danger pour la création, la complexité et l’hétérogénéité qui font de la culture un magnifique outil pour porter des idées fortes. Or, si l’IA devient désormais la norme, celle-ci sera de plus en plus nourrie par des contenus générés par d’autres intelligences artificielles et provoquera nécessairement un appauvrissement culturel. Si puissants soient-ils, les algorithmes ne pourront façonner que des simulacres, voire, risqueront de dénaturer totalement les dialogues. En France, près de 15 000 personnes auraient ainsi leur emploi menacé par une utilisation de l’IA toujours plus intensive alors que l’année passée, 85 % des films étrangers vus en salle l’ont été dans une version doublée en français. En 2023, la masse salariale globale brute représentait plus de 210 millions d’euros en France. Le chiffre d’affaires du secteur du doublage pour l’année 2023 est estimé entre 650 et 700 millions d’euros. Laisser une IA totalement dérégulée remplacer petit à petit les comédiens serait une casse sociale. Les 10 et 11 février 2025, la France accueillait le 3e Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle. Le combat mené par les travailleurs et les syndicats du secteur du doublage pour être entendus est juste. Ils doivent être écoutés et concertés. Il y a urgence à réguler l’utilisation de l’IA. La France doit se doter d’un cadre juridique transparent, ainsi que d’une véritable réglementation de l’intelligence artificielle, pour protéger l’ensemble des travailleurs du domaine du doublage. Leurs revendications sont claires. Tous exigent des protections, qui passeraient via des conventions collectives et seraient inscrites dans les contrats, pour interdire l’utilisation de leur travail pour entraîner les systèmes d’IA, dans l’attente d’une véritable législation à ce propos. Des discussions entre le ministère de la culture et Bercy devaient avoir lieu à ce sujet ces derniers mois. M. le député demande donc à M. le ministre où en sont les avancées des discussions avec le ministère de la culture et si les représentants du secteur du doublage, premiers concernés par ces questions, étaient conviés à ces rencontres. Il souhaiterait aussi savoir quelles sont les mesures qu’il compte mettre en place pour que l’IA, in fine, ne remplace pas les comédiens de doublage, mais puisse être considérée comme un outil d’appui pour ceux-ci. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2917</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les comédiens de doublage participent, au travers de leurs interprétations fines des œuvres, à la richesse culturelle de la France ; le public français est d’ailleurs très attaché aux œuvres en version doublée. Si l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) n’est pas nouvelle dans le secteur audiovisuel et cinématographique, la période actuelle est celle d’une intensification très forte de son utilisation. Cette intensification, qui touche le secteur du doublage, soulève des préoccupations légitimes, tant en matière de protection des droits des artistes-interprètes que d’évolution des métiers et des emplois. Pour y répondre, un certain nombre de mesures et d’actions ont déjà été mises en œuvre aux niveaux national et européen. En premier lieu, un travail d’objectivation des évolutions des usages a été mené par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). Ce dernier a ainsi mis en place un observatoire de l’IA conduisant à la publication, en juin dernier, d’une étude permettant de mieux comprendre les utilisations actuelles de l’IA par les professionnels de la filière et la perception par ces derniers de ses impacts sur les métiers et les emplois. Elle présente l’état d’adoption des technologies de l’IA pour le secteur du doublage, et les opportunités et défis qui y sont attachés, notamment s’agissant du développement de voix numériques et de la synchronisation labiale. Deux nouvelles notes de conjoncture sont prévues en 2025 ; l’une portant sur les « storyboarders », l’autre très spécifiquement sur les doubleurs. Enfin, un état des lieux des formations IA dans la filière vient aussi d’être lancé. Deuxièmement, compte tenu des évolutions que cette intensification entraîne en matière de métiers et d’emploi, le ministère de la culture s’est engagé pour encourager toutes discussions entre les professionnels concernés. Celles-ci devraient faciliter la mise en place de pratiques vertueuses, permettant de placer les outils numériques au service de la création humaine et de pourvoir aux besoins de formation. Les services du ministère et le CNC sont en lien permanent avec le secteur du doublage, dont les représentants ont été reçus à plusieurs reprises. Enfin, le règlement européen sur l’intelligence artificielle (RIA) de 2024 a permis de marquer un premier jalon en matière de régulation de l’IA. En application de celui-ci, les contenus de synthèse générés par IA doivent faire l’objet d’un marquage. Par ailleurs, les fournisseurs d’IA doivent se doter d’une politique de respect du droit d’auteur, et ce compris les droits voisins des artistes-interprètes, et publier un résumé détaillé des sources qu’ils utilisent pour entraîner leurs modèles. Pour permettre aux auteurs et artistes-interprètes de comprendre effectivement comment et à quelles fins les œuvres qu’ils concourent à créer sont utilisées pour entraîner l’intelligence artificielle générative, ces avancées doivent désormais être concrétisées dans les textes d’application de ce règlement. C’est la raison pour laquelle le ministère de la culture a confié au Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique deux missions, dont les conclusions viennent d’être publiées ou sont sur le point de l’être. La première a vocation à peser au niveau européen sur les modalités de mise en œuvre de l’obligation de transparence prévue par le RIA afin de s’assurer qu’elle permette aux auteurs et aux artistes interprètes de disposer des informations indispensables à l’exercice des droits. La seconde, plus prospective, étudie la façon dont l’utilisation des contenus culturels par les modèles d’IA pourrait être rémunérée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5273</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2918</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Le Hénanff</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Décret no 2025‑195 relatif au « pass Culture »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5273. — 25 mars 2025. — Mme Anne Le Hénanff appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur le décret n° 2025-195 relatif au « pass Culture ». Le décret n° 2025-195 du 27 février 2025 relatif au « pass Culture », entré en vigueur le 1er mars dernier, a pour objet d’allouer, tout en réduisant les crédits globaux distribués par le pass Culture, une partie des ressources du dispositif en fonction de critères sociaux, via un supplément de cinquante euros en faveur des jeunes prioritaires au regard des revenus de leur foyer fiscal ou en situation de handicap. Le décret écarte la part individuelle du pass Culture pour les jeunes de quinze à seize ans tout en permettant à ces classes d’âge de s’inscrire de manière anticipée sur la plateforme du pass Culture afin de créer leur compte, pour bénéficier des offres proposées gratuitement sur la plateforme et se familiariser avec l’outil dans l’attente d’atteindre l’âge de 17 ans à partir duquel les crédits leur seront ouverts. Ce décret permet également d’allonger la durée durant laquelle les sommes créditées pourront être dépensées par les jeunes. Le ministère de la culture, qui avait déjà évoqué cette mesure fin janvier, a justifié ces évolutions en disant que « le parcours sera plus lisible avec une montée en puissance progressive vers l’autonomie culturelle ». Dans les faits, ce décret a des conséquences importantes pour les jeunes puisque ceux âgés de moins de moins de 17 ans ne bénéficieront plus d’un crédit individuel pour l’achat de biens culturels, à l’âge de 17 ans les bénéficiaires seront crédités de 50 euros, puis de 150 euros à 18 ans. Un bonus de 50 euros sera accordé aux bénéficiaires porteurs de handicap et sur critères sociaux. Même si la Cour des comptes a estimé fin 2024 que le dispositif dans son intégralité avait manqué ses objectifs de combler des inégalités ou de rapprocher de la culture les jeunes qui en sont les plus éloignés, la part individuelle a été très largement adoptée par les jeunes depuis le début. D’autre part, le gel du budget alloué à la part collective jusqu’à la fin de l’année scolaire, annoncé par les rectorats fin janvier 2025, vient ébranler l’autre pan du pass Culture. Aussi, sans remettre en cause une réforme du pass Culture qui s’avère en effet nécessaire, Mme la députée souhaite savoir si une étude d’impact a été menée en amont de la prise de ce décret et si des consultations ont eu lieu. Enfin, elle souhaite savoir quelles sont les pistes envisagées par le Gouvernement afin de réformer le pass Culture.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2918</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le 27 février dernier, a été publié un décret relatif à une réforme concernant la part individuelle du pass Culture. Afin de pérenniser ce dispositif, d’en améliorer la lisibilité et de mieux l’adapter aux besoins de toutes et tous, il a été décidé : d’ouvrir les dotations de la part individuelle à 17 ans, avec un compte personnel numérique désormais crédité de 50 euros ; de compléter cette dotation par la mise à disposition d’un second crédit d’un montant de 150 euros, mobilisable à l’âge de 18 ans ; d’étendre la possibilité d’utiliser ces crédits jusqu’au 21e anniversaire de l’utilisateur. La dotation de 50 euros est désormais cumulable avec la seconde de 150 euros. En outre, pour certains utilisateurs, ces crédits se verront complétés par une nouvelle enveloppe : le « Coup de Pouce Culture ». Cette dotation de 50 euros, soumise à conditions, bénéficiera exclusivement aux jeunes issus de milieux défavorisés comme à ceux en situation de handicap ou déscolarisés. Cette organisation repensée offre un parcours unifié, cohérent, au cours duquel le jeune bénéficie de plus de temps après sa majorité pour appréhender la richesse de l’offre culturelle disponible via l’application et ainsi pouvoir mieux diversifier ses pratiques. Cette dynamique s’étend désormais jusqu’à la 21e année des utilisateurs, ce qui leur permet de prolonger la construction sereine de leur autonomie culturelle sur un âge où ils et elles sont toujours plus mobiles, indépendants et donc libres de choix qui leurs seraient restés auparavant inaccessibles. Toutes ces modifications se sont appuyées sur les recommandations du rapport de l’IGAC Les Impacts de la part individuelle du pass Culture ainsi que sur deux rapports de la Cour des Comptes : Le Pass Culture : création et mise en œuvre (mai 2023) et Premier Bilan du pass Culture (rapport public thématique, décembre 2024). Elles ont également fait l’objet de nombreuses expertises internes aux services compétents du ministère de la culture et de la SAS. Au regard de ces enquêtes et analyses, les réformes apportées au pass ont été jugées comme étant les plus pertinentes pour remplir le double objectif de maintenir la dynamique de découverte et de diversification de pratiques culturelles de l’ensemble des bénéficiaires sur tout le territoire, tout en répondant à la nécessité de soutenabilité budgétaire qui avait été mise en avant dans ces rapports. Concernant les réformes envisagées dans un avenir proche, et toujours en accord avec les recommandations de la Cour des Comptes, le ministère projette de modifier le statut de la SAS pass Culture, visant à l’intégrer parmi ses établissements publics courant 2026. Une extension de l’outil « application pass Culture » à toutes et tous les citoyens sera également expérimentée, dès cet été, dans la région Grand-Est. Ce pass ouvert à tous n’octroiera pas de crédits, mais permettra de bénéficier d’un recensement en temps réel de toute l’offre culturelle offerte sur un territoire donné. Ce véritable « GPS de la culture » ouvrira en outre à ses utilisateurs l’accès au contenu éditorialisé par l’application, ainsi qu’aux recommandations des clubs de lecture, ciné club, scène club et musique club et aux restitutions des Ambassadeurs pass Culture.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3730</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2919</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mereana Reid Arbelot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Lutte contre le travail illégal en Polynésie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3730. — 4 février 2025. — Mme Mereana Reid Arbelot attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre des outre-mer sur la lutte contre le travail illégal en Polynésie. Le travail illégal en Polynésie a des conséquences sociales et économiques délétères. Cette pratique consiste pour une entreprise à conseiller le statut d’autoentrepreneur à des personnes qui sont, en fait, des salariés à part entière. En effet, elle conduit à la précarisation des travailleurs et à une perte de revenu considérable pour les collectivités. Afin de parfaire son arsenal législatif pour lutter contre cette pratique, la Polynésie entend mettre en place des sanctions dissuasives et des procédures de contrôle plus efficaces. Pour ce qui est des sanctions, la mise en place de peines d’emprisonnement et l’allongement des peines existantes nécessitent une homologation législative préalable prévue par l’article 21 de la loi organique du n° 2004-192 du 27 février 2004 portant statut d’autonomie de la Polynésie. Ainsi, en mai 2019, le conseil des ministres polynésien a émis le vœu que la République française adopte une loi d’homologation des peines d’emprisonnement prévues par la loi du pays n° 2018-20 du 4 mai 2018. Cette loi apporte des moyens coercitifs supplémentaires : d’une part, la peine d’emprisonnement initiale est doublée, passant d’un an à deux ans afin de permettre la confiscation de plein droit des biens ayant servi à commettre l’infraction en application de l’article 131-21 du code pénal et d’autre part, les sanctions pénales prévues en cas de marchandage sont étendues aux situations de prêt illicite de main d’œuvre. Cette année, le Gouvernement de la Polynésie française a renouvelé ce vœu. Il est essentiel pour la Polynésie que des peines fortes viennent assortir les infractions instaurées en matière de lutte contre le travail illégal. En outre, a été transmis, une nouvelle fois, au ministère en charge des outre-mer un projet de loi du pays qui vise à mettre en place des mesures de recherche et de constatation des infractions relatives au travail illégal, en application de l’article 32 de la loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004. Conformément à l’article 32 de loi organique n° 2004-192 du 27 février 2004 portant statut d’autonomie de la Polynésie, pour adopter des lois du pays intervenant dans le champ de l’article 31 du même statut (notamment la recherche et la constatation des infractions), le président du Pays ou de l’Assemblée de la Polynésie doit transmettre le projet de loi du pays au ministre des outre-mer, qui dispose d’un délai de deux mois après l’accusé de réception pour présenter au Premier ministre un projet de décret. Ce projet a pour objet de préciser la liste des agents de l’administration du Pays et de l’État qui peuvent intervenir dans le domaine ainsi que les échanges d’informations entre tous les acteurs concernés par la lutte contre le travail illégal et leurs moyens d’action. Par conséquent, elle lui demande s’il entend prendre les mesures nécessaires afin d’aider la Polynésie à lutter contre le travail illégal.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2919</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le conseil des ministres polynésien a émis le vœu que la République française adopte une loi d’homologation des peines d’emprisonnement prévues par la loi du pays n° 2018-20 du 4 mai 2018 en matière de lutte contre le travail illégal. Cette demande a été instruite par les ministères compétents, et notamment la direction des affaires criminelles et des grâces du ministère de la justice, qui ont validé le principe de l’homologation dès lors que les peines respectent les critères fixés l’article 21 de la loi organique du n° 2004-192 du 27 février 2004 portant statut d’autonomie de la Polynésie. En conséquence, ces peines pourront être homologuées dès qu’un vecteur législatif adéquat sera identifié. Enfin, en ce qui concerne la demande du gouvernement de Polynésie française d’approuver le projet de loi du pays relatif aux contrôles en matière de travail illégal sur le fondement de la procédure prévue aux articles 31 et 32 de la loi organique du 27 février 2004, les services compétents ont été saisis au mois de février 2025 et le dossier est en cours d’instruction.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4716</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2920</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marcellin Nadeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Mémorial national des victimes de l’esclavage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4716. — 4 mars 2025. — M. Marcellin Nadeau rappelle à M. le ministre d’État, ministre des outre-mer, que le mémorial national des victimes de l’esclavage est une œuvre paysagère et architecturale qui doit être concrétisée cette année. C’est en effet une œuvre importante de réconciliation qui sort définitivement de l’oubli la mémoire des esclaves tout en mettant en lumière l’acte abolitionniste républicain. Cette œuvre mémorielle portera les prénoms (portés sous l’esclavage) et les noms de familles (attribués par les officiers d’état-civil après l’abolition de l’esclavage) des 223 641 femmes et hommes esclavagisés en 1848 en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique et à La Réunion et qui ont été affranchis par le décret du 27 avril 1848. Ces noms ainsi gravés sont ceux de la majorité des Guadeloupéens, des Guyanais, des Martiniquais et des Réunionnais d’aujourd’hui. Ce projet est avant tout le fruit d’un immense travail accompli par des bénévoles au sein des associations mémorielles. Depuis plus de trente ans, ces « chercheurs » passionnés exhument des archives départementales et nationales l’identité de leurs ancêtres ayant vécu sous l’esclavage. Leur objectif : permettre aux descendants d’esclaves de connaître leurs origines et de se rattacher à leurs aïeux. Le Mémorial sera situé dans l’aile Passy des jardins du Trocadéro, un des sites les plus prestigieux de France, mis à disposition par la mairie de Paris. Des discussions avec la Ville ont permis de définir le type de contrat pour la cession du site destiné à l’édification du mémorial. Présenté en 2018 au Président de la République, le projet a été reconnu comme un projet présidentiel porté par le ministère des outre-mer. Un comité de pilotage a ainsi été désigné par un arrêté en date du 3 juillet 2023. Le maître d’ouvrage du projet est d’ailleurs la Délégation générale des outre-mer. La maîtrise d’ouvrage délégué a été confiée à l’OPPIC (opérateur des patrimoines et des projets immobiliers de la culture). Et le maître d’œuvre a été sélectionné le 12 septembre 2024 à l’issue d’un dialogue compétitif entre janvier à décembre 2024 sous la conduite de l’OPPIC. À l’issue de ce dialogue, un budget prévisionnel au projet a été estimé à 5,8 millions d’euros, les travaux devant débuter cette année. Or ce projet semble pour l’heure à l’arrêt. Il lui demande en conséquence ce qu’il compte faire pour réactiver une dynamique dont l’aboutissement est attendu avec impatience dans les dits outre-mer.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2920</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le 27 avril 2018, à l’occasion du 170e anniversaire de la signature du décret d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises, le Président de la République Emmanuel Macron s’est engagé à faire ériger à Paris un mémorial qui rende hommage aux victimes de l’esclavage. Le but est de célébrer, d’une part, la mémoire des hommes et des femmes qui vécurent en esclavage dans les colonies françaises et, d’autre part, l’acte abolitionniste républicain. En effet, les associations mémorielles, qui ont pleinement pris part à ce projet, souhaitent ardemment que ce mémorial ne soit pas un espace dévolu aux seuls descendants d’esclaves mais qu’il soit un espace ouvert à tous les citoyens. C’est pourquoi seront gravés 324 000 prénoms et noms d’esclaves affranchis en 1848 en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion et à Saint-Martin. L’arrêté du 3 juillet 2023 a créé un comité de pilotage (COPIL) du Mémorial national des victimes de l’esclavage qui est coprésidé par le Ministre des outre-mer et par M. Serge Romana, président de la Fondation Esclavage et Réconciliation. En septembre 2023, un consensus s’est dégagé parmi les membres du COPIL sur une implantation du mémorial dans les jardins du Trocadéro, propriété de la ville. La Mairie de Paris a confirmé en octobre 2023 la mise à disposition des espaces pour y installer un "jardin mémoriel" qui proposera une déambulation didactique. Un appel à candidatures de maîtrise d’œuvre pour sa réalisation a été lancé le 22 décembre 2023 par la Ville de Paris et le ministère chargé des Outre-mer et a été clos le 30 janvier 2024. Le choix du maître d’œuvre s’est fait via une procédure de dialogue compétitif. Les rendus finaux des trois candidats ont été remis le 26 juillet 2024. En accord avec le comité de pilotage, le planning de l’opération a dû être revu. Néanmoins, le ministre d’Etat, ministre des outre-mer porte une attention particulière à la bonne réalisation de ce chantier qui associe étroitement les acteurs du champ mémoriel et qui est très attendu par nos concitoyens ultramarins. Une mise en oeuvre opérationnelle est désormais prévue d’ici fin-2025, début 2026.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>209</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2921</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Tromperie sur les ventes d’eau minérales non filtrées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            209. — 8 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’enquête publiée par Le Monde et la cellule investigation de Radio France révélant que plusieurs groupes industriels d’eaux minérales ont illégalement filtré leur eau minérale tout en la vendant comme une eau d’origine naturelle. Selon cette enquête, l’inspection générale des affaires sociales (Igas) aurait été saisie par le Gouvernement le 19 octobre 2021 sur ce dossier et aurait mené une enquête pour déterminer l’ampleur de la non-conformité des traitements des eaux minérales par les grands groupes industriels. Dans ses conclusions restées confidentielles et rendues en juillet 2022, elle aurait déclaré qu’au moins 30 % des marques seraient concernées, dont toutes les marques du groupe Nestlé Waters, qui détient un tiers des eaux en bouteille et aurait précisé que le niveau de non-conformité est probablement très supérieur. Cette situation est d’autant plus inquiétante que les éléments rapportés par les journalistes laissent à penser que le Gouvernement aurait été au courant de ces faits dès 2021. En effet, une réunion confidentielle aurait été menée en août de cette année à Bercy entre le cabinet de la ministre de l’industrie d’alors, Agnès Pannier Runacher, et le groupe Nestlé Waters dans laquelle l’entreprise aurait reconnu avoir recours à des traitements non conformes. Or, à la suite de ce rendez-vous, le Gouvernement n’en aurait informé ni le procureur de la République ni les autorités européennes, ce qui constituerait un manquement à l’article 40 de la procédure pénale et à l’article 11 de de la directive 2009/54/CE sur les eaux minérales naturelles. Pire encore, le groupe aurait obtenu un assouplissement de la règlementation des microfiltrations auprès du Gouvernement afin de rendre conforme ses pratiques illégales et ce malgré la mise en garde de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses). Si tous ces éléments sont fondés, cela signifie, d’une part, que pendant plusieurs années des groupes privés auraient vendu de l’eau dite « minérale naturelle » cent fois plus cher que l’eau du robinet alors même que les deux eaux auraient été traitées de la même manière et que, d’autre part, ces pratiques illégales auraient été connues de l’exécutif, qui aurait alors assoupli la règlementation en faveur des industriels et au détriment des consommateurs. M. le député souhaite donc savoir si les éléments fournis par cette enquête sont bien conformes à la réalité et, le cas échéant, pourquoi le Gouvernement a tenu secrètes ces informations et a agi en faveur des industriels et au détriment des concitoyens. Il lui demande également si la législation sur les microfiltrations a bien fait l’objet d’un avis de l’Anses et, le cas échéant, pourquoi un avis négatif de sa part n’a pas été pris en compte dans la décision. Enfin, il souhaite savoir comment le Gouvernement compte s’assurer qu’à l’avenir les consommateurs seront parfaitement informés de la qualité des eaux qu’ils consomment et que la législation quant à la production d’eau minérale sera bien respectée par les industriels. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2921</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La qualité des eaux conditionnées produites en France est très satisfaisante. Plus de 150 000 analyses sont réalisées chaque année dans le cadre du contrôle sanitaire des Agences régionales de santé (ARS) et le taux de conformité aux limites de qualité réglementaires est supérieur à 99 % pour les paramètres microbiologiques et physico-chimiques. En 2022, plus de 50 inspections se sont déroulées sur un total de 104 sites, et près de 1 900 visites des ARS ont été effectuées au titre du contrôle sanitaire dans l’ensemble des usines de conditionnement de l’eau. L’eau est, en France, l’un des aliments les plus contrôlés. Les traitements non conformes identifiés chez l’industriel Nestlé Waters, notamment l’usage d’UV ou de filtres à charbon actif, relèvent de la fraude aux règles d’étiquetage. Les contrôles ont permis de retirer ces traitements, et les sites concernés sont désormais sous surveillance renforcée. Un rapport d’information sénatorial a été réalisé il y a quelques semaines et toutes les administrations ont pleinement collaboré pour répondre à toutes les demandes exprimées par les sénateurs. Depuis, une commission d’enquête est en cours, des auditions sous serment des autorités sanitaires ont été réalisées et la totalité des documents disponibles a été transmise à la Commission d’enquête. Il y a à présent lieu de laisser la commission d’enquête se dérouler : elle rendra ses conclusions prochainement. Dans ce dossier, comme dans tous les autres, une règle de totale transparence est appliquée par l’ensemble du Gouvernement et des administrations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>461</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2921</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Jenft</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Syndrome de fibromyalgie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            461. — 8 octobre 2024. — M. Pascal Jenft* interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins au sujet du syndrome de fibromyalgie. Ce dernier provoque des vives douleurs chroniques, dont des douleurs articulaires, une haute sensibilité à la pression et également des troubles du sommeil. Dans les cas les plus extrêmes, les patients sont contraints de se déplacer en fauteuil roulant. Environ 1,2 million de Français sont atteint de Fibromyalgie. Selon la Haute Autorité de santé (HAS), 80 % des patients sont des femmes. Parmi eux, il est estimé que 70 % des patients n’ont pas un traitement adapté. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu la fibromyalgie comme syndrome en 1992 puis comme maladie en 2006. C’est également le cas pour d’autres pays tels que l’Allemagne, le Canada et l’Australie. Bien que la HAS ait participé à une meilleure prise en charge de la douleur via trois plans de luttes nationaux de la douleur entre 1998 et 2010, la majorité des patients n’ont pas un traitement adapté et passent par plusieurs années d’errances médicales. Pour endiguer cette problématique, une des solutions pourrait être de poursuivre les recherches sur la fibromyalgie afin d’en connaître les causes. Mais encore, la reconnaissance de la fibromyalgie en tant que maladie, à l’instar de certains pays dont l’Allemagne, pourrait encourager et améliorer sa prise en charge. Il lui demande si elle compte œuvrer pour la recherche et la reconnaissance en tant que maladie de la fibromyalgie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2121</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2922</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Fait</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la fibromyalgie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2121. — 19 novembre 2024. — M. Philippe Fait* appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation préoccupante des personnes atteintes de fibromyalgie et sur la nécessité de reconnaître cette maladie comme une affection de longue durée (ALD). La fibromyalgie, reconnue par l’Organisation mondiale de la santé depuis 1992, demeure en France une pathologie insuffisamment prise en compte par les dispositifs de santé publique. Cette maladie chronique, caractérisée par des douleurs diffuses, une fatigue invalidante, des troubles cognitifs et des perturbations du sommeil, affecte profondément la qualité de vie de ceux qui en souffrent. En dépit de son caractère invalidant et des coûts élevés qu’elle engendre pour les patients, la fibromyalgie ne figure toujours pas sur la liste des ALD, privant ainsi les malades d’une prise en charge complète des soins et des examens nécessaires. L’absence de reconnaissance officielle entraîne des conséquences dramatiques pour les patients : refus quasi systématique des demandes d’allocation aux adultes handicapés (AAH), absence d’accès à la carte d’invalidité et obstacles financiers majeurs à l’accès aux soins. Ces difficultés plongent de nombreux malades dans une forte précarité et aggravent leur vie sociale. Par ailleurs, un déficit de sensibilisation et de formation des professionnels de santé conduit à des retards importants dans le diagnostic et à des prises en charge souvent inadéquates. Il apparaît également crucial de renforcer la recherche médicale sur cette pathologie encore mal comprise afin de mieux identifier ses causes et de développer des traitements efficaces. Face à cette situation alarmante, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour reconnaître la fibromyalgie comme une affection de longue durée (ALD) et ce afin de garantir une prise en charge globale des patients mais aussi assurer une simplification de l’accès aux aides sociales et aux dispositifs de compensation pour les patients les plus lourdement affectés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2922</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[On estime que 1,5 à 2 % de la population souffre de fibromyalgie. Selon le rapport d’expertise collective de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) rendu public en octobre 2020, la fibromyalgie est un syndrome douloureux chronique, associant de nombreux symptômes non spécifiques et d’intensité variable : des douleurs chroniques diffuses et fluctuantes, une asthénie persistante, des difficultés de concentration, des troubles du sommeil et un déconditionnement qui conduit à l’inactivité physique. Des symptômes dépressifs sont aussi rapportés. Toutefois, si l’ensemble de ces symptômes peuvent être présents dans le syndrome de fibromyalgie, ils ne permettent pas la qualification de maladie. L’INSERM préconise donc une « approche multimodale centrée sur le patient pour une prise en charge efficiente sur le long terme ». Dans ce contexte, la prise en charge par l’Assurance maladie des soins liés à la fibromyalgie est donc à ce jour celle du droit commun. En effet, l’absence de causes connues permettant de définir des critères médicaux d’admission, le manque d’examens diagnostiques identifiés et la variabilité des prises en charge et des traitements ne permettent pas de constituer les bases de la création d’une Affection de longue durée (ALD). Néanmoins, pour les patients atteints de formes sévères et invalidantes, une prise en charge au titre des affections « hors liste », conformément à l’article R. 322-6 du code de la sécurité sociale, est possible. Cette admission est appréciée par le médecin-conseil sur le fondement, d’une part, des critères de gravité, d’évolutivité ou du caractère invalidant de la maladie, et d’autre part, de la durée prévisible du traitement qui doit être supérieure à 6 mois avec une thérapeutique particulièrement coûteuse. Par ailleurs, l’assuré peut percevoir une pension d’invalidité, si l’incapacité permanente constatée est égale à une perte au moins des deux tiers de capacité ou de gains. L’évaluation médicale de l’invalidité revient au médecin-conseil de la caisse d’assurance maladie. Au titre de leur pension d’invalidité, les assurés bénéficient d’une prise en charge à 100 % de leurs frais de santé pour la maladie. Le ministère de la santé et de la prévention a par ailleurs engagé des actions pour améliorer le parcours de santé et la qualité de vie des patients atteints de fibromyalgie. Elles s’articulent autour de 4 axes : - mieux informer les professionnels ; - diagnostiquer plus précocement ; - mieux structurer la filière de prise en charge de la douleur chronique et renforcer la recherche sur la douleur chronique et la fibromyalgie. A ce titre, la Haute autorité de santé (HAS) a publié des recommandations concernant le « Bon usage des médicaments opioïdes : antalgie, prévention et prise en charge du trouble de l’usage et des surdoses » en mars 2022. Elle devrait également publier un référentiel de prescription d’activité physique pour la fibromyalgie dans le cadre de l’activité physique et sportive sur ordonnance, conformément à son programme de travail pour 2022. Le ministère travaille également à la structuration de la filière de prise en charge de la douleur chronique afin que celle-ci soit plus lisible. Ainsi, l’annuaire national des structures d’étude et de traitement de la douleur chronique a été actualisé au 1er trimestre 2023 pour donner suite à la labellisation des structures douleurs chroniques prévue tous les 5 ans. En complément, la HAS a été saisie par le ministère de la santé et de la prévention pour produire des recommandations relatives au processus standard de prise en charge des patients douloureux chroniques et à la collaboration optimale entre ville et structures de recours. Enfin, afin de mieux informer les patients et les professionnels de santé sur les dispositifs dérogatoires d’ALD, notamment l’ALD hors liste, l’Assurance maladie a créé un espace ALD et maladies chroniques pour les patients sur le site ameli.fr et a amélioré les informations disponibles sur les pages destinées aux professionnels de santé (médecins, médecins-conseils et médecins des maisons départementales des personnes handicapées).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>477</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2923</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Manque de médecins pour constater les décès à domicile</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            477. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés générées par le manque de médecins pour constater les décès à domicile. Dans le cas où une personne décède à son domicile, un ou une médecin doit normalement se déplacer pour constater le décès et établir le certificat correspondant. Cette étape est obligatoire avant tout déplacement du corps. Or aujourd’hui, de nombreuses collectivités sont confrontées à un manque de médecins disponibles pour effectuer cette procédure. La situation est particulièrement tendue dans les zones de déserts médicaux comme certains bassins de vie dans la Manche, mais elle concerne également des zones mieux dotées. La conséquence est que certains corps restent « en l’état » pendant plusieurs jours dans le logement de la personne décédée, sans que l’on puisse les transporter. C’est une situation bien douloureuse pour les familles et source de beaucoup d’incompréhension. Conscient de cette situation, l’article 36 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2023 a introduit une expérimentation pour « autoriser les infirmières et les infirmiers à signer les certificats de décès ». Cette expérimentation - limitée à quelques régions - est la bienvenue dans les territoires concernés. Néanmoins, d’autres régions souhaiteraient intégrer cette expérimentation le plus rapidement possible. Aussi, il voudrait savoir si le Gouvernent compte élargir cette expérimentation à d’autres territoires et si les premiers résultats sur les régions déjà concernées sont encourageants.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2923</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pour réduire au minimum le délai nécessaire à l’établissement d’un certificat de décès, face aux difficultés de certaines familles à trouver des médecins habilités, le décret n° 2020-446 du 18 avril 2020 permet notamment, en cas d’incapacité d’un médecin en exercice à produire un certificat de décès dans un délai raisonnable, de recourir à des médecins retraités, des étudiants de troisième cycle ou à certains praticiens étrangers habilités. En complément, pour répondre aux difficultés rencontrées pour trouver un médecin disponible dans un délai raisonnable, une expérimentation a débuté en décembre 2023 dans 6 régions (Auvergne-Rhône-Alpes, Centre-Val de Loire, Île-de-France, Hauts-de-France, Occitanie et La Réunion) visant à expérimenter l’autorisation des infirmières et des infirmiers à signer les certificats de décès, en application de l’article 36 de la loi du 23 décembre 2022 de financement de la sécurité sociale pour 2023 et du décret n° 2023-1146 du 6 décembre 2023. La loi Valletoux du 27 décembre 2023 (n° 2023-1268) a permis de l’élargir à l’ensemble du territoire national. En Normandie, ce sont ainsi près de 700 infirmiers qui se sont portés volontaires. Concernant le bilan de cette expérimentation, celui-ci est positif. Le Gouvernement soutient la mesure intégrée dans la loi de financement de la sécurité sociale 2025 visant à pérenniser en droit commun la possibilité pour les infirmiers d’établir des certificats de décès.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1745</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2923</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Timothée Houssin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Action de santé libérale en équipe</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1745. — 5 novembre 2024. — M. Timothée Houssin* interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’avenir du dispositif Asalée (Action de santé libérale en équipe). Pour la prise en charge des patients en pathologie chronique et favoriser la coopération entre médecins et infirmiers, ce dispositif rassemble 800 généralistes, 1 800 infirmiers pour près d’un million de patients. Alors que 10 % des Français vivent dans un désert médical et ont des difficultés d’accès aux soins, Asalée permet la formation d’infirmiers, y compris en pratique avancée. Une mission qui doit d’autant plus être préservée que la création, par la loi dite « loi Valletoux », du statut d’infirmier référent doit générer un besoin accru de formation de ces personnels de santé. Pourtant, la Caisse nationale d’assurance maladie a acté la fin du financement des loyers pour l’hébergement des professionnels Asalée au 31 décembre 2023. Une décision prise sans concertation et sans étude de pistes de financement alternatives. Les infirmiers Asalée relèvent en outre plusieurs points de blocage avec la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), notamment la mise en place d’un comité de surveillance en 2021, la suppression des 8 millions d’euros de réserve d’Asalée, utilisées pour le paiement des salaires et des fournisseurs, ainsi que des retards du paiement de l’acompte mensuel pour le versement des salaires. Face aux interrogations d’Asalée en recherche de solutions alternatives, CNAM, DSS et ministère de la santé restent silencieux. Aussi, M. le député demande à Mme la ministre de lui communiquer les raisons qui ont amené à ces suppressions de financement pour Asalée. Il lui demande également à quelle date un plan alternatif sera proposé à l’association. Enfin, il lui demande de se saisir du sujet sans retard au vu de l’importance qu’il revêt pour la sécurité financière de l’association et pour l’accès aux soins des patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2621</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2924</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation des professionnels de santé membres de l’association Asalée</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2621. — 3 décembre 2024. — Mme Danielle Brulebois* attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les professionnels de santé membres de l’association Asalée. Asalée (Action de santé libérale en équipe) est une association qui permet une collaboration entre des médecins généralistes et des infirmières déléguées à la santé publique, ou des infirmières en pratique avancée, en équipe de soins primaires au service du patient. Concrètement, le but est de déléguer aux infirmiers des actes médicaux et d’accompagner les patients en équipe afin de leur garantir une meilleure prise en charge. Cette prise en charge de qualité, saluée par l’ensemble des acteurs de la santé, allie écoute et proximité et permet les dépistages précoces. Le dispositif Asalée remplit donc une véritable mission de service public, notamment dans les territoires ruraux. L’association Asalée, financée à 95 % par la CNAM, est en attente d’une nouvelle proposition pour la nouvelle convention qui les lie depuis fin 2023. Ces incertitudes quant à la suite de l’accompagnement provoque de très fortes inquiétudes auprès des professionnels de santé membres de l’association Asalée ainsi que des patients souffrant très souvent de pathologies chroniques. Aussi, elle souhaite savoir quelles dispositions le Gouvernement compte prendre pour pérenniser l’avenir de cette association dont les acteurs jouent un rôle déterminant dans l’accès aux soins. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2924</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’Association « Action de santé libérale en équipe » (ASALEE) porte le développement d’un dispositif organisant une coordination renforcée entre médecins et infirmiers en confiant le suivi de 4 pathologies chroniques à des infirmiers. La formation, la rémunération et la mise à disposition de ces infirmiers ASALEE par l’association du même nom permettent à des milliers de médecins et de structures d’exercice coordonné d’améliorer leur pratique et de libérer du temps médical. Les pouvoirs publics ont accompagné le projet depuis sa création et dans sa croissance, avec un financement quasi-intégral par l’Assurance maladie pour un montant supérieur à 80 millions d’euros par an. L’évaluation du dispositif, assurée par l’institut de recherche et documentation en économie de la santé depuis 2018, montre ainsi que la coopération entre un médecin et un infirmier via ASALEE a un impact positif significatif sur la taille de la patientèle d’un médecin (+ 6,6 % de patientèle file active et + 7,7 % de patientèle médecin traitant) et permet d’améliorer la prise en charge des patients, notamment les patients diabétiques de type 2 dont le suivi est très significativement amélioré (progression de 12,7% du contrôle de l’hémoglobine glyquée et de la microalbuminurie entre 2010 et 2017 pour ces patients). Le financement de ce dispositif est encadré par une convention financière conclue entre l’association ASALEE et l’Assurance maladie, qui détaille les dépenses prises en charge. Les paramètres de cette convention ont fait l’objet de nombreux échanges dans le cadre de son renouvellement. Une nouvelle convention a été signée le 11 juin 2024 pour sécuriser le cadre financier de l’année 2024, constituant un effort financier de plus de 100 millions d’euros. Cette subvention représente 1 550 Equivalents temps plein (ETP), soit 350 ETP supplémentaires par rapport à la précédente convention. Un avenant prolongeant la convention pour une période de six mois a été signé par l’Assurance maladie et l’association le 4 décembre 2024.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2527</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2924</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Dive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Suppressions de lits en psychiatrie dans l’Aisne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2527. — 3 décembre 2024. — M. Julien Dive alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conséquences préoccupantes des suppressions de lits en psychiatrie dans le département de l’Aisne, notamment au sein des unités de proximité (UP). Ces unités de proximité, pleinement intégrées dans le maillage territorial, répondent aux besoins d’une population fragile, en offrant des prises en charge rapides et adaptées pour des patients souvent en crise aiguë. Leur fermeture progressive, décidée dans le cadre du virage ambulatoire, soulève de nombreuses inquiétudes parmi les professionnels de santé, les syndicats et les élus locaux. Les conséquences de cette réorganisation risquent de se traduire par une saturation accrue des urgences et des services hospitaliers restants, une dégradation de la continuité des soins et un impact négatif sur les conditions de travail des soignants. Les témoignages locaux rapportent une situation déjà critique, où les lits disponibles sont occupés en permanence et où l’absence d’alternatives viables menace la qualité et la sécurité des prises en charge. Dans un territoire comme l’Aisne, particulièrement affecté par la désertification médicale, ces suppressions accentuent les inégalités d’accès aux soins et fragilisent davantage une population déjà vulnérable. Il souhaite connaître les mesures immédiates qu’elle envisage de prendre pour garantir le maintien d’une offre de soins adaptée en psychiatrie dans l’Aisne et s’assurer que le virage ambulatoire ne se traduise pas par une dégradation de la qualité des soins ni par une rupture d’accès pour les patients. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2925</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les difficultés auxquelles sont confrontés les établissements de santé mentale et les professionnels de terrain qui œuvrent au quotidien sur l’ensemble du territoire pour prendre en charge les personnes souffrant de troubles psychiques sont pleinement prises en compte. Les services du ministère chargé de la santé sont en lien avec l’Agence régionale de santé (ARS) des Hauts-de-France, qui est mobilisée sur la situation spécifique du département de l’Aisne. L’ARS s’attache à consolider une offre de soins en psychiatrie fragilisée par les tensions existant en termes de démographie médicale. C’est notamment le cas pour les unités de proximité de l’établissement public spécialisé en santé mentale départemental de l’Aisne, situées à Villers-Saint-Denis, Belleu, Chauny, Laon et Hirson. Ces unités ne sont aujourd’hui plus en mesure d’assurer une prise en charge en hospitalisation complète dans des conditions de qualité et de sécurité satisfaisantes. En effet, la présence médicale y est désormais très réduite et les conditions d’accueil des patients pour des hospitalisations à temps plein ne sont plus conformes ni aux attentes ni aux conditions techniques de fonctionnement fixées par le régime des autorisations. C’est la raison pour laquelle la direction de l’établissement a engagé, en lien avec les équipes soignantes, un travail de réorientation de l’activité de ces unités. Une réflexion est conduite site par site afin de tenir compte des besoins du territoire et ainsi continuer à proposer à chaque patient une prise en charge adaptée. Le redéploiement de temps soignant vers l’ambulatoire permettra d’assurer une continuité des prises en charge dans des conditions satisfaisantes en termes de qualité et de sécurité. Cette transformation de l’offre de soins est conduite en concertation avec l’ensemble des acteurs du territoire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4268</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2925</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Plassard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie de médicaments à base de quétiapine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4268. — 18 février 2025. — M. Christophe Plassard* attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la pénurie de médicaments à base de quétiapine. Ces antipsychotiques de seconde génération font en effet l’objet de pénuries sur l’ensemble du territoire, dans l’ensemble de ses dosages et de ses formules. Les conséquences de cette pénurie entraînent une détresse inédite pour l’ensemble des personnes concernées, au premier rang desquelles figurent évidemment les patients, dont le traitement est personnalisé et ajusté sur plusieurs mois pour garantir son efficacité et limiter les effets secondaires. Malheureusement, un changement brutal de molécule ou de dosage multiplie par trois le risque de rechute et par deux le risque d’hospitalisation psychiatrique. L’arrêt pur et simple du traitement, quant à lui, pourrait entraîner l’augmentation des suicides des personnes concernées, dans la mesure où il est le seul mis sur le marché pour traiter les personnes atteintes de trouble bipolaire et que les patients non traités pour ce trouble décèdent par suicide. Il lui demande quel plan d’action il entend mettre en œuvre pour mettre fin à cette pénurie et prévenir le renouvèlement d’un évènement semblable pour l’avenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4535</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2925</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Maudet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Alerte sur la pénurie de quétiapine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4535. — 25 février 2025. — M. Damien Maudet* interpelle M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la pénurie de médicaments à base de quétiapine. « Dans 3 semaines, s’il n’y a plus de médicaments, peut-être que je serai hospitalisée », s’inquiète Isabelle, diagnostiquée bipolaire en 2008. Depuis 17 ans, son traitement à base de quétiapine lui est quotidiennement indispensable. Pourtant, depuis plusieurs semaines, ce produit est introuvable en pharmacie. Ce sont des milliers de patients, à l’image d’Isabelle, qui ne peuvent se passer de leur traitement et ne peuvent le remplacer, au risque de rechuter dans la maladie. Selon l’association Mentalim, les personnes bipolaires ont un risque au suicide qautre fois plus élevé que dans le reste de la population. L’espérance de vie pour les malades est inférieure de 10 à 15 %. Ainsi, M. le ministre comprend l’importance des traitements dans la vie des patients. « Aujourd’hui, l’approvisionnement en quétiapine est complètement à l’arrêt dans tout l’Hexagone et les stocks dans les pharmacies sont partout épuisés ou en voie de l’être », souligne le professeur Antoine Pelissolo, psychiatre à l’hôpital Henri-Mondor. Le 30 janvier 2025, l’ANSM tire la sonnette d’alarme sur ces fortes tensions d’approvisionnement. Alors qu’il est inscrit sur la liste des médicaments considérés comme essentiels et avec 3 millions de boites dispensées en 2023, il est l’un des traitements les plus consommés dans l’Hexagone dans le domaine des maladies psychiatriques. « Malgré l’alerte de l’ANSM, rien n’a changé », regrette Thomas Legras, président de l’association Mentalim, spécialisée dans l’accompagnement des personnes souffrant de troubles mentaux. La cause est encore et toujours la même : la perte de maîtrise sur la chaîne d’approvisionnement et une production des médicaments hors des frontières. Cette fois-ci, dans le cas de traitements à base de quétiapine, il s’agirait selon l’ANSM d’un problème de production rencontré par le fabricant grec Pharmathen « qui produit ce médicament pour plusieurs laboratoires ». Face à cette pénurie de traitement à base de quétiapine, si l’ANSM annonce l’interdiction des exportations et propose aussi la restriction de prescriptions. Concrètement, celle-ci demande aux psychiatres de ne plus commencer un traitement sous quétiapine « sauf pour les patients présentant un épisode dépressif caractérisé dans le cadre d’un trouble bipolaire ». Et, pour celles et ceux qui ont déjà un traitement à base de quétiapine, l’adaptation à un autre médicament est incertaine. L’ANSM a également annoncé étudier la possibilité d’importer des médicaments à base de quétiapine à libération immédiate, une spécialité qui n’est pas commercialisée en France, seuls les dosages à libération prolongée étant prescrits. Qu’en est-il ? Les officines seront-elles également sollicitées pour réaliser des préparations magistrales, comme lors de ruptures d’amoxicillines ? Enfin, l’agence annonce aussi avoir déclenché le Mécanisme européen de solidarité volontaire, un dispositif qui permettrai d’appeler à la rescousse des États membres en cas de pénurie grave. Il lui demande de lui expliquer en quoi consiste ce dispositif européen et ce qu’il en est des négociations avec les partenaires européens et de cette solidarité pour répondre à cette situation d’urgence sanitaire ; beaucoup de patients attendent une prise de position et une action de la part du Gouvernement, afin de se projeter sur les prochaines semaines, sans avoir la crainte d’une rechute.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2926</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a informé dès le 16 septembre 2024, sur son site internet, des tensions d’approvisionnement des médicaments à base de quétiapine (Xeroquel LP et génériques), en raison d’un problème de production rencontré par le fabricant grec Pharmathen International. Les médicaments à base de quétiapine sont utilisés pour le traitement de la schizophrénie et des troubles bipolaires ainsi que pour le traitement adjuvant des épisodes dépressifs majeurs. Seules les formes à libération prolongée, aux dosages 50 mg, 300 mg et 400 mg, sont commercialisées en France. Ces médicaments répondent à la définition des médicaments d’intérêt thérapeutique majeur, tels que définis à l’article L. 5111-4 du Code de la santé publique (CSP). Dès la déclaration par les laboratoires concernés des difficultés d’approvisionnement, l’ANSM a mis en place différentes mesures pour éviter une rupture. En particulier, afin de sécuriser autant que possible la situation en France, de préserver les stocks disponibles et d’éviter une rupture sèche, un contingentement quantitatif a été mis en place pour le circuit ville. L’ANSM a interdit l’exportation de ces médicaments par les grossistes-répartiteurs vers l’étranger à compter du 26 septembre 2024, en application des articles L. 5121-30 et L. 5124-17-3 du CSP. Elle a mis en place un suivi rapproché des approvisionnements et des stocks avec les laboratoires. Elle a demandé aux laboratoires non concernés par les difficultés d’approvisionnement d’augmenter leur capacité de production, et aux laboratoires concernés d’identifier quels médicaments à base de quétiapine à Libération immédiate (LI) ou à Libération prolongée (LP) pourraient être importés. En complément, le mécanisme européen de solidarité volontaire, qui permet aux Etats-membres depuis 2023 de se soutenir mutuellement en cas de pénurie grave, en dernier ressort, a été activé. L’ANSM a également ouvert des canaux de communication rapprochés avec les autorités européennes, les autorités grecques et le fabricant Pharmathen afin de suivre au plus près l’évolution de la situation. L’ANSM a par ailleurs publié des conduites à tenir à destination des médecins et des pharmaciens, après échange avec des représentants de ces derniers. Ces conduites à tenir seront actualisées en fonction de l’évolution de la situation. Il leur est notamment demandé de prescrire une alternative thérapeutique pour les nouveaux patients et, lorsque cela est possible, pour les patients en cours de traitement, sauf pour les patients présentant un épisode dépressif caractérisé dans le cadre d’un trouble bipolaire, patients pour lesquels le maintien de la quétiapine est jugé indispensable. Afin d’accompagner les médecins, l’ANSM a mis en ligne des recommandations d’alternatives thérapeutiques adaptées à chaque indication de traitement. Ces conduites ont été travaillées avec les spécialistes de ces pathologies. Concernant les pharmaciens, en application des articles R. 5132-42-1 et suivants du CSP, ils doivent désormais obligatoirement recourir à la dispensation à l’unité, sous blisters, pour ce qui concerne les comprimés de quétiapine LP 50 mg, notamment lors des initiations de traitement. Pour les autres dosages, la dispensation à l’unité est optionnelle. L’ANSM a également recommandé aux pharmaciens, dans les cas d’indisponibilité des spécialités à libération prolongée prescrites, de recourir au dispositif de préparations magistrales, à savoir la fabrication, par des pharmacies d’officines autorisées, de gélules de 100 mg et 150 mg à libération immédiate. L’ANSM a mis en ligne sur son site internet une monographie permettant de sécuriser les conditions de fabrication et de dispensation de ces préparations magistrales. Concernant les patients, l’ANSM a publié sur son site internet des informations sur les adaptations de leurs traitements qui peuvent être effectuées par leur médecin ou le pharmacien. Des fiches d’utilisation des préparations magistrales sont également disponibles pour leur être remises. Aussi, elle a mis en place une surveillance des signalements d’effet indésirable qui surviendrait avec le médicament de substitution. Enfin, afin de limiter l’impact de ces tensions d’approvisionnement sur la continuité de traitement des patients, l’ANSM a mis en place un suivi rapproché de la situation en lien avec le ministère chargé de la santé et l’ensemble des parties prenantes concernées : associations de patients, médecins, pharmaciens ou industriels.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3069</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2927</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Destructions causées par les castors dans les Ardennes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3069. — 14 janvier 2025. — M. Pierre Cordier appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les vives inquiétudes des forestiers et pêcheurs des Ardennes en raison de la prolifération des castors qui occasionnent de nombreux dégâts en abattant des arbres sur des parcelles privées ou en construisant des barrages qui empêchent les poissons de remonter les rivières pour se reproduire. Le castor d’Europe est protégé sur l’ensemble du territoire métropolitain depuis 1968. Cette protection est traduite dans le code de l’environnement à l’article L. 411-1 et dans l’arrêté ministériel du 23 avril 2007. L’article 2 de cet arrêté interdit notamment la destruction, la mutilation, la capture ou l’enlèvement, la perturbation intentionnelle des animaux dans le milieu naturel, ainsi que la destruction, l’altération ou la dégradation des sites de reproduction et des aires de repos des animaux. Le castor construit souvent des barrages pour maintenir l’entrée de son gîte immergée, il s’agit alors d’un élément constituant son habitat de reproduction ou de repos justifiant la protection des barrages. Toutefois, l’article L. 411-2 du code de l’environnement prévoit des dérogations notamment lorsqu’il y a des dommages causés aux cultures, à l’élevage, aux forêts, aux pêcheries, aux eaux et à d’autres formes de propriété ou dans l’intérêt de la santé et de la sécurité publiques ou pour d’autres raisons impératives d’intérêt public majeur, y compris de nature sociale ou économique. Il souhaite par conséquent savoir si le Gouvernement va donner des instructions claires aux préfets afin que les populations de castors soient mieux régulées pour notamment permettre aux forestiers de protéger leurs arbres des destructions actuellement incontrôlables.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2927</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Castor européen est une espèce animale protégée au titre du droit européen et national. À ce titre, sont interdites la destruction, l’altération ou la dégradation des sites de reproduction et des aires de repos des animaux. Le castor d’Europe est un herbivore strict qui a la particularité de pouvoir couper des arbres ou de les écorcer, que ce soit pour se nourrir ou pour utiliser les branches comme matériau de construction pour ses gîtes et barrages. Lorsque la ripisylve naturelle est bien présente, il peut y trouver suffisamment de ressources pour couvrir ses besoins. Mais quand ce n’est pas le cas, il peut s’attaquer à des plantations qui se trouvent à proximité du cours d’eau : peupleraies, vergers, vignes… Des dommages peuvent être alors constatés. Pour répondre à ces problématiques, l’Office français pour la Biodiversité (OFB), forme et coordonne depuis 1987, un réseau de spécialistes de l’espèce, le réseau Castor. Dans ce cadre, l’OFB accompagne et conseille l’administration et les propriétaires ou exploitants qui subissent ces dommages en vue de limiter leurs impacts : conseils techniques pour la protection des cultures, expertise technique sur les barrages, réalisation de constats de dommages. Les dégâts doivent être signalés auprès de la Direction Départementale des Territoires (DDT) du département concerné qui demande ensuite à l’OFB une expertise sur le terrain. À l’occasion du constat, des conseils de protection sont apportés par le correspondant du réseau Castor. Dans certains cas, la dérogation à la protection de l’espèce (perturbation du cycle biologique, destruction de l’habitat) peut être autorisée par arrêté préfectoral pour accompagner les opérations de protection. Une régulation des castors n’est cependant pas envisageable tant que l’espèce est protégée. En conclusion, les services de l’État sont mobilisés pour que soient apportées, en toutes circonstances, les réponses les plus appropriées aux problèmes posés par la cohabitation entre le castor et l’Homme.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3415</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2928</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mickaël Bouloux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Interdiction des animaux sauvages dans les cirques et les parcs zoologiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3415. — 28 janvier 2025. — M. Mickaël Bouloux appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques itinérants, prévue pour 2028 par la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021, ainsi que dans les spectacles des parcs zoologiques. Si cette interdiction est un progrès pour la protection animale, elle soulève des questions concernant l’avenir des animaux captifs, souvent enfermés depuis des années. En effet, les refuges et sanctuaires manquent de places et doivent être soutenus par des aides financières pour garantir leur capacité d’accueil et leur fonctionnement. De plus, la réglementation actuelle permet encore les spectacles d’animaux sauvages dans certains parcs zoologiques, ce qui semble contradictoire avec les objectifs de conservation des espèces menacées. En outre, le dressage nécessaire à ces spectacles envoie un message négatif aux jeunes générations, en réduisant les animaux à des objets de divertissement. Dans ce contexte, il souhaite savoir si le Gouvernement prévoit un budget substantiel pour la création de nouvelles places dans les refuges et sanctuaires et si des projets seront organisés pour faciliter la transition vers une gestion plus respectueuse des animaux sauvages et les interdire définitivement dans les cirques et les parcs zoologiques qui proposent au public des spectacles d’animaux sauvages. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2928</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche (MTEBFMP) est pleinement mobilisé pour l’accompagnement des établissements itinérants détenant des animaux sauvages impactés par l’application de la loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes. La création de places d’accueil pour ces animaux est un axe essentiel de cet accompagnement. L’article L. 413-10 du code de l’environnement prévoit d’ailleurs que « Des solutions d’accueil pour les animaux visés par les interdictions prévues aux I et II sont proposées à leurs propriétaires. Ces solutions garantissent que les animaux seront accueillis dans des conditions assurant leur bien-être. ». Ainsi, et afin d’accompagner la mise en œuvre de la loi, le MTEBFMP a lancé deux Appels à Manifestation d’Intérêt (AMI) en 2022 et en 2023 pour la création de places d’accueil destinées aux animaux sauvages détenus par des établissement itinérants (circassiens). En 2022, six projets ont ainsi été désignés lauréats pour un co-financement de 4,3 millions d’euros, permettant de créer plus d’une centaine de places pour les animaux de cirque réformés. En 2023, trois projets ont été désignés lauréats pour un co-financement de près d’un million d’euros, permettant de créer une vingtaine de places pour les fauves de cirque. En ce qui concerne les parcs zoologiques, l’arrêté du 25 mars 2004 fixant les règles générales de fonctionnement et les caractéristiques générales des installations des établissements zoologiques à caractère fixe et permanent, présentant au public des spécimens vivants de la faune locale ou étrangère précise que « les spectacles ou les animations effectués au sein des établissements avec la participation d’animaux doivent contribuer à la diffusion d’informations se rapportant à la biologie de ces animaux et, le cas échéant, à la conservation de leur espèce. ». De plus, le code éthique de l’Association française des parcs zoologiques (AFdPZ), appliqué par ses cent six parcs zoologiques membres, interdit les spectacles assimilables à des numéros de cirque. Les présentations doivent avoir une visée pédagogique et mettre en avant les comportements naturels des animaux, tout en prenant en compte les motivations et les capacités de chaque individu. Il n’est ainsi pas prévu d’étendre l’interdiction des spectacles d’animaux sauvages dans les parcs zoologiques et dans les autres établissements fixes de présentation au public, tant qu’ils respectent ces conditions et maintiennent une finalité pédagogique et de sensibilisation à la conservation des espèces.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3628</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2928</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Avenir des animaux du parc marin Marineland</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3628. — 4 février 2025. — M. Bruno Bilde interroge Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur l’avenir des animaux du parc marin antibois Marineland. La loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 relative à la lutte contre la maltraitance animale et confortant le lien entre les animaux et les hommes interdit, à compter du 1er décembre 2026, la participation de cétacés à des spectacles ainsi que tout contact avec le public. Un mois après la fermeture de Marineland, après 55 ans d’activité, le sort des différents animaux qui y étaient hébergés est préoccupant. Les dirigeants du parc marin avaient alors communiqué en assurant que leur priorité était de transférer l’ensemble des spécimens aquatiques dans les structures existantes les plus adaptées. Aujourd’hui, le devenir des animaux et leurs différents lieux d’arrivée demeurent incertains. Des associations évoquent des transferts vers l’étranger dans des parcs européens voire au Canada ou même au Japon, pays dans lequel les normes de bien-être animal sont largement inférieures à ce qui est autorisé en Europe. Il est fondamental que ces spécimens soient accueillis dans un environnement respectueux de leurs besoins. Cependant, aucun projet concret n’a encore été confirmé. Il lui demande ainsi de préciser les lieux de transfert des animaux hébergés au parc marin Marineland d’Antibes ainsi qu’un calendrier précis pour chacune des espèces concernées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2929</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et à renforcer le lien entre les animaux et les hommes prévoit l’interdiction de détention en captivité de cétacés (orques et dauphins) à partir de décembre 2026, sauf dans le cadre de refuges pour animaux sauvages captifs ou de programmes scientifiques autorisés par le Ministère de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche (MTEBFMP). Dans ce contexte, le parc Marineland a fait le choix de cesser son activité à compter du 5 janvier 2025 et souhaite donc identifier des solutions de placement pour l’ensemble des animaux qu’il détient, dont les douze dauphins et les deux orques, Wikie et Keijo. Le transfert de tous les animaux devra respecter une réglementation rigoureuse, notamment au titre de la Convention sur le commerce des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) et au regard des enjeux de bien-être animal. C’est pourquoi la Ministre chargée de l’environnement, s’est opposée en novembre 2024 au transfert des orques vers le Japon, au regard d’un trajet trop long, incompatible avec l’état de santé actuel des animaux. Les services de l’Etat sont en lien constant avec le parc Marineland afin d’identifier des solutions pour chacun des animaux avec pour objectif le respect de leur bien-être. Le Gouvernement reste pleinement mobilisé afin d’identifier les solutions les plus adaptées, garantes du respect de l’esprit de la loi du 30 novembre 2021.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3823</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2929</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Dégâts causés par les sangliers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3823. — 11 février 2025. — M. Serge Muller attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la problématique des dégâts causés par les sangliers dans le département de la Dordogne. En 2024, près de 1 000 hectares de cultures ont été saccagés par ces animaux, impactant gravement les exploitants agricoles, les collectivités locales et les particuliers. Malgré les efforts significatifs des chasseurs, avec plus de 9 100 sangliers prélevés en novembre 2024 (soit une augmentation de 1 600 par rapport à 2023), ainsi que l’intervention des lieutenants de louveterie, qui ont éliminé 650 sangliers, ces actions restent insuffisantes pour enrayer la croissance de la population. Ces dégâts récurrents mettent en péril la viabilité économique des exploitations agricoles, tout en engendrant des coûts significatifs pour les communes et les citoyens. Les battues administratives, organisées sous la responsabilité des lieutenants de louveterie, représentent un outil essentiel pour répondre à cette problématique. Pourtant, leur fréquence et leur ampleur semblent actuellement insuffisantes pour maîtriser la situation. Il lui demande donc si elle envisage d’augmenter le nombre de battues administratives en Dordogne afin de renforcer la régulation de la population de sangliers. Il souhaite également savoir si des mesures complémentaires pourraient être prises pour soutenir les agriculteurs et les collectivités confrontés à ces nuisances croissantes et pour assurer un équilibre agro-sylvo-cynégétique durable.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2929</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’augmentation des populations de sangliers est un sujet de préoccupation en France et en Europe, tant sur le plan des dégâts agricoles, des collisions routières, qu’au niveau sanitaire. La population de suidés sauvages prélevée à la chasse (789 816 en 2022-2023) a ainsi été multipliée par plus de 20 depuis le début des années 1970, alors que le nombre de chasseurs a lui été en baisse. Conformément à l’article R424-8 du code de l’environnement, la chasse anticipée du sanglier peut être autorisée à partir du 1er juin et jusqu’au 14 août, sur autorisation préfectorale particulière. À partir du 15 août celle-ci est autorisée sans condition particulière et jusqu’au dernier jour de février. L’espèce peut également être classée comme « susceptible d’occasionner des dégâts » et faire l’objet d’une régulation à tir tout au long du mois de mars. L’État souhaitant diminuer les dommages causés par les gibiers, a décidé de fournir davantage d’outils aux chasseurs pour y remédier. Ainsi, il a instauré la "boîte à outils sanglier" qui permet désormais et conformément au décret n° 2023-1363 du 28 décembre 2023, entre le 1er avril et le 31 mai, la chasse du sanglier restreinte à la protection des semis, autorisée à l’affût ou à l’approche, voire exceptionnellement en battue, sous réserve d’une autorisation préfectorale, permettant de réguler le sanglier toute l’année douze mois sur douze. Ce décret précise par ailleurs les conditions de recours aux opérations d’agrainage dissuasives conformément à l’article L. 425-5 et en accord avec le schéma départemental de gestion cynégétique. De plus, l’arrêté du 28 décembre 2023 modifiant l’arrêté du 1er août 1986 toujours dans le cadre de la "boîte à outils sanglier", permet dès lors, l’usage de la chevrotine dans le cadre de battues collectives, sur proposition du préfet et par arrêté ministériel triennal, ainsi que le tir lors des récoltes. S’agissant plus particulièrement du département de la Dordogne, il convient de préciser que les populations importantes de grands gibiers, dont tout particulièrement le sanglier, sont une source récurrente de dégâts aux cultures (près de 1 000 ha impactés en 2024) mais aussi aux jardins des particuliers et aux espaces verts des collectivités. Depuis plusieurs mois, les services de l’État travaillent avec les représentants des agriculteurs et des chasseurs afin de rétablir l’équilibre agro-sylvo-cynégétique aujourd’hui perdu par la présence de populations trop importantes de gibiers et, en particulier, de sangliers dans le département. Il est donc indispensable de réguler et faire diminuer, en Dordogne, la population de sangliers en activant l’ensemble des leviers disponibles, sachant que le premier moyen et le plus efficace reste la régulation par la chasse. L’État intervient également grâce à ses lieutenants de louveterie qui effectuent notamment des battues administratives sous la responsabilité du préfet de département. D’une manière générale, l’État reste très attentif à la situation actuelle concernant la gestion des populations de sangliers, en lien avec les organisations professionnelles agricoles et le monde cynégétique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4103</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2930</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Fatiha Keloua Hachi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, biodiversité, forêt, mer et pêche</ministreJO><Objet>Spectacles d’animaux sauvages dans les établissements zoologiques fixes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4103. — 18 février 2025. — Mme Fatiha Keloua Hachi attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’exploitation des animaux sauvages dans le cadre des spectacles organisés au sein des établissements zoologiques fixes. La loi du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et à renforcer le lien entre l’homme et l’animal prévoit, en son article 46, qu’à partir de 2028, seront « interdits, dans les établissements itinérants, la détention, le transport et les spectacles incluant des espèces d’animaux non domestiques ». Par ailleurs, les parcs zoologiques ont pour mission de participer aux actions de conservation des espèces animales, comme le dispose clairement le chapitre 6 de l’arrêté du 25 mars 2004. Ce texte définit les règles générales de fonctionnement et les exigences applicables aux établissements zoologiques fixes et permanents présentant au public des spécimens vivants de la faune locale ou étrangère. Toutefois, les spectacles impliquant des animaux sauvages restent autorisés dans les établissements fixes (dont les parcs zoologiques), en contradiction avec les objectifs de bien-être animal et de conservation des espèces menacées. À travers des méthodes de dressage coercitives, les animaux sauvages, qui sont particulièrement présents dans ce type de spectacles, sont largement exploités. Aussi, elle souhaiterait savoir quelles mesures elle envisage afin de remédier à cette situation et d’assurer une meilleure protection des animaux sauvages dans les établissements zoologiques fixes. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2930</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les parcs zoologiques sont soumis à des normes strictes en matière de bien-être animal et de conservation des espèces, garantissant que les pratiques mises en place respectent des standards élevés en faveur des animaux concernés. Ainsi, l’arrêté du 25 mars 2004 fixant les règles générales de fonctionnement et les caractéristiques générales des installations des établissements zoologiques à caractère fixe et permanent, présentant au public des spécimens vivants de la faune locale ou étrangère précise que « les spectacles ou les animations effectués au sein des établissements avec la participation d’animaux doivent contribuer à la diffusion d’informations se rapportant à la biologie de ces animaux et, le cas échéant, à la conservation de leur espèce. ». De plus, le code éthique de l’Association française des parcs zoologiques (AFdPZ), appliqué par ses cent six parcs zoologiques membres, interdit les spectacles assimilables à des numéros de cirque. Les présentations doivent avoir une visée pédagogique et mettre en avant les comportements naturels des animaux, tout en prenant en compte les motivations et les capacités de chaque individu. Il n’est ainsi pas prévu d’étendre l’interdiction des spectacles d’animaux sauvages dans les parcs zoologiques et dans les autres établissements fixes de présentation au public, tant qu’ils respectent ces conditions et maintiennent une finalité pédagogique et de sensibilisation à la conservation des espèces.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>77</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2930</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Aide au financement du permis de conduire B des apprentis de 17 ans</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            77. — 1 octobre 2024. — Mme Géraldine Bannier* attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’extension aux apprentis de 17 ans de l’aide au financement du permis de conduire. Depuis le 1er janvier 2024 en effet, grâce au décret n° 2023-1214 qui met en œuvre l’une des mesures du « Plan interministériel sur la jeunesse », l’âge de l’obtention de la catégorie B du permis de conduire a été abaissé de 18 à 17 ans. Actuellement, pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes et leur mobilité, une aide de l’État d’un montant de 500 euros est destinée au financement du permis de conduire de tous les apprentis d’au moins 18 ans en contrat d’apprentissage. Toutefois, ce dispositif ne s’applique pas, aujourd’hui, aux apprentis âgés de 17 ans. Or dans la plupart des territoires ruraux et semi-ruraux, souvent mal desservis par les transports publics, la conduite automobile est indispensable pour les jeunes apprentis qui doivent effectuer des déplacements entre leur domicile, leur centre de formation d’apprentis et le lieu professionnel où ils effectuent leur apprentissage. C’est pourquoi elle lui demande quand et comment le Gouvernement entend modifier les critères d’obtention de cette aide au financement du permis de conduire afin qu’elle soit également attribuée aux jeunes apprentis de 17 ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>381</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2931</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Extension aux apprentis de 17 ans de l’aide au financement du permis de conduire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            381. — 8 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin* attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’extension aux apprentis de 17 ans de l’aide au financement du permis de conduire. En vertu du décret publié le 20 décembre 2023, depuis le 1er janvier 2024, l’âge de l’obtention possible du permis de conduire est abaissé de 18 à 17 ans. Pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes et leur mobilité, une aide de l’État d’un montant de 500 euros est destinée au financement du permis de conduire de tous les apprentis d’au moins 18 ans en contrat d’apprentissage. Cependant, ce dispositif ne s’applique pas aux apprentis âgés de 17 ans. Dans les territoires ruraux mal desservis par les transports publics, la conduite automobile est indispensable pour les jeunes apprentis qui doivent effectuer des déplacements entre leur domicile, leur centre de formation d’apprentis (CFA) et leur employeur. Il lui demande donc quand le Gouvernement compte modifier les critères d’obtention de cette aide au financement du permis de conduire pour qu’elle soit également attribuée aux jeunes apprentis de 17 ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1198</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2931</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Aide au permis de conduire pour les apprentis</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1198. — 22 octobre 2024. — M. Bertrand Sorre* appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’aide au permis destinée aux apprentis. Depuis le 1er janvier 2024, les personnes ayant 17 ans révolus détentrices du code et du permis B peuvent conduire en autonomie. Il était précédemment possible d’obtenir son permis de conduire à 17 ans en « conduite accompagnée » mais il fallait attendre 18 ans avant de pouvoir conduire en toute autonomie. Pour financer la formation à la conduite, les apprentis bénéficient depuis janvier 2019 sur demande d’une aide d’État, forfaitaire, de 500 euros, cumulable avec d’autres dispositifs. Or cette aide ne peut être sollicitée qu’à partir de 18 ans, malgré l’abaissement de l’âge minimal de conduite à 17 ans. Afin de permettre aux jeunes de percevoir cette aide dès le début de leur formation et l’engagement des dépenses correspondantes, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’aligner l’âge de demande de l’aide sur l’âge requis pour conduire. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1688</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2931</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Aide au financement du permis de conduire pour les apprentis de moins de 18 ans</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1688. — 5 novembre 2024. — M. Daniel Labaronne* attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur la nécessité de mettre en cohérence le décret n° 2023-1214 du 20 décembre 2023, qui abaisse l’âge minimal d’obtention de la catégorie B du permis de conduire à 17 ans et le décret n° 2019-1 du 3 janvier 2019 relatif à l’aide au financement du permis de conduire pour les apprentis. L’abaissement de l’âge minimal à 17 ans constitue une avancée importante pour renforcer l’autonomie des jeunes, en particulier ceux issus des filières professionnelles et d’apprentissage, qui rencontrent souvent des difficultés accrues en matière de mobilité, notamment dans les territoires où les infrastructures de transport public sont limitées. Toutefois, le décret de 2019 sur l’aide au financement du permis de conduire pour les apprentis ne s’applique qu’aux jeunes ayant atteint l’âge de 18 ans, ce qui crée une incohérence avec la nouvelle mesure. Cette disparité prive de nombreux jeunes apprentis, dès l’âge de 17 ans, d’une opportunité de mobilité et d’autonomie cruciale pour leur formation et leur insertion professionnelle. Une révision de l’aide au financement du permis de conduire semble donc indispensable pour qu’elle prenne en compte l’abaissement de l’âge minimal et offre aux jeunes en apprentissage, ainsi qu’à ceux des filières professionnelles, les moyens d’acquérir plus tôt cette autonomie. Il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement quant à l’adaptation de ce dispositif d’aide, afin de garantir à tous les jeunes apprentis, dès 17 ans, un accès équitable au financement de leur permis de conduire, contribuant ainsi à leur réussite dans leur parcours professionnel. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1832</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2932</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Éligibilité des apprentis aux aides pour le permis de conduire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1832. — 12 novembre 2024. — Mme Louise Morel* appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les conditions d’éligibilité à l’aide de 500 euros pour le permis de conduire pour les jeunes apprentis. Mise en place dans le cadre de la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel (article L611-5 du Code du travail), cette aide vise à favoriser l’accès à la mobilité pour les apprentis. Elle est particulièrement précieuse pour les jeunes vivant en zone rurale ou en zones mal desservies par les transports en commun, qui rencontrent des difficultés pour se déplacer entre leur domicile, leur lieu de formation et leur entreprise. Depuis le décret n° 2023-2 du 1er janvier 2023, l’âge légal pour passer l’examen du permis de conduire a été abaissé à 17 ans, permettant ainsi aux jeunes conducteurs d’obtenir leur permis dès cet âge sous réserve d’être accompagnés jusqu’à leurs 18 ans. Or les conditions d’attribution de l’aide de 500 euros exigent que le bénéficiaire soit âgé de 18 ans au moment de la demande, ce qui exclut les jeunes de 17 ans, bien qu’ils soient légalement autorisés à conduire. Mme la députée souhaite en ce sens savoir si le Gouvernement envisage d’ajuster les critères d’éligibilité de cette aide pour les apprentis. Elle propose que l’âge d’éligibilité de cette aide soit abaissé à 17 ans, en cohérence avec la possibilité de passer le permis à cet âge. Cette mesure permettrait de répondre aux besoins de mobilité des jeunes apprentis en zone rurale, contribuant ainsi à leur autonomie et à leur accès à l’emploi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2099</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2932</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Henri Alfandari</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Extension de l’aide au financement du permis de conduire aux apprentis de 17 ans</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2099. — 19 novembre 2024. — M. Henri Alfandari* attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’extension de l’aide au financement du permis de conduire aux apprentis âgés de 17 ans. En effet, le décret n° 2023-1214 du 20 décembre 2023 est venu abaisser l’âge de l’obtention de l’examen du permis de conduire (permis B) de 18 à 17 ans à compter du 1er janvier 2024. Or, depuis le 1er janvier 2019, une aide d’État a été mise en place pour financer le permis de conduire de tous les apprentis en contrat d’apprentissage âgés d’au moins de 18 ans afin d’aider les jeunes à se lancer dans leur vie professionnelle et à se déplacer plus facilement entre leur domicile, le centre de formation d’apprentis (CFA) et leur lieu de travail professionnel. Toutefois, il faut être âgé de 18 ans pour bénéficier de l’octroi de cette aide, qui n’est donc pas applicable aux apprentis âgés de 17 ans. Ainsi, il lui demande si le Gouvernement a prévu de modifier le décret n° 2019-1 du 3 janvier 2019 relatif à l’aide au financement du permis de conduire pour les apprentis afin d’articuler le dispositif avec le décret n° 2023-1214 du 20 décembre 2023 relatif à portant abaissement de l’âge minimal d’obtention de la catégorie B du permis de conduire à dix-sept ans.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2932</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis le 1er janvier 2019, il existe une aide au permis de conduire d’un montant forfaitaire de 500 € pour les apprentis majeurs inscrits dans une école de conduite pour la préparation des épreuves du permis de conduire autorisant la conduite des véhicules de la catégorie B. Cette aide au permis vient en complément des autres dispositifs existants notamment déployés par plusieurs régions. Le ministère en charge de la formation professionnelle est pleinement conscient de l’importance de développer la mobilité pour sécuriser le parcours des apprentis. L’objectif de cette aide est bien de faciliter les déplacements des apprentis dans le cadre de leur formation pratique en apprentissage ou théorique en centre de formation d’apprentis et de favoriser l’entrée dans la vie active. Pour permettre l’abaissement de l’âge à l’obtention de cette aide, en lien avec l’abaissement de l’âge légal de passage de l’examen du permis de conduire à dix-sept ans, effectif depuis le 1er janvier 2024 (décret n° 2023-1214 du 20 décembre 2023), une modification du décret n° 2019-1 du 3 janvier 2019 est nécessaire mais doit être envisagée dans un contexte budgétaire très contraint.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>82</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2932</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Marchive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Invisibilisation du CV sur la plateforme France Travail</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            82. — 1 octobre 2024. — M. Bastien Marchive appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la possibilité qu’ont les personnes en recherche d’emploi d’invisibiliser leur CV sur la plateforme France Travail et ses conséquences sur la lutte contre le chômage. Si le taux de chômage en France a baissé de plus de deux points depuis 2017 (de 9,4 % en 2017 à 7,3 % en 2023), au dernier trimestre 2023 plus de 5 millions de Français demeurent inscrits sur les registres de France Travail. La poursuite de l’objectif national d’atteinte du plein emploi demeure donc indispensable pour permettre aux Français de vivre dignement de leur travail et d’assurer la pérennité du système social. Malgré l’ampleur des réformes menées ces dernières années et les résultats obtenus, force est de constater que des freins continuent de complexifier, voire d’empêcher le recrutement des personnes en recherche d’emploi. L’un de ces freins réside dans la possibilité qu’ont les demandeurs d’invisibiliser leur CV sur la plateforme France Travail, empêchant ainsi tout travail de prospection de la part des employeurs pour pourvoir à leurs besoins de recrutement. S’il est légitime et parfois nécessaire de pouvoir anonymiser son CV, son invisibilisation semble ainsi un contresens au regard de la contrepartie au versement de l’allocation chômage qu’est la recherche active d’un emploi. Lever cette incohérence serait au contraire l’opportunité de rendre plus accessibles les profils des personnes en recherche d’emploi et par conséquent de simplifier leur retour sur le marché du travail. Il lui demande donc si des changements sont prévus afin de corriger cette anomalie et de permettre une plus grande visibilité des demandeurs d’emploi auprès des recruteurs, dans l’objectif de garantir une meilleure employabilité globale des bénéficiaires de France Travail. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2933</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Si le demandeur d’emploi est tenu d’effectuer des « actes positifs et répétés de recherche d’emploi » (article L. 5411-6-1 du code du travail), seules les démarches « 4° s’inscrire sur la liste des demandeurs d’emploi, faire une demande d’allocation, et renseigner les données d’orientation visant à identifier l’organisme référent le mieux à même de conduire l’accompagnement des personnes mentionnées au 1° de l’article L. 5411-1 » et « 4° bis préparer le premier entretien relatif à l’élaboration du contrat d’engagement et télécharger des documents justificatifs pour les demandeurs d’emploi dont l’opérateur France Travail est l’organisme référent au sens du IV de l’article L. 5411-5-1) » doivent obligatoirement être accomplies par l’usage d’un service dématérialisé (article R. 5312-39 du code du travail). Le cadre légal actuel n’autorise donc pas France Travail à rendre obligatoire la publication du CV des demandeurs d’emploi dans son service « Banque de profils », accessible aux recruteurs ayant un compte France Travail certifié. Toutefois, dans le cadre de sa transformation et afin de répondre à l’ambition du plein emploi en accélérant le retour à l’emploi des demandeurs d’emploi et en améliorant l’accès pour les recruteurs aux profils les plus adaptés à leurs besoins, France Travail mène des actions volontaristes pour tendre vers la systématisation de la publication des profils des demandeurs d’emploi proches de l’emploi sur la banque de profils. Les attentes exprimées par les employeurs sont de pouvoir accéder à des profils de demandeurs d’emploi prêts à travailler, dont les profils sont fiables et à jour (notamment les métiers recherchés, lieux de recherche, expériences, compétences) et qui sont joignables. Diverses actions sont en cours pour répondre à ces attentes en offrant la banque de profils la plus qualitative possible : - adresser la bonne cible de demandeurs d’emploi pour offrir aux recruteurs un vivier de profils adaptés. Il existe une grande diversité de situations pour les Demandeurs d’emploi (DE) et, à certains moments de leur parcours, il n’est pas forcément pertinent que leurs profils soient visibles des recruteurs : un DE en période de formation, un DE en période d’emploi, un DE ayant des freins à lever tels qu’un besoin de solution de garde d’enfants. L’enjeu est en revanche de les amener à compléter et mettre en visibilité leurs profils dès qu’ils sont prêts à reprendre un emploi. - systématiser la publication du profil pour les demandeurs d’emploi prêts à reprendre un emploi : les actions de complétude et de publication du profil seront inscrites dans le plan d’action associé au contrat d’engagement des demandeurs d’emploi dont le retour rapide à l’emploi apparaît possible. Fondées sur les enseignements d’expérimentations fructueuses dans le champ des sciences comportementales, des campagnes d’engagement par mail ou sms seront mises en oeuvre à destination des DE n’ayant pas mis à jour leurs profils depuis plusieurs mois, ou ne l’ayant pas rendu visible des recruteurs, en faisant de la pédagogie sur l’importance pour France Travail de disposer d’informations fiables et récentes (notamment pour permettre un appariement de qualité avec les offres d’emploi confiées à France Travail) et sur l’impact positif que peut générer la mise à jour et la publication de son profil sur la réception d’opportunités d’emploi transmises directement par les recruteurs. Les conseillers France Travail seront sensibilisés et outillés pour accompagner les DE dans l’utilisation du service profil de compétence. - améliorer la fiabilité et la fraicheur des données contenues dans les profils : des expérimentations sont en cours ou en lancement pour combiner des flux d’informations sur les DE et des données issues d’un recueil d’informations en temps réel (par exemple dans le cadre de l’expérimentation « Match FT » qui consiste à utiliser un agent conversationnel pour vérifier l’intérêt d’un DE pour une offre d’emploi, sa disponibilité et sa correspondance avec cette offre, son acceptation de certains critères de l’offre).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>755</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2933</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Remboursement partiel de la réduction des charges patronales (départ salarié)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            755. — 8 octobre 2024. — M. David Habib attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les conditions de départ d’un salarié d’une entreprise. Les employeurs bénéficient d’une réduction de leurs charges patronales pour leurs salariés dont la rémunération inférieure à 2 827,07 euros brut. Si, en cours d’année, une prime est versée à ces salariés, une partie de la réduction doit être, légitimement, remboursée. En revanche, lorsque l’un de ces salariés quitte une société (démission, rupture conventionnelle) et qu’il fait le choix de solder ses jours de congés, une partie de la réduction des charges doit aussi être remboursée. De nombreux chefs d’entreprise considèrent qu’un remboursement partiel de la réduction de leurs charges patronales n’est pas juste, notamment en raison de la difficulté de retrouver un salarié. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures pourraient être prises afin que ce remboursement partiel ne soit pas demandé dans ce cas de figure. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2934</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les employeurs soumis à l’obligation d’assurer leurs salariés contre le risque chômage, ainsi que certains employeurs du secteur public industriel et commercial, bénéficient en effet d’une réduction de certaines cotisations et contributions sociales pour leurs salariés dont la rémunération annuelle est inférieure à 1,6 fois le salaire minimum de croissance, et ce conformément aux dispositions de l’article L. 241-13 du code de la sécurité sociale.  La réduction est ainsi calculée par salarié et par contrat sur une base annuelle, en considération de l’ensemble des rémunérations dues au titre de la période d’emploi correspondant à une année civile. Pour les salariés sortant en cours d’année, le calcul est adapté pour tenir compte de la date de sortie, mais demeure annualisé, la réduction étant alors calculée sur la base de la rémunération due au titre de la période courant du 1er janvier à la date de sortie.  En pratique, la réduction peut néanmoins être appliquée par anticipation à chaque date d’exigibilité des cotisations. Dans ce cas, le montant de réduction à appliquer pour le mois est déterminé à titre provisoire sur la base des paramètres mensuels et fait ensuite l’objet d’une régularisation soit progressive (à chaque exigibilité), soit annuelle (lors du calcul des cotisations déclarées pour la dernière exigibilité de l’année civile ou, pour les contrats qui prennent fin en cours d’année, lors du calcul des cotisations déclarées pour la dernière période d’emploi). L’application par anticipation induit donc que l’employeur ait pu surévaluer le montant de réduction auquel il a finalement droit sur la période annuelle, du fait notamment d’éléments de rémunération qui seraient versés sur une temporalité non mensuelle, en fin d’année (ou en fin de contrat en cas de rupture en cours d’année). Cette situation n’est ainsi pas spécifique aux ruptures de contrats en cours d’année, et il ne dépend pas du choix des salariés, dans ce cadre, de solder ou non leurs jours congés. Il n’est donc pas envisagé de prendre des mesures sur ce cas particulier, afin de ne pas créer une inéquité nouvelle entre employeurs du fait de ruptures de contrats, lesquelles peuvent être indépendantes de leur volonté. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1037</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2934</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Ménagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Effectivité du suivi médical des salariés employés par des particuliers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1037. — 15 octobre 2024. — M. Thomas Ménagé interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’effectivité du suivi médical des salariés employés par des particuliers. En effet, le 5° de l’article L. 7221-2 du code du travail dispose que les particuliers employant des salariés à leur domicile privé pour réaliser des travaux à caractère familial ou ménager sont soumis aux dispositions du titre II du livre IV de ce même code, qui traite de la surveillance médicale. Ceci implique, pour les particuliers employeurs, de s’affilier à un service de prévention et de santé au travail et de procéder à la visite d’information et de prévention (VIP), aux visites périodes, à la visite de mi-carrière et, le cas échéant, aux visites de reprise après un arrêt de travail. Ces obligations sont confirmées par la convention collective nationale des particuliers employeurs et de l’emploi à domicile (IDCC 3239), étendue par arrêté du 6 octobre 2021 et donc obligatoire pour tous les employeurs et salariés du secteur. Cependant, l’application effective de l’ensemble de ces dispositions est sujette à des difficultés dans la mesure où les salariés concernés ne sont pas toujours bien informés de leurs droits, de même que les particuliers employeurs ne sont pas nécessairement au fait de leurs obligations en la matière. La question du suivi médical des salariés employés par des particuliers est par ailleurs opaque, la méthodologie statistique publique les excluant généralement des études menées par les services ministériels ou l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Il lui demande donc quelles actions le Gouvernement compte entreprendre afin d’assurer l’effectivité du suivi médical des salariés concernés et, le cas échéant, si elle dispose de statistiques récentes relatives aux accidents du travail constatés dans le cadre d’une activité exercée chez un particulier employeur. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2934</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2021-10118 du 2 aout 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail adapte les règles de droit commun de suivi de la santé des salariés et de prévention des risques professionnels aux spécificités du secteur des particuliers employeurs et de l’emploi à domicile. Ainsi, l’article L. 4625-2 du code du travail prévoit qu’un accord collectif de branche étendu peut prévoir des dérogations aux règles relatives à l’organisation et au choix du service de prévention et de santé au travail ainsi qu’aux modalités de surveillance de l’état de santé des travailleurs. Aux termes de l’article L. 4625-3 du code du travail, « Les particuliers employeurs adhèrent, moyennant une contribution dont le montant est fixé par accord collectif de branche étendu, à un service de prévention et de santé au travail. L’association paritaire mentionnée au second alinéa de l’article L. 133-7 du code de la sécurité sociale est chargée, au nom et pour le compte des particuliers employeurs, d’organiser la mise en œuvre de la prévention des risques professionnels et de la surveillance médicale des salariés et de désigner le ou les services de prévention et de santé au travail chargés, dans le cadre de conventions conclues avec l’association paritaire, du suivi des salariés sur les territoires. Elle délègue, par voie de convention, aux organismes de recouvrement mentionnés au même second alinéa, la collecte de la contribution mentionnée au premier alinéa du présent article et le recueil des données auprès des employeurs et de leurs salariés, nécessaires à la mise en œuvre du deuxième alinéa. » L’accord du 4 mai 2022 de mise en œuvre du dispositif prévention et santé au travail du secteur des particuliers employeurs et de l’emploi à domicile prévoit la création d’un Service de prévention et de santé au travail compétent nationalement (SPSTN), spécifiquement dédié au secteur des particuliers employeurs et de l’emploi à domicile. Ce service est donc à compétence fermée, réservé au secteur précité. Sont concernés tous les particuliers employeurs qui effectuent directement, ou indirectement, par le biais d’une structure mandataire, une déclaration auprès des organismes de recouvrement du régime général et, pour les salariés relevant du régime agricole, auprès des caisses de mutualité sociale agricole. Conformément à l’article L. 4625-3 du code du travail, ce service est financé par la mise en œuvre d’une contribution santé à la charge exclusive des particuliers employeurs. La détermination de cette contribution a été renégociée par avenant en date du 29 février 2024 étendu le 19 septembre 2024. L’accord indique que le SPSTN assure la coordination, l’effectivité ou la continuité du suivi individuel de l’état de santé de l’ensemble des salariés du secteur. S’agissant des missions et moyens de ce service, l’accord rappelle qu’il est chargé d’assurer le suivi individuel de l’état de santé et de la prévention des risques des salariés de la branche, et qu’il recourra à des pratiques médicales ou de soins à distance utilisant les technologies de l’information et de la communication, conformément aux dispositions législatives. Pour assurer l’effectivité du dispositif, le SPSTN conventionnera avec des services de prévention et de santé au travail interentreprises agréés localement sur le territoire national. Renégocié en février 2024, l’accord prévoit une collecte à compter de janvier 2025 et un déploiement au cours du premier semestre 2025. Toutefois, les discussions se poursuivent, notamment pour préciser les conditions de conventionnement entre le SPSTN et les services de prévention et de santé au travail interentreprises partenaires. Dans ces conditions, l’information des particuliers employeurs comme des salariés est prévue par la Fédération des particuliers employeurs de France (FEPEM) au moment de la mise en œuvre effective du dispositif. Dans l’attente, les employeurs demeurent assujettis à l’obligation de suivi de l’état de santé de leurs salariés dans les conditions de droit commun. La gestion du dispositif prévention et santé au travail du secteur des particuliers employeurs et de l’emploi à domicile par un SPSTN pourrait permettre, outre un suivi effectif de la santé des salariés de ce secteur, d’améliorer la connaissance de la FEPEM du niveau de sinistralité de ce secteur s’agissant des accidents du travail et des maladies professionnelles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1471</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2935</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Baisse des aides pour l’apprentissage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1471. — 29 octobre 2024. — Mme Sophie Blanc alerte M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la baisse des aides à l’apprentissage et ses conséquences désastreuses pour l’avenir des jeunes et des entreprises en France. Depuis des décennies, l’apprentissage représente en France un pilier fondamental de la formation professionnelle. Il constitue non seulement un levier efficace pour l’insertion des jeunes dans la vie active, mais aussi un outil indispensable pour répondre aux besoins en compétences des entreprises dans de nombreux secteurs économiques. Grâce à cette voie d’excellence, des centaines de milliers de jeunes Français ont pu acquérir une qualification tout en mettant un pied dans le monde du travail, assurant ainsi une transition réussie entre l’école et l’emploi. Cependant, la décision récente du Gouvernement de réduire drastiquement les aides à l’apprentissage vient compromettre cet équilibre fragile. Cette mesure, qui prévoit une diminution de près d’un milliard d’euros des primes à l’embauche d’apprentis en 2025, soulève des inquiétudes légitimes parmi les acteurs du secteur : entreprises, centres de formation d’apprentis (CFA), syndicats et bien sûr, les jeunes eux-mêmes. Des conséquences désastreuses sont à prévoir, non seulement pour les entreprises locales, mais aussi pour l’ensemble du tissu économique national. La situation est claire : en réduisant les aides, le Gouvernement rend l’apprentissage moins attractif pour les employeurs. Ces derniers, déjà confrontés à des charges sociales élevées et à des coûts de production en augmentation, ne pourront plus assumer seuls le poids financier de l’embauche des apprentis. Certaines entreprises ont d’ores et déjà annoncé leur intention de se détourner de l’apprentissage pour se tourner vers des stagiaires, beaucoup moins coûteux et dont l’encadrement est nettement moins contraignant. Cela représente un double danger : d’une part, cela prive les jeunes d’une véritable formation qualifiante et, d’autre part, cela affaiblit le lien de confiance qui existe entre les entreprises et le système éducatif. Elle lui demande comment elle justifie une telle décision, alors même que l’apprentissage était salué comme un modèle de réussite ces dernières années. Les chiffres sont éloquents : en 2023, le nombre de contrats d’apprentissage a atteint un niveau record avec près de 800 000 jeunes en alternance. Ces résultats sont le fruit d’une politique de soutien renforcé, notamment par la mise en place de primes exceptionnelles à l’embauche dans le cadre du plan de relance post-covid. En réduisant ces aides de manière aussi abrupte, le Gouvernement prend le risque de casser cette dynamique positive et de compromettre l’avenir de toute une génération. Les premières victimes de cette décision seront bien entendu les jeunes. En effet, l’apprentissage est souvent la voie choisie par ceux qui, pour diverses raisons, ne se retrouvent pas dans le modèle universitaire classique. Il offre une alternative concrète, une opportunité de se former tout en travaillant et donc de se construire un avenir professionnel solide. Avec la réduction des aides, combien de jeunes risquent de se voir refuser un contrat d’apprentissage faute de moyens de la part des entreprises ? Combien devront renoncer à leur projet professionnel par manque de soutien financier ? Les entreprises, quant à elles, subissent déjà de plein fouet les conséquences de la hausse des charges et de l’inflation. Beaucoup d’entre elles, notamment les TPE et PME, n’auront pas les ressources nécessaires pour absorber le surcoût engendré par la réduction des primes. Celles-ci constituent pourtant un levier indispensable pour encourager l’embauche des apprentis, surtout dans les secteurs qui peinent à recruter. Le bâtiment, l’artisanat, l’industrie, les métiers de bouche, tous ces secteurs sont aujourd’hui en alerte face à la décision du Gouvernement. Ils craignent, à juste titre, de devoir réduire drastiquement leurs recrutements, au détriment des jeunes en formation mais aussi de leur propre développement. L’apprentissage a toujours été présenté comme une réponse aux grands défis économiques et sociaux que traverse le pays : le chômage des jeunes, la pénurie de compétences dans certains secteurs, la nécessité de réindustrialiser notre territoire. Comment, dès lors, M. le ministre justifie-t-il cette baisse des aides qui va à l’encontre de ces objectifs ? Ne craint-il pas de provoquer un effondrement du nombre de contrats d’apprentissage et par là même d’aggraver la précarité des jeunes ? La situation actuelle est d’autant plus préoccupante que cette décision intervient dans un contexte où le chômage des jeunes reste particulièrement élevé en France. Alors que d’autres pays européens, comme l’Allemagne ou l’Autriche, font de l’apprentissage un véritable levier de croissance et d’insertion, la France semble prendre le chemin inverse en réduisant les moyens alloués à cette filière. Cette approche à court terme, motivée par des impératifs budgétaires, risque d’avoir des conséquences catastrophiques à long terme. Il est essentiel de rappeler que l’apprentissage n’est pas qu’un simple dispositif de formation. Il incarne une véritable passerelle entre le monde de l’éducation et celui de l’entreprise. En offrant aux jeunes une expérience professionnelle concrète, tout en leur permettant d’acquérir des compétences théoriques, il joue un rôle clé dans la lutte contre le chômage des jeunes. Plus de 70 % des apprentis trouvent un emploi à l’issue de leur formation, souvent dans l’entreprise qui les a formés. Pourquoi, alors que ce dispositif fait ses preuves, le mettre en péril par une baisse des aides qui risque de décourager tant les employeurs que les jeunes ? L’apprentissage, c’est aussi une question d’égalité des chances. Il s’agit souvent de la voie privilégiée par les jeunes issus de milieux modestes, pour qui l’accès à l’université est compliqué, voire impossible. Pour ces jeunes, l’apprentissage représente bien plus qu’un simple moyen d’acquérir une qualification : c’est une véritable opportunité d’émancipation, leur permettant d’accéder à une autonomie financière tout en se formant. En réduisant les aides, le Gouvernement fragilise cette dimension sociale de l’apprentissage et augmentez le risque d’exclusion pour des milliers de jeunes. Comment M. le ministre peut-il justifier une telle régression sociale ? À l’heure où le Gouvernement clame haut et fort sa volonté de réindustrialiser la France, d’encourager les filières d’excellence et de renforcer la compétitivité des entreprises, cette décision semble aller à contre-courant de ses propres objectifs. Le secteur industriel, en particulier, qui peine déjà à recruter des jeunes, sera l’un des premiers touchés par cette mesure. Les entreprises industrielles, qui dépendent de la formation professionnelle pour pallier la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, verront leur capacité à former et à embaucher des jeunes se réduire. Ce paradoxe est difficile à comprendre pour les acteurs économiques, qui s’attendaient à un soutien renforcé de l’État dans cette période cruciale. Les TPE et PME sont les plus vulnérables face à cette réduction des aides. Contrairement aux grandes entreprises, elles n’ont pas toujours les marges financières suffisantes pour absorber une hausse des charges liée à l’embauche d’apprentis. Ces entreprises, qui représentent le poumon économique des territoires, risquent de se détourner de l’apprentissage, privant ainsi de nombreux jeunes d’une formation de qualité et d’un accès à l’emploi. La suppression ou la diminution des primes à l’embauche aura donc un impact direct sur le développement économique local, notamment dans les zones rurales ou les petites villes, où les opportunités d’emploi sont déjà limitées. Il est primordial de comprendre que l’apprentissage ne concerne pas uniquement les grandes métropoles ou les grands groupes industriels. Dans les zones rurales comme dans les petites communes, ce sont souvent les petites entreprises, les artisans, les commerçants qui jouent un rôle crucial dans la formation des jeunes. En réduisant les aides à l’apprentissage, le Gouvernement pénalise directement ces territoires, déjà fragilisés par la désertification économique. Les conséquences de cette mesure risquent d’être particulièrement lourdes dans des départements comme les Pyrénées-Orientales, où l’apprentissage représente un espoir pour de nombreux jeunes. Au-delà des impacts immédiats sur les jeunes et les entreprises, cette baisse des aides à l’apprentissage risque d’affaiblir la compétitivité du pays à long terme. La formation professionnelle est un enjeu stratégique pour préparer l’avenir de notre économie, en particulier dans un contexte de transition technologique et écologique. Les secteurs d’avenir, tels que l’industrie verte, les technologies numériques ou encore les énergies renouvelables, nécessitent des compétences spécifiques que seuls des parcours de formation adaptés, comme l’apprentissage, peuvent offrir. Si la France veut rester compétitive face aux défis mondiaux, elle doit impérativement investir dans la formation des jeunes et notamment dans l’apprentissage. En réduisant les aides, le Gouvernement compromet non seulement l’avenir de ces jeunes, mais aussi celui de la France dans des secteurs d’excellence qui sont essentiels pour la souveraineté économique du pays. Comment M. le ministre compte-t-il garantir la montée en compétences des jeunes travailleurs dans ces filières stratégiques si vous les privez des moyens nécessaires pour se former dans de bonnes conditions ? La compétitivité d’un pays repose sur sa capacité à former une main-d’œuvre qualifiée, innovante et adaptable. Or, en dégradant le modèle d’apprentissage, le Gouvernement met en péril cette capacité. À long terme, cela pourrait se traduire par une perte d’attractivité pour les entreprises françaises, qui devront faire face à une pénurie de talents qualifiés, ou qui seront contraintes de se tourner vers des recrutements étrangers pour combler leurs besoins. Est-ce cela que M. le ministre souhaite pour l’avenir du pays ? Face à cette menace qui pèse sur l’apprentissage, les acteurs économiques, syndicats professionnels et associations de jeunes se mobilisent pour faire entendre leur voix. Les organisations patronales, notamment l’U2P (Union des entreprises de proximité) et le MEDEF, ont tiré la sonnette d’alarme. Ils soulignent que la suppression ou la diminution des aides à l’embauche mettra en péril le recrutement d’apprentis et entraînera une baisse significative du nombre de contrats signés. Même les organisations d’apprentis et de jeunes diplômés s’inquiètent des conséquences de cette mesure sur leur parcours professionnel et sur l’accès à l’emploi pour les générations futures. Les CFA (centres de formation des apprentis), qui jouent un rôle central dans l’encadrement et la formation des jeunes, risquent de voir leur mission grandement affectée. Une diminution des contrats d’apprentissage entraînerait un recul de l’activité des CFA, fragilisant l’ensemble du système de formation professionnelle. Ces centres, souvent implantés au cœur des territoires, sont des acteurs essentiels du développement local et de la transmission des savoir-faire. Il est inconcevable de les affaiblir à un moment où la France a plus que jamais besoin d’investir dans la formation de ses jeunes talents. Il est urgent de revoir cette décision et de rétablir un soutien financier conséquent à l’apprentissage. Des alternatives existent pour réajuster les politiques budgétaires sans pour autant sacrifier l’avenir de notre jeunesse et l’économie des territoires. Pourquoi ne pas envisager des dispositifs d’incitation fiscale pour les entreprises qui embauchent des apprentis, ou un allègement des charges sociales spécifiquement ciblé sur l’apprentissage ? Ces mesures permettraient de maintenir la dynamique actuelle, tout en offrant une solution pérenne à la hausse des coûts du travail, sans pour autant fragiliser les budgets publics de manière excessive. De plus, il serait judicieux de renforcer les partenariats entre les entreprises et les CFA pour garantir une meilleure insertion professionnelle des jeunes apprentis. L’État doit également encourager la création de filières d’apprentissage dans des secteurs stratégiques, comme l’industrie numérique ou l’économie verte, afin de répondre aux enjeux de demain tout en assurant une montée en compétences des jeunes travailleurs. Comment M. le ministre justifie-t-il une telle mesure, alors que le Gouvernement ne cesse de rappeler l’importance de la formation professionnelle et de l’insertion des jeunes dans l’emploi ? Comment explique-t-il que, d’un côté, il promeuve l’apprentissage comme une solution à la crise du chômage des jeunes et que, de l’autre, il réduise les aides qui rendent ce dispositif accessible et attractif ? Cette contradiction est non seulement incompréhensible, mais également inacceptable. Le discours officiel du Gouvernement sur la valorisation de l’apprentissage doit s’accompagner de mesures concrètes, en phase avec les réalités économiques des entreprises et des jeunes. En affaiblissant le modèle d’apprentissage, M. le ministre envoie un signal négatif aux employeurs et aux jeunes qui aspirent à construire leur avenir professionnel dans cette voie. Il brise une dynamique positive qui, jusqu’à présent, avait permis à des centaines de milliers de jeunes d’accéder à une formation qualifiante et à un emploi durable. Elle lui demande son avis à ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2937</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’apprentissage représente une solution privilégiée de formation pour les plus jeunes et les premiers niveaux de qualifications, car il constitue une voie pertinente et efficace d’insertion dans l’emploi durable. De plus, le développement de l’apprentissage dans l’enseignement supérieur participe à l’amélioration de l’image de l’apprentissage, qui permet désormais d’accéder, dans une logique de parcours, à des hauts niveaux de qualification. Il est aussi un solide vecteur d’égalité des chances et d’activation de l’ascenseur social, puisqu’il permet aujourd’hui à des jeunes, qui n’auraient pas pu le faire sous statut scolaire, d’accéder à des études supérieures gratuites tout en bénéficiant d’une rémunération. Le recours à l’apprentissage constitue également une solution pour répondre aux besoins en compétences des entreprises. En effet, ce dispositif permet de préparer l’avenir de l’entreprise, en formant de potentiels futurs collaborateurs et de transmettre son savoir-faire en découvrant de nouvelles idées et pratiques. Cette voie de formation initiale constitue ainsi un mode d’accès privilégié à des compétences nouvelles et à des profils adaptés aux besoins spécifiques des entreprises. L’offre de formation en apprentissage est assurée par les Centres de formation d’apprentis (CFA) qui, grâce à la réforme de 2018, ont aujourd’hui la capacité de se développer de manière réactive et de proposer sur tout le territoire des formations en adéquation avec les besoins en compétences des entreprises et les demandes des jeunes souhaitant intégrer cette voie de formation. Les entreprises peuvent également créer leur propre CFA pour répondre à leurs besoins de compétences. Ainsi, le nombre de CFA qui était de 954 avant la loi de 2018, s’élevait en septembre 2024 à plus de 3 900. Ce développement permet ainsi de répondre au mieux aux besoins des entreprises et permet d’élargir l’offre de formations par apprentissage à destination des jeunes. L’aide unique aux employeurs d’apprentis, mise en place par la loi du 5 septembre 2018, a été remplacée par une aide plus favorable, notamment dans le cadre de la crise sanitaire puis du fait de la subsistance des tensions de recrutement sur le marché du travail. Ainsi, l’aide aux employeurs d’apprentis prévue par le décret n° 2022-1714 du 29 décembre 2022 s’élèvait à un montant de 6 000 € pour le recrutement d’un apprenti, quel que soit son âge, et était versée pour la seule première année du contrat. Ce dispositif de soutien a fait l’objet d’une prolongation sur les mêmes paramètres jusqu’au 31 décembre 2024. Si la dynamique et les effets positifs de l’apprentissage pour les jeunes et leur insertion durable sur le marché du travail sont indéniables, il est indispensable de garantir la soutenabilité financière du système. En effet, l’aide aux employeurs d’apprentis a représenté un investissement de près de 3,9 milliards d’euros en 2024 et, dans un contexte de forte tension sur le budget de l’Etat, il convient de revenir à un niveau de dépense plus raisonnable. Ainsi, pour 2025, l’aide financière aux employeurs d’apprentis est maintenue et ses modalités ont été fixées par le décret n° 2025-174 du 22 février 2025 relatif à l’aide unique aux employeurs d’apprentis et à l’aide exceptionnelle aux employeurs d’apprentis selon les paramètres suivants : - comme auparavant pour la première année du contrat d’apprentissage et sans distinction selon le niveau du diplôme préparé ; - d’un montant de 5 000 € pour les entreprises de moins de 250 salariés et de 2 000 € pour les autres ; - pour les entreprises 250 salariés et plus, elles devront, comme en 2024, s’engager à atteindre un seuil de contrats d’alternance ou de contrats favorisant l’insertion professionnelle dans leur effectif pour bénéficier de l’aide ; - d’un montant de 6 000 € pour les apprentis en situation de handicap (1,5 % des contrats).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2319</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2938</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Vermorel-Marques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Arrêts de travail des personnes atteintes de cancer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2319. — 26 novembre 2024. — M. Antoine Vermorel-Marques interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conditions de travail des personnes atteintes de cancer. Ces dernières, qu’elles soient en phase de diagnostic, en cours de traitement ou en rémission, sont confrontées à des difficultés spécifiques liées à la conciliation entre leur état de santé et leurs obligations professionnelles. Dans certains secteurs, elles se voient obligées de limiter leur recours aux arrêts de travail ou de puiser dans leurs congés annuels pour pouvoir se rendre à leurs examens médicaux ou suivre leurs traitements. Bien que des dispositifs existent pour les soutenir, il semble que leur mise en œuvre soit insuffisante pour garantir un accompagnement équitable et adapté. Ce constat soulève des préoccupations en matière d’égalité des droits et de bien-être au travail pour les personnes atteintes de maladies chroniques et plus particulièrement de cancer, qui doivent souvent faire face à une précarité supplémentaire. Ainsi, il l’interroge sur les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en place afin d’améliorer de manière significative les conditions de travail, les modalités de prise en charge et d’indemnisation pour ces personnes. Il souhaite également connaître les actions qui pourraient être entreprises pour assurer une plus grande protection de ces salariés vulnérables, tout en facilitant leur maintien dans l’emploi et leur retour à la vie professionnelle active après leur rémission. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2938</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En constante augmentation, les maladies chroniques évolutives sont aujourd’hui devenues un enjeu majeur de santé au travail. Elles toucheront en effet 25 % de la population active en 2025, contre 15 % en 2019, selon l’agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail. De plus, selon l’étude VICAN 5 réalisée en 2018 par l’Institut national du cancer (INCA), sur 400 000 cancers diagnostiqués chaque année, 160 000 concernent des personnes en emploi. Les maladies chroniques et notamment les cancers concernent donc de plus en plus de salariés. Le maintien en emploi de ces salariés est un enjeu de santé au travail, identifié dans le 4ème plan de santé au travail avec des actions ciblées sur les parcours de prise en charge, et également par la stratégie décennale de lutte contre les cancers, pilotée par l’INCA, à laquelle contribue le ministère chargé du travail.  Lorsqu’un salarié voit sa santé altérer sa capacité de travail, l’employeur est tenu d’adapter son poste en suivant les préconisations du médecin du travail, en matière d’aménagement de poste, de matériel, d’environnement de travail et/ou de temps de travail. Grâce à la loi du 2 août 2021, les services de prévention et de santé au travail sont mieux outillés pour accompagner salariés et employeurs en faveur du maintien en emploi des salariés atteints de cancer, notamment à travers le rendez-vous de liaison, qui permet de maintenir un lien entre le salarié et l’entreprise pendant l’arrêt de travail, la visite de mi-carrière, les visites de pré-reprise et de reprise, les cellules de prévention de la désinsertion professionnelle, l’essai encadré et la convention de rééducation professionnelle après l’arrêt de travail.  En parallèle des arrêts de travail indemnisés par la sécurité sociale, les salariés atteints d’une maladie grave au sens des 30 et 40 de l’article L. 160-14 du code de la sécurité sociale peuvent par ailleurs bénéficier d’une autorisation d’absence afin de suivre les traitements médicaux rendus nécessaires par leur état de santé (C. trav., art. L. 1226-5). Il appartient toutefois au salarié malade de prévenir l’employeur et de justifier des raisons de son absence. Après un arrêt de travail, un retour progressif en entreprise peut être mis en place dans certaines conditions à travers une reprise à temps partiel pour motif thérapeutique. Le temps partiel thérapeutique est prescrit par le médecin traitant. Celui-ci peut également orienter le salarié vers le médecin du travail pour une visite de pré-reprise, au cours de laquelle le médecin du travail peut recommander notamment des aménagements du poste de travail que l’employeur est tenu de prendre en compte.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2576</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2939</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Louise Morel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Reconnaissance des professions relevant de la santé intégrative</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2576. — 3 décembre 2024. — Mme Louise Morel attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la reconnaissance des professions relevant de la santé intégrative. Le secteur des pratiques de bien-être et de soins non conventionnels, incluant notamment le shiatsu, la sophrologie, la réflexologie, la socio-esthétique et le massage de bien-être, représente environ 200 000 emplois en France. Bien que porteurs d’un potentiel économique considérable, ces métiers restent insuffisamment encadrés et ne bénéficient d’aucune reconnaissance dans le code du travail, ce qui freine leur structuration et leur développement. Reconnues pour leurs bienfaits sur le mieux-être quotidien et leur rôle complémentaire à la médecine conventionnelle, ces pratiques ne font toutefois l’objet d’aucune réglementation spécifique, ni en matière de formation, ni pour l’exercice professionnel. Face à une demande croissante pour des approches de santé intégrative - démarche humaniste, préventive et transdisciplinaire qui prend en compte la personne dans sa globalité -, il apparaît nécessaire de définir les modalités d’exercice de ces pratiques et de les encadrer. Par ailleurs, l’Insee a proposé d’intégrer, d’ici 2026, une nouvelle nomenclature NACE (nomenclature statistique des activités économiques) pour les activités de santé humaine, incluant notamment les codes 8696 « Activités de médecine traditionnelle, complémentaire et alternative » et 8699 « Activités pour la santé humaine non classées ailleurs ». Cela souligne la reconnaissance, au niveau européen, de ce secteur et des métiers qui le composent. Dans ce contexte, Mme la députée souhaite savoir si le ministère du travail envisage d’intégrer ces métiers dans une branche professionnelle dédiée, afin de favoriser leur structuration, d’assurer un encadrement rigoureux de leur pratique et de répondre aux préoccupations légitimes en matière de sécurité et de prévention des dérives. Enfin, au vu de l’essor économique de ce secteur et de la forte demande sociétale pour des pratiques de bien-être complémentaires aux professions de santé, elle l’interroge sur les mesures qu’elle pourrait mettre en place pour renforcer le développement de ces professions en France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2939</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Au préalable, il est important de rappeler qu’il n’appartient pas à l’Etat de définir les contours des branches professionnelles, mais que ceux-ci relèvent en premier lieu de la négociation collective de branche. Il convient également de rappeler les règles relatives au rattachement d’une activité professionnelle à une convention collective. En effet, l’article L. 2261-2 du code du travail définit les conditions d’applicabilité d’une convention de branche à une entreprise et dispose que « La convention collective applicable est celle dont relève l’activité principale exercée par l’employeur. En cas de pluralité d’activités rendant incertaine l’application de ce critère pour le rattachement d’une entreprise à un champ conventionnel, les conventions collectives et les accords professionnels peuvent, par des clauses réciproques et de nature identique, prévoir les conditions dans lesquelles l’entreprise détermine les conventions et accords qui lui sont applicables. ». Par ailleurs, il est à noter que la Cour de cassation considère que les codes Activité principale exercée (APE) et Nomenclature des activités françaises (NAF) délivrés par l’institut national de la statistique et des études économiques n’ont qu’une valeur indicative et ne dispensent pas de rechercher l’activité principale exercée par l’entreprise (Cass. soc., 14 nov. 1991, no 88-45.708 ; Cass. soc., 21 mai 1996, no 93-42.457). Dès lors, c’est bien la présence de l’activité exercée, à titre principal, au sein du champ d’application d’une convention collective qui permet d’apprécier la couverture conventionnelle des salariés d’une entreprise, tandis que la mention du code APE ou NAF dédié ne serait qu’indicative pour le rattachement à une branche. En l’espèce, s’agissant des activités de la socio-esthétique et de massage de bien-être, les entreprises exerçant à titre principal ces activités relèvent d’ores et déjà du champ d’application professionnel de la convention collective nationale de l’esthétique - cosmétique et de l’enseignement technique et professionnel liés aux métiers de l’esthétique et de la parfumerie du 24 juin 2011 (IDCC : 3032), en application de l’article 1er de ladite convention collective. Pour accompagner le développement économique des entreprises du secteur couvertes par la convention collective de l’esthétique-cosmétique, les partenaires sociaux de la branche ont conclu récemment plusieurs accords relatifs à la formation, aux conditions de travail et à la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. S’agissant de la question des conditions de travail, ou encore de la formation des salariés relevant de cette convention collective, il convient de citer des accords récemment signés par les partenaires sociaux, comme l’accord du 14 février 2024 relatif à la prévention des risques professionnels et des troubles musculo-squelettiques et aux mesures d’hygiène et conditions de travail (matériels, tenue, locaux, surveillance médicale…). On peut également citer l’accord du 14 février 2024 relatif aux actions de reconversion ou Promotion par l’alternance (PRO A), déterminant la liste des certifications professionnelles éligibles à la reconversion ou promotion par alternance, dans le but de permettre aux salariés de changer de métier ou de profession, de bénéficier d’une promotion sociale ou professionnelle par des actions de formation ou par des actions permettant de faire valider les acquis de l’expérience. En ce qui concerne les activités telles que le shiatsu, la sophrologie et la réflexologie, celles-ci ne sont effectivement pas couvertes par une convention collective dédiée. Néanmoins, dans la mesure où ces activités seraient proposées ou exercées dans un cadre plus large, tel qu’un centre de thermalisme, un spa ou un institut esthétique dont l’activité principale relève d’une des activités comprises dans le champ des conventions collectives de l’hospitalisation privée-thermalisme (IDCC 2264) ou de l’esthétique-cosmétique (IDCC 3032), les salariés exerçant ces activités à titre « secondaire » dans ces entreprises sont nécessairement soumis aux stipulations desdites conventions collectives applicables. En revanche, les entreprises dont l’activité exclusive est le shiatsu, la sophrologie et la réflexologie ne sont pas couvertes par une convention collective. Ainsi, seules les dispositions du code du travail s’appliquent pour les salariés exerçant ces activités, sauf application volontaire d’une convention collective par l’employeur, qui serait donc en situation de vide conventionnel. En outre, il est possible pour une convention collective déjà existante de modifier son champ d’application professionnel afin d’y intégrer des activités non couvertes. Ainsi, les partenaires sociaux d’une branche déjà existante pourraient engager des négociations visant à intégrer les entreprises dont l’activité exclusive ou principale est le shiatsu, la sophrologie ou la réflexologie à leur champ d’application.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2681</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2940</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthias Tavel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Accidents du travail - Faute inexcusable et poursuites pénales de l’employeur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2681. — 10 décembre 2024. — M. Matthias Tavel interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur le nombre croissant d’accidents du travail en France et des suites qui y sont réservées. En 2022, plus de 559 812 accidents du travail (AT) ont été déclarés pour les salariés du régime général et du régime agricole. 38 022 AT ont causé pour les victimes des séquelles durables et 789 personnes sont décédées dans l’exercice de leur profession. En augmentation constante, le nombre d’accidents du travail causera la mort au travail de 879 personnes en 2030, d’après les projections de la Confédération européenne des syndicats (CES). Alors que la Cour de cassation a depuis quelques années modifié sa jurisprudence, mettant à charge de l’employeur une obligation de moyens renforcée, à la place de l’obligation de résultats en matière de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs qu’elle tirait des articles L. 4121-1 et suivants du code du travail, les victimes d’accident du travail doivent engager une procédure devant une juridiction judiciaire autre que le conseil des prud’hommes, afin que soit reconnue la faute inexcusable de l’employeur et ainsi percevoir une majoration de leur rente et une indemnisation de leur préjudice. La voie pénale peut aussi être envisagée, mais seul le procureur de la République peut décider de poursuivre un employeur qui s’est rendu coupable d’un délit dans le cadre de la relation de travail. Dans l’hypothèse où le parquet décide de ne pas poursuivre, la seule alternative pour la victime réside dans la possibilité de se constituer partie civile en payant une consignation dont le montant est décidé discrétionnairement par un juge d’instruction. En outre, à cette première contrainte, s’ajoutent des délais particulièrement longs. On rappellera que la France est fréquemment condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme sur le fondement de l’article 6§1 de la CEDH pour atteinte au droit à un procès équitable, en raison de délais de justice déraisonnables. Pour exemple, à Saint-Nazaire, un salarié victime d’un accident du travail en 2012 s’est vu notifier en 2024 par le parquet de Saint-Nazaire, soit 12 ans plus tard, le classement sans suite de sa plainte pénale. Souhaitant donc se constituer partie civile, il lui a été réclamé une consignation de près de 3 000 euros. S’agissant de la procédure en reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur, il faut compter un délai moyen de 3 ans de procédure, auquel s’ajoute un délai d’un an pour avoir accès à un médecin expert et un nouveau délai d’un an pour percevoir l’indemnisation. Ensuite, à toutes ces difficultés pour les victimes souhaitant obtenir réparation au civil, il faut ajouter des délais de prescription qui n’ont eu de cesse d’être réduits à peau de chagrin par une succession de réformes depuis 2015. Il est incontestable que la politique mise en œuvre ces dernières années en matière de droit du travail et de droit pénal du travail ne poursuit d’autre objectif que celui de décourager un salarié victime d’un AT d’avoir accès à un juge en vue d’obtenir réparation et condamnation d’un employeur délinquant. Enfin, ces délais anormalement longs laissent tout loisir à certains employeurs de se soustraire à la justice par liquidation ou fusion-absorption de la personne morale qui avait la qualité d’employeur. M. le député suggère que, dès lors qu’une personne morale est poursuivie au pénal en sa qualité d’employeur pour des faits ayant trait à un accident du travail, toute opération tendant à procéder à une liquidation ou fusion-absorption de la personne morale soit interdite. Il lui demande quelle est sa position sur cette question. Il lui demande également quels sont les moyens qu’elle entend mettre en œuvre, en y associant les ministères de la justice et de l’intérieur, afin qu’une politique pénale en matière de droit du travail vise à réduire les délais de procédure et faciliter les poursuites pénales à l’encontre d’employeurs dont la faute inexcusable a été dès lors reconnue, sans préjudice du bénéfice de la présomption d’innocence.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2941</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A titre liminaire, il convient de rappeler que même en cas de condamnation pénale de l’employeur, les préjudices résultant d’un accident du travail ne peuvent être indemnisés par le tribunal correctionnel et doivent donner lieu à une démarche parallèle devant le pôle social du tribunal judiciaire (article L. 451-1 du code de la sécurité sociale – Cass. Crim. 2 octobre 2012, n° 11-85032). Si la victime d’un accident du travail peut se constituer partie civile dans un dossier pénal dans lequel son employeur est mis en cause afin d’être reconnue en qualité de victime, celle-ci ne pourra se voir indemnisée au titre des préjudices subis. Le ministère en charge du travail a mis en ligne en juin 2024 un guide pour les victimes d’accidents du travail et leurs familles conçu pour accompagner les victimes et leurs proches dans leurs démarches, en vue de faire valoir leurs droits. Ce guide permet notamment d’identifier les interlocuteurs pouvant être mobilisés, selon la situation (arrêt de travail, inaptitude, démarches judiciaires, démarches à la suite du décès d’un salarié…). Concernant la suggestion visant à interdire toute opération tendant à procéder à une liquidation ou à une fusion-absorption d’une personne morale, poursuivie au pénal en sa qualité d’employeur pour des faits ayant trait à un accident du travail, il est rappelé qu’en l’absence de personne morale, la personne physique peut toujours être poursuivie pour les infractions commises. Lorsque l’inspection du travail enquête à la suite d’un accident du travail, elle recherche systématiquement si la responsabilité de la personne physique peut également être engagée au regard de l’infraction commise. La circulaire du ministère de la justice du 11 octobre 2000 apporte par ailleurs des précisions utiles sur la responsabilité pénale de la personne physique en matière d’accident du travail après la loi du 10 juillet 2000. Elle précise ainsi que la loi ne doit aucunement conduire à une atténuation de la répression dans le domaine du droit du travail. La jurisprudence de la Cour de cassation a confirmé cette interprétation. La prévention des accidents du travail graves et mortels est une priorité du ministère du travail. Plusieurs mesures ont été prises pour mettre en œuvre une politique pénale efficace en matière de droit du travail en lien avec les ministères de la justice et de l’intérieur. Ainsi, la loi du 23 mars 2019 de programmation et de réforme pour la justice fixe les modalités de mise en œuvre de la co-saisine police judiciaire / services d’inspection du travail. Celle-ci permet un traitement coordonné et une accélération des enquêtes en cas d’accident du travail grave ou mortel. Des échanges réguliers sont organisés entre la Direction générale du travail (DGT) et la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) pour organiser la coopération entre les parquets et l’inspection du travail sur le traitement des dossiers d’accidents du travail graves ou mortels. Lors du conseil national d’orientation des conditions de travail du 3 février 2025, la ministre chargée du travail, Mme Astrid Panosyan-Bouvet, a annoncé l’élaboration d’une instruction commune DGT/DACG visant à renforcer la coopération entre les services judiciaires et l’inspection du travail en matière de sanctions à la suite d’accidents du travail graves et mortels. Cette instruction aura également pour objet de mobiliser plus fortement les acteurs de la chaîne pénale en matière de lutte contre la sinistralité au travail.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2714</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2941</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Hollande</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Aides au poste - Entreprises adaptées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2714. — 10 décembre 2024. — M. François Hollande appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur les aides au poste destinées aux entreprises adaptées. En France, ces structures regroupées au sein de l’Union nationale des entreprises adaptées (UNEA) emploient plus de 57 000 personnes, dont 40 500 en situation de handicap. Ces entreprises rencontrent des difficultés croissantes en raison de l’insuffisance des aides, notamment du fait de l’absence d’indexation systématique de celles-ci sur le SMIC, ce qui ne permet plus de couvrir intégralement les charges liées à l’accompagnement des salariés. De plus, les propositions récentes issues du rapport IGAS-IGF, telles que la dégressivité des aides au-delà de cinq ans ou l’élargissement des critères d’éligibilité, suscitent des inquiétudes quant à leur impact sur la viabilité économique des structures adaptées. Par ailleurs, la rétroactivité des nouvelles règles sur les congés payés et l’absence de mécanismes compensatoires aggravent cette situation, menaçant la pérennité économique de ces structures. Face à ces enjeux, il lui demande quelles mesures d’urgence et adaptations réglementaires le Gouvernement entend mettre en œuvre pour garantir la stabilité financière des entreprises adaptées, assurer une indexation systématique des aides au poste sur le SMIC et préserver leur rôle essentiel dans l’emploi des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2941</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’emploi des personnes en situation de handicap est une priorité du Gouvernement. Les entreprises adaptées participent à des solutions permettant de proposer aux personnes en situation de handicap les plus éloignées du marché du travail la possibilité de définir un projet professionnel, d’acquérir une expérience et des compétences en situation de travail dans un environnement adapté à leurs besoins. Avec la réforme du cadre d’intervention des entreprises adaptées entrée en vigueur au 1er janvier 2019, outre une profonde transformation du financement de ces structures fondé sur une aide au poste revalorisé en fonction de l’évolution du Salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC), le dispositif s’est enrichi de nouvelles solutions d’accompagnement reposant sur des parcours de transition professionnelle : le contrat à durée déterminée tremplin, l’entreprise adaptée de travail temporaire et l’implantation en établissement pénitentiaire. Désormais, les entreprises adaptées sont en mesure de répondre à des besoins de parcours nécessitant des cycles longs dont le contrat à durée indéterminée est le support et des cycles courts, le contrat à durée déterminée tremplin et l’intérim spécialisé, permettant des passerelles vers l’emploi durable. S’agissant plus particulièrement de la revalorisation de l’aide au poste, son montant a été revalorisé à dix reprises de 2019 à 2024, concomitamment à toutes les revalorisations du SMIC. La dernière revalorisation en date, le 1er novembre 2024, a permis une revalorisation des aides au poste à due proportion.  Entre 2017 et 2024, le soutien de l’Etat aux entreprises adaptées en loi de finances est passé de 327 M€ à 590 M€, démontrant l’engagement de l’Etat aux côtés de ces structures, à la fois actrices du développement économique des territoires et vivier en proximité des employeurs souhaitant s’engager ou renforcer leur engagement en faveur de l’emploi des personnes en situation de handicap.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3615</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2942</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Colette Capdevielle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Partage des hébergements par les salariés lors de déplacements professionnels</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3615. — 28 janvier 2025. — Mme Colette Capdevielle attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur l’opportunité de légiférer sur la pratique qui consisterait à imposer à un salarié de partager sa chambre d’hôtel ou gîte avec un ou plusieurs collègues lors de déplacements professionnels. Cette situation peut soulever des problématiques importantes en matière de respect du droit à la vie privée et de droit à la déconnexion. Dans un contexte professionnel déjà exigeant, cette pratique peut être perçue comme intrusive. À ce jour, aucun texte ne prévoit explicitement une obligation d’attribuer un hébergement individuel à chaque salarié lors de déplacements professionnels, ce qui peut donner lieu à des interprétations ou négociations internes souvent déséquilibrées. Elle lui demande si le Gouvernement envisage d’introduire des dispositions législatives ou réglementaires pour garantir à chaque salarié la possibilité de solliciter un hébergement individuel lors de déplacements professionnels, afin de préserver son droit à la vie privée et son droit à la déconnexion. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2942</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le droit au respect de l’intimité de la vie privée est un droit fondamental protégé par divers textes de portée nationale et internationale. L’article 9 du code civil dispose ainsi que : « Chacun a droit au respect de sa vie privée ». L’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme énonce quant à lui que : « Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ». L’article L. 1121-1 du code du travail interdit d’apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché et l’article L. 4121-1 de ce même code impose à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Il découle de ce qui précède que l’employeur ne peut imposer le partage de la chambre d’hôtel à ses salariés qu’à la condition de démontrer que cette contrainte est justifiée, proportionnée et qu’elle ne porte pas atteinte à la santé physique et mentale des personnes concernées. A défaut, un salarié est fondé à refuser que lui soit imposé ce mode d’hébergement. Il résulte aussi de ces textes qu’une sanction disciplinaire prise à l’encontre du salarié exprimant son refus de se voir imposer de partager sa chambre d’hôtel pour un motif légitime serait, sous le contrôle du juge, susceptible d’encourir la nullité. Le droit en vigueur répond donc déjà à l’enjeu présenté et l’arsenal juridique apparaît donc de ce fait complet et ne nécessitant pas de modifications.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3691</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2942</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Vuibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Alignement des aides au financement du permis de conduire pour les apprentis</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3691. — 4 février 2025. — M. Lionel Vuibert attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la discordance entre les dispositions du décret n° 2019-1 du 3 janvier 2019 relatif à l’aide au financement du permis de conduire pour les apprentis et du décret n° 2023-1214 du 20 décembre 2023 portant abaissement de l’âge minimal d’obtention de la catégorie B du permis de conduire à dix-sept ans. Les gouvernements successifs de ces huit dernières années ont multiplié les mesures en faveur de l’autonomie des jeunes et de leur accès à l’emploi, notamment à travers le développement de l’apprentissage, qui rassemble aujourd’hui près d’un million d’apprentis. Ces efforts ont permis des avancées significatives, mais ont également engendré certains décalages dans l’articulation des dispositifs existants. Le décret n° 2019-1 prévoit une aide forfaitaire de 500 euros destinée aux apprentis de plus de 18 ans, titulaires d’un contrat d’apprentissage en cours d’exécution et engagés dans un parcours d’obtention du permis de conduire de catégorie B. Cette aide représente un soutien indispensable pour réaliser l’autonomisation des jeunes apprentis. Dans une démarche complémentaire, le décret n° 2023-1214 a abaissé l’âge minimal d’obtention du permis de conduire à 17 ans, avec des résultats très positifs : un an après son entrée en vigueur, le taux de réussite des candidats de 17 ans atteint 73 %, contre une moyenne nationale de 58 %. Cependant, cette réforme met en lumière une incohérence : les apprentis âgés de 17 ans, qui remplissent les conditions pour passer leur permis, ne peuvent bénéficier de l’aide au financement prévue par le décret de 2019, bien qu’ils en aient tout autant besoin. Il souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’adapter les conditions d’éligibilité de l’aide au financement du permis de conduire pour les apprentis, afin de les aligner sur l’âge minimal d’obtention du permis B et ainsi garantir un traitement équitable pour tous les jeunes concernés. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2943</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis le 1er janvier 2019, il existe une aide au permis de conduire d’un montant forfaitaire de 500 € pour les apprentis majeurs inscrits dans une école de conduite pour la préparation des épreuves du permis de conduire autorisant la conduite des véhicules de la catégorie B. Cette aide au permis vient en complément des autres dispositifs existants notamment déployés par plusieurs régions. Le ministère en charge de la formation professionnelle est pleinement conscient de l’importance de développer la mobilité pour sécuriser le parcours des apprentis. L’objectif de cette aide est bien de faciliter les déplacements des apprentis dans le cadre de leur formation pratique en apprentissage ou théorique en centre de formation d’apprentis et de favoriser l’entrée dans la vie active. Pour permettre l’abaissement de l’âge à l’obtention de cette aide, en lien avec l’abaissement de l’âge légal de passage de l’examen du permis de conduire à dix-sept ans, effectif depuis le 1er janvier 2024 (décret n° 2023-1214 du 20 décembre 2023), une modification du décret n° 2019-1 du 3 janvier 2019 est nécessaire mais doit être envisagée dans un contexte budgétaire très contraint.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3931</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2943</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Rossi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Conditions d’exercice d’une activité de formateur occasionnel</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3931. — 11 février 2025. — Mme Valérie Rossi appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conditions d’exercice d’une activité de formateur occasionnel par des professionnels ne relevant pas de l’URSSAF. Ils doivent déposer une déclaration initiale d’activité en préfecture et transmettre tous les ans un bilan pédagogique et financier. S’ils ne font pas ces démarches, ce qui est le cas de la majorité des artisans en particulier dans les métiers manuels, ils doivent être salariés par les centres de formation qui les sollicitent de manière occasionnelle (souvent pour des périodes très courtes). Ces démarches compliquées pour les professionnels concernés et les organismes de formation sont dissuasives. L’embauche de ces formateurs ponctuels occasionne un travail administratif extrêmement lourd pour des interventions courtes, certaines d’une ou deux journées seulement. Cela suppose d’établir une déclaration d’embauche puis une fiche de paye, un solde de tout compte, etc., pour des professionnels qui payent déjà des charges sociales dans le cadre de leur entreprise. Si un artisan ou un travailleur indépendant pouvait intervenir comme formateur de manière occasionnelle (moins de 30 jours par an) dans le cadre normal de l’activité de son entreprise et facturer sa prestation, cela représenterait une simplification administrative importante. Cette mesure encouragerait l’intervention des professionnels en activité dans les centres de formation et favoriserait l’emploi au travers des liens qui se tissent entre formateurs et apprenants. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui faire connaître sa position sur cette proposition. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2943</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Toutes les personnes morales de droit privé sont effectivement assujetties à la déclaration d’activité dès qu’elles concluent des conventions de formation ou des contrats de formation professionnelle, quelle que soit la forme juridique de la personne morale (EURL, SARL, SA, GIE…). L’obligation de déclaration d’activité incombe également aux formateurs individuels, qui exercent une activité de dispensateur de formation et qui concluent des conventions de formation ou des contrats de formation professionnelle, ainsi qu’aux sous-traitants. En effet, conformément à l’article L. 6351-1 du code du travail, « Toute personne qui réalise des actions prévues à l’article L. 6313-1 dépose auprès de l’autorité administrative une déclaration d’activité, dès la conclusion de la première convention de formation professionnelle ou du premier contrat de formation professionnelle, conclus respectivement en application des articles L. 6353-1 et L. 6353-3 ». Cette obligation permet à l’Etat et aux services régionaux en charge du contrôle de l’utilisation des fonds de la formation professionnelle de mieux appréhender le nombre et l’activité des organismes de formation. En effet, une large part des financements des actions de formation est issue des fonds publics : en 2024, plus de 13 Md€ ont été versés par France Compétences aux différents financeurs de la formation professionnelle pour le compte personnel de formation, les contrats d’apprentissage, l’aide au développement des compétences dans les entreprises de moins de 50 salariés, sans compter les fonds versés par les régions. Il est donc du devoir de l’Etat de mettre en place un cadre qui permet de mesurer et réguler cette activité, d’autant qu’une technique souvent employée par certains organismes fraudeurs est de se présenter en tant que prestataire indépendant pour obtenir plus facilement un numéro de déclaration d’activité et déployer ensuite une activité importante. La nécessité de simplifier l’accès à l’exercice de l’activité de formateur occasionnel pour des professionnels est compréhensible. Des textes réglementaires sont actuellement en préparation pour alléger les obligations de déclaration des auto-entrepreneurs sous-traitants ayant un faible niveau d’activité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4199</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2944</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Barthès</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Ségur - fonction publique hospitalière secteur handicap</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4199. — 18 février 2025. — M. Christophe Barthès* attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur le manque de considération envers les 3 000 agents de la fonction publique hospitalière secteur handicap. Ils effectuent un travail essentiel au quotidien, bien souvent dans des conditions difficiles. Ces agents n’ont pas perçu la prime dite « prime Ségur » mise en place pendant la crise sanitaire, malgré une mobilisation de chaque instant. Or, face aux difficultés de recrutement de ce secteur, il est nécessaire de le rendre attractif et de donner aux professionnels la reconnaissance qu’ils méritent. Il lui demande pourquoi ne pas attribuer la prime Ségur aux agents de la fonction publique hospitalière secteur handicap et ce qu’il compte faire pour améliorer leurs conditions de travail. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4680</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2944</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Ségur pour les personnels du handicap de la fonction public hospitalière</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4680. — 4 mars 2025. — M. Bertrand Sorre* appelle l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, sur les conséquences de l’application différenciée du Ségur au sein des établissements sociaux et médicaux-sociaux de la fonction publique hospitalière (FPH), notamment dans le secteur du handicap. L’exclusion du CTI (complément de traitement indiciaire) pour quelque 3 000 agents (administratifs, techniques, ouvriers) de la FPH secteur handicap est ressentie comme une inégalité et un manque de considération envers ces professions, pourtant mobilisées dès le début de la crise Covid en 2020. Cette différence de traitement au sein d’un même établissement provoque un climat délétère, nuisant à la stabilité des équipes, à l’accompagnement des usagers et au bon fonctionnement des services, dans un secteur qui peine à recruter. Il l’interroge sur la possibilité d’élargir l’attribution du CTI aux agents de la FPH, afin de corriger cette différence de traitement et rendre ces professions plus attractives.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2944</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’attractivité des métiers du secteur sanitaire, social et médico-social est au premier rang de la feuille de route du Gouvernement qui entend agir sur l’ensemble des leviers d’attractivité (accès à la formation continue, amélioration des conditions de travail et lutte contre la sinistralité). La question spécifique de la revalorisation de ces métiers constitue une priorité. L’Etat, aux côtés des départements, a pris d’ores et déjà des décisions historiques en augmentant de 4 milliards d’euros les rémunérations des professionnels du secteur social et médico-social. Au total, ce sont près de 700 000 salariés qui ont bénéficié d’une revalorisation de 183 euros net mensuels (192 euros net mensuels pour le secteur public), dont 500 000 environ au titre du Ségur et de la mission dite Laforcade. Il convient de souligner que, par l’article 48 de la Loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2021 créant le Complément de traitement indiciaire (CTI), le Parlement a souhaité que tous les personnels relevant des établissements sanitaires et des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes de la fonction publique hospitalière, en lien avec leur engagement dans la crise sanitaire, bénéficient de la prime Ségur (CTI). A la suite des accords « Laforcade », la LFSS pour 2022 a ensuite élargi le CTI aux personnels soignants, notamment des Etablissements sociaux et médico-sociaux (ESMS) de la fonction publique hospitalière. Ce dispositif a également été étendu par la LFSS 2022 à tous les personnels, y compris administratifs et techniques, des ESMS rattachés à un établissement sanitaire. Cette dernière disposition n’a pas été retenue pour les personnels administratifs et techniques des ESMS sous statut de la fonction publique hospitalière mais pouvant être rattachés juridiquement à des établissements publics départementaux ou communaux. Il s’agissait de garantir l’unicité des statuts des personnels relevant d’un même établissement hospitalier tout en prenant en compte les spécificités des métiers. Le Conseil constitutionnel, par sa décision n° 2023-1084 QPC en date du 21 mars 2024, a considéré que cette distinction opérée par l’article 48 de la LFSS pour 2021 est conforme à la Constitution, la différence de traitement étant justifiée par une différence de situation. Le Gouvernement reste sensible aux questions d’attractivité des professionnels des ESMS publics, conscient que chacun et chacune contribuent à la qualité de l’accompagnement. Des actions ont déjà été portées en faveur de l’attractivité : la revalorisation du point d’indice de la fonction publique au 1er juillet 2022 et au 1er juillet 2023, qui concerne l’ensemble des fonctionnaires, notamment ceux exerçant au sein des établissements et services sociaux et médico-sociaux, a constitué une première réponse afin de garantir le maintien du pouvoir d’achat de ces professionnels engagés dans l’accompagnement des personnes accueillies. Ces mesures générales ont été complétées de mesures ciblées sur les bas salaires (distribution de points supplémentaires, prime pouvoir d’achat). D’autres mesures ont également été annoncées : extension de la prise en charge des transports collectifs, revalorisation des frais de mission et des montants forfaitaires de compte épargne-temps, attribution de 5 points supplémentaires au 1er janvier 2024.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5358</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2945</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Mesmeur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Prise en charge par l’Etat nécessaire de la prime Ségur pour les associations</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5358. — 25 mars 2025. — Mme Marie Mesmeur attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la nécessité de garantir une prise en charge de la prime Ségur pour les associations. En effet, par l’arrêté du 6 août 2024, les salariés à temps plein du secteur sanitaire, social et médico-social privé bénéficient, à compter du mois d’août, d’une prime mensuelle de 183 euros net, représentant pour l’employeur un coût de 238 euros brut, hors charges patronales. Mme la députée estime qu’une revalorisation salariale des travailleurs du secteur social et médico-social est indispensable, tant leur rôle est essentiel au tissu social. Cependant, la prime Ségur, bien que constituant une reconnaissance partielle, reste largement insuffisante. Une revalorisation durable des salaires, au-delà d’une prime ponctuelle, est nécessaire pour garantir l’attractivité et la pérennité de ces métiers essentiels. D’autre part, le financement de cette prime est incertain et met en difficulté les associations et structures privées. La masse salariale représentant une part prépondérante des budgets associatifs, son augmentation engendre des charges incompressibles, mettant en péril l’équilibre financier de ces structures. À titre d’exemple, l’inter-fédération IF-PJM, regroupant la FNAT, l’Unaf et l’Unapei, estime ce surcoût à 32 millions d’euros en 2024, avec une projection atteignant 64 millions d’euros en 2025. Or aucune compensation gouvernementale n’a été prévue pour permettre aux structures concernées de faire face à cette hausse de dépenses, fragilisant ainsi l’ensemble du secteur. Dans la circonscription de Mme la députée, l’Union départementale des associations familiales, suite à l’extension de la prime Ségur à l’ensemble de ses salariés - passant de 9 à 45 personnes - estime que, sans compensation de l’État, cette mesure entraînera un surcoût annuel de 120 à 130 000 euros, créant de facto un déficit structurel de 5 % du budget global. Cette situation menace directement la pérennité de son activité et donc de son utilité sociale, avec pour horizon proche une fermeture définitive de ses services si aucune compensation n’est apportée à court terme Cette situation menace la pérennité de son activité, avec un risque de fermeture dans un délai d’un à deux ans. De même, le Planning familial 35 anticipe un déficit de 122 725 euros en 2025. Réduire la masse salariale n’est pas une option envisageable, compte tenu des 11 000 personnes accompagnées chaque année. Cette situation constitue un défi majeur pour ces associations à long terme. Faute de ressources suffisantes, elles ne peuvent garantir la viabilité de leur fonctionnement, les plongeant dans une incertitude totale quant à l’avenir de leurs missions. C’est pourquoi elle l’interroge sur les dispositifs que le Gouvernement entend mettre en place pour assurer la compensation de cette prime auprès des associations.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2945</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La branche sanitaire, sociale et médico-sociale privée à but non lucratif est caractérisée par une diversité du paysage conventionnel, avec de nombreuses fédérations professionnelles et conventions collectives applicables et une multiplication des acteurs et des enjeux propres à chacune des conventions collectives. Celles-ci nuisent à la lisibilité du secteur alors que les enjeux d’harmonisation des conditions d’emploi et de renforcement de l’attractivité sont nécessaires : un salarié sur cinq n’est pas couvert par une convention collective aujourd’hui. Depuis l’été 2022, les représentants de la branche ont engagé des négociations. Ils sont arrivés à la conclusion de deux accords le 4 juin 2024, l’un permettant d’étendre le Ségur aux professionnels n’en bénéficiant pas encore, l’autre donnant un cadre et un calendrier à la négociation de la convention collective unique étendue. Ces accords ont été largement signés par les partenaires sociaux. Ils sont importants pour l’attractivité du secteur social et médico-social et le Gouvernement reste fortement engagé à soutenir cette démarche. Les accords ont été agréés dans le respect de l’article L. 314-6 du code de l’action sociale et des familles, après avis de la commission nationale d’agrément, dont sont membres de droit trois présidents de conseils départementaux. Cet agrément les rend opposables aux financeurs des Etablissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) relevant du champ de la branche de l’action sanitaire, sociale et médico-sociale. La branche autonomie, en tant que financeur majoritaire des ESSMS, a d’ores et déjà financé la mise en œuvre de cet accord à hauteur de 300 M€, dès juillet 2024. Pour les associations relevant d’un financement Etat, certaines compensations ont d’ores et déjà pu être versées en 2024 dans le cadre de la fin de gestion. D’autres compensations seront versées dans le courant de l’année 2025.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5720</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2946</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Roullaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Projet de décret visant à renforcer la qualité d’accueil dans les micro-crèches</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5720. — 8 avril 2025. — Mme Béatrice Roullaud interroge Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences du projet du décret, en cours d’examen par le Conseil d’État, visant à renforcer la qualité d’accueil au sein des établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE). Ce projet de décret comprend plusieurs mesures dont un volet spécifique sur la suppression d’une partie importante des dérogations actuellement applicables aux micro crèches (EAJE de 12 places maximum). Il exige dorénavant que l’accueil des tout-petits se fasse obligatoirement en présence d’un professionnel diplômé d’État de rang 1, tel qu’un auxiliaire de puériculture, et supprime donc la faculté qui existait dans les micro-crèches d’accueillir le matin les enfants en présence d’une personne titulaire d’un CAP seulement. Ce projet inquiète légitimement les professionnels du secteur, qui craignent de devoir licencier les titulaires de CAP s’ils sont obligés d’embaucher des diplômés d’État, n’ayant pas forcément la capacité financière de maintenir les deux catégories de professionnels, voire de fermer les structures. Le décret, s’il est appliqué tel quel, risque également de mettre en difficulté les parents qui sont tributaires de ces établissements pour accueillir leurs enfants dans les territoires sous-équipés. Selon les professionnels du secteur, ces nouvelles obligations vont avoir pour conséquence la suppression de milliers d’emplois du fait de l’impossibilité laissée d’ici au 1er janvier 2026 - date prévue de l’application de ce décret - de recruter et de former les titulaires de CAP. Ceci est d’autant moins compris par les directeurs de crèches qu’il n’est pas requis les mêmes compétences pour les assistantes maternelles, dont il n’est exigé aucun diplôme et qui peuvent pourtant accueillir plus de trois enfants. Sans remettre en cause la nécessaire exigence de la qualité de l’accueil et de l’encadrement des enfants, qui ressort d’ailleurs de récents rapports, Mme la députée souhaite savoir s’il est prévu des mesures transitoires pour accompagner ce secteur qui souffre déjà d’une grave pénurie de personnel. Elle lui demande s’il est envisagé une période transitoire afin de permettre de former le personnel existant, ou s’il est prévu une reconnaissance de la validation des acquis, ou encore si le Gouvernement entrevoit des aides à destination des EAJE pour qu’elles puissent s’adapter aux nouvelles exigences. Enfin elle souhaite savoir, au cas où aucune des solutions évoquées ne seraient retenues, s’il est envisageable, dans les petites communes rurales, de mettre en place des dérogations afin que des parents ne soient pas privés de la possibilité de travailler, faute de pouvoir faire garder leurs enfants près de chez eux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2946</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Ce décret du 1eravril 2025 a notamment pour objet de rapprocher les normes d’encadrement des micro-crèches de celles des crèches classiques de taille similaire (petites crèches). Il revient sur les dérogations qui s’appliquaient aux micro-crèches et prévoit que la structure compte au moins un professionnel diplômé d’Etat de rang 1 et la possibilité pour ce professionnel d’accueillir seul jusqu’à 3 enfants. Le texte prévoit également qu’un directeur exerce des fonctions de direction pour un maximum de 2 établissements. Ces dispositions prendront effet au 1er septembre 2026. L’objectif de ces mesures est la qualité de l’accueil des enfants et la mise en place des garanties nécessaires pour que l’accueil soit respectueux de leurs besoins et de leurs droits. Cette qualité d’accueil est également la condition primordiale pour restaurer l’attractivité des métiers : les professionnels ne pourront venir et rester dans le secteur de la petite enfance que s’ils sont en mesure d’exercer leur profession d’une façon qui soit conforme à leurs valeurs et à leur formation. La pénurie de personnel ne pourra pas se résoudre en dégradant les conditions d’accueil et les conditions de travail pour être en mesure de recruter et de maintenir l’offre : cette dynamique suivie au cours des quinze dernières années a montré toutes ses limites et a conduit à la crise que nous connaissons aujourd’hui.   Plusieurs rapports des inspections générales, tant le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) de 2023 sur la qualité d’accueil et la prévention de la maltraitance dans les crèches que le rapport IGAS-Inspection générale des finances (IGF) sur les micro-crèches de 2024, ont souligné au cours des deux dernières années que les conditions d’encadrement dérogatoires prévues pour les micro-crèches n’étaient pas suffisantes pour garantir cette qualité d’accueil et permettre un accompagnement adéquat des professionnels dans l’exercice de leur métier. Les conclusions de ces rapports, fruits de plusieurs mois d’investigations approfondies des inspections générales, ont été saluées par l’ensemble du secteur pour leur pertinence et leur fidélité à la réalité quotidienne des professionnels et des enfants qu’ils accueillent. Le Gouvernement agit en conformité avec ces recommandations. Ces orientations ne signifient nullement que l’Etat abandonne les micro-crèches : il finance ces établissements en versant aux parents le complément mode de garde et en accordant aux entreprises qui y réservent des berceaux des crédits d’impôt et des exonérations sociales. A ce jour, le montant global de financement public pour un berceau en micro-crèche prestation d’accueil du jeune enfant peut aller jusqu’à près de 22 000 euros par an (rapport IGAS-IGF).  S’agissant des fonctions de directeur, les professionnels titulaires de diplômes d’Etat, notamment les éducateurs de jeunes enfants et les infirmiers puériculteurs, sont formés pour assurer la direction des structures, accompagner et former leurs équipes, animer le projet pédagogique de l’établissement. Ils permettent à tous les professionnels de la structure de travailler en confiance et en sécurité avec un encadrement formé. Il est de la responsabilité des gestionnaires et des employeurs d’accompagner les professionnels titulaires d’un certificat d’aptitude professionnelle ou d’un diplôme d’auxiliaire de puériculture dans leur parcours de carrière et de leur permettre d’acquérir les diplômes et certifications nécessaires pour progresser vers des emplois de direction.  Pour accompagner cette réforme, des mesures dérogatoires sont prévues pour les personnels déjà en poste et les nouvelles normes ne s’appliqueront aux recrutements qu’à partir du 1er septembre 2026, afin de laisser le temps nécessaire pour s’organiser et pour préserver les structures existantes. Des travaux sont également en cours pour faciliter l’accès à la validation des acquis de l’expérience pour les professionnels, de même que la création d’un titre professionnel de niveau 4 est engagée, afin de faciliter cette transition. Le Gouvernement reste néanmoins vigilant quant au modèle économique global de ces crèches. C’est dans cette optique qu’une réforme du financement de l’accueil du jeune enfant est d’ores et déjà engagée. Les élus seront associés à cette démarche et ses effets se concrétiseront pleinement dans la prochaine convention d’objectifs et de gestion de la caisse nationale des allocations familiales, afin de favoriser la création et le maintien de places dans un cadre financier plus sécurisé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5829</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2947</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Travail, santé, solidarités et familles</ministreJO><Objet>Exclusion de la prime Ségur pour certaines professions des ESSMS</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5829. — 8 avril 2025. — M. Paul Molac attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l’accès aux soins, sur la situation d’exclusion de la prime « Ségur » qui frappe certains travailleurs des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS), en l’occurrence les agents des filières administrative, technique, ouvrières, ainsi que les agents de services hospitaliers qualifiés (ASHQ). En 2020, lors du Ségur de la santé, une prime de 183 euros net par mois a été accordée aux professionnels des établissements de santé et des EHPAD afin de revaloriser leurs salaires et de reconnaître leur engagement au service des Français, notamment pendant la période de la pandémie du covid-19. Cette prime a ensuite été pérennisée sous la forme d’un complément de traitement indiciaire (CTI). Un arrêté d’août 2024 était censé accorder cette prime Ségur à l’ensemble des « oubliés du Ségur » dans le domaine du médico-social. Cependant, certaines professions, pourtant essentielles au fonctionnement des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS), continuent d’être exclues de ce dispositif. C’est notamment le cas des agents administratifs et techniques, ou encore des ASHQ. Or un établissement de ce type ne peut logiquement pas fonctionner sans agents des services hospitaliers, sans personnel de cuisine ou personnel administratif. Aujourd’hui, plus de 3 000 agents sont ainsi discriminés en France. Ce manque de reconnaissance, en plus d’amoindrir la stabilité des équipes et donc la qualité de l’accompagnement des usagers concernés, nuit à l’attractivité de ces établissements. La discrimination dont sont victimes ces agents génère une forte incompréhension et même une vive colère, pour un grand nombre d’entre eux. Ainsi, il lui demande si il compte étendre le CTI à l’ensemble des personnels des ESSMS, afin d’améliorer leur situation, de revaloriser l’attractivité de la filière du social et médico-social et d’apaiser les tensions que cette situation génère dans ces établissements. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2947</pageJO><datePublication>2025-04-22</datePublication><noPublication>20250016</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’attractivité des métiers du secteur sanitaire, social et médico-social est au premier rang de la feuille de route du Gouvernement. L’Etat, aux côtés des départements, a pris d’ores et déjà des décisions historiques en augmentant de 4 milliards d’euros les rémunérations des professionnels du secteur social et médico-social. Au total, ce sont près de 700 000 salariés qui ont bénéficié d’une revalorisation de 183 € net mensuels (192 euros net mensuels pour le secteur public), dont 500 000 environ au titre du Ségur et de la mission dite Laforcade. Il convient de souligner que, par l’article 48 de la Loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2021 créant le Complément de traitement indiciaire (CTI), le Parlement a souhaité que tous les personnels relevant des établissements sanitaires et des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes de la fonction publique hospitalière, en lien avec leur engagement dans la crise sanitaire, bénéficient de la prime Ségur (CTI). A la suite des accords « Laforcade », la LFSS pour 2022 a ensuite élargi le CTI aux personnels soignants, notamment des Etablissements sociaux et médicaux-sociaux (ESMS) de la Fonction publique hospitalière (FPH). Ce dispositif a également été étendu par la LFSS 2022 à tous les personnels, y compris administratifs et techniques, des ESMS rattachés à un établissement sanitaire. Cette dernière disposition n’a pas été retenue pour les personnels administratifs et techniques des ESMS sous statut de la FPH mais rattachés juridiquement à des établissements publics départementaux ou communaux. Il s’agissait de garantir l’unicité des statuts des personnels relevant d’un même établissement hospitalier, tout en prenant en compte les spécificités des métiers selon qu’ils s’exercent en milieu hospitalier ou sous l’autorité d’une collectivité territoriale. Le Conseil constitutionnel, par sa décision n° 2023-1084 QPC en date du 21 mars 2024, a considéré que cette distinction opérée par l’article 48 de la LFSS pour 2021 est conforme à la Constitution, la différence de traitement étant justifiée par une différence de situation. Le Gouvernement reste sensible aux questions d’attractivité des professionnels des ESMS publics, conscient que chacun et chacune contribuent à la qualité de l’accompagnement. Des actions ont déjà été portées en faveur de l’attractivité : la revalorisation du point d’indice de la fonction publique au 1er juillet 2022 et au 1er juillet 2023, qui concerne l’ensemble des fonctionnaires, notamment ceux exerçant au sein des établissements et services sociaux et médico-sociaux, a constitué une première réponse afin de garantir le maintien du pouvoir d’achat de ces professionnels engagés dans l’accompagnement des personnes accueillies. Ces mesures générales ont été complétées de mesures ciblées sur les bas salaires (distribution de points supplémentaires, prime pouvoir d’achat). D’autres mesures ont également été annoncées : extension de la prise en charge des transports collectifs, revalorisation des frais de mission et des montants forfaitaires de compte épargne-temps, attribution de 5 points supplémentaires au 1er janvier 2024.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>